Des vampires chez les sorciers

1

Sorcier vampire

 

 

Me voilà avec une nouvelle histoire. Un petit crossover, parce que j'aime mélanger ces deux mondes que j'adore.

Donc tout appartient aux parfaites Stephenie Meyer et JK Rowling.

 

L'histoire est du Point de Vue d' Hermione.

Info : Le trio passe sa 7ème à Poudlard mais la guerre n'a pas encore eu lieu. Pour celles qui ont déjà lu quelques-unes de mes histoires, vous savez à quel point « j'aime » les Gryffondors alors ne soyez pas choqué. Vous êtres prévenus.

 

Bonne Lecture

 

OoO

 

Je me retrouve encore dans la salle sur demande, en pleure. Si même mes soit disant amis, s'y mettent, je ne sais pas si je supporterai de finir ma dernière année dans cette école.

J'étais si contente d'être entrée dans ce monde magique, je me sentais à ma place, bien dans ma peau, entière.

Et là, ils me rejettent tous. Certes, certains ne s'en rendent pas compte, mais mon cœur lui, le sait et il saigne. Venant de mes ennemis comme Zabini ou Malfoy, je m'y suis habituée, mais Harry et Ron ? Non définitivement. Même sa sœur s'y est mise.

Ça fait tellement mal. A se demander si je peux toujours les appeler ainsi. C'est vrai, l'amitié marche dans les deux sens, je ne suis pas sûr qu' ils me le rendent. Je les ai aidés depuis des années, je leur ai sauvé la vie un bon nombre de fois, j'ai aidé Harry contre Voldemort, et voilà comment il me remercie...

Après avoir pleuré une bonne partie de la nuit, je décide de retourner dans mon dortoir, en espérant que les filles de ma chambre dorment et ne jacassent pas sur les merveilleuses prouesses sexuelles des garçons...

Dieu merci, il n'y a pas de bruit. Une fois mes rideaux tirés, j'insonorise mon lit et bloque mes rideaux pour que personne ne puisse les ouvrir. Demain c'est samedi et je ne veux pas être dérangée. J'ai besoin de faire le point avec moi même. De toute façon, j'ai plus à perdre si je reste, que si je pars. Au moins je pourrais reprendre ma vie sans toutes ses tragédies, sans ces morts, sans cette guerre.

OoO

Je vois Ginny gesticuler de l'autre côté de mes rideaux, c'est assez drôle si on regarde la scène de près, vu qu'il n'y a pas de son. Délicatement j'enlève mon sort d'insonorisation mais ne le dis pas.

- Hermione ! Crie la rousse.

Je ne bouge pas, et la regarde. Il y a quelques années, j'étais la gentille et douce Hermione, qui pardonnait tout à tout le monde, les trouvant immature, sachant que ça leur passerait. Mais deux ans plus tard, on en est toujours au même point, les insultes, les reproches, les piques qui font mal, tout cela m'a endurci, m'a rendu plus forte - quelques parts je les remercie - mais cela a aussi affaibli mon cœur fragile. Le côté que l'on pourrait dire négatif, je suis devenu rancunière. Tout se payera un jour.

- Hermione !

Toujours aucune réponse de ma part.

- Mais laisse la tranquille, commente Lavande. Au moins on n'est pas obligé de voir sa tête de hérisson, ricane t' elle suivis, plus discrètement des autres.

La journée recommence, comme d'habitude.

- Mais... boude Ginny, j'aime bien que l'on me dise que je suis jolie. Je suis jolie hein ? Vous croyez que Harry va craquer ?

N'importe qui va craquer pour son physique qu'elle met en valeur. Quelque part, je la plains, ils la veulent parce qu'elle est facile, pas pour elle. Je ne veux pas de ça pour moi, mais c'est vrai que je suis un peu jalouse des regards qu'elle attire. Moi je n'ai droit qu' à du mépris.

Je sais ce que les gens me disent : si tu veux que l'on te regarde, change. Je ne suis pas d'accord avec ça. Je préfère encore être la dernière vierge de Poudlard plutôt que de plaire juste pour mon corps. Je veux qu'on s'intéresse à moi pour ce que j'ai à l’intérieur. Tant pis si je dois attendre, je ne veux pas perdre mon intégrité pour quelques minutes de bonheur.

- Tant pis pour toi Hermione, je me débrouillerai seule ! Comme toujours, dit-elle pour elle-même en tournant les talons pour sortir de la chambre

Elle ne disait pas cela il y a quelques mois quand on s'était retrouvée dans la foret interdite en plein combat contre les plantes carnivores et qu'elle se trouvait en mauvaise posture contre l'une d'elle et que je lui ai sauvé la vie, une fois de plus.

Mais pourquoi le faire remarquer ? Qui s'en soucis ?

Une fois la chambre vide, je me décide à me lever pour aller trouver un endroit tranquille dans ce château et ce n'est pas forcement facile vu que la plupart des élèves cherchent des coins tranquilles pour coucher. A se demander ce qui est arrivé à cette école si prestigieuse.

Je m'habille d'un jeans trop grand, d'un débardeur près du corps et part dessus un sweet large. Vu l'heure, je me décide à manger. Mon entrée est très peu remarquée mais je crois que je préfère cela aux insultes.

- Tient voila la serpillière !

Malfoy, qui d'autre. Ses copains se marrent et moi je baisse les yeux et rejoins rapidement ma table.

- Hermione ! Dit Ron, tu faisais la grasse matinée ? Ce n'est pas ton genre.

- Non elle préfère se cacher dans son trou pour lire.

- Le trou en question, Seamus, s'appelle une bibliothèque mais c'est vrai que tu ne dois pas connaître, vu tes notes... répondis-je en me servant un verre de jus de citrouille, sans le regarder.

- À moins que tu es passée une nuit de folie avec un mec, propose Ginny avec un sourire innocent.

Son regard mauvais démontre tout le contraire. Es ce que je dois vraiment répondre à cela ? Non, je ne relève pas, je suis au-dessus de cela puis le directeur se lève pour faire un discours. Plutôt inhabituel pour un samedi midi.

- Je ne vous dérangerais pas longtemps mes chers élèves, commente le directeur en en voyant certain mécontent. Comme vous le savez tous, nous sommes en pleine guerre, et les alliers se font de plus en plus rare.

Les murmures s'élèvent dans la salle, le directeur les fait taire d'un geste de la main.

- C'est pour cela que nous allons accueillir en nos murs quelques personnes qui nous seront d'une grande aide lors de la bataille finale. Ils arriveront dimanche. Bon week-end.

Chacun part dans ses théories sur nos invités. Personnellement, je m'en fiche un peu, je suis découragée, lasse de tout ça. Je ne sais même pas si je vais rester encore longtemps.

Poudlard est devenu le seul lieu vraiment en sécurité depuis le mois d’août où Voldemort a décidé de s'attaquer au monde magique. Et moi je n'ai eu que des problèmes depuis quelques mois, à suivre bêtement Mr le survivant et son ami. Aussi courageux que stupide, l'un comme l'autre. Certes je les ai suivi parce que je les concidère comme mes amis. Foncer tête baissée et ensuite trouver un plan. Je leur ai sauvé les fesses plus d'une fois et j'ai droit à quoi ? A peine à des merci...

Pourquoi devrais-je continuer à les suivre ? Sûrement parce que moi j'ai un cœur et qu'avoir leur mort sur ma conscience ne me va pas. Mon problème, je suis trop gentille. Je voudrai bien leur dire merde une bonne fois pour toutes mais à chaque fois mon courage part et j'abdique.

C'est vrai qu'il y a un point positif à toutes ces aventures, cela pimente ma vie... Certes, si c'est pour la perdre il n'y a pas d’intérêt. À moins que, pendant ces quelques minutes où je leur sauve les fesses, je me sens importante pour quelqu'un, je me sens utile.

Ma vie est pathétique.

- Et toi Hermione, tu en penses quoi ? Me demande Harry

- De quoi ? Demandais-je perdu.

- Ba des nouveaux ? Dit Ron, me prenant pour une idiote.

Il n'inverse pas les rôles là ? Mais bien sûr, je ne relève pas.

- Non, chuchote Lavande mais pas assez bas, elle pense à ses culottes de grand-mère taille 42...

Parvati, sa super copine pouffe de rire.

- Puis qui voudrait d'elle ? Rajoute Parvati. C'est vrai, tu as vu ses vêtements.

- Elle veut cacher son gros cul et ses petits nichons...

- Parce qu'elle en a ? Vous les avez vu ? Rajoute Ginny qui se mêle à la conversation.

Plus qu'elle en tout cas...

- Oh vous savez avec qui j'ai passé la nuit ? Dit la rousse en secouant ses cheveux comme pour les pub moldus.

- Non dit nous...

- Blaise Zabini...

- Oh la chance, souffle Lavande, rêveuse.

- Ouais, c'est un bon coup, dit Ginny mais je voudrais bien un peu de chair fraîche...

J'aurais pu les plaindre de la réputation qu'elles ont, après tout, passer pour les salopes de l'école pourrait être problématique mais vu leur comportement je ne vais pas avoir pitié d'elles. Elles le cherchent vraiment et surtout elles semblent aimer ça... Heureusement que les plus jeunes ont un comportement plus normal. La vague d'hormones semble toucher que les 6ème et 7ème années.

Équerrée, je m'en vais sous leurs moqueries et commentaires déplacés sur les garçons.

OoO

Même si j'ai passé tout mon dimanche après midi dans le parc, je n'ai pas pût m’empêcher d'entendre que les alliés sont arrivés. Ils sont là pour nous aider pendant la guerre et la seule chose à laquelle pensent les gens, surtout les filles, c'est qu'elles voudraient bien coucher avec ces dieux vivants. C'est déplorable de voir la superficialité des gens, surtout en temps de guerre. On est en pleine tragédie et ils ne pensent qu'à s'amuser. Certes je ne dis pas qu'il ne faut pas des distractions mais là...

Je n'ai vraiment pas envie d'aller manger mais le dîner est obligatoire pour les présenter. En chemin je croise le directeur que je salue poliment. Il est avec un homme blond et une femme très belle. Leurs yeux sont dorés. Je m’efforce de ne pas les détailler pour ne pas paraître mal polie. Les gens doivent le faire tout le temps.

- Miss Granger, c'est parfait, je voulais vous voir. Je vous présente nos hôtes, Mr et Mme Cullen.

- Enchantée, me dit la femme en me tendant la main poliment.

Je serre sa main froide, trop froide et dure. Mon cerveau tourne très vite. Il ne me faut pas longtemps pour connaître leur nature. Après tout, nous sommes des sorciers et il est important de se renseigner sur toutes les personnes qui peuplent cette planète et comme souvent j'arrive à la bonne conclusion. Le directeur sourit amusé et me fait un signe de tête affirmatif.

- Des vampires, sérieusement ? Laissais-je échapper.

Rapidement, je pose ma main sur ma bouche mais le sourire rassurant du directeur me calme.

La situation est plus critique je ne le pensais. Nous connaissons leur existence, on les étudie même en cours, certains vieux vampires savent pour nous, mais il y aussi une espèce de pacte qui est passé entre nous pour que chacun reste de son côté. Il y a même une loi qui interdit la transformation des sorciers en vampires sauf cas exceptionnel, si le vampire trouve sa compagne ou son compagnon, mais cela n'est arrivé qu'une ou deux fois. Si un sorcier devenait vampire, il serait quasiment indestructible et sur puissant.

Le directeur me regarde amusé. Il a suivi tout le cheminement de mes pensées.

- Miss Granger est la meilleure élève de Poudlard. D'ailleurs, si elle accepte, elle pourra vous servir de guide, à vous et votre famille.

Trois paires d'yeux me regardent attendant ma réponse.

- Bien sûr, cela ne sera pas au détriment de vos études, rajoute le directeur.

- J'accepte, dis-je sans hésiter.

Au moins, ça me changera les idées, et je serais moins seule. Ma vie devient pathétique, je vais préférer la compagnie des vampires à celle de mes amis.

- Parfait, sourit le directeur. Nous vous retrouvons dans la grande salle.

- Bien.

Je m'en vais rapidement.

- Oh, miss Granger.

- Oui Mr le directeur ?

- Êtes vous sûr que tout va bien ?

- Pourquoi posez-vous la question, alors que vous connaissez la réponse ?

Je fais un sourire poli et triste avant de rejoindre la bruyante grande salle, enfin ses élèves.

Personne ne fait attention à moi, je repère mes amis qui ne se sont pas mis trop loin de la table des professeurs.

C'est pire que d'habitude, les filles jacassent fortement et même les garçons s'y mettent - certes plus silencieusement - en se pavanant.

Affligeant.

Les Cullen entrent suivant le directeur qui me sourit, moi aussi j'observe le reste de la famille. Le propre d'une vampire s'est la beauté et bien sûr ils ne dérogent pas à la règle. Par contre, je ne reste pas comme une andouille à les dévisager. Juste un petit coup d' œil et un sourire aux deux Cullen que j'ai rencontré tout à l'heure. Poliment, ils me le rendent. Dieu merci personne n'a suivi notre échange.

Et toutes ses dindes qui tirent sur leur décolleté...

Pathétique.

Ces personnes sont toutes plus âgés que leurs parents, alors je doute que ça soit le genre de chose qui les intéressent enfin j'ai l'espoir de croire que se ne sont pas des personnes superficielles qui s' occupent de ce genre de filles.

Je soupire un grand coup, je ne suis pas loin de sortir un livre de ma poche. D'ailleurs, après une énième réflexion intelligente de la part de mes camarades, c'est ce que je fais sous le regard outré du trio de garces.

- Il n'y a que Granger pour mettre le nez dans ses bouquins poussiéreux alors qu'il y a des dieux vivants devant elle, se moque Ginny.

- Elle est peut être asexuée, ricane Lavande.

- Il vaut mieux pour elle, parce que, franchement, qui voudrait coucher avec ça ? Rajoute Parvati.

Je grince des dents mais n'y prête pas attention. Par contre ce qui est bizarre, c'est un grondement qui provient des vampires.

OoO

Alors ce premier chapitre ?

Verdict ?

xoxo

2

Merci à tous d'avoir lu et commenté le premier chapitre. En espérant que celui là vous plaira autant !

Ooo

PDV HERMIONE

 

- Il n'y a que Granger pour mettre le nez dans ses bouquins poussiéreux alors qu'il y a des dieux vivants devant elle, se moque Ginny.

- Elle est peut être asexuée, ricane Lavande.

- Il vaut mieux pour elle, parce que, franchement, qui voudrait coucher avec ça ? Rajoute Parvati.

Je grince des dents mais n'y prête pas attention. Par contre ce qui est bizarre, c'est un grondement qui provient des vampires.

Je tourne la tête vers les nouveaux venus et croise le regard d'un homme que je ne lâche plus des yeux. Il est grand et élancé, les cheveux blonds cendrés, mi-long, une mâchoire carré et une bouche parfaite. Il se tient comme un homme fier, un ancien soldat vu sa posture, les mains dans le dos, le regard calculateur.

Son visage me dit quelque chose. Je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part...

Je suis tirée de mes pensées par un coup de coude. Ma tête tourne brusquement vers Ron.

- Tu désires ? Lui demandais-je poliment.

Ron va pour me répondre, mais sa sœur le coupe.

- Ouais, tu baves, c'est dégouttant, grimace-t-elle. Puis ce n'est pas comme si tu avais la moindre chance avec ce canon.

Je baise les yeux, elle a sûrement raison. De toute façon ce n'est pas le premier qui passera à côté de moi sans me voir. Alors pourquoi j'ai un pincement au cœur ?

Je relis le chapitre de DCFM concernant les vampires. Autant me renseigner pour ne pas faire de bêtises et savoir dans quoi je m'engage.

J'écoute distraitement le directeur qui garde pour lui leur condition spéciale, mais informe qu'ils pourront se promener dans le château et aller en cours s'ils le souhaitent. Bien évidement, le directeur ordonne de ne pas les déranger. Dieu merci, il garde pour lui que je vais leur servir de guide. Devenir l'ennemi public numéro 1 n'est pas dans mes projets. Je supporte assez mal les pics des autres sans en rajouter.

Le dîner apparaît. Tout en mangeant, je regarde distraitement mon livre.

- Mais quelle andouille, dis-je à moi même.

Je ferme brusquement mon livre et le range dans mon sac. Non seulement se sont des vampires mais en plus, il y a l'un des vampires, en plus du docteur végétarien, le plus célèbre et puissant : Major Jasper Withlock.

Je fixe le directeur qui lève son verre dans ma direction, je ne peux que lui rendre son sourire et secoue la tête, amusée. Cet homme est brillant.

Une fois la fin du repas, le directeur est obligé de demander aux élèves de sortir vu qu'aucun d'eux ne semble vouloir bouger.

- Venez on y va, glousse Lavande.

Les trois filles s'avancent vers le directeur.

- Mr, on se propose d'être les guides des nouveaux arrivant, dit Ginny, en se tortillant sur place.

- Je vous remercie pour cette offre Miss Weasley mais j'ai déjà choisi une élève.

Je me lève et rejoins la table des professeurs. Je salue les vampires par un bref signe de tête.

- Ah Miss Granger. Parfait. Mesdemoiselles, si vous le permettez.

Après m'être fait fusiller du regard, les Gryffondors s'en vont.

- J'ai installé nos invités au troisième étage dans l'aile Ouest. Ils connaissent leur mot de passe. Entrez dans les appartements pour leur montrer comment tout fonctionnent.

- D'accord Mr.

- Bien mes amis, je vous laisse entre les mains de la préfête. N'hésitez pas à venir la voir si vous avez un problème ou une question. Oh, Miss Granger, je vous conseille les chemins détournés.

Le directeur me gratifie d'un clin d' œil avant de s'éclipser avec un des professeurs. Je le soupçonne de préparer quelque chose, mais je ne m'en choque pas. Après tout, c'est le directeur.

- Bien, allons-y, dis-je mal à l'aise sous leurs regards insistants.

Je m'avance vers une porte beaucoup plus petite que la sortie principale.

- Nous ne passons pas la grande porte ? Me demande Mme Cullen.

- Non, à moins que vous souhaitez être confrontés aux élèves ?

Je capte les grimaces du Major et ceux du garçon qui a les cheveux dans tous les sens ; il a des airs de Cedric Diggory. Le grand brun se met à rire fortement.

- Je suis content de ne pas avoir vos dons les mecs, se moque-t-il.

- Emmett, sourit gentiment Mme Cullen. Ce n'est pas facile pour eux.

- Être Télépathe et Empathe n'est pas facile.

Mon cœur se met à battre plus vite. Peuvent-ils lire en moi et connaître mes émotions ? Une vague de calme me traverse. Je regarde les vampires, septique. Le blond, le Major me fait un sourire tordu mais légèrement gêné avant de discuter rapidement avec celui qui lit dans les pensées.

- Les garçons, ça suffit. Miss Granger a sûrement d'autres choses de prévu. Nous vous suivons, me dit gentiment Madame Cullen.

- Oh, non, non. Mon livre pourra attendre.

Mon Dieu, je dois faire pitié.

- Mais appelez-moi Hermione, s'il vous plaît.

- D'accord mais appelle-nous Carlisle et Esmé.

- Hermione ? Mythologie grecque ? Demande la vampire brune.

- Oui, l' unique fille de Ménélas et d'Hélène de Troie. Mes parents adorent la Grèce et son histoire.

- C'est un joli prénom, me complimente le Major.

Je rougis et bafouille un merci avant de tourner les talons pour les conduire au troisième étage. Ils regardent tous les décors.

- Faites attention aux escaliers, ils sont assez capricieux. Et ne prêtez pas attention aux portraits, certains sont assez... Conservateurs.

- Sang de bourbe, crache un des tableaux.

Même s'ils ne savent pas ce que cela signifie, ils se doutent bien que ce n'est pas très gentil. J'entends encore un grondement et me retourne pour voir qui a fait cela. Es ce que c'est le Major ? Pourquoi ferait-il une telle chose ?

Je suis sortie de mes pensées par la plus petite du groupe, les cheveux noirs et courts, qui me prend le bras.

- Que veut dire ces mots, me demande gentiment Mme Cullen.

- Sang impur.

Les vampires hoquettent, je hausse les épaules et continue mon chemin avec la petite vampire à mes cotés.

- Et cela ne te dérange pas que l'on te nomme ainsi ? Me demande la brune.

- Avant oui, mais maintenant j'arrive à passer outre. Et puis si jamais je devais y faire attention, j'aurai sauté de la tour d'Astronomie.

Je peux sentir leur regard brûlant sur ma nuque mais Merlin est avec moi, nous sommes devant le premier portrait qui représentent un couple.

- A qui appartient-il ?

- A nous, dit Mr Cullen. Comment fait on pour entrer, il n'y a pas de poignet ?

- Le directeur ne vous a pas expliqué ?

- Oh non, nous avons parlé de la situation actuelle et de nos précédentes rencontres.

- Mr le directeur vous a donné des mots de passe ?

Ils me font tous un signe de tête affirmatif.

- Vous avez juste à le dire à votre tableau. Il s'ouvrira. Certain ont besoin d' être chatouillé.

- Chatouillé ? Demande le grand costaud amusé.

- Oui, souris-je. Mais je doute que vous en aillé besoin.

- Pourquoi, demande la belle blonde qui me complexe rien qu'en la regardant.

- Je ne savais pas que les vampires ingurgitaient de la nourriture humaine, dis-je en haussant les épaules.

- Comment sais-tu qui nous sommes ? Continue-t-elle.

- On vous étudie en cours, dis-je neutre. On entre dans vos appartements ?

- Oui bien sûr.

Mme Cullen se pose devant le tableau.

- Je me sens ridicule, rigole-t-elle. Amour.

Le tableau s'ouvre sous leurs yeux ébahis. Vu que personne ne bouge, j'entre. Le major me suit rapidement suivi du reste de la famille.

- C'est pour ça que le vieil homme n'a pas dit pour notre condition, ils le savent tous, crache la blonde.

- Non, personne ne le sait. Au pire, les dernières années pourraient le savoir. Ou les plus curieux.

- Comment le sais-tu ? Demande la petite vampire.

Ignorant sa question, je me tourne vers les parents.

- Les elfes s'occupent du feu de cheminée et du ménage.

On se dirige vers la salle de bain.

- 15 robinets ? Demande Mr Cullen

- Oui, chacun des robinets à des fonctions différentes, je vous laisserais découvrir. Il vous suffit juste de les toucher pour qu'ils s'enclenchent. Les torches s'allument en fonction de vos aller et venus. Il n'y a pas d'interrupteur. Tout le reste fonctionne à peu près comme les moldus.

- Moldus ?

- Sans pouvoir magique.

Ils ont tous l'air excité par ce qu'ils découvrent.

- Y a t' il une bibliothèque ? Demande la brune

- Bella ne perd pas le nord, se moque le grand costaud.

- Emmett, grogne le télépathe en prenant Bella dans ses bras qui lui tire la langue.

Je souris attendris devant la scène.

- Bien, je vais vous montrer les autres entrées.

- Nous te suivons, me dit Jasper.

Pourquoi j'ai des frissons dès que j'entends sa voix ? Encore une fois la petite vampire me prend le bras et m’entraîne dehors. Pourquoi a t' elle fait un clin d' œil à Jasper ? Pourquoi je m' inquiète de ce genre de chose et surtout pourquoi je le remarque ? Ce n'est pas moi.

Nous faisons quelques pas et arrivons devant un tableau avec une Velane.

- Ce portrait me plaît, commente la blonde.

- C'est une Velane. Ces femmes sont connus pour ensorceler tous les hommes avec leur beauté, expliquais-je.

La blonde, impétueuse, dit le mot de passe avant d'entrer. Je soupire. Encore une qui se croit supérieure aux autres. Emmett la suit en souriant.

- Je vais essayer la salle bain !

Nous sourions tous. Les prochains à entrer sont Bella et son petit ami télépathe.

- Tu me montreras la bibliothèque demain ?

- Oui, pas de problème.

- Bonne nuit Hermione, dit-elle de sa voix douce.

Après un signe de main, le tableau se referme. Je les conduis au dernier appartement. Pourquoi ai-je un pincement au cœur de savoir qu'ils partagent le dernier appartement ? Je m'oblige à me sortir les idées noires de la tête, j'en ai déjà assez comme ça. De toute façon, cet homme est un vampire et la petite vampire est très jolie aussi. Ils forment un beau couple.

- Bon, je vous laisse. Si vous avez besoin, ma salle commune est au septième étage en passant par les escaliers, c'est au dernier étage. Le portrait est une grosse dame qui chante faux. Demandez-lui de venir me chercher.

- Ne peut-on pas avoir le mot de passe ? Demande Jasper.

- Non, Seul les élèves de Gryffondors ont le droit d' entrer.

Il semble contrarié mais cette émotion ne reste pas longtemps sur son visage. Et pourquoi la petite vampire sourit, moqueuse.

- Bonne nuit Jolie sorcière, me dit le Major en me baisant la main.

Je rougis comme une vierge effarouchée... Ah oui, c'est que je suis.

- Merci, couinais-je.

Je tourne rapidement les talons pour rejoindre mon lit. Néanmoins, j'entends quelques mots.

- Eh bien Jasper, elle t'a tapé dans l' œil.

Suivi d'un petit bruit sourd. Je ne veux pas savoir ce qu'ils font.

