Doutes et confusion 2

Le combat des reines

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Chapitre 27: le combat des Reines.

Cela faisait maintenant presque trois mois que nous étions réunis pour nous entraîner sous la direction de Jasper, Rosalie et Santiago. Ayant personnellement été entrainée par nos maîtres d'armes, je passais le plus clair de mes entrainements avec Jasper. De plus il était le seul qui pouvait me donner plus de fil à retordre. J'avais même des difficultés à le battre ou même à résister à ses assauts lorsque nous étions très concentrés sur le combat qui nous opposait. Enfin dit comme cela on aurait pu croire que nous étions en conflit, hors il s'avérait que notre entente avec Jasper était au beau fixe. Nous nous entendions à merveille et je ne pense pas que cela était dû à son pouvoir. Il y avait une vraie complicité entre nous, pas comme celle que je partageais avec mon compagnon, mais plus comme celle qui me liait à Rosalie.

Par contre je devais admettre que sa relation avec Alice ou même avec Edward me surprenait car je trouvais qu'il y avait une certaine distance entre eux de par ce que j'avais pu constater. Pas tant avec Edward mais avec Alice cela ne faisait aucuns doutes. Il y avait de l'eau dans le gaz et j'avais l'impression que Jasper maintenait volontairement cette tension entre eux. J'avais essayé de lui en parler, en tout cas lui faire comprendre que je n'étais pas fermée à une discussion plus personnelle le jour où il en aurait besoin. Il m'avait remercié, mais je crois qu'il était bien trop réservé pour se livrer sur un sujet si personnel.

De ce que je savais de par Démétri c'était qu'il partageait toujours les mêmes appartements avec sa compagne même s'il passait le plus clair de son temps libre avec mes gardes et sa sœur principalement. Je voyais de la peine dans les yeux d'Esmée lorsque je la croisais car cette distance qu'il mettait avec sa femme pesait sur le reste de sa famille.

Démétri de par ce qu'il entendait m'avait informée que la situation dans le couple était pratiquement tabou et que personne ne voulait en parler au château justement à cause de sa faculté à entendre tout ce qu'il se passait dans nos murs.

Par contre je devais avouer que ses méthodes d'entrainements étaient d'une efficacité remarquable. Je les avais déjà expérimentées lors de la mission concernant Victoria, mais il n'avait pas poussé son expérience de guerrier aussi loin la dernière fois. Et j'étais celle qui bénéficiait de cette prérogative de par mon statut, Démétri également.

Je supposais également qu'il savait que nous étions en couple dans l'intimité. De toute façon il avait su que nous étions compagnons dès notre première rencontre. Cela ne me dérangeait pas et je lui faisais confiance pour garder le secret, même envers son frère.

Edward avait tenté de se rapprocher de moi à quelques reprises mais les interventions systématiques de chacun de mes gardes et celles plus musclées de Démétri étaient enfin arrivées à bout de son obsession pour moi. Et de nouveau il se promenait au bras de sa blonde peroxydée. Ce qui en soit était une bonne chose au moins lui me laisserait tranquille et elle arrêterait de me dévisager avec ce regard de merlan frit à chaque fois qu'elle me croisait.

J'étais présentement dans les appartements de Démétri, qui étaient officieusement les nôtres puisque je ne voulais pas qu'il emménage dans ceux que j'avais partagés avec Caïus. J'allais m'y réfugier quand Alec ou Rose venaient relever Démétri lorsqu'il devait aller se nourrir ou encore disposer d'un peu de temps pour lui. Bien que dans ce dernier cas il était plus souvent avec moi même durant son « temps de repos ». Mais j'avais également besoin de cet endroit pour venir réfléchir en toute sérénité car il me fallait un moment de solitude de temps à autre. Et heureusement Démétri comprenait bien cela. Donc mes appartements étaient toujours mon cocon, celui que je rejoignais pour réfléchir, faire le point ou seulement lorsque j'avais besoin de quelques instants de solitudes.

Nous venions de faire l'amour et je pouvais affirmer que rien n'était plus merveilleux que ces moments-là. Celui juste après avoir m'être unie et avoir atteint l'orgasme avec mon compagnon. Ce moment où Démétri me prenait dans ses bras pour un instant de pure tendresse. J'étais sereine, entière, heureuse et comblée et rien n'avait plus de sens que ça dans ma vie.

-Merde ! s'exclama-t-il.

-Qu'est ce qu'il y a? lui demandai-je.

-Jasper arrive. Il commence à m'agacer à toujours être autour de toi tel un satellite en orbite autour de sa planète, grogna-t-il de mécontentement.

-Tu ne vas pas me dire que tu es jaloux du Major?

-Il a une compagne qu'il s'en occupe au lieu de venir tourner autour de toi!

-Il ne me tourne pas autour Démétri, répliquai-je en me relevant pour m'habiller. Et de plus tu n'as vraiment aucuns soucis à te faire, tu es mon compagnon et il est parfaitement au courant de ça.

-Je sais mais ça m'agace qu'ils soient tous attirés par toi. Les autres n'ont pas ce genre de soucis avec leurs compagnes. Même Alec est plus tranquille avec Rosalie que je ne le suis avec toi.

-Qu'est ce que ça veut dire? répliquai-je contrariée.

-Certainement pas ce que tu as compris apparemment, répondit-il en se levant et s'habillant à son tour. Rosalie est une très belle femme et malgré sa beauté elle n'attire pas autant les mâles que toi. De plus tu n'attires pas les plus faciles à remettre en place. Et je dois admettre que j'ai de plus en plus de mal à ne pas te revendiquer officiellement pour qu'ils arrêtent tous de fanfaronner.

-Je ne vois pas ce que cela a avoir avec Jasper?

-Il passe plus de temps avec toi qu'avec les propres membres de sa famille. Et de plus je trouve qu'il s'implique un peu trop dans notre système interne et principalement dans ton protocole de sécurité.

-Je pensais au contraire que c'était bien que tu aies une aide telle que la sienne. Avoir le Major à nos côtés pour assurer ma protection est une bonne chose non?

-Ce qui me dérange c'est que nous n'avons plus ces moments que l'on prenait tous les deux après tes chasses. Tout ça parce que justement il t'accompagne lors de tes repas vu que vous partagez le même mode alimentaire. Tous tes gardes et moi également devons rester à distance pendant que tu chasses. Je n'ai le droit de t'approcher qu'après que tu te sois nourrie. Et je n'aime pas ce privilège qu'il a en plus par rapport à moi.

-Tu es sérieux? Demandai-je surprise.

-Bien sûr! Tu as tous les privilèges me concernant. Et bien que je sache que je ne peux pas tout avoir pour le moment, il y a ce point précis que je ne pourrais jamais avoir puisque tu refuses de me laisser t'approcher dans ces moments-là. Mais lui, tu l'acceptes et j'ai du mal avec ça.

-Démétri je t'ai toujours demandé de me laisser cet espace pour ne pas te dégoûter. Et toi plus qu'aucun autre dans le sens où ton odorat est plus sensible que le notre. L'odeur des animaux est difficile à supporter au départ lorsque l'on n'est pas habitué. Je ne voulais tout simplement pas t'imposer mon régime et les contraintes qui y sont liées.

