Haine Amour et Passion

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Chapitre 25 : Soumission

Le matin était arrivé j'avais décidé que j'allais donner du fil à retorde au Major. J'allais montrer le mauvais exemple et inciter mes soldats à en faire autant. Pour commencer je ne me présenterais pas à l'heure dite. À six heure j'étais encore allongée dans mon lit avec un livre à la main. Je savais qu'il viendrait me chercher alors j'avais enfilé un petit négligé de soie rouge sur la poitrine enfin le peu de peau que cela recouvrait et en dentelle noir sur le voile qui se séparait sous ma poitrine et tombant sur le haut de mes cuisse laissant mon ventre apparaître, le tout associé à une petite culotte de soie rouge également.

Rosalie serait contente j'assumais totalement mon corps maintenant. J'étais installée confortablement dans mon lit à baldaquin dans une position qui aurait pu paraître naturelle mais qui se voulait également très provocante. Allongée sur le côté droit faisant négligemment face à la porte, ma tête dans une main tandis que l'autre tenait mon livre, sans oublier l'effet de jambe pour accentuer le tout.

Bien évidement je ne me trompais pas à six heure cinq je le sentis débouler et son pas m'informait qu'il n'était pas vraiment content. Il entra sans même frapper ni attendre que je l'y invite. Je relevais la tête avec une lenteur exagérée, et bien entendu je vis que je l'avais déstabilisé de par ma tenue et ma position, il était là planté devant mon lit, la bouche ouverte, en train de détailler chaque parcelle de ce que mon négligé ne cachait pas et il en cachait peu. Ce qui m'amusa je dois l'admettre, il se reprit néanmoins assez rapidement. Dommage car je dois dire j'avais apprécié qu'il me détaille ainsi, qu'il laisse ses yeux traîner sur mon corps avec envie. Mais comme je le dis toujours toutes les bonnes choses ont une fin.

-Bella qu'est-ce que tu fous encore ici et dans cette tenue alors que tu devrais être sur le terrain d'entraînement.

-Tu veux la vérité ou un jolie mensonge, le cherchai-je.

-Bouge ton cul t'as cinq minutes pour me rejoindre ! et il sortit de ma chambre encore perturbé.

Le jeu venait de débuter et je prenais la main. Très bien la deuxième étape était de lui faire perdre patience. Donc je prenais mon temps pour me lever et m'habiller ce qui faisait que j'arrivais un quart d'heure après son ultimatum. Quand je les rejoins parce qu'en fait Edward et Ben étaient également présent, je sentis la tension dans l'air.

-Je t'avais dit cinq minutes.

-Tu sais le temps c'est relatif, encore plus pour nous, répondis-je avec un clin d'œil à Ben qui se marrait.

-Si c'est comme ça que tu le vois, je fus prise d'une violente douleur à l'abdomen.

Je mis un genou à terre mais retins mon gémissement. Je savais que j'allais goûter à son pouvoir et je m'y étais préparée maintenant il ne fallait pas qu'il entende un son franchir mes lèvres. Mais avec cette putain de douleur atroce c'était vraiment difficile de résister. Je n'avais pas le choix je devais subir ça en silence et si j'avais réussi à supporter plus d'une semaine de torture avec Maria je pourrais tenir devant lui, mais il était sournois le salaud comme il voyait que je ne cédais pas il accentua la douleur et la propagea dans ma tête. Je dois dire que j'étais à la limite de flancher, mais le grognement de Ben me fit me reprendre.

-Ne… t'en mêle... pas, réussis-je à articuler pour Ben, entre deux puissants spasmes.

Je savais qu'il n'était pas en puissance maximale, parce que la dernière fois je n'avais rien pu contrôler. Là il établissait seulement sa hiérarchie.

-Bella arrête maintenant tu ne peux pas avoir le dessus ! me somma Edward.

-Certainement... pas ! il ne relâchait rien, mais moi non plus.

Puis d'un coup une douleur d'une puissance démesurée m'ensevelit toute entière et je ne pus retenir un cri d'agonie. J'entendis Ben se rebeller. Et puis d'un coup plus rien, plus de douleur elle disparut aussi vite qu'elle est arrivé. Par contre mon cri fut remplacer par les gémissements de Ben. Cet espèce de salaud s'en prenait à mon partenaire. Je rugis menaçante et l'éjectais par la pensée, à l'autre bout du terrain le détournant ainsi de Ben.

-Bien te voilà d'humeur plus combative il était temps ! lança le Major. Je vais établir une règle qui vous concerne tous les deux. Quand je m'entraîne avec l'un de vous l'autre devra aller s'occuper ailleurs, je ne vous veux plus jamais ensemble lors des entraînements. Déclara-t-il, je sentais sa satisfaction derrière cet ordre. Il venait de nous séparer il avait parfaitement compris que nous étions amants et c'était sa façon à lui de commencer à nous éloigner l'un de l'autre.

-Je ne te laisserais pas seul avec Bella n'y compte pas, le menaça Ben.

-Je ne te donne pas le choix c'est un ordre soldat.

-Laisse tombé Ben c'en sera d'autan plus difficile pour lui de m'atteindre s'il ne s'en prend pas à toi.

-Bella...

-Il a la protection de Maria. Ne t'en fais pas pour moi, je tiendrais tu sais à quel point je suis forte et entêtée.

-Fais attention à toi, me dit-il.

Il s'approcha de moi et je savais que c'était pour contrarier le Major parce que ce n'était pas dans ses habitudes les démonstrations d'affections en dehors de nos chambres respectives. Il déposa un doux baiser sur mes lèvres, puis partit avec le sourire quand le nouveau second grogna son mécontentement, mais avant qu'il ne puisse s'en prendre de nouveau à lui je me plaçais devant son regard parée de mon air revêche.

-Bien si on s'y mettait on a assez perdu de temps avec tes enfantillages, me houspilla le Major de mauvaise humeur.

-À vos ordres Major, dire que je m'amusais était vraiment un euphémisme. Et encore s'il savait ce que je lui réservais, je crois que j'allais goûter régulièrement de son pouvoir.

-Bella ce n'est pas un jeu, entendis-je Edward me signifier en secouant la tête de dépit.

-Pour vous peut-être pas, mais je dois moi aussi trouver un divertissement maintenant que je suis également une sangsue.

-Tu vas combattre contre Edward et sans ton pouvoir je veux voir quel est ton niveau.

-Et pourquoi je vais être désavantager lui se sert du sien.

-Et alors la toute puissante Bella tremblerait elle devant un adversaire ? me railla le Major.

-Je ne tremble devant personne, me renfrognai-je. Et puis ça peut-être marrant, je pris position devant Edward qui me regardait un sourire amusé aux lèvres.

Ce qu'il pouvait me gonfler à toujours se marrer pour un oui ou un non. Il était pas si joyeux il y a quelques années en arrières.

-Les gens changent Bella, mais bien sûr chasser le naturel il revient au galop pensai-je.

Puis je me concentrais laissant la place à la guerrière qui sommeillait en moi. Je lui sautais dessus comme je m'y attendais il m'esquiva. Nous enchaînâmes les coups je n'arrivais pas à le toucher mais lui non plus je les parais tous, je tentais d'augmenter le rythme mais il tenait la cadence, je me rappelais de ce que disais Esmé à l'époque, il était le plus rapide. Putain je rageais, j'aurais pu l'avoir sur la vitesse s'il n'était aussi vif. Je n'aimais pas perdre et je trouvais que deux vampires à avoir le dessus sur moi c'était déjà deux de trop, je ne lui laisserais pas ce privilège. Je le bloquais un dixième de secondes histoire de pouvoir lui porter un coup. Et bien entendu il n'a rien pu faire pour se protéger de mon pouvoir ni de mon coup par le fait.

-Sans pouvoir Bella, râlait-il en se relevant.

-C'est pas comme si j'en avais abusé, comme toi. J'aimerais bien savoir ce que tu vaux sans le tien.

-On ne pourra jamais le savoir. Par contre je dois dire que je suis agréablement surpris par tes capacités Bella, tu as un bon niveau, me félicita le Major.

-Je le savais déjà, tu ne m'apprends rien. Répondis-je suffisante.

-Par contre ton égo est largement supérieur à tes capacités, rétorqua-t-il. Ton niveau est bon mais il n'est pas excellent Bella. Il y a beaucoup de failles dans tes attaques comme dans ta défenses d'ailleurs.

-Ben tiens, mais mon pouvoir pourvoit à ses lacunes. Et puis généralement je ne me bats pas aussi longtemps il n'y a pas de vampires qui rivalisent si je peux utiliser mon pouvoir.

-J'ai bien compris Bella, le problème c'est qu'un jour tu tomberas sur quelqu'un qui pourra te bloquer et si tu ne sais pas te défendre sans ton pouvoir tu es foutue. La preuve je peux facilement te contrer.

-Mais ce n'est pas pareille tu es le Dieu de la guerre! Qui ne perd pas devant le Dieu de la guerre, le raillai-je.

-Ça suffit Bella je commence à perdre patience. Tu sais quoi tu reviendras avec les autres tu m'agaces.

-À vos ordres Major, rétorquai-je en tournant les talons et rejoindre le manoir. Je l'entendais se plaindre à son frère.

-Putain elle va me rendre dingue, ragea-t-il.

-C'est son but, lui répondit son frangin. Ne relâche pas elle finira par faiblir.

-Je ne crois pas, lui répondis-je mentalement. Et je ne fais que commencer.

Une heure et demi plus tard je rejoins le terrain d'entraînement avec les nouveaux-nés. Je ne savais pas comment il allait s'y prendre s'il allait nous séparer, ou s'il allait nous entraîner tous ensemble. Pour ma part je mélangeais les entraînements pour que nous soyons toujours confronter à la forces herculéenne des nouveaux-nés. Mais bon ce n'était plus mon rôle. D'ailleurs beaucoup se demandaient ce que je faisais avec eux, Benjamin et Cassie restaient à mes côtés. Alors qu'on se tenait devant le Major et son frère.

-Merde il a pris ta place le bouffeur de tofu, s'exclama Benjamin médusé.

-Ouais, que veux-tu Maria adore ses prouesses au lit.

-Il fallait accepter ses avances tu aurais garder ta place, me fit Cassie

-Sans vouloir te vexer Cassie je ne suis pas une brouteuse de minou, j'aime la virilité si tu vois ce que je veux dire.

-Il en faut pour tout les goûts, me rétorqua-t-elle sourire aux lèvres.

-Si vous en avez terminé nous pourrons peut-être commencer, nous interrompit le Major. Je ne pris même pas la peine de lui répondre en encore moins de le regarder.

-C'est bon ! répondit Benjamin un brin de colère dans la voix.

Je fis attention que l'autre ne prenne pas son mordant pour un manque de respect, c'est juste que Benjamin m'est très fidèle et qu'il a du mal à supporter qu'un arriviste me prenne ma place. Le Major le regarda avec intensité, Benjamin refusant de baisser les yeux. Je le contrains avec mon pouvoir à baisser la tête je ne voulais pas qu'il s'en prenne à lui. Il n'en fut pas dupe et planta son regard dans le mien, moi par contre je me permis de garder mon regard et ma tête haute, qu'il s'en prenne à moi ce n'était pas grave après tout c'est ce que je recherchais. Il grogna, je souris il reporta son attention sur Benjamin avec un sourire mesquin. Puis il s'adressa à nous autres soldats.

-Comme vous devez tous le savoir je suis le Major Whitlock, j'ai repris ma place de second au sein de cette armée. Donc Bella n'est plus votre second, mais elle reste néanmoins votre supérieure.

-Monsieur est trop bon ! bon marmonnai-je pour mes voisins. Ce qui les fit sourire. Et me gratifia d'un regard noir du Major.

-Aujourd'hui je vous observerais et je testerais personnellement certains d'entre vous pour évaluer votre niveau et ainsi savoir sur quelle base nous allons poursuivre nos entraînements. Je veux que les plus expérimentés se battent contre un nouveaux-nés. Choisissez votre binôme. Les pouvoirs ne sont pas tolérés dans cet entraînement, juste du combat à mains nues. Toi Bella tu resteras en binôme avec Edward et il le sera en permanence, ton niveau est trop élevé pour les nouveaux-nés, ce qui me semblait logique mais je devais montrer mon mécontentement et mon insolence devant mes soldats.

-Pourquoi ai-je droit à un tel traitement de faveur ne suis-je pas un simple soldat comme les autres ?

-Si tu trouves quelqu'un qui n'ait pas peur de combattre contre toi je n'y vois pas d'inconvénient au moins pour cette fois-ci, me dit-il un peu trop détendu à mon goût. Il avait une idée derrière la tête, et je la compris au moment où Benjamin se proposa.

-Moi je veux bien m'entraîner avec Bella.

-Non j'aimerais te tester personnellement, s'opposa le Major.

Je grognais l'avertissant qu'il était sur un terrain glissant. Il avait perçu la loyauté que Benjy me vouait et mon attachement réciproque.

-Ça te pose un problème Bella ? me demanda le Major amusé.

-Pas le moindre tant qu'il reste en un seul morceau, le menaçai-je.

La voix que je mettais dans ma menace était froide et ma détermination était perceptible par tous. Tous les soldats savaient ce que signifiaient le ton que je venais d'employer et s'il ne faisait pas attention à mon soldat, j'allais lui passer l'envie de jouer.

-Pour cela il devra bien se défendre et s'il réussit il a des chances de rester entier. Pas comme la dernière fois, j'avais compris il cherchait encore à me faire perdre mes moyens.

OK il comptait sur mon tempérament impulsif pour me pousser à la faute. Je lui souris de mon sourire le plus hypocrite, et je fis un hochement de tête à Benjy lui signifiant que je le garderais à l'œil.

-Très bien tout le monde en position, allez-y, Edward se plaça devant moi.

-Tu sais qu'à ce jeu il aura le dessus, me dit-il.

-Nuance je lui laisse un avantage, pour le moment.

-Bella ne t'obstine pas écoute un peu tes sentiments.

-Quels sentiments ? Je ne ressens rien d'autre que de la haine pour vous. Si je suis ce que je suis devenue c'est de votre faute à tous.

-Edward au lieu de discuter tu ferais mieux de te bouger le cul, l'interpella son frère.

Il me regardait je n'avais pas pris de posture d'attaque tout simplement parce que je n'avais pas envie de combattre. Edward me sauta dessus pour me décider, mais je le déviais avec mon pouvoir.

-Bella mets y du tiens. Il va s'en prendre après ton protégé si tu ne coopères pas.

-J'en ai pas envie je me suis déjà entraînée ce matin je ne vois pas pourquoi j'aurais droit à un double entraînement tout ça parce que je me refuse au second.

Je vis Jasper s'arrêter et délaisser Benjamin. Il arriva sur moi, je restais de marbre, il s'approcha et se positionna à quelques centimètres de moi me fixant droit dans les yeux. Ses yeux à lui étaient noirs, ce qui voulait dire qu'il était en colère ou qu'il avait envie de moi, mais vu ce qu'il projetait j'optais pour la première solution. Donc mon but de la journée était atteint, arriver à lui faire perdre patience encore un tout petit peu et il perdrait complètement pied.

-Et bien Major on s'ennuie avec les nouveaux-nés. Ils ne sont pas suffisant pour votre grandeur, il grogna et m'attrapa à la gorge.

J'aurais pu le repousser sans problème mais je voulais voir jusqu'où il pourrait aller.

-Edward continue je dois régler une affaire avec cette effrontée.

-Jasper ne fais pas ça, tu vas te nuire.

-Ne te mêle pas de ça Edward fais ce que je t'ai demandé c'est tout.

-Mais vois-tu Major moi je n'ai pas envie d'aller ailleurs je me trouve bien ici.

-Ce n'est pas toi qui décide ma belle, grogna-t-il. Ce que j'aimais quand il devenait autoritaire et dominant comme ça.

-Ça ne t'est toujours pas passé apparemment, me dit-il ce putain de sourire sexy aux lèvres, associé à cela ses yeux noirs dont on ne pouvait plus vraiment dire si c'était dû à sa colère ou à son désir cette fois-ci. Merde j'avais du laisser filtrer ma convoitise.

-On peut aller jouer tous les deux ! me dit-il plein de sous-entendu.

Il accentua cela par une vague de désir pure. Putain, le salaud c'était vraiment ce qu'on appelait un coup bas, il avait sa bouche si près de mon visage que je sentais son souffle sur ma peau, son haleine si envoutante.

-Putain Jasper arrête ça.

-Hummm ! Il y a du mieux, ce n'est plus Major.

-Juste un écart ça ne ce reproduira plus, Major, il approcha son visage de mes cheveux et huma mon odeur.

-Tu ne m'as pas répondu Bella, dit il en renvoyant une seconde vague de désir et de convoitise.

-J'irais certainement jouer, mais ce ne sera pas avec toi ! haletai-je, luttant contre cette putain d'envie de sexe qui me dévorait.

À la fin de ma phrase il grogna, toutes envies, luxures et désirs disparurent. Il serra son emprise autour de ma gorge.

-Tu es mienne Bella ! Personne n'a le droit de poser ses mains sur toi. Je tuerais le prochain qui essaiera.

-Mais bien sûr tu crois que je vais passer mon éternité à tricoter aussi. Je m'offrirais à qui je veux, et tu n'es certainement pas assez fort pour m'en empêcher. Je n'appartiens à personne.

-C'est ce qu'on va voir, me dit-il. Je le vis retrousser ses lèvres et ses dents luisaient de son venin.

-N'essaie même pas Major, le menaçai-je en grognant.

Je le repoussais par télékinésie, et le maintenait à distance je savais qu'il allait me provoquer une migraine la seule douleur qui me paralysait et qui maîtrisait mon pouvoir. Tout le monde avait arrêté les combats pour nous observait. Et comme je m'y attendais il me lança sa putain de migraine puissance maximale. Je hurlais en me tordant de douleur alors que j'étais roulée en boule sur le sol comme une misérable vermine tenant ma tête dans mes mains.

-Ben ! gémissais-je. Lui seul pouvait encore me sortir de là. S'il l'immobilisait il ne pourrait pas me marquer.

J'entendis un grognement puis des coups la douleur restait encore présente. Puis plus rien, j'ouvris mes yeux pour voir Edward et le Major se battre l'un contre l'autre dans une violence inouï pour deux frères, ce qui me choqua littéralement. Pourquoi est-ce que je fis cela je n'en sais toujours rien. Mais je repris le Major sous mon contrôle, l'immobilisant sachant pertinemment que je devrais encore goûter à sa migraine.

-Ça va j'ai compris, puis je le relâchais et partis sans rajouter le moindre mot dans ma chambre.

Je n'omis pas d'adresser un merci par la pensée à Edward sans lui cette enflure m'aurait marquée comme sienne et devant tout le monde.

J'avais le moral à zéro je voulais l'affronter et le dominer, mais je devais avouer que je ne le pouvais pas et ça me mettait en rage. Je n'aimais pas devoir m'incliner, mais il était véritablement plus fort que moi. Mais me soumettre à lui, c'était pire que tout. C'est mon orgueil et mon amour propre qui en prenait un coup. J'aurais aimé pouvoir encore pleurer de rage, j'allais avoir du mal à accepter ça pendant encore un moment, mais je n'abandonnerai pas.

Et dire que cette enflure avait failli me marquer mais quel ordure ! hurlai-je dans ma tête. Heureusement qu'Edward était intervenu mais pourquoi est ce qu'il s'était opposé à son frère je ne comprenais pas. Ils étaient véritablement atteint dans cette famille. Aucune logique dans leur comportement. Je sentis Maria approcher de ma chambre comme si ma matinée n'avait pas été aussi éprouvante, il fallait qu'elle vienne y mettre sa touche final. Et vu que j'avais désobéi j'allais certainement en payer le prix. Elle entra alors que je me levais pour l'accueillir.

-Bella, tu sais pourquoi je suis ici.

-J'ai bien ma petite idée oui.

-Je t'avais prévenue, je t'avais dit de ne pas créer de problème à Jasper. Maintenant tu me suis, Ben venait également d'arriver, il me regardait les yeux remplient de peine mais il ne pouvait rien, enfin il ne voulait pas se rebeller contre Maria0.

Ben ne désobéirait jamais à Maria. Pour quelle raison j'en savais rien car il avait la possibilité avec son pouvoir pour lui résister et même la contraindre s'il le voulait, mais non il lui obéissait aveuglément. J'avançais à la suite de Maria, Ben dans mon dos. Bien entendu elle m'emmena dans les sous-sols.

Une fois en bas, elle ordonna à Ben de me maîtriser et ma voix également. Je suppose qu'elle voulait éviter à Jasper de m'entendre. Ayant sans doute peur de la menace qu'il avait proféré. Je sentis la pression du pouvoir de Ben sur mon corps ce dernier ferma les yeux. Puis je vis Justin arriver. Oh merde ! Paniquai-je. Je ne pensais pas qu'elle allait me laisser dans les mains de Justin le pervers. Cet espèce d'enflure rêvait de pouvoir me contraindre et de me posséder comme toutes les autres depuis que je l'avais émasculé lorsqu'il avait essayé de violer Annabelle. Avant de partir Maria me dit.

-J'espère sincèrement que ce sera la dernière fois que j'ai à te sanctionner Bella, puis elle partit en me laissant en pâture à Justin qui je le voyais bandait déjà, l'enculer.

Je jure que je le tuerais, je le ferais périr à petit feu. Il arracha mes vêtements je me retrouvais nue et offerte contre mon gré devant cette face de porc. À ce moment je maudissais également Ben de rester impassible, et de ne rien faire pour empêcher ça. Il allait me violer et il restait à côté me contraignant par son pouvoir à me laisser faire. Putain je savais qu'on était pas compagnon mais moi je ne l'aurais jamais laissé dans pareille situation.

-Alors Bella, tu fais moins la fière maintenant. Depuis que le chéri de Maria est revenu tu n'es plus à la fête. Et je vais même enfin pouvoir prendre ma petite revanche et crois-moi que je serais plus dur et plus vicieux avec toi, que je ne l'ai jamais été.

-Dépêche-toi qu'on en finisse, renchérit Ben.

Quel salaud, quel ordure ! Plus jamais il ne reposera ses mains sur moi. Je ne pouvais vraiment faire confiance à personne. Justin passa sa main sur mon corps, il alla directement à ma poitrine, il prit mon sein dans ses putains de mains répugnantes. Ben se retourna pour ne plus me faire face. Il déplaça sa main jusqu'à mon bas-ventre il passa ses doigts dans ma fente j'essayais de toute mes force de débloquer mon pouvoir. Je voulais repousser ce putain d'enfoiré qui osait me toucher. Je rageais intérieurement mon désespoir, mon impuissance, et une vulnérabilité extrême me submergèrent quand je compris que je ne pourrais pas me libérer toute seule. Cette putain de sensation d'impuissance, de rage, de haine, cette envie de pleurer, de le torturer alors que je ne pouvais rien faire me tuaient. Je ne pourrais rien faire pour l'empêcher de posséder mon corps, et cela m'anéantissait.

Puis tout à coup un élan d'espoir m'enveloppa dans sa douce chaleur, quand je sentis arriver Edward et Jasper. Jasper fracassa la porte dans un rugissement terrifiant, si j'avais pu j'aurais pris la fuite devant la rage qui émanait de lui. Malheureusement je me retrouvais toujours sous l'emprise de Ben, Jasper sauta sur Justin et d'un coup rapide avec un grondement terrifiant, le corps de cet ordure tomba lourdement. Edward lui enleva sa chemise et me la plaçait sur les épaules en disant à Ben.

-Va la prévenir que nous sommes arrivés pendant qu'elle recevait sa sanction et que Jasper a perdu le contrôle. Et merci Ben, il les avait prévenu, je ne savais plus trop quoi penser du coup.

Justin reposait à mes pieds en petits morceaux maintenant. Dommage j'aurais bien aimé m'en occuper moi-même mais je dois dire que j'appréciais quand même le fait qu'ils soient arrivés à temps. Bien que cela m'avait enlevé le plaisir de torturer et de tuer cette ordure.

-Bella, mon amour. Est-ce qu'il a eu le temps de te toucher ? il n'allait pas s'arrêter une seconde avec son histoire de compagne je n'étais pas vraiment d'humeur là. M'agaçai-je. Je me défis de son toucher je ne voulais plus qu'on me touche, personne.

-Il s'est fait du souci Bella. Nous nous en sommes faits.

-Je veux retourner dans ma chambre, dictai-je.

-Emmène-là je vais aller voir Maria. Je vous rejoins après. Edward ne la quitte pas, même si elle te l'ordonne ou si elle use de son pouvoir. Reste à proximité.

-Ne t'en fais pas Jasper, je la veillerais, les vieilles habitudes avaient la vie dure.

Me revoilà sous la surveillance constante d'Edward comme à l'époque de James. Quoique les rôles étaient inversés à cette époque. C'était Jasper qui avait le rôle de veiller sur moi, pendant qu'Edward s'occupait du problème. Comme quoi il y avait un léger changement quand même.

-Tu as raison, s'amusa Edward. Je t'expliquerais ça plus tard. Va régler le problème avec Maria, moi je la raccompagne, Jasper me regarda droit dans les yeux, j'étais trop fatiguée nerveusement et psychologiquement parlant pour le défier comme à mon habitude.

Je lui envoyais tout de même de la reconnaissance, car sans lui je serais plus aussi saine en cet instant. Il s'approcha de moi et me serra dans ses bras, en m'envoyant un dose incommensurable d'amour. Cela me coûte de le dire mais c'est vraiment ce que j'avais besoin en cet instant, et le sentir contre moi me réconforta plus que je ne l'aurais jamais avoué mais entre l'empathe et le télépathe allez cacher quelque chose vous. Malgré tout je ne pouvais pas me laisser aller à cela, je ne pouvais pas me laisser avoir encore une fois. J'avais déjà donné là-dedans, deux fois de surcroit et deux fois j'en avais souffert, alors non je n'accepterais pas ce débordement d'affection. Je me retirais de ses bras rassurant et sécurisant à contrecœur tout de même.

J'espérais que ce dernier sentiment ne lui soit pas parvenu. Je le contournais et pris la direction de ma chambre Edward sur les talons. Il resta silencieux et tant mieux pour moi, car je n'avais pas envie d'une discussion pour le moment. Même le fait qu'il m'accompagne me passait au-dessus de la tête. Je n'avais qu'une seule envie là tout de suite hormis celle de retrouver l'ambiance sécurisante de ma chambre c'était de prendre une bonne douche pour enlever la putain d'odeur de cette merde de Justin de sur mon corps. Si Jasper ne l'avait pas réduit en miette je l'aurais torturé avec plus d'ardeur et de sadisme que la première fois, j'aurais peut-être une chance que Maria le fasse reconstituer, dans ce cas là il n'y échapperait pas.

-Tu lui as fais quoi ? me demanda Edward.

-Je peux te montrer si tu veux mais ça va être un peu rude, l'avertis-je.

-Vas-y ! me demanda t-il avec une ferveur peu commune qui m'étonna.

Je lui repassais le film dans ma tête. Ce fameux soir où j'étais à la recherche de celle qui n'était pas encore mon amie, mais qui allait le venir peu après cet épisode. Elle était coincée entre un mur et Justin dans sa propre chambre. Il lui avait enlevé tous ses habits et elle était aussi nue que moi quelques instant plus tôt. Elle hurlait mais tout le monde avait l'habitude des hurlements dans cette maison surtout lorsqu'une femme était avec lui. Ils pensaient certainement que Maria avait donné un ordre ou alors n'avaient pas assez de courage pour intervenir et risquer de se faire sanctionner par Maria. Mais moi je savais qu'il ne s'agissait pas d'un ordre et même dans ce cas précis je serais intervenue. Bref, donc quand je suis arrivée dans la chambre et que j'ai vu Anna dans cette condition, mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai viré Justin de sur mon amie et je l'ai couverte alors que je le retenais sous l'emprise de mon pouvoir.

Il avait une putain de trique si bien que la première chose à laquelle j'ai pensé c'était de faire de lui un eunuque au moins le temps de le faire passer sur le bûcher. J'ai dû poser mes dent et par le fait ma bouche sur ses putain de couilles pour pouvoir les arracher et tout prendre d'un coup. Il hurlait et je prenais un malin plaisir à l'écouter me supplier entre deux hurlements d'angoisse, de douleur et de terreur. Car déjà à l'époque ma réputation de sadique commençait à prendre forme. Anna s'était rhabillée et je lui avais commandé d'allumer un feu. J'avais rejoint le bûcher sous une haie d'honneur avec les couilles du pervers dans ma main et lui me suivant sous l'emprise de mon pouvoir. Je lui montrais également comment Maria était intervenue à temps pour m'empêcher de brûler cette merde que j'avais dans les mains. Et comment il avait été charrié depuis.

-Effectivement c'était mérité, par contre quitte à désobéir si tu veux mon avis c'était à ce moment qu'il aurait fallu que tu le fasses, nous étions arrivés dans ma chambre et j'allais dans la salle de bains et enfilais mon peignoir pouvant ainsi lui rendre sa chemise.

-Vois-tu je pensais que j'étais invulnérable et que je n'aurais jamais ce genre de situation à affronter. Et surtout je pensais pas que Ben puisse me faire un truc pareil, renchéris-je.

-C'est lui qui m'a appelé à l'aide. Il hurlait mentalement pour que je puisse l'entendre. En fait Jasper a senti ta rage et ton désespoir je me suis concentré pour te localiser savoir ce qu'il t'arrivait et je l'ai entendu et surtout j'ai vu ce qu'il te faisait et nous sommes intervenus.

-Ouais je ne sais pas trop quoi penser il aurait pu se rebeller, personne ne peut rien contre lui. Mais non il obéit à Maria aveuglément sans rien remettre en cause. Moi à l'inverse j'aurais pris ce risque.

-Tu es une tête brûlée Bella. Tu es impulsive tout le monde n'agit pas de cette façon.

-Possible. N'empêche que je vous remercie pour ce que vous avez fait. Vous m'avez sortis d'un beau merdier. Mais je ne reverrais pas ma position. Vous devriez repartir et me laisser mener ma vie.

-Moi je le ferais bientôt. Mais Jasper ne le fera pas sans toi Bella. Il t'aime vraiment et je t'assure qu'il est parti pour les raisons que nous t'avions annoncé, il n'y avait aucun plan pour te forcer à la transformation.

-Écoute c'est dans ton intérêt de me raconter ça. Bien que je ne saisisse pas ton intérêt la dedans. Mais sérieusement Edward il y a cinq ans de ça tout le monde était persuadé que nous étions des âmes sœur, toi et moi compris. Alors comment veux-tu que j'arrive à croire qu'en fin de compte c'était pas toi mais ton frère ? Et puis dans cinq ans Emmett pourra me revendiquer pareil. Non je n'y crois pas à ces histoires d'âmes sœurs.

-Laisse-toi du temps mais ne te referme pas et ne le repousse pas.

-Ça c'est plus facile à dire qu'à faire. Je me suis si bien conditionnée que c'est instinctif, et puis je ne veux tout simplement pas recommencer mes erreurs, ça peu se comprendre tu ne crois pas ?

-Effectivement nous avons commis pas mal d'erreurs avec toi et moi le premier. Et je ne m'excuserais jamais assez pour tout le mal que je t'ai fait endurer.

-Stop Edward ! Ne te lance pas là-dedans je ne suis pas prête à avoir ce genre de discussion et surtout pas aujourd'hui. Ça a été une journée éprouvante dans tout les sens du terme alors laisse-moi un peu de répit. Et puis j'ai besoin de me laver.

-OK, je laisse tomber mais on en reparlera Bella.

-Tu m'exaspères ! lui rétorquai-je.

-J'avais cru comprendre en effet, me dit-il tout sourire.

Je le laissais et rentrais dans ma salle de bains. Je fis couler l'eau et me glissais sous le jet. Devant mes yeux toute cette maudite journée qui repassait en boucle. J'étais à la limite de craquer, mais je savais que je n'étais pas seule et que ce soit mes émotions ou mes pensées tout étaient analysés en profondeur alors je devais prendre sur moi et tout ravaler, j'étais forte après tout je pouvais supporter ça. Je faisais comme à mon habitude quand quelque chose me tracassait je m'auto-programmais. Je devais seulement me persuader que ce n'était rien qu'il ne m'était rien arrivé, que j'en avais échappé indemne et ça irait. Je fis ça pendant un bon moment profitant des bienfaits d'une bonne eau chaude sur mon corps. J'avais entendu Jasper rentrer dans ma chambre.

Je me rappelais alors le jour où l'on avait battu Lucy et regagner ce ranch. Ce soir là où j'avais choisi cette pièce et que Maria avait ce sourire amusé lorsqu'elle était venue me parler. Tout avait un sens aujourd'hui. Cette fameuse bizarrerie. Je me repassais cette discussion.

Flash-back.

Elle s'installa sur le bord de la baignoire et me regarda avec un sourire étrange.

-Que veut dire ton sourire Maria ? demandai-je.

-Une simple bizarrerie Bella, me dit-elle toujours aussi énigmatique.

-Ne te fais pas prier ce soir Maria je me sens bien et j'aimerais en profiter, c'est tellement rare.

-Est-ce que cette pièce y est pour quelques chose ? me demanda t-elle alors qu'elle se permit de me faire un petit massage sur épaules.

-Ce n'est pas tant cette pièce, c'est tout cet endroit. J'aime beaucoup ce lieu, je m'y sens bien. Mais j'ai surtout pu me défouler ce soir et j'ai pu également apaiser ma soif.

Fin du flash-back.

Était-ce vraiment dû au fait que j'avais pu combler ma sauvagerie ou était-ce parce que c'était sa pièce à l'origine. Comment aurais-je pu le savoir ? Et pourtant c'est vrai que je m'y sentais bien dans cette chambre. J'ai tout de suite aimé cette atmosphère rassurante et chaleureuse. Merde ce ne pouvait pas être ça. C'était juste une coïncidence, en plus c'est la première pièce que j'avais visité si j'avais été ailleurs j'aurais pu en choisir une autre avant de tomber sur celle-ci. Oui c'était le hasard, il ne pouvait pas y avoir d'autre explication. En tout cas aucune de rationnelle. J'étais vraiment trop perturbée aujourd'hui. J'écoutais ce qu'il se passait dans ma chambre mais il n'y avait que le silence je supposais que Jasper devait raconter sa petite discussion avec Maria par la pensée. Je me rendis compte que je n'avais pas pris de rechange, ni de serviette.

-Retournez-vous face contre la porte, leur ordonnai-je. Je les entendis se lever et s'exécuter.

J'ouvris la porte et de l'encadrement caché derrière le montant de la porte j'ouvris mon tiroir de la première commode et fis voler un jean jusqu'à moi, puis un haut ainsi que des sous-vêtement. Dans l'autre j'attirais une serviette, durant se temps je laissais mes yeux se perdre sur le Major. Comment pouvait-il avoir tant d'influence sur moi? Pourquoi n'étais-je pas capable de rester celle que j'étais devenue lorsqu'il était là?

-Merci, dis-je en fermant la porte. Je pus me rhabiller et sortir plus décemment.

Jasper était face à ma bibliothèque et Edward sur le fauteuil qu'il avait investi un peu plus tôt.

Je regardais ce que Jasper fixait et je me fustigeais d'avoir laisser cette photo sortie. Il était en train de nous regarder. À cette époque où je n'avais pas encore pris conscience de ce que je ressentais pour lui. Enfin ma conscience ne l'avait pas fait car mon subconscient, mon corps enfin tout le reste le savait.

-C'était plus simple à l'époque, me dit-il.

Comme si un siècle s'était écoulé entre cette photo et aujourd'hui. Je refusais de me laisser aller dans cette conversation. Je ne répondis pas et continuais de l'observer en essayant de garder le contrôle de mes émotions ce qui était plus dur aujourd'hui. J'avais besoin de prendre du recul de m'isoler pour laisser mes émotions et mes pensées sortirent à leurs guise cela faisait à peine vingt quatre heures qu'ils étaient là et j'étais déjà épuisée je sens que j'allais avoir beaucoup de mal à garder mon cap sans flancher. Il me restait une solution et je crois que j'y penserais mais quand je serais seule j'avais besoin vraiment besoin d'être seule pour faire le point.

-J'aime cette pièce et je suis content que ce soit toi qui l'ai récupérée.

-J'ai cru comprendre que tu l'aimais. Mais profites-en bien car tu n'y rentreras pas à ta guise.

-Bella tu ne veux pas relâcher un peu la tension. Tu es épuisée je le sens. Je resterais à ma place je te promets mais détends-toi tu en as besoin tu vas craquer.

-Je ne craquerais pas je ne suis plus humaine. J'ai beaucoup plus de force que j'en disposais à l'époque.

-J'ai remarqué mais tu n'es pas infaillible. Bella il va falloir que tu ailles voir Maria. Edward est-ce que c'est bon ?

-Oui il n'y a personne.

-Bien Bella, est-ce que tu veux partir d'ici ? Je t'emmène où tu voudras. Loin de cette vie merdique de batailles et de servitudes.

-Non je resterais ici, mais tu peux partir je ne te retiens pas, répondis-je en colère qu'il ose me demander ce genre de chose.

Car même si je ne sais plus vraiment pourquoi je restais je ne voulais pas quitter cet endroit que je considérais comme mon chez moi.

-Je m'y attendais, répondit-il résigné. Dans ce cas la version que tu devras dire à Maria. Je ne suis pas arrivé à temps et ce bâtard a eu le temps de te posséder. Il faudra que tu aies l'air traumatisée et mieux il serait bien que tu évites de parler et de regarder Maria dans les yeux.

-Et pourquoi est-ce que je ferais ça je suis assez grande pour assumer mes conneries.

-Putain Bella mais tu vas arrêter de me prendre la tête deux minutes et écouter un peu ! s'énerva-t-il subitement. C'est pour toi que je fais ça ! C'est pour toi que je reste là alors que je ne peux plus blairer cette vie de merde ! Alors pour une fois tu vas fermer ta gueule et faire ce que je te dis, m'ordonna-t-il de sa putain de voix si virile.

-Jasper calme-toi, tenta Edward.

-Toi t'es mon frère mais il va également falloir que tu apprennes sérieusement à t'occuper de tes affaires et arrêter de venir t'interposer entre Bella et moi.

C'est dingue l'effet qu'il pouvait me faire quand il était en colère, prit dans cet excès d'autorité il réveillait en moi des envies peu louables. Je devais vraiment être maso, Maria avait dû louper quelque chose dans ma transformation.

-Je le pense aussi, s'esclaffa Edward.

Même s'il avait encore traîné dans ma tête je ne pus m'empêcher de sourire à sa remarque. Donc j'avais la confirmation que je n'étais pas nette. Notre amusement calma Jasper.

-Je ferais ce que tu dis mais après je veux être tranquille. Je veux que vous me fichiez la paix j'ai besoin d'être seule, puis silencieusement pour Edward. Je veux vraiment être seule empêche-le de me rejoindre. Je ferais comme bon te semble, répondis-je vaincue, je n'avais plus la force de prendre les choses en main je devais être plus fatiguée que je le pensais.

-Par contre je devrais te dominer devant Maria, ne te rebelle pas. J'utiliserais certainement mon pouvoir sur toi pour la convaincre si je ne te trouve pas assez convaincante. Je sais que ça va être dur, mais tu es censée avoir été violée, donc tu es censée être traumatisée, dit-il plein de colère et de ressentiments.

-Bien de toute façon tu l'as fait devant tous mes soldats, un peu plus ou un peu moins, j'étais tenue de devoir encore me soumettre et cela me posait un réel problème.

Je n'aimais pas du tout être en position d'infériorité, je n'aimais pas être faible et devoir étaler cette faiblesse devant tout le monde.

-Tu ne l'es pas Bella, tu es même très dure et forte pour un vampire. Il est tout simplement plus expérimenté que toi. De toute façon il est le plus obstiné, le plus coriace et le plus endurci de tous les vampires que j'ai déjà croisé.

-Bella ça ne me fait pas plaisir de te soumettre de cette façon mais tu ne m'as pas laissé le choix.

-Que je ne t'ai pas laissé le choix j'en conviens et je ne suis pas assez forte pour garder le pouvoir. Mais arrête de vouloir te rapprocher de moi, tant que tu resteras loin de moi j'obéirais et te laisserais tranquille.

-Et si je refuse, tu vas faire quoi ? Je sais que tu es suffisamment intelligente pour savoir que c'est moi qui dirige maintenant. Maria me mange dans la main et je suis plus ou moins le maître de ces lieux.

-Et bien je pense que ce qu'il s'est passé aujourd'hui arrivera plus souvent.

-Tu es impossible Bella, tu préfères souffrir, plutôt que d'avoir une discussion !

-Si nous allions voir Maria avant que cela ne dégénère encore, lançai-je pour couper court à toute discussion.

-Oui et après nous irons chasser avant que les nouveaux-nés ne soient nourrit, informa Jasper à son frère.

-Ça prend combien de temps, demanda Edward.

-C'est relativement rapide dans une heure ils auront fait disparaître les corps et dans deux heures l'odeur de sang devrait être supportable, répondit le second.

Je souris devant leur répugnance pour notre régime alimentaire. J'avais négligé cette facette de notre vie, celle qu'ils détestaient et craignaient le plus apparemment, avec un peu de chance ils ne supporteraient pas de me voir manger et partiraient en me laissant ici. Sachant que je conserverais ce mode alimentaire.

-Pourquoi tu fais ça ? demanda Edward peiné.

-Faire quoi ? Me nourrir ? Je suis une sangsue, dois-je te le rappeler.

-Pourquoi des humains ? reprit-il.

-Et pourquoi pas. C'est naturel, ils sont là pour nous nourrir. Et puis contrairement à vous je les prends pour ce qu'ils sont c'est-à-dire ma nourriture, je ne joue pas avec, je ne les torture pas inutilement, une fois qu'ils passent dans mes mains, trois minutes plus tard ils sont mort.

-C'est pour ne pas nous ressembler que tu as ce régime ? demanda Jasper surpris.

-Entre autre oui et en plus il n'y a que vous qui avez un passe droit alimentaire ici, ce privilège n'est accordé à personne d'autre.

-Je peux arranger ça.

-Non je ne changerais pas mon régime. Et puis je t'aie dit d'arrêter d'interférer dans ma vie. Tu n'aimes pas savoir que je bois du sang humain. Pars je ne te retiens pas.

-Il m'en faudra bien plus ma belle, crois-moi. Et même si tu te nourris devant moi ça ne me fera pas fuir, dit-il en ayant deviner mes intentions.

-Et si tu me disais ce qui te ferait partir rejoindre ta femme plus vite, on gagnera du temps tu ne crois pas ?

-Bella je ne suis plus avec Alice ! Tu es ma compagne !

-Et c'est pour cela que vous vous êtes remariés ! arguai-je avec rancœur.

-Je te croyais morte Bella ! cria-t-il à bout de nerfs.

-Qu'elle bonne excuse ! Je trouve que ta période de deuil en tant que compagnon a vite été expédiée moi. Mais si cela peux t'aider, je peux de nouveau me faire passer pour morte. Mieux je peux réellement mourir, il grogna m'attrapa de nouveau par la gorge et me plaqua contre le mur.

-Bella je te l'ai déjà dit et je vais me répéter cesse de me chercher et de vouloir me pousser à bout. Je vais te dire ce que je vais faire, je resterais ici tant que c'est ce que toi tu veux. Si un jour tu pars je partirais avec toi. Tu as beau me repousser je ne te lâcherais pas il faudra t'y faire. Je vais te montrer ce que j'ai ressenti lorsque Jacob m'a appelé pour me dire que tu étais morte.

Il joint le geste à la parole, je me fis submerger par des sentiments de perte intense, de chagrin profond, d'une douleur sans fin, et un vide prit place dans tout mon être. Cela me perturba plus que je ne l'aurais souhaité, mais je ne devais pas oublier que j'avais à faire à un empathe manipulateur d'émotion. Toutes ces émotions ces sentiments m'étaient connus puisqu'ils étaient miens depuis qu'il m'avait quittée, il n'avait fait que puiser dans ce que je ressentais et avait amplifié le tout.

-Tu n'es pas possible Bella ! S'écria-t-il. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que tu me crois, me dit-il en perdant patience.

-Rien il n'y a rien à faire Jasper, répondis-je blasée et fatiguée. Vous m'avez détruite, je suis insensible aux émotions depuis que tu m'as trahie en Écosse. Je ne ressens plus rien que ce soit en mal ou en bien hormis la colère et la haine. En tout cas c'était le cas avant que tu ne reviennes encore une fois foutre le bordel dans ma vie, et j'espère bien que cela va continuer après que tu sois reparti. Je ne fais plus confiance à personne, je ne compte que sur moi et j'espère que cela durera le temps que je resterais en vie. Alors tu ne peux rien faire pour que je te crois parce que je n'en ai pas envie. Parce que tu as pris tout ce qui faisait que j'étais moi. Il a commencé et tu m'as achevée. Maintenant vous ne pouvez plus rien réparer, de toute façon si Jacob et Paul n'ont pas réussi vous n'y arriverez pas, non plus.

-Je ne suis pas d'accord, tu les as ces émotions en toi je les aie ressentis je dois avouer que tu arrives remarquablement bien à les étouffer mais elles sont là. Et je ne suis pas les loups, tu es ma compagne et je ferais ce qu'il faut pour que tu reviennes.

-Tu me fatigues, répondis-je agacée en prenant la direction des appartements de Maria coupant ainsi la discussion qui n'avait que trop durée. Il me faudrait partir rapidement après ce simulacre d'entretien. Jouer la comédie c'était du n'importe quoi, mais je m'étais engagée dans un élan de faiblesse ou de fatigue. Je ne sais pas vraiment pourquoi je ne me suis pas rebellée, mais je dois quand même avouer que cela m'arrangeait car je n'étais pas assez en forme pour supporter une séance de torture avec Maria aux commandes aujourd'hui.


Un chapitre assez dur en soit mais qui va permettre de procéder à l'évolution de Bella. 

26

Chapitre 26 : Changement de politique

J'étais assise sous mon Pacanier les genoux ramenés contre ma poitrine pendant que je fixais le Canyon Lake. C'était le seul endroit assez calme et retiré du ranch pour m'apporter toute la tranquillité et surtout l'espace dont j'avais besoin. Ce besoin viscéral de m'isoler pour pouvoir me laisser aller à penser à ce que j'avais refoulé ces derniers jours depuis qu'ils étaient réapparus dans ma vie. Je ne voulais rien analyser en leur présence. Je me demandais également comment faisait les autres, ceux de leur famille pour vivre avec ces deux là, aucune intimité. Déjà qu'en tant que vampire on devait faire le deuil d'une vie privée en tout cas lorsque l'on vivait en clan. Tout le monde étant au courant du moindre faits et gestes des autres et je ne parle pas des échanges de partenaires sexuels rien ne passaient inaperçus avec nos sens décuplés. Mais avec ces deux là c'était littéralement une violation de notre intimité. Cela faisait un peu plus de 24 heures qu'ils étaient là et déjà ma vie était un Enfer.

Putain si je pouvais mettre la main sur celui qui s'était laissé divaguer à penser à moi en présence du télépathe je jure que je lui ferais payer au centuple cet égarement. Mais maintenant qu'allais-je faire ? Il avait été parfaitement clair, il ne partirait pas sans moi. Mais pourquoi est-ce qu'il s'obstinait à me vouloir et à me revendiquer comme étant sienne ? J'étais perdue ce pourrait-il qu'il soit véritablement ce qu'il dit ? Ce pourrait-il qu'il ne soit vraiment plus avec Alice ? Mais alors pourquoi est-ce qu'ils avaient renouvelé leurs vœux, si j'étais véritablement sa compagne ? Parce que même morte d'après ce que j'avais entendu il aurait été incapable de faire ça, non il devait fabuler de nouveaux. Peut-être que derrière qu'il me voulait parce que mon don était important ? Peut-être n'était-ce que pour protéger leur famille ? Avoir le Dieu de la guerre en personne avec moi en plus pour venir gonfler leurs rangs, sans parler des deux autres dons tout aussi impressionnant, même les Volturi ne s'approcheraient pas. Mais le plus gros problème dans cette histoire c'est que je n'étais pas guérie de lui et il l'avait senti, il l'avait découvert. Et je savais qu'il allait appuyer là-dessus.

Pourquoi étais-je à ce point maudite ? Pourquoi est-ce que je devais vivre ce calvaire encore une fois ? Qu'est-ce que j'allais faire ? Et si je partais, si je quittais Maria et le sud. Mais où irais-je ? Devrais-je vivre une vie de nomade parcourir le monde en permanence pour pouvoir avoir ma liberté ? J'avais déjà opté pour cette solution la première fois et on voit où cela m'avait mené. En plus il m'a avoué bien que je le savais déjà qu'il avait horreur de cette vie. Peut être se lassera-t-il de m'attendre et partirait ? De toute façon je n'avais pas d'autre choix car bien que je connaisse d'autre façon de vivre, celle-ci était ma vie. Et puis je ne perds pas l'espoir qu'un jour quelqu'un puisse avoir le dessus sur moi et me tue. Ben et Jasper l'avaient eux, mais ces deux là s'y refusaient apparemment, il me faudrait une autre aide et je ne doute pas que le prochain me rendra ce service, je m'emploierais à lui donner des raisons valables.

Il fallait également que je vois ce que j'allais faire avec Ben, car je n'avais pas apprécié du tout qu'il appelle mes deux pots de colles pour me sauver alors qu'il aurait pu le faire lui-même, en plus ils m'avaient vu nue et en position de faiblesse. Bien que pour l'un il m'avait vu comme ça depuis longtemps et l'autre avait dû très certainement capter certaines images dans la tête de son frère. Mais cette situation m'avait mise dans une position délicate, j'avais dû les remercier et les tolérer près de moi. Surtout avec Edward c'est un fait mais je lui en voulais toujours à lui aussi car c'est à cause de lui que tout ça est arrivé. Si dès le départ il ne m'avait pas sauvée du putain de fourgon de Crowley qui allait m'écraser contre ma camionnette, on n'en serait pas là.

Puis toutes les autres fois où j'aurais pu y rester et où il m'avait sauvée. Je crois que la seule chose que je ne lui reprochais plus c'était d'avoir aspiré le venin de James lorsque ce dernier m'avait mordue. Ou si en fait j'allais lui reprocher également ça car il n'aurait pas dû s'arrêter, il aurait dû avaler jusqu'à la dernière goutte de sang, après tout j'étais sa chanteuse j'avais été créée pour ça, pour lui.

Je devais tout de même admettre qu'il était plus facile aujourd'hui de pouvoir lui reparler, il était d'un naturel calme et profond. Il était presque reposant si je n'entretenais pas cette rancœur à son égard. Certainement dû au fait qu'il avait trouvé sa compagne, et qu'il ne représentait plus aucune menace pour moi. Quelque part j'en éprouvais un certain pincement je n'étais pas jalouse, mais j'avais tellement été au centre de sa vie que ça me faisait bizarre de ne plus être son unique centre d'attention. Je sais que ce sentiment partirait rapidement c'est à peu près ce que j'avais ressenti lorsque Jacob s'était imprégné de Leah. N'empêche j'aimerais bien savoir à quoi elle pouvait ressembler ? Si elle était aussi coincée que lui ? Si c'était le cas ce serait soporifique de rester auprès d'eux. Je m'amusais toute seule de ma réflexion.

Cela ne me disait pas qu'elle attitude j'allais adopter, car j'étais, je dois être honnête complètement perdue. Je me sentais si mal, et cette boule d'angoisse qui ne quittait plus ma gorge, mais le pire de tout ça je n'avais plus personne à qui me confier. La seule personne à être proche de moi sans jugement et surtout sans vouer un culte à Maria c'était Benjamin. Je ne me voyais pas aller le voir pour lui exposer mes malheurs, ma crédibilité en prendrait un coup. Je ne me confierais pas à Ben il en était hors de question après ce qu'il s'était passé.

Je crois que j'allais avoir besoin prendre un peu d'espace de par rapport à lui. Il ne m'avait pas défendu, il les avait appelé mais il aurait très bien pu me protéger à lui seul sans pour autant appeler les seuls que je ne voulais pas. Oui ma fierté était très mal placée, j'en avais conscience, mais je n'avais pas l'intention de remédier à ça pour le moment. Il ne me restait qu'elle et j'avais bien l'intention de la vénérée comme elle le méritait, je refusais de la perdre à leur profit qui plus est. Dire que j'étais déçue de par de le comportement de celui que j'appelais mon partenaire était un faible mot.

Je n'étais pas surprise j'ai toujours su qu'il était plus que fidèle à Maria qu'à moi, mais tout de même on baisait ensemble depuis un an, nous étions presque des compagnons. Mais je crois que c'était là le problème, c'était le presque. Comme quoi ma théorie était bonne on ne pouvait vraiment faire confiance à personne.

Et si le Major et le télépathe n'étaient pas arrivés, cet enfoiré de Justin m'aurait violée et torturée sous ses yeux sans qu'il ne tente rien pour me libérer, pire c'est lui qui me contraignait m'obligeant à rester immobile et à subir sans pouvoir me défendre. Il manquait véritablement de couille ce mec, je crois que notre relation venait de prendre un tournant décisif. J'avais besoin d'un homme, d'un vrai un qui sache s'affirmer quand il le fallait. Un peu comme Jasper mais avec le côté volage en moins. Pour le moment le ranch était en sous effectif, il manquait vraiment un homme pareil dans cet endroit.

C'est peut-être pour ça que Maria naviguait d'un sexe à l'autre il était difficile d'être satisfaite avec des exigences pareilles et je pense que c'est également l'une des raisons qui faisait qu'elle le reprenait à chaque fois qu'il revenait, j'arrivais presque à la comprendre. Surtout quand on connaissait ses compétences sexuelles, juste d'y penser cela arrivait à m'émoustiller. Mais j'avais bien tenu un an sans rapports sexuels je pense que cela ne sera pas plus compliqué que de retenter l'expérience car aucun du manoir ne pourrait me donner satisfaction et surtout personne n'oserait maintenant que le Major m'avait revendiqué comme sienne.

Et puis soyons honnête il n'y en avait qu'un seul qui arriverait à me produire assez d'effet, mais c'est moi qui me bloquais volontairement, je ne pouvais pas le laisser me toucher même si j'en crevais d'envie. Quand je pense à ce qu'il arrivait à déclencher en moi c'était complètement insensé, carrément irréelle je passais d'une rage profonde à une envie folle de lui faire l'amour sauvagement. Je savais qu'il me restait des sentiments pour lui, j'ai toujours su qu'il était celui qui avait le plus marqué ma vie affective, mais je n'étais décidément pas prête à signer pour un second tour.

Oh non ! Une fois m'avait suffit et si on ajoute à cela la fois avec son frère que j'avais également aimé profondément, je crois que je pouvais en déduire que les sentiments, ces sentiments là font mal. Et je ne veux plus de ça, je ne veux plus de cette souffrance, surtout que je ne sais pas combien de temps j'allais vivre, maintenant que j'étais une putain de sangsue. Alors je ferais mon maximum pour me préserver il savait que je l'aimais grand bien lui fasse, moi je ne céderais pas et ce qui me faisait plaisir c'est que j'étais du genre robot programmé une fois que j'avais pris une décision plus rien ne me faisait revenir en arrière.

Pour Jasper, oui je sais j'avais remarqué que j'avais tendance à le nommer de nouveau par son prénom depuis qu'il avait tenté de me marquer devant mes nouveaux-nés. Je suis masochiste je n'avais plus de doute. Mais quoiqu'il en soit j'essaierais de faire en sorte que ce soit que dans ma tête et seulement quand Edward ne serait pas à proximité tant qu'à faire. Donc pour Jasper je ne dois pas céder, je coopérerais, j'obéirais même, parce que je ne peux pas nier qu'il est le plus fort. Je ne peux rien contre lui en tout cas pour le moment, je vais redoubler mes entraînements que ce soit physique ou celui de mon don je suis persuadée que je peux l'élever. C'est un travail de l'esprit ce qui est tout à fait mon domaine, je ferais des recherches et j'arriverais bien à trouver un moyen de bloquer certain pouvoir peut-être pas celui de Jasper qui n'était pas un don cérébral, mais au moins ceux d'Edward et de Ben. Si j'avais pu bloquer Edward humaine je suppose que cela pouvait encore être possible il suffisait de travailler. En tout cas j'essaierai au moins pour retrouver un minimum d'intimité. Ensuite pour Edward je le traiterais de la même façon que son frère mais je n'avais plus de souci à me faire le concernant sachant qu'il allait bientôt rejoindre sa compagne et sa famille.

Ben quant à lui à partir de ce soir je le remettrais sur la liste des célibataires, je reprendrais ma liberté.

J'essaierais de rester sereine et de ne pas me laisser emporter ce qui en soit est relativement plus facile à dire qu'à faire, surtout avec mon tempérament, mais je vais tenter de me maîtriser. Et puis il allait bien finir par se lasser de cette vie, et si je ne lui donnais plus d'occasion de m'approcher plus que nécessaire il perdrait patience rapidement. Et depuis que je n'ai plus d'obligation j'aurais beaucoup plus de temps à passer à l'extérieur du ranch. Voilà ce que je ferais en attendant de voir comment allait évoluer l'avenir, en espérant que Maria arrive rapidement à l'attirer dans son lit, qu'il prenne ce qu'il est venu chercher et qu'il s'en aille retrouver sa femme.

Alice que je commençais à plaindre sincèrement. Je comprends maintenant pourquoi elle essayait autant de le changer malheureusement c'est dans sa nature et elle n'y peut pas grand chose. Elle n'a décidément pas la bonne place et dire que je l'avais jalousée. Je suis aujourd'hui heureuse de ne pas être sa compagne, parce que moi je ne supporterais pas ça. Je me sentais un peu mieux dans ma peau maintenant que je savais ce que je devais faire ce serait plus simple pour moi. En plus cela irait parfaitement dans le sens de la conversation que nous avons eu avec Maria.

Il faudra que je me trouve un souffre douleur, pour passer mes nerfs, j'aurais bien choisi le pervers. Mais pas de chance pour moi Jasper avait brûlé ce connard de Justin, et moi qui comptait sur le fait que Maria le reconstitue, j'avais espéré pouvoir le torturer à nouveau.

Je me relevais et retournais au manoir forte de mes nouvelles résolutions et surtout déterminée à ne pas flancher et je ne flancherais pas. Je m'en sentais presque plus légère. J'arrivais il y avait bien entendu Ben qui m'attendait dehors et je sentais que les deux autres n'étaient pas loin.

-Bella je voudrais te parler.

-De quoi ? De ce qu'il s'est passé dans les sous-sols un peu plus tôt ? Vois-tu moi j'aurais aimer moins de paroles et plus d'action à ce moment là.

-Tu sais que je ne pouvais pas désobéir à Maria.

-Non je ne sais rien. Ce que je sais en revanche c'est qu'à l'inverse moi je serais intervenue, je n'aurais même pas hésité.

-Bella j'ai fait la seule chose qui me semblait approprié, elle ne lui refuse rien et même le fait qu'il ait tué Justin ne lui a causé aucun ennuies. Ce qui n'aurait pas été notre cas.

-Ce qui n'est pas mon cas. Car toi tu es a l'abri avec un don comme le tien. Écoute ça ne sert à rien de discuter, je sais maintenant quelle place j'occupe dans tes priorités. Du coup j'ai revu mes critères de sélection pour choisir un partenaire adéquate, et tu ne les remplis plus.

-Tu vas retourner vers lui ? demanda-t-il méprisant.

-Certainement pas ! rétorquai-je outrée. Pour le moment je vais plutôt me concentrer sur d'autre activité et elles vont me prendre beaucoup de temps. D'ailleurs j'aurais certainement besoin de tes connaissances.

-Tu me jettes et tu me demande de t'aider ? s'enquit-il incrédule.

-Ben j'ai failli être violée et tout ça devant tes yeux, pendant que tu me maintenais prisonnière tu t'attendais à quelle réaction de ma part ? m'énervai-je.

-Je suis désolé Bella, admit-il. En quoi pourrais-je t'aider ?

-Je veux développer mon don je suis sûre que je peux l'étendre mais j'ai besoin de tes recherches sur les pouvoir cérébraux.

-Je ne sais pas si c'est possible Bella ?

-Je ne sais pas non plus, mais justement c'est ce à quoi je veux remédier.

-Et en quoi ce revirement de situation ?

-Je te l'expliquerais peut-être un jour, lui répondis-je.

Je ne voulais pas lui avouer que je voulais me blinder et me protéger de son pouvoir sinon il ne m'aiderait pas c'était certain. S'il avait l'estime de Maria c'est justement parce qu'il était infaillible. Et puis quand le Major partira il sera le seul à nouveau à pouvoir avoir le dessus sur moi de par son pouvoir. Donc je voulais éviter qu'une telle situation ne puisse se reproduire un jour, je voulais être capable de me défendre toute seule.

-Bien je regrouperais mes recherches et je te les mettrais de côtés.

-Merci Ben, puis je le contournais et voulus partir rejoindre ma chambre.

Il m'attrapa par le bras rien d'agressif. Il me fit passer ses excuses par le regard il m'attira à lui dans une dernière étreinte. J'aurais pu le repousser mais il m'avait soutenue par le passé, même si aujourd'hui je ne pourrais certainement jamais reprendre notre relation là où nous l'avions laissé avant la scène du sous-sol, je ne pouvais pas le repousser alors je le laissais faire. Je le laissais me serrer dans ses bras une dernière fois.

-Je suis sincèrement désolé Bella, je ne répondis rien et me dégageais de son étreinte pour retourner dans ma chambre.

De toute façon il me fallait garder l'esprit clair. Bien entendu j'aperçus le Major et son inséparable frangin au détour du couloir qui m'amenait à ma chambre, je savais qu'ils n'avaient rien manqué de ce qu'il venait de se passer à l'extérieur.

-Bella ! m'interpela le Major.

-Oui ? répondis-je avec autant de neutralité dont j'étais capable.

-Je pourrais te parler ?

-Est ce que c'est professionnel ?

-Non pas vraiment, me répondit-il en toute honnêteté.

-Alors non !

-Bella ? reprit Edward.

-Quoi ! répondis-je en commençant à m'agacer sérieusement.

-Je peux t'aider si tu veux pour ton projet personnel.

-Non ! Je ne veux rien de vous je me débrouillerais toute seule.

-Ne le prends pas comme ça Bella, nous voulons seulement avoir l'occasion de pouvoir te parler. Argumenta Edward.

-Et moi avoir l'occasion d'avoir une vie sans vous. Alors je ne vois pas pourquoi je vous offrirais ce que vous voulez alors que moi je n'ai pas le droit à un tel traitement de faveur.

Je tournais les talons et partis dans ma chambre où j'espérais avoir un peu de temps de répit avant que la journée du lendemain ne commence, en espérant également qu'elle serait moins éprouvante. Car j'avais beau être une sangsue je ne supporterais pas ça tous les jours non plus. Je crois que je préfèrerais un bon combats pendant des jours entiers qu'une seule journée comme celle que je venais de passer. Journée que je classais dans les pires journées de ma vie, toutes époques confondues. Quand je pénétrais dans ma chambre la première chose qui me frappa ce fut les odeurs d'Edward et Jasper, bien que j'appréciais particulièrement ces deux fragrances, j'ouvris ma fenêtre pour les dissiper il ne devait y avoir que la mienne dans cette pièce.

Les jours passèrent et je fis mon maximum pour rester la plus docile possible. Mais toujours en gardant à distance le Major et son frère. D'ailleurs j'avais remarqué qu'il tentait de me mettre en rogne pour se donner une occasion de m'approcher. Maintenant que j'avais adopté ma nouvelle stratégie il n'avait que très peu de moment où il pouvait rester seul avec moi. Il avait bien sûr tenté de me garder auprès de lui prétextant vouloir travailler, mais à chaque fois qu'il abordait un sujet plus personnel je passais en mode fermeture automatique.

Dès que je sentais un trouble arriver je me remémorais des souvenirs différents pour modifier mes émotions, bien sûr Edward avait un accès à mon cerveau mais c'est pareil j'avais trouvé la parade pour lui. Il n'aimait pas quand je lui montrais comment je me nourrissais, ou à quel point je pouvais être sadique lorsque j'étais en mode torture. Donc je pouvais dire que je m'en sortais relativement bien. J'avais également commencé mes recherches sur le développement cérébral et je dois dire que c'était peu concluant jusqu'à présent.

J'étais présentement tranquillement installée sur mon lit avec plein de revues scientifique étalées un peu partout lorsque je sentis la fragrance de Jasper arriver droit vers ma chambre. Ce qui m'agaça je ne pus le cacher. J'attendis qu'il s'annonce. Ce qu'il comprit et fit non sans omettre de souffler d'agacement, et bien sûr cela tira mon sourire.

-Entre Major, lui répondis-je après qu'il ait frappé.

-Bella quand vas-tu arrêter de m'appeler Major.

-Le jour où tu partiras peut-être.

-Autant que je m'y habitue dès maintenant, rétorqua-t-il du tac au tac.

-Que veux-tu qui ne puisse attendre demain l'entraînement.

-Si je répondais toi je suis sûr que tu adopterais la stratégie de l'huître comme tu le fais habituellement.

-C'est que tu commences à bien me connaître, il avait ses mains dans son dos dans une attitude militaire qui paraissait nonchalante et décontractée avec lui. Position qui n'aurait rendu cet effet sur personne d'autre que lui. Il se positionna devant ma seule et unique photo, celle nous représentant tous les deux et que je n'avais pu me résoudre à enlever de sa place.

-Tu sais que j'ai été surpris de voir que tu l'avais conservée sur toi, je ne répondis pas. Elle ne me quitte pas non plus, elle ne m'a jamais quittée Bella. Tu ne peux pas t'imaginer comment j'étais heureux à cette époque, je m'en rends seulement compte maintenant. J'ai véritablement connu le bonheur avec toi.

-Major, tu veux quoi ? Tu sais pertinemment que je ne te parlerais de rien si c'est d'ordre privé.

-Pourquoi me repousses-tu ?

-Pour que tu t'en ailles, tout simplement. Pour que je puisse récupérer ma vie.

-Bella je sais que tu m'aimes, tu as beau être habile tu ne peux pas me mentir en permanence.

-Je ne te le cache pas. Oui j'ai encore des sentiments pour toi. Mais ça n'ira jamais plus loin. Alors contente toi de celles qui veulent de toi parce que ce n'est plus mon cas.

-Je sais que Maria t'a mise au courant de certains de mes travers lorsque j'étais à son service, la première fois. Mais tu sais maintenant qu'il y a certains aspects de notre condition que nous avons du mal à gérer, et le sexe en fait partie.

-C'est l'excuse que tu sors à Alice à chaque fois que tu y retournes ? demandai-je sarcastique.

Il se tourna pour me faire face et l'intensité de son regard me déstabilisa.

-Bella je ne suis plus avec Alice. Du jour où j'ai appris que tu étais encore en vie, je n'ai même pas chercher à comprendre j'ai pris l'avion pour venir te retrouver. Alice le sait elle m'a vu et je suppose qu'elle doit se remettre quelque part, j'en sais rien en fait. Et pour être honnête la seule chose qui compte aujourd'hui pour moi, c'est toi. Le reste m'importe peu voire pas du tout.

-Ça ne change rien pour moi Major. Je ne veux pas reprendre quoi que ce soit avec toi. Ni avec aucun Cullen, j'ai tenté deux fois et à chaque fois j'ai morflé plus que de raison. On ne m'y reprendra plus. Et tu peux sentir que ce que je dis est la vérité. J'ai réussi à faire abstraction de cette fascination malsaine que je ressentais. Et maintenant bien sûr que je ressens toujours des sentiments pour toi, mais d'ici peu ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir.

-Tu ne peux pas Bella, tu ne peux pas annihiler notre attraction, j'ai essayé avant toi. J'ai essayé alors que tu n'étais encore qu'une humaine et qu'elle était moins puissante, je n'y suis pas arrivé et tu ne peux pas contester que je suis le maître des émotions. S'il y a bien une personne à pouvoir contrer et lutter contre ce genre de sentiment c'est moi, et je n'ai pas réussi. Et puis si tu le pouvais tu y serais arrivée bien avant. Il t'a fallu quoi ? Un an pour Edward. Nous deux ça dure depuis plus longtemps que ça et tes sentiments sont toujours là, pour moi. Et puis si vraiment tu le pouvais tu n'aurais pas jeté ton gigolo, tu l'aurais gardé.

Il me fixait avec toujours autant d'intensité dans le regard me défiant de le contre-dire, ce que je ne pouvais faire. Sans parler du fait que je ne voulais pas aborder ce sujet de conversation.

-...

-Tu sais comme moi que tu ne peux plus avoir de relation sexuelle avec quelqu'un d'autre maintenant que je suis à proximité de toi. C'est à moi que tu penses quand tu fermes les yeux, c'est également à moi que tu penses quand tu te touches et te soulages seule. Je le sais parce que c'est ce que je ressens également.

-Arrête avec ça, soufflai-je lasse.

Il se rapprocha de moi il s'installa sur mon lit à quelques centimètres de moi. Son visage plus près que je ne l'aurais voulu, j'étais incapable d'avoir une pensée cohérente.

-Dis-moi que tu peux me repousser Bella, me dit-il d'une voix basse et pleine de désir. Il luttait pour ne pas franchir la limite, je luttais également. Dis-moi que tu ne ressens rien, mais surtout ressens le parce qu'en ce moment tes émotions sont en parfaites harmonies avec les miennes. Tu crois que tu pourras résister combien de temps Bella face à cette intensité ? Et je suis bon joueur parce que je n'amplifie rien. Je ne ferais pas le dernier pas pour te retrouver c'est à toi de le faire quand tu seras prête. Et je t'attendrais bien que ce soit l'Enfer pour moi je t'attendrais, je n'ai de toute façon pas le choix. Tu es ma compagne Bella et je t'aime comme il n'est même pas permis d'aimer sur cette Terre.

Son front était posé contre le mien je sentais son haleine si envoutante et son odeur qui chavirait mes sens. J'allais me perdre si je ne me reprenais pas maintenant, j'allais me perdre sans marche arrière possible parce que dès que j'aurais cédé, il me possèderait de nouveau j'en étais convaincue. Je ne pouvais plus rien contrôler il pouvait ressentir toute l'intensité de mon amour et cela me déchirait littéralement parce que je n'avais pas conscience de ce que je muselais en moi et c'en était effrayant. Il suffisait de presque rien, juste que je penche légèrement ma tête et je pourrais à nouveau goûter ses lèvres que je me remémorais si douce, le goût et la sensation de sa langue jouant avec la mienne, mon Dieu je n'avais jamais été aussi proche de céder à la tentation.

Mais je n'avais pas perdu tout mon esprit, il me restait mon système d'alarme interne qui se nommait « ma raison » et qui fonctionnait à merveille, qui me rappelait également que je ne pouvais pas lui céder, que je ne lui faisais pas confiance. Je n'avais confiance en personne. Je ne pouvais pas me laisser aller car autant la tentation était grande d'autant plus grande serait la déception et encore plus douloureuse la chute.

-Je ne peux pas Jasper. Arrête de me torturer je t'en prie, le suppliai-je.

-Tu inverses les rôles Bella c'est toi qui me torture. Et je peux t'assurer que ton sadisme est à la hauteur de ta légende, il se recula sans pour autant rompre le contact visuel.

Ses mots glissèrent jusqu'au plus profond dans mon être et de mon crane pour y résonner avec autant de vigueur qu'une cloche dans son clocher. Ses mots me mirent mal à l'aise, on m'avait déjà parlé plus durement, on m'avait menacée, on m'avait dit des abominations, on m'avait torturée. Mais les mots de Jasper me blessèrent profondément et je savais au fond de moi qu'il avait peut-être raison. Mais je refusais d'y penser maintenant, je n'étais plus cohérente dès qu'il était à proximité.

-Maria nous demande et pendant que j'y suis pourrais-je t'emprunter un ou deux livre de ta bibliothèque. J'ai vu que tu avais également récupéré ma collection de livres de guerres, me demanda-t-il certainement pour détourner mon malaise.

-Maria me les a offert le jour de mes un an. Et j'ai pu apprendre et comprendre beaucoup de chose grâce à tes annotations. Je t'en prie sers-toi, ils sont à toi.

-Ce qui est à moi est à toi Bella, me répondit-il. Je retins un souffle d'exaspération.

-Je te rejoins chez Maria j'ai besoin de me rafraîchir.

-Très bien, me dit-il en prenant deux ouvrages de ma bibliothèque.

Je passais à la salle de bains, et je me fustigeais de m'être montrer si faible, de lui avoir tout laissé passer. Maintenant qu'il connaissait toute l'intensité de ce que je ressentais pour lui il ne voudra plus me laisser. Mais j'en arrivais à me demander si j'avais vraiment envie qu'il me laisse. Moi qui avait pris toutes mes bonnes résolutions, il venait de tout foutre en l'air aussi facilement qu'une bourrasque aurait détruit un château de carte. Est-ce que je pouvais réellement résister à ça ?

Il semblait être si sûr de lui, quand il me disait qu'il avait essayé et je dois bien avouer que depuis qu'il était ici aucune rumeur d'une quelconque coucherie l'impliquant n'avait circuler. Même Maria ne n'avait pas encore réussi à l'attirer dans son lit et pourtant elle redoublait d'attention. Je la sentais même un peu trop irritée lorsque j'apparaissais quelques part et qu'elle était en pleine conversation avec lui. Pourtant j'étais celle qui lui portait le moins d'attention. Je savais également qu'Ally avait tenté sa chance auprès des deux frères d'ailleurs et qu'elle s'était faite rembarrée joliment. J'avais même entendu Edward la reprendre devant tous les soldats. Bref tout ça pour dire que je me posais certaines questions concernant sa réputation de coureur de lits.

Je chassais ces préoccupations dans un coin de ma tête et me rendis dans la pièce où se réunissait le conseil de guerre. J'étais apparemment la dernière ce que ne manqua pas de faire remarquer Maria. Depuis que le Major était arrivé elle m'avait prise en grippe, et je pensais que c'était dû au fait que le Major lui refuse ses faveurs. Mon regard fut attiré par le télépathe qui hocha imperceptiblement la tête pour me signifier que j'étais sur la bonne voie. De plus son air renfrogné ne me disait rien qui vaille. J'avais le pressentiment que cette réunion allait le contrarier et peut-être me contrarier aussi, je sais pas une intuition. De nouveau hochement de tête et merde pensais-je en moi-même.

Je fis rapidement le tour de la pièce il y avait tout les – lieutenants –, ce qui me faisait me poser quelques questions, peut-être avait-elle l'intention d'aller enfin au combat. Je savais qu'elle craignait Nettie en tout cas c'est-ce que j'en avais déduit vu que nous n'avions encore pas attaqué cette dernière et que pour les trois autres cela avait prit beaucoup moins de temps.

-Bien maintenant que princesse Bella daigne nous honorer de sa présence nous allons pouvoir commencer.

Je retins un grognement, elle commençait sérieusement à me taper sur les nerfs avec sa jalousie mal placée. Après tout c'est elle qui avait voulu cette situation et puis que me reprochait-elle au juste ? De ne pas céder à ces avances ou d'être celle pour qui il ne veut pas céder dans un cas comme dans un autre la seule responsable c'est elle. Moi je n'ai jamais demandé à être une putain de sangsue, il aurait fallu qu'elle me laisse avec l'autre salope de parasite qui voulait me tuer, après tout aujourd'hui je serais libre merde. Je reçus une vague de calme qui je dois l'admettre était la bienvenue pour arriver à conserver mon sang froid, instinctivement je lui envoyais ma reconnaissance, et lui me retourna de la joie.

Merde j'étais en train de me laisser aller il fallait que je me reprenne mais c'était tellement instinctif. C'était comme lutter conte le principe même de respirer, ce n'était pas vraiment aisé. Maria me sortit de mes pensées en nous informant de la raison de notre présence à tous. J'étais entre Luke et Ben oui j'avais toujours du mal à me rapprocher d'eux, et puis pourquoi empirer la mauvaise humeur de Maria en me rapprochant du Major je n'avais pas totalement perdu l'esprit non plus.

-Je vous ai demandé à tous de venir car j'aimerais que l'ont mettent en place un nouveau système de régence. Je commence à en avoir marre de perdre mon territoire en faveur d'importun qui arrive à nous renverser. J'ai étudié le principe des italiens et je crois que nous pouvons transposer leurs pratiques au Texas pour le moment et par la suite au Nouveau-Mexique quand je l'aurais repris.

-Maria tu déclares la guerre au Volturi en faisant ça ? Contra le Major. S'ils t'ont laissé tranquille jusqu'à présent c'est que tu ne représentais aucun danger. Maintenant si tu te mets à jouer sur le même terrain qu'eux nous courrons vers une guerre, que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir gagner cette fois-ci.

-Aurais-tu peur Major ?

-Peur ce n'est pas le mot seulement ton ambition risque de te mener à ta perte. Ce n'est pas Lucy ou Nettie que tu auras en face de toi. Ils ne sont pas du tout dans le même état d'esprit et les pouvoir dont ils disposent, nous réduiront à néant en l'espace de quelques secondes.

-Pas si nous recrutons sur les mêmes base Major. Et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire. En plus avec vous quatre je dispose de puissant pouvoir. Sans parler de vos aptitudes aux combats à tous.

-Ce qui ne vaudra pas grand chose face aux jumeaux et principalement face à Alec Volturi, reprit Edward. Et ta stratégie d'attaque est risquée ils ont un traqueur qui pourra la détecter sur plusieurs kilomètre de distance. Tu ne pourras pas les surprendre. Tu risques de la faire tuer c'est tout.

-De quoi tu parles Edward ? demanda Jasper un peu plus froid.

-Elle veut retirer Bella des soldats qui se présenteront face aux Volturi le jour où le combat sera inévitable pour qu'elle puisse à distance contrôler Alec et le tuer. En l'éloignant de nos troupes.

-Ce n'est qu'une stratégie je n'ai pas dit qu'elle serait celle que j'utiliserais mais c'est celle qui nous laissera le plus de possibilité. Et puis nous allons peut-être avoir la chance de tomber sur un bouclier dans ces conditions il sera encore plus facile de pouvoir contrer le pouvoir d'Alec.

-Attention Maria, je t'ai dit ce qu'il te coûterait si certaine de mes exigences n'étaient pas tenues.

-J'en ai conscience Major mais jusqu'à présent c'est encore moi qui prends les décisions, réagit-elle plus vivement. Je vis le Major jeter un coup d'œil à Edward qui ne broncha pas. Je compris qu'il utilisait le même procédé de communication que moi. Il me regarda et me sourit, avec ce sourire satisfait.

-Et qui est la plus intelligente hein ! le raillai-je par la pensée, il arqua un sourcil.

Ce qui je dois dire m'amusa. Oui je sais il m'en fallait peu, mais ces dernier temps valait mieux profiter des quelques petites occasions qui se présentaient, et elles étaient rares surtout me concernant.

-Bien donc nous allons pour débuter commencer à régler certains petits soucis qui sévissent dans les environs et même plus éloigné car j'aimerais éviter que les italiens ne se déplacent maintenant. C'est la raison pour laquelle je vous ai fait venir, je vais former des binômes et vous aller partir à la recherche de nouveaux pouvoirs et régler les problèmes qui se présenteront.

-Et comment va-t-on faire nous n'avons pas de détecteur de pouvoirs dans nos rangs ? demandai-je.

-Non elle compte sur moi, elle s'est inspiré du fait que je ne pouvais pas pénétrer ton esprit quand tu étais humaine, elle recherche un bouclier, donc si je croise quelqu'un qui résiste à mon intrusion elle part du principe qu'il a une chance d'être un bouclier, sinon elle n'y perdra pas car il aura de toute façon un pouvoir qui pourra lui être utile.

-C'est exactement ça Edward. Mais j'aimerais que tu cesses de me devancer dans mes réponses, le rabroua-t-elle autoritairement.

-Donc la première formation de recherche sera Edward et Bella, vous aurez pour mission principale de trouver des nouveaux talents. Vous partirez demain matin, je veux que vous voyez le plus de monde possible afin de trouver ce que je recherche. Bella je veux que tu me ramènes les sujets potentiels en un seul morceau et sans les mordre, je ne veux pas risquer de passer à côté d'un don aussi précieux, je savais que j'avais eu raison de redouter cette réunion.

-Oui Maria, répondis-je.

-Bien la deuxième formation de réserve pour le moment sera Ross et Luke, eux partiront régler les autres problèmes. J'étendrais les formations lorsque les premiers nouveaux-nés avec assez de contrôle auront passé le cap de leur un an, je ne conserverais que les meilleurs éléments.

-Combien de temps nous devrons nous absenter ? demanda Edward.

-Entre une semaine à quinze jours, pour chacune de vos missions. Cela dépendra de votre avancée.

-Et de son humeur, repris-je mentalement ce qui étira les lèvres de mon binôme.

Putain quand je le disais que j'étais maudite. Ne pouvait-elle pas me mettre en binôme avec Ben, ou Luke ou Ross, non il fallait que ce soit avec le télépathe. Qui aurait pu prédire cela Edward et moi faisant équipe ce serait presque comique. Ça aurait pu être pire elle aurait pu me mettre avec le Major, bien que je sache pertinemment qu'elle n'aurait jamais pris ce risque. D'ailleurs je la soupçonnais de nous avoir associer le télépathe et moi pour ne plus nous avoir dans les pattes pendant qu'elle s'attelait à séduire le Major. Elle devait penser qu'en nous éloignant tous les deux il aurait moins de scrupule à céder à ses avances. J'eus la confirmation dans le regard de mon binôme.

-C'est quoi cette discussion silencieuse, demanda Maria qui avait vu notre échange de regard.

-Bella n'est pas satisfaite de son binôme, lança Edward espiègle.

-Espèce de salaud tu aurais pu trouver une autre excuses, l'enguirlandai-je. Il sourit fier de lui. Si tu veux jouer à ça tu vas me trouver Cullen. Dois-je te rappeler à qui tu as à faire ? de nouveau ce sourire vindicatif et arrogant. Bien tu n'as pas oublié très bien !

-Je comprends, repris Maria, mais vois-tu c'est moi qui décide Bella, et je pense qu'associer vos deux pouvoirs fera de vous un duo redoutable.

-Je n'ai pas remis ton jugement en doute Maria. Et je serais même d'accord avec toi. Seul le fait que ce soit ce télépathe me contrarie, en fait ce qui me contrarie surtout c'est de devoir passer tout ce temps avec lui il va réussir à m'endormir, s'il ne me tue pas d'ennui avant.

-Je crois savoir qu'à une certaine époque tu appréciais sa compagnie.

-Il me semblait à moi aussi, reprit ce dernier narquois avec son putain de sourire en coin.

-Ouais on va dire que je suis comme les grands crus je me bonifie avec l'âge, je vis la plupart de mes congénères sourire.

-Bien allez vous préparer, vous partez dans quelques heures, je tournais instinctivement la tête vers le Major et je pouvais voir la ride qui avait pris place entre ses yeux. Ce qui signifiait qu'il était contrarié. Ce devait être une caractéristique de cette famille, car Edward arborait la même.

Je fus certainement la première à sortir d'ailleurs on voyait la différence qu'il y avait entre avant et après leur arrivée. Car avant j'aurais été la première à être présente et la dernière à partir.

Je pensais à la déduction à laquelle j'en étais arrivée. Celle que Maria tentait de nous éloigner Edward et moi pour pouvoir attirer Jasper plus facilement dans son lit, je n'aimais pas du tout ce que je ressentais en cet instant. Cette putain de jalousie qui me rongeait littéralement. Je crois que cet éloignement ne me ferait que le plus grand bien, j'avais besoin de me recentrer et avec le Major dans les parages ce ne serait pas possible au contraire il réduisait l'espace que je m'efforçais de mettre entre nous avec une facilité et une efficacité remarquable et déconcertante. J'avais été à deux doigts de flancher juste avant la réunion il avait fallu que je puise dans les dernières ressources dont je disposais pour résister, mais Dieu comme cela avait été difficile, et tellement douloureux. C'est pour cela que je pensais que cet éloignement allait me faire du bien.

J'avais préparé un sac avec le strict minimum, des affaires de rechanges et un nécessaire de toilette.

Le matin arriva je me rendais dans le hall d'entrée attendre mon partenai... mon binôme. Il faudrait que je fasse attention à ma façon de penser surtout avec lui dans mon giron.

-Je le pense aussi, me dit il, quoi que bien qu'il y a quelques temps encore j'aurais apprécié ce lapsus.

-Ça va être long je le sens, m'exaspérai-je.

-Arrête de te plaindre. Et je suis quand même mieux que ton play-boy, et beaucoup mieux fait également, se vanta le télépathe, je fus surprise d'une telle répartie chez lui. Ce fut le grognement de Jasper qui me sortit de ma léthargie.

-C'était juste une plaisanterie, répondit Edward à son frère. Je resterais à ma place, dit-il amusé.

-Depuis quand sais-tu plaisanter ? demandai-je incrédule.

-Tu ne me connais pas aussi bien que tu le penses Bella, me dit-il avec un clin d'œil et son sourire en coin celui dont il se servait pour m'éblouir quand j'étais humaine.

-Putain t'es possédé! Emmett a finalement un pouvoir et il ne le sait pas, avertissez-le ! rétorquai-je mi-amusée, mi sérieuse. Ce qui les fit sourire tous les deux. Bon on y va, décrétai-je quand je vis le Major se rapprocher un peu trop près de moi.

S'il y avait une situation que je voulais éviter c'était bien celle-ci. Je sentais que je venais de le blesser mais il était hors de question qu'il m'embobine de nouveau surtout que j'avais une échappatoire devant moi.

Edward était en train de me parler, mais mon attention fut détournée par des hurlements que j'entendais provenant du sous-sol. Et je venais malheureusement de reconnaître la voix.

-Putain, c'est pas vrai ! Grognais-je de rage. Je les plantais tous les deux sur le perron pour retourner à l'intérieur.

Je pris la direction des sous-sols et rapidement j'arrivais dans la salle de torture, et sous mes yeux un spectacle qui me mis de très mauvais humeur. Luke et Ross en train de torturer et de déchiqueter Benjamin. Un grondement féroce sortit de ma poitrine, j'immobilisais Luke par la pensée sans omettre de créer une putain de pression qui le fit se tordre de douleur pendant que je mettais à terre Ross lui plantant mes dents dans son bras et le déchirant comme si je dépeçais un vulgaire morceau de viande. Tous les deux hurlaient sous mes assauts. Jasper et Edward arrivèrent puis me voyant dans cet état ils vinrent me saisir pour que je relâche ces espèces de salauds qui torturaient Benjy.

-Calme-toi Bella, m'ordonna Jasper il associa des vagues successives de calme à sa parole. Bien que je n'étais pas vraiment calmée, je réussissais à ne pas leur sauter dessus pour finir ces bâtards.

-Ça ne sert à rien ils n'ont fait que suivre les ordres de Maria. Intervint Edward.

-Et pourquoi qu'a-t-il fait ? demandai-je fermement.

-Elle s'est aperçu que tu y étais attachée, répondit Jasper.

Je grognais de colère, si elle continuait à me chercher elle n'allait pas vivre longtemps. Je voulais bien être gentille mais j'avais mes limites et elle venait d'en atteindre une.

Je me positionnais aux côtés de Benjamin qui gémissait et haletait sous la douleur. Et j'entrepris de rassembler et de reconstituer ses morceaux. Edward vint m'aider alors que Jasper s'occupait lui de Ross et maintenait Luke en respect. Une fois Benjamin reconstitué je me levais et allais pour trouver Maria dans ses appartements je crois qu'une bonne discussion s'imposait.

-Elle n'est pas là. Un rendez-vous urgent à l'extérieur, m'avertit Edward.

-Dans ce cas là on attendra qu'elle rentre.

-Pars Bella je m'occupe de cette histoire, intervint Jasper.

-C'est déjà à cause de toi que tout cela arrive. Que veux-tu faire de plus, elle va finir par le tuer juste par ce que tu te refuses à elle, et qu'elle croit que j'en suis la responsable.

-Je te l'ai dit je m'en occupe Bella, elle ne s'en prendra plus à Benjamin tu as ma parole.

-Et c'est censé me rassurer. Tu me l'avais également donné ta parole il y a trois ans, et pourtant tu es revenu dessus avec une facilité déconcertante.

-Ce n'est pas le moment pour avoir cette discussion. De toute façon tu n'as pas le choix Bella. Je te dis qu'elle ne s'en prendra pas à Benjamin maintenant si tu restes et que tu la confrontes tu risques pire que de le perdre. Fais-moi confiance s'il te plaît.

-Bella vas-y, me dit Benjamin. Je ferais attention à moi je me tiendrais à carreau, personne n'aura rien à me reprocher comme ça personne ne pourra s'en prendre à moi.

-Très bien. Tâche de rester en vie le temps que je serais absente.

-Je vais y travailler, me dit-il avec un sourire.

Je regardais Jasper le suppliant silencieusement de prendre soin de Benjamin en lui envoyant ce sentiment de protection que j'avais ressenti quand je l'avais vu au sol avec ses membres en moins. Il hocha la tête et m'envoya de la confiance et de l'amour. Je ne voulais rien lui répondre mais comme à chaque fois qu'il m'envoyait son amour mon cœur et mon corps se réchauffaient et je ne pouvais rien lui cacher de cela. Il s'approcha de moi et avant même que l'idée même de reculer ne me vienne à l'esprit il me serra dans ses bras. Et contre toute attente et à la surprise générale la mienne comprise je lui rendis son étreinte. J'avais vraiment besoin de croire qu'il veillerait sur Benjy, je lui fis comprendre de cette façon que je retentais l'expérience de lui faire confiance en lui confiant la vie de celui que j'estimais comme un petit frère. Il le comprit car il resserra son étreinte et me glissa à l'oreille.

-Je ne te décevrais pas, je le protègerais.

-Merci, répondis-je simplement.

Il déposa un baiser sur mon front ce qui me soulagea car là tout de suite s'il s'était dirigé vers mes lèvres je ne l'aurais certainement pas repoussé. Et cette prise de conscience me fit peur car je savais qu'avec le temps je rendrais les armes. C'était tellement évident que je ne pourrais résister longtemps, que je commençais sérieusement à douter. Peut-être était-il ce qu'il prétendait, mais il restait beaucoup trop de questions et de doutes en suspend.

-On y va avant qu'elle ne revienne, me dit Edward. Au fait messieurs, je serais vous j'éviterais de raconter ce qui vient de se passer à Maria. Parce que je le saurais et indéniablement Bella l'apprendra aussi, ils hochèrent la tête avec empressement. Comme ça je leur faisais plus peur que Maria, c'était bon à savoir. Il n'y a même pas de comparaison, ils ont encore l'image de toi devant le bûcher avec Justin à tes pieds et son... attirail dans ta main, je leur fis un sourire perfide et ils se glacèrent.

-Allez-y maintenant je vais m'occuper de tout ici. N'oublies pas Edward.

-Non tu peux compter sur moi, j'imaginais bien ce qu'il ne devais pas oublier.

Il me considérait toujours comme une petite chose fragile et ça m'agaçait prodigieusement surtout que j'étais certainement la plus dangereuse de nous deux.

-Sans conteste Bella, dit-il amusé.

Je passais la main sur la joue de Benjamin en geste affectueux, j'espérais que ce ne serait pas la dernière fois que je le voyais. Et je partis sans un regard pour les autres, il valait mieux partir tout de suite car si je croisais Maria maintenant je pense que j'aurais été capable de la tuer. Elle commençait sérieusement à m'emmerder avec sa putain de jalousie de merde. S'en prendre à Benjamin qui est le vampire le plus gentil et honnête que je connaisse tout ça juste parce qu'elle n'arrive pas à baiser et qu'elle m'en rend responsable c'est du n'importe quoi. Je commençais à me demander si elle n'avait pas un peu exagéré ces histoires avec Jasper juste pour me mettre en rogne et que je le tienne encore plus à distance.

-On peut dire que tu en aura mis du temps à comprendre. Et tu te dis intelligente ! me railla Edward, alors que nous prenions la route, lui au volant bien entendu.

-Dois-je te rappeler encore une fois que c'est mon petit cerveau qui m'a permis d'échapper à ta vigilance dans le New-Hampshire, ce même petit cerveau qui m'a permis également d'échapper à la surveillance de ton frère à Phœnix. Alors ne viens pas remettre mon intelligence en cause.

-Ce que je dis c'est que tu as été longue à la détente.

-Tu peux parler toi il t'a fallu combien de temps pour te rendre compte que je n'étais pas ta compagne, je le vis se rembrunir. Qu'est-ce que j'ai dit ? demandai-je surprise.

-Je repensais à la façon dont je m'en étais rendu compte.

-Et ça t'ennuie tant que ça que je ne le sois pas ? demandai-je toujours surprise.

-Non ça n'a rien à voir. C'est juste que j'en ai pris conscience le jour où Jacob a appelé Jasper pour lui dire que tu avais été tuée. Jasper n'a plus eu de contrôle sur son don et il a projeté autour de lui toute la détresse, la souffrance, le supplice et la désolation qu'il avait senti, la perte que cette nouvelle lui procurait, c'était insoutenable. Je n'ai même pas eu besoin de comparer sa douleur avec la mienne. Toutes les émotions de notre famille ensemble n'étaient même pas comparable. Il a même démembré Emmett, c'est pour dire. Et pourquoi ça me met dans cet état c'est parce que j'ai cru qu'il t'avait définitivement perdue à cause de moi.

-Edward veux-tu arrêter de nous associer en permanence. Et puis avance un peu plus vite ! le coupai-je ne voulant pas me lancer dans cette discussion maintenant.

Mais le mal était fait, avec les nouvelles informations, les nouvelles prises de consciences, il avait implanté le doute en moi. Et il n'y a rien de pire que le doute, c'est un sentiment fourbe et vicieux, il s'insinue en vous et contamine tout sur son passage, il envahit votre esprit et vous fait voir une autre version de l'histoire que vous croyiez acquise, une autre façon d'interpréter des faits. Il n'y a pas plus traître que ce sentiment. Et maintenant je sentais que j'étais atteinte, j'espérais seulement que ma raison serait encore une fois la plus forte. Je ne voulais pas que les choses changent, j'avais un semblant de contrôle sur ma vie actuelle, et j'espérais que cela allait durer encore longtemps. Je n'aimais pas me sentir impuissante et ne pas être aux commandes de ma propre vie, ne pas pouvoir choisir ma propre voie, me laisser guider par des sentiments quelconques n'était pas ce que j'appelais avoir le contrôle de sa vie.


Voilà on rentre dans la fin de cette intrigue. 

Bet's

27

Chapitre 27 : Mise au point

Nous avions quitté le ranch depuis un moment, j'avais encore en tête l'image de Benjamin au sol avec ses membres moins. Tout ça parce que j'avais eu le malheur de laisser filtrer que je l'appréciais plus que les autres. J'espérais sincèrement que le Major pourrait veiller sur lui, que je puisse le retrouver vivant à mon retour. Nous arrivions dans la ville de Jasper toujours au Texas, oui je sais il n'y a rien pour ma facilité la vie, quelle idée d'aller donner ce prénom à une ville. Et manque de bol pour moi j'appris également qu'il y avait dans ce même état une ville du nom d'Edward si ce n'est pas de la malchance ça.

Nous avions l'intention de commencer nos recherches par la Louisiane à partir de Leesville, redescendant sur De Ridder puis Longville, Ragley ainsi de suite nous comptions écumer pour commencer toute la Louisiane de long en large.

Je réfléchissais à la perspective de partir, je prendrais Benjamin avec moi car il était hors de question que je le laisse là-bas. Puis je prendrais la route pourquoi pas. En attendant de trouver un endroit où je m'installerais. Si Benjamin voudrait me suivre sinon je lui offrirais la possibilité de quitter Maria et ses guerres. Mais je crois que je n'avais plus ma place là-bas depuis qu'ils étaient arrivés. Je ne prenais presque plus de plaisir aux entraînements, j'aimais les dispenser leur apprendre le combat. Mais il m'avait enlevé ce privilège, et maintenant que Maria me prenait pour une rivale mon avenir au sein de cette armée était incertain. Pas que j'avais peur de mourir parce que cela ne m'effrayait pas je n'avais rien à perdre mais...

-Et nous ! Tu pense à nous, m'interrompit Edward alors que j'étais perdue dans mes pensées.

-Pourquoi veux-tu que je pense à vous, sérieusement ? Ce n'est pas parce que nous avons des discussions civilisés que j'ai oublié Edward. Vous êtes responsable de ce que je suis devenue. Je l'avais assez revendiqué mon humanité, je ne voulais pas devenir une sangsue.

-Bella j'étais de ton avis au début de notre relation mais j'ai vite compris que tu n'y échapperais pas. C'était ton destin d'être l'une des nôtres.

-Ouais à l'origine de tout tu aurais laisser ce putain de fourgon m'écraser contre ma camionnette, on n'en serait pas là.

-C'était impossible. Et je vais même t'avouer que si je ne l'avais pas fait c'est Jasper qui serait intervenu. Alice l'avait retenue parce qu'elle avait eu une vision de toi et moi ensemble. Ce fourgon ne t'aurait jamais écrasé le seul tort que nous avons eu c'était de ne pas laisser faire Jasper. Vous auriez réalisé à ce moment que vous étiez des âmes sœurs.

-Conneries, ce n'est pas à ce moment que je suis tombée amoureuse de toi.

-C'était quand ? me demanda-t-il.

-Le soir de mon agression à Port Angeles. Lorsque tu es arrivé alors que je croyais que j'allais y rester. Après quand tu m'as invitée à manger au restaurant, et que tu m'as avoué que tu étais télépathe. J'ai réalisé que cette différence ne comptait pas, je savais que tu étais plus que ça, je n'avais encore pas trouvé, mais c'est à ce moment là que j'ai compris que je t'aimais.

-Tu te rappelles à quoi tu pensais quand j'ai croisé ton regard le premier jour à la cafétéria ?

-Comme tout le monde je vous trouvais étrangement beaux, et puis j'essayais de déchiffrer le lien qui vous unissait tous. Jessica était en train de me dire que vous étiez tous adoptés donc vous n'aviez aucun lien génétique, hormis Rose et Jasper qui étaient censés être des jumeaux. Mais vous aviez tous un air de ressemblance cette peau pâle et cela m'avait travaillé. J'ai su que ce n'était pas normal, puis tu m'as regardé et je me suis sentis mal à l'aise ton regard était perçant et ça m'a déstabilisé.

-J'essayais d'entendre ta voix dans ton esprit, et je n'y arrivais pas. En plus du fait que tu nous observais, ils étaient tous à cran. Alice t'avait vu elle avait vu que tu découvrirais ce que nous étions. Et surtout que tu ne laisserais pas tomber avant d'avoir une réponse qui te convienne.

-C'est à ce moment là que vous auriez dû partir.

-Je ne pouvais pas Bella, tu me fascinais déjà trop. Jamais personne n'a été aussi inaccessible pour moi. Je me suis bien sur éloigné une semaine parce que j'avais peur de ne pas me contrôler, mais c'était l'Enfer tu m'avais déjà contaminée, tu m'obsédais.

-Donc j'avais raison depuis le début ce n'était que de la fascination par ce que je te bloquais mon esprit.

-Au tout début oui. Puis j'ai appris à te connaître, ta maladresse, tes rougissements, ton cœur qui s'affolait quand je t'approchais, et la vision que tu avais de moi tout ça a fait que tu as réussi à me séduire par ton naturel et ta grandeur d'âme. Tu ne me voyais pas comme un monstre et j'aimais le regard que tu portais sur moi, comme si j'étais ce qu'il y avait de mieux sur cette Terre.

-C'est ce que je pensais à l'époque, c'est vrai.

-Et aujourd'hui tu penses ça de qui ? me demanda-t-il.

-Je ne suis pas sûre que tu apprécierais la réponse Edward, j'essayais de cacher mes pensées, je pensais donc à toutes les lectures que j'avais lu.

-Bella, je vais t'avouer autre chose. Pour moi tu as toujours fait partie de notre famille, et il n'y a pas que moi à le penser. Nous t'avons tous adoptée, mais malgré le fait que je les aime tous parce qu'ils sont mes frères et sœurs tu auras toujours une place à part. À l'époque j'ai voulu t'introduire comme compagne dans cette famille. Aujourd'hui pour tous hormis Jasper et moi tu es considérée comme une sœur et une fille. Pour Jasper il souhaiterait que tu acceptes enfin ton statut de compagne...

-Edward...

-Non laisse-moi finir Bella. Lui aimerait que tu deviennes sa compagne, mais moi je ne te vois pas seulement comme une sœur, pas non plus comme une belle-sœur. Tu as été mon premier amour Bella, et même chez un vampire c'est important, pas aussi exclusif que le rôle de compagnon parce qu'il n'y a rien de plus élevé que ce statut surtout quand ce sont deux véritables compagnons comme Emmett et Rose par exemple. Je ne sais pas vraiment comment te considérer tu es un peu tout à la fois. Une sœur parce que si un jour tu viens rejoindre notre famille, tu le seras, une amie parce que j'aimerais vraiment pouvoir ravoir avec toi nos longues discussions littérature, musique et tout ce que l'on pouvait partager tous les deux. Mais avant tout ça tu resteras unique, à part, tu es tellement spéciale pour moi Bella. Tu as été ma chanteuse, mon premier amour nous aurons toujours des liens particuliers toi et moi.

-Tu veux quoi Edward ? Ne crois-tu pas que je suis assez perturbée comme ça ? Qu'est-ce que vous allez me faire après ? Comment allez-vous me torturer ? Parce que je ne vais pas en supporter beaucoup plus avant de craquer.

-Nous voulons seulement te ramener à la maison avec nous parmi, les tiens. Je sais que tu es perdue, je l'ai entendu dès le premier jours où nous sommes arrivés. Je ne t'ai pas reconnu Bella, tu n'es pas ce que tu montres, tu n'es pas le monstre auquel tu essayes de donner vie. Tu as réussi à en leurrer certains, beaucoup ont peur de toi et dans un sens tant mieux sinon nous ne t'aurions certainement jamais retrouvé en vie. Mais si tu étais ce monstre tu ne serais pas descendu dans les sous-sols pour sauver Benjamin. Tu ne te serais pas attachée à la seule bonne âme de ce manoir, parce que tu ne t'es pas trompée sur lui il est aussi bon à l'intérieur que ce qu'il montre à l'extérieur. Et c'est une des raisons qui font que Jasper n'est pas jaloux de lui, il a sentit que Benjamin te respectait et qu'il avait percé ta carapace, et c'est également pour cela qu'il va le protéger.

-Arrête d'essayer de m'embrouiller l'esprit Edward ! répliquai-je désemparée. J'aimerais croire à tout ce que tu me dis j'aimerais moi aussi pouvoir entrevoir un peu d'espoir au bout de cet Enfer dans lequel je suis plongée depuis toutes ces années. Mais tu oublies ce que j'ai vécu à chaque fois que j'ai accordé ma confiance à l'un d'entre vous. Il est hors de question que je repasse par là une troisième fois.

-Bella montre-moi. Montre-moi ce que nous t'avons fait, et surtout ce que je t'ai fait.

-Tu ne vas pas aimé Edward. Mais si tu y tiens.

-J'y tiens.

-Très bien, je repris le fil de ma vie à partir de mon anniversaire, ma vision de la situation.

La forêt, ses mots, ma déchirure, Sam me retrouvant, les mois qui ont suivis, l'abandon de ma mère également, mes soit disant amis qui m'ont tous mis de côté, ma tentative de suicide, toute ma déchéance. Bref je ne lui épargnais rien, il se gara se concentrant sur toutes les images que je lui montrais. Toute la peine et la souffrance qui m'ont habité, puis ma reconstruction. Ma haine pour eux, ce que j'ai ressenti quand je les ai retrouvé comment je me suis senti acculée, et perdue.

-Bella je suis vraiment désolé, je n'imaginais même pas le centième de ce que tu as vécu. Je comprends que tu m'aies haï. Si j'avais su tout ça ! Je ne serais pas parti, jamais je ne t'aurais laissé en sachant ça.

-Tu devais bien te douter que cela ne se serait pas bien passé pour moi tu savais à quel point je t'aimais.

-Non en plus j'avais demandé à Alice de ne plus surveiller ta vie. Je ne savais rien du tout.

-Et bien voilà tu sais maintenant. Rajoute à tout ça l'abandon et la trahison de ton frère et tu obtiendras la raison pour laquelle je ne veux plus me fier à qui que ce soit. Je ne revivrais jamais ça.

-Bella tu voulais le quitter à l'origine, tu voulais l'expédier vers Alice quand pour toi serait venu le temps de retourner vers Jacob. Pourquoi considères-tu cela comme un abandon, pour la trahison j'arrive à comprendre mais pour l'abandon, j'ai un peu de mal avec ton point de vue.

-Oui je sais que c'est ce que j'avais prévu, mais honnêtement je ne sais pas si je m'y serais tenue. J'avais refusé la transformation et à ça je m'y tenais, mais c'était parce que c'est ce que je voulais pour toi, et que je m'étais rendu compte après avoir traversé tout ça que tu n'étais pas mien. J'avais peur de rester seule pour le reste de mon éternité si j'accédais à ses supplications. Je ne voulais pas refaire la même erreur avec Jasper, lui donner mon humanité pour qu'à la fin de l'histoire il retourne vers sa compagne en me laissant seule. Je voulais lui proposer comme alternative de rester avec moi tout en restant humaine, au moins jusqu'au jour où il en aurait eu assez de moi et qu'il retourne vers Alice. Je voulais déjà lui en parler sur l'île en Écosse je m'étais décidée pendant qu'il était parti à la chasse, puis quand il est rentré perturbé j'ai préféré attendre un moment plus opportun. Après que nous sommes arrivés à l'hôtel j'ai compris que ce qui le tracassait était plus important que ce que je pensais au départ. Je l'ai su à sa façon de me faire l'amour ce jour là. Aujourd'hui je sais qu'il avait agit pour que nous en gardions tous les deux un souvenir impérissable. Il m'a enfin expliqué la raison de son anxiété, votre arrivée à Alice et toi. Et bien sûr je me suis braquée, il a tenté de me faire accepter encore une fois la transformation en me racontant cette histoire avec Maria qui allait me tuer. Mais j'ai cru que c'était une manipulation de votre part pour nous séparer. Quand il m'a supplié d'accepter et que vous êtes arrivés j'étais sur le point de lui avouer que je refusais la transformation mais que je voulais rester avec lui. J'allais lui dire d'aller s'occuper d'elle pour que nous puissions être tranquille, il serait revenu me chercher après, mais vous êtes arrivés. Et il a dit une phrase qui m'a bouleversée, c'est là que j'ai compris qu'il s'était joué de moi.

-Il ne l'a jamais fait, il était tellement pris dans ta propre réflexion qu'il ne nous a pas entendu arriver ce qui est très rare chez un vampire comme tu le sais et encore plus chez Jasper. C'est un des hommes les plus honnêtes que je connaisse, il est loyal et droit. Et aujourd'hui je vais même t'avouer que son attraction à commencer bien longtemps avant votre liaison. À Forks pour être précis le jour même où il t'a vu dans cette cafétéria. Tu l'as attirée pas pour ton sang comme on le pensait tous au départ, mais bien pour toi. Nous avons passé notre temps à l'éloigner de toi avec les autres membres de la famille. Ton sang était un supplice pour tout le monde, et pas que pour moi je t'assure, tu sentais si bon. Et Jasper avait encore du mal à se contrôler pour être totalement honnête nous avons atterrit à Forks parce qu'il avait succombé lorsque nous étions à Chicago, l'année précédente. Donc bien entendu comme je m'étais épris de toi il était hors de question que je le laisse roder autour de toi. Et quand on voit qu'en fin de compte que c'est lui qui a le plus de contrôle que nous tous réunis, il y aurait de quoi rire si ce n'était pas aussi dramatique.

Moi je n'avais rien remarqué. Est-ce que cela ne devrait pas dire que nous n'étions pas fait l'un pour l'autre ? Parce que moi je n'ai rien vu ni ressenti de tout ça. Je n'ai pas ressenti cette attraction, je n'avais qu'Edward en tête.

-C'est par ce que je t'éblouissais, et que Jasper était inabordable. Mais quand tu as été à Phoenix tu te trouvais comment avec lui ?

-Je ne m'en rappelle plus vraiment. Mais je me suis toujours senti en sécurité avec Jasper, je n'ai jamais eu peur de lui malgré tes mises en gardes.

-Aucun instinct de survie, me rappela-t-il ce qui arriva à me faire sourire.

-Et qu'est-ce que je vais faire moi avec tout ça ? Tu trouves que ce n'est pas assez compliqué comme ça dans ma vie ?

-Tu as besoin de connaître tous les éléments pour prendre une décision et un nouveau départ. Tu ne peux pas rester avec Maria tu mérites mieux que ça. Et je pense que même Benjamin pourrait aimer notre vie, d'ailleurs il est plus fait pour cette vie là que pour celle qu'il mène actuellement.

-Ne vas pas trop vite en besogne Edward, le repris-je. J'ai écouté tes arguments mais j'ai besoin d'y réfléchir. Je pense effectivement à quitter Maria, mais je ne sais pas si je pourrais vous rejoindre. Tu as beau dire ce que tu veux, mais pour moi ils ne sont pas ma famille. Ça fait des années que je me suis conditionnée à tous vous haïr je ne peux tout simplement pas remettre ça en cause du jour au lendemain. Quant à Jasper j'avoue que cela mérite réflexion, parce que comme il me l'a fait remarquer lui-même, je n'ai encore pas réussi à l'éjecter de ma vie, ni de mes sentiments. Mais de la à y retourner pour lui sauter dessus comme si rien ne c'était passé du genre on oublie tout et on recommence c'est tout bonnement impossible.

-Tant que tu prends la peine d'y réfléchir objectivement je sais que tu feras le bon choix. Je connais maintenant le phénomène d'attraction. Et je ne sais pas comment tu fais pour y résister avec tant de ferveur. Moi j'ai toute les peines du monde à ne pas repartir la retrouver.

-Elle est comment ?

-Je pense que ce n'est pas le bon moment pour en parler. Je t'en parlerais, je te promets, mais pour l'instant prends déjà le temps de réfléchir à ce que l'on vient de parler.

Pourquoi ne voulait-il pas me parler de sa compagne ? Je trouvais ça étrange, je savais qu'il était réservé sur sa vie privée, lui pouvait se le permettre ! pensai-je sarcastiquement. Je ne comprenais pas tout, mais il avait raison j'avais assez matière à réflexion maintenant qu'il venait de mettre un merdier sans nom dans mon esprit, il fallait que je traite toutes les nouvelles informations. Et cela ne se ferait pas en quelques heures.

Nous reprîmes la route, dire que nos relations avaient changées s'était un euphémisme. Jasper appelait tous les jours mais je refusais de lui parler plus que le stricte minimum de temps à autre je prenais ses appels pour avoir des nouvelles de Benjamin et je pouvais presque sentir sa désolation. Mais j'avais du mal à me remettre en question, je ne voulais pas revoir le principe même de mon éternité. Cela faisait quatre jours que nous avions commencé la mission, et nous avions toujours aucune piste pour un éventuel bouclier.

-Que dirais-tu de passer une nuit à l'hôtel histoire de pouvoir nous décrasser convenablement.

-Tu n'es décidément pas fait pour la vie de nomade Edward.

-Non, j'aime le confort, je ne vois pas où est le mal de préférer une bonne douche à un bain dans une rivière.

-Même pas le privilège de me voir en sous-vêtements.

-Bella je t'ai vu bien moins habillée et pour cela j'ai juste à me repasser les pensées de Jasper ou de ton étalon de seconde zone.

-Effectivement mais au moins quand on se baigne nous sommes que tous les deux se sont tes propres souvenirs.

-Serais-tu en train d'essayer de me charmer ? me demanda-t-il malicieux.

-Serais-tu sensible à cette tentative ? lui répondis-je en le suivant dans son jeu.

Je me permettais cet écart car je le connaissais bien. Il était incapable du moindre travers qui dénaturerait sa galanterie légendaire.

-Il y a des femmes qui sont sensibles à la galanterie. Tu y as été sensible également à une époque.

-Je voulais juste te titiller un peu.

-Me titiller dans quel sens ? me dit-il charmeur. Je haussais les sourcils face à sa tentative de jouer les jolies cœurs. Il s'avança vers moi avec son sourire éblouissant, qui n'avait plus autant d'impact sur moi.

-Monsieur Cullen se sentirait-il d'humeur joueuse ? le charriai-je.

Il plaça ses mains de chaque côtés de ma tête et planta ses yeux dans les miens. J'étais contre un arbre et je le regardais carrément abasourdie qu'il ose aller plus loin que ses propres convenances toléraient. Il était clairement amusé, ce qui me dérida également.

-Et bien jeune péronnelle on fait moins la maligne. Je t'entends beaucoup moins également.

-Il faut dire que c'est pas tous les jour que le si prude Monsieur Cullen se lâche. Il y a de quoi couper le sifflet à bien plus loquace que moi.

-Certes, mais comme je te l'ai déjà dit tu ne me connais pas Bella.

-Effectivement, j'avoue que je ne te connais pas aussi bien que je le pensais. Maintenant que dirais-tu de t'écarter avant que je ne te saute dessus.

-Tu me laisse réfléchir deux minutes.

-Edward ! le rembarrai-je, en le repoussais avec mon pouvoir.

-Tu as remarqué comme il était plus facile pour nous de communiquer, me dit-il l'air de rien.

-Maintenant que tu ne me harcèles plus. Je ne te perçois plus comme une menace.

-Les choses ont repris leurs places naturelles et j'en suis heureux.

-Ouais moi beaucoup moins, mais que veux-tu on ne peut pas revenir en arrière. Le raillais-je.

-J'aimerais te parler de ma compagne.

-Pourquoi tu as l'intention de me la présenter, demandai-je en riant.

-Bella écoute-moi il y a des choses que tu dois savoir, dit-il plus sérieusement. Et je ne peux pas te les dire au ranch. Alors on va aller dans cet hôtel on va prendre une bonne douche. Puis je t'expliquerais ce que j'ai à te dire.

-Pourquoi cette urgence ?

-Si j'attends encore plus longtemps tu m'en voudras et maintenant que j'arrive enfin à t'aborder je ne veux pas perdre ce privilège parce que j'aurais eu peur de te parler.

-Pourquoi ai-je l'impression que je ne vais pas aimer cette discussion.

-Tu le sauras plus tard. Allez on y va, il y avait quelque chose qui clochait, je le sentais.

Et pourquoi est-ce qu'il voulait me parler de sa compagne ? j'étais franchement la moins bien placée pour parler de relation et de sentiments.

-Pour ça tu as raison, mais arrêtes de te torturer l'esprit comme ça il n'y a rien de mauvais dans ce que je vais te dire. Juste difficile à comprendre mais rien de mauvais,

nous entrions dans Lincoln, capitale du Nebraska, nous avions dévié de notre itinéraire initial.

Edward nous conduisit directement dans un hôtel grand luxe. Lui et son goût pour la démesure, un hôtel plus classique aurait suffit, mais non monsieur avait des goûts de luxe.

-Je te l'ai déjà répété maintes fois l'argent n'est pas un problème pour nous.

-Pour vous ne m'inclus pas je ne suis pas de ta famille Edward.

-Si tu le dis. Mais je suis désolé j'ai reçu des instructions avant de partir. « Tout ce qu'il y a de mieux pour ma princesse. »

-Vous me gavez avec cette histoire. Je ne suis ni sa princesse, ni sa compagne.

-On en reparlera plus tard, me dit-il en se plantant devant la réceptionniste qui bavait littéralement sur son comptoir.

-Monsieur, que puis-je faire pour vous être agréable ? dit-elle avec une voix mièvre un sourire qu'elle voulait séducteur. Est-ce qu'il n'y a que moi pour avoir remarqué le double sens de sa proposition ? Edward tourna la tête et sourit. Non il n'y avait pas que moi ça me rassurait quelque part.

-J'aimerais deux chambres, répondit-il avec son sourire éblouissant.

-Ça c'est traître, lui dis-je de façon à ce qu'il soit le seul à l'entendre.

-Il faut bien que l'on est des petits avantages de temps à autres, dit-il en commençant à remplir le formulaire que lui avait tendu l'hôtesse.

-Dis-moi depuis combien de temps accordes-tu de l'attention aux femelles de humaines ?

-Depuis que je traîne avec toi, je te signale que j'ai commencé avec toi.

-Ce n'est pas une référence, soufflai-je. Il tendit sa carte accompagné d'un sourire ravageur à l'hôtesse qui pâlit à la vu de tous les morceaux de plastiques variant du doré au noir qu'il avait dans son porte feuille.

-Tu n'es qu'un prétentieux Cullen ! Elle va nous faire un attaque cardiaque, tu seras bien avancé, il sourit de plus bel. Je la plaignais la pauvre.

-Je vous appelle le garçon d'étage pour vos bagages, bégaya-t-elle.

-Non ça ira très bien, nous nous débrouillerons sans, merci, il prit les cartes magnétiques et m'en tendit une. Une dernière chose où se trouve la boutique de l'hôtel ?

-Elle est à ce niveau vous prenez sur la droite et après les colonnes et vous la trouverez.

-Merci bien et bonne soirée.

-Merci beaucoup à vous également Monsieur Cullen, mademoiselle, crut-elle bon de rajouter en se pétrifiant. Elle m'avait enfin remarqué ce n'était pas trop tôt.

-Je te rejoins dans ta chambre, profites de ton bain, dit-il moqueur.

Je montais au deuxième étage qui correspondait au numéro de ma chambre. Je la trouvais rapidement, que dire de cette pièce en conformité avec ce que l'idée que l'on peut se faire des palaces. Je jetais mon sac dans un coin et allais m'assoir deux minutes pour profiter du calme que m'offrait ces lieux et surtout l'isolement de mon esprit, j'avais l'impression depuis ces derniers jours que je sous-louais ma tête et mon esprit à Edward. Je repensais à ce qu'il m'avait dit. Il est vrai que j'avais remarqué qu'il était facile de parler et d'agir avec lui. Presque comme si on ne partageait pas ce passé si éprouvant. Je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à les tenir aussi loin que je l'avais voulu au départ. J'avais même l'impression d'être plus sereine, moins torturée ce qui n'était pas logique puisque ma peine et mes tourments étaient toujours les mêmes. J'arrivais même à déconner avec Edward, ce même Edward que je fuyais il y a encore quelques années. Celui pour qui j'avais foutu en l'air cette opportunité d'étudier à Dartmouth, un de mes rêves d'enfance.

Mais j'en avais marre de me battre en permanence, contre tous et tout le temps. Et puis je dois dire que ça faisait du bien de se laisser aller de temps en temps. Je me levais et pénétrais dans l'immense salle de bains, je me fis couler un bain. Et me plongeais dedans une fois les niveaux de mousse et d'eau acceptable. Je me détendais j'avais toujours adoré l'eau elle avait un effet apaisant sur moi. Au bout de quelques minutes Edward se présenta à la porte mais avec les nouvelles clefs électronique il ne pouvait pas pénétrer en forçant la porte, sans faire sonner une alarme. J'adorais mon pouvoir dans ces moments précis, je lui ouvris sans pour autant sortir de mon bain.

-C'est vrai qu'il est bien pratique. Je t'ai acheté une tenue pour ce soir, on sort.

-Tu as l'intention de rattraper toutes ces années où tu n'as pas pu dépenser pour moi en combien de temps ? demandai-je.

-La soirée n'y suffirait pas Bella. Ne traîne pas je repasse te prendre dans vingt minutes, m'avertit-il de la pièce principale.

Il partit je sortis du bain pour aller voir ce qu'il m'avait pris et je dois dire que je redoutais le pire le connaissant. Effectivement dans une housse se trouvait une longue robe de soirée bleu électrique pailletée dos nu et échancré jusqu'à mi cuisse sur la partie droite. J'osais à peine parler du décolleté vertigineux. Je l'entendais rire, il avait la chambre à côté de la mienne. Je n'avais plus de problème pour mettre des choses qui dévoilait mon corps malgré les cicatrices qui le recouvrait mais je crois que ce serait toujours le principe de la robe qui me gênait. Il y avait une paire d'escarpin et de longs gants assortis. À côté de la housse se trouvait une trousse à maquillage.

-Tu ne me trouves pas assez féminine ? demandai-je sachant pertinemment que les murs ne gêneraient en rien notre conversation.

-Je dirais que tu pourrais faire certains efforts.

-Ouais c'est bien une réaction de mec ça.

-Tu as des lentilles mets-les au dernier moment. Tu effraies les gens avec tes yeux rouges.

-Laisse-moi deviné elles sont marron ?

-On ne se refait pas Bella, me dit-il amusé.

Il était à l'heure comme il l'avait dit. Et je dois dire qu'Edward Cullen en costume c'était vraiment quelque chose.

-Je te remercie, tu es magnifique également, il s'attarda sur mes yeux, et me fit un sourire que je pourrais qualifier de nostalgique.

Il me tendit son bras et nous descendîmes dans le hall. Il nous dirigea vers une salle un peu en retrait, où l'on pouvait entendre les notes d'un piano s'élever. On ne le changera décidément jamais, il me sourit.

-Ça me manque de jouer.

-Avec un peu de chance tu pourras convaincre le pianiste de te prêter son instrument.

-Je ne pense pas c'est l'un des plus talentueux de cette époque et il est également réputé pour être un matérialiste sans nom, une Diva du Piano. Il ne joue que sur le sien qu'il fait voyager à travers le monde pour chacun de ses récitals. Mais je me contenterais volontiers de sa musique en ta compagnie, je lui souris il y avait bien longtemps que je n'avais pas passé une soirée normale, sans meurtre, sans barbarie, et autre réjouissance de ma vie actuelle. C'est justement pour te montrer les autres alternatives, tu as peur de t'ennuyer dans notre vie mais il y a tellement de choses à faire, à voir, surtout pour un esprit aussi créatif et artistique que le tien. Tu pourrais apprendre la musique, les langues pour lire des œuvres originales. Rien n'est fermé pour toi.

-Tu t'es donné pour mission de me reconvertir ? demandai-je.

-En quelque sorte. Ma mission première est de te faire quitter cette vie à laquelle tu t'accroches et qui ne t'apporte rien de bon, il me tira une chaise comme le galant homme qu'il était puis vint en face de moi où nous reprîmes notre discussion.

-Et la seconde ?

-Celle de te faire prendre conscience du bonheur que tu repousses.

-Edward, tu es encore plus têtu que moi, cela en devient exaspérant. Je te l'ai dit j'ai besoin de réfléchir à tout ça.

-Je le sais, mais je suis pressé car ma troisième mission est de te faire accepter la famille pour que tu viennes vivre avec nous. Je veux que tu restes près de moi, en tant qu'amie et sœur de comédie comme Jasper et Rose. Je ne sais pas si tu es au courant mais en dehors de Carlisle personne ne partage mes goûts artistiques et tu es la seule avec qui je m'entends dans tous ces domaines même et surtout si nos goûts diffèrent. Tu as réussi à me faire apprécier les Haut de Hurlevent, ce qui n'est pas rien crois-moi, je ris devant son air catastrophé.

Le serveur arriva et nous tendit la carte. La comédie humaine j'allais enfin voir en quoi cela consistait de l'intérieur. Edward me gratifia d'un sourire amusé.

-Un bourbon pour moi, et toi Bella ? me demanda-t-il.

-Un Cosmopolitan ce sera parfait merci, commandai-je en refermant la carte.

-Pourrais-je également avoir le programme du pianiste je vous prie ?

-Bien sûr monsieur, puis il partit.

-Un Cosmopolitan ?

-Tu n'as jamais vu Sexe and the City ?

-Bien sûr que si avec trois femmes à la maison comment y échapper. Ce qui me surprend c'est que toi tu aies regardé ce genre de série.

-Je ne suivais pas mais je regardais de temps en temps quand je tombais dessus.

-Ça me rappelle la fois où tu m'avais coincé avec cette... fille à Dartmouth.

-Avec Natasha la fille du producteur ! je ris de bonne humeur quand je repensais à cette histoire.

-Tu sais qu'elle m'a harcelé pendant plus de quinze jours pour cette histoire de chirurgien esthétique.

-C'était le but recherché, le serveur arriva avec notre commande, et le programme du musicien. Il jeta un coup d'œil dedans et je le vis se réjouir. Ce qui je dois l'avouer me fit presque peur.

-Bella me permettrais-tu te revivre l'un de mes rêves ?

-Lequel ? demandai-je suspicieuse.

-Accepterais-tu de m'offrir une danse.

-Nous ne sommes pas censé danser ici, rétorquai-je.

-En tant que client exigent et près à débourser des sommes folles dans cet endroit je danse si j'en ai envie, me répondit-il.

-Et c'est le pianiste la Diva. Pourquoi pas après tout maintenant que j'ai autant de grâce que toi je paraîtrais moins ridicule.

-Tu ne l'as jamais été Bella, le pianiste termina son morceau. C'est l'entracte ? demandai-je.

-Oui il sera de retour dans un petit quart d'heure.

-Dans ce cas excuses-moi quelques instants, je bloquais mon esprit je ne voulais pas qu'il sache avant que je n'ai pu faire ce que j'avais en tête.

Je me dirigeais vers le pianiste, à ma vue son rythme cardiaque s'accéléra, je revêtis mon sourire le plus enjôleur et je m'approchais de lui.

-Excusez-moi monsieur. Je suis Bella Swan et je tenais tout particulièrement à vous remercier pour ces quelques moments de bonheur que vous venez de nous faire vivre à travers vos interprétations. C'était majestueux vous jouez avec tant de délicatesse ! la flatterie il n'y avait que ça qui fonctionnait dans notre monde.

-Je vous remercie mademoiselle. Il est rare de voir de jeune femme aussi belle apprécier la grande musique. Mais malgré toute ma persévérance à rendre ces œuvres parfaites elles ne sont malheureusement pas à la hauteur de votre beauté.

-Je suis touchée, permettez-moi de vous invitez à notre table. Mon ami est également un artiste et pratique votre instrument d'élégance que vous même. Et il est également un jeune compositeur de génie.

-Est-ce vrai ? Il est bien jeune pour maîtriser cet art.

-Mozart n'a-t-il pas commencé à peine sortit berceau ?

-Certes, il est vrai que le talent n'a pas d'âge, je lui fis un sourire majestueux qui le précipita au bord de l'apoplexie. Il me tendit son bras.

-Est-il votre fiancé ? demanda-t-il avec appréhension.

-Non il est je dirais ce qui ce rapproche le plus d'un frère pour moi, j'entendis son rythme cardiaque s'affoler. Très bien je venais de le ferrer.

-Tu es impitoyable Bella ! me dit Edward, pour que je sois la seule à l'entendre.

-Il faut bien que l'on ait des petits avantages de temps à autres, répondis-je mentalement en faisait référence à son flirt avec l'hôtesse cet après midi.

-Ce n'était pas du flirt.

-Et tu appelles ça comment toi ? me moquai-je.

-Edward je te présente Monsieur Pariccini, Monsieur Pariccini je vous présente Edward Cullen.

-Enchanter Monsieur Pariccini.

-Je vous en prie appeler moi Gennaro.

-Bien Gennaro prenez place avec nous.

-Votre amie m'a parlé de votre entrain pour le piano. Vous pratiquez ?

-Je me défends, mais je suis loin d'atteindre votre dextérité.

-Prétentieux, pensai-je dans ma tête il me sourit.

-Vous composez également ?

-Il m'a composé une magnifique berceuse. Il y a de cela une dizaine d'années, m'empressai-je de répondre.

-Si jeune, et bien vous devez être assez talentueux effectivement.

-Il pourrait vous faire une petite démonstration, m'emballai-je enthousiaste. Il se raidit. Gennaro ! gémis-je de ma voix la plus sensuelle et persuasive. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas entendu ma berceuse, faite moi la grâce d'accepter, s'il vous plaît. Nous devrons nous séparer après ce soir et nous ne nous reverrons pas avant plusieurs mois. Presque un an vous vous rendez-compte! et j'accentuais le tout par mon sourire éblouissant.

Son rythme cardiaque était vraiment malmené, et quand il ferma les yeux je sus que j'avais remporté la partie, je fis une légère pression sur son bras et lui déposa un baiser sur sa joue en faisant bien attention à l'envelopper dans mon odeur. Aucun humain ne résistait à ça et il ne fit pas exception.

-Tu es machiavélique Bella, me dit doucement Edward amusé.

-Très bien Monsieur Cullen, permettez-moi de vous prêter mon instrument, et faite donc plaisir à votre jeune et charmante amie.

-Vous êtes véritablement un grand homme monsieur, répondit Edward. Gennaro fit signe à son administrateur d'approcher. Ce qu'il fit rapidement.

-Christopher voulez-vous accompagner monsieur Cullen jusqu'au piano il va nous interpréter une de ses compositions, son administrateur tomba la mâchoire puis se ressaisit rapidement.

-Bien sûr monsieur Pariccini, Edward se leva et me regarda amusé et véritablement heureux.

-Tu joues ma berceuse, l'avertis-je.

-Je n'avais pas l'intention de jouer autre chose, il s'installa sur le tabouret sous les yeux ébahis de tous les spectateurs.

Apparemment il était de notoriété publique que Gennaro ne prêtait jamais son instrument et que lui seul pouvait le toucher. Les premières notes s'envolèrent et instinctivement je fermais les yeux, me laissant bercer par cette mélodie qu'il avait créée rien que pour moi. Il m'entraîna avec lui dans ses accords j'étais pendu à chaque son qu'émettait cet instrument. Elle m'ensorcelait toujours autant. Je sentis mon compagnon de table se tendre il devait être impressionné par le talent d'Edward au piano. Puis il termina ma si douce mélodie. Tout le monde applaudit et Gennaro également.

-Vous aviez raison il est très talentueux, votre ami.

-Je vous l'avais dit.

-Il a composer ça il y a dix ans ?

-Approximativement, en effet.

-Il devrait se lancer dans une carrière musicale, c'est un don prodigieux qu'il a.

-Il en est conscient, mais il est encore plus doué pour les affaires, il fallait justifier qu'avec un don pareil il n'entendrait jamais parler de lui.

-Que de talent pour une si jeune personne.

-Je suis d'accord avec vous nous ne naissons pas tous égaux, lui rétorquai-je. Il hocha la tête pour approuver ma réplique. Edward revint à la table.

-Est-ce que cela t'a plu ?

-C'était magnifique ! répondis-je sincèrement, elle m'avait manqué.

-Vous avez du talent jeune homme ne le laissez pas se gaspiller.

-Je vous remercie Monsieur, c'était un honneur de pouvoir toucher votre instrument, il se leva.

-Et bien il e été agréable de vous rencontrer tous les deux, jeunes gens.

-Un plaisir partagé soyez en sûr, il prit ma main gantée dans la sienne et me fit un baise main. Je lui souris et il partit rejoindre son piano.

-Merci Bella, j'apprécie ton geste.

-Je n'ai rien fait de spécial, c'était assez simple. Et puis j'avais envie de l'écouter, Gennaro se remit à jouer un morceau que je ne connaissais pas.

-Bella tu m'accordes cette danse, je lui tendis la main pour accepter.

Il me guida vers un coin où l'espace était plus adapté pour une danse. Le morceau était tendre et romantique, et malgré l'impact de la musique je ne me sentais pas de cette humeur dans les bras d'Edward. C'était plus sain, plus normal il n'y avait plus d'amalgame entre nous et c'était appréciable. Je commençais même à apercevoir une possibilité de vie plus sereine je dois dire que ne plus être au milieu de ces combats et de cette guerre était reposant. Nous profitions de ce moment de tranquillité et de sérénité. La danse se termina et il me ramena à notre table.

-Bella, j'aimerais maintenant te parler de ma compagne.

-Très bien, je dois dire que tu m'as pas mal torturé l'esprit depuis que tu me l'as dit.

-C'est très délicat en fait, et j'ai vraiment peur de ta réaction.

-Ce qui n'augure rien de bon, argumentai-je logiquement.

-C'est parce qu'en fait tu la connais.

-Moi je connais ta compagne ? Les seuls vampires que je connaisse sont ceux du ranch. Et d'après ce que j'ai cru comprendre tu es arrivé alors que tu l'avais déjà rencontrée.

-C'est effectivement le cas.

-Edward arrête de me faire attendre et crache le morceau de toute façon je ne peux pas te faire une crise au plein milieu du récital.

-C'est Annabelle, lâcha-t-il dans un souffle.

-Annabelle comme mon Annabelle celle que j'ai aidé à s'enfuir ? demandai-je alors que la colère commençait à prendre le pas sur ma raison.

-Calme-toi Bella je t'en prie. Et oui celle la même. D'ailleurs je ne te remercierais jamais assez pour tout ce que tu as fait. Tu lui as sauvé la vie deux fois sans parler de ce que tu lui as épargné.

-Dis-moi que tu plaisantes Edward ? Dis-moi que c'était une farce ?

-Pourquoi ne crois-tu pas que je sois assez bien pour ton amie ? me demanda-t-il irrité.

-Ça n'a rien à voir. Seulement si c'est vraiment le cas cela reviendrait à dire que c'est elle qui vous a informé que j'étais toujours vivante et où me trouver.

-Et elle s'est torturée l'esprit avant de nous rejoindre pour nous informer. Mais elle te doit tellement qu'elle voulait te rendre l'appareil. Elle savait que tu lui mentais concernant Jasper et elle voulait seulement t'aider à trouver le bonheur que tu mérites. Elle est toujours extrêmement mal d'avoir été contre ta volonté mais elle est persuadée qu'il sera ta planche de salut.

Je n'y crois pas la seule fois où j'ai accordé ma confiance depuis que le Major m'avait quittée, je me fais trahir. Est-ce que c'est réellement ça ma destiné ?

-Bella ne réagit pas comme ça. Elle a fait ce qu'elle a cru juste. Et puis tu ne peux pas nier qu'il est réellement ton compagnon maintenant. Il serait temps que tu apprennes à te faire confiance avant tout.

-Quand tu vois là où ça me mène t'as raison, lançai-je sarcastique.

-Bella on t'aime tous, et nous ne voulons que ton bien. Je sais que tu es perdue et ce que je viens de te dire remet encore une fois en cause ton jugement. Mais s'il te plaît ne laisse pas ta fierté qui n'a plus lieu d'être t'obscurcir l'esprit. Pense à ce qui est véritable et inébranlable dans ta nouvelle vie. Jasper t'aime comme ce n'est pas permis, il a ré-enfilé son costume de Major alors qu'il a horreur de cette vie et de ce qu'elle représente, pour toi et seulement pour toi. Tu sais qui il est, je vous ai vu tous les deux dans ta chambre, lorsque vous avez failli vous embrasser. Comment peux-tu douter de ça Bella ? Personne ne peut simuler cette attraction et même pas Jasper et la force qu'il t'a fallu pour ne pas succomber c'est inhumain Bella il ressentait la même chose que toi à ce moment là.

-Arrête Edward, ne mélange pas tout. Pour Jasper j'admets que j'ai besoin de revoir mon positionnement le concernant. Mais à l'origine nous parlions d'Annabelle, celle pour qui j'ai subi dix jours de tortures intensives pour l'avoir aider à s'enfuir. Elle m'a torturée deux fois par jours, en me laissant dépérir de soif en me mordant en m'arrachant les membres et je te parle que de ce qui est physique. J'ai fait cela parce que je pensais pouvoir lui faire confiance, et au final elle est venue vous rejoindre pour vous avertir que j'étais chez Maria, alors qu'elle savait que je ne voulais plus aucun contact avec vous.

-Elle a fait ce qu'elle croyait bien, tu es son amie et elle est sûre que tu peux trouver le bonheur avec Jasper. Quand elle t'a vu alors que tu écoutais Jasper annoncer qu'il se remariait avec Alice ça lui a déchiré le cœur. Et c'est pour te remercier qu'elle a fait cela, elle a vu comme tous la photo dans ta chambre celle où vous regardez tous les deux, et elle y a vu de l'amour dans le regard du Major. Sans compter sur le fait qu'elle était terrifiée en venant à la maison, elle avait peur que le Major ne l'a tue de te remettre sur le tapis alors qu'il venait de renouveler ses vœux. Elle était prête à mourir pour toi, aurais-je un jour de répit, un seul jour où tout pourrait être simple et normal. Je ne demandais pas la lune non plus.

-Je ne sais pas, je ne sais plus. J'ai besoin d'y réfléchir Edward. Tu m'as retourné le cerveau et j'ai besoin de m'isoler pour faire face à ça.

-Prends le temps qu'il te faudra. Je serais dans ma chambre, Dit-il comprenant mon besoin de d'éloignement.

Je me levais de table et je sortis, j'allais droit dehors, il me fallait un moment de solitude et j'avais besoin de faire le tri et le point sur tout ça. Maria, Jasper et Annabelle, il fallait que je prenne une décision et je devais y aller par étape. Je savais que j'étais à un embranchement dans ma vie, j'avais des choix à faire, des choix déterminant pour mon futur et je devais essayer de les faire avec le plus de recul possible.

Je m'installais dans un parc assez loin de l'hôtel, me procurant un espace d'intrusion anti-Edward. Pour commencer Maria, je devais me rendre à l'évidence, d'une je n'avais plus ma place là-bas et deuxièmement elle savait parfaitement que mon but premier était de mourir, donc je la savais assez sadique pour me refuser ce privilège. À partir de ce moment là je n'avais plus rien à faire dans son armée vu qu'en plus je n'étais plus le second et que je doute un jour récupérer cette place. Donc ça c'était réglé j'y retournerais à la fin de ma mission et je récupèrerais Benjamin, je ne le laisserais pas là-bas et nous partirons, nous quitterons ce mode de vie.

Ensuite le sujet Annabelle. Bien entendu je lui en voulais, je lui avais fait confiance et elle m'avait trahie en allant vers ceux que je ne voulais plus jamais revoir. Mais d'un autre côté je pense que j'aurais fait pareil dans l'autre sens. C'est d'ailleurs ce que j'avais fait quand elle avait exprimé vouloir vivre en dehors des guerres. Je n'avais même pas réfléchi deux minutes et lui avait dit de partir. Je pouvais comprendre son raisonnement.

Ce que je ne comprenais pas c'était le mien, car depuis qu'ils étaient revenus dans ma vie j'étais devenue faible. Avant j'aurais chercher Annabelle et je l'aurais détruite sur le champ, après quelques séances de tortures made in Bella. Ce soir j'étais à des milliers d'années lumières de celle que j'avais été, j'étais même heureuse qu'elle ait enfin rencontrée l'amour elle qui ne l'avait jamais expérimenté auparavant. Bien que le fait que ce soit avec Edward me laissait sceptique. J'espérais seulement que ce ne soit pas une nouvelle fixation du télépathe, mais elle était vampire et à même de se débrouiller toute seule.

Maintenant il me restait un sujet et pas des moindres, celui de Jasper. Je dois avouer que je commençais sérieusement à accréditer son opinion, je ressentais cette attraction qui me liait à lui. Je la sentais encore plus maintenant que j'étais loin et que ma seule envie était de retourner le retrouver. Et oui j'avais encore en mémoire l'effort surhumain qu'il m'avait fallu pour ne pas l'embrasser lorsqu'il était juste à porter de lèvres. Tout l'amour que j'ai ressenti pour lui à ce moment là c'était tout bonnement phénoménal. J'aimais Jasper Whitlock et seulement celui-ci car le Jasper Hale n'était pas pour moi. On pouvait dire que nous nous ressemblions malgré que nous ayons deux personnalités bien distinctes.

Peut-être était-ce le fait d'avoir vécu les guerres qui faisait ça ? J'avais tellement envie de croire ce que m'avait dit Edward, j'avais tellement envie de me laisser aller et retrouver ce que j'avais goûter avec lui lorsque j'étais humaine. Avec ce petit plus qu'il n'y avait pas avant, en plus j'étais assez curieuse de savoir ce que pouvait donner une partie de sexe avec lui en étant sur le même pied d'égalité. Qu'il ne soit pas obligé de faire attention à ne pas me casser, comme cela avait été le cas la dernière fois. C'est vrai que c'était assez tentant, mais je devais faire le point et être le plus impartial possible.

Quelle raison aurait-il eu a venir me retrouver chez Maria ? Je n'étais plus une menace, pour sa famille et il savait que je ne le voulais plus dans ma vie. Il s'était remarié avec Alice mais n'avait pas hésité à la laisser pour venir me retrouver chez Maria, pour vivre une vie qu'il haïssait et à refuser toutes les avances des femelles en chaleur Maria comprise. Je devais avoir une discussion avec lui, je ne pouvais pas me décider avant d'avoir eu une discussion avec lui. Après seulement j'aviserais, en était honnête et impartiale je crois que c'était la meilleure solution que je pouvais trouver et pour une fois tout mon être était en repos.

Mon âme, ma conscience et ma raison étaient tous sereins, ce qui ne m'était encore jamais arrivé. Je me levais beaucoup plus légère et décidais d'aller manger j'avais besoin de me nourrir car le faire avec Edward c'était impossible il me regardait de tel façon que je ne pouvais jamais aller jusqu'au bout de ma démarche. Ou sinon il faisait fuir mes proies en se faisant passer pour mon petit ami. D'ailleurs cette fois-ci j'ai cru que j'allais le tuer. Donc je devais m'éloigner le plus possible pour pouvoir me nourrir convenablement. Je trouvais un bar pas très loin et m'y engouffrais je repérais un quadra en train de boire son whisky apparemment seul et décidais de ferrer celui-ci. Un bon quart d'heure après je sortis du bar avec à mon bras le quadra légèrement plus imbibé mais cela m'était égal. Je l'amenais dans une petite ruelle à l'écart, il commençait à se tendre alors je lui murmurais des choses réconfortantes à l'oreille.

Une fois enfoncé profondément loin pour la vue humaine, j'attrapais mon repas par ses vêtements et plantais mes dents dans sa jugulaire. Une fois terminé je balançais mon cadavre dans la benne et j'allais pour repartir quand je sentis la fragrance de quatre vampires dont un que je connaissais parfaitement. J'étais surprise de le trouver là puisqu'il était censé être au ranch avec Maria. Ce qui était étrange c'était les autres fragrances je ne les connaissais pas une peut-être me rappelait quelque chose, mais j'osais à peine aller jusqu'au bout de ma pensée. Ils arrivèrent face à moi parfaitement alignés. Mes yeux allaient de Ben à sa voisine qui n'était autre qu'Alice.


(N/R : j'étais sûre que cette salope était dans le coup quand je lus le passage avant le départ de Bella et Edward pour leur quête où Bella voulais aller voir Maria mais qu'elle était sortie.)

Tadam! Alors je sais qu'il y en a parmi vous qui avaient énoncé la probable intervention d'Alice dans l'histoire ;)

C'est un chapitre intéressant et vraiment très important pour la suite de cette histoire. Allez dites moi ce que vous en avez pensé.

28

Chapitre 28 : Le bonheur du bout des doigts

Pov Jasper

Je le savais que ce ne serait pas facile avec Bella. Elle avait tellement de rage en elle, mais ce qui m'affectait le plus c'était qu'elle me rejette, qu'elle aille contre ses instincts de venir me retrouver. Parce que je le savais, je le sentais, elle était mienne, elle était ma compagne. Cette attraction que nous nous étions évertués à chasser, à contrarier à son époque humaine était bien là et démultipliée. Et maintenant je comprenais pourquoi tous savaient quand ils trouvaient leur moitié car l'attraction entre deux vampires est telle qu'il ne peut y avoir de doute possible, je ne l'avais jamais ressenti entre Esmé et Carlisle, Rose et Emmett ou encore avec Peter et Charlotte, car ils étaient en permanence ensemble l'attraction qu'il y avait entre eux était plus modérée, mais entre Bella et moi c'était une autre histoire vu qu'elle s'évertuait à me repousser, l'attraction ne faisait que croître.

Quand je repense à cette période où elle était humaine, je me rends compte que je l'avais bel et bien reconnu lorsque nous nous étions embrassés et j'en ai eu la confirmation lorsque nous avions fait l'amour. Mais c'est vrai que ce lien était moindre puisque ses aptitudes étaient réduites, c'est d'ailleurs pour cela que nous nous étions égarés tous les deux, et que j'ai pu la quitter. Car maintenant j'avais l'impression que je ne pouvais plus rien faire si elle n'était plus à mes côtés, je n'étais plus entier et dans le sens véritable du terme.

Elle était partie avec Edward depuis un peu plus d'une semaine, je ne l'avais eu que deux fois au téléphone et encore c'est parce qu'elle voulait des nouvelles de son protégé. Comment faisait-elle ? Je n'arrivais pas à comprendre, moi je ne pouvais peine résister, je me battais de toute mes forces pour ne pas aller la chercher pour la garder à mes côtés. J'ai bien cru que j'allais tuer Maria lorsqu'elle avait annoncé qu'elle allait faire partir ma compagne loin de moi il m'avait encore fallu puiser dans mon self contrôle, pour ne pas la décapiter sur le champs.

Puis j'avais jalousé Edward, il allait rester seul avec elle pendant deux semaines, ce qui me rassurait c'est que maintenant il avait sa compagne et il n'était plus une menace pour moi. Mais je n'aimais pas ce sentiment possessif qu'il nourrissait pour elle, un peu comme si elle était sienne, sans le statut de compagne, un peu comme ce que j'avais ressenti de Jacob pour Bella. Pour être franc il commençaient tous à me prendre la tête à vouloir ma Bella pour eux, et surtout ce qui me mettait littéralement en colère c'est qu'ils pouvaient tous être proche d'elle, enfin tous sauf moi.

Et puis cet espèce d'enflure de Ben, putain celui-ci le jour où je pourrais le tuer parce que ça arrivera j'en suis certain. J'allais lui faire regretter d'avoir poser ses merdes de mains sur ma Bella, et dire qu'elle avait choisi ça pour la satisfaire. Je l'avais assez pris mal je dois l'avouer elle m'avait déçu sur le coup. Mais je ne pouvais pas lui en tenir rigueur, et je comprenais son choix il ne ressemblait à aucun de nous, je veux dire ni à Edward et encore moins à moi. Je suppose que c'est ce qui avait dû compter dans son choix vu qu'elle s'évertuait à ne pas vouloir nous ressembler. Et elle y arrivait, c'est évident qu'elle ne ressemblait à aucun Cullen dans ses actions, Bella n'avait de compassion que pour Benjamin, et ce gamin le lui rendait bien.

Je dirais même que si ce gosse recevait l'ordre de Maria de s'en prendre à Bella il choisirait sans hésiter la torture et la mort. J'ai rarement vu un sentiment de loyauté aussi intense, je crois que les seules fois où j'ai vu ça c'était avec Peter, que ce soit envers moi ou envers ma compagne. Quand ce gosse m'avait attaqué alors que j'étais en train de soumettre ma compagne, il savait que j'aurais le dessus, en fait il voulait juste donner à Bella l'opportunité d'une diversion et c'est ce qu'il avait fait. La rage et ce sentiment de protection digne de Jacob et Emmett réuni qui avaient animé ma compagne quand elle a vu que j'avais son jeune protégé dans mes mains m'avait déstabilisé suffisamment pour qu'elle puisse me sauter dessus pour récupérer le membre de Benjamin. Le pire avait été juste avant qu'elle ne parte quand elle avait entendu son jeune ami hurler alors qu'il se faisait torturer. Elle avait été si rapide que même Edward n'avait pu la rattraper avant qu'elle ne commence son carnage. Et si j'avais été impressionné par ma compagne lors des entraînements contre Edward, voir sa bête à l'action m'avait littéralement choqué, elle arrivait à faire ressentir plus de peur, à leur faire plus de mal, leur infliger plus de douleur que ce que ressentait Benjamin. Ils étaient pétrifiés complètement terrorisés tous les deux. Elle aurait presque pu me faire douter de mon propre sadisme et de mon ascendance, elle était vraiment à la hauteur de sa réputation, et surtout à la hauteur du Dieu de la guerre, et bien que cela soit assez mal placé j'étais fier de ça.

De toute façon, toutes ne faisaient que pâles figures à côté de ma belle. Et même Maria, d'ailleurs je pense qu'elle ne doit son salut qu'à la présence de cette merde de Ben. Putain de mec même pas capable de défendre seul sa partenaire de lit. Une putain de petite frappe, un pisseux de merde, dire que je le haïssais était loin de la vérité. Je l'aurais bien tué lui aussi lorsque cette merde de Justin avait osé tenter de violer ma compagne.

J'ai cru que j'allais tuer tous les vampires de ce putain de ranch, ranch que j'allais ensuite démonter pierre par pierre. La seule chose qui m'avait réconforté et calmé c'était d'avoir enfin pu avoir ma compagne dans mes bras, et ressentir ce qu'elle ressentait pour moi, ma proximité arrivait à lui faire baisser ses barrières elle n'arrivait pas à les maintenir lorsque j'étais près d'elle, et encore moins quand je la touchais. Et la sentir contre moi avec tous ces sentiments d'amour débordant et de sécurité avait été un soulagement intense et ma source de bonheur personnelle, elle m'avait calmé instantanément ce qui n'était donné à personne. La raison était qu'elle était la seule à pouvoir le faire, c'était un effet réservé qu'à ma seule compagne.

Et Dieu qu'elle me manquait, je l'avais retrouvé mais je ne serais entier que lorsqu'elle consentirait enfin à me reconnaître et surtout m'accepter auprès d'elle que je puisse la toucher, l'embrasser, lui faire l'amour, que nous puissions enfin n'être plus qu'une seule entité.

Et lui faire l'amour j'en rêvais, et encore plus depuis que je l'avais vu dans ce déshabillé qu'elle arborait lorsque j'étais venu la chercher dans sa chambre. Elle était déjà magnifique humaine, mais la transformation l'avait rendu parfaite, elle était sublime en tout point, un supplice pour les yeux et les sens. J'étais à deux doigts de me jeter sur elle et la prendre dans ce lit dans cette chambre, ma chambre, la notre. Je savais qu'elle me cherchait et qu'elle voulait me pousser à bout, et c'est à cause de cette seule raison que j'avais réussi à me reprendre et que j'ai pu quitter cette pièce sans la posséder. Et bien évidemment il avait fallu que j'aille me « détendre » seul tout de suite après. Et je dois dire que cela me frustrait bien plus que n'importe quelle autre situation. J'avais ma compagne en vie, elle m'aimait je le savais, elle savait ce que j'étais pour elle, elle m'incitait à la débauche de par ses tenues plus suggestives et provocantes les unes que les autres et je ne pouvais pas la posséder, elle était d'une perversité sans nom. J'aurais pu avoir toutes les autres femelles de ce ranch mais je ne pouvais pas, je n'avais qu'elle dans la tête et dans la peau. Les autres ne me faisaient plus aucun effet et même Maria avec qui pourtant je dois bien avouer, j'appréciais particulièrement nos séances à deux, voire même à plusieurs certaines fois. Mais là je ne pouvais pas et je la repoussais en permanence et elle commençait même sérieusement à s'agacer avec cette obstination.

Je sentais sa jalousie augmenter considérablement quand Bella était dans les environs c'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle avait associé Edward à Bella elle espérait qu'en éloignant les deux seules personnes qui me connaissaient, elle pourrait arriver à me pervertir. Seulement avec Bella au loin j'avais encore moins la tête à ce que je faisais, mon esprit et mon cœur étaient avec elle. Et puis je devais faire attention à Benjamin que j'avais pris sous ma protection, Maria avait mal pris que je le protège, mais de toute façon elle ne pouvait rien me refuser. Et puis son si précieux Ben n'était pas là il était parti peu de temps après Bella pour une mission de reconnaissance d'après Maria, je pensais moi qu'il devait suivre Bella et Edward certainement pour s'assurer qu'ils exécutaient bien leur mission. Mission qu'exécrait Edward, je savais qu'il n'avait pas dans l'intention de ramener un humain à Maria qu'il ait un pouvoir ou non, et de toute façon personne hormis moi ne pourrait le savoir. Bien que Maria devait nourrir cette intuition également sinon, elle n'aurait pas envoyé Ben pour voir s'ils effectuaient bien leur mission.

Mais merde pourquoi voulait-elle rester ici ? J'avais pris volontairement sa place parce que j'avais senti qu'elle y tenait, je la poussais à mettre les voiles, qu'elle parte et quitte Maria. C'est pour cela également que je l'avais soumise un peu brutalement, en plus de vouloir lui montrer que je n'étais pas n'importe qui, que j'étais un homme, et qu'en tant que tel elle ne me soumettrait pas, je ne la laisserais pas avoir le dessus sur moi en tout cas pas dans ces circonstances. J'avais cru que j'avais gagné lorsqu'elle avait failli se faire violer, mais non elle voulait rester. Il y avait quand même une légère évolution elle tolérait ma présence sans compter qu'elle me répondait maintenant, ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne cède. Et puis je n'allais pas lui facilité la tâche il était hors de question qu'elle reparte autant de temps la prochaine fois. Je n'allais pas revenir sur ce que j'avais dit non, j'allais bien la laisser faire le dernier pas, celui qui me prouverait qu'elle m'accepterait enfin et définitivement en tant que compagnon. Mais j'allais m'évertuer à la faire céder, je n'en pouvais plus d'être ici, en fait j'en pouvais plus de cette vie, car j'aimais bien ce ranch et ses environs.

Le Texas était ma patrie et j'aimais cette région bien qu'il me soit difficile d'y vivre à cause du soleil et du secret, enfin en dehors de ce ranch. Je pouvais également y voir ma belle briller de milles éclats lorsqu'elle était à se lézarder sur son balcon alors que moi je l'observais depuis l'orme qui se trouvait en face. Elle était tellement belle, elle était la chose la plus merveilleuse qui ait foulé cette terre, enfin quand elle mettait sa colère sous clefs car elle pouvait également être la pire créature de la création si elle le voulait. Je savais qu'il fallait que je la retire de cet environnement pour qu'elle puisse s'épanouir et se rapprocher de celle qu'elle était. De toute façon elle repartira d'ici c'est certain et ce sera avec moi, Edward et je suppose Benjamin car je me doute qu'elle n'accepterait pas de le laisser ici.

Et puis je dois dire que ce gosse est agréable en fait, il était serein la plupart du temps et je suis presque sûr qu'une fois parti d'ici il sera quelqu'un d'aussi agréable qu'Emmett. Edward m'a dit qu'il était aussi reposant mentalement qu'il l'était oralement, ce qui le rapprochait assez de mon balourd de frangin et je pense que la famille l'acceptera sans problème. Maintenant restait à apprivoiser ma sauvageonne, qu'elle m'accompagne et quitte Maria une fois pour toute. Et je crois que j'avais enfin la pièce manquante qui me permettrait d'y arriver. J'avais pu me rapprocher de Benjamin et je crois que je pourrais m'en faire un allier, je savais bien que jamais il ne trahirait Bella mais j'avais justement bien l'intention d'exploiter leur attachement mutuel. Et c'est ainsi que nous nous étions rapprochés et je dois dire que cela était agréable et facile. D'ailleurs je le sentais arriver, alors que j'étais sous le Pacanier qui faisait face au lac qui jouxtait la propriété de Maria. J'y avait senti la fragrance de Bella, maintenant je savais où elle venait quand elle s'éclipsait plusieurs heures pour s'isoler et réfléchir. J'aurais pu la suivre mais elle avait besoin de ces moments ou elle pouvait relâcher toutes ses tensions.

-Salut Major !

-Je t'ai déjà dit de m'appeler Jasper quand nous étions tous les deux.

-Ouais je sais c'est juste une habitude. Je viens pour t'avertir que les corps ont disparu et aussi que j'ai entendu Luke dire que Maria avait l'intention de rappeler ton frère et Bella.

-Enfin une bonne nouvelle, c'est pas trop tôt, soufflai-je soulagé.

-Oui à moi aussi elle me manque la vie ici n'est pas la même sans elle.

-La vie tout court n'est pas la même sans elle. J'aimerais te parler de quelque chose Benjamin.

-Vas-y, je t'écoute Jasper.

-Que penserais-tu de recommencer une autre vie ailleurs. Une vie sans guerre, sans Maria, une vie où tu prendrais seul tes propres décision et où tu ne devrais plus rien à personne. Où il n'y aurait plus de tuerie intempestives, plus de barbaries, plus de tortures.

-J'y ai déjà pensé, mais depuis qu'Annabelle s'est enfuit et que Bella a dû subir la colère de Maria pendant dix jours je dois dire que ça m'a fait réfléchir. Je ne voulais pas que Bella subisse de nouveau à cause de moi vu qu'à l'époque c'était elle le second. Mais maintenant que c'est toi je vais pouvoir revoir mes projets, me dit-il amusé.

-Je comprends la raison pour laquelle tu n'es pas parti et je pense que Bella reste également pour toi, elle veille à ce qu'il ne t'arrive rien.

-J'avais remarqué ça. Mais qu'essaies-tu de faire Jasper ?

-Je ne vais pas te cacher que j'espère pouvoir te convertir à notre vie de famille, afin que tu quittes ce lieu avec Bella pour venir rejoindre notre famille.

-Je sais que tu fais ça que pour Bella j'en suis conscient. Mais je pense que tu sous-estimes son entêtement.

-Non si j'en viens à te demander ton aide c'est justement parce que je ne la sous-estime pas. Elle partira d'ici si tu t'en vas également, elle ne te laissera jamais derrière elle. Et puis même si mon principal intérêt est Bella, il n'en reste pas moins que ma proposition est sincère je pense que tu pourrais bien t'entendre avec mon frère Emmett, et que la vie que nous t'offrons est certainement plus adaptée à toi que celle que tu vies pour l'instant.

-J'avoue que ta proposition me touche et me travaille mais je sais que Bella n'ira jamais rejoindre ta famille.

-Je sais avant tout je veux la faire partir d'ici avant que Maria n'arrive à la tuer ou à la faire tuer. Même si au départ elle opte pour une vie de nomade ce sera déjà mieux que ce qui l'attend ici.

-Je vais y réfléchir, et j'en parlerais avec Bella.

-Évite de lui dire que cela vient de moi car elle se bloquera et elle refusera de partir.

-Alors je lui parlerais seulement du fait que je voudrais partir d'ici et avec elle. Je veux juste savoir une chose je sais que cela ne me regarde pas. Mais est-ce qu'elle est vraiment ta compagne ?

-Oui elle l'est, répondis-je honnêtement.

-Comment se fait-il qu'elle te repousse alors ? D'après ce que j'ai entendu on ne peut pas ignorer son compagnon.

-C'est une histoire longue et difficile, mais pour résumer. Nous avons rencontré Bella alors qu'elle était humaine, à cette époque j'étais marié et j'avais quelques problèmes de contrôle à proximité des humains. J'ai mis beaucoup de distance entre Bella et moi et donc je ne l'ai pas reconnu tout de suite, sans parler du fait qu'elle était la chanteuse d'Edward.

-C'est quoi une chanteuse ? demanda-t-il. J'oubliais quelques fois qu'il était jeune.

-Une chanteuse c'est une humaine dont le sang est plus tentant que n'importe quel autre. Il est pratiquement impossible de résister à son appel.

-Et Bella était celle de ton frère Edward ? Et il ne l'a pas tuée ?

-Non en plus du fait quelle soit sa chanteuse, son esprit lui était fermé ce qui fait qu'il a canalisé tout son être sur cette particularité là en s'habituant petit à petit à Bella. Et au bout du compte ils sont sortis ensemble. Puis un jour j'ai déraillé Bella s'est coupée et son sang était même pour nous autre une tentation extrême. Pour éviter que cela recommence et que l'on vienne à la tuer Edward a préféré la laisser et nous avons tous déménagés, c'est à partir de cet évènement qu'elle a commencé à changer. Quand nous avons rencontré Bella elle était timide, maladroite, douce et compatissante, elle était incapable d'en vouloir à quelqu'un et encore moins de vouloir faire du mal.

-C'est difficile à croire ! dit-il entre l'amusement et l'incrédulité.

-C'est vrai je t'assure mais après quelques mois de souffrance elle a changé. Nous de notre côté on survivait la famille était disloquée. Puis deux ans après nous étions dans le New-Hampshire prêts pour une nouvelle année à Dartmouth et elle est revenue dans nos vie. À cette époque je n'étais plus avec ma femme nous nous étions séparés. Nous nous sommes rapprochés, au départ une simple amitié quoique plus intense quand même, puis ça a évolué à son départ pour son tour du monde. Elle ne voulait pas de vampire dans sa vie donc elle était parti, mais au bout d'un certain temps je l'ai rejoint et lorsque nous avons été enfin tous les deux j'ai su que c'était elle. Qu'elle était ma compagne, mais encore une fois le destin s'est acharné j'ai appris que Maria était à ma recherche et qu'elle m'en voulait pour l'avoir quitté juste avant une bataille ce qui fait qu'elle me reprochait la perte de son territoire. Mon ex-femme est voyante elle voit dans l'avenir et elle est venue me dire que Bella allait mourir si je ne me chargeais pas d'éradiquer le problème et comme elle refusait la transformation je n'avais pas d'autre choix que de la laisser à mon tour pour aller m'occuper de la menace qui pesait sur elle. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévu. Et Maria l'a trouvé avant que j'ai pu rembourser ma dette d'honneur. Et c'est à cause de cet abandon qu'elle me repousse. Elle a été abandonnée deux fois et trahie à chaque fois qu'elle a accordé sa confiance. Aujourd'hui elle ne fait plus confiance à personne et pas même à elle-même.

-Je vois un peu où se situe votre problème. Et même si je pense que c'est mérité, je sais que tes intentions étaient bonnes au départ, mais tu connaissais ses antécédents.

-Oui et j'accepte ça c'est pour cela que je la laisse venir et que je ne force pas les choses. Mais c'est tellement difficile surtout que je l'ai cru morte pendant deux ans. Mais mon problème c'est qu'en restant ici, cet endroit qui nourrit sa rage, j'ai beaucoup de mal à l'atteindre.

-Je ne te promets rien et surtout sache que je ne prendrais jamais le risque de trahir Bella pas que j'avais l'intention avant mais avec ce que tu viens de m'avouer j'ai une double raison de lui rester loyal.

-Je te demande seulement de lui parler de partir. Moi je me chargerais du reste je vous suivrais et je pourrais reconquérir ma compagne loin de cet Enfer. Avant que Maria ne la tue vraiment, elle est jalouse et commence à avoir peur de Bella, elle s'en débarrassera dès qu'elle aura repris son territoire à Nettie, avec l'aide de Ben je suppose.

-Pour ça je suis d'accord avec toi, je lui parle et si on s'en va tu te débrouilleras seul pour nous retrouver, je ne te dirais pas où nous sommes, ni où nous allons. Je te l'ai dit je ne la trahirais pas.

-Je n'en attendais pas moins de toi. Tu as bien risqué ta vie pour lui offrir une diversion je savais que ta loyauté était sans faille, il sourit au souvenir de notre première rencontre.

-Bien et si nous allions à la pêche aux infos savoir quand est-ce qu'ils rentrent, demanda Benjamin en se relevant.

-Bonne idée ! répliquai-je en suivant son mouvement.

J'allais dans mon appartement et j'y découvris encore une fois Maria dans une tenue qui à ce stade n'était même plus suggestive, et un sentiment de luxure battant des records.

-Je t'attendais Major, me dit-elle.

-C'est ce que je constate. Écoute Maria nous n'allons pas revenir sur ce sujet. Je t'ai dit que je n'étais pas intéressé.

-Elle ne veut pas de toi il va bien falloir que tu soulages un peu et que tu fasses retomber toute cette frustration. Si tu veux je peux appeler Cassie ou une autre fille si tu préfères faire ça à plusieurs comme avant, je sais que tu aimais ça.

-Maria je vais être direct et très clair une fois pour toute. La seule femme que je veux et que je désir et surtout à laquelle je m'accouplerais c'est ma compagne. Vous pourriez toutes défiler nues devant moi ou vous envoyer en l'air sous mes yeux que ça ne me ferait aucun effet.

-Tu commences à m'exaspérer prodigieusement toi et ta traînée, je grognai je ne supportais pas qu'elle manque de respect à ma compagne. Je l'attrapais par la gorge et la collait au mur sans ménagement. C'est pour cela que je ne tolère plus les vrais couples dans mon armée, vous êtes trop obnubilés par vos partenaires, reprit-elle suintant la peur mais essayant de me la cacher.

-Tu n'as pas vraiment le choix Maria.

-C'est ce que tu penses Jasper. Sache que j'ai toujours une solution de secours dans les cas les plus difficiles à gérer.

-Il n'y a rien de difficile, je ne veux pas m'envoyer en l'air avec toi, rien de plus. Il n'y a juste que ton égo de touché pour le reste du travail il me semble que tout est fait au mieux de tes convenances, je la relâchais elle tomba au sol.

-Certes, Major certes, dit-elle en se relevant déterminée à quitter cette pièce le plus vie possible. Prépare-toi à être encore plus frustré, ta compagne rentre demain, dit-elle en fermant la porte. Au moins elle ne sera pas revenue pour rien.

La soirée passa lentement entre le fait que ni Bella ni Edward n'étaient là j'avais l'impression qu'une heure équivalait à une journée. Ben était arrivé depuis quelques heures ce qui confirma l'idée qu'il avait suivi Bella et Edward. Je n'arrivais pas à être attentif aujourd'hui les entraînements s'avérèrent long et ennuyeux surtout qu'il avait fallu que j'intervienne dans un règlement de compte. Cette vie m'exaspérait au possible. Enfin je sentis les émotions de Bella et Edward. Ce dernier était préoccupé, pensif, inquiet et un taux de questionnement intense. Bella elle était résignée, un dégoût important pas un dégoût classique non un dégoût de soi, elle était en colère encore plus que d'habitude je sentais même de la haine émaner d'elle, mais aussi beaucoup d'amour et d'impatience et du soulagement. J'étais totalement perdu dans tout ça. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer pour que tous les deux aient autant changé émotionnellement. J'allais les accueillir me posant beaucoup de questions moi-même et espérant avoir une explication.

Quand ils me virent Bella ne put retenir son amour pour moi ainsi que son bonheur de me voir ce qui je dois dire me transporta directement au septième ciel. Je m'avançais vers elle mais elle me retint avec son pouvoir en m'envoyant son remord et son pardon. Elle reprenait son mode de communication, ce qui me laissait croire que quelque chose c'était réellement passé durant leur absence.

-Nous devons allez voir Maria pour lui faire un rapport sur la mission, dit Bella en guise de bonjour.

-Bella s'il te plaît parle moi, lui demanda Edward. Elle ne répondit rien et partit en direction des appartements de Maria.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demandai-je à mon frère.

-Nous avons discuté lors de notre voyage nous avons pu mettre à plat nos différents et elle m'avait pardonné enfin je le pensais. Donc je lui ai parlé de ma compagne elle était perturbée comme je le pensais. Puis elle est parti pour faire le point, seulement depuis qu'elle est revenue elle me cache toutes ses pensées et elle ne me parle que lorsqu'il s'agit de notre mission. Je ne sais pas ce qu'elle s'est laissé imaginer mais elle refuse le dialogue.

-Ces émotions sont pas mal perturbées aussi. Putain j'espère que ça n'a pas entâché les quelques progrès qu'elle avait fait avant de partir.

-Je suis désolé Jasper je devais lui dire avant que trop de temps soit passé elle l'aurait encore plus mal pris si j'avais attendu encore plus longtemps.

-Je sais Edward c'est juste que je ne sais plus comment m'y prendre avec elle. Quoique je tente c'est un échec je me demande si je ne ferais pas mieux de laisser tomber et la laisser comme elle me le demande.

-Non ! déclara-t-il sèchement. Il lui faut juste du temps mais n'abandonne pas j'ai réussi à percer sa carapace tu y arriveras également. Seulement il va falloir changer de tactique et ne plus lui laisser le choix. Elle a dû mal à se contenir quand tu es près d'elle donc accentue les désirs qu'elle nourrira en ta présence.

-Ce n'est pas dans ma façon d'agir Edward.

-Et ce n'est pas la mienne non plus. De toute façon que risque-t-on de plus ? Elle ne peut pas te haïr, elle t'en voudra certainement quelque temps mais comme tout le reste ça passera. J'ai aperçu l'espace de quelques jours celle qu'elle était avant aussi bien ta Bella, que la mienne.

-Es-tu sûr de toi Edward ?

-Quel autre choix avons nous ?

-Effectivement, plus beaucoup, acquiesçai-je.

-Allons rejoindre Maria elle commence à s'impatienter, m'informa Edward, bien que j'avais également senti son pic d'impatience bien caractéristique.

Quand nous pénétrâmes dans les appartements de Maria les émotions de tous m'étourdirent. Maria était agacée, énervée et impatiente. Ben ressentait une certaine jubilation, un sentiment de puissance et de la suffisance. Et Pour Bella c'était déstabilisant, elle ressentait de l'amour beaucoup d'amour au moment où ses yeux rencontrèrent les miens, mais une haine féroce également beaucoup de culpabilité, de la résignation et de la peur. Mais la haine prit le pas sur pratiquement tout sauf sur l'amour qu'elle ressentait pour moi. Je n'avais pas le choix j'allais être obligé de lui demander ce qu'il se passait car je me doutais bien qu'il y avait quelque chose qui m'échappait derrière tout ça. Edward lui m'envoya son irritation et jeta un coup d'œil à Ben. Se pourrait-il que les émotions de Bella ait un rapport avec lui. Peut-être l'avait elle vu ou senti lorsqu'il les suivait. Edward m'envoya de la curiosité et de questionnement suite à mes pensés.

-Il est parti peu de temps après vous et il est rentré quelques heures avant votre retour, il me m'envoya de la compréhension pour me faire comprendre qu'il était d'accord.

-Bien maintenant que la fratrie se sont fait leurs mamours de bienvenue nous allons pouvoir savoir ce qu'il s'est passé et comment c'est déroulée cette mission. Bella ?

-Nous avons sillonné toute la Louisiane de long en large et nous avons commencé une partie de l'Arkansas. Pour le moment nous n'avons rien trouvé d'intéressant.

-C'est dommage mais nous allons poursuivre nos recherches. Prenez trois ou quatre jours de repos et vous repartirez ensuite.

-Si tôt ? demande Edward.

-J'ai besoin de ce bouclier Edward alors oui tant que vous ne me le trouverez pas vous passerez votre temps à écumer le pays.

-Bien, répondit Bella d'un ton neutre bien que je sentais une pointe de joie dans ses émotions.

Était-elle heureuse de repartir avec Edward ? L'intéresser haussa les épaules pour me faire comprendre qu'il ne comprenait pas. Elle devait certainement lui cacher ses pensées, au plus le temps avançait au plus j'étais perdu et au moins je comprenais ce qu'il se passait. Seul Ben semblait heureux dans cette pièce.

-Vous pouvez disposer, sauf toi Ben j'aurais besoin de te voir un moment je te prie.

-Oui Maria, répondit le concerné.

La haine de Bella atteignit des sommets, même ce quelle éprouvait à l'époque pour Edward et Alice n'était rien en comparaison. Ça avait un rapport avec lui j'en étais persuadé maintenant, je devais savoir. Nous sortîmes tous moi le premier bien décidé à attendre ma compagne.

Elle passa devant moi et me dit sans même s'arrêter.

-Pas maintenant Jasper, j'ai des choses à faire avant, et elle m'envoya son sentiment de culpabilité pour s'excuser certainement.

-Très bien je passerais te voir un peu plus tard, l'avertis-je tout de même signifiant que je ne laisserais pas tomber.

-Je n'ai pas vraiment le choix apparemment, répondit-elle amère alors que ces sentiments eux me disaient qu'elle était impatiente. Perdu était le mot qui me caractérisait depuis qu'elle était revenu.

-Non ! répondis-je en lui envoyant mon amour.

Je reçus du soulagement et de l'amour également. Donc elle cachait quelque chose mais ce n'était pas à moi. À Edward ? Ça me surprenait, mais quoiqu'il en soit j'aurais le fin mot de ce comportement. Elle disparut à l'angle d'un couloir menant dans les ailes réservées au soldats. Je supposais qu'elle allait rejoindre Benjamin, au moins il pourrait commencer à lui parler de mon plan. Et tant mieux car apparemment elle ne combattait plus l'amour qu'elle ressentait pour moi ce qui était une bonne chose et peut être que la proposition que lui ferait Benjamin la déciderait à foutre le camps de cet enfer.

-J'aimerais bien car j'avoue que la vie de nomade n'est pas pour moi. Il a fallu que je bataille pour la faire rentrer dans un hôtel la semaine dernière.

-Que veux-tu il y a certains aspect de son ancienne vie qui ne changeront pas, répondis-je amusé en les imaginant tous les deux campant sur leur point de vue.

Le temps passa lentement j'étais dans ma chambre attendant que Bella revienne dans la sienne. Je serais obligé de la sentir vu que nous étions voisins, c'est pour cela que j'avais choisi cette pièce. Edward était parti chasser et moi j'étais allongé sur le lit observant le plafond à attendre patiemment qu'elle revienne pour que je puisse avoir mes réponses.

Elle rentra dans sa chambre trois heures après m'avoir laissé dans le couloir avec toutes mes questions et mes incertitudes. Je me levais et allais dans sa chambre, arrivé devant la porte elle m'invita à entrer avant que je n'ai frappé, chose qui n'était jamais arrivé avant, elle attendait que je m'abaisse à frapper à la porte avant de m'inviter à entrer. Ses émotions était un feu de joie pour mon âme, elle était heureuse d'être en ma présence, je ressentais son amour. Sa culpabilité également et je sentais son combat intérieur mais sa raison commençait à perdre de son intensité car elle ne cachait plus son affection et son amour pour moi derrière d'autres sentiments comme elle le faisait habituellement.

-Bella, dis-je en m'avançant. Elle me bloqua avec son pouvoir.

-Ne t'approche pas Jasper s'il te plaît, me dit-elle affectée.

-Je ne comprends pas, tu as changé depuis que tu es rentrée. Même Edward me dit que quelque chose ne va pas. Dis-moi ce qu'il y a ? Laisse-moi t'aider.

-Personne ne peut m'aider et je n'ai besoin de l'aide de personne, me dit-elle avec sincérité.

-Bella arrête de me fuir j'en peux plus. Je veux te serrer dans mes bras je veux te respirer, et t'embrasser. Ne me repousse pas ! tentai-je en m'avançant et lui envoyant tous ces sentiments que je ressentais, sentiments que j'avais aussi sentis chez elle mais que j'accentuais comme me l'avait recommandé Edward.

-Ne fais pas ça Jasper, me supplia-t-elle désespérée en reculant.

-Je suis désolé je sais que je t'avais promis de te laisser faire le dernier pas mais je n'en peux plus, surtout que je sens que tu as toi-même du mal à résister à notre attraction. Il devient de plus en plus dur de ne pas y succomber et moi j'abandonne la partie, je sentais de la désolation et de la culpabilité émaner de Bella.

Elle luttait toujours pour me repousser mais je lui envoyais successivement tout mon amour, tout ce qu'elle représentait pour moi je la sentais faiblir mais elle s'accrochait toujours à ce quelque chose qui la faisait tenir. Je savais, je sentais qu'elle voulait lâcher mais il y avait autre chose dans cette équation, quelque chose qui la tenait, qui arrivait à la tenir loin de moi alors qu'elle ne demandait qu'à céder. Tant pis je m'occuperais de ses états d'âmes après il me fallait la toucher, la serrer contre moi, la sentir, j'avais attendu trop longtemps. Je lui envoyais tout mon amour d'un seul coup en m'approchant, elle me fixait droit dans les yeux alors qu'elle répondit émotionnellement et je pus sentir de nouveau tout ce qu'elle éprouvait pour moi. C'était un bel écho à mes propres sentiments je la pris enfin dans mes bras, elle se laissa faire tant physiquement, qu'émotionnellement.

-Comme j'ai pu attendre ce moment. Je t'aime ma Bella.

Elle ne me répondit pas verbalement seuls ses sentiments le firent. Mais ce qui me surprit, fut le sentiment de remord et de culpabilité qui prirent beaucoup trop d'importance à mon goût. Elle luttait toujours et je le sentais.

-Pourquoi Bella ? Qu'est-ce qui te met dans cet état ? Raconte-moi je veux comprendre, je veux t'aider.

-Tu ne le peux pas, dit elle sans pour autant s'échapper à mon étreinte.

J'allais l'embrasser quand je sentis la fragrance de Ben et son putain de sentiment jubilatoire s'approcher de nous. La haine de Bella monta en flèche ainsi qu'une pointe de peur vite remplacer par un sentiment de sécurité, elle se recula mettant un terme à notre étreinte. La porte de sa chambre s'ouvrit sans même qu'elle ne l'invite à entrer. Son putain d'air suffisant lorsqu'il nous regardait à quelques mètres à peine l'un de l'autre m'insupportait, tout comme les sentiments qu'il faisait naître chez ma compagne.

-T'a-t-on jamais appris les bonnes manières ! cracha Bella avec une haine et mépris prononcé.

-Il y a une certaine époque où tu te fichais pas mal que j'ai des bonnes manières ou non.

-Ce temps là est irrévocablement terminé, répondit-elle dégoûtée avec une hausse de haine et cette pointe de peur.

Ce qui l'amusa et augmenta la rage de Bella qui je croyais avait pourtant atteint son zénith . Je grognais je n'aimais pas du tout la tournure que prenait cet entretien dans un climat pesant, et surtout ce qu'il faisait ressentir à ma Bella.

-On se calme Major ! dit-il toujours autant amusé.

-Fais attention Ben ! Tu ne peux absolument rien contre nous deux en même temps, le menaça Bella suffisante et confiante. Je pris place derrière elle pour afficher mon soutient à ce quelle venait d'annoncer.

-J'en ai conscience, répondit-il plus sérieux. Je venais simplement pour ça, et n'oublies pas les consignes, dit-il en tendant son téléphone à Bella.

Elle posa ses yeux dessus une petite seconde, puis je sentis un pic de joie et de haine en même temps. Qu'est-ce qui pouvait bien créer ses sentiments contradictoire chez ma compagne ? J'aurais aimé regarder ce qu'il lui montrait mais elle me cachait l'écran avec son corps.

-Très bien retourne jouer au petit chien chien ailleurs, dit-elle en l'expulsant de la chambre avec son pouvoir.

-Qu'est-ce qu'il y a avec lui Bella ? Je sais maintenant que ça a un rapport avec lui.

-Rien que je ne peux te dire maintenant. Mais je t'assure que je te raconterais tout un jour.

-Bella s'il... elle ne me laissa pas le temps de terminer ma phrase.

Elle me fit face et s'approcha de moi tout en m'envoyant son amour, elle libéra tout ce qu'elle avait enfouit depuis tant de temps. Elle m'acceptait enfin comme compagnon, elle m'acceptait. J'étais dans un autre monde je ne croyais pas que ce jour allait arriver et encore moins si vite. Je la pris dans mes bras ses yeux étaient profondément ancrés dans les miens, mes mains prirent les siennes, je ne pouvais croire que j'allais enfin récupérer ma compagne, que j'allais moi aussi goûter au bonheur d'avoir auprès de moi celle que j'aimais. Je la tirais tout contre moi pour la serrer aussi fort que mon amour était intense et ma joie profonde, avec autant de force qu'elle m'avait manqué.

-Jasper tu me fais mal, me dit-elle.

-Je sais, je suis désolé, répondis-je un sourire aux lèvres. C'est juste que j'ai peur de faire un rêve éveillé, je sentis sa culpabilité refaire surface. Chut ! Excuse-moi Bella ! la réconfortai-je. C'est qu'un mauvais souvenir, n'y pensons plus pour le moment, je la regardais mon regard allant de ses yeux à ses lèvres.

Je n'osais pas l'embrasser de peur qu'elle me rejette comme elle l'avait fait auparavant. Elle m'envoya sa confiance et son amour m'informant que je ne risquais rien, elle ne parlait pas pour ne pas briser cet instant d'intense tension, mais tellement magique. Puis pour me faire comprendre concrètement qu'elle ne me rejèterait pas elle ferma les quelques centimètres qui nous séparaient scellant par le fait nos lèvres. J'avais retrouvé ma place sur cette Terre, j'étais enfin entier et heureux. Ses lèvres se mouvaient avec les miennes sensuellement, tout l'amour que nous ressentions l'un pour l'autre éclata tel un feu d'artifice et je lui fis partager ce que je ressentais également. Je voulais qu'elle voit ce que moi je percevais de par mon don. Après quelques réticences, un élan d'amour la consuma m'atteignant de plein fouet. Enfin j'avais attendu tellement longtemps avant de pouvoir ressentir ma compagne comme cela c'était tout bonnement merveilleux, magique, j'étais heureux. J'approfondis ce baiser, je voulais avoir le goût de sa langue sur la mienne, je voulais exprimer tout ce que je pouvais ressentir pour elle. Et mes souvenirs étaient loin de la réalité, Bella était déjà enivrante et ensorcelante lorsqu'elle était humaine mais là son goût était divin et équivalait aux un nectars des Dieux. Notre baiser se fit plus urgent, ses émotions en parfaite harmonie avec les miennes désiraient plus, nous voulions tous deux fusionner, nous unir. C'est entourer d'amour et dans notre bulle cotonneuse que je la portais jusqu'à son lit. Elle arracha ma chemise sous l'empressement de m'avoir contre elle. Je sentais déjà sa douce odeur et j'allais enfin pouvoir y avoir accès, y apaiser ma soif autant que je le souhaiterais. Je ne fis pas cas de ses affaires non plus de toutes façon ce n'est pas comme si elle vouait un culte à ses vêtements. Elle se retrouva rapidement nue et offerte pour moi et rien que pour moi. Je l'observais encore une fois et bien que j'avais déjà parcouru ce corps je ne me lassais pas de l'admirer, elle était parfaite et ce n'est pas parce qu'elle était ma compagne elle l'était véritablement. Mon observation dû durer trop longtemps au goût de ma compagne car elle me renversa pour me dominer. Ce qui me fit sourire.

-Tu es toujours aussi patiente, la narguai-je.

-Je croyais que tu avais assez attendu, répondit-elle sournoise. Mais si ce n'est pas le cas... elle amorça un mouvement pour se retirer de sur moi.

Je lui envoyais donc tout le désir que je ressentais pour elle en cet instant. Ce qui arrêta son mouvement, elle me regarda avec son petit sourire satisfait illuminait son visage, celui-là même qui me faisant tant craquer surtout dans nos moments intimes. Elle s'en servait déjà lorsqu'elle était humaine et il avait toujours autant d'effet sur moi. Je l'attrapais par la nuque l'obligeant à se pencher jusqu'à mes lèvres pour pouvoir l'embrasser de nouveau. Ses seins s'écrasant contre mon torse sa langue habile et tellement érotique, ses mouvements de bassins se frottant contre ma virilité déjà bien dressée eurent raison de moi. Je la retournais pour la dominer de nouveau, j'embrassais son cou descendant le long de sa jugulaire qui m'avait autrefois tellement attiré et tenté, je poursuivais mon chemin jusqu'à sa poitrine bien ferme qui n'attendait que moi. Je pris son mamelon en bouche alors que ma main occupait son autre sein pour ne pas le délaisser. Elle fourragea dans mes cheveux en s'arquant contre moi alors que des millions de courant électrique la ravageaient. Je savais qu'elle y était particulièrement sensible humaine, mais ce qu'elle ressentait là c'était tout bonnement incroyable. Je pourrais l'amener sans problème à un orgasme juste en stimulant sa poitrine. Pour ne pas arriver trop vite à cette conclusion je décidais de reporter mon attention sur ses lèvres. Comme il était bon d'être enfin avec contre elle et pouvoir l'embrasser à volonté, comme bon me semblait. Elle se consumait de l'intérieur et j'aimais sentir son manque de moi, mais ce que j'aimais par dessus tout c'est quand elle me suppliait et j'espérais que cela n'allait pas tarder car je n'en pouvais plus.

-Jasper arrête de jouer ! s'impatienta-t-elle.

-Humm ! gémissais-je alors qu'une vague de luxure m'envahit. Et que veux-tu ma compagne ? Elle ressentit plus de fierté et de luxure quand je lui posais cette question.

J'avais intentionnellement utilisé ma voix basse, celle qui lui faisait ressentir mille envies, celle-ci associée à cette phrase je savais qu'elle n'y résisterait pas. J'arrêtais tout et ancrais mon regard profondément dans le sien, attendant sa réponse.

-Fais-moi tienne, murmura-t-elle dans un souffle. Fais-moi tienne mon amour. Mon compagnon, et je fus pris à mon propre piège. Je ne résistais pas à l'envie de me fondre en elle quand elle m'appelait de la sorte.

-Je t'aime Bella.

-Je t'aime aussi, répondit-elle, je ne ressentis aucun mensonge, aucun doute.

Elle était tout ce qu'il y avait de plus sincère. J'étais déjà prêt entre ses jambes, elle me fixa intensément, et m'envoyait tout son amour, sa résolution et son bonheur d'être avec moi, effaçant toute ses craintes et ses peurs. Je n'attendis pas plus et je me fondis en elle avec douceur. Elle gémit et je ressentis toute sa satisfaction, son bien-être, sa sérénité, sa sensation d'être entière ce qui allait parfaitement avec ce que je ressentais également. Elle inclina son bassin de façon à ce que je sois plus en profondeur, et je commençais mes mouvements au départ lentement car je voulais profiter de tout ce qu'être en elle me faisait ressentir, ce qu'elle amplifia en suivant mon rythme avec ses hanches, puis l'urgence du plaisir et du désir de nous délivrer avec l'autre, nous entraîna à accélérer le rythme. J'aurais pu rester ma vie entière dans ses profondeurs, et c'est exactement ce que j'allais faire. Je lui ferais l'amour aussi longtemps qu'elle le souhaitera, nous baiserons quand elle le voudra, je serais son esclave pour l'éternité. Elle avait une telle importance pour moi qu'il est difficile de croire que j'ai pu perdre autant de temps. J'avais dû mal à mettre tout ce que je ressentais dans mes geste et mes émotions car tout me paraissait tellement faible et minime par rapport à ce que je ressentais pour elle.

-Plus fort, me susurra-t-elle à l'oreille d'une voix chaude et pleine de désir. Mon Dieu sa voix me faisait le même effet que la mienne sur elle.

-Tout ce que tu voudras princesse, et j'obéis à ses suppliques, elle était sur le point d'arriver à son orgasme, je n'en étais pas loin non plus.

Je continuais mettant plus de force dans mes coups de reins, j'allais encore plus loin dans son antre, elle était à la limite d'avoir son orgasme. Elle me repoussa alors qu'elle allait venir incessamment, mettant fin à mes allers et venues.

-J'ai cru comprendre que j'avais certains privilèges, me dit elle espiègle.

Je haussais les sourcils attendant qu'elle précise à quels privilèges elle faisait référence. Elle me poussa de façon à ce que je sois allongé sur le dos. Elle vint se positionner au dessus de moi. Apparemment elle voulait me dominer, bien qu'en temps normal je n'appréciais pas d'être en position de soumission, je me sentais excité à l'idée que Bella veuille le faire. La voir sur moi dans cette position avec toutes ces émotions de luxure, d'envie et de plaisir et d'amour était pour moi le summum de l'érotisme. Elle s'empala sur moi et commença ses ondulations, mes mains vinrent se positionner sur ses hanches appuyant ainsi le rythme qui me convenait. Elle allait de plus en plus vite et cette fois-ci c'est moi qui était à la limite d'avoir un orgasme, et ses gémissements ne m'aidèrent pas à ne pas partir avant elle. Je me retenais la laissant me rejoindre je la voulais avec moi lorsque j'arriverais à mon orgasme. Ce qui ne tarderait pas, je me redressais en position assise Bella toujours en mouvement, mais nos corps étaient soudés, nos bras et nos mains enlaçant l'autre, nos bouches et nos langues unis dans cette fusion intense et pleine de sensualité, de lascivité, de volupté et de force. Elle se resserra enfin autour de moi, m'emmenant avec elle, elle gémit dans ma bouche, je lui rendis la réplique. Je n'avais jamais atteint un orgasme pareil, rien n'était comparable à la sensation de s'unir et de fusionner avec son compagnon. Je comprenais un peu mieux Emmett et Rosalie ayant moi-même expérimenté cette expérience. Elle voulut se retirer, mais je la tins gardée contre moi.

-Reste encore quelques minutes, lui demandai-je. Elle obtempéra et je sentis de nouveau une vague d'amour pure me submerger.

-Je t'aime ma Bella, lui soufflais-je dans le cou alors qu'elle m'enlaçait.

Je pensais à l'expression « aimer à la folie » je trouvais qu'elle prenait véritablement son sens maintenant avec ma compagne dans mes bras.

-Je t'aime Jasper, me dit elle alors qu'elle m'embrassait tendrement.

Chaque mouvements de lèvres, chaque touchés de langue exprimaient ce qu'elle ressentait pour moi. Je voyais enfin la fin de mon calvaire, je voyais enfin ce que la définition du mot bonheur voulait dire concrètement. Son baiser devint de nouveau plus entreprenant faisait naître de nouveau l'envie de la sentir se resserrer autour de moi. Et vu que j'étais toujours en elle, elle sentit rapidement mon désir qu'elle avait su faire naître d'un simple baiser.

-Et bien Major, déjà prêt pour un second round ? me taquina-t-elle.

-Toujours pour toi Darling. Tu n'as pas idée de l'effet que tu me fais. Par contre j'aurais une toute petite suggestion à te soumettre.

-Tout ce que tu voudras mon amour, j'adorais quand elle m'appelait de la sorte.

-Voudrais-tu ressortir ton petit déshabiller en soie et en dentelle rouge et noir.

-Je savais qu'il t'avait de l'effet, dit-elle amusée.

Je vis l'un des tiroir de la commode s'ouvrir seul et le déshabiller en sortir et flotter dans les airs il vint se poser directement dans la main de Bella.

-Ton pouvoir est remarquable Bella.

-Je sais et tellement mieux qu'un bouclier enfin la plupart du temps, dit-elle s'assombrissant laissant de nouveau place à ce dégoût qu'elle ressentait pour elle-même et cette aversion. Je savais qu'elle faisait référence à Ben le seul avec moi à pouvoir la maîtriser.

-Ne t'en fais pas ma puce c'est fini ce temps là. Comme tu l'as dit ensemble il ne peut rien contre nous. Personne ne peut rien, tu es tellement forte. Mais pour le moment si nous en revenions à la petite chose que tu as dans tes mains et je lui envoyais mon désir pour elle, elle me regarda un instant ses sentiments néfastes cédant à ceux plus engageant.

Elle se fit plus malicieuse et coquine elle se retira me faisant sortir d'elle, et enfila ce négliger qui m'avait maintes fois hanté lors de mes séances d'autosatisfactions. Elle était toujours aussi désirable que dans mes souvenirs.

-Je serais moins doux et moins tendre, l'avertissais-je alors que mes yeux parcouraient son magnifique corps.

Elle eut peur quelques seconde sentiment vite remplacer par de la confiance. J'allais lui demander ce qui n'allait pas mais elle me devança en m'envoyant son désir pour moi. Je lui poserais la question un peu plus tard pensais-je alors qu'elle faisait en sorte que mon attention ne soit porté que sur ce négligé.

C'est ainsi que nous occupâmes notre soirée et notre nuit je ne sais pas combien de fois nous nous sommes unis cette nuit là, mais nous avions réussis à faire fuir Edward qui avait tenté de rentrer dans les pièces que nous occupions auparavant. Il n'avait pu s'abstenir de nous comparer à Emmett et Rosalie, ce qui nous amusa Bella et moi. Au petit matin, alors que nous venions de vivre notre énième orgasme consécutif. Bella s'allongea à mes côtés, et caressa mes pectoraux d'un doigts léger en passant également sur certaines de mes cicatrices, pendant que ma main se baladait dans son dos.

-Tu me racontes ce qu'il s'est passé lors de votre mission ? lui demandai-je. Elle se saisit et de la culpabilité, de la rancœur mélangées à de la haine inonda la pièce. Je me redressais pour la regarder. Bella s'il te plaît dis-moi, elle se redressa à son tour, elle tourna la tête vers son réveille et dit résignée.

-Je te promets de tout te dire mais je dois faire une chose avant, je sentais son désespoir, sa peine et son chagrin.

-Pourquoi ? C'est quoi tous ces sentiments Bella ?

-Jasper je t'aime, je sais que tu es mon compagnon et j'accepte enfin ce statut. Mais tu dois me faire confiance, je ne peux rien te dire.

-Bella tu peux tout me dire !

-Crois-moi ce n'est pas de gaieté de cœur. Mais j'ai des obligations. Je t'aime, dit-elle en se levant et en m'embrassant. Elle s'habilla rapidement.

-Ou vas-tu ?

-Là je dois aller voir Benjamin, me dit-elle nonchalamment mais je sentais de la culpabilité. Prends ton temps et profite de notre douche, me dit-elle avec un clin d'œil.

Mais ses émotions étaient bizarres je sentais qu'elle me cachait quelque chose. Je savais qu'elle m'en parlerait quand elle se sentirait prête, mais pour l'instant il était peut-être encore trop tôt. Nous venions de nous retrouver, je pense qu'elle avait encore besoin d'un peu de temps elle était restée tellement longtemps à ne faire confiance à personne que c'était devenu une seconde nature chez elle. Il me faudrait l'apprivoiser doucement pour qu'elle me fasse de nouveau pleinement confiance. Mais maintenant que le plus gros du travail était fait j'allais pouvoir la soustraire à cette vie nous allons enfin pouvoir partir de cet enfer et cette simple idée me mit en joie. Elle allait partir avec cette espèce de mélancolie, de rancœur et cette brisure qui était plus forte mais qu'elle essayait de faire taire. Elle confinait tout ça au fond d'elle depuis qu'elle était rentrée, je me levais et la retins.

-Bella mon amour. Je suis tellement heureux que tu sois de nouveau avec moi. Je t'aime ma Bella, et je t'ai toujours aimé, je sentis qu'elle tentait de repousser toute cette culpabilité qui ne la lâchait pas non plus.

-Je t'aime également et je t'ai toujours aimé même si je me suis efforcée de t'oublier je n'ai jamais réussi à passer au delà de l'amour que je ressentais pour toi, et je ne le pourrais jamais. Tu es ma vie Jasper crois-moi. Je t'aimerais jusqu'à la fin de mon éternité.

-Qui n'arrivera jamais j'y veillerais, elle sourit et m'embrassa tendrement avec tout l'amour qu'elle avait pour moi, rien à voir avec les baisers que nous avions partagé ceux qui faisaient renaître le désir entre nous, non celui-ci était une preuve concrète de l'amour que nous ressentions l'un pour l'autre.

-Il faut que j'y aille Benjamin m'attend depuis un moment, dit-elle résignée alors qu'elle s'extrayait de mes bras.

-Très bien je serais sur le terrain d'entraînement dans un quart d'heure.

-Je sais, dit-elle en m'embrassant une nouvelle fois.

Je ressentis encore ces sentiments négatifs et cette culpabilité qui surpassait tout et qui la rongeaient. J'aurais aimé pouvoir les faire disparaître mais il lui faudrait apprendre à se pardonner à elle-même pour cela ce n'est pas quelque chose que je pouvais faire avec mon pouvoir. Je pouvais l'aider à se pardonner de nous avoir compliqué la vie, bien que j'avais également ma part de responsabilité, mais je ne pouvais pas la lui effacer magiquement avec mon pouvoir.

-Je t'aime, lui répétai-je alors qu'elle franchissait la porte.

-Je t'aime aussi mon compagnon, me répondit-elle avec un tendre sourire.

Elle partit rejoindre son ami et je décidais de faire ce quelle m'avait recommandé, prendre une douche dans notre salle de bains. Je me sentis bien je venais de retrouver ma princesse, et rien n'aurait pu entacher ce bonheur. Edward pénétra dans la chambre.

-Sérieusement toute la nuit ! Heureusement qu'elle n'est plus humaine tu l'aurais tuée.

-Nous avons plusieurs années à rattraper, rétorquai-je amusé.

-Et tu comptais le faire en une seule nuit ? dit-il taquin. Je comprends mais projeter comme tu l'as fait c'était peut-être pas nécessaire. Ils s'y sont tous mis c'était intenable. Une maison remplie d'Emmett et Rose, j'ai du fuir le périmètre.

-Désolé mec, je n'ai pas remarqué que je projetais.

-C'est ce que j'ai cru comprendre, dit-il amusé.

Je me séchais mais je m'aperçus que je n'avais plus de vêtements utilisable, il allait falloir que je transfère mes affaires dans cette pièce.

-Je t'ai pris un rechange, me dit-il.

-Merci frangin, je sortis de la salle de bains avec une serviette autour des hanches. Et avec l'autre j'épongeais mes cheveux.

-Tu m'en voudras pas mais j'ai ouvert, il y a trop de concentrer de sexe dans cette pièce, me dit-il avec un sourire entendu. J'attrapais le jean propre et le boxer qui était sur le lit et les enfilais.

-Combien de temps avant que tu ne lui parles de la phase suivante.

-Rapidement, lui répondis-je alors que je devais aller sur le terrain d'entraînement. J'enfilais une chemise et partis en direction du terrain par l'escalier extérieur. Quand j'arrivais tous arboraient des sourires pleins de sous-entendus.

-Je sais que tout le monde est au courant. Mais nous ne sommes pas ici pour parler de ma vie privée et sexuelle donc au boulot tout le monde, ordonnai-je autoritairement.

Que pensaient-ils? Parce que j'avais passé la plus belle nuit de ma vie à faire l'amour à ma compagne, j'allais être plus tendre avec eux ? Sérieusement ils m'agaçaient plus qu'autre chose et je ne supportais pas l'idée de devoir m'occuper d'eux alors que je pourrais câliner ma Bella. D'ailleurs je ne la voyais pas, ni elle, ni Benjamin. Il devait certainement être en train de parler du sujet que je lui avais glissé dans le creux de l'oreille. Je passais ma matinée à les former, Bella n'était toujours pas revenue et je dois dire que je me questionnais, cela faisait quatre heures qu'elle était partit elle aurait dû revenir depuis longtemps maintenant, et je ne voyais pas Benjamin non plus. La séance d'entraînement arrivant à son terme je repartis dans notre chambre elle n'y était pas revenu, je partis en direction de la chambre de Benjamin ils ne s'y trouvaient pas.

-Tu l'as sens ou tu l'entends ? demandai-je à Edward alors que je prenais conscience que je ne ressentais ni l'un, ni l'autre.

-Non, me dit-il soucieux. Moi je vais voir sous le Pacanier, et toi va voir Maria si elle ne lui a pas donné de mission sans t'avertir.

-Oui elle serait bien capable de faire un truc pareil surtout après le dernier rejet et ma nuit dernière.

-Effectivement, dit-il en partant de son coté. J'allais en direction des appartements de Maria, je sentis sa jalousie et sa colère lorsque j'approchais.

Elle n'était pas toute seule Ben se trouvait avec elle, je muselais ma colère en repensant à la haine furieuse et dévastatrice qu'il avait fait naître chez ma compagne depuis qu'elle était revenue.

-Entre Major, m'indiqua-t-elle. Je m'exécutais et fis face à Maria qui me toisait avec une rancœur exacerbée.

-Alors Major n'as-tu rien de mieux à faire. Peut-être un remake de ta nuit dernière, dit elle ironiquement.

-Pour ça il me faudrait ma compagne. Où est-elle ?

-Comment ça où est-elle? demanda-t-elle méfiante. Elle était censée être à l'entraînement ce matin !

-Non elle ne l'était pas elle m'a dit qu'elle devait allez voir Benjamin et lui non plus n'était pas à l'entraînement, je commençais à avoir peur, ce pourrait-il qu'ils aient mis en place notre conversation.

Je sentis Edward arriver, il avait été rapide. Je lui posais la question mentalement sachant qu'il pourrait m'entendre, bien que ses émotions me signifiaient clairement ma réponse.

-Les as-tu trouvé ? en entrant dans la pièce il me répondit.

-Non ils n'y sont même pas allés.

-Ben va informer Luke et Ross qu'ils doivent partir à leur recherche, ordonna Maria.

-Sans vouloir t'offenser s'ils venaient à les retrouver ils ne pourraient absolument pas les ramener. Il serait mieux que je parte moi-même.

-Effectivement Bella pourrait aisément les tuer tous les deux. Bien vas-y toi, lui ordonna-t-elle. Je sentais sa putain de jubilation refaire surface il savait quelque chose j'en était certain.

-Et je pense comme toi mon frère, il me cache ses pensées depuis que nous sommes revenus.

-De quoi parlez-vous ? questionna Maria complètement en colère cette fois.

-Il me cache ses pensées depuis que nous sommes revenus apparemment ses humeurs ont également changé et Bella était très en colère contre lui alors nous supposons qu'il sait quelque chose.

-Ben ? interrogea Maria.

-Bella m'a découvert lorsque je la suivais. Nous nous sommes disputés et j'ai dû la corriger comme il se doit, termina-t-il d'un ton neutre.

Ce qui bien sûr augmenta ma fureur, personne n'avait le droit de corriger ma compagne. Je grognais menaçant de concert avec Edward j'allais me jeter sur lui quand il m'immobilisa avec sa merde de pouvoir.

Mais Edward lui était libre de tout mouvement, il lui sauta dessus et lui décocha un coup qui l'envoya à travers la pièce. Mais Maria s'interposa nous étions dans une position délicate. Entre Ben capable de me retenir et Maria avec la menace qu'elle représentait.

-Envoies la migraine que tu as infligé à Bella puissance maximum, me dicta Edward.

Ce que je fis tous tombèrent à genoux, Edward compris, des hurlements de douleur se firent entendre de toutes part. Je sentais que la prise de Ben sur moi s'amenuisait. Edward était au sol avec les autres et je voulais réduire l'intensité pour qu'il s'en remette.

-Non, réussit-il à dire.

Il se releva avec peine toujours en gémissant de douleur. Il m'attrapa et me fit basculer sur son épaule et partit aussi vite qu'il put, mais il ne pouvait courir. Arrivé à l'extérieur de la maison je pus de nouveau récupérer le contrôle de mon corps Edward me lâcha et retomba au sol.

-Je suis désolé mon frère, mais je ne peux pas relâcher mon pouvoir maintenant sinon ils vont tous s'unir pour nous tuer je dois mettre de la distance.

-Fais, gémit-il.

Je l'attrapais à mon tour pour le mettre également sur mon épaule nous irons plus vite de cette façon. Et je détalais aussi vite qu'il m'était permis de le faire. Au bout de cinq minutes de course je relâchais mon pouvoir n'étant plus dans le périmètre du ranch.

-Il nous faut courir le plus loin et le plus vite possible Maria n'acceptera pas notre défection, m'informa Edward.

-Appelle la famille pour leur dire de déménager tout de suite, lui signifiai-je.

Connaissant Maria je me doute qu'elle enverrait quelqu'un rapidement pour s'en prendre à la famille. Nous nous éloignâmes de cet Enfer où j'étais certain cette fois-ci de ne jamais y remettre les pieds. Je me posais la question où Bella avait-elle pu fuir et surtout pourquoi ne pas m'avoir dit que cet enflure l'avait torturée car je suppose que c'est-ce qu'il avait dû faire pour qu'elle en arrive à cette extrémité alors que nous venions de nous retrouver. Où es-tu Bella ? me demandai-je intérieurement.

-Elle reviendra Jasper, vous vous êtes retrouvés il ne peut en être autrement. Elle reviendra j'en suis certain. En attendant rentrons chez nous, nous réfléchirons ensemble à ce qu'il convient de faire. Et peut-être qu'elle aura contacté Annabelle, il faudra également appeler Peter et Charlotte.

-Ouais nous ferons tout ça mais il serait plus prudent de sortir de l'état pour prendre l'avion. Retrouvons-nous chez Tanya et nous déciderons où la famille s'installera et je prendrais le temps de réfléchir à ce que je dois faire.

Et c'est la mort dans l'âme, celle d'avoir de nouveau perdu ma compagne que je quittais le Texas. Nous avions décidément une mauvaise étoile au-dessus de nos têtes, tous les deux qui s'amusait à nous pourrir la vie mais là je commençais sérieusement à perdre patience. J'en avais marre de voir ma compagne m'échapper à chaque fois que je commençais à toucher le bonheur du bout des doigts, ça devait s'arrêter et rapidement.


Alors, Alors Alors?

Ne me tuez pas maintenant, il y a une raison à cela et elle sera expliquée dans le prochain chapitre promis!

29

Chapitre 29 : Traumatisme

Pov Bella.

Putain ce que ça avait été dur de partir de le laisser alors que nous venions à peine de nous retrouver. Et cette nuit avait été magique un feu d'artifice qui n'avait pas de fin. Mais ce matin alors qu'il avait fallu que je le quitte c'était un véritable supplice. Je me demande encore comment il a fait pour ne pas se douter de ce que je m'apprêtais à faire, c'était un tel déchirement pour moi mais j'ai réussi à sauver les meubles et tant mieux. Mais je promets que je trouverais la solution et que je tuerais cette garce, et je le ferais en la torturant autant qu'il me sera permis de le faire.

-Bella que faisons nous maintenant ? me demanda Benjamin qui avait accepté de me suivre sans même réfléchir une seconde.

-J'en sais rien Benjy, nous devons mettre le plus de distance possible entre nous et le Texas. Je ne sais pas encore ce que nous allons faire.

-Peux-tu m'expliquer ce qu'il s'est passé. Et pourquoi est-ce qu'on part sans le Major et son frère, je croyais que vous étiez de nouveau ensemble ?

-De nouveau ? le repris avec curiosité.

-Le Major m'a parlé un peu de votre histoire à tous les deux. Digne d'une tragédie grecque si tu veux mon avis. Et puis là que vous vous retrouvez voilà que de nouveau tu t'enfuies. Je ne comprends pas.

-Les choses sont compliqués Benjy. Pour faire court, tu sais que Jasper est marié ?

-Oui il me l'a dit.

-Et bien il semblerait que sa femme, n'ait pas la même vision que lui sur le bonheur et elle est prête à tout pour ne pas le laisser l'être avec moi.

-Comment ça ?

-Quand nous étions avec Edward en mission il m'a avoué qu'ils avaient appris ma nouvelle existence de par Annabelle.

-Notre Annabelle ?

-Celle-la même, dis-je avec un sourire car j'avais eu exactement la même réaction avec les mêmes mots. Mais Jasper quand il a appris que j'étais toujours en vie, il est partie sur le champs pour venir me retrouver. Seulement Alice n'est pas vraiment d'accord avec ça. Elle a recruté Ben il travail pour elle.

-T'es sérieuse ?

-Oui et arrêtes de m'interrompre toutes les dix secondes si tu veux toute l'histoire.

-Désolé Bella.

-Donc elle a recruté Ben ainsi que d'autres vampires dont un capable d'effacer les mémoires où de les altérer j'ai pas trop compris. Quand Edward m'a annoncé la nouvelle pour Annabelle j'ai été perturbé par le fait qu'elle m'ait trahie et soit allée directement chez eux pour leur annoncer que j'étais toujours sur cette Terre et chez Maria. J'ai réfléchi pendant un moment, puis j'en suis venue à la conclusion que je devais avoir une discussion avec Jasper. Après avoir pris cette décision je suis allée chasser, Ben et Alice avec d'autres vampires sont arrivés à ce moment là. Ben m'a immobilisé sous son pouvoir, et Alice m'a fait comprendre son point de vue. Elle a kidnappé le patriarche de la famille avec son épouse Carlisle et Esmé ils sont retenus par d'autres vampires dont celui qui altère les souvenirs. Si je ne laissais pas Jasper elle veillerait à ce qu'ils les tues, et pour bien me comprendre ce qu'elle disait elle n'a pas hésité à faire torturer celle qu'elle appelait maman alors que je les avais au téléphone.

-Mais c'est une pourriture cette femelle.

-S'il n'y avait que ça, soufflai-je.

-Qu'y a-t-il d'autre Bella ? me demanda-t-il soucieux.

-Je suis désolée Benjy, je ne veux pas en parler en tout cas pas maintenant. Donc mes consignes, repris-je. Sont de me tenir loin de Jasper et de toute la famille pour le reste de l'éternité sinon elle mettra en œuvre ses menaces. Pour le moment elle vit avec et comme elle a fait modifier les souvenirs des Cullen, ils ne se souviennent absolument pas de ce qu'il s'est passé seuls moi, elle et ses gardes le savent.

-Comment se fait-il que tu sois revenue au ranch tu aurais pu partir sur le champ ?

-Je ne voulais pas te laisser derrière moi. Maria s'en serait pris à toi après ma fuite, et je sais par expériences que les tortures de Maria ne sont pas une partie de plaisir et au bout du compte elle t'aurait tué.

-Tu es revenue que pour moi ?

-À l'origine oui, puis il y a eu un rapprochement significatif avec le Major et elle m'a averti qu'il ne fallait qu'il ne se doute de rien donc j'ai eu le droit de lui accorder ce qu'il désirait. Et c'est comme ça que nous avons pu nous rapprocher une dernière nuit avant que je ne parte.

-On ne peut pas la laisser faire ?

-Elle est voyante Benjy on ne peut rien faire dès qu'on prend une décision elle est automatiquement au courant.

-Putain, c'est pas vrai ! Elle ne va pas s'en sortir comme ça ?

-Pour le moment je suis trop perturbée pour pouvoir réfléchir correctement, j'ai besoin de me poser quelque part et de faire le point.

-Comme tu veux Bella. Veux-tu que je conduise ?

-Non ça va aller nous ne devons pas perdre de temps en plus nous avons certainement un avis de recherche pour cette voiture. Nous devrons l'abandonner dès que nous changerons d'état. Nous serons bientôt dans le Colorado.

Nous passâmes un moment silencieux. Je me demandais ce qu'il faudrait que je fasse, mais n'importe comment que je retournais la situation je ne trouvais pas de solution. À moins que j'apprenne à étendre mon pouvoir comme à son état originel lorsque j'étais humaine. Là j'avais une chance de pouvoir me soustraire à l'emprise de cette merde de Ben, pour que plus jamais il ne puisse me faire ce qu'il m'a fait. Et la prochaine fois que je le verrais je le tuerais, je jure ce que j'ai de plus cher au monde je tuerais cette vermine. Je grognais sans m'en rendre compte ce qui surprit Benjamin.

-Bella qu'est-ce qu'il y a ?

-Rien, je pensais seulement à des mauvais souvenirs excuse-moi, puis je repris. Benjy que penses-tu de la vie de nomade ?

-Tant que ce n'est pas vivre chez Maria ou Nettie ça ne peut qu'être mieux, me répondit-il sincère.

-Bien parce que pour le moment je crois que c'est ce que nous avons de mieux à faire. Je vais contacter des amis, je pense que tu les apprécieras.

-Est-ce qu'ils sont sûrs ?

-Aussi sûr que moi.

Nous nous arrêtâmes sur une aire de repos isolée nous sortîmes de la voiture et pénétrâmes dans la forêt en bordure. Je pris le téléphone que j'avais volé également et composais le numéro de Peter, le seul vers qui je pouvais me retourner et qui ne me trahirait jamais.

-Oui ! fit la voix viril de mon ami.

-Peter c'est moi.

-Bella ? Mais t'es où bordel? Et qu'est-ce qui t'as pris encore ? demanda-t-il entre peur et irritation.

-Je vois que tu as eu Jasper. S'il te plaît avant de te monter des films attends de connaître mon explication. Mais surtout ne le contact pas pour lui dire que tu as eu de mes nouvelles s'il te plaît, laisse-moi le temps de t'informer sur la situation.

-Bella tu me fais peur que se passe-t-il ?

-Je ne peux rien te dire par téléphone. Où êtes vous je vous rejoins ?

-Dans le Wisconsin.

-Merde vous n'êtes pas à la porte à côté.

-Et toi tu es où ?

-Dans le Colorado.

-Vas jusque dans le Dakota du sud à Redfield nous te rejoignons là-bas, dit-il sèchement, je sentais qu'il était en colère après moi. Mais je ne pouvais pas lui raconter ça au téléphone.

-Très bien. Peter s'il te plaît ne lui dit rien laisse-moi t'expliquer avant, le suppliais-je une nouvelle-fois.

-Tu as intérêt d'avoir une putain de bonne raison pour l'avoir abandonné après lui avoir fait croire que tu lui étais revenue, il était vraiment en colère, je le sentais dans chacun des mots qu'il prononçait et je dois avouer que sans connaître les raisons il avait le droit de l'être.

-Peter je l'aime et je sais qu'il est réellement mon compagnon. Mais la situation est critique et nous ne sommes pas seuls à être concernés par cette histoire. Je te jure de tout te raconter mais ne lui dis rien, s'il te plaît.

-J'attendrais ton explication, me dit-il. Bella est-ce que tu es en danger ?

Son ton avait changé comme s'il avait perçu la menace qui planait au-dessus de nos têtes, au-dessus de la mienne principalement mais également celles de ceux qui m'approchaient. Je savais que je n'avais pas le droit de leur faire courir un risque pareil mais je n'avais qu'eux sur qui je pouvais réellement compter et j'avais besoin d'un peu de soutien et de réconfort.

-Oui je le suis, comme beaucoup de monde et toi y compris. Faites attention à vous et surtout ne vous approchez d'aucun Cullen pour l'instant et évitez aussi tous les vampires que vous pourrez croiser sur la route avant que je ne te retrouve.

-C'est sérieux ?

-Extrêmement sérieux Peter. Fais attention à toi et à Charlotte. Je vous dis à demain.

-À demain ma belle et fais attention à toi également.

-Promis, et je raccrochais. Bien en route pour le Dakota du sud, informai-je mon compagnon de route.

-Il n'avait pas l'air d'être très content, me dit Benjy.

-Peter est un ami de longue date de Jasper. Ils ont combattu ensemble sous la directive de Maria à l'époque. Et Peter a fuit avec Charlotte un jour où Maria avait décidé de faire du sang neuf. Jasper s'étant lié d'amitié avec lui, lui a permis de s'enfuir et depuis ils sont très proches.

-Un peu comme Annabelle et toi.

-Je pense que Peter et Jasper sont plus proche que nous le sommes avec Annabelle. Mais oui c'est à peu près ce qu'il s'est passé. Peter et sa compagne Charlotte m'ont veillé pendant ma fuite lorsque j'étais humaine. C'est une longue histoire que je te raconterais plus tard si ça ne t'ennuie pas.

-Je suis au courant le Major m'a informé de certains passages de ta vie, ceux qui font parties de votre histoire à tous les deux.

-Et bien il a été assez loquace le Major, et pourquoi un tel rapprochement ? lui demandai-je.

-Il m'a demandé de te glisser que je voulais quitter le ranch et cette vie.

-Et c'est vraiment ce que tu souhaitais ?

-Oui je voulais partir après qu'Annabelle s'est enfuit mais quand j'ai vu ce qu'il a fallu que tu subisses, j'ai préféré attendre d'avoir une meilleure opportunité qui ferait que tu ne te fasses pas torturer de nouveau.

-Je suis désolée Benjamin, tu aurais dû m'en parler plus tôt nous serions partis bien avant.

-Je ne savais pas que tu aurais été d'accord et surtout je ne pensais pas que tu m'aurais accompagné.

-Benjamin, je sais que je peux être autoritaire. Mais je pense avoir toujours été précautionneuse avec toi. J'ai toujours pris soin de toi.

-Oui et je ne comprends pas vraiment pourquoi.

-Je ne sais pas tu es tellement honnête, gentil et rafraîchissant que je ne pouvais pas te traiter comme les autres. Tu es un peu le petit frère que je n'ai jamais eu.

-Tu as eu des frères et sœurs ?

-Génétiquement non. Mais chez les Cullen il y a Emmett que j'ai toujours considéré comme un grand frère et qui me manque beaucoup surtout en ce moment. Et puis sa compagne avec qui j'ai eu beaucoup de mal à créer des liens mais qui aujourd'hui j'aime comme une sœur. Ils m'ont tous considéré comme la petite dernière, alors quand je t'ai vu te réveiller affolé, paniqué et tellement humain alors que tous les autres se laissaient submerger et contrôler par leur bêtes, j'ai ressenti ce sentiment que je ressentais pour Emmett à l'époque. On peut dire que je t'ai adopté comme petit frère ce jour là.

-Je te remercie Bella, moi je ne savais pas vraiment ce qu'était les liens fraternels je suis orphelin. J'ai grandi dans un orphelinat et je n'ai jamais pu avoir ce genre de relation. Les enfants sont durs et il est difficile de s'attacher à quelqu'un surtout quand ce quelqu'un pouvait se faire adopter à tout moment.

-Je comprends, mais tu verras nous allons nous sortir de cette situation. Je ne sais pas comment mais nous allons nous en sortir. Et tu pourras expérimenter ce qu'est une vraie vie de famille avec ses avantages et ses inconvénients, lui rétorquai-je touchée de savoir que mon Benjy n'avait jamais connu le bonheur d'être aimé par une famille.

-Que dirais-tu de piquer une autre voiture parce que si nous devons être dans le Dakota du sud demain. Nous ne pourrons pas traverser les villes en plein jour.

-Ouais c'est une bonne idée.

Nous nous rapprochâmes de la civilisation, et nous guettions un endroit assez isolé pour pouvoir nous approcher sans pour autant attirer tous les regards. Que ce soit de par notre physique qui forcément attirait les regards plein de convoitise de l'espèce humaine, que de part notre étincellement à cause de cette journée ensoleillée. Nous trouvâmes exactement ce dont nous avions besoin. Un parking couvert à proximité d'un magasin de literie parfait en plus nous aurons le choix du véhicule. Priorité première éviter les caméras, deuxièmement un véhicule avec des vitres teintées, et troisièmement mais facultatif un véhicule rapide. J'exposais nos critères de recherches à Benjamin et il m'appela au bout de quelques secondes alors que nous nous étions séparés sur le parking pour aller plus vite. Je le rejoignis et je vis qu'il nous avait trouvé un véhicule avec les vitres teintées, elle avait une couleur passe partout un gris des plus classique et vu le standing nous ne nous ferions pas arrêter toutes les cinq minutes, mais parce qu'il y avait toujours un mais elle était moderne et qui dit moderne dit repérage par satellite.

-Benjy, je n'y connais pas grand chose en voiture mais n'y a-t-il pas un système de repérage par satellite avec ce genre de véhicule ?

-Si mais c'est quelque chose que je peux facilement arranger, me dit-il espiègle.

-Et comment ?

-Vois-tu, il a fallu que j'apprenne vite à me débrouiller tout seul et à me faire du fric rapidement et facilement.

-Tu étais un voleur de voiture ? demandai-je incrédule.

-Les études sont payantes et je n'avais personne pour me les payer alors il a bien fallu que je trouve un moyen pour pouvoir m'en sortir et les jobs de serveurs sont trop mal payés pour pouvoir y arriver convenablement. Et puis je n'étais pas un vulgaire voleur de voiture, je ne volais que des modèles de luxes je ne volais jamais à ceux qui avait moins que moi.

-Un Robin des bois des temps modernes.

-En quelques sorte, rit-il alors qu'il trafiquais quelque chose sous le véhicule. Peux-tu me lever la voiture que je puisse avoir un meilleur accès, je m'exécutais en veillant autour de moi à ce que personne n'arrive.

-C'est bon, me dit-il. J'ai débranché le système d'alarme, il ouvrit la porte et alla directement sous la console il arracha quelques fils et sortis un boîtier qu'il jeta dehors.

-On est partit, me dit-il en se mettant derrière le volant. Tu permets que je conduise il y a longtemps que je ne l'ai pas fait.

-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir, nous partîmes sans traîner.

Le reste du trajet Benjamin m'expliqua ce qu'avait été sa vie entre les foyers d'accueils successifs, les familles quelques fois, le fait qu'il voulait faire des études pour devenir architecte puis sa reconversion momentanée en voleur de voiture de luxe. Il m'expliqua que c'est comme ça que Lucy l'avait trouvé, il était en train de débrancher un système d'alarme sur une voiture que son receleur lui avait commandé quand elle est arrivée elle n'a pas cherché à lui expliquer quoique ce soit et elle l'a mordu sans préambule, la veille de notre attaque. Ce qui avait été une chance pour lui s'il avait été éveillé au moment où nous avions attaqué, nous aurions dû le détruire au même titre que les autres. Lui et certains autres n'ayant rien connu il était tout à fait possible de le former nous-même sans qu'il vienne à se rebeller.

Je lui racontais le reste de ma vie, ce qu'il ne savait pas, mon enfance, Renée, Charlie, Jacob, Leah, les Cullen, Paul. Je lui racontais tout absolument tout, après tout je l'avais choisi comme petit frère et lui m'avait également raconté sa vie sans rien omettre. C'est le moins que je pouvais faire et nous voulions tous les deux établir nos relations sur une base saine alors chacun devait connaître l'autre en profondeur et je crois que j'avais aussi besoin de ça pour justement briser cette mauvaise habitude que j'avais de ne pas faire confiance. Il me fallait juste apprendre à faire confiance aux bonnes personnes, ce que j'étais prête à faire maintenant.

-Sérieusement Bella ! dit-il choqué.

-Oui la vie n'a pas été vraiment tendre avec moi également.

-Ce qui fait que je comprends mieux ton tempérament. Nous serons dans environs trois heures au lieu de rendez-vous, je hochais la tête, lui signifiant que j'avais compris.

Je commençais sérieusement à ressentir ce manque qui m'avait habité durant des années, qui maintenant je le savais correspondait au manque de Jasper, de mon compagnon. J'espérais qu'il ne m'en voudrait pas et qu'il puisse un jour me pardonner ma fuite mais je n'avais pas le choix. Il en allait du bien de la famille. Famille que je considérais de nouveau comme mienne maintenant que je savais qu'à l'origine de tous mes malheurs se cachait cette salope de voyante. Elle avait œuvré au nez et à la barbe de tous, Edward et Jasper compris. Ce qui était incroyable et cela aurait même pu pousser à l'admiration si cette salope ne s'était pas servi de cet avantage pour me pourrir la vie.

À cause d'elle je devrais survivre loin des miens, je devrais lui céder mon compagnon pour que le reste de la famille puisse continuer de vivre. Mais elle pourrait faire ce qu'elle voulait je savais que mon compagnon me resterait fidèle, elle ne l'aurait plus même s'il m'en voulait je savais qu'elle ne pourrait plus jamais l'avoir. Surtout qu'il savait que j'étais en vie quelque part. Je ne l'aurais peut-être pas mais elle non plus, et j'aurais toujours un avantage sur elle. J'étais sa compagne, son âme sœur et je savais d'instinct qu'il m'attendrait le temps que je trouve une solution ou que j'arrive à développer mon pouvoir pour ne plus être sensible à cette merde de Ben.

J'avais enfin compris pourquoi il était fidèle à Maria, ce n'est pas à elle qu'il était fidèle mais à Alice, c'est pour cela qu'il était docile avec Maria car avec l'aide de Ben elle l'a manipulait aussi. J'avais raison depuis le départ sauf qu'à l'origine j'avais inclus Edward dans l'équation mais il n'avait été qu'un pion comme chacun de nous. Cette salope se servait de tout le monde juste pour garder mon compagnon à ses côtés. Je jure que je lui ferais payer tout le mal qu'elle a pu me faire, que ce soit sur le plan moral ou physique, le mal qu'elle avait fait endurer à ma famille également. Je la tuerais dans les pires tortures, j'allais redoubler de sadisme, j'allais lui réserver ce que je n'aurais même jamais imaginé faire à quelqu'un, elle souffrirait j'en faisais le serment. Maintenant restait à définir quand ? En tout cas je savais que ce ne serait pas dans les jours à venir malheureusement, j'avais besoin de me préparer, j'avais besoin aussi de me remettre et de reprendre le dessus car si en surface j'essayais d'agir normalement, en profondeur j'étais ravagée et brisée. Cette pute avait réussi à me briser mais je savais que j'allais m'en remettre, encore une fois c'est ma haine qui allait me relever mais j'avais besoin de digérer, de me faire violence et d'accepter.

J'espérais seulement que Peter ne s'aperçoive de rien, car je ne sais pas comment il faisait mais il lisait en moi comme dans un livre ouvert. J'arrivais plus facilement à cacher mes émotions à mon empathe de compagnon qu'à mon ami.

J'avais l'impression que la route avait été interminable, lorsque nous arrivâmes enfin à Redfield. Il faisait nuit ce qui nous arrangea. Nous avions été plus rapide que ce que je pensais au départ, donc nous décidâmes d'attendre sur la 281 au nord de la ville. Un endroit calme et isolé à proximité d'un cimeterre. Nous restâmes dans le silence environs trois heures où je me repassais ma vie depuis que je les avais rencontré. Comme m'a vie avait irrémédiablement basculée, et les pertes que j'avais essuyé à cause de cette salope, dont la plus tragique de toutes. Mon loup, mon Paul qui n'avait pas hésité à sacrifier sa vie pour moi, pour cette machination. Un dommage collatéral sans importance avait dit cette salope. Comme si Paul valait moins qu'elle, ça c'était seulement son point de vue car pour le mien il valait certainement mieux que beaucoup de vampires réuni, elle incluse. J'irais lui rendre un dernier hommage avant de partir pour l'Europe. Car oui j'avais bien l'intention de quitter ce continent, je ne pouvais me permettre de rester ici et me faire rappeler à l'ordre par cette pourriture. J'allais certainement retourner en Inde, j'avais aimé ce pays et surtout si on allait dans l'arrière pays nous y serions en paix au moins le temps qu'il me faudrait pour étendre et augmenter mon pouvoir. Je sentais enfin les fragrances familières et rassurantes de mes amis.

-Ils arrivent, me confirma Benjamin.

-Ouais, enfin je commençais à m'inquiéter, je sortis de la voiture imité par Benjy, je voyais déjà Peter et Charlotte nous arriver dessus.

Comme à mon habitude lorsque je les voyais je fonçais sur Peter. Il était pour moi tellement important et en dehors de Jasper le seul qui puisse me clamer et me raisonner. Il me serra dans ses bras et embrassa le sommet de ma tête. J'avais l'impression d'être une petite fille quand j'étais avec lui, il était un ami de par ses conseils, un père à cause de ses remises en places et la protection qu'il m'accordait. Il s'en foutait royalement que je sois plus forte que lui, capable de le tuer et de le torturer si l'envie m'en prenait, il savait que je ne pourrais jamais en arriver à ce stade. Je me dégageais après lui avoir déposé un baiser sur sa joue et je pris Charlotte dans mes bras. Elle aussi je l'aimais même si notre relation était moins fusionnelle qu'avec son époux, j'aimais vraiment cette femme. Elle était tendre, douce, gentille, aimante elle me faisait penser à Esmé selon certains côtés, l'instinct maternelle en moins.

-Je vais finir par ne plus vouloir que tu approches mon mari j'en ai marre de passer au second plan quand vous êtes tous les deux, me dit-elle taquine.

-Je vous rassure le second plan vaut mieux que le troisième, renchérit Benjamin en se faisant connaître de mes amis. Je suis Benjamin, dit-il en tendant la main à Peter. Ce dernier le regarda, le scrutant intensément cherchant s'il pouvait le toucher et surtout s'il était digne de confiance.

-Peter arrête de jouer aux cro-magnons, il est sûr et c'est un petit frère pour moi, le réprimandai-je.

Il tendit sa main sans pour autant se dérider, je savais Peter sauvage mais là c'était un peu trop. Mais je savais qu'il ne lui ferait confiance que lorsque Benjy aura prouvé sa valeur à mon ami.

-Ne t'en fais pas Benjamin il est comme ça, ce n'est pas personnel. Mais j'avoue qu'il est encore plus méfiant depuis l'appel de Bella.

-Ce qui est compréhensible, répondit Benjamin en tendant sa main à Charlotte. Elle l'accepta plus rapidement que son compagnon ce qui soulagea mon petit frère.

-Vas-tu enfin nous dire ce qu'il se passe ?

-Que t'as dit Jasper, lorsqu'il t'a appelé ?

-Non Bella tu me donnes ta version et après je te donnerais la sienne.

-Tu ne me fais pas confiance ? demandai-je agacée et blessée.

-Vous n'allez pas recommencer tous les deux ! nous réprimanda Charlotte.

-Ça n'a rien à voir. Je veux pouvoir recouper vos histoires.

-Elles ne se recouperont pas vu qu'il n'est pas au courant de ce qu'il se passe réellement. Mais je vais te dire ce qu'il y a. J'ai été envoyé en mission avec Edward, il m'a dit comment ils avaient su que j'étais toujours en vie, je vis Charlotte et Peter se tendre à l'énoncé de se fait. Ce qui me surprit mais je décidais de revenir sur ça un peu plus tard. J'ai eu un peu de mal à me faire à cette idée en plus du fait qu'elle soit sa compagne. Bref je suis partie j'ai réfléchi et chassé, puis Alice avec Ben l'ancien second de Maria celui que j'ai remplacé ainsi que deux autres vampires m'ont acculée dans une ruelle. Ben qui a le pouvoir d'immobiliser n'importe quel corps, ma emprisonné avec son pouvoir. Et là cette salope de voyante, m'a dit qu'elle avait fait kidnapper Carlisle et Esmé, Charlotte eut un hoquet de surprise. Et si je ne m'éloignais pas de mon compagnon elle ordonnerait à ses gardes chargés de les surveiller de les tuer. Et pour me convaincre de ses intentions elle a téléphoné à l'un de ses sbires et lui a ordonné de torturer Esmé. Ce qu'il a fait alors que le téléphone était toujours en fonctionnement. J'ai entendu tout ce que cet ordure lui a fait. Carlisle hurlait de la laisser tranquille mais apparemment il n'a pas pu secourir sa compagne.

-Pourquoi ne pas l'avoir dit au Major ? À vous tous. À nous tous, nous pourrions très bien les délivrer, se reprit-il.

-Peter il s'agit d'Alice elle saurait exactement ce que nous comptons faire en plus dans ses gardes il y en a un qui peut effacer les souvenirs. Elle m'a dit qu'elle allait faire effacer la mémoire d'Esmé et Carlisle, que personne à part nous ne connaîtrait la vérité mais qu'à la première approche elle les tuera, elle commencera par Esmé puis Carlisle, ensuite Emmett et Rose et ainsi de suite. Je ne peux pas leur faire ça Peter il doit y avoir une autre solution. Et en plus il faut compter sur cette ordure de Ben et son pouvoir.

-Pourquoi avoir effectuer un rapprochement avec lui avant de partir ?

-Je ne voulais pas mais il a décidé qu'il m'avait assez attendu, lui avouai-je un pincement au cœur alors que ma culpabilité prenait le dessus. Il a utilisé son don sur moi amplifiant nos sentiments réciproques. J'ai lutté de toute mes forces pour ne pas lui céder. Puis cette merde de Ben est arrivé avec un message d'Alice me disant qu'il valait mieux que je lui accorde une dernière fois ce qu'il me réclamait. Que je ne devais en aucun cas lui créer de doute. Quand Ben est parti je n'ai pas pu résister j'avais envie de me laisser aller avant de partir et de ne jamais le revoir ou en tout cas pas pour le moment, avouai-je une boule dans la gorge. Je sais que je n'aurais pas dû en sachant que j'allais partir mais je n'en pouvais plus de le repousser en permanence et j'avais besoin de lui, lâchai-je dans un souffle un sanglot dans la voix, je sentais que j'allais avoir du mal à tenir, à raconter cette histoire sans craquer.

-C'est normal Bella, me dit Charlotte. Tu as passé tellement de temps à le repousser. C'est normal de lâcher prise à un moment ou à un autre, tenta t-elle de me réconforter.

Mais je n'en pouvais plus, j'étais à bout de nerfs et je fus prise de spasmes, de hoquets et des gémissements plaintifs sortirent de mon corps sans même que je n'ai pu le contrôler, j'étais en train de pleurer, je ne savais pas qu'un vampire pouvait pleurer. Je n'avais plus aucun contrôle sur mon corps.

-Non ce n'est pas normal ! Qu'est-ce qu'il y a d'autre Bella ? Tu as résisté longtemps, je sais que tu ne te serais pas permise de le faire souffrir si tu n'avais pas autre chose. Que nous caches-tu ma belle ? me demanda Peter en me prenant dans ses bras. Il s'assied sur le sol et me prit sur ses genoux contre lui.

-Nous avons besoin de tout connaître Bella, me poussa-t-il.

-Elle s'est faite torturer alors que Ben la maîtrisait avec son pouvoir, avança Benjamin.

Mes spasmes s'intensifièrent, je ne voulais pas me montrer faible, je ne voulais pas me laisser aller, je ne voulais pas qu'ils sachent. Mais je n'arrivais plus à me contrôler, je n'avais plus de contrôle ni sur mon corps, ni sur mes émotions.

-Bella qu'est-ce qu'il t'a fait ? me demanda Peter, la peur au ventre.

Je pouvais sentir ses craintes et je savais qu'il avait deviné ce que j'avais subi. Il voulait seulement que je le détrompe en lui avouant autre chose. Mais je ne pouvais ni affirmer, ni nier quoique ce soit.

-Chut ma belle, je suis là. Je te jure que je ne le laisserais pas recommencer, me dit-il en me caressant les cheveux.

-Il lui a fait quoi ? demanda Benjamin perdu de ne pas avoir compris.

-Si je me fis à mon instinct la pire chose que l'on puisse faire à une femme, lui répondit Charlotte qui pleurait elle aussi. Benjamin grogna de colère.

-Calme-toi gamin il ne sert à rien de s'emporter maintenant. Je te comprends mais on ne peut rien faire d'autre que de la réconforter.

-Comment peux-tu rester aussi calme ? l'agressa mon petit frère. Tu te dis son ami mais ça n'a pas l'air de te toucher.

Peter grogna alors qu'il me tenait encore fortement contre lui sans cesser de me caresser les cheveux alors que mes pleures s'intensifièrent d'avantage lorsque je sus que tous étaient au courant.

-Benjamin, fit Charlotte plus douce. Il est touché beaucoup plus que ce qu'il montre. Ne t'en prends pas à lui parce que tu pourrais voir à tes dépends ce qu'il contient en ce moment même. Il a raison, Bella a besoin de soutien et pas que l'on s'énerve à côté d'elle.

-Je n'arrive pas à me calmer. Dire que j'étais à côté de cette ordure et que je ne lui ai rien fait. Ça me met dans une colère noire.

-Charlotte emmène le s'il te plaît qu'il aille casser des rochers ou des arbres mais éloigne-le, le temps qu'il se calme.

-Non ! rétorqua Benjamin.

-Gamin ne me force pas à me départir de Bella pour te mettre une correction ! tonna Peter qui commençait à perdre patience.

-Benjamin vient avec moi, cela nous permettra de parler un peu également. Et puis Bella ne dira rien tant que nous serons ici, elle ne se confie qu'à Peter, je vis Benjamin me regarder le regard perdu, triste et blessé mais je ne pouvais pas le rassurer, pas maintenant.

J'avais moi-même besoin de réconfort, et puis Charlotte avait raison je ne me confierais qu'à Peter. Il avait beau être un homme mais c'est avec lui que j'avais le plus d'affinités et que je me sentais le plus à l'aise. Ils partirent tous les deux, Peter continua à me caresser les cheveux pendant que j'essayais de me calmer. Ce qui prit environs une demi heure, temps pendant lequel Peter ne me relâchait pas. Une fois calmée et mes spasmes disparus Peter me demanda.

-Bella je sais que c'est dur. Mais raconte-moi s'il te plaît, j'ai besoin de savoir ? Je pris une grande inspiration pour essayer de dissiper la boule qui avait pris place dans ma gorge et de me donner assez de courage pour pouvoir lui raconter ce qu'il m'était arrivé.

-Quand elle m'a menacé de tuer Carlisle et Esmé si je ne m'éloignais pas, j'ai d'abord refusé en lui disant comme toi que tous ensemble elle ne pourrait pas faire le poids contre nous. Elle a ri et m'a dit que de toute façon elle avait déjà plusieurs coups d'avances. C'est à ce moment qu'elle a appelé. Comme je te l'ai dit tout à l'heure elle a demandé à l'un de ses chiens de torturer Esmé, sous les yeux de Carlisle. J'ai accepté rapidement pour qu'elle lui ordonne de cesser de torturer la si douce Esmé, ce qu'elle a fait vingts putain de minutes plus tard. Puis une fois qu'elle eut raccroché, je lui ai demandé à pouvoir retourner chercher Benjamin. Que je ferais ce qu'elle me demanderait, mais je devais aller le chercher. Au départ elle n'était pas d'accord avec l'idée puis elle a eu une vision, au bout du compte elle a accepté avec un putain de sourire merdique sur le visage, je savais que j'allais souffrir, mais j'avais l'habitude avec Maria. Elle m'a demandé si j'étais prête à payer le prix qu'elle réclamait pour ce passe droit. Comme je te l'ai dit je me doutais bien que cela aurait été difficile, je pensais qu'elle allait me dire que je n'avais pas le droit d'approcher Jasper où quelque chose comme ça alors j'ai dit oui. Le prix à payer c'était... pfff ! soufflai-je tandis que la boule dans ma gorge grossissait de plus en plus alors que je me rapprochais de moment que je voulais éviter. Il resserra son étreinte autour de moi.

-Ça va aller ma belle je suis là.

-Le prix à payer c'était de soulager tous ses gardes.

-Tous ! grogna Peter ne pouvant se retenir.

-Tous, acquiesçai-je dans un souffle. Ils y sont passés tous les trois, chacun leur tour, voire deux en même temps pendant que cette ordure m'emprisonnait, ma gorge était affreusement douloureuse à cause de cette putain de boule qui avait pris un diamètre démesuré m'empêchant de respirer. Un grognement roulait toujours dans la poitrine de Peter. Alors que mes spasmes réapparurent. Elle... elle... elle... re... regardait... en… riant, hoquetai-je de nouveau.

Il serra ses bras trop fort autour de moi comme s'il pouvait encore me protéger de ce qu'ils m'avaient déjà fait subir. Il me fallut encore quelques minutes avant de pouvoir me reprendre pour terminer mon histoire.

-Quand ils se sont tous satisfait tous, plusieurs fois. Elle m'a dit en rigolant avant de partir que ce n'était pas un viol vu que j'avais accepté le prix à payer, j'avais sorti cette dernière phrase avec une voix faible, terne et morte.

-Ma chérie, je suis tellement désolé. Je te jure que je tuerais tous ceux qui ont osé te toucher. Je suis désolé de t'en avoir voulu sans savoir. J'aurais dû me douter que tu ne te serais pas laisser aller si tu n'avais pas une bonne raison.

-J'avais tellement besoin de lui. Je sais que c'est mal ce que je lui ai fait, mais j'avais besoin de le sentir contre moi, j'avais besoin de me sentir en sécurité.

-Comment as-tu pu... tu sais... après.. me demanda-t-il avec beaucoup de gêne et de maladresse.

-J'ai cru que je n'y arriverais pas. Mais il n'a fait que projeter son amour pour moi du début à la fin. Je sentais tout l'amour qu'il éprouvait et ça m'a donné la force de repousser toutes mes craintes, mes peurs, et mes blocages. Et puis je ne voulais pas que ces ordures soient les derniers à avoir été en moi, à avoir pillé et profané mon corps. Je voulais que le dernier à m'avoir possédé soit mon compagnon, et je voulais que ce soit dans l'amour.

-Je comprends ma belle. Et tu as bien fait, il comprendra. Il ne t'en veut pas il sait que ta fuite est dû à quelque chose qu'il s'est passée avec lui. Il se doute qu'il y a quelque chose d'important qui s'est passé et il m'a appelé parce qu'il savait que tu le ferais aussi.

-Il ne doit pas savoir Peter, le suppliai-je paniquée.

-Pour le moment il ne le saura pas mais le jour où nous aurons trouvé un moyen de détourner l'attention de cette salope de voyante, il faudra lui en parler. Il doit pouvoir te venger, et demander réparation.

-C'est à moi de le faire, rétorquai-je.

-Oui tu es en droit de réclamer ce droit, mais je pense que le Major ne l'entendra pas de cette oreille. Et puis vous êtes un couple vous devrez le faire ensemble.

-Nous verrons quand nous en serons là. Mais pour le moment je dois développer mon pouvoir je dois pouvoir retrouver cette particularité que j'avais humaine, je dois protéger mon cerveau avec mon don pour ne plus être sensible au pouvoir de l'autre ordure.

-Donc nous savons ce que nous allons faire à long terme. Et bien entendu tu te doutes bien que Charlotte et moi restons avec vous deux.

-Je te remercie Peter, je te demanderais juste de ne pas dire à Benjamin qu'elle s'est servi de mon attachement, pour me faire subir ce qu'elle m'a fait.

-Je ne lui dirais rien, mais parce que je crois qu'il serait capable de faire une connerie et qu'au bout du compte c'est toi qui en souffrirait.

-Merci Peter. Allons les retrouver que je vous expose ce que je voudrais faire ensuite.

-Ça va aller, je veux dire tu vas tenir le coup ?

-Oui j'ai pas mal relâcher la pression, je devrais pouvoir aller de l'avant maintenant. Juste une dernière chose Peter. Si tu veux en parler à Charlotte je n'y vois pas d'inconvénient, moi je ne pourrais pas aborder ce sujet de suite. Mais fais attention que rien ne transpire et qu'elle garde pour elle également. J'ai confiance en Charlotte mais je ne voudrais pas qu'elle vienne me faire un câlin alors que Benjamin est à proximité il prendrait mal d'être le seul à ne pas savoir.

-Ne t'en fais pas et je te remercie de m'autoriser à lui en parler. Je le ferais lorsque je serais certain que nous sommes seuls.

Nous nous relevâmes et nous suivîmes leurs traces nous arrivâmes à proximité d'une petite clairière qui à ce que je constatais n'existait pas une heure plus tôt. Ils nous regardèrent arriver ils étaient assis l'un à côté de l'autre. Nous nous approchâmes, ils se levèrent. J'allais enlacer Charlotte.

-Merci d'être autant généreuse et de ne pas m'en vouloir d'accaparer ton mari à chaque fois que j'ai un problème.

-Sache que personne d'autre n'a ce droit, dit-elle avec un sourire. Tu comptes beaucoup pour nous deux, mais j'ai eu la confirmation avec le Major que vous comptiez beaucoup l'un pour l'autre, et puis ce n'est pas comme si c'était tout nouveau. J'espère seulement que le jour où tu auras besoin d'un conseil féminin tu te tourneras vers moi, me répondit-elle plus légère voulant gommer les dernières tensions qui stagnaient dans l'air.

Je souris et l'embrassais sur la joue, je me tournais vers Benjamin qui était penaud et regardait le sol. Il devait s'en vouloir de s'être laisser emporter ou peut-être le fait d'avoir montrer ma faiblesse l'avait perturbé, quoiqu'il en soit je ne pouvais le laisser se morfondre. Je m'approchais de lui il leva la tête pour ancrer son regard dans le mien. Je pouvais y lire le remord et la tristesse.

-Allez viens toi aussi. C'est ma journée spécial câlin, tentai-je. Il me regardait avec des yeux exorbités. Je ne vais pas te manger tu sais, et je le pris dans mes bras, au départ il n'osa pas les refermer sur moi, jusqu'à ce que Peter se foute de lui. Il me serra à son tour un peu maladroitement au début puis il se laissa aller et son étreinte devint plus naturelle.

-Tu vois c'est pas si compliqué, le taquinai-je.

-Juste choquant de voir que la grande Bella puisse être câline.

-C'est que je ne suis plus avec Maria je n'ai plus besoin de me montrer dure pour conserver mon autorité. Et puis les câlins sont que pour les amis et la famille, je me dégageais de Benjy, pour faire face à mes amis. Bien j'aimerais savoir si vous pourriez m'aider à adopter le régime végétarien.

-Pourquoi veux-tu devenir une bouffeuse de Bambi ? me demanda Benjamin incrédule. Expression qui fit sourire Peter.

-Je la ressortirais celle-là, reprit ce dernier.

-Je voudrais avant que l'on quitte le continent aller rendre un dernier hommage à Paul. Et je t'ai parlé du devoir des loups protecteurs.

-Ils tuent les vampires. Mais ils vont te tuer ! s'écria-t-il paniqué.

-Pas si j'ai un régime végétarien et puis j'espère qu'ils se souviendront que j'étais l'une des leur à une certaine époque.

-C'est risqué Bella je rejoins l'avis du gamin pour le coup.

-De toute façon je veux avoir le même régime que mon compagnon. Mais quoiqu'il en soit j'irais me recueillir dans la clairière témoin de la mort de mon ami, lâchai-je d'un ton sans réplique.

-Pour cela il va falloir nous éloigner de la civilisation quelque temps, le temps que la transition se fasse, réfléchit Peter.

-Où penses-tu que nous pourrions aller, demanda Charlotte à son compagnon.

-Je pensais au chalet abandonné des trappeurs dans le Michigan près des chutes Tahquamenon.

-Oui cet endroit est magnifique et surtout il pourrait parfaitement convenir car la faune y est diversifiée.

-Moi ça me va, rétorquai-je. Pas que j'avais spécialement envie de me nourrir d'animaux, mais je devais faire cet effort et pour les loups et pour mon compagnon.

-Par contre vous laissez la voiture ici nous y allons à pieds.

Et c'est ainsi que nous partîmes tous ensemble, bien sûr j'étais incertaine quant à notre avenir. Mais deux choses comptaient principalement pour moi à l'heure actuelle. C'était de retourner à Forks pour me recueillir et remercier Paul, c'est quelque chose qui me tenait particulièrement à cœur depuis que j'étais entrée dans cette vie. Puis développer mon pouvoir, une fois ces choses faites j'aviserais ce qu'il convient de faire et comment m'y prendre pour piéger la bohémienne.

Sur le plan tout me paraissait simple mais cela faisait à peine moins de quarante huit heures que j'avais quitté Jasper et j'avais l'impression que ma vie était vide de sens tout comme mon âme d'ailleurs, sans parler de celui de ma poitrine qui m'engloutissait entièrement. J'avais l'impression que j'allais mourir, je n'avais jamais été aussi mal de ma vie. Cette sensation de réclusion, j'avais l'impression d'être exclut de la vie, que Cupidon lui-même s'amusait à nous réunir pour mieux nous séparer mettant toutes les épreuves impossibles et inimaginables à franchir. Un peu comme Hercule et ses douze travaux, j'espérais seulement avoir moins d'épreuves car j'avais beau avoir l'éternité je ne sais pas si je tiendrais le coup.

Mais je gardais l'espoir car j'avais des amis sur lesquels je pouvais compter, j'avais un but et je ne voulais plus laisser cette salope diriger ma vie. Je ne savais pas encore comment j'allais m'y prendre mais de toute façon avec son don il ne servait à rien de faire des plans sur le long terme. Donc je me concentrais sur mes projets personnels qui j'espérais me tiendraient assez occupée pour essayer de penser le moins souvent à ce que le manque de mon compagnon créait chez moi.

Il nous fallut trois jours et trois nuits pour atteindre le chalet abandonné dont nous avait parlé Peter. L'endroit était magnifique, un endroit calme et serein tout à fait ce qu'il me fallait pour me remettre de tout ce qui venait de m'arriver, j'avais besoin d'un endroit pareil entouré de gens que j'aime et qui m'aiment également. Je ne doutais pas de m'en remettre, j'avais assez de force mais ça me consumait de l'intérieur, être aussi forte et ne pas avoir pu me défendre seule. Devoirs subir leurs assauts, les voir prendre possession et saccager mon corps comme si je n'avais été qu'une simple poupée gonflable. Avoir été obligée de tout supporter sans pouvoir crier, sans pouvoir pleurer, sous les rires de chaque violeurs, de cette salope qui s'était installée comme si elle regardait un bon film. Elle savait qu'elle avait tapé exactement là où ça faisait mal, elle savait que j'exécrais ce genre de torture.

Mais que me reprochait-elle au juste d'être la compagne de Jasper ? De lui prendre sa place ? Mais dans l'ordre des choses c'est elle qui avait pris ma place, c'est elle qui m'avait dépossédée de mon compagnon avant ma naissance, après également elle l'avait épousé alors qu'elle savait qu'il n'était pas sien. Elle avait même poussé le vice à renouveler leurs vœux alors qu'elle me savait vivante. Elle l'avait manipulé lui en se servant de ses remords et du fait qu'elle avait souffert de notre liaison, elle lui avait avancé le fait que je n'étais plus mais qu'elle était là et qu'elle l'aimait pour le faire accepter. Elle l'avait manipuler pour faire en sorte de me détruire encore plus, car elle m'a avoué qu'elle savait que j'écouterais lorsqu'il a appelé Peter. Elle avait manipulé chacun de nous en fait pour arriver à ses fins. Elle m'avait brisée en ordonnant à ses gardes car c'est ce qu'ils étaient, elle s'était montée un clan où elle était leur souveraine. Mais là où elle se trompait c'est qu'elle ne me détruirait pas, elle ne me détruirait plus, je ne serais plus spectatrice de ma vie. J'avais assez merdé maintenant je voulais ce qui me revenait de droit, j'allais me battre pour récupérer ce qui était à moi, mon compagnon et ma famille parce qu'elle ne la méritait pas.

-Bella il serait temps de refaire surface tu as besoin de te nourrir, me secoua Charlotte. Je réalisais que j'ai été déconnectée et ce pendant un long moment, car le chalet avait retrouvé ses lettres de noblesse.

-J'ai été absente combien de temps ? demandai-je complètement surprise.

-Soixante douze heures ma belle, répondit Peter sans aucune taquinerie dans la voix. Ça va ? me demanda-t-il inquiet.

-Oui ça va. Je sais où j'en suis maintenant et je sais ce que je veux. Et pour le moment je veux aller bouffer Bambi, lui répondis-je avec un sourire. Sourire qu'il me rendit.

-Heureux de te voir de retour, me dit-il en m'embrassant.

-Il me fallait juste un peu de temps pour que je puisse reprendre le dessus.

-Je sais maintenant il est temps d'aller commencer ta nouvelle vie de végétarienne, j'allais pour partir quand Benjamin m'arrêta.

-Bella je peux venir avec toi.

-Je vais chasser Benjy.

-Je voudrais tester également. Je veux t'accompagner quand tu iras voir ces loups.

-Si tu veux, mais je ne te force pas à adopter ce régime, je t'accepterais avec tes différences.

-Je le sais mais si je veux que le reste de ta famille m'intègre il va falloir que je marche dans les pas de ma grande sœur, surtout si elle montre le bon exemple.

-Bella en modèle de vertu elle est pas mal celle-là, rit Peter véritablement amusé.

-La ferme Peter ! rétorquai-je sous les sourires de tous.

Et nous partîmes tous les deux, à travers ce paysage magnifique. Nous nous séparâmes pour chasser chacun de notre côtés. Moi je me repus avec un original, un wapiti et un lynx, pas que j'avais particulièrement soif pour ce dernier, mais quand j'avais flairé le carnivore son odeur avait été tellement plus alléchante que ce que j'avais avalé précédemment, alors je m'étais laissée tenter. Bien évidemment le sang était moins savoureux que celui des humains mais pour la première fois je me sentais parfaitement bien alors que je me nourrissais. Je n'avais jamais vraiment porté attention au fait que j'étais mal lors de mes repas, j'avais remisé ces troubles sur ma vie de l'époque et cette colère qui m'animait, mais je réalisais qu'en plus d'être plus distractif ce mode d'alimentation m'apportait une certaine paix de l'esprit. Je commençais à comprendre mon compagnon, je n'étais pas empathe mais si justement j'étais capable de ressentir un tel changement sans don spécial, j'imaginais quelle délivrance cette alternative avait dû être pour lui.

J'attendais Benjy sur un rocher à quelques kilomètres du chalet. Il arriva quelques minutes après moi il se posa à mes côtés. Je l'observais il était perdu dans sa contemplation de ce lieu apaisant.

-Alors cette première chasse ?

-Elle me laisse perplexe, m'avoua-t-il.

-Comment ça ? demandai-je curieuse.

-Je ne sais pas comment percevoir ce que je viens de vivre.

-Essaie de classer les éléments soit en positif, soit en négatif.

-Ouais c'est une bonne idée, pour commencer les points négatifs. Premier point et pas des moindre l'odeur, ça pue c'est incroyable.

-N'exagère pas non plus.

-Bon j'en rajoute un peu mais tu peux pas nier que ça pue.

-C'est vrai. Ensuite ?

-On est obligé de boire deux fois plus pour être totalement repue. Le sang animal est moins consistant et savoureux.

-Je suis d'accord avec toi.

-Les points positifs.

-Les ?

-Oui il y en a au moins deux. Le premier la chasse animal c'est le pied. Flairer ta proie, la traquer et te battre avec c'est tout bonnement génial et stimulant.

-Ne me dis pas, je humai l'air cherchant une odeur sur lui. Un ours ! affirmai-je.

-Comment tu sais tu avais déjà chasser l'ours avant ?

-Non, rigolai-je. J'ai seulement l'impression d'entendre Emmett. Si tu as des doutes sur ton intégration dans la famille. Le jour où tu vois Emmett tu l'invites à une chasse à l'ours et là tu te seras déjà fait un frère, lui avouai-je sincère.

-C'est vrai ?

-Oui c'est le met préféré de mon gros balourd, et justement à cause des raisons que tu viens d'évoquer.

-Chouette, si c'est si facile, plaisanta-t-il.

-Ça ne le sera pas tu seras la cible de ses railleries et moqueries, l'avertis-je. Ensuite le second point positif ? lui demandai-je.

-C'est apaisant de ne pas entendre ses proies hurler, pleurer et gémir lorsque tu les tues. J'ai l'impression d'être plus serein avec ce mode de chasse.

-C'est la sensation que j'ai eu également, lui avouai-je. Alors quelle catégorie à le plus d'importance pour toi ?

-Je crois que je vais finir par me faire à ce mode d'alimentation.

-J'en suis heureuse, mais ce ne sera pas facile tu seras encore tenté. Il a fallu beaucoup d'années à Jasper avant d'avoir un contrôle parfait autour des humains.

-J'en suis conscient mais c'est vrai que ce mode alternatif nous offre une autre opportunité de vie.

-Oui mais le plus dur va être de le tenir. Allez viens bouffeur de lapins, on va allez asticoter un peu nos deux tourtereaux avant qu'ils ne se croient seuls trop longtemps pour faire leurs cochonneries dans nos chambres. Nous nous levâmes et retournâmes au chalet retrouver nos amis.


Bon je sais que j'ai été légèrement sadique concernant la (torture) de Bella mais comme vous le savez pour avoir abordé le thème dans un chapitre précédent. C'est vraiment une méthode même lorsqu'elle n'était pas la victime, qu'elle exécrait. Donc cela vous renseigne sur les gentilles intentions et les sentiments que nourrit Alice pour Bella. Je voulais vous expliquer ce passage là en particulier, car c'est un peu poussé mais c'est ce passage qui à révélé a Bella qu'Alice était prête à tout pour Jasper et qu'il fallait prendre ses menaces aux sérieux et prendre le recul qu'il convenait, car Alice est puissante. Mais aussi ce passage là qui lui a ouvert les yeux. Car Alice n'irait pas aussi loin si Bella n'était pas une menace très sérieuse pour son couple (sous entendu Alice/Jasper). La seule raison possible elle est son âme-soeur, sa véritable compagne (et là je parle de Bella lol).

30

Chapitre 30 : Retour aux sources.

Bientôt six mois que nous avions changé de régime, et je trouvais que nous nous adaptions assez bien. Nous avions fait un petit test il y avait trois mois, et Benjy avait flanché et j'avais dû intervenir avec mon pouvoir pour l'empêcher de commettre l'irréparable et surtout pour l'éviter d'anéantir tous les efforts qu'il avait fait jusqu'à présent. Moi j'avais pu résister mais j'avoue que j'avais été à la limite de flancher également mais quand j'ai vu Benjy craquer, j'ai pris sur moi et j'ai réussi à me contrôler pour ne pas le perdre lui.

Aujourd'hui était le jour d'un second test, nous attendions beaucoup de ce jour Benjy et moi. Nous devions nous rendre à Marquette une ville tranquille pour nous permettre de mettre notre contrôle à l'épreuve que ce soit pour l'un comme pour l'autre nous espérions avoir assez de retenue pour pouvoir continuer dans notre projet, car seule je ne pouvais travailler mon pouvoir. Je ne saurais pas si j'y arrivais ou pas. J'avais besoin d'un vampire avec un don cérébral. Putain si j'avais été moins conne j'aurais accepté l'aide d'Edward à l'époque et je n'aurais pas eu à subir ces viols, j'aurais pu les anéantir tous et elle inclus. C'était de ma faute, cette putain de fierté qui m'avait poussé à n'accepter l'aide de personne.

-Allez-y et faites attention, si vous sentez que vous perdez le contrôle retenez votre respiration. Nous restons à vos côtés, nous informa Peter.

Nous étions aux abords d'un parc, comme nous étions en début de matinée il n'y avait que des joggeurs nous voulions éviter l'heure où des enfants auraient pu s'y trouver. Nous avançâmes prudemment ma gorge me brûlait, bien que j'avais pourtant été chasser avant de venir mais l'odeur des humains étaient particulièrement alléchantes. Je prenais sur moi et tentais de repousser au loin mon envie de les drainer, je fus tout de même fière de moi car j'avais moins de difficulté que la dernière fois. Je jetais un œil à Benjy et je vis qu'il était concentré, son air torturé m'indiquait qu'il avait un peu plus de mal que moi, mais il tenait le coup et j'étais fière de lui également j'espérais qu'il puisse tenir l'heure que nous devions rester ici.

-Ça va Benjy ?

-C'est dur mais moins que la dernière fois.

-C'est ce que je me disais aussi. Je pense que maintenant nous devrions nous tester un peu tous les jours pour nous y faire, et ce sera de plus en plus facile.

-C'est une bonne idée, renchérit Peter. Mais ne vous déconcentrez pas, restez vigilant.

Au bout d'une heure nous retournions dans notre chalet et nous étions vraiment fiers de nous. C'est ainsi que tous les jours nous allions dans ce parc de bonne heure le matin, au départ nous restions seulement en retrait puis nous nous sommes intégrés à la vie du parc. Nous avions vite repéré les habitués, nous nous étions équipés et nous simulions un jogging. Ce qui nous permettait de croiser des humains, de courir à leur côtés et entendre leur pouls accélérer, et sentir ce sang pulser dans leurs carotides bien visible pour nous. Mais l'un comme l'autre nous tenions le coup. Une fois j'ai failli craquer, lorsque j'avais senti une odeur plus alléchante que les autres, je m'étais dirigée dessus mais Benjy me retint en me disant qu'il s'agissait d'un bébé. Apparemment la mère avait dû passer une mauvaise nuit et était sortie de bonne heure certainement pour calmer les pleurs de son bébé. Quand je vis ce petit bout dans les bras de sa mère qui était physiquement exténuée, je pus me reprendre et me détourner sans trop de mal. Par contre j'avais été fière de Benjy qui lui n'avait pas cédé, pas une fois depuis la première fois. Encore trois mois s'étaient écoulés depuis notre second test et nous pouvions rester plus de trois heures d'affilées avec les humains, nous pouvions également entretenir des conversations sans pour autant leur sauter dessus. Je pouvais dire sans problème que notre contrôle était suffisant pour pouvoir interagir parmi eux.

-Je pense que nous avons assez de contrôle pour passer à la seconde étape, avançai-je alors que nous étions tous réunis dans la pièce principale.

-Crois-tu que ce soit vraiment judicieux Bella. Je sais qu'il a été ton ami par le passé. Mais tu es son ennemi naturel maintenant.

-S'ils toléraient les Cullen, ils me tolèreront. Et en plus je suis la compagne de Jasper donc je fais partie de la famille.

-Je le conçois Bella seulement ne m'as-tu pas dit que cette fameuse clairière était sur leur territoire ?

-J'ai confiance, la meute ne m'attaquera pas, rétorquai-je d'une voix assurée, bien que mon assurance était loin d'être à la hauteur de mon intonation.

-De toute façon tu ne changeras pas d'avis ! se renfrogna Peter qui serrait Charlotte dans ses bras.

-Tu ne peux pas lui en vouloir d'être tête de mule vous êtes les deux mêmes. Vous êtes fait du même bois, rétorqua Charlotte. Par contre je comprends leur point de vue Bella, c'est risqué de tenter le diable, surtout que Peter et moi ne pouvons pas vous accompagner.

-Ne vous faites pas tant de soucis, tout ce passera bien. Et puis il n'est pas dit qu'ils nous tombent dessus, ils ne s'attendent pas à ce que j'arrive. Ils ne savent même pas que je suis toujours de ce monde.

-En parlant de ça j'aimerais aborder un sujet avec toi, commença Peter. Un sujet délicat.

-Je t'écoute, lui répondis-je l'incitant à poursuivre même si je me doutais du sujet qu'il voulait aborder.

-Voilà je n'ai pas été très honnête avec toi depuis que tu es revenue, je le voyais assez mal à l'aise mais il rassembla tout son courage et se lança d'une traite. J'ai forcé la main à Annabelle pour qu'elle aille avec nous chez les Cullen, il planta son regard dans le mien, il n'avait pas peur, il scrutait seulement ma réaction, attendant un hurlement un mouvement, quelques chose, mais je ne bougeais et soutins son regard.

-Je le savais, Peter. J'attendais le moment où tu me l'aurais avoué.

-Comment ça tu le savais ? Le Major te l'a avoué, ou Edward ?

-Non c'est toi, quand j'ai parlé de cette histoire Charlotte et toi avez tressailli. Je savais que tu n'aurais jamais trahi ta parole mais je n'avais pas pensé à inclure une visite avec une tiers personne dans mes conditions.

-Et tu m'en veux ? je me levais et m'approchais d'eux. Je lui pris une main et saisis celle de Charlotte avec la seconde.

-Peter tu es mon meilleur ami, tu es la seule personne en qui j'ai toujours pu avoir confiance. Et tu es le premier à m'avoir soutenu qu'il était mon compagnon, avec Charlotte bien entendu. Comment pourrais-je t'en vouloir d'avoir voulu nous réunir pour que nous soyons heureux, je relâchais leurs mains après ce moment symbolique, en ajoutant. Maintenant je te dis ça parce que j'ai accepté mon statut de compagne, mais il est évident que si je t'avais eu sous la main au moment où Edward m'avait annoncé la nouvelle il y aurait certainement eu un beau feu de joie, ils rirent soulagés.

-Bien maintenant que tout est posé si nous allions dans l'État de Washington.

-Benjy trouve nous une voiture s'il te plaît.

-C'est comme si c'était fait, et il partit rapidement.

Nous allions changer de véhicule dans une petite ville de l'Iowa lorsque nous sentîmes les fragrances de deux personnes dont l'une que je connaissais bien. Cette enflure de Ben était dans les environs avec l'un des vampires qui avait participé à mon viol. Benjamin grogna, et se mit devant moi, ce geste me toucha. Bien que les odeurs paraissaient dater de plusieurs heures et qu'elle nous indiquaient qu'ils ne devaient plus être dans les environs.

-C'est qui demanda Peter, se doutant de la réponse de par le comportement de Benjy.

-C'est Ben, répondit-il, avec un autre que je ne connais pas.

-Calme-toi gamin il n'est plus là, mais son regard s'attarda sur moi me scrutant voir si je tiendrais le coup.

-Je pense qu'il faut suivre sa trace car s'il est là je suppose que sa salope de maîtresse l'a envoyé en sachant que nous nous y arrêterons.

-C'est bien possible. Quoi qu'il arrive nous restons groupés, si ce Ben agit, il le fera certainement sur Bella donc nous aurons nous un moyen de bouger et de les exterminer. Gamin tu prendras le second et moi je m'occuperais de cette ordure. Charlotte tu resteras à proximité de Bella au cas où elle soit immobilisée.

-OK, firent Charlotte et Benjy en même temps moi j'étais perplexe entre l'appréhension de me retrouver encore une fois devant lui, même si je me savais être en sécurité au milieu de mes amis et surtout sachant qu'à deux contre nous quatre ils ne feraient pas le poids.

Mais je me doutais que justement de part leur sous-nombre nous ne les trouverions pas. Je pense qu'ils étaient là que pour un message d'Alice sinon elle aurait envoyé d'autre garde avec eux.

-Je ne pense pas que nous allons les trouver. Je pense qu'il ne s'agit que d'un message, ils ne sont pas assez nombreux pour nous faire face. Et Alice ne nous sous-estimera pas elle connait le potentiel de chacun.

-C'est une possibilité effectivement mais au cas où on en reste à ce que j'ai dit avant, nous hochâmes tous la tête et suivîmes ensemble la piste de l'odeur de ses deux salauds.

Nous arrivâmes à proximité d'un lac bien que nous étions toujours dans les bois. Je vis au pied d'un arbre la robe qu'Edward m'avait achetée, celle qu'ils m'avaient arrachée lorsqu'ils m'avaient violée. Je ne pus retenir un grognement, cette salope appuyait exactement là où ça faisait mal. Peter alla prendre le morceau de tissu et le réduisit en confettis de tissu. Avec la robe se trouvait une boîte cartonnée un de ces emballages dont les postes se servent pour envoyer les colis. J'attirais à moi ce coffret avec appréhension car je savais ce que cela voulait dire. Je déchirais l'emballage cartonné et en sortis deux papiers, le premier c'était une lettre manuscrite que je m'empressais d'ouvrir.

Bella,

Je suis déçue de voir que tu retournes à Forks, mais bon je ne puis t'empêcher de te faire du mal toute seule. Par contre j'apprécie moyennement ton projet de vouloir faire évoluer ton pouvoir. Tu devais bien te douter que je verrais ton manège. Mais bon si tu as du temps à perdre je t'en prie fait, moi je m'amuse à te voir t'échiner de la sorte, en sachant que tu es au bout de tes capacités avec ton pouvoir. Mais je sais que cela ne t'empêchera pas d'essayer en bonne petite imbécile que tu es. Comme je te l'ai dit plus haut je m'amuse beaucoup à te voir rater toutes tes tentatives, surtout que Jasper devient légèrement barbant et soporifique ces derniers temps, çam'apporte un peu de distraction. Mais je sais que cela va changer bientôt, et de nouveau je pourrais récupérer mon mari et de nouveau partager ma couche avec lui. Je suis désolée si cela te blesse mais il faut te faire une raison, tu n'es rien et tu ne peux rien contre moi. Je sais que tu penses que ce n'est pas possible, mais je vais pas tarder à lui présenter Parker. Ah ! J'oubliais tu ne le connais pas celui-là, il n'était pas présent lors de ton élan de grande générosité, (j'espère que tu apprécies mon cadeau d'ailleurs un petit souvenir que Ben a consenti à te rendre). Parker est celui qui peut modifier les souvenirs, comme tu peux commencer à imaginer je vais bientôt t'effacer de la mémoire de mon mari. De la sienne mais aussi de celles de tous les autres. Maintenant ce petit mot c'est pour te signifier que je n'aime pas les petits sobriquets dont vous m'affubler toi et ton clan de dégénérés. Et comme tu le sais maintenant, je tiens beaucoup à ma fierté et à mon intégrité. Je vais te montrer que l'on ne me salit pas impunément. Ouvre la coupure de journal et dit bonjour à maman Bella.

N'oublie pas les règles, et je vais en rajouter une. Ne m'insulte jamais plus, car j'ai encore beaucoup de moyens de pressions.

Alice.

-Putain mais c'est pas vrai ! hurlai-je. Elle ne va jamais me lâcher celle-la.

-Qu'est-ce qu'il y a Bella ? demanda Peter.

Je lui tendis la lettre et reportais mon attention le deuxième papier, c'était une coupure de journal, un petit article relayé dans les fait divers était soigneusement découpé. Quand je lus le titre je me statufiais choquée, ne pouvant retenir un hoquet d'effroi.

Drame tragique pour un joueur de Baseball et son épouse.

Nous venons d'être informé d'un fait divers tragique concernant l'ancien joueur de Baseball de seconde league reconvertit en coach des juniors de Jacksonville, Phil Dwyer. Il a été retrouvé dans sa maison dans cette même ville de Floride assassiné aux côtés de son épouse baignant dans leur sang. D'après le rapport officiel de la police, le couple aurait subit un bon nombre de tortures innommables. Une enquête est en cours, nous ne savons pas s'il pourrait s'agir d'un règlement de compte ou d'une quelconque autre sombre affaire. Le couple Dwyer était selon notre enquête un couple attentionné et sans histoires. Nous sommes tous en deuil non seulement pour la perte d'un joueur qui avait été fidèle à son sport, que pour un couple sans problème qui ne demandait rien d'autre que de vivre sereinement. Nous espérons que l'enquête policière pourra retrouver rapidement les coupables de ces horribles crimes. Nous tenons à témoigner à leur famille notre soutien dans cette pénible épreuve et nous leur présentons toutes nos condoléances.

Je hurlais ravageant tout ce qui se trouvait à ma portée entre mon pouvoir et ma fureur je fis un véritable carnage. Personne n'osa s'approcher de moi, préférant me laisser extérioriser ma rage. Cette salope s'en était prise à ma mère et à mon beau-père parce que nous l'avions insultée.

-Je te tuerais Alice, je te jure que le jour où je te tomberais dessus je te tuerais dans les pires souffrances, hurlai-je de toute mes forces faisant fuir tous les animaux et les oiseaux des alentours.

Je savais qu'elle devait jubiler et rire de me voir dans un tel état.

Peter s'approcha de moi, je ne savais pas si c'était parce qu'il était mon ami ou si c'était parce qu'il était le plus courageux. Je m'effondrais sur un des arbres que j'avais pulvérisé.

-Je suis désolé Bella. Je ne sais pas pourquoi elle s'acharne comme ça sur toi. Mais nous trouverons une solution.

-Arrête Peter tu sais pertinemment que nous ne pourront rien faire, répondis-je blasée et attristée.

-Ne désespère pas Bella s'il te plaît. Ne te laisse pas aller, ne la laisse pas gagner. Et puis pour son manipulateur de souvenir je ne suis pas convaincu qu'il arrive à effacer le sentiment de vide que dois ressentir le Major, le même que tu ressens toi. Il ne pourra pas t'effacer de sa mémoire, tu es son âme sœur.

-Je ne sais pas Peter, je ne sais plus quoi penser.

-C'est ce qu'elle veut faire Bella, elle veut t'amener à douter de toi. Sinon pourquoi elle ne se rappellerait à notre souvenir maintenant. Tu es sur la bonne voie et surtout tu reprends confiance en toi ce qui ne l'arrange pas.

-C'était ma mère Peter, elle a tué ma mère et mon beau-père juste parce que nous l'avons insulté. J'avais beau ne plus parler à ma mère depuis des années, j'avais beau lui en vouloir d'avoir voulu m'envoyer dans un hôpital psychiatrique pour être débarrassée de moi à l'époque où Edward m'avait abandonné, c'était ma mère.

-Je sais Bella et je te jure que nous trouverons une solution. Mais pour le moment nous devons partir je doute que ta fureur soit passée inaperçu auprès des humains. Il vaudrait mieux détaller rapidement. Nous irons à Forks comme prévu et après nous partirons à la recherche d'un vampire avec un pouvoir psychique.

J'avais dû mal à refaire surface la douleur de savoir que ma mère et Phil avaient péri dans d'atroces souffrances à cause de moi m'était intolérable.

-Gamin va nous chercher une voiture. Nous devons partir très vite d'ici.

-Oui j'y vais, il me regarda avant de partir je pouvais sentir toute sa peine, toute sa compassion. Il ne savait pas vraiment quoi dire n'y faire et je pense que le fait que Peter lui donne l'opportunité de se rendre utile l'avait soulagé.

-Viens Bella, me dit Charlotte en me tendant la main.

-Il faut trouver une solution on ne peut pas la laisser nous pourrir la vie comme ça, reprit Peter. Si tu demandais l'aide des loups ? tenta-t-il.

-Non ce n'est pas possible. Même si je doute qu'ils me fassent du mal parce que je serais sur leur territoire en tant que vampire mais parce que je suis moi. Je sais d'avance que leur nature les empêcherons de m'apporter de l'aide. Ils sont nos ennemis Peter et même si Jacob n'est pas d'accord avec ça et c'est juste une hypothèse, il ne pourra pas se soustraire aux ordres de son Alpha. Quant à Sam l'Alpha je suis sûre à deux cents pour cents qu'il n'acceptera pas. C'est pour lui une totale aberration. D'ailleurs le traité pour lui est une absurdité sans nom qui n'a aucun sens.

-Je suis pas certain que tu doives te rendre sur leur territoire avec ce que tu dis. Si vraiment il hait les vampires à ce point tu es en danger comme n'importe lequel d'entre nous.

-C'est un risque effectivement mais je pense qu'il fera une exception pour moi au moins au la première fois. Le connaissant il me laissera repartir en m'avertissant que la prochaine fois il me tuera comme n'importe lequel de notre espèce.

-Tu joues à la roulette russe, me dit il.

-Fais-moi confiance Peter je le connais parfaitement. Il me laissera repartir en un seul morceau.

Nous arrivions sur le bord d'une route et quelques minutes plus tard Benjamin arriva au bord d'une voiture que j'aurais été incapable d'identifier. Il nous fallut pratiquement quatre jours pour effectuer les 3600 kilomètres, bien évidement nous avions à plusieurs reprises changés de véhicules et principalement couru la nuit. Je n'avais en tête que le massacre de ma mère et cette salope d'Alice, je n'arrivais pas en faire abstraction. En fait je pensais que tout ceci était une stratégie bien travaillée et étudiée de cette salope, car dès que je reprenais du poils de la bête elle faisait quelque chose pour m'atteindre. Peter avait raison elle s'acharnait sur moi. Chacun de mes amis essayaient de me sortir de mon mutisme comme ils ne pouvaient pas me distraire. J'essayais de répondre favorablement à leurs tentatives, mais ils se sont aperçus que ce n'était qu'une façade, il me fallait du temps pour digérer cela.

Nous arrivions enfin à Forks, autant le temps passé en voiture n'était plus fatiguant, mais devoir rester autant de temps inactif me minait et m'agaçait prodigieusement. Je comprenais maintenant pourquoi Peter était réfractaire à la technologie, nous avions l'impression de perdre notre temps. Nous avions décidé d'aller à la maison des Cullen car je pouvais encore être dans les têtes de certaines personnes que nous pouvions croiser. Nous supposions que les Cullen ne reviendraient pas avant un bon moment. Je n'étais jamais revenue ici depuis l'incident de mon anniversaire, seule la végétation avait repris ses droits, le reste était tel que dans mes souvenirs, la bâtisse blanche qui s'élevait fière devant nous, malgré ses allures d'abandon elle restait majestueuse. Nous pénétrâmes dans la demeure des draps recouvraient tous les meubles, mais tout était à l'identique de mes souvenirs. Je fis le tour de la maison qui m'était si familière, mon chez moi c'est comme ça que je la ressentais. Je montais à l'étage, je ne voulais pas aller dans la pièce que mon compagnon avait partagé avec elle. J'allais dans celle qui m'était le plus familière la chambre d'Edward. Tout y était également hormis sa collection vertigineuse de CD, d'ailleurs il manquait son piano également en bas. Il pouvait dire du concertiste que nous avions écouté il avait emporté son instrument aussi et pourtant il pouvait se payer un piano pour chaque maison qu'ils avaient.

-Et c'est qui la diva Cullen ! lâchai-je à voix haute.

-Ça y est elle perd la tête, lâcha sarcastiquement Peter de l'étage en dessous.

-C'est la chambre de qui ici ? demanda Benjamin qui venait d'arriver dans mon dos.

-Celle d'Edward. C'est bizarre d'y revenir.

-Ils te manquent ?

-Oui beaucoup, avec Edward nous avons beaucoup de goûts communs, musique, livre, cinéma, c'est quelqu'un de réfléchit avec qui j'aimais beaucoup discuté. Emmett et sa joie de vivre, toujours en train de tramer une connerie quelconque. Rosalie et son caractère de feu qui ne peut s'empêcher de le reprendre mais qui en fin de compte s'amuse des pitreries de son compagnon, sans jamais le montrer bien entendu. Carlisle pour sa sagesse, sa foi et sa bonté d'âme, Esmé pour sa tendresse et ses petites attentions quotidienne. Et Jasper parce qu'il est mien, parce qu'il m'aime autant que je l'aime, j'ai de plus en plus de mal à supporter la distance. Il y a aussi Annabelle maintenant, d'ailleurs je pense qu'elle et Rosalie doivent bien s'entendre. Annabelle est un parfait mélange d'un peu toute cette famille, je ne doute pas qu'elle ait été adoptée de suite.

-Tu crois qu'ils m'accepteront aussi facilement ?

-Ne te fais pas de souci pour ça Benjy, le Major et Edward t'ont déjà adopté, et il en sera de même pour le reste de la famille. Tu as eu affaire aux deux plus redoutables de cette famille. Quoique Rosalie est pas mal dans son genre, mais je suis sûre qu'elle va t'aimer aussi, il prit ma main dans la sienne. Peter débarqua avec Charlotte.

-Bella va te recueillir et reviens vite que nous quittions rapidement cette ville et cette maison.

-Il a raison Bella, allons dans ta clairière, renchérit Benjamin.

-Prends ton téléphone Bella, si tu viens à rencontrer tes anciens amis appelle-moi. Je veux savoir ce qu'il se passe.

-Oui je le ferais mais quoi qu'il en soit ne franchis pas la frontière. Je te promets que même si nous les voyons nous reviendrons en un seul morceau. Mais ne transgresse pas cette clause du traité s'il te plaît. Tu n'es pas végétarien, ils n'hésiteront pas à te tuer et je ne voudrais pas être obligée de leur faire du mal.

-Tiens moi au courant Bella et je ne franchirais pas la frontière, si tu ne peux pas le gamin s'en chargera.

-Très bien on fait comme ça, j'allais l'enlacer pour le réconforter car je savais qu'il n'était pas d'accord avec le fait de me laisser aller sur le territoire ennemi, et qu'il n'aurait pas hésité à m'obliger à quitter cet état s'il l'avait pu.

-Fais attention et ne tente pas le diable si tu sens que ça ne va pas cours ne cherche pas à faire ta courageuse en les affrontant.

-Ne t'en fais pas ça ira bien.

-Ouais je te le conseille car si ce n'est pas le cas et que tu t'en sors c'est moi qui vais te réduire en cendre pour me foutre une trouille pareille.

-Allez laissez-moi y aller au plus tôt j'y vais au plus tôt je reviens, il me serra un peu plus fort avant de me relâcher.

-N'oublie pas de m'appeler gamin et si elle n'écoute pas téléphone moi pour me le dire également.

-Oui Peter et arrête de m'appeler gamin c'est exaspérant à la longue.

Je souris, car je savais que même si au début il l'avait appelé comme ça c'était pour le rabaisser aujourd'hui son sobriquet était une forme de démonstration d'affection. Peter était un vampire macho qui ne montrait pas forcément ses sentiments enfin avec personne hormis Charlotte et moi. Jasper lui n'avait pas besoin de les entendre en tant qu'empathe et puis il avait une relation différente avec un passé différent. Mais pour Benjy c'était sa façon de lui dire qu'au fond il l'aimait bien. J'attrapais la main de celui qui avait la place vacante de petit frère dans mon cœur, puis nous partîmes en direction de la clairière je savais approximativement où elle était mais mes souvenirs humains étaient assez imprécis. Je me dirigeais vers le seul point de repère que j'avais. Nous arrivâmes à la frontière de par l'odeur qu'il se dégageait. Je n'avais jamais voulu croire Jasper et les autres quand ils disaient que mes amis lupins sentaient mauvais mais je devais bien admettre qu'avec mon odorat vampirique c'était une véritable infection.

-C'est quoi cette odeur ? demanda Benjy ne nez frondé de dégoût.

-Le fumet des loups je pense. Jasper m'a toujours dit qu'ils sentaient mauvais mais avec ma perception humaine, les odeurs de mes amis étaient loin de ressembler à ce que nous pouvons sentir maintenant. Reste sur tes gardes et surtout proche de moi ne t'écarte pas. Ils ne connaissent pas mon odeur de vampire et pour eux nous puons autant qu'eux pour nous.

-Je ne te lâche pas d'une semelle.

Et nous pénétrâmes ainsi sur le territoire des loups, je cherchais un moment avant de trouver un repère qui me certifierait que nous étions dans la bonne direction priant pour ne pas arriver à la réserve et éviter de leur tomber dessus car j'aimerais avoir un peu de temps pour me recueillir là où mon ami s'était sacrifié pour moi. Au bout de dix minutes de recherche j'aperçus au loin un dégagement de la végétation, j'avançais rapidement dans cette direction Benjamin sur les talons, et nous débouchâmes sur cette fameuse clairière témoin d'un drame tragique.

Je me dirigeais là où la rouquine avait planté ses putains de crocs dans la gorge de celui qui était mon amant à cette période. Je m'agenouillais et caressais le sol, comme si la carcasse de mon ami y était toujours. Je repensais à tous ces moments que nous avions partagé, les bons comme les mauvais. Toutes nos engueulades parce qu'il était aussi têtu que moi, tous nos moments intimes dont notre première fois qui nous avait valu toutes les moqueries de la meute. Puis comment nous avions réussi à retourner la situation avec les fois précédentes. Ce qui m'amena à sourire, j'étais perturbée à cette époque et pourtant quand j'y repensais maintenant cela me semblait tellement ridicule par rapport à ce que je traversais maintenant. En fait j'aurais presque pu classer cette période de ma vie dans les moments heureux, bon peut-être pas heureux mais en tout cas parmi les meilleurs moments de ma vie, si on excluait les interminables prises de tête que j'avais avec Jacob. J'étais perdue dans mes pensées quand plusieurs odeurs toutes plus désagréables les unes que les autres entrèrent dans mon champs olfactif.

-Reste près de moi Benjamin, ordonnai-je à mon jeune frère.

Je savais qu'il y avait de grande chance qu'ils nous tombent dessus. Nous étions à proximité de la réserve et de ses habitations. Je restais à genoux au sol disant au revoir à Paul. J'étais heureuse d'avoir eu le temps de me recueillir pour lui dire au revoir comme il le méritait, c'était important pour moi. Je sentis qu'ils arrivaient et qu'ils s'étaient déployés pour nous encercler. Benjamin s'était positionné en position de défense. Ils pénétrèrent tous dans la clairière et comme je l'avais compris ils nous encerclaient, ils avançaient menaçant en grognant. Je me redressais et leur fis face je cherchais des yeux Jacob, et il fallut que je fasse un quart de tour pour être face à lui, Leah à ses côtés. Quand il m'aperçut il s'arrêta de grogner et se stoppa, tous l'imitèrent.

-Bonjour Jacob, lançai-je pour lui montrer qu'il ne se trompait pas. Il fit un pas en avant pour se rapprocher de moi, mais Sam grogna et Jacob s'arrêta.

-Benjamin redresse-toi, ils ne nous feront rien s'il ne se sentent pas menacer, je me tournais vers Sam. Nous ne sommes pas une menace Sam, je voulais me recueillir quelques instant à l'endroit où Paul nous a quitté. Je promets que ni moi, ni mon petit frère ne ferons de mal à un loup de ta meute, il hocha la tête pour me signifier qu'il avait compris mes intentions, mais ne relâcha pas la tension de son corps tendu.

Je refis face à Jacob qui s'était rapproché Benjamin s'étant redressé. Jacob était à ma hauteur il me fixait bien droit dans les yeux et je vis une larme d'une grosseur proportionnelle à son corps couler pour aller s'écraser sur le sol.

-Me permets-tu de te toucher ? lui demandai-je ne voulant pas qu'il prenne mes actes pour une menace quelconque.

Il hocha sa grosse tête de loup. Je tendis ma main avec une lenteur exagérée car certains loups grognèrent leur désapprobation. Je fourrais ma main dans son pelage et je le caressais, je fourrageais ma main dans ses poils.

-Tu sais que j'ai toujours aimé cette sensation ! lui dis-je sur le ton d'une conversation normale. J'ai toujours adoré fourrager dans ton pelage, un rictus qui aurait pu s'apparenter à un sourire apparut sur sa gueule.

Je me rapprochais de lui et posais ma joue contre son encolure sans pour autant retirer ma main de sa fourrure. Il tourna la tête de façon à me faire un câlin. Une étreinte de loup.

-Tu m'as manqué Jacob, Leah s'approcha de nous, je lui fis un sourire.

Quand elle fut à la hauteur de son compagnon, Jake se retira et partit en direction de la forêt accompagné de Sam. Leah fronça le museau à ma hauteur et me lécha d'un coup.

-Leah c'est dégueulasse et tu pues également, lui rétorquai-je.

Le même rictus que Jacob quelque instant plutôt apparut sur sa gueule. Les autres loups hoquetèrent et Benjy fit une grimace de dégoût. Jacob accompagné de Sam sous sa forme humaine réapparurent de l'endroit même où ils avaient disparu. Jacob me fonça dessus et me prit de force dans ses bras.

-Tu m'as tellement manqué Bella. Comment est-ce possible nous te croyions morte ?

-Pour commencer si tu voulais bien desserrer ton étreinte ce serait bien. Ce n'est pas parce que je suis résistante que tu ne peux pas me casser les os.

-Désolé, dit-il en s'écartant et me scrutant des pieds à la tête. Putain t'es devenue une sangsue !

-Oui, c'est une logue histoire.

-Nous avons tous notre temps ! renchérit Sam sèchement à mon intention. Il avait toutefois gardé un espace de sécurité plus important.

-Asseyez-vous, je vais vous raconter. Mais je tiens à vous prévenir à l'avance que vous n'allez pas aimer alors tentez de vous contrôler, je ne vous ferais aucun mal ni à vous ni à aucun humain. Benjy appelle Peter et dis-lui que nous rentrerons dans un peu plus longtemps que ce que nous pensions et que nous avons rencontré Jacob et la meute et surtout dis lui que tout va bien.

-Peter ? La sangsue qui assurait ta protection lors de ton tour du monde ?

-Oui lui et sa compagne nous attendent à la villa des Cullen. Mais ne vous inquiétez pas il connaissent les règles et ne les transgresseront pas.

-Bien ! acquiesça Sam toujours sur la défensive.

Son comportement me blessa car j'avais beau être un vampire maintenant je n'en restais pas moins Bella, celle-la même qu'il avait protégée lui aussi. J'avais changé c'était un fait, tant physiquement que dans mon caractère mais jamais je ne ferais de mal à un loup. Mais ce ne devait pas être suffisant pour lui, j'étais devenue une sangsue et de par ce fait j'étais son ennemie peu importe le passé que nous avions ensemble, cela ne comptait plus pour lui. Je commençais mon histoire repoussant le malaise qu'il avait fait naître en moi.

-Quand Victoria a tué Paul, elle a voulu me torturer. J'ai pu la tenir à distance à cause de mon don, mais comme tu le sais mon cœur a vite faiblit. J'espérais qu'il me lâche pour qu'elle ne puisse pas me torturer dans le sens ou j'aurais été morte avant. Mais une autre vampire est apparu à ce moment là, elle m'a vu en train de maintenir cette salope rousse alors que j'étais humaine. J'ai perdu connaissance mais j'ai su qu'elle avait tué Victoria, puis elle m'a mordue. C'est une femelle qui était à la recherche de Jasper, car il est un soldat de renom dans notre monde.

-Oui nous savons qui il est, m'informa Jacob.

Devant mon air incrédule il me raconta que Jasper lui avait dit le jour où il était venu me chercher en Écosse. J'avais été surprise car Jacob ne m'avait jamais parlé de ce moment là. Je tentais de garder pour moi les émotions que cette annonce avait fait naître en moi.

-Donc pour résumer c'est Maria qui m'a transformée et elle m'a ramené avec elle dans le sud. Elle m'a formée et je suis vite devenue une guerrière.

-La meilleure après le Dieu de la guerre, renchérit Benjamin avec une pointe de fierté dans la voix.

Je lui souris. Et poursuivis mon histoire. Je leur racontais tout de ma rage d'être une sangsue à mon alimentation, mes combats en passant par les séances de tortures. Qui m'a valu un air de dégoût de la part de Jacob et Sam et des grognements du reste de la meute. La rencontre avec Peter lors d'une mission, la fuite d'Annabelle. Le retour de Jasper et Edward ma colère la tentative de torture, le sauvetage de Benjy. Tout y passa jusqu'à ma mission avec Edward, son aveu et j'en arrivais au passage où Alice apparut. Je lui racontais la rencontre et ce qui avait été dit. Que je ne devais plus jamais approcher Jasper et aucun des Cullen sinon elle ferait tuer les Cullen un par un.

Je lui racontais qu'elle avait fait torturer Esmé. Je lui dis simplement qu'elle m'avait faite torturer en passant rapidement sur ce sujet. Benjamin posa sa main sur mon épaule pour me soutenir car s'il ne connaissait pas toute l'étendue de la torture, il savait que cela consistait en un viol tout de même. Je lui racontais mon retour le fait qu'elle m'ait autorisé à pouvoir passer une dernière nuit avec mon compagnon. Je lui racontais tout de ma fuite jusqu'à aujourd'hui. Je lui tendis la lettre et la coupure de presse qu'elle m'avait faite parvenir quelques jours plus tôt.

-C'est hallucinant. C'est elle qui est derrière tout ça ?

-Oui et elle m'a avoué avoir envoyer Maria ici pour me tuer. Elle devait me récupérer lors de l'attaque de Victoria alors que vous étiez tous occupés elle avait vu que Victoria m'attraperait. Elle l'a vu à cause de la mort de Paul, et Maria devait me récupérer et me découper en morceau pour les envoyer à Jasper. Car elle avait dit à Maria que si elle ne me tuait pas Jasper ne viendrait jamais rembourser sa dette. Qu'il serait venu me chercher et nous aurions fui tous les deux. Bien sûr comme avec tout le monde ce n'était que de la manipulation, mais Maria l'a cru.

-C'est à cause de cette Cullen que Paul est mort ! s'énerva Sam.

-Oui c'est elle qui a envoyé Maria. Mais au lieu de me tuer comme elle devait le faire, elle m'a mordu pour faire de moi un puissant soldat.

-Je savais que ce traité était une honte pour ce que nous étions. Dorénavant il est caduc, dès qu'ils reviennent nous les exterminerons.

-Il n'y a qu'Alice d'impliquer Sam, rétorquai-je autoritairement. As-tu écouté ce que je viens de raconter?

-Oui et bien que je sois désolé pour toi tout ceci n'est plus mon problème un des notre est mort à cause d'un Cullen, ce qui met un terme à notre traité, je grognais devant l'étroitesse d'esprit de Sam et dire qu'il était l'Alpha et qu'il devait montrer l'exemple.

-Tu es trop con et borné Sam Uley. Et cela te conduira à ta perte. Que crois-tu que tu puisses faire contre une famille entière, contre mon compagnon ? Ils ne sont d'aucunes menaces pour les tiens et ni pour les humains.

-Tu te prends pour qui Bella ! Tu oublies quel est notre rôle ?

-Non je ne l'oublie pas et je sais qu'avec ton comportement tu vas mettre en péril ta meute. Et c'est ce que j'essaie de te faire comprendre. Nous sommes des sangsues c'est vrai, mais nous ne sommes pas une menace, enfin tant que tu ne nous attaques pas.

-J'avais raison de me méfier de toi, tu as toujours été trop proches des sangsues, pour ne pas prendre leur parties maintenant que tu es toi même un de ces monstres.

-Sam arrête tu sais que ce n'est pas le cas. Tu es en colère et je le comprends mais Bella a raison ce n'est pas la famille dans son intégralité qui est en cause. Mais seulement la diseuse de bonne aventure.

-Tu n'as jamais été impartial Jacob lorsqu'il s'agissait de Bella. Tu mettrais la meute en danger pour elle et c'est ce que tu as déjà fait d'ailleurs.

-Qu'est-ce que tu insinues Sam ? gronda Jacob tremblant.

-Je dis que tu n'es pas objectif, qu'elle a toujours eu un pouvoir malsain sur toi.

-Tu n'étais pas contre le fait de la protéger.

-Je la pensais encore récupérable. Mais nous aurions dû les laisser s'en débrouiller. C'est également de sa faute si Paul nous a quitté.

-Tu racontes n'importe quoi Sam arrête ! Tu as tout comme chacun d'entre nous entendu les dernières pensés de Paul. Il n'aurait jamais agit autrement, il a donné sa vie de son plein gré.

-Et pour quel résultat regarde ce à quoi elle ressemble. Une putain de sangsue, il est mort pour rien ! hurla l'Alpha. Et maintenant ça suffit, tu vas te reprendre, tu fais partie de la meute et tu n'as pas à t'opposer à moi ! je vis Jacob baisser la tête j'avais entendu l'intonation de Sam muer et je supposais qu'il utilisait sur Jacob son autorité d'Alpha.

-Bien je pense qu'il est temps que je reprenne la place qui est la mienne, lâchai-je sèchement en toisant l'Alpha.

Je savais que Sam était dur j'en avais eu la démonstration de temps à autre mais de là à être d'aussi mauvaise foi, je ne le pensais pas.

-Tu devrais partir rapidement avant que je ne décide de te faire subir ce que nous réservons à ceux de ta race, je ris sarcastiquement, il me regardait avec une lueur de rage dans les yeux, je voyais qu'il tremblait de toute part.

Bien que je me doutais que la mort de Paul avait dû changer certaines choses au sein de la meute, je n'aurais jamais pensé qu'il me réserve cet accueil et qu'il reporte toute la culpabilité sur moi. Je l'avais fait des années durant me concernant mais maintenant que j'avais tous les éléments à disposition j'avais pu me déculpabiliser un peu.

-Tu crois quoi Sam que tu pourrais me tuer ? Vous n'êtes pas assez nombreux pour cela. Mais laisse-moi te dire une chose avant de partir. Tu ne m'impressionnes pas, je pars parce que je ne veux pas blesser les loups, que tu enverrais à la mort en leur ordonnant de nous attaquer.

-Tu es bien présomptueuse Bella. Nous sommes sept et vous n'êtes que deux. Et le temps que vos deux parasites n'arrivent vous serez déjà mort et brûler, bien qu'ils viendraient vous rejoindre peu de temps après.

-Sais-tu quel est mon pouvoir Sam ? Je ne suis pas un bouclier comme le pensaient les Cullen et si je suis redoutée dans le sud c'est en partie grâce à mon pouvoir.

-Et alors qu'est-ce que ça change ? dit-il hautain et avec un peu trop d'assurance pour son propre bien.

-Beaucoup de chose, intervint Benjamin sur la défensive.

-Je suis télékinésiste, je contrôle ce que je veux par la pensée. Aucun de vous ne pourrez m'arrêter si je le décidais et je pourrais tous vous tuer par la pensée en une seconde, c'est vrai que je mentais légèrement, mais je ne voulais pas les blesser et j'espérais qu'il ne tente pas de me pousser dans mes retranchements pour que je le lui prouve.

-C'est ce que tu dis.

-Bien une petite démonstration dans ce cas.

Je reportais mon attention sur le plus gros rocher qu'il y avait dans cette clairière, il devait peser environ 150 kg au minimum, je le soulevais sans mal et l'approchais de nous, l'énorme caillou flottait dans les airs à environ deux mètre de hauteur. Les loups se mirent à grogner, et s'écartèrent du chemin du rocher ayant sans doute peur que je ne le laisse tomber sur eux au moment où il passa au dessus de leurs têtes. Et je le posais délicatement à côté de Sam pour lui montrer que j'aurais pu le tuer sans problème.

-Impressionnant Bella ! s'exclama Jacob.

-Et encore tu devrais voir ce que ça donne quand elle se bat, lui répondit Benjamin.

Les yeux de Sam se rétrécirent il me fixait avec défiance sa fierté masculine prenant le dessus, mais je voyais aussi la peur dans son regard. C'était un sentiment que je connaissais bien, car je l'avais vu à de très nombreuses reprises dans les yeux de mes adversaires et pas que dans les leurs d'ailleurs.

-Comme tu vois Sam je te dis la vérité. Si tu veux un bon conseil, ne donne pas l'ordre de m'attaquer. Je vais quitter tes terres et je vais respecter le traité en vigueur, par contre ne t'avise pas de tuer un Cullen, exception faite de la voyante si tu veux, je tournais le dos prête à partir, après un dernier regard pour mon ami, qui à partir d'aujourd'hui deviendrait mon ennemi à jamais.

-Attends Bella ! m'interpella Jacob.

-Oui, Jacob.

-Que comptes-tu faire ?

-Je vais poursuivre ma quête il faut que je fasse évoluer mon pouvoir pour me rendre insensible à certain don et principalement à celui qui arrive à me bloquer. Un fois fait j'irais récupérer ma famille et mon compagnon.

-Tu dois faire quoi pour ça ?

-Je dois trouver un quelqu'un qui a un pouvoir cérébral pour que je puisse travailler avec le mien.

-Et tes sangsues italiennes elles ne peuvent rien pour toi.

-Les Volturi, certainement, mais je pense que si Alice me voit aller là-bas, elle tuera les Cullen ou mon père, voire peut-être tous. Tu as vu ce qu'elle a fait à ma mère et mon beau-père. Je dois me débrouiller seule.

-Et si je venais avec toi, elle ne te verrait pas, argumenta-t-il.

-Non ! hurla Sam. Il est hors de question que tu quittes la meute ! grogna-t-il tremblant de toute part. Jacob baissa de nouveau la tête, sous l'intonation qu'avait employée l'Alpha.

-Je pense qu'il a raison Jacob. C'est trop dangereux et j'ai déjà la mort de Paul sur la conscience, je ne pourrais supporter la tienne, je voyais que Jacob tremblait lui aussi. Il releva la tête et fixa Sam dans les yeux.

-Je suis désolé Sam mais ma décision est prise.

-J'ai dit non ! hurla-t-il de nouveau, mais Jacob ne baissa pas la tête cette fois et resta droit et fier devant Sam.

-Et moi j'ai pris ma décision Sam, grogna mon ami.

Il tremblait si fort que j'ai cru qu'il allait se démantibuler. Les loups se mirent tous à grogner contre Jacob, Leah se rapprocha et se mit en position défensive devant son compagnon.

-Tu vas obéir Jacob ! Tu ne quitteras pas la meute et surtout pas pour suivre une sangsue !

-Sam tu sais très bien ce que je viens de faire. Je n'ai plus à t'obéir, je suis le descendant direct d'Ephraïm Black, de par ce fait je suis le mâle dominant et le chef de cette meute et de cette tribu si je le décide. Et j'ai décidé que je ne serais ton obligé.

-Tu veux prendre ma place Jacob ? Il faudra la gagner ! puis il se transforma.

Il grognait dangereusement, ses babines retroussées hautes sur ses crocs. Jacob éclata lui aussi et fit face à Sam, je ne comprenais pas trop ce qu'il se passait hormis que Jacob venait apparemment de s'émanciper. Tous se mirent à grogner et à menacer Jacob et Leah je devais intervenir avant que cela ne dégénère. Je pris Sam sous mon contrôle tous les grognements changèrent de destinataire.

-Du calme les loups je ne lui veux pas de mal. Mais vous conviendrez que je ne peux pas vous laisser attaquer Jacob et Leah. Restez tranquille et il n'arrivera rien à personne, puis je me tournais vers Jacob. Jake, tu ne devrais pas faire ça. Je ne veux pas être à l'origine de cette dissociation. Ils sont ta famille Jacob, j'allais à sa hauteur et lui caressa le cou. S'il te plaît Jacob ne te mets pas la meute à dos. Ils ont raison je ne suis qu'une sangsue maintenant tu ne peux pas tout foutre en l'air pour moi. Pense à Leah, pense à Billy, je ne veux pas que tu te sépares de ta vie, des tiens pour moi et ce que je suis devenue. Je me débrouillerais je suis une grande fille maintenant et je ne suis plus une petite chose fragile.

Il se recula et se transforma devant nous. Il était nu comme un vers mais cela ne me dérangea pas je le connaissais dans sa nudité.

-Bella tu ne comprends pas. Je ne fais pas ça que pour toi. J'ai fait une promesse et j'ai failli une première fois, je dois la respecter maintenant que j'en ai l'occasion.

-Comment ça ? Quelle promesse ?

-Tu te souviens quand tu as demandé à Paul de t'excuser, alors que la sangsue rousse le tenait ? oui je m'en souvenais cette image resterait à jamais gravée dans ma mémoire, les derniers instants de Paul comment pouvais-je l'oublier. Paul m'a demandé de tout faire pour te protéger et te rendre heureuse. Il t'aimait Bella et quand il a pleuré c'est ce qu'il était en train de te dire. J'ai laissé le combat dans lequel j'étais impliqué pour revenir auprès de toi puisque je savais que Paul venait de mourir. Mais je suis arrivé trop tard il y avait le corps de Paul avec les morceaux que je croyais être les tiens. À cause de mon départ pour venir te protéger, Quil a été blessé par le vampire que je n'ai pas fini et bien que lui ne m'en tienne plus rigueur, Sam ne me le pardonne pas. J'ai tout fait de travers ce jour là et je veux me racheter auprès de ceux que j'ai le plus blesser, toi et Paul. Il voulait que tu sois heureuse et cela ne se fera que lorsque tu retrouveras Jasper alors je viens avec toi surtout que ma présence te cachera toi et ton clan de la bohémienne. Leah est d'accord avec moi, elle veut que nous aussi nous puissions être de nouveau heureux. Mais avec cette culpabilité qui me ronge depuis toutes ces années nous avons un peu oublié ce qu'était le bonheur.

-Il n'y a rien que je pourrais dire qui te ferait changer d'avis ?

-Non Bella, je te demanderais seulement de m'attendre quelques heures le temps que Leah et moi puissions dire au revoir aux nôtres.

-Prends ton temps Jacob nous t'attendrons, rejoignez nous à la villa des Cullen. Une dernière chose Jacob as-tu conservé mes affaires ?

-Pratiquement tout en fait, il ne manque que ton journal que j'ai remis à Jasper.

-C'est lui qui l'a ? demandai-je surprise.

-Oui lorsque j'ai ouvert la première page j'ai vu que tu lui avais donné son nom alors j'ai cru bon de le lui remettre, me dit-il penaud.

-Tu as bien fait. Est-ce que tu as toujours la carte de crédit, et les papier qu'il y avait avec ?

-Oui j'ai tout ça chez moi.

-Très bien peux tu peux me les ramener quand tu reviens nous allons avoir besoin de liquidité, ainsi que les papiers qui l'accompagnait.

-Je te ramène tout ça.

-Merci Jacob. Je ne sais pas si c'est déplacé ou non, mais si ce n'est pas le cas pourrais-tu saluer ton père pour moi.

-Je le ferais je suis sûr qu'il sera content de savoir que tu n'es qu'à demi morte, dit-il dans un sourire.

-À tout à l'heure, il me déposa une bise sur la joue.

-C'est bon de te revoir Bella.

Je lui souris et il partit, suivit de Leah. Il ne restait plus que la meute enfin ce qu'il en restait et nous. Benjamin était tendu lorsque je relâchais Sam de sous mon emprise.

-Comme je vous l'ai dit je ne veux faire de mal à personne. Mais ne vous avisez pas d'attaquer Jacob et Leah alors qu'ils sont sur vos terres. Parce que traité ou pas je franchirais la frontière et je ne ferais de cadeaux à aucun de ceux qui leur auront fait du mal. Vous m'avez tous protégé à une certaine époque et je vous jure que je vous aime tous, toi y compris Sam. Mais vous savez pertinemment que Jacob est à part pour moi. Je vous en prie ne m'obligez pas à vous faire du mal, laissez les tranquille. Je veillerais sur eux deux et ils reviendrons le plus rapidement possible, si cela vous intéresse.

Je tournais le dos alors qu'un silence glacial régnait dans cette clairière arrivant à l'orée de la forêt je me tournais une dernière fois les loups n'avaient pas bougé.

-Au revoir Paul, je t'aimais aussi. Repose en paix maintenant et merci pour tout, puis je m'enfonçais dans les bois avec Benjy à mes côtés.

Nous arrivâmes près de la maison, Peter et Charlotte nous attendaient à l'extérieur.

-Alors comment ça c'est passé ? J'ai entendu des grognements, m'interrogea Peter.

-C'était chaud ! répondit Benjamin. Sérieux j'ai jamais rien vu d'aussi gros que ça ! Des Loup plus gros et plus grand que des chevaux. Et cette puanteur c'est hallucinant ! s'exclama-t-il.

-Ouais de ça on en a un aperçu, rétorqua Peter en fronçant le nez dans ma direction.

-Et pourquoi ces grognements ? demanda-t-il sceptique.

-Ils n'étaient pas d'accord sur le sort qu'ils allaient me réserver, dis-je nonchalamment.

-Comment ça ? Raconte-nous et arrête de tout paraphraser.

-Comme je m'en doutais Sam n'a pas trop apprécié que je sois devenue une sangsue, en plus il me reproche la mort de Paul. Donc il m'en veut, bien entendu Jacob s'est rebiffé pour prendre ma défense et il y a eu une petite remise en place. Et comme je te l'avais dit il nous a laissé repartir sans problème.

J'avais volontairement laissé quelques blanc dans l'histoire que ce soit assez pour Alice et ses visions et pour que Peter arrête de me poser des questions car il allait falloir que je réfléchisse à comment gérer Alice quand elle ne verra plus rien justement. J'avais besoin de pouvoir réfléchir aux différents scénarios que je pourrais mettre en place.

-C'est parce qu'il a eu la trouille quand tu l'as pris sous ton pouvoir. Elle leur a fait croire que son don était général du coup ils ont tous la trouille qu'elle décide de les tuer à distance. Ils savent qu'ils ne pourraient rien faire contre son pouvoir surtout qu'eux peuvent mourir.

-Je t'avais dit qu'il valait mieux les éviter ! trancha Peter mécontent.

-C'est pas toi qui voulais voir les loups surtout sous leur forme lupine ? lui demandai-je.

-Ouais mais pas au détriments de ma vie.

-Et bien fais toi à l'odeur dès maintenant, Jacob va venir dans quelques heures. Histoire de rencontrer ceux qui m'ont sauvée de tous les dangers de ce monde lorsque j'ai fait mon tour du monde.

-Et ce n'est pas dangereux, je veux dire à cause de notre régime ? demanda Charlotte.

-Il est plutôt cool ce Jacob, avança Benjamin.

-Et puis tant que tu ne tues pas d'humains devant lui et que tu ne lui sautes pas dessus il devrait se tenir convenablement. Et oublie les gentillesses également, il est aussi susceptible que toi, lançai-je à Peter.

-Je ne suis pas susceptible, lâcha avec humeur le concerné.

-Oui c'est ce que je dis, ce qui nous fit tous sourire.

-Je vais aller chasser avant que Jacob n'arrive.

-Ne tarde pas trop on ne sait jamais je n'ai pas confiance.

-Je me dépêche, Benjy tu viens ?

-Ouais, et ne faites pas trop de cochonneries les anciens.

-Putain je vais lui botter le cul au jeune con ! Je vais te montrer de quoi l'ancien est capable, il lui sauta dessus et ils commencèrent à se chahuter.

Bien évidemment Peter avait le dessus. Au bout de dix minutes où je trouvais que j'avais assez patienté. Je partis toute seule, je trouvais vite à me mettre sous la dents deux cerfs. Ensuite je me mis à arpenter les alentours qui me semblait familier, et pour cause j'arrivais dans les bois derrière la maison de Charlie. Je fis rapidement le tour et grimpais sur l'une des branches et regardais de l'extérieur. Mon père était en train de manger avec une femme que je voyais de dos. J'eus la surprise de voir Jake, Leah et Seth arriver bien sûr ils surent que j'étais là, ils levèrent tous la tête. Voir mon père me remplit de joie et de tristesse à la fois, il avait vieilli et avait le visage marqué. Mais son sourire me réconforta, il racontait sa journée à cette femme et je fus heureux qu'il ait trouvé quelqu'un pour s'occuper de lui, il méritait son bonheur. Jacob rentra chez mon père suivit de sa compagne et de son beau-frère.

-Salut Charlie, Salut Sue, chantonna-t-il.

Sue ? La mère de Leah était la femme qui était avec mon père. Il aurait pu tomber plus mal et au moins il mangerait sainement. J'étais vraiment heureuse qu'il se soit épris d'elle et non pas d'une ex-madame Stanley par exemple juste d'y penser ça m'en donnait des frissons.

-Salut les gosses ! Alors quoi de neufs ? demanda la voix bourru de mon père qui me tira un sourire nostalgique.

Cette phrase il me l'avait dite tellement de fois qu'elle m'avait paru tellement banale. Mais aujourd'hui je ne donnerais n'importe quoi pour qu'il me pose encore cette question. Que la vie pouvait être merveilleuse à l'époque.

-Ben on vient vous annoncer que l'on va faire un petit voyage avec Leah ?

-Comment ça un voyage ? questionna Sue.

-Maman pourrais-je te parler ? J'aimerais te confier certaines petites choses qui je pense gênerait Charlie, dit-elle avec un sourire bien travaillé je dois l'avouer.

Cette phrase était bien trouvée. Pour Charlie elle signifiait, qu'elle voulait parler de chose de fille, sujet pratiquement tabou avec Charlie et pour Sue cela voulait dire que ça avait un rapport avec leur particularité.

-Charlie peut-on aller dans la chambre de Bella ?

-Ouais allez-y.

Jacob expliqua à Charlie qu'il avait trouvé un travail en Floride et qu'il voulait aller voir ce qu'il se passait un peu à l'extérieur de Forks. Que Billy était parfaitement d'accord mais il demanda à Charlie de passer de temps en temps pour s'assurer qu'il ne manque de rien. Ce que Charlie promit. À l'étage Leah s'était installée sur mon ancien lit et racontait à sa mère qui était un membre du conseil des anciens, tout ce qu'il s'était passé. Ma transformation, la discussion avec Sam et la prise de position de Jacob. Sue contrairement à ce que je pensais penchait en faveur de la réaction de Jacob. Leah lui dit que j'étais juste en face et Sue voulut me voir mais j'avais peur que si je me montrais Charlie ne me voit et ça je ne le voulais pas, il avait déjà trop souffert.

-Dis à ta mère que je suis désolée mais que je ne veux pas risquer de me faire voir de Charlie. Mais dis-lui que je suis heureuse qu'ils se soient trouvés et que même si je n'ai pas mon mot à dire ils ont mon entière bénédiction.

-Merci Bella, me répondit Leah qui répéta mots pour mots ce que je venais de dire.

J'eus également les remerciements de Sue je demandais à Leah de dire à sa mère de bien veiller sur mon père qu'il était tout ce qu'il me restait sur cette planète. Chose que Sue me promit. Mon téléphone se mit à vibrer.

-Oui ! Répondis-je sèchement lorsque je vis le numéro.

-Que fais-tu espèce de salope, je grognais.

-Fais attention Alice. Ce n'est pas parce que tu as le pouvoir pour le moment que tu peux te permettre ces familiarités.

-J'en ai rien à foutre de tes menaces ! claqua-t-elle. Pourquoi est-ce que je ne te vois plus ?

-Je ne comprends pas comment ça tu ne me vois plus? Un plan venait de se monter à l'instant dans ma tête et cela était un vrai miracle. Il me fallait pouvoir le mettre en marche et ne rien louper surtout. Je suis devant chez mon père et toute seule. Il n'y a personne d'autre que lui, moi et sa femme apparemment.

-J'en ai rien à foutre de la vie sentimental de ton père. cracha-t-elle. Pourquoi est-ce que je ne te vois plus toi et ton clan d'incapables?

-J'en sais rien c'est toi la voyante. Attends tu dis que tu ne les vois plus non plus ? demandai-je simulant la panique. Je vis Leah et Jacob sortir de chez mon père et arriver droit vers moi. Je leur fis signe de me suivre. Heureusement qu'ils avaient l'ouïe fine. Putain c'est pas vrai ! criai-je dans le téléphone. Et je me mis à courir en direction de la maison.

-Qu'est-ce qu'il se passe? Réponds-moi! hurla Alice au téléphone.

-Je sentais qu'ils n'allaient pas en rester là. Les loups ils ont dû attendre que je parte à la chasse pour attaquer les miens. Toi et ta merde de don tu peux pas voir si ils vont s'en sortir ?

-Tu sais...

-Non ! hurlai-je la coupant. Putain faite qu'ils ne les aient pas touché ! grognai-je. Il fallait que je sois le plus crédible possible.

Jacob et Leah comprirent enfin ce que je cherchais à faire. Jacob se transforma et partit plus vite que moi à une certaine distance il se mit à hurler. Leah se transforma à son tour et s'écarta de moi.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle énervée de ne pas pouvoir voir par elle même ce qu'il se passait.

-De la fumée violette ! crachai-je dans le téléphone, comme si elle me gonflait. Ce qu'elle faisait à n'en point douter.

J'arrivais devant la villa en hurlant Peter sortit de la maison paniqué et se mit en garde lorsqu'il aperçut les deux loups géants derrière moi. J'eus juste le temps de lui faire non de la tête et de lui montrer le téléphone et je continuais la comédie je lâchais le téléphone au sol et commençais à casser des cailloux et m'attaquer au parois de la maison, j'espérais qu'Esmé ne m'en veuille pas trop. Autour de moi Leah et Jacob grognèrent menaçant, Peter comprit ce qu'il se passait quand encore une fois je lui montrais le téléphone qui était encore actif et d'où la voix d'Alice se faisait entendre, s'époumonant à m'appeler. Nous simulâmes un remake de bataille ou plutôt un entraînement musclé. Je me mis à hurler le prénom de Charlotte, celle-ci me fit un grand sourire mais n'arrêta pas de faire du bruit, je fis signe à Jacob et lui montrais qu'il devait faire celui qui était blessé, il fit merveilleusement un hurlement de douleur. Puis se fut au tour de Peter de hurler comme s'il venait de se faire arracher un membre. Je leurs fis signe de se calmer, il s'approchèrent tous de moi en grognant.

-Je vous pensais tous de ma famille ! hurlai-je alors que le téléphone était à proximité. Je n'entendais plus Alice mais j'entendais encore le bruit du moteur de sa voiture.

-Putain Jacob comment est-ce que tu peux me faire ça à moi ? Tu m'as aidé tout à l'heure, une deuxième vague de grognement retentit. Allez-y moi j'en peux plus, et je me laissais tomber à genoux. Je suis désolée pour tout, je t'aime Jasper.

À la fin de ma phrase ils me tombèrent tous dessus et Peter qui avait récupéré un rocher l'éclata à côté du téléphone pendant que je hurlais au moment où il fit son bruit si distinctif je cessais mon hurlement, je pris mon téléphone par télékinésie et le fracassais contre le mur. À ce moment la nous avions terminé notre simulation.

-Tu nous expliques ce qu'on vient de faire là ? demanda Charlotte.

-Nous venons de nous libérer de l'emprise de l'autre salope, annonçai-je fièrement.

-Benjy peux-tu aller dans la chambre d'Emmett et Rose il doit y avoir encore des vêtements rapporte de quoi pouvoir habiller Jacob et Leah s'il te plaît.

-Oui Bella, et il partit.

Je leur expliquais ce qui c'était véritablement passé lors de notre rencontre avec le départ de Jacob et son souhait de nous accompagner. Je leur expliquais que j'avais un plan plus ou moins similaire mais que l'opportunité de le rendre plus crédible s'est présenté lorsqu'Alice a téléphoné pour savoir ce qu'il se passait. Qu'elle ne voyait plus mon avenir donc les derniers évènements faisaient que cela rendait l'histoire plus crédible. Elle m'avait au téléphone alors que je n'avais plus d'avenir ce qui voulait dire que d'autre et pour le coup les loups avaient décidé de nous tuer. Ce qui était avantageux dans le sens où elle ne pouvait rien voir venant d'eux. Après il suffisait d'être assez crédible pour qu'elle croit à cette version.

-Je pense que nous avons tous été excellents, rétorqua Jacob qui venait d'arriver avec un bas de survêtement qui appartenait à Emmett.

-Heureusement que vous avez tous compris rapidement la situation.

-J'ai failli leur sauter dessus quand je t'ai vu arriver en hurlant comme une cinglée.

-Je sais et si je n'avais pas été aussi prise dans mon jeu je crois que j'aurais explosé de rire.

-Vas-y rigole ! J'aurais aimé t'y voir à l'inverse.

-Ça va Peter, je suis désolée mais je ne pouvais pas te prévenir avant.

-Et que fait-on maintenant ? demanda Leah.

-Là il nous faut crédibiliser l'histoire, il nous faut trouver quatre vampires qui finiront dans un bûcher à notre place car elle va certainement envoyer son chien de garde pour vérifier ce qu'il s'est passé ici.

-Si tu veux je sais qu'il y en à trois à Seattle restera plus qu'à en trouver un quatrième.

-Va pour Seattle pour commencer. Et on poussera un peu plus loin après. Par contre tu sais ce que ça veut dire ?

-Quoi ?

-Vous allez devoir être avec nous en permanence, expliquai-je à Jacob.

-Je pense que nous allons avoir un petit problème. Rétorqua-t-il.

-Lequel ? demandai-je.

-Nous ne les accompagnerons pas pour se nourrir ? C'est tout simplement impossible.

-Ah ! Merde je ne pensais plus à ça.

-Moi si !

-Ce n'est pas un problème nous irons dans les hôpitaux, proposa Charlotte dont la logique n'était logique que pour elle.

-Ce n'est pas parce que tu vas bouffer un malade que nous allons te laisser faire ! rétorqua Leah amère.

-Non dans les hôpitaux nous trouverons des poches de sangs, nous prendrons que celles qui sont les plus courant comme ça ça soulagera tout le monde et personne ne mourra tant que vous serez avec nous, tout compte fait il y avait bien une logique dans tout ça et une bonne idée de surcroit.

-Ça vous va Jacob ? On ne peut pas proposer mieux. Demanda Charlotte.

-C'est OK pour moi, répondit ce dernier.

-Bien maintenant partons à la chasse aux vampires ils nous faut des corps rapidement, et c'est ainsi que commença notre association inter-espèce. Des loups et des vampires main dans la main au nom de l'amitié. Tout n'était peut-être pas perdu tout compte fait.

31

Chapitre 31 : Échange de bons procédés.

Nous étions à Portland depuis trois semaines, nous attendions nos nouveaux papiers. Heureusement pour nous Peter et Jasper avaient le même faussaire. J'avais pu nous les payer avec la carte de crédit que m'avait fourni mon compagnon lors de mon voyage en solitaire. Je ne m'en étais jamais servi et j'avais espéré qu'il n'avait pas résilié ce compte et surtout qu'il n'aille pas vérifier les mouvements bancaire. Mais je n'avais pas le choix il me fallait de la liquidité pour nous faire traverser tout le pays, l'océan Atlantique et une partie du continent Européen. Heureusement pour moi il ne l'avait pas clôturé, maintenant restait à espérer qu'il ne vérifie pas les mouvements de ses comptes avec minutie. Nous devions récupérer les papiers de tout le monde aujourd'hui. Ensuite nous prendrions l'avion jusqu'à New-York, où nous effectuerons un changement pour rejoindre l'aéroport de Paris puis enfin un vol de Paris à Rome. Une fois à Rome nous prendrons des véhicules pour nous rendre à Volterra. Peter n'avait pas été très enthousiaste quand j'avais expliqué mon plan.

Aller demander de l'aide aux Volturi était à double tranchant, il n'avait aucune confiance en la parole des régents. En plus il risquait de convoiter mon pouvoir ce qui ferait qu'il pouvait fort bien se retourner contre nous pour aider Alice et l'informer que nous étions vivants. Sans parler du fait que nous y allions avec des loups, même s'ils n'étaient pas des enfants de la lune Caïus risquerait de très mal réagir face à mes amis.

Nous avions donc établi un plan d'attaque si les choses venaient à mal tourner. Je devais maîtriser Jane avec mon pouvoir et intervenir rapidement sur Alec les pierres angulaires de défense et d'attaque des Volturi. Peter se chargerait de Félix, Charlotte et Benjy de Démétri. Jacob et Leah se chargeraient des autres s'il devait y en avoir. Normalement avec les jumeaux maîtrisés ils devraient être plus attentif à notre requête. Mais c'était tout de même très risqué, d'aller défier les Volturi chez eux. Nous attendions Peter et Jacob qui avaient été cherché les documents. Tout se passa relativement bien le travail était d'une perfection sans pareille. Jasper avait raison s'étaient de vrais faux papiers c'est pour cela qu'ils coûtaient cher, il fallait graisser la patte d'un agent administratif pour qu'il nous les délivre, mais le résultat en valait largement le prix. Jacob distribua les papiers à tous et nous partîmes à l'aéroport afin d'embarquer.

Durant la première partie du vol je repensais à toute ma vie, tout ce que j'avais gâché volontairement. Qu'est-ce que je pouvais m'en vouloir. Tout ce temps gaspillé à fuir mon compagnon alors que je l'avais à porté de vue, de mains, et aujourd'hui je dépérissais de ne plus le voir, de ne plus le sentir, de ne plus le toucher. Alors que risquai-je de plus? J'avais déjà tout perdu. C'était ma dernière chance de pouvoir récupérer celui qui était mien, de mettre un terme aux manipulations et manigances de cette salope de bohémienne. Je voulais mon compagnon, je n'en pouvais plus de devoir me battre contre mon envie d'aller le chercher. Je voulais me poser et profiter des miens, de ma famille, de lui. Je voulais connaître la paix et le bonheur, je voulais en finir avec tout ça je crois avoir payé assez durement la perte de mon âme. Maintenant je voulais ma part de bonheur et j'allais tout faire pour l'avoir et ce n'est pas les Volturi qui allaient m'en empêcher, ils m'aideront ils n'auront pas le choix, je n'avais pas le choix.

-Bella ! m'apostropha Peter, me sortant de mes pensées.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je.

-Je voulais savoir si tu ne voulais pas changer d'avis. Tu sais que les Volturi s'ils décident de t'aider ce ne sera pas gratuit.

-Je me doute bien.

-Et s'ils te demandaient de rester dans leur garde.

-Tu sais parfaitement que ce n'est même pas une alternative envisageable. S'ils refusent de m'aider j'irais chercher de l'aide ailleurs. Le seul fait que je vienne à leur demander en premier c'est parce qu'avec eux ça irait plus vite.

-Bella pense au fait qu'ils peuvent être plus dangereux que Maria et Alice réunit.

-Écoute Peter si tu ne veux pas venir je n'ai pas de problème avec ça, je comprendrais. Mais moi j'y vais je n'en peux plus, j'en ai marre, marre de me battre en permanence, marre d'être privé de mon compagnon, et j'en ai marre de souffrir. Je ne fais que subir depuis que je les ai rencontré, et je n'en peux plus. J'ai décidé que je ne laisserais plus personne me priver de ce qui est à moi, mon compagnon et ma famille. Si je dois me battre pour quelque chose ce sera pour ça et si je dois y laisser ma vie je le ferais mais je n'arrêterais pas avant soit de retrouver les miens, soit de mourir.

-Je te comprends Bella c'est juste que je voulais que tu aies conscience de tout ça. Et bien évidemment que je viens avec toi il est impensable qu'il en soit autrement. Par contre pense à ce que tu pourrais leur offrir en contre partie de leur aide parce que rien n'est gratuit avec eux.

-Je ne sais pas, j'aviserais sur place.

Le voyage fut interminable, de plus il fallut attendre le coucher de soleil une fois arrivés en Italie. Nous pûmes enfin partir nous avions loué deux véhicules et je pris le volant avec Leah et Benjy, Charlotte et Peter prirent la route avec Jacob qui se chamaillaient pour savoir lequel allait conduire. Ces deux là pouvaient être insupportable ça faisait trois semaines qu'ils faisaient de nos vies un Enfer.

-Je suis contente de ne pas être à la place de Charlotte, annonça Leah amusée.

-Tu m'étonnes, il va falloir que j'ai une petite conversation avec les deux je n'en peux plus de leurs sempiternelles disputes pour savoir lequel est le plus viril, le plus intelligent, le plus fort... ex-cetera.

-Si ça change quelque chose, commenta Benjamin.

Nous fîmes la route et dans notre voiture c'était tranquille enfin sans dispute car tout le monde était plus où moins tendu de par ce que nous nous apprêtions à faire. Tension que les deux mâles de l'autre véhicule canalisaient différemment. À tel point que Charlotte m'avait appelé pour me dire de nous arrêter afin qu'elle puisse monter en voiture avec nous, laissant les deux duellistes se prendre la tête tous seuls. Ce qui je dois dire était la meilleure des solutions. Nous arrivâmes enfin à Volterra il faisait toujours nuit ce qui nous arrangea. Nous sortîmes de la voiture Peter nous dirigea pour nous amener aux abords du château. Une fois à proximité deux odeurs de vampires vinrent nous chatouiller les narines.

-Peter, Charlotte et Benjy nous formons une protection autour de Jacob et Leah. Vous deux essayez de ne pas vous transformer sauf si danger imminent.

-Bien, répondirent Jacob et Leah alors que nous adoptions une formation en losange, moi en tête bien évidemment.

-Ce sont Démétri et Félix, m'informa Peter. Je hochais la tête pour signifier que j'avais bien enregistré l'information.

-Peter et sa compagne. Quelle surprise! s'exclama le moins imposant des deux.

-Démétri, répondit Peter froid.

-Et toi tu es ? Me demanda le dit Démétri en me détaillant des pieds à la tête.

-Quelqu'un qui veut voir tes maîtres, répondis-je aussi froide que Peter.

-Ils ne reçoivent que sur rendez-vous.

-Disons que nous avons un rendez-vous de dernière minute.

-Je ne crois pas que cela se passe comme ça vois-tu. En plus vous êtes bien mal accompagnés pour être en mesure d'exiger quoique ce soit.

-Ben justement. Bon tu vas arrêter de me faire perdre mon temps tu vas m'accompagner jusqu'à tes maîtres. Ou sinon j'irais seule, ils rirent croyant que je plaisantais.

-J'adore son sens de l'humour de ta copine Peter.

-Oui moi aussi. Sauf que là elle ne plaisante pas et je te conseille de t'exécuter.

-De toute façon nous ne pouvons pas les laisser repartir avec des loups, intervint Félix.

-Non c'est vrai, mais de là à les faire rentrer au château.

-Appelle maître Aro et demande lui ce que nous devons faire.

-Oui c'est ça appelle maître Aro, le raillai-je.

Il me regarda et grogna, je lui répondis avec un sourire sarcastique. Je reprenais mes anciens instincts et habitudes ce qui était surprenant en fait. Car je pensais qu'en changeant et en acceptant ma vie je ne serais plus cette guerrière qui avait été le second de Maria des années. Après tout Jasper n'était plus le même, sauf quand sa bête reprenait le dessus. Mais je n'allais certainement pas m'en plaindre. C'était peut-être mon instinct de protection qui me faisait réagir de la sorte, car de mon pouvoir et de mes aptitudes dépendaient mes amis. Démétri prit son téléphone une sonnerie retentit puis une voix masculine retentit de l'appareil.

-Oui Démétri.

-Maître Aro, nous avons un léger problème dans la cité.

-Quel est-il?

-Un clan de quatre vampires dont Peter et Charlotte les anciens soldats et deux autres demandent à vous voir.

-Séance tenante ,ajoutai-je.

-Qui vient de parler ? demanda Aro.

-La femelle qui apparemment serait le chef de ce clan.

-Et aurait-elle un nom cette femelle?

-Je me présenterais en personne si vous le permettez, répondis-je.

Je savais que j'étais populaire dans le sud des États-Unis et je supposais enfin j'espérais du moins que ma réputation avait pu atteindre ce continent. Après tout n'étaient-ils pas les régents? Ne sont-ils censés savoir tout ce qu'il se passe dans notre monde?

-Et quel est le problème que tu m'annonçais Démétri.

-Ils sont accompagné par deux loups d'après l'odeur.

-Effectivement cela pose un problème.

-Ils ne sont pas des enfants de la lune je m'en porte garante et de plus ce n'est pas pleine lune donc vous ne risquez absolument rien.

-Oui c'est juste, me répondit Aro par le biais du téléphone. Démétri escorte nos visiteurs jusque la salle d'audiences.

-Bien maître, et il raccrocha.

-Tu ne sais pas ce que tu viens de faire, me dit le traqueur satisfait.

-Je sais parfaitement ce que je fais. Escorte-nous et fais-moi grâce de tes commentaires.

-Comme il vous sierra ma Reine, répondit-il ironiquement.

-Tu vois que tu sais qui elle est ! rétorqua Benjy amusé.

Ce qui je dois dire me tira un sourire à l'allusion que sous-entendait Benjy. Le fameux pseudo dont m'avait affublée Annabelle et avec lequel elle aimait me charrier. Reine Kalma, en fait même ce surnom me manquait. Nous suivîmes notre escorte dans tout le château, nous arrivâmes devant une grande entrée à double porte. Dans ce château tout était immense et extravagant. Félix ouvrit les portes nous laissant pénétrer, nous étions toujours dans notre formation en losange. Devant trois trônes, chacun occupés. Sur les côtés je vis deux vampires et de par la ressemblance je pus en déduire qu'ils étaient les fameux jumeaux dont je devrais m'occuper si les choses tournaient mal.

-Voilà notre mystérieuse visiteuse ! clama Aro.

-C'est quoi cette puanteur? Des loups ! grogna celui sur sa droite et vu le regard qu'il lançait sur mes amis j'en conclus qu'il était Caïus, je devais faire attention à lui.

-Ce ne sont pas des enfants de la lune, clamais-je.

-Leur odeur te contredis. Comment oses-tu venir dans notre château accompagnée d'enfants de la lune.

-Ce ne sont pas des enfants de la lune! tonnai-je d'une voix autoritaire. Et si vous la fermiez deux secondes je pourrais m'expliquer. Plusieurs grognements des gardes présents se firent entendre.

-Tu te prends pour qui pour venir me parler sur ce ton! Gardes débarrassez-moi de ces vermines! Grogna-t-il.

-Allez-y, ordonnai-je à mes amis qui savaient parfaitement ce qu'ils devaient faire.

J'allais directement sur Alec qui me regardait avec un sourire amusé. Jane qui était à ses côtés me détailla et je sentis une douleur dans tout mon corps mais franchement après être passée sous le pouvoir du Major le sien était ridicule, il aurait pu m'arrêter si je n'avais pas subi les tortures de Maria et celles de Jasper. Je la regardais et l'éjectais à l'opposer de la pièce puis je l'emprisonnais lui procurant une pression intense avec mon pouvoir. Ses os se craquelaient et elle hurla sa douleur, pour une fois elle était à la place de ses victimes. J'entendais mes amis se battre j'arrivais à Alec il tenta de me maîtriser mais j'eus très rapidement le dessus, je devais être rapide car dès que son don se serait enclenché nous serions tous sous son emprise, mais j'avais de la chance c'est qu'il était long à entrer en action il n'était pas instantané comme celui de sa sœur. Je remerciais intérieurement Peter de m'avoir briefé sur leurs dons et leur fonctionnement. En l'espace de quelques secondes j'avais maîtrisé les deux jumeaux. Je regardais en direction de mes amis qui avaient eux aussi prit le dessus. Jacob et Leah tremblaient de toutes parts, ils essayaient de se contrôler pour ne pas éclater ici.

Je tournais la tête vers les régents d'où je pouvais distinguer de la crainte et surtout de l'incrédulité, même Marcus qui paraissait imperturbable, s'était redressé sur son trône et me regardait avec crainte et méfiance. Les yeux de Caïus étaient exorbités, et Aro avait la mâchoire décrochée.

-Nous ne vous voulons aucun mal. Nous sommes ici pour vous demander votre aide. Ordonnez à vos gardes de nous laisser tranquille, et nous les relâcherons.

-Qui es-tu ? me demanda Aro qui s'était repris avant les autres.

-Je vous le montrerais mais ordonnez à vos gardes de rester tranquille.

-Relâche-les et il ne vous sera fait aucun mal.

-Aie-je votre parole Aro ?

-Je ne peux promettre ce genre de chose sans connaître tes véritables intentions, dit-il plus sérieusement.

-Alors laissez-moi vous montrer ce pour quoi je suis venue d'abord et après cela vous aviserez.

-Cela me convient, dit-il. Mais tu dois me donner ta parole en retour que tu ne me feras rien et que tu n'utiliseras pas ton pouvoir sur moi lorsque je te toucherais.

-Je vous le promets et vous pouvez également vous faire protéger par Renata si vous le désirez. Cela vous donnera une protection supplémentaire si ma simple parole ne suffit pas.

-Très bien j'accepte ta proposition, je relâchais Alec qui me gratifia d'un regard noir et relâchais également sa sœur de mon emprise, qui remplaça ses hurlements par des gémissements qui dureraient le temps que ses os se reconstituent.

Je m'avançais doucement en regardant mes amis en train dese positionner autour de Jacob et Leah. J'arrivais devant Aro et lui tendis la main. Il ancra son regard dans le mien alors qu'il se saisit de ma main. Je vis toute ma vie défiler devant mes yeux c'était assez déstabilisant cette sensation, son pouvoir était impressionnant rien ne pouvait lui échapper.

-Effectivement et c'est bien utile quelque fois chère Isabella, répondit-il à mes pensées, en fait il lisait sur plusieurs niveaux à la fois. C'était tout bonnement impressionnant.

-Pas autant que ton pouvoir, il resta encore quelques minutes de plus, rien ne lui avait échappé il était au courant de ma vie aussi bien que moi. À la fin de sa lecture il me relâcha et ordonna à Renata de reprendre sa place que je n'étais pas une menace, ce qui me soulagea.

-Vas-tu nous dire qui elle est et ce qu'elle veut ?

-Et bien je pense que nous aurions pu le trouvez en cherchant un peu. C'est Bella, la fameuse Bella du Texas.

-Le second de Maria ? demanda incrédule Caïus.

-Elle ne l'est plus mais celle-là même c'est pour cela qu'elle n'a eu aucun mal avec nos gardes.

-Pourquoi sont-ils là ? Ils veulent notre aide mais d'après ce que j'ai vu ils n'en n'ont nul besoin, renchérit Caïus.

-Oh que si ! Il s'avère que Bella est la compagne de Jasper Whitlock.

-Non ! Deux puissances pareille ensemble on ne peut pas laisser faire cela, s'exclama Caïus. Je grognai contre le régent, il se redressa sur son siège.

-Du calme Bella. Caïus a tout simplement la crainte que tu ne t'associes à ton compagnon pour nous exterminer et prendre notre place.

-Vous savez parfaitement que ni l'un, ni l'autre n'aspirons à un tel devenir.

-Oui je le sais. Elle dit vrai Caïus, elle ne veut pas nous renverser et de plus elle n'aurait pas eu besoin de son compagnon. Elle aurait très bien pu nous destituer à l'instant avec seulement trois soldats.

-Tout à fait, renchérit Marcus. Mais quelle aide attends-tu de nous ? demanda le plus discret des régents d'une voix intéressée.

-En fait mon compagnon est marié à Alice Cullen.

-Oui la voyante. On peut dire qu'il sait choisir ses partenaires ton Major, ne pus s'empêcher de commenter Caïus. Je grognais à l'idée qu'il me mette sur la même estrade que cette salope.

-Laisse-moi terminer Bella si tu le veux bien. Alice Cullen s'évertue grâce à son don à tenir le Major et Bella éloignés l'un de l'autre. Récemment elle a fait kidnapper Carlisle et son épouse qu'elle a fait torturer jusqu'à ce qu'elle obtienne de Bella la promesse de ne pas approcher des Cullen et du Major sous peine de les tuer. Elle a torturé Bella par...

-Aro ne vous éternisez pas sur ce passage s'il vous plaît.

-Comme il te plaira. Bref, dernièrement elle s'en est également prise directement à la mère de Bella et son beau-père en les torturant et les tuant.

-Et les loups ils sont là pour quoi ?

-En fait ce sont des modificateurs, expliqua patiemment Aro à son frère. Ils n'ont rien à voir avec les enfants de la lune. Ils se transforment à volonté et ce quelque soit l'état de la lune ou du soleil.

-Sérieusement ? fit Caïus.

-Oui et avec un parfait contrôle, renchéris-je, lui coupant ainsi l'occasion de chercher un prétexte pour faire tuer mes amis ou du moins essayer.

-Cela ne me dit pas pourquoi ils sont là ?

-En fait il nous cache des visions d'Alice. Nous ne savons pas pourquoi mais leur présence fait qu'elle ne peut absolument pas nous voir.

-Et cela t'a été bien utile j'ai été très amusé de ta mise en scène, renchérit Aro.

-Comment ça ?

-Bella a profité de la défaillance du don de la voyante de par la particularités de nos amis lupins, pour simuler sa mort ainsi que celle de son clan. Alice les croit morts pour le moment.

-Et que veux-tu de nous ? demanda Caïus.

-Je sollicite votre aide. J'aimerais développer mon don pour pouvoir me rendre insensible au pouvoir de son premier garde. Il est capable d'immobiliser n'importe qui à distance.

-Tu veux que nous t'aidions à devenir plus forte au risque de nous rendre encore plus vulnérable à ton pouvoir et à ta personne!

-Non ce n'est pas ce qu'elle veut, elle ne convoite aucunement notre place. Le rassura Aro.

-Pour le moment mais avec le temps? questionna Marcus.

-Non ce n'est vraiment pas dans ses aspirations. Par contre Peter à raison nous attendons un service à la hauteur de celui que l'on peut te rendre.

-Et que désirez-vous ? Vous savez ce que je suis prête à consentir et ce que je refuserais.

-Pour être honnête Bella j'aimerais que tu nous offres tes services pour le temps de deux missions. J'ai pu confirmer avec la vision de ta vie, que Maria a décidé de marcher sur nos plates bandes et si toi tu n'es pas une menace pour nous, Maria l'est elle.

-Alors les rumeurs sont fondées Maria a pris le contrôle sur le sud des États-Unis ?

-Oui elle règne de la même façon que nous et surtout elle tente de recruter des pouvoirs pour être à notre hauteur. Elle recherche activement un bouclier pour ne plus être sensible au pouvoir d'Alec principalement.

-Il nous faut intervenir rapidement ! acquiesça Marcus.

-C'est pour cela que j'aimerais que Bella nous offre ses services en contre partie de celui que nous pouvons lui rendre.

-Vous voulez que je retourne au Texas pour tuer Maria ? Demandais-je incrédule.

-Maria et son armée ainsi que Nettie nous avons attendu assez longtemps et maintenant leurs petits jeux nous fatiguent. Il est temps que nous reprenions le contrôle de cette partie ci du globe.

-C'est quelque chose d'envisageable, renchéris-je. Mais je n'ai pas assez de mon clan pour y arriver je ne prendrais pas le risque d'y aller sans plus de soldat.

-J'adore ton côté militaire Bella, fit Aro enjoué. Bien évidemment nous t'accorderons le soutien de nos gardes d'ailleurs durant ces missions tu agiras en notre nom, donc sous nos couleurs, je souris à l'initiative d'Aro. Il était de notoriété public qu'Aro était avide de pouvoir et quand je dit « pouvoirs » je pensais aux dons que certains d'entre nous possédaient. Mais si en contre partie j'avais ce que je souhaitais je lui accorderais bien volontiers sa faveur le temps de mener à bien notre petit marché.

-Évidemment, ce ne sera pas suffisant pour récupérer ton compagnon. Alors je te propose toute mon aide, c'est-à-dire que je t'aide à développer ton don. Mais comme l'a fait remarquer Caïus tu seras insensible à tous nos pouvoir. Et associée à ton compagnons et tes amis vous pourrez parfaitement nous renverser sans problèmes. Donc je dois m'assurer que cela ne pourra jamais se produire.

-Que voulez-vous Aro ? demandai-je sceptique.

-Tu vas en Amérique tu t'acquittes de cette mission, tu reviens et je t'aide personnellement à développer ton pouvoir. Une fois cette maîtrise acquise, nous monterons un plan pour les obliger à se regrouper car je suppose que le clan que s'est monté Alice ne doit pas vivre avec les Cullen et je suis persuadé que le Major doit être activement à ta recherche. D'ailleurs, ça nous pouvons le savoir rapidement. Démétri localise-moi le Major s'il te plaît, je me tournais vers le fameux Démétri il ferma les yeux quelques secondes puis finit par répondre.

-Il se trouve en Écosse actuellement, je savais qu'il était un bon traqueur mais le voir en action était tout bonnement extraordinaire. Il était capable de retrouver qui il voulait n'importe où dans le monde et sans même avoir à bouger.

-Merci Démétri, donc vois-tu nous pourrons leur faire part de notre intention de les rencontrer avec un motif légitime, grâce au pouvoir de la voyante. Ils réuniront très certainement le plus de monde possible ne serait-ce que pour s'apporter le soutien de témoins et le Major retournera auprès de sa famille sans aucun doute. Tu pourras ainsi te venger de ceux qui le méritent, et récupérer ta famille en confrontant la voyante avec ce qu'elle a fait. Et je ne doute pas de l'intégrité de mon ami Carlisle pour ne pas mettre ta parole en doute sans compter sur les aptitudes d'Edward, surtout avec notre soutient.

-Que voulez-vous en échange ?

-Je veux ramener avec moi la voyante, mes amis se mirent à gronder de concert avec moi.

-Certainement pas Aro ! Elle va mourir pour ce qu'elle a osé faire aux miens, à mon compagnon et à moi.

-Je n'ai pas dit que je pouvais la ramener en bon état Bella. Il y a pire que la mort et tu le sais. Je crois qu'elle mérite un de tes traitements de faveurs spécial et je dois avouer que j'admire ton imagination en matière de torture. Mais comprends nous Bella, vous êtes le couple le plus puissant de la création et vous serez également le plus redouté, et certainement le plus convoiter par certains clans. S'ils enlèvent un des tiens et te menace de les tuer si tu ne nous renverses pas, tu sais très bien que tu t'exécuteras. Je ne cherche qu'à nous protéger en faisant cela.

-Si je la laisse en vie elle trouvera un moyen de nous atteindre encore une fois. Et ça je ne le permettrais pas.

-Bella si cela peut te rassurer, je m'occuperais personnellement d'Alice je la toucherais trois fois par jour au minimum, elle ne pourra rien comploter que je ne saurais détecter avant.

-Je ne sais pas j'ai besoin d'y réfléchir, je n'aimai pas cette idée, je voulais la voir brûler sur un bûcher après un long moment de torture. Il ne pouvait pas me demander ça.

-Bella m'interpella Peter en s'approchant de moi, il me posa la main sur l'épaule en signe de soutient et de réconfort.

-Je pense que cette offre est honnête. Tu sais que si nous y allons nous seuls elle ne verra plus son avenir, ni ceux des Cullen dès le moment où nous nous déciderons. Elle comprendra certainement que nous nous sommes joués d'elle et mettra en place ses menaces. Nous savons aujourd'hui qu'elle ne renoncera à rien pour le garder auprès d'elle. Elle le laisse parcourir le monde car elle pense que tu n'es plus en vie, et qu'elle le récupèrera bientôt. Quand elle aura pu monter un plan qui lui démontrera certainement ta mort, comme elle l'a fait avec Maria.

-Tu as sans doutes raison, mais je ne peux pas la laisser vivre. Pas après ce qu'elle a fait, elle m'a pourri la vie, elle m'a donné à cette garce de Maria, elle a tenté de me briser et tu sais comment, elle a torturé et tué ma mère et Phil. Je ne peux pas la laisser vivre Peter.

-Je te comprends Bella et je t'assure que j'aimerais la voir brûler dans un bûcher également. Mais comme l'a dit Aro il y a pire que la mort, et si Aro promet de ne pas lui laisser l'opportunité de tenter une vengeance.

-Oui je me doute mais qui me dit à moi que vous ne vous servirez pas du don de la bohémienne pour tenter de nous tuer Jasper et moi. Caïus nous craint, bien que nous ne représentons aucune menace pour votre gouvernance. Mais on sait tous, ce que la peur peut nous amener à faire.

-Bella même si cela était dans nos intentions, une fois que tu auras fait évoluer ton don tu seras insensible à Alec aussi bien qu'à Jane quoiqu'apparemment cette dernière ne t'a pas fait réellement de mal et même sans évolution. Je ne suis pas suicidaire. Je sais que tu es parfaitement capable de tous nous anéantir pour ne pas nous en prendre à toi ou à l'un des tiens. Bella je sais que cette situation est inextricable mais il va te falloir nous faire confiance. De plus Carlisle est un ami je me dois de l'aider à re,dre sa famille plus saine. J'aimerais qu'il en soit de même pour toi, j'aimerais te compter parmi mes rares amis. Si tu me fais la promesse de ne jamais t'attaquer à mon clan, je te promets de ne jamais m'en prendre à ta famille.

-Bella j'ai une solution, qui pourrait nous sortir de cette situation. Mais avant tout je veux être sûr Aro. Vous aiderez Bella à développer son pouvoir en contre partie de l'éradication de Maria, de Nettie et de leurs armées respectives ?

-Oui c'est bien cela.

-Donc la deuxième partie de ce marché consiste à votre implication à confronter l'ensemble des Cullen afin de les réunir, contre la chienne de bohémienne ?

-Nous sommes bien d'accord, conclut le régent.

-Dans ce cas nous pouvons seulement statuer pour le moment sur la première partie le temps que je reçoive l'aide extérieur d'un ami qui pourrait vous rassurer tous deux ?

-À quoi penses-tu Peter ? demandai-je.

-J'ai un ami Allemand qui peut déceler si les gens sont honnêtes. Il ne détecte pas forcément les mensonges, mais il peut déceler si une proposition est faite en toute honnêteté, et il peut être là dès demain soir si je l'appelle de suite.

-Cela me convient, renchérit Aro.

-Si tu as confiance en lui ça m'ira également, terminai-je. Bien que je n'étais toujours pas réjouie de savoir qu'elle allait s'en sortir vivante si ce marché s'avèrerait être « honnête », enfin si j'acceptais ce qui n'était pas gagné.

-Oui je lui fais confiance. Je l'appelle maintenant, acheva mon ami.

-Donc nous avons une partie d'accord, très bien, fit Aro de nouveau enjoué. En attendant de recevoir l'ami de Peter nous allons vous installer dans une aile du château qui reste la plupart du temps inoccupée.

-Aro j'ai encore une objection si vous le permettez. Vous avez pu constater que deux d'entre nous sommes végétariens et nos amis Quileutes sont des Protecteurs. Nous ne pourrons rester auprès de vous à cause de votre alimentation.

-Oui j'avais omis ce détail, renchérit Aro ce qui provoqua un grognement de la part de Jacob qui était resté plus ou moins silencieux jusqu'à présent. Du calme jeune ami, je conçois ton rôle et je comprends votre besoin de vous éloignez d'ici. Démétri tu conduiras nos amis jusqu'à notre villa de Livourne où ils séjourneront le temps qu'ils resteront parmi nous.

-Merci Aro, terminai-je. Nous reviendrons dès que l'ami de Peter nous aura rejoint, et nous reprendrons nos discussions en attendant s'il vous plaît ne prenez aucune décision sinon elle le saura.

-Ne t'en fait pas Bella nous avons parfaitement saisi l'importance de ton secret, et nous saurons le préserver. Nous profiterons de la présence de tes amis pour fomenter un plan si nous arrivons à un accord convenable pour nos deux parties ce que je ne doute pas.

-Bien dans ce cas nous vous disons à demain, puis nous pûmes faire une sortie moins mouvementer que notre arrivée.

Démétri nous conduisit d'abord jusqu'à nos voitures, nous le fîmes monter dans le véhicule de Jacob et Peter nous rîmes tous sous cape lorsqu'il s'installa au volant. Bizarrement nous pûmes constater que mes deux amis s'étaient alliés pour faire du trajet du traqueur un véritable Enfer. Au bout d'approximativement une heure nous arrivâmes devant un manoir isolé et surtout sécurisé avec autant de systèmes de sécurités qu'il devait y en avoir dans les bureaux de conception de la NASA. L'endroit n'était pas trop mal mais ce côté démesure me déplaisait au plus haut point tout n'était qu'étalage de luxe. Mais pour le temps que nous passerions ici j'arriverais à m'en accommoder.

Je me trouvais un endroit où je pourrais m'isoler et je repensais à tout ce qu'il s'était dit lors de notre entrevue avec la famille royale. Comment pourrais-je laisser cette salope s'en tirer à si bon compte ? Comment pourrais-je la laisser vivre après ce qu'elle avait fait ? Mais Aro avait raison il pouvait y avoir bien pire que la mort. Et puis je dois admettre que l'aide des Volturi me permettrait d'épargner la vie de ma famille, car si au départ j'avais eu un léger doute sur le fait qu'elle puisse faire du mal à ceux avec qui elle avait partagé près d'un demi-siècle de vie, je n'en doutais plus. Elle n'avait pas une once de bonté au fond d'elle rien ne l'empêcherait d'atteindre le but qu'elle s'était fixée. Et en plus je devais prendre en compte que mon père était humain et qu'elle pouvait très bien s'en prendre à lui aussi. Et avec sa merde de pouvoir elle pourrait contourner la vigilance des loups, et tout ceci avant même que je ne puisse le protéger. Putain dire qu'il fallait la laisser en vie me foutait le moral en l'air. Démétri arriva à mes côtés.

-Tu aurais pu me dire qui tu étais !

-Cela aurait gâché mon entrée, répondis-je ironiquement.

-Tu es vraiment la compagne du Major ?

-Tu crois que je m'amuserais à ça dans le cas contraire ?

-Non mais c'est juste dommage. Tu es assez à mon goût.

-Démétri ferme-là, si tu tiens à ta vie. Sans quoi je me ferais un plaisir d'informer le Major de tes tentatives de dragues sur sa compagne, grogna Peter qui arrivait.

-Ce n'est pas possible t'es pire que de la glu toi. Tu veux pas aller faire un tour ailleurs pour voir si on y est.

-Démétri crois-tu sincèrement que je t'accepterais dans mon lit après être passé dans celui de mon compagnon. Sérieusement aucun vampire sur cette planète ne tient la comparaison et j'ai expérimenté crois-moi.

-Qui ne tente rien n'a rien.

-Tu sais que tu serais presque drôle, rétorquai-je amusée.

-Au moins je n'aurais pas perdu mon temps, me dit il avec un sourire résigné. Il se leva et partit rejoindre le groupe.

-Alors ma belle toujours en train de te torturer ?

-Ouais c'est juste impensable de la laisser en vie.

-J'en conviens mais n'as-tu pas saisi la subtilité de Aro. Il la veut en vie il n'a pas précisé dans quel état.

-Effectivement je sais pertinemment que je pourrais la faire souffrir pour le reste de son éternité. Mais c'est justement ce qui m'ennuie je sais qu'elle pourra toujours être une menace tant qu'elle sera en vie peu importe son état.

-Ne te fais pas de soucis pour ça nous aurons la confirmation de ce que l'on pourra faire avec l'arrivée de Tobias. Tu pourras te décider à ce moment. Mais tu sais que leur aide serait un plus pour mener à bien ta mission, en préservant la vie de tous. Personne ne sait pour elle et ses manipulations et si elle envoie Ben sur l'un des Cullen il ne pourra pas l'arrêter, même Jasper ne le peut pas. C'est une véritable menace ce mec.

-Je sais et j'avoue que je n'avais pas pensé au fait qu'ils soient dispersés au moment où nous irions les trouver, ni au fait qu'elle pourrait se douter de notre dissimulation en ne voyant plus son avenir. J'admets que l'aide des Volturi nous arrangerait.

-Ne te fais pas de souci Bella en plus c'est vrai que pourraient-ils contre toi et le Major réunis. Et il a parfaitement vu que tu ne seras pas une menace pour eux. Tu savais qu'il allait te demander quelque chose d'important et la convoitise de pouvoir puissant d'Aro n'est pas une légende. Et puis je pense que tu as assez attendu et le Major également, il est temps que vous puissiez vivre ensemble et heureux.

-Je sais ! J'ai besoin d'avoir l'avis de ton ami pour me décider. S'il me confirme que les intentions d'Aro sont honnête j'accepterais. D'une part parce que comme tu le dis j'ai assez attendu et que je n'en peux plus d'être loin de lui. Mais aussi parce que Jacob et Leah ont besoin de retourner auprès des leurs. Leurs places n'est pas au milieu de vampires, ils ont droit également au repos.

-C'est un fait même s'ils gèrent plutôt bien la situation je pense que tu as raison. Il ne peuvent pas rester avec nous. Ils doivent se battre contre leurs instincts et je doute que ce soit facile tous les jours.

-Surtout que tu ne fais rien pour leur facilité la tache, en tout cas pas celle de Jacob.

-Mais c'est parce que je l'aime bien au fond. De toi à moi et ne lui répète pas. Je le trouve sacrément courageux d'avoir oser se rebeller contre son chef de meute pour ses principes sans parler du fait qu'il ait tout abandonné pour rejoindre un clan de vampire.

-Tu sais je m'en doutais je commence à te connaître un peu. Mais tu as seulement une drôle de façon de lui montrer.

-Tu sais comment je suis, et puis lui donner l'opportunité de se défouler sur quelqu'un d'autres c'est pas mal non !

-Tu fais preuve d'une grande bonté d'âme Peter, le raillai-je.

L'ambiance était à peu près similaire durant la journée qui s'écoula entre les chamailleries de Jacob et Peter en incluant Démétri qui apparemment et malgré la puanteur de mes amis Quileutes se plaisait à prendre partie dans les querelles sans fin des deux éternels adversaires. Ces derniers profitaient d'ailleurs du fait qu'un nouvel élément était présent pour s'allier. Je crois que je ne les avais jamais vu s'entendre aussi bien qu'en présence de Démétri et je dois dire que cela plaisait à tout le monde. Quant à moi je passais mon temps avec Charlotte et Leah qui s'entendaient mieux que leurs conjoints respectifs en tout cas elles faisaient meilleur figure. La sagesse féminine je crois qu'il n'y avait rien de mieux pour témoigner de la véracité de cet adage. Je me surprenais souvent à penser à la proposition d'Aro et au plus les heures passaient au plus je pensais que j'aurais à y gagner d'accepter son aide enfin si cela ne se retournait pas contre moi à long terme. Ce vide si pesant en moi devenait de moins en moins vivable. Dire que j'étais à la limite du supportable aurait été peu dire. J'avais dû mal à rester concentrée, plus de mal à respirer, et ces boules que j'avais en permanence dans ma gorge et dans mon ventre qui me nouaient m'empêchant de me sentir bien, et de profiter de mes amis. D'ailleurs je pense que c'est cela qui me pesait le plus, en plus de cette sensation que je n'étais pas entière. J'avais pratiquement tous ceux que j'aimais autour de moi, mais il me manquait ma famille et surtout l'amour de ma vie et Dieu sait qu'il me manquait au delà même du tolérable.

Tobias arriva comme prévu. Peter nous présenta et lui expliqua ce que nous lui demandions et ce que nous attentions de lui, avec la certitude qu'il ne subira aucunes représailles. Une fois ceci fait nous prîmes la route Tobias était assez nerveux en présence de mes amis. Je préférais le garder avec moi et à l'avant de la voiture qu'il soit à porter de mains, des miennes mais surtout pas en ligne de mire de Jacob qui avait préféré échanger sa place avec Leah quand il avait vu que l'ami de Peter était réticent à monter dans le même véhicule qu'un loup. D'ailleurs Peter monta également avec nous mais contrairement à d'habitude il n'y avait pas de querelle, la tension émanant de Tobias était suffisante en soi. Heureusement pour nous le voyage s'effectua rapidement la nuit étant tombée nous pûmes aller beaucoup plus vite qu'en plein jour. Nous arrivâmes enfin à Volterra nous permettant de sortir de cet espace confiné. Nous atteignîmes la salle d'audience où les régents nous attendaient.

-Bella, Peter et vous autres nous sommes heureux de vous revoir.

-Aro, Marcus, Caïus, les saluai-je à mon tour.

-Je vois que ton ami est arrivé Peter. Ferais-tu les présentations ?

-Aro, Marcus, Caïus je vous présente Tobias un ami de longue date, dont la spécialité est de pouvoir certifier si une personne est honnête ou non. Mais dans notre cas on va seulement s'arrêter sur notre petite marché.

-J'appellerais notre arrangement, « un échange de bons procédés ».

-Le fait est que Tobias pourra être utile principalement à Bella puisque votre don vous permet de sonder jusqu'à son âme, et donc vous savez qu'elle est honnête.

-Effectivement, je sais pertinemment à qui j'ai affaire mais je comprends qu'après ce qu'elle a vécu ne puisse donner sa confiance aussi facilement.

-Par contre que ce soit de mon côté comme du votre Tobias devra repartir en paix sa voix n'engagera aucune représailles d'aucune sorte. Avançais-je pour soulager l'ami de Peter.

-Il en va de soit. Je suppose qu'il va falloir réitérer ma proposition pour que votre ami ici présent puisse détecter le bien fondé de ma proposition.

-Oui c'est comme ça que cela fonctionne, intervint enfin Tobias avec son accent Allemand bien prononcé.

-Bien donc Bella je reformule mon offre. Je te propose à toi et à ton clan de t'aider à récupérer ton compagnon et ta famille. En contre partie j'aimerais récupérer Alice la voyante pour la mettre à mon service. Elle sera traitée avec le peu de respect qu'elle mérite. Je m'engage également dans ce procédé à ne jamais me servir du pouvoir de la voyante contre toi ou les tiens qu'ils soient lupins ou vampires. Ai-je bien résumé tes craintes Bella ?

-Parfaitement et je serais d'accord après l'avis de Tobias, répondis-je, puis je me tournais vers le concerné. Je t'en prie Tobias quels sont tes conclusions, son visage paraissait moins crispé et même souriant lorsqu'il annonça.

-Cette transaction est tout à fait honnête entre les deux parties.

-Voilà qui rassurera tout le monde. Donc Bella es-tu toujours d'accord pour cet échange de bons procédés ?

-Je le suis Aro.

-Maintenant passons aux détails de notre plan.

-Excusez-moi mais me permettez vous de me retirer ? Demanda Tobias visiblement pressé de nous quitter maintenant qu'il avait accompli sa mission.

-Je n'en vois pas d'inconvénients, lançai-je. Et je te remercie pour ta précieuse aide Tobias.

-Les amis de mon amis sont mes amis jolie Bella. Je te souhaite de réussir dans tes projets, je hochais la tête en remerciements. Aro le remercia également et Peter promit de le contacter bientôt.

-Bien revenons en à notre arrangement. Je pense qu'il faille faire en sorte qu'Alice voit que nous allons venir les trouver pour qu'elle réunisse tout le monde, aussi bien le Major que ses propres gardes, lança Aro.

-Maintenant nous reste à trouver un moyen légitime de nous déplacer pour venir leur demander des explications, quelque chose d'assez sérieux et légitime, termina Marcus.

-Une violation de vos lois serait ce qu'il conviendrait le mieux, clama Jacob.

-Oui cher Jacob c'est ce qu'il nous faut trouver pour nous octroyer un déplacement légitime.

-Et ta lettre Bella ? tenta-t-il.

-Mais bien évidemment! Vous êtes remarquable Jacob. S'exclama Aro.

-C'est quoi cette histoire de lettre ? demanda Caïus. Aro lui expliqua à quoi correspondait cette fameuse lettre.

-Bella je crains que je t'ai un peu trop vite jugé, j'apprécie beaucoup ton tempérament. Une humaine faisant trembler un clan entier de vampires c'est pas donné de voir ça tous les jours, s'amusa Caïus.

Ce qui me surpris car il avait réputation d'une personne dénuée d'humour. Jacob sourit fièrement et je ne sus si c'était parce qu'il avait trouvé le moyen de faire pression sur Alice et les Cullen ou si c'était en souvenir de cette histoire.

-Cette histoire de lettre est bonne maintenant il faudrait la crédibiliser. Bella pourrais-tu me la réécrire ? Nous ferons passez notre visite sur le motif de cette lettre, nous ne sommes pas censé savoir que tu as été transformée depuis puisque nous ne somme pas censé te connaître.

-Oui ce pourrait être une bonne idée. Pour le reste de nos arrangements nous avons décidé de t'accompagner Caïus, Marcus et moi.

-Vraiment ? m'exclamai-je.

-Oui il y a bien longtemps que nous ne nous sommes pas aérés et de plus il va falloir faire courir le bruit que c'est nous Volturi qui avons mis un terme à ces guerres dans le sud que plus personne ne vienne pour recommencer. Tout ceci a assez duré il est temps que nous reprenions le contrôle sur ces terres.

-Si vous le désirez je n'y vois pas d'inconvénients. Seulement je gèrerais la stratégie je les connais toutes les deux enfin plus Maria que Nettie. Mais les connaissances de Peter alliées aux miennes feront que nous serons certainement plus efficace à nous adapter.

-Je pensais te laisser te débrouiller nous ferons seulement acte de présences juste pour que l'on nous voit et que l'on sache que nous nous sommes déplacés.

-En fait nous sommes principalement curieux de te voir à l'action Bella, déclara Caïus.

-Enfin principalement Caïus, renchérit Marcus.

-Je crois que tu t'es fait un fan Bella. Conclut Aro.

-Je suis flattée. Donc si j'ai bien compris nous allons d'abord au Texas en terminer avec Maria et Nettie. Et ensuite vous m'aiderez à développer mon pouvoir.

-Oui c'est exactement ça. Je pense que pour ton pouvoir cela ira vite, je pense avoir trouvé comment t'aider. Si nous travaillons correctement nous pourrons y arriver en approximativement 48 heures. J'ai eu le temps de faire des recherches aujourd'hui dans mes ouvrages et je sais comment nous allons aborder ton entraînement.

-Très bien nous partons quand ?

-Dans quelques heures le temps que tous puissions nous restaurer. Si cela convient à tout le monde ?

Je me tournais vers mes amis pour leurs poser la question silencieusement.

-Autant y aller au plus tôt, on n'en rentrera que plus vite, trancha Peter.

-C'est OK pour nous. Nous serons de retour dans environs quatre heures. Acquiesçais-je.

-Je fais préparer le jet. À tout à l'heure.

Nous prenions place dans le jet les trois régents ensemble, Jacob, Leah, et Benjamin ensemble. Charlotte, Peter et un vampire, Afton je ne connaissais pas. Je m'installais aux côtés de Jane et Démétri. Il y avait également Corin, Felix et Renata. Alec n'était pas présent car il était censé veiller sur les femmes de Caïus et d'Aro ainsi sur le château lui-même. Je pus faire connaissance avec Jane qui malgré des débuts assez houleux s'avéra être quelqu'un d'intéressant, mais j'eus un mal fou à me concentrer sur de simples conversations. Au bout de quelques heures de vol j'allais rejoindre Peter pour parler stratégie. Nous commençâmes à élaborer notre plan d'action pour Nettie nous miserions sur la surprise. Je leur détaillais ce que j'avais vu et comment étaient les lieux. Nous fîmes des équipes d'attaques bien évidemment je voulais Jacob et Leah avec moi, ce qui déstabiliserait assez les nouveaux-nés pour que nous puissions les attaquer et les tuer rapidement. Nous arrivâmes à Santa-Fé et nous débarquâmes encapuchonnés à cause du soleil qui régnait sur cette partie du monde. Seul Leah et Jacob se baladaient normalement et je les enviais car j'aimais sentir le soleil contre ma peau. En fait ce que j'aimais surtout c'est le regard d'un certain Major se poser sur moi alors que je prenais des bains de soleil sur ma terrasse. Je poussais un soupire mélancolique. Jacob vint près de moi il posa son bras autour de moi comme il le faisait pour me soutenir lorsque j'étais humaine.

-Tu sais que je n'ai plus besoin de soutien.

-Est-ce que tu es sûre de ça ?

-Je ne sais pas je crois que je me passerais jamais de ta chaleur.

-Pour ça je peux te comprendre, répondit-il en plaisantant. À quoi pensais-tu ?

-À Jasper à quoi veux-tu que je pense ?

-J'avais compris ça mais à quoi exactement ? Avant tu m'aurais tout détaillé et je dois t'avouer que notre complicité me manque. J'ai l'impression que lors de ta transformation tu as perdu ce qui faisait que tu étais ma Bella. Je sais que tu es passée par des choses pas très réjouissantes. Mais j'espérais pouvoir te retrouver un tout petit peu. Malheureusement ce n'est pas le cas.

-Je suis désolée Jacob c'est juste que j'ai dû m'adapter à tellement de chose que j'ai dû enfouir mon humanité si je puis dire. Je ne peux pas me montrer telle que je suis enfin pas encore. Mais si tout va comme je l'espère tu pourrais peut-être me revoir d'ici peu et je suis sûre que tu apprécieras le temps où je te foutais la paix.

-Je ne crois pas, rétorqua Leah. Mais c'est bon de voir que tu sais ce que nous attendons. Car à moi aussi tu me manques.

-Je suis désolée, il va juste falloir que je retrouve mon équilibre et je pense que tout se remettra en place comme il se doit lorsque j'aurais récupéré mon compagnon.

-Ton équilibre passe par Jasper.

-Comme le tien passe par Leah.

-Je comprends, mais que cela ne t'empêche pas de venir me faire un câlin.

-Alors ça ça ne risque pas! Tu pues Jacob Black après je vais empester le chien mouillé, j'entendis Peter éclater de rire alors que je gratifiais Jacob d'un sourire amusé.

Il s'amusa de cette réplique et me taquina également tout le long du trajet. Aro s'était occupé de la logistique cela faisait que nous avions plusieurs véhicules à disposition. Nous arrivâmes à proximité de la grande villa de Nettie. Jacob et Leah allèrent se transformer à l'écart. Jacob paraissait impatient de commencer le carnage. Une fois en position nous avançâmes mon clan et moi en première ligne les Volturi juste derrière en protection autour des régents. Je dois dire que nous étions assez impressionnant surtout avec les loups. Bien vite l'alarme fut donnée et nous vîmes les soldats de Nettie prendre position. Nettie arriva et se plaça à leur tête. Elle se statufia lorsqu'elle vit les loups puis les Volturi derrière moi.

-Nettie je suppose, fit Aro d'une voix moins enjouée qu'à l'accoutumé.

-Oui je suis Nettie, se reprit-elle toujours pas rassurée.

-Tu sais qui nous sommes, je suppose.

-Oui je le sais et je suis surprise de vous voir si loin de chez vous.

-Nous sommes venus faire un peu de ménage. L'informa Caïus.

-Je vois. Et vous espérez que je me laisserais faire? Surtout que je ne vois pas votre si précieux.

-Tu parles d'Alec je présume. Non effectivement il n'est pas là il avait une autre mission à effectuer. Mais vois-tu nous avons tout aussi efficace que lui. Déclara Aro.

-Vous parler de vos loups, des traîtres ou des espions qui gonflent vos rangs.

-Pour les loups j'ai moi même hâte de les voir au combat. Quant à Peter et Charlotte leurs compétences sur un champ de bataille n'est pas qu'une légende. Et celle que tu appelles espionne en était une c'est un fait, mais pas pour moi. Bella je t'en prie à toi l'honneur.

-Bella celle de Maria ? demanda-t-elle paniquée.

-C'est affligeant de m'associer en permanence de cette façon comme si je n'étais qu'un vulgaire chien de compagnie. Je pris Nettie sous mon contrôle et l'attirait à moi sous les grognements de ses soldats.

Et la mêlée se lança. Une fois Nettie dans mes mains rapidement je l'étêtais, puis lui arrachais les bras ? Je pus me lancer dans la bataille rapidement en faisant attention de rester auprès des loups, ils travaillaient ensemble et s'en sortaient remarquablement bien. Quant à moi je retrouvais vite mes instincts, et je me surpris à être de nouveau grisée par cette sensation de toute puissance et je m'en donnais à cœur joie. J'attrapais mes adversaires les uns après les autres soit avec mon pouvoir soit avec mes mains, j'étais en train de démembrer une femelle quand j'aperçus Jane en difficulté face à trois nouveaux-nés. J'en éjectais un et attrapais celui qui venait de la mordre. Une vingtaines de secondes plus tard il n'en restait qu'un tas de morceaux au sol. Je repris le combat toujours avec un œil sur mes amis, tous mes amis, bien que je me faisais moins de soucis tout de même pour Peter et Charlotte que pour mes amis Quileutes. Je n'aimais pas les savoir sur un champ de bataille ils étaient vulnérable ayant un cœur qui battait vaillamment dans leurs poitrines. Le temps passa rapidement enfin c'est l'impression que cela me donnait, mais le temps passe toujours trop vite lorsque l'on s'amuse. Je vis Caïus se joindre à la mêlée alors qu'Aro et Marcus commentaient les actions des uns et des autres. Nous exécutâmes les derniers vampires et nous pûmes commencer à nettoyer le champ de bataille.

-Que ça fait du bien de se défouler de temps à autre. Me dit Caïus en apportant de nouveaux morceaux pour la flambée.

-Je suis d'accord avec vous. Je dois avouer que j'apprécie toujours cela, j'attirais les morceaux qui traînaient sans cesser de discuter.

-Si tu aimes tellement ça je peux t'offrir une place au sein de ma garde.

-Je suis flattée Caïus mais bien que j'aime les combats je dois avouer que je veux par dessus tout connaître un peu de paix.

-Je comprends mais sache que tu as ta place quand tu veux au sein de notre garde.

-Merci Caïus.

Nous terminâmes le ménage et nous prîmes la route en direction du jet qui nous emmènerait au Texas. Chacun se remémorant ses exploits et Jacob ne tarissait pas d'éloge sur sa compagne, ce qui me fit sourire. On en aurait presque oublié qu'ils étaient des loups au milieu de vampires. Avec Démétri c'était à celui qui en avait eu le plus. Et c'est Peter qui leur dit qu'il faisait pâle copie à côté du nombre que j'avais comptabilisé. Il étaient tous deux blessés dans leur orgueil ce qui fit rire à peu près tous les passagers du jet. Nous arrivâmes rapidement à Austin où comme précédemment des véhicules nous attendirent à la sortie du jet. Comme précédemment nous avions établi un plan d'attaque.

Aro m'informa qu'il voulait toucher Maria, il voulait connaître son degré d'implication avec Alice et surtout savoir si elle l'avait contacté et surtout récemment. Nous étions pas très loin du ranch et avant de faire connaître notre présence je demandais à tous d'épargner la demeure au maximum car j'aimais cet endroit et que je ne voulais pas le dénaturer. Peter me regarda bizarrement. Je me doutais qu'il se demandait ce qui pouvait me passer par la tête pour que je veuille préserver l'endroit qui avait fait de moi un monstre. Je haussais les épaules puis je pris place au centre de mon groupe. Je regardais tout le monde et je fis mes dernières recommandations à tous. Je garderais également Benjamin à l'œil, surtout ici. Caïus avait encore l'intention de se battre à nos côtés. Il était le plus physique des régents, il prenait plaisir à être sur un champ de bataille et je trouvais ça peu surprenant quand on le comparait aux deux autres. C'était peut-être pour ça qu'il était aussi fougueux lors des entretiens c'est qu'en fait il devait sérieusement s'ennuyer.

Nous arrivâmes sur le ranch j'y pénétrais la première avec mes amis pour ne pas trop affoler Maria qui ne devait pas encore être au courant que Nettie avait été détruite car nous avions été rapide, et c'était le but recherché. J'arrivais devant la maison ce fut Ross qui nous accueillit avec Cassie.

-Tiens la traîtresse qui rentre au bercail.

-Ferme-là et va chercher Maria ! ordonnai-je.

-Tu n'as pas d'ordre a donné tu n'as plus de rang ici.

Je le pris sous la coupe de mon pouvoir et lui fit une pression sur sa carcasse afin qu'il s'effondre de douleur. Je regardais Cassie alors que j'avais toujours Ross en mon pouvoir.

-Vas chercher Maria et dépêche-toi sinon tu es la prochaine, elle ne se fit pas prier et partit rapidement. Benjy vas faire un bûcher au moins ce sera déjà ça de fait, mon jeune frère s'attela à la tâche, il termina lorsque Maria arriva.

-Tu t'enfuis de chez moi en emportant quatre de mes meilleurs soldats, puis tu te permets de revenir avec des putains de loups puants et des traîtres et tu tues mon second? Dit-elle la rage dans la voix.

-Ross était ton second? Tu dois être bien mal pour choisir si misérable, la raillai-je.

-Cassie va réunir nos soldats je pense que Bella et ses amis ont besoin d'une petit remise en place, c'est ce moment là que choisit Aro et les Volturi pour faire leur entrée.

-C'est quoi ça ? tu m'as trahi pour rejoindre les Volturi ! demanda-t-elle en colère.

-Ce que j'ai fait en partant d'ici ne te concerne pas Maria. Par contre je ne peux pas avoir l'aide dont j'ai besoin sans eux. Et leur volonté est de t'éliminer une bonne fois pour toute.

-C'est à peu près ça effectivement, renchérit Aro en venant se positionner à mes côtés. Je dois dire qui tu as été très inspirée en choisissant Bella. Quelle guerrière et son pouvoir c'est tout simplement extraordinaire.

-Je ne suis pas franchement du même avis aujourd'hui. J'aurais dû écouter les conseils que l'on m'avait donné à l'époque et la tuer. Mais la convoitise des pouvoirs vous amène à faire des choix regrettables. Mais vous devez savoir cela Aro vous avez à peu près la même addiction que moi.

-J'aime avoir des pouvoir dans mes rangs c'est vrai, mais je m'efforce de respecter les caractères de chacun. Et puis j'ai moi même un don pour me permettre de choisir ma garde, chose que tu n'as pas. Et apparemment même l'aide de la jeune Cullen s'est avérée insatisfaisante.

-Comme cela vous savez pour Alice ?

-Oui elle est venue tout m'avouer lors de notre mission avec Edward. Elle m'a dit le rôle qu'elle avait tenue dans ma nouvelle vie. Sauf qu'elle voulait que tu me tues.

-Et j'aurais dû l'écouter elle m'avait dit que tu serais la gangrène de mon armée, mais je n'ai pas voulu la croire. J'aurais dû suivre ses conseils, ils ont toujours été avisés.

-Oh que non! Tu n'étais qu'une marionnette dans ses mains. C'est comme pour Ben sais tu qu'il est avec elle et depuis le début ?

-Ce n'est pas possible !

-Et moi je t'assure du contraire.

-Bien je pense que nous avons perdu assez de temps. Bella je t'en prie, il me donnait le signal pour que je lui apporte Maria et que je la maintienne sous contrôle le temps qu'il lise son esprit et prenne toutes les informations dont il avait besoin.

Ce que je fis, elle rugit de rage en me lançant un regard meurtrier. Ce qui donna le signal d'alerte aux troupes de lancer l'assaut. Comme je l'avais prévu les gardes de Maria bien que déstabilisés par le fait d'être privés de leur général et qu'ils savaient qu'elle allait mourir, étaient meilleurs combattants que ceux de Nettie et avaient plus de tactique. Et dire que j'avais aidé à les former. Par contre le fait que mes amis Quileutes soient parmi nous les déstabilisa autant que de me voir. Seule Cassie était assez stupide pour tenter de venir à moi pour combattre et elle partit bien avant sa maîtresse. Il fallut pratiquement une dizaine de minutes pour lire toute la vie de Maria mais depuis le temps qu'elle était de ce monde elle avait accumulé assez de souvenirs et même avec sa lecture rapide Aro n'avait pas pu réduire son temps. Autant de temps où je ne pus profiter de mon pouvoir mais cela n'avait pas vraiment d'importance. J'étais à l'aise et redoutée même sans pouvoir pour combattre. Une fois la lecture de Maria terminée Aro la décapita et la mis en morceaux, je pus alors récupérer mon pouvoir et le mettre à contribution et ce juste au bon moment. Car je vis Jake et Leah se faire déborder ils se mirent à six sur les loups, Benjy et moi allâmes donner un coup de mains aux Quileutes et nous en terminâmes rapidement. En plus, dès qu'ils me voyaient nos ennemis perdaient leurs moyens ce qui nous facilitait la tâche. Le temps parut durer plus long mais je dois dire que c'était un soulagement en soit, nous étions en train d'éradiquer une menace qui pesait sur nous, que ce soit pour Benjy et moi ou Peter et Charlotte car depuis le temps qu'ils fuyaient ils avaient toujours eu cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Et je dois avouer que dans un sens j'étais heureuse de pouvoir leur rendre cette entière liberté après ce qu'ils avaient fait pour moi.

Nous arrivâmes enfin au terme de cette éradication il ne restait que des morceaux de chairs sur le sol. Une fois tout ceci terminé j'examinais ce lieu que je considérais comme mon chez moi. J'avais vraiment l'impression d'être à la maison ici. La bâtisse n'avait pas subi de gros dommages rien qui puisse être réparé rapidement. J'allais dans ma chambre et j'eus la surprise d'y constater que personne ne l'avait récupéré, que les derniers occupants de cette pièce étaient Jasper et moi. Quand je repensais à ce qui s'était passé dans cet endroit j'en aurais presque rougis. Je vis sur l'étagère les livre de Jasper ceux qu'il avait corrigé, je caressais la tranche quand Peter arriva.

-C'était la chambre du Major.

-Je sais et la mienne également, je l'ai choisi sans même le savoir.

-Comme quoi. Ça va aller maintenant tu vas pouvoir le retrouver rapidement.

-J'espère, je n'en peux plus, je ne supporte plus le fait d'être loin de lui. De laisser à cette salope le contrôle de ma vie, je n'arrive plus à être moi-même. Je me sens constamment oppressée et c'est dur de résister tous les jours alors que tout en moi me crie d'aller le retrouver.

-Oui c'est l'attraction qui te relie à lui. Et il en est pareil pour tous dès que nous nous éloignons de nos compagnons. Mais je ne doute pas que tu vas le revoir bientôt.

-Il le faut parce qu'il y a même des jours où je me demande pourquoi j'avance ? Pourquoi je m'accroche à ce petit bout d'espoir ? Pourquoi je me permets même d'espérer que les choses puissent s'arranger ?

-Je sais Bella mais ne désespère pas, il faut que tu gardes la foi en vous vous allez y arriver.

-Ça fait tellement longtemps que nous retrouvons pour mieux nous perdre ensuite pour souffrir encore plus. Comment veux-tu que je puisse croire que cette fois-ci sera la bonne ?

-Tout simplement parce que nous allons traité le mal à la racine. Nous savons que la salope de voyante tire les ficelles en coulisse. Nous savons où il faut frapper pour que tout cesse enfin, me dit il en me serrant contre lui. Je suis venu car Aro voudrait te voir il est dans les appartements de Maria.

-Très bien, allons-y, nous arrivâmes dans les anciens appartements de Maria. Aro et les régents étaient assis dans les canapés.

-Bien Bella installe-toi, je m'exécutais en les scrutant Peter resta derrière moi comme à l'époque de Maria ou le second devait adopter cette place et cette attitude.

-Les habitudes sont difficiles à perdre n'est-ce pas Peter ? S'amusa Aro.

-Oui sauf qu'il est bien plus agréable d'agir de la sorte avec Bella qu'avec Maria.

-Je te l'accorde. Bien je t'ai demandé de venir parce que j'ai à te faire part de deux choses. La première c'est que l'alliance entre Alice et Maria ne date pas d'hier. En fait cela fait des décennies qu'elles collaboraient ensemble. D'où toutes les victoires de Maria après le départ du Major. Elle est à l'origine de la dette d'honneur de ton compagnon envers Maria également.

-Comment ça une dette d'honneur? fis-je surprise.

C'est Peter qui m'expliqua ce qu'il s'était passé lorsqu'il m'avait laissé en Écosse. Le fait qu'il était partie à la recherche de Maria pour la tuer mais qu'il s'était fait piéger par Ben et que Maria lui avait épargné la vie à condition qu'il revienne l'aider au moment où elle l'appellerait. C'est la raison pour laquelle Jasper n'avait pas pu revenir me chercher. En fait Alice avait envoyé Jasper en sachant qu'il reviendrait en ayant contracter une dette d'honneur qu'elle avait elle même manigancé. Parce qu'elle savait qu'il ne prendrait pas le risque de revenir me chercher sans avoir remboursé sa dette, pour ne pas avoir à m'abandonner de nouveau. Je comprenais les raisons de mon compagnons j'aurais fait exactement la même chose.

-Il en est de même pour Ben, c'est Alice qui a dirigé Maria sur lui en lui disant qu'il lui serait le plus fidèle des soldats et qu'en plus il était en mesure de bloquer le Major qu'il faudrait seulement l'initier à la douleur et à la torture pour qu'il lui résiste. Ce qu'elle a fait, je grognais. Je savais qu'Alice était derrière beaucoup de choses mais j'étais loin de m'imaginer que cela avait pris autant d' comment pouvait-il en être autrement avec un pouvoir telle que le sien. Elle avait forcément plusieurs coups d'avances sur nous, enfin elle n'avait pas mes amis et que ce soit pour leurs particularités ou bien pour l'amour et la loyauté qu'ils me témoignaient.

-De plus Alice a soumis à Maria certaine méthode de torture dont celle de Justin par exemple. En fait tu aurais dû y avoir droit après la fuite d'Annabelle. Mais Maria avait peur de trop te briser et nuire à tes qualités de guerrière. Elle a ordonné à ce Justin la fois où le Major est intervenu que par simple jalousie. M'informa Aro.

-Et bien je dois dire que nous avons pris la bonne décision. Je pense qu'il est temps de faire redescendre sa suprématie parmi nous et le plus vite possible. Qui sait ce qu'elle pourrait convoiter à qui s'en prendre après Bella. Avec un pouvoir pareille elle est vraiment très dangereuse. Argumenta Marcus.

-Effectivement si le pouvoir de Bella peut s'avérer dangereux pour nous, Alice est encore plus redoutable que Maria, le Major et sa compagne réunis, admis Caïus.

-Je le pense également, renchérit Peter.

-Venons en à la deuxième partie de ce que je voulais te dire, continua Aro. Je sais que tu aimes particulièrement cet endroit et je comprends pourquoi, c'est un lieu magnifique et maintenant que la paix va régner ici c'est un endroit où il va faire bon vivre. C'est pour cela que je me suis permis de chercher ce petit bout de papier que je me fais une joie de te remettre, il tendit une enveloppe que je fis voler jusqu'à moi. Je l'ouvris pour tomber sur l'acte de propriété de ce lieu magique.

-Tu es officiellement chez toi Bella.

-Merci Aro ça me touche beaucoup, surtout que je ne pensais pas que je pourrais être la propriétaire légale de cet endroit.

-C'est le moins que l'on puisse faire et en plus ça ne coûte rien à personne et quoi de plus normal que vous ayez un endroit rien qu'à vous pour vous retrouver et recevoir vos amis. Termina Aro.

-Nous offres-tu l'hospitalité jusqu'à demain? Que nous puissions finir le nettoyage et surtout nous reposer un peu car même si nous souffrons plus de la fatigue, je me sens bien chez toi et j'aimerais visiter un peu. Me demanda Caïus.

-Mais je vous en prie faites donc, répondis-je heureuse d'avoir un chez moi, notre chez nous qui j'en étais certaine plairait à mon Major. Puis-je vous demander les services de l'un de vos gardes. Jacob et Leah ont besoin de repos et surtout de nourriture. Ils sont vraiment trop fatigués pour aller chercher ce dont ils ont besoin et comme vous le savez nous ne pouvons pas y aller sans eux.

-Oui sans problème. Peter aurais-tu l'obligeance d'aller chercher Afton et Corin pour les envoyer chercher ce dont nos amis Quileutes ont besoin.

-J'y vais de ce pas.

Et c'est ainsi que nous passâmes le temps restant, pour Leah et Jacob à dormir. Et pour Peter, Benjamin, Félix et moi à réparer les dégâts qui avaient été faits sur la demeure. Un peu plus de vingt quatre heures plus tard nous allions reprendre le jet pour retourner en Italie. Je regardais ma maison, mon chez moi et pensais au moment où nous pourrions retourner chez nous avec mon compagnon. Nous arrivâmes à Volterra et nous ne perdîmes pas de temps. Aro me guida dans leur salle d'entraînement après avoir pris le temps de saluer son épouse. Et nous pûmes commencer l'entraînement. Il y avait également Alec ainsi que mes amis. Ce n'était en aucun cas un manque de confiance mais tous voulaient voir comment j'allais m'en sortir surtout que ce n'était pas un entraînement physique.

-Alors Bella tu vas te servir de ton pouvoir pendant que moi je te touche pour voir comment tu le diriges.

-OK, je pris donc la première personne qui me venait sous la main enfin sous le regard et pas de chance pour lui c'était Alec. Je restais gentille, je ne fis que le déplacer d'un endroit à un autre.

-Bien j'ai compris. J'aperçois une espèce d'aura lorsque tu te sers de ton pouvoir comme si l'air devenait plus docile et ductile à ton bon vouloir. (N/R : je viens d'apprendre un mot nouveau ^^, je me coucherai moins con ce soir lol. Je vous rassure il n'y a pas d'erreur « ductile » est synonyme de « malléable ») (N/A: Je ne suis pas si inculte que ça non mais... lol. En fait je l'ai lu dans un bouquin et il m'avait intrigué, j'ai donc recherché ce qu'il voulait dire en plus il me plait bien ce mot. Je savais que je pourrais le replacer quelque part :p. Désolée pour cet intermède lol) Donc il faudrait que tu essayes de diriger cette aura sur ta propre personne et principalement sur ta tête.

-Je vais essayer.

Je me concentrais et essayais de manier cette aura comme il l'appelait et la déplaçais sur ma tête. Je pensais avoir réussit mais Aro m'informa que non il avait toujours accès à mon esprit mais avec légèrement moins de clarté. Que nous étions sur la bonne voie mais qu'il fallait que je concentre toute mon aura sur mon esprit. Mais j'avais dû mal à tout regrouper autour de moi. Au bout de sept heures de travail acharné j'arrivais à opacifier mon esprit.

Aro ayant des obligations me laissa entre les mains des jumeaux en me disant qu'une petite stimulation à la Jane pourrait s'avérer utile. Effectivement je devais me rendre à l'évidence qu'il me fallait un petit stimulant pour parvenir à épaissir mon aura autour mon cerveau, enfin il me fallut tout de même trois jours supplémentaire de douleurs tolérables certes mais douleurs quand même infligées par Jane avant de pouvoir m'immuniser entièrement contre elle, puis j'essayais cette particularité pour voir si je pouvais immuniser quelqu'un d'autre que moi. Peter se porta volontaire et ce fut également un succès, mais je ne pouvais pas nous protéger tous les deux à la fois.

Ce jour là je débordais de joie car cela voulait dire deux choses, la première est que plus jamais je ne laisserais cette enflure de Ben avoir le dessus sur moi, j'allais pouvoir me venger et lui faire regretter de m'avoir humiliée et assujettie de la façon dont il l'a fait. Mais surtout nous allons pouvoir lancer notre plan. Et bientôt, très bientôt je pourrais revoir mon compagnon, le serrer dans mes bras, sentir son odeur, le toucher et l'embrasser je pourrais l'avoir pour moi comme cela devrait être le cas depuis toujours. Dans quelques jours, semaines au pire je pourrais le revoir. Et Dieu que cela me pressait, et pas que pour revoir les miens mais également pour pouvoir me venger, pouvoir récupérer ma fierté et mon honneur. Pour pouvoir récupéré ma vie.

32

Chapitre 32 : Douloureuse vérité

Pov Jasper

Bientôt huit mois qu'elle avait fuit et je n'arrivais pas à lui mettre la main dessus. Où pouvait-elle être ? J'avais refais tout son périple espérant lui tomber dessus ou peut-être même voire des gens qui l'avait aperçu. J'en étais arrivé à aborder des gens aux fils de mes voyages aux aéroports, dans les lieux publics, les bars, les clubs de nuits partout où elle aurait pu être aperçu. Des endroits que des vampires non végétariens côtoieraient pour trouver de quoi se nourrir. Mais rien absolument rien, nulle part, c'était à croire qu'elle avait disparu de la surface de la Terre. J'avais même été jusqu'à supplier Alice de m'aider, mais elle m'avait soutenue qu'elle ne la voyait pas et en plus même si cela avait été le cas, m'avait-elle dit elle ne l'aurait pas fait. Parce que si Bella avait décidé de fuir c'est qu'elle avait ses raisons sans compter qu'il était cruel de lui demander à elle d'aider à retrouver celle qui avait pris sa place.

Je la comprenais mais je ne l'acceptais pas. Comment pouvait-elle me refuser le bonheur? Si elle m'aimait comme elle le disait elle aurait dû faire ce qu'il fallait pour que je sois heureux, c'est ce que j'aurais fait moi pour elle dans une situation similaire, enfin je pense. C'est vrai que ces derniers temps elle n'avait pas été épargnée, mais merde.

Et pourquoi Bella s'enfuyait-elle ? Je savais qu'il devait y avoir quelque chose en rapport avec Ben vu les sentiments d'aversion, de haine profonde et de dégoût que j'avais ressentis émaner d'elle, j'étais sûr qu'il y avait quelque chose mais je n'arrivais pas déterminer ce que c'était. Et Edward n'avait pas pu m'aider. Mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé nous aurions pu régler ça tous les deux. Et puis Peter qui ne répondait plus au téléphone il avait changé de numéro apparemment ou pire mais je n'osais penser à cela maintenant. J'espérais qu'il ait changé de numéro de téléphone parce qu'il était avec Bella. J'espérais sincèrement que ce soit cette version là. Tout était sans dessus-dessous dans ma vie, et ça m'agaçait prodigieusement.

J'étais perdu, ma compagne me fuyait encore alors que nous venions de nous retrouver. J'avais ressenti toute l'intensité de son amour, elle n'avait rien retenu et avait tout laissé s'échapper d'elle, et j'étais certain qu'elle l'avait fait volontairement. Elle voulait que je sache qu'elle m'aimait avant de repartir, elle savait qu'elle allait fuir de nouveau. Si j'arrivais à lui mettre la main dessus elle allait devoir m'expliquer tout ce qu'il se passait et depuis le début car je sentais qu'elle en savait plus que ce qu'elle laissait paraître. En plus j'avais ressentis sa peur mais je ne savais pas pour qui elle avait peur. Avait-elle voulu éloigner Benjamin d'une quelconque menace ? Cela aurait pu être possible Bella pouvait faire n'importe quoi pour ceux qu'elle aimait et elle aimait ce gosse. Mais nous aurions pu le protéger ensemble dans notre famille.

J'étais revenu en Inde ce vaste pays que Bella avait particulièrement aimé. Je le traversais de nouveau de long en large et en travers, essayant de trouver une piste, la sienne ou celle de Benjamin, mais toujours rien. J'étais dans une colère noire. Comment pouvait-elle me faire ça ? Comment le pouvaient-ils tous ? Je me laissais aller à ma rage destructrice en dévastant la partie de forêt dans laquelle je me trouvais. J'en avais marre, marre de devoir passer mon temps à la chercher.

-Comment peux-tu me faire ça Bella ! hurlai-je faisant fuir les animaux même les plus éloignés. Reviens-moi ! Criais-je de rage et de dépit. Mon téléphone sonna et quand je vis le numéro un élan d'espoir s'empara de moi. Peut-être qu'elle avait eu une vision et qu'elle s'était rétractée.

-Oui Alice.

-Arrête de t'apitoyer sur ton sort on a plus important à faire face et encore à cause de ta Bella ! crachat-elle sans préambule. Je la sentais en colère mais je sentais la peur également même à travers le téléphone, je la connaissais trop.

-Qu'est-ce que tu racontes ? demandai-je sèchement.

-Les Volturi arrivent et apparemment pas avec de bonnes intentions ? Ils viennent tous ! Tous les gardes, et les épouses également.

-Et pour quelles raisons ? demandai-je surpris.

-Ta Bella et cette fichue lettre qu'elle avait rédigé pour nous faire chanter, tu te souviens ? lâcha-t-elle méprisante. Je ne sais pas comment mais ils l'ont en leur possession et ils viennent demander des comptes. Le problèmes c'est que je ne vois plus rien après leur visites nous allons tous mourir.

-Ce n'est pas possible ce sont les Quileutes qui avaient la lettre ils ne l'auraient jamais envoyé et surtout aussi tard.

-Ils l'ont bien eu d'une façon ou d'une autre !

-Ce n'est pas possible Alice que tu ne les aimes pas c'est un fait mais ils sont honnêtes.

-Arrêtes de te voiler la face et vois les choses telles qu'elles sont. Tu donnes ta confiance et ton amour aux mauvaises personnes Jasper. Ils ne la méritent pas. Elle ne te mérite pas, elle n'est bonne qu'à bousiller la vie de tout le monde. La tienne, celle de notre famille, celle des loups. Elle n'apporte que malheur et désolation.

-Fais attention Alice ! Grondais-je.

-J'en ai rien à faire de tes menaces Jasper nous risquons tous nos vies à cause d'elle. Ils nous faut réunir le plus de monde possible pour essayer de leur demander de nous laisser le temps de nous expliquer. Leur dire qu'elle a été transformée depuis l'écriture de cette lettre. Mais ce n'est pas gagner même comme ça.

-Si nous pouvions la retrouver ce serait la preuve qu'il nous faut, lançai-je en espérant qu'elle accepte de me dire ou se trouvait ma compagne que je puisse aller la chercher.

-Je ne la vois pas Jasper ! hurla-t-elle. Je ne la vois plus depuis pratiquement un an. Elle est morte tu m'entends. Et tuer par ces traîtres de Quileutes, par Jacob lui-même.

-Ce n'est pas vrai! hurlai-je à mon tour.

-Je n'ai pas voulu te le dire parce que je pensais qu'elle avait recommencé son stratagème avec les loups mais je dois avouer qu'avec l'envoie de cette lettre, il se peut quelle soit réellement morte.

-Comment pourrais-tu le savoir ? Tu ne peux pas avoir de visions des loups et donc encore moins savoir et voir s'ils l'ont tuée.

-Je l'avais au téléphone quand cela c'est passé, elle était à Forks avec Peter et Charlotte et un jeune que je ne connais pas.

-Ce n'est pas possible, grognai-je.

-Bon écoute tu vas pas nous faire un remake de la fois précédente. Tu dois te reprendre maintenant parce que dans deux semaines minimum c'est toute la famille qui va mourir à cause de cette foutu lettre. Je ne pouvais croire ce qu'elle me disait, Bella ne pouvait être Morte.

Comment Bella aurait pu mourir et de la main, enfin de la gueule de Jacob alors qu'en plus elle était avec Peter et Charlotte ce n'était pas logique. Je ne pouvais pas y croire, ils étaient tous assez expérimentés et assez bons combattants pour luter contre les loups, non c'était un leurre, mais pour quelle raison?

-Explique-lui toi, moi il me désespère, fulmina Alice en passant le téléphone.

-Jasper c'est moi, lança Edward.

-Oui mon frère c'est quoi cette histoire. Pourquoi dit-elle que Bella est morte ?

-Je ne sais pas elle m'avait caché ça je ne savais même pas qu'elles avaient été en contact.

-Et ce qu'elle dit, est-ce que c'est vrai ? Je veux dire tu as vu dans son esprit.

-Oui ça à l'air vrai, mais elle me refuse l'accès à une partie de leur communication, dit-il comme pour garder espoir, mais il venait de sérieusement effriter le mien.

-C'est personnel cela ne vous concerne ni l'un, ni l'autre. Mais le problème n'est pas là, les Volturi arrivent et nous allons tous y rester si vous ne vous bougez pas. Il nous faut réunir le plus de monde possible et rapidement, cria-t-elle autoritairement prise de panique.

Je pouvais sentir à distance la peur qui la rongeait elle avait toujours eu particulièrement peur des Volturi.

-Je vais rentrer, et je vois qui je peux ramener en revenant, il fallait que je traite les problèmes tels qu'ils se présentaient, pour le moment les Volturi étaient le problème le plus important, donc à traiter en premier lieu.

-Si tu peux passer avertir les Irlandais et les accompagner en revenant, me demanda Edward.

-Si tu veux.

-Et si au passage tu peux également t'arrêter en Angleterre pour demander l'aide de Charles et Makenna. Carlisle et Esmé partent chercher Alistair. Alice va aller chercher un nouveau clan qui s'est formé dans le Delaware. Emmett et Rose vont aller chercher les Amazones, puis les Égyptiens. Et nous nous attendons que Tanya et les siens arrivent, et nous accueillerons les prochains invités. Donc si tu pouvais leur demander leur aide et revenir assez vite pour tous nous préparer au cas où nous ne puissions pas éviter le combat.

-Je pars de suite, pour l'Angleterre et l'Irlande.

-Très bien merci Jasper. Et pour ce que t'a-dit Alice ne désespère pas, j'ai un peu de mal à croire qu'ils se soient fait tuer. Tu devrais peut-être appeler Jacob pour avoir une explication.

-Oui c'est ce que je comptais faire. Je t'appelle pour te dire où j'en suis.

-OK fais attention à toi. Et tiens moi au courant.

-Je le ferais, faites attention à vous également, puis je raccrochais pour partir en direction de l'aéroport le plus proche mais sans oublié de téléphoner à Jacob. Il décrocha au bout de la quatrième sonneries.

-Oui,dit-il sèchement.

-Jacob c'est Jasper.

-Jasper que veux-tu ? demanda-t-il sur le même ton.

-Pourquoi est-ce que tu es agressif Jacob ? Aurais-tu quelques choses à me dire ? demandai-je suspicieux.

-Pas plus que toi ! Bon que veux-tu je n'ai pas que ça a faire ?

-Très bien vu que la courtoisie et la politesse ne sont plus de mises entre nous. Pourrais-tu me dire si tu as vu Bella ?

-Tiens tu m'appelles pour m'avertir qu'elle était devenue une putain de sangsue ! dit-il avec colère ce qui augmenta la mienne également, il savait qu'elle était vivante et que je ne l'avais pas prévenue.

-Jacob ! grognais-je. As-tu vu Bella oui ou non ?

-Oui je l'ai vu elle a osé franchir notre territoire et elle n'était pas seule.

-Oui il paraît. Dis-moi que tu, vous ne les avez pas touché ? lui commandai-je.

-Je n'ai pas de compte à te rendre. Et tu n'es pas mon Alpha pour m'ordonner quoi que ce soit.

-Encore une chose Jacob. Ma famille se retrouve sous la menace des Volturi à cause de la lettre de Bella. Est-ce que tu l'as envoyé ?

-Je ne connais pas d'autre langue, donc il faudra te contenter de celle-là. Je ne te dois rien et je te prierais de faire comme jusqu'à présent oublie-moi.

-Je vais te faire un promesse Jacob Black je règle mes affaires et je te promets de passer te rendre une petite visite.

-T'as raison fait ça ! Sur ce j'ai des choses à faire ! puis il raccrocha le téléphone.

Quand je disais que les choses n'étaient pas normales. Que Jacob m'en veuille parce que je ne l'avais pas averti que Bella était en vie, ça je le comprenais. Mais je voulais d'abord la reconquérir avant de lui en parler car je me doutais qu'elle n'aurait pas apprécié que Jacob la voit telle que moi je l'avais vu. Elle n'aurait pas supporté de lui montrer que sa bête avait le contrôle de sa personne, qu'elle était devenu tout ce qu'il détestait. Du moins au moment où je l'avais revu car je devais avouer qu'elle s'était légèrement apaisée au fil du temps.

J'étais arrivé en Angleterre et il avait fallu que je cherche Makenna et Charles et heureusement pour moi ils étaient plus facile à trouver que ma compagne. Je leur expliquais la situation et ils acceptèrent rapidement de nous soutenir. Je leur donnais les indications pour aller jusqu'à Edward et Annabelle dans notre villa du Minnesota. Puis j'embarquais pour l'Irlande pour aller demander l'aide de Maggie, Siobhan et Liam. Je ne pensais pas avoir trop de mal non plus, car ils étaient de vieux amis de Carlisle. Effectivement je n'eus pas besoin d'utiliser de persuasion, ils acceptèrent de suite et nous pûmes rejoindre ensemble le Minnesota à notre tour.

Quand nous arrivâmes nous fûmes accueillis par Edward et sa compagne bien entendu mais tout le clan de Tanya, Charles et Makenna. Carlisle et Esmé étaient de retour avec Alistair qui préféra s'isoler. Les Amazones arrivèrent le lendemain de mon arrivée. J'avais pris en charge de donner une formation en accéléré de combat avec les aides d'Annabelle et d'Edward. Ce dernier m'expliqua ce qu'avait vu Alice lors de sa vision.

Aro assis avec ses frères de régences en train de lire et de commenter cette lettre. Ils n'étaient pas vraiment contents d'après Edward et le pire avait été Caïus, il demandait des explications et savoir ce qu'était devenu cette fille. Et que si la réponse n'était pas satisfaisante il faudrait tous nous tuer. Pour montrer l'exemple. C'était à cause de ça qu'Alice avait pris peur car elle les voyait arriver mais elle n'avait plus de vision sur l'avenir après cela. Ce qui laissait présager que nous allions tous mourir dans le pire des cas et dans un autre c'est elle qui mourrait. Mais je doutais que je laisse cela se produire donc il y avait de forte chance que je vienne à mourir également. Je souhaitais intérieurement que le fait d'avoir réuni beaucoup de monde nous permettrait de faire réfléchir les Volturi et qu'avec le don d'Aro il pourrait voir dans mon esprit entre autre que Bella avait été transformée depuis l'écriture de cette lettre donc que cette rencontre n'avait plus de motif légitime. Mais Edward avait peur que derrière tout ça se cache la convoitise de don d'Aro, son désir de faire son marché parmi nous et nos pouvoirs. C'était une possibilité à pendre en considération, la convoitise d'Aro n'était pas un secret de polichinelle et nous avions dans notre famille trois dons intéressants pour lui, dont celui de mon ex-femme en particulier.

Deux jours avant l'arrivée des Volturi prévu par Alice. Emmett et Rose ainsi que le clan des Égyptiens arrivèrent à leur tour, ce qui apporta un peu de légèreté pas désagréable même si pour moi rien n'arrivait à me détendre complètement et pas même Emmett et sa joie de vivre. Je venais de terminer une cession de formation avec les femmes. Et j'en profitais comme d'habitude dès que j'avais deux minutes pour m'enfermer dans mes pensées. Je devenais de plus en plus mélancolique et solitaire, je me renfermais sur moi ne laissant pratiquement plus personne m'approcher. Rien n'arrivait à m'atteindre enfin peu de chose, la sécurité de ma famille en faisait partie mais je pensais à comment cela allait se passer et si je venais à mourir avant d'avoir retrouvé ma compagne. J'étais assez maudit pour croire que cette hypothèse serait tout à fait possible.

-Ne sois pas défaitiste Jasper, me dit Edward en venant s'installer à mes côtés.

-Tu crois que je suis défaitiste. Alors repasse tout ce qu'on a vécu depuis que Bella est entrée dans nos vie.

-Oui j'admets que tu n'as pas été avantagé dans votre histoire, ni Bella d'ailleurs. Mais je suis sûr que ça va s'arranger.

-Si on arrive à ressortir vivant.

-Ce n'est pas croyable et j'ai encore plus de mal à penser que ce sont les loups qui ont envoyé la lettre. Même par jalousie cela ne ressemble pas à Jacob.

-L'avantage c'est que l'on pourra avoir la raison rapidement.

-Ouais et puis... je le sentis monter en tension rapidement, cette tension se transforma en colère terrible.

-Qu'est-ce qu'il se passe Edward ?

-Mais c'est pas possible ! cria-t-il en se levant.

Je sentis divers sentiments mitigés venant de personnes que je ne connaissais pas, enfin deux m'étaient familières tout de même.

-C'est quoi cette merde ?

-Calme-toi Jasper on va lui demander des explications.

-Ouais et ce sera le bon moment pour lui demander pourquoi ma compagne le hait autant.

-Je le pense aussi mais ne fait rien d'imprudent qui pourrait nous faire perdre un soutien de taille face au Volturi. Imagine qu'il arrive à maîtriser Alec avec son pouvoir vu qu'il est plus réactif que celui du Volturi. Cela nous laissera une chance nous négligeable de rééquilibrer les forces.

-Je sais mais putain qu'est-ce qu'il fout là ! râlai-je.

-Je n'en sais rien et ce n'est pas en restant ici qu'on le saura.

Nous regagnâmes la villa où Alice et un clan de cinq vampires dont Ben nous attendaient. Et apparemment ils devaient tous se douter qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre certains d'entre eux et nous et moi surtout.

-Qu'est-ce qu'il fout ici ? demandai-je sèchement à Alice.

-Comme tous ceux présents, il vient tenter de nous sortir de la merde dans laquelle nous a fourré ta compagne. Et tu es mieux placé que n'importe qui pour savoir que son aide nous sera précieuse ! cracha-t-elle. Je grognais tout comme Edward, et Annabelle.

-Qu'est-ce qui t'embête le plus Jasper c'est qu'il soit celui qu'elle ait choisi pour la combler ou bien qu'il soit l'un des rares à avoir le dessus sur toi? En fait il est le seul il me semble, lança-t-elle sournoise et sarcastique.

-Alice ça suffit ! la rabroua Emmett. Arrête de t'en prendre à Jasper. Je sais que ce n'est pas facile pour toi mais elle autant l'une des nôtres que toi et il va falloir l'accepter.

-Certainement pas ! Elle serait l'une des nôtres elle serait ici à l'heure qu'il est. Mais non elle l'a fuit encore une fois, et elle s'est faite tuer par ses si précieux amis loups. Alors qu'elle aurait pu rejoindre la famille.

-Alice a raison, reprit Rosalie. J'ai soutenue Bella autant que j'ai pu mais là je dois avouer que les propos d'Alice sont fondés. Ajoutons à ça la lettre qu'elle avait rédigé et qui est maintenant en possession des Volturi, ça fait un peu beaucoup.

-Ah non Rosie pas encore. Il va vraiment falloir que tu choisisses vers qui va ta loyauté et que tu tiennes ton choix, parce que jouer les girouettes, ne nous aidera pas. Lança Emmett.

-Je sais que tu aimes Bella, mais regarde bébé ! Nous allons devoir affronter les Volturi à cause de cette putain de lettre. Le Volturi putain!

-Rosalie ton langage!

-Désolée Esmé, mais c'est vrai. Rétorqua-t-elle penaude.

-Tu étais pourtant amusée pour l'histoire de cette lettre il me semble, affirmai-je.

-Je ne pensais pas que cela en arriverait là. J'aime Bella mais encore une fois tout ceci est de votre faute à tous les deux. Vous auriez dû la laisser vivre sa vie d'humaine comme elle le souhaitait. Mais l'un comme l'autre vous l'avez harcelé, vous l'avez aimé et vous avez fait en sorte qu'elle vous aime en retours pour mieux la briser.

-Ce n'est pas ce qu'il s'est passé, rétorquai-je. Et puis tu ne peux même pas savoir ce qu'est la véritable attraction entre deux compagnons vu que tu ne lâches jamais le tien. Tu ne peux pas savoir ce que c'est que de ressentir ce vide au fond de toi lorsque tu n'es pas à ses côtés. Tu ne sais pas ce que c'est de devoir survivre chaque jour sans lui à tes côtés, tu ne sais pas ce que c'est de ressentir ce lien qui te pousse à être avec ton âme sœur et de ne pas pouvoir apaiser ce manque. Ne me dis pas que tu nous avais prévenue, que tu m'avais prévenue parce que tu ne sais rien de tout ça. Tu ne tiendrais pas le mois sous cette pression.

-Rosalie laisse-le tranquille, tu sais qu'il a raison, renchérit Emmett.

-Tu es de partie pris tu as toujours été pour Bella.

-Oui c'est vrai et cette fois-ci aucun chantage ne me fera retourner ma veste. Une fois cette histoire avec les Volturi terminée je partirais avec Jasper à la recherche de Bella car je ne crois pas qu'elle soit morte et encore moins tuée par les loups et j'espère sincèrement que tu m'accompagneras.

-Tu me fais du chantage Emmett ? lui demanda Rosalie stupéfaite.

-Non ce n'est pas du chantage, c'est ce que je ferais. Je partirais à sa recherche quelque soit ta réponse. Nous sommes une famille et elle est ma petite sœur. Je sais qu'elle a changé j'ai entendu leurs conversations sur elle et ce qu'elle a fait. Mais elle reste ma petite sœur, je l'ai abandonné une fois et j'ai eu beaucoup de mal à m'en remettre. Je ne le ferais pas une seconde, ça fait quelques temps déjà que je me pose la question et cette fois-ci je vais agir.

-Emmett... tenta Rosalie.

-Non Rose c'est comme ça et pas autrement! C'est à toi de faire un choix et peut-être que tu ressentiras ce que Jasper a avancé tout à l'heure et cela te fera reconsidérer ta position.

Elle baissa la tête résignée Emmett avait pris le dessus et c'était une situation assez rare. Pas qu'il n'avait pas d'opinion et ou qu'il était soumis à sa compagne, en fait c'était plus pour faire plaisir à Rosalie. Emmett ne vivait que pour satisfaire et rendre sa compagne heureuse. Donc là c'était un revirement de situation dans la famille, Rose qui se retrouvait soumise devant la décision d'Emmett c'était quelque chose de peu courant.

-De toute façon la question n'est pas là, reprit Alice, et vu comment les choses sont à l'heure actuelle il y a peu de chance pour que notre famille ressorte vivante de cette histoire.

-Comment ça? demanda Amun. Vous saviez que vous alliez mourir et vous nous avez quand même demandé de venir? Vous nous avez volontairement caché cette information?

-Nous ne mourrons pas, affirmai-je. Et puis vous êtes présent en tant que témoins vous ne risquez rien en tant que tel.

-Ils ne nous laisseront pas repartir sans nous demander des comptes.

-C'est un stratagème courant chez les Volturi, repris Edward. Nous informerons que toutes personnes étrangères à notre famille ne sont que des témoins. Vous repartirez sans avoir de compte à rendre à personne.

-Et puis nous avons le Dieu de la guerre dans nos rangs, et tout le monde sais qu'il n'a jamais perdu une bataille, avança Annabelle, ce qui détendit Amun instantanément.

-Oui effectivement, c'est un argument recevable, répondit le chef des Égyptiens.

-Enfin jusqu'à présent, argumenta Ben. Il n'est pas infaillible non plus, rétorqua-t-il suffisant. Je grognai menaçant.

-Je crois que nous allons bientôt pouvoir régler un compte personnel tous les deux.

-Mais quand tu veux Major, reprit Ben toujours aussi arrogant en se levant.

-Les enfants je crois que ça ne sert à rien de nous énerver. Je pense que nous pourrons reprendre cette conversation une fois que cette histoire sera tirée au clair, trancha Carlisle.

-Histoire que nous aurions pu éviter, quand je suis revenue pour vous dire que Bella allait nous causer des problèmes et qu'il fallait la renier de la famille, mais personne n'a voulu me croire. Vous pensiez tous que c'était la jalousie qui m'avait poussé à vous proposer cette solution. Vous vous êtes tous arrêtés de vivre du jour où elle est entrée dans notre famille. Vous l'avez introduite dans notre monde et dans notre famille, mais elle ne voulait pas de vous elle se foutait royalement de l'attention que vous lui portiez. Vous étiez tous misérables à attendre qu'elle daigne vous témoigner de l'attention, et j'étais comme vous. Sauf que j'ai compris ce qu'elle était avant vous et il serait temps que vous ouvriez les yeux maintenant. Et que vous la rejetiez une bonne fois pour toute de cette famille. Que nous puissions trouver une solution à notre problème avec les Volturi et que nous puissions essayer de reconstruire notre famille.

Hormis Emmett, Edward et Annabelle tous avaient l'air d'approuver la tirade d'Alice, et même Carlisle et Esmé ce qui me déçu profondément.

-Tu crois ce qu'elle dit, Carlisle ? Le questionnai-je. Je sentais qu'il était incertain mais apparemment en accord avec la position de sa fille, ce qui me blessa d'avantage.

-Jasper, nous ne pouvons plus lui accorder le bénéfice du doute. Elle a souffert et à cause de nous j'en suis conscient mais je dois protéger notre famille, déclara-t-il. Jasper comprends ma position...

-Non ça va je crois que j'ai compris, le coupai-je. Vous savez quoi? Vous allez vous débrouiller sans moi, je n'ai pas de temps à perdre avec vous, j'ai ma compagne à chercher.

J'allais faire demi-tour quand j'entendis les premiers murmures suivit des premiers sentiments d'incertitudes, de peurs émaner d'à peu près tout le monde présent. C'est Amun qui prit la parole avant même que j'ai pu atteindre l'étage pour récupérer mes affaires.

-Je suis désolé Carlisle mais si le Major s'en va je ne reste pas non plus. Je suis là parce qu'avec lui nous avions une chance de nous en sortir face aux Volturi, c'était une des conditions de ma présence avec mon clan et tu le sais.

-Je sais Amun mais comme vous l'aurez compris en plus de la menace des Volturi, ma famille traverse des perturbations en ce moment. Et ce n'est facile pour personne et encore plus difficile de ménager tout le monde. Je suis désolé que vous ayez dû assister à un tel déballage de nos soucis personnels.

-J'ai cru comprendre mais dans ce cas comment veux-tu que nous puissions vous soutenir alors que vous même vous ne croyez pas en vous et que vous vous déchirez les uns avec les autres, reprit-il.

-Il n'a pas tort, renchérit Siobhan. En plus vous faites fuir le seul qui ait une chance d'impressionner le camps adverse de par son passé militaire.

-Et que crois-tu qu'il soit capable de faire face à Alec Volturi, rétorqua Alice. Pas plus qu'aucun de nous. Mais vous avez raison nous devons nous serrez les coudes, puis je la sentis se résigner alors qu'elle prit également l'escalier pour me rejoindre. Elle arriva devant ma porte et entra sans même que je ne l'invite à le faire.

-Je suis désolée Jasper je n'aurais pas dû dire ce que j'ai dit.

-Le problème ce n'est pas que tu l'aies dit mais le fait que tu le penses, ou pire que tu ne penses pas tes excuses.

-Mais merde Jasper comment veux-tu que je sois dans tout ça? Elle t'a détournée de moi, de ta famille, de tes amis, même de Maria ce qui n'est pas peu dire. Et tout ça pour quoi ? Regarde comment est la famille, Rose et Emmett qui se déchirent, la famille qui se divise tout ça à cause d'elle.

-Je ne suis pas d'accord avec ça. Elle ne m'a détourné de personne. Et certainement pas de mes amis. Quant à la famille chacun a ses propres opinions et son caractère mais quoi qu'il en soit elle s'en relèvera comme toujours.

-Écoute je sais que tu ne me crois pas mais tu sens que je dis la vérité. J'étais au téléphone avec elle quand je l'ai entendu hurler d'abord le nom de Charlotte et ensuite j'ai entendu Peter hurler à son tour. Elle a demandé à Jacob pourquoi elle lui faisait ça maintenant alors qu'un peu plus tôt il l'avait aidé. Elle n'est plus là Jasper et pour l'instant nous avons tous besoin de toi.

-Jacob n'aurait jamais pu lui faire du mal. Il l'aime trop pour ça.

-Sauf qu'elle a franchis la frontière. Et puis tu oublies que si l'Alpha en avait décidé ainsi Jacob ne pouvait s'y soustraire. Je sais que c'est dur pour toi mais pour l'instant la priorité c'est la famille Jasper. Mettons nos différents de côtés et si nous nous en sortons nous en reparlerons posément.

-Et puis elle l'a peut-être fait exprès, intervint Edward attristé qui venait à son tour d'arriver dans ma pièce. Justement elle connaissait les règles elle savait que les loups ne dérogeraient pas à celles-ci même pour elle. Et je sais la raison pour laquelle elle restait chez Maria. Je l'ai découvert alors que Maria y repensait en essayant de savoir comment Bella voulait encore mourir alors qu'elle t'avait. Bella ne restait chez Maria que dans l'espoir de mourir. Et puis elle n'était pas végétarienne et franchir la frontière avec un régime normal, surtout en connaissant les règles tu connais les conséquences.

-Tu veux insinuer qu'elle aurait pu se suicider ? demandai-je incrédule et surtout terrifié à l'idée qu'il puisse avoir raison.

-Tu sais pertinemment dans quel état d'esprit elle était à la fin de notre mission. Elle a refusé de nous dire ce qui l'avait mise dans cet état.

-Et puis elle ne t'aurait pas accordé ce qu'elle te refusait depuis tant de temps si elle n'avait pas eu une idée derrière la tête, affirma Alice.

Cette version aurait pu être possible, en fait elle était carrément possible mais personne n'avait pensé à Benjamin. Elle ne l'aurait jamais laissé et de ça j'en étais certain. Sans compter que je ne savais pas si Peter et Charlotte étaient avec elle, mais si tel était le cas et ce que je pensais. Elle les aimait trop pour leur faire courir le moindre risque, elle aurait pu faire ce qu'il avait pensé mais toute seule sans impliquer personne.

Mais il ne servait à rien de polémiquer je devais me concentrer sur ce que j'allais faire, si je partais et retournais à la recherche de ma compagne puisque personne ne soutenait plus Bella, ou si je restais au risque de mourir et de la perdre à jamais pour ces personnes qui ne croyaient plus en elle.

-Je crois en elle Jasper tout comme Annabelle et Emmett. C'est vrai que nous sommes peu mais nous croyons en elle et en toi. Je sais que c'est difficile pour toi de le concevoir mais ils sont tous apeurés et c'est cette peur qui leur met la pression, et qui fait qu'ils doutent. Nous sommes ta famille Jasper ne nous abandonne pas. Et tu sais que si tu pars beaucoup te suivrons et nous n'auront plus aucune chance de nous en sortir.

-Je sais Edward, et si je reste je ne veux plus entendre un seul mot sur ma compagne. Je ferais ce que j'ai à faire mais surtout que l'autre pourriture ne m'approche pas sinon je pense que la venue des Volturi ne sera qu'un évènement secondaire en comparaison de ce qui pourrait se passer ici.

-Tout sera fait comme tu l'entends, renchérit Alice qui paraissait soulagée.

Les deux jours qui suivirent furent assez tendus avec le clan de Ben. Et certains se sont même crut obligés de prendre partie. Comme la famille de Tanya qui apparemment a préféré la présence de cette enflure à la mienne, mais peu m'importait moi je ne supportais la présence de personne.

D'après Edward, Irina tenait Bella et les loups responsable de la mort de Laurent. Autant dire que ce rassemblement en plus d'être pesant de par la menace des Volturi était tendu de par les rancunes que nous nourrissions tous les uns envers les autres. Il a fallu que j'intervienne souvent pour calmer un peu tout le monde et apaiser les tensions avant qu'il n'y ait de malheureuses représailles.

Je dus également prendre sur moi et rester dans la même pièce que cette enflure qui lui se réjouissait de la discorde qui régnait, mais étrangement je le trouvais proche d'Alice et inversement. Peut-être qu'après tout cela elle partirait avec lui ? Peut-être trouverait-elle un peu de bonheur et de réconfort avec cette merde de Ben ? Je ne l'aimais pas mais s'il arrivait à apaiser Alice et à lui rendre sa joie de vivre et son sourire je le tolèrerais enfin tant qu'il reste loin de moi bien évidemment. Pas que j'étais jaloux, ça non! En tout cas pas d'une possible relation entre lui et Alice. Non, j'étais jaloux lorsqu'il était avec Bella ça oui. Si je ne le voulais pas à porté de main c'était à cause de la rancune que nous entretenions l'un envers l'autre, et ce qu'il arrivait à faire ressentir à ma compagne. Et s'il voulait rester quelque temps avec Alice il valait mieux que nous soyons éloignés car l'un de nous deux mourrait sur le court à moyen terme.

Le jour J Edward nous dirigea à travers le décor magnifique et pratiquement sauvage du Minnesota. Nous étions isolés de tout, nous aurions pratiquement pu penser que nous n'étions même plus dans le même siècle tellement la nature était sauvage et sans souillure humaine. Nous arrivâmes dans un champs dégagé et loin de tout, aucun humain ne pouvait accéder à cet endroit tellement c'était éloigné et escarpé. Nous prîmes tous places chacun essayant de se rassurer comme il pouvait. Moi je ne faisais qu'envoyer des ondes de sérénité pour atténuer le stress qui les rongeait et qui augmentait au fur et à mesure que le temps passait.

Nous sentîmes enfin les premières odeurs nous avertissant qu'ils arrivaient. Chacun prenait position à côté de leur partenaire, et par clan. Ils débarquèrent avec une synchronisation de mouvement exacerbé et très aérien, ils étaient réglés comme du papier à musique et aussi ponctuel qu'une horloge Suisse. Les gardes en première ligne dont les plus puissants au centre juste devant les régents. Ils étaient peu comparé à nous mais leur maîtrise des combats et leurs pouvoirs faisaient qu'ils réajustaient parfaitement l'équilibre. Je sentais la peur transpirer de tous nos alliés et je dois avouer qu'il y avait de quoi lorsqu'on voyait les Volturi surtout à l'extérieur de leur tour d'ivoire, car c'était généralement dangereux. Mais un sentiment me surprit plus que tout les autres ce fut celui d'Edward de la curiosité et de l'agacement.

-Qu'y a-t-il ? lui demandai-je.

-Ils cachent tous leurs pensées. Pas un ne pense à ce qu'ils font ici. En plus il manque Démétri ce qui est surprenant.

-Oui c'est vrai et pourtant il est un élément essentiel de leur garde.

-Je pense que tu devrais commencer Carlisle, reprit Edward. Carlisle s'avança de quelques pas.

-Aro je te souhaite la bienvenue, commença le patriarche de notre famille. Ce qui me fit sourire intérieurement car il était sincère dans son accueil. Ils venaient certainement pour nous exterminer mais il était sincère dans ses paroles de bienvenue. C'était presque risible.

-Que veux-tu il a toujours été comme ça, on ne le refera pas, me répondit Edward.

-Carlisle vieil ami. J'aurais aimé que cette visite soit de courtoisie mais je constate au vu de votre nombre important que tu es au courant du motif de notre venue.

-Oui ma fille Alice a vu votre arrivée ainsi que son motif, bizarrement un élan de haine et de rancœur émanant des soldats et même de Caïus et Marcus me fouettèrent tel un raz de marée dès que Carlisle évoqua le nom d'Alice. Edward tiqua également.

-Bien donc elle vous aura dit que nous avons reçu une lettre bien étrange, d'une humaine qui connait apparemment beaucoup trop de choses sur notre monde, notre nature, ainsi que sur nos règles également.

-Laissez-moi vous expliquer Aro, intervint Edward.

-Oui j'aimerais beaucoup surtout que tu es le principal concerné, toi et ta jeune sœur, et de nouveau ce dégoût et cette rancœur à l'énoncé d'Alice.

Edward se tourna vers moi lui aussi sentait que quelques chose n'était pas normal. Nous nous tournions simultanément vers Alice cette dernière devant nos regards se mit à avoir peur et Edward fronça un peu plus les sourcils avec toujours cet agacement. Je suppose qu'il ne devait pas percevoir les pensées d'Alice il faut dire que cette dernière était devenu experte dans l'art de lui dissimuler ce qu'elle avait en tête. Puis je vis un signe suspect entre Caïus et Marcus, ce dernier sortit un téléphone et apparemment composa un message.

-Je ne vois pas pourquoi amener autant de soldats pour une simple explication Aro, reprit Edward agacé. Et surtout pourquoi en avoir positionner en arrière.

-Je te l'expliquerais plus tard en attendant j'attends ta version jeune Cullen.

-Isabella Swan l'humaine qui vous a rédigé cette lettre était pratiquement ma fiancée il y a quelques années de cela et j'étais persuadé à cette époque qu'elle était ma compagne. Hors un jours nous avons eu un accident à la maison et j'ai dû pour son bien la quitter, pour lui éviter qu'il ne lui arrive un drame. Je ne voulais pas la transformation pour elle, je voulais la préserver.

-Ce qui est une violation de nos lois ! intervint Caïus. Edward ne tint pas compte de son intervention et continua.

-Seulement deux ans plus tard nous l'avons retrouvée et j'étais tellement heureux de la revoir parce que j'avais souffert de son absence, j'ai donc essayé de la reconquérir. Mais elle ne voulait plus de nous dans sa vie. J'ai insisté tant et si bien qu'elle a préféré fuir pour mener une vie normale. Seulement elle ne l'a pas eu. En passant sur les détails elle a fini transformé par Maria et a même été son second.

-Donc d'après ce que tu me dis, la jeune fille humaine qui m'a rédigé cette lettre, dit-il en montrant un bout de papier. Est un vampire maintenant, et le second de Maria.

-Elle l'était, elle est morte ! renchérit Alice d'une voix forte et assurée. Du dégoût, de la colère, du mépris, et de l'amusement émanaient des soldats et de leurs maîtres.

-Es-tu sûre de toi Alice ?

-Croyez-vous qu'il soit possible de me cacher quelque chose, dit-elle suffisante.

-Ce que je pense n'a aucune importance. Par contre je trouve bien appropriée cette mort. Je dois avoir une preuve concrète de ce que vous avancez.

-Je peux vous montrer, lui proposai-je. Je sentis une pointe d'inquiétude le parcourir. Il réfléchit un instant puis répondit.

-Je préfèrerais que ce soit Edward si cela ne te dérange pas.

J'imaginai bien que préférer Edward avait un rapport avec son don et de cette façon il pourrait avoir un aperçu de toutes les pensées de chaque personne présente, mais que pouvions nous faire. Edward embrassa Annabelle qui était relativement anxieuse et avança vers Aro. Ce dernier prit la main d'Edward dans la sienne et pénétra dans la tête de mon frère. Ils restèrent un moment dans un silence pesant je sentais de la contrariété émanant d'Aro, remplacée par de l'amusement, puis de la curiosité sentiment qu'il garda jusqu'à la fin de sa lecture. Il posa son regard bordeaux sur moi et m'adressa un sourire. Par contre Edward passa par des sentiments bizarres de la curiosité de l'espoir de l'interrogation, du doute de la crainte ses sentiments fusaient comme le vent.

-Garde ça pour toi pour le moment tu auras tes réponses très rapidement, lui indiqua Aro, je sentis de nouveau de l'interrogation, et de la crainte. Il hocha la tête pour acquiescer. Très bien je vois qu'il y a eu de l'évolution avec Isabella. Et quel couple vous formez tous les deux! dit-il en me regardant fasciné. Et pour répondre à ta question jeune Alice je pense effectivement qu'il est possible de te cacher certains faits, oui, lança-t-il amusé. Amusement partagé par tous les gardes et maîtres, qui arboraient tous des sourires méprisant en direction de mon ex-femme.

Puis Alice se mit à paniquer, elle était même terrifiée alors que des odeurs nauséabondes nous atteignirent. Ben la serra contre lui, ne cachant plus la nature de leur relation. Edward émit un hoquet de surprise qui allait avec de paire avec ses sentiments. Quant à moi c'est une joie intense qui m'envahit car j'avais reconnu parmi les puanteurs que je savais appartenir Jacob et Leah, les fragrances de Bella, Peter, Charlotte, Benjamin et la dernière de Démétri. D'autres sentiments alentours me parvenaient mais je réussis à les bloquer me concentrant sur ceux de ma compagne qui arrivait. Un désir de vengeance incommensurable, associé à une haine et une rage de combattre à peine quantifiable émanaient d'elle avec violence, ce qui me laissait perplexe. Je ressentis également un amour infini qui je supposais devait m'être destiné. Je scannais rapidement les sentiments de mes amis qui étaient à peu près semblable à Bella, surtout ceux de Peter.

Elle sortit enfin des bois comme les Volturi un peu plus tôt, ils formaient une seule ligne et elle était en son centre majestueuse et dangereuse. Ils émanaient ma compagne des sentiments de puissance et de vengeance que j'avais jamais ressentit auparavant. À sa droite étaient Peter, Charlotte et Démétri, à gauche Benjamin, Leah et Jacob. Ils avançaient tous ensemble synchronisés avec leurs capes qui flottaient autour d'eux, le regard droit sur Alice que tous fusillèrent. Je pus voir que ma Bella avait adopté un régime végétarien et j'étais heureux qu'elle est changé son mode alimentaire, même si dans notre cas cela n'atténuait pas sa rage et sa soif de sang et de vengeance. Alice tenta de s'échapper terrorisée. Elle se stoppa net et je me doutais que c'était Bella qui la retenait.

-Et bien Alice, fit ma compagne. Tu n'es heureuse de me voir, comme c'est surprenant, dit-elle méprisante alors qu'elle alla directement se poster devant les gardes Volturi. Je vais te relâcher mais je te conseille de rester tranquille, sinon Jane se fera un plaisir de jouer avec toi, ladite Jane lui adressa un sourire complice.

Le sentiment prédominant dans le camp des Volturi était respect, ils respectaient ma compagne et même Caïus ce qui me choqua littéralement. Par contre le fait qu'elle portait leurs fameuses capes ne me plut absolument pas du tout. En fait ils la portaient tous, Charlotte et Peter également. Pourquoi être partie de chez Maria pour aller rejoindre les Volturi ? Et surtout Pourquoi tous étaient si haineux et avaient revêtu les habits d'appartenance à ce clan précis ?


(N/R : suspense quand tu nous tiens...)

Oui je sais je suis sadique... Mais c'est la dernière fois que je peux le faire sur cette fiction, ne me privez pas de mon plaisir lol. 

33

Chapitre 33 : Douloureuse vérité seconde partie.

-Je te croyais morte, cracha Alice.

-C'était l'effet recherché, vois-tu. Tu n'es pas la seule à avoir recours à des stratagèmes peu glorieux pour arriver à tes fins. Et je dois dire que depuis que je suis transformée je suis bien meilleure actrice.

-Bella que fais-tu avec les Volturi ? demandai-je un peu trop durement. Elle tourna son regard sur moi, je sentis un élan d'amour, de culpabilité et de honte m'atteindre.

-J'essaie de tous vous garder en vie, répondit-elle sincère.

-Comment ça, ils te font du chantage ? grognai-je.

-Pas nous, répondit Caïus avec force et honnêteté. Mais ta femme, d'ailleurs j'espère que tu as demandé le divorce, rétorqua-t-il amusé.

-Je pense que vous nous devez une explication ? renchérit Carlisle plus posé.

-Et tu as parfaitement raison mon ami. Pour commencer cette histoire de lettre n'est qu'un leurre pour pouvoir vous approcher tous, enfin la famille Cullen principalement. Nous ne sommes pas là pour demander des explications, ni pour vous punir, mais pour vous aider et vous protéger Carlisle.

-Je ne comprends toujours pas nous protéger de qui ? demanda notre patriarche.

Mon regard était ancré dans celui de ma compagne, qui elle avait baissé les yeux essayant de se donner une contenance. Elle diffusait une telle soif de vengeance meurtrière, mais de culpabilité en même temps que cela me troublait.

-Bella il est temps que tu expliques tout à ta famille.

-Elle n'est pas de notre famille, hurla Alice.

-Je crois au contraire qu'elle est certainement plus méritante de ce titre. En tout cas plus que toi cela va sans dire, rétorqua Marcus.

Bella avait le soutien de tous les régents, ce qui insinuait que ce qu'elle allait nous annoncer allait je pense nous retourner. Pour qu'un tel élan de solidarité s'enclenche, surtout au niveau de la famille royale pour un élément extérieur, et ce devait être extrêmement grave. Qu'ils viennent apporter tous leur aide en personne était une première, cela devait être plus important que ce que je pensais au départ. Edward hocha la tête en signe d'accord avec mes pensées.

-Toute ma vie depuis nos retrouvailles a été dirigée et manipulée par Alice. Elle est également responsable de la mort de Paul, lança-t-elle sans détours.

-Comment peut-elle être responsable de la mort d'un loup ? demanda Rosalie sceptique.

-Tant mieux ça en fait toujours un de moins à exterminer, cracha Irina.

Ce qui provoqua la colère de Bella, des loups et même de Peter, Charlotte et Benjamin. Irina tomba au sol en hurlant de douleur, j'entendis ses os se briser et je sentis la pression et la douleur qu'elle lui infligeait.

-C'est un sujet sensible chez Bella, s'amusa Annabelle qui regardait Irina d'un air mauvais.

-Jane arrête ça hurla Tanya.

-Oh mais ce n'est pas moi ! se défendit-elle amusée en levant les mains devant elle, en signe d'innocence.

-Bella, laisse-la elle fait parti de la famille, tentai-je.

-Pas de la mienne ! Et certainement pas tant qu'elle manquera de respect à Paul qui lui était sans nul doute bien supérieur.

-Elle a des raisons d'en vouloir aux loups, repris-je. Cesse de la torturer, que je t'explique calmement, elle ne cessa pas mais diminua la pression, ce qui dans ces circonstances serait tout ce que l'on pourrait tirer de bonne volonté de Bella.

-Elle te pense responsable toi ainsi que les loups de la mort de son compagnon.

-Je ne la connais même pas, comment aurais-je pu tuer son compagnon et avec les loups en plus ?

-Son compagnon c'était Laurent, l'informai-je, sa réaction me surprit que d'avantage. Elle éclata de rire, accompagnée par Aro.

-Je vais te raconter ce qui est vraiment arrivé à ton compagnon, Irina, fit Bella toujours amusée. Pour commencer Laurent n'est pas ton compagnon. Lorsqu'il m'a trouvé dans l'intention de me tuer, les loups sont arrivés. D'ailleurs j'aimerais que tu m'expliques comment tu sais que les loups étaient intervenus, bien que j'ai déjà ma petite idée là dessus, commença Bella en lançant un regard glacial à Alice qui baissa le sien. Bref il était sur le point de me drainer quand les loups sont arrivés et qu'ils l'ont encerclé. Il a échangé des informations contre sa vie sauve. Il nous a avoué en fait qu'il était chez vous à Dénali sur la demande de James, qui lui avait demandé d'intégrer votre famille pour mieux surveiller les Cullen. Car il pensait que la traque serait plus longue et il voulait savoir tout ce qu'il se passait de l'intérieur.

-Ce n'est pas vrai il était mon compagnon ! cria Irina toujours prise de spasmes douloureux.

-Explique-moi comment il aurait pu coucher avec ta sœur s'il était vraiment ton compagnon ? Au départ elle était celle qui l'intéressait mais quand tu as montré de l'intérêt pour lui. Il s'est rabattu sur toi car il a senti qu'avec Tanya ça n'irait pas très loin et il ne savait pas combien de temps il resterait parmi vous.

-Ce n'est pas une preuve, fit Alice. Tu as bien couché avec Ben le soir où Jasper et Edward sont venus au ranch. Ce qui veut dire qu'il n'est pas ton compagnon selon tes propres déductions! Cracha Alice fière d'elle. Dire que cela ne me touchait pas était bien évidemment faux.

Je savais que Bella avait eu des rapports sexuels avec lui mais j'avais espéré que cela s'était arrêté le jour où j'étais entré de nouveau dans sa vie. Elle toisa Alice de haut et avec un sourire mauvais lui répondit.

-Ça t'arrangerait bien! Désolée de te désillusionner mais je revendique Jasper comme mien. Et tu sais parfaitement que c'est vrai, sinon tu ne te serais pas donné tout ce mal durant tant d'années pour me tenir éloigner de lui, elle me regarda ensuite et m'envoya sa culpabilité. Je lui répondis en lui envoyant de la compréhension et mon amour. Mais pour en revenir à Laurent, reprit-elle, se détournant de moi. Je n'ai rien inventé c'est lui qui me l'a avoué, demandez à Tanya elle seule pourra vous répondre.

-Tanya, est-ce que c'est vrai ? demanda Kate.

-Oui j'ai couché avec lui mais c'était la veille de notre conversation avec Irina, répondit-elle fautive. Quand elle nous a dit qu'elle le trouvait à son goût et qu'elle pensait qu'il était son compagnon j'ai préféré ne rien lui dire pour ne pas la blesser. Je ne savais pas Irina, je te le promets, pardonne-moi, supplia la sculpturale blonde.

-De toute façon comme je vous l'ai dit il n'était pas son compagnon sinon il serait revenu vers elle au lieu de s'enfuir comme un lâche.

-Comment ça ? demanda Irina qui se remettait du traitement que venait de lui infliger Bella.

-Les loups contrairement à ce que tu peux penser sont des êtres loyaux et honnêtes. Ils lui ont promis la vie sauve en échange d'informations et c'est ce qu'ils ont fait en lui faisant promettre de ne plus jamais venir sur leur territoire. C'est ainsi que nous avons su que Victoria était celle qui en avait après moi.

-C'est ce que je disais lorsque tu étais humaine un vrai miracle que tu aies pu atteindre un âge aussi avancé, s'amusa Peter, elle lui retourna un sourire tendre et entendu.

La complicité qui les liait me rendait jaloux. Il connaissait ma compagne mieux que moi et c'était insupportable.

-Il est toujours en vie ? demanda Irina incrédule.

-Si elle te le dit, s'agaça Benjamin. Mais laisse tomber il n'en vaut pas la peine, renchérit-il avec une pointe de jalousie et d'intérêt.

Elle le regarda intensément et je sentis que l'intérêt était partagé. Ce qui me surprit mais pour le moment nous avions d'autres problèmes à régler.

-Et pour en revenir à tes accusations, lança Rosalie qui n'avait pas perdu le sujet principal de la conversation.

Bella me regardait Dieu que j'aurais aimé qu'elle vienne à moi. Quant à moi je ne voulais pas traverser cet espace qui dénotait encore quelques tensions entre nos deux camps. Le notre ne faisant pas confiance aux Volturi. Elle était si proche et si éloignée à la fois c'était insupportable.

-Donc je disais, reprit Bella en détournant ses yeux des miens encore une fois pour scruter le reste de la famille. Alice était en contact avec Maria depuis longtemps, c'est même elle qui a dirigé Maria jusqu'à cette ordure, lâcha-t-elle en désignant Ben du menton. Ce qui surprit l'intéressé.

-Comment le sais-tu ? lui demanda-t-il.

-Ne lui adresse pas la parole, reprit Peter fou de rage.

Il connaissait la raison pour laquelle Bella le haïssait. Mais je fus tiré de ma réflexion par une rage identique à celle de mon ami qui naquit à mes côtés. Chez Edward.

-Espèce d'ordure, s'emporta Edward en se jetant sur Ben.

Ce dernier lui fit un sourire, alors qu'il le maintenait, à distance. Bella infligea une pression mentale avec son don pour lui faire relâcher Edward. Il tomba à genoux en se tenant ses parties. Apparemment Bella n'avait pas perdu son intérêt pour la torture sur cet endroit précis de l'anatomie masculine et pour y être passé en plus d'être empathe, je savais que c'était extrêmement douloureux. Elle arrêta sa pression au moment où Edward fut libéré.

-Il va payer Edward, mais pour le moment j'aimerais finir de vous raconter.

-Comment peux-tu te retenir de ne pas l'étriper tout de suite ?

-Parce que la torture est tout un art, et il souffrira autant qu'il m'a fait souffrir et qu'il m'a humiliée.

-De quoi parles-tu ? Qu'est-ce qu'il t'a fait Bella ? demandai-je avec beaucoup d'appréhension.

-Je te raconterais tout quand j'en arriverais à ce moment. Mais laisse-moi finir s'il te plaît, me demanda-t-elle honteuse.

Putain j'espérais que ce sentiment n'avait rien à voir avec ce que je pensais. Je tournais la tête vers Edward pour avoir un semblant de réponse mais ce dernier baissa la tête et des sentiments de culpabilité, de colère et d'impuissance intense s'emparèrent de lui. Merde il ne lui avait pas fait ça ! Je commençais à m'énerver.

-Laisse-la finir, fit Edward avec cette culpabilité qui ne faisait que croître.

-Je le sais parce que cette information a été puisée dans l'esprit de Maria elle-même.

-C'est un mensonge, cria Alice.

-La ferme espèce de garce ! s'énerva Bella. Nous avons tué Maria, mais avant Aro a pu en sortir des informations capitales qui nous ont permis de savoir ce que tu as fait à mon compagnon, grogna-t-elle menaçante. Elle me regarda avant de poursuivre pour moi apparemment. Elle a également informé Maria que tu avais dans l'intention d'aller la trouver à Salem pour la tuer. C'est pour ça qu'ils ont pu te contraindre à contracter une dette d'honneur. C'était pour que tu ne reviennes pas me chercher, car elle savait que le temps que tu n'aurais pas remboursé ta dette tu n'aurais pas pris le risque de m'exposer encore un peu plus a ces risques. Puis elle a recontacté Maria quelques temps plus tard, pour l'informer que j'étais ta compagne et que si elle ne me tuait pas. Tu reviendrais me chercher, et nous aurions fui tous les deux. C'était faux bien entendu, mais elle avait aidé Maria à de nombreuses reprises alors elle ne s'est même pas questionnée quant aux intérêts d'Alice. C'est grâce à Alice que Maria avait pu échapper à Nettie et Lucy lors de la dernière attaque après ton départ. Elle a dirigé Maria en lui disant de venir à Forks pour m'enlever. Elle aurait dû me tuer pour t'envoyer les morceaux de mon corps comme un rappel à son autorité et à ta promesse. Mais elle a vu mon potentiel, elle m'a vu repousser un vampire alors que je n'étais qu'humaine, et sa cupidité a pris le dessus. Et tu connais la suite. Alice a recontacté Maria pour lui dire qu'elle ne devait pas me garder en vie sinon je serais sa perte, et je dois admettre que ce fut le cas. Il n'y a plus de Maria et de Nettie dans le sud, il n'y a plus de guerre.

-Tu dis qu'Alice a tout manigancé Bella je ne veux pas mettre ta parole en doute mais Alice vit avec nous depuis des années et bien qu'elle soit un peu trop entreprenante certaines fois elle n'est pas ce que tu décris, tenta Esmé, totalement perdue ne sachant plus qui croire.

-Bella dit la vérité, lançai-je, je sentais qu'elle ne mentait pas. Et de toute façon comment aurait-elle su pour l'histoire de Salem.

-C'est vrai, confirma Edward. Et il y a bien pire, crachat-il. Nous ne connaissons pas Alice. Et je peux t'assurer qu'à la fin de cette histoire tu voudras toi-même la jeter dans un bûcher, affirma Edward. Ce qui surprit tout le monde. Mon ex-femme s'était éloigné de nous avec Ben et son clan.

-Bella veux-tu continuer ou préfères-tu que je prenne le relais, demanda Aro plein de compassion pour ma compagne.

Elle me regarda et de nouveau ce sentiment de honte, de culpabilité et de faiblesse. Edward grogna et sa rage prit des proportions égales à ce que pouvait ressentir chez Peter et Charlotte. En fait tout le monde était tendu et en colère. Je supposais que c'est cette partie là qui allait m'apprendre ce qui avait fait fuir ma compagne. Edward hocha la tête toujours autant coupable.

-Je ne pourrais pas, renchérit Bella dans les bras de Peter qui tentait de l'apaiser. Je grognais à l'intention de mon ami qui prenait ma place, je ne supportais plus de la voir dans d'autres bras que les miens.

-Calme-toi Major ! m'ordonna-t-il. Bella tu devrais aller vers lui, lui dit-il à l'oreille. Il risque de péter un câble et perdre le contrôle. Tu seras la seule capable de le calmer.

-Je n'y arriverais pas, dit-elle alors qu'un raz-de-marée de honte s'empara d'elle.

Il me regarda et me fit signe d'approcher, ce que j'avais déjà entreprit de faire et ce peu importe ma proximité avec les Volturi. Et de toute façon bien que je serais entouré par le clan italien, pour je devais être auprès de ma compagne, surtout si c'était ce à quoi je pensais. Je traversais l'espace pour aller rejoindre ma Bella qui avait le regard baissé. Je lui envoyais tout mon amour et ma confiance en elle. Et quand enfin je pus la toucher toute sa honte fut remplacée par un bien-être et son bonheur de me toucher, et me me savoir avec elle. J'avais pris sa main et je l'attirais contre moi, elle avait son visage contre mon torse et moi le mien dans ses cheveux prenant une grande inspiration, respirant sa si douce fragrance qui m'avait tant manquée. J'en oubliais presque où j'étais, elle se fondit dans mon étreinte, je ressentais tout son amour pour moi qui était aussi intense que le mien pour elle. J'avais rêvé de ça depuis si longtemps, et maintenant elle était là dans mes bras je fis abstraction de tout le monde et je me laissais aller dans cette joie de la toucher et de la sentir contre moi, à cette joie partagée. Le vide qui m'avait habité ces derniers mois, ces dernières années disparut comme par magie dès l'instant où je pus enfin la toucher.

-Bien Félix, Démétri, Benjamin, Alec, Jane et Peter, allez-y, ordonna Aro.

Je vis tous les nommés aller directement vers le clan qu'Alice avait amené. Alice fut elle-même prise sous les assauts douloureux du pouvoir de Jane, alors qu'elle tentait de fuir de nouveau avec un sentiment de terreur et de panique total.

-Alors la bohémienne, tu ne penses pas t'échapper aussi facilement. Il va falloir que tu affrontes et assumes les regards de ceux que tu appelais famille. Et surtout que tu payes pour tes actes, lâcha Jane arrogante alors qu'elle empoignait sans ménagement Alice par le bras la ramenant ainsi auprès des prisonniers des Volturi.

Peter avait pris Ben et n'avait pu se retenir de le frapper si fort qu'il lui avait fêler le crane sous la violence de l'assaut.

-Tu ne peux plus rien contre personne, cracha Bella toujours dans mes bras à l'attention de Ben qui était affolé et désemparé. J'ai travaillé sur mon pouvoir et je sais le maîtriser entièrement. Je peux immuniser qui je veux contre ta merde de don, il grogna, frustré et impuissant.

-Bien maintenant je vais pourvoir vous raconter ce qui a amené Bella à venir nous solliciter. Maria avait commandé à Bella et Edward de partir en mission afin de trouver un humain avec un potentiel de bouclier se servant de la particularité d'Edward pour le dénicher. Tout ceci dans le but d'annihiler les pouvoirs de nos gardes. Si un humain résistait à son don il y avait de grande chance pour qu'il soit un bouclier sinon il aurait un pouvoir plus ou moins similaire à celui de Bella. Dans un cas comme dans l'autre cela arrangeait Maria. Bella et Edward sont partis ensemble, cela leur a permis de rétablir un dialogue entre eux et ils ont pu s'expliquer sur leur point de vue respectif. Edward avait pratiquement convaincu Bella de revenir parmi vous, et comme leur relation était au beau fixe il n'a pas voulu lui cacher la façon dont vous avez appris qu'elle était toujours en vie. Donc il lui a parlé d'Annabelle et de son lien avec cette dernière. Bella a été surprise, au départ elle s'est senti trahie donc elle a voulu s'isoler pour penser en toute tranquillité loin des intrusions d'Edward. Puis à force de réflexions entre les propos d'Edward et ce qu'elle ressentait, elle en est venue à la conclusion qu'il était temps qu'elle ait une discussion avec son compagnon. Elle est partie chasser c'est à ce moment que Ben, ces deux vampires, dit-il en désignant celui qui était dans les mains de Benjamin et Démétri, sont arrivés accompagné d'Alice, tous ceux nommés transpiraient la peur, la terreur pour certains.

Bella se raidit alors que ses sentiments de honte et de vengeance se ravivèrent intensément en elle. Je resserrais mon étreinte autour d'elle alors qu'elle enfouit de nouveau son visage dans mon torse. Je me préparais intérieurement à subir une attaque émotionnelle dévastatrice.

-Alice a ordonné à Ben de maîtriser Bella, ce qu'il fit. Elle lui a fait part de ses instructions. À savoir que Bella devait se tenir éloignée du Major et du reste de la famille sans quoi elle tuerait un membre de votre famille à chaque tentative de Bella de vous approcher. Dire que j'étais stupéfait c'était à des milliers années lumière de la réalité, et encore ce n'est rien en comparaison de ce que la famille ressentait. Incrédulité majoritairement, déni pour certain, suspicion pour d'autre. Aro continua.

-Bien entendu Bella ne s'est pas laissée faire et a fait part à Alice de sa façon de penser, continua Aro amusé. Alice avait cependant fait enlever certains d'entre vous, elle a appelé ses gardes, les deux derniers présent ici. Pour démontrer à Bella qu'elle ne plaisantait pas.

-Personne n'a été enlevé, intervint Rosalie, dans un déni tenace.

-Oh que si jolie Rosalie. C'est Esmé et Carlisle qui ont été choisi pour ce sacrifice.

-On s'en souviendrait il me semble, rétorqua Esmé. Ce qui amusa Aro.

-Non car Parker à un don intéressant il est apparemment capable d'effacer les souvenirs en tout cas les plus récents.

-C'est bien ce que j'ai cru sentir effectivement, déclara Eleazar. Je pensais qu'il n'avait pas pris conscience de son don. Car quand je lui ai demandé s'il avait un don il m'a répondu que non.

-Il en a bien un et en plus il s'est parfaitement s'en servir, mon ami. Mais permettez-moi de continuer l'histoire. Donc elle a appelé ces deux là et leur à ordonné de torturer Esmé devant Carlisle, Emmett émit un grognement rageur. Bella a vite accepté de se soumettre aux directives d'Alice mais cette dernière a laissé ses soldats torturer Esmé bien longtemps après l'accord de Bella juste pour le plaisir d'entendre Bella la supplier d'épargner Esmé et Carlisle.

-Ce n'est pas vrai ? fit Esmé choquée.

-Ça l'est, reprit Edward peiné. J'ai vu ce qu'il t'a fait, dit-il en désignant le fameux Parker. Carlisle prit sa femme dans ses bras alors qu'un sentiment de vengeance s'empara de lui également.

-Ensuite il vous a effacé la mémoire à tous les deux c'est pour cela que vous ne vous souvenez de rien. Sinon vous vous seriez rappelés qu'Alice avait joué un rôle dans tout ça. Nous arrivons à la partie la plus délicate, nous prévint-il.

Je fus happé par des sentiments de rage, de répulsion, de haine pure et de dégoût de la part d'Aro, d'Edward, de Charlotte et de Peter ainsi que de pratiquement tout le clan Volturi. Pour Bella c'était de la répulsion, du dégoût et toujours cette honte. Je pris une inspiration, et tentais de ne pas me laisser porter par les sentiments qui émanaient de ceux qui savaient déjà. Aro me regarda avec beaucoup de peine dans le regard mais aussi dans ses émotions.

-J'aimerais que seuls les Cullen restent ce qui va suivre reste une histoire de famille. Pourriez-vous retourner chez Carlisle et nous suivrons dans peu de temps ? Demanda Bella à nos témoins.

-Qui dit qu'ils reviendrons, argua Tanya.

-Moi je le dis, répondit Caïus. Ceci ne concerne que la famille Cullen les autres vous êtes priés de nous laisser.

-Vous pouvez y aller sans crainte et nous vous remercions de votre bienveillance, leur déclara Edward. Amun, ma famille te remercie toi et les tiens et nous ne t'en voudrons pas de rentrer chez toi, le concerné hocha la tête et il partit accompagné de son clan. Les autres et la famille de Tanya inclus les suivirent. Une fois le champs déserté, Aro reprit.

-Bella a demandé à Alice de pouvoir rentrer avec Edward, elle ne voulait pas laisser Benjamin au ranch car elle savait que Maria se serait vengée sur lui si elle s'était enfuit.

-S'il vous plaît Aro, non ! supplia Bella.

-Ils doivent tous savoir ce qu'il s'est passé. Je suis désolé de devoir te refaire vivre tout ça, lui répondit Aro compatissant.

-L'un comme l'autre doivent savoir ce qu'il s'est véritablement passé Bella. Tu n'y es pour rien et tu as fait ce qu'il fallait, ne culpabilise pas ce n'est pas à toi de le faire, argumenta Edward plein de colère et de compassion, leurs sentiments me tournaient presque la tête tant de sentiment contradictoire en même temps c'était pratiquement incompréhensible. Enfin ça le devenait et c'est bien ça qui me faisait peur.

Elle se résigna et le regarda, il lui fit un hochement de tête et se déplaça discrètement vers Benjamin. Donc j'avais raison il y avait une explication incluant Benjamin. Elle me regarda et je sentis toute sa culpabilité, son remord, sa honte et sa peur, pas une peur classique mais celle d'un rejet. Je lui embrassai la tête et la serrai encore plus fort contre moi. J'allais finir par la briser à force de l'étreindre aussi fort mais elle ne ressentait pas la douleur au contraire elle appréciait que je l'étreigne aussi fort, elle en avait besoin.

-Alice a demandé si Bella serait prête à tous les sacrifices pour retourner chercher Benjamin. Elle connaissait bien entendu la réponse de Bella et même sans don de clairvoyance ceux qui connaissent Bella savent très bien qu'elle ferait ce qu'elle peut pour ceux qu'elle aime, je ne pouvais qu'approuver silencieusement à ce que disait Aro. Bella ne pensant absolument pas à ce que la voyante avait en tête lui répondit que oui. Alice a donc ordonné aux trois mâles présents de se... satisfaire. Ils l'ont tous violée à tour de rôles, je vous passerais les détails, dit-il visiblement dégoûté. Tout ça pendant que Ben la maîtrisait avec son pouvoir, et qu'Alice était confortablement installée et observait le spectacle avec un amusement non caché, termina-t-il toujours dégoûté.

Tous grognèrent autour de moi avec une aversion peu commune. Mais ce n'était rien en comparaison de ce que je pouvais ressentir, le choc était bien sûr le sentiment dominant. J'avais l'impression que le sol venait de s'ouvrir sous mes pieds mais qu'une force invisible m'empêchait de tomber m'obligeant à faire face à cette psychose. La haine était vraiment très loin de ce qui m'habitait à présent, j'avais littéralement sombré dans la démence. J'avais relâché ma compagne sans même m'en rendre compte, et me dirigeais droit sur cette merde qui avait osé souiller ma compagne de cette façon. Il avait osé la salir, l'avilir et l'assujettir de la plus horrible des manières. Il avait dit a Maria qu'il l'avait « corrigé », j'allais lui montrer moi ce qu'était une correction.

Autour de moi des cris, et des mouvements que je ne pouvais même plus analyser. Tous se mirent à hurler mais rien ne m'arrêterait avant que j'ai obtenu satisfaction. J'étais devant le principal concerné il était au sol tout comme Peter. Ils se tordaient de douleur, je la ressentais et pour cause c'est moi qui la provoquais. J'attrapais cette merde par le cou et le soulevais à ma hauteur.

-Tu n'aurais jamais dû ! j'attrapai ses couilles avec ma main et lui broyais en plus de la douleur que je lui infligeais, il était à l'agonie mais j'étais loin d'en avoir fini avec lui.

Je lui déchirais son putain de jean pour lui arracher cette merde avec laquelle il avait asservi ma compagne. Une fois dans ma main je les balançais loin de lui avec l'intention de continuer de lui faire payer. Je sentis que je m'éloignais de lui je savais que c'était Bella qui était intervenue. J'étais en colère contre elle, qu'elle puisse m'empêcher de lui faire ce qu'il méritait. Elle se plaça devant moi posant ses mains sur mon torse et me relâcha de son emprise.

-Laisse-moi lui faire ce qu'il mérite, la suppliai-je.

-Je te laisserais lui faire mais reprends-toi. Tu projettes sur tout le monde, dit-elle alors qu'elle luttait elle-même contre la douleur que je lui infligeais.

Quand je pris conscience de ce que je lui faisais subir à elle aussi. Je cessais instantanément de projeter ma rage et la douleur et je reportais ceci sur les principaux intéressés. Une fois remise elle me remercia. Et baissa les yeux, honteuse.

-Tu n'as pas à avoir honte Bella. Tu ne pouvais rien contre son pouvoir.

-J'ai honte parce que je n'ai pas été assez forte pour me défendre, que j'ai été obligée de tout subir dans le silence et l'impuissance le plus total. Je n'ai pas pu échapper à ça parce que j'étais trop faible. Parce que je n'ai pas réfléchi et que pour sauver Benjamin même en le sachant je repasserais par là s'il le fallait.

-Je t'assure que tu n'as pas avoir honte tu es la plus forte et la plus courageuse des femmes qui existent. Peu aurait fait ce que tu as fait ou subit pour les autres. Mais je t'assure qu'ils vont le payer. Laisse-moi te venger, laisse-moi regagner ton honneur, la suppliais-je.

Elle était en droit de se rendre justice toute seule, mais j'espérais sincèrement qu'elle me laisse le privilège de lui regagner sa fierté, j'espérais qu'elle me laisse l'honneur de punir et de tuer celui qui l'avait salie et déshonorée parce qu'elle était mienne et qu'elle méritait que je me batte pour elle. Je n'avais pas pu la protéger, et elle avait subi plus que n'importe qui aurait supporter. Elle était la compagne du Dieu de la guerre et à cause de ça elle avait subit plus que n'importe quel vampire aurait dû subir. C'est elle qui avait payé pour mes actions passé et ça je ne le tolérais pas. Et depuis le temps que j'attendais d'avoir cette opportunité, j'avais une raison légitime de le tuer, pas qu'il m'en ait fallu une.

-Fais-le et fais-le souffrir, s'il te plaît, c'était plus qu'une simple supplique. C'était un élan de désespoir qui émanait d'elle lorsqu'elle me le demanda. Je m'approchais d'elle et lui caressais la joue en plantant mon regard dans le sien.

-Je te le promets.

Puis je me tournais pour faire face à Ben qui toujours hurlant à même le sol. Il était tenu en respect par Jacob et Leah. Pendant que Peter consolait Charlotte que je n'avais pas épargné, je leur adressais à tous les deux une onde de culpabilité. Et je sentis de la compréhension émaner de mes deux amis. Je sentais que Jacob et Leah avaient beaucoup de mal à se retenir de le mettre en pièce. Quand je fus à proximité Leah décrocha rapidement pour me laisser lui administrer ce qu'il méritait, mais Jacob eut plus de mal.

-Jake c'est à moi de le faire. Tu dois me le laisser, elle est ma compagne c'est à moi de lui restituer son honneur, il grogna menaçant à l'attention de Ben et décrocha à son tour, non sans mal toutefois. Il passa à mes côtés et me regarda avec un sentiment de culpabilité.

-Je te pardonne Jacob, tu as fait ce qu'il fallait pour elle, il hocha la tête et je reçus sa reconnaissance.

Il alla se placer tout contre ma Bella. Je regardais Ben avec une haine similaire à celle de ma compagne. Cette merde avait osé la violer, pour la briser et l'asservir. Alice hurlait de le laisser tranquille, elle suintait la peur et le désespoir.

-Jane amuse-toi avec cette salope le temps que je m'occupe de lui. Lui demandais-je. Mais ne l'empêche pas de regarder, ce que je vais faire à son protégé.

-Avec plaisir ! et les hurlements de désespoir se transformèrent en hurlements de douleur.

-Esmé tu devrais partir, ce qui va suivre risque de te choquer.

-Je ne crois pas, répondit-elle déterminée et dans une colère que je n'avais jamais ressenti émanant d'elle, elle était véritablement un vampire en cet instant.

-Comme tu voudras.

Je relevais l'ordure et je le fixais bien droit des les yeux alors qu'il gémissait de douleur. Je le frappais jusqu'à ce que chacun de ses os craquent sous mes assauts. J'y mettais toute ma rage, ma fureur et ma sauvagerie, je lui cassais et réduisais en poudre chaque particules de son squelette, je le réduisais véritablement en miettes. J'augmentais également sa douleur avec mon pouvoir à la limite du tolérable en tout cas pour moi. J'insistais pour ne lui laisser aucun os, aucun millimètre de son ossature intact. je voulais qu'il ait mal sur chaque parcelle de son corps, et c'est ce qu'il ressentait.

C'était insupportable j'avais moi même du mal à tenir ce degré de souffrance, mais je me devais de le faire pour elle. Même si j'en souffrais autant que lui, je me devais de tenir, je me devais de souffrir et de faire pénitence pour ma Bella. Parce que je n'avais pas su la protéger, je n'avais pas su lui épargner cette torture. Elle était ma compagne et de ce fait elle n'aurait jamais dû subir ça, jamais. J'endurais la douleur et augmentais encore plus mes assauts et mon pouvoir, j'en gémissais avec lui, j'avais dépassé le tolérable j'étais moi même à l'agonie, mais je ne pouvais diminuer, je ne lui devais, je lui avais promis qu'il souffrirait et il fallait qu'il souffre, qu'elle en ait la certitude. Ensuite je lui arrachais chacun de ses bras et jambes et en plusieurs morceaux, avant de ne laisser que son tronc. Et bien évidemment j'avais fait tout ça à vitesse humaine, pour qu'il en profite plus longtemps.

-Edward prépare-moi un feu, lui commandais-je haletant et suffocant à cause de la douleurs que j'endurais. Je n'avais jamais poussé mon don aussi loin et je pense qu'il ne me sera jamais permis de le refaire et heureusement. Il s'exécuta.

-Non ! hurla Alice de désespoir, toujours sous l'influence du pouvoir de Jane.

Je ne comprenais pas son attachement à cette ordure, mais quoi qu'il en soit je ne l'épargnerais pas mais pire ce ne sera pas moi qui lui donnerai le coup de grâce. Non ce sera Bella elle devait le faire pour se libérer de ces sentiments qui la rongeaient. Mais Alice assistera à tout ça, elle souffrira également, je lui enverrais la douleur de sa merde pour qu'elle ressente chaque seconde de son agonie. Une fois le bûcher prêt, je me tournais vers Jane et Alice.

-Jane arrête de jouer deux minutes le temps qu'elle profite de ce que l'on va faire à son protégé.

-Tu n'es qu'une ordure! cria-telle pleine de rage, j'aurais dû te tuer quand j'en ai eu l'occasion.

-Oui tu aurais dû. Parce que je t'assure qu'après ce sera ton tour. Bella tu te souviens du sort que tu me réservais lorsque l'on s'est affronter chez Maria.

-Oui, répondit-elle avec un malveillance peu commune.

J'entendis une pression monstrueuse sur le squelette de Ben enfin du peu qu'il en restait. Elle lui brisa chacun des os qui se reconsolidaient, il était aussi flexible qu'un serpent puis elle le fit traverser par télékinésie l'espace le séparant du feu. Elle le plongea dedans en le maintenant. J'avais laissé exprès sa tête reliée à son buste pour qu'il ressente toute la douleur et surtout qu'il reste conscient jusqu'au moment où il mourrait calciné. Alice hurla de détresse et de douleur, on aurait presque pu croire qu'il était son compagnon. Tous se pétrifièrent devant le sort que nous avions réservé à celui qui avait osé toucher à ma compagne. J'étais dans son dos l'enlaçant alors qu'elle le fixait, elle avait fait en sorte de le tourner face à nous pour que nous soyons la dernière chose qu'il verrait avant de mourir. Son calvaire dura une vingtaine de minutes et celui d'Alice également. Et durant tout ce temps elle lui hurlait qu'elle était désolée, qu'elle s'excusait.

À la fin des hurlements de Ben et d'Alice nous sûmes qu'il était mort. Bella se retourna vers les deux autres enfin vers le dernier en morceaux car dans ma folie je n'avais pas vu que Benjamin et Emmett avaient eux aussi été pris dans cette fureur destructrice et que l'un des violeurs de Bella était en morceau aux pieds de Benjamin alors qu'Emmett avait mis en pièce un autre. Le dernier dans les bras de Démétri supplia Bella de l'épargner il n'avait plus aucune fierté et s'était mis à haleter comme une petite fille. Bella lui fit partager le même sort que son ami.

-Carlisle, appela Aro. Veux-tu t'occuper de tortionnaire de ta compagne ? Ou préfères-tu que mes gardes s'en charge.

-Non je le ferais moi-même. Répondit le patriarche qui avait à cœur de venger lui aussi sa compagne.

Il décapita et détruisit rapidement le dernier membre de ce clan. Il n'était pas adepte de la torture mais c'était aussi je pense parce que Carlisle n'avait plus de souvenir de ce qui avait été fait à sa compagne. Une fois tous morts il ne restait plus qu'Alice. Nous nous tournâmes tous vers elle.

-Qu'attendez-vous allez-y, cracha-t-elle.

-Oh non avec toi on va y aller en douceur Alice. Je vais prendre le temps de déguster ton supplice. Mais avant un petit passage dans les mains d'Aro pour avoir les réponses aux questions qui restent en suspend.

-Non! hurla-t-elle. Pourquoi attendre, après tout ce que je t'ai fait. J'ai pris énormément de plaisir à te torturer Bella, les voir te prendre de force et plusieurs à la fois c'était quelque chose de jouissif, dans tous les sens du terme. Encore plus que le fait d'avoir torturé ta mère et ton beau-père. D'ailleurs d'après Franck ta mère était aussi bonne que toi, crachat-elle espérant la faire craquer.

Bella lui infligea son traitement elle hurla en s'écrasant au sol. Mais le pire était que je n'étais pas sûr de moi, pas sûr de pouvoir me contenir alors qu'un grognement rageur et vengeur roulait dans ma poitrine. Je n'avais qu'une envie et s'était de lui infliger ce que j'avais fait à sa merde, me défouler sur elle avec autant de rage et de haine qu'elle m'inspirait. Et si je ne lui sautais pas dessus là tout de suite c'est parce que Bella me tenait contre elle et essayant de me calmer. Mais même comme ça c'était difficile.

-Je sais ce que tu essaies de faire mais je dois te dire une chose. C'est que l'aide des Volturi n'a pas été gratuite. Et bien que j'aimerais pouvoir te tuer après des jours et des jours de tortures. J'ai promis à Aro de t'échanger contre son aide. Tu m'appartiens pour le moment et moi seule décide ce que je ferais de toi, mais sache que je ne te tuerais pas, il y a pire que la mort crois moi.

-Tu n'as pas le droit ! Hurla t-elle de terreur.

-Elle est pas mal celle-là, entendis-je Emmett qui grognait à l'encontre d'Alice. Après tout ce que tu lui as fait durant toutes ces années tu oses te plaindre. Mais bien jouer petite sœur elle a toujours eu peur de se retrouver chez eux. Bella lui adressa un petit sourire affectueux lorsque les mots petites sœurs avaient été prononcé.

-Elle a tué Renée ? demanda Edward affligé.

-Dans d'atroces souffrances, parce que je l'ai insultée. Elle trouvait qu'elle valait mieux que les insultes dont je l'avais affublée.

-Je suis perdu dans tout ça. Tout se mélange, des meurtres, des tortures. Bella explique-moi s'il te plaît ? demanda Carlisle décontenancé mais croyant les propos de Bella vu qu'Edward était partisan de ma compagne.

-Je vais faire mieux que ça. Aro permettez-nous d'utiliser vos dons de lectures et d'orateurs je crois que l'on a tous besoin de connaître toute l'histoire.

-Mais bien sûr Bella, elle prit Alice sous sa coupe et la dirigea vers Aro cette dernière hurla et essaya d'échapper à son emprise.

-C'est inutile Alice tu n'es pas assez forte pour ça. Et il est grand temps que tu nous livres tous tes secrets.

-Tu n'es qu'une salope, hurla-t-elle.

-Que de vulgarité tu me déçois là, lui répondit Bella méprisante.

Nous attendîmes quelques minutes qui furent ponctuées de plusieurs pics de surprise émanant d'Aro et une colère sans faille d'Edward qui ne cessa de grogner tout du long. Tous s'étaient rapprochés de son compagnon respectifs attendant qu'Aro commence son récit. Moi je profitais de cet instant pour enlacer ma compagne et lui témoigner tout mon amour et bien que réceptive à toutes mes attentions perceptibles que pour elle. Elle n'en restait pas moins concentrée sur ce qui se déroulait entre Aro et Alice. Cette dernière s'étant résignée ne pouvant plus rien cacher ni à Aro, ni à Edward. Au bout de cinq minutes, la lecture s'arrêta.

-Et bien je ne pensais plus être surpris avec tes derniers exploits mais je dois dire que c'est surprenant ce que je viens de lire en toi.

-Tu mérites amplement ce que va te faire endurer Bella. Et Dieu sait que j'aimerais également me joindre à la partie, cracha Edward avec dégoût.

-Edward je t'en prie commence vu que cette partie concerne avant tout ta famille.

-Pour commencer Alice nous a menti dès le départ elle avait gardé ses souvenirs intacts. Elle était bien dans un asile lorsqu'elle était humaine mais bien plus tôt que ce qu'elle nous a dit puisqu'elle a été mordu en 1865. L'histoire du vampire psychiatre était vrai sauf qu'en fait elle avait des visions lorsqu'elle était humaine et qu'elle avait vu ce qu'il était. Elle avait peur de la vieillesse et de mourir dans cet asile de fous. Alors elle l'a séduit il a accédé à sa requête de la mordre. Il l'a fait, il l'a mordu mais juste avant de se réveiller elle a eu sa première vision vampirique qui était bien plus détaillés que celles qu'elle avait humaine. Sa vision concernait bel et bien son âme sœur, mais ce n'était pas Jasper comme elle nous l'a fait croire durant toutes ces années. C'était un autre vampire que tu as connu Jasper puisque tu l'as tué.

-J'ai tué son compagnon ? Demandai-je aussi surpris qu'atterré de par ce que nous racontait Edward.

-Oui un certain César un vampire dans l'armée de Maria avec un don.

-Celui de détecter les pouvoirs, Maria m'en avait assez voulu d'ailleurs. C'était son compagnon ?

-Oui et tu l'as tué parce qu'il convoitait ta proie, hurla-t-elle relâchant toute la haine qu'elle dissimulait pour moi. Ce qui me surprit grandement. Comment avait-elle réussi à dissimuler toute cette haine et durant autant de temps ?

Quoique je comprenais un peu mieux certains de ses sentiments maintenant. En fait à chaque fois que j'avais ressenti dégoût, haine et colère ce n'était pas pour Bella, ou pour une quelconque vision qui la dérangeait, comme elle me l'avait fait croire. Mais pour ce que j'avais infligé à son compagnon.

-Non je ne l'aie pas tué pour ça. Mais parce que Nettie et Lucy me l'avaient demandé. C'était à l'époque où elles essayaient encore de raisonner Maria. Mais avec un don comme celui de César elle n'allait pas s'arrêter. C'est d'ailleurs le seul et unique ordre que j'ai exécuté ne venant pas de Maria.

-Il allait partir, j'avais réussi à le faire partir il allait fuir quand tu l'as tué, hurla-t-elle hargneuse.

-Donc vous aurez compris, qu'elle a lentement élaboré un plan, reprit Aro. Elle a étudié le Major, et a cherché tous les moyens de le faire souffrir, mais aucune de ses démarches n'aboutissaient avec satisfaction à ses yeux. La seule qui lui convenait, est celle dans lequel vous vous êtes tous retrouvés vous avez tous été des maillons de son plan. Elle devait être assez proche de lui mais pour ça, il a fallu qu'elle travaille énormément sur ses émotions pour ne pas se vendre et ce n'a pas été facile, elle a d'ailleurs eu à certains moments besoin de s'éloigner pour se reprendre. Elle a eu également des aides extérieures, comme celle de James et Victoria par exemple, qu'elle connaissait d'avant votre première rencontre. Il lui a fallu plus de trente ans pour maîtriser ses sentiments, une telle détermination c'est de la folie à l'état pure et je suis d'accord avec tes parents ta place dans cet institut était largement mérité. Commenta Aro. Elle savait ce qui allait se passer avec le Major et Peter. Elle a vu que Peter reviendrait chercher son ami et lui proposerait de rester avec eux. Mais Alice avec son pouvoir savait que le don du Major lui pesait surtout lors des repas. C'est comme ça qu'elle vous a trouvé et qu'elle vous avait tous étudié à la loupe. Une fois ses émotions sous contrôle et qu'elle eut réussi à contrôler ses pensées également elle a pu mettre son plan en action.

-Pourquoi nous et pas le clan de Tanya ? Demanda Rosalie en faisant références à la tactique de James avec Laurent.

-Parce que chez les nymphos il aurait compris rapidement que je n'étais pas sa compagne, lâcha-t-elle. Chez vous il n'y avait que l'éternel puceau de célibataire, je ne courais aucun risque de le retrouver dans un autre lit que le mien! Répondit elle ne cachant même plus son aversion et son mépris. Aro reprit le cours de son histoire.

-Elle a patiemment attendu que Bella naisse, elle savait depuis très longtemps qu'elle serait la compagne du Major. En fait son plan était de les faire se rencontrer et de les empêcher de se rapprocher qu'ils souffrent tous les deux. Ensuite elle a manipulé Edward pour qu'il pense qu'elle était sa compagne afin de l'intégrer à la famille et la rapprocher de Jasper. Et comme Bella était d'une part sa chanteuse et d'autre part insensible à son don il s'est laissé avoir par une puissante fascination. Elle a également organisé la rencontre avec James, Victoria et Laurent, c'est elle qui a lancé James sur Bella. Elle a tout fait pour faire en sorte que Bella et Jasper soient ensemble sans pouvoir se rapprocher, mais le problème c'est que Bella humaine n'était pas aussi sensible à l'attraction de son compagnon parce qu'il y avait Edward au milieu. Elle a contrôlé, comme la fuite de Bella à travers Phoenix elle l'avait vu et anticipé. En fait la vie de Bella a été sauvée de par l'avion d'Edward arrivant avec un peu d'avance. Il a pu apprendre le lieu où Bella allait se faire tuer directement dans son esprit. Ensuite elle a été assez sadique lorsque James a été tué par elle qui soit dit en passant. Elle a poussé Edward à retirer le venin qui coulait dans les veines de Bella. Avec l'espoir bien entendu qu'il ne puisse pas résister au sang de sa chanteuse, et ce devant les yeux de Jasper qui en aurait souffert sans même en comprendre la cause. Mais ton contrôle sur ta soif est tout bonnement extraordinaire Edward, personne d'autre n'aurait pu s'arrêter là. Il poursuivit, tout le monde était suspendu à ses lèvres, ce n'était même plus de l'incrédulité à ce stade nous étions tous apathiques, dénués d'émotions attendant qu'Aro finisse le récit du plan machiavélique d'Alice.

-Le jour de l'anniversaire elle vous a tous empêché d'aller chasser en vous donnant des tâches à effectuer pour vous tenir occupés jusqu'à ce que Bella arrive. Elle avait vu et anticipé ce qui allait se produire ce soir là. La coupure et ce qui en a découlé, elle avait espéré que ce serait Jasper lui-même qui tuerait Bella en la vidant de son sang et cela l'aurait anéanti encore une fois sans même savoir pourquoi enfin les premiers temps en tout cas. Mais elle avait sous-estimé l'attachement d'Emmett et d'Edward qui ont réussi à surmonter leurs soifs avant les autres. En plus d'être les deux seuls capables d'arrêter Jasper. Ensuite elle a manipulé Edward de façon à ce qu'il croit que l'idée de partir venait de lui en lui mettant sournoisement à l'esprit que Bella courait un réel danger avec eux et surtout Jasper. Cette période de deux ans elle s'est efforcée d'affaiblir Jasper mentalement en lui faisant perdre la confiance qu'il avait en lui, en le quittant premièrement et en le blâmant car Jasper était à cette époque en plein flou. Il sentait que quelque chose lui manquait sans savoir que c'était Bella, et pareil en ce qui concernait Bella. Elle a soudoyé un des recruteurs de Dartmouth pour lui obtenir une place dans cette université prestigieuse. Et elle était également à l'origine de la bourse et de l'appartement à l'extérieur du campus. Elle souhaitait un rapprochement entre les deux compagnons, elle voulait qu'ils gouttent un peu au bonheur d'être ensemble pour mieux les séparer ensuite. Ce qu'elle a réussi on ne peut le nier. Par contre elle n'avait pas compté sur le tempérament de feu de Bella et la capacité de ses amis, on peut dire que tu ne lui as pas facilité la tâche. Dit-il à l'intention de ma compagne. Elle n'est pas intervenue dans cette partie là de l'histoire elle voulait qu'ils se retrouvent et qu'ils goûtent aux joies de la chair, qu'ils sachent tous les deux qui ils étaient l'un pour l'autre. Mais Bella avait du mal et ne voulait rien précipiter. Alice est revenue au moment où Bella allait proposer à Jasper de rester avec elle un peu plus longtemps et elle allait lui demander au bout du compte de la transformer. Donc elle est intervenue, elle a contacté Maria en lui disant qu'elle pourrait trouver le Major et sa compagne encore humaine. Ce qui lui valut une vision qu'Edward a pu intercepter, lui donnant l'excuse pour aller retrouver Jasper pour l'informer de cette nouvelle, avec Edward, forçant ainsi Jasper à laisser Bella pour sa propre sécurité. C'est également Alice qui a averti Maria et qui l'a poussé à lui être redevable d'une dette d'honneur. Qui soit dit en passant n'est plus d'actualité, ta compagne ta libérée de cette promesse, je resserrais mes bras autour de ma belle. Pour la remercier, je lui demanderais plus tard les détails de cette histoire.

-Elle a perdu le contrôle une première fois lorsqu'elle a envoyé Maria à Forks pour qu'elle retrouve Bella. À l'origine elle devait la tuer et t'envoyer les morceaux de son corps parce qu'Alice lui avait dit que tu ne tiendrais jamais ta promesse. Que tu allais retrouver ta compagne, la transformer et que tu n'aurais jamais répondu à ta dette. Mais le problème quand Maria a vu le potentiel de Bella à l'état humain, elle n'a pas pu la tuer. Et Alice a perdu tout contrôle à partir de ce moment là car Bella était imprévisible. C'est pour cela qu'elle a demandé et dirigé Ben pour séduire Bella. Puis Alice a manœuvré sournoisement jouant sur ta culpabilité Major pour réussir à faire en sorte que tu acceptes de renouveler tes vœux car elle avait vu que lorsque tu appellerais Peter pour l'inviter il y aurait Bella et que cela la détruirait au reste. Faisant ainsi en sorte qu'elle refuserait à jamais l'idée même de te revoir. Elle voulait briser Bella car elle ne pouvait plus s'en prendre à toi. Puis il y a eu la fuite d'Annabelle qui a définitivement annulé le plan de départ. Elle a dû aviser ensuite pratiquement au jour le jour. Et quand elle a menacé Bella en la faisait torturer comme on le sait maintenant, c'était sa dernière chance de récupérer la main et de vous faire souffrir une dernière fois avant de vous séparer de nouveau. Elle voulait la tuer mais elle a vu qu'Edward allait trouver à qui appartenaient les odeurs. Lorsqu'elle est rentré pour venir chercher Benjamin tu l'as poussé dans ses derniers retranchements mais elle résistait toujours. Cela allait te mettre le doute et tu aurais compris que quelque chose se passait et tu aurais fait le rapprochement plus tôt avec Ben. Alors elle a appelé Ben en lui disant qu'elle allait envoyé un message et qu'il devait le montrer à Bella en faisant attention que toi tu ne le lises pas. Sur ce message elle avait écrit. « Fais tout ce qu'il attend de toi, mais attention qu'il ne se doute de rien, sinon je tiendrais mes promesses. »

-Comment... demandai-je ne pouvant formuler le reste de ma phrase.

-Tu m'as inondé de ton amour, de tes sentiments, de ton bonheur, répondit-elle en sachant ce que je voulais lui demander. Et malgré mes craintes je voulais que tu sois le dernier à avoir possédé mon corps. Il savait que j'aurais du mal et lorsqu'il m'a souri je savais qu'il pensait que je n'y arriverais pas après ce qu'ils m'avaient fait, dit-elle en parlant de Ben. Mais c'était tellement fort ce que tu ressentais pour moi que j'ai réussi à me plonger dans tes sentiments à toi et faire abstraction de mes propres sentiments qui gâchaient nos retrouvailles, et puis j'avais besoin de me sentir aimée, j'avais besoin de sentir que toi, tu m'aimais.

-C'était ça ton incertitudes et tes craintes?

-Oui, répondit-elle simplement.

-Je suis tellement désolé, lui murmurai-je en l'étreignant. Aro reprit le récit.

-Elle est parti comme tu le sais avec Benjamin. Ils ont rejoint Peter et Charlotte et ont passé plusieurs mois retirés pour adopter votre régime alimentaire. Et puis ils sont tous allés à Forks pour que Bella puisse faire un dernier adieu à son ami loup sacrifié dans toute cette histoire. C'est durant ce trajet qu'Alice a envoyé Ben pour laisser une missive l'informant du meurtre de sa mère. Alice savait que Bella tentait de trouver un moyen pour s'immuniser contre le pouvoir de Ben. Car Bella avait bien dans l'intention de venir te récupérer, mais elle voulait être en mesure de pouvoir faire face à Ben et pouvoir ainsi se protéger elle mais vous protéger tous également. Puis une fois à Forks les loups l'ont senti et il ont pris connaissance de ce qu'avait traversé Bella. L'Alpha de cette meute a refusé d'accepter la requête de Jacob qui voulait aider Bella. Donc notre jeune ami de par son autorité sanguine et naturelle s'est émancipé ainsi que sa compagne, il est dorénavant un Alpha également et a donc décidé d'aider Bella. C'est de lui que vient l'idée de venir requérir notre aide. Puis il y eu ce coup de fil qu'Alice a passé à Bella parce qu'elle ne la voyait plus. Et Bella a eu cette idée de génie de simuler l'attaque des loups et la mort de son clan avec Alice au téléphone.

-D'ailleurs je suis désolée pour la maison, s'excusa Bella auprès d'Esmé. Cette dernière la regarda avec un sourire tendre lui faisant comprendre silencieusement qu'elle ne lui en voulait pas.

-Ensuite pour faire court il sont venus à nous, pour nous demander notre aide. Ce que nous avons bien entendu négocié car sans renforcer son pouvoir elle nous a envahi et pris en otage. Donc on ne pouvait pas prendre une telle décision à la légère.

-Vous avez attaqué le château à seulement vous cinq ? lança Edward abasourdi et impressionné.

-Ils ne m'ont pas laissé le choix, répondit simplement Bella. Moi j'étais fier de ma compagne et aussi très impressionné, car même moi je n'aurais jamais fait ça.

-Oui impressionnant n'est-ce pas ? Donc vous pouvez comprendre pourquoi j'ai posé une option sur la voyante. Car le pouvoir de Bella associé à celui de son compagnon sans parler de votre force à tous, nous ne pouvons rester sans mesure préventive.

-Je ne vous servirais jamais, se fit entendre Alice.

-Mais tu n'as pas le choix. Pas plus que tu ne m'en as laissé. J'ai une dernière chose à faire et après nous rentrerons chez nous, me dit ma compagne. Et vu le sentiment de vengeance que je sentais chez elle. Je savais que la sanction qu'elle avait prévu pour Alice allait arriver.

-Rosalie et Esmé vous devriez rentrer, les avertis Edward alors qu'il était habité par les mêmes sentiments que ma compagne.

-Je veux...

-Je t'assure Rose pour une fois fais-moi confiance tu ne veux pas voir ce qui va suivre. Rentre, lui dit simplement Edward.

Elle hocha la tête et prit le bras d'Esmé qui était partagée entre la souffrance, la tristesse, le remord, la colère et la joie. Mais elles partirent rapidement laissant Alice à son misérable sort alors qu'elle les suppliait de l'aider. Misérable elle était véritablement pitoyable. En tout cas j'espérais que ma Bella ferait preuve d'autant de sadisme que sa légende dans le sud le laissait entendre.

-Aro vous pouvez la relâcher.

-N'oublie pas Bella ne l'a tue pas.

-Je ne la tuerais pas même si elle vient à me supplier de le faire. Et en fait cette vengeance est tout compte fait plus à mon goût. Tu vas vivre dans la souffrance éternelle Alice, mais pire que ça encore, lança ma Bella perfide.

-Non s'il te plaît tue-moi tu sais qu'ils ne peuvent plus rien contre toi. Ne les laisse pas disposer de moi, quémanda Alice.

-Oh que si tu vas les servir mais ce sera bien pire que ça car il n'y aura qu'Aro qui pourra avoir un contact avec toi, Alice fut prise par la terreur.

-Non ! hurla-t-elle.

-Si ! rétorqua ma compagne amusée. Puis elle la contraint par sa pensée. Je vais aller relativement vite en comparaison de ce que je t'avais prévu au départ, mais je ne dispose pas de plusieurs jours pour te torturer comme je l'avais prévu à l'origine. Et puis j'ai beaucoup de chose à rattraper avec mon compagnon et ma famille. Mais sache que ce n'est pas parce que je vais y aller vite que tu ne souffriras pas. Pour commencer en plus de briser chaque os de ton squelette, je vais t'arracher les yeux. Et pas avec mon pouvoir mais bien avec mes mains, elle joignit le geste à la parole. Elle compressa son corps et lui retira ses globes oculaires avec ses doigts.

Le fait de l'avertir à l'avance de ce qu'elle allait lui faire intensifiait la terreur d'Alice et son anticipation faisait que cela rendait encore plus douloureuse la torture. Alice hurlait de terreur, elle avait joué, s'était amusée à nous rendre la vie misérable, elle s'était servi de nous tous, elle avait prémédité le viol de ma compagne, elle méritait ce que lui faisait Bella. Mais je ne pouvais pas rester sans rien faire alors j'accentuais encore plus les douleurs qu'elle ressentait. Et bien qu'encore une fois j'en souffrais parce que je poussais loin la douleur. Je me devais de participer au moins de cette façon.

-Avec ton don de double vue tu n'auras plus besoin de tes yeux. Jasper, m'appela Bella en me lançant les yeux de mon ex-femme.

Je les attrapais et compris ce qu'elle attendait de moi. J'envoyais donc les gobes oculaires de la voyante aveugle au bûcher dans un geste symbolique. Elle sourit et retourna à sa torture, elle n'était véritablement plus la même. Je pouvais revoir la Bella dominatrice et sanguinaire qu'elle avait été au camp de Maria, lorsqu'elle en était le second.

-Bien tu n'auras plus besoin de parler non plus vu qu'Aro a un pouvoir pouvant se passer de tes jérémiades.

-Bella n'est-il pas possible de lui épargner cela ? demanda Aro.

-Je suis désolée Aro vous avez pris des dispositions pour protéger votre famille. Je fais la même chose. Je ne veux pas qu'elle puisse rallier à elle l'un de vos gardes moins fidèles ou qu'elle trouve une faille pour nous atteindre.

-Effectivement je comprends, fit-il résigné.

-Tu veux m'aider ? me demanda-t-elle.

-Désolé mon amour mais plus jamais je ne toucherais cette garce, même pour lui arracher la langue.

-C'est peut-être mieux en effet, me dit-elle toujours amusée et heureuse de pouvoir enfin mettre à exécution ce qu'elle avait dû ressasser relativement souvent ces derniers mois. Dans ce cas je m'en chargerais moi-même, puis elle se tourna vers Alice. Tu auras le privilège de pouvoir me goûter sans avoir à passer par Ben. Oups tu ne peux plus, j'oubliais, lâcha-t-elle avec malveillance.

Je sentis des élans de dégoût émaner de tout le monde, et je dois dire que je partageais aussi ce sentiment. Quand je vis la bouche d'Alice s'ouvrir sous la contrainte du pouvoir de Bella et ma belle se pencher sur elle pour lui attraper la langue avec ses dents, ils étaient tous à la limite d'avoir un haut le cœur, moi bien que dégoûté je dois avouer que ça m'amusait étrangement. Elle arracha la langue de vipère de mon ex-femme et la jeta au feu sans même passer par moi pour ce faire. Alors que cette dernière était à l'agonie et que des hoquets de dégoûts se firent entendre de tout le monde. Même Bella était dégoûtée et je savais que c'était d'avoir le goût de mon ex-femme dans la bouche. J'avais du mal à résister à la douleur, mais je tenais bon. J'allais la rejoindre et l'embrassais à pleine bouche pour remplacer le goût d'Alice par le mien. Après un baiser des plus long et langoureux je me retirais alors que des sifflets appréciateurs se firent entendre surtout venant de Benjamin, Peter et Emmett.

-Merci, me dit-elle après que je l'ai relâcher.

-Mais de rien, tout le plaisir était pour moi.

-Bien terminons-en rapidement, rétorqua-t-elle. Elle lui arracha chacune des ses phalanges une par une et les jeta au feu. Puis une fois tous ses doigts en train de brûler par petits bouts. Bella lui dit.

-Tu n'as plus aucun moyen de communication. Seul Aro sera en mesure de te comprendre. Et puis j'espère que tu as apprécié ce que tu as vu la dernière fois que tu t'es admirée dans un miroir parce que ton image ne sera plus jamais aussi flatteuse. Tu vas vraiment ressembler à ce que tu es Alice, un monstre. Et Bella la prit entière dans l'étau de son pouvoir et la dirigea vers le bûcher en la faisant léviter.

Alice hurla terrorisée alors qu'elle sentait la chaleur des flammes se rapprocher d'elle.

-Bella... fit Aro nerveux.

-Ne vous en faites pas je ne vais pas la tuer. Juste laisser une trace indélébile de ce qu'elle est. Puis Bella plongea Alice dans le bûcher cette dernière s'époumona hurlant sa douleur et sa peur, alors que les flammes léchaient et rampaient sur son corps, détruisant tout, la dévorant littéralement.

Elle n'avait plus de cheveux ils avaient fondu sous l'intensité de la chaleur. Sa peau crépitait, sous les caresses du feu. Elle qui avait un dégout prononcé pour mon corps balafré, elle ne serait dorénavant que cicatrices, elle était totalement défigurée, ses oreilles s'étaient collées et déformées sous la chaleur. Ses paupières avaient fondu également laissant deux trous noirs et perturbant à la place de ses yeux. Elle était hideuse véritablement hideuse. Ce fut un sentiment partagé par tous. Elle retira Alice des flammes alors que cette dernière hurlait son agonie. Puis elle la laissa tomber aux pieds des régents.

-J'en ai terminé avec elle. Vous pouvez en disposer, conclut Bella avec une moue de dégout alors que ses yeux trainaient ce qui avait été jadis ma femme.

-Alec fait la taire je n'en peux, plus se plaignit Marcus.

Les cinq secondes qu'il lui fallait pour lancer son pouvoir parures longues, puis enfin le silence un silence reposant et agréable.

-Maintenant que nous en avons terminé et que nous sommes quittes. Nous allons pouvoir rentrer chez nous, commenta Aro impatient de ramener les siens chez eux. Ce fut un plaisir de traiter avec toi et je te réitère ce que je t'ai dit précédemment, je serais véritablement honoré de te compter parmi mes amis les plus proches Bella.

-Ce qui bien entendu est également valable pour moi, renchérit Caïus sincèrement. Le signe de tête que lui adressa Marcus confirmait son entente avec ses frères.

-Je suis touchée, répondit Bella. Et je ne vous remercierais jamais assez pour l'aide que vous m'avez apportée pour que je puisse récupérer mon compagnon et ma famille. Je la pris dans mes bras qu'elle avait déserté depuis bien trop longtemps à mon avis.

-Nous vous souhaitons à tous les deux une très longue et heureuse vie. Et passez nous rendre une petite visite quand bon vous semblera nous serons heureux de vous accueillir à Volterra.

-Invitation que je vous retourne vous serez toujours les bienvenue chez nous. Enfin sans votre domestique il en va de soit, Aro secoua la tête avec un sourire amusé.

-Carlisle j'ai été heureux de te revoir et je suis navré de t'avoir causé autant de soucis. Mais nous ne pouvions pas agir autrement.

-J'en suis conscient et je me joins à Bella pour vous remercier également pour ce que vous avez fait pour notre famille.

-Ce n'est que notre rôle en plus d'y avoir récupéré un certain avantage.

Jane vint embrasser ma compagne sur la joue affectueusement et me fit un signe de tête méfiante. Il n'y avait que Bella pour s'attirer le respect et les faveurs des jumeaux diaboliques. Puis après des au-revoir pour le moins inhabituels avec les autres gardes. Ils partirent sans omettre de démembrer Alice enfin ce qu'il en restait d'elle pour se faciliter le voyage.

Nous restâmes enfin seuls entre nous, en famille et ma compagne dans mes bras. Elle était en train de scruter mon âmes avec tendresse et une sorte de fatigue mentale se faisait sentir. Ce devait avoir été dur pour elle de savoir tout ça et d'avoir agit comme elle l'avait fait pour tous nous protéger. Et je la comprenais, même si elle m'avait manqué je comprenais tout ce qu'elle avait fait. Je l'aimais d'autant plus qu'elle avait fait passer le bonheur de notre famille avant le sien. Même si pour cela elle avait dû me faire souffrir, j'en aurais fait autant parce que je savais qu'elle était forte comme elle savait que j'aurais tout supporté pour elle.

Mais là tout de suite je savais que nous serions heureux et que plus jamais rien ne pourrait nous séparer. Et de toute façon je ne lui permettrais plus d'être loin de moi, il en était hors de question. Elle était enfin là et j'allais m'enchaîner à elle pour être sûr que plus jamais cela n'arrive, pour que plus jamais elle ne me quitte.


(N/R : bouhouhou c'est bientôt fini c'est pô zuste ^^, beau chap' dont le sadisme est waouh !)

N/A: Fallait que je sois à la hauteur de ma Bella :)

Voilà le dernier chapitre :( J'ai un gros poids sur l'estomac.

Ça y'est c'est la fin et j'ai livré tous mes secrets pour cette fiction, enfin il en reste un tout petit pour l'épilogue.

Alors êtes vous déçus? Choqués? Pas satisfait(e)s par cette fin? Faites moi part de vos sentiments.

Pffff! difficile la mise en ligne de ce chapitre, je l'ai fait avec plaisir mais c'est pas sans mal tout de même car je m'y était vraiment attachée à cette fiction, et là ben... c'est la fin quoi!

Epilogue

Épilogue

Enfin j'étais heureuse, et cela n'avait pas été sans mal, mais rien à compter de maintenant ne viendrait ternir mon bonheur avec l'homme de ma vie. Je ne laisserais plus personne risquer de venir semer le trouble chez nous. J'étais dans les bras de mon Jasper, et je profitais de ce bonheur à peine retrouvé. Je sentis deux mains puissantes me tirer en arrière pour m'extraire de l'étreinte de mon compagnon. Je grognais pour la forme car j'avais reconnu la fragrance de mon gros nounours.

-Ma petite sœur, tu m'as tellement manqué.

-C'est... ce… que je... sens, réussis-je à articuler.

-Relâche un peu Emmett tu l'étouffes, intervint Edward.

-Oups pardon ! fit-il penaud me faisant rire.

-Tu m'as manqué aussi, répondis-je.

Il me fit un baiser sonore sur ma joue. Je me dégageais de son étreinte et me rendis vers Carlisle. J'avais des excuses à lui présenter. Je n'avais pas oublié mon comportement envers lui lors de mon séjour à l'hôpital et à la tentative de traité dans le New-Hampshire.

-Carlisle, je suis désolée pour tout, pour la façon dont je me suis comportée avec toi et Esmé et pour mon comportement en général envers la famille, et pour ce que tu viens de voir également je sais que je t'ai choqué.

-Tu avais toutes les raisons du monde d'avoir réagi de cette façon. Et c'est moi qui te présente mes excuses pour ne pas avoir cru en toi aussi fidèlement qu'Edward ou Emmett.

-Je crois que nous sommes tous au même point nous avons tous réagis comme nous l'avons fait de par les manipulations d'Alice. Je propose que l'on fasse table rase de tout ce qui a été dit et fait jusqu'à aujourd'hui et que nous repartions sur des bases plus saines, proposa Jasper.

-Je crois que tu as parfaitement bien résumé ce qui est à ce jour. Et personnellement je suis d'accord avec ça, renchérit Edward. Par contre n'attend pas de moi que je t'appelle petite sœur, dit-il pour alléger l'atmosphère.

-Tant que tu l'appelles pas chérie ça me va, reprit Jasper.

-Serais-tu jaloux ? demanda Edward en arquant un sourcil.

-Il y a bien longtemps qu'il sait que tu n'es plus un rival sérieux. Je suis le seul qui peut prétendre à agacer le Major de cette façon, intervint à son tour Peter.

-Et tu as bien raison, repris-je en allant me blottir dans les bras de mon ami avec Charlotte, qui d'ailleurs me sourit.

-Major garde ta compagne avec toi avant que je rappelle les Volturi pour récupérer mon compagnon moi aussi, me dit-elle amusée.

-Mienne, dit-il en m'arrachant des bras de son ami. Et il m'embrassa avec passion, très vite mon désir pour mon compagnon prit le dessus.

-NON ! hurla Edward. Ce qui me fit me retourner vivement cherchant le danger, une habitude que je vais avoir du mal à perdre. Ne les laissez pas s'enflammer la dernière fois c'est toute la nuit que ça a duré et il n'a pas arrêté de projeter pendant tout ce temps, s'expliqua Edward paniqué à l'idée que cela recommence. J'ai pourtant l'habitude avec Rose et Emmett mais franchement ils ont réussi à me faire fuir, tout le monde éclata de rire devant la mine consternée du télépathe.

-Bella ? intervint Jacob. Je me sortis de l'étreinte de mon compagnon pour faire face à mon ami Quileute.

-Je te remercie pour tout Jacob et toi aussi Leah.

-Ce n'est rien je n'ai fait que tenir ma promesse.

-Tu as abandonné beaucoup pour y parvenir. Et je ne saurais jamais comment te remercier.

-Si un jour j'ai des problèmes je sais que je pourrais compter sur toi.

-Toujours, répondis-je sincère.

-Nous allons rentrer chez nous. Je crois que nous avons assez traîner avec cette sangsue puante, dit-il en pointant Peter du menton.

-Sérieux le caniche tu devrais faire attention à ce que tu dis ou peut-être te racheter une nouvelle truffe. Car de nous deux c'est toi qui empeste le plus. Même ta compagne pue moins que toi, répondit Peter.

-Merde arrêtez tous les deux tout le monde sait que vous vous appréciez. Alors cessez de nous prendre la tête avec vos jérémiades et vos démonstrations d'affections, intervint Charlotte sous les rires de Leah qui hochait vigoureusement la tête pour signifier son accord.

-Leah j'espère que nous nous reverrons rapidement et si vous avez besoin n'hésitez pas. Pourrais-tu embrasser mon père pour moi ? Je sais que tu ne pourras pas le lui dire mais bon ça me ferait plaisir.

-Je t'enverrais de ses nouvelles régulièrement. Et puis si nous voulons prendre des vacances nous viendrons chez-toi.

-Quand vous le voulez, vous serez toujours les bienvenues, je la serrais dans mes bras et l'embrassais sur la joue. Elle me relâcha pour laisser place à Jacob.

-Tu sais je vais avoir du mal à me remettre de ce que tu as fait à la diseuse de bonne aventure. Ma Bella si fragile ! se lamenta-t-il.

-Plus si fragile que ça, rétorquai-je.

-Oui j'ai vu et pas qu'une fois mais je crois que j'aurais du mal à réaliser que tu es aussi tordue, rigolât-il.

-Que veux-tu c'est dans ma nature maintenant.

-Non c'est juste toi, reprit Benjy, moi je suis normal.

-Il a raison, affirma Jacob. En attendant j'ai pu apercevoir un peu ma Bella et j'en suis heureux. Je pense que nous prendrons des vacances l'année prochaine et nous viendrons te voir.

-Je te le répète quand tu veux.

-Je te laisse avec ton compagnon, ma mission est remplie.

-Merci Jacob et dépose des fleurs pour moi dans la clairière car je suppose que je ne pourrais plus y retourner.

-Je crois qu'il vaut mieux éviter d'énerver Sam même s'il n'est plus le seul Alpha maintenant. Mais je ferais ce que tu me demandes.

-Je te dis à bientôt et rentre bien. Tu veux que je te réserve des billets de retour ?

-Non, nous allons y aller en courant nous arriverons plus vite chez nous.

-Bien, il m'enlaça à son tour dans une étreinte forte et puissance aussi bien émotionnellement parlant que physiquement. .

Je lui devais beaucoup et j'en étais consciente, c'est encore lui qui m'avait sauvé et permis de vivre de nouveau.

-Lâche-là elle va puer le chien mouillé ! se fit entendre Peter.

-Moi aussi je suis content de t'avoir rencontré, répondit Jacob en tendant la main à Peter qui la saisit sans réticence.

-Jacob a appris à parler le langage Peter ? me demanda-Jasper amusé.

-Et ça ne c'est pas fait sans souffrance, en tout cas souffrance pour nous, répondis-je.

-Je crois que c'est Démétri qui en a le plus morflé, plaisanta Jacob.

-Oui je le crois aussi, renchérit Peter.

-Si un jour tu passes par l'état de Washington passe un coup de fil, lui proposa Jake.

-Oui sans faute, rétorqua mon ami.

Les Quileute nous quittèrent pour retourner auprès des leurs. Je savais qu'ils étaient pressés car la cohabitation même si elle s'était bien passée était un peu rude pour mes amies lupins, leurs instincts étant toujours sur le qui-vive surtout ces derniers temps avec la présence des Volturi. En plus de par mon arrangement avec Aro j'avais assuré une certaine sécurité aux Quileutes ce que Jacob ne manquerait pas d'avancer devant le conseil des anciens bien que j'avais le soutien de trois d'entre eux. Car maintenant que Jake était devenu Alpha il avait droit à sa place aux côtés de son père et de sa belle-mère qui se trouvait être la mienne également.

-Et toi t'es qui ? entendis-je la voix bourru d'Emmett s'adressant à Benjamin.

-C'est Benjamin et c'est mon petit frère ! intervins-je rapidement et sèchement.

-Ton petit frère ? Tu ne voulais pas être la cadette de la famille que tu nous ramènes un nain ? plaisanta Em'

-Attention à toi, je suis peut-être nain comparé à toi. Quoi que tout le monde serait nain à côté de toi. Mais ce n'est pas pour autant que je suis chétif et inoffensif. J'ai été formé par Bella et Jasper mec !

-Il marque un point Em, renchéris-je.

-Tu parles, tu tiens pas dix secondes face à moi, dit-il en bombant le torse.

-On verra ça une prochaine fois, je suis fatiguée de tout ça. Si nous rentrions pour rassurer tout le monde. Et ensuite nous irons chasser. D'ailleurs je pense qu'il serait bien pour toi que tu y ailles avec Benjy, je crois que vous avez les même goûts culinaire.

-Sérieux tu aimes l'ours ? demanda-t-il aussi excité qu'un gosse devant son jouet de noël.

-Oh non pas deux ! S'il te plaît ne dit pas que c'est le même ? se désespéra Edward.

-En tout point, renchérit Jasper souriant.

-Bien si nous rentrions ? Esmé et Rose ainsi que nos invités doivent se faire du souci pour nous, proposa Carlisle.

Benjy et Emmett qui conversaient sur la meilleure façon d'affronter un ours pour qu'il résiste plus longtemps le suivirent sans se soucier de savoir si nous suivions ou pas. Je vis Annabelle me regarder alors qu'elle était dans les bras d'Edward sans savoir si elle pouvait à son tour s'approcher. Je lui fis un sourire qu'elle me rendit.

-Jasper ?

-Oui mon ange.

-Tu peux me laisser avec Annabelle ? Je vous rejoins rapidement.

-Bella, commença-t-il contrarié.

-Je te promets que je ne m'enfuirais pas. Je ne te fuirais plus jamais.

-Très bien, dit-il en se résignant après quelques longues minutes d'intenses réflexions.

Mais je sentais qu'il n'était pas rassuré pour autant. Qui aurait pu le blâmer il avait passé son temps à me chercher et à me courir après.

-Jasper, je t'aime mon amour et je te promets que je rentre très très vite. Je dois juste m'entretenir avec Annabelle et ça ne prendra pas longtemps.

Il avait son regard plongé dans le mien, je savais qu'il scannait mes émotions pour savoir s'il pouvait y déceler quelque chose qui l'avertirait que je n'avais pas l'intention de rentrer. Ce qu'il y lut dû lui plaire car il me fit un sourire et m'embrassa.

-Reviens-moi vite sinon je reviens te chercher.

-Promis, il me lâcha les mains et partit à son tour avec Edward, Peter et Charlotte. Annabelle me regardait soucieuse.

-Alors Annabelle, tu m'as trahie à peine le dos tourné, commençai-je.

-Je suis désolée Bella, me dit-elle en baissant la tête. Je pensais bien faire. Je savais que tu étais éprise du Major et de part la photo que tu gardais et j'avais une petite chance pour que ce soit réciproque. Et puis Peter m'a pas mal tanné aussi.

-Merci Annabelle. Merci d'être passée au-dessus de tout ça et d'avoir écouté ton instinct, ta petite voix... enfin d'être aller malgré tout lui dire que j'étais bien vivante, elle releva la tête surprise.

-Tu... tu ne m'en veux pas ?

-Comment le pourrais-je alors que je viens de trouver le vrai bonheur grâce à toi principalement. Elle sourit ravie de se retournement de situation. Je m'avançais pour faire quelque chose que je n'avais jamais fait avec elle.

-Je t'avertis si c'est pour me rouler une pelle comme à l'autre salope tu oublies ! me dit-elle amusée. J'éclatais de rire avec elle alors que je la prenais dans mes bras. Elle m'étreint également.

-Tu sais que ton image de reine Kalma vient d'en prendre un coup. Je n'ai jamais vu personne distribuer autant de câlins en si peux de temps, plaisanta-t-elle.

-Je me demande encore comment est-il possible que tu sois la compagne d'Edward ? me désespérai-je.

-Que veux-tu les opposés s'attirent c'est pas une règle de biologie ça ?

-Alors ça se passe comment avec la famille, demandai-je en prenant la direction de la maison suivant l'odeur de mon compagnon.

-Je suis aux anges Esmé est merveilleuse et aux petits soins pour tout le monde, Carlisle est toujours de bons conseils et connait tout sur tout c'est impressionnant. Emmett que dire c'est...

-Te fatigues pas je crois que j'ai compris, repris-je en souriant. Et avec Rose ?

-Au départ c'était un peu tendu, puis doucement elle s'est faite à moi. Enfin elle a commencé à m'accepter lorsque j'ai commencé à lui raconter un peu notre vie et des anecdotes te concernant. Et elle m'en a également raconté certaines, comme le gage que tu as réservé à Emmett lors d'un pari que le Major a gagné, elle m'a également montré les images.

-Oui le coup de la libellule, riais-je en me remémorant ce moment de ma vie humaine.

Nous arrivâmes à la villa des Cullen et à peine rentrées Jasper vint à ma rencontre.

-Alors ne t'avais-je pas dit que je rentrerais très vite.

-Tu avais plutôt intérêt encore cinq minutes et je venais te chercher, me dit-il en m'embrassant.

-Tu exagères j'ai pas été longue tu viens à peine de rentrer.

Puis je le regardais avec un sourire coquin et lui envoyais mon désir, celui que j'accumulais depuis pratiquement un an maintenant. Il me retourna son sourire celui pour lequel il m'était impossible de résister.

-Non, il n'y a pas moyen ! renchérit Edward. Pas maintenant attendez au moins qu'il n'y ait plus personne.

Emmett et Peter éclatèrent de rire alors que je cachais mon visage dans le torse de mon compagnon. Mon compagnon quel doux mot que je pouvais dire, penser et même vivre, il était mien et plus personne ne viendrait s'interposer entre nous.

-Bella ? m'interpela Rose. Je me tournais pour lui faire face toujours en restant dans l'étreinte de mon Jasper.

-Je suis heureuse que tu sois rentrée.

-Moi aussi Rose.

-Je voulais te présenter mes excuses pour ne pas t'avoir soutenue comme Emmett l'a fait. Je n'ai pas cru en toi.

-Tu as été manipulée comme chacun, répondis-je même si au fond j'étais déçue.

Mais dans un sens j'avais moi aussi ma part de responsabilité je les avais repoussé également et ça Alice ne n'avait pas pu m'influencer ou me manipuler vu qu'elle aussi je la rejetais.

-Oui je sais mais même comme ça Emmett n'a jamais cessé de croire en toi j'aurais dû faire confiance à mon mari plutôt qu'à ma sœur.

-C'est du passé et je pense qu'il va falloir arrêter de se torturer avec ça. Aujourd'hui je suis apaisée et je ne veux plus me prendre la tête avec Alice.

Jasper nous conduisit sur le canapé où se trouvait Eleazar et Carmen d'après ce que j'avais entendu, il s'installa m'entraînant sur ses genoux.

-J'aurais encore une question, reprit Jasper en direction d'Edward. Pourquoi est-ce qu'Alice était si attaché àcette ordure, ils n'étaient pas compagnon mais ce qu'elle ressentait était presque similaire ?

-En fait il était un des descendants direct de son compagnon. Quand César a été mordu il était marié et avait des enfants. Une fille et un garçon Ben était la descendance du garçon. Alice l'a retrouvé il y a quelques année et l'a mordu pour avoir une partie de son César auprès d'elle.

-Merde ! Lâchai-je. Mais quelle conne, elle est vraiment tordu.

-Bella ! On ne parle pas comme ça dans cette maison, je tournais la tête surprise pour regarder Esmé. C'était bien la première fois que quelqu'un venait à me reprendre pour mon langage.

Tous explosèrent de rire devant mon incrédulité. Je me posais la question de savoir si elle était sérieuse ou pas. Je n'avais pas l'habitude de me faire reprendre. Et je dois dire que mon ancienne vie avait laissé ses traces car me faire reprendre par une femelle m'agaçait prodigieusement. Je reçus des ondes calmantes de mon compagnon. Et Edward qui se remettait de son fou rire répondit à ma question silencieuse.

-Elle était sérieuse Bella. Elle ne supporte pas les langages grossiers, j'arquais un sourcil ce qui voulait dire que je devrais me plier à cette règle si je voulais rester avec eux !

De toute façon la question ne se posait pas tout de suite vu que j'allais retourner chez moi avec mon compagnon et Benjy. Peut-être même avec Peter et Charlotte s'ils acceptaient de faire partie de notre famille.

-Comment ça, tu pars ? demanda Edward un peu sèchement. Jasper grogna pour remettre en place son frère. Il me passa sa main sur mon bras pour m'apaiser également.

-Pour commencer je ferais des efforts de langage lorsque je serais sous ton toit Esmé.

-C'est chez toi aussi, me dit-elle attristée.

-Et je t'en remercie, mais j'ai moi aussi un chez moi. Nous avons un chez nous, repris-je en regardant Jasper dans les yeux. Une très belle propriété au Texas.

-Tu as récupéré le ranch ?

-Il est officiellement à nous. Aro lors de sa fouille dans l'esprit de Maria a su où se trouvait l'acte de propriété et me l'a remis. Ce ranch est désormais à nous.

-Tu ne peux même pas savoir ce que cela me fait, me dit-il en m'étreignant.

-J'ai lu tes livres tu oublies ? Je sais pertinemment ce que représente ces terres pour toi. C'est ta patrie et donc ce sera la mienne et puis moi aussi je suis du sud j'habitais Phœnix avant de déménager à Forks.

-Et nous Bella ? reprit Edward.

-Comme je l'ai dit aux Volturi vous êtes ma famille, et tout ce que j'ai fait, je ne l'ai pas fait que pour Jasper. Je vous aime tous, mais je n'ai pas la même conception de la famille que vous. J'ai adopté le régime végétarien à l'origine pour pouvoir pénétrer sur le territoire Quileute et pour être plus proche de mon compagnon, pas pour préserver l'espèce humaine. Mais je ne veux pas forcer qui que ce soit à adopter ma façon de voir la vie. Comme vous le savez tous maintenant. Peter, Charlotte et Benjamin sont les personnes les plus proche de moi après Jasper. Les personnes en qui j'ai une confiance totale et ne vous culpabilisez de rien c'est comme ça. Peter, Charlotte, repris-je en me tournant vers eux. Nous avons toujours été très proche tous les trois depuis ce jour en Amazonie où vous êtes intervenus pour me sauver encore une fois, les sourires de Peter et Charlotte s'agrandirent et ils hochèrent la tête. Nous avons également vécu beaucoup de chose ensemble cette année voire même avant. C'est pourquoi j'aimerais que vous restiez avec nous. Vous êtes ma famille également et j'aimerais vraiment que vous posiez enfin vos bagages avec nous au Texas.

-Bella, commença Charlotte. Nous avons à de nombreuses reprises parlé de l'éventualité de nous installer avec Peter. Et je crois que cette proposition était celle qu'il attendait. Je peux avec certitudes dire que nous acceptons de faire partie de ta famille.

-De toute façon nous faisions déjà partie de ton clan, ce n'est qu'un changement de statut.

-Vu comme ça, repris-je souriante et véritablement heureuse.

-Bella ! fit la mine déconfite d'Emmett.

Le voir aussi attristé me serra le cœur. Je me levais et allais vers lui. Je lui pris ses mains et lui dis le plus normalement du monde.

-Emmett tu seras toujours mon grand frère, même si je ne vis pas avec toi, c'est naturel pour moi d'aller fonder ma propre famille. C'est ce que font toutes les petites sœurs après tout. Et en plus tu sais que je te suis particulièrement reconnaissante car d'après ce que j'ai entendu tu es le seul à toujours avoir pris mon parti et de ça je peux t'assurer que je suis émue et profondément touchée. Et puis rien ne t'empêche de venir nous voir régulièrement. Je ne pense pas que nous allons faire comme vous, je pense que nous allons rester au Texas peut-être pas éternellement mais en tout cas très longtemps, il me prit dans ses bras pour une étreinte à la Emmett.

-Alors attends-toi à nous voir arriver rapidement, me dit-il. Rosalie hocha la tête avec un grand sourire pour me signifier qu'elle était d'accord avec son époux.

-Bella est-ce parce que je viens de te reprendre sur ton langage que tu as décidé de partir ? me demanda Esmé chamboulée.

-Non Esmé c'est pour les raisons que je viens d'invoquer et que parce que je ne me vois pas recourir à vos méthodes pour le moment. Il est possible que mon égo soit un tantinet disproportionné car honnêtement me mêler aux humains pour jouer une comédie quelconque n'est pas ce que je souhaite faire. Peut-être un jour si vraiment je m'ennuie. Mais de mon point de vue nous sommes vampires et nous devons vivre comme tel. Pas que je reprendrais un régime classique mais je n'ai pas envie de me modérer parce que je serais entourée d'humains. Et puis j'ai trop d'années à rattraper avec mon Major pour me contenter du peu que cette comédie humaine m'octroierait.

-Arrête de m'appeler Major, gronda Jasper.

-Et pourquoi Peter, Charlotte, Benjy et Anna le font bien eux.

-Ça me rappelle de mauvais souvenir, répondit-il naturellement.

-Dans ce cas là nous allons les remplacer Major, répondis-je malicieuse en lui envoyant toute la luxure et l'envie qui me consumaient. Il gronda mais c'était plus de l'amusement qu'autre chose.

-Au cas où j'ai la solution à ton problème Major, reprit Annabelle. Elle aime beaucoup son surnom elle aussi, si tu veux je t'en fais part, vous serez à égalité.

-Anna ! grondai-je.

-Tu ne m'impressionnes plus tu n'es plus la grande Kalma maintenant.

-Tu crois ! répondis-je en la prenant sous mon pouvoir et la faisant sauter à travers toute la pièce. Emmett éclata de rire.

-J'ai trouvé pour toi ce sera sauterelle.

-Carlisle tu devrais te reconvertir et passer un doctorat en Entomologie avec tous ces insectes à la maison, je crois que tu n'auras pas le choix, s'amusa Rosalie.

-Lâche-moi Bella, gronda-t-elle. Je le fis mais parce que je voyais Esmé tressauter à chaque fois que j'approchais Anna d'un de ses meubles.

-Non il n'acceptera pas, entendis-je Edward répondre à quelqu'un, alors qu'il reprenait sa compagne dans ses bras.

Je tournais la tête pour regarder dans la même direction que lui, je tombais sur Irina qui regardait Edward incrédule et peinée également.

-Ce n'est pas parce qu'il est insensible au contraire. Mais il est trop proche d'elle pour la quitter. Je pense que toi par contre tu pourrais quitter Dénali au moins pour quelque temps.

-Ce n'est pas possible, pas après ce que je lui ai dit.

-Demande lui elle est plus humaine qu'elle ne le laisse paraître, j'avais l'intime conviction qu'ils étaient en train de parler de moi. Edward hocha la tête.

-Me demander quoi ?

-Je pense qu'elle parle de moi, commença Benjamin. Je regardais mon petit frère dans les yeux lui demandant de s'expliquer. Avant de prendre une quelconque décision et de t'expliquer quoi que ce soit je dois savoir de quoi il en retourne.

Il tendit sa main à Irina qui la saisit sans réticence et avec un grand sourire. Ce qui me mit la puce à l'oreille. Je regardais Jasper lui envoyant mon interrogation et ma suspicion, il me répondit simplement.

-Il semblerait effectivement.

-Irina... commença Tanya.

-Je n'ai encore rien décidé mais si la conversation confirme ce que je pense je partirais enfin si l'on veut bien de moi, dit-elle un peu sèchement à sa sœur.

-Allez régler vos affaires et on en reparle après, trancha Jasper réaction que j'approuvais entièrement.

-Tu ne vas pas m'enlever ma sœur, m'agressa Tanya après qu'Irina et Benjamin aient quitté la pièce.

-Pour commencer tu vas changer de ton tout de suite ! Je ne sais pour qui tu me prends mais je ne suis ni ta sœur, ni une cousine et encore moins une amie. J'ai beau m'être apaisée je ne supporterais pas que l'on me manque de respect ou que l'on m'agresse et encore moins sans raison. Suite de quoi si tu avais été honnête avec ta sœur tu aurais dû la perdre il y a quelques années lorsque tu t'es envoyée en l'air avec celui qu'elle pensait être sien.

-Tu n'as pas à nous juger, tu ne nous connais même pas ! se défendit-elle.

-C'est un fait, mais sache que je ne te juge pas, je ne fais que constater. Je ne suis pas empathe mais je ressens parfaitement la rancœur de ta sœur à ton égard.

-Et c'est exactement ça, reprit Jasper. Elle t'en veut énormément.

-Elle t'en veut parce que tu lui as menti toute ces années, parce que tu savais qu'il n'était pas son compagnon, car dans le cas contraire il n'aurait jamais couché avec toi. Et je peux affirmer avec ce que je vois dans ton esprit que tu savais parfaitement qu'elle se trompait mais tu n'as pas voulu lui révéler car tu aurais été obligée de lui dire comment tu avais appris ça.

-J'allais la perdre si je l'avais fait.

-C'est vrai mais avec moins de dommage qu'en ce moment, reprit Edward.

-Quant à moi je te préviens que s'ils reviennent tous les deux en me demandant de s'installer avec nous j'accepterais. Si elle est bien la compagne de mon petit frère elle fera partie de notre famille. Et je t'avertis à l'avance évite d'utiliser le chantage affectif ou tout autre manœuvre du genre.

-En acceptant son départ et en te réjouissant pour elle tu ne feras que reconsolider un minimum vos liens, argumenta Edward.

-Et je crois qu'ils ont parfaitement raison. C'est la première fois en cinq ans que je la vois sourire et elle mérite le bonheur, avança Kate.

-Nous sommes tous d'accord avec ce fait, renchérit Carmen avec le soutien de son compagnon. Il va falloir assumer tes erreurs Tanya. Alors quand elle reviendra tu la laisseras partir et tu te réjouiras de son départ et de son bonheur. Tanya baissa la tête acquiesçant silencieusement tout ce qui avait été dit.

-Bien maintenant que tout ceci est réglé tu devrais aller rassembler tes affaires mon amour. Nous attendrons que Benjy et Irina reviennent et nous partirons.

-Déjà ! hoqueta Edward.

-Comme je l'ai dit nous avons beaucoup de temps à rattraper et en plus il me tarde d'être chez nous. Je crois que je serais totalement en paix et heureuse lorsque nous pourrons enfin nous relâcher complètement à la maison, Jasper grogna à l'encontre d'Edward ce qui me surprit.

-Elle est à moi Edward ! Mienne tu entends ! Cria-t-il. Et ne t'avise pas de t'interposer entre nous parce que je t'assure que plus jamais personne n'essaiera sans perdre la vie.

-Ce n'est pas ce que tu crois, je n'ai pas l'intention de me glisser entre vous deux. Je ne vois plus Bella comme ça. C'est juste que j'aurais aimé avoir un peu plus de temps avec elle. Mais sans les arrières pensées que tu me prêtes. J'ai ma compagne également et je n'ai plus ce genre d'attirance pour Bella.

-Jasper calme-toi mon amour, moi non plus je ne laisserais plus personne s'interposer entre nous. Edward tu pourras venir quand tu le voudras toi aussi. Ce qui est valable pour chacun de vous puisque notre branche de la famille regroupe un membre de la votre.

Tous nous remercièrent. Puis arrivèrent quelques heures plus tard, Benjamin et Irina toujours main dans la main et se souriant niaisement. Ce même sourire que nous abordions tous lorsque nous nous trouvions en compagnie de nos compagnons respectifs.

-Alors votre discussion vous a amené où ? demandai-je connaissant déjà la réponse.

-Bella pourrais-tu accepter ma présence chez vous malgré tout ce que j'ai pu dire et penser concernant tes amis Quileute ?

-Benjamin ? appelai-je en lui posant la question silencieusement. Il hocha la tête en embrassa la main de sa compagne.

-Bien dans ce cas rassemble tes affaires et nous partons d'ici une heure, elle se hâta de partir dans sa chambre certainement et Benjy vint me déposer un baiser sur la joue.

-Merci ! me dit-il.

-Benjamin c'est chez toi également et c'est ta compagne je ne vois pas de quoi tu me remercies.

-Tu lui as pardonné son écart de conduite envers Jacob et Leah et surtout ce qu'elle a dit concernant Paul. Et je sais que cela t'avait touché plus que tu ne l'as montré.

-Comme nous tous elle était dans le faux depuis le début. Et puis nous nous engageons dans une nouvelle-vie. Alors nous allons tous faire table rase du passé et recommencer sur de nouvelles bases.

-Je crois que c'est ce qu'il y a de mieux en effet, répondit Jasper.

Trois mois plus tard.

-Chérie ?

-Oui, répondis-je alors que je me délassais dans mon bain avec l'homme de ma vie.

-Je crois que nous avons de la visite, me dit Jasper de façon neutre.

-Humains ou vampires ? demandai-je. Son don lui permettait de savoir avant moi qui s'approchait de la maison avant même que je ne sente quoi que ce soit.

-Vampires et six d'après ce que je peux sentir.

-Merde, dis-je en me levant brusquement je fis voler à moi la robe que je venais de laisser en pénétrant dans mon bain et l'enfilais rapidement.

-Je rassemble tout le monde on ne sait jamais, j'acquiesçai et il partit rapidement alors que je sortais également mais par le balcon pour atteindre plus rapidement l'entrée du domaine afin d'arrêter les vampires qui osaient s'aventurer ici.

Nous faisions attention car en arrivant nous avions dû chasser un couple qui s'était installé chez nous sous prétexte qu'ils avaient eu vent de la destruction de Maria et son clan. Et du coup ils avaient investit les lieux pour se l'approprier. Bien évidement Jasper et moi avions fait le ménage. Je restais en permanence sur mes gardes car cette situation s'était répétée deux fois et la dernière fois Jasper avait proposé l'idée de laisser le vampire repartir vivant en lui donