Fiction Litterature

Dévotion au mal

Chapitre 1

 

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Disclamer : Tout à JK Rowling

Beta : Sweet Dream-Chan et Anelo7

Attention personnages OOC et fiction très décalée. Dark Hermione.

Écrite en 2008, une de mes première fictions, donc oui, il y a sûrement des trucs à retravailler (comme le dit ma Beta et j’en prends note) mais j’espère que vous allez quand même apprécier cette fiction.

Bonne Lecture


L’histoire commence en deuxième année à Poudlard.

Une jeune Gryffondor, ayant entamé sa seconde année à Poudlard, se promène sans but dans les couloirs. Son regard dérive vers un garçon qu’elle n’a jamais vu, un Serpentard. L’aura qui émane de lui est envoûtante, il a quelque chose de différent des autres. Son teint pâle est accentué par la couleur presque blanche de ses cheveux en désordre, contrastant avec son uniforme impeccable. Aucun poil de familier ne repose sur sa robe de sorcier, le nœud de sa cravate est parfait, reposant fièrement sur sa chemise dont la blancheur pourrait faire pâlir les ailes d’un ange. Le visage fermé, il continue sa route sans même prêter attention à la jeune fille.

Au fil des jours, son attirance envers l’inconnu grandit avec la curiosité de son identité : qui est-il, lui qui ne cesse de l’ignorer ?

« Ne serais-tu pas l'amie de Potter ? Quel est ton nom ?

- Hermione Granger et toi ?

- Mon nom n'a pas d'importance. »

Hermione fronce les sourcils, mais n’en dit pas plus.

« Je ne t'ai jamais vu ici.

- Tu es de sang impur. »

Elle le foudroie du regard, c'est vrai que les Serpentards n'aiment que les sang-purs. Mais au fond d'elle, la jeune Gryffondor veut prouver au monde entier que même les enfants de moldus peuvent être aussi doués qu'eux.

« T'aurais-je vexée ?

- Ce n'est pas parce que je suis une fille de moldus que je suis moins bien que vous et votre manie du sang pur. Je veux prouver à qui le voudra que je suis brillante, dit-elle calmement, alors que la rage bouillonne en elle.

- Prouve-le. »

Il lui ordonne d’exécuter quelques sorts qui, bien que n’étant pas au niveau d'une deuxième année, sont malgré tout assez bien réussis. Son petit test ne dure que quelque instants. Il la regarde comme s'il lisait dans son esprit, avide de connaissances.

Il est intéressé par la belle Gryffondor.

« Tu ne t'en sors pas mal du tout. Je te félicite, tu as réussi la plupart des sorts que même mes amis, plus expérimentés que toi en magie ne réussissent pas. Je dois l'avouer, pour une moldue, tu es douée.

- Merci. »

Elle ne sait pas pourquoi mais ce compliment a une grande importance pour elle. Elle est fière qu'enfin quelqu'un, surtout un Serpentard, apprécie sa magie.

Elle l’a revu quelques fois dans le courant de l'année, tout le monde est effrayé par le basilic mais elle sent qu'elle n'a rien à craindre.

Un jour vers la fin de l'année, elle recroise son « beau Serpentard » comme elle aime l'appeler. Il la flatte à chaque fois qu'il la voit, ce qui ne laisse pas son cœur indifférent. Ils se sont rapprochés, et un jour, il lui a même révélé son nom. Elle aurait dû être effrayée et partir en courant mais elle n'en a rien fait rien, elle est restée devant lui, sereine et détendue. Hermione a même esquissé un sourire qui voulait dire « je m'en doutais ».

Le Serpentard lui propose une mission qu'elle accepte, avant tout pour lui faire plaisir. Même elle a peut-être toujours des sentiments pour lui à ce moment, à moins que ça soit à cause de leur passé commun. La réponse à cette incertitude viendra avec le temps. Elle est fière qu'il l'accepte avec son sang impur. Chez le jeune homme, on peut voir de la fierté d'avoir trouvé une sorcière aussi puissante. Il lui donne rendez-vous dans un manoir au courant de l'été. Pour quoi faire ? Ça, eux seuls le savent.

Pour brouiller tous soupçons à l'égard de sa nouvelle « amie », il décide de la pétrifier, sachant très bien qu'elle s'en sortirait. Les plans du jeune Serpentard ne se déroulent pas tout à fait comme prévu, mais il a quand même ses disciples.

L'été arrive et avec lui, l’arrivée d’Hermione au manoir des Malefoy. Ce jour-là toute sa vie bascule. Elle reçoit sa marque par un de ses disciples, son meilleur à l'époque : Lucius Malfoy, informé des plans de son maître. Elle a terriblement mal mais aucun son ne sort de sa bouche. Elle est devenue la plus jeune des Mangemorts. Le fils de Lucius n'en a rien su et ne le saura que bien plus tard.

Lucius lui apprend la magie noire. Elle aime ça, ça l'amuse, mais elle n'en oublie pas moins sa mission, celle-ci attendrait. Pour le moment elle s'amuse à tourmenter les pauvres animaux qui avaient le malheur de passer près d’elle dans le parc. Elle joue même avec Narcissa, à savoir, qui en torturerait le plus en un temps record.

Celui de Hermione, c'est douze en cinq minutes, sa maîtrise parfaite du Doloris ne fait que renforcer sa fierté, malgré le fait qu’elle a du mal avec les deux autres sortilèges impardonnables.

Drago ne les a jamais vus, ou plutôt, ne l'a jamais vue, son père a eu la prudence de l’envoyer en vacances chez son ami Blaise Zabini, mais il doit revenir dans quelques jours.

De son côté, Hermione doit partir en vacances sur les côtes Françaises, il ne faut pas éveiller les soupçons et ses parents tiennent à ce séjour annuel. Heureusement, elle a trouvé un moyen de dissimuler la marque sur son avant-bras. Elle la fait souffrir de temps en temps mais cette douleur lui rappelle à quel point tout cela la rend heureuse.


Premier chapitre un peu court mais les autres seront plus longs ! Promis.

Verdict ?

Chapitre 2

Beta : EveApplefield, Sweet Dream Chan et Anelo7


Quatrième année à Poudlard pour nos trois jeunes Gryffondors, pleins de bonnes intentions, mais on ne dira pas envers qui…

Dans une des nombreuses pièces du château, un soir parmi tant d’autres, deux élèves que tout oppose ont quitté leurs lits. Gryffondor et Serpentard, sang pur et impur, voilà un mélange qui est plutôt rare et critiqué, mais pourtant bien réel pendant les rudes nuits de Poudlard. Les amants ne discutent que très peu, et préfèrent s’adonner aux plaisirs de la chair. Ils se voient depuis des mois, dans le plus grand secret. De jour, Hermione Granger et le Serpentard se haïssent, puis, une fois le soleil couché, ils consomment leur passion. Ils font très attention à ne pas être vu. Enfin, surtout elle, parce qu’à peine rentré, lui s'empresse de raconter ses exploits, sans évoquer le nom de la fille.

Un jour, marchant seule dans un couloir, elle croise son petit ami, ils s'embrassent furtivement, une fois, deux fois, attirés comme des aimants, inséparables. Les mains de son petit ami descendent sur ses fesses, elle approfondit leur baiser, tandis qu’il l’attire vers la première porte à sa portée : un placard à balai. Ça ne les dérange pas pour faire leur affaire.

Personne n’est au courant pour la marque d'Hermione, elle la dissimule avec de longs gants ou avec un sort.

Quelques semaines ont passé. Entre Hermione et son copain, c'est moins passionné. Mais cela ne les dérange pas. Il finit par rompre avec la belle Gryffondor. Elle semble contrariée, mais rien n'y paraît. Quelques jours plus tard ou plutôt quelques nuits, Hermione se lève pour aller courir vomir aux toilettes. Elle a même des nausées matinales. Et tous ces signes ne trompent pas : elle est enceinte. Elle en est fière. Elle sourit. Il faudra qu'elle lui dise, ce weekend.

Hermione croise son ex. Il est seul.

« Faut qu'on parle.

- Je n'ai rien à te dire.

- Ne dis rien et écoute. »

Il croise les bras et la fixe méchamment.

« Je suis enceinte.

- Pardon ? demande-t-il, choqué.

- Je suis enceinte.

- Tu veux faire quoi ?

- Et toi ?

- Je m'en fous, fais-en ce que tu veux.

- Que tu le saches. Je le garde.

- Tu veux le garder ?

- Oui, je dis, neutre.

- Mais tu ne peux pas !

- Si je peux et je vais le faire ! De toute façon tu viens de dire que tu t'en foutais ! Même si, je te l'accorde, on était deux pour le faire ! dit-elle, agacée.

- Tu ne peux pas être enceinte. Ce n'est pas possible.

- Oui, eh bien si Môssieur était moins pressé de me sauter, on aurait peut-être pris le temps de se protéger ! dit-elle en toute mauvaise foi, étant elle aussi, contente de leurs galipettes.

- Tu n'étais pas contre si je me rappelle bien !

- Mais moi je ne me plains pas de ce bébé ! Je le garde et je ne te veux plus dans ma vie ni celle de mon enfant. Adieu ! »

Il reste sous le choc, Hermione part avec un sourire dessiné sur son visage. Elle est satisfaite. Elle se caresse le ventre.

Elle accouche après les examens de fin d’année. Elle a mis des pulls plus grands et puis la magie peut cacher ou atténuer bien des choses. Personne ne s'en est aperçu. Mais elle le voulait ce bébé.

Ses parents n’ont pas été très heureux d’apprendre que leur petite fille allait avoir un enfant, mais devant l’entêtement d’ Hermione, ils n’ont pas eu d’autre choix que de se plier à sa volonté. Elle accouche d'un petit garçon appelé Matthew. Son maître est fier d'elle, de sa plus jeune Mangemort. Ne croyez pas qu'elle ne l'aime pas. Au contraire, ça doit être l'une des meilleures mamans. Sauf que lorsqu'elle sera à Poudlard, ce seront ses parents à elle qui s'en occuperont. Elle rentrera quelques weekends pour le voir, avec une autorisation parentale et des faux problèmes de santé de ses parents et ça devrait passer. Son bébé, sa progéniture. Le fils d'un Serpentard et d'une Gryffondor.


A suivre...

Chapitre 3

Les pensées sont entre *...*

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Été entre la 6ème et 7ème année.

Matthew a grandi, il a maintenant deux ans, bientôt trois. Hermione est avec lui en vacances. Qu’est-ce qu’elle peut l’aimer… et lui aussi vu ses éclats de rire. A la fin de leurs vacances Hermione et Matthew rentrent dans leur maison moldue. Encore souriante, elle entend le téléphone sonner ; et le sourire disparaît dès que l’interlocuteur se met à parler. Ses parents ont eu un accident de voiture. Un camion les a percutés. Reposant le combiné, elle s’assoie sur une chaise. Matthew qui pour son âge est très évolué va prendre sa maman dans ses petit bras.

«  Ta quoi Môman ? me demande Matthew

- Papi et Mamie sont parti faire un grand, grand voyage. Ils ne reviendront pas.

- Mais ze voulais les voir ! s’exclame-t-il en commençant à pleurer.

- Tu ne pourras pas. C’est comme ça et on n’y peut rien. » dis-je sèchement

Hermione ne pleure pas, une Mangemort ne pleure pas. Puis sinon Matthew va s’inquiéter et sera encore plus triste. Tout en préparant à manger elle se demande ce qu’elle va faire de Matthew quand elle devra retourner à Poudlard. Il faut qu’elle y aille, sa mission n’est pas finie.

Où va-t-elle le mettre ? Narcissa ? Non, Le maitre ne veut pas le voir avant l’âge. Ce n’est pas grave, il faut qu’elle lui demande. Après tout c’est son bras droit.

Le lendemain les voilà partis pour le manoir Malfoy. Au préalable elle a envoyé un courrier pour prévenir de son arrivée, surtout avec Drago dans le manoir. Narcissa lui a répondu que son fils ne poserait pas de problème. Hermione met sa longue cape noire et cagoulée avant de transplaner avec son fils dans ses bras. Elle arrive dans le hall.

«  Tata !!!!

- Le maitre t’attend. » me dit Narcissa.

Je m’en vais avec ma descendance dans les bras. Je me dirige à l’étage, dans le couloir je croise Drago mais il ne me reconnait pas. J’esquisse un sourire en voyant sa mine dépité. Il se retourne quand même sur mon passage. Ma démarche est féline et aérienne. Même cagoulé je les fait tous tomber.

«  *Tous les même ! Ils réfléchissent avec leurs couilles… * »

Je rentre dans la pièce du maitre. Rogue est ici avec Lucius et Bellatrix. Je garde ma cagoule, il ne faut pas que Rogue me reconnaisse, sinon je suis perdue. Je m’agenouille devant mon maître. Ce dernier dit aux autres de sortir. Je ne bouge pas toujours agenouillée.

«  Relève-toi. » me dit mon maitre

Je le fais puis enlève ma cagoule. Je le regarde gravement avant de lui faire part de mon dilemme.

Au moment de sortir.

«  Maître, je n’ai pas confiance en Rogue. Il joue un double jeu.

- Assied-toi. »

Je m’assoie à coté de mon maitre puis remet ma cagoule. Nagini vient se lover sur mes genoux. La porte s’ouvre toute seule. Les trois Mangemorts entrent. Des cordes sortis de partout s’enroule autour de Rogue.

«  Lucius, du Véritaserum. »

Lorsque Lucius fait avaler la potion à Rogue, Bellatrix rigole sadiquement. Je souris méchamment mais c’est la seule partie de mon visage que l’on peut voir car mes yeux sont cachés. Mes doigts caresse délicatement le serpent. Voldemort l’interroge. Il s’avère qu’il joue bien un double jeu, je l’ai appris récemment à ma 1ère réunion de l’Ordre avec Harry et Ron. Mais la question que nous attendons tous : de quel côté est-il réellement ?

«  Je suis de votre côté. Potter doit payer ! Ainsi que Weasley et la sang-de-bourbe ! »

Le maître me fait un signe pour enlever ma cagoule et fixe méchamment mon professeur de potion. Le serpent s’en va de mes genoux comme s’il savait ce qui allait arriver. Bellatrix et Lucius ne sont pas étonnés de me voir, seuls eux et Narcissa sont au courant. Oui je me suis épanouie depuis quelques années, depuis que j’ étais enceinte. Pendant ma grossesse j’ ai pris des formes mais en accouchant je ne les a pas réellement perdu. Attention ce n’est pas de la graisse, ce sont juste des formes plus pulpeuses.

«  Alors comme ça tu veux me tuer ? ENDOLORIS !! »

Mon sortilège ne dure que quelques secondes mais il est d’une telle férocité que ça l’a pas mal chamboulé. Les deux Mangemorts rigolent. Rogue me regarde à la fois surpris et apeuré. Je m’accroupi près du corps au sol de Rogue et lui met ma baguette dans le cou.

«  Eh bien mon cher professeur, vous n’avez rien à dire ? »

Les deux autres Mangemorts rigolent alors que Voldemort se délecte avec plaisir de la scène devant lui. Le serpent lui aussi semble s’amuser de la scène, il ondule autour de nous deux au centre.

«  Com… Comment ? Depuis combien de temps ?

- Depuis mes douze ans.

- Depuis tout ce temps tu es une Mangemort ? Comment n’ai-je rien vu ? »

Je lui fait un sourire sans joie puis retourne m’assoir à coté de mon maitre. Rogue ne m’a pas quitté des yeux jusqu’à ce qu’ils sortent.

De l’autre côté du mur en redescendant au salon.

«  Qui est au courant ?

- Cissy, Lucius moi et maintenant toi, dit Bellatrix fièrement

- Inutile de te dire que cela doit rester un secret. Elle n’a pas fini sa mission, dit Lucius très protecteur

- Quelle mission ? »

Personne ne répond car il rentre dans le salon ou Narcissa joue à faire voler le petit Matthew. Ce qui l’amuse beaucoup.

«  Voudrais-tu un autre enfant ? Un plus dévoué ? dit Lucius amusé

- Lucius ! Voyons notre fils me suffit.

- Ouais... » bougonne-t-il.

Une fois Matthew posé au sol il va voir tonton Lucius. En effet, quand je viens voir mon maître, j’emmène ce petit bout de chou et les Malefoy me le garde. Drago ne l’a jamais vu, heureusement sinon ma mission tomberai à l’eau et inutile de vous dire que le maître serait très en colère contre moi même s’il est plus « gentil ». Personne n’a jamais vraiment su pourquoi. A chaque fois que le maître est en colère, il s’en prend souvent aux autres mais pas à son bras droit. Tiendrait-il à moi à sa façon ? Tout est possible dans ce monde…

Je les rejoins quelques instants plus tard, toujours avec ma capuche. Je croise quelques Mangemorts, on se salue rapidement, ils me respectent, ils savent qui je suis : son bras droit mais mon identité reste secrète et personne n’essaye de savoir qui je suis. Le dernier qui a essayé a été torturé.

Il raconte que je ne suis qu’à lui. Je suis SON Hermione, il me garde pour lui. Ça me convient. J’ai toujours les même sentiments pour lui depuis ma 2ème année quand je l’ai croisé adolescent. Matthew saute dans mes bras. Il me reconnait même si je suis entouré des autres qui eux aussi sont cagoulé. Rogue regarde la scène surpris.

«  Môman, enlève ta capuse, tu me fais peuuur. »

Je souris puis d’un geste délicat je l’enlève.

«  T’es plus zolie comme ça ! »

Je lui souris, c’est mon rayon de soleil même si ma vie me convient et que je suis heureuse comme ça.

«  C’est ton fils ? 

- Oui. 

- Qui est le père ? 

- Un parmi tant d’autres. »

Rogue est choqué de mes propos, il ne me voyait pas du tout comme ça, il pensait même que j’étais encore vierge alors que j’ai un fils de presque trois ans. Drago entre dans le salon, immédiatement je transplane, Drago ne m’a pas vue, et n’a pas non plus vu mon fils. Ouf.

«  Pourquoi je n’ai jamais vu son bras droit ? demande Drago

- Peu de personne l’on vu, dit Narcissa gentiment

- Parce que tu n’en es pas digne. » rétorque Lucius avec une grimace.

PDV EXTERNE

Drago envoie un regard meurtrier à son père qui lui en renvoie un empli de mépris. Il ne le trouve pas digne d’être un Malefoy. Il aurait préféré avoir Hermione comme fille, au moins ELLE, elle est une fidèle qui se démène pour le maître.

«  Quand tu auras ta marque, peut-être, dit sa mère

- Et pour quand aurai-je le plaisir de recevoir cette marque ?

- Tu devrais être honoré de ce privilège !

- Mais je le suis père. Je le suis.

- Alors montre plus d’enthousiasme ! grogne Lucius

- Lucius, laisse-le. »

Lucius s’en va en faisant virevolter sa cape noire.

«  Qui serait assez fou pour accepter la marque aussi jeune ? s’interroge Drago.

- Des personnes insoupçonnées... répond Rogue, mystérieux

- Pardon ?

- Severus ! Ça suffit ! Drago mon chéri, va préparer tes affaires pour l’école. Tu dois être content tu es préfet-en-chef ! »

- Je le suis mais il va sûrement y avoir la sang-de-bourbe ! Je la hais celle-là ! » s’exclame-t-il avant de partir.

On peut voir le regard de Narcissa de la peine et Rogue fait une grimace qui ressemble à un sourire. Il repense à « la sang de bourbe, le bras droit de Lord Voldemort »

PDV Hermione

Dans le train pour Poudlard, je ne suis pas dans la cabine des préfets, mais dans un compartiment spécial avec Matthew, le directeur ayant appris pour mes parents, il m’a proposé de l’amener à Poudlard. Je pourrais m’en occuper, il restera avec les elfes de maison quand je serai en cours. Ce vieux fou me facilite la vie, et je n’ai même pas eu besoin de lui demander. Mais je préfère comme ça, je ne lui doit rien.

«  On va jouer à un jeu. D’accord ?

- On va jouer avec les animaux ? Comme avec tata Cissy ? »

Je souris, Narcissa adorait jouer avec moi avec les animaux du parc Malefoy.

«  Non mon chéri, quand on sera avec des personnes tu devras m’appeler Hermione et ne jamais tu m’entends JAMAIS parlé de tata et tonton ni de la marque de maman. Rien de tout ça. D’accord ?

- Pourquoi ?

On joue. C’est jeu. D’accord ? C’est très important !

- D’accoord.

- C’est bien mon petit diable. Je t’aime.

- Moi auchi môman. »

On arrive à Poudlard, je descends en tenant la main à Matthew, les élèves nous regardent bizarrement. Je fais circuler le bruit que c’est mon petit frère et que mes parents sont morts, tués par le maitre des ténèbres, ça fait rapidement le tour de l’école. Je ne dîne pas dans la grande salle mais dans mes appartements avec mon fils. A la fin du repas, Malefoy entre avec McGonagall.

- Bonsoir vous deux, nous salue-t-elle.

- Bonchoir Madame, répond Matthew. 

- Bonsoir Professeur. Malefoy. 

- Granger. »

McGonagall nous explique nos fonctions puis s’en va.

«  C’est qui lui ? grimace Malefoy.

- Mon frère.

- Un moldu je parie ! » dit-il dégoûté

- Non ! Avec Tata Nar-… commence Matthew.

« Matthew, n’oublie pas notre jeu ! C’est un sorcier. »

- Il a les même yeux que toi en tout cas. » se contente-il de dire avant de partir dans sa chambre.

Je le regarde partir étonné. Une fois Matthew couché, je lui raconte une histoire, MON histoire. Il aime beaucoup. Je sors une fois qu’il est endormi.

«  Bonne nuit mon petit diable !

- Tu donnes des surnoms bizarres pour une Gryffondor et pour une sœur.

- Mêle-toi de tes affaires Malefoy. »

Je rentre dans ma chambre.

« Je suis plus Serpentard que toi mon cher. Seul mon sang fait défaut. Mais je le soigne. »

Drago lui aussi s’en va dans sa chambre, il repense à Matthew. Il doit trouver mon histoire bizarre. , son père ne lui a parler d’une attaque de moldu et encor moins mes parents, il n’a JAMAIS entendu parler de moi d’ailleurs sauf quand lui m’évoque dans tes termes pas très élogieux. Je suis quand même la meilleure amis de Potter, c’est bizarre qu’IL n’est rien tenté contre moi. Tu m‘étonnes. Il ne veut pas s’abaisser à s’occuper de cette sang de bourbe pense Malfoy.


Les jours passent, je ne déjeune quasiment jamais dans la grande salle. Je reste avec Matthew et certains week-ends, je ne suis pas là.

Un samedi de septembre, Lucius Malefoy reçoit une lettre de son fils. Il la lit et se met à rire (ce qui est très rare chez lui), il me la tend pour que je puisse lire. A la fin j’esquisse un sourire.

« Je crois que votre fils n’est pas aussi bête que l‘on pensait. 

- Finalement on va pouvoir en faire quelque chose. 

- Je n’aime pas ses soupçons. 

- Quand prévois-tu de réussir ta mission ? 

- A la fin du mois. 

- Bien, le maître sera content. 

- Je l’espère. Et votre fils, quand reçoit-il quand sa marque ? 

- Cela dépend de toi et de ta mission, mais si tout va selon tes plans, en fin d’année. 

- Hermione ! Viens ! Le maître veut te voir, dit Bellatrix en entrant.

- A tout à l’heure, père. » dis-je en me levant

Bien que n’étant pas mon géniteur, je considère Lucius comme mon père. Après avoir tourné les talons, je me dépêche d’aller voir mon maître. Je m’incline devant lui avant de lui expliquer mon plan pour ma mission.

«  Maître ? 

- Pose ta question. 

- Est-ce que Malefoy junior sera pour moi lorsqu’il sera des nôtres ? 

- Aurais-tu peur de ce petit avorton ? 

- Non maître ! Je n’ai peur de personne ! 

- Bien, retourne à Poudlard. Emmène ta progéniture. »

Il n’a pas répondu à ma question. Je vais pour sortir de la pièce.

« Tu as fait du très bon travail avec ton fils, il sera un grand sorcier Mangemort.

- Merci maître, tout ça est pour vous.

- Et rend-moi un autre service.

- Tout ce que vous voulez maître. 

Il m’explique ce service.

Je sors de la pièce avec le cœur qui bat très vite. Le maître, MON maître m’a fait un compliment… Un sentiment de fierté et de joie grandit en moi, et je ressens comme des papillons dans le ventre chaque fois qu’il me fait comprendre qu’il est content de moi.

 

Chapitre 4

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

De retour à Poudlard, je rentre avec mon fils dans la salle commune toujours souriante.

«  Où étais-tu, Granger ? 

- Voir nos parents. 

- Et tu reviens le sourire aux lèvres ? Tu es bizarre. 

- Matthew, va dans ta chambre s’il-te-plait. 

- Mais… »

Il ne finit pas sa phrase parce que je fais les gros yeux ce qui le dissuade de continuer et de désobéir. Je m’approche de Malefoy avec un regard menaçant, qui n’a plus l’air de faire le fier à côté de moi. Il ne sait pas pourquoi mais il me trouve flippante des fois. Mais j’ai quelque chose qui lui plaît, ça se voit dans ses yeux et j’avoue que je pénètre son esprit quelques fois... C’est vrai que, bien que je n’y fasse pas trop attention, beaucoup de garçons se retournent sur mon passage. Même lui, bien qu’il n’osera jamais le dire.

«  Ne dit plus jamais que je suis bizarre ! Le plus bizarre de nous deux, c’est toi. Tu as des parents Mangemorts et toi tu ne veux pas devenir comme eux ? Tu pourrais avoir tellement plus.

- Et dit moi ce que je n’ai pas ?

- Le pouvoir mon chou, le pouvoir. » répondis-je en passant une main sur sa joue.

Je le laisse cogiter, j’en ai déjà trop dit et m’en vais voir Matthew avant que je n’en dise plus. Déjà qu’il a des soupçons mais là je prends le risque de me faire découvrir. De toute manière, il le saura. Alors, aujourd’hui ou demain, quelle différence ?

Je couche Matthew et vais dans le salon faire mes devoirs, Drago vient s’assoir à côté de moi.

«  Tu es bizarre Granger.

- Ne redit jamais ça ! m’exclamé-je en pointant sur lui ma baguette.

- Et sinon quoi ? Tu vas faire quoi Granger ? Me jeter un Doloris ? Je suis sûr que tu n’en as jamais jeté de toute ta pitoyable vie !

- Et toi Malefoy ? Ta mère te l’a appris ? Ou ton père ? Non bien sûr, il a honte de son fils ! lui rétorqué-je avec un sourire mauvais.

- Ne parle pas de ma mère ! Et comment sais-tu cela ? hurle-t-il en colère

- Facile, il te ridiculise dès que vous êtes en public et tu vois bien les regards qu’il te lance ! » dis-je amusée.

Je rigole d’un rire sans joie en voyant la tête de Malefoy. Il me fixe dépité.

«  Je ne voudrais pas être à ta place, je compatis à ta peine. »

Je me lève et l’embrasse délicatement sur le coin des lèvres.

«  Bonne nuit Drago. »

J’ insiste bien sur son prénom. Il touche sa peau ou je l’ai embrassée, je vois la scène mais ne dit rien et s’enferme dans sa chambre.


Le lendemain on a double-cours de Potion avec Rogue. Il est différent envers moi, il ne sait pas comment réagir, s’il me descend trop je pourrais me plaindre à Lord Voldemort ou lui faire regretter amèrement son amertume. Cela m’amuse beaucoup.

«  Miss Granger votre potion est …. Disons…. Comment dire… 

- Oui Monsieur ? Est-ce que vous vous sentez bien ? Faut-il prévenir quelqu’un ? 

- Elle est parfaite miss Granger, parfaite ! » dit-il avec un air pincé

Il s’en va alors que je me délecte de ma victoire.

«  Je le trouve bizarre Rogue avec toi ! dit Ron

- Oui, il a raison… Il te fait beaucoup plus de compliments que d’habitude et on dirait aussi que.. qu’il ne tient pas à te contrarier, ou quelque chose comme ça… ajoute Harry

- Ouais vous avez raison, répondis-je.

- Ça doit être parce que tu as perdu tes parents, il ne veut pas que tu t’effondres en pleurs.

- Ouais, t’as raison. »

Mon dieu qu’il est bête. Si tu savais mon chou… Le cours se finit enfin.

«  Au revoir Professeur, dis-je pleine sous-entendus.

- Au revoir miss Granger. »

Le soir je couche Matthew et part lire dans la salle commune, Crabbe Goyle et Malfoy discutent.

« Où est Blaise ? 

- Parti, il avait des doutes sur un truc, dit Crabbe

- Il a dit ce que c’était ?

- Non. » répond Goyle

Qu’est-ce que Zabini est parti foutre ? Et chez qui ? Crabbe et Goyle s’en vont, Malefoy reste là à lire un magazine de Quidditch. Tout est silencieux jusqu’à ce que…

«  AAAAAH !!!! » hurlé-je.

Un magnifique cri de douleur, je me tiens mon bras, incapable de me maîtriser. Malefoy me regarde j’ai les larmes aux yeux, je lâche mon bras rapidement.

«  T’es pas folle de crier comme ça Granger ! s’exclame-t-il.

- Surveille Matthew ! » dis-je me dirigeant vers la sortie.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre que je suis déjà en train de courir vers la partie du château ou se trouve les appartements des profs. Je croise Rogue.

«  Venez avec moi. »

On se dirige en silence vers l’appartement du profs. Il fait apparaitre deux tasses de thé, je me masse le bras.

«  C’est douloureux ?

- A votre avis ? dis-je entre mes dents

- Question idiote je vous l’accorde… En tant que bras droit du maître de ténèbres, vous ressentez doublement ses émotions à travers sa marque et vu que moi j’ai eu mal j’imagine vous, surtout une jeune sorcière comme vous. 

- Je suis peut-être jeune mais j’en ai vu d’autre ! 

- Je le conçois. Vous savez ce qui s’est passé ? 

- Zabini. 

- Qu’est-ce que Mr. Zabini veut au maitre ?

- Il sait.

- Pardon ? Il sait quoi Miss Granger ? 

- Pour Matthew. 

- Je ne vois pas le rapport. »

Hermione le regarde longuement, il comprend enfin.

«  Mr. Zabini est le père de Matthew ?

- Oui. Le donneur de sperme plus exactement, ce n’est pas son fils ! C’est le fils du maître !! »

Devant ma colère il ne dit rien.

«  Le maître est en colère, Zabini a du souffrir. » lâché-je en caressant ma marque.

Un sourire maléfique se dessine sur mon visage, Rogue frissonne. Lui aussi me trouve envoutante. Des pensées assez osées défilent dans la tête du professeur des potions. Je me lève, passe à côté de Rogue, un de mes doigts s’égare dans le cou du prof. Il me fixe étonné.

« Voyons Monsieur, vous en mourrez d’envie ne dites pas le contraire, dis-je sensuellement

- Voyons Miss je ne vo-… 

- Vous n’arrêtez pas de dire à Harry de fermer son esprit, faites-en autant. »

J’enlève ma main.

«  J’aurais expérimenté ça avec plaisir mais plus tard. Bonne nuit Monsieur. »

Je sors, fière de moi. Non pas que je coucherai avec lui, bien sûr que non, mais j’aime assez ce jeu. Les exciter et m’en aller. J’aime quand ils perdent leur moyen. Je me sens puissante.

Je rentre dans l’appartement avec des envies, c’est le seul défaut à mon plan, personne n’est parfait. J’ai aussi des besoins à satisfaire. Malefoy est en caleçon allongé sur le canapé, je le détaille de la tête au pied, ce qui ne lui échappe pas. Je me dirige dans ma chambre.

«  Foutue envie ! Pourquoi il est habillé comme ça ? Ou plutôt déshabillé ? »

Je m’appuie contre un mur, ma main descend pour finir sous ma jupe et sous mon string, je me caresse lentement pour laisser entrer mes doigts, j’ étouffe un cri de plaisir. Malfoy jette un regard vers ma chambre et sourit.

«  Y’en qui s’éclate toute seule !! » entendis-je.

Je retire mes doigts murmure un sort pour cacher ma marque et ouvre la porte.

«  Quoi ? Tu veux me rejoindre ? Je m’ennuie toute seule. 

- Tu me propose de coucher avec toi ? 

- Ecoute Malefoy, j’ai une furieuse envie de baiser alors soit tu viens soit je me débrouille toute seule ! 

- Rêve Granger. Je ne coucherai pas avec toi. 

- Tant pis pour toi ! »

Je m’appuie dans l’encadrement de la porte et le regarde, je ne lâche pas son regard, mes mains redescendent doucement sur ma partie intime qui commence à être en feu. Drago observe mes doigts descendre, je ferme les yeux à l’idée du bien que je vais me procurer, mais une main sur mon poignet me fait rapidement rouvrir les yeux. Malefoy est à deux centimètres de mon visage. Nos respirations sont rapides et saccadées. N’en pouvant plus, je l’embrasse fougueusement, il répond avec envie à mon baiser, je le tire dans ma chambre, on enlève à la hâte nos vêtements enfin les miens parce que lui étant déjà en caleçon c’est plus rapide. Une fois nue je le pousse sur le lit et me met à califourchon sur lui en lui embrassant le torse, je me redresse, d’un geste habille de mes mains je me laisse pénétrer par le Serpentard, mes mouvements de bassin sont rapide, mais Drago qui aime dominer la situation se retrouve sur moi, je n’aime pas être dominée mais la, bizarrement je le laisse faire puis je sens l’orgasme arriver. Mes jambes tremblantes se resserrent autour de mon amant, il esquisse un sourire, je me remet sur lui et mène la cadence, Drago reprend le dessus, on se sourit et atteint l’orgasme ensemble enfin le 2ème pour moi. Il se retire pour s‘allonger à coté de moi..

«  Mon dieu, ça fait du bien. »

«  Tu m’étonnes, je savais que j’étais doué au lit mais de la à te faire avoir un orgasme multiple. »

Je souris à la réaction du Serpentard.

«  Tu ne me dis pas de me la fermer et tu ne me vires pas de ta chambre ? » demande t’il surpris

«  Pourquoi je dégagerais le meilleur amant que j’ai eu dans mon lit ? »

Il se relève surpris et me regarde ou me contemple serait le mot le plus juste. Je le laisse faire et n’est pas complexé ni gênée.

«  Fait gaffe tu baves. »

«  Je dois avouer que tu es bien foutu. » dit-il sans gêne

Drago balade ses mains sur mon corps, en toute délicatesse, je frissonne et souris. Un vrai sourire, ça ne m’arrive que lorsque le maître me fait un compliment, ou lorsque je suis avec mon fils. Mais là c’est devant Malefoy ! Bon d’accord c’est aussi mon amant et un sacré bon d’ailleurs : Et avec un de ces corps… Pardon je m’égare. (bavez pas les filles ! Faites pas les innocentes ! Je vous ai vues !!) Drago continue de balader des mains, je le fixe mi-amusée mi-excitée, ça y est ; l’envie me reprend. Je m’approche de lui et l’embrasse, et c’est reparti pour un tour, on n’en n’a jamais assez. Je dois penser à ma mission mais il y a aussi une part de plaisir…

A la fin de nos ébats, le Serpentard trop fatigué s’endort avec la Gryffondor mais chacun de leur côté. Le matin il est réveillé par des cheveux qui lui chatouillent le nez, le faisant ouvrir les yeux.

«  Et non j’ai pas rêvé ! marmonne-t-il.

- Alors comme ça tu rêves de moi ? Je suis flattée ! » dis-je me réveillant.

Je me lève en tirant mon drap et ma couverture pour l’enrouler autour de mon corps, il se retrouve sans rien sur lui, mes yeux descendent, je hausse un sourcil.

«  Mmhh, pas mal, dis-je d’un ton sournois avant de partir vers la salle de bain.

- Et merde ! Qu’est-ce que j’ai fait ?! » l’entendis-je s’exclamer une fois que je suis sortie.


On est samedi matin, après ma douche je vais réveiller mon fils.

«  Allez mon cœur ! Faut se lever !

- Non ze veut pas ! 

- Et pourquoi ça petit diable ? 

- Pourquoi t’a crié cette nuit môman ? 

- Je t’ai empêché de dormir ? »

Il fait oui de la tête.

« Pardon mon cœur. Reste dormir un peu. Je t’aime mon amour.

- Moi aussi ze t’aime. »

Je sors, le sourire aux lèvres mais il tombe vite lorsque Malefoy a laisser entrer Zabini qui tambourine à la porte. Il se dirige comme une furie vers moi. Mais il est taré ! Il n’a pas l’air content.

« Toi espèce de sale traînée !!!  hurle-t-il en me voyant.

- Bonjour Zabini. 

- Il est où ?! Je veux le voir ! me crie-t-il.

- Non, répondis-je calmement.

- Eh, calme-toi ! Déjà tu parles de quoi ?! tempère Drago

- Toi tais-toi ! » répondons-t-on en même temps.

Drago va pour répliquer mais je lui coupe la parole.

«  Viens avec moi toi ! »

Je tire Zabini par le poignet et le fait entrer dans ma chambre. J’ insonorise la pièce pour ne pas que Malefoy entende.

«  Tu veux savoir si c’est ton fils, je me trompe ? »

Blaise acquiesce d’un signe de tête.

«  Fais le calcul Zabini ! Pour une fois réfléchis ! »

Voyant qu’il galère, je me décide à l’aider un peu.

- Bon, quand je suis tombée enceinte j’étais en 4ème, et Matthew a deux ans. Alors, oui Zabini, Matthew est ton fils ! Ou plutôt tu es juste le géniteur parce que tu n’en veux pas ! 

- Mais je pensais que tu ne le garderai pas et je n’ai pas vu ton ventre grossir ! 

- Je l’ai bandé, l’informé-je indifférente.

- Je veux le voir, ordonne-t-il

- Non ! Personne ne sait que c’est mon fils et encore moins le tien !!!Tu ne vas pas tout faire foirer ! »

Blaise ne comprend pas. Je ne cède pas et le tue du regard. Blaise s’assoie.

«  Tu sais quoi ? Tu vas sortir d’ici et oublier Matthew. Il ne fait pas partie de ta vie et tu ne fais pas partie de la tienne.

- Pourquoi tu le voulais ? On avait que 14 ans. Tu es une élève brillante, je ne te voyais pas avec un gosse sur les bras.

- C’est MON fils et je l’aime. Et mes études ne sont pas toutes ma vie. »

Je m’assoie à l’envers sur une chaise et le fixe.

«  Promet-moi de ne rien dire. 

- Pourquoi je ferai ça ? 

- Question de sécurité. Pour lui, pour toi. Imagine si ton maître apprend que tu as couché avec moi. 

- Il le sais. Enfin, il sait que j’ai mis une fille enceinte mais ne sait pas qui… dit-il entre ses dents

- Pardon ?! m’exclamé-je faussement paniquée. Tu veux dire que le maître des ténèbres sait pour MON fils ? 

- Oui mais il n’y touchera pas. Il veut même le faire devenir un Mangemort mais j’ai promis de ne rien dire à la mère, c’est-à-dire toi. 

- Alors pourquoi me le dis-tu ? Il ne va pas être content… demandé-je sceptique.

- Parce que toi et moi on a vécu quelque chose. 

- C’est pour ça… ? Donc tu as toujours des sentiments pour moi ? 

- C’est possible. » dit-il évasif.

Je le fixe quelques secondes. Je me lève et vais m’assoir sur les genoux de Blaise une jambe de chaque côté. Nos visages sont très proches.

«  Donc si je résume, ton maître ne dit rien sur mon fils et tu as des sentiments pour moi. Il faut que je remercie ton maître. 

- Il te tuerait. 

- Possible mais j’aime le danger, ça m’excite. Tu devrais t’en souvenir… murmuré-je en me rapprochant de lui.

- Je n’ai pas oublié. » dit-il avec difficulté

On s’embrasse avec fougue, comme en 4ème année.

«  Mais je voulais le dire à tout le monde. Je voulais leur dire que je t’avais dépucelée et que je t’avais mis enceinte. Et que Matthew était aussi mon fils. »

- Tu ne m’as pas dépucelée. » dis-je avec un sourire jaune.

- Pardon ? »

- Tu m’as bien entendue Zabini. Ma première fois j’avais 12 ans. Mais ton maître t’a dissuadé de tout dire ?

-Oui. »

Je fais un sourire diabolique, c’est pour cette raison que j’ai eu mal. Zabini lui a fait part de ses intentions de tout dévoiler et mon maître lui a fait payer sa mauvaise idée. Je l’embrasse et m’en vais.

«  Il te voulait quoi ? me demande Malefoy. 

- Malefoy ce n’est parce que tu m’as sautée que tu vas savoir toute ma vie. »

Je pars dans la chambre de mon fils et repense à ce que Zabini pourrait savoir sur MOI. Je pense qu’il ne sait pas pour ma marque, sinon il m’aurait demandé de la lui montrer. C’est le principal. Heureusement qu’il n’a pas fait de rapprochement…

Puis je repense à ma mission. J’espère que ça à marcher même si ça ne lui déplairait pas de recommencer. STOP !!! Hermione ça suffit ! Il ne faut pas que j’éprouve du plaisir, ceci est un boulot. Mon cœur doit rester en dehors de ça…

J’habille Matthew pour manger, on va dans le salon. Malfoy lit un magazine de Quidditch.

«  Dit Mô-… Hermione, on pourra jouer avec les animaux cet après-midi ? 

- Si tu veux, on ira s’amuser. 

- Ouais ! 

- Tu ne descends pas manger Malefoy ?

- Non j’ai pas envie. 

- Tu veux rester avec nous ? Je viens de faire ma B.A..

- Oh oui ! Tonton Drago reste ! »

Matthew l’a appelé comme ça, vu que de toute façon il appelle quasiment tout le monde comme ça. Mais il s’entend bien avec lui, puisque le soir où je suis partie voir Rogue, Matthew s’est réveillé et Drago est resté avec lui, comme je le lui a demandé.

«  Ok. Juste pour toi. 

- Merci, dis-je sarcastique

- De rien Granger c’est gratuit, puis comme tu l’as dit c’est pas parce qu’on a baisé une fois que je dois t’apprécier. »

Je m’approche de lui et le défis du regard, lui aussi, nous sommes très proche.

«  Du sang ! Du sang ! » hurle Matthew en tapant des mains

On regarde Matthew étonné.

«  Qui t’a appris ça ? demande Malefoy les sourcils froncés.

- ‘Peut pô dire… »

Mon cerveau réfléchi à grande vitesse, ça doit être Bellatrix. Je souris en imaginant la scène. Bellatrix assise avec Matthew sur ses genoux dans le parc, et quelques mètres plus loin Narcissa jouant avec un moldu, sûrement à lui jeter un impérium ou deux.

«  Ton frère a des idées assez morbides pour son âge. Tout le contraire de toi, même si des fois t’es vraiment flippante.

- Aurais-tu peur de moi Malefoy ? 

- Je n’ai sûrement pas peur d’une sang-de-bourbe !

- Fils indigne ! » lui craché-je à la figure

Drago va pour répliquer mais les elfes nous amènent à manger. On mange en silence. Matthew sourit il me jette des regards et à son « tonton ». A la fin du repas, Drago s’en va dans sa chambre alors que Matthew et moi partons dans la forêt. Pas la Forêt Interdite, non, mais une autre un peu plus loin où on peut trouver des animaux. On marche assez vite et on s’enfonce un peu pour ne pas être vus.

«  Là, môman, là ! »

Je lui jette un Doloris, Matthew rigole. C’est comme ça qu’on en fait quelqu’un. Je suis souriante en voyant mon fils rigoler aussi bruyamment. Mais pour gâcher ce beau moment, Zabini arrive.

«  Vous faites quoi ? 

- On observe les animaux. 

- Très Gryffondor tout ça… dit-il d’un ton moqueur. Il ne faut pas faire mal aux petites bébêtes ! »

Je lui fais une grimace et Matthew fait pareil.

«  Il a tes yeux… dit-il fixant Matthew.

- Il a tes mains.

- Herrrmione ! C’est qui ? »

 

Chapitre 5

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Je me met à hauteur de mon fils pour lui expliquer.

« Tu sais, mon petit diable, pour faire des petits Matthew, il faut être deux. Pour te faire toi, il y avait moi et Blaise.

- Ok. 

- C’est ton papa.

- Aaah, okay ! s’exclame-t-il alors que son regard s’illumine.

- Alors devant Blaise tu peux m’appeler maman mais on ne parle pas du reste. D’accord mon cœur ? 

- D’acccooord. 

- Drago sait que c’est mon fils ? 

- Non, et t’as intérêt à ce que ça reste comme ça ! Pour tout le monde c’est mon frère , l’informé-je d’un ton sans appel.

- Ok, t’énerve pas ! 

- Si je m’énerve justement ! Tu fais pas mal de gaffes en ce moment alors que je prends soin de mon fils ! 

- Pardon. 

- Ouai t’as intérêt ! »

Il ne dit rien, je me calme, et joue avec Matthew mais je ne jette plus de Doloris. Matthew commence alors à s’ennuyer alors on rentre dans l’appartement. Vu que c’est le weekend alors il n’y a quasiment personne dans les couloirs du château.

«  Quand on sortait ensemble, tu m’as dit que tu pensais devenir Mangemort. Tu le veux toujours ? demandé-je à Blaise.

- Pourquoi tu veux savoir ?… Matthew ?... Oui bien sûr. Je ne sais pas trop. D’un côté quand je vois mes parents, ils n’ont pas l’air si malheureux mais le côté du bien a l’air pas mal, toi et tes amis vous avez l’air heureux…

- Je suis heureuse, mais c’est juste du à mon fils. Mes parents sont morts, mes amis s’éloignent de moi. Enfin non c’est moi qui m’éloigne d’eux mais bon ce n’est qu’un détail, pensé-je. Je n’ai pas une vie heureuse. » continué-je à voix haute.

Ce n’est pas vrai mais je ne veux pas lui dire la vérité. Il me regarde un peu atterré. Ça doit tourner dans sa tête. C’est le but, je suis manipulatrice et j’aime ça.