-Je m'en suis douté. C'est juste qu'après ce que l'on a vécu tous les deux, le fait de devoir m'effacer au profit d'un autre réveille mes vieux démons qui ne sont pas si vieux que ça.

-Je comprends. Écoute je vais voir ce que je peux faire pour ça. Mais je ne tiens pas particulièrement à éloigner Jasper. Je l'aime beaucoup et je t'avoue que cela m'ennuierait de devoir lui demander de prendre de la distance, car j'apprécie sa compagnie comme son soutient.

-Je ferais un effort pour museler ma jalousie. Mais laisse-moi au moins retrouver nos anciennes habitudes après tes chasses. Ca me manque même si je peux être proche de toi en privé. J'aimais ces moments-là.

-Je pense que c'est un bon compromis, acquiesçai-je en l'embrassant.

-On arrive. Attends-nous en bas, déclara mon traqueur au Major. Il me serra une dernière fois contre lui puis nous partîmes rejoindre celui qui devenait avec plus de certitude mon ami. Le premier et unique ami que j'avais pour le moment à l'extérieur de notre château.

-Désolé de vous déranger, nous salua-t-il en premier lieu.

-Qu'est ce qu'il se passe Jasper? Lui demandai-je en faisant un sourire compatissant car je supposais qu'il venait d'entendre au moins une partie de notre conversation.

-Je voulais t'informer que nos recrues volontaires commencent à s'impatienter. Je pense que si nous attendons beaucoup plus longtemps avant de mener cette mission, nous risquons de perdre certains de nos alliers.

-Je vois. Je crois qu'il va être temps de lancer l'opération. Peux-tu nous rejoindre avec ton épouse et votre famille dans les appartements d'Aro. Je pense qu'il va falloir que nous mettions en place le plan tactique.

-Oui je pense que physiquement nous ne pourrons rien de plus avec les éléments que nous avons.

-Bien rejoins-nous avec les tiens dans les appartements d'Aro. Attention seulement les Cullen pas de Denali.

-Oui j'avais saisi la nuance, répondit-il. À tout de suite, nous lança-t-il en partant.

-Vous pensez que nous sommes prêts? Demanda Démétri de nouveau en mode garde, ce qui faisait qu'il repassait au vouvoiement lorsque nous étions à l'extérieur de notre tour.

-Je l'espère. Mais d'après ce que nous a dit Jasper, on ne pourra pas mieux les préparer et je me fie à son jugement.

-Les maîtres sont en salle d'audience avec quelques uns de nos invités, me prévint mon traqueur.

-Très bien allons les chercher. Nous arrivâmes en salle d'audience et effectivement Aro, Marcus et Sulpicia se trouvaient en compagnie de leurs amis Russes.

-Bonjour Isabella, me salua Matvey.

-Bonjour à vous tous, les saluai-je à mon tour. Depuis mon sacre plus aucun d'eux ne m'appelaient Bella.

Je les suspectais même de me craindre un peu plus depuis qu'ils avaient appris de quoi j'étais capable. Cela ne me dérangeait aucunement, ils étaient les amis d'Aro et Sulpicia, pas les miens. Mais de par la dette qu'ils me devaient tous pour les avoir épargnés la fois où leur fils avait tenté d'abuser de moi avec son pouvoir, enfin par la force puisque son pouvoir n'avait pas d'emprise sur moi, ils étaient plus ou moins obligés d'accepter de nous offrir l'aide qu'on leur réclamait. Ce qui tacitement revenait à dire que nous effacerions l'offense une fois que cette mission serait achevée. Aro avait d'ailleurs eut recours à beaucoup de services de ce genre pour réunir des bras.

Nous étions environ une trentaine de vampires dont seulement une dizaine de notre garde. Eléazar et Carmen avaient bien travaillé et nous envoyaient régulièrement quelques vampires, mais plus d'humains je devais l'avouer. Certains étaient même en cours de transformation actuellement et d'autres étaient prévus dans le courant de la semaine. Bien évidemment aucun de ceux-là ne viendraient avec nous. Ils resteraient au château sous la gestion d'Alec principalement. Cependant il restait encore quelques recrues à trouver mais avec les nouveaux dans nos murs, Aro et Marcus avaient le temps de voir venir et de pouvoir se retourner si les choses tournaient mal pour moi. Bien que je pensais que l'issu de ce combat nous serait favorable, car il était évident qu'il y aurait un combat, je n'étais pas sûre de pouvoir en ressortir vivante.

De plus, depuis que ma vie avait repris un sens je n'arrivais plus à canaliser ma colère pour faire sortir mon démon, car même lui s'était apaisé. J'avais acquis beaucoup plus de technique c'était un fait mais je n'étais pas sûre que face à Maria et son armée cela soit suffisant. Je gardais cependant mes craintes pour moi car Démétri était assez anxieux de cela et je ne voulais pas que lui risque sa vie s'il savait que je ne me sentais plus vraiment à la hauteur d'une telle mission. En fait ce n'était pas que je n'étais plus à la hauteur c'était que contrairement à quelques semaines en arrière, j'avais conscience que j'avais beaucoup à perdre dans cette histoire. Et je ne parlais pas de mon honneur, de mon orgueil ou même de notre pouvoir, non je parlais de Démétri. Je risquais de perde mon compagnon et c'était ce qui me terrifiait le plus. J'avais perdu Caïus et je ne pensais pas m'en remettre. Mais si je venais à perdre Démétri il était évident que je n'y survivrai pas et que je laisserai Maria ou n'importe qui d'autre en terminer avec moi.

Je pris place sur mon trône chassant ces sombres pensées loin au fond de mon crâne.

-Isabella? M'appela Aro en tendant sa main vers moi. Je n'aimais pas vraiment lorsqu'il faisait ça et qu'il y avait un vampire avec un pouvoir psychique dans les environs mais je pense qu'ils avaient assez peur de la présence d'Alec et Démétri, en particulier Yulan. Mon compagnon ne cessait de le fusiller du regard. Je pris la main de mon frère de régence et ôtais mon bouclier pour lui faire part en toute discrétion de ce que Jasper m'avait informée et de ma décision concernant un entretient dans ses appartements pour justement prévenir d'éventuelles fuites. Je dois dire que j'étais devenue quelque peu méfiante à la limite de devenir paranoïaque. Je n'avais confiance qu'en très peu de gens et ceux-là se situaient dans mon entourage le plus proche. Je n'avais pas forcément beaucoup plus confiance en ce qui concernait les Cullen mais je savais du fait qu'Aro les ait touchés qu'ils n'avaient aucun lien avec Stephan ou ce qui m'était arrivée précédemment lors des deux tentatives d'enlèvements. Et puis même avec les tensions qu'il y avait entre les Cullen et Jasper je lui faisais confiance à lui et lui leur faisait confiance à eux, donc je me pliais à l'avis général.

-Bien, déclara Aro après avoir pris connaissance de ce que j'avais en tête. Matvey je dois mettre fin à notre charmante entrevue car nous devons régler certaines affaires urgentes. Nous nous reverrons bientôt. En attendant vous pouvez aller faire un tour dans les geôles du château, je pense que vous avez besoin de vous restaurer car j'aimerais éviter un dérapage avec les nouvelles recrues encore humaines, déclara-t-il.

