Haine amour et passion

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Chapitres precedents haine amour et passion

 

Chapitre 12 : Retrouvailles.

Mon Dieu il allait venir, j'avais entendu Peter lui indiquer l'endroit où nous étions. Comment allais-je lui cacher mes sentiments ? Pourquoi fallait-il qu'il soit empathe et que je sois aussi vulnérable à son pouvoir que n'importe qui d'autres ! C'était la panique totale.

Je m'étais laissée tomber sur le sol j'avais ramené mes jambes contre ma poitrine en me balançant légèrement d'avant en arrière. J'adoptais cette position quand les choses n'allaient vraiment pas pour moi, quand je me sentais désespérée. Cette posture me suivait depuis l'enfance, c'était une façon de me déconnecter du monde en me sentant en sécurité, réaction enfantine que j'avais du mal à faire passer. En sécurité parmi deux vampires au régime classique il y avait de quoi rire. Mais si Jasper me les avait envoyé c'est que je ne risquais rien avec eux, je lui faisais assez confiance pour ne pas remettre en question son jugement.

Charlotte s'approcha de moi, s'installa à mes côtés et passa sa main dans mon dos. Elle tentait de me réconforter mais on voyait bien que si elle l'avait déjà fait cela datait d'il y a quelques siècles alors. Mais je lui étais reconnaissante d'essayer.

-Bella qu'est-ce que tu as ? demanda Peter. Je sentais une pointe d'anxiété dans sa voix, il n'était pas aussi sec que précédemment. Mais je ne répondais pas, j'essayais de me reprendre et ce n'était pas facile car si j'ouvrais la bouche j'allais certainement me remettre à pleurer et ça je ne le voulais pas.

-Elle panique, je crois que tu n'aurais pas dû dire à Jasper qu'elle avait des sentiments pour lui. Elle ne lui avait rien dit.

-Mais je ne lui ai pas dit ça.

-Le fait de lui révéler qu'elle rêve de lui et qu'elle pleure tous les soirs c'est la même chose Peter. Heureusement que tu n'as rien dit concernant son parfum, lâcha-t-elle consternée. C'est pas vrai, ils savaient même que j'avais trouvé son parfum, en plus du malaise, la honte s'ajouta à mon panel d'émotion du moment. J'enfouis mon visage entre mes jambes et mes bras. Ne t'inquiète pas Bella, je trouve ça très mignon et je dois avouer que le jour où je t'ai vu rentrer dans cette échoppe tu m'as surprise et si tu ne l'avais pas trouvé seule à cause de ton odorat humain je te l'aurais fait parvenir.

Je relevais la tête pour l'observer, elle avait un regard doux et attendri malgré la couleur carmin de ses yeux.

-Et puis si ça peut te rassurer Peter est un rustre. Ne te fais pas de souci je pourrais presque affirmer que tes sentiments sont partagés, j'eus un choc elle venait de dire que Jasper avait des sentiments pour moi. Non elle a dit qu'elle en était « presque » sûre, ce qui laissait quand même une place au doute et dans mon esprit c'était une grande place.

-Tu sais nous connaissons le Major depuis longtemps, très longtemps. Nous lui devons la vie, et notre bonheur, m'informa Peter qui venait de prendre place en face de nous. Jamais il nous a demandé le moindre service, il est très fier il s'est toujours débrouillé tout seul. Mais quand tu as quitté l'Amérique il y a quatre mois, il nous a appelé pour nous demander de te veiller dans l'ombre. Et je dois dire qu'il n'avait pas tort. J'aimerais savoir comment tu as fait pour arriver jusqu'à ton âge en vie et en un seul morceau ? Parce que je n'ai jamais vu une personne attirer la malchance avec autant d'assurance. On a perdu le compte des potentiels agressions en tous genres, et même repousser certains vampires, d'ailleurs nous en avons jamais rencontré autant en quatre mois, que sur les deux dernières années.

Je souris j'avais déjà entendu ce genre de réflexion, Jake m'avait déjà fait part de son angoisse causée par ma malchance légendaire.

-Je ne dois pas être si malchanceuse que ça, j'ai apparemment toujours un ou des chevaliers pour me tirer d'embarras.

-Oui c'est pas faux.

-Vous me suivez depuis quel endroit ?

-Depuis Paris, me répondit Charlotte.

-Co... OH ! Jake il était au courant depuis le début ! C'est pour ça qu'il n'a pas fait de crise. Je vais l'écarteler le clebs, rageai-je.

-Bella ? Je ne voudrais pas me montrer trop curieux, mais je t'ai entendu plaisanter avec ton ami, à Paris justement. Et vous plaisantiez sur le fait qu'il était un loup-garou.

-Oui c'est le cas, pourquoi ? ils se regardèrent choqués avec sa compagne.

-Tu es pire que ce que l'on croyait. Tu vas aller chercher protection chez des loups ? demanda-t-il choqué.

-Tu fais confiance à Jasper ?

-Oui bien évidemment.

-Donc tu devrais savoir qu'il ne ferait rien qui puisse me nuire. Ce sont des loups mais ils ont un parfait contrôle de leur nature, et ils ne s'en prennent pas aux humains ils les protègent des vampires.

-Je n'y comprends rien, j'en parlerais avec le Major quand il sera là, dit-il plus pour lui que pour son auditoire. Le fait qu'il rappelle que Jasper allait arriver, raviva mon anxiété, mon cœur s'emballa de nouveau, ce qui pour des oreilles de vampires ne passa pas inaperçu.

-Tu devrais manger Bella tu n'as rien avalé depuis deux jours, me houspilla Charlotte.

-Je n'ai pas vraiment faim, me défendis-je.

-Écoute tu penses connaître le Major. Mais permets-moi de te dire que s'il arrive et qu'il voit que tu n'es pas en forme parce que l'on n'aura pas pris soin de toi, il pourrait aller jusqu'à nous tuer. Alors je t'aime bien mais je tiens à ma vie. Tu vas prendre un de vos trucs dégueulasse et tu vas avaler ça que tu le veuilles ou non ! me menaça Peter.

-D'accord je vais manger. Par contre pouvez-vous me raconter comment vous l'avez connu, et pourquoi vous l'appelez Major ?

-Oui c'est possible ça, me répondit Peter. Et puis ça passera le temps, en attendant qu'il arrive. Pour le grade de Jasper en fait il l'avait avant sa transformation, il était soldat lors de la guerre de Sécession. Il a prit du gallon pendant cette guerre, et lorsque Maria l'a trouvé il venait d'être promu Major, c'est à cause de cela que nous l'appelons rarement par son prénom, parce qu'il a été le plus jeune Major de l'histoire des États-Unis. Une espèce de fierté m'envahit, je me sentais tellement fier de lui, que si jeune il ait pu se distinguer des autres. C'était peut être vaniteux de ma part mais il était tellement plus que n'importe qui, et cela avait transpiré alors qu'il n'était qu'humain, cette assurance et cette prestance c'était inné chez lui. Je ressentais tellement de fierté pour lui que c'en était à la limite de la suffisance.

J'allumais mon réchaud, sortis la casserole et vidais le contenu de ma boîte de raviolis dedans alors qu'il commençait sa propre histoire.

-J'étais de Little Rock en Arkansas, j'étais forgeron et je travaillais avec mon père. J'adorais mon métier et je devais même reprendre l'affaire familiale. Un jour un nous eûmes une grosse commande, le genre de commande qui à l'époque allait nous assurer la prospérité surtout en période de guerre, c'était juste avant la bataille de Little Rock. Je n'avais d'ailleurs toujours pas été appelé. Mais je me doutais bien qu'avec l'ampleur que prenait la guerre de Sécession cela arriverait bientôt alors j'espérais pouvoir terminer cette commande avec mon père pour que ce dernier puisse s'assurer que notre entreprise familiale soit encore prospère ou en tout cas qu'elle puisse survivre à la guerre quand je rentrerais. Alors je travaillais d'arrache-pied nous relayant avec mon père. Comme je n'avais ni épouse, ni fiancée je travaillais de nuit et mon père me relayait la journée, les forges tournaient en permanence et à plein régime. Puis une nuit alors que je m'affairais à la tache comme à mon habitude. Une belle femme entra dans mon atelier, les portes restant ouvertes en permanence à cause de la chaleur. Elle était magnifique et son teint pale détonait avec celui des autres jeunes filles de la région, et lui donnait des airs aristocratiques elle inspirait le respect malgré son jeune âge. Elle me charma, puis quand j'aperçus ses yeux rouge j'ai paniqué, je savais que ce n'était pas normal et il n'y avait pas de lentilles de couleurs à l'époque. Elle me mordit et trois jours de souffrances plus tard je me réveillais dans une pièce que je ne connaissais pas avec d'autres personnes, nous étions tous allongés à même le sol. Le seul à être debout et à nous regarder était un jeune homme blond qui tout comme la jeune fille précédemment inspirait respect, mais la crainte également. Il nous expliqua ce que nous étions devenus et ce que l'on attendait de moi. Jasper formait tous les nouveaux-nés, il était doué et vaillant aux combats, il faisait la fierté de Maria qui en était amoureuse, elle fit de lui son bras droit, son homme de confiance, son général. J'étais doué moi aussi pour les combats, et je devins assez rapidement le second de Jasper. Nous nous sommes liés d'amitié assez facilement et une relation de confiance et de respect s'est tissée entre nous.

Charlotte reprit la narration arrivant sur son histoire à elle.

-Moi j'étais une Yankee, j'habitais New York avec ma famille. Je venais de me fiancer avec un notable de la ville, un avocat avec un brillant avenir. Autant dire que ma famille était aux combles du bonheur quand je leur appris que nous allions nous marier. Mais je voulais avant cela, rendre visite à ma grand-tante pour qui je vouais une admiration et un attachement sans bornes. Comme celle-ci était invalide et qu'à l'époque les moyens de locomotions ne permettaient pas à une personne dans son état de voyager. J'avais obtenu de mes parents de me laisser la visiter malgré la guerre qui faisait rage. Ma grand-tante habitait dans le Missouri qui était encore sous la protection de l'Union donc mon père me laissa y aller, mais seulement sous la tutelle de ma grande sœur et de son mari.

Puis lors d'une halte dans une auberge comme nous le faisions tous les soirs pour passer les nuits en sécurité. Un groupe composé de deux hommes et une femme, tous plus beaux les uns que les autres, nous ont attrapé sans ménagement alors que nous nous apprêtions à pénétrer dans l'auberge après avoir installé les cheveux à l'écurie. Ils s'étaient déplacés si vite que je n'avais presque rien remarqué et ils avaient une force incroyable, car même le mari de ma sœur ne put se dégager de la poigne de son geôlier. Ils nous traînèrent dans les bois qui jalonnaient la seule et unique route. Puis toujours sans ménagement la femme qui m'avait attrapée, me mordit, elle en fit autant avec ma sœur et mon beau-frère. Comme pour Peter, nous nous sommes réveillés dans une salle à même le sol. Nous eûmes droit au même discourt de bienvenue que les autres, et nous avons été formés aux combats par Jasper et Peter. J'ai perdu ma sœur lors d'une bataille et mon beau-frère également car il avait voulu porter secours à son aimée.

Peter reprit le cours de l'histoire.

-Elle était inconsolable, j'avais déjà remarqué Charlotte depuis longtemps, depuis son réveil en fait et je me sentais attiré par elle. Alors quand je l'ai vu dans cet état j'ai fait tout ce que je pouvais pour lui apporter mon soutien puis notre amitié évolua rapidement en affection réciproque. Tout allait très bien jusqu'au soir où Jasper est venu me trouver pour m'informer que Maria avait décidé de faire du vide dans son armée, ceux qui avaient plus d'un an devaient périr, elle ne voulait que du sang neuf. Nous avions commencé notre extermination et je me demandais comment j'allais pouvoir sauver Charlotte, puis ce fut son tour et je me suis opposé à Jasper. Il aurait pu aisément nous tuer tous les deux, mais j'avoue que j'ai compté sur notre amitié pour pouvoir nous en sortir tous les deux vivants. Et j'ai eu de l'intuition, il nous laissa nous enfuir. Il a pris un risque en faisant ça, car personne ne désobéit à Maria, elle aurait pu tuer n'importe qui pour ça, mais le fait qu'il soit le Major Whitlock, le Dieu de la guerre, lui a sauvé la vie, quoi qu'il aurait eu le dessus sur Maria sans problème. Mais c'est comme ça que nous lui devons la vie, et que nous avons contracté une dette d'honneur. Quelques années après comme je connaissais le malaise de Jasper quant à sa vie de soldat. Je suis revenu le rechercher pour l'informer qu'il y avait une alternative à la guerre, les massacres et les tortures, qu'il y avait une autre façon de vivre. Et c'est ainsi que Jasper a quitté Maria pour partir avec nous.

J'avais fini de manger depuis un bon moment, et la nuit commençait même à tomber. J'avais été totalement absorbée par leurs histoires. J'imaginais Jasper fier, fort, craint et respecté parmi tous ces vampires, véritablement loin de celui que j'avais connu. Celui qui se laissait manipuler par sa femme, accédant et cédant à tous ses caprices ou idées farfelues qu'elle pouvait avoir. Le Jasper de Peter et Charlotte correspondait plus à l'image et à la sensation que je me faisais de lui. Lorsque je lui avais demandé de ne pas laisser Edward s'approcher de moi, j'avais ressenti cette puissance émaner de lui, j'avais été en totale confiance, je savais que j'étais en sécurité avec lui et je ressentais cette sensation à chaque fois qu'il me prenait dans ses bras. Je n'avais pas su d'où cela provenait, maintenant je comprenais.

-À quoi penses-tu Bella ? J'espère que nous ne t'avons pas choqué au moins ? demanda Charlotte.

-Non en fait je pensais à la différence qu'il y a entre votre Jasper, le Major et celui que j'ai connu avec Alice. Et maintenant je comprends beaucoup plus de choses, cette force que je sentais émaner de lui et qui était toujours étouffée par l'exubérance et le tempérament de sa femme.

-Oui je me demande comment il a fait pour tenir aussi longtemps, avoua Peter. Ils sont si différents, à l'opposé l'un de l'autre, vraiment pas assortis.

-Je ne peux pas croire qu'elle l'ait amené à changer pour le modeler à ses désirs. Et pourquoi s'est-il laissé faire ?

-Parce qu'elle lui a témoigné de l'affection et de la douceur, il en avait besoin. À cette époque il était en plein doutes concernant sa vie. Tu sais Bella il a toujours croisé des personnes qui avaient besoin de lui pour ses qualités de meneur ou de guerrier, et il a toujours dû se montrer fort pour tout le monde. Alors quand ce petit bout de femme a débarqué de nulle part et qu'elle a tout pris en mains, sa vie et tout le reste, il s'est senti soulagé et soutenu. Jasper ne s'est jamais senti bien dans sa peau, parce qu'il a fait des choses monstrueuses selon lui, et cette sensation a toujours été renforcée par son don d'empathie. Alice est la seule qui ait toléré son passé malgré ses convictions alimentaires, m'expliqua Charlotte.

-Mais ce passé a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. Pourquoi personne ne l'accepte tel qu'il est, ce n'est pas comme s'il continuait à faire toute ses horreurs. Il n'est pas difficile de l'apprécier pour ce qu'il est et si moi humaine, j'y arrive je ne comprends pas que les autres soient tous autant qu'ils sont de mauvaise foi.

-Je suis d'accord avec toi Bella et je pense que tu devrais lui en parler quand il sera là. Je crois qu'il a besoin d'entendre ce genre de chose et pas que de nous.

-Peut-être s'il ne s'enfuit pas avant, murmurai-je pour moi. Mais c'était sans compter sur leur ouïe sur-développée.

-Je ne le pense pas. Jasper est apte à tout affronter même une démone humaine en colère ou amoureuse voire même mes deux. Aussi effrayante sois-tu, plaisanta Peter. Ce qui me fit sourire.

Nous parlâmes ensuite de mon séjour où ils m'avaient suivi. Toutes les fois où j'avais échappé aux agressions en tout genre, vols, viols, et tous les vampires que j'attirais. Ils m'avouèrent que mon odeur était très alléchante même pour une humaine, et que c'est la raison pour laquelle j'attirais les vampires, mais cela je le savais. Je commençais à fatiguer et Charlotte le vit.

-Tu devrais aller te coucher, Nous veillerons sur toi cette nuit, tu peux dormir tranquille.

-Oui tranquille, avec deux vampires, c'est l'adjectif adéquate, raillai-je.

-Je sais que nous ne sommes pas « le bon vampire », mais pour ce soir faudra t'en contenter ma jolie, me répondit Peter avec humour.

Je lui souris sarcastiquement et entrais dans ma tente. J'allais sortir ma photo et l'huile d'argan qui m'aidaient habituellement à m'endormir mais je repensais au fait que j'avais une garde rapprochée avec des sens infaillibles et bien qu'ils connaissaient malgré moi mes petit travers je n'osais pas et refermais mon sac.

-Ne renonce pas à tes petit rituels pour nous. C'est tellement mignon, lâcha Peter moqueur. Je sentais que j'allais bien m'entendre avec lui.

-La ferme Peter, répondis-je exaspérée.

-Conseil que je te retourne. Évite nous un rêve gênant comme la semaine dernière, rétorqua-t-il sur le même ton. Qu'avais-je dont rêver de si gênant la sem...

-Putain Peter ! criai-je. Mêle-toi de tes affaires et surtout ne raconte rien et à personne ! réalisant à quel rêve il faisait référence. Ils éclatèrent de rire. Et ils veulent que je dorme tranquillement. Pfff ! soufflai-je agacée.

Le lendemain matin je me levais le dos en vrac, la nuit avait été rude et agitée. J'avais eu du mal à trouver le sommeil. L'arrivée imminente de Jasper m'angoissait et mon rêve qui me revint en mémoire ne me permit pas de me sentir mieux. Certes il avait été plus soft que celui auquel avait fait référence Peter la veille au soir, mais je me doutais que j'allais essuyer les railleries du vampire brun. Je sortis de ma tente sous les sourires amusés de mes deux acolytes ce que je craignais, j'attrapais une casserole et mis de l'eau à chauffer pour mon thé. Puis avec la bouteille je m'éloignais quelque peu pour me brosser les dents, avec deux vampires dans les environs valait mieux éviter d'ouvrir la bouche avec une haleine de chacal.

Une fois ma tache accomplit et mon thé à la main :

-Puisque vous êtes là, pourriez-vous me dire où je pourrais trouver un point d'eau j'aurais besoin de me rafraîchir.

-Mais bien sûr et que faire d'autre pour me rendre agréable ? Enfin dans la mesure de mes possibilités je suis un homme marié moi, je lui offris mon sourire le plus faux dont je disposais.

-Dans ces conditions un hamburger avec un grand pot de glace grand Marnier éclats de caramel pour compenser ma frustration, vu que tu me refuses tes faveurs.

-Je ne te les refuse pas vraiment mais je suppose que le Major n'appréciera pas forcément de prêter ses jouets, même à moi.

-Il est assez intelligent pour ne pas t'en tenir rigueur, j'en suis persuadée. Et puis s'il n'y a que ça promis je protégerais le petit vampire fragile que tu es, du si terrible Major Whitlock. Lui rétorquai-je amusée.

-C'est pas possible, il avait fallu que vous ayez le même sens de l'humour, gémit Charlotte. Gardez en pour Jasper je vous en prie, je m'en voudrais d'être la seule à en profiter.

Nous rîmes ensemble devant la mine consternée de Charlotte. Une fois mon thé avalé et m'être habillée je les suivis à travers la jungle. Petite virée que j'appréciais tout particulièrement, car tout ce qui aurait pu s'avérer dangereux pour moi fuyaient devant eux. Bien sûr les remarques sur mon allure ne tarissaient pas. Sans m'avertir Peter me souleva et me posa sur son épaule sans ménagement, ce qui j'en suis certaine m'occasionnera des bleus. Et bien évidemment je ne me privais pas pour lui hurler dans le creux de l'oreille toutes sortes de gentillesses qui me venaient à l'esprit et qui j'en suis sûre et même si je ne la voyais pas, amusait Charlotte. Je dois reconnaître que nous arrivâmes un peu plus vite, mais c'est moi qui devrais souffrir des hématomes dû à son manque de délicatesse. Foutu force vampirique.

Nous étions au pied d'une petite cascade, les odeurs de ce lieux m'enivraient, c'était un endroit sans prétention mais magnifique, rien à voir avec les scènes paradisiaques à la télé. Non c'était différent la beauté de ce lieux résidait dans son état sauvage où les ronces côtoyaient de jolies fleurs dont j'étais incapable de nommer. Il me reposa sur le sol avec plus de douceur sous mon regard noir.

-Retourne-toi maintenant lui, ordonnai-je.

-Certainement pas et je ferais comment pour être sûr qu'aucune petite bête dangereuse ne t'approche ?

-Ben tu t'en remettras à ton épouse. À moins que tu ne lui fasses pas confiance ? Où préfères-tu te rincer l'œil ? ajoutai-je aguicheuse.

-Et je te conseillerais moi aussi de te retourner parce que je suis parfaitement capable de t'arracher les yeux, si tu ne le fais pas, répondit sa femme les mains sur ses hanches en le toisant de haut, sous mon regard moqueur.

Il prit une mine faussement renfrognée et se tourna sous nos sourires moqueurs à Charlotte et moi. Je me déshabillais pour me retrouver en sous-vêtements. Je pénétrais dans l'eau qui n'était pas glacée mais elle était loin d'être chaude, cela me fit un bien fou tout de même. Charlotte vint me rejoindre, elle avait un corps magnifique de quoi me faire douter de mon propre charme, enfin heureusement que j'étais habituée à ses sensation avec Rosalie. Puis ce fut le tour de Peter et ce qui était un pur moment de relaxation se transforma en bataille rangée, heureusement pour moi Charlotte avait pris mon parti. Voyant la partie de chahut se transformer en moment d'une tendre complicité entre les deux amants. Je décidais de sortir de l'eau le plus discrètement possible, leur laissant l'intimité dont ils avaient besoin.

Ils savaient parfaitement que je sortais, et le fait qu'ils me laissaient faire m'indiquait qu'il n'y avait aucun danger pour moi dans les bois environnant, mon oreille humaine était assez loin pour ne rien entendre, puis j'avais apporté mon MP3. Je m'enfonçais un peu plus loin et m'installais contre un arbre mousseux qui m'apporta un certain confort et je mis mes écouteurs. Comme toujours je recherchais la seule et unique chanson sur la centaine qui occupaient l'espace de ma cd'thèque portative que j'écoutais.

La voix de Thom Yorke raisonnait pour son troisième passage. Quand je sentis un tsunami de joie et de bonheur me happer et m'engloutir toute entière. J'ouvris les yeux le cœur battant et me levais aussi rapidement que je le pus, car je savais ce que cela voulait dire. Il était là, la joie, la peur, l'excitation de le revoir se mélangeaient. Je fis le tour de moi même et je me stoppais net quand devant mes yeux se révéla, la plus belle chose qu'il m'ait été donné de voir. Il était là debout entre les arbres, à un trentaine de mètres de moi. Son visage était rayonnant, arborant un sourire magnifique qui me subjugua littéralement. Mon cœur cognait dans ma poitrine il voulait s'enfuir pour aller le rejoindre, j'étais heureuse. Tout l'amour que j'avais ressenti pour lui ces derniers mois envahi et débordait de mon être, si bien que mon corps et mon âme étaient trop étroits pour le retenir, et je ne pouvais rien retenir. Je m'étais préparée à son arrivée enfin aussi bien que j'avais pu en si peu de temps. J'avais pensé à masquer mes sentiments par d'autres mais maintenant qu'il était là je ne pouvais plus rien contrôler. Le temps d'un battement de cil il était devant moi, me surprenant. Il m'attrapa par la taille alors que ses yeux étaient plongés dans les miens m'hypnotisant m'emmenant dans un autre monde où seulement nous deux vivions, il me murmura.

-Je suis désolé, je ne voulais pas t'effrayer.

Une nouvelle déferlante d'amour et de satisfaction émanait de moi quand j'entendis enfin sa voix. Mes jambes devinrent cotonneuses, mon esprit était embrouillé, mon corps ne m'obéissait plus ne reconnaissant en Jasper que son seul et unique maître. Il prit mon visage dans ses mains avec beaucoup de précaution comme si j'avais été faite de cristal, ce que j'étais pour lui et il posa délicatement ses lèvres sur les miennes. Mon cœur battait irrégulièrement, je me savais atteinte de tachycardie mais à ce rythme il allait lâcher j'en était certaine. Quoi qu'il pouvait bien me lâcher maintenant s'il le désirait, je venais enfin de connaître l'unique et vrai bonheur, je pourrais mourir heureuse. Mon estomac se contractait et semblait peser une tonne. Mon corps était pris d'assaut par des courants électrique pas même quantifiable, alors que nos langues se cherchaient et se goûtaient, et mon Dieu quel goût divin il avait. Mes jambes ne me portaient plus et tout ça seulement produit pas ses lèvres sensuelles et si douces, son haleine sucrée, sa langue froide mais si délicieuse. J'avais rêvé un millier de fois à ce baiser mais rien n'approchait ce que je ressentais en cet instant précis. Rien ne pouvait me préparer à ressentir cela, c'était au delà du réel, au delà de l'entendement, ou de l'imaginaire. On m'avait déjà embrassée avant lui, j'avais aujourd'hui l'impression d'avoir été leurrer.

Je répondis à son baiser précieux et urgent, j'allais plus en profondeur y mettant tout l'amour, le manque et le désir, toute l'affection qu'il m'inspirait, je ne retenais rien je lui envoyais tout tel que cela me venait, il me serra un peu plus fort dans ses bras. J'étais heureuse, tellement heureuse que j'en pleurais de joie. Il se détacha de moi quelques secondes après me laissant le temps de respirer, chose que je ne savais plus faire instinctivement. Il me regardait un éclat nouveau dans les yeux, alors qu'il essuyait de son pouce les larmes qui coulaient le long de mes yeux.

-Tu m'as tellement manqué Bella, j'aurais aimé lui répondre, mais je n'arrivais plus à coordonner mon esprit pour trouver quelque chose à dire qui ne soit pas stupide. Enfin c'était avant d'entendre une voix derrière moi qui réussit à rappeler ma raison et à me faire redescendre sur terre.

-Putain c'est pas croyable, tu arrives à la lui faire fermer toi ! plaisanta le vampire brun. Sous le sourire heureux de Charlotte, et celui ô combien comblé de Jasper.

-C'est parce que tu sais pas y faire ? lui répondit mon vampire blond. Je lui souris j'étais aux portes du bonheur rien ne pourrait m'éloigner de cette sensation aujourd'hui.

-S'il faut en arriver à cette extrémité je te l'accorde je ne sais pas y faire, Charlotte vint pour enlacer Jasper, j'allais m'écarter pour ne pas me retrouver au milieux.

-Oh ! Non tu ne t'éloignes pas toi. J'ai attendu assez longtemps maintenant que je t'aie je ne te lâche plus, Charlotte arborait à peu près le même sourire que moi enfin je présumais. Elle nous enlaça tous les deux et me lança un regard complice qui voulait dire « Tu vois je te l'avais dit » ce qui n'échappa pas à Jasper.

-Bon si on rentrait au campement par ce que je crois qu'il va être l'heure pour l'humaine de manger, lâcha Peter, après avoir donné une tape viril dans le dos de Jasper pour lui dire bonjour.

-Et mon hamburger, et ma glace ? invoquai-je ayant retrouvé ma voix.

-Oui, mais là ma belle si tu es frustrée ce n'est plus de ma faute, ni de mon ressort. Tu vois ça avec le responsable, me répondit-il avec un sourire complice.

-Une promesse est une promesse, et je ne t'en voudrais même pas si tu goûtes à la jolie serveuse, tentai-je d'argumenter avec une moue enfantine.

-Humm ! Tentant, répondit-il.

-Bienvenue dans mon enfer Jasper, trancha Charlotte face à la surprise de mon vampire devant notre complicité récente.

-Frustration ? Intéressant, dit-il de sa voix si sensuelle en vrillant son regard dans le mien, faisant monter tout le sang de mon corps à mes joues.

Ce qui bien sûr ne fit qu'accentuer l'hilarité de Peter, et c'est dans ce bonheur total de retrouvailles merveilleuses que nous retournâmes au campement où je découvris le sac de Jasper à côté de ma tente. Je me sentis soudain mal à l'aise. Avait-il senti son parfum dans mes affaires ?

-Bella qu'est-ce qu'il y a ? me demanda-t-il. Foutu empathe, pas moyen d'avoir peur en paix.

-Rien de bien intéressant, rétorquai-je espérant ne pas avoir à aborder ce sujet.

-Mais...

-On en reparlera plus tard, le coupai-je espérant ne pas l'avoir vexé d'avoir été si brusque, car je ne voulais pas gâcher ce moment magique.

Je ne le lâchais pas du regard. Comment pouvait-il me trouver à son goût? Il avait l'air tellement différent du jour où je l'ai quitté à Hanover. Est-ce que c'est cette forêt qui avait un effet révélateur sur lui ? Je ne savais pas. Je fus sortie de mes pensées et de ma contemplation par mon téléphone.

-Merde Jacob, j'ai oublié de l'appeler ce matin.

-Il est pire qu'une mère ce gosse, fit Peter à Jasper.

-Il se fait beaucoup de soucis pour Bella, il y tient beaucoup, lui répondit mon vampire blond.

-Jake, formulai-je dans mon téléphone.

-Tu t'es calmée ma belle ?

-Oui ça va mieux, mais je t'en veux toujours.

-On avait pas le choix Bella et on apparemment bien fait. Il est arrivé ?

-Oui il y a quelques minutes.

-D'où ton calme surnaturel j'aurais dû m'en douter.

-Jake, fais attention tu vas dire des choses que tu vas regretter, l'avertis-je.

-Bon et qu'est-ce que tu vas faire maintenant que ton preux chevalier vient de te rejoindre. Tu prolonges comme c'était prévu initialement ou tu rentres ?

-Je ne sais pas. Mais pour le moment j'ai faim et tu sais comme moi qu'on ne prend pas de bonne décision le ventre vide, ouf je venais de m'en sortir in-extrémis.

Enfin presque il fallait faire avec le don de Jasper et cela allait s'avérer difficile. Mais je ne voulais pas l'obliger à faire quoi que ce soit. On avait besoin d'en parler ensemble et posément. J'allais demander des nouvelle de Leah quand je l'entendis jurer comme le charretier qu'il était.

-Merde, merde et remerde,lâcha t-il apparemment très contrarié.

-Qu'est-ce qu'il se passe Jake ? demandai-je un peu plus affolée.

-Cette putain de sangsue qui essaie de franchir notre territoire depuis quelques temps. Bella il faut que j'y aille je te rappelle et vois avec Jasper pour ton voyage, que je sache si je dois venir te chercher ou non. Bon je file.

J'allais lui répondre mais j'entendis la tonalité qui mettait fin à notre conversation. J'en étais sidérée.

-C'est assez surprenant cette race et leurs principes, commenta Peter.

-Comment ça ? lui demandai-je.

-Des enfants de la lune tueurs de vampires, c'est en soit pas si surprenant que ça. Qu'ils aient assez de contrôle pour ne pas exterminer les humains c'est étonnamment remarquable. Mais qu'en plus ils les protègent de nous je trouve cela aberrant. Sans compter sur le fait qu'ils confient à nous ta protection, je dois avouer que je suis complètement dépassé, nous avoua-t-il.

-En fait Carlisle a fait quelques recherches sur eux. Et d'après les informations qu'il a récolté. Ce ne sont pas des enfants de la lune, ce sont des modificateurs. Et toujours d'après lui, ils bénéficieraient d'une très ancienne protection magique, qui leur permet de se transformer dès qu'un vampire, leur ennemi naturel est à proximité. À partir de ce moment ils se transforment quand bon leur semble, expliqua Jasper.

-Ce ne sont pas de vrai loups-garous, demandai-je incrédule.

-Non les loups-garous ou les enfants de la lune, comme leur nom l'indique ne se transforment qu'à la pleine lune. Tu sais pour l'avoir vu de tes yeux que Jake se transforme à volonté qu'il fasse pleine lune, nuit ou jour. L'astre lunaire n'a rien à voir avec sa transformation.

-Incroyable j'aimerais bien voir ça de mes yeux, ajouta Peter, sous le regard désapprobateur de sa compagne.

-Je ne pense pas que cela soit raisonnable Peter. Car autant Jacob à l'esprit ouvert ou en tout cas est plus apte à donner sa confiance, autant son Alpha ne l'est pas et s'il vous voit à proximité de leur terre c'est la mort assuré et je t'assure qu'ils savent y faire.

-Pourtant les Cullen et toi viviez à leur côtés et en plus ce fameux Jake nous a délibérément confié la protection de Bella, affirma Charlotte avec mépris.

-Je comprends ton indignation Charlotte mais c'est légèrement plus compliqué que ça en a l'air. En ce qui concerne la famille, notre régime alimentaire fait que nous nous tolérons, ils savent que nous respectons les humains et qu'ils ne font pas parti de notre alimentation. Donc tant que le traité n'est pas rompu il n'y a pas de problème. Pour la protection de Bella seul Jacob rentre en jeu et je suppose qu'il a dû subir les foudres de son Alpha. Mais Jacob fait confiance à Bella qui elle me fait confiance, c'est pour cela qu'il a accepté ma proposition. Et malheureusement malgré que vous ayez pris soin de Bella, la nature de votre régime fait que vous êtes une menace potentiel pour les humains. Et même si Jacob ne vous ferait pas de mal délibérément de par le service que vous lui avez rendu en veillant sur Bella, il serait dans l'obligation de suivre les ordres de son Alpha, il ne peut pas s'y soustraire.

Charlotte avait l'air de se calmer un peu par contre Peter semblait lui plus curieux quelque chose me disait qu'il s'essaierait tout de même à une petite rencontre, c'était dans sa nature. Je suis sûre qu'il ne vit que pour l'adrénaline qu'il peut ressentir et se provoquer il a dans son regard cette drôle de lueur malicieuse qui s'est allumée quand Jasper a raconté la véritable nature des Quileute.

Quand à moi je n'avais d'yeux que pour mon vampire blond au regard de velours. J'étais assise à ses côtés sa main dans la mienne qui n'avait plus sa fraîcheur habituelle. J'aurais aimé avoir plus que ce simple contact, mais je devais garder en mémoire que l'on venait de se retrouver après quatre mois de séparation. Il avait certainement dû se désensibiliser de mon odeur, je savais que mon parfum avait une influence particulière pour les vampires. Alors je devais respecter son désir de ne pas le tenter ne pas me mettre en danger pas qu'il m'effrayait mais juste pour lui, pour ne pas le pousser dans ses retranchements, car moi j'étais convaincu qu'il ne me ferait aucun mal.

Charlotte et Peter nous avertirent qu'ils partaient se nourrir et que l'on disposait de tout le reste de la journée ainsi que de la nuit juste pour nous. Après avoir essuyé une bonne douzaine de remarques grivoises de Peter ils nous laissèrent enfin. La perspective de rester seule avec Jasper, bien qu'agréable soit-elle, me mit soudain mal à l'aise. Car bien sûr être avec Jasper me réjouissait, mais nous devions aussi parler et je ne savais pas vraiment encore quelle position adopter face à cette situation. Je ne niais pas avoir des sentiments pour Jasper, mais je devais prendre en compte mes envies, mes convictions, et Alice.

Tout le chemin que j'avais parcouru jusqu'à aujourd'hui, ce vide que j'avais tenté de combler, cette blessure que j'avais réussi à surmonter. Je ne voulais plus d'Edward parce qu'il était vampire et qu'il m'avait abandonnée tout comme le reste de sa famille. Il avait réussi à m'abandonner alors qu'il était seul et sans compagne. Jasper avait trouvé son âme sœur, et je savais qu'il avait des sentiments pour elle, et je savais qu'il pouvait à tout moment retourner auprès d'elle, cette simple idée me faisait déjà souffrir. Car même si je savais qu'ils s'étaient éloignés ces dernières années ils avaient l'éternité pour se retrouver et si elle décidait de le récupérer alors qu'il était avec moi, parce qu'elle se rendrait enfin compte qu'il est l'homme de sa vie, je ne pourrais pas tenir la comparaison et je ne survivrais pas à un deuxième abandon.

Je ne pouvais pas me laisser aller totalement, il allait partir et j'allais encore souffrir. Et bien que rien n'était commencé à peine un baiser échangé, je sentais déjà que le mal était fait. Je savais que je m'étais déjà accrochée à lui. Je m'étais déjà accrochée à lui depuis longtemps en fait et sans même m'en rendre compte, car si tel n'avait pas été le cas je n'aurais pas souffert de son manque, de son absence ces derniers mois. Je voulais m'abandonner à lui, pour lui, avec lui comme je m'étais abandonnée dans ce baiser. Je voulais y croire malgré tout, malgré le fait que j'entendais dans ma tête une alarme qui venait de se mettre en marche, elle clignotait et sonnait vigoureusement m'avertissant que j'étais au bord du gouffre.

Avais-je encore assez d'espace de manœuvre pour reculer et faire demi tour ? Voulais-je seulement le faire ? J'étais perdue et partagée entre le désir de foncer dans une relation avec lui et prendre ce tout ce qu'il voudrait bien me donner tout en sachant que cela ne durerait pas. Et ma conviction que je faisais une grosse erreur, erreur que j'avais déjà commise avec son frère, une erreur qui m'avait valu plus d'un an de ma vie avant de pouvoir recommencer à sourire, plus d'un an pour arriver à ne plus pleurer quand je voyais un couple se tenant par la main ou tout simplement se sourire, sans parler du fait de pouvoir refaire confiance à quelqu'un. Alors oui j'étais perdue.

-Tu sais je pense qu'une conversation à deux serait plus salutaire, m'interrompit Jasper alors que je me laissais emporter par le flux de mes pensées.

-Excuse-moi, j'essayais juste de faire le point.

-J'ai bien compris rassure-toi et je sais que tu as besoins d'être seule avec ton esprit, je respect ça. Seulement je perdais le fils de tes émotions et je ne savais pas où tu en étais. Et les émotions qui émanent de toi me font peur je te l'avoue.

-J'ai peur également Jasper je ne sais pas du tout ce que je fais, je n'arrive même pas à être en accord avec moi-même. Et cela m'agace au plus haut point.

-Laisse-moi éclaircir certains points si cela peut t'aider. Tout d'abord et point principal, je ne retournerais pas avec Alice. Je ne mentirais pas, j'ai toujours des sentiments pour elle mais ils ne sont plus assez fort, en tout cas pas assez pour que je puisse reprendre là où nous nous sommes arrêtés.

J'eus un pincement au cœur quand il m'avoua toujours aimer sa femme, bien sûr que je le comprenais il était son âme sœur, et c'est normal. Quelque part j'aimais toujours Edward moi aussi bien que ce sentiment soit quasiment inexistant à ce jour, j'avais aimé les moments que l'on avait passé ensemble sinon pourquoi est-ce que j'avais mal quand j'y repensais. Je me sentis soudainement apaisée, je dirigeais mon regard vers Jasper, auteur de ce sentiment factice, qui avait dû certainement se méprendre dans l'interprétation de mes sentiments.

-Je suis désolé Bella, essaye de comprendre et surtout d'admettre que je tiens à toi plus que toute logique, je ne pensais même pas qu'un jour j'aurais pu t'aimer toi. Je me suis tellement éloigné de toi volontairement, j'ai moi-même construit un mur pour nous séparer, je n'ai jamais voulu te donner la moindre chance d'accéder à celui que j'étais. J'ai même voulu te tuer le jour de ta rentrée scolaire tout ça parce que tu avais réussi l'exploit d'attirer l'attention du plus inabordable de tous les vampires, mais surtout parce que tu me perturbais. Et puis il y a tout ce que nous avons traversé avec toi, comme James lorsqu'il te traquait, puis ton anniversaire. Cet accident, où nous sommes partis, où nous t'avons tous abandonnée. Ensuite je les aie quitté à mon tour, ne supportant plus tout ces ressentiments dont je nourrissais l'intensité à chacune de mes apparitions. Je me suis retrouvé ici et j'ai pu me recentrer sur moi, sur mes émotions, sur mes envies et ma vie. Je me suis rendu compte de plusieurs choses. La principale c'est que tu me manquais, et que ce sentiment ne venait pas d'Edward, d'Alice ou aucun des autres membres de la famille. Non c'était mon sentiment à moi, il n'y avait personne pour m'influencer. Donc je me suis penché dessus je voulais comprendre où j'avais pu développer ces sentiments pour toi. Où j'avais baissé ma garde.

-As-tu trouvé une réponse ?

-Je pense que cela c'est passé lorsque j'assurais ta protection, quand James te traquait, sans m'en rendre compte mes yeux glissaient vers la cicatrice unique vestige de cette rencontre. En fait je m'en suis rendu compte lorsque je t'ai accompagné aux toilettes de l'aéroport juste avant que tu ne me fausses compagnie. C'est d'ailleurs à cause de ça que tu as réussi, j'étais en train d'analyser mes propres sentiments, et je n'ai plus fait attention aux tiens et puis il y avait tellement de monde que je me suis un peu plus concentré sur moi pour ne pas me laisser acculer par ce maelström d'émotions externes. Je ne voulais pas que cela soit vrai j'étais avec Alice et je l'aimais, j'ai donc accusé un résidu des sentiments d'Edward et d'Alice à ce trouble. J'ai remisé cela au fin fond de ma tête pour ne plus y repenser. Je n'y suis pas arrivé tout de suite car quand je me suis rendu compte que tu avais réussi à t'enfuir, que je t'avais perdu j'ai été complètement paniqué c'était la première fois de ma vie où je ne savais plus quoi faire. Alice a eu une vision et nous sommes arrivés. Edward bien entendu le premier étant le plus rapide et surtout ayant puisé l'information directement dans la tête d'Alice, alors que l'avion venait à peine de se poser. Quand je t'ai vu allongée sur le sol dans l'état dans lequel tu te trouvais j'ai perdu toute réserve et je t'assure que James a souffert le martyr avant de mourir. Puis une fois en sécurité j'ai réussi à passer au delà de tout ça et j'ai tout mis sur les sentiments exacerbés de tout le monde présent, parce que je ne voulais pas admettre que je puisse nourrir d'autres sentiments qu'une simple amitié et encore même cela je ne le voulais pas.

La confession de Jasper me surprenait au plus haut point. Je ne pensais pas avoir eu un tel impact sur lui et surtout depuis si longtemps. Je repensais exactement à ce passage de ma vie, ce moment où j'aurais pu devenir l'une des leur. Ce jour où j'ai inconsciemment compris qu'Edward ne m'aimait pas assez pour faire de moi un vampire pour passer le reste de son éternité avec moi.

-On peut dire que ce jour aura été celui des révélations, ajoutai-je. C'est aussi ce jour que j'ai compris qu'Edward ne m'aimait pas assez pour faire de moi une immortelle, enfin inconsciemment je l'ai compris à cet instant.

-Tu sais ça me coûte de devoir te le dire parce que j'ai peur de me desservir, mais je dois rester honnête avec toi. Mais tu as tort Edward a des sentiments forts et sincères pour toi. Et s'il n'a pas voulu laisser le processus évoluer comme cela aurait dû être le cas c'est parce qu'il est intimement persuadé que nous somme maudits, des damnés et qu'il ne veut pas de cela pour toi.

Ce qui me surprit avant tout c'est qu'il y a quelques temps de cela j'aurais profiter d'un aveu comme celui là pour le rejoindre. Mais bizarrement l'aveu de Jasper ne me faisait ni chaud ni froid.

-Jasper si pour aujourd'hui nous laissions le passé au passé.

-Tu as raison ? J'ai cru comprendre que tu avais certains problèmes de frustrations, me susurra-t-il à l'oreille de sa voix chaude et si envoutante.

Jamais personne ne m'avait fait un tel effet juste avec le timbre de sa voix. Il faut dire que je ne l'avais jamais vraiment analysé, mais cette voix basse, si viril et sensuelle avec ce petit grain traînant dans son accent du sud était vraiment de ce qu'il y avait de plus sexy au monde, il aurait pratiquement pu me faire jouir juste en parlant.

-Tu t'enflammes Bella, rit il.

-Tu dois avoir raison je dois avoir accumulé pas mal de tension sexuelle pour être dans cet état juste avec quelques paroles. À moins que tu me manipules ? demandai-je le sourcil levé.

-Non tout viens de toi ce qui est d'autant plus flatteur.

Il me déposa des petits baisers le long de ma jugulaire, attisant mon désir et le feu ardent qui me consumait littéralement. Le fait qu'il parcourt ma jugulaire aurait pu me faire peur si je n'avais pas confiance en lui. Mais ce n'était pas le cas, ma confiance était aveugle, et surtout je n'étais déjà plus en état de contrôler mon cerveau et même mon instinct était pris dans le désir qu'il me fasse sienne, et je priais le ciel qu'il accède à ma supplique.

-Jasper ne me dis pas que tu vas t'arrêter là car je ne m'en remettrais pas, dis-je en me préparant à la frustration.

-Je suis dans le même état que toi Bella. Le seul moyen de m'arrêter là maintenant serait que tu me le demandes. Et je t'assure que même dans ce cas là il me faudrait bien plus de courage que je n'en dispose.

-Humm ! gémissais-je grisée par ses paroles. Ce qui tombe bien car je n'ai nulle envie de m'arrêter et certainement pas de t'arrêter toi.

-Attends Bella.

-Où vas-tu ? demandai-je paniquée.

-Ne t'en fais pas je pense juste à ton petit confort personnel, dit-il en sortant mon duvet et l'installant près du foyer éteint, avec un sourire en coin des plus ravageur. Tu ne croyais tout de même pas que je t'aurais laissé dans un tel état ? me dit-il avec sa voix et son regard si sexy. Ce qui eut pour effet d'attiser l'Etna qui avait élu domicile dans mon bas-ventre. Je me jetais sur lui, sur cette bouche démoniaque qui arrivait à me faire tant d'effet juste en parlant. Une vraie tigresse, gloussa-t-il dans mon cou alors qu'il reprenait possession de ma gorge. Je lui facilitais l'accès en jetant ma tête en arrière. Tu sens si bon, Bella.

Mon téléphone se mit à sonner je l'ignorais et priais pour qu'il s'arrête et nous laisse continuer en paix. Il remonta une de ses mains qui se trouvait sur ma hanche jusqu'à ma poitrine. Sa bouche refit le chemin inverse et revint à mes lèvres. Il me souleva et m'installa sur ses genoux, délaissa ma bouche et se recula, m'observant, me détaillant alors que ses mains vinrent relever le sweet que je portais. Cette fois-ci ce fut son téléphone qui se mit à sonner, il eut la même réaction que moi, il l'ignora, nous savions pertinemment qui était à l'origine de ces appels.

Débarrassée de mon haut il m'admira de ses yeux noirs de désir, accentuèrent le mien. Il était si beau comment pouvais-je avoir autant de chance ? Je me sentais fière d'être dans ses bras, fière d'être celle qu'il avait choisi pour me faire sienne. Amoureusement et avec beaucoup de passion il m'embrassa, puis ses mains vinrent à la rencontre de ma poitrine qui avait dû être faite pour elles. Ses mains s'adaptèrent naturellement sur mes galbes, les sensations que j'en récoltais étaient tout simplement merveilleuses. Je me sentais aimée, désirée comme jamais auparavant. Je n'avais plus aucune retenue, je défis sa chemise avec empressement, je ne voulais plus attendre, je voulais être à lui, je voulais qu'il soit à moi, je voulais qu'il soit en moi. Je ne voulais plus que ça, comme si toute ma vie ne tendait que vers ce seul but. Il le comprit et s'empressa aussi soudainement que moi. Nos vêtements volèrent rapidement dans les airs. J'étais prête, tout mon corps, tout mon être l'appelait, il devait me prendre maintenant, il devait me faire sienne, j'en avais mal physiquement tant l'attente était insupportable. Et lorsque enfin il m'accorda la grâce de se fondre en moi, je sus qu'il était fait pour moi, que j'étais faite pour lui, nos corps se reconnaissaient, et se comprenaient, s'emboîtaient en parfaite harmonie. Je n'avais jamais rien senti de si intense, de si magique, de si puissant, il m'a honorée et comblée de la meilleure et de la plus belle des façons qui soit, jamais personne ne m'avait aimé de la sorte. C'était comme si je n'avais jamais rien connu avant lui, comme si j'avais été vierge de tous les plaisirs de l'amour. J'avais l'impression d'avoir trouvé ma vraie place dans ce monde, et je me sentais entière avec Jasper en moi. Il était doux, fort et attentionné à la fois. Il faisait ce qu'il fallait quand il fallait pour que je me sente au mieux et que je ressente tout intensément, si je voulais qu'il aille plus vite et plus fort il s'exécutait, quand je voulais qu'il ralentisse pour ne pas partir trop vite il le faisait également et sans que j'ai besoin de parler. Mais l'apothéose fut quand j'atteignis l'orgasme l'emmenant avec moi. Une éruption volcanique aurait ressemblé à un évènement mineur, mes muscles étaient si tendus que je n'arrivais plus à en reprendre possession, mon cœur battait tellement fort que je cru faire une attaque cardiaque, et mon souffle tellement erratique que je l'ai affolé.

-Bella ça va ? je sentais de la panique dans sa voix.

-Très bien, haletai-je. Laisse-moi deux minutes s'il te plaît, réussis-je à articuler. En fait laisse-moi dix minutes, je ne suis qu'une humaine moi, haletai-je essayant de me remettre de l'orgasme le plus intense de toute ma vie.

Il rit en voyant que j'arrivais encore à faire de l'esprit. Il se retira délicatement de moi et s'allongea à mes côtés. Me caressant avec douceur et tendresse mon flanc alors que je me positionnais contre lui, car son retrait de mon antre créa un vide immense que seul son contact pouvait soulager. Je me fis vite rattraper par ma condition d'humaine. La fatigue me rattrapa et m'emmena avec elle, alors que j'étais toujours contre l'homme de ma vie. Car oui je venais de le comprendre Jasper m'avait marqué d'une empreinte invisible, il venait de se créer dans mon cœur et mon esprit une place d'où personne ne pourrait jamais l'y déloger. Il était le roi de mon univers. Et c'est en prenant conscience de ce fait et heureuse d'être dans ses bras que je m'endormis sereine.


 

Alors les filles qu'en pensez-vous? J'ai survolé le lemon mais je voulais plus rester dans la symbolique de leur union, promis j'entrerais plus dans le détail pour le prochain.

Dites moi quelle scène vous avez préféré? Et que pensez-vous de Peter? 

13


Chapitre 13 : Amère discussion.

Je ne sais pas combien de temps je m'étais assoupie, mais quand j'ouvris les yeux Jasper était là penché au-dessus de moi. J'ai cru avoir encore rêvé, mais non j'étais bien dans la réalité et je m'y sentais vraiment bien.

-Bonjour mon ange, as-tu bien récupéré ?

-Je pense, et dire que j'avais cru que c'était encore un tour de mon imagination.

-Pourquoi, il a l'habitude de te faire vivre des sensations pareilles ?

-Hummm ! Pas aussi intensément, mais il avait appartement bien décrypté certaines de tes capacités, lui avouai-je légèrement embarrassée et rougissante.

-Je pense que je devrais me sentir flatté que tu rêves de moi.

-Par contre si tu pouvais éviter de parler de mon subconscient avec Peter cela m'arrangerait bien.

-Tiens donc et pourquoi ? me demanda-t-il avec un sourcil levé vraiment curieux d'avoir une réponse. Et s'il pouvait se rendre compte de l'effet que cela me faisait de le voir faire ça. En fait il le savait parfaitement vu le sourire qu'il arborait.

-Il a apparemment entendu un de mes rêve plus ou moins compromettant, mais je n'en dirais pas plus, l'avertis-je à moitié sérieuse.

-Est-ce que j'en était l'acteur principal ?

-Bien évidemment, lui rétorquai-je presque indignée qu'il ose demander une telle précision.

-Dans ce cas, je lui demanderais rien, me répondit-il avec sa voix suave et son sourire à tomber. Comment résister à ce charme du sud conquérant, cette voix si envoutante, ce sourire captivant.

Je pris d'assauts ses lèvres avec avidité, je me serais bien laissée convaincre par un second round, si mon estomac ne s'était pas fait entendre à ce moment.

-Je crois qu'il est temps pour toi de te nourrir.

-Je le pense aussi, je tentais de bouger, mais je fus ralentie par mes muscles qui me faisaient atrocement souffrir.

-Laisse-moi voir, me dit-il en enlevant le duvet qui recouvrait mon corps. Merde ! Je suis désolé Bella je ne pensais pas que ce serait autant.

Je m'inspectais effectivement mes bras étaient tous les deux noirs de par les prises de Jasper durant notre moment intime. Mes côtes et mes hanches aussi étaient recouverte de traces virant plus sur le noir que de simples petits bleus, et je ne parle pas de la douleur que je ressentais plus au Sud. Mais franchement ce n'était vraiment pas grave en comparaison de ce qu'il m'avait fait vivre.

Je me repassais le déroulement de ce que nous avions vécu et je fus prise de nouveau par l'envie de luxure que j'avais ressenti un peu plus tôt.

-Bella soit sérieuse regarde ce que je t'ai fait.

-Et alors, ce n'est pas grave ça va se résorber tout seul. Et puis tu peux sentir que je ne regrette pas, lui dis-je dans un murmure aguicheur.

-Tu es incorrigible. C'est vrai que c'est peu par rapport à ce que j'aurais pu te faire. Mais là vois-tu nous allons nous réfréner au moins le temps que tu cicatrises.

-C'est vrai ? Tu recommenceras ? Je veux dire nous recommencerons ?

-Bien sûr je n'ai jamais rien vécu d'aussi intense. Et je n'ai pas l'intention de m'en passer. Je ne veux juste pas aggraver ton état, alors nous allons attendre que tu ailles un peu mieux avant, d'accord ? me demanda-t-il en déposant une myriade de petits baisers entre mon cou et ma mâchoire, tous plus déstabilisant les uns que les autres. Comment lui résister quand il employait un procédé aussi déloyal.

-OK si tu me promets que cette abstinence ne sera pas perpétuelle, je n'y vois pas d'objections.

-Écoute Bella, je ne suis ni Jacob, ni Edward j'ai beaucoup moins de morale, et de réserves que ces deux-là. Et j'ai trop aimé ce que j'ai partagé et ressenti avec toi pour y renoncer.

C'est avec un sourire satisfait que je l'embrassais, mais mon estomac criait vraiment famine. Et c'est à cet instant que je me rendis compte que l'expression qui disait vivre d'amour et d'eau fraîche était totalement fausse, car j'aurais avalé un bœuf entier sur le moment tellement ma faim était à son paroxysme.

Après m'être habillée avec beaucoup de difficulté car même si Jasper avait nettement diminué mes douleurs, il en restait pas moins que j'avais poussé les muscles de mon corps au bout de leur capacités.

Je pris mon thé installée entre les jambes de mon Apollon à moi, mon dos contre son torse, tous deux silencieux et sereins. Je pensais à ce que j'allais faire il était bien évident que je ne voulais pas partir et laisser Jasper, alors que nous venions de nous retrouver. Je voulais profiter de lui autant qu'il m'était permis de le faire. Et bien sûr je savais qu'à un moment où à une autre je devrais prendre une décision quant à mon avenir, à notre avenir à tous les deux. S'il voulait de moi ou pas pour l'éternité n'était pas la question, car je savais qu'il avait déjà son âme sœur, même s'ils s'étaient un peu perdus ces derniers temps. Donc je savais pertinemment que notre relation était vouée à l'échec à long terme. Mais j'avais aujourd'hui l'opportunité de vivre quelque chose de puissant et je ne voulais pas m'en priver. Je me faisais presque honte, car oui je profitais d'un homme qui je le savais avait déjà une compagne et qui était marié et qui plus est à celle qui avait été ma meilleure amie à une certaine époque. Mais d'un autre côté je savais également que j'étais condamnée à vivre une vie humaine sans autre compagnie que celle des loups. Et je ne pouvais prévoir non plus aucune relation durable avec l'un d'entre eux à cause de leur phénomène d'imprégnation, ce qui voulait dire que j'allais passer le reste de ma vie seule. Alors oui j'étais égoïste et je le revendiquais, après tout je n'ai pas demandé moi à vivre ainsi je n'ai pas vraiment le choix c'est soit ça soit je laisse Edward Cullen m'approcher et certainement me transformer. Et je préférerais mourir plutôt que de le laisser reposer une mains sur moi.

-À quoi penses-tu Darling ? me demanda l'Apollon blond dans mon dos. Alors qu'il enlaçait ma taille de ses mains si tendre et viril à la fois.

-Je pensais à mon avenir, lui répondis-je d'un ton neutre.

-Il n'a pas l'air très réjouissant d'après ce que je peux en ressentir.

-Effectivement il ne l'est pas.

-Tu peux me dire ce qui selon toi peux être aussi négatif dans ton avenir ? me demanda-t-il avec une voix curieuse et pleine de doutes.

-Vois-tu je pensais à ce que je ferais une fois que je serais de retours à Forks. Et la perspective d'un avenir vide me désespère.

-Sois plus précise s'il te plaît.

-Je me disais que je voulais profiter un maximum de toi durant les moments que nous aurions ensemble, car je sais qu'à long terme nous serons obligés de repartir chacun de notre côté.

-Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? Je pourrais te transformer et tu resterais l'éternité avec moi.

-C'est justement le problème Jasper. Je passerais l'éternité seule alors qu'à l'heure actuelle cette perspective d'avenir ne concerne que ma vie d'humaine. J'ai fait mon choix entre ces deux opportunités, je préfère largement le côté humain, au moins d'ici quelques années je serais libre, la mort m'emportera et je serais libérée de cette malédiction qui me retient prisonnière parmi les vivants.

-Et moi dans tout ça ? Je dois prendre ce que tu me donnes et te laisser partir le moment venu ? il paraissait indigné par mon raisonnement.

-Jasper nous savons très bien tous les deux que tu as déjà une compagne. Tu as besoin de recul dans ta vie sentimental et je représente cette échappatoire, cette alternative. Mais tu sais qu'au bout du compte tu retourneras auprès d'Alice, elle est ton âme sœur.

-Je ne suis pas sûr de ce fait Bella. Regarde pour toi et Edward tout le monde pense que vous êtes des âmes sœurs également et pourtant tu as pu te libérer de cette attraction, tout comme je l'ai fait avec Alice.

-Non Edward n'est pas mon âme sœur, répondis-je avec beaucoup trop de véhémence à son goût, car je reçus une onde apaisante. Il ne l'est pas, repris-je plus calme. Est-ce que tu hais Alice autant que je hais Edward ? demandai-je pour lui faire comprendre mon point de vue.

-Non je ne la hais pas, je lui en veux de ne pas m'avoir soutenu et d'avoir préféré tenir la main d'Edward en me délaissant. Je lui en veux également de m'avoir demandé de partir pour que la famille puisse faire son deuil de toi enfin si je peux parler ainsi. Mais je ne la hais pas, j'arrive même à la comprendre.

-C'est pour ça que je te dis que d'ici quelques années tout au plus, vu que le temps à un impact différent pour vous, tu retourneras vers Alice. Ce qui n'est pas mon cas, car tu le sais je n'aime plus Edward. Et je ne veux pas de cette vie éternelle de souffrance et de rancœur. Tu dois sentir la colère qui sommeil en moi, celle qui m'accompagne en permanence et qui fait partie intégrante de ma vie depuis qu'il m'a quittée. Crois-tu qu'il soit sain de vivre avec ça ? Alors imagine ce que pourrait être une éternité avec ce ressentiment. Je n'en peux plus Jasper je veux juste pouvoir vivre plus ou moins sereinement, tout en sachant que je ne le serais véritablement jamais. Mais j'ai l'espoir en tant qu'humaine que cela s'arrêtera le jour où je mourrais.

-J'arrive à comprendre ce que tu ressens et comment tu perçois ton avenir, mais je ne l'accepte pas, je ne veux pas l'accepter.

-Jasper... commençai-je en m'écartant de lui pour lui faire face.

-Non Bella, laisse-moi finir, dit-il en me regardant bien droit dans les yeux. Tu pourrais toi aussi trouver ton âme sœur si vraiment tu crois que lui ne l'est pas et que je ne le suis pas non plus. Tu pourrais rester avec moi le temps de le trouver.

-Et comment crois-tu que je pourrais m'en sortir seule, sans amis, sans repère le jour où tu décideras que tu veux retrouver ta compagne, demandai-je plus qu'agacée.

-Bella je te fais la promesse que je ne t'abandonnerais jamais. Si tu prenais cette décision d'accepter cette transformation, je resterais à tes côtés tant que tu n'auras pas trouvé ta véritable âme sœur.

-J'ai déjà entendu une promesse similaire Jasper. Et c'est justement parce que je l'ai cru que j'en suis là aujourd'hui.

-Je ne suis pas Edward ! Je te l'ai déjà dit, et je te l'ai aussi prouvé il me semble ! son ton était plus sec, moins conciliant comme si le fait de le comparer à Edward l'avait insulté ce que je pouvais comprendre.

-Jasper je le sais et je m'excuse je ne voulais pas t'offenser. Mais mets-toi à ma place deux minutes. Inversons les rôles. Alice t'a quitté après t'avoir fait te sentir à ta place parmi les siens, elle t'a également dit durant le temps où vous étiez ensemble que tu étais celui qu'elle attendait depuis près d'un siècle, qu'elle t'aime à en perdre la raison. Puis un jour elle débarque et elle te dit qu'en fin de compte elle ne t'aimait pas, que tu étais simplement un passe temps, une attraction, une distraction. Tu as du mal à te reconstruire parce que tu es brisé, au bout du compte tu y arrives. Puis moi j'arrive après une brève séparation, je te dis tout ce que tu as envie d'entendre, nous faisons l'amour comme cela vient de ce passer. Puis je te dis d'abandonner toutes tes croyances et tes espoirs pour moi alors qu'il y a 100% de chance que je retourne auprès d'Edward et qu'au bout du compte tu te retrouveras encore tout seul. Comment crois-tu que tu réagirais ?

-Bella je suis conscient de tout ça, mais je sais aussi que j'ai besoin de toi. Pas forcément en tant qu'amante, une simple amitié me suffirait enfin je pense car j'ai compris que tu faisais partie intégrante de ma vie, je ne peux pas être sans toi, c'est trop tard. Bella je t'en conjure j'ai réellement besoin de toi dans ma vie, je prendrais ce que tu me donneras mais reste avec moi, j'étais désemparée, Jasper venait de m'avouer qu'il me voulait à ses côtés quelques soient le statut et la nature de notre relation.

-Jasper je crois que nous avons besoin de réfléchir à cette discussion calmement chacun de notre côté.

-Bella je sais que tu vas y penser mais je sais aussi que ta décision est déjà prise. Et cela me brise le cœur, car je sais que tu ne reviendras pas sur ton point de vue.

Mon regard était rempli d'excuses, je ne pouvais pas lui mentir et je ne le voulais pas non plus. Je ne reverrais pas cet aspect là de mon existence, j'avais été à un moment de ma vie prête à embrasser cette éternité, mais cela c'était avant mon changement, c'était l'autre Bella, la fleur bleue, celle qui croyait qu'Edward était l'être le plus parfait que cette terre ait jamais porté. À l'époque je pensais que seule la perfection me conviendrait. Mais aujourd'hui j'avais une autre vision de ce qu'il pouvait y avoir de mieux pour moi. Et ce n'était certainement pas une vie éternelle faite de douleurs, de souffrances et de trahisons, certes non. Je vivrais avec tous ces sentiments mais pas une éternité, juste une vie humaine. Cette brisure de mon âme ne s'arrêtera que le jour où je quitterais cette terre, voilà où résidait tout mon espoir, dans ma mort prochaine. Je ne me suiciderais pas, je ne le ferais pas pour tous ceux qui m'ont aidé à m'en sortir, mon père, Jacob, Leah, la meute, et même pour Jasper, je respecterais ma vie, mais je chéris l'espoir que mon décès fait naître en moi et j'attends avec impatience le jour où je pourrais sereinement quitter cette terre, le jour où je serais enfin libre et légère sans entrave.

-Pour ce qui est de ton voyage tu comptes faire quoi ? me demanda-t-il avec un abattement non dissimulé.

-Je pense que je vais le continuer, enfin si tu veux toujours venir avec moi ? lui répondis-je espérant qu'il saisirait l'opportunité d'être ensemble plus longtemps.

-Bien sûr que je viens avec toi, je te l'ai dit je resterais avec toi. Je ne t'abandonnerais pas, enfin tant que tu me voudras à tes côtés.

-Je sais que c'est une conversation difficile et je suis désolée Jasper. Je ne veux pas te faire souffrir plus que nécessaire. Je trouve qu'ils l'ont fait trop souvent te concernant et avec beaucoup d'application. Mais comprends que je ne serais plus jamais la même, et que mon seul refuge, mon seul véritable espoir est de savoir que je serais un jour libérer de tout ça.

-Tout ce qu'ils ont ressenti et ce qu'ils m'ont fait ressentir n'est rien en comparaison de ce que je ressens là maintenant Bella, ce que tu m'infliges est beaucoup plus douloureux que ce qu'ils ont pu me faire. Le fait de savoir que je vais te perdre à tout jamais m'est insoutenable, j'ai l'impression que je vais exploser tellement la tristesse que je ressens est intense.

Je comprenais ce qu'il ressentait parce que quelque part je ressentais la même chose. Mes larmes coulaient sans bruit le longs de mes joues car son aveu me déchirait le cœur. Je me levais et m'installais sur ses genoux, je lui envoyais tout l'amour que je ressentais pour lui. Il me prit dans ses bras et me serra un peu trop fort mais je ne m'en formalisais pas, il en avait besoin et moi aussi.

-Je ne comprends pas, tout cet amour c'est simplement trop fort. Tu m'aimes avec autant d'intensité que tu le détestes. Mais malgré ça, tu ne veux pas rester auprès de moi.

-Je ne fais malheureusement pas dans la demi mesure. C'est soit j'aime et j'aime fort et entièrement, soit je hais. Je suis désolée car oui je t'aime Jasper et n'en doute jamais, je sais que tu peux le ressentir et cela me rassure, car j'aurais eu du mal à te faire comprendre à quel point tu comptes pour moi.

-Je t'aime aussi Isabella Swan, et je ferais en sorte que les moments que nous allons partager toi et moi soient aussi intense que ton amour ou le mien.

Cela me rassurait, il commençait à se faire à l'idée que nous deux ce n'était pas fait pour durer. Quoique de toute façon il l'aurait compris tôt ou tard et tout seul car c'est lui qui au bout du compte me quitterait pour retrouver son âme sœur.

-Bon et si en attendant Peter et Charlotte nous allions à la petite cascade que tu puisses te rafraîchir et soulager ton petit corps meurtri, il sourit avec ce sourire qui me faisait flancher à chaque fois.

-Ôte-moi d'un doute, tu le fais exprès de me sourire de cette façon ?

-J'ai cru remarquer que tu ne me résistais pas longtemps effectivement quand je recourais à ce stratagème.

-C'est déloyal, foutu empathe, il me colla contre lui puis avec sa voix la plus sensuelle tout en m'embrassant tendrement dans le cou, il me dit.

-Il faut bien... (baiser) que j'ai certains... (baiser) avantages...(baiser) sinon... (baiser) tu... (baiser) me... (baiser) mangerai... (baiser) tout cru... (baiser).

-Humm ! fut le seul son que je fus capable de produire. En fait pour tout dire j'étais en train de lutter contre l'incendie qui reprenait dans mon bas-ventre.

-Alors, dit-il en me regardant dans les yeux, avec son sourire si sexy sur les lèvres. Je crois que cette baignade est tout indiquée, non ? Qu'en penses-tu ?

-J'en pense Monsieur Whitlock que vous allez me le payer. Mais en attendant vu que vous me refuser vos faveurs je pense qu'il serait bien que vous me portiez rapidement à cette fameuse cascade car je vais très bientôt être victime d'une combustion spontané, il m'embrassa tendrement en même temps qu'il me prit dans ses bras.

Si je ne sentais pas le vent dans mes cheveux je n'aurais jamais imaginé que nous bougions, tellement prise dans ce baiser que nous échangions. Il me déposa au sol m'obligeant à reprendre mon souffle par la même occasion. Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais arrêté de respirer et que je l'embrassais en apnée, ce qui bien évidemment ne manqua pas de le faire sourire. Je lui tournais le dos de façon je dois l'avouer assez puéril, histoire de lui faire remarquer que cela m'amusait moins que lui, même si ce n'étais pas vrai. Car mon attitude avait tout de comique. J'étais totalement hypnotisée par ce Dieu qui m'accordait son attention et ses faveurs. Et quand il m'embrassait la sensation de ses lèvres froides sur les miennes, leurs délicatesses, la douceur de sa langue caressant la mienne, et son goût totalement enivrant, son haleine mêlée à son odeur naturel d'argan étaient tout simplement ensorcelantes. Et oui je devais me rappeler de respirer car ce fait si naturel pour n'importe qui, devenait totalement arbitraire, quand la bouche de mon Dieu personnel venait à rencontrer la mienne. Je me déshabillais pour me plonger dans l'eau froide et tonifiante de ce petit bac. Jasper vint me rejoindre rapidement et malgré les températures glaciales de l'eau et de mon vampire de compagnon, j'étais littéralement en feu à croire que tous ces mois d'abstinences ne demandaient qu'à être comblé maintenant que j'avais un partenaire particulièrement doué.

-S'il y a bien un aspect de ta personnalité que je ne soupçonnais pas c'est bien celui-ci, me dit-il taquin.

-J'ai beaucoup de temps à rattraper et c'est pas de ma faute à moi si la vue de ton corps si proche de moi m'émoustille à ce point.

-Je suis flatté qu'il ne faille pas plus que la simple vu de moi dénudé. Mais je serais toi je commencerais à me contrôler, Peter arrive et je ne doute pas que ton état va particulièrement l'amuser, plaisanta-t-il. Il n'en fallut pas plus pour que je retrouve mon état normal, ce qui bien sûr attisa un peu plus le sourire déstabilisant de Jasper.

-Ne fais pas ça s'il te plaît, tu ne m'aides pas là.

-Je suis désolé mais c'est plus fort que moi, j'adore te voir et te sentir aux prises du désir.

-Tiens tiens, donc mon odorat ne m'avait pas fait défaut. C'est bien l'odeur d'un coït qui imprègne le campement.

-Merde ! murmurai-je, mais bien sûr tous m'entendirent. Fou moi la paix Peter, va harceler quelqu'un d'autre.

Je suppliais Charlotte du regard pour qu'elle tente de maîtriser un peu son compagnon. Elle me sourit mais je savais d'après celui-ci que je n'aurais pas son soutien ou alors qu'il ne me serait pas d'une grande utilité. Ils nous rejoignirent dans l'eau, s'en suivit comme la veille une bataille d'eau et de poursuite de grande envergure, bien évidemment je n'étais pas de taille contre trois vampires, bien que Jasper de temps à autres lorsque je n'étais pas sa proie, venait à mon secours surtout quand Peter en avait après moi. Les garçons s'en donnaient à cœur joie, et j'étais heureuse de voir Jasper rire comme il le faisait j'avais l'impression de ne l'avoir jamais vraiment vu avant aujourd'hui. Je me sentais si bien, je m'étais un peu éloignée et je les observais interagir entre eux, ils avaient l'air si proche et si complice, Jasper rayonnait, une prestance que je n'avais encore jamais remarqué émanait de lui. Lui proférant un pouvoir sur les autres si naturel, il ordonnait par sa simple présence. J'étais admirative de son autorité imposante et je me laissais subjuguer par elle. Tout en lui m'attirait son calme, son esprit, son aura, sa présence, sa prestance, son odeur, son goût, ses lèvres, son corps. Comment Alice avait pu le restreindre et essayer de le modeler comme elle l'a fait, il était tellement plus que ce qu'elle avait tenté de faire de lui.

-Mon ange j'espère que c'est moi qui t'inspire tout ce que je ressens, me demanda-t-il alors qu'il se rapprochait de moi.

-Non c'est Peter mais ne lui dit rien il ne saura plus se tenir après, lui retournai-je avec un sourire que je voulais aguicheur.

-Tu vois je te l'avais dit qu'elle était folle de moi. Va voir ailleurs si j'y suis Major, intervint Peter. Pour toute réponse il reçut un coup derrière la tête de sa compagne. Sous nos rires moqueur à tous. On devrait les laisser tranquille, lança Peter avec un regard plein de sous entendu pour Charlotte.

-Et tu dis ça pour qui ? Pour toi ou moi. Parce que si j'ai bonne mémoire empiéter sur ma vie privée ne te dérange pas vraiment d'habitude, le raillai-je. À moins que certaines pensées t'émoustilles ?

-Quelles pensées ? Développe. Je suis désolé « Mon ange » je ne suis pas empathe moi. Donc je ne sais pas quelles pensés licencieuses tu nourries à mon égard, me répondit-il appuyé d'un clin d'œil suggestif.

Je fis celle qui était véritablement choquée et dégoûtée, pas que je ne le sois pas vraiment, mais l'idée de moi avec Peter beurk ! J'aimais Peter, et je l'aimais sincèrement une complicité particulière s'était créé entre nous et rapidement de surcroît. Nous nous témoignions notre affection avec toutes les petites pic, railleries et autres chamailleries que nous échangions. Mais s'il y a bien un homme, un vampire avec lequel je ne me voyais pas, en tout cas dans une telle situation c'était bien lui, sans parler du fait qu'il était avec Charlotte et que j'adorais Charlotte également.

-Désolé Peter mais avec ce qu'elle vient de ressentir je peux t'affirmer qu'il n'y a que toi à te faire ce genre d'idées, renchérit Jasper un sourire fier sur ses magnifique lèvres.

-Quelles idées te fais-tu sur Bella ? demanda Charlotte sur un ton faussement surpris et choqué.

-Mais aucunes chérie je te le jure. C'est le Major qui délire mamour, il n'y a que toi qui me fais de l'effet et tu le sais.

Je ris à gorge déployée devant le ton qu'employait Peter pour essayer d'arrondir les angles avec sa moitié. Heureusement que Charlotte m'avait fait un signe avant de taquiner son conjoint sinon je crois que je me serais senti mal également.

Le reste de la journée se passa dans à peu près la même atmosphère. J'avais appelé Jacob pour l'informer que je continuais mon voyage avec Jasper ce qui apparemment ne l'avait pas surpris. Il avait demandé à parler à Jasper ce qui je dois le dire m'avait agacé. Jasper s'éloigna de moi pour que leur conversation reste privée. Je savais qu'ils parlaient de moi, dans le cas contraire il serait resté à mes côtés pendant la communication. Mais ce qui m'énervait au plus haut point c'est le pouvoir que Jacob se donnait dans ma vie, il était mon ami, mon meilleur ami même, mais je refusais qu'il n'interfère en quoi que ce soit. Je me promis de lui en toucher deux mots dès que Jasper reviendrait. Peter essaya de me calmer, comme il put, il tenta de détourner mon attention de l'endroit où Jasper avait disparu avec mon téléphone.

-Pourquoi est-ce que tu es fâchée ? Je ne comprends pas. Ce n'est pas ton ami ?

-Bien sûr qu'il l'est, mais je n'apprécie pas qu'il se permette d'interférer dans ma vie. Car même si je n'ai pas de super ouïe je sais parfaitement pourquoi il souhaite parler à Jasper et ça me dérange.

-Il tient à toi, il prend juste quelques précautions, tu as déjà eu une certaine expérience et il ne souhaite pas vraiment que tu souffres à nouveau.

-C'est à moi de décider, de ce que je veux faire de ma vie. Je peux comprendre qu'il se fasse du soucis surtout que lui a vu ce à quoi je ressemblais par le passé. Mais au pire c'est à moi qu'il doit s'adresser pas à Jasper.

-Il le sait j'en suis certain, mais tu n'as pas un caractère facile. Et si moi je me doute qu'elles seraient tes réactions si on ose porter un jugement ou seulement un avertissement sur cette situation, j'imagine bien ce que lui peut en penser et je suppose qu'il veut simplement éviter de te mettre en colère.

-Oui je le sais bien, mais je n'y peux rien. C'est ma façon de fonctionner.

-Tu as un sale caractère Bella. Et si on déridait un peu tout ça, dit-il avec son air félon.

Il s'approcha de moi tel un félin s'apprêtant à sauter sur sa proie je me levais instinctivement tentant de m'enfuir loin de lui. Mais j'étais bien présomptueuse de penser que je pouvais battre un vampire à la course. Il me rattrapa avant même que j'ai effectué dix mètres. Il me plaqua avec plus ou moins de délicatesse au sol, et pour savoir pour qui était le plus et le moins il suffisait seulement de se rappeler qui était l'humaine et qui était le vampire. Et il se mit à me chatouiller tant et si bien que je n'arrivais plus à respirer tellement je riais, mes muscles qui avaient été bien sollicités quelques heures auparavant se raidirent de nouveau entraînant avec ces contractions des douleurs qui s'amplifiaient.

Peter... S'il te plaît... j'ai mal... j'arrive... plus à respirer... il dut comprendre que je n'en pouvais plus car il s'arrêta.

-Allez viens là, me dit-il. Il m'attira à lui alors qu'il venait de s'assoir sur le sol à côté du foyer. Charlotte tu peux me ramener l'huile dans ses affaires et le duvet aussi, s'il te plaît ma chérie ?

-Qu'est-ce que tu veux faire Peter ? demandai-je paniquée. Et pourquoi as-tu besoin de mon huile ?

-Je vais tenter une expérience sur toi. Me fais-tu confiance ?

-Euh ! Honnêtement je ne sais pas, car j'avais bien une petite idée de ce qu'il pouvait faire avec l'huile, et je n'étais pas franchement à l'aise avec cette idée.

-Ne t'inquiète pas je ne te ferais pas de mal, Charlotte arriva avec les effets que lui avait demandé Peter. Elle installa le duvet sur le sol et tendit le flacon à Peter.

-Je vous laisse je vais aller chasser, je crois que je vais avoir du mal à supporter les bleus de Bella.

-Très bien ma chérie dès que Jasper revient je te rejoindrais.

-Je suis désolée Charlotte, je ne voulais pas te gêner.

-Tu n'y peux rien, et puis j'aurais dû me nourrir hier pendant que nous étions partis, mais je ne l'ai pas fait c'est de ma faute. Et Peter n'en profites pas Jasper te mettrait en pièce si tu laisses tes mains traîner là où la décence te l'interdit.

-Je sais rester à ma place. Et puis je te l'ai déjà dit il n'y a que toi qui me fait de l'effet, dit-il avant d'embrasser sa compagne sous mon regard attendrit. Charlotte s'éloigna rapidement, et Peter reporta son attention sur moi.

-Enlève ton haut, m'ordonna-t-il sans préambule.

-Pa... pardon ! m'esclaffai-je.

-Enlève ton sweat et allonge-toi sur le ventre. Je vais détendre tes muscles.

-Tu vas me faire un massage ? demandai-je incrédule.

-Je ne connais pas d'autres moyens aussi efficace pour détendre une musculature. Allez tu ne crains rien, je t'ai bien chatouiller sans te casser quoique ce soit ou te dévorer.

-Ce n'est pas ça, rétorquai-je rougissante. J'ai confiance en toi, c'est que c'est intime comme pratique.

-Je vois, que tu t'es déjà adonnée à certains petits jeux, dit-il le sourire dévoyé aux lèvres. À moins que tu aies des vues sur moi, tu ne devrais pas ressentir de troubles comme ceux auxquels tu penses. Et ne pense pas à Jasper non plus quand j'aurais mes mains sur toi, je n'ai pas envie de finir dans un bûcher, finit-il en riant. Allez fais-moi sauter ce haut, ou je m'en occupe moi même.

-Tourne-toi, lui ordonnai-je.

-Oh mais c'est pas vrai je t'ai vu en sous-vêtements Bella, grogna-t-il en se tournant tout de même. Je m'exécutais surprise que cela ne me gêne pas plus que cela. Je m'installais sur le ventre et sur mon duvet.

-C'est bon je suis installée, je le vis s'approcher du feu et tendre ses mains près des flammes.

-Que fais-tu ? demandai-je.

-Je sais pas si tu as remarqué mais nous avons une différence de température non négligeable et mon but est de te détendre pas te contracter un peu plus. Donc je réchauffe mes mains avant de les promener sur ton joli petit corps. Quoique pas si jolie que ça avec tous ces bleus. Mais bon ce ne sont que des bleus ça aurait pu être pire. Tu flirtes vraiment avec la mort Bella.

-Que veux-tu danger est mon deuxième prénom.

-Dans ce cas là c'est prudence qu'ils auraient dû t'appeler tes parents.

-Ouais enfin ça n'aurait pas été pire qu'Isabella.

-Non mais vu que tu portes assez bien ton prénom ils auraient dû prévoir plus de sécurité.

-Oh le grand Peter qui me fait un compliment. À marquer dans les anales.

-N'y prends pas goût non plus. Je vais te dégrafer ton soutien-gorge, ne bouge pas.

-T'es sérieux là ?

-Tu crois que je vais passé par dessus ou quoi. Bien sûr que je suis sérieux, allez ne fait pas l'enfant.

-Ça va détends-toi, je suis désolée mais ce genre de pratique c'est une nouveauté pour moi en tout cas dans ces circonstances.

-Allez mets tes bras le long de ton corps et relaxe-toi.