«  Peu importe le côté que tu choisis, il faut que tu sois sûr, et que ton cœur et tes amis y soit. Être seul, même si on est persuadé d’avoir fait le bon choix, c’est horrible. Nous ne sommes pas faits pour être seul. »

Il cogite dans sa tête, on peut le lire sur son visage mais je continue.

«  Qui sont tes amis ? Les personnes à qui tu confies tes secrets, avec qui tu rigoles ? Et puis tes parents, tu les as encore, profite d’eux tant qu’ils sont là.

- On dirait que tu me pousses du côté du mal…

- Il n’y a qu’un léger fossé entre le bien et le mal, dis-je, énigmatique

- Quoi… ?!

- Comme tu me l’as dit, on a vécu quelque chose tous les deux. Et puis je ne veux que ton bonheur. » dis-je souriante et manipulatrice

Là il cogite encore plus. Il reste longtemps sans parler, alors j’en profite pour l’observer pendant que son cerveau de Serpentard est en ébullition. Il se pose tout un tas de question assez marrantes, enfin pour moi.

«  Et… dans l’éventualité où je choisis le mal… tu me suivrais ? 

- Comme tu l’as dit, il me tuerait. 

- Pas si je veux te garder. » dit-il plein d’espoir

Je le regarde étonnée. Je ne m’attendait pas à cette réponse.

« Choisis ton camp et on verra, mais la réponse pourrait être oui, dis-je charmeuse

- Toi aussi, tu as toujours des sentiments pour moi, lâche-t-il.

- J’en aurai toujours. toi et moi c’est quelque chose de fort. »

Qui a dit que ce n’était pas bien de mentir ? Sûrement pas moi ! Avec tous les mensonges que je sors !

Bien sûr c’est de la comédie, mais ça il n’est pas obligé de le savoir. Enfin, pour être tout à fait honnête, ce n’est qu’en partie de la comédie. Mais au fond de moi-même je sais que j’ai des restes de ma relation avec Blaise. Ce n’est parce qu’on cache ses sentiments qu’ils ne sont pas là.

Malefoy entre dans l’appartement, il est étonné de voir son meilleur ami et la sang-de-bourbe ensemble. Je me lève et emmène Matthew avec moi dans ma chambre.

« Tu faisais quoi avec la sang de bourbe ? demande Drago

- J’attendais Monsieur-curieux. 

- Tu réussis à la supporter ? Moi j’ai du mal ! 

- Elle n’est pas si terrible que ça. »

Drago lui jette un regard soupçonneux. Blaise se contente de lui sourire.


Le weekend est arrivé, je le passe au manoir Malefoy avec Matthew. Je salut tout le monde puis m’en vais voir mon maître. Je rentre dans la pièce et m’incline devant lui.

«  Ma chère Hermione, je suis heureux de te voir. M’amènes-tu de bonne nouvelles ? »

- Une bonne et une mauvaise… dis-je la tête basse et honteuse

- Je t’ai vu plus dévouée que ça !

- Maître, je fais tout ce que je peux.

- Et bien fait plus ! » dit le mage noir en colère

Je sens mon bras me démanger. Je ne bouge pas même si la douleur est de plus en plus forte.

«  Il va falloir que tu te dépêches ! Je n’ai pas que ça à faire !

- Oui maître, je vais me dépêcher.

- Bien, je préfère. Tu comprends mon Hermione, tu es tellement précieuse pour moi et je m’en voudrais de te faire du mal.

- Oui maître, je comprends.

- Quelles sont tes nouvelles ? »

Je lui explique mon avancement dans mes missions.

«  C’est bien. Je suis fière de toi mon Hermione. »

Je fais un sourire satisfait. Nagini se décide enfin de venir me voir, il vient se frotter à moi, je le pose sur mes épaules. Voldemort observe la scène. Il ne dit rien mais tout le monde sait que le serpent et Voldemort ne font qu’un. Il fait retranscrire ses émotions à travers le serpent.

«  Garde Nagini avec toi quelques jours. Je dois m’absenter avec Lucius, Crabbe et Zabini.

- Bien maitre, j’en prendrai le plus grand soin. »

Il me fait signe de partir, je m’en vais avec ma cagoule et le serpent toujours sur mes épaules. Je me dirige vers le salon, je croise Lucius.

«  Alors cela avance-t-il avec mon fils ? 

- Il me tolère dans son lit. 

- Bien, j’ai hâte d’avoir un petit fils, me répond-il avec un petit air satisfait.

- Je ferai tout pour vous faire plaisir, père. »

Il m’embrasse sur le front avant de partir. J’entre dans le salon et rejoint Narcissa et Bellatrix ainsi que mon fils.

«  Nous allons accueillir un nouveau Mangemort, annoncé-je.

- Qui ? Qui ! Qui ? Mais dis-moi ! » demande Bellatrix excitée comme une puce

On la regarde avant de pouffer de rire.

«  Oh, ça va, ne vous moquez pas !

- Bella, même Matthew est plus mature que toi.

- Ooohh ! Ce n’est parce que j’ai 30 ans que… (raclement de gorge de Narcissa)… bon ça va ! 35 ans, mais ce n’est pas une raison pour être une vieille peau coincé !

- C’est Blaise Zabini.

- Oh c’est lui… dit Bellatrix, déçue.

- Et qui voulais tu que ce soit ? demande sa sœur amusée.

- Mon neveu ! Drago fera un très bon Mangemort. 

- Mais il ne le veut pas. 

- Je ferai tout ce qui est mon pouvoir pour qu’il le veuille, comme ça tu l’auras près de toi, dis-je essayant d’être réconfortante

- Merci ma belle. »

Je lui fais un sourire compatissant et me promet que Malefoy deviendra Mangemort et que non seulement il aimera, mais qu’il en sera fier !

Je passe la fin du weekend ainsi que le lundi suivant au manoir. Le maître n’étant pas de retour, je reste avec Nagini, ou c’est plutôt lui qui reste avec moi vu qu’il ne veut pas se détacher.

Je rentre à Poudlard le mardi. De toute façon ce n’est pas grave pour mes cours de Lundi, j’avais double cours de potion et cours de divination mais vu que je n’y vais jamais... On rentre dans le salon, Drago est là.

«  Je t’ai pris tes cours de potions.

- Merci.

- Tu ne me fais pas une de tes réflexions désagréables ?

- Pourquoi, tu préfèrerais ? rétorqué-je en haussant un sourcil.

- Non.

- Bah alors ne te plains pas ! » répondis-je en esquissant un sourire.

Je vais me changer et pars en cours. Harry et Ron se jettent sur moi pour savoir la raison de mon absence.

«  J’avais besoin de prendre du recul, vous comprenez avec la mort de… De …

- N’en dis pas plus Hermione, on comprend. »

Harry me prend dans ses bras pour que je puisse « pleurer ». J’enfouis ma tête sur son torse pour ne pas qu’il voie le sourire malsain que je fais.

La journée se passe tranquillement mais la nuit (j’aime me promener seule le soir, c’est apaisant, on dirait que tout est mort, il n’y a pas un seul bruit.) alors que je promène seule dans le parc, j’entends des bruits de pas derrière moi, je me retourne brusquement et envoie un sort de désarmement, sa baguette arrive directement dans mes mains. Je fixe la personne qui continue d’avancer vers moi.

«  Blaise ?

- Peux-tu me rendre ma baguette ?

- Que me vaut ta visite ? »

Je lui rend sa baguette.

« Je voulais te voir. Je ne sais pas comment tu vas le prendre, tu vas peut-être courir après Harry pour tout lui répéter mais je veux quand même te le dire.

- Je t’écoute, et je te promets ça restera entre nous.

«  J’ai repensé à la discussion que l’on a eue et j’ai décidé d’accepter de devenir Mangemort. »

Je ne réponds rien, si je dis quelque chose il va se douter.

«  Ne m’en veut pas.

- Tu as choisi ton camps, tant que tu es heureux, c’est le principal.

- Et toi ? As-tu choisi le tien ?

- Tu veux savoir si je vais te suivre ? … Laisse-moi le temps de réfléchir. D’accord ?

- D’accord. »

On marche tous les deux à la lisière du bois.

«  Pour un futur Mangemort, tu manques de réflexes ! dis-je amusée.

- Je n’avais pas de raison de me méfier, je venais en ami. 

- C’est pour quand ? 

- Bientôt. »

On continue de marcher ensemble, et il finit par me raccompagner jusqu’à mon appartement, « au cas où je me ferais agresser en chemin » selon ses dires. Je rigole intérieurement, c’est plus les autres qui devrait avoir peur de moi. Même si ce n’est pas le cas, bien sûr, vu que personne n’est au courant pour moi, la véritable moi, la Mangemort fidèle et le bras droit de Lord Voldemort. Je n’ai qu’une envie c’est de le crier sur tous les toits, j’en suis fière, à aucun moment je n’ai regretté mon choix même si par moment cela a été très dur. Je rentre dans mon appartement seule, Malefoy est là, en train de lire un magazine.

«  Tu ne dors pas ?

- J’en ai l’air ?

- Tu marques un point. Bonne nuit Malefoy. »

Je vais embrasser mon fils qui est déjà en train de dormir, puis je pars dans ma chambre. Je mets ma nuisette noire et me couche, mais je m’ennuie, je n’ai pas envie de dormir. Au bout de quelques minutes, je cède. Prenant ma baguette, je camoufle ma marque, me lève et pars dans la salon. Je m’assoie dans un fauteuil et fixe Malefoy.

«  Tu désires ?

- Rien, dis je

- Alors arrête de me fixer, c’est gênant.

- Tu devrais avoir l’habitude, avec toutes tes groupies qui bavent devant toi à longueur de journée.

- Mais avec toi, c’est pas pareil. »

Merde ! Tais-toi Drago ! Elle va croire que tu veux d‘elle !!

- Et en quoi… ? demandé-je sensuelle.

- … »

Il se contente de me détailler.

« Tu peux répéter j’ai pas compris ? l’incité-je.

- Ne joue pas avec moi.

- Je ne joue pas, je suis plus que sincère. »

Je m’assoie à califourchon sur lui, ma nuisette remonte, Malefoy baisse les yeux.

«  C’est malpoli de me détailler comme ça.

- Tu n’as qu’à être moins sexy, répond-il en me fixant.

- La prochaine fois je mettrais un tee-shirt large avec un vieux pantalon si tu veux ? 

- Tu n’oserais pas ? 

- Je vais le faire vu que je n’existe pas plus que ça pour toi, cela ne changera pas grand-chose. »

Je vais pour me lever mais il pose ses deux mains sur mes hanches et me rapproche de lui. Je fais un sourire made in Malfoy avant de l’embrasser.

«  Cacher ton corps parfait serait un crime.

- Si le cacher est un crime alors… »

J’enlève ma nuisette me retrouvant nue. Je déboutonne sa chemise, j’embrasse son torse et me met à genoux devant lui pour lui enlever son pantalon et son boxer, qui en passant est vert avec un serpent dessus, décidément lui et les serpents... Je me remet à califourchon et l’embrasse à pleine bouche.

Ses mains se baladent sur mon corps, ses douces lèvres embrassent ma poitrine, et je laisse échapper un cri de plaisir. Je sens son désir et, habilement, je le laisse me pénétrer avant de me faire monter au 7ème ciel.

Une fois notre affaire finie, je me retire pour m’assoir à côté de lui, une main sur mon ventre, je suis encore essoufflée.

«  Tu te surpasses mon cher Malefoy.

- Je sais. »

J’étouffe mon rire pour ne pas qu’il l’entende. Ça peut paraître ridicule, mais je pense que seul Matthew a le droit d’entendre mon rire. Il est le seul à pouvoir, le seul privilégié. D’accord, Blaise l’a entendu mais maintenant c’est fini. Harry et Ron ? Non, je les apprécie un peu mais quand je rigole avec eux, je joue la comédie.

Je vois Malefoy remettre son boxer, je détaille son corps parfait.

«  La vue te plait ? me demande-t-il.

- Peut mieux faire. »

Il me regarde en haussant un sourcil. Ça doit être la première fois qu’on lui dit ça. A sa place je serai vexée. Il se penche sur moi.

«  Tu n’es pas une bonne menteuse.

- Tu crois ça ? répondis-je avec un sourire made in Malefoy

- J’en suis sûr. »

Il est très proche de moi, je sens son souffle.

«  Et moi je te dis que je te cache des secrets dont tu ne se soupçonnes rien… murmuré-je.

- Comme ? »

Il est quasiment allongé sur moi

«  Nous ne sommes pas assez proches pour ça. » lui rétorqué-je.

J’enroule mes jambes autour de sa taille

Je le rapproche de moi.

«  Il serait difficiles de faire plus proches

- J’avoue mais je parlais intérieurement. 

- Et bien parlons. 

- Je suis nue et tu es en boxer, je ne parles pas dans cette tenue, puis tu ne seras pas mes secrets, pas tout de suite.

- Un jour tu me les diras ? demande Drago

- Pourquoi tu veux t’en savoir mes secrets ? 

- Tu me fascines. 

- Je rêve ou t’intéresse à moi ? 

- Tu ne rêves pas »

Tu es vraiment mon obsession.

Je lui caresse la joue. Et de deux. Tu es à moi Malefoy. Je ne le lâche pas alors qu’il essaye de se lever, mes jambes le retiennent.

«  Embrasse-moi. »

Il s’exécute, un baiser plein de tendresse. Il ne m’avait encore jamais embrassée comme ça, j’en frissonne.

Merde ! Putain ! Hermione arrête ça tout de suite, toi et Malfoy c’est juste physique. Tu es fidèle à ton maître, il n’y a que lui. Juste Lord Voldemort. Malefoy doit rejoindre nos rangs.

Cela va s’avérer peut-être plus compliqué s’il a des sentiments pour moi.

Cela fait une semaine que Malfoy et moi « sortons ensemble ». Un soir dans sa chambre.

«  J’ai pensé à un truc.

- Toi, tu penses ? dis-je souriante

- Très drôle. Sérieux. Mon père veut que je devienne Mangemort, mais moi, je ne sais pas ce que je veux. 

- Tu ne veux pas devenir Mangemort ? 

- Ne sois pas surprise, je suis capable de prendre mes propres décisions. 

- Pardon, mais je me suis toujours dit que tu deviendrais Mangemort. 

- Ouais mais je ne sais plus. Si je le deviens, je vais te perdre. Mon père n’acceptera jamais ma relation avec toi, même si je fais tout ce qu’il dit, et faire ma vie sans toi est impossible. »

Et moi je réponds quoi à ça ?!

«  Donc si j’ai bien compris, tu ne veux pas devenir Mangemort ? Jamais ? lui demandé-je en essayant de refouler ma panique.

- Jamais. » dit Drago, déterminé.

D’accord. Respire Hermione, respire. On ne panique p-… AAAAAAAH !!!!

Bon, ça va être très très compliqué avec celui-là.

Zabini doit recevoir sa marque dans un mois. Il faut que je l’avance. Il pourra le convaincre. Il DOIT le convaincre. Au moins avant qu’il ne voit mon ventre s’arrondir, sinon c’est foutu. Et le maitre ne veut pas que Malefoy junior soit au courant pour moi, son Hermione.

Le week-end arrive enfin, je vais au manoir Malefoy où j’arrive le vendredi soir. Je salue tout le monde rapidement avant d’aller voir le maître.

«  Maitre. 

- Que ce passe-t-il mon Hermione ? 

- C’est à propos de ma mission concernant Malefoy. 

- Qu’est-ce qu’il y a ? Parle sans crainte. 

- Il… Il… Il refuse de devenir un Mangemort, dis-je d’une traite.

- COMMENT ?!!? » hurle-t-il.

Ma marque me brûle et me fait terriblement mal.

«  Et bien convaincs-le ! 

- J’ai essayé maître, mais il refuse. Il veut rester avec moi. 

- Il t’aime ? 

- C’est une possibilité. Ce n’est pas tout maitre. Il refuse peut-être de vous rejoindre mais son enfant sera le vôtre. »

Voldemort rigole diaboliquement alors que moi je relève la tête et souris méchamment. Il s’approche de moi et me relève.

«  C’est bien mon Hermione, je suis fière de toi. Mais je veux quand même Malefoy junior. 

- Je sais Maître, je sais. Je ne peux pas le convaincre mais Zabini le pourrait. »

Voldemort me regarde interloqué. Il me fait signe de continué.

«  Si vous avancez son entrée parmi nous, il pourra lui montrer la voie à suivre. La bonne voie. »

J’attends son verdict avec un peu de stress.

«  Je ne regrette pas de t’avoir choisie comme bras droit, tu es belle, intelligente et dévouée. J’aime ton plan. Nous avancerons sa marque à demain. »

Un sourire satisfait se dessine sur mon visage, je laisse le maitre seul. Je rejoins les Malfoy.

«  Ma belle Hermione comment vas-tu ? me demande ma mère adoptive

- Je vais très bien merci.

- Et ta mission ?

- Drago devient un grand garçon. Il prend ses propres décisions mais pas forcément les bonnes. Mais nous allons remédier à cela. 

- Bien, dit Lucius avec une pointe de fierté

- Et c’est quand que je suis grand-mère ? 

- Ne te sentiras-tu pas trop vieille une fois grand-mère… ? 

- ... 

- … dans huit mois et trois semaines… ?

- Tu es enceinte ?! » s’interroge le couple Malefoy.

Je me mets à rire devant leur parfait accord. Matthew me saute sur les genoux.

«  C’est quoi enceinte ? demande mon fils

- Cela veut dire que tu vas avoir un petit frère ou une petite sœur.

- Il est où ?

- Dans le ventre de maman.

-  Mais il est tout petit ! » s’exclame-t-il.

Je souris devant son ignorance. Il ne comprend pas tout encore.

« Il va grandir. 

- Il va sortir par où ? 

- Je t’expliquerai ca plus tard. Tu es un peu trop petit pour comprendre.

- Je ne suis pas cro petit !!! » dit-il en colère.

Chapitre 6

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Je suis choquée par le caractère qu’il a seulement à deux ans et demi. Je voudrais bien le voir quand il sera ado, tiens.

«  On dirait Drago, soupire Narcissa

- Et bien il promet le futur bébé. Déjà on voit le caractère que j’ai donné à Matthew mais un mélange de Drago et moi, il va exploser.

- Mes félicitations, belle Hermione ! s’exclame Bellatrix en entrant.

- Merci. »

On continue de discuter de l’avancement dans nos missions.

Le lendemain, Zabini vient au manoir, m’obligeant à garder ma cagoule toute la journée, Matthew reste avec Narcissa, elle n’aime pas trop Blaise.

Le soir arrive, le fameux soir où Blaise Zabini va recevoir sa marque. Matthew est dans sa chambre et dort d’un sommeil profond.

Nous sommes dans la grande salle de réception, en cercle autour de notre maître. Il fait son discours et viens se replacer à côté de moi. Blaise entre.

«  Approche Blaise. Agenouille-toi et tend ton bras. »

Il s’exécute. Voldemort approche sa baguette de son bras, prononce une formule. Une lueur se fait voir, et la marque se dessine sur le bras de Blaise. Il tressaille, je sais qu’il souffre mais il ne dit rien. Je me souviens quand je l’ai reçu, j’ai eu mal pendant une semaine.

«  Te voilà des nôtres. » annonce-t-il.

On fait une petite fête pour fêter son arrivée parmi nous. Je garde ma capuche et reste près du maitre avec Nagini sur mes épaules.

«  Qui est le bras droit du maître ? demande Blaise

- Tu le seras que si le maitre décide de dévoiler son identité, dit Lucius

- En tout cas ne cherche pas à savoir qui c’est, dit sa mère pour tenter de le protéger.

- Je suis fier de toi mon fils, tu as fait le meilleur choix de ta vie ! annonce fièrement son père

- Merci père, votre attention me touche énormément. »

Blaise passe la soirée à m’observer, cela m’énerve, Nagini est nerveux.

«  Qu’as-tu ma douce ? me demande mon maitre

- Le fils Zabini, maître. »

« Maître, quand allons-nous occuper des sang de bourbe ? Mon fils nous a fait un rapport sur Poudlard, cette école est infestée des sang de bourbe, en particulier Granger l’ami de Potter, demande Zabini senior.

- Est-ce vrai Zabini ?

- Oui maître.

- Je croyais que tu voulais garder Granger avec toi, elle et son fils ? dit Voldemort amusé.

- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée maître, elle m’a aidé à vous rejoindre. Je veux juste que mon fils soit près de moi. Elle est sans importance. »

Voldemort s’en va, je le suis.


Le lendemain, c’est-à-dire dimanche, Blaise commence son entrainement de Mangemort. Avec moi, sans qu’il sache que ce soit moi.

Je regarde l’heure : six heures du matin. Parfait. Sans bruit, je rentre dans sa chambre, m’approche du lit et, d’un coup de baguette, retourne le matelas. Il va pour me crier dessus mais il se ravise en voyant que je me tiens devant lui. Il ne voit pas mon visage mais il sait qu’il a en face de lui le bras droit du maître. Moi, en revanche, je peux très bien le voir, et j’en profite pas mal… mais bon, rien de nouveau. Il ne bouge pas. Exaspéré d’attendre, je jette un sort pour l’habiller, et il finit ensuite par me suivre dehors.

«  Es-tu muette ? »

Je continue d’avancer. Toujours en silence, je marche jusqu’à arriver à la forêt ou je m’enfonce pendant un quart d’heure., puis je m’arrête

«  Que faisons-nous ici ? »

D’un léger coup de baguette, je modifie ma voix pour masquer mon identité.

« Tu dois retourner à la lisière du bois en contrant tous les sorts ou en restant en vie. 

- Tu es une femme ? demande-t-il.

- Cela te pose un problème ? répondis-je avec un sourire charmeur.

- …

- Cours. »

Blaise se met à courir mais je ne peux pas m’empêcher de lui envoyer un sort, un petit choc électrique. Il pousse un cri, mais continue sur sa lancée. Il évite des sorts, m’en envoie quelques-uns, qu’il rate bien entendu, car trop occupé à courir pour prendre le temps de viser. Je transplane à la lisière du bois où je me pose contre un arbre pour l’attendre. Une fois quasi arrivé, je lui jette un Doloris, juste pour lui rappeler que ce n’est pas fini. J’attends ensuite qu’il se relève et me rejoigne avant de prendre une décision et de lever ma baguette…

«  Pourquoi ? me demande-t-il d’un ton presque suppliant.

- Parce que… répondis-je de ma voix normale.

- Je connais cette voix… Herm-… Hermione ? Non ce n’est pas possible ! Pas toi ! Pas la sang-de-bourbe, amie de Potter ! »

Je rigole méchamment, j’enlève ma capuche.

«  Endoloris ! » m’exclamé-je.

Il se roule par terre en hurlant sous le coup de la surprise et de la douleur.

«  Pourquoi ?! Pourquoi tu fais ça ?!

- Je ne suis pas sans importance. Sans moi tu ne serais rien, RIEN. Tu es ma chose, je t’ai manipulé. Le maître m’a demandé d’avoir un enfant de toi pour avoir sa relève de Mangemort. Tu n’as jamais eu ton mot à dire, tu n’étais qu’une mission. »

Au début, il ne répond rien, semblant encaisser avec difficulté mon aveu. Puis il prend la parole, dans un murmure.

« Comme Drago…? Il m’a dit que tu avais couché avec.

- Cela ne te regarde pas. »

« Ma belle Hermione a raison, la vie de son fils ne te regarde en rien ! » annonce une voix derrière nous.

Narcissa s’avance, Bellatrix derrière, les feuilles autour d’elles tourbillonnant encore de leur arrivée par transplanage.

« La vie de mon fils ne te regarde pas, continué-je.Maintenant que tu es parmi nous et que tu connais son identité, tu vas tous faire pour que Drago soit parmi nous et rapidement. 

- Et si je refuse ? 

- Tu meurs. » lâché-je, froide comme jamais

Blaise déglutit avec difficulté devant le ton de ma voix et mon regard.

«  Viens ma fille nous rentrons. Blaise, ton entraînement est fini, annonce Narcissa en me prenant par le bras.

- Entrainement réussi. Par contre, si tu révèles quoi que ce soit sur la belle Hermione, tu ne verras pas ton fils grandir. » menace Bella.

Blaise acquise, nous rentrons. Blaise s’en va.

«  Tu te sens bien ma fille ? Il ne faut pas que tu te fatigues, ce n’est pas bon pour le bébé.

- Merci mère, mais tout va bien. Et mon bébé est robuste.

- Comme mon fils ! J’espère qu’il sera rapidement parmi nous, en parlant de lui. Il me manque, j’aimerais bien l’avoir près de moi.

- Ouais, il n’aura pas intérêt à nous décevoir, encore.

- Ton fils sera un parfait Mangemort ! réplique Narcissa

- Personne n’est aussi parfait que la belle Hermione. 

- Je sais, je suis parfaite. »

On rigole. Je vais voir Matthew dans sa chambre, j’adore le voir dormir, il est tellement mignon mon petit diable. Mais alors que je m’attend à le voir endormi, lorsque j’ouvre la porte doucement pour ne pas le réveiller, je le trouve assis en train de rigoler sur les genoux de Blaise !

«  Môman !! » s’écrit Matthew en me voyant.

Il descend et vient sauter dans mes bras.

«  Hey, mon cœur ! T’as bien dormi ? 

- Oui môman. On ira jouer, dis ? 

- Oui mon diable, tout ce que tu veux. »

Je commence à sortir avec Matthew dans mes bras.

«  Je savais qu’il y avait quelque chose d’insondable chez toi. Tout s’explique.

- Ma condition te dérange ?

- Non, au contraire, je ne me sens plus coupable de ce qu’on a vécu toi et moi. Et puis, si on veut recommencer nos folles nuits…

- Que l’on mette les choses au clair, tu ne me toucheras plus Blaise ! Enlève-toi cette idée de ta tête ! répondis-je à sa pensée.

- Mais… Je… Attends, tu lis dans les pensées ? s’exclame-t-il, choqué.

- Oui. » répondis-je froidement


Le train s’arrête, Blaise va pour se lever mais je le rassoie.

«  Ne te loupe pas et dépêche-toi ! Je n’ai pas toute ma vie !

- Pourquoi est tu si pressée ?

- Tu n’es pas là pour poser des questions mais OBEIR ! Alors obéis, sinon je vais me mettre en colère ! »

Il baisse les yeux, il m’a vu en colère contre Nott, ce crétin avait foiré sa mission, pourtant simple, faire exploser un pont moldu et en tué mais il s’est loupé et n’a tué personne, du coup, je l’ai puni, et avec Lucius on a été obligé d’aller finir le boulot. On ne sait pas loupé NOUS, on en a eu une petite centaine.

Je sors du compartiment avec Matthew.

«  Hermione ! Comment vas-tu ? me demande Potter.

- Bien, merci !

- Tu as vu, il y a eu une attaque de moldue, annonce Weasley.

- Ouais, Voldemort se déchaine en ce moment. Il faut faire quelque chose et le détruire, je n’en peux plus de cette situation ! Ce sera lui ou moi ! 

- Tu n’as pas peur de mourir ? 

- Si bien sûr mais avec mes deux meilleurs amis avec moi, nous serons imbattables et le seigneur des ténèbres périra. »

C’est toi qui va mourir Potter, le seigneur des ténèbres vaincra !

« Mione ça va ? Tu es dans tes pensées, demande Weasley

- Oui ça va, comme toujours ! »

Sombre idiot.

Comme prévu, Blaise passe beaucoup de temps avec Malefoy junior pour le convaincre, mais les jours passent et toujours aucun changement… Je commence à perdre patience.

« Malefoy, reste avec Matthew.

- Et si je refuse ? » me défie-t-il

Je m’arrête, je le fixe, lui assis sur le canapé. On se défie du regard.

«  Tu ne me fais pas peur avec tes grands airs de sale sang-de-bourbe ! Tu fais peut-être peur à Blaise mais moi non.

- Je fais peur à Zabini ? Intéressant.

- Oups, la boulette, il va me tuer. Oh non, putain Granger, ne t’approche pas… » pense-t-il.

Je souris en coin et m’assoie à califourchon sur lui, posant une main de chaque côté de lui, sur le dossier. Nos visages sont proches.

«  S’il-te-plaît, Drago, peux-tu surveiller Matthew ? lui demandé-je d’une voix douce.

- Dis non Drago, dis NON ! Merlin, qu’elle est belle. Drago non, ça suffit c’est une sang de bourbe, mais j‘ai quand même envie de l‘embrasser… 

-  Alors ? J’essaye d’être gentille.

- Ok. Drago t’es con !

- Merci. »

Je l’embrasse à pleine bouche. Il y répond avec enthousiasme, mais en même temps qui n’y répondrais pas ? Surtout qu’il le voulait... Et oui, je lis dans ses pensées, ce n’est pas bien ? Moi je trouve que si. Et puis c’est marrant.

Il m’interroge du regard, je lui souris et passe délicatement ma main sur sa joue avant de partir.

Quelques secondes après, je me bloque. Qu’est-ce que je viens de faire, là ?! J’ai caressé sa joue ?! Oh, Merlin, je deviens émotive et gentille… Merlin, mais tuez-moi !! Qu’est- ce qu’il m’arrive ?! Aurai-je des sentiments pour lui ? Non ce n’est pas possible, je le trouve juste attirant, mais ça reste là.

Personne ne prendra mon cœur, à part le maître des ténèbres. Seul lui est digne de mes sentiments, comme je suis digne des siens. Je les ai mérités, je me démène pour être la meilleure, je passe à côté de ma jeunesse mais je m’en fiche, je suis sûre d’avoir fait les bons choix.

Je sors de l’appartement et me dirige vers la salle commune des Serpentards. Je donne le mot de passe, oui je le connais, les avantages des préfets en chef, et entre. Tous les regards sont braqués vers moi. Blaise se lève et viens se planter devant moi.

«  Je veux bien croire que tu es le bras droit du maitre et qu’ils sont tous en dessous de toi mais c’est un peu risqué de venir ici, me dit-il par pensée.

- Faut qu’on parle. » lui répondis-je.

Je sors, Blaise sur mes talons. Personne n’a osé dire quoi que ce soit au nouveau Mangemort. Tout le monde attend son tour pour rejoindre le maître. Seul Malefoy et Parkinson ont des doutes, évidement c’est ceux que veut absolument le maitre, pour réaliser la prophétie.

La prophétie. Quelle est-elle ?

Pour que le mal triomphe, les quatre sorciers les plus puissants de leur génération devront être réunis. C'est lors de leur dix-septième année que la prophétie s'accomplira.

Le tableau se referme, je plaque Blaise contre le mur.

«  Tu attends quoi ? Le dégel ? crié-je après Blaise

- Calme toi, dit-il, pas rassuré.

- Que je me calme ?! Tu te fous de moi ? Le maître ne veut plus attendre ! Il veut Parkinson et Malefoy pour la fin de l’année ! Tu as trois mois pour Parkinson et trois jours pour Malefoy ! 

Ce n’est pas si facile, il a la tête dure ! Et si tu lui avais moins fait tourner la tête, ce serait plus facile ! 

- Comment oses tu ? ENDOLORIS !! »

Il se tort de douleur au sol. Je m’accroupis près de lui, tout en maintenant le sort.

«  Ne t’avises plus jamais de me mettre TES problèmes sur mon dos, plus jamais de me rabaisser. Tu n’es qu’une petite personne sans importance et si je décide que tu dois mourir, cela arrivera. 

- Tu ne me fais pas peur. ..

- Mais tu devrais. J’ai fait des choses que tu ne pourrais même pas imaginer et qui te donnerait des cauchemars le restant de ta vie si tu les savais. 

- Qu’en sais-tu ? 

- N’oublie pas que je lis en toi comme un livre ouvert. » lui rétorqué-je avec un sourire diabolique.

Je me lève et commence à partir.

«  Bouge-toi Zabini ! »

Je n’ai pas envie de rentrer, je sais que Malefoy adore mon fils. Pourquoi ? Je n’en sais rien.

Je déambule sans savoir où je vais vraiment. Mes pas finissent par me conduire au appartement de Rogue. Je frappe à la porte, qui finit par s’ouvrir. Sans un mot, il me laisse entrer et je m’assoie sur un canapé, il fait apparaitre du thé avant de s’assoir en face de moi.

«  Que me vaut votre visite tardive ? 

- Malefoy pose problème. 

- Et que puis-je faire pour vous aider ?  me demande mon prof

- Je suis la solution et le problème. 

- Complexe... Je vous trouve fatiguée, miss. Il faut vous reposer. 

- Je me reposerai quand mes missions seront finies. Le maître attend, il s’impatiente. 

- Je vous aiderai. »

Je le fixe et essaye de pénétrer dans son esprit mais il m’empêche. Je force.

«  Auriez-vous quelque chose à cacher pour me fermer votre esprit ? 

- C’est malpoli de lire dans l’esprit des gens, miss Granger. 

- Je ne suis pas polie, de toute manière, alors ça ne me dérange pas. »

Il esquisse un sourire. Lui aussi essaye de lire dans ma tête, je me concentre et le laisse entrer dans mon esprit. Je lui réserve une petite surprise.

«  Et bien miss Granger, vos pensées sont un peu…

- Un peu quoi Monsieur ? Osées ? Vous n’avez encore rien vu… » demandé-je, amusée

Je le relaisse pénétrer dans mon esprit. Quand il fait ça je peux moi aussi lire dans ses pensées. En réalité, c’est un exploit en magie de réussir à pouvoir faire les deux en même temps, mais je peux me vanter non seulement d’y arriver, mais d’être la meilleure dans le domaine.

« Oh par Merlin, Severus, sort de sa tête, ça deviens trop… C’est une élève, ne pense pas à elle de cette manière, mon dieu j’y arrive pas, cette fille est vraiment envoûtante… »

J’esquisse un sourire, j’ai gagné, je sors de sa tête et ferme mon esprit.

«  Cela vous a plu j’espère ? dis-je en m’approchant.

- Vous êtes douée miss Granger, très douée, répond-il en me fixant.

- Merci. »

Je me met à califourchon sur lui.

- Que faites-vous ? demande Rogue sans vraiment être surpris.

- Allons Monsieur, vous en avez envie, je l’ai vu. 

- Je contrôle mes sentiments. 

- Pas tant que ça, faite attention Monsieur... »

Je me rapproche de ses parties intimes.

Je me frotte délicatement tout en le fixant. Son excitation monte, je le sens entre mes cuisses. Un sourire victorieux se dessine sur mon visage.

«  Souhaitez-vous que j’arrête ? 

- Ce n’est pas bien ce que vous faites. 

- Je sais. »

J’effleure ses lèvres avec les miennes. Avec un sort informulé et sans baguette (quand je vous dis que je suis douée) j’enlève sa ceinture.

Il me jette un coup d’œil surpris. Je fais un sourire pervers. Ses mains, inactives jusqu’à présent, se baladent sur mes cuisses. Je m’agenouille devant lui pour lui défaire son pantalon, et commence à me pencher quand… quelqu’un toque à la porte.

Il grogne de mécontentement.

«  J’arrive ! » s’exclame-t-il d’un ton frustré.

Il se relève et se rhabille, je remets ma tenue en place et m’assoie sur le canapé alors qu’il va ouvrir.

«  Minerva. 

- Miss Granger ? Que faites-vous ici ? 

- Mon fils à mal à la tête, j’étais venu voir le professeur Rogue pour me donner quelque chose. 

- Ah bon, très bien. »

Je me lève et sort en saluant mes professeurs pour rejoindre mon fils et Malefoy.

Seulement, quand je pousse le tableau, je ne vois ni l’un ni l’autre… Putain mais il est où ce connard ? Je vais pour ouvrir la porte de la chambre de Matthew quand j’entends la voix du blond.

«  N’ouvre pas tu vas le réveiller, il a eu du mal à s’endormir. »

Je le regarde et enlève ma main de la poignet avec un ait triste.

«  Ton frère est tourmenté, il a besoin de stabilité. 

- Depuis quand tu es expert en enfants ? rétorqué-je suis la défensive

- Depuis que tu me laisses m’occuper de ton frère. Sincèrement, tu ne t’en occupes pas très bien, tu n’es pas très présente dans sa vie. C’est vrai, tu es la seule personne qui lui reste et toi tu te barres quasiment tous les soirs ! me reproche-t-il.

- COMMENT OSES-TU CRITIQUER MA VIE ? TU TE PRENDS POUR QU-… 

- Môman, poquoi tu cries ? » entendons-nous derrière.

Mon regard se tourne vers mon fils qui se frotte les yeux avec ses petits poings, dans l’encadrement de la porte. Il n’a pas vu Malefoy, il ne m’aurait jamais appelée comme ça autrement.

Merlin, la boulette...

Je m’accroupis et mon fils vient se blottir dans mes bras. Levant enfin les yeux vers Malefoy, je remarque son air stupéfait et son incompréhension, et le fusille du regard. Je me relève avec mon fils dans mes bras, il enroule ses jambes autour de ma taille et ses bras sont accrochés fermement à mon cou. Il pose sa tête sur mon épaule.

«  Ne fait pas cette tête Malfoy ! finis-je par dire, exaspérée par son silence et sa tête de poisson frit.

- C’est ton fils ? 

- Oui Malefoy, c’est MON fils. 

- Cela explique beaucoup de choses… Les ressemblances physiques, ces surnoms qui ne se disent pas entre frère et sœur. Comment j’ai fait pour ne rien voir ?! »

- Malefoy, tais-toi. » dis-je calmement.

Il ouvre la bouche pour répliquer mais quand il voit Matthew endormi dans mes bras, il esquisse un très léger sourire. Je continu de bercer mon fils et retourne le coucher, sur son lit. En le bordant, je remarque une peluche que je n’avais jamais vue : un énorme dragon vert. Je referme délicatement la porte. Je fixe Malefoy qui n’a pas bouger.

«  Merci. »

Je me retourne pour aller dans ma chambre, je n’ai pas envie de parler, ni de le menacer de se taire, je veux seulement être seule. Je pense à ce que Drago m’a dit. Il m’a dit que j’étais une mauvaise mère.

Les gens peuvent aborder beaucoup d’aspects pour me faire souffrir, je ne ressens rien.

Hormis quand ils parlent de ça. Il m’a touchée, en plein dans le mille. Il m’a fait mal.

Cela ne m’étais pas arrivé depuis que je l’ai rejoint, c’est la première fois que j’ai véritablement envie de pleurer. Il m’a fait mal, j’ai mal, je souffre…

«  Hermione. » dit-il doucement

Je m’arrête mais ne me retourne pas.

«  Pourquoi tu ne me cries pas dessus, tu aimes ça pourtant, ajoute-il sans doute dans l’intention de me faire sourire. T’aurai-je fait de la peine ? » demande Drago doucement, même si je décèle dans sa voix un rien de moquerie.

Je le sens à quelques centimètres de moi, je ne dis rien. Je ne bouge pas. Devant mon silence, il reprend la parole :

«  Alors c’est ça, je t’ai frappée là où ça fait mal. »

 

Chapitre 7

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

N’en pouvant plus, je m’en m’enfermer dans ma chambre, je m’écroule contre le mur à côté de la porte. Les larmes coulent, elles sortent enfin, ça faisait plus de six ans que je n’ai pas pleuré. Malefoy doit m’entendre, mais honnêtement je m’en fiche.

« J’y suis peut-être allé un peu fort… Mais elle l’a cherché aussi ! »

La porte de sa chambre se referme. Le beau Serpentard s’allonge sur son lit et essaye de s’endormir mais en vain.

« Putain je culpabilise, c’est la première fois que ça m’arrive ! Mon pauvre Drago, tu déconnes là ! Elle l’a mérité ! Elle devrait avoir honte de son comportement envers Matthew ! Il ne mérite pas cette vie, ce petit bout de chou. Et merde ! Je recommence ! Drago reprend toi, on parle du fils de Granger ! Mais il est tellement adorable avec ses grands yeux… C’est vrai que ça ne doit pas être facile pour Granger d’avoir un gosse à son âge. Elle a un fils de 3 ans alors qu’elle n’a que 17 ans ! Putain, ça veut dire qu’elle l’a eu à 14 ans ! La vache ! Précoce la fille ! … Je me demande qui est le père ? Enfin je m’en fiche. Pourquoi je pense ça moi ? Faut que je dorme ça ne va plus ! »

Il ferme les yeux et parvient enfin à s’endormir mais se réveille trois heures plus tard après des rêves agités. Il finit par se lever et se dirige vers ma chambre, dont il ouvre délicatement la porte. Baissant les yeux, il me voit. Je n’ai pas bougé, je suis plongée dans mes pensées et je ne l’ai pas entendu entrer. Il me fait donc sursauter quand il vient s’asseoir à côté de moi.

«  Pardon. » dit-il doucement.

Je sors de ma léthargie et le fixe avec mes yeux bouffis.

«  S’excuser est un signe de faiblesse, rétorqué-je. Mais merci, j’en ai besoin, ajouté-je pour moi.

- Pour une fois que je m’excuse, faut qu’elle me rembarre. En plus j’étais sincère. Je sais pour un futur Mangemort que ce n’est pas bien, ils ne sont pas faibles, eux. »

Il accentue le mot « eux ».

«  Tu n’as pas changé d’avis, tu ne veux pas devenir comme eux ? Tu ne veux pas rejoindre ton ami Zabini ? 

- Comment le sais-tu ? 

- Tout le monde le sait, répondis-je avec un sourire jaune.

- Ouais. 

- Tu ne veux pas le rejoindre ? Tu as tous tes amis de ce côté. 

- Mais pas toi. Je veux être près de toi. Ouais, tu as raison mais je ne les suis pas partout. Genre s’il saute d’un pont je ne le suivrais pas. »

J’esquisse un sourire, il n’a pas tort. Mais je voudrai bien qu’il arrête de s’accrocher à moi, ils sont chiants à la fin ! Merde, ils ne peuvent pas tomber amoureux de quelqu’un d’autre ? Je sais que je suis belle et intelligente mais quand même !

«  Tu vas dire que je suis faible, mais je le suis quand je suis avec toi, tu ne fais perdre tous mes moyens.

- Qu-est-ce que je disais ? Ou veux-tu en venir ? demandé-je froidement.

- C’est ta vie, et je n’aurai pas dû me mêler de la façon dont tu élèves ton fils, cela ne regarde que toi. Ça doit être dur pour toi, tu es encore jeune et tu dois élever ton fils seule, je te comprends.

- Tu ne peux pas me comprendre, personne ne le peut. Mon avenir est en conséquence de mes actes passés. 

- Moi non plus je n’ai pas eu une enfance facile. Ma mère est géniale mais mon père… Mon père, je crois que peu importe mes actes, il ne sera jamais fier de moi… dit Drago tristement

- Si son avis compte pour toi, fait tous pour le satisfaire même si ce n’est pas vraiment ce que tu veux, il fait ça pour ton bien. Je suis égoïste, je me fous du bonheur de Malefoy, peu importe s’il peut souffrir et détester sa vie, le principal c’est qu’il nous rejoigne, qu’il ME rejoigne ! Qu’est-ce que j’ai dit ? Je suis folle, je m’en fiche ! Ma belle Hermione tu déconnes à plein tube !

- Tu es en train de me dire que je dois faire ce que mon père veut, au dépend de mon bonheur ?

- Il n’est pas aussi idiot que je l’aurai cru. Si l’opinion de ton père est importante pour toi, si tu fais ce qu’il veut, il sera heureux, donc toi aussi. 

- C’est une façon de voir les choses. Et toi es-tu heureuse ? 

- Je fais plaisir aux personnes qui ont de l’importance pour moi alors OUI je suis heureuse ! répondis-je froidement

- C’est courageux ce que tu fais, c’est très Gryffondor. 

- Si tu choisis ce que tu fais en fonction de ta maison, tu as tout faux. Ce ne sont que nos maison pour sept ans, mais après, tu feras comment ? Ce cacher derrière sa maison est lâche et ce n’est pas digne d’un Malefoy.

- Laisse mon nom où il est. 

- Je le laisse, mais ce n’est pas moi qui LE ramène tout le temps dans les couloirs, ce n’est pas moi qui dit que je suis un Malefoy et m’en vante ! m’exclamé-je, choquée.

«  Elle a pas tort ! Merde ! Je déconne là, un Malefoy n’a jamais tort ! Putain de bordel de merde ! Elle a raison, je le ramène tout le temps ce nom, après tout, c’est vrai que mon rêve est de faire plaisir à mon père. Puis il y a aussi Blaise, il n’a pas l’air de se plaindre de la situation, il a même l’air content. »

J’ai gagné, je suis trop doué ! Blaise n’est vraiment qu’un gros nul ! Il aura intérêt à se rattrapé, sinon il va souffrir. Un sourire diabolique se dessine sur mon visage.

«  A qui penses-tu ? Pas à moi j’espère ? 

- Ça te dérangerais que je pense à toi ? 

- Non au contraire mais la gentille Hermione ne peut pas aimer un futur Mangemort comme moi. Il vaut qu‘elle me déteste, ce serait plus simple. Trouve un truc méchant à dire. Non. Super, bien joué Drago ! Bonne nuit, Granger. »

Il va pour se relever mais je l’embrasse à pleine bouche, un baiser délicat. Il y répond. Non Drago, tu ne m’oubliera pas et tu ne me détesteras pas, je vais obséder tes pensées jusqu’à que tu deviennes fou. Je souris.

«  Bonne nuit Malefoy. »

Je me lève et pars me coucher, il en fait autant, mais dans sa chambre bien sûr.


J-2 pour Blaise. Je rentre du parc avec Matthew, je lui ai expliqué que, devant Malefoy il pouvait m’appeler Maman mais il ne doit pas dire qui est son papa. Il a un peu de mal à comprendre, c’est un peu complexe pour lui. En même temps, sachant qu’il n’a que trois ans, je me dis parfois que j’en attends trop de lui… J’ouvre la porte et vois Blaise et Malefoy discuter, lors je pars directement dans la chambre de Matthew. Il va jouer avec sa peluche (son dragon) il l’adore, il monte dessus et fais du cheval pendant que moi j’écoute à la porte. C’est pas bien je sais, mais je suis une méchante ! Faut pas l’oublier !

«  Alors tu t’es décidé ? demande Blaise.

- Oui. 

- T’en es sûr ? Tu ne changeras pas d’avis ? Parce que… c’est quand même irréversible… 

- Oui je sais… soupire Drago.