Je n'ai qu'une envie s'est d'aller me coucher mais bien sûr, ma popularité a soudain augmenté. A se demander pourquoi... Les trois pétasses me sautent dessus.

- Alors raconte !

- Oui, dis-nous où ils logent ?

- Ils sont comment ?

Je me détache de leurs tentacules et m'éloigne d'elles pour les regarder choquée.

- Non mais vous me prenez pour une idiote ? Vous croyez sincèrement que je vais vous dire quoi que se soit alors que vous passez toutes vos journées à m'insulter ? Non mais redescendez sur terre, je ne suis pas aussi stupide que vous. Si vous voulez vos réponses, trouvez-les vous-même, comme pour vos devoirs. Maintenant, si vous le permettez, je vais me coucher.

Le bruit de mes pas raisonnent dans la salle commune qui n'a jamais été aussi silencieuse. Comme à chaque fois que je dors ici, j'insonorise et bloque mes rideaux.

OoO

A suivre...

Alors cette rencontre ?

Bisous

3

PDV HERMIONE

Le bruit de mes pas raisonnent dans la salle commune qui n'a jamais été aussi silencieuse. Comme à chaque fois que je dors ici, j'insonorise et bloque mes rideaux.

OoO

Étant la première levée, je ne suis pas dérangée pour me préparer et je pourrais prendre mon petit déjeuner tranquillement.

- Bonjour, jolie sorcière.

Le major me fait sursauter, je ne l'avais pas vu en ouvrant le portrait.

- Bonjour, bafouillais-je gênée.

Pourquoi je me maudis de ne pas avoir passé 5 minutes de plus dans la salle de bain à essayer de me coiffer ? J'ai envie de me secouer la tête pour me sortir ce genre d'idée stupide de la tête. Autant éviter que me Major ne prenne pour une folle.

- Tu as passé une bonne nuit ?

Je fais oui de la tête, ne voulant pas parler. Autant ne pas paraître complètement ridicule. Jasper s'avance vers moi et prend délicatement mon sac beaucoup trop rempli.

- Merci, couinais-je essayant de ne pas paraître étonnée de sa gentillesse. Les bonnes manières se perdent.

- De rien, dit il avec un magnifique sourire.

Nous descendons les escaliers en silence.

- Tu as besoin de quelque chose ? Lui demandais-je.

Il me regarde étonné.

- Tu es venu jusqu'à la salle commune... Alors je me disais...

Son sourire s’agrandit, comme s'il avait compris quelque chose avant de devenir légèrement gêné. Comment un vampire de plus de 150 ans peut être gêné en face de moi ?

- Oh non, dit il en se massant la nuque. Tu dois être une des rares personne sensée dans ce château puis je dois avouer que je suis assez curieux sur le monde magique.

Ses mots auraient pu me faire plaisir mais le peu de bonne humeur que j'avais, retombe en flèche. Je ne suis qu'un moyen d' en apprendre plus sur notre monde. Je suis sotte, comment ai-je pu croire qu'il s’intéressait à moi ? Il faut vraiment que je redescende de mon petit nuage.

Jasper m'envoie une dose de bonne humeur et d'excuse. Il m'arrête en me prenant la main.

Es ce que je suis la seule à avoir ressenti des picotements ? Néanmoins, je garde les yeux baissés, ne pouvant pas empêcher mes mauvaises émotions et je ne suis pas certaine de réussir à le regarder dans les yeux. Ce qui ne m'arrive pas souvent. Pourquoi es ce que je me comporte ainsi ?

Il grogne légèrement et m'oblige à lever les yeux. Au moins je sais que c'est lui qui a grondé dans la salle, j'ai reconnu ce son, ce qui est très bizarre. Il faudra que je fasse plus de recherche sur eux et leur mode de fonctionnement. Mais la question est de savoir pourquoi il fait ça ?

- Pardon, jolie sorcière, je me suis mal exprimé. J'ai envie de connaître ce monde qui nous est inconnu mais je veux que tu me le fasses découvrir. Tu veux bien ? Finit-il d'une voix mal assuré qui soyons honnête, ne lui va pas.

- Tu veux que moi je te fasse découvrir mon monde, pourquoi ?

Il fronce les sourcils.

- Tu ne te vois pas clairement jolie sorcière... Comme je te l'ai dis, tu sembles être la personne la plus sensée dans ce château, tu es intelligente et selon le directeur, tu es l'une des personnes les plus cultivées. Tu ne nous vois pas comme des bouts de viandes et surtout je veux que se soit toi... Mais si tu ne le veux pas...

- Non, le coupais-je. Je suis d'accord, rajoutais-je les joues rouges.

- Parfait.

Comme s'il n'obtenait pas tout ce qu'il voulait, pourtant son sourire ressemble à celui d'un petit garçon le jour de noël. Après quelques marches de descendues, Jasper entame la conversation. Je réponds à ses questions avec plaisir, j'aime l'échange que nous avons. Ça m'a manqué de pouvoir parler de tout et de rien et surtout de ne pas être traitée de miss je-sais-tout.

Lorsque nous entrons dans la grande salle, les Cullen sont assis à ma table. Nous les rejoignons. Je commence à manger.

- Eh bien, vous en avez mis du temps, vous avez fait des cochonneries, dit Emmett en haussant rapidement les sourcils.

A ses mots, je recrache mon jus de citrouilles qui coule sur mon menton puis sur mon chemisier. Hermione Granger ou comment se ridiculiser en une leçon.

- Emmett ! Tu as vu ce que tu as fait, la pauvre, elle va devoir retourner se changer, gronde Esmé.

Je sors ma baguette et d'un coup de Recurvite, il n'y plus de tache.

- C'est trop cool ! Dit le vampire costaud les yeux grands ouverts.

Emmett prend un fruit et se l'étale sur le tee shirt.

- Tu peux s'il te plaît ?

- Oh non, désolée mais ça ne marche que sur les tissus sorciers, dis-je dramatique.

Le visage du vampire se décompose. La belle blonde le fusille du regard, les autres sont attristés sauf Jasper, qui je suppose, sent mon amusement.

- C'est trop nul, boude-t-il.

Trouvant que ma petite blague a assez duré, je nettoie sa chemise.

- Eh ! Tu m'as trompé sorcière !

Je m'attends à des représailles. Après tout, je ne le connais pas mais non, un énorme sourire apparaît sur son visage.

- Je t'aime bien toi !

Je lui rends son sourire, plus gênée.

- Ça marche pour tout ?

- A ma connaissance oui.

- Cool.

Emmett commence à regarder sur la table mais la blonde narcissique lui retient la main.

- N'y pense même pas.

- Mais bébé, elle peut tout nettoyer.

- J'ai dit non.

- Elle n'est pas ton nouveau jouet Emmett, gronde Jasper.

Le grand vampire boude. Si jamais le Major me parlait comme ça, je crois que j'arriverai à me planquer dans un trou de souris et sans sort.

- Jasper a raison, commente Alice. Elle est notre nouvelle amie.

- Merci, dis-je émue.

Je ne comprends pas comment ils peuvent m'accepter dans leur famille, surtout que nous nous sommes rencontrés qu' hier.

- Alice a des visions du futur. Elle t'a vu avec nous, dans quelques mois.

- Peux-tu voir l'issu de la guerre ?

- Non, je ne peux pas, il y a trop de paramètres et les sorciers sont assez flous.

- Cela doit avoir des avantages, non ?

- Et pas mal d'inconvénients, mais on fait avec, me sourit-elle.

- Quand tu auras quelques minutes, tu pourras me montrer à la bibliothèque ? Demande gentiment Bella.

Je regarde l'heure, les élèves arrivent par masses.

- On peut y aller maintenant si tu veux ?

En plus c'est un bon échappatoire.

- Ok, je te suis.

Finalement tous les Cullen viennent avec moi. Je ne crois pas qu'ils aient envie de rester avec les élèves. Ils sont ébahis devant la grandeur de la pièce et partent à sa découverte, sauf Esmé qui reste avec moi.

Je m'assoie à une table et relis mes derniers devoirs avant le début des cours.

- Tout va bien ? Me demande Esmé.

- Oui merci et vous ?

- Oui oui. Cela ne dérange pas tes amis que tu passes du temps avec nous ?

- Non, claquais-je trop virulente.

La matriarche fronce les sourcils, je fais un sourire d'excuse avant de changer de sujet.

- Je ne comprends pas pourquoi le directeur m'a demandé de vous aider.

- Ils nous a dit qu'il était très occupé et tu étais la bonne personne pour cela mais si cela te dérange, nous pouvons nous débrouiller seuls.

- Ne vous en faites pas, je peux gérer.

Esmé semble être une femme très douce, je m'en voudrais de lui faire de la peine.

Je referme mon parchemin, leur donne quelques conseils et pars pour mon cours de métamorphose.

Bien sûr, le fait que je sois le guide des vampires à fait le tour de l'école. Beaucoup, pour ne pas dire toutes les filles, me fusillent du regard. Je me sens encore plus seule mais je vais y faire front. Aujourd'hui. Les messes basses me font mal surtout venant de mes amis.

Je pars m’asseoir devant, comme à mon habitude pour le cours avec le professeur Mc Gonagall. Ron vient s’asseoir à côté de moi.

- Dit Hermione, tu pourrais m'aider pour mon devoir de Potion ? Demande-t-il sans gêne.

- Non, lâchais-je ferme.

- Pourquoi ? S'offusque-t-il.

- Parce que tu ne fais même pas l'effort d'essayer et vu que je n'ai aucune gratitude venant de ta part et bien débrouille-toi. J'en ai aussi marre que l'on me prenne pour une andouille. Alors toi et les autres aller tous vous faire foutre.

- Miss Granger !

- Oui Madame ? Demandais-je gentiment.

Mc Gonnagall esquisse un sourire avant de commencer son cours. Ron grogne et suit le cours, son air renfrogné ne le quitte pas.

Comme d'habitude, je n'ai pas de mal à suivre et réussir les exercices. Et pour une fois, je croise les bras, montrant clairement que je n'ai nullement envie d'aider les autres à y arriver même si je vois bien qu'ils attendent tous mon aide.

A la place je pense à la famille de vampire et surtout au Major. Je ne me suis jamais senti comme ça, je me sens légère et bien dans ma peau. Pour la première fois depuis la rentrée, j'ai envie de rester, je me sens complètement heureuse.

Es ce pour cela que le directeur m'a demandé de m'occuper des Cullen ? Bien sûr, il sait que je ne vais pas bien, rien ne lui échappe, mais ont-ils tous besoin de moi ? J'ai tant perdu dans cette guerre. Certes je ne suis pas la seule mais à l'inverse des autres, j'ai l'impression que ce n'est pas la mienne. Avant je ne serais battu, pour mon meilleur ami qui a perdu sa famille, qui a tant souffert mais là... Il n'y a plus de reconnaissance, il est dans son délire je suis l'élu et je vais tous vous sauver. Il faudrait qu'il redescende sur terre. Ce n'est pas facile pour lui, je suis d'accord mais de là à faire ce qu'il fait...

Inconsciemment je le compare au Major. Lui, c'est un homme, un vrai. Il a eu beaucoup de pouvoirs dans les mains, mais jamais il n'a pris la grosse tête. Il a su rester humble, pourtant il aurait pu dominer le monde des vampires, le monde Moldus et peut-être les sorciers s'il l'avait voulu.

Je reviens sur terre en entendant la voix du professeur qui nous demande nos devoirs.

- Miss Granger, j'aimerai vous parler.

Alors que nous rangeons tous nos affaires, j'entends Ron qui se plaint que j'ai été une vilaine fille parce que j'ai refusé de l'aider. Harry trouve que j'ai changé. Non mais quel culot. Ce n'est pas moi qui ais prit la grosse tête au point de ne plus passer entre les portes. Il pouvait critiquer Malfoy mais pour le moment, il se comporte de la même façon.

Le professeur McGonnagall est comme moi et secoue doucement la tête.

- Vous aussi vous trouvez que nous sommes - excusez-moi de l'expression - mal barré avec lui qui doit tuer Vous-Savez-qui ? Demandais-je.

La vieille dame me regarde étonnée avant de me faire un sourire crispé, signe qu'elle pense la même chose.

- Tout se passe bien avec nos invités ?

- La situation est-elle aussi critique ? Je veux dire, ils sont des vampires et ce n'est pas leur guerre.

- Quand avez-vous su ?

- Cela n'a pas été difficile à deviner.

- Vous êtes brillante Miss Granger.

Je rougis à son compliment.

- Et vous êtes un atout pour nous, même s'ils ne s'en rendent pas compte.

Je fais un petit signe de tête, reconnaissante. Ses mots me donnent chaud au cœur.

- Allez à votre prochain cours.

Ooo

A suivre...

Alors ? Il ne se passe pas grand-chose dans ce chapitre, j'espère que vous aimez quand même.

Bisous 

4

PDV HERMIONE

- Et vous êtes un atout pour nous, même s'ils ne s'en rendent pas compte.

Je fais un petit signe de tête, reconnaissante. Ses mots me donnent chaud au cœur.

- Allez à votre prochain cours.

OoO

Les jours continuent tranquillement, les Cullen me suivent pendant mon temps libre, ils n'osent pas venir en cours avec moi, ne voulant pas déranger ou être épiés comme des bêtes. Ils préfèrent rester à la bibliothèque ou pour Emmett, aller voir les joueurs de Quiddich s’entraîner, il adore ce sport violent. Ils découvrent aussi le château, je leur ai quand même demandé de faire attention, on ne sait jamais avec certaines pièces. Amusée, je leur ai dit que l'on mettrait plusieurs jours à les retrouver.

Je m'entends bien avec toute la famille, ils sont rafraîchissants avec leurs questions et leurs façons de voir les choses. Ils me font rires, je me sens appréciée, comme si je faisais partie de leur famille, c'est sympa mais ça me fait aussi très peur. Les choses vont trop vites, nous ne faisons pas partis du même monde, ils finiront par repartir chez eux et moi je resterais ici, loin du Major.

Au moins, les autres élèves m'ignorent royalement, du moins lorsque je suis avec les Cullen.

Aujourd'hui, Alice m'attend à la sortie de mon cours de Sortilèges. Elle est un vrai rayon de soleil, toujours souriante, même lorsqu'elle entend des choses désagréables la concernant. Elle sautille jusqu'à moi et me prend le bras. Je nous entraîne vers mon prochain cours sans nous soucier des regards des élèves.

- Tu sais, je devrais te détester, dit Alice joyeuse.

- Pourquoi ? Demandais-je gênée.

- Depuis que nous sommes arrivés à Poudlard, mon fiancé ne fait que te regarder.

- Fiancé ? Demandais-je d'une voix étranglée.

Alice me sourit.

- Ouais, tu sais. Grand, blond, athlétique, un regard sombre et des jolies fesses moulées dans son jeans.

Je rougis fortement pendant qu'elle rigole mais au moins, elle ne voit pas ma grimace qui reflète la pointe de douleur dans mon cœur ; il est fiancé. Mais en même temps, comment pourrait-il être célibataire ? Et surtout comment un homme tel que lui pourrait me vouloir ? Je ne fais que discuter de magie et je suis loin d' être aussi belle qu' elle.

- Enfin, nous savons tous les deux que notre couple ne durerait pas, explique-t-elle. Je suis contente que tu sois sa com...

- Alice, grogne le blond en question qui arrive de je ne sais trop où.

- Oups, dit-elle amusée. A plus tard !

Elle s' en va très fière d'elle. Jasper et moi nous retrouvons dans les couloirs. Pour ma part, je suis mal à l'aise et me tortille sur place. Les paroles d' Alice sont bizarres mais je crois qu'elle aime être mystérieuse. Qu' a-t-elle voulu dire ? Pourquoi Jasper l'a interrompu si brusquement, avant de se sentir gêné ? Ça n'a pas duré longtemps mais je l'ai vu.

- Tu as quoi comme cours ?

- Mmm, potion. Oh non, je vais être en retard.

Jasper s'approche de moi et me tend la main.

- Tu permets ?

- Oui, dis-je d'une petite voix en prenant sa main, ne sachant pas ce qu'il veut.

Jasper pose mon bras autour de mon cou et l'autre sous mes genoux pour me prendre dans ses bras. J'ai peur de comprendre ce qu'il va faire.

- Accroche-toi jolie sorcière.

J'approche mon visage de son cou et m'y cache. J'ai une bonne parade pour camoufler mes rougeurs. J'ai à peine le temps de savourer son odeur qu' une poignée de secondes plus tard, nous sommes à l'angle du couloir. Il a eu la gentillesse de nous arrêter dans un endroit calme.

- Merci, dis-je retournée par cette balade.

- C'est un plaisir de vous rendre service.

Je rougis devant ses bonnes manières.

- Puis t'accompagner à ce cours ?

- Oui, dis-je déconcertée.

J'adore les potions, même si le prof ne m'aime pas, j'adore ce qu'il enseigne. Jasper et moi nous installons au fond de la salle. Rogue toise le vampire mais c'est un homme intelligent qui sous le regard moqueur de Jasper ne dit rien.

De plus Mr le directeur a autorisé les vampires à venir en cours, tant qu'ils ne perturbaient le bon déroulement de la classe.

Les autres élèves me regardent méchamment, surtout les filles mais je m'en fiche. Rogue n'a pas réussi à me plomber le moral, ce n'est pas elles qui vont le faire.

Une fois la potion affichée, je la commence, très concentrée. Même le regard de Jasper ne me perturbe pas. Quand je fabrique une potion, rien n'y personne ne peut me déranger dans ma tache.

- C'est très impressionnant, commente-t-il en regardant mon chaudron.

- Quoi ?

- Toi et toute cette magie. Je suis allé dans tout un tas de lycée, suivre les même cours, encore et encore. Mais cela, c'est vraiment impressionnant et passionnant. Tu es passionnante.

- Merci, dis-je gênée.

Je continue ma potion, mais Rogue vient se mettre derrière moi et observe. En temps normal, il repart en faisant voler ses capes mais cette fois, il murmure pour que seul Jasper et moi entendions.

- Brillant, Granger, comme d'habitude.

Rogue jette un bref coup d' œil à Jasper qui acquiesce rapidement. J'ai loupé un épisode là. Je regarde curieusement le vampire.

- Brillante sorcière.

- Que me caches tu ?

- Moi rien, dit-il innocent.

- Menteur, dis-je en continuant ma potion. Rogue ne m'a jamais fait un compliment sur une de mes potions.

- Je te dirais ce que je cache mais un autre jour, dit il en caressant ma joue.

Je suis perturbée quelques secondes par son touché. Jamais il ne m'a touché, en dehors d'aujourd'hui. Nous avions beaucoup discuté mais depuis quelques jours, il y a quelque chose de différents.

Nous finissons l' heure en silence.

Après avoir rangé mes affaires ; j'occulte tout le reste, je me concentre sur le bonheur d' être avec Jasper et vu le sourire qu'il m'adresse, lui aussi. Il passe sa main dans mon dos pour me conduire dans une autre direction que la grande salle.

Je suis devenue officiellement l'ennemie public n°1.

- Ou allons-nous ? Demandais-je curieuse.

Jasper sourit mais ne me répond rien.

- Aller, dit moi, le suppliais-je tapant presque du pied, je n'aime pas ne pas savoir.

- Tu n'aimes pas ne pas avoir de réponse, n'est ce pas ?

Je fronce le nez ce qui fait rire Jasper. Ce son m’envoûte.

- Très bien, puisque tu ne me dis rien, je reste là.

Pour confirmer, je me plante en plein couloir et croise les bras. Jasper se met devant moi et prend la même position. J'avoue qu' il est beaucoup plus impressionnant que moi. Ça va que je commence à le connaître sinon je serais déjà rentrée dans mon trou de souris.

- Tu sais que je peux t'y forcer ?

- Tu sais que je suis une sorcière et que je peux te montrer l'étendu de mes pouvoirs, vampire ou pas.

Sa main vient rapidement se poser sur ma joue, son corps se retrouve quasiment collé au mien.

- Tu es si... Parfaite.

- Hein ?

- Tu n'as aucune idée de ce que tu me fais ressentir jolie sorcière.

- En bien, j'espère, murmurais-je troublée

- Tu en doutes ?

- Cela est si bizarre.

- Tu n'aimes pas ?

- J'ai peur de trop aimer ça, lui confiais-je.

- Laisse-toi aller, jamais je ne pourrais te faire de la peine. Cela m'est impossible, dit il tellement bas que j'ai du mal à l'entendre.

Mon cœur s'emballe, nos visages se rapprochent mais je n'ose pas aller plus loin. Jasper se met à grogner avant de me prendre rapidement dans ses bras et nous emmener je ne sais trop où.

On arrive devant le portrait de son appartement. Es ce quelque chose de tordu ? Ont ils prévu quelque chose avec Alice dans le but de se moquer de moi ? J' ai tellement l'habitude des moqueries que cela ne m'étonnerait pas, par contre, je serais vraiment blessée plus qu'avec quiconque..

Jasper dit le mot de passe et nous fait entrer, moi toujours dans ses bras.

- J'adore la magie, dit-il en voyant le tableau s'ouvrir seul.

Toutes mes craintes s'en vont quand je vois une table au milieu du salon avec des plats pour déjeuner.

- A quoi pensais-tu ? Demande Jasper une fois installé sur sa chaise. Tes émotions étaient si confuses et tristes.

Je lui explique alors ce que j'ai imaginé et au lieu de se moquer comme l'aurait fait mes anciens amis, il s' est agenouillé devant moi, une main dans la mienne.

- Je ne suis pas le genre d'homme à me moquer d'une femme, surtout une femme de ton envergure. Tu ne dois pas imaginer ce genre de chose. Jamais, surtout venant de moi, dit-il très sérieux, au point de le croire dans la seconde.

Je ne réponds rien et baisse les yeux.

- Hermione ? Dit-il exigeant.

Je ferme les yeux et prends mon courage à deux mains avant d'ouvrir les yeux et de planter mon regard dans le sien.

- Tu n'as pas l'air de t'en rendre compte, mais je ne suis pas le genre de fille qui attire les garçons. Ils sont plus du genre à se moquer de moi.

Jasper émet un grondement menaçant. Je veux pour me reculer, je sais ce qu'un vampire peut faire s'il est en colère mais il me tient fermement la main sans toute fois me faire mal.

- Ce n'est pas contre toi que je suis en colère, me dit il d'une voix douce. C'est contre ces jeunes hommes sans cervelles. Ils n'ont pas le droit de te faire du tort.

Il secoue la tête pour je ne sais quelle raison.

- Néanmoins, cela me donne plus de possibilité pour te courtiser.

Je rougis à son sous entendu. Je me sens plus détendue après ses paroles réconfortantes. Nous passons un bon déjeuner, juste tous les deux, une première et j'ai envie de recommencer.

A bien y réfléchir, cela me fait du bien mais encore une fois, ça me fait aussi peur. Qu'est ce qui se passera après ? Jasper sent que je cache quelque chose mais il a la gentillesse de ne rien dire, me laissant le temps de m'ouvrir. Il n'est pas comme mes pseudo- amis à soit me forcer, soit au contraire, n'en n'ont rien à faire. Sympa les amis. Je me demande comment nous avons pu rester si proche aussi longtemps. Je ne regrette rien mais je veux juste savoir. Encore. C'est sûrement toutes nos aventures, la preuve, cette année est tranquille par rapport aux autres, et nous sommes brouillés. Je sais que le directeur et Harry continuent la recherche des morceaux d'âmes mais en dehors, nous nous préparons pour l'affrontement final.

D'ailleurs cet après midi, nous avons un nouveau cours, duel et combat, ce qui promet d'être chaotique.

- Même si je préfère que nous passions du temps juste tous les deux, nous allons être en retard.

- Tu viens au cours ? Demandais-je étonnée.

Nous nous dirigeons vers la salle de duel. Mon cerveau tourne à plein régime.

- Bien sûr, ce que je peux être bête. C'est en préparation de la guerre.

- Le directeur vous l'a dit ? Pourtant, il voulait garder ça pour lui.

- Il n'a rien dit, je l'ai juste deviné. C'est logique, dis-je en haussant les épaules.

- Brillante sorcière.

Et comme à son habitude, il m'embrasse la main et moi, je rougis.

- Le directeur veut qu'on se familiarise avec les combats magique. Savoir à quoi s'attendre, m'explique-t-il.

- Bien sûr, ça serait dommage qu'ils vous arrivent quelque chose, dis-je la voix rauque, le regardant dans les yeux.

Mais comme à chaque fois, je détourne le regard devant l'intensité du sien. Et ainsi, j'évite de me ridiculiser et de perdre tous mes moyens. Mon Dieu, il me rend vraiment fébrile. Es ce ça, être amoureuse ? Si c'est le cas, je signe ! Surtout avec un si bel homme que lui... Et dire que j'ai éprouvé des sentiments pour Ron. Certes, il était un garçon gentil et maladroit ce qui le rendait adorable mais comparé à Jasper, il n'est qu'une amourette de jeunesse, trop immature où alors j'ai grandi trop vite ?

- Je m'inquiète plus pour toi, je ne me le pardonnerai jamais s'il t'arrivait quelque chose, murmure-t-il la voix rauque.

Ma gêne atteint des sommets. Heureusement la famille Cullen nous rejoint et dissipe mes tourments. Et dire que Jasper ne loupe rien, je me sens encore plus mal... Quelle poisse ! Mais il n'a pas l'air d' être dérangé et si ça se trouve il ne fait pas attention à moi.