Je sentis alors qu'il mettait un peu d'huile dans le creux de mes reins. Puis avec une douceur dont je ne le soupçonnais pas, il commença à étaler l'huile avec ses mains sur l'ensemble de mon dos. Cette sensation était extrêmement relaxante, il avait raison, je ne ressentais aucun trouble, juste du bien-être il pétrissait ma chair avec douceur et dextérité je sentais mes muscles se chauffer et se détendre sous ses mains expertes.

-Humm c'est bon Peter, continue s'il te plaît.

-Fais attention à ce que tu dis Darling on va avoir des problème tous les deux, ricana-t-il.

-Tu ne peux pas rester sérieux plus de deux minutes, le réprimandai-je.

-Tu conviendras que ce que tu viens de dire avec l'intonation que tu y as mis peut porter à confusion, je ne peux décemment pas laisser passer ça, je souris effectivement cela pouvait être mal interprété.

-Est-ce que tu entends Jasper là où il est ?

-Pourquoi tu comptes m'avouer que tu préfèrerais que je sois plus entreprenant ?

-Peter ! soufflai-je agacée.

-Non il a dit qu'il partait chasser quand il a eu fini de parler avec ton ami.

-Pourquoi il n'est pas revenu me le dire ?

-Je crois qu'il a aussi besoin d'être seul. J'ai entendu des bribes de la conversation qu'il a eu avec ton ami. Et apparemment il est assez ébranlé par la discussion que vous avez eu ce matin.

-Oh ! Je ne pensais pas que cela le perturberait autant.

-Bella tu lui as dit que tu l'aimais et il le sait, mais tu ne l'aimes pas assez pour rester auprès de lui. Comment doit-il le prendre ?

-Je sais c'est difficile à comprendre.

-Oui d'autant plus que tu l'aurais fait pour Edward, il y de ça quelques années. Il se sent mal dans sa peau, cette réflexion me brisa le cœur, Peter n'y était pour rien, il ne faisait que retranscrire le mal être de Jasper.

Je me faisais l'effet d'un monstre qui aurait promis monts et merveilles à un être unique et merveilleux pour tout lui reprendre après. Je me sentais tellement coupable de le faire souffrir, mais je savais que c'était pour son bien car il soufrait maintenant mais si j'accédais à sa requête dans quelques années il vivrait avec des regrets et je ne veux jamais voir ce Jasper là, je ne veux même pas qu'il ait à avoir des regrets, je l'aime trop pour ça.

-Pfff ! soupirai-je. Ce n'est pas que je ne l'aime pas assez, car ce serait mentir je n'ai jamais ressenti autant d'intensité dans mes sentiments que ce que je ressens pour lui. Mais je suis moi aussi mal dans ma peau, j'ai mes propres démons à combattre. Je sais que nous pourrions vivre un bon demi siècle heureux. Mais après quand il se rendra compte que je ne suis pas Alice, que je ne suis pas son âme sœur. Qu'adviendra-t-il de moi alors ? Je devrais errer sur cette terre pendant le reste de l'éternité à ruminer sur mon sort, sur mes abandons. Parce qu'il m'abandonnera lui aussi, mais contrairement à Edward je m'y attends et ce sera différent, mais pas pour autant sans douleur non plus. Et au bout du compte je serais seule. Mon humanité est la seule chose qui me préserve de cette éternité de souffrance. Quand ma vie s'achèvera j'aurais au moins l'opportunité de pouvoir me libérer de ce fardeau.

-Mais qui te dit qu'il retournera auprès d'Alice ? me demanda-t-il toujours en me massant, il s'attardait sur mes épaule et Dieu comme c'était bon.

-Il ne m'a pas contredit quand je lui en ai parlé. Et puis on ne va pas se voiler la face. Ils se remettront tôt ou tard ensemble. Alice l'aime et lui, même s'il a pris ses distances il l'aime aussi il me l'a avoué pas plus tard qu'hier. Qu'est-ce que je viens faire au milieu de ça ? Je me fais l'effet d'une profiteuse, d'une usurpatrice, d'une intrigante.

-Ce n'est pas ce que tu es et tu le sais. Je n'ai jamais vu Jasper aussi heureux que depuis qu'il t'a rejoint, même avec Alice il ne l'était pas autant.

-J'ai remarqué effectivement, mais ne crois pas que je regrette, j'ai bien l'intention de profiter de chaque moment que l'on aura ensemble. Je suis peut-être égoïste mais ils m'ont pris tellement que je n'ai aucun regret, je prends tout ce qu'il voudra bien me donner. Et le moment venu ni lui, ni moi n'aurons de regrets, nous aurons profité au maximum de ce que nous pouvons nous apporter mutuellement.

-Le temps n'est pas arrêté tu peux toujours revoir ta position une fois que votre voyage sera terminé.

-Je ne le ferais pas, rien ne pourra m'apporter le bonheur dans votre vie. J'ai la chance de pouvoir avoir une fin à la mienne et je ne compte pas y remédier.

-Je te comprends en un sens, et j'approuve même ton choix pour tes raisons. Mais je ne peux pas me dire qu'un jour tu ne seras plus. Et que lui tout comme Charlotte et moi ne pourrons plus te revoir.

-Je suis désolée Peter, sincèrement et j'apprécie tout ce que vous avez fait pour moi. J'aurais aimé que les choses soient autrement. J'aurais aimé qu'Edward ne m'ait jamais quittée. Pas que je l'aime encore, quoiqu'en étant honnête j'ai toujours un petit quelque chose pour lui par contre je ne saurais dire si c'est un résidu de ce que j'ai pu ressentir pour lui par le passé ou c'est tout simplement notre histoire que je chéris. Tout ça pour dire que dans d'autre circonstances nous aurions été de grand amis et de ça je ne doute pas.

-Même avec un régime alimentaire différent ?

-À l'époque cela m'aurait peut-être refroidi je pense. Mais aujourd'hui cela ne me dérange pas, enfin tant que ton repas n'est pas un de mes proches, plaisantai-je.

-Je suis surpris Bella, je me nourris de tes congénères je lutte à l'heure actuel pour ne pas faire de toi mon dîner et cela ne te dérange pas.

-Je dirais même que je m'en fous royalement, les gens ont pour moi que peu d'importance. J'ai pu m'apercevoir avec le temps que j'ai passé dans ma dépression que tous les soit disant amis que j'avais, tous ceux qui me jalousaient parce qu'Edward et tous les Cullen m'avaient acceptée. Pas un seul n'a fait un pas vers moi quand ils m'ont abandonnée, même pas ma mère. Les seuls à avoir répondu présents ce sont mon père, Jacob et la meute. Tu t'imagines ce sont les ennemis naturel de mon ex copain qui m'ont reconstruite et soutenue. Alors les humains en dehors de mon père et des quelques amis de la réserve, je n'ai que peu d'estime pour eux.

-Cette histoire t'a détruite, j'ai rarement vu une personne avec tellement de rancœur et de colère en elle.

-C'est la raison pour laquelle je préfère mon humanité. C'est épuisant d'être toujours en colère, et ce n'est pas un sentiment facile à façonner et à manipuler. Mais je sais qu'un jour cela va s'arrêter et je serais enfin sereine, c'est mon plus grand souhait à l'heure actuelle. Tu sais j'ai eu la version de Jasper concernant leur départ. Mais celle-ci n'a fait que renforcer ma prise de position. Je ne veux pas lui pardonner, parce que si j'en suis là où j'en suis aujourd'hui, c'est de sa faute à lui. J'étais amoureuse de lui, je lui faisais confiance, et il m'a brisée, humiliée en me disant qu'il ne m'avait jamais aimé que je n'étais qu'un amusement, un passe temps que l'inaccessibilité de mon esprit intriguait et occupait. Je lui ai donné mon âme et il l'a piétiné, alors même s'il dit regretter aujourd'hui je ne peux pas lui pardonner, je ne le veux pas. Sans prendre en compte son manque de confiance en moi, tout ce que je faisais n'était jamais assez bien pour lui, à tel point que je doutais de moi en permanence. Je n'étais pas si bien que ça avec lui, il m'éblouissait ça oui, mais quand on y repense je n'étais qu'une marionnette entre ses main, jamais il n'a pris mon opinion en compte. Un peu comme Alice avec Jasper, d'ailleurs c'est étonnant de ne constater que maintenant que nous avions certains points en commun. Personne chez les Cullen ne nous fait vraiment confiance, que ce soit lui pour son contrôle, alors que jamais Edward n'a été aussi proche de moi, lui qui avait soit disant un contrôle absolu sur sa condition. Ou moi pour ma jeunesse, mon inexpérience et ma soit disant malchance.

-Sur ce point je peux t'affirmer que ce n'est pas du soit disant. Tu as bien la malchance aux trousses, je ris à sa remarque. Ce qui me détendit encore un peu plus. Bon maintenant assez ressassé le passé. Tu vas continuer ton voyage d'après ce que j'ai pu comprendre.

-Oui comme je t'ai dit j'ai bien l'intention de profiter au maximum du temps que j'ai en sa compagnie.

-Et irez-vous où ?

-Je pense que je vais opter pour les pays humides et nuageux que nous puissions en profiter ensemble. Irlande, Écosse pour commencer ce sont deux destinations que je voulais absolument voir.

-Je pense qu'avec Charlotte nous allons nous aussi poursuivre notre voyage.

-Oh ! Vous nous laissez ?

-Ma belle je pense que vous avez besoin de ce temps à deux. Mais rien ne nous empêche de nous contacter et de nous voir de temps à autre.

-Oui effectivement enfin tant que vous ne vous approcher pas de la réserve ce sera sans risque. Mais je ne m'attendais pas à ce que vous partiez.

-Vous avez besoin de temps pour vous et nous aussi de notre côté. Nous ne sommes pas habitué à rester trop longtemps avec des compagnons de route.

-Oui j'avais oublié, que cela faisait un moment que vous aviez interrompu votre voyage pour moi. Mais ce n'est pas grave comme tu le dis, nous aurons l'opportunité de nous contacter dans le futur, puis pour changer de sujet j'ajoutais. Tu as des mains en or Peter.

-J'ai plus ou moins senti ça en effet. Voilà l'occasion à chaque fois que tu auras besoin d'un massage passe-moi un coup de fil.

-Tu ne préfères pas emménager directement à côté de chez moi ce sera plus simple, plaisantai-je.

-Je serais bien tenté de faire la connaissance de tes loups, mais il paraît qu'ils m'apprécieraient un peu trop alors je préfère naviguer aux larges. Jasper revient, m'annonça-t-il.

J'espérais qu'il allait mieux, je n'aimais pas le savoir tourmenter et surtout si c'était de ma faute.

Quelques seconde plus tard, il pénétra dans la petite clairière qui nous servait de camps. Il s'arrêta nous observant tour à tour Peter et moi.

-Ce n'est pas ce que tu crois, commença Peter devant le regard inquisiteur de mon amant. La banalité de sa réplique m'amusa beaucoup. Mon air paisible et amusé dû convaincre sans mal Jasper car il me regarda et me sourit.

-Tu aurais pu me dire que tu voulais un massage je me serais dévoué.

-À vrai dire ce n'est pas une de mes idées et pour une fois qu'il en a une de génie je lui en laisse toute la gloire.

-En tout cas ça a l'air efficace, tu es curieusement très détendue et assez calme aussi.

-Je crois qu'aujourd'hui c'est la saint Peter car je ne lui aurais jamais autant fait de compliment le concernant, mais il a des mains en or.

-Pas que les mains Darling, mais il est arrivé bien trop tôt pour que je puisse te le montrer.

-Chasser le naturel il revient au galop, soufflai-je. Ça m'apprendra à te faire des compliments, profites-en bien ce seront les derniers. On ne m'y reprendra plus, nous sourîmes tous de concert.

-Bon c'est pas tout les tourtereaux mais j'ai une épouse qui attend d'être comblée, mais avant je dois aller me laver sinon elle va croire que Jasper et moi avons une liaison, dit-il fier de sa réparti.

Merde, pensai-je en moi-même. J'avais oublié qu'il avait utilisé mon huile d'argan. Ce dernier me regarda avec ce regard qui demandait des explications. Merde, merde, merde, pensai-je encore plus fort. Le rouge me monta aux joues et je ne me sentais plus aussi bien que je l'avais été quelques secondes auparavant.

-Putain Peter tu l'as fait exprès ? J'en suis sûre.

-J'avoue j'adore entendre ton cœur galoper et voir tes joues s'embraser.

-Tu me le paieras je ne sais pas encore comment, mais sache que ça arrivera.

-Quelqu'un veut bien m'expliquer ? demanda Jasper amusé qui prenait la place que Peter venait de déserter. Il posa ses mains sur moi, je sursautais à leur contact.

-Chauffe-toi les mains près du feu, lui indiqua Peter. Je vous laisse elle t'expliquera tout. Prend l'huile elle l'apprécie tout particulièrement vu le temps qu'elle a mis pour la trouver.

-Putain dégage Peter ! hurlai-je sous ses rires tonitruant.

Il partit sans rien ajouter d'autre j'entendais encore son rire résonner quand Jasper revint à la charge.

-Alors Bella tu m'expliques ? il revint, attrapa le flacon de la fameuse huile précieuse.

-J'ai acheté cette huile par ce que c'est ton odeur, lançai-je d'une traire. Mais je ne savais pas que j'avais des espions aux fesses non plus sinon je ne l'aurais pas fait, et surtout pas devant Peter.

-J'avais senti que c'était mon odeur effectivement, ce qui me surprend c'est que pour une humaine tu aies réussi à mémoriser ma fragrance, m'avoua-t-il surpris.

-Je l'ai senti à chaque fois que nous avons été ensemble, et puis elle s'est définitivement graver dans ma mémoire olfactive le soir de mon départ quand nous avons danser. Je ne l'avais pas identifiée, jusqu'à ce que je la sente de nouveau en passant devant une échoppe d'encens et d'huiles essentielles en Thaïlande. J'ai fait tous le magasin senti tous les encens et parfums pour la trouver. Et après à chaque fois que j'avais un coup de blues ou pour m'endormir le soir il me suffisait de sentir ce flacon et j'allais mieux et je pouvais m'endormir plus sereine.

Il se leva se dirigea vers son sac de voyage qui côtoyait la tente. Il en sortit un espèce de sachet plastique, je ne le voyais pas vraiment bien, il me faisait écran. Puis il revint et me tendit le sachet. Je le pris, curieuse je l'ouvris pour en sortir un tee-shirt, tee-shirt que je reconnus immédiatement vu qu'il m'appartenait.

-J'ai fait la même chose que toi Bella. Le soir où tu es partie Jacob m'a demandé d'aller attendre Leah à l'appartement, il craignait qu'Edward et Alice ne viennent la questionner sur ton départ. Puis quand il m'a rejoint nous avons discuté de toi et des mes sentiments pour toi. Puis il m'a donné ce tee-shirt qui était encore imprégné de ton odeur, Leah elle m'a offert ton parfum. Et je l'ai moi aussi sorti à chaque fois que je n'avais pas le moral. Ce qui agaçait sérieusement Edward au passage, car il détectait ton odeur sur une longue distance, ce qui me fait rire aujourd'hui mais m'agaçais sérieusement quand je voulais être tranquille. Car dès que j'ouvrais le sachet dans un rayon de trois kilomètre autour de la maison il rappliquait systématiquement.

-Je n'étais pas mieux lotie crois-moi. Sauf que moi je ne le savais pas. Quand est-ce que tu t'es rendu compte qu'il y avait plus que de l'amitié entre toi et moi.

-Je l'ai toujours su, mais je dirais que c'est sans conteste lors de notre week-end en Thalasso, répondit Jasper en toute franchise un sourire aux lèvres. Et pour toi c'était quand ?

-J'ai réalisé tout ça bien plus tard, j'ai eu conscience que je ressentais un peu plus que de l'amitié pour toi, je ne voulais tout simplement pas l'accepter. Mais j'en ai compris toute la profondeur le jour de mon départ, lorsque nous avons dansé. J'ai su que c'était vraiment spécial.

-Oui je l'ai senti également, après quelque seconde alors que je repensais à ce moment où je me suis senti déchirée au moment de notre séparation. Il me coupa dans mes pensées.

-Alors ma belle, me dit-il nous changeant d'esprit. Où irons-nous pour la suite de notre voyage ?

-Que penses-tu de l'Écosse ?

-Je dis que c'est un très jolie pays et qu'il y a longtemps que je n'y ai pas mis les pieds.

-Dans ce cas nous partons en Écosse.

14

Chapitre 14 : Une impression de déjà vu.

Pov Jasper.

Nous avions passé un trois semaines en Écosse et je dois avouer que même si j'appréciais énormément ce pays avant, partager cette visite avec Bella le rendait encore plus merveilleux.

Nous avions visité Édimbourg et son château, écouté le guide qui nous parlait de l'histoire du siège d'Arthur. Nous avions également été à Glasgow visiter son musée. Nous nous étions promenés dans les Highlands, où nous avons été sur les rives du Loch Ness. Ce pays était merveilleusement reposant, magnifique et ces odeurs, c'était vraiment indescriptible.

Nous sommes actuellement sur la petite île des Shetland Papa Stour. Il y a peu d'habitant et nous avons pu louer une petite maisonnette à un résident de la grande île, nous permettant d'avoir un endroit pour nous retrouver en privé. Il n'y avait pas vraiment de chose à faire sur cette petite île à part visiter les ruines de la maison du Duc de Hakon datant du XIIIème siècle. Mais cela nous laissait beaucoup de temps, rien que pour nous et je dois dire que j'aurais volontiers passer mon éternité dans cet endroit avec Bella à mes côtés. Ce lieux paisible, serein, proche de la nature, sans pollution, sans touristes à outrances, c'était un endroit parfait pour un couple d'amoureux tel que nous. Nous étions en parfaite symbiose, le bonheur était total, enfin presque puisque je me suis vite fait rattraper par ma vie et surtout par mon passé.

Effectivement la seule ombre dans ce tableau idyllique de notre relation à Bella et moi, fut l'appel de Maria, me relançant encore une fois pour que je la rejoigne. Je devais penser à faire changer mon numéro, je ne voulais pas que cela se reproduise surtout si Bella est dans les parages. Je pense que Maria devait être pas mal désespérée si elle en était réduite à mendier ma présence de cette façon. Elle avait apparemment été dépossédée de son territoire par ses deux anciennes alliées. Nettie et Lucy qui s'étaient associées d'autres clans de vampires et l'avaient attaquée sur tous les fronts, de façon à ce que Maria soit acculée et même si son armée avait été la plus redoutable, elle n'avait pas eu la moindre chance de s'en sortir. Les deux ennemies de Maria s'étaient réparti le territoire.

Lucy occupait le Texas ce qui ne me surprenait guère car elle avait toujours aimé cette région et surtout le ranch dans lequel elle avait élu son quartier, ce même ranch qui avait vu ma première victoire, le jour où la légende du Dieu de la guerre naquît. Et Nettie avait pris pour elle le Nouveau-Mexique, des deux alliées elle était certainement la plus redoutable car elle avait qu'une ambition modéré, elle savait où elle devait s'arrêter et ne perdait certainement pas la tête comme les deux autres. Elle savait qu'il valait mieux avoir un petit chez soi qu'un grand chez les autres, voire rien du tout, et elle s'en contentait parfaitement, elle n'en était que plus redoutable. La seule chance que j'avais eu de par ce contact, c'est que j'avais reçu ce coup de téléphone en pleine nuit, ce qui fait que Bella n'était au courant de rien. Et tant mieux je ne voulais pas tout lui révéler de moi maintenant je ne voulais pas gâcher ces moments si bons que l'on partageait ensemble.

Ma belle s'était endormie dans mes bras, je n'aurais jamais espéré avoir autant de chance, elle était tout bonnement merveilleuse. Et je ne reviens pas de l'effet qu'elle me fait, je suis amoureux d'elle, je le savais avant mais je crois que c'est bien plus profond que ce que je pensais au départ. Nos trois semaines que nous venions de passer ensemble étaient magiques, merveilleuses, parfaites. Et je ne me lassais jamais de l'embrasser, de lui faire l'amour, bien sûr je faisais plus attention que la première fois, sinon nous étions obligés d'attendre au minimum une semaine et je dois dire que je suis complètement drogué de son odeur, de son corps, de ses gémissements. Et quand son vagin se resserre autour de moi lors de ses orgasmes c'est le Paradis sur terre. Faire l'amour avec elle, est tellement plus puissant que ce que j'ai déjà pu expérimenter dans ma vie. J'avais déjà couché avec des humaines, enfin juste avant qu'elle finisse en encas, mais ça n'avait rien à voir. Même si je me battais à chaque fois pour ne pas la mordre lors de nos ébats ça n'avait rien de comparable. Oui je me battais contre l'envie de la mordre lors de nos ébats, mais ce n'est certainement pas pour son sang, mais plutôt comme une envie de la marquer et de la revendiquer comme étant mienne aux yeux des vampires. Même lorsque je faisais l'amour à Alice ou plutôt quand nous baisions ensemble car avec Alice cela avait toujours été très sportif, les sensations étaient bien différentes, et pourtant Alice n'était pas prude elle savait y faire et savait ce que je voulais et quand je le voulais. Avec son don rien de plus normal, mais même comme ça c'était une pâle copie de ce que j'avais pu ressentir auprès de ma douce humaine. Sur le plan physique avec Bella j'émettais seulement le regret de ne pas pouvoir lui faire l'amour en tant que vampire. Si elle avait accepté la transformation et que nous aurions pu nous accoupler je pense que nous aurions pu atteindre des sommets de plaisirs successifs et inimaginables tellement nous étions en harmonie et parfaitement en phase tous les deux.

Je crois que c'est véritablement ce qui me chagrinait le plus depuis que je l'avais rejoint. Elle ne veut pas me rejoindre dans l'éternité, elle pense que je l'abandonnerais comme lui l'a abandonnée. Il lui en avait fait du mal ce con d'ado arriéré. L'abandonner pour la protéger, on était plus dans sa putain d'époque merdique. Maintenant elle ne faisait même plus confiance à ses sentiments je sentais qu'elle les refrénait, je savais qu'elle m'aimait mais je ne sentais que toute la portée de son amour que lorsque nous faisions l'amour, il n'y avait que dans ces moments qu'elle ne pouvait plus me les dissimuler elle était prise dans l'instant et ne contrôlait plus rien. C'est aussi l'une des raisons qui faisaient que j'adorais lui faire l'amour car elle ne pouvait plus me cacher l'ampleur de ses sentiments pour moi, et Dieu sait qu'elle m'aime et qu'elle m'aime fort et intensément. Je ne me posais d'ailleurs même plus la question de savoir si Alice était véritablement mon âme sœur, car son amour bien que fort surtout au temps où tout allait bien entre nous, n'avait rien de comparable en intensité à celui de Bella et pourtant elle était humaine. Sans compter mes sentiments à moi, je n'éprouvais pas autant d'intensité, d'exclusivité, pas autant d'attraction, ni de possession pour Alice. Sans parler de cette connexion troublante qui faisait qu'elle arrivait à me comprendre ou même à savoir ce que je ressentais également alors que je maîtrisais mon don et que j'étais certain que je ne projetais pas, et tout ça sans parler bien entendu.

Oui je m'étais posé la question, en fait je me posais tout un tas de questions. Maintenant restait à savoir si elle le faisait également. Et si c'était le cas et qu'elle en arrivait au même stade que moi accepterait-elle la transformation ?

Elle était toujours profondément endormie dans mes bras, j'aimais ces moments où je pouvais me laisser aller à penser à tout, à elle, à moi, à nous, à notre avenir possible parce que je ne me laisserais pas évincer de la partie aussi facilement. Je n'avais pas exploré le sujet en profondeur avec elle. J'avais pris la décision que je la travaillerais plus sérieusement, le jour où elle m'avait expliqué qu'elle partirait parce que selon elle, nous deux ça ne pourrait pas tenir sur le long terme. J'espérais que ce voyage rien que tous les deux lui permettrait de voir ce que moi je voyais, et que cela lui ferait changer d'avis.

Elle devait changer d'avis elle ne pouvait pas me laisser dans cette éternité sans elle.

Elle commençait à se réveiller, elle remua, resserra ses bras autour de moi, et gémit de bien-être. J'embrassais le sommet de sa tête et mes mains partirent presque d'elles mêmes à l'exploration de son corps de rêves s'attardant sur sa chute de rein qui aurait fait se damner un ange.

-Humm ! J'adore ce genre de réveil, gémit-elle.

-Je sais et j'adore te réveiller également.

Elle monta à califourchon sur moi, et commença à déposer une multitude de petits baiser sur mon torse ravagé de cicatrices. J'aurais cru que le fait de les sentir plus que de voir dans son cas lui ferait peur. Les vestiges de mon passé tortueux impressionnaient et faisaient peur au plus courageux des vampires, même ma famille était encore mal à l'aise lorsqu'il m'arrivait d'être torse nu. Et je ne parlais pas d'Alice qui elle m'avait profondément blessé au tout début de notre relation elle avait appris à vivre avec mais ça n'avait pas été naturel et surtout ça avait pris du temps. Mais pour Bella au contraire cela lui avait apporté un sentiment de sécurité, de fierté mais surtout à la place du dégoût que j'attendais et redoutais je reçus une abondance de désir et d'amour. Elle prenait à contre pieds tous mes doutes, elle allait contre toute logique et c'est pour cela que je l'aimais.

-Bella, arrête toi s'il te plaît.

-Pourquoi ça ne te plaît pas? dit-elle en continuant ses tendres baiser.

-Oh que si, mais je préférais aller chasser avant je n'ai pas voulu te laisser cette nuit. Mais si je n'y vais pas je pourrais pas te laisser continuer et profiter de ta grande générosité, lui répondis-je taquin.

Je ne voulais pas prendre de risque et ma gorge commençait vraiment à trop me brûler. Je devais aller chasser pour pouvoir garder tout contrôle même si cela devenait de plus en plus facile de rester près d'elle, avec et en elle. Elle me laissa me lever en grognant de frustration, je l'embrassais tout en souriant j'aimais voir et ressentir à quel point je comptais pour elle.

-Je fais vite je te promets. En attendant ça te laisse le temps de prendre une bonne douche et de préparer nos affaires, dès que je reviens nous rejoindrons Glasgow pour attendre notre vol de demain.

-OK, reviens-moi vite, me dit-elle en m'embrassant.

Je me dégageais rapidement après son baiser car elle avait bien dans l'idée de me retenir plus que nécessaire.

Elle sourit et s'amusa de s'être faite démasquer et je l'entendis se diriger dans la salle de bains une fois que je fus dehors. Comme à mon habitude je fis un rapide tour de l'endroit où elle se trouvait juste avant de partir. Pour être sûr qu'aucun danger ne la guetterait. Tout étant parfait à mon goût je pus partir rejoindre l'île de Yell où je pouvais trouver des cerfs pour me nourrir. En arrivant sur cette île je sentis la fragrance de deux vampires que je connaissais trop bien. Je me tenais sur mes gardes, l'avantage étant qu'ils étaient présent tout les deux ici, laissant ainsi Bella en retrait de la future dispute qui se profilait. Mais mon irritation prit vite le pas sur toutes mes autres émotions. Je les vis assis sur la plage désertique attendant sans nulle doute mon arrivée. Je m'avançais vers eux déterminé et véritablement contrarié. Ils me regardaient avec un mélange de crainte, de rancœur, de colère et de jalousie. Leurs émotions étant si proches l'un de l'autre que j'aurais été presque incapable de dire de qui venait quoi. Mais au bout du compte je m'en foutais royalement.

-Qu'est-ce que vous foutez ici ? demandai-je sèchement.

-Bonjour à toi aussi Jasper, me reprit Edward sarcastique.

-Épargne-moi tes sarcasmes et viens en au fait rapidement. Je n'ai pas de temps à perdre.

-Oui nous avons cru comprendre, que tu avais un programme assez charger, rétorqua-t-il toujours sur le même ton.

-Comment as-tu pu faire ça avec elle, ne put s'empêcher de renchérir Alice.

-Pourquoi poses-tu une question, alors que tu en connais déjà la réponse Alice.

-Elle n'est pas tienne, Jasper tu nous fais du mal à tous, argumenta-t-elle.

-Si c'est pour avoir ce genre de conversation que vous êtes venus je crois que vous avec perdu votre temps je n'ai pas l'intention de me justifier, et je ne regrette absolument pas ce que j'ai fait.

-Non ce n'est pas ça car de toute façon nous savons que votre histoire va s'arrêter dans peu de temps, continua Edward.

-Je sais que vous êtes au courant de ma discussion avec Bella, mais sachez que je n'ai pas dans l'intention de la laisser partir sans rien faire.

-Tu n'auras malheureusement pas le choix Jasper. Si nous sommes ici c'est parce que j'ai eu une vision et que cela te concerne toi et Bella, dit-elle.

-Et tu crois que je vais te croire sur parole Alice. Je sais, je sens que ce que tu m'annonces te réjouis et je sais également que la seule chose qui puisse te réjouir c'est que je laisse Bella et que je revienne avec toi dans la famille.

-Oui c'est vrai, je le nie pas. Et c'est bien entendu une version de ce qui pourrait se réaliser quand je te dirais ce que j'ai vu.

-Je ne suis pas sûr de vouloir le savoir Alice. La seule chose que je veux actuellement c'est poursuivre mon voyage avec Bella.

-Bella va mourir ! Tuée par Maria ! cria Edward plus en colère que jamais.

-Comment ça ? demandai-je surpris.

-La vision d'Alice est apparu la semaine passée. Nous savons qu'elle t'a contacté et ton refus la mise dans une colère noire. Elle veut se venger, elle est en train de te chercher. Dans la vision d'Alice elle vous tombera dessus dans deux semaines alors que vous serrez à Cuba.

-Merde et bien nous éviterons d'aller là-bas, rétorquai-je.

-Ce n'est pas si simple Jasper, j'ai vu que tu réagirais de cette façon, si ce n'est pas à Cuba ce sera aux Bahamas, si tu renonces également elle vous retrouvera en France, ou alors au Zambie, à Madagascar. L'avenir de Bella est sérieusement compromis, tu lui fais gagner une années tout au plus.

-Qu'est-ce que vous êtes en train de me dire ? demandai-je pas vraiment sûr de vouloir entendre la réponse.

-Il faut que tu la laisses, Jasper c'est pour son bien, reprit Edward.

-Ah non je ne crois pas ! Je ne vais certainement pas faire la même connerie que toi. Certainement pas ! En plus tu as promis de t'interposer entre elle et moi, je ne vais certainement pas me jeter la tête la première dans votre histoire, grognai-je.

-Je sais ce que je t'ai promis mais là ça n'a rien à voir. Et c'est vrai que j'ai fait une connerie c'est certain, mais contrairement à maintenant le danger n'était pas aussi réel et important. Tu connais Maria elle se vengera elle est persuadée que tu es la cause de sa déchéance. Pour elle si tu ne l'avais pas quittée elle aurait encore ses terres. Elle a besoin d'un guerrier, d'un puissant guerrier.

-Admettons que je crois votre histoire et que j'accepte d'abandonner Bella, ce n'est qu'une hypothèse ne vous emballez pas. Qui me dit qu'elle ne s'en prendra pas à elle après. Je ne serais pas là pour la protéger.

-Elle te cherche et elle te trouveras dans notre famille. Elle pensera que tu es toujours avec moi et voudra s'en prendre après moi. Elle ne connait pas mon don elle tentera de m'attaquer un jour où j'irais rejoindre Rosalie en shopping. Et nous pourrons la tuer à ce moment précis.

-Tu la connais mieux que quiconque Jasper tu sais de quoi elle est capable. Et tu sens également que nous ne te mentons pas Alice a bien eu ces visions. Et je les ai toutes vu, je sais également que tu ne me fais pas plus confiance et que tu penses que c'est une manœuvre pour t'éloigner de Bella mais je peux t'assurer sur ce que j'ai de plus cher dans ce monde. Et tu sais parfaitement qui c'est, vu que c'est toi qui en profites aujourd'hui. Mais tout ce qu'on t'a dit va inévitablement arriver, il n'y a pas d'alternative autre que de la laisser retourner auprès des loups. Et je t'assure que je préfère que ce soit toi qui soit à ses côtés que ces monstres puants avec leurs contrôles incertains.

-Ce n'est pas ce que tu pensais il y a encore quelques mois de cela.

-Parce que tu as pu nous prouver que ton contrôle était plus sûr que ce que nous pensions, dit-il avec amertume. Et je tiens à te faire fais mes excuses d'ailleurs pour cela. Parce que la théorie de Bella ne me paraît plus aussi incongrue en fin de compte. Mais je t'en conjure cherche en nous, sonde nous tu pourras voir qu'on te dit la stricte vérité. Je t'assure que la vie de Bella est réellement menacée.

Il était malheureusement sincère, il disait la vérité. Putain je ne pouvais pas faire ça, je ne pouvais pas l'abandonner, c'était impossible je ne le pourrais jamais j'y tenais trop, et je lui avais fait une promesse. Comment diable cela avait pu en arriver là ? Il y a moins d'une heure elle était dans mes bras et nous étions heureux. Et là j'apprenais que je devrais la laisser partir pire j'allais devoir mettre un terme moi-même à notre histoire. C'était tout bonnement impossible, je ne serais jamais capable d'un tel acte. Et puis qui me dit que je ne pourrais pas tuer Maria avant qu'elle ne s'en prenne à Bella. Après tout j'étais le putain de Dieu de la guerre et ce n'est pas cette salope qui allait venir interférer dans mes plans.

-J'ai également soumis cette option à Alice et le résultat est que dans ce contexte c'est que Maria soulèvera une armée, et toute la famille sera détruite et elle tuera Bella sous tes yeux avant que tu n'aies le temps d'intervenir et toi elle réussira à te démembrer elle fera brûler tes bras et tes jambes et te laissera à l'agonie dans des catacombes sordides pendant le reste de ton éternité. C'est le pire scénario que l'on ait testé.

-Je la connais elle ne pourra pas passer au travers de mon radar. Je sais comment elle fonctionne.

-Sauf qu'apparemment elle vient de transformer un soldat qui a un pouvoir redoutable. Et contre lequel tu ne peux rien, personne ne peux rien. Il a le pouvoir de contrôler les corps, s'il décide que tu ne bougeras plus, tu ne pourras rien faire et c'est de cette façon qu'elle réussira à tuer Bella devant toi et à tous nous tuer également, m'apprit Alice.

-Merde ! grognai-je de frustration, en frappant mon poing sur le rocher sur lequel Edward était assis en le réduisant en un monticule de petits cailloux. Ce n'est pas possible dites-moi qu'il y a une autre alternative.

-Non la seule solution nous te l'avons expliquée, quand elle nous verra dans le Montana tous ensemble, elle nous verra toi et moi ensemble elle ne se méfiera pas et tentera de s'attaquer à moi, argumenta Alice.

-En plus de ça elle court un risque non négligeable car c'est à la seconde près que nous la sauverons le moindre petit écart au plan et Alice perdra la vie, renchérit Edward.

Je réfléchissais à toute vitesse sur des options potentielles auxquels ils n'auraient pas pensé comme inclure Peter et Charlotte dans l'équation pour la surprendre par exemple.

-Non Jasper, nous y avons déjà pensé, répondit Edward à mon raisonnement silencieux.

-La seule autre option que tu peux avoir, dit Alice le visage bas et attristé. C'est de transformer Bella. Et encore ce n'est pas dit qu'elle puisse s'en sortir à long terme, mais son bouclier pourrait être un atout pour sa survie.

-Elle refuse la transformation pour le moment, me lamentai-je.

-Oui on le sait, mais c'est la seule alternative à ton départ et encore on en est pas sûrs, renchérit Alice.

-Merde ! laissai-je échapper de nouveau en me laissant tomber sur cette plage sordide.

La tête entre mes mains cherchant une faille, une autre alternative. Je ne voulais pas vivre sans elle, c'était impossible j'avais besoin d'elle dans ma vie.

Edward vint s'assoir à mes côtés et posa une main réconfortante sur l'épaule et je sentis sa compassion il était véritablement sincère.

-Je sais ce par quoi tu passes et je suis sincèrement désolé. Mais si tu l'aimes et je ne doute pas de ce fait, tu dois la laisser partir. Tu dois d'abord t'occuper de lui sauver la vie et après seulement nous reprendrons notre petite compétition, même s'il est malvenu de parler de Bella en ces termes. Mais avant tout il nous faut la protéger.

-Elle ne s'en remettra pas. Si je l'abandonne elle m'en voudra autant qu'elle t'en veut à toi.

-C'est une possibilité, mais à ton avis qu'y a-t-il de mieux. Qu'elle vive encore une année à t'aimer et qu'elle finisse par mourir de la main de Maria dans les pires souffrances où qu'elle te haïsse mais vive encore de belles décennies.

-Je ne peux pas faire ça. Je ne suis pas aussi bon que vous, je veux juste que l'on soit heureux ensemble, je ne veux rien d'autre que ça.

-Bien que ça me fasse mal de te le dire, tu auras certainement une chance de la récupérer une fois que Maria ne sera plus de ce monde. Dit lui dès maintenant les véritables raisons de ton départ. Elle t'en voudra et te haïra pour lui faire revivre cette souffrance qu'elle a connu avec Edward, mais dans quelques années elle sera plus abordable et tu pourras lui faire comprendre et admettre ton point de vue, intervint Alice.

-Es-tu sûre de ça ? elle baissa la tête et je ressentis une rancœur phénoménale alors qu'elle me répondit.

-Oui j'en suis sûre j'ai même une image de vous deux ensemble.

-Je suis désolé Alice, lui répondis-je. Je savais que cela la faisait souffrir.

-Tu le peux Jasper je viens de détruire ma dernière chance que j'avais de te récupérer. Je vais faire ce qu'il faut pour détruire Maria et après je partirais un moment, elle se détourna de nous et avant de partir, elle dit à Edward.

-Je te retrouve à l'hôtel, Edward acquiesça d'un signe de tête. Il n'avait pas besoin de parler elle connaissait déjà la réponse.

-Cette histoire nous aura tous détruite, conclus-je.

-Si la famille arrive à se remettre de ça ce sera déjà miraculeux. Mais notre principal souci est de lui sauver la vie. Nous aurons l'éternité pour ressouder nos liens.

-Oui tu as raison. Je vais chasser, et je retournerais la chercher. Je lui parlerais de cela une fois à Glasgow.

-Oui tu fais bien. Bon courage Jasper je suis passé par là et je sais qu'il va t'en falloir.

-Je ne suis pas sûr de pouvoir lui résister contrairement à toi.

-Garde en tête que sans ça, elle sera morte à cette période l'année prochaine. Cela devra te donner le courage nécessaire pour faire ce qu'il faut pour son bien.

-Ouais tu as raison. Putain je ne pensais pas que moi j'aurais un jour à faire cette merde de connerie.

-Tu vois maintenant ce qu'il a fallu que j'endure. Je sais que tu penses que je suis vieux jeu et que je devrais revoir mes manières. Mais je t'assure que j'étais persuadé il y a deux ans que c'était ce qu'il y avait de mieux pour elle.

-Je n'en doute pas et je pense que je vais revoir mon jugement te concernant. Bien que si j'arrive à revenir dans sa vie après ça. Je ne te laisserais aucun avantage, si je peux la récupérer je le ferais et qu'importe les moyens.

-Je m'en doute et je pense que ce coup-ci c'est moi qui aurait l'avantage sur toi.

-Non tu n'as rien du tout. Tu n'as pas assez de contrôle pour avoir mon avantage, il rit face au revirement de situation.

-Effectivement mais je vais avoir du temps pour travailler ça, et crois-moi je vais m'y employer. Bon va chasser, sinon vous louperez votre ferry.

Il se leva et me donna un dernier coup amical sur l'épaule, c'était incroyable ce revirement de situation et je dois avouer que si je n'avais pas été empathe je n'aurais rien cru. Mais je devais être honnête et penser avant tout à la sécurité de mon ange. Elle était vraiment en danger Edward avait été honnête, j'avais senti son désespoir quand il m'avait annoncé la mort de Bella tuée par Maria, il ne pouvait pas feindre ça. Je me levais à mon tour et partis à la recherche des premiers animaux que je trouverais et qui sauraient calmer ma soif, pour que je puisse rentrer au plus vite vers ma Bella. Le pire restant à faire.

Quand j'arrivais elle était prête, elle avait préparé nos affaires et m'attendait devant la maisonnette. Quand elle me vit son cœur s'accéléra, ce qui serra le mien. C'était l'une des dernières fois que je l'entendais m'accueillir de la sorte. L'océan d'amour qu'elle m'envoyait me fit plus mal que des millier de morsures. Je la pris dans mes bras avec désespoirs.

-Qu'est-ce qu'il se passe Jasper ? me demanda-t-elle inquiète.

-Tu m'as juste un peu trop manqué.

-Tu n'es parti que deux heures, me reprit elle amusée.

-Ce qui veut dire que pendant ces deux heures je ne t'ai pas manqué ?

-Bien sûr que si idiot. Bon je crois que le petit câlin dont je rêvais va passer à la trappe, si nous ne voulons pas loupez le ferry il va falloir y aller de suite va te changer je t'ai préparé des affaires dans la chambre sur le lit tu as cinq minutes.

-Oui mon général, lui répondis-je amusé.

-Major cessez de rire de moi ou je saurais rétablir mon autorité, reprit-elle avec fermeté, sans pour autant caché l'hilarité sous-jacente.

Nous arrivions enfin à notre hôtel, j'avais été assez distrait durant le voyage et Bella s'en était rendu compte. Elle attendait seulement que je lui en fasse part de ma propre initiative.

Après avoir pris possession de la chambre elle vint à moi me prit par la main et m'amena sur le fauteuil. Elle me pria silencieusement de m'y installer puis elle se positionna sur moi à califourchon, ancrant son regard dans le miens.

-Qu'est-ce qu'il y a Jasper; tu es resté enfermé dans tes pensées depuis le moment où tu es revenu de la chasse ?

-Je t'en parlerais après. Mais en attendant il me semble que tu m'avais parlé d'une séance câlin.

-Hum ! Voilà qui me réjouit j'avais cru devoir m'en passer pour aujourd'hui, me répondit-elle malicieuse.

-Certainement pas, lui rétorquai-je avec ce sourire qu'elle aimait tant.

Je voulais partager ces dernier moments avec elle. Je voulais lui donner ce qu'elle méritait tellement et ce que je ne pourrais plus lui offrir par la suite.

Je la voulais mienne une dernière fois, avant de lui avouer, l'impossible réalité, celle que j'allais à mon tour l'abandonner. Je pris ses lèvres d'assaut avec plus d'urgence, je mettais, tout mon amour, toute ma tendresse, tout ce que j'avais de meilleur et qu'elle seule avait fait naître en moi. Elle était troublée je le sentais mais elle profitait de tout ce que je lui offrais. Je la pris dans mes bras et sans cesser notre baiser je l'emmenais sur le lit où je la déposais avec délicatesse, j'enlevais rapidement ses vêtements afin qu'elle m'apparaisse une dernière fois nue et offerte, elle était tellement belle sans le moindre tissu pour venir la cacher. La nature l'avait naturellement dotée d'un corps parfait, j'imaginais ce qu'il aurait pu être avec la transformation, elle aurait sans nulle doute été l'un des vampire les plus beaux de cette terre. Je lui embrassais la jugulaire, partie de son corps à toujours m'attirer de mille façons et je dois dire que j'étais en ce moment tenté de la mordre pour en faire l'une des nôtres, et cette idée avait d'ailleurs été mon sujet principal ces dernières heures. Après tout je n'aurais qu'à gérer sa colère après, mais bien que l'idée était alléchante, je ne pouvais pas lui faire cela. Je dois bien avouer que c'est la première fois que ma conscience me travaillait autant. Je redescendis pour arriver à ses parfait petits seins. Ils prenaient naturellement leurs places dans mes paumes, à croire qu'ils avaient été créé que pour mes mains. Elle émit des gémissements de satisfaction, sa poitrine était l'un des endroit les plus sensible de son corps. Son désir était perceptible même sans don, sa douce odeur nous entourait, faisant se dresser mon membre, qui n'attendait que le moment où je le laisserais retourner dans cet endroit si chaud et si étroit, dans son antre, son refuge. Mon refuge.

Je ne m'attardais pas plus sur sa poitrine et dessinais un chemin en passant par son estomac, puis ses abdominaux. Enfin je me dirigeais lentement déposant des baisers un peu partout, attisant son désir, et son besoin d'être prise et comblée. Je relevais la tête pour plonger mes yeux dans son regard dilaté sous l'effet que je lui prodiguais elle attendait patiemment, en tout cas extérieurement elle paraissait calme et docile car elle bouillonnait littéralement. Son bas-ventre diffusait une chaleur digne des plus grandes canicules. Sa matière luisante et céleste m'appelait, m'attirait telle une sirène diffusant sa douce odeur envoutante pour me guider jusqu'à son antre, jusqu'à mon Paradis. Je promenais ma langue fraîche sur son clitoris gonflé de désir imprégné de son divin nectar. Elle gémit et frissonna de plaisir, je m'appliquais à exaucer le moindre de ses désirs, de ses envies je voulais que quand elle repense à moi et à la dernière fois où nous avons fait l'amour qu'elle ne regrette rien qu'elle repense à ce moment comme le plus beau que l'on ait partagé. Elle étouffait ses cris d'extases, je l'aimais quand elle lâchait prise, se laissant aller dans la jouissance ces moments où plus rien ne comptait que son plaisir. Je n'avais qu'une envie c'était de me glisser au plus profond d'elle, nous mélanger n'être plus qu'un, exprimer tout mon amour par cette fusion de nos deux corps, j'aimerais la prendre aussi fort physiquement que ce que je ressentais émotionnellement. Mais je ne pouvais pas, assouvir mon urgence, ma soif de sang et de foutre mêlés(*1). J'arrivais tout de même à me contenir et me reprendre, je devais me retenir je devais y aller doucement, je ne pouvais pas la prendre tout de suite. Après son premier orgasme je repris le chemin qui me ramenait à ses lèvres je savais qu'elle aimait sentir sur mes lèvres et ma langue son propre goût et je trouvais cela terriblement sexy, tellement excitant et aujourd'hui encore plus que d'habitude, elle venait d'avoir un des orgasmes les plus puissants que je lui avait donné mais elle était déjà prête à repartir. Elle me fit comprendre qu'elle voulait avoir le dessus, docile je me laissais faire. Elle se positionna à califourchon sur mon sexe dangereusement tendu, elle ondula doucement, sensuellement, il me fallait toute mon expérience et mon contrôle pour ne pas me laisser aller à ses coups de reins aguicheurs elle me sourit sournoisement, j'aimais la voir et la sentir dominatrice, c'est la seule à qui j'avais laissé ce privilège, aucune femelles ne m'avaient jamais dominé, je ne le supportais pas. Elle calma ses ondulations sans pour autant les cesser, elle s'approcha de mes lèvres et se jeta sur elles de façon agressive, mon venin emplit ma bouche je le ravalais difficilement, elle prit d'assaut ma bouche, puis mon cou, elle embrassa un grand nombre de cicatrices, mon corps balafré l'excitait, elle passa ses mains caressantes, douces et possessives, sur chaque parcelle de ma peau la revendiquant comme sienne. Puis elle y associa sa bouche chaude, ses lèvres douces, sa langue brulante, mon érection s'accentua, je pressais son bassin un peu plus sur ma longueur. Elle sourit machiavélique, elle descendit ses baisers, sa bouche, elle se positionna sur ma hanche embrassant mon os iliaque, puis suivant le tracé de ma musculature l'amenant directement sur la pointe dure et tendue qu'était mon sexe. Elle le caressa tendrement m'arrachant un gémissement, elle me darda de son regard sensuel, je dirais même coquin et aguicheur. Elle embrassa mon gland sans rompre le contact visuel, elle laissa sa lève inférieure et sa langue glisser sur lui le goûtant, le savourant comme une pêche bien juteuse le geste en lui-même était d'un érotisme sans pareille mais ce qui me fit presque me perdre se fut son plaisir à me goûter de cette façon, elle aimait mon goût, elle aimait avoir mon sexe dans sa bouche.

-Putain Bella ! gémissais-je essayant de ne pas me lâcher tout de suite.

Ma supplique augmenta son désir je n'allais pas tenir longtemps à ce rythme. Moi qui pouvais baiser des heures et des heures avec Alice ou n'importe qui d'autre dans un contrôle parfait de toute mon anatomie. Je me retrouvais en ce moment comme un puceau dans les mains habiles de ma belle humaine. Elle prit ma verge en bouche et la stimula de la plus belle des manières. Au bout de seulement quelques minutes je savais que je ne pourrais tenir plus longtemps. J'aurais aimé laisser couler ma douloureuse résine dans sa bouche si douce et envoutante (*2), mais je savais que certaines femmes trouvaient cela dégradant et je ne voulais pas faire ça à Bella.

-Bella arrête-toi je ne vais pas tenir longtemps ! réussis-je à articuler d'une voix basse et rauque de désir.

Je reçus un tsunami de désir associé à son regard rieur je savais qu'elle n'avait pas l'intention de se retirer avant d'avoir le goût de mon sperme dans sa bouche. Je ne résistais pas à cette sensation de pure satisfaction, et avec une dernière caresse de sa langue associée à la pression de sa main je me libérais dans sa bouche.

-Ouii ! Bellaaaaa ! elle se sentait fière d'elle, elle était heureuse d'avoir réussi à me faire céder.

Et le plus excitant c'est qu'elle aimait ça, elle aimait autant le goût de mon foutre que moi le sien. Elle me lécha goulument avec un entrain non feint, ce qui raviva en moi un nouveau désir, celui de la reprendre et de me fondre en elle. Je voulais m'unir à elle, je ne voulais faire qu'un avec elle, la dominer, lui faire perdre pied, qu'elle aille jusqu'à oublier son nom. Elle ravivait mes instincts les plus primaires, je voulais la mordre mélanger son sang à nos foutres, comme à l'époque où je me nourrissais de belles humaines après les avoir possédées. Mais je devais me reprendre je me perdais, le Major refaisait surface et l'espace d'une seconde je pris réellement peur. J'avais peur de céder, peur que je puisse perdre ce contrôle. Elle me regardait, ses yeux profond étaient soudés aux miens ce simple contact m'apaisa instantanément, j'étais incapable de lui faire du mal et je réussis sans difficulté à maîtriser le Major, ma bête. Je l'attirais à moi et l'embrassant voulant sentir également mon goût sur ses lèvres, dans sa bouche et je comprenais pourquoi elle aimait ça, rien n'était vraiment comparable à nos saveurs mélangés.

Je la repositionnais sur le dos, je reprenais le contrôle, la dominant, mon geste avait été un peu plus brusque que ce que je ne l'avais voulu, mais je me rendis compte qu'elle avait aimé que je la secoue. Malheureusement je ne pourrais pas jouer à ce jeu avec elle, en tout cas pas en tant qu'elle était humaine. J'avais déjà failli perdre pied un peu plus tôt, je ne pourrais malheureusement pas tenter ma bête à l'extrême car je savais d'instinct que je risquais dans le meilleur des cas de la transformer. Et cela je ne voulais pas le faire sans qu'elle soit d'accord pour m'accompagner dans l'éternité, et je n'osais même pas penser à ce qui pourrait arriver dans le pire des cas, je refoulais cette image au fin fond de mon esprit et me recentrais sur ma douce compagne.

Je la caressais avec tendresse mes doigts l'effleuraient à peine et pourtant elle était plus que réceptive. Je l'embrassais sensuellement, me collant à elle pour ne pas qu'une partie de son corps soit sans mon contact. Sans rompre notre baiser, ni mes caresses je la pénétrais avec douceur, je sentis sa satisfaction au moment où je la faisais mienne. Elle aimait particulièrement ce moment où j'entrais en elle, cela faisait naître des millier de courants électriques qui lui parcouraient tout le corps. Mais surtout elle se sentait bien et à sa place, ce que je ressentais également. Je commençais mes mouvements, elle inclina son bassin afin de me suivre et me permettre plus de profondeur. Je relâchais sa bouche pour la laisser respirer, elle caressa mon dos avec l'une de ses mains alors que l'autre allait sur mes fesses me dictant le rythme qui lui convenait le mieux et tout cela sans briser la connexion visuelle que nous avions. Quant à moi j'avais gardé mon appui sur l'un de mes avant bras tandis que mon autre main était sur la hanche de ma belle accompagnant ses mouvements de bassin en harmonie avec mes coups de reins. Elle haletait et commençait à transpirer malgré la froideur de mon corps, je dois dire que j'adorais quand elle transpirait lors de nos ébats, le sens du toucher et les mouvements de nos corps étaient amplifiés. Je faisais tout mon possible pour ne pas venir tout de suite, je voulais la faire durer, lui donner le meilleur orgasme de sa vie le plus grand mais également le plus profond parce qu'en dehors du fait que je voulais la conduire au plaisir, je voulais qu'elle ressente également la puissance du lien qui nous unissait. Mais je savais que je n'allais pas pouvoir tenir encore bien longtemps, Bella était trop excitante et surtout ses émotions étaient trop puissantes et faisaient échos aux miennes. Elle était elle aussi à la limite de son orgasme et je savais qu'elle m'attendait.

-Vient avec moi, bébé, lui demandai-je d'une voix basse et veloutée.

Et il n'en fallut pas plus, elle abandonna ses réserves, se resserrant autour de moi comme jamais auparavant m'emportant avec elle. Je relâchais mon pouvoir pour qu'elle ressente mon propre plaisir en même temps que le sien, dans une parfaite fusion de notre orgasme qui était dévastateur.

-Jasper ! hurla-t-elle alors qu'elle se fit emporter par notre orgasme commun.

Elle était haletante son cœur était irrégulier. Après être resté quelques minutes en elle où je me sentais si bien, le temps qu'elle reprenne son souffle, je me retirais d'elle et me positionnais à ses côtés. Elle vint se blottir contre moi profitant de l'instant présent.

-Je t'aime Jasper, me dit-elle.

C'était la première fois qu'elle me l'avouait oralement sans vraiment sans rendre compte comme si c'était naturel, et cela l'était. Elle se laissa gagner par le sommeil, il était normal qu'elle se fasse happer par la fatigue après une telle dépense d'énergie.

-Je t'aime aussi Bella, lui répondis-je alors que je l'aidais à s'endormir en envoyant une onde calmante modérée mais qui lui suffit.

Je savais qu'elle m'aimait mais cela avait une grande importance pour moi qu'elle me l'avoue oralement. Je pensais qu'elle pourrait peut-être réfléchir à une transformation. Peut-être qu'elle comprendrait et accepterait la transformation pour rester avec moi. Un élan d'espoir me submergea, je pourrais peut-être avoir l'alternative à notre séparation. Nous ne serions peut-être pas obligés d'en arriver à cette extrémité. Et c'est dans cet état d'esprit que je passais les trois heures qui suivirent.

Elle se réveilla après ces trois longues heures où j'avais pu m'enivrer de son parfum. Elle m'embrassa, je sentais qu'elle avait des courbatures mais elle n'en tint pas cas. Elle se leva et se dirigea vers la salle de bains. Je sentais poindre une pointe d'angoisse, alors qu'elle était sous la douche, puis du questionnement, beaucoup de questionnement, elle savait que quelque chose n'allait pas. Mais je gardais l'espoir qu'après l'aveu qu'elle m'avait fait ce serait une étape plus simple que ce que je pensais au départ. Elle ressortit peu de temps après, habillée elle s'installa sur le lit déterminée.

-Bon tu vas me dire maintenant ce qui te tracasse ! je décidais d'être directe il ne servait à rien avec Bella de tourner autour du pot elle était comme moi. Elle se débrouillerait avec ses émotions après l'annonce.

-J'ai vu Alice et Edward lorsque je suis allé chasser. Ils m'attendaient.

-Merde et alors ? elle était angoissée mais n'avait pas peur, elle me témoignait une confiance sans faille, comme toujours.

-Ils m'ont informé que nous allions avoir des problèmes.

-Et tu les a cru ? me demanda-t-elle incrédule et agacée.

-Oui je les ai cru ! Parce que cela touche une certaine partie de mon passé et il y a certaines choses qu'ils ne peuvent pas inventer, ni même savoir.

-Jasper tu sais qui ils sont et surtout comment ils sont. On ne peut pas leur faire confiance.

-Bella crois-tu que l'on puisse me mentir sans que je ne m'en rende compte ? demandai-je irrité.

-Non, répondit-elle ne décolérant pas. Puis sa colère laissa place au questionnement, à la suspicion, puis de nouveau le questionnement.

-Poses-les moi directement tes questions on gagnera du temps.

-De quoi s'agit-il ? Quel est le problème ? demanda-t-elle sur un ton méprisant, et bien que je savais que cela ne m'était pas adressé, son comportement m'agaçait quand même.

-De Maria, Bella ! C'est Maria le problème, rétorquai-je un peu plus sèchement que je ne l'aurais voulu. Elle se raidit ce qui me surpris vu que je ne lui avais jamais parlé de Maria. Tu sais qui c'est ? demandai-je surpris.

-Oui Peter et Charlotte m'en ont parlé, m'avoua-t-elle. Bien évidemment j'aurais dû m'en douter. Et quel est le problème avec Maria ?

-Elle m'a contacté la semaine dernière pour me proposer une place dans son armée. Elle s'est faite dépossédée de tout son territoire et souhaite le reconquérir. Elle comptait apparemment un peu trop sur mon aide.

-Et comme tu as refusé elle va vouloir me tuer.

-C'est ça.

-Une question, comment connait-elle mon existence ?

-Elle ne la connait pas encore. Mais elle est actuellement à ma recherche, et elle va nous retrouver normalement cela devra se faire lors de notre voyage à Cuba. Et même si on évite Cuba elle nous retrouvera plus tard, la coupai-je sachant qu'elle allait avoir le même raisonnement que moi précédemment. Alice a tenté plusieurs scénarios possibles aucuns hormis deux sont possibles, je sentait un élan de colère, de rancœur et de jalousie quand je prononçais le prénom d'Alice.

-Et quels sont-ils ? elle était soupçonneuse, méfiante elle redoutait mes paroles, et cela ne me rassura pas du tout.

-Les solutions sont soit ta transformation, soit notre séparation, le choc, l'incrédulité, la colère, la haine, passèrent comme des balles de révolvers lancées à pleines vitesses. Calme-toi Bella, lui demandai-je en lui envoyant plusieurs vagues calmantes, qui firent leur effets bien que la colère restait encore présente dans son corps mais c'était un sentiments bien ancré chez Bella qui avait tendance à se faire tenace dès que l'on parlait soit d'Alice, soit d'Edward.

-Elle le savait ! se dit-elle à voix basse pour elle.

-Elle savait quoi Bella ?

-Elle savait que je n'accepterais pas la transformation. Et donc qu'il ne resterait que la séparation.

-Pourquoi refuses-tu la transformation Bella ? Nous pourrions être ensemble pour le restant de l'éternité, demandai-je incrédule, je croyais vraiment qu'elle pouvait revoir sa position.

-Non tu resterais avec ta compagne pour le restant de l'éternité, moi je serais seule.

-Ce n'est pas vrai Bella ! Tu sais que nous sommes liés, tu le sens comme moi je le sais. Je suis sûr que tu es ma compagne Bella. C'est toi ma compagne !

-Non c'est pas vrai ! Vous me l'avez bien assez répété un vampire n'a qu'une seule véritable compagne, qu'une seule âme sœur, tu as trouvé la tienne il y a presque un siècle. Je ne le suis pas. Nous avons un lien particulier c'est vrai, mais je ne suis pas ton âme sœur. C'est elle ! Et au bout du compte tu retourneras vers elle et je serais seule de nouveau. Je ne veux pas la transformation ! cria-t-elle en colère et en pleur. Un profond désespoir la submergea.

-Bella ! repris-je sèchement n'acceptant pas son refus. Je pourrais te transformer de force tu le sais ! dis-je menaçant en m'avançant vers elle.

-Mais vas-y Jasper contrains-moi à une éternité de souffrance. Condamne-moi à te voir heureux avec quelqu'un d'autre sous mes yeux pour le reste de mon éternité. Mais sache que si tu me mords et que tu me transformes tu ne pourras pas me retenir. Je ne resterais pas et j'irais chercher Maria, je lui dirais qui j'étais pour toi et elle me tuera.

-Bella tu ne peux pas choisir de me quitter. Ce n'est pas possible j'ai besoin de toi. Tu m'aimes je le sais, et je t'aime également on pourrait être heureux tous les deux.

-Oui je t'aime Jasper, mais j'aime encore plus l'idée que je pourrais mourir un jour. Nous avons déjà eu cette conversation je n'ai pas changé d'avis.

Elle se retourna prise d'un chagrin indescriptible je sentis sa détresse et sa souffrance telle une déchirure profonde venant dans ses entrailles. Elle se dirigea vers la salle de bains résignée. Je l'entendis manipuler des objets, puis elle revint avec sa trousse de toilette, qu'elle jeta dans son sac qu'elle venait de poser sur le lit.

-Que fais-tu Bella ?

-Je m'en vais Jasper. Tu l'as dit toi même il n'y a que deux solutions. Et je refuse la première alors je rentre chez moi où je serais en sécurité. J'avance notre séparation, parce que je ne le supporterais pas, dit-elle en larme. Je vins me positionner dans son dos je l'étreins avec désespoir.

-Ne me laisse pas Bella, ne me quitte pas je t'en prie. Reste, je ne t'abandonnerais jamais je te promets que je ne retournerais pas auprès d'Alice, mais ne me laisse pas.

-Tu ne peux pas faire ça et tu le sais. Tu ne pourras pas résister longtemps à votre attraction.

-Mais tu ne comprend pas ! m'énervai-je, en la retournant l'obligeant à me faire face. Il n'y a pas d'attraction avec Alice. C'est toi ! Tout me relie à toi, je ne pense qu'à toi, ma tête est rempli de tes images, de ton odeur, de tes rires. Putain Bella c'est toi ma compagne ! j'avais perdu toute retenue, je ne pouvais pas la laisser partir, je lui envoyais tout l'amour que je ressentais pour elle.

Je la sentais qui commençait à se questionner, je la sentais prête à accepter, elle y était presque. Putain elle allait enfin me dire oui, je sentais de nouveau l'espoir me submerger, elle acceptait de devenir ma compagne j'en étais heureux, j'attendais qu'elle finisse son cheminement interne, elle savait que tout ce que je venais de lui dire était la pure et simple vérité, elle le savait parce qu'elle ressentait tout ça également.

Puis sans même que j'ai pu faire attention la porte s'ouvrit rapidement faisant sursauter Bella. J'avais tellement été obnubilé par le fait de la faire céder et sa réflexion intense analysant chacune de ses émotions, que j'avais fait abstraction de tout ce qui nous entourait je ne les avais donc pas senti arriver. Je sentis une colère monstrueuse s'emparer de moi, Edward et Alice étaient dans notre chambre.

-Putain qu'est ce que vous foutez là je vous avais dit que je m'occuperais d'elle, hurlai-je à leur attention alors qu'ils venaient certainement de réduire à néant ma seule chance que j'avais de la convaincre d'accepter la transformation.

Bella fut submergée par une haine incommensurable. C'est le sentiment prédominant qu'elle ressentait pour Edward et Alice puis ses émotions se modifièrent se transformant en choc, passant par l'incrédulité, puis enfin de la compréhension, et une douleur titanesque m'attaqua au sens véritable du terme.

-Tu étais de mèche avec eux. Tu m'as manipulée, pour me faire accepter la transformation ! hurlait-elle, hystérique et choqué était submergée par la tristesse, le désespoir et un sentiment de trahison si intense qu'il aurait pu me faire plier.

-Bella ce n'est pas ça je te promet, tentas-je de la rassurer mais je sentais qu'il était trop tard elle était persuadée que je m'étais joué d'elle, que j'avais été en collaboration avec Edward pour la transformer. Elle pleurait comme jamais je n'avais vu quelqu'un le faire, sa peine, sa souffrance, son désespoir étaient insupportable, je me demandais comment elle pouvait tenir avec toute cette tensions j'avais moi même du mal à les contenir.

-Bella, tenta Edward. Il n'y est pour rien. Je te le promets, nous sommes venus car nous t'avons vu te faire agresser à ton atterrissage lors de ton transit entre deux avions, puis nous avons vu tes agresseurs te tuer. Nous voulions juste empêcher cela.

-Ce n'est pas vrai vous êtes tous des putains de menteurs, hurla-t-elle en prise aux tourments. Elle se dirigea vers son sac qu'elle ferma avec colère, attrapa sa veste.

-Ne la laisse pas partir Jasper. Endors-la elle va se faire tuer si elle sort d'ici maintenant, intervint Alice.

-Ne fais pas ça, me supplia-t-elle avec un chagrin dévorant. S'il te plaît si tu me respectes un tant soit peu, ne m'empêche pas de partir, sa souffrance était si intense, son déchirement si vif et douloureux que j'allais accéder à sa requête, j'allais la laisser partir, je ne voulais pas lui faire plus de mal, ça la tuerait.

-C'est si tu la laisses partir qu'elle va mourir Jasper. Tu n'as pas fait tout ça pour rien. Qu'elle ne souffre pas pour rien, me supplia à son tour Edward. J'étais littéralement pris entre deux feux, réfléchissant à ce qu'il conviendrait de faire.

-Nous appellerons Jacob, pour lui dire de venir la chercher, reprit ce dernier. Elle s'en sortira avec lui. Mais ne la laisse pas partir Jasper, c'est la seule solution possible pour qu'elle puisse s'en sortir vivante.

Je sentais qu'il était persuadé de ce qu'il avançait, il ne me mentait pas il voulait autant le bonheur de Bella que moi. Je n'eus pas le choix, je me résignais en m'avançant vers Bella. Je la pris dans mes bras elle pleurait toujours de désespoirs, de tristesse, de souffrance, mais le sentiment le plus fort et le plus douloureux pour moi était le sentiment de trahison que je venais de créer chez elle.

-Je suis désolé Bella. Je t'aime tellement.

-Nooonnnn ! me suppliait-elle en pleurant à chaudes larmes. Ne me fais pas ça... je t'en prie...

Je posais mes lèvres sur les siennes et lui envoyais une onde de calme et de somnolence si forte qu'elle s'endormit instantanément dans mes bras.

-Au revoir ma Bella, lui murmurai-je à son oreille.

Je l'installais sur le lit, pris mon téléphone et informais Jacob des derniers événements, lui demandant expressément de venir chercher Bella. Sans me tourner vers eux, les yeux toujours posés sur Bella. Je m'adressais mentalement à Edward.

-Prends-en soins jusqu'à ce que Jacob arrive je vous rejoindrais plus tard, j'embrassais une dernières fois Bella, ma véritable compagne sur ses lèvres si douces et fruités. Et je partis sans rien ajouter.


(*1 et 2) Paroles extraites d'une chanson du groupe FFF, « Les cendres ». J'adore ces expressions que je trouvais vraiment bien adaptées à cette situation précise.

Donc comme promis je me suis un tantinet lâchée sur le lemon, et je dois vous avouez que j'étais rouge pivoine en l'écrivant, (je suis moins rouge mais pas pour autant moins gênée). D'ailleurs il a fallu que je le fasse en pleine nuit pour être sûre que mon mari ne viendrait pas lire par dessus mon épaule et me faire ainsi chambrer d'obsédée sexuelle ou autre gentillesses du genre. Pour la suite je vous entends déjà:

15

-J'ai changé certains faits (léger les faits) J'ai également changé certains pouvoirs de certains personnages, vous verrez en temps voulu. (bientôt).

-Cette histoire se fera sur la longueur et donc nous allons osciller entre des moments ou Bella et Jasper seront proches et d'autres ils seront plus éloignés. Nous allons présentement entamer une période sans Jasper. (Bien que j'ai prévu des pov de son personnage, car pour lui aussi il y a une évolution dans cette histoire) Je sais que je risque de frustrer quelques unes de mes fidèles lectrices. Alors désolée.

-Je rappelle également que je ne suis pas une fan des « Bad-end » donc il y aura une fin plus joyeuse que ce quoi nous allons devoir faire face, si cela peu vous rassurer.

-Je tiens à vous informer également que j'ai écrit cette histoire il y a quelques mois et que j'étais dans une période un peu moins lumineuse de ma vie sans rentrer dans les détails. Donc vous aller constater qu'il y a un changement d'atmosphère. Je n'ai pas voulu reprendre cette partie de l'histoire pour l'alléger puisqu'en fin de compte cela s'accorde bien avec l'atmosphère et les états d'esprits des personnages. Donc vous êtes prévenu, nous allons traverser quelques perturbations émotionnelles ;)

Voilà je pense avoir fait le tour de mes petits rappels. Sans oublier qu'a part l'histoire et certains personnages, rien ne m'appartient, et je ne touche pas d'argent.à

 


Chapitre 15 : La vie à la réserve.

 

Pov Bella.

Je me réveillais avec une migraine phénoménale. Ce qui me surprenait car généralement dès que j'avais une douleur quelque part Jasper faisait en sorte de m'épargner la souffrance soit en la prenant entièrement quand il le pouvait soit en m'en soulageant au maximum. Puis un éclair de lucidité me traversa. Jasper m'avait trahi il m'avait séduite afin de me faire accepter la transformation pour Edward. Quelle conne avais-je été pour me laisser avoir encore une fois ! J'ouvris les yeux, plein de larmes qui tombèrent directement sur le l'oreiller chaud que j'avais sous la joue. Le temps de réaliser qu'en fin de compte ce n'était pas un oreiller, mais un être humain son pantalon était trempé d'eau salée. Je levais les yeux pour rencontrer qui était à l'autre bout de cette cuisse contre laquelle ma joue était posée et sur laquelle mes larmes allèrent mourir. Jacob, c'était mon Jacob qui était là, sa main dans mes cheveux, les caressant affectueusement. Quand je le vis je ne pus retenir mon élan de tristesse, d'angoisse, de désespoir et tous ces sentiments de détresses qui m'affligeaient depuis que j'avais compris que je m'étais encore une fois laissé avoir par une putain de sangsue. Que j'étais encore tombée amoureuse de l'une d'elle et que cette fois-ci je n'étais pas sûre de m'en sortir, vraiment pas sûre du tout.

-Qu'est-ce que je vais faire de toi, ma belle, dit-il d'une voix douce et pleine de chagrin.

-Jacob il m'a trompé, il m'a trahi, ils étaient tous de mèche, pleurai-je alors qu'il me serrait fort tout contre lui.

-Ils ne reviendront plus. Cette fois-ci je ne les laisserais plus t'approcher, aucun d'eux.

-J'ai mal Jacob, pleurai-je toujours contre lui.

-Je sais chérie, mais ça va aller. Tu rentres avec moi on va prendre soin de toi. Tu vas t'en remettre, tu as réussi une fois, tu réussiras une autre.

-Ramène-moi à la maison, quémandai-je alors que j'étais vidée.

Seul un gouffre sans fond restait dans mes entrailles. Un trou noir absorbant le moindre résidus de mon âme et de mon cœur. Je voulais rentrer dans un lieu familier. Un lieu où je me sentirais chez moi et à l'abri. Isolée de tout mais surtout protégée et entourée de mes amis. Il me relâcha, prit mon sac et posa ma veste sur mes épaules puis il nous guida vers la sortie, je me retournais une dernière fois pour regarder le lit où Jasper et moi avions fait l'amour, où il m'avait fait ressentir ce que je n'avais jamais ressenti auparavant. Puis je tournais la tête en proie à la culpabilité et à la honte, celles de m'être laissée abuser encore une fois. Je me faisais la promesse que plus jamais je ne me laisserais tomber amoureuse. Plus jamais je ne ressentirais pareil sentiment parce qu'après la douleur de la trahison était insupportable, ingérable. Il me faudrait encore du temps pour me remettre de cette tromperie qui est pour moi la plus vicieuse et la plus perfide de toutes celles qu'ils avaient pu me faire subir. Il fallait être vicieux et pervers tout de même pour laisser son compagnon ou son frère me séduire, me faire l'amour pour m'attirer parmi eux. Pourquoi se donner tout ce mal et ne pas me contraindre par la force comme voulait le faire Jasper en dernier recours si ce n'était pas pour me briser psychologiquement ? J'étais à la limite de sombrer dans la folie, et je pense que si j'avais été seule, j'aurais pu sans mal me laisser aborder par la démence. Mais Jacob était là, encore une fois c'est lui qui me relèverait et m'aiderait à trouver la voie la moins hostile et la plus saine, enfin tout aussi saine que la situation le permettait.

Nous étions arrivés à l'aéroport que je n'avais même pas réaliser de quelle façon nous étions arrivés ici, je crois que j'allais repasser par cette phase de déconnexion qui m'avait été coutumière la première fois. J'essayais de lutter mais je n'y arrivais pas. J'avais besoin de me laisser submerger et je savais que quand j'atteindrais et toucherais le fond de l'abîme je remonterais, et qu'il fallait que j'en arrive à ce stade pour pouvoir à nouveau refaire surface. Je connaissais le processus maintenant et je sais que cela pourrait m'aider. Mais j'avais peur de me laisser aller jusque là parce que je savais que j'allais souffrir pendant cette descente aux enfers, et cette souffrance n'aurait rien de comparable à celle par laquelle j'étais passée pour Edward, rien de comparable du tout.

Les vols se déroulèrent sans forcément que je sois consciente de tout ce qu'il se passait autour de moi. Je savais seulement que Jacob était à mes côtés et qu'il veillait sur moi. Je m'en remettais totalement à lui, étant de toute façon trop amorphe pour faire quoique ce soit de ma propre initiative. Nous arrivions enfin à La Push quoique je disais enfin mais je n'avais rien vu du voyage, hormis les bras de Jacob, qui me réconfortaient en permanence et me serrait d'autant plus fort à chaque fois que j'étais prise de crises de larmes. Il y avait longtemps que je n'avais pas pleuré comme ça, en fait cela datait de la période Edward. Jacob se gara devant la maison qu'il occupait avec Leah, un peu en retrait du reste de la réserve et assez proche de celle de Sam et Emily. Il sortit mon sac et fit le tour pour m'ouvrir la porte car même ça je ne pouvais le faire seule. Il avait été peu bavard depuis que je m'étais réveillée, et c'est toujours en silence qu'il me prit la main pour me sortir de la voiture. Leah était devant nous son regard devait refléter ce que j'étais devant elle, vide et triste. Elle s'avança pour me prendre dans ses bras, je me laissais faire pleurant de nouveaux. Elle m'accompagna à l'intérieur j'interceptais un échange de regard entre le couple, je baissais de nouveau les yeux, mes larmes ne se tarissant pas. Ils me conduisirent dans un petite chambre qui je supposais deviendrait la mienne, le temps que je me reprenne. Ils me laissèrent alors que je m'allongeais sur le lit, Jacob m'embrassa le front.

-Reprend-toi Bella, ne reste pas comme ça s'il te plaît, me supplia-t-il.

Je sentais le chagrin que mon état lui provoquait. Puis il sortit n'attendant pas de réponse particulière, je les entendais parler où plutôt se disputer, mais c'est comme si j'étais dans un autre monde. Car ils étaient dans la pièce d'à côté mais j'avais l'impression qu'ils se trouvaient si loin que le raffut de leur discussion me parvenait à peine. Je restais pas loin de deux semaines enfermée dans ma chambre et mon esprit, je pouvais plus ou moins comptabiliser les jours à cause des allers-et-venues de Leah avec ses plateaux repas, pour que je mange un peu. J'avais décidé d'accéder à ses suppliques celles de me nourrir car sinon elle ne m'aurait pas laissé tranquille. Jacob s'énervait généralement assez rapidement, il venait plusieurs fois par jour me parler attendant que je lui réponde. Ce n'est pas que je ne voulais pas, c'est que tout simplement que je ne pouvais pas si je laissais échapper le moindre son j'étais certaine que je pleurerais et je ne voulais plus pleurer, mais il fallait que j'apprenne à gérer ça.

Malgré leur présence je me sentais si seule et si vide, je n'avais plus la moindre parcelle d'envie, de désir que ce soit de nourriture, de la présence de qui que ce soit, pas le moindre atome d'un quelconque sentiment positif, agréable ou bénéfique en moi. Il avait tout prit, ce putain d'empathe m'avait rendu apathique et avait favorisé le développement de ma répulsion et de mon dégoût pour tout ce qui était sentiment positif, j'avais même du mal avec l'amitié envahissante que me vouait Leah et Jacob. Je crois même que j'allais sortir de ma léthargie exprès pour pouvoir les fuir. Je ne supportais plus leur compassion, leur pitié. La seule surprise dans tout cela était les visites quotidiennes de Paul. Il venait, il m'apportait un café, il s'asseyait à mes côtés sur mon lit, restait pendant au minimum une heure environ et repartait sans jamais rien dire. Même pas un bonjour, il ne cherchait pas à me faire extérioriser ce que je ressentais ou me faire parler de cette histoire que j'essayais désespérément d'oublier, à l'inverse de ce que s'évertuait à faire Jacob. Ce rituel dura deux semaines supplémentaires, puis un jour j'en eus marre de toutes les attentions pourtant gentilles de Leah, je me levais et sortis de ma chambre c'était la première fois que je le faisais depuis que j'étais arrivée, soit environ un mois. J'avais que très peu ouvert la bouche si j'avais sorti en tout et pour tout une dizaine de mots c'était tout. Jacob était devant la maison avec Paul et Sam, ils discutaient, quand ils me virent ils s'arrêtèrent. Je m'approchais de Paul et sans un mot je lui pris la main et l'entraînant avec moi.

-Où vas-tu Bella ? me demanda Jacob, inquiet. Je n'avais pas vraiment envie de répondre encore moins me justifier mais je ne pouvais pas me montrer aussi ingrate.

-Je vais faire un tour, ma voix était rauque d'avoir si peu servit ce dernier mois.

Paul resserra sa main autour de la mienne je le vis se retourner et regarder Jacob je savais qu'il lui faisait comprendre qu'il veillerait sur moi. Et nous sommes partis à travers les bois. Je trouvais une souche et m'y installais, il fit pareil à mes côtés. Je ne savais pas quoi lui dire, je ne savais même pas pourquoi je l'avais embarqué avec moi, je savais seulement que c'était le seul que je supportais ces derniers temps. Nous restâmes un moment côte à côte sans parler, puis il rompit le silence. La première fois depuis que j'étais revenue j'entendis sa voix et elle me parlait.

-Bella je suis content que tu sois sortie de ta chambre. Mais vu l'effort que tu as fait pour cela, il serait bien que tu rompes également ce mutisme qui me tue, il était doux et calme ce qui était surprenant de la part de Paul. Vu qu'il avait la réputation d'être le plus sanguin de la meute.

-Je ne sais pas quoi te dire. Je ne sais pas pourquoi je t'ai attrapé et amené avec moi, lui avouai-je.

-Et bien je dirais que c'est un bon début, dit-il en souriant. Est-ce qu'un café et une bonne glace à la vanille te feraient plaisir ?

-Ouais pourquoi pas.

Il se leva se plantant devant moi il me tendit la main avec un sourire véritablement heureux sur le visage. Ce qui me fit du bien à l'âme sans m'en rendre compte je venais de rendre quelqu'un heureux d'être en ma compagnie, et ça faisait un effet surprenant. Je saisis la main qu'il me tendait et le suivis en sachant que je venais de gravir le premier palier qui me ramènerait vers la surface. Nous étions chez lui à proximité de la maison de Leah et Jacob et donc de celle de Sam également.

-Vous habitez tous les uns à côtés des autres ? lui demandai-je alors qu'il me servait mon café.

-Ouais, tous les loups pouvant quitter le domicile de leurs parents viennent s'installer sur cette portion de la réserve. Question de praticité.

-Effectivement, et dis voir il ne resterait pas une maison de libre par ici. Parce que je ne pense pas pouvoir m'installer au milieu de la réserve. Avec Charlie qui doit venir régulièrement visiter Billy et je me sentirais plus en sécurité entouré par vous tous.

-Je pense qu'il y a la maison de du vieux Gontran elle est petite mais pour toi seule ça devrait faire l'affaire et elle n'est pas cher en plus vu l'état. Viens on va voir Billy c'est lui qui s'occupe de la succession depuis que le vieux Gontran est mort, il me conduisit chez Billy, je fus prise de panique.

-Paul mon père n'est pas là-bas ?

-Non il est de service sinon je ne t'aurais pas emmené maintenant.

-Excuse-moi, d'être aussi tendue.

-C'est rien, allez suis moi, me dit-il.

Je sortis de sa voiture et l'accompagnais chez Billy. Ça me faisait bizarre de me retrouver ici et surtout dans ces circonstances, j'avais l'impression que j'avais fait un bon de deux ans en arrière.

Paul frappa deux coups et entra sans attendre de réponse.

-Bonjour Paul, dit le père de mon meilleur ami en déboulant dans l'entrée avec son fauteuil. Je vois que tu m'emmènes de la visite. Bienvenue Bella. Je suis heureux de te revoir, me dit-il visiblement ravi.

-Je suis heureuse également Billy, lui répondis-je en lui déposant un baiser sur sa joue. Il en profita pour m'attraper par le bras.

-J'aimerais plus qu'un simple petit baiser jeune fille. Tu m'as vraiment inquiété, il m'approcha de lui pour que je lui fasse le câlin qu'il me réclamait. Ce que je fis de bon cœur.

-Je suis désolée Billy. Je vais mieux, et je peux t'assurer qu'on ne m'y reprendra plus.

-J'y compte bien. Alors quel est le but de votre visite, demanda-t-il en me relâchant et nous conduisant dans le salon. Veux-tu boire quelque chose Bella ?

-Je veux bien un verre d'eau. Mais je vais aller me le chercher. Est-ce que vous voulez que je vous rapporte quelque chose ?

-Moi une bière s'il te plaît, me répondit Billy. Et toi Paul ?