-Très bien nous allons aller nous sustenter. Merci pour de nous avoir accordé un peu de ton temps. Il y avait longtemps que nous n'avions pu discuter de la sorte.

-Oui cela a été un vrai plaisir. Bien nous vous laissons, tu connais le chemin. Tu n'auras qu'à dire aux gardes que vous venez de ma part. L'un d'eux a le don de détecter les mensonges ils vous laisseront passer sans problèmes.

-Encore merci, réitéra Lidyia alors qu'ils partaient tous en direction des geôles du château.

-C'est quoi cette affaire importante? Demanda Marcus.

-Je pense qu'il serait mieux d'en discuter en privé, intervins-je. Aro hocha la tête pour acquiescer et Marcus soupira en même temps qu'il se leva.

Il était d'une patience à toute épreuve mais il avait un peu de mal avec ma paranoïa. Il disait que je devenais aussi soupçonneuse que l'était Caïus ce qui en soit était pour moi un compliment.

Nous arrivâmes les premiers aux appartements royaux. J'eus le temps d'expliquer à Marcus ce que Jasper m'avait révélée et la requête que j'avais exprimé juste avant que les Cullen n'arrivent au grand complet.

Bien évidemment de par l'arrivée de tous, Sulpicia aidée de Démétri et Alec disposèrent d'autres fauteuils, sièges et chaises pour qu'ils puissent s'installer en face de nous. Afin de respecter cette hiérarchie que nous devions maintenir même avec « des amis », Démétri se plaça juste derrière moi à coté de Sulpicia. Cette dernière était derrière son époux et avait, comme à son accoutumé, mis ses mains sur ses épaules. Il semblerait que mon frère soit sensible à ce genre d'attention venant de son épouse. Alec se trouvait de l'autre côté de Sulpicia juste derrière Marcus. Nous étions tous les trois installés dans un canapé offrant une unité qui nous était devenue coutumière maintenant.

-Installez-vous, accueillit Aro en leur désignant les sièges qui venaient d'être disposés à leur attention.

-Merci Aro, déclara Carlisle en offrant le premier siège à sa compagne. Chacun pris place plus ou moins en silence. Seul Jasper était resté debout et qui plus est entre nos deux parties. Ce qui était étrange, car c'était comme s'il ne se considérait pas de leur famille ni de la notre non plus. Comme s'il était un pion ou plutôt une âme solitaire, telle était la sensation que je ressentais. Il était à proximité de moi entre nos deux familles, je lui adressais un sourire. Il avait très certainement dû suivre mon chemin émotionnel car je reçus une sensation de certitude. Je n'en comprenais pas vraiment la signification mais comme toujours je me fiais à lui. Si lui gérait ça alors ça allait pour moi, dans le cas contraire j'espérais qu'il vienne en parler. Si ce n'était à moi au moins à Rosalie ou encore à Alec avec qui il avait l'air de s'entendre plutôt bien tout comme avec Félix d'ailleurs.

-Je vous ai demandé de venir car le Major m'a fait part de l'état général de nos troupes. Et apparemment l'impatience et l'incertitude commencent à gagner nos rangs. Je pense qu'il va falloir organiser notre expédition sans tarder, commençais-je sans prendre de détours.

-Sommes-nous prêt pour cela? Demanda Edward.

-D'après Jasper nous ne pourrons pas tirer meilleur parti de nos recrues, donc je pense que oui nous le sommes, acquiesçai-je me positionnant ouvertement à l'avis du Major.

-Et comment allons nous procéder? Demanda Carlisle. Une trentaine de vampires ça ne passe pas inaperçu. Maria va savoir que nous arrivons.

-En fait je pense qu'il va falloir créer plusieurs groupes, intervint Jasper. J'y ai pensé longuement. Connaissant Maria elle aura fait placer des soldats sur tous les aéroports privés des alentours de Houston, là où elle se situe. Je pense qu'il faudrait envoyer quelques groupes par les aéroports à grande affluence car de par l'instabilité de ses soldats et le fait qu'elle sait que vous n'avez pas besoin d'un grand nombre de vampires pour venir l'affronter avec Alec dans vos rangs, elle ne se méfiera pas de ces endroits-là. Elle pense que vous êtes trop axés sur vos lois pour vous faire remarquer, donc elle est persuadée que vous utiliserez vos jets privés pour vous déplacer plus librement et en toute discrétion.

-Tu nous conseilles donc de prendre les transports de grandes lignes? Demandai-je surprise.

-Oui mais pas en destination du Texas même, mais dans les états limitrophes. Ce qui nous permettrait de pouvoir arriver en l'encerclant de toute part.

-Oui j'avoue que ce serait pas mal. Il faudrait pouvoir nous coordonner sur un jour et une heure d'attaque pour que tout se fasse simultanément. Il faudrait pouvoir les surprendre, qu'elles soient prises au dépourvu au moins les premières minutes ce qui nous permettrait de pouvoir prendre l'ascendance sur elles, ajoutai-je enthousiaste.

-C'est ce que j'avais pensé également, répondit-il en souriant. Mon téléphone sonna coupant dans le même temps la mise en place du plan.

-Maîtresse nous avons un souci à la nurserie. Pouvez-vous m'envoyer Alec et Jasper s'ils sont avec vous.

-Je t'envoie Alec et Démétri, j'ai besoin de Jasper encore quelques minutes.

-Merci faites vite, s'il vous plaît nous n'arrivons plus à les contrôler.

-Ils partent tout de suite, répliquai-je en raccrochant. Démétri, Alec allez donner un coup de main à Rose et Félix.

-Maitresse... voulu tenter Démétri.

Je savais qu'il ne voulait pas y aller pour ne pas me laisser. Mais je voulais demander à Alice de regarder dans notre futur pour savoir à quoi nous attendre. Et je ne voulais pas que Démétri soit là au cas où elle verrait quelque chose de tragique me concernant. Pas me voir moi mourir parce qu'elle ne le pouvait pas, mais voir mes frères recruter un nouveau roi par exemple ce qui indiquerait que je ne sortirai pas vivante de ce combat. Ce qui me permettrait également de prendre mes dispositions concernant Démétri.

-Je ne risque rien et de plus Jasper est là pour te relever les quelques minutes d'absence que tu vas avoir.

-Sans vouloir vous offenser ma reine, il ne fait pas parti de notre garde et encore moins du protocole de sécurité vous concernant, déclara mon garde en mode trop protecteur, ce qui m'indiquait une nouvelle crise de jalousie.

-Démétri il me semble que nous avons déjà eu une conversation similaire il y a peu de temps. Je n'ai pas changé d'avis. Maintenant dépêche-toi avant qu'ils ne perdent le contrôle sur les nouveau-nés.

-Bien maîtresse, répliqua-t-il la mâchoire crispée, signe qu'il était profondément agacé.

Il lança un regard que je n'aurais su décrypter à Jasper. À la fois dur, plein de reproches, de menaces et de suppliques également. Il partit sans autres protestations.

-Il pousse sa conscience professionnelle vraiment très loin, il est limite obsessionnel, commenta Alice après analyse de la scène.

-C'est un fait, acquiesçai-je. C'est le plus dévoué de mes gardes, et c'est également la raison pour laquelle il a ma confiance totale. Parce que son obsession à me garder en vie et à me protéger, m'a sauvée plus d'une fois.