- C’est quoi ce regard triste ? 

- Tsss, rien. 

- Ne m’oblige pas à lire dans ta tête ! 

- Mais vas-y ! 

- Mais non ! Je veux savoir moi ! râlé-je derrière ma porte.

- Alors c’est eux qui occupe tes pensées ?

- Il parle de qui ?! me demandé-je.

- Je sais qu’en choisissant le camp de Lord Voldemort je les perds, mais c’est mieux que de perdre la vie ! annonce Drago.

- Tu auras les deux, dit Blaise pour lui mais pas assez discret.

- Tu as dit quoi ? J’aurai les deux ? Tu divagues ! 

- Oh le CON !! Je vais le tuer ! pensé-je en percutant.

J’ouvre brusquement la porte et fusille du regard Blaise. Il essaye de soutenir mon regard mais il finit par les baisser.

«  Non mais t’es barge Granger ! 

- Tonton Dray ! Viens zoué ! »

Drago se lève et part joué avec mon fils, dans le regard de Blaise on peut voir de la tristesse, Malefoy est de plus en proche de MON fils, normal ils passent beaucoup de temps ensemble. Je m’approche de Blaise, il s’enfonce dans le ça napé, on dirait qu’il essaye de se ça cher, trop drôle. Je me plante devant lui les poings sur mes hanches. Je vois que la porte de la chambre de Matthew est ouverte, d’un geste désinvolte de la main je la ferme.

«  Mais à quoi tu joues ? Tu veux qu’on me démasque ?! m’exclamé-je énervée.

- Ca m’a échappé… répond Blaise

- Echappé ? Echappé ?! Moi ce qui va m’échapper, ça va être le pire Doloris de toute ta vie ! 

- Vois le côté positif, il va nous rejoindre ! rétorque-t-il dans l’espoir de me calmer.

- Ouais bah c’est pas grâce à toi ! »

Je continue de déverser ma colère sur le père de mon fils. En revanche, je ne fais que crier parce que les marques physiques apporterait des doutes à Malefoy.

PDV EXTERNE

Dans la chambre de Matthew.

«  Tu le vois ton papa ? demande Drago

- Oui mais Môman elle l’aime po. Elle crie tout le temps dechu. 

- Elle est gentille ta maman ? 

- Voui, ch’est la plussss zentille ! Ze l’aime ma moman, et toi ochi tonton Drago ? 

- Qui te fait croire ça ? demande Drago

- Tu la regardes comme mon papa. 

- Et c’est qui ton papa ? 

- Peu po dirrre. 

- Même pas à ton tonton préféré ? »

Matthew s’approche de son oreille et lui dit. Drago se décompose.

«  Ca explique encor plus de choses... murmure-t-il.

- Dit tonton Drago tu ne diras rien ? 

- Non petit cœur. 

- Parce que chinon môman va se fâcher. 

- Elle est méchante, maman, avec toi ? 

- Non. Mais môman elle a plein de secrets…

- Comme ? » demande Drago, soudain intéressé.

PDV HERMIONE

«  Tu n’as pas honte Malefoy de te servir de mon fils pour découvrir mes secrets !!! hurlé-je en entrant sous la colère.

- Non, je suis un Malefoy ! Je n’ai honte de rien ! D’ailleurs il m’a appris des trucs intéressants… comme qui est son père. »

Je vais pour le gifler mais il me bloque le poignet.

«  Comment oses tu ? fulminé-je.

- N’oublie pas, je n’ai pas de cœur, alors n’essaye pas de me faire culpabiliser. 

- Moi je pense que tu as un cœur mais que tu as PEUR de tes sentiments ! lui rétorqué-je en essayant de me calmer.

- Comment oses-tu ?!

- Mais je fais comme toi ! dis-je désagréable.

- Ne me parle pas comme ça, sale sang-de-bourbe ! »

Je lui met une énorme gifle avec ma main libre.

«  Ne te mêle plus de ma vie ! Maintenant dégage de la chambre de mon fils ! 

- Blaise sait que c’est son fils ? 

- DEGAGE ! FOUS LE CAMP ! »

Il sort amusé par mon comportement (c’est rare quand je m’énerve aussi ouvertement, d’habitude ça passe par des Doloris mais là…) et par sa réplique. Je me retourne vers Matthew qui a les larmes aux yeux. Je le prend dans mes bras.

«  Pardon mon cœur, je ne voulais pas te faire peur. Je suis désolée. »

Matthew pleure.

«  Pleure pas mon cœur, ce n’est pas grave, je ne t’en veux pas. 

- Ch’est vrai ? 

- Mais oui mon cœur, je ne pourrai jamais t’en vouloir… Mais tonton Drago va souffrir. 

- Non môman. Ze l’aime bien tonton Drago. 

- D’accord je n’y toucherai pas. Promis mon cœur. »

Je lui promets que je n’y toucherai pas. Mais quelqu’un s’en chargera pour moi…

Je couche Matthew et m’allonge à côté de lui. Je fini par m’endormir avec mon fils dans mes bras.

Les jours suivants, je reste avec mon fils. Je ne vais pas en cour, je n’ai pas envie. J’envoie un message à Blaise pour qu’il me rejoigne dans la salle commune.

«  Tu désires ?

- Matthew, va jouer dans ta chambre s’il-te-plaît. »

Il s’en va, je ferme la porte d’un geste de la main.

«  Assis. »

Il s’exécute. Je m’assoie à califourchon sur lui.

«  Que me veux-tu ? Tu ne m’a pas fait venir ici pour prendre du plaisir. 

- Non tu as raison. J’ai une mission pour toi. 

- Et qu’est-ce que c’est ? demande Blaise, intéressé.

- Je veux que tu tortures Malefoy, histoire de le remettre à sa place… dis-je en m’approchant du visage de Blaise

- Je refuse. 

- Mais tu n’as pas le choix. Le maître sait que tu t’es loupé dans ta mission de recrutement, il n’est pas content du tout, alors soit tu le tortures soit je te torture, et crois-moi la première solution est mieux dans ton intérêt ! dis-je amusée

- Pourquoi ne le fait tu pas toi-même ? 

- Je l’ai promis à Matthew. Alors, acceptes-tu ? lui demandé-je en frôlant ses lèvres avec les miennes.

- Oui.

- Parfait. Ce soir. » dis-je en me poussant.

Je commence à partir mais il me retient, nous sommes très proches.

«  Et quelle récompenses aurai-je ? » demande-t-il.

Je l’embrasse avec fougue.

«  Cela dépendra de l’état de ton ami. Amuse-toi bien ! »

Blaise sort. Je peux vraiment en faire ce que je veux. Je suis tout simplement douée. Le maître va être content. Le soir-même vers minuit, Blaise s’est occupé de Malefoy qui rentre dans l’appartement, avec Blaise qui le soutient. Je lis dans ses pensées pour savoir ce qu’il s’est passé… Hmm, ingénieux, il s’est masqué pour ne pas que son ami ne le reconnaisse…

«  Merlin Malefoy, que t’est-il arrivé ?! » demandé-je faussement choquée.

Blaise l’assoit, il ne l’a pas loupé, il a des égratignures sur le visage et surement sur le corps.

«  Qui t’as fait ça ?

- Sûrement tes amis ! crache Drago.

- Tu ferais mieux d’aller te reposer, tu divagues mon cher ! »

Blaise l’emmène ce coucher puis il ressort, je l’attend assise sur le canapé.

«  C’est bien Blaise, je suis fière de toi, le maître est fier de toi. »

Il s’assoie, je m’assoie sur lui.

«  Tu l’as fait souffrir j’espère ? 

- Ne fais pas comme si tu ne savais pas ce qu’il s’est passé, tu as regardé mes souvenirs. Cela ne t’a pas convaincue ? 

- J’avoue que tes souvenirs sont plus convaincants que ta parole. » répondis-je avec un sourire jaune.

Je l’embrasse à pleine bouche, je n’ai pas trop envie de lui, mais mes hormones me travaillent. Ce n’est pas parce que je suis enceinte d’un mois que je dois m’abstenir. Je défais les boutons de sa chemise alors que Malefoy sort de sa chambre, Blaise me vire de ses genoux. Je fusille le Mangemort du regard.

«  Euh… Dray ce n’est pas ce que tu crois… dit Blaise mal à l’aise

- Il sait Blaise. »

Drago s’assoie dans un fauteuil, c’est lui qui a droit à mon regard de tueuse. Blaise reste éloigné de moi, mais je n’aime pas cela, alors je le tire par la cravate et l’oblige à s’allonger sur moi. Je l’embrasse à pleine bouche. Drago nous regarde.

«  Hermione… il y a Dray, ça me gêne, lâche Blaise en interrompant le baiser.

- Moi aussi, j’ai pas envie de vous voir vous envoyer en l’air ! proteste le blond.

- Si t’es pas content Malefoy tu te tires !

- Rêves ! »

Je retourne à mon activité c’est-à-dire embrasser, mais je fixe Malefoy. Lui ne lâche pas mon regard, un léger sourire en coin apparaît. Blaise oublie la présence de son ami et m’embrasse dans le cou, j’enroule mes jambes autour de sa taille. Je passe mes mains sous sa chemise, je fixe Malefoy. A son air, je constate que ça ne l’amuse plus trop : il a laissé tomber son sourire en coin, je laisse échapper un cri de plaisir. Visiblement, c’est le cri de trop pour Malefoy qui s’en va rapidement. J’ai gagné.

J’entends un boum provenant de la chambre de Malefoy. Oups, j’y suis peut-être aller un peu fort. Oh, et puis non ! C’est de sa faute ! Bon d’accord il a rien fait… Ou plutôt si, il est resté ! Voilà c’est de sa faute !!

Puis j’en ai marre d’être dessous ! D’un geste habile je me retrouve dessus. Je le récompense comme il se doit, je suis vengée. La prochaine fois Malefoy, tu mesureras tes paroles ! Il ne sait pas exactement pourquoi il s’est fait tabasser mais il va rapidement comprendre.

Quelques jours plus tard il recommence à se mêler de ce qui ne le regarde pas.

«  Tu dois aimer les coups Malefoy ! 

- Le rapport Granger ? 

- T’es long à la détente Malefoy, alors je vais t’expliquer : les coups que tu t’es pris, c’est pour t’être mêlé de MA vie Malefoy ! Alors méfie-toi ! 

- Tu me menaces Granger ? 

- A ton avis mon chou ? »

Il s’en va.

«  Ne t’avises plus d’avoir une seule parole déplacée envers moi. » dis-je froidement.

Il claque la porte de sa chambre. Je suis satisfaite mais j’ai comme un creux, les paroles de Malefoy me tournent dans la tête. J’ai besoin de me confier à quelqu’un.

Je rentre un weekend au manoir Malefoy, j’en peu plus de l’ambiance à Poudlard. Je transplane dans le manoir, un elfe m’amène ma cape en s’inclinant bien bas, mais je ne le remercie pas. Il emmène Matthew jouer avec les autres enfants (des cousins qui sont arrivés il y a quelques jours) et je vais saluer mon maître. En montant les marches, je croise Nagini qui s’enroule autour de mes épaules.

«  Bonjour ma belle. »

Je rentre dans la pièce de Voldemort. Je m’agenouille.

«  Bonjour maître 

- Ma belle, je t’attendais. Viens t’assoir, il ne faut pas que tu te fatigues, tu portes en toi un futur sorcier très puissant, je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, je n’y survivrai pas ma douce Hermione, tu es tellement précieuse pour moi.

- Merci maître, vos compliments me vont droit au cœur. »

Je caresse Nagini, sa présence me rassure, me calme. Je reste quelques instants près de mon maître puis je redescend au salon, toujours le serpent sur mes épaules. Narcissa, Lucius et Bellatrix sont là.

Je me vautre sur le canapé en poussant un soupire, les adultes me regardent étonnés. Je n’ai pas l’habitude d’être comme ça. J’enlève ma capuche.

«  Qu’as-tu ma belle Hermione ? me demande Bellatrix.

- C’est Drago.

- Que t’as t’il fait ? demande Lucius, énervé

- Il m’a dit que j’étais une mauvaise mère… bredouillé-je en retenant à grand peine mes larmes.

- Voyons il ne le pensait pas ! s’exclame Narcissa soucieuse de me rassurer.

- Si, je l’ai vu en lui ! Je me suis vengée, mais j’ai toujours ce poids sur le cœur… lâché-je alors que les larmes commencent à couler.

- Mon fils n’est qu’un idiot ! »

Il vient s’assoir à côté de moi et pose un bras sur mes épaules.

«  Ma fille ne pleure pas… Mais cela dit, si ça te touche à ce point, c’est peut-être parce qu’il a plus d’importance à tes yeux qu’il ne faudrait, tu ne crois pas ? s’enquiert Narcissa, prudemment. 

- Pfff, n’importe quoi mère ! C’est le fait que je suis enceinte qui fait que je deviens émotive ! 

- Mais bien sûr, ma belle Hermione.

- Et ta grossesse se passe bien ? s’informe Bellatrix.

- Oui oui, pour le moment ça va mais je n’en suis qu’au premier mois. »

Je vais faire un tour. Je marche dans un coin du parc ou personne ne peux me voir. Bellatrix me rejoint.

«  Rodolfus a ramené des Moldus, si tu veux t’amuser, et tu as besoin de te retrouver avec ton fils.

- Emilia ! 

- Que veux Mademoiselle ? couine une elfe qui vient d’apparaître.

- Va me chercher mon fils, et ensuite ramène-moi un Moldu !

- Bien Mademoiselle. » répond l’elfe avant de disparaître dans un craquement.

En quelques minutes mon fils est dans mes bras et un Moldu à mes pieds. Bella est à mes côtés, un sourire diaboliques est accroché à nos lèvres.

«  Non petit cœur tu veux jouer ? »

- Voui Voui !! s’exclame Matthew, excité, en tapant dans ses mains.

- Parfait ! Mon petit diable c’est toi qui va choisir nos sorts, annoncé-je. Sale Moldu, ta souffrance va être en fonction de mon fils, lâché-je à l’adresse du moldu.

- Je n’ai rien à craindre d’un gamin de 3 ans ! » me répond-il avant de me cracher à la figure.

On rigole diaboliquement.

«  Endoloris !!! Ce n’est pas un simple gamin, c’est un immense sorcier ! informe Bellatrix

- Elevé par une bande de tarés ! 

- ENDOLORIS !!!! 

- On ne t’a jamais qu’il ne fallait pas contrarier une femme enceinte ! 

- Mais tu n’es qu’une enfant ! 

- Et toi un futur mort si tu continues à répondre ! 

- Commençons il m’ennuie ! Alors mon petit bout de chou, quel sort choisis tu ? 

- Avada, avada !! crie Matthew excité

- A la fin mon cœur ! 

- C’est mon petit diable adoré ça ! s’exclame Bellatrix.

- Ooh, d’accord… répond Matthew, un peu déçu. Doloris, alors !!

- ENDOLORIS !! disons-nous à l’unisson.

- Ouaiis !!!! »

Notre petit jeu continue pendant une bonne heure, le Moldu n’en peut plus il va mourir d’un instant à l’autre. J’abrège ses souffrances et le tue.

«  Emilia !!! 

- Oui Mademoiselle ? 

- Débarrasse-toi de ce corps. Il ne faudrait pas qu’il salisse le manoir.

- Bien Mademoiselle ! »

On rentre.

«  Tu es une bonne mère Hermione. Ton fils t’aime, il est heureux, et mon neveu n’est qu’un idiot, il ne sait pas de quoi il parle, me dis Bellatrix. Matthew, tu l’aime ta maman ? ajoute-elle en se penchant vers mon fils.

- Voui, ze l’aime Môman. 

- Dis-le lui, elle en a besoin. 

- Môman, Ze t’aime, ze t’aime crè fort ! me dis Matthew en me fixant.

- Moi aussi mon diable, je t’aime plus que tout ! » lui répondis-je en lui faisant un câlin.

 

Chapitre 8

Beta Anelo7

PDV EXTERNE

Deux Serpentards discutent dans un couloir.

«  Dis Blaise, je peux te poser une question ? 

- Bien sûr. 

- Ca fait quoi d’être Mangemort ? 

- Les pouvoirs que tu as déjà se développent, tu en gagnes beaucoup d’autres, et les autres te craignent et te respectent d’avantage pour ça. Le bonheur quoi ! En plus tu seras avec nous !

- Nous ? 

- Oui, Drago et moi. 

- Drago a accepté ? 

- Oui, sa marque est pour bientôt. 

- Si je deviens Mangemort, je pourrai me venger de tous ses sales sang-de-bourbe et des Gryffondors, de l’humiliation qu’ils nous font subir. Et puis il y a cette Granger ! Rrrr, je la hais !

- Ouais, t’as raison ! Puis regarde-moi, je ne suis pas malheureux, je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis que j’ai ma marque ! 

- Je vais réfléchir. Merci, Blaise t’es comme un frère ! Je t’adore !!! 

- Moi aussi je t’adore ma puce ! »

PDV HERMIONE

Pansy, toute souriante, tourne les talons et s’en va pendant que je sors de derrière la statue, où j’étais cachée, en frappant doucement dans mes mains, lentement.

«  Moi aussi je t’adore ma puce ! dis-je moqueuse.

- Oh ça va Granger ! râle Blaise

- C’est que mon petit chou est susceptible ! 

- Arrête, j’aime pas tes surnoms débiles ! boude-t-il.

- Pardon, tu m’en veux ? 

- Quand elle est comme ça je ne résiste pas ! Non. »

Je me colle à lui.

«  Tu as fait du bon boulot… dis-je sensuelle.

- Merci ma belle. »

Il m’embrasse.

«  Putain, faites ça ailleurs ! Je donnerais tout pour être à sa place ! » grimace Drago

- T’es jaloux ? Tu veux nous rejoindre ? proposé-je

- Tes plans bizarres, c’est pas pour moi Granger ! »

Malfoy s’en va. Blaise va pour m’embrasser mais je mets ma main sur sa bouche.

«  J’ai plus envie ! »

Je m’en vais, laissant Blaise en plein milieu du couloir, et déambule dans le château, ne sachant pas trop où aller.

Au final, je rentre dans mon appartement et me dirige dans la chambre ? En passant, je vais vers celle de mon fils, voulant lui faire un bisou avant d’aller dormir.

Seulement, lorsque j’entrouvre la porte, je n’aperçois pas sa silhouette dans son lit. Sentant la panique arriver, je me précipite et réalise qu’il n’est bel et bien pas ici. Rapidement, la respiration saccadée, je regarde partout dans sa chambre, puis en sort pour faire le tour de l’appartement, mais rien. Aucune trace de Matthew.

Je m’effondre au sol devant la cheminée, les larmes commencent à couler. Où es-tu Matthew ?!

Soudain, je relève la tête : Malefoy doit savoir quelque chose ! Ou au moins un indice sur l’endroit où il serait ! Me précipitant, j’ouvre la porte de sa chambre, et mon cœur manque un battement.

Je vois mon fils endormi dans les bras de Malefoy. Je m’appuie contre le mur et m’y laisse glisser, ne pouvant arrêter mes larmes ? J’enfouis mon visage dans mes mains, mais je fais trop de bruit.

«  Pourquoi tu pleures ? » dit une voix lourde de sommeil.

- A ton avis, Malefoy ?... » répondis-je en essuyant mes larmes.

- Je ne sais pas Granger, il est deux heures du mat’, je ne réfléchis pas à cette heure-ci !

- Je… j’ai eu peur, je… je… je ne trouvais… pas Matthew… 

- Eh bien c’est tout simple : il ne voulait pas dormir tout seul cette nuit, et vu que sa mère n’était pas là pour lui je lui ai proposé de venir avec moi ! » me rétorque-t-il froidement.

Loin de m’apaiser, ses paroles ne font que redoubler mes pleurs. Merlin, je suis réellement une mauvaise mère, Malefoy a raison…

Impossible d’arrêter mes larmes. Décidément, je pleure beaucoup en ce moment, je ne vais pas VRAIMENT pas bien.

Le blond, loin de s’apitoyer, s’emporte tout bas : « Putain Granger arrête de pleurer, tu m’énerves ! C’est pas vrai, j’ai envie de la consolé, de la prendre dans mes bras ! P*tain Drago ressaisi toi ! Elle n’a que ce qu’elle mérite ! Va pleurer ailleurs, tu m’empêches de dormir et tu risques de le réveiller ! »

Je me lève en me tenant le ventre, ma grossesse me fatigue un peu. Je vais embrasser mon fils d’un baiser plein d’amour puis je sors, toujours avec des larmes sur mes joues. Malefoy ne m’a pas lâchée du regard, je le sens.

«  Prends-en soin. » dis-je tristement avant de refermer la porte.

Je rentre dans ma chambre, et aperçois à la fenêtre un hibou qui m’attend, porteur d’une lettre dont je m’empare.

« Ma belle Hermione, nous avons une mission, rejoins-nous. Narcissa »

Finissant de sécher mes larmes, je sors de Poudlard et transplane au manoir des Malefoy, puis, arrivée devant la porte, je mets ma cape. Tous les Mangemorts principaux, c’est-à-dire Lucius, Narcissa, Bellatrix, Rogue, sont dans le salon, ainsi que Voldemort bien sûr.

«  Bonsoir Maître.

- Ma chérie, tu peux enlever ta capuche, nous savons ton secret. »

Narcissa me prend dans ses bras.

Je ne fais rien.

«  Ou allons-nous ? demandé-je froidement

- Nous allons au Ministère, le MagenMagot réexamine le dossier de mes fidèles. 

- Ils les ont sortis d’Azkaban, informe Lucius

- Mais ils n’y retourneront pas, dit Bellatrix

- Allons-y. » annoncé-je froide

Narcissa ne dit rien et me fixe. Je le vois et garde la tête basse. Personne ne doit voir mes yeux gonflés, c’est un signe de faiblesse, je ne peux pas être faible.

On transplane devant le Ministère avant de se diriger vers la salle.

PDV EXTERNE

Pendant ce temps à Poudlard, le départ d’Hermione ne passe pas inaperçu. Drago la voit sortir de sa chambre, et Blaise la voit partir dehors.

« J’y suis peux être aller un peu fort pour qu’elle parte… » se demande Drago.

« Mais où va-t-elle ? » pense Blaise

PDV HERMIONE

Les prisonniers attendent dans une salle gardée étroitement pendant qu’ils passent un par un devant le Conseil. J’enlève ma cape, défait quelques boutons de ma chemise et m’avance vers eux, Ils sont six.

«  Que faites-vous ici ? C’est une zone dangereuse, veuillez partir, ordonne un type.

- Pardon, je cherchais mon père, il m’a dit de le retrouver ici, dis-je innocente.

- Qui est votre père ? 

- Anthonio March. 

- Eh bien Mademoiselle, vous pouvez rester ici ! me propose un autre type en s’interposant.

- Merci monsieur. Mais dites-moi, qui se trouve derrière cette porte pour que six beaux jeunes homme comme vous soit là ? dis-je charmeuse

- De dangereux prisonniers, mademoiselle. 

- D’accord. Mais ils ne peuvent pas sortir ? demandé-je innocemment fascinée.

- Non bien sûr, pas sans le mot de passe. 

- Aaah, d’accord ! m’exclamé-je en jouant les naïves.

- Mais… nous ne pouvons le dire, Mademoiselle... 

- Oh, je comprends. Enfin pas tout, mais c’est pas grave ! On m’a toujours dit que j’avais un peu de mal à comprendre, et que j’étais un peu étourdie ! leur dis-je d’un ton un peu cruche.

- Mais non ! dirent il en chœur pour me rassurer.

- Non mais c’est vrai ! Ils ont raison ! J’oublie tout ce qu’on me dit ! Je suis sûr que si vous me dites le mot de passe, je l’aurai oublié en deux secondes ! Pouf ! Comme ça ! Oublié ! rigolé-je bêtement.

- Ouais, imagine que Cornélius soit le mot de passe, tu t’en souviendrais pas de toute manière ! »

A peine le mot de passe dit, des Avada Kedavra fusent des baguettes des Mangemorts, je tue celui qui est plus près de moi.

Quelques secondes plus tard, ils sont tous morts. Je remets ma capuche alors que Voldemort ouvre la porte. Les fidèles sortent tous, pendant que les idiots du ministère délibèrent sur leur avenir.

Nous partons rapidement. Je rentre à Poudlard avant que quelqu’un découvre que je suis partie me promener mais quand je rentre dans le hall du château, Blaise m’attend.

«  Tu étais où ?  Eh, réponds-moi ! s’exclame-t-il en voyant que je n’ai pas l’intention de lui répondre.

- Depuis quand tu me donnes des ordres ? N’oublie pas qui tu as en face de toi ! m’exclamé-je avec un sourire jaune.

- Pardon… répond-il en baissant les yeux.

- Je préfère. »

J’ouvre la porte de ma chambre et me vautre sur mon lit, mais à peine j’ai fermé les yeux qu’une tornade brune me saute dessus.

«  Môman ! Lève-toi ! 

- J’ai une meilleure idée, et si on se faisait une journée au lit juste tous les deux ? lui demandé-je en le prenant dans mes bras.

- Voui voui !! 

- Véra ! dis-je pour appeler l’elfe. 

- Que veut Mlle ? 

- Amène nous notre petit déjeuner au lit ! 

- Bien Mademoiselle. 

- Depuis quand tu parles aux pauvres gentils petits elfes méchamment ? me demande Drago depuis l’encadrement de la porte.

- Au revoir Malefoy ! Va en cours, tu vas être en retard.

- Ca me semble déplacé de la part de quelqu’un qui sèche les cours et qui va se promener la nuit ! »

D’un geste de la main, sans baguette, je lui envoie ma lampe de chevet qu’il évite de justesse. Il me regarde avec de gros yeux.

«  Comment tu as fait ? 

- Par magie ! » dis-je moqueuse.

Je bouge mes doigts et lui ferme la porte au nez.

«  Connasse !

- Merci ! »

Matthew fixe mon ventre.

«  Qu’as-tu mon petit diable ? »

- Petit frère est là ? demande-t-il en montrant mon ventre.

- Oui mon chéri, mais c’est peut-être une fille. 

- Non, ché un garchon. »

Je le regarde étonné alors qu’il me sourit.

PDV EXTERNE

Drago s’assoie à coté de Blaise.

«  T’as quoi au nez ? demande Blaise

Granger m’a claqué la porte au nez ! »

Blaise rigole.

- Te marre pas c’est pas drôle ! s’indigne le blond.

- Si !!

- Elle va me le payer cette sale sang-de-bourbe ! Je te jure, attend que je sois Mangemort et je vais lui faire bouffer sa baguette ! 

- Un conseil, la cherche pas, t’as bien vu ce qu’elle t’a fait !

- Je sais, mais elle ne me fait pas peur ! Ce n’est qu’une Gryffondor, et une fille de surcroît. Personne n’est supérieur à moi !! »

Blaise ne répond rien.

PDV HERMIONE

Je passe la journée à m’empiffrer avec Matthew. A un moment, on toque à la porte, qui s’ouvre sur le maître des potions.

«  Bonjour Miss Granger, Matthew. 

- Professeur ! Que me vaut votre charmante visite ?

- Le rouquin m’a demandé de prendre de vos nouvelles, il ne vous voit pas souvent en cours. 

- Rrrrr, il commence à être vraiment un peu trop curieux à mon goût. Vivement que l’on s’en débarrasse ! Lui et Potter ! Il est toujours en train de me coller, puis il me pose des questions du genre : "Ca va Mione ? T’as l’air bizarre…" Tssss, il me saoule à me coller ! J’ai envie de lui faire la peau ! 

- Pourquoi ne le faites-vous pas ? 

- Le maître ne veut pas que j’y touche…

- Et monsieur le directeur m’a aussi dit que vous avez de la visite. Elle vous attend dans une salle de cours au 2ème étage. Pour que vous soyez tranquille. 

- Merci monsieur. »

Il sort alors que j’habille Matthew et que moi aussi je m’habille. Nous nous dirigeons vers la salle indiqué par le professeur des potions.

Plus on s’avance de la salle plus je reconnais les voix.

«  Mais que faites-vous ici mère ? demande Drago, surpris.

- Je suis venu rendre visite à ta colocataire. 

- Hein ? Mais à quoi joue-t-elle ? Bizarre… me posé-je la question

- Pourquoi, Mère ?

- Je veux être sûre qu’elle ne te pervertisse pas, elle et ses idées moldues ! grimace Narcissa

- Bien mère, je vais vous laisser avant qu’elle n’arrive. Je ne veux pas la voir, elle me gâcherai ma journée ! » rétorque Drago rassuré mais dégoûté.

Nous entrons au moment où Malefoy finit de parler, et j’ai à peine le temps de voir la tristesse traverser le regard de Narcissa.

« Réunion de famille comme c’est touchant ! dis-je moqueuse.

- La ferme, sale sang-de-bourbe ! crie Drago.

- Drago, je viendrai te voir plus tard, laisse-nous. 

- Fait gaffe à toi Granger ! me dit Drago.

- Mais bien sûr Malefoy, c’est vrai que je fais le poids contre une puissante Mangemort !

- Tssss… Remarque ma mère peut l’exploser en deux secondes ! »

Je m’assoie en face de Narcissa qui a les yeux dans le vide. J’attends que Malefoy soit parti pour insonoriser la pièce et parler à mon visiteur, et que Matthew est sauté sur les genou de tata Cissy.

« Tata Cissy ? »

- Hein quoi ? Oui, mon diable ? répond Narcissa en sortant de ses rêves.

- Bah Tonton Drago est en colère contre Môman !

- Ah bon ? Et pourquoi ?

- Parce que Môman est parti hier soir et que tonton Drago a dû me garder. Il a dit que Môman était une méchante ! Mais c’est pas vrai ! ajoute-il avec colère. Môman elle est zentille ! Ze l’aime moooii ! »

On sourit à Matthew mais mon attention se reporte sur Narcissa.

«  Tu te demandes pourquoi je suis ici ? 

- Oui. 

- Ton comportement d’hier m’a… comment dire… troublée.

- Et merde ! Je savais que je ne passerais pas au travers de son radar

- Qu’as-tu ma fille, je sais que depuis quelques temps tu ne vas pas bien et j’en ai eu la confirmation hier soir alors que tu n’as quasiment pas enlevé ta capuche et tu n’as pas non plus parlé.

- Je ne veux pas t’embêter avec de simples histoires qui seront bien vite oubliées.

- Des histoires de cœur qui ne sont jamais simples et rarement oubliées.

- Hhmm… »

Narcissa esquisse un sourire devant ma mine renfrogné.

«  Comment fais-tu pour avoir raison. »

- Je te connais bien… C’est Drago ? Tu sais, peut être que tu réagi comme ça car tu n’es pas indifférente à son charme.

- Je sais que ton rêve est de nous voir réuni, mais Drago et moi on se déteste, il me méprise.

- Comment sais-tu qu-… Hum hum… Il méprise la gentille Gryffondor, mais il ne connait pas la Mangemort, bras droit de Lord Voldemort. Quand il sera qui tu es réellement, tout ira mieux.

- Le maître ne veut pas qu’il sache qui je suis. Pas tout de suite du moins.

- Il le saura le moment venu, mais si le maître a décidé cela, c’est pour ton bien ma belle Hermione.

- Je sais. De toute façon je fais tout pour l’oublier et j’y arrive. 

- D’accord, c’est ton cœur ! me dit Cissy un peu triste.

- Oui.

- Dis Môman, on va quand au manoiiir ? » s’exclame Matthew.

J’ouvre la bouche pour répondre mais je n’en sais rien, je ne sais pas quand le maitre a prévu de marquer Malfoy junior.

«  Le maître m’a aussi dit que la marque de mon fils est pour le 1er décembre. Dans quinze jours mon petit diable, dans quinze jours… !

- Ouaiiis ! crie Matthew.

- J’en serai à deux mois et j’attaquerai le 3ème. Blaise est-il allé voir le maître pour Pansy ?

- Oui. Sa marque sera aussi pour le 1er.

- Ok. Tu es contente ? Tu vas pouvoir avoir ton fils près de toi !

- Oui, mon bébé ser-… Quoi ? s’exclame-t-elle devant le sourire d’Hermione. C’est mon bébé, même s’il a 17 ans ! se justifie-t-elle. Enfin bref, mon fils sera près de moi. Mes deux enfants seront près de moi ! Je serai la plus heureuse !

- Je suis heureuse de te voir sourire. De voir un vrai sourire sur ton visage.

- Toi aussi cela te ferait du bien de sourire. »


Quinze jours sont passés depuis cette conversation.

Pour rentrer au manoir, je prends le même train que les trois Serpentards, mais y étant arrivée la première, je vais m’asseoir avec mon fils dans un compartiment vide. Quelques instants plus tard, je les vois passer devant sans s’arrêter avant que Blaise ne me remarque et qu’ils viennent enfin s’asseoir avec moi. Matthew se met debout sur la banquette et saute dans les bras de son père. Seul ce dernier sourit, Drago et Pansy se regardent, inquiets.

«  Blaise, pourquoi on vient avec elle ? dit Parkinson.

- Mais oui, Blaise ? Pourquoi ? »

Blaise ne répond pas et s’assoie, Malefoy se met à côté de son ami et Pansy s’assoie en boudant à côté de moi.

Le train démarre. Blaise parle avec Matthew pendant que Drago et Pansy discutent tous les deux. Quant à moi, je bouquine tout en surveillant du coin de l’œil mon fils.

« Tu vas où Granger ? s’exclame Pansy à un moment. Tu n’as pas de famille à aller voir !

- Je ne vois pas en quoi ça te regarde.

- Blaise ? Pourquoi es-tu si proche de ce morveux de frère de Granger ?! » demande Pansy, exaspérée.

Là elle m’a énervée. Je sors ma baguette et la menace.

«  Je t’interdis de parler de lui comme ça ! m’exclamé-je.

- Et si je refuses ? me défie-t-elle.

- Je te le déconseille, lui répondis-je froidement.

- Tu crois que tu me fais peur, sale Gryffondor ?! Tu ne ferais pas de mal à une mouche ! »

Je me recule en rigolant jaune. Blaise comprend mon comportement mais les deux autres, pas du tout.

«  Cela n’a rien de drôle Granger ! »

Je me contente de faire un sourire plein de sous-entendus. C’est notre seul accrochage du trajet, Matthew revient sur mes genoux, il blottit sa tête contre mon cou et s’endort. Etant fatiguée, je ne tarde pas à le suivre. Les deux Serpentards me regardent avec des yeux attendris mais discrets. Pansy, en revanche, a l’air dégoûté.

Le train arrive.

«  Granger ! On est arrivés. »

J’ouvre les yeux et me lève, Matthew dort toujours, je fais attention à ne pas le réveiller. Une fois descendus sur le quai, je tiens fermement Matthew contre moi et transplane devant le manoir Malefoy. Une fois stabilités, je fais apparaître ma cape puis, une fois camouflée, je pénètre dans le manoir. Matthew, toujours endormi, est emmené par une elfe pour que Pansy et Drago ne le voit pas. Je pars saluer mon maitre. Je m’agenouille.

«  Ma belle Hermione, je te félicite pour nos deux futurs recrues, Malefoy fils va enfin faire partie des nôtres.

- Tout le plaisir est pour moi, mon seul but est de vous servir maître. 

- Ta dévotion me touche. »

Je m’assoie pour parler des deux nouvelles recrues.

Je descends au salon cagoulée avec Nagini sur mes épaules ; elle ne fait que se tortiller, elle doit probablement sentir mon excitation, ainsi que celle du maître. Elle ondule de mon cou à ma taille, je la caresse du bout de mes doigts.

Les portes de la salle de réception s’ouvrent sans ménagement, toutes les personnes présentent me fixent.

«  Tu sais qui est caché sous cette capuche, lâche Malefoy à voix basse.

- Oui mais ne me demande pas qui. » informe Blaise.

Il hausse les épaules mais ne détache pas son regard. Tout le monde me fixe, surtout les hommes, ils savent que je suis une femme. Un des Mangemorts que nous avons libéré s’avance vers moi.

«  Alors, c’est vous le bras droit du maître… ? » me demande-t-il.

J’acquiesce d’un signe de tête. Il s’approche de moi.

«  Tu es une femme, lâche-t-il d’un ton plein de dégoût.

- Ceci te pose problème ? Vas-y, énerve moi un peu plus…

- Oui, je ne comprends pas que le sorcier le plus puissant t’ait choisie toi comme bras droit plutôt que moi ! s’énerve-t-il.

- Prétentieux. Peut-être parce que cela fait sept ans que tu es enfermé à Azkaban et que MOI je t’ai sorti de ta merde ! Peut-être aussi parce que je n’ai pas échoué dans mes missions comme TOI ! » lui rétorqué-je.

Tous les Mangemorts rigolent.

«  Sale petite peste, je vais te faire regretter tes paroles ! » s’exclame-t-il.

 

Chapitre 9

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Il sort sa baguette pour me jeter un sort mais Nagini, rapide comme l’éclair, s’enroule autour de son cou et commence à l’étouffer. Le maître entre, il s’avance lentement vers le corps au sol du Mangemort, Nagini le rejoint. On peut entendre une mouche volé, les Mangemort osent à peine respirer.

«  Menacerais-tu mon bras droit …? 

- …

- Aurais-tu peur de me répondre ?

- Non maître, non.

- Elle t’a sorti de tes ennuis, elle t’a empêché de mourir et toi c’est ainsi que tu la remercie. Ma douce tu pourras t’amuser avec, me lance-t-il.

-Merci maître, répondis-je en inclinant la tête avec un sourire diabolique.

- Il va souffrir, annonce Blaise

- Comment tu sais ça ? demande Pansy

- C’est ELLE qui m’a fait mon entraînement et je peux vous assurer que ce n’est pas le bras droit du maître pour rien. Avec UN seul Doloris, j’ai souffert comme si j’en prenais quatre. »

Après l’incident, les Mangemorts se dispersent rapidement sauf l’insolent qui attend son châtiment. Je suis assise à côté du maître, qui finit par l’appeler. Le Mangemort s’agenouille, fixés par les quelques personnes encore présentes dans la salle, c'est-à-dire les Malefoy, les Zabini et les Parkinson, ainsi que Rogue qui vient d’arriver.

«  Qu’a-t-il fait ?  demande Rogue à Lucius

- Il l’a sous-estimée ! répond ce dernier.

- Oh, le pauvre… Il va souffrir. » Voyant le regard interrogatif de Lucius, il précise : « N’oublie pas, moi aussi j’ai eu droit à sa colère. 

- Est-elle si terrible que ça ? s’informe Drago

- Oui. 

- Elle est si douée que l’on peut l’entendre ? demande Pansy

- Oui, c’est la meilleure, mais vous verrez, elle fera sûrement votre entraînement ! dit Narcissa

- Euh, je ne veux pas finir amputée ou défigurée ! 

- Ne t’en fait pas elle n’a pas encore tué de Mangemort, Par contre les Moldus, elle les décime, si tu veux t’amuser avec eux, passe avant elle, dit Mme Parkinson

- Oui, elle ne veut pas encombrer les cachots. 

- AAAAAAHH ! »

Voldemort et moi sourions diaboliquement.

«  La crois-tu indigne de moi ? 

- N-… Non maître, non. 

- Bien je préfère. Va-t’en je t’ai assez vu. »

Il s’en va en rampant à moitié, je me retiens de rigoler. Voldemort se lève et s’en va avec Nagini. Je reste assise, la gentille torture de ce Mangemort m’a un peu fatigué. Puis il y a Drago qui est là, je ne veux pas l’affronter. Je ne veux pas prendre le risque qu’il me reconnaisse. Pas maintenant, il ne doit pas savoir, ni lui ni Pansy.

«  Les enfants, si vous alliez vous reposer ? dit Narcissa

- Bien mère. Bonne nuit. 

- Bonne nuit Mlle. » me dit Blaise

Je fais un signe de tête pour répondre. Narcissa vient s’assoir à mes pieds.

«  Qu’as-tu ma belle ? 

- Je suis fatiguée, je ne dors pas en ce moment.

- Fait attention à toi, prend soin de toi. Severus, n’as-tu pas une potion pour redonner la forme ?

- Si, bien sûr. 

- Et bien donne-la lui ! Ne reste pas planté la ! » dit Narcissa à moitié énervée

Rogue soupire puis monte dans sa chambre cherché la potion. Il redescend quelques minutes plus tard.

«  C’est bon pour vous ? 

- Oui Miss. »

Je le prend.

«  Elle ferra effet dès demain, en attendant allez-vous reposer. »

Je me lève gracieusement puis monte me coucher, fatiguée. J’ouvre la porte et voit Blaise assis sur une chaise. Je l’ignore et laisse tomber ma cape au sol, puis mes vêtements un a un pour revêtir ma chemise de nuit. Je m’allonge sous mes draps noirs et ferme les yeux.

«  Tu es au courant que je suis là, lance-t-il.

- …

- Est-ce que Drago et Pansy sauront pour ta condition ? 

- …

- Tu as pris du ventre, belle Hermione. 

- Je sais, répondis-je à moitié somnolante.

- Bonne nuit beauté. »

Blaise referme délicatement la porte pour me laisser dormir en paix.

Le lendemain, je décide de faire une grasse matinée, mais une fois levée, je pète la forme, très efficace cette potion !

Je vais voir si Matthew est levé. J’ouvre la porte et le voix avec Blaise.

«  Bonjour Môman ! On ira zouer ? 

- Et avec qui veux-tu jouer ? 

- Avec tonton Drago !!! 

- Mon petit diable, ce n’est pas possible. 

- Oh, porquoi ? Il va devenir comme tooi ! 

- Oui mon cœur mais il ne doit pas savoir pour maman, c’est un secret, d’accord ?

- Voui.

- Mais tu pourras jouer avec ton papa. 

- C’est vrai ? demandent le père et son fils.

- Mais oui, par contre laissez-moi les moldus, j’en ai besoin.

- Tu en as besoin ? Tu déverses ta colère sur eux, ce n’est pas très glorieux venant de la part d’une enfant de moldu.

- Il ne m’ont rien apporté, ils m’ont trahi, ils méritent soit de mourir, soit de me servir. Je me venge de mes parents, ces espèces de …

- Ok, ok.

- Je peux te poser une question ?

- Ai-je le choix ? demande Blaise

- Non. Trouves-tu que je suis une mauvaise mère ?

- Euh… Non…

- Tu dis ça pour me faire plaisir ou tu le penses ? 

- Tu es une bonne mère Hermione, ton fils te le prouve tous les jours, les mauvais parents ne sont pas aimés de leur enfants, il n’y a pas un seul enfant sur cette terre qui aime plus sa mère que Matthew. 

- Merci Blaise, répondis-je avec un bref sourire.

- De rien… Seulement dis-moi, qui t’a mis cette idée saugrenue dans la tête ? Sûrement Drago. 

- N’en as-tu pas une idée ?

- Drago. Bien sûr. Ecoute, Drago est génial, c’est mon meilleur pote… mais des fois il est idiot. N’écoute pas ce qu’il dit, il n’y connait rien, et puis s’il a fait ça, c’est qu’il ne veut pas que tu reproduises la même enfance que lui a eu.

- Fous-toi de moi, je ne te dirais rien !

- Pardon, mais j’aurai essayé !

- Ne refais plus jamais ça ! Tu sais comme moi que Drago à une enfance pleine d’amour même si le contexte n’y était pas. Ses parents l’aiment, même si Lucius ne le montre pas.

- Ca pour ne pas le montrer, par contre son amour pour toi, ça il ne le cache pas, il est plus fier de toi que de son propre fils. 

- Si Drago ne fait pas la fierté de son père, je n’y suis pour rien, Drago a pris ses propres décisions. J’ai pris les miennes, elles plaisent, c’est la vie. Habille-le chaudement, il fait froid dans la forêt. »


Nous sommes tous réunis dans la salle de réception pour marquer Drago et Pansy. Je me tiens à côté du maître, Nagini sur mes épaules. Les Mangemorts les plus importants forment le cercle autour des deux Serpentards, les autres sont derrière. Un sourire diabolique est accroché à mes lèvres. Lord Voldemort fait son discours, à la fin duquel les deux élèves s’agenouillent devant le maître pour recevoir leur marque.

«  Demain, vous vous entraînerez avec MON bras droit. Ne me décevez pas.

- Oui maître. » acquiescent Pansy et Drago

Le cercle se dissipe, les buffets apparaissent pour fêter l’arrivée des nouveaux Mangemorts puissants. Voldemort reste un peu mais s’en va. Je ne tarde pas aussi. Je vois Lucius féliciter son fils, un sourire aux lèvres. Drago a lui aussi l’air content.

A sept heures, je débarque dans la chambre de Drago sans frapper mais je claque la porte. Il fait un bond dans son lit.

«  Putain ! »

Ses yeux se tournent vers moi. Il ne bouge pas. Je vire sa couette pour qu’il s’habille, ce qu’il fait et devant moi en me fixant. C’est bon je le connais son corps parfaitement musclé. Il me suit dans la chambre de Pansy, je vais pour claquer la porte mais Drago me bloque.

«  Si vous permettez, je vais la réveiller plus délicatement. » me dit-il.

Il s’approche du lit pour la réveiller mais je ne veux pas me privé de ce plaisir. Même traitement de faveur que Drago, et HOP, les couvertures à l’autre bout de la pièce ! Il me fusille du regard. Je ne bouge pas. Elle s’habille puis on descend dans le parc.

«  Drago ? T’as mal à ton bras ?

- Oui un peu mais ça passera. Ça en vaut le coup.

- Oui tu as raison. » Me jetant un coup d’œil, elle se penche vers lui pour lui demander à voix basse : « Elle ne te fait pas flipper ?

- Si, un peu. »

Je me racle la gorge pour leur faire comprendre que j’ai entendu.

« Oups, la boulette ! » pensent Pansy et Drago

Ils ont droit au même traitement de faveur que Blaise. Hormis que maintenant, c’est lui qui jette les sorts, et il n’y va pas de main morte ! Je l’ai en effet menacé de faire avec lui comme je faisais avec les Moldus s’il avait l’air de les épargner.

Ils s’en sont plutôt bien sorti, mais je les ai quand même eus avec un petit Doloris. Je modifie ma voix

«  Bien. Continuons. EMILIA !!!! appelé-je l’elfe.