-Rien pour moi merci, je me levais et allais dans cette cuisine où je me sentais aussi à l'aise que dans celle de Charlie. Je me servis mon verre d'eau et pris la bière dans son réfrigérateur. En revenant je repris place à côté de Paul.

-Alors les enfants la raison de votre visite ?

-En fait Bella, voudrait avoir sa propre maison sur la réserve. Avec le risque qu'elle encourt avec les sangsues à ses trousses j'ai pensé à la vielle maison de Gontran. Pour elle seule, elle devrait suffire, nous pourrons l'aider à la retaper, et puis comme ça nous l'aurions sous les yeux en permanence.

-Elle est vraiment en sale état, reprit Billy.

-J'ai de quoi payer enfin tout dépendra du prix de la maison bien entendu.

-Ça ce n'est pas un souci Bella la maison appartient à notre communauté, Gontran n'avait pas de descendant. Et puis la maison en elle-même n'a pas grande valeur. Mais es-tu sûre de vouloir quitter la maison de Jacob.

-Nous en avons pas encore parler, mais je ne veux pas interférer plus longtemps dans leur couple ils ont besoin d'intimité et surtout j'aimerais bien avoir un chez moi.

-Oui je te comprends. Écoute je te propose de te laisser la maison, tu assumeras certains frais de remise en état et je te fournis la main d'œuvre. Qu'est-ce que tu en pense ?

-Je pense que je me fais encore avoir, il rit à sa fausse tentative de faire des affaires. Je savais que je débourserais moins que ce qu'il aurait fallu pour avoir cette maison.

-Que veux-tu je deviens trop généreux avec le temps. Il paraît que cela s'appelle la sagesse, dit-il fier de lui.

-Ne serait-ce pas plutôt de la sénilité Billy, lui demandai-je taquine. Il rit de nouveau accompagné cette fois par Paul.

-Top là on fait affaire, me dit-il en tendant sa main.

Après avoir pris congé Paul m'amena à ma future demeure. Quand il disait qu'elle était en ruine il était loin du compte. Je pris presque peur devant la tâche et les travaux à accomplir.

-Ne t'en fait pas on va tous s'y mettre et tu vas avoir une belle petite maison en un rien de temps.

-Si tu le dis lui, répondis-je pas convaincue pour un sous. -Bon on va aller chez Emily manger et annoncer la bonne nouvelle. Elle a fait des boulettes de viande apparemment.

-Vous êtes irrattrapable, le sermonnai-je avec un sourire aux lèvres un des tout premiers que je faisais en toute sincérité depuis à peu près un mois.

Il me guida à pied jusqu'à chez Emily enfin les cents premiers mètres se sont fait à pieds les cinq cents restant je les passais sur son épaule, trouvant que je ne me déplaçais pas assez vite et me servant l'excuse qu'il n'allait plus rien rester si nous gardions mon rythme. Nous arrivâmes dans une cacophonie assourdissante, tous se turent quand nous pénétrâmes sous mes hurlement et mes menaces de l'éviscérer s'il ne me reposait pas tout de suite. Bien entendu tous éclatèrent de rire et Paul me reposa sur le sol un sourire hautain sur son visage.

-Tu ne pers rien pour attendre, le menaçai-je ce qui augmenta l'hilarité de la pièce.

Emily vint m'embrasser et me souhaita la bienvenue. Je passais dans chaque bras et mains de chaque loups présents ainsi que celles de leurs imprégnées. Puis j'arrivais vers Jacob et Leah qui avaient un visage plus fermé. Je les regardais légèrement surprise. Je mangeais très peu, observant et écoutant les histoires. Puis Paul en vint à raconter notre matinée et notre visite chez Billy. La proposition de Billy de me donner la maison de Gontran contre rénovation qu'eux devraient bien évidement effectuer. Jacob m'attrapa soudainement par le bras et me tira dehors, je grimaçais sous sa poigne. Paul voulut lui dire d'y aller doucement mais un seul grognement lui fit avorter toute tentative d'aborder son second. Il nous éloigna suffisamment pour que notre conversation reste privée.

-Tu me reproches quoi au juste Bella ! me demanda-t-il sèchement. Je le regardais surprise, je ne voyais pas à quoi il faisait référence.

-Je ne comprends pas Jacob. Explique-toi.

-Le mois dernier j'ai traversé tout le pays, j'ai même quitter le territoire pour venir te chercher. Je te ramène ici, on s'occupe de toi jour et nuit. Étant à ton chevet à chaque crise de larmes ou d'hystérie que tu nous as faite. Tu nous adresses à peine la parole, tu as été totalement amorphe, déconnectée de notre monde pendant un mois entier. Puis un beau matin sans qu'on sache pourquoi tu te lèves, tu nous snob, tu attrapes Paul et tu te barres toute la matinée sans nous dire où tu vas et ce que tu vas faire. Tu reviens au bout de quelques heures comme si le mois qui venait de passer n'avait pas eu lieu, et avec ça tu nous annonces, enfin Paul nous annonce que tu quittes la maison sans même nous en avoir parler. Alors je répète ma question que me reproches tu Bella ?

-Je n'ai rien à te reprocher Jacob, répondis-je coupable de l'avoir blessé alors que lui voulait juste être mon ami comme avant. C'est juste que j'en ai eu marre de votre pitié et de votre compassion. Je n'ai pas fini d'avoir des réactions bizarres comme celle-là. Mais je t'assure que je ne t'en veux pas à toi et Leah c'est juste que c'est difficile de croiser votre regard alors que vous m'aviez prévenu au départ. Je m'en veux d'être retombée la dedans alors que je savais ce que c'était. Je m'en veux de m'être encore laissée berner de cette façon.

-Tu l'aimais ?

-Oui plus encore qu'Edward.

-J'avais cru comprendre, en effet, dit-il un peu sèchement. Je le regardais l'interrogeant silencieusement. Ton odeur Bella, la chambre était rempli de ton odeur et de la sienne mélangée.

-Oh ! fis-je en baissant la tête.

-Écoute ça ne sert à rien de s'engueuler et de se bouffer le nez avec ce qui est arrivé, et je te promets de te foutre la paix avec cette histoire mais je veux juste savoir une chose avant.

-Laquelle ?

-Pourquoi m'as-tu dit qu'il t'avait trompé et trahi, qu'ils étaient ensemble ?

-Edward, Alice et... lui ont comploté pour me transformer. Comme je ne laissais pas Edward m'approcher et que j'avais laissé ce droit à Jasper. Il en a profité pour me séduire afin que je tombe amoureuse de lui, pour que j'accepte la transformation.

-Mais comment le sais-tu ça ?

-Dans la chambre après que... enfin tu vois. Il m'a avoué qu'il avait eu un contact avec Edward et Alice, que soit disant c'était pour nous informer que nous courrions un danger. La femelle celle qui avait transformé Jasper l'a soit disant contacté la semaine qui avait précédé pour lui proposer de rallier une armée pour reconquérir son territoire qu'elle aurait soit disant perdu. Il aurait refusé et depuis elle chercherait à se venger. Selon la vision de sa femme, elle devait nous retrouver lors de notre séjour à Cuba et elle m'aurait tuée. D'après ce qu'il a dit, quoi qu'ils auraient essayé comme scénario la fin était toujours la même sauf dans deux options, ma transformation où la séparation. Et comme par hasard lorsqu'il m'expliquait ça ils ont débarqué dans la chambre. Il leur a dit qu'il était censé s'occuper de moi qu'ils ne devaient pas intervenir.

-Effectivement ça porte à confusion. Seulement je pense « qu'il » et je parle de Jasper pouvait être honnête quand il te disait qu'il ne mentait pas. Il aurait très bien pu te transformer sans ton consentement. Et puis je ne connais pas de vampire qui puisse avoir un rapport sexuel avec une humaine sans avoir de sentiment et surtout sans qu'elle finisse en quatre heure si tu vois ce que je veux dire.

-J'ai eu le temps de penser à tout ça. Et je pense que s'ils ne m'ont pas transformée d'office c'est à cause de la lettre pour les Volturi et pareil pour le fait qu'il ne m'ait pas croqué. Ils ont peur des conséquences que les Volturi pourraient leur faire subir pour avoir violé une de leur règles.

-Peut-être. Enfin maintenant tu es là et je suis heureux que tu sois enfin sorti de ton mutisme je n'en pouvais plus.

-Je suis désolée Jacob.

-On peut s'estimer heureux c'était moins long que la dernière fois.

-C'est parce que vous m'énerviez à toujours être au p'tits soin, le raillai-je.

-Espèce d'ingrate, me dit-il en m'étreignant avec force. Bon on va avoir du boulot avec la maison de Gontran.

-Ouais, mais au moins je ne serais pas loin.

-Tu pouvais rester à la maison Bella tu le sais.

-Oui mais j'ai besoin d'avoir mon chez moi Jacob et vous avez également besoin d'avoir votre espace à vous deux.

-Mouais ! répondit-il pas enchanté.

-Et puis de toute façon je vais rester le temps que ma maison soit en état de me recevoir.

-C'est déjà mieux. Bon viens on y va sinon il ne va plus rester de gâteau.

-Mais c'est pas vrai il n'y a que votre estomac qui compte pour vous !

-Ce n'est pas parce que l'on peut te nourrir avec mon budget santé que tu peux te permettre de critiquer, jeune effrontée, nous retournâmes à la maison de Sam et Emily.

Tous nous jetèrent un coup d'œil à la volée sans pour autant arrêter leur discussion, seul Paul me regardait avec plus d'insistance. J'allais vers Leah et lui fit un baiser sur la joue.

-Je suis désolée Leah.

-Tant que tu vas mieux c'est l'essentiel, me répondit elle, en posant sa main sur ma joue.

Puis je me dirigeais vers Paul, je lui montrais Quil qui avait la place à côté de lui, lui faisant comprendre que j'aimerais bien l'obtenir. Il me regardait avec un sourire entendu attrapa la chaise par le barreau du bas et la tira d'un coup faisant tomber le gentil Quil au sol sous les rires de tous les loups, il se releva d'un bond et se trouva face à moi.

-On laisse sa place au demoiselle quand on est bien élevé, lui dis-je évitant ainsi une bagarre.

-Il fallait me le demander Bella, je te l'aurais laissée, m'informa-t-il avec sa gentillesse légendaire.

-Ouais, mais ça aurait été moins amusant, rétorquai-je.

Il me regardait amusé et sans rien y comprendre je me retrouvais de nouveau sur une épaule, Paul ainsi que Jacob se levèrent menaçant.

-Hey du calme les gars ou vous allez la blesser, se défendit-il.

-Putain Quil lâche là ! ordonna Paul.

-Sinon quoi ! Que vas-tu me faire hein Paul ! il recula Laissez-moi passer les gars, vous allez la blesser je la reposerais dehors.

-Laissez-le, intervint Sam, vous mettez de l'eau à son moulin.

-Putain Quil ! Lâche-moi ! Mais c'est quoi votre problème. Je ne suis pas un chiot bordel ! Arrêtez de me porter à tout bout de champs ! criai-je la tête en bas essayant de trouver une prise sur son torse nu, ne trouvant même pas un petit bourrelet pour pouvoir m'y accrocher.

-Elle est aussi grossière que vous les gars, rigola Emily.

-Jacob s'il te plaît, tentai-je.

-Désolé ma belle mais fallait pas le chercher démerde-toi avec Paul maintenant. Vous avez su vous associer débrouillez-vous tous les deux.

-Et ca se dit un ami ça, râlai-je. Paul ?

-Je ne peux rien faire sans te faire mal Bella.

-Putain Quil ! Lâche-moi ! hurlai-je. Il était devant la porte de la maison.

-Je pense qu'un bonne baignade calmera, tes ardeurs.

-Déconne pas on est en février ça caille peut-être pas pour toi mais je vais me geler moi, criai-je paniquée. Jacooobbb ! Quil se mit à courir avec Paul et Jacob à ses trousses ainsi que le restant de la meute mais à distance ceux là.

Il arriva vers la petite rivière qui traversait la réserve et me balança sans ménagement dans l'eau qui était aussi froide que ce que j'imaginais voir même pire.

-Mais t'es con ou quoi elle est humaine elle va attraper froid à cause de tes conneries.

Jacob m'aida à sortir en même temps qu'il sermonnait son ami. Mes dent s'entrechoquèrent j'étais trempée, dehors, sous une température avoisinant à peine les 5 degrés. Jacob retira mes vêtements en tout cas mon gros pull.

-Qu'est-ce que tu fais ? demandai-je paniquée à l'idée qu'il me déshabille, d'une part parce qu'il m'enlevait une couche alors que je trouvais qu'il faisait déjà bien assez froid et ensuite parce que la meute entière était présente.

-Je t'enlève ton pull, il ne te sert plus à rien maintenant qu'il est imbibé d'eau. Et puis il t'ont tous vu bien moins vêtu que ça, répondit-il connaissant mes pensées sans même que je n'ai besoin de les détailler.

Si mon sang n'avait pas été obligé d'essayer de réguler ma chaleur corporelle, il aurait élu domicile sous mes joues. Je devais bien admettre que tous m'avaient vu dans mon plus simple appareil dans l'esprit de Jacob, ce qui je dois l'avouer était bien gênant maintenant que j'y pensais. Mais mes pensées préféraient se fixer sur comment grappiller un peu de chaleur.

-Paul mets-toi derrière elle, il m'encerclèrent j'étais prise en sandwich entre les deux loups et leur température élevée me fit un bien fou quasi instantanément.

-Je suis désolée. Bella, tenta timidement Quil.

-Je t'avais dit que c'était gelé ! réussis-je à articuler entre deux claquement de dents, agacée qu'il ne m'ait pas écoutée.

-J'ai oublié ce que c'était que d'avoir froid. Excuse-moi, dit-il penaud. Leah arriva avec un change et une couverture.

Et sans pudeur elle me retira mon jean pendant que j'étais toujours entre les deux loups.

-Juste pour ça Quil tu me le paieras, j'avais honte d'être ainsi presque nue devant les sept loups présents.

-T'en fais pas nous avons l'habitude nous n'avons pas de pudeur entre nous, me rassura Leah.

-Vous peut-être mais moi je n'ai pas l'habitude de laisser pénétrer tout le monde dans mon esprit et mon intimité. C'est gênant.

-Je sais, mais on s'y fait, me répondit-elle.

-En plus c'est pas comme si tu avais à complexer, ton corps est magnifique, renchérit Seth.

Cette fois-ci je pense que je devais rougir car j'entendis certain loup glousser et Sam donner une tape sur la tête du plus jeune loup de la meute. Leah demanda à Paul et Jacob de s'écarter et elle m'enroula dans la couverture. Ce qui allait mieux je dois le dire, peut-être moins chaude que mes deux loups mais au moins mon corps était caché. Jacob me porta jusqu'à sa maison où je pus prendre une bonne douche bien chaude pour me réchauffer. Mais même malgré ça je tombais malade. Pour la peine on m'assigna Quil durant tout le temps de ma convalescence et je dois dire que je lui en faisais baver pendant une semaine, ne lui épargnant rien. Pendant ce temps les loups retapèrent ma maison j'avais donné ma carte à Jacob pour qu'il aille acheter les matériaux nécessaires. Vu « qu'il » avait pris à sa charge notre voyage depuis qu'il m'avait rejointe et que je n'avais pas été au bout de celui-ci, il me restait encore un bon petit pécule sur mon compte.

Quant à ma dépression je me reprenais lentement. Quand j'étais entourée ce qui arrivait souvent car tous se relayaient pour que je ne reste pas seule trop longtemps. Jacob connaissait parfaitement ma façon d'agir, donc il faisait en sorte qu'il y ait toujours quelqu'un avec moi. Mais quand j'arrivais à être seule je ressentais toujours ce vide au fond de moi, j'avais l'impression que l'on m'avait arraché une partie de moi, je n'arrivais plus à me sentir entière. C'était mon deuxième chagrin d'amour avec un vampire et à chaque fois ils m'avaient arraché une partie de mon âme en partant mais cette fois-ci ce n'était pas une petite part, non j'avais l'impression qu'il m'avait enlevé ce que j'avais de mieux en moi.

En plus de la souffrance qu'il m'avait infligé et qu'il m'inflige encore parce que malgré le fait que je me montre forte et que je fais comme si tout allait bien, je n'allais pas bien du tout. J'étais même très mal au fond de moi, toujours brisée, toujours vide, et cette colère qui ne se calmait jamais, elle m'épuisait aussi bien physiquement que psychologiquement. Je ne saurais dire ce que je ressentais exactement pour lui, si je le haïssais plus que j'étais déçue, en fait je n'arrivais même pas à me décider. Ce que je savais c'est que plus jamais je ne voulais les revoir et je savais que ce dernier vœux serait exaucé car rien ne me ferait quitter la réserve, et que ce soit pour un vampire ou non je ne tomberais plus jamais amoureuse, je ne laisserais jamais une relation aller jusqu'à ce point. Je me vaccinerais contre l'amour, ne laissant jamais plus à personne le droit ni le pouvoir de me détruire de nouveau.

Ce qui me blessait le plus dans cette histoire c'est qu'aujourd'hui je devais me battre pour m'en sortir, pour ne pas devenir folle. Et je l'imaginais de nouveau auprès d'elle, sa femme en train de se rire de moi, en train de lui raconter à quel point il avait du jouer la comédie pour pouvoir tenir son rôle, combien il avait dû se sacrifier pour rien car au bout du compte il n'avait pas réussi. Je l'imaginais lui faire à elle tout ce qu'il m'avait fait. J'imaginais combien il devait apprécier que ce soit de nouveau sa compagne dans ses bras. Je savais que je ne devais pas me laisser aller à penser à tout ça, mais c'était plus fort que moi. Oui j'étais jalouse parce qu'il m'avait totalement hypnotisée, si j'avais cru être amoureuse d'Edward Cullen, ce n'était rien par rapport à ce que je pouvais encore ressentir pour lui. Je devenais folle j'avais beau montrer un visage plus serein et moins torturé, j'étais encore amoureuse de lui et je crois que c'est cela qui me détruisait au bout du compte parce que tant que je l'aimerais je n'arriverais pas à guérir et j'avais l'intime conviction qu'il serait à jamais le seul que j'aimerais avec cette intensité. Je sentais au plus profond de moi qu'il resterait l'homme de ma vie, si je pouvais évidemment parler comme ça de lui. Mais bien sûr Jacob savait ce que je traversais car cela faisait à peine un quart d'heure que j'étais seule qu'il débarqua.

-Tu sais quand ma maison sera terminée tu seras obligé de me laisser seule un peu plus que quelques minutes, lui fis-je remarquer.

-Ouais je sais et ça m'ennuie bien assez comme ça. Mais heureusement Paul a une bonne oreille et vu que il sera ton voisin le plus proche. Ça me rassure un peu.

-Arrête de me couver comme une louve Jacob. Je vais bien.

-Je viens te chercher pour te montrer ton nouveau chez toi, répondit-il évitant ainsi une énième dispute entre nous. Il restera quelques achats de meubles mais tu as le stricte minimum. Et en attendant rien ne t'empêche de venir squatter chez nous.

-Génial allons y, lançai-je en me levant du canapé, il attrapa ma veste et m'emmitoufla dedans.

Nous allâmes en direction de ma petite maison une fois devant je dois dire que les garçons avaient vraiment bien travaillé. Elle n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle avait été à peine une semaine plus tôt. Je restais émerveillée devant cette petite maisonnette accueillante qui serait à partir de ce soir mon chez moi. Les garçons attendirent tous ma réaction, je les remerciais tous, émue. Ils étaient soulagés, je leur promis de pendre la crémaillère une fois parfaitement rétablie. La plupart repartirent car depuis plusieurs mois des vampires essayaient de passer les lignes des loups. Ces derniers se posaient des questions surtout qu'ils n'arrivaient pas à les coincer, en tout cas ce n'était plus la même femelle qu'avant, elle avait apparemment abandonnée voyant qu'elle n'arrivait pas à passer le barrage des loups. Surtout que d'après Jake elle avait frôlé de très près les dents de Sam, cela avait dû la convaincre d'arrêter d'essayer de pénétrer dans le territoire Quileute.

Avec toutes ces intrusions depuis quelque temps la surveillance s'était accrue. Ils pensaient que c'étaient des connaissances des Cullen qui ne savaient pas qu'ils étaient partis et qui essayaient de rejoindre leur demeure. Mais le fait qu'ils soient non végétarien faisait que les loups étaient intransigeant. J'espérais seulement qu'il ne s'agisse pas de Peter et Charlotte. Mais ces derniers avavaient mon téléphone et je leur avais bien dit de me téléphoner et de ne pas venir autour de Forks. Mon emménagement se passa merveilleusement bien, je pris vite un roulement. Et en plus j'ai même pu faire installer une ligne internet, ce qui faisait qu'avec mon niveau, même si je n'avais pas terminé l'université j'avais pu me faire embaucher par une société de travail scolaire à domicile. Les étudiants qui travaillaient chez eux m'envoyaient leurs travaux par mail et je devais les aider. Ce n'avait rien de bien merveilleux mais ça me permettait de pouvoir avoir un roulement financier. Et je dois dire qu'avec mes besoin peu impérieux je m'en sortais plutôt bien. Je me remettais doucement, bien que je faisais tout ce qui était possible pour ne pas penser à lui, en tout cas quand il y avait du monde.

Je me retrouvais seule après que Paul ait pris congé, je ne pouvais m'empêcher de me faire du mal soit en ressortant mes photos qui ne quittaient jamais mon porte feuille, soit de temps à autre en ouvrant le flacon d'huile d'argan, mais j'avoue que je le faisais moins souvent en tout cas sentir son odeur.

Sinon je me laissais aller en repensant à nos moments. Oui je dois avouer que je suis masochiste, je n'arrive qu'à me sentir entière que lorsque je souffrais, c'est carrément affligeant, je suis pathétique. Mais c'était la seule solution que j'avais trouvé qui me faisait me sentir moi de temps à autre, en fait j'étais devenue son exacte opposé. Si lui était empathe et ressentait chaque émotions de tous ceux qui l'entouraient. Moi j'étais imperméable aux sentiments et émotions des autres même les miens je ne les ressentais plus, j'étais totalement insensible, réfractaire à toutes émotions. Je faisais attention à mon entourage pour ne pas mal interpréter une émotion ou mal agir face à une situation peu ordinaire, c'était véritablement étrange. Au départ je pensais que cela allait passer que c'était contrecoup une sorte de carapace, mais non au plus ma vie avançait suivant son cours normal, au plus j'étais fermée aux émotions.

Je m'en suis rendu compte un jour où la petite nièce d'Emily est arrivé chez elle, la petite jouait devant Emily, sa mère les quelques imprégnées qui restaient régulièrement chez Emily et moi pendant quelques petites minutes personne n'a plus fait attention. Elle a courut avec son verre dans la main, et est tombé et bien entendu elle s'est blessée et les mains et la figure. C'était assez superficiel, il faut dire que j'étais habitué au blessures. Mais quand j'ai vu la petite saigné par terre, en pleur, cela ne m'a fait ni chaud, ni froid complètement imperméable alors qu'Emily et sa mère et toutes présentes paniquaient ne sachant plus quoi faire. J'ai pris la petite des mains de sa mère, demandé à Emily une pince à épiler, et du désinfectant. Puis j'ai soigné la petite, sans broncher, sans être touchée, ni même avoir la moindre sympathie ou simplement de la compassion, alors que cette dernière pleurait toutes les larmes de son corps de peur et de douleur. Au départ j'ai pensé que c'était parce qu'il fallait que j'agisse, mais non je devais me rendre à l'évidence, je ne ressentais plus rien. Je suis un réceptacle vide de toutes émotions, de tous sentiments.

Alors oui de temps en temps pour me rappeler que je suis toujours en vie, je me fais du mal volontairement en pensant à lui, en sentant son odeur, en regardant son visage et je me sens mieux après avoir eu ma dose de souffrance. Pathétique je vous dis. Le temps fila rapidement et je me rapprochais de Paul, il venait chaque matin m'apporter le café. Je pouvais le faire moi-même j'avais acheter la cafetière mais je dois avouer que j'aimais bien cette petite routine, et puis son café était vraiment bon, il le faisait divinement bien. Les soirs où nous allions pas manger chez Emily et Sam ou chez Jacob et Leah, nous restions seulement tous les deux à manger à parler de tout et de rien. Il était intéressant et ce que j'appréciais chez lui c'est qu'il était observateur il savait quand il pouvait venir et me parler ou seulement rester à mes côtés silencieusement et il ne se trompait jamais. Jacob était toujours mon ami mais je dois dire que certaine fois je préférais la présence discrète de Paul à la sienne. Ce soir il venait de m'apporter un livre qu'il avait été me chercher spécialement à la bibliothèque de Forks car je ne pouvais pas sortir de la réserve pour entrer à Forks je pouvais sortir quand je voulais mais je voulais éviter de tomber sur Charlie je crois que j'aurais du mal à lui expliquer ce que je faisais là depuis presque quatre mois maintenant, alors que je lui téléphonais régulièrement lui disant que tout allait bien. Même mes mensonges à Charlie ne me touchaient pas autant qu'ils l'auraient dû. De temps en temps je sortais de la réserve toujours chaperonnée d'un loup, et généralement c'était toujours les même soit Jacob, soit Paul ou encore Leah et ils m'emmenaient faire mes courses à Port Angeles à peu près une fois par semaine. Bien sûr Jacob avait confié la tache de se s'enquérir du planning de Charlie pour éviter le moindre accident à Billy.

Aujourd'hui nous avions été à Port Angeles comme d'habitude mais ce n'était pas pour moi, nous devions acheter les provisions pour le feu de camp du soir. Et bien entendu il nous fallait dévaliser le magasin pour pouvoir rassasier tous ces loups. Les courses terminées nous rentrâmes, j'aidais les fille à tout préparer pour le soir, toutes étaient impatientes de se retrouver pour un nouveau feu de camps bien qu'il n'y ait pas de nouveau venu, mais de temps à autres ils aimaient tous se réunir de cette façon c'est vrai que c'était convivial. Néanmoins je me réjouissais moins qu'elles, car moi je devrais les voir toutes heureuses dans les bras de leurs compagnons, au moins je pourrais également me piquer avec ma dose de souffrance ce soir et devant tout le monde ça changera un peu, tentai-je de me m'amuser mais sans le moindre effet.

-Bella tu as l'air ailleurs, m'apostropha Emily.

-Elle est toujours ailleurs, reprit Kim qui se croyait intéressante. Elle m'agaçait celle-ci avec ses allures hippies et ses airs de fleurs bleus. Peut-être est-ce la faute d'un beau loup gris, crut-elle bon de rajouter. Ma colère monta d'un coup.

-Mais de quoi je me mêle. Est-ce que je viens te demander des détail sur ta vie privée, m'as-tu seulement vu te demander quelque chose de privée. Je ne crois pas, parce que je me fous totalement de ce qu'il se passe dans ta vie et je te prierais de suivre mon exemple et de laisser ma vie privée là ou elle doit être c'est-à-dire privée. As-tu compris Kim ? tonnai-je en colère. Je crois que c'était même ma première grosse colère depuis que j'étais revenue.

-Je t'avais dit de ne pas la taquiner Kim elle n'est pas comme nous, renchérit Pam qui était l'imprégnée de Seth.

-Les Filles arrêtez ça tout de suite, gronda Emily. Et oui Kim nous t'avions prévenu avec Leah qu'il valait mieux que tu gardes tes réflexions pour toi. Et Bella ça ne sert à rien de t'énerver comme ça elles ne t'ont pas agressées non plus.

-Non mais c'est pas vrai ça. J'en ai marre de les entendre jacasser à longueur de temps à colporter sur les uns et les autres. Vous savez quoi vous vous passerez de moi ce soir je reste chez moi et pas la peine d'envoyer qui que ce soit.

-Bella, tu sais pertinemment qu'ils viendront te chercher quand même, va te calmer et reviens ce soir et je te promets qu'elles ne diront plus rien en ce qui concerne ta vie. Pas vrai les filles ? fit elle menaçante.

-Excuse-moi Bella je ne voulait pas être indiscrète.

-Ouais ! tonnai-je et je partis chez moi, avec la ferme intention de ne pas me rendre au feu de camps, mais comme me l'avais prédit Emily. Mes deux loups attitrés car dès qu'il y avait quoique ce soit en rapport avec moi c'était ces deux là qui rappliquaient.

Jacob le regard dur et Paul plus décontracté.

-Tu nous as fait quoi tout à l'heure avec les filles. Kim a dit que tu lui as presque arraché les yeux.

-C'est sa langue que je voulais lui arraché mais Emily m'en a empêché, répondis-je aussi froide que lui.

-Et pourquoi ? me demanda-t-il, un sourire aux lèvres. Son changement abrupte de comportement me déstabilisa quelques secondes.

-Cette fille a une langue de vipère. Qu'elle ragote sur les autres tant qu'ils la laissent faire tant pis pour eux, mais qu'elle ne s'avise plus jamais de le faire avec moi.

-Je crois qu'elle ne le fera plus, renchérit Paul amusé lui aussi.

-Qu'est-ce qui vous amuse ? demandai-agacée.

-On dirait que notre Bella est revenue, avança Jake. D'après Emily elle a dit que tu as démarré au quart de tour, comme avant. Alors qu'elle était la réflexion qu'elle t'a faite pour te mettre dans un tel état, comment se faire piéger en une question, pensai-je en mon fort intérieur.

-Qu'est-ce que vous faites ici ? J'ai dit que je ne viendrais pas, lançai-je en changeant de sujet.

-Ah oui ? Et tu comptes t'y prendre comment pour nous fausser compagnie ? demanda Paul. Tu as cinq minutes pour aller enfiler quelque chose sinon on t'emmènera dans cette tenue, renchérit-il.

Et je savais qu'il était capable de le faire. C'est en soupirant et en râlant que je m'exécutais je savais qu'il ne servait à rien de résister car au bout du compte ils m'y auraient emmené de force.

Nous arrivâmes sur la plage de La Push où le feu brûlait déjà, tout le monde nous accueillit chaleureusement je pris place entre Jacob qui avait été s'installer à côté de sa compagne et Paul vint s'assoir de l'autre côté. La soirée se passa relativement bien, tout le monde était détendu mais vu la quantité astronomique de nourriture qu'ils avalèrent tous, je doutais qu'il puisse en être autrement. Kim et Pam évitèrent de me regarder et quand cela arrivait elles baissèrent rapidement la tête. Paul ne loupa rien des échanges silencieux entre et les filles et moi. Mais comme je m'y attendais les voir tous dans les bras des uns et des autres juste sous mes yeux c'était juste un peu trop pour ce soir. Oui j'avais pu me shooter à la douleur de les voir heureux, mais j'avais peur de faire une overdose si je restais plus longtemps. Je me levais sous le regard interrogateur de Jake.

-Où vas-tu Bella ?

-Je vais faire un tour sur la plage, lui annonçai-je.

-Tu veux que je t'accompagne ? me demanda-t-il sérieusement.

-Non reste ici avec Leah j'ai juste besoin de me dégourdir les jambes.

Puis je m'éloignais en direction de l'eau que je longeais. Je restais seule ainsi au bord du Pacifique recevoir cette bouffée d'iode me faisait du bien. Au bout d'un certain temps je sentis que l'on s'asseyait à mes côtés.

-Tu en as marre toi aussi de les voir tous se bécoter et s'envoyer des regard énamourés ? me demanda-t-il.

-À la longue ça en devient agaçant. Je suis contente pour eux ; mais ils me rappellent constamment que moi j'aurais jamais droit à ça, me confiai-je à lui, sans même m'en rendre compte.

-Et pourquoi ?

-L'amour ça fait trop mal, et de toute façon je crois que j'ai épuisé mes capacités dans ce domaine.

-On ne peut pas, ne pas aimer Bella, ou ne plus aimer.

-C'est que tu n'es pas à ma place Paul. Je ne me laisserais plus jamais aller jusqu'à ce point. Plus personne ne pourra me faire du mal de cette façon.

-Ce n'est pas bon Bella, tu ne peux pas passer une vie sans amour, de toute façon ça ne se contrôle pas.

-Tu ne peux pas comprendre Paul, toi ça va te tomber dessus un jour et tu ne pourras rien y faire, mais tu sauras qu'elle, elle t'aimera de la même façon et aussi intensément. Quand tu es une simple humaine comme moi et que l'on fait les expériences que j'ai faites, cela change tout après. Sans parler du fait que j'ai une putain de sangsue au cul qui pourrait certainement s'en prendre au compagnon que je pourrais me choisir. Je ne pourrais dans n'importe quelle situation plus avoir de relation amoureuse. Autant me résigner dès maintenant et arrêter de me bercer d'illusion.

-Je ne suis pas d'accord avec toi il y a d'autre solution. Il faut seulement ouvrir tes yeux et ton cœur et arrêter de vouloir te préserver, il faut prendre des risques.

-J'ai pris assez de risque comme ça, tu ne crois pas ?

-Avec les mauvaises personnes Bella. Ton problème c'est que tu manques de discernement. Mais un jour tu ouvriras les yeux, et là tu verras les opportunités qui s'offrent à toi. En attendant viens on retourne près du feu tu es frigorifiée.

Il m'aida à me lever et nous repartîmes à nos places. Une fois assise il m'attira contre lui. Il posa son bras autour de mes épaules.

-Rien n'est comparable à la chaleur humaine Bella, me dit-il avec un sourire tendre.

J'avais dans l'esprit que cette simple petite phrase avait un sens bien caché et surtout beaucoup plus profond qu'il ne laissait paraître. Mais je laissais couler pour ce soir, j'avais déjà bien du mal à ne pas perdre pied avec tous ces couples qui transpiraient l'amour et le bonheur.


Je sais que je vais subir vos foudres, mais que voulez vous il faut bien quelques déceptions, pour pouvoir faire tressauter vos petits cœurs. Bye bye les filles à la semaine prochaine, je vous aie prévu un petit rebondissement d'ailleurs ;)

16

Chapitre 16 : Pique nique sanglant.

Ce soir nous étions chez moi avec Paul nous venions de manger il voulait que je lui fasse un bœuf Strogonoff. C'est quelque chose que j'appréciais toujours autant, en plus cuisiner me permettait de pouvoir faire du bien aux autres sans pour cela m'investir plus émotionnellement, et rien de mieux que de leur faire à manger pour qu'ils voient que j'allais mieux. Nous venions de finir la vaisselle, et nous allions nous installer comme à notre habitude sur le perron profitant de la douce soirée d'été qui s'annonçait. J'avais réussi à trouver une petite balancelle dans une foire de Port Angeles et j'avais carrément fait un caprice à Jacob pour qu'il appelle Paul et son camion parce que dans sa golf elle ne rentrait pas. Donc il avait cédé et depuis dès que je pouvais je venais m'installer dessus avec un livre ou même sans rien, tout simplement pour le plaisir de me balancer en me plongeant dans mes pensés.

-Pourquoi Seth n'a pas voulu venir ce soir e croyais qu'il aimait mon bœuf Strogonoff ?

-En fait je lui ai demandé de ne pas accepter ton invitation, m'avoua-t-il sans le moindre remord.

-Et pourquoi ?

-Je voulais te parler Bella, et je voulais le faire en tête à tête. J'ai essayé au cours du repas mais je me suis dégonflé.

-Que voulais-tu me dire ?

-Ce n'est pas facile et je sais pertinemment que tu vas me jeter, mais je rends dingue tout le monde avec cette histoire et c'est eux qui m'ont poussé à venir t'en parler.

-Je me doute que ce doit être gênant pour que tu tournes autant autour du pot mais si tu ne te lances pas, je ne pourrais pas t'aider Paul.

-Bella, dit-il en me fixant dans les yeux déterminé. J'éprouve plus que de la simple amitié pour toi, je soupirais, je savais que j'allais un jour devoir affronter ce genre discussion et en plus je savais que ce serait avec lui.

-Je m'en doutais un peu. Écoute Paul...

-Non je n'ai pas fini, Bella laisse-moi aller jusqu'au bout s'il te plaît. Je connais ton passé, je sais ce que tu as vécu, je t'ai vu par deux fois totalement anéanti, et la dernière fois c'était il n'y a pas si longtemps. Mais je ne suis pas eux, je ne te promettrais rien parce que je ne le peux pas. Nous pourrons peut-être passer notre vie ensemble ou peut-être seulement quelques mois, parce que je risque de tomber sur mon imprégnée. Et si je te propose ce qui va suivre, c'est parce que je sais que tu ne m'aimes pas « amoureusement ». Mais je pense que tu as besoin d'affection et je veux bien être celui qui te la donne si tu me le permettais. J'ai également besoin d'avoir une personne auprès de moi, je n'en peux plus de les voir tous si heureux en couple et moi toujours seul. En plus je ne peux pas me permettre d'avoir une relation avec une personne normale, je veux dire autre que toi parce que je risquerais de mettre notre secret en danger. Et puis comme je te l'ai dit en premier lieu j'éprouve plus que de la simple amitié pour toi et ça depuis longtemps.

-Je ne sais pas quoi te dire Paul, je suis dans un sens ravie que tu prennes conscience que je ne pourrais jamais t'aimer comme tu mériterais de l'être. Je ne pense plus pouvoir jamais aimer quiconque de cette façon. Et je ne sais pas vraiment quoi penser de ta proposition, seulement que j'ai besoin d'y réfléchir. Je ne veux pas faire n'importe quoi te dire oui tout de suite et dans deux jours m'apercevant que je ne peux pas te faire souffrir, ou te dire non sans prendre le temps de considérer ta proposition.

-Je sais que tu as besoin de temps Bella et je te laisse celui dont tu auras besoin. Mais quoi que tu décides je ne veux pas que l'on revoit notre façon d'agir l'un avec l'autre. J'aime la relation que nous avons et je ne veux pas que ce que je viens de te dire vienne gâcher tout ça.

-Je ne changerais rien je te promets.

Il m'embrassa sur ma joue et partit sans rien ajouter d'autre qu'un « à demain » me laissant réfléchir à cette proposition pour le moins surprenante. Il faut dire que Paul a toujours eu le sens de la formule et de la praticité, j'en rigolais toute seule. Mais je dois avouer que je ne lui donnais pas tort, être entourer constamment d'amour comme nous l'étions et encore plus lui qui se trouvait dans la tête de tous, il y avait de quoi se sentir exclu et vouloir aussi partager quelque chose avec quelqu'un. Maintenant est-ce que moi je serais prête à ce genre d'histoire ? Bien qu'il m'ait certifié qu'il savait que je ne l'aimerais pas de cette façon, est-ce qu'il acceptera au bout du compte ? Mais la véritable question était, est-ce que moi j'accepterais ? Je n'avais que des questions, de cet acabit.

En fait mon souci principal c'est que je ne savais pas si je pourrais de nouveau me montrer affectueuse avec quelqu'un. Ma consolation dans tout ça c'est qu'il ne s'attendait pas à ce que je tombe amoureuse de lui, au contraire, je sentais qu'il comptait même sur cette aptitude particulière, car je savais qu'il m'aimait et qu'il ne voulait pas me faire souffrir. Je m'étais confiée à lui il savait que j'avais des problèmes d'ordre émotionnels et que j'étais réfractaire à ce genre de sentiments. Au moins cela le rassurerait pour le jour où il tomberait sur son imprégnée. Je passais le plus clair de ma nuit à penser à ce que m'avait dit Paul et je dois avouer qu'au plus les heures passaient au plus j'avais envie d'essayer. En plus je commençais sérieusement à en avoir marre de devoir combler ma frustration sexuelle toute seule, j'étais reconnaissante et satisfaite de mon pommeau de douche pour ça, mais franchement j'avais aussi des besoins à prendre en compte. Mais mon problème restait le même quelque soit la façon dont je le retourne. Si ça ne fonctionnait pas je ne voulais pas lui faire du mal pour rien, parce que soyons réaliste ce n'est pas moi qui souffrirait de cette relation si elle venait à capoter. Le lendemain arriva m'amenant Paul avec son café.

-Je suis désolé Bella je t'ai empêché de dormir cette nuit.

-Un peu mais ce n'est pas grave, tu te feras pardonner avec une double dose de caféine pour la journée.

-C'est le moins que je puisse faire. Je peux te demander où tu en es dans tes réflexions ?

-Toujours au même point Paul. Je ne sais pas ce qu'il convient de faire.

-Tu sais si tu n'éprouves rien du tout et que tu ne veux pas de moi ne te torture pas l'esprit de cette façon. Je veux dire je sais que l'on ne peut pas se forcer à aimer je comprendrais, et puis je ne suis peut-être tout simplement pas ton type d'homme, ce serait compréhensible également.

-Non, ce n'est pas ça mon problème Paul. Ce n'est pas mon affection pour toi ou mes préférences physiques. Je t'aime bien, même si ce n'est pas amoureusement, mes sentiments pour toi sont sincères, quant à ton physique il faudrait être sacrément difficile pour ne pas être sous le charme. Et je pense que pour ce que tu m'as proposé l'affection que j'ai pour toi devrait être suffisant. Mais j'ai peur de ne pas y arriver. Je voudrais pouvoir te dire oui parce que j'aimerais essayer, ne serait-ce que pour voir si je peux être encore un peu normale. Mais si je me rends compte après que je ne peux pas, je ne veux pas te faire souffrir inutilement.

-S'il n'y a que ça je suppose que l'on peut essayer. Je sais également à quoi m'attendre de ton côté je sais qu'il y a des chances pour que cela ne fonctionne pas, mais en attendant nous représentons pour l'autre la seule alternative d'un réconfort mutuel. Et si nous partions sur cette base, c'est-à-dire une amitié avec avantage, nous n'aurions à nous soucier de rien d'autre. Et puis le jour où je tomberais sur ma compagne ou bien toi on ne sait jamais que tu trouves quelqu'un avec qui tu veuilles tenter une expérience plus poussée, rien ne nous empêchera d'en terminer simplement, sans conséquences perturbante pour personne.

-Pourquoi pas, admis-je.

Puis nous finîmes notre déjeuner en parlant des détails de notre future relation comme si nous faisions notre liste de courses. C'est ce que j'aimais chez Paul il n'était pas prise de tête. Bien que caractériel il avait appris à se modérer avec le temps, ce qui je crois n'était pas un luxe car je n'aurais jamais pu envisager une telle relation avec lui avant. Son ancien caractère associé au mien et j'aurais pu rejoindre Emily au pays des défigurés. Attention je ne porte aucunes critiques négatives sur le visage d'Emily ou un quelconque reproche à Sam, ce sont leurs affaires pas les miennes, je ne fais seulement que constater un fait rien de plus.

Il se leva pour aller rejoindre sa place il devait pendre la garde avec Seth, relevant ainsi Jacob et Jared. Je me levais à mon tour pour débarrasser la table me préparant à aider quelques élèves en difficultés, dont les demandes devaient s'accumuler dans ma boîte mail. Paul s'approcha de moi alors que je lui tournais le dos, il m'attrapa par la taille et me retourna. J'étais face à lui dans une main ma tasse, dans l'autre le pain il s'approcha de moi et posa ses lèvres chaudes sur les miennes ce contact me surpris tant par la chaleur de celui qui m'embrassait que par la douceur qu'il employait. Mais en tout cas ce n'était pas désagréable, quand il passa sa langue brûlante sur ma lèvre inférieure pour me quémander l'ouverture de ma bouche je ne me fis pas prier. J'avais perdu l'habitude à un contact aussi chaud. Je dois dire que je ne m'attendait pas à ce que Paul soit si expérimenté en matière de baiser, à moins que j'étais encore plus frustrée que ce que je ne pensais car un feu ardent prit naissance dans mes entrailles. Étant à côté de la table je réussis à reposer ce que j'avais dans les mains pour les libérer. Une fois libre je partis à l'assaut de son torse que mes yeux connaissaient par cœur mais mes mains ne demandaient qu'à l'explorer elles aussi.

-Hum ! Bella je vais être en retard, m'informa-t-il.

-Je m'en fous, répondis-je en lui embrassant la mâchoire, je me dirigeais dans son cou, il resserra ses mains sur ma taille et pencha la tête pour m'en faciliter l'accès. Mes mains s'aventurèrent sur ses abdominaux. Je l'entendis gémir.

-Bella, arrête ça je ne veux pas que notre première fois se passe dans la précipitation, m'avoua-t-il.

-Je ne sais pas pour toi, mais moi ça fait un putain de temps que je n'ai pas pratiquer alors autant nous soulager une fois pour toute et nous pourrons profiter un peu mieux l'un de l'autre lors d'une soirée plus approprié.

-Mais... tenta-t-il de riposter. Je me reculais légèrement frustrée qu'il se refuse alors que je ne demandais qu'à faire tomber cette putain de tension.

-Tu ne penses tout de même pas me laisser dans cet état ! demandai-je sèchement. Quand il vit que je commençais à m'irriter il céda et m'attrapa avec un peu moins de douceur.

-Très bien mais tu auras intérêt à te faire pardonner, et correctement la prochaine fois, me réprimanda-t-il.

-C'est le monde à l'envers. Et tu veux une soirée romantique je présume ? le taquinai-je.

-Et pourquoi pas. ?

Je ris devant la scène que nous étions en train de jouer. Mais je me fis vite rattraper par mon désir qui enflait surtout quand je sentis son érection contre ma cuisse, ce qui me fit gémir d'anticipation. Il me porta et m'emmena dans ma chambre, où très vite je fis voler les quelques vêtements que je portais. Comme je m'en doutais l'un comme l'autre avions accumulé trop de pression et depuis longtemps, donc cela n'était pas vraiment la plus longue expérience sexuelle que j'avais eu, mais je me sentis tout de même beaucoup mieux après.

-Tu auras intérêt de me revaloir ça et dans les grandes largesses. Parce que les mecs ne vont pas me lâcher avec ce que l'on vient de faire.

-Paul contrairement à nous ils n'ont pas à attendre plusieurs mois avant de se satisfaire, eux. En plus la prochaine fois ce sera tellement chaud qu'ils n'oseront même pas venir traîner dans ta tête, de peur d'être choqués, lui répondis-je coquine.

-Alors j'ai hâte d'être à la prochaine fois, me dit-il avant de m'embrasser et de renfiler son short. Je suis à la bourre et Jake va m'étriper.

-Il y a des chances, souriais-je amusée.

J'étais en plein dans mes réponses sur un devoir que je trouvais assez bon au demeurant, mais aujourd'hui je n'étais pas très impartiale, j'étais de bonne humeur. Quand ma porte d'entrée s'ouvrit dans un raffut du diable, je sursautais de peur en poussant un cri assourdissant. Je ne sais pas ce qui se passait mais je me rendais compte que je n'avais pas l'esprit, ni la conscience tranquille. L'espace d'un instant j'ai cru que c'était Edward qui venait pour tuer Paul. Quand je vis qu'il ne s'agissait que de Jake je me détendis deux secondes avant de rentrer dans une colère noire. Lui qui de par son arrivée a vu qu'il m'avait réellement fait peur, s'était radouci.

-Putain mais c'est quoi ton problème ? Tu viens de me foutre la trouille de ma vie ! hurlai-je après mon ami.

-Et le tien c'est quoi? Qu'est-ce que tu nous fais avec Paul là ?

-En quoi ça te concerne ? Et surtout de quoi te mêles-tu ?

-Bella tu te fous de moi ou quoi ! Tu remets ça encore une fois !

-Ce n'est pas avec toi que je devrais avoir cette discussion et vu que tu as été puiser tes informations dans sa tête tu aurais dû t'arrêter sur la discussion qui a précédé la scène qui t'a mis dans cette état. Je ne lui ai rien caché il sait ce que je pense et de toute façon tu n'as pas ton mot à dire nous somme majeur tous les deux ! hurlai-je de nouveau. D'ailleurs on devait nous entendre dans toute la réserve car en peu de temps mon salon était envahi de loups Sam, Leah, Jared, Seth.

-Calmez-vous tous les deux ! ordonna Sam.

-Alors dis lui de se mêler de ce qui le regarde, puis m'adressant de nouveau à Jacob. Tu n'es pas mon père, Jake, tu n'as pas à me dire ce que je dois faire ou pas !

-Très bien, mais quand tu tomberas de nouveau en dépression quand il te laissera parce qu'il trouvera son imprégnée surtout oublie-moi, dit-il avant de partir. Tu commences à me gonfler à faire connerie sur connerie, et tu as raison je ne suis pas ton père, cette fois-ci il passa la porte, Leah me regardait perplexe.

-Il t'expliquera, lui indiquai-je. Laissez-moi, s'il vous plaît, leur demandai-je. J'étais en colère de par notre dispute c'était la première fois que Jacob et moi avions une dispute aussi importante tous les deux.

-Il se calmera, tenta de me réconforter Leah.

-Cette fois c'était différent et si lui se calme il n'est pas dit que moi j'accepte qu'il me traite de cette façon.

-Allez Bella il faut lui laisser du temps. Il va s'en remettre, cru bon de rajouter Sam.

-Mais il n'a pas à se remettre de quoi que ce soit. C'est ma vie putain ! m'écriai-je. Écoutez je n'ai pas envie de me montrer désagréable alors s'il vous plaît laissez-moi j'ai besoin d'être seule.

-Si tu as besoin de quelque chose fait moi signe, m'informa Leah avant de partir rejoindre son compagnon pour essayer de savoir ce qu'il s'était vraiment passé.

Tout le monde sortit, il ne restait que Jared. Ce dernier se permit avant de partir de me faire savoir.

-Bella personne ne te juge et je suis d'accord avec toi vous êtes adultes tous les deux, seulement protège-toi. Tu sais à quoi t'attendre et c'est seulement pour ça que Jake se fait du souci.

-Jared s'il te plaît.

-Non Bella, attends. Ce que je te dis c'est que je comprends votre besoin d'affection et de tendresse à tous les deux, Paul est mon meilleur ami. En plus vous nous confrontez en permanence alors que nous sommes tous avec nos compagnons respectifs. Je sais parfaitement ce que ressent Paul à ce sujet et j'ai une vague idée de ce que toi tu peux ressentir. Juste fais attention de ne pas tomber amoureuse de Paul tu sais qu'il est destiné à une autre.

-Je le sais tout ça. Et je n'ai nullement l'intention d'en tomber amoureuse. S'il y avait eu le moindre risque je n'aurais jamais accepté. Plus personne ne me détruira de cette façon.

-Bien en attendant calme-toi. Et si tu as besoin n'hésite pas.

-Merci Jared, et il partit.

Hormis le fait que j'étais brouillée avec Jacob ma vie se déroulait assez bien, et j'en étais relativement satisfaite. Je n'allais plus manger chez Sam pour être sûre de ne pas tomber sur Jacob. Les loups passaient à la maison pour me voir et bien entendu Paul et moi avions continué notre relation. Tous, Paul y compris, essayaient de me faire plier pour que je retourne voir Jacob pour que l'on puisse nous expliquer. Mais il en était hors de question, il avait un peu trop tendance à vouloir régenter ma vie à ma place si je ne l'avais pas supporter des sangsues que j'avais aimé, je ne le tolèrerais pas de lui. Nous nous évitions mutuellement quoique lui avait de mes nouvelles, il les prenait directement dans la tête des autres, alors je me faisais un devoir de ne jamais parler de lui devant un loup. S'il y en avait un qui m'en parlait soit je le rembarrais s'il était chez moi, soit je partais et rentrais à la maison. Au bout du compte il n'y avait que Paul qui insistait, et nous nous engueulions souvent et toujours à cause de Jacob. Je ne voulais pas fléchir, si je le laissais faire sur ça, il pourrait dans quelques temps m'enfermer et faire de moi ce qu'il voulait. Bon j'exagère un peu mais je ne suis vraiment pas loin de la vérité. J'arrive à comprendre qu'il n'ait pas envie de me revoir encore une fois anéantie par un chagrin d'amour, mais ça ne lui laisse pas le droit de me dire ce que je dois faire et qui je dois fréquenter. Qu'il me donne un avis dans le pire des cas, oui je tolèrerais ça mais pas plus. J'en ai marre que tout le monde décide pour moi ce qu'il y a de mieux où pas.

J'avais contacté mon père au début de l'été lui disant que je pourrais venir quelque jours pour les vacances j'avais avancé que je ne pourrais pas forcément rester longtemps parce que j'avais des obligations avec le magasin. Bien sûr j'avais fait ça car le fait que je me retrouve plus où moins coincée à attendre que Paul puisse se dégager de ses obligations entre son travail de pêcheur et ses rondes avec la meute, je restais beaucoup de temps enfermée chez moi. Et j'avais envie de bouger un peu. Quoi de mieux que de rentrer chez mon père pour changer un peu d'air je pourrais toujours voir Paul mais je pourrais également sortir aller faire les courses moi-même, aller à la bibliothèque seule, et surtout sortir un peu de ce contexte tendu.

Nous étions en août je profitais d'une journée ensoleillée installée sur ma balancelle. Paul n'était pas encore revenu d'une course qu'il devait faire, mais n'allait plus tarder, je profitais de la caresse du soleil sur ma peau. Mon père savait que je passais la journée à La Push, il pensait seulement que ce serait avec Jacob et Leah, je ne lui avais rien dit de la crise que nous traversions tous les deux.

C'est dans ces moments de solitude que j'en profitais pour faire le point sur ma vie. Ce qu'elle avait été, ce qu'elle aurait pu être avec des choix différents.

Et aujourd'hui si on me laissait revenir sur une seule de mes erreurs je crois que je choisirais le moment où je me suis laisser tomber amoureuse de lui. Je crois que je pouvais vivre avec tout le reste mais cette période reste la plus douloureuse et la plus humiliante de ma vie. M'être faite abuser de cette façon, le savoir aujourd'hui au près de sa compagne, savoir que c'est elle qu'il serre dans ses bras, elle a qui il fait l'amour, la façon qu'il a eu de m'évincer de sa vie. Je donnerais n'importe quoi aujourd'hui pour ne jamais l'avoir connu comme ça, ne jamais avoir connu tout ça. Je savais que j'étais en train de franchir un pallier dans ma vie avec cette histoire et les sentiments qui en découlaient. Car je commençais à lui en vouloir sérieusement, et je savais ce que cela voulait dire. J'allais bientôt guérir de lui, j'étais déjà passé par cette période. Dans peu de temps mon remord se transformerait en colère, puis en haine pour lui aussi comme tous les autres membres de sa famille, et il me tardait que cela arrive à ce stade car je pourrais enfin me sentir mieux dans ma peau, et je pourrais enfin enlever cette photo de mon porte-feuille, je pourrais également jeter l'huile d'argan que je gardais encore dans ma table de nuit, avec mon journal de route, chose que j'étais encore incapable de faire. Et je crois que je devais tous ces progrès à Paul, en fait Paul avait pris la place de Jacob dans ma vie en tout cas dans la procédure de reconstruction. À croire que seuls les loups arrivaient à me guérir des vampires, ce qui en soit n'était pas trop surprenant dans le sens où les loups sont les ennemis mortels de ces parasites que sont les sangsues.

Je sentis que l'on s'installait à mes côtés, je gardais les yeux fermés ne voulant pas briser ce moment de quiétude.

-Tu as été long, fis-je remarquer à mon prétendant.

-Je te ferais remarquer que nous sommes aussi têtus l'un que l'autre.

-Jacob ? fis-je surprise en ouvrant les yeux.

-Apparemment ce n'était pas à moi que tu t'adressais.

-Non pas vraiment. Que veux-tu ? demandai-je à brûle pourpoint.

-Discuter avec toi, je veux juste qu'on s'explique tous les deux.

-Vas-y je t'écoute.

-Pour commencer je sais que je n'aurais pas dû intervenir de cette façon et que j'aurais dû te laisser t'expliquer, avant de te sauter dessus comme ça.

-C'est déjà un bon point. Mais tu dois comprendre Jacob que je ne laisserais plus personne même pas toi me dire ce que je dois faire ou pas, et surtout qui je dois fréquenter.

-Comprends-moi Bella, ça fait deux fois que je te ramasse parce que tu es tombée amoureuse des mauvaises personnes enfin si on peut appeler ces parasites des personnes. Tu reprends plus où moins pied et tu remets ça avec un loup. Tu veux repasser par la case imprégnation où quoi ?

-Si tu viens ici pour t'énerver ce n'était pas la peine de te déplacer.

-Bella ce n'est pas mon intention mais j'ai l'impression que tu fais tout de travers volontairement, que tu fais tout ce qu'il faut pour te détruire et ça m'agace que tu ne te serves pas de tes erreurs passées pour éviter de retomber dedans, tête la première.

-Sais-tu ce que s'est Jacob de devoir vivre une vie de recluse, faire abstraction de l'amour et d'une vie « normale » que n'importe qui serait en droit de réclamer ? Je ne peux pas avoir un compagnon normal, parce qu'il risque de se faire tuer par une quelconque sangsue, Edward, Jasper, les Volturi, et qui sais-je encore. Je ne peux pas espérer fonder une famille non plus. Tout comme Paul pour le moment je ne peux pas avoir de relation avec une personne extérieure à ce cercle à cause des ennuis que j'attire et quand je dis ennui tu sais de quoi je parle. Alors je suis désolée que cela te perturbe Jacob, mais j'ai besoin d'attention moi aussi, je ne suis pas asexuée et encore moins religieuse, et pour le moment Paul est le seul à ne pas être imprégné. Nous sommes parfaitement conscients tous les deux des risques que nous encourons.

-Je sais Bella j'ai vu vos discussions dans sa tête, avec le reste d'ailleurs, dit-il plus acide.

-C'est donc ça le problème ! Tu ne supportes pas que je puisse faire l'amour avec quelqu'un d'autre. Tu sais que tu as une compagne ? Tu n'as pas à être jaloux de ce que je peux faire, et surtout avec qui je le fais. Je ne suis pas ton jouet Jacob Black. Et tu sais quoi ? Tu es le même qu'Edward ! Parce que j'ai partagé certaines choses avec toi, tu crois que je t'appartiens toujours ! Et bien NON Jacob je ne t'appartiens pas. Je n'appartiens ni a toi, ni à personne d'autre ! criai-je en colère.

-Sache que tu peux t'envoyer en l'air avec qui tu veux je m'en balance complètement. Et cette fois-ci je ne reviendrais pas Bella, dit-il en se levant. Et ne compte non plus pas sur moi pour te protéger il est fini ce temps-là. Je commence à en avoir marre de me faire du souci en permanence pour toi, pour me faire descendre ou accuser de je ne sais quoi sorti de ton esprit tordu. Tu es malade Bella et il serait temps que tu penses à te faire soigner, hurla-t-il en partant. Au même moment Paul arriva ils se croisèrent et se regardèrent Paul tremblait tout autant que Jacob.

-Démerde-toi pour la protéger, moi j'abandonne, lui dit Jacob en le passant. Paul arriva à ma hauteur.

-Qu'est-ce qu'il s'est encore passé entre vous deux ?

-Il me considère comme sa chose, et je commence à en avoir marre que tout le monde me considère comme ça, criai-je énervée.

-Bella je n'y suis pour rien moi, calme-toi. Je te propose de nous préparer un pique-nique, vu le temps qu'il fait nous irons dans un endroit en forêt assez sympa que j'ai repéré lors de nos rondes. Et on pourrait y passer un moment tranquille loin de tout le monde et du stress, qu'en penses tu ? dit-il alors qu'il m'enlaçait par la taille m'amenant à lui.

-Ça me paraît être une bonne idée, répondis-je en l'embrassant. Au bout quelques minutes il me relâcha pour me laisser aller préparer le pique-nique.

Nous arrivions dans cet endroit clairsemé que Paul avait trouvé et effectivement c'était un bel endroit et calme. Nous entendions la rivière qui traversait la réserve passer pas très loin. Nous nous installions et commencions à manger. Nous passions vraiment un bon moment, après le repas, je rangeais nos affaire pendant que Paul s'allongea de tout son long sur la couverture. Je dois avouer que Paul était vraiment un bel homme il était moins carré que Jake, mais sa musculature n'avait rien à envier au second ou à l'Alpha, quoique l'Alpha était maintenant moins imposant que Jake. Je m'approchais discrètement de Paul et lui sautais dessus, mais je ne réussis pas à le surprendre vu qu'il m'avait rattrapée au vol et et arborait un sourire amusé et satisfait.

-Tu comptais vraiment me surprendre ? me demanda-t-il taquin.

-J'aurais aimé oui, avouai-je sans honte.

Puis je m'installais à califourchon sur lui, il repositionnait ses mains derrière sa tête et referma les yeux. Oui Paul était vraiment très beau. Je me penchais sur lui et commençais à embrasser la base de son cou je savais que c'était un point sensible chez lui.

-Humm ! gémit-il. Tu joues à un jeu dangereux Swan.

-Danger est mon deuxième prénom, lui rétorquai-je, tout en continuant sa douce torture.

-Très bien ! me dit-il alors qu'il me retourna rapidement pour se retrouver au-dessus. Alors comme ça tu aimes le danger hein ? Voyons voir comment tu réagis à la torture pour commencer, il commença par m'embrasser juste en dessous de mon oreille, puis m'attrapa mon lobe qu'il mordilla avec application me tirant quelques gémissements. Pas très résistante ! me susurra-t-il à l'oreille.

Il déplaça une de ses mains sous mon tee-shirt pour aller caresser mes seins. Je commençais à me tortiller sous lui. Il accentua la pression de son bassin contre le mien, me faisant sentir l'intensité de son érection. Puis tout s'enchaîna rapidement, il se releva d'un coup en grognant et tremblant. Ce qui me fit peur, je savais qu'il y avait un danger car si cela avait été un loup de la meute il aurait simplement grogner et renvoyer l'importun la réserve. Mais là il tremblait de part en part, il regardait à un endroit bien précis toujours en grognant.

-Bella reste derrière moi, m'ordonna-t-il.

J'avais peur je savais que c'était un vampire qui le mettait dans cet état et peut-être l'un de ceux qui venait régulièrement. Par contre ce que je ne comprenais pas c'est pourquoi ce vampire avait pu passer car je savais que Leah, Jake et Jared devaient patrouiller et nous étions pas très loin de la réserve.

-Comment ça se fait qu'un vampire ait pu passer ? Nous sommes près de la réserve, où sont les patrouilleurs ?

-Jake n'a pas dû prendre son tour de garde après votre dispute. Je ne vois que ça vu que c'est son secteur.

-Putain le con ! et à ce moment, comme ressurgis d'un passé que je tentais désespérément d'oublier, débarqua devant nous une femelle aux cheveux de feu, un sourire perfide sur le visage.

-Victoria, soufflai-je.

-Je croyais qu'elle avait foutu le camps, gronda Paul.

-Je me suis seulement faite oublier quelque temps. Comment vont les Cullen et ton cher et tendre ? Quoique apparemment plus si tendre que ça vu qu'on joue à touche pipi avec un cabot puant.

-Que veux-tu Victoria ? lui demandai-je tentant de ne pas tenir compte de ses remarques.

-Mais toi bien sûr. Ça va faire trois ans que je suis à ta recherche, mais les galeux m'empêchaient de passer. C'est un véritable coup de chance aujourd'hui. J'ai senti un des leurs un peu plus à l'ouest je l'ai alors contourné et en fait j'ai eu la surprise de rencontrer ton odeur toute fraîche.

-Et pourquoi me cherches-tu ? Ce n'est pas moi qui ai tué James, rétorquai-je surprise.

-À cause de toi mon compagnon est mort. Il le paiera par ta perte, qu'il souffre autant que moi pour la perte de sa compagne, dit-elle d'une voix froide et cruelle.

-Tu ne t'en prendras pas à elle sangsue ! clama Paul tremblant de plus en plus.

-Désolée pour toi le clebs, mais seul contre moi tu ne feras pas le poids et les autres sont occupés avec un appât.

Paul éclata et se transforma devant mes yeux, je restais bien derrière et j'espérais que les autres allaient rappliquer rapidement pour ne pas laisser Paul se battre seul contre Victoria. Le combat s'engagea à une vitesse que je ne pouvais qu'apercevoir les formes. J'avais terriblement peur, je ne m'en remettrais jamais s'il devait arriver quoi que ce soit à Paul à cause de moi. Je ne comprenais rien du combat je ne voyais rien, enfin jusqu'au moment où les mouvements s'arrêtèrent sous un hurlement lupin à me déchirer le cœur. Paul sous la domination de Victoria, elle le maintenait au sol avec une main appuyée sur son encolure immobilisant la gueule de Paul et le reste de son corps qui faisait appui sur celui de mon loup l'empêchant de faire le moindre mouvement.

-Lâche-le Victoria ! hurlai-je en m'élançant sur elle. Mais avant que je n'ai pu les rejoindre elle me regarda avec un rictus mauvais et me dit.

-Regarde ce que j'en fais de ton chien de garde, et elle planta ses crocs dans le cou de Paul.

-NONNNNNN ! hurlai-je en m'écroulant au sol.

J'entendis Paul gémir alors que je pleurais de tristesse et de désespoir. Il allait mourir, mon Paul, mon loup allait mourir sous mes yeux, tué par cette salope rousse. Elle me regardait alors que moi je ne quittais pas les yeux de mon Paul lui demandant de m'excuser.

-Je suis désolée Paul, tellement désolée, tout est ma faute. Pardonne-moi s'il te plaît, pleurai-je m'effondrant au sol.

Je voyais une larme perler et couler le long de son museau et un gémissement plaintif sortit difficilement de son corps. Puis cette garce lui brisa le cou sous mes yeux horrifiés.

-Nonnn ! Paul ! hurlai-je abattue et meurtrie. Elle s'avança vers moi, je ne faisais plus attention à elle mes yeux ne lâchant pas le corps sans vie de mon ami, de mon amant, de mon loup.

-Isabella, cette fois-ci personne ne pourra te sauver, crois-moi, elle rit satisfaite, méprisante et malveillante de par la tournure que prenait les évènements. Souffrirais-tu ? demanda-t-elle amusée.

-Espèce de salope tu sais ce qui me fait plaisir. C'est que je sais que même si tu me tues et je sais que tu vas le faire. Peu importe comment et combien de temps tu vas me faire souffrir. Je sais que le temps qu'il te reste à vivre tu le passeras sans James. Et laisse-moi te dire une chose. Cette espèce de bâtard n'a pas pu me sauver et en plus il a supplié les Cullen de l'épargner. Tu m'entends Victoria il les a supplié, comme un chien quémande sa nourriture à son maître, lâchai-je mauvaise, elle allait morfler cette salope, pas physiquement je ne faisais pas le poids mais j'allais faire en sorte qu'elle doute pour le reste de son existence.

-Je ne te crois pas. Il n'était pas comme ça, James était fort et fier, il n'aurait jamais supplié quiconque, et elle n'avait pas tort je ne l'ai pas entendu un fois, enfin j'étais un peu occupée de mon côté pour vraiment faire attention à cette crevure de parasite.

-Tu crois ça ! Parce que tu vas me dire que tu le connais peut-être ? Si tel était le cas tu devrais savoir pourquoi il me traquait, alors ?

-Parce que ce clan te protégeait rien de plus. James était un traqueur, il aimait relever les défis et tu en étais un de taille pour lui. Une humaine protégée par un clan entier.

-Et je suppose aussi que tu crois que tu étais sa compagne, lâchai-je méprisante accompagné d'un rire caustique. Tu es bien conne Victoria tu as perdu trois ans de ta vie pour rien.

-Bien sûr que j'étais sa compagne, répondit-elle arrogante et vindicative.

-Explique-moi alors pourquoi il a voulu me transformer pour me faire sienne ? Il m'a marqué comme tel juste avant de mourir, lui dis-je en lui montrant mon poignet.

Là où James m'avait bel et bien mordu. Bien sûr tout ça n'était que mensonge, mais elle ne le savait pas, je savais que j'allais mourir mais avant ça et avant que les loups lui mettent les crocs dessus je voulais qu'elle souffre que chaque secondes de ce qu'il lui restait à vivre. Qu'elle souffre mille souffrances pour ce qu'elle avait osé faire à Paul. Je ne pouvais pas le venger physiquement bien que j'aurais aimé la mettre au feu moi-même. J'allais de toute façon rejoindre très vite, celui qui fut mon amant, mon ami et mon protecteur. Mais avant ça j'allais causer à cette salope une des pires souffrances qui existe, celle de l'esprit et le plus beau dans l'histoire c'est qu'elle se torturerait toute seule. Il fallait seulement lui planter une bonne graine et le temps ferait son travail, et du temps elle en avait à revendre enfin peut-être plus tant que ça maintenant. J'étais bien placée pour savoir qu'il n'y avait pas pire que la souffrance morale et j'espérais qu'elle subisse sa peine à un degré extrême.

-Ce n'est pas possible, j'étais sa compagne ! hurla-t-elle furieuse en fixant ma cicatrice.

J'étais contente malgré mon anéantissement j'avais paru assez crédible, car elle semblait douter de son lien avec son compagnon. Ce sera la dernière chose que je ferais sur terre alors il fallait que je le fasse bien.

-Non j'étais sa compagne ! Il m'a reconnu tout de suite, mon odeur avait un attrait spécial pour lui. Il t'a juste raconté ce que tu voulais entendre, c'est tout. Tu lui étais utile pour passé le temps en attendant qu'il me trouve rien de plus. C'est lui-même qui me l'a dit, tout comme le fait qu'il connaissait Alice Cullen, il m'a tout avoué. Il allait me transformer et nous aurions été heureux tous les deux.

-Et pourquoi es-tu toujours humaine alors ? cracha-t-elle. Comment as-tu pu échapper à la transformation ? tenta-t-elle espérant trouver une faille dans mon histoire.

-À l'époque j'étais l'animal de compagnie d'Edward et il n'a pas apprécié que James me veuille, qu'il me réclame parce que j'étais sa compagne, son âme-sœur. Il a réussi à nous retrouver avec le don de sa sœur, alors que j'avais réussi à leur échapper pour retrouver James. Nous étions dans un studio de danse qui était fermé pour des travaux James ne voulait pas perdre de temps il avait commencé à me mordre quand ils sont arrivés, toute la famille était présente et James n'a eu aucune chance. Il les a bien supplié de nous laisser, mais Edward ne voulait pas prêter son jouet, alors les autres l'ont décapité puis ils ont fait un feu dans le studio et ils ont balancé ses restes dedans. Edward quant à lui a aspiré mon sang pour enlever tout le venin de James, de mon compagnon. J'étais son animal et il voulait que je le reste, quand il m'a ramené ici j'ai réussi à trouver refuge chez les loups c'est comme ça que j'ai pu leur échapper, mais depuis pas un jour ne passe sans que je repense à mon James, terminai-je en caressant la cicatrice que cet enflure m'avait laissée.

J'évitais de laisser mes yeux se poser sur mon loup, car sinon je n'aurais pas pu continuer cette sinistre farce. Je devais tenir bon c'est pour lui que je faisais ça, elle souffrirait pour l'avoir tué, moralement en attendant que les loups la trouvent et qu'ils lui règlent son compte pour ce qu'elle lui a fait. Elle était totalement hystérique elle grogna si fort que j'en fermais les yeux, j'allais mourir, j'allais rejoindre Paul.

-Tu mens ! hurlait-elle. Tu mens !

J'attendais, je savais qu'elle allait avoir du mal à se contenir, les vampires avaient de gros problème de contrôles, surtout quand la colère venait s'en mêler.

Et j'avais réussi à lui faire perdre le sien, en me revendiquant comme étant la véritable compagne de cet espèce de salaud. Elle avait couru qu'elle conne, et dire qu'il se croyaient supérieurs à nous humains, ils l'étaient mais simplement sur le plan physique car cela faisait trois fois que j'arrivais à berner un cerveau vampirique. Que des prétentieuses ces sangsues. J'entendis siffler ce qui semblait provenir de Victoria puis et un grognement plus éloigné, je me mise à espérer que les loups venaient peut être d'arriver.

Quand j'ouvris les yeux le seul loup qui se trouvait présent dans ce lieu, c'était le corps mort de Paul, mon cœur se serra douloureusement à la vue de ce corps étalé sur le sol, la gueule ouverte et du sang sur son magnifique pelage gris. Je levais les yeux et je voyais Victoria à un mètre de moi qui avait une main tendue vers moi la paume à plat contre une paroi invisible. Et là je me rendis compte que j'avais activé sans m'en rendre compte mon fameux bouclier. Elle me regardait les yeux perdus ne comprenant pas, elle tournait la tête frénétiquement vers un point plus loin. Je ne distinguais qu'une forme, et ce n'était pas un loup c'était sûr. Cette personne avait l'air de regarder la scène paisiblement. Puis Victoria décida d'arrêter d'essayer de percer mon bouclier, et s'éloigna de moi de façon à ce qu'elle soit en mesure de pouvoir voir en même temps l'intruse car il semblait que c'était une femme qui s'approchait plus où moins lentement.

-Impressionnant, chantonna la voix mélodieuse de la nouvelle vampire, en me fixant.

-Qui es-tu ? claironna Victoria, détournant l'attention de la vampire de moi.

-Je me nomme Maria, et je serais celle qui aura la regrettable tâche de mettre un terme à ta misérable vie, dit-elle.

Sans même que je me sois rendu compte de rien, Maria avait la tête de Victoria dans les mains. Les vampires étaient de nature rapide mais elle l'était encore plus, je ne l'avais même pas vu se déplacer, mais bien évidement mes sens n'étaient pas à la hauteur. Je fus prise de vertige quand elle arracha le reste des membres de la rouquine. Ma tête tournait je me sentais faible, je savais que c'était mon bouclier qui pompait toute mon énergie et avec un peu de chance mon cœur lâcherait avant qu'elle n'ait le temps de me tuer, car je savais qui elle était et honnêtement je ne sais pas si je n'aurais pas préféré la torture de Victoria à celle de Maria. Peter et Charlotte m'avaient parlé d'elle et de son sadisme légendaire. Je me sentais partir et je me laissais aller espérant que ma fin serait proche. Mais elle dut également entendre que mon cœur allait céder car je l'entendis jurer, puis une douleur abominable se fit sentir dans mon cou.

-Tiens bon ma belle ! chanta la voix. J'ai des projets pour toi.

Une autre douleur me transperça la poitrine et une autre dans l'intérieur de ma cuisse. Puis de nouveau des jurons, je ne pouvais pas ouvrir les yeux, la douleur me clouait sur le sol. Par contre je l'entendais s'agiter autour de moi, et peu de temps après je sentis des bras froids me soulever je savais qu'elle m'emmenait. Je hurlais de douleur, de désespoir et de colère car ce que j'avais fui en venant m'installer ici m'avait rattrapé. On échappe pas à son destin et le mien s'annonçait comme une éternité de souffrance et de solitude.


 

Je vous promet que j'en ai un Paul est mon loup préféré, mais bon pour les besoins de cette histoire il fallait qu'il meurt. Allez lacher vous sur les com's je ne suis pas là demain et quand je rentre je veux avoir de la lecture :)


17

4 chapitres de postés pour le retard !

Chapitre 17 : mon éternité.

Elle m'avait déposé dans ce qui semblait être un véhicule, une voiture, un camion j'en sais rien, mais quoi qu'il en soit nous roulions de ça j'en étais sûre. J'étais la proie d'une lave en fusion qui me coulait dans les veines et brûlait tout sur son passage. Quoiqu'en fait en y réfléchissant ce mélange qui circulait en moi devait être une association entre de la lave en fusion et de l'acide. Je n'avais jamais ressenti pareille souffrance physique, j'essayais de combattre ça parce que je savais ce qui était en train de se passer, je connaissais cette douleur bien que la dernière fois elle n'était pas aussi intense. Je me transformais, cette salope de Maria m'avait mordu et j'étais en train de me transformer, elle voulait certainement faire de moi un de ses petits soldats.

Le point positif de cette merde c'est que dans un an je serais morte, ce qui en soit n'était pas trop mal en fait. Mais si mon putain de cœur avait bien voulu s'arrêter juste quelques secondes plus tôt je n'en serais pas là et je serais libre, libre de rejoindre Paul. Mon loup si vaillant et courageux qui avait donné sa vie pour moi et aujourd'hui j'allais être une putain de sangsue, il doit regretter de m'avoir défendue pour rien, et moi je regrette qu'il l'ait fait. Il aurait dû s'enfuir sauver sa peau la mienne ne comptait pas. Mais Paul était une bonne âme malgré ses airs revêches il était un homme bon et généreux. J'avais dû faire des choses horribles dans une autre vie pour hériter d'un karma pareil. J'allais devoir vivre avec le fait que Paul était mort à cause de moi.

Je savais quand je lui avais donné mon accord pour notre petit arrangement qu'il pouvait risquer sa vie, mais j'avais compté sur le fait que l'on aurait le soutien de tous les loups. Cependant Jacob m'avait lui aussi laissé tomber, il m'avait dit qu'il ne me protègerait plus il avait dit à Paul de le faire parce que lui abandonnait et à peine quelques heures plus tard Paul était mort. Et s'il avait tenu sa place comme il devait le faire cette salope de Maria ne serait jamais passée, et pis Victoria non plus et Paul serait toujours vivant. D'ailleurs que foutait-elle là ? Le cherchait-elle encore ?

Elle devait savoir qu'ils avaient une résidence à Forks, il faut croire que ce que me disait Edward était vrai, dès qu'il y avait un danger aux alentours il fallait qu'il m'arrive dessus comme aimanté. La douleur se rappela à moi j'émis un gémissement, mon cœur attristé et meurtri s'accrochait désespérément, il se battait alors que je voulais qu'il lâche prise. Tout le monde m'aura trahi même mes propres organes, mon propre cœur qui lui aussi se jouait de moi, j'étais maudite et maintenant j'allais même en avoir l'aspect.

-Shuuuttt ! Ma belle il ne sert à rien de te faire entendre je sais que tu souffres mais crier n'amoindrit pas la douleur et j'ai horreur des plaintes, me dit la voix doucereuse de Maria. Je vais prendre bien soin de toi. Tu as un tel potentiel, je n'ai jamais vu ça, dit-elle tout en conduisant.

Je ne sais pas combien de temps je restais à souffrir et à me faire bringuebaler aux rythmes des secousses et de l'état des routes, en tout cas sans mauvais jeu de mots cela me parut une éternité. Je profitais de ce temps pour me rappeler ce que m'avait dit Carlisle quand il parlait des transformations. Il me disait qu'il fallait penser durant la transformation à tout ce que l'on voulait se rappeler car sinon après on oubliait tout, comme pour Alice qui n'avait aucun souvenir de sa vie d'avant, sa vie d'humaine, pour elle, elle est née vampire sans passer par la période humaine. J'étais tentée de faire pareil, mais je ne voulais pas oublier Paul et son sacrifice. Alors je repensais à tout, de cette façon je pourrais me torturer tous les jours, toutes les heures et les secondes qu'ils me restaient à vivre, car je savais qu'il fallait que je me repasse le cours de ma vie pour ne pas l'oublier lors de la transformation.

Je repensais à tout, à ma vie avec ma mère, sa rencontre avec Phil, mon départ pour Forks. Charlie, le lycée ma rencontre avec les Cullen, le jour où mes yeux se sont posés sur Edward, tout ce que j'ai ressenti, nos premières discussions, la découverte de son secret. Mes amis du lycée, les indiens, Jacob, Paul, tous un par uns avec leurs petits défauts et leurs grandes qualités. James, la traque, Phœnix, la morsure. Mon anniversaire, leur départ, son abandon, sa justification. Ma peine, ma souffrance, ma colère, ma haine. Jacob de nouveau, ma première fois avec lui, ce que j'ai ressenti, les autres fois également, notre séparation. Sa transformation devant moi, leurs légendes, les loups sous leurs formes lupines, la couleur de leurs pelages.

Son imprégnation, Leah, ma jalousie, leur bonheur, mon acceptation, notre amitié. Mon départ pour Hanover ma joie de revivre pour moi-même, leur retour, Jasper, notre première discussion, nos conversations émotionnelles, sa protection face à sa famille lors de la tentative de traité, notre complicité. Mes amis Lucy, Scott, Brian, Logan. Notre week-end en thalasso, la soirée à la patinoire, ma chute, lui me réceptionnant, la soirée transformiste. Mon anniversaire leurs cadeaux, les photos, notre danse, mon départ et mon cœur qui se déchire. Mon voyage et ma solitude, la forêt amazonienne Peter et Charlotte notre amitié commune, mon lien particulier et ma complicité avec Peter. Jasper et son retour, notre premier baiser, tous les sentiments que j'ai éprouvé, puis la première fois où nous avons fait l'amour. Notre voyage, la dernière fois où nous avions fait l'amour, mon bonheur avec lui.

Puis sa défection l'arrivée d'Alice et d'Edward, sa fuite après m'avoir endormie, ma peine ma déception mon dégoût, la fêlure de mon âme et de mon cœur, puis mon retour à Forks, ma dépression, Paul et son soutien, Jacob et nos disputes, ma relation avec Paul, nos moment de détentes, ma dernière dispute avec Jacob marquant la fin de notre amitié. Le pique-nique, Victoria, elle en train de tuer de Paul, ma culpabilité, ma responsabilité dans sa mort, l'arrivée de Maria, elle en train de tuer Victoria, ma morsure.

Toute ma vie se résumait à ça et je ne voulais rien oublier alors je me repassais tout ça en boucle encore et encore, je refusais d'oublier un de ces éléments. Je sentais qu'au plus le temps avançait au plus mes sens étaient en alerte, j'arrivais à entendre les respirations de Maria, une mère en train de gronder son fils dans une voiture que l'on croisait. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais allongée comme ça, mais je savais que si je commençais à prendre conscience que mes sens s'étaient développés cela voulait dire que j'allais bientôt me réveiller. J'en voulais à cette saleté de cœur qui ne m'avait pas lâcher avant, maintenant c'était presque trop tard. De toute façon pourquoi est-ce qu'il aurait lâché ? je me pose la question.

Je me posais sérieusement la question de savoir si ma destiné n'est pas de vivre éternellement dans la souffrance. Rien de bien ne m'était jamais arrivé sans que j'en subisse un contrecoup doublement plus néfaste. À chaque fois que j'avais cru qu'enfin je pouvais avoir moi aussi un moment de bonheur il était vite remplacer par une montagne de souffrance et au plus le bonheur avait été intense au plus la douleur était immense. Le comble de tout ça, la défection de Jasper quoique ce n'était pas vraiment une défection vu qu'à la base c'était une trahison pure et simple. Il m'avait dupé dès le départ, avec le soutien de sa garce de femme, et son enfoiré de frangin.

Dans tout ça j'espère qu'elle avait été un temps soit peu jalouse quand elle avait des visions de lui me faisant l'amour et c'était arrivé relativement souvent. Surtout la dernière fois car autant je me posais des questions pour les fois précédentes autant je savais qu'il avait particulièrement apprécié notre dernière séance que ce soit la fellation que je lui avais faite, ou notre étreinte en elle-même, c'était différent de ce que nous avions fait avant. Je pense qu'il s'était lâché car il savait que ce serait la dernière fois qu'il me prendrait, je suppose qu'il voulait éviter les regrets. Pareil pour Edward j'espérais qu'il avait vu tout ce que Jasper avait pu me faire et que lui ne ferait jamais. Mais malgré la satisfaction que je pourrais obtenir de ces moments partagés avec mes deux voyeurs, je ne pouvais que rester frustrée, déçue et dégoûtée car je n'avais rien pour faire souffrir lui.

Et ça me posait un problème de conscience, j'aurais aimé avoir une toute petite satisfaction, savoir que de par un de mes actes il allait souffrir un tout petit peu au moins. Peut-être avec un peu de chance sa femme s'était refusée à lui pendant un certain temps, en voyant le plaisir qu'il avait pris avec moi, mais d'une part je n'y croyais pas et de deux c'était loin d'être satisfaisant. Dire que son excuse était qu'il me laissait parce que Maria était à ma poursuite. Quelle ironie tout de même, mais aujourd'hui qu'allais-je faire comment allais-je me sortir de ça ? Avec un peu de chance je n'allais pas m'en sortir, car si j'arrivais à passer au travers de cette année je ne m'en sortirais pas indemne c'était certain.

Quoique elle avait beau être forte comme me l'avaient raconté Peter et Charlotte, j'étais un bouclier et si j'étais capable humaine de bloquer un vampire personne ne pourrait me toucher maintenant que j'allais devenir une putain de sangsue. Ce qui me réjouissait légèrement au moins je pourrais avoir des réponses à mes questions personne ne pourra m'empêcher de faire ce que je veux. Et pourquoi pas tenter de me venger de ces parasites qui se croient tellement supérieurs aux autres parce qu'ils se nourrissent de sang animal. C'est de la connerie, même les leurs disent qu'ils sont une aberration de la nature. Pour l'instant je m'en tiendrais seulement à savoir où je suis tombée et ce qu'elle attend de moi bien que j'ai une petite idée, je n'arrêterais rien, aucune décision car je ne veux pas que la bohémienne me voit transformée pour l'instant. Quoique de toute façon je laisserais le soin à Maria d'en terminer avec ma merde de vie dans un an.

Ce sera certainement la seule alternative acceptable à moins que l'un des nouveaux-nés n'y arrive avant. Ce n'est pas une option à négliger non plus vu que Carlisle m'avait dit que le seul instinct prédominant chez les vampire c'était la soif de sang, que dès qu'il y avait du sang les nouveaux-nés perdaient tout contrôle. Je devrais me faire une note, celle de toujours aller me mêler d'un repas de nouveau-né, ouais cette solution me plaisait bien.

Un moment plus tard tellement prise dans la douleur je sentais à peine que l'on me déplaçait. Ce feu dévorant qui me consumait, rendait ma perception du monde extérieur plus difficile, je ne souhaitait qu'une chose c'est que l'on mette un terme à mes souffrances. Je n'avais jamais été autant en phase avec mon envie de mourir que depuis que cette garce m'avait mordu. J'entendais une multitude de voix différentes, des coups, des engueulades, je ne savais pas où j'étais tombée mais cet endroit grouillait de monde. Je sentais la douleur se retirer lentement de mes extrémités pour se recueillir et s'intensifier dans ma poitrine.

Je savais que cela allait bientôt s'achever j'allais bientôt avoir des réponses à mes questions. Mais avant cela je devais me concentrer si la douleur avait été insupportable jusqu'à présent elle était à ce moment très précis intolérable, insoutenable, je ne pus retenir un gémissement pourtant j'essayais d'en sortir le moins possible car juste la vibration de mes corde vocale amplifiait la douleur de mon corps.

J'entendis, que l'on se déplaçait vers moi, une odeur de cuir se dégageait de cette personne. Je supposais que ce devait être un homme car c'était assez masculin comme odeur. Il posa sa main sur mon front son contact me fit du bien. Mais il ne la laissa pas assez longtemps à mon goût. J'avais l'impression que l'on attaquait mon cœur avec une concentration de tous les poisons, produits toxiques, acides, lave et couteaux qui se trouvaient sur cette terre, le gémissement se transforma en hurlement, puis aussi soudainement que brutalement plus rien, plus de douleur, plus de battement de cœur, plus rien qu'une perception plus accrue de ce qui m'entourait. J'étudiais les sons de la pièce je sentais l'homme à mes côtés qui s'était reculé puis j'entendis toujours cette cacophonie de voix plus loin mais si je me concentrais dessus je pouvais distinguer et suivre n'importe quelle conversation. J'entendis des pas se rapprocher de la pièce dans laquelle je me trouvais. Elle entra et s'adressa au vampire qui devait avoir la charge de me veiller.

-Alors ?

-Son cœur s'est arrêté il y a environ une minute, elle retarde le moment d'ouvrir les yeux.

-Isabella, ouvre les yeux maintenant la douleur ne reviendra pas, m'ordonna la voix douce de celle que je pensais être Maria car sa voix avait légèrement changé.

En fait ce n'était pas sa voix mais plutôt ma perception auditive qui s'était améliorée. Pas que je voulais lui obéir mais j'ouvris les yeux tout de même, ma vision que je pensais être parfaite humaine se révéla être d'une clarté absolue je voyais tout avec précision et netteté jusqu'au plus petit atome de poussière qui virevoltait dans un coin sombre de la pièce. La nuit était tombée et pourtant j'y voyais comme en plein jour. Je tournais la tête pour faire face au couple de vampires à mes côtés instinctivement je me tins sur mes gardes sifflant pour leur signifier de ne pas m'approcher.

-Isabella, je suis Maria, se présenta la belle vampire.

La description de Peter était très ressemblante elle devait avoir été transformée à dix-neuf ou vingts ans. Elle avait une allure conquérante, un visage d'ange à qui on aurait donné le bon Dieu sans confession mais son regard traduisait clairement le contraire. Elle était adossée nonchalamment contre le mur face à moi me montrant dans sa position qu'elle ne me craignait pas, ni même le fait que je sois un nouveau-né sans contrôle.

-Bien maintenant que tu as daigné ouvrir les yeux je vais t'informer de ce que tu es et ce que j'attends de toi.

-Je sais ce que je suis et je sais également ce que tu attends de moi Maria.

-Bien ce qui confirme certaines petites choses dont nous discuterons un peu plus tard. Mais pour être sûre que nous sommes sur la bonne longueur d'onde. Dis-moi ce que tu sais.

-Je suis un vampire, tu m'as transformée pour m'incorporer dans une armée que tu es en train de monter pour reconquérir ton territoire que tu as perdu il y a peu de temps. Enfin dans les grandes lignes je pense que c'est ça.

-Effectivement dans les grandes lignes. Je suis impressionnée vraiment. Avant d'aborder des sujets plus personnel tu vas te nourrir. Ben va chercher celle que j'ai fait mettre de côté pour Isabella.

-Bella, repris-je automatiquement.

-Très bien Bella. J'ai vraiment cru que tu n'irais pas au bout de ta transformation, dit-elle pour me faire la conversation, comme si la situation s'y prêtait.

-Je n'ai pas assez de veine pour cela, lâchai-je ironiquement avec ma nouvelle voix plus basse et sensuelle.

-Laisse-moi deviner, chagrin d'amour ?

-Malchance persévérante ou une mauvaise étoile c'est à voir, corrigeai-je.

Je sentis l'humaine arriver avant de l'entendre, son parfum était si alléchant mon venin emplit ma bouche rapidement ce qui me fit une impression étrange.

-J'espère que tu apprécieras au départ je me l'étais gardée pour moi. Mais pour une pièce aussi rare que toi je veux bien me priver d'un si bon encas. À moins que tu préfères le végétarisme, me dit-elle défiante. À son ton et à sa proposition je savais qu'elle connaissait mon passé ou du moins une partie, donc le fait qu'elle soit envoyée par les Cullen vint en première place dans mon esprit.

-Qui t'as dit qui j'étais ? demandai-je moins prudente, elle se servait de mon nom j'en avais déduit qu'elle avait entendu ma rixe verbale avec Victoria mais je me posais vraiment la question maintenant...

-Tes papiers d'identité que j'ai pris dans ton sac. D'ailleurs j'aimerais que tu m'expliques comment tu connais le Major Whitlock. Et surtout comment se fait-il que vous paraissiez si proche lui et toi ? je grognais quand elle sortit mon porte feuille de son dos, ainsi que la photo de Jasper et moi au-dessus de celui-ci.

-Je ne vois pas en quoi cela te regard ! Et puis je suppose que tu dois déjà connaître la réponse, sinon tu ne serais pas venue me chercher chez moi, rétorquai-je agressive avec grognement qui était tout sauf gentil sortant de ma poitrine.

-Pour commencer soldat tu vas te calmer et je ne te le répéterais pas, dit-elle menaçante et nullement impressionnée par ma démonstration. Ensuite c'est le Major lui-même que j'étais venue chercher. Je suis seulement tombée sur des odeurs de vampires que j'ai suivi. J'ai vu des loups en tuer un bon nombre, mais comme ce n'était pas ma guerre je ne me suis pas mêlée et j'ai alors poursuivi mes recherches juste pour voir si je ne tombais pas sur le Major. Puis j'ai fini par sentir une autre odeur de vampire, avec ton odeur à toi, et la puanteur du loup mort. Je vous ai entendu parler toutes les deux. Je dois dire que tu ne manques pas de cran d'ailleurs. Exciter un vampire de cette façon ! J'allais passer mon chemin quand j'ai vu que tu arrivais à la tenir à distance alors que tu n'étais qu'humaine. Alors je reformule ma question Comment connais tu le Major ?

-Une erreur de parcours, sifflai-je.

-Ça ne sera pas suffisant miss Swan.

-Il faudra t'en contenter, répondis-je de colère. Je n'aimais pas qu'elle veuille tout savoir de ma vie. Bien que je sache que c'était pour avoir des informations sur Jasper.

-Ben ! appela-t-elle irritée alors qu'il était dans la pièce.

Le Ben en question était un vampire brun d'une trentaine d'année lors de sa transformation. Il était plutôt musculeux un peu comme Peter grand, il paraissait calme et raisonné en tout cas c'est l'apparence qu'il dégageait. Il s'approcha de moi, mon premier réflexe fut de vouloir me reculer mais je ne pouvais plus bouger, j'étais comme pétrifie contre mon gré.

-Elle est prise, répondit ce dernier. Effectivement je ne pouvais plus faire le moindre mouvement, ni même sortir le moindre son, je ne sais même pas si je respirais encore. J'étais paniquée je ne comprenais pas ce qu'il me faisait, parce que c'était lui j'en étais persuadée. Seuls mes yeux avaient garder une certaine mobilité.

-Une bonne chose je pensais qu'elle serait insaisissable même avec ton talent, rétorqua la brune au parfum de mandarine.

-Personne ne l'est Maria.

-Effectivement cela se révèle encore vrai à ce jour. Bella, je vais te faire une faveur. Je ne vais pas m'énerver tout de suite avec toi. Je vais te laisser une dernière chance de me répondre sans être puni pour ton insolence. Mais avant cela je vais t'informer d'une règle essentielle ici. Je commande, quand je dis quelque chose tu obéis même si cela ne te plaît pas. Si tu ne m'écoutes pas et que tu veuilles te rebeller, tu en paiera le prix. Et je suis loin d'être réputée pour ma patience et ma compassion, je pense que tu as dû l'apprendre en même temps quand il t'a parlé de moi. Donc tu réponds à ma question maintenant ! m'ordonna-t-elle.

Mais il était hors de question que j'accède à sa demande. Je ne lui parlerais pas de lui pas que je voulais garder pour nous notre relation. Tout simplement que si je la poussais à bout peut-être qu'elle me tuerait plus vite. Et en plus je n'ai pas pour habitude d'obéir comme un bon petit caniche à sa mémère. Elle fit signe à Ben et je sentis comme une sorte de pression qu'on relâchait au niveau de ma mâchoire.

-Parle maintenant ! m'ordonna Ben. Je le regardais toujours en silence.

-Je crois que nous avons affaire à une forte tête tant pis pour toi Bella je ne voulais pas en arriver ici. Mais tu ne m'en laisse pas le choix.

Elle s'approcha de moi et me mordit au niveau du bras une douleur fulgurante me transperça elle prit mon bras et tira plus ou moins doucement dessus sous mes hurlements de douleurs. La jeune fille qui devait servir d'encas tomba dans les pommes.

-Quand tu parleras j'arrêterais et si tu ne parles pas une fois que j'aurais fini ton bras je passerais à chacun des tes autres membres. Si au bout du compte tu ne parles toujours pas, je te reconstruirais pour mieux recommencer. Ensuite si tu t'obstines toujours je te présenterais à Justin et je t'assure qu'après lui tu parleras.

-En quoi savoir comment j'ai rencontré Jasper à une importance dans mon statut de soldat ?

-J'ai besoin de lui. Je ne peux pas reconquérir mon territoire sans lui.

-Je ne sais pas où ils sont. Ils m'ont abandonnée sans rien me dire.

-Comment as-tu fait pour avoir une relation avec lui en restant humaine ?

-Qui te dit que nous avons eu une relation ? elle prit la photo et me la montra.

-Son regard, je connais bien le Major il n'a jamais regardé quiconque de cette façon et pourtant il en a eu des conquêtes.

-J'étais seulement un trophée et même pas pour lui, pour son frère.

-Tu deviens intéressante. Continue.

-Je ne me souviens pas de tout, je voulais passer sur certains détails et utiliser cette petite faille de la transformation me parut être une bonne idée. Je sais juste que j'ai appris pour les vampires alors qu'Edward me tournait autour. Au départ c'était bien, je pensais qu'il m'aimait, mais il s'est lassé et m'a abandonnée. Le fait que mon esprit lui soit fermé n'était plus aussi intéressant. Je m'en suis remise, j'ai déménagé pour entrer à Dartmouth. Mais ils étaient là-bas quand je suis arrivée. Je ne voulais pas les laisser entrer dans ma vie alors j'ai mis de la distance mais Edward ne le voyait pas comme ça. Il m'a harcelé lui et sa sœur, la femme de Jasper. J'ai dû prendre la fuite pour pouvoir faire ma vie sans eux.

-Et Jasper dans tout ça ? En plus tu m'as dit qu'il avait une femme ?

-Oui mais ils étaient soit disant séparés. Il m'a séduite pour essayer de me faire accepter la transformation, mais comme je m'obstinais ils ont dû perdre patience. Enfin je suppose que cela pouvait venir principalement de sa femme qui devait en avoir marre de voir son mari coucher avec une autre.

-Vous couchiez ensemble ? me demanda t-elle choquée.

-Oui ! répondis-je.

-Continue ! me commanda-t-elle pensive.

-Il m'a presque harcelée pour que j'accepte la transformation mais je refusais je savais qu'il retournerait auprès de sa compagne même s'ils étaient séparés je savais que c'était momentané. Je ne voulais pas passer mon éternité seule, donc je me bornais à refuser.

-Ils auraient très bien pu le faire sans t'en demander l'autorisation ! C'est du n'importe quoi ton histoire, rétorqua-t-elle.

-Il ne pouvait pas le faire contre mon gré car j'avais confié une lettre destinée aux Volturi disant que je connaissais l'existence des vampires que c'était les Cullen qui m'avaient mise dans le secret et je racontais un peu tout ce que je savais. Je l'avais laissé à un ami de confiance qui ne craint pas les vampires.

-Les loups.

-Oui, et comme ils ont vu que je ne cèderais pas il m'ont abandonnée une seconde fois.

-Pourquoi cet Edward te voulait ?

-Au départ parce que mon esprit lui résistait, il est télépathe. Je l'intriguais et après je me refusais à lui alors je pense que cela a ravivé son intérêt pour moi, en plus du fait qu'il est persuadé que je suis sa compagne.

-Donc c'est bien ce que je pensais tu es un bouclier !

-C'est ce qu'ils m'ont dit la première fois que je me suis protégée et que je l'ai déployé.

-C'est quoi cette histoire avec la femelle que j'ai tué. Tu étais la compagne de son mâle ?

-Non absolument pas ! répondis-je dégoûtée. Elle leva un sourcil interrogateur.

-Ce n'est pourtant pas ce que tu lui as affirmé avec impétuosité.

-James était son compagnon un jour où nous étions de sortis avec les Cullen. Ils ont débarqué lui, sa compagne et un autre. Il m'a vu et a voulu me goûter, sauf qu'Edward n'était pas de cet avis, mais James était un traqueur qui s'ennuyait.

-Un clan entier a défier ça peut être amusant, renchérit Maria avec un sourire perfide aux lèvres comme si elle se replongeait dans un souvenir similaire.

-Pour faire court ils m'ont protégée et nous avons fui avec Jasper et sa femme à Phœnix, le temps que les autres le cherche et le tue.

-On peut dire que tu étais entre de bonnes mains avec le Dieu de la guerre comme garde du corps, personne ne t'aurait approché.

-Sauf que j'ai réussi à déjouer leur surveillance. James avait faussé compagnie au reste de la famille, il m'avait contacté pour me dire qu'il retenait ma mère, elle me regardait surprise. Bref il a voulu me torturer avant de me tuer quand les Cullen sont arrivés il était en train de me mordre au poignet, elle dirigea son regard vers mon poignet en question qui confirmait mon histoire. Ils l'ont tué rapidement et Edward a aspiré le venin.

-Pourquoi a-t-il fait ça s'il voulait te transformer ?

-À l'époque il ne le voulait pas. C'est lors de nos retrouvailles qu'il s'est mis dans la tête de me transformer je pense que cela devait avoir un rapport avec mon nouveau caractère, je n'étais plus la gentille et fragile petite Bella.

-Ça je peux encore le comprendre, mais pourquoi avoir dit à la femelle que son compagnon était le tien je ne comprends pas ?

-Elle venait de tuer sous mes yeux mon petit ami.

-Le loup ? fit-elle dégoûtée.

-Oui, répondis-je alors qu'une vague de culpabilité et de souffrance déferlait sur moi. Je savais que j'allais mourir et je ne pouvais pas lui infliger des souffrances physique. Mais je sais par expériences que les douleurs émotionnelles sont aussi dévastatrices que les autres surtout avec le temps. Il me suffisait juste d'implanter l'idée dans son esprit et le temps aurait fait son œuvre en attendant que les loups la retrouvent et lui fassent payer le meurtre de Paul.

Elle me regarda incrédule, j'étais consciente que mon histoire et mes réactions pouvaient paraître naïves et totalement ridicules. Mais j'étais humaine je n'avais pas d'autre alternatives. Elle éclata de rire, un rire franc et sincère, ce qui me surprit un peu mais surtout me vexa.

-Bella que j'aurais aimé que tu aies le même don que le Major, tu aurais fait des merveilles. Très inspirée, car même si elle t'avait tuée elle aurait été en proie aux doutes pour le reste de son éternité, très ingénieux vraiment. Je crois que l'on va bien s'entendre toutes les deux. Vicieuse, intelligente et sournoise, parfaite, dire que j'étais étonnée était peu dire. Elle reprit. Ben relâche-la je pense que Bella aura compris où se trouvent les limites maintenant. Tu devrais boire la brûlure dans ta gorge doit commencer à être incommodante.

Elle alla vers la fille qu'elle releva d'une main, elle passa son ongle sur son cou et une douce odeur alléchante et surtout irrésistible se répandit dans la pièce. Elle me lança la fille qui venait de se réveiller en hurlant de terreur et de douleur.

-Bois ! m'ordonna-t-elle. Il n'y a pas de végétarien ici.

Je regardait la fille, qui pleurait et je ne voyais rien d'autre pour le moment qu'un futur bon repas. Je m'exécutais je plantais mes dents dans le cou gracile de ma proie à l'endroit même où les pulsassions étaient le plus fort, juste dans son artère et j'aspirais avidement, avalant le divin nectars qui apaisa instantanément le feu dévorant de ma gorge. Je poussais des gémissements de satisfaction et de félicité, ne prêtant plus attention à rien d'autre qu'à ce corps qui me donnait exactement ce que le mien réclamait. Je la terminais et relâchait le cadavre de la fille qui s'écroula au sol.

-Je pensais que tu allais me donner plus de fil à retordre que ça, ayant côtoyé des végétariens.

-Je l'aurais certainement fait à une autre époque oui, mais je ne vois pas en quoi leur ressembler est une bonne chose. Ils sont aussi monstrueux que nous autres. Ils se cachent derrière de faux semblants essayant de se donner une bonne conscience pour se voiler la face, mais leurs instincts abjects sont toujours présent. Ils ont seulement choisi une autre méthode de torture qui n'est pas forcément plus humaine contrairement à ce qu'ils en pensent, crachai-je avec mépris. Et si eux refusent ce mode de vie je m'emploierais à l'épouser je ne veux pas leur ressembler en rien.

-La colère et la haine sont des sentiments qui sont indispensables dans notre nature et dans notre monde Bella. Et je vois que tu es armée pour pouvoir y faire face. Il va juste falloir apprendre à la canaliser, pour pouvoir t'en servir à bon escient. En attendant je te laisse, Ben va te guider jusque dans ta chambre, tu seras sous sa surveillance constante au départ, je ne voudrais pas que tu perdes le contrôle et que tu fasses n'importe quoi. Quand tu auras un peu plus de sang froid je te laisserais plus de liberté, dit-elle contente de son mauvais jeu de mot. Pour cette nuit tu as quartier libre si je puis dire. Tu ne sors pas de la propriété tu n'iras te promener que si Ben veut bien et surtout peut t'accompagner. Demain matin nous commencerons ton apprentissage pour les combats et le développement de ton bouclier, je serais présente et je pense que je te formerais moi-même, alors ne soit pas en retard, je n'aime pas attendre. Ben te montrera le chemin également. Une dernière chose, c'est un honneur pour toi que d'être formée par moi, mais que cela ne te donne pas la grosse tête, le dernier étage m'est entièrement réservé, si je t'y vois sans y être invitée je me chargerais personnellement de ton châtiment. Suis-je claire ?

-Parfaitement claire ! répondis-je.

Elle partit sans rien ajouter d'autre, sans pour autant oublier de me lancer mon porte feuille et ma photo, que je réceptionnais sans mal avec mes nouvelles aptitudes. Je regardais encore une fois la photo et un grognement sortit de ma poitrine.

-Pourquoi gardes-tu cette photo si cela te met dans cet état, me demanda Ben.

-Pour me rappeler que le bonheur n'est qu'une illusion et surtout pour me rappeler que l'espoir est le sentiment le plus abominable de tous.

-Hum ! Je vois. Viens je vais te montrer ta chambre. Tu as de la chance pour un nouveau-né. Avoir une chambre privée à peine transformé et surtout être formé par Maria en personne tu dois être vraiment différente des autres.

-J'ai été capable de développer mon bouclier en étant humaine pour retenir un vampire alors je pense que mon don doit l'intéresser.

-Oui c'est possible.

-C'est quoi le tien, demandai-je en repensant à la façon dont il m'avait immobilisé.

-Je suis capable de figer tout ce qui est organique. Si tu envoies une pierre je ne pourrais pas la figer mais si tu bouges et tentes de m'attaquer je peux t'immobiliser à distance, en fait je peux bloquer les parties de ton cerveaux qui commandent tes déplacement, tout ce qui est mouvement, bras, mains, jambes, bouche mais je ne sais pas pourquoi pas les yeux.

-C'est pratique.

-Ouais, autant dire que rare sont les personnes qui peuvent me toucher. La seule petite faille à mon pouvoir c'est qu'il est individuel, je ne peux pas l'étaler à un groupe par exemple.

-Effectivement mais si tu t'en prends à la bonne personne dès le départ les autres devraient pouvoir réfléchir avant de t'attaquer.

-Oui sauf que généralement j'ai des nouveaux-nés à combattre et que ceux-ci ne raisonnent pas, ils n'ont aucune stratégie ils foncent dans le tas. Enfin presque tous, dit-il en m'adressant un sourire.

-Pourquoi tu me regardes en disant ça.

-Tu es la première que je vois discuter tranquillement quelques minutes après avoir été transformée sans même avoir pris le temps de te nourrir. Ta proie était pratiquement à tes pieds et tu n'y as pas porté d'intérêt avant que Maria ne la saigne et te la donne.

-Bien sûr que j'y avais porté attention, mais je sais pas si tu as remarqué que j'étais en train de me faire torturer pendant que tu me tenais, alors la soif passait au second plan.

-Bella je vais te donner un conseil. Maria a été bonne avec toi, pour moins que ça d'autres ont péri. Obéis si elle te donne un ordre, je t'assure que c'est mieux, surtout pour toi.

-Comment ça pour moi.

-Justin celui qu'elle voulait appeler est généralement appelé pour torturer les femmes. Il les viole après leur avoir déchiré les membres et ça peut durer des jours et des jours, et je t'assure qu'après un passage chez Justin les femmes, sont plus que soumises.

Je réfléchis à ce que venait de dire Ben j'avais échappé à la catastrophe, j'aurais pu finir avec ce Justin, j'en frissonnais presque de peur et de dégoût. Il m'indiqua ma chambre, un endroit où un fauteuil côtoyait un lit, simple sans décoration. J'allais m'installer sur le lit attendant je ne sais quoi.

-On fait quoi pour se distraire entre les entraînements.

-Ça dépend des goûts, les hommes sont dans le grand salon, me dit-il avec un clin d'œil.

-Et pour les autres, ceux qui n'ont pas qu'un sexe à la place du cerveau sur-développé qu'avons-nous ?

-Si tu veux je peux te prêter quelques livres, et il y a aussi une pièce vidéo au premier.

-OK pour les livres.

-Bien attends deux secondes je dois en avoir dans ma chambre qui pourraient te plaire, il partir mais je l'entendis tout de même il était dans la pièce jouxtant la mienne.

-Tu as la chambre d'à côté ? demandai-je.

-Plus facile pour veiller sur toi, me répondit-il de chez lui. Il revint et me posa une bonne vingtaine de livre sur le lit. Amuse-toi bien je suis dans ma chambre si tu as besoin de quoi que ce soit.

-Oui j'aimerais juste un miroir, je voudrais voir à quoi je ressemble maintenant.

-La salle de bains commune est dans le couloirs viens.

Il m'emmena au fond du couloir et me fit entrer dans une pièce il n'y avait personne, heureusement pour moi. Je me positionnais devant le miroir et je fus littéralement surprise par ce que je voyais. J'avais à peu près la même allure sauf que mes traits s'étaient affinés, hormis mes yeux rouges qui me choquèrent au premier coup d'œil, je ne me trouvais pas si mal que ça. C'était d'ailleurs une première pour moi. Mes cheveux paraissaient plus dociles et soyeux, bouclés subtilement sur la longueur comme sortis tout droit de chez le coiffeur, ils m'arrivaient toujours au milieux du dos mais avaient un retombé plus sensuel, mes lèvres avaient légèrement augmenter de volume me donnant une bouche plus pulpeuse sans pour autant aller dans l'extravagance, leur couleur avait elle aussi changé je les trouvais plus foncées, à moins que ce soit un effet de contraste avec ma peau qui était encore plus blanche qu'elle ne l'avait été ce qui ne me surprit pas vraiment je savais à quoi m'attendre, je baissais mon regard et observais mon allure générale, je me trouvais pas trop mal.

-Bien, je ne suis pas si mal que ça après tout, constatai-je.

-Je dirait même que tu es très appétissante, dit-il séducteur.

-Et bien va te faire les crocs sur quelqu'un d'autres, rétorquai-je.

-Si jamais tu changes d'avis... me dit-il mi amusé, mi sérieux.

-C'est ça j'y penserais, répondis-je sur un ton qui ne laissait place à aucun doute quant à sa proposition.

La nuit se passa relativement bien vu que je n'ai pas lever le nez de mes bouquins. J'avais également pensé à ce que ma nouvelle condition me laisserait comme perspective d'avenir. Dire que j'étais en colère d'être devenue une saloperie de sangsue était un euphémisme. Je me répugnais, non pas parce que je m'étais nourrie de sang humain, car franchement cela m'avait paru étrangement naturel, je n'avais même pas mauvaise conscience. Je ne la connaissais pas cette fille, et je n'avais pas l'intention de nouer connaissance avec non plus. Et puis surtout je ne voulais pas leur ressembler je ne voulais pas avoir leur putain d'yeux de végétariens demeurés. Je ne voulais pas que l'on m'associe à eux d'une quelconque manière, je voulais être leur parfait opposé.

Si pour cela je devais tuer des humains et bien cela ne me poserait pas de problème. J'étais un vampire dorénavant, je n'avais plus besoin d'avoir la protection de qui que ce soit. Et de tout façon je ne pouvais compter sur personne d'autre que moi et je ne comptais pas reproduire mes erreurs du passé. Il n'était pas bon de s'attacher à qui que ce soit, les amis trahissent, les humains et ceux qui ont un rythme cardiaque meurent. La vie n'était faite que d'épreuves douloureuses et de souffrances alors je me blinderais, plus personne n'aura accès à moi. Aucun sentiments pour personne chacun rejoindra sa place. Maria une alliée qui m'apprendra à me battre et accessoirement à gérer ma colère, même si je lui en voulais sérieusement de m'avoir transformée.

Car en plus du fait qu'elle me condamnait à une éternité de souffrance et de solitude, elle me donnait surtout un point commun avec lui, il s'était également fait mordre par elle. Les Cullen seront mes ennemis, tous sans exceptions Emmett et Rosalie compris. Fini les dérogations, ils seront tous logés à la même enseigne. Je ne me ferais plus trahir car je ne donnerais à personne l'occasion ni l'opportunité de le faire. De toute façon j'espérais toujours secrètement quitter cette terre rapidement, peut-être à la première bataille qui sait, si j'oubliais d'enclencher mon bouclier comme tout à l'heure avec Maria car apparemment je devais l'enclencher volontairement pour qu'il fonctionne.

Le matin arriva rapidement je me levais et allais devant la porte de Ben.

-Où est-ce que je dois me rendre pour l'entraînement ? lui demandai-je.

-Je vais t'accompagner.

Il sortit de sa chambre qui d'après ce que je pus en voir était plus grande que la mienne et surtout mieux meublée. Il me guida jusqu'à une cours extérieure, le soleil brillait déjà de bon matin de par le climat je me doutais que l'on devait être dans un état du Sud.

-Où sommes-nous ?

-Au Kansas, me répondit-il comprenant de suite ma question.

C'était la première fois où je pus voir le soleil se refléter sur ma peau et c'était toujours aussi merveilleux que la première fois où j'avais vu ce phénomène sur cette sale vermine.

-Ça surprend toujours la première fois, remarqua Ben.

-Sauf que j'ai déjà observé ce phénomène.

-Oui c'est vrai, tu n'es pas mademoiselle tout le monde, fit-il railleur.

Ce qui provoqua un grognement de ma part. Je n'aimais pas du tout qu'on me chambre et je dois dire que mes émotions étaient exacerbées la moindre petite contrariété pouvait me mettre en colère j'étais à fleur de peau prête à craquer à tout moment.

-On se calme « bébé » sinon je serais obligé de te refaire goûter de mon pouvoir.

-Ça va profites-en bien car dès je pourrais me servir de mon bouclier ce sera fini les menaces.

-Du caractère on va s'amuser avec toi je le sens.

Nous arrivâmes sur un espèce de terrain derrière l'immense villa. Nous avions croisé d'autres vampires et je suppose que la plupart étaient nouveaux-nés car ils étaient tous surexcités et avaient du mal à tenir en place, si c'était le véritable comportement d'un nouveau-né je supposais que je devais alors être anormale, à moins que ce soit l'effet de groupe qui les rendent dans cet état. Maria n'était pas encore arrivée ce qui était bon signe je suppose. Je pouvais voir des groupes de vampires s'entraîner, ils se battaient les uns contre les autres avec une telle férocité c'était à croire qu'ils étaient ennemis et ne faisaient pas partie de la même armée, c'était du chacun pour soi.

-C'est impressionnant n'est-ce pas ? je hochai la tête pour affirmer. Il y a une règle que tu ne dois jamais oublier et toujours faire passer en priorité. C'est toi ou eux, me fit la voix professorale de Maria. Si tu respectes ce principe de vie tu devrais pouvoir t'en sortir. Bon on va commencer, par un entraînement physique, m'informa-t-elle.

L'entraînement avec Maria s'avéra être une révélation pour moi. Au plus elle me malmenait et elle s'appliquait à le faire, au plus je redoublais de colère mais au lieu de me jeter la tête la première comme me le conseillait mon instinct, j'essayais de la surprendre et avec la capacité de mon cerveau à pouvoir faire plusieurs chose à la fois c'était assez facile. Je réussis tout de même lors d'une attaque à lui asséner un coup, un seul et unique coup mais c'était mieux que rien. Mais le plus surprenant dans tout ça c'est que je me sentais bien en combattant. Je venais de trouver un moyen de pouvoir me vider de cette colère, de cette tension de haine et de rage qui m'habitaient perpétuellement. C'était peut-être dû à ma condition vampirique mais je dois dire que j'adorais combattre, je pense que je venais de me découvrir une vocation.

-On va essayer quelque chose. Ben va me chercher Annabelle, ordonna Maria.

-Ce n'est pas un peu tôt Maria ? demanda ce dernier sceptique.

-Discuterais-tu ! gronda Maria.

-Non pas du tout. J'y vais, répondit-il.

-En attendant Bella tu vas me dire comment fonctionne ton bouclier.

-Je ne sais pas je n'ai pas encore essayé.

-Comment as-tu réussis à l'enclencher quand tu étais humaine ?

-La première fois lors d'une dispute avec la bohémienne. Et la seconde fois tu l'as vu, c'est lorsque Victoria a tué Paul.

-Bien, la colère à l'air d'être ton catalyseur, ce qui ne me surprend pas en fait. Nous essaierons cela plus tard.

Ben nous rejoignit accompagné d'une jeune fille qui devait avoir à peu près dix-huit ans, une jeune fille brune qui arborait un air agréable et gentil. Je me demandais ce que Maria nous réservait.

-Bella, voici Annabelle. Elle est un élément prometteur de notre armée. Je veux que vous vous affrontiez, j'aimerais pouvoir évaluer ton niveau.

-Bien, acceptai-je en me mettant en place devant Annabelle. -Annabelle, Bella s'est réveillée cette nuit, je veux juste évaluer son niveau ne me l'abîme pas trop.

-Oui Maria, répondit Annabelle en me regardant un sourire sur le visage.

Sourire que je ne savais pas vraiment comment traduire. Je ne sais pas pourquoi mais le fait d'être traitée comme une mioche m'horripilait prodigieusement. Annabelle ne devait plus être une nouvelle-née, elle paraissait se maîtriser et se contrôler. Elle prit place en face de moi, puis le combat s'engagea rapidement. Annabelle était rapide et précise, mais j'arrivais la plupart du temps à parer ses coups j'arrivais à la toucher plus souvent que Maria, sans pour autant pouvoir la saisir. Mais elle m'agaçait à s'esquiver à chaque fois que je croyais pouvoir l'attraper, je perdais sérieusement patience et mes coups devenaient de plus en plus puissant et surtout ma hargne prit le dessus, je voulais la toucher, je voulais l'attraper et avoir le dessus, une soif sanguinaire que je n'avais jamais ressentie s'emparait de moi mon venin coulait abondamment dans ma bouche. Des grognement agressifs sortaient de ma poitrine. Je réussis à lui porter un coup si fort que j'entendis une craquement dans son abdomen j'avais dû certainement lui casser des côtes. Elle se recula pour se mettre hors de ma porter Maria éclata de rire, elle était visiblement d'humeur joyeuse.

-Tu es digne de ton amant Bella, aussi prometteuse que le Dieu la guerre en personne, s'esclaffa t-elle croyant me faire certainement un compliment.

Cela accentua ma colère et me poussa dans une rage noire, je ne voulais pas être comparée à eux et encore moins à lui. Annabelle eut le malheur de baisser sa garde parce qu'elle s'était éloignée, mais pas suffisamment pour être hors d'atteinte. J'avais besoin d'extérioriser ma colère il fallait que quelqu'un la subisse, je lui sautais dessus et réussis à l'attraper je ne contrôlais plus rien, mes dents se plantèrent dans son cou instinctivement je lui arrachais le morceau qui était sous mes dents, elle hurla de douleur attirant l'attention de tout ceux qui s'entraînaient à proximité. J'allais recommencer, quand mes muscles se pétrifièrent.

-Ça suffit Bella ! Calme-toi maintenant ! m'ordonna Maria de sa voix autoritaire. Annabelle va te soigner ailleurs le temps qu'elle se calme.

Ladite Annabelle se releva et ramassa son morceau de chair toujours en gémissant. Mes grognements roulaient dans ma poitrine ne pouvant sortir pour se faire entendre, car ce putain de Ben se servait encore de son foutu pouvoir pour me retenir. Ce qui attisait ma colère il fallut attendre environ une heure pour que je puisse retrouver mon calme.

-Bien Bella maintenant que tu es calmée nous allons pouvoir discuter. Tu t'entraîneras avec moi personnellement chaque jours comme convenu, de toute façon je pense que d'ici peu de temps tu seras l'une des meilleure sinon le meilleur guerrier de cette armée. Et personne ne sera plus apte que moi à t'affronter. Sache que tu es la cinquième à passer entre mes mains, et ce n'est pas rien. Tu auras compris que le Major est l'une d'elle, les autres sont Nettie et Lucy et Ben ici présent. Tu connais l'histoire des guerres du Sud donc je n'ai pas besoin de te dire que seuls les plus prometteurs passent par mes formations. Mais j'espère que toi contrairement aux autres, tu ne me trahiras pas comme il l'ont fait.

-Si la vie m'a appris une chose Maria c'est que l'on est trahi que lorsque l'on donne sa confiance. Si tu ne veux pas être trahi ne fais confiance à personne.

-Très bonne philosophie et j'en tiendrais compte. Mais toi que veux-tu maintenant que tu es transformée ? Je pense avoir compris tes ressentiments et ta haine pour le Major et sa famille, donc je ne pense pas que tu veuilles y retourner.

-Certainement pas. En fait je ne savais pas trop quand je me suis réveillée, mais je crois que je viens de me découvrir une vocation. J'aime le combat et j'ai l'impression d'avoir enfin une place dans ce monde, et surtout tant que je combats je ne pense à rien d'autre et ça me va parfaitement.

-Oui je pense que tu es née pour être une guerrière. Nous allons travailler les techniques de combats, les stratégies et surtout nous allons apprendre à utiliser ton bouclier. En attendant je t'emmène déjeuner, allez viens, puis nous retournâmes dans la villa où je sentais déjà le doux arôme de notre futur festin qui nous attendait.


Alors vos impressions sur cette Bella transformée? Et Maria dans cette histoire? Dîtes moi tout. 

18

Chapitre 18 : Fatalité.

 

Pov Jasper

Qu'est-ce que je faisais, je savais que je faisais une grosse connerie en la laissant. Mon instinct me dictait d'y retourner et de la convaincre de me reprendre. Et jamais mon instinct ne m'avait trahi, enfin jusqu'à présent. J'étais dans cette forêt près de Glasgow, j'essayais de me calmer, de me raisonner, mais comment y arriver alors qu'elle ne me faisait plus confiance, qu'elle me croyait capable de la faire souffrir, qu'elle croyait que je m'étais parjuré par intérêt en étant avec elle. Tout ce que nous avions partagé ces dernières semaines n'étaient que poudre aux yeux pour elle. Je pense que pour une fois mon pouvoir m'avait desservi elle croyait certainement que je l'avais dupé en lui faisant croire à des sentiments factices.

Je ne pouvais pas la laisser croire ça, elle ne pouvait pas me haïr comme elle les haïssait eux. Je l'aimais, elle était ma compagne, j'en étais certain maintenant il fallait que j'y retourne et que je lui explique tout. Et puis je la transformerais de force je ne lui laisserais pas le choix, j'aurais le temps de gérer ses humeurs après, une fois qu'elle ne sera plus fragile ce sera déjà plus rassurant. Et puis elle comprendra vraiment nos liens une fois vampires, elle verra que ce n'était pas illusion que tout ce que je lui avais dit, mes sentiments que j'avais partagé avec elle étaient vrais.

Ce serait plus simple de cette manière. C'est ce que j'allais faire, je me levais prêt à aller récupérer ma compagne, prêt à la garder à mes côtés jusqu'à la fin de notre éternité et je comptais bien sur le fait qu'elle n'ait pas de fin. Je voulais vivre dans ce même bonheur jusqu'à la nuit des temps ce bonheur parfait que nous avions partagé ces trois dernières semaines, trois semaines qui avaient totalement éclipsées toutes les décennies de souffrances, de guerres, de tortures, de morts, j'avais tout oublié avec elle. Comme si j'avais été un autre hommes. J'arrivais à Glasgow j'allais reprendre le chemin de l'hôtel quand je vis Alice qui m'attendait assise sur le muret de ce parc public.

-Je ne peux pas Alice, je vais la transformer de force et après j'aviserais.

-Je savais que tu n'allais pas rester sur ta précédente position. Mais Jasper c'est pour son bien, elle ne s'en sortira pas et je t'assure qu'elle était sincère quand elle parlait de se rendre chez Maria pour qu'elle la tue.

-Je l'en empêcherais, après tout j'ai maîtrisé bons nombres de nouveaux-nés avant Bella, elle se pliera elle n'aura pas le choix.

-Elle ne sera pas comme les autres Jasper, elle est déterminée et avec son pouvoir elle te résistera. Tu ne pourras pas la soumettre, et elle partira. Maria la torturera pendant deux mois, elle lui arrachera ses membres, elle se nourrira devant Bella qui dépérira de soif. Elle se fera violer par toute l'armée de nouveaux-nés et à plusieurs reprises. Et au bout du compte quand elle en aura fini avec Bella elle brûlera son corps et te fera parvenir sa tête pour que tu termines le travail. J'ai vu toutes ces horreurs Jasper, je t'assure que c'est ce qui va lui arriver si tu la transforme de force, pleurait-elle de larmes sèches. Tu n'as plus le choix, ne lui fais pas plus de mal en y retournant maintenant. Ne fais pas renaître l'espoir chez elle tu la tueras sinon.

-Je ne peux pas Alice je peux pas la laisser, c'est plus fort que moi tout mon être me hurle d'aller la chercher et de la transformer pour qu'elle reste à mes côtés.

-Je ne peux pas prendre de décision pour toi, mais sache que tu la perdras définitivement si tu fais ça. Elle a déjà perdu toute la confiance qu'elle avait en toi, elle ne te croira pas si tu lui racontes la vérité. Comme tout à l'heure, lorsqu'elle s'est fait un film sur notre association pour la contraindre à la transformation.

-Pourquoi tu fais ça alors que je sens que tes sentiments ont changé concernant Bella, je sens ta rancœur, ta colère aussi.

-Comment veux-tu que je réagisse? Elle m'a pris mon mari. Tu veux la transformer pour faire d'elle ta compagne, tu lui donnes ma place sans que j'ai mon mot à dire. Sans parler du fait qu'il a fallu que je vous vois faire l'amour ensemble, j'ai vu toutes les fois où vous êtes unis. J'ai vu le plaisir que tu y as pris et je sais que tu n'as pas ressentis ça avec moi. Dis-moi comment je dois réagir Jasper ? Qu'est-ce que je dois ressentir ? Tu es mon mari et te voir coucher avec une autre femme c'est déjà terrible, mais je m'étais faite une raison avec Maria je savais que tu ne l'aimais pas et que tu avais besoin de te prouver certaines choses. Mais te voire faire l'amour à Bella celle que j'ai considéré comme ma sœur, ma meilleur amie comment veux-tu que je n'ai pas de ressentiment ? Je n'ai beau ne plus être humaine ça ne m'empêche pas d'avoir un cœur. Malgré tout ça je l'aime encore même si pour le moment ce n'est pas mon sentiment premier, j'ai aimé sincèrement Bella et pour ça je me dois de la protéger après tout j'étais celle qui voulait l'avoir avec nous. Je m'étais rangée du côté d'Edward pour la faire revenir dans nos vie. C'est ce qui s'appelle la rançon de la gloire, dit-elle sarcastiquement.

-Je suis désolé pour tout ça Alice, sincèrement j'aurais aimé que tout se passe différemment, j'aurais aimé que ces moments privés, restent privés que tu n'aies pas à subir notre bonheur.

-Je le sais Jasper, je le sais.

Quelques secondes silencieuses passèrent, me laissant le temps de réfléchir ce que je devais faire. Je pensais stratégie, il fallait que je me débarrasse de la source de mes ennuis. Il fallait que je trouve Maria et que je règle cette histoire une bonne fois pour toute. C'est ce que je ferais Alice avait raison je ne pouvais pas laisser l'espoir renaître en Bella tant que la menace existait toujours je devais d'abord m'occuper de ça et après je pourrais retourner la chercher.

-Je vois que tu t'es décidé, c'est la meilleure solution et même si tu as du mal à me croire maintenant c'est ce que tu as de mieux à faire pour le moment. Par contre il serait bien que tu rentres à l'hôtel maintenant car Bella va se réveiller dans une petites dizaines de minutes et elle n'appréciera pas d'être seule avec Edward, il serait bien que tu la maintiennes endormie jusqu'à ce que Jacob arrive.

-Très bien il sera là dans combien de temps ?

-Dans approximativement trois heures il est dans l'avion qui vient de décoller de Seattle.

-Tu ne viens pas ?

-Désolée Jasper mais vous voir tous les deux dans cette pièce qui est encore empreinte de vos odeurs mélangées c'est trop pour moi, je ne suis pas autant masochiste qu'Edward.

-Très bien on se verra plus tard alors.

-Oui à plus tard Jasper.

Je partis en vitesse rejoindre la chambre en attendant que Jacob arrive. J'avais de la peine pour Alice même si je n'arrivais pas à culpabiliser j'avais tout de même de la peine pour elle. Être obligée de voir tous nos moment intimes, tous nos mots doux, toute l'affection que nous nous étions témoignés alors qu'elle avait encore des sentiments pour moi c'était je pense la pire des tortures. J'arrivais à l'hôtel, Edward fut surpris de me voir revenir, je ressentis un élan de jalousie quand je le vis assis à côté de Bella en lui caressant les cheveux. Je grondais pour lui signifier de reculer.

-Arrête ça Jasper ! me dit-il las. Tu l'aimes et je l'aime également et aucun de nous deux ne pourra la revoir alors je pense avoir autant de droit que toi de profiter de ces derniers instants en sa compagnie surtout que dans cet état elle ne peut pas me rejeter.

-Ce n'est pas une compétition Edward, elle n'est pas l'enjeu d'un pari stupide. Elle est ma compagne, et si j'accepte que tu sois aussi près d'elle c'est parce que je te dois qu'elle soit encore en vie aujourd'hui avec toutes les fois où tu la lui as sauvée la vie alors que je n'avais pas pris conscience de qui elle était pour moi.

-Jasper ce n'est ni le lieu, ni le moment de nous confronter à nos convictions personnelles. Pourquoi es-tu revenu ? Et où est Alice ?

Je lui racontais notre conversation avec Alice et ma décision concernant le fait de m'occuper de Maria avant de retourner chercher Bella. Bien évidemment, il approuva de toute façon c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Nous passâmes le reste du temps pratiquement en silence ou alors à échanger quelques anecdotes sur Bella, j'avais mis sa tête sur ma cuisse et lui caressais les cheveux Edward s'était écarté et lui tenait la main. Je crois que rare sont les femmes à avoir été aimée avec autant d'intensité et dire qu'elle croyait que tout ceci n'était qu'illusion que nous nous étions tous moqués d'elle. Elle se sentait tellement seule alors qu'en fin de compte elle était adulée par le plus grand nombres, comme quoi la vie pouvait être sournoise quelque fois.

-Je suis d'accord avec ça. Jacob arrive tu devrais peut être t'éloigner de Bella, il est assez anxieux, me signifia Edward.

-Je sais, je le sens, mais ça ira il me fait confiance.

-Si tu le dis.

-Je sais que tu as des préjugés concernant Jacob Black, mais je peux t'assurer que c'est quelqu'un de bien.

-Je n'en doute pas c'est juste de la jalousie.

-Je sais j'ai dû y faire face aussi. Et encore tu n'as pas vu Bella avec Peter toi ! répondis-je compréhensif.

-Si j'ai vu la scène du massage, et je dois dire que je m'attendais à ce que tu lui arraches la tête.

-Il n'y avait rien de malsain ou de déplacé dans ses émotions sinon c'est ce qu'il serait arrivé à coup sûr.

Jacob arriva, Edward lui ouvrit la porte il grogna en passant à côté de ce dernier mais il ne tressaillit pas, repoussant ses instincts pour venir auprès de Bella.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Et qu'est-ce qu'elle a ? demanda-t-il en se fixant devant moi.

-J'ai dû l'endormir pour éviter qu'elle fasse une bêtise. Assieds-toi je vais tout t'expliquer, il s'exécuta impatient d'entendre ce que je m'apprêtais à lui révéler.

-C'est bon je t'écoute et n'oublie de me raconter ce que lui fiche ici, dit-il en pointant Edward du menton.

-Bien pour commencer, Alice et Edward nous ont rejoins pour me faire part d'une nouvelle qui pourrait être dramatique pour Bella. Alice a vu dans une de ses visions ma créatrice, et elle m'en veut beaucoup car elle a perdu son territoire après mon dernier passage. Elle m'en tient pour responsable parce que je ne suis pas resté jusqu'au combat.

-Pourquoi elle t'en veut à toi ? Et qu'est-ce que vient faire Bella dans cette histoire ? me coupa Jacob pour qui l'explication n'allait apparemment pas assez vite.

-En fait Jasper a une réputation de guerrier redoutable, il a été créé et formé par cette femme pour faire les guerres de territoire dans le Sud du pays. Je ne sais pas si tu es au courant mais ces guerres sont encore d'actualité. Plusieurs vampires combattent et créent des armées pour prendre possession du territoire et ça au nez et à la barbe des humains, expliqua Edward.

-Et les sangsues italiennes elles ne peuvent rien faire pour arrêter ça ? demanda-t-il incrédule.

-Non ils s'en foutent tant que le secret n'est pas dévoilé ou tant qu'ils ne sont pas menacés. Et avec le temps les vampires comme Maria ont appris à se servir de ce petit détail pour faire ce qu'ils voulaient impunément.

-Si elle créait des armées de vampires pourquoi a-t-elle besoin de toi ? me demanda-il.

Évidemment il n'était pas un vampire donc il ne connaissait pas ma réputation. Je commençais à avoir peur de sa réaction après qu'il saurait ce que je suis, quel monstre je suis.

-Jasper est le guerrier le plus redoutable parmi nous autres vampires. Je sais que tu n'aimes pas ça mais je suis obligé de lui dire, me dit Edward je savais à quoi il allait faire référence ce n'était pas quelque chose dont j'étais fier, mais ça faisait parti de mon histoire.

-Vas-y ! lui répondis-je en lui donnant par ce fait mon consentement, tout en continuant de caresser les cheveux de ma compagne.

-Jasper est le vampire que l'on surnomme le Dieu de la guerre, je vis les yeux de Jacob s'écarquiller, et son rythme cardiaque qui était déjà plus rapide que la moyenne s'affola, bien évidemment en plus de tout ça je sentis la crainte qui émanait de lui. Ce qui me surpris, je dois l'admettre.

-Tu connais ma réputation ? demandai-je incrédule.

-De par nos légendes qui date du père d'Ephraim Black. Il avait rencontré un vampire qui s'était perdu dans nos contrés et bien évidemment la meute de l'époque l'avait attrapé, il manquait à ce vampire un bras et plusieurs morceaux de son corps. Quand mon arrière grand-père l'a interrogé il a dit que c'était le Dieu de la guerre en personne qui lui avait fait ça parce qu'il n'avait pas obéit assez vite. Il avait également rapporté les tortures que ce vampire était capable d'infliger, tous les combats qu'il avait gagné, les batailles contre plusieurs vampires à la fois, il disait que ce Dieu de la guerre était capable de mettre à genoux un bataillon entier de soldat et de les faire pleurer comme des jouvencelles par la simple pensée. Après avoir raconté cela le vampire avait supplié la meute de mettre un terme à sa vie car la douleur qu'il éprouvait de par la perte de ses morceaux de chairs et de son bras était trop atroce. Les loups se sont racontés cette histoire en espérant que jamais aucun d'eux ne rencontrerait ce Dieu de la guerre car s'il pouvait mettre à terre tout un régiment de vampire à lui seul par la simple pensée, nous n'avions aucunes chances avec nos meutes constituées de quelques loups, il stoppa son récit et me regardait droit dans les yeux je le sentais rassembler son courage ce qui ne lui manquait pas en tant normal puis il me demanda. C'est vraiment toi ce Dieu de la guerre ?

-Oui c'est moi, mais je ne suis pas fier de cette époque et depuis que j'ai quitté ce mode de vie j'essaie de me racheter une conduite, lui avouai-je.

Il réfléchit quelques instants je le sentais traversé par différentes sortes d'émotions, de la craintes très vite effacée par de la compréhension, ensuite de la confiance avec tout de même une pointe de confusion, puis de l'acceptation.

-Très bien, je te crois de toute façon je peux constater que Bella est en un seul morceau et que son cœur bat toujours. Maintenant raconte-moi ce que cette salope de sangsue veut à Bella.

-Comme je te l'ai dit j'en ai fini avec cette vie alors quand elle m'a rappelé la semaine dernière pour me relancer. J'ai de nouveau dit non, en plus du fait que j'étais avec Bella et rien ne m'aurait fait la quitter j'avais bien l'intention d'aller jusqu'au bout de notre voyage avec dans l'intention de la convaincre à me rejoindre dans l'éternité, je le sentais se tendre à l'énoncé de ma dernière phrase. Je décidais de revenir sur ce sujet à peine plus tard. Elle a apparemment mal pris mon refus et a décidé de me chercher pour me tuer et faire payer à mon clan mon refus de la rejoindre. Seulement elle nous aurait trouvé Bella et moi et d'après ce qu'a dit Alice elle a trouvé un vampire avec un pouvoir pouvant me maîtriser et elle aurait tué Bella sous mes yeux. Donc le mieux c'est que je la retrouve et que j'élimine le problème et la menace qu'elle représente pour Bella.

-C'est pour ça que tu m'as appelé c'est pour que je ramène Bella avec moi et que je la protège au sein de la meute ?

-Je ne peux pas partir à la recherche de Maria avec Bella c'est trop dangereux.

-Très bien ça je comprends. Par contre j'ai plus de mal avec le fait que tu veuilles la transformer. Je ne peux pas te laisser faire ça tu le sais ?

-Bien sûr que je le sais et si je te l'avoue c'est justement parce que nous nous faisons confiance tous les deux. Bella a refusé la transformation.

-Elle n'est peut-être pas totalement irrécupérable, di-il soulagé.

-Jacob je sais ce que tu penses, mais je suis son compagnon, elle est mon âme sœur, et je ne pourrais pas passer ma vie sans elle.

-Ne m'en veux pas Jasper mais c'est ce qu'il revendique lui aussi, dit-il toujours en désignant Edward du menton.

-Et c'est ce que je suis, nous sommes en conflit sur ce sujet mais ce n'est pas pour autant que nous ne l'aimons pas.

-Je ne doute pas de votre attachement ni à l'un ni à l'autre d'ailleurs. Seulement sur ce que je sais des âmes sœurs c'est que nous n'en avons qu'une seule. Nous ne pouvons pas en avoir plusieurs ce n'est pas possible. Alors je comprends Bella, elle a souffert plus que sa part quand vous l'avez quittée la première fois. Elle te pensait son compagnon et elle s'est aperçu avec le temps que ce n'était pas la cas, dit-il à Edward. Qu'est-ce qui nous certifie que tu es le bon pour elle Jasper ?

-Tu le sais au fond de toi, tu nous as vu ensemble tu sais que ce que je te dis est vrai. Tu sais également comment il est difficile pour des êtres comme nous de garder le contrôle sur notre nature, sur nos instincts et tu as j'en suis certain senti nos odeurs mélangées en rentrant dans cette pièce.

-Effectivement il est difficile de ne pas sentir cette puanteur, dit-il je sentais de la jalousie excessive émaner de lui.

-Attention Jacob je veux bien que vous ayez partagé certaines choses tous les deux mais et que vous ayez un passé commun mais elle n'est pas à toi, l'avertis-je en grognant.

-Pas plus qu'elle ne t'appartient Jasper, répondit-il piqué au vif.

-Calmez-vous tous les deux. Ce que veut dire Jasper c'est qu'il pense être son compagnon parce qu'il a réussi à lui faire l'amour sans la tuer, ni même la saigner, intervint Edward évitant j'en suis certain une catastrophe.

-Je suis tout simplement incapable de lui faire du mal. C'est naturel pour moi d'être avec Bella, terminai-je. Jacob observa encore quelques minutes de silence, il était véritablement perturbé je le sentais, j'aurais aimé avoir le don d'Edward pour savoir à quoi il pensait.

-Bien de toute façon aucun de nous n'a de droit sur Bella, elle est une personne à part entière et elle seule décidera de ce qui est le mieux pour elle. Fais ce que tu as à faire, quand ce sera terminé appelle-moi avant d'arriver. Si elle veut te suivre je ne pourrais pas l'en empêcher mais si elle préfère son humanité tu repartiras et tu la laisseras ce qui est valable pour toi aussi Edward.

-Je ne suis pas vraiment d'accord avec ça. Parce que dans l'histoire tu nous laisseras quoi quelques minutes, quelques heures, ce qui avec le caractère de Bella est véritablement insuffisant. Nous reviendrons nous nous réinstallerons chez nous et nous essaierons de la reconquérir en restant raisonnable cela va de soit, proposa Edward ce qui je dois avouer me convenait mieux que la proposition de Jacob.

-De toute façon il ne sert à rien de tracer un plan sur la comète car c'est encore une fois elle qui décidera. Et quand nous en serons à ce moment là nous aviserons.

-Très bien par contre je tiens à te préciser que Bella est persuadée que je l'ai dupée, que je l'ai trahi à mon tour. Ce n'est pas vrai Jacob, j'aime Bella sincèrement et j'en suis malade de devoir la quitter et jamais je n'aurais pu lui faire ça.

-J'espère. Et j'espère surtout que tu ne me l'as pas détruite au reste, une fois ça avait été terrible mais je ne sais pas si elle pourra se remettre d'un deuxième abandon.

-Je ferais mon maximum pour revenir vite et réparer ce que j'aurais brisé en elle.

-Vous devriez partir je dois la réveiller si je ne veux pas louper notre avion de retour, termina-t-il concluant ainsi le temps qu'il me restait avec ma compagne. Je lui déposais un dernier baiser sur son front, j'espérais qu'elle résisterait qu'elle se relèverait de ça sans trop de dommage et surtout j'espérais qu'elle réalise que ce que nous avions vécu était trop fort pour que cela n'ait pu être seulement une manipulation de ma part. Je voulais cela car je ne voulais pas qu'elle souffre inutilement, je l'aimais sincèrement et aussi profondément qu'elle m'avait aimé.

Edward m'attendait alors que Jacob prit ma place posant le magnifique visage de ma compagne sur sa cuisse plus chaude et confortable que la mienne.

Je n'attendais pas pour voir partir Jacob avec ma compagne car je n'étais pas sûr de résister à ses émotions, résister à la voir partir avec lui son ami qui se voulait être plus que ça. Il aimait Leah j'en étais certain, mais il ne pouvait pas laisser Bella à un autre pour lui elle était également à lui. C'était peut-être pour la protéger mais j'en doutais car sa jalousie était bien présente du moment où il avait pénétré dans la chambre j'avais cru au départ que c'était à cause de la présence d'Edward mais non c'était ma relation avec Bella qui le dérangeait.

Nous allâmes chercher Alice dans un autre hôtel puis nous embarquâmes pour le New-Hampshire, pour retrouver la famille.

Je ne vis pas grand chose du voyage, ce qui me ramena au moment présent ce fut notre atterrissage et surtout toutes les émotions de la famille. Mais celles qui me choquèrent le plus étaient celles de Rosalie. Elle m'en voulait, elle éprouvait de la colère pour moi, de l'aversion et de l'hostilité. Tous vinrent nous enlacer Esmé s'attarda un peu plus longtemps je sentais du questionnement je savais qu'elle se faisait du souci pour Bella. C'est Edward qui lui répondit.

-Elle l'a mal pris et il a dû l'endormir pour éviter qu'elle ne fasse une bêtise en attendant que Jacob vienne la chercher, toute l'hostilité de Rose se transforma en haine brute.

-Espèce de salaud, tu ne pouvais pas la laisser tranquille non ! Il fallait que tu ailles la détruire au reste ! vociféra-t-elle.

-Ne te mêle pas de ce qui ne te regarde pas Rose, et ne t'avise plus jamais de venir porter le moindre jugement sur ma compagne ou moi.

-Vous êtes tous dérangés dans cette famille, tu vas t'y mettre toi aussi ! Vous n'avez rien d'autre à foutre que de la persécuter, lâcha-t-elle avec mépris et hargne.

Je grondais irrité, je ne supportais pas ces sentiments à mon égard, ni même le fait qu'elle ose contredire mes liens avec Bella en me comparant à Edward. Emmett se plaça devant sa compagne, avec une pointe de regret et beaucoup d'instinct de protection. J'étais prêt à parier que ce n'était pas que pour Rose.

-Maîtrise ta compagne si tu veux la garder en un seul morceau Emmett, sifflai-je pas impressionné du tout de par sa carrure.

-Je crois que tout le monde peut la comprendre. Bella va être encore confrontée à quelque chose pour laquelle Rose vous avait mise en garde. Et j'espère sincèrement qu'elle n'est pas tombée amoureuse de toi, qu'elle puisse avoir une chance de s'en sortir, il regarda Edward en demandant cela.

Il secoua la tête pour signifier au plus jeune des Cullen qu'elle était bien éprise. Rose grogna et fit demi tour avec Emmett qui m'envoyait toute sa colère et sa rancœur. Il aimait Bella comme sa petite sœur et il était très protecteur avec elle autant qu'il lui avait été permis de l'être en tout cas.

Nous arrivions à la villa qui se trouvait comme toutes les autres perdues au milieu des bois, pas très loin de l'endroit où la tentative de traité avait eu lieu.

Je m'isolais pour mettre un plan en route, il me fallait retrouver Maria le plus vite possible pour que je puisse retourner chercher Bella rapidement. Carlisle et Esmé vinrent me rejoindre dans ma pièce.

-Fils peux-tu nous expliquer ce qu'il se passe ? me demanda Carlisle avec toute la compassion qu'il avait en lui. Il ne me jugeait pas il essayait simplement de comprendre ce qui arrivait à sa famille.

-Alice a eu une vision concernant Maria qui me cherchait, elle s'en serait pris à Bella si j'avais continué notre voyage.

-Pourquoi ? questionna Esmé.

-Parce qu'elle me tient pour responsable de sa défaite et la perte de son territoire. Elle allait nous tomber dessus avec Bella et apparemment elle a réussi, a trouver un vampire avec un pouvoir capable de me maîtriser d'après Alice et Edward elle aurait torturé et tué Bella, devant mes yeux totalement impuissant.

-Mon Dieu ce n'est pas possible, hoqueta Esmé interloquée.

-C'est pour cela que tu l'as laissé à ton tour. C'est une sage décision même si je ne suis pas sûr que Bella puisse le voir de cet œil là.

-Elle s'est senti trahie encore une fois et pour tout dire je ne suis pas sûr qu'elle arrive à me le pardonner. Mais je dois avant tout me concentrer sur Maria et après j'aviserais avec Bella.

-Jasper je ne veux pas me mêler de vos affaires mais es-tu sûr de ce que tu as avancé à Rosalie tout à l'heure. Es-tu sûr qu'elle est ta compagne ? m'interrogea Esmé.

-J'en suis certain, je connais les émotions et les sentiments que vous partager Carlisle et toi, ainsi que Rose et Emmett et ce que nous partageons avec Bella est tout aussi puissant, et pourtant elle est humaine.

-J'ai bien peur que cela ne créé des problèmes au sein de la famille, parce qu'Edward est persuadé également d'être son compagnon, rétorqua Carlisle.

-C'est pour cela que je partirais avec Bella quand j'aurais réglé le problème Maria. Que ce soit pour Alice ou Edward nous ne leur imposerons pas notre présence et notre bonheur.

-Pour le moment fais ce que tu as à faire et si tu as besoin de nous fais-le nous savoir nous te viendrons en aide pour toi et pour Bella. Elle reste malgré tout notre fille également et je ne supporterais pas qu'il lui arrive quoique ce soit d'autre, elle a assez souffert de par notre faute, termina Carlisle.

-Bien je prends note de ta proposition Carlisle mais pour le moment je vais partir seul. Alice pourrais-tu venir s'il te plaît ? demandai-je à voix haute, sachant qu'elle m'entendrait même si elle n'avait pas été présente à la villa. Elle débarqua avec Edward.

-Je ne sais pas où elle se trouve, Jasper, me devança-t-elle.

-Pourrais-tu savoir ou elle va aller ? elle se concentra quelques instant, je lui laissais tout le calme qu'elle avait besoin bien que je la trouvais un peu trop longue à mon goût.

-Elle sera à Salem dans l'Indiana dans un mois, termina t-elle. Mais fais attention à toi, son second arrivera peu de temps après elle. Si tu dois la tuer ce sera à ce moment précis et très rapidement.

-Tu n'aurais pas une date plus proche ?

-Pas qui fasse que tu en ressortes vivant non ! me dit-elle agacée.

-Très bien je me contenterais de cette date, elle fit demi-tour et sortit.

-J'aimerais me joindre à toi, m'informa Edward.

-Non je suis désolé c'est quelque chose que je dois faire seul, rétorquai-je.

-Bien je savais que tu allais répondre cela. Mais comme a dit Carlisle si tu as besoin n'hésites pas appelle-moi.

-Je le ferais.

Puis il parti accompagné de Carlisle et d'Esmé. Je restais seul à cogiter sur ces trois dernières semaines de pure bonheur que j'avais partagé avec Bella. En fait je n'ai fait que ça pendant le mois qui s'écoula je restais en permanence dans ma chambre totalement hermétique à ce qu'il se passait dans la maison, même les émotions des autres ne me touchaient pas j'avais réussi à me fermer personne n'arrivait à pénétrer ma carapace, ni même mon mutisme. Je ne sortais que pour me nourrir et encore quand vraiment la douleur devenait insupportable. Emmett et Esmé principalement venaient tous les jours me voir ils me parlaient de tout et de rien, mais je sentais qu'ils étaient désespérés de ne pouvoir avoir un accès à moi. Même Rose avait tenté de venir me sortir de mon mutisme elle y parvint toutefois lorsqu'elle avait abordé le sujet ô combien sensible de Bella. Je me réveillais à quelques jours de mon départ pour l'Indiana, il me fallait toute mon attention car même si je savais que je pouvais avoir le dessus sur Maria je devais néanmoins faire attention, car justement c'était Maria.

Le jour de mon départ seul Edward m'amena à l'aéroport néanmoins tous me dirent au revoir et m'encouragèrent. Ils espéraient pour certains tels que Rose, Carlisle et Esmé qu'il ne m'arrive rien, Emmett et Edward auraient quant à eux espérés m'accompagner, mais je ne pouvais pas accéder à leur désirs, c'est quelque chose que je devais faire seul. Elle était ma créatrice et je voulais la tuer seul. Après j'irais directement rejoindre Bella et je tenterais de réparer le mal que je lui avais fait. Nous étions dans le hall d'embarquement juste avant que je donne mon carton d'embarquement. Le téléphone d'Edward sonna.

-Oui Alice, répondit ce dernier.

-J'ai le lieu où il pourra la trouver.

-Parle ! dictai-je satisfait de ne pas à avoir à parcourir cette ville de long en large.

-Tu la trouveras sur les rives du lac Salinda vers 22h30 environ comme je te l'ai dit tu auras très peu de temps alors fais vite.

-Merci Alice, elle raccrocha sans rien ajouter.

-Il lui faut du temps, ça lui passera, assura Edward.

-Je sais, merci et prends soin de tout le monde.

-Fais attention à toi. Et je te revois à Forks, me dit-il. Il allait apparemment pas lâcher l'affaire. Non je te l'ai dit tu devras compter avec moi. Elle devra faire un choix et à partir de ce moment l'un ou l'autre reprendra sa vie là où il l'avait laissé.

-Alors prépare-toi dès maintenant à repartir à la recherche de ta véritable compagne, rétorquai-je avec un sourire complice.

-Ouais ben on verra ça, il me gratifia d'une accolade, et j'embarquais pour mon rendez-vous à Salem.

J'avais débarqué deux heures plus tôt, je ne pris pas la peine d'aller réserver une chambre je pensais faire ce que je devais avec Maria puis je m'en irais retrouver ma compagne. J'avais hâte d'en terminer avec ce calvaire. Je n'avais que ça en tête depuis que j'avais quitté Glasgow, je devais retrouver ma compagne au plus vite si je ne voulais pas perdre l'esprit. Je me dirigeais en direction du lac de Salinda comme me l'avait dit Alice un peu plus tôt dans la journée. J'arrivais et je me positionnais dans un endroit calme où la vue était dégagée. Je n'eus pas longtemps à attendre que la fragrance mandarine si familière de Maria m'atteigne ainsi que ses émotions elle était méfiante, elle devait avoir senti ma présence je décidais de sortir de mon coin retirer.

Deux heure plus tard je prenais une chambre d'hôtel complètement anéanti. Rien n'avait été comme je l'avais souhaité. Putain mais quel con je faisais quand je m'y mettais, Alice me l'avait dit pourtant de me bouger le cul à lui arracher sa putain de tête mais non il avait fallu que je perde du temps à discuter, cinq putain de minutes perdues à discuter qui avaient tout changé. Connard que je suis, je venais de reculer mon retour auprès de ma compagne tout seul. Mais quel abruti, merde je ne survivrais pas si je ne pouvais pas la revoir maintenant.

Mon téléphone sonna je me doutais bien de qui cela pouvait être.

-Oui ! répondis-je dépité.

-Tu n'avais pas le choix Jasper.

-Bien sûr que je l'avais, j'aurais dû faire ce qu'Alice m'avait dit. La tuer sur l'instant, maintenant je suis coincé jusqu'à ce qu'elle m'appelle.

-Je sais et j'en suis désolé.

-Est-ce qu'Alice sait quand elle m'appellera ?

-Non, elle n'arrive pas à voir. Maria est indécise, mais d'après ce que nous avons vu elle devra se constituer une armée avant.

-Putain mais quel con je fais. Et si je retournais la tuer ?

-Son second est très loyal, il nous cherchera tous pour nous tuer et il y arrivera.

-Putain ! hurlai-je dans le téléphone.

-Je suis désolé Jasper vraiment, je sais ce que ça te coûte et pas qu'à cause de Bella. Je sais que tu hais cette vie.

-Je n'ai véritablement plus le choix. Je vais téléphoner à Jacob pour l'avertir que je serais plus long que prévu, et je vous retrouve

-Nous allons rejoindre notre maison du Maine plus personne ne veut rester à Dartmouth.

-Très bien alors je vous rejoins à Montpelier.

-Courage frère.

-Ouais, soufflai-je il allait m'en falloir.

Edward raccrocha et je composais le numéro de Jacob. Je crois qu'après avoir abandonné Bella c'est la chose la plus difficile que je m'apprêtais à faire.

-Jasper ? demanda la grosse voix du meilleur ami de ma compagne.

-Oui c'est moi. Comment va t-elle ?

-Mal, très mal elle... Elle n'est pas sortie une seule fois de sa chambre en un mois, elle ne parle à personne même pas à moi. Elle ne mange que pour avoir la paix. Je ne sais pas si elle va s'en remettre. La première fois elle était amorphe mais elle parlait elle essayait de donner le change, mais la elle se laisse dépérir.

-Putain c'est pas vrai !

-Tu t'attendais à quoi en la laissant ? Elle t'aimait et te faisait confiance. Après ce qu'elle a vécu la première fois tu aurais dû te douter que cela l'anéantirait.

-Je suis désolé, j'aimerais tellement être là près d'elle et lui faire oublier tout ce qu'elle a vécu, lui redonner son si merveilleux sourire.

-Mais tu ne peux pas.

-Non, je suis dans la merde Jacob. Je devais m'occuper de ma créatrice, mais j'ai échoué. Elle était accompagnée de cette raclure qui lui sert de second et il m'a bloqué avec sa merde de pouvoir. Et aujourd'hui je dois ma vie qu'à une putain de dette d'honneur.

-Merde je suis désolé pour toi Jasper.

-Je le suis également parce que je ne sais pas quand elle m'appellera pour que je puisse rembourser ma dette.

-Je pense que ce n'est pas une mauvaise chose. Ne te méprends pas je dis cela du point de vue de Bella, elle a besoin de temps pour refaire face à la vie. Et je ne pense pas que te voir tout de suite soit une bonne chose. Profites-en également pour te confronter à tes sentiments pour elle.

-Je n'ai pas besoin de temps Jacob, grognai-je. J'ai besoin de ma compagne. Pourrais-tu te passer de Leah toi ?

-Non mais ce n'est pas pareil nous nous reconnaissons tout de suite. Tu ne peux pas démentir que votre système est nettement moins fiable que nos imprégnations. Et puis Bella a assez souffert de par vos confusions. Je sais que cela ne te plaît pas Jasper et je ne reviendrais pas sur ce que j'ai dit mais pour le moment je pense que c'est mieux au moins pour elle. De toute façon tu sais que je vais en prendre soin alors concentre-toi sur ce que tu dois faire pour cette sangsue et quand tu auras terminé rappelle-moi que je puisse la préparer à te revoir.

-Prends-en soin Jacob, elle est ce que j'ai de plus précieux, me résignai-je.

-Je le ferais,dit-il puis j'entendis son cœur redoublé d'intensité.

-Que se passe-t-il Jacob ? il ne me répondit pas, mais j'entendis la question qu'il posa à ma belle.

-Où vas-tu Bella ? il avait l'air inquiet.

-Je vais faire un tour, répondit la voix un peu trop rauque de ma compagne. Putain il n'avait pas menti je sentais tout son mal être dans cette toute petite voix. Malgré cela l'entendre me transporta à la fois de joie mais m'infligeait également une douleur insupportable dans la poitrine.

-Elle est enfin sorti il y a peut être du mieux à venir.

-Où est-elle ? demandai-je.

-Elle est partie avec un loup ne t'inquiète pas, il saura prendre soin d'elle également. Étrangement c'est le seul qu'elle supporte plus de cinq minutes avec elle.

-Fais attention Jacob qu'elle ne recommence pas ce qu'elle a fait avec toi. Je ne le supporterais pas! Le menaçais-je.

-Je ne la contrôle pas et je t'assure que si cela viendrait à arriver ça ne me ferait pas plus plaisir qu'à toi. De toute façon je vais avoir une conversation avec Paul à ce sujet.

-Bien merci Jacob.

-Je ne le fais pas pour toi Jasper. C'est juste que Paul est le dernier a ne pas avoir trouvé son imprégnée et je ne veux pas que Bella souffre encore plus si elle venait à s'attacher à lui.

-Je vais te laisser je dois reprendre un avion. Si tu as besoin de moi appelle n'importe quand.

-Je le ferais. Salut Jasper.

-Salut Jacob.

Putain ce que cela pouvait être dur, de toute façon je ne pouvais pas faire grand chose. Si j'y allais maintenant que Maria vienne à me rappeler avant que je n'ai pu me faire pardonner cela recommencerait et anéantirait mes chances d'être près d'elle. Si elle me laisse le temps de me rapprocher de ma compagne et qu'elle me rappelle une fois que nous serions remis ensemble Bella ne me le pardonnerait pas, et la dernière hypothèse si j'arrive à récupérer ma compagne et qu'elle consent à devenir immortelle pour être à mes côtés, que Maria me rappelle à ce moment là et que je vienne à perdre la vie, Bella resterait seule pour l'éternité. Je ne pouvais pas lui faire ça c'est vraiment la pire des hypothèses mais dans n'importe quel cas je ne peux y retourner avant d'avoir remboursé ma dette. Et je ferais en sorte à ce moment là de tuer Maria et avec un peu de chance son espèce de second avec son pouvoir merdique.

D'ailleurs il serait bien que je m'entraîne un peu avec lui il y a bien longtemps que je ne l'ai pas fait et cela s'est ressenti. Avec un peu d'entraînement je pourrais avoir le dessus sur cet enfoiré de Ben. Je repris l'avion à destination du Maine.

J'étais totalement anéanti, je n'avais pas d'autre choix que celui d'attendre qu'elle me rappelle. Je me faisais l'effet d'être au purgatoire attendant le moment où je pourrais racheter mes fautes pour gagner mon passage au Paradis. Six mois passèrent et toujours aucun appelle de Maria, je commençais sérieusement à désespérer. Je me demandais quand elle allait enfin m'appeler il ne lui fallait pas autant de temps habituellement pour monter une armée, à moins qu'elle ait d'autre projet pour moi. Maria avait un esprit retors et il aurait été présomptueux de pouvoir prétendre la connaître. Même Nettie et Lucy ne pouvaient prétendre à cet exploit.

Pas un jour ne passait, pas une heure sans que je ne pense à Bella. J'étais presque devenu hermétique aux autres et à leurs émotions, pourtant tous essayaient de me changer les idées, il y a des jours où ça allait et des jours où je ne voulais voir personne. Tous étaient occupés à de quelconques activités. Edward était à son piano et régulièrement il nous jouait la berceuse de Bella, je me rappelais la première fois où elle avait entendu cet air elle avait été tellement touchée et subjuguée par la mélodie. C'était l'ancienne Bella la douce et fragile, je n'étais pas jaloux de leur histoire car il ne l'avait pas eu avec la même Bella que la mienne.

Ma Bella à moi était forte, entêtée, obstinée, espiègle, libertine, grossière quelques fois, elle était également capricieuse mais je l'aimais comme ça, enfin je l'aime comme ça. Nous avions connu deux personnes différentes, deux personnalités qui convenaient parfaitement à nos caractères respectifs. C'est pour cela que je n'éprouvais aucune jalousie quand il faisait certaine chose pour se la rappeler comme jouer sa berceuse ou encore garder sa Volvo qui n'est pourtant pas un modèle de collection juste parce qu'elle était montée dedans. Après tout moi je faisais pareil, tous les jours je regardais ma photo elle était d'ailleurs à sa place sur ma table de chevet à côté de mon lit que je n'avais jamais touché. Une manie que j'ai prise avec elle, ça ne me sert à rien d'avoir un lit, mais elle pouvait dormir alors j'avais acheté un lit. Il n'y a aucune logique là-dedans j'en suis conscient, mais il y a certaines choses que l'on explique pas.

Hormis le piano d'Edward qui résonnait dans la villa, elle paraissait calme à croire que tout le monde avait déserté, je savais qu'il y avait Esmé dans son atelier en train de revoir les plans d'une de nos maisons, Carlisle était quant à lui à l'hôpital, Rose et Emmett étaient tous les deux aux garages certainement en train de modifier les performances de l'un de nos véhicules. Et Alice avait déserté la maison depuis ce matin certainement une journée shopping quelconque. Ce qui je dois dire me soulageait, car j'avais de plus en plus de mal à supporter ses assauts incessants, concernant notre vie de couple et notre relation, je n'avais même pas la force d'en discuter avec elle. Je n'avais que Bella en tête, et je ne pouvais pas céder aux avances d'Alice je ne voulais pas la trahir, une fois de plus. C'est risible je sais et d'ailleurs c'est exactement le sentiment que je percevais émanant d'Edward. Je ne voulais pas céder aux avances de ma femme pour ne pas trahir ma maîtresse, il y avait de quoi laisser une petite fortune chez un psy, si j'avais été humain.

Alice voulait que l'on recommence notre histoire, que l'on fasse table rase du passé et que l'on reprenne notre relation là où nous l'avions laissé, mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas faire table rase du passé. D'ailleurs au plus le temps passait au plus je me demandais si je n'allais pas retourner la chercher, c'était tout simplement impossible de vivre sans elle, pas après que j'ai pu goûter à ce à quoi pouvait ressembler le bonheur pour moi. J'étais certain que Bella était ma compagne, c'est aussi pour cela que je ne voulais laisser à Alice l'espoir d'un futur « nous » car pour moi le « nous » correspondait à Bella et moi, et ça depuis ce jour où je l'avais rejointe dans la forêt amazonienne. C'est lorsque nous avions fait l'amour pour la première fois que j'avais su que c'était elle, je l'avais su avant mais je refusais de le croire. À cet instant quand nous avions formé qu'une seule et même entité, j'avais compris et admis que c'était elle mon âme sœur, et j'avais espéré, tellement espéré qu'elle me rejoigne dans l'éternité. Mais elle avait été trop blessée et surtout elle était persuadée qu'Alice était ma compagne, moi les doutes m'avaient assailli et je n'avais pas osé démentir tout de suite, bien que mon instinct avait été catégorique.

Elle m'aimait mais elle n'accordait sa confiance à personne et encore moins à elle-même, si elle avait su s'écouter elle aussi, elle aurait tout compris, mais je ne pouvais pas lui en vouloir j'avais été aussi perdu qu'elle. C'est pour cela que je ne pouvais pas aller la revoir, il me fallait attendre le temps qu'il faudrait pour que je nous prépare un avenir serein. Même si aujourd'hui j'avais dû mal à croire en ça, parce qu'elle me manquait trop, mais il fallait que je tienne le coup. Puis j'irais la retrouver, je ferais ce qu'il faut mais je la reconquerrai, peu importe le temps que cela me prendrait je le ferais. Il me fallait juste attendre que cette salope de Maria m'appelle de nouveau. Je savais que ma décision agaçait bon nombre de cette maison pour ne pas dire presque tous. Je crois que les deux seuls que cela ne gênait pas c'était Esmé et Emmett, Rosalie était exaspérée mais plus parce que je commençais à ressembler à Edward avec ma fixation sur Bella. Ce dernier parce que je mettais la vie de Bella en danger et le fait également que j'avais peut-être une chance de réussir quoi qu'il n'y croyait pas vraiment et pour être franc, j'avais également des doutes. Après le déchirement, la trahison, le sentiment d'abandon que j'avais ressenti quand j'ai dû l'endormir je doutais que la tâche serait facile. Mais quoi qu'il en soit je ne me laisserais pas abattre je la courtiserais, je la séduirais, quitte à recourir à des moyens peu honorables comme l'éblouir car je savais qu'elle était incapable de résister à ça.

Mon téléphone sonna j'espérais que ce soit enfin Maria qui m'appelle pour que je rembourse ma dette. Quand je me levais pour aller le prendre alors qu'il était sur son socle recharge à côté de la photo de Bella je vis le numéro de Jacob. Je décrochais paniqué.

-Oui, Jacob ?

-Jasper, me dit-il d'une voix éraillée d'avoir trop pleuré certainement.

Pourquoi aurait-il pleuré ? Cette putain de mauvaise intuition planait au-dessus de ma tête et je n'étais pas le seul à trouver la voix de Jacob bizarre et surtout à craindre ce qu'elle pouvait signifier car Edward venait d'arriver devant moi.

-Jacob qu'est-ce qu'il se passe ? je ne cachais plus ma panique, tout comme Edward qui suintait la peur par tout ses pores.

-C'est Fini !Dit-il.

Il n'eut pas besoin d'en dire plus. Tout mon être pesait plus d'une tonne j'étais incapable de lever ne serait-ce que le bras tellement il était lourd et c'était pareil avec tout le reste de mon corps. Il continua quand même.

-Elle est morte.

Et il éclatait dans un sanglot sonore. Je ne compris rien d'ailleurs je n'étais plus connecté à rien j'entendais quelqu'un qui hurlait au loin, je ressentais les effets d'un supplice sans nom, la pire des tortures qu'il ne m'avait jamais été donné de ressentir. Mon monde venait de s'écrouler, ma vie venait de s'arrêter, en même temps que ma raison de vivre. Un vide immense prit place dans mes entrailles. J'étais oppressé, j'avais tellement mal que je croyais que j'allais vomir, c'était la première fois que je sentais des nausées chez un vampire. Emmett et Rosalie entrèrent comme des furieux dans ma chambre alors que le hurlement continuait de retentir. Un hurlement de désespoir, de détresse, il était empreint d'une atroce souffrance, il déchirait l'âme, un véritable cri d'agonie.

À lui seul il faisait naître le malheur, la détresse, le désastre et la calamité, il ne signifiait que malheur et torture. Quand je sentis Emmett me cogner je réalisais que j'étais celui qui hurlait, mais malheureusement pour lui je n'avais plus le contrôle de mon corps, le Major avait repris le relais de toute façon je n'étais plus capable d'agir ni de raisonner correctement. Je me relevais alors que je n'avais même pas vu, ni même senti que j'étais tombé au sol. Le grand continua de me secouer je ne réfléchis pas je me dégageais de son emprise et lui retournais le bras après un coup de dents je réussis à le lui enlever sans difficultés sous les hurlements de terreur de sa femelle qui l'accompagnait.

-Non Rose n'approche pas il n'est plus lui. Si tu ne bouges pas il ne te fera rien.

L'avertit le télépathe, je savais qui ils étaient mais j'étais incapable de ne pas leur faire du mal s'ils m'approchaient. Et heureusement pour eux, il le compris rapidement.

-Jasper on va rappeler Jacob, dit-il alors que lui aussi était brisé, je le sentais. Nous allons lui demander comment cela s'est passé est-ce que tu peux te contrôler ou dois-je l'appeler de l'extérieur loin de toi ?

-Tu l'appelles d'ici je veux tout entendre ! lui ordonnai-je d'une vois froide et autoritaire.

-Je vais le faire, mais laisse-le sortir avec Rose, dit-il en désignant la masse qui se tordait au sol celle-là même que je maîtrisais grâce à mon pouvoir, en amplifiant sa douleur, en plus de leur infliger à tous ce que je ressentais au fond de moi toute cette souffrance et cette désolation.

Une réaction toutefois instinctive car je n'avais pas fait attention qu'ils étaient sous mon pouvoir, c'était tellement puissant toute cette souffrance, cette douleur qui m'anéantissaient que je ne pouvais le conserver en moi.

-Jasper s'il te plaît, me fit la femelle qui me servait de substitue maternelle. À l'instant précis j'en avais rien à foutre d'eux. Je voulais avoir des réponses concernant ma compagne, je voulais MA compagne.

-Appelle ! tonnai-je en dirigeant mon don sur le télépathe, qui se retrouva à quatre patte tordu de douleur.

Il s'exécuta avec difficulté, le téléphone sonna une fois et la grosse voix bourru annonciatrice de mauvaises nouvelles répondit. Sa voix toujours autant éraillée.

-Jacob c'est Edward. Avant que tu ne raccroches on a un souci ici, alors s'il te plaît laisse-moi te parler.

-Parce que tu crois qu'on fait la fête nous, répondit-il de mauvais humeur. Je grognais ce n'était vraiment pas le moment de faire de l'humour douteux.

-Écoute Jacob, Jasper a perdu l'esprit suite à ton appel. Il nous retient tous sous la menace, il veut des explications. Il veut savoir ce qu'il lui est arrivé.

-Vous êtes plus nombreux vous n'avez cas le maîtriser, pauvre sot il savait pourtant qui j'étais, il devrait savoir qu'aucun d'eux ne pourrait me retenir, à peine me ralentir.

-Jacob je t'assure que ce n'est pas possible, raconte-nous. Je crois que nous ne pourrons rien faire sans cela.

-Be... Bella, il étouffa un sanglot au doux nom de ma compagne, sanglot qui restait pris également dans ma gorge. Elle était partie pique-niquer avec l'un des nôtres un loups aussi. Pas très loin de nos terres, il y a eu plusieurs attaques simultanées, nous étions tous dispersés, nous n'avons pas pu les avertir, il s'arrêta pour se reprendre mais je ne voulais pas attendre je devais savoir pourquoi il n'avait pas protégé ma compagne comme il était censé le faire.

-La rouquine que Bella a nommée Victoria, les a attrapée, je grognais en repensant à cette salope rousse. Paul et elle se sont battu mais avant qu'il ne meurt, nous avons pu voir dans son esprit qu'elle était à sa recherche depuis près de trois ans. Elle vous connaissait, elle traquait Bella pour vous faire payer la mort de son compagnon. Cette salope a dû la faire souffrir avant de la tuer car j'ai entendu son hurlement d'effroi et de désespoir quand Paul est mort, puis un autre peu de temps après. La meute en finissait avec les vampires de son clan qu'elle nous avait envoyé pour attirer notre attention, alors qu'elle essayait de passer entre nos lignes. Moi j'ai tout lâché pour y aller mais, nous avons perdu le contact avec la mort de Paul quand je suis arrivé dans la clairière où ils étaient il y avait un feu et dedans les corps de Paul et Bella.

Il était en prises avec ses sanglots sa voix bien que viril semblait fluette ! Je grognais menaçant Jacob s'arrêta de parler écoutant la menace que je représentais.

-Et Victoria vous l'avez eu ? demanda Edward. En voilà une question intelligente, pensai-je en moi même.

-Non, elle était partie avant même que nous soyons arrivés. Puis quand nous avons vu le bûcher avec les deux corps, celui de notre frère sous sa forme lupine, et un autre démantibulé nous nous sommes figés d'horreur.

-Es tu sûr qu'il s'agisse de Bella ? Pourquoi l'aurait-elle démembrée ? dit Edward sous mes grognements, je tentais tant bien que mal de me calmer il me fallait connaître l'histoire en entier avant de pouvoir réagir et de savoir ce que j'allais faire.

-L'odeur de son sang est partout dans la clairière, son sac et des bribes de ses vêtements étaient à proximité également, dit-il la voix étranglée. Je pense que le fait qu'elle est fait ça au corps de Bella est peut-être un message qu'elle vous destine, finit-il.

-J'arrive, décrétai-je en colère.

-Tu as intérêt à te calmer avant Jasper sinon nous n'aurons pas le choix, m'avertit-il. Je grognais de nouveaux, j'entendais d'autres grognements répondre au mien dans le téléphone. Edward reprit la parole.

-Jacob nous allons revenir à Forks, nous devons voir le bucher je suis désolé mais nous ne pouvons pas faire autrement.

-Je vais voir avec Sam mais que Jasper se calme avant je le comprends mais notre devoir reste notre devoir même si nous sommes en deuil.

-Je pense qu'il aura le temps de se calmer durant le voyage. Merci de nous avoir appelé Jacob, il raccrocha.

-Jasper ! tenta Esmé.

Je grognais, je me sentais tellement vide, mes sentiments étaient tellement fort qu'ils faisaient barrage à tous ceux extérieur. Et pour une fois j'aurais préféré ressentir ceux des autres car les miens étaient insupportables. Ma compagne était morte, avant ça je l'avais abandonnée comment pourrais-je survivre à ça ? Comment pourrais-je supporter les tourments de sa perte, mon âme était déchirée, mon cœur était véritablement mort. Je souffrais un martyr sans nom, j'avais déjà été torturé au long de ma très longue vie de militaire, mais rien ne pouvait atteindre le degré de souffrance, de douleur, de supplice et de désolation qui m'habitaient et qui je le savais m'habiteraient jusqu'au jour où une âme charitable mettrait fin à mes jours. Je devais sortir, je devais aller calmer ma rage, ma soif meurtrière.

J'étais dans les montagnes loin de toute civilisation je décimais une bonne partie de la forêt remodelant le paysage en retaillant les pierres. Je pensais à ce que je devais faire, j'allais aller à Forks, m'assurer que c'était bien ma compagne dans ce bucher. Ensuite je traquerais cette garce de Victoria. Je jure que je ne m'arrêterais pas avant de l'avoir trouvée puis je m'arrangerais pour ne pas la tuer, non elle ne devait pas mourir, elle devra vivre éternellement dans la souffrance, j'ensevelirais son corps démembré au plus profond d'un quelconque tombeau inaccessible et inaudible pour les humains pour être certains que jamais personne ne pourra lui venir en aide. Je brûlerais chacun de ses membres, je lui laisserais seulement son buste et sa tête pour qu'elle soit consciente de toute la souffrance émotionnelle et physique qu'elle ressentira, je ne la nourrirais pas, jamais. Elle verra qu'il y a pire que la mort, elle regrettera chaque secondes d'avoir tuer ma Bella, j'allais la venger, oui je ferais tout ça. Voilà ce que serait mon seul et unique but dans ma vie.

Edward vint me rejoindre, il était aussi affligé que moi, sa peine était un faible écho de la mienne. Il vint s'installer à mes côtés et garda le silence quelques instants.

-Vous avez organisez notre départ, demandai-je.

-Oui nous avons fait les réservations, nous avons appeler Carlisle et Alice ne va pas tarder non plus.

-Très bien. Est-ce qu'Emmett m'en veut beaucoup?

-Non il a compris, il a lui aussi de la peine, comme tout le monde. Je sais que ce n'est pas vraiment le bon moment pour te dire ça. Mais je viens de réaliser que tu avais raison. Elle n'était pas mienne, je l'aimais profondément mais elle n'était pas mienne.

-Je le sais. Et c'est dramatique qu'il ait fallu qu'elle meurt pour que tu t'en rendes compte. Sifflais-je.

-Je ne me pardonnerais jamais cette tragédie Jasper. Je sais que rien de ce que je pourrais faire ou dire ne la ramènera ou soulagera ta peine, mais sache que je serais toujours là pour toi Jasper.

-Oui je m'en souviendrais, répondis-je. Je savais même quand j'en appellerais à ce serment.

-Certainement pas, je ferais tout mais pas ça, je ne te tuerais pas Jasper.

-Tu me le dois ! grondai-je.

-De toute façon ce n'est pas d'actualité. J'ai cru comprendre que tu avais un projet d'utilité bien plus importante à mener à terme.

-J'irais seul Edward !

-Non je viendrais avec toi, même si ce n'est que pour regarder je viendrais avec toi. Je veux voir de mes yeux ce que tu lui feras. Mais pour le moment nous devons aller nous préparer pour prendre l'avion, Alice et Carlisle doivent être rentrés maintenant.

Le fait de penser à Alice là maintenant m'agaçait prodigieusement elle allait être peinée je n'en doute pas, mais je ne supporterais pas ses attentions à mon égard pas maintenant, pas avec ce que je venais d'apprendre.

-Je m'occupe d'Alice, me dit Edward qui avait suivi le fil de mon exaspération interne.

Je le remerciais mentalement et nous repartions à la maison nous préparer pour le plus éprouvant de tous les voyages que j'avais fait.

N'ayant pas de vol direct nous avions dû faire deux changements avant d'arriver à Seattle. Donc depuis l'appel de Jacob il s'était écoulé un peu plus de quarante huit heures. Ils avaient loué deux voitures à notre arrivée je montais avec Edward qui avait pris le volant, Emmett et Rose grimpèrent avec nous également. J'étais reconnaissant car Edward était intervenu auprès d'Alice ce qui faisait qu'elle me laissait relativement seul, elle ne me parlait que pour des banalités et surtout n'essayait pas de venir me réconforter.

Nous arrivions à Forks et mon cœur se serra, hormis le fait que j'avais rencontré Bella dans cette ville, je ne la supportais pas et je crois que ça n'allait pas s'arranger. Nous allâmes directement à la villa. Jacob nous attendait, il était accompagné de Leah, ils étaient assis sur le perron et leurs chagrins étaient profond et intense, je devais reconnaître que ça ne devait pas être facile pour eux non plus ils avaient perdu Bella qui était leur amie mais également un des leurs qui s'était battu seul contre Victoria pour tenter de sauver ma compagne. En plus de leurs chagrins Jacob éprouvait une culpabilité déroutante, s'était si puissant, si intense, du remord et un dégoût de soi impressionnant. Ils se levèrent quand nous sommes sortis des voitures.

-Je suis désolé d'avoir franchi la frontière mais je voulais être là quand vous arriveriez.

-Tu es le bienvenue Jacob, répondit Carlisle bienveillant. Jacob me regarda me scrutant voir si je tiendrais le coup ou pas, il ne faisait que son devoir mais cela m'agaçait prodigieusement.

-C'est son devoir Jasper il va être obligé de nous mener sur leur territoire et tous savent qui tu es.

-Je saurais me contenir Jacob.

-Je te crois Jasper. Si tu es prêt je vais vous conduire à l'endroit où nous les avons retrouvé. Nous avons enlevé les ossements à cause du passage des humains, et je dois dire qu'il n'a plus vraiment d'odeur à par celles des sangs de Paul et Bella qui imprègnent le sol, nous avertis Jacob. Je sentais un redoublement de culpabilité et de gêne quand il me regarda dans les yeux.

-Qu'y a-t-il Jacob que me caches-tu ? je sentis une hausse de nervosité et de peur émanant de Leah, Jacob et Edward. Je supposais que ce dernier venait de prendre connaissance de ce que me cachait les loups.

-J'attends ! ordonnai-je irrité.

Jacob baissa les yeux et Leah, posa la main sur son épaule en signe de réconfort. Il allait commencer quand Edward intervint.

-Non Jacob pas maintenant.

-Si maintenant ! ordonnai-je avec autorité. Je perdais patience et il était temps que tout le monde arrête de me prendre pour un abrutis.

-Jasper garde ton calme et surtout pense que Bella avait une vision faussée de ce que tu as fait d'accord, m'avertit Edward. Cela ne me rassura pas du tout et m'inquiéta encore d'avantage. Je grognais ma patience arrivait à ses limites.

-Bella avait une relation avec Paul, lâcha Leah d'une seule traite. Ce qui aurait dû me mettre dans une colère noire fini de m'anéantir. Leah s'approcha doucement de moi pleine de compassion et surtout de compréhension. Jasper tu n'y es pour rien. Elle était persuadée que tu t'étais joué d'elle, que tu étais retourné auprès de ta femme, même si dans ce dernier cas elle n'avait pas tort.

-Non ! Je ne suis pas retourné auprès d'Alice ! Je savais qui elle était pour moi, je ne pouvais plus pour retourner auprès d'Alice après ça, criai-je avec colère.

-Je ne le savais pas, je suis désolée. Mais elle en était persuadée, elle était très en colère que tu l'aies abandonnée toi aussi. Elle était en colère après elle même, elle ne savait pas vraiment à qui elle en voulait en fait. Pour preuve elle n'arrêtait pas de s'engueuler avec Jacob, et tu connaissais ses sentiments pour lui, ils ont passés les derniers mois sans se parler. Jasper tu imagines à quel point elle était perdue, pour en arriver à ce stade. C'est pour cela qu'elle s'est rapprochée de Paul, il était le seul qui n'était pas imprégné, et elle a vu en lui un soutien et un réconfort. Mais je suis sûre maintenant qu'elle sait, qu'elle connait toute la vérité, pleurait Leah.

Sa peine était étonnamment saine, elle était triste et vraiment chagrinée mais ce n'était pas aussi destructeur que Jacob, Edward ou moi. Je l'attirais à moi dans un étreinte réconfortante et je tentais de me laisser glisser dans ses émotions à elle, car elles étaient ce qu'il y avait de moins ravageur et j'avais besoin de faire une pause j'avais besoin de me reprendre afin de ne pas me stigmatiser encore plus pour le moment. Je sentis Jacob se raidir et tenter un pas vers moi mais Edward en même temps que Leah le stoppèrent. Il n'en resta pas moins sur ses gardes, et je le comprenais, je n'aurais moi-même pas supporter que ma Bella soit proche de quelqu'un aussi dangereux que moi. Je sentis un raz de marée de dégoût m'arriver dessus de plein fouet je grognais en relâchant Leah. Je me retournais vers l'émettrice de ces sentiments que je trouvais vraiment très mal venu en cet instant.

-Excuse-moi Jasper ! dit-elle en rentrant dans la maison soumise et les yeux baissés. Une fois Alice partit Jacob qui avait récupéré sa compagne, nous demanda.

-Êtes-vous prêt ?

-Oui nous le sommes, répondit Edward pour tout le monde.

-Par contre je dois vous avertir que nous vous autorisons à pénétrer sur nos terres à titre exceptionnel parce que nous savons ce qu'elle était pour toi Jasper. Mais je dois vous prévenir que la meute entière sera présente et que tu devras te contrôler car au moindre écart nous n'aurons pas le choix, me prévint Jacob.

-Je saurais me contrôler lui répondis-je, bien qu'aucun d'entre eux n'auraient réussis à m'empêcher de faire quoique ce soit si j'en avais décidé ainsi.

Je savais qu'il avait dû négocier pour arriver à nous faire tolérer sur leur territoire et que cela n'avait pas dû être facile. Je n'allais pas trahir la confiance qu'il avait placé en moi, parce qu'il avait toujours nourri le doute concernant mes véritables sentiments et motivations qui m'avaient amené à laisser Bella. Et parce qu'il était le meilleur ami de ma compagne, alors je respecterais la parole qu'il avait donnée pour moi.

Nous arrivâmes tous à cet endroit maudit, c'était une jolie petite clairière, la première chose qui m'arriva dessus ce fut l'odeur de tous les loups alignés derrière le bucher tous nous regardaient mais aucun n'étaient agressifs. Nous nous approchâmes lentement pour ne pas les effrayer. Mon regard ne quittait pas le bucher je ne sais pas ce que j'espérais y trouver, surtout qu'il ne restait même pas les ossements et que même s'ils y étaient je n'aurais jamais pu la reconnaître, mais il fallait que je sois là. En m'approchant je sentis une odeur de sang pas vraiment fraîche mais toujours aussi appétissant et je la reconnus, Edward avant moi d'ailleurs.

Je le vis se positionner à l'endroit précis où l'odeur était la plus forte. Je savais que c'était à cet endroit qu'elle avait perdu la vie. Je vins me positionner à genoux à côté de lui et je caressais le sol, alors que les loups ainsi que le reste de notre famille étaient plus éloignés nous observant avec un chagrin dévorant, qui allaient de concert avec celui des loups. Jacob qui avait gardé sa forme humaine s'approcha de nous et me tendit un objet que je reconnu notamment à cause de son odeur.

-Elle le gardait dans sa table de chevet, me dit-il quand je pris son journal de voyage.

Je n'avais jamais poussé la curiosité de l'ouvrir. Il dégageait encore une légère odeur d'argan. Elle avait imprégné son journal de mon odeur, pourquoi cela me faisait-il si mal. Putain je ne la reverrais plus, j'avais du mal à croire que plus jamais je ne reverrais son sourire, plus jamais je ne sentirais sa si douce odeur, plus jamais je ne la toucherais, plus jamais je ne pourrais lui faire l'amour. C'était la réalité elle m'avait quitté, elle avait abandonné ce monde. Et moi je devrais y errer encore combien de temps ?

-J'ai juste ouvert la première page et je me suis arrêté à la première phrase. Je crois que tout cela te revient de droit, me dit-il. Il était sincère aucune jalousie, aucun sentiments négatifs, seulement de la compassion. Je suis désolé Jasper, vraiment, puis il se retira me laissant avec ce si précieux objet que Bella gardait au plus près d'elle, comme une relique d'un glorieux passé.

Chaque membre de la famille passait un à un posant leur mains sur nos épaules respectives pour nous montrer leur soutien. À chaque contact Edward se laissait submerger par la culpabilité, il s'en voulait et quelque part moi aussi je lui en voulais mais en étant honnête ce n'est pas lui qui avait tué ma compagne. C'est à croire que le destin lui-même avait tout fait pour que l'on ne se retrouve jamais. Je devais certainement mon sort à toutes mes mauvaises actions, à tout le mal que j'avais fait à toutes les vies que j'avais prise. Je ne devais qu'à moi seul ma souffrance. Cette fois-ci ce fut au tour d'Edward de me venir me réconforter silencieusement, de toute façon rien ne pourrait maintenant alléger ma souffrance, pas même le temps.

Les loups restèrent tous présents jusqu'à ce que je me décide enfin à partir. Avant de me lever je tenais à lui dire ce que j'avais sur le cœur. Ils pouvaient écouter cela m'était vraiment égal.

-Ma Bella, tu la voulais tellement ta mort, aujourd'hui tu as été exaucée. Et crois-moi rien au monde ne pouvait me faire plus de mal. Je te promets que je vais la retrouver, je lui ferais payer ce qu'elle t'a fait, je vengerais ton ami également. Je sais que tu m'en voulais, et je le méritais. Mais je ne t'ai jamais trahie Bella je ne suis jamais retourné auprès d'Alice. Parce que je savais que tu étais ma compagne, que c'était toi mon âme-sœur. Quand je l'aurais retrouvé, et que j'aurais fait ce que je dois lui faire. Je viendrais te rejoindre et j'espère que tu m'attendras et que tu me pardonneras tout le mal que j'ai pu te faire ici. Je t'aime Isabella Swan.

Je me levais sans un regard pour les loups qui n'avaient pas bougé mais qui compatissaient sincèrement à la perte que je venais de subir. Ensemble ils se mirent tous à hurler, le hurlement du loup en hommage à celle qui fut mienne, pour leur amie, pour leur frère.

-Merci Jacob, et ne t'en fais pas ils seront vengés tous les deux, l'informai-je.

-Je le sais, et merci à toi de ne pas lui en vouloir.

-On ne pouvait pas résister à Bella, je comprends qu'il se soit laissé séduire, et puis tout est de ma faute. Si je ne l'avais pas abandonnée elle serait avec moi aujourd'hui. C'est à moi que j'en veux Jacob.

-Adieu Jasper, me dit-il.

-Non juste au revoir, nous nous reverrons.

-Jasper, tenta d'intervenir Edward qui avait saisi le sens de ma dernière phrase, car si Maria ne m'appelait pas avant que j'en ai fini avec Victoria, c'est ici que je viendrais chercher ma délivrance. Ce qui déclencha la compréhension de Jacob.

-Je ne le ferais pas et tu le sais.

-Je ne te laisserais pas le choix. Je suis désolé mais tu m'es redevable tu te souviens ?

-Jasper, me supplia-t-il.

-Au revoir Jacob, puis je partis en direction de la maison déterminé à retrouver l'espèce de garce qui avait osé mettre un terme à la vie de ma compagne.

Elle allait me supplier de la tuer, d'abréger ses souffrances. Je mettrais des mois et des mois à la torturer et j'en connaissais un rayon en matière de torture. Elle allait regretter d'avoir osé toucher à la compagne du Dieu de la guerre. J'allais directement chercher mes affaires n'ayant pas eu le temps de les ranger de toutes façon j'avais eu dans l'esprit de repartir rapidement à la recherche de cette salope de rouquine. Edward arriva dans ma chambre, accessoiriser d'un sac à dos. Il avait eu le temps de se changer également.

-C'est quelque chose que je dois faire seul Edward.

-Non pas cette fois Jasper, je veux être là. Je viendrais avec toi, quoi que tu en dises. Soit tu m'acceptes, soit je te suis à distance. Mais je viens, tu n'as pas le choix, il était déterminé, je savais que je n'aurais rien pu dire ou faire pour le dissuader de m'accompagner.

-Très bien. Mais sache que je n'abandonnerais pas avant d'avoir trouvé cette chienne. Alors prépare-toi à ne pas revoir la famille avant un moment.

-Je le sais Jasper, et je ne reviendrais pas non plus avant de l'avoir trouvé.

Quand nous descendîmes tout le monde était présent, je ressentais de la peine et de la tristesse pour la mort de Bella mais également pour la dislocation de la famille. Esmé et Rose étaient les plus touchées, Carlisle se faisait apparemment beaucoup de soucis pour nous deux, et Emmett lui aurait souhaité venir avec nous. Il aimait Bella comme s'il elle était vraiment sa petite sœur de sang.

-Faites attention à vous, nous supplia Esmé, nous prenant chacun notre tour dans ses bras.

Je resserrais mon étreinte autour de celle qui représentait le côté maternelle de cette famille. Carlisle serra l'épaule sans rien dire mais dans ses émotions je le sentais soucieux, il avait peur pour nous, mais il avait de l'espoir et une pointe de colère qui j'en suis sûr était destiné à la rouquine qui avait tué Bella. Malgré tout ce qu'elle pensait de cette famille tous l'aimaient inconditionnellement, et tous étaient désireux de voir cette salope crever comme elle le méritait. Ce fut au tour de Rosalie de venir se blottir contre moi.

-Je suis désolée pour tout ce gâchis Jasper. Mais promets-moi de lui faire payer et d'être le plus impitoyable possible quand tu la trouveras.

-C'était bien mon intention, Rose. Prends soins de toi, elle déposa un baiser sur ma joue. Et se retira pour laisser place à Emmett.

-J'aurais aimé vous accompagner les mecs ! me dit-il alors qu'il émanait un fort sentiment de protection et d'instinct fraternel.

-Je sais et ne t'en fais pas elle aura ce qu'elle mérite Em', il hocha la tête pour me faire comprendre qu'on s'était compris. Je cherchais Alice des yeux surpris de ne pas la trouver avec le reste de la famille.

-Elle s'est éloignée le temps que nous partons, elle a du mal à gérer ses émotions et elle ne veut pas te mettre en colère encore une fois, m'informa Edward.

-Elle t'a rédigé une lettre, renchérit Esmé en me tendant une enveloppe. Je la pris et la rangeais dans ma poche puis je jetais un dernier regard sur cette maison que j'avais définitivement catégorisée dans les endroits maudits de cette planète.


 

Pour la rencontre avec Maria, j'ai pas voulu décrire la scène parce que cela aurait rallongé pas mal ce chapitre et j'aurais été obligé de couper pour en faire deux. Et puis je n'avais rien prévu d'exceptionnel je pense avoir résumé le contenu de leur confrontation. Le fait principal est que Jasper doit sa vie qu'au seul fait que Maria l'ait épargné et qu'il est maintenant redevable.

Bien le prochain chapitre est le développement du pouvoir de Bella :)

Bye bye, Bet's

19

Chapitre 19 : Née pour tuer.

Bientôt un mois que j'enchaînais les entraînements et je dois avouer que je déchantais salement, mais j'aimais ça. Dire que j'étais masochiste ? Certainement. Oui j'adorais les entraînements sauf peut-être quand Maria me mordait un peu trop souvent à mon goût, mais comme elle disait nous apprenons de nos erreurs. Mais putain qu'est-ce que ça faisait mal et je devais être sacrément attardée pour ne rien retenir de mes précédentes erreurs. Quoique je la soupçonnais de prendre un malin plaisir à me mordre et de chercher la moindre petite faille pour y parvenir. Maintenant je comprenais les cicatrices sur le corps de... du Major, j'avais cru que la plupart venaient de ses combats, en fait, elles venaient des entraînement avec Maria.

Le jour où je tomberais sur Nettie et Lucy je prendrais le temps de les détailler pour voir si elles étaient autant marquées que le Major ou que je commençais à l'être. Oui j'évitais de prononcer son prénom même en pensée car le fait de l'appeler comme ça lui conférait une bienveillance incompréhensible dans mon esprit. Je ne comprenais pas pourquoi mais il y avait cette confusion à laquelle je n'arrivais pas à remédier.

Je passais mes journées aux entraînement et j'avais apparemment fait énormément de progrès. J'avais enfin compris pourquoi j'aimais autant les combats et les entraînements, je crois que c'était le fait de pouvoir me défendre enfin par moi-même. J'étais tellement dépendante d'à peu près tout le monde quand j'étais humaine pour me protéger de tous les dangers que j'attirais, qu'aujourd'hui c'était un soulagement pour moi de pouvoir le faire et au moins cette fois-ci personne d'autre que moi mourrait si cela devait se produire.

Je ne m'étais toujours pas remise de la mort de Paul, et cela me hantait encore chaque jour, le seul regret que j'avais c'était que j'étais encore humaine à ce moment là et que je n'avais pas pu défendre Paul, j'aurais tellement aimé envoyer cette salope au bûcher par moi-même. Et quand je me bats généralement j'imagine que je le fais contre cette garce, d'où mes progrès et surtout mon entrain aux entraînements, car je ne voulais plus jamais dépendre de qui que ce soit. J'arrivais même à en exaspérer Maria et quand elle en avait marre, Ben prenait la relève ou encore Annabelle qui faisait deux fois plus attention. Maintenant elle avait rarement le dessus et tous connaissaient les mots à éviter, donc l'incident du premier entraînement ne s'était pas reproduit.

Je prenais mes marques tranquillement tout le monde savait que j'étais la protégée de Maria. Ce qui me valait certaines railleries mais généralement cela coulait sur moi sans que je relève, je n'étais pas dans la même section qu'eux, Maria m'avait logée dans le quartier des gradés bien que je ne côtoyais pas beaucoup de monde en dehors de Maria, Ben et Annabelle. Le temps que je ne passais pas à m'entraîner je le passais en discussion avec Maria et Ben pour évoquer les différentes stratégies. Maria derrière son côté autoritaire et dictatorial avait une culture militaire impressionnante et discuter des heures stratégie militaire était très intéressant, j'appris beaucoup plus en un mois avec Maria sur l'histoire militaire de notre pays que pendant toute ma scolarité.

Le problème que je rencontrais actuellement concernait mon bouclier, je n'arrivais pas à le déclencher, et pourtant Maria et Ben y mettaient du cœur pour me faire sortir de mes gonds et ils y arrivaient à chaque fois. Maria savait que le sujet Cullen et principalement celui du Major marchait à tous les coups mais je n'avais toujours pas réussi à me protéger je dois dire pourtant que je commençais à en avoir sérieusement marre d'être mordue à la moindre occasion, j'étais en feu en permanence et cela influençait encore plus sur mes humeurs déjà bien changeantes.

Ça faisait un mois que j'avais été transformée et je n'avais toujours pas ne serait ce qu'une fois déployé mon bouclier, et Maria était vraiment contrariée aujourd'hui, elle comptait sur mon don pour pouvoir commencer à planifier sa reconquête. Et comme je tardais à le développer, elle était obligée de repousser l'échéance de la prochaine bataille ce qui laissait le temps à Lucy qui avait récupéré le Texas de former avec plus d'efficacité sa propre armée pour se défendre car elle savait que Maria allait revenir. Et le problème était que nous étions obligés de limiter notre nombre pour ne pas trop nous faire repérer.

Nous avions un espion chez Lucy et les nouvelles qu'il donnait à Maria n'étaient pas franchement bonnes. Le nombre des recrues augmentait à vu d'œil. Maria était tellement énervée que j'en prenais pour mon grade tant physiquement que de par ses remarques. Au bout de trois heures d'un combat plus que vaillant elle arrêta tout.

-Putain, je pers mon temps avec toi ! Tu es franchement bonne à rien.

-Je vais y arriver Maria, on reprend ça va finir par se débloquer, tentai-je.

-Mais arrête ! lâcha-t-elle méprisante. Tu cherches quoi Isabella ? Tu es franchement bonne à rien, en fait non tu es mauvaise à tout. Même l'autre débile de Bobby a débloqué son pouvoir avant toi. Je sais pourquoi tu n'étais « que » la maîtresse ! C'est une vraie femme qu'il lui faut au Major. Je comprends maintenant la raison pour laquelle il est retourné vers sa femme. J'espère au moins que tu étais plus douée au lit que tu ne l'es à l'entraînement, qu'il ait au moins eu une compensation correcte et satisfaisante pour avoir joué cette comédie, sinon je le plains le pauvre. En fait il a carrément bien fait de t'abandonner à cette sous race, c'est tout ce que tu méritais. J'aurais dû t'y laisser avec cette aberration de la nature, au moins celui-ci ne polluera plus la terre de sa misérable existence, et de son abominable odeur.

Si j'avais été en colère auparavant ce n'était rien en comparaison de ce qu'elle venait d'insuffler en moi. Qu'elle parle de ce parasite et qu'elle tente de me rabaisser me passaient largement au-dessus de la tête mais qu'elle ose parler de Paul, ça non je ne le tolèrerais pas. Il était bon, meilleur que n'importe qui, le seul qui ne m'avait jamais déçu. Non je ne pouvais pas la laisser le salir de cette façon, en tout cas pas de mon vivant. Je fus prise d'une folie furieuse mon venin emplissait ma bouche mes lèvres retroussées dans un rictus malveillant je m'avançais menaçante vers Maria. Un vampire du nom de Luke, une véritable armoire à glace m'empoigna par derrière serrant sa prise autour de moi m'empêchant d'avancer et d'esquisser le moindre geste, ce qui attisa encore plus ma soif de sang je voulais venger l'affront fait à Paul. Je voulais avoir Maria sous mes dents, je ne voyais qu'elle, j'étais entravée par le gros balèze, mais mes yeux ne lâchèrent pas une seule seconde Maria qui se riait carrément de moi.

-Vraiment bonne à rien même pas capable de te protéger, se moqua-t-elle. Que comptais-tu me faire soldat ? railla-t-elle méprisante.

Ce que je comptais lui faire, je voulais lui l'avoir dans mes mains, lui briser un par un chaque os de son putain de corps, non en fait je voulais la réduire en miette et voir même peut-être en cendre.

Puis soudain sans rien comprendre mon souhait était en train de prendre forme sous mes yeux. Maria était en train de venir à moi en se tordant de douleur, j'entendais ses os se briser, elle avait perdu son sourire et semblait être impuissante, moi la seule chose que je voyais c'est qu'elle venait à moi et qu'elle ne pouvait se défiler à ce que j'allais lui faire même dans les bras du gorille.

-Ben ! hurla t-elle.

Il arriva alerté par mes grognements bestiaux et les cris de détresse et de douleur de Maria. Elle avait peur, je lui faisais peur et cela me ravit. Les rôles étaient inversés, j'étais la plus forte et j'allais rétablir l'honneur bafouée de mon loup. Puis comme d'habitude quand je perdais pied je me sentais étouffer, prisonnière dans mon propre corps, une pression à tuer un humain m'habitait, j'étais frustrée, en colère, rageuse. J'allais y arriver et là je ne pouvais plus rien à part regarder ce qu'il se passait sous mes yeux. Maria avait apparemment repris le contrôle de son corps, elle me regardait d'un regard pensif mais je voyais qu'il restait encore les traces de la peur que je venais de faire naître chez elle. En plus de ça il y avait de l'interrogation, du questionnement je voyais presque les rouages de son cerveau se mettre en marche.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé Maria ? demanda Ben une fois que j'étais sous le contrôle de son pouvoir.

-J'ai voulu la pousser à bout et cette fois-ci j'y suis arrivée. Mais ce que je n'ai pas compris, c'est que je me suis retrouvée paralyser un peu comme avec ton pouvoir et elle m'attirait à elle, mais en plus je ressentais une pression monstrueuse sur tout mon corps mes os étaient tellement compressés qu'ils cassaient, comme si on me comprimait pour me réduire en bouillie.

-Comment ça ? demand-t-il incrédule alors que j'enrageais de ne pas pouvoir bouger.

-Je ne sais pas, je pensais qu'elle était un bouclier mais les boucliers n'attirent pas, ils repoussent, et puis cette douleur que je ressentais alors qu'elle ne me lâchait pas des yeux, ça n'a rien a voir avec un pouvoir défensif, ça.

-Effectivement, ça n'a pas l'air d'être un bouclier. Bella calme-toi on a besoin de toi pour savoir ce qu'il s'est passé.

Il débloqua apparemment ma mâchoire je pouvais de nouveau m'exprimer. Luke s'était installé à côté de Maria de peur que je recommence à l'attirer. Malheureusement je ne pouvais pas, en tout cas pas sous contrôle de Ben, il devait aussi bloquer la partie de mon cerveau qui contrôlait mon pouvoir. Je bouillonnais intérieurement j'avais failli l'avoir, j'étais à deux doigts de lui planter mes crocs dans sa chair, la marquer comme elle l'avait fait avec moi, lui laisser une trace à vie de l'affront qu'elle venait de faire à Paul. Je rugis de rage et de frustration, je ne voulais pas me calmer avant d'avoir restauré l'honneur de Paul je n'avais que ça à quoi me raccrocher dans cette putain de vie, et personne ne lui manquerait de respect pas après ce qu'il avait sacrifié pour moi, je ne le tolèrerais pas.

-Bella calme-toi ! ordonna Maria, mais je ne l'écoutais pas. Je ne pensais pas ce que j'ai dit à propos du Major c'était pour te pousser à bout, m'avoua-t-elle pour m'aider à me reprendre, comme si ce qu'elle pensait de moi avait un quelconque intérêt.

-J'en ai rien à foutre de ce putain de parasite, hurlai-je furieuse.

-C'est le loup ? demanda-t-elle incrédule. C'est à cause de ce que j'ai dit sur le loup ? J'ai perdu tout ce temps à essayer de la foutre en rogne avec le Major alors qu'il fallait seulement te chahuter sur ton loup, je grognais rageuse. C'est pareil Bella je m'en fous royalement, ils ne sont ni mes ennemis, ni mon repas je voulais seulement te pousser à bout pour que tu nous piques une crise.

-Et bien c'est réussi ! Je ne tolèrerais pas que l'on salisse Paul de quelques façons que ce soient, surtout venant d'une sangsue.

-C'est ce que tu es aussi Bella, ricana t-elle.

-Je n'ai jamais dit que j'étais parfaite et surtout plus maintenant ! Crachais-je.

-Bon ca suffit ! Au plus vite tu te calmeras au plus vite nous pourrons étudier ton don ! Et si tu ne te reprends pas toute seule je vais te calmer moi-même, me menaça-t-elle.

Je savais de quelle façon elle calmait les nouveaux-nés, et je n'avais pas vraiment envie de me retrouver sans un de mes membres avec de la chance, sinon toutes mes extrémités en moins pendant au minimum quelques heures. Donc je dois dire qu'à bien y réfléchir je préférais largement me calmer toute seule, la pensée de devoir souffrir même pendant quelques heures ne me réjouissant pas, ma colère baissa d'intensité rapidement.

-Bien ! me fit-elle après quelques minutes. Contente de voir qu'il te reste un peu de jugeote. Bon maintenant que s'est-il passé ?

-Je ne sais pas vraiment, j'ai voulu te faire payer ce que tu venais de dire concernant Paul, puis quand Luke m'a attrapée m'empêchant de t'approcher j'ai voulu trouver une solution pour t'atteindre et tu es venue à moi comme je l'espérais, je voulais te mordre et tu es venue, je voulais que tu souffre et te briser les os et tu t'es mise à hurler de douleur et tes os craquaient tous seuls, c'est tout ce que je sais.

-Je pense que ça pourrait être de la télékinésie. Essaie pour voir si ça fonctionne, me commanda Ben.

Je me concentrais essayant d'attirer à moi Ben vu que je savais d'instinct que Maria n'apprécierait pas d'être à nouveau mon cobaye. J'essayais mais j'avais l'impression que quelque chose me bloquait, j'avais trouvé l'interrupteur mais il manquait le contact pour que le courant puisse circuler. Au bout d'un quart d'heure d'essais infructueux. Maria s'énerva de nouveau.

-Dois je te reparler de ton loup ? ironisa-t-elle.

Le contact que j'attendais et que j'essayais de trouver était celui-ci, la colère. Je reportais celle-ci sur mon envie de déplacer Ben et cela fonctionna. Comme lorsqu'il le faisait avec moi je l'immobilisais, lui tournant autour dangereusement.

-Alors Ben qu'est-ce que ça fait de goûter à son propre châtiment ? puis je le baladais d'un endroit à un autre. Sous ses grognements de contrariétés et d'exaspérations.

-En voilà une bonne nouvelle. Bien que je comptais sur un bouclier, je pense que ce pouvoir pourrait être intéressant, jubila Maria.

-Je ne comprends pas, je devrais être un bouclier. Mon esprit a toujours été fermé aux intrusions de l'autre attardé de télépathe, en plus j'ai empêché deux vampires de m'approcher alors qu'ils essayaient.

-En fait pour les intrusions dans ton esprit par le télépathe, je pense qu'il s'agirait toujours de ton don, enfin une particularité. En effet j'ai lu un jour que les ondes électromagnétiques que produit le cerveau pour ceux qui sont doués d'un potentiel tel que le tien, sont assez puissantes. Bien sûr cela n'est pas reconnu par les scientifiques humains. Mais l'étude est en elle-même très réaliste enfin surtout pour nous car le cerveau humain utilise une capacité moyenne de dix pour cent de son potentiel. Hors l'étude faite sur deux télékinésistes humains prouve que leurs cerveaux utilisaient le double de cette capacité. Je pense que les ondes électromagnétiques devaient être à l'étroit dans ton esprit surtout que tu ne les exploitais pas et donc elles ont formé ce que j'appellerais une superposition de couches autours de ton cerveau qui font que le télépathe n'avait pas pu traverser ses épaisseurs.

-C'est possible ce que tu dis parce que la première fois où j'ai utilisé mon don en étant humaine il a pu m'entendre penser juste avant que mon cœur ne s'arrête.

-Je pense que c'est l'explication. Acquiesça Maria. Mais comment se fait il que tu saches tout ça ? demanda-t-elle à Ben.

-En fait quand j'ai développé mon pouvoir, j'ai voulu le comprendre alors je me suis penché sur toutes les revues scientifiques que j'ai trouvé et bien sûr j'ai lu tout ce qui se rapportait aux pouvoirs psychiques, dont la télékinésie, la télépathie, la psychokinésie... enfin tout ça.

-Pourquoi est-ce que je n'ai pas pu m'en servir quand tu m'as contrainte sous ton pouvoir ?

-Parce que mon don agit directement sur certaines parties de ton cerveau et donc sur le moteur même de ton pouvoir. Mais c'est bon à savoir, rigola-t-il. Je grognais de mécontentement moi qui comptais sur mon don pour pouvoir me soustraire au sien.

-J'aimerais que tu nous refasses un essai sans que j'ai besoin de te stimuler, me demanda Maria.

Je me concentrais me fixant sur la sensation que j'avais ressenti quand Maria m'avait « stimulée » et je pus faire bouger de nouveau Ben qui n'appréciait apparemment pas d'être mon cobaye, il suffisait simplement que je me mette en colère, ce qui pour moi s'avérait relativement facile. Je lui faisais faire ce que je voulais, lever les bras, rebondir, je m'amusais pour la première fois, sous les rires amusés et satisfaits de Maria qui voyait en mon pouvoir de nouvelles perspectives de combats.

-Bien nous allons passer à l'étape supérieure dorénavant tu t'entraîneras avec les autres nouveaux-nés, et je ne veux pas de un contre un, ton pouvoir et tes qualités de guerrière sont suffisamment puissant pour te compliquer la tâche.

Dire que j'étais excitée aurait été mentir mon humeur était dix fois supérieure à de la simple excitation, j'allais pouvoir m'exercer et pourquoi pas tuer un bon nombre de vampires. Je me sentais investie d'une mission, tuer le plus grand nombre de sangsues avant que l'une d'elle ne me tue. Pas dans le genre du film « Blade », non, car moi je prendrais un plaisir sans borne à le faire et surtout je ne le ferais pas pour une quelconque morale, totalement hors de ma réalité. Pour moi la moralité n'est qu'une façon sournoise inventée pour maintenir la majorité de la population sous contrôle, en tout cas les plus faibles et les plus crédules. Il n'y a pas de mal où de bien, il y a seulement deux forces en opposition, et elles étaient aussi viles l'une que l'autre.

Les mois s'écoulèrent et j'étais devenue la plus redoutée des guerriers du régiment de Maria, le seul hic c'est que je ne pouvais agir que sur une personne à la fois, un peu comme Ben. Bien qu'en associant mon pouvoir et mes aptitudes au combat cela faisait un minimum de deux adversaires rien que pour moi. Maria ayant arrêté de m'entraîner depuis le jour où j'avais débloqué mon pouvoir, plus personne n'était capable d'avoir le dessus sur moi. L'initiation aux combats et aux massacres ne fut qu'un jeu d'enfant. Entre ma dextérité de combattante, mon pouvoir et mon régime alimentaire qui augmentait ma sauvagerie, j'étais devenue invulnérable et j'aimais cette sensation de puissance que j'avais sur les autres.

J'avais été si souvent la plus faible celle que l'on devait protéger que j'étais littéralement grisée par cette sensation d'invincibilité. Seul Ben pouvait encore m'arrêter quand je perdais pied et que j'exterminais un peu trop de soldats. Ce qui je dois avouer arrivait assez souvent une fois prise dans l'action je n'arrivais pas à m'arrêter avant qu'il n'y ait plus personne ou alors que Ben ne m'emprisonne avec son pouvoir. Maria avait dû compenser ma soif de combat par l'obligation de créer de nouveau vampire. Et moi j'adorais ça car au plus ils étaient jeunes, au plus ils étaient susceptibles et irascibles et au plus je prenais du plaisir à les détruire.

J'étais devenue une machine de guerre, je n'avais pas de scrupule, pas de remord, pas de morale, je tuais pour tuer, pour me soulager, pour venger Paul, pour me venger de ses sales sangsues qui m'avaient fait tant de mal. Je faisais bien rire Ben quand il m'entendait appeler comme ça des vampires sachant que j'en étais une moi-même. Mais j'avais si peu d'estime pour moi, que cela m'importait peu de savoir ce que j'étais. Je crois que c'était cela qui faisait de moi la guerrière que je devenais, c'est que je n'avais plus rien à perdre et que la mort ne m'effrayait pas.

La seule chose que je voyais c'était la satisfaction que cela m'apportait à chaque fois que je devais tuer une de ces vermines, et le mieux c'est quand j'avais affaire à un mâle qui se croyait supérieur. Tel que Justin lorsque je l'avais surpris le jour où il a tenté de violer Annabelle. J'étais rentrée dans une colère noire. Le pauvre maintenant il se pavane un peu moins, et il a perdu de sa crédibilité depuis que son attirail s'est retrouvé à quelques centimètre du feu qu'Annabelle avait allumé. Et ceci devant toutes les femelles de la maison qui assistaient au spectacle, il faut dire qu'un grand nombre pour ne pas dire la totalité étaient passées dans la pièce de Justin et pas de leur plein gré.

Flashback

Les filles avaient faits une haies d'honneur et j'avançais telle une reine au centre, dans la main les joyeuses de Justin qui n'avaient de joyeuses que le nom. Lui suivait prisonnier sous la contrainte de mon pouvoir, les filles profitaient qu'il soit dans l'incapacité de répondre pour le frapper chacune leur tour dès qu'il était à leur porté. Je m'arrêtais devant le bûcher et je m'adressais à lui, faisant ainsi se taire l'assemblée, qui s'était agrandie par les présences des mâles qui avaient été alertés par la cacophonie féminine.

-Bien Justin te voilà devant le choix de ta vie. Je te donne l'opportunité de choisir entre ta si précieuse mais néanmoins petite virilité, et ta misérable vie. Alors que choisis-tu ?

-S'il te plaît Bella ! m'implora-t-il.

-Que tu exécutes les ordres de Maria je ne peux rien contre ça. Mais là tu vois tu t'en es pris à la mauvaise femme. En plus ce n'était pas un ordre. Tu veux baiser tu fais comme tout le monde. Mais plus jamais tu ne violeras je peux te l'assurer.

Je tendais la main dans laquelle se trouvait les bourses et la mini queue de Justin. Je comprenais maintenant pourquoi c'est lui qui avait cette charge il était si peu avantagé que s'il ne violait pas il ne pourrait jamais baiser. Il me suppliait à genoux devant toutes les femelles d'épargner son service trois pièces. J'allais tout jeter au feu, lui compris quand Maria intervint.

-Isabella ! Relâche-le tout de suite et suis-moi ! Et vous les filles si une seule s'en prend à lui je m'occuperais personnellement de vous.

Elle se retourna et partit dans un silence pesant, la liesse qui était perceptible encore quelques secondes auparavant s'était évaporée brutalement à l'arrivée de Maria. Je relâchais avec dégoût son emblème toujours dans ma main, « Chose » que même Maria avait l'air de respecter, et qui tomba à quelques petits centimètres du foyer. Je le vis tressaillir quand il vit que ses attributs avaient été épargnés par ma maladresse.

-Une dernière chose Justin. Maria a l'air de tenir à... « tes services », ce que je comprends. Mais si je te revois un jour tenter de violer une femme sans ordres direct de Maria pour une quelconque torture, je te jure qu'elle n'aura pas le temps de te sauver une seconde fois, j'irais très vite.

Puis je me retournais et partis pour rejoindre Maria, qui me passa un savon phénoménal, car elle appréciait apparemment le traitement qu'il infligeait à ses prisonnières, il y a des fois où je ne la comprenais, mais je ne pouvais aller contre son avis.

Fin du flashback.

Nous étions au mois de janvier cela faisait maintenant cinq mois que j'avais été transformée, et selon moi tout se passait à merveille, les soldats les plus intelligents du moins apprenaient vite et surtout loin de moi. Et je n'avais pas fait beaucoup de dégât ces derniers jours, je n'avais pas tué plus de six vampires cette dernière semaine ce qui ne faisait même pas une sangsue par jour. Donc je ne comprenais pas vraiment quand Maria me fit appeler alors que j'étais tranquillement en train de lire.

J'arrivais il y avait déjà présent Ben, Ross, Viviane, Justin à qui je faisais un clin d'œil, il déglutit. j'aimais le torturer en me rappelant à son bon souvenir.

-Bien Bella quand tu auras fini de jouer, nous pourrons enfin commencer, me fit Maria autoritaire.

-Je suis tout ouïe Maria, lui répondis-je.

-Bien comme vous savez nous sommes pratiquement prêts, nos forces sont suffisamment importantes et surtout assez bien formées pour commencer une offensive contre Alfonso qui a élu résidence en Louisiane à Sulfur. Ce qui tombe plutôt bien car Lucy vient d'apprendre que nous nous trouvons au Kansas donc j'aimerais être parti avant qu'elle n'envoie ses espions. Enfin des espions supplémentaires, se reprit-elle.

-Comment ça des espions supplémentaires ? demanda Ben.

-Nous accueillons parmi nous un espion, qui renseigne Lucy et Nettie.

-On va pouvoir s'amuser, renchéris-je sous le regard complice de Maria.

-D'où ta présence parmi nous Bella. Ton sadisme n'est plus une rumeur vu que mes ennemis te connaissent apparemment déjà bien.

-Et qui m'a enlevé la joie de me présenter moi-même ? demandai-je sur un ton presque poli d'une conversation ordinaire.

-Et bien d'après mes informations il s'agirait de Viviane, dit elle en la regardant dans les yeux un rictus malveillant sur les lèvres.

Ladite Viviane tenta de s'approcher de Maria pour tenter de la toucher. Mais entre Ben et moi elle n'avait aucune chance. Nous la stoppâmes avant qu'elle n'ait pu la toucher. En fait son don était assez étrange elle était capable de brûler par simple contact, rien à voir avec du feu ou quelque chose dans le genre. Ça ressemblait plus à une brûlure d'acide en tout cas pour la douleur, car aucune trace n'était apparente c'était tout mentale. Bien que son don n'était pas mortel, elle pouvait néanmoins faire assez mal. Je ne sais pas ce qu'elle espérait en essayant de toucher Maria cela ne l'aurait pas aider à s'en sortir surtout que même sans notre intervention Maria l'aurait maîtrisée seule.

-Alors Viviane qu'elle raison as-tu eu pour me trahir de la sorte ?

-Nettie retient ma compagne, avoua Viviane.

-Et qui a eu l'idée que tu viennes rejoindre ma couche pour avoir tes informations ?

-Nettie. Elle m'a dit que tu ne serais pas insensible à mes charmes.

-Décidément elle me connait trop bien. Je serais presque fière d'elle si elle ne m'avait pas trahi et qu'elle ne tenterait pas de me tuer.

-Comment se nomme ta compagne ? demandai-je.

-Marie, mais s'il te plaît ne lui fait pas de mal. Je n'ai pas eu le choix. Maria je t'en prie, supplia la brunette.

-Non tu sais pertinemment que je ne fais ni dans le pardon, ni dans l'absolution. Bella tu peux aller jouer, me dit elle. Mais va dehors s'il te plaît je tiens à certaines œuvres dans cette pièce.

-Bien Maria.

-Et quand tu auras terminé tu reviendras pour que je te briefe sur la stratégie que nous emploierons.

-S'il te plaît Maria, implora Viviane.

J'emmenais la traîtresse dehors comme me l'avait demandé Maria. Et je commençais la torture, j'allumais un feu et je commençais à lui couper avec mes dents chaque phalanges que je jetais immédiatement aux feux ensuite je l'éborgnais, qu'elle se sente encore plus acculée, que la peur en plus de la douleur lui rongent les tripes comme de la gangrène dans des organes pourris. Mais cette garce avait activé son pouvoir, et à chaque fois que je la touchais je me brûlais. Je décidais d'abréger ses souffrances et du coup je revins assez rapidement vers Maria qui présentait ses plans.

Elle indiquait que Lucy avait réparti ses forces en trois points différents pour mieux étaler son implantation. Cette stratégie consistait surtout à prévenir les deux autres groupes que la bataille avait commencé. Elle venait d'établir les groupes d'attaques, avec une surprise. J'aperçus que j'étais à la tête d'un groupe.

-Bella je pense que tu es tout à fait capable de mener ce groupe. Tu as l'esprit militaire et tu es réactive. Par contre tu devras maîtriser ton humeur et ne t'en prendre qu'après l'ennemi j'aimerais garder un maximum de soldats car une fois Alfonso battu Lucy se rendra vite compte que nous sommes juste à proximité d'elle et donc elle saura qu'elle est la prochaine et elle ralliera Pénélope. Nous n'auront pas vraiment beaucoup de temps pour reformer une armée et la coiffer au poteau.

-Pourquoi ne pas justement commencer par Lucy ? demandai-je. L'effet de surprise aurait plus d'impact. Alfonso et Pénélope n'auraient pas le temps d'arriver et après nous pourrons nous occuper d'eux plus sereinement.

-C'est ce que j'aurais dû faire oui, mais ils s'attendent à cette stratégie. Donc je suppose qu'elle a dû poster des sentinelles aux avant postes qui devront la prévenir et prévenir également Alfonso et Pénélope. Ce qui fait qu'ils ont placé leur plus grand nombre de soldats en Louisiane, sur le terrain d'une vielle mine abandonnée à l'extérieur de Sulfur. J'ai donc l'intention de les prendre à contre pieds, elles me connaissent un peu trop donc je préfère prendre un risque dès maintenant qui les surprendra.

-Leur effectif ? demanda Ben.

-D'après mon espion ils seraient environ une quarantaine à Sulfur, légèrement plus mais ils ont du mal à canaliser leurs nouveaux-nés, et environs une trentaine à River Lake et une trentaine également à Vernon au nord du Texas.

-Nous ne somme que vingt-cinq Maria, m'affolai-je.

-Je sais Bella, c'est pourquoi je te demande de ne pas décimer notre armée. Nos soldats sont mieux formés et puis il y a toi et Ben sans compter Annabelle qui se bat assez bien et bien sûr moi. Je pense que nous avons nos chances ils vont se surestimer et vu comment ils gèrent leurs nouveaux-nés je pense qu'ils vont perdre leur contrôle sur eux lorsque la bataille commencera. Si nous attaquons tout de suite la réserve de soldats nous aurons une chance de pouvoir en récupérer également certains, si nous sommes trop touchés.

-C'est risqué mais c'est toi le général, trancha Ben.

-Bien, nous formerons quatre groupes donc nous attaquerons en même temps par les quatre points cardinaux. Ben tu prendras le nord, Justin l'est, Bella le sud et moi par l'ouest. Nous prendrons la route après demain, donc ce soir les gars vous partez nous chercher quatre véhicules, camionnettes, monospaces, utilitaires enfin des véhicules capable de tenir au maximum sept places. Bella comme tu es toujours un nouveau-né je suis désolée mais pour toi pas de repas jusqu'à la bataille.

-Maria c'est peut-être un peu risqué là. Si tu la mets à la tête d'un groupe et qu'elle est assoiffée il risque d'y avoir un carnage.

-Non, c'est bon je vais gérer je suis capable de contrôler ma colère.

-Bella on parle de toi là. Personne n'est aussi en colère que toi c'est même devenu ta marque de fabrique.

-Je te dis que je peux gérer ça, tranchai-je plus sèchement.

-Elle peut le faire et elle en sera d'autant plus efficace sur le champ de bataille. De plus nous connaissons tous les sujets à éviter et les jeunes eux ne savent rien de Bella, ils ne risquent donc pas de faire de faux pas.

-Bien je ne demande qu'à me tromper, se justifia Ben. Bon nous y allons, dit-il en s'adressant à Justin et Ross.

-Bella avant que tu ne partes je voudrais te parler un instant.

-Bien sûr Maria, qu'y a-t-il ?

-Pour cette mission je voulais savoir si tu te sens prête je veux dire vraiment prête je ne veux pas que tu flanches juste avant de lancer l'assaut si tu vois ce que je veux dire.

-Maria je vis pour ça enfin sans mauvais jeux de mots. Je n'ai pas d'autre but dans ma vie que le combat. Alors oui je suis prête et même pressée d'y être.

-Bien tu es vraiment un bon soldat Bella. Je sais que tu n'aimes pas que j'y fasse référence mais tu es aussi prometteuse qu'il l'était, sauf que lui avait déjà une formation militaire chez les humains.

-Tu as raison Maria je n'aime pas que tu me le rappelles. Ou si tu veux le faire attends la bataille s'il te plaît. Parce que si en plus je dois jeuner pendant plus de quatre jours il va falloir me ménager un peu.

-OK Bella je veux juste te dire à quel point je suis satisfaite de toi et que cela ne m'est pas arrivé depuis bien longtemps. Compliments mis à part j'aimerais que tu te charges de la surveillance des nouveaux-nés ce soir. Contrairement à vous nous sommes obligés de nous nourrir plus pour égaler votre force, donc je vais partir avec Annabelle pour que nous puissions recharger nos accus au maximum. Ils ont suffisamment peur de toi pour rester tranquille le temps d'une soirée, et puis ils ne savent pas que tu es seule avec Luke pour les surveiller.

-Ne t'inquiète pas je vais les gérer sans les tuer.

-Oui évites. Bien tu peux disposer et aller me chercher Annabelle.

-J'y vais bonne soirée.

-À toi aussi Bella.

Je partis à la rechercher de celle avec qui je passais le plus de temps en dehors de Ben et de Maria, ce n'était pas une amie car je ne voulais pas me lier. Mais elle était ce qui avait de plus amical dans cet endroit. Je la retrouvais à la salle vidéo.

-Salut ! Ô Reine Kalma* ! Tu sors enfin le nez de tes bouquins ? me demanda-t-elle ironiquement.

-Si tu ne veux pas de souci tu oublies le sobriquet.

-Pourquoi ? Il te va pourtant si bien. Je t'ai entendu jouer avec Viviane tu as été gentille ce soir.

-Cette garce me brûlait, j'ai dû abréger mon travail et tu sais que je n'aime pas être frustrée.

-Moi je sais rien du tout ! Fais attention à ce que tu dis je te prie, je ne voudrais pas avoir toutes les nymphos de la villa au cul si tu vois ce que je veux dire.

-Fais-toi passer pour ma compagne, plaisantai-je.

-Certainement pas je ne voudrais pas louper une bonne occasion, non plus. Ce n'est pas parce que tu as fait vœux de chasteté que je dois en faire autant.

-Au lieux de dire des conneries. Maria t'attends et vu le temps que tu viens de perdre à jacasser elle ne va pas être jouasse.

-Putain Bella tu ne pouvais pas le dire avant.

-J'en avais l'intention mais je n'ai pas vraiment aimer mon sobriquet.

-Ben il va falloir t'y faire. Car si j'avais eu dans l'intention de t'en trouver un autre, avec le tour que tu viens de me faire c'est mort, dit-elle en se levant.

-Tout comme toi si tu ne te magnes pas le train, repris-je amusée.

Elle partit en vitesse sous un grognement de mécontentement.

Je rejoignis les les nouveaux-nés dans la plus grande des pièces, ils étaient tous en train de chahuter quand je pénétrais dans la pièce un calme anormal me répondit. Enfin anormal pour cette salle, vu que je n'y mettais jamais les pieds. Mais leur réaction était tout à fait habituelle quand j'arrivais quelques part.

-Bella tu devrais venir plus souvent j'en attrape des migraines tellement ils sont bruyant, m'accueillit Luke.

-J'y penserais. Que dirais-tu d'aller dehors prendre l'air ? lui demandai-je.

-Désolé mais je dois les surveiller, refusa-t-il.

-Oh, mais je pense qu'ils vont se tenir à carreau, sinon ils savent que je m'occuperais d'eux. Surtout que ça fait deux jours que je n'ai tué personne et que je ne tiens pas vraiment à battre ce record.

J'en vis certains déglutir, d'autre se diriger vers la salle cinéma, certain me regarder la peur franchement apparente. Je compris que tout le monde resterait calme pour la soirée, personne ne voulant mourir sous ma main.

-Bien je crois que je peux t'accompagner, dit-il content de pouvoir se soustraire à ses engagements.

Nous nous installâmes sur le perron, pas trop loin que nous puissions écouter tout ce qu'ils se passait à la maison.

-Ça va bientôt commencer ? me demanda-t-il.

-Ouais tu as tout entendu ?

-Non une partie seulement, celle des effectifs, tu penses que l'on va s'en sortir.

-Nous aurons des pertes, mais je pense que c'est possible. Et puis t'en fais pas tu es dans mon groupe.

-Merde j'ai encore moins de chance que je le pensais alors, me dit-il en plaisantant.

-Je pense qu'elle t'a collé avec moi au cas où je vienne à péter un câble que tu puisses me retenir.

-Comme si je le pouvais, se lamenta-t-il.

-Je tiendrais, je sais que je pourrais me lâcher après, alors ça vaut le coup de tenir un petit peu.

-J'espère. Bon c'est pas que je m'ennuie mais Cassie est encore en train de foutre la merde, se plaignit-il.

-Laisse j'y vais profites de ta soirée ce soir c'est moi le chef.

-Chouette ! dit-il avec un entrain sur-joué.

J'avais rapidement refroidi les ardeurs de la petite Cassie et le reste de la soirée se passa relativement sereinement aucuns incidents à déplorer et encore moins de morts.

Nous avions pris la route depuis près de douze heures, j'avais laissé le volant Luke. Et moi j'étais dans mes pensées je me demandais comment se sentait le Major avant une bataille. Moi j'étais plus ou moins sereine juste cette brûlure dans ma gorge qui m'agaçait sérieusement mais je savais que c'était pour augmenter ma sauvagerie lorsque nous serons sur le champ de bataille. Sinon en dehors de ça j'étais incroyablement pressée, je me demandais entre autre si j'allais perdre la vie aujourd'hui mais cette pensée ne m'effrayait pas au contraire. Je voulais seulement tuer un maximum de sangsues avant de passer l'arme à gauche.

Nous arrivâmes à notre point de transition, celui où nous devions attendre l'heure précise avant de commencer notre ascension vers la vieille mine de souffre qui leur servait de QG. Plus de deux heures à attendre, les soldats étaient assez anxieux alors Luke leur mit ma radio pour un karaoké improvisé, chacun se mit à chanter la chanson qui passait en attendant que les deux heures qui nous restaient à attendre se passent. Mon téléphone se mit à sonner.

-Bella c'est l'heure mets-toi en route, m'avertit Maria. Tu les retiens il faut que nous soyons tous synchronisés.

-Ne t'en fais pas Maria. Nous serons prêts et à l'heure.

-OK à tout à l'heure et soit prudente.

-Oui, puis je raccrochais. Je me tournais vers mes soldats. Bien à partir de maintenant on ne parle plus et on ne fait plus de bruit, on ne communique qu'avec les signes. Et vous attendez mon ordre pour lancer l'assaut. S'il y a des questions c'est maintenant.

-Aucune, répondirent ils, tous ensemble.

-Bien on y va et en silence.

Nous étions à cinq kilomètres au sud de la mine. Avec internet nous n'avions même plus besoin de faire du repérage les vues aériennes étaient un don du ciel, si j'osais le dire ainsi. Pas que j'ai déjà dû faire moi-même du repérage, mais apparemment cette avancée technologique ravissait la patronne. Nous étions arrivés, nous étions à cinq cent mètre de la mine nous attendions le signal de Maria qui se fit à l'instant même où je regardais ma montre, la fusée de signalisation qui laissait son tracé rouge apparut dans le ciel nocturne.

Nous avancions avec moins de précaution, je voyais au loin que l'équipe de Maria avait déjà commencé le combat ainsi que celle de Justin. Comme l'avait prédit Maria les nouveaux-nés étaient dispersés ils se battaient mais les uns contre les autres préférant apparemment régler leur propre compte que se battre contre l'ennemi, ce qui nous arrangeait. Je dirigeais mes propre soldats afin d'élargir notre position. Et je rentrais dans le combat, je dois dire que j'attendais cela depuis un moment déjà. Ma soif de sang associée à ma soif de vengeance faisait que j'étais très efficaces. Je ne perdais pas de temps à les démembrer entièrement je les étêtais et j'avais chargé Cassie de les finir, ce qui était plus efficace.

Dire que j'aimais cette sensation, cette adrénaline qui se mélangeait à mon sang et ma sauvagerie était vraiment très loin de la vérité. Je faisais un véritable carnage, j'étais impitoyable tout autant que Maria qui venait d'adopter ma stratégie. Je me retournais pour me choisir une nouvelle victime et je vis Annabelle entre les mains de deux vampires. J'en éjectais un avec mon pouvoir pendant que je sautais sur le deuxième après avoir planté mes dents dans son cou, une seule petite pression et sa tête quitta son corps. Elle me fit un signe et se remit à la tâche elle aussi, la bataille se déroula ainsi pendant une bonne heure et demi jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une petite dizaine de vampires ennemis dont Alfonso. Nous les avions regroupé au centre du notre cercle, que nous formions avec nos soldats. Je comptais nous avions perdu que onze soldats ce qui était vraiment très peu. Je dois avouer que les formations de Maria étaient de qualités, comparé à ceux qui étaient devant nous.

-Alfonso qu'elle plaisir de te revoir.

-Il n'est vraiment pas partager Maria, répondit celui-ci.

-Oh je suis blessée. Alors c'est quoi cette armée que tu nous as faite. Vous étiez le double de nous, et vous n'avez pas tenu deux heures. C'est ridicule je croyais que je t'avais formé mieux que ça.

-Bon viens en au fait Maria, invectiva Alfonso apparemment pressé d'aller rencontrer son créateur des Enfers.

-Comme tu veux, elle s'adressa aux vampires restant. Je vous offre la possibilité d'allonger un peu votre espérance de vie. J'ai besoin de soldats, si vous acceptez de nous rejoindre vous bénéficierez d'une formation digne de ce nom, dans le cas contraire vous mourrez tous ce soir. Alors qui veut nous rejoindre ? demanda cette dernière, dans un élan de grande générosité. Évidemment tous levèrent la main.

-Très bien Ben et Justin prenez les en charges, Annabelle et Luke vous allez inspecter les lieux, voir si nous n'avons oublié personne. Ensuite nous aviserons pour nous nourrir, je finis avec notre ami et je vous rejoins. Ross tu fais le tour de nos troupes et tu les réunis, tout le monde se dispersait obéissant aux ordres de Maria. Bella tu restes avec moi, j'aimerais te faire partager ce moment de bénédicité, lorsque tu sais que tu as gagné et que tu vas faire payer leurs créances à ces traîtres, c'est le moment le plus jouissif d'une bataille.

Je vis Alfonso déglutir il devait savoir que ce qui l'attendait allait être pénible et douloureux. Il se mit en position prêt à affronter Maria. Ils commencèrent leur combat alors que je m'asseyais en tailleur sur le sol profitant du spectacle. Maria était comme un chat jouant avec une souris. À chaque fois qu'elle l'approchait elle lui susurrait à l'oreille ce qu'elle allait lui arracher la fois suivante. Elle avait commencé par chacune des mains, puis les avant-bras, une oreille, un morceau de cou, elle prenait un malin plaisir à faire durer la sentence. Alfonso essayait autant qu'il pouvait de riposter mais Maria était une guerrière accomplie, je crois même que sans mon pouvoir elle pourrait encore me battre. Au bout de plus d'une heure de torture pour la sangsue ennemie Maria en termina prétextant avoir soif. Moi aussi j'étais assoiffée, et je n'attendais que de pouvoir calmer le feu qui me léchait ma gorge comme si elle avait été exposée à la flamme d'un chalumeau. Nous rejoignîmes les autres qui avaient pris possession du campement des pré-fabriquer leur servant d'abris.

-Je t'ai observé Bella pendant la bataille, me dit-elle alors que nous nous dirigions vers l'un des pré-fabriquer. J'ai rarement vu une combattante comme toi et pourtant j'en ai vu défiler un bon nombre. Mais chez toi c'est inné, instinctif. Tu es née pour tuer Bella.

-C'est le but de mon éternité Maria. C'est à ça que je destine ma vie, rétorquai-je prenant conscience de la véracité de mes paroles.


*La reine Kalma est une déesse Phénicienne. C'est la Déesse de la mort. C'est une Déesse sombre qui initie aux mystères de la mort.

20

Chapitre 20 : Premières batailles.

 

Nous avions pu nous nourrir juste après la bataille et je dois dire que cela m'avait fait un bien fou. Mais malheureusement pour moi nous devions reprendre la route avec les nouveaux que nous avions dû soumettre par la force pour leur montrer qui étaient les maîtres et qui étaient les soldats. Bien que j'avais un statut de soldat puisque nouveau-né, j'avais des privilèges qu'ils n'avaient pas comme celui de torturer les rebelles ou ceux aux caractères un peu vif.

J'avais été obligée d'en torturer un qui m'avait manqué de respect devant les autres pour leur montrer que les règles avaient changé et qu'ils n'étaient plus avec Alfonso, puis pour leur prouver que je ne plaisantais pas j'avais dû me montrer particulièrement sadique pour son exécution. Ils avaient enregistré la nouveauté rapidement, puis nous avions passé trois jours à pousser leur apprentissage des combats. Malheureusement pour nous aucun n'avait de pouvoir, en tout cas de pouvoir intéressant pour les batailles. Nous avions pu nous nourrir pendant deux jours, mais la veille de prendre la route nous avions de nouveau été obligés de jeuner. Je redoutais cette diète forcée bien que je savais qu'elle était utile et bénéfique au combat.

Nous arrivions à Vernon, nous avions opté pour la même stratégie. Pénélope d'après Maria ne poserait aucun problème. Il fallait juste faire attention à ne pas la toucher elle pouvait vous faire voir ce qu'elle voulait. Mais avec le pouvoir de Ben ce n'était pas un problème, ce serait à lui de s'en charger, dans le sens où son pouvoir serait bloqué par celui de Ben. Quant à nous nous pourrions nous amuser avec ses soldats. Je me retrouvais avec Annabelle et j'avais le plus grand nombre des nouveaux-nés d'Alfonso, vu que j'étais celle qui les impressionnait le plus avec Maria, elle avait fait en sorte qu'à nous deux nous aurions les caractères les plus sauvages. Nous étions arrivés au point de ralliement comme pour la précédente bataille avec un peu d'avance, pas deux heures cette fois mais bien assez longtemps je ne sais pas si c'était le fait que ce n'étaient pas « nos » nouveaux-nés, mais je ne les aimais pas ceux-là.

Ils m'agaçaient prodigieusement, je donnais l'astuce du karaoké à Annabelle et cela marcha moyennement, je dus même intervenir avec une femelle qui se permettait de répondre à Annabelle, avec un peu trop d'impétuosité. Avec mon pouvoir je pus lui provoquer une pression au niveau de sa gorge ainsi que sur sa cage thoracique ce qui fit qu'elle ne pouvait plus respirer, je l'immobilisais également. Puis je la gardais comme ça jusqu'au coup de téléphone de Maria qui comme la première fois me ré-expliqua les consignes, et me demandant si je tenais les nouveaux. Je la rassurais et comme pour la première fois je réitérais mes propres consignes, je leur promis les pires souffrances s'ils ne m'écoutaient pas, mais ils avaient trop peur de mon pouvoir pour me contredire ou pire me désobéir en tout cas je le leur souhaitais car mes menaces n'étaient pas que des mots en l'air.

Nous avançâmes en silence nous débarquâmes dans une sorte de petite ferme assez délabrée, nous entendions des bruits de disputes, de bagarres, des odeurs de sang m'arrivaient également dessus, mon venin emplit ma bouche. Je dus retenir par télékinésie au dernier moment la femelle que j'avais déjà dû reprendre dans la camionnette. Si elle s'en sortait vivante, je me promettais intérieurement que je m'en occuperais moi-même elle me tapait sérieusement sur les nerfs. Annabelle le vit et me posa sa main sur le bras pour tenter de me calmer. Cette espèce de conne avait failli nous faire repérer avant le début de l'assaut, je sentais les odeurs de Ben et de son groupe qui m'arrivaient dessus ce qui voulait dire qu'eux devaient les sentir également, et donc ils savaient que nous allions attaquer. Heureusement pour nous Maria lança le signal et donc nous émergeâmes tous ensemble. J'attrapais la semeuse de trouble Suzanne il me semblait mais je n'avais pas beaucoup porté d'attention à sa personne avant qu'elle n'atterrisse dans mon groupe. Je la menaçais de se tenir à carreau dorénavant, sinon elle devrait en subir les conséquences.

Nous rejoignîmes le groupe qui avait commencé à se battre, et tel un remake de ce qui s'était passé la semaine précédente à Sulfur, je m'attelais à tuer le plus grand nombre et je mettais du cœur à l'ouvrage. J'avais l'impression d'être presque bien dans ces moments là, plus rien ne venait encombrer mon esprit et je me sentais libérée. Les batailles me sortaient tout ce que j'avais dans la tête, il ne restait plus que la tuerie, la sauvagerie, et mon instinct de préservation, tout le reste était secondaire. Nous finissions avec les derniers ennemis, tous s'affairaient, certains à réunir les morceaux des corps pendant que d'autres faisaient des bûchers.

Je vis Suzanne qui avait réussi à échapper aux carnages, d'ailleurs je la soupçonnais de s'être planquée pendant le combat car ses vêtements étaient trop clean, chose que même Maria était incapable de faire, je veux dire rester impeccable après une bataille, c'était vraiment chose impossible. Tant pis pour elle je l'avais prévenue et de toute façon je m'étais faite une promesse. Je l'emprisonnais avec mon pouvoir devant tout le monde et Maria y compris. Je l'attirais à moi pendant qu'elle gémissait elle n'avait encore pas compris que c'était moi. C'était incroyable d'être aussi bête pour un vampire.

-Alors soldat il me semble que j'avais été claire dans mes instructions ? Dans on ne fait pas de bruit qu'est-ce que tu n'as pas compris ? Tu as failli foutre l'attaque surprise en l'air tout ça juste pour du sang ! la rabrouai-je.

-Je suis assoiffée, se justifia t-elle.

-Nous le somme tous, répliquai-je. Tu crois quoi ? Que j'ai pu me nourrir en cachette peut-être ? Je suis à la même enseigne que toi et j'ai pu me contenir. Je t'avais déjà prévenue dans la voiture.

-Je suis désolée, je ne recommencerais plus. Je te le promets.

-De ça j'en suis certaine. Par contre explique comment se fait-il que tes habits soient encore intactes ? Alors que même les nôtre sont en lambeaux et pourtant Maria, Ben et moi nous sommes ceux qui nous faisons le moins toucher.

-Je ne sais pas, paniqua t-elle.

-Je le sais moi, tu t'es planquée comme une lâche. Tu m'as assez agacée pour aujourd'hui, l'avertis-je.

-Non s'il te plaît je ferais ce qu'il faut je me battrais avec vous ! S'il te plaît ! supplia-t-elle.

-Je n'avertis qu'une seule fois, jamais deux, puis ne lui laissant aucune chance de répliquer je lui arrachais la tête, la jetant au bûcher le plus proche.

-Cassie tu finis ! lui ordonnai-je.

-Bien je pense que tout le monde a mérité une petite pause. Je vous demanderais d'attendre encore quelques petites heures le temps que nous allions chercher de quoi nous restaurer en attendant je vous laisse sous le commandement de Bella et Luke. Les lieutenants avec moi nous allons chercher le dîner, commanda Maria. Elle partit en me tapotant l'épaule pour me montrer son soutien.

La soirée se passa à merveille, bien que difficile au départ mais une fois que nous avions pu nous restaurer nous étions plus calme. Ce qui nous fit du bien à tous, car j'en avais marre de la proximité des nouveaux-nés associée à cette soif qui me rendait grincheuse, encore plus que d'habitude ce qui est peu dire. Là je pouvais enfin profiter d'un peu de calme j'avais trouvé une chambre et j'en profitais pour me délasser, pendant que les autres assuraient la garde.

Maria me fit appeler une petite dizaine d'heures après la victoire sur Pénélope et le dernier bastion ennemi qui nous séparait de celui de Lucy.

J'arrivais dans cette espèce de salon qu'elle avait réquisitionné pour en faire notre pièce de commandement.

-Bella, viens t'assoir. J'aimerais te parler de certains sujets.

-Je t'écoute !

-Bien voilà nous avons récupéré les trois quart du Texas en prenant les deux bastions de réserves de Lucy, il ne reste plus qu'à remporter cette dernière victoire et j'aurais de nouveau le Texas sous contrôle. Je place beaucoup d'espoirs en toi. Je compte énormément sur toi pour pouvoir décimer beaucoup d'ennemis mais surtout pour réussir à m'arrêter Lucy, avant qu'elle ne me file entre les doigts, encore. À chaque fois que j'ai remporté une bataille elle a toujours trouvé une issue pour s'échapper, cette fois-ci je veux une victoire complète.

-Très bien, je garderais Lucy à l'œil et je suppose que tu veux t'en occuper personnellement.

-Tu supposes bien. Bella nous allons également devoir rafraîchir notre armée, les plus jeunes que j'ai transformé ce sont pratiquement tous faits tuer dans ces deux dernières batailles, il nous reste les plus âgés et les nouveaux-nés d'Alfonso, lesquels nous posent des problèmes de docilité et de discipline. Je pense que le temps est venu de faire place au sang neuf. Je veux que tu exécutes tous ceux qui ont passé l'année, sauf bien sûr Ben qui viendra t'aider, Ross et Justin, ainsi que Luke. Lucy va apprendre d'ici quelques heures que nous avons repris ses deux camps de réserves, elle va par conséquent augmenter son nombre de soldats pour se préparer à la bataille, donc nous devons être prêts également.

