Doutes et Confusion

Prologue

Salut tout le monde,

Comme d'habitude préparez vous à des moments tendres, d'autres plus houleux, des lemons également, et beaucoup de frustrations :)... Ben on ne se refait pas non plus. lol. Je vous laisse déjà avec le prologue pour vous situer dans les tomes de Stephenie Meyer. Par contre toujours comme à mon habitude je modifierais ce que j'ai envie et selon mes besoins :)

Bonne lecture.

Un petit rappel: les personnages sont la propriété de Stephenie Meyer. Et je ne gagne toujours pas d'argent pour ce travail.


Résumé: Après l'attaque de James, Bella posera un ultimatum à Edward la mordre et rester ensemble ou refuser et se séparer. Edward ne pouvant aller contre ses propres convictions choisira la seconde option. Le seul problème c'est que Bella n'en a plus aucun souvenir. Pour quelle raison?


Prologue:

Je pourrais quitter l'hôpital dans quelques jours, et je n'étais pas pressée car je savais que j'allais devoir avoir une discussion avec Edward en privé et bien que je n'ai pas pris ma décision final pour parer aux visions d'Alice. Je savais qu'elle s'avèrerait difficile et douloureuse. Je n'avais pas pris en considération tout ce qui pourrait m'arriver en restant trop près d'Edward, je l'aimais c'était une évidence mais passer aussi près de la mort m'avait bien refroidi. Je referais ce que j'avais fait sans hésitation car je pensais que ma mère était en danger et il n'y a rien que je ne ferais pas pour les miens. Quitte à y laisser la vie, mais là je dois dire que je ne savais pas si j'aimais suffisamment Edward pour endurer d'autres épreuves comme celle-ci. Je soufflais pour la énièmes fois depuis quelques minutes je savais qu'ils allaient arriver pour me visiter comme chaque jour. Et comme chaque jours je devrais écouter encore et encore ses excuses, je les avais accepté et d'ailleurs il n'était pas le seul responsable, j'aurais dû penser aux conséquences qu'une relation entre un vampire et une humaine impliquaient mais je ne l'avais pas fait trop en prise avec mes hormones. Maintenant mes hormones étaient belles et bien sous contrôle. Comme je le pensais ils arrivaient, enfin je ne savais pas vraiment qui car je n'avais ni leur ouïe, ni leur odorat. Je savais qu'ils se relayaient à mon chevet tous sauf Rosalie et Jasper la première parce qu'elle ne m'aime pas et ne s'en cache pas et le second parce que l'hôpital est loin d'être le lieu idéal pour un empathe toujours en travail sur le contrôle de sa soif.

C'était Alice qui venait de rentrer sans ma chambre, elle était moins enjouée qu'habituellement je savais qu'elle s'en voulait également mais généralement elle avait quand même meilleur figure.

-Ne fais pas cette tête on dirait ton frère, tentais-je de plaisanter.

-Bella je sais ce que tu vas faire, ne veux tu pas y penser avant de lui dire? Me demanda-t-elle sans préambule.

-Je vois. Je pensais pourtant ne pas avoir arrêté ma décision.

-Tu ne l'as pas fait mais c'est une vision qui revient très souvent surtout depuis ces deux derniers jours.

-Je suis désolée Alice je pensais être de taille pour cette situation, mais je ne le suis pas.

-Bella il va changer d'avis il te transformera je l'ai vu.

-Cela n'a plus rien à voir avec ma transformation, enfin si en quelque sorte. Mais je ne vais pas attendre indéfiniment qu'il le veuille au risque de mourir sous les dents de l'un des vôtres. Sois honnête même ton mari se porterait mieux sans moi dans les parages.

-Bella nous t'aimons tous et depuis que tu es autour de nous Jasper a fait des progrès considérables.

-Alice il n'a pas fait plus de progrès qu'avant. Vous êtes en permanence sur lui si ce n'est pas toi c'est Edward sinon c'est Emmett, il n'a jamais un moment de répit. Et puis ma décision ne découle pas de Jasper. Je ne veux tout simplement pas repasser par ce que je viens de traverser et tu sais pertinemment que cela aura toute les chances de se reproduire à un moment ou à un autre. Je veux partir maintenant que je ne suis pas encore totalement accroc à lui ce qui en prend bien le chemin, car tu sais que je suis déjà très amoureuse d'Edward. Mais je ne peux pas me laisser aller dans cette vie, j'ai eu peur Alice et malgré tous vos dons, toutes vos capacités je m'en suis sortis seulement parce que j'ai tardé l'échéance. J'ai failli y rester Alice j'ai dix sept ans et j'ai failli mourir avant même d'avoir obtenue mon diplôme.

-Je te comprends je garderais ma vision pour moi mais attends d'être rentré à Forks pour lui annoncer s'il te plait, prend le temps d'y réfléchir pendant ce laps de temps.

-Oui, je le ferais.

-Tu sais que je t'aime comme une sœur et tu le seras à jamais, quelque soit ta décision.

-Je t'aime aussi comme telle mais une fois que j'aurais mis un terme dans ma relation avec ton frère nous arrêterons de nous voir. Ce qui vaut pour Edward le vaudra pour toute la famille.

-Je sais, dit-elle prise de spasme. Je savais que les vampires ne pleuraient pas, qu'il n'avaient pas de larmes je supposais que l'état d'Alice était les pleures de vampires, des sanglots secs. Elle se rapprocha de moi et m'étreint dans ses bras, alors que j'étais dans le même état qu'elle.

-Reprends toi il va arriver dans cinq minutes, m'informa-telle. Je passais ma main pour effacer les trace de mes larmes bien humide pour moi. Et attendit sa venue sous un babillage faussement enjouée d'Alice.

Le jour de mon retours à Forks j'étais dans la voiture de mon père qui avait dû rentrer plus tôt à cause de son boulot, il ne pouvait pas rester plus de trois semaines à Phœnix, même ma mère avait dû rentrer avant ma sortie mais tous comptaient sur la présence des Cullen à mes cotés, personnes ne s'étaient posé la question de savoir quelles justifications ils avaient avancé pour rester tous à mon chevet, certains devaient aller à l'école d'autre au travail, mais cela ne surpris personne de mon entourage en tout cas.

J'étais silencieuse dans la voiture et mon père également je pensais à comment annoncer à Edward que j'allais le quitter. Comment quitte t-on un vampire? Si quelqu'un pouvait m'aider ce serait sympa car moi je sèche et s'il perdait le contrôle et qu'il me drainait par simple péché d'orgueil? Ou peut être me transformera-t-il pour que je sois à ses cotés et me faire revenir par le fait sur ma décision? En tout cas au pire des cas repousser l'échéance. D'ailleurs la question était est-ce que je serais restée à ses cotés s'il avait laisser le processus de transformation se faire comme il aurait dû? Sans aucun doute oui, je serais rester avec lui car malgré ce que je venais de décider j'aimais Edward Cullen, je l'aimais sincèrement mais peut être pas assez pour supporter tout ça en tout cas pas en étant humaine cela va sans dire.

Je pense que je venais de trouver comment j'allais avancer ça. Je lui laisserais une dernière chance de me choisir, une dernière chance d'être avec lui. Nous arrivâmes à la maison et mon père m'informa des règles en vigueur depuis ma petite escapade qui m'avait amener à Phœnix. J'avais dorénavant un couvre feux et je ne pourrais plus voir Edward que pendant les heures de cours. Pour le moment il voulait que je me concentre sur les cours que j'avais loupé et qu'il me faudrait rattraper. Je savais que de toute façon il viendrait par la fenêtre lorsque j'irais dans ma chambre comme à son habitude. D'ailleurs c'est ce que je fis, j'informais mon père que j'allais me coucher que j'étais épuisée de part ce voyage et que ma jambe me lançait un peu. Il acquiesça et je montais, comme je m'y attendais Edward m'attendait assis dans sur mon lit. Il se leva et vint me porter alors que je rentrais dans ma chambre, il s'installa dans mon Rocking-chair avec moi sur ses genoux.

-Tu as mal? Tu veux que j'aille te chercher des calmants pour la douleur?

-Non ça va aller c'était juste une excuse pour mon père, je me doutais que tu étais ici. Il mit son nez dans mes cheveux et inspira, il aimait mon odeur et s'en enivrait dès qu'il le pouvait ce qui me serra le cœur.

-Bella tu es souvent dans tes pensés ces derniers jours dis moi ce qui te travaille s'il te plait. J'en peux plus de ne pas savoir.

-Je voulais savoir pourquoi tu n'avais pas laissé le processus se dérouler comme il aurait du se faire? Il me tira tout contre lui et posa son menton sur mon crane en poussant un profond soupir.

-Bella je suis un monstre, mais toi tu es si belle et si pure pourquoi veux tu absolument me ressembler?

-Pour être à égalité avec toi, pour ne plus te tenter par mon sang, pour pouvoir t'embrasser comme j'aimerais le faire, et pour pouvoir avoir toutes les caresses que deux amoureux peuvent se prodiguer. Tout ce que tu me refuses à cause de mon humanité.

-Je suis tellement désolé de ne pas pouvoir t'offrir ce que tu es en droit d'attendre de ton petit ami. Mais c'est parce que je t'aime et que je veux te préserver et même comme ça je n'y arrive pas vraiment sinon tu n'aurais pas eu besoin de passer par ton séjour à l'hôpital.

-Edward me transformeras-tu un jour?

-Bella...

-Non! Répond moi et répond moi franchement. Lui demandais-je.

-Non je ne le ferais pas et je ne veux pas que tu me rejoignes dans cette éternité. Dit-il résigné et déterminé à la fois. La phrase tant redoutée tomba comme un couperet finalisant ainsi notre avenir à tous les deux. Il n'avait pas l'intention de me transformer, les larmes coulèrent malgré moi, car je savais ce que cela allait signifier pour nous. Je n'avais pas le choix je devais le faire avant de ne plus avoir assez de courage.

-Ne pleure pas ma belle je t'aime, je te jure que je t'aime mais tu mérites tellement mieux que cette vie monstrueuse.

-Ce n'est pas mon avis mais de toute façon mes larmes ne sont pas totalement à cause de ça.

-Pourquoi pleures-tu alors? Demanda-t-il soucieux.

-Edward je ne peux... une boule se forma dans ma gorge m'empêchant de continuer. J'essayais de me calmer et de reprendre le contrôle de ma gorge.

-Calme toi Bella respire doucement, m'encouragea-t-il en embrassant mon front.

-Je ne peux pas rester avec toi, réussis-je à gémir malgré la boule qui grossissait m'empêchant presque de respirer. Ses yeux et son expression ressemblait pratiquement à ce qu'avait fait Alice dans ma chambre d'hôpital quand elle était venue me voir. Je savais que je le blessais, j'espérais et je savais qu'il allait s'en remettre mieux que moi.

-Je savais que cela arriverait un jour, me dit-il attristé.

-Je suis désolée Edward je t'aime, mais je ne peux pas risquer ma vie en permanence. Je ne peux pas attendre et quémander un baiser de peur que tu ne me mordes, je ne peux pas m'approcher de toi aussi simplement pour les même raisons. J'aurais tellement aimé que tu me dises que tu accèderais à mes souhaits de te rejoindre et d'être ton égal. J'aurais attendu parce que je savais qu'au bout du compte nous aurions été ensemble et heureux, mais tu me refuses ce bonheur. Je ne peux pas me laisser être totalement amoureuse de toi, bien que le mal est déjà fait.

-Je te comprend et si j'avais été moins égoïste j'aurais arrêté ça avant même que cela ne démarre. Mais j'aime trop la façon dont tu me regardes, j'aime ce que je vois dans tes yeux, j'aime ta maladresse et ton odeur je suis totalement drogué de toi Bella. Mais tu as raison, tu es bien plus sage que moi malgré mon age.

-J'aimerais tellement que tu revois ta position et que tu me changes.

-Non Bella je ne le ferais pas. Je te l'ai déjà dit tu mérites mieux que tout ça, tu mérites une vie heureuse remplie de joie et d'enfants. Tu mérites tout ce que je ne peux pas te donner.

-Bien, j'ai compris. Rétorquais-je lasse. Alice est déjà au courant mais quand tu quitteras cette chambre je ne veux plus que vous m'approchiez ni toi ni aucun membre de ta famille, je vais avoir besoin de cet espace pour me désintoxiquer de toi.

-Bella me laisserais tu t'embrasser une dernière fois. Pour toute réponse je collais mes lèvres imbibées de mes larmes sur les siennes, une danse douce et sensuelle s'engageait, je ne voulais pas qu'il se retire, je voulais que ce baiser dure toute ma vie. J'y mettais tout mon amour espérant le faire changer d'avis, j'espérais qu'il change d'avis, je le souhaitais du plus profond de mon âme. Il donna un dernier contact plus fort que les autres et se retira pour me laisser respirer, il posa son front sur le mien. Mes larmes ne cessèrent pas de couler, il me dit doucement.

-Bella je serais toujours là si tu as besoin de moi. Appelle moi et je viendrais.

-Je te remercie mais tu sais que je ne le ferais pas une fois que tu auras quitter ma vie je réintégrerais le monde normal. Plus de surnaturel, plus d'être mystique plus rien.

-On ne sait jamais, ne perd pas mon numéro je le garderais tout le temps. Il se leva et me déposa sur mon lit, il m'embrassa une dernière fois avec douceur et désespoirs.

-Je t'aime Bella et je t'aimerais jusqu'à mon dernier soupire. Me dit-il en me caressant la joue essuyant mes larmes qui ne voulaient pas arrêter de couler. Et puis il partit aussi vite que sa condition le lui permettait. Je savais que c'était la dernière fois que je le voyais, lui l'amour de ma vie. Celui qui hanterait ma vie à tout jamais.


Alors? Bon ça vous avance pas je le sais bien mais c'est juste une mise en bouche comme on dit, un prologue quoi. En tout cas j'espère qu'il vous aura donné envie d'attendre le premier chapitre :)

Bet's

Qui suis-je ?

Chapitre 1 : Qui suis-je ?

Je me réveillais j'avais l'impression que j'étais passée sous un rouleau compresseur j'étais totalement engourdie. La lumière me brûlait les yeux il me fallut quelques minutes pour m'adapter à la luminosité je voulais me relever mais mes bras paraissaient faibles et je n'y arrivais pas. Une fois adaptée à la luminosité je laissais mes yeux passer sur la pièce dans laquelle j'étais, une pièce blanche totalement blanche, le lit dans lequel je reposais semblait être un lit d'hôpital. Je cherchais la sonnette qui permettait d'appeler les infirmières je me serais bien levée mais je n'en avais apparemment pas la force. J'appuyais sur le bouton et le temps qu'une infirmière arrive je regardais la raison pour laquelle j'étais si faible mon corps avait l'air d'être en parfait état, pas de contusion pas de plâtre ni même de bandage, je ne comprenais pas. Je ne savais même pas ce que je faisais dans une chambre d'hôpital. Deux infirmière arrivèrent rapidement elles entrèrent et me dévisagèrent comme si j'étais une extra-terrestre.

-Comment vas-tu jeune beauté ? me demanda la plus âgée des deux, une femme d'une petite quarantaine d'année.

-Je vais bien. Je me sens un peu faible et engourdie, et j'ai également un peu de mal à me déplacer seule mais je crois que je vais bien.

-OK il va te falloir un peu de temps avant de pouvoir bouger à ta convenance. Mais ça va vite revenir ne t'en fait pas.

-Flo va chercher le docteur dépêche-toi. Dis-lui que la patiente de la chambre 802 vient de se réveiller.

-J'y... j'y vais, bégaya-t-elle.

-Alors ma jolie sais-tu quelle date nous sommes ? me demanda l'infirmière en m'aidant à me relever.

-Non je n'en ai aucune idée. Je ne sais même pas ce que je fais ici.

-OK on va attendre le docteur et tu auras des réponses à certaines de tes questions d'accord ? me demanda-t-elle avec une affection non dissimulée dans la voix.

Je hochais la tête pour lui signifier mon accord. J'essayais de me rappeler ce qui m'avait amené ici, mais rien le trou noir. Et cela m'agaçait hautement. Le docteur arriva suivit de la jeune infirmière qui devait encore être à l'école je supposais.

-Alors la belle au bois dormant s'est enfin réveillée ? lança le médecin en pénétrant dans ma chambre. Une entrée en matière qui me laissait perplexe.

-Docteur ! le sermonna fermement l'infirmière.

-Excusez-moi Danny, je manque de tact.

-C'est le moins que l'on puisse dire.

-Bien jeune demoiselle. Pouvez-vous me dire comment vous vous appelez ce sera toujours mieux que la patiente de la chambre 802, surtout beaucoup moins long.

Je réfléchis un instant, comment est-ce que je m'appelais... le trou noir pas le moindre souvenir d'un nom, je ne savais pas comment je m'appelais je commençais à prendre peur je ne savais pas comment je m'appelais. Le docteur observait mes réactions.

-D'accord ne vous affolez pas ce n'est pas grave ça peut revenir d'un coup.

-Calme-toi mon petit, reprit doucement l'infirmière, qu'il avait appeler Danny.

-Je ne sais pas comment je m'appelle, avouai-je tremblante.

-Ce n'est rien chérie, le docteur a dit que cela pouvait revenir à tout moment. Ne t'affole pas.

-Vous souvenez-vous de quelques chose d'avant votre réveil ? demanda le docteur avec plus de tact cette fois-ci.

Je passais au moins dix bonnes minutes à essayer de me souvenir d'un fait d'une personne, d'un nom de quelque chose me reliant à mon passé mais rien, le néant total ma mémoire avait été effacée comme un vulgaire disque dur. Un bug énorme plus moyen de me rappeler de rien. Mais ce qui me fit paniquer c'est que si eux ne savaient pas qui j'étais cela voulait dire que personne ne me cherchait et du coup je ne savais pas ce qui était le pire. Savoir que l'on a plus aucun souvenir ou que je ne manquais à personne pas même à un inconnu.

-Comme je vous l'ai dit ne vous affolez tout peut revenir à tout moment. Mais en attendant nous n'allons pas vous laisser sans identité et vous avez la chance de pouvoir choisir votre prénom, tenta-t-il de me dérider mais sans succès. Je faisais un blocage sur le fait que je n'avais plus de souvenir. Le médecin prit son téléphone. Salut princesse dit voir j'aimerais que tu passes rapidement dans la chambre 802 la jeune demoiselle s'est réveillée.

-...

-Oui je sais. Prends tes papiers il va falloir lui procurer une identité provisoire elle est amnésique.

-…

-OK on t'attend, et il raccrocha son téléphone.

Je me demandais si tout l'hôpital me connaissait, mais une autre question envahit ma tête depuis combien de temps j'étais là.

-Excusez-moi ? demandai-je timidement.

Le médecin releva la tête du rapport qu'il était en train de remplir alors que l'infirmière était en train de quitter la chambre pour aller chercher je ne sais quoi sur son chariot à l'extérieur.

-Oui demoiselle ?

-Depuis combien de temps suis-je ici?

-C'est une question importante effectivement. Et bien vous êtes chez nous depuis dix-neuf mois exactement.

-Pardon ! demandai-je interloquée.

-Je vais vous raconter, ce que nous savons. Vous êtes arrivée dans un état très critique il y a dix-neuf mois. Nous avions même peur de vous perdre, mais vous vous êtes accrochée, vous vous êtes battue comme un beau diable. Vous aviez vos deux jambes brisez, une commotion cérébrale importante, plusieurs côtes fêlées et cassées, ainsi que votre bras droit également. Votre visage était tuméfié tout comme votre corps pas un morceau de peau n'avait sa couleur originelle. Malgré tout ça vous vous en êtes sortie. Vous vous êtes accrochée mais vous êtes restée tout ce temps dans le coma, je pense que votre cerveau avait besoin de ce laps de temps pour se remettre de ce que vous avez vécu. C'est un véritable miracle que vous soyez en vie.

Je restais choquée. Que m'était-il arrivé ? Est-ce que je voulais vraiment le savoir parce que mon passé d'après les informations médicales que je venais d'avoir, n'était pas des plus glorieux. Cela me faisait carrément peur. Qui pouvais-je être pour avoir été dans un tel état ? Il était évident que ceux qui m'avaient laissée ne voulaient pas me voir m'en sortir. Une nouvelle personne arriva dans la chambre une femme afro-américaine d'une cinquantaine d'année une allure volontaire mes ses yeux transpirait la bonté.

-Salut beauté, me salua ma visiteuse. Je suis Barbara Mac' Malahan, je suis l'assistante sociale de l'hôpital et c'est moi qui sera chargée de te reconstruire une identité temporaire le temps que tu retrouves la mémoire.

-OK, euh ! Merci, répondis-je ne sachant pas trop quoi ajouter.

-Elle est mignonne, dit-elle en s'adressant au médecin. Celui-ci acquiesça d'un mouvement de tête.

-Alors t'es tu choisi un prénom ?

-Heu! Je n'y ai pas réfléchi, avouais-je.

-Bien que penses-tu de Britany ? tenta Barbara. Je fis une moue dégoûtée, OK pas Britany, Pamela ? de nouveau une grimace.

-Si on pouvait éviter les prénoms cliché, je me sens pas dans cet esprit là.

-Vanessa, tenta le médecin.

-Mickaël ce n'est pas parce que tu viens d'appeler ta fille comme ça que tu dois le répandre partout, le taquina l'assistante sociale.

-Marie, avançai-je. Je ne sais pas pourquoi mais c'est le premier prénom qui me vint à l'esprit.

-C'est peut-être ton prénom, avança le médecin.

-Je ne sais pas.

-Donc va pour Marie Doe.

-On ne peut pas choisir un autre nom Doe ne me plaît pas vraiment.

-Et que proposes-tu ? demanda le médecin.

-Je ne sais pas, je réfléchis quelques minutes et le premier mot qui me vint à l'esprit est Stenson certainement à cause du jeune garçon que je venais de voir passer dans le couloir avec son chapeau vissé sur la tête, toujours est-il que ça sonne toujours mieux que Doe.

-Stenson ?

-Je vais voir ce que je peux faire Marie Stenson mais je pense qu'il n'y aura pas de problème. Pour son âge docteur ?

-Je pense qu'elle doit avoir entre 21 et 23 ans, répondit ce dernier.

-On va trancher à 22 ans ça te va ma jolie ?

-Oui, merci beaucoup.

-Je reviendrais te voir rapidement pour signer certain document et savoir ce que tu vas faire une fois que tu seras sortie, je hochais la tête en signe d'assentiment.

Le médecin m'informa que j'allais avoir quelque séances de rééducations mon corps étant ankylosé je ne pouvais pas me lever au bout de dix neuf mois d'inactivité.

Je suis rester deux mois après mon réveil car apparemment les suites du coma pouvaient être nombreuses et variées il y avait généralement des séquelles après ce genre d'expérience. Mais j'ai dû passer à travers. Je n'ai pas eu de comportement incohérent et la plus grande séquelle à mon état a été la perte de la mémoire qui ne voulait pas revenir. Ce qui avait surpris le personnel hospitalier et qui me surprit moi aussi ce fut cette espèce de cicatrice bizarre en forme de croissant de lune elle avait un aspect surprenant mais le plus intrigant fut que j'avais la sensation qu'elle était plus froide que le reste de mon corps. Je n'avais pas parlé de cette étrangeté car je ne voulais pas rester plus longtemps à l'hôpital et changer de service pour atterrir dans celui de psychiatrie par exemple. Barbara me rendait une visite tous les jours et généralement elle passait sa pause déjeuner avec moi. Nous avions lié des liens toutes les deux, j'aimais sa joie de vivre, son franc parler, j'aimais sentir l'affection qu'elle me témoignait. J'avais l'impression de ne pas être totalement abstraite et invisible à ses yeux. Elle m'invita même chez elle à ma sortie le temps de pouvoir me tourner et commencer à me construire une vie.

Elle m'avait fait passer des tests scolaires et il s'avérait que je n'avais perdu que les connaissance dû à mon propre passé, tout ce qui était culture générale, connaissance scolaires étaient là, présent et je pouvais m'en servir ce qui m'arrangeait bien. Car de par ce fait et mon niveau élevé je n'avais qu'à repasser une sorte de test et je pourrais avoir accès un à enseignement. Barbara me demanda de bien choisir ce que je voudrais faire. En fait je n'avais aucune idée, mais je voulais quelques chose qui m'apprendrait à faire des enquêtes j'avais penser à policier au départ et je dois dire que j'aimais bien cette idée, mais ma nouvelle demeure me fit changer d'optique, c'est ce que j'étais peut-être avant. J'étais peut-être une « fliquette » et c'était peut-être pour ça que j'avais été retrouvée dans cet état. Le métier le plus proche et moins dangereux était le journalisme enfin je présumais que c'était le moins dangereux. Je voulais ce genre de métier pour avoir les bases de recherche je voulais connaître mes racines, je voulais savoir qui j'étais. Quand je fis part de mon souhait et projet professionnel, elle me dit que c'était un choix judicieux, elle savait parfaitement pourquoi j'avais opté pour ce plan de carrière sans même que j'ai eu besoin de lui dire. Elle m'aida à décrocher une bourse exceptionnelle d'état à cause de mon passé et de mon état. Je dus passé une batterie de tests supplémentaires mais je pus après maintes épreuves bénéficier d'une bourse pour intégrer l'université de Northwestern dans l'Illinois. Une des Universités les plus côtés dans le secteur professionnel dans lequel je voulais me former et évoluer.

La vie avec Barbara était une véritable partie plaisir je ne pensais pas que les gens puissent être si joyeux tout le temps, même au réveil. Mais je dus quitter Saint-Paul et le Minnesota pour l'Illinois où je resterais deux années.

Arrivée sur le campus je me rendis compte que ce n'était pas naturel pour moi d'aller vers les autres peut-être un effet de mon agression. Mais quoiqu'il en soit je devais aller contre ma timidité et me forcer à aller vers les autres, interagir avec eux. Une journaliste timide ne fait pas de vieux os dans la profession. C'est comme ça que je me fis quelques connaissances je ne dirais pas amis, car j'ai vraiment du mal à tisser des liens surtout que je me retrouvais être l'une des plus âgées de la promo il y avait plus vieux que moi mais ils étaient peu nombreux. Bien que le médecin avait situé mon âge entre 21 et 23 ans je paraissais plus que ça et je le ressentais ainsi j'avais l'impression de débarquer d'une autre planète certaine fois ou peut-être même du siècle dernier. Donc mes soirées je les passais pour la plupart du temps à étudier, ou a travailler dans le restaurant dans lequel je faisais quelques extras pour arrondir les fins de mois. J'appelais régulièrement Barbara pour prendre de ses nouvelles. Depuis que son fils unique avait perdu la vie il y a cinq ans de cela dans un accident de voiture elle vivait seule. J'admirais sa force de caractère car malgré ce drame elle s'était relevée et avait souri à la vie. J'enviais sa force naturelle, son caractère de battante j'aimais sa vision de la vie et sa facilité à s'adapter aux autres bien qu'en fait ce sont les autres qui s'adaptent à elle. Et je dois dire qu'ici elle me manquait sérieusement elle avait endossé avec bonheur le rôle de mère, de confidente, d'amie, elle était à elle seule ma famille entière.

J'avais eu quelques aventures mais rien de bien sérieux, j'avais toujours l'impression de trahir quelqu'un. Mais qui ? Et surtout j'avais cette sensation de vide en permanence en moi et je ne savais pas quoi faire pour la combler, peut-être retrouver mon passé ?

Mes deux années passèrent relativement vite entre travail théorique, sur le terrain, en extra, et mes visites régulières à l'hôpital, pas pour un suivit régulier de mon coma, non pour ça tout allait bien si ce n'est ma mémoire qui ne voulait vraiment pas revenir. Non en fait il s'avère que je suis d'une maladresse affligeante, s'il y a un le moindre petit risque de me blesser, de tomber ou de m'humilier en publique cela ne ratait pas. Donc je connaissais presque tous les médecins de l'hôpital et j'étais même sortie quelques semaines avec un urgentiste, d'ailleurs c'était la relation que j'avais le plus apprécié mais le fait qu'il connaisse mon corps un peu mieux que moi me dérangeait, je ne sais pas pourquoi, mais bon c'est comme ça. Enfin cette histoire s'était vite terminée le jour où je l'ai vu entrer dans le restaurant dans lequel je travaillais avec une femme et une mignonne petite fille d'environ trois ans.

Aujourd'hui je réunissais mes affaires pour rentrer dans le Minnesota, je n'avais vu Barbara que deux fois par an ces deux dernières années et j'étais heureuse de pouvoir rentrer à la maison. Et j'étais sûre qu'elle m'avait préparé mon plat préféré et invité quelques amis tel que Danny et Philippe mon infirmière et son mari, il devrait y avoir également Mickaël le docteur tact comme j'aimais l'appeler et peut-être Jake et Vanda nos voisins de palier. J'aimais beaucoup Jake mais c'est son prénom que j'affectionnais le plus. Toujours un mystère dans ma vie, je devais certainement connaître un Jake dans mon ancienne vie.

Comme mon intuition me l'avait prédit tout le monde était présent quand je rentrais dans mon chez moi, mon chez moi qui était l'appartement de Barbara.

-Bienvenue à la maison beauté, m'accueillit Barbara en m'étreignant.

-Je suis heureuse d'être ici. Et tu as rameuté tout le monde à ce que je vois.

-Nous ne pouvions pas te laisser rentrer sans marquer le coup, renchérit Mickaël en embrassant ma joue.

-C'est surtout qu'il espère encore que tu tombes amoureuse de lui il a harcelé tous les internes pour être remplacé aujourd'hui et demain, le dénonça Danny qui vint m'enlacer à son tour alors que Philippe lui embrassait le sommet de ma tête.

-Irrattrapable Mickaël, lançai-je désespérée.

Il était tenace le doc mais je l'aimais plus comme un ami qu'autre chose. Il s'était séparé de la mère de sa fille peu de temps après ma sortie de l'hôpital, ils s'étaient rendu compte qu'ils ne s'aimaient pas suffisamment pour vivre ensemble mais heureusement ils étaient adultes et avaient des relations saines pour leur fille. Je savais que j'aurais pu avoir ce que je voulais avec un homme pareil. Il avait une trentaine d'année et était plutôt bel homme mais quelque chose me dérangeait chez lui. Son physique il était grand élancé, brun un regard tout en profondeur et vert il était vraiment très beau mais je n'arrivais pas à me faire à l'idée de sortir avec lui. Et je pense que son obsession pour moi était justement parce que j'étais la seule à ne pas lui céder. Je crois qu'il aimait les défis, mais malheureusement pour lui ce n'était pas possible je bloquais, et puis j'avais déjà donné avec un médecin. Et s'il y avait bien une chose avec laquelle je ne voulais pas transiger c'était celle-ci. Mon prochain petit ami ne connaîtra pas mon corps mieux que moi, j'en faisais un point d'honneur. Il n'y a rien pire qu'un homme qui vous détail chaque partie de votre corps par les termes scientifiques pendant les préliminaires.

Il haussa les épaules avec un sourire charmeur collé au visage. Puis se fut au tour de Jake et Vanda de venir m'accueillir, ces derniers ne restèrent pas longtemps malgré le fait qu'ils habitent dans l'immeuble, il venaient d'avoir leur premier né un petit garçon qui d'après les photos avait l'air adorable, mais qui d'après sa mère était un démon en culotte courte. Il confondait ses jours et ses nuits et les pauvres passaient un véritable Enfer.

Comme je le pensais également Barbara m'avait préparé un poulet au curry, j'adorais ce plat je ne sais si c'était mon préféré avant mais je dois avouer que le poulet au Curry de Barbara n'avait pas d'égal. La soirée se passa merveilleusement bien malgré ma fatigue.

-Marie je me suis permise de contacter une amie rédactrice en chef pour un journal animalier. Et je lui ai parlé de toi, si tu es d'accord tu pourrais l'appeler pour prendre rendez-vous.

-C'est gentil Micky mais je ne voudrais pas ternir ton image si je n'ai pas le profil qu'elle recherche.

-Ne t'en fais pas pour ça. Et puis je sais que ce n'est pas le secteur dans lequel tu aimerais te tourner mais cela te permettrait de pouvoir mettre un pied dans ce monde et surtout de faire tes preuves avec quelques articles bien tournés.

-C'est gentil c'est vrai que ce serait pas mal et je pourrais ainsi me trouver un vrai chez moi.

-Mais tu es chez toi ici beauté, m'informa Barbara.

-Je le sais et je te remercie mais tu sais ce que je veux dire. Et puis si je veux ramener un garçon pour la nuit j'ai l'âge pour ce genre de chose tu sais.

-Oui ma puce je sais, c'est juste que j'aime te savoir avec moi.

-Barbara ça ne m'empêchera pas de venir te voir souvent et si nous avons pu garder contact durant mes études je ne doute pas que nous y arriverons en habitant la même ville.

-Oui et puis je pourrais passer à l'étape supérieure, comme t'aider a emménager, tu m'inviterais à rester pour un repas sur le pouce puis après nous passerons une folle nuit au milieu des cartons, le rêve quoi, termina Mickaël arborant un sourire coquin.

-Non mais sérieux tu devrais consulter c'est pas sain cette fixation que tu nous fais sur Marie, rétorqua Danny.

-C'est Marie qui devrait consulter, c'est pas normal de me résister comme ça, répondit-il amusé.

-Tu veux que je te dise pourquoi je ne sortirais pas avec toi ?

-Ah oui j'aimerais bien le savoir, dit-il à peine plus sérieux.

-Je ne sortirais plus jamais avec quelqu'un qui connait mon corps mieux que moi. Y a rien de pire que de ce voir réciter les parties de son corps en mode médical pendant des préliminaires.

-OUHH ! Ça sent le vécu tout ça, s'exclama Philippe en riant. Je lui fis un clin d'œil pour confirmer.

-Nous ne sommes pas tous les mêmes ma beauté laisse-moi te faire une petite démonstration.

-Laisse-la tranquille, ou sinon je vais l'encourager à déposer une plainte pour harcèlement et persécution, le réprimanda Barbara.

-OK ça va, mais tu succomberas un jour beauté, dit-il amusé.

-C'est qu'il est tenace le doc, renchérit Philippe.

Et c'est sur cette touche de bonne humeur que la soirée se finit tranquillement.

J'allais comme je l'avais dit à Mickaël au rendez-vous que j'avais obtenu avec son amie rédactrice. L'entretient s'était passé relativement bien, cette femme d'une bonne trentaine était un peu speede mais plutôt sympa. Elle m'engagea avec une période d'essai de deux mois. Ce que je passais avec succès j'aimais l'ambiance qui régnait dans cette rédaction bien que les sujets me passaient au-dessus de la tête car je n'étais pas spécialement branchée animaux en tout genre, en dehors des chats et des chiens. Mais l'article que j'ai dû rédiger sur les NAC m'a permis d'avoir une vraie place au sein du journal je n'avais plus à relire les articles, vérifier les mises en page, aider aux choix des photos enfin tout le travail d'une rédaction sauf celui que je convoitais au départ. Mais grâce à cet article j'ai pu faire mes classes sur le terrain et j'ai gagné la confiance de la rédactrice qui s'appelait comme moi Marie.

Et c'est comme ça que je me suis retrouvée à couvrir plusieurs sujets important pour le journal et prochainement je devrais même me rendre à une soirée de bienfaisance servant à récolter des fonds pour les refuges de l'état, plusieurs personnalités étaient attendu, et j'avais été choisie pour couvrir l'événement par le magasine. Ce qui me soulageait car je n'aurais pour une fois pas à faire face aux animaux je ne sais pas pourquoi peut-être sentaient-ils véritablement ma peur mais quoiqu'il en soit il m'arrivait toujours quelque chose lorsque je devais m'approcher de l'un d'eux. Comme ce reportage sur les NAC où le vétérinaire que je devais interroger avait insisté pour que je mette un Python d'Angola d'environ un mètre sur mes épaules en m'assurant qu'il était inoffensif qu'il l'avait déjà posé sur les épaules de sa petite fille de cinq ans et qu'elle le prenait régulièrement. Personnellement je pensais que c'était du n'importe quoi mais qui étais-je pour juger le comportement des gens ? Et puis je lui avais fait confiance c'était lui l'expert après tout. Quand il me posa le reptile dessus je ressentis une sensation bizarre, je n'avais pas vraiment confiance mais le froideur du reptile me rappelait quelque chose, c'était une sensation que je connaissais, mais je n'eus guère le temps de me questionner longuement car le serpent n'avais pas voulu rester sur mes épaules, il avait fuit lorsque le vétérinaire m'avait demandé de le caresser. Ce qui me surprit, mais il l'a reprit et l'a reposé sur mes épaules en m'indiquant que cela pouvait être dû au fait qu'il ressentait ma peur, mais au moment où il le repositionna je n'étais toujours pas rassurée et là il enroula ses anneaux autour de mon cou. Je ne dois ma survie qu'au fait que le véto avait un anesthésique de prêt à porté de main. Il avait endormi l'animal qui avait instantanément relâcher son étreinte mortelle, il avait eu peur que je lui fasse un article négatif quant à ses compétences ou sur sa clinique, mais je savais que cela venait de moi, et puis j'étais professionnelle. Tous les animaux réagissaient de la sorte avec moi, je ne comptais plus les fois où je m'étais faite mordre par les chiens, griffer par les chats, charger par les taureaux, et les chevaux qui se cabraient dès que je voulais les toucher, c'est bien simple je ne tentais même plus de les approcher. Bien que leur nervosité et surtout leur agressivité n'apparaissaient que lorsque j'approchais ma main. J'en étais même venu à me demandé si ce n'avait pas un rapport avec cette drôle de cicatrice en forme de croissant de lune. Mais bon je n'en avais toujours pas parlé et j'avais la sensation et l'intime conviction qu'il ne fallait pas que je le fasse.

Enfin voilà le jour tant arrivé je devais me rendre à cette soirée de gala j'avais été avec Barbara me choisir une robe de soirée pour m'intégrer à cette soirée correctement. J'en avais choisi une simple et longue avec un léger décolleté toute noire, j'avais pris les gants et la pochette qui allaient avec, puis nous avions été me choisir une paire d'escarpin même si j'étais sûre de finir à l'hôpital à la fin de soirée j'espérais que ma maladresse me laisserait au moins le temps de couvrir cette soirée et de récolter toutes les interviews qu'il me fallait. Après un passage entre les mains de Barbara qui s'occupait de me rendre présentable même si d'après elle j'étais une magnifique jeune femme. Elle me fit un demi-chignon sophistiqué en laissant la longueur pour plus de sensualité selon ses propres mots. Au bout de deux heures de travail acharné j'étais enfin prête pour me rendre à la soirée. J'aurais dû y aller accompagnée, mais Mickaël qui devait m'accompagner (en tout bien tout honneur et j'avais bien insisté sur ces termes) avait contracté un virus et le pauvre ne pouvait pas s'éloigner de plus de cinq mètres de ses cabinets de toilettes.

Donc c'est seule que je me rendais dans l'une des soirée les plus prestigieuses du théâtre de Saint-Paul, l'organisatrice de cette soirée une personnalité très en vogue dans le show-business avait fait fort elle avait réussi à attirer énormément de monde et des personnalités toutes aussi influentes qu'elle. Je ne suis pas sûre que tous soient venu dans l'idée de servir pour la bonne cause mais ils étaient là et cela me permettrait de faire un pas de plus dans le monde du journalisme. Arrivée à l'entrée du théâtre je sortis ma carte de presse ainsi que mon carton d'invitation j'étais dans les premières mais en tant que bonne journaliste il fallait que je sois présente avant tout le monde, que je sois là quand il arrivaient. J'avais un appareil photo et je photographiais chaque arrivée, oui dans notre petit magasine il fallait être multitâches. Une fois ceci fait le dîner commença et je me retrouvais avec d'autres journalistes nous étions séparés des VIP, et nous avions reçus l'ordre de les laissé manger sereinement et que nous pourrions commencer nos interviews une fois le repas terminé et pendant les tours de chants de certaines personnalité venues donner de leurs temps et un peu d'argent. Enfin pour se montrer à la soirée de la semaine car malheureusement c'est comme ça que tournait le monde, les bonnes œuvres n'étaient que des prétextes pour se montrer là où il y avait plein de personnalités et des journalistes, il fallait faire parler de soi dans la presse pour exister aux yeux du monde.

Le tour de chant commençait et nous nous dirigeâmes tels des vautours que nous étions censés être sur les « stars » pour commencer nos questions. Nous n'avions droit à trois questions pour chaque magasine. C'étaient peu mais bon vu le nombres de journalistes que nous étions je comprenais parfaitement leur logique. Comme tous j'avais posé mes questions j'avais bien sûr accordées celles-ci avec le terme de mon magasine. J'eus même la surprise de me faire offrir un verre par une des célébrité du cinéma. Mais que je remis bien gentiment à sa place en lui rappelant qu'il était marié. Bien entendu j'aurais dû me renseigner un peu mieux avant de balancer ce genre de propos car apparemment il avait divorcé depuis presque un an. Je m'excusais en lui disant que je n'était pas vraiment branchée revues mondaines et encore moins sur celles des potins. Ce qui le fit sourire et pour me faire pardonner je lui accordais un verre en ma compagnie. Je ne sais pas ce que je pensais concernant les célébrités mais celui-ci me paraissait normal, et il m'avoua qu'il était là pour les animaux, qu'il avait un ranch au Texas et qu'il accueillait les chevaux que certaines associations arrivaient à sauver de l'abattoir. Je lui avouais qu'il devait être l'un des rares à être ici pour la véritable cause.

Il m'invita à passer un week-end dans son ranch. Je lui répondis que ce n'était pas une bonne chose car j'avais beau aimer les chevaux et c'était vrai eux ne m'aimaient pas je lui racontais tous mes déboires avec les animaux en général et il était littéralement mort de rire. Je lui demandais si je pouvais me servir des révélations qu'il m'avait faites pour mon papier et il accepta qu'à la seule condition que je lui laisse mon numéro de téléphone. Ce que je fis avec plaisir, je savais que c'était pas vraiment professionnel mais bon nous étions adultes tous les deux, et je crois que cela plairait à Barbara. Je dus abréger notre entretient car les collègues commençaient à s'impatienter que je monopolise la grande « star » de la saga à succès du moment.

-Salut jolie bonbon, m'interpella un des serveurs alors que je passais devant lui pour aller prendre l'air m'octroyer une petite pause.

-Pardon ?

-Ce n'est pas grave tu es toute excusée. Je t'ai vu parler « Monsieur célébrité », me dit-il avec un pointe de dégoût dans la voix.

-Oui c'est peu normal je suis journaliste, lui rétorquai-je distante.

-Mais bien sûr. Toute la soirée j'ai essayé d'attirer ton attention je n'ai fait que te servir et tu ne m'as pas regarder une seule fois.

-Je suis désolée, je ne voulais pas vous froisser. C'est juste que je suis en mode travail ce soir.

-Mais oui c'est facile ça. Tu es comme toutes les greluches de cette soirée, qui n'ont d'yeux que par la renommé de ces gens, cracha-t-il.

-Je ne sais pas pour qui vous me prenez, mais vous êtes vraiment loin du compte, lui dis-je sèchement cette fois.

Je n'admettais pas qu'un étranger se permette de me juger de la sorte. J'allais le contourner pour rentrer mais il m'attrapa par le bras et m'attira contre lui.

-Je vous prierais de me lâcher, le menaçai-je.

-Sinon quoi poupée ? demanda-t-il défiant.

-Sinon je ferais appel à la sécurité, rétorqua cette voix que je connaissais depuis peu.

-Le grand Tom qui arrive au secourt de la jeune demoiselle en détresse ça doit être lassant de rejouer en permanence votre vie non ?

-Je ne le répèterais pas lâchez cette demoiselle sinon j'appellerais véritablement la sécurité.

-Je croyais que c'était que professionnel ? me dit le serveur.

-Mais je ne vous doit rien. Pour qui vous prenez-vous ? Je ne vous connais même pas, il me relâcha et me lança un regard qui refroidit mon tempérament.

Il me fit vraiment peur je me reculais de lui, et Tom vint à mes côtés et me guida sa main dans mon dos loin de lui. Je le remerciais de m'avoir aidée. Il me demanda de faire attention qu'il devait partir mais qu'il m'appellerait demain, pour être sûr que j'étais bien rentrée en sécurité. Avant de partir il alla voir un des agents de sécurité et indiqua le serveur qui venait de m'agresser. L'agent y alla et le pria de partir ce qu'il fit en me lançant ce même regard qui me glaçait le sang je tournais la tête le chassant de mon esprit et continuais mes interviews.

Je fis mon tour du parterre de célébrités et la plupart était si vénale que s'en était affligeant, mais bon je devais rester professionnelle jusqu'au bout, à la fin de la soirée alors que les célébrités quittaient le théâtre pour se rendre dans une soirée plus privée ou nous n'étions pas conviés.

Je récupérais mes affaires, échangeais mes coordonnés avec certains confrères avec qui j'avais discuté un peu plus tôt et je pus enfin retourner à ma voiture. J'installais mon matériel à l'arrière et refermais la porte pour prendre place au volant. Quand je sentis deux bras m'encercler et me tirer violemment en arrière. Il avait mis sa main sur ma bouche m'empêchant ainsi de hurler.

-Ferme la porte, indiqua-t-il à son complice.

J'avais reconnu sa voix c'était le serveur qui m'avait prise à partie lors de la soirée. Je savais que j'étais mal et j'espérais qu'un confrère passe par ici rapidement. Mais il dut anticiper cette éventualité car il me tira un peu plus loin dans un ruelle sordide et mal éclairée, il me jeta au sol violemment.

-Alors il n'est pas là pour te secourir ton chevalier servant. Comment vas-tu faire hein ? me demanda-t-il en colère.

-Je suis désolée qu'il vous ait causé des ennuis dans votre travail, tentai-je.

-Oui il m'en a causé à cause de lui je viens de perdre mon job.

-J'en suis désolée, mais croyez-vous que m'agresser soit une bonne chose. Vous avez bien vu que je n'en suis pas responsable.

-Non mais comme j'ai entendu que vous alliez vous revoir, tu pourras lui passer le message, me dit-il. Stan tiens la demoiselle que nous puissions voir ce qu'elle cache dessous son si bel emballage.

-S'il vous plaît... le suppliai-je rampant pour ne pas qu'il m'attrape.

-Rien du tout ma belle, tu m'as excité toute la soirée à te trémousser devant moi.

Mes larmes coulèrent je savais que j'allais passer un sale quart d'heure, j'avais dû faire de mauvaise chose dans ma vie précédente pour être en permanence la proie de sadique. J'espérais cette fois-ci que je ne perdrais pas la mémoire une nouvelle fois. Le fameux Stan me prit avec brusquerie par les cheveux pour me relever. Une fois debout il me prit sous les bras pour me maintenir en laissant ses mains sur ma poitrine j'essayais de me dégager, de me débattre mais il était sacrément fort. Je hurlais de me lâcher tout en pleurant.

-Bâillonne-la elle va rameuter la ville entière ! ordonna le serveur.

-Avec quoi ? demanda l'autre.

-Ta main imbécile ! cria le serveur, alors qu'il avançait et remonta ma robe et plongea sa main directement entre mes cuisses.

Je redoublais d'effort pour essayer de me libérer mais au plus je me débattais au plus il souriait. Puis j'entendis un grognement féroce comme si un félin venait d'arriver dans la rue. Mes agresseurs se statufièrent, le serveur se tourna pour voir à quel animal nous avions affaire. Mais à la place d'un animal une personne approchait fièrement, on aurait dit une femme mais j'avais du mal à voir dans cette ruelle mal éclairée. Mais les cheveux long et sa démarche gracieuse m'indiquaient que ce devait être une femme. Pourquoi fallait-il que ce soit une femme qui vienne à mon secours ? Elle allait subir le même sort que moi si elle restait là. Je voulais lui dire de s'en aller et d'aller chercher de l'aide mais elle continuait d'avancer. Le serveur siffla son contentement quand il vit la jeune femme. Effectivement elle était véritablement très belle. Le style beauté fatale qui pose dans les magasines de mode, blonde plantureuse, l'allure altière mais une sensation de dangerosité se dégageait d'elle.

Il s'approcha d'elle très près alors qu'elle n'avait toujours pas ouvert la bouche mais le regardait froidement.

-Et bien beauté tu veux venir jouer avec nous, demanda-t-il ne cachant pas sa convoitise.

-Je ne joue qu'avec des vrais hommes pas des moins-que rien, crachat-elle.

-Laisse-moi te détromper, dit-il en tentant de la toucher.

Elle lui attrapa la main et lui tordit. Il s'agenouilla sous l'assaut criant de douleur. Elle lui lâcha le poignet et l'attrapa à la gorge le collant sans mal contre le mur il essaya de se dégager mais elle devait avoir une maîtrise dans le self défense ou quelque chose comme ça. Car il ne put se défaire de son emprise. Elle s'adressa à celui qui me tenait toujours.

-Relâche-la ou je te jure qu'après ton pote je m'occupe de toi.

Il dut sentir la menace, la même que celle que je sentais car il me lâcha et fila comme le vent abandonnant son complice dans les mains de la plantureuse blonde.

Elle lui serra un peu plus le cou car je le vis virer au rouge.

-Je te conseille de ne plus jamais recommencer ce que tu t'apprêtais à faire car si je te retombe dessus je te jure que je te tuerais. Est-ce bien clair ? demanda-t-elle. Elle relâcha sa prise il tomba à genoux en toussant et se tenant la gorge, il hocha la tête pour signifier qu'il avait compris la menace. Dégage avant que j'avance ma sentence, déclara-t-elle la voix toujours aussi froide et dure, et j'étais sûre qu'elle pourrait effectivement le tuer si elle le voulait.

Il se releva et tenta de partir aussi vite que son ami mais l'effet fut moins convainquant que celui de son acolyte.

La belle blonde se tourna vers moi et me tendit la main une fois le serveur partit.

-Et bien Bella il semblerait que tu sois toujours aussi malchanceuse, dit-elle.

Je lui tendis la main pour qu'elle m'aide à me relever. Je fus surprise elle semblait me connaître. Et puis elle m'avait nommée par un prénom qui ne me disait rien. Bella ?

A la recherche du passé

Chapitre 2 : À la recherche du passé.

-Se connait-on ? Et comment m'avez-vous appeler ? Demandai-je.

Je la vis froncer les yeux et me scruter intensément, cherchant à savoir certainement si elle ne se méprenait pas de personne. Elle prit ma main et me tira doucement mais avec une force déconcertante. Elle attrapa mon bras et retira mon gant, elle scrutait mon poignet à la recherche de quelque chose et je savais que c'était ma cicatrice, et vu comment elle était déterminée elle savait qu'elle était là. Elle marmonnait des choses incompréhensibles à mes oreilles. Puis une fois ses yeux sur la fameuse marque elle se dit.

-J'étais sûre que je ne pouvais pas me tromper, puis elle reporta son attention sur moi. Pourrais-tu m'expliquer la raison pour laquelle tu ne me reconnais pas ? À moins que tu le fasses exprès ? demanda-t-elle plus sèchement.

-Je suis désolée, je vais commencer par me présenter. Je m'appelle Marie Stenson depuis à peu près deux ans. Je ne sais pas qui je suis, j'ai été retrouvée presque morte dans un fossé et depuis j'ai perdu la mémoire. Je ne connais absolument rien de mon passé.

-C'est pas vrai tu ne te souvient pas de moi, ni d'Edward ?

-Qui est Edward ? demandai-je curieuse. Excusez-moi de vous paraître si curieuse mais vous paraissez me connaître est-ce que vous accepteriez de m'aider à savoir qui je suis ?

-Non ! répondit-elle froidement et sèchement. Je me reculais sous la surprise et l'intonation. Cette femme me faisait vraiment peur. Je ne veux pas t'effrayer mais profite de cette chance de pouvoir avoir une vie normale. Laisse ton passé là où il est. C'est vraiment mieux de cette façon, elle fit demi-tour et allait pour partir.

-S'il vous plaît ! la suppliai-je. Je ne sais plus rien de mon passé je me suis réveillée dans cette ville seule et sans personne. Je ne sais même pas si j'ai des parents, un petit ami, voir peut-être un mari. Je ne sais même pas quel plat j'aimais avant. Savez-vous ce que c'est de se sentir toujours seule ? De ne pas savoir si vous manquez à quelqu'un ? Si quelqu'un vous aime quelque part sur cette Terre ?

-Je connais tout ça, me répondit-elle attristée. Je sais ce que c'est d'être seule, je connais tout ce que tu me décris. Mais tu as la chance de pouvoir tout recommencer pourquoi vouloir te faire du mal en reprenant connaissance de ton passé qui n'est pas joyeux ?

-Parce que je veux avoir le choix, je veux savoir si quelqu'un m'aime. Je me sens si vide en permanence et vous pouvez m'apporter un peu de réconfort, vous avez l'air de me connaître.

Elle me regardait et restait plantée pratiquement immobile je voyais qu'elle réfléchissait et j'espérais qu'elle allait céder et me dire ce qu'elle savait de moi. De tout façon je n'avais pas l'intention de la laisser partir sans avoir de réponse à mes questions. Elle savait qui j'étais et j'allais moi aussi le savoir il ne pouvait pas en être autrement.

-Très bien, tu t'appelles Isabella Swan, tu es née le 13 septembre 1984 à Forks dans l'état de Washington. Ton père est le shérif de cette ville et il s'appelle Charlie Swan. Ta mère se nomme Renée Dwyer elle s'est remariée il y a plusieurs années.

-Oh ! soufflai-je la tête me tournant sous le flot d'informations que me donnait cette femme.

J'avais une identité et des parents. Je me sentais pas très bien certainement un contrecoup de l'agression associé aux révélations de mon passé. Je me sentais défaillir. La belle blonde me rattrapa avant que je ne touche le sol, elle était effectivement très forte.

-Je vais te ramener chez toi Bella, tu as besoin de te reposer.

-OK, admis-je. Ma voiture est un peu plus loin. À moins que vous vouliez prendre la votre. Mais je dois récupérer mon matériel dedans.

-Non on prendra la tienne et arrête de me vouvoyer, je m'appelle Rosalie, Rosalie Hale.

-Merci Rosalie, balbutiai-je alors qu'elle me portait pratiquement jusqu'à ma voiture.

Elle m'installa côté passager. Elle se mit au volant en me demandant mon adresse. Que je lui donnais sans même me soucier de faire rentrer une étrangère dans l'appartement de Barbara.

-Que fais-tu dans la vie ? me demanda-t-elle pour me tenir en alerte certainement.

-Je suis journaliste, répondis-je.

-T'es sérieuse ? s'amusa-t-elle. Je la regardais surprise. Ne le prends pas mal mais je me souviens de toi comme étant maladroite et timide, donc journaliste ce n'est pas une profession dans laquelle je te voyais.

-Il a fallu que je prenne sur moi mais je suis belle et bien journaliste et d'ailleurs j'étais en interview ce soir et celui que tu as fait fuir était le serveur de cette soirée il s'est fait licencier parce que l'un des pontes de cette soirée l'a vu en train de me malmener et est intervenu, il l'a ensuite dénoncé à la sécurité, je suppose qu'il voulait se venger.

-Ouais tu attires toujours autant le danger. Tu as de la chance de t'en être sortie vivante.

-Si on peut dire ça j'ai perdu dix-neuf mois de ma vie en plus de mon passé.

-Comment ça ?

-J'ai fait dix-neuf mois de coma avant de me réveiller.

-Oh ! Tu étais vraiment dans un sale état alors ?

-Les deux jambes cassées, un bras également, des côtes cassées et fêlées, une commotion et un traumatisme crânien, le tout agrémenté d'une hémorragie interne.

-On ne sait pas qui t'a fait ça ? demanda-t-elle soucieuse.

-Non rien ce sont les agents des routes qui m'ont retrouvée dans un fossé laissée pour morte, elle semblait pensive et totalement perdue dans ses pensées.

Elle se gara devant le bâtiment je lui indiquais ma place de parking. Et je l'invitais à m'accompagner chez moi, je l'avertis que je ne vivais pas seule mais que Barbara était une femme très bien. J'entrais dans l'appartement et tins la porte ouverte pour inviter Rosalie à me suivre, ce qu'elle fit. Je l'invitais à s'installer dans le salon alors que je déposais mes affaires.

-Veux-tu boire quelque chose ? lui demandai-je alors que j'allais dans la cuisine me chercher un soda. Je l'entendis glousser comme si ce que je disais pouvait être marrant.

-Non merci Bella.

Qu'est-ce que cela pouvait être déstabilisant de l'entendre m'appeler Bella alors que je ne connaissais que Marie.

Je revins m'installer dans le salon après avoir enlever ces objets de tortures que j'avais à mes pieds. J'allais relancer Rosalie sur mon passé sujet qui ne faisait que revenir en force dans ma tête lorsque j'entendis Barbara revenir elle devait être chez Jake et Vanda.

-Salut ma belle. Alors ta soirée ? fit-elle en débarquant dans le salon. Rosalie s'était levée pour accueillir la maîtresse de maison. Oh mais tu es avec une amie excuse-moi, je vais vous laisser.

-Tu peux rester Barbara je te présente Rosalie Hale. Et mon nom à moi c'est Bella enfin Isabella Swan.

-Tu te souviens ? demanda-t-elle excitée.

-Non toujours pas mais Rosalie m'a quelque peu aidé ce soir. Et en fait il s'avère qu'elle m'a reconnue.

-Es-tu sûre de ne pas t'être trompée jeune fille ? Pas que je doute de toi mais il serait malvenu de donner de faux espoirs à Marie.

-Aucun doutes n'est possible madame. Je puis vous assurer que nous sommes bien en présence d'Isabella Swan.

-Mais c'est merveilleux, tu vas pouvoir reprendre contacte avec ta famille, me dit-elle en m'étreignant.

-Oui ce serait merveilleux mais je suis morte de trouille.

-Tu devrais commencer par ton père c'est un homme bon et juste et vous vous ressemblez tellement au point de vue de vos caractères respectifs.

-Comment connais-tu Marie, enfin Bella ? demanda ma marraine de cœur.

-Nous allions en cours dans le même lycée à Forks, déclara Rosalie.

-Tu me parais bien jeune par rapport à Bella.

-Dis que je suis vieille, pendant que t'y es ! m'outrais-je.

-Mais non mais regarde la elle a un visage encore juvénile, tu as quoi 19 ou 20 ans ?

-En fait j'ai l'âge de Bella j'ai 24 ans, répondit Rosalie. Mais c'est vrai que je dois souvent sortir mes papiers quand je vais quelque part. Les gens ont du mal à me croire quand je leur donne mon âge.

-Ce qui sera un avantage non négligeable dans quelques années, crois-moi, répondit Barbara ce qui me tira un sourire.

-Je veux bien vous croire, répondit Rosalie amusée.

-Rosalie, qui est Edward ? demandai-je alors que je me rappelais ce qu'elle m'avait dit en dans cette ruelle. Elle s'assombrit quelque peu, alors que j'attendais une réponse.

-Edward est mon frère. Et à une époque il fut ton prétendant, et vous étiez très amoureux l'un de l'autre.

-Oh ! Et que s'est-il passé ? demandai-je curieuse.

-Tu t'es rendu compte qu'il n'était pas bon pour toi, et tu as rompu. Et ce fut la meilleur chose que tu aies pu faire.

-Pourquoi ? demandai-je curieuse.

-Il n'était pas bon pour toi, tu méritais mieux. Écoute ce n'est pas que je ne veux pas te répondre mais c'est un sujet sensible pour moi. Je préfère te parler de ton père, de l'école, de tout ce que je peux mais si nous pouvions aborder le thème de ma famille plus tard ça m'arrangerait.

-Comme tu veux Rosalie. En fait j'aurais tellement de question que je ne sais même pas par où commencer.

-Couleur préféré le bleu, bien que tu portais principalement des couleurs sombres et surtout du marron. Plat préféré, les lasagnes, tu avais un shampoing à base de fraise, tu étais également d'une maladresse affligeante.

-Ça ça n'a pas vraiment changé, s'amusa Barbara sous mon regard entendu, ce qui fit sourire Rosalie.

-Tu avais beaucoup de succès avec les garçons malgré le fait que tu ne t'en rendais pas compte.

-Ça non plus ça n'a pas changé.

-Barbara ! la sermonnai-je.

-Dis-moi le contraire. As-tu eu au moins une approche que tu n'as pas fais fuir ce soir ? me demanda-t-elle pensant que je ne pourrais rien répondre.

-Et bien effectivement j'ai un homme qui m'a demandé mon numéro de téléphone et je lui ai donné.

-Sérieux ? Et il est comment ? me demanda ma marraine soudain très intéressée.

-Très beau, vraiment très beau et tu le connais en plus. Enfin tu l'as déjà vu.

-Qui est-ce ? demanda-t-elle tellement excitée qu'elle ne se souciait même plus de Rosalie. Cette dernière nous regardait interagir amusée.

-Tu te souviens du dernier film que nous avons été voir ?

-Ça date mais oui c'était le premier volet de la saga qui fait rage en ce moment, je la dévisageais avec un sourire fier.

-Tu te souviens de l'acteur qui joue le rôle principal ?

-Oh bon Dieu Marie c'est pas possible ! fit-elle en se redressant comme un ressort.

-Tu as décroché le gros lot bravo Bella, me fit Rosalie.

-Hey ! Il m'a seulement demandé mon numéro rien de plus pour le moment si ça se trouve il ne me rappellera même pas.

-Il a plutôt intérêt à te rappeler sinon je vais aller au canada lors de son prochain tournage et je vais lui souffler dans les bronche version Barbara en colère, dit-elle en accentuant sur sa grosse voix. Ce qui nous fit sourire de nouveau.

-Je me fais pas de soucis pour ça, Bella a toujours su attirer l'attention des hommes les plus séduisant. Mon frère est un très bel homme également et elle l'a complètement envoutée, la rassura Rosalie.

J'aurais aimé me rappeler son visage j'aurais aimé me souvenir de lui et de notre « relation », j'aurais aussi aimé lui demander plus d'information et peut-être même une photo. Mais apparemment quelque chose avait dû se passer avec sa famille car elle m'avait dit savoir ce qu'était la solitude et le fait de ne pas savoir si l'on comptait pour quelqu'un. Dans ses paroles je pouvais comprendre à demi-mots qu'elle avait quitté sa famille ou peut-être l'avait-il rejetée. Mais apparemment cet Edward était vivant car elle en parlait au présent.

-Bella, Bella ! m'interpella Rosalie.

-Oui excuse-moi j'étais partie dans mes pensées.

-C'est ce que j'ai remarqué. Je vais passé quelques jours ici, je te donne mon numéro de téléphone. Tu m'appelles dès que tu veux plus de renseignements sur tes parents. Et si tu veux parler je peux toujours essayer de me rappeler de certaines choses sur notre période ensemble au lycée comme le nom de tes amies ou peut-être ceux de tes prétendants.

-Tu ne vas pas partir avant que je te rappelle.

-Non Bella, je reste jusqu'à ce que tu aies toutes les informations nécessaires pour retrouver ton passé. De toute façon je n'ai rien de mieux à faire et personne ne m'attend non plus, je ressentais un amertume dans ses paroles, et cela me serra le cœur.

-Tu veux rester avec nous je peux te prêter ma chambre moi je dormirais ici ?

-Non Bella c'est gentil de toute façon je me suis déjà pris une chambre à l'hôtel.

-Tu es sûre c'est de bon cœur, et ce sera moins cher que l'hôtel ? renchérit Barbara.

-Non ça va aller, l'argent n'est pas vraiment un problème pour moi. Mais c'est gentil merci.

-Prends au moins ma voiture vu que tu m'as raccompagnée tu me la ramèneras demain.

-Dis plutôt que c'est pour être sûre que je ne vais pas m'enfuir cette nuit, rétorqua la sculpturale blonde.

-Je suis si prévisible que ça ? me plaignis-je.

-Non c'est que je te connais plutôt bien, s'amusa-t-elle. Mais si tu veux je garderais ta voiture et je te la ramènerais demain matin ça te va ?

-OK, c'est parfait pour moi je dois juste passer à midi à la rédaction avec mon article.

-Parfait, je vous dis à demain alors.

-À demain Rosalie, dis-je alors qu'elle descendait les escaliers. Je refermais la porte et je vis Barbara me fixer.

-Je suis heureuse pour toi, mais j'ai du mal à t'appeler Bella.

-Je sais j'ai du mal aussi. Mais je sens ce prénom plus naturel sur moi.

-En plus il te va bien. Mickaël ne vas pas s'arrêter de te taquiner avec ton véritable prénom.

-Hharrr ! On est vraiment obligé de lui dire ? gémis-je de dépit. Elle rigola. N'empêche t'as vu cette fille elle est magnifique.

-J'imagine bien son frère, renchérit mon amie.

-Ce que j'aimerais m'en souvenir.

-Peut-être le reverras-tu ?

-Je ne sais pas d'après ce que j'ai compris dans son silence elle n'a pas l'air d'être en bon terme avec sa famille.

-J'ai cru ressentir ça aussi en effet. Peut-être qu'elle t'en parlera lorsque vous serez seules. Elle semblait bien te connaître, vous deviez être des amies avant.

-Je ne sais pas, mais j'ai cette sensation de la connaître aussi même si je ne m'en souviens pas.

-Bon en attendant plonge-toi dans ton article sinon Marie la rédac' va te passer un savon s'il ne lui convient pas.

-Ouais tu as raison. Tu veux voir une photo de Tom ?

-Je me demandais quand est-ce que tu allais me la montrer, me dit-elle.

Après plusieurs heures de travail je voyais qu'il était déjà quatre heure du matin et je savais que j'allais avoir du mal à me réveiller mais bon, je savais également que j'avais ma journée après avoir remis mon article à Marie. Et je doutais qu'elle allait me le faire reprendre car le passage assez grand que j'avais dédié à Tom était plutôt bon et je dois être honnête j'étais plus exigeante avec mon travail que Marie elle-même.

C'est après avoir procédé au téléchargement de mon article et des photos sur ma clef USB, que j'allais enfin me glisser dans mon lit. Mais avec toutes ces révélations qui se tournaient et retournaient dans ma tête, j'avais du mal à fermer l'œil. J'avais réussi à les repousser lorsque je travaillais mais là il n'y avait rien qui ne pouvait me détourner de tout ça.

Rosalie, j'avais de la peine pour elle, je la sentais seule et elle devait l'être. N'avait-elle pas dit que personne ne l'attendait ? Pourquoi avais-je ce sentiment de protection la concernant ? J'avais envie de la prendre contre moi et la protéger de lui retirer sa souffrance car il ne faisait aucun doute qu'elle avait mal, une douleur émotionnelle intense. Je me promis de lui redonner le sourire, si personne ne l'attendait, et que personne ne lui laissait une place dans leur vie, je le ferais moi. Je lui laisserais une place dans la mienne, après tout je savais ce que cela faisait d'être seule de se sentir abandonnée. Et puis en plus elle avait beaucoup à m'apprendre sur ma vie, j'avais besoin d'elle et j'espérais qu'elle puisse avoir besoin de moi aussi, un juste retour des choses.

Le lendemain Barbara vint me réveiller avant de partir mais cela faisait tôt pour moi à peine quatre heures où je m'étais couchée et encore moins de sommeil. Elle le comprit et programma mon réveil pour qu'il sonne à dix heures. Une vraie mère pour moi, mais avant que mon réveil ne sonne j'entendis une voix claire douce et mélodieuse tenter de me réveiller en douceur.

-Bella, allez marmotte lève-toi.

-Hummm encore un peu, quémandai-je.

-Si tu veux mais je croyais que tu devais rendre ton article pour midi et il est 11h30.

-Ce n'est pas vrai ! criai-je en me jetant hors du lit.

Je me glissais dans un jean qui traînait sur la chaise à côté, j'attrapais le premier tee-shirt et l'enfilais, ne faisais pas attention au regard amusé de Rosalie qui me suivait dans ma vaine tentative d'habillage rapide. Une fois prête les chaussettes et chaussures aux pieds, j'attrapais ma clef USB, mon sac et ma veste. Rosalie me suivait docilement sans rien dire. Nous arrivions au bas de l'immeuble j'aperçus ma voiture et m'y précipitai.

-Je conduis, m'informa Rosalie en prenant place au volant. Une fois dans l'habitacle je jetais un coup d'œil à l'horloge et je vis qu'il était à peine 9h00 du matin.

-Merde Rosalie, j'ai eu la trouille de louper le bouclage.

-Bien maintenant que t'es debout tu veux aller déjeuner où ? me dit-elle avec un sourire fier sur son visage.

-Starbucks je vais avoir besoin d'une grande dose de caféine aujourd'hui.

-Courte nuit ?

-Assez, entre l'article et les révélations que tu m'as faites j'ai dû avoir à peine deux heures de sommeil.

-Je suis désolée je pensais que tu avais dormis plus que ça, me dit-elle avec une moue contrite.

-Ce n'est pas grave je dormirais mieux ce soir. Allez emmène-moi boire un café.

-C'est partie, et elle démarra sur les chapeau de roues.

-Rosalie...

-Tu peux m'appeler Rose.

-OK Rose j'aimerais y arriver en un seul morceau au café.

-J'avais oublié que t'étais une froussarde.

-Hey ! Je ne suis pas froussarde mais ta conduite n'a rien de très féminin ni de très doux non plus, elle sourit mais ne ralentit pas l'allure pour autant.

Elle nous trouva un Starbucks et je pus avoir ma première transfusion de caféine. Une fois le liquide passé la barrière de ma gorge je me sentais déjà bien mieux.

-Rose pourrais-tu me dire tout ce que tu sais sur mon passé?

-Je n'en sais pas beaucoup plus que ce que je t'ai déjà dit. En tout cas concernant ta famille. Tu vivais avec ta mère à Phœnix. Tes parents avaient divorcé lorsque tu n'étais qu'une enfant. Puis lors de son remariage avec un joueur de baseball il me semble, tu as voulu lui laisser de l'espace qu'elle puisse se retrouver un peu seule avec son mari, et tu es venue rejoindre ton père à Forks. Tu avais dix-sept ans, personnellement je trouve que tu ressembles beaucoup à ton père tant physiquement que dans ton caractère. Quand tu es arrivée et que tu es entrée au lycée en court d'année tout le monde n'avait d'yeux que pour toi. Tu avais toute la gente masculine du lycée à tes pieds. Mais tu étais bien trop timide pour t'en apercevoir. Ta meilleure amie en dehors de ma sœur Alice s'appelait Angela.

-Tu as une sœur ? Je sais que c'est douloureux pour toi mais ne voudrais-tu pas me raconter comment je vous ai connu ? elle souffla pour se donner du courage puis se lança.

-Nous avons toujours été introvertis dans notre famille. Nous ne nous mélangions pas, et Edward encore moins que les autres. Pour lui personne n'était assez bien pour mériter son attention. Mais en fait c'est parce qu'il connait parfaitement les gens. Il sait ce qu'ils ont en tête et les gens sont tous tellement intéressés et prévisibles. Mais avec toi ce fut différent tu l'as surpris alors il a commencé à se rapprocher mais surtout il a commencé à se laisser approcher. Puis il y avait ma sœur Alice celle-ci est en permanence branchée sur le secteur, une véritable pile électrique elle s'est également attachée à toi et ce fut réciproque. Il y avait plus de réserve avec Jasper et moi, pas que nous ne t'aimions pas mais nous savions qu'Edward n'était pas ce qu'il te fallait. Mais il n'y avait que nous deux pour avoir cet avis. Mes parents et... et.. Emmett rejoignaient Edward sur ses attentions.

-Donc tu as trois frère et une sœur ?

-J'ai deux frères et une sœur Emmett n'était pas mon frère même s'il était le fils adoptif de mes parents. Mais c'est justement le sujet que j'aimerais éviter pour le moment c'est encore trop douloureux.

-Je suis désolée Rose je ne voulais pas raviver de mauvais souvenirs.

-Ce n'est pas grave tu n'y es pour rien. Merde ! s'écria-t-elle en regardant derrière moi.

-Que se passe-t-il ? demandai-je en me tournant pour voir ce qu'il y avait.

-Du soleil... je... suis allergique aux rayons solaires. Je ne dois pas m'exposer, jamais.

-J'ai un parapluie dans la voiture si tu veux je vais le chercher il te protègera.

-C'est une bonne idée, me dit-elle en se détendant.

-Je voulais te demander une chose Rose. Tu as dit que personne ne t'attendait, je la vis se tendre une nouvelle fois. Non ne t'affole pas je ne vais pas reparler de chose qui te font souffrir. Je voulais savoir si tu ne voulais pas m'accompagner. Je vais poser des congés et j'aimerais retourner prendre contact avec mes parents.

-Je ne sais pas vraiment Bella, me répondit-elle surprise. Je la voyais elle était en plein conflit.

-Tu sais c'est quelque chose d'effrayant, je ne les connais plus, je n'ai plus aucun souvenir d'eux. Et je ne peux pas demander à Barbara de venir, son travail est trop important et surtout j'aimerais vraiment que ce soit toi. Tu connais mes parents ce sera plus simple de cette façon, et j'aimerais apprendre à te connaître un peu mieux pendant ce temps.

-Écoute Bella c'est difficile pour moi de retourner à Forks et ta mère vit en Floride à Jacksonville, une ville très ensoleillée.

-Réfléchis-y. Moi je vais poser mes congés aujourd'hui, et j'aimerais vraiment que tu m'accompagnes. J'aimerais être ton amie si tu le permettais. Je sais l'effet que cela fait d'être seule. Je le suis depuis mon réveil dans cette chambre d'hôpital, mais tu m'as insufflé un peu d'espoir et tu m'as donné également l'accès à une partie de ma vie qui fuyait devant mes nombreuses tentatives de me les rappeler. Je peux moi aussi avoir l'opportunité d'avoir un passé et une famille grâce à toi et j'aimerais vraiment partager ça avec toi.

-Je suis surprise Bella nous n'avons jamais été très proches toutes les deux et je dirais même que j'ai été plutôt distante et froide avec toi par le passé et que tu me veuilles à tes côtés pour un jour qui sera intime et personnel je ne sais pas quoi en penser.

-C'est du passé et un passé que je ne me souviens pas. Et même si j'avais peur de toi parce que je suis sûre que cela devait être le cas, si tu était si froide et distante comme tu le prétends, et là je la vis étaler un sourire. Je ne m'en souviens plus et tout le monde change. Peut-être arriveras-tu à me supporter assez longtemps pour me laisser cette chance, avançai-je, souriant à mon tour.

-OK je t'accompagnerais mais sache que j'essaierai d'être discrète à Forks je t'accompagnerais jusqu'à ton père mais pour tes amis tu devras le faire toute seule.

-Ça me va, dis-je en tendant la main.

Elle la serra mais sa température me choqua elle était littéralement froide. Elle s'en aperçut et me répondit avant même que je ne pose ma question.

-Mauvaise circulation sanguine j'ai les extrémités toujours froides.

-OK, répondis-je essayant de ne pas me poser trop de question car je sentais que ce froid m'était familier. Ça me donnait les mêmes sensations qu'avec le serpent quelques mois plus tôt.

-Pour ce qui est de Jacksonville nous devrons prendre des mesures, à cause de mon allergie.

-Oui nous prendrons un parapluie et tu t'habilleras et nous essaierons de nous déplacer à l'aube et à l'aurore, pour éviter un maximum le soleil, rétorquai-je heureuse qu'elle accepte de venir avec moi.

-Bien si tu veux bien aller chercher ton parapluie que nous puissions aller à ta rédaction.

-J'y vais à tout de suite, je sortis avec toutes ces questions en tête.

Il est vrai que j'appréciais d'avoir Rosalie avec moi pour ce périple mais je dois avouer que tout ce mystère autour d'elle m'intriguait, je sentais qu'il y avait beaucoup plus. Qu'elle cachait quelque chose pas forcément à cause de mon passé mais plutôt du sien. C'était peut-être une déformation professionnel en tout cas j'ouvrirais l'œil. Je rapprochais la voiture que je garais en double file et je pris mon parapluie à l'arrière de la voiture pour retourner chercher ma sauveuse et sauveuse à plus d'un titre.

J'entrais dans le bureau de Marie, Rose était restée à mon bureau, elle regardait les articles que j'avais écrit et publié.

-Alors Stenson qu'est-ce que ça a donné cette petite sauterie hier soir ?

-C'était pas trop mal même si la plupart des grosses légumes étaient présentes juste pour assurer un peu plus leur promos personnelles.

-C'est le monde du show-bizz ma chérie.

-Ouais mais j'ai pu tout de même en ressortir un article que tu vas aimer, j'en suis certaine, avançai-je fière de moi.

-Tu l'aimes ? me demanda-t-elle.

-Oui il me plaît.

-Bon sang montre moi ça ! M'ordonna-t-elle.

Je lui tendis la clef USB, elle l'introduit dans son ordi et commença sa lecture au bout de quelques minutes pendant lesquels j'essayai de trouver comment j'allais aborder le sujet des congés, elle décrocha son attention de son écran retira ses lunette et plongea son regard bleu acier dans le mien.

-Et bien je dois dire que tu ne m'as jamais rendu un article pareil, il est excellent. Et est-ce qu'il t'a donné le feu vert pour laisser ces informations à la publication.

-Oui nous avons procédé à un échange, elle arqua un sourcil m'invitant à poursuivre. J'ai le droit de publier tous les éléments qui sont dans l'article en échange de mon numéro de téléphone.

-Sérieusement ! me dit-elle incrédule.

-Je crois que je devrais mal le prendre ça, lui lançai-je amusée.

-Pas du tout, c'est le fait que tu lui aies donné qui me surprend. S'il te paît laisse-moi l'annoncé à Micky, me supplia-t-elle avec une lueur de malice dans les yeux. Je dois lui apporter un déjeuner et des médicaments avant qu'il ne finisse par dessécher au pied de ses toilettes, je lui souris.

-Si tu veux ça m'évitera de le faire et lorsque nous nous reverrons il aura digéré la chose.

-Ouais ! dit-elle tout sourire.

-Je voulais te demander quelque chose, repris-je légèrement plus mal à l'aise.

-Je t'écoute.

-Je vais avoir besoin de prendre des congés Marie, et j'aimerais le faire rapidement.

-Pourquoi ?

-Tu vois la femme avec laquelle je suis arrivée ?

-Difficile de la manquer tout mon personnel masculin tourne autour de ton bureau en bombant le torse se pavanant comme des paons, dit-elle amusée.

-En fait il s'avère que je la connaissais d'avant mon accident.

-Elle fait partie de ton passé ?

-Oui, elle m'a sauvé d'une agression hier soir après la soirée de bienfaisance. Et elle m'a reconnu. Elle m'a également révélé mon identité et l'identité de mes parents.

-Oh ! Je vois et comment te nommes-tu ?

-Je m'appelle Isabella Swan, mais je me faisais appeler Bella.

-Rien à voir avec Marie.

-Effectivement. J'aimerais pouvoir aller rencontrer mes parents, mais l'un habites dans l'état de Washington et l'autre en Floride.

-OK, écoute nous n'avons aucun évènement majeur à venir et je pense que Steve pourra te remplacer sur le terrain. Je t'accorde trois semaines mais essaie de rentrer à la fin de ce délai parce qu'il va y avoir le salon animalier à cette période et je voudrais que ce soit toi qui le couvre.

-Je pense que ce sera possible.

-Marie... euh Bella tiens nous au courant de ta rencontre avec tes parents.

-Je le ferais, je te remercie Marie.

Je rejoins Rose qui était entourée d'un grand nombre de mes collègues que je fis fuir d'un mouvement de bras comme si je chassais des mouches.

-Les choses sont réglées, avertis-je Rose. Steve va voir Marie elle doit te parler, lançai-je alors que je me dirigeais vers l'ascenseur.

Il me fit un signe de tête et nous partîmes avec la belle blonde sous les regard réprobateurs de mes collègues masculins, ce qui me fit sourire d'amusement.

Nous venions de débarquer à Seattle Rose avait loué une voiture, je me sentais extrêmement nerveuse. Il avait beau être mon père il n'en restait pas moins que je n'avais aucun souvenir pour moi j'allais rencontrer un parfait inconnu qui avait un lien génétique avec moi. Mais je savais que lui me connaissait et j'espérai que ces retrouvailles se passeraient bien. Mais j'avais des doutes, il était shérif et il ne m'avait pas retrouvée ce qui voulait insinuer deux choses la premières c'est soit il était un mauvais flic et qu'il n'avait pas fait les bonnes démarches dans tous les états. Soit il se foutait de ce que j'avais pu devenir et j'espérai franchement que ce soit la première solution.

Nous passâmes la pancarte qui nous souhaitait la bienvenue à Forks. Il pleuvait, mais je baissais quand même la vitre pour respirer l'air extérieur et bizarrement le fait de le respirer profondément me fit du bien et m'apaisa, comme si je reconnaissais d'instinct cet endroit.

-Moi aussi j'aime bien cette petite ville, on s'y sent bien.

-Il pleut toujours comme ça.

-Oui c'est l'une des villes les plus humide de notre pays, m'informa-t-elle. C'est la raison pour laquelle ma famille était venue s'installer ici.

-Elle n'y est plus ?

-Non mon père est médecin il s'est vu proposer un poste un peu plus important et nous avons déménagé, peu de temps après ta rupture avec Edward.

-OK, mais j'avais du mal à me focaliser sur notre conversation je vis Rose s'engager dans une petite rue.

-Devine quelle est ta maison pour voir si tes souvenirs reviennent.

-Je ne sais pas, répondis-je en scrutant chaque maison, il n'y en avait pas beaucoup une petite demi-douzaine. Puis mon regard se posa sur la dernière au bout du la voie sans issue.

-Celle-là, là-bas, fis-je en désignant la maison du doigts.

-Oui Bella c'est bien celle-ci, elle nous rapprocha et nous gara devant la maison, derrière deux voitures.

Je voyais deux enfants jouer dehors sur le bout de pelouse. Je regardais Rose sceptique elle ne m'avait pas parler du fait que je pouvais avoir des frères et sœurs ou même des neveux qui sait d'ailleurs je ne lui avais pas posé la question.

-Attends-moi une minutes Bella, je vais voir ce qu'il se passe, il ne devrait y avoir personne d'autre que ton père ici, et elle sortit de l'habitacle et se dirigea vers les enfants elle s'agenouilla et leur parla.

Les enfants lui montraient la porte d'entrée de ce qui devait être ma maison. Elle s'y dirigea et sonna. Une femme blonde d'une trentaine d'années lui ouvrit la porte, elles discutèrent quelques minutes puis Rosalie revint avec une ride incrustée au milieu du front.

-Cette maison n'appartient plus à ta famille depuis plus de deux ans. Depuis ta disparition approximativement.

Je ne savais pas pourquoi mais cette nouvelle me fit beaucoup de mal, je devais être attachée à cette maison j'avais l'impression d'avoir une brique au fond de mon estomac. Mes larmes coulèrent alors que je regardais la façade de cette maison, qui fut jadis la mienne.

-Je suis désolée Bella. Que dirais-tu d'aller au poste de police nous y trouverons certainement ton père et il pourra te donner les raisons pour lesquels il a vendu votre maison ?

-Oui c'est une bonne idée, réussis-je à gémir une boule d'angoisse dans la gorge.

Elle nous conduisit rapidement jusqu'au poste de police, elle fit le tour et vint m'ouvrir la porte. J'étais habitée par une frousse indescriptible. Elle me prit la main et me la pressa doucement essayant de me donner un peu de force et de courage.

-Allez ma belle ça ira mieux après ça, il faut juste se lancer.

-Tu as raison allons-y, dis-je en avançant plus rapidement.

Une fois que je serais devant je ne pourrais plus reculer et je devrais y faire face. C'est pour cela que je me précipitais. Nous entrâmes dans le poste chacun des policiers s'affairaient à leurs tâches, personne ne nous avait vraiment regardé.

-Je ne vois pas ton père, me dit Rose puis elle fronça le nez. C'est pas vrai ! dit-elle plus pour elle même que pour moi.

Je la regardais incrédule attendant qu'elle me dise ce qui n'allait pas quand une paire de bras m'arracha de Rosalie et me colla contre un homme étrangement grand et sacrément costaud.

-Bella ? C'est bien toi Bella ! dit-il d'une voix puissante.

-Vas-y doucement cabot, cracha Rosalie pour calmer les ardeurs de celui qui était littéralement en train de m'écraser contre lui. D'ailleurs il me faisait un mal de chien. Il me relâcha pour me regarder.

-Comment est-ce que c'est possible ? Tu étais où pendant ces années ? m'engueula-t-il en colère cette fois.

Je fis quelques pas en arrière, il me faisait peur. Et puis qui était-il pour m'accueillir de la sorte ? Mon petit ami ? Mon mari ? Rosalie me tira à elle et le fixa avec un regard qui en aurait tétanisé plus d'un mais apparemment sur lui ça le mit plus en colère encore.

-Qu'est ce que tu fou ici san...

-Je t'arrête tout de suite, cria-t-elle. Bella ne sait pas qui tu es elle est amnésique, je vis le grand brun typé amérindien se statufier.

-Qu'est-ce que vous lui avez fait ? cracha-t-il de colère. Il commençait à m'énerver avec ses accusations infondées.

-Je ne sais pas qui tu es c'est un fait mais s'il y a une chose dont je suis sûre c'est que ce n'est pas dans mon caractère de laisser mes amis se faire accuser devant mes yeux sans broncher. Alors je vais te dire une bonne chose avant de lancer des accusations en tant que flic tu devrais déjà chercher des preuves d'accord ! il me regarda surpris puis éclata de rire sous mon regard incrédule.

-Tu n'as pas perdu de ton caractère ça c'est un fait, dit-il. Bon explique-moi alors ce que tu as fait ces presque cinq dernières années.

-J'ai déjà passé dix-neuf mois dans le coma, dis-je pour commencer. Son sourire s'effaça aussitôt. Mais avant de raconter ce qu'il m'est arrivé je voudrais voir mon père. Je n'ai pas envie de raconter mon histoire toutes les cinq minutes, il lança sur moi un regard attristé, ce qui ne disait rien qui vaille.

-Bella ton père est mort il y a six ans.

Et là ce fut la Terre qui s'ouvrit sous mes pieds pour m'engloutir littéralement. Je n'avais aucun souvenir de mon père mais j'espérais pouvoir attiser ma mémoire avec sa présence et les histoires qu'il aurait pu me raconter. Rosalie m'attira contre elle et s'excusa.

-Je suis désolée Bella je ne savais pas.

-Je... Tu... n'y es pour... rien, balbutiai-je perdue, démoralisée et attristée à la fois.

-Je suis désolé aussi Bella. Tu devrais peut-être l'emmener se recueillir sur la tombe de son père je finis mon service dans deux heures. Je vous retrouverais à l'ancienne scierie, je hochais la tête, tout comme Rose pour acquiescer. Mais avant de partir je me retournais pour lui demander.

-Au fait comment t'appelles-tu ? il fronça les sourcils comme si cette simple question lui faisait mal, en fait il devait mal digérer le fait que je ne l'ai pas reconnu.

-Je m'appelle Jacob, Jacob Black, dit-il et il se tourna pour retourner à ses occupations.

Quand le passé se conjugue au présent.

Chapitre précédent :

-Au fait comment t'appelles-tu ? il fronça les sourcils comme si cette simple question lui faisait mal, en fait il devait mal digérer le fait que je ne l'ai pas reconnu.

-Je m'appelle Jacob, Jacob Black, dit-il puis il se tourna pour retourner à ses occupations.

Chapitre 3 : Quand le passé se conjugue au présent.

Nous étions arrivées au cimetière. Lorsque nous avions quitté Saint Paul je ne pensais pas que je viendrais visiter mon père dans cet endroit. Et bien que je me rappelais plus de lui, je ressentis une grande tristesse s'emparer de moi alors que je cherchais son nom sur les stèles. Je le trouvais juste à côté d'une pierre tombale où seulement mon nom était écrit. Je ne donnais pas beaucoup d'importance à la mienne même si cela pouvait être déstabilisant et très perturbant.

L'épitaphe sur la stèle de mon père était simple, mais d'après ce que j'y lisais je devais énormément tenir à mon père. « Ci-gît le meilleur des hommes et le plus formidable des pères. Je t'aime papa. »

-Je devais l'aimer profondément mon père.

-Oui tu y tenais beaucoup, tu aurais fait n'importe quoi pour le protéger quitte à y laisser ta propre vie, acquiesça Rosalie.

Sa réflexion me surprit mais je n'en fis pas cas, pour le moment j'avais mon histoire à essayer de me rappeler. J'essayais de trouver une toute petite bribe de souvenir mais rien, et ça ne m'avait jamais autant frustrée qu'en ce moment. Je restais un peu plus d'une heure à me recueillir sur la tombe de mon père, puis je décidais qu'il était temps d'aller sur le lieu de rendez-vous où ce Jacob Black allait nous rejoindre. D'ailleurs je trouvais ce lieu un peu trop mystérieux voir presque clandestin comme s'il ne voulait pas que quelqu'un nous voit. Ce qui était totalement absurde vu qu'il avait fallu traverser la ville pour aller au cimetière et que beaucoup de personnes s'étaient retournés sur notre passage à Rose et moi, j'en voyais certains même s'exclamer sans discrétion.

Nous allions sur le lieu de rendez-vous et mes premiers soupçons refirent surface c'était un lieu très éloigné perdu en pleine forêt, loin du monde.

-Ce n'est pas un peu bizarre cet endroit pour un rendez-vous ? lançai-je à Rose.

-Tu sais avec les Quileute plus rien n'est surprenant, me dit-elle nonchalamment.

Peu de temps après une voiture s'approcha un vieux modèle que je n'aurais pas été en mesure d'identifier. Il sortit habillé en civil ce qui lui allait plutôt bien, je devais admettre qu'il était plutôt beau garçon. Je me ressaisis il s'approcha de moi tout en gardant à l'œil Rosalie comme si elle allait lui sauter dessus. Ce qui au vu de sa carrure était assez improbable, car même si cela avait été le cas il s'en serait sorti très facilement.

-Bella je suis vraiment content de te revoir. Tu m'as tellement manqué, il s'approcha encore plus près et il me prit dans ses bras alors que je me statufiais.

Je devais être proche de lui pour qu'il se permette des gestes comme celui-ci. Il embrassa ma tête et prit une profonde respiration comme s'il cherchait à s'imprégner de mon odeur.

-Je suis désolée, je voudrais bien te dire la même chose mais je ne sais même pas qui tu es. Je veux dire qui es-tu pour moi ? demandai-je en m'écartant un peu de lui.

-J'étais ton fiancé Bella, nous aurions dû nous marier deux mois après ta disparition, me dit-il les yeux humides.

-Oh ! je.. je suis désolée, donc j'avais bien raison nous étions proche.

-Comment ça se fait que tu ne l'aies pas chercher ? demanda Rosalie un peu sèchement mais moins qu'au poste de police.

-J'ai fait quelques recherches mais j'ai cru qu'elle avait fuit, qu'elle avait eu peur du mariage. Puis il y avait aussi la possibilité que ton frère soit revenu dans sa vie, cracha-t-il. Elle ne s'est jamais vraiment remise de leur rupture. Elle m'aimait mais je savais que s'il revenait elle y serait retourner.

-Je l'aimais vraiment à ce point ton frère ? demandai-je à Rose. Elle hocha la tête pour me répondre par l'affirmative.

-Bella dis-moi ce qu'il s'est passé j'ai besoin de savoir.

-Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je me souviens seulement m'être réveillée dans une chambre d'hôpital à Saint-Paul il y a plus de deux ans en ayant plus aucun souvenir. Même pas mon nom d'ailleurs mon nom officiel est Marie Stenson.

-Marie comme le prénom de ta grand-mère paternel, m'informa-t-il. Et c'est également ton deuxième prénom, si nous devions nous marier il devait connaître beaucoup de chose sur moi et c'est peut-être pas plus mal que je lui sois tombée sur lui.

-Ensuite comment t'en es-tu sortie ? me demanda-t-il.

Je lui racontais tout, mon amitié avec Barbara et le fait qu'elle m'ait prise sous son aile, qu'elle m'ait aidé pour tout, pour mon identité, pour m'aider à trouver une carrière professionnelle, les tests, l'université et mon job dans le magasine animalier. Il écouta buvant chacune de mes paroles alors qu'il était posé contre la voiture de location. Il regarda Rose et lui demanda.

-Comment se fait-il que tu sois avec elle ? Et le reste de la famille ? Vous l'avez suivi ?

-Non nous ne l'avons pas suivit, répondit-elle. Edward est à sa recherche depuis qu'il a apprit qu'elle avait disparut mais personne ne pouvait la localiser.

-Oui je m'en doutais j'ai appris qu'il était passé il y a quelque temps il a été à la maison des Swan.

-Qui n'est plus à moi apparemment ?

-Non ta mère l'a vendu le jour où ils ont abandonné les recherches, dit-il avec beaucoup de colère dans la voix. Je le regardais surprise. Je t'expliquerais après je voudrais que la s... que Rosalie finisse sa partie de l'histoire, je hochai la tête.

-J'ai quitté la famille il y a peu près quinze mois, et depuis je voyage beaucoup. Je suis arrivée sur St-Paul la semaine dernière et un soir en me baladant pour me changer les idées j'ai se... entendu les cris de Bella elle était en train de se faire agresser par deux hommes. Je suis intervenue et je l'ai libéré.

-Tu leur as fait du mal ? Demanda Jacob en fixant Rosalie.

-Ils l'auraient mérité aux vus de ce qu'ils s'apprêtaient à lui faire subir, mais non je les ai menacé et je les ai laissé filer.

-Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que vous parlez à mot couverts ? Car il n'a même pas relevé le fait qu'une femme puisse faire fuir deux hommes, ce qui n'est pas chose courante tout de même, mais cela semblait naturel pour Jacob. Comme s'il était persuadé que la plus grande menace était Rosalie. Elle me regarda puis se lança.

-Nous n'avons pas une très bonne réputation, nous pouvons être très violent et dangereux quand nous sommes poussés à bout. Et Jacob connaît notre penchant. Apparemment oui il la connaissait.

-C'est à cause de cette violence que j'ai quitté ton frère ? demandai-je.

-Oui c'est un trait de famille, nous pouvons tous être très dangereux. C'est pour cela que quand je t'ai dit que tu avais pris la meilleur décision lorsque tu l'avais quitté. C'est quelque chose qui aurait pu aller jusqu'à te tuer si vraiment nous n'avions pas fait attention.

-Il y a des traitements pour ce genre de pathologie, lançai-je. Ce qui fit sourire Jacob et Rose.

-Bella comme elle te l'a dit tu as fait le bon choix. Même sous traitement ils auraient pu te faire du mal. Donc tu l'as aidé et ensuite comment se fait-il que tu sois ici avec elle ? reprit-il.

-C'est moi qui lui ai demandé elle ne voulait pas mais je ne me sentais pas d'affronter tout ceci seule et j'ai franchement bien fait parce que sans aide je ne tiendrais pas le coup.

-Tu la laisseras après ?

-Mais de quoi je me mêle. Tu n'as pas à décider qui je dois voir ou pas. Même si nous avons failli nous marier cela ne t'autorise pas à décider pour moi.

-Excuse-moi Bella une vieille habitude. J'ai toujours eu tendance à te sur-protéger.

-Raconte-moi ma vie s'il te plaît, lui demandai-je pour détourner le fil de la conversation, qui ne me plaisait pas du tout.

Il se rembrunit, baissa la tête et je le vis qu'il se livrait un combat interne. Au bout d'un certains temps il releva la tête et commença à me raconter mon histoire enfin notre histoire.

-Nous nous connaissons depuis l'enfance quand tu venais en vacances chez ton père il t'emmenait souvent chez le mien et tu jouais avec mes sœurs et moi. Puis pendant plusieurs années tu n'es plus venue, tu as réapparu l'année où tu es revenue vivre à Forks avec ton père. Peu de temps après tu es sortie avec son frère. Tu m'intéressais déjà mais je suis à peine plus jeune que toi en plus du fait que tu n'avais d'yeux que pour Cullen, je n'avais pas une seule chance de te séduire, cracha-t-il. Puis comme te l'a dit Blondie tu as compris seule qu'il n'était pas bon pour toi, que vivre avec lui et proche de lui pouvait être dangereux pour toi, donc tu as rompu. Il t'a fallu beaucoup de temps pour t'en remettre même si c'était ta décision. Je crois que ce qu'il t'a fait avancer ce fut leur départ. Le soir du lycée Charlie m'a appelé pour m'informer qu'il aurait aimé que je t'y emmène il y avait bien un cavalier qui t'attendait mais tu ne voulais pas y aller et lui refusait de partir sans toi. Je suis arrivé je l'ai fait fuir et je t'ai obligé à t'habiller malgré ton atèle.

-J'étais blessée ?

-Oui une conséquence de ton engagement dans leur famille.

-Il me frappait ? demandai-je surprise et choquée.

-Non ! répondit vivement Rosalie. Il ne l'aurait jamais fait, c'est peut-être paradoxal et difficile à comprendre mais Edward t'aime énormément et jamais il ne t'aurait fait du mal intentionnellement, le problème c'est que nous avons du mal à contrôler certains aspect de notre nature, dit-elle. C'était un accident tu étais partie après une dispute avec mon frère et tu as voulu retourner à Phœnix. Il t'a suivi et une fois là-bas il t'a demandé de venir le rejoindre à l'hôtel puis dans les escaliers il t'a prise par le bras pour t'empêcher de tomber tu t'es débattue ne voulant pas qu'il te touche avant d'avoir pu vous expliquer et tu as perdu l'équilibre et tu est tombée dans les escalier.

-Tu as même gardé un souvenir de cet accident, m'indiqua Jacob en prenant mon poignet pour me le retourner afin de dévoiler ma cicatrice. Au moins j'avais une réponse concernant cette étrange cicatrice.

-Je me suis toujours demandé comment je m'étais fait ça, leur avouai-je.

-Donc je t'ai amené au bal et ils y étaient tous. Au départ tu as voulu repartir mais j'ai insisté, puis quand tu l'as vu danser avec une belle blonde tu as fondu en larme. Je t'ai réconforté et une chose en entraînant une autre nous nous sommes embrassés. Je savais ce jour là que ce baiser était seulement pour lui montrer que tu n'étais pas en reste, mais j'étais tellement amoureux de toi que je l'ai accepté quand même. Ensuite ils sont partis et puis tu es restée proche de moi. Nous sommes sortis ensemble longtemps et j'étais heureux, tu as appris à m'aimer aussi et puis nous avons consommé notre amour. Tu as été ma première fois comme j'ai été la tienne. Tu as fait des études de commerces, et tu es devenue agent immobilier. Nous avions programmé notre mariage peu de temps après le décès de ton père.

-De quoi est-il mort ? demandai-je.

-D'une rupture d'anévrisme, il est mort rapidement sans souffrir, m'informa-t-il. Quelque part j'étais soulagée qu'il n'est pas souffert. À deux mois du mariage ton patron t'a envoyé chez un client potentiel dans le Dakota du Sud, des clients huppés qui ne pouvaient pas se déplacer pour le moment. D'ailleurs je pensais que c'était ta famille derrière tout ça. Car c'était pour acheter le manoirs de Port Angeles celui que tout le monde croit hanté, dit-il à l'intention de Rosalie.

-Pourquoi pensais-tu que c'était eux ? demandai-je.

-Nous sommes très riches et nous investissons principalement dans l'immobilier, m'informa Rosalie. Mais non ce n'était pas nous, lui répondit-elle.

-Et puis tu n'es plus jamais revenue. Je pensais qu'Edward avait appris notre mariage à venir et qu'il s'opposerait à celui-ci, ou que tout simplement tu aurais pris peur et aurais préféré t'enfuir plutôt que de me dire la vérité.

-J'étais aussi peu courageuse ?

-Non mais j'essayais de me trouver des explications Bella. Je ne voulais pas croire que tu sois retournée vers lui ou pire que tu sois morte. Enfin nous avons fait des recherches mais au bout de six ils ont abandonné tu étais majeur et aucune traces de toi nulle part. Tout le monde à pensé que tu ne voulais pas être retrouvée.

-Je suis désolée Jacob, que dire d'autre.

-Tu n'y es pour rien. Je t'en ai voulu des années, mais maintenant je suis en paix. Comme tu ne donnais plus un signe de vie, ta mère a fait établir ton décès à peine quelques jours après l'abandon des recherches, dit-il la voix mauvaise. Et suite de quoi elle a vendu ta maison alors qu'elle savait que tu y tenais. Je n'avais pas assez d'argent pour la racheter et comme nous n'étions pas marié je n'ai pas pu m'opposer à la vente.

-Je te remercie d'avoir tenté de préserver ce à quoi je tenais.

-Je n'ai rien pu faire et j'en suis désolé. Mais de toute façon depuis le temps qu'elle voulait la vendre cette maison.

-Comment-ça ?

-Tu étais en froid avec ta mère depuis la mort de ton père. Il t'avait laissé tous ses biens et donc la maison comprise seulement ta mère avait d'autres projets bien plus personnels. Je sais que je ne suis pas très impartial mais je lui en veux beaucoup donc attends de la voir avant de te faire ta propre opinion. Elle est venue te voir après l'enterrement de Charlie à la lecture du testament en fait. Quand le notaire t'a fait part de ce que tu recevrais elle a essayé de te convaincre de vendre cette maison et de revenir vivre avec elle en Floride. Elle avait trouvé une maison où il ferait bon vivre selon ses propres mots. Mais nous étions ensemble et tu ne voulais pas me quitter et surtout pas vendre la maison de ton père. Vous vous êtes fâchées parce que tu t'étais rendu compte que sa présence n'était dû qu'au fait qu'elle était intéressée par ton héritage. Tu l'as renvoyé chez elle et vous ne vous êtes plus reparlées, tu ne l'as même pas invité pour notre mariage. Mais j'ai dû la contacter le jour où tu as disparu parce qu'elle était le parent le plus proche officiellement, et je l'ai fait seulement pour qu'elle intercède auprès des autorités afin qu'ils continuent les recherches. Mais elle au lieu de ça elle leur a dit que si tu avais fuit tu serais retournée chez elle. Et du coup après qu'ils aient arrêté l'enquête, elle a fait établir un certificat de décès du moins après le temps légal, et elle a pu ainsi disposer de tous tes biens, je restais totalement choquée d'apprendre une telle chose. Je ne savais pas si je devais le croire mais au fond de moi une petite voix me disait que je pouvais lui faire confiance.

-Comme tu l'as dit j'attendrais de la voir pour me faire ma propre opinion mais je suis quand même assez consternée par ce que tu me racontes.

-Je suis désolé Bella mais c'est comme ça que je vois ta mère, mais c'est surtout les faits tels qu'ils se sont passés.

-Et toi sur le plan personnel comment t'es tu remis de cette histoire ? demandai-je curieuse de savoir et surtout voulant changer de sujet, car cette affaire avec ma mère me retournait l'estomac. Je le vis baisser la tête et se sentir gêné. Jacob tu n'as pas à être gêné si tu as rencontré quelqu'un d'autre. C'est normal au bout de presque cinq ans de refaire sa vie surtout que tu ne savais rien.

-J'ai rencontré une femme, et nous nous sommes mariés l'année dernière.

-J'en suis heureuse pour toi, lui avançai-je ce qui n'était pas faux.

-Je suis également papa j'ai eu un petit garçon.

-Je te le redis je suis heureuse pour toi et ne sois pas mal à l'aise tu n'as pas à l'être.

-Et toi tu as rencontré quelqu'un ? me demanda-t-il.

-Non, personne pour le moment mais je ne perds pas espoir.

-Et que fais-tu de ta stars de cinéma ? me dit Rose amusée.

-Une star de cinéma rien que ça et lequel est-ce ? demanda Jacob soudain intéressé.

-C'est Tom Harding, répondis-je en scrutant le regard de Jacob.

-Évidemment, tu vas dans le haut de gamme, s'amusa l'indien. Que comptes-tu faire maintenant ?

-Je vais aller en Floride chercher des réponses à certaines de mes questions.

-Bon courage, et pour une fois blondie si tu veux laisser tes instincts prendre le dessus je fermerais les yeux, dit-il. Je le regardais alors que Rosalie lui fit les gros yeux.

-Bien Jacob nous allons te laisser j'aimerais aller en Floride rapidement car je n'ai pas un congé à rallonge et si j'ai besoin de faire quelques démarches administratives pour récupérer mon identité, je vais avoir besoin du temps qu'il me restera.

-Si tu as besoin de quoi que ce soit tiens voilà mon numéro de téléphone, me dit-il en me tendant une carte. Je fis pareil il me serra une dernière fois dans ses bras. Je t'aime Isabella Swan et je suis heureux de t'avoir revu. Appelle-moi de temps en temps pour me dire comment tu vas ?

-Je le ferais Jacob.

-Quand nous étions ensemble tu m'appelais Jake, tu peux recommencer si cela te dit. Je souris je savais maintenant pourquoi ce nom m'était particulier.

-Merci Jake, prends-soin de toi et de ta famille.

-Je le ferais et toi fais attention avec eux, dit-il en désignant Rose.

Je lui lançais un regard amère ce qui le fit rire. Je remontais en voiture avec Rose et nous partîmes de cette ville qui était mon chez moi.

-Tu crois vraiment ce qu'a dit Jacob à propos de ma mère ?

-Je ne sais pas, je sais que les Quileute ont quelques fois l'esprit assez fermé, mais là je dois dire que je suis sceptique. Car la femme de la maison m'a dit qu'elle avait acheté sa maison peu de temps après ta disparition. Je pense qu'il faut garder certaines réserves et voir ce qu'elle te répondra lorsque tu y seras.

-Ouais tu as raison, je gardais le silence quelques instants je repensais au sous-entendu qu'ils avaient lancés dans la discussion.

-Rose quand j'étais avec ton frère est-ce que j'étais dans votre secret ? demandai-je espérant qu'elle soit honnête avec moi. Elle me fixa longuement puis souffla.

-Tu es décidément bien trop perspicace pour ton propre bien, déclara-t-elle. Oui tu l'étais mais je ne te le redirais pas. Jacob a raison je devrais me tenir éloignée de toi et c'est ce que je ferais une fois que tu auras parlé à ta mère. Nous retournerons à Saint-Paul et je repartirais de mon côté.

-Rose s'il te plaît ne fais pas ça. Je ne te demanderais plus si ce n'est que pour ça que tu veux partir.

-Non Bella ce n'est pas que ça, tu es réellement en danger avec nous, même avec moi seule. Tu ne peux pas comprendre et c'est mieux ainsi, mais une fois tout ceci terminé je partirais. Par contre je dois t'avouer que je suis heureuse de t'avoir retrouvé et aidé, parce que je n'ai jamais pris le temps de m'intéresser à toi avant et je le regrette. Je comprends aujourd'hui pourquoi tous s'étaient attachés à toi aussi rapidement.

-Les regrets ne servent à rien ils empoisonnent l'existence. Si tu as régi comme tu l'as fait c'est que tu avais tes raisons et je ne t'en veux pas.

-Bella, il faudrait t'inventer si tu n'existais pas, me dit-elle amusée.

Cela faisait deux jours que j'avais rencontré celui qui avait failli devenir mon mari. Et j'avais eu beaucoup de réponses à certaines de mes questions, même des réponses à des questions auxquelles je ne me posais pas. Mais je restais incertaine quant à l'accueil que me ferait ma mère. Et surtout quelle réaction aurais-je si Jacob avait raison ? Si elle était une personne aussi vénale qu'il me l'avait décrite.

Rosalie m'avait parlé de tout et de rien, des pays et des villes qu'elle avait visité. J'appris aussi qu'elle adorait les voitures, en fait elle leur vouait une passion, mais elle était également une mécanicienne hors paire. Elle m'emmena en shopping chose que je n'appréciais pas spécialement dans ma vie d'avant, et qui n'avait pas l'air d'avoir changé. Tout comme mon aversion pour les cadeaux, « apparemment certaines choses avaient la peau dure », avait-elle dit.

Nous étions arrivées à Jacksonville en pleine nuit pour parer aux allergies de Rosalie. D'ailleurs j'étais assez intriguée concernant ce sujet et je me promis de m'y pencher sérieusement une fois que j'aurais fini de m'occuper de mes propres soucis. Car il y avait beaucoup trop de choses qui me travaillaient et qui étaient incohérentes comme le fait que je ne l'avais pas vu manger une fois, alors qu'elle me disait qu'elle avait un régime spécial, ses mains toujours glacées, et puis cette force et ce grognement dont je suis sûre qu'il venait d'elle le soir de mon agression. Et puis cette dangerosité qu'elle revendiquait et même Jacob était d'accord avec ça. Je sais que c'est bizarre mais j'avais une intuition toutes ces choses étaient liées et j'étais sûre de pouvoir trouver ce qu'il n'allait pas. Et si je le découvrais peut-être resterait-elle avec moi.

Mais en attendant je devais aller voir la seule personne de ma famille encore vivante, mais je ne le faisais pas sans appréhension.

J'étais perdue dans mes pensées quand Rosalie reçu un coup de téléphone, elle me fit signe de ne faire aucun bruit.

-Oui Alice ! répondit-elle sèchement.

-...

-Non je suis toujours en vie, répondit-elle. Et puis de toute façon qu'est-ce que ça peut bien vous faire ?

-...

-Tu me vois pas ? Ça c'est une bonne nouvelle, s'exclama-t-elle ravie.

Ce devait très certainement être un code entre elles car je me demandais comment elle pouvaient se voir si elle étaient aussi éloignées que ce soit physiquement que sentimentalement parlant apparemment.

-...

-Non apparemment mon nouveau-compagnon de route s'avère très utile, répondit-elle en me faisant un clin d'œil.

-...

-Non tu ne le connais pas et de toute façon tu as assez à t'occuper de ta famille pour t'occuper de ce que je peux faire ! Non ? Bon écoute j'ai assez perdu de temps avec vous. Laissez-moi tranquille et oubliez-moi. C'est quelque chose que vous savez faire il me semble, et elle raccrocha.

Elle resta quelques minutes à grimacer. Je voulais la réconforter j'entamais un geste pour la toucher et elle se reprit.

-Ça va Bella ne t'inquiète pas.

Je la regardais ne croyant pas du tout ce qu'elle me racontait, mais je ne pouvais pas l'obliger à se confier si elle ne le souhaitait pas. Je ne pouvais que me montrer patiente et disponible pour le jour où elle voudrait se livrer.

-Je suis là Rosalie le jour où tu voudras en parler, je serais là, elle se pencha et déposa un baiser sur ma joue.

-Merci Bella c'est tout ce qu'il me fallait, je lui souris.

Après une nuit à l'hôtel Rose m'avait commandé un petit déjeuné en me disant qu'elle avait déjà pris le sien. Une fois repus, lavée et habillée nous partîmes en direction de l'adresse que m'avait donné Jacob, l'adresse de ma mère. Rosalie s'était achetée une ombrelle, plus classe qu'un vulgaire parapluie, m'avait-elle dit devant mon interrogation silencieuse. Je ne savais même pas qu'il en existait encore mais qu'en plus elles étaient toujours disponible à la vente, comme quoi.

Nous étions devant une belle et imposante villa. Je sonnais l'estomac contracté au maximum et je me demandais si j'avais bien fais de prendre un petit déjeuner car j'avais l'impression qu'il allait se faire la malle rapidement. La porte s'ouvrit devant une femme d'une bonne quarantaine d'années, elle se figea. Je pus voir le choc et de la peur sur son visage. Ce dernier sentiments me laissa perplexe. J'attendis qu'elle se reprenne.

-B... Bella, c'est toi ?

-Il paraît oui, répondis-je.

-Qu'est-ce que tu fais là ? me demanda-t-elle toujours cette peur incrustée sur son visage et même dans sa voix.

-Bella est ici pour réapprendre son passé, intervint Rosalie. Elle est amnésique c'est la raison pour laquelle elle avait disparut de la surface de la Terre.

-Oh ! fit celle qui était ma mère. Et amnésique à quel point ?

-Au point de ne pas savoir qui vous êtes, lui répondis-je agacée.

Je voyais clairement que ma présence ne l'enchantait pas et je commençais à adopter l'avis de Jacob concernant cette femme. Mais je devais avouer que me sentir exclut voire rejeter par celle qui était censée être ma mère me blessa profondément. Elle n'avait montré aucun signe de joie ou de soulagement, non c'était la peur et la crainte qui dominaient ses émotions et en plus elle n'était même pas capable de la cacher.

-Si vous pouviez nous accorder quelques minutes le temps de répondre à certaines questions qui permettront à Bella de pouvoir avoir des réponses et de pouvoir continuer sa vie en connaissant ses origines et son passé.

-Mai... mais bien sûr, fit-elle gênée en s'écartant pour nous laisser entrer.

Je regardais Rosalie. Elle aussi avait un visage fermé, elle avait parfaitement ressenti également la gêne de ma mère. Elle me guida en apposant sa main dans mon dos. Nous arrivâmes dans un grand salon décoré dans un style moderne. Je me demandais quel métier elle pouvait exercer pour avoir une maison pareille. Nous voyions une piscine dans un décor de verdure extrême.

Elle nous invita à prendre place dans un canapé.

-Voulez-vous boire quelques chose ?

-Rien pour moi, répondit Rosalie.

-Un verre d'eau pour moi s'il vous plaît.

Elle me regardait bizarrement sûrement le vouvoiement mais je ne pouvais pas la tutoyer quelque chose m'en empêchait c'était bizarre et l'atmosphère était lourde et pesante. Elle quitta la pièce et je me rendis compte qu'elle ne m'avait même pas serrer dans ses bras alors que Jacob lui l'avait fait tout de suite. Je sentais que ma présence n'était vraiment pas désirée.

-J'ai une grosse appréhension, dis-je discrètement à Rose qui avait les yeux braqué à l'endroit où ma mère avait disparu.

-Et je pense que tu as raison, elle n'a pas l'air très à l'aise, ni même très heureuse d'apprendre que tu es toujours en vie.

-Je pense que Jake n'avait pas forcément tort.

-Il y a de grande chance. Mais ça va aller ne t'inquiète pas, ma mère revint avec un verre d'eau et un café. Elle posa le verre sur la petite table qui me faisait face, puis s'installa avec son café en face de nous.

-Bien Bella je t'écoute, dit-elle. Je décidais de ne pas prendre de détours vu qu'apparemment je la gênais au moins les choses seraient claires dès le départ.

-Vous semblez assez mal à l'aise de me voir ?

-Pour être franche assez oui en plus te voir me vouvoyez me choque un peu.

-Je suis désolée mais je ne me souviens pas de vous. Ce n'est pas naturelle pour moi de vous tutoyer.

-Comment es-tu arrivée jusqu'ici, si tu ne te souviens pas de moi ?

-En fait c'est moi qui l'ai retrouvé dans le Minnesota, je lui ai parlé de notre passé commun à Forks, de son père et nous y sommes allées. Nous y avons rencontré Jacob Black... tenta de résumer Rose.

-Encore lui il a décidé de me pourrir la vie celui-ci, râla-t-elle.

-Parce que vous envoyer votre fille disparu depuis près de cinq ans c'est vous pourrir la vie ? reprit Rosalie sèchement. Quant à moi je venais de me ramasser une gifle phénoménale.

-Je... Ce n'est pas ce que je voulais dire. Bien sûre que je suis heureuse de revoir ma fille.

-Ce n'est pas l'impression que vous avez donné vous ne l'avez même pas serrée dans vos bras.

-Je n'ai pas à vous justifier mes gestes, et si je ne l'ai pas fait c'est parce que nous étions en froid jusqu'à sa disparition. Et je pensais qu'elle avait délibérément mis de la distance entre nous.

-C'est pour ça que vous fait établir un acte de décès ? demandai-je avec animosité. Elle me regardait perdue. Je sais tout pour la maison de mon père que vous avez vendu. Maintenant je veux récupérer les papier de vente.

-Pourquoi les veux-tu ?

-Parce qu'ils m'appartiennent. Je ne suis pas morte et de par ce fait ils me reviennent de droit, et je serais curieuse de voir combien vous avez vendu mon bien le plus précieux. Et d'ailleurs qu'avez-vous fait de l'argent ? je la vis se saisir.

-Je pense qu'elle a dû acheter cette maison avec, avança Rosalie. Elle regarda Rose avec un regard noir.

-Je vous demanderais de partir de chez moi, se rembrunit-elle.

-Au moins je peux croire Jacob et accréditer à son histoire et sa position vous concernant.

-Vous aurez bientôt des nouvelles de mon avocat, avança Rosalie. Je trouve vos agissements abjectes, j'ai déjà rencontré des gens monstrueux mais vous vous êtes méprisable madame Dwyer.

-Rose ce n'est pas grave, je vais m'en débrouiller.

-Non Bella, elle t'a pris la seule chose qui te reliait à ton passé, à ton père, qui lui était un homme honnête et bon. Il a travaillé dur pour te laisser cet héritage. Je me ferais un devoir de récupérer ton argent bien que cela ne te rendra pas ta maison, mais au moins tu pourras t'en acheter une avec l'argent que ton père t'a légué parce qu'il n'y a pas que la vente de la maison il y a aussi l'argent de l'assurance vie n'est-ce pas madame Dwyer ?

-Sortez de chez moi ! hurla-t-elle. Rosalie me laissa passer devant elle se mettant entre ma mère et moi.

Une fois dans la voiture Rosalie me dit.

-Je suis désolée Bella, je me suis laissée emporter mais je l'ai entendu parler au téléphone.

-Comment l'as-tu entendu ?

-Quand elle est partie à la cuisine en fait elle a téléphoné à son mari, je pense et elle lui a dit qu'elle avait peur que tu lui demandes l'argent de l'héritage.

-J'ai rien entendu moi.

-J'ai une très bonne ouïe, elle était au téléphone lorsque tu me parlais.

-Merde qu'est-ce que je vais faire maintenant ?

-Tu vas faire tes papiers et ensuite je vais contacter mon avocat. Il va régler cette affaire rapidement.

-Je ne veux pas que tu dépenses de l'argent pour moi et une affaire comme celle-ci coute énormément d'argent.

-Je te l'ai dit Bella l'argent n'est pas le problème et en plus c'est une affaire facile j'ai le meilleur avocat du pays. Il faudra peu de temps pour qu'elle revende cette maison pour rembourser l'argent qu'elle t'a détourné. C'est abominable ce comportement et elle n'éprouve aucun regrets.

-Je ne sais même pas comment je dois réagir. Je suis choquée, blessée également mais j'ai cette sensation bizarre comme une sorte de lassitude. Si encore je me rappelais de comment elle était avant.

-J'aurais bien appelé Edward mais si je le fais il se doutera que j'ai de tes nouvelles.

-Et c'est mal ? demandai-je car malgré tout j'avais une envie irrépressible de le voir, je voulais savoir si ce qu'ils disaient était vrai. Si j'en étais vraiment aussi amoureuse qu'ils le disaient car apparemment je l'avais dans la peau à les écouter parler. Et peut-être que j'aimerais ressentir cela de nouveau.

-Oui c'est mal Bella, tu as la chance de ne plus te souvenir de cet amour destructeur, et malsain. Tu as la chance de pouvoir recommencer quelque chose de nouveau sans lui dans ta vie. Je ne prendrais pas le risque de t'exposer de nouveau, tu as déjà bien assez souffert crois-moi.

-Je te crois mais je suis curieuse, j'aurais voulu savoir à quoi il ressemble, elle me le détailla grand athlétique, brun les cheveux décoiffés, les même yeux que les siens, une allure digne des aristocrates du siècle dernier, des bonnes manières...

-OK, murmurai-je en m'imaginant la gravure de mode qu'elle me dépeignait. Tu as peut-être raison.

-Je sais que tu penses que c'est injuste, mais je sais quel mal tu as eu la première fois. Je ne te laisserais pas repasser par là. Jacob te l'a dit également et il avait raison si Edward était arrivé le jour de ton mariage en te disant ce que tu voulais entendre tu aurais été capable de laisser Jacob devant l'autel et repartir avec Edward.

-À ce point là ?demandai-je incrédule.

-Oui à ce point là. Bella, je ne minimise rien, mais si cet amour était bon et sain je ne m'y opposerais pas et je t'emmènerais à mon frère sur le champ.

-Je te fais confiance Rose. Si tu le dis je te crois.

Après tout elle avait peut-être raison, et puis pour l'instant je ne souffrais pas puisque je ne le connaissais plus. Et je partais du principe que ce que nous ignorions ne pouvait nous faire souffrir, je venais d'en avoir la preuve concrètement.

-Nous rentrons à l'hôtel tu contactes Barbara raconte-lui je pense que tu vas avoir besoin d'en parler avec une personne extérieure et elle a l'air d'être une personne avisée. Ensuite nous reprendrons l'avion pour rentrer à Saint-Paul, nous ferons tes papiers pour te redonner ton identité et en parallèle je vais contacter mon avocat pour lui expliquer la situation et pour empêcher ta mère de se retourner d'une quelconque façon, m'indiqua Rosalie.

-Ce qui veut dire que tu vas rester un peu plus longtemps ? demandai-je pleine d'espoir.

Ces quelques jours avec Rosalie m'avaient permis d'apprendre à la connaître, de l'apprécier et même de devenir dépendante de sa présence à mes côtés.

-Je resterais le temps que cette affaire se tasse. Je vais de mon côté me chercher une maison dans le secteur.

-Une maison ?

-Je te l'ai dit l'argent n'est vraiment pas un problème pour moi. Je pourrais m'en acheter une dizaine sans que cela ne m'empêche de vivre avec un niveau de vie élevé.

-Rappelle-moi pourquoi j'ai quitté ton frère ? repris-je pour faire de l'humour.

-C'est sûr que si tu as des défauts l'avarice et le matérialisme n'en font pas partie.

Nous arrivâmes à l'hôtel et comme nous l'avions prévu en partant de chez ma mère nous nous exécutâmes dans nos tâches respectives. J'appelais Barbara et lui racontais ma rencontre avec ma mère et elle était désolée pour moi et était même fâchée qu'elle puisse avoir agit par pure cupidité. Elle avait donné raison à Rosalie et l'avait remercié de m'avoir accompagné. Moi aussi car je dois dire que je ne m'en serait jamais sortie aussi facilement sans elle.

Elle avait du voir que la réaction de ma mère m'avait blessé mais qui n'aurait pas été touché par cette constatation. De voir qu'aux yeux de sa propre mère on ne vaut bien moins qu'une maison aussi somptueuse soit-elle, que de l'argent. Mais le pire avait été de comprendre qu'elle m'avait faite déclarer morte pour avoir accès à l'héritage de mon père.

Il était dommage qu'il ait fallu que je prenne tant de recule pour prendre conscience de ma colère. Si j'avais été comme Rosalie j'aurais explosé sur place et j'aurais tout cassé pas que cela m'aurait aidé à quoi que ce soit mais au moins j'aurais pu extérioriser ma colère qui me consumait littéralement maintenant. Elle a plumé mon père jusque dans la tombe. C'est pitoyable, elle avait raison Rosalie elle était méprisable et d'un côté j'étais heureuse de ne pas l'avoir tutoyée de ne pas m'être mélangée à elle, de ne pas l'avoir serrée dans mes bras. Elle avait fait une croix sur moi pour de l'argent. Avait-elle au moins pleuré sur ma disparition, j'en doutais et quelque part cela me faisait mal, mais bon il fallait faire avec, ravaler sa fierté et avancer. Et puis j'avais Barbara, elle était pour moi ce qui se rapprochait le plus de la perfection maternelle, c'était une femme aimante, compréhensive, confiante, et je doute qu'elle convoite mon argent, elle. De toute façon je n'avais plus rien à convoiter.

-Bella es-tu prêtes ? Nous allons louper notre avion surtout que c'est seulement une correspondance.

-Oui bientôt je n'arrive pas à fermer mon sac, elle arriva et d'une main fit se rejoindre les deux extrémités et tira sur la languette le sac se ferma sans effort, bon les couture étaient sur le point de lâcher mais il était fermé.

-Il va falloir que tu me donnes le nom de ton entraîneur perso, lui retournai-je alors que j'enfilai ma veste.

-C'est ça même pas en rêve, répondit-elle amusée. Nous prîmes la direction de l'aéroport.

Rose s'interrogeait sur le modèle de voiture qu'elle allait s'offrir une fois arrivées à Saint-Paul. Elle avait apparemment un gros faible pour les modèles allemand de jolies lignes et une mécanique robuste qui laissait une perspective de modifications plus importantes que les véhicules d'autre nationalité, japonaise mise à part, mais apparemment elle préférait les lignes européennes. C'était une question de goût moi de toute façon je n'y connaissais pas grand chose et quant à mes préférences je restais assez chauvine je n'aimais que les américaines.

Nous prîmes l'avion et Rosalie entretenait principalement la conversation, pas que je ne voulais pas participer mais outre le fait que j'aimais l'écouter parler, je n'arrêtais pas de me remémorer la discussion avec ma mère. J'aurais aimé m'en prendre à quelqu'un. Pourquoi est-ce qu'un homme comme mon père que tous ceux que j'ai vu dépeignaient comme un homme bon et honnête, devait être parti alors qu'une femme cupide et sans conscience comme ma mère pouvait encore être de ce monde ? Ce n'était vraiment pas juste mais la vie n'était-elle pas injuste ? Aujourd'hui je devrais être mariée avec un homme qui avait l'air bien et qui n'était pas mal physiquement. Mais pour l'heure j'étais célibataire sans petit ami et j'attendais après un coup de téléphone d'un acteur que je ne recevrais probablement jamais.

J'avais fermé les yeux depuis un moment et j'essayais de trouver le sommeil entre tout ces allers et venus en avion mon horloge interne commençait à ne plus savoir où elle en était. Puis il me fallait surtout le temps de pouvoir me faire à toutes ces nouveautés, je connaissais une partie de mon passé une grosse partie mais je me sentais encore vide certainement plus vide qu'avant les réponses à mes questions. J'aurais dû écouter Rosalie et ne pas chercher à vouloir connaître mon passé. Non ma vie telle quelle était, était merveilleuse, maintenant il y avait une grosse ombre au-dessus de ma tête qui planait et j'espérais pouvoir m'en éloigner rapidement et laisser ce passé là où il était c'est-à-dire loin dans le passé.

-Bella, Bella ! me secoua Rosalie. Nous arrivons à Springfield, nous devons nous dépêcher pour ne pas louper notre correspondance et il faut encore se faire enregistrer.

J'ouvris les yeux et vis qu'il ne restait plus beaucoup de passager dans l'avion je n'avais même pas senti l'avion se poser c'était un comble quand même, je m'étais totalement déconnectée de la réalité. Je me levais rapidement et attrapais mon sac à main.

-Désolée Rose j'ai dû m'assoupir je pense.

-On peut dire que tu as le sommeil lourd. Allez il faut se dépêcher on a moins d'une demi heure pour récupérer nos affaires et nous enregistrer pour notre prochain vol.

-OK !

Je la suivis à travers tout l'aéroport, elle avait l'air de savoir où elle allait. Une fois tout accompli nous nous dirigions plus tranquillement vers les portes d'embarcations correspondant à notre vol.

-Tu penses toujours à ta mère ? me demanda Rosalie.

-Un peu je l'avoue.

-Je suis désolée je ne savais pas qu'elle était comme ça. Nous ne discutions pour ainsi dire jamais avant alors je ne m'intéressais pas beaucoup à ta vie. Pour tout dire je ne m'y intéressais pas du tout.

-Je ne t'en veux pas Rose. Je sais que si tu m'y as emmené c'est parce que tu ne savais pas. Je te fais confiance et puis qui pourrait s'imaginer que ce genre de mère puisse exister. Je suis surprise d'être restée aussi longtemps avec elle si j'avais eu l'opportunité de rejoindre mon père plus tôt.

-Je pense qu'il faudrait que tu téléphones à Jacob en rentrant pour lui expliquer comment cela s'est passé avec ta mère. Et puis pour avoir les réponses à ces questions. Je pense que tu peux lui parler sans craintes, après tout vous avez failli vous marier.

-Ouais c'est juste incroyable. Moi mariée, en plus il avait l'air d'être bien comme gars, honnête et sincère.

-Et amoureux également. Je sais de par Edward qu'il te courait après depuis que tu es arrivée chez ton père. Il t'aimait sincèrement.

-J'ai cru comprendre j'espère ne pas avoir semé le trouble dans sa vie avec mon retour.

-Je ne sais pas mais je ne pen... je vis Rosalie se tendre et s'arrêter brusquement, les sourcils froncés et un air presque terrifiée. Je lui posais ma main sur son bras en signe de réconfort et aussipour attirer son attention.

-Rose qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je surprise de sa réaction. Elle planta son regard dans le mien et me dit.

-Je suis désolée Bella, vraiment désolée. S'il te plaît fais tout ce que je te dirais de faire d'accord, je la voyais totalement apeurée.

Elle qui était habituellement en tout cas depuis que je l'avais rencontré si sûr d'elle, elle était terrifiée. Et du coup cela me terrifiait également, car qu'est-ce qui pouvait terrifier le rocher inébranlable qu'était Rosalie. Je hochai la tête plus pour la rassurer comme je le pouvais plus que pour acquiescer sa demande que je ne comprenais pas vraiment, mais qui était de toute évidence capitale pour elle. Qu'est-ce qui pouvait la mettre dans cet état ? Puis elle redressa la tête et se déplaça pour se mettre devant moi. Elle regarda droit devant, là où quatre personnes arrivèrent déterminés. Ils étaient tous plus beaux les uns que les autre, et Rose devait très certainement les connaître et d'après ce que je pouvais voir elle ne souhaitait pas vraiment leur tomber dessus. Malgré le malaise de Rosalie je n'arrivais pas à détourner mon regard de celui tout à droite un homme qui avait une démarche féline et distinguée, il émanait de lui une assurance que l'on pouvait pratiquement toucher tellement elle était puissante. Je n'arrivais même pas à regarder les autres j'étais totalement hypnotisée par cet Apollon. Était-ce lui Edward ?

L'heure de la destinée

Chapitre 4 : L'heure de la destinée

Il étaient tous les quatre devant nous et moi je n'arrivais toujours pas à quitter des yeux cet homme magnifique qui nous faisait face accompagné de ses acolytes. Il me scrutait également les sourcils froncés et le regard sévère. Quelque chose me dérangeait dans ce regard puis soudain j'eus le déclic, c'était la couleur de ses iris qui me perturbait, elles étaient rouge. Elles ne me surprenaient pas vraiment comme si c'était quelque chose dont j'avais inconsciemment connaissance ça me dérangeait mais ne me choquait pas, bizarre. Je réussis tout de même à détourner mon regard avec beaucoup difficulté de cet homme intriguant qui captait toute mon attention. Une fois cette découverte assimilée mais certainement pas comprise, je fixais tour à tour les trois autres. Celui juste à ses côté un homme grand et costaud, son visage était dur et il faisait vraiment peur, à ses côtés, ce qui aurait pu être risible dans d'autre circonstance, une jeune fille assez petite et chétive en comparaison de l'armoire à glace qui se tenait à gauche. Elle devait certainement avoir entre dix sept et dix neuf ans, elle était d'une beauté froide et une aura de puissance émanait d'elle un peu comme le bel Apollon tout à sa droite qui lui dégageait un charisme impressionnant. Mon regard ne cessait de naviguer jusqu'à lui. Puis le dernier, un jeune homme dans les mêmes âges que la fille, d'ailleurs ils avaient un air de famille, le même nez et la même bouche c'était flagrant, il était beau également comme chacun présent, mais celui-ci paraissait plus calme et plus serein que les autres. Ils avaient tous en commun la couleur carmin de leurs yeux, et cela était vraiment étrange voire même très effrayant. D'ailleurs cela ne devait pas effrayer que moi car je remarquais que les gens passaient assez loin de nous, ils nous contournaient pour la plupart et Rosalie aussi avait peur, je le sentais.

-Tiens donc Rosalie Cullen, commença la magnifique fille blonde avec un soupçon de mépris dans la voix.

-C'est en fait Rosalie Hale mais tu as su me situer correctement Jane, répondit Rose avec cette assurance qu'elle avait retrouvée.

-C'est bien là l'essentiel. Et où donc est le reste de ton clan ?

-En Alaska je suppose.

-Tu supposes, tiens donc comme c'est intriguant, répondit l'apollon d'une voix de ténor des plus renversante. Et tu supposes bien enfin pour cinq d'entre eux ils sont chez Tanya, l'autre Edward est au Nouveau Mexique avec Tanya elle-même d'ailleurs.

Je me demandai comment il pouvait savoir cela, peut-être étaient-ils en contact ? Et ce serait pour cette raison que Rose n'était pas heureuse de les revoir car d'après ce que j'avais compris elle n'entretenait pas de bonnes relations avec sa famille.

-Que me voulez-vous ? demanda-t-elle à brûle pourpoint.

-Ne monte pas sur tes grands chevaux beauté. Quoique tu préfèrerais certainement les boire, toi, rétorqua amusée celle qui se nommait Jane.

Rosalie grogna ce qui me surprit littéralement. Donc le grognement du soir de mon agression venait bel et bien d'elle comme j' avais supposé à ce moment là, avant de me fustiger intérieurement.

-Du calme Rosalie. Au départ nous venions seulement te saluer puis nous t'avons vu parlementer avec le bétail. Ce qui nous a quelque peu surpris. Aurais-tu changé de régime ? Demanda toujours Jane qui malgré son âge devait très certainement être celle qui prenait les décisions au sein de leur... quoi ? groupe ? Était-ce l'adjectif adéquate ? Je n'en savais rien et je ne savais pas non plus comment aborder cela. Rosalie se plaça devant moi de façon à me protéger d'un éventuel danger.

-C'est bien ce qu'il me semblait, renchérit l'apollon. Tant mieux pour nous car elle sent divinement bon, Rosalie émit de nouveau un grognement.

-Laissez-la tranquille elle ne sait absolument rien. Elle n'est en aucun cas une menace.

-Ça ce n'est pas à toi d'en juger, mais à nous, répondit Jane beaucoup moins amusée. Et puis pourquoi la protègerais-tu ? Ce n'est rien qu'une humaine parmi tant d'autre.

Cette dernière réplique m'apostropha, en plus des autres théories et hypothèses les plus saugrenues les unes que les autres que j'avais imaginé. Aucunes logiques ne pouvaient convenir aux situations et aux faits que j'avais relevé, enfin pour le moment. Peut-être étais-je trop perturbée et fatiguée, quoiqu'un petit mélange de ces deux justifications serait plus juste. « Une humaine parmi tant d'autres » Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Qu'étaient-ils eux alors ?

-Je vous assure qu'elle ne sait rien. Laissez-la partir moi je resterais avec vous, si vous le désirez.

-Non Rosalie ! intervins-je. Je ne sais peut-être pas ce qu'ils sont mais ce n'est pas pour autant que je vais te laisser prendre des risques pour moi. Tu m'as aidée et je tiens à être près de toi si tu as des problèmes, surtout s'ils me concernent. Lui rétorquai-je en m'écartant d'elle pour lui faire face.

-Tais-toi Bella ! m'ordonna-t-elle autoritairement.

-Bella, que cela te va bien, chantonna le beau brun.

Mes joues rosirent sous le compliment alors qu'il s'approchait de moi. Son regard dans le mien dangereusement hypnotisant. Il était à quelques mètres de moi alors que Rose plaça une main protectrice autour de mes épaules pour me rapprocher d'elle comme s'il était le véritable danger.

-Ne t'approche pas d'elle Démétri ! le menaça-t-elle.

-Et pourquoi pas ? Elle me plaît bien moi cette humaine. Et vu qu'elle ne pourra certainement pas s'en sortir pourquoi ne pas en profiter ? Je tressaillis sous la menace pas même voilée.

-Elle est à Edward ! C'est sa compagne, ne t'avise pas d'y toucher, rétorqua Rose agressive.

-Tiens donc je croyais qu'elle ne savait rien ! renchérit Jane.

Rosalie s'écroula au sol en étouffant un cri de douleur. Je m'agenouillais à ses côtés pour essayer de lui être d'une quelconque aide. Alors que Jane avec un rictus mauvais.

-J'ai horreur des mensonges et j'exècre encore plus les menteuses.

-Elle ne ment pas ! répondis-je avec force en me relevant pour lui faire face car je ne savais pas comment mais j'avais l'intime conviction qu'elle était à l'origine de la soudaine souffrance de mon amie.

-Comment peux-tu être la compagne d'Edward alors que monsieur se pavane au Nouveau-Mexique avec Tanya ? Appuya Démétri qui était le plus proche de moi maintenant.

-Je n'en sais rien. J'ai perdu la mémoire et je ne me souviens même pas de son visage, répondis-je comme pour expliquer ce qui était déjà si difficile de comprendre lorsque l'on connaissait mon histoire. Mais laissez Rose tranquille elle n'a pas menti je ne sais pas qui vous êtes, ni de quelle secte vous dépendez et je n'ai pas l'intention de le découvrir. Alors laissez la tranquille, terminai-je en me mettant devant Jane, pour protéger Rose.

-Le bétail qui défend le boucher on aura tout vu, rétorqua l'armoire à glace.

C'est d'ailleurs la seule fois où je l'avais entendu celui-là. Il ne restait plus que le jeune brun à côté de Jane à ne pas nous avoir fait profiter d'un quelconque sarcasme. Par contre je fixais le grand baraqué que voulait-il dire par là ? Que de questions toutes les plus tracassantes les unes que les autres. Je vis Jane qui fronçais les sourcils.

-Ça ne marche pas sur elle ! s'irrita-t-elle.

-Comment, ça ne marche pas ? demanda justement celui qui n'avait pas encore parlé.

-Essaie-toi mais mon pouvoir ne fonctionne pas sur elle, son pouvoir ? Mais quel pouvoir ? Mais c'était quoi ces histoires ? Étais-je cernée par une bande de fous évadés d'un hôpital psychiatrique ? Au bout de quelques secondes il répondit.

-Le mien non plus ! ils semblaient désemparés puis Démétri vint se positionner tout contre moi ce qui accéléra les battements de mon cœur.

Il se pencha sur moi, provoquant un affolement cardiaque, et des irrégularités dans mon système respiratoire également. Je me sentais bizarre il me faisait peur, mais son odeur était si envoutante, j'avais presque envie d'aller me coller à lui, l'enlacer pour en profiter au maximum.

C'est quoi ce délire depuis quand j'ai envie de ce genre de chose ? J'essayais de me reprendre mais quand il frotta son nez dans mon cou je perdis pied, je n'avais qu'une envie c'était qu'il me prenne tout contre lui et qu'il me fasse l'amour. Je n'avais jamais été aussi incohérente et déboussolée de ma vie, aussi perdue. Cette envie féroce de cet inconnu dangereux qui me tenaillait était vraiment puissante.

Mais que m'arrivait-il ? Il respira mon odeur longtemps je n'osais plus bouger essayant de me contrôler pour ne pas lui sauter dessus, je luttais contre ça et aussi contre l'idée de fuir abandonnant Rosalie par la même occasion. Mais je savais que je ne pourrais pas, c'était plus fort que moi, j'étais loyale et je le serais envers Rosalie peu importe ce que cela me coûterait. Je lui devais après son soutien qu'elle m'avait témoigné lors de notre voyage.

-Pareil pour moi, je n'arrive pas à capturer l'essence de son âme. Si elle s'enfuyait je ne pourrais pas la localiser, dit-il agacé.

-Il faut appeler le maître, décréta le jeune brun. Jane prit son téléphone.

-Tu devrais t'écarter Démétri ou elle va nous faire un arrêt cardiaque, reprit l'armoire à glace. Elle est peut-être la compagne du télépathe mais elle ne t'est pas insensible on dirait.

Démétri eut un sourire arrogant et replongea dans mon cou, s'il n'y avait pas tant de monde autour de nous je pourrais trouver cela excitant mais outre le fait de la foule, ils étaient une menace apparente pour Rose et moi et je devais me reprendre.

Je fis un pas en arrière pour lui montrer que je n'étais pas de l'avis de son acolyte, et je me retrouvais dans les bras de Rosalie qui ferma son étreinte sur moi afin de me protéger du mieux qu'elle pouvait. C'est bizarre mais je ne ressentais aucune chaleur émaner d'elle au contraire j'aurais même dit qu'elle dégageait une froideur inquiétante pour un être humain. Puis me revinrent les paroles de Jane « Une humaine parmi tant d'autre. » Tout était relié je le savais déjà mais quel était le lien de tout ça ?

-Je suis désolée Bella je n'aurais jamais dû te laisser te rapprocher de moi. Je savais que cela pouvait arriver. Pourras-tu jamais me pardonner ?

-De quoi parles-tu Rose ? Que veux-tu que je te pardonne ?

-Pas ici et pas maintenant ! nous reprit Démétri.

Je voyais Jane au téléphone, je n'arrivais pas à entendre ce qu'elle racontait. Je ne la voyais ni ne l'entendais parler et pourtant elle était en face de moi. Elle raccrocha puis nous toisa Rose et moi.

-Les maîtres veulent vous voir toutes les deux, nous annonça celle-ci.

Comme si j'allais m'exécuter alors que notre avion allait décoller d'une minute à l'autre. Je sentis Rose baisser la tête et se résigner. Pourquoi se résignait-elle ils n'allaient tout de même pas nous kidnapper et nous séquestrer ? Et puis nous étions au beau milieu d'un aéroport, que pouvaient-ils bien nous faire pour nous contraindre ?

-Certainement pas j'ai des engagements que je dois respecter. Et puis je n'ai certainement pas envie de rejoindre votre secte.

-Tu n'as pas le choix Bella. S'ils le décident nous ne pouvons rien y faire.

-Nous sommes dans un aéroport Rose ils ne peuvent pas nous kidnapper dans un lieu publique remplit de policier et d'agents de sécurités en tous genres.

-Tu crois que ce sont tes gens d'armes* qui pourront te protéger de nous ? fit Jane moqueuse.

-De quel siècle viens-tu pour parler encore de la sorte toi ? Et oui je pense que vous ne pouvez rien contre nous puisque les niveaux de sécurité dans les aéroports sont draconiens.

De nouveau Rosalie s'effondra au sol et moi avec elle vu qu'elle me tenait dans ses bras. Je me mis à hurler de douleur alors qu'elle me comprimait littéralement les épaules.

-Jane arrête ça tout de suite ! Tu attires un peu trop l'attention sur nous, lui ordonna le brun, le calme qui l'était un peu moins.

-Vois-tu petite insolente, je n'ai peut-être pas d'emprise sur toi avec mon pouvoir. Mais j'en ai sur ton amie. Et si tu ne coopères pas je n'hésiterais pas à m'amuser avec elle. Quant à mon âge tu serais bien choquée de le connaître, je hochai la tête en signe de reddition, je ne voulais pas faire souffrir Rosalie encore plus.

-Bien te voilà plus coopérative, renchérit Démétri. Comment faisons-nous ? Nous devons aller à la recherche des troubles fêtes.

-Nous avons qu'à les emmener avec nous, proposa l'armoire à glace.

-Non on se ferait repérer bien avant de les atteindre. Tu as sentis l'odeur de cette humaine ? dit Démétri en me désignant d'un mouvement de tête. Ils la sentiront de loin surtout s'ils ont des nouveaux-nés comme on le pense.

-Ce n'est pas faux, acquiesça Jane.

-Si vous nous laissez aller à l'hôtel nous vous attendrons. Bella à besoin de repos et de se nourrir également.

-Elle peut échapper à Démétri nous ne vous laisserons pas sans surveillance, reprit Jane. Félix tu resteras avec elles, ordonna-t-elle.

-Pourquoi moi ? Je veux venir m'amuser aussi je ne veux pas faire de babysitting avec une humaine, se plaignit-il comme un adolescent. Ce qui me choqua.

-Je resterais avec les filles, allez-y, reprit Démétri. Ils le regardèrent tous surpris. Quoi ce n'est pas comme si j'étais indispensable, mon don ne vous sera d'aucune utilité.

-Ouais dis plutôt que tu veux passer du bon temps avec l'une d'elle, rétorqua Félix concupiscent. Laquelle des deux attisent ta curiosité, ou peut-être espères-tu les avoir toutes les deux, dit-il plein de sous-entendu.

-La compagne de Cullen qui d'autre, reprit le brun amusé.

Pourquoi est-ce que j'attiserais sa curiosité comme le disait Félix ? Il me regarda avec un regard qui me transperçait de part en part. Je me fondis un peu plus dans l'étreinte de Rosalie, espérant certainement m'isoler ou peut-être m'immuniser contre ce regard qui me touchait plus qu'il ne le devrait. Elle resserra ses bras autour de moi.

-Laisse-la tranquille Démétri ou Edward te tuera.

-Pour qu'il puisse ne serait-ce qu'y penser il faudrait qu'il soit ici. Mais d'après mes informations qui sont on ne peut plus justes, il est en ce moment même en train de prendre du bon temps avec Tanya. Si elle est véritablement sa compagne il n'a pas l'air d'y tenir plus que ça.

-Tu ne sais rien de ce qu'ils ont traversé, ni quelle est leur histoire. Mais crois-moi je n'ai pas pour habitude de mentir.

-De toute façon je ne risquerais certainement pas de poser mes mains sur cette chose qui a été souillée par le demeuré Cullen, retourna le brun amère. Ce qui me serra le cœur.

Il se permettait d'émettre une jugement sans même me connaître, ni savoir ce qu'a été ma vie. Il se permettait de me juger d'après une personne dont je n'avais plus aucun souvenir. Mais une chose était sûre il n'aimait pas Edward.

-Moi ça me dérange pas, reprit l'armoire à glace.

-Bon c'est pas qu'on s'ennuie mais vos petites histoires ne m'intéressent guère. On y va, commanda Jane. Démétri fais nous savoir dans quel hôtel ces miss descendront, il hocha la tête, puis reporta son attention sur nous.

-Je suis véritablement désolée Bella. Je viens de te mettre dans une situation inextricable.

-Vas-tu me dire de quoi il en retourne Rose parce que je suis perdue ? elle me fixa avec une peine palpable et une culpabilité débordante.

-Je te raconterais tout lorsque nous serons à l'hôtel, j'acquiesçai, j'allais enfin connaître son secret ce même secret que je connaissais il y avait quelques années lorsque je fréquentais son frère.

Mais d'après ce que j'avais entendu et ce que je pouvais en déduire cela n'avait rien de réjouissant. Peut-être que la véritable raison et nature de Rosalie et de ces personnes vu qu'ils avaient tous des caractéristiques communes, étaient moins effrayante que ma propre déduction ? En tout cas je l'espérais. Bien que de toute façon ma théorie était véritablement tirée par les cheveux, j'allais attendre d'arriver à l'hôtel, de toute façon je n'avais pas le choix.

Je réalisais d'un coup que mes problèmes avec ma mère me paraissaient tellement anodins en comparaison de ce que nous étions en train de vivre. Même si je ne comprenais pas véritablement la menace je savais qu'elle était bien réelle et pas le fruit de mon imagination. Nous arrivâmes dans un hôtel je me fustigeais mentalement cela faisait deux fois que je déconnectais sans même m'en rendre compte j'avais littéralement perdu le contact avec la réalité, j'avais apparemment suivi de ma propre initiative, mais j'aurais été incapable de retracer le parcours effectué depuis l'aéroport. Rosalie nous prit une chambre et je la suivis. Arrivées dans celle-ci elle s'adressa à la porte quelques minutes après que l'on se soit installées, aucune de nous deux n'avait rompu le silence.

-Tu restes dans ta chambre. Nous avons à parler et je ne te veux pas près de nous, je la regardais curieuse.

Avait-elle perdu la tête ? Que lui arrivait-il ? Elle tourna son regard vers moi et comprit mon dilemme intérieur.

-C'est Démétri qui était derrière la porte et qui voulait entrer.

-Comment le sais-tu ? Il n'a pas frappé ?

-Je l'ai senti Bella et je l'ai également entendu. Je vais te révéler mon secret ainsi que celui de la famille et des Volturi également.

-Qui sont les Volturi ?

-Ils sont le clan qui règne sur notre monde en quelque sorte. Ils sont là pour faire respecter nos lois, et Démétri, Jane, Alec et Félix en font partis en tant que gardes, au moins j'avais le prénom de celui qu'il me manquait.

-Peux-tu me dire ce que vous êtes ? Parce que je présume que tu es comme eux.

-Pratiquement comme eux, notre famille les Cullen sommes légèrement différents des Volturi, je la regardais gardant le silence pour l'inciter à continuer. Elle souffla un bon coup pour se donner force et courage. Nous sommes... des... vampires, termina-t-elle.

Je la fixais incrédule, car c'était l'une de mes théories les plus invraisemblables et je m'étais même traitée de « pauvre folle, mentalement déficiente ». Mais je pris véritablement conscience de cette révélation, lorsque je compris que j'étais sortie avec un vampire, pire que j'étais la compagne d'un vampire enfin selon les dires de Rosalie. Car bizarrement je la croyais, je savais qu'elle me disait la vérité et que cette invraisemblance était réelle. C'est pour cela que je n'avais aucun mal à la croire. Néanmoins malgré le choc de cette nouvelle révélation je n'avais toujours pas accès à ma mémoire. Car bien que je ne mettais pas ses aveux en doute parce que pour moi c'était « logique », il n'en restait pas moins qu'une révélation pareille était choquante. Je restais quelques minutes en silence.

-Bella ! m'interrompit Rosalie en me caressant doucement le bras pour me ramener à elle. Je ne te ferais aucun mal, me dit-elle tentant je pense de me rassurer.

-Oui je le sais ça, c'est juste que c'est un peu secouant comme révélation.

Elle m'expliqua les caractéristiques fournis en série lors de la transformation, super ouïe, super odorat... ne dort pas, beauté, immortalité...

-Et quelles sont les différences entre toi et eux ?

-Mon régime alimentaire je ne me nourris que de sang animal, alors qu'eux ont un régime... plus classique.

-Ce qui veut dire qu'il vont me tuer ?

-C'est une possibilité, mais je pense que lors de ta présentation aux régents, ils risquent d'opter pour une transformation, m'indiqua t-elle peu enthousiaste.

-Pourquoi ?

-Parce que notre condition en plus de nous attribuer des sens beaucoup plus développés, certains d'entre nous ont des pouvoirs spéciaux. Edward est télépathe il entend les pensées de tout le monde à une exception près.

-Moi ?

-Oui toi, tu es la seule qui est capable de résister à son pouvoir mais également à ceux des jumeaux et de Démétri.

-Ils ne sont pas télépathe eux. Je pense avoir saisi celui de Jane qui est capable de faire souffrir les gens à distances, et Démétri peut localiser n'importe qui enfin je pense. Mais Alec il fait quoi ?

-Démétri est un traqueur il peut situer qui il veut sur cette Terre à partir du moment où il a capturé son odeur. Enfin apparemment je viens de comprendre que c'était plus subtil, il est capable de capturer l'essence même de l'âme ce qui veut dire qu'il prend une part de toi. Alec est l'opposé de sa sœur, il peut enlever tous les sens à un vampire ou à un groupe entier, il est très impressionnant et surtout une arme redoutable pour les Volturi. Et jamais personne n'a pu être immunisé contre leurs pouvoir à tous sauf toi encore une fois. C'est pour cela je pense qu'ils vont te transformer. D'après Edward tu serais un bouclier.

-Je vais devenir comme toi ? demandai-je affolée.

-Je le pense oui. Je suis désolée je savais que j'aurais dû te garder à l'écart de moi et de ma nature.

-Ne t'en veux pas Rose tu as essayé de m'avertir mais je devais connaître mon passé et tu étais la seule à pouvoir m'aider. Je ne t'en veux pas et de toute façon ça devait bien m'arriver un jour ou l'autre. Surtout si je suis la compagne de ton frère.

-Non ça ne devait pas arriver. Je vais pouvoir te raconter ce qu'il s'est véritablement passé entre toi et Edward. C'est toi qui a rompu, pour te préserver de notre monde. Tu as été traquée par un vampire du nom de James un traqueur lui aussi, alors qu'il nous était tombé dessus un jour où nous étions tous en sortie. Il t'a tout de suite considérée comme un défi, parce qu'Edward et la famille te protégeaient. Il a réussi à t'attirer dans un endroit isolé en te disant qu'il avait capturé ta mère. Nous sommes arrivés un peu trop tard, il t'avait déjà mordu et surtout il t'avait brisé les jambes, cassé des côtes, je ne te détaillerais pas le nombre d'os que tu avais de brisés, sans compter les blessures plus superficielles. Edward a aspiré le venin pour éviter la transformation, il ne voulait pas que tu deviennes le monstre que nous sommes, il voulait te préserver de ça. Mais quand tu es rentré chez toi tu lui as demandé s'il accepterait un jour de te transformer afin que vous soyez ensemble pour l'éternité mais surtout pour que vous soyez un pied d'égalité. Il t'a répondu que non, qu'il ne pouvait pas t'enlever ton humanité, alors tu lui as dit que vous deviez vous séparer parce que tu ne pourrais jamais revivre le calvaire que tu avais vécu. Il l'a compris, nous l'avons tous compris, nous avons terminé l'année et nous sommes partis.

-C'est ce qu'il s'est véritablement passé ?

-Oui, tu as eu le reste de l'histoire avec Jacob.

Je restai abasourdie quelques minutes, je ne savais pas comment prendre cette révélation. J'avais moi-même mis de la distance entre ce mode de vie et moi et je finissais par y retomber. Je ne croyais pas ni en la destiné ni en la fatalité mais je devais reconnaître aujourd'hui que je commençai sérieusement à revoir ce précepte.

-OK, repris-je en refaisant surface. Maintenant je commence à comprendre pourquoi Mickaël m'avait dit que mon squelette ressemblait à un puzzle.

-Effectivement en plus de ce qui t'est arrivé par la suite ce serait presque une chance pour toi d'être transformée parce qu'à ce rythme tu n'atteindras jamais l'âge de la retraite ou alors dans quel état ? tenta-t-elle de plaisanter.

-Dans tout ça il y a quand même du positif, arguai-je pour la déculpabiliser. Elle me scruta interrogative. Au moins nous pourrons retourner dans ta famille pour que je puisse vérifier si ton frère est bien mon compagnon, elle baissa la tête un regard vraiment peiné. Rose raconte-moi ce qu'il s'est passé pour que tu ne sois pas avec eux ? Et pourquoi avoir répondu aussi brutalement à ta sœur lors de son coup de téléphone ?

-C'est difficile Bella, me dit-elle attristée je ressentais presque sa souffrance.

-Rose je sais d'après ce que tu m'as dit que nous étions pas très proche toutes les deux. Mais nous sommes dans la même galère à l'heure actuelle et bien que je n'ai aucun souvenir de comment tu m'as traitée avant. Aujourd'hui telle que je suis là devant toi, j'aimerais pouvoir dire que je t'aime comme une sœur mais apparemment j'étais fille unique dans ma vie précédente. Et je ne sais pas ce que c'est d'aimer quelqu'un de cette façon mais c'est quelque chose à laquelle j'aimerais remédier. Je n'ai personne d'autre que toi. Sois ma sœur Rose ? Je sais que c'est un peu précipité mais c'est comme ça que je te ressens. Fais-moi confiance et livre-toi, tu en as besoin et j'aimerais être celle à qui tu te confieras.

-Dieu sait que j'ai été horrible avec toi Bella je ne mérite pas ton affection.

-Pour ça je suis seule juge Rose. Et moi je te dis que le passé n'a pas d'importance, de toute façon j'ai déjà tout oublié, répondis-je avec un air taquin. Elle sourit un vrai sourire tendre qui allait jusque dans son regard.

-OK, je vais te dire pourquoi je ne suis plus une « Cullen ». Comme je te l'ai déjà dit Carlisle est mon père. En fait maintenant que tu sais tout, il m'a transformé une nuit d'hiver de 1933 alors que je n'avais 18 ans, après que mon fiancé et ses amis de beuverie m'aient laissée pour morte après avoir abusé de moi, je retins un hoquet de stupeur et d'horreur pour ne pas la couper. Il m'avait mordu alors que je ne souhaitais que mourir. J'ai horreur de cette vie, je l'ai toujours eu en horreur. Puis un jour après avoir chassé, je flânais avant de rentrer et j'ai été attirée par l'odeur de sang humain et des cris d'homme ainsi que des rugissements d'ours. Je me suis rapprochée à cause de l'odeur du sang au départ, et je suis tombée sur un humain qui allait se faire bouffer tout cru par un ours. Mais malgré la différence de force qu'il y avait il ne cessait de se battre. Et quand j'ai croisé ses magnifiques yeux bleus, je suis tombée sous le charme, j'ai pulvérisé l'ours et j'ai lutté contre l'envie de le tuer. Je ne pouvais pas le transformer moi-même alors je l'ai porté jusqu'à Carlisle et il l'a fait pour moi. Ensuite nous avons vécu ensemble nous nous sommes mariés et nous étions heureux. Quand tu es rentrée dans nos vie nous étions encore mariés et tant qu'Emmett était auprès de moi tout allait bien. Mais l'année qui a suivi notre départ de Forks, une femelle vampire nous a rejoint au départ je m'en foutais je ne pensais pas qu'elle allait rester. Elle avait un régime classique et s'est essayée au végétarisme, je pensais qu'elle allait partir à un moment ne supportant pas le sevrage. Puis je me suis rendu compte au fur et à mesure qu'Emmett était plus distant vis à vis de moi. Nous qui adorions nous retrouver pour des séances coquines, ces séances étaient devenues au fils des mois quasiment inexistantes et les seuls moments où il m'accordait ses faveurs s'était quand Alyson partait avec Alice. Puis un jour alors que j'étais en cours, j'ai décidé de rentrer plus tôt. Le doute qui m'avait envahi me rendait complètement folle, bien que jamais je n'avais senti l'odeur de l'un ou de l'autre ensemble ils étaient toujours fourrés l'un avec l'autre à la chasse, pour les jeux... tout le temps. Donc ce jour-là je savais que tout le monde devait aller chasser sauf Edward qui était en cours également, alors je suis rentrée profitant qu'Alice refoulait ses visions le temps de la chasse, et je suis allée à la villa. Quand Esmé m'a vu elle a totalement paniquée et j'ai senti que mes doutes étaient fondés. J'ai détruit son téléphone pour ne pas qu'elle les avertisse et je suis allée à leur rencontre et quand je les ai trouvé... Ils étaient, très occupés à tel point qu'ils ne m'ont même pas senti arriver, ce qui est chose quasiment impossible pour un vampire.

-Je suis désolée, murmurai-je à Rose les yeux ruisselant de larmes.

-Tu n'y es pour rien, me répondit-elle. Personne n'y pouvait rien. Ils sont compagnons, je savais qu'il n'était pas ma véritable âme sœur. Car Jasper mon frère qui est empathe, me l'avait certifié avant cette histoire, avant même qu'elle ne débarque dans nos vie. Mais ce qui m'a fait le plus mal c'est que tous étaient au courant et que tous m'ont menti. Ils ont préféré les couvrir plutôt que de venir me dire qu'Emmett avait trouvé sa compagne. Je sais que j'ai un tempérament un peu virulent, mais j'aurais préféré qu'ils m'avouent ça plutôt qu'ils me fassent me sentir comme si je ne représentais rien à leurs yeux. J'ai voulu m'en prendre à elle, je lui ai sauté dessus j'allais la démembrer pour m'avoir pris les seules choses qui comptaient plus que tout à mes yeux, ma famille et mon mari. Le sentiment de trahison que j'ai ressenti était si intense que ça m'a complètement aveuglé, je n'ai pas pu me contrôler. Emmett s'est retourné contre moi et je ne dois le fait d'être en vie qu'à Jasper qui s'est interposé entre le couple et moi. Jasper est un vampire très fort et très réputé dans notre communauté et il a réussi sans mal à maîtriser le couple pour me laisser le temps de partir et rejoindre la villa. Quand je suis rentrée j'ai tout cassé, tout ce qui me tombait sous la main. J'ai pris mes affaires et je suis partie sans explications sans rien leur dire non plus. De toutes façon rien de ce qu'ils pouvaient avancer pour s'excuser n'aurait arrangé quoi que ce soit. Et j'ai vécu comme une nomade jusqu'à ce que je te rencontre.

-Mon Dieu je suis tellement désolée pour toi, et tellement triste.

-Comme je te l'ai dit tu n'y es pour rien, cela devait arriver un jour ou l'autre et j'aurais pu trouver avant lui mon compagnon, mais c'est la trahison que j'ai le plus de mal à digérer. Il n'y a rien que je n'aurais pu faire pour cette famille. Je t'ai même accepté toi l'humaine parmi nous alors que cela nous mettait en porte à faux devant les Volturi car nous violions les lois. Et aucun d'eux même Jasper n'est venu pour m'avertir, personne. Ils l'ont tous laissé me tromper dans le sens véritable du terme, ils étaient tous complices de ça.

-C'est abjecte. Et je comprends pourquoi tu es dans cet état, j'aurais moi même réagi comme toi. Et je te promets que si les Volturi me transforme nous n'y retournerons pas.

-Tu dois y retourner pour Edward, c'est ton compagnon.

-Peut-être effectivement mais il ne me manque pas vu que je ne le connais pas. Et puis d'après ce que m'a dit Jacob j'ai failli me marier avant mon accident, c'est que j'en avais fait le deuil de cette histoire.

-Oui mais... commença-t-elle.

-Non Rose. Je ne sais pas comment sont les relations entre deux compagnons, deux âmes sœurs. Mais si c'était le cas est-ce qu'Edward aurait pu être si loin de moi autant de temps en me sachant vivante ?

-Je n'en sais rien Bella, déclara-t-elle.

-Et puis d'après Démétri il serait au soleil avec une autre femme, alors je pense qu'il a su lui aussi trouver une compensation à cette situation, repris-je. Elle gronda de mécontentement ce qui me surprit et me fit me reculer instinctivement.

-Désolée Bella c'était pour Démétri que la situation amuse un peu trop, me dit-elle et je fus rassurée. Tu devrais aller te rafraîchir, prendre un bain, je te commande à manger, me dit-elle.

-Oui merci. Rose j'aurais une dernière question.

-Oui laquelle ?

-Pourquoi tes yeux changent de couleur, ils sont dorés en temps normal mais là ils virent sur le noir.

-Parce que ça fait un moment que je n'ai pas chassé, et qu'il va falloir que j'y aille.

-Oh ! Et bien entendu le fait que je sois en ta présence est difficile pour toi.

-Ne t'inquiète pas je sais me contrôler.

-Je n'ai pas peur c'est juste que je suis soucieuse que tu souffres à cause de moi.

-Tu es franchement irrattrapable Bella tu es dans la même pièce qu'un vampire assoiffé et tu te soucis de savoir s'il ne souffre pas trop.

-Tu es un vampire certes, mais tu es ma sœur également. Dois-je te le rappeler ? lui rétorquai-je d'un ton léger les deux poings sur mes hanches dans une parodie de sermon affectif. Elle rit. Tu devrais y aller, de toute façon il y a Démétri pas loin il …. veillera sur moi. Bien que veiller ne soit pas vraiment le terme adéquate, rétorquai-je avec une petite moue contrite. Elle sourit et se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit.

-Tu ne vas nulle part pour le moment Hale.

-Alors retourne dans ta chambre et laisse-nous tranquille.

-Certainement pas si tu as soif je dois être présent pour t'empêcher de saigner le futur jouet des maîtres.

-Je n'appartiens à personne ! m'écriais-je. Et elle a besoin d'aller chasser, de toute façon tu peux la localiser facilement d'après ce que j'ai compris alors de quoi as-tu peur ? De rester seul avec moi ? répliquai-je défiante.

Je ne savais pas d'où me sortait ce courage mais je le ravalais bien vite lorsqu'il m'approcha en grognant. Je me reculais encore et encore jusqu'à ce que je tombe assise dans l'un des fauteuils présent dans la chambre mes yeux rivés dans les siens.

-Sache jeune babillarde que peu de choses me font réellement peur et que je n'ai certainement pas peur d'un casse-croute. En plus laisse-moi te dire que tu es une sotte doublée d'une imbécile. Elle a soif et tu n'as même pas idée de ce que ça peut être pour elle, comme pour moi d'ailleurs de résister à l'envie de te saigner là tout de suite, il renifla mon odeur, tel un psychopathe, juste à côté de mon oreille avec un léger grognement qu'il fit rouler longuement.

Il ouvrit les yeux et son regard était aussi noir que celui de Rosalie, il pencha la tête et caressa mon cou avec son nez et recommença à prendre un profonde inspiration j'étais prisonnière de ce fauteuil il avait fermé la possibilité de m'en échapper en posant un bras sur chaque accoudoir, en opposant également son corps pratiquement contre moi. Il laissa sa langue parcourir ma jugulaire et je dois avouer que j'étais à la limite de perdre connaissance tellement la peur était puissante.

-Démétri recule-toi ! gronda Rosalie mauvaise.

-Du calme Beauté, je ne lui ferais rien. Je voulais juste lui montrer la bêtise de ses paroles. Pas peur d'un vampire n'importe quoi ! dit-il en me fixant droit dans les yeux. La couleur des siens redevinrent doucement carmin.

-Ça va j'ai compris, murmurai-je fébrilement. Mais il ne se recula pas pour autant il cherchait quelque chose dans mon regard et j'aurais bien aimé savoir ce que cela pouvait être.

-Recule-toi Démétri ce sera la dernière fois que je te le demanderais, gronda plus méchamment Rosalie.

-Mais bien sûr Vénus c'est demandé si gentiment, il se recula enfin et alla s'installer sur l'autre fauteuil à côté du mien.

Je tentais de me reprendre et surtout de réguler mon système cardiaque qui était sur le point de me lâcher.

-Ça va Bella ? me demanda Rose en jetant un regard noir à Démétri. Et pas que de par la couleur de ses yeux.

-Oui, ne t'inquiète pas. Pourrais-tu me commander à manger, je n'ai rien avalé depuis notre départ de Floride, et je pense que je vais faire un malaise si je ne mange pas quelque chose rapidement.

-Tu as une préférence ?

-Prends-moi un plat à base de poisson, s'il te plaît, lui demandais-je en me levant et allant prendre mes affaires dans ma valise.

J'essayais de rassembler toute la force que je pouvais et dont je disposais. Pour ne pas flancher je ne le regardais pas, bien que je sentais que lui ne me lâchait pas du regard. Une fois fermée dans la salle de bains je me laissais glisser contre la porte, comme si ce morceau de bois aussi épais qu'une feuille de papier allait l'arrêter s'il voulait pénétrer dans la pièce. En fait c'était psychologique je ne le voyais plus, donc j'étais en sécurité. Une véritable autruche et cette salle de bains était mon trou personnel. Je me déshabillais et fis couler mon bain, ma tête me tournait, j'avais dû faire face à beaucoup d'émotions ces derniers temps et je n'étais pas sûre que je pourrais en supporter d'avantage. J'étais épuisée moralement et même physiquement, et ce bain allait m'aider à me détendre. Ensuite je mangerais un morceau et je pourrais aller dormir un peu pour récupérer, enfin j'espérais pouvoir dormir, car je n'étais pas certaine d'y arriver surtout si Démétri restait dans la pièce. Mais une fois dans l'eau chaude je me sentis vraiment mal, une multitudes de taches blanches apparaissaient devant les yeux une sensation de vertige impressionnant m'envahit. Je tentais de me remettre debout en me tenant au bord de la baignoire mais je n'avais plus de force.

-Rose, je ne me sens pas très bien, réussis-je à articuler avant de retomber dans mon bain.

J'entendis la porte claquer alors que je m'enfonçais dans l'eau. Je sentis deux bras glacés m'en sortir. Je n'avais même plus la force d'ouvrir les yeux.

-Elle a fait un malaise, dit Démétri de sa belle voix qui me semblait légèrement anxieuse.

Est-ce que j'étais dans ses bras à lui ? Je ne pouvais même pas ouvrir les paupières pour vérifier. Je luttais contre cette envie de dormir et de sombrer dans les profondeurs sombres, de ce brouillard qui investit mon esprit. Puis je cédais n'en pouvant plus, j'étais fatiguée, si fatiguée de lutter contre cette brume qui m'assommait, je me laissais aller savourant enfin ma délivrance.

L'heure de rencontrer son destin

Chapitre 5 : L'heure de rencontrer son destin

Je me réveillais, j'avais l'impression d'avoir dormi des jours et des jours. Je me sentais plutôt bien et je retardais l'instant d'ouvrir les yeux pas pressée du tout de faire face à la réalité, et d'aller assumer une journée de travail. Quoique je crois que je préférais ma vie ennuyante et ordinaire à cette succession d'impossibilités scientifiques que mon esprit torturé avait inventé pour me distraire cette nuit. Des vampires j'en rigolais seule tiens.

-Barbara ! grognai-je. Ferme-moi cette fenêtre on se gèle.

J'entendis glousser à mes côtés. À mes côtés ? Je ne me rappelais pas d'être rentrée avec quelqu'un cette nuit. Je tendis la main gardant les yeux fermés pour voir, enfin toucher s'il y avait bien quelqu'un dans mon lit à côté de moi. Je heurtais quelque chose je me redressais d'un coup en ouvrant les yeux sous la surprise. Ce n'était pas un tour de mon imagination, il y avait bien quelqu'un dans mon lit. Je tournais la tête rapidement pour voir qui occupait ma couche et j'eus un recul phénoménal qui m'envoya directement au sol. Je me cognais la tête au passage contre la table de chevet, je serais bonne pour une migraine en plus du choc de cette vue au réveil.

-Et bien on a des réveils trépidants à ce que je constate. Si tous les humains sont comme toi je crois que je vais m'en garder un quelque temps histoire de m'amuser un peu, dit le grand costaud.

-Merde je croyais que c'était un cauchemar, me plaignis-je.

-Oh ! Je suis vexé moi qui croyais être irrésistible, et que je t'aurais inspiré des rêves du genre érotique, où nous aurions fait des choses à faire pâlir un scénariste de films pornos, je grimaçais pourquoi est-ce que cela devait m'arriver à moi ?

Je me pinçais pour être sûre que je ne dormais pas. Mais non la douleur était bien là, et je n'aurais pas cette chance.

-Félix laisse-la tranquille, fit une voix féminine.

Je tournais la tête pour voir de qui elle provenait, c'était Jane qui était assise dans le fauteuil qu'avait occupé Démétri un peu plus tôt.

-Où est Rose ? demandai-je paniquée d'être seule avec deux vampires que je ne connaissait pas.

-Elle chasse accompagnée de Démétri, apparemment elle en avait sérieusement besoin. D'après ce que j'ai compris tu as besoin toi aussi de prendre des forces. Vas te laver je fais monter un petit déjeuner à moins que tu ne préfères quelques chose de spécial ? me demanda-t-elle sans animosité, ni même ce ton hautain qu'elle avait adopté lors de notre rencontre à l'aéroport.

-Euh ! Je veux bien un petit déjeuner et surtout un grand café et un comprimé pour le mal de tête. S'il te plaît.

-Félix tu te charges d'aller commander et vas directement au restaurant de l'hôtel. Ça laissera le temps à Bella de se rafraîchir tranquillement sans l'obsédé que tu es dans les parages.

-Pourquoi me gâcher mes plaisirs ? dit-il avec un clin d'œil en ma direction.

-Franchement, comment se fait-il qu'il faille que j'hérite en permanence des deux clowns de service lorsque je dois aller en mission ! lança-t-elle dépité.

-Parce que nous sommes les plus compétents.

-C'est toi qui le dit, aller vas chercher à manger pour Bella, lui dit-elle.

Je voyais une autre version de cette femme froide et autoritaire qui m'était apparu dans le hall de l'aéroport et cela me laissa perplexe.

-Tu vas refaire un autre malaise ? demanda Félix amusé.

-J'espère pas, non, répondis-je rapidement.

-Au cas où, appelle-moi qu'il n'y ait pas que Démétri à se rincer l'œil.

-Oh ! Ce n'est pas vrai c'est lui qui est venu me chercher ? demandai-je à Jane.

-Va lui chercher son déjeuner Félix, grogna Jane sur un ton qui ne laissait plus de place au badinage. Ce qu'il comprit car il partit instantanément. Je suis désolée Bella, tu risques d'en entendre parler pendant un long moment de cette histoire.

Je rougis violemment et je baissais la tête pour regarder comment j'étais habillée. Un pyjama classique chemisier et pantalon mais en soie, ce n'était bien évidemment pas mes affaires.

-Je t'ai habillée, nous sommes arrivés peu de temps après que tu aies perdu connaissance, reprit-elle. Rosalie était trop assoiffée, et Démétri n'a pas voulu la laisser t'approcher ils t'ont recouvert avec les couvertures jusqu'à ce que j'arrive.

-Merci, bafouillai-je.

-Je t'en prie.

-Pourquoi es-tu aussi sympa avec moi d'un coup ?

-Parce que je sais que tu vas nous rejoindre dans peu de temps et qu'il serait dommage de commencer une collaboration sur de mauvaises relations. Et puis tu risques d'être la seule que je ne pourrais pas torturer donc je m'adapte, me dit-elle avec un beau sourire. De toute façon je suis l'insupportable et la méchante Jane qu'avec les étrangers. Avec les membres de la garde je suis plus ou moins sympa enfin ça dépend avec qui. Parce qu'entre nous il y en a une que j'adore martyriser. Bien que je ne peux plus le faire maintenant, m'avoua-t-elle visiblement très déçue. Et puis pour être tout à fait honnête je n'ai pas beaucoup d'amie féminine. Elles ont peur de moi à cause de mon tempérament et de mon don, donc elles ne me parlent pas ou sont avec moi juste par crainte. Mais avec toi ça peut être différent vu que tu es insensible à mon pouvoir tu ne craindras pas que je tente de te martyriser lorsque je serais de mauvaise humeur.

-Parce que c'est ce que tu fais avec tes amies ? demandai-je stupéfaite.

-Je ne l'ai fait qu'une fois et depuis ça me colle à la peau depuis mais j'avais une bonne raison. Elle m'avait cherché.

-Et qui est-ce ? demandai-je plus pour faire la conversation que par un sincère intérêt vu que je ne connaissais personne là-bas, enfin pour l'instant.

Elle parut joyeuse de me répondre ce qui m'amusa et me fit plaisir je dois l'avouer.

-C'est la compagne de Démétri bien qu'elle ne soit pas sa véritable compagne sinon elle n'aurait jamais été voir ailleurs.

-Il a une compagne ? demandai-je surprise.

-Enfin je dirais plutôt que c'est plus une poupée gonflable douée de paroles, rétorqua-telle amère.

-Tu ne l'aimes vraiment pas beaucoup ?

-C'est même encore très loin de la vérité. Vois-tu Démétri est ce que je pourrais considérer comme mon meilleur ami, c'est le premier vers qui je vais me confier après mon frère. Et je ne supporte pas la façon dont elle se pavane à son bras quand elle est au château et dès qu'il a le dos tourné lorsqu'elle par à la pêche, s'envoie en l'air avec le premier venu, qu'il soit humain ou vampire, cela ne la dérange pas.

-Et lui il le sait ? demandai-je effarée.

-Oui il le sait mais il s'en fout. Ils sont ensemble par habitude. Ils s'accordent parfaitement sur cet arrangement. Moi je trouve ça complètement délirant, mais c'est parce que je sais qu'il tient au fond de lui à Heïdi même s'il me dit que non. Qui pourrait supporter ça ? En tout cas pas moi.

-Tu as essayé d'aller la voir pour remettre les choses au clair ça se fait pour ses amis ?

-Nous sommes des vampires Bella, dans notre monde et notre nature tout est question de possession et d'instinct. Et le mien me pousserait à la faire souffrir pendant de longues heures et ensuite de la brûler sans même la démembrer sur un bûcher, j'avalais ma salive d'angoisse je crois qu'il fallait vraiment mieux s'en faire une amie qu'une ennemie.

-Effectivement, je crois que je vais avoir certaine chose à apprendre si je deviens l'une des vôtres.

-Crois-moi tu le seras. Maître Aro ne laissera jamais passer un pouvoir comme le tien.

-Raconte-moi un peu comment ils sont ?

-Ils sont anciens, très anciens, le plus âgé est Marcus il me semble et encore nous n'en sommes pas vraiment sûrs, il aurait approximativement mille cinq cents ans.

-Quoi ? m'écriai-je.

-Oui c'est la raison pour laquelle il est blasé de tout, il ne s'intéresse qu'à très peu de choses surtout depuis que sa compagne est morte. D'après ce qu'on raconte il serait le vampire le plus vieux de la création.

-Rien que ça, rétorquai-je stupéfaire. Elle sourit et continua.

-Ensuite il y a Caïus l'impulsif. C'est le plus jeune des maîtres, âgé tout de même de plus de neuf cents ans. Il a également perdu sa compagne il y a pas si longtemps que ça enfin avec notre perception du temps qu'est la nôtre. Il y a soixante ans, pour être précise, mais si tu ne veux pas d'ennuis avec personne n'en parle jamais, et surtout pas devant Démétri ce serait un coup à te retrouver dans un bûcher avec ça, surtout pour toi.

-Pourquoi surtout pour moi ? demandai-je surprise.

-Je t'en parlerais peut-être une autre fois, Félix revient et tu ne t'es pas lavée. File sous la douche quand tu ressors je te parlerais d'Aro.

-OK, je me dépêche.

-Et évite le malaise parce qu'il était sérieux tout à l'heure.

Je frémis d'horreur à l'idée de m'imaginer nue dans les bras de Félix. Elle sourit à ma grimace. Je me dépêchais d'entrer dans la salle de bains dont la porte ne comportait aucune trace de maltraitance, certainement changé par la maintenance. Je me hâtais de prendre ma douche voulant boire un café chaud de préférence. Une fois totalement propre et parée à faire face à ces nouvelles personnes qui feront apparemment partie intégrante de ma vie.

D'ailleurs cela me faisait penser qu'il faudrait aussi que je m'occupe de prévenir Barbara que je repoussais mon retour. Il faudra que je sois assez crédible car je savais que je ne reviendrais plus et je ne voulais pas l'alarmer tout de suite. Et puis c'était peut-être égoïste et lâche mais je crois que je serais incapable de faire face à sa peine donc il me faudrait être persuasive pour que je n'ai pas à faire face à cela. Je veux que ma prochaine et dernière discussion avec Barbara soit joyeuse et enjouée, je veux garder d'elle que le souvenir d'une femme pleine de vie et heureuse, je ne veux pas entendre ni la tristesse, ni l'angoisse dans la voix. D'ailleurs cette pensée me serra le cœur, la si gentille Barbara qui avait déjà perdu un fils et elle allait maintenant me perdre alors qu'elle m'avait traité comme sa propre fille. J'avais de la peine rien que d'y penser. Et puis il faudrait aussi que je prévienne Marie, voire même lui dire que je démissionnais. Pour retarder au maximum le moment où ils s'inquièteraient de ne pas me voir revenir. Je retournais dans la suite où Félix avait repris place sur le lit et s'amusait à zapper la multitude de chaîne qu'avait le bouquet satellite de l'hôtel. Il tomba sur un film d'action dans lequel jouait Tom Harding, mon fameux acteur qui ne m'avait pas appelé. Je souris à la vue de cet homme que je trouvais très séduisant.

-Tu aimes ce genre d'homme ? me demanda Jane alors que je venais de prendre place sur la petite table pour déjeuner.

-Je le trouve séduisant, répondis-je les joues légèrement rosies.

-Oui, comme beaucoup, rétorqua-t-elle avec un sourire complice.

Ce qui me laissait deviner qu'elle n'était pas insensible non plus aux charmes de l'acteur.

-Tu me racontes la suite, demandai-je en me servant un café bien chaud.

-Oui, donc Aro est le troisième régent c'est lui qui a eu l'idée de former notre clan pour donner un système d'ordre aux vampires. À l'époque certains vampires voulaient asservir les humains, les parquer et les élever pour la reproduction et la consommation, ce que les humains font avec leurs bétails. Mais Aro, Marcus et Caïus n'étaient pas vraiment d'accord. Car à l'origine de tous les vampires sont des humains et nous sommes censés être des êtres plus évolués. Mais Aro en plus de sa propre conviction, était persuadé que les humains seraient capable au fils des ans et des siècles de devenir assez évolués pour trouver un moyen de pouvoir nous détruire. Le feu le peu donc il n'aurait pas fallu beaucoup de temps aux humains pour trouver une parade. Et puis le monde est tellement mieux comme ça, cela nous laisse le loisir de pouvoir nous divertir un peu. Imagine ce que cela pourrait être de vivre dans un monde où tout est permis tout le temps, à force nous deviendrions aussi blasés que Marcus lui-même. Sans compter qu'il nous fallait préserver l'équilibre, car en soumettant les humains personnes n'auraient fait attention à eux et beaucoup d'entre nous seraient passé à côté de leurs âmes sœurs. Et il n'y a rien de plus important pour un vampire que son compagnon, sa moitié. Donc Aro, Caïus et Marcus, ainsi que leurs compagnes respectives, se sont associés et ont commencé à recruter des vampires au départ pour monter une armée. Ils se sont battus contre le clan des Roumains ceux qui avaient le pouvoir à l'époque, ce sont eux qui asservissaient les humains. Et à cette période ils étaient en Israël. Ils avaient dans l'esprit de commencer là-bas pour tuer tout espoirs aux humains, en commençant par tuer leur croyance.

-C'est sadique comme procédé, mais vraiment efficace. Tuer l'espoir d'un sauvetage du seigneur faisant penser que Lucifer est venu et à vaincu. Les humains n'auraient même pas chercher à se battre surtout que ce fléau aurait commencé par la terre du seigneur lui-même, argumentai-je.

-C'était le but. Nous vampires bien qu'évolués intellectuellement sommes particulièrement sanguinaires lorsque la bête qui nous habite, notre démon, prend le dessus. Sans compter que certains, comme Vladimir par exemple, ont dû être transformé alors qu'ils étaient sans aucun doute atteint d'une maladie cérébrale et cette déficience l'a apparemment suivi dans la transformation. Le venin répare tous les dommages corporels, il résorbe les cancers, répare les os cassés, mais n'agit apparemment pas sur les défaillances mentales. Si nous venons à être transformer une personne autiste, elle le sera encore à son réveil et sera bien entendu extrêmement dangereuse.

-Donc lui devait se voir comme un envoyé du malin ou quelque chose comme ça ?

-Il se prenait pour son fils. Il a donc mis du cœur à l'ouvrage et beaucoup de zèle. Les maîtres ont réussi à lever une armée conséquente et à l'époque comme personne ne se souciait de se cacher, ce n'était pas un problème. Aucun vampire n'a fait attention à eux, ils ont été jusqu'en Israël et ont remporté la bataille. Ensuite ils sont revenus sur leur terre, en Italie et ont commencé à instaurer les nouvelles lois. Il leur a fallu s'entourer de personnes douées de certaines particularités. Il y eut beaucoup de guerre avant que la suprématie de notre clan soit reconnu et que les règles soient respectées, mais aujourd'hui c'est chose faite. Mais nous faisons attention car sur le duo de Roumains seul un a pu être tué et pas des moindre, Vladimir a perdu la vie mais il reste Stephan toujours vivant et avec un sentiment de vengeance qui ne s'est pas tarit depuis l'époque. Il tente de temps à autre de nous attaquer pour nous renverser. Je doute que ce soit pour rétablir leur système de dominance, je pense plutôt que le duo Vladimir et Stephan devait être le premier couple homosexuel de vampires car je n'ai jamais vu une telle obstination mille ans après les faits juste pour une association ayant mal tourné, me dit-elle prise dans son histoire.

-C'est juste à peine croyable. Et toi tu as rejoint les Volturi à quel moment ?

-Bien après tout ça, mais je te raconterais ça une prochaine fois. Voila Rosalie qui revient, m'annonça Jane.

J'étais contente de voir revenir ma Rose, j'aimais bien Jane mais Rose était celle qui m'était le plus proche, elle était ma sœur de cœur à défaut de pouvoir l'être réellement. Je vis Jane se parer d'un masque d'impassibilité, et je me doutais bien que c'était pour Rose. Elle m'avait avoué qu'elle n'avait pas d'amie et je suppose qu'elle devait juger Rose comme les autres vampires. Je me faisais une note mentale de lui en parler, elle ne devait pas exclure Rosalie car c'était quelqu'un de bien et je suis persuadée qu'elles avaient beaucoup plus en commun que ce que les apparences laissaient entrevoir.

Rose pénétra dans la chambre avec son maintient altier habituel, elle avait une allure et un charisme impressionnant ce qui ajouté à sa grande beauté, imposait le respect juste par sa simple présence. Mais quand on la connaissait plus en profondeur, lorsqu'elle baissait ses barrières et enlevait sa carapace on pouvait s'apercevoir qu'elle était beaucoup plus que cela. Elle était une personne douce et aimante, loyale et entière. Elle vint s'installer à mes côtés en lançant un regard noir à Félix qu'elle trouvait certainement un peu trop près de moi et à Démétri qui l'avait suivi dans la chambre. Pour ce dernier j'étais persuadée qu'elle essayait de lui demander silencieusement de venir l'enlever de moi maintenant. Je souris à cette pensée qui aurait pu croire que nous aurions développé une telle complicité en si peu de temps car en tout et pour tout cela ne faisait pas plus de huit jours que nous nous étions rencontrées, enfin de mon point de vu à moi.

-Tu te sens mieux ? lui demandai-je.

-Moi ça va et toi ? répondit-elle en mettant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.

-Ça va j'ai bien dormis et je viens de finir de déjeuner. Tout va pour le mieux.

-À part un léger mal de tête, renchérit Félix amusé. T'as loupé quelque chose man, elle s'est carrément jeter hors du lit lorsqu'elle s'est réveillée. Hilarant, reprit-il.

-Je crois que je préférais encore voir l'autre en train de faire des mamours à ses peluches que de voir le casse-croute se rendre encore plus ridicule, lâcha-t-il la mine renfrognée par le dégoût qu'apparemment je lui inspirais. Jane et Félix le regardèrent avec curiosité tandis que Rose grogna à son encontre.

-Je vais rejoindre Alec j'ai assez passé de temps avec elles. Et je dois aller me laver pour enlever son odeur fétide de sur moi avant que nous rentrions. Heïdi risquerait de me faire un crise si j'arrive en dégageant cette puanteur.

Je pris vraiment mal ses propos, pourquoi est-ce qu'il m'en voulait ? Je ne lui avais rien fait. Rosalie vit que les paroles du traqueur m'avaient blessée et tenta de détourner mon attention de son regard rempli de mépris et de dégoût qu'il me lançait.

-J'ai pris ton téléphone pour ne pas qu'il te réveille et devine qui a téléphoné pendant que madame se prélassait dans son lit ?

-J'en sais rien Barbara ? lançai-je au hasard me répétant en boucles les paroles de Démétri mentalement.

-Mieux que ça, un certain Tom Harding, reprit-elle enjouée.

Cette phrase-ci me vida complètement l'esprit des inquiétudes que j'avais quelques secondes plutôt.

-Tom Harding comme l'acteur ? reprit Jane soudain moins distante malgré la présence de Rosalie.

-Celui-là même, répondit Rose amusée avec un sourire entendu à Jane. Il t'a laissé un message, me dit-elle en me tendant mon téléphone.

Je le pris et appuyais fébrilement sur les touches de mon téléphone pour avoir accès à ma messagerie. J'exécutais toutes les consignes me permettant d'aller dans mes messages archivés car apparemment Rosalie avait écouté ce dernier, mais je ne lui en voulais pas. Puis d'un coup la belle voix mondialement connu du bel acteur vint caresser mon oreille.

-Marie, c'est euh... Hum C'est Tom... Tom... Harding fit-il en bégayant légèrement ce qui me fit sourire. Je voulais vous téléphoner plutôt mais j'ai perdu votre numéro de téléphone. Il a fallu que je harcèle votre patronne pour qu'elle consente à me le redonner, avec bien évidemment la promesse d'une interview en avant première lors de la sortie de mon prochain film et des photos de mon ranch ainsi que de mes bêtes. Elle est vraiment très dure en affaire votre patronne, mais au bout du compte elle m'a remis votre numéro de téléphone. Je suis un peu nerveux, excusez-moi je ne m'attendais pas non plus à parler à votre messagerie, bien qu'en fait c'est peut-être un peu plus facile. Quoique j'aurais préféré entendre votre voix. Mais je suppose que vous êtes en train de travailler. Bref, je m'égare encore. Je voulais vous demander si mon offre vous intéressait toujours, à savoir venir passer un week-end chez moi, enfin dans mon ranch et vous en profiteriez pour prendre les photos que votre patronne me réclame. Enfin j'espère avoir de vos nouvelles rapidement, je... euh enfin.. ben... bonne journée et à bientôt... j'espère, termina-t-il.

-Tu aurais pu me dire tout à l'heure que tu le connaissais, me houspilla Jane. Rose la regardait curieuse.

-Nous avons vu un de ses films et nous en avons parlé, lui dis-je pour l'informer. Puis m'adressant à Jane. Je l'ai rencontré lors d'un soirée de charité pour laquelle je devais faire tout un tas d'interviews de plusieurs célébrités. Et nous nous sommes parlés quelques minutes mais je ne pensais pas qu'il allait réellement me rappeler.

-Tu parles il s'est conduit en chevalier oui. Il a protégé miss catastrophe d'un serveur un peu trop entreprenant, renchérit Rose.

-Et bien cachotière tu en as d'autres comme ça à nous cacher ? Mademoiselle, réussit à s'attirer les regards et l'affection du vampire le plus séduisant et célibataire de ce siècle et en plus elle ensorcèle l'un des acteurs les plus célèbres et certainement les plus beau du monde du cinéma. Je crois que Heïdi va t'adorer, reprit Jane amusée.

-Pourquoi dis-tu ça ? demandai-je.

-Parce que Heïdi se considère comme l'un des vampire les plus beaux de notre communauté. Et elle est assez orgueilleuse lorsqu'il s'agit de sa beauté et elle n'aime pas beaucoup la concurrence, elle grogna en direction du mur. Ce n'est pas de ma faute si la vérité ne te plaît pas, mais tu sais que j'ai raison, j'étais persuadée qu'elle parlait à Démétri d'ailleurs le sourire de Rose me convainquit que c'était bien le cas.

-Dans ce cas là c'est plutôt de Rosalie qu'il lui faudra être jalouse. Parce que moi je ne suis on ne peut plus banale, et ce fut au tour de Rosalie de grogner à l'adresse du mur.

-Mais qu'est-ce que je lui ai fait ? Pourquoi est-ce qu'il me prend en grippe comme ça ? demandai-je à Rose.

-C'est parce que tu es la compagne d'Edward, ils ne se supportent pas tous les deux.

-Et alors je n'y suis pour rien, je ne sais même pas à quoi il ressemble Edward. Qu'il me laisse tranquille, repris-je peinée.

Je me demandais pourquoi il s'évertuait à me rabaisser, et me dénigrer de la sorte. Au pire qu'il fasse comme Alec et ne se préoccupe pas de moi.

-Ignore-le, il doit être en manque de sexe, répliqua Félix que je n'avais plus entendu depuis que Rose était arrivée. Je lui souris à la tentative de me remonter le moral. Et puis moi je ne te trouve pas banale, et ma proposition de tout à l'heure tient toujours si tu es d'accord. Je te montrerais à quel point tu peux être belle.

-C'était trop beau pour être vrai, rétorqua Jane dépitée. Rosalie souris d'un sourire carnassier.

-Si tu t'approches un peu trop près de ma petite sœur je te promets que tu ne pourras que rêver à ce genre de situation à laquelle tu viens de faire référencee. Si tu vois ce que je veux dire, puis elle fit claquer ses dents en regardant en direction de son pantalon.

Il déglutit difficilement ayant bien compris l'image qu'elle avait en tête et j'éclatais de rire lorsque je vis la tête presque apeurée du grand baraqué, Jane se joint à moi.

Puis je fis part à Rosalie de mon souhait de téléphoner à Barbara pour lui dire que je prolongeais mon voyage, avertir Marie de ma démission et puis contacter Tom pour lui dire que j'avais un problème familiale à régler de toute urgence, sinon ils pourraient tous se faire du soucis et contacter les autorités. Jane acquiesça et Rosalie également. Je m'attelais à la difficile tâche, dans l'ordre je joint Tom en premier, et j'eus un léger pincement en pensant que je passais à côté d'une relation qui aurait pu être plaisante. Puis ce fut au tour de Marie qui ne comprit pas, je lui racontais que j'avais perdu mon père et que je souhaitais me rapprocher de ma mère avant que ce ne soit son tour. Ce qui me tira un moue de dégoût, et un regard mi-compatissant, mi-amusé de Rosalie. Puis se fut au tour de Barbara il me fallut beaucoup d'effort pour être convaincante. Je lui dis qu'avec Rosalie nous allons dans sa famille pour les revoir et revoir Edward en espérant que sa présence et sa version de notre relation me rappellerait mon passé. Elle me demanda de la tenir au courant et je pus lui répondre que cela pourrait être difficile de la tenir au courant quotidiennement. Car nous allions en Alaska et qu'apparemment d'après Rosalie le réseau téléphonique était difficile et capricieux mais dès que ce serait possible je téléphonerais.

Après m'être acquittée de ces tâches, Jane m'apprit que nous allions prendre l'avion le soir même ce qui nous ferais arriver en Italie pendant la nuit leur permettant ainsi de passer inaperçus aux yeux des humains. Nous passâmes la journée à parler de tout et de rien. Jane m'apprit quel était le quotidien des Volturi, entre entraînements, missions et les moments de loisirs. Je n'avais pas revu ni Alec, ni Démétri et Félix nous avait laissé peu de temps après la menace de Rosalie ce qui fait que nous étions restées entre filles.

Nous étions dans l'avion et nous avons pu nous mettre entre filles, les garçons étaient juste derrières nous et je dois dire que nous ne passions pas inaperçu. Tous les regards étaient tournés vers nous que ce soit masculins ou féminins. Je me demandais comment ils faisaient pour s'habituer à ses regards incessants. Au bout de trois heures de vol j'eus besoin de me soulager, je me levais pour rejoindre les toilettes quand j'arrivais dans le sas où se trouvait l'endroit que je convoitais. Je vis Démétri devant une hôtesse de l'air. Il avait l'air de la draguer ce qui me surprit, et me troubla car moi je n'étais pas assez bien pour qu'il daigne porter sur moi un regard ne serait-ce que neutre. Mais une autre humaine rencontrée au hasard un véritable casse-croute comme il aimait à nous appeler. Ça ne le dérangeait apparemment pas de se frotter outrageusement contre elle et de porter par ce fait son odeur à elle. Je me raclais la gorge car en plus ils étaient appuyés pile sur la porte des toilettes.

-Qu'est-ce que tu veux ? me demanda-t-il sèchement sans même prendre la peine de regarder dans ma direction.

-Aller au toilette, répondis-je d'une voix mal assurée.

-Et alors les chiens y vont sans le dire tu pourrais prendre exemple.

-Vous êtes contre la porte, repris-je espérant qu'il arrête son manège et qu'il s'en aille ou au moins qu'il s'écarte.

-Retiens-toi j'ai besoin d'y aller avant toi, dit-il en souriant à l'hôtesse de l'air qui rougit violemment en gloussant.

J'allais faire demi-tour en l'injuriant mentalement bien entendu, lorsque Jane arriva derrière moi.

-Démétri il va être temps que tu arrêtes tes conneries. Laisse la demoiselle un peu trop professionnelle à son travail et retourne à ton siège, celle-ci du sentir la menace car elle s'éclipsa rapidement. Et une dernière chose si je dois encore une fois intervenir entre toi et Bella tu t'en souviendras. Me suis-je bien faite comprendre ? demanda-t-elle sur un ton dure et intransigeant.

-C'est limpide, répondit-il en lui lançant un regard qui aurait glacé instantanément un volcan en éruption puis il détourna son regard sur moi, et je baissais rapidement la tête, mes chaussures étant soudainement très intéressantes.

-Je sens que la vie va devenir un véritable enfer dans peu de temps, tempêta-t-il en passant très près de moi en grognant.

Grognement que je sentis plus que je n'entendis lorsqu'il me frôla intentionnellement me faisant ressentir le froid de son corps ce qui me crispa et me terrifia à la fois.

-Ne t'en fais pas Bella ça va lui passer. Il n'est pas comme ça d'habitude, c'est juste le temps qu'il s'y fasse. Ce n'est pas de ta faute tu lui rappelles seulement de mauvais souvenirs. Dans quelques temps il rigolera avec toi aussi et tu seras même nostalgique de cette époque où tu n'étais pas la victime de l'une de ses farces.

-Ouais, je serais assez curieuse de voir ça, rétorquai-je pas convaincu du tout.

Puis je rentrais dans les toilettes pour enfin me soulager. Le voyage fut long et éprouvant pour moi je me demandais ce qu'Edward avait pu lui faire pour qu'il reporte son animosité et sa colère sur moi. Je le demanderais à Rosalie une fois que nous serions seules en espérant qu'elle le savait, sinon je m'adresserais à Jane.

Nous débarquâmes enfin j'étais entre Rose et Jane ce qui me soulagea car je voulais mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je me demande encore comment j'avais pu être subjuguée par lui alors qu'il ne m'inspirait que crainte et terreur maintenant. À chaque fois que je levais les yeux et que je croisais les siens, il me dardait de son regard dur et méprisant. J'espérais pouvoir me faire à cela parce que je n'étais pas sûre de tenir bien longtemps et je pense que je finirais certainement par faire un infarctus ou alors je mourrais de peur à n'en pas douter. Félix avait l'air sympa en tout cas il ne me montrait ni hostilité, ni ignorance comme ses deux congénères masculins.

Une voiture nous attendait, je me demandais comment nous pourrions tous y tenir. Une voiture cinq places et nous étions sept avec le conducteur sans compter le gabarit d'armoire à glace de Félix. Mais la solution se présenta d'elle-même.

-Je rentre à pied je n'en peux plus de son odeur, avança Démétri.

-Je viens avec toi, dit Félix mais son ton était moins amusant que ce que j'avais précédemment constaté venant de lui.

J'en avais conclut qu'il devait être le bout-en-train de l'équipe. Ils se toisèrent en silence quelques secondes puis Démétri souffla se résignant. Ils partirent en marchant nonchalamment de l'aéroport. Nous prîmes place dans la voiture Rose et moi à l'arrière avec Alec ce qui me surprit. Jane monta à l'avant et se pencha pour embrasser le chauffeur.

-Bonjour mon amour, accueillit ce dernier. Comment c'était cette mission ?

-Pleine de surprises chéri. Est-ce que je t'ai manqué ?

-Bien évidemment.

-Jane cette nuit tu vas dans sa chambre j'aimerais avoir un moment de tranquille, moi.

-Ne sois pas rabat joie, fit le vampire petit ami de Jane.

-Santiago si j'avais voulu ton avis je me serais adressé à toi. Ce n'est pas le cas. Alors ramène-nous le plus rapidement possible au château parce que l'humaine à côté de moi risque de ne pas y arriver indemne si tu ne te dépêches pas.

-Retiens ta respiration Alec, lui conseilla Jane inquiète, ce qui m'alarma.

Rose m'attrapa et nous fit changer de place en se mettant entre Alec et moi.

-Tu sais que c'est ridicule ce que tu viens de faire ? l'interrogea Alec. Si je voulais la mordre tu ne pourrais certainement pas m'en empêcher.

-C'est pour t'aider si déjà tu n'as plus sa chaleur contre toi et qu'en plus tu retiens ta respiration cela apaisera tout le monde et elle y compris, il hocha la tête ce qui m'indiqua qu'il venait de suivre les conseils de sa sœur et de Rose.

-C'est pour cela qu'il ne m'a pas approché depuis que nous sommes à l'hôtel ? C'est parce que je le tente ? demandai-je à Rose.

-Oui, ton odeur est particulièrement alléchante pour beaucoup d'entre nous et tu es même la chanteuse d'Edward. Apparemment ton odeur est plus puissante pour les vampires qui ont un don je dirais psychique d'après ce que je peux voir, nous pourrons vérifier cela lorsque l'on sera à Volterra je pense qu'Aro pourra répondre à cette question.

-Je suis la chanteuse d'Edward ? Qu'est-ce que cela signifie ?

-Ton sang l'appelle lui plus que n'importe quel autre vampire. Généralement il est impossible que le chanteur d'un vampire puisse se sortir d'une rencontre avec son vampire. Mais Edward a un contrôle plus qu'absolue sur sa condition.

-Tu m'as dit qu'il avait aspiré le venin de celui qui m'avait mordu ce qui veut dire qu'il aurait pu me tuer ? m'esclaffai-je sidérée.

-Tu comprends mieux pourquoi tu avais mis de la distance entre toi et lui ?

-Il a du mérite parce que j'arrive à ne pas céder à mes envies mais savoir qu'elle est sa chanteuse et qu'il a goûté à son sang sans la tuer franchement il force le respect, s'exprima Jane avec un hochement de tête d'Alec. Heureusement que Démétri n'est pas là pour entendre ça. Vous devriez d'ailleurs garder ça pour vous.

-Je le pense aussi vu comment il prend plaisir à la brimer je pense qu'il vaut mieux éviter de mettre de l'eau à son moulin, reprit Rose.

Je baissais la tête me plongeant dans mes pensées. Peut-être qu'après ma transformation je reprendrais contact avec Edward, qu'il vienne me chercher afin de m'éloigner de Démétri. Puis Rosalie vint à me serrer la main doucement m'indiquant qu'elle était là et bien présente. Je me fustigeais d'avoir eu une telle pensée alors qu'elle serait encore plus malheureuse et puis je n'étais pas seule, je savais qu'elle resterait avec moi tout comme je resterais avec elle. Elle était ma seule famille dorénavant. J'étais épuisée le voyage était long et avec Démétri à proximité je n'avais pas pu trouver le sommeil. Je m'assoupis contre l'épaule de Rosalie pour le restant du trajet.

Elle me réveilla au bout de ce que j'avais pensé être quelques minutes mais quand je regardais l'heure sur ma montre je m'aperçus qu'il s'était passé plus d'une heure trente depuis le moment où j'avais fermé les yeux. Et j'étais pratiquement plus fatiguée qu'avant cette petite sieste. Le vampire qui était au volant m'ouvrit la porte. Je sortis et m'étirais alors que Rose posa sa main dans mon dos.

-Allez ma belle, tout ira bien, tenta-t-elle de me rassurer.

-Et tu essaies de rassurer qui là ? lui rétorquai-je avec un petit sourire qu'elle me rendit.

-Allez les filles ne vous inquiétez pas ils ne sont pas si méchant que ça. Et puis Bella a un don très intéressant ils ne vont pas la tuer.

-Au sens propre du terme il vont bien la tuer, reprit Rose.

-Mais au moins tu l'auras auprès de toi plus longtemps, répondit Jane.

-S'ils acceptent de les laisser ensemble, rétorqua Santiago.

-Et pourquoi ne le feraient-ils pas ? demandai-je paniquée n'ayant pas même une fois envisagé cette possibilité.

-Elle n'a pas de pouvoir spécial, répondit Santiago.

-Et toi non plus et pourtant tu es ici, avança Jane d'une voix un peu plus dure, montrant ainsi à son amoureux qu'il aurait dû se taire.

-Je leur ai montré que j'avais une quelconque utilité au sein du château, reprit-il. Je suis un bon guerrier et ce n'est pas monnaie courante à l'heure actuelle.

-Rosalie est belle elle pourra certainement aller à la pêche comme Heïdi, me rassura Jane.

-Je ne crois pas non ! fit fermement ma sœur de cœur.

-Je dis ça mais tu verras avec eux. Ce que j'avance n'est pas parole d'or, rétorqua Jane ne voulant pas non plus me donner de faux espoirs, elle devait savoir depuis un moment qu'une possibilité d'être séparées serait une éventualité.

Jane ainsi que Santiago nous conduisirent à travers les divers couloirs du château. Alec nous avait précédé dès l'instant où nous nous étions garés, je supposais qu'il ne tenait plus à mes côtés. J'en étais désolée pour lui.

Nous arrivâmes au bout de quelques minutes devant deux grandes portes d'une hauteur impressionnante. Jane les ouvrit et nous allâmes nous poster derrière un groupe qui parlementait avec trois personnes assises sur des trônes. J'eus un sourire ils étaient presque similaire à l'image que je m'étais faite d'eux lorsque Jane m'avait raconté leur histoire. Je savais que celui qui avait le regard dans le vide à gauche en face de moi était Marcus de par l'air détaché et absent qu'il arborait, celui du centre qui conversait avec le groupe à quelques mètres devant nous, devait être Aro de par le côté enjoué de ses paroles. Quant au dernier qui avait son regard rivé sur moi devait être Caïus.

Je baissais la tête les joues rougies sous l'insistance de son regard.

Aro renvoya le groupe, puis reporta son attention sur nous. Quand soudain un grognement terrifiant me parvint, Rosalie me poussa derrière elle et sauta sur l'un des vampires qui s'approchait de nous. Je ne l'avais pas regardé étant concentrée sur les trois régents. Jane frappa un deuxième et il se mit à hurler de douleur. Sans rien comprendre j'atterris dans des bras froid qui me portaient loin de la bagarre qui faisait rage. Car les deux autres vampires du groupe avaient rejoint la mêlée, Démétri et Félix également.

J'avais peur pour Rosalie j'espérais que l'homme contre lequel elle se battait ne lui ferait pas de mal. Mais elle s'en sortait remarquablement bien elle évitait enfin je pense car je n'arrivais pas à voir vraiment bien ce qu'il se passait puis soudain plus rien, tous se stoppèrent je tournais la tête et vis Alec. Je pouvais voir ce que son don était capable de faire et je devais avouer que c'était impressionnant. Il emporta sa sœur puis chacun des gardes loin du groupe qui les avait attaqué mais il laissa Rosalie.

-Rose aussi s'il te plaît, lui demandai-je.

Il regarda dans ma direction enfin légèrement au-dessus de moi. Puis il prit Rose également et la posa à côté de sa sœur. Je levais la tête pour voir enfin qui me tenait fermement et je vis que c'était Caïus. Je rougis de nouveau violemment en me rendant compte que j'étais étrangement blottie contre lui. Je voulus me libérer de son emprise. Mais il raffermit son étreinte sur moi.

-Ne bouge pas tu seras en sécurité tant que tu seras avec moi, sa voix n'était pas aimable mais elle n'était pas sèche ou dure non plus.

J'arrêtais instantanément de bouger et reportais mon regard vers Rose qui reprenait ses esprits lorsqu'elle me vit dans les bras de Caïus elle grogna dans sa direction.

-Ne t'en fais pas Rosalie, la rassura Aro. Il semblerait que ta jeune amie soit assez spéciale pour être directement sous la protection de mon frère, elle le regarda anxieuse puis reporta son regard vers Caïus et moi.

Soudain des grognements se firent entendre ainsi que des gémissements plaintifs.

-Bien, bien, bien, reprit Aro en direction du groupe qui nous avait attaqué. Je crois que nous avons un léger problème.

-Nous sommes vraiment désolés, se plaignit l'un des vampires.

-Vous n'êtes même pas sortis du château avant de vous attaquer au premier humain que vous avez croisé.

-Mais elle sent si bon, tenta de se justifier celui contre lequel se battait Rosalie.

-C'est un fait mais vous pouvez voir qu'il n'y a que vous à avoir si peu de contrôle. Je suis désolé mais la sanction est pour tout de suite.

-Ferme les yeux Bella ! m'ordonna Rose.

Je m'exécutais sur le champs. Et j'entendis des cris et des bruits de tôles qu'on déchirait ainsi que des éboulement de rocher. Ces sons m'étaient familiers, ils me rappelèrent quelque chose, mais je ne savais pas dire quoi exactement. Puis plus rien mais je n'osais pas rouvrir les yeux, je restais dans ses bras froid et sécuritaires encore quelques minutes. Puis une voix masculine m'interpela.

-Tu peux rouvrir les yeux. Tout est en ordre.

Et les bras froid me lâchèrent je sentis un courant d'air froid en l'espace d'une seconde Caïus avait reprit sa place assis sur son trône me dévisageant avec toujours la même intensité dans le regard. Je lui fis un signe de tête pour le remercier. Il cligna des yeux pour accepter mes remerciements. Rosalie revint à mes côtés.

-Tu vas bien ? lui demandai-je en scrutant chaque partie de son corps étudiant principalement les endroit où ses habits étaient déchirés. Elle rit sincèrement.

-Oui je vais bien ne t'en fais pas, j'ai la peau dure.

-Bien donc après cette entrée en matière divertissante je propose que nous en venions aux faits. Pour commencer je suis heureux de te recevoir Bella, dit Aro en s'approchant de moi. Il se planta devant moi. Puis-je te prendre la main ? me demanda-t-il.

Je la lui tendis en tenant de l'autre celle de Rosalie. Il la prit et me scruta intensément ne disant plus rien. Au bout d'une minute et cela peut-être extrêmement long, il me relâcha en m'accordant un sourire et un regard qui était rempli d'un intérêt qui me glaça le sang.

Perturbations

Chapitre 6 : Perturbations

Pov Démétri

Mais qu'est-ce qui m'arrivait ? Depuis que nous les avions vu à l'aéroport je n'avais plus ma tête à moi, en fait depuis que je l'avais vu elle. Et merde ! C'était la compagne de l'autre abruti de Cullen pourquoi est-ce qu'il avait toujours tout mieux que tout le monde celui-là ? Mais qu'est-ce que je dis moi !

Depuis quand est-ce que je l'envie ? Je suis Démétri Volturi et je suis certainement et de loin même, mieux que l'autre attardé de télépathe juvénile. Mais merde pourquoi est-ce qu'il fallait que la seule femelle depuis Heïdi qui me fasse de l'effet soit sa putain de compagne et en plus humaine ?

Je ne devais vraiment pas tourner rond ces derniers temps. Je ne pouvais pas m'abaisser à y toucher, non, je valais mieux que ça. Et puis je n'étais pas désespéré non plus pour convoiter la greluche du bouffeur de peluches. Il fallait qu'Heïdi rentre rapidement car je n'en pouvais plus, l'abstinence c'était définitivement pas pour moi. Il me fallait une dose intensive et massive de sexe. J'avais failli me soulager dans l'avion avec l'hôtesse de bord mais il avait fallu qu'elle vienne m'interrompre et après je n'avais plus eu de moyen du tout, c'était à rien y comprendre. Et en plus je ne pouvais même pas en parler. Et à qui de toute façon ? Félix ce serait fichu de moi, Alec et Jane je les entendais déjà avec leur théories fumeuses et tout aussi saugrenues les unes que les autres.

Et puis c'était quoi son truc à elle pour attirer tous les mâles qui sortaient un peu du lot ? L'attardé qui n'avait jamais accordé plus que quelques heures à certaines filles et encore monsieur était sélectif. Cet espèce d'acteur de pacotille idolâtré par des milliers de filles en chaleur et encore s'il n'y avait que des humaines je comprendrais, mais non les femelles de mon espèces aussi. Même Heïdi succombait et bavait devant l'écran plasma lorsqu'elle mettait l'un de ses films. Je savais que je ne l'aimais pas cet acteur.

Mais le pire de tout je crois, avait été de voir Caïus se lever pour aller défendre en personne cette humaine. Une chose était sûre c'est que Cullen allait avoir de la concurrence car Caïus n'était pas un gringalet de la dernière école et s'il avait jeté son dévolu sur elle, Cullen pourrait lui dire adieu. En plus pour ne rien arranger elle avait une certaine ressemblance avec Athenodora, cette chevelure épaisse et soyeuse brune avec ses reflets de miel qui lui tombait en cascade dans le dos. Ce petit air de vierge effarouchée, à qui l'on donnerait le bon Dieu sans confession. Et puis cette silhouette fine presque trop fragile qui rappelait étrangement mon ancienne maîtresse. Je l'avais remarqué dès que j'avais posé mes yeux sur elle. Au début j'avais été charmé puis j'avais appris qu'elle était la compagne de l'autre abruti et la magie fut rompu. Par contre j'avais aimé la sentir et sentir également le désir que j'avais provoqué chez elle, juste en étant un peu entreprenant.

Hum... son odeur en y repensant me mis-je à rêver. Merde ! Il fallait que je me reprenne il serait totalement malvenu que j'ai une érection en plein milieu de la salle d'audiences juste après une mise à mort qui plus est.

Je tournais les yeux vers Caïus il ne lâchait pas Bella du regard. Rosalie essayait de la lui soustraire mais c'était trop tard, il l'avait vu et il allait la vouloir, plus rien ne pourrait empêcher ça maintenant. Je ne comprenais pas ce que l'on avait tous pour elle.

Alec c'était uniquement son sang bien qu'il la trouvait attirante il n'avait pas l'air d'être obsédé par elle.

Aro c'était son pouvoir qu'il convoitait aucun doute là-dessus en plus il avait toujours sa compagne lui, donc il ne pouvait désirer personne d'autre.

Caïus je pense que c'était le souvenir de son épouse qu'il revoyait à travers le physique de l'humaine.

Moi c'était quoi ? Qu'est-ce que je lui voulais ? Qu'est-ce que je lui trouvais ? Elle était belle, très belle, un charme naturel et dévastateur rien à voir avec celui de Heïdi et Rosalie également, non c'était tout dans la finesse, elle était d'une beauté élégante et raffinée, et sans artifice humains. Je ne doute pas qu'elle serait un vampire remarquable tant par son pouvoir que par sa beauté.

Je fus sortis de mes pensées par Aro qui termina son analyse vu le temps qu'il était resté à la toucher je pense qu'il avait pu pénétrer ses pensées. Il lui relâcha la main et recula, il la regardait avec ce regard qui sous-entendait qu'il venait de prendre sa décision et que son verdict serait sans appel elle serait l'une des nôtres. De toutes façons personne n'avait douté de cette issue. Maintenant restait à savoir s'ils allaient autoriser sa « sœur » à rester et de ça j'en doutais sérieusement dans le sens où il serait plus facile de la gérer seule sans soutien.

Pour être honnête cela m'arrangerait également car je n'aurais pas à m'occuper de la ménager parce qu'il y avait la grande sœur dans mes pattes. Et puis il y aura bien assez de Bella à susciter la jalousie de Heïdi sans en plus lui en rajouter une autre tout aussi belle que mon amante. Un véritable enfer. J'espérais que les maîtres la renverraient vite chez les bouffeurs de peluches ou n'importe où ailleurs puisqu'apparemment elle n'était plus la bienvenue là-bas. Mais qu'ils agissent avant que Heïdi revienne sinon il en serait foutu de ma nuit marathon du sexe.

Aro retourna à son siège et prit la main de ses deux frères de pouvoirs pour connaître leurs pensées concernant le sujet Bella l'humaine. Transformation ou pas ?