-C'est ce qu'il se dit en effet, répliqua-t-elle. On dirait que tu arrives à gagner la confiance des vampires les plus sélectifs et les plus consciencieux.

-La franchise est ma seule qualité et mon seul défaut dans ce que tu sous-entends. Maintenant que tu prends la parole j'aimerais que tu la gardes un peu plus longtemps. Je vais te prendre sous mon bouclier et j'aimerai que tu nous dises comment cela va se passer au Texas, lui commandai-je plus que je ne lui demandai.

-Je savais que l'on en viendrait là, répliqua-t-elle.

-Alice ! Grogna Jasper. Je le regardais avec curiosité. Je vis sa famille jetant des regards à la voyante l'encourageant à coopérer.

-Il semblerait que tu ne souhaites pas collaborer si je comprends bien les silences dans cette pièce.

-Effectivement je ne suis pas vraiment d'accord pour que ma famille parte se battre contre cette folle furieuse car des visions précédentes que j'ai eues, je sais que je vais perdre certains d'entre eux, déclara-t-elle avec colère.

-Qui? Demandai-je seulement.

-Alice! Grogna encore une fois Jasper. Je tournais la tête vers lui comprenant enfin.

-Toi? Demandai-je une boule au ventre. Car si je pensais perdre des hommes dans cette bataille il ne m'était même pas venu à l'esprit que le Major pouvait y rester.

-Oui lui! Confirma sa compagne. Je ne le vois plus depuis un moment déjà. Depuis que tu es revenue dans nos vies pour être plus précise. Au départ j'ai cru que c'est parce que tu allais revenir vers nous, et Edward l'a cru également. Mais en fait il n'y a que Jasper que je ne vois plus. Tout le monde est bien présent dans mes visions, seul Jasper manque ce qui veut dire que tu ne reviens pas dans notre famille mais que Jasper disparaît bel et bien, dit-elle attristée.

-Je comprends maintenant pourquoi tu m'en veux. Commence par me dire ce que tu vois et nous aviserons pour trouver une solution afin que le Major s'en sorte. Je ne peux pas agir à l'aveuglette et il est bien entendu évident que je ferais ce qu'il faut pour qu'il vous revienne en un seul morceau.

-Il n'y a pas que cela Bella, s'exprima Jasper en colère un regard noir pour sa compagne. D'une part je n'ai pas peur de mourir, car je n'ai rien à perdre, renchérit-il avec hostilité. Et de plus je ne pense pas retourner avec les Cullen une fois cette mission terminée, même si je m'en sors.

-Je ne crois pas que ce soit le bon moment et le bon endroit pour parler de nos affaires de famille, s'exprima Carlisle.

-Effectivement ce n'est ni le lieu et surtout pas le moment pour cela, répliqua-t-il avec un ton froid, distant et autoritaire.

-Alice j'aimerai que tu nous racontes dans le détail ce que tu vois. Et si en même temps je pouvais te toucher je pourrais par la même occasion avoir une vision avec un point de vu extérieur, lui suggéra Aro.

-Je ne préfèrerai pas car il y a certaines choses que j'aimerai garder pour moi, lui rétorqua-t-elle.

-Fais-moi confiance je n'irais pas fouiller dans ton esprit, je veux seulement voir la vision que tu vas avoir. Et si par mégarde tu venais à penser à ce que tu ne souhaites pas dévoiler cela restera entre nous.

-Seul toi sera sous mon bouclier même Edward ne pourra pas suivre ta vision. Nous avons besoin de savoir ce qu'il va arriver et surtout avec une autre vision que la tienne car elle pourrait être corrompue de par ce qui pourrait arriver à tes proches. Comprends-tu notre position? Lui demandai-je.

-Oui je comprends ce que vous voulez. J'accepte mais si pour une raison ou une autre vous voyez autre chose, je vous demanderai de garder cela pour vous. Mon pouvoir à ses avantages mais également beaucoup d'inconvénients. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre surtout lorsque cela n'est pas le bon moment.

-J'ai compris ton objection et je te promets que je saurais garder pour moi ce qui viendrait à t''échapper car comme je te l'ai dit je vais me fixer seulement sur ce que tu vas voir. Si autre chose arrive à mon esprit c'est que toi tu l'auras laissé passer.

-Laissez-moi une minute le temps de me concentrer pour maintenir mon esprit clos, demanda la voyante. Aro hocha la tête, il se leva, alla derrière elle et posa sa main sur son épaule. Elle était la seule sous mon bouclier ce qui faisait qu'elle était pour le moment hermétique au pouvoir d'Aro.

-Maintenant Bella, m'avertit Jasper qui connaissait bien sa compagne et qui savait de par ce fait qu'elle était en train d'avoir une vision. Nous l'observâmes tous en silence, mon regard naviguait entre elle et Aro dans son dos. Je voyais Aro plisser le front de plus en plus mais aucun d'eux ne parlaient. Au bout d'environ deux ou trois minutes Aro retira sa main d'Alice ouvrant les yeux sur moi. Je l'interrogeais du regard, il secoua la tête et revint s'assoir entre Marcus et moi.

-Bien alors que t'a révélé ta vision? Demandai-je à bout de patience.

-Je sais que vous allez remporter cette bataille, le Sud sera libéré. Je sais d'après les cris et conversations dans le brouhaha de la bataille que tu vas devoir combattre personnellement contre Maria. Mais ne pouvant pas te voir je ne sais pas qui de toi ou Maria remportera cette bataille. En fait je n'arrive pas à voir si tu vas en ressortir vivante ou non. Je sais qu'à un moment Démétri va vouloir s'interposer et que tu crieras son nom ainsi que celui de Jasper mais après ça je ne vois plus rien. En tout cas rien en rapport avec votre famille. Je vois seulement les miens rentrer chez nous et sans Jasper. Ma vision ne change pas. Je pense sans être pessimiste que Démétri va entrainer votre perte à tous les deux voire peut-être à vous trois en essayant de te protéger. Mais je n'ai aucune certitude puisque je le répète je ne vois rien de ce qui t'entoure.

-Je n'ai rien pu voir d'autre de plus significatif, termina Aro. Tout ce qu'elle t'a dit est aussi l'analyse que j'ai pu conclure de cette vision.

-Bien, je suppose qu'il va falloir que je réfléchisse à cela. Je vous demanderai de ne rien dévoiler à Démétri pour le moment. Laissez-moi penser à cela à tête reposée. Alice pourrait-on essayer de provoquer d'autres visions par la suite lorsque j'aurais des solutions alternatives à tenter?

-Je vais même de ce pas aller m'isoler pour essayer de trouver la solution qui permettrait d'éviter ces drames, déclara-t-elle en se levant.

Elle tenta un regard vers Jasper mais ce dernier crispa la mâchoire et détourna la tête afin d'éviter le contact visuel. Les choses empiraient entre eux et cela m'attristait car j'aimais beaucoup Jasper et le voir souffrir, parce qu'il souffrait, me serrait le cœur.