Pourtant j'ai l'impression de me mentir en pensant cela. Mais ce qui est sûr, c'est que jamais je n'ai ressenti de telle chose pour quelqu'un.

- Calme-toi Hermione, ton cœur va exploser. Que lui as-tu dit Jasper ? Demande Emmett plein de sous entendu en haussant suggestivement les sourcils.

- Emmett, le gronde le patriarche de la famille. Hermione, le directeur veut te voir avant le début du cours.

OOo

A suivre...

Que veut le directeur ?

Et comment va se passer le cour de duel ?

Bisous bisous

5

Merci à tous pour vos reviews, ça me fait énormément plaisir, mais du coup, je stresse pour la suite. J'espère que vous allez continuer à aimer XD

BONNE LECTURE

Ooo

PDV HERMIONE

- Calme-toi Hermione, ton cœur va exploser. Que lui as-tu dit Jasper ? Demande Emmett plein de sous entendu en haussant suggestivement les sourcils.

- Emmett, le gronde le patriarche de la famille. Hermione, le directeur veut te voir avant le début du cours.

Je m'excuse et pars rapidement le rejoindre dans la salle où il se trouve avec le professeur Rogue, qui s'en va en me voyant.

- Ah, miss Granger, comment allez vous ?

- Bien, merci, dis-je septique.

Je ne crois pas qu'il veuille me voir juste pour savoir comment je me porte. Il a autre chose à faire, je ne suis pas idiote au point de croire qu'il s'intéresse à mes états d'âmes.

- Vous semblez aller mieux, dit-il malicieux.

- Pourquoi posez-vous les questions alors que vous savez les réponses, demandais-je réellement curieuse.

- La politesse Miss Granger.

- Ou alors ça vous permets de savoir qui est digne de confiance.

Je plaque mes deux mains devant ma bouche, oubliant qui j'ai en face de moi. Dieu merci, il ne s'en offusque pas, mais après tout c'est le directeur...

- Tout se passe bien avec nos invités ?

Je rougis et détourne les yeux.

- Bien, bien. Vous savez Miss Granger, ce que vous a dit le professeur McGonagall est vrai, vous êtes un atout pour nous.

- J'en ai conscience professeur, mais comment faire si je sens que je me détache de tout cela ? Si je n'ai plus l'envie ?

Le directeur redevient sérieux.

- Il n'y a que vous qui pouvez prendre cette décision Miss.

- Mais vous chercher à m'influencer.

- Je ne suis qu'un vieil homme plein d'espoir, dit-il avec un sourire contrit. Mais, ai-je eu tort ? Vous souriez plus souvent Miss Granger.

- Pourquoi vous inquiétez vous tant pour moi ? Je ne suis qu'une élève parmi tant d'autres.

- Parce que certaines personnes seraient affectées par votre départ.

Je suis son regard et tombe sur Harry. Je n'avais pas fait attention aux élèves qui sont rentrés.

Est-il en train de me manipuler et me faire rester juste pour que le survivant sauve le monde ? Es ce que je ne sers qu'à ça ?

- Ne vous méprenez pas sur mes paroles Miss...

- Trop tard, dis-je d'un ton dur.

Je tourne les talons et pars me mettre dans un coin isolé. Je sens le regard désolé du directeur et celui inquiet de Jasper sur moi mais je reste butée et fixe le mur en face. S'il croit que je vais rester uniquement pour sa sainteté le survivant qui d'ailleurs n'en a rien à faire de moi, même après 6 ans d'amitié, ce qui est triste, il se trompe sur toute la ligne. Je ferais ce qui me semble bien pour moi, pour une fois. J'ai fait suffisamment de sacrifices pour cette guerre. Je me serais passé de frôler la mort tous les ans... Oui, bon, j'ai quand même aimé ça, on s'est souvent marré et ça nous a rapproché.

Le professeur Rogue nous explique comment tout ça va se dérouler. Entraînement en duel, combat à mains nues, combats avec armes blanches, avec baguette et arme. Combat seul et en duo. Bref, tout ça promet de belles courbatures et moqueries. Nous devons aussi avoir une tenue de « sport » pour ce cours afin d' être plus à l'aise. Mais aujourd'hui, c'est duel pour tester nos aptitudes. Le directeur, les professeurs Rogue et McGonagall sont nos trois professeurs vu que nous sommes tous les septièmes années réunis.

- Mr Potter, vu que vous semblez ne pas tenir en place, commence le professeur Rogue. On va commencer les duels avec vous et avec...

On s'attend tous à ce qu'il choisisse un Serpentard comme en deuxième année mais non.

- Miss Granger.

Je le regarde étonnée mais après tout, c'est le professeur Rogue. Lorsque je passe à ses cotés, il me murmure.

- Je sais la rancœur que vous éprouvez. Je vous donne le moyen de vous venger.

Je regarde mon professeur, étonnée, avant de lui sourire, vraiment. Je me place face à Harry avec un sourire plein de détermination et vu son regard, je sens qu'il n'est pas rassuré.

- Ne t'en fait pas Harry, nous sommes amis, non ?

- Oui, oui.

Le point positif, il semble se souvenir des situations dangereuses que nous avons traversé et, où souvent, même sur un coup de chance, je l'ai sorti d'affaire. Harry est un sorcier très puissant, peut être quasiment autant que le directeur mais il n'est pas travailleur, il reste sur ses acquis et dommage pour lui, il a besoin de comprendre qu'il faut travailler pour s'améliorer.

Le directeur, comme Tom Jedusor, étaient Major de Promotion. C'est à force de travail qu'ils ont eu un tel niveau de magie.

- Bien, en place, dit Rogue avec un sourire sadique.

Je jure qu'il m'a fait un clin d' œil. J'inspire profondément et après les salutations de duel nous commençons. Je sens les regards braqués sur nous. Ils me méprisent peut-être mais ils savent qu'il ne faut pas me sous estimer mais face à l'élu, ils me pensent tous perdante. On verra. Harry peut être plein de ressources.

Baguettes tendues, on se fixe attendant que l'un de nous envoie un sort. Harry ne semble pas se décider. Tant pis. Je me lance et lui envoie un stupefix informulé. Je sais qu'il va vite l'éviter mais pendant ce temps il va perdre sa concentration, j'en profite pour rapidement envoyer un sort toujours informulé au tapis sous nos pieds pour qu'il bouge en faisant des vagues et ainsi le faire tomber.

Bonne joueuse, je laisse mon ami furieux se relever sous les acclamations de son peuple. À son tour, il attaque mais vu qu'il ne maîtrise pas complètement les informulés, c'est plus facile pour moi de le contrer. Je ne dois pas le sous estimer, il est très fort en DCFM, plus que moi. Un simple bouclier me protège, j'attaque à mon tour mais j'arrive facilement à prendre le dessus en me servant des objets qui nous entourent. Cette salle dispose de tout ce dont j'ai besoin. Comme l'eau de la fontaine que j'arrive à faire venir à moi et l'entourer autour de la tête d' Harry. J'avais vu le directeur le faire au ministère et j'avais trouvé ça trop cool.

Pendant deux ans, je me suis entraînée et j'ai appris divers sorts de niveau supérieur. J'avais réussi à trouver un livre de formation pour les Aurors. Certes, ils ne sont pas tous parfait mais le résultat est assez satisfaisant pour moi.

Une fois ma boule d'eau en place, j' envoie un sort pour le ligoter et par la même occasion, faire retomber l'eau. Je n'arrive pas à maintenir deux sorts ensemble mais je vais travailler la dessus.

Le combat est fini. Le directeur est le premier à applaudir.

- Impressionnant Miss Granger. Je n'en attendais pas moins de vous et cette boule d'eau, magique, dit-il amusé.

Je baisse le menton et commence à me diriger vers un coin isolé, ma rancœur toujours au premier plan mais les vampires me rejoignent.

- C'est que tu ferais presque peur, blague Emmett.

- Vous ne tiendrez pas 5 minutes face à elle, commente Rogue qui arrive derrière moi. Impressionnant Miss Granger, Potter n'a rien vu venir.

- Me... Merci Professeur.

Rogue fait tournoyer ses capes et continue de faire les groupes de Duel.

- Tu es très douée, mais ça je le savais déjà, me dit Jasper en m'embrassant sur la joue.

J'entends au loin les dindes s'offusquer et vu les grimaces des vampires, eu aussi n'apprécient pas les mauvaises langues. De toute façon, je n'y fais attention, je suis trop retournée par le léger baiser qu'il m'a donné.

Nous discutons un peu de mon duel, j'apprécie la présence des Cullen, avec eux je me sens moi-même, je n'ai pas besoin de surveiller mes mots, mes gestes et c'est agréable de relâcher la pression.

- Miss Granger, m'appelle le professeur McGonagall.

- Oui Professeur ?

- Votre niveau de magie s'est considérablement amélioré. Avez-vous pensé à utiliser la métamorphose ?

- Euh, non.

- Vous devriez, cela vous donnerait un plus, la personne en face de vous serait surprise.

Mon cerveau tourne à plein régime, les idées fusent dans ma tête. Mon professeur me fait un grand sourire.

- Bien, vous allez pouvoir vous entraîner.

- Vous êtes en train de suggérer que j'utilise les élèves comme cobayes ?

L'idée me plaît bien et vu les sourires des Cullen, eux aussi.

- Voyons Miss, s'offusque gentiment McGonagall. Même si ça ferait du bien à certaines personnes, mon étique m'en empêche, soupire-t-elle dramatique.

Emmett comme à son habitude, rigole. Ça fait du bien de l'avoir prêt de nous, il met une touche de joie dans ce monde si noir.

- Vu votre niveau en duel, vous allez travailler avec les Cullen en leur envoyant des sorts pour qu'ils apprennent à esquiver.

- Ouais ! Crie Emmett. Je commence !

On se place dans un coin, l'un en face de l'autre.

- Aller sorcière ! J'attends.

Jasper gronde méchamment vers lui, je profite de l' inattention de mon adversaire pour envoyer un sort en plein dans son torse qui rigole vu qu'il n'a rien senti.

- C'est tout ce que tu peux faire, je suis déçu, se moque-t-il.

Je me contente de lui sourire et lui envoie un petrificus totalus. En voyant mon sort arriver droit sur lui, il va pour faire un bon vampirique sur le côté mais il ne fait qu'un léger saut humain et se prend mon sort plein torse, l'immobilisant. Il tombe lourdement au sol sous les regards choqués de toute la salle qui à les yeux fixés sur le colosse allongé au sol et sur ma baguette, pointé dans sa direction. Je ne peux pas retenir un léger sourire en coin. Le professeur Rogue brise le silence. J'en profite pour baisser le bras. 

- Pourquoi tout le monde essaye de me donner tort ? Ils devraient savoir que j'ai toujours raison. J'ignorais que vous connaissiez ce sort Miss Granger, mais avec vous je ne devrais pas être étonné.

Toute la salle regarde le Maître des Potions avec étonnement. Jamais il n'a fait un compliment à un élève et surtout pas à un Gryffondor.

- Il faut bien protéger ses arrières, n'est ce pas professeur ?

- Sur quasiment 400 élèves, il n'y en a qu'une qui sort du lot. Affligeant. Mais je ne pense pas que vous ayez besoin de protéger vos arrières, certains sont là pour le faire, dit-il en fixant Jasper qui lui fait un hochement de tête. Bien, rajoute le maître des Potions.

Pourquoi j'ai l'impression de louper quelque chose ? Il va falloir que je me renseigne. Peut-être qu' à la bibliothèque je trouverai quelque chose sur les vampires que j'ai loupé.

- Hermione, peux-tu libérer mon mari s'il te plaît ? Voir juste ses yeux bouger me fout les jetons.

Rosalie n'est pas si garce que ça, lorsqu'on la connaît. Elle se protège et je comprends pourquoi, surtout quand on voit tous les hommes gravités autour d' elle. En étant une chienne, elle les recule quasiment tous.

- Désolée.

D'un simple coup de baguette, je le libère et annule les deux sorts, il va pour continuer le combat mais Jasper se met entre nous deux et l'envoie d'un geste de bras et en grognant, valser à 30 mètres. Encore une fois, Emmett s’écrase au sol.

Pourquoi quand je vois Jasper les muscles tendus, j'ai envie de lui sauter dessus pour faire des choses que j'ose à peine imaginer ? Brillante sorcière mais piètre fille...

- Comment ça se fait que je n'ai pas put bouger comme je le voulais ? Demande Emmett nullement vexé de s'être fait mis au tapis deux fois de suite.

- Je ne sais pas, dit Carlisle mais Hermione pourrait te renseigner.

Je mets une bulle protectrice autour de nous.

- Tu as fait un bouclier ? S'étonne Bella

- Il est encore plus invisible que le tien, commente Alice qui touche mon sort.

Je fronce les sourcils. Normalement, personne ne peut le voir.

- Les vampires ont une meilleure vue, m'explique Alice. Mais Bella, montre-lui ta magie !

J'enlève mon sort et Bella nous entoure de sa protection. Après avoir admiré son « don » j'explique que mon premier sort, le bleu foncé est un sort qui les rend temporairement humains dans leurs capacités. Je leur explique qu'ils doivent à tout pris l'éviter et si jamais ils sont touchés, ils doivent ré-apprendre à bouger comme des humains.

- Mais ça n'altère pas toutes nos autres caractéristiques ? Me demande inquiet le patriarche.

- Non, cela touche vos déplacements uniquement. C'est pour ça qu'Emmett a été surprit. Il ne s'en est rendu compte qu'en bougeant.

- Comment cela marche ? Demande Esmé.

- C'est un « immobilus » plus puissant mais ne vous en faites pas, peu de personnes savent pour ce sort et théoriquement, le clan adverse ne sait pas que vous serez là et vu la couleur de vos yeux ils ne comprendront pas de suite.

Ils semblent tous rassurés.

- Bon, on reprend l’entraînement, demandais-je gênée.

Je passe le reste du temps à me battre avec les Cullen, avec et sans leur vitesse. J'ai vite mit au tapis les « parents » ainsi qu' Edward qui ne peut pas lire dans ma tête, pour Rosalie et Emmett, ça a été un peu plus dur. Mais pour Bella j'ai été surprise en lui envoyant un sort, il a juste ricoché sur elle, elle en a profité pour m'attaquer rapidement, heureusement que j'ai des réflexes, je me suis protégée par un bouclier. J'ai dû ruser et me servir des arbres dans la salle pour lui enrouler les branches autour du corps mais avant elle m'a bousculé « légèrement », j'avais prévu d'amortir ma chute avec des coussins sauf que c'est Jasper qui m'a rattrapé. Je me suis vite détachée pour envoyer mon sort ultime me faisant gagner. Néanmoins, je les soupçonne de ne pas être à fond dans leur capacité vampirique, par conséquent, m'épargner et ils sont facilement étonnés de tout ce que la magie peut faire. Lorsqu'ils seront plus habitués, je n'aurai aucune chance.

- Tu vas bien ? Me demande Jasper en enlevant une mèche qui se trouve devant mes yeux.

- Oui, oui, dis-je étonnée que quelqu'un se préoccupe vraiment de moi.

Quand nous partions en « missions » avec Ron et Harry, j'avais droit à « ça va ? On continue ! ».

- Bien. Et ne t'occupe pas de tes arrières, je suis là pour ça ma jolie sorcière.

Jasper me fait un sourire qui me fait fondre. Je lui couine un « merci » en rougissant. Par contre il se met à grogner et fusille du regard la bande pouffe.

- Aller à mon tour ! Dit Alice qui change de sujet. Je vais te botter les fesses.

- Tu n'as pas l'air sûr de toi, lutin, se moque Emmett.

- Il faudrait être fou pour ne pas avoir peur. Elle nous décime les uns après les autres et mes visions viennent quand elles le veulent.

J'apprends rapidement à combattre les vampires mais eux aussi s'améliorent, mon combat avec Alice dure plus longtemps, et comme avec Bella, Jasper me récupère deux fois. Tout se passe bien jusqu'à ce qu' Alice se fige. Surprise, je ne bouge plus. Bella m'explique qu' elle a une vision. En quelques secondes je me sens mise à part vu qu'ils discutent trop vite pour que je l'entende. Un sentiment de déjà vu s'empare de moi.

Ce qui se passe ensuite arrive très rapidement, je me fais attaquer par...

Ooo

A suivre...

J'accepte les insultes pour la fin du chapitre lol

Sinon, vous en avez pensé quoi ? Vous aimez le directeur, ne mentez pas ! 

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PDV HERMIONE

J'apprends rapidement à combattre les vampires mais eux aussi s'améliorent, mon combat avec Alice dure plus longtemps, et comme avec Bella, Jasper me récupère deux fois. Tout se passe bien jusqu'à ce qu' Alice se fige. Surprise, je ne bouge plus. Bella m'explique qu' elle a une vision. En quelques secondes je me sens mise à part vu qu'ils discutent trop vite pour que je l'entende. Un sentiment de déjà vu s'empare de moi.

Ce qui se passe ensuite arrive très rapidement, je me fais attaquer par le lustre en cristal qui s'est métamorphosé en couteaux tranchant. Jasper grogne furieusement et me protège des premiers couteaux vu que je ne les vois pas arriver. Les autres Cullen me protègent vu que je suis clairement visée, le bouclier de Bella ne sert à rien. Les sorts ricochent mais les objets peuvent passer. J'essaye malgré la prise ferme de Jasper d'envoyer des sorts de destructions sur le cristal. Ce n'est pas facile de détourner un objet ensorcelé surtout si petit.

Il faut quelques secondes aux professeurs pour intervenir et arrêter cette attaque. Jasper me regarde sous toutes les coutures et essuie quelque chose sur ma joue : du sang. Ses yeux deviennent noirs comme s' y j'allais devenir son repas. Normalement, je devrais avoir peur mais je sais qu'il ne me fera rien alors doucement je m'approche et lui caresse la joue. Son regard ne quitte pas le mien. J'y vois de la colère, le vampire en lui est prêt à sortir pour aller régler son compte à celui où celle qui nous a attaqué. Par contre, je ne comprends pas pourquoi il se met dans un tel état. Certes, j'en ai une petite idée qui se confirme de plus en plus mais je ne veux pas y croire, la chute ne serait que plus dure.

- Il est interdit de tuer les élèves, alors tu te calmes, je n'ai rien. Ok ?

Jasper gronde et son regard se fait plus dangereux. Le vampire réclame vengeance.

- Jasper ?

Pas de réponse.

- Major ?

Il baisse légèrement le menton. J'entends les Cullen hoqueter de surprise. Je ne leur ais pas dit que Jasper avait des livres qui lui sont consacrés. Les vampires commencent à me poser des questions qui sont arrêtées par le Major qui a une réaction inattendue, en me serrant dans ses bras et enfouissant son visage dans mon cou. Je le sens se détendre mais bien sûr, nous entendons tous des paroles désobligeantes venant des Serpentards. Il n'en faut pas plus à Jasper pour redevenir le Major.

Le vampire dans toute sa splendeur se dirige vers le groupe qui m'a agressé. Il attrape d'une main le cou de Malfoy et le soulève du sol en grognant. Il approche même son visage du sien. Je ne le vois pas mais j'imagine bien ses yeux noirs.

On voit tous Malfoy apeuré qui n'est pas loin de se faire dessus ce qui est une bonne vengeance en soi, surtout que toute la salle les regarde.

  • Il faudrait peut-être le reculer, propose doucement Esmé. Edward, Emmett, aller y.

  • Sans moi, dit Emmett en levant les mains en l'air. Je ne me frotte pas au dieu de la guerre !

  • Alors attaquer une fille ne te dérange pas, mais un vampire si ? Demandais-je étonnée. Je ne t'imaginais pas comme ça Emmett, je suis déçu, rajoutais-je tragique.

    Tous les vampires se marrent.

  • Edward ? L'appelle Carlisle.

  • Je ne capte rien quand il est comme ça, à part quelques mots. Je ne peux rien prévoir.

Je regarde un à un les Cullen, Alice fixe intensément les deux hommes, inquiète, ce qui est légitime. Pourquoi est ce que j'ai un pincement au cœur ? Conneries de sentiments. Franchement, il n'y a que moi pour tomber amoureuse d'un vampire.

Vu que personne ne semble bouger, je m'avance prudemment vers eux et pose ma main sur son bras. Je peux le voir se détendre un peu sans pour autant lâcher sa prise.

  • Major, ce n'est qu'un petit con égocentrique et mal éduqué. Laisse-le il n'en vaut pas la peine.

  • Non mais elle va se taire la vilaine, s'offusque Parkinson de sa voix sur aigu.

  • Bécasse, dis-je secouant la tête.

Il n'en faut pas plus à Jasper pour jeter le bond peroxydé et s'avancer trop lentement en grognant vers la Serpentarde.

Cette fois, je me mets entre lui et l'autre conne, mais les professeurs arrivent et reculent les Serptentards.

  • Vous êtes décevant, commence Rogue. Les Serpentards commencent à sourire. N'avez vous donc aucun instinct de survie ? Demande t' il aux élèves de sa maison qui tombent le sourire. Vous allez arrêter de vous comporter comme de parfait idiots et les laisser tranquille. N' oubliez pas qu'ils ne sont pas élèves et par conséquent non soumis au règlement de l'école.

Bien sûr, le ton du professeur laisse clairement comprendre que c'est une menace et que eux pourront être punis. Après un signe de tête pour nous, le professeur Rogue fait tourner ses capes et hurlent à tous de reprendre leur activité.

Néanmoins ça ne dure pas longtemps vu qu'il ne reste que 5 minutes où Jasper me demande si je vais bien. J'acquisse mais je ne sais pas vraiment comment je dois me sentir. C'est assez confus.

Pour une fois, je les laisse et rejoins ma salle privé pour faire mes devoirs et méditer à tout ce qui s'est passé aujourd’hui et comme ça je pourrais faire mes devoirs sans être perturbée par la présence de Jasper. C'est impressionnant à quel point il arrive à me retourner le cerveau, j'oublie tout, comme si je savais qu'il sera là si jamais je ne fais pas attention,où que je sais qu’il est là pour moi, que je peux lâche prise.

Je dois dire que c'est assez bizarre d'avoir quelqu'un qui veille sur moi et en plus de savoir que je peux lui faire confiance à 100%. Bien sûr, je savais que Ron et Harry seraient là pour moi, mais ce n'est pas pareil vu qu' avec eux c'est plus moi qui sauvais leurs fesses... Mais lorsque je suis avec lui, je suis – je me répète mais je n'y peux rien – bien, moi même.

Après quelques minutes, j'arrive enfin à me concentrer sur mes devoirs.

Les jours suivants même si je reste avec eux, je suis perdu dans mes pensées à rejouer en boucle ce qui s'est passé en cours de duel.

J'avoue aussi qu'avec eux, je me protège des moqueries des autres ainsi que des allusions que j'entends, comme quoi je suis une salope qui s'envoie les vampires ; donc après être une prude, je suis une salope. Logique, où les théories farfelues les concernant - n'ouvrent-ils jamais de livres - où des mots désobligeants mais bon, ça ne change pas, c'est juste blessant surtout quand les ragots viennent de mes anciens amis, encore et toujours eux.

Lorsque je les entends, j'ai vraiment envie de partir avec Jasper sur une île déserte et oublier tout ce qui nous entoure.

En tout cas, depuis l'incident du cours de combat, Jasper est hyper protecteur avec moi. Son comportement a changé, il est plus en mode vampire, on voit que le major est de sorti mais je ne suis pas effrayée, au contraire, je le trouve sexy. Il assiste à tous mes cours et je peux à peine aller aux toilettes seule.

  • Tu es sûr de vouloir venir à ce cours là ? Demandais-je gênée.

  • Pourquoi ne voudrais-je pas ?

  • Hé bien, dis-je mal à l'aise.

  • Ma jolie sorcière, tu peux tout me dire, dit-il en caressant ma joue.

  • Nous allons étudier les vampires et tu seras le centre de l'attention... Je ne veux pas que tu te sentes gêné quand ils vont tous te dévisager.

Et je ne veux pas qu'ils regardent trop mon vampire mais ça je me garde bien de lui dire sauf que j'oublie encore qu'il est emphate.

  • Ma jolie sorcière est t-elle jalouse ?

  • Non, dis-je rouge de honte.

  • Dommage...

Il tourne les talons et s'en va, se moquant clairement de moi.

  • C'est ça, moque-toi ! Je m'en fiche.

  • Menteuse !

  • C'est vrai et je ne nie pas.

La porte de la classe s'ouvre et je me dirige vers le 1er rang, là où est ma place. J'avoue que j'ai souvent envie d'aller me cacher au fond, mais je ne leur ferai pas ce plaisir. Sanuf quand Jasper est avec moi, là, on se met au dernier rang.

Avant que j'ai pu atteindre la moitié de la salle, Jasper me retient par le poignet et m'emmène au fond de la salle.

  • Alors, j'ai gagné ? Demandais-je en papillonnant des yeux.

  • Tu es vraiment démoniaque.

  • Je le suis s'il y a quelqu'un en face pour riposter, tu ne crois pas ?

  • Tu aurais fait fureur, un vrai chef des armées.

  • Je suppose que c'est un compliment.

  • Je ne pourrais te dire autre chose.

Encore une fois je rougis sous ses compliments. Mr Lupin, fervent défenseur du grand Harry Potter, commence son cours sur les vampires. Je jurai voir un sourire ironique lorsqu'il a prononcé le mot « vampire », ce qui est drôle vu que c'est un loup garou.

La colère monte en moi mais Jasper me calme.

  • Il n'a rien contre nous, il se dit que certains vont descendre de leur hauteur.

  • Tu es télépathe ?

  • Non mais mon curieux de frère oui. On a besoin de savoir ce qui se passe dans leur tête pour savoir à qui on peut faire confiance.

  • Donc, on peut lui faire confiance ?

  • Oui, il est d'accord avec toi sur beaucoup de chose même s'il s'est éloigné.

  • Et en tant que loup-garou, j'ai aussi une bonne ouïe.

  • Pardon professeur.

  • Ce n'est rien Miss Granger.

Remus reprend son cours mais je n'écoute pas vraiment vu que j'en sais autant voir plus que lui. Bien sûr, après son explication certains disent que les vampires n'existent pas ; et à ce moment je ne peux pas retenir mon ricanement moqueur.

  • Donc tu ne crois pas ce que dit un professeur beaucoup plus intelligent que toi ? Me dit Ron.

Là non plus je n'ai pas pu m'en empêcher, ce qui fait sourire Jasper et Remus.

  • Miss Granger a raison, dit calmement le professeur, de plus nous avons un spécimen, pardonnez mon expression, dans notre salle.

Remus fait un signe de la main vers Jasper et tous les regards se tournent vers lui. Jasper reste indifférent aux regards terrorisés ou dégouttés ; par contre, moi je n'apprécie pas et je rêve de tous leur jeter un sort.

  • Bien, Mr Withlock n'apprécie pas vos regards, donc on se concentre sur moi.

Remus continue son cours mais je vois souvent un ou deux élèves se retourner pour observer Jasper qui reste indifférent.

Il vient aussi à parler du Major Withlock, qui est étonné que l'on en sache autant sur lui et son passé. Là, les regards sont plus souvent terrorisés et je les fusille du regard ce qui les fait se retourner vers le professeur. Jasper n'a pas le monopole de la crainte.

Pour ne pas envoyer un sort à ces crétins j'écoute mon prof qui parle des compagnons des vampires, ce qui me donne matière à réfléchir.

Jasper a-t-il trouvé sa compagne ? Que se passera-t-il s' il la rencontre ? Qu'est ce que je deviendrai ?

Mon cerveau est en ébullition jusqu'à ce que j'entende une phrase qui me dit qu' au fond de moi je fais fausse route.

Remus explique que les vampires lorsqu’ils ont trouvé leurs moitiés sont très protecteurs envers elle ; un peu comme Jasper l'est avec moi sauf qu'il ne faut pas je parte sur cette pente, cela serait douloureux.

Il faut que je fasse d'autres recherches à la bibliothèque vu que notre livre de cours n'est pas assez complet.

Ce n'est qu'en fin de semaine, le samedi que je peux avoir un peu de temps à moi pour effectuer mes recherches.

Après avoir prit une pile de livres sur les vampires, je commence à fouiller. Je ne voulais pas trop aborder le sujet avec Jasper trouvant cela intime et assez déprimant pour la mortelle que je suis.

Comme souvent, je tombe sur ce que je veux et lis attentivement. J'essaye de me sentir extérieure à la situation pour ne pas mélanger les informations et être sur de ne pas comprendre de travers.

Je relis plusieurs fois les passages et les indices qui me prouvent que mes théories sont juste.

Mon cerveau tourne à plein régime, j'ai peur de comprendre certaines choses.

Je ne sais pas si je dois sauter de joie où pleurer. Cela implique tellement de chose. Toute ma vie va être bouleversée. Certes dans les livres, ils disent que le couple est heureux mais ce ne sont que des mots. Je préfère la réalité et le concret.

  • Je ne te dérange pas ? Demande une douce voix.

  • Non non.

Esmé s'assoie en face de moi.

  • Tu sembles soucieuse. Un problème ?

  • Non, enfin je ne crois pas.

  • Tu as encore des questions sur notre mode de vie, Je pensais que tu connaissais tout de nous.

  • Maintenant oui, dis-je d'une petite voix.

Esmé regarde la page ouverte.

  • Oh.

  • Oui, Oh...

La vampire me prend la main et la serre doucement.

  • Tu trouves que c'est une bonne où mauvaise chose ?

Je la regarde de travers.

  • Vous le saviez ?

  • Oui, dit-elle gênée.

  • Je ne vous en veux pas, la rassurais-je. Je suis juste perdue.

  • Tu es bien avec lui ?

  • Oui.

  • Tu ne te vois pas sans lui ?

  • Non.

Elle me pose encore quelques questions d'une logique imparable. Tout s'impose à moi sauf que ma peur est toujours présente.

- Tu vois où je veux en venir ? Demande gentiment Esmé.

Je me frappe la tête sur la table.

  • Et merde, grognais-je pour mettre des mots sur mon angoisse.

- Normalement ce n'est pas à moi d' avoir cette conversation avec toi, c'est à Jasper mais tu es intelligente, tu as deviné toute seule. Je suis sûr qu'au fond de toi, tu connaissais la réponse, mes questions t'ont juste aidé à y voir plus clair. Le fait d'ouvrir le livre, te rassure et te confirme juste les faits.

Esmé me serre gentiment la main et me laisse seule. Elle rejoint Alice qui n'a pas l'air heureuse.

  • Alice, ne fait pas de caprice, veux-tu ? Tu as passé l'âge de taper du pied lorsque tu es contrariée, gronde Esmé.

  • Mais c'est à Jasper de lui dire.

  • Je n'ai rien dit puis elle le sait déjà, maintenant, va t'occuper.

  • Mais...

  • Non, tu la laisses tranquille et c'est un ordre jeune fille.

Je ne voudrais pas me faire gronder par la matriarche, elle est flippante. Molly Weasley pourrait prendre des leçons.

  • Comme tu l'as dit, j' ai passé l'âge.

  • Ne joue pas à ce jeu, tu te comportes comme une enfant depuis quelque temps, je te traite comme telle. Maintenant demi tour et va draguer.

  • Mais c'est un idiot.

  • Parce que tu ne l'es pas toi ?

Je n'entends plus rien, elles sont trop loin. Je reste encore un peu à la bibliothèque à méditer sur ce que j'ai appris. Comment un tel homme si parfait peut-il me correspondre ? Être ma moitié ? Certes, nous passons de très bon moment ensemble, je ne me suis jamais sentie aussi libre et heureuse mais est ce suffisant ? Es ce qu'il ne se lassera pas de ma soif de connaissance ? De mon côté Miss je sais tout ? De rabrouer tout le monde ? De ma non féminité ? De mon côté sorcière ? De je ne sais quel détail qui est exaspérant ?

  • Je ne sais pas à quoi tu penses ma jolie sorcière mais tu vas arrêter tout de suite. Je n'aime pas sentir des émotions négatives venant de toi, me dit il à l'oreille.

Ooo

A suivre !

Vous pensez quoi de ce chapitre ?

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PDV HERMIONE

Je n'entends plus rien, elles sont trop loin. Je reste encore un peu à la bibliothèque à méditer sur ce que j'ai appris. Comment un tel homme si parfait peut-il me correspondre ? Être ma moitié ? Certes, nous passons de très bon moment ensemble, je ne me suis jamais sentie aussi libre et heureuse mais est ce suffisant ? Es ce qu'il ne se lassera pas de ma soif de connaissance ? De mon côté Miss je sais tout ? De rabrouer tout le monde ? De ma non féminité ? De mon côté sorcière ? De je ne sais quel détail qui est exaspérant ?

  • Je ne sais pas à quoi tu penses ma jolie sorcière mais tu vas arrêter tout de suite. Je n'aime pas sentir des émotions négatives venant de toi, me dit il à l'oreille.

Son souffle froid me fait frissonner, à moins que ça soit sa voix roque et envoûtante. Pendant que je calme mes hormones, Jasper s'assoie sur le banc à côté de moi, une jambe de chaque côté. Son genou droit touche le mien, il ne fait rien pour se reculer, au contraire, j'ai l'impression qu'il le fait exprès. Je sens aussi sa cuisse gauche contre mes fesses, les doigts de sa main gauche frôle le bas de mon gilet juste au-dessus de mes fesses. Je n'ose plus bouger de peur de faire une bêtise. J'essaye de me calmer moi et mes émotions. Lui ne semble pas gêné mais il faut dire qu'il a plus d’expérience dans le domaine des relations. Je n'arrive pas à me rendre compte qu'il n'est qu' à moi, c'est irréel.

Il aborde un sourire heureux et approche son visage du mien. Son nez caresse légèrement ma joue, je ne respire quasiment plus et heureusement où malheureusement il tourne la tête pour fixer le livre ouvert devant moi sur le chapitre concernant les compagnons des vampires. Je vais pour le fermer mais trop rapidement pour mes yeux, il pose sa main sur la mienne et m’empêche fermer le livre.

Je suppose qu'en quelques secondes, il a lu les pages ouvertes. Je m'attends à ce qu'il parle mais non, au contraire, il me rapproche de lui et soulève mes cuisses pour les poser sur la sienne. Son bras gauche vient se verrouiller autour de ma taille. Il pose son menton sur mon épaule droite et inspire fortement. Je suis crispée de la tête aux pieds, Jasper n'a jamais été aussi tactile. Parfois il me prenait la main, me portait dans ses bras, me caressait légèrement, m'embrassant doucement la joue mais jamais il n'a eu ce genre de comportement ce qui ne me déplaît pas, je ne sais seulement pas quoi faire.

Jasper m'envoie un peu de calme qui me détend mais je ne bouge pas.

  • Tu sens bon, finit-il de dire après quelques minutes.

Je tourne la tête et hausse un sourcil.

  • Tu veux me croquer ?

  • Oui mais pas de la façon dont tu l'imagines.

Bien sûr tout plein d'images cochonnes me traversent l’esprit.

  • Ou peut être que si, sourit-il.

Je rougis faisant concurrence à une tomate. Je ne sais pas pourquoi mais ma main gauche vient caresser sa joue, il ferme les yeux et je crois entendre un léger grognement.

J'ai lu que le vampire montrait son contentement à sa compagne en ronronnant. Lorsque j'ai lu le mot, j'ai rit mais maintenant j' apprécie le doux bruit.

Nos visages se rapprochent, nos lèvres se frôlent quand on entend des voix qui m'appellent.

Même si nos visages se reculent, Jasper raffermi sa prise sur ma taille et gronde plus fortement vers mes amis.

J'ai hâte de voir comment ils vont s'en sortir parce que mon major pointe le bout de son nez, pas content d'être dérangé. Je me sens plus que flattée. Il faut dire que moi aussi, j'aurai aimé recevoir notre premier baiser dans une bibliothèque.

Je les vois se tasser sur eux même. Finalement le cours sur les vampires et le major aura servi.

Il les fixe durement et pour une fois, je m'amuse de la situation, je pose même ma tête contre le torse de Jasper. Je ne le fais pas que pour moi, ça lui permettra de se calmer et de ne pas leur faire du mal.

Même si j'ai de la rancœur pour eux, je ne veux pas qu'ils soient blessés, contrairement à eux, j'ai des valeurs et je ne les oublie pas.

Ni Jasper ni moi ne parlons, on attend qu'ils ouvrent la bouche. Apparemment le vampire n'a pas ma patience et gronde fortement.

  • Nous pouvons te parler en privé, demande Harry.

  • Non.

  • C'est important.

Je sais de quoi il veut parler. Il y a quelques jours, je les ai vu parler avec le directeur.

  • Et après ? Je suis là, parler avant que je ne me lasse et que je décide, moi et mon mauvais caractère de partir.

  • Dumbledore veut que nous partions en mission, dit Harry d'un ton ferme, comme s'il voulait que je lui obéisse.

  • Eh bien partez.

  • Il veut que tu viennes avec nous.

  • Il veut ? Gronde le major. Il n'a aucun droit d'exiger de telles choses.

Je souris heureuse que quelqu'un prenne ma défense. Harry va pour répliquer mais Ron le coupe et parle à lui seul mais nous entendons.

  • Ne le provoque pas, tu sais qui il est. Il a tué plus de personnes que tu-sais-qui ! C'est un....

  • Je serai toi Ronald, je ne dirai plus rien, le menaçais-je

  • Sinon quoi ? Ton nouveau copain le monstre nous tuera ? Dit-il très fier de lui.

Harry le regarde choqué. Jasper s'est levé et moi aussi par la même occasion. Il va pour s'élancer sur lui mais j'arrive, je ne sais comment à l'arrêter et sors ma baguette pour envoyer un sort au rouquin qui le jette violemment à travers la pièce.

  • Ce n'est pas de Jasper dont tu dois te méfier Ronald, parce qu' il ne faut jamais mettre une femme en colère surtout moi et tu devrais le savoir !

Il va pour ouvrir la bouche mais je le bâillonne.

  • C'est quoi ton foutu problème Ronald ? Tu te sens mieux à dénigrer tout le monde ? Tu te sens fort et puissant ? Redescends sur terre, tu n'es que l'ami du grand Harry Potter, crachais-je. Tu passes juste pour un crétin décérébré et lorsque l'on sortira de Poudlard quand la guerre sera finit, tout le monde te tournera le dos, tu n'auras que tes yeux pour pleurer ta bêtise alors pour une fois, réfléchi et agit intelligemment, ça nous changera !

    Je prends la main de Jasper et le tire hors de la bibliothèque. Il prend son temps et bombe le torse en se pavanant. Une fois sortie, je me mets à sourire, amusée de la situation.

    - Tu ne veux pas savoir ce que te veut le directeur ?

  • Je le sais déjà.

Jasper me regarde, un sourcil plus haut que l'autre.

  • Oui, il veut recoller les morceaux du trio d'or en nous envoyant en mission. Comme ça, avec un peu de chance, je leur sauve la vie, ils se rendent compte de ma valeur et on redevient comme avant, des supers amis.

Je reste silencieuse quelques secondes avant de continuer.

  • Il m'arrive souvent de me dire que nous n'aurions jamais dû être amis. Toute notre histoire est hors norme même le début de notre amitié, basée sur une possible mort. Nous n'avons quasiment rien en commun. Souvent, je ne me sentais pas à ma place avec eux, dis-je triste malgré moi.

    Même si nous sommes en froid, ils restent mes amis, qu'importe ce que je peux en dire où les mots blessant qu'ils disent.

Jasper me prend dans ses bras.

  • Ils ne se rendent pas compte de ta valeur, murmure-t-il à mon oreille.

  • Merci.

Mon compagnon – ça me fait drôle de me dire cela – m'embrasse sur le font. Nous marchons main dans la main tranquillement dans les couloirs mais bien sûr nous croisons le directeur. Jasper me recule derrière lui, je le laisse faire, appréciant le fait qu'il prenne soin de moi. Il croise les bras et bombe le torse.

  • Je viens en paix, dit le directeur, amusé.

Je le connais suffisamment pour savoir qu'il n'est pas si rassuré. Après tout, il savait ce qu'il faisait en faisant entrer les Cullen dans le château. Il devrait avoir peur, mais c'est le grand directeur qui combat Voldy et qui n'a peur de rien... Pourtant on sait tous – enfin les personnes avec un peu de cervelles – qu'en combat singulier, nous n'avons pas un énorme pourcentage de chance de gagner contre un vampire.

  • Je suppose que vous avez croisé Messieurs Potter et Weasley.

Nous restons en silence, attendant qu'il continue.

  • Quand partez-vous ?

  • Je suppose que vous voulez dire, quand partent-t-ils ? Hermione reste avec moi, gronde Jasper.

  • Même si votre aide nous est très précieuse, vous ne pouvez pas comprendre de quoi il en retourne, dit le directeur à la limite de l'insolence.

  • Oh, si je pense avoir saisi. Vous voulez qu' Hermione parte avec deux jeunes sorciers qui la laisseront derrière eux sans se retourner une fois qu'elle leur aura sauvé la vie. Encore une fois.

Le directeur et Jasper se fixent en silence. Jasper se met instinctivement en position d'attaque. C'est un duel au sommet. Je ne cautionne pas tous les actes du directeur mais il est et restera un grand homme mais mon Jasper, par contre, lui, est parfait.

C'est le sorcier qui détourne les yeux et soupire.

  • La situation est vraiment dramatique, n'est ce pas ?

  • Vous ne vous en étiez pas rendu compte ? Demandais-je étonnée. Harry est votre petit protégé et je sais que vous suivez chacun de ses gestes et pensées.

  • Je ne suis qu'un vieil optimiste, Miss Granger ; et vous êtes des jeunes qui changent souvent d'avis.

  • Non loin de vouloir vous désobéir, mais il n'y a aucun moyen que je parte seule avec ces deux-là.

  • Vous savez que c'est une quête importante.

  • Eh bien aller la faire, gronde Jasper.

Je lui prends la main et le calme. Mon cerveau tourne à plein régime, Jasper a mit le doigt sur quelque chose.

  • Vous ne pouvez pas quitter le château, affirmais-je.

  • Brillante enfant.

  • Vous êtes liés au château, et par votre présence, vous renforcez les protections. Plus le directeur est ancien, plus les protections sont fortes donc lorsque vous quitterez le château l'autre fou en face attaquera et risque de gagner Poudlard. Et on sait tous que s'il prend Poudlard, on est perdu.

Albus sourit, heureux. Je pense qu'il doit dégager quelque chose de positif vu que Jasper me sourit, lui aussi content.

  • Comment sais-tu tout cela ?

  • Je l'ai lu dans l'histoire de Poudlard. Je ne comprends pas pourquoi personne ne veut le lire ; ce livre est passionnant.

  • Peut-être parce qu'il fait environ 800 pages ? Propose le directeur amusé.

  • Simple détail, éludais-je.

  • Vous êtes un atout majeur Miss Granger, ne l'oubliez jamais.

  • Je préférais, murmurais-je.

Seul Jasper m'entend.

  • Bien, puisque la conversation est finit, nous allons prendre congé.

Jasper commence à nous entraîner loin du directeur.

  • Pardonnez-moi d'insister Miss Granger mais nous savons que si je les envoie en mission sans vous, ils n'auraient que peu de chance.

  • Essayez-vous de me culpabiliser ? Parce que ça ne marche pas. Cela aurait peut-être marché l'année dernière mais les choses ont changé.

Je pense à Jasper à qui j'ai serré la main en parlant. Encore une fois, il embrasse mon front. J'aime ses lèvres froides sur ma peau. Je lui souris reconnaissante, plus qu'il ne pourrait jamais comprendre.

  • Oh., souffle le directeur. Je ne l'avais pas vu venir celle-là.

  • Parce que vous êtes voyant ? se moque gentiment Jasper.

Le directeur nullement offusqué lui répond avec son léger sourire.

  • J'ai toujours eu la prétention de voir les choses venir.

  • Mon ami Peter aussi, sauf que lui, il ne se trompe jamais. La preuve.

Il me désigne du menton. Je hausse un sourcil.

  • Au début nous ne voulons pas spécialement venir, nous ne comprenions pas ce que nous pouvions faire dans votre guerre puis j'ai eu un appel du vampire qui m'a sauvé les fesses un bon nombres de fois et m'a ordonné d'aller vous sauver...

  • Ta réputation est-elle sur-faite ?

  • Non jeune demoiselle. Il est le seul qui peut m'ordonner des choses, enfin, il était le seul.

Cette fois, ses lèvres embrassent mon nez. Je rougis.

  • Ça veut dire que je peux te demander tout ce que je veux et tu obéiras ?

  • Ne force pas ta chance, jolie sorcière, dit-il en me collant à lui.

En voyant le regard de Jasper, j'oublie tout ce qui se passe autour de nous. Sans vraiment m'en rendre compte, nos lèvres se rapprochent pour se toucher. C'est un baiser très léger mais il me fait frisonner de la tête aux pieds. Je me demande ce qui se passerait si nous approfondissions notre échange, seulement, le directeur nous sort de notre moment par un raclement de gorge digne de Dolorès Ombrage.

Je reviens rapidement sur terre en me disant que j'ai osé échangé mon premier baiser devant le directeur. Si ce n'est pas de l'affront...

Jasper répond par un grondement menaçant. Carrément plus menaçant que celui du vieil homme...

  • Quoi ? Aboie-t-il.

Albus lève les deux mains pour montrer qu'il ne veut aucun mal.

  • Miss Granger, je vous en conjure, partez avec eux.

  • Non, gronde Jasper.

  • Laissez-moi finir, s'il vous plaît.

Jasper garde la bouche fermée.

  • Au vu de votre condition, partez avec Miss Granger, vous saurez la protéger et Miss Granger pourra s'occuper des deux autres.

  • Sont-ils obligés de venir ? Demande Jasper.

  • Oui, Mr Potter est relié aux autres Horcruxes, il trouve le chemin pour y aller et il refusera de partir sans son ami.

  • Pardon de vous interrompre tous les deux mais qui vous dit que je veuille les sauver, surtout après tout ce que j'ai enduré ? Vous n'avez qu'à envoyer Ginny avec eux, elle qui se vante d'être une vraie combattante.

J'essaye de cacher mon sarcasme mais nul n'est dupe.

  • Parce que vous êtes le trio d'or ?

Je ricane.

  • Professeur, voyons, vous êtes brillant, trouvez autre chose.

  • Parce que vous aimez partir en mission.

Je fronce le nez. Oui, j'aime ça, malgré moi.

  • Quand partons- nous ? Demandais-je vaincu.

  • Demain, à 6 heures.

  • Bien, nous serons prêts, dit Jasper.

Il me prend dans ses bras et avant que je ne m'en rende compte, nous sommes devant le portrait de sa chambre.

Je le regarde amusée mais aussi étonnée.

  • Je ne veux pas que l'on nous dérange. Je veux être seul avec toi.

  • Moi aussi, dis-je d'une petite voix.

Il donne le mot de passe mais au moment d'entrer dans les appartements ; Emmett nous appelle.

Jasper gronde fortement, ce qui doit être signe d'avertissement vu qu' Emmett fait demi-tour et marmonne qu'il ne veut pas se faire botter les fesses ce soir.

Je ne peux que rire devant le colosse qui s'en va tout triste. Je rigole toujours lorsque Jasper me pose sur le canapé et se colle contre moi.

  • J'aime te voir rire. Tu ne le fais pas souvent, dit-il en caressant ma joue.

  • Il faut dire que je n'en ai pas souvent l'occasion.

  • Ça va changer, tu seras heureuse, je te le promets.

  • Je sais. J'ai confiance en toi, murmurais-je la voix rauque de désir.

Jasper rapproche son visage du mien pour m'embrasser, mon cœur va sortir de ma poitrine tellement je suis excitée et heureuse. Je veux ressentir ce que nous avons partagé tout à l'heure.

  • Bonsoir vous deux !

Ooo

A suivre...

Je crois que vous allez m'en vouloir pour cette fin de chapitre, mais c'est facile de savoir qui c'est ^^

bisous 

8

PDV HERMIONE

Jasper rapproche son visage du mien pour m'embrasser, mon cœur va sortir de ma poitrine tellement je suis excitée et heureuse. Je veux ressentir ce que nous avons partagé tout à l'heure.

  • Bonsoir vous deux !

Je recule les joues rouges. Alice sourit, apparemment très fière d'elle mais ça n'a pas l'air méchant vu la lueur d'amusement qui brille dans ses yeux. Jasper gronde mais moins fort qu'avec Emmett.

  • Tu veux quelque chose Alice ?

  • Je vis ici, je te signale.

  • Et tu ne veux pas aller faire un tour, loin, très loin.

  • Mmm, non, pas envie, dit-elle se moquant clairement de Jasper.

  • Alice... Barre-toi.

  • Non !

Elle s'assoie à côté de moi et me sourit, complice. Jasper est de plus en plus énervé et moi, je souris. J'adore voir mon vampire enragé, il est sexy - je rougis à cette pensée – puis, c'est assez drôle de se dire que je peux le faire tourner en bourrique.

  • Tu n'as pas quelque chose à faire où quelqu'un à aller voir ?

  • Mmm, si, mais avant, Hermione ne doit pas se coucher trop tard pour demain.

  • Tout va bien se passer ? Demande-t-il inquiet.

  • Je ne sais pas vraiment pour votre mission, vous ne savez pas où vous allez mais je vous ai vu de retour au château.

  • Bien, merci, maintenant, dehors ! Dit-il à bout.

  • Ok, tu viens Hermione, je te raccompagne.

  • Mmm, si tu veux.

Alice me fait un clin d’œil, joueuse avant de m'aider à me lever, Jasper me regarde choqué, la bouche entre ouverte. Mais voir qu'il veut rester avec moi et qu'il est prêt à exploser, remonte mon moral. Puis, pour une fois, j'ai les cartes en main, même si Alice m'a aidé.

  • Alice, gronde Jasper.

  • Tu n'avais qu'à pas brûler mon chemisier rose.

  • Diabolique petite chose.

  • Tu me remercieras plus tard, sourit-elle.

Je contourne le canapé et en passant à côté de mon compagnon, je l'embrasse sur la joue. J'essaye de lui envoyer tout mon bonheur.

  • Bonne Nuit Major.

Une fois le tableau fermé, Alice et moi rigolons. On se dirige vers ma salle commune.

  • Tu feras attention toi demain.