Pour Caïus je connaissais déjà la réponse je le connaissais parfaitement bien mieux que les deux autres d'ailleurs je l'avais côtoyé de près jusqu'à ce jour maudit. J'avais horreur de me remémorer ce jour et pourtant pas une seule journée ne passait sans que cet instant ne me revienne en mémoire un moment ou à un autre. Ne serait-ce que les rares fois où je croisais le regard de maître Caïus.

Aro regarda dans ma direction avec un regard curieux. Qu'avais-je fait pour susciter sa curiosité ? Oh ! J'avais brimé leur nouveau jouet, je baissais la tête pour lui montrer que j'étais désolé enfin pas trop non plus. Les seuls regrets que j'avais véritablement étaient ceux de ne pas avoir eu assez de contrôle pour l'ignorer complètement je pense que cela aurait été plus professionnel.

-Bella je dois dire que durant ma longue existence et je parle également pour chacun de mes frères nous n'avons jamais rencontré quelqu'un avec une faculté comme la tienne aussi puissante à l'état humain. Mais j'aimerais connaître ton histoire et comme je ne peux pas la lire en toi peuxtu me la raconter ? lui demanda-t-il.

Elle le fixa droit dans les yeux avec cet air de petit chiot apeuré et je la vis déglutir et ensuite resserrer sa main dans celle de Rosalie. Cette dernière lui fit un hochement de tête pour l'encourager à ne pas trop faire attendre les maîtres. Par contre du coup je ne comprenais pas pourquoi il m'avait regardé l'instant d'avant, s'il n'avait pas vu la façon dont je l'avais traité ?

-Je m'appelle Isabella Marie Swan je n'ai pas de véritable souvenir de ma vie passé remontant au delà des deux dernières années, répondit-elle.

-Voilà qui est étrange est-ce que ce serait à cause de cela que je ne peux lire tes pensées ?

Elle écarquilla les yeux apparemment personne ne lui avait dit qu'Aro était également télépathe enfin un lecteur d'esprit plutôt puisqu'il lui fallait un contact pour y arriver.

-Non Bella a un esprit impénétrable. Mon frère Edward est incapable de lire ses pensées et cela depuis le jour où nous l'avons rencontré il y a pas loin de six ans. Si vous le permettez je peux vous le montrer, proposa Rosalie en interrogeant Aro.

-J'en serais enchanté jolie Rosalie. Tu es véritablement d'une grande beauté le jeune Emmett a bien de la chance de t'avoir épousé.

-Nous sommes divorcés, mais je vous remercie pour le compliment, rétorqua-t-elle dissimulant une grimace à l'énoncé du prénom de son ex-mari.

-J'en suis peiné je te pris de me croire. Je vais en connaître les raisons et je m'en excuse à l'avance si je repasse par des moments douloureux, elle s'approcha et tendit sa main pour que Aro la touche et lise en elle le passé de Bella, enfin une partie seulement.

Il allait tout apprendre sa liaison avec l'attardé de télépathe, son attaque, leur départ et surtout leurs retrouvailles. J'aurais aimé avoir ce don moi aussi parce que j'étais curieux de la voir avec lui. Car je ne comprenais pas comment il avait pu partir loin d'elle si elle était sa compagne. De ce que je voyais entre Aro et Sulpicia et Caïus et Athenodora à l'époque ils étaient incapable de s'éloigner l'un de l'autre trop longtemps, surtout Aro et Sulpicia d'ailleurs ils étaient si fusionnels tous les deux. Ils en devenaient invivables et généralement les longues missions étaient toujours raccourcies à cause de ces motifs.

-Oh ! Comme c'est intéressant, s'exclama Aro au bout d'un moment mais il n'avait pas terminé sa lecture car il continuait de fixer la belle blonde.

Au bout de plusieurs minutes ou personne ne parlait et seuls les battements de cœurs de l'humaine interrompaient le silence révérenciel de la salle d'audience. Il retira sa main et réfléchit un instant, puis commença.

-Bien cette lecture a été véritablement intéressante et très instructive. Pour commencer nous pouvons te rendre justice si tu le désires bien évidement les motifs de la plainte seront différents mais nous pouvons aller rendre une justice pour le préjudice que tu as subi Rosalie.

-Je ne vois pas pourquoi ? répondit-elle. Je leur en veux certes mais il n'y a aucune loi qui n'a été bafouée, la trahison n'est en rien un motif légitime.

-La trahison selon ton point de vu non. Mais une règle a été bafouée, lorsqu'ils ont accepté et mis Isabella dans le secret.

Elle se renfrogna et Bella se tassa un peu sur elle-même, elle devait certainement penser à cet attardé qui lui servait de compagnon.

En fait c'est elle que l'on devrait presque plaindre, parce qu'avoir un compagnon transformé alors que sa croissance n'était pas terminée, n'est pas ce que l'on pouvait espérer pour l'éternité. Elle devrait se contenter d'un homme à peine formé avec un pénis d'adolescent. Et pour une femme aux courbes divinement ensorcelantes c'était donner de la confiture aux cochons. Quand je l'avais sortie de sa baignoire avant qu'elle ne se noie lors de son malaise. J'avais dû la prendre nue contre moi et je dois dire qu'à ce moment Cullen n'était plus dans ma tête. Elle avait un corps magnifique j'avais pensé sur l'instant que j'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle se donne à moi. Qu'elle ressente ce désir qu'elle avait éprouvé dans le hall de l'aéroport, que l'on soit seuls, qu'elle ne soit pas évanouie. Puis sa sœur avait voulu me la prendre des bras et je ne sais pour quelle raison je n'ai pas voulu la lui rendre. Je l'avais tenue en respect en grognant, j'avais prétexté sa soif pour me justifier mais je savais que ce n'était pas ça. Je la convoitais et c'est pour ça que j'avais tenu Rosalie à distance de celle que je considérais comme ma chose. J'aurais bien aimé moi lui montrer ce qu'était un vrai mâle bien formé et le plaisir qu'elle pourrait recevoir. Ça y est je remettais ça ! Bordel laissez-moi sortir de là que je puisse aller me soulager et me calmer ! hurlai-je mentalement.

-Je sais et je réclame votre indulgence. Vous savez pourquoi la famille a agi de la sorte, plaida Rosalie.

-Et pourquoi ? demanda Caïus.

-Pour une raison légitime en quelque sorte et qui ne va pas te plaire, répondit Aro. Il se trouve que la jeune Isabella serait la compagne d'Edward Cullen, Caïus grogna menaçant regardant Bella droit dans les yeux la transperçant du regard.

-Est-ce vrai ? demanda-t-il brusquement. Elle fit un pas de recul en se tassant un peu plus sur elle même.

-Paraitrait-il, oui, répondit-elle fébrile.

-Comment-ça paraitrait-il ? Tu sais si oui ou non tu as des sentiments pour le déficient, elle se saisit certainement à cause du surnom affectif.

-Je ne me souviens plus de lui. Tous mes souvenir ont été effacé lors de mon réveil après un coma.

Merde je ne savais pas ça et pourquoi a-t-elle été dans le coma ? Je n'étais pas le seul à me poser cette question car Aro reprit pour expliquer à son frère.

-Elle a été retrouvée sur le bord d'une route dans un état très critique, plusieurs fractures des jambes, bras, côtes, des traumatismes multiples et principalement cérébraux et des hémorragies à tout va. Elle est une véritable miraculée, mais bien entendu elle a perdu connaissance et à son réveil dix neufs mois plus tard elle n'avait plus aucun souvenir elle avait oublié jusqu'à son nom. C'est Rosalie un soir en la sauvant d'une énième agression qui lui a révélé son véritable patronyme et lorsqu'elles sont tombées sur nos gardes. Elles rentraient chez Isabella après un voyage pour lui faire renouer avec son passé et cela ne s'est pas vraiment bien passé. J'en suis désolé Isabella, mais au moins on peut dire que tu ne feras de la peine de par ta disparition à personne d'important.

-Barbara est importante pour moi, reprit Bella des larmes dans les yeux et dans sa voix.

-Excuse-moi je manque de tact effectivement c'est une brave femme et c'est vraiment regrettable. Mais ton avenir est parmi nous maintenant.

-Et sans Cullen vu que tu l'as oublié il serait bien que cela continu, reprit Caïus.

-Mon frère ! Ton sens pratique n'a pas d'égal, avança Aro amusé.

-Et si je ne veux pas la transformation ? demanda-t-elle d'une voix mal assurée. Voilà quelque chose à laquelle je n'avais pas pensé.

-Tu n'as pas beaucoup de choix Isabella. Pour être honnête avec toi ton choix se résume entre mourir sous les dents de l'un de nous ou être transformée.

-Mourir ou mourir ? C'est un choix cornélien, rétorqua-t-elle avec ironie.

-J'aime ton sarcasme jeune demoiselle. Effectivement tu as le choix entre ses deux options.

-Et après je pourrais partir ? demanda-t-elle.

-C'est une possibilité mais pas tout de suite il te faudra faire face à ta période nouveau-né et elle dure un an. Donc pendant ce laps de temps tu resteras avec nous afin de préserver notre secret, car les nouveaux-nés sont très indisciplinés parce que très instinctifs. Tu as pu le constater tout à l'heure, bien que celui-ci avait à peu plus d'un an.

-Je pourrais quitter le château après avoir un contrôle parfait ?

-C'est ça.

-C'est d'accord dans ces conditions je veux bien la transformation si j'ai la certitude de pouvoir quitter le château avec Rosalie dès que je saurais me contrôler.

Je trouvais la réaction d'Aro un peu trop passive ce n'était pas normal. Je sais qu'il ne la laisserait pas partir comme ça. Pas avec un pouvoir tel que le sien, je l'ai vu cette lueur de convoitise lorsqu'il l'a touchée, sa réaction n'était pas normale. À moins qu'il ait vu quelque chose dans l'esprit de Rosalie qui avait changé son point de vue, mais j'en doute.

-Je crois que cela ne sera pas possible, reprit-il. Vois-tu nos règles sont fondamentales et nous ne pouvons tolérer aucune dérogation. Elle a trahi notre loi en te révélant notre nature et ce par deux fois. Donc son châtiment est simple et légitime.

-NON ! hurla Bella en se mettant devant Rosalie. Vous ne pouvez pas faire ça, c'est ma sœur !

-La loi est la loi. Je suis désolé jeune Isabella, reprit-il.

-Nous pouvons j'en suis certaine trouver un arrangement, un compromis ? demanda-t-elle désespérée.

Il la manipulait, c'était un vieux briscard, il savait mieux que quiconque se servir des petits travers de chaque personne pour en faire ce qu'il voulait et elle n'échappait pas à la règle malgré son inaccessibilité. Son point faible était sa loyauté et son attachement à Rosalie.

-Non Bella. Il est hors de question que tu contractes quoique ce soit à cause de moi. De toute façon j'ai vécu ma part et ce ne sera qu'une délivrance pour moi.

-Je ne crois pas non ! rétorqua Bella plus volontaire que jamais. Tu ne me quitteras pas, on ne se quittera pas, nous resterons ensemble quoi qu'il m'en coûte, elle se tourna vers Aro. Vous voulez la tuer très bien mais vous me tuerez aussi sans elle je ne veux pas la transformation, elle était déterminée.

Aro avait apparemment quelqu'un à sa mesure car je vis qu'il ne s'attendait pas du tout à ce revirement de situation. Même Marcus daigna porter attention à ce petit bout de femme humaine et fragile qui défiait les trois vampires les plus puissants de la création.

-Hum intéressant, reprit Aro. C'est une solution certes !

-Mais juste pour savoir, en fait je dois soit mourir, soit être transformée ? dit-elle avec une idée derrière la tête j'avais vu son éclair de lucidité passer à travers son regard.

-Oui c'est la règle, répondit ce dernier.

-Donc peu importe qui me transformera tant que je le suis en définitive ?

-Oui, rétorqua Aro prudent.

-Et si Rosalie le faisait dans un lieu sûr et isolé, je pourrais revenir vous prouver que j'ai bel et bien été mordu et cela sans que je sois obligé de rester parmi vous, après le temps nécessaire pour apprendre à me contrôler.

-C'est effectivement une éventualité, répondit Aro pris à son propre piège.

-Bella, je ne suis pas capable de te mordre sans te tuer. Je n'ai pas assez de contrôle.

-Mais si tu peux le faire Rose j'ai confiance en toi, lui répondit-elle.

Apparemment ma petite mise en garde à l'hôtel n'a pas été suffisante. Elle est suicidaire cette fille.

-Non Bella je ne peux pas faire ça je sais ce que je dis, et je ne supporterais pas d'être celle qui te tuera.

-Nous pourrons trouver quelqu'un d'autre. Et pourquoi pas Carlisle ou Edward il a prouvé qu'il était capable de résister à mon sang ?

-Et pourquoi ne pas garder la végétarienne avec nous ? demanda Caïus, évitant ainsi une réponse à Rose qui l'aurait obligé à laisser l'humaine repartir vers son compagnon.

Je pense que j'avais sous-estimé l'humaine. Elle venait de retourner la situation à son avantage en se servant de l'intérêt qu'elle avait suscité auprès de Caïus. Je dois avouer que j'étais épaté même si je ne l'avouerais jamais à haute voix.

-Avec une contre partie bien-sûr, reprit Caïus. Aro le regarda et sourit à son frère qui avait apparemment dit ce qu'il fallait.

-Que proposez-vous ? demanda Rosalie qui j'en suis sûr ce doutait d'une quelconque manipulation royal.

-Ta vie et sa transformation contre on va dire un demi-siècle dans notre garde, proposa Caïus sous l'approbation silencieuse de Aro et celle de Marcus.

Elles se regardèrent toutes les deux, discutant silencieusement. Bella prit une respiration et répondit.

-Dans ces conditions je veux également y inclure une clause. Ma transformation et ma servitude contre la vie de Rose ainsi que des Cullen, car bien que je ne m'en souvienne pas, je ne peux les laisser mourir à cause de moi. Et je veux également le même régime alimentaire que ma sœur et nous devrons jamais être séparées comme les jumeaux.

-C'est un peu juste pour à peine cinquante ans, vingt années de plus et je suis d'accord, reprit Aro.

-Dix ans de plus, soit soixante ans de bons et loyaux services de ma part, de notre part à toutes les deux, j'avais l'impression d'assister à la vente d'un tapis. Je voyais Aro qui s'amusait comme un enfant devant l'aplomb de Bella.

-Je suis d'accord, mais nous allons faire face à un petit problème, reprit-il. C'est que nous sommes entourés par la civilisation. Avec un régime classique la nourriture vient toute seule au château mais je vois mal un cerf, un chevreuil ou un autre animal circuler dans les rues de Volterra sans attirer l'attention.

-Effectivement, reprit Caïus.

Je commençais à m'amuser sérieusement de la situation enfin qu'à moitié tout de même. Car j'imaginais déjà la scène que ferait Heïdi lorsqu'elle saura que les deux femelles (et quelles femelles !) allaient emménager au château. Je l'imaginais déjà aller chasser le cerfs pour les ramener à Bella et Rosalie. Je ne pus contenir un sourire en imaginant la scène.

C'était une bonne blague à faire ça. Je crois que j'allais concocter une farce dans le genre, pas à Heïdi car elle serait invivable pour les mois qui suivraient, et elle me le ferait payer par une abstinence prolongée. Mais pourquoi pas à Félix tiens ! Ça lui apprendra à me faire la leçon sur les bonnes manières à tenir vis à vis de l'humaine. Oui ce serait une bonne vengeance, je le regardais et souris juste à la pensée de ce que j'allais lui réserver.

-J'ai une solution à vous proposer, reprit Rosalie me sortant de mes plans. Je possède une propriété dans la province de Livourne dans les collines métallifères. Elle est isolée et pratiquement inaccessible pour les humains.

-Ce qui veut dire que vous quitteriez le château pendant la période d'adaptation de Bella ? demanda Caïus le visage crispé.

-Oui c'est ce que je pensais vous proposer. Il y a une faune intéressante pour nous et loin de la civilisation. De plus ce n'est pas très loin et je pourrais apprendre à Bella les rudiments du combats. Sans compter qu'elle ne vous sera d'aucune utilité la première année.

-Je t'ai vu combattre tout à l'heure, tu te défends plutôt bien mais je ne sais pas si cela sera suffisant et puis il n'y a pas que l'entraînement physique mais celui de son don également. Argumenta Caïus.

-Pour ce qui est de l'entraînement physique, je pense être autant qualifiée que votre maître d'arme. J'ai été formé par le Major Whitlock en personne, vous n'êtes pas sans savoir qu'il est mon frère, reprit-elle fièrement.

-J'en conviens ton apprentissage ne sera pas remis en doute. Mais il reste néanmoins l'entraînement de son bouclier. Répliqua-t-il.

-Et si nous nous arrangions et nous lui envoyons un à deux jours par semaine un des jumeaux ? proposa Marcus qui prenait enfin part à la conversation.

-Pourquoi pas et puis nous pourrons également aller voir personnellement et à tout moment si les choses progressent correctement, Ajouta Aro, les deux autres régents hochèrent la tête en signe d'accord. Par contre je vais vous assigner deux gardes en permanence pour faire face à son tempérament impétueux de nouveau-né et ce n'est pas discutable, imposa Aro. Félix et Démétri vous serez assignés à leur résidence vous pourrez rentrer lorsque les jumeaux viendront vous relever vous permettant de vous nourrir également, et vous y retournerez pour leur permettre de partir. Nous ! mais c'est pas vrai, c'est un vrai cauchemar ! m'emportai-je mentalement. Pourquoi est-ce qu'il fallait que je sois encore missionné pour faire la baby-sitter ?

-Hum !... excusez-moi, fit Bella en se raclant la gorge pour attirer l'attention sur elle. Est-ce que vous ne pouvez pas m'assigner quelqu'un d'autre que Démétri ? demanda-t-elle en évitant de croiser mon regard.

Au moins nous étions sur la même longueur d'onde. Aro sourit et Caïus me décrocha un regard si noir qu'il aurait tué n'importe quel humain qui l'aurait croisé, je baissais la tête pour ne pas le défier et ainsi attiser sa colère contre moi.

-C'est surprenant habituellement Démétri est très apprécié, surtout par la gente féminine, reprit Aro. Ce qui lui valut un grognement de la part de Caïus. Tout le monde le regarda alors qu'il toisait son frère.

-C'est juste que nous n'avons pas beaucoup d'atomes crochus tous les deux et je voudrais éviter de le mettre mal à l'aise plus que nécessaire.

-C'est ce que j'ai pu constater dans l'esprit de Rosalie effectivement. C'est prévenant de ta part de vouloir le préserver. Mais vois-tu il est le plus rapide du château et si pour une raison ou une autre tu venais à t'échapper il serait probablement le seul capable de te rattraper. Associé à Félix qui se trouve être le plus fort c'est une combinaison parfaite pour maîtriser un nouveau-né insensible aux pouvoirs spéciaux, elle baissa la tête résolu à devoir me supporter, ce qui amena un sourire satisfait sur mon visage.

-Mais si pour une raison ou une autre tu te sens oppressée, ou qu'il ne te traite pas correctement, je veux que tu me contactes. Je vais te laisser mes coordonnées personnelles, tu m'appelleras et je viendrais régler le problème s'il y a problème à régler, ajouta Caïus avec un regard neutre à Bella mais la menace qu'il me faisait ne laissait aucune place au doute.

Elle le fixa à son tour et hocha la tête pour le remercier.

Afton veux-tu aller dans la réserve chercher et activer un téléphone pour Bella et rentres nos numéros le mien en premier bien évidemment.

-Bien maître ! répondit Afton.

Et il partit totalement ahuri de par ce qu'il se passait dans la salle des trônes. Ce n'était pas courant que maître Caïus se laisse à montrer un quelconque attachement et encore moins à une humaine. Et cela me perturba. Car si j'avais perdu mon mentor c'était à cause de Cullen et maintenant je perdais ma crédibilité en faveur de sa compagne. Est-ce qu'ils allaient me pourrir la vie encore longtemps ces deux là ?

-Est-ce que nous en avons fini de nos tractations ? demanda Aro.

-Pour ma part je pense que tout est entendu, avança Bella en regardant Rosalie.

Elle hocha la tête pour lui signifier c'était bon pour elle également.

-Bien dans ce cas... commença Aro en se levant de son trône.

Mais il fut coupé par Caïus qui le devança rapidement et se précipita sur Bella. Tout le monde se statufia et Rosalie gronda en rapprochant Bella d'elle.

-Tu ferais mieux de la lâcher Rosalie. Parce que je ne serais pas très compréhensif si tu ne t'exécutes pas. Tu es sous nos ordres maintenant. Je vais m'occuper personnellement de Bella.

Elle le toisait toujours sans pour autant desserrer son étreinte. Alec intervint ne bloquant que Rosalie et permettant à Caïus de libérer Bella de sa poigne protectrice.

-Es-tu sûr de vouloir le faire toi-même. Caïus ? Tu n'as jamais transformé personne, renchérit Aro soucieux.

-J'ai assez de contrôle pour y parvenir sans mal. Et puis j'ai une autre ambition plus personnel, je ne la tuerais pas.

Il la prit dans ses bras elle était totalement terrorisée, certainement de par la conversation qu'elle venait d'entendre enfin c'est ce que je croyais avant de l'entendre demander.

-Vous allez la laisser en vie ? S'il vous plaît ne la tuez pas ! implora-t-elle.

Alors ses larmes n'étaient même pas pour elle et l'éventualité de ne jamais se réveiller après la morsure de Caïus. Non c'était parce qu'elle avait peur que Rose ne survive pas. Je crois que la logique de cette fille était défaillante, tout aussi déficiente que son compagnon, tout compte fait ils étaient faits l'un pour l'autre sans aucun doute.

-Nous n'avons qu'une parole, lui répondit Caïus tendrement à son oreille.

Waouh c'était quelque chose de déstabilisant de voir Caïus comme ça. Mais ce qui me surprit ce fut la colère et la jalousie qui m'envahirent soudainement, lorsque j'avais entendu la façon douce dont il lui avait répondu. La voir dans ses bras l'entendre lui dire des mots rassurants à l'oreille me rendaient malade. J'avais envie de lui sauter dessus pour lui retirer Bella des bras et de lui arracher carrément ses bras pour éviter qu'il la touche encore. C'était vraiment bizarre, je réagissais comme si elle m'appartenait et pourtant c'était loin d'être le cas. Je faisais tout ce que je pouvais pour la tenir éloignée de moi. Il quitta la salle sans nous porter la moindre attention. Et disparut au coin du couloir prenant la direction de ses appartements je ne pouvais pas m'empêcher de l'espionner.

-Nous allons avoir des problèmes quand son compagnon va la réclamer. Pour le moment il ne le sait pas mais quand il va s'apercevoir qu'il ne peut pas être sans elle. Ça va devenir un vrai problème, annonça Marcus.

Comment apprendrait-il qu'elle était là ? Peut-être à cause de la voyante, je l'avais oublié celle-là. Oui effectivement lorsqu'il saura qu'elle est ici et transformée il viendra la récupérer sans aucun doute, surtout s'il apprend qu'elle est avec Caïus, car sans nulle doute c'est ce qui allait se passer.

-Effectivement je ne pensais pas qu'il reporterait son manque d'Athenodora sur cette Isabella.

-Elle lui ressemble, j'arrive à le comprendre, je ne sais pas si je n'aurais pas succombé également devant une personne ressemblant étrangement à mon épouse.

-J'en conviens ! Pourvu que son compagnon ne se mette pas dans l'idée de la vouloir dans les mois qui viennent, le temps pour Caïus de se rendre compte qu'elle n'est pas son épouse.

-Je ne sais pas quoi souhaiter car trop peu de temps arriverait inévitablement à une rixe et leur entente n'est pas vraiment au beau fixe, mais à trop attendre il risquerait de tomber sous le charme de sa personne, même si elle n'est pas sa compagne, renchérit Marcus.

-Oui surtout que du peu que nous avons pu observer elle est réactive, intelligente, rusée et elle sait penser sous la pression. Ce sont d'autant de qualités qu'il apprécie.

-Laissons le temps faire son œuvre et nous interviendrons si nécessaire.

-Nous n'avons pas vraiment le choix, de toute façon. Peut-être qu'elle nous prendra à contre pied, et qu'elle reconnaîtra son compagnon bien que je doute vu les informations que je détiens. Nous en reparlerons entre nous plus tard, termina Aro. Démétri il en est où ? demanda-t-il.

Je me concentrais sur les sons et principalement ceux de son cœur que je repérais assez rapidement. Elle avait un rythme cardiaque accéléré mais j'entendis des bruits différents... ils s'embrassaient ? Merde ils s'embrassaient. Je ne pus retenir un grognement de frustration et de mécontentement. Mais pourquoi est-ce que cela m'importait qu'est-ce que j'en avais à foutre de cette allumeuse après tout !

-Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Aro.

-Pour maître Caïus il ne l'a pas encore mordu. Je suis désolé j'ai seulement intercepté une discussion déplaisante ailleurs, excusez-moi.

-Ce n'est pas grave. Fais attention au moment où il va la mordre.

-Oui maître, je me concentrais de nouveau sur le cœur de Bella et je me rendis compte quelle avait un taux d'excitation importante merde ils n'allaient pas... faire l'amour avant de la transformer. Et pourquoi est-ce que je devais assister à ça ?

-Maître euh je crois qu'ils sont.. hum... enfin pas il n'est pas sur le point de la transformer, essayais-je d'expliquer.

-Comment ça ?

-Si vous pouviez le voir ça m'arrangerait, lui répondis-je.

Je ne savais pas pourquoi le fait de parler des ébats de Caïus me gênait.

-Approche toi, m'ordonna Aro le visage crispé.

Il me toucha et fit défiler rapidement plusieurs scènes jusqu'à arriver sur ce que je sentais présentement. Il sentit de par mon intermédiaire l'excitation de Bella et l'échange de mots doux et de baisers.

-Arrête la surveillance Démétri, décréta-t-il.

Tant mieux parce que j'avais de plus en plus de mal à supporter ça. Pensai-je intérieurement.

-Vraiment bizarre ! Tu peux partir va te nourrir tu iras rejoindre Isabella et Rosalie lorsqu'elles seront dans leur résidence. Alec relâche Rosalie j'aimerais avoir une discussion avec elle. Et tu peux partir également. En fait que tout le monde quitte la salle, allez vaquer à vos occupations sauf toi Jane.

C'est ce moment que choisit Afton pour revenir avec le téléphone que lui avait demandé Caïus. Rosalie revint à elle également elle grognait de mécontentement.

-Où est Bella ? demanda-t-elle agressive.

-Ne t'en fais pas elle va bien, elle est avec Caïus. J'aimerais m'entretenir avec toi de certains faits mais en privé. Afton donne le téléphone à Rosalie. Tu enregistreras également nos numéros par la suite. Suivez-nous, demanda Aro en se levant accompagné de Marcus.

Apparemment la situation entre Caïus et Bella ne plaisait pas du tout aux maîtres. Je ne comprenais vraiment pas la raison, car ce n'est pas Cullen qui pouvait être une grande menace. Un problème gênant oui mais pas une menace. Je sortis le plus vite possible de la pièce et du château, je devais aller chasser le plus vite possible. Mais avant j'allais appeler Heïdi pour savoir quand elle reviendrait car j'avais besoin qu'elle m'aide à oublier que cette salope d'humaine était en train de se donner à Caïus. J'avais besoin qu'elle m'aide à me reprendre et à redevenir celui que j'étais avant. J'avais besoin qu'elle se rappelle à moi et qu'elle redevienne la seule à me faire de l'effet, la seule à pouvoir attiser mes envies et mes besoins parce que j'allais devenir cinglé si je continuais à fantasmer sur celle qui à partir de maintenant appartenait à Caïus. Je crois que j'aurais pu passer outre ma répulsion de Cullen pour la posséder mais je ne pouvais pas convoiter la maîtresse de Caïus. Pourquoi est-ce que je l'avais repoussée à l'hôtel ? Merde au moins cela ne me perturberait plus maintenant. Quel con je pouvais être des fois.

-Oui mon lapin ! répondit la voix sexy de mon amante.

-Arrête avec ce surnom débile je ne suis pas un bouffeur de peluche moi.

-Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Demanda-t-elle, plus sérieuse.

-C'est la merde ici. Nous avons dû ramener une humaine qui était en compagnie d'une des Cullen et il s'avère qu'elle est un bouclier insensible à Aro Jane et Alec et moi également.

-Et ?

-Et les maîtres la veulent mais elle restera avec Rosalie, le problème c'est qu'elle veut être végétarienne et donc elle vont aller s'installer dans l'une des propriété de la Cullen dans la province de Livourne et je suis assigné à la surveiller.

-Comment ça se fait ? Les maîtres n'agissent pas comme ça d'habitude ?

-Elle a réussi en moins d'une heure à devenir la maîtresse de Caïus.

-Quoi ! s'écria-t-elle m'arrachant le tympan par l'occasion.

-Tu viens de me percer les tympans baisse le volume, rétorquai-je.

-Sérieusement ? Elle est la maîtresse de maître Caïus.

-Ils sont à l'heure actuel en train de conclure leur entente, rétorquai-je avec un dégoût non feint dans la voix. Quand est-ce que tu rentres ?

-Demain, je serais au château je suis sur le retour je suis aller jusqu'en Ukraine, je reviens avec de la marchandise premier choix tu seras heureux de ce que je te réserve.

-Tant mieux parce que j'ai sincèrement besoin de distraction.

-Tiens le coup je serais là rapidement je me dépêche promis mon lapin.

-Heïdi... la réprimais-je blasé de ce surnom ridicule.

-Chut ! T'es juste contrarié, réfléchis à ce que tu pourras me faire demain, me dit-elle coquine.

L'avantage qu'il y avait dans notre relation c'est que nous nous entendions parfaitement sur le plan physique, c'est d'ailleurs la raison qui faisait que nous étions encore ensemble après si longtemps sans être de véritables compagnons. Ce qui nous empêchait pas d'aller où bon nous semblait. Bien que pour moi seule Heïdi me satisfaisait, j'avais déjà eu des liaisons mais rien n'équivalait une bonne partie de sexe avec Heïdi.

Je méditais sur tout ce qu'il s'était passé depuis que nous les avions rencontré à l'aéroport et ce changement chez moi. Personne ne m'avait perturbé à ce point surtout en si peu de temps, elle était presque une obsession. Et bordel de merde pourquoi est-ce qu'il fallait que tout soit si compliqué ? Je fracassais le rocher contre lequel j'étais assis. Mon téléphone sonna.

-Oui ?

-Viens me voir dans mes appartements rapidement, ordonna la voix autoritaire de Caïus.

-J'arrive je serais là dans dix minutes maîtres, il raccrocha sans rien ajouter.

J'étais soucieux de savoir ce qu'il me voulait. Cela faisait plus de soixante ans qu'il ne m'avait pas adressé la parole et encore moins convié dans ses appartements. Je me hâtais car je savais qu'il n'était jamais bon de laisser attendre trop longtemps Caïus et encore moins pour moi. J'avais dit dix minutes il ne fallait surtout pas que je dépasse ce laps de temps. J'arrivais à ses appartement j'étais légèrement anxieux. Je sentais et j'entendais le cœur de Bella, je l'entendais également gémir de douleur me semblait-il. Il avait dû la mordre. Par contre leurs odeurs mêlées m'assaillirent comme un tsunamis. J'avais raison il avait procédé à sa transformation et à sa morsure après avoir fait l'amour. De nouveau cet élan de jalousie, merde il fallait que je me calme et que je réfrène ça, elle ne devait pas me perturber de la sorte je ne devais pas le tolérer.

-Entre, m'ordonna Caïus on était loin du ton tendre et doux qu'il avait eu en s'adressant à l'allumeuse humaine.

Enfin humaine plus pour longtemps. Je m'exécutai repoussant ma colère et mes envies de meurtres au loin. J'étais debout dans le salon d'accueil attendant qu'il me dise ce qu'il me voulait. Il était assis la tête de Bella sur ses genoux, il était habillé comme à son habitude lorsqu'il était dans ses appartements, c'est-à-dire en jean et en tee-shirt, style décontracté que peu de personne avait pu lui voir puisque peu de personne avait accès à sa vie privé.

-Pourquoi Bella a peur de toi ? demanda-t-il sans préambule.

-Parce que je ne l'ai pas pouponné comme Jane ou Félix, répondis-je le plus naturellement du monde.

-Et je veux que cela reste ainsi. Je ne peux pas revenir sur ce qu'a dit Aro. Mais malgré que je ne te veuille pas autour d'elle, je n'ai pas le choix et je dois faire avec. Cependant traite la avec respect et ne t'avise pas de la malmener. Je te connais, je sais de quoi tu es capable. Elle est à moi et je ne tolèrerais pas que tu t'en prennes à elle quelque soit tes griefs contre le dégénéré compris ?

-Compris maître, je fis un pas en arrière sachant que la conversation était terminée.

-Une dernière chose. Je ne te fais plus confiance et tu sais que tu dois ta vie à Aro, mais je t'avertis que s'il arrive quoique ce soit à Bella alors qu'elle est sous votre protection à Félix et toi je me fous de savoir que tu peux être utile à Aro je te réduirais en cendre.

-J'ai saisi le message maître.

-Averti Rosalie qu'elle récupèrera Bella demain et que vous partirez à ce moment, dit-il en caressant les cheveux de Bella qui gémissait toujours de douleur.

Je me demandais quand elle allait arrêter de me surprendre. Elle ne faisait que gémir de douleur alors qu'il n'y avait pas pire souffrance que les douleurs de brûlures et cette sensation d'oppression dans les organes et les os que l'on ressentait lors de la transformation. La douleur est telle que les cris sont de coutumes, mais non elle subissait en silence enfin pratiquement.

-Bien maître, terminai-je en partant.

Alors qu'il ne me regardait plus les yeux fixés sur l'humaine en transformation qui se trouvait sur ses genoux. Je sortis et je l'entendais dire.

-C'est bien ma belle tu es forte. Je sais que c'est douloureux, mais ça ne va pas durer tiens le coup. Je te garde avec moi jusqu'à demain et après je viendrais te voir à ton réveil.

Les seuls fois où je l'avais entendu parler de la sorte c'était à sa compagne. Ce qui me laissait présager qu'il était très sérieux quant à sa menace. Je fis le nécessaire pour repousser cette colère qui ne voulait pas me quitter, j'en pouvais plus de cette situation. Je pense que si je n'arrivais pas à me reprendre ce serait certainement la dernière mission que je ferais pour la famille. Je pense qu'il allait être temps que je prenne mes marques ailleurs surtout si je devais supporter la sorcière et son amant. Je sais que je devrais m'en moquer mais je n'y arrivais pas j'avais du mal à ne pas rester inflexible devant le tableau qui s'était dessiné sous mes yeux. L'image qui tournait en boucle dans mon esprit, elle et lui en train de s'imbriquer. Il l'oubliait un peu vite sa compagne, pour se rabattre sur la première venue qui lui ressemblait légèrement. Je trouvais Rosalie avec les jumeaux dans les appartements de Jane qui étaient avec Santiago.

-Alors Dimi, ton petit tours t'a fait du bien ? demanda mon amie.

-Tu parles j'ai dû revenir pour subir les menaces de Caïus. Et puis arrêter avec vos surnom ridicule, ça me gonfle.

-De mauvais poils ? s'amusa Alec.

-J'ai un message pour toi Rosalie, lançai-je ne répondant pas à Alec sinon j'en aurais pour le reste de la journée et de la nuit.

Elle me regarda, elle était soucieuse mais je voyais qu'il y avait autre chose lorsqu'elle me regardait. De la compassion ? En fait je crois que c'était tout le monde autour de moi qui débloquait.

-Et quel est-il ? demanda-t-elle normalement sans animosité.

-Depuis quand tu n'es pas agressive quand tu me parles ? demandai-je curieux.

-Depuis que nous sommes obligés de cohabiter ensemble j'essaie d'arrondir les angles pour assainir notre futur vie commune, répondit-elle ce que je comprenais en fait.

-Ouais, bref. Caïus te fait dire tu pourras récupérer ta sœur pour la conduire chez toi demain. Il la garde avec lui aujourd'hui et cette nuit.

-Je n'aime pas ça, marmonna-t-elle.

-Il ne lui fera rien, renchérit Jane pour rassurer Rosalie.

-En tout cas rien qu'elle ne veuille pas apparemment, ne pus-je m'empêcher de renchérir sous le regard réprobateur de Jane.

-Comment-ça ? Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Personne ne lui a dit ?

-Non personne ne lui avait dit pour ne pas la perturber d'avantage ! répondit sèchement Jane.

-Me dire quoi ? s'énerva Rosalie.

-Que ta chère petite sœur est dorénavant la maîtresse officielle de maître Caïus.

-C'est pas vrai pas déjà ! s'affola Rosalie.

-Si et je confirme je les ai entendu et je viens également de le sentir en étant dans les appartements de Caïus.

-Merde ! se morfondit-elle.

-C'est sûr que cela ne va pas plaire à ton dégénéré de frangin, elle me regarda un sourire amusé.

Décidément ils étaient tous détraqués dans leur clan. Je pense qu'une tare devait être à l'origine de leur comportement pour le moins étrange et excentrique. Ils devaient avoir un gène responsable de ça, une sorte de trisomie vampirique, qui ne se soignerait pas avec le venin lors de la transformation.

-Je pense qu'il risque de mal le prendre c'est certain, rétorqua t-elle en souriant.

-Du coup d'après ce que j'ai compris tu es de nouveau sur le marché des célibataires, avança Alec avec un intérêt non feint.

Ce qui me fit sourire, il y avait peu de femme qui arrivait à intéresser le grand Alec Volturi. Mais j'avais vu l'intérêt qu'il avait porté à la blonde lorsque nous l'avions vu à l'aéroport.

-Oui, et toi beau brun ?

-On ne peut plus libre, répondit-il avec un sourire en coin. Elle lui retourna son sourire.

-Bien je crois que nous allons être obligés de nous établir dans ta pièce mon chéri, reprit Jane avec un sourire complice.

-Ouais, bien vu que moi je suis à la diète je vais aller rejoindre Félix.

-je crois pas man il est avec Renata pour le moment.

-Merde vous le faites exprès ou quoi ?

-Désolé mais pour une fois que c'est nous et que nous ne sommes pas obligés de supporter les cris d'Heïdi, je vais certainement pas me priver pour toi, reprit Alec en se levant et en tendant la main à Rosalie.

-Allez viens avec nous, nous n'avons pas besoin de nous contenter pour le moment nous ne partons pas en mission nous, me proposa Jane.

-Ouais sympa parce que je n'avais pas vraiment envie de rester seul aujourd'hui.

-Je vous laisse y aller vous deux. Je vais passé un moment avec Afton je lui ai promis une petite séance d'entraînement, vous pouvez aller dans mes appartements vous serez plus tranquille parce que je pense que ton frère a quelque mois à rattraper, dit-il avec un sourire.

-Est-ce que je m'occupe de votre vie sexuelle moi ? répondit Alec de la pièce d'à côté.

Nous sourîmes de concert et sortîmes de la pièce. Santiago embrassa Jane et partit rejoindre son ami, alors que nous nous partions dans la directions des appartements du compagnon de Jane.

-Tu n'es pas dans ton assiette. Qu'est-ce qu'il se passe Dimi ? demanda Jane avec douceur.

-J'en sais rien je suis perdu ces derniers temps. J'ai besoin de prendre du recul mais je ne peux pas vu que je dois partir en mission dès demain. Et avec une pression monstre car Caïus m'a bien averti que je devais rester loin d'elle, ne pas la maltraiter, je dois également veiller sur sa vie comme si je le protégeais lui. Alors que je ne peux pas la voir en peinture. Elle me perturbe et je n'aime pas ça.

-Pourquoi elle te perturbe ?

-J'en sais rien, au départ je pensais que c'était à cause de sa faculté à être immunisée contre tous nos pouvoirs. Ensuite j'ai pensé que c'était le fait qu'elle soit la compagne de l'autre déficient mental. Et puis maintenant le fait qu'elle ait ensorcelé maître Caïus si rapidement. Et puis t'as vu sa façon de rebondir devant maître Aro, comment elle a retourné à son avantage la manipulation qu'il exerçait sur elle.

-Je dois dire que j'ai été soufflée et impressionnée. Mais elle n'a agi que pour protéger Rosalie, elles ont un lien assez fort toutes les deux.

-Oui elles se considèrent comme des sœurs. Le fait est que je n'arrive pas à la cerner et je n'aime pas ne pas savoir à qui j'ai affaire. Si elle se laissait faire avec Caïus profitant de sa faiblesse pour arriver plus facilement à ses fins ?

-À quelles fins ? Que voudrait-elle Démétri, l'immortalité ? Elle n'avait pas besoin de coucher avec Caïus pour ça. Elle aurait pu aller retrouver Edward ou Carlisle comme elle l'a dit et ils l'auraient transformée. Ou négocier le départ de Rosalie pour aller la retrouver plus tard.

-Ouais peut-être. Le fait est que je ne la cerne pas et ça m'agace.

-Je pense que tu es perturbé pour un peu tout ce que tu as énoncé plutôt. Le fait qu'elle soit insensible à ton pouvoir et donc qu'elle soit apte à te semer, qu'elle soit la compagne d'Edward pour beaucoup, et le fait qu'elle arrive à capter l'attention de ton mentor alors qu'il ne te porte plus d'intérêt.

-C'est possible en effet, répondis-je en prenant place sur le canapé en cuir de Santiago. On voit que tu passes beaucoup de temps ici on dirait la réplique de ton appartement.

-J'aime Santiago mais il n'a aucun goût, répliqua-t-elle en haussant les épaules. Ça te dit un film, je viens de recevoir le dernier film d'action dont tout le monde parle. Santiago m'a fait un caprice pour que je le commande.

-Pourquoi pas ça passera le temps, puis elle mit le dvd.

Il fallait que je me change les idées et j'espérais que le film m'y aiderait et je pourrais me concentrer sur autre chose que sur ce qu'il se passait un peu partout dans le château.

Réveil

Chapitre 7 : Réveil

Arrêtez cette douleur ou tuez moi ! Hurlai-je mentalement. Je n'en pouvais plus il était humainement impossible de supporter ce martyr plus longtemps. Mais qu'est-ce qu'il m'avait pris d'accepter la transformation ? Caïus m'avait dit que ce serait douloureux mais j'étais loin de m'imaginer que c'était à ce point. Un rouleau compresseur me passant dessus aurait été moins douloureux. Il fallait que je détourne mon esprit de la douleur, au plus j'y pensais au plus j'avais mal et le contraire était plus ou moins vrai, pas que je n'avais plus mal mais la douleur devenait plus supportable. C'était peut-être psychologique mais ça marchait pour moi.

Il fallait que je me concentre sur autre un autre sujet et le premier qui me vint à l'esprit fut les attentions de Caïus et le doux moment que nous avions partagé par la suite. Je ne voulais pas me laisser aller au départ mais sentir la douceur de ses paroles, le regard tendre et aimant malgré la couleur carmin de son regard m'avait fait fondre comme neige au soleil et puis je dois dire que j'avais besoin moi aussi d'attention et de tendresse. Car ce n'est pas les quelques rapports sexuels que j'avais eu depuis ma sortie de ce coma qui m'avaient rassasié, et encore j'avais largement assez de mes dix doigts pour les comptabiliser.

Et puis qui voulait de moi? J'avais sois disant un compagnon mais il se prélassait auprès d'une autre. Je voulais moi aussi un peu de tendresse et je voulais également quelqu'un avec qui je puisse discuter et avoir de l'attention. Était-ce mal d'espérer avoir cela? Étais-je une mauvais personne pour autant?

Alors oui je m'étais laissée faire, oui j'avais aimé et oui je recommencerais parce que je ne sais pas ce qu'avait été ma vie avant mon coma mais je n'avais jamais été comblée et autant aimée que dans les bras de Caïus. La seule ombre au tableau fut la morsure au moment où j'atteignis l'orgasme, sur le coup il avait prolongé l'effet que provoque l'endorphine sur mon corps, mais très vite j'avais déchanté et la douleur m'avait rattrapée. Il m'avait gardé contre lui un moment. Puis il avait procédé à ma toilette avec beaucoup de soin et de douceur, le contact de sa peau froide contre mon corps incandescent était tellement bienfaisant, j'aurais aimé qu'il reste tout contre moi jusqu'à ce que cette torture s'arrête. Il m'avait habillée et gardée auprès de lui longtemps, je l'avais entendu me parler, me réconforter et me soutenir.

Il me parlait de son épouse qu'il l'avait aimé énormément et qu'il l'aimait toujours mais il l'avait perdu. Je la lui rappelais selon lui. Il m'a avoué qu'il était attiré par moi à cause de ma ressemblance avec elle. Je savais que c'était malsain, mais où était le mal si j'arrivais à soulager sa peine quelques instants. Et puis cette situation m'était bénéfique également, moi qui n'avait eu que très peu d'attention et d'affection masculine j'avais eu mon comptant avec lui. Il avait même fait venir Démétri pour l'avertir de sa conduite à tenir à mon égard. Il m'avait dit que s'il ne respectait pas cet engagement je devais lui en référer et il viendrait mettre un terme à sa vie en personne. Je savais qu'il était sérieux j'avais saisi la tension entre eux deux, et je me doutais que Démétri avait la protection d'Aro et Marcus, car d'après ce que je pouvais sentir il haïssait Démétri et n'attendait qu'un faux pas pour arriver à ses fins. Et personnellement je ne voulais pas être au milieu de cette rixe.

Il m'avait également parlé après notre premier baiser de la conduite à tenir vis à vis des autres gardes et des maîtres dans le château. Je devais l'appeler maître devant tout le monde, ne jamais discuter un ordre et agir comme n'importe quel autre garde. Par contre en privé j'avais le droit de faire ce qu'il me passait par la tête, je n'avais plus de rôle à tenir hormis celui de concubine. Il m'avait dit qu'il ne m'octroierait pas la place de compagne car elle était unique et qu'elle appartenait à Athenodora même si elle était morte et je le comprenais. De toute façon je lui avais bien dit que je ne la convoitais pas, que je voulais juste me sentir bien et avec lui et qu'il se sente bien avec moi. Que ma place de garde m'irait très bien.

Il avait l'air de se sentir plus à son aise et c'est de cette façon que nous avons fini dans son lit, et mon Dieu quel moment j'y ai passé, il n'y avait plus de rôle, plus de vampire et d'humain, plus de transformation, juste un homme et une femme s'aimant intensément. Un rappel de douleur se fit sentir dans ma tête et mon abdomen.

-Ma douce c'est l'heure de partir rejoindre la propriété de Rosalie. Continue d'être forte je viendrais te rejoindre dans quelques jours, pour constater à quel point tu es belle, il embrassa mes lèvres puis mon front. Félix c'est à toi que je la confie c'est à toi de la porter et de la veiller principalement. Qu'il ne lui arrive rien ! Me suis-je bien fait comprendre ?

-Oui maître je veillerais sur Bella comme s'il s'agissait de ma propre vie, reprit la voix rocailleuse du grand costaud.

Un dernier baiser sur le front et je me sentis bouger pour atterrir contre un torse dur et large je savais que c'était Félix.

-Rosalie si tu as le moindre soucis appelle-nous nous serons vers toi rapidement.

-Ne vous inquiétez pas... maître, dit-elle hésitante.

J'aurais presque pu sourire si je n'avais pas aussi mal. Je bougeais Félix me transportait avec plus ou moins de délicatesse, ce que dû apercevoir Rosalie, ou l'entendre de par mes cris de douleurs.

-Sois plus doux Félix, le sermonna-t-elle autoritairement.

-T'en as de bonnes toi, ce n'est pas franchement évident à faire.

-Laisse-la moi je vais la déplacer va préparer la voiture.

Je fus encore transbahutée, mais plus délicatement cette fois comme les mouvements ils étaient plus doux et contrôlés. Il n'y avait pas à dire on ne remplacerait jamais la douceur d'une femme. Elle ralentit je le sentis à cause de l'air qui passait plus doucement sur mon visage et dans mes cheveux, elle marchait à allure humaine.

-Merde ! entendis-je à côté de nous. Je me demandais ce qu'il se passait.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Rosalie.

-C'est rien c'est juste Heïdi avec les humains qui arrivent. Passe-moi ta sœur je vais la porter.

-Certainement pas, ta moitié va vouloir lui arracher la tête avant la fin de sa transformation, je me raidi dans les bras de Rosalie malgré la douleur que cela me provoquait. Ne t'en fais pas, je ne la laisserais pas t'approcher.

-C'est à cause des humains, s'ils te voient la porter sans difficulté alors que je suis à côté nous risquons de susciter de la curiosité. Vaut mieux agir comme si de rien n'était. Et puis Heïdi sait déjà que ta sœur est la maîtresse de Caïus, cracha-t-il.

-Il vaut mieux parce qu'humains ou pas je la décapite sur place si elle touche à ma sœur.

Je changeais encore une fois de bras pour me retrouver dans ceux de Démétri à ce rythme j'espérais atteindre la voiture avant de me faire porter par tout le château. J'entendis un brouhaha nous arriver dessus.

-Bella je sais que tu m'entends, me dit Rosalie à l'oreille. Essaie de rester silencieuse s'il te plaît nous risquons d'affoler les humains essayons de les préserver pour le peu de temps qu'il leur reste, dit-elle avec une pointe de dégoût.

Démétri s'arrêta alors que le raffut provoqué par un groupe était juste à mes côtés.

-Chéri que fais-tu ? demanda une voix féminine avec un léger accent. Je me sentais prise en étau alors que j'entendais le bruitage d'un baiser.

-Elle a fait un malaise je l'emmène à l'infirmerie, répondit Démétri d'une voix neutre, c'était bien évidemment une excuse pour les touristes.

-C'est elle ? demanda la voix un peu plus doucement. Il dut faire un hochement de tête, parce qu'elle continua.

-Je ne sais pas ce qu'il lui trouve elle est banale.

-Je sais chérie que veux tu les goûts et les couleurs.

-Et l'autre c'est qui ? demanda-t-elle avec du dédain dans la voix.

-Sa « sœur », Rosalie Hale anciennement Cullen elle fait partie des nôtres elle aussi.

-C'est quoi ce bordel ! Je pars trois jours et je reviens tout est sans dessus-dessous.

-Ce n'est pas que votre conversation des plus distrayantes m'ennuie quoique c'est quand même le cas mais nous devons aller à l'infirmerie avant que son état n'empire, trancha sèchement Rosalie.

Je pouvais même imaginer le visage hautain qui allait avec cette intonation.

-Je te réserve un encas mon amour ? dit-elle en embrassant Démétri.

-Non j'ai déjà mangé vu que je repars en mission plus tôt que je ne le pensais j'ai dû m'adapter.

-Très bien, je te revois quand ?

-Dans la semaine je devrais rentrer au château pendant un ou deux jours j'en sais rien encore voit avec Alec il te dira.

-Et vois de loin avec lui, reprit Rosalie. Sinon c'est à moi que tu auras à faire.

J'entendis un léger grognement et Démétri resserra sa prise autour de moi je ne savais pas si s'était d'énervement ou pour me protéger. J'émis un gémissement plaintif pour détourner l'attention des deux filles, afin qu'elles se reprennent et que nous puissions repartir.

-Nous devons y aller, repris Démétri, je t'appelle.

-N'oublie pas chéri, et qui sait je pourrais peut-être venir te voir.

-N'oublie pas d'appeler avant, cela dépendra de notre humeur à moi et à la concubine banale de maître Caïus vu que c'est également chez elle, renchérit Rosalie avant de conclure avec un « on y va » qui ne laissa pas de place à une réplique.

Je me sentis de nouveau bouger.

-Putain c'est quoi ton problème Hale ?

-Je n'apprécie pas qu'on dénigre ceux que j'aime surtout quand c'est pour dire des conneries.

-Elle a le droit d'avoir un avis !

-Certainement mais quelle le garde pour elle. Bien que je sache que cela lui est difficile. Paraîtrait-il qu'elle soit excessivement généreuse, un grognement vint répondre à Rosalie. Il n'y a que la vérité qui blesse Démétri.

-Maxime que je te retourne. Donc on peut dire qu'Heïdi n'avait pas vraiment tort sinon tu ne te serais pas emportée contre elle si cela n'avait été que mensonge.

-Tu crois ce que tu veux, mais je t'ai vu la déshabiller du regard. D'abord à l'aéroport, ensuite à l'hôtel, et où le doute ne s'y prête pas lorsque tu l'as sorti de l'eau et qu'elle était nue contre toi. Elle est tout sauf banale, rétorqua-t-elle je sentais son sourire fier dans ses paroles.

-Ça fait une semaine que je suis parti en mission et cela fait presque deux semaines que je n'ai pas vu Heïdi si tu vois ce que je veux dire. N'importe quel corps nu aurait fait l'affaire pour moi.

Je ne savais pas si je devais me sentir blessée, vexée ou me foutre de son opinion. J'optais pour la troisième solution, il n'avait apparemment pas dans l'intention de m'accorder une chance de me connaître et bien soit, je ne me battrais pas contre ça. Je le sentis ralentir et j'entendis un moteur tourner.

-Pourquoi est-ce que c'est lui qui la porte ? Si Caïus apprend ça il va te décapiter man, et moi aussi dans la foulée !

-Je sais, mais on a croisé Heïdi qui rentrait avec le dîner et il fallait préserver l'image de la normalité jusqu'au dernier moment, répondit Démétri.

-Et ? continua Félix. Démétri souffla blasé.

-Il aurait dû te transplanter un cerveau compétant avant ta transformation. Explique qu'une fille humaine de son gabarit puisse porter sans effort une autre personne alors qu'en plus je suis à ses côtés.

-J'avais compris ça, renchérit Félix d'une voix plus dure, ce qui laissait sous entendre qu'il avait été vexé par la réflexion de son ami. La réaction de ta poupée gonflable ? reprit-il.

-Mais vous allez lui foutre la paix oui. C'est quoi ton problème à toi ? C'est parce qu'elle n'a pas lécher la pomme de la sorcière ? lança-t-il en colère.

-Passe-la moi et va devant parce que dans moins d'une minute si je n'ai pas les bras encombrer de ma sœur je te jure que je vais te montrer ce qu'est une véritable sorcière moi.

-Tiens prends-la ! Vous commencez à tous me prendre la tête avec elle.

Il se dépatouilla de moi sans ménagement m'octroyant des douleurs supplémentaires, à chaque fois que l'on me bougeait avec moins de douceur la douleur revenait rapidement et restait lancinante variant entre le l'insupportable et le violent rapidement. Je criais de douleur.

-Espèce d'abruti ! l'insulta Rosalie. T'en fais pas ma belle je t'ai récupérée et je ne te lâche plus maintenant.

Je sentais une main sur mon front et cela m'apaisait elle n'était pas aussi froide que celle de Caïus mais elle me réconfortait. Je sentais que l'on bougeait, j'entendais le moteur de voiture changer de régime, nous devions aller vite voire même très vite vu que les changements de rapports étaient rapprochés. Tant mieux s'il pouvait perdre le contrôle de la voiture et avoir un accident que je puisse mourir ça m'arrangerait bien en fait. Je ne sais pas combien de temps nous mîmes mais j'eus l'impression que cela avait pris une éternité. Il y avait peu de mots échangés dans l'habitacle et seulement entre Félix et Rose. Elle passa son temps à me parler de ce que nous pourrions faire une fois notre contrat terminé. Les pays que nous pourrions visiter, les monuments à aller voir. Elle me disait qu'elle avait acheté une petite maison sur une île paradisiaque l'année passée lorsqu'elle y avait été et elle espérait m'y emmener dès que possible. Que nous serions bien là-bas au soleil sans personne autour car la propriété n'était accessible que par bateau et que ce n'était pas une île touristique, que seuls les personnes avec beaucoup d'argent et désirant la discrétion avait une demeure là-bas. C'était un espace protégé avec une faune intéressante. Elle me décrivait tellement bien l'endroit que je m'y voyais déjà, nous deux seules sans obligations, sans rien d'autre que nous, sans menace quelconque et surtout sans Démétri. Peut-être avec Caïus qui sait quoique je pense que ce ne serait pas aussi bien que seule avec ma sœur. Parce que maintenant nous l'étions dans le vrai sens du terme. La voiture ralentit puis s'arrêta.

-Nous devrons finir le reste du chemin à pied la maison est à cinq kilomètre à l'est. Vous pouvez y aller je vais prendre mon temps avec Bella.

-Je reste avec vous, renchérit Félix. Si tu veux je vais la porter.

-Non je m'en occupe ça va aller merci. Je préfèrerais que vous alliez régler vos comptes que nous puissions repartir sur une bonne entente lorsque nous serons à la maison. Je ne veux pas de tension, en tout cas le moins possible nous allons avoir à faire à un nouveau-né et il faudra éviter les situations à risques alors profitez du laps de temps qu'il reste pour éclaircir votre entente. Je vais quant à moi installer Bella et préparer la maison.

-Ce n'est pas une mauvaise idée. Allez chameau on va aller faire un tour, entendis-je dire Félix, ce qui aurait pu me faire sourire si j'avais pu.

-J'espère qu'ils vont se calmer tous les deux sinon je risque de faire un feu de joie pas tard, renchérit Rose, je supposais à mon intention.

Elle faisait ce qu'elle pouvait pour ne pas me secouer mais malheureusement le chemin devait être escarpé. Je l'entendis enfin soupirer et m'annoncer que nous y étions. Effectivement j'entendis le grincement d'une porte et je sentis de la poussière j'avais presque envie d'éternuer.

-Il va falloir un bon coup de nettoyage mais avant tout je t'emmène dans ta chambre. À l'origine c'était la mienne et celle d'Emmett mais je ne peux plus y rester alors si ça ne te fait rien je préfère que ce soit toi qui en bénéficie. Surtout qu'elle est bien agencée et qu'apparemment d'après ce que j'ai compris tu vas avoir certainement de la visite et je pense que cet espace vous sera agréable.

Ce que j'aimais avec Rose c'est que même dans cet état de souffrance elle essayait de m'aérer la tête et je lui dirais à quel point cela m'a été agréable parce qu'avec sa conversation ça me permettait de me concentrer dessus et de reléguer la douleur au second plan. Je sentis le soleil sur ma peau, elle avait dû ouvrir les fenêtres et les volets. C'était presque agréable avec cette air frais qui venait me caresser j'aurais pu souffler d'aise et de bien-être si la douleur lancinante de mon corps voulait bien m'oublier un peu. Mais je m'y habituais maintenant que je ne bougeais plus elle était presque supportable.

-Je vais revenir Bella, je vais aller faire un peu de ménage avant qu'ils rentrent.

Et le temps défila, je n'aurais su dire s'il passait vite ou non, vu que pour moi j'avais l'impression que c'était une éternité. Rose vint me voir et restait avec moi, de temps à autres c'était Félix qui me tenait compagnie et me racontait des histoires drôles. Il en avait des tonnes en réserve et je crois qu'il aimait bien charrier Rose car la majorité était sur les blondes. Du genre « Comment occuper une blonde pendant une heure ? Tu lui dis de classer les m&m's dans l'ordre alphabétique ». Ou encore celle qu'il lui avait personnellement dédiée « Pourquoi est-ce que les blondes conduisent des BMW ? Parce qu'elles peuvent l'épeler. » Et ma préféré « Qu'est-ce qu'une blonde intelligente ?... Un golden retriever. »

Si j'avais pu j'aurais ri d'ailleurs je pense avoir émis un gémissement, il dut croire que c'était un gémissement de douleur car il s'excusa et fut jeté hors de la chambre par Rosalie. Je devrais également lui dire que ce n'était pas une douleur mais une tentative de rire.

Démétri ne vint jamais me voir mais de toute façon pourquoi l'aurait-il fait ? D'après Rosalie ils avaient parlé et les choses s'étaient arrangées et tant mieux. Bien que je pense que le problème de Démétri c'était moi. Pourquoi fallait-il qu'il m'ait prise en grippe ? Et pour quelles raisons, parce que j'étais la compagne officielle d'Edward ? Parce que j'étais depuis peu la concubine de Caïus ? D'ailleurs je pense qu'il va falloir que j'évite d'associer ses deux phrases ou du moins les faire se suivre parce qu'elles me faisaient passer pour une femme aux mœurs légères. Pour en revenir à Démétri, le résultat au bout du compte était toujours le même je ne savais pas pourquoi il m'en voulait autant.

Je les entendais aller et venir taper pour remettre d'aplomb ceci ou encore cela, et je ne savais pas combien de temps il me restait à patienter dans cette tourmente. Mes perceptions s'étaient accentuées depuis quelques heures je supposais, mon ouïe, mon odorat, le touché également j'étais capable de sentir le mouvement délicat de Rosalie au-dessus de moi. Je savais que cela allait bientôt s'achever, Caïus m'avait expliqué les paliers de la transformation et le développement des sens était l'avant dernière étape, la dernière étant la plus douloureuse, l'arrêt de mon cœur et je crois que j'y étais car il s'emballait dangereusement ça me faisait peur, en fait non j'étais terrifiée.

J'entendis les trois occupants de la maison lâcher ce qu'ils faisaient pour arriver ventre à terre, donc oui j'y étais.

J'étais rongée par la trouille que mon cœur s'arrête, peur de mourir, j'y étais habituée à le sentir cogner dans ma poitrine. La douleur s'intensifia de partout dans mon corps mais elle fut plus dévastatrice sur l'organe moteur de ma vie d'humaine. Une douleur fulgurante et précise frappa directement mon organe qui s'arrêta brutalement ne résistant plus à l'attaque, sous mon hurlement inhumain, puis plus rien. Toute la souffrance des derniers jours envolée, une satisfaction et un soulagement intense s'emparèrent de moi, un silence inquiétant régnait dans la pièce j'ouvris les yeux en papillonnant.

-Rose peux-tu fermer les volets s'il te plaît j'ai les yeux un peu sensible. La lumière m'agressait certainement à cause du temps que j'ai passé dans le noir.

-Tout de suite, répondit-elle en s'exécutant.

Je pus les ouvrir doucement et bien que les volets ne laissaient plus passer le moindre filet de lumière, mais j'y voyais comme en plein jour. Je scrutais la pièce pour tomber sur mes trois vampires colocataires. Deux avaient un sourire avenant et le troisième me fixait sans ciller je plantais mon regard dans le sien. Il fronça les yeux ce qui m'agaça je grognais, ce qui me surpris. Mais je tentais de ne pas le montrer.

-Démétri va au salon pour le moment, tenta Félix.

-Non je reste ici de tout façon il va falloir qu'elle se fasse à ma présence.

-Je crois que c'est à toi de te faire à la mienne. Contrairement à toi je sais garder mes préjugés pour moi, repris-je irritée.

-Bella s'il te plaît ne t'occupe plus de lui pour le moment. Il faut éviter que tu ne t'énerves trop d'accord ? me dit Rose avec douceur et bienveillance.

-OK mais pourquoi restes-tu si loin de moi maintenant que je peux avoir des câlins digne de ce nom, elle se rapprocha et Félix ainsi que Démétri se tendirent tous les deux instinctivement.

-Ne vous inquiétez pas si elle avait voulu sauter sur l'un de nous elle aurait choisi Démétri, lança-t-elle en me prenant dans ses bras.

-Tu vas bien ? Tu n'as pas trop souffert ?

-C'était l'enfer. Au fait Félix ma préféré c'est celle du Golden retriever, lançai-je pour le dédouaner.

-C'est vrai ! Et donc ton gémissement c'était une tentative de rire ? renchérit-il moqueur.

-C'est ça, mais je ferais mieux la prochaine fois.

Il sourit mon regard se porta légèrement sur la droite et je vis que Démétri avait un léger rictus amusé également cela me statufia de surprise. Quand il vit ma réaction il se reprit bien vite se donnant une attitude détachée et insensible celle qu'il arborait en temps normal, mais je commençais à croire les paroles de Jane. Il ne devait être comme ça qu'en ma présence. Je décidais de ne pas m'en soucier nous allions devoir passer un an à cohabiter donc j'aurais le temps d'essayer de le comprendre.

Je fermais les yeux et me concentrais sur les odeurs il y en avait une qui me plaisait par dessus tout. J'essayais de voir de qui elle provenait, la plus proche de moi c'était fleur de coton et rose un mélange de parfums subtil, doux et léger à la fois qui correspondait tout à fait à Rosalie. Il y en avait une autre un mélange d'amande et de bergamote je crois, je n'ai jamais été fan de cette dernière senteur mais l'amande adoucissait le tout et la rendait supportable mais la troisième était véritablement celle que je préférais, l'odeur de la terre après la pluie mélangé à une senteur de cèdre, j'avais l'impression que je connaissais cette senteur quelque chose venant de mon passé. Je me laissais guider par elle il fallait que je sache à qui elle appartenait, c'était plus fort que moi, instinctif.

-Qu'est-ce que tu fais Bella ? me demanda Rosalie surprise que je la lâche.

-Je cherche, lui répondis-je sans ouvrir les yeux me guidant seulement à l'odorat.

Je m'arrêtais une seconde devant l'odeur de bergamote et d'amande, puis je perçus la petite note de cèdre qui perçait et je la suivis qu'est-ce qu'il sentait bon, je me plaçais devant l'épicentre de cette concentration et humais encore un peu avant d'ouvrir les yeux, une odeur si viril ne pouvait venir que du plus viril des deux hommes et j'étais heureuse car j'allais pouvoir en profiter plus aisément. Mais quelle ne fut pas ma surprise de voir que se tenait droit face à moi Démétri. Je grognais de mécontentement.

-Merde ! jurai-je sortant de la pièce en lui lançant un regard noir.

-Qu'est-ce qu'il lui prend ? demanda Félix perdu.

-Je crois qu'elle espérait que mon odeur t'appartienne, reprit Démétri qui avait tout saisi et ce qui me mit encore plus en colère, j'avais une envie de tout casser.

J'arrivais à une porte qui menait à l'extérieur j'allais pour l'ouvrir quand Rosalie me demanda.

-Attends-moi nous allons aller chasser, tu arriveras mieux à te contrôler après, j'avais oublié que je serais plus irritable pour l'année à venir.

-Je ne sais pas chasser ! répondis-je paniquée.

-C'est un peu comme ce que tu viens de faire, tu flaires et pour le reste ton instinct agira naturellement, je fronçais les sourcils au fait qu'elle fasse allusion à mon comportement que je venais d'avoir. C'est normal ton comportement a changé, tu es plus sauvage et instinctive, mais ça ne reste pas comme ça, me dit-elle comprenant mon malaise. Vous faites le tour du périmètre de chasse pour éviter une rencontre hasardeuse on ne sait jamais il fait beau il va y avoir des randonneurs et Bella pourrait capter l'une de leurs odeurs.

-Oui on y va Démétri tu t'occupes du secteur Est et Nord moi celui Sud et Ouest.

-On se prépare à une mission commando ? demandai-je. Ils m'inquiétaient à préparer la chasse de cette façon.

-Non c'est juste pour que l'on se sente utile, répondit Félix. Et puis si vraiment on tombe sur des humains on les videra avant que tu n'arrives comme ça tu n'y toucheras pas, je souris à la tentative réussi de Félix de me faire sourire afin de soulager mon angoisse.

-Allez viens Bella on y va, m'incita Rosalie.

Nous prîmes trois directions différentes la sensation que me provoquait la course était merveilleuse je pouvais slalomer entre les arbres à une vitesse vertigineuse et avec une aisance déconcertante. Et cette sensation de liberté que j'éprouvais à ce moment c'était bien au delà du bien, j'aimais courir et j'aimais la vitesse.

-Bella arrête-toi je ne peux pas te rattraper, cria Rosalie derrière moi. Je m'exécutais et retournais à ses côtés penaude je n'avais même plus fait attention à ma sœur.

-Désolée j'étais prise dans cette sensation de course c'est inimaginable, elle sourit.

-Oui je te comprends mais il va falloir que tu te brides un peu parce que tu es beaucoup plus rapide que moi, et que je ne peux pas te suivre.

-Et c'est normal ?

-Oui d'une part tu es un nouveau-né et comme chez tous les humains nous avons des rythmes différent tu seras plus rapide que moi mais je pense moins qu'Edward. Allez concentre-toi, ferme les yeux et laisse ton odorat te guider cherche les odeurs et dis-moi ce que tu sens et entends.

Je m'exécutais et me laissais aller je pouvais entendre le bruissement des feuilles, des insectes ramper, puis les battements d'un cœur rapide, j'essayais de diriger mon flaire dans la direction d'où provenaient les battements de cœur. Je réussis sans trop de mal ma bouche se remplit de venin et je partis dans la direction de cette odeur alléchante.

Je parcourus une bonne distance ce qui me surpris puis arrivée à proximité de ma proie, je me baissais courant moins vite et sans bruit à demi baissée, à l'affut d'un mouvement de mon prochain repas. C'était un lynx, il était lui même en train de manger et cette odeur de sang était désagréable mais elle me fit perdre la tête je ne voyais rien d'autre que le lynx, j'entendais son sang pulser et plus bruyamment au niveau de son cou. Je lui sautais dessus sans qu'il n'ait le temps de voir quoi que ce soit d'un mouvement rapide et précis je maintins sa gueule dans l'une de mes mains et son corps dans l'autre et je plantais mes dents dans sa fourrure. Un liquide autre que mon venin emplit ma bouche et calma un peu cette frénésie qui m'avait habité quelques secondes plutôt.

Le sang de l'animal m'apaisa mais pas suffisamment il m'en fallait encore je fermais les yeux et me laissait aller de nouveaux.

Je perçus plusieurs cœurs, et me concentrais dessus comme précédemment, puis je partis dans cette direction même si les odeurs étaient moins alléchante je savais que le liquide allait m'apaiser et je ne recherchais que cela. J'arrivais sur une harde de six chevreuils, je repérais le plus gros et me jetais dessus aussi rapidement que pour le lynx je le maîtrisais et plantais mes dents dans son cou, les autres individus prirent bien évidemment la clef des champs. C'était d'une efficacité déconcertante, je me calmais rapidement. Une fois terminé je jetais le cadavre au sol et je profitais de l'endroit, ce silence brisé par la vie de la foret au loin. Je m'installais dans l'herbe attendant que Rose me rejoigne.

J'étais à peine installée sur le sol qu'une odeur des plus renversante m'atteignit, je grognais de satisfaction. Ça sentait tellement bon que je ne m'étais même pas aperçu que je n'avais plus le contrôle de mon corps et que je me dirigeais rapidement dans la direction de l'odeur alléchante. Plus rien ne comptait pour moi que d'avoir pour moi la source de tentation extrême. Puis je fus saisi par la fragrance de Démétri qui arrivait face à moi et me barrait le chemin m'amenant à ma proie. Je savais que c'était un humain mais qu'importe il sentait si bon que je pourrais faire une toute petite entorse à mon régime. Je lui grognais dessus menaçante il n'allait pas me le prendre, il était à moi, je me faisais peur je ne me reconnaissais pas mais je ne pouvais pas m'empêcher d'agir comme je le faisais mon instinct était le plus fort.

-Coupe ta respiration et fais demi-tour, m'ordonna-t-il.

-Non je le veux, grognai-je. Va t'en !

-Je ne crois pas ! me fit-il en s'approchant de moi dangereusement.

Je redoublais mes grognements en reculant, il était une menace pour moi en tout cas c'est comme ça que je le percevais. Mais je compris qu'il essayait de me repousser pour m'emmener loin de l'humain et il était hors de question que je le laisse faire. Je me stoppais sous son regard interrogateur, puis j'analysais la situation. J'étais rapide et forte peut-être moins rapide que lui mais plus forte c'était sûr, Rosalie m'avait expliqué ce qu'impliquait mon statut de nouveau-né.