- Que veut Mademoiselle ?

- Va me chercher trois Moldus. »

Emilia s’incline, disparait pour revenir avec trois femmes moldues. Blaise nous rejoint.

«  Vous m’avez fait demander Mademoiselle ? demande Blaise

- Oui, lors de ton entrainement, après un bref incident, nous n’avons pu voir tes compétences en torture. Tu vas donc te rattraper aujourd’hui, même si tu as prouvé qu’en torture tu ne t’en sortais pas trop mal. Tu as encore du travail. 

- Bien, c’est vous qui voyez. Je ferai tout pour vous satisfaire. 

- Utilisez le Doloris et l’Impérium, mais tout autre sortilège est autorisé. Tant qu’elles souffrent. »

Je fais un geste de la main des Mangemorts aux Moldues pour qu’ils commencent. Elles crient de douleur, j’aime entendre ce bruit de tortures. Elles sont dans un sale état assez rapidement.

«  Pitié, laissez-nous. » supplie l’une d’elle.

Je ne peux m’empêcher de rire.

«  Souhaites-tu mourir ? demandé-je à une des femmes.

- Oui. 

- Si c’est ton choix. »

Je fais apparaître un couteau et lui tend. Les trois Mangemorts me regardent, étonnés. La Moldue, prend l’arme, ébahie, et me fixe avec de gros yeux, avant de l’utiliser.

Je crois que l’Impérium est mon sort préféré, je peux vraiment en faire ce que je veux, entre mes mains se sont des marionnettes ! Je m’amuse à la vidé de son sang. J’adore faire ça, c’est un tel sentiment de… puissance. Elle laisse échapper un dernier souffle.

«  Vous aussi souhaitez mourir ? »

Elle font non de la tête, dans leur yeux on peut voir une grande peur.

«  Tuez-les. » ordonné-je.

Ils s’exécutent, une mort simple et douce.

«  J’aime votre façon de torturer, me complimente Drago.

- Merci, entrainement terminé. 

- Allez-y, je vous rejoins, je voudrai m’entretenir avec Mademoiselle, dit Blaise.

- Ok. »

Ils s’éloignent de nous.

«  Que veux-tu ?

- Je voudrai que tu m’accordes plus de temps avec mon fils. *Il est plus proche de Drago que de moi !* »

- Serais tu jaloux de ton meilleur ami ? demandé-je, amusée.

- Pourrais-tu arrêter de lire dans mes pensées ?! »

Je ne dis rien mais ma baguette qui est toujours sorti commence à faire des étincelles qui s’échappe avec colère.

«  Oups, j’aurai pas dû y aller aussi fort. Excuse toi Blaise, excuse toi.

- Oui Blaise excuse toi. 

- Je m’excuse. 

- Bah tu vois quand tu veux. »

Drago, intérieurement, ne peut s’empêcher de penser : « On dirait Hermione et Blaise ! Drago ta fumé de la potion Drago ! Hermione est du côté du bien !! Tu psychotes mon vieux ! Tu es jaloux ! C’est tout ! J’ai toujours été le préféré où que j’aille et là c’est Blaise le préféré du bras droit ! »

Hermione ne l’entend pas, trop absorbée par ce qu’ajoute Blaise :

«  Je veux que mon fils grandisse avec moi à ses côtés. 

- Mais tu es déjà près de lui, rétorque-t-elle.

- Ne fait pas ta … Gourde, tu vois ce que je veux dire, Je veux avoir une grande place dans son cœur comme Drago. 

- Tu es son père, et personne ne pourra jamais te l’enlever. 

- Et dans ton cœur il y a qui ? 

- Cela ne te concerne en RIEN ! répondis-je très froidement.

- Mais tu l’aimes.

- JE NE L’AIME PAS ! hurlé-je.

- Arrête de lire dans ma tête ! s’exclame Blaise énervé

- Alors ferme ton esprit !

- Même si je le fermais, tu arriverais quand même à le pénétrer. Tu es la sorcière la plus puissante de notre génération, moi je ne suis qu’une petit sorcier ! »

Je le gifle, il me regarde avec incompréhension. OH les mecs !!! Ca comprend jamais rien !

« ESPECE D’IDIOT !!! Primo : un Mangemort ne se rabaisse jamais. Secondo : si le maître t’a choisi pour sa descendance c’est que tu n’es pas qu’un simple petit sorcier ! Et tercio : Si tu es un Mangemort c’est que tu en vaux la peine, alors arrête de te rabaisser comme un perdu ! C’est pour les faibles !! 

- Tu as raison ! 

- J’ai toujours raison ! dis-je fièrement.

- Se rabaisser c’est pour les gros nuls comme Potter et Weasley !!! 

- C’est bien, tu vois quand tu veux. Rentrons, Drago et Pansy t’attendent. »

On rentre dans le manoir pour monter les quelques marches du hall. Blaise me propose sa main, je rentre la première.

«  Je dois partir en mission, informé-je Blaise.

Je connais cette voix... se dit Drago qui descend dans les escaliers.

- Va dans la pièce du 2ème étage, la 6ème porte. Vas-y seul. 

- Les enfants, nous partons en mission. Entrainez-vous et soyez digne du maître, ordonne Lucius.

- Oui. »

Nous partons, Voldemort, Lucius, Bellatrix, Narcissa et moi, pour rallier des créatures magique de notre côté mais notre conquête va s’avérer plus compliqué que prévu. Nous transplanons dans une forêt noire. Des créatures arrivent immédiatement après et nous encerclent en quelques secondes. Je n’ai jamais vu des créatures aussi laides, mais leurs pouvoirs sont à hauteur de leurs laideurs.

«  Que faites-vous ici ? demande leur chef.

- Une guerre se prépare. De quel côté serez-vous ? 

- Votre guerre ne nous concerne en rien ! 

- Vous croyez ? Quand j’aurai gagné -et je gagnerai, soyez-en certains- si vous ne nous avez pas rejoint, nous vous exterminerons jusqu’au dernier.

- Vous croyez que vous nous faites peur ? Vos menaces ne nous intimident en rien ! Vous n’êtes que des petits sorciers ! »

Le maître rit jaune mais moi, je commence à m’énerver. Cela se voit, ma baguette commence à sortir des étincelles noires.

«  Retenez vos serviteurs !  ordonne le chef.

- Acceptez. 

- Non.  dit le chef catégorique

- Allez-y. »

Nous commençons à jeter des sorts, non dans le but de les tuer mais pour les faire prisonnier. Je me bats contre une de ses créatures (qui bavent en plus ! Beurk !).

Je vais pour jeter un sort mais elle me met un coup de griffe et m’atteint au bras gauche. Loin d’être mise de côté, ma colère monte encore d’un cran, et me précipitant sur lui je le plaque contre un arbre. Des chaînes s’enroulent autour de lui, et, mon adversaire immobilisé, je peux enfin me retourner pour voir comment s’en sortent les autres. Il n’y a qu’un prisonniers et c’est le mien. Il crie pour alerter les autres. Tout le monde se retourne vers nous. Ses chaînes sont solidement attachées, et une, particulièrement étroite autour de son cou, commence à l’étouffer.

«  Lâchez-le ! » s’exclame le chef en s’avançant.

Il s’avance d’un pas, je resserre mon emprise. Il se stoppe immédiatement.

«  Qui êtes-vous ? »

J’enlève ma capuche avec mon bras gauche qui, lacéré et coulant de sang, commence à me faire souffrir.

«  Mais vous n’êtes qu’une enfant ! » s’étonne le chef.

Non mais, qu’est-ce qu’ils m’énervent tous à dire ça !! Je veux bien croire que je ne fais pas mon âge mais je n’ai quand même pas douze ans !

«  Dernière proposition. Est-ce que vous nous rejoignez ? lui demandé-je d’une voix forte.

- … »

Le chef fixe mon prisonnier

«  Ma patience a des limites ! me répond-il.

- Allons, si vous refusez, votre fils meurt, m’exclamé-je en jetant un regard à mon prisonnier.

- Comment le savez-vous…? » s’étonne-t-il, choqué de ma découverte.

Ils ont peut-être d’énorme pouvoir mais leur intelligence n’est pas trop développée. Mon bras me fait mal. Il saigne abondamment, et je commence à faiblir. Je ris sans joie.

«  Ma douce Hermione, tu es vraiment la plus douée ! lâche le maître.

- Merci maître. »

Le maître me fait un signe d’impatience, je resserre mes chaînes, il crie.

«  Nous vous rejoignons ! s’exclame rapidement le chef en voyant que son fils commence à suffoquer.

- Bien. »

Je relâche son fils. Il s’écroule au sol, en toussant et tentant de reprendre son souffle. Je m’écroule également, ma robe tâchée de sang. J’en ai perdu beaucoup, je le sens. Ma vision commence à se troubler, et ma respiration est saccadée.

«  Je crois que ma griffure l’a affaiblie, n’oubliez pas que notre venin est puissant. » dit le fils d’une voix rauque.

Le maître est en colère, très en colère. Se précipitant, il le plaque contre un arbre, le paralysant complètement.

«  Tu ne pourras bouger que si elle survit. Si elle meurt… tu meurs. »

Lucius m’aide à me relever, puis nous fait transplaner dans le manoir. Rapidement, je remets ma capuche.

Je ne me sens pas bien. Mes jambes ne me portent plus, heureusement que Lucius et Narcissa me soutiennent pour me conduire à ma chambre. Bellatrix est parti chercher Rogue pour trouver une potion. On croise les trois jeunes Mangemorts. Leur conversation me paraît vague, lointaine.

«  Que se passe-t-il ? » demande Blaise, paniqué.

- Allez plus loin ! répond Lucius, stressé.

- Par Merlin ! Lucius ! Elle perd connaissance ! » s’exclame Narcissa.

C’est la dernière chose que j’entends avant de sombrer dans le néant.


A suivre...

Chapitre 10

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

J’ouvre les yeux. Je sens quelque chose onduler sur mon ventre. Je porte ma main, lentement et difficilement, et mes doigts reconnaissent la froideur de Nagini. J’esquisse un sourire. En quelques secondes, Voldemort suivi de Rogue, Narcissa avec Matthew dans ses bras, Bellatrix et Lucius sont dans ma chambre. Rogue se penche vers moi.

«  Comment vous sentez-vous miss Granger ? 

- J’ai mal à la tête mais sinon ça va. » répondis-je la bouche pâteuse.

Je vais pour me redresser mais mon corps est engourdi, j’ai mal partout. C’est comme si mes bras et mes jambes ne me répondaient plus.

Matthew vient s’assoir doucement à côté de moi, il n’ose pas me toucher, mais j’arrive dans un terrible effort à le prendre dans mes bras. Je l’embrasse sur le front.

«  Pourquoi vous me regardez tous avec ces yeux-là, je vais très bien !

- Ma belle Hermione, tu es… Tu es restée un mois dans le coma. » m’informe Narcissa

Je me décroche la mâchoire. Un mois ?! Merlin… Je me rallonge sous le choc. Rogue doit encore m’examiner, Il veulent enlever Matthew de mes bras mais il refuse, et je refuse aussi. Je veux mon fils près de moi. Tout le monde capitule. Rogue me donne une potion qui pour une fois est bonne, il sort pour me laisser me reposer.

«  Dis, Môman, tu vas mieux ? Tu me laisseras pas ?

- Non mon diable, plus jamais maman te laissera. Tu m’as beaucoup manqué. Mais qui s’est occupé de toi ? 

- Papa, tata Cissi et tonton Lucius. (triste) Mais j’ai po vu tonton Draggo. On zira le voir, hein dit Môman, on zira ? 

- Oui mon petit diable, on ira. »

Je m’allonge, Matthew pose sa tête sur ma poitrine. Mon bébé ? Mon dieu j’ai pas demandé à Rogue !!!

«  ROGUE !!

- Que se passe-t-il miss Granger ? demande Rogue, inquiet.

- Mon bébé ?! Comment va mon bébé ?! m’exclamé-je à moitié paniquée.

- Il va bien miss Granger. Le poison n’a pas eu le temps de pénétrer le placenta, il va bien.

- Merci. » soufflé-je, rassurée.

Il ressort. Je ferme les yeux avant de m’endormir une main sur mon ventre et l’autre autour de mon fils.

Je suis réveillée par des bruits venant du couloir.

«  Mais qui se trouve dans cette chambre ?  demande Drago

- C’est la chambre du bras droit du maître ! Tu ne peux pas rentrer ! répond son père

- Pourquoi Blaise le sais et pas moi ? 

- Il ne devrait pas le savoir ! 

- Moi aussi je veux savoir !!

- Mon chéri, le maître te le dira, sois patient ! le calme Narcissa

- D’accord mère. »

J’entends des bruits de pas s’éloigner.

«  Il l’aime. dit Lucius

- Il aime la gentille Hermione, pas la belle Mangemort. »

Je ne sais pas pourquoi, je verse une larme, une seule. Je reste quelques jours à me reposer puis, une fois que j’ai repris assez de forces, je me lève et déambule dans les couloirs. Nagini qui elle aussi se promène vient s’enrouler autour de moi. Je vais voir le maître et m’agenouille tant bien que mal devant lui.

«  Ma belle Hermione, comment vas-tu ? 

- Bien maître, je vous remercie. »

Je vais m’assoir à côté de lui. Je m’informe de ce que j’ai loupé pendant ce mois.


C’est le moment de retourner en cours. Je n’ai pas envie. Tout le monde va me poser plein de questions auquel je n’ai AUCUNE envie d’y répondre. J’ai réussi à éviter les questions toutes la journée mais je n’y coupe pas le soir. On frappe au tableau de notre appartement. Je ne me lève pas. Malefoy soupire et fini par se lever.

«  Granger !! Potter et Weasley pour toi !!! »

Mes « amis » s’assoient en face de moi et attendent que Drago soit dans sa chambre pour parler.

«  Alors Mione raconte !! 

- Pourquoi tu n’étais pas là ? !

- Puis on est allés à une réunion de l’Ordre !! »

Tout à coup intéressée, j’ouvre grand mes oreilles.

« Ouais, c’était trop bien ! dit Weasley. Rogue a dit que Voldemort agrandissait son armée, mais que personne ne voulait rejoindre ce débile ! se moque-t-il.

- Et le truc le plus drôle, ajoute Potter, c’est que son bras droit à failli crever après une simple griffure !

- Ouais, mais les créatures se soient loupées… rétorque Weasley d’un ton mi-triste mi-amusé.

- Oh quel dommage ! feinté-je. Sinon quoi d’autre ? m’informé-je.

- Eh bien… commence Potter en rougissant un peu, moi et Ginny c’est officiel… !

- Mes félicitations ! Je suis heureuse pour vous ! répondis-je. Tsssss, tu vas souffrir Potter !

- Et toi ‘Mione, quelqu’un en vue ? Si ça pouvait être moi ! demande Ron

- Euh non vous savez, je veux attendre que la guerre soit finie et ensuite je pourrai laisser parler mon cœur ! Beurk, c’est trop à gerber ce que je dis ! Moi et Weasley ? Je préfère mourir !

- Ne t’en fais pas, Hermione, tu auras droit au bonheur un jour ! Tu trouveras une personne avec qui tu pourras être toi-même et à qui tu t’offriras à 200% ! Bon, d’accord, pas très raffiné pour lui parler de sa virginité !

- Merci Harry. Je t’adore ! lui sourié-je. Pauvre con ! Il se permet de me donner des leçons alors que ça fait à peine deux jours qu’il l’a perdu !! »

Ron me dévisage sans trop de retenue. Beurk, beurk !!!

«  Ron ? 

- Hein ? Quoi ?  demande ce crétin, perdu.

- Tu baves ! » dis-je amusée.

- Hein ? Mais non ! répond-il rouge pivoine.

- Donc je ne t’attire pas ? forcé-je avec un petit sourire en coin.

- Si, beaucoup… Il devient de plus en plus rouge

- Je t’attire comment ? Tu peux me le dire Ron, je suis ton amie.

- Tu es très jolie.

- Ba tu vois ! Bon les mecs, bonne nuit, je suis fatiguée ! m’exclamé-je en l’embrassant sur la joue.

- Bonne nuit Mione ! »

Ils s’en vont.

«  "Mione"... Beurk ! Ils ont pas d’autre surnom débile à me trouver ? Pff… dis-je à voix haute pour moi-même.

- Tu deviens folle Granger ! Tu parles toute seule… dit Drago dans l’encadrement de sa porte.

- Mêle-toi de tes affaires Malefoy ! 

- Alors toi et Weasley, c’est pour quand le mariage ? »

Je le fixe avec de gros yeux.

«  Vous formez un joli couple ! Beurk ! Elle serait mieux avec moi !!!! dit Drago, plein de rancœur.

- Comment Malefoy, tu ne savais que j’étais complètement accro à Ron ? demandé-je amusée.

- C’est pour ça que tu as couché avec moi ?

- Mais oui Malefoy, tu n’es… qu’un prix de consolation. » dis-je m’approchant de lui.

Je vois quelques chose dans le regard de Malefoy se briser. Mince, j’y suis sans doute allée un peu fort… Tant pis !

Il s’en va en claquant la porte, mais j’en ai pas fini avec lui. Je rentre dans sa chambre et pars m’appuyer sur son bureau alors qu’il se déshabille, il enlève juste sa chemise et me fixe.

«  Dehors Granger ! » dit-il calmement, mais je vois bien ses jointures blanchir.

Je ne bouge pas, il s’approche de moi.

«  Je t’ai dit de-hors ! hurle-t-il, à moitié en train de perdre son self-contrôle.

- Joli marque. »

Il fixe son bras et se calme instantanément.

«  Ca ne te dérange pas d’être en présence d’un Mangemort… me demande-t-il au bout de quelques secondes.

- Si la question est : est-ce que j’ai peur de toi ? La réponse est non, Malefoy.

- C’est pas possible elle lit dans mes pensées ? Pourtant tu devrais ! Que veux-tu Granger ?

-Pour une fois que je ne lis pas dans ses pensées ! Je t’ai vexé ? lui demandé-je innocemment en m’asseyant sensuellement sur le bureau ouvrant légèrement mes cuisses.

- Non, répond-il, ferme. Evidemment, qu’est-ce que tu crois…

- Dommage… parce que j’étais venu me faire pardonner. Mais si tu n’es pas vexé, je m’en vais. »

Je vais pour me lever mais Drago se met entre mes jambes et pose ses 2 mains sur son bureau me bloquant, il me fait un regard de tueur.

« Eh bien Granger, j’ai beau n’être qu’un prix de consolation, comme tu dis, mais quand t’as envie t’es bien contente de savoir où je suis ! Dommage pour toi, ça ne marche pas comme ça Granger.

- Tu es vexé, je le savais ! »

Il ouvre la bouche pour répondre mais je le coupe : « Tu sais, tu n’as aucune raison de l’être… ajouté-je, amusée.

- Que veux-tu dire ?

- Je ne sais pas… Réfléchis et tu trouveras… »

Je me penche pour l’embrasser.

« … peut-être. » finis-je en chuchotant.

J’enlève mes jambes et vais pour me lever mais lui n’a pas bougé, toujours en train de me fixer.

«  Ne joue pas à ce jeu Granger.

- Au contraire, j’adore jouer. Et toi ça ne te dérange pas d’être le prix de consolation, si je m’en tiens à ce qu’il se passe à chaque fois…

- …

- Bien, maintenant laisse-moi sortir. Pitié ne bouge pas Malefoy ! »

Il ne bouge pas et s’approche de moi pour m’embrasser ! J’ai gagné !

«  Alors que le jeu commence Granger ! lâche-t-il avant de s’éloigner brutalement.  Dehors Granger ! »

Je suis choquée ! Il m’a dit non. Il m’a dit non à moi ! Putain mais il se prend pour qui ?!

«  Bonne chance Malefoy. » rétorque-je sèchement.

Je sors de l’appartement et me dirige vers la salle commune des Serpentards pour trouver Blaise. Si c’est pas l’un, ce sera l’autre !

Sauf que lui aussi me dit non, il n’a pas fini son devoirs de métamorphose ! C’est pas vrai que je vais devoir me taper un Gryffondor, quand même ?!

Je vais pour ressortir de la salle commune des Serpentards mais je croise un charmant jeune homme inconnu. En me voyant, il me sourit gentiment, et il ne m’en faut pas plus pour l’aborder. Sans rien dire, il finit pas me suivre. Sur le chemin, on croise McGonagall.

«  Que faites-vous dans les couloirs à cette heure-ci ? 

- On rapproche nos maisons Madame ! Non mais de quoi je me mêle !! »

Je ne lui laisse pas le temps de répondre que je le tire déjà chez moi. Tu veux jouer Malefoy ? On va jouer !

On rentre dans le salon en s’embrassant sauvagement. D’un coup de baguette rapide, je ferme la porte de Malefoy à clé et je jette un sortilège pour qu’il ne puisse pas utiliser la magie dans sa chambre. J’insonorise également la porte de mon fils, je ne tiens pas à ce qu’il arrive maintenant…

Je tire le Serpentard vers la porte de mon colocataire et le laisse me baiser sur la porte de la chambre du préfet en chef. Je pousse des cris démesurés pour que Malefoy entende bien. De toute manière, en plus l’autre n’est pas trop doué, ce qui fait que je dois simuler. J’entends Malefoy qui commence à gueuler, alors je crie encore plus fort au moment ultime. Je souris diaboliquement.

«  Putain, ça fait du bien ! affirme le Serpentard.

- Ouais, dis-je blasée. Merlin, mais quel mauvais coup !

- Putain mais c’est pas trop tôt !!! crache Drago.

- Je crois que Drago n’est pas content ! lâche le Serpentard, légèrement inquiet.

- Ça tombe bien c’est le but ! dis-je avec un sourire en coin

- Attends… On a baisé juste pour rendre jaloux Drago ?

- Ça te pose un problème ? demandé-je froidement

- Non non, répond-il rapidement.

- Parfait ! On recommence demain. »

Il fait oui de la tête avant de partir.


Le lendemain dans un couloir. Je croise Blaise, seul. Je le suis aussi.

« T’es au courant que c’est le pire ennemi de Drago à Serpentard ? m’informe-t-il.

- J’ai cru comprendre, dis-je amusée

- Elle va finir par lui briser le cœur définitivement ! »

Je me décompose quand j’entends sa dernière phrase.

- Merde ! T’as lu dans mes pensées ? s’inquiète-il.

- …

- Tu croyais quoi ? Bien sûr qu’il t’aime ! s’insurge-t-il, énervé mais gardant une voix assez basse.

- Et bien faut qu’il arrête ! »

Je pars d’un pas décidé. Il ne doit pas m’aimer, il ne peut pas, je vais tout faire pour qu’il me déteste !!! Il DOIT me détester sinon… Oh Malefoy, je t’assure que tu me haïras. Quoi qu’il en coûte.

Le reste de la journée se passe tranquillement même avec les regards meurtriers de Malefoy qui n’a manifestement toujours pas digéré le coup d’hier soir. A sa place je serais très en colère. A un moment où on se croise, il me tire par le poignet dans un couloir.

«  Ne refait plus jamais ça ! s’exclame-t-il avant même que je dise quoi que ce soit.

- Ca quoi ? demandé-je innocemment.

- Ne fait pas la maligne !!!

- Mais non Malefoy explique-moi, dis-je d’un air naïf.

- Tes… prouesses sexuelles ! dit Drago entre ses dents

- Aaah, ça. Ça m’étais sorti de la tête ! T’aurais-je empêché de dormir ? 

- A ton avis ? 

- Ce n’était pas mon intention ! répondis-je faussement désolée.

- Ne recommence pas Granger !! 

- Et si je le fais ? Tu vas faire quoi ? Me tuer ? 

- Te faire visiter mes cachots serait plus intéressant. 

- Comment Malefoy ? Tu ferais rentrer une sang-de-bourbe chez toi ! Je suis flattée, même si c’est pour me faire torturer !!! Hermione arrête de l’allumer ! En même temps c’est tellement drôle !

- Tu es vraiment une fille… à part. Et la seule que j‘aime. »

Enervée par sa dernière réplique, je tourne les talon sans un mot et pars rejoindre mon fils qui joue avec les elfes. Je m’assoie sur son lit et je le regarde. Seulement, loin de me changer les idées, je ne fais que ressasser mes pensées. Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour qu’il m’oublie et que je le dégoûte ?! Faut quand même pas que je m’habille avec un sac poubelle ??

Mais au fait pourquoi je veux qu’il m’oublie…? Ah oui, pour lui sauver la vie.

Le maitre est TRES possessif. Je ne suis qu’à lui, seul lui a le droit de m’aimer. Entre Blaise et moi, il y a eu des sentiments mais de là à dire que c’était de l’amour, on n’y est pas encore.

En revanche, Malefoy M’AIME mais moi… Moi, je ressens quoi pour lui ? Est-ce que je l’aime ? Je ne sais pas trop, ses paroles me touchent plus que ce qu’elles devraient, et je suis bien quand il est près de moit, même quand c’est pour me frapper ou m’insulter d’ailleurs. J’aime les nuits passées avec lui.

Es ce que c’est ça l’amour ? Peut-être, on verra un jour… Ou jamais. Je ne veux pas qu’il m’aime, je ne veux pas qu’il souffre à cause de moi. On pense que je n’ai pas de cœur en voulant que mon fils devienne un Mangemort, mais je veux simplement qu’il grandisse avec des parents présents qui l’aiment et qui ne le trahissent pas, pas comme les miens…

Bon Hermione ressaisis-toi ! L’autre Serpentard doit arriver.

Avec Malefoy, on continue notre petit jeu depuis une semaine. Il est vraiment sur les nerfs, il s’énerve sur quasiment tout le monde à sa portée. Un moment, j’entends des éclats de voix à travers la porte de ma chambre ? Je sors et observe la scène amusée. Il ne m’ont pas vue.

«  Oh Monsieur le prince des Serpentards nous fais une crise parce qu’il n’a pas pu dormir comme un GROS BEBE ! se moque le Serpentard.

- Je préfère dormir plutôt que de me taper Granger !! » rétorque-t-il hors de lui.

Un coup de poignard dans le cœur m’aurait fait le même effet. Hors de moi, je me contente de fusiller Malefoy du regard et me précipite vers la chambre de mon fils en claquant la porte, ce qui leur fait comprendre d’ailleurs que je les ai entendus.

J’ai ce que je veux, il me hait. C’est bon.

Alors pourquoi j’ai réagi aussi impulsivement ? Peut-être que je ne veux pas qu’il m’oublie ? Mais merde Hermione tu déconnes ! Tu te ramollis ! Il faut que tu ressaisisses. Je prends une grande respiration et essaye de reprendre le contrôle de mes pensées. Matthew me regarde bizarrement, il s’approche de moi alors que je suis toujours dans mes pensées , il tire ma jupe, je baisse les yeux vers lui avant de le prendre dans mes bras.

«  Ta quoi Moman ? C’est tonton Drago ?

- Non mon diable, ce n’est pas tonton. Aller faut dormir pour être un grand Mangemort ! 

- Voui ! Comme Môman ! 

- Et oui comme Maman ! »

Je le met dans son lit.

«  Tu peux dorrrrmir avec mmoi ? 

- Si tu veux mon diable ! »

D’un coup de baguette, je me met un nuisette et m’allonge dans son lit. Il pose sa tête sur mon épaule et s’endort. Je ne tarde pas à le suivre dans le pays des rêves.


Je suis réveillée par Matthew qui pouffe de rire. Je le regarde lui et Blaise qui est entrain de l’habiller avec un peu de mal.

«  Désolé de t’avoir réveillé. Je lui ai dit de pas faire de bruit mais ce petit monstre a rigolé. » dit Blaise

- Pas grave. »

Soudain, Blaise me regarde bizarrement.

« Comment lui dire, Alors voilà Hermione… Il faudrait que… pense-t-il.

- Accouche Blaise ! 

- Ne le prend pas mal mais tu devrais faire attention à ta marque. »

Je regarde mon bras et passe mes doigts dessus en souriant.

« Môman ? Quand zorai la même ?  me demande Matthew en sautant sur le lit.

- Plus tard mon diable. 

- Ok. 

- Aller va jouer avec papa. Je t’aime mon diable ! m’exclamé-je en l’embrassant sur la joue.

- Moi zosi ze t’aaaime ! »

Il part sauter dans les bras de son père. Je mets ma couette sur ma tête comme un voile, et on rentre dans la chambre.

«  Dis donc, il y en a une qui a grossi pendant la nuit tiens, lâche Drago d’un ton sarcastique.

- Sombre crétin ! Je suis enceinte ! Va te faire Malefoy !! » dis-je toujours sous la couette.

Pourquoi ma baguette n’est pas avec moi ! Je ne peux pas sortir dans cette tenue, il verrait ma marque !!

«  Alors tu n’as pas vu ta conquête hier ? me lance-t-il ironiquement. Tu t’es déjà lassé de me pourrir l’existence ? Je savais que j’y arriverai, je suis trop doué ! »

Il sort de la chambre, l’air triomphant avant même d’entendre ma réponse. Tsss sale con ! Mais pourquoi je suis en colère ? J’ai ce que je veux, il me déteste.

Les jours passent. Je trouve Blaise bizarre envers Malefoy, il cache quelque chose. Seulement, je n’ai pas trop le temps de m’en soucier, sachant que quasiment tous les week-end, dès que Matthew s’endort le soir, je pars, Blaise vient parfois avec moi.

Malefoy ne part que rarement en mission, je crois que mon maître a des doutes sur lui, et moi aussi j’en ai : on dirait qu’il n’est pas à 200% avec nous. Il a même failli nous faire louper une mission pourtant assez simple mais heureusement que j’étais là !


A suivre...

Chapitre 11

Beta Anelo7

Pensées en italique

PDV HERMIONE

Je pars la première de la chambre, pour arriver aller à Pré-au-Lard, à la Tête de Sanglier. Une fois là-bas, je prends un verre (non alcoolisé) pour attendre les trois Mangemorts. Je porte ma cape de Poudlard mais j’ai enlevé le blason de ma maison qui me fait honte. Malgré ma capuche, je sais que mon visage reste visible. Quatre types aux allures miteuses viennent me voir, pensant sûrement que je suis sans défense et seule.

«  Bonsoir charmante demoiselle. » me lance le premier type.

- …

- Oh elle est timide la princesse ! s’exclame son ami en s’esclaffant lourdement.

- On va te décoincer ! me dit un troisième en s’approchant.

- T’en fais pas chéri, tu vas aimer ça. » ajoute le deuxième type

Je relève la tête et les regarde avec un sourire en coin. Le quatrième, celui qui n’a rien dit, est un Mangemort, je le ressens.

«  Tu peux nous parler, on ne va pas te faire de mal ! » dit alors ce dernier.

Ils rigolent méchamment, je ne bouge pas.

«  Alors que fait une belle demoiselle dans cet endroit, ? C’est dangereux, tu pourrais tomber sur des gens qui ont de mauvaise intention.

- Je me la ferais bien la garce ! » pense un des types en me regardant lubriquement.

Je me contente de sourire diaboliquement.

- Qu’est-ce qui te fais sourire ? N’as-tu pas peur de nous ? me demande l’un deux, en fronçant les sourcils.

Toujours sans rien dire, j’accentue mon sourire.

« Tu vas répondre espèce d’insolente !! » s’exclame le deuxième, en colère.

Il vas pour porter sa main sur mon visage mais d’un geste délicat de la main, je l’envoie voler à l’autre bout de la pièce.

«  Mais c’est qu’elle est douée la petite !

- Tu vas le regretter petite impertinente ! »

Là je suis énervée, je sors ma baguette et d’un sort informulé, je l’étrangle. Il tombe à genoux, les mains sur son cou essayant vainement de respirer. Le sourire diabolique se redessine sur mon visage.

«  Mais lâche-le ! crient deux types en se précipitant vers leur ami.

- Pourquoi le ferais-je ? Personne ne me manque de respect ainsi ! leur répondis-je d’un ton hautain.

- Je connais cette voix ! Merlin, c’est une Mangemort ! Es-tu une Mangemort ? me demande-t-il suite à sa réflexion.

-Tu en as mis du temps à comprendre, je t’ai flairé à peine rentré dans le bar. » lancé-je.

Je relâche le sort, le mec s’effondre en toussant et en crachant.

« Tu es qui ? Je ne t’ai jamais vue ! ajoute-t-il.

- Et toi ? » dis-je hautaine

Il ne répond pas alors que trois Serpentards rentrent dans le bar. Je baisse ma capuche pour ne laisser paraître que le bas de mon visage. Les trois Serpentards s’agenouillent devant moi.

«  T-Tu… Tu es… tu es l-le… Pardon !! » Il s’agenouille. « Je vous demande pardon, Miss, je ne voulais en rien vous offenser ! »

Je le vois trembler de tout son corps. Je me délecte de ce moment. J’aime quand les autres ont peur de moi, je me sens forte et puissante. Sans un mot je me dirige vers la sortie, les trois Serpentards sur mes talons.

«  Elle est encore élève à Poudlard ? demande Pansy à Blaise.

Hermione, je sais que tu lis dans mes pensées, je fais quoi ? pense-t-il en me lançant un regard de détresse.

- Oui,, répond-je à sa place, je suis encore dans cette école. Cela te pose problème ? ajouté-je en me retournant pour lui faire face.

- N… Non, bien sûr ! Je trouverais qui tu es ! Tu ne peux être qu’à Serpentard, je te démasquerai !

- Parfait. Idiote, tu ne me trouveras jamais. »

Une fois sortis, je fais apparaître nos capes de Mangemorts. D’un autre coup de baguette je la mets sous l’œil émerveillé de Pansy.

Je leur explique notre mission : le premier Ministre d’un certain pays refuse de nous aider, alors nous allons s le lui faire payer. Aussi simple que ça.

Après notre transplanage, nous arrivons en Roumanie, en plein jour, devant une école privé pour les riches.

«  Allez-y, lâché-je froide.

- Je refuse ! dit Drago, ce qui nous stupéfait.

- Drago, ne commence pas ! » s’exclame Pansy qui commence à s’énerver elle aussi.

- Allez dépêche-toi ! Faisons tout exploser et partons !

- Non je refuse ! Je ne peux pas tuer des enfants qui n‘ont même pas six ans…

- Pourquoi ? s’étonne Blaise.

- Imagine que ce soit ton fils ! lui hurle-t-il dessus.

- Mais ça ne l’es pas ! répond ce dernier sur le même ton.

- FAIS-LE !! lui crié-je dessus.

- NON !! s’exclame-t-il, buté. Si je fais ça, Hermione m’en voudra ! pense-t-il à mon plus grand étonnement.

- Sombre crétin ! Soit tu le fais de toi-même, soit je t’y oblige… grondé-je en lui lançant un regard noir.

- Tu ne me fais pas peur !

- Si c’est ça le problème, on va remédier à ça ! » dis-je sadiquement

Je lui jette le sortilège de l’Impérium. Décidément je l’aime ce sortilège ! Blaise et Pansy se regardent, puis, tous les trois, ils jettent le sortilège en même temps.

C’est un sortilège très complexe qui demande une grande énergie magique : il consiste à ouvrir une brèche dans le sol, qui va aspirer ce qui se trouve au-dessus, puis se refermer.

Ils sont à bout de souffle, mais le sortilège est réussi. On transplane à Pré-au-lard. Une fois stabilisés, nous nous séparons. Pendant qu’il partent tous les trois, je vais voir le maître pour lui faire un compte-rendu.

Je lui parle des hésitations de Drago, sans évoquer ses sentiments envers moi.

«  Nous allons annoncer à Drago ta condition, répond-il, d’un ton calme mais énervé.

- Bien maître.

- Tu en es la cause ! J’ai demandé à son ami Blaise de l’espionner, il doute ! JE NE VEUX PAS QU’IL DOUTE !

- Bien maître.

- Mais comment pourrais-je t’en vouloir… Tu es tellement parfaite, c’est normal qu’il t’aime… dit-il avec une magnifique grimace. Après tout, qui ne t’aimerais pas…? » ajoute-il en posant sa main sur ma joue.

Son regard transperce le mien. D’une de ses mains, il me caresse la joue.

«  Je suis désolée de vous avoir déçu maître. 

- Il va falloir te faire pardonner, ma douce Hermione. 

- Je ferai tout ce que vous voulez maître. »

Je passe une bonne partie du reste de la nuit avec mon maître. Je ne rentre au petit matin pour réveiller mon fils. Drago dort toujours.


Pendant le cours d’histoire de la magie j’envoie un message à Blaise. Seulement, Harry s’en aperçoit parce que, contrairement à Weasley qui est affalé sur sa table, lui ne dort pas.

«  Pourquoi t’envoie un message à Zabini ? me demande Potter.

- Il m’as… »

Je prends un regard gêné.

- Ca va, Hermione, tu peux tout me dire.

- Et bien… hier soir il était avec Malefoy dans ma salle commune et… il m’a insulté et m’a même jeté un sort alors que j’étais désarmée…

- LE SALAUD ! Je vais lui faire la peau s’exclame-t-il, alors que plusieurs regards se tournent vers lui.

- Tu ferais ça ? T’es vraiment trop chou ! Merci d’être là, Harry !

- Mais de rien ma petite puce, je t’adore alors je prends soin de toi. »

Je l’embrasse longuement sur la joue en fixant Malefoy qui ne m’a pas lâchée du regard depuis le début du cours. Je pose ma tête sur l’épaule de mon « ami », et lui pose son bras autour de mes épaules. On finit le cour comme ça.

Le maître m’a demandé de me rapprocher un peu plus de Potter alors c’est ce que je fais. Et puis, il faut avouer qu’il devient canon avec l’âge… Dommage qu’il doive mourir. Je croise le regard de Blaise qui me fait un léger signe de tête. Drago, à côté de lui, lui demande :

«  A quoi tu joues avec la sang-de-bourbe ?

- Tu sauras bientôt… dit Blaise mystérieusement.

- Quoi ? Tu l’as remise enceinte ? 

- Très drôle ! Tu comprendras plus tard. »

Drago lève les yeux au ciel mais ne cherche pas à en savoir plus.

J’adore cette journée, Drago est tourmenté, et mon bébé a bougé… son fils a bougé, et Matthew a jeté son premier sort avec ma baguette !

Une journée parfaite donc, enfin jusqu’à ce que ce vieux fou nous annonce une nouvelle surprenante Nous étions en train de déjeuner quand il a pris la parole.

«  Bonjour mes chers élèves, je ne vais pas vous importuner longtemps. Comme vous savez la guerre est proche. Nous avons décidé, les professeurs et moi, que nous allions réunir toutes les maisons (grognement des Serpentards) pour être solidaires, pour vaincre Lord Voldemort ! (grimace imperceptible de ma part). Nous devons rester soudés. Ainsi, à partir de ce jour, il n’y aura plus de distinction entre nos maisons ! »

Il tape des mains et toutes nos couleurs disparaissent.

Je dois dire que je suis soulagée ! J’en avais marre de voir ces affreuses couleurs, même le rouge décoloré. Le seul rouge que j’aime voir, c’est celui du sang quand il sort des moldus ! Et cet or, beurk ! C’est fade !

Seulement, c’était avant de voir les couleurs qui nous caractérisent tous désormais : blanc et marron !

Je crois que c’est pire. Il est vraiment timbré ce vieux fou !!!

Je me dépêche de manger mais en me levant le hibou grand-duc des Malfoy vient se mettre devant moi une lettre à la patte. Toute l’attention de la grande salle est tournée vers le hibou et moi.

«  Mais… Quoi ? s’exclame Ron.

- T’occupe ! » lui répond-je.

- Qu’est-ce que le hibou de Malefoy fait ici ? demande Harry.

- Il est aussi à l’ouest que son propriétaire. » lâche Ron, moqueur.

Je fusille Ron du regard. Non mais de quel droit il se permet de dire ça celui-là ! S’il y a bien quelqu’un qui est à l’ouest, c’est sûrement lui !

Je prends la lettre mais ne l’ouvre pas. Le hibou s’en va après avoir reçu une caresse et piqué dans l’assiette de Ron qui bouille de colère, ce qui me fait sourire.

«  Tu ne l’ouvres pas ? demande-t-il.

- Non. 

- Pourquoi ? 

- Imagine que ce soit un piège ! Réfléchis Ron des fois ! » m’exclamé-je en me levant de table.

Je sors précipitamment et me dirige vers l’appartement quand je croise ce vieux fou.

«  Miss Granger, puis-je vous dire un mot ?

- Bien sûr.

- J’aimerais qu’à partir de maintenant, vous soyez plus présente parmi nous. Vous, ainsi que votre… frère.

- Vous voulez que nous déjeunions avec tout le reste des élèves ? Il a des soupçons ! Merde !

- Oui miss et que vous soyez là pour tous les cours. Et évitez de sortir les nuits sans y être au préalable autorisée par un Professeur. 

- Bien. Ce sera tout Professeur ? 

- Oui Miss. » Je commence à partir quand il me lance : « Oh, et bonjour à votre fi-…frère ! »

Je me retourne et le fusille du regard, mais il est déjà loin.

Il sait pour mon fils… mais comment ? Il a des doutes, rien ne lui échappe à ce vieux timbré ! Il sait qu’il y a quelqu’un qui joue un double jeu. Il ne faut pas que je fasse un seul faux pas.

En remontant dans ma salle commune, j’ouvre violement la porte et voit Dobby jouer avec mon fils.

«  Miss Granger… » s’exclame l’elfe en tremblant de la tête au pied.

- Dobby, pourquoi tu t’occupes de Matthew ? Véra n’est pas là ? 

- Non Miss, elle… Elle a… Elle a peur de vous Miss, elle a peur des… des Mangemorts. »

Mes yeux transperce le regard de Dobby qui tremble un peu plus.

«  Alors comme ça tu sais ce que je suis ? 

- Oui miss. 

- L’as-tu dit à quelqu’un ? 

- Non Miss, personne ne le sait. Dobby n’as rien dit.

- C’est bien et je compte sur toi pour que ça continue comme ça. Tu ne dois rien dire, même si Harry te le demande. Personne ne doit savoir ! ajouté-je d’une voix menaçante. Tu m’entends ? Garde ça pour toi… »

- Bien Miss, répond-il d’une voix blanche.

- Tu peux disposer. »

Il ne se fait pas prier pour disparaitre. Je m’assoie dans un fauteuil en soufflant, je me caresse mon petit ventre qui s’arrondit de jour en jour. Matthew vient poser sa tête et ses mains sur mon ventre pendant que je passe ma main dans ses cheveux.

Je n’ai aucune confiance en Dobby, je suis sûre que c’est lui qui a indiqué à Dumbledore la piste pour trouver le traître.

C’est soit Rogue, soit moi.

Je ferme les yeux. On frappe au tableau.

« Mon petit diable, tu peux aller dans ta chambre jouer, s’il-te-plaît ? » Il s’en va.

D’un geste de la main je l’ouvre sans ouvrir les yeux, je n’ai pas envie de bouger, la personne vient s’assoir en face de nous.

- Blaise… » le salué-je sans rouvrir les yeux.

- Comment réussit-elle à faire ça ?

- Je suis douée, c’est tout, répond-je les yeux toujours clos

- Est-ce que tu sais quand Drago va savoir pour toi ? Il me pose de plus en plus de question et je n’aime pas lui mentir.

- Aurais-tu une conscience, Blaise ? Ça ne t’a pourtant pas dérangé de lui mentir quand tu me baisais.

- … »

Je le fixe d’un air amusé. J’ouvre la lettre.

Ma belle Hermione,

Comment vas-tu ? Et le bébé se porte bien j’espère ?

Le maître m’a informé que mon fils saura pour toi, pour ta condition, lors des prochaines vacances.

Je t’aime ma fille.

Lucius.

« Lors des prochaines vacances… répété-je, après avoir expliqué à Blaise le contenu de la missive.

- Bon ça va, nous n’avons plus que trois jours à attendre. » dit-il soulagé.

- Comme ça tu pourras dormir avec ta nouvelle conscience.

- C’est bon, j’en ai pour jusqu’à la fin de l’année ! »

Je lui fais un grand sourire. Il baisse la tête en soupirant ce qui me fait exploser de rire, mais je m’arrête brusquement quand je vois son regard, fixé sur mon ventre.

«  Ne me dit pas que… commence-t-il.

- Que quoi ? Que je suis enceinte ? Si. 

- J’ai l’impression de me retrouver trois ans plus tôt. 

- Il n’est pas de toi… lâché-je froidement

- De qui ? De l’autre Serpentard ? 

- Non, je n’ai pas couché qu’avec lui et toi cette année. 

- Mais qui est-ce ?

- Devine, dis-je moitié moqueuse

- Hmm… Qui ça peut-être alors ? Drago ? Non il me l’aurait dit s’il avait couché avec ! Il me dit tout ! Si ce n’est pas lui, qui c’est alors ? Potter ? Weasley ?

- Tu es déprimant ,Blaise.

- Pourquoi ? s’indigne-t-il.

- Tu crois sincèrement que le maître veux des héritiers de n’importe qui ? 

- Non. Il veut une relève de Mangemort les plus puissants de Poudlard ! 

- Et donc… ?

- …

- …

- Drago. »

Un sourire victorieux apparaît sur mes lèvres pendant qu’il me dévisage. Au même moment, la porte s’ouvre sur Drago, qui entre dans la salle commune avec une fille qui lui dévore à moitié le visage.

«  TU AURAIS PU ME DIRE QUE TU AS COUCHE AVEC HERMIONE !! lui hurle Blaise en se précipitant vers lui.

Drago, choqué, n’a rien le temps de répondre. La fille, en revanche, s’indigne rapidement.

« Tu t’es tapé la sang de bourbe ?! Tu me déçois Drago ! Je préfère partir ! »

Elle s’en va en claquant le tableau qui sert de porte. Moi je souris et me met à rigoler quand Drago me fusille du regard.

«  Tu étais obligé de lui dire ? » dit Drago.

J’hausse les épaules tout en souriant.

«  Je croyais que vous vous disiez tout ! dis-je innocemment

- Joue pas les innocentes Granger ! Ça ne te va pas !

- Tu vas te calmer Malefoy ! m’exclamé-je en me levant.

- Non ! J’ai pas envie ! Putain il me soule à rien me dire !