Son sérieux contraste avec sa joie d'il y a quelques secondes.

  • Il va se passer quelque chose de mal ?

  • Je ne sais pas, je ne le vois pas mais je n'ai pas confiance en le rouquin et le survivant, il est peut-être courageux mais il a le don de s'attirer les ennuies.

  • Tu prêches une convertie Alice.

  • Pardon, je sais, mais maintenant tu fais partie de la famille et chez nous on prend soin des autres.

À ses mots, je verse une larme. Alice me regarde perdu.

  • Ai-je dit quelque chose de mauvais ? Parce que je ne suis pas très douée pour dire les choses avec douceur.

Je ne lui réponds rien et la prends dans mes bras en murmurant un « merci ». Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis que j'ai « perdu » mes parents.

  • Non, non, la rassurais-je. Cela me fait juste bizarre de savoir que des personnes tienne à moi.

  • Mais, ta famille ? Tes parents sont-ils morts ?

Aie, je ne voulais pas aborder le sujet mais ils sont tous si gentils avec moi que je leur dois bien ça.

  • Non, ils vont très bien, ils sont très heureux.

  • Que me caches-tu ?

  • Je me suis effacée de leur mémoire et je les ai envoyés à l'autre bout du monde ?

  • Quoi ?! Comment es-ce possible ?

  • La magie n'a quasiment pas de limite.

  • Non, non, je veux dire, comment...

  • Tu vois que tu sais être diplomate... souriais-je pour détendre l'atmosphère.

Alice me fait un regard de reproche.

  • J'avais tellement peur que tu-sais-qui s'en prenne à eux, que j'ai fait une telle chose.

Alice me prend dans ses bras.

  • Tu es si courageuse. Peut de personne pourrait faire ce que tu as fait.

Je hausse les épaules.

  • Lorsque tout sera fini, tu pourras les retrouver, mais, vu ton regard, tu ne m'as pas tout dit.

  • Non, le sort n'est pas réversible.

Alice me regarde choquée et à mon avis cela ne doit pas arriver souvent, elle me prend dans ses bras et me sert un peu trop fort.

  • Alice... Euh... Aie ?

  • Oh pardon ! Jasper va me botter les fesses.

Je grimace lorsqu' elle parle de lui. Je sais qu'ils ont été fiancé et qu'aucun d'eux ne voulait se marier pour ne pas trop blesser l'autre mais j'ai l'impression d'être la 5ème roue du carrosse. Après tout, ils ont passé plus de 50 ans ensemble, ce n'est pas rien pour la mortelle que je suis.

  • Tu n'as pas être inquiète de moi, Jasper est à toi et ça personne ne pourra le changer.

Je souris comme je peux à sa tentative de me réconforter mais je ne peux pas enlever ses sombres pensées de ma tête.

  • Tu l'as peut-être oublié mais je ne suis pas du genre à avoir confiance en moi pour ce qui est des hommes.

  • Ca changera, puis Jasper n'est pas n'importe qui, il est la partie qui complète ton cœur.

Le sourire d' Alice me rassure. Être remise en confiance par l'ex fiancé de mon petit ami... Il n'y a que moi pour me mettre dans de telles situations.

  • Bien, maintenant au lit !

Alice me met une claque sur les fesses et m'oblige à aller me coucher. Ce que je fais en mettant toutes les protections sur mon lit.

Le lendemain, je suis réveillée par mon réveil magique qui malheureusement sonne trop tôt. J'aurai bien dormi plus longtemps mais au moins, je verrais Jasper plus tôt.

En grognant, je m'extirpe de mon lit et me dirige au radar vers la salle de bain où se trouve Ginny en sous-vêtement.

  • Je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas partir en mission à ta place, je suis aussi douée que toi et en plus je suis plus jolie.

  • Je suis sûr que Voldemort t'épargnera parce que tu es jolie où alors tu deviendras la putain des Mangemorts, dis-je sur un ton neutre en me démêlant les cheveux.

La rousse me regarde choquée.

  • Puis, j'ai proposé au directeur que tu prennes ma place vu que ma compagnie vous déplaît mais apparemment mes compétences sont plus élevées que les tiennes et cela est l'avis du directeur.

Je finis de me préparer rapidement sous le regard de bœuf de Ginny. Lorsque je quitte la pièce elle revient enfin à elle-même.

  • Oui eh bien, on se demande tous pourquoi le beau Jasper t'a choisi, crache-t-elle venimeuse.

Je me retourne vers elle, amusée.

  • Mais pour le sexe, dis-je en me léchant les lèvres.

Elle aurait pu me répondre une réplique acerbe mais elle est trop choquée par mon comportement et je pense que je le serais lorsque j'y repenserai. Mais il ne faut pas me chercher de bon matin.

Lorsque je rejoins les garçons dans le hall du château, ils avaient sûrement rendez-vous avec le directeur vu que je l'ai entr’aperçu dans les couloirs, ils m'attendent renfrognés comme si j'étais en retard.

- Cool, au moins elle n'est pas avec le taré de vampire, dit Ron assez bas mais je l'entends quand même et je me retiens de lui jeter un sort.

  • Ah, tu es là, on peut y aller, dit Harry.

  • Bonjour à vous aussi, dis-je en retenant une grimace.

Ma bonne humeur est redescendu en flèches. Ils bougonnent de vague bonjour mais je ne me formalise pas et vu les grognements mécontents de Ron, Jasper arrive dans mon dos.

  • Bonjour, jolie sorcière, me dit mon vampire en m'embrassant la joue. Tu as passé une bonne nuit ?

  • Si tu avais été à mes cotés, elle aurait été parfaite.

Jasper me sourit et me caresse la joue.

  • Qu'est ce qu'il fait là, lui ? Demande Ron.

  • Lui, il vous accompagne et si tu as un problème va voir Albus, il sera ravie d' écouter les jérémiades d'un gamin, gronde Jasper.

Le silence résonne dans nos oreilles.

  • Bien, maintenant que tout est réglé, nous pouvons y aller, dit Jasper.

Le ton employé ne laisse place à aucune réplique pourtant Ron se croit plus malin et répond.

  • Parce que tu crois que l'on va suivre tes ordres ?

Une seconde plus tard, Ron est plaqué contre le mur, ses pieds ne touchant plus le sol, la main de Jasper autour de son cou et gronde fortement.

  • Je ne supporterai pas tes commentaires désobligeant sur Hermione ou sur moi, alors tu vas rester silencieux le plus possible. Clair ?

  • Oui, couine Ron.

  • Bien, et n'oublie pas que j'en ai tué des plus coriaces que toi. Je n'aurai donc aucun soucis à te sortir de mon chemin et sans aucun regret.

  • Oui Mr.

Jasper le relâche satisfait, me prends la main et nous dirige vers la zone de transplanage. Les garçons nous suivent. Je ne montre pas que je suis très fière de mon copain mais il le ressent et c'est tout ce qui compte.

Harry sort un Portoloin de sa poche. Un vieux parchemin. Nous posons tous un doigt dessus sauf Jasper qui nous regarde bizarrement. Je lui fais un signe du menton et septique, il pose l'index sur le papier. Je lui souris amusée avant de me sentir bouger pour atterrir sur la hauteur d'une colline. Derrière nous, il y a un bosquet d'arbre, en contre bas et devant nous, il y a un petit village. Sur le l'autre flanc de la colline se trouve un vieux château inhabité.

Je jette un coup d’œil autour de nous, prête à prendre ma baguette en cas de danger. Je sais que Harry en fait autant, tandis que Jasper se tient prêt.

  • Ou devons-nous aller ? Demande Ron.

Pendant qu' Harry ferme les yeux pour capter une onde de magie noire, je regarde Jasper qui est toujours en mode soldat.

  • Tu entends quelque chose ?

  • Non, rien au environ.

  • C'est normal ?

  • Oui, je suis le plus grand prédateur, dit-il en montrant ses dents.

  • C'est le château, dit Harry.

On se met en route. Harry en tête. Le temps de descendre, nous mettons une bonne heure. Nous avons atterri assez loin au cas ou Voldy aurait mis des protections.

Nous sommes maintenant très proche de la propriété.

  • C'est trop calme, commente Jasper, sur ses gardes.

  • Quoi ? Le vampire aurait-il peur ?

Le vampire en question gronde fortement. Ron perd 10 centimètres de taille tellement il rentre sa tête dans ses épaules.

  • Ça suffit. Allons-y, dit Harry en poussant le vieux portail grinçant.

Je ne sais pas si je suis la seule à le sentir mais j'ai l'impression que nous avons traversé un portail magique. C'est un peu comme Poudlard qui a des protections. Je sens que nous sommes au bon endroit et à mon avis ce n'est pas bon. Je ne veux pas encore confirmer ma théorie mais nous ne sommes pas encore sortis de là. L'entrée était trop simple. Après tout, il a caché un morceau de lui dans ces murs. Il a du y mettre plein de protections.

  • Cet endroit est sinistre, frissonne Ron lorsque nous traversons le cimetière, derrière le château. Ou sommes-nous Harry ?

Harry se plante devant une tombe ou la mort avec une faux est représentée. Il devient blanc comme un linge et porte sa main sur son bras.

  • Potter ? Demande Jasper.

Harry se détend un peu, Jasper a dû lui envoyer des ondes de calme. Mon cerveau tourne à toute vitesse.

  • Harry, tu reconnais cet endroit ? Demande le rouquin.

  • C'est le cimetière où il a ressuscité, pendant notre quatrième année, n'est ce pas ? Demandais-je.

Sûrement incapable d'ouvrir la bouche, il fait un signe de la tête. Je m'avance vers lui pour le tirer loin de l'enfer dans lequel il est plongé.

Nous arrivons devant les grandes portes d'entrées. Ron va pour les ouvrir avec sa baguette mais je l'arrête.

  • Pourquoi ? Boude-t-il. Tu préfères le faire ?

Je lève les yeux au ciel.

  • Non, Ronald. Nous n'avons pas encore utilisé la magie et nous sommes tranquilles. Continuons comme ça. Il s'attend sûrement que nous utilisions la magie. Cet endroit doit être bourré de pièges.

Il passe à côté de moi en grognant que je suis une miss-je-sais-tout et essaye de pousser les deux battants de porte, en vain. Il se retourne triomphant vers moi.

  • Et on fait comment maintenant ?

OoO

A suivre...

Oui, on fait comment ? Ce qui est sur c'est que l'on ne tue pas l'auteur XD même si elle a fait une fin sadique et qu'elle aime ça.

Bisous 

9

PDV HERMIONE

Il passe à côté de moi en grognant que je suis une miss-je-sais-tout et essaye de pousser les deux battants de porte, en vain. Il se retourne triomphant vers moi.

  • Et on fait comment maintenant ?

Jasper s'avance vers les portes et tire les poignets en vain.

  • Elles doivent être ensorcelés. Essaye le bois, proposais-je.

  • Les portes sont fermés magiquement, dit Harry, il n'y arrivera pas.

  • Les sortilèges pour fermer les portes sont concentrés sur les loquets qui tiennent et ferment les portes. Pas sur le reste.

  • Comment tu sais ça ?

Je ne réponds pas, de toute façon, cela ne sert à rien. Jasper met un énorme coup de point en plein de le bois qui cède sous sa force. J'essaye de ne pas trop admirer les muscles de son dos.

Il nous crée un passage permettant de voir ce qu'il y a à l’intérieur, il n'y a rien qui va nous sauter au visage. En bon gentleman, il me tend la main.

  • Si mademoiselle veut bien.

  • Mademoiselle veut bien, souris-je.

Nous pénétrons dans la demeure qui pour le moment est assez éclairée.

  • Par où va-t-on ? Cette maison est immense.

  • Par là, dit Harry.

Nous prenons les escaliers et nous le suivons. On change d'escalier pour en prendre d'autres. N'étant pas une grande sportive, je commence à fatiguer mais je ne dis rien.

  • Je veux bien croire que cette maison est grande mais, les escaliers sont interminables, dit Jasper.

  • Nous y sommes presque, je le sais, dit Harry, présomptueux.

Je me retiens de souffler de fatigue.

  • Tu es sûr ? Nous pouvons quand même explorer quelques couloirs, proposais-je.

  • Non.

  • Peut-on faire une pause ?

  • 2 minutes.

Je me laisse tomber sur les marches. J'ai l'impression que nous marchons depuis des heures. Je fouille dans mon sac et me sors un petit gâteau. Trop gentille, j'en propose aux garçons qui les prennent de bon cœur.

Revigorée, nous continuons notre ascension. À un moment, je lève les yeux vers le plafond. Pendant un quart de seconde, il y a comme une déformation. Je fronce les sourcils mais je fais pareil vers le bas. C'est la même chose. Je m'arrête et croise les bras.

  • Quoi encore ? Demande Harry.

  • Il y a quelque chose de bizarre.

  • Tu es parano.

  • Non.

  • Fait comme tu veux, nous, on continue.

Je m'assoie sur les marches, Jasper reste debout à mes côtés et attend qu'ils s'éloignent de nous. Si la théorie qui est en train de se faire dans ma tête, est bonne, ils ne vont pas aller bien loin. J'avoue que cette idée ne vient pas de moi, mais d'une série de science-fiction que j'ai vu en vacances chez mes parents, sauf que eux l'avait tout de suite vue, alors que là, on ne s'en rend pas compte. Il doit y avoir un sort de confusion ou quelque chose comme ça.

Les garçons essayent de continuer leur ascension mais ils sont vite ramenés vers nous et pas des plus délicatement. Si je n'étais si fatiguée, je rigolerai.

  • Bon, vous m'écoutez maintenant ?

Je leur explique la théorie du couloir infini.

  • Et comment, on brise ce truc sans magie ?

  • Je ne suis pas sûr mais partez dans un sens, Jasper et moi dans l'autre. Nous devons luter pour y arriver mais si tout vas bien, le sortilège devrait être brisé. Ok ? Allons-y.

Les premiers pas sont faciles mais plus nous avançons plus cela devient difficile pour finalement se sentir libre. D'ailleurs, lorsque le sortilège est rompu, je suis projetée en avant mais Jasper me récupère sans mal. Par contre, les garçons se retrouvent face contre terre.

On se rejoint rapidement vu que nous ne sommes qu'à 5 mètres les uns des autres. Nous regardons autour de nous pour nous rendre compte que nous ne sommes qu'au deuxième étage.

  • On peut prendre les couloirs maintenant ?

  • Oui, celui-là, boude-t-il.

Jasper pose son bras autour de ma taille et m'embrasse sur le dessus de la tête.

  • Tu vas bien ?

  • Ça va aller.

  • Tu veux que je te porte ?

  • Et ! Ne me prends pas pour une jeune fille fragile, dis-je vexée.

  • Tu es tout sauf ça ma jolie sorcière.

Il va pour m'embrasser mais Harry nous dit quelque chose qui retient notre attention.

  • Vous ne trouvez pas qu'il fait plus sombre ?

On regarde tous dehors, le soleil se couche.

  • Comment es-ce possible ? Demande Ron.

  • Un sort de temps. C'est très complexe à mettre en place. Nous avons vraiment marché pendant des heures voir des jours.

  • On voit encore assez pour avancer sans magie, alors dépêchons-nous.

On fait quelques mètres avant qu' Harry s'arrête devant une porte.

  • C'est dans cette pièce.

    On entre prudemment dans la pièce où il n'y a qu'une table ronde éclairé magiquement. Sur cette table se trouve une petite coupe.

Ron s'avance pour la prendre mais dès que son bras touche la lumière, il est non seulement légèrement brûlé mais éjecté au bout de la pièce.

Dans le couloir, on entend des sifflements suspects. A vitesse vampirique, Jasper ferme la porte à clé et vu son regard, ce qu'il a de l'autre côté ne va pas nous plaire.

Je jette un coup d’œil à la main de Ron qui commence à avoir des cloques. Je fouille dans mon sac et trouve une potion pour qu'il l'étale sur sa main.

  • On fait quoi maintenant ? Demande Jasper.

  • On ne repart pas sans la coupe, dit fermement Harry.

  • Eh bien prends-là, lui dis-je.

  • Je vais finir comme Ron.

  • Peut-être pas. Vous êtes reliés. De toute façon, on ne va pas y coucher.

Harry s'avance prudemment et arrive, sans aucun soucis à prendre la coupe.

  • Maintenant, on s'en va, ordonne Jasper.

Il se dirige vers la porte qui mène au couloir mais Ron s'offusque que c’est trop dangereux.

  • Nous connaissons le chemin. Si l'on passe par la fenêtre nous risquons de tomber sur un autre piège, dit Jasper.

  • Et, je pense que la coupe à dû déclencher une alarme, expliquais-je.

  • Très bien, dit Harry déterminé.

On sort tous nos baguettes, je souffle un bon coup avant que Jasper n'ouvre la porte et se dirige en premier dans le couloir, je le suis rapidement ne voulant pas être éloignée de lui trop longtemps. Il a des centaines voir des milliers de serpents.

Une fois dans le couloir, on se fait vite attaqué. Vu qu'ils sont peu nombreux à venir vers nous, Jasper arrive à les éloigner, enfin, plus de moi que des autres. Mais nous sommes obligés d'utiliser la magie pour nous défendre. A ce moment, tous les serpents « s'activent ». Je prends la main de Jasper et créer un bouclier puissant autour de nous quatre mais avec toutes les attaques, il ne va pas durer longtemps.

  • Je ne vais pas tenir, murmurais-je.

Lorsque Jasper me prend dans ses bras, Ronald créer à son tour un bouclier pendant que le vampire nous fait traverser le couloir très vite. Mon bouclier lâche dès que nous sommes en sûreté. Coup de chance, les serpents restent dans une zone définie.

Je le vois regarder si je n'ai pas de blessures. Malgré moi, je regarde Harry et Ronald qui commencent à être en difficulté.

  • Va les chercher.

  • Comme tu veux.

Heureusement que sa peau est solide parce que sinon, je n'imagine pas l'état de stress dans lequel je serais et lui aussi lorsqu'on voit l'état de ses vêtements en lambeau. Une poignée de secondes plus tard. Jasper est sain et sauf avec les deux sorciers. Je me jette dans les bras de mon petit ami.

  • J'ai cru que vous alliez nous laisser là, dit Ron à bout de souffle.

  • Eh bien, tu vois ce que ça fait, dis-je énervée en tournant les talons.

    Je n'oublie pas ce qui s'est passé dans la forêt interdite, lorsque Ginny était avec nous.

Mais avant de prendre les escaliers, je suis attaquée par un épouvantard que je repousse en quelques secondes. Je ne suis pas d'humeur à me battre contre mes peurs. Lorsque nous sommes en bas des escaliers, il y a les objets du hal qui sont animés.

  • Le vampire n'a qu'à passé devant, dit Ronald.

  • Tu n'apprends donc jamais ? Demandais-je, effarée. Il vient de te sauver la vie et toi tu le remercies comme ça ? Ingrat.

  • Ça suffit, nous gronde Harry. Il faudrait jeter quelque chose pour voir ce qui va se passer.

Je sors un livre de mon sac et le jette en l'air. Il se fait avaler par la magie noire en quelques secondes. Encore une fois, je réfléchis.

  • Jasper, casse un morceau de la rambarde et envoie-le, s'il te plaît.

Aussi tôt dit, aussi tôt fait. L'objet est intact, au sol.

  • Brillante sorcière, me dit Jasper fier de moi.

  • Il nous faut fabriquer une cachette avec cette maison, dit Jasper.

  • Les tableaux, rajoute Harry.

On convoque 5 tableaux assez conséquents. On en prend chacun un, et on fabrique une cabane avec nous dedans. Le 5ème tableau nous sert de toit.

  • Il n'y a plus qu'à espérer que le sol ne soit pas ensorcelé, murmurais-je.

  • Hein ? Et c'est maintenant que tu nous le dis ? Couine Ron.

  • Fermez-là. On avance.

Harry en fier gryffondor pose le premier pas sur le sol. En voyant qu'il ne se passe rien, nous soupirons tous de soulagement. On marche prudemment, et par chance, tout va bien. On passe les uns après les autres par le trou de la porte.

  • Finalement, je préfère les serpents, dis-je en voyant ce qui nous attend dehors.

  • Qu'est ce que s'est ? Demande le vampire.

  • Des Inféris, dit Harry à ma place. Il faut les brûler, ou alors les repousser, ils n'aiment pas le feu.

  • Moi non plus, gronde Jasper.

  • Aller, en route, ordonne le survivant.

On se met à courir en envoyant quelques flammes mais aucun de nous ne connaît de sort assez puissants.

Mais bien sûr, il y a encore une complication lorsque nous arrivons devant le portail ; il ne veut pas s'ouvrir.

Je les vois paniquer. Je prends une pierre au sol et m'approche d' Harry pour lui entailler la main et la poser sur le portail qui heureusement s'ouvre. S'il a pu prendre la coupe, il peut ouvrir le portail. Voldemort et lui partagent le même sang. Je ne pense pas que le mage noir est pensé à ça en créant tous ses pièges. Il est avantagé parce que la magie de Lily ne marche plus mais il a donné un avantage certain à Harry.

On se jette tous dehors en prenant soin de fermer cet endroit maudit mais nous n'avons pas le temps de souffler que des Mangemorts commencent à arriver. Encore une fois, la chance doit être avec nous, j'arrive à nous faire transplaner. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux vu que nous pouvons être suivi mais je nous emmène dans une forêt.

  • Courrez, ordonnais-je pour nous éloigner de notre point d'arrivé.

    Le transplange peut être suivi si les personnes se mettent au même endroit que nous. L'avantage, c'est que ça dure que quelques secondes. C'est pour cela que je nous fais courir.

  • Stop, criais-je à une centaine de mètres. On va à Poudlard.

  • Mais l'entrée doit être pleine de mangemorts, bougonne Ron.

  • Eh bien, espérons qu'il y a quelqu'un qui nous attend, prêt à nous défendre.

Ils transplanent rapidement. Au moment où nous partons avec Jasper, je vois des mangemorts passer à travers notre faille. J'espère qu'ils ne nous ont pas vu. Lorsque nous arrivons Harry et Ron sont déjà derrière les grilles du château. On les rejoint rapidement.

Une fois à l’abri, je peux enfin souffler de soulagement et d'épuisement. Jasper me réceptionne sans mal.

  • Comment vous sentez vous Miss Granger ? Demande le directeur qui est là, à nous attendre ainsi que les Cullen et Ginny.

  • Comme quelqu'un qui a passé une journée en mission.

  • Vous êtes parti 3 jours, nous explique-t-il.

  • Comment ? Demandais-je perdu.

    Je réfléchis quelques secondes.

  • Les escaliers...

Le directeur me regarde fixement mais ne dit rien vu que Les Cullen viennent vers nous et nous prennent dans leur bras.

  • Tu vas bien ma chérie ? Demande Esmée, inquiète. Tu n'es pas blessée ?

  • Non ça va, merci.

  • Je vais conduire Hermione pour qu'elle se repose, dit Jasper.

  • Miss Granger, vous nous raconterez tout demain, ordonne le directeur.

  • Nous pouvons le faire aussi, dit Harry, piqué.

  • J'allais vous le demander aussi Mr Potter, mais je voudrai avoir les point de vue de tout le monde. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, j'ai un objet à détruire avant que sa magie n’imprègne les lieux.

Nous regardons le directeur s'éloigner. Je sens Jasper me soulever et me porter comme une mariée. Je ne peux que rire devant son comportement mais je suis contente qu'il le fasse. Je ne me vois pas monter plusieurs étages.

  • Bonne nuit, rigole Emmett.

Je lui tire la langue, amusée avant de poser mon visage contre l'épaule de Jasper. Durant le trajet je m'endors.

OoO

A suivre. Alors cette mission ? Celle qui voulait de l'action, sont-elles servis ? Ou je dois en faire d'autres ?

N'hésitez pas à me donner votre avis sur leur expédition, je me suis creusée la tête pour la faire.

Encore une fois merci pour tous vos commentaires.

Bisous

10

PDV HERMIONE

Nous regardons le directeur s'éloigner. Je sens Jasper me soulever et me porter comme une mariée. Je ne peux que rire devant son comportement mais je suis contente qu'il le fasse. Je ne me vois pas monter plusieurs étages.

  • Bonne nuit, rigole Emmett.

Je lui tire la langue, amusée avant de poser mon visage contre l'épaule de Jasper. Durant le trajet je m'endors, ne voyant le lit de Jasper que le lendemain ainsi que son beau visage et son sourire qui me fait fondre.

  • Bien dormis ?

  • Moui, dis-je d'une petite voix. Il est quelle heure ?

  • Midi.

  • Quoi ?

Je me redresse rapidement en paniquant faisant rire Jasper. Vexée, je lui envoie un oreiller sur la tête mais il ne fait que rire.

Sauf que je panique toujours, j'ai loupé des cours, alors je me lève et bien sûr, je tombe, les jambes emmêlées dans le drap.

Au moins, il arrête de rire et me regarde inquiet en poussant mes indomptables cheveux de mon visage.

  • Tu vas bien ?

  • Non, j'ai loupé une matinée de cours !

Je me dirige vers la salle de bain en grommelant que les profs vont m'en vouloir, je ne sais pas si je vais pouvoir rattraper mon retard.

Une fois dans la salle de bain, je me rends comte que ce n'est pas ma salle d'eau. Je vais alors pour faire demi tour mais je croise Jasper qui est dans l'encadrement de la porte, les bras croisés, amusé.