Très bien j'aurais ma proie par la force et ça me permettra de mettre les choses au clair une bonne fois pour toute qu'il arrête de me traiter comme il le faisait. Je décidais de l'attaquer, je pris une posture que je jugeais d'agressive et un grognement plus violent et menaçant sortit de ma gorge.

-À ce petit jeu tu ne gagneras pas ! J'ai plus d'expérience que toi, me fit-il clairement amusé sans pour autant adopter de posture identique à la mienne non il était serein avec un sourire sarcastique sur les lèvres.

Il m'énervait deux fois plus, nouveau grognement de ma part et je me lançais sur lui. Il adopta enfin ma posture et attendit que je lui arrive dessus. Mais je me rendis compte dans la manœuvre que du coup je pourrais le contourner le prenant à contre pied. Ce que je fis.

-Merde ! cria-t-il. Bella arrête-toi !

Je courus aussi vite que je le pouvais, mais ce ne devait pas être suffisant car il arriva sur le côté je ne sais pas comment il s'y était pris d'ailleurs car il aurait dû normalement être derrière moi. Il me plaqua au sol comme les joueurs de rugby. Nous roulâmes dans la puissance du choc, j'essayais de me libérer je grognais encore et toujours mais il me répondait il avait perdu son sourire et laissait libre court à ses sentiments pour moi c'est-à-dire sa colère. Je reçus une gifle ce qui m'énerva encore plus, je voyais rouge, il avait osé me lever la main dessus je redoublais mes efforts pour me sortir de sa prise.

-Calme-toi bordel, c'est pour toi que je fais ça ! me cria-t-il dessus.

Bien sûr il me frappe pour mon bien l'abruti il va croire que je vais gober ça en plus. Je commençais à prendre le dessus, j'étais effectivement plus forte et il le sentit. Son regard me transperçait, dans un dernier effort il puisa dans les fonds de force qu'il lui restait pour me plaquer de nouveau au sol. Il se mit sur moi et sans que je comprenne ni ne voit venir quoi que ce soit ses lèvres étaient sur les miennes. Ce qui me surpris je cessais subitement toute la résistance que j'avais déployé et le laissais faire.

Pourquoi ?je n'en savais rien, ses lèvres au départ dures contre les miennes devinrent plus douces, caressantes. Pourquoi est-ce que je le laissais faire ? Et surtout pourquoi est-ce que je répondais à son baiser ? Pourquoi n'avais-je pas assez de volonté pour me sortir de cette étreinte ? Il se fit plus entreprenant passant une main sous mon haut pour toucher ma peau et caresser mon ventre. Je gémis de contentement à son touché. Je le sentis sourire alors qu'il continuait de m'embrasser. La délicatesse de ses caresses, la gourmandise de son baiser associé à son odeur je me perdis contre lui. Je pouvais sentir son érection contre mon bas-ventre, et je me mis à onduler cherchant un contact avec cette partie de lui que je voulais tant sur le moment.

-Tu sens si bon, gémis-je alors qu'il venait de lâcher mes lèvres pour parcourir mon cou en y déposant de tendre baisers.

-J'ai cru comprendre, répondit-il amusé.

Sans pour autant cesser ses baiser. Il remonta mon haut et caressa un de mes seins d'une main alors qu'il embrassait l'autre. Mes gémissements se firent plus sonore et rapprochés. J'avais quant à moi empoigné sa crinière désordonné, si j'avais cru que Caïus était doué, je ne savais pas comment qualifier Démétri à moins que cela était dû à ma nouvelle perception du touché vu que tout était amplifié peut-être que les sensations aussi. Puis tout à coup un éclair de lucidité, Caïus, qu'est-ce que je faisais là ? Puis tout s'enchaina, je sentis la fragrance de Félix d'abord puis celle de Rosalie alors que nous étions dans une situation des plus compromettantes.

-Qu'est-ce que tu fais ? Recule-toi ! tonna la voix froide de Rosalie, je sentis Démétri être arraché à moi et je vis que c'était Félix qui en était le responsable. Je grognais de colère accompagné par Démétri.

-Je serais toi je me calmerais tout de suite. Tu te rends compte de ce que tu fais là ? cria-t-il. Elle est à Caïus ! Tu tiens si peu à la vie ou quoi ? s'emporta vivement son ami.

-Lâche-moi pour commencer et je te raconterais.

-Ça va Bella ? me demanda Rosalie qui était à mes côtés m'aidant à me rhabiller.

-Euh !... Oui, répondis-je mal à l'aise et très gênée.

-Elle a senti la présence d'un humain elle a voulu le traquer...

-Et tu n'as pas trouvé mieux que de lui faire l'amour pour lui faire passer l'envie de drainer l'humain, coupa Félix pas content du tout.

-C'est presque ça ! Si tu voulais la fermer deux secondes je pourrais te dire ce qu'il s'est passé.

-J'ai eu le dessus sur lui lorsque nous nous sommes battus et c'est le seul moyen qui m'ait détourné de ma frénésie pour le sang de l'humain, expliquai-je rapidement. Seulement je n'ai pas pu me contrôler. Je n'arrive pas à contrôler mon corps il ne fait pas ce que je veux, me plaignis-je à Rose.

-C'est normal Bella c'est ce que je te disais tout à l'heure ce sont tes instincts qui prennent le pas sur ta volonté. Et le besoin d'accouplement est un instinct qui est aussi puissant et primitif que celui de boire du sang.

-Bella a une raison valable mais toi tu aurais dû te reprendre quand tu as vu qu'elle avait cessé de lutter.

-C'est de ma faute si cette sorcière est aussi une nymphomane ? J'aurais bien aimé t'y voir toi ! En tout cas je comprends comment Caïus a conclu aussi vite. Elle est plus rapide que l'éclair, dit-il en me tournant le dos.

L'insulte m'atteignit de plein fouet et me fit plus mal que la gifle dont il m'avait gratifié quelques minutes plutôt. Je grognais et me libérais de l'étreinte de Rosalie, je lui sautais dessus mais il m'avait entendu arriver il se retourna au moment où j'atterris sur lui je le dominais et j'étais très en colère.

-Qu'est-ce que je t'ai fait ? criai-je en colère.

-T'en as pas eu assez ? me dit-il se laissant maltraiter et dominer. Deux bras puissants me saisirent et me retirèrent de lui.

-Rosalie prends ta sœur et ramène-la à la maison. Nous arriverons plus tard, trancha Félix en me plaçant autoritairement dans les bras de ma sœur.

-Si tu ne le calmes pas Félix je le ferais moi en appelant Caïus, menaça Rosalie.

-Ne fais rien pour le moment ! Je vais arranger ça, renchérit le grand costaud.

Nous partîmes en direction de la maison, elle garda le silence durant le trajet quant à moi je me demandais comment j'avais pu me laisser aller avec lui. J'aurais dû savoir qu'il n'était pas sincère que ce qu'il avait fait n'était pas l'effet d'une attirance envers moi. Mais qu'est-ce qui m'avait pris ? Et maintenant il me prenait pour la salope de service. Et depuis quand ce qu'il pensait de moi avait de l'importance ? Nous arrivions à la maison et j'allais directement m'installer dans un fauteuil du salon.

-Bella tu n'y es pour rien arrête de t'en vouloir, tenta de m'apaiser ma sœur.

-Tu parles je savais qu'il n'était pas sincère mais pourquoi est-ce que je n'ai pas pu le repousser. Et portant j'avais toute ma tête, merde ! m'énervai-je.

-Bella arrête de t'apitoyer. Nous ne te laisserons plus seule avec lui. Et si tu apprends vite à te contrôler nous pourrons rejoindre le château et tu n'auras plus à le supporter.

-C'est facile à dire. Je n'ai pas pu me retenir tout à l'heure.

-Tu as quelques heures tu t'attendais à quoi ? À avoir un contrôle parfait ? C'est impossible personne n'est capable de ça. Alors maintenant tu arrêtes de t'apitoyer, tu te bouges et tu te prends en main. Tu vas commencer par appeler Caïus pour lui dire que tu as terminé ta transformation et lui dire que tu as chassé. Je te laisse le soin de choisir si oui ou non tu tiens à lui dire pour ce qu'il s'est passé avec Démétri. Ensuite nous avons le toit à finir alors tu monteras avec moi et nous allons le terminer, d'accord ?

-Tu étais quoi militaire dans ta vie humaine. C'est quoi ce côté dominateur ? lui demandai-je avec un sourire.

-Je sais ce que tu ressens et je sais ce qu'il te faut.

-C'est la vertu des grandes sœurs.

-On peut dire ça sauf que tu fais plus vieille que moi, maman.

-Arrête je n'ai que vingt cinq ans, tu vas me faire passer pour une grand-mère.

-Une grand-mère avec un corps de rêve, fit Félix en rentrant.

-Où est Démétri ? demanda Rose.

-Pas loin il réfléchit à ce que je viens de lui dire, dit-il en caressant le poing. Je lui souris le remerciant silencieusement.

-Tiens Bella ton téléphone la touche 1 est le raccourci pour appeler Caïus. Fais-le maintenant après nous allons finir le toit et nous commencerons l'entraînement.

Je pris le téléphone et j'allais dans ma chambre, en faisant enfin attention à la maison. C'était une maison de plein pied vaste et spacieuse. La décoration était moderne et épurée, deux canapés en cuire noir, un écran géant, une console qui fut prise d'assaut par Félix. Une bibliothèque dans le même style que le reste de la maison. Je passais devant une porte qui se trouvait être une cuisine avec un équipement plus ou moins moderne, cela montrait que Rosalie n'était pas revenue dans cette maison depuis je dirais une dizaine d'années. Puis ce fut le couloir, ma chambre était la première et il y en avait apparemment quatre autres d'après les portes que je pouvais compter. Je rentrais dans ma chambre qui était dans les ton bordeaux avec un lit noir d'une envergure démesurée, au fond la porte ouverte était ma salle de bains et la porte juste à côté était le dressing. J'avais semble-t-il la plus grande des chambres et elle était magnifique et surtout je m'y sentais à l'aise. Je pris mon téléphone et soufflai un bon coup. J'appuyais sur la première touche en attendait la sonnerie.

Celle-ci n'eut pas le temps de se terminer qu'une voix d'homme se fit entendre.

-Bella, c'est toi ?

-Oui maître, c'est moi.

-Comment vas-tu ?

-Je vais bien, je me suis réveillée il y a quelques heures et Rose m'a emmené chasser.

-Et comment trouves-tu tes nouvelles aptitudes ?

-J'adore courir et sentir le vent fouetter mon visage, cette vitesse c'est exaltant, racontai-je enjouée et pleine d'engouement.

-Je vois as-tu eu l'occasion de mesurer ta force ?

-Pas tout à fait mais nous allons commencer les entraînement et je sens que je vais aller taquiner un peu Félix.

-Fais attention à toi. Je passerais dans trois jours avec Alec.

-J'ai hâte de vous voir.

-Moi aussi Bella, moi aussi. Et comment ça se passe avec Démétri ?

-Nous nous ignorons. Mais ça va il fait son travail comme il se doit, il sécurise mon périmètre de chasse et pour le moment tout va bien, je m'en voulais de devoir lui mentir mais si je ne le faisais pas il viendrait sur le champs pour le tuer de ses mains et bien qu'il mériterait ce destin je ne voulais pas en être responsable.

-Très bien que les choses continue dans ce sens. J'aimerais que tu gardes ton téléphones sur toi, je t'appellerais dès que je serais seul pour le moment ce n'est pas le cas, donc je vais te laisser j'ai des affaires à régler.

-Très bien je garderais mon téléphone avec moi et j'attendrais que vous me contactiez.

-Tu peux le faire aussi si tu as des soucis n'oublies pas.

-Non je n'oublies pas. Passez une bonne journée et j'attends votre appel.

-À bientôt Bella, et il raccrocha. Ce coup de téléphone me fit culpabiliser deux fois plus.

Dire que j'avais embrassé Démétri alors que j'étais officiellement avec Caïus.

-Bella arrête de ruminer et ramène tes fesses ici nous devons finir le toit.

-Comment fais-tu pour savoir ce qu'il se passe dans ma tête ? demandai-je en me levant et en allant la rejoindre au salon.

-Je te connais depuis des années c'est tout. Tu as toujours été bileuse et capable de te reprocher les erreurs de chacun leur trouvant des excuses.

-Pour le coup tu ne peux pas réfuter que je suis la principale responsable.

-À ce que j'ai vu vous étiez deux dans cette situation et si nous ne serions pas arrivés il ne se serrait certainement pas arrêté. Mais nous sommes arrivés et rien de grave ne c'est passé. Est-ce bien clair Isabella ?

-Je n'aime pas que tu m'appelles comme ça.

-Je sais c'est pour cela que je le fais pardi. Et puis je pense que tu as bien fait de ne rien dire, c'était juste un petit dérapage sans conséquence tant que cela ne se reproduit pas.

-Ouais tu as raison.

-Bon qu'est-ce que tu fais ? Ce toit ne va pas se réparer tout seul. Félix lâche cette console et viens aussi.

-Oh les filles pour une fois que je peux être tranquille deux minutes.

Il se leva et vint nous rejoindre, et nous passâmes le reste de l'après midi à refaire le toit, nous aurions pu faire ça en vitesse rapide mais avec mon aisance à briser les tuiles Rosalie avait préféré que je reste à les regarder travailler ce qui nous empêcha pas de passer un bon moment, entre railleries, chamailleries, et blagues en tout genre.

De la place que j'occupais je pouvais voir si je le souhaitais Démétri assis contre un arbres plus loin il nous observait, mais ne vint jamais nous rejoindre, et moi je fis celle qui ne le voyais pas. Je me sentais plus vraiment en colère contre lui, parce qu'il semblait si incertain et vulnérable, mais son côté versatile me prenait vraiment de court je ne savais pas quoi faire avec lui. De toute façon j'avais dit à Caïus que nous nous ignorions et il fallait que je me tienne à ce que je lui avait dit. Je ne me ferais plus avoir par Démétri, il savait que je ne lui étais pas totalement insensible, il l'avait senti à deux reprises à l'aéroport et lors de notre petite incartade et je me demandais tout compte fait s'il n'essayait pas de me faire succomber pour se venger de Caïus. Après tout ils se détestaient et je me demandais si, dans l'histoire, je n'étais pas un moyen pour qu'il puisse atteindre Caïus. En tout cas si vraiment c'était le cas il n'aurait plus jamais l'opportunité de pouvoir atteindre l'homme qui partageait mon existence.


Alors ce petit dérapage vous y avez cru :) lol. Comme vous pouvez vous en douter je ne vais rien lui épargner à notre traqueur... mais tout cela pour notre propre plaisir. 

Le bouclier

Chapitre 9 : La maîtrise de soi

Depuis quatre mois que je maîtrisais mon bouclier, et j'essayais depuis de me concentrer sur mon propre contrôle. J'avais deux entraînement hebdomadaire le premier à l'arrivée d'Alec et Jane qui venaient tous les deux chaque week-end. Les maîtres ayant décidé que c'était une bonne chose que nous nous entendions pour nos futures collaborations. Donc il favorisaient en nous permettant de passer de bons moments ensemble même si leur présence n'était plus obligatoire vu que je maîtrisais mon bouclier.

Caïus n'était venu que deux fois et je dois dire que de chaque côté l'absence et l'abstinence avaient fait que nous n'avions pas quitté ma chambre ces deux reprises même pas pour aller chasser en plus je pouvais espacer légèrement mes « repas ». Je pouvais dorénavant y aller une fois tous les trois jours, ce qui était d'après Rosalie un exploit. Je n'aurais pas pu le faire avant mon année révolue, ce qui me me poussait encore un peu plus pour mes séances de tortures, l'adaptation au sang et ma capacité de contrôle. À chaque fois mes réactions étaient les mêmes, je me jetais sauvagement sur les morceaux de tissus qu'ils me présentaient et il fallait toute la force de Félix, la rapidité de Démétri, et la ténacité de Rose et Jane pour arriver à me maîtriser. Alec étant celui qui se proposait à chaque fois pour tenir le tissu à croire que c'était lui le maso. Je n'arrivais toujours pas à me canaliser assez pour me retenir de sauter sur Alec.

Aujourd'hui devait arriver Alec et Jane et j'avais été chasser plus que de raison pour réussir. Je devais retourner au château, je n'en pouvais plus d'être seule il fallait que j'aille le rejoindre. Même si je ne pouvais être constamment avec lui j'aurais au moins plus d'opportunité qu'ici. Il avait toujours une affaire qui le retenait là-bas et ça m'agaçait en plus Rosalie avait elle aussi besoin d'être avec Alec, elle était tellement heureuse avec lui elle rayonnait.

Alec et Jane arrivèrent et comme toujours je les attendais dehors entourée de mes amis et Démétri. Avec lui c'était carrément la guerre froide, cette fois-ci nous nous parlions même plus et cela faisait quatre mois que ça durait et personnellement ça me convenait très bien. Alec et Jane nous firent face Jane s'approcha légèrement pour rester entre son frère et moi. J'avais retenu ma respiration et j'attendais le feu vert pour respirer et commencer le test.

-C'est bon Bella respire, me dicta Alec.

Je m'exécutais une odeur enivrante envahit tout mon espace olfactif, je me crispais et tentais de résister un grognement sourd jaillit de ma poitrine, mais je restais comme statufiée tous mes muscles tendus au maximum, je sentais tout le monde se rapprocher de moi alors que mes yeux étaient encrés dans ceux d'Alec je savais que mon regard ne devait pas être attentionné mais il ne cilla pas et maintint le contact. L'odeur devint entêtante, obsédante, je ne voulais pas lâcher prise, mais je sentais que je perdais pied j'allais encore céder et je ne voulais pas. Puis je fis la seule chose que je pensais être au mieux surtout si j'avais été devant un véritable humain. Je fis demi-tour et partis en courant dans le sens opposé sous les hoquets de surprise de Rosalie et Félix. Derrière moi courrait Démétri, plus loin je savais que le reste suivait. Je courrais pour mettre le plus de distance possible entre le tee-shirt imbibé et moi. Au bout d'un certain temps je ralentis et je m'arrêtais, j'étais au bord d'un ruisseau et je m'asseyais contre un arbre qui le bordait. Démétri arriva et resta en retrait gardant le silence qui nous était coutumier, et je dois dire que comme ça il ne me dérangeait pas j'avais son odeur sans son sarcasme tout bénéfice pour moi. Puis vint le tour de Rosalie et Félix suivis par les jumeaux.

-Et bien tu m'as bluffé Bella, m'indiqua Rose.

-Ouais moi aussi.

-C'est la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas sauter sur Alec.

-Et c'est un bon début, renchérit Jane, maintenant il va falloir que tu apprennes à rester devant cette odeur sans t'enfuir.

-Chaque chose en son temps, reprit Rose. C'est déjà un grand pas de franchi aujourd'hui.

-Oui mais il faut que ça aille vite, je veux retourner au château.

-Mademoiselle s'ennuie, me taquina Félix

-Oui j'en ai marre d'être ici. Pas que je n'aime pas Rose c'est juste que...

-J'ai compris ne t'inquiète pas, je sais pour moi aussi ça devient difficile d'être retirée du monde.

-Quand je reviendrais je t'emmènerais l'odeur la plus alléchante qu'Heïdi nous ramènera, m'informa Félix. Comme ça si tu parviens à résister au plus difficile le reste sera plus facile pour toi et je pense avoir deviné tes goûts.

-Pourquoi les humains ont des goût différents ?

-Ben comme tes animaux je suppose, répondit Félix.

-Oui c'est juste, je n'avais jamais pensé à ça. Et quels seraient mes goûts ? demandai-je curieuse.

-Je pense que pour toi ce serait le type européen de l'est et homme je dirais.

-Comment sais-tu cela ?

-Tes réactions devant les morceaux de tissus. Tu es plus difficile à retenir lorsque nous te ramenons ce type d'odeur. Heureusement que tu es végétarienne sinon ce serait un véritable massacre au château ?

-Pourquoi ? demanda Rose.

-C'est également le met préféré de son plus grand fan, dit-il en s'esclaffant de rire. Un grognement se fit entendre venant de Démétri.

-Bien évidemment ! repris-je dans un soupir fataliste.

-Je rentre ! annonça Démétri en faisant demi-tour.

-Attends-moi lapin je rentre avec toi, le charria Félix.

Un nouveau grognement vint en réprobation au surnom affectif dont il venait de l'affubler sous nos sourires mi railleurs, mi amusés.

Nous passions un peu moins de temps à nous entraîner, vu que j'avais de bonnes bases de combats et que je maîtrisais mon bouclier. Donc avec Jane nous passions notre temps à discuter et à laisser les amoureux seuls.

-Qu'est-ce que tu penses de la relation entre Rose et Alec ? me demanda Jane alors que nous étions sur le rocher où j'étais venu rejoindre Caïus lors de sa première visite.

-Je n'en sais rien je ne me suis jamais posée la question. Et puis elle est si bien quand il est avec elle. Je pense que j'approuve.

-Oui moi aussi, mais je me demandais si... S'il serait possible qu'ils soient de véritable compagnons tous les deux ?

-Je ne sais pas Jane, bien que je sois censée avoir le mien je ne sais pas ce que cela fait. Et pour être franche je n'y crois pas vraiment à tout ça.

-Sérieusement ?

-Non pour moi je pense qu'avec le temps nous pouvons trouver quelqu'un d'autre avec qui se sentir bien. Mais je ne pense pas que l'on soit destiné à une seule personne. Regarde pour Caïus il avait une compagne et maintenant je suis là et bien que je ne sache pas comment il était avant je sais qu'il est heureux quand il est avec moi. Et puis pour Edward si vraiment c'était aussi excessif que tout le monde le prétend, il n'aurait jamais pu s'éloigner de moi et encore moi aller batifoler avec une autre.

-Tes arguments tiennent la route mais regarde le cas de Marcus qui ne se remet pas de la disparition de son épouse, et Aro qui ne peut rester plus de quelques jours sans la rejoindre.

-C'est une question de caractères je pense. Enfin c'est ma propre opinion.

-Je ne sais pas, moi je sais que je peux m'éloigner de Santiago mais lorsque cela se fait, il devient une véritable obsession. Je n'ai plus que lui en tête.

-Je suis comme ça avec Caïus, et pourtant il avait son âme-sœur et je sais que nous ne sommes pas destinés à finir notre vie ensemble.

-C'est différent le lien entre un vampire et son créateur. On peut dire que vos liens sont particulièrement différents de tous les autres. Vous êtes amants et c'est lui qui t'a mordu c'est son venin qui coule dans tes veines. La transformation est une sorte de possession, on est lié à celui qui nous mord parce que son ADN se mélange au tien.

-Et qui est ton créateur ?

-C'est Aro qui nous a mordu nous étions une exception. Les seuls à avoir été transformés par un des régents.

-Il n'y en a pas d'autre ?

-Alec, toi et moi sommes les seuls à avoir pareils privilèges et comme tu peux le constater nous sommes assez exceptionnels. Une élite en quelque sorte.

-Qui a mordu Démétri ?

-Je ne peux pas te le dire, Bella.

-Encore ton serment ?

-Oui, répondit-elle simplement.

-Si je le découvre seule tu ne le romps pas, je pourrais essayer, bien que j'avais déjà mon idée sur qui était derrière ce serment.

-J'aimerais que tu ne t'y attardes pas trop Bella. Je voudrais éviter d'avoir des problèmes, m'indiqua-t-elle désolée.

-OK je ne ferais rien pour te mettre dans l'embarras.

-Merci. Bien si nous allions interrompre nos deux tourtereaux. J'aimerais bien te montrer le dernier film sorti de Tom Harding, je souris à l'initiative.

-Tu sais je crois que rien ne pourra les déloger de leur chambre. Si nous allions le regarder sans eux.

-Pourquoi pas.

Les deux jours passèrent tranquillement dans la détente et l'allégresse. J'avais profité d'un moment où ils étaient sortis pour aller « explorer les alentours » afin de dévisser toutes les structures de leur lit. Il fallait bien passer le temps et puis à force de traîner avec Félix je crois que sa gaminerie m'avait contaminée. Jane n'avait pas voulu participer car selon ses propres mots elle tenait à sa vie. Ils tardèrent à venir tant et si bien que je crus que ma blague allait tomber à l'eau. Ils rentrèrent les vêtements tout fripés nous avions échangé un regard complice avec Jane, puis nous avions reporté notre attention sur la télé. Ils restèrent quelques instants avec nous, puis voyant qu'ils ne décampaient pas je les poussais car s'ils tardaient trop Félix et Démétri reviendraient et je n'aurais pas la chance de m'amuser avant.

-Vous devriez aller vous laver vous puez le sexe. Pensez aux abstinents bon sang !

-Petit le jeu de mot on dirait Félix, se moqua Alec.

-Tu n'as pas idée à quel point il lui a déteint dessus, renchérit Jane amusée. Mais elle a raison allez vous laver avant qu'ils reviennent ce qui ne saurait tarder.

-Oui elles ont raison viens chéri, fit Rosalie avec un sourire prometteur.

Nous échangions un nouveau regard avec Jane. Ils disparurent dans la chambre de ma sœur, puis nous entendîmes des bruitages qui ne laissaient aucun doute quant à leur activité. J'entendis le déchirement d'un vêtement.

-Je l'aimais bien celui-ci, bougonna Rose.

-Je t'en achèterais des dizaines si tu veux, ils gémissaient ensemble quand soudain un raffut du tonnerre se fit entendre et je ne pus retenir mon rire.

-BELLA ! tonna la voix menaçante de Rose.

-Je serais toi je me sauverais, Rosalie sortit de la chambre comme une furie.

Je décampais rapidement j'ouvris la porte et à moins de deux mètres se tenaient Démétri et Félix qui rentraient je n'eus pas d'autre choix que de sauter par dessus eux pour échapper à la colère de Rose. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire. J'arrivais devant l'abri-bois transformé en ce qu'ils appelaient une cuisine d'été. Je tournais autour.

-Si je te mets la main dessus Swan je te jure que je vais te faire passer l'envie de rentrer dans ma chambre, je me remis à courir en retournant vers Félix je me planquais derrière lui comme une gamine. Il rit avec moi mais plus de la tenue de ma sœur que de la scène que nous jouions.

-Félix attrape-la-moi s'il te plaît.

-Pourquoi qu'est qu'elle a fait ? demanda celui-ci.

-Rien que tu n'aurais pas fait toi même, répondis-je amusée.

-Mais encore ?

-J'ai dévissé leur lit alors qu'ils étudiaient la flore environnante, repris-je toujours en riant devant la colère de ma sœur.

-Isabella, Marie Swan arrête de faire ta gamine, et assume tes conneries.

-Mais bien sûr, repris-je alors que je la narguais et que Félix posa son bras sur mes épaules.

-C'est qu'elle apprend vite la petite, Alec débarqua à son tour, lui souriait contrairement à sa moitié.

Un sourire perfide traversa le visage de ma sœur alors qu'elle me toisait. J'en perdis le mien et mon rire s'étrangla dans ma gorge.

-Qu'est-ce que tu vas faire Rose ? demandai-je soucieuse.

-Démétri s'il te plaît... je ne la laissais pas finir que je partis en courant.

Lui allait sans aucun doute tenter de m'attraper juste pour le plaisir de ne pas aller dans mon sens. Et comme je m'y attendais il me poursuivit. Il allait m'attraper et je zigzaguais juste au dernier moment, celui où il allait me mettre la main dessus. Je continuais à courir voulant le semer, je réussis à lui échapper grâce à de nombreux efforts et de stratégies. Je m'arrêtai net quand je sentis plusieurs odeurs alléchantes, un vrai buffet garnis, j'étais arrivée sur un sentier ombragé où plusieurs randonneurs avançaient dans ma direction. Je les entendais rires, mais surtout j'entendais les pulsations de leur sang dans leur veines, les battements de leurs cœurs. J'étais paniquée incapable de bouger, alors que les trois randonneurs remontaient vers moi.

-Retiens ta respiration, me dit-il d'une voix compatissante.

-Retiens-moi au cas où ?

-Bien sûr, viens laisse-toi faire et n'oublies pas de retenir ta respiration.

Il m'entraîna un peu en retrait il me poussa doucement contre un arbre il se tint devant moi. Il me fixa dans les yeux, son regard n'exprimait aucune animosité contrairement à d'habitude, il avait un regarde doux et compatissant, presque tendre.

-Ne regarde rien d'autre que moi, même lorsqu'ils vont passer à proximité et que les battements de leur cœurs seront plus puissant. D'accord.

-Oui, répondis-je.

-Ne parle pas non plus sinon tu vas être obligée de respirer, ce qui était déjà trop tard, il dut le voir au changement de couleur de mes yeux qui à l'origine tiraient sur le orange, mais là ils devaient êtres noirs.

-Concentre-toi sur moi Bella, il se rapprocha plus encore, il était collé à moi je suppose que c'était pour m'empêcher de sauter sur les humains. Ça ne te réussit pas de rester avec Félix tu deviens aussi puéril que lui, dit-il sur un ton dégagé et en souriant.

Je dois admettre que son sourire m'hypnotisait toujours il était tellement... tellement... je ne trouvais même pas les mots, en tout cas j'aimais le voir sourire. Je pense que j'ai dû lui rendre son sourire car il vint poser un doigt sur mon menton il traça un chemin jusqu'à ma lèvre inférieure.

-Tu as un joli sourire Bella.

-Le tien n'est pas mal non plus, merde j'avais oublié les odeurs des humains, il me regarda avec un air de reproche. Mais je me rendis compte que leurs odeurs étaient moins entêtantes mêlées à celle de Démétri.

-Sers-moi, je pense que je peux résister, je veux essayer.

-C'est risqué Bella, je ne serais peut-être pas assez fort pour te retenir à moi tout seul.

-Je pense que si et j'arrive à me contrôler pour le moment. Et puis si tu n'y arrives pas je t'invite à dîner, c'est le moins que je puisse faire, il rit à ma tentative d'humour.

-OK, dit il je l'enlaçais par la taille et lui au niveau de mes épaules au cas où il devrait me bloquer les bras.

Je posais ma tête sur son épaule et je regardais les trois randonneurs arriver pratiquement à notre hauteur. Leurs odeurs étaient de plus en plus fortes associées aux sons de leurs si précieux nectars coulant sous la pression dans leurs veines cela devenait vraiment difficile de tenir.

-Concentre-toi sur autre chose, me dit Démétri à l'oreille. Comme sur mon odeur par exemple. Tu l'aimes toujours ?

-Pourquoi tu veux savoir ça ?

-Comme ça, je voulais savoir si je te faisais toujours de l'effet, me dit-il avec un sourire en coin des plus charmeur.

-N'es-tu pas censé être en couple et surtout revenir d'un week-end crapuleux ? demandai-je septique.

-Pas cette fois ! Le château est bien vide en ce moment. Heïdi, Chelsea et Afton sont partis en mission avec Caïus ça fait que le week-end a été un peu long pour moi car bien évidemment Renata reste en permanence auprès de Marcus. Donc je n'ai pas beaucoup vu Félix, sauf lors de ses heures de services.

-Elle est dangereuse cette mission ?

-Non si c'est dangereux ce sont les jumeaux et moi qui sommes envoyés.

-C'est bon à savoir, les humains passèrent à côtés de nous et je me saisis d'appréhension.

-Détends-toi c'est bien tu ne leur as rien fait pour le moment, ils nous regardaient avec de tendres sourires.

-Ne sont-ils pas mignons ? fit une femme d'une bonne cinquantaine d'années. Et malgré son âge elle était vraiment tonique c'est elle qui menait leur groupe devant le jeune couple d'une vingtaine d'années.

-C'est parce qu'ils n'ont pas leur mère sur le dos eux, je ne pus retenir un gloussement amusé. Démétri recula juste sa tête pour me regarder.

-Qu'est ce qui te fait rire.

-J'imaginais te présenter toi comme petit ami à ma mère, ce qui en soit est déjà à mourir de rire. Et j'imaginais également le genre de questions qu'elle pourrait te poser.

-Et pourquoi est-ce que me présenter comme petit ami serait amusant. Je ne suis peut-être pas le parfait Cullen ou l'irrésistible Caïus mais je ne vaux pas moins qu'eux. Parce qu'à chaque fois que tu as eu besoin de quelqu'un je ne sais pas si tu as remarqué mais c'est toujours moi qui suis là, pas eux, mais moi !

-C'est pas ce que je voulais dire, m'offusquai-je. Je faisais seulement référence à notre entente. On ne peut pas dire que c'est ce qu'il y a de plus exemplaire comme relation. On ne peut pas se parler sans venir à s'engueuler à la limite de se sauter à la gorge.

-Ouais effectivement de ce point de vu là je comprends, fit-il se calmant légèrement. Et quelles genre de questions poserait ta mère à ton éventuel petit ami ?

-Ça n'a pas d'importance, répondis-je refroidi. En fait c'est elle qui n'a pas d'importance, rétorquai-je ne voulant pas me mettre de mauvaise humeur en pensant à ma mère.

-En tout cas tu viens de réussir ton test dans peu de temps nous pourrons rentrer au château et ça c'est une bonne nouvelle, dit-il en s'écartant de moi.

Il ne m'attendit même pas il partit devant pour rejoindre la maison, reprenant cet air distant. Il était vraiment étrange il pouvait être attentionné et précautionneux lorsque nous devions faire face à une situation délicate mais dès que la normalité revenait il redevenait distant et inaccessible. Il allait réussir à me donner la migraine avec ses changements de comportements et d'humeurs.

-Attends Démétri ! l'appelai-je en le rattrapant, il s'arrêta et me regarda curieux. Tu n'en as pas marre de cette situation entre nous ? Tu ne veux pas qu'on crève l'abcès une bonne fois pour toute et que l'on essaie de s'entendre. On y arrive bien lorsque nous devons nous allier, nous devrions pouvoir y arriver aussi dans la vie de tous les jours.

-Tu cherches quoi Bella ? Tu n'as toujours pas compris apparemment. Même si je voulais et je dis bien « si », ce n'est pas possible. Tu couches avec un des régents et en plus celui qui voudrait bien pouvoir me faire brûler dans un bûcher et tu es la compagne de celui que moi je veux tuer. Pour être plus clair j'en ai rien à foutre de toi et j'ai vraiment autre chose à penser que ta petite personne. À moins que tu veuilles m'essayer moi aussi, après tout cela fait maintenant un moment que tu n'as pas écarté les cuisses.

Je le regardais stupéfaite il ne faisait tout ça juste pour éviter de mourir même pas une once de sympathie pour moi. Mais qu'est-ce que je pensais, idiote que je suis ? Je le regardais statufiée, et il me porta le coup de grâce lorsque son sourire arrogant se dessina sur son visage parce qu'il avait vu (encore) qu'il m'avait blessée. Ma main partit toute seule et même lui n'eut pas le temps de la voir arriver et rencontrer sa joue dans un claquement qui aurait ressemblé à un coup de tonnerre puissant. Sa tête ne resta pas droite, il la redressa avec un regard noir en se tenant la joue.

-Plus jamais ! Ne me parle plus jamais de cette façon parce que principe ou pas je te jure que je profiterais de mes avantages et je te mettrais moi-même au feu et je ne parle pas de Caïus que ce soit clair ! je fis demi-tour et retournais à la maison.

J'arrivais à me contrôler donc on rentrerait j'avais assez perdu de temps ici. Même si je ne pouvais pas partir en mission tout de suite au moins je pourrais voir Caïus, et surtout me libérer de Démétri. J'arrivais à la maison personne n'y était je supposais qu'ils me cherchaient. J'allais dans ma chambre j'avais un appel en absence et c'était Caïus. J'avais loupé son appel de quelques minutes, je décidais de l'appeler. Il répondit à la première sonnerie.

-Où étais-tu Bella ?

-Désolée maître, j'étais en train d'effectuer un test avec des humains ? J'avais laissé mon téléphone dans ma chambre pour éviter de le casser s'ils avaient dû me retenir, ce n'était pas vraiment un mensonge, juste une vérité arrangée.

-Et comment cela s'est-il passé ?

-Très bien j'ai rencontré trois humains qui randonnaient et je ne leur ai pas sauté dessus il sont encore vivant et ne se doutent même pas d'à côté de quoi ils sont passés.

-Je suis fier de toi Bella. Tu vas bientôt pouvoir rentrer au château.

-J'ai hâte maître. Pourrais-je vous demander quand est-ce que votre mission se termine comme cela je pourrais programmer mon arrivée en même temps que votre retour ?

-C'est une bonne idée. Je n'en sais rien encore, mais je te tiens au courant. En attendant testes-toi tous les jours jusqu'à ce que je te le fasse savoir.

-Bien maître, j'espère que ce sera très vite.

-Je l'espère également Bella. Je dois te laisser il va falloir que j'y retourne.

-Oui d'accord, au revoir maître, et je raccrochais, je décidais de passer dans la salle de bains pour me laver et enlever l'odeur de Démétri de sur moi.

J'étais dans la douche depuis au moins trois minutes quand j'entendis Rosalie rentrer, elle vint directement dans ma chambre et dans la salle de bains où je me trouvais.

-Tu étais où ? me demanda-t-elle sèchement.

-Près du sentier, répondis-je en continuant à me laver.

-Bella, t'es inconsciente ou quoi !

-Il ne s'est rien passé j'ai croisé trois humains et ils sont toujours en vie je ne les ai pas touché, et ils n'ont rien vu non plus.

-C'est vrai ? demanda-t-elle soudain plus radieuse.

-Oui je dois me tester tous les jours jusqu'à ce que Caïus me rappelle pour nous dire de renter. Nous allons bientôt rejoindre la civilisation.

-Oh ! c'est génial Bella, s'exclama-t-elle euphorique.

-Passe-moi la serviette s'il te plaît ? elle me tendit le morceau de tissu molletonné.

-Dernière question pourquoi tes habits sont ils imprégnés de l'odeur de Démétri ?

-Parce qu'il m'a collée contre un arbre pour être sûr que je me contrôle et pour pouvoir avoir le dessus sur moi si je succombais. Ne t'inquiète pas il ne risque pas de se passer « d'incident » je crois que je préfèrerais perdre mes deux jambes. J'ai assez de contrôle pour faire ce que je veux et non laisser mon instinct me guider cette fois.

-Vous vous êtes encore taclés tous les deux ?

-Oui mais ça ne durera pas, dans très peu de temps je ne l'aurais plus sur le dos, elle me regarda intensément dans les yeux, puis repris.

-Dépêche-toi et viens dire au revoir aux jumeaux.

-J'en ai pour deux minutes, j'arrive.

Deux jours passèrent et je restais le plus clair de mon temps à la limite du sentier de randonnée et j'attendais de croiser des humains. Je suis restée assise pas loin de vingt quatre heures d'affilées. Démétri attendait plus loin, en tout cas il n'était pas dans mon espace visuel et il valait mieux, son odeur était suffisante pour arriver à m'énerver. Rose et Félix se doutèrent que quelque chose s'était encore passé vu que ni l'un ni l'autre n'avait rien raconté et que cette fois-ci même moi je gardais le silence. Ils n'y étaient pour rien mais je voulais éviter de devoir m'en prendre à eux à cause de ma colère. Sept humains étaient passés à proximité de l'arbre dans lequel je m'étais perchée m'isolant de leur vue. J'étais tentée et je devais vraiment me concentrer pour ne pas leur sauter dessus afin de les drainer, mais j'avais réussi et sans l'aide de personne cette fois-ci. Ils étaient tous en alerte mais ils n'avaient pas eu à intervenir. Et j'étais fière de ça parce que cela voulait dire que j'allais rentrer que nous allions cesser cette cohabitation qui me tapait sur les nerfs. Que j'allais bientôt retrouver Caïus et surtout que j'allais bientôt mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je restais encore sur ma branche alors que la nuit était tombée et que je savais qu'aucun humain ne viendrait maintenant.

-Vous pouvez rentrer, je vais rester un peu et profiter de ma liberté.

-Tu es sûre Bella ? Tu ne veux pas que je reste et nous pourrons discuter ?

-Non j'ai vraiment envie d'être seule et de ne plus avoir de chaperon sur le dos pour quelques heures.

-OK à tout à l'heure, dit elle en partant, à sa suite je pouvais entendre Félix.

Je n'entendais pas Démétri par contre, il devait être parti aussi depuis quelque temps. Je me détendais me sachant seule et je profitais de pouvoir penser sans personne sur le dos. Je ne voulais plus bouger d'ici je m'y sentais bien, je n'avais plus cette pression en moi, j'étais vraiment relaxée et cela faisait du bien. Mon téléphone vibra dans ma poche je m'en saisis et retrouvais le sourire en voyant le numéro qui m'appelait.

-Oui maître !

-Où êtes-vous Bella ?

-Je suis seule dans la forêt et je suppose que les autres sont à la maison.

-Non il n'y a que Rosalie et Félix. Je t'attends rentre tout de suite et dis à Démétri de rentrer également.

-Bien maître, je raccrochais et sautais de mon arbre et commençais ma course jusqu'à la maison. Je suppose que tu as entendu vu que tu m'espionnes. On rentre tout de suite. Je continuais ma course avec empressement car j'allais retrouver Caïus et j'en étais heureuse. J'allais arriver à la maison lorsqu'il me rattrapa.

-Pour ta gouverne je ne t'espionnais pas, je te surveillais. C'est mon ordre de mission et je l'exécute.

-Et bien sois soulagé c'était la dernière fois.

-Je le suis, je vais enfin reprendre une vie normale avec des gens normaux.

-Tu perds ton temps je m'en fous de ce que tu peux dire ou penser.

J'accélérais ma course et arrivais à la maison et je sentis plusieurs fragrances. J'ouvris la porte et mes yeux se portèrent directement sur l'homme de mes pensées depuis quelques semaines. Je ne pus retenir un sourire, qu'il ne me retourna pas vu qu'il était entouré par ses gardes, bien que je vis son regard s'adoucir. En balayant la pièce je vis Chelsea qui me fit un signe de tête que je rendis, Afton qui me gratifia d'un vrai sourire et une brune pulpeuse qui ressemblait à cette actrice italienne dans les années 60, Sofia Loren. Elle me toisait de haut et je sus tout de suite qui elle était.

-Maître, dis-je en m'approchant et imitant Démétri qui s'était agenouillé.

-Levez-vous, nous nous exécutâmes. Rosalie, Démétri et Félix préparez vos affaires vous rentrez au château ce soir avec Heïdi, Afton et Chelsea.

Les trois concernés acquiescèrent et partirent dans leurs chambres respectives pour préparer leurs affaires. Les premiers prêts furent les garçons, Rosalie arriva deux minutes plus tard. Il régnait un silence pesant que personne n'osait rompre. Une fois prêts à partir Rosalie passa à mes côtés et me déposa un baiser sur la joue nous échangeâmes un regard où je pus voir sa joie de retrouver son Alec. Félix fit la même chose, j'eus de nouveau droit à un hochement de tête de Chelsea, Afton s'arrêta et me fit un baise main je le gratifiais d'un sourire. Démétri et Heïdi allaient partir à leur tour quand Caïus brisa ce silence pesant.

-Heïdi les clefs de la voiture.

-Oui maître, répondit-elle en s'approchant de lui pour lui donner un trousseau.

Elle se tourna et me toisa toujours aussi hautaine. Je ne baissais pas le regard au contraire, j'y encrais le mien déterminé à lui montrer que je ne me laisserais pas impressionner. Elle me passa et nous nous retrouvâmes enfin seuls avec Caïus, j'attendis trente secondes et je lui fonçais dessus. Il me réceptionna et m'embrassa avec ferveur. Rapidement nous nous retrouvâmes nus aucune paroles ne fut échangées et il n'y en avait pas besoin. Nous passâmes la nuit à nous retrouver et à nous témoigner notre manque et notre affection.

Le lendemain matin alors que le soleil se levait, nous étions allongés l'un contre l'autre il me caressait le dos lentement et je faisais la même chose sur son abdomen.

-Je pense qu'il va falloir se préparer pour rentrer.

-Oui c'est dommage je trouve que nous étions bien ici.

-Nous pourrons voir avec ta sœur pour qu'elle nous prête sa maison de temps à autre lorsque nous voudrons être seuls.

-Pourquoi pas, c'est assez éloigné tout en restant à proximité du château.

-Ce qui fait tout son attrait. Bella je voulais revoir la conduite que tu devras tenir au château.

-Je sais il faut que j'agisse comme tous les autres gardes, que je ne mette pas en avant notre relation aux yeux des autres.

-C'est ça mais il faut que tu saches que je ne suis pas le seul à donner des ordres et que si Aro ou Marcus le font. Tu ne dois pas remettre ça en cause tu leur dois obéissance aussi bien qu'à moi, même si cela ne te plaît pas et je ne pourrais certainement pas intervenir pour toi encore moins que pour les autres car je risquerais de te porter préjudice surtout au niveau des autre gardes.

-J'agirais comme il se doit, ne t'en fais pas pour ça.

-Je sais tu es intelligente et j'aime ça. Je voulais aussi te dire que tu auras un libre accès à mes appartements et que si tu veux y emménager je serais ravi de t'avoir près de moi le soir.

-J'aimerais vraiment ça, mais justement pour les mêmes raisons que tu as invoquées concernant les autres gardes je ne le pourrais pas. Et puis je suppose que vous devez vous voir entre vous et discuter de choses plus ou moins confidentielles, je pense qu'il serait plus sage que je puisse avoir ma propre chambre.

-Intelligente et avisée, j'ai vraiment beaucoup de chance, me dit-il alors qu'il se plaçait au-dessus de moi de façon dominante.

Nous fîmes l'amour une dernière fois avant de nous préparer à partir Rosalie m'avait préparé tous les draps nécessaires pour recouvrir les meubles avant notre départ, ce que je fis. Puis nous nous dirigeâmes vers la voiture.

-Ça me fait bizarre de pouvoir sortir et d'être libre de mes mouvements et pas observée et suivie en permanence.

-C'était nécessaire pour ton choix de vie.

-Je sais c'est juste que cette période a été assez désagréable de par mon côté versatile mais devoir subir la présence des gardes en permanence s'était difficile.

-Tu parles de Démétri ? J'ai entendu votre conversation avant d'arriver. Je pense que tu vas être soulagée. De plus il part assez régulièrement en mission et je ferais en sorte que vous soyez le moins souvent en contact. Mais comme je te l'ai dit je ne peux pas intervenir plus que d'accoutumé.

-Je pense que le fait que nous ne soyons pas systématiquement ensemble devrait nous être bénéfique et je ne veux pas que tu fasses quelques choses qui puisse montrer aux autres que tu n'es plus toi-même. Reste intègre et je saurais m'adapter, même avec Démétri.

-Très bien.

Il s'installa au volant et je pris place à ses côtés il démarra rapidement et alla tout aussi vite sur les routes. Avant cette vitesse m'aurait terrifiée hors aujourd'hui avec mes nouvelles aptitudes et perceptions je comprenais pourquoi ils étaient aussi sûrs d'eux au volant. Et le ridicule de mes pensées lors de mon dernier voyage pendant ma transformation où j'espérais qu'il perde le contrôle de la voiture.

Nous parlâmes du genre de mission que je serais en mesure d'exécuter, mais un peu plus tard car Aro et Marcus voudraient être sûrs que j'ai un contrôle total avant de me lâcher en mission. Puis il faudrait également voir la capacité de mon bouclier je pouvais prendre trois personnes sans fatiguer mais il faudrait savoir jusqu'à quel nombre je pourrais aller et combien de temps je pourrais rester en le déployant. Nous arrivâmes au château nous pénétrâmes dans une espèce de hall d'entrée où une humaine nous accueillit, son odeur était alléchante. Je me doutais que Caïus me testait de cette façon il fallait que je lui montre que ça irait et que je me contrôlais.

-Maître Caïus, dit-elle en s'agenouillant à côté de son bureau.

Elle passa son regard sur moi. Je voyais pulser son sang dans sa carotide et l'accélération de son cœur qui augmentait le flux de sa circulation sanguine était une torture en soi, mais je tins bon je continuais de respirer pour montrer à Caïus que je n'avais pas menti, je me félicitais d'avoir été aussi consciencieuse. Nous restâmes environ deux bonnes minutes sans que Caïus ne dise quoi que ce soit à la réceptionniste il était seulement tourné vers moi et me regardait. Mes yeux remontèrent sur lui et je le gratifiais d'un sourire.

-Très bien Bella, suis-moi maintenant, il n'avança rien pour l'humaine, et elle comprit qu'elle avait été mon test car elle sua abondamment.

Je le suivis à travers les couloirs de ce château qui me paraissait moins lugubre que la première fois. Il s'arrêta et se tourna vers moi.

-Va chercher ta sœur et Félix et revenez à la salle des audiences je me charge de Démétri.

-Bien maître, répondis-je et je me mis à flairer l'air alors qu'il fit demi-tour et repartit.

Je crois que j'allais tout compte fait avoir du mal à me faire à cette distance que nous devions adopter lorsqu'il était hors de ses appartements. Mais bon je n'avais pas le choix et je préférais cela au fait de rester à plusieurs kilomètres d'ici et ne le voir qu'une fois tous les deux mois. Je repérais la trace de Rosalie, elle dut me sentir également parce qu'elle sortit d'une pièce qui devait être sa chambre et me sauta dans les bras.

-Tu es enfin là !

-Oui nous venons d'arriver. Nous devons trouver Félix et nous rendre à la salle des audiences.

-OK, elle prit son téléphone et appela.

Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant ? Me concentrant tellement sur mes nouvelles aptitudes j'en oubliais la technologie ou peut-être était-ce ma vie d'Hermite qui avait conduit à cet état. Je m'en amusais toute seule. Alec sortit de la chambre également il vient à moi et me déposer un baiser sur la joue.

-Alors Bella ça fait quoi de rejoindre la civilisation ?

-C'est étonnant, je crois que je vais retourner me terrer dans mes collines, avançai-je en plaisantant.

-C'est bon Félix nous rejoint là-bas. Allons-y ne les faisons pas attendre.

-Je viens avec vous, nous dit Alec.

Je les suivis à travers les couloirs de cet immense château pour arriver devant les grande portes identiques enfin pratiquement identiques à mes souvenirs, puisque je pouvais admirer le travail de sculpture qui l'ornait et ce dans le détail, ce que je n'avais même pas remarqué lors de ma dernière venue. Mais à ma décharge en plus d'avoir des sens humains j'avais d'autres préoccupations en tête.

Alec poussa les portes et nous pénétrâmes dans la grande pièce. Tous les régents étaient assis sur leurs trônes je jetais un rapide coup d'œil à Caïus qui avait revêtu son masque d'impassibilité. Nous avançâmes jusqu'à une distance raisonnable et j'imitais Rosalie qui comme nous devions le faire faisait la révérences aux maîtres en s'agenouillant ainsi qu'Alec, Felix et Démétri qui se trouvaient déjà dans la pièce. Il y avait également Santiago, Jane, et la vampire que je pensais être Renata vu qu'elle se trouvait juste derrière Marcus.

-Bien relevez vous-tous, nous commanda Aro. Nous nous exécutâmes. Isabella approche je te prie.

Une nouvelle fois je m'exécutais tentant de ne pas laisser mon regard aller de sa propre initiative sur Caïus qui se trouvait à sa gauche. Il se leva et me tendit ses mains je le regardais suspicieusement, puis je lui tendis les miennes, il voulait certainement vérifier qu'il ne pouvait toujours pas lire mes pensées. Ce qui était bien évidemment le cas.

-Toujours aussi énigmatique et silencieuse, il me lâcha les mains puis continua en retournant à son trône. J'ai pu voir tes progrès et ta détermination dans les souvenirs de tes amis et je dois dire que je suis surpris, peu de vampires ont cette capacité à pouvoir avoir un contrôle de soi aussi rapidement, nous ne nous attendions pas à te revoir avant six mois. Cependant vu que tu es parmi nous allons pouvoir voir l'étendu de tes capacités, ton contrôle a été testé avec succès lors de ton passage devant Gianna. Maintenant je voudrais voir ton bouclier en action. Alec s'il te plaît.

Je plaçais mon bouclier sur toutes les personnes présentes dans la pièces et je sentis l'ombre froide du pouvoir d'Alec venir s'écraser sur les personnes que je protégeais sans succès bien évidemment. Je le vis froncer les sourcils et je lui souris pour le taquiner. Aro revint à moi et plaça sa main sur mon épaule, il voulait voir s'il arrivait à lire mon esprit alors que je déployais mon voile protecteur. Il relâcha mon épaule et alla à Démétri il resta quelques instant la main posé sur son épaule également, puis partit vers Alec et le toucha à son tour.

-Très intéressant, nous sommes tous protégés individuellement mais sous ta protection ceux qui ont des pouvoir peuvent s'atteindre et atteindre ceux qui ne sont pas protégés prodigieux. Tu as un pouvoir providentiel Isabella, fit-il une lueur d'avidité dans le regard. Éprouves-tu des faiblesses à le maintenir ?

-Non il reste en place sans effort il suffit que je veuille le placer ou le retirer pour qu'il s'exécute. Je peux rester des heures durant en protégeant quelqu'un sans éprouver fatigue mental ou difficulté à le maintenir.

-Bien, bien, bien, fit-il avec entrain.

Je le vis faire un signe de tête et se retirer à son trône je sentis un mouvement dans mon dos et j'eus juste le temps de me baisser anticipant avec le déplacement de l'air un coup porté à mon intention, instinctivement. Je remontais mon poing lorsque je sentis les mains de Santiago venir accrocher mon cou et ce que je voulais être un uppercut se transforma en bon coup de poing dans ses parties. Vu que j'étais accroupi c'est le seul endroit que je pouvais atteindre pour me libérer de son emprise. Il me relâcha instantanément en se tenant ses attributs, un « OUCH » de compassion venant de Démétri et un grognement réprobateur venant de Jane me parvinrent. Mais je ne pus m'y attarder longtemps car Renata s'approcha de moi rapidement, elle ne tentait même pas de m'attaquer je me demandais ce qu'elle allait pouvoir faire. Je restais en position la scrutant et la jaugeant.

-Attaque-là ! m'ordonna Aro.

Je savais qu'elle était un bouclier également, Félix m'avait informé sur son don et comment il agissait. Et je dois avouer que j'avais été curieuse de savoir de qui d'elle ou moi aurait le dessus sur l'autre ? Pas que je voulais la dominer mais juste pour savoir lequel de nos boucliers était le plus sûr. Je m'exécutais et m'approchais d'elle, elle se mit en position et attendit puis juste à sa porté je fis un saut périlleux avant pour arriver juste derrière elle et plaçais mon avant bras autour de sa gorge pour montrer que j'avais réussi à l'atteindre sans pour autant lui asséner des coups inutilement. Elle grogna de frustration. Je regardais la salle et je vis Rosalie me faire un sourire radieux que je lui retournais.

-Parfait, arrêtez. Isabella tu peux la relâcher nous en avons fini avec les tests et nous sommes satisfaits de tous tes progrès. Tu peux rejoindre ta sœur, je relâchais Renata et lui fis un sourire timide, sourire qu'elle me retourna.

Elle reprit sa place et moi la mienne. Je jetais un coup d'œil sur Caïus qui avait les lèvres un peu moins stoïques et légèrement remontées ce qui provoqua en moi un élan de satisfaction et de fierté. J'arrivais à côté de Santiago et lui murmurais.

-Désolée ! il me regarda encore un peu vexé et en colère, j'espérais qu'il ne m'en voudrait pas par la suite.

-Rosalie, tu as fait un travail admirable avec Isabella. C'est pour cela que j'aimerais te demander si tu accepterais le poste de maître d'arme en association avec Santiago ?

Oups je venais de me rendre compte que sa vexation était plus qu'une simple question d'égo masculine, il était le maître d'arme du château. Je tournais la tête encore une fois la tête vers lui et lui fis une moue contrite. Surtout qu'en fait c'était un simple coup de chance, si j'avais eu le dessus.

-J'en serais ravie, répondit Rosalie fière. Il hocha la tête en signe d'accord.

-Isabella, tu seras envoyée en mission plus tôt que nous le pensions. Donc il va falloir que tu te tiennes prêtes, nous commencerons par des missions banales et sans danger pour le moment pour voir tes réactions sur le terrain. Puis si tu t'en sors aussi bien que jusqu'à présent nous te confierons des mission plus intéressantes mais plus dangereuses également donc il va falloir que tu continues tes entraînements intensifs.

-Oui maître.

-En attendant nous allons te montrer ta chambre. Et tu pourras profiter de ta journée. Jane tu pourras t'occuper de conduire Isabella dans l'aile des gardes et lui assigner ses appartements.

-Oui maître, je vis Caïus tendre la main pour toucher Aro, certainement pour lui faire part de quelque chose en privé.

Aro le regarda et sourit je me demandais ce qu'il pouvait bien lui dire. Il tourna la tête vers moi et me dit.

-Isabella aurais-tu l'obligeance de retirer la protection que tu maintiens autour de mon frère ou de tous nous couvrir si vraiment ton professionnalisme te pousse à cette extrémité

J'entendis Rose et Jane glousser alors que je baissais la tête gênée. Si j'avais pu rougir je l'aurais fait sans aucun doute. J'ôtais mon bouclier de Caïus.

-Désolée maître une habitude.

-Je m'en doute, reprit-il amusé. Les liens qui unissent un vampire à son créateur sont spéciaux et exclusifs, dit-il comme pour me dédouaner.

Je me doutais de ce que tout le monde pouvait penser en cet instant. Je levais la tête et je vis Caïus me regarder avec un air moqueur dans le regard j'allais sourire mais je préférais de nouveau baisser la tête pour rester le plus imperturbable possible. Aro put lire les pensées de Caïus et je le vis hocher la tête en signe d'assentiment.

-Bien c'est tout pour le moment, vous pouvez retourner à vos occupations. Jane tu conduiras Isabella dans les appartements vides de la tour Est ceux du premier étage.

-Oui maître, fit-elle.

Nous pûmes partir tous dans un silence total et je suivis Jane dans les méandres du château après que Rosalie m'ait dit qu'elle viendrait me voir un peu plus tard me laissant le temps de m'installer.

-Jane ?

-Oui, me répondit-elle.

-Je suis désolée pour Santiago j'ai agi instinctivement.

-Je sais ne t'en fais pas je te pardonnerais totalement à partir du moment où tout sera de nouveau opérationnel, me dit-elle avec un clin d'œil.

-Pourquoi es-tu aussi distante alors ?

-Je ne suis pas distante, je me demandais juste comment j'allais faire pour venir squatter dans tes appartements ? me fit-elle avec un sourire énigmatique.

-Et bien tu n'auras qu'à venir, j'ai pas l'intention de changer nos relations parce que je viens m'établir au château. Et puis je pensais que nous avions dépassé le stade du doute entre nous ?

-Ce n'est pas à cause de cela. Mais si tu n'es pas seule ? Parce que tu ne le sais pas encore mais la tour Est est la tour de maître Caïus, et je ne sais pas si nous serons autorisés à venir ?

-Oh, et toute la tour est pour lui ?

-Ben plus maintenant, me dit-elle amusée.

-Et bien vu qu'il y a mes appartements je pense que je peux recevoir qui je veux. Donc tu seras toujours la bienvenue, elle me sourit et m'ouvrit la porte de ce qui serait mon chez-moi.

Je pus prendre possession de mes nouveaux locaux ainsi que de ma nouvelle vie.


Ça y est elle est enfin au château... Et Démétri comment va-t-il faire maintenant qu'il n'est plus obligé d'être sur son dos en permanence?

Que de questions lol...

Chapitre 9 : La maîtrise de soi

Depuis quatre mois que je maîtrisais mon bouclier, et j'essayais depuis de me concentrer sur mon propre contrôle. J'avais deux entraînement hebdomadaire le premier à l'arrivée d'Alec et Jane qui venaient tous les deux chaque week-end. Les maîtres ayant décidé que c'était une bonne chose que nous nous entendions pour nos futures collaborations. Donc il favorisaient en nous permettant de passer de bons moments ensemble même si leur présence n'était plus obligatoire vu que je maîtrisais mon bouclier.

Caïus n'était venu que deux fois et je dois dire que de chaque côté l'absence et l'abstinence avaient fait que nous n'avions pas quitté ma chambre ces deux reprises même pas pour aller chasser en plus je pouvais espacer légèrement mes « repas ». Je pouvais dorénavant y aller une fois tous les trois jours, ce qui était d'après Rosalie un exploit. Je n'aurais pas pu le faire avant mon année révolue, ce qui me me poussait encore un peu plus pour mes séances de tortures, l'adaptation au sang et ma capacité de contrôle. À chaque fois mes réactions étaient les mêmes, je me jetais sauvagement sur les morceaux de tissus qu'ils me présentaient et il fallait toute la force de Félix, la rapidité de Démétri, et la ténacité de Rose et Jane pour arriver à me maîtriser. Alec étant celui qui se proposait à chaque fois pour tenir le tissu à croire que c'était lui le maso. Je n'arrivais toujours pas à me canaliser assez pour me retenir de sauter sur Alec.

Aujourd'hui devait arriver Alec et Jane et j'avais été chasser plus que de raison pour réussir. Je devais retourner au château, je n'en pouvais plus d'être seule il fallait que j'aille le rejoindre. Même si je ne pouvais être constamment avec lui j'aurais au moins plus d'opportunité qu'ici. Il avait toujours une affaire qui le retenait là-bas et ça m'agaçait en plus Rosalie avait elle aussi besoin d'être avec Alec, elle était tellement heureuse avec lui elle rayonnait.

Alec et Jane arrivèrent et comme toujours je les attendais dehors entourée de mes amis et Démétri. Avec lui c'était carrément la guerre froide, cette fois-ci nous nous parlions même plus et cela faisait quatre mois que ça durait et personnellement ça me convenait très bien. Alec et Jane nous firent face Jane s'approcha légèrement pour rester entre son frère et moi. J'avais retenu ma respiration et j'attendais le feu vert pour respirer et commencer le test.

-C'est bon Bella respire, me dicta Alec.

Je m'exécutais une odeur enivrante envahit tout mon espace olfactif, je me crispais et tentais de résister un grognement sourd jaillit de ma poitrine, mais je restais comme statufiée tous mes muscles tendus au maximum, je sentais tout le monde se rapprocher de moi alors que mes yeux étaient encrés dans ceux d'Alec je savais que mon regard ne devait pas être attentionné mais il ne cilla pas et maintint le contact. L'odeur devint entêtante, obsédante, je ne voulais pas lâcher prise, mais je sentais que je perdais pied j'allais encore céder et je ne voulais pas. Puis je fis la seule chose que je pensais être au mieux surtout si j'avais été devant un véritable humain. Je fis demi-tour et partis en courant dans le sens opposé sous les hoquets de surprise de Rosalie et Félix. Derrière moi courrait Démétri, plus loin je savais que le reste suivait. Je courrais pour mettre le plus de distance possible entre le tee-shirt imbibé et moi. Au bout d'un certain temps je ralentis et je m'arrêtais, j'étais au bord d'un ruisseau et je m'asseyais contre un arbre qui le bordait. Démétri arriva et resta en retrait gardant le silence qui nous était coutumier, et je dois dire que comme ça il ne me dérangeait pas j'avais son odeur sans son sarcasme tout bénéfice pour moi. Puis vint le tour de Rosalie et Félix suivis par les jumeaux.

-Et bien tu m'as bluffé Bella, m'indiqua Rose.

-Ouais moi aussi.

-C'est la seule solution que j'ai trouvé pour ne pas sauter sur Alec.

-Et c'est un bon début, renchérit Jane, maintenant il va falloir que tu apprennes à rester devant cette odeur sans t'enfuir.

-Chaque chose en son temps, reprit Rose. C'est déjà un grand pas de franchi aujourd'hui.

-Oui mais il faut que ça aille vite, je veux retourner au château.

-Mademoiselle s'ennuie, me taquina Félix

-Oui j'en ai marre d'être ici. Pas que je n'aime pas Rose c'est juste que...

-J'ai compris ne t'inquiète pas, je sais pour moi aussi ça devient difficile d'être retirée du monde.

-Quand je reviendrais je t'emmènerais l'odeur la plus alléchante qu'Heïdi nous ramènera, m'informa Félix. Comme ça si tu parviens à résister au plus difficile le reste sera plus facile pour toi et je pense avoir deviné tes goûts.

-Pourquoi les humains ont des goût différents ?

-Ben comme tes animaux je suppose, répondit Félix.

-Oui c'est juste, je n'avais jamais pensé à ça. Et quels seraient mes goûts ? demandai-je curieuse.

-Je pense que pour toi ce serait le type européen de l'est et homme je dirais.

-Comment sais-tu cela ?

-Tes réactions devant les morceaux de tissus. Tu es plus difficile à retenir lorsque nous te ramenons ce type d'odeur. Heureusement que tu es végétarienne sinon ce serait un véritable massacre au château ?

-Pourquoi ? demanda Rose.

-C'est également le met préféré de son plus grand fan, dit-il en s'esclaffant de rire. Un grognement se fit entendre venant de Démétri.

-Bien évidemment ! repris-je dans un soupir fataliste.

-Je rentre ! annonça Démétri en faisant demi-tour.

-Attends-moi lapin je rentre avec toi, le charria Félix.

Un nouveau grognement vint en réprobation au surnom affectif dont il venait de l'affubler sous nos sourires mi railleurs, mi amusés.

Nous passions un peu moins de temps à nous entraîner, vu que j'avais de bonnes bases de combats et que je maîtrisais mon bouclier. Donc avec Jane nous passions notre temps à discuter et à laisser les amoureux seuls.

-Qu'est-ce que tu penses de la relation entre Rose et Alec ? me demanda Jane alors que nous étions sur le rocher où j'étais venu rejoindre Caïus lors de sa première visite.

-Je n'en sais rien je ne me suis jamais posée la question. Et puis elle est si bien quand il est avec elle. Je pense que j'approuve.

-Oui moi aussi, mais je me demandais si... S'il serait possible qu'ils soient de véritable compagnons tous les deux ?

-Je ne sais pas Jane, bien que je sois censée avoir le mien je ne sais pas ce que cela fait. Et pour être franche je n'y crois pas vraiment à tout ça.

-Sérieusement ?

-Non pour moi je pense qu'avec le temps nous pouvons trouver quelqu'un d'autre avec qui se sentir bien. Mais je ne pense pas que l'on soit destiné à une seule personne. Regarde pour Caïus il avait une compagne et maintenant je suis là et bien que je ne sache pas comment il était avant je sais qu'il est heureux quand il est avec moi. Et puis pour Edward si vraiment c'était aussi excessif que tout le monde le prétend, il n'aurait jamais pu s'éloigner de moi et encore moi aller batifoler avec une autre.

-Tes arguments tiennent la route mais regarde le cas de Marcus qui ne se remet pas de la disparition de son épouse, et Aro qui ne peut rester plus de quelques jours sans la rejoindre.

-C'est une question de caractères je pense. Enfin c'est ma propre opinion.

-Je ne sais pas, moi je sais que je peux m'éloigner de Santiago mais lorsque cela se fait, il devient une véritable obsession. Je n'ai plus que lui en tête.

-Je suis comme ça avec Caïus, et pourtant il avait son âme-sœur et je sais que nous ne sommes pas destinés à finir notre vie ensemble.

-C'est différent le lien entre un vampire et son créateur. On peut dire que vos liens sont particulièrement différents de tous les autres. Vous êtes amants et c'est lui qui t'a mordu c'est son venin qui coule dans tes veines. La transformation est une sorte de possession, on est lié à celui qui nous mord parce que son ADN se mélange au tien.

-Et qui est ton créateur ?

-C'est Aro qui nous a mordu nous étions une exception. Les seuls à avoir été transformés par un des régents.

-Il n'y en a pas d'autre ?

-Alec, toi et moi sommes les seuls à avoir pareils privilèges et comme tu peux le constater nous sommes assez exceptionnels. Une élite en quelque sorte.

-Qui a mordu Démétri ?

-Je ne peux pas te le dire, Bella.

-Encore ton serment ?

-Oui, répondit-elle simplement.

-Si je le découvre seule tu ne le romps pas, je pourrais essayer, bien que j'avais déjà mon idée sur qui était derrière ce serment.

-J'aimerais que tu ne t'y attardes pas trop Bella. Je voudrais éviter d'avoir des problèmes, m'indiqua-t-elle désolée.

-OK je ne ferais rien pour te mettre dans l'embarras.

-Merci. Bien si nous allions interrompre nos deux tourtereaux. J'aimerais bien te montrer le dernier film sorti de Tom Harding, je souris à l'initiative.

-Tu sais je crois que rien ne pourra les déloger de leur chambre. Si nous allions le regarder sans eux.

-Pourquoi pas.

Les deux jours passèrent tranquillement dans la détente et l'allégresse. J'avais profité d'un moment où ils étaient sortis pour aller « explorer les alentours » afin de dévisser toutes les structures de leur lit. Il fallait bien passer le temps et puis à force de traîner avec Félix je crois que sa gaminerie m'avait contaminée. Jane n'avait pas voulu participer car selon ses propres mots elle tenait à sa vie. Ils tardèrent à venir tant et si bien que je crus que ma blague allait tomber à l'eau. Ils rentrèrent les vêtements tout fripés nous avions échangé un regard complice avec Jane, puis nous avions reporté notre attention sur la télé. Ils restèrent quelques instants avec nous, puis voyant qu'ils ne décampaient pas je les poussais car s'ils tardaient trop Félix et Démétri reviendraient et je n'aurais pas la chance de m'amuser avant.

-Vous devriez aller vous laver vous puez le sexe. Pensez aux abstinents bon sang !

-Petit le jeu de mot on dirait Félix, se moqua Alec.

-Tu n'as pas idée à quel point il lui a déteint dessus, renchérit Jane amusée. Mais elle a raison allez vous laver avant qu'ils reviennent ce qui ne saurait tarder.

-Oui elles ont raison viens chéri, fit Rosalie avec un sourire prometteur.

Nous échangions un nouveau regard avec Jane. Ils disparurent dans la chambre de ma sœur, puis nous entendîmes des bruitages qui ne laissaient aucun doute quant à leur activité. J'entendis le déchirement d'un vêtement.

-Je l'aimais bien celui-ci, bougonna Rose.

-Je t'en achèterais des dizaines si tu veux, ils gémissaient ensemble quand soudain un raffut du tonnerre se fit entendre et je ne pus retenir mon rire.

-BELLA ! tonna la voix menaçante de Rose.

-Je serais toi je me sauverais, Rosalie sortit de la chambre comme une furie.

Je décampais rapidement j'ouvris la porte et à moins de deux mètres se tenaient Démétri et Félix qui rentraient je n'eus pas d'autre choix que de sauter par dessus eux pour échapper à la colère de Rose. Je ne pouvais pas m'empêcher de rire. J'arrivais devant l'abri-bois transformé en ce qu'ils appelaient une cuisine d'été. Je tournais autour.

-Si je te mets la main dessus Swan je te jure que je vais te faire passer l'envie de rentrer dans ma chambre, je me remis à courir en retournant vers Félix je me planquais derrière lui comme une gamine. Il rit avec moi mais plus de la tenue de ma sœur que de la scène que nous jouions.

-Félix attrape-la-moi s'il te plaît.

-Pourquoi qu'est qu'elle a fait ? demanda celui-ci.

-Rien que tu n'aurais pas fait toi même, répondis-je amusée.

-Mais encore ?

-J'ai dévissé leur lit alors qu'ils étudiaient la flore environnante, repris-je toujours en riant devant la colère de ma sœur.

-Isabella, Marie Swan arrête de faire ta gamine, et assume tes conneries.

-Mais bien sûr, repris-je alors que je la narguais et que Félix posa son bras sur mes épaules.

-C'est qu'elle apprend vite la petite, Alec débarqua à son tour, lui souriait contrairement à sa moitié.

Un sourire perfide traversa le visage de ma sœur alors qu'elle me toisait. J'en perdis le mien et mon rire s'étrangla dans ma gorge.