- Ca c’est de la réplique pour un Mangemort ! Même Matthew a plus de répartie que toi ! » me moqué-je.

Il va pour me gifler mais Blaise l’en empêche. Drago, étonné, l’interroge du regard. Il s’explique.

«  Ça aurait été une autre fille, je n’aurai rien dit mais là… Ne le fais pas, c’est pour t’éviter de souffrir inutilement.

- Arrête avec tes énigmes, ça m’énerve !!! Pourquoi il ne veut pas que je la touche ?! »

Il se détache de l’emprise de son ami et s’en va en claquant la porte de sa chambre.

«  Vivement qu’il sache. J’en peux plus. J’en ai marre de l’empêcher de te casser la figure !!

- Donc tu veux qu’il me frappe ?

- Non non pas du tout mais je dois le surveillé constamment, je ne suis pas Mangemort-sitter ! »

- Et Pansy ?

- Elle travaille beaucoup ses pouvoirs, elle veut devenir la meilleure. Mais elle c’est pour pouvoir t’exterminer ! »

Je me contente de faire un sourire diabolique. Me levant, je sors de la salle commune et me dirige vers le bureau de ce vieux fou. Je frappe à la porte.

«  Entrez Miss Granger ! 

- Bonsoir. 

- Asseyez-vous Miss. Que voulez-vous ?

- Voilà, comme vous m’avez demandé de vous informer de mes sorties, je vous informe que je ne serais pas là pour les vacances. 

- Où allez-vous ? 

- Ceci ne regarde que moi, dis-je froidement

- Miss Granger, vous faites partie de l’Ordre, j’aime savoir ce que font mes alliés. 

- Je vais aller me recueillir sur la tombe de mes parents, et je voulais également passer du temps avec mes cousins. 

- Elle est douée pour mentir. Bien miss Granger. Votre fils vient avec vous je suppose ?

- Vous supposez bien. »

Je me lève et me dirige vers la sortie.

« Je n’ai pas fini Miss Granger. Vraiment douée cette petite.

- Moi si. »

Il bloque la porte pour ne pas que je sorte. Je le fusille du regard, je ne bouge pas.

«  Comme je l’ai dit, je n’ai pas fini. »

Je croise les bras.

«  Vous savez que c’est impoli de lire dans les pensées des gens ? D’autant plus quand il s’agit de son directeur. 

- J’arrêterai que lorsque vous en ferez autant ! »

Ce vieux fou est étonné.

«  Oui professeur, j’ai senti que vous lisiez mon esprit. C’était discret, certes, mais pas suffisamment. 

- Qui vous appris ça ? Il n’existe qu’une seule personne capable de le sentir… Tom. 

- Pourquoi posez-vous la question alors que vous doutez de moi ? Vous pensez que je suis du côté du mal, pourquoi ? Parce que je ne suis pas aussi dévouée que Ron et Harry ? Excusez-moi d’avoir une vie en dehors de l’Ordre. J’ai d’autres soucis de Lord Voldemort. »

Je me retourne et appuie sur la poignée, mais la porte ne s’ouvre toujours pas. Avec un soupir agacé, je me retourne et voit le vieux fou qui sourit.

«  Vous désirez autre chose ?

- Non, si ce n’est vous dire ceci : lors de la bataille, sachez de quel côté vous vous trouverez. »

Je me dirige vers la sortie mais m’arrête et me retourne.

«  Qu’est-ce qui vous fait croire que je doute ? demandé-je curieuse.

- Votre cœur. »

Je sors en fermant la porte. En descendant les escaliers, je rigole, ce vieux fou ne sait rien, il n’a rien compris. Il croit que j’aime Drago, mais que je veux quand même rester près de mes amis ! Tsssss. Je sais qui sont mes amis et je sais pour qui je vais me battre, même si je dois finir à Azkaban !


A suivre...

 

Chapitre 12

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Je me dirige vers la salle commune des Gryffondors, et m’assoie à côté d’Harry.

«  Qu’as-tu Mione ? T’as pas l’air bien… me demande-t-il.

- Monsieur le Directeur veut que je l’informe de tous mes faits et gestes, et je ne suis pas là pour les vacances donc je ne pourrais assister à votre réunion. Je ne devais pas être au courant, Dumbledore n’a pas confiance en moi, je le sais. Je crois qu’il ne veut plus que j’assiste au réunion. »

Harry me sert dans ses bras alors que je suis toute triste.

«  Moi j’ai confiance en toi.

- C’est vrai ? dis-je tristement

- Mais bien sûr ma petite sœur. De toute façon si tu ne vas plus aux réunion, nous non plus ! Nous sommes un trio solidaire, si l’un de nous n’est plus là, cela ne vaut pas la peine de continuer. Et… tu es tellement belle, comment pourrais-je t’avoir loin de moi !

- Tu es le meilleur Harry ! Pauvre idiot ! »

Mais je suis flattée qu’il pense à moi plus qu’à sa copine Ginny. Je l’embrasse sur le coin des lèvres.

«  Merci Harry, bonne nuit. On se voit après les vacances !!

- Bonne nuit Mione. » dit-il troublé.

Je m’en vais, le sourire aux lèvres.


Samedi matin je prends le train avec mon fils. Blaise vient passer une partie du trajet avec moi, enfin plus avec son fils. J’en profite pour dormir un peu.

Matthew me secoue, nous sommes arrivés. Je jette un sort et envoie directement mes valises au manoir. Je prends Matthew dans mes bras. Sur le quai je vois les Malefoy avec les trois Mangemorts Serpentards.

«  Réunion de Mangemort, comme c’est mignon ! » m’exclamé-je d’un ton ironique.

Pansy sort sa baguette et me menace.

«  Méfie-toi Granger ! Tu es en position de faiblesse ! »

Je lui ris au nez.

«  Bien sûr que je suis en position de faiblesse ! J’ai mon fils dans mes bras ! Et toi Blaise ?! Tu la laisse menacer ton fils ?! »

Pansy, sous le choc, baisse sa baguette tandis que je transplane, laissant une fumée noire derrière moi.

Drago et Pansy fixe intensément l’endroit où j’ai transplané.

«  Rentrons, ordonne Lucius

- Mais père vous avez vu ? La fumée ?! La couleur ?!

- Son fils, Drago. C’est le fils de Blaise.

- Il a dû prendre le côté de son père, lance Narcissa, souriante

- Mouais. »

Quelques heures plus tard. J’entre voir le maître

«  Maître, le salué-je en m’inclinant.

- J’ai appris que ce vieux fou ne veut plus de toi à ces réunions !! hurle Voldemort en colère

- Maitre, je suis en train de remédier au problème, répond-je en commençant à trembler.

- Heureusement !

- Potter va le voir. 

- Enfin une bonne nouvelle… Continue. 

- Il veut que je reste près de lui. Il ne veut pas être éloigné, il veut rester auprès de moi. » Je souris diaboliquement

Voldemort rigole, un rire froid à faire peur à un ange. Un rire que personne ne veut entendre.

«  Je suis extrêmement fière de toi, tu es aussi doué que dix Mangemorts, mon Hermione. »

Je souris méchamment avec un air de démence dans mes yeux. Le maître me propose sa main pour me relever pendant que Nagini va chercher Drago, qui ne tarde pas à arriver. Il s’agenouille devant nous. Nous ne sommes que trois dans la salle.

«  Je t’ai fait venir ici pour mettre certaines choses au point…. J’ai appris que tu n’étais pas totalement avec nous, que tu… doutais. »

Je fixe Malefoy qui tremble légèrement.

«  Pourquoi doutes-tu ? Serais-tu amoureux ? 

- Non maître. J’ai… cru l’aimer mais elle et moi sommes différents. Trop différents.

- Donc tu n’aimes pas cette fille ? 

- Non maître, je n’aimes pas Granger. C’était juste une attirance physique, rien de plus, sa gentillesse est écœurante. Je vous suis à 200% dévoué, dit-il catégorique. Granger m’a brisé le cœur, je n’aimerai plus jamais personne.

- Bien, je voulais t’entendre dire ça. Tes parents savent qui est mon bras droit. J’ai décidé que le moment était venu pour toi aussi le savoir. »

Drago me fixe avidement, toujours agenouillé. Je souris.

« Tu ne m’aimes pas, Drago ? Je suis déçue. » lui lancé-je sans enlever ma capuche.

Son enthousiasme disparaît en un claquement de doigt, remplacé par une totale incompréhension. Il ne dit rien, trop choqué pour pouvoir mettre ses idées en place. J’enlève ma capuche.

«  M-mais…Hermione ??! » s’exclame-t-il, incapable de dire autre chose.

Je ne peux pas m’empêcher de rire, un rire méchant.

«  Remets-toi Malfoy, tu deviens tout blanc, me moqué-je.

- Mais c’est impossible, tu… Tu… Tu fais partie de… De l’Ordre… des autres… ça n’est pas possible ! Tu ne peux pas… ! »

Je m’approche doucement de lui et me met à sa hauteur.

«  Si je peux. Et je le fais depuis que j’ai douze ans. Ça fait plus de cinq ans que je joue la comédie auprès de ce vieux fou de Dumbledore, et auprès de tous les autres. »

Je me relève et retourne m’assoir. Personne ne dit rien pendant quelques minutes, le temps que Drago organise ses pensées. Au bout d’un moment, il prend enfin la parole :

«  C’est pour ça que Blaise m’empêchait de te toucher. C’est pour ça qu’il était protecteur en toi…

- C’est toi qu’il protégeait ! Il avait peur que je déverse ma colère sur toi. Mais rassure-toi, je ne te toucherai pas. » dis-je toujours moqueuse.

Je passe une main sur mon ventre, mais Drago ne le remarque pas. Le maître nous fais signe de disposer. Drago se relève, toujours le regard perdu. Je mets ma capuche et nous sortons pour aller dans le salon réservé aux proches du maître, autrement dit, ceux qui connaissent mon secret.

Il m’ouvre la porte, Blaise est là avec Matthew et Bella. Lucius et Narcissa ne sont pas revenus de leur mission, ça m’inquiète un peu.

«  Tu m’en veux ? demande Blaise à son stupide meilleur ami.

- Pas vraiment, je comprends mieux ton comportement.

- Bella ? appelé-je.

- Oui ma belle ? 

- Ils ne devraient pas être rentrés…? 

- Si… je m’inquiète pour ma sœur, mais tu ne dois pas t’inquiéter, toi. Ne t’en fait pas ils vont bien, j’en suis sûre ! s’empresse-t-elle d’ajouter. 

- Oui tu as raison. »

Je sens depuis tout à l’heure le regard du blond sur moi.

« Drago arrête de me fixer de la sorte, c’est malpoli, lui lancé-je.

- Je n’arrive pas à me faire à l’idée que tu es le bras droit d-…

- Il va falloir t’y faire parce que ça ne va pas changer de sitôt, dis-je froidement mais fière.

- Môman ? 

- Oui mon diable ? 

- Drago sait pour ton fils ? demande Bella, surprise.

- Oui je te rappelle, ma tante, que nous vivons ensemble, répond-il à ma place.

- C’est surtout que monsieur a questionné mon fils ! lâché-je, amère.

- Ouai bah ça va tu vas t’en remettre ! réplique-t-il en colère.

- Ne me parle pas comme ça ! m’exclamé-je.

- Je te parle comme je veux !!

- STOP !! hurle Bella. Mes oreilles, s’il-vous-plaît !

- Pardon, disons-nous en chœur.

- Tu veux quoi mon cœur ? demandé-je souriante à mon fils qui me tire le bras depuis deux minutes.

- On zoue ? 

- Oui, on va torturer tonton Drago !!! m’exclamé-je avec un sourire narquois.

- Oh non pas tonton Drago ! Des molduuus !! » me répondit Matthew en sautant sur les genou de Drago

Drago rapproche Matthew de lui et il commence à le chatouiller, leurs rires emplissent bientôt la pièce. Dommage, je me serais un peu amusée si mon fils avait été d’accord. Je boude un peu.

«  Bon, si tu préfères… EMILIA !! crié-je.

- Oui Mademoiselle ? 

- Va me chercher des moldus !

- Il… Il n’y en a plus Mademoiselle... répond-elle, paniquée.

- Comment ?! Mais les cachots en étaient plein ! Raaah… Tu peux disposer. Mon petit diable, pas de jeu avec les moldus aujourd’hui, grincé-je entre mes dents.

- Mais ze voulais zoué moa ! se plaint-il.

- Et si on allait manger une bonne glace à la vanille jusqu’à être malade ? lance Bella rapidement avant qu’il ne se mette à pleurer et faire un caprice.

- Voooouuuuuiiiiiiiiiiii !! »

Il saute des genoux de Drago pour aller avec Bellatrix.

Je m’allonge sur le canapé et ferme les yeux, pensant être enfin tranquille. Mais je me rends vite compte que ce ne sera pas le cas.

«  Arrêtez de me fixer Blaise. 

- Hermione ? 

- Quoi ? répliqué-je sèchement.

- On peut voir ta marque ? »

Je me redresse et les fixe avant de lever ma manche.

«  Comment faisais-tu pour la cacher ? Il n’existe aucun sort qui puisse faire ça, me demande-t-il.

- Sauf si le maître te le donne. Mais de toute façon tout le monde sait que vous êtes des Mangemort à Poudlard. C’est pas la discrétion qui vous étouffe ! répliqué-je, cinglante

- Ce n’est pas pire que toi, ce vieux fou a des soupçons sur toi et ta fidélité. A ce qui paraît, tu es sur le point de te faire virer de l’Ordre ! Rogue est une bonne source de renseignement, argumente Drago.

- Lui aussi sait ? 

- Oui. 

- Sa clémence envers toi est maintenant compréhensible. 

- Je dois avouer que je rigole bien. Je lui fais peur. 

- Tout le monde a peur de toi, répond Blaise

- Merci ! dis-je fièrement

- Pourquoi es-tu si fière de ça ? demande Drago

- Tu ne te rends pas compte du mal que je me suis donnée pour me faire respecter. Tout le monde pensait que j’étais inférieure à eux, normale, une sang-de-bourbe débarquant parmi les Mangemorts. J’ai dû prouver à tout le monde que j’étais digne du maître, digne d’être parmi les plus grand. Ils m’ont fait souffrir lors de mon entraînement, plus que vous ne souffrirez jamais dans vos entraînements. Ils ne sont rien comparé à ce que j’ai vécu, même si Narcissa et Lucius ont été gentils avec moi, j’ai souffert mais j’avais une telle envie de prouver à tous ces sang-purs que j’étais meilleure qu’eux. Alors tous les matins je me levais et je me battais, je faisais des progrès mais ça ne convenait pas aux Mangemorts. Le maître, lui, était satisfait de mes progrès, mais les autres ne m’acceptaient pas, ne me respectaient pas. Un jour, ils se sont mis à quatre contre moi, et m’ont jeté Doloris sur Doloris. Je hurlait, je n’en pouvais plus, et eux rigolaient. Alors je me suis relevée, et avec toute ma colère accumulée, j’ai jeté un sort que seul le maître contrôle, je les ai tous les quatre expulsé en même temps à 50 mètres.

« Depuis ce jour-là ils me respectaient, mais ne me craignaient pas assez. C’est là où j’ai laissé place à ma cruauté, c’est moi qui les provoquaient. Ils répondaient bien sûr, c’est à ce moment-là que j’ai maîtrisé à la perfection à treize ans l’Imperium. En même temps, je maîtrisais déjà le Doloris depuis plus de six mois. L’Imperium est vraiment mon sort préféré, au passage. Donc je les ai torturés, jusqu’à ce qu’ils me supplient d’arrêter mais je continuais. Combien ont failli mourir… Le maître voyait mes efforts, il me récompensait à chaque fois depuis le début… Il me récompensait. » finis-je d’un ton neutre.

Un silence suit mon histoire, rompu par Bellatrix.

- Quand es-tu devenu son bras droit ? demande Blaise curieux

- Après mon accouchement, quand on a jugé le potentiel magique de Matthew. 

- Je me demande qui lui a fait perdre sa virginité ? pense Blaise

- A ton avis Blaise ? Les récompenses du maître, c’était pas un carré de chocolat. » 

Il ouvre grand la bouche. Drago, toujours marqué par la découverte de mon secret, met plus de temps à comprendre. 0 ce moment, je vois son regard sur moi se transformer, sans parvenir à savoir quel sentiment l’habite.

Oh, après tout, je m’en fiche, je ne l’aime pas. Enfin, je crois… Non Hermione TU NE L’AIMES PAS ! Et lui non plus, il l’a dit tout à l’heure et l’a pensé. Le silence revient, et Drago détourne son regard de moi.

J’entends l’horloge sonner, il est 20 heures. Mon ventre grogne, me rappelant que je meurs de faim, mais Narcissa et Lucius ne sont pas de retour. Je me ronge les ongles d’inquiétude. Le silence devient vraiment pesant.

«  Emilia ! appelle Blaise.

- Oui Monsieur ? dit l’elfe après être apparue dans un craquement.

- Amène-nous à manger avant qu’Hermione ne s’attaque la peau. 

- Hein quoi ? m’exclamé-je, alertée par la mention de mon nom.

- Non rien. » répond-t-il amusé.

Emilia réapparait avec un énorme plateau, je mange un peu mais je suis préoccupée.

«  Pourquoi es-tu si inquiète Granger ? Ce ne sont que des serviteurs ! dit amèrement Drago.

- La ferme ! » Puis j’ajoute à voix basse, pour moi : « Tu ne peux pas comprendre. »

On entend la porte d’entrée s’ouvre, je me lève et court ouvrir les portes, un peu violement, je fais trembler les murs.

«  Mère !! » m’emporté-je en me précipitant vers l’entrée.

- Mère ? » répète Drago, perdu de m’entendre appeler sa mère de cette manière.

Je cours vers elle et, la voyant vaciller, je me précipite pour la soutenir d’un côté pendant que Lucius la tient de l’autre. Voyant sa mère dans un sale état, Drago vient prendre le relai pour la porter à ma place, je manque de force pour ça. Ils l’assoient sur le canapé.

«  Par Merlin, Mère, comment vous sentez-vous ?! Blaise ! Va chercher Rogue !! Troisième porte à droite, premier étage !! »

Blaise s’en va en courant. Je jette un œil à ses blessures, qui ne présagent rien de bon. Elle a une vilaine entaille qui part du cou pour descendre un peu plus bas que la poitrine, et son corps entier semble couvert de bleus.

«  Que s’est-il passé.. ? Lucius ? demande Voldemort

- Nous avons croisé des aurors.

- Qui était-ce ? dis-je

- Tonks, Lupin, Kingsley et Maugrey. Ils doivent probablement être encore sur les lieux pour réparer les dégâts

Je suis en colère.

«  Maître ? 

- Oui ma douce, vas-y, me répond-il avant même que je ne formule ma demande. Emmène des fidèles, ajoute-il.

- Bien maître. Viens-là toi ! » ordonné-je.

Je tire Drago par la manche en remettant ma capuche. Trois Mangemorts nous attendent dans le hall. Ensemble, nous transplanons non loin des lieux du conflit.

«  Pourquoi m’as-tu emmené ? 

- Pour venger ta mère !! rétorqué-je en grinçant des dents.

- Pourquoi toi aussi tu l’appelle mère ? 

- Ce n’est pas le moment ! 

- Il ne reste que Kingsley et Lupin, annonce un mangemort.

- On les tue. » lâché-je, implacable.

Toujours cachés, on commence à les encercler puis, à mon signal, nous sortons tous en même temps, profitant de l’effet de surprise.

Drago et moi jetons le sortilège de mort sur Kingsley qui, pas assez rapide, se les prend de plein fouet, mourant sur le coup. Les trois autres blessent Lupin mais n’ont pas le temps de l’achever qu’il a déjà transplané. Notre tâche finie, nous nous préparons pour revenir au Manoir, mais avant, je m’avance vers le cadavre de Kingsley, et, d’un coup de baguette, lui tranche la tête, afin de m’assurer qu’il soit bel et bien mort. Ceci étant fait, nous transplanons.

Je rentre dans le salon avec Drago.

«  Ou est ma mère ? 

- Dans sa chambre, Rogue la soigne.

- Môman, elle a quoi tata ? 

- Je sais pas mon diable, je vais voir. En attendant, reste avec ton père. »

Je l’embrasse sur le front puis disparait dans un des couloir, toujours suivie de Drago. Le maître ainsi que Lucius nous attendent.

«  Kingsley est mort.  lâché-je, impassible.

- En es-tu sûre ? 

- Peu de personnes, si ce n’est aucune, parvienne à survivre après qu’on leur ai coupé la tête. Oui maître, j’en suis certaine. Comment va-t-elle ? 

- Nous attendons. » nous informe Lucius, d’un ton abattu.

Voldemort n’aimant pas s’éterniser, s’en va. Rogue ouvre la porte.

«  Lucius, viens m’aider ! »

Mes nerfs commencent à lâcher. Je verse une larme, puis deux. Drago me prend dans ses bras. Je m’y blotti.

«  Elle va s’en sortir, elle est forte. N’oublie pas que c’est une Malefoy. »

Je ne peux pas m’empêcher de sourire, je me sens bien dans ses bras. Non Hermione, je ne peux pas, tu n’as pas le droit d’en aimer un autre. Le maître le tuerait. Pourtant, je ne trouve pas la force de le repousser, alors nous restons ainsi.

«  Je sais, répondis-je, mais elle a toujours été là pour moi, elle compte énormément pour moi. Je la considère comme ma propre mère, je crois même que je me sens plus proche d’elle que de ma véritable mère…

- C’est pour ça que tu l’appelles mère ? demande-t-il. 

- Oui… Ça te choque hein ?

- Oui un peu… Mais, tu sais, ma mère n’arrêtait pas d’embêter mon père pour avoir un autre enfant, elle voulait une fille… Je crois que tu as exaucé son vœu, me dit-il avec un sourire.

Mon regard se lève pour rencontrer le sien pour ne plus le quitter. Je ne sais pas combien de temps nous restons ainsi, mais la porte qui s’ouvre assez brusquement nous fait sortir de notre moment. Nous nous séparons rapidement, et Lucius nous annonce que nous pouvons aller la voir, qu’elle s’est réveillée. Je sens alors mes muscles se tendre, même si je suis soulagée qu’elle se soit réveillée. Je rentre la première dans la chambre, suivie de près par Drago.

«  Mère, comment vous sentez-vous ? » demandons-nous en chœur.

Elle sourit ou plutôt grimace. Je m’assoie sur le lit.

«  Alors tu sais Drago ? demande Narcissa faiblement

- Oui mère mais reposez-vous. 

- Je vais bien mon chéri, d’ici demain je serai déjà debout et en pleine forme ! rit-elle doucement.

- Non, vous vous reposez, nous gérons tout. 

- Je veux la mort de Kingsley. 

- Il l’est… lui répondis-je avec un sourire diabolique.

- Vous êtes vengée, mère, ajoute Drago. 

- Je vous aime, mes deux trésors. 

- Aller ça suffit, il faut qu’elle se repose. » ordonne Rogue

On sort à contre-cœur, mais infiniment soulagés de voir qu’elle va bien, et nous retournons au salon. Matthew vient me faire un gros câlin, ce qui me rappelle qu’il faut que j’aille le coucher. Chose faite, je redescends au salon, sachant pertinemment que même si je me couchais, je ne parviendrais jamais à m’endormir. Blaise et Drago discutent.

«  Tu n’es pas parti te coucher ? me demande ce dernier.

- Non, pas envie. »

Je pose ma tête sur son épaule. Nous sommes posés ains, pendant quelques minutes en silence, quand quelqu’un entre dans le salon. Pensant qu’il s’agit de Lucius, je ne prends pas la peine de me cacher...


A suivre...

Chapitre 13

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

«  GRANGER ?!?! C’est quoi ce bordel, Drago qu’est-ce qu’elle fout là ?! »

J’ôte ma tête de l’épaule de Drago pour dévisager Pansy Parkinson, visiblement choquée de me voir si j’en crois le diamètre de sa bouche béante et ses yeux globuleux.

« Elle est avec nous, annonce Blaise pour la rassurer.

- Plutôt, c’est nous qui nous sommes avec elle, rigole Drago.

- Hein ?! Mais… Mais c’est une sang-de-bourbe ! Elle est amie avec Potter, c’est une sale Gryffondor !! crache la Serpentard.

- Je suis avant tout une Mangemort et au passage le bras droit de Lord Voldemort.

- Quoi ? Toi, le Bras Droit du Lord ? Laisse-moi rire, ironise la brune avec un rire sarcastique.

- Rigole si tu veux, mais fais-vite. C’est vraiment pas la soirée à plaisanter, rétorqué-je, froide.

- Oh, pourquoi ? Qui est mort ? Ton poisson rouge ? Oh non, laisse-moi deviner... Ton petit rouquin de chien qui te suit partout ! » s’exclame-t-elle en rigolant.

Je me tourne vers Drago qui fixe la Serpentard. Je vois qu’il tente de se calmer, mais je vois les larmes perler dans ses yeux, sans parvenir à savoir s’il s’agit de colère ou de tristesse. Je me colle un peu plus à lui en passant mon bras autour de son cou, et lui pose sa tête sur mon épaule. Au passage, je n’oublie pas de fusiller Pansy du regard. Elle ne manque pas de remarquer l’attitude de Drago à son égard.

«  Quoi, j’ai dis quelque chose qu’il fallait pas ?

- …

- La mère de Drago a eu un accident. Et Hermione est une Mangemort depuis ses douze ans, répond Blaise en s’apercevant que ni moi ni Drago n’allions lui répondre.

Douze ans ? dit-elle choquée.

- Oui. 

- Mais… Comment les autres ont fait pour ne rien voir ? Et comment moi j’ai fait pour ne pas remarquer ? Oh, et dire que je voulais me venger d’elle !! Maintenant c’est foutu !!

- Personne n’a rien vu. Et pour ta vengeance, oublie, ça vaut mieux. Je préfère éviter les doloris. »

Drago et moi fermons les yeux, personne n’ajoute quoi que ce soit pendant quelques minutes.

« Ils sont mignon tous les deux, lâche Pansy.

- Ouais… répond Blaise entre ses dents.

- Pardon, c’est vrai. C’est la mère de ton fils.

- C’est vrai, oui, mais on ne s’est jamais vraiment aimés… Son cœur appartient au maître.

- Je n’en reviens pas qu’elle soit du côté du mal… Je l’ai toujours imaginée se battant au côté de ce vieux fou et de Potter.

- Je ne fais que jouer avec Potter, c’est un jeu. Un simple jeu. » rétorqué-je froidement.


Les vacances se passent. Au fur et à mesure, je sens que Drago et moi nous éloignons, au désespoir de Narcissa. Cette dernière va un peu mieux, elle se remet progressivement de ses blessures.

Je ne parle quasiment plus au blond, et nous ne nous voyons plus non plus.

Un jour je suis dans la chambre de Narcissa quand elle rompt le silence.

«  Alors avec mon fils ? » me demande-t-elle innocemment.

Je sais qu’elle connaît la réponse, mais je répond tout de même.

- Il vit, je vis. Point.

- Ça ne va pas mieux entre vous ? insiste-elle, un peu amusée.

- Mère, vous connaissez la réponse. Je crois que peu importe le camp dans lequel je me trouve, il me détestera. 

- Donc toi, tu ne le détestes pas ?

- …

- Ma belle Hermione ?

- Je crois… Je crois que je ne l’ai jamais haï. Peut-être même que… j’éprouve… quelque chose pour lui. Mais tu sais autant que moi que je ne peux pas me permettre de dévoiler mes sentiments pour lui, au risque qu’il souffre et que… le maître puisse le tuer. 

- Il est vrai que le maître est très protecteur envers toi, mais ça ne t’a jamais dérangée jusqu’à présent, si ? 

- C’est vrai, mais jusqu’à présent je n’étais pas aussi proche de Drago que je ne l’ai été, et en plus le maître ne le savait pas… Enfin bon c’est la vie, je dois m’y faire. De toute manière, c’est simple, je dois renoncer à lui, c’est tout. Reposez-vous mère, vous avez failli mourir à cause d’un sale Auror ! 

- Je dois me reposer, certes, mais toi aussi ! Comment se passe ta grossesse ? demande-t-elle souriante.

- Elle se passe tranquillement, je n’ai pas de nausées ni quoi que ce soit du genre, répondis-je en caressant mon ventre qui commence à bien s’arrondir.

- Tu en est déjà au quatrième mois, non ? 

- En effet ! »

Nagini entre dans la chambre et vient s’enrouler sur mes épaules, me signalant que le maître souhaite me voir.

«  A plus tard, lancé-je à Narcissa.

- Oui, au revoir ! »

Je sors pour rejoindre le maître qui est dans le parc, ce qui est rare.

«  Maître. 

- Ma douce Hermione, te voilà, dit-il faiblement

- Maître, vous allez bien ? m’inquiété-je en m’avançant vers lui. 

- Oui ma douce. »

Il sort de sa poche une magnifique bague en argent, incrustée d’une dizaine de minuscules serpents qui semblent onduler. Tendant la main, il me fait signe de la prendre. Elle est magnifique, mais je ne vois pas où il veut en venir. Je reporte mon attention, sur lui, il semble comprendre mon incompréhension.

«  Mes Horcruxes sont quasiment tous détruits… par Potter… »

Je grimace, mais ne dit rien.

« Il ne me reste plus que Nagini, protégée par un bon nombre de sorts, mais j’ai décidé d’en faire un autre avec cette bague. Je souhaites que tu la gardes sur toi, j’ai confiance en toi, ma douche Hermione. Si Potter gagne cette bataille… » J’ouvre la bouche pour répliquer mais il me coupe en levant la main.

« Oui ma douce, quelle que soit l’étendue de mes pouvoirs, il peut gagner. C’est peu probable, mais s’il arrive quelque chose à Nagini, je veux qu’avec cette bague tu me fasses revenir. Je pourrai ainsi prendre ma revanche sur lui et l’exterminerai une bonne fois pour toute, finit-il d’un ton coléreux.

- Bien maître, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que vous reveniez parmi nous, même si je ne pense pas que vous en ayez besoin. Vous gagnerez, vous vaincrez Potter !!

- Ta dévotion me touche profondément. Mais tu dois quand même garder cette bague toujours sur toi, et personne ne doit savoir sa véritable nature. Je compte sur toi, ma douce.

- Je la garderais toujours près de moi.

- Bien. A présent, laisse-moi, j’ai besoin de me reposer. »

Je m’incline et m’en vais, la bague au doigt. Je repense à cette conversation. Alors c’est pour cela que nous n’avons quasiment pas vu le maître cette semaine, et que j’avais tout le temps mal à ma marque.

J’observe la bague, qui me semble plus magnifique de minute en minute. Quand je pense que je tiens un morceau de l’âme de mon maître, je suis fière. Je rentre dans le salon où Blaise et Drago discutent ensemble.

«  Où est Matthew ? demandé-je.

- Tiens elle l’a encore égaré ! Comme c’est bizarre ! » ironise le blond.

Rapidement, je sens ma colère monter et je sors ma baguette.

«  Tu ne me fais pas peur ! me lance-t-il d’un ton dédaigneux.

- Tu devrais. »

Un sourire en coin apparaît sur sa bouche, ce qui ne fait que m’énerver davantage. Je ne parviens presque plus à me contrôler, laissant échapper des étincelles de ma baguette. Il se contente de les regarder, amusé, en accuentant encore plus son sourire narquois. Cette fois, ça suffit.

Je lui jette un Doloris. S’écroulant sous la douleur, il pousse un cri de douleur. Blaise ne bouge pas, sûrement par peur de subir le même sort que son ami.

Je fais durer un peu le supplice, avant de relâcher la pression. Les yeux mi-clos, il est pris de convulsions. Blaise s’approche de lui, moi aussi. Je m’accroupis à la hauteur du blond qui se calme peu à peu.

«  Ce serait peut-être à moi de te faire visiter les cachots, histoire de te remettre à ta place. Ne recommence plus JAMAIS. Compris ? » le menacé-je, d’un ton noir.

Blaise s’abstient de tout commentaire, se contentant de s’approcher de son ami pour l’aider à se redresser. Je m’en vais en claquant les portes, assez fort pour briser un vase qui se trouvait sur une table.

«  Drago… Ça va ?

- La garce… Comment ils sont puissants, ses Doloris… 

- Pourtant, tu devais être habitué avec ceux de ton père, non ? 

- Ouais, mais ceux de mon père sont moins puissants et je n’en ai pas reçu tant que ça. 

- Il faut que tu arrêtes avec ça. De jouer comme ça avec elle.

- Pourquoi ? Ça m’amuse moi. 

- En es-tu sûr ? Tu as trouvé son point faible et tu t’en sert pour lui faire du mal, alors que tu l’aimes. Mais je suis sûr que toi aussi ça te touche. C’est même pour ça que tu l’attaques là-dessus. C’est la seule manière d’attirer son attention sur toi et de la garder…

- Pffff, n’importe quoi !! » s’exclame-t-il se levant, énervé.

Il se lève et s’en va, lui aussi en claquant la porte.


Nous sommes de retour à Poudlard. Contrairement à ce qu’on aurait pensé, ce retour n’arrange rien dans nos relations, Drago et moi. Dès qu’on se voit on s’insulte, on sort nos baguettes et on se jette presque des sorts ; cette situation attriste beaucoup Matthew. En plus j’en ai marre de devoir supporter Potter et les Wesley à déjeuner, je m’étais habituée à manger dans ma salle commune.

«  Pleure pas mon diable, s’il te plait, j’aime pas te voir tout triste. 

- Porquoi toi et tonton vous vous disputez le temps ? Z’aime po ! 

- Moi non plus j’aime pas mon cœur. Moi non plus. »

Je resserres mon étreinte. On rentre dans la grande salle pour dîner. Au début, tous les regards étaient braqués sur nous, mais au bout d’un mois, plus personne ne fait attention à nous, ils se sont lassés. Il faut dire que la nouvelle organisation de la salle était bien plus importante dans leurs conversations.

Ah je ne vous ai pas dit la dernière idée de ce vieux fou ? Et bien au lieu d’avoir laissé nos quatre tables dans la longueur de la pièce, maintenant il y en a huit mais dans la largeur. Les différentes maisons ont pu ainsi se rapprocher, sauf Serpentard bien sûr.

Je m’assoie à la 1ère table avec Matthew, il y a une majorité de Serpentards mais je m’en fous. Ils me jettent des regards méprisants mais ne bouge pas, parce qu’ils sentent qu’ils en seraient empêchés par les trois Mangemorts en puissance, sans pour autant comprendre pourquoi…

«  M-… Hermioone ?

- Oui ? 

- Peut aller voir tonton ? 

- Non pas maintenant, répliqué-je froidement.

- Porquoi ? commence-t-il à chouiner.

- Je lui dis quoi ? Tiens, Drago ne voudra pas, il ne veut pas avoir honte ! Je ne peux pas lui dire ça. Parce qu’il est avec des amis. 

- Ok... » répond-il, tristement.

Drago se lève et passe à côté sans un regard pour moi.

On remonte vers nos appartements où on le recroise, seul.

«  Tonton ! crie Matthew en sautant dans les bras de Drago.

- Tu as l’air fatigué Granger, tu devrais dormir. 

- Je sais. » dis-je d’une petite voix

Et la guerre approche, donc quasiment tous les soirs et les week-ends je pars en missions pour le maître, je ne dors pas. On reste planté au milieu du couloir, mais personne ne parle… ça en devient gênant.

«  Je vais le garder ce soir, va te coucher. » dit-il soudainement à mon attention.

Je le regarde étonnée. Ça fait un mois qu’on s’insulte et là il me rend service… C’est bizarre mais j’accepte, de toute façon je ne réfléchis plus en ce moment. Drago s’en va avec mon fils dans ses bras et moi je me dirige vers notre appartement. Je marche tête basse dans un couloirs, en pensant à ce qu’il vient de se passer. J’ai l’esprit assez embrumé, j’ai vraiment besoin de sommeil. A un moment, je crois entendre des bruits de pas derrière moi, mais je n’y prête pas attention, je suis bientôt arrivée et je pourrai enfin dormir…

Soudain, je bute contre quelqu’un devant et, sous l’impact, je tombe en arrière, me retrouvant les fesses par-terre devant la personne en question. Ça a au moins le don de me réveiller, et je commence à m’énerver.

«  Tu peux pas faire attention !! hurlé-je après la personne, un Serpentard.

- C’est à toi de faire attention sale sang-de-bourbe !!

- Va te faire mettre connard ! »

C’est en me relevant que je me rend compte qu’il n’est pas seul : ils sont une bonne dizaine de Serpentards rassemblés, en me fixant d’un œil sombre. Ça sent le piège pour moi !

Je sors ma baguette mais l’un d’eux me désarme rapidement, ce qui ne fait qu’augmenter ma colère, déjà assez élevée ! Personne ne me traite de la sorte !!! Surtout par de PETITS Mangemorts sans importance !!!

«  Alors tu fais moins ta maligne sale sang-de-bourbe !! s’exclame le Serpentard qui m’a bousculée.

- Oh, parce que tu crois que sous prétexte tu m’as désarmée, je ne peux pas me défendre ? Vous faites vraiment pitié ! » me moqué-je.

Sans répondre, il me jette un sort qui m’envoie valser contre le mur. Un peu sonnée, je me relève en le fusillant du regard, mais je ne peux rien faire sachant qu’il tient toujours ma baguette.

«  Connard ! l’insulté-je, bien incapable de faire autre chose.

- Mais celle qu’elle continue de se défendre la petite ! ricane-t-il.

- Endoloris !! s’exclame un autre en pointant sa baguette sur moi.

Pendant que je m’écroule en hurlant, ma seule pensée est pour Matthew. Heureusement qu’il n'est pas là…

PDV EXTERNE

Un peu plus loin…

«  MÔMAN !!! » s’exclame l’enfant.

Il se met à courir, Drago sur ses talons ainsi que Blaise.

«  Matthew !! Attend-nous !!! » s’exclame-t-il.

Mais il n’en fait qu’à sa tête et continue de courir. Bien entendu, Drago le rattrape et le prend dans ses bras mais il se débat en appelant sa mère et en frappant Drago de ses petits points pour qu’il le lâche. Pendant qu’il tente en vain de le calmer, Drago entend au loin quelqu’un crier.

«  Hermione… ? » murmure-t-il.

Il se met à courir en direction du bruit, Blaise sur ses talons. Ils se stoppent net en voyant le spectacle devant eux

Hermione, entourée d’un groupe de Serpentards, qui se tord de douleur en hurlan sur le sol, sous le coup des Doloris de la bande.

Drago sent la colère monter. Lâchant presque Matthew par-terre, il se précipite sur le groupe en les bousculant, ce qui les fait se stopper.

« Drago ! Tu viens te joindre à nous ? » lui demande le Serpentard qui semble être leur chef.

PDV HERMIONE

Je suis complètement sonnée. Je parviens à peine à ouvrir les yeux, et je vois Drago qui se penche vers moi. Il me contemple et se retourne furieux vers les Serpentards.

«  Non mais ça va pas !!! Vous êtes malades !! se met-il à hurler, en colère.

- Môman, môman, réveille-toi... » supplie Matthew en s’approchant.

Je rouvre les yeux, arrive à lever un bras et lui caresse la joue avec un léger sourire pour ne pas qu’il s’inquiète d’avantage.

«  Mais qu’est-ce que tu fous Drago ?! Tu la défends ?! 

- Ouais, ce n’est qu’une sang-de-bourbe !! ajoute un autre avec un léger ricanement.

- Et une Gryffondor ! 

- En plus c’est l’ami de Potter ! » renchérit un autre.

Drago me regarde de nouveau, et je devine dans son regard ce qu’il compte faire.

« Désolé Hermione, mais il le faut… me dit-il doucement.

- Non, non, s’il-te-plaît… le supplié-je faiblement en tentant de me recroqueviller.

- Drago pousse toi, on en a pas fini avec elle !! lui ordonne un des Serpentards en tentant de le dégager.

- Oh que si, vous en avez fini !!

- Si tu n’es pas avec nous, tu es avec elle, déclare leur "chef", et tu auras droit au même traitement. Réfléchis-bien Drago. »

Drago me prend le bras, sans tenir compte de ma tentative pour le replier.

«  Non, répété-je faiblement.

- Je sais que personne ne doit savoir, mais ils vont te tuer si on ne fait rien ! me répond-il.

- Non…

- De toute façon, je ne vois pas pourquoi tu protestes, tu n’as pas la force de faire quoi que ce soit ! lâche-t-il.

- S’il-te-plaît… » murmuré-je, tout en sachant qu’il ne m’écoutera pas.

Il esquisse un sourire et, sans répondre, relève ma manche, dévoilant aux yeux des Serpentards ma marque des ténèbres.

Choqués, ils poussent des exclamations étouffées, des petits cris, et certains se contentent de la fixer, l’air inquiet.

«  Vous avez torturé une Mangemort !! J’espère que vous êtes fiers de vous ! s’exclame Drago, hors de lui.

- Mais on ne l’a jamais vue ! se justifie un d’entre eux.

- Ouais, quand on fait une fête, on voit tous les jeunes Mangemorts mais pas elle ! renchérit un autre.

- Pansy vous a dit que le bras droit du maître est encore à Poudlard… » gronde Drago.

Personne ne comprend.

«  Putain, vous êtes long à comprendre !! Vous venez de torturer le bras droit du Maître, bandes de connards.

- …

- Ouais, vous vous y attendiez pas, hein ? Quand le maitre va savoir ça, il ne va pas être très content... Je ne voudrais pas être à votre place. 

- On est désolés, Hermione, on ne voulait pas ! commencent-ils à s’exclamer.

- Si on avait su on ne t’aurai pas touchée ! » continuent-ils de s’excuser.

Celui qui m’a pris ma baguette s’avance et me la tend en tremblant. Etant toujours à-terre, Drago se charge de me la prendre et commence à m’aider à me relever, mais je le repousse violemment.

A présent, ils savent qui je suis, et ce dont je suis capable de faire… mais Drago ne doit pas savoir que je suis enceinte de cinq mois. Restant à l’écart, il me laisse me relever seule. Je dois m’y reprendre à plusieurs fois, je titube, mais je parviens finalement à me remettre sur pied. Les Serpentards sont toujours là, aucun d’entre eux n’ose croiser mon regard.

«  Qui a organisé ça ? » demandé-je faiblement mais assez durement.

Aucune réponse.

«  QUI ??! m’énervé-je.

- C’est Andrew. » fit d’une petite voix un d’entre eux.

Un des Serpentards, manifestement le prénommé Andrew, se retourne et fusille du regard celui qui l’a balancé.

Je m’approche de lui et, d’un coup de baguette, je le plaque au mur et fait apparaître une chaîne qui vient s’entourer autour de son cou. Il étouffe un cri, et se met à suffoquer, mais je souris diaboliquement.

«  Toi t’es mort. » lâché-je, froidement.

Je prends la main de Matthew et on s’en va.

Une fois éloigné le sort s’annule.

«  Vous allez souffrir les mecs, dit Drago, toujours avec eux. Je vous avait dit de ne pas la toucher ! Quand est-ce que vous écouterez ??!

- Tu le savais ?! Pour elle ? 

- Oui. 

- Mais pourquoi pas nous ?! 

- Parce que jusqu’à aujourd’hui, peu de personnes étaient au courant, et c’est parce qu’elles étaient proches du Maître. C’est son Hermione, elle est à lui. C’est Blaise qui m’a dit ça. »

De notre côté, nous arrivons à l’infirmerie.

«  Miss Granger ! Par Merlin, que vous est-il arrivé ?! Comment vous sentez vous ? Venez avec moi à l’infirmerie ! Je dois vous examiner, me dit Mme. Pomfresh.

- Non ça ira. 

- Mais si j’insiste !

- Allez Hermione… » me force Blaise

Ils me traînent de force, même si je n’en oppose pas beaucoup, encore très affaiblie.

Je m’allonge sur un lit, et Blaise s’assoie avec Matthew sur ses genoux sur un siège à côté pendant que Mme. Pomfresh est allée chercher ses instruments. Mon regard se baisse sur mon ventre qui commence maintenant à bien s’arrondir.

«  Petit frère va bien ? me demande Matthew en venant poser ses mains sur mon ventre.

- Oui mon diable, maman a jeté un sort pour le protéger. » le rassuré-je.

Mme Pomfresh revient, et tente de m’enlever mon pull mais je refuse net, sans qu’elle parvienne à comprendre. Comme elle insiste, je me dépêche de pénétrer dans l’esprit de Blaise pour qu’il jette un sort sur la marque, afin de la masquer. Je vois qu’il acquiesce légèrement en sortant sa baguette.

J’espère que ça a marché, parce que je ne parviens pas plus longtemps à retenir l’infirmière. Heureusement, elle ne réagit pas, je soupire intérieurement. En revanche, voir mon bras sans elle me fait grimacer, je me sens nue…

Elle palpe mon ventre pendant quelques secondes.

«  De combien ? me demande-t-elle.

- 5 mois. 

- Il va bien, déclare-t-elle.

- Je sais. »

Elle me donne une potion pour me remettre sur pied que j’avale rapidement malgré le goût infect, puis s’en va, nous laissant tous les trois.

«  Je vais te laisser te reposer, j’ai un truc à faire, annonce Blaise. Tu veux que je te garde Matthew en attendant ?

- NON ! s’exclame le concerné. Ze reste avec Môman !! »

Il saute sur le lit et vient se mettre sous les couverture un sourire victorieux aux lèvres. Blaise sourit, et se dirige vers la sortie.

«  Fait attention à ce vieux fou, il surveille, lui lancé-je avant qu’il ne parte.

- Tu as encore lu dans ma tête… dit-il sans aucun reproche

- Non, mais je connais le maître. Il veut tout savoir. 

- C’est vrai. Allez, dors maintenant. Tu vas avoir besoin de forces ce week-end. 

- Comment le sais-tu ? demandé-je surprise

- Je commence à te connaître… Tu vas les torturer, même si le maître les aura déjà bien entamés. »

Je reste quelques heures à l’infirmerie, puis je peux enfin sortir.

Je n’ai pas parlé à Drago. Je suis sûre qu’il a fait exprès d’éloigner Matthew de moi ce soir-là pour ne pas qu’il soit blessé au passage.