  • Le directeur a envoyé un hibou, tu es dispensée de cours pour aujourd'hui et il veut nous voir dès que tu seras prête.

Je souffle de soulagement, il en profite pour me prendre dans ses bras et me remettre au lit, sous les couvertures.

  • Que fais-tu ? Dis-je amusée.

  • Je t'apporte à manger.

Il s'éclipse et revient avec un plateau rempli de nourritures pour l'installer sur mes genoux. En voyant tout ça, mon estomac me réveille.

  • Tu n'es pas obligé de rester, dis-je en voyant sa grimace. Je sais que les odeurs de nourritures ne sont pas agréables pour vous.

  • Il y a quelque chose que tu ne sais pas ? Déjà hier, tu m'as impressionné. Je savais que tu étais intelligente mais entre les livres et la vie, il y a une différence mais tu nous as tous prouvé que tu es brillante ma jolie sorcière.

Je rougis en entendant son dernier compliment. J'oublierai presque tout ce qu'il a dit avant. Pourtant, je ne me sens pas jolie, je ne suis pas jolie. Je ne suis pas vilaine mais on ne se retourne pas sur mon chemin. Il y a une partie de moi qui s'en fiche, l'apparence physique change avec les années mais quelque part cela fait plaisir.

Maintenant, il n'y a que le regard de Jasper qui m'importe mais je veux être belle pour lui. Après tout, je ne suis pas complètement sur du fonctionnement de notre lien.

  • Je ne sais pas à quoi tu penses mais je ne veux pas que tu es ce genre d'émotions. Jamais.

Il embrasse le coin de mes lèvres en m'envoyant son affection pour moi. Mon corps frissonne sous l'intensité de ses émotions. Je finis mon petit déjeuner plus heureuse.

Jasper m'accompagne jusqu'à ma chambre chez les Gryffondors. L'escalier ne s'est pas déclenché, je me demande pourquoi. Pendant que je me prépare dans la salle de bain, Jasper est allongé sur mon lit.

Ginny entre et bien sûr, elle voit mon petit ami.

  • Je savais que tu ne pouvais pas rester avec l'autre, dit-elle allumeuse. Mais mon lit, c'est celui-là.

  • Je suis très bien où je suis, dit-il les dents serrées.

Elle ricane bêtement.

  • C'est vrai que faire ça sur son lit, c'est beaucoup mieux.

Je sors de la salle de bain au moment où elle s'avance vers lui mais il la repousse en lui envoyant de la peur vu qu'elle part en courant.

Je ne peux que rire et lui envoyer ma gratitude.

  • Cette fille est...

Mais il ne finit pas sa phrase, de toute façon, il n'a pas besoin. On pense tous les deux à la même chose.

Sur le chemin du bureau du directeur, Jasper me prend la main. Lorsque nous arrivons devant la Gargouille, le vampire me regarde septique. Je lui souris amusée et lui demande s'il y avait une phrase bizarre dans la lettre.

  • Il dit juste qu' il aime les bonbons au citron.

A la fin de sa phrase, la gargouille pivote toute seule, sous le regard émerveillé de mon vampire. Jasper et moi avançons avant que les escaliers montent seul.

  • Ce château cache vraiment des choses impressionnantes.

  • Tu n'as pas vu la salle sur demande.

Il me colle contre son torse et me demande d'une voix rauque si je veux être son guide personnel. Je rougis, faisant concurrence à la couleur de ma maison. Jasper rigole se moquant de moi. Je le frappe, vexée et en même temps amusée.

  • Je ne me moque pas de toi mais de moi. Lorsqu' Edward a rencontré Bella, elle était humaine. L'humaine la plus maladroite qui existe. Elle avait tendance à rougir souvent. Avec Emmett, on se moquait d' Edward qui trouvait ça adorable. Je pense que je vais avoir droit au retour du bâton.

  • Bien fait, pauvre Bella.

Néanmoins, je suis rassurée de ne pas être la première humaine a approché cette famille.

  • Ah, Miss Granger, bien dormi ?

Je rougis, gênée. Jasper ricane. Je lui envoie un petit sort d’électricité. Non mais !

  • Alors, si vous me racontiez votre mission. Mr Potter et Mr Weasley m'ont dit qu'ils ont trouvé facilement comment surmonter tous les obstacles.

Nous savons qu'il n'est pas dupe.

  • Avant de commencer, pour que l'on mette les choses au clair. Hermione ne partira plus en mission, jamais, exige Jasper.

Son ton est sans appel.

  • Miss Granger s'est-elle trouvée en danger ?

  • Pas plus que les autres fois mais les deux autres sorciers sont assez... Bornés.

J'ai lu que les vampires mâles avaient un besoin constant de protéger leurs femelles et qu'ils n'aimaient pas lorsqu'elles frôlaient le danger.

  • Allez-vous lui interdire de participer à la guerre finale ?

  • Non, gronde-t-il. Hermione fera ce qui lui plaît, seulement, je la protégerai et nous serons complètement libres de nos actions.

Pourquoi es-ce que je sens mon cœur battre plus vite et mon ventre se contracter lorsqu'il parle d'une voix si... Sexy ?

  • Et si vous nous parliez de cette mission ?

Jasper et moi lui racontons notre périple. Le viel homme ne dit rien mais je sais que son cerveau tourne à plein régime.

  • Nous allons vous laisser, dit Jasper devant le silence du directeur.

Il se lève et me tend la main par galanterie. Lorsque nous sommes proches de la sortie, le directeur nous parle.

  • Ne vous en faites pas, nous avons tout ce dont nous avons besoin, c'était la dernière mission.

  • Bien.

OoO

Après cela, les choses sont redevenues plus calme. Notre relation avec Jasper avance doucement mais sûrement. Il me parle de sa vie. Je me rends compte que ce qui est écrit dans les livres n'est pas tout à fait vrai.

On s'est amusé à les corriger. Le prochain qui le lira va bien rire.

Je me suis rapprochée de toute la famille, cela me fait du bien d'être entourée et aimée. Il n'y a qu'Alice qui sait pour mes parents. Je n'ai plus peur qu'elle essaye de me voler mon Jasper.

Avec eux, je prends plus confiance en moi et j'ai envie de rester dans ce monde mais à chaque pas que je fais en avant, j'entends toutes les mauvaises langues parler dans mon dos. Ils parlent encore de moi et de mes caractéristiques physiques, notamment sur mes rondeurs. Je sais que je ne rentre pas dans leur critère de beauté et jusqu'à maintenant, je m'en accommodais mais, cela me fait mal, même si j'y suis habituée. Je n'en parle pas à Jasper, parce que bien sûr, ils sont mauvais lorsque je suis seule. Mon couple est aussi critiqué, plus moi que lui mais c'est ce qui me blesse le plus. Malgré moi, je les écoute et me pose des questions. J'arrive à tout garder en moi. Je suis calme extérieurement mais intérieurement, tout est retourné.

Nous sommes en cours de duel et de combat, sur des techniques moldus, lorsque j'entends les ricanements de quelques Serpentards et les mauvaises langues des Gryffondors. Ils ne m'attaquent plus physiquement mais se déchaient autrement.

Pendant quelques secondes, je suis déconcentrée, mon adversaire en profite pour me mettre à terre et me tordre le poignet douloureusement sauf qu'il ne me lâche pas comme le professeur Rogue l'avait demandé. Heureusement qu'il surveille et expulse mon adversaire loin de moi, je m'assoie et me masse le poignet endolori qui devient violet rapidement.

Je retire ce que j'ai dit, les attaques physiques reprennent, forcement les Cullen ne sont pas au cours aujourd'hui.

  • Miss Granger ?

  • Ça va professeur, merci.

  • Aller voir Madame Pomfresh.

Je fais un signe positif en regardant mon poignet meurtri qui devient de plus en plus douloureux.

Lorsque je traverse la porte, j'entends encore des méchancetés sur le fait que je ne suis bonne qu'à lire des livres et que lors de la guerre, je dois rester cacher parce que je n'arriverai pas à bouger mes grosses fesses. Ce qui me fait le plus mal, c'est que je reconnais cette voix. Ronald est un sombre crétin à la mémoire courte qui malheureusement s'est frapper là ou cela fait mal. Ce qui me réconforte c'est que j'entends le professeur Rogue hurler sur les élèves et j'entends même un, pousser un cri de douleur. Je remercie que le directeur des Serpentards soit l'un des professeurs les plus craint.

Lorsque j'arrive à l'infirmerie, Madame Pomfresh se précipite vers moi ainsi que Carlisle qui aime en apprendre toujours plus et passe du temps avec l'infirmière. La sorcière m’entraîne vers un lit et m'ordonne de m'allonger tout en pestant contre ces cours plus que dangereux. Le vampire reste à côté de moi et examine mon poignet pendant que l'infirmière va chercher de quoi me soigner.

  • Ce n'est pas cassé, juste gravement foulée, dit-il en touchant mon poignet. Comment-es-tu fait ça ?

  • Un élève a mis trop de plaisir à me mettre au sol, dis-je évasive.

Madame Pomfresh revient et m'applique une crème qui ne sent pas très bon. Elle me dit de rester calme une demi-heure, le temps que la crème fasse effet. Carlisle reste à mes côtés et observe mon poignet reprendre petit à petit sa couleur d'origine.

  • La magie est impressionnante.

  • C'est vrai, mais la médecine modue a des avantages aussi.

  • Vrai, mais moins rapide.

Je lui souris avant de fermer les yeux et attendre que la douleur passe. Je suis au calme pendant quelques minutes mais ce moment est interrompu par les portes s'ouvrant brusquement, que je sente un cour en d'air et une main froide sur ma joue. Je ne veux pas ouvrir les yeux. Je suis bien.

  • Qu'est ce qu'elle a, comment va-t-elle ? Demande-t-il inquiet.

J'ouvre les yeux pour le rassurer. Ses yeux montrent la même chose que sa voix.

  • J'ai juste une petite foulure.

Il regarde mon poignet et gronde.

  • Qui ?

Je ne réponds rien, et Carlisle fait un signe négatif de la tête.

  • Hermione ?

Je baisse les yeux, ne voulant pas lui dire. À quoi bon ? Si ce n'est pas lui, c'est un autre mais je devrais lui dire ce qui se passe dans les couloirs. Seulement, je suis lasse et fatiguée de tout ça. Je ferme les yeux et ne réponds pas.

OoO

A suivre...

Alors, alors ?

Pour celles qui ont laissé des commentaires sur le chapitre précdents, je vous réponds demain. :)

Bisous

11

PDV HERMIONE

Je baisse les yeux, ne voulant pas lui dire. À quoi bon ? Si ce n'est pas lui, c'est un autre mais je devrais lui dire ce qui se passe dans les couloirs. Seulement, je suis lasse et fatiguée de tout ça. Je ferme les yeux et ne réponds pas.

Je suppose qu'ils restent en silence ou qu'ils parlent trop vite pour que je les entende, vu que je n'entends pas de bruit, jusqu'à ce que Madame Pomfresh revienne et me dise que je peux y aller. Je me lève seule, refuse l'aide de Jasper et pars pour mon prochain cours, seule.

Le cour de métamorphose se passe bien, et même avec mon arrivé en retard, j'arrive à faire l'exercice du premier coup, recevant des regards noirs, minant mon moral un peu plus.

A la sortie, Jasper m'attend. Je n'aime pas le voir si torturé alors je lui fais un bref sourire mais ça ne l'aide pas vu sa grimace. Le fait qu'il sente mes émotions ne m'aident pas à lui cacher ce que je veux. Parfois, son don est pratique mais parfois c'est une torture pour les autres et pour lui.

Je pars vers la grande salle pour dîner rapidement mais Jasper me retient et m'emmène quasiment de force vers son appartement. Je le laisse faire, je n'ai pas envie de me battre et de toute façon, je ne pourrais pas gagner contre un vampire en combat à mains nues parce que je ne pourrai jamais lever ma baguette contre lui.

Toute la soirée, je n'ouvre pas la bouche, sauf pour manger. Jasper m'envoie ses vagues d'inquiétudes mais je ne me sens pas de lui en parler. Heureusement qu'il a compris que je ne lâcherai pas le morceau et pour tenir ma bonne résolution, je ne le regarde pas, sinon, je craquerai.

Lorsque je vais pour repartir dans mes appartements Jasper me retient et me propose de rester. J'accepte parce que demain, c'est samedi.

D'un Accio, je fais venir mes affaires et pars dans la salle de bain mettre ma tenue pour la nuit.

Lorsque je retourne dans sa chambre, je vois Jasper allongé, les jambes croisées, son bras droit derrière sa tête, l'autre sur ses yeux. Je pourrais croire qu'il dort. Lorsque je m'approche, il ne bouge pas, je continue de le détailler tout en m'allongeant à droite de lui. Il y a une partie de moi qui regrette mon comportement mais j'ai besoin de faire une introspection de moi, seule. J'ai toujours été isolée lorsque j'avais un problème, et du coup, j'ai l'habitude de me gérer. Le fait qu'il soit avec moi me conforte mais cela me gêne aussi. Je ne sais pas comment réagir face à lui.

Prudemment, j'avance ma main vers son visage et le touche doucement. Il ne bouge pas. Je m'en veux un peu plus, une larme solitaire coule sur ma joue, mes mauvais sentiments sont replacés par ceux qu'il m'envoie. De l'amour. Je ne le mérite pas, du coup je culpabilise un peu plus ce qui le fait gronder fortement. Des larmes coulent sur mes joues mais je les laisse. Je recule ma main et vais pour me mettre à ma place dans le lit mais son bras droit vient s'enrouler autour de mes épaules et me colle à lui.

Il m'embrasse sur le front avant de revenir à sa place.

Je ferme les yeux et essaye de dormir. Mon sommeil est agité, je dors mal. Dans une histoire d'amour guimauve, sa présence m'aurait réconforté et j'aurai passé la meilleure nuit de ma vie mais nous sommes dans la vie réelle donc en pleine nuit, sous le regard étonné de Jasper, je me lève et fais mes devoirs. Il me regarde étonné mais s'assoie à côté de moi et me regarde étudier.

Comme à chaque fois, après quelques heures, mes yeux me piquent et se ferment de plus en plus jusqu'à ce que je m'endorme sur la table.

Lorsque j'ouvre les yeux, je sens quelque chose de confortable sous la tête. Un oreiller. Et sur mon ventre, je sens quelque chose de lourd. Je regarde et vois un bras. Bien sûr, au bout du bras se trouve mon major, qui me regarde inquiet.

  • Tu vas mieux ?

Je fais un bref signe positif de la tête mais mes mauvaises pensées sont revenus dès mon réveil.

  • Tu mens, dit il en m'embrassant le bout du nez.

Je grimace légèrement.

  • Mais je comprends. Tu veux garder des choses pour toi.

Pourtant, il semble déçu. J'ai envie de lui expliquer mon fonctionnement mais, avant, je veux lui poser une question.

  • Si jamais j'avais envie de quitter le monde magique et cette guerre, tu me suivrais ?

Il fronce les sourcils en me fixant d'un air grave.

  • Si tu veux partir aujourd'hui, je t'aiderai à faire tes bagages et toute la famille te suivrait.

  • Merci, dis-je émue.

Je me lève et pars à la salle de bain pour m'habiller rapidement. Lorsque je reviens, le petit déjeuner est sur la table. Je prends juste un biscuit.

  • Es ce que cela te dérange si je passe quelques heures seule ?

  • Non.

  • Tu mens, dis-je à mon tour, mais encore une fois, merci.

Je l’embrasse sur la joue et passe par le tableau lorsqu' Alice rentre, toute joyeuse. Elle me parle mais je n'ai pas envie de l'écouter et de répondre.

À cette heure matinale, je me dirige vers le parc où je sais qu'il n'y aura personne. Je marche sans but, essayant de me vider la tête. Je suis tranquille, contre un arbre, profitant des quelques rayons de soleil, jusqu'à ce que je vois un blond. Je sors ma baguette, prête à en découdre, n'étant pas d'humeur aux joutes verbales pour un début de week-end mais il lève les deux mains en l'air.

  • Je viens en paix.

Je le regarde septique.

  • Je peux ? Demande-t-il en montrant la place à côté de moi.

  • Depuis quand le sang-pur que tu es, à besoin de l'autorisation d'une sang-de-bourbe ? Crachais-je.

  • Touché.

Il s'assoie et fixe un point loin devant lui. J'essaie de ne pas être choquée du fait que le petit prince soit assis à même le sol, lui et son pantalon qui vaut sûrement une centaine de Gallions.

  • Que veux-tu ? Demandais-je relativement rapidement. Ma patience est réduite.

  • Faire amende honorable.

Je le regarde de travers. J'hésite entre rire où pleurer mais avant je l' étudie pour voir quelle serait la meilleure réaction.

  • Oui, je sais. Tu peux me sortir une de tes réflexions.

  • Ça y est ? Tu t'es mis à réfléchir par toi-même ? Demandais-je.

Contre toute attente, il rigole doucement.

  • Disons, que je me suis pris une bonne gifle, encore plus forte que le coup de poing que tu m'avais mis en troisième année. J'ai passé beaucoup de temps à réfléchir et aussi, une personne m'a aidé à voir ce que je faisais n'était pas correct et surtout, je me rends compte que ce n'était pas vraiment moi. Donc, oui, j'apprends à réfléchir seul où alors j'écoute les bonnes personnes, contrairement à avant. Je pourrai te dire que pour ma défense, il est mon père et qu'en tant qu'enfant, il est normal de l'écouter mais je ne pense pas que ça puisse apaiser les tourments que je t'ai causé. Personne ne m'a forcé à être aussi mauvais et persistant envers toi.

Je le regarde, estomaquée.

  • Tu t'es pris un cognard sur la tête ?

  • Non, un vampire diabolique, lâche-t-il.

  • Un ou une ?

  • Une, sourit-il.

Néanmoins, il redevient sérieux. Après tout, un Malfoy ne montre pas ses émotions...

  • Ils s’inquiètent pour toi, dit-il d'une voix que je ne lui ai jamais entendu.

    Il devient un homme. Enfin. Je ne bouge pas et ne le regarde pas, ne voulant pas répondre.

  • Et moi aussi.

Cette fois, je tourne la tête brusquement vers lui. Ma tête doit être drôle vu qu'il esquisse un léger sourire mais, je vois qu'il change parce qu'il ne dit rien. Par contre, je ne lâche pas le morceau. Si je n'en parle pas à Jasper, pourquoi j'irai en parler à lui ?

  • Depuis quand ? Répliquai-je piquée malgré moi.

  • Depuis que j'ai ouvert les yeux. J'ai toujours été jaloux de toi. En te voyant, tu me montrais tout le contraire de ce que mon père essayait de faire rentrer dans ma tête, ses leçons de vie comme il dit. Puis tu étais si libre, si souriante. Je t'ai vu décliner. J'ai vu au-delà de ma jalousie pour vous, pour me rendre compte que Potter et Weasley se comportaient mal avec toi. Imagine si moi je trouve qu'ils sont des crétins, c'est qu'ils le sont.

On rigole légèrement complice.

  • Je les entends parler de leurs missions et des mensonges qu'ils débitent. Personne n'est dupe mais il est l'élu, crache-t-il. La parole de Merlin. Encore une fois, je me prends mes erreurs en pleine figure, croire aux idées d'un crétin. Comment as-tu fait pour les supporter ?

  • Parce que j'étais seule. Parce que pour la première fois, j'avais des amis.

Drago me prend doucement la main.

  • J'avais peur de l'isolement, j'ai toujours peur, confiais-je. Avant Poudlard, je n'avais pas d'ami et ils étaient devenus précieux pour moi.

  • Je pense qu'avant qu'ils aient pris la grosse tête, tu étais aussi leur amie. Mais là où j'ai évolué, ils ont régressé. La chute sera plus dure pour eux surtout que maintenant, tu as une famille qui t'aime.

  • Oui, souris-je malgré moi. Ça fait du bien de se savoir aimé. Tu ne trouves pas ?

Je ne pensais pas être si joyeuse en présence du blond mais contrairement aux autres, je suis intelligente et surtout, je ne suis pas rancunière.

Il ne répond pas mais presse ma main avant de la retirer.

  • Cela veut dire que tu me pardonnes d'être un sale gosse qui croyait les bêtises de son père ?

  • On croit souvent nos parents. Je ne pardonne pas complètement mais tu es sur la bonne voie.

  • Aller, tu dois lui parler.

Je hausse un sourcil. Depuis quand Drago Malfoy me donne des conseils sur comment gérer mes crises ? Et surtout comment gérer mon couple. C'est le monde à l'envers et je ne le prends pas très bien, surtout quand il a raison...

D'un geste habile, il se lève et me tend la main que je prends avec hésitation. On se dirige tranquillement vers le château lorsque nous apercevons les Cullen en face de nous.

  • Tu es brillante Granger et celui qui dit le contraire est un sombre crétin.

Après un clin d’œil amusé, il rejoint Alice qui s'est avancée vers lui. Ils partent tous les deux. Je souffle un bon coup et rejoins les vampires.

Jasper me fait un sourire crispé que je lui rends. On se fixe sans rien dire, jusqu'à ce qu' Esmée brise le silence en nous disant qu'ils vont faire un tour dans le parc, nous laissant seuls.

Jasper s'approche prudemment de moi et caresse ma joue.

- La discussion avec le sorcier t'a-t-il fait du bien ?

- Pas vraiment.

- Pourtant, vous sembliez bien vous entendre.

- J'ai découvert un nouveau sorcier mais je n'ai pas vraiment besoin de lui pour... Bref.

- Tu es moins morose.

- Oui, comme à chaque fois.

Je ne veux pas cracher le morceau, j'ai peur qu'il soit déçu où qu'il parte en courant mais le grondement qui sort de sa poitrine me fait me ratatiner sur place. Je ferme les yeux et décide de lui expliquer que lorsque je ne vais pas bien, je me gère seule.

- Et tu ne pouvais pas me le dire ? J'aurai compris.

La honte me submerge, mes joues se colorent d'embarras et mes yeux fixent avec intensité l'herbe.

Mon parfait vampire soupire avant de me prendre dans ses bras.

- Tu es ma brillante sorcière mais pour les relations sociales, tu manques de pratique.

- Pardon.

- Ne le soit pas, dit-il en relevant mon visage.

- je ne suis pas une bonne petite amie, je me demande comment tu fais pour me supporter.

Encore une fois, il me gronde dessus.

- A mes yeux, tu es parfaite.

Il pose doucement ses lèvres sur les miennes. Je soupire de soulagement.

- Mais si jamais tu veux quelque chose, même si c'est être seule, tu le dis et je te donnerai ce que tu veux.

- Je veux une étoile, tu m'en décroches une ?

Il sourit et secoue la tête de droite à gauche.

- C'est toi la sorcière, bouge ta baguette et elle va venir ; je ne suis qu'un simple vampire.

- Je suis désolée, lui redis-je avec un léger sourire.

- Tu es pardonnée. De toute façon, je ne peux te résister. Tu es beaucoup trop mignonne.

Je rougis en entendant ses mots même si je n'y crois pas vraiment. Moi, mignonne ?

- Et maintenant, tu vas me raconter pourquoi tu t'es retrouvée à l'infirmerie et pourquoi tu étais si triste.

Son ton ne me laisse pas le choix. Je tourne les talons et commence à marcher doucement, je ne veux pas qu'il pense que je fuis. En une foulée, il m'a rejoint et me prend la main. Nous marchons en silence. Les seuls bruits parasites que nous entendons sont les élèves plus loin mais heureusement, je n'entends pas ce qu'ils disent. Jasper, lui, doit les entendre vu que le sang ne circule plus dans ma main.

- Jasper ?

Pas de réponse.

- Aie, criais-je lorsque je sens mes os craquer.

Il revient sur terre et lâche ma main comme si je l'avais brûlé. J'en profite pour bouger mes doigts en essayant de masquer la douleur, je n'aime pas voir son air torturé sur son beau visage. Cela m'attriste plus que toutes les méchancetés que j'entends sur moi.

Avant que je ne m'en rende compte, je me retrouve contre son torse, ses bras forts autour de ma taille, son visage dans mon cou et accessoirement, mes pieds ne touchant plus le sol. Je m'accroche à sa chemise.

- Tu ne les crois pas ? Tu ne dois pas les croire. Ce sont toutes des mauvaises personnes. Tu es mon éternité ma jolie sorcière.

OoO

A suivre...

Bon, il ne se passe pas grand-chose dans ce chapitre mais vos avis me font toujours plaisir

bisous 

12

PDV HERMIONE

Avant que je ne m'en rende compte, je me retrouve contre son torse, ses bras forts autour de ma taille, son visage dans mon cou et accessoirement, mes pieds ne touchant plus le sol. Je m'accroche à sa chemise.

- Tu ne les crois pas ? Tu ne dois pas les croire. Ce sont toutes des mauvaises personnes. Tu es mon éternité ma jolie sorcière.

En entendant ses mots ainsi que ses émotions cela me touche au plus profond, des larmes coulent mes joues, mes doigts se ferment un peu plus sur son vêtement. Mon vampire me berce alors que je laisse ma peine sortir assez bruyamment.