-Maria tu n'as pas cité Annabelle dans ceux à épargner.

-Non, tu l'exécutes également, j'ai remarqué qu'elle était moins agressive lors des deux dernières batailles, j'ai besoin de vrai combattants et elle ne l'est plus.

Bizarrement le fait de devoir tuer Annabelle me dérangeait. J'aimais bien cette fille même si je gardais plus où moins mes distances et que je ne lui confiais jamais rien de personnel, mais elle était ce qui représentait pour moi une amie ici, même si le terme « amie » est un peu fort je pense que copine serait l'adjectif le plus adapté.

-Maria, j'aimerais que tu fasses une exception pour Annabelle, lui demandai-je.

-Bella, ne me dis pas ce que je dois faire, je suis celle qui donne les ordres pas celle qui les reçoit.

-Je ne te donne aucun ordre j'essaie seulement de te faire part de mon point de vue. Annabelle a certes perdu de sa sauvagerie, mais elle n'en reste pas moins une bonne combattante, en plus si nous devons reformer des nouveaux-nés je pense que justement son contrôle pourrait nous être utile.

-Tu t'es attachée à cette fille Bella ?

-Pas plus que je ne le devrais, mais j'avoue que j'apprécie sa compagnie. S'il fallait la tuer pour une bonne raison cela ne me poserait pas de problème, mais je pense qu'elle peut avoir une seconde chance et si on l'avertit elle montrera certainement plus de motivation pour la prochaine bataille.

-Bella je n'apprécie pas que tu interviennes dans une de mes décisions. Et si je décidais de rester sur mes positions tu me ferais certainement le coup que le Major avec son Peter ?

-Non c'est moi qui partirais Maria.

-Tu me fais du chantage, maintenant ? demanda-t-elle menaçante en grognant et se levant.

-Ce n'est absolument pas du chantage. À part Ben personne ne peut me retenir, même pas toi. Si je reste c'est parce que je le veux bien et tu le sais. Mais je pense que cette décision est un peu trop extrême, Annabelle peut nous être bénéfique, tant sur le champ de bataille une fois que je l'aurais remotivée, que dans la gestion des nouveaux-nés. Et si tu prends la décision de me tuer, fais le maintenant tu sais que je n'ai pas peur de mourir, et j'essaiarai de me laisser faire.

Elle réfléchit un instant je voyais qu'elle était en train de se battre contre ses propres principes elle avait besoin de moi et je le savais. Elle savait également que je lui disais la vérité tant sur le fait de mon départ que sur le fait que je n'avais pas peur de mourir elle avait de l'emprise sur les autres vampires grâce à ça mais pas avec moi. Je me doutais qu'elle savait que je n'attendais que le jour où cela arriverait.

-Ce que je m'apprête à te dire a intérêt de rester entre toi et moi. Je veux bien lui accorder une faveur, mais attention j'aurais un œil sur elle pendant la prochaine bataille et si tu es obligée d'intervenir comme lors de la bataille de Sulfur, je m'en chargerais moi-même. Tu connais ma politique, on ne protège que sa propre vie. Je ne veux pas que tu sois déconcentrée parce que tu dois la protéger, si elle ne peut pas le faire par elle-même alors elle devra mourir.

-Très bien Maria, je te remercie.

-Une dernière chose Bella. Ne t'avise plus jamais de me forcer la main comme tu viens de le faire. Je sais que tu n'as pas peur de mourir, mais j'ai également d'autres atouts en ma possession.

-Je n'ai pas l'intention de te forcer la main et ce n'était pas ma motivation non plus. Cela ne se reproduira pas.

-Je te le souhaite, car je suppose que tu ne veux pas que certaines personnes apprennent ta transformation. Si je décidais de contacter ton télépathe et sa famille pour les informer que tu es toujours de ce monde, je crois que cela ne te ferait pas vraiment plaisir, je grognais de mécontentement, je n'aimais pas du tout ses menaces.

-On s'est comprise Maria, acquiesçai-je tout de même.

Je concevais qu'elle devait garder sa place de leader et je venais de secouer son autorité. Qu'elle veuille s'affirmer et asseoir son ascendant était normal, même si je n'appréciais pas la menace. Mais tel n'était le but ?

-Bien en attendant va régler nos petites affaires et n'oublie pas de motiver ta protégée.

-Tout sera fait comme tu le souhaites Maria, la rassurai-je puis je sortis pour avertir Ben de notre petit travail commun.

Notre travail ne prit pas énormément de temps avec nos pouvoirs respectifs et rapidement nous nous retrouvions à huit. Maria, Ben, Annabelle, Luke, Ross, Justin, Cassie la seule nouveau-né qu'il nous restait avec moi. Cette diminution de personnel nous apporta je dois dire un calme que je n'avais encore jamais expérimenté depuis que j'étais avec Maria. Calme qui ne dura pas Maria était partie en recrutement avec Ben et Justin, pour diminuer le temps d'absence du camp. Bien évidemment ils faisaient des allers-retours Maria comptait enrôler une bonne trentaine de soldats au minimum. Et elle ne comptait pas faire durer trop longtemps leur formation juste assez pour qu'ils aient les bases de combats, elle voulait prendre Lucy de vitesse car cette dernière n'avait jamais excellé dans la formation de ses troupes, et Maria souhaitait profiter de cette défaillance pour mener à bien le dernier assaut qui nous permettrait de récupérer le Texas.

Nous étions au mois de février et Maria avait rempli la petite ferme que nous occupions avec plein de nouveaux-nés, il avait fallu recommencer à jouer à qui sera le plus fort, jeu que j'adorais littéralement puisque je le gagnais à tous les coups. Les seules fois où je perdais c'était en faveur de Ben. Donc les nouveaux-nés apprenaient à qui ils devaient obéissance. Notre rôle, le mien y compris était de les former et j'avais perdu le contrôle lors de nos entraînements à trois reprises durant le dernier mois, ce qui était un dommage collatérale minime. Maria avait pris en compte mon enthousiasme à l'entraînement, lors de son décompte de transformation.

Je m'entraînais également beaucoup avec Annabelle, je voulais qu'elle s'améliore pour les combats car j'étais persuadée que Maria attendrait la moindre opportunité pour mettre un terme à la vie de celle qu'elle appelait ma protégé. Ce rapprochement lors des entraînements s'observa également à l'extérieur de nos obligations, en fait je n'avais pas du tout confiance en Maria et je gardais un œil constant sur Annabelle. Ce qui avait fait que nous avions créé des liens plus sincères, j'appris qu'elle était anglaise et qu'elle était aux États-Unis pour suivre ses études juridiques international, elle se destinait à devenir avocate. Un soir où elle était de sortie avec ses amis, elle était tombée sur Ben qui l'avait séduite, le temps de l'éloigner du bar où elle se trouvait.

Une histoire bien simple et triste elle avait un brillant avenir elle aussi et ces saletés de sangsues lui avaient volé, un peu comme moi bien que nos histoires étaient vraiment différente. Elle voulut connaître mon passé, je lui racontais mais seulement dans les grandes lignes, j'évitais de m'attarder sur le fait que je connaissais les vampires avant d'être transformée par Maria, bien qu'elle avait plus ou moins saisi certaines bribes de mon histoires lors des discussions avec Maria , mais elle eut la décence de ne pas insister.

Les mois passèrent assez rapidement, il faut dire que nous ne nous relâchions pas, les entraînements étaient intensifs. Nous étions au mois de Mai, Maria avait programmé notre attaque pour ce mois-ci nos nouveaux-nés étaient assez entraînés en tout cas assez pour pouvoir infliger quelques dégâts à l'ennemi. Ce qui m'irritait le plus dans les préparatifs d'avant batailles c'était les trois ou quatre jours de jeûne qui la précédait, même s'il me devenait plus facile de les supporter, certainement dû au fait que j'avançais à grand pas vers mes un an, encore un trimestre et je ne serais plus considérée comme un nouveau-né. J'avais hâte d'y arriver, soit pour être éliminée, soit pour pouvoir me nourrir correctement même la veille d'un combat.

Donc nous revoilà en route pour les rives du Canyon Lake, où se trouvait le ranch qu'occupait Lucy et d'après les vues aériennes, je sentais que l'endroit allait me plaire. Une habitation perdue au milieux d'un vaste parc. Il y avait des touristes qui s'y aventuraient quelques fois, mais jamais aussi loin. Maria nous avait fait le descriptif de ce Ranch.

Elle nous avait divisé en deux groupe cette fois-ci. Elle attaquerait avec une quinzaine de nouveaux-nés en plus de Ben et Annabelle. Je dois dire que j'étais peu rassurée de la savoir avec Maria. Je savais que c'était un rappel de notre petit « arrangement », je ne faisais donc rien pour montrer mes craintes, et je me rassurais en pensant qu'elle n'interviendrait qu'après le combat si Annabelle s'en sortait et surtout sans mon aide, ce que j'éviterais bien entendu. Nous devions donc mon groupe et moi attendre une vingtaine de minutes après le début des combats pour arriver en deuxième salves.

Maria comptait sur le fait que Lucy se lasserait aller par sa supériorité numérique pour baisser sa garde. Effectivement elle avait une quarantaine de soldats plus une petite dizaine de plus expérimentés. Vu également qu'elle était au courant qu'il y avait un pouvoir comme le mien dans nos rangs, elle attendrait de voir qui en était le possesseur avant de se livrer elle-même dans le combat. Comme elle ne verrait rien de similaire à mon don elle penserait certainement que j'avais été tuée dans la bataille précédente, elle rentrerait alors tête baissée dans celle-ci. C'est à ce moment que je devrais intervenir avec mon équipe pour créer la confusion et surtout pour attraper Lucy, car elle était ma première mission, la trouver et la retenir le temps que Maria nous rejoigne et qu'elle s'en occupe elle-même.

À partir du moment où l'on aurait tué Lucy, les autres seront trop dispersés et déstabilisés pour rester concentrés sur les combats donc nous aurons le dessus. C'est un plan simple mais qui pourrait effectivement porter ses fruits car Lucy connaissant Maria savait qu'elle aimait les stratégies plus compliquées et elle ne s'attendrait pas non plus à un plan si simpliste. Et surtout comment imaginer que Maria ne montrerait pas toute sa puissance dès le départ pour impressionner ses adversaires, comme elle le faisait habituellement, surtout que Lucy et Nettie étaient déjà au courant de mon existence. Nous entendions les coups, les bruits de la bataille, cela fit couler mon venin dans ma bouche, tandis qu'un rictus d'impatience se dessinait sur mon visage. Luke et Justin me regardaient comme si j'étais folle.

-Je suis toujours un nouveau-né moi ! tentai-je de me justifier.

-Regarde-les, les nouveaux-nés, il sont terrifiés eux. Il n'y a que toi pour être impatiente d'aller au combat, me répondit Luke.

Je tournais la tête pour remarquer ce que disait Luke et effectivement ils étaient tous apeurés. Je décidais de les booster un peu car j'avais peur qu'ils ne décident tous de se faire la malle, et tous en même temps je n'aurais rien pu faire.

-Hey soldats écoutez-moi tous. Là-bas se joue notre avenir. Je sais que vous n'avez pas eu le choix pas plus que je ne l'ai eu, mais nous devons nous accommoder de notre nouvelle condition. Mais est-ce que parce que nous sommes des vampires, nous devons vivre cacher et contrôler notre soif en permanence parce que d'autres vampires en auront décidé ainsi, parce qu'ils ont le contrôle de l'endroit où l'on vit ? Ou alors est-ce que nous devons nous battre pour nous aussi avoir une vie décente ? Vous savez qu'après la bataille nous aurons droit à un bon festin, nous pouvons gagner, et nous allons gagner, je ne doute absolument pas de ça. Alors motivez-vous pensez à ce que l'on pourra se mettre sous la dents dès que nous aurons pris l'ascendant sur nos adversaires. Vous devez les sentir vous aussi les humains qu'ils gardent sous clefs, nous n'aurons même pas à attendre des heures après la bataille pour nous nourrir. En plus Maria vous a mis en seconde ligne ce soir parce que vous êtes les meilleurs combattants. Si certains d'entre nous doivent mourir ce sera ceux qui sont au front elle tenait à garder ses meilleurs éléments. Ce soir c'est eux ou nous alors que choisissez vous ?

-Nous ! crièrent-ils ensemble.

-Alors allons-y c'est le moment et déchaînez-vous, soyez sans pitié parce qu'ils ne le seront pas avec vous. ALLEZ ! criai-je en partant à l'assaut du ranch.

Je ne croyais en rien de ce que je venais de leur dire hormis le fait que nous allions gagner. Mais ils avaient besoin d'être remotivé et puis c'était mon groupe il ne devait pas faillir sans quoi j'aurais eu des comptes à rendre à Maria, et si je pouvais l'éviter ce ne serait pas un mal.

Nous débarquâmes tous dans l'arène de combat, les troupes de Maria avaient fait du bon boulot par rapport à leur nombre et donc quand nous arrivâmes les vampires adverses prirent peur et comme l'avait prémédité Maria ils partirent dans tous les sens, donc mes soldats n'eurent pas de mal à avoir le dessus, je vis une petite blonde se faufiler en dehors du grabuge assez discrètement. Je la stoppais, avec mon pouvoir et lui fis faire un demi tour. Elle regardait dans la cohue ne sachant pas de qui venait ce pouvoir elle savait que j'étais une femme mais il y avait tellement de monde qu'elle ne savait plus où donner de la tête. Jusqu'à ce que son regard tombe sur moi et au sourire que je lui servis elle savait qui j'étais.

Je m'approchais d'elle, mais elle avait apparemment des gardes du corps très professionnels. Un vampire mâle d'à peu près une vingtaine d'années tenta de me sauter dessus, je l'esquivais sans mal nous nous testions, je resserrais la pression de mon pouvoir sur le corps de Lucy cherchant ainsi à étirer chacun de ses membres comme si je l'écartelais elle cria de douleur ce qui attira l'attention de son garde. J'en profitais pour lui sauter dessus et lui planter mes dents dans son cou. Puis d'un mouvement simple et rapide je le décapitais, et le laissais choir sur le sol. Je reportais mon attention sur Lucy attendant patiemment que Maria me rejoigne.

-Je suppose que tu es la fameuse Bella, déclara ma prisonnière.

-Effectivement c'est moi.

-J'ai entendu parler de toi et de tes capacités. Et je sais que tu pers ton temps avec Maria, une fois qu'elle aura ce qu'elle a besoin elle te fera exécuter.

-C'est une possibilité en effet, acquiesçai-je.

-Je te propose de t'associer à moi, et tu auras la certitude d'avoir la vie sauve, me dit-elle.

L'ignorante ! La seule chose que je cherchais c'était la mort, et elle me proposait la seule chose que je fuyais avec ferveur et empressement. Malheureusement je n'arrivais pas à me laisser faire, cette saloperie d'instinct de préservation était encore plus fort que ma volonté. Je n'arriverais à mourir que lorsque je serais tombée sur plus fort que moi, donc je n'allais certainement pas accepter sa proposition. Vu que c'est justement du côté de Maria que j'avais le plus de chance de mourir.

-Ta proposition n'est pas vraiment intéressante Lucy. Et je suis au regret de la décliner, Maria arriva à mes côtés.

-Alors Bella tu as fait connaissance ?

-Oui nous étions en train de parler perspective d'avenir, l'informai-je.

-Lucy ne me dis pas que tu voulais me débaucher mon meilleur soldat ? Et tes principes alors, ne jamais accepter ce qui vient de moi ! Parce que c'est moi qui l'ai mordu et qui l'ai formée également.

-C'est qu'elle doit avoir un grand potentiel alors.

-Incommensurable, Lucy. Je n'ai jamais eu de meilleur élément depuis le Dieu de la guerre en personne.

-C'est pourquoi tu es venue avec si peu de soldats.

-Et comme tu vois ce n'est pas la quantité qui compte mais la qualité de leur enseignements. Je te l'aie toujours dit et t'avais prévenue que tu courrais à ta perte avec cet esprit.

-Allons Maria avec tout ce que l'on a traversé tu ne vas pas me tuer. C'est comme un jeu ces guerres, un jeu nous permettant d'occuper notre éternité.

-Vois-tu Lucy, j'étais de cet avis avant que vous ne m'attaquiez avec Nettie, Alfonso et Pénélope la dernière fois. Mais quand j'ai compris le sort que vous me réserviez, j'ai commencé à repenser ma façon de voir nos petits jeux. Et depuis j'ai adopté vos points de vues. Et ce soir c'est ton dernier soir Lucy. Je t'ai mordue, je t'ai formée et je vais te tuer, la boucle sera bouclée.

-Maria nous pourrions nous ré-associer et reprendre à Nettie le Nouveau-Mexique, essaya-t-elle en tentant de retourner sa veste.

-Non vois-tu on m'a dit il n'y a pas très longtemps, que pour ne pas être trahi, il ne fallait pas donner sa confiance. Et c'est un précepte de vie que j'ai adopté depuis, je souris lorsque j'entendis la phrase que j'avais dite à Maria ressortir dans de telles circonstances.

-Maria que pourrais-je faire pour que tu m'épargnes ? tenta-t-elle en dernier recours.

-Strictement rien Lucy.

-Maria as-tu encore besoin de moi ou la présence de Ben sera suffisante ? J'aimerais bien aller m'amuser un peu pendant qu'il reste des copains de jeux encore entier, quémandai-je.

-Envoie-moi Ben et vas te défouler tu l'as bien mérité.

-Amusez vous bien toutes les deux, les saluai-je en partant, tout en gardant Lucy sous mon pouvoir pour être sûre qu'elle n'échappe pas à Maria.

Je tombais sur Ben qui se battait seul contre trois nouveaux-nés.

-Veux-tu un peu d'aide ? demandai-je sur un ton d'une conversation enjouée.

-Pourquoi pas ! répondit-il alors qu'il venait de donner un coup de poing à l'un de ses assaillants me l'envoyant directement dessus.

-Il suffisait de demander, rétorquai-je en plantant mes crocs dans le bras ennemi que je tenais dans mes mains, puis je l'arrachais et recommençais avec sa tête.

Il termina son deuxième adversaires. Quand je l'avertis qu'il devait aller rejoindre Maria. Il s'exécuta et partit de suite, quant à moi une fois certaine qu'il avait pris le relais je me lançais à corps perdu dans la bataille, arrachant des têtes, des bras, des jambes. Les alignant les uns derrières les autres avec mon pouvoir, les pauvres j'avais presque pitié ils voyaient quel sort je leur réservais pendant que je les contraignais à rester en place avec mon don, alors que je décapitais leurs alliés. J'aurais bien aimé être plus vicieuse, mais je n'avais pas le temps alors je les tuais à la chaîne.

Bien que ça me frustrait un peu, je dois dire que j'y trouvais quand même mon compte car à la fin c'est le nombre que j'avais tué qui compterait. Je n'avais pas fait attention à ce que Maria infligeait à Lucy mais je pouvais l'entendre hurler une véritable martyr, des cris à en donner des frissons d'angoisses et pourtant j'étais maintenant habituée et plus ou moins experte dans le maniement de la torture. Puis au bout d'une bonne vingtaine de minutes alors que les soldats ennemis avaient salement réduit leur nombre les hurlements de Lucy cessèrent. Je continuais mon carnages sans m'arrêter il y en a même qui fuyait dès que mes yeux se posait sur eux, enfin ils tentaient de fuir car je les attirais à moi rapidement, pour les exterminer.

Une dizaine de minutes plus tard il ne restait plus que nous, les troupes de Maria qui avait été pas mal décimées également. Mais dès que le dernier vampires ennemis fut tué un tonnerre de « Hourra » de « olé » ainsi que d'applaudissements retentirent dans le ranch qui se tenait devant nous, il n'avait de ranch que le nom car la bâtisse ressemblait plus à un manoir qu'à une simple maison de ranch. Nous avions combattu devant les grilles d'entrée, que nous devrons sans conteste reconstruire. Mais je fus heureuse de constater que le combat n'avait pas atteint la demeure.

L'allée menant à une maison style méditerranéenne blanche de trois étages était bordée d'un parc entretenu où un gazon verdoyant s'étalait majestueusement. On y voyait également une foret de Pins et de Pacaniers dans le fond de la propriété soit à environ plus d'un kilomètre de la demeure. L'entrée où se faisaient face une demi-douzaines colonnes blanche donnait une élégance hors du temps à cette bâtisse qui était également agrémentée d'un énorme escalier de pierre blanche se séparant en son centre et contournant ainsi une fontaine aussi élégante qu'impressionnante.

Des roses, jacinthes, magnolia se partageaient l'espace sur les plates bandes fleuries de ce petit Paradis. Je continuais mon exploration en contournant la maison par l'extérieur et je pus y voir un escalier demi tournant en pierre blanche également, menant au premier étage. Face à cet escalier une tonnelle en fer forgé ensevelis sous un mur de glycine. Derrière cette tonnelle qui diffusait une entêtante fragrance de ces fleurs si odorantes, trônait fièrement un orme certainement centenaire.

Ce lieu était véritablement paradisiaque. Je savais que j'allais apprécier cet endroit lorsque j'avais vu où il se trouvait avec les plans satellites des météorologues. Je continuais mon tour d'inspection alors que les autres fêtaient la victoire, après avoir mis le feu à nos ennemis et trouvé la réserve d'humains, il n'y en aurait apparemment pas assez pour tout le monde. Je savais donc que Maria, Ben et Ross partiraient à la chasse. Donc je décidais d'attendre qu'ils reviennent pour me nourrir et je partis à la rechercher de ma future chambre, première arrivée, première servie. J'empruntais l'escalier et j'arrivais dans une vaste pièce où un lit à baldaquin en fer forgé digne des romans à l'eau de rose se trouvait contre un de mur, mais il rendait superbement dans cette chambre.

Il y avait d'autre meuble assortis une coiffeuse, un canapé et son fauteuil en face d'une cheminée, une chaîne hifi avec une collection impressionnante de cd. Puis ce qui me charma définitivement et qui fit que je garderais cette pièce pour moi. Une bibliothèque qui prenait tout un pan de mur et qui était bien fourni sans compter la vu qu'il y avait du petit balcon par lequel je venais de rentrer. Je m'y installais quelques minutes et j'observais cet orme qui était magnifique, si beau, si fier et si majestueux. J'espérais qu'il vive encore longtemps car je n'imaginais plus cet endroit sans lui trônant fièrement. J'entendis du bruit dans ma chambre, j'y retournais et un des nouveaux-né venait de se vautrer dans mon lit avec une femelle visiblement en chaleur. Je grognais et dégageais le mâle par ma seule pensée il se retrouvait coincé contre le mur avec mon pouvoir, la femelle grogna.

-Je peux savoir ce que vous faites dans ma chambre ! Tonnai-je menaçante.

-C'est la nôtre objecta la femelle. Nous l'avons trouvé avant toi, et voilà après une bonne soirée de bagarre certain en voulait encore. Sérieusement ce n'est pas comme s'ils ne me connaissaient pas.

-Et même si c'était vrai tu crois que tu pourras m'en déposséder, maintenant que je me la suis appropriée ? demandai-je vraiment curieuse d'entendre sa réponse.

-Laisse tomber Ally nous allons nous en trouver une autre, lui dit son partenaire toujours sous l'emprise de mon pouvoir.

-Non c'est elle qui partira je l'ai vu la première cette chambre et elle me plaît.

-Hum ! Laisse-moi t'expliquer ma vision des choses Ally. Si tu ne te casses pas d'ici à dix secondes de ma chambre tu ne verras pas le soleil se lever. Alors que décides-tu ?

-Ally tu ne peux rien contre elle. Allez viens nous allons nous en trouver une autre avant qu'elles soient toutes occupées.

-Écoute-le il est de bon conseil.

-Très bien on s'en va, dit-elle humiliée.

-Faites passer le message à ceux que vous croiserez, cette pièce m'appartient. De toute façon je vais l'imprégner de mon odeur et le premier qui osera y pénétrer sans y être invité le paiera de sa vie.

Après avoir apposé mon odeur dans toute la pièce en passant mes mains un peu partout sur les murs et découvert à ma plus grande surprise un jacuzzi dans ma salle de bains personnelle. Je descendis enfin me restaurer, j'étais heureuse, car Maria avait voulu me récompenser pour mon intervention rapide auprès de Lucy et pour mon efficacité, elle me fit cadeau de deux humains. Ce qui me ravissait c'était qu'un seul aurait été trop peu ce soir. Elle me délaissa pour aller rejoindre Luke et Cassie pour des petits jeux sexuels à trois, moi je rejoignis ma chambre décidant de parcourir le reste du manoir ultérieurement, car cette immense bâtisse s'était transformée en baisodrome géant où débauche et luxure étaient les maîtres mots. Je tombais régulièrement sur un couple en train de s'envoyer en l'air s'en forcément faire attention aux autres. Moi je n'avais qu'une seule envie c'était de me plonger dans mon jacuzzi, alors je rasais les murs et me dépêchais de rejoindre ma chambre.

Je trouvais un cd de Ben Harper Fight For You Mind* sur l'immense cd'tech que je connaissais, je savais qu'il serait bon de l'écouter dans mon jacuzzi. Je l'insérais dans le lecteur et alors que la musique se mit en route j'allais me délasser dans mon bain à remous. Je m'étais rarement sentie aussi bien dans ma peau depuis ces dernières années et jamais depuis que j'étais devenue vampire. Je sentis qu'on pénétrait dans ma chambre une bonne heure après avoir plongé dans ma mini piscine, je me détendis quand je compris que c'était Maria. Elle vint directement dans la salle de bains. Je ne pris pas la peine de l'accueillir et encore moins de sortir de mon bain, c'était une soirée détente pour tout le monde. J'espérais seulement qu'elle ne veuille pas de cette pièce car je m'y sentais étrangement bien. Elle s'installa sur le bord de la baignoire et me regarda avec un sourire étrange.

-Que veut dire ton sourire Maria ? demandai-je.

-Une simple bizarrerie Bella, me dit-elle toujours aussi énigmatique.

-Ne te fais pas prier ce soir Maria je me sens bien et j'aimerais profiter de cet état, c'est tellement rare.

-Est-ce que cette pièce y est pour quelques chose ? me demanda-t-elle alors qu'elle se permit de me faire un petit massage sur épaules.

-Ce n'est pas tant cette pièce, c'est tout cet endroit. J'aime beaucoup ce lieux, je m'y sens bien. Mais j'ai surtout pu me défouler tout mon comptant ce soir et j'ai pu également apaiser ma soif.

-Oui et tu t'es bien amusée d'après ce que j'ai constaté. Tu as encore le records de morts ce soir, m'informa-t-elle.

-Ça c'est une bonne nouvelle ! Et comment le prend Ben ? demandai-je légère.

-Il dit que tu as triché que tu t'es débarrassée de lui en l'envoyant vers moi.

-Il est trop mauvais perdant, plaisantai-je. Puis reprenant plus sérieusement. Pourquoi es-tu venue ? Je suppose que ce n'est pas pour me faire la conversation.

-Et bien détrompe-toi Bella, j'aime nos discussions, tu es l'une des rares à ne pas changer d'avis quand je contredis tes idées, et ça me plaît assez. Et puis je voulais voir où tu t'étais installée, d'ailleurs c'est un très bon choix.

-Merci Maria. Je n'ai pas vraiment visiter les autres pièces je suis tombée sur celle-ci en premier lieu et je l'ai gardé.

-Ouais, le hasard, fit-elle tout sourire. Bon je vais te laisser de détendre, c'est mérité.

-Passe une bonne soirée.

-Oui à toi aussi d'ailleurs profites-en bien, parce que demain on se remet au travail.

-Bien à demain alors.

Elle repartit toujours ce sourire qui ne l'avait pas lâché aux lèvres, elle me cachait quelques chose je suppose que je le saurais dès le lendemain.

Je sortis de ma chambre après avoir dévoré quelques bouquins qui se trouvaient dans la bibliothèque. Je parcourus un peu la manoir que je trouvais tout fait à mon goût, c'est bien un endroit où je me verrais passer le reste de mon éternité. Puis après mon petit tour d'inspection je me dirigeais vers Maria me concentrant sur son odeur.

J'arrivais dans un pièce genre salle de conférence, Maria m'attendait avec Annabelle. Je me raidis, me préparant à voir Maria nous annoncer sa décision d'en terminer avec la vie de mon amie, si je pouvais la nommer ainsi, en tout cas elle était ce qui s'en rapprochait le plus.

En fait Maria m'informa que nous allions reprendre les entraînements, car avec les vampires qui allaient se réveiller dans un ou deux jours, nous allions pourvoir renforcer notre armée. Lucy avait en effet mordu ces dernières victimes le jour même de son attaque, et donc les huit humains en phase de transformation viendraient rejoindre nos rangs, ce qui soulagea Maria car elle avait peur que Nettie ne profite de ce battement entre la fin de la bataille et le futur recrutement pour attaquer.

Elle voulait être totalement prête pour l'attaque contre Nettie, elle craignait beaucoup plus cette dernière qu'elle n'avait craint Lucy. Elle disait que Nettie avait une ambition mesurée qu'elle était la plus raisonnée mais aussi qu'elle était la plus imprévisible. Maria voulait former un minimum ces huit là avant de partir au recrutement d'autres soldats, elle voulait augmenter considérablement notre nombre pour faire face à la probable attaque de Nettie.

Les mois défilèrent et j'arrivais au jour J de mes un an, soit le jour de mon réveil. Je n'étais pas à la fête bien que je n'étais plus considérée comme un nouveau-né et que j'avais peut-être la possibilité de pourvoir mourir. Même si j'en doutais car je pense qu'elle se débarrasserait de moi le jour où Nettie ne sera plus une menace pour elle, soit le jour où Nettie serait morte. Je savais quelle mission il me restait à accomplir avant qu'elle ne décide de me tuer. Parce qu'après je serais trop dangereuse pour elle. Cela ne me dérangeait pas, au contraire j'étais prête à lui rendre ce service le plus tôt possible si cela me permettait enfin d'être libérée de cette tension qui me collait à la peau et aux entrailles, cette culpabilité qui s'était ravivée et amplifiée et qui me rongeait il y a quelque jours, depuis le jour dramatique d'anniversaire de la mort de Paul.

Ce qui m'aérait l'esprit c'était les entraînements bien qu'en fait c'était plus des séances pour garder le niveaux car les « expérimentés » ne voulaient pratiquement plus s'entraîner avec moi. Je devenais de plus en plus sauvage surtout ces derniers temps. Au moment où les autres s'adoucissaient moi je devenais plus féroce, plus cruelle, plus vicieuse. Alors la majorité préférait s'entraîner entre eux, seul Ben acceptait encore d'être mon binôme, le seul qui n'avait pas peur de moi et de mes emportements.

Nous étions en entraînement et les images de Paul ne quittaient pas mon esprit, j'avais beaucoup de mal à me concentrer, sur Ben. Il avait le dessus sans même avoir recours à son pouvoir.

-Bella je crois que tu devrais arrêter pour aujourd'hui tu n'as pas la tête à ce que tu fais.

-Oui j'ai quelques petits problèmes de concentrations ces derniers temps.

-Je pense que j'en ai compris la raison. Bella tu n'y étais pour rien, je crois que c'était même ton destin de devenir l'une des nôtres. Il y a des personnes qui ne peuvent échapper à leur destin peu importe comment elles s'y prennent pour changer le cours des événements, le résultat final est toujours le même.

-Je ne sais pas, je n'en voulais pas moi de cette vie. Je voulais seulement une vie humaine, je voulais pouvoir vivre et surtout pouvoir mourir en paix.

-Et tu aurais gâché tes dons Bella. J'ai rarement vu un soldat aussi doué même moi il m'a fallu plusieurs années avant d'en arriver à mon niveau. C'est naturel chez toi et ton pouvoir est remarquable.

-J'échangerais bien tout ça contre la vie de Paul crois-moi.

-Je le sais, Bella mais comme je te l'ai dit tu n'y peux rien.

Nous étions assis en train de discuter paisiblement, alors qu'Annabelle nous rejoins.

-Alors les tourtereaux fini de pratiquer l'amour vache vous tenter la communication maintenant.

-Putain Annabelle arrête de sortir des conneries plus grosses que toi, la rembarrai-je sèchement.

-Je viens t'avertir que Maria aimerait te voir elle a dit que tu as le temps d'aller te changer elle t'a fait préparer des affaires.

-C'est quoi ce délire depuis quand Maria se soucie de ce que je porte, m'irritai-je.

-Ce ne sera pas forcément un mal, m'asticota Annabelle.

Je me levais sans répondre à Annabelle de toute façon cela aurait ajouter de l'eau à son moulin. Et je pris la direction de ma chambre pour voir ce que Maria m'avait préparé.


Bien les gens! Alors cette Bella guerrière vous plait-elle toujours autant?

Un petit chapitre tranquille qui dévoile la première année de nouveau-né de notre Bella, et sa prise de posséssion du Ranch. 

21

Chapitre 21 : Une dette d'honneur.

J'arrivais dans les appartements de Maria qui ressemblait vraiment à un appartement à l'intérieur du manoir. Elle me reçut dans la pièce principale qui était une sorte de bibliothèque avec un bureau des fauteuils et canapés, la pièce idéale pour recevoir et parler affaire pensai-je. Mais j'aimais aussi l'ambiance tout en bois de noyer, de la tapisserie bordeaux aux murs et des rideaux de velours vert olive, ce qui aurait pu paraître bizarre comme association mais qui avec surprise s'accordait bien à condition de respecter un savant dosage, pas trop de vert. La cheminée était elle aussi remarquable, mais je crois que ce qui retint toute mon attention dans cette pièce c'était cette odeur de papier et d'encre qui se dégageait des livres.

-Bella entre je t'en prie, et installe-toi, m'accueillit Maria.

-Tu m'as demandé, commençai-je sans perdre de temps.

-Toujours aussi impatiente. Une qualité qu'il serait bien que tu développes, quoique cela ajoute à ton charme, me fit-elle alors qu'elle prenait place en face de moi. Je vois que tu as mis ma tenue, je n'étais pas sûre que tu apprécierais.

-Tu sais du moment que ce ne sont pas des robes, je n'ai pas trop de problème. Et puis je dois dire que j'aime l'odeur du cuir.

-Oui moi aussi. Quand j'ai vu cet ensemble bustier et pantalon j'étais sûre qu'il était fait pour toi, je t'en aie commandé d'autres de différentes couleurs, mais le rouge est définitivement ta couleur, m'informa-t-elle.

-Je te remercie mais pour quelle raison ai-je droit à de tels présents ?

-Celui-ci juste pour me faire plaisir, je commençais à en avoir marre de te voir dans tes éternels jeans et chemise d'homme. Tu es une femme et une très belle qui plus est, il est temps que tu en prennes conscience.

-Et la raison de ma convocation je suppose que ce n'est pas pour parler chiffon et féminité.

-Pas totalement en effet, même si je pensais aborder ce sujet avec toi, dit-elle en se levant et venant derrière moi.

Elle posa ses mains sur mes épaules et commença à me masser comme elle l'avait fait lorsque j'étais dans mon bain. Ce devait être maladif chez elle ce besoin de contact, de toucher lorsqu'elle parlait, ou peut être était-ce un moyen d'imposer une dominance.

-En fait Bella je t'ai demandé de venir parce que tu as un an maintenant tu n'es plus un nouveau-né, voilà ce que j'espérais allait arriver ce soir.

J'allais enfin mourir et c'est la raison pour laquelle elle s'était rapprochée, elle allait me décapiter. Je faisais mon maximum pour me détendre et je décidais de me concentrer sur l'effet décontractant que ses mains me procuraient. Elle pourrait peut-être y arriver si elle était suffisamment rapide avant que mon don ne l'envoie voler à travers la pièce. Je fixais toute mon attention sur le massage qu'elle me faisait, je pouvais dire que j'étais véritablement heureuse, j'allais enfin pouvoir mourir, tout allait s'arrêter ce soir. Je ne sais pas si l'Enfer ou le Paradis existaient et de tout façon même s'ils existaient je crois que je n'aurais ma place qu'en Enfer. J'étais damnée et je l'avais été bien avant ma morsure, je m'étais damnée le jour où j'avais laissé les Cullen entrer dans ma vie en sachant ce qu'ils étaient. Mais de toute façon même l'Enfer ne pourrait pas être pire que ce que je vivais. Et puis avec un peu de chance il n'y aurait rien après, plus rien que le néant, je n'existerais tout simplement plus. Plus de soucis, plus de tracas, plus de douleur, et de culpabilité et surtout plus jamais d'amour et de trahison, plus rien !

Je me détendais sous les mains habiles de Maria, je la sentais concentrée sur ce quelle faisait, puis elle approcha sa bouche de ma gorge, je sentais son souffle contre la peau de mon cou, elle était plus près que jamais, je fermais les yeux en essayant de toujours rester concentrée pensant au bonheur qui allait survenir dans quelques secondes. Je ne voulais pas la repousser, je voulais qu'elle aille jusqu'au bout, je voulais en finir ce soir. Elle déposa ses lèvres sur mon cou et j'attendais la douleur annonciatrice de ma fin, mais elle ne vint jamais. À la place Maria se fit plus aventureuse et déposa une myriade de petits baisers sensuels partant de la base de mon cou et remontant le long de ma jugulaire, pour arriver sur ma mâchoire. Rien ne disait qu'elle allait me décapiter au contraire je sentais l'odeur de son excitation. Je comprenais enfin qu'elle n'avait pas l'intention de me tuer elle voulait me faire l'amour. Mais ça je ne pouvais pas, je ne le voulais pas. Je la repoussais avec mon pouvoir, l'éloignant de moi.

-Bella j'espère que tu utilises ton don sur moi pour un petit jeu coquin, sinon je t'avertis que tu risques de le regretter.

-Tu comptes faire quoi Maria ? Tu comptes me tuer ou pas ? demandai-je irritée et déçue.

-Non ! s'exclama-t-elle outrée. Ce n'est pas du tout ce que j'avais prévu pour ce soir.

-Alors ne m'approche pas, rétorquai-je véritablement fâchée cette fois.

-Tu croyais que j'allais te tuer ? Que je t'avais appelé pour te tuer ? demanda-t-elle interloquée.

-Ben oui j'ai un an alors je pensais que tu allais me décapiter c'est pourquoi je me suis laisser faire.

-C'est quoi ton problème Isabella ? hurla-t-elle me surprenant car je ne m'attendais pas à une réaction aussi vive. Tu comptais vraiment sur le fait que je te tue ce soir ?

-Oui, avouai-je. Je sais que tu aimes le sang neuf et je ne suis plus un nouveau-né.

-Tu es pitoyable Bella ! dit-elle contrariée. Tu es l'un des guerriers les plus puissants du Sud et si Ben n'avait pas son pouvoir tu serais certainement la plus puissante. Et toi la seule ambition que tu nourris c'est de mourir ! Que je te tue ! Mais t'es franchement pas bien ma pauvre fille ! Je vais t'avouer une chose je n'ai jamais eu dans l'intention de te tuer, tu as un don trop précieux. Si j'étais de ce genre là, j'aurais pu tuer le Major quand il a déserté, quand il a désobéi ou encore quand il est revenu il y a environ cinq ans. Mais je ne l'ai pas fait je ne peux pas me résoudre à supprimer de tels dons, de telles capacités. Vous êtes trop rares et précieux pour que je gaspille des talents pareilles.

-Il est revenu il y a cinq ans ? demandai-je ne tenant plus compte de ce qu'elle me disait mon cerveau s'était arrêté sur cette phrase.

-Oui, mais je croyais que tu ne voulais pas en parler Bella, me dit-elle sarcastique. Je ne reprenais pas sachant que je venais de me faire avoir. Elle retourna s'assoir sans son fauteuil, puis reprit. Il a apparemment traversé une crise majeur dans son clan il y a environ cinq ans peut-être moins d'ailleurs je perds la notion du temps.

-Il y a quatre ans, avançai-je plus sûre.

-Oui c'est possible, rétorqua-t-elle. Toutefois il est venu passer quelques jours ici avec moi. Nous nous étions rapprochés comme à l'époque où il était le Major Whitlock. Comme à cette époque où le Dieu de la guerre impressionnait juste par son nom. Nous avons passé de bons moments, me dit-elle alors qu'elle était perdue dans ses pensées.

Chaque mot me lacérait le cœur, je croyais pourtant avoir réussis à discipliner mes sentiments de son souvenir mais apparemment non. Elle dut le voir à ma grimace.

-Je suis désolée Bella, reprit-elle. Je ne veux pas te faire souffrir plus que tu ne souffres déjà. Je sais que tu as déjà ta propre vision du Major et peut-être même sa propre version de notre relation. Mais j'aimerais vraiment que tu entendes la mienne parce que je te comprends plus que tu ne le penses. J'étais et je crois que je suis toujours amoureuse du Major, il représente la force, la vaillance, la sécurité, la puissance et son côté autoritaire m'a toujours fait fondre, sans parler de ses exploits sexuels je n'ai jamais connu meilleurs amants et j'en ai testé quelques uns crois-moi. Mais avant que je ne découvre tout ça il était avant tout un soldat remarquable avec un don extraordinaire. Il a vite su grimper les échelons et surtout gagner ma confiance, un peu comme toi. Je le pensais comme moi, je le pensais fidèle, et il me rassurait. Que ce soit pour les combats, que pour le côté plus intime de notre relation. Mais au fur et à mesure j'ai découvert qu'il aimait avoir un large choix de partenaire, ce n'était pas bien grave vu qu'il revenait toujours vers moi. Mais un jour après l'épisode de Peter et Charlotte, elle cracha leurs noms plus qu'elle ne les évoquait sereinement, je sentais qu'elle leurs en voulait toujours. Il est parti, sans rien dire il m'a abandonnée comme il l'a fait avec toi, il s'est amusé avec mes sentiments alors qu'il savait parfaitement ce que je ressentais pour lui. Et je sais qu'il a fait courir le bruit que je ne l'aurais jamais laissé partir, mais comme je te l'ai dit je n'aurais jamais laissé quiconque lui faire du mal à cause de ses aptitudes guerrières, mais aussi parce que je l'aimais. Puis il est revenu de temps à autre jamais bien longtemps mais il revenait à chaque fois qu'il commettait un impair, quand il rechutait dans son nouveau régime et qu'il était en colère contre lui-même, quand il décevait sa partenaire ou son clan, parce que je ne savais pas qu'il était marié avant que tu ne me l'annonces. Donc la dernière fois quand il est revenu il était tellement mal en point que j'y ai cru. J'ai vraiment cru qu'il allait enfin rester et reprendre un régime normal parce que le sien laisse sérieusement à désirer il avait perdu toute sa combativité, il était devenu fragile, et je n'ai pas du tout aimé le voir aussi faible. Puis du jour au lendemain il est reparti toujours sans rien me dire, sans un mot, sans lettre, sans explication, il n'a rien laissé. J'étais désespérée et c'est à ce moment que Lucy, Nettie, et les deux autres m'ont attaqué simultanément et j'ai tout perdu, Jasper qui m'avait de nouveau abandonnée et mon territoire parce que j'étais tellement axée à panser mes blessures qu'il avait ravivé que j'ai relâché ma garde. Alors tu vois Bella quand je te dis que je te comprends tu peux me croire j'ai vécu ça moi aussi. Et comme pour toi il est retourné vers sa compagne.

-Je ne savais pas Maria.

-Personne ne le sait hormis Jasper lui-même. Mais je crois que c'est dans son tempérament, il prend ce qui l'intéresse, il fait tout pour que tout soit intense. Il est empathe alors pour lui les sentiments que l'on peut lui porter ça compte. Je pense même qu'il est incapable de se contenter de l'amour d'une seule femme, m'avoua-t-elle, et je dois avouer que sa vision du Major me convainquît, je crois effectivement que c'était une bonne analyse de ce qu'il était, en tout cas cela pouvait expliquer certaines choses.

-Oui tu as sans doute raison Maria.

-Tu vois pourquoi cela me met en colère quand j'entends les aberrations qui sortent de ta bouche et principalement celle concernant ta mort. Il ne te mérite pas, pas plus qu'il ne me mérite. Dans l'histoire la plus à plaindre c'est sa compagne, car s'ils sont véritablement de vrais compagnons elle devra vivre avec son infidélité jusqu'à la fin de leur éternité.

-Je n'avais pas vraiment vu les choses sous cet angle.

-C'est pourquoi il faut toujours avoir deux versions d'une histoire avant de se permettre de juger. Bien maintenant que nous avons abordé ce sujet délicat, et que je sais que tu n'es pas bisexuel, ou en tout cas pas intéressée par moi. Venons en à une discussion plus professionnelle.

-Je t'écoute, l'informai-je.

-Bella maintenant que tu as passé le cap des nouveaux-nés. J'aimerais que tu deviennes mon second cela te permettra enfin je l'espère de revoir tes ambitions, en tout cas pour le moment.

-Je croyais que s'était Ben ton second ?

-En quelques sortes, mais il est plus un homme de confiance. Il n'a pas ton envergure ni ton sadisme et encore moins ton charisme. J'ai besoin de quelqu'un qui impose la crainte et la peur comme je le fais et cela Ben ne le peut pas. C'est plus ton rôle d'ailleurs, en tout cas celui que tu as pris lorsque tu nous as rejoint. Tu es le vampire le plus craint après moi, voir peut-être même avant moi pour certains.

-Je suis flattée de l'estime que tu me porte Maria, lui annonçai-je sincèrement.

-Bien sûr cela comporte un rôle plus important et des responsabilités à l'échelle de ton poste Bella. C'est toi qui aura la lourde tâche d'assumer les erreurs et surtout de veiller à ce qu'il n'y en ait pas. Tu devras prendre des décisions quand je ne serais pas là pour le faire et toujours dans mes intérêts bien évidemment. C'est également toi qui sera chargée de former et de tuer les nouveaux-nés, mais ça ne changera pas vraiment de ce que tu fais actuellement. Pour les plans tactiques et autres organisations de batailles cela se fera entre nous, le conseil de guerre, tu auras droit d'exprimer ton avis. Bien que tu ne t'en es jamais privé, mais cette fois-ci ce sera dans tes attributions.

-Avant d'accepter ta proposition, j'aimerais savoir si tu en as déjà parlé avec Ben ? demandai-je soucieuse, parce que du coup je lui prenais sa place et surtout je devenais sa supérieure.

-Oui et je crois qu'il est apaisé, tu as été apparemment difficile à garder sous contrôle et je crois qu'il est soulagé de ne plus t'avoir sous sa responsabilité. Ce que je comprends car il s'est pris quelques bonnes soufflantes à cause de toi au début.

-Il ne m'en a jamais rien dit, m'étonnai-je.

-Non, je crois qu'il essaie de te préserver comme il peut. Il est toujours attentif à ton comportement et il sait comment te ménager sans même que tu ne t'en rendes compte. Je crois qu'il a un béguin pour toi Bella.

-Ce n'est pas possible c'est Ben, il est gentil c'est tout.

-Il ne l'est qu'avec toi et depuis que tu es arrivée il s'est rarement retrouvé seul avec une autre femelle. Je te le dis de toi à moi mais ça ne te ferait pas de mal de relâcher la pression et apparemment il serait prêt à se sacrifier pour la bonne cause, s'amusa-t-elle.

-Ce n'est pas vraiment dans mes priorités, avouai-je.

-J'ai cru comprendre en effet, un an sans baiser franchement c'est à se demander si tu peux ressentir de l'envie ou du plaisir en dehors d'un champs de bataille. Je t'ai observé le jour de notre victoire sur Lucy alors que tous exultaient et exprimaient leurs joies dans les plaisirs du sexe dans tous les recoins du manoir ? Ce qui dit en passant est une réaction normale et instinctive pour nous autres vampires. Toi tu es passée complètement indifférente à ce qu'il se passait à côté de toi. Ils auraient pu discuter que cela ne t'aurait pas perturbée d'avantage.

-Je sais ressentir du plaisir, et puis tout comme toi je suis également passée dans le lit du Major, donc je ne suis pas franchement une novice dans ce domaine. Mais je choisis mes partenaires et surtout jusqu'à présent la pression à toujours été supportable, je n'en ai jamais ressenti le besoin, d'autres primaient d'avantages.

-Il y a une expression humaine qui dit que l'appétit vient en mangeant, alors mange Bella, dit-elle dans un sourire qui se voulait coquin. En parlant nourriture j'ai quelque chose pour toi, elle prit son téléphone composa un numéro. Cassie apporte moi ce que j'ai fait mettre de côté pour Bella, puis elle raccrocha avant que Cassie ne réponde.

En attendant Cassie, Maria se leva et se dirigea vers une étagère de la bibliothèque, elle en ressortit toute une collection de livres que je jugeais ancien et dont les reliures étaient en cuir, en vieux cuir, on pouvait voir qu'ils avaient été lu à de nombreuses reprises. Elle me les tendit.

-Je te souhaite un joyeux anniversaire Bella, je ne te fête pas celui de ta naissance, mais celui de ta renaissance, celle dont je suis l'auteur, me dit-elle expliquant ainsi tous les présents qu'elle venait de me faire.

-Merci Maria, tu me gâtes trop, rétorquai-je.

-Ce n'est vraiment pas grand chose. Ces livres étaient les préférés du Major, mais je ne te les offre pas à cause de cela, regarde les titres, je m'exécutai et je vis effectivement qu'il ne s'agissait que de livres sur les différentes guerres dans le monde. La guerre de Sécession, la première et la seconde guerre mondiale. Certaines même que je ne connaissais pas. Si je te les offre c'est parce que je sais qu'en plus d'aimer la lecture tu pourras en retenir les éléments les plus important et te forger ainsi une identité militaire au moins théorique. Je souhaite que tu sois encore meilleure que lui Bella, et je sais que tu as encore des choses à apprendre. Mais je sais que c'est possible tu as ça dans le sang, enfin façon de parler, rit-elle. C'est à ce moment que j'entendis Cassie arriver avec ce qui semblait être mon repas. Je humais l'air.

-Une vierge ? fis-je surprise.

-Oui une jeune vierge pour tes un an. Ça se fête surtout ici, me dit-elle avec un sourire complice.

Je devais reconnaître que j'aimais particulièrement les jeunes vierges elles avaient un sang un peu plus fruité, elles étaient pures c'est d'ailleurs surprenant que les rapport sexuels puissent gâcher le goût du sang des filles et seulement des filles bizarrement. La pire chose que j'ai pu boire c'est le sang d'une prostituée, au moins elles étaient sûres d'avoir la vie sauves en tout cas avec moi, car je n'étais pas du genre à jouer avec ma nourriture et certainement pas à avoir des rapports sexuels avec, pas comme Justin, Luke ou même Maria. Le jeune fille à peu près seize ans était prise dans une crise d'hystérie. Qu'est-ce qu'elles pouvaient toutes m'énerver à hurler comme ça et me gâcher mon plaisir. Je l'attirais à moi avec mon pouvoir. Elle me regarda terrifiée.

-Shuut tais-toi. Si tu te calmes et que tu ne hurles pas je te promets que j'irais vite, malheureusement elle ne s'arrêta pas au contraire. Ce que j'aimerais avoir le pouvoir de Ben quelque fois. Au moins lui n'est pas obligé de les entendre brailler.

-Bella tu es une râleuse. Profite de ton festin et fais abstraction de ses gémissements, tu arrives à rester des heures dans des batailles acharnées avec des cris d'agonies, tu tues, tu tortures et tu ne supportes pas un petit gémissement.

-C'est le fait que ce soit mon repas qui gémisse qui m'ennuie, j'aime le silence et quand j'étais humaine j'aimais manger en silence.

-Irrattrapable Bella. Cassie reste avec moi ce soir, dit-elle alors que ladite Cassie allait pour partir.

Elle fit demi-tour avec un large sourire sur les lèvres. Les miennes vinrent rapidement se poser sur la jugulaire de la jeune fille qui se mit à hurler de douleur lorsque mes dents percèrent sa gorge pour en libérer son si précieux nectar qui me ravit les sens et les papilles. Son goût était divinement bon, j'aurais vraiment aimé en avoir un peu plus, mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Après avoir terminé mon repas, je remerciais encore Maria pour ses présents que j'appréciais à leurs justes valeurs. Je ramassais mes livres dans une main et le cadavre de la pucelle dans l'autre, je souhaitais une bonne soirée à Maria ne doutant pas qu'elle serait bonne pour elle. J'allais franchir sa porte quand elle me dit.

-N'oublies pas Bella l'appétit vient en mangeant, je soufflais d'exaspération et quittais sa pièce avant qu'elle ne me sorte d'autres conneries du genre.

Je croisais un nouveau-né, Benjamin un des derniers qu'avait mordue Lucy. Je l'aimais bien celui-ci, je ne sais pas pourquoi mais il était sympa en tout cas quand il n'était pas pris par une de ses crises de nouveau-né. Quoiqu'il se modérait tout seul quand j'étais dans les parages.

-Benji tu me vires ce corps s'il te plaît, lui demandai-je poliment.

-Bien sûr Bella. Je peux te demander si la rumeur qui court est vraie ?

-Laquelle ?

-Est-ce que tu es le nouveau bras droit de Maria ?

-Les nouvelles vont vites. Oui je suis son nouveau bras droit ça veut dire également qu'à partir de demain c'est moi qui m'occupe de votre entraînement officiellement ce qui veut dire également qu'on ne court plus se planquer derrière Ben, il fit la grimace à mes paroles et moi je ris ouvertement. Je l'aimais bien parce qu'il était naturel et rafraichissant.

-Hormis pour les entraînements sinon je suis content que tu aies pris du gallon, me complimenta-t-il.

-Merci Benji aller, ne traîne pas ça va te donner soif.

-Ouais j'y vais bonne soirée mon Capitaine, me fit-il avec un salut militaire. Je riais encore lorsque je regagnais ma chambre.

Je m'installais sur mon lit avec ma nouvelle collection de livre. Je pris le premier qui me tombait sous la main et l'ouvris celui qui parlait de la guerre de Sécession, au plus j'avançais au fil des pages au plus je me plongeais littéralement dans l'histoire de cette guerre que je n'avais pas comprise. J'avais saisi le principe mais c'était la position des Confédérés que je ne comprenais pas. Maintenant je voyais quels étaient leurs états d'esprits à cette période, la peur de perdre leurs qualités de vie, ce qu'ils avaient pour la plupart, alors que d'autres voyaient un moyen de s'enrichir sur la guerre, pour d'autre juste la peur de perdre leur identité, les Sudistes comparés aux habitants des autres régions étaient beaucoup plus proche de leurs valeurs ancestrales et de leurs terres. C'est dans cette partie que devait se ranger l'auteur des annotations d'après ce que je pouvais en déduire.

En tout cas ces annotations dans les marges remaniant un fait, une date, des personnages, voire même un déroulement étaient véritablement intéressantes. J'avais reconnu son écriture, je savais que c'était lui qui avait corrigé ce livre avec les détails qu'il connaissait, pour avoir lui-même participé à cette guerre étant lui-même un Confédéré. Et je dois dire qu'en faisant abstraction de l'auteur de ces corrections, sa vision de la guerre et de certaines batailles étaient vraiment très intéressantes et passionnantes. Je sentis Ben arriver à ma porte avant même qu'il ne s'annonce je l'invitais à entrer.

-Wouaouh ! me fit-il. Je dois dire que Maria a sacrément bon goût en matière de vêtements, tu es splendide Bella.

-Merci Ben.

-Alors ça te fais quoi d'être le nouveau général de Maria ?

-Tu m'en veux ? demandai-je soucieuse.

-Absolument pas, tu méritais cette place et pour être honnête tu la mérites depuis longtemps, seulement Maria voulait attendre ton anniversaire.

-Tu le sais depuis quand ?

-Depuis la dernière bataille. Elle a pris cette décision à ce moment là mais elle en parlait déjà pour la bataille de Sulfur, elle voulait juste te laisser le temps de mûrir un peu.

-Et bien je dois dire que ça ne change pas grand chose en tout cas pour l'instant.

-Moi je peux te dire que je vais pouvoir me reposer maintenant.

-Certainement pas j'ai également besoin d'un second Ben. Et qui mieux que toi pour accomplir cette tâche.

-C'est bien là mon drame toujours dans l'ombre d'une femme, me dit-il un sourire aux lèvres.

-Dis-moi que cela te dérange ? le taquinai-je.

-Non pas vraiment vous êtes deux femmes de caractères, et j'aime les femmes qui savent ce qu'elles veulent.

-T'es un peu maso sur les bords quoi.

-Totalement irrécupérable, plaisanta-t-il. Il s'avança vers mon lit et s'installa à mes côtés. Il me tendit une petite boîte. Ce n'est pas grand chose mais quand je l'ai vu j'ai pensé à toi, je pris la petite boîte qui renfermait un bijou, et j'aurais même avancé une bague.

Je l'ouvris et je tombais sur une bague en or en forme de serpent, une vipère certainement car le V sur le dessus de sa tête était dessiné par de tous petits diamants, ses yeux étaient remplacés par deux rubis. Je la positionnais à mon index gauche et la tête du serpent vint reposer sur ma phalange passant par un anneau que formait son corps.

-Elle est magnifique Ben ! déclarai-je. Mais explique-moi pourquoi un serpent te fait penser à moi ? il sourit.

-Il a le sang froid, comme nous, il a également tes yeux rubis. Tout comme toi les serpents sont majestueux, leurs manières de ramper et de se déplacer avec grâce et légèreté comme s'il flottait au-dessus du sol. Et cette façon de se dresser face au danger, sans oublier leur dangerosité, il inspire la crainte et la terreur et ils sont venimeux.

-Je dois vraiment prendre ça pour un compliment ? le taquinai-je.

Il sourit. Je m'approchais de lui je n'avais pas cesser de repenser à ce que m'avait dit Maria. Sur Jasper déjà, ce côté volage que je n'avais pas soupçonné, mais ce qui je dois bien avouer était une théorie tout à fait plausible, après tout il m'avait dit qu'il était revenu vers Maria le jour où il m'a abandonnée. Elle ne pouvait pas le savoir je ne lui parlais jamais du Major.

Ce pourrait il vraiment que Ben ait un béguin pour moi et si oui, est-ce qu'en profiter ferait de moi une fille plus mauvaise ? Je ris toute seule à cette pensée après tout ce que j'avais fait depuis que j'avais été transformée, tué d'innombrables humains, pire me nourrir d'eux. Balayer toutes mes convictions, je vivais dans la haine et la guerre alors que serait-ce une nuit de sexe avec un vampire consentant. Et puis ce n'est pas comme si je devais rester fidèle à quelqu'un en tout cas certainement pas au Major. Je déposais un baiser sur sa joue mais je laissais mes lèvres un peu plus longtemps que nécessaire. Puis les fis glisser jusqu'à ses lèvres. Il s'était déjà saisi au premier contact, mais ne réagit pas, encore moins quand mes lèvres vinrent se nicher dans la commissure des siennes.

-Es-tu sûre de ce que tu veux Bella ? me demanda-t-il sa voix un peu plus basse que d'habitude. Ce qui fit monter en moi une vague de désir.

-Oui j'ai envie de fêter mon anniversaire et ma promotion dignement, lui répondis-je d'une voix enrouée par le désir.

Maria avait raison l'appétit vient en mangeant et je découvris soudain que j'étais affamée. Il n'y avait rien de sentimental dans notre accouplement c'était du plaisir à l'état brut et mon Dieu que cela pouvait faire du bien de se lâcher. Le fait que l'on s'entendait plutôt bien dans le sens où je ne supportais pas d'être dominée et qu'en position allongée il n'avait rien contre le fait que je me laisse aller à mes plus bas instincts. La seule chose que je refusais c'était de le mordre et je ne voulais pas qu'il le fasse non plus, car en dehors du fait que j'ai assez de cicatrices comme ça, je n'étais pas de celles que l'on pouvait marquer pour signifier un appartenance à un homme. Je n'appartenais à personne d'autre qu'à moi et c'était déjà pas mal.

Les jours passèrent je n'eus aucun mal pour asseoir mon autorité à la face des autres vampires que ce soient les soldats ou les permanents, les gradés quoi.

Un soir Maria me fit appeler après mon dîner, par Cassie elle avait toujours le chic de tomber dans ces moments là. Je rejoins vite les appartements de Maria car elle avait horreur d'attendre, je m'étais assez éloignée et je venais de casser mon téléphone. J'arrivais Annabelle était dans l'un des fauteuils Ben derrière elle, Maria dans son canapé me laissant le dernier fauteuil de libre face à elle.

-Excuse-moi Maria je ne pensais pas que tu aurais besoin de moi ce soir. J'étais partie chasser.

-Ça sert à ça un téléphone Bella. Explique-moi à quoi sert le tien si tu ne le prends pas ?

-Je l'ai cassé, lors de l'entraînement de ce matin, il était dans ma poche.

-Tu me coûtes une petite fortune avec ces gadgets Bella fait attention au prochain, me dit-elle lasse. Bien je vous ai fait venir parce que je pense que l'indique que j'ai placé chez Nettie a dû perdre la vie. Et j'aimerais savoir ce qu'il en est pour le moment car aux dernières nouvelles Nettie attendait que je me décide à attaquer. Mais vu que je ne peux plus avoir d'info j'aimerais que toi et toi, dit-elle en nous désignant Anna et moi. Allez-y faire un tour en vous faisant passer pour des nomades comme ça vous y resterez quelques jours et vous pourrez repartir sans susciter sa curiosité. Vous devrez dans ce laps de temps comptabiliser à peu près ses soldats et ceux en cours de transformation, repérer ceux qui possèdent des dons spéciaux, essayez de savoir si elle compte ou pas nous attaquer.

-Es-tu sûre qu'elle ne se méfiera de rien ? Demandai-je.

Pas que j'avais peur mais je ne pouvais pas me jeter dans la gueule du loup sans un minimum d'assurance. Quoique moi toute seule cela ne m'aurait pas dérangé, mais je devais veiller sur la sécurité d'Annabelle.

-Oui je n'ai jamais agis de la sorte et en dehors de vous trois personnes n'est au courant. Pour tout le monde je vous aurais envoyée toutes les deux à la recherche d'un vampire capable de nous trouver de nouveaux dons, que j'ai rencontré il y a quelques années.

-Bien, et nous partons quand ? demanda Annabelle.

-Maintenant. J'aimerais avoir des nouvelles rapidement et pendant que vous y serez, vérifiez si vous croisez un vampire dénommé Alex. Si vous ne le trouvez pas cela voudra dire qu'il s'est fait piéger. Par contre faites attention à vous parce que je ne sais pas de quels pouvoirs elle dispose alors tenez-vous sur vos gardes. Et surtout tenez-moi informée régulièrement.

-Ne t'inquiète pas nous jouerons notre rôle à la perfection, la rassurai-je.

-Si vous deviez vous faire repérer, vous vous sauvez sans chercher à tuer qui que ce soit. Et je m'adresse tout particulièrement à toi Bella.

-Oui Maria je ne prendrais aucun risque inconsidéré. Mais tu vas commencer à me faire douter de la confiance que tu me portes, la charriai-je.

-Je te connais je sais à quel point tu es tête brûlée. Et pendant que j'y suis changez de prénom Nettie connait les noms de mes lieutenants à cause de cette traîtresse de Viviane.

-Oui je m'en souviens, nous allons en parler en route, l'avertis-je.

-Bien allez-y et faites attention.

-Oui Maria, répondîmes nous ensemble.

-Ben tâches de ne pas traumatiser mes nouveaux-nés, lâchai-je en riant, car je savais qu'ils allaient apprécier les quelques jours de vacances que mon absence allait leur octroyer.

-Je ferais ce que je peux mais je ne te promets rien, me répondit-il sur le même ton.

C'est ainsi que nous prîmes la route. Annabelle un peu plus enthousiaste que moi, elle aimait les jeux de rôle apparemment, et elle me bassina pendant au moins quatre heures sur le prénom qu'elle voulait se choisir. Moi je pris le premier qui me venait en tête Angela, un prénom qui me correspondait bien. N'étais-je pas l'ange de la mort ?

-Anna arrête-toi et trouve-nous un endroit où l'on pourra manger. Ma gorge me brûle j'ai pas eu le temps d'étancher ma soif correctement.

-Je vois les lasers d'une boîtes de nuits. Ça te dit un peu de viande saoul.

-Ça ou autre chose, faut juste que je soulage cette brûlure.

-OK on y va. Qu'est-ce que tu peux être grognon quand tu as soif.

-Et toi tu exaspérante avec ta bonne humeur.

Nous arrivâmes rapidement sur le parking de la boîte de nuit, bien évidemment il n'y avait personne sur le parking, donc il nous faudrait rentrer à l'intérieur pour trouver de quoi nous restaurer. Nous arrivâmes devant les portes où un colosse humain qui aurait très bien pu faire mon affaire s'il n'y avait pas les caméras derrière lui, nous accueillit tout sourire. Nous rentrâmes sans mal, notre condition aidant. Nous allâmes dans la première salle que nous trouvions, la salle techno, j'avais horreur de cette musique. Ce n'était même pas de la musique c'était un raffut assourdissant sans âme, un peu comme moi, j'aurais dû aimer tout compte fait. Je repérais une proie tout à fait alléchante, l'avantage dans cet espace c'est que nos yeux rouges n'attiraient l'attention de personne cela passait pour de l'excentricité. Je montrais ma proie à Annabelle et la laissai aller vers la sienne.

Je me choisis cette fois-ci un jeune homme grand et en sur-poids que je puisse avoir assez de sang pour me rassasier j'étais véritablement assoiffée et cela devenait de plus en plus dur de rester au milieu de toute cette nourriture. Je décidais de raccourcir la séance de harponnage et allais directement au but. Je lui fis mon sourire le plus charmeur j'entendais déjà son pouls s'accélérer dangereusement. Je me trémoussais sur la musique en m'approchant de lui, il ne me quittait déjà plus des yeux, je faisais attention de ne pas le perdre en le fixant trop longtemps car les humain étaient assez impressionnables. Il me sourit et se redressa, le plus gros du travail était fait.

Je me collais à lui il se saisit je voyais des gouttes de sueurs perler et surtout je sentais déjà son excitation. Je lui souris de nouveau histoire de ne pas le perdre et de lui faire comprendre que j'aimerais passer un délicieux moment avec lui et s'il savait comment j'allais l'apprécier, j'en sentais déjà mon venin couler dans ma gorge. Je lui mis la main au paquet, ce qui le surpris, j'avais trop soif pour y aller doucement, mais au moins mes intentions étaient claires. Je pensais l'avoir perdu mais je le sentis poser sa main sur la mienne et pendant qu'il me regardait dans les yeux il me fit appuyer la pression sur sa verge déjà bien érigée tout en entamant des mouvements pour le stimuler. Je me penchais à son oreille et lui demandais s'il préférait pas que l'on aille dans ma voiture pour un peu plus de confort et d'intimité. Il acquiesça, je le vis chercher son groupe certainement.

Je lui dis que nous n'en avions pas pour longtemps qu'il aura le temps de se vanter auprès de ses copains après que j'en pouvais plus d'attendre. Il me suivit satisfait de l'effet qu'il me faisait et encore il était loin de savoir l'étendu de l'effet qu'il me faisait. Nous sortîmes de la boîte de nuit et je le dirigeais près de la forêt en disant que j'étais garée là-bas, il ne soupçonnait rien. Une fois à proximité de la forêt et surtout loin des yeux humains et des caméras je l'attrapais plus sèchement et l'enfonçais sans mal dans la forêt, sans lui laisser le temps d'être terrorisé je plantais mes crocs dans son cou grassouillet et aspirais avidement mon ambroisie. En peu de temps il n'en resta plus une goutte, j'entendais Annabelle arriver avec son casse croute je restais à l'écart le temps qu'elle finisse son repas. Une fois terminé nous nous enfoncions avec nos cadavres pour aller les enterrer profondément afin qu'on ne les retrouve pas ou en tout cas pas tout de suite le temps que la décomposition ait le temps de faire son travail.

Quand soudain plusieurs odeurs de vampires nous atteignirent. Je fus assez curieuse je dois l'admettre alors qu'Annabelle qui savait déjà comment j'allais réagir me demandait de ne pas m'en approcher. Que nous avions une mission et qu'il fallait s'en tenir à ça. Mais je lui rappelais que nous étions au Nouveau-Mexique et que si plusieurs vampires étaient dans les environs nous avions une chance sur deux que ce soient des soldats de Nettie. Elle souffla d'exaspération de toute façon ma décision était prise. Nous nous approchâmes délaissant nos corps, nous promettant de nous en occuper plus tard. Avec ce sang tout frais circulant dans mes veines je me sentais comme revigorée, enivrée d'une énergie nouvelle, j'adorais cette sensation qui serait d'autant plus utile surtout si les choses tournaient mal.

Nous approchâmes d'une espèce de champs d'où j'entendais un groupe de vampire apparemment huit vampires vu le nombres de fragrances différentes que je pouvais distinguer. Certain d'entre eux étaient train d'en torturer un, pendant que deux ou trois autres étaient en train de s'en prendre à une femelle. Je n'aimais pas ça le son des voix que j'entendais me disaient vaguement quelques chose mais surtout ce que je n'aimais pas c'était le fait que ces enflures allaient violer une femme devant son compagnon du surcroit. Je n'ai jamais aimé cette méthode de torture peut-être le fait que je sois moi-même une femme certainement. Au plus je m'approchais au plus les voix me devenaient familières mais j'arrivais vraiment pas à les identifier je décidais d'accélérer le pas. Nous débouchâmes enfin dans le champs comme je l'avais prédit il y avait bien huit vampires dont deux qui étaient en train de se faire torturer. Quand mes yeux se posèrent sur le premier, mon cœur aurait pu s'arrêter de battre s'il avait été encore vivant. C'était Peter, donc je cherchais du regard sa compagne celle qu'ils avaient l'intention de violer je retins de justesse un grognement rageur lorsque je la vis son chemisier en lambeaux à ses pieds et ces ordures en train de passer leurs putain de paluches sur sa poitrine. Je m'avançais pour montrer ma présence. Annabelle avec moi pas rassurée mais toujours à mes côtés. L'un d'entre eux nous aperçus.

-Oh mais c'est le jour de paye les gars ! dit-il se trouvant certainement drôle. En tout cas ses potes devaient le penser. Alors mes jolies on veut s'amuser un peu renchérit un autre.

Je m'arrêtais à proximité d'un des gardien de Peter sans pour autant le regarder en tout cas pas tout de suite même si j'avais vu qu'il me scrutait avec insistance.

-Pourquoi pas ? répondis-je d'une vois aguicheuse.

Puis je me déplaçais entre eux les détaillant, Annabelle n'avait pas bougé de là où je m'étais arrêtée veillant à ce qu'aucun ne bouge. Je m'arrêtais devant Peter.

-Je veux bien jouer avec lui, répondis-je en fixant mon ami. Ce qui ne plut pas à celui qui le tenait.

-Désolé ma belle lui ne compte pas.

-Je pense que l'on va avoir un problème alors, parce que vous ne me plaisez pas. J'aime les mâles virils, répondis-je en souriant à Peter.

-Bella c'est toi ? demanda Peter qui venait apparemment de retrouver sa voix. Tous se saisir à mon prénom, ce qui m'indiquait bien que j'étais tombée sur un groupe de soldats de Nettie.

-Bella comme le second de Maria ? demanda un de ceux qui tenaient encore Charlotte. Je regardais vite fait Annabelle pour lui montrer les soldats qui tenaient Charlotte, elle me comprit.

-Moi-même, répondis-je suffisante en faisant une révérence. Alors mon grand tu veux toujours jouer avec moi ?

Puis sans lui laisser le temps de répondre j'éjectais le geôlier de Peter avec un coup de poing, laissant à mon ami la réjouissance de s'occuper du second. J'allais aider Annabelle à délivrer Charlotte, pendant que mon soldat affrontait un vampire de Nettie, je faisais pression sur celui qui retenait Charlotte par les bras tandis que les deux autres m'attaquaient simultanément. Je parais leur attaques évitant de me faire attraper je jetais un œil sur Peter qui venait de décapiter son adversaire.

-Peter attrape, lui criai-je en lui balançant dans les bras celui qui avait posé ses sales pattes sur Charlotte.

Charlotte qui s'était reprise et mettait en miette l'un de ses bourreaux. Tout alla assez rapidement après ça Annabelle vint à bout de son adversaire, Charlotte avait également terminé avec le sien et moi une fois débarrassée d'un de ceux qui m'attaquaient je pus en terminer rapidement avec le deuxième assaillant pendant que le dernier se tordait de douleur sur le sol à cause de la pression que j'exerçais sur lui tous les os de son corps étaient broyés et réduis en miette et l'expression était vraiment très juste pour lui. J'eus presque pitié et lui arrachai la tête sans plaisir, pressée d'arrêter ses lamentations. Avec Annabelle sans nous parler, ni porter attention à Peter qui était en train de réconforter Charlotte, nous ramassâmes les morceaux des corps éparpillés et je fis un feux assez grand pour y mettre tous les corps et leurs membres déchiquetés. Le dernier morceau balancé au feu je me retournais.

Peter me prit dans ses bras sans douceur sous le regard stupéfait d'Annabelle, qui s'attendait certainement à ce que je l'éjecte. Je ne supportais pas que l'on me touche en dehors de Ben et encore lorsque nous étions dans l'intimité de nos chambres. Il me serrait si fort que cela me coupa la respiration, mais à cet instant plus rien ne comptait vraiment. Mon ami, mon seul unique et véritable ami, le seul qui ne m'ait jamais trompée ou déçue me tenait dans ses bras réconfortant. Nous restâmes un moment sans bouger et sans parler juste à profiter de la proximité et du bien être que nous nous apportions mutuellement, avant qu'un raclement de gorge casse ce moment de grâce.

-Si je ne savais pas qui tu étais, j'aurais vraiment le droit de prendre peur de te voir rester dans les bras de mon mari aussi longtemps.

-Je suis désolée Charlotte. Je suis tellement heureuse de vous revoir.

-Ouais, plus Peter que moi apparemment, dit-elle sur le ton de la plaisanterie.

-Ne sois pas jalouse ma chérie. Je l'ai toujours dit que Bella avait un faible pour moi, rétorqua Peter sur le même ton.

-Charlotte je suis vraiment heureuse de te revoir, lui dis-je alors que je venais de laisser son mari pour me blottir contre elle également.

-Moi aussi Bella, surtout que l'on ne pensait plus cela possible, me dit-elle affectée.

-Je vois que vous vous connaissez ! constata Annabelle.

-Oui Peter et Charlotte sont mes amis. Je vous présente Annabelle, Annabelle voici Peter et Charlotte

-Tes amis ? Comme dans rencontrer dans ta vie « d'avant » ? me demanda-t-elle en insistant bien sur le avant.

-Oui Anna, mais attention, tu sais que je n'aime pas les intrusions.

-Oui Bella ! Mais j'ai de quoi me poser des questions, je sais que tu n'es jamais sortie ce qui veut dire que tu les connaissais avant ta transformation. Ce qui veut dire aussi que ce que j'ai entendu entre Maria et Ben peut-être vrai, je grognais pour l'intimider et lui faire comprendre qu'elle était en train de dépasser ce que je lui autorisais.

-Annabelle, veux-tu vraiment me mettre en colère !

-Je ne recommencerais plus, répondit-elle la tête basse et soumise.

-Que de changements Bella ! intervint Charlotte pour me faire lâcher ma cible des yeux.

-Tu nous expliques pourquoi cela fait deux fois que le nom de Maria est associé à toi en moins de dix minutes, coupa Peter mécontent.

-Parce que je suis l'un de ses soldats, et l'un des meilleurs en plus, rétorquai-je fière de moi.

-Non la meilleure, reprit Annabelle. Même Maria ne se bat plus contre elle.

-C'est quoi cette histoire Bella comment as-tu pu te retrouver avec ce monstre ? Mais surtout pourquoi est-ce que tu as l'air d'apprécier ça ?

-J'ai cru comprendre que vous me pensiez morte, commençai-je.

-Oui, rétorqua Charlotte, m'incitant à poursuivre silencieusement.

-Je vais vous raconter ce qu'il s'est passé après votre départ, commençai-je en m'asseyant sur le sol. En fait je pensais que tout allait bien, je pensais vraiment que tout était au mieux. J'étais amoureuse, vous vous en étiez rendus compte tous seuls et je pensais encore une fois qu'il éprouvait lui aussi des sentiments pour moi en tout cas même si ce n'était pas de l'amour véritable je pensais qu'il y avait quelque chose de semblable. Puis environs trois semaines après votre départ nous étions à Glasgow prêts à reprendre l'avion pour repartir. Il est allé chasser et quand il est revenu je l'ai tout de suite senti différent. Plus distant enfin je ne rentrerais pas dans les détails mais tout son comportement m'indiquait un changement dans son état d'esprit. Puis il a recommencé à me parler de ma transformation et encore une fois j'ai refusé celle-ci, même s'il avait quand même réussi à insinuer le doute dans mon esprit. À cause de ce doute je pensais lui soumettre une alternative, qui nous aurait convenu à tous les deux. Heureusement que je n'ai rien dit sinon je n'aurais jamais appris de quoi il en retournait réellement.

-Que veux-tu dire Bella ? Jasper était vraiment amoureux de toi, enfin il l'est sincèrement. Tu ne l'as pas entendu lorsqu'il nous a annoncé ta mort il était anéanti, m'informa Charlotte.

-Non Charlotte ce n'était pas de la peine seulement de la culpabilité. Il m'a séduite juste pour me faire changer d'avis concernant ma transformation et pour Edward qui plus est. Quand nous étions à l'hôtel en Écosse. Après avoir encore une fois tenté de me faire changer d'avis, Alice et Edward sont arrivés dans notre chambre. Et il leur a dit et je cite textuellement. « Putain qu'est-ce que vous foutez là je vous avais dit que je m'occuperais d'elle ».

-Ce n'est pas possible, Bella. Tu as dû mal interpréter la situation. Je le connais et jamais il ne s'abaisserait à une telle ignominie. Ce n'est pas le Major ça, le défendit Peter.

-Mais réveille-toi Peter il y a bien longtemps qu'il n'est plus le Major. Sa femme en a fait une chiffe molle, Peter grogna je lui répondis pas impressionnée.

-Ce que je dis c'est qu'à l'époque où nous étions en Amazonie tous les quatre, c'est toi qui parlait de le laisser et de l'abandonner. J'ai vu dans quel état cela l'avait mis. Alors j'ai un peu de mal à croire à cette version.

-Tu me traites de menteuse Peter ! lâchai-je glaciale et menaçante.

-Calmez-vous tous les deux, vous allez regretter votre emportement. Il doit y avoir une explication.

-Il n'y en a pas, Charlotte. Vous avez reconnu vous même qu'il avait changé au contact de sa compagne. Et puis j'étais présente, ils étaient bien tous de connivence. Il m'a même endormie avant de partir. Il n'a même pas eu le courage de m'affronter.

-Tout ça ne nous dit pas comment tu t'es retrouvée avec Maria, changea de sujet Peter, nous évitant par le fait une dispute.

-Après être retournée à Forks chez les loups il m'a fallu encore plusieurs mois avant de m'en remettre. Je savais qu'il ne fallait pas que je retombe amoureuse d'un vampire. Une fois aurait dû me suffire mais non je me suis laissée reprendre. Quelle idiote, enfin bref. Après une profonde dépression, je me suis enfin reprise et j'ai décidé que plus jamais personne ne me trahirait et ne me ferait de mal alors je me suis renfermée sur moi. Puis Paul m'a aidé à me ressaisir, c'était un loup lui aussi comme Jacob. J'avais beaucoup de respect pour lui, nous avons eu une relation. Mais je savais que personne ne risquerait de souffrir de celle-ci. Puis un jour où je venais encore une fois de m'engueuler avec Jacob et cette fois-ci c'était sérieux vu que nous avions rompu les liens qui nous unissaient. Il m'a emmené pique-niquer dans un endroit isolé qu'il avait repéré, juste pour être loin de tout et pour que je puisse avoir un peu de calme. J'allais presque bien hormis mon engueulade avec Jacob, je me remettais doucement de ce nouvel abandon. Puis un vampire est arrivé, une femelle. Je vous en avais parlé c'était la compagne de celui qui m'avait traqué jusqu'à Phœnix ?

-James, confirma Charlotte. Je hochais la tête pour acquiescer.

-Quand les Cullen ont tué James, ils n'ont pas pris la peine de la chasser et de la tuer. Elle était sa compagne, ils savaient qu'elle allait un jour vouloir se venger. Et donc elle a passé son temps à me traquer elle aussi. Elle a dû recruter des vampires pour distraire les loups ce qui marcha à merveille. Quand elle est arrivée près de nous, Paul s'est transformé, ils se sont battus mais elle a eu le dessus. Cette salope a planté ses putains de crocs dans la gorge de Paul, ce qui l'a tué dans d'atroces souffrances, car le venin des sangsues est mortel pour les loups. Elle a voulu me torturer et me tuer également, mais Maria qui cherchait le Major et donc qui passait par Forks a vu que j'arrivais à lui résister avec mon don alors que je n'étais qu'humaine.

-Alors elle s'est débarrassée de la femelle et t'a mordue pour te transformer avant de t'enlever et de te ramener à son QG, termina Peter qui connaissait bien Maria.

-C'est exactement ça, confirmai-je.

-Bella tu peux partir, maintenant. Tu connais la vie de famille, la vie de nomade, tu pourrais venir avec nous, me proposa Charlotte. Tu pourrais aller voir Jasper, il pourrait tout t'expliquer vous n'avez plus de conflit maintenant que tu es transformée, et tu peux prendre un nouveau départ, vous le pouvez tous les deux.

-Certainement pas ! m'énervai-je. Il ne doit rien savoir, personne ne doit savoir que je suis encore en vie.