Ce qui signifie qu’il était au courant, mais n’a rien dit.

Le soir dans la salle commune, on s’engueule à cause de ça.

«  Mais c’est pas vrai !! Puisque je te dis que je leur avais dit de ne pas te toucher !! s’exclame-t-il.

- Tu mens !! hurlé-je, hors de moi.

- Alors lis dans mes pensées, tu verras !! » m’ordonne-t-il.

Je ne me fais pas prier. Je constate, après quelques secondes, qu’il a bien essayé de les empêcher de me toucher. Je tente alors de sortir de sa tête, mais son souvenir continue de se dérouler devant moi : après le leur avoir dit, il se parle à lui-même. Il dit qu’il ne veut pas qu’on me touche parce qu’il…

C’en est trop, je sors soudainement de sa tête.

Revenant à la réalité, je le vois me fixer, l’air indéchiffrable. Incapable de dire quoi que ce soit, je le fusille du regard et pars dans ma chambre en claquant la porte, puis je m’écroule sur le sol, les joues inondées de larmes.

Pourquoi…? Mais pourquoi faut-il qu’il m’aime ?! Oublie-moi Drago, par pitié oublie-moi…


A suivre...

Chapitre 14

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Blaise est revenu quelques heures plus tard, il frappe à la porte de ma chambre, je suis toujours par terre, sanglotant. Il se précipite sur moi et m’aide à me relever.

«  Que veux-tu ?

- J’étais venu de parler de mon entretien avec le maître, mais vu ton état, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. 

- Que lui as-tu dit ? demandé-je, méfiante.

- Eh bien, je lui ai raconté ce qu’il s’est passé, et il m’a demandé pourquoi Drago ne les a pas empêchés alors qu’il savait, et qu’il n’avait pas réussi à les stopper. Et… euh… J’ai accidentellement révélé qu’il t’aimait…. ajouta-il rapidement, en baissant le regard.

- TU LUI AS DIT ! explosé-je. MAIS T’ES CON OU TU LE FAIS EXPRES ?!

- Je sais ! Tu crois que je ne sais pas ce que le maître va lui faire ? Je sais que Drago va souffrir à cause de moi !! Je le sais tout ça Hermione, je le sais, je m’en veux de tout ce qu’il subit ! C’est mon meilleur ami !! s’exclame-t-il, coupable.

- ... Tout ça c’est ma faute.

- Le maître va le convoquer ce weekend et il veut que tu sois là, m’informe-t-il.

- Bien. »

Le weekend est là, je transplane au manoir et croise Drago. Il ne me regarde pas, par contre moi je me retourne sur son passage.

« Me pardonneras-tu ? »

Avec le maître, nous torturons les dix Serpentards qui m’ont attaquée. Le maître est en colère, ma marque m’a piqué ces derniers jours. Je me défoule contre cet Andrew, et c’est le maître qui finit par l’achever.

Il est VRAIMENT en colère, je sais que Drago va y passer après... Effectivement, il entre dans la salle et s’agenouille, il sait ce qui va lui arriver...

«  Tu m’as terriblement déçu Drago. Pour cela je vais devoir te punir, tu me comprends ? 

- Oui maître, je comprends, je n’ai que ce que je mérite. 

- Tu ne peux pas aimer MA douce Hermione. Elle est à MOI !!! »

Il lui jette quelques Doloris mais ceux du maître sont plus puissants que les miens. Au bout de quelques minutes, il est dans un sale état… Je reste à côté du maître, statique, et je serre les dents. J’ai mal pour lui. Le maître me laisse aussi m’amuser avec lui, au final. Je lui jette quelques Doloris, et je n’y vais pas de main morte : si le maître pense que je tente de l’épargner, il nous tuera alors j’y met tout mon cœur. Le maître se délecte de ce spectacle.

«  Au cachot, pour que tu réfléchisses à ton erreur. »

La porte s’ouvre, ses parents entrent et le portent pour l’y emmener.

«  Va vérifier qu’ils le conduisent bien là-bas. 

- Bien maître. »

Je suis la famille Malefoy aux cachots. Il pose délicatement leur fils puis sortent en fermant la porte. Je le fixe à travers l’ouverture, allongé sur le lit miteux. Mes yeux sont remplis de tristesse. Narcissa pose une main réconfortante sur mon épaule.

«  Ne t’en veut pas, me réconforte Narcissa.

- …

- Viens Cissy. » dit Lucius en tirant par la manche sa femme.

Ils s’en vont, pendant que je reste là, le regard dans le vide, en silence.

«  Tu es contente, tu as ce que tu voulais, dit soudain une voix dans le noir. Tu voulais me voir souffrir ? Félicitations, tu a réussi.

- …

- Aurais-tu perdu la parole ? Te ferais-je pitié ? 

- Pour avoir pitié, il faut avoir un cœur ! craché-je avec un mépris feint. Pardonne-moi Drago, je t’en prie, ne m’en veut pas, je t’ai sauvé la vie. »

Je m’en vais la tête haute alors que lui me tourne le dos. Rogue lui a donné une potion pour dormir, c’est à ce moment que je décide de le voir. Je m’assoie à quelques mètres de lui et l’observe, il est tellement beau quand il dort… C’est d’ailleurs le plus beau prisonnier, à cet instant ; les autres cachots sont remplis de moldus qui se mettent aux barreaux pour m’observer et me provoquer.

«  C’est que le petit a été méchant ! Et la copine vient le voir ! C’est pitoyable !!! » balance un d’eux.

Je me tourne vers lui avec colère et brandit ma baguette.

«  AVADA KEDAVRA ! »

Les rires qui avaient fusé à sa remarque se bloquent, plus personne ne parle.

« D’autres remarques ? » leur demandé-je, cynique.

Aucune réponse. Je retourne à ma contemplation. J’entends un léger rire venant des escaliers.

«  Tu es de bonne humeur ! 

- Bella. 

- Il ne faut pas que tu culpabilises. 

- Trop tard. Je n’ose plus regardé Mère et Père en face, je… je crois qu’ils m’en veulent. 

- Mais pas du tout ! me rassure-t-elle. C’est à Blaise qu’ils en veulent, c’est lui qui a révélé au maître que Drago t’aimait. 

- Mais c’est moi qu’il aime, donc c’est ma faute ! me plaigné-je.

- … C’est ta faute, tu as raison.

- Mais… Non c’est pas ma faute ! dis-je, choquée.

- Tout à fait d’accord avec toi ! 

- … Hein ? Mais…! T’as pas le droit !! 

- Pourtant je l’ai fait !!! » dit Bella, moqueuse.

Elle me tire la langue, moi aussi, puis on rigole.

«  Viens, ça ne sert à rien de rester là. »

Je me lève mais me rassoit lourdement, ma tête tourne. Bellatrix me prend le bras pour m’aider à me lever.

«  Ça va ? » s’inquiète-elle.

- Oui, oui, je me suis levé trop vite c’est tout. Ça fait longtemps que je n’ai pas bougé. 

- Tu sais depuis combien de temps tu es là ? 

- Je ne sais pas trop, deux ou trois heures, tout au plus, non ? 

- Hermione, il est 19 heures. Ça fait 6 heures que tu es là... » me dit doucement Bella.

On s’en va.

C’est fini, Drago ne me pardonnera pas. Je le connais il va tout me mettre sur le dos.

Tant pis, je riposterai, on se haïra, mais c’est notre destin. Je l’accepte. J’accepte tout ce qui vient du maître. Je suis à lui et personne d’autre ne me mérite.

PDV EXTERNE

Rogue descend au cachot.

«  Tu peux ouvrir les yeux, c’est moi. »

Il s’assoie avec du mal sur son lit. Rogue fixe le corps inerte du moldu tué par Hermione.

«  Elle était en colère. Elle l’a tué juste parce qu’il a fait UNE petite réflexion. 

- Ce n’est pas le bras droit du maître pour rien… Elle est aussi cruelle que lui.

- Ouais… répond-il dans ses pensées

- Regarde ce qu’elle t’a fait. 

- J’ai entendu sa conversation avec ma tante. 

- Et ? 

- Je ne sais plus trop quoi penser… Elle culpabilise. 

- Elle ne peut pas culpabiliser. Elle n'est pas la gentille Gryffondor que tout le monde croit connaître. Elle n’a pas de cœur, dois-je te rappeler que c’est à cause d’elle si tu es enfermé ici ? C’est elle qui t’a fait jeter ici, c’est à cause d’elle !!!

- Je sais, répond-il sèchement. Et toi ta mission avance avec l’ordre ? s’enquiert-il pour changer de sujet.

- Pour être honnête avec toi, leur camp est… attirant. Dumbledore n’a plus confiance en Hermione, mais Potter la fait revenir. Je crois que lui aussi à des sentiments pour elle… »

Drago fait une grimace.

«  … et il n’est pas le seul, visiblement. Tu sais que la porte de ton cachots s’ouvrira que lorsque tu auras renoncé à tes sentiments pour elle ? demande Rogue, amusé.

- Vous croyez quoi ? J’essaye de l’oublier, je fais tout pour la haïr, ça fait plusieurs mois que j’essaye de la sortir de ma vie, depuis que j’ai couché avec elle !! lâche-t-il, agacé.

- Tu as couché avec elle ? s’étonne Rogue.

- … oui. 

- Serait-elle enceinte de lui…? Ça fait longtemps ? 

- Plus de 5 mois. 

- Par Merlin, ça correspond. Repose-toi, et oublie-la. 

- Pas si facile. 

- Pense à une autre alors. Tu n’as pas le choix, Drago. A plus tard. »

PDV HERMIONE

Nous sommes de retour à Poudlard, enfin.

Depuis le temps que je l’espère, j’aurais dû me dire qu’il étant grand temps : Drago a enfin l’air de m’avoir oubliée.

Seulement, moi, je n’y arrive pas.

Tous les soirs, il ramène une fille différente dans son lit, voire deux, selon son humeur. Je reste indifférente extérieurement, bien sûr, mais intérieurement je suis brisée. Blaise reste avec moi, voulant me soutenir.

Un soir, on est dans la salle commune, ma tête est posée sur ses genoux, et sa main passe dans mes cheveux. Drago rentre avec une pouffe de Serdaigle accrochée à son bras.

«  Oh ! Qu’ils sont choux tous les deux ! » s’exclame-t-elle d’une voix haut perchée.

Personne ne répond. Ils s’enferment dans la chambre du Serpentard.

«  C’est joyeux, dis donc… commente Blaise. 

- C’est comme ça tous les soirs. 

- Ma pauvre. 

- Blaise ? 

- Oui ? 

- Fais-moi l’amour. 

- Pardon ?! Je ne l’ai jamais vu aussi douce. Elle doit vraiment l’aimer mais je ne peux pas.

- S’il-te-plaît… le supplié-je avec un regard de cocker.

- Je… Je ne peux pas Hermione, je sais que tu ne penserais pas à moi.

- Tu ne peux avoir mon cœur, Blaise, mais tu as mon corps. Tu ne peux pas avoir les deux. Il vaut mieux avoir la moitié de quelque chose que rien du tout, tu ne crois pas ?

- …

- S’il-te-plait ? répété-je, doucement

- Pourquoi moi ? 

- Parce que j’ai confiance en toi. »

Il soupire. Je souris discrètement. On se lève, je prends sa main et on se dirige dans ma chambre. Je ferme la porte et insonorise la pièce.

Je m’approche de Blaise et l’embrasse doucement. Je veux faire l’amour, pas juste baiser, je veux qu’il y ait de l’affection, je veux de la tendresse. Je passe mes mains sur son torse musclé, je déboutonne doucement sa chemise. Ça l’étonne un peu, d’habitude on est moins délicat, plus pressé. On enlève nos vêtements tout en se couvrant de caresses, de baisers. Une fois l’excitation à son comble, il s’assoie sur le lit, je m’assoie sur lui pour pouvoir assouvir notre envie. Je commence mes va-et-vient, ma respiration devient saccadée, la sienne aussi. Je plante mes ongles dans son dos, il me mord l’épaule, je pousse un cri de douleur mélangé au plaisir.

Ses mains se resserrent sur mes fesses quand la porte s’ouvre laissant apparaitre un Drago Malefoy, choqué. D’où il est, il ne peut pas voir mon ventre, heureusement. J’arrête mes mouvements et fixe Drago avec un sourire diabolique. Il referme finalement la porte, avec je ne sais quelle expression indéchiffrable qui lui est propre.

«  Je crois qu’il est vexé… lâche Blaise.

- Il m’a oubliée, j’en fais autant ! »

Je l’embrasse tendrement alors que ses mains me caressent délicatement, je reprends mes mouvements de bassin pour que l’on puisse finir ce que nous avions commencé.

Je me laisse tomber à côté de lui. Je pose ma tête contre son torse. Il me regarde, surpris.

«  On va mettre ton envie de câlins sur le compte de ta grossesse, j’imagine.

- Quand on sortait ensemble, on ne débordait pas d’affection. 

- J’avoue… Hermione, est-ce que… est-ce que tu m’as aimé ? 

- … »

N’obtenant pas de réponses, il baisse les yeux et s’aperçoit que je dors. Il me met dans mes draps et sort. Il voit Drago assis sur le canapé et vient lui tenir compagnie.

«  Elle s’est endormie ? demande Drago avec un léger sourire.

- Ouais. Comment tu le sais ? 

- On a eu une relation qui… ressemblait un peu à celle d’un couple. 

- Tu m’en a caché des choses ! 

- Désolé. 

- Pas de soucis, moi aussi je t’en ai caché... Au fait, au risque de refoutre la merde dans ta vie, je vais quand même te le dire : elle t’aime et ne t’oubliera jamais. Et elle le sait, même si elle essaye de se persuader du contraire. 

- Et moi je l’ai oubliée, sinon je ne serais jamais sorti de ce cachot je te rappelle, dit Drago froidement.

- Ok. Pas de soucis… Comment fait-elle pour être si cruelle et méchante, mais à la fois douce et pleine d’amour ? 

- Tu m’en poses de ces questions ! »

Ils rigolent puis continue de discuter de moi, puis le sujet dérive sur les filles en général, avant de revenir sur moi.


Depuis notre nuit avec Blaise, c’est tendu entre moi et Drago ? Je pense même que ça a empiré.

Par contre Drago est à 200% Mangemort, il part souvent en mission avec son meilleur ami, le maître est fier d’eux. Il me le dit, qu’il est fier de Drago.

Je crois que je suis jalouse. Jalouse de Drago, jalouse que mon maître l’apprécie autant, voire plus j’ai l’impression… C’est moi qu’il doit aimer ! Il n’y a que moi !

Drago me prend tout ce que j’aime, tout ce qui me tient à cœur, il me détruit de l’intérieur, il est le seul à avoir ce pouvoir…

Un jour, n’en pouvant plus, je craque, devant Harry, alors que l’on mangeait tous les deux. Je me met à pleurer sans pouvoir m’arrêter. Harry me prend dans ses bras.

«  Qu’as-tu Hermione ? Dis-moi… » me demande-t-il doucement.

Je ne réponds pas et enfouis mon visage dans mes mains, Harry me traîne dehors. Heureusement qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la grande salle, c’est ça d’être matinale un dimanche matin.

«  Quel est l’idiot qui te fait tant de peine ? Que je lui brise le cou ! 

- Je pourrai rigoler un peu. C’est Malefoy… gémis-je en pleurant de plus belle. 

- Il est mort !! Ça fera un Mangemort de moins !! »

Je m’oblige à sourire, tout en espérant qu’il ne tente rien. Je m’en vais rejoindre Matthew. Quelques heures plus tard, on descend tranquillement quand Blaise nous rejoint en panique.

«  Hermione, viens vite !!!! Y’a Potter qui menace de tuer Drago ! »

On se met à courir, je n’ai pas trop le choix. Blaise me tient le poignet d’une main et de l’autre porte aussi Matthew.

«  Moins vite Blaise !!  lâché-je, essoufflée.

- Pourquoi ? 

- Peut-être parce que je suis enceinte de six mois ?

- Oups, pardon !

- Ouais tu peux. » grogné-je, à bout de souffle.

On finit notre chemin moins vite, il me tient toujours. Pansy nous rejoint en cours de route. On arrive finalement dans le parc. Matthew me prend la main et on se dirige vers Potter et Drago. A quelques mètres l’un de l’autre, ils se menacent de leurs baguettes, mais aucun d’eux n’a encore attaqué l’autre.

«  Granger, dis à ton ami de baisser la baguette, m’ordonne Drago très désagréable.

- Ne lui parle pas comme ça ! hurle Potter

- Potter défend sa copine ! Comme c’est mignon !! Tssss, pitoyable ! » crache-t-il, méprisant.

Sa réplique me fait l’effet d’un poignard dans le cœur, qu’il tourne et retourne tandis qu’il continue de parler :

«  C’est vrai que vous formez un joli couple tous les deux ! ironise-t-il. Vous faites autant pitié l’un que l’autre !!! Le balafré et la sang-de-bourbe ! »

Pansy et Blaise le regardent, choqués. Il a osé…

Sa réplique ne prouve qu’une chose : il est en colère après moi au point de n’accorder aucune importance à la douleur que Lord Voldemort pourrait lui infliger s’il l’apprenait.

Je me mets à trembler, je ne sais pas si c’est de colère ou de tristesse. Blaise et Pansy me regardent. Je m’approche de Potter, et me force à verser une larme.

« Venge-moi Harry, s’il-te-plaît. » lui demandé-je d’une petite voix.

Potter fait un sourire maléfique, que je ne lui connaissais pas.

«  Elle est douée ! entendis-je Blaise chuchoter.

- Très douée… affirme Pansy sur le même ton.

- C’est vraiment la meilleure, confirme Blaise.

Harry ouvre la bouche pour jeter un sort à Malefoy, mais au même moment arrivent le vieux fou et McGonagall.

«  Que ce passe-t-il ici ? » demande le vieux fou.

Là, je m’effondre en larmes. McGonagall, dupe, vient me réconforter. Je suis douée, décidément... Harry lui explique que Malefoy me traumatise et que je n’en peux plus. Avec un regard sévère, la professeur donne au blond une heure de colle tous les soirs pendant un mois.

Ce vieux fou ne dit rien et se contente de me regarder, l’air indéchiffrable. Même si j’ai toute la confiance de Potter, ce vieux fou, lui, me fait de moins en moins confiance.

Harry m’aide à me relever. Je l’embrasse sur la joue tout en fixant Malefoy, un sourire malsain se dessine sur mon visage. Il fulmine de colère pendant que je m’en vais avec Harry et Matthew. Il me reconduit dans mes appartement.

Aucun incident ne se reproduit entre Potter et Drago, tout le monde y veille, mais les menaces ne s’arrêtent pas pour autant, et ça dure comme ça jusqu’aux vacances.

Je rentre au manoir ainsi que Drago. Ce dernier s’est fait remettre les idées en place par le maître, informé de ce qu’il s’est passé et de l’insulte que j’ai reçue, Il n’a pas aimé que l’on m’insulte, mais ne m’a pas laissée le punir à cause de ma grossesse. Il faut dire qu’il l’attend, son héritier. Bientôt, plus que 3 mois.

Mon accouchement est prévu pour mi-juin. Tous mes proches savent que je suis enceinte, sauf Drago. Non parce que je tente de le lui cacher, loin de là, mais il semble ne pas le constater. Mais quelque chose me dit qu’il ne tardera pas à l’apprendre…


Un jour, je pars dans une énième dispute avec lui.

«  Ne joue pas à ça avec moi Malefoy ! 

- Mais pourquoi ? Aurais-tu peur de perdre ? lance-t-il, sarcastique.

- Je ne perdrai pas au jeu de celui qui a le moins de cœur !! 

- Arrête Granger, tu es sensible et pleine de sentiments ! 

- Que tu dis ! 

- Et que j’affirme oui ! Tu es peut-être une Mangemort et le bras droit de Lord Voldemort, mais tu es sensible ! 

- Si je suis si sensible dis-moi comment j’aurai fait pour tuer mes parents de sang-froid sans éprouver le moindre remord ? » lâché-je, froidement.

Ma réplique le laisse bouchée bée et je m’en vais.

Et là, vous vous dites « qu’est-ce qu’elle raconte, ils sont morts dans un accident de voiture ! » ?

Pas exactement, je les ai croisés alors que Matthew et moi étions en vacances, juste avant de rentrer. Je leur ai jeté le sortilège de mort, ensuite je les ai mis en voiture que j’ai ensorcelée pour qu’elle roule seule en ligne droite. A une intersection, un camion et arrivé et voilà le travail. Plus de parents.

« Pourquoi ? » vous vous dites ? Pourquoi je les ai tués ?

Je m’en vais m’isoler dans le parc du manoir Malefoy, en prenant peu de précautions pour cacher mon ventre. Après tout, j’en suis à six mois et Drago ne s’en est même pas encore rendu compte, alors je ne fais pas trop d’efforts.

En parlant du loup, il me rejoint alors que je marche sans trop de but.

«  Casse-toi Drago. Je veux être seule. » lui lancé-je sèchement.

Drago marche à côté de moi, personne ne parle.

«  Pourquoi ? Je veux dire, pourquoi les as-tu tués ?

- Parce que, répondis-je, très explicite. 

- Tu ne veux pas me le dire ? Je le découvrirai bien d’une manière ou d’une autre de toute manière, je finis toujours par tout savoir. 

- Pendant cinq ans je t’ai caché ma condition, crétin, tu ne crois pas que je ne sais pas garder un secret ? 

- Mouais, mais je le saurai, et je sais tout Granger, je sais tout sur toi.

- Tu ne sais rien Drago ! Tu ne sais rien !! T’es aveugle, sombre idiot ! Je suis enceinte et tu ne l’as même pas vu ! » m’exclamé-je énervée.

Je m’en vais en accélérant le pas, mais Drago me rattrape et me retourne vers lui en me tirant vers le poignet. Sous sa force, je me retrouve pressée contre son torse, et forcément mon ventre est un peu plus proéminant que d’habitude… Baissant les yeux, il les relève avec une un regard ahuri et rempli d’incompréhension. Ça me fait lâcher un rire jaune.


A suivre...

(Note  ? je sais qu’à six mois, on ne peut pas cacher son ventre sous un pull, mais Hermione a bandé son ventre pour l’aplatir. Un peu barbare, mais c’est efficace, sur certaines femmes on ne voit pas qu’elles sont enceintes.)

 

Chapitre 15

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

«  Tu en as mis du temps Drago à comprendre ! Ainsi, comme tu peux le voir, tu ne sais pas tout sur moi. 

- Comment… ? Enfin, pourquoi tu ne m’as rien dit ?! balbutie-il.

- Parce que tu n’as ni le choix, ni ton mot à dire dessus. »

Voyant qu’il ne comprend rien, je pousse un profond soupir et lui explique.

« Le maitre veut un héritier de toi et moi. Mais si tu ne veux pas de ce petit garçon, va le dire au maitre, il sera ravi de l’apprendre. »

Je rigole jaune.

«  Elle est enceinte de.. quoi, cinq ou six mois, et moi j’ai rien vu ? Mais par Merlin, comment j’ai fait pour passer à côté de ÇA ?!...

- Excellente question, Drago. Comment as-tu fais pour ne rien voir ? Oh, attends, peut-être que si t’arrêtais de mater mon cul tu l’aurai vu ! m’exclamé-je, cynique, avant de prendre un ton blasé. Par pitié Drago, ne fait pas cette tête tu as l’air d’un parfait crétin ! Oui je lis dans tes pensées et je dois dire que c’est assez marrant ! Et ton calcul est bon, six mois que je suis enceinte. 

- Blaise et moi n’étions que… des missions pour toi ?! lâche-t-il d’un coup.

- Oui. Ni plus ni moins. » répondis-je froidement

Je m’en vais le laissant seul. Je réalise que je suis bien trop heureuse et à l’aise quand il est là près de moi, ce n’est pas bon. J’ai réussi à l’oublier, enfin plus le mettre de côté dans mon cœur, mais cette proximité fait que mes sentiments ressortent. Il faut que je me détende.

«  Emilia !! 

- Que veux Mademoiselle ? 

- Reste-t-il des moldus ? 

- Oui Mademoiselle. 

- Va m’en chercher un. » lui ordonné-je.

Elle disparait pour réapparaitre quelques secondes avec le moldu, elle le laisse à mes pieds puis disparait.

«  Tu es vraiment dans un état pitoyable, lancé-je au moldu.

- A qui la faute salope ! crache l’homme en redressant la tête pour me lancer un regard noir.

- Tu me fais penser à quelqu’un... A qui ? Ah, oui, j’ai trouvé ! A ton frère qui a été tué par mon fils de trois ans. Pas très coriace le petit ! ironisé-je avec un sourire diabolique.

Il se lève pour me faire face, dans un effort intense et démesuré, et lève un bras pour m’étrangler mais je lui jette un Doloris pour qu’il comprenne qui est le chef ici.

«  Toi aussi tu nous sous-estimes. Grosse erreur. 

- Que veux-tu ? Tue moi qu’on en finisse ! me crie-t-il.

- Non non non, je vais faire durer le plaisir. » dis-je sadiquement.

Je fais apparaitre un couteau et lui tant.

«  Prend-le. »

Il hésite et le prend.

«  C’est bien. »

Je lui jette un impérium, il prend le couteau, et sous mes ordres muets, commence à se lacérer le corps. Ses cris de douleur emplissent bientôt la pièce mais il ne semble pas capable de s’arrêter. Le sang coule maintenant à flots et vient former une mare de sang sur le sol immaculé. Il se taillade le visage pendant que je rigole méchamment. Ses cris continuent de plus belle, augmentant en intensité à mesure qu’il se porte les coups. A un moment, il enfonce le couteau dans sa cuisse et pousse un hurlement déchirant. Il tombe à genoux, et je lui fait alors retirer le couteau de sa cuisse pour s’attaquer à d’autres parties du corps.

J’arrête après quelques minutes. Il lâche le couteau, me lance un regard vide, et s’écroule sur le sol, la respiration faible et erratique. Je me délecte de mon « chef d’œuvre ».

«  Je vois que tu t’amuses sans nous ? me dit Lucius, narquois.

- Une envie soudaine, lui répondis-je d’un ton amusé.

- Ouais, une envie de femme enceinte sûrement, dit Drago amer, qui vient d’entrer avec Narcissa.

- Tu… tu le sais ? demande sa mère, surprise avant de me lancer un regard étonné.

- Oui mère, je l’ai appris il y a peu de temps, répond-il en me lançant un regard peu amène.

- Tu n’es pas très observateur mon fils, rajoute Lucius, taquin.

- Ce n’est rien, père. » dis-je moitié blasée.

Je m’en vais.

PDV EXTERNE

«  Depuis quand vous appelle elle ainsi ? demande Drago à son père.

- Depuis qu’elle est Mangemort, c’est nous qui avons fait son entrainement, depuis nous la considérons comme notre fille et nous en sommes fiers ! 

- Oui, j’imagine, qui ne le serais pas…? » s’interroge Drago à voix basse.

Narcissa esquisse un sourire.

«  Lucius, laisse-nous je voudrai parler à mon fils seul. »

Il embrasse sa femme puis s’en va.

«  Tu l’aimes ? 

- Non. Oui. 

- Ne mens pas à ta mère, Drago. Je vois bien comment tu es quand elle est là, la façon que tu as de poser le regard sur elle. Tu la regardes comme si ta vie en dépendait. Et en plus tu ne lui en veux pas qu’elle t’aie caché sa grossesse. Si ce n’est pas de l’amour…

- C’est vrai mère, avoue-t-il, effondré, mais je ne sais pas comment faire avec elle, elle n’a d’yeux que pour le maître, je n’étais qu’une… qu’une mission pour elle, elle m’a déjà oublié.  

- Tu sais, Hermione a beau être insondable, je suis sûre que tu ne lui es pas indifférent.

- Tu crois ? 

- J’en suis sûre. » dit-t-elle réconfortante.

PDV HERMIONE

Ils finissent par nous rejoindre. Je suis assise à côté de Blaise qui a Matthew sur ses genoux. Je ne jette pas un seul regard aux arrivants. Narcissa allant s’assoir à côté de son mari, il ne reste plus qu’une place à côté de moi, qu’il vient occuper en marmonnant. Personne ne parle, Nagini entre et vient se lover sur mes épaules. Je le caresse du bout des doigts, il siffle de plaisir. Bellatrix entre.

«  Bonjour, alors ma belle Hermione comment vas-tu ? Tu manges correctement ? Tout va bien ? s’inquiète Bellatrix.

- Mais oui Bella, tout va bien, je te remercie. 

- Mais de rien, moi je prends soin de ce bébé, pas comme son père ! » lance-t-elle sarcastique.

Drago serre les poings, se lève et s’en va en prenant soin de claquer la porte.

«  Tu y es allée un peu fort Bella… reproche sa sœur.

- Môman ? Pourquoi tonton Drago il est colère ? 

- Parce que tonton Drago il est… Il est… 

- Il a quoi ?? demande Matthew impatient.

- Je ne sais pas. Si je sais mais comment lui dire qu’il ne veut rien savoir sur ma grossesse ? finis-je par répondre, un peu énervée.

- D’accorrrd. »

Je le met sur mes genoux. Je lui murmure quelque chose à l’oreille, il me fait oui de la tête. On se lève sous les regards étonnés de tout le monde, je me contente de sourire puis de sortir. On monte à l’étage, je frappe à une porte.

«  Entrez. »

J’ouvre la porte puis Matthew entre. Il monte sur le lit où est allongé Drago. Il pose sa tête sur son torse. Je rentre sans faire de bruit et les regarde. Je pénètre son esprit.

« Matthew veut savoir pourquoi tu es en colère, je n’ai rien trouvé à lui dire. Explique-lui. »

Il se relève et me regarde étonné, il m’invite du regard à m’assoir. Je m’assoie à coté de mon fils.

«  T’es en colère contre qui tonton Drago ? 

- Contre moi-même, mon ange. Je ne suis qu’un idiot. 

- Pouwquooi ? insiste-il, ne parvenant pas à comprendre.

- Parce que je n’ai pas vu qu’elle avait besoin de moi, même si elle est trop fière pour le dire, je n’ai pas fait attention à elle comme j’aurai dû, et je m’en veux d’avoir agi comme un parfait crétin qui a peur de ses sentiments. J’en suis véritablement désolé. » achève-t-il en levant les yeux vers moi.

Je le regarde, et nos regards se croisent.

«  Drago… murmuré-je faiblement.

- Tonton, t’es plus fâché ? demande Matthew en tirant la manche de Drago.

- Non mon ange. »

Je souris, je lui fais signe avec mon index de s’approcher de moi, je pose mon doigt sur ses lèvres alors qu’elles ne sont qu’à quelques centimètres des miennes.

«  J’approuve le fait que tu aies agi comme un crétin, mais il va falloir te faire pardonner. »

J’enlève mon index de ses lèvres si douce, on s’embrasse, un baiser tendre et doux.

«  Oh là là, beurk... » s’exclame Matthew en mettant ses mains sur ses yeux.

On arrête en riant et on se tourne vers lui pour regarder mon petit diable qui sourit, les yeux toujours bouchés. Il enlève d’un coup ses mains et sort de la chambre en courant en poussant des cris d’excitation.

«  Il est parti le dire à tout le monde... »

On se sourit. Il se rapproche de moi.

«  Je crois que je n’ai pas fini de me faire pardonner. 

- Tu crois bien. »

Je pose mes mains sur son cou et l’embrasse, je m’allonge tout en l’embrassant. Ça m’avait manqué…

Soudain, je sens ma marque me brûler alors que Drago commence à m’embrasser dans le cou. Et merde…

«  Arrête. » lâché-je d’un coup.

Il me fixe étonné, je me frotte le bras.

«  On ne peut pas. Désolée... »

Je me lève, remets ma tenue d’aplomb, et part voir mon maître. Je m’agenouille pendant que je sens son regard me transpercer.

«  Tu m’a déçu, je ne te croyais pas capable de me trahir ma douce Hermione. 

- Maitre, je ne voulais pas vous décevoir, m’excusé-je.

- Mais tu l’as fait ! Tu mérites de souffrir ! rétorque-t-il froidement, d’un ton qui laisse apercevoir sa colère.

- Allez-y maître, je le mérite… Même si mon bébé doit mourir, ce n’est pas grave, tant que le maître me pardonne, tout ira, je m’en veux de l’avoir déçu… » lui dis-je en me pliant un peu plus.

Cinq secondes. Dix secondes. Quinze secondes. J’attends le châtiment qui ne vient pas.

Il a lu dans mes pensées pourtant, je le sais, je l’ai senti pénétrer en moi. Je n’ai rien fait pour l’en empêcher parce que je savais que si je l’avais bloqué, il aurait cru que j’avais des sentiments pour Drago, ce qui… ce qui n’est… pas le cas.

Je relève la tête doucement vers mon maître. Je croise son regard glacial.

«  M’aimes-tu ? me demande-t-il soudain.

- Oui maitre, oui, je vous aime, répondis-je en le fixant.

- Ta franchise et ton honnêteté m’étonneront toujours. Assied-toi. »

Je m’exécute.

«  Tu n’es qu’à moi ma belle, personne n’a le droit de te toucher en dehors de moi. Tu m’appartiens, tu es mon Hermione. 

- Drago ne me touchera plus maître, je vous en fais la promesse. Seul vous êtes digne de moi, votre fidèle bras droit. 

- Quelle torture vais-je faire à Drago pour t’avoir touchée... ? Je vais peut-être le tuer. 

- Maître, si je peux me permettre, pourriez-vous envisager de l’épargner ? lancé-je hésitante

- Pourquoi ? Le protèges tu ? 

- Non maître, mais vous m’avez demandé de faire votre relève de Mangemort. Si Drago a peur de moi ou s’il meurt, comment pourrai-je vous obéir ? » répondis-je en essayant d’y mettre toute la froideur dont je suis capable.

Il semble réfléchir avant d’approuver.

«  Pour cette fois je laisse faire, mais arrange-toi pour qu’il ne te touche plus jamais si ce n’est pas pour tes missions.

- Bien maître. 

- Laisse-moi maintenant, j’ai besoin d’être seul. »

Je sors avec Nagini enroulé autour de moi.

Je passe à côté de Drago en l’ignorant. Ni un regard, ni un geste, rien. Ce serait trop dur…

«  Hermione. 

- ...Oublie Moi Drago. Cela vaut mieux… pensé-je tout en continuant mon chemin.

- Pourquoi ? demande-t-il suite à ma réponse muette.

- Pour que tu vives. »

Je continue d’avancer sans que je me sois retournée vers lui.

Il a lu dans mes pensées, Rogue lui a appris. J’ai préféré ne rien lui dire directement alors que Nagini était à côté.

Dans la pièce d’à-côté, Voldemort sourit devant mon attitude. Il a ce qu’il veut. Je suis loin de Drago, qui a maintenant le cœur brisé, je le sais. Moi j’aime le maître, pas Drago.

JE NE T’AIME PAS ! TU M’ENTENDS ?? JE NE T’AIME PAS !

Je suis pitoyable… J’ai beau me le crier, je n’arrive pas à me persuader de ce que je dis.

Parce que je dois maintenant m’avouer ce que je sais depuis autant de temps.

Oui, je l’aime.


La guerre est proche, la quasi-totalité des Mangemorts sont en entraînement, les Mangemorts qui sont à Poudlard sont pratiquement tous de retour près du maître. Moi je reste, Rogue aussi, nous devons rester près de Potter et de ce vieux fou. Il ne doit rester qu’une vingtaine de Serpentards à Poudlard, la plupart étant des 1ère années.

«  La guerre est proche, ma cicatrice me fait mal. 

- Ne t’en fais pas Harry, tout ira bien !  lui répondis-je hypocritement.

- J’ai peur. 

- Tu n’as pas de raison de l’être ! Tu es l’élu !!! L’élu qui va mourir ! 

- Merci, je ne sais pas ce que je ferais sans vous deux ! 

- Bah rien ! répond le roux, fier de sa réponse vaniteuse.

- Quel délicatesse Ronald !! lui fais-je remarquer.

- Quoi ? 

- Rien Ronald. Reste comme tu es.

- Quoi ??? Qu’Est-ce que j’ai dis !! 

- Mais réfléchi un peu !!

- STOP !! Taisez-vous ! hurle Potter.

- Pardon Harry. » dis-je avec une légère grimace

Je l’embrasse sur la joue.

«  Euh, c’est rien. Moi aussi je suis un peu à cran. 

- Je te ferai un massage si tu veux… lui murmuré-je à l’oreille.

- Euh, d’accord. 

- Retrouve moi à 20 heures dans mes appartements. Le mot de passe c’est « envie ». 

- Et Malefoy ? 

- Harry, voyons, il est parti rejoindre son maître comme la plupart des Serpentards !! 

- Ouai, j’ai pas fait attention. Je ne fais pas attention à grand-chose en ce moment. 

- C’est ce que je vois !! »

J’embrasse Harry sur la joue tout en fixant Dumbledore qui lui nous observe depuis tout à l’heure. Mes lèvres s’attardent sur sa peau. Harry rougit. Je peux voir dans le regard de ce vieux fou de la colère. Il ne m’aime pas, ne me fais pas confiance, et il a raison !!! Seulement, il est le seul suffisamment intelligent pour s’en être rendu compte.


Quelques semaines plus tard, je le croise dans un couloir, je suis seule.

«  Alors Miss Granger ? Votre enfant est de qui ? 

- Je ne vois pas en quoi cela le vous regarde. Je couche avec qui je veux.  dis-je froidement

- C’est exact, mais vos amis sont au courant ? 

- Oui. Mes VRAIS amis !! Pas Potter et Weasley.

- Je veux parler de Mr Potter et Mr Weasley. 

- Que voulez Monsieur ? Je sais que je n’ai pas votre confiance et pour être honnête, je m’en fou, le principal c’est que Harry me croit. »

Je peux déceler une minuscule grimace sous la barbe de ce vieux fou.

«  Et avez-vous choisi votre camp ? 

- Oui. 

- Suivrez-vous le père de vos enfants ou vos amis ? demande le vieux fou sûr de lui

- Qui vous dit qu’Harry n’est pas le père ? » dis-je amusée

Je m’en vais le sourire aux lèvres, je lui ai cloué le bec. Dans mon dos, je sens qu’il essaye de pénétrer mon esprit. Mon premier réflexe est de le bloquer, mais je sais que je ne tiendrai pas longtemps. Alors je lui prépare une petite surprise made in Hermione. Il veut entrer dans ma tête ? Très bien.

D’un coup, j’ôte toutes mes barrières, le laissant déferler dans mon esprit, et je me retourne pour voir sa tête. Trop drôle ! Il a la bouche à moitié ouverte, mais se reprend vite, et tourne les talons.

Ce qu’il a vu ? Moi, en train de me faire du bien toute seule.

Je m’en vais en rigolant, mais le cœur n’y es pas. Je rentre dans mon appartement, Matthew joue avec une baguette et un hibou en lui jetant des sorts. Je fais un 180°C rapidement et je vois un Drago habillé en noir, les bras croisés, un pied sur le mur, avec un de ses sourires accrochés à ses magnifiques lèvres.

«  T’as vu Môman !! Tonton Drago est là !!

- Oui oui j’ai vu. Mon dieu qu’il est sexy ! Que fais-tu là ? demandé-je troublé.

- Nous avons une mission. 

- Et c’est quoi ? 

- Pour une fois ce n’est pas Blaise qui fait une connerie mais c’est toi !! 

- JE NE FAIS PAS DE CONNERIES !! hurlé-je

- Ok princesse ! dit-il, amusé.

- Hein ? Princesse ? Non mais il est fou ?! On doit faire quoi ? 

- Tu es aimable ce soir, ta grossesse te rendrait humaine ? 

- Non, mais juste deux mois sans toi me fait du bien !!  Et toc ! Dans tes dents

-  Merci. 

-  De rien Drago. 

- Bon on est pas là pour ce faire des compliments mais pour tuer une personne. 

- Qui ? Qui ? Qui ? … Mais dit moi !! demandé-je, excité.

- T’es pire que tante Bella !!

- Je sais !! Allez dis-moi ! » dis-je toujours excité

Il me murmure à l’oreille le futur mort.

«  Et le maître veut que tu reviennes près de lui. 

- Parfait ! Je me fais chier ici ! J’ai besoin d’action ! Puis Potter m’énerve à se plaindre tout le temps !!

- Une dernière chose. 

- Quoi ? 

- Tu es très belle, même avec un gros ventre. 

- …

- …

- Quand ? demandé-je.

- Ce soir. »

Drago se détache du mur pour venir voir Matthew qui s’amuse avec le hibou. Je vois une lettre qui sort d’une des poches du pantalon de Drago, je la prend. Il s’arrête sans se retourner. Je lis la lettre avant de rigoler. Je la remet dans sa poche. Je l’embrasse sur la joue.

«  On va bien rigoler ! » dis-je en partant dans ma chambre.

Il fait un sourire. Je reviens quelques minutes plus tard, après m’être changée, je fais de même avec Matthew. Drago pose la lettre sur la table de notre salle commune, puis reste avec Matthew tandis que je pars me mettre en place, dans le couloir.

Je prends une grande respiration, puis, je m’assoie au sol et je pleure, bruyamment, en me tenant le ventre. Albus arrive et s’approche de moi.

«  Qu’avez-vous miss Granger ? 

- M-… Mon… Mon bébé, j’ai mal au ventre ! 

- Calmez-vous, Miss, respirez profondément, calmez-vous. Tout va bien se passer. Je vais chercher Pompom ! 

- Non, restez Monsieur, s’il-vous-plait, je sais que vous ne me faites pas confiance, mais je suis avec vous, avec Harry, je l’aime vous comprenez ? m’exclamé-je en le retenant par le bras.

- Calmez-vous Miss, je vous crois. Je n’ai jamais douté de vous. Votre âme est pure, je le sais, et quelque part au fond de vous, vous le savez aussi... » tente-il de me réconforter, avant de s’agenouiller à côté de moi.

Je vois Drago arriver, sans un bruit, derrière lui. Il a dû jeter un sort, parce que le vieux fou ne l’a pas entendu non plus.

D’un coup de baguette simple et délicat, il lui jette le sortilège de mort.

Ce vieux fou tombe raide mort devant moi. Séchant mes larmes de crocodile, je me relève avec un sourire diabolique. Du bout du pied, je vérifie qu’il ne bouge plus, et pour m’assurer de notre coup, d’un coup de baguette, je lui tranche la tête. Matthew et Drago s’approchent.

« Vous auriez peut-être du douter de moi, au contraire, Professeur, lâché-je au cadavre.

- Moa auchi je veux faire pareiiil que Môman ! s’exclame Matthew, tout excité.

- Plus tard, mon diable, on rentre à la maison. » lui répondis-je.

Nous partons rapidement (le plus possible compte tenu de mon état) avant de transplaner au manoir. Nous rentrons dans le salon, souriant.

«  Tu aurais dû voir sa tête au moment tu as jeté le sortilège !! C’était une belle performance !

- Je dois avouer que tu es une bonne actrice. »

Le maître est là et nous fixe.

«  J’en conclus que la mission est réussie ? demande-t-il posément, un léger sourire malsain sur les lèvres.

- Oui maître. 

- Che vieu fouuu est moorrt !! » s’exclame mon fils, fièrement, en reprenant mon expression.

On sourit tous devant l’expression de Matthew, et j’aperçois du coin de l’œil le sourire de mon maître s’agrandie légèrement. Tous rassemblés, nous passons la nuit à fêter la mort du directeur de Poudlard.


A suivre...

Chapitre 16

Beta Anelo7

PDV EXTERNE

« AAAAHH ! A L’AIDE ! HARRY !! Merlin, Harry !! »

Le cri résonne dans les couloirs de Poudlard, bientôt couvert par les bruits de pas précipités du survivant ainsi que d’autres personnes.

« Harry, c’est affreux !! Qui a pu faire une chose aussi horrible ? pleure Ginny, choquée par sa découverte.

- Je ne sais pas Ginny, je ne sais pas ! s’inquiète Harry, également dépassé par la situation.

- Il n’a plus de tête ! 

- Comme Kingsley ! 

- Sûrement la même personne, dit-il, sombre.

- Retournez dans votre dortoir, tous ! Et vous, allez prévenir Miss Granger. » ordonne McGonagall à l’attention des deux gryffondors.

Ils courent en direction de l’appartement et, connaissant le mot de passe, rentrent précipitamment.

«  Hermione !! » hurle Ginny, en panique.

Pas de réponse. Harry voit une lettre sur la table et l’ouvre en tremblant un peu, craignant de ce qu’il y lira. Ginny le rejoint et ils la lisent ensemble.

Nous avons pris votre chère et tendre sang-de-bourbe du nom d’Hermione Granger.

Ne vous inquiétez pas, vous la retrouverez un jour…

peut-être.

Ginny, à bout de nerfs, s’écroule en pleurs. Harry, incapable de dire un mot, la relève et la soutient. Ils se rendent ensuite McGonagall pour lui annoncer la triste nouvelle.

«  Merlin !! Miss Granger ! s’exclame McGonagall, les larmes aux yeux.

- Il faut la sauver, Professeur !! dit Harry, la voix brisée.

- Bien sûr que oui ! Mais où est-elle ? 

- Sûrement à l’endroit où se cache Voldemort, soupçonne Harry.

- Mais c’est où ? demande Ginny.

- Aucune idée. »

PDV HERMIONE

Le maître nous félicite une bonne partie de la soirée. Au bout de quelques heures, je monte me coucher, épuisée. Il faut dire que je vais bientôt accoucher, ça ne m’aide pas à rester éveillée jusqu’à point d’heure.

Blaise et Drago m’accompagnent jusqu’à ma chambre.

«  Bonne nuit les mecs !!

- Boooooonne nuit… » me répond Blaise avec un grand baîllement.

Il s’en va se coucher. Je rentre dans ma chambre sans fermer la porte. Drago ne bouge pas, le regard rivé sur moi.

«  Drago, arrête de me fixer. 

- Pourquoi ? Je te gêne ? 

- Non, mais me déshabiller la porte ouverte m’embête un peu. Alors soit tu entres, soit tu t’en vas, mais dans les deux cas tu fermes la porte. »

Il entre et ferme la porte. Je me déshabille dos à lui, et met ma nuisette noire.