Je le sens nous déplacer, sûrement dans un endroit plus intime. Il nous assoie sur ce qui me semble un banc et il passe mes jambes autour de sa taille. Je ne fais pas attention à notre proximité intime, ni à ses douces caresses sur mon dos, préférant tremper sa chemise.

Je ne suis pas une fille normale.

Mes larmes finissent par s'arrêter après plusieurs minutes.

- Génial, maintenant, je vais avoir mal à la tête, soupirais-je en restant « cachée » sur sa chemise.

Les baisers sur ma tempe et ma joue finissent de me calmer.

- Je ne me rendais pas compte à quel point les élèves t'ont pris pour souffre-douleur, murmure-t-il à mon oreille.

- Je ne t'en ai pas parlé.

- Un élève t'a agressé physiquement, gronde-t-il, toute gentillesse ayant disparu. Es-ce que c'est arrivé d'autres fois ?

- Non. Ils croient Harry mais ils savent tous ce que je vaux une baguette à la main et ils savent qu'ils se feraient renvoyer pour une telle attaque.

- Mais là...

- Nous étions en cours de Duel. Le professeur Rogue a tourné le dos quelques secondes, mon adversaire m'a mis à terre et ne m'a pas relâché.

Il recule mon visage de son corps et observe mes yeux pour vérifier que mes paroles soient vraies.

- Tu te débrouilles bien en combat, es-ce que cet élève est meilleur que toi ?

Je baisse les yeux, honteuse. Mon Jasper arrive vite aux bonnes conclusions en devinant que j'ai entendu des mots déplaisants. Encore une fois, je me retrouve contre son torse dur comme le marbre.

- Très bien. À partir de maintenant, je ne te lâche plus une seconde.

- Ils n'arrêteront pas.

- Non, sauf si on leur donne une bonne raison d'arrêter, sourit-il.

Je sens que le Major n'est pas loin de pointer le bout de son nez. Même si je ne le connais pas aussi bien que Jasper, j'imagine comment il réagirait et je ne veux pas qu'il est des problèmes, surtout à cause de moi.

Pour le calmer, je décide l'embrasser tendrement - mes mains sont dans ses cheveux, les siennes doucement posées sur mes hanches – notre baiser devient plus intense, il me rapproche de lui, nos entre-jambes se touchant. Je m’efforce de ne pas y penser et de me concentrer sur les sensations provoquées par sa bouche plus tôt que sur la chose dure que je sens contre moi.

  • Eh bien Jazz, on ne tripote pas sa petite amie dans le parc de l'école, se moque Emmett coupant notre moment.

Jasper et moi arrêtons notre baiser mais nous ne coupons pas le lien visuel ce qui me permet de ne pas rougir d'être pris en flagrant délie de « tripotage » devant la famille.

  • Je ne la tripote pas.

  • Non mais tu en crèves d'envie, puis si ça se trouve, tu lui as déjà touché les fesses, dit-il en haussant les sourcils.

  • Je ne suis pas comme toi, je sais me tenir, dit-il, cette fois en le regardant droit dans les yeux.

  • Moi je les ai déjà touchés, dit Alice sur le ton de la conversation.

Je rougis encore plus et me cache contre le torse de mon compagnon.

- Raconte-nous ça. Deux nanas ensemble, c'est chaud.

- Emmett, gronde Esmé pendant que Rosalie lui frappe la tête.

- Pardon.

- Tu as vraiment les idées mal placées. Et pour ta peine, tu ne sauras rien !

- Oh fait, Hermione, merci pour ce livre, il est super.

- De rien.

J'aime beaucoup Bella, elle permet de focaliser l'attention ailleurs que sur moi.

Tout le reste de la fin de journée, les Cullen font tout pour que je passe une bonne journée. Je me demande ce que j'ai fait pour les mériter. Ils sont tellement gentils avec moi que j'ai envie de pleurer mais je me retiens.

Les vampires ne viennent généralement pas au repas sauf Jasper mais ce soir-là, ils viennent avec moi et s'installent à notre table. Jasper, protecteur, m'assoie sur ses genoux et fusille du regard tous ceux qui m'observent un peu trop méchamment.

Je sens qu'il a envie de se lever mais j'essaye de le calmer en caressant sa main qui se trouve sur mes jambes. Il cache son visage dans cou, me chatouillant et par conséquent, me faisant rire. J'entends plus loin Ron dire que je suis devenue salope et que je devrais penser à la guerre.

Je me retourne vers lui et même si ça ne me ressemble pas, je lui fais un magnifique geste vulgaire de la main qui fait rire Emmett et offusquer le trio de dindes.

Elles disent que j'ai changé et sur ce coup-là, je ne peux pas les contredire. Oui, je change, et j'aime la femme que je suis en train de devenir.

Bon Ginny rajoute, dans la lignée de son frère que j'écarte trop les cuisses mais aujourd'hui j'en ai marre alors je réponds.

- Et tu sais quoi Ginny ? J'aime ça.

Je sens Jasper rigoler dans mon cou, les Cullen rigolent aussi. Edward nous dit qu'elle est furieuse et jalouse. Ce qui ne m’empêche pas de finir mon dîner même si j'entends Lavande et Parvati dirent que je suis plus moche, plus grosse, plus, plus, plus...

Malgré mes bonnes résolutions prisent aujourd'hui, je me sens de nouveau mal dans ma peau mais mon Jasper m'envoie ses sentiments me faisant sentir irrémédiablement mieux.

Je prends donc une bonne résolution et cette fois je vais m'y tenir, ne plus me laisser atteindre par eux. Maintenant, je vis ma vie comme je l'entends.

Lorsque nous partons vers les appartements, Alice nous laisse et part rejoindre Drago. J'ai du mal à me faire à l'idée. C'est un couple assez bizarre mais je ne suis pas la mieux placée pour émettre un jugement. Mais je dois avouer que le blond a changé. Il n'est plus désagréable depuis quelques semaines et je crois que j'aime bien sa nouvelle personnalité. Parce que celui qui ensorcelle le lustre ne me plaît pas.

Je rigole intérieurement. Drago Malfoy et Hermione Granger qui ont eu une conversation civilisé. Qui l'eut cru ?

Comme souvent, je m'installe sur la table et fait mes devoirs. Jasper me regarde faire.

- On dirait Viktor.

- Viktor ? C'est qui lui ? Gronde Jasper.

- J'ai parlé à voix haute ?

- Oui ma jolie sorcière. Qui s'est ?

- Le seul garçon qui m'a regardé comme une fille, dis-je honteuse.

Jasper me prend encore une fois dans ses bras. A croire que je le fais exprès...

- Tu es sortie avec ?

- Pas vraiment, on flirtait, juste quelques baisers échangés et il aimait bien me regarder étudier. Ce n'est pas le genre de garçon à travailler, c'est un grand joueur de Quiddich.

- Je le comprends. Tu es fascinante quand tu travailles.

Je le regarde de travers.

- Ton visage ne peut pas rester neutre. On arrive à lire ce que tu ressens.

Je rougis. Génial, je suis un livre ouvert... Après un baiser, je me remets au travail et encore une fois, c'est Jasper qui m'oblige à m'arrêter et plaisante en disant qu'il est moins intéressant que mes cours. Il s'en va « bouder » dans la chambre mais avant qu'il n'est franchi le seuil de la porte, je lui saute dans le dos, enroule mes bras autour de son cou et mes jambes à sa taille avant de l'embrasser dans le cou. Seulement, je ne m'attends pas à sa réaction qui consiste à nous approcher à vitesse vampirique du lit, de me jeter dessus et se mettre sur moi en mode prédateur. Je n'ai pas peur vu l' amusement dans ses yeux.

- On ne t'a jamais dit qu'il ne fallait jamais attaqué un vampire ?

- Mais tu n'es pas n'importe quel vampire, tu es mon vampire et tu es 100 fois mieux que mes livres et la meilleure des distractions.

- Et toi la meilleure des compagnes.

Je ne crois pas que mes joues m'aient autant brûlé de toute ma vie. C'est la première fois que nous sommes aussi directs sur ce sujet. Même si je suis gênée, j'aime ça. Je pourrai argumenter en disant qu'il n'est pas partial mais je préfère qu'il m'embrasse.

Sereine, je m'endors dans ses bras.

Ooo

- Aller, debout marmotte !

Je fais dans bon mon lit, pointant ma baguette sur l’intrus. Lorsque je vois la petite vampire rire, je laisse tomber ma tête sur l'oreiller, à côté de l'épaule de Jasper.

- J'ai toujours voulu faire ça et Bella n'était pas une grande dormeuse, explique Alice, souriante.

- Dit plutôt que Jasper est moins coincé qu' Edward, dit Emmett en haussant suggestivement les sourcils.

Je mets quelques secondes avant de comprendre ses mots et de rougir sous le regard amusé des vampires. Je me cache sous mes draps. J'essaye de finir de me réveiller.  J'entends un bruit sourd et un « aie » venant d' Emmett.

- Si je ne ressentais pas tes émotions, je pourrai croire que tu es frustré, dit Jasper amusé à Emmett, avant de se cacher complêtement sous les draps, avec moi.

Je tourne la tête et pose mes lèvres sur les siennes.

- Ok, vous deux, pas de galipettes. On va à pré-au-lardon, dit Emmett.

- Pré-au-lard Emmett, dit une autre voix que je n'identifie pas.

Jasper ferme les yeux et se colle à moi en marmonnant que notre chambre n'est pas un moulin. Je pousse légèrement mes couvertures pour voir une tête blonde, à côté d' Alice.

- Aller debout, dit Alice, impatiente.

- Dehors, dit Jasper.

- Pourquoi, on a déjà vu Jasper nu, rigole Emmett.

Je tourne la tête, étonnée, vers mon petit ami.

- Je te raconterai.

Oh oui, je veux savoir comment il s'est retrouvé à montrer ses fesses à tous.

- Mais pas Hermione et ça va rester comme ça, dit Jasper en me faisant un clin d’œil.

- Ok, c'est trop pour moi, dit Malfoy en sortant.

Je suppose que les autres sont dehors vu que mon vampire m'embrasse et approfondi notre baiser. Je passe rapidement mes mains dans ses cheveux.

- Bonjour ma jolie sorcière, me dit-il d'une voix rauque.

- Je préfère ton réveil à celui d' Alice.

- Elle sait comment nous surprendre. Petite mais rapide.

- Tu t'es levé cette nuit, tu étais où ?

- Croquer dans quelques gorges, dit-il en montrant ses dents.

Je ne suis pas effrayée parce que je le connais et que je lui fais confiance puis il chasse des animaux. Avec toute la volonté du monde, je m'extirpe du lit et pars m'habiller chaudement.

Emmett, excité m'a pris de la nourriture dans la grande salle pour ne pas perdre de temps. Lorsque j'ai fait la grimace vu que je devais manger en route, il m'a dit de ne pas me plaindre parce qu'il pouvait aussi me porter. Je me suis cachée derrière Jasper sous les rires des vampires.

L'ambiance est légère lorsque nous marchons vers Pré-au-lard, Jasper n'est quasiment pas en mode Major. Il n'y a que Malfoy qui n'est pas très festif. Nous ne sommes pas vraiment amis, alors je ne l'embête pas mais lui jette des coups d’œil de temps en temps.

On fait quelques boutiques, dont celle des friandises. A ma grande surprise, les parents Cullen achètent quelques bonbons ; comme souvenirs. Je me prends aussi quelques bonbons comme des plumes en sucres et des chocogrenouilles. Au moment de payer, Jasper me devance mais sans argent sorcier, il ne peut pas payer.

- Ne t'en fait pas, mon budget n'est pas illimité, tu pourras m'acheter autre chose, le rassurais-je.

OoO

A suivre...

Je ne savais pas trop ou couper alors désolée si ca coupe tout ^^

bisous 

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PDV HERMIONE

On fait quelques boutiques, dont celle des friandises. A ma grande surprise, les parents Cullen achètent quelques bonbons ; comme souvenirs. Je me prends aussi quelques bonbons comme des plumes en sucres et des chocogrenouilles. Au moment de payer, Jasper me devance mais sans argent sorcier, il ne peut pas payer.

- Ne t'en fait pas, mon budget n'est pas illimité, tu pourras m'acheter autre chose, le rassurais-je.

Cela n'est pas ce que j'aime vraiment, je me voyais en femme indépendante qui s’achète ce qu'elle veut mais pour Jasper, je veux bien faire un effort. Je sais qu'il vient d'un autre temps et que de toute façon, il me laissera faire ce que je souhaite.

- Ça tombe bien, parce que le nôtre, l'est, me dit Alice en passant derrière moi.

On se dirige vers la cabane hurlante et Malfoy explique l'histoire que tout le monde connaît. Les vampires regardent de travers la vieille maison. Je ne peux que rire.

- La cabane n'est pas hantée. Sauf les nuits de pleines lunes par notre professeur de Défense. Là, effectivement, il ne faut pas y aller. Puis, entre nous, cette cabane est juste pleine de bordel et de poussière.

- Parce que tu y as déjà mis les pieds, me défit Malfoy.

Je ne sais pas si c'est de l'amusement ou nos anciennes querelles qui reviennent. Jasper me transmet de la joie, donc, je le prends bien.

- Oui, Mr le Serpentard, j'y ai fait un petit tour en 3ème année.

- Pardon mademoiselle la Gryffondor, dit-il avec une voix d'aristocrate.

-Votre ignorance est pardonnée, dis-je d'un ton pompeux.

- Et votre courage ne vous a pas tué ? On se demande comment vous faite.

- Ils ont Hermione pour leur sauver les fesses, dit Jasper fier de moi.

Je rougis.

- C'est vrai. Potter serait mort depuis longtemps, soupire Malfoy.

Il reste en silence quelques secondes.

- Punaise, il faut qu'il te décerne l'Ordre de Merlin 1ère classe juste pour ce que tu as fait, dit le blond.

Mes joues concurrencent la couleur de ma maison, je cache aussi mon visage contre Jasper. Devant l'air perdu des Cullen, Malfoy explique que c'est une énorme récompense pour les sorciers. Il n'y a qu'une dizaine de personne qui ont eu cet Ordre depuis 100 ans.

- Génial, boude Emmett. Après le plus jeune Major, on a la plus brillante des sorcières.

Je hausse un sourcil et regarde Emmett. Parfois, j'ai un peu de mal à le suivre.

- Au moins, vous vous êtes trouvés, me dit gentiment Bella.

- On va au trois balais ? Je me réchaufferai bien, dit le sorcier.

On se dirige tranquillement vers le bar de Mme Rosmerta. Après que les pauvres humains que nous sommes, sont réchauffés, on repart faire les boutiques mais cette fois, nous nous séparons en deux groupes, Alice, Malfoy, Jasper et moi d'un côté, les autres de l'autre.

Alice et Malfoy discutent entre eux, pendant que Jasper et moi marchons main dans la main.

Au détour de la rue pour entrer dans le nouveau magasin de Farce et Attrape des jumeaux Weasley, - je n'ai rien contre les jumeaux, ils ont toujours été sympa avec moi - nous voyons une personne indésirable. J'imagine qu'elle n'est pas seule. Je réagis en quelques secondes et jette un sort sur les deux vampires pour les dissimuler. Je murmure entre mes dents :

- Ne faites pas de bruits et ne bougez pas.

Une fois les vampires cachés, je jette un coup d’œil à Malfoy qui est figé sur place, observant son géniteur.

Je me rapproche de lui sans ranger ni cacher ma baguette.

- Alors c’est vrai fils. Tu fréquentes la vermine de Poudlard, dit il en me détaillant.

En entendant la voix de son père, Drago sort de sa torpeur et sort sa baguette.

Quelque part cela me rassure, il ne veut pas partir avec lui.

- Tu veux te battre contre moi ? Ne soit pas idiot, fils. Tu ne fais pas le poids.

Drago serre la mâchoire et la main qui tient sa baguette.

- Tu t'es égaré quelques mois, mais maintenant, c'est fini. Tu vas rentrer avec moi. Nous allons te remettre dans le droit chemin. Le maître te demande.

- Non, claque-t-il ferme.

Je ne crois pas l'avoir vu si affirmé.

- Pardon ? Dit-il étonné avant d'être furieux.

- Je ne vous suivrais plus. Je préfère la compagnie d' Hermione plutôt que celle de votre Maître.

Je souris, fière ce qui fait enrager le mangemort en face de moi. Bon, je ne sais pas si c'est une bonne idée, mais ça fait du bien de le voir se décomposer.

- C'est vous, sale sang-de-bourbe qui lui avez perverti la tête !

- Si vous le dites, répliquais-je, acide.

C'est la réplique de trop vu que Mr Malfoy sort sa baguette de sa canne et nous envoie un sort informulé. Je pousse Malfoy à l'abri tandis que je me protège d'un bouclier avant de le rejoindre.

- Aller Granger, montre-nous ce que tu as dans la baguette, dit Malfoy pour détendre l'atmosphère.

- Alors Fils, on se cache . Tu n'es pas digne d'être un Malfoy !

- Et vous croyez que je vais vous rejoindre avec ce genre de discours ?

- Tu rejoindras le Maître de gré ou de force.

A la fin de sa phrase, il fait exploser le mur ou nous nous trouvons. Nous sommes obligés de nous exposer. Je n'attends pas et envoie un sort à l'aveugle, vu que je n'ai pas pu viser. Malfoy, lui vise son père. Un combat commence entre eux pendant que je m'occupe d'un autre mangemort que je n'identifie pas à cause de son masque mais il semble redoutable vu qu'il fait encore exploser le mur. J'essaye de ne pas penser aux vampires cachés et me concentre sur le duel.

J'envoie tous les sorts d'attaque qui me passe par la tête sans lui laisser le temps de répliquer. Il recule devant la force de mes attaques mais arrive quand même à m'envoyer des sorts d'explosion et peut être des Doloris. Simple mais efficace. Si l'un des sorts nous touche, on fait comme le mur...

J'en profite pour me rapprocher de Drago. Nous nous sommes éloignés. Lorsque je suis à un mètre de lui et que par chance l'autre mangemort s'est rapproché de Malfoy senior. Je me concentre et envoie un sort sur la neige pour la faire tourbillonner vers les hommes en noir nous laissant quelques minutes de répits.

Il faut espérer que les renforts vont vite arriver. L'avantage, nous avons fait pas mal de bruits.

Lorsque les 2 mangemorts sortent du tas de neige, ils ont les baguettes des membres de l'Ordre pointé sur eux.Rapidement, ils sont maîtrisés. Le sort d'anti-transplanage s'est retourné contre eux.

Une fois les hommes hors de ma vue, je me rends compte que nous avons des spectateurs, y compris la bande de héros. Dieu merci les Cullen se sont cachés.

Je sens une main sur mon épaule. En me retournant, je ne vois personne. Jasper et Alice. D'un coup de baguette, je les fais ré-apparaître.

Alice se jette au cou de Malfoy tandis que Jasper glisse son bras autour de ma taille et m'embrasse sur la tempe.

- Tu es blessé, couine Alice.

- Ce n'est rien. Juste un bras de cassé. Dans une heure ça ira mieux.

- Tu vois ce que ça fait, ricane Jasper devant la tête d' Alice.

- Pourquoi je n'étais pas une sorcière, boude Bella.

- Pourquoi ? Demandais-je.

Emmett rigole et frappe dans le dos de la vampire brune qui fait un bon mètre en avant.

- Belly était l'humaine la plus maladroite du monde.

- Et toi, tu n'as rien ? Demande Carlisle en mode médecin.

- Je ne crois pas.

Emmett repart dans son fou rire. Je le regarde septique.

- Tu crois ?! Tu es drôle Hermione.

- Lorsque tu pars en mission, tu ne fais pas attention. J'ai pris l'habitude de ne pas penser à d'éventuel douleur.

- Miss Granger ? Mr Malfoy ? Vous allez bien, nous demande Kingsley.

- Ça va, le rassurais-je.

- Cela n'est pas grâce à vous, gronde Jasper. Je croyais que vous deviez patrouiller dans ce village.

- Nous le faisions, mais nous avons été occupé à l'autre bout. Vous comprenez, une dizaine de mangemort, ça occupe, explique patiemment Kingsley.

- Vous pensez qu'ils nous ont surveillé ? Demandais-je inquiète que les vampires soient découverts.

- Je l'ignore. Ont-ils fait référence à eux ?

Malfoy et moi croisons nos regards avant de secouer négativement la tête.

- Bien. Il faut espérer que cela est un bon présage. Je vous conseille de rentrer, nous dit l'Auror.

Malfoy, et les Cullen sauf Jasper et Emmett rentrent au château pour faire soigner le sorcier. Je vois les jumeaux passer à côté de Malfoy et le féliciter pour le combat.

A mon plus grand choc, les deux rouquins viennent nous voir.

- Salut Miss parfaite, dirent ils en cœur avec un grand sourire.

- Salut, dis-je avec de l'étonnement dans la voix.

Jasper me colle un peu plus à lui tandis qu' Emmett se rapproche légèrement.

- Félicitation pour votre nouvelle boutique, leur dis-je. On comptait venir y faire un tour.

- Mais tu es toujours la bienvenue, me dit Fred charmeur.

Je lève les yeux au ciel, amusée mais il en est tout autre pour le blond qui me tient la taille. Finalement,les jumeaux restent eux- même, qu'importe ce que les gens disent.

- Et ton petit ami le vampire aussi, rajoute George en fixant mon compagnon.

Les nouvelles vont vite chez les Weasley. Ronald a du les mettre au courant ou alors, ils ont mis leurs oreilles où ils ne fallaient pas.

Quoi qu'il en soi, la tension tombe légèrement et encore une fois, Emmett détend l'atmosphère mais ça n'aurait pas été lui, les jumeaux s'en seraient chargés.

- Et moi alors ! Boude-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.

- Les garçons, je vous présente celui qui sera votre meilleur client, souris-je.

Les jumeaux et Emmett commencent une discussion pendant que Jasper fait glisser ses doigts sur mon dos et mon visage.

- Je vais bien, murmurais-je. C'est la routine pour moi.

- Je n'aime pas ça.

- Moi non plus mais nous n'avons pas le choix.

- Malheureusement.

Je souris devant son air boudeur qui ne lui va pas vraiment.

- Je vais bien maintenant, puis j'ai un major sexy pour me protéger, non ?

- Sexy ? Mmm, dit-il en me rapprochant de lui.

Je rougis, gênée d'avoir dit ça mais finalement, j'assume mes mots.

- Tu en doutes ?

- Honnêtement, oui.

Son regard me transperce, il hausse un sourcil, penche sa tête sur le côté et ses lèvres se tordent le rendant plus que sexy. Je secoue la tête dépitée mais aussi pour faire sortir les pensées cochonne qui me traverse l'esprit. Je serai mortifiée s'il venait à le découvrir.

- Bon les tourtereaux, on va dans cette boutique ? J'ai des achats à faire, dit Emmett en se frottant les mains.

Il n'attend pas et se dirige, avec les jumeaux vers la boutique, nous suivons, main dans la main.

- Je sens que nous allons subir ses farces. Mais le pire sera Rosalie. Alors attends-toi à ce qu'elle hurle.

Lorsque nous entrons dans la boutique, le vampire est déjà en train de courir partout un peu plus vite qu'il ne devrait.

- Je vais le ralentir, me dit Jasper.

Il m'embrasse sur la tempe et rejoint son frère mais vu son regard pétillant, il va aussi faire des frais. Je souris attendrit et les fixe. Je sens deux présences autour de moi mais je ne m’inquiète pas.

- Tu vois ce que je vois ? Commence Fred.

- Notre petite Hermione est amoureuse, rajoute George.

- Tu sais ce que j'en pense ?

- Mais la même chose que toi.

- On est content pour toi, dirent-ils en cœur.

- Merci les garçons, ça me touche, dis-je émue, surtout venant d'eux.

Nous restons en silence quelques secondes. Je regarde les vampires remplir leur panier. Pourtant mon esprit dérive vers la famille Weasley. Je sais que les jumeaux ont toujours suivi leur mode de conduite mais la famille est importe. Je ne veux pas qu'ils aient des soucis avec la matriarche.

- Tu sais, commence George.

- On se fiche de ce que dit Ron.

- Et ce que maman dit.

- C'est un petit un crétin, finissent-ils ensemble.

- Vous êtes gentils mais ne vous brouillez pas avec votre famille.

- Ne t'en fait pas, on y arrive tout seuls.

- N'oublie pas que l'on a arrêté nos études pour ouvrir nos boutiques, sans parler de Charlie qui élève toujours ses Dragons.

- Maman en est toujours folle. Tu n'es pas sur la liste de ses priorités mais...

- Si tu la croises dans les couloirs, fait demi-tour.

Je grimace et frissonne. Molly a toujours été bizarre. Je ne sais pas si je dois l'apprécier ou pas.

Ooo

A suivre...

Alors, vous appréciez Molly ? Et les jumeaux ? Je les adore, je ne pouvais pas les faire méchant. D'ailleurs, il y aura un autre roux gentil qui arrivera. Des idées ?

Cette confrontation, vous aimez ?

Et le début d'amitié entre Drago et Hermione ?

Bisous 

14

PDV HERMIONE

- N'oublie pas que l'on a arrêté nos études pour ouvrir nos boutiques, sans parler de Charlie qui élève toujours ses Dragons.

- Maman en est toujours folle. Tu n'es pas sur la liste de ses priorités mais...

- Si tu la croises dans les couloirs, fait demi-tour.