-Tu n'es pas sérieuse ? me demanda Peter perplexe.

-Bien sûr que je le suis, et je te demande de ne rien lui dévoiler.

-Je ne peux pas faire ça Bella, dit-il avec volonté.

-Écoute je ne voulais pas en arriver à user de ce stratagème et surtout je ne pensais pas que j'en aurais besoin. Mais tu me dois la vie Peter, tu as une dette envers moi. Et je te demande de garder le silence sur moi et ma transformation. Je ne veux pas que tu dévoiles à qui que ce soit que je suis encore de ce monde, et surtout à aucun d'eux.

-Je t'ai également sauvé la vie Bella, répondit ce dernier essayant de se rétablir un pouvoir quelconque.

-C'est une dette que tu as payé et au Major pas à moi. Et puis j'ai sauvé la tienne et celle de Charlotte et surtout je n'informerais pas Maria que je t'ai vu, tout comme je ne lui ai pas dit que je te connaissais. Elle ne t'a pas oublié crois-moi.

-Bella, tu ne peux pas me demander ça. Il est mon ami, et je sais qu'il tient à toi, il a besoin de toi.

-Non ! m'irritai-je d'avantage. Ce n'est pas de moi dont il a besoin dans le cas contraire il ne m'aurait pas abandonnée, pour retourner avec elle, sa femme, sa compagne et ça sous mes yeux. Enfin presque puisqu'il m'a endormi pour éviter une crise et se donner le beau rôle.

-Il l'a fait pour te protéger, Bella d'après ce qu'il m'a dit Maria allait te tuer. Elle le cherchait et elle serait tombée sur vous deux.

-Oui on me l'a déjà servi cette excuse. Le coup de la protection ça me fait bien rire, ironisai-je. Excuse-moi d'être sceptique Peter, mais je suis dans la guerre avec Maria depuis un peu plus d'un an. J'ai entendu pratiquement toutes les histoires de guerres et de batailles du Dieu de la guerre. Le plus grand, le plus puissant, le plus intelligent, l'invulnérable Major Whitlock. Alors tu m'excuseras de ne pas te croire quand tu dis qu'il ne pouvait pas me protéger de Maria autrement qu'en m'abandonnant. Parce que malgré tous mes efforts, il paraît que je lui suis encore inférieure alors que je suis la guerrière la plus puissante du sud. Même Maria ne combat plus contre moi.

-Je ne sais pas quoi te dire Bella, se rendit Peter.

-Peter je sais qu'il est ton ami. Mais s'il te plaît, j'ai confiance en toi, tu es le seul qui ne m'aies jamais trahie. S'il te plaît, je t'en conjure ne lui dit rien.

-Bella, tu n'imagines même pas ce que tu me demandes ! grimaça-t-il.

Puis au bout de quelques minutes d'intenses réflexions où je sentais son conflit personnel, entre sa loyauté envers son ami et ma requête de respecter de la dette dont il m'était redevable.

-J'accepte je ne lui dirais rien ni à lui, ni à personne, dit-il résigné, j'en fus soulagée car je savais qu'il ne dirait rien. Mais répond encore à une question. Si tu es si forte comment ce fait-il que tu restes encore avec Maria ?

-Parce que j'aime cette vie, j'aime tuer des vampires. J'ai l'impression d'exister quand je suis sur un champ de bataille. Et puis c'est un exutoire pour moi, une façon de venger Paul également, une sorte de défouloir où je peux rendre toutes les souffrances qu'ils m'ont tous infligés. Parce qu'à l'origine de tout, s'ils n'étaient pas intervenus dans ma vie je n'en serais pas là aujourd'hui.

-Je sais ! s'écria-t-il pris d'un éclair de lucidité, nous faisant presque tous sursauter, chose rare chez un vampire.

-Tu sais quoi ? demanda Charlotte encore sous le choc.

-Putain Bella ! grogna-t-il. Rassure-moi et dis-moi que tu en as fini avec tes idées morbides ? Que tu ne restes pas avec Maria pour qu'elle mette un terme à ta vie ? je crois que ce que j'avais tant apprécié chez Peter me paraissait de plus en plus agaçant aujourd'hui. Il savait lire en moi comme dans un livre ouvert.

-Tu ne crois quand même pas que je vais passer une éternité à traîner sur cette terre, avec cette putain de souffrance comme compagne de vie. Bien sûr que j'attends toujours le jour où je quitterais ce monde. J'ai bien essayé de me laisser faire lors des batailles. Mais cette saloperie d'instinct de préservation fait que je n'arrive pas à perdre ma domination, mon esprit n'est pas encore assez fort pour avoir le dessus sur mes instincts. Mais qui sait une fois Nettie tuée, elle en finira peut-être avec moi.

-Elle ne la tuera pas, renchérit Annabelle pour rassurer Peter, bien que cela m'agaçait moi. Maria aime trop son pouvoir, et il y a peu de chance que quelqu'un arrive à battre Bella. Il n'y a que Ben qui pourrait et encore je ne suis pas sûre qu'il le fasse, intervint Annabelle qui s'était faite discrète jusqu'à présent.

-Ce qui ne me rassure pas vraiment. Tu penses un peu à nous Bella ? me culpabilisa Peter.

-Peter quoi que tu dises ne me fera pas changer d'avis. Je resterais auprès de Maria, pas que j'adhère à ses idées parce que je m'en fous royalement. Mais comme je te l'ai dit c'est dans les combats que je me sens vivante.

-Tu m'emmerdes Bella ! Tu crois que je vais repartir et te laisser retourner là-bas ?

-Non seulement tu vas me laisser y aller, parce que tu n'es pas assez fort pour me retenir. Mais en plus tu ne vas rien dire à personne.

Il grogna menaçant mon instinct répondit nous étions face à face. Charlotte et Annabelle s'interposant entre nous deux. Jamais je n'avais pensé un jour retrouver Peter, je ne pensais pas vivre assez vieille pour cela. Mais s'il se mettait en travers de ma route, ami ou pas je n'allais certainement pas le laisser faire.


Ça y est mon Peter est de retour :))) Je l'aime beaucoup trop celui-ci.

22

Chapitre 22 : Représailles.

-Bella tu vas arrêter de jouer au con et tu vas te reprendre. C'est quoi ce que tu nous fais, une crise d'adolescente vampirique ? Ou c'est ton pouvoir qui t'est monté à la tête ? déblatéra Peter.

-De quel droit oses-tu porter un jugement sur ce que je suis. Tu n'as même pas idée de ce par quoi je suis passé, ce que j'ai pu vivre. Tu as ta vie, ta compagne tout est merveilleux pour toi, mais moi je dois faire quoi? Vous voir tous heureux et m'en réjouir. Je suis désolée je suis loin d'être aussi altruiste, je serais plutôt du genre égoïste vois-tu.

-Putain si tu voulais bien mettre de côté ta fierté et venir avec nous parler au Major tu verrais que tout ceci n'est qu'un malentendu Bella. Il est totalement perdu et anéanti sans toi.

-Peter, je te promets que je ne vais pas pouvoir me retenir bien longtemps si tu n'arrêtes pas avec tes conneries. Et puis pourquoi est-ce que tu tiens tellement à gâcher ce moment. On vient de seulement de se retrouver.

-Tu es trop entêtée pour ton propre bien Bella, dit-il en se résignant, ce qui calma mes amies et moi également. Il se rapprocha de moi pour une nouvelle étreinte.

-Je savais pas que le grand Peter était autant câlin et aussi tendre qu'une jouvencelle, le charriai-je essayant de renouer avec notre ancien mode de communication. À moins que tu ne puisses déjà plus te passer de mon corps maintenant qu'il est à toutes épreuves, ce qui le fit éclater de rire.

-J'aimais la chaleur de ton corps humain et surtout l'affolement cardiaque que je te provoquais quand j'arrivais à te mettre mal à l'aise. Et puis effectivement je crois que je vais avoir du mal à résister à la tentation de ne pas te garder rien que pour moi. Toi et ta copine n'avez qu'à intégrer mon harem.

-Contente de voir que vous vous êtes retrouvés tous les deux, nous dit Charlottes en venant elle aussi dans l'étreinte.

-Je vais enterrer les corps Bella, m'informa Annabelle souhaitant nous laisser dans nos véritables retrouvailles.

-Tu avais vraiment l'intention de m'attaquer ? demanda Peter.

-Je n'y tenais pas mais si tu ne m'avais pas laissé le choix peut-être, j'en sais rien en fait.

-Impressionnant ton pouvoir. Mais je pensais que tu étais un bouclier enfin c'est ce que le Major nous avait dit, interrogea mon ami.

-C'est ce qu'ils m'avaient dit aussi, mais en fin de compte je suis télékinésiste ce qui n'est pas mal je dois dire. J'aime mon pouvoir il est bien utile certaine fois surtout dans les batailles ou quand je dois torturer.

-Ça fait bizarre de te savoir ce genre de vampire. J'aurais plutôt pensé que tu serais un peu comme Charlotte, avec un régime végétarien comme lui, m'avoua t-il.

-Cela aurait peut-être été le cas dans d'autres circonstances. Je pense que c'est ce que je serais devenue, si j'avais été transformée par eux ou dans un environnement différent. Mais de toute façon pour mon régime alimentaire la question ne se pose pas je suis avec Maria et elle m'a bien fait comprendre qu'il n'y avait pas de place pour ce genre de particularité. Ensuite pour le reste comme je te l'ai expliqué, j'ai beaucoup de rancœur à extérioriser. Et puis je crois qu'en plus de vouloir venger la mort de Paul, je reporte toute ma colère, ma haine et tous les ressentiments que je leur voue dans ce mode de vie. J'ai tout perdu à cause d'eux et aujourd'hui je suis tout ce que j'ai toujours fuit et refusé.

-En tout cas tu as été impressionnante, et tu es transformée depuis seulement un an ? demanda Charlotte.

-Un peu plus maintenant.

-Elle est également de second de Maria, les informa Annabelle en revenant. Elle tendit un change à Charlotte. Je reconnus un de mes Jeans et un de ses chemisiers.

-Merci, dit Charlotte en s'emparant de ses affaires elle rendit la veste à son mari et entreprit de se changer sans pudeur devant nous. Mais Peter était apparemment plus focalisé sur ce que venait de dire Anna.

-C'est ce que j'avais cru comprendre tu es réellement le second de Maria ? demanda-t-il les sourcils froncés, cette nouvelle ne l'enchantait apparemment pas.

-Oui depuis la date anniversaire de mes un an. J'ai conscience que tu n'es pas favorable à mon choix de vie Peter. Alors ne crois-tu pas qu'il serait bien que nous changions de sujet ? Raconte-moi ce que tu faisais ici ?

-Nous allions au Panama profiter d'un peu de soleil. Nous connaissons un endroit tranquille loin de toute civilisation et nous voulons nous y installer pour un trimestre ou deux, renchérit Charlotte profitant de cette question pour changer de sujet.

Ils m'expliquèrent comment ils avaient passé les deux dernières années, les personnes qu'ils avaient rencontrées. Puis me demandèrent ce que nous nous faisions ici. Je leur expliquais la mission d'infiltration, ce que je devais faire. Bien évidemment Peter se tendit mais ne dit rien, il me demanda juste de lui passer un coup de fil de temps à autre pour être certain que je sois toujours en vie. Nous parlions un peu de ce voyage que j'avais fait en solitaire, enfin ce que je pensais au départ. On échangeait nos anecdotes communes, quand le téléphone de Peter se mit à sonner. Il regarda le numéro et me fit signe de me taire alors qu'il décrocha.

-Salut Major, dit-il avec un sourire satisfait.

-Salut Pete comment va ? demanda la voix du Major que je reconnus tout de suite.

Mon cœur se serra et un vide immense me submergea. Charlotte le vit et vint tenter de me réconforter mais il était hors de question que je me montre faible surtout si cette faiblesse était dû à lui. Mais sa putain de voix c'est affolant l'effet qu'elle pouvait me faire, même à travers le micro du téléphone. Sa voix était hypnotisante, elle me réconfortait en même temps qu'elle me faisait me sentir plus seule que jamais.

-Ça va ! On vient juste de se faire attaquer par un groupe de soldat de Nettie, lui raconta Peter sur ton détaché comme si cela était une habitude.

-Qu'est-ce que tu fous dans le Sud Pete t'es malade ou quoi ? J'ai entendu dire que Maria avait repris le Texas. Si elle te trouve tu sais ce qu'il t'en coûtera.

-Nous ne sommes pas passés par le Texas mais par le Nouveau-Mexique. Et comme tu l'as dit Maria a repris le Texas et donc Nettie recrute activement. Mais chance pour nous nous avons eu l'aide providentiel de deux femelles elles nous ont aidé à décimer la troupe de soldats.

-Casse-toi de là-bas Peter, je ne pourrais pas supporter l'idée de vous perdre avec Charlotte, on pouvait sentir sa sincérité dans cette dernière phrase si seulement il avait pu l'être autant avec moi.

-Tu nous appelles pour une raison particulière Major ?

-Oui je voulais vous inviter à venir nous rejoindre dans le Maine. Nous allons renouveler nos vœux avec Alice, ma mâchoire se décrocha toute seule, j'en restais sans voix. J'aurais pu en pleurer tellement j'avais mal en cet instant, une simple petite phrase qui ravivait cette putain de souffrance, versant de l'acide sur mes plaies vives qui n'arrivaient pas à cicatriser.

-C'est quoi ce bordel Major ? grogna Peter en me fixant désespéré. Au moins il voit que ce que je disais était la pure vérité.

-Attention Peter, tu as beau être mon ami cela n'veut pas dire que je te permette de me parler sur ce ton, cingla le Major.

Quant à moi j'essayais de garder une attitude détachée je ne sais pas si cela était crédible car tous les regards étaient tournés vers moi.

-Tu n'es qu'un connard Major et j'en ai rien à foutre de tes mises en gardes. Je trouve que tu as bien vite oublié ta compagne moi, le Major grogna vraiment mécontent dans le téléphone.

-Peter tu ne dois ta survie qu'au fait que je savais que tu étais très attaché à Bella. Mais ne t'avises plus jamais de me manquer de respect de la sorte.

-Tu sais quoi Major tu fais la plus grande connerie de toute ta vie. Et non tu ne me verras certainement pas à ta merde de cérémonie. Et encore une chose rappelle-moi le jour où tu auras retrouvé ton cerveau, puis Peter raccrocha au nez de son ami.

Je n'avais jamais vu Peter être aussi dur avec le Major j'ai toujours cru qu'il vénérait son ami, c'était véritablement surprenant. Mais ce coup de téléphone aura au moins eu le mérite de démontrer que j'avais raison. Il ne m'avait jamais aimé, vu qu'il renouvelait ses vœux avec Alice. Quel hypocrite et dans un an ou deux il se trouvera une nouvelle maîtresse pour agrémenter un peu sa vie, pitoyable.

-Je suis désolé Bella, me réconforta mon ami en me prenant dans ses bras.

Je ne répondis pas car je crois que je n'aurais pas réussi à trouver assez de force pour ne pas m'écrouler devant mon soldat et quelle crédibilité pourrais-je conserver si cela venait à se produire. Mais je dois dire que la présence de Peter était rassurante. Je suis consciente que je venais de rejeter Charlotte alors que j'acceptais son compagnon, j'aimais, j'adorais Charlotte mais Peter était pour moi une sorte de double masculin. Il me comprenait sans que j'ai besoin de parler, il ressentait toute ma détresse et ne tentait pas de me dire quelconques paroles qui auraient été totalement déplacées et sans aucun effet. C'était instinctif entre lui et moi il savait ce que je voulais et ce dont j'avais besoin et c'est ce que j'aimais dans nos liens.

Nous restâmes comme ça quelques instants. Puis je me ressaisis en disant à Annabelle qu'il était temps que nous nous occupions de notre mission. Peter n'était pas vraiment enthousiaste pour me laisser partir après avoir eu des nouvelles du Major et ce genre de nouvelles qui plus est. Il me fit lui promettre de l'appeler pour lui faire savoir que je m'en étais sortie et qu'à chaque fois que je devais appeler Maria que j'en profite pour l'appeler lui aussi. Il était réellement soucieux de ma sécurité et je savais qu'il était désemparé parce qu'il commençait à douter des intentions de son ami à mon égard. Si j'avais été aussi importante qu'il lui avait fait croire aurait-il pu renouveler ses vœux aussi rapidement après mon décès ? Bon d'accord c'était avec sa femme, femme qu'il avait en même temps que la relation que nous avions entretenue mais tout de même. Enfin cela ne faisait que confirmer ce que je pensais du départ. Je n'étais qu'un enjeu rien de plus et je crois que dans tout ça c'est ce qui me faisait le plus de mal car je l'aimais moi.

Même encore maintenant, même après ce que j'avais traversé à cause de lui, je l'aimais et ça me rendait malade de savoir qu'il s'était foutu de moi, qu'il n'éprouvait rien du tout pour moi, qu'il s'était servi de moi, qu'il m'avait fait l'amour en me faisant ressentir son amour factice. C'était véritablement la pire des tortures qui soit et je lui reconnais volontiers qu'il était plus sadique que moi et qu'il méritait largement sa renommé. Il avait remporté la médaille du vampire le plus vicieux et le plus sadique haut la main, il était évident que je ne lui arrivais pas à la cheville dans ce domaine. Je me relevais et embrassais Charlotte et Peter après leur avoir promis que je prendrais soin de moi, que je les appellerais à chaque fois que cela serait possible. Je leur rappelais à tout les deux la dette qu'ils me devaient, car bien que je n'avais pas précisé pour Charlotte il était évident qu'elle devait garder le silence elle aussi.

Nous pûmes prendre la route, Annabelle resta silencieuse me laissant le silence nécessaire de pouvoir me reprendre. Et je pouvais dire que j'avais été ébranlée par cette nouvelle, d'une parce que c'était la première fois que j'entendais sa voix depuis plus de deux ans et qu'elle avait toujours un impact aussi fort sur moi. Et surtout parce que j'avais la certitude maintenant que mes conclusions étaient bonnes, et mon Dieu que cela était douloureux parce que malgré tout et c'était ça le pire, c'est que je l'aime toujours et cette révélation m'affligeait et me détruisait littéralement. Merde j'aimais toujours Jasper Whitlock, et je n'arrivais pas à guérir de lui, c'était désolant j'allais me transformer en Maria d'ici peu.

Nous arrivâmes pas très loin de ce que nous pensions être le QG de Nettie, et d'après les odeurs nous nous étions pas trompées de destinations.

-Tu es sûre que ça va aller Bella ? me demanda Annabelle.

-C'est Angela maintenant, et oui ça va. Ne t'inquiète pas pour ça, ce n'est qu'une de histoire ancienne.

-Si tu le dis, je me parais de mon air impassible et je reprenais ma place de second car il n'y a que dans ce rôle que j'excellais et que j'arrivais à donner le change.

J'étais chargée d'une mission et donc je mènerais ma mission à bien. Nous laissâmes la voiture pas très loin du lieu où était le QG de Nettie, et nous nous dirigions vers les grilles gardées du manoir. Les gardes nous escortèrent jusqu'à la maîtresses des lieux.

-Bonjours les filles, dit-elle pénétrant dans la pièce dans laquelle on nous avait demandé de patienter. Elle nous détailla minutieusement.

-Bonjour, répondis-je. Je suis Angela et voici mon amie Collin, nous venons te demander l'hospitalité pendant quelques jours.

-Moi je suis Nettie et je suis à la tête de ce clan. Comment saviez-vous que nous étions ici ? demanda-t-elle suspicieuse.

-Nous ne le savions pas nous sommes tombées en panne pas très loin d'ici et nous avons senti vos fragrances. Nous avons tout simplement pensé que peut-être vous accepteriez de nous recevoir quelques jours le temps de faire réparer notre voiture et de pouvoir profiter d'un peu de confort moderne, renchérit Annabelle.

-OK je vais vous accompagner dans votre chambre, je suis désolée mais vu le nombre de personnes présentes dans ce manoir je ne peux vous attribuer qu'une chambre pour vous deux.

-Ce sera parfait ne t'en fais pas nous avons l'habitude de vivre ensemble dans des conditions bien moins confortable généralement.

-Vous êtes nomades ? demanda-t-elle sur le ton d'une discussion polie.

-Oui en fait nous sommes à la recherche d'un endroit où nous établir tranquillement. Alors nous prenons le temps de voyager et de visiter chaque recoin du monde.

-Et vous avez vu des endroits intéressants ?

-J'ai eu un faible pour l'Inde, avouai-je sans mentir. Mais Collin préfèrerait un endroit plus moderne.

-Le Gange est une infection, il pue à des kilomètre à la ronde Angie, se plaignit Annabelle prise dans son rôle.

-On va éviter l'une de nos sempiternelles engueulades à notre hôtesse si tu le veux bien, la rembarrai-je.

-C'est vrai qu'au point de vue nourriture vous ne seriez pas embêtées mais je rejoins Collin dans sa perception du fleuve sacré.

-Ah ! Tu vois.

-Tu n'aurais pas dû maintenant elle va être invivable, rétorquai-je démoralisée à l'intention de Nettie ce qui la fit sourire.

-Dites voir les filles vous avez un pouvoir quelconque. Pas que cela soit indispensable pour avoir une chambre chez nous mais je n'aime pas être prise au dépourvu.

-Non nous n'avons aucunes facultés spéciales, mentis-je.

-Bien, voici la chambre que vous allez occuper durant votre séjour. Faites attention à vous en sortant, ce manoir est rempli de nouveaux-nés. Mais je vais les avertir que vous êtes ici vous devriez être en sécurité.

-Merci beaucoup Nettie nous te sommes reconnaissantes, termina Annabelle qui clôtura notre entretient.

Bizarrement je ne ressentais aucune menace émanant de Nettie elle était presque agréable comme hôtesse, mais je gardais à l'esprit qu'elle était également celle qui faisait trembler Maria ce qui voulait dire qu'elle était très intelligente donc autant ne pas nouer de véritables liens. Une fois Nettie partit je fis signe à Anna de ne pas parler, de peur que quelqu'un nous surveille un traqueur avec une ouïe plus développée que la normale pourrait entendre le moindre chuchotis dans ce manoir. Nous devions jouer notre rôle jusqu'au bout ici.

-Tu viens faire un tour de la propriété avec moi Collin ? demandai-je.

-Pourquoi pas elle a l'air tout à fait remarquable et t'as vu cette baraque elle est juste waouh ! dit-elle feintant l'enthousiasme.

Nous sortîmes enfin et nous fîmes le tour de la propriété essayant de trouver le fameux Alex mais rien de bien concluant. Nous passâmes trois jours en essayant de repérer l'espion de Maria, mais rien, nous avions fait le tour des soldats présents. Le soir du troisième jours après notre arrivée où nous avions pu étudier les soldats et les pouvoirs qu'ils pouvaient avoir. Rien de bien transcendant en tout cas aucun pouvoirs qui pourraient nous poser problème. Je commençais à réaliser que les vampires avec des pouvoirs n'étaient pas vraiment une chose courante dans notre communauté et le fait que Maria dispose de deux pouvoirs aussi important que le mien et celui de Ben était un avantage certain lors des affrontements et je comprenais maintenant pourquoi elle tenait autant à ma personne et qu'elle ne comptait pas me tuer. J'avais toujours pensé que cela était banal moi j'avais côtoyé le clan Cullen et ils en avaient tous, enfin la moitié du clan avait des pouvoirs spéciaux et impressionnant. Pour moi c'était monnaie courante mais je devais me rendre compte que les vampires avec des pouvoirs ne couraient pas les rues.

Nous fûmes appelées par Nettie ce qui me surprenait, j'espérais que nous ne nous étions pas faites prendre. Nous y allâmes feignant la nonchalance et l'insouciance que nous jouions depuis notre arrivée. Quand nous pénétrâmes dans la pièce où Nettie nous attendait nous pûmes constater qu'elle n'était pas seule et cela renforça mes craintes. Annabelle se tint plus près de moi, mais avant d'attaquer il nous fallait savoir si elle nous avait vraiment découverte.

-Angela et Collin, entrez et installez-vous.

-Merci Nettie, répondis-je.

-Bien je vous aie demandé car j'ai quelques petits tracas vous concernant.

-Ah bon ! Si nous pouvons t'être utile vas-y je t'en prie.

-Vois-tu Angela je pense que tu n'es pas censée ignorer qui je suis réellement.

-Effectivement nous avons entendu parler de toi, avouai-je.

-C'est pourquoi je me pose la question de savoir pourquoi vos odeurs étaient toutes les deux sur les lieux où nous avons retrouver un bûcher avec les corps de mes soldats.

-Oh ! Nous ne savions pas que c'était t'es soldats, fis-je surprise. Nous nous étions arrêtées pour nous nourrir à proximité dans la boîte de nuit. Puis lorsque nous avons voulu enterrer les cadavres, nous avons senti et entendu les bruits d'un combat nous nous sommes rapprochés par curiosité. Et nous avons vu trois femmes et un hommes se battre contre six autres vampires. Et je dois dire que franchement c'était impressionnant.

-Tu m'étonnes t'as vu cette femme elle a pris à elle seule trois de ses adversaires et l'autre qui s'est retrouvé aussi moue qu'un serpent comme si son corps n'avait plus d'ossature. Beurrrk ! fit Annabelle.

-Comment ça ? Racontez-nous ce que vous avez vu et entendu, nous commanda Nettie.

-Ben nous avons pas entendu grand chose quand on a vu ce qu'ils étaient capable de faire alors qu'ils étaient en sous nombre nous ne nous sommes pas attardées. Ils ont réduit en miettes leurs adversaires en un rien de temps. Nous sommes heureuses d'être restées en retrait car nous aurions pas fait long feu, nous ne sommes pas des combattantes nous, raconta Annabelle.

-Nous avons juste entendu deux prénoms la femelles qui avait pris trois adversaires s'appelle Bella et le mâle c'est Peter, nous n'avons rien entendu d'autre et nous nous sommes enfuit avant de nous faire repérer.

J'avais exprès avoué nos noms pour qu'elle se pose des questions sur Peter et moi et qu'elle ne fasse pas attention aux incohérences de l'histoire que venait de raconter Anna. Car elle avait dit que nous ne nous étions pas approché seulement nos odeur étaient partout, surtout qu'elle venait elle-même de le dire. Et quand elle ferait le lien elle saurait que nous sommes des espionnes.

-Merde qu'est-ce qu'ils foutent ici ! pesta Nettie. A-t-elle reprit son ancien soldat ? Ce serait surprenant mais plus rien ne m'étonnerait avec elle. J'espère qu'elle n'a pas réussi à attirer le Major parce qu'avec son nouveau second nous ne ferons pas le poids. Merde ! ragea-t-elle. Je décidais de partir maintenant avant que notre présence n'attire sa suspicions.

-J'espère que ça va aller pour toi Nettie, elle me regarda. Permets-nous de prendre congé si tu as les réponses à tes questions, lui demandai-je feignant d'être mal à l'aise, après tout j'étais censée être un vampire sans pouvoir et surtout pas un soldat.

-Oui merci les filles. Au fait vous reprenez la route quand ? nous demanda-t-elle de façon à nous faire comprendre que son hospitalité arrivait à son terme.

-Demain certainement nous ne voudrions pas abuser de ton hospitalité, répondis-je lui montrant que j'avais saisi son allusion.

-Très bien, dit-elle sans cacher son agacement.

Nous sortîmes un peu plus rassurées que notre histoire improvisée soit assez crédible au moins pour les quelques minutes qu'il nous faudrait pour nous enfuir avant qu'elle ne réagisse sur les incohérences de ce que nous venions de raconter. Anna me compris car au lieu de prendre la direction de la chambre que nous avait attribuée Nettie nous sortîmes et disparûmes rapidement.

-On l'a échappée belle, fit Anna.

-Ouais et tu as eu de la chance qu'elle ne fasse plus attention à ce que tu as dit sinon nous serions mortes à l'heure qu'il est, la repris-je un peu plus durement.

-Pourquoi je n'ai rien dévoilé, rétorqua-t-elle sûre d'elle.

-Tu as seulement dit que nous ne nous étions pas approchées alors qu'elle a clairement dit que nos odeurs étaient autour du bûcher. C'est pour cela que je lui ai révélé que j'étais présente et donné le nom de Peter également pour détourner son attention.

-Elle connait ton ami ?

-Oui elle et Lucy et Maria formaient le trio sanguinaire à l'époque, elles ont formé ensemble les premières armées de nouveaux-nés, enfin les premières avec une stratégie dont Peter et Charlotte faisaient parti. D'ailleurs de cette époque là il ne reste plus que cinq vampires encore en vie. Elles se sont séparées car Maria d'après ce que je sais, avait déjà une ambition démesurée et surtout les deux autres commençaient à avoir peur. Alors elle se sont associées pour essayer de tuer Maria, mais son second de l'époque a découvert le poteau rose et s'en suivit la fuite et la défection des deux alliées elles se sont séparées chacune protégeant son domaine. Mais la bataille a continué entre Lucy et Maria principalement. Nettie est plus réservée et surtout plus intelligente si tu veux mon avis.

-Son second c'était le Major ?

-Oui c'est peu de temps après cela que Peter et Charlotte se sont enfuit sous le couvert du Major.

-Bella est-ce que le Major est ton compagnon ? demanda-t-elle entre la crainte et l'interrogation.

Je grognais elle était en train de franchir la limite interdite. Mais je lui répondis quand même parce que je savais qu'elle allait revenir sur ce sujet un jour où l'autre.

-Crois-tu qu'il aurait épousé une autre femme peu de temps après mon décès s'il avait été mon compagnon ?

-Je ne sais pas, m'avoua-t-elle. Je ne sais pas ce qu'est ce lien. Je n'ai toujours eu que des aventures sans sentiments, même humaines d'ailleurs je ne suis jamais tombée amoureuse.

-Remercie le ciel de t'avoir épargnée, lui répondis-je amère.

-Ils font quoi tes amis maintenant qu'ils ne sont plus soldats ?

-Ils parcourent le monde en général. De temps à autre ils se posent dans un endroit qui leur plaît. C'est en général la vie des vampires à l'extérieur de notre vie. Il n'y a pas de conflit ailleurs dans le monde en tout cas pour ce que j'en ai appris. Il n'y a qu'ici où la guerre est perpétuelle.

-Pourquoi ne veux-tu pas partir tu en aurais les moyens ?

-Anna ne me force pas à me fâcher. Je crois même avoir été assez laxiste concernant le sujet de ma vie privée.

-Je suis désolée Bella, c'est juste que j'ai du mal à comprendre mais je ne t'importunerais plus.

-Bien, et pendant que j'y suis inutile de te dire de ne rien dévoiler à Maria concernant Peter et Charlotte. Et quant à Nettie nous lui raconterons la vérité sans parler de Peter et Charlotte nous lui dirons que nous nous sommes arrêtées chasser et qu'ils nous sont tombés dessus avec l'idée de nous violer, nous nous sommes défendues et nous les avons exterminés. Rien de plus.

-Je dirais comme toi. Ne t'en fais pas je ne dirais rien concernant Peter et Charlotte.

-Je vais les appeler maintenant pour les rassurer, avant que nous arrivions au ranch.

-Bonne idée ils doivent se faire du soucis, je pris mon téléphone et composais de mémoire le numéro qu'il m'avait donné.

-Allô ! fit la voix viril de Peter.

-Peter c'est moi. Comment vous allez ? Vous êtes bien arrivés ?

-Ouais nous sommes tranquille les pieds dans l'eau. Et toi tu t'en es sortie ?

-Oui de justesse je pense mais nous sommes parties à temps.

-Comment ça ?

-Ben la troupe de Nettie ne revenant pas elle a envoyé d'autres gardes à leurs recherches et bien entendu elle a un traqueur, il a senti nos odeurs à Anna et moi il a fallu qu'on invente une histoire. Mais je me doute qu'elle aurait découvert la supercherie, d'ailleurs je suis désolée mais j'ai dû t'impliquer pour détourner son attention de certaines contradictions entre ce que lui a rapporté son traqueur et l'histoire qu'a lancé Anna.

-C'est pas bien grave je n'ai plus l'intention de passer par là-bas. Si tu n'étais pas intervenue nous ne serions plus de ce monde. Donc maintenant je ferais comme tout bon vampire civilisé je prendrais l'avion.

-Wouah Peter le Néandertal qui va utilisé la technologie moderne.

-Et tu crois que j'ai fait quoi pour te suivre à travers le monde ? Que j'ai nagé ? dit-il offensé. Je ris en imaginant la moue qu'il devait faire.

-En voilà une bonne initiative. Embrasse Charlotte pour moi, et je vous contacterais dès que je pourrais.

-Sois prudente Bella et le jour où tu veux partir appelle-moi je viendrais te chercher.

-Ne t'en fais pas pour moi et prenez soin de vous deux.

-Bella je suis sérieux fais attention à toi. Et n'oublie pas que je serais toujours là pour toi.

-Je n'oublie pas. Allez je te laisse je dois appeler Maria maintenant. À bientôt Peter.

-À bientôt Bella, je prévins également Maria.

Nous arrivâmes après quelques heures de routes, Ben nous attendait il m'embrassa heureux que je rentre indemne, je pense car ce n'est pas dans ses habitudes de se montrer affectueux en publique. Tout le monde savait que nous entretenions une relation mais nous nous faisions aucune démonstration en dehors de nos chambres c'était comme une règle tacite entre nous. Il nous accompagna jusqu'à la pièce de Maria.

-Bien les filles alors racontez-moi ce qu'il s'est passé, nous demanda-t-elle après nous avoir indiqué les fauteuils.

-Nous nous sommes arrêtées peu de temps avant d'arriver chez Nettie pour nous nourrir et prendre des forces, par précaution. Il y avait une boîte de nuit, nous nous sommes nourris et au moment où nous enterrions les cadavres nous nous sommes faites encercler par quatre vampires, ils avaient dans l'intention de jouer avec nous si tu vois ce que je veux dire. Bien évidemment je n'ai pas posé de questions et nous nous sommes débarrassées des importuns. Nous sommes allées ensuite chez Nettie comme convenue, nous nous sommes faites passer pour des nomades elle a cru à notre histoire et nous a permis de rester chez elle un moment. Seulement nous ne savions pas que les vampires que nous avions détruits ceux qui voulaient nous violer étaient ses soldats, honnêtement je n'avais même pas pensé qu'il puisse s'agir de soldats. Comme elle ne les voyait pas revenir elle a envoyé son traqueur et bien entendu il a senti nos odeurs, sur les lieux et elle a voulu des explications. Nous lui avons seulement dit que nous les avions croisés rien de plus. Et nous sommes parties tout de suite après qu'elle nous ait laissé sortir.

-Elle vous a cru ? demanda Maria sceptique.

-En fait chance pour nous d'autres vampires sont passés près du bûcher ce qui fait qu'elle pense que c'est eux les exécuteurs. Je n'ai pas voulu prendre le risque de rester surtout que notre présence commençait à l'agacer, elle m'a fait comprendre qu'il était temps que nous reprenions la route.

-Vous avez pu voir Alex ?

-Non je pense qu'elle l'a tué nous avons croisé une bonne vingtaine de vampires dont la plupart sont des nouveaux-nés mais pas d'Alex.

-Pas de pouvoir particulier dans ses troupes ?

-À part le traqueur non rien d'intéressant ou de potentiellement dangereux.

-Bien les filles bon travail. Vous êtes parties au bon moment car elle va se poser les bonnes questions et vous vous seriez faites repérées.

-C'est ce que je pensais également.

-Penses-tu qu'elle va tenter d'attaquer bientôt ?

-Je ne pense pas elle sait qu'elle n'a pas beaucoup de chance de sortir vainqueur de cette bataille. Elle pense que c'est moi qui ait tué ses soldats. Enfin Bella ton second, elle pense également que tu as pu rappeler certains de tes anciens soldats. C'est ce qu'elle disait quand nous lui avons expliqué notre histoire.

-Tant mieux cela nous laissera le temps de pouvoir augmenter nos forces. Bien c'est une bonne nouvelle. Allez profiter de votre soirée les filles et aller vous nourrir vos yeux sont trop sombre.

-Bien Maria, répondis-je en me levant, Annabelle m'accompagna.

Nous sortîmes de la propriété et nous dirigeâmes en direction de Houston la nuit étant tombée nous pûmes prendre notre temps pour trouver les proies qui nous plaisaient.

J'eus le bonheur de croiser la route un cow-boy, bon ici ça courrait les rue, mais celui-ci était blond à la chevelure tombante et surtout il portait une alliance. Ce qui fit monter ma colère aussi brutalement qu'une éruption volcanique et bien évidemment c'est sur celui-ci que je portais mon choix. Peu de temps après l'avoir charmé et attiré dans un coin sombre pour jouer avec lui, bien que je ne suis pas de celles qui jouent avec leur nourriture d'habitude. Mais là j'avais besoin de reporter ma colère sur quelqu'un et l'humain avait la malchance de lui ressembler, j'aurais aimé que ce soit lui parce que je l'aurais fait souffrir aussi intensément qu'il me faisait souffrir même à distance. J'en fis mon repas au moment où il atteint l'orgasme et je dois dire que le malheureux à souffert car j'ai pris mon temps avec lui. Il me manquait que cela pour parfaire mon panel de particularité, j'étais un monstre buveur de sang humain, aimant le meurtre, la torture et le sexe et maintenant je pouvais ajouter que j'étais devenue une succube. Mon but était atteint je n'avais véritablement rien à voir avec les Cullen, aucune compassion pour l'espèce humaine, après tout ils n'étaient que mes repas pourquoi devrais-je m'en vouloir de quoi que ce soit ? C'était dans ma nature maintenant.

Annabelle revint alors que je réajustais mes vêtements elle me regardait interloquée, laissant son regard descendre sur les restes de mon repas qui gisait à mes pieds le pantalon sur les chevilles. Je lui pris son chapeau que je vissais sur ma tête et je rhabillais la charogne pour pouvoir l'amener et l'enterrer ailleurs. Le trimballer avec le pantalon aux chevilles n'était pas ce qu'il y avait de plus discret.

-Bella ! Es-tu sûre que tu ne veux pas parler ? Ça te ferait du bien d'extérioriser un peu ce qui te pèse autant.

-Annabelle le jour où je prendrais conscience que j'ai besoin d'une thérapie je te promets que je viendrais te consulter. Mais ce n'est pas le cas maintenant. Viens ici qu'on le transporte à deux sinon je vais attirer l'attention si je le porte seule.

Elle m'aida à prendre le macchabée et nous prîmes la direction de la voiture, où nous le plaçâmes dans le coffre. Je voyais qu'elle me scrutait bizarrement et au bout de dix minutes, ça m'agaça.

-Qu'est-ce qu'il y a Anna ? Tu ne vas pas me dire que cette histoire qui te choque t'en as vu d'autres ?

-En fait si ça me choque venant de toi. Mais ce n'est pas vraiment ce que j'ai en tête. Ne t'en fais pas nous en reparlerons une autre fois. Je vois bien que tu n'es pas comme d'habitude pour aborder ce sujet.

Je stoppais la voiture ayant trouvé un endroit isolé pour pouvoir enterrer le corps. Mais en plus cela me permettrait de pouvoir avoir une discussion avec Annabelle car je la sentais tracassée et apparemment ça n'avait pas l'air d'avoir un rapport avec moi. Et ça faisait déjà quelques jours qu'elle errait dans ses pensées. Et elle avait décidé de m'en parler je ne pouvais décemment pas laisser mes petits tracas l'empêcher de se confier maintenant qu'elle était prête à me faire part de ce qui la troublait.

-Qu'est-ce qu'il se passe Anna ?

-Je ne veux pas t'embêter avec mes problèmes Bella je crois que tu as plus que ta part à gérer ces temps-ci.

-Comment faut-il que je te dise ! Il n'est pas un soucis, il n'est rien pour moi Anna, alors dis-moi ce qui te tracasse depuis quelques jours.

-En fait je n'avais pas pris conscience qu'il pouvait avoir une vie en dehors de celle que nous menions. Et depuis que j'ai vu tes amis je me surprends à rêver de pouvoir moi aussi être libre de mes mouvements.

-Tu aimerais partir ? demandai-je soucieuse.

-J'aimerais oui. Je n'aime pas cette vie de guerre et de combats. J'aimerais pouvoir voyager, voir les paysages que je rêvais de voir lorsque j'étais humaine comme la terre de feu, gravir l'Himalaya pour y voir la vue de son sommet, aller en Autriche, faire des rencontres sans forcément tuer tous ceux que je croise.

-C'est la rencontre avec Peter et Charlotte qui t'a faite te remettre en question ?

-Oui je n'aurais jamais osé y penser avant je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir une autre vie pour nous vampire. Mais depuis que je sais qu'il y a une autre alternative, je ne fais qu'y penser.

-Pars maintenant Annabelle ! Décidai-je tout à trac.

-Je ne peux pas Bella, sois réaliste.

-Bien sûr que tu peux et tu vas le faire. On ne sait pas combien de temps tu vas pouvoir survivre chez Maria et combien de fois je vais pouvoir arriver à te sauver la vie ou te protéger. Alors pars maintenant c'est la dernière chose que je ferais pour toi. Tu mérites de voir tes rêves se réaliser.

-Elle va se venger sur toi Bella. Je ne peux pas te laisser supporter ça pour moi. Je te dois déjà la vie je ne veux pas rajouter à cela, je ne pourrais jamais te rembourser. Je fuirais plus tard sans impliquer personne je ne suis pas pressée.

-Fais ce que je te dis Anna, je traînerais jusqu'à l'aube et je rentrerais demain matin. Depuis que je suis transformée je ne fais que de mauvaises actions et je n'ai aucun remords mais si je dois faire une seule bonne action dans cette vie je veux que ce soit toi qui en bénéficie. Et de toute façon je ne compte pas m'attarder sur cette terre. Je commence à pouvoir dompter mes instincts d'ici peu je partirais et je ne veux pas te laisser derrière.

-Tu ne peux pas faire ça Bella ! s'écria-t-elle. Je ne te laisserais pas faire.

-Écoute-moi bien soldat. Tu n'as pas deux solutions, tu pars maintenant et surtout tu n'interviens plus dans ma vie.

-Mais Bella... je l'éjectais avec mon pouvoir. Elle se releva et avança pour revenir, je recommençais, elle atterrit à plus de 100 mètres.

-Bella s'il te plaît je ne veux pas que tu prennes pour moi, me supplia-t-elle.

-Tu sais très bien qu'elle ne me tuera pas. Et je suis capable de résister à tout ne t'en fais pas pour ça. Maintenant va t'en ! tonnai-je d'une voix autoritaire qui ne permettait aucune réflexion, ni désobéissance.

Je remis le cadavre dans le coffre ne voulant pas donner d'autre opportunité à Annabelle de revenir. Elle me regardait incrédule alors que je lui jetais un dernier regard lui souhaitant silencieusement bonne chance pour sa nouvelle vie. Quant à moi je prenais l'ampleur de ce que je venais de faire une fois seule dans la voiture en route vers une destination inconnue pour d'une me débarrasser du corps et de deux trouver un moyen de passer le temps en attendant de rentrer affronter la colère de Maria. Je savais que j'allais déguster mais elle méritait une bonne vie et qui sait avec un peu de chance Maria pendant sa torture perdrait ses moyens et finirait par me tuer. Plus que jamais mon côté suicidaire faisait partie de mon humeur.

La nouvelle du Major renouvelant ses vœux m'avait anéantie. Je m'étais senti si bien lorsque je l'avais entendu, sa voix si salvatrice et bienfaisante. Mon âme s'était apaisée comme jamais depuis ma transformation. Puis quand il est venu à parler de son remariage avec elle. J'avais eu l'impression qu'un million de tisons ardents venaient de transpercer ma poitrine de par en par comme lors de son départ, j'avais eu l'impression qu'il m'arrachait le cœur qu'il déchirait mon âme et tout mon être. Aucune douleur physique ne pouvait rivaliser avec ça. C'est pour cela que j'étais persuadée de supporter tout ce que Maria me ferait. Parce qu'après avoir subit le supplice infligé par le Major aucune torture ne serait assez douloureuse pour me faire flancher.

Le matin arrivant à grand pas je rentrais au ranch, j'avais réfléchis à ce que je dirais à Maria et j'avais opté pour la vérité. De toute façon il n'aurait servi à rien de mentir, parce que j'aurais de toute façon subit ses foudres étant le second et surtout parce que j'avais ma fierté et qu'elle avait beau être Maria je ne me dénigrerais pas à mentir par peur. J'arrivais et allais directement dans ses appartements, je l'entendis qui était en train de profiter d'un bon moment avec Cassie. J'allais repartir quand elle me dit d'entrer. Ce que je ne voulais pas plus que ça, car arriver au beau milieu d'une séance sexe surtout avec elle ne m'inspirait pas vraiment. Quand je pénétrais elles se rhabillaient, ce qui me fit penser que ma petite nouvelle n'allait peut-être pas me coûter tant que ça en espérant que Cassie se soit surpassée.

-Que veux-tu Bella ? me demanda Maria d'un calme quasiment surnaturel.

-Je viens t'avertir que Annabelle nous a quitté, lançai-je de but en blanc.

-Comment ça quitté ? demanda-t-elle avec un soupçon de menace dans la voix.

-Partie comme dans partir vivre une autre vie, j'avais beau afficher de l'assurance, j'étais loin de la ressentir.

-Cassie va chercher Ben, ce qui ne présageait rien de bon pour moi. Et tu l'as laissé faire ? me demanda-t-elle.

-Oui, répondis-je.

-Es-tu aussi conne que tes actes le laisser penser Bella ? Ou veux-tu simplement marcher dans les pas de ton Major ? Ce que je commence à penser sérieusement, vu que tu copies son style vestimentaire également ! dit-elle en désignant le chapeau de mon repas qui n'avait pas encore quitté ma tête.

-Ce n'a rien avoir avec ça ! répondis-je agressive. Me parler du Major en ce moment n'était pas la chose à faire.

-Je ne sais pas ce qui ne va pas avec toi Bella mais il va être temps que tu te reprennes. Je ne tolèrerais pas que tu désobéisses et encore moins que tu te permettes de me parler sur ce ton, Ben arriva a ce moment.

-Tu veux te comporter comme le Dieu de la guerre tu auras droit au même sanctions, je rugis, pourquoi est-ce que tout devait faire référence à lui dans ma vie.

-Je n'ai pas fait ça pour lui ? J'ai fait ça pour laisser une chance de vie à Anna, grognai-je menaçante. J'étais en colère j'en avais marre que tout le monde fasse référence à lui ravivant à chaque fois un souvenir douloureux.

-Ben maîtrise-la et amène-la au sous sol, ordonna Maria en colère également.

Ben me regardait peiné mais s'exécuta, maintenant j'espérais l'avoir mise assez en colère pour qu'elle me tue. Arrivés au sous-sol Maria se tenait face à moi je la fixais bien droit dans les yeux la défiant par le fait.

-Bella je ne sais pas ce qu'il s'est passé durant ta mission pour que tu perdes la tête de cette façon et je suppose que je ne le saurais pas, mais ce changement me dérange. Que tu t'amuses avec ton repas comme tu l'as fait de par ce que je peux sentir passe encore en fait je m'en fous royalement. Mais que tu aies laissé délibérément Annabelle partir ça je ne le tolère pas. Je vais te punir comme tu le mérites pour m'avoir désobéit et pour avoir défié mon autorité une fois de trop et j'espère qu'après cela tu te reprendras.

Elle commença par m'arracher les yeux pour que je ne puisse plus rien voir, bien évidemment la douleur que je pouvais ressentir était atroce j'aurais voulu hurler mais tout resta dans ma poitrine bloqué par le pouvoir de Ben. Puis elle me mordit un peu partout laissant une abondance de son venin couler en moi et la brûlure que cela produisait était comme si de l'acide fluoroantimonique coulait dans mes veines. Cet acide que l'on connait également comme le super acide le plus fort jamais exploité, est encore plus corrosif que l'acide sulfurique. Et c'est vraiment ce que j'avais l'impression d'avoir dans mon corps.

Elle arracha mes membres supérieurs ce qui provoqua un regain de douleur. Elle m'asséna également une multitude de coups je sentais tous mes os se casser, je savais maintenant ce que je faisais endurer à mes victimes quand je leur broyais les os de l'intérieur et je dois dire que je n'avais pas conscience de ce que je pouvais infliger comme douleur. Elle ordonna à Ben de relâcher mes cordes vocales elle voulait m'entendre la supplier de m'achever ou de l'épargner. Je pus hurler bien que cela n'amoindrissait en rien ma souffrance.

Mais je ne la suppliais pas. Elle arracha mes jambes également au bout de deux heures de tortures intensives et voyant que je n'avais pas l'intention de la supplier de quoi que ce soit bien que je me serais bien laissée tenter ne serait-ce que pour avoir un peu de répit. Mais mon orgueil était plus fort que mes désirs, et j'arrivais à tenir ce pour quoi je m'étais préparée. Elle me laissa la journée comme ça, elle avait emmené mes membres et je ne pouvais pas les faire revenir à moi ne sachant pas où elle les avait mis de plus ils devaient être en dehors de ma porté télékinésique et puis j'étais tellement affaiblie que mon pouvoir était quasi inexploitable. Elle revint le soir avec Ben me ré-assembla, j'avais retrouvé tous mes membres manquant, seuls mes yeux ne m'avaient pas été remis, j'eus peur qu'elle les eut brûlé. Malgré le fait d'avoir récupéré les parties de mon corps je ne pouvais toujours pas bouger.

Maria ne voulait pas prendre de risque alors elle demanda à Ben de me garder sous son contrôle. Et elle recommença la même comédie que le matin, attendant de moi que je perde ma détermination et que je la supplie, mais j'avais beau être faible et souffrir le martyr je pouvais encore résister à ses tortures. Elle passa encore deux heures approximativement à m'infliger différents supplices quoique je n'étais pas certaine de la durée, car me faisant torturer je n'avais peut-être pas la même perception du temps. Et ce cinéma dura longtemps très longtemps, j'avais perdu le fil des comptes je pense que nous avions certainement passé plus d'une semaine à ce rythme et je commençais sérieusement à revenir sur mes convictions. En plus de la torture physique le temps qu'elle me laissait je m'infligeais une torture plus vicieuse car je ne pouvais m'empêcher de penser au Major et les révélations qu'il avait faites à Peter. J'aurais aimé pouvoir mourir, j'aurais aimé qu'elle ait pitié et qu'elle m'achève par ce que je ne tenais plus.

Elle avait ajouté aux tortures quotidiennes l'épreuve de la soif, j'avais en plus de la douleur la gorge aussi brûlante que de la lave en fusion. Elle le savait et venait une fois par jour avec un humain, son odeur me faisait perdre la raison. Et je savais que j'allais perdre la partie, je ne pouvais plus tenir j'avais trop soif, j'avais trop mal, j'étais fatiguée aussi bien physiquement que mentalement, je devais me rendre à l'évidence je ne pouvais pas gagner, pas avec cette donne. Elle revint avec un humain encore et ma gorge s'enflamma devenant un véritable brasier ardent.

Elle plaça l'humain qui venait de perdre connaissance devant moi, je sentais ses pulsations, j'entendais son sang parcourir ses veines, je sentais sa si bonne odeur prometteuse d'un succulent repas, je lâchais prise il me le fallait j'allais lui dire ce qu'elle voudrait entendre pour que tout ceci cesse, il fallait que je puisse me nourrir. Elle n'avait plus besoin de Ben depuis plusieurs jours déjà, je n'étais plus assez forte pour être une menace pour elle.

-Alors Bella va t-on poursuivre nos petites habitudes quotidiennes.

-Non Maria. Épargne-moi ou tue-moi, mais arrête s'il te plaît, réussis-je à gémir entre deux spasmes de douleurs.

-Et bien il était temps. Tu sais que tu es tenace, me dit-elle en me ré-assemblant.

Je pus de nouveau voir elle me remit les yeux en place j'avais été dans l'obscurité tellement longtemps que la lumière même sombre comme elle l'était dans le sous-sol me brûla les yeux. Je les refermais par réflexe, puis enfin elle me jeta le corps de l'humain qui était à ses pieds je pouvais à peine bouger. Mais je réussis à trouver assez de force pour ramper jusqu'à lui et l'amener à ma bouche. Maria partit et je pus résorber un minimum ma soif bien que ce n'était vraiment pas suffisant que ce soit pour ma gorge ou pour mes forces qui avaient du mal à revenir.

Ben arriva, il se dépêcha de me soulever du sol sans un mot il me colla à lui et m'amena dans ma chambre, nous croisâmes quelques vampires en chemin et je vis le regard terrifié qu'il me portait, ce qui laissait présager que je devrais rassoir mon autorité enfin si je ne perdais pas ma place de second ce qui était moins sûr. Mais de toute façon je ne laisserais personne me marcher dessus. Il me déposa sur mon lit et alla dans la salle de bains où je l'entendis faire couler un bain. Quand il revint il arracha les haillons qui me restaient sur le dos et me porta jusque dans la baignoire.

-Détends-toi je vais te chercher de quoi étancher ta soif et te faire récupérer tes forces, il embrassa mon front et partit rapidement.

Alors que je profitais de détendre mes muscles je faisais le tour de tout ce qu'il s'était passé depuis que j'avais entendu sa putain de voix dans le téléphone de Peter. J'avais complètement perdu les pédales, en dehors du fait que j'ai permis à Anna de pouvoir fuir. Je n'étais pas très fière de moi et de ce que j'avais fait, que ce soit en ce qui concernait l'humain, où le fait que j'ai volontairement provoqué Maria pour la pousser à bout afin qu'elle me tue, malheureusement tout ceci avait été vain.


Je sens que vous n'allez pas être contentes je me trompe! :)

Alors le remariage de Jasper vous en pensez quoi? Allez y lâchez vous ;)

Et cette Maria alors vous voyez qu'elle n'est pas aussi gentille qu'au début :)

N'hésitez pas pour me dire ce que vous avez pensé hein! lol

Sinon encore une dernière chose, on approche du chapitre 24 plus que deux c'est pas génial ça? Sans parler du fait que le prochain chapitre est un Pov Jasper ;)

Bye bye Bet's

23

Chapitre 23 : Espoir inattendu.

Pov Jasper.

J'étais tranquillement installé dans cet hôtel grand luxe Parisien le Meurice, enfin tranquillement ce n'était pas vraiment le mot, car j'entendais et sentais Emmett en train de s'exciter sur une console vidéo. Sérieusement venir à Paris pour rester enfermer dans une chambre d'hôtel à jouer à la console il avait besoin d'une bonne greffe de matières grises. Quoique je me permettais de porter un jugement mais j'étais moi-même dans notre chambre d'hôtel. Alice et Rose étaient parties faire le tour des grandes boutiques Parisienne. J'étais heureux de savoir qu'Alice pouvait subvenir toute seule à ses besoins de part ses investissements boursier car je suis certain qu'à l'allure où mon épouse dépensait dans cette ville, la totalité de mes comptes en banque n'y auraient pas suffit.

Nous étions tous présents dans la capitale française sauf Esmé et Carlisle qui profitaient de se retrouver un peu seuls. Nous avions prévu que notre départ leur donnerait un peu d'intimité, et cela les ravissaient autant que le reste de la famille. Et je crois qu'ils en avaient besoin entre les tensions, le drame de la perte de ma compagne, de leur fille et notre renouvellement de nos vœux, ils avaient besoin de se retrouver un peu seuls.

Nous étions à Paris depuis deux jours et autant dire que je vivais un Enfer entre Alice et Rose. Emmett, Edward et moi avions décidé de les accompagner seulement aux défilés de soirée. Pour le reste du temps nous nous occupions comme nous le pouvions et surtout comme nous le souhaitions, nous avions déjà été obligé de venir à cette fameuse fashion-week, mais bien sûr pas sans avoir négocié notre semi liberté.

Cette ville me rappelait le début du voyage de Bella, et j'avais dans l'idée de refaire son parcours pour lui rendre hommage. Elle avait voulu le faire avec moi et j'aurais tellement souhaité être avec elle dans cette ville si intéressante et pas pour le côté romantique je ne le suis pas de toute façon, mais plus pour ses aspects culturel et historique, pour son art, pour elle.

Mais cela n'était plus possible alors j'allais refaire son parcours que je connaissais par cœur, son journal de voyage qui ne me quittant jamais. Quand je l'avais ouvert la première fois et que j'avais lu le nom qu'elle lui avait donné j'avais compris toute l'ampleur du manque qu'elle ressentait, elle avait écrit dans ses pages comme si elle s'adressait à moi. Et du coup à force de le lire je connaissais par cœur, bien qu'une seule lecture avait suffit pour arriver à cet effet avec notre mémoire photographique. Je connaissais chaque courbes de sa calligraphie maladroite, chaque virgules, chaque espaces, chaque points, j'avais même repéré les endroit où ses larmes avaient imbibé le papier. C'était dans cette ville qu'elle avait réalisé que nous étions plus que deux amis, et aujourd'hui j'y revenais avec une autre, avec mon épouse qui n'était malheureusement pas elle. Parce qu'elle m'avait abandonné, elle avait refusé la transformation, elle avait préféré sa vie d'humaine à moi, non elle avait choisi la mort que sa vie d'humaine pouvait lui offrir à moi. Je n'étais pas grand chose à côté de cet espoir et aujourd'hui je vivais dans un mal être permanent avec un vide incommensurable dans ma poitrine. Comment avais-je pu en arriver là tout ça à cause de cette salope de Victoria. Je repensais à cette période où j'avais décidé de la traquer.

Flash back

Nous avions commencé notre recherche par Seattle puis nous avions sillonné tout l'état de Washington en vain pas une piste de cette salope rousse. Nous étions aussi frustrés l'un que l'autre. Installés dans une forêt communale, nous venions de finir de chasser et nous réfléchissions chacun de notre côté à ce qu'il conviendrait de faire et où orienter nos recherches.

-Jasper tu devrais peut-être ouvrir la lettre d'Alice.

-Je n'ai pas vraiment envie de lire ses excuses.

-Ce n'est peut-être pas que cela, tu connais Alice elle a dû voir que ce n'est pas ce que tu voudrais lire. Je suppose qu'il doit y avoir autre chose, elle ne ferait jamais ce que tu ne veux pas. Et qui de mieux placé qu'elle pour savoir à l'avance ce qu'il nous faut.

-Tu as peut-être raison, acquiesçai-je en prenant la lettre qu'elle m'avait écrite dans la poche arrière de mon jean, après l'avoir décacheté j'entrepris la lecture.

Jasper,

Je sais qu'il t'a fallu les conseils d'Edward pour que tu ouvres cette lettre. De toute façon rien d'autre ne te l'aurait faite ouvrir avant. Et j'en suis peinée, je pensais que tu me connaissais mieux que cela. Je ne vais pas te faire un long discours sur mes regrets concernant le drame qui nous touche, parce que je ne sais pas encore quoi en penser, je n'ai pas d'avis propre encore concernant cette situation, en fait je ne sais toujours pas à quoi m'en tenir. Je tenais seulement à t'informer que tu trouveras les indices que tu recherches dans la ville de Libby dans le Montana. Tu devras y chercher un certain Riley, vampire transformé par Victoria. Il sera en mesure de t'apporter les réponses aux questions que tu te poses. Au moment où tu ouvriras cette lettre il te restera trois jours avant qu'il parte de cet endroit.

Quant à moi je sais déjà ce qu'il va te dire, c'est l'une des raisons qui font que je quitte la famille pendant quelques temps j'ai besoin de me retrouver et de savoir où j'en suis et ce que je veux pour mon avenir. Quand je reviendrais je ne reparlerais plus jamais de Bella et je ferais comme si elle n'avait jamais intégré la famille, quand les autres en parleront je ne répondrais jamais, je veux l'oublier. Je sais que cela te fera du mal quand tu liras cette lettre et que tu seras en colère après moi, mais je crois que c'est ce que j'ai de mieux à faire, en tout cas pour ma santé mentale. Bien sûr cela ne concerne que moi, je crois qu'en y réfléchissant tu pourras comprendre ma position.

Je te dis à bientôt Jasper, prends soin de toi. Et toi aussi Edward, excusez-moi tous les deux.

Affectueusement Alice.

-C'est déroutant, mais je la comprends quelque part elle a beaucoup souffert de cette situation, elle aussi, commenta Edward.

-Edward je n'ai pas vraiment envie de débattre sur le bien fondé où non du mutisme ou de la politique de l'autruche qu'Alice a l'intention d'adopter. C'est peut-être égoïste mais pour le moment je m'en fous. Elle vient de me donner un indice que je dois suivre et je ne m'en tiendrais qu'à ça, parce qu'il n'y a que ça qui compte aujourd'hui.

-Comme tu le souhaites, dit-il en se relevant.

J'imitais son geste et nous partîmes en direction du Montana. Je ne doutais pas de ce qu'Alice avait dit, j'aurais mes réponses là-bas. Ce qui me laissait perplexe c'est qu'elle pointait du doigt le fait que je retourne chez les Cullen ce qui me surprit car je n'avais pas l'intention de retourner avec eux pour le moment, trop dur et trop de souvenirs douloureux. Je décidais de ne pas me tourmenter plus que nécessaire et j'aviserais une fois que je serais devant ce Riley. Ce qui nous prit deux jours, vu nous avions décidé de parcourir les états à pieds. Nous arrivâmes dans la ville de Libby nous attendîmes la nuit pour partir à sa recherche c'était un jour d'une grande clarté. À la nuit tombée nous sortîmes de notre hôtel et nous n'avions pas eu à attendre longtemps avant de lui tomber dessus il était dans une ruelle avec une jeune fille complètement saoule dans les mains. Il n'avait pas encore eu le temps de commencer son festin. Il grogna bien évidemment en nous sentant arriver, il protégeait sa proie comme si nous allions la lui prendre.

-C'est toi Riley ? commençai-je. Il fut surpris, puis son humeur passa de la surprise à la suspicion.

-Nous voulons seulement te poser quelques questions, si tu sais rester civilisé il ne t'arrivera rien, reprit Edward. Je n'étais pas forcément d'accord avec son point de vue mais si cela me permettait d'avoir mes renseignements, soit.

-Que voulez-vous ? demanda le vampire en face de nous.

-Oui nous sommes les Cullen, et non ce n'est pas nous. Raconte nous s'il te plaît. S'il y avait bien une chose dont j'avais horreur avec Edward c'était le fait qu'il devance toutes les discussions parce qu'il puisait et prenait ce qu'il avait besoin dans l'esprit des autres, nous n'étions pas tous télépathe.

-Apparemment Victoria serait morte et il croyait que c'était nous les responsables, avança Edward prudent.

-Comment ça, morte, m'énervai-je. C'était à moi de tuer cette salope ! Qui a fait ça ? hurlai-je après le vampire en face de moi.

Bien évidemment je ne retins pas ma rage et il reçut de plein fouet toute ma haine et ma rancœur. Il grogna prêt à me sauter dessus, je remplaçais ses émotions par de la crainte je voulais qu'il me réponde avant qu'il ne m'attaque et que je le tue. Ce qui fit son effet il se soumit face à mon autorité il devait avoir quitté son statut de nouveau-né depuis peu, car il se comportait comme tel.

-Réponds qui a tué cette salope ? Je le sentis s'irriter lorsque j'avais insulté sa créatrice, mais je n'en avais que faire de ses états d'âmes.

-Je croyais que c'était vous, vu qu'elle en avait après votre humaine.

-Non ce n'est pas nous. Peux-tu repasser ce que tu te rappelles que je puisse voir par moi-même, peut-être aurais-je un quelconque indice.

-Trouve quel est le bâtard qui a osé m'ôter la satisfaction de venger Bella, il me fallait un responsable, je devais reporter ma souffrance et ma colère sur quelqu'un. Au bout de quelques minutes où je sentais Edward en prise avec sa colère et sa frustration, il se résigna.

-Non il ne sait rien, il a rien vu. Il a découvert le bûcher, il a seulement pu en identifier le contenu qu'à cause des lambeaux de la veste de Victoria qui restaient près du bûcher.

-Putain c'est pas vrai ! hurlai-je de dépit.

-Calme-toi Jasper tu vas attirer l'attention, m'intima Edward mais j'en avais rien à foutre.

Qu'est-ce que j'allais faire si je ne pouvais même pas venger ma compagne ? Que me restait-il pour me maintenir dans cette putain de vie ?

-Nous Jasper. Il te reste nous ta famille. Nous n'allons pas te laisser et tu le sais.

-Ce n'est pas ce que j'ai envie d'entendre Edward, avouai-je avec colère.

Depuis la mort de Bella plus rien ne comptait pour moi, même blesser mon entourage m'importait peu. J'étais en colère contre la terre entière.

-Et qu'est-ce qu'on fait de lui ? demandai-je en pointant Riley qui venait de tuer sa proie sans même l'avoir bu juste parce que ses sanglots l'agaçaient.

-C'est toi qui vois. Juste pour que tu saches il a été transformé par Victoria dans le but premier de traquer Bella. Et s'il n'était pas tombé sur les loups il l'aurait tué, il est même entré chez Charlie pour récolter des indices pendant qu'il dormait. Je sais que c'est une maigre compensation mais au moins il ne restera vraiment plus rien de Victoria si tu l'élimines.

-Ce n'est pas une mauvaise idée, répondis-je alors que le trouillomètre de Riley descendait en flèche.

-Vous aviez dit que vous ne me feriez rien, tenta le vampire.

-C'était avant de savoir que tu avais pénétré chez le père de ma compagne, arguai-je.

-Attends l'humaine n'était pas sa compagne à lui ? demanda l'inconscient.

Il ne m'en fallut pas plus pour le réduire en morceaux suite à quoi nous récupérions ses restes pour aller les brûler à l'extérieur de la ville nous aurions eu dû mal à expliquer les raisons d'un bûcher en plein centre ville.

Fin du Flashback

Le temps s'était écoulé et cette salope de Maria ne m'avait pas appelé. Alice revint environ deux mois plus tard. Comme elle l'avait expliqué dans sa lettre elle ne reparla plus jamais de Bella, ni même aucune allusion, quand il arrivait à Rose, Emmett ou encore aux autres membres de la famille de venir à aborder son sujet elle quittait simplement la pièce. Je sentais toujours sa rancœur concernant Bella et ses sentiments me révulsèrent et souvent nous nous disputions à cause de cela. Je comprenais qu'elle puisse lui en vouloir mais j'avais dû mal à supporter des sentiments négatifs concernant ma compagne. Elle faisait en sorte de se contrôler la plupart du temps ce qui me soulageait, et puis le reste de la famille voyant que cela faisait naître des conflits entre nous évitait d'en parler. Bientôt le prénom de Bella devint presque tabou en la présence d'Alice. Mais avec Edward et Emmett principalement nous en parlions même si c'était encore difficile pour moi. Je ne voulais pas que le prénom de ma compagne finisse dans l'oublie, elle méritait plus que ça.

Les mois défilèrent et j'avais encore dû mal à me sortir de ma dépression toute la famille essayait de m'aider et de m'épauler mais rien n'y faisait et dire que je devais vivre avec ça pour le reste de ma vie. L'expression l'Enfer sur Terre prenait tout son sens.

Cela faisait presque un an que Bella était morte et mon chagrin ne faiblissait pas. J'arrivais à supporter les autres avec un peu plus de facilité et certaine fois j'arrivais même à rire des blagues d'Emmett même si je n'étais plus vraiment aussi franc et entier que je l'avais été par le passé. Je n'étais plus complet non plus, il me manquait ma meilleur moitié, je crois que cela pouvait aisément se comprendre. Alice avait tenté un rapprochement et je dois bien avouer que son enthousiasme légendaire arrivait à me faire du bien de temps à autres. Cependant certaine fois je la sentais plus vide, un peu comme moi. Je me demandais souvent si elle en voulait beaucoup à Bella, et si quelque part au fond d'elle il ne lui restait pas un peu de sympathie et un peu d'amour pour celle qui lui avait ravi son mari. Était-ce peut-être à cause de ça qu'elle paraissait si triste quelques fois, car elle savait maintenant que Bella était mon âme sœur. Peut-être qu'avec le temps elle apprendrait à lui pardonner bien qu'il n'y ait rien à pardonner. On ne peut pas rejeter l'attraction de deux âmes sœurs, on peut essayer et je crois que nous y étions assez bien parvenu Bella et moi, nous nous étions voilés la face longtemps. Mais au bout du compte nous nous étions retrouvés et si cette putain de malchance qui s'obstinait à la suivre ne l'avait pas rattrapé elle serait encore vivante aujourd'hui.

Avec Alice nous étions presque de nouveau aussi complice qu'avant, en fait je crois que c'est ce qui pourrait être le plus proche de ce que nous avions été autrefois. Car la confiance que nous nous étions témoignés par le passé était belle et bien révolu que ce soit pour l'un comme pour l'autre, nous nous étions fait beaucoup de mal réciproquement.

Mais quoi qu'il en soit nous avions renouvelé nos vœux. Nous savions pertinemment que nous n'étions pas des âmes sœurs, en tout cas moi je le savais. Je savais également qu'un jour Alice allait trouver son véritable compagnon, mais en attendant je m'emploierais à essayer de la rendre heureuse, je lui donnerais tout ce que je n'ai pu donner à ma compagne, car elle aussi le méritait et si je ne pouvais vivre avec mon âme sœur, Alice était celle avec laquelle j'avais beaucoup partagé que ce soit des sentiments ou la vie tout simplement. Et je pense que je me devais surtout de réparer tout le mal que j'avais pu lui causer également, je vivrais pour la rendre heureuse puisque pour moi c'était trop tard.

Nos vœux furent prononcés et Alice était aux anges, c'était presque comme si rien n'avait jamais eu lieu, elle était heureuse, elle transpirait la joie de vivre, elle exultait littéralement. Par contre nous avions discutés concernant le côté plus intime de notre relation, et pour le moment ni l'un ni l'autre n'étions prêts à reprendre une activité sexuelle ce qui je dois dire m'avait soulagé. Je pense quand sans cette clause tacite dans notre contrat de mariage je n'aurais pas accepté. Depuis ma dernière fois avec Bella je n'avais plus eu de rapport sexuel que ce soit avec Alice ou même solitaire, j'étais bon pour rentrer dans un monastère, je n'aurais jamais pensé que je pouvais avoir une période d'abstinence aussi longue et quelques fois je me faisais penser à Edward.

Les mois s'écoulèrent lentement la notion de temps est assez aléatoire surtout pour nous vampires mais je dois dire que je n'avais jamais été aussi pressé qu'il s'écoule. Pour quelle raison ? Tout simplement parce que j'attendais impatiemment le coup de téléphone de Maria qui me permettrait d'aller rembourser ma dette et qui sait peut-être laisserais-je ses merdes de seconds me tuer pour que je puisse aller rejoindre ma compagne. Mais elle tardait à m'appeler car elle avait apparemment et d'après les rumeurs, trouvé un nouveau second presque aussi sanguinaire que je l'étais. Mais le jour où elle le ferait, serait ma délivrance, je sais que je suis uni à Alice mais je n'arrivais pas à ne pas penser à Bella, pas un jour ne passait sans qu'elle ne vienne me hanter. Et je repensais régulièrement à nos trois semaines de bonheur j'en déprimais que d'avantage, et je n'avais même plus mon meilleur ami pour en discuter.

J'avais appelé Peter et Charlotte la première fois pour les informer du décès de ma compagne. J'avais entendu Peter s'écrouler au sol quand j'avais sorti cette putain de phrase fatidique, j'avais entendu ses gémissements qui signifiaient qu'il pleurait ma compagne. Ce n'était pas dans le tempérament de Peter ça. Peter était un peu comme moi il était fort et fier jamais il ne se serait mis dans un tel état s'il n'avait pas aimé Bella profondément. D'ailleurs j'avais même été jaloux de leurs rapports, ils s'étaient liés tellement facilement tous les deux, et encore si je n'avais pas été empathe je n'aurais jamais pu imaginer qu'ils puissent s'aimer aussi intensément et surtout aussi sainement. Cela s'était fait instantanément, si nous avions pu nous aussi nous reconnaître aussi facilement nous n'en serions pas là aujourd'hui, je ne serais plus seul et même si aujourd'hui j'étais marié avec Alice et que nous avions renouvelés nos vœux, je me sentais seul et j'étais seul.

La seconde fois où j'avais appelé Peter et Charlotte depuis la mort de ma compagne s'était pour lui annoncer la cérémonie avec Alice. Je l'avais bien entendu appelé, bien qu'Alice m'avait signifié qu'ils ne viendraient pas puisqu'elle ne les avait pas vu dans l'une de ses visions concernant la cérémonie. Mais j'étais loin de penser que Peter le prendrait aussi mal. Il m'avait littéralement insulté, et traité de tous les noms, il m'avait même dit de ne le rappeler que quand j'aurais récupérer mon cerveau, s'il avait été en face de moi je crois que j'aurais été capable de le tuer pour m'avoir manqué de respect de cette façon. Et depuis je n'avais plus de nouvelles, je savais qu'il n'était pas fan d'Alice mais de là à la rejeter parce qu'elle prenait la place de Bella, c'était excessif même si je le comprenais.

Bella n'était plus, elle m'avait abandonné. Elle avait préférée sa putain de vie d'humaine, enfin elle avait préféré se choisir une mort humaine c'était vraiment différent. Car ce n'était pas la vie que Bella convoitait, elle convoitait sa mort elle l'avait toujours préférée à n'importe quoi, même mon amour n'était pas assez fort, et pour cela je lui en voulais.

Aujourd'hui le seul qui avait aimé Bella et qui ne me tournait pas le dos de par mes choix était Edward. Car même quand Alice était là il en parlait et jouait sa berceuse, lui non plus ne voulait pas la laisser tomber dans l'oublie, et cela me rassurait et me faisait du bien.

J'étais en train de penser à tout cela, je pensais à ma Bella quand Edward fit sentir sa présence.

-Désolé mon frère mais tu sais que c'est un sujet pour lequel je ne me lasse pas, me dit-il chagriné.

Je savais qu'il aimait venir se réfugier dans mes souvenirs de Bella, même si quelque fois cela lui faisait mal. Mais il avait besoin de la voir avec mes yeux car elle était belle, souriante et épanouit enfin jusqu'à ce jour maudit où ils sont venus lui et Alice.

-Pour ça aussi je suis désolé si j'avais su je crois que j'aurais même pu vivre en sachant qu'elle serait à toi plutôt que de vivre son manque chaque jour.

-Moi aussi je m'en veux, je savais ce qu'elle ressentait, je savais que je la blessais et la trahissais. Sa plus grande peur était de s'attacher pour être abandonnée de nouveau, et c'est exactement ce que j'ai fait en toute conscience. J'aurais dû être égoïste j'aurais dû écouter ma putain de bête qui me disait de la garder pour moi de la transformer de force, de tout foutre en l'air et de tout envoyer chier. Mais je ne l'ai pas fait j'ai voulu respecter son choix et regarde aujourd'hui à quoi nous en sommes réduits. Nous sommes pitoyable autant l'un que l'autre.

-Ouais mec t'as raison vous êtes pitoyables et pathétiques, reprit Emmett qui venait à son tour d'arriver.

-Ton idée était bonne. Si nous faisions tous les trois son parcours à Paris que nous allions dans les lieux qu'elle a visité et qu'elle a aimé. Pour lui rendre hommage.

-Ça c'est une putain de bonne idée, avança Emmett heureux de repasser sur les traces de sa sœur préférée.

Car si tout le monde se doutait de l'attachement qu'il éprouvait pour Bella, moi je savais qu'elle était sa sœur préférée. Et que le jour où Edward nous avait obligé à partir de Forks il était le seul à s'être levé pour dire haut et fort que nous nous trompions qu'elle faisait partie de la famille et que nous ne pouvions pas la laisser livrer à elle-même, il s'était fâché contre tout le monde. Il avait eu le cœur brisé quand Rosalie avait dû intervenir sachant qu'il ne pourrait aller contre son âme sœur. Elle l'avait menacé de partir sans lui et elle l'aurait fait. Mais sa joie avait été si intense quand il a su que nous allions la revoir à Hanover et ce n'est rien en comparaison de ce qu'il a ressenti quand elle avait décidé de lui pardonner. J'aurais pu me nourrir de son allégresse et de son bonheur jusqu'à la fin de ma vie. Emmett était un cœur pur il était entier et honnête avec lui même et ses sentiments.

-Et dans ses pensées également, renchérit Edward qui n'avait rien perdu de la direction qu'avait pris mon esprit.

-Bon alors vous restez à bavasser les filles ou nous allons rendre un dernier hommage à ma petite sœur.

-Très bien on y va ma libellule, le repris-je, ce qui le fit grogner.

Et c'est ainsi que je pris le journal de Bella, même si je n'en avais pas besoin le connaissant par cœur c'était un peu comme si elle était avec nous, une partie d'elle l'était tout du moins et c'est le mieux que l'on pouvait espérer malheureusement à l'heure actuelle. Je portais le livre à mon nez, mon odeur imprégnant encore la reliure.

-Oui, elle l'était, fit Edward attristé en réponse à la question muette d'Emmett.

-De quoi parlez-vous ? demandai-je.

-Il se posait la question de savoir de qui Bella était la compagne, et sa supposition l'a amené à penser qu'elle était tienne.

-Tu le savais ? demanda Emmett incrédule.

-J'en ai pris conscience quand je me suis aperçu que je souffrais moins que lui, alors je me suis posé les bonnes questions et j'ai dû me forcer à être honnête avec moi. Je suis dans vos têtes en permanence, et cette vénération qu'il lui vouait celle-là même qui me rendait jaloux était assez identique à celle que tu voues à Rose ou Carlisle pour Esmé. C'était seulement trop difficile pour moi de l'admettre, mais je te jure que je l'ai aimé de toute mes forces et de toute mon âme, finit-il.

-Je le sais, Edward. Seulement toutes ces erreurs les miennes, les tiennes font qu'aujourd'hui je suis en manque, un manque éternel qui ne pourra jamais être comblé, ni remplacé. Et même la présence d'Alice dans ma vie ne suffit pas à atténuer son manque et ce que je ressens, conclus-je.

-Je sais et je m'en voudrais pour le reste de mon éternité. Si seulement je pouvais retourner en arrière pour tout recommencer je le ferais et je te la ramènerais.

-Je le sais Edward, allez en route nous avons pas mal d'endroit à visiter. Tu vas regretter d'avoir voulu venir Em, Bella adorait l'histoire de cette ville et de ce pays. Elle a visité pratiquement tous les musées et les sites historiques de Paris.

-J'ai l'impression de passer pour un inculte avec vous deux. Ce n'est pas parce que je préfère les jeux vidéos que je ne m'intéresse à rien d'autre, se renfrogna-t-il sous nos sourire amusés malgré la situation solennelle.

Nous partîmes alors et nous avions refait le parcours de Bella en respectant l'ordre de ses visites nous attardant sur ce qu'elle avait préféré, et même Emmett se prenait au jeu. Nous nous rappelions des anecdotes que nous avions partagé avec elle et chacun appréciant les histoires des autre, même lorsque Edward parlait de ses nombreuses visites nocturnes et de leurs longues conversations, je n'étais pas jaloux, enfin je me contrôlais assez aisément, ce qui lui tira un sourire satisfait. Nous étions au musée du Louvre donc à peu près à la moitié du programme de Bella quand mon téléphone sonna je ne pris même pas la peine de regarder qui tentait de me joindre dans mon esprit il ne pouvait s'agir que d'Alice. Mais celui d'Edward sonna en même temps ce qui me surprit. Nous nous regardâmes et décrochions ensemble.

-Salut Major !

-Peter ? Je t'ai déjà dit d'arrêter de m'appeler comme ça.

-Ouais mais je préfère « ça ». Dis voir je t'appelle pour savoir où tu es ? J'aurais besoin de te voir rapidement.

-À Paris, c'est la fashion-week, lui répondis-je d'un air blasé.

-C'est clair tu n'es définitivement plus le Major Whitlock, pour aller à ce genre de niaiserie.

-Et toi ou es-tu ? demandai-je. Dans le même temps j'avais la réponse dans la conversation qu'Edward avait avec Carlisle.

-Putain Peter tu es chez Carlisle !

-Ouais mec et je t'attends, je ne repars pas sans t'avoir vu. Je vais leur coller au train comme une mouche sur le cul d'une vache.

-Putain tes métaphores sont toujours aussi minables soldat. Et pourquoi est-ce que tu veux me voir ?

-Je ne peux rien te dire et encore moins par téléphone. Ramène juste ton cul ici et rapidement.

-Je devrais être furax contre toi de m'obliger à interrompre mon pèlerinage. Mais le fait d'échapper aux défilés te sauve la vie, plaisantai-je satisfait de voir que notre dernière discussion avait été digérée des deux côtés.

-Je le savais que tu n'étais pas totalement perdu. Allez rapplique rapidement, tes... parents sont assez mal à l'aise à l'idée que nous nous installions ici avec eux.

-Putain Peter dégage de chez eux, va à l'hôtel j'arrive.

-Certainement pas mec. Je te l'ai dit je leur colle au train je ne veux pas risquer de ne pas te voir, ce que j'ai à te révéler est de la plus haute importance.

-Ça va j'ai compris, mais attention à toi. Tu les laisses tranquille si j'apprends que...

-Je ne leur ferais rien. Je sais me tenir, j'ai moi aussi des bonnes manières. Mais je dois te voir le plus vite possible.

-OK j'avance mon retour. Juste une question est-ce que Carlisle et Esmé courent un risque ou un danger quelconque ?

-Non personne ne risque rien, enfin moi certainement par la suite. Mais je ne te dirais rien par téléphone et ramène ton cul rapidement. Bon je te laisse je vais tenir compagnie à Carlisle.