«  Que veux-tu ? 

- Je peux ? » me demande-t-il finalement.

Il fixe mon ventre. Je m’approche et lui prend sa main pour la poser sur mon ventre.

Au bout de quelques secondes, on sent tous les deux mon fils bouger. Drago sourit, un vrai sourire.

Je ne peux pas m’empêché de le détailler, j’observe chaque millimètre de son visage, de ses yeux, de ses cheveux, et je me mets en tête, pendant mon observation, que je ne l’aurais jamais…

Pendant ces deux mois, j’ai réussi à le sortir de ma tête mais le fait de le revoir ranime mon cœur et tout ce que je ressens pour lui. Il doit s’en rendre compte car son regard vient rencontrer le mien, emplis d’une émotion indéchiffrable.

On frappe à la porte.

«  Entrez ! m’exclamé-je.

- Pardon de vous dérangez, mais Drago tu viens te coucher quand ? Je m’ennuie toute seule ! se plaint Parkinson.

- J’arrive. » dit Drago, toujours une main sur mon ventre.

Pansy s’en va et referme la porte. Ne comprenant rien, j’interroge Drago du regard.

«  Pansy… Pansy et moi allons nous marier, le maître l’a décidé. »

Je retire violement sa main de mon ventre, trop choquée pour faire autre chose ou dire quoi que ce soit. Tournant les talons, je pars me coucher.

Il ne comprend bien évidemment pas mon comportement. Pour lui, je ne l’ai jamais aimé, il n’était qu’une mission... mais il est bien plus, tellement plus.

D’un geste de la baguette, j’ouvre la porte. Il s’en va et s’apprête à fermer la porte mais je le fais violemment. Pourquoi faut-t-il qu’il gâche ce moment si magique entre nous ?!

Je m’allonge dans mon lit, dans mes draps de soie noire. Je ferme les yeux, ravalant les larmes qui commencent à monter.

Vivement que mon bébé sorte, je veux le voir. Matthew aussi veut voir son petit frère. Il est impatient, tous les jours il me demande quand il va sortir et moi je lui répond "bientôt".

Le "bientôt" en question arrive finalement une semaine plus tard alors que je suis en train de pourrir la vie de Pnsy, encore. Disons que je me contente d’être très désagréable envers elle. Je n’ai pas digéré qu’elle sorte avec Drago, leur amour me donne envie de gerber.

Le maître les oblige à se marier, certes, mais ils sont d’accord !

Je suis dans le salon avec Pansy, Bellatrix et Narcissa, quand je sens un léger mal de ventre, qui augmente rapidement. Je crois que c’est le début de mes contractions. Je contracte ma mâchoire en me tenant le ventre.

«  Ca va ? s’inquiète Bellatrix

- N-Non, non… je… je crois que… 

- Par Merlin ! Tu vas accoucher! Pansy, va chercher Rogue ! Bella, aide-moi à la monter dans sa chambre ! panique Narcissa

- J’ai mal !!! » crié-je, à bout de souffle.

Elles m’aident à m’allonger sur mon lit, je respire fort, puis je me sens mouillée, d’un coup, au niveau des cuisses. Je viens de perdre les eaux.

«  AAAH !!! hurlé-je sous la douleur.

- Combien ? demande Rogue.

- Toutes les dix minutes !! répond Narcissa.

- Tout le monde dehors !! ordonne le maître des potions. Vous voulez peut-être faire rentrer le père ? demande-t-il ensuite.

- Nooooooon !!! répondis-je. Pas lui ! Je ne veux pas le voir !!! »

Je me tourne ensuite vers Narcissa.

« Cissi, reste s’il-te-plait !! 

- Oui, ma belle, je reste. 

- AAAAHHHH !!!!! »

PDV EXTERNE

De l’autre côté de la porte.

«  Pourquoi je ne peux pas rentrer ? fulmine Drago.

- Elle ne veut pas te voir. Je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais tu n’es pas le bienvenu près d’elle… répond Bellatrix.

- AAAAAAAHH !!!!!!!! hurle Hermione, de l’autre côté.

- Je lui ai juste dit que Pansy et moi allons nous marier ! se justifie-t-il.

- Ne cherche pas plus loin ! dit Bellatrix.

- … »

Drago ne comprend rien.

« Mon neveu, des fois, tu peux un parfait idiot ! 

- Mais je ne te permets pas ! Je ne suis pas idiot !! 

- Drago, elle est enceinte de toi ! Tu crois sincèrement qu’apprendre ton prochain mariage avec Pansy ne lui fait rien ?! 

- …

- Alors, ça en est où ? demande Lucius qui vient d’arriver.

- AAAAAAAAAHHHH !!!!

- A peu près à là, lance Bellatrix, sarcastique.

- Môman ??? » s’inquiète Matthew en entendant sa mère hurler.

Blaise est arrivé en même temps que Lucius avec Matthew dans ses bras.

Lord Voldemort arrive.

Ils attendent sans dire un mot, le silence brisé de temps en temps par les hurlements d’Hermione.

PDV HERMIONE

Quelques heures plus tard, mon bébé sort enfin ! Je n’en peux plus, je laisse tomber lourdement ma tête sur mon oreiller. Mon petit garçon pleure.

«  Félicitations, tu es maman une deuxième fois ! me dit Narcissa, toute excitée.

- Félicitations, tu es grand-mère !!! » la taquiné-je.

Narcissa me sourit et sort en courant, elle referme la porte.

« Je suis grand-mère !! entendis-je. Et toi tu es grand père !!! » lance-t-elle, sûrement à Lucius.

Voldemort entre alors que Rogue me donne mon bébé.

«  C’est un garçon, 3 kilos 200, en bonne santé. » annonce Rogue.

Voldemort s’approche de nous, mon bébé et moi. Il pointe sa baguette sur lui et, quelques secondes plus tard, apparaît au-dessus de sa tête une énorme boule de feu brûlante.

«  Ce sera un grand sorcier, comme son frère. Félicitations, ma douce. 

- Merci maître. »

Il s’en va. J’allaite mon bébé.

«  Reposez-vous Miss. » m’ordonne Rogue.

Il reprend mon bébé et le met dans son berceau, avant de se diriger vers la porte.

«  Souhaitez-vous voir quelqu’un ? me demande-t-il en se retournant.

- Juste Matthew. »

Il ouvre la porte et fait entrer Matthew qui va tout de suite voir le bébé. Je souris.

«  Chè petit frère ? s’exclame-t-il, les yeux brillants d’excitation.

- Oui mon diable. 

- Il ch’appelle comment ? 

- Léo.

- Bonjour Léoooo !!! »

Je souris. Matthew vient s’allongé à côté de moi.

Je jette un regard à Léo aussi blond que son père. Quant à ses yeux je ne sais pas, ils ne sont pas ouverts. Pas encore.

Je m’endors, épuisée, avant d’être réveillée quelques temps plus tard par mon Léo qui pleure à pleins poumons. L’approchant de moi, j’aperçois enfin la couleur de ses yeux : d’un bleu aussi pur que ceux de son géniteur.

Je le prend dans mes bras et l’allaite au sein. C’est là où je me rend compte que la nuit est tombée. Je ne veux pas laisser mon bébé seul, je veux le garder près de moi, je m’assoie confortablement dans mon lit et m’endors avec mon bébé dans mes bras et Matthew qui dort toujours à côté de moi.

Le matin, ses grands-parents entrent dans ma chambre. Lucius est attendri par le petit bout de chou.

«  Il ressemble à son grand père ! » dit Lucius, fier, à Narcissa.

J’ouvre les yeux, sortie de mon sommeil par son intervention.

«  Bah voilà, gros malin ! Tu l’as réveillé !! le réprimande Narcissa. Ça va ma belle ? 

- Oui ! Tu veux le prendre, père ?  lui demandé-je.

- Euuh, oui. »

Il le prend, ils restent un peu puis me laisse me reposé. On frappe à la porte.

«  Entrez !! 

- Coucou ma belle ? Oohh, il est trop beau ! Il ressemble à son père ! dit Blaise.

- A son géniteur, le corrigé-je, amère.

- Je peux le prendre ? 

- Fais attention, porte-bien sa tête !! 

- Promis ! »

Lui aussi reste un peu puis s’en va. Je dors quelques heures, puis on vient m’embêter de nouveau. C’est Drago.

«  Barre-toi, je ne veux pas te voir, lui lancé-je sèchement.

- J’ai le droit de voir mon fils, dit-il en restant à la porte, loin de Léo et moi.

- Ce n’est pas ton fils, c’est le fils du maître et le mien !!

- Je veux le voir et m’en occuper. 

- Si tu veux t’occuper d’un bébé, t’as qu’à en faire un avec ta fiancée ! Mais tu ne toucheras pas le mien ! lui craché-je à la figure

- Ca, ça fait mal. Comment il s’appelle ?

- Léo. Au revoir Drago.

- Adieu petit Léo. Tu ne connaîtras jamais ton père… »

Il va pour sortir.

«  Il saura qui est son père, de toute façon. Tu ne pourras pas le renier. »

Il sort et ferme la porte délicatement. Quelques secondes plus tard, un bruit sourd retentit de l’autre côté, avec un gémissement étouffé. Il a dû taper dans le mur. M’en fiche.

Au bout de quelques jours nous sortons enfin de ma chambre. On va dans le salon, Pansy jette un regard dédaigneux à mon bébé, et se rapproche de Drago.

Tout le monde adore Léo, Drago l’a vu pour la première aujourd’hui. Il ne détache pas son regard de lui. Personne ne parle de la ressemblance entre lui et son père, c’est LE sujet tabou.

Matthew s’occupe aussi de son petit frère. Il est trop mignon avec lui.

Le maitre me demande, je vais le voir.

«  J’ai un présent pour toi ma douce. »

Il monte de sa main, une cage avec une énorme araignée, J’ouvre grand la bouche en m’approchant de l’animal, j’ouvre la cage, et m’approche pour mieux la voir.

«  Merci maître. Elle est magnifique. 

- Cette araignée possède de grandes capacités magiques, elle est comme Nagini pour moi. »

Soudain, alors que je passe ma main sur son duvet, elle enroule ses pattes autour de mon poignet et une vive mais brève douleur s’éveille dans mon épaule droite. Poussant un gémissement de surprise, je regarde cet endroit, et voit un tatouage, une copie de mon araignée bougeant légèrement ses pattes.

Le maître que c’est notre connexion qui vient de s’établir. Je le remercie une fois de plus, avant de reporter mon attention sur la marque. Elle est magnifique. Nagini vient se blottir sur mes épaules.

«  Mais toi aussi, je t’aime mon beau. »

Nagini redescend de mes épaules et moi je vais montrer mon cadeau à tout le monde.

Comment je vais l’appeler ? Malicia. Voilà, c’est bien ça : Malicia.

Elle marche à côté de moi, ses pattes cliquetant sur le parquet. Ceux que je croise ont peur d’elle. Parfait. J’ouvre les portes du salon, Parkinson pousse un cri de terreur.

«  Non mais c’est quoi cette chose ? demande Parkinson dégoutée

- Je te savais idiote mais à ce point ! C’est une araignée, Parkinson, ironisé-je avant de m’asseoir, Malicia sur mes genoux. C’est mon araignée : Malicia. 

- C’est dégoutant ! 

- Comme toi Parkinson, sauf que toi t’es moche aussi, la rembarré-je sèchement.

- Parce que tu crois que t’es belle toi ? me provoque-t-elle.

- Oui elle est belle, répond Bellatrix à ma place. Maintenant Pansy, tais-toi, ta voix me donne mal au crâne. »

Elle s’assoie sans grâce dans le canapé et soupire, moi je souris, un sourire sadique.

Les jours passent, je n’allaite plus mon bébé au sein, je n’ai pas le temps. La guerre est proche, je ne vois quasiment plus mes enfants, les créatures magiques arrivent de partout.

Un soir, le maître fait son apparition avec moi. Il a estimé qu’il était temps que tout le monde sache qui j’étais réellement. Cela n’étonne pas beaucoup de personnes.

Ce soir nous partons attaquer Poudlard. Je suis excitée comme une gamine. Avec Bella on ne tient plus en place, on court partout, en souriant, en sautant, on se met même à chanter (comme des casseroles mais on s’en moque, personne n’ose me dire quoi que ce soit).

C’est l’heure. Nous transplantons, je suis cachée derrière le maître, à côté de Bellatrix. Je n’ai pas pris Malicia, elle est encore jeune et doit se fortifier avant d’être capable de se défendre toute seule.

Nous avançons vers le château mais nous nous arrêtons quand on voit les élèves sortir, précédés par l’Ordre du Phoenix, conduit par Potter.

«  Potter, quelle bonne surprise ! 

- Je ne peux pas en dire autant à votre égard !!

- Que d’impolitesse ! Mais où est votre cher directeur ? Serait-il mort ? » ironise le maître.

On rigole méchamment.

«  Au fait, j’ai une petite surprise pour toi, mon petit Harry Potter ! »

Bellatrix me traîne devant le maître, et je m’écroule au sol, à quatre pattes. Je suis habillée avec des vieux vêtements déchirés, comme en captivité. Bellatrix me tient pas le bras.

«  HERMIONE !! Relâchez-la !! » hurle Potter, rouge de colère. A côté de lui, Ron lance au maître un regard noir.

Bellatrix me lâche avec un sourire malsain vers Potter, et se recule pour se replacer à côté du maître.

Les deux camps s’affrontent du regard, pas une personne ne parle.

Le silence est rompu par un rire, un rire sans joie, sadique, effrayant, et qui couvre tout le champ de bataille.

Toujours en rigolant, je me relève et fixe Potter.

«  Herm-… Hermione ?? Pourquoi tu rigoles ? Qu’est-ce que vous lui avez fait, bandes de connards ?! hurle Potter, perdu.

- Mon cher Potter, que tu es stupide, me contenté-je de lui répondre. A vrai dire, je devrais plutôt dire que vous êtes tous stupides ! Je ne te rejoindrai pas. Ni maintenant, ni jamais. » annoncé-je d’une voix forte.


Je me recule vers le maitre tout en souriant diaboliquement. Levant la main bien haut, je claque des doigts, et ma tenue change, ainsi qu’une cape que j’enfile.

« Que.. Qu’est-ce qu-… Hermione… Que fais-tu ? Tu… tu es avec… eux ? balbutie-t-il, sous le choc.
- Oui Potter, je suis avec le plus grand sorcier de tous les temps. 
- Mais c'est impossible !!! » s’exclame-t-il, niant l’affreuse vérité qui s’impose à lui.

Comme le coup de grâce, je remonte ma manche pour laisser apparaître ma marque. Tous sans exception dans le camp de Potter pousse un cri de stupeur. Le maître me prend ma main et l'embrasse, devant tout le monde.

«  Ma douce, tu es parfaitement diabolique. 
- Tu veux dire que c'est TOI le bras droit de Voldemort ? demande Potter, dégoûté.
- Oui Potter. Pendant toutes ses années, j'ai joué la comédie. Depuis mes douze ans, je m'infiltrais dans l'Ordre pour donner les informations au maître. Seul ce vieux fou avait des soupçons sur moi, mais toi, sombre idiot, tu as tout fait pour me faire revenir, l’accablé-je.
- JE TE FAISAIS CONFIANCE !! me hurle-t-il, brisé.
- Et ta confiance a tué ton cher directeur, me moqué-je moqueuse
- Oh, c'est vrai que je n'y suis pour rien ! ironise Drago en s’avançant, avec un rire.
- Malefoy… marmonne Harry entre ses dents.
- Pardon Drago, ajouté-je, je dois avouer que ton sort fut parfait, c’est vrai !
- Je sais ! J'avoue que je ne me suis jamais autant amusé à tuer quelqu'un, s’exclame Drago, souriant.
- Dis-moi Potter, j'espère que tu t'es inquiété pour moi quand je me suis fait kidnappée ? » m’inquiété-je faussement, avec un sourire moqueur.

Il crache au sol en guise de réponse.

«  ENDOLORIS !! s’exclame le maître en pointant sa baguette sur le survivant. Elle t'a posé une question ! Réponds !! »

Potter, se tord sur le sol, criant de douleur.
«  Je t'ai pleurée Hermione, j'étais morte d'inquiétude pour toi ! J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps !! » gémit Ginny, les joues inondées de larmes.
«  De toute façon tu pleures tout le temps !! » me moqué-je.

Weasley-fils, qui jusque-là n’a rien dit, sort soudain sa baguette et envoie le sort de mort dans ma direction. Drago se précipite sur moi, et on évite le sort de justesse. Trop choquée, je ne peux bouger, toujours dans ses bras. Voldemort fait signe que la guerre peut commencer, on se dépêche donc de se relever.

On part à l'attaque. Je m'occupe de Weasley-fille alors que Drago s'occupe de Weasmoche.

«  Vraiment pitoyable ! m’exclame-je diaboliquement. ENDOLORIS !! » hurlé-je.

Elle s'écroule au sol et se tordant de douleur. Je rigole méchamment.

«  GINNNNY !!!!! » hurle son frère.

Drago le laisse se rapprocher de sa sœur, puis envoie le sortilège mortel et il tombe, mort, sous les yeux de sa sœur.

« ROOON !!! NOOOON !! » hurle-t-elle, la voix brisée et pleine de larmes. Vous n'êtes qu'une bande de monstres !!
- Merci !!! »

Drago repart s'amuser alors que moi, je reste devant Ginny, recroquevillée à-terre à côté du cadavre de son frère.

« J'hésite à te garder comme esclave ou te tuer. Mais pour le moment tu restes là. » lui ordonné-je.

Je jette un sort pour qu'elle reste la sans bouger, un sort de magie noire que seule moi peut défaire.

Je m'en vais tuer quelques personnes. Le duel entre Potter et mon maître est entamé.

Je vois quelqu’un bouger sur ma droite ? Tournant la tête, j’aperçois Londubat qui, du regard semble chercher quelque chose. Son regard se fixe soudain sur un point, il semble l’avoir trouvée : Nagini.

Je cours dans sa direction mais je suis bien trop loin, et le temps que j’arrive, le corps sans vie du serpent retombe à terre.

«  ENDOLORIS !!!!!! hurlé-je en pointant ma baguette sur lui.
- Mais ne serais ce pas notre cher Neville Londubat ? Comment vont tes parents ? » demande Bellatrix en arrivant.

On rigole.

«  Je te le laisse, lui dis-je, autant que tu t'amuses avec toute la famille !!! 
- Merci ma belle, me répond-elle.
- Espèces de folles !!! » hurle Neville à notre intention.

Je souris, je déambule parmi beaucoup de cadavres, ils ne restent plus grand monde debout.

Le maître et Potter s'affrontent toujours.

Soudain, je m'écroule au sol en poussant un cri de douleur. Lupin et Tonks sont devant moi. Je ne peux pas m'empêcher de sourire, malgré la douleur que je ressens.

«  Alors Tonks, toi et le loup êtes venus chercher la dépouille de Kingsley ? J'espère que je ne vous ai pas choqués de lui avoir coupé la tête ? 
- C'est toi qui coupe la tête de tes victimes ? lâche Lupin, avec un regard empli de colère.

- Oui, c'est ma signature ! m’exclamé-je avec un sourire diabolique.

- Tu mérites de mourir, Hermione. Nous allons venger toutes les personnes que tu as torturées et tuées !! menace Tonks.
- Alors prépare-toi à me faire souffrir longtemps avant, parce que j'en ai tué un sacré nombre de ces moldus et de ses petits sorciers sans importance !
- Kingsley n'est pas sans importance !! hurle-t-elle avec colère.
- Si, un petit sorcier qui a blessé Narcissa !!
- C'est par vengeance… dit Lupin doucement.
- Pourquoi est-ce que tu touchais aux moldus, ce sont tes parents !
- Ce ne sont plus mes parents !! dis-je énervée
- Vous vous vengez de vos parents ? comprend Lupin
- Oui mon cher professeur, tout ceci n'est que vengeance. Si mes moldus de parents n’avaient pas voulu me dénoncer auprès du vieux fou qui vous servait de Directeur, ils seraient encore en vie. Dommage pour eux, ajouté-je, sarcastique. 

- Je ne comprends rien…
- C’est moi qui ai tué mes parents. Ils ont vu ma marque cet été, il voulait vous prévenir, mais je les ai empêchés. Comme ça plus de soucis avec ces emmerdeurs, dis-je neutre.
- Vos parents sont morts dans un accident de voiture ! tente de comprendre Lupin.
- Erreur professeur, le sortilège de mort les a tués.
- Tu es cruelle !
- Merci ! répondis-je fièrement.
- Lupin, il faut la tuer, elle n’est plus la Hermione qu’on a connue !
- Allons-y !!!! »

 

Ils me lancent un sort qui me fait tomber à terre. Je ressens soudain une douleur sur mon tatouage, et je pense fort à Malicia.

Au moment où ils lèvent leur baguette pour me tuer, Malicia apparait derrière eux, et d’un coup rapide, elle les pique. Efficace et rapide. En trois secondes, ils s’écroulent au sol. Malicia vient me voir et se frotte affectueusement contre mes jambes.

«  Merci ma belle. »

Elle disparait comme elle est venue. Un peu plus et j’y passais.

Je me relève et regarde autour de moi, je vois Bella torturer Londubat, encore. Sinon du côté des ennemis, ils ne sont plus beaucoup debout, malgré les renforts qu’ils ont eus

Je pense que la guerre est gagnée, mais soudain 200 sorciers transplanent devant moi.

D’accord, là ça devient tendu. Si on ne fait rien c’est eux qui gagneront… et il en est HORS DE QUESTION ! Mais comment faire ?

Soudain, ça me revient en tête. La prophétie.

«  DRAGO !! BLAISE !!! PANSY !! » hurlé-je, en espérant qu’ils ne soient pas trop loin.

En quelques secondes, ils sont à côté de moi.

«  La prophétie. » leur dis-je.

Ils acquiescent d’un signe de tête. On se met en ligne. Je prends la main de Pansy et Drago, Pansy prend aussi la main de Blaise.

«  On les tue. »

On ferme les yeux pour mieux nous concentrer. Au début, rien ne se passe, mais petit à petit un halo lumineux vert fluo se crée autour nous, et grandit doucement. On se concentre plus pour qu’il se dirige vers eux. Il ne grossit pas vite, ça nous demande beaucoup d’énergie magique. Les sorciers en face de nous ne savent pas trop quoi faire, certains jettent des sorts contre nous mais ils sont stoppés par ce halo.

«  La prophétie se réalise… annonce Narcissa.

- Ca va faire mal, rajoute son mari

- J’ai bien fait de choisir ce camp !! » rigole Rogue.

Ils rigolent méchamment pendant que notre halo lumineux part d’un coup vers les sorciers. Tout se passe alors très vite ; ils sont entourés par le halo, des hurlements résonnent en son sein et, en quelques secondes, ils sont tous décimés.

On se lâche, nos respirations sont saccadées, nous sommes à bout de souffle. J’ai la tête qui tourne, je suis pliée en deux, mes mains sur mes cuisses. Heureusement que je ne suis plus enceinte, j’ai le sentiment que le bébé n’aurait pas survécu à cet effort !

«  Mon dieu, mes enfants ! Ça va vous n’avez rien ?! » crie Mère qui court vers nous, inquiète.

- Ça décoiffe !! dit Drago amusé.

- Ma belle ça va ?

- Oui, oui, je respire c’est tout.

- Tu es toute pâle… s’inquiète-t-elle en m’aidant à me relever.

- C’est rien ça passera. »

Je m’en vais, ma tête tourne un peu. Je pose la main sur ma tempe.

«  Pas si coriace que ça, le bras droit ! » se moque Pansy.

Narcissa la gifle. Tout le monde la regarde, étonné.

«  Je te signale miss Parkinson, et au cas où tu penserais pouvoir refaire un tel phénomène seule, qu’elle vous a donné une grande partie de son énergie magique pour pouvoir réussir cet exploit !! »

Narcissa s’en va d’un pas rapide.

«  Tu aurais pu dire quelque chose Drago ! s’indigne-t-elle contre son « fiancé ».

- Tais-toi. » lui rétorque-t-il, insolemment.

Lui aussi s’en va. Pansy a la bouche ouverte.

«  Tu sais qu’il ne t’aime pas. Alors n’attend pas de lui de la tendresse ou de la compassion. » rajoute Blaise.

Ce dernier finit par rejoindre Drago. Nous finissons d’exterminer les quelques sorciers qui restent, tout en faisant quelques prisonniers (dont Weasley-fille).

Bientôt, il ne reste plus que Potter. Nous nous sommes rapprochés du duel, le peu de personne qui restent (une cinquantaine de Mangemorts, ainsi que les créatures magiques).

On peut voir sur le visage du survivant qu’il n’en peut plus, mais la rage et l’espoir fou brillent dans ses yeux.

C’est là qu’ils envoient ensemble le même sortilège, de la même puissance magique, mais je crois que Potter a été plus rapide d’une seconde. Les deux sorts se percutent et ricochent sur leurs expéditeurs qui se retrouvent expulsés à une dizaine de mètres l’un de l’autre.

Personne ne bouge, personne ne réalise. Aucun des deux protagonistes ne bouge.

Je me précipite vers le maître, mais réalise très vite que tout est fini.

Il est mort.

On entend des bruits, un peu plus loin. Potter tente, tant bien que mal, de se relever.

La bague que le maître m’avait donnée, qui symbolisait notre relation, commence à brûler, jusqu’à en devenir insupportable. Comme si elle la copiait, je sens aussi ma marque chauffer de plus en plus. Un coup d’œil autour de moi me permet de réaliser que c’est le cas de tous les mangemorts.

Relevant soudain nos manches, je m’aperçois que la marque commence à bouger. Je secoue la tête, et ferme fort les yeux avant de les rouvrir. La marque bouge toujours et, au bout de quelques secondes, disparaît, remplacée petit à petit par un L et un V entremêlés.

Je passe mes doigts sur ma nouvelle marque. Tout le monde s’incline devant moi.

«  Emmenez-le à Azkaban ainsi que tous les prisonniers sauf Weasley-fille. Mais ne les tuez pas, ordonné-je. Laissez-les dans leur malheur. »

Blaise va me chercher Ginny et la jette à mes pieds. Potter et la trentaine de prisonniers partent pour la prison.

«  Rentrons. »

Nous transplanons au manoir Malefoy.

Les créatures magiques qui nous ont aidées sont rentrées dans leur territoire, que j’ai agrandi en remerciement pour leur soutien.

Je nomme Rogue au poste de directeur, seul les sang-de-bourbe ayant passé les tests auprès du directeur seront acceptés.

Je nommé Lucius comme Ministre de la Magie, il me l’a demandé et je lui ai accordé.

Je terrorise le monde magique, j’ai recruté en un mois, plus de 1000 personnes, qui sont venues soit par peur soit par envie. Je ne les marque pas, seuls les anciens le sont, mes proches en qui j’ai confiance qui partent en missions pour moi.

Le monde magique est de plus en sombre, même en si peu de temps, il y a régulièrement des attaques moldus mais ils ne savent pas qui c’est. Je trouve que c’est plus drôle comme ça.

Depuis un mois, je regarde ma bague, je la fait tourner autour de mon doigt, je pense au sort pour le faire revenir parmi nous mais je n’ai jamais osé aller plus loin. J’y pense c’est tout.

Blaise devient professeur de potions. A la place de DCFM, c’est étude de la magie noire, enseignée par Drago qui est aussi nommé sous-directeur. Enfin plein de changements dans ce merveilleux monde qui est le mien.

Je n’ai pas encor décidé de ce que j’allais faire de Pansy, mais ça ne devrait tarder.

Un jour elle vient me voir.


A suivre...

Chapitre 17

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

«  Que veux-tu ?

- Allez Pansy, demande-lui, elle ne va pas te manger... Voilà, je… je voudrais savoir quand mon mariage avec Drago aura lieu.

- Jamais. » répondis-je avec un rire sans joie.

Elle me regarde étonnée.

« Lord Voldemort voulait votre mariage, mais pas moi. Le maître voulait éloigner Drago de moi pour me garder près de lui, mais il n’est plus là. Et quoi qu’il en soit, tu crois réellement qu’il t’aime ? Ma pauvre Pansy, tu es vraiment sotte ! »

Une larme coule sur sa joue.

«  Drago m’aime !!! Nous allons nous marier ! Avec ou sans ton accord ! » s’exclame-t-elle, en larmes.

Malicia, suivant ma volonté, se met debout et sort de la pièce, elle revient quelques minutes plus tard avec Drago, il s’incline. Pansy lui lance un regard implorant.

«  Souhaites-tu épouser Pansy ? Soit honnête, ne me mens pas. Je le saurais.

- Non. »

Un sourire sadique se dessine sur mon visage. Pansy pleure.

«  Mais pourquoi ? Je croyais que tu m’aimais… !

- Tu croyais mal, je sortais avec toi pour oublier.

- Pour oublier qu-… Je vois, Lady Voldemort, bien sûr j’aurai du m’en douter. Tu t’es servi de moi ! Je te déteste !

- Bien, comme ça on est d’accord sur un point. » rétorque-t-il froidement.

Je me racle la gorge. Ils me fixent.

«  Si je me souviens, tu aimes la chaleur ? 

- Euh oui. 

- Tu pars en Russie. Ce soir, lâché-je avec un sourire sadique.

- Parfait. » réplique-t-elle, furieuse.

Elle s’en va en claquant la porte. Drago me regarde avec un sourire aux lèvres.

«  Que veux-tu ? demandé-je en le fixant.

- Tu ne m’as pas oublié. »

Sans attendre de réponse, il s’en va et essaye d’ouvrir la porte mais je la bloque. Il se retourne vers moi. Je vais m’amuser un peu.

« Oui Princesse ? 

- Et toi ? lui retourné-je sa question.

- Peut-être que oui, peut-être que non. 

- Oui ou non ? 

- Peut-être que oui, peut-être que non. » répète-il avec un sourire en coin.

Il me tend sa main pour que je me lève. Une fois que je l’ai prise, il me colle à lui et son bras libre vient se poser dans le bas de mon dos. Nos visages sont proches.

«  Oui ou non ? » demandé-je, troublée.

Il se rapproche de moi, nos lèvres ne sont qu’à quelques millimètres.

«  Peut-être… »

Il sourit sadiquement

Je me détache de lui et ouvre la porte d’un geste de la main. Je suis dos à lui, fixant mon fauteuil.

« Non. » dit Drago, malicieux, avant de refermer la porte derrière lui.

Je fais un demi-tour rapidement. Malicia vient se frotter à moi, je la prend dans mes bras, puis nous partons voir mes enfants. Pendant que je marche dans les couloirs, j’entends un hurlement, celui d’une fille.

«  Lâchez-moi !! Ne me touchez pas !! »

J’ouvre la porte, un sourire se dessine sur mon visage.

«  Lady

- Et bien Weasley, on refuse de faire plaisir à mes serviteurs ? 

- Va te faire foutre Granger !!

- ENDOLORIS !! Et toi, évite qu’on l’entende crier dans tout le manoir, elle me casse les oreilles ! Utilise l’Impérium s’il le faut ! 

- Bien Lady. »

Je m’en vais.

«  Tu as l’intention de la relâcher quand ? demande Blaise

- Quand tu arrêteras de la baiser tous les soirs. 

- Ouais, elle devient fade. 

- Trouves-en toi une autre, tant que tu ne ramènes pas une moldue. »

Blaise continue son chemin alors que je rentre dans la chambre de Léo, Matthew étant sûrement avec ses tatas.

«  Tu t’es perdu Drago ? lui demandé-je en l’apercevant près de mon fils.

- C’est vrai qu’il me ressemble. Laisse-moi le tenir, m’implore-t-il.

- Non. »

J’ai fait un sort de protection autour de son berceau, pour que seules les personnes que je décide puisse l’approcher.

«  Pourquoi ? 

- Parce que. 

- Ce n’est pas une réponse. 

- Ne m’énerve pas. Je m’en voudrai de te torturer. »

Je prends mon bébé dans mes bras.

«  S’il-te-plait Hermione… » me supplie-t-il.

Je le fixe avec des gros yeux, c’est la première fois que je le vois aussi … Faible.

«  Que veux-tu Hermione ? Que je me mettes à genoux, que je te supplie ? Tu veux quoi ? Tu veux savoir si je t’aime ? Tu veux que je te le dise ? Je t’aime, et ça depuis longtemps. Je n’ai jamais cessé de t’aimer, tu m’obsèdes, jour et nuit tu es dans ma tête, même quand je couchais avec d’autres filles, je pensais à toi, je n’arrive pas à t’oublier… Voilà, au moins tu le sais maintenant. » se confie-t-il, désespéré.

- Tu te mettrais vraiment à genoux ? » le taquiné-je, amusée.

- Laisse tomber. 

- Attends, Drago. »

Il ne se retourne pas. Je vais me placer devant lui, toujours Léo dans les bras. Je lui tend mon fils. Il me regarde, étonné, mais le prend doucement quand même. Je vais m’assoir dans un fauteuil.

«  Merci. » me lance-t-il en fixant mon fils.

Je ne réponds rien, me contentant de regarder le tableau qu’ils représentent, tous les deux, père et fils.

Je pleure en silence, mes larmes coulent. Je les fixent, ils sont beaux tous les deux. Mon fils rigole, mes larmes coulent un peu plus. Je l’aime, il m’aime, mais pourquoi je ne lui saute pas dessus pour l’embrasser et le prendre dans mes bras ?! Pourquoi ? Aurai-je peur ? Non, je n’ai peur de rien…

Si j’ai peur, peur de mes sentiments.

Génial, je règne sur le monde mais je ne suis pas foutue de m’approcher d’une seule personne. Bon, ce n’est pas n’importe qui, c’est sûr…

Et puis merde. La vie est courte. Je dois lui dire, avant qu’il m’arrive quelque chose. Enfin, il faudrait déjà partir du principe qu’il m’arrive quelque chose, ce qui est très peu probable dans la mesure où je fais peur à tout le monde.

«  J‘ai besoin de toi, je ne peux pas vivre sans toi. » murmuré-je alors.

Il me fixe avec des gros yeux.

«  Pardon ?!

- Ne m’oblige pas à le redire. 

- De quoi as-tu peur ? 

- De rien. 

- Lady Voldemort, ce n’est pas beau de mentir ! 

- J’ai peur de m’attacher à quelqu’un - toi - et qu’on me l’enlève. C’est ce qui a affaibli Potter…

- Mais tu n’es pas Potter, tu es Lady Voldemort, la sorcière la plus puissante de notre génération ! Lord Voldemort est mort, tu terrifies tout le monde, personne n’oseras t’attaquer !! »

C’est le moment que choisit Léo pour se mettre à hurler.

« Tu vois, même ton fils est d’accord avec moi ! Je t’ai toujours vue avec une confiance en toi impressionnante, pourquoi doutes-tu maintenant ?

- Tout le monde a un coup de faiblesse, une fois dans sa vie. »

Drago recouche Léo qui sourit et s’approche de moi, je me blottis dans ses bras musclés.

« Profite, ça ne durera pas. » J’enfouis ma tête dans son cou.

Il sourit, pendant qu’il me caresse la joue avec son index. Au ralenti, nos visages se rapprochent doucement pour rentrer en contact, un baiser timide, doux et pieux.

Léo reprend alors ses hurlements.

On arrête notre baiser pour regarder notre fils, je reste blottie dans ses bras, je le serre pour être sûre qu’il ne parte pas.

«  Je ne vais pas partir, tu sais, sourit-il.

- Il est aussi beau que toi, dis-je en regardant Léo.

- Aaaaaaah ! hurle ce dernier.

- Et a ta prétention ! me moqué-je.

- Ah non, ça c’est de toi qu’il la tient ! 

- Eeeh ! m’indigné-je en le frappant gentiment.

- Bah vas-y ! Frappe moi !

- Bonne idée !! »

Il se met à courir, moi sur ses talons, on rigole, un vrai rire rempli de joie. Ça ne m’était pas arrivé depuis…

Depuis jamais en fait.

Je le rattrape en lui sautant sur le dos, il perd l’équilibre et tombe sur le lit de Matthew.

«  Je suis la meilleure !! 

- Ah ouais ? »

Il se relève et je suis déséquilibrée, je tombe à côté de lui, il se met à califourchon sur moi. Il fait un sourire sadique. Je lui caresse la joue.

«  Tu sais ce qu’il me plaît chez toi ? lui demandé-je soudain.

- Euh…. Non ?

- Tu n’as pas peur de moi, je ne t’impressionne pas. Tu restes toi-même avec moi, tu ne fais pas comme tous mes serviteurs à ramper devant moi. 

- Je croyais que tu aimais ça ? 

- J’aime ça, mais c’est lassant à force. J’aime quand tu me tiens tête, je me sens… normale, lâché-je un peu tristement.

- Tu n’as jamais été normale princesse ! A mes yeux, tu as toujours été une personne exceptionnelle, différente et d’une beauté parfaite. 

- Tu ne me dis pas ça pour pouvoir t’occuper de Léo ? 

- Non, je te dis juste ce que j’ai sur le cœur. 

- Alors, dans ce cas… »

Je le pousse et m’allonge sur lui avant de l’embrasser avec toute la passion dont je suis capable, c’est pas top d’ailleurs, je manque de pratique dans ce domaine.

La porte s’ouvre pour laisser apparaître Matthew et Narcissa.

«  Viens mon diable, laissons-les. »

- Beurk ! Ils font des bisous sur la bouche ! 

- Et quelque chose me dit qu’ils y mettent même la langue… dit Narcissa pour elle-même, amusée. 

- Beurk !!!!! »

Narcissa rigole et Matthew vient nous sauter dessus, ce qui interrompt notre baiser.

«  Môman ! T’es plus fâché contre tonton Drago ? 

- Non, mon diable. 

- Et j’espère que ça va durer comme ça, ajoute Drago.

- Mère ? Pourquoi pleurez-vous ? 

- C’est rien, je suis heureuse ! répond Narcissa en me serrant dans ses bras.

- Mère, vous êtes trop émotive, dit Drago

- Non même pas vrai !!! »

On rigole.

«  Aaaaaaah !!! hurle Léo.

- Oh mon petit ange !!! »

Je le prend dans mes bras, ce qui le fait se calmer rapidement, et il laisse apparaître un sourire.


Je passe un maximum de mon temps avec Drago, je ne veux plus qu’il parte, je veux qu’il reste près de moi.

Je l’aime mais je ne lui ait pas encore dit. Situation bizarre, j’ai un fils de lui mais il ne sait pas ce que j’ai au fond du cœur (oui oui j’ai un cœur !!!) alors que je sais ses sentiments à mon égard. Il me les répète tous les jours. Il me dit deux mots pourtant simples, que je dis à mes enfants mais pas à lui. Je voudrais pouvoir les lui dire, mais ils restent bloqués dans ma gorge. J’ai envie de lui dire, mais il me comprend, je le vois dans ses yeux.

La fin des vacances est bientôt arrivée. On dîne avec mes proches, je ne veux pas voir les autres Mangemorts, ils m’énervent. Mais le point positif, c’est que je leur ai donné le pouvoir, la domination.

Ces deux derniers mois je leur ai montré qu’à cause des moldus, nous devons vivre cachés, nous devons nous terrer dans les coins les plus secrets, alors que nous pouvons en faire ce que nous voulons.

Nous sommes des sorciers et les moldus ne sont que des jeux pour nous. Beaucoup de sorciers se sont ralliés à moi. Seuls les anciens membres de l’Ordre du Phoenix (du moins ceux qui sont encore vivants) résistent un peu, mais ils ne doivent être qu’une petite dizaine. Une petite dizaine pour essayer de sauver leur vie et ses pauvres moldus. Tsss, pitoyable.

Mes fidèles les traquent. Nous les trouverons, tous jusqu’aux derniers. Ils iront rejoindre Potter à Azkaban, ou finiront simplement tués.

«  Ma belle tu as l’air fatiguée, tu devrais dormir la nuit au lieu de faire des folies de ton corps avec mon neveu ! intervient Bellatrix au moment de prendre le dessert. 

- Bella on est à table, parle d’autre chose. 

- Non, moi j’aime bien parler de sexe !! 

- Bella ! Tu es désespérante ! m’exclamé-je.

- Même pas vrai !!! 

- Ma sœur adorée, tu l’es puis moi aussi tu vas me couper l’appétit ! dit Narcissa.

- Mais je voulais savoir !! » boude Bella.

Bellatrix boude. Je lui murmure à l’oreille.

«  Je te raconterais tout après manger. »

Elle fait un sourire triomphant. Je rigole suivi de Bella. Narcissa fait non de la tête en nous voyant.

«  Alors Drago, prêt à donner tes cours ? 

- Oui et toi ? Prêt à faire peur à ses petits premières années ?

- Oh que oui ! » répond-il en souriant d’un air sadique.

- Môman ? m’appelle Matthew.

- Oui ? 

- Pôpa il veut plus me voir ! pleure-t-il.

- BLAISE ZABINI !! hurlé-je.

- Tout le monde s’en va ! » lance précipitamment Rogue.

Drago prend Léo dans ses bras et ils sortent de la salle à manger.

«  COMMENT OSES-TU FAIRE LA PEINE A TON FILS ? N’AS-TU PAS DE CŒUR ??? 

- Hein ? Mais de quoi elle parle ? Je n’ai jamais voulu faire de la peine à Matthew ! Je parlais juste avec Drago.

- ET BIEN FAIT ATTENTION A CE QUE TU DIS ! Hors de ma vue ! » ordonné-je en criant.

Il sort de la salle et va prendre Matthew dans ses bras qui pleure.

«  Viens-là, petit monstre. Je t’aime mon diable.

- Moi zosi. »

Je vais m’assoir dans mon fauteuil, inconsciemment je tourne ma bague, le dernier morceau d’âme de Lord Voldemort. Personne n’est au courant même pas Drago. Je la regarde, j’hésite à le faire revenir. Tous les jours, je vois la bague et repense au maitre. Une troupe de Mangemort entrent et s’agenouillent devant moi, le chef du groupe prend la parole.

«  Lady Voldemort, ils nous a échappé, s’excuse le chef.

- ECHAPPE ?? VOUS PLAISANTEZ ??? VOUS ETIEZ 10 CONTRE 1 ET ILS VOUS ECHAPPE !!!!! Vous n’êtes qu’une bande d’INCAPABLES ! Mon fils de deux mois est plus compétent que vous !!

- Désolé Lady.

- TU PEUX L’ÊTRE ! Faut-il que vous retourniez à Poudlard pour vous expliquer comment jeter un sort ?! Ou peut être qu’un détours par les cachots pendant 15 jours sans manger vous aidera à vous servir de votre baguette !

- …

- Dehors !!! Revenez au manoir qu’avec lui !! Et je ne veux pas d’échec, j’ai HORREUR des échecs !! 

- Bien Lady Voldemort. »

Ils s’en vont. Je ferme les yeux, mes doigts passent sur ma bague, tout serais plus simple si le maître était de retour. Je sens deux mains se poser sur mes épaules, qui commence à me masser. Je soupire de plaisir.

«  Merci Drago. 

- De rien ma princesse. A quoi penses-tu ? 

- A rien, répondis-je en tournant inconsciemment ma bague.

- C’est quoi cette bague ?

- Rien, répliqué-je en le repoussant agressivement.

- Pardon… Viens, on va se coucher. 

- Non, pas envie, dis-je froidement

- Bonne nuit. J’aime pas te voir comme ça. »

Je lui tourne le dos et regarde par la fenêtre.

C’est vrai que ces derniers jours, je suis distante avec lui, je ressens beaucoup de pression sur les épaules. Les quelques personnes qui s’opposent à moi continuent de résister. Je n’aime pas ça. Je m’énerve d’un rien, c’est Drago qui subit ma colère ces temps-ci. Je m’en veux.

Je sors pour aller dans notre chambre. Je referme la porte délicatement, il est torse nu. Je m’approche de lui par derrière. Je pose ma tête contre son dos alors que les mains caresse son torse.

«  Ne t’en veux pas. Je t’aime.

- Arrête de me dire ça, soufflé-je doucement.

- Quoi ? Que je t’aime ? 

- Oui… Tu me le dis tous les jours mais moi je n’y arrive pas. 

- Mais je ne te le demande pas, Hermione. Je veux juste qu’avec ces mots, tu saches que je serais toujours là pour toi. Alors ne te sens pas coupable parce que tu ne me les dis pas. J’attendrai le temps qu’il faudra. 

- Merci. » répondis-je avec un petit sourire.

Il m’embrasse délicatement. Je ne pense plus à mon maître. J’ai abandonné l’idée de le faire revenir, parce que s’il revenait, il me séparerait de Drago, et je ne veux pas. Je ne suis pas prête à le laisser s’éloigner de moi. J’ai besoin de lui pour continuer.

Il fait tomber ma robe, ses mains descendent jusqu’à mes fesses, il me soulève, j’enroule mes jambes autour de sa taille. Il m’allonge sur le lit, ses baisers descendent dans mon cou, sur ma poitrine, il enlève mon string pour mettre sa tête entre mes cuisses, je m’accroche au draps pour retenir mes cris mais ils sortent quand même.

On frappe à la porte.

«  Pas maintenaaant !! » m’écrié-je entre deux cris.

Drago relève la tête pour me fixer.

«  Pourquoi tu t’arrêtes ? » demandai-je surprise

Il m’embrasse en me pénétrant.

«  Tu…com…prends... mi... eux ?

- Ouuiiii ! »

Il sourit, moi aussi, on atteint l’orgasme ensemble. Il s’allonge à côté de moi, je me blottis contre lui, je passe une jambe entre les siennes, ma main sur son torse et ma tête contre son cœur. Lui il me caresse le dos. On re-frappe à la porte.

«  Putain ! On peut pas être tranquille 2 minutes !! »

Je claque des doigts pour qu’une couverture se pose sur nous.

«  QUOI ?

- Je me doutais bien que vous étiez occupés à donner une descendance vu les cris de ma fille, dit Narcissa.

- Que voulez-vous, je suis doué au lit ! 

- Ce n’est pas moi qui te contredirais. 

- Ça suffit ! Je ne veux pas les détails ! 

- Pas grave, je les donnerai à Bella ! dis-je.