Bien que ma propre situation m'inquiétait d'avantage, car les nouvelles n'étaient pas rassurantes. Je savais que je risquais de mourir et si cette perspective m'aurait très certainement paru très attractive quelques semaines auparavant. Aujourd'hui je n'étais pas forcément emballée à l'idée de devoir mourir et laisser mon véritable compagnon. De plus j'avais la certitude qu'il se laisserait submerger également s'il venait à me voir mourir sous ses yeux. Je devais trouver une solution pour que nous en ressortions tous en vie et quand je dis tous c'étaient principalement mes proches. Je n'étais pas naïve au point de m'imaginer que je pourrais ramener tout le monde à Volterra. Il était évident que je perdrais certains de mes gardes et alliés dans cette bataille. Mais je priais intérieurement qu'il ne s'agisse d'aucun de ceux que je considérais comme mes proches et cela incluait bien évidemment Jasper.

-Démétri arrive Bella, m'informa l'empathe.

-Merci Jasper. Effectivement quelques secondes après mon traqueur fit son entrée.

-Je pense que nous allons informer nos alliés que nous prendrons bientôt la route. Nous nous laissons quelques jours le temps de laisser passer la pleine lune, annonça Aro aux Cullen.

-Nous nous tenons prêt, répondit Carlisle.

-Bien mes amis profitez de vos instants en famille, déclara Aro en se levant, signifiant à nos invités que la réunion était terminée.

Tous partirent hormis Jasper qui n'avait pas bougé d'un millimètre et Démétri qui reprenait sa place dans mon dos. Je restais quant à moi en silence, je méditais sur les actions à mener et surtout à la façon dont j'allais m'y prendre pour essayer de tous nous préserver. Au moins Démétri, Jasper et moi, car apparemment les autres Cullen eux s'en sortiraient indemne. Marcus se leva et nous signifia qu'il rejoignait ses appartements alors que Sulpicia et Aro s'isolèrent dans le bureau de mon frère.

-Que s'est-il passé? Demanda Démétri.

-Nous sommes arrivés à l'avis qu'il nous faudrait prendre la route après la pleine lune, lui indiqua Jasper. car il devait percevoir que je ne voulais pas lui mentir mais que je ne pouvais pas non plus lui dire la vérité et je lui en étais reconnaissante.

-Pourquoi êtes-vous dans vos pensés maîtresse? Me demanda Démétri soucieux.

-Tu peux reprendre ta place de compagnon devant moi, je ne dévoilerai rien, Démétri, lui signifia Jasper. Et par la même occasion j'aimerai que tu arrêtes de nourrir cette jalousie à mon égard. Je ne suis en aucun cas une menace pour toi. J'aime Bella mais pas comme tu sembles le percevoir. Et oui j'avoue préférer sa compagnie ou plutôt la vôtre à celle de ma famille. Votre bonheur réciproque est pour moi une bénédiction ces derniers temps. C'est la raison pour laquelle je suis assez souvent autour de vous deux.

-Es-tu sûr qu'il n'y a rien de plus? Le questionna mon traqueur laissant sa place de garde pour ré-enfiler son costume de compagnon.

-Je suis empathe Démétri. Et autant lors de notre première rencontre, être avec vous deux m'était très pénible de par votre frustration, de vos sentiments, de vos désirs inassouvis en plus du mal d'être éloigné l'un de l'autre. Mais aujourd'hui vous vous êtes trouvés et vous êtes heureux ensemble et ceci est pour moi tellement attractif. Entre toutes les différentes émotions que je perçois vous êtes ce qui est de plus reposant pour l'empathe que je suis.

-Effectivement je n'avais jamais perçu ta situation sous cet angle, comprit mon compagnon. Je suis désolé d'avoir douté de tes intentions Major, s'excusa-t-il soulagé.

-Il est difficile de vivre avec mon don, tout comme il est difficile d'être traqueur avec des sens aussi affutés que les tiens. Toutes ses odeurs, ses bruits, et tout ce que tu peux percevoir avec ton touché est tout aussi contraignant dans le sens où toi comme moi ne pouvons contrôler nos dons respectifs. Nous restons en permanence ouverts et accessibles à tout ça.

-Oui je comprends ta position maintenant, déclara le traqueur.

La semaine qui suivit nous la passâmes à établir les groupes qui partiraient pour les différents états limitrophes du Texas. Bien évidemment dans le mien j'avais mes gardes personnels ainsi que Jane, Félix et Santiago en plus de Jasper, d'Alice, d'Inès et Oliver. J'avais choisi ces derniers car il fallait que nous soyons environ une dizaine par groupe et que je les connaissais personnellement.

Nous avions tenté avec Alice de modifier nos stratégies, nos décisions pour essayer d'annihiler l'avenir sombre de Jasper ainsi que le mien. Il semblerait que seuls nous deux ne reviendrions pas de cette expédition. Toutefois il lui était toujours impossible d'affirmer ou d'infirmer ce fait en ce qui me concernait.

J'avais même tenté de contraindre Démétri à rester à Volterra mais aucunes des décisions que je prenais n'épargnaient la vie du Major. J'avais donc fait en sorte de prendre certaines mesures en plus. J'avais demandé à Edward d'intervenir à l'encontre Démétri s'il devait m'arriver malheur dans la bataille. Il avait été réticent de prime abord puis il m'avait demandé de confirmer ses doutes concernant le traqueur. À savoir s'il était bien mon compagnon et j'avais dû me montrer honnête avec lui. Comme je l'avais précisé, il avait des doutes depuis notre dernière rencontre. Cela ne parut pas le surprendre outre mesure, je dirais qu'il avait même pris cela comme une évidence dès l'instant où j'avais confirmé ses pensées. Et j'en fus soulagée je devais l'admettre car je ne me voyais pas supporter de nouveau ses assauts bien qu'il s'était calmé depuis quelques temps.

Nous étions dans l'avion et j'étais toujours en train de chercher une alternative au drame qui se préparait.

-Non, répéta Alice pour la centième fois au moins.

-Allez-vous me dire pourquoi elle se répète comme un disque rayé? Me demanda Démétri de plus en plus tendu.

-Nous cherchons une solution pour épargner le plus d'alliés possibles, répondis-je à moitié honnête. Il me regarda suspicieusement mais n'insista pas.

-Nous arrivons, nous coupa Edward. Le pilote va amorcer sa descente, nous informa-t-il.

Nous rejoignîmes nos sièges au moment même où l'hôtesse fit son annonce. Le fait de voyager avec les humains posait certaines contraintes comme celle de devoir suivre les mesures de sécurité, sans parler du fait que passer autant de temps avec des odeurs si alléchantes était quelque peu incommodant, pour nous mais d'autant plus pour l'empathe qui nous accompagnait. Je m'excusais auprès de lui pour la énième fois mais je savais de par mes combats précédents que j'étais plus redoutable lorsque j'avais soif. Et vu que j'allais affronter Maria je me devais de mettre toutes les chances de mon coté et cela passait également par ma déshydratation causé par le manque de sang dans mon organisme.

-Ce n'est rien je supporte, me répondit-il simplement. Mais je voyais bien que c'était là une réponse toute faite et qu'il souffrait certainement plus que moi.

Lorsque l'avion atterrit à l'aéroport de Chihuahua*, nous nous mélangeâmes aux humains pour tenter de dissimuler au maximum nos odeurs. Vu le nombre que nous étions cela ne serait pas vraiment efficace car si un vampire passait par là il saurait nous détecter. Mais mêlés à la foule de cette façon il serait incapable de nous comptabiliser, enfin sauf s'il était traqueur ou s'il possédait un odorat plus développé, comme c'était le cas pour Caïus avec son audition.

-Aucune menace dans les environs, nous informa Démétri. Enfin aucune que je ne sente.

Je savais qu'il faisait référence au vampire sans odeur. Celui-ci l'agaçait prodigieusement et je ne doutais pas que le jour où il lui tomberait dessus il le tuerait sans même chercher à discuter. D'après ce que j'avais appris de mon compagnon, il n'aimait pas vraiment que l'on remette ses qualités de traqueur en cause. Il savait qu'il était le meilleur dans ce domaine, son domaine, et faisait en sorte de le rester. Il m'avait également expliqué qu'il avait déjà rencontré une fois ce phénomène et qu'il avait tué son homologue seulement parce qu'il lui était insensible. J'ai quelque part eu une chance incroyable de tomber sur lui alors qu'il était avec Jane et Alec, car de par mes capacités il m'aurait peut-être réservé ce sort-là également. Bien qu'il me jure que dans d'autres conditions il aurait d'abord cédé à ses premières pulsions. À savoir m'enlever pour me faire sienne et il est persuadé qu'il m'aurait reconnue dans l'acte. Malheureusement nous ne pourrions jamais confirmer cette théorie.

Lorsque nous sortîmes du terminal Edward et Jasper allèrent louer deux véhicules pour nous permettre de nous déplacer sans nous faire remarquer.

Quand ils arrivèrent, je pris place dans celle de Jasper avec Démétri bien évidemment, Rosalie et Félix. Les autres montèrent avec Edward. La tension grimpait dans la voiture au fur et à mesure que la voiture avalait les kilomètres. Jasper de temps à autre m'envoyait des vagues relaxantes, mais même de cette façon je n'arrivais à me sortir de ce stress qui me tiraillait le ventre. Lorsque nous arrivâmes à destination soit à quelques kilomètres du repère de Maria, nous étions tous dans cet état. Démétri avait poussé ses capacités de traqueur à leur maximum, pas un bruit, une odeur ou un souffle ne lui échappa durant le temps d'attente. Nous avions convenu d'une heure à respecter afin que nos arrivées soient coordonnées et que nous puissions refermer sur eux la souricière que nous avions fomentés.

Nous étions pour la plupart perdus dans nos pensés, seule Alice nous bassinait avec ses discussions sans fins. Je lui aurais bien arraché la langue si cela m'avait épargné, mais malheureusement elle était tout aussi fatigante de par cette énergie qu'elle dégageait.

-Major tu veux pas l'assommer? Demanda Félix à bout de patience. Ce qui me fit sourire un peu comme le Major et même Démétri.

-Cela n'arrangerait rien crois-moi. C'est sa façon à elle de gérer son angoisse.

-Ben si ce n'est que ça je veux bien me sacrifier et la mettre en morceaux jusqu'au moment où on devra partir. Ce sera tout géré de cette façon.

-Il est trop tard pour ça. C'est l'heure, lui répondit la voyante en lui tirant la langue puérilement.

-Alléluia! S'exclama Félix.

Rose lui posa la main sur l'épaule en signe de soutient et d'amusement. Nous nous levâmes et de nouveau l'angoisse me reprit. Depuis que j'avais retrouvé Démétri, je craignais cette confrontation car l'espoir que j'entretenais quelque temps en arrière de cette rencontre, me terrifiait aujourd'hui. Je ne voulais pas mourir mais plus que ça je ne voulais pas que Démétri et Jasper viennent à mourir à cause de mon obsession à vouloir être à la hauteur de ce que l'on attendait de moi.

Cette ambition n'était-elle pas un peu démesurée? Après tout si même Caïus ne l'avait pas défiée jusqu'à présent c'était pour une raison bien particulière. Et aujourd'hui juste à cause d'un projet, qui j'en prenais conscience, était véritablement déraisonnable, je risquais la vie de proches, de personnes que j'aimais.

-Ne doute pas, tu fais ce qu'il faut. Nous sommes tous ici en connaissance de cause. Nous savons tous les risques que nous prenons et ce consciemment. Pour ma part je ne voudrais être nulle part ailleurs qu'ici à tes côtés. Fais ce qu'il faut, nous sommes là pour te soutenir, me déclara Jasper en me retenant par le bras.

Bien évidemment aucunes de ses paroles n'avaient échappé à personne. Démétri brisa nos accords et me tira dans ses bras pour me réconforter. Personne n'osa commenter le geste de mon compagnon car les Cullen savaient qui il était maintenant et quant à Oliver et Inès je pense qu'ils nourrissaient des soupçons depuis quelques temps. Bien que nous faisions attention à ne pas nous exposer publiquement, je pense que nous ne pouvions pas leurrer de véritables compagnons.

-Je serais là. Je ne laisserais personne te faire le moindre mal, me chuchota mon compagnon au creux de l'oreille.

Malheureusement je savais qu'il disait vrai et cela allait apparemment nous mener à notre perte à tous les trois. Jasper dut saisir mon état d'esprit et surtout l'analyser comme tel car il m'envoya sa confiance. Je fermais les yeux pour lui faire comprendre que j'avais bien reçu son soutien. Puis Démétri me relâcha et nous pûmes enfin partir pour le repaire de Maria, l'angoisse et la boule au ventre, mais j'avais une mission à accomplir et il me fallait la mener à bien.

Nous arrivâmes et après quelques échanges de sms avec nos alliés, nous nous mîmes en marche. Nous y étions et nous ne pouvions plus reculer. Je venais de sceller le destin de tous. Je savais que certains en réchapperaient et que d'autres non. Je me faisais plus de soucis pour mes proches, Démétri et Jasper principalement car la prédiction d'Alice était sans appel, ils mourraient tous les deux. Je crois que je serais capable de me sacrifier pour eux bien que je devais admettre que si je venais à mourir, je souhaitais intérieurement que Démétri me rejoigne. Je savais que dans la situation inverse je ne m'en remettrais pas donc je supposais qu'il en serait de même pour lui. Bien que mon vœu premier et principal fût que nous nous en sortions tous vivants.

Nous arrivâmes à proximité de la tanière de Maria et déjà je pouvais entendre l'agitation qui régnait autour de la maison enfin si l'on pouvait appeler ce taudis une maison.

Je regardai ma montre que nous avions coordonnée avant notre départ. Il nous restait moins d'une minute avant de donner l'assaut. La main de Démétri vint prendre la mienne pour m'insuffler le courage dont j'avais besoin.

Les secondes s'égrainèrent rapidement et nous avançâmes tous unis en une ligne franche. Lorsque nous arrivâmes aux clôtures de la propriété, je sentis l'agitation qui s'emparait des lieux car les autres groupes arrivaient également ce qui provoqua la cohue dans le camps de Maria.

-Nous sommes encerclés, entendis-je au loin. Va prévenir Maria ! Cria le vampire.

-On y est, lançai-je.

-Allons-y maintenant, avança Edward. Elles arrivent et elles sont paniquées.

-C'est le cas de le dire, affirma Jasper. Elles doutent et ont peur car tu les as surprises. Ne leur montre pas que tu es toi aussi incertaine, tu conserveras ta domination sur elles, me conseilla Jasper.

Je hochai la tête et m'approchais du troupeau de vampires que nous avions créé en les rabattant par notre formation. Je m'avançais devant les trois femmes qui venaient de sortir de la foule. Il y avait environ une quarantaine de nouveau-nés. D'après les descriptions de Jasper celle toute à droite était Lucy, celle du centre était Maria et la dernière à gauche était Nettie.

-Voyez-vous ça! S'exclama la fameuse Nettie. Un revenant.

-Et bien Major je ne pensais pas te revoir un jour, renchérit sa comparse Lucy. Et encore moins chez les Italiens.

-En plus d'être un déserteur couard, tu es un traitre. Je ne devrais pas être surprise après tout, termina Maria.

-Que veux-tu Maria tu m'as créé et formé à ton image, à quoi s'attendre d'autre ? Lui répliqua mon ami.

-Regarde ses yeux! Je t'avais dit qu'il avait une tare celui-ci ! Cracha Lucy de nouveau.

-Oui j'aurais dû le tuer à l'époque.

-Je suis contente d'assister à de si belles retrouvailles, les coupais-je pour signifier ma présence. Mais surtout pour éviter qu'elles ne réamorcent leur confiance en elles.

-La fameuse Isabella Volturi. La nouvelle reine italienne.

-La politesse voudrait que je vous réponde « pour vous servir » mais je ne suis pas très en phase avec ce genre de phrases toutes faites. Vous m'en excuserez, répondis-je sarcastiquement

-Oh nous ne nous en formaliserons pas. Comment va Caïus? Répliqua Maria un sourire perfide sur son visage. J'essayai de cacher tant bien que mal la colère qui commençait à me gagner doucement.

-Je pense que tu auras sans doute l'occasion d'aller le lui demander en personne, répliquai-je à mon tour. Ainsi donc tu es la fameuse Maria? Et … ça, crachais-je en jetant un regard dédaigneux à son attroupement de nouveau-nés instables. C'est ta fameuse armée. Je me demande encore pour quelle raison mes frères ne se sont pas occupés de toi plus tôt. Tu es loin d'être aussi impressionnante que ta légende le laisse entendre.

-Il ne faut pas se fier aux apparences. Tu en es la preuve concrète, répliqua-t-elle piquée au vif.

-Certes. Bien on va éviter de perdre trop de temps, je vais donc te poser la question officielle. Acceptes-tu de prêter allégeance à ta famille royale, de renier tes ambitions pour te plier aux lois qui sont les nôtres. Et surtout de cesser toutes tes activités guerrières auxquelles tu t'adonnes par pure convoitise de biens qui ne t'appartiennent pas ? Elle éclata de rire accompagnée par ses compagnes de jeu.

-Tu sais que tu es très drôle. J'aime beaucoup ton sens de l'humour, répliqua-t-elle.

-Je n'en doute pas. Je te laisse encore quelques secondes pour te décider.

-Je n'ai pas besoin de ce laps de temps pour réfléchir. Je sais ce que je veux et le Texas est ma patrie, ma terre et il est normal que ce soit moi qui y règne. Je ne le laisserai pas sans combattre.

-Soit, répondis-je. De toute façon je savais que nous allions en arriver là.

-Mais j'ai une suggestion à te faire. J'ai entendu parler de tes exploits selon lesquels tu serais une combattante redoutable. Certains de nos congénères qui m'ont rapportée ces faits doutent même de l'issu d'un combat entre nous deux. Maintenant que je sais que tu as été formée par le Major en personne, je dois avouer que cela attise un peu ma curiosité. Je te propose donc un combat entre toi et moi. Aucun de nos soldats ne devra intervenir d'aucune manière que ce soit. Et l'issu du combat désignera le vainqueur et le clan du vaincu abandonnera la partie. Démétri grogna menaçant et s'avança. Je le retins par le bras mais ne le regardais pas. Je ne voulais pas rompre le défit visuel qu'avait lancé Maria. Sans compter que je ne voulais pas dévoiler à nos ennemies les liens que nous avions Démétri et moi. Qu'elles ne s'en servent pas lors du combat.

-Tu mens, la contredit le Major. Tu n'as pas l'intention de respecter ta part du marché.

-C'est un fait, mais comme je suis persuadée de remporter ce combat cela n'a pas vraiment d'importance. Cette phrase raviva un souvenir à mon esprit. Les propos d'Alice qui me certifiaient que j'allais libérer le Texas.

-De plus je sais pertinemment qu'avec le pouvoir du dénommé Alec nous n'aurons aucune chance. C'est pour moi un moyen de nous préserver en quelque sorte. Car je ne doute pas de la parole de votre Reine, c'est une femme d'honneur je n'en doute pas, conclut-elle. Je me rendis compte sur l'instant que les américaines ne savaient pas qui était Alec. Elle en avait bien évidemment entendu parler mais elle ne le connaissaient pas physiquement, et c'était un avantage considérable que je n'avais pas pensé à prendre en compte.

Malgré ses propos je n'avais pas vraiment confiance, mais j'avais de mon coté la crainte qu'elle nourrissait à l'encontre du pouvoir d'Alec. De plus connaître l'issu de ce combat me rassurait et c'est forte des prédictions de la voyante que je répondis avec assurance.

-J'accepte ton marché Maria. Elle me fit un sourire à s'en décrocher la mâchoire. Elle ne doutais pas une seconde qu'elle pouvait perdre ce combat. Je pense que c'était son trop plein d'assurance qui allait la mener à sa perte, ça et mes capacités de combattante il en va sans dire. Comme elle l'avait souligné elle-même j'avais été formée par le Major en personne, en plus de nos deux maîtres d'armes qui étaient je dois le reconnaître excellents dans leur domaine, même s'ils n'atteignaient pas le niveau de l'ancien guerrier.

-Maîtresse... me supplia Démétri. Je levais mon bouclier en même temps que je répondais à Démétri.

-Ne t'en fais pas Démétri tu sais de quoi je suis capable. Fais-moi confiance. Et mentalement j'ajoutais pour Edward.

-Tu ne l'apprécies pas mais s'il te plaît ne te soustraies pas à ta promesse. Bien entendu le fait d'avoir levé mon bouclier Démétri s'aperçut de ma discussion mentale avec Edward. Il tourna les yeux vers lui en même temps qu'Edward me gratifiait d'un signe de tête me confirmant qu'il ferait ce que je lui avais demandé. Démétri grogna pour la forme et je lui répondis avant qu'il ne me pose une question.

-Plus tard Démétri, j'ai un combat à remporter.

J'enlevais ma cape et la lui remettais. Je croisais son regard alors que je tournais le dos à mon adversaire et ce que je lus dans celui-ci me serra le cœur. J'y voyais une détresse impressionnante, de la peur, de la colère également. Mais ce fut sa détresse qui m'interpella plus que les autres émotions visuelles. J'aurais voulu le rassurer en le prenant dans mes bras, puiser en lui la force et le courage qu'il me fallait pour cet affrontement.

-Il est encore temps pour toi de faire machine arrière Reine Isabella, me railla Maria.

-Ce qui vaut pour toi également. Soumets-toi et je t'épargnerai, lui répondis-je en me tournant pour lui faire face.

Tout le monde s'était écarté formant une zone de combat dont ils étaient les limites. On se serait cru dans un film qui relatait les combats de rues. Sauf que le décor ne s'y prêtait pas vraiment mais l'ambiance était tout aussi électrique.

-Je ne crois pas, je suis un esprit libre, je n'obéis à personne d'autre que moi.

-Dans ce cas il ne nous reste plus d'autres solutions, décrétais-je en me mettant en position d'attaque.

-Que le combat des Reines commence, lança avec ironie Nettie tout sourire.

Nous nous défiâmes du regard, les grognements roulant dans nos poitrines respectives, nous tournâmes autour de l'autre pendant quelques instants nous jaugeant, nous scrutant. Puis lorsque j'arrivais de dos aux alentours de ses compagnes je la vis les regarder furtivement. Je sus que c'était une diversion pour me sauter dessus. J'anticipais donc son mouvement, et au moment même où elle s'élança dans les airs, je me jetais au sol. Lorsqu'elle passa au dessus de moi, je lui attrapais une de ses jambes puis avec force je la projetais à terre. Elle atterrit le visage face contre sol. Je me relevais rapidement et lui assenais un coup de pied qui la décolla pour la projeter quelques mètres plus loin, dans mon groupe d'alliés qui s'écartèrent pour ne pas se la prendre en pleine face. J'entendais les nouveau-nés s'exciter de plus en plus et encourager leur meneuse. De mon coté certains me félicitaient d'autres retenaient leurs souffles. Et je savais que Démétri ne me lâchait pas des yeux mais pour ne pas me déconcentrer j'évitais de laisser traîner mon regard vers lui.

-Il semblerait que je t'ai sous-estimée. Tu as fait du bon travail Major mais hélas pour vous ce ne sera pas suffisant contre mon expérience.

-On verra bien, seule l'issu du combat nous confirmera cela. Elle reprit une posture d'attaque mais cette fois-ci je voyais qu'elle était plus concentrée.

Lorsque nous tournâmes de nouveau l'une en face de l'autre ce fut un de ses nouveau-nés qui me déstabilisa lorsqu'il me poussa sur sa créatrice. Maria en profita pour m'attraper et planter ses dents à la base de mon cou. Je grognais de colère et de douleur. Je réussis à attraper une partie de sa chevelure qui tomba juste devant l'une de mes mains alors qu'elle me ceinturait. Je tirais dessus de façon à ce qu'elle soit obligée de changer l'angle de son corps pour ne pas me passer par dessus. De ce fait je réussis à dégager un de mes bras et je pus lui asséner un coup de poing me libérant totalement de son emprise. Mais elle se reprit bien vite et me sauta dessus m'envoyant au sol, puis elle se plaça sur moi me noyant sous une pluie de coups. Elle y mit toute sa colère, toute sa force et je devias avouer que j'avais dû mal à reprendre le dessus ou ne serait-ce que me dégager de cette attaque.

-Bella lâche-le! Entendis-je Jasper me crier.

Il voulait que je libère mon démon. Mais je n'y arrivais pas, il ne voulait pas sortir. Ce n'est pas que je ne voulais pas mais il refusait de venir. En fait il n'avait plus refait surface depuis la fois où il s'en était pris à Katya.*

Je voulais lui répondre mais je n'y arrivais pas. Les coups de Maria étaient de plus en plus forts et de plus en plus rapides si bien que je n'essayais même plus de les esquiver. Je n'arrivais même plus à penser. J'entendis Démétri grogner et un coup provenir de son coté, mais je ne le voyais pas je ne savais pas s'il avait été touché et par qui.

Enfin je ressentis la colère m'investir, je grognais en réponse à mon compagnon mais aussi pour inciter mon démon à sortir.

Je savais que la colère allait le libérer. Le problème c'est que je n'étais pas sûre que cela soit suffisant. Puis une vague de jalousie extrême, de colère et de soif meurtrière, la même que j'avais ressentie dans la salle d'entrainement ce fameux jour où il était apparu pour la dernière fois, m'atteignit tel un ras de marée. Je rugis ma rage cette fois-ci et je laissais la place à mon démon intérieur qui venait de refaire surface. Je savais qu'il n'y avait qu'avec lui que je pourrais affronter Maria et maintenant j'étais sur le même pied d'égalité qu'elle.

Elle continuait de me frapper, puis cessa lorsqu'elle entendit mon rugissement. Je la vis se saisir un instant juste quelques centièmes de secondes, qu'elle utilisa pour essayer de me mordre une nouvelle fois et qui sait peut-être pour me décapiter. Mais ce fut le laps de temps qu'il me fallait pour renverser la vapeur.

D'un coup de rein je la déstabilisais et lui décrochais un coup de poing en pleine mâchoire. L'ayant éloigné de moi je pus me relever rapidement et lui sautais dessus avant même qu'elle n'ait réalisé qu'elle avait rejoint le sol. À mon tour je lui assénais plusieurs coups, je retrouvais l'efficacité de mon démon.

J'étais consciente de tout, je pouvais même dire qu'en plus c'était la première fois que nous collaborions de la sorte. Il agissait avec ses instincts comme habituellement mais je pouvais également intervenir pour éviter un coup que je voyais arriver. Je n'avais encore jamais atteint ce niveau de collaboration avec mes deux personnalités. Je lui laissais tout de même l'ascendance sur notre corps durant le combat car il était plus expérimenté que moi si je puis dire et j'avais confiance en cette partie de moi. Je savais que cela pouvait paraître étrange mais c'était comme ça que je ressentais cette partie sombre de mon être. Si nous en ressortions vivants tous les deux j'en parlerais avec Jasper.

Au bout d'un temps relativement court enfin surtout depuis que mon démon avait pris la direction du combat, je me vis étêter Maria sous les hoquets de surprise, de stupeur et de terreur de ses soldats. Je poussais le vice jusqu'à la démembrer entièrement en grognant ma puissance. Enfin ce grognement n'était pas vraiment de moi, il venait de mon démon. Il était fier et orgueilleux lorsque nous levâmes la tête de celle qui faisait trembler le monde entier puisque jamais personne n'était venu la défier.

Nous fîmes un tour sur nous-mêmes en brandissant la tête décapitée de notre ennemie. Lorsque l'on me percuta violemment m'envoyant au sol dans un grand fracas, j'entendis deux grognements mauvais juste en face de moi. Je relevais la tête pour voir Démétri et Jasper les traits déformés par la rage. Je fus submergée par la peur. Était-ce le moment tant redouté?

-Démétri, Jasper... Non!

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Commentaires (2)

1. twouinu mardi, 15 Mars 2016

Je suis fan j'ai lu beaucoup d'histoire et pour etre j'aime tas facon d'ecrire et ton histoire est vraiment prenante et j'attend avec impatience la suite !

2. EthanSky samedi, 12 Mars 2016

Coucou

Cette fiction est absolument génial. Jamais je n'en avais lus avec une Bella comme ça et je dois avouer que je la préfère à l'originale.

J'ai vraiment hâte de lire la suite, Demetri et Jasper ne peuvent pas être mort. Démembré peut-être mais pas mort.

En attendant la suite

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017