-Putain Peter tu... il avait raccroché, le salaud m'avait encore raccroché au nez.

Je restais assez intrigué par son comportement il n'était certainement pas comme cela en temps normal. Il ne s'imposait pas comme il le faisait en ce moment en tout cas j'espérais sincèrement pour lui qu'il se comporte correctement en présence d'Esmé et Carlisle car autrement ami ou pas il allait se souvenir de comment réagissait le Major quand il était contrarié.

-Ouais c'est bizarre ? renchérit, Edward.

-Par contre qui l'annonce aux filles parce que moi je vous jure que je ne le ferais pas, lâcha Emmett suintant la peur. Mon téléphone sonna de nouveau.

-Apparemment tu n'auras pas à le faire, constata Edward.

-Jasper c'est quoi ce bordel ? Pourquoi est-ce que vous voulez rentrer plus tôt ?

-Tu n'as rien vu ? demandai-je surpris.

-Non je n'ai rien vu d'autre à part ton échange de billet pour repartir ce soir, dit-elle énervée.

-Peter vient de m'appeler il est chez Carlisle et Esmé et il m'attend.

-Il ne peut pas revenir la semaine prochaine ? Après tout nous l'attendons toujours pour le mariage nous ! Argua-t-elle contrariée.

-Apparemment non. Il ne veut même pas quitter la maison d'Esmé sans m'avoir vu, elle grogna, je savais qu'elle ne portait pas Peter et Charlotte dans son cœur non plus.

Ils étaient trop simples pour elle, sans fioritures, brut de décoffrage et pour Alice cela était embarrassant et comparé à un manque de savoir vivre et de bonnes manières. Ce qui la gênait le plus c'était le langage peu raffiné qui avait tendances à fleurir nos discussions lors de nos rencontres, de vieilles habitudes difficile à perdre, surtout lorsque nous nous retrouvions.

-Bien fais comme tu veux mais il est hors de question que je rentre avant la fin de cette semaine. Va voir ce qu'il veut si tu veux mais ne compte pas sur moi pour interrompre cette semaine que j'ai planifié depuis des mois.

Dans un sens j'étais soulagé, car avoir Alice agressive contre mes amis pour lui avoir fait rater son séjour dans la capitale de la mode, la semaine de la fashion-week, c'était presque signer leurs arrêts de mort. J'avais espéré et même prié pour ne pas avoir à gérer ça.

-OK je vais aller voir ce qu'il veut et j'avise une fois sur place, je vis Edward me faire signe qu'il m'accompagnerait. Et Edward vient avec moi également.

-Je m'en serais douter. Pour Emmett dis lui de voir directement avec Rose je ne suis pas un messager,dit-elle furieuse.

-Alice ça va aller et puis de toute façon c'est pas comme si notre présence était obligatoire. C'est un truc que Rose et toi pouvez faire ensemble entre fille ce qui est bien mieux que de traîner avec vous trois mecs qui s'en foutent royalement, tentai-je de la calmer.

-C'est sûr que c'est moins passionnant que la visite de Paris en bateau mouche ou celle de Notre-Dame ou encore du Louvre. Je suis désolée de ne pas avoir les mêmes centres d'intérêts qu'elle, a-t-elle craché blessée.

-Alice s'il te plaît ne réagit pas comme ça. Tu sais pourquoi nous l'avons fait.

-Oui je suis désolée Jasper c'est juste que je me faisais une joie de rester entre nous cette semaine. Cela nous aurait permis de nous retrouver un peu plus, mais tout est foutu en l'air.

-Tu ne sais pas ce qu'il veut me dire ? demandai-je.

-Non c'est assez flou en fait je n'arrive rien à voir de concret. Je crois qu'il ne veut pas que je sache tout de suite, répondit-elle en grognant.

-Bien j'irais voir ce qu'il veut et nous revenons avant la fin de la semaine. Comme ça on passera un moment ensemble rien que tous les deux, je l'entendis souffler de soulagement.

-On fait comme ça. Il y a un avion qui décolle dans deux heures si vous partez maintenant sans prendre de bagage vous pourrez l'attraper et dis à Emmett d'appeler Rose je vais lui expliquer, mais il faut qu'il l'appelle sinon elle ne se calmera pas.

-Je le ferais, répondis-je.

-Jasper je t'aime, me dit-elle.

-Je sais, lui répondis-je incapable de lui retourner cette simple phrase.

Pas que je ne l'aimais pas, parce que j'avais des sentiments pour Alice. Mais j'avais connu le véritable sens de ces quelques mots et je ne pouvais me trahir et être aussi cruel pour les dire à Alice alors qu'ils n'avaient pas la même profondeur pour elle que pour moi.

Emmett prit son téléphone et appela Rose, il se fit incendier pendant un bon quart d'heure mais il refusa de passer le reste de la semaine ici si nous étions pas avec lui. Rose prit mal le fait qu'il la laisse à Paris sans lui. Il promit de revenir avant la fin de la semaine pour passer un moment romantiques tous les deux. Ce qui parut calmer la furie Rosalie. Ce qu'il y avait de sûr c'est que je n'aurais jamais eu ce genre de souci avec Bella, elle se foutait de la mode comme de sa première culotte. Edward s'amusa de ma réflexion.

Nous avions abandonné le Louvre et nous nous trouvions à l'aéroport, Edward se chargea de nous prendre les billets et effectivement nous n'avions pas eu longtemps à attendre. Je pouvais dire que certaine fois le don d'Alice était pratique, souvent en fait les seuls fois où il m'agaçait prodigieusement c'était quand je voulais essayer de lui faire une surprise.

Nous avions débarqué dans le Vermont à Bulington il nous restait environ 320 kilomètres à parcourir, heureusement pour nous la Volvo d'Edward nous attendait dans le parking qu'il avait loué le jour de notre embarquement pour la France.

La route me parut extrêmement longue, je me demandais ce qu'il avait pu arriver à Peter pour débarquer comme ça à l'improviste et surtout à s'incruster comme il le faisait ce n'était décidément pas dans ses habitudes, encore moins sa façon d'insister lourdement pour que je rentre. Et puis il avait dit que lui risquait sa vie, quand je lui avais demandé si Carlisle et Esmé risquaient eux quelque chose.

-Ne te tourmente pas nous arrivons bientôt tu auras tes réponses.

-Ça ne me rassure pas.

-Tu crois que quelque chose se trame contre nous, pour que tes amis restent avec Carlisle et Esmé ? demanda Emmett

-Non il m'a répondu qu'ils ne couraient aucun risque. Mais j'ai un mauvais pressentiment. La dernière fois que j'ai eu Peter au téléphone nous nous sommes brouillés et là il débarque s'installe chez Carlisle et exige que je rentre sur le champs. Il y a quelque choses de louche.

-On va le savoir très vite, dit Edward en prenant une petite route à l'extérieure de la ville nous enfonçant dans la foret. Ils ne sont pas seuls il y a une femelle avec eux.

-C'est qui ? demandai-je.

-J'en sais rien il ne pense pas à elle. En fait ils pensent tous à leurs proies apparemment ils me cachent la raison de leur visite, dit-il frustré.

Au plus j'avançais au plus je fus saisi par les émotions qui régnaient. Ça variait entre la peur, presque de la terreur venant de celle que je ne connaissais pas, de la peur, du contentement de l'appréhension et une joie incommensurable venant de Peter et Charlotte. De l'incrédulité du questionnement et de l'angoisse venant de Carlisle et Esmé. Ce qu'il y avait de surprenant avec des âmes sœurs c'est que leurs émotions allaient en général par paires lorsqu'ils étaient ensemble confrontés à une situation inhabituelle.

Nous rentrâmes Esmé nous enlaça chacun notre tour Edward leur ayant dit lors que nous rentrions sans les filles, elle ne posa pas la question. Carlisle nous salua également. Mon regard se porta aussitôt sur Peter et Charlotte ainsi que sur leur compagne, les sentiments de Peter et de Charlotte pour elle étaient surprenant, je ressentais de la reconnaissance en grande quantité.

Charlotte fut la première à venir m'enlacer.

-Jasper tu m'as tellement manqué, me dit-elle.

-Pas tant que ça sinon vous seriez venus à mon mariage, ne pus-je m'empêcher de rétorquer amer.

-La seconde plus grande connerie de ta vie, si tu veux mon avis, rétorqua Peter nonchalamment restant assis sur le canapé. Je grognais, s'il m'avait fait venir pour régler nos comptes il allait vivement le regretter et très vite déchanter.

-Tu es là pour quoi au juste ? un pic d'excitation d'espoir et d'incrédulité extrême s'empara d'Edward.

-Repasse cette pensée tout de suite ! ordonna-t-il autoritairement en direction de la nouvelle. Un ton que je ne lui avais jamais entendu auparavant et qui choqua toute notre famille. Elle eut un mouvement de recul.

-Pour ça ! dit simplement Peter en désignant la femelle.

De nouveau de l'excitation, de l'incrédulité, de l'espoir démesuré, une joie immense m'engloutit joie provenant également de Peter, Charlotte et même de la nouvelle. C'était quoi ce bordel.

-Elle est vivante Jasper ! hurla Edward. Elle a été transformée, elle est vivante. Bella est vivante ! il exultait littéralement et attrapait la femelle dans un hystérie peu commune en la serrant contre lui. Moi j'étais choqué et encore le mot était faible.

-C'est quoi cette histoire ? Vous ne tenez pas à la vie pour me faire un coup pareil, grognai-je.

-Bella est bien vivante, intervint la nouvelle.

-Annabelle c'est son nom, m'informa Edward. Elle était avec Bella apparemment.

Je grognais de nouveau je ne savais dire si c'était de rage, de colère ou d'incrédulité. Je sentais l'espoir s'insinuer en moi et j'avais peur de le laisser prendre le pas sur ma raison. Moi Jasper Whitlock, j'avais peur.

-Je t'assure qu'elle est en vie par contre elle n'est plus la Bella que nous avons connu mais elle est en vie, tenta de me rassurer mon frère.

-Nous l'avons vu Major, c'est bien elle je peux te l'assurer je l'ai même serrer dans mes bras il n'y a pas de doute.

Pouvais-je laisser l'espoir me contaminer ils étaient tous sincères, Peter l'avait vu, il l'avait senti, il l'avait étreinte. Il ne pouvait pas se tromper. Tout le monde se laissa submerger par l'espoir Esmé qui se jeta dans les bras de Carlisle, Emmett qui attrapa Charlotte pour lui faire un baiser sonore sur la joue sous les grognements de Peter.

-C'est vrai elle est en vie ? demanda Esmé qui avait le même appréhension que moi.

-Je vous assure qu'elle l'est, affirma Peter déterminé.

-Raconte-moi ce que tu sais, ordonnai-je à celle qui venait de dévoiler les images à Edward.

Je pense que c'était la raison de sa présence, Peter devait avoir peur de venir sans preuve pour m'annoncer une nouvelle pareille, j'aurais pu le tuer, et il en était conscient.

-Non ce n'est pas la raison mais elle est bien là pour apporter son témoignage parce que Peter a fait une promesse, qu'il ne peut pas trahir. Il te racontera après. Raconte-lui Annabelle s'il te plaît, dit Edward soudain plus calme. Je pouvais même dire que cette fille l'intriguait mais j'avais bien assez de mes émotions à gérer pour le moment.

-Tu projettes Jasper, fit Emmett en proie aux doutes et à l'ivresse.

-Désolé.

-Je suis comme Peter et Charlotte, je viens du Texas d'où je me suis enfuit. J'ai été transformée par Maria pour devenir soldat dans son armée. Il y a peine près de quatre ans, je grognais, j'avais peur de ce qu'elle allait dire, putain faite qu'elle ne soit pas là-bas.

Emmett vint à mes côtés et me posa sa main sur l'épaule en guise de soutien alors qu'Annabelle se statufia terrorisée. Je comprenais pas sa réaction je ne lui avais rien fait.

-Elle va te l'expliquer par contre prépare-toi Jasper et contrôle-toi, putain il venait de confirmer ce que je pensais, il ferma les yeux pour affirmer.

-Elle est là-bas elle est un soldat ? demandai-je redoutant sa réponse.

-Non elle n'est pas un soldat elle est le second de Maria, me corrigea Annabelle.

-Putain mais c'est pas vrai ! C'est pas possible ! Pas ma Bella, elle ne peut pas ! hurlai-je.

-Je t'assure qu'elle te dit la vérité Major. Je l'ai croisé il y a quelques mois...

-QUOI ! Tu sais depuis tout ce temps qu'elle est en vie et tu m'as laissé sans rien dire, tu savais que j'étais misérable et tu ne m'as rien dit, grognai-je alors que je m'apprêtais à lui sauter dessus.

Emmett tenta de m'attraper pour m'enserrer dans sa poigne de fer mais je lui décrochais un coup dans l'abdomen qui le propulsa et l'envoya directement sur la grande table d'Esmé qui bien évidemment se brisa et rendit l'âme sous l'impact. Peter se mit en position devant Charlotte, et Annabelle bien que terrorisée prit la même posture comme s'ils pouvaient m'arrêter. Je sautais sur Annabelle qui était mon premier obstacle, je l'éjectais rapidement Edward la rattrapa au vol. Peter était juste devant moi je lui projetais une douleur atroce car je connaissais ses aptitudes aux combats, de plus la maison d'Esmé n'y aurait pas survécu, et pour finir je devais compter avec les aptitudes de Charlotte également. J'étais sur Peter je le relevais d'un seul bras, j'avais rarement atteint une colère pareille. Il savait que ma compagne était en vie et il ne m'avait rien dit et il savait qu'elle était mienne et il avait gardé le silence.

-C'est Bella qui lui a fait promettre ! hurla Edward pour me détourner de Peter et de ce que j'allais lui faire.

Ce qui m'arrêta instantanément. Dire que j'étais décontenancé était un euphémisme. Comment ma compagne pouvait lui avoir dit de ne pas m'avertir ? Pire pourquoi ne pas vouloir me retrouver, elle devait savoir maintenant que j'étais son compagnon ? À moins qu'il ne faille qu'elle me voit maintenant avec ses nouvelles capacités de compréhensions pour s'en rendre compte et l'accepter.

-Laisse-le s'expliquer Major, me supplia Charlotte pleine de peur et de tristesse.

-Explique-moi la raison pour laquelle tu ne m'as pas prévenu que ma compagne était toujours en vie, ordonnai-je autoritairement, en le lâchant.

Il se réajusta avec les lambeaux qu'il lui servait maintenant de veste.

-Il y a quelque mois quand tu nous as appelé pour nous faire part de ton remariage, elle était avec nous, elle a tout entendu.

-Merde ce n'est pas possible, me lamentai-je.

-Comme tu dis ! Et ça l'a achevée. Enfin pour en revenir à l'histoire c'est elle et Annabelle qui nous ont sorti de la merde avec les soldats de Nettie.

J'avais la sensation de me noyer, l'air qui ne m'était pourtant pas indispensable me manquait. Elle avait entendu que je me remariais avec Alice, mais merde pourquoi est-ce qu'il fallait que je fasse tout de travers. Il continua son histoire sans tenir compte de mon absence et c'est Edward qui me ramena dans la réalité en me posant sa main compatissante sur mon épaule.

-Ils étaient partis en recrutement, nous nous sommes pas méfiés quand nous les avons sentis nous avons continuer notre route avec Charlotte, puis ils nous ont encerclé, ils voulaient s'amuser avec Charlotte. Bien évidemment j'ai réagi mais ils ont rapidement eu le dessus sur moi. Bella est arrivée à ce moment là, elle les a distrait et puis je l'ai reconnu. J'étais tellement surpris que je l'ai appelé seulement elle est relativement connu dans le sud, ils ont su qu'elle était le second de Maria. Elle et Annabelle ont dû se battre pour éliminer les soldat de Nettie et je peux t'assurer que j'ai rarement vu plus redoutable et surtout plus sanguinaire que ta compagne, dit-il encore choqué, avis partagé avec Charlotte et Annabelle.

-Bella ne vit que pour tuer, elle prend plaisir à torturer et ne fait pas dans le sentiment. Je crois que je suis même la seule à pouvoir dire que j'ai pu bénéficier du peu de sympathie qu'elle possède. Elle m'a sauvé la vie deux fois, la première fois elle s'est opposée à Maria lorsque cette dernière lui a ordonné de tuer les troupes qui avaient plus de un an, et bien sûr je faisais parti de ceux-là. Elle a réussi à me sauver la vie, puis lorsque je suis revenue de mission je lui ai parlé de mon envie de vivre comme ses amis Peter et Charlotte, elle m'a dit de partir sur le champs de ne jamais revenir qu'elle avertirait Maria après que j'ai pris assez d'avance au cas où elle enverrait quelqu'un d'autre, ajouta Annabelle.

-Tu sais ce que cela signifie ? Tu sais quels risques elle a prit pour toi ? Aujourd'hui elle est peut-être morte pour t'avoir aidé à partir, arguai-je la peur au ventre.

-Je sais ce que je lui dois. C'est également une des raisons pour laquelle je suis ici. Je sais ce que tu représentes pour elle. Mais ne t'en fais pas elle est toujours vivante, Maria a trop besoin d'elle et de son pouvoir pour remporter la bataille contre Nettie. Comme je te l'ai dit Bella est très forte. Elle jouit d'une réputation digne du Dieu de la guerre lui-même, je comprends pourquoi elle est ta compagne, termina-t-elle.

-Comment ça elle n'est pas un bouclier ? demanda Edward surpris.

-Non elle est télékinésiste. Son pouvoir n'est pas général, mais il est redoutable. « Elle » est redoutable car son pouvoir associé à son sadisme, je vous assure que les ennemis se battent entre eux pour ne pas se confronter à elle, j'avais dû mal à croire ce que disait ce soldat.

Ma Bella n'était pas comme celle qu'elle me dépeignait, je commençais à douter de ce qu'elle avançait. Bella avait un cerveau tortueux et voire même vicieux mais de là à devenir la copie de ce que j'étais il y a un monde et surtout je n'y voyais pas ma compagne.

-Je peux t'assurer que c'est bien elle. Je viens de puiser des scènes dans l'esprit d'Annabelle ainsi que les tortures qu'elle a infligé à celui qui avait l'intention de... s'en prendre à Annabelle je t'assure que c'est elle. Et effectivement elle n'est certainement plus la Bella que l'on a connu.

-Ça je vous l'assure elle ne l'est plus, affirma Peter. Et comme le dit Annabelle elle tient dignement le flambeau de celui que tu as été Major.

-Putain comment a-t-elle fait pour se retrouver dans les griffes de Maria ?

-D'après ce que je sais. Maria était venue te chercher pour te demander ton aide dans la bourgade paumée où habitait Bella. Et elle l'a vu en train de résister à un vampire, avec son pouvoir à l'état humain.

-Et Maria l'a transformée après avoir tué le vampire, terminai-je.

-Qui était ce vampire ? demanda Emmett qui comme le reste de la famille était resté silencieux.

-Une femelle qu'elle connaissait mais Bella n'abordait jamais ce moment de sa vie. En fait il valait même mieux ne jamais lui en parler, répondit Annabelle terrifiée. Je ressentis un frisson de dégoût émaner d'Edward qui devait avoir certainement puisé une image dans la tête de la brunette.

-Maria l'a fait alors qu'elle venait de se réveiller lors de son premier entraînement. Et je n'ai pas fait long feu face à elle et pourtant j'avais de l'expérience. Apparemment elle avait… un ami auquel elle tenait, un certain Paul. D'après le peu que je sais il est mort pour avoir essayé de la protéger. Et je pense qu'elle culpabilise énormément, répondit Annabelle à ma question silencieuse.

-C'est possible en effet, admis-je.

En fait j'étais totalement déboussolé entre le fait de savoir qu'elle était en vie et je peux vous assurer que cette nouvelle me transportait de joie et le fait qu'elle était devenu ce vampire sanguinaire qu'elle et Peter me dépeignaient. C'était un peu trop pour moi. J'arrivais pas à avoir un raisonnement sensé et logique la seule chose qui me venait là tout de suite à l'esprit c'était d'aller la chercher. D'ailleurs c'est ce que j'allais faire, j'allais aller au Texas chercher ma compagne. Il était hors de question que je la laisse là-bas entre les mains de Maria. J'allais récupérer ma compagne quoi qu'il m'en coûte et même si je devais tuer Maria et sa merde qui n'était même plus second vu que c'est Bella qui avait ce poste.

-Je viens avec toi, lança Edward.

-Ce n'est pas un endroit pour toi Edward, tu n'es pas fait pour cette vie.

-Si Bella y est et toi tu y vas j'irais aussi. J'ai trop de mauvaises actions sur la conscience et je pourrais me rendre utile. Et puis j'ai l'occasion de pouvoir rattraper mes conneries du passé, je n'en aurais peut-être pas d'autre.

-Très bien de toute façon tu n'as pas l'intention d'abandonner ?

-Non, déclara-t-il d'une volonté sauvage, que je ne lui connaissais pas.

-Tu devras obéir à tout ce que je te dirais. Car connaissant Maria elle profitera de l'occasion pour m'enrôler, et je voudrais pas être obligé de devoir te soumettre comme je devrais le faire avec les simples soldats.

-Je ferais ce que tu diras ne t'en fais pas.

-Major, commença Annabelle mal à l'aise. Je ne t'ai pas tout dit.

-Parle alors, l'incitai-je agacé.

-Bella a comme qui dirait beaucoup de mal avec… euh... votre... euh, elle était paniquée et suintait la peur par tout ses pores.

-Bella ne veut plus te voir, termina Peter à sa place le plus naturellement du monde. C'est pour cela qu'elle m'a fait promettre de ne rien te dire. Elle a fait jouer le fait qu'elle m'avait sauvé la vie pour solliciter l'emploi de la dette d'honneur. C'est pour cela que je n'ai rien pu te dire j'essayais de trouver une solution mais je ne l'ai pas trouvé. J'ai seulement vu une opportunité lorsque Annabelle nous a retrouvé, elle ne lui a rien fait promettre. Bien que l'on sait que si Bella l'apprend avant de t'avoir pardonné elle risque sa vie tout comme Charlotte et moi d'ailleurs.

-Comment ça elle ne veut plus me voir ? demandai-je démoralisé par ses paroles.

-Elle pense que tu t'es servi d'elle. Elle pense que tu l'as séduite pour lui, dit Peter en désignant Edward.

-Elle devrait savoir maintenant qu'elle est vampire qu'elle est mienne.

-Je pense qu'elle le sait il y a votre photo dans sa chambre. Mais elle refuse cette idée, elle renie ce que tu représentes elle renie même ce qu'elle est. Elle nous appelle les sangsues, les parasites enfin toutes sortes de gentillesses de cet acabit, ce qui fit rire Emmett.

-On peut reconnaître la patte de Jacob là dedans, fit-il.

-De toute façon il ne sert à rien de polémiquer ou de discuter ici ça ne m'avancera pas au contraire je ne ferais que rajouter d'autres questions à celles que j'ai déjà en tête. Il faut que j'y aille et je pense qu'il est même grand temps, parce que dans ce que j'entends je ne reconnais pas ma compagne.

-Tu es mieux placé que n'importe qui pour savoir qu'elle a dû s'adapter, ne la juge pas trop sévèrement, intervint Charlotte.

-Je ne la juge pas et comme tu l'as si bien dit je suis mieux placé que personne pour savoir ce par quoi elle passe en ce moment. Et si j'ai pu m'en sortir elle s'en sortira également.

-Major tu ne comprends pas je pense. Elle hait vraiment ce qu'elle est et elle prend énormément de plaisir à tuer d'autres vampires. Fais attention à toi elle est redoutable et je t'assure qu'un combat entre vous deux avec son pouvoir je ne suis pas sûr de qui aura le dessus sur l'autre, avança Annabelle très sérieuse.

-Ne t'en fais pas elle ne peut pas me faire de mal je suis son compagnon.

-Je te le souhaite, dit-elle pas convaincu. Je la connais et je t'assure qu'elle est tout sauf compatissante et encore moins patiente. Et puis...

-Qu'y a t-il encore ? demandai-je irrité.

Elle me regarda et baissa les yeux. Puis elle regarda Edward, je vis qu'elle lui montrait certaines images apparemment choquantes car je sentis un profond désespoirs, de la peine et du dégoût émaner d'Edward.

-Parle Edward ! ordonnai-je.

-Elle t'en veut énormément. Le soir où elle est revenu de sa mission, peu de temps après avoir rencontré Peter et avoir entendu votre conversation téléphonique. Bella a été chassé, dit-il avec dégoût. Elle a choisi un jeune homme blond et marié, qui te ressemblait. Et elle a... elle...

-Elle s'est amusée avec lui et elle l'a tuer dans d'atroce souffrance, pour se venger de toi ! termina Peter moins dégoûté que mon frère.

Je sentis le profond désespoir d'Esmé, elle était accablée par le chagrin elle sanglotait des larmes sèches dans les bras de son époux.

-Ne t'en fais pas Esmé je la ramènerais et elle redeviendra celle qu'elle était avant toute cette merde.

-Je ne veux pas passer pour l'oiseau de mauvais augure mais tu comptes faire quoi avec Alice ? demanda Emmett.

-Qu'est-ce qu'on s'en fout ! rétorqua Peter sans tact. Emmett et Edward grognèrent de concert.

-Je vais l'appeler je vais en discuter avec elle. Mais de toute façon ma décision est prise je pars pour le Texas au plus tôt.

Mon téléphone m'indiqua que je venais de recevoir un message.

Tu es un salaud Jasper Hale. Avertis la famille que je ne rentrerais pas maintenant j'ai besoin d'un peu de solitude. Alice.

-Elle est déjà au courant, rétorquai-je en me levant et allant dans ma chambre pour préparer un sac à dos avec le strict nécessaire.

Edward fit comme moi il avertit Carlisle et Esmé qu'Alice ne rentrerait pas maintenant. Emmett appela Rose pour lui raconter ce qu'il se passait et elle lui dit qu'elle prenait le premier vol en partance de Paris pour rentrer, Alice était déjà parti de son côté. Je m'en voulais de faire souffrir Alice. Mais j'avais la chance d'avoir ma compagne encore vivante je ne pouvais laisser passer cette opportunité alors que je l'avais cru morte pendant deux ans. J'avais été moi même mort pendant deux ans. Je remerciais Annabelle qui s'était vu proposer de rester un peu plus longtemps à la maison par Esmé, cette attention la toucha et elle accepta. Elle regarda Edward peinée et je sentis l'affection naissante mais bien là que tous les deux se portaient. Ils venaient de se rencontrer et ils s'étaient déjà adoptés. Je me doutais qu'il pourrait y avoir plus qu'un simple rapport fraternel entre ces deux là car c'est la première fois que je sentais Edward nourrir des pulsions sexuelles pour une femelle ce qui pour moi ne voulait dire qu'une chose, l'ayant vécu moi même.

-Tu devrais resté Edward, insistai-je.

-Non je verrais ce que ça donnera en revenant, elle m'a dit qu'elle attendrait que je rentre avant de repartir si elle devait repartir. Mais je dois me racheter pour toi et surtout pour elle. Je suis responsable de tout cela.

-Tu sais ce que cela veut dire ?

-Je l'attendrais, intervint Annabelle. Je dois la vie à Bella par deux fois et je lui dois certainement plus que ça, dit-elle en plantant son regard dans les yeux d'Edward.

Je me sentais de trop je décidais de les laisser se dire au revoir en privé. Maintenant ce qu'il y avait de sûr c'est que je n'aurais plus jamais besoin de me soucier de surveiller Edward, il sait enfin ce qu'est le véritable amour et l'attraction d'une compagne, ou en tout cas il allait l'apprendre rapidement. Ce qui était remarquable c'était la façon dont ils s'étaient reconnus. Un peu comme Rosalie et Emmett, au premier regard. Pourquoi est-ce que cela n'avait pas été comme ça entre Bella et moi ? Pourquoi est-ce que l'on devait passer par toute cette merde pour nous retrouver et apparemment d'après les propos peu réjouissant de Peter et Annabelle la tâche ne serait pas aussi facile que ce à quoi je m'attendais. Mais peu importait, elle était vivante et j'avais l'opportunité et la chance de pouvoir la reconquérir. Et là je ne ferais plus de connerie je ne la lâcherais plus quoi qu'il puisse m'arriver. Je ne mourrais pas une seconde fois.


Alors vos réactions? Vous lui pardonnez à mon Jazzy chéri? Oui c'est le mien, j'ai été la seule à le soutenir pfff! lol. Trêves d'enfantillages. Vous savez quel est le prochain chapitre... On y est presque.

24

Chapitre 24 : Retrouvailles.

Putain il commençait sérieusement à me gonfler le nouveau. Il me détaillait comme si j'étais un vulgaire morceaux de viande et qu'il était affamé. En plus cet abrutis n'écoutait même pas l'explication de la technique de combat que j'essayais de leur apprendre.

-David c'est ça ? lui demandai-je n'en pouvant plus de son petit jeu.

-Oui beauté, me répondit-il.

Pauvre sot pensais-je, il allait falloir que je lui montre où était sa place. Je le pris dans l'étau de mon pouvoir et créait une pression sur sa cage thoracique, ce qui avait été jadis ses veines ressortirent sous la pression que j'infligeais à son corps, on aurait pu redessiner tout le parcours de son ancien système veineux.

-Deux choses, dis-je d'une voix que je voulais glaciale. La première c'est que je suis ta supérieure, donc quand tu t'adresses à moi c'est soit par un oui Miss ou au pire un oui Bella. La seconde ne repose plus jamais tes yeux sur moi de cette façon, sinon je te les arrache. Tu t'es réveillé cette nuit donc je suppose que tu n'as pas été informé des règles à suivre, je ferais pour une fois l'impasse sur ton comportement et je t'assure que c'est un privilège que je n'accorde pas régulièrement. Mais je t'avertis ne t'avise plus jamais de me manquer de respect.

-Et si je ne suis pas d'accord. Chez moi la place des femmes c'est soit dans la cuisine soit dans la chambre, mais en aucun cas elle ne me donne d'ordre. Je ne me plierais certainement pas à la volonté d'une femelle, aussi baisable sois-tu, le pire c'est qu'il avait l'air d'y croire à ses conneries, mais malheureusement pour lui j'ai toujours eu horreur des putains de machos misogynes.

Je vis les autres soldats reculer quand il eut le malheur de me contrarier et de me faire grogner de mécontentement. Moi je me réjouissais intérieurement j'allais pouvoir en punir un, j'avais de plus en plus de mal à trouver des raisons valables aux yeux de Maria pour les punir et les tuer alors j'avais ralenti la cadence car elle n'appréciait pas que je les tue sans mobiles parce que cela l'obligeait à regarnir nos rangs. Mais là c'était ce que j'appelais une putain de bonne raison. Je resserrais ma prise autour de tout son corps, lui broyant les os un par un par ma simple pensée, j'adorais mon pouvoir. Il se laissa tomber à genoux en hurlant essayant de maintenir l'abdomen l'endroit par lequel j'avais commencé.

-Voix-tu je ne supporte pas ta vision de la vie et sache qu'ici ce sont les femmes qui commandent et ce sont également elles qui te sont supérieures. Tu n'es rien soldat et je peux te tuer si je le désire j'ai le droit de vie ou de mort sur ta misérable personne. Tu ne vaux pas plus qu'un humain. Et pas de chance pour toi tu viens de me mettre en colère, je concentrais mon don sur ses yeux, je voulais qu'ils sortent de leurs orbites, comme je lui avais promis.

Et peu de temps après ils exaucèrent mon désir sous les hurlements de douleurs et de terreur de David. Une fois sortit de leurs cavités je les laissais choir sur le sol, merci Maria pensais-je en moi-même cela devenait un de mes rituels. J'avais remarqué pour y être passé moi-même qu'être privé de sa vue augmentait la peur qu'on pouvait éprouver pour le tortionnaire.

-Benjamin fais-moi un feu ! ordonnai-je à mon plus dévoué soldat.

Il s'exécuta alors que je dirigeais ma pensée sur les couilles de ce putain de phallocrate, j'allais lui montrer moi si je lui étais inférieure. Ses mains ce dirigèrent rapidement sur ses précieuses joyeuses. S'il avait hurlé lorsque je lui avais arraché les yeux, ce n'était rien en comparaison de ce qu'il souffrait actuellement et bien sûr cela amena un sourire perfide sur mon visage. J'aimais voir les hommes dans cet état, un fantasme que je rêvais de mettre en pratique sur des vampires bien précis dans mon esprit, en plus pas de chance pour lui il était blond.

J'étais en train de m'amuser avec mon jouet du jour quand je sentis deux odeurs que je n'avais jamais sentis, en tout cas jamais avec mon odorat vampirique, mais je les reconnaissais. Je me statufiais laissant à mon jouet un peu de répit. Je fus prise par une sensation de sueur froide dans le dos, mon cœur et mon estomac se contractèrent d'ailleurs je ne pensais pas un jour les sentir de nouveaux. Une boule d'angoisse prit place dans ma gorge, alors qu'un grondement sourd roulait dans ma poitrine. Qu'est-ce qu'ils faisaient ici ? Et pourquoi maintenant alors que je commençais à aller mieux et à accepter ma vie ?

Je me retournais à contrecœur je dois l'avouer je ne voulais pas les voir et leur faire face, j'avais surtout peur de ne pas contrôler mes émotions et qu'elles me trahissent. Je ne voulais pas qu'il sache et surtout je ne voulais pas ressembler à Maria qui le reprenait à chacune de ses visites. Je ne suis pas elle et je ne voulais pas être aussi pathétique, je me laissais envahir par la colère et la rage qu'eux seuls savaient faire naître en moi avec cette intensité. Et merde juste ces deux là, il fallait que je m'en débarrasse avant que Maria ne revienne.

-Qu'est-ce que vous faites ici ? demandai-je énervée ne cherchant même pas à contrôler mon irritabilité.

J'évitais de croiser les yeux du Major, je préférais me focaliser sur son frère, car malgré tout je n'étais pas sûre de lui résister. Je me sentais inexplicablement attirée vers lui, je savais que je l'aimais toujours mais le fait de sentir son odeur me faisait perdre pied. Cette putain de fragrance d'Argan m'hypnotisait littéralement.

-Bonjour Bella, commença le télépathe.

-Je t'ai posé une question ! m'agaçai-je.

-Nous sommes là pour toi, répondit-il en me fixant bien droit dans les yeux, avec cet air radieux. Putain il croyait encore à cette connerie d'âme-sœur.

-Non mais sérieux tu crois toujours que je suis ta compagne ? demandai-je me foutant littéralement de lui.

-Non, je sais maintenant que tu ne l'es pas. Et si je suis ici c'est pour tenter de réparer tous les dégâts que j'ai pu commettre en m'obstinant par le passé. En m'opposant entre autre à ta relation avec Jasper, ton véritable compagnon.

-Mais bien sûr ! m'esclaffai-je. Et où sont Emmett et Carlisle tant qu'à faire je vais me les taper de suite, j'aurais peut-être la paix, après ça ! C'est quoi votre truc vous vous partagez vos femmes ? Et vous croyez que je fais parti des vôtres ou quoi ? j'étais carrément outrée, maintenant que je m'étais débarrassée du premier c'est le second qui prenait la relève cela ne s'arrêtera donc jamais.

-Attention à ce que tu dis Bella, fit la voix autoritaire du Major. Putain cette voix, je frissonnais juste à l'entendre ! Merde reprend toi Bella.

-Sinon quoi ? le défiai-je en le toisant de toute ma hauteur.

-Je peux passer sur beaucoup de tes travers, mais ne manque pas de respect à la famille et encore moins à moi.

-Et toi tu ne m'as jamais manqué de respect peut être ! Tu m'as traitée comme une chienne, et tu veux qu'aujourd'hui je te vénère ? Tu t'es trompé de personne. Et puis pendant que j'y suis où est ta femme ? Encore des envies de voyage Major ? C'est Maria qui va être heureuse ! il grogna saisissant l'allusion sous-jacente, alors que je me riais ouvertement de lui.

-Bella ne le cherche pas comme ça et laisse-nous t'expliquer.

-Je crois que vous n'avez pas saisi, repris-je très sérieuse. J'en ai rien à foutre de vos explications, j'en ai rien à foutre de vous. Alors va te soulager et repartez voir ailleurs si j'y suis, j'allais me retourner quand une main vint m'attraper le poignet.

D'un mouvement brusque je me dégageais en lui assénant un coup à la poitrine, je me mis en position d'attaque. En face de moi le Major prit une position identique. Je ris enfin j'allais pouvoir me venger, prendre le dessus sur le grand Major Whitlock, mais ma victoire ne serait pas complète sans un dernier petit détail. Il fallait que je le ridiculise, que je l'humilie devant tout le monde, que je lui fasse payer en publique le mal qu'il m'avait fait.

-Alors Major on cherche l'affrontement ? m'amusai-je.

-Je ne me battrais pas contre toi, Bella.

-Tu n'as pas besoin de me facilité la tache, tu sais. Je ne suis plus la fragile petite humaine et tu vas t'en rendre compte rapidement, rétorquai-je sarcastiquement. Soldats avant de commencer une petite démonstration qui s'avérera j'en suis persuadée très distrayante et également instructive. Je tiens à vous présenter le légendaire Major Whitlock.

Des hoquets de surprises retentirent de tous les soldats présents. En plus dès que je l'aurais battu j'assiérais ma position de guerrière et plus personne n'osera venir me défier, je m'ennuierais un peu mais il suffira de me trouver une brebis galeuse à martyriser. Bordel de merde j'allais enfin me venger, depuis le temps que j'attendais ça.

-Non Jasper tu n'as pas le choix. Elle cherche à imposer son autorité.

-Putain de télépathe. Cassie, Benjamin, occupez-vous du parasite, qu'il n'ait pas le temps de venir traîner dans ma tête.

-Oui Bella, fit Benjamin.

J'adorais ce gamin toujours obéissant, et sans prise de tête. Mes deux soldats sautèrent sur Edward qui les esquiva. Je me reportais sur le Major.

-Nous avons un petit compte à régler il me semble, Major.

-Je ne veux pas faire ça Bella, je ne veux pas me battre contre toi.

-Ne te bat ça n'ira que plus vite.

Je le contrains sous mon pouvoir, il ne pouvait plus bouger et j'en disposais comme bon me semblait, j'accentuais la pression sur tout son squelette afin que tous ses os crient le martyr, mais lui restait étrangement silencieux, ce qui m'agaçait prodigieusement. Je m'approchais de lui, et lui tournais autour telle le dangereux prédateur que j'étais devenue.

-Et bien il semblerait que tu sois résistant à la douleur Major, ce qui ne me surprend guère en fait quoi de plus normal pour un empathe. Humm ! Qu'est-ce que je vais faire de toi ? le narguai-je en redessinant sa mâchoire de mon index.

Je n'avais pas pu me retenir de le toucher je sais pathétique, et ce contact m'électrisa m'obligeant à me reprendre. Il avait un pouvoir sur moi je n'avais plus de doute la dessus. Il l'avait déjà lorsque j'étais humaine et cette espèce de merde s'était développée avec ma transformation. Je ne pouvais pas le laisser avoir tant d'influence dans ma vie et surtout il fallait qu'il dégage d'ici avant que Maria n'arrive et peu importe de quelle façon il partirait. Je décidais d'augmenter le taux d'anxiété en le rapprochant du feu, je ne connaissais personne qui n'avait pas la crainte de se retrouver à proximité d'un bûcher surtout sous l'emprise de mon pouvoir, c'était l'une de mes torture préférée, j'adorais jouer avec le feu.

-Voyez Soldat, le grand Jasper Whitlock, le Dieu de la guerre en personne n'est pas aussi terrifiant que dans nos petites histoires de feu de camps, mes soldats m'applaudirent et exultaient face à mon autorité devant le Dieu de la guerre en personne.

-On va voir quel degré de séduction tu vas conserver après un petit passage par le bûcher, rétorquai-je avec un sourire méprisant. Bien que je dois avouer qu'il m'était extrêmement difficile de me résoudre à le faire.

Sans avertissement au préalable, une douleur fulgurante prit place dans mon crane elle était si intense que je n'ai pu m'empêcher de hurler de douleur en d'en tomber à genoux. Je voulais qu'on m'arrache la tête tellement c'était atroce.

-Tu ne m'as pas laissé le choix, se justifia le Major.

Alors que j'étais toujours au sol en train de hurler je n'avais jamais expérimenté pareil douleur, je n'arrivais même plus à me servir de mon pouvoir pour le précipiter dans le feu afin de me libérer de cette souffrance. J'entendis soudain un grondement de rage. Puis la douleur s'arrêta comme elle était venue, quand je me redressais je vis Benjamin dans les mains de Jasper, ce dernier s'apprêtât à le démembrer.

-Qui es-tu toi pour oser intervenir entre ma compagne et moi ! ragea le Major, les yeux noirs de colère.

-Non ! hurlai-je en attirant Benjamin à moi.

Malheureusement seule une partie de son corps vint à moi la plus grosse certes, mais son bras et son épaule étaient restés dans les mains du Major. Je lui sautais dessus, il ne s'attendait pas à ça. Je réussis à reprendre le bras de mon soldat et l'envoyais dans sa direction avant d'attaquer de nouveau mon adversaire. Ma colère était telle que je laissais mon instinct prendre le dessus, c'était ma bête qui avait le contrôle de mon corps, je la dirigeais seulement avec stratégie, c'était un avantage de pouvoir se dissocier de cette façon. Je dois reconnaître que ses qualités de combattant étaient en conformités avec ce que j'avais entendu de lui. J'attaquais sans relâche augmentant graduellement le rythme, il paraît les coups avec une aisance déconcertante.

Mais j'avais un avantage que lui n'avait pas, il rechignait à me frapper. Je réussis à l'immobiliser au sol avec mon pouvoir voyant qu'avec mes seules aptitudes de combats je n'y arrivais pas, je réussis même à le mordre, ce qui me procura une grande joie. J'allais m'atteler à continuer de la marquer de cette façon lorsqu'une envie incommensurable de désir et de luxure me submergea, je dus batailler fortement pour ne pas succomber alors qu'entre mes jambes se tenait le meilleur des amants que j'ai rencontré. En plus d'être le Dieu de la guerre il était également le Dieu du sexe, difficile de se battre contre ses instincts. Avec beaucoup d'auto persuasion je réussis à me retirer de lui en vitesse, ne voulant pas céder, mais putain, que c'était douloureux, mon seul désir était d'y retourner et de lui enlever ses fringues et de le laisser me prendre là tout de suite, monde ou pas j'en avais rien à faire. Il était redoutable avec son don merdique, je ne l'avais jamais vu sous cet angle.

-Espèce de pervers ! hurlai-je.

-Je suis désolé mon amour mais si tu veux me dominer il n'y a que comme ça que je te laisserais y parvenir et sache que tu es l'unique à avoir le privilège de pouvoir me monter de cette façon. De plus je voulais te rappeler quelques bons souvenirs.

Je grognais de colère et de mécontentement, je ne voulais pas me rappeler ces moments et surtout pas maintenant. Je me concentrais sur la partie de son anatomie qui semblait tant le travailler en ce moment, comme je l'avais fait un peu plus tôt avec David. Et contre toute attente il tomba à genoux en criant lui aussi.

-Tiens donc, alors le Major aurait le même point faible que tous les mâles. Résistant à la douleur sauf lorsque que l'on touche à sa si précieuse virilité. Tu n'es pas le sur-homme qu'on te prétend Major, arguai-je fière d'avoir soumis le Dieu de la guerre en personne et de l'avoir mis à genoux devant moi.

De nouveau cette putain de douleur qui me paralysait, elle était encore plus puissante que la fois précédente j'avais de nouveau rejoint le sol en hurlant me tenant la tête de mes deux mains, alors qu'un grognement bestial sortait de sa poitrine. Je compris que je l'avais peut-être poussé un peu trop loin, mais il était hors de question que je me soumette.

-Jasper calme-toi, tenta Edward.

Seul le grognement de son frère lui répondit, ce qui refroidit le télépathe de vouloir recommencer.

Il me prit par la gorge me portant à bout de bras, d'un seul bras alors que l'autre caressait mon visage tordu par la douleur car il n'avait pas cessé sa torture.

-Ma chérie nous allons avoir un problème si tu t'acharnes à me tenir tête. Je ne suis pas homme à me soumettre et certainement pas par ma compagne.

Ce qu'il pouvait être sexy quand il était autoritaire et dangereux. Quand je disais que j'avais un problème, au plus ils étaient dangereux au plus ils m'attiraient et malgré le fait qu'il me torture je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir troublée.

-Je vois que tu commences à comprendre, c'est parfait. Mais vois-tu je n'ai pas apprécié ton petit jeu. J'espère que tu comprendras qu'il vaut mieux pour toi de ne jamais recommencer car autant je ne peux pas te faire de mal physiquement autant mon pouvoir peut être utile dans notre cas, chérie, il augmenta l'intensité de ma migraine qu'il avait relâcher le temps de me parler. Je hurlais de douleur dans sa main.

Je sentis les odeurs de Ben et Maria arriver, la présence du premier me rassura il allait pouvoir enfin maîtriser ce putain d'empathe et me libérer, par contre je craignais la réaction de Maria, je savais qu'elle aimait toujours le Major et je risquais de goûter à sa colère, encore. J'aurais pu m'en balancer et supporter la torture plus facilement si j'avais eu le dessus, mais il avait retourné la situation. Putain qu'est-ce que je m'en voulais d'avoir voulu faire durer le plaisir, bien qu'en étant honnête je ne savais pas si j'aurais été capable d'aller jusqu'au bout, malgré mon envie de vengeance j'étais en proie aux doutes.

-Jasper quel plaisir de te revoir ! dit-elle enjouée. Moi j'essayais de maîtriser mes hurlements de douleur, alors que j'entendais les grondements menaçant de Ben.

-Veux-tu arrêter de torturer mon second, et surtout relâche-là, ordonna-t-elle un peu plus autoritairement.

-Pourquoi elle ? demanda Jasper sur un ton froid sans pour autant relâcher son emprise sur moi au moins celle de sa main car ma migraine était moins intense.

-Tout simplement parce qu'elle est la meilleure guerrière que j'ai rencontré, après toi bien sûr, mais elle n'en reste pas moins très prometteuse. As-tu eu l'occasion de tester ses compétence ?

-Oui elle vient de me faire une petite démonstration, répondit il, en me relâchant enfin je tombais comme une loque à ses pieds.

Il se tenait droit son ton était sec et imposant. Je savais qu'on avait plus affaire à Jasper Hale et qu'en face de nous se trouvait le Major Whitlock. Ben me releva et plaça ses bras autour de ma taille, signifiant au deux autres que j'étais à lui. Je dois dire que j'ai particulièrement aimer voir les yeux des deux salauds en face de moi lorsqu'il virent Ben me revendiquer de par ce geste. Jasper grogna et toisa mon partenaire avec une hostilité et une répugnance non feintes, Ben répondit pas impressionné par le fait qu'il avait face à lui le Dieu de la guerre. Car même le Major ne pouvait l'atteindre.

-Messieurs je crois qu'il serait bien de vous calmer un peu.

-Enlève tes mains de sur ma compagne maintenant ou je t'assure que tu ne pourras plus jamais les poser sur qui que ce soit, menaça le Major.

Ben lui sourit aussi fier qu'un paon, il resserra son emprise sur moi et vint même embrasser mon front toujours en le toisant dans les yeux. Jasper tenta d'attaquer Ben mais ce dernier l'immobilisa, ce fut au tour d'Edward de venir porter secours à son frère, je le retins également.

-Je croyais que c'était son frère qui te revendiquait comme compagne, me demanda Ben se foutant royalement de nos spectateurs, et de la scène qui venait de se dérouler quelques secondes plutôt.

-C'est ce que je croyais également enfin jusqu'à aujourd'hui. Mais on a de la chance il ne reste que deux mâles dans leur famille une fois qu'ils auront essayé eux aussi, nous devrions être tranquille.

-Ouais tordus les adorateurs de fourrure ! conclut-il. Tu vas bien, il ne t'a pas fait de mal ?

-Rien que je ne puisse supporter, et puis j'ai l'habitude, ça fait quelques années qu'ils utilisent différentes méthodes de tortures sur moi.

-Ben et Bella relâchez-les, nous allons en discuter tranquillement dans mes appartements. Bella c'est quoi ça ? me demanda Maria en pointant du menton le corps de David qui se tordait de douleur quelques mètres plus loin.

-Un putain de misogyne, qui refuse d'obéir à une femme.

-Et pourquoi il n'est pas fini ?

-Ils sont venus me déranger à ce moment là.

-Cassie termine-le et jette-le au feu. Que cela serve de leçon à tout le monde. Ici ce sont les femmes qui ont le pouvoir et celui qui ne se soumettra pas, sera remis entre mains de Bella, dit-elle aux nouveaux.

Je relâchais Edward dont le regard était indéchiffrable, tandis que Ben relâchait le Major, je me tenais sur mes gardes guettant ses moindres faits et gestes. Je me sentais étrangement mal quand ses yeux se posèrent sur moi, il me scrutait je ne savais pas ce qu'il cherchait mais l'intensité de son regard me mit mal à l'aise, je sentais poindre des sentiments que je ne voulais pas lui montrer, ceux que je tenais enfermés sous clefs, ceux que j'avais définitivement rayés de ma vie. Et ils essayaient de ressortir, de me trahir, lui montrant que je l'aimais toujours et cela n'était moins intense de part le traitement qu'il venait de me gratifier. Non je ne voulais pas l'aimer et Dieu sait que j'allais m'employer à tout faire pour dissiper ce putain de sentiment merdique, je n'aimerais plus jamais personne et certainement pas lui, surtout pas lui.

Il me sourit avec ce sourire qui m'avait tant marqué celui qu'il se servait pour m'éblouir quand il voulait obtenir de moi ce qu'il voulait quand j'étais humaine. Ce putain de sourire si sexy qui me chavirait et qui n'avait apparemment pas perdu de son pouvoir sur moi, bien au contraire. Merde j'avais laissé filtrer l'info, je grognais pour le remettre à sa place et me reprendre par la même occasion. Il tourna la tête pour regarder Edward il devait très certainement lui poser une question car Edward acquiesça d'un hochement de tête.

-C'est lui le télépathe ? me demanda Ben surpris.

-Oui, répondis-je blasée.

-Jasper, Edward si vous voulez bien on va continuer cette discussion dans un lieu plus privé. Bella, Ben vous suivez ! ordonna-t-elle.

-Une minute je vous rejoins rapidement, je dois aller voir Benjamin avant.

-Pourquoi ? me demanda Maria.

-Il est passé dans les mains du Major et je veux m'assurer qu'il sera reconstitué correctement.

-Très bien rejoins-nous rapidement.

Je partis en direction de ce qui nous servait d'infirmerie, je savais que Luke serait assez bon, mais j'avais juste besoin de quelques instants pour me reprendre loin d'eux. Je m'étais trahie moi-même en laissant transpirer mes sentiments pour lui, j'avais besoin de me ressaisir, j'avais besoin que Bella la sanguinaire, l'impitoyable prenne le relai, j'avais besoin de pouvoir me dissocier comme lors des combats. En arrivant je vis Luke en train de remettre l'épaule de Benjamin en place.

-Ça va ? lui demandai-je.

-Oui mieux il n'y a pratiquement plus de douleur. Et toi ? me demanda-t-il.

-Oui c'est bon.

-Qu'est-ce qu'il t'a fait l'autre pour te faire hurler comme ça ?

-Il est empathe, il m'a fait goûter aux joies de la migraine.

-Il peut faire ça ? Il ne fait pas que ressentir ?

-Il ressent mais manipule également, d'où le fait qu'il ait reprit le dessus sur moi. Quant à toi je t'interdis de te jeter sur lui comme ça. S'il arrive à me maîtriser moi, imagine ce qu'il aurait pu te faire si je n'étais pas intervenue.

-Je suis désolé c'est juste que je ne pouvais pas le laisser de torturer.

-Je sais et je te remercie mais ne mets plus ta vie en danger pour qui que ce soit ! Compris ?

-Oui Bella.

-Bien je dois y retourner évite de trop traîner dans son sillage j'aimerais te garder un peu plus longtemps en vie.

Puis sans attendre une réponse je retournais auprès de Ben et Maria ainsi que ses deux invités. Je m'enfermais dans mon rôle de second et tentais de garder mon sang froid, je devais penser stratégie à moyen et long terme et pour cela je devais savoir ce qu'ils comptaient faire dans l'avenir et me concentrer uniquement sur ce fait. J'arrivais devant la porte de Maria j'avais entendu les bribes de la conversation qu'ils avaient. Maria souhaitait savoir comment ils avaient su que j'étais toujours là. Edward lui dit qu'il avait vu mon image dans la tête d'un vampire qu'ils avaient croisés. Un des gardes de Nettie partie en chasse, lorsqu'il étaient parti à la recherche Victoria chacun de leur côté. Ils la pensaient responsable de ma mort. Moi je cherchais à comprendre pourquoi ils la traquaient. S'emmerdaient-ils tellement qu'ils n'avaient rien d'autre à foutre que de chercher un vampire qui avait tué une humaine ? non mais sérieusement !

-Entre Bella, m'ordonna Maria.

Je m'exécutais et sans un regard pour personne j'allais me positionner aux côtés de Ben, qui me prit la main en soutien silencieux. Ce qui fit grogner de nouveau le Major. Il prenait son rôle très à cœur apparemment en tout cas plus à cœur qu'Edward à l'époque, je comprenais maintenant comment j'avais pu me laisser berner en étant humaine alors qu'il paraissait si sûr de lui quand il me revendiquait. Mais je n'en comprenais vraiment pas la raison ? Maintenant que j'étais une sangsue moi aussi, je ne voyais pas pourquoi ils s'obstinaient tous à me poursuivre comme ça, je ne représentais plus aucun risque concernant les Volturi et j'allais certainement pas me jeter dans leur griffes sachant qu'un pouvoir comme le miens pourrait les tenter et qu'avec eux j'étais certaine de ne pas avoir mes ambitions arriver à leur termes.

-Parce que tu es sa compagne, répondit Edward à ma question silencieuse. Je grognais de mécontentement contre l'intrusion du télépathe.

-Tu vas arrêter ça maintenant ! le commandai-je et je parlais aussi bien de son intrusion dans ma tête que du fait qu'il répète que son frère était mon compagnon. Mais pour plus de sécurité je relâchais la main de Ben et Jasper s'arrêta immédiatement de grogner.

-Major raconte-moi ce revirement de situation, demanda Maria.

-Je n'ai rien à t'expliquer Maria, je ne suis pas ton soldat.

-Alors que fais-tu ici ? Je ne comprends pas, je ne t'ai pourtant pas appelé.

-Je suis venu chercher ma compagne rien de plus, je grognai de nouveau, il me sourit.

-Tu veux dire que tu viens ici pour me prendre mon second ? je sentais Maria s'irriter face à cette révélation, et cela m'amusa.

-À quelques détails près oui, fit-il toujours aussi ferme sans se démonter.

On peut dire qu'il forçait le respect de par l'autorité et la toute puissance qui se dégageait de lui en cet instant, putain qu'est-ce qu'il était sexy. Merde Bella ça suffit ! me fustigeai-je de nouveau. Je décidais de me remémorer la dernière fois que je l'avais vu quand j'avais compris qu'il s'était servi de moi et de la colère, la déception et tout le mal que j'avais ressentit, il fallait que je me concentre la dessus.

-Bella je dois avouer que tu sais choisir tes partenaires. Je crois même que je vais finir par t'envoyer en recrutement, dis-moi seulement si je risque de voir débarquer d'autres prétendants, que je puisse me préparer s'ils sont tous aussi puissant que ces trois là, Jasper émit un grondement sourd en direction de Ben il allait se jeter sur lui.

Je fis un pas en avant pour me mettre dans la trajectoire et je le bloquais également avec mon pouvoir. Ce que je n'aurais pas dû faire car de nouveau cette putain de migraine.

-Isabella ! dit-il d'une voix glaciale et dur. Je te le redis une dernière fois, ne te sers plus de ton pouvoir sur moi. Et de toute façon tu n'as pas le choix tu es ma compagne que tu le veuilles ou non, il va falloir t'y faire. J'ai déjà perdu beaucoup trop de temps en plus de t'avoir cru morte pendant deux ans. Je suis là pour toi alors arrête de te battre contre cette attraction et accepte-moi, maintenant ! m'ordonna-t-il.

Mais putain que croyait-il ? Qu'il allait pouvoir revenir la bouche en cœur alors qu'il avait fait de ma vie un putain d'Enfer. C'est à cause de lui et de son abandon que Paul est mort, c'est encore à cause de lui que j'ai fini ici et que je suis devenue une putain de sangsue sanguinaire. Et il veut que je l'accueille comme une bonne épouse que je ne suis d'ailleurs pas. Je n'étais que la maîtresse moi ! Il veut quoi ? Que je l'embrasse et puis quoi qu'il me prenne devant tout le monde pour marquer son territoire pendant qu'il y était.

-Je crois que nous allons avoir un problème Major. Parce que même si je te laissais faire ce qui n'est évidemment pas le cas comme tu dois bien t'en douter. Je crois que la principale intéressée à également son mot à dire, elle me regarda droit dans les yeux. Bella que veux-tu faire ? Veux-tu le suivre et mener une vie de famille fade et sans intérêt au risque de gâcher ton don ou alors préfères-tu rester avec Ben et moi.

-La question ne se pose même pas Maria, rétorquai-je.

-C'est bien ce qu'il me semblait, renchérit cette dernière sourire aux lèvres. Donc voilà on en est là Major. Et maintenant que comptes-tu faire ?

-Je ne sais pas pour le moment. Mais quoi qu'il en soit je ne repartirais pas d'ici sans toi Bella, me dit-il.

-Mais tu peux ne pas repartir. Si tu veux, il y a encore un bûcher dehors, il sourit comme si je venais de lui sortir une histoire drôle.

-J'ai une proposition à te faire Major, nous coupa Maria. Tu ne veux pas repartir sans elle, et elle ne veut pas te suivre. Reste et redeviens mon second il y a même un place pour ton frère, son don pourrait s'avérer très utile.

-Certainement pas ! m'écriai-je.

-Ferma-là Bella ! me rabroua-t-elle de mauvaise humeur.

Je grognais il était hors de question que je la laisse les intégrer ici alors que j'y étais, et surtout me prendre ma place et ma tranquillité, enfin si l'on pouvait comparer ma vie à une vie tranquille.

-Si tu ne te reprends pas tout de suite je vais être obligée de me rappeler à ton souvenir comme la dernière fois, me menaça-t-elle.

Merde ! Je dois dire que j'avais pas mal morflé, mais je subirais cents fois ce qu'elle m'avait fait la dernière fois si pour cela ils partaient. Non je ne voulais pas de lui qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça. J'avais un putain de karma merdique c'est pas possible autrement, j'avais dû m'attirer la colère des Dieux sur mes dix précédentes vies. Je reçus plusieurs ondes calmantes, il tentait encore de me manipuler cet enfoiré il venait encore foutre ma vie en l'air et il tentait de me manipuler.

-Ne me manipule pas ! hurlai-je à son intention, encore plus en colère. Maria s'approcha de moi je savais qu'elle avait l'intention de me « punir », je la repoussais avec mon pouvoir, l'empêchant d'avancer.

-Bella ! tonna-t-elle de rage. Relâche-moi tout de suite ! voyant que je ne m'exécutais pas. Ben maîtrise-la !

-Excuse-moi Bella, dit-il avant de m'immobiliser. Putain ce que je pouvais détester son pouvoir, et surtout le fait que je sois à sa merci.

-Maria, intervint Edward, alors que Jasper était en position d'attaque. Je crois que si tu veux convaincre Jasper de te rejoindre ce n'est pas en torturant sa compagne que tu vas y arriver.

-Je suis désolée beau brun mais personne ne remet en cause mon autorité, et certainement pas mes soldats. Elle sait qu'elle a outre passé ses droits et elle sait également quelles sentences elle encourt pour cela.

-Maria si tu touches de nouveau à un cheveux de Bella je te jure que je te tuerais de mes mains, menaça Jasper avec un grondement menaçant qui roulait dans sa poitrine.

-Oh mais c'est qu'il serait sérieux. Alors comme ça le Major Whitlock a bel et bien une faille lui aussi ! Est-ce la même faille que lors de notre dernière rencontre ? Tu sais pourtant que c'est dangereux dans notre monde que de les exposer, le titilla-t-elle. Il ne tient qu'à toi que je la laisse tranquille et que je passe l'éponge sur sa rébellion.

-Nous allons prendre le temps de réfléchir Maria, reprit Edward. Nous allons nous éloigner le temps que Bella se calme. Nous reviendrons dans deux jours pour t'informer de nos intentions.

Je reconnaissais là le réfléchit Edward Cullen, il avait une idée derrière la tête j'en était sûre. Mais laquelle ? Il hochait la tête pour me signifier que j'avais bien compris. Ce qui ne présageait rien de bon en tout cas pour moi.

-Attention Major je te recevrais mais ne tente rien contre moi, de toute façon je serais prête et tu as beau être un guerrier redoutable tu ne feras pas le poids face à mon armée entière.

-Maria si j'avais voulu t'éliminer je le ferais là maintenant à vous trois vous ne pourriez pas m'en empêcher et tu le sais.

-Tu te surestimes Major, lui répondit Ben. À moi tout seul je peux t'arrêter, lança Ben avec un sourire et sûr de lui.

-Non je ne crois pas mais nous aurons certainement la possibilité de vérifier cela par la suite, le défia le Major. À dans deux jours Bella et ne fais rien d'imprudent, me dit-il alors qu'il se dirigeait vers moi, il posa sa main avec douceur sur ma joue en encra ses yeux dans les miens.

Putain son regard arrivait encore à percer ma carapace pour aller sonder mon âme. Comment est-ce que j'allais m'en sortir s'il décidait de rester ici ? Et je ne doutais pas du fait qu'il allait choisir cette option, une sorte d'intuition. Il déposa un baiser sur mon front puis il tourna le dos et partit. Maria s'adressa à moi.

-Bella je sais que tu es du genre suicidaire, mais je t'assure que je ne laisserais pas passer ça. Ben amène-la dans les sous-sols, putain j'allais y passer et merde tout ça encore à cause d'eux.

-Maria, je ne veux pas intervenir dans une de tes décisions mais tu as l'air de tenir à ce qu'ils rejoignent notre armée. Je crois que si tu torture Bella on va plutôt vers un affrontement et si pour avoir le dessus ils se ralliaient à Nettie on serait très mal.

-Et alors ils ne sont pas supposés savoir ce que je vais lui faire ! répondit elle énervée.

-Le brun est télépathe Maria et même si on arrive à lui fermer nos pensées, les nouveaux-nés risquent de laisser échapper l'information.

-Putain, tu me fais chier Bella ! hurla-t-elle.

Quand Maria devenait aussi vulgaire c'est qu'elle était véritablement très contrariée et ce n'était jamais une bonne chose. Ben venait de me sauver de la torture assez habilement. Je dois reconnaître que la subtilité et la diplomatie pouvaient avoir leurs avantages.

-Ben relâche-là ! lui ordonna-t-elle.

Il s'exécuta et je retrouvais l'usage de mon corps, ma colère n'était pas passée, loin de là même. Mais sans eux dans mon environnement proche elle était plus facile à gérer, et puis je savais qu'au moindre petit écart et même de regard je risquais pire que la mort.

-Bien maintenant laisse-nous ! lui commanda-t-elle.

Il me regarda me suppliant du regard de ne pas faire d'impair, je lui fis un hochement de tête pour lui signifier que j'avais parfaitement compris et que je me tiendrais à carreau. Il partit nous laissant seules.

-Bella je ne vais pas y aller par quatre chemin. Je veux que Jasper réintègre sa place ici, j'ai parfaitement compris que tu ne voulais pas de lui. Ce que je trouve idiot mais bon c'est ton choix. Par contre s'ils acceptent d'intégrer notre armée il va falloir que tu apprennes la cohabitation.

-Je ne me soumettrais pas Maria, tu peux commencer à me torturer dès maintenant mais tu ne me contraindra pas à lui obéir.

-Ce n'est pas moi qui vais te soumettre Bella, ce sera lui. Moi je te dis seulement que s'il revient il reprendra sa place. Un guerrier de sa trempe ne peut pas avoir moins. Je peux au pire faire en sorte que vous ne soyez rarement ensemble que ce soit lors des entraînements ou lors des combats, mais je ne te promets rien d'autre.

-Maria tu ne peux pas me faire ça. Tu ne vas te laisser avoir de nouveau ? Il se fiche de notre armée, il se fiche des batailles il n'a jamais aimé cette vie, il se fiche de toi tout comme il s'en fout également de moi. Maria il a une compagne il va retourner vers elle une fois qu'il se sera contenter, il fait ça à chaque fois. Bordel Maria ne te laisse pas avoir encore une fois ! tentai-je de la convaincre.

-Il n'y a pas à discuter Bella déjà soit heureuse de passer à côté de ton châtiment. Ce sera comme ça et pas autrement. Maintenant tu peux disposer, et tiens toi tranquille, fais-toi oublier, m'ordonna-t-elle sèchement. J'allais partir quand elle me héla de nouveau. Une dernière chose Bella, ils reviennent dans deux jours je ne veux pas que ce qu'il s'est passé aujourd'hui se répète, la prochaine fois je serais moins conciliante, je hochais la tête pour lui signifier que j'avais compris le message.

Je n'en revenais pas comment en quelques heures ma vie avait basculée. Leur arrivée allait encore une fois tout remettre en question, mais je n'étais définitivement plus la même. Non je n'allais pas me laisser faire. Je retournais dans ma chambre une bonne douche chaude me ferait le plus grand bien. J'aimerais bien pouvoir disposer de Peter et de ses mains pour pouvoir me délasser comme il sait si bien le faire avec ses massages. Comme j'aimerais que Charlotte soit là également elle saurait me comprendre et surtout trouver les mots qui sauraient de me remotiver. Je m'aperçus qu'en fin de compte j'étais seule, les seuls amis que je pouvais avoir étaient loin de moi et j'allais devoir affronter Edward et le Major toute seule, chienne de vie merdique.

Je restais un long moment sous le jet brûlant de ma douche qui n'arrivait que très légèrement à détendre mes muscles. Il fallait que j'aille voir Ben, je devais le remercier pour m'avoir sauver la mise tout à l'heure et aussi voir avec lui de la suite des événements sans oublier de l'avertir de ma conversation d'avec Maria. Il fallait que je lui dise qu'il fasse également attention à ne pas trop le chercher. Pas que j'avais peur pour Ben, mais Maria protégeait le Major ce qui le rendait pratiquement intouchable. J'étais devant sa porte il m'invita à entrer avant même que j'ai ralenti la cadence.

-Alors comment ça c'est passé ? me demanda-t-il soucieux alors qu'il parcourait mon corps à la recherche d'un nouvelle morsures ou autres séquelles qu'auraient pu me prodiguer Maria.

-Ça a été, enfin autant que la situation le permet.

-C'est franchement la poisse, et tu vas faire quoi s'ils décident de rester ?

-Je n'en sais rien, j'espère qu'ils ne le feront pas parce qu'Edward n'est pas fait pour cette vie. Et que le Major ne l'aime pas. Mais va savoir qu'elle idée tordue ils ont encore derrière la tête, et quel nouveau supplice ils m'ont inventé.

-Et si tout ce qu'ils ont dit était vrai, je ris sarcastiquement à la remarque de Ben.

-Tu penses que le Major est mon âme-sœur ?

-Tu l'aimes toujours c'est visible. Cela devrait te mettre sur la voie. Non ?

-Arrête de dire des conneries Ben ! m'énervai-je.

-Pourquoi as-tu encore sa photo sur les étagères de ta bibliothèque, dans le cas contraire ?

-Pour me rappeler constamment que la confiance et l'amour peuvent faire mal, rétorquai-je vivement.

-Qu'est-ce qu'on fait nous deux ? me demanda-t-il.

-Comme d'habitude, je ne vois pas en quoi cela devrait changer.

-Bella il est jaloux, et je ne veux pas que tu te serves de moi pour le faire sortir de ses gonds. Pas que j'en ai peur car il est aussi sensible à mon pouvoir que tous les autres, mais je ne veux pas de ce rôle.

-Écoute nous étions ensemble avant qu'il arrive ce qui ne veut pas dire que j'ai manigancé quoi que ce soit, je ne savais même pas qu'il allait réapparaître dans ma vie. Maintenant si toi tu préfères prendre un peu de recul, je peux comprendre et j'accepterais ta décision. Mais fais-le pour les bonnes raisons. Si c'est à cause du Major je te le dis tout de suite c'en est une mauvaise. Je n'ai pas dans l'intention de retourner auprès de lui. Et avec un peu de chance une fois qu'il se sera soulagé avec Maria ou bien une autre il fera comme d'habitude et repartira. Je ne vois pas pourquoi on se soucie de ça.

-Si tu le penses, rétorqua-t-il sceptique.

-Bien sûr que je le pense, je m'approchais de lui telle une prédatrice je savais qu'il aimait particulièrement quand je prenais un rôle de dominatrice.

Je me jetais sur lui et lui arrachais ses vêtements. J'avais besoin de me changer les idée et rien de mieux qu'une partie de sexe intensive. Cette nuit là ce fut dur, brutal et bestial parce que l'un comme l'autre nous avions besoin d'extérioriser toutes nos craintes et nos peurs enfin pour c'était le cas pour moi. Mais le plus difficile cette nuit avait été mes nombreuses tentatives pour me sortir le visage du Major de la tête alors que je m'amusais avec un autre, malheureusement pour moi je n'y suis pas parvenue j'avais constamment son visage devant les yeux.

De ce fait je n'ai pas pu profiter de ce moment de plaisir comme je l'avais voulu, j'avais la désagréable sensation de le tromper. Je virais cinglée, je devais me rendre compte que ma transformation n'avait pas été une totale réussite il ne pouvait en être autrement. Parce qu'après tout ce qu'il m'avait fait, tout ce que j'avais perdu à cause de lui il arrivait encore à m'hypnotiser, à avoir un ascendant phénoménal sur moi, mais surtout il arrivait encore à me troubler et à me faire ressentir encore cet amour que j'avais pour lui et en plus intense qu'avant. Putain j'étais mal vraiment très mal car même une partie de sexe n'était plus aussi divertissante que cela l'avait été jusqu'à présent, et je crois que Ben s'en était rendu compte.

Les deux jours passèrent anormalement vite, je venais de sortir de mon bain après un entraînement particulièrement sportif, mais comment pouvait-il en être autrement quand je savais qu'il allait revenir aujourd'hui. Je devais me défouler avant de le voir car je savais que je n'avais pas le droit au moindre écart. Cassie se fit entendre de l'autre côté de la porte.

-Bella, Maria te demande, m'informa l'amante attitrée de la patronne.

-J'arrive dans cinq minutes Cassie, elle repartit sans rien ajouter.

Je supposais que la raison de cette convocation était qu'elle devait avoir le Major et son frère en audience. Comme si ma présence était indispensable maintenant qu'elle avait son nouveau second. Je finis de m'habiller et j'enfilais mon ensemble pantalon et bustier de cuire rouge, qui d'après Ben était la tenue qui m'allait le mieux. Après tout si je ne pouvais pas lui infliger une quelconque correction physique j'allais tabler sur un autre niveau, celui du désir et de la frustration. Car je serais désirable, attirante, aguicheuse, mais il ne me touchera pas, jamais. Seulement avec ses yeux et c'est tout ce que je lui permettrais, je le pousserais d'autant plus vite dans le lit de Maria et après il serait libre de repartir rapidement. Voilà une bonne idée, j'allais m'atteler à le pousser à bout qu'il ne puisse plus faire autrement que de se contenter de Maria qui je pense devait être une bonne partenaire aux vus de ses entraînements réguliers. J'arrivais devant les appartements de la patronne et comme à chaque fois elle m'invita à entrer avant que je ne m'annonce.

-Désolée Maria j'étais sous la douche.

-Je vois que tu as ressorti l'ensemble que je t'ai offert.

-Oui c'est le préféré de Ben après notre réunion nous sortons dîner en ville, lui rétorquai-je en souriant à mon amant.

Je ne tins pas compte des deux autres et ni du grognement qui roulait dans la poitrine du Major et pris place à côté de mon partenaire.

-Il restera définitivement mon préféré, me susurra-t-il à l'oreille. Je sentis une tension à couper au couteau dans la pièce mais je ne relevais rien.

-Bon Jasper maintenant que Bella est là comme tu le désirais. Dis-moi qu'elle décision vous avez prise.

-Nous avons pas mal discuté et nous sommes parvenue à un accord qui pourrait te convenir. Nous pourrons éventuellement rester, mais j'émets quelques conditions. La première et elle n'est pas négociable nous gardons notre régime alimentaire, et ne cherche pas à nous faire plier ou à nous tenter car ce serait une annulation pure et simple de notre arrangement, tiens donc une opportunité supplémentaire de pouvoir le faire partir.

Je vis le sourire d'Edward. Et merde je ne me ferais jamais au fait qu'il avait maintenant accès à mon esprit, j'ai tellement eu l'habitude de lui être imperméable que j'ai tendance à l'oublier. Bref je me ferais la liste des petites choses auxquels je ne pourrais plus penser en sa présence un peu plus tard.

-Ensuite, reprit le Major. Edward va rester quelques temps mais il repartira, rejoindre notre famille et sa compagne. Je veux qu'il puisse le faire sans conséquences.

Oh! Quelle nouvelle Monsieur parfait s'est trouvé une compagne, je comprends maintenant la raison du relai. J'aimerais quand même bien voir à quoi ressemble la malheureuse. Il me sourit en entendant mes pensées. Mais quel con ce mec ! Il m'exaspérait.

-Troisièmement je veux que Bella me seconde dans mes tâches, elle connait tous les nouveaux-nés et ils la craignent ce seras plus simple pour m'imposer sans faire trop de dégâts. Sans parler du fait que je la veux à mes côtés.

-Non, tu veux la place de second tu prends les contraintes qui vont avec, moi ça ne me concerne plus, et je ne veux pas être à tes côtés, le coupai-je.

-Ce n'est pas une proposition c'est un ordre Bella, me contra-t-il. Sous le regard amusé de Maria.

-Ainsi c'est comme ça que tu comptes t'y prendre avec moi ! Bien, comme il vous plaira Major, rétorquai-je dans un élan de fausse soumission.

J'avais déjà pensé à cette possibilité et j'avais aussi pensé à comment j'allais me rendre utile, j'en salivais à l'avance. Il sentit mon état d'esprit car je le vis me regarder avec un air de défiance dans le regard je le tenais jusqu'à ce qu'il reprenne.

-Et dernièrement je veux récupérer ma chambre, Maria semblait vraiment s'amuser de cette situation à moins qu'elle ne soit de bonne humeur parce que son si précieux Major revenait au bercail. Le retour du fils prodigue, enfin de l'amant prodigue également dans son cas.

-Je suis d'accord avec tout ce que tu m'as exposé. Mais je pense que nous allons rencontrer un léger problème en ce qui concerne ta pièce. Elle est déjà attribuée à quelqu'un.

-Dans ce cas, il suffit de la lui reprendre, répondit-il suffisant, monsieur arrivait et se prenait pour le maître des lieux.

-Je pense que l'on va avoir du mal, car elle y tient beaucoup et n'est pas particulièrement commode, je faisais la liste des pièces et je pensais qu'elle pouvait parler du mini appartement qu'Ally avait trouvé après que je l'ai viré de ma chambre, si c'était le cas je plaignais le Major.

-Maria cette pièce est à moi, ce n'est pas négociable.

-Dans ce cas ! répondit-elle avec un sourire amusé sur les lèvres. Bella tu remettras ta chambre à Jasper.

-Ah non ! grondai-je en colère. Il en est hors de question, c'est la mienne et je la garde. Tu m'as déjà dépossédé de ma place tu ne prendras pas ma chambre, je le toisais le défiant ouvertement de venir me prendre ma pièce. Je tuerais qui que ce soit qui ose ne serait-ce qui penser.

-Jasper tu peux revoir cette condition, lui dit son frère.

-Oui je me contenterais des appartements de Peter, se retourna celui-ci.

Il valait mieux pour lui qu'il revoit sa position, je n'aurais certainement pas laissé passer ça, menace ou pas. C'est le seul endroit où je me sente bien dans ce manoir, j'aime le manoir mais quand j'ai envie d'être au calme sans pour autant aller auprès de mon Pacanier c'est la seule pièce où je me sente apaisée.

-Bien vu que tout est réglé je te laisse le soin d'aller déloger Ally c'est elle qui occupe ces quartiers, elle allait se rebeller la nympho à moins qu'ils cohabitent.

Ce ne serait pas une mauvaise idée il faudra que je creuse ça, comment arriver à les coincer tous les deux. Bien que cela ne m'arrangeait guère vu que lesdits appartements se trouvaient à proximité de ma pièce à moi, nous serions voisins et je serais obligé d'être le témoin de leurs ébats. Les sourcils froncés d'Edward me ramenèrent à la réalité.

-Tu veux pas aller fouiner ailleurs. C'est pas parce que je vais être obligée de te supporter que tu peux te permettre de traîner dans ma tête.

-Je n'y peux rien et tu le sais. Et crois-moi que je préfèrerais surtout quand j'entends des absurdités pareilles.

-Il te reste une solution pour ne pas m'entendre, et je reprenais mentalement pour que lui seul l'entende. « Sache qu'il n'y a que ton frère à bénéficier de la protection de Maria, toi personne ne te protège alors fais bien attention de respecter ma vie privée de tes intrusions. »

-J'ai saisi le message, répondit-il alors que le Major nous regardait.

-En a ton terminé ? demandai-je à Maria.

-Jasper ? demanda-t-elle à son nouveau second.

On pouvait voir qu'elle exultait, le fait d'avoir retrouvé le Major la mettait en joie, elle en avait oublié que j'avais désobéi à ses ordres en répondant et en menaçant son si précieux Major.

-J'en ai terminé. Une chose Bella demain six heures du matin au terrain d'entraînement.

-Pourquoi si tôt ? demandai-je surprise.

-Je veux voir ce que tu as dans le ventre quand tu maîtrises ta colère, me répondit-il avec un sourire calculateur sur le visage. Et je voudrais savoir ce que tu leur as appris.

-Mais bien sûr ! rétorqua Ben. Jasper le toisait avec son sourire mesquin et avant que cela dégénère j'empoignais Ben par la main.

-Dans ce cas à demain, nous nous allons dîner, puis je forçais ma prise sur le bras de mon partenaire de galère et nous sortîmes enfin.

-Il me tape sur les nerfs ce mec, me dit-il alors que nous avions même pas quitter le manoir, en sachant pertinemment que ledit mec l'entendait encore.

-J'avais cru remarquer. C'est ce qu'il cherche Ben, ne rentre pas dans son jeu. Mais ne t'inquiète pas je sens qu'on va bien s'amuser dans les jours à venir.

-Je savais bien que tu avais accepté un peu trop facilement.

-Hey qui est-ce qui a le plus gros cerveau de ce foutu régiment ? C'est scientifiquement prouvé tu te souviens, il me sourit.

-Au fait nous allons dîner en ville ce soir ?

-Je n'avais pas envie de rester au ranch avec les deux autres s'installant, je préfères aller prendre l'air dehors, et puis j'ai quelques achats de dernières minutes à faire.

-Des achats ?

-Des tenues féminines pour pousser le Major à bout plus rapidement et qu'il obtienne sa période de débauche dans les bras de Maria ou de n'importe qui d'autres ça m'est égal. Après ça il devrait partir plus vite, et je pourrais récupérer ma place.

-En fait tu es le diable en personne Bella.

-J'ai lu quelque chose récemment d'un certain John Milton qui disait « Mieux vaut régner en Enfer que servir au Paradis ».

-C'est ce que je disais tu es le diable en personne, nous rîmes alors que nous nous rendions à Austin.

Nous commencions déjà par mes quelques achats ce qui se firent rapidement. Puis nous traînâmes un peu partout jusqu'à ce que l'on trouve un dîner à notre goût. Une fois repus nous retournâmes au ranch. Nous nous séparâmes car je n'avais pas particulièrement envie d'une séance câlin ce soir. Là j'avais envie de retourner dans ma chambre pour profiter de la tranquillité qu'elle m'offrait. Je pourrais penser à comment j'allais faire pour lui pourrir la vie et le faire tourner en bourrique.

Car j'avais bien compris qu'il avait espéré que je me sauve comme la première fois. Je savais ce qu'il pensait de cette vie et il avait cru qu'en venant s'installer ici j'allais fuir loin de cet endroit, loin de Maria, comme je l'avais fait dans le New-Hampshire. Mais non je ne recommencerais pas cette erreur, et puis j'aimais ce ranch je m'y sentais comme chez moi. Si quelqu'un devait partir ce ne serait pas moi.


Bon et bien vous en pensez quoi? Déçu ou pas? Allez dîtes moi tout. 

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Commentaires (3)

1. tchallenger samedi, 28 Février 2015

Coucou je suis littéralement fan de ta fiction, ça fait 5 fois que je la relis depuis le début! Bref tout ça pour te dire de continuer comme ça!

2. liloumultipass jeudi, 19 Février 2015

Elle et jasper sont séparés. Lui est probablement malheureux comme les pierres, elle est depressive. Et maintenant paul qui meurt !!! Tu veux nous faire pleurer? Ç.Ç heureusement que tu as annonce un happy end. J'ai hâte de voir ça. Et quatre chapitres d'un coup, c'est un bon format ;)

3. marie dimanche, 08 Février 2015

Coucou! J adore ta fiction! Je l ai commencee y a 2 jours je ne peux plus m en passer! A quand la suite?

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017