-Qu'est-ce que tu vas faire Rose ? demandai-je soucieuse.

-Démétri s'il te plaît... je ne la laissais pas finir que je partis en courant.

Lui allait sans aucun doute tenter de m'attraper juste pour le plaisir de ne pas aller dans mon sens. Et comme je m'y attendais il me poursuivit. Il allait m'attraper et je zigzaguais juste au dernier moment, celui où il allait me mettre la main dessus. Je continuais à courir voulant le semer, je réussis à lui échapper grâce à de nombreux efforts et de stratégies. Je m'arrêtai net quand je sentis plusieurs odeurs alléchantes, un vrai buffet garnis, j'étais arrivée sur un sentier ombragé où plusieurs randonneurs avançaient dans ma direction. Je les entendais rires, mais surtout j'entendais les pulsations de leur sang dans leur veines, les battements de leurs cœurs. J'étais paniquée incapable de bouger, alors que les trois randonneurs remontaient vers moi.

-Retiens ta respiration, me dit-il d'une voix compatissante.

-Retiens-moi au cas où ?

-Bien sûr, viens laisse-toi faire et n'oublies pas de retenir ta respiration.

Il m'entraîna un peu en retrait il me poussa doucement contre un arbre il se tint devant moi. Il me fixa dans les yeux, son regard n'exprimait aucune animosité contrairement à d'habitude, il avait un regarde doux et compatissant, presque tendre.

-Ne regarde rien d'autre que moi, même lorsqu'ils vont passer à proximité et que les battements de leur cœurs seront plus puissant. D'accord.

-Oui, répondis-je.

-Ne parle pas non plus sinon tu vas être obligée de respirer, ce qui était déjà trop tard, il dut le voir au changement de couleur de mes yeux qui à l'origine tiraient sur le orange, mais là ils devaient êtres noirs.

-Concentre-toi sur moi Bella, il se rapprocha plus encore, il était collé à moi je suppose que c'était pour m'empêcher de sauter sur les humains. Ça ne te réussit pas de rester avec Félix tu deviens aussi puéril que lui, dit-il sur un ton dégagé et en souriant.

Je dois admettre que son sourire m'hypnotisait toujours il était tellement... tellement... je ne trouvais même pas les mots, en tout cas j'aimais le voir sourire. Je pense que j'ai dû lui rendre son sourire car il vint poser un doigt sur mon menton il traça un chemin jusqu'à ma lèvre inférieure.

-Tu as un joli sourire Bella.

-Le tien n'est pas mal non plus, merde j'avais oublié les odeurs des humains, il me regarda avec un air de reproche. Mais je me rendis compte que leurs odeurs étaient moins entêtantes mêlées à celle de Démétri.

-Sers-moi, je pense que je peux résister, je veux essayer.

-C'est risqué Bella, je ne serais peut-être pas assez fort pour te retenir à moi tout seul.

-Je pense que si et j'arrive à me contrôler pour le moment. Et puis si tu n'y arrives pas je t'invite à dîner, c'est le moins que je puisse faire, il rit à ma tentative d'humour.

-OK, dit il je l'enlaçais par la taille et lui au niveau de mes épaules au cas où il devrait me bloquer les bras.

Je posais ma tête sur son épaule et je regardais les trois randonneurs arriver pratiquement à notre hauteur. Leurs odeurs étaient de plus en plus fortes associées aux sons de leurs si précieux nectars coulant sous la pression dans leurs veines cela devenait vraiment difficile de tenir.

-Concentre-toi sur autre chose, me dit Démétri à l'oreille. Comme sur mon odeur par exemple. Tu l'aimes toujours ?

-Pourquoi tu veux savoir ça ?

-Comme ça, je voulais savoir si je te faisais toujours de l'effet, me dit-il avec un sourire en coin des plus charmeur.

-N'es-tu pas censé être en couple et surtout revenir d'un week-end crapuleux ? demandai-je septique.

-Pas cette fois ! Le château est bien vide en ce moment. Heïdi, Chelsea et Afton sont partis en mission avec Caïus ça fait que le week-end a été un peu long pour moi car bien évidemment Renata reste en permanence auprès de Marcus. Donc je n'ai pas beaucoup vu Félix, sauf lors de ses heures de services.

-Elle est dangereuse cette mission ?

-Non si c'est dangereux ce sont les jumeaux et moi qui sommes envoyés.

-C'est bon à savoir, les humains passèrent à côtés de nous et je me saisis d'appréhension.

-Détends-toi c'est bien tu ne leur as rien fait pour le moment, ils nous regardaient avec de tendres sourires.

-Ne sont-ils pas mignons ? fit une femme d'une bonne cinquantaine d'années. Et malgré son âge elle était vraiment tonique c'est elle qui menait leur groupe devant le jeune couple d'une vingtaine d'années.

-C'est parce qu'ils n'ont pas leur mère sur le dos eux, je ne pus retenir un gloussement amusé. Démétri recula juste sa tête pour me regarder.

-Qu'est ce qui te fait rire.

-J'imaginais te présenter toi comme petit ami à ma mère, ce qui en soit est déjà à mourir de rire. Et j'imaginais également le genre de questions qu'elle pourrait te poser.

-Et pourquoi est-ce que me présenter comme petit ami serait amusant. Je ne suis peut-être pas le parfait Cullen ou l'irrésistible Caïus mais je ne vaux pas moins qu'eux. Parce qu'à chaque fois que tu as eu besoin de quelqu'un je ne sais pas si tu as remarqué mais c'est toujours moi qui suis là, pas eux, mais moi !

-C'est pas ce que je voulais dire, m'offusquai-je. Je faisais seulement référence à notre entente. On ne peut pas dire que c'est ce qu'il y a de plus exemplaire comme relation. On ne peut pas se parler sans venir à s'engueuler à la limite de se sauter à la gorge.

-Ouais effectivement de ce point de vu là je comprends, fit-il se calmant légèrement. Et quelles genre de questions poserait ta mère à ton éventuel petit ami ?

-Ça n'a pas d'importance, répondis-je refroidi. En fait c'est elle qui n'a pas d'importance, rétorquai-je ne voulant pas me mettre de mauvaise humeur en pensant à ma mère.

-En tout cas tu viens de réussir ton test dans peu de temps nous pourrons rentrer au château et ça c'est une bonne nouvelle, dit-il en s'écartant de moi.

Il ne m'attendit même pas il partit devant pour rejoindre la maison, reprenant cet air distant. Il était vraiment étrange il pouvait être attentionné et précautionneux lorsque nous devions faire face à une situation délicate mais dès que la normalité revenait il redevenait distant et inaccessible. Il allait réussir à me donner la migraine avec ses changements de comportements et d'humeurs.

-Attends Démétri ! l'appelai-je en le rattrapant, il s'arrêta et me regarda curieux. Tu n'en as pas marre de cette situation entre nous ? Tu ne veux pas qu'on crève l'abcès une bonne fois pour toute et que l'on essaie de s'entendre. On y arrive bien lorsque nous devons nous allier, nous devrions pouvoir y arriver aussi dans la vie de tous les jours.

-Tu cherches quoi Bella ? Tu n'as toujours pas compris apparemment. Même si je voulais et je dis bien « si », ce n'est pas possible. Tu couches avec un des régents et en plus celui qui voudrait bien pouvoir me faire brûler dans un bûcher et tu es la compagne de celui que moi je veux tuer. Pour être plus clair j'en ai rien à foutre de toi et j'ai vraiment autre chose à penser que ta petite personne. À moins que tu veuilles m'essayer moi aussi, après tout cela fait maintenant un moment que tu n'as pas écarté les cuisses.

Je le regardais stupéfaite il ne faisait tout ça juste pour éviter de mourir même pas une once de sympathie pour moi. Mais qu'est-ce que je pensais, idiote que je suis ? Je le regardais statufiée, et il me porta le coup de grâce lorsque son sourire arrogant se dessina sur son visage parce qu'il avait vu (encore) qu'il m'avait blessée. Ma main partit toute seule et même lui n'eut pas le temps de la voir arriver et rencontrer sa joue dans un claquement qui aurait ressemblé à un coup de tonnerre puissant. Sa tête ne resta pas droite, il la redressa avec un regard noir en se tenant la joue.

-Plus jamais ! Ne me parle plus jamais de cette façon parce que principe ou pas je te jure que je profiterais de mes avantages et je te mettrais moi-même au feu et je ne parle pas de Caïus que ce soit clair ! je fis demi-tour et retournais à la maison.

J'arrivais à me contrôler donc on rentrerait j'avais assez perdu de temps ici. Même si je ne pouvais pas partir en mission tout de suite au moins je pourrais voir Caïus, et surtout me libérer de Démétri. J'arrivais à la maison personne n'y était je supposais qu'ils me cherchaient. J'allais dans ma chambre j'avais un appel en absence et c'était Caïus. J'avais loupé son appel de quelques minutes, je décidais de l'appeler. Il répondit à la première sonnerie.

-Où étais-tu Bella ?

-Désolée maître, j'étais en train d'effectuer un test avec des humains ? J'avais laissé mon téléphone dans ma chambre pour éviter de le casser s'ils avaient dû me retenir, ce n'était pas vraiment un mensonge, juste une vérité arrangée.

-Et comment cela s'est-il passé ?

-Très bien j'ai rencontré trois humains qui randonnaient et je ne leur ai pas sauté dessus il sont encore vivant et ne se doutent même pas d'à côté de quoi ils sont passés.

-Je suis fier de toi Bella. Tu vas bientôt pouvoir rentrer au château.

-J'ai hâte maître. Pourrais-je vous demander quand est-ce que votre mission se termine comme cela je pourrais programmer mon arrivée en même temps que votre retour ?

-C'est une bonne idée. Je n'en sais rien encore, mais je te tiens au courant. En attendant testes-toi tous les jours jusqu'à ce que je te le fasse savoir.

-Bien maître, j'espère que ce sera très vite.

-Je l'espère également Bella. Je dois te laisser il va falloir que j'y retourne.

-Oui d'accord, au revoir maître, et je raccrochais, je décidais de passer dans la salle de bains pour me laver et enlever l'odeur de Démétri de sur moi.

J'étais dans la douche depuis au moins trois minutes quand j'entendis Rosalie rentrer, elle vint directement dans ma chambre et dans la salle de bains où je me trouvais.

-Tu étais où ? me demanda-t-elle sèchement.

-Près du sentier, répondis-je en continuant à me laver.

-Bella, t'es inconsciente ou quoi !

-Il ne s'est rien passé j'ai croisé trois humains et ils sont toujours en vie je ne les ai pas touché, et ils n'ont rien vu non plus.

-C'est vrai ? demanda-t-elle soudain plus radieuse.

-Oui je dois me tester tous les jours jusqu'à ce que Caïus me rappelle pour nous dire de renter. Nous allons bientôt rejoindre la civilisation.

-Oh ! c'est génial Bella, s'exclama-t-elle euphorique.

-Passe-moi la serviette s'il te plaît ? elle me tendit le morceau de tissu molletonné.

-Dernière question pourquoi tes habits sont ils imprégnés de l'odeur de Démétri ?

-Parce qu'il m'a collée contre un arbre pour être sûr que je me contrôle et pour pouvoir avoir le dessus sur moi si je succombais. Ne t'inquiète pas il ne risque pas de se passer « d'incident » je crois que je préfèrerais perdre mes deux jambes. J'ai assez de contrôle pour faire ce que je veux et non laisser mon instinct me guider cette fois.

-Vous vous êtes encore taclés tous les deux ?

-Oui mais ça ne durera pas, dans très peu de temps je ne l'aurais plus sur le dos, elle me regarda intensément dans les yeux, puis repris.

-Dépêche-toi et viens dire au revoir aux jumeaux.

-J'en ai pour deux minutes, j'arrive.

Deux jours passèrent et je restais le plus clair de mon temps à la limite du sentier de randonnée et j'attendais de croiser des humains. Je suis restée assise pas loin de vingt quatre heures d'affilées. Démétri attendait plus loin, en tout cas il n'était pas dans mon espace visuel et il valait mieux, son odeur était suffisante pour arriver à m'énerver. Rose et Félix se doutèrent que quelque chose s'était encore passé vu que ni l'un ni l'autre n'avait rien raconté et que cette fois-ci même moi je gardais le silence. Ils n'y étaient pour rien mais je voulais éviter de devoir m'en prendre à eux à cause de ma colère. Sept humains étaient passés à proximité de l'arbre dans lequel je m'étais perchée m'isolant de leur vue. J'étais tentée et je devais vraiment me concentrer pour ne pas leur sauter dessus afin de les drainer, mais j'avais réussi et sans l'aide de personne cette fois-ci. Ils étaient tous en alerte mais ils n'avaient pas eu à intervenir. Et j'étais fière de ça parce que cela voulait dire que j'allais rentrer que nous allions cesser cette cohabitation qui me tapait sur les nerfs. Que j'allais bientôt retrouver Caïus et surtout que j'allais bientôt mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je restais encore sur ma branche alors que la nuit était tombée et que je savais qu'aucun humain ne viendrait maintenant.

-Vous pouvez rentrer, je vais rester un peu et profiter de ma liberté.

-Tu es sûre Bella ? Tu ne veux pas que je reste et nous pourrons discuter ?

-Non j'ai vraiment envie d'être seule et de ne plus avoir de chaperon sur le dos pour quelques heures.

-OK à tout à l'heure, dit elle en partant, à sa suite je pouvais entendre Félix.

Je n'entendais pas Démétri par contre, il devait être parti aussi depuis quelque temps. Je me détendais me sachant seule et je profitais de pouvoir penser sans personne sur le dos. Je ne voulais plus bouger d'ici je m'y sentais bien, je n'avais plus cette pression en moi, j'étais vraiment relaxée et cela faisait du bien. Mon téléphone vibra dans ma poche je m'en saisis et retrouvais le sourire en voyant le numéro qui m'appelait.

-Oui maître !

-Où êtes-vous Bella ?

-Je suis seule dans la forêt et je suppose que les autres sont à la maison.

-Non il n'y a que Rosalie et Félix. Je t'attends rentre tout de suite et dis à Démétri de rentrer également.

-Bien maître, je raccrochais et sautais de mon arbre et commençais ma course jusqu'à la maison. Je suppose que tu as entendu vu que tu m'espionnes. On rentre tout de suite. Je continuais ma course avec empressement car j'allais retrouver Caïus et j'en étais heureuse. J'allais arriver à la maison lorsqu'il me rattrapa.

-Pour ta gouverne je ne t'espionnais pas, je te surveillais. C'est mon ordre de mission et je l'exécute.

-Et bien sois soulagé c'était la dernière fois.

-Je le suis, je vais enfin reprendre une vie normale avec des gens normaux.

-Tu perds ton temps je m'en fous de ce que tu peux dire ou penser.

J'accélérais ma course et arrivais à la maison et je sentis plusieurs fragrances. J'ouvris la porte et mes yeux se portèrent directement sur l'homme de mes pensées depuis quelques semaines. Je ne pus retenir un sourire, qu'il ne me retourna pas vu qu'il était entouré par ses gardes, bien que je vis son regard s'adoucir. En balayant la pièce je vis Chelsea qui me fit un signe de tête que je rendis, Afton qui me gratifia d'un vrai sourire et une brune pulpeuse qui ressemblait à cette actrice italienne dans les années 60, Sofia Loren. Elle me toisait de haut et je sus tout de suite qui elle était.

-Maître, dis-je en m'approchant et imitant Démétri qui s'était agenouillé.

-Levez-vous, nous nous exécutâmes. Rosalie, Démétri et Félix préparez vos affaires vous rentrez au château ce soir avec Heïdi, Afton et Chelsea.

Les trois concernés acquiescèrent et partirent dans leurs chambres respectives pour préparer leurs affaires. Les premiers prêts furent les garçons, Rosalie arriva deux minutes plus tard. Il régnait un silence pesant que personne n'osait rompre. Une fois prêts à partir Rosalie passa à mes côtés et me déposa un baiser sur la joue nous échangeâmes un regard où je pus voir sa joie de retrouver son Alec. Félix fit la même chose, j'eus de nouveau droit à un hochement de tête de Chelsea, Afton s'arrêta et me fit un baise main je le gratifiais d'un sourire. Démétri et Heïdi allaient partir à leur tour quand Caïus brisa ce silence pesant.

-Heïdi les clefs de la voiture.

-Oui maître, répondit-elle en s'approchant de lui pour lui donner un trousseau.

Elle se tourna et me toisa toujours aussi hautaine. Je ne baissais pas le regard au contraire, j'y encrais le mien déterminé à lui montrer que je ne me laisserais pas impressionner. Elle me passa et nous nous retrouvâmes enfin seuls avec Caïus, j'attendis trente secondes et je lui fonçais dessus. Il me réceptionna et m'embrassa avec ferveur. Rapidement nous nous retrouvâmes nus aucune paroles ne fut échangées et il n'y en avait pas besoin. Nous passâmes la nuit à nous retrouver et à nous témoigner notre manque et notre affection.

Le lendemain matin alors que le soleil se levait, nous étions allongés l'un contre l'autre il me caressait le dos lentement et je faisais la même chose sur son abdomen.

-Je pense qu'il va falloir se préparer pour rentrer.

-Oui c'est dommage je trouve que nous étions bien ici.

-Nous pourrons voir avec ta sœur pour qu'elle nous prête sa maison de temps à autre lorsque nous voudrons être seuls.

-Pourquoi pas, c'est assez éloigné tout en restant à proximité du château.

-Ce qui fait tout son attrait. Bella je voulais revoir la conduite que tu devras tenir au château.

-Je sais il faut que j'agisse comme tous les autres gardes, que je ne mette pas en avant notre relation aux yeux des autres.

-C'est ça mais il faut que tu saches que je ne suis pas le seul à donner des ordres et que si Aro ou Marcus le font. Tu ne dois pas remettre ça en cause tu leur dois obéissance aussi bien qu'à moi, même si cela ne te plaît pas et je ne pourrais certainement pas intervenir pour toi encore moins que pour les autres car je risquerais de te porter préjudice surtout au niveau des autre gardes.

-J'agirais comme il se doit, ne t'en fais pas pour ça.

-Je sais tu es intelligente et j'aime ça. Je voulais aussi te dire que tu auras un libre accès à mes appartements et que si tu veux y emménager je serais ravi de t'avoir près de moi le soir.

-J'aimerais vraiment ça, mais justement pour les mêmes raisons que tu as invoquées concernant les autres gardes je ne le pourrais pas. Et puis je suppose que vous devez vous voir entre vous et discuter de choses plus ou moins confidentielles, je pense qu'il serait plus sage que je puisse avoir ma propre chambre.

-Intelligente et avisée, j'ai vraiment beaucoup de chance, me dit-il alors qu'il se plaçait au-dessus de moi de façon dominante.

Nous fîmes l'amour une dernière fois avant de nous préparer à partir Rosalie m'avait préparé tous les draps nécessaires pour recouvrir les meubles avant notre départ, ce que je fis. Puis nous nous dirigeâmes vers la voiture.

-Ça me fait bizarre de pouvoir sortir et d'être libre de mes mouvements et pas observée et suivie en permanence.

-C'était nécessaire pour ton choix de vie.

-Je sais c'est juste que cette période a été assez désagréable de par mon côté versatile mais devoir subir la présence des gardes en permanence s'était difficile.

-Tu parles de Démétri ? J'ai entendu votre conversation avant d'arriver. Je pense que tu vas être soulagée. De plus il part assez régulièrement en mission et je ferais en sorte que vous soyez le moins souvent en contact. Mais comme je te l'ai dit je ne peux pas intervenir plus que d'accoutumé.

-Je pense que le fait que nous ne soyons pas systématiquement ensemble devrait nous être bénéfique et je ne veux pas que tu fasses quelques choses qui puisse montrer aux autres que tu n'es plus toi-même. Reste intègre et je saurais m'adapter, même avec Démétri.

-Très bien.

Il s'installa au volant et je pris place à ses côtés il démarra rapidement et alla tout aussi vite sur les routes. Avant cette vitesse m'aurait terrifiée hors aujourd'hui avec mes nouvelles aptitudes et perceptions je comprenais pourquoi ils étaient aussi sûrs d'eux au volant. Et le ridicule de mes pensées lors de mon dernier voyage pendant ma transformation où j'espérais qu'il perde le contrôle de la voiture.

Nous parlâmes du genre de mission que je serais en mesure d'exécuter, mais un peu plus tard car Aro et Marcus voudraient être sûrs que j'ai un contrôle total avant de me lâcher en mission. Puis il faudrait également voir la capacité de mon bouclier je pouvais prendre trois personnes sans fatiguer mais il faudrait savoir jusqu'à quel nombre je pourrais aller et combien de temps je pourrais rester en le déployant. Nous arrivâmes au château nous pénétrâmes dans une espèce de hall d'entrée où une humaine nous accueillit, son odeur était alléchante. Je me doutais que Caïus me testait de cette façon il fallait que je lui montre que ça irait et que je me contrôlais.

-Maître Caïus, dit-elle en s'agenouillant à côté de son bureau.

Elle passa son regard sur moi. Je voyais pulser son sang dans sa carotide et l'accélération de son cœur qui augmentait le flux de sa circulation sanguine était une torture en soi, mais je tins bon je continuais de respirer pour montrer à Caïus que je n'avais pas menti, je me félicitais d'avoir été aussi consciencieuse. Nous restâmes environ deux bonnes minutes sans que Caïus ne dise quoi que ce soit à la réceptionniste il était seulement tourné vers moi et me regardait. Mes yeux remontèrent sur lui et je le gratifiais d'un sourire.

-Très bien Bella, suis-moi maintenant, il n'avança rien pour l'humaine, et elle comprit qu'elle avait été mon test car elle sua abondamment.

Je le suivis à travers les couloirs de ce château qui me paraissait moins lugubre que la première fois. Il s'arrêta et se tourna vers moi.

-Va chercher ta sœur et Félix et revenez à la salle des audiences je me charge de Démétri.

-Bien maître, répondis-je et je me mis à flairer l'air alors qu'il fit demi-tour et repartit.

Je crois que j'allais tout compte fait avoir du mal à me faire à cette distance que nous devions adopter lorsqu'il était hors de ses appartements. Mais bon je n'avais pas le choix et je préférais cela au fait de rester à plusieurs kilomètres d'ici et ne le voir qu'une fois tous les deux mois. Je repérais la trace de Rosalie, elle dut me sentir également parce qu'elle sortit d'une pièce qui devait être sa chambre et me sauta dans les bras.

-Tu es enfin là !

-Oui nous venons d'arriver. Nous devons trouver Félix et nous rendre à la salle des audiences.

-OK, elle prit son téléphone et appela.

Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant ? Me concentrant tellement sur mes nouvelles aptitudes j'en oubliais la technologie ou peut-être était-ce ma vie d'Hermite qui avait conduit à cet état. Je m'en amusais toute seule. Alec sortit de la chambre également il vient à moi et me déposer un baiser sur la joue.

-Alors Bella ça fait quoi de rejoindre la civilisation ?

-C'est étonnant, je crois que je vais retourner me terrer dans mes collines, avançai-je en plaisantant.

-C'est bon Félix nous rejoint là-bas. Allons-y ne les faisons pas attendre.

-Je viens avec vous, nous dit Alec.

Je les suivis à travers les couloirs de cet immense château pour arriver devant les grande portes identiques enfin pratiquement identiques à mes souvenirs, puisque je pouvais admirer le travail de sculpture qui l'ornait et ce dans le détail, ce que je n'avais même pas remarqué lors de ma dernière venue. Mais à ma décharge en plus d'avoir des sens humains j'avais d'autres préoccupations en tête.

Alec poussa les portes et nous pénétrâmes dans la grande pièce. Tous les régents étaient assis sur leurs trônes je jetais un rapide coup d'œil à Caïus qui avait revêtu son masque d'impassibilité. Nous avançâmes jusqu'à une distance raisonnable et j'imitais Rosalie qui comme nous devions le faire faisait la révérences aux maîtres en s'agenouillant ainsi qu'Alec, Felix et Démétri qui se trouvaient déjà dans la pièce. Il y avait également Santiago, Jane, et la vampire que je pensais être Renata vu qu'elle se trouvait juste derrière Marcus.

-Bien relevez vous-tous, nous commanda Aro. Nous nous exécutâmes. Isabella approche je te prie.

Une nouvelle fois je m'exécutais tentant de ne pas laisser mon regard aller de sa propre initiative sur Caïus qui se trouvait à sa gauche. Il se leva et me tendit ses mains je le regardais suspicieusement, puis je lui tendis les miennes, il voulait certainement vérifier qu'il ne pouvait toujours pas lire mes pensées. Ce qui était bien évidemment le cas.

-Toujours aussi énigmatique et silencieuse, il me lâcha les mains puis continua en retournant à son trône. J'ai pu voir tes progrès et ta détermination dans les souvenirs de tes amis et je dois dire que je suis surpris, peu de vampires ont cette capacité à pouvoir avoir un contrôle de soi aussi rapidement, nous ne nous attendions pas à te revoir avant six mois. Cependant vu que tu es parmi nous allons pouvoir voir l'étendu de tes capacités, ton contrôle a été testé avec succès lors de ton passage devant Gianna. Maintenant je voudrais voir ton bouclier en action. Alec s'il te plaît.

Je plaçais mon bouclier sur toutes les personnes présentes dans la pièces et je sentis l'ombre froide du pouvoir d'Alec venir s'écraser sur les personnes que je protégeais sans succès bien évidemment. Je le vis froncer les sourcils et je lui souris pour le taquiner. Aro revint à moi et plaça sa main sur mon épaule, il voulait voir s'il arrivait à lire mon esprit alors que je déployais mon voile protecteur. Il relâcha mon épaule et alla à Démétri il resta quelques instant la main posé sur son épaule également, puis partit vers Alec et le toucha à son tour.

-Très intéressant, nous sommes tous protégés individuellement mais sous ta protection ceux qui ont des pouvoir peuvent s'atteindre et atteindre ceux qui ne sont pas protégés prodigieux. Tu as un pouvoir providentiel Isabella, fit-il une lueur d'avidité dans le regard. Éprouves-tu des faiblesses à le maintenir ?

-Non il reste en place sans effort il suffit que je veuille le placer ou le retirer pour qu'il s'exécute. Je peux rester des heures durant en protégeant quelqu'un sans éprouver fatigue mental ou difficulté à le maintenir.

-Bien, bien, bien, fit-il avec entrain.

Je le vis faire un signe de tête et se retirer à son trône je sentis un mouvement dans mon dos et j'eus juste le temps de me baisser anticipant avec le déplacement de l'air un coup porté à mon intention, instinctivement. Je remontais mon poing lorsque je sentis les mains de Santiago venir accrocher mon cou et ce que je voulais être un uppercut se transforma en bon coup de poing dans ses parties. Vu que j'étais accroupi c'est le seul endroit que je pouvais atteindre pour me libérer de son emprise. Il me relâcha instantanément en se tenant ses attributs, un « OUCH » de compassion venant de Démétri et un grognement réprobateur venant de Jane me parvinrent. Mais je ne pus m'y attarder longtemps car Renata s'approcha de moi rapidement, elle ne tentait même pas de m'attaquer je me demandais ce qu'elle allait pouvoir faire. Je restais en position la scrutant et la jaugeant.

-Attaque-là ! m'ordonna Aro.

Je savais qu'elle était un bouclier également, Félix m'avait informé sur son don et comment il agissait. Et je dois avouer que j'avais été curieuse de savoir de qui d'elle ou moi aurait le dessus sur l'autre ? Pas que je voulais la dominer mais juste pour savoir lequel de nos boucliers était le plus sûr. Je m'exécutais et m'approchais d'elle, elle se mit en position et attendit puis juste à sa porté je fis un saut périlleux avant pour arriver juste derrière elle et plaçais mon avant bras autour de sa gorge pour montrer que j'avais réussi à l'atteindre sans pour autant lui asséner des coups inutilement. Elle grogna de frustration. Je regardais la salle et je vis Rosalie me faire un sourire radieux que je lui retournais.

-Parfait, arrêtez. Isabella tu peux la relâcher nous en avons fini avec les tests et nous sommes satisfaits de tous tes progrès. Tu peux rejoindre ta sœur, je relâchais Renata et lui fis un sourire timide, sourire qu'elle me retourna.

Elle reprit sa place et moi la mienne. Je jetais un coup d'œil sur Caïus qui avait les lèvres un peu moins stoïques et légèrement remontées ce qui provoqua en moi un élan de satisfaction et de fierté. J'arrivais à côté de Santiago et lui murmurais.

-Désolée ! il me regarda encore un peu vexé et en colère, j'espérais qu'il ne m'en voudrait pas par la suite.

-Rosalie, tu as fait un travail admirable avec Isabella. C'est pour cela que j'aimerais te demander si tu accepterais le poste de maître d'arme en association avec Santiago ?

Oups je venais de me rendre compte que sa vexation était plus qu'une simple question d'égo masculine, il était le maître d'arme du château. Je tournais la tête encore une fois la tête vers lui et lui fis une moue contrite. Surtout qu'en fait c'était un simple coup de chance, si j'avais eu le dessus.

-J'en serais ravie, répondit Rosalie fière. Il hocha la tête en signe d'accord.

-Isabella, tu seras envoyée en mission plus tôt que nous le pensions. Donc il va falloir que tu te tiennes prêtes, nous commencerons par des missions banales et sans danger pour le moment pour voir tes réactions sur le terrain. Puis si tu t'en sors aussi bien que jusqu'à présent nous te confierons des mission plus intéressantes mais plus dangereuses également donc il va falloir que tu continues tes entraînements intensifs.

-Oui maître.

-En attendant nous allons te montrer ta chambre. Et tu pourras profiter de ta journée. Jane tu pourras t'occuper de conduire Isabella dans l'aile des gardes et lui assigner ses appartements.

-Oui maître, je vis Caïus tendre la main pour toucher Aro, certainement pour lui faire part de quelque chose en privé.

Aro le regarda et sourit je me demandais ce qu'il pouvait bien lui dire. Il tourna la tête vers moi et me dit.

-Isabella aurais-tu l'obligeance de retirer la protection que tu maintiens autour de mon frère ou de tous nous couvrir si vraiment ton professionnalisme te pousse à cette extrémité

J'entendis Rose et Jane glousser alors que je baissais la tête gênée. Si j'avais pu rougir je l'aurais fait sans aucun doute. J'ôtais mon bouclier de Caïus.

-Désolée maître une habitude.

-Je m'en doute, reprit-il amusé. Les liens qui unissent un vampire à son créateur sont spéciaux et exclusifs, dit-il comme pour me dédouaner.

Je me doutais de ce que tout le monde pouvait penser en cet instant. Je levais la tête et je vis Caïus me regarder avec un air moqueur dans le regard j'allais sourire mais je préférais de nouveau baisser la tête pour rester le plus imperturbable possible. Aro put lire les pensées de Caïus et je le vis hocher la tête en signe d'assentiment.

-Bien c'est tout pour le moment, vous pouvez retourner à vos occupations. Jane tu conduiras Isabella dans les appartements vides de la tour Est ceux du premier étage.

-Oui maître, fit-elle.

Nous pûmes partir tous dans un silence total et je suivis Jane dans les méandres du château après que Rosalie m'ait dit qu'elle viendrait me voir un peu plus tard me laissant le temps de m'installer.

-Jane ?

-Oui, me répondit-elle.

-Je suis désolée pour Santiago j'ai agi instinctivement.

-Je sais ne t'en fais pas je te pardonnerais totalement à partir du moment où tout sera de nouveau opérationnel, me dit-elle avec un clin d'œil.

-Pourquoi es-tu aussi distante alors ?

-Je ne suis pas distante, je me demandais juste comment j'allais faire pour venir squatter dans tes appartements ? me fit-elle avec un sourire énigmatique.

-Et bien tu n'auras qu'à venir, j'ai pas l'intention de changer nos relations parce que je viens m'établir au château. Et puis je pensais que nous avions dépassé le stade du doute entre nous ?

-Ce n'est pas à cause de cela. Mais si tu n'es pas seule ? Parce que tu ne le sais pas encore mais la tour Est est la tour de maître Caïus, et je ne sais pas si nous serons autorisés à venir ?

-Oh, et toute la tour est pour lui ?

-Ben plus maintenant, me dit-elle amusée.

-Et bien vu qu'il y a mes appartements je pense que je peux recevoir qui je veux. Donc tu seras toujours la bienvenue, elle me sourit et m'ouvrit la porte de ce qui serait mon chez-moi.

Je pus prendre possession de mes nouveaux locaux ainsi que de ma nouvelle vie.


Ça y est elle est enfin au château... Et Démétri comment va-t-il faire maintenant qu'il n'est plus obligé d'être sur son dos en permanence?

Que de questions lol...

Sanctions

Chapitre 10 : Sanctions

Je dois dire que tout allait merveilleusement bien depuis que j'avais élu domicile au château. Hormis le fait qu'un clan s'était monté contre moi et tentait de me rendre la vie moins agréable possible. Mais bon ils étaient obligés d'agir discrètement ce qui faisait que j'étais plus ou moins tranquille, car il et elles ne s'en prenaient à moi que lorsque j'étais seule. Ce clan étaient formés de Démétri bien évidemment, Heïdi, Coraline qui semble être la meilleure amie de la sulfureuse compagne du traqueur et Lettie qui fait partie du trio des trois mégères.

Il est cependant extrêmement facile de les ignorer surtout qu'en dehors de Démétri et seulement lorsque nous nous croisons de temps en temps pour se relever de nos gardes respectives, n'avons que très peu de contact. Et puis quand Heïdi n'était pas présente ses deux roquets n'étaient pas aussi désagréables, elles filaient dès qu'elles me voyaient.

J'avais trouvé un rythme agréable, la journée je vaquais entre mes occupations et mes obligations. Et je devais dire que j'aimais être de garde car je pouvais passer mes journées avec Caïus même si je ne pouvais être près de lui que physiquement et qu'il ne me regardait pratiquement jamais.

J'étais placée derrière son trône entre le sien et celui d'Aro aux côtés de Renata car apparemment ces places étaient destinées aux boucliers. Lorsqu'il avait terminé ses longues voire très longues journée, il lui arrivait de rester plus de vingt quatre heures à recevoir nos congénères pour solutionner leurs problèmes ou écouter leurs doléances. Je ne pensais pas que ce travail, et je parle du sien, pouvait être aussi fastidieux. Mais une fois dans la place les choses étaient véritablement différentes. Je comprenais pourquoi ils étaient intransigeant sur les règles, car même comme ça les plaintes ne tarissaient pas, c'était de la folie.

Donc quand il rentrait il passait soit me chercher s'il voulait rester chez lui, quelques fois restait chez moi. Ou s'il y avait du monde avec moi, il m'envoyait un message sur mon téléphone, généralement ma sœur, les jumeaux, Santiago ou encore Félix étaient les seuls personnes qui venaient dans mes appartements. Nous avions choisi ce moyen de communication pour nous avertir de nos arrivés au cas où nous ne soyons pas seuls. Il voulait éviter d'être vu intimement avec moi, quand je dis intime c'était montrer ses côtés tendres, il tenait à son image de régent autoritaire et impartial, je le comprenais et je respectais ses choix.

Nous étions proches bien que j'avais plus l'impression que nous étions plus sur une relation où le sexe avait plus d'importance que le reste. Vu que je n'avais pas le droit de poser des questions sur sa vie d'avant, et encore moins sur les affaires courantes. Cela m'attristait car je ne sais pas comment l'exprimer mais je ne pouvais pas le décevoir ou sentir qu'il n'était pas bien. J'avais cette fâcheuse habitude qui me poussait à toujours vouloir son approbation ou sentir sa fierté et son bien-être, et dès que cela était atteint je me sentais mieux. Et pour lui le sexe était un élément indissociable de notre relation, on discutait mais toujours de banalités et surtout toujours après. Mais bon s'il trouvait son bonheur c'est ce qui m'importait le plus. Et puis je devais avouer que le sexe avec lui c'était vraiment exceptionnel, j'étais vraiment stupide de me plaindre.

J'étais contente que personne d'autres que nous n'occupait la tour car si j'avais fait trembler les murs dans notre petite maison des collines, il avait dû pas mal modérer ses ardeurs. Certainement à cause de la proximité de Rose et Alec, car dès que nous avions pu nous retrouver ici les choses avaient été vraiment différentes. Il était beaucoup moins doux, Caïus était un sauvage et cela se ressentait dans tout ce qu'il entreprenait sauf lorsqu'il m'embrassait. La première semaine nous avions pratiquement détruit tout mon mobilier il avait fallut tout rechanger et tant mieux car j'avais pu choisir des meubles un peu plus moderne ce qui me correspondait mieux.

Donc comme je le disais la vie était douce au château j'avais des amis exemplaires, une sœur qui me comblait de bonheur, c'est comme si nous avions toujours été ensemble, un amant hors du commun et un travail que j'aimais même si certaine fois je m'ennuyais. D'ailleurs je devais avouer que je m'ennuyai de plus en plus, j'attendais impatiemment ma première mission. Ce qui arriva deux mois après mon emménagement au château.

J'étais dans ma chambre à lire un livre que j'avais pris dans la bibliothèque de Caïus. Rose était en train d'entraîner une partie de la garde, Jane et Alec étaient en poste et Félix certainement avec Renata dans un coin du château. Mon téléphone sonna.

-Oui maître. Répondis-je surprise car maître Aro ne m'appelait jamais, en temps normal seul Caïus se chargeait de faire sonner mon téléphone.

-Isabella pourrais-tu nous rejoindre ?

-J'arrive tout de suite maître, et il raccrocha, je déposai mon livre et je sortis rapidement pour les rejoindre.

J'arrivai il n'y avait personne d'autre que les jumeaux, les maîtres bien évidemment et Rosalie que je pensais être à l'entraînement.

-Bien je vous ai demandé de venir toutes les deux car je vais vous donner votre première mission. Nous avons reçu des doléances concernant un clan en Finlande qui aurait apparemment transformé un bébé, je retins un hoquet de stupeur et de dégoût ce que ne put faire Rosalie.

-Je sais Rosalie que c'est un sujet délicat pour toi. Mais justement je veux que vous alliez vérifier si ces accusations sont fondées ou non. Et bien évidemment vous devrez agir en conséquence. Vous partez dans deux heures maximum et Jane vous accompagnera.

-Bien maître, fîmes-nous toutes les trois.

-Vous pouvez disposer et allez vous préparer, nous sortîmes de la salle je pouvais voir que Rosalie était chamboulée par cet ordre de mission.

-Ne te mets pas dans cet état maintenant. Si ça se trouve c'est juste une délation pour une vengeance quelconque.

-Tu n'y crois pas toi même Bella. Et puis Aro l'aurait vu si s'était le cas.

-Effectivement, fit Jane. Mais il y a deux choses à savoir dans ce contexte Rose, la première c'est que nous allons voir s'ils se sont débarrassés du bébé. Si c'est le cas nous leur laisserons un avertissement, un seul et unique avertissement. Si ce n'est pas le cas tu sais ce que nous devrons faire, mais sache que ce corps n'aura plus rien à voir avec l'image d'un poupon. Et ce sera justement rendre service à ce bébé qui devrait être éternellement un bébé avec aucune possibilité d'évolution que ce soit intellectuel, physique ou psychomoteur.

-Oui je sais mais c'est l'image du bébé que je redoute, reprit Rose.

-C'est difficile je ne te le cache pas mais cette mission est une mission test pour vous et surtout pour toi Rose. Car maître Aro sait que Bella sera fidèle en tout cas elle le sera à maître Caïus parce qu'il est son Créateur et tu connais le lien qui l'uni à maître Caïus en plus de leur proximité.

-Oui je m'en doutais, reprit-elle toujours fébrile.

-Allez frangine il ne sert à rien de spéculer et de te mettre la rate au court bouillon.

-Allez vous préparer nous nous retrouvons dans une demi heure devant les portes du château. Je m'occupe de faire préparer le jet.

Nous partîmes chacune dans nos appartements respectifs. Je prenais un sac où je mis quelques affaires. Puis j'attendis jusqu'à la dernière minute pour voir si Caïus me rejoindrait pour m'embrasser avant mon départ ou me souhaiter bonne chance, mais non il ne vint pas. Je me sentais mal dans ma peau, je n'avais pas pensé que notre relation pourrait être si difficile à tenir mais dans un sens je sentais que c'était normal. En fait c'était le fait de ne pas me sentir essentielle à sa vie qui me gênait, j'avais envie d'être exceptionnelle pour quelqu'un car quand je voyais les relations de Jane et Santiago ou Rosalie et Alec, je voyais que ma relation avec Caïus n'était pas aussi essentielle, aussi intense et profonde.

Ils étaient capables d'avoir des conversations et ne passaient pas tout leur temps ensemble au lit, même si c'était souvent le cas. Non ma relation était plutôt comme celle de Félix et Renata que du sexe, et je vins à repenser à ma conversation avec Jane concernant Alec et Rose. Je pensai qu'elle avait peut-être raison sur tous les points, sur leur lien, sur le lien des âme-sœurs également et je commençais à envier ce qu'ils vivaient, cette complicité, cette façon de se comprendre sans forcément parler, savoir ce que ressentait l'autre. J'étais la dernière arrivée, les filles m'attendaient Santiago avait accompagné Jane, Rose était seule mais seulement parce qu'Alec était de garde sinon il aurait été présent je n'en doutais pas.

Mais qu'est-ce qu'il me prenait, j'avais certainement plus que quiconque aurait pu espérer mais il me manquait cette chose, cette envie que quelqu'un ait envie de venir me dire au revoir, cette envie d'être unique et indispensable aux yeux de quelqu'un autre que Rose.

Nous étions dans le jet et Jane nous observait tour à tour, puis brisa ce silence qui n'était pesant que pour elle.

-Bon je comprends pour Rose mais toi qu'est-ce que tu as ?

-Rien, répondis-je comme si j'étais surprise par cette question.

-Te fous pas de moi Swan ! je soufflai puis je me décidai de me confier à elles, l'une ma sœur l'autre ma meilleure amie qui était celle de ma sœur également.

-Tu te souviens de la discussion que nous avons eu la dernière fois que tu es venue à la maison dans les collines.

-Oui, pourquoi ?

-Je pense que tu as raison sur tous les points.

-Ah ben tu vois ! s'exclama-t-elle.

-C'est quoi cette discussion ? demanda Rose qui était assise à côté de moi.

-Une discussion sur ton lien avec mon frère, répondit Jane.

-Mon lien avec Alec ?

-Nous pensons que vous devez être compagnons, renchéris-je.

-Vous le pensez vraiment ?

-Oui c'est visible, répondit Jane. Pourquoi tu en doutes ?

-Je ne sais pas c'est juste que j'ai un peu trop tendance à m'attacher et j'ai peur que ce ne soit que de mon côté alors j'ai préféré laisser cette question de côté.

-Je te rassure ce n'est pas que de ton côté. Et puis tu pourras toujours demander confirmation à Marcus en audience privé pour te rassurer. Mais je connais mon frère et je sais ce que sont de vrais liens.

-Certaines fois ils peuvent êtres faussés, reprit Rose.

-Pas dans ton cas Rosalie, pour toi tout est clair et normal.

-Je confirme, ajoutai-je. Je suis loin d'avoir votre complicité avec Caïus, leur indiquai-je.

-C'est ça qui te tracasse Bella ? demanda Rose venant de faire le rapprochement.

-Un peu j'ai l'impression de n'être auprès de lui pour le satisfaire physiquement, il ne me parle jamais de choses importantes pour lui. C'est simple je ne sais rien de lui et bien moins que tous les autres gardes qui ont connu une partie de sa vie d'avant. Pour moi ce sujet est tabou, je n'ai pas le droit de poser de question sur son passé.

-Et vous discutez de quoi ? demanda Rose.

-De rien justement, nous ne discutons pratiquement jamais et quand cela arrive ce sont des choses totalement banales, comme le prochain arrivage d'humains, ou des livres que j'ai lu, ou encore des conversations que j'ai pu avoir avec vous, mais rien d'important.

-Je vois et tu te sens mal ? demanda-t-elle.

-Un peu je suis contente quand il est bien. Mais il me manque ce que vous avez, cette complicité cette impression d'être importante et unique pour vos compagnons que vous dégagez quand vous êtes ensemble. J'ai l'impression d'être vide et seule c'en est presque douloureux.

-Je ne sais pas quoi te dire essai de lui en parler, déclara Rose.

-Je ne crois pas que ce soit un bon conseil surtout qu'il s'agit de maître Caïus. Il ne peut pas te voir de cette façon il a déjà connu sa compagne. Pour lui tu n'es qu'une substitution à elle, c'est pour cela qu'il ne peut pas discuter avec toi. Je sais que c'est difficile à entendre mais c'est tout ce qu'il peut t'apporter Bella. Ne cherche pas plus avec lui tu n'auras rien. Tu n'as pas jeté ton dévolu sur le plus sensible, si tu me permets de m'exprimer honnêtement. N'importe qui d'autre aurait fait des efforts, mais maître Caïus a toujours été le plus égoïste, caractériel et sauvage des vampires que je connaisse.

-Je sais et je savais que ce n'était pas une relation éternelle, en fait tant qu'on était dans les collines ça me convenait je ne le voyais pas souvent et c'était une excuse. Mais maintenant je me rends compte que les choses sont vraiment différentes de ce que je m'étais imaginée et surtout je vois ce que pourrait-être ma vie avec mon véritable compagnon. Je pense que je vais laisser passer mon contrat et je retournerais chercher Edward. Je ne le voulais pas au départ mais maintenant que tu as Alec je pense que tu ne m'en voudras pas trop de vouloir avoir mon compagnon près de moi.

-Je ne veux que ton bonheur Bella et cela ne passera que par tes retrouvailles avec ton véritable compagnon. Et le jour où tu le reconnaitras sera le plus beau jour de ta vie et tu ne penseras plus à tout ça.

Je ne savais pas si un jour la mémoire me reviendrait mais quoi qu'il en soit, même si ce n'est pas le cas si je pouvais avoir cette même assurance qu'elles lorsqu'elles parlaient de leurs compagnons, cette lueur de bonheur dans les yeux je serais aux combles du bonheur.

Nous arrivâmes enfin dans un petit aérodrome de Finlande pas très loin de l'endroit où nous devions nous rendre. Un petit village paumé et tant mieux car cela nous facilitera la tâche si nous devions faire des feux. Nous arrivâmes à proximité du village et nous sentions déjà les odeurs des vampires, quatre apparemment. Nous les trouvions près d'une cabane perdu en forêt, et comble de l'horreur la femelle du clan avait un bébé dans les bras, et un bébé transformé. J'eus un haut le cœur, car lorsque l'on pensait à la douleur lors de la transformation, ce petit être avait souffert le martyr.

Comment oser faire ça à un bébé surtout pour une femme avide d'avoir un enfant ? Comment avait-elle osé infliger pareille souffrance à un petit être sans défense ? Rosalie grogna menaçante, elle était très en colère ses traits habituellement si doux et si beaux étaient complétement déformés par la colère, elle était méconnaissable.

-Espèce de pourriture ! cracha-t-elle en se lançant sur la femelle qui avait le bébé dans les bras.

-Je crois que nous nous passerons des préliminaires, commenta Jane d'une voix presque déçue. C'est dommage j'adore les préliminaires, fit-elle en me regardant.

Rosalie venait d'arracher le bébé à cette femelle et me l'envoya. Je me retrouvais avec ce petit être dans les mains. Quand je vis ses prunelles rouges et ses vaines tentative de morsures, je ne pris pas le temps de réfléchir, car sinon je ne l'aurais pas fait. Je pris la tête du bébé d'une main et la dévissai d'un coup de son petit corps. J'en eus la nausée, puis je laissai tomber le corps et la tête de ce qui avait été autrefois un être pur et innocent.

Je fus incapable de me reprendre seule, seul l'attaque de celui qui devait être le père adoptif de l'enfant réussit à me sortir de ma torpeur. Il m'asséna un coup de poing phénoménal pour s'emparer du corps de l'enfant. Je lui sautais dessus et heureusement pour moi j'avais encore ma force de nouveau-né donc l'affrontement tourna rapidement à mon avantage, j'arrachai les morceaux de son corps avec une précision chirurgicale. Une fois terminé je regardais Rosalie qui aurait dû en avoir terminé depuis longtemps mais apparemment elle voulait faire souffrir la femelle d'avoir oser toucher au bébé.

Jane avait fini elle aussi et rassemblait du bois pour faire le bûcher. Je l'aidai en silence une fois le brasier allumé nous y jetions tous les morceaux, quand je pris ceux du bébé la nausée me reprit en même temps que mon profond dégoût pour ces personnes. Rosalie avait enfin fini par se décider de la démembrer et jeta ses membres au feu pour rejoindre ceux de son clan. Elle se tourna vers moi et me dit seulement.

-Merci !

Puis elle tourna les talons et partit. Le voyage du retour se fit dans un silence de cathédrale. Avec Jane nous n'osions pas parler car les traits de Rosalie étaient toujours trop crispés pour que nous exorcisions ce qui venait de se passer.

Arrivées en Italie, je les informais que je les rejoindrais plus tard que j'aurais aimé profiter du crépuscule pour aller faire une course ou deux. En fait je voulais aller remplir mon tiroir à sous-vêtements car Jane ne savait pas à quel point elle avait raison lorsqu'elle avait dit que Caïus était sauvage. Et surtout j'avais besoin d'un peu de solitude après cette mission particulièrement éprouvante. Pour une première mission, bien que facile dans son déroulement elle n'en restait pas moins une des plus douloureuses que j'aurais à effectuer et de cela j'en étais persuadée.

Je trouvais une boutique de lingerie très connu, et malgré le prix exorbitant des modèles je rentrais. Car bien que mettre des sommes folles dans des morceaux de tissus qui seront déchirés à la première occasion était peut-être ridicule, mais j'aimais les dessous et j'aimais les modèles de cette créatrice. Et puis je n'avais pas d'autre hobby hormis les livres.

Après avoir choisi une dizaine de modèles différents je repartis au château, j'allais emprunter le couloir menant à l'aile est du château quand je perçus les désagréables fragrances du trio des mégères. J'avançais en les ignorant mais apparemment ce n'était pas leur intention à elles.

-Qu'est-ce que je sens ? Soie, dentelle, humm satin également. Et bien on fait des folies à ce que je vois, lança Heïdi avec sarcasme. Je lui jetais un regard froid et continuai ma route sans répondre.

-Pressée d'aller t'allonger ? s'amusa-t-elle.

-Va persifler ailleurs Heïdi je n'ai pas de temps à perdre avec toi.

-Oui je suppose que tu as mieux à faire. Mais je serais curieuse de savoir avec qui puisque maître Caïus est dans la salle d'audiences.

-Si on te le demande tu diras que tu ne le sais pas ! Et tu sais quoi tu n'auras même pas besoin de mentir.

-Franchement je me demande ce qu'il peut te trouver tu es d'une banalité affligeante.

-Peut être est-ce parce que j'ai des talents cachés qui sait !

-Ce doit être ça, parce que je ne vois rien d'autre. Ça et ta ressemblance avec Athenodora sans quoi il ne t'aurait même pas regardé.

-Écoute Heïdi je suppose que ce doit être un problème de couple que vous avez. Parce qu'honnêtement je ne vois pas ce que je t'ai fait. Mais il va vite falloir que tu ailles chercher quelqu'un d'autre parce que je reviens d'une mission particulièrement éprouvante et que je ne sais pas si je vais réussir à garder mon calme encore très longtemps. Alors tu prends ta meute et tu vas voir si je ne suis pas ailleurs.

J'allais faire demi-tour pour repartir en essayant de garder le contrôle de mes nerfs ce qui s'avéra être extrêmement difficile. Mais apparemment elles avaient décidé de me pousser à bout.

-Ce n'est pas parce que tu écartes les cuisses avec le maître que je suis à tes ordres traînée.

C'était plus qu'il n'en fallait pour que je perde le contrôle. Je grognais de colère en même temps que je lâchais mes sacs et que je leurs sautais dessus. La première à recevoir un coup était Lettie vu que c'est elle qui s'était interposée en premier lieu, ensuite Heïdi je lui attrapais la crinière et l'envoyais contre le mur qui s'effrita et se fissura sous l'impact. Elle essaya de se dégager de mon étreinte mais mon statut de nouveau-né étant toujours d'actualité, j'avais largement le dessus physiquement. Un sourire méprisant se dessina sur mes lèvres laissant couler du venin sur mon menton.

-Lâche-moi ! hurla-t-elle.

-Je trouve que tu as tout de suite moins de répartie. Je t'avais dit d'arrêter de me pousser à bout et maintenant je n'ai plus envie de m'arrêter.

Je plantais mes dents dans son cou pour y laisser à jamais la preuve de ma supériorité sur elle. Elle hurla de douleur. J'avais oublié son deuxième roquets qui ne s'était pas manifesté mais qui s'était senti pousser des ailes lorsqu'elle entendit des pas se rapprocher de nous. Elle me sauta sur le dos mais je réussis à attraper ses cheveux à elle aussi, et sous la violence de mon geste elle s'envola par dessus moi arrivant dans une position des plus ridicules sur le sol. Heïdi qui voulait profiter de cet intermède pour s'enfuir ne put que faire un pas avant que je ne l'attrapais par le cou cette fois et de force je la plaquai au sol.

Elle faisait moins la maline elles étaient trois et je les avais dominé toutes ensemble. J'étais sur elle prête à lui imposer une seconde marque, lorsque deux bras me retirèrent de ma victime. Je me débattais et rugissais de colère, mais il me tint fermement.

-Calme-toi, me commanda-t-il d'une voix autoritaire.

Comme si j'allais l'écouter lui son compagnon. Puis une autre fragrance plus rassurante celle-ci arriva à son tour. Elle allait voir cette garce. Il s'arrêta devant observant la scène, Heïdi au sol, moi ceinturée dans les bras de Démétri, et les deux autres en train de se réconforter mutuellement. Je m'étais calmée mais Démétri n'avait pas relâché sa prise autour de moi. Prise qui n'était plus vraiment puissante, et si ce n'avais pas été lui, j'aurais dit une étreinte douce et réconfortante.

Aro, Jane, Alec et Rosalie arrivèrent également, ils virent tous la même scène que Caïus. Heïdi jouant les martyr au sol sanglotant sèchement, ses deux acolytes l'avaient rejointe et jouaient la même comédie.

Caïus grogna en nous fixant Démétri et moi, mon geôlier retira ses bras qui m'emprisonnaient et recula instantanément. Caïus avança et m'attrapa sèchement.

-Partez tous ! ordonna-t-il d'une voix forte et coléreuse, ils s'exécutèrent tous.

La dernière à partir fut Rosalie qui fut contrainte par Alec. Même Aro ne put discuter devant l'ordre. Il me tira sans ménagement jusqu'à ses appartements. Une fois arrivés là haut il m'envoya valdinguer à travers la pièce.

-Qu'est-ce qu'il t'a pris ? hurla-t-il.

-Je n'ai fait que me défendre, tentai-je de répondre.

-J'ai entendu ce que vous vous êtes dit. As-tu oublié que je pouvais tout entendre ? le colère me prit de nouveau il me reprochait quoi au juste de m'être défendu ?

-Et bien tu as pu entendre alors les insultes, tu sais que je ne l'ai pas provoqué. Pourquoi est-ce à moi de subir ta colère ?

-Parce que tu n'avais pas à répondre, tu aurais dû passer ton chemin. Ça aurait été la meilleure solution, tu viens seulement de lui donner raison.

-Je suis désolée mais je n'ai pas encore assez de retenue pour cela ? J'ai essayé mais je n'ai pas pu et je ne vois pas pourquoi c'est à moi de devoir me justifier. T'as qu'à aller la trouver elle et lui demander des explications. Pour quelle raison m'a-t-elle attaqué de la sorte ? Je n'ai rien fait d'autre que de me défendre et si tu as tout entendu tu sais que c'est vrai, criai-je d'indignation.

-Tu vas me parler sur un autre ton ! Je n'ai d'ordre à recevoir de personne et certainement pas de toi, dit-il en me prenant à la gorge et me plaquant au mur. Je le regardais avec un mélange de peur et un restant de colère.

Il encra son regard dans le mien j'essayai de résister à l'envie de le baisser et de me soumettre. Et ce n'était pas facile car je pouvais encore lire sa fureur dans son regard. Il m'embrassa, mais rien de doux, c'était sauvage, brut agressif, c'était lui et son état d'esprit actuel. J'essayais de le repousser je ne voulais pas que cette histoire se termine en position horizontale, non je n'étais pas sa chose. Je n'étais pas un simple corps et surtout je méritais plus de considération. Si je le laissais faire surtout après ce qu'elle m'avait dit et ce qu'il avait entendu par le fait cela voudrait réellement dire que je n'étais que ça à ses yeux et je ne pouvais tolérer d'être réduite à être sa poupée gonflable.

Non je ne le laisserais pas faire je valais mieux que ça j'aimais Caïus et je le respectais enfin moins tout de suite je devais l'avouer. Mais il restait précieux pour moi certainement à cause de notre lien, de son venin qui coulait dans mes veines. Mais malgré tout je ne le laisserais pas faire de moi « ça ». Je mis toutes les forces dont je disposais et je le repoussais avec rage.

-Tu ne me toucheras pas ! Je ne mérite pas d'être traitée comme tu me traites, je ne suis pas là que pour tes besoins.

-Tu te refuses à moi ? demanda-t-il d'une voix trop doucereuse pour être gentille et bienveillante. Ce qui me provoqua une chaire de poule invisible.

-Oui, je me refuse. Je ne demande rien d'autre qu'un peu de considération. Je sais que je ne suis que moi, pour ne pas dire que je ne suis pas elle. Et j'en suis désolée pour toi, mais ce n'est pas une raison pour me faire passer pour une traînée aux yeux des autres et aux miens également.

-Dans ce cas sors d'ici. Je ne veux plus te voir !

-Bien maître, répondis-je sur un ton détaché mais cela me coûta tout mon courage et ma force intérieure.

Je me réajustais rapidement et sortis tout aussi vite. Je m'arrêtai dans mes appartements pour me changer car mon chemisier n'avait de chemisier que le nom, mon jean aurait été à la mode dans les années 90 avec des trous partout. Je fis tout ça en moins d'une minute, et je repartis en direction de l'entrée du château, j'avais ma cape sur le dos bien que la nuit fut tombée mais je voulais passer inaperçu. J'arrivais devant les portes et je perçus de nouveau la désagréable odeur de Heïdi ainsi que celle de Démétri pas très loin, je pense que ce dernier venait nous rejoindre. Et ce n'était vraiment pas le moment car à ce stade avant la fin de la nuit je ne serais qu'un tas de cendre. Je me dépêchais espérant passer sans qu'aucun d'eux voire les deux ne m'interceptent, mais c'était sans compter sur ma bonne étoile.

-Alors ton jolie minou n'a pas réussi à calmer la fureur du maître, dit-elle en apparaissant devant moi.

Tant pis pour elle je ne pris même pas la peine de lui répondre quoi que ce soit, elle était trop près pour son bien. À croire que la petite séance de tout à l'heure ne s'était pas passée, pourtant je pouvais voir la marque que je lui avais laissé dans son cou. Je levais la main et la giflais avec tellement de force que son visage se fissura dans l'impact, elle s'envola contre le mur plus loin. Elle était toujours sur mon chemin, mais je n'avais pas l'intention de remettre ça je voulais seulement passer pour sortir aller me calmer et passer la nuit dehors vu que je ne devais reprendre mon tour de garde que le lendemain.

-Démétri ! cria-t-elle.

Je le vis arriver à son tour, je savais qu'il était là pas loin je l'avais senti. Ce qui était surprenant c'est qu'il n'avait pas réagi il avait laissé sa moitié venir me provoquer. Je me méfiais, je savais qu'il était tordu. Peut-être voulait-il une occasion valable pour se confronter physiquement à moi. Que pouvais-je attendre d'autre de sa part à lui de toute façon. Et dire que je l'avais trouvé séduisant, il était une ordure oui. Quand il approcha je me mis en position défensive.

-Ne m'approche pas ou je ne réponds plus de rien, il leva les mains en l'air et s'adossa contre le mur de façon à nous observer toutes les deux.

-Démétri défends-moi bordel, s'énerva la brune.

-Non c'était mérité, comme la fois précédente d'ailleurs, dit-il d'un ton neutre.

-Comment ça mérité ? s'écria-t-elle.

-Tu n'avais pas à lui dire ce que tu lui as dit. Elle a réagi comme il le fallait pour rétablir son honneur. En plus je t'avais déjà averti de ne pas la chercher, qu'elle pouvait parfaitement se défendre seule. Ce n'est pas pour rien qu'elle est garde et toi seulement une rabatteuse, il tourna les talons tout en me fixant.

J'étais stupéfaite, complètement estomaquée, le terme exacte était sidérée. Je le regardais passer à côté de moi il arborait un sourire en coin des plus ravageur. Son sourire avait toujours sur moi cet effet qui me coupait le souffle même lorsque j'étais en colère contre lui et cela m'agaçait prodigieusement.

-Ferme la bouche Swan. Tu ressembles à un poisson hors de son bocal.

Automatiquement j'obéis il me refit son sourire plus amusé toutefois. Puis disparut sous mon regard toujours médusé. Je fis de même sans plus me soucier d'Heïdi, en fait je l'avais complètement zappé l'espace de quelques secondes alors qu'elle était juste à mes pieds. Elle grogna mais je ne lui portais plus aucune attention et je sortis.

L'air extérieur me fit du bien et je me dirigeais à allure humaine vers la forêt la plus proche soit plusieurs kilomètres, il me fallait m'éloigner pour finir de me calmer. J'étais en chemin quand mon téléphone vibra je regardais un sms non lu de Rose.

-Est-ce que tout va bien ?

-Oui je suis sortie, j'ai besoin de me retrouver seule. Je reviens demain pour prendre ma relève. Bisous frangine, j'envoyais.

J'avais pris pour habitude de l'appeler frangine pour la rassurée et jusqu'à présent ça marchait. Un autre message arriva.

-Il ne t'a pas fait de mal ? On vous a entendu hurler dans tout le château. Si tu as besoin de parler dis-moi où tu es et j'arrive.

-Non il ne m'a rien fait. Et pour le moment j'ai besoin de faire le point, je t'appelle dès que je rentre pour t'avertir. Profite de ta soirée ne la plombe pas à cause de moi. Je vais bien promis.

Je pénétrais profondément dans la forêt et je m'installais au pied d'un grand pin. Je laissais filer la nuit, en pensant à tous les évènements de la soirée et ceux de la journée également. Trois images se démarquèrent des autres.

La première ce bébé aux yeux rouges dans mes mains, dont la tête n'était plus rattachée à son corps.

La deuxième c'est Caïus fou de rage qui me collait au mur de ses appartements. Je me demandais comment il avait pu analyser la situation pour en arriver à m'en vouloir à moi. Je le savais fougueux enfin sauvage serait l'adjectif adéquat mais de là à me maltraiter. En plus il avait presque failli me violer parce qu'il ne s'était même pas aperçu que je luttais contre lui. Il avait fallu que je sois plus explicite et plus radicale également.

Et la troisième image qui me laissait perplexe était Démétri me souriant et me soutenant face à sa compagne. Qu'il m'ait souri de cette façon ça m'avait complètement désarçonnée. Il avait apaisé ma colère avec tellement de facilité que c'en était déconcertant. Mais je crois que ce qui me touchait le plus et me laissait pensive c'était le fait qu'il ait dit que j'avais agi comme il le fallait. Que j'avais bien fait de réagir pour rétablir mon honneur mais ce regard qui m'avait transpercé lorsqu'il avait dit ça me laissait supposer qu'il y avait un double sens à ses paroles.

Vu que Rose m'avait dit que tout le château nous avait entendu je me doutais que toute ma conversation avec Caïus avait dû lui paraître claire et distincte avec ses aptitudes de traqueur. Comment devais-je interpréter cette réaction de sa part ? Je savais d'expérience que Démétri ne faisait jamais rien gratuitement, et je m'attendais que cette prise de position se retourne contre moi. Mais quand et comment et surtout pourquoi ? Le petit matin arriva, il fallait que je rentre pour me laver et prendre ma garde et je sentais à l'avance que la journée serait pénible.

J'arrivais dans la salle mon premier instinct avait été de regarder en direction de Caïus pour voir dans quel état d'esprit il pouvait être. Et lorsque mon regard rencontra le sien je sus immédiatement que j'allais subir le contrecoup de mon refus de la veille. Son regard était si noir et si coléreux qu'il me fit frémir d'angoisse et de peur.

Oui Caïus me faisait peur, il pouvait être tendre mais il pouvait être aussi dur et dangereux que sa position et sa nature le laissait supposer. Je fis glisser mon regard vers Félix pour lui signifier que je le relevais, ce qu'il comprit car il partit rapidement. Mais je fus arrêter dans mon inspection lorsque je croisais le regard de Démétri. Que faisait-il là ? Il ne devait pas être présent pour cette garde je devais la faire avec Corin me semblait-il. Il me fixa également j'avais l'impression qu'il essayait de me parler, qu'il voulait me faire comprendre quelque chose, mais je n'eus pas plus le temps d'essayer de déchiffrer ce qu'il essayait de me transmettre car la voix de Caïus me sortit de mes interrogations silencieuses.

-Au lieu de faire les yeux doux, tu ferais mieux de prendre ta place et rapidement, je sortis de ma contemplation, je venais de comprendre ce qu'essayait de me dire silencieusement Démétri quelle idiote me fustigeai-je mentalement.

-Oui maître, répondis-je rapidement en allant prendre place derrière son trône.

-Et pendant que j'y suis où étais-tu cette nuit ? demanda-t-il sur un ton autoritaire.

-Je suis allée prendre l'air pour me calmer.

-Toute la nuit !

-Oui toute la nuit, répondis-je de nouveau mal à l'aise.

-J'espère que tu en as bien profité ! Dit-il.

Mais même sans voir son visage je sus au ton qu'il avait employé qu'il avait bien dans l'intention de me faire payer mon absence d'hier. Aro le regarda, il allait pour lui prendre la main mais Caïus lui dit en l'enlevant avant qu'il ne le touche.

-Ne te mêle, pas de ça !

-Mon frère... commença Aro.

-Il n'y a pas de mon frère qui tienne ! Elle est à moi et j'en fais ce que je veux ! Aro soupira et se détourna de son frère.

Je le savais avant même d'arriver ici que le fait de l'avoir contrarié allait m'être préjudiciable, et il était d'une humeur exécrable. Je jetais quelques coups d'œil à Démétri qui restait impassible, regardant droit bien devant lui. Mais je pouvais voir qu'il était ailleurs quelques fois son front se fronçait j'imaginais qu'il devait entendre certaines choses désagréable.

Je ne savais pas d'où me venait ce nouvel intérêt pour Démétri, à moins peut-être que ce soit le fait qu'il se soit montré plus aimable hier. Ou bien qu'il n'avait pas pris la défense d'Heïdi malgré le fait qu'elle soit sa compagne, en tout cas sa maîtresse sans aucun doute. Mais avec Démétri il fallait faire attention car il était pratiquement aussi versatile que Caïus.

Je m'étais déjà brûlée les ailes avec lui. Alors oui j'appréciais lorsqu'il était accessible, mais le retour de bâton pouvait faire mal et il fallait que je fasse attention. Notre tour de garde arriva enfin à son terme j'avais l'impression d'avoir été là des jours entiers. En plus j'étais assez pressée de partir parce que d'une part ce climat était pesant, et de plus je devais rejoindre Rosalie pour aller chasser.

Alec et Chelsea arrivèrent Alec fixa son regard dans le mien dans un premier temps puis il alla se placer à côté de Démétri lui signifiant le changement. Je vis Démétri faire un petit signe de tête négatif. Puis Alec qui tourna de nouveaux ses yeux sur moi au moment où je m'apprêtais à quitter ma garde.

-Non toi tu restes, m'informa Caïus en m'attrapant le par le poignet. Tu reprends ta place ! m'ordonna-t-il un peu plus autoritairement.

-Bien maître, rétorquai-je démoralisée en reprenant ma place.

Je tournais mes yeux vers Démétri qui s'était fixé, et j'eus peur. Je ne sais pas de quoi, mais je ressentis une crainte au moment précis où son regard vint à la rencontre du mien. Il dut le voir car il me sourit, pas un sourire ironique ou sarcastique, non un sourire compatissant. Mon sentiment changea instantanément car là il n'y avait plus de doute il me témoignait son soutien. Cela faisait deux fois enfin trois en fait qu'il me témoignait un intérêt bienveillant, bien que je n'étais pas sûre en ce qui concernait le couloir, le moment où il m'avait retiré de sur Heïdi.

-Ton service est fini tu peux partir ! lui ordonna froidement Caïus. Chelsea tu peux disposer également, ordonna-t-il à la garde.

Je restais encore pour une garde de huit heures. J'espérais qu'elle passerait plus vite que la première. Alec me jetait quelques coups d'œils de temps à autre, mais restait aussi placide qu'à son habitude. Il avait un flegme impressionnant surtout lorsqu'on le comparait à sa sœur. Rosalie était vraiment bien tombée avec lui. Il avait exactement le caractère qu'il lui fallait. Posé, calme et réfléchit il arrivait à prendre le recul nécessaire pour analyser chaque situations comme elles méritaient de l'être. Je pouvais dire que oui j'étais admirative de son tempérament j'aurais aimé avoir autant de qualité également, cela m'aurait évité de m'attraper avec Heïdi et j'en serais pas là actuellement. Je serais à la chasse avec Rosalie et tout irait pour le mieux et pour tout le monde.

La fin de la garde arriva et je ne savais pas trop quel comportement adopter. Je décidais de faire quelques pas pour voir s'il me laisserait sortir, lorsque Jane et Lettie entraient. Cette dernière se permit même de m'adresser un sourire arrogant. Que je me serais bien chargée de lui faire ravaler si ma situation n'était pas si délicate.

-Tant que je ne te l'ordonnerais pas tu resteras ! m'ordonna Caïus d'une voix sans appel. Ce qui étira un peu plus le sourire de ladite Lettie qui le perdit rapidement lorsque Jane la gratifia d'un de ses regards si personnel.

-Maître Caïus si vous me permettez... commença Jane.

-Non je ne te permets pas et ne viens pas me parler de ton planning j'en ai rien à faire. Après tout tu as huit heures pour aller le refaire si ça te chante, rétorqua-t-il tranchant.

-Non Jane tu restes et toi aussi Lettie. Tu reprendras le planning seulement pour Isabella. Tu la feras remplacer dès que Caïus aura décrété que sa sanction sera terminée, dicta Aro.

-Bien maître, répondit Jane en prenant place.

Jane ne cessait de me lancer des regards, elle me scrutait attentivement et je me doutais qu'elle compatissait car elle devait certainement voir que je commençais à souffrir de la soif en plus de tout le reste.

Je me demandais combien de temps il allait me garder comme ça auprès de lui m'empêchant d'aller me nourrir. Bien que je commençais à croire qu'il allait me garder comme ça jusqu'à la fin des audiences publiques. J'espérais que cela arrive vite car cela faisait seize heures que j'étais là pratiquement sans bouger. En plus le temps que je restais présente je devais prendre tout le monde sous mon bouclier ce qui faisait que ma soif se trouvait d'autant plus intense au fils des heures. Car bien que je pouvais rester indéfiniment à maintenir mon bouclier en place sans ressentir de fatigue mentale, autant je m'étais aperçu que cela influençait sur ma soif et donc sur mes chasses également. Les audiences se déroulaient à une allure si lente que j'aurais souhaité moi-même leur répondre pour accélérer la cadence, surtout que la majorité des questions et des sollicitations étaient vraiment ridicules au possible.