- Bon j’étais venue t’annoncer que Weasley fille fait encore des siennes, elle refuse de coopérer…! »


A suivre...

Chapitre 18

Beta Anelo7

PDV HERMIONE

Je me lève, toujours nue, je m’habille rapidement et je suis Narcissa dans une pièce. En entrant, je vois Ginny, ligotée, les habits à moitié déchirés. Je vois un Mangemort torse nu. Il explique rapidement ce qui s’est passé. Je rigole avec Narcissa. Elle l’a mordu à un endroit… stratégique. Malicia monte sur mon épaule.

«  Et toi tu ne connais pas l’Impérium ? demandé-je moqueuse.

- Elle y résiste. 

- Sale gosse ! m’exclamé-je en la giflant.

- Va te faire mettre sale garce !!! Attend un peu que Harry sorte, il te fera la peau !! A toi et à tous tes fidèles !!

- Tu veux peut être le rejoindre, ton cher et tendre Potter ? Il te manque ? A moins que ce ne soient les détraqueurs que tu désires voir ? Tu aimeras peut-être leur baiser, vu que ceux de mes Mangemorts ne te conviennent pas. 

- Pourquoi ? Pourquoi Hermione ? Qu’est-ce que je t’ai fait ? Ne peux-tu pas me tuer que l’on en finisse ? supplie-t-elle.

- Tu dois vraiment être désespérée pour me demander de te tuer alors que tu n’as pas revu ton cher et tendre amour. Et que tu n’es pas allée pleurer ton frère, me moqué-je.

- IL T’AIMAIT, espèce de p-…

- Ferme-la ! la giflé-je. De toute manière, ils m’aiment tous.

- Tue-moi, par pitié. Tu m’as tout prit, mon cœur, ma dignité, mes amis, ma famille. Que veux-tu de plus ? 

- Que tu fasses un choix. 

- Hein ? 

- Soit tu me rejoins, soit je fais te ta vie un enfer. 

- Ma vie est déjà un enfer. 

- Et bien, améliore-la. 

- Tu veux que je te rejoigne ?… JAMAIS, je ne suis pas comme toi ! Je ne trahirai pas mes amis !!! Je ne trahirai pas Harry !! 

- Tu veux revoir Potter ? Soit ! » sourié-je diaboliquement.

Je fais avancer Ginny jusqu’à dehors, Malicia n’a pas bougé de mon épaule, elle fixe Ginny en faisant claquer ses crochets. Je sens qu’elle y goûterait bien… Me penchant vers la rousse, je l’attrape par les cheveux et nous transplanons à Azkaban, sur une plateforme faite pour cela, surveillée par 6 détraqueurs. Malicia saute par-terre.

«  Je vous amène de quoi vous amuser, mais ne la tuez pas. Vous pouvez la torturer, et torturer Potter, mais je veux qu’il restent en vie. »

Je la conduit moi-même devant la cellule de Potter.

« Regarde qui je t’amène Potter ! Ta chère copine la traître ! 

- La traître c’est toi ! hurle-t-il.

- Mais j’ai bien choisi mon camp alors que toi… »

Je jette Ginny dans la cellule.

«  Amusez-vous bien ! lancé-je aux détraqueurs. Au fait, ne m’en veux pas, mais ta fleur fraîche n’est… disons plus très fraîche, elle est même fanée.

- Que lui as-tu fais ? s’exclame Potter en se jetant sur les barreaux.

- Moi ? Rien. Par contre mes Mangemorts se sont beaucoup amusés avec cette trainée !!

- C’est toi la traîn-… »

Harry ne peut finir sa phrase car Malicia l’a entouré de sa toile de la tête au pied. Sachant qu’elle fait ça avec ses proies avant de les manger, je l’arrête.

«  Oh non ma douce, tu te rendrais malade en mangeant cette viande avariée. »

Elle remonte sur mon épaule en faisant claquer ses crochets.

«  Tu l’aimes, Harry chéri, ma nouvelle amie ? »

Je rigole diaboliquement puis je rentre chez moi.

«  Ou est Weasley ? demande Blaise

- Partie rejoindre son Potter adoré. » dis-je dégoutée.

Je m’en vais.

«  JE PEUX EN RAMENER UNE AUTRE ? » hurle Blaise

Je fais un signe de la main en guise de réponse.


C’est la rentrée. Drago, Blaise et quelques Mangemorts vont partir pour enseigner. On court toujours après les quelques survivant de la bataille mais honnêtement, mes Mangemorts sont de gros incapables.

Je suis dans ma salle à faire les 100 pas. J’attends le retour de mes fidèles, qui arrivent quelques minutes plus tard. Un seul d’entre eux rentre.

«  C’est pas trop tôt ! Alors ? Où sont les autres ? m’agacé-je.

- Lady Voldemort… commence-t-il.

- Où sont les autres ? répété-je, énervée.

- Lady, nous avons lutté courageusement. Ils se sont battus, mais nous avons vaincu. Il n’y a plus que deux survivants…

- Je vous avais dit de les tuer !!! N’êtes-vous pas capables de respecter les ordres ?! » m’exclamé-je, franchement en colère.

-  Nous avons pensé qu’avec tous les soucis que notre incompétence vous ont causés, nous avons pensé qu’en vous les ramenant vous… pourriez vous amusez avec, se justifie-t-il.

- Faites-les entrez. » répliqué-je en me calmant.

Six Mangemorts entrent avec leur deux captifs.

«  Contente de vous revoir, dis-je amusée.

- On ne peut pas en dire autant de toi Hermione !! dit l’un d’entre eux, indigné.

- NE M’APPELLE PAS COMME ÇA !! hurlé-je.

- Susceptible la gamine !! se moque-t-il.

- ENDOLORIS !! hurlent les six Mangemorts

-  Tu peux le redire, j’ai pas compris !  demandé-je moqueuse.

- …

- Je préfère. Que vais-je faire de vous ? Je sais. »

Ça fait longtemps que je ne me suis pas amusée. Je fais apparaitre un couteau.

«  Tenez-en un. »

Un Mangemort jette un sortilège pour le laisser coller au mur.

«  Tu n’es plus la Hermione qu’on a connu à l’Ordre, gentille et loyale… » lâche le prisonnier.

Je rigole jaune.

«  Je n’ai jamais été gentille. J’ai toujours eu ce côté sombre en moi qui n’attendait que de sortir, et Lord Voldemort m’a donné l’occasion de faire ressortir ce côté. 

- Je suis sûre que tu étais en gentille dans ta jeunesse ! 

- Sais-tu à quel âge j’ai fait couler le sang pour la première fois ?... Non bien sûr… J’avais cinq ans. Cinq ans !! Ce petit merdeux m’avais cherché. Il m’avait bousculé, et je l’ai frappé avec mes petits poings mais je ne lui faisais pas mal alors j’ai pris une pierre et je l’ai frappé avec. Je lui ai ouvert la joue, j’aurai bien continué mais les surveillantes m’ont éloignée de lui. Je me suis fait gronder, bien entendu, ils m’ont que ce n’était pas bien mais que je ne devais pas recommencer mais du haut de mes cinq ans, je trouvais ça bien. Je ne voyais pas ce que j’avais fait de mal, je trouvais ça bien. Je trouve toujours ça bien, d’ailleurs, ce morveux n’a eu que ce qu’il méritait. 

- Tu es un monstre ! 

- Tais-toi, tu m’énerves ! »

Je fais un geste désinvolte de la main, il vient rencontrer le mur. Je prends le couteau que j’avais fait apparaître et l’envoie à ses pieds, il se plante dans le sol.

«  Prend-le. » ordonné-je

Il le prend.

«  N’as-tu pas peur que je te tue ? » me demande-t-il, sceptique.

Je me mets à rire, un rire froid et dénué de tout sentiments joyeux. Un rire à faire peur à un ange.

«  Toi, me tuer ? Laisse-moi rire ! Toi, petit sorcier qui a résisté à peine deux mois ! Tsss, tu me fais pitié. IMPERO ! »

Il tient le couteau fermement et s’avance vers son ami. Ce dernier le supplie, lui hurle de résister, mais il semble ne rien entendre. Il approche le couteau de son ami, et le lacère de multiple coups. Ses cris me vrillent les tympans. Je lui fais planter le couteau dans le ventre au niveau du nombril, il remonte vers le visage, doucement.

C’est à ce moment que j’arrête mon sortilège. Reprenant ses esprits, il se recule paniqué en constatant son œuvre. Sauf que le retrait du couteau de la plaie ne fait qu’accentuer l’hémorragie de son ami, qui meurt en quelques secondes.

L’autre pousse un cri déchirant alors nous rions diaboliquement, mes fidèles et moi. Drago entre dans ma salle.

«  Lady, me salue-t-il.

- Drago. » le salué-je avec un léger sourire.

Il s’avance en écrasant la main de celui qui est toujours en vie, par-terre à pleurer. Il vient me faire un baise-main, tout le monde sait que nous sommes en couple maintenant. Il se place à ma droite.

«  Je vois que l’on s’amuse bien. 

- Veux-tu t’amusez avec ? 

- Avec plaisir. »

Il sort sa baguette et lui jette quelques Doloris qui ont l’air assez efficace si l’on se fie aux cris qu’il pousse. Avec un sort de magie noire, il lui casse tous les os de son corps. La douleur est tellement horrible qu’il pousse un dernier cri déchirant avant de mourir.

«  Tu seras un excellent professeur de magie noire, le félicité-je.

- Merci Lady, mais j’ai eu un excellent prof. 

- Laissez-nous, emmenez ces déchets. 

- Bien Lady. »

Une fois la porte fermée, Drago s’approche de moi.

«  Désirez-vous quelque chose en particulier Lady Voldemort ? me demande-t-il, amusé.

- Vous m’avez terriblement excité, Monsieur Malefoy, c’est pour cela que je requiert votre aide pour assouvir mes envies, dis-je en le tirant par la chemise.

- Cela aurait été avec plaisir mais je suis occupé pour le moment, me répond-il avec son plus grand sérieux.

- Pardon ?! m’exclamé-je en le lâchant.

- J’ai autre chose de prévu ! dit-il toujours sérieux

- Comme quoi ? Oh et puis non je ne veux pas savoir ! Dégage ! m’exclamé-je, énervée.

- Tu veux savoir ce que j’ai d’autre de prévu ? Faire l’amour à une femme super canon, réplique-t-il avec un grand sourire. Mais vu qu’elle ne veut pas de moi, je m’en vais. »

Il se dirige vers la porte. Je m’assoie sur mon trône en sous-vêtements.

«  Tu vas où ? »

Il se retourne sans répondre.

«  Ma tenue te plait ? Moi perso, je l’aime pas trop, elle me gêne un peu… Mais j’arrive pas à la défaire ? Tu veux pas m’aider ? 

- Je croyais que j-… 

- Tais-toi et fais-moi l’amour. » ordonné-je, sensuelle.

Il s’approche avec un sourire pervers avant de m’embrasser avec fougue. Il arrache mes sous-vêtements avant d’embrasser chaque parcelle de mon corps mais mon trône ne lui convient pas alors il me traine par tête, Malicia vient se mettre sur mon trône, elle nous fixe. Ça ne me dérange pas mais Drago s’arrête et la fixe.

«  Quoi ? 

- Elle me gêne. 

- Je ne vois pas en quoi… De toute façon, nos esprits sont reliés donc elle connait autant… que… moi… ton… corps… de… dieu » soufflé-je en l’embrassant entre chaque mot.

Je défais son pantalon et le retourne au sol à côté de la mare de sang de ma première victime. Je baisse son boxer, j’approche ma bouche de son pénis avec ma main droite je vais des va-et-vient, toujours la bouche pleine. Il pousse des cris de plaisir. Je suis fière de moi mais j’arrête quelques minutes plus tard, moi aussi je veux avoir du plaisir, il me regarde déçu, je souris avant de l’embrasser. Il me fait basculer dans la mare de sang, il embrasse mes seins juste comme il faut pour me faire prendre mon pied. Je ne sais pas ou m’accrocher, mes mains sont dans la mare de sang ainsi que tout mon corps. J’en peux plus, je le veux maintenant. Je pose mes deux mains pleines de sang sur ses joues et le remonte vers moi.

«  Pitié Drago. »

Il fait un sourire de triomphe, il sait me faire languir, j’aime attendre mais pas trop non plus, il aime me dominer, c’est un des rare moment où il a le dessus sur moi alors il en profite. Il continue de m’embrasser, il se place entre mes jambes mais sans me pénétrer il se frotte à moi, je pousse un cri de plaisir mais de mécontentement, il sourit.

«  Dragooooo. »

Il fait son sourire typique Malefoy avant de m’embrasser puis de me pénétrer enfin. Je pousse un cri de plaisir, il commence ses va-et-vient. Mes ongles rentrent dans la peau de son dos, il crie de douleur alors que moi je fais un sourire malsain. Il me mord assez pour laisser une marque, mais pas jusqu’au sang.

Finalement, il se laisse tomber sur moi.

«  J’aime quand tu me supplies en criant mon nom. » me dit-il, fier de lui.

Je le pousse et je me retrouve dessus. Drago passe un doigt sur ma morsure, je frissonne.

«  Tu as eu mal ?  demande t’il

- Et toi ? 

- Un peu.

- Ça t’apprendra à me faire attendre comme ça, c’est une vraie torture, dis-je d’une voix sexy.

- Je sais mais je me suis fait pardonner. Trois fois, dajoute-il en m’embrassant.

- Oui mais tu peux encore te faire pardonner, rétorqué-je en l’embrassant à mon tour.

- D’accord, mais sous la douche s’il-te-plait, parce que là je colle un peu. 

- Tu n’aimes pas te baigner dans le sang des résistants ? 

- Non pas trop. 

- Dommage parce que moi j’aime ressentir ce liquide sur moi, sur mon corps. Ça me donne plein d’idée assez... »

Je l’embrasse tendrement sans finir ma phrase. J’ai fait des progrès dans ce domaine. On frappe à la porte.

«  Putain on ne peut pas être tranquille !

- Drago… » Je me lève

En 30 secondes je me suis nettoyée et Drago aussi, on prend notre temps pour nous habillez. Je l’observe alors qu’il rattache sa chemise avec un air sexy, je me mords la lèvre pour ne pas lui sauter dessus. J’enlève le sang au sol. Il vient se mettre à ma droite.

«  Quoi ? »

La porte s’ouvre. Bella, Narcissa, Léo dans les bras de sa grand-mère et Matthew entrent.

«  Oh, y’a plus de saaaang !! dit Matthew, déçu.

- Non petit diable, maman s’est amusée avec, dit Drago avec un ton amusé.

- Drago !

- Les détails ! demande Bellatrix.

- Bella ! sermonne Narcissa.

- Pas devant les enfants… rajouté-je.

- JE NE SUIS PAS UN ENFANT !!! » hurle Matthew.

Il vient sauté sur les genoux, je l’embrasse sur la joue.

«  Drago mon bébé, commence Narcissa pendant que ça me fait sourire, Blaise t’attend pour partir à Poudlard. La rentrée est demain.

- Bien mère. Lady Voldemort.

- Drago. »

Il embrasse son fils sur le front et sort de la salle sans plus de cérémonie, un court instant on peut voir dans mon regard de la tristesse mais je me reprend vite. Narcissa me fait un léger sourire désolé que je lui rend. Elle me donne Léo puis elle sort avec Bella.

«  Papa t’as dit au revoir ? 

- Voui, on zira le voir ? 

- Papa viendra te voir tous les weekend. 

- Ok, et tonton Drago aussiii ? 

- Oui mon diable. 

- Voooouiiiiiii !!! »

Je sors de ma salle pour aller dans le parc faire un tour.


A suivre...

Chapitre 19

Beta Anelo7

PDV Hermione

Bellatrix me rejoint un peu plus tard quand la nuit est tombée.

«  Comment vas-tu ma belle ? 

- Comment as-tu su que tu étais amoureuse ? lui demandé-je à brûle-pourpoint.

- Je ne m’attendais pas à ça comme question. 

- Alors ? 

- Quand il n’est pas avec moi, j’ai l’impression qu’il y a un vide. Il me manque quand je ne le vois plus. En revanche, quand il est là, plus rien ne compte à part ses yeux qui me regardent. Quand il me prend dans ses bras, je me sens invincible. Mais tu devrais le savoir, toi et Drago êtes amoureux. C’est un sentiment de puissance, tu le ressens tout le temps. 

- Ai-je le droit d’aimer ? demandé-je à Bellatrix.

- Pourquoi pas ? 

- Je domine le monde, un monde de peur et de puissance. Ne serait-ce pas déplacé ? 

- Non, ça prouve aux autres que tu es humaine. Mais tu es la reine de ce monde, tu es Lady Voldemort. 

- Môman c’est Lady Voldemoooort !!! s’exclame fièrement Matthew pendant que Léo se met à rigoler avec un rire de bébé.

- Tes enfants croient en toi, pourquoi doutes tu ? Je ne t’ai jamais vue ainsi. 

- J’ai 18 ans, je gouverne le monde, tous mes gestes sont épiés, sûrement la pression.

- Drago t’aide, tu peux compter sur mon neveu, il saura t’épauler. Et puis tu m’as moi ce qui n’est pas négligeable ? Et tu as aussi, deux parents qui t’aiment et tes merveilleux diables. 

- Je me demande si la vie serait plus simple si Lord Voldemort serait de retour…

- …

- Tu comprends ? lui demandé-je en tournant ma bague pour attirer son attention sur elle.

- Est-ce… est-ce bien ce que je crois ? balbutie Bellatrix.

- Tu crois bien.

- Mais pourquoi ne l’as-tu pas fait revenir alors que tu le pourrais ? s’étonne-t-elle.

- Drago, répondis-je simplement en fixant la bague.

- Tu l’aimes, ne lutte pas contre tes sentiments. 

- M’inciterais-tu à détruire cette bague ? 

- S’il revient, il te séparera de lui. Après à toi de savoir si tu te sens capable de vivre sans ses yeux bleus qui se posent sur toi, sans ses bras qui te réconfortent et qui te calment. Pourrais-tu y arriver ? 

- …

- Je sais aussi qu’une part de toi veut qu’il revienne. Tu aurais moins de responsabilités, je comprends, tu as 18 ans c’est une grosse pression. Je ne sais pas si à ta place j’aurais réussi à faire tout ce que tu as accompli ! En deux mois, tu as mis le monde magique à tes pieds. Tu es brillante, tu as mérité ce qui t’arrive. Après à toi de voir ce que tu veux. »

Elle me prend Léo des bras et s’en va avec Matthew. Je leur jette un dernier regard avant de m’enfoncer dans la forêt pour réfléchir.

J’y passe cinq jours, seulement occupée à penser à ce dilemme, sans manger ni boire.

Au bout de ces cinq jours, j’ai pris ma décision. Je me jette un sort pour me remettre dans un état correct après ces cinq jours de privation, puis je transplane.

Je m’assoie sur le canapé vert, je l’attend, il entre enfin.

«  Hermione ? 

- M’aimes-tu vraiment ? lui demandé-je sans préambule.

- Oui bien sûr. Qu’as-tu m’as princesse ? » s’inquiète-il.

Il s’agenouille devant moi et pose sa tête sur mes genoux, je lui caresse les cheveux.

«  Oui je t’aime, tu es la seule personne qui compte à mes yeux. Je ne pourrais vivre sans toi, ajoute-il.

- Merci. 

- Tu es belle quand tu souris. 

- Serais-tu capable de te séparer de moi ? 

- Qu’as-tu ? Pourquoi ses questions ? Dis-moi ! me demande Drago, assez inquiet.

- Drago !

- Non, j’en mourrais si tu devais t’éloigner de moi, je t’ai attendue trop longtemps pour te perdre maintenant. »

Je l’embrasse doucement.

«  Et toi ?

- Chaque torture que je t’infligeais me faisait autant souffrir, mais c’est mon cœur qui souffrait le plus. Surtout quand je regarde Léo : je te vois toi. Le voir lui alors que je ne pouvais t’avoir me déchirait. En t’ayant près de moi, j’ai découvert une nouvelle façon de vivre, j’ai aussi découvert un nouveau sentiment insoupçonné. Notre première semaine ensemble à Poudlard était pour moi l’une des plus belles. 

- Je t’aime, Hermione. 

- Moi aussi… » me contenté-je de répondre.

Il affiche un air triste.

«  Pardonne-moi, mais je ne peux pas encore te le dire, m’excusé-je.

- Qu’est-ce qui te retient ? » s’enquiert-il.

J’enlève ma bague, pour la première fois depuis que Lord Voldemort me l’a donnée. Drago me regarde faire, sans quitter des yeux ma bague. Je fais apparaître l’épée de Gryffondor. Je pose la bague sur le rebord de la fenêtre.

«  Pardon. » lâché-je en fixant la bague.

Prenant l’épée avec les deux mains, je la brandis au-dessus de la bague et, d’un coup sec, je brise l’objet, qui explose avec un cri déchirant, d’outre-tombe. Je me retourne vers Drago, qui ne semble rien comprendre.

«  Ma plus belle preuve d’amour, lui dis-je une larme à l’œil.

- Je ne comprends pas….

- Si je te dis « horcruxe », ça te dit quelque chose ? 

- … Merlin, tu… Oh, Hermione !! »

Il vient me prendre dans ses bras et me fait tourner autour de lui, il m’embrasse.

«  Ce n’est pas parce que je ne te dis pas ces deux mots que je ne ressens rien pour toi, me justifié-je.

- Sans me prononcer ces mots, tu viens de me prouver de ton amour, cela me suffit.

- Embrasse-moi.

- Avec plaisir ma princesse. »

Il m’embrasse, j’ai un poids de moins sur le cœur. J’approfondis notre baiser.

«  Tu me fais visiter ta classe ? 

- Serait-ce une envie refoulée de jeune étudiante ? 

- Et oui, j’ai toujours rêvé de coucher avec mon professeur, mais malheureusement je n’ai jamais pu aller jusqu’au bout avec...

- Aller jusqu’au bout avec qui ? demande-t-il, circonspect.

- Devine.

- Il n’y a que R-… T’as failli couché avec Rogue ? s’exclame-t-il, choqué.

- Oui. 

- Il a de la chance d’être directeur sinon je lui aurais fait la peau, fulmine-t-il de colère.

- Tu es trop sexy quand t’es jaloux, ça m’excite… Mais dépêche-toi de me montrer ta classe parce que j’en peux plus. »

Il me prend la main et nous nous dirigeons vers sa classe. On croise quelques élèves qui s’inclinent devant moi, certaines en tremblant. Je souris méchamment.

Le pire, ce sont les Gryffondors mais c’est vrai que depuis qu’il y a des sélections pour rentrer à Poudlard, il y a moins de discrimination même si les Serpentards sont privilégiés.

Il ouvre la porte et me laisse entrer avant de la verrouiller. Je marche entre les différentes tables, mes doigts frôlent le bois. Il m’observe, amusé. Au fur et à mesure que je marche, je laisse tomber ma robe jusqu’à enlever mes sous-vêtements. Je fini par m’assoir à une table, au premier rang. Drago s’approche par-derrière, il me caresse les épaules. Je frissonne.

« Je vois que tu es toujours aussi studieuse.

- Professeur, je n’ai pas compris la dernière leçon. Voulez-vous me l’expliquer ? »

Il garde son sérieux, je me retourne vers lui, il me fixe. Je lui fais un sourire pervers, je tire sa chemise de son pantalon, je défais les deux derniers boutons, je commence à l’embrasser sous son nombril, ma langue s’y balade, mes dents effleurent sa peau. Il frémit. Une bosse se dessine légèrement plus bas. Je défais son pantalon et le baisse en même temps que son boxer. Je fais encore durer le plaisir avant de lui faire sa fellation. Il me remonte la tête et m’assoie sur la table, je m’allonge alors qu’il me pénètre sans trop de délicatesse mais j’aime ça. Je passe mes jambes autour de ses fesses pour qu’il accélère ses mouvements, ce qu’il fait…

Les mois passent, ils m’ont ramené les derniers résistants pour Noël. C’est Bella et Cissy qui me les ramènent, je ne peux vraiment compter que sur elle. Je les tortures des heures avant de les tuer. Nous faisons même une grande fête pour marquer cet événement.

« J’ai un cadeau pour toi mais pas ici Princesse. » vient me dire Drago.

Nous partons marcher dans le parc, malgré le froid et la neige.

« Que veux-tu ? 

- Tu es vraiment belle ce soir. 

- Drago, ne tourne pas autour du pot. »

Il se met devant moi m’obligeant à m’arrêter. Son regard me transperce. Il me caresse la joue.

« Je sais qu’on est jeune avec toute une vie au pouvoir, mais tu as deux enfants dont un qui est à moi, tu gouvernes le monde. Nous sommes proches mais je voudrais l’être encore plus… Non, laisse-moi finir s’il te plait, ajoute-il en me voyant ouvrir la bouche pour parler. Je t’aime, tu le sais, je te le dis tous les jours mais je voudrais le concrétiser. »

J’ouvre grand la bouche mais aucun son ne sort de ma bouche.

« Lady Hermione Voldemort, portant le nom moldu infâme de Granger, voudrais-tu le changer pour devenir Hermione Malefoy ? »

Je lui saute dans les bras mais un peu trop fort qu’on tombe par-terre et l’embrasse à pleine bouche.

« Tu ne m’as pas répondu ! dit Drago légèrement vexé

- OUI, oui je veux devenir Hermione Malefoy et je veux aussi faire d’autres descendants avec toi !! »

Il me ré-embrasse, on roulent plusieurs fois sans faire attention à ce qu’il y a autour de nous. On se cogne contre quatre pieds. On regarde qui est là. Deux têtes blondes nous regardent, souriants.

«  Je crois que sa réponse est oui, dit Lucius

- Félicitation Ma belle Hermione, rajoute Narcissa

- Merci mère. 

- Levez-vous, vous allez attraper froid. 

- Bien Monsieur le Ministre. » répondis-je, amusée

Il me tends sa main pour me relever alors que mon fiancée se relève seul, sa mère lui enlève la neige. Il sort un écrin de sa poche et me prends ma main. Il me passe la bague au doigt. Je l’embrasse.

Nous rentrons tous les quatre. Je mets en évidence ma bague. Mes proches nous félicitent, me félicitent.


 


Notre mariage est prévu en été. Nous somme en petit comité. C’est le Ministre de la Magie qui nous marie.

Je marche vers mon homme avec ma sublime robe, lui aussi est très sexy tout en noir. Le mariage est rapide, nous ne sommes pas pour ces chichis.

En revanche, pour la lune de miel c’est autre chose, nous partons quinze jours. Je ne voulais pas partir aussi longtemps mais mon mari a insisté, puis je ne veux pas laisser mes enfants seuls mais tout le monde me pousse à partir. A croire qu’il veulent que je parte ! Bella et Cissy gèrent mon trône avec Malicia qui reste avec elles. Comme ça je garde un œil sur mon royaume.

Nous partons au soleil, pendant quinze jours à consumer notre passion.

Nous sommes de retour, tout c’est bien passé, juste Potter qui est toujours à Azkaban fait des siennes.

J’embrasse mes enfants et je pars le voir. Je m’avance devant sa cellule. Il est dans un piteux état mais on peut voir dans ses yeux un lueur d’espoir. Je pénètre dans son esprit pour voir ce qui s’y cache.

« Sale conne, attend que je sorte et je te fais la peau, je rassemble les derniers résistants et le bien triomphera !! Je me ferai un malin plaisir à te torturer puis à te tuer toi et tes sales gosses !!! »

Je rigole, un rire dénué de joie, un rire diabolique. Il me fusille du regard.

« Ce n’est pas bien d’avoir des pensées aussi méchantes, mon cher Potter, n’oublie pas que tu es un gentil petit garçon, lancé-je avec une voix de petite fille

- JE NE SUIS PAS GENTIL !!! hurle Potter s’accrochant aux barreaux.

- Ce n’est pas parce que tu as tué une seule fois et que tu veux t’en prendre à mes enfants que tu es une personne méchante. Après tout, tu es le gentil Potter.

- Va te faire mettre, GRANGER ! »

Au lieu de lui jeter un Doloris, je lui colle les mains aux barreaux d’un bref sortilège.

«  C’est tout ce que tu as en rayon ? Tu te ramollis GRANGER !! » dit Potter moqueur

Je fais un sourire typique de mon chéri.

«  Tu peux prononcer le nom Granger mais si tu comptes m’atteindre avec, c’est loupé. Plus personne dans le monde porte ce nom, lâché-je, amusée.

- Le pouvoir te rend folle… annonce Potter

- Et l’enfermement te rend inculte, rétorqué-je.

- …

-Tu as vraiment les mains douces, Potter, dis-je en caressant sa main gauche.

- Qui est le malheureux que tu as forcé ? me demande-t-il en apercevant ma bague de mariage.

- C’est moi, fait une voix derrière nous, et pour ta gouverne Potter, je suis heureux avec elle.

- Malefoy… Le couple parfait. Parfaitement immonde. 

- Tes compliment me vont droit au cœur ! me moqué-je.

- Sale pute ! 

- Ma princesse, il m’ennuie… me dit Drago en m’embrassant dans le cou.

- J’ai presque fini. »

Drago continue de m’embrasser, ses mains se baladent sur mon corps.

«  Pitié je suis encore la ! » grimace Potter.

Drago arrête, je pousse un grognement de mécontentement.

«  Princesse Malefoy, puis-je ? 

- Moi d’abord ! 

- Allez ! S’il te plait ! demande Drago avec une petite voix.

- Non, répondis-je avec un baiser dans le cou.

- Je ne le tuerai pas ! Promis ! 

- Et je ne suis pas un JOUET !!!  hurle Potter

- SI !! » s’exclame-t-on en chœur.

On rigole.

«  Laisse-moi m’amuser, me supplie Drago.

- Si je commence tu pourras faire de moi tout ce que tu veux. 

- Tout ? 

- Tout… dis-je souriante

- Amuse-toi, Princesse. 

- Vous êtes répugnants ! crache Potter.

- La ferme le puceau ! »

J’embrasse mon mari et lui mord gentiment la lèvre. Je rigole méchamment avant de jeter un sort sur les barreaux pour qu’ils se mettent à chauffer. Potter hurle de douleur, toujours incapable d’ôter ses mains.

«  As-tu mal Potter ? » demande Drago moqueur.

J’arrête quand ses mains fument et je les lui libère.

«  Je te l’accorde, pour t’astiquer le manche, ça sera moins pratique dans les jours qui viennent, mais tu pourras toujours demander aux détraqueurs, ils se feront un plaisir ! »

Il crache au sol.

«  Amuse toi.

- Merci ma Princesse. »

Drago s’amuse un peu avec lui. Je lui murmure quelque chose à l’oreille ce qui fait arrêter sa torture et me regarde avec envie.

Nous partons puis nous transplanons au manoir, dans notre chambre, d’un coup de baguette il m’arrache ma robe.

« C’était ma robé préférée ! » me plaignis-je, amusée par l’envie de mon mari.

Il s’approche de moi avec un sourire pervers et une grande envie dans ses yeux, il me plaque sans trop de délicatesse contre le mur, il m’embrasse avec fougue alors que je lui arrache sa chemise avec mes mains pendants que mes pouvoirs enlèvent son pantalon. J’enroule mes jambes autour de ses fesses musclés, il nous allonge sur le lit. Ses douces lèvres embrassent toutes les parties de mon corps, mon excitation ainsi que la sienne monte à chaque seconde. Il arrache mes sous-vêtements, tout en embrassant ma poitrine nue. Il entre ses doigts dans mon vagin. Je crie de plaisir. J’en peux plus de ne rien faire, je pose mes mains sur ses épaules pour me retrouver dessus mais sentant ce que je veux faire il me prend les poignets et les colles sur le matelas.

«  N’oublie pas ce que tu as dit. Je fais ce que je veux de toi ! »

Je me contente de grogner pour répondre ce qui l’amuse beaucoup, il me fait encore attendre.

«  Drago ! J’en peux plus !! le supplié-je.

- Je sais. A quatre pattes ! ordonne-t-il, amusé.

- Pardon ? 

- Ma princesse. ..

-Oh ça va !!! » grogné-je en le poussant.

Je m’exécute tout en bougonnant, il rigole.

«  Tu vas me le payer Drago Lucius Malefoy !!

- Moi aussi je t’aime ! »

Il se place derrière moi sans me pénétrer, ses mains se baladent sur mon dos, il finit enfin par me pénétrer. Au début je n’apprécie pas trop mais je fini par m’y faire et j’apprécie même.

Il s’allonge à côté de moi qui suit sur le ventre.

«  C’était pas si terrible ? 

- Mmmhhh…

- Tu ne l’avoueras jamais ?

- Non. 

- C’est pour ton caractère que je t’aime. »

Il m’embrasse sur la joue

Je me contente de lui sourire et de poser ma tête sur son torse. Je fais des dessins avec mon index.

«  Toi tu veux quelque chose ? 

Je veux une fille.  Je tourne la tête vers lui.

- Quoi ? 

- C’est vrai ! J’adore mes fils, mais une présence féminine me manque… ajouté-je en m’asseyant.

- Tu as Bella et mère, rétorque-t-il.

- Si tu ne veux pas la faire avec moi, j’irai trouver quelqu’un d’autre !! »

Je me lève et me dirige vers la porte.

J’ouvre la porte mais Drago qui s’est levé la referme et se place devant moi.

«  Je ne veux pas qu’un autre homme te touche. 

- Pousse toi !  ordonné-je

- Non ! 

- Fais-moi au bébé ! 

- C’est du chantage ! 

- Oui. Soit tu te pousses, soit tu me fais un bébé !!! insisté-je, capricieuse.

- NON !!!

- TU M’ENERVES !!!!

- TOI AUSSI !!! »

Je vais pour pousser Drago sans magie mais il a plus de force que moi donc il ne bouge pas, ce qui m’énerve un peu plus. Il passe ses deux bras autour de moi et me plaque contre lui.

«  LÂCHE-MOI !!

- Non. 

- Alors fais-moi un bébé !!! 

- Non. 

- Pourquoi ? demandé-je tristement

- …

- Pourquoi Drago ? Pourquoi tu ne veux pas ?

- Tu as beaucoup de responsabilités, et puis nous n’aurons pas le temps de nous en occuper... Et toi ? Pourquoi en veux-tu ?

- Pour ne pas refaire les même erreurs que mes parents. Je ne veux pas la trahir comme eux m’ont trahie. Je veux pouvoir lui apprendre à jouer avec les hommes comme moi je l’ai fait. Je veux …. Je veux…. Je veux juste ressentir cette présence en moi, je veux sentir ses premiers coup de pieds, je veux voir ses sourires, Je veux tous simplement un autre enfant avec toi. » énuméré-je tristement

Je me rend compte que je pleure. Il me sert dans ses bras.

«  D’accord, dit-il dans un murmure

- Merci Drago. »


A suivre...

Epilogue

Beta Anelo7

EPILOGUE

PDV HERMIONE

Les années ont passé, je domine toujours le monde.

Je suis toujours mariée à l’homme le plus génial de la terre : Drago Lucius Malfoy. J’ai trois magnifiques enfants : Matthew qui a maintenant onze ans, Léo qui, du haut de ses sept ans, a bien grandi et enfin ma petite princesse qui a fait craqué son père au premier regard, Devon qui a cinq ans. Elle aussi est blonde avec des yeux bleus.

Quant à moi, je n’ai encore jamais dit les deux mots que Drago attend depuis si longtemps…

Le monde magique est sous ma domination complète, plus personne n’ose s’attaquer à moi. Les seuls survivants du côté du bien sont Potter et Weasley fille, mais il ne lui reste plus longtemps à vivre. C’est devenu le jouet préféré de mes enfants et vu que je les ai bien éduqués, ils vont la tuer sous les yeux de Potter.

Nous sommes à Azkaban. Je sors la fille de sa cellule et la jette devant celle de Potter.

« Un dernier baiser ? dis-je moqueuse.

- Sale garce !!! crache Potter.

- ENDOLORIS !!! hurle mon Matthew.

- Ne parle pas à notre mère ainsi !! renchérit Léo.

- Vouaiiiis !!!! »

Ma petite Devon en rajoute une couche. Drago rigole et embrasse sa fille sur le front.

« Léo et Matthew, ensemble.

- D’accord. Un… deux… trois… AVADA KEDAVRA !! »

Devon applaudit de ses petites mains ses deux frères, pendant que le corps sans vie de la rousse tombe mollement sur le sol. Nous partons alors que Potter pleure sur le corps de la fille.

Une semaine est passé depuis la mort de la rousse. Des Mangemorts sont venus m’annoncer une nouvelle inquiétante…

«  JE VOUS DEMANDE PARDON ?? hurlé-je, hors de moi

- N-…nous… nous sommes désolés Lady, balbutient-ils en se recroquevillant pour échapper à ma fureur.

- VOUS POUVEZ L’ÊTRE !!! COMMENT AVEZ-VOUS PU LE LAISEZ S’ECHAPPER !! VOUS ETIEZ SIX DETRAQUEURS ET DEUX MANGEMORTS POUR LE SURVEILLER !! ET VOUS L’AVEZ LAISSE PARTIR ?!... »

Je respire profondément pour tenter de me calmer, de me maîtriser, mais je fulmine.

« Vous n’êtes qu’une bande d’incompétents et de crétins ! HORS DE MA VUE !! ALLEZ ME LE RETROUVER !! »

Ils sortent de la pièce, je suis furieuse, je ne l’ai pas été depuis très longtemps. Je fais les 100 pas dans ma salle. Malicia monte sur mon épaule et frotte sa tête contre ma joue.

« Oui ma douce, je sais, personne ne peux nous atteindre. »

On frappe à la porte.

« ENTREZ !!!

- Je te dérange ? me demande mon fils ainé, timidement.

- Non mon diable tu ne me dérange jamais, le rassuré-je.

- Quand allons-nous au Chemin de Traverse pour mes fournitures scolaires ?

- Je ne sais pas mon diable.

- Si tu veux je peux y aller avec Père et tonton Drago ? »

Je ne lui réponds pas, j’entends dans ma tête la phrase de Potter : je me ferai un malin plaisir à te torturer puis à te tuer toi et tes sales gosses !!!

Cette phrase résonne dans la tête. J’ai peur pour mes enfants…

« Maman, ça va ? me demande Matthew, inquiet de mon silence.

- Oui oui. Nous irons demain.

- Bien maman.

Il se dirige vers la porte.

«  Ne t’en fais pas pour Potter. Il ne me fait pas peur, ajoute-il en se retournant vers moi.

- C’est ça le problème… » soufflé-je pour moi-même.

J’esquisse un sourire. Mon fils est vraiment intelligent.

Le lendemain nous partons avec quelques Mangemorts sur le Chemin de Traverse, je ne suis pas rassurée. Léo me tient ma main.

« Maman, pourquoi t’es inquiète ? me demande Léo.

- Pour rien mon cœur, un petit problème.

Matthew, tout excité, court partout mais je le rappelle près de moi.

- Mais maman...

- Fait ce que ta mère te dit !

- Bien tonton Drago ! »

Il m’embrasse sur la joue et reste tranquille près de nous. Nous avons fini les achats pour Matthew, on se dirige vers la place pour rentrer.

Soudain, j’entend des bruits de protestation. Un homme cagoulé se tient en face de nous.

« C’est lui. Restez avec Drago. » déclare-t-il.

L’homme enlève sa capuche et me fixe. Plus personne ne parle. Je m’avance, mes Mangemorts me suivent. Léo s’approche de son père et Matthew aussi. Je fais un signe de mains pour qu’ils restent où ils sont.

Plus personne ne parle, on peut entendre une mouche voler. La foule a fait un cercle autour de nous. Je m’avance, lui aussi.

« Toute la petite famille réunie ! Comme c’est mignon ! » lâche Potter, moqueur.

- Je vois que tu as suivi les traces de ton traître de parrain, tu vas finir comme lui, le provoqué-je.

- Tu iras rejoindre ton cher maître avant que j’aille le rejoindre. » rétorque-t-il.

Je fais un signe pour qu’il sorte sa baguette, j’en fais autant.

Il lance le premier sort mais pas sur moi, sur mes enfants. Drago le repousse. Jusqu’à présent je n’étais pas énervée mais là je suis très en colère, il le voit dans mes yeux et se crispe un quart de seconde.

Je lui jette un doloris. Il s’écroule au sol. Je ne le fais pas durer trop longtemps. Il se relève et m’expulse dix mètres plus loin. Je vais pour me relever mais il me jette à son tour un Doloris. Il y met toute sa colère, accumulée depuis toutes ces années. Je hurle de douleur.

Il arrête pensant que j’en peux plus mais il oublie qui il a en face de lui. Je prends mon temps pour me relever alors que lui rigole diaboliquement, persuadé de m’avoir vaincue. Mes mèches de cheveux cachent mon sourire diabolique et les éclairs dans mes yeux. Je resserre mes doigts sur ma baguette.

Avec un sort informulé je jette un sortilège de magie noire à mon adversaire, il crie de douleur alors que du sang gicle de tous son corps et imbibe ses vêtements. C’est comme si un milliers de lames de rasoir le transpercent de toutes parts. J’arrête alors qu’il pose les deux genoux au sol. Je m’approche de lui.

« Tu ne rigole plus ? me moqué-je.

- Salope ! Je vais te tuer et leur rendre leur liberté ! » s’insurge-t-il, plein d’assurance.

Il crache au sol, d’un geste désinvolte de la main je l’envoie à plusieurs mètres. C’est à mon tour de rigoler mais il se relève et m’expulse violement au sol, je ne me relève pas, ayant frappé ma tête contre le sol, j’en suis incapable. Il s’approche de moi et me menace, il est prêt à me tuer. J’attends son sort mais à la place j’entends un raclement de gorge.

Je lève la tête et je vois que ceux qui assistaient au conflit ont sorti leurs baguettes et menacent Potter, suivant l’exemple de Drago. C’est lui qui s’est raclé la gorge.

Potter est perdu. J’en profite pour lui jeter un Doloris, il crie, les gens m’applaudissent.

« Contemple mon œuvre Potter ! Tout le monde m’aime. Personne ne veut que tu reprennes le pouvoir. Je leur ai tout donné. Pourquoi voudrait-il que tu leur reprennes ? »

Je rigole diaboliquement.

« Tu es perdu Potter, quoi qu’il arrive tu perds. Si tu me tues, ils te tuent. Et sinon, ce sera moi qui te tueras. Donc quoi qu’il arrive tu MEURS.

- Si je meurs tu viens avec moi !

- C’est-ce qu’on verra. AVADA KEDAVRA !! »

Une lumière verte jaillit de ma baguette pour foncer droit sur Potter, qui meurt sur le coup. Tout le monde pousse des cris de joie. Je retourne vers mon mari.

« Ça va, ma princesse ? » me demande mon mari.

Hermione s’approche doucement de Drago.

« Je t’aime. » lui dis-je pour la première fois.

Il fait un sourire éclatant, Matthew prend sa sœur dans ses bras. Il pose ses mains sur mes joues avant de m’embrasser à pleine bouche.

« Toi et moi, pour toujours. Je t’aime. »

Comme quoi, le véritable amour arrive à affaiblir les cœurs les plus durs.


FIN


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Date de dernière mise à jour : 23/04/2020

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Commentaires

  • Maeva
    • 1. Maeva Le 29/10/2019
    Je suis fan de cette fic, ça change vraiment de tout ce que l'on peut lire. J'adore vraiment ta façon de montrer un autre point de vue sur certains personnages tel que Bellatrix(que j'adore dans ta fic). Hâte de pouvoir lire ta prochaine fic.
  • NyreaPower
    • 2. NyreaPower Le 17/09/2015
    WOW !!!!!!!!! Comment j'ai trop kiffé !!!!! Elle est trop trop géniale !!!!
  • Séréna
    • 3. Séréna Le 14/07/2015
    J'adore quand Hermione est du côté méchant ! C'est tellement plus passionnant que lorsqu'ils sont préfets... Si tu refais une autre fiction, soit sûr que je la lirai !
  • HeadGirlHotChick
    • 4. HeadGirlHotChick Le 22/07/2013
    WOAH! Je dois avouer que j'ai adoré ton histoire. D'habitude dans ce genre là, le bien triomphe toujours alors qu'ici c'est tout le contraire et c'est exactement ce que je recherchais

    J'adore la fin d'ailleurs :)
    Il faudrait plus d'enfants à la fratrie Malefoy !
  • hp-drago
    • 5. hp-drago Le 19/03/2013
    coucou Amy
    Merci d'avoir relu mon histoire, j'avais lu beaucoup d'histoire ou c'était souvent Drago qui allait du coté du bien ou même quand Hermione était du coté du mal ça finissait ou elle retournait du "bon" coté (je ne critique pas les histoires) mais je voulais faire une histoire ou elle était vilaine jusqu' au bout !

    je suis contente que tu ais aimé mon histoire.

    xoxo
  • Amy'
    • 6. Amy' Le 18/03/2013
    J'adore quand Hermione est du côté du mal. ça change vraiment l'histoire de base et ce n'est pas qu'une copie de l'originale avec un détail ou deux de changé.
    J'avais déjà li ton histoire sur fanfiction mais je suis heureuse d'être retombée dessus. Elle est vraiment génial !
    Bonne continuation dans ton écriture.
    Amy'
  • Solène
    Même quand elle est du côté du mal, Hermione reste elle-même. Malgré tout, elle a des sentiments pour Drago et ses enfants. J'adore ce que tu arrives à faire. Je ne sais pas où tu vas chercher toutes ses idées mais bravo !!!!
  • angel1196
    • 8. angel1196 Le 30/01/2013
    j'adore , ta fanfiction est vraiment super
  • Cam-cam
    • 9. Cam-cam Le 22/12/2012
    J'adore ton histoire ! Ça doit être la 5ème fois que je la relis, je prends toujours autant de plaisir. Mise à part quelques petites fautes d'orthographes par ci par là, elle est P.A.R.F.A.I.T.E !
  • Lulu
    • 10. Lulu Le 22/06/2012
    J'adore. Comment on fait pour lire la suite ? Bonne continuation.
  • Leensha12
    • 11. Leensha12 Le 21/06/2012
    Comment on faire pour lire la suite.
    Merci
  • lila
    • 12. lila Le 13/06/2012
    j'adore !!!

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