Je grimace et frissonne. Molly a toujours été bizarre. Je ne sais pas si je dois l'apprécier ou pas.

- Nous avons fini ! Dit Emmett avec deux paniers remplis. J'adore cet endroit. Je reviendrai.

Je souris amusée. Emmett part à la caisse. Jasper me rejoint, avec un seul panier plein. Je jette un coup d'oeil pour voir qu'ils ont prit un peu de tout, de la poudre d'obscurité, des oreilles à rallonge, un marécage et j'en passe.

- Tu as trouvé ton bonheur ?

- Je t'ai trouvé, c'est le plus important.

Je ne peux pas me retenir de rigoler devant son essai de romantisme. Après avoir grimacé, il me rejoint dans mon hilarité.

- Je crains de ne pas être aussi romantique qu' Edward.

- Ça me va. J'ai toujours trouvé ça... Niais.

Jasper dépose ses articles.

- Combien je vous dois, demandais-je aux jumeaux.

- C'est toi qui payes ? Demande Fred.

- Ils n'ont pas d'argent sorciers.

- On la remboursera, dit Jasper.

- Avec les intérêts, dit Emmett suggestivement en haussant les sourcils. Mais Jasper s'en occupera...

- 50 gallions.

Je grimace n'ayant pas assez.

- Sinon, on ira changer l'argent moldu. C'est bon pour nous, ne t'inquiète pas Hermione, me rassure George.

- Vous acceptez les livres sterling ? Demandais-je étonnée.

- Non mais pour toi, on veut bien.

- Merci les garçons.

Finalement, ils payent en argent moldus. Nous sortons avec leur achat puis nous rentrons au château.

- Je vais devoir me méfier de ces garçons, dit Jasper, suspicieux.

- Pourquoi ?

- Ils t'aiment un peu trop.

- Jaloux ?

- Très.

- Ça me va.

On marche en silence quelques minutes.

- Hermione, m'appelle Emmett.

- Oui ?

- Es ce que les dragons existent ?

- Emmett, ne prend pas tes rêves pour la ré… commence Jasper.

- Oui. J'en ai porté un lorsque j'avais 11 ans.

Les deux vampires se stoppent, ne faisant m'arrêter par la même occasion.

- Je suis jaloux, tu vis dans un monde trop cool.

- Fais-toi pourchasser par un Magyar en colère et tu changeras vite d'avis.

Devant leur air excité, je leur raconte l'histoire de Norbert et de la première tache du tournoi.

- Alors, tu veux toujours chatouiller un dragon ? Demandais-je à Emmett devant son mutisme.

- Il a peur, me dit Jasper.

- Non...

On lui jette des regards amusés.

- Foutu don. Je vais dire à Rosalie que vous avez été méchants avec moi.

Je me mets tellement à rire que des larmes coulent sur mes joues. Je crois que si Jasper pouvait pleurer, il serait dans le même état que moi.

Lorsque nous arrivons dans le couloir des appartements des vampires, on voit Drago avec sa valise, accompagné d' Alice.

Devant notre air étonné, il nous explique qu'il quitte les cachots pour venir dans l'appartement d' Alice et Jasper. La confrontation a déjà fait le tour de l'école et les partisans de Voldemort ont déjà reçu l'ordre de lui faire payer l'affront de refuser mais je sens qu'il ne dit pas tout. Les coups d’œil fréquents qu'il me lance ne sont pas bons signes.

- Qu' as-tu à dire d'autre, gronde Jasper.

Malfoy recule d'un pas. Même Alice n'ose pas s'interposer.

- Tu dois faire attention à toi, me dit le blond. Encore plus que d'habitude. A l'extérieur du château, ils pensent que nous avons une sorte de relation...

A ces mots, Jasper me colle fortement contre lui. Je pense que j'aurai un bleu sur la hanche mais qu'importe, j'aime voir mon vampire possessif. C'est dans ces moments que je me sens importante.

Je n'oublie pas la menace, mais dans les bras de Jasper, je me sens en sécurité. Je sais qu'il ne me laissera pas m'arriver quelque chose.

- Je ne la laisserai pas seule une minute.

- Tu as vu, je n'étais pas si collant que ça, dit Edward à Bella qui lève les yeux au plafond.

- Peut-être, mais être entendu par quelqu'un lorsque tu es aux toilettes est tout le temps dérangeant, répond-t-elle.

Je grimace et approuve. Dieu merci, j'ai toujours le reflex de mettre un sort de silence pendant ces moments. Je ne me sens pas forcement à l'aise tout le temps mais si en plus il entend ça, eh bien, je serai définitivement gênée.

- Sans parler du fait que tu me regardais dormir. On pourrait te prendre pour un psychopathe, rigole Bella.

- Mais, dit-il d' une voix charmeuse en la prenant dans ses bras. Tu es tellement fascinante que je ne peux détacher mes yeux de toi.

- Moi qui croyais que ce genre de phrase n'était dite que dans les films, laissais-je échappée.

Bien sûr, je fais rire tout le monde.

- Allons nous reposer. La journée a été longue, dit Jasper.

- Oui, je vais montrer à Drago sa chambre.

Elle lui prend la main brusquement et l'emmène de force dans les appartements. Drago la suit paniqué.

- Je lance les paris, je pense qu'il tiendra moins que Jasper, rigole Emmett.

- S'il reste humain, je te suis, dit Bella amusée.

- Et s'il est vampire, provoque Emmett.

- Il va battre Jasper, répond Bella.

- Dans tous les sens, rajoutais-je, amusée.

Je pourrai être gêné qu'ils parlent de l'ex de Jasper mais je travaille sur moi pour passer au travers, puis il est mon compagnon. Il est à moi.

- Dans tous les sens, tu as les idées salaces mini sorcière, rigole Emmett.

Je rougis fortement.

- Je parlais de leur relation et d'un combat.

- Eh ! S'offusque Jasper.

Je me retourne sérieuse vers mon vampire.

- Pour moi, tu es le plus fort, dis-je d'une voix relativement niaise.

Apparemment, ça marche vu qu'il bombe le torse. Je commence à comprendre le fonctionnement des mâles.

- Mais si Drago devient un vampire, il sera un sorcier-vampire et en tant que tel, il sera sur-puissant.

- Pas toi ? Demande Jasper.

- Si. Aussi.

Je garde mon sourire pour leur cacher les points négatifs derrière tout ce qui semble beau. Ils parlent tous de ce que nous pourrions être, alors je les laisse faire, parce qu'ils semblent heureux.

Ooo

- Un nouveau prof ?

- Oui, en plus, il est super canon !

- C'est vrai ? Mais c'est trop bien ! Ah, j'ai trop hâte d’y être.

Nous n'entendons plus leur conversation, les filles partent dans un sens et nous dans l'autre.

- Je sens que la journée va être longue.

- Pourquoi … Oh, les émotions des filles ? Tu n'es pas obl...

- N'essaye de pas de finir ta phrase.

- Je veux que tu sois bien.

- Je le suis avec toi.

Je l'arrête et l'embrasse.

- Moi aussi, je suis bien avec toi.

Comme souvent, depuis ces derniers jours, nous nous ouvrons encore plus et parfois, nous n'avons pas besoin de nous parler, comme maintenant, où nous restons dans notre bulle.

- Hermione ?

- Charlie ?

Je me détache de mon vampire et cours dans les bras de mon ami. Nous avons pas mal d'année d'écart, mais lorsque je passais mes vacances au Terrier, j'appréciai les conversations que j'avais lui. Il est plus mature que mes anciens amis, et, ça me faisait du bien d'avoir une conversation « d'adulte »

Je me recule lorsque je sens Jasper approcher.

- Tu es superbe.

- Merci, dis-je, nullement gênée.

- Salut, dit Charlie souriant, à mon vampire.

- Bonjour, Jasper Withlock, dit Jasper, froid.

Je souris amusée.

- Charlie, je te présente mon petit ami. Jasper, c'est Charlie, il est un peu comme mon grand frère.

- Bien, dit-il après m'avoir fixé, mais je sais qu'il sonde le dresseur de Dragons.

- Il rigole pas ton vampire, dit-il avec son éternel sourire.

- Ça lui passera, dis-je en envoyant mon amour à Jasper.

- Comment vas-tu ? Demande-t-il sérieux.

On sait tous de quoi il parle. Je prends la main de Jasper.

- Je vais mieux.

- Je prends soin d' Hermione, gronde Jasper en mode jaloux.

Jasper lui envoie un regard peu commode. Charlie ne se démonte et toise à son tour le vampire même s'il est plus petit que lui.

- Hermione est une personne en or, tu as plutôt intérêt à en prendre soin, dit-il sérieux avant de retrouver son sourire. Et je dresse des dragons, alors tu ne me fais pas peur... Major.

Charlie va même jusqu'à lui taper l'épaule, joueur. Je ne peux pas retenir un petit rire.

- C'est toi le nouveau prof ?

- Eh oui.

- Tu quittes tes dragons pour Poudlard ? Demandais-je étonnée. Charlie adore ses dragons, plus que les humains et parfois, je le comprends.

- Pour quelque temps oui mais j'y retournerai dès que la guerre sera finie.

- Je me disais aussi, souris-je.

Sourire qui tombe vite quand je me fais bousculer par un autre rouquin qui vient saluer son frère. Jasper gronde fortement. Ronald pert quelques centimètres de taille, sous le regard amusé du nouveau prof.

- Ron, comment vas-tu ? Harry.

Bien sûr, l'un ne va pas sans l'autre. Je jette un coup d'oeil à Harry qui ne me fixe pas. Je crois que je suis plus peinée de son éloignement que Ron. Avec le rouquin, nous avons toujours eu des hauts et des bas dans notre amitié, alors qu'Harry a toujours été correct avec moi. Je le considérais un peu comme un frère. Nous étions seuls dans ce nouveau monde que nous ne connaissions pas. Mais les choses changent.

- Que vas-tu donner comme cour ? Demande Ron. En tout cas, peut-importe, ça va être super de t'avoir comme prof !

Ooo

A suivre !

Eh oui, c'est Charlie, je l'adore !

Votre avis ?

Bisous 

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PDV HERMIONE

Bien sûr, l'un ne va pas sans l'autre. Je jette un coup d'oeil à Harry qui ne me fixe pas. Je crois que je suis plus peinée de son éloignement que Ron. Avec le rouquin, nous avons toujours eu des hauts et des bas dans notre amitié, alors qu'Harry a toujours été correct avec moi. Je le considérais un peu comme un frère. Nous étions seuls dans ce nouveau monde que nous ne connaissions pas. Mais les choses changent.

- Que vas-tu donner comme cour ? Demande Ron. En tout cas, peut-importe, ça va être super de t'avoir comme prof !

Vu le ton de sa phrase, il s'imagine déjà avoir des bonnes notes.

- Je viens en renfort pour les Duels. Les profs sont pas mal occupés. Ils ont besoin d'aide en plus.

Je fronce les sourcils mais ne dit rien. Après avoir jeté un coup d’œil à Jasper, nous en venons à la même conclusion. Le directeur rassemble l' Ordre pour la guerre.

- En tout cas, Ron, ne t'attend pas à avoir un traitement de faveur, dit Charlie durement.

Mais Ron ne semble pas comprendre vu le sourire de benêt qu'il a.

- Ouais, ouais, ça va être cool. Puis si ça nous permet de moins voir la chauve-souris des cachots, c'est cool !

-Mmm, mmm.

On se retourne tous vers la source du bruit. Ron devient blanc comme un linge.

- Je suis ravie, Mr Weasley, de savoir que vous me portez dans votre cœur. Et sachez que je pense la même chose de vous... J'enlève 20 point à Gryffondor et Mr Rusard vous attendra ce soir à 20 heures pour nettoyer les cachots qui ont été salie par je ne sais quel... Cornichon, dit-il en le poignardant du regard.

Ronald et Harry fuient rapidement. Jasper rigole.

- Tu as toujours eu ce sarcasme en toi. Du grand art Severus, dit Jasper. Comme intimider les autres. La peur filtrait par tous les pores de sa peau.

- Tu as été un bon exemple. Mr Weasley, souhaitez-vous que je vous montre vos appartements ?

- Bien sûr Professeur.

Les deux professeurs partent. Je me tourne vers Jasper.

- Comment as-tu connu le professeur Rogue ?

- Pas ici.

Il me porte pour nous emmener rapidement dans ses appartements. Il nous assoie dans le canapé.

- Il y a quelques années, je vivais sur Londres. Je ne supportais plus la vie chez les Cullen, alors j'avais repris mon ancien régime. Je chassais le soir lorsque j'ai entendu un garçon pleurer et supplier un homme d'arrêter. J'avais prévu de faire demi-tour jusqu'à ce que je sente une odeur de sang. Mais elle ne ressemblait à rien de ce que j'ai pu connaître. J'ai compris par la suite que c'était le côté sorcier qui vous donne une odeur différente. Je me suis approché et j'ai vu le garçon, le dos en sang et l'homme qui lui ressemblait, tenant une ceinture, le frappant. Lorsque j'ai croisé le regard suppliant du garçon que son père appelait « monstre » ou « infâme chose », j'ai eu envie de faire quelque chose pour lui. Je suis arrivé derrière le père et j'ai rapidement planté mes dents dans son cou. Il a essayé de se débattre mais je en l'ai pas lâché. Je l'ai vite tué. Pendant une poignet de secondes, j'ai voulu tuer le garçon mais encore une fois, son regard m'a transpercé. Il n'avait pas peur de moi. Il savait qui j'étais. Je l'ai aidé à se relever et l'ai conduit chez lui pour le soigner. J'ai appris qu'il vivait quasiment seul, sa mère n'étant jamais là. Je suis resté quelques semaines, puis, je suis parti, il retournait à Poudlard.

Lorsqu'il finit son histoire, il essuie les larmes qui ont coulé sur mes joues.

- Il ne t'a jamais dit qu'il était un sorcier ?

- Non, je soupçonnais qu'il était différent mais il était discret, il l'est toujours.

- Tu l'as influencé.

- Pas assez, il a pris de mauvaises décisions.

- Tu ne pouvais pas gérer ce qui se passait à Poudlard. C'est un homme torturé.

- J'aurai voulu que les choses soient différentes.

- Mais, elles l'ont été. Tu as empêché son père de le battre. C'est énorme pour lui. J'en suis sûr, le rassurais-je. Par contre, je ne comprends pas pourquoi il a été froid avec toi, en cours en Potion.

- Il t'estime beaucoup. Il a dû se rende compte de certaines choses et il a voulu te protéger, même s'il me connaît et que je l'ai aidé, il sait de quoi je suis capable.

Je ferme les yeux et me blotti contre lui, pensant à tout ce qu'il m'a dit.

OoO

- Es ce une obligation ? Je préférais rester avec Hermione.

- Oui, Albus veut nous montrer certains coins de Poudlard et il veut le faire pendant que tous les élèves sont occupés. De plus, tu es le meilleur stratège, rajoute Carlisle.

- Bien, dit-il contrarié.

- Tout ira bien, je resterai proche de Charlie et du professeur Rogue.

Je souffle un bon coup avant d'entrée dans la salle. Je suis à la fois triste et en colère d'être seule. Sa présence m'est devenu quasiment indispensable et en colère, parce que je me sens dépendante et j'en veux au directeur de m'enlever ma protection.

- Alors, Hermione, prête ?

- Prête à quoi ? Me faire casser le poignet ?

Il hausse un sourcil, je lui explique rapidement ce qui s'est passé.

- Je vais te protéger ma petite Hermione, dit Charlie en posant un bras sur mon épaule.

Bien sûr les élèves entrent et nous voient, les faisant parler. Ginny se rapproche de nous et vient faire un bisous sur la joue de son frère. Elle et Charlie ont toujours eu une relation forte, j'ai toujours trouvé cela mignon. J'aurai aimé avoir un grand frère.

- Je suis contente de te voir grand-frère.

- Moi aussi Ginny.

Elle rayonne et retourne voir ses amies. Es ce que c'est moi, où Charlie est un peu plus froid que d'habitude.

- Ca va ? Lui demandais-je.

- Elle a changé.

- Oui, mais elle reste ton unique sœur. Et elle est jeune.

- Tu es la gentillesse incarnée, Hermione.

- Et souvent, j'ai droit à un coup de baguette. Aller, va donner ton cours, professeur.

Le professeur Rogue nous explique ce que nous allons faire aujourd'hui. Ginny se rapproche de moi.

- Alors, tu te sens mieux la grosse. Le sexy Jasper, ensuite, mon frère. Tu allumes tout le monde pour te sentir mieux dans ta peau.

Je ne réponds rien. Puis si j'ouvre la bouche, j'aurai peur de rire.

- Soyons honnête, tu n'es qu'une petite grosse.

Elle fait glisse son regard sur mon corps avant de sourire fièrement et de tourner les talons. Il est vrai que je n'ai pas son corps longiligne et musclé grâce au Quiddich. J'ai des hanches et une poitrine assez conséquente et un peu de ventre, mais es ce que je suis grosse ?

Considérant la mode actuelle, oui, je le suis sûrement.

Je me concentre sur le cour jusqu'à ce que j’entende Ron faire une réflexion désagréable sur les vampires. Je crois qu'ils parlent de notre sortie à pré-au-lard.

- Les vampires ne servent à rien. La preuve, ils se sont cachés lorsque les mangemorts ont débarqué. Si moi et Harry avons été plus près nous serions venus aider les Aurors. Soit disant les vampires peuvent tuer une personne en quelques minutes mais là. Rien. Ils ont disparu.

Pendant que tous ses amis rigolent, j'interviens, hors de moi. J'arrive à mon point de rupture.

- Mais ce que tu peux être stupide, lâchais-je énervée.

Toute la salle devient silencieuse. Ils me regardent étonné, sauf les professeurs qui sont amusés, surtout Rogue.

- Les vampires sont un atout pour nous, si les mangemorts avaient vu qu'ils étaient là, tout ce pour quoi nous travaillons aurait été anéanti. Alors non, Ronald, ils ne se sont pas cachés, ils ont gardé l'effet de surprise pour surprendre Voldemort. Comment crois-tu qu'il aurait réagit en sachant que nous avons des vampires de notre côté. Il aurait fait de même, sombre idiot. Alors, pour une fois, réfléchi et nous finirons peut-être tous en vie.

- Il y a déjà eu des morts, crache Harry. Nous faisons tous des sacrifices, ici. Enfin presque, dit il en me regardant.

C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. En quelques secondes, tout me revient en mémoire.

- Je n'ai pas fait de sacrifices ? Tu te fous de moi ?! Hurlais-je. J'ai effacé la mémoire de mes parents. Je ne fais pas attention aux exclamations choquées de toute la salle. Pour qu'ils soient en sécurité vu que tu n'es pas foutu de tuer un vieillard ! Tu es un sorcier faible et fainéant.

Je me rends compte que des larmes ont coulé lorsque je les sens glisser dans ma bouche.

- Hermione ?

Je me retourne vers Charlie et le professeur Rogue.

- Puis-je quitter le cours, professeurs ?

- Oui Miss Granger.

Je tourne les talons et me dirige vers la porte dans le but de me cacher.

- Quant à vous Potter, vous et moi allons au bureau du directeur. Miss Granger a raison. Vous êtes fainéant ce qui vient de votre père. Dommage que vous n'ayez pas pris l'intelligence de votre mère, ni son sens du travail.

Sur ces mots, je ferme la porte brusquement. Mon instinct me fait courir dans une direction. Je pense que mon corps me fait rejoindre Jasper. Je remercie notre lien de compagnon.

Les larmes brouillent ma vue, pourtant je cours toujours aussi vite. Lorsque je prends un virage, je percute ce qui pourrait être un mur mais je reconnais de suite l'odeur de Jasper. De puis, les murs n'ont pas de bras pour me retenir.

- Je veux partir. Maintenant, dis-je la voix brisée.

Jasper me serre plus fort.

- Nous ferons ce que tu souhaites.

Mes sanglots redoublent, le soulagement m'envahit. Mon comportement est égoiste mais je m'en fiche. J'ai trop souffert. Jasper me prend dans ses bras pour nous emmener vers mes affaires, mais bien sûr, nous sommes intérrompu.

- Miss Granger, m'appelle le directeur.

- Vous fermez là, gronde Jasper.

- Ce que mon fils veut vous dire, c'est que nous vous avons prévenu. Les choses sont trop graves, dit Carlisle avec sa voix calme.

- Mais...

Jasper me repose au sol et s'avance vers le directeur en grondant fortement.

- Professeur Dumbledore, appelle le maître en Potions.

Potter le suit en baissant les yeux. Es ce que finalement, il aurait retrouvé son cerveau ? Jasper me rejoint et essuie mes larmes m'en envoyant tout son amour. Je ne peux que sourire même si je ne vais pas bien. Je me blottis dans ses bras. Rosalie vient me murmurer qu'ils payont tous.

- Comme Miss Granger l'a suggeré, Potter doit se bouger les fesses et faire quelque chose, en dehors de visiter les placards à balai, dit-il moqueur. Je suggère un entrainement intensif pour le remettre au niveau des septièmes années, pour ensuite espérer qu'il atteigne un niveau supérieur.

- Il lui faudrait un entrainement sportif, rajoute Emmett en grondant. Je l'ai observé en combat, il s'éssoufle vite.

- Et tu veux t'en charger ? Dit Edward amusé.

- Bien sûr, dit il en contractant ses muscles.

- Voilà qui est réglé pour ce côté là, dit le professeur Rogue. Pour la magie, je suggère de le mettre au niveau des septième années avec Miss Granger qui je su…

- Pourquoi elle ?! S'offusque le survivant.

- Les méthodes des professeurs ne semblent pas vous convenir, alors peut être qu'avec une élève cela ira mieux. A moins que vous préfériez apprendre avec moi ?

- Professeur Dumbledore ? Supplie Harry.

Le directeur va pour ouvrir la bouche mais Jasper gronde fortement, lui en voulant toujours, alors le barbu réfléchi à ses mots.

- Pardonne-moi Harry, mais je ne suis qu'un vieil homme, qui malheureusement fait des erreurs. Je pense que le professeur Rogue a raison. Je comprends que tu ais envie de t'amuser mais tu as une mission et tu dois travailler dure pour cela. Après tu auras toute ta vie pour profiter de la forture familiale des Potter.

- Bon, on commence quand ? Demande Emmett.

- Vous ne partez plus Miss Granger ? Demande le directeur avec un sourire satisfait.

Jasper se met devant moi, me cachant du directeur.

- Veux-tu partir ?

- Oui… Non ?

- Penses à tes amis. S'il leur arrivait quelques choses, tu t'en voudrais, dit Bella.

- Non, soupirais-je. Mais, Emmett, je veux suivre tes entrainements physique et professeur Rogue, je veux suivre des cours supplémentaires, ordonnais-je.

- Je n'en attends pas moins de vous, dit-il fier. Je retourne à mon cour. Je vous laisse régler les détails.

Après un mouvement de cape, il s'éloigne.

Ooo

A suivre…

Alors ? Que pensez vous d' Harry ?

Bisous 

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Commentaires (87)

1. orely38 dimanche, 28 Septembre 2014

Mouahhh trop bien la confrontation avec La mère Weasley, avec Hermione qui a pris un peu plus d'assurance!!!!

Excellent comme toujours tu me diras ^^ J'ai très hâte de lire la suite !!!!

2. Miss Withlock-Granger samedi, 27 Septembre 2014

Evidement, j'ai adoré ce chapitre. Particulièrement le passage avec Molly !!!!! J'ai hâte de lire la fin de sa crise et de voir ce qui va se passer en suite. Je suis avec attention les couples : Jasper/Hermione et Alice/Drago. Ba oui, je les adore !!! En tout cas, te chapitre me plait ENORMEMENT et je reviens la semaine prochaine pour la suite tant attendue !!!

3. Amelilia samedi, 27 Septembre 2014

J'ai vraiment adoré ce chapitre ! Surtout la fin à vrai dire :DD Les paroles d'hermione pour molly sont crues mais tellements appropriées, vu le contexte ! Après tout, tout ce qui lui disent ces pseudos-amis, se situe à peu près dans la même veine !
J'ai hâte de découvrir la suite ! C'est pour bientôt ? ( ok tu viens juste de poster mais ta fic est captivante c'est de ta faute xD)
Bonne continuation ! :D

4. Miss Granger-Withlock dimanche, 14 Septembre 2014

Comme toujours, un chapitre absolument génial !!! Je trouve les chapitres un peu trop court mais vu qu'il sont poster régulièrement, ça va !!!! Sinon, j'ai trop hâte de voir le premier cours de Harry avec Hermione et je crois que je n'ai jamais autant détester (ou détester tout court) Harry et Ron. J'ai aussi trop hâte de voir ce qui va se passer avec Jasper !!! Bon, ba voila, j'ai fait le tour !! A dans 2 semaines ;-) !!!

5. gigi35 samedi, 13 Septembre 2014

j'aime bien ce chapitre =)
le fait de voir ron comme ça m'a vraiment fait rire =p
Et la façon dont hermione a remie en place Harry, trop génial. Lui qui se croit le meilleur va très vite tomber bien bas avec elle, j'en suis sur =)
Hate de lire la suite de l'entrainement avec Emmett =p
Et surtout la suite de cette fin =), qu'est ce que Jazz va répondre, bien que je suis sur qu'il va lui dire non =)
En tout cas continue comme ça, car ta fic est vraiment super

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017