Cette garde arrivait à son terme et j'en étais personnellement à vingt quatre heures de faction. J'espérais cette fois qu'il me laisse partir. Il se leva au moment même où le dernier visiteur de ce tour de garde partit. Les prochains attendront que la relève soit effectuée. Rose et Félix arrivèrent et lorsque je croisais le regard de ma sœur et que ce dernier devint plus dur mais principalement pour Caïus. Je pris peur car avec le caractère de ma sœur il était fort probable qu'elle lui dise ce qu'elle pensait de lui et de ses méthodes. Et c'est de cela que j'avais peur car je savais qu'il n'aurait pas laissé passer ce genre d'insubordination surtout que cela me touchait personnellement et il le savait.

-Lettie reste ici, l'interpella Aro alors que cette dernière s'apprêtait à partir. Jane peux-tu aller nous chercher Heïdi et Coraline je te prie.

-Oui maître, déclara Jane avant de partir rapidement.

-Qu'est-ce que tu fais Aro ? demanda Caïus. Alors qu'il me tournait autour comme le prédateur qu'il était.

-Je règle nos affaires internes nous avons une heure avant que les prochains visiteurs n'arrivent nous allons en profiter pour tirer cette histoire au claire.

-Tout est parfaitement clair pour moi et je ne vois pas ce que tu viens faire là dedans.

-Je ne peux certes pas intervenir dans tes décisions et sanctions concernant ta protégée. Mais je me dois de rétablir l'ordre au sein de ce château et des gardes. Et d'après ce que j'ai pu voir je sais que Isabella n'a fait que répondre à des provocations. Et provocations qui ont commencé le jour même de sa transformation.

-Fait comme il te plaira mais ce n'est pas pour autant que je lèverais ma sanction.

-Tu es le seul à pouvoir prendre cette décision j'en suis conscient.

Jane revint en compagnie de Heïdi et Coraline, ces dernières arboraient un visage anxieux surtout lorsqu'elles virent que la troisième du trio qui était toujours présente et moi derrière le trône de mon amant. Enfin je ne savais plus trop ce que nous étions pour l'heure. Ce dernier venant de réintégrer sa place.

-Bien approchez toutes les trois, commença Aro d'une voix moins beaucoup moins amicale.

Il posa sa main sur chacune des filles, l'une après l'autre prenant dans l'esprit des trois femmes les versions et renseignements dont il avait besoin et ce qu'il voulait voir surtout.

-C'est bien ce qu'il m'avait semblé. Vous attendiez Isabella pour la brimer et la molester car vous contiez sur le fait qu'elle ne dirait rien comme toutes les fois où vous avez très largement dépassé les limites. Vous saviez qu'elle ne se plaindrait jamais à cause de son statut particulier. Mais sérieusement vous vous croyez où ? s'énerva-t-il. Vous êtes des vampires de plusieurs centaines d'années pour certaines.

Elles avaient toutes un visage atterré. Se faire reprendre de cette façon par Aro en personne et devant Jane, Rosalie et moi, elles devaient très certainement me maudire. Bien qu'en fait je n'y étais pour rien. Bon c'est vrai que je n'ai pas su garder mon self contrôle et je crois que c'est ce que me reprochait Caïus enfin avant que je ne me refuse à lui car maintenant je pense que c'est l'association de ces deux griefs qu'il devait retenir contre moi.

-Bien je vous avais prévu des heures d'intérêts général en plus de vos emplois du temps respectifs, ce que vous ferez sous la direction de Jane et de Rosalie et ce pendant le trimestre à venir. Vous leur devrez obéissance comme à nous, mais ce n'est pas tout vu que de part vos mesquineries misérables et totalement infantiles Isabella se voit sanctionnée. Elle ne peut donc pas aller chasser et donc vous devrez aller le faire pour elle, elle se statufièrent après avoir laissé échapper un hoquet d'effroi, tout en remontant leurs regards simultanément sur notre régent. Jane, Rosalie et Félix gloussèrent, visiblement très amusés.

-Vous n'y pensez pas maître. Ce n'est pas sérieux nous ne pouvons pas aller chasser ces animaux puants ! s'offensa ouvertement Heïdi.

-Jane s'il te plaît, et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire Heïdi se plia de douleur en hurlant.

-Ça suffit Jane, Heïdi cessa ses hurlements. Je suis extrêmement sérieux Heïdi et ne te permets plus jamais d'élever la voix en ma présence surtout pour contester un ordre. S'il doit y avoir une prochaine fois je laisserais carte blanche à Jane et elle fera ce qu'elle veut de toi, et quand je dis ce qu'elle veut c'est dans le véritable sens du terme. Je ne supporterais pas d'avantage que tu prennes tes aises et que tu te permettes de brimer les nouvelles pour une simple question de jalousie. Tu n'es pas irremplaçable Heïdi garde ça en tête.

-Oui maître, répondit-elle misérablement.

-Isabella quels sont tes mets préférés ? ce fut à mon tour de me statufier, sous le choc d'une telle demande.

-Aro ! fit sévèrement Caïus.

-Que tu la sanctionnes je n'ai pas à intervenir, elle est ta protégée et je ne remets pas ça en cause. Mais la torture n'est pas de mise dans cette situation, elle n'est pas un ennemie et n'a pas trahie, elle a droit à un traitement décent, Caïus grogna mais se résigna.

-Isabella choisis trois mets je te prie, Caïus me fit signe de répondre.

-lynx, loup et renard, répondis-je pas très à l'aise.

-Vous avez entendu, et une dernière chose ramenez les vivant. Il serait dommage qu'Isabella doivent se contenter d'un repas froid. Vous pouvez disposer ! mon regard s'accrocha dans celui amusé de Jane et Rosalie qui ne pouvaient retenir leurs sourire face à ce revirement de situation.


Allez-y lâchez-vous haïssez Caïus lol...

Domination

Chapitre 11 Domination

Elles arrivaient mais Bella n'était pas là. Où était-elle ? Merde elle ne pouvait pas y être restée ! Pas avec une mission aussi facile ! Je n'étais apparemment pas le seul à me poser des questions, je vis Caïus et Aro plisser les yeux lorsque les deux femmes pénétrèrent dans la salle d'audiences. À peine finit leur révérences qu'Aro leur demanda.

-Où est Isabella ?

-Elle était assez perturbée maître c'est elle qui a dû décapiter le bébé. Elle a voulu aller s'aérer l'esprit avant de rentrer. Nous n'avons pas osé lui dire non. Et puis vu que son esprit vous est inaccessible nous avons pensé que nos seuls rapports vous suffiraient, avança Jane, ce qui me soulagea.

Je savais que je devais rester impassible pour tout ce qui touchait à Bella, mais je n'y arrivais pas totalement. Dès qu'elle arrivait quelque part que ce soit pour venir me relever de ma garde ou l'inverse, mes résolutions foutaient le camp. Lorsque je la sentais arriver dans un couloir, je traînais le pas pour la croiser et respirer son odeur.

Je devenais pathétique mais je crois que j'arrivais bien à dissimuler mes sentiments grandissant pour la jeune garde, seul Aro était au courant. Il l'avait vu lorsqu'il m'avait touché la première fois et il assistait à l'évolution de mon affection pour elle. Mais je ne pouvais rien faire, elle était à Caïus. Sur tous les vampires de la création il avait fallu qu'elle soit justement à celui contre lequel je ne pouvais rien faire. En plus d'être la compagne de la source de tous mes malheurs. Pourquoi étais-je maudit à ce point ?

-Oui vous avez bien fait. Comment cela s'est-il passé ? Approchez toutes les deux.

Elle s'approchèrent et il prit les mains des deux amies. Après un instant de lecture il les relâcha.

-Vous avez bien travaillé, mais je suis tout de même relativement déçu Rosalie. Je pensais que je n'avais pas besoin d'être plus directe. Que tu aurais compris que je voulais que ce soit toi qui t'occupe du bébé.

-Je suis désolée maître je n'ai pas pu. Je n'ai pas eu assez de cran pour le faire.

-Oui c'est ce que j'ai remarquer. Heureusement pour toi que j'ai accès à ton esprit et que je sais que tu nous seras loyale. Mais j'espérais vraiment que tu t'acquittes de cette mission personnellement, elle baissa la tête.

-Ce qui est surprenant c'est que sur les deux sœurs la plus forte n'est pas forcément celle que l'on pensait, avança Marcus.

-Effectivement Isabella a été d'une réelle efficacité. Elle a agi et seulement après elle a pris conscience de ce qu'elle avait fait. Ça a même failli lui coûter la vie mais elle s'est reprise très vite et a dominé son adversaire avec une facilité déconcertante. Elle est vraiment douée cette petite. Cependant nous ne t'en voulons pas Rosalie pour être tout à fait honnête je ne pensais pas que tu irais au bout de cette mission. Tu ne t'en sors pas trop mal quand on connait la douleur qui t'anime concernant ce sujet précis. Nous ne te sanctionnerons pas pour ce manque de cran, en tout cas pas cette fois-ci.

-Merci maître, fit-elle visiblement soulagée.

-Jane quant à toi jamais rien à te reprocher tu as été parfaite comme à ton habitude. Tu as su gérer les situations avec l'aplomb et la sagesse qui te caractérisent.

-Quelles étaient les situations ? demanda Caïus.

-Le débordement de Rosalie lorsqu'elle a vu la femelle avec le bébé dans les bras et elle a su trouver les mots adéquates pour réconforter Isabella en plein dilemme intérieur, répondit Aro.

Il expliqua dans le détail la situation, l'accueil et l'agressivité de Rosalie ainsi que les tortures qu'elle avait affligé à la femelle. C'est à ce moment où je la sentis. Elle était rentrée au château mais allait en direction de ses appartements. Je me concentrais sur son parfum et sur mon audition, ce qu'il était frustrant de ne pas pouvoir la localiser comme tous les autres. Je devais me servir de ses amis pour savoir où elle pouvait se situer, sinon me servir de mes sens lorsqu'elle était relativement proche.

Soudain j'entendis la voix d'Heïdi qui hélait Bella. Merde je lui avais dit de ne pas la chercher bordel. Surtout qu'elle doit être pas mal perturbée après avoir dû tuer un bébé. Ça avait beau être un vampire, l'apparence de ces êtres était assez déstabilisante et pouvaient traumatiser ceux qui étaient censés les tuer.

Bella résistait elle n'entrait pas dans son jeu, mais je connaissais Heïdi elle était jalouse de Bella parce qu'elle était tout ce qu'elle ne serait jamais. Elle avait de la classe, du charisme elle était obstinée, douée et juste. Elle était capable d'attirer le regard des hommes sans même le chercher, et pouvait se faire des amis aussi naturellement qu'elle pouvait s'acheter une robe. Et ça Heïdi ne le supportait pas elle était trop superficielle et axée sur l'apparence extérieur pour comprendre la profondeur de Bella. On aurait pu penser que c'était le mode de pensée des belles femmes en général mais Rosalie était tout autre et pourtant elle était aussi belle qu'Heïdi.

Ce que je craignais arriva lorsqu'elle eut le malheur de dire la phrase de trop.

-Ce n'est pas parce que tu écartes les cuisses avec le maître que je suis à tes ordres traînée.

Je regardais les maîtres m'attardant sur Caïus qui avait froncé yeux signe de contrariété chez lui. Puis quand j'entendis les grognements de Bella et le premier coups porté je n'ai pas pu rester en place.

Je filais aussi vite qu'il m'était permis de le faire, je savais que Caïus avait entendu au moins j'aurais une excuse même s'il me sanctionnerait certainement. Là je me rendais au secours de sa concubine. Il devait certainement penser que c'était pour secourir la mienne, car je l'entendis jurer et courir derrière moi mais j'avais bien plus d'avance, j'arrivais le premier.

Bella était vraiment furax, j'entendis un cri de douleur de Heïdi et d'après les bruits je supposais que Bella avait dû la mordre voir même lui arracher quelque chose. J'arrivais enfin et je vis Coraline sur les épaules de Bella, elle lui attrapa la crinière et l'a fit voltiger avec une aisance et une violence impressionnante. La réception de birdy-girl était des plus bizarre, elle avait le menton et le buste sur le sol et le reste de son corps en équilibre contre le mur et dans une position encore moins naturelle car tout son corps était vrillé. J'aurais pu en rire dans d'autre circonstance et d'ailleurs je pense que c'est ce que je ferais sans aucun doute lorsque je la reverrais après ça. Et je venais de lui trouver un petit surnom qu'elle devra supporter aussi longtemps que moi je devrais la supporter elle.

Heïdi m'ayant vu essaya de ramper jusqu'à moi, elle était vraiment ridicule elle jouait la comédie comme une mauvaise actrice de film de série B.

Bella m'avait senti j'en étais certain mais elle était obnubilée par sa colère elle venait de reprendre position au-dessus de mon amante. Elle s'apprêtait à la mordre une seconde fois c'est à ce moment que je décidais d'agir car Caïus allait arriver et qu'il fallait remettre un peu d'ordre. Et puis comment expliquer à Heïdi après ça que j'étais pour le fait que Bella lui inflige une bonne correction, que c'était mérité. Alors je ceinturais Bella et la retirais de Heïdi, elle se débattait comme un diable, j'eus toutes les peines du monde à la retenir contre moi.

-Calme-toi, lui ordonnais-je.

Je ne voulais pas lui faire de mal en plus je ne voulais pas qu'elle soit dans cet état lorsque Caïus se montrerait face à elle ce qui n'allait pas tarder vu qu'il était à proximité. Elle dut sentir son arrivée car elle se détendit.

Ce qui me serra le cœur, il avait une influence et un pouvoir sur elle qui me rendait malade de jalousie. Il n'était pas bon, je savais qu'elle n'était qu'une simple image pour lui. J'entendais avec dégoût toutes les fois où ils se rencontraient. Leur relation n'avait rien de saine jamais un mot pour savoir comment elle se sentait. Il lui refusait toutes conversations et le peu qu'il lui accordait comme paroles étaient des banalités sur ses lectures. Mais elle restait hypnotisée par lui, elle lui était soumise et ça me révoltait, bien que je sache qu'elle n'avait pas le choix. Qui pouvait s'opposer à Caïus ?

Sans compter qu'il était son créateur et je suis bien placé pour savoir que nous entretenions des rapports très poussés avec nos créateurs, une sorte de fusion dans certains cas ce qui pour Bella et Caïus virait dans le malsain.

Il arriva, Bella avait arrêté de se débattre, elle restait tranquille dans mes bras et je pus cesser d'opposer une résistance contraire. J'en profitais pour la tenir contre moi, voulant la réconforter sans que cela soit trop visible. Car j'avais insisté pour mettre de la distance entre elle et moi justement pour éviter que je ne souffre trop de la voir heureuse et épanouie quand elle ressortait d'un entretien privé d'avec Caïus, je crois que je ne l'aurais pas supporté.

Au moins quand elle me voyait son visage se crispait et je ne pouvais plus voir son bonheur d'être avec un autre. Un autre qui ne la méritait pas d'ailleurs, même son compagnon ne la méritait pas elle aurait mérité quelqu'un comme Alec ou Félix qui étaient plus honnêtes, plus sains, qui avaient de la considération pour autrui.

Il se planta devant nous et regardait la scène avec un dégoût non feint. J'entendis les jumeaux, Rose et Aro arriver également, je suppose que mon départ précipité ainsi que celui de Caïus tout de suite après moi avait dû les alerter. Il arrêta son regard sur moi et sa maîtresse qui se trouvait être dans mes bras mais même avec son regard braqué sur moi je n'arrivais pas à la relâcher, je voulais la garder contre moi, elle et son si doux parfum.

Il n'y avait rien chez Bella qui me repoussait au contraire tout son être m'attirait c'en était même déstabilisant car même Heïdi qui était la femme pour laquelle j'avais nourri le plus d'attirance avait des points négatifs à mes yeux.

Les principaux étaient sa voix et son odeur. Mais bon je supposais que certaines choses chez moi devait lui déplaire également et puis personne n'était parfait enfin c'est ce que j'avais pensé jusqu'à ce que je rencontre Bella.

Un grognement me sortit de mes pensées et je me rendis compte que je ne l'avais véritablement pas lâchée et Caïus me mettait en garde. Je relâchais Bella pris en faute et reculais de deux pas, je baissais la tête également pour lui montrer que je ne le défiais pas. Mais je savais qu'un jour nous allions être obligés d'en arriver là, j'espérais seulement que cela ne soit pas pour Bella. Mais s'il se permettait de lui faire du mal je crois que je pourrais intervenir personnellement. Bien qu'elle ne soit pas mienne je ne supportais pas qu'elle souffre que ce soit physiquement ou émotionnellement. Même lorsque j'étais responsable de cette souffrance. Je savais que je l'avais déjà faite pleurer, et je m'en étais voulu mais il valait mieux pour elle qu'elle me déteste et surtout pour moi.

Mais depuis cette histoire j'avais presque perdu mes amis, ils ne m'avaient pas compris et je ne pouvais pas leur expliquer non plus. Sauf Jane, elle me restait fidèle même si elle était amie avec Bella ce que j'avais apprécié car avant elle n'avait que Santiago, Alec et moi. Elle n'avait pas d'amie féminine et cela lui pesait certaines fois. Mais depuis l'arrivée de Bella elle a les deux sœurs comme amies et je dois dire que Jane n'est plus la même.

Caïus prit Bella par le bras sans douceur et avec colère, ce qui me fit froncer les yeux, il me toisa avec mépris et je pouvais lire un avertissement silencieux dans son regard.

-Partez tous ! nous ordonna-t-il avec une colère qu'il avait du mal à contenir.

Je le vis resserrer sa poigne autour du bras de Bella et tout ça ne me disait rien qui vaille. J'espérais qu'il arrive à se calmer sans lui faire de mal car je connaissais Caïus et ses excès de colère et même Athenodora ne pouvait arriver à le contenir, la seule chose qui y arrivait c'était du sexe et brutal suivit d'un repas. Aro me fit signe discrètement de partir, il savait qu'il y avait des chances que je puisse intervenir. Il connaissait les sentiments que je nourrissais pour Bella et il connaissait parfaitement son frère. Je fus le premier avec Jane à partir elle me prit la main. Ce qui aurait pu passer pour du réconfort et du coup je venais à me demander si elle ne savait pas pour mes sentiments. Ce qui aurait été peu surprenant en fait, car Jane avait toujours été très intuitive. Rose avait du mal à quitter les lieux elle craignait pour sa sœur et elle ne savait pas à quel point c'était risqué.

-Démétri, suis-moi je te prie. Jane va avertir Marcus que nous arrêtons les visites aujourd'hui. Alec et Rosalie allez reconduire les visiteurs en attente et avertissez également les gardes extérieur de dissuader avec politesse les futurs arrivants.

-Bien maître, répondirent-ils tous.

Aro prit la direction des ses appartements alors que j'étais resté concentré sur ce qu'il se passait dans la tour est du château. Caïus et Bella étaient en train de se disputer et je n'en croyais pas mes oreilles il lui reprochait sa réaction. Je ne comprenais pas il avait pourtant tout entendu j'en étais sûr car il avait une audition supérieur à le moyenne vampirique pas aussi affutée que la mienne mais il entendait bien mieux que n'importe quel autre vampire. Bella n'avait pas l'intention de se laisser faire et bien que ce soit complètement imprudent j'étais heureux de constater qu'elle n'avait pas perdu de son bon sens.

-Elle a du cran la petite, me dit Aro.

-Certainement mais elle est inconsciente du danger qu'elle court à le pousser dans la colère.

-Tu as malheureusement raison ! Je sais que cette situation est difficile pour toi et tu agis comme il faut. Je pourrais te toucher pour voir comment tout cela a débuté ?

-C'est la faute de Heïdi, mais je vous en prie regardez.

Il me prit la main et fit défiler toute la scène depuis le retour de Bella et la joute verbale des deux femmes ainsi que le bruitage de la bagarre jusqu'à mon intervention.

-Je vois, je vais te demander de voir ta compagne...

-Ce n'est pas ma compagne maître, le repris-je.

Je ne voulais pas que l'on associe Heïdi comme compagne elle était mon amante au pire ma concubine mais pas ma compagne.

-Oui excuse-moi. Donc je te prierais d'aller trouver Heïdi et de la recadrer en lui précisant que je ne tolèrerais pas de nouveau ce genre de comportement et que je prendrais les sanctions qui s'imposent je vais en parler avec Marcus et je la ferais appeler lorsque nous aurons statué.

-Bien maître.

-Encore une chose Démétri... mais je n'entendis pas la suite car ce qui se passait dans la tour est me glaça d'effroi il le vit et me prit la main pour savoir ce qu'il se passait.

-Tu vas me parler sur un autre ton ! Je n'ai d'ordre à recevoir de personne et certainement pas de toi, dit-il dans une colère noire

Puis j'entendis les bruits d'un baiser j'entendis les gémissements plaintifs de Bella qui n'avaient rien à voir avec des gémissements de consentement. Puis un bruit de meuble cassé me parvint et la voix pleine de colère de Bella.

-Tu ne me toucheras pas. Je ne mérite pas d'être traitée comme tu me traites, je ne suis pas là que pour tes besoins. Tant mieux elle venait enfin de voir à qui elle avait affaire et cela me soulageait, car je ne l'imaginais pas enchaîner comme l'objet personnel et sexuel de Caïus à vie.

-Tu te refuses à moi ? demanda-t-il d'une voix proche de la démence ce qui provoqua en moi un sentiment de peur je me tendis prêt à courir pour aller la sortir de là-bas.

-Attends encore un peu, me fit Aro qui avait capté mes pensées.

-Oui, je me refuse. Je ne demande rien d'autre qu'un peu de considération. Je sais que je ne suis que moi, pour ne pas dire que je ne suis pas elle. Et j'en suis désolée pour toi, mais ce n'est pas une raison pour me faire passer pour une traînée aux yeux des autres et aux miens également.

Elle était déterminée, je sentais sa peine dans sa voix mais elle ne flancherait pas elle ne se donnerait pas à lui dans ces circonstance et j'étais fier d'elle car oui elle méritait mieux que ça.

-Dans ce cas sors d'ici. Je ne veux plus te voir ! tonna-t-il de colère.

Je savais que c'était un dernier élan avant la perte de son contrôle et j'espérais qu'elle soit assez intelligente pour ne pas vouloir rester car c'est sa vie qu'elle mettait en jeu.

-Bien maître, répondit-elle avec une affliction audible.

Je l'entendis sortir, elle descendit pour se rendre dans ses appartements qui à mon goût étaient encore trop près de lui pour le moment. Puis quelques minutes plus tard elle repartit, je l'entendis prendre la direction des portes du château, certainement pour sortir se calmer. Mais j'entendis Heïdi dans ces environs également. Je la localisais et oui elle y était bien vu qu'elle se trouvait dans la chambre de Coraline, qui était à proximité car elle était l'une des gardiennes des portes du château.

-Tu devrais y aller pour éviter que cela ne se reproduise et donner une occasion à Caïus de s'en reprendre à Isabella car j'ai bien peur que des jours moins agréables se dessinent pour notre jeune amie.

-J'en ai bien peur également, avouai-je.

Je me précipitais vers les portent du château pour éviter une guerre civile. Mais trop tard Heïdi l'avait senti et m'avait devancé, j'étais trop loin dans le château pour arriver avant elle. Et bien évidemment elle ne faisait pas dans la finesse. Mais cette fois-ci Bella avait agi sans se perdre en discussion. Le bruit fut terrible, j'étais certain d'avoir entendu un bruit de cassure, ses os s'étaient brisés dans l'impact. Bella était trop à fleur de peau elle avait trop de pression il fallait intervenir rapidement avant qu'elle reperde le contrôle.

-Démétri ! cria Heïdi, m'appelant à son secours. J'arrivais devant elles. Bella prit une position défensive.

-Ne m'approche pas où je ne réponds plus de rien, je levais les mains en l'air lui montrant que je n'interviendrais pas, elle se détendit et se redressa légèrement.

-Démétri défends-moi bordel ! cria Heïdi vexée.

-Non c'était mérité, comme la fois précédente d'ailleurs, répondis-je d'un ton neutre. De toute façon Aro m'avait demandé de l'avertir et puis elle allait vraiment trop loin.

-Comment ça mérité ? s'énerva-t-elle.

-Tu n'avais pas à lui dire ce que tu lui as dit. Elle a réagi comme il le fallait pour rétablir son honneur. En plus je t'avais déjà averti de ne pas la chercher, qu'elle pouvait parfaitement se défendre seule. Ce n'est pas pour rien qu'elle est garde et toi seulement une rabatteuse, Heïdi restait interdite, mais la réaction de Bella m'amusa certainement plus.

Elle avait la bouche ouverte à la limite de perdre sa mâchoire inférieure et me regardait dans l'incompréhension la plus totale.

-Ferme la bouche Swan. Tu ressembles à un poisson hors de son bocal, elle obéit sans même se poser de question ou ne serait ce que changer de posture, son regard ancré dans le mien.

Mon Dieu qu'elle était désirable. Je n'avais qu'une envie s'était de la prendre dans mes bras, de la réconforter, de la rassurer. Il fallait que je parte avant que je ne cède encore une fois à l'une de ses pulsions. J'entendis Heïdi grogner et Bella partir sans rien lui dire.

J'allais dans mes appartements j'avais besoin de m'isoler, que personne ne vienne perturber ma tranquillité et surtout je devais surveiller Caïus pour être sûr qu'il ne la suive pas pour se venger de l'affront qu'elle venait de lui faire en se refusant à lui.

Et dire que si elle n'avait pas eu cette force de nouveau-né il l'aurait probablement violée. Je les ai entendu moi ses gémissements qui n'étaient pas des gémissements de plaisirs. Je les connaissais ses gémissements, combien de fois depuis ces deux derniers moi j'avais possédé Heïdi en imaginant que c'était elle, ne me concentrant que sur ses cris de plaisirs à elle. J'essayais de faire abstraction de Caïus qui était celui auquel elle se donnait, m'imaginant à sa place.

Elle me rendait fou, j'en devenais malade de jalousie, d'envie, redoublant ma colère sur elle ne pouvant trouver un autre moyen de me décharger. Mais au plus je m'en prenais à elle au plus j'étais en colère contre moi c'était un cercle vicieux et sans fin.

Heïdi avait bien vu que j'avais changé et elle avait redoublé sa jalousie parce qu'elle avait vu que je me mettais facilement en colère dès que je la voyais. J'espérais qu'elle n'ait pas fait le rapprochement entre le fait que je piquais des crises de colères lorsque je la voyais heureuse. Et puis de tout de façon je m'en fichais j'allais devoir mettre un terme à cette comédie que nous avions mise en place ces dernières années. Presque vingts ans que nous étions officiellement amants ce qui voulait dire que nous pouvions voir d'autres personnes parce qu'on était pas de vrais compagnons mais dès que nous étions dans le même endroit nous devions rester ensemble. Cela m'avait parfaitement convenu jusqu'à présent mais aujourd'hui tout était diffèrent je n'avais plus envie d'elle.

Je prenais conscience que je ne pouvais plus rester loin de Bella c'était déjà le cas avant mais nous étions en permanence ensemble, je me servais de ma mission pour toujours être avec elle même si nous ne nous parlions pas. Mais maintenant que nous ne sommes plus obligés d'être ensemble et que Jane avait fait en sorte que je ne partage aucune garde avec elle, je me sentais de plus en plus mal et de plus en plus vide. C'était étrange comme sensation car je n'avais envie que d'une chose c'était d'être avec elle mais quand j'y étais et que je la voyais regarder Caïus avec des yeux d'adorations voire même de vénérations je n'avais qu'une seule idée en tête c'était de lui faire mal qu'elle ressente ce que moi je ressentais.

Qu'elle prenne ma place et qu'elle subisse et entende tout ce que je subissais et ce que j'entendais et généralement c'est à cause de ça que nous venions en permanence à nous bouffer le nez. Mais les choses venaient de changer elle avait repoussé Caïus et je le savais assez fier pour ne pas lui faire d'excuse et je savais que Bella n'y retournerait pas ne serait-ce que pour regagner sa propre estime. Donc je pouvais dorénavant tenter de me rapprocher doucement, et je sais qu'elle restait intouchable parce que même si elle l'avait rejeté, pour lui elle était toujours à lui et je n'étais pas assez fou ni suicidaire pour marcher sur les plates bandes de Caïus.

Mais je pouvais m'en rapprocher assez pour pouvoir discuter avec elle pour devenir son ami à défaut de plus. Je ferais en sorte d'être celui qu'elle viendrait retrouver lorsqu'elle n'irait pas bien, je voulais avoir une place spéciale, je voulais être spécial pour elle. Et j'allais tout mettre en œuvre pour y arriver. Ma décision était prise j'allais travailler pour gagner la confiance de Bella.

Je sentais la présence d'Heïdi arriver dans ma direction et vu le pas rageur qui martelait le sol j'en déduisais qu'elle n'était pas de très bonne humeur. Il y avait de quoi deux fois elle avait provoqué Bella et deux fois elle s'était faite humilier. Elle entra dans ma chambre dans une fureur visible son visage déformé par la haine. Je la regardais gardant mon calme car je venais de prendre une décision qui me rendait heureux et qui allait dans le sens de mes sentiments et rien ne saurait ternir ça.

-Pourquoi ne m'as-tu pas protégé et défendu ! cria-t-elle.

-Déjà tu vas commencer par baisser le volume je ne suis pas sourd. De plus je t'ai déjà expliqué la raison. Tu n'avais pas à lui dire ce que tu lui as dit, c'était déplacé.

-Et alors je croyais que tu ne l'aimais pas ! cracha-t-elle.

-Et quand bien même ce serait le cas. En quoi mes propres sentiments à l'encontre d'untel devraient êtres une excuse pour insulter injustement une personne ? En plus je ne vois pas pourquoi tu l'as fait ! Bien sûr qu'elle a une relation avec maître Caïus, mais elle ne l'a jamais mise en avant. Elle exécute les ordres comme tout le monde voire même plus consciencieusement que nous autres justement pour bien montrer qu'elle n'a pas de passe droit.

-C'est quoi ce retournement de veste que tu nous fais ? Depuis quand tu prends la défense de la Swan ?

-Depuis que maître Aro m'a demandé de t'avertir de te calmer et de la laisser tranquille. Il est justement en train d'étudier une sanction à prendre à ton encontre.

-Quoi ? Et pourquoi c'est elle qui ma mordu ! s'indigna-t-elle.

-Et c'est toi qui l'a poussé dans ses retranchements, en plus elle était à fleur de peau elle revenait de sa première mission et pas une des plus faciles.

-Tu es amoureux d'elle ? me demanda-t-elle suspicieusement.

Merde, pensai-je fortement.

-Pardon ! fis-je semblant de demander avec une moue d'indignation et d'agacement.

-Ce serait logique après tout tu as changé depuis qu'elle est arrivée. Tout le monde te le dis tu as perdu tous tes amis, et même avec moi tu es différent. Et principalement lorsque nous faisons l'amour, tu es plus doux qu'avant.

-Parce que je pensais que c'était ce que tu voulais, répondis-je nonchalamment.

Je sentais Jane arriver je savais qu'il y avait des chances pour que ça pète et pour une fois je n'interviendrais pas, qu'elle se débrouille avec Jane. Après tout Jane était l'amie de Bella et cela ne susciterait plus de questions embarrassantes pour moi et Bella serait aussi bien défendue.

-Je serais toi je partirais rapidement Jane arrive et je ne pense pas qu'elle soit de bonne humeur après ce que tu as fait à son amie.

-Mais c'est le monde à l'envers, c'est elle qui m'a agressée, j'ai sa morsure pour le prouver.

-On ne va pas en revenir sur cette discussion, tu as ta version et j'en ai entendu une autre en direct. Alors pour une fois range ta mauvaise foi et ton orgueil et pars vite avant que Jane n'arrive, elle me regarda froidement et me dit comme menace ultime.

-Ne t'attends pas à ce que je revienne dans ton lit de sitôt !

-Je saurais m'en remettre, lui répondis-je blasé mais au fond de moi totalement soulagé.

Elle grogna puis sortit mais trop tard lorsqu'elle ouvrit la porte Jane et elle se firent face. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire Heïdi se retrouva au sol à crier de douleur. Jane ne cessant pas la torture se baissa et lui murmura à l'oreille.

-La prochaine fois que tu tentes de nouveau de t'en prendre à mon amie je serais beaucoup, mais alors beaucoup moins gentille. Maintenant dégage catin ! je les regardais ne me levant même pas de mon fauteuil.

Jane cessa la torture sur Heïdi qui se releva avec beaucoup de peine et partit sans demander son reste.

-Je peux ? demanda Jane sur le pas de ma porte.

-Comme toujours ! répondis-je. Elle entra et ferma la porte. Elle s'approcha de moi et prit place dans le fauteuil en face du mien.

-Peut-on parler sans oreilles indiscrètes ? demanda-t-elle.

Elle mima un « Caïus » silencieusement. Je me concentrais deux secondes histoire de voir où il se trouvait. Il était dans les geôles du château ce qui voulait dire qu'il se nourrissait des humains que nous enfermions pour avoir toujours du sang frais à disposition à tout moment. Et cet endroit avait été bien isolé pour nous éviter à tous et principalement lui et moi, de devoir supporter les cris assourdissants et constant de notre nourriture.

-Oui mais pas longtemps il est en train de se nourrir.

-OK je vais aller droit au but. Je sais ce que tu ressens pour Bella.

-Pardon ? m'exclamai-je.

-Ne joue pas à ça avec moi et de toute façon je n'ai pas le temps. Donc je connais tes sentiments pour Bella et je sais avec ce que j'ai entendu qu'elle va passer de sales moments dans un futur proche. Je vais reprendre tous les plannings et je vais vous mettre ensemble le plus souvent possible, je compte sur toi pour arrêter tes conneries et te conduire avec courtoisie. Je sais que c'est frustrant mais elle va avoir besoin de soutien et le tiens également. En plus tu es celui que maître Caïus exècre par dessus tout donc il se fixera sur toi relâchant un peu la pression sur elle.

-Donc en fait si je comprends bien tu m'offres en pâture à maître Caïus pour soulager Bella ?

-C'est ça ! fit-elle avec un sourire satisfait. Je le lui retournais.

-Bien fais ça. Mais en ce qui concerne la première partie de la conversation, tu gardes ça pour toi s'il te plaît.

-En fait Rose est au courant également.

-Comment-ça ? Merde Jane tu aurais pu deviner que je t'aurais demandé le silence sur un sujet pareil.

-Elle l'a découvert en même temps que moi, je n'y suis pour rien.

-Quand ?

-Le jour de la transformation de Bella tu t'es tendu quand maître Caïus s'est approché d'elle et qu'il l'a prise. Et puis après tu as trouvé cette excuse pour la porter dans tes bras lorsque vous avez croisé Heïdi comme pour la protéger de la furie.

-Merde je ne pensais pas que c'était aussi visible.

-Ça ne l'est pas Rosalie est très perspicace et observatrice et moi je te connais bien. Rassure-toi personne d'autre mise à part maître Aro n'est au courant.

-OK et j'espère que cela restera comme ça.

-Bien je vais y aller j'ai du boulot. Oh ! Justement je voulais te dire avant de partir tu commences ta garde à huit heure en même temps que Bella, je vais aller finaliser les plannings pour éviter que maître Caïus ne se doute de quelque chose je vais être obligée de tous nous alterner avec elle.

-Apporte-moi mon nouveau planning quand il sera prêt.

-Comme toujours, dit-elle en se levant et en m'embrassant sur le front. Et ne fantasme pas trop puisqu'apparemment t'as perdu ta poupée gonflable. Tu vas être obligé de te remettre au travaux manuels.

-Ah merde j'avais pas pensé à ça, répondis-je dépité.

-C'est la différence avec nous les femmes nous pensons aux trois prochains coups lorsque nous prenons une décision.

-Ouais ben en amie que tu es censée être tu aurais dû mettre ton cerveau à ma disposition et penser à mes intérêts. Si je suis insupportable tu ne t'en prendras qu'à toi-même, lui rétorquai-je.

-C'est ça, répondit-elle en partant.

Le lendemain matin je me rendis à la salle des trônes j'étais légèrement en avance je voulais jauger l'ambiance. Il était évident que Caïus ne s'était pas véritablement calmé, mais il était plus pondéré. Aro me vit arriver et bien que je sus qu'il était surpris il n'en montra rien. Je crois qu'il était le seul à connaître nos tours de garde. Je pris position à côté de Félix en disant à Afton que je le relevais. Il me regardait curieusement mais ne dit heureusement rien. Car je ne voulais pas que Caïus se doute que nous avions procédé à des changements dans son dos. Bella arriva quelques minutes plus tard elle était à l'heure, elle était toujours à l'heure mais il fallait éviter qu'une de ses actions n'attise la rancœur de Caïus.

Les maîtres étaient en train de parler entre eux, enfin Aro et Marcus attendant que les premiers visiteurs n'arrivent. Bella entra dans la salle elle jeta un regard anxieux à Caïus qui la toisait froidement, elle baissa la tête en soupirant doucement. Puis elle regarda Félix pour lui faire comprendre qu'elle le relevait et son regard s'arrêta sur moi. Elle fut étonnée mais je la regardais d'un regard neutre je ne voulais pas qu'elle ne s'attarde trop sur moi parce que Caïus allait en profiter. Et je n'eus même pas le temps de finir ma pensée qu'il s'exclama.

-Au lieu de faire les yeux doux tu ferais mieux de prendre ta place et rapidement, elle tourna la tête pour le regarder et répondit.

-Oui maître, et elle alla se placer derrière son trône là où était sa place en tant que bouclier.

-Et pendant que j'y suis où étais-tu cette nuit ? demanda-t-il sèchement.

-Je suis allée prendre l'air pour me calmer.

-Toute la nuit !

-Oui toute la nuit, répondit-elle d'une voix fluette.

-J'espère que tu en as bien profité ! répondit-il en arborant un sourire qui ne me plaisait pas du tout.

Aro le regarda, il allait pour lui prendre la main afin de savoir ce qu'il avait en tête. Mais Caïus lui dit en l'enlevant avant qu'il ne le touche.

-Ne te mêle pas de ça !

-Mon frère... commença Aro.

-Il n'y a pas de mon frère qui tienne ! Elle est à moi et je fais ce que je veux ! Aro soupira et se détourna de son frère en me jetant un regard discrètement car je venais de me tendre lorsqu'il avait dit qu'elle lui appartenait.

J'espérais qu'il se reprenne vite car je ne savais pas si je n'allais pas finir par contacter l'autre attardé pour lui dire que sa compagne était ici et qu'il vienne pour la réclamer. Et contre ça même lui ne pourrait rien, c'était la loi. Elle appartenait à son compagnon avant tout. Le compagnon avait la primeur sur le créateur ce qui était normal enfin je pense. Et puis même s'il venait à se rebeller ils avaient le Major dans leur rang et Caïus craignait le Major ce qui était un plus pour l'attardé d'ado. Je savais que je risquais de me mettre Aro à dos mais je ne pense pas qu'avoir un bouclier craintif soit la meilleure solution, et puis j'étais prêt à prendre le risque je crois que je la préférais avec l'autre que de voir Caïus la maltraiter devant mes yeux sans que je puisse rien y faire.

Mon service se passa et il fut temps pour nous d'être relevé Alec et Chelsea arrivèrent. Alec vint prendre place à mes côtés et me demanda silencieusement comment c'était je lui fis non de la tête. Il me fit un sourire contrit. Bella allait elle aussi prendre congé mais lorsqu'elle passa à côté de Caïus il la saisit par le poignet.

-Non toi tu restes, dit-il. Elle le regarda interrogative. Tu reprends ta place ! lui ordonna-t-il.

-Bien maître, répondit-elle.

Elle alla se replacer. Elle croisa mon regard et je pouvais y lire sa détresse. Je lui fis un petit sourire compatissant elle me fixa ne croyant toujours pas ce que je venais de faire.

-Ton service est fini tu peux partir, tonna Caïus d'une voix rude. Chelsea tu peux disposer également, ordonna-t-il à la garde.

Nous nous exécutâmes. J'allais directement dans les appartements de Jane pour l'avertir de ce qu'il venait de se passer.

-Rentre, me dicta-t-elle. Elle n'était pas seule, Santiago et Rosalie étaient présent tous les deux.

-Où est Bella ? me demanda sa sœur.

-Il lui a ordonné de rester encore elle se tape deux services d'affiler.

-Merde le...

-Tais-toi ! lui ordonnai-je en lui montrant mes oreilles pour lui faire comprendre qu'il pouvait l'entendre. Elle me remercia d'un hochement de tête.

-Et moi je fais comment avec le planning, râla Jane pour nous couvrir.

-J'en sais rien, il a relâché Chelsea.

-Bon je suppose quelle pourra profiter de sa journée et j'adapterais un repos plus conséquent à Bella plus tard.

-Essai si tu peux de nous coordonner toutes les deux comme ça nous iront décompresser dans la maison des collines.

-Je vais voir je ne te promets rien les plannings sont tous bouclés pour les deux mois à venir.

-OK.

Je passais le reste du temps avec eux, le temps de la garde d'Alec et Bella. Et bien que j'étais présent avec eux mes sens étaient dans la salle d'audiences. Les visiteurs venaient et allaient déposant leurs plaintes et demandant des solutions pour leur problèmes. Mais ce n'est pas sur ça que je portais mon attention, non c'était sur les paroles des maîtres et principalement celles de Caïus. Puis l'heure de la relève arriva Jane alla pour rejoindre la salle vu que c'était son tour elle devait s'y rendre avec Lettie. Elle arriva juste quelques seconde après Lettie. Et de nouveau Caïus s'interposa.

-Tant que je ne te l'ordonnerais pas tu resteras ! dit-il sèchement.

-Maître Caïus si vous me permettez... commença Jane.

-Non je ne te permets pas et ne viens pas me parler de ton planning j'en ai rien à faire. Après tout tu as huit heures pour aller le refaire si ça te chante, lança-t-il autoritairement.

-Non Jane tu restes et toi aussi Lettie. Tu reprendras le planning seulement pour Isabella. Tu la feras remplacer dès que Caïus aura décrété que sa sanction sera terminée, dicta Aro empêchant Caïus de donner un ordre contradictoire.

-Bien maître, fit Jane. Et elle releva son frère.

J'informais Rosalie qui commençait sérieusement à bouillir, mais je réussis à faire qu'elle ne s'énerve pas trop. Le fait qu'elle sache pour mes sentiments concernant sa sœur faisait qu'elle n'était pas revêche à mon égard et j'en étais intérieurement soulagé. Alec arriva et je les laissais ensemble, je repartis dans ma chambre. Je savais que je serais tranquille car Heïdi ne reviendrait pas et en plus elle était occupée à enfermer les humains dans les geôles pour le repas de demain. Elle n'avait pas été les chercher loin peut-être en Italie, en France ou en Espagne autant dire que je n'étais vraiment pas dans ses bonnes grâces car elle savait que je n'appréciais pas la variété latine, trop amère à mon goût. Je restais tranquille dans ma chambre ne délaissant pas ce qu'il se passait dans la salle d'audiences. Les visiteurs défilaient toujours, et vu l'affluence qui avaient aux portes du château ce n'était pas pour ce calmer, il y avait des périodes comme celle-là, et j'ai même vu une fois les maîtres rester jusqu'à cinq jours consécutifs sans bouger de la salle des audiences. Généralement cela se faisait sur deux ou trois jours maximum. Et puis quand cela devenait trop long les maîtres se répartissaient des tours de repos. Encore huit heures de passées cela faisait vingt quatre heures que Bella était en poste j'espérais qu'il la laisse souffler un peu.

Ce fut le tour de Rose de prendre sa garde avec Félix une nouvelle fois. Il fut surpris de la voir encore présente bien évidemment la rumeur avait couru très vite dans le château tout le monde savait que Bella était sanctionnée mais la plupart croyait que c'était elle qui avait agressé Heïdi volontairement. Les bruits de couloirs de toutes façon même s'ils commençaient avec une version correcte, elle revenait transformée de façon à ce que l'on ne reconnaissait plus l'histoire.

-Lettie reste ici. Jane peux tu aller nous chercher Heïdi et Coraline je te prie.

-Oui maître déclara Jane avant de partir en vitesse.

-Qu'est-ce que tu fais Aro ? demanda Caïus.

-Je règle nos affaires internes nous avons une heure avant que les prochains visiteurs n'arrivent nous allons en profiter pour tirer cette histoire au claire.

-Tout est parfaitement clair pour moi et je ne vois pas ce que tu viens faire là-dedans.

-Je ne peux certes pas intervenir dans tes décisions et sanctions concernant ta protégée. Mais je me dois de rétablir l'ordre au sein de ce château et des gardes. Et d'après ce que j'ai pu voir je sais que Isabella n'a fait que répondre à des provocations. Et provocations qui ont commencé le jour même de sa transformation.

-Fait comme il te plaira mais ce n'est pas pour autant que je lèverais ma sanction.

-Tu es le seul à pouvoir prendre cette décision j'en suis conscient, Jane arriva suivit de Heïdi et Coraline.

-Bien approchez toutes les trois, commença Aro moins chaleureux qu'à l'accoutumé.

Puis un silence se fit j'imaginais qu'il devait lire les pensées des filles. Au bout d'environs cinq minutes de silence il reprit.

-C'est bien ce qu'il m'avait semblé. Vous attendiez Isabella pour la brimer et la molester car vous contiez sur le fait qu'elle ne dirait rien comme toutes les fois où vous avez très largement dépassé les limites. Vous saviez qu'elle ne se plaindrait jamais à cause de son statut particulier. Mais sérieusement vous vous croyez où ? Vous êtes des vampires de plusieurs centaines d'années pour certaines, personne ne moufta, je les imaginais regarder leurs chaussures comme les êtres pathétiques et pitoyables qu'elles étaient. Bien je vous avais prévu des heures d'intérêts générales en plus de vos emploies du temps respectifs, ce que vous ferez sous la direction de Jane et de Rosalie et ce pendant le trimestre à venir. Vous leur devrez obéissance comme à nous, mais ce n'est pas tout vu que de part vos mesquineries misérables et totalement infantiles Isabella se voit sanctionnée. Elle ne peut donc pas aller chasser donc vous devrez le faire pour elle.

J'entendis des hoquets de stupeurs. Intérieurement je jubilais il n'aurait pas pu trouver mieux que ça pour humilier Heïdi et ses deux acolytes. J'entendis Jane, Rosalie et Félix glousser ils devaient certainement être dans le même état que moi.

-Vous n'y pensez pas maître. Ce n'est pas sérieux nous ne pouvons pas aller chasser ces animaux puants, rétorqua Heïdi amer.

-Jane s'il te plaît, demanda implicitement Aro.

La seconde d'après Heïdi hurla de douleur comme jamais auparavant et pourtant elle avait l'habitude des traitements de Jane. Au bout de quinze secondes environ Aro reprit.

-Ça suffit Jane, Heïdi cessa ses hurlements. Je suis extrêmement sérieux Heïdi et ne te permets plus jamais d'élever la voix en ma présence surtout pour contester un ordre. S'il doit y avoir une prochaine fois je laisserais carte blanche à Jane et elle fera ce qu'elle veut de toi, et quand je dis ce qu'elle veut c'est dans le véritable sens du terme. Je ne supporterais pas d'avantage que tu prennes tes aises et que tu te permettes de brimer les nouvelles pour une simple question de jalousie. Tu n'es pas irremplaçable Heïdi garde ça en tête.

-Oui maître, répondit-elle d'une voix piteuse.

-Isabella quels sont tes mets préférés ?

-Aro ! fit sèchement Caïus.

-Que tu la sanctionnes je n'ai pas à intervenir, elle est ta protégée et je ne remets pas ça en cause. Mais la torture n'est pas de mise dans cette situation, elle n'est pas une ennemie et n'a pas trahie, elle a droit à un traitement décent.

Caïus grogna parce qu'il ne pouvait pas aller contre ça. Mais quel salaud il allait la laisser s'assoiffer. Mais quelle ordure tout ça pour ne pas reconnaître ses torts. C'est quand même dingue d'avoir un orgueil aussi mal placé. Il ne pouvait pas lui en vouloir autant parce qu'elle s'était refusée à lui ? Quoique rien ne me surprendrait avec lui. À moins qu'il y ait autre chose entre Bella et Caïus que je ne savais pas.

-Isabella choisis trois mets je te prie.

-Lynx, loup et renard, répondit-elle d'une petite voix après quelques secondes de silence lourd et pesant.

-Vous avez entendu, et une dernière chose ramenez les vivant. Il serait dommage qu'Isabella doivent se contenter d'un repas froid. Vous pouvez disposer !

J'entendis les portes se refermer et je décidais de sortir de mes appartements pour aller à leur rencontre histoire de retourner un peu plus le couteau dans la plaie. Je croisais Alec.

-Viens avec moi vite, lui dis-je. Il me suivit et nous nous arrêtâmes devant les portes du château.

-Pourquoi tu m'as demandé de venir ?

-Pour que je ne sois pas le seul à m'amuser. Aro vient de commander à Heïdi, Coraline et Lettie d'aller chasser pour Bella.

-Non sérieusement ?

-Oui et en plus elles devront être un trimestre entier les bonnes à tout faire de Rose et Jane.

-Il a été sadique sur ce coup là.

-C'est clair mais c'était mérité elles ont volontairement attendu Bella pour apparemment la pousser à bout mais je pense qu'elles ne s'attendaient pas que Bella puisse être meilleure combattante qu'elles.

-C'est du n'importe quoi.

-Que veux-tu ce sont des filles.

Nous entendîmes arriver lesdites filles. Nous nous adossions tous les deux contre le mur faisant face à leur arrivée.

-Tiens donc le fan club de la carpette de maître Caïus, cracha Heïdi.

-Je te l'ai déjà dit chérie la jalousie ne te vas pas au teint. Ça te déforme le visage et te rend disgracieuse.

-Qu'est-ce que tu veux Démétri ?

-Ah ! C'est fini les « mon lapin » ? me taquina Alec.

-Apparemment ! Nous ne voulons rien d'autre que te voir chérie. Et vous souhaiter une bonne chasse, ajoutai-je sournoisement.

-Je suis sûr que tu vas aimer quoi qu'il va falloir courir car ça m'étonnerais que ton charme agisse sur... qu'est-ce qu'elles doivent chasser ? me demanda Alec ?

-Lynx, loup et renard, répondis-je.

-Elle a été gentille elle aurait pus demander un sanglier par exemple.

-Ou un herbivore ils puent plus que tout le reste.

-Ce n'est pas faux.

-Tu sais que tu es en train de mettre une relation de vingts ans en l'air et pour quoi ? pour qui ? Cette traînée qui ne t'accorde même pas un regard ? me lança dédaigneusement Heïdi. Je me redressais.

-Tu ne comprendras jamais rien à rien Heïdi. Bella et moi ne nous sommes jamais entendu ce n'est pas un secret, mais ce n'est pour autant que je m'amuse à l'attaquer gratuitement ou à lui tendre des embuscades pour faire la belle auprès de tes... je n'ai même pas de qualificatif pour décrire ce qui te sert d'amies. Tu as pratiquement trois cent ans il serait temps que tu mûrisses. Tu ne crois pas ? Et puis quant à nos vingts ans de relation comme tu appelles ça. Ce n'était rien de plus qu'un échange de service. Si ce n'est pas toi ça en sera une autre.

-Tu peux dire ce que tu veux Démétri, je te connais. Et je sais que la seule que tu convoites à l'heure actuelle tu ne l'auras pas, jamais. Tu n'es rien à côtés de maître Caïus elle n'a d'yeux que pour lui même quand il la traite comme une chienne, comme en ce moment. Il n'aura qu'à se montrer attentionné une petite heure et oublié le traitement de merde qu'il lui fait subir.

-Je crois que tu connais mal Bella, trancha Alec. Elle a des principes et ne se laissera pas abuser de cette façon.

-C'est toi qui connais mal les femmes surtout les femmes sentimentales. Mais c'est un peu normal entre ta sœur et ta… copine ce ne sont pas des femmes mais des cœurs de pierres, Alec grogna. Je le stoppais avant qu'il ne fasse carnage.

-Laisse tomber Alec et puis en plus elles doivent aller chercher le dîner de Bella. Amusez-vous bien les filles et n'oubliez pas les photos.

Je fis signe à Alec de me suivre et nous retournions dans ma chambre. Il garda le silence je me demandais si cela était pour la réflexion concernant sa sœur et Rose ou si c'était pour la réflexion concernant Bella et moi et vu le regard qu'il me lançait je savais que c'était la deuxième option. Son regard me scrutait impassible attendant une réponse à ses questions silencieuses. Je soupirais et lui fit un signe tête affirmatif en lui mimant de garder le secret qui n'était plus si secret que ça.

Ce secret que je pensais garder farouchement s'effritait de plus en plus. Nous étions à l'origine que deux à connaître mes sentiments et en à peine vingt quatre heures nous en étions à cinq. Il fallait que cela s'arrête car au bout du compte c'est elle qui subirait.

Si Caïus venait à croire la version de Heïdi il fera subir les pires tortures à Bella juste pour le plaisir me voir moi souffrir, et il en était capable. Il faudrait bien vite remédier à ça.


J'espère que ce chapitre vous a plu... laissez moi vos commentaires que je sache ce que vous en pensez... Moi personnellement c'est un chapitre que j'aime bien car il est un tournant de cette histoire. À la semaine prochaine.

Bet's

Qualité ou faiblesse

Chapitre 12 : Qualité ou faiblesse

Merde qu'est-ce qu'il venait de faire ? Il les avait bel et bien envoyé chasser pour moi. Les deux autres c'étaient pas un problème mais elle, elle allait me faire vivre un enfer après ça. Et sans compter sur son conjoint, bien qu'il paraissait s'être adouci.

En fait quand j'y repensais lorsqu'il m'avait retiré de sur Heïdi il ne m'avait pas brutalisée, il m'avait seulement maintenu pour m'empêcher d'y retourner. Et cette étreinte enfin de compte pouvait-elle être réelle?

Mais pourquoi est-ce que cela devait être important ?

Je crois que cette garde me portait sur le système vingt quatre heures que j'étais ici sans bouger je ne pouvais même pas faire un pas. Ce n'est pas comme si c'était capital ou que j'avais des crampes mais j'aurais aimé pouvoir bouger. Ils le faisaient bien eux de temps à autres. J'avais croisé le regard désolé d'Aro, j'avais remarqué qu'il faisait ce qu'il pouvait pour alléger ma peine et tenter de raisonner Caïus. Mais ce dernier était entêté et caractériel, je me demande maintenant si je n'avais pas fait une erreur de me refuser à lui. Pas que je regrettais ou que je considérais que j'avais tort parce que j'avais la certitude d'avoir raison. Mais je ne pouvais rien faire contre sa sanction, il me tenait et il le savait. Je voyais qu'il essayait de me tenir éloignée de mes amis pour m'affaiblir et peut-être même me faire céder afin que je ne lui refuse plus jamais mes faveurs. Et franchement je ne savais plus quoi penser.

Combien de temps me garderait-il là ? Car j'avais compris que tant qu'ils y auraient des visiteurs je resterais. Ça faisait vingt quatre heures cela pouvait encore durer au maximum encore quarante huit.

Je me demandais comment ils faisaient pour gérer ça car moi les entendre se plaindre à longueur de journée ça me tapait sur les nerfs et en plus pour des banalités ou des choses qui honnêtement étaient ridicule. On disait que les humains étaient des assistés mais il en était de même avec les vampires.

Je crois que le pire de ce que j'ai entendu c'est une femelle qui est venu parce qu'elle pense avoir trouvé son compagnon mais que ce dernier est humain elle voulait demander la permission aux régents pour le mordre afin de le transformer. Une autre dans le même style qui avait trouvé son compagnon mais il était marié et refusait de quitter sa femme, elle demandait que justice soit faite. Même moi j'étais dépitée, en tout cas écouter leur petites misères me soulageait un peu et je me rendais compte qu'il y avait quand même bien pire que moi et ça me remontait le moral, enfin d'autres histoires que les deux que je venais d'énoncer.

Je jetais des coups d'œil régulier à Rose et Félix. Ma sœur ne me quittait pas des yeux non plus et je pouvais lire dans son regard sa peine et sa colère. J'espérais intérieurement qu'elle se contienne car il ne laisserait rien passer. Et dire que j'aimais cet homme, en fait je devais être maso parce que je l'aimais toujours. Malgré ce qu'il me faisait, je l'aimais cet amour était inconditionnel et inexplicable, mais je ne le vénérais plus. Ah, ça non !

Il m'avait humiliée et blessée dans mon amour propre, et juste pour ça je ne pourrais plus l'idolâtrer comme je le faisais, ou était-ce parce que j'étais fâchée j'en savais rien en fait. Pffff j'en soufflais de dépit.

Trois heures après l'intermède d'Aro pour régler nos affaires internes et ainsi me créer une ennemie à vie sinon trois, elles revinrent avec mon dîner. J'aurais pu en rire si ce n'était pas si dramatique et surtout si récent. Mais qui sait dans une centaine d'années si je survivais à ça, j'en rirais peut-être avec ma sœur.

Elles rentrèrent dans la salle et malgré le tragique de la situation je ne pus m'empêcher de glousser ce qui bien entendu déclencha le rire de Félix, Rose et Aro. Elles étaient toutes les trois devant les maîtres chacune avec un animal qui se débattait avec l'énergie du désespoir. Mais malgré leurs aptitudes surnaturelles, elles ne s'en étaient pas sorti indemne. Leurs tenues étaient véritablement fichu. Des lambeaux de Versace, Gucci et autres tissus haute couture qu'elles portaient. Leurs cheveux partaient dans tous les sens comme si elles avaient rouler plus de cinq cents kilomètres en cabriolet sans chapeau et de la terre de partout sur elles. Ce qui pour ces filles distinguées était vraiment le summum de l'humiliation. Caïus nous sortit de notre hilarité général, enfin le mien était interne.

-Vous irez enfermer ces puanteurs dans les sous-sols, elle ira dîner plus tard. Et profitez-en pour vous changer vous êtes lamentables et ridicules.

Elles hochèrent la tête partirent très vites. J'échangeais un regard amusé avec Rose. Par contre sentir les animaux m'avait donné encore plus soif. Je n'avais pas chassé depuis un moment et je devais y aller hier après mon service avec Rose. J'aurais dû chasser l'autre nuit quand je suis parti, mais qui aurait pu se douter qu'il allait si mal prendre le fait que je me refuse à lui parce que pour moi il ne s'agissait pas d'autre chose.

L'heure de la relève arriva et je priais pour qu'il me laisse partir. J'en avais marre et en plus j'avais soif, ma gorge me brûlait et le fait que je savais que j'avais mon repas à porté de main et que je n'aurais même pas à sortir du château faisait que j'étais très impatiente. Mais il le savait, il avait vu mes yeux.

Je commençais à comprendre pourquoi tout le monde le craignait il était véritablement sadique et vu comment il réagissait avec moi qui avait partagé son intimité et son lit, je ne voulais pas être son ennemie. Je sentis Démétri et Afton arriver c'était la relève. J'avais hâte de croiser le regard de Démétri pour voir si je m'étais trompée ou pas. Ils entrèrent dans la salle Afton me regarda peiné mais Démétri ne m'accorda aucun regard il était impassible, presque ennuyé d'être ici. Donc je m'étais bel et bien imaginé des choses, ce devait être le manque de sang dans mon organisme qui faisait que je délirais et que je m'imaginais ce qui n'existaient pas. Rose et Félix partirent mais Rose traîna des pieds elle retardait le moment où elle me laisserait.

-Je ne la relâcherais pas maintenant il ne sert à rien de traîner. Sors ! lui ordonna Caïus.

Elle le regarda droit dans les yeux je lui fis non de la tête, elle dirigea son regard sur moi puis baissa la tête et sortit. Il s'en était fallu de peu pour qu'elle lui dise le fond de sa pensée qui ne devait pas être très jolie en tout cas ce qu'elle pensait de lui.

-Bien ! dit Aro. Il ne nous reste plus qu'une dizaine de personnes et nous pourrons tous aller nous divertir un peu.

Je vis les yeux de Démétri se froncer mais il regarda bien droit devant lui essayant de ne capter le regard de personne.

Encore trois heures plus tard et la dernière visite de cette cession partie, je fus soulagée au moins je pourrais aller chasser et au pire des cas rester enfermée dans ma chambre.

-Nous allons pouvoir dîner, commenta Marcus.

-Oui effectivement il était temps, répondit Aro. Caïus sortit son téléphone, appuya sur une touche et se le colla à l'oreille.

-Apporte le dîner ! et il raccrocha. Aro se tourna vers lui.

-Il est temps de la relâcher.

-Non elle reste.

-Caïus je pense que tu vas trop loin maintenant ! intervint Marcus à son tour. C'était la première fois qu'il intervenait pour prendre ma défense contre son frère.

-Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire ou non. Elle est à moi, elle est mienne et je prends les décisions la concernant.

-Caïus laisse-la partir si tu veux qu'elle puisse garder encore un peu d'estime pour toi, laisse-la partir ne l'oblige pas à assister à notre repas, tenta de le raisonner encore une fois Aro.

-Je vais bien assister au sien je ne vois pas en quoi cela est dégradant ? Et puis de toute façon c'est comme ça et pas autrement, je paniquais totalement je commençais même à suffoquer.

Tous les regards se tournaient vers moi, des regard tristes et peinés.

-S'il vous plaît maître, laissez-moi au moins quitter la salle je resterais à l'extérieur et je vous attendrais mais laissez-moi quitter cette pièce avant qu'ils n'arrivent, le suppliai-je.

Je voyais qu'il jubilait il était heureux de me voir le supplier devant tout le monde et perdre pied alors que pendant plus de vingts quatre heures je n'avais pas bougé d'un millimètre il allait me mettre à genoux maintenant. Tout ce qui avait été fait avant c'était seulement pour me mettre en condition.

-Tu resteras et tu assisteras à mon dîner, dit-il avec un sourire méprisant sur les lèvres.

Je sanglotais ouvertement j'étais terrorisée d'assister à ces mises à morts mais surtout j'avais peur de ne pas résister à l'appel de tout ce sang. J'avais du contrôle seulement quand le sang restait à l'intérieur des corps, mais une fois qu'il serait à l'extérieur je savais que je risquais de ne pas tenir. Je sentais les humains arriver en même temps que tous les vampires du château. Les premiers à entrer dans la pièces furent les humains une fois tous rentrés les vampires arrivèrent, les maîtres s'étaient levés et maîtresse Sulpicia arriva à son tour elle vint à côté de son mari et me regarda. Elle me fit un petit sourire et offrit un regard noir à Caïus.

-Tu devrais avoir honte de toi. En tout cas Athenodora serait honteuse et ne cautionnerait certainement pas ce que tu fais à cette petite.

-Mêle-toi de ce qui te regarde et laisse ma femme en dehors de ça, grogna-t-il. Aro jeta un regard froid à son frère, et tira sa femme contre lui.

Les portes se fermèrent et le carnage commença. Je me saisis devant les atrocités qui se déroulaient devant moi. Des cris de terreurs, de douleurs et ce sang, mon Dieu que ça sentait bon. Je devais ne pas céder mais j'avais tellement soif, je ne résistais pas je fis un pas en avant, lorsque deux mains me retinrent par les bras. Il se pencha à mon oreille et me murmura.

-Retiens ta respiration et ferme les yeux. Reste comme ça tant que tu n'entendras les portes se refermer, c'était Démétri il était venu me retenir au moment même où j'allais céder, il m'avait retenue et aidé.

Il me lâcha et s'éloigna j'avais fait ce qu'il m'avait dit au moment où il le disait. Mais ces cris ! Que pouvais-je faire pour ne plus les entendre ? Ce que j'avais vu et ce que j'entendais me resteraient à jamais encré au plus profond de moi. Avec la mission du bébé c'est ce que j'avais de plus terrible comme image. Je sentis un corps se coller à moi dans mon dos, deux bras vinrent m'enlacer de façon possessive. Je savais qui s'était mais je ne bougeais pas, je faisais ce que m'avait dit Démétri je ne bougerais pas avant d'avoir entendu les portes se refermer.

-Ouvre les yeux ma belle, je ne le fis pas. Ouvre les yeux ! m'ordonna-t-il plus sèchement.

Je n'avais pas le choix il fallait que j'obéisse, je le fis non sans une certaine appréhension et je vis ce que je redoutais le plus. Des humains par dizaines se faire saigner par mes congénères. L'imaginer était une chose mais le voir et surtout prendre conscience de cette barbarie en vrai et en masse c'était autre chose. C'était pire car mon imagination ne pouvait pas édulcorer ce qu'il se passait vraiment, ils étaient sauvages, sans pitiés, sanguinaires, des monstres. Il me serra dans ses bras.

-Tu es mienne Bella, tu m'appartiens à moi et à personne d'autre tu comprends ? Me dit-il d'une voix doucereuse. Je hochais la tête pour ne pas parler. Dis-le-moi Bella. Dis-le ! J'eus toutes les peines du monde à obéir, il le sentit car il me compressa le ventre pour m'y insister. J'ouvris la bouche.

-Je vous appartiens, maître.

-Non Bella pas comme ça. Comme lorsque l'on est tous les deux, dans l'intimité.

Que voulait-il au juste ?

Je ne devais pas me montrer de cette façon et puis ce sang qui était en train de rendre ma gorge équivalente à un brasier. J'avais envie de boire je voyais cette femme en face de moi au sol en train de vomir de dégoût et de terreur. Mais même cela ne me répugnait pas, j'avais envie de l'avoir et de la boire. Mes yeux furent happés par un groupe pile en face de nous, ils ne se nourrissaient pas, ils me regardaient, ils nous regardaient. C'était Jane, Alec, Félix, Santiago et Démétri les yeux de ce dernier comme ceux de tous les autres d'ailleurs étaient noirs mais le regard qu'il lançait ne montrait pas de la soif dans le sens propre du terme mais une soif de tuer et je ne savais pas qui de moi ou de Caïus, il voulait tuer.

-Bella j'attends ta réponse. Et si tu me réponds ce que je veux entendre j'irais te chercher cette femme que tu observais. Tout en plantant mon regard dans celui de Jane car c'est en elle que je puisais le plus de soutien et de compassion, je déclarais sans grande conviction.

-Je suis tienne, je n'appartiens qu'à toi et à personne d'autre.

-Ce n'est pas très convaincant. Avec plus de conviction ! me dit-il en me tournant pour que je le regarde.

-Je suis tienne Caïus, je n'appartiens qu'à toi et à personne d'autre, repris-je à nouveau en le fixant bien droit dans les yeux.

-Voila qui est mieux, me dit-il. Et est-ce que tu m'aimes ? il fallait que je lui réponde oui et ce n'était pas vraiment un mensonge.

Je sais que c'est difficile à croire après tout ça mais je l'aimais, peut-être pas de la façon dont il le sous-entendait mais je l'aimais c'était certain.

-Oui je t'aime, il m'embrassa un de ses baisers tendre comme il savait si bien les faire. Je répondis profitant de cette opportunité pour me sortir de cet Enfer.

Il délaissa mes lèvres avec un sourire victorieux il regarda par dessus mon épaule ce sourire ne le quittait pas. Il alla chercher la femme que j'avais observé tout à l'heure je ne voulais pas la boire, je ne voulais pas boire de sang humain mais il était si difficile de résister. Il l'a jeta à mes pieds.

-Bois ma belle, j'entendis un grognement je levais la tête pour voir Démétri dans les bras de Félix et Alec qui s'interposait également.

Caïus se détourna de moi, et alla en direction du groupe. J'avais peur pour Démétri je ne savais pas pourquoi il avait grogné vu que je ne le regardais pas. Mais apparemment Caïus avait dû entendre ou voir quelque chose qui m'avait échappé. Il se planta devant eux et Démétri avait toujours ce regard noir rempli de fureur. J'avais peur de ce regard, mais j'avais encore plus peur pour lui.

-Lâche le Félix ! Ainsi donc Heïdi disait la vérité ?

-Elle est simplement jalouse, c'est maladif chez elle vous devriez le savoir.

-Pourquoi cette réaction excessive alors ? lâcha sarcastiquement Caïus.

-Vous l'obligez à faire ce dont elle ne veut pas. Elle ne veut pas boire de sang humain et vous l'avez assoiffée pour qu'elle cède.

-Et en quoi est-ce que cela te regarde ? Elle est à moi Démétri tout comme l'était Athenodora.

-Elle ne l'est pas elle est à Cullen ! cracha le traqueur.

-Certainement pas et tu as intérêt à faire attention à tes menaces Démétri. Mes frères et les jumeaux ne seront pas toujours là pour te protéger.

-Je n'ai pas besoin d'eux, je peux très bien... Caïus perdit son calme il attrapa Démétri par le cou.

-Vous restez en dehors de ça ! ordonna-t-il d'un ton trop doux pour être vraiment bienveillant. Tout le monde s'arrêta, les vampires étaient maintenant obnubilés par la scène qui se déroulait devant eux.

-Tu convoites ce qui est à moi Démétri et tu me menaces en plus. Je commence à croire que tu es suicidaire.

-Caïus, tonna Marcus.

-Pas cette fois Marcus. J'ai des preuves et tu étais là également tu as entendu.

Il avait ce sourire perfide associé à celui de la victoire. Il allait tuer Démétri je le savais, tout le monde le savait, il n'y avait aucun doute. Même moi je savais qu'il cherchait l'erreur que ferait Démétri pour le tuer. Et je lui fournissais cette occasion.

Non je ne pouvais pas laisser faire ça, je ne voulais pas en être responsable. Tout ça parce qu'il m'avait aidé, non je ne pouvais pas laisser faire Caïus. Je ne voulais pas lui servir d'excuse pour qu'il tue Démétri. Il me fallait du soutien, ils ne pouvaient pas le laisser faire, il n'allait pas tuer Démétri je ne le permettrais pas. Je commençais à paniquer, Aro me regarda je savais ce que je devais faire. Je m'approchais déterminée des deux vampires.

Démétri me regarda paniqué, tandis que Caïus tourna la tête en colère.

-Que fais-tu ? je mis ma mains sur la sienne celle qui retenait Démétri par le cou.

-Ça n'en vaut pas la peine. Et en plus il peut encore servir.

-Tu prends sa défense ! grogna-t-il.

-Non je m'en fou de lui ! Je pense seulement aux intérêts du château. Et puis tu as raison je n'aurais jamais dû faire passer mes envies et mes besoins avant les tiens, je lui caressais la main et je lui fis un sourire doux.

Il desserra son emprise du cou de Démétri doucement sans vraiment sans rendre compte.

-Tu crois que je vais marcher aussi facilement ?

-Je suis à toi, c'est ton venin qui coule dans mes veines le tiens, pas le sien et encore moins celui de ce Cullen dont je me fous complètement. Il n'y a rien de plus fort que ça. J'étais à toi avant même d'être transformée. J'ai supporté ta sanction sans me plaindre une seule fois. Comment dois-je te convaincre ?

-Fais quelque chose pour moi, quelque chose que tu ne ferais pour personne d'autre que moi ! je réfléchis à toute vitesse que voulait-il que je fasse pour lui ?

Puis mon regard se porta sur la masse au sol cette femme qui était pétrifiée de peur.

Merde ! C'est à ça qu'il pensait ?

Il voulait que je lui prouve mon attachement en allant à l'encontre de mes propres convictions. Tout ça pour sauver quelqu'un qui ne me portait pas spécialement dans son cœur même s'il m'avait aidé, et ce à plusieurs reprises.

Mais je réalisais que même en prenant conscience de ces faits, je le ferais sans hésiter, je me sacrifierais malgré que cela m'écœurait et me coûtait vraiment. Jamais je n'aurais pensé que j'aurais à faire cela. J'avais justement choisi l'option végétarienne pour ne jamais avoir à tuer d'humain. Qu'allait penser Rosalie elle qui était fière de ne jamais avoir laisser une goutte de sang humain passer par sa bouche, et moi qui comptait suivre ses traces j'avais lutté parce que je voulais être aussi fière qu'elle concernant ce fait, parce que je savais justement grâce à elle que cela était possible.

-Je ne le ferais qu'une fois et c'est vraiment pour te convaincre car je vais à l'encontre de ce que je suis, avertis-je Caïus, il hocha la tête en signe d'assentiment.

-Convaincs-moi que tu peux le faire pour moi et rien que pour moi et je le laisserais vivre pour cette fois.

Il me regardait avec défi, il pensait que j'allais me dégonfler. Et j'étais bien tentée de le faire, j'avais supporté le plus dur c'est-à-dire cette affluence de sang dans la pièce et là j'allais boire de ma propre initiative, de ma propre volonté. Tout ça pour sauver Démétri, le seul vampire de la création qui ne pouvait pas me supporter plus de deux heures sans devenir acide. Car ce n'était pas pour Caïus que je le faisais mais bien pour Démétri. J'attrapais la femme qui se mit à pleurer de plus belle.

-Je suis désolée, lui dis-je.

Pour ne pas étirer son agonie je lui brisai la nuque et plantais mes dents dans sa chair, le liquide qui m'emplit la bouche était sans pareille ce n'avait rien à voir avec mon sang animal. Mais la culpabilité me pesait sur l'estomac et du coup malgré le goût exquis de cette femme, je ne pris aucun plaisir à la boire. Les regards des jumeaux, Santiago et Félix étaient baissés comme s'ils ne supportaient pas de me voir boire cette femme. Démétri avait son regard plongé dans le mien, j'y lisais de la souffrance, du dégoût, et une profonde tristesse. On aurait dit le miroir de ce que je ressentais également. Je terminais le corps de cette femme et le reposais au sol avec délicatesse.

-Tu as un ange gardien qui fait bien son travail, dit Caïus à Démétri.

Il le relâcha et Alec le prit par le bras pour le tirer en arrière afin que le traqueur ne saute pas sur le régent. Caïus vint vers moi, il m'embrassa avec possessivité. Il me prit par la taille et déclara.

-Je fais d'Isabella Marie Swan ma reine, elle sera ma compagne. Traitez-la comme son titre l'exige. Si de nouvelles machinations devaient se reproduire je me chargerais personnellement des responsables.

Je restais stoïque à le regarder la mâchoire certainement décrochée sous le choc de l'annonce.

Il savait que je n'étais pas sa compagne, je le savais également pourquoi me faire ça ? J'eus quelques secondes ou quelques minutes de bug mental, je n'aurais rien pu affirmer avec certitude.

Il venait de me condamner à rester auprès de lui pour l'éternité ?

Mon Dieu je me sentais mal d'un coup et cela n'avait rien à voir avec le sang que je venais d'absorber. Je n'étais pas la seule, car tous nous regardèrent soit interloqués, soit choqués. Heïdi et sa troupe complètement dégoûtées. Mais le pire je crois fut de croiser le regard de mes amis, ils étaient atterrés, anéantis auraient été le mot exact, tous sans exception et Démétri également. Caïus m'attira à lui et m'embrassa encore un fois devant tout le monde puis il nous conduisit en dehors de la salle. Je me laissais faire, totalement amorphe, je n'étais plus en état de réfléchir rationnellement.

Il nous emmena dans ses appartements, j'étais toujours sous le choc de l'annonce qu'il venait de faire. En cet instant j'avais l'impression que mes sens vampiriques étaient une blague, une invention de mon imagination parce que j'avais la sensation d'hyper ventiler pour le moment. Je me sentais ankylosée physiquement, engourdie mentalement, et j'avais l'impression d'être victime d'un bug cérébrale.

Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi me contraindre à devenir sa compagne ? Je l'aimais ce n'était pas la question d'une quelconque affection qui me travaillait. Ce qui me contrariait c'est que j'avais l'impression qu'il m'enchaînait à vie. Et Dieu que nos vies étaient longues.

Je ne percevais plus rien, nous étions arrivés dans ses appartements et à peine la porte fermée, il m'accula contre le mur et se plaça juste devant moi. Ses yeux étaient noir de désir, enfin j'espérais sinon je risquais de passer un autre mauvais moment. Il vrilla son regard dans le mien, il n'avait prononcé aucun mot, ses mains défirent rapidement ma cape qui tomba lourdement sur le sol. Je ne savais pas si je devais où pas le repousser. Je n'avais pas envie d'un câlin si l'on pouvait appeler ça comme ça, vraiment pas envie d'ailleurs, surtout après tout ce qu'il venait de se passer.

Je voulais seulement discuter, connaître la raison de sa décision. Pourquoi après avoir certifié qu'il ne ferait jamais de moi sa compagne, alors qu'il l'annonçait officiellement devant tous les gardes et les maîtres réunies ? Surtout pourquoi après m'avoir brimée devant tout le monde, pour en arriver à ce résultat là ?

Mon état d'esprit était bien différent du sien. Il retira sa robe de cérémonie également ne détournant jamais son regard du mien. Une fois fait il se colla outrageusement à moi m'indiquant par le fait qu'il n'avait pas dans l'intention de me laisser l'opportunité de lui refuser une seconde fois mes faveurs. Et puis je n'étais pas aussi stupide je n'allais pas le provoquer en le repoussant maintenant surtout pas après ce qu'il venait de se passer. Car il avait peut-être fait de moi sa compagne officielle, mais le fait était que je ne l'étais pas. Je le savais et si je le contrariais en me refusant à lui maintenant, il y avait une forte probabilité qu'il me tue. Il m'embrassa vigoureusement, je répondis je devais le calmer car je le sentais encore sous tension et encore bien trop énervé. Il déchira mon tee-shirt et mon soutien-gorge d'un d'un seul geste. Il s'attaqua à ma poitrine mais il n'avait pas une once de douceur j'espérais que je serais assez convaincante, car mon désir n'avait pas l'air de vouloir sonner à ma porte aujourd'hui.

Mais apparemment il n'y porta pas d'intérêt. Il déchira mon pantalon comme un peu plus tôt mon haut puis mon dernier vêtement encore en état, qui n'échappa pas à sa rage. Toujours aucune paroles n'avaient été échangées, toujours son regard qui me communiquait son état d'esprit. Rapidement il se retrouva tout aussi dévêtu que moi. Il me porta mais pas pour me déposer sur le lit comme je l'avais pensé non il me recolla contre le mur m'indiquant par le fait que je devais placer mes jambes autour de sa taille. Puis d'un mouvement il me pénétra sans douceur.

Je me concentrais pour essayer de donner le change. J'avais déjà entendu des femmes dirent qu'elles avaient toutes simulées au moins une fois avec leur partenaire et honnêtement je ne pensais pas que cela aurait été possible avec Caïus, mais là je n'avais pas le choix.

Je me concentrais donc sur les gémissements que je devais produire, les mouvements de bassin que je devais accentuer, puis lorsque je le sentis sur le point d'exploser la simulation extrême, la contraction de tout mon corps. Je me rendais compte que nous avions un pouvoir phénoménal nous les femmes, le pouvoir de la simulation était une véritable bénédiction. Il resta encore quelque instant à l'intérieur de moi. Il m'embrassa cette fois plus tendrement. Je lui rendis car je venais de comprendre qu'il s'était enfin calmé. Il se retira enfin mais me garda dans ses bras il me porta jusque sur son lit.

-Reste-là, me dit-il d'une voix neutre dénuée de colère.

Ce qui signifiait que mon cauchemar venait de s'arrêter, il venait de retrouver son état normal. Il revint avec un éponge de bain il se plaça entre mes jambes qu'il écarta. Il entreprit de faire ma toilette intime, je le laissais faire surprise d'un tel comportement. Mais présentement je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire, en fait j'étais toujours perdu car je ne savais toujours pas ce que je pouvais faire ou pas. Je ne savais pas si les règles entre nous avaient changés ou non. Une fois assez propre à son goût il remplaça l'éponge de bain par sa langue, et je fus des plus surprise.

-Chuuuttt... me dit-il.

Puis il retourna à sa tache. Très vite l'excitation qui n'avait pas voulu venir à moi un peu plus tôt me submergea. Je glissais mes doigts dans ses long cheveux blond, appuyant légèrement sur sa tête pour qu'il ne s'arrête surtout pas. Il associa les effets de sa langue sur mon clitoris en stimulant mon vagin de ses doigts. Il en fallu pas beaucoup plus et surtout pas beaucoup de temps plus tard pour que je jouisse sans simulation cette fois. Je me contractais une nouvelle fois mais cette fois-ci le plaisir en plus. Une fois le septième ciel atteint il se releva et revint à côté de moi. Il s'allongea sur le lit il me caressait les cheveux alors que je me perdais dans son regard.

-Ne simule plus jamais avec moi Bella. Je sais que je peux être excessif et exclusif mais ton plaisir est tout aussi important que le mien. Merde il m'avait percé à jour. Je détournais les yeux et hochais la tête pour acquiescer.

-Comment as-tu su ? lui demandai-je tout de même.

-Je te connais et surtout dans ces moments, je sais comment tu te contractes sur moi lorsque tu jouis et que tu prends vraiment du plaisir, je le regardais de nouveau dans les yeux puis il m'embrassa. Nous allons devoir aller vers Aro et Marcus pour établir et mettre en place les conditions et les éléments associés à ton nouveau statut.

-Caïus, est-ce que je peux te demander pourquoi tu as fait ça ?

-Parce que tu es à moi et que je ne supporterais pas que quiconque te convoite. De cette façon plus personne ne sera admis à te tourner autour. Et tu ne pourras plus penser à me quitter, je n'ai pas supporté ton absence lorsque tu es partie. Je ne veux pas que tu me quittes, jamais ! Et puis Aro ainsi que Marcus ont apprécié ton comportement et tes réactions lors de ta dernière mission, en plus de ton tempérament. Je sais qu'ils ne sont pas contre le fait que tu t'investisses encore plus avec nous.

Ainsi donc Jane avait raison, elle m'avait dit qu'il ne me laisserait pas partir, je ne l'avais pas cru mais elle n'était pas idiote. Elle le connaissait bien mieux que moi. Cela voulait dire également que j'allais devoir passer ma vie ici, que je ne devrais en aucun cas tenter de revoir mon véritable compagnon. Pour ce qui est de rester ici honnêtement vu que Rosalie allait rester avec Alec cela ne me travaillait pas trop. Mais c'est en ce qui concernait mon soit disant compagnon, enfin véritable compagnon que je me posais des questions. Dans le sens où, est-ce que je supporterais qu'il me traite toujours de la même façon qu'avant cet incident ? Parce que si tel était le cas je voulais savoir si je pouvais avoir une échappatoire. Car je ne vivrais pas de cette façon en permanence je n'étais pas qu'un corps, je n'étais pas son jouet sexuel.

-À quoi penses-tu Bella ?

-À toi. Caïus je voudrais savoir est-ce qu'entre nous ce sera comme avant ?

-Comment ça ? me demanda-t-il en me faisant face, alors qu'il venait de se lever.

-Est-ce qu'entre nous ça restera que physique ou j'aurais le droit d'entrer un peu plus dans ta vie ? Parce que si tu ne veux pas me laisser te connaître un peu plus je ne veux pas de ce statut. Je ne suis pas qu'un corps et j'ai besoin aussi d'attention et pas que des attentions physiques.

-J'ai parfaitement compris ce qu'il te manquait Bella. Mais avec un statut de concubine je ne pouvais pas te laisser accéder à autre chose que ce que l'on attend d'une concubine. Si j'ai décidé de faire de toi ma compagne c'est parce que tu en as toutes les qualités requises pour. Et que je suis prêt à consentir à te laisser un peu plus de place dans ma vie, je souris à cette perspective. Il revint et me prit dans ses bras pour me serrer contre lui. Tu as pris une place importante dans ma vie Bella et ma décision n'est pas un coup de tête, même si certains des derniers évènement ont précipité mon annonce. Maintenant va t'habiller que nous allions nous occuper des derniers détails de ton nouveau statut. Et quand nous reviendrons tu emménageras avec moi ici.

-Oui m... Caïus.

-Je ne suis pas contre le fait que tu m'appelles maître, me dit-il avec un sourire espiègle presque diabolique. Je lui souris en retours, puis il m'embrassa.

-Tu ferais mieux de me lâcher sinon nous ne sortirons jamais de cette pièce. Pas que cela me dérange mais si nous avons à faire certaines démarches il faudrait mieux s'y mettre.

-Effectivement, mais à notre retour nous resterons enfermés longtemps ici.

Il me relâcha pour que j'aille vite dans mes appartement prendre une douche après lui avoir emprunté une chemise pour descendre les escaliers menant à mes appartements. Je pris rapidement une douche même si la baignoire me faisait de l'œil depuis un moment. J'aurais aimé me prélasser dans de l'eau bien chaude et me perdre dans les méandres de mon esprit mais je savais que Caïus serait d'ici peu dans mes appartement à me presser, il était d'une impatience démoralisante. Effectivement à peine habillée il était déjà installé dans un de mes fauteuils en train de m'attendre.

Nous arrivâmes devant la porte et Sulpicia vint nous ouvrir. Elle me serra dans ses bras mais ne retint pas son regard noir pour mon... compagnon. Il ne sera pas évident de le nommer de cette façon mais je suppose que j'allais m'y faire avec le temps. Il me dirigea vers le petit salon. J'étais déjà venu dans les appartements d'Aro mais cette fois-ci c'était en tant que compagne de Caïus donc je pourrais m'approcher d'eux et de leur cercle. Il s'installa dans le fauteuil à côté de Marcus, Aro faisant face dans une causeuse dont la deuxième place était celle qu'occupait Sulpicia.

-Je crois que nous allons être obligés de revoir la décoration ma chérie, lui glissa Aro dans le creux de l'oreille, en faisant référence au fait que je n'avais pas de place.

-Non ça ira très bien, répondit Caïus alors qu'il m'attirait sur ses genoux. Je me sentis soudain très mal à l'aise, ce que tous purent constater. Car ils me sourirent tous, augmentant ainsi mon degré de malaise, enfin excepté Marcus.

-Ne t'en fais pas tu en prendras vite l'habitude. Il est très lunatique mais on finit pas s'y faire, déclara Sulpicia. Je lui retournais un sourire polie.

-Caïus as-tu bien réfléchi à ton annonce ? Ce n'est pas rien ce que tu fais et surtout à Isabella.

-Nous en avons parlé entre nous et tout est réglé, répondit Caïus. Et puis tu sais pertinemment que ma décision a été murement réfléchi.

-Oui je le sais. Bien Isabella vois-tu une objection à ce titre ? Tu peux également refuser cette offre et tu resteras une garde comme les autres.

-Je n'ai rien contre le fait de devenir plus proche de Caïus bien que le statut m'effraie.

-Ce n'est pas très difficile tu verras ce sont eux qui ont toutes les responsabilités. Toi tu n'auras que les avantages, m'éclaira Sulpicia. Je hochais la tête en signe de reconnaissance pour le soutient moral qu'elle me témoignait.

-Non je n'ai pas d'objection et j'accepte de rester auprès de Caïus, répondis-je en prenant conscience que je m'enchaînais à lui pour le restant de mes jours. Il resserra ses bras autour de moi.

-Bien dans ce cas tu es à partir de maintenant Isabella, Marie Volturi, compagne de Caïus Volturi, telle est la façon dont tu devras te présenter et dont nous te présenteront, m'annonça Aro placidement.

-Tu as également certains devoirs en tant que compagne nous t'expliquerons le protocole un peu plus tard, en tout cas ce que tu ne connais pas encore, m'informa Sulpicia.

-Tu as également le devoir de te choisir deux gardes dans ceux qui restent disponible du château. Quand je dis disponible ce sont ceux qui ne sont pas nommés garde royaux attribué à notre garde personnelle, m'avertit Aro.

-Et qui avez-vous tous je connais certains mais je ne suis pas sûr de savoir qui a été choisi par vos soins.

-Mes gardes sont Santiago et Afton, m'informa Sulpicia.

-Les miens tu les connais, ce sont Félix et Chelsea, me fit Ca... mon compagnon.

-Ceux de Marcus sont Renata et Corin et les miens sont les jumeaux. Tu peux choisir dans tous les gardes restant du château. Choisis les bien, car tu dois leur confier ta vie, tu dois avoir confiance en eux , autant que tu dois être certaine qu'ils te seront loyaux.

Je hochais la tête pour l'un des gardes c'était une évidence d'ailleurs tout le monde se doutait bien que j'allais la choisir. Pour le second c'était une évidence aussi bien qu'en fait je ne comprenais pas moi-même pourquoi, mais c'en était une, je lui faisait confiance, une totale confiance.

Le problème est que j'allais affronter la colère de Caïus, j'en étais certaine. Mais de toute façon personne d'autre que lui ne me venait en tête. Il fallait que ce soit lui et en plus il avait déjà prouvé qu'il était plus que compétent dans ce rôle. Je me levais instinctivement mimant la réflexion je faisais quelques allers et retours histoire de justifier mon éloignement de Caïus. Puis je m'arrêtais tous avaient les yeux sur moi attendant que je me décide.

-J'ai choisi, déclarai-je essayant de me donner de l'assurance. Je choisis Rosalie en premier garde.

-Ce que nous pensions, un choix judicieux vu le lien qui vous unis, m'appuya Marcus. Je hochais la tête pour le remercier.

-Et le second ? me demanda Aro. Je fixais du coin de l'œil Caïus qui se tendit.

-Ce sera Démétri.

-Non ! rugit-il en se levant. Je reculais instinctivement. Tu en choisis un autre ! m'ordonna-t-il.

-Non, répondis-je mal assurée mais bien décidée tout de même.

-Isabella, tu en choisis un autre ! répéta-t-il d'une voix froide presque sortie d'outre tombe tellement la colère était forte.

-C'est à moi de choisir n'est-ce pas ? demandai-je. Aro me fit un signe de la tête affirmatif. Donc je choisis Démétri. Il a déjà prouvé qu'il était compétent pour assurer ma protection. Il t'a même défié aujourd'hui pour cela, en risquant sa vie. Je lui confierais la mienne les yeux fermés.

-Pas moi ! rugit-il.

-Caïus c'est son choix et tu sais que c'est un choix judicieux. Tu lui en veux personnellement nous le comprenons, mais il a prouvé qu'il était loyal, et ses compétences ne sont pas à mettre en cause, intervint Aro.

-De plus c'est son choix et il est fait, conclut Marcus. Caïus grogna de mécontentement, je reculais encore ne sachant pas comment il allait réagir. Il réfléchit quelques instants, puis il avança.

-J'émets une condition non négociable. Je ne le veux pas dans nos appartement, tu veux lui parler ce sera à l'extérieur.

-Comme tu voudras. Je ferais de mon appartement une salle pour nos entretiens.

-C'est une bonne idée, renchérit Sulpicia coupant l'herbe sous le pied de Caïus qui la regardait avec un regard à glacer un volcan.

-Bien vu que tu as pris ta décision nous allons convoquer les gardes pour que nous puissions t'officialiser en tant que membre de la famille royal et que tu appelles devant eux ceux que tu as choisis, il prit son téléphone.

-Maitre Aro ?

-Jane réunit tout le château dans la salle des audiences d'ici un quart d'heure, s'il te plaît.

-Bien maître, répondit la concernée qui devait très certainement savoir ce qui allait se passer.

-Isabella tu dois savoir maintenant que tu ne dois jamais sortir du château sans un de tes gardes, c'est pour cela que nous t'avons fait choisir deux gardes au cas où l'un deux serait en mission, tu auras toujours le second à disposition. Nous n'envoyons pratiquement jamais les deux gardes assignés d'un membre de notre famille, exception faite des jumeaux. Mais ils sont l'exception toi tu auras toujours l'un de tes gardes avec toi, m'avertit Aro. Je hochais la tête.

-Et en ce qui concerne le fait que tu ailles chasser à l'extérieur, tu seras toujours accompagnée d'un de tes gardes et d'un des miens, exigea Caïus. Je le regardais abasourdie. Ce n'est pas discutable, conclut-il en retournant son regard contrarié sur la bibliothèque.

-Bien, acceptai-je bon gré mal gré.

-Allons-y maintenant, annonça Aro. Et nous partîmes tous ensemble en direction de la salle des audiences. Marcus ? appela Aro au détour d'un couloir.

-Oui j'y vais, et il prit un autre embranchement.

Je me demandais pourquoi il partait de son côté. Mais la main de Caïus attrapant la mienne me tira de ces pensées. Nous pénétrâmes dans la salle des audiences et il y avait déjà pas mal de vampires présents tous s'inclinèrent alors que nous les traversions. Nous arrivâmes aux trônes et instinctivement j'allais aller me remettre derrière les régents. Caïus m'attira se rendant compte de ce que j'allais faire.

-Ta place est ici, me dit-il.

Il s'installa dans son trône et je restais debout à ses côtés comme le faisait Sulpicia à côté de son époux. Nous attendîmes quelques minutes durant lesquelles Marcus revint avec un morceau de tissu plié dans les mains. Il alla s'asseoir à sa place et nous attendîmes que les derniers vampires-gardes arrivent et ce furent les jumeaux, Rose et Démétri. Chacun des gardes royaux vinrent prendre place derrière leurs régents attitrés, c'était bizarre c'était la première fois que je voyais cela comme ça. Je n'avais même jamais vraiment remarqué cette différence entre les gardes royaux et les autres. Mais il y en avait une car lorsque la salle remplie de vampires et malgré qu'ils soient tous du château, ils avaient tous pris place derrière ceux qu'ils devaient protéger. Aro se leva dès que les jumeaux passèrent dans son dos. Il s'avança un peu et déclama tel l'orateur qu'il était.

-Mes chers amis, levez-vous, ils s'exécutèrent. Vous le savez Caïus a aujourd'hui décidé de faire d'Isabella sa reine, sa compagne. Cette proposition a été approuvée par la concernée d'une part et par nous-même également. De ce fait il est de votre devoir maintenant de ne plus considérer Isabella comme la garde qu'elle était sous le nom d'Isabella Marie Swan, mais comme la compagne de votre souverain et de lui montrer le respect qu'elle mérite et auquel elle aspire de par sa position. Donc veuillez prêter allégeance à Isabella Marie Volturi compagne de Caïus Volturi.

Alors qu'ils s'étaient tous levés au commandement d'Aro, ils durent de nouveau faire une nouvelle révérence au moment où le souverain m'annonça et me tendit la main pour m'inciter à le rejoindre. Ce que je fis.

Une fois à ses côtés Marcus se leva et Caïus également. Marcus remit le vêtement à mon compagnon et celui-ci passa dans mon dos et me revêtit de cette cape plus sombre et d'un noir des plus intense avec un écusson blason de notre famille puisqu'il s'agissait d'un V et d'un I entremêlés l'un dans l'autre dans un cercle, le tout brodé de fils dorés. Caïus me prit la main et me déposa un baiser. Je lui souris j'allais me reculer mais Aro plaça sa main sur mes épaules. Et reprit son discours.

-Bien maintenant qu'Isabella est belle et bien un membre à part entière de notre famille. Elle va vous faire part de son choix concernant sa garde personnelle. Bien évidement vous êtes libre de refuser cette tâche si vous trouvez qu'elle est trop lourde à porter.

Je le regardais stupéfaite, je n'avais pas pensé qu'ils pouvaient refuser. C'est pour cela que Caïus n'avait pas trop insisté. Car oui il avait fait une colère mais il s'était vite contrôlé par rapport à ce que je pensais être son taux d'énervement. Il devait penser que Démétri allait refuser, et c'est vrai que de ce point de vue là il y avait de grande chance que le traqueur refuse ma proposition. Aro se recula me laissant seule devant tous ces vampires. Moi qui avais en temps normal horreur d'être sur le devant de la scène cette fois-ci j'y étais vraiment et dans le véritable sens du terme.

-Bien donc mon premier garde sera Rosalie, appelai-je d'une voix que je voulais sûre mais ce n'est pas vraiment ce que j'en percevais. Elle se leva avec un sourire aux lèvres et s'approcha de moi.

-Rosalie, commença Aro. Tu as des relations particulières avec Isabella puisque personne n'ignore qu'elle est ta sœur. Mais tu dois avant toutes choses et avant de prêter serment si tu souhaites ce poste. Savoir que tu ne devras jamais te conduire avec Isabella de façon sororale, elle sera ta maîtresse et tu lui devras le même respect et les mêmes délicatesses qu'avec chacun d'entre nous.

-Oui maître je prends connaissance de ces règles et les accepte.

-Bien dans ce cas si tu acceptes également le rôle de garde personnel. Agenouille-toi devant Isabella et jure lui fidélité et loyauté, elle s'agenouilla devant moi et déclama.

-Je jure fidélité et loyauté à Isabella Marie Volturi ma maîtresse, je lui posais la main sur l'épaule, elle se releva et vint se positionner derrière moi côté droit laissant la place à gauche à l'autre garde que je devais appeler.

Je priais une dernière fois qu'il ne me rejette pas devant tous le monde, en refusant l'allégeance ce qu'il était en droit de faire. Pas seulement parce que je serais touchée dans mon amour propre mais parce que je n'avais personne d'autre pour parer à cette éventualité. En fait je ne voulais personne d'autre. Tout le monde me regardait attendant que je lance le nom du deuxième garde. Puis au bout de quelques secondes qu'il me fallut pour réunir tout mon courage, je me lançais avec moins d'assurance toutefois.

-Je nomme second garde... Démétri, lâchais-je enfin. Il releva la tête d'un coup sous la surprise croisant ainsi mon regard.

Il était surpris, voire même stupéfait que je l'ai choisi. Il se leva comme l'avait fait Rosalie et vint se placer devant moi comme elle l'avait fait à peine plus tôt, le visage fermé.

-Démétri, Isabella t'a choisi. Elle est prête à remettre sa vie entre tes mains. Acceptes-tu l'honneur qu'elle t'accorde ?

Il me fixa intensément, j'avais peur à cet instant, j'avais peur qu'il dise non et qu'il retourne à sa place parce qu'il pouvait très bien le faire. Oh que oui et il en était parfaitement capable. Le temps dura une éternité, puis il se décida enfin.

-Oui j'accepte, et il se mit à genoux devant moi. Je fus soudainement beaucoup plus légère, un poids immense venait de m'être retiré des épaules.

-Je protégerais Isabella Marie Volturi ma maîtresse au péril de ma propre vie. Je lui jure fidélité et loyauté, si j'avais été touchée par cette déclaration émanant de Rosalie, l'entendre de Démétri m'aurait presque fait pleurer si j'avais pu. Et sur l'heure j'étais heureuse de ne plus pouvoir le faire.


Je vous entends déjà..;) Mais qu'est ce qu'elle a fait?

Mouahahaha je vous ai dit que j'aimais les torturer un peu lol... et j'aurais pu être plus sadique en coupant avant la réponse de Démétri ;)

Révélations perturbantes

Chapitre 13: Révélations perturbantes.

La vie se faisait ennuyeuse j'en avais marre de rester assise à ne rien faire. En plus Caïus n'était même pas présent. Monsieur était parti en mission en emmenant mon garde car il ne voulait pas que je reste seule avec lui, comme si je pouvais être seule dans ce château.

Sans parler du fait que je devais prendre la place de mon compagnon lorsqu'il partait à l'extérieur. Donc me voilà assise sur son trône à écouter les jérémiades et les misères de ces vampires pour le moins sans cervelles qui ne savaient pas chercher une réponse seuls à leur misérable existence.

Oui j'étais de mauvaise humeur, je n'aimais pas me retrouver seule. Aro et Marcus étaient plaisant et faisaient en sorte que je m'adapte bien à la situation. Et je dois dire que la vie et leurs humeurs étaient plus légères lorsque mon conjoint était absent, mais il me manquait tout de même. C'est curieux n'est ce pas, et puis Démétri aussi me manquait j'avais appris à connaître « le vrai Démétri » celui qui était plus insouciant, plus chaleureux, moins distant malgré le protocole qu'il était toujours obligé de respecter. C'est vrai que Caïus ne m'avait obligé à rien, mais il était tellement fâché que je l'ai choisi lui, le seul garde qu'il ne pouvait plus supporter, qu'il avait fallu que je lui montre qu'il y avait de la distance entre nous et je ne voulais pas non plus qu'il me sorte une loi datant de trois siècle en arrière reprochant à mon garde sa proximité avec moi pour le faire tuer. Donc j'avais moi-même instauré cette distance. Mais cela ne paraissait pas le gêner plus que ça de par ce que j'avais pu remarquer, et je parlais bien entendu de Démétri.

Et depuis que je l'avais sous ma protection puisqu'en fait c'est comme cela qu'était la réalité, je le protégeais en le gardant près de moi. Caïus ne pouvait pas décider de le tuer sans m'en informer au préalable et surtout sans avoir mon consentement puisqu'il était à moi. Je n'aimais pas cette notion d'appartenance comme si nous perdions toute trace de civisme en devenant vampire. Quoique d'après Caïus cet esprit de civisme n'était que foutaise une invention des humains pour se donner bonne conscience et surtout parce qu'ils n'étaient pas assez courageux pour aller chercher ce qu'ils convoitaient comme n'importe quel autre être de la création.

Selon lui toujours, nous étions les êtres le plus évolués car nous nous servions de toute nos capacités à fond que ce soit cérébrales, physiques ou instinctives, ce qui faisait que certains d'entre nous avions des particularités spéciales. Et si nous vampires, êtres supérieurs, nous agissions par instinct cela voulait effectivement dire que les humains étaient des êtres faibles, chétifs et sans courage. D'après Caïus même les poules agissaient avec leurs instincts ce qui plaçait selon lui les humains tout en bas de la chaine alimentaire. Lorsqu'il m'avait sorti sa théorie j'en étais restée coite et je n'avais rien pu lui répondre. Pas que j'adhérais à ses propos parce que ce n'était bien évidemment pas le cas mais en fait j'avais été sidérée qu'un être avec la culture et l'intelligence qu'il avait se cantonne à cette théorie d'un autre siècle et totalement ridicule.

Bref pour en revenir à Démétri il était en sureté lorsqu'il était auprès de moi, et sous mes ordres. Mais je craignais que Caïus ne l'envoie à la mort en l'obligeant à exécuter une mission qui pourrait lui être fatale. Je lui avais demandé de rester juste avec Démétri, de ne pas trop le malmener. Bien évidemment il m'avait envoyé sur les roses mais bon en lui signifiant que je voulais retrouver mon garde en vie je lui signifiais par ce fait que je refusais qu'il envoie mon traqueur à la mort.

J'avais également relâché un peu la pression que je lui infligeais avec mon envie de partir en mission, car les deux fois où je l'avais abordé depuis notre officialisation nous nous étions disputés et les disputes avec Caïus étaient houleuses et virulentes. Il m'avait même envoyé valdinguer contre un mur et bien sûr devant Rosalie et avec son statut de garde personnel elle était intervenue. Il m'avait fallu toute la force de Félix et mon charme pour détourner la colère de Caïus. J'avais remercié le seigneur ce jour là que je n'avais pas Démétri avec moi.

Donc pour résumer la situation cela faisait deux mois que Caïus et moi étions officiellement compagnons, j'avais par la même occasion intégré la famille royale. Durant ce laps de temps j'avais réussi à faire en sorte que mon compagnon ne tolère plus aucun de mes gardes, ce qui n'était pas évident à gérer mais bon j'arrivais encore à jongler et à faire tampon entre eux et lui.

J'avais compris le fonctionnement de mon amant dès qu'il était contrarié il fallait le laisser seul et surtout ne pas lui donner l'opportunité de s'en prendre à quelqu'un, dans ces cas là ce qui arrivait relativement souvent je restais enfermée avec lui en silence. Je m'installais à l'autre bout de la pièce et attendais qu'il se calme tout seul. Généralement il venait m'embrasser quand tout revenait dans l'ordre. Et nous pouvions reprendre nos activités.

Le dernier visiteur de la session arriva nous en étions à seize heures d'écoute interminable de plaintes en tout genre. C'était une visiteuse elle arriva comme tous après s'être faite annoncer par Chelsea qui était restée certainement avec ordre de me surveiller. Mais bon ce n'est pas comme si je menais une vie dissolue quand mon conjoint n'était pas là.

-Bien Suzanne pour quelle raison demandes-tu audience ? demanda Aro.

-Je vie en France dans en région Normande. Et récemment beaucoup d'humains disparaissent et réapparaissent atrocement mutilés.

-Et qu'est-ce qu'il te fait croire que ce problème nous concerne ? demanda Marcus toujours aussi blasé qu'habituellement et je commençais à en comprendre la raison.

S'il s'ennuyait autant que moi il avait de quoi être soporifique surtout après des siècles de gouvernance et donc de plaintes en tout genre.

-Ce sont deux de nos congénères je me suis approchée de l'une des scènes de crime et j'ai senti leurs odeurs.

-Je vois c'est assez claire comme histoire. Nous allons dépêcher une équipe d'ici quelques jours pour aller voir ce qu'il se passe et trouver les responsables.

-Je vous remercie beaucoup, dit-elle. Puis elle posa son regard sur moi.

-Excusez-moi je ne voudrais pas paraître indiscrète mais qui êtes vous ? me demanda-t-elle. Chelsea grogna devant l'indélicatesse de la visiteuse.

-Elle est la nouvelle compagne de Caïus, répondit Aro pas du tout indisposé par l'audace de la femelle.

-Et puis-je savoir votre nom, je la regardais un peu plus durement.

-Et pourquoi devrais-je me présenter à vous ? je sentis une attaque à mon encontre à l'instant même où je lui répondis.

-Santiago maîtrise-là, ordonnai-je. Il s'exécuta rapidement.

-Ne crois-tu pas que tu es légèrement excessive Isabella. Bien que je suppose que ton compagnon doit apprécier tes talents de diplomaties, déclara Aro mi sérieux, mi amusé.

-Elle vient de m'attaquer, cette femelle à un pouvoir.

-Oh ! s'exclama Aro détournant son regard de moi pour le fixer sur elle.

-Co... Comment tu sais ? demanda-t-elle.

-Notre nouveau membre est un bouclier, ce qui je dois dire est bien utile. Et bien voyons voir pour quelle raison tu as agressé la compagne de Caïus et quel est ton pouvoir.

Il alla vers elle alors qu'elle était dans les bras de Santiago, et lui toucha la joue. Une fois sa lecture fini il leva la main et lui infligea une gifle magistrale, ce qui me choqua en fait.

-Je t'aurais bien dit de retourner dire à ton maître qu'il en faut plus pour duper les Volturi mais il le comprendra lorsqu'ils n'auront plus de nouvelles de toi. Santiago débarrasse-nous de ça, dit-il en désignant la femelle.

-Bien maître.

-NONNN ! S'il vous plaît je pourrais vous aider. Je pourrais vous donner des informations.

-Je sais déjà tout ce que tu sais tu ne nous es d'aucune utilité, Santiago la traîna hors de la salle alors qu'elle hurlait et se débattait.

-Merci Isabella. En fait cette femme était une imitatrice capable de copier les voix de ses interlocuteurs, mais il fallait que les personnes dont les voix étaient convoitées parlent pour que ça marche. C'est pour cela qu'elle t'a posé des questions afin que tu t'énerves et que tu fasses entendre le son de ta voix pour qu'elle puisse également la copier. Vu que tu siégeais elle savait que tu étais importante. Elle voulait nos voix pour tendre des pièges à tous nos meilleurs soldats. Les jumeaux, Démétri et nous également, en nous contactant par téléphone se faisant passer pour l'un d'entre nous. Ils auraient affaibli le château et nos défenses en éparpillant et faisant tuer nos meilleurs gardes pour nous asservir.

-C'est encore Stephan ? demanda Marcus.

-Qui d'autre ! répondit Aro.

-Isabella tu devrais aller te dégourdir les jambes il va être l'heure de souper pour nous.

-Bien entendu, je me levais et j'allais partir quand.

-Tu pourrais revenir tout à l'heure dans mes appartements nous allons devoir parler de ce qu'il vient de se passer en privé.

-Je passerais après l'encas, répondis-je.

Je sortis de la salle et croisais Heïdi et les humains escortés par d'autres vampires pour les empêcher de s'enfuir, et cela me donna mal au cœur. Heïdi comme à chaque fois que je la croisais baissait la tête mais crispait la mâchoire. Elle ne pouvait plus rien faire contre moi et cela devait l'énerver je suppose bien qu'en fait je m'en foutais royalement. J'allais rejoindre Rosalie, je croisais Jane, qui me fit un signe de tête et continua sa route pour aller prendre son repas. J'arrivais à proximité de la chambre de Rose quand une odeur pestilentielle m'assaillit. Je me dépêchais d'arriver dans sa chambre et entrais.

-Salut frangine, lui dis-je en allant lui déposer un baiser sur sa joue.

-Salut, me répondit-elle agacée.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Et c'est quoi cette puanteur ?

-La raison pour laquelle je voulais te parler ici. Heïdi a encore fait des sienne ça fait une semaine que nous vivons avec cette infection.

-Comment ça ?

-Elle a lâché des putois dans les appartements de Démétri.

-Et pourquoi ne me l'as-tu pas dit plus tôt ?

-Parce que Démétri ne veut pas que l'on s'en mêle mais là je ne sais pas quand est-ce qu'il va rentrer et franchement je n'en peux plus. Nous sommes obligés de déserter cette aile du château.

-Tu m'étonnes. Je vais déjà aller voir l'étendu des dégâts et ensuite j'aviserais. Tu viens ?

-J'aimerais mieux pas mais bon j'ai pas envie de rester toute seule.

Nous partîmes, nous enfonçant plus profondément dans la puanteur. Nous arrivâmes devant la porte de Démétri nous avions déjà cessé de respirer, j'ouvris la porte et un champ de bataille se dessina devant moi. Une bonne dizaine de putois un peu partout dans la chambre de mon garde avec des déjections au large, ses affaires totalement mutilés et rien à voir avec les dégâts qu'auraient pu faire les skons. Plus rien n'était en état si ce n'est les murs et que les porteurs. Mais ce qui me mit dans une rage noire ce fut les photos montages géantes qui recouvraient ces seuls murs intacts. Ces affiches représentaient Démétri et moi, ma tête posée sur un corps de truie et Démétri derrière et nu. Je vous passe l'allusion.

-L'espèce de salope elle commence à m'échauffer. Ne me suis pas ! ordonnai-je à Rose.

Pas que je veuille lui donner des ordres mais j'allais la chercher et vu qu'elle était en plein repas. Elle ne discuta pas se doutant de ce que j'allais faire. J'arrivais dans la salle ils étaient tous en train de s'abreuver comme les monstres qu'ils étaient. Aro leva la tête et m'observa je devais avoir les yeux noir mais ils ne l'étaient pas de soif non car même l'odeur du sang frais et humain ne m'attiraient pas du tout, tellement j'étais furieuse. Je la repérais à côté des maîtres justement. J'avançais d'un pas rageur à tel point qu'ils s'écartaient tous de mon passage enfin ceux qui m'avaient vu. J'attrapais cette garce par le cou alors qu'elle était en train de vider une petite vieille. Elle rugit une réaction totalement instinctive, d'ailleurs ce que je venais de faire était complètement suicidaire sauf que j'étais dans le même état, mais pas pour les mêmes raisons. Elle se mit en position devant moi et sans lui laisser le temps de quoi que ce soit je lui assénais un coup de point dans la mâchoire qui se brisa. Elle avait décollé sous la puissance de l'impact, je la rattrapais par le cou avant même qu'elle ne touche le sol. Et je la traînais en dehors de la salle sous ses cris hystériques.

-Jane suis-les ! Entendis-je Aro ordonner à mon amie.

Je ne m'arrêtais pas pour autant, traînant la brune à travers les couloirs. Jusqu'à arriver devant la chambre de Démétri que Rosalie avait quitté. J'ouvris la porte et la balançai à l'intérieur.

-C'est quoi ça ? Criai-je à l'intention de Heïdi. Pour qui tu te prends ? Hurlai-je encore plus fort.

Je m'approchais d'elle, et lui assénais encore un coup. J'avais perdu le contrôle je ne voulais qu'une chose c'était la frapper et personne ne pouvait me retenir. Jane arriva et eut un hoquet de dégoût. Elle prit son téléphone.

-Maître je cois que vous devriez venir dans les appartements de Démétri et je pense que vous devriez amener Santiago avec vous.

-J'arrive, déclara-t-il.

Mais moi je n'en avais pas fini. Je la rouais de coup, j'étais folle furieuse, et au plus je la frappais au plus j'avais envie de le faire. Je redoublais les coups et j'entendis ses os se briser un par un. Jane ne bougea pas elle me regardait faire sans broncher. Je sentis Aro, Marcus et Santiago arriver j'avais attrapé Heïdi par le cou et l'avais soulevée pour mieux la balancer dans l'un des murs porteurs. Elle hurlait sans discontinuer. Aro entra dans la pièce et vit l'étendu des dégâts. Rosalie revint également.

-Santiago maîtrise Isabella, ledit Santiago m'attrapa me bloquant les bras et me retirant de mon punching-ball.

-Isabella est-ce toi qui as tout détruit ? Me demanda Marcus.

-Non maître, répondit Rosalie à ma place car je ne faisais que grogner ma fureur.

-Bien Jane retire les images et brûle les avant que quelqu'un ne les voit. Rosalie emmène Heïdi dans votre bureau de la tour et surveille-la le temps que nous nous entretenions avec Isabella.

-Bien maître ! fit Rose en attrapant Heïdi par la crinière. Jane était déjà à pied d'œuvre et retirait toutes les affiches.

-Isabella peux-tu te reprendre ? Me demanda-t-il.

-Oui, répondis-je un peu sèchement.

-Dans ce cas suis-nous. Santiago ordonne à Lettie et Coraline de venir désinfecter et nettoyer cette pièce et bien évidemment qu'elles se débarrassent de ces animaux, il hocha la tête et partit.

Je suivis Aro et Marcus à travers les couloirs nous gardâmes tous les trois le silence total avant d'entrer dans les appartements d'Aro. À chaque fois qu'il devait y avoir des discussions d'ordres privées nous venions les avoir ici. Nous nous installions dans les fauteuils du salon de discussion et moi bien entendu dans celui de mon compagnon. Personne ne prit la parole.

-Je suis désolée Aro pour tout à l'heure et le ton que j'ai employé.

-C'est compréhensible. Je ne t'en veux pas et avec ton conjoint nous sommes habitués à bien pire, me dit Aro pour me détendre.

-Je n'en doute pas mais justement je ne suis pas lui et je suis censée être plus... tempérée.

-C'est une offense personnelle qui t'a été faite, tu es dans ton bon droit. Elle a largement dépassé les limites. Et cette fois-ci je pense qu'il faut sévir comme il se doit, intervint Marcus.

-Comment en es-tu arrivée à aller dans les appartements de Démétri ? Me demanda Aro. Je le regardais avec de grand yeux. Que voulait-il insinuer ?

-Qu'insinuez-vous Aro ?

-Je n'insinue rien je veux seulement savoir comment en es-tu arrivée à aller là-bas ?

-J'allais voir Rose, et puis en arrivant dans son couloir j'ai senti l'odeur pestilentielle. Elle m'a dit que c'était encore Heïdi qui avait joué un sale tour à Démétri. J'ai juste voulu voir les dégâts avant de décider ce que j'allais lui infliger comme sanction.

-C'est à toi de décider du sort qu'elle mérite, me dit Aro.

-Et la sanction doit être à la hauteur de l'offense. Elle s'en est prise à un membre de la famille royale, appuya Marcus. Je hochais la tête en accord avec ce qu'il venait de dire.

-Ne crois-tu pas que Démétri risque de t'en vouloir ?

-Je n'en sais rien, avouai-je. Sont-ils de vrais compagnons ? Demandai-je à Marcus.

-Non ils ne le sont pas.

-Alors il s'en remettra. Avons-nous quelqu'un d'autre pour la remplacer ?

-Oui il y a Sophia qui prend sa place de temps à autre.

-Bien dans ce cas elle aura une promotion. Cette fois-ci était la fois de trop, tranchai-je. C'était ma première décision importante et j'étais consciente qu'elle concernait la mort d'un de leur élément. À moins que vous ne soyez pas d'accord ? Demandai-je aux frères de mon compagnon.

-Tu es juste Bella. Nous sommes fiers de voir comment tu gères les évènements et la façon dont tu prends en considération les intérêts du château avant de te décider. Nous attendions de voir comment tu allais t'adapter à cette situation. Et tu t'en sors remarquablement bien en prenant soin de chaque détail.

-Il serait bien qu'elle enseigne cette sagesse à son conjoint, ajouta Marcus dans une tentative d'humour qui me laissa perplexe.

-Tu as notre bénédiction et de toute façon si pour une raison ou une autre tu aurais décidé d'être clémente nous aurions été en contre avis majoritairement. Elle a humilié un membre de la famille royale et il n'y a pas de pardon surtout qu'elle avait été prévenue, m'informa Aro.

-Veux-tu t'en charger toi-même ? demanda Marcus.

-Non je pense offrir ce plaisir à Jane si cela ne vous ennuie pas.

-Tu feras une heureuse. Je t'en prie appelle-là pour l'informer, je sortis mon téléphone et appelais mon amie.

-Oui maîtresse, répondit-elle.

-Jane aujourd'hui c'est noël, je t'offre le cadeau dont tu rêves depuis quelques années.

-J'ai peur de me tromper pouvez-vous me confirmer que j'ai le droit d'avoir une partie de jeu avec Heïdi.

-Encore mieux Jane j'ai dit que c'était Noël.

-Ouiiii ! Cria-t-elle dans le combiné ce qui me fit retirer l'appareil de mon oreille.

- Amuse-toi bien Jane.

-Merci maîtresse, je raccrochai amusée par le contentement de mon amie.

-Il y a longtemps qu'il n'y a pas eu pareille cohésion au sein de notre château, avança Aro.

-C'est exacte. Et c'est soulageant cela nous repose quelque peu, renchérit Marcus.

-J'aurais aimé savoir ? Pourquoi ne pas laisser les affaires d'intendance à Sulpicia. Je pense que cela pourrait lui plaire et cela vous allègerait considérablement.

-C'est une idée intéressante, affirma Marcus.

-Et toi que ferais-tu ? demanda Aro.

-Moi j'aimerais retourner en mission. Mais je rencontre des problèmes avec Caïus il s'oppose farouchement à ce que je quitte le château.

-Oui je m'en doutais. Écoute Isabella il va être temps que tu sois au courant de son passé et de tout ce qui fait qu'il est aussi dur et intransigeant aujourd'hui.

Je m'enfonçais dans mon siège, prête à écouter enfin l'histoire de mon compagnon. Celle qu'il refusait de me raconter et qui était un sujet tabou dans notre couple.

-Comme tu le sais Caïus avait trouvé en Athenodora une compagne, en fait c'est elle qui l'avait trouvé alors qu'il était humain et elle l'a transformé. Peu de temps après nous nous sommes rencontrés je connaissais déjà Marcus. Je te passerais l'histoire de notre rencontre et de nos batailles Jane l'ayant déjà fait. Elle s'est arrêtée au moment où nous avons pris le pouvoir et que Stephan s'est échappé. Mais depuis il essaie en permanence de nous renverser pas à cause de leurs convictions qui se trouvaient surtout être celles de son compagnon. Car il semblerait qu'ils étaient le premier couple homosexuel de notre nature enfin le premier à s'afficher ce qui à l'époque était totalement abjecte. Bref tu n'es pas sans savoir que lorsque l'on tue un vampire et que ce dernier a un compagnon il vaut mieux tuer le compagnon également car il cherchera indéniablement la vengeance c'est dans notre nature. Et Stephan depuis ce jour-là essaie de nous atteindre et envoie de temps à autre des vampires avec des pouvoirs pour nous tester. Le dernier en date était Suzanne, et tu nous as épargné une véritable catastrophe. Car si tu n'avais pas été présente, elle aurait pu à elle seule disperser nos meilleurs atouts et ils auraient pu nous attaquer et nous éliminer très facilement, je hochais la tête en comprenant ce à quoi nous venions d'échapper. Écoute bien ce qui va suivre, car c'est l'histoire de Caïus et de Démétri que je vais te raconter. La raison pour laquelle Caïus ne supporte plus Démétri et surtout la raison pour laquelle il ne le veut pas autour de toi. L'avant dernière attaque de Stephan a coûté la vie à Athenodora. Elle était parti en voyage avec Démétri qui était son garde personnel et Edward également, je le regardais surprise. Oui Edward Cullen faisait parti des nôtres à une époque, il avait quitté son créateur parce que le régime végétarien ne lui convenait pas, il était dans une espèce de période rebelle. Nous sommes tombés sur lui un jour au hasard et avec un pouvoir comme le sien, nous lui avions proposé de rester quelque temps avec nous ce qu'il avait accepté. Mais Edward était jeune il venait à peine d'être transformé, il était un peu fougueux et en plus il est un beau garçon selon la gente féminine et il ne se privait pas de ses avantages bien qu'il a toujours été très sélectif. Donc l'épouse de Caïus est parti en voyage parce qu'elle ne supportait plus de rester enfermée dans ce château. Et puis il faut dire aussi qu'elle était aussi fougueuse que Caïus, certaine fois il fallait mieux éviter de les croiser lorsqu'ils étaient fâchés.

-Ce qui arrivait relativement souvent, répliqua Marcus.

-Effectivement. Donc elle est parti avec Edward et Démétri. Seulement nous avions une taupe dans nos murs qu'Edward et moi-même n'avions pas découvert. Cette taupe a averti le clan de Stephan en indiquant les escales qu'ils étaient censés faire. Un soir Edward a demandé à Athenodora de prendre sa nuit, il avait rencontré une jeune demoiselle de notre espèce qu'il voit encore d'après ce que j'ai entendu.

-Tanya ? Lançai-je à tout hasard.

-Oui, elle-même. Et donc il a passé toute sa nuit avec elle laissant Démétri et Athenodora seuls. Le problème c'est que c'est ce soir là que les soldats de Stephan ont attaqué l'épouse de Caïus et bien entendu, ils l'ont tué sous les yeux de Démétri. Ils ont ensuite démembré notre traqueur sans le brûler afin qu'il nous relate l'histoire. C'est Edward qui a trouvé les morceaux du corps de Démétri, il l'a reconstitué et ils sont rentrés. Dans nos principes un compagnon qui perd sa compagne peut demander réparation. Seulement Démétri était victime également donc avec Marcus nous l'avons protégé en nous opposant contre Caïus. Il restait Edward qui lui avait quitté son poste et donc Caïus a profité de son manque de professionnalisme pour demander réparation, et nous ne pouvions pas nous opposer à cela. Donc ils se sont battus malgré la rage et toute l'expérience de notre frère, le don de télépathie d'Edward lui a sauvé la vie. Il a épargné celle de Caïus en échange de sa liberté. Ce que nous lui avons accordé, les lois sont pour tout le monde pareilles.

-Et depuis il en veut à Démétri parce qu'il le voit tous les jours, relatai-je.

-C'est ça oui. Et puis tu es arrivée toi celle que l'on associe comme étant la compagne d'Edward Cullen et qui en plus ressemble tant à sa défunte épouse. Il te transforme en injectant son venin à lui et en quelque sorte son venin à elle par transfère et fait de toi sa compagne puis comme un pied de nez à l'histoire tu choisis Démétri et une ancienne Cullen comme gardes personnel. Comprends-tu sa position ?

-Oui je le comprends. Mais je ne suis pas Athenodora, son bien-être passe bien avant le mien. Mais quelques fois j'aimerais qu'il me fasse un peu plus confiance.

-Je sais. La raison pour laquelle je voulais t'en parler c'est que maintenant que tu es un membre de notre famille, tu as droit d'être dans la confidentialité. Et nous savons que Caïus ne t'en parlera jamais pas plus que Démétri car tous les deux ont été transformés par Athenodora et qu'ils sont très touchés par sa perte et son histoire.

-Tu dois savoir autre chose Bella, m'annonça Marcus. Quelque chose que même Caïus ne sait pas donc nous comptons sur toi pour ne rien divulguer dans le cas contraire ce serait terrible.

Je hochais la tête pour leur confirmer que je garderais pour moi ce qu'ils allaient me confier. Je dois dire que cela m'effrayait beaucoup.

-Pour Marcus, Athenodora et Caïus n'étaient pas de vrais compagnons.

-Comment ça ils n'étaient pas de vrais compagnons ?

-Non ils avaient approximativement les même liens que toi et lui, m'informa Marcus.

-Mais ce qui est surprenant c'est qu'en fait votre lien à tous les deux se renforce au fil du temps.

-Comment ça je ne comprends pas tout ? Demandai-je perdue.

-En fait pour t'expliquer concrètement. Je ne distingue pas les liens à proprement parler c'est-à-dire que par exemple je sais que ton lien avec Rosalie est assez fort mais je ne suis pas en mesure de dire si vous êtes sœur ou de simple amie avec un attachement très fort. Pour imager les choses je vois les liens entre deux personnes comme un trait ou un fil si tu préfères. Et au plus ce lien est fort au plus le fil est épais. Et bien évidement le lien d'âme sœur représentant ce qu'il y a de plus fort dans notre monde. Hors comme je te l'ai dit il n'y a pas de distinction ni de dénomination dans les reconnaissances de liens. Je me base sur ce que je connais et ce que je sais repérer. Et de par le lien que je partageais avec ma compagne et celui qu'Aro partage avec Sulpicia, je savais que Caïus et Athenodora n'étaient pas de vrais compagnons. Par contre ce que je ne savais pas avant que tu n'arrives dans nos vies c'est que nous pouvions faire évoluer nos liens. Nous savons que tu n'es pas la compagne de Caïus et lui également mais vos liens s'amplifient à tel point que tu arrives au niveau d'attachement qu'il avait pour son épouse, et bien sûr cela va dans les deux sens.

-Nous supposons que c'est le fait qu'il t'ait mordu et que vous avez cette relation tous les deux.

-Vous insinuez que je n'aime pas Caïus que c'est seulement une cause à effet de sa morsure et de son venin qui circule dans mon corps ?

-Non, nous savons que tu l'aimes comme nous n'avons jamais mis en cause les sentiments qu'il avait pour sa défunte épouse. Nous voulions seulement t'informer des faits que nous avions en notre possession. De plus il est vrai que les liens entre un vampire et son créateur sont très fort. Mais nous ne pensions pas qu'il y avait une évolution entre deux vampires avec des liens déjà très résistant.

-En fait ce que nous voulons te dire c'est qu'il est possible qu'un jour tu puisses retrouver ta liberté. Que Caïus te laisse retrouver ton véritable compagnon. Le jour où il rencontrera sa véritable âme sœur.

-Oh ! Fis-je dépitée.

Je ne savais pas comment prendre cette nouvelle. J'aurais dû être heureuse d'une telle annonce celle-ci aurait dû faire naître de l'espoir en moi. Mais au contraire j'avais l'impression que l'on venait d'installer l'épée de Damoclès au-dessus de la tête.

-Ne t'en fais pas nous avons le temps de voir venir et puis nous connaissons ton véritable compagnon. À ce moment là il sera temps pour toi de t'en rapprocher.

-Je ne sais pas... je... j'ai besoin d'y réfléchir...

-Je sais que tu es très attachée à Caïus et sache que cela est réciproque et nous apprécions également ta présence parmi nous. Lorsque le moment sera venu pour toi de t'approcher de ton compagnon. Tu feras toujours partie de notre famille. Tu es un membre à part entière de la famille royale et on ne revient pas sur ce titre. C'est un statut que tu garderas à vie.

-Merci, j'apprécie beaucoup votre sollicitude et votre honnêteté. Me permettez-vous de me retirer. Je crois que j'ai besoin de ce temps où Caïus n'est pas là pour réfléchir à tout ça.

-Une dernière chose avant de te laisser regagner tes appartements, m'apostropha Aro je le regardais encore anxieuse qu'allait-il me révéler d'autre. J'aimerais te parler de ton bouclier.

-Oui ? Répondis-je l'invitant à continuer.

-Avec ce qu'il vient de se passer tout à l'heure en salle d'audience. J'aimerais que tu travailles pour pouvoir lever ton bouclier, je sais que c'est quelque chose que tu pourrais faire avec un peu de travail.

-Je ne suis pas sûre, je pense être au maximum de mes capacités avec mon pouvoir, rétorquai-je sceptique.

-Tu pourrais essayer car si tu arrives à contrôler ton bouclier de cette façon cela te permettrait de pouvoir argumenter avec Caïus pour te laisser aller sur le terrain, intervint Marcus.

-Oui dans le sens où Démétri pourrait savoir à tout moment où tu es, ce serait une protection et un argument supplémentaire.

-Effectivement vu dans ce sens. Je vais voire à travailler là dessus, acquiesçai-je, sans grande conviction toutefois.

-Bien c'est tout ce sur quoi je voulais t'entretenir. Veux-tu informer Sophia de sa promotion ?

-Je le ferais au passage.

-À tout à l'heure Isabella, me salua Aro tandis que Marcus me fit simplement un signe de tête.

Je réfléchissais à ce que m'avait dit Aro, sur tout je sais que je ne devrais pas me montrer jalouse, j'aurai dû me réjouir qu'un jour il rencontre sa véritable âme sœur, mais franchement pour le moment je n'avais peut-être pas assez de recul pour voir les choses sous cet angle. En tout cas j'espérais que j'aurais assez de temps pour m'y faire. Car là tout de suite je ne le voulais pas, même si je savais que j'avais moi-même un compagnon et qu'il me suffirait de le faire venir jusqu'à moi parce que je savais qui il était.

Je décidais de porter mon attention sur les derniers points de ma discussion avec les frères de mon compagnon car c'est ce qu'il était pour le moment, il était mien.

Je devais travailler pour maîtriser mon bouclier dans toute son intégralité, Aro avait raison. Je devais le maîtriser il serait plus facile de pouvoir négocier avec Caïus si j'en avais une parfaite maîtrise. Bien qu'il ne fasse pas confiance à Démétri il ne pouvait remettre en cause son pouvoir, il était remarquable, j'étais fascinée par ce don. Être capable de localiser qui il voulait sur cette planète c'est tout bonnement fabuleux. Comme je l'avais dit au passage j'avertis Sophia qu'elle venait d'avoir une promotion et cela l'avait ravie. Bien que je n'avais pas leur régime je pensais que Sophia serait plus « humaine » dans le traitement des humains.

J'appelais également Jane pour commencer mes entraînements, elle était la seule présente en dehors d'Aro à pouvoir m'aider pour le développement de mon don. Bien que je n'étais pas très enthousiaste à l'idée de devoir goûter de son pouvoir, quand je voyais ce qu'elle était capable de faire. Nous passâmes beaucoup de temps à essayer de développer mon bouclier mais je devais me rendre à l'évidence que Jane et son pouvoir n'était pas ce qu'il me fallait, car dès que je sentais les pics de son attaque sur mon bouclier je n'avais pas vraiment envie de le lever. Nous cessâmes et je décidais d'attendre que Démétri rentre, car avec lui ce serait plus simple.

Je devais avouer également qu'il me manquait mon garde, j'aimais sa présence rassurante à mes côtés. Il arrivait juste de par sa présence à me rassurer ou à m'apaiser si j'étais anxieuse ou énervée. Et depuis qu'il était mon garde j'ai pu constater qu'il était agréable, d'un calme reposant, passer des heures et des heures avec lui était beaucoup plus facile et plaisant que de rester en présence de ma sœur ou de n'importe quel autre garde. J'aimais ma sœur et j'aimais être avec elle aussi, mais elle était si expansive qu'elle arrivait à m'en fatiguer certaine fois. Je me fis sourire toute seule rien que d'y penser.

J'étais en chasse, enfin je venais de terminer et j'attendais que Rosalie revienne. Chelsea attendait un peu plus loin, ne venant jamais interférer dans mes moments de solitude et quelque part j'en étais heureuse car j'aimais ces moments où je pouvais être seule. Généralement il y avait Démétri qui me rejoignait mais il était tellement discret que même le sentir installé près de moi ne me gênait pas. Puis je sentis plusieurs fragrances me tomber dessus j'eus juste le temps de me relever que deux bras puissants m'enlacèrent et qu'une bouche que je connaissais que trop bien vienne s'écraser sur la mienne avec force. Je répondis au baiser qu'il me donnait puis au bout de quelques secondes ou minutes j'aurais été incapable de savoir combien de temps avait duré ce baiser il s'écarta de moi.

-Je croyais t'avoir dit que je ne voulais pas que tu restes seule quand tu chasses, me gronda-t-il.

-Je suis heureuse de te revoir moi aussi, rétorquai-je sarcastique.

-Bella !

-Je ne suis pas seule Chelsea est un peu plus loin et Rosalie également.

-Elle se nourrit ?

-Bien sûre moi je l'ai fait la première et j'attendais qu'elle termine pour rentrer au château.

-Tu n'as pas à te mettre à la portée de tes gardes ce sont à eux de se mettre à la tienne, me sermonna-t-il.

Je soupirais en l'écoutant me réprimander encore pour ce protocole qui m'agaçait prodigieusement. Mes yeux se postèrent derrière lui sur mon garde, mon premier réflexe fut de sourire, mais quand je vis l'état de ses yeux je ne pus retenir un grognement de mécontentement.

-Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Me demanda Caïus innocemment.

Je ne lui répondis pas dans le sens où j'étais sûre que si je le faisais nous en arriverions à nous engueuler à peine rentré.

-Démétri tu rentres au château ! Vas te nourrir et ensuite tu iras m'attendre dans notre salle, ne passe pas par tes appartements, ordonnai-je un peu trop sèchement. Je n'en avais pas après lui mais la colère était telle que je ne pouvais réprimer mon ton autoritaire.

-Non il doit assurer notre retour.

-Je pense que tes gardes pourront remplir cette charge pour les quelques kilomètres que nous devrons effectuer.

-Bella... commença-t-il.

-Je récupère mon autorité sur mon garde je lui donne un ordre il l'exécute !

-Tu vas arrêter de le couver comme une mère ce n'est pas un gamin, c'est un soldat !

-Un soldat que je t'avais demandé de traiter normalement au même titre que les tiens, m'agaçai-je en montant le ton.

-Ce que j'ai fait ! Rétorqua-t-il irrité.

-Pas d'après ma vision, ils ont tous le regard carmin, mon garde est assoiffé lui, criai-je de colère ne pouvant plus la maîtriser.

-Maîtresse ce...

-Tu te tais et tu fais ce que je t'ai demandé ! Le coupai-je.

Je m'en voulais de devoir lui parler comme ça alors qu'il essayait de minimiser la dispute naissante entre Caïus et moi. Il baissa la tête et partit il savait qu'il me devait obéissance et que ma parole prévalait sur celle de Caïus.

-Vous rentrez tous, leur ordonna Caïus. Sauf toi Félix va rejoindre Chelsea et attendez-nous.

-Alec passe chercher Rose s'il te plaît, il hocha la tête et ils partirent tous.

-Plus jamais tu ne me parles de cette façon et surtout devant les gardes.

-Je t'avais expressément demandé de ne pas le maltraiter et tu l'assoiffes. Je ne veux plus que tu le prennes lorsque tu pars.

-Tu n'as pas à m'imposer quoi que ce soit, me dit-il en grognant. J'en ai supporté plus que ma condition ne le permet, me dit-il en me prenant par la gorge.

-Arrête ! Essayai-je de murmurer.

-J'en ai mare que tu favorises tes gardes en ma défaveur. Cela doit changer.

-Caïus, murmurai, essayant de me modérer, car accentuer ma colère ne ferait qu'accroitre la sienne. Si tu arrêtais d'être injuste avec eux nous n'aurions plus aucun problèmes.

-Tu les fais passer avant moi, rétorqua-t-il comme un gamin en pleine crise de jalousie.

-Personne ne passe avant toi, et tu le sais, répondis-je alors que je passais ma main sur sa joue pour l'apaiser. C'est juste que je ne supporte pas ta façon de les traiter, mais si tu les ignorais nous nous en porterions que mieux, il attrapa ma main qu'il porta à sa bouche puis il me dit d'une voix plus basse qu'à son accoutumée.

-Embrasse-moi Bella ! Il passait de la colère à la luxure si vite que cela en était déstabilisant. Je m'exécutais voyant là, la solution pour clore ce sujet sensible.

Il détacha ma cape qui tomba au sol, il rompit notre baiser pour me regarder alors qu'il s'affairait à m'effeuiller c'était quelque chose qu'il aimait particulièrement. Il enleva mon chemisier déboutonnant délicatement chaque boutons un à un avec une patience qui frôlait le sadisme. Il frôla de sa main presque innocemment le galbe de mes seins lorsqu'il ouvrit les pans de mon chemisier, faisant réagir par le fait mes tétons qui se durcirent instantanément, me provoquant par le même temps un gémissement d'anticipation.

-Je ne veux plus que l'on se dispute pour eux, me dit-il alors qu'il se collait outrageusement contre moi puis il prit mon lobe entre ses dents, alternant avec sa langue.

J'attrapais ses hanches pour le coller encore plus à moi afin de sentir son érection contre mon bassin, cherchant ainsi une friction plus approfondie.

-Oui maître, répondis-je pour le faire céder plus vitre car moi j'étais déjà prête pour lui. Il grogna son contentement.

-Je t'ai manqué à ce que je vois.

-Beaucoup trop, répondis-je haletante et suffocante.

Ma main libéra sa hanche pour aller détacher sa cape qui alla rejoindre la mienne à nos pieds. Puis rapidement mes mains partir directement retirer le tee-shirt qu'il avait, il leva les bras pour me facilité la tache et ainsi m'empêcher de le réduire en lambeau sans pour autant cesser les frictions qu'il exerçait contre mon bassin. Je dus me reculer rapidement pour déboutonner son jean, il se laissa faire un sourire mi-séducteur mi-taquin sur les lèvres ce qui me fit replonger sur sa bouche.

L'embrassant comme si ma vie en dépendait. À son tour il défit mon pantalon mais sans rompre notre baiser cette fois-ci. Nous étions trop fiévreux pour ne pas nous toucher, ne pas communier, nous chercher, nous frotter l'un contre l'autre dans l'attente de nous fondre l'un dans l'autre.

Une fois en sous-vêtements je ne tins plus et je lui arrachais son boxer pour pouvoir toucher son sexe tendu et gonflé qui n'attendait que le moment où il pourrait me visiter. Mon bas-ventre s'enflamma, tout mon corps s'électrisa au moment où ma main vint caresser cette peau encore plus douce à cet endroit. Il gémit de satisfaction alors que sa main rejoignit la mienne m'intimant un rythme plus satisfaisant pour lui. Quelle sensation agréable de sentir cette peau glisser sur son sexe si dur, le sentir si rigide et malléable à la fois. Puis avant d'en arriver à sa jouissance il arrêta les mouvements, me porta contre un arbre, à ma grande surprise il me retourna pour que je sois le visage contre l'arbre.

-J'ai rêvé de te faire ça depuis bientôt une semaine, me dit-il sensuellement alors qu'il était collé dans mon dos.

Je sentais son pénis tendu contre mes fesses. J'imaginais bien ce qu'il voulait me faire et j'étais un peu anxieuse c'était la première fois que nous tentions cette position. Il dut le sentir car il me dit pour me rassurer.

-Ne t'en fais pas j'irais en douceur, puis il tira mes hanches d'une main vers lui alors que de l'autre il m'obligeait à coller ma poitrine contre l'écorce.

Je le sentis se présenter contre mon anus, le seul orifice vierge qu'il me restait. Avec délicatesse et beaucoup de douceur il me pénétra, il resta immobile les secondes qui suivirent pour me laisser le temps de m'adapter à cette présence déstabilisante. Puis il reprit ses mouvements d'abord lentement puis cette gêne qui était présente s'estompa pour laisser place à une nouvelle sensation de lascivité, de volupté, qui ne faisait que s'accroître. Puis il devint moins doux, plus brutal, entrant encore plus profondément en moi. La position en elle-même était d'un érotisme sans équivoque qui m'émoustillait encore plus, mais ce n'était rien en comparaison des sensations en elles-mêmes qui étaient incroyables, rien à voir avec le feu incandescent qui me prenait lorsque j'approchais de l'orgasme. Non c'était bien différent mais si bon en soit et encore plus lorsqu'il augmentait la force de ses coups de reins. Je me cambrais d'avantage de façon à lui opposer un peu résistance avec ma croupe qui augmentait ces sensations de plaisir. Puis avec la main qui me maintenait courbée il me releva sans pour autant sortir de moi il me colla de nouveau contre l'arbre son visage dans mon cou, son souffle erratique à l'instar du mien. Il garda l'une de ses main sur ma hanche empêchant mon corps de trop s'écarter de lui à chaque coups de reins qu'il n'avait pas cessé et l'autre se perdit sur ma poitrine qu'il malaxa jouant avec mes tétons un après l'autre. Je levais les mains pour lui attraper son cou et ses cheveux, voulant profiter de toutes les sensations qu'il m'offrait. Ses coups de reins conquérants associés à son souffle saccadé plus la douce torture de ses doigts sur mes seins étaient d'un érotisme jamais expérimenté encore.

Il ne disait rien, jamais lors de nos ébats, tout se faisait que dans les halètements, les gémissements, râles ou les cris mais jamais un mot. Je le sentis s'enfiévrer d'avantage tout comme moi, il descendit sa main sur mon clitoris qu'il stimula de ses doigts experts en même temps qu'il accentuait ses coups de reins et très rapidement j'atteignis un des orgasmes les plus puissants que je n'avais jamais expérimenté et même vécu. J'emportais avec moi Caïus dans cette vague de plaisir extrême. Nous grognâmes notre contentement et notre plaisir si puissamment que j'entendis tous les animaux des alentours s'enfuir et les oiseaux s'envoler.

Il nous fallut au moins deux bonnes minutes avant de nous remettre de cet orgasme dévastateur. Il se retira enfin de moi et me fit faire demi tour pour me câliner avec douceur. J'aimais lorsqu'il redevenait tendre et doux. Je me fondis dans son étreinte, profitant de ce moment de calme et de sérénité. Mais ce moment fut vite coupé par la réflexion de mon amant.

-Bella, je ne veux plus que tu prennes position pour tes gardes contre moi, me dit-il plus calme.

-Je ne le fais jamais de gaîté de cœur Caïus. Je n'aime pas me disputer avec toi, mais je ne supporte pas ta façon de les traiter. J'ai confiance en chacun d'eux et ils me sont loyaux, je ne peux pas me montrer autrement devant ta partialité les concernant si je veux qu'ils continuent à me respecter et me servir avec dévotion.

-Ton point de vue est respectable. Je ferais comme tu as dit à partir de maintenant je vais les ignorer, enfin si tu me fais une promesse.

-Laquelle ? Demandai-je prudente.

-Je veux que tu m'attendes ici à chaque fois que je reviens de mission, j'aime ces moments de communion en pleine nature.

-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, rétorquai-je coquine.

Puis doucement je dirigeais ma main le long de sa colonne pour la diriger jusqu'à ses fesses, tout en l'embrassant il n'en fallut pas plus à mon amant qui se prépara pour un second round.


(N/R : WAOUH ! Chaud mes amies, le retour de Caïus)

 

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Commentaires (2)

1. lea mercredi, 08 Juillet 2015

A quand la suite? J'adore cette fiction a un point que tu ne peux pas imaginer ! !

2. Erika SHOVAL (site web) lundi, 08 Juin 2015

je lu avec plaisir la fiction quand etait publie mais alors j'etait trop malade pour ecrire plus de reviews ,et maintenant quand j'ai vu que tu la republie je veux te dire merci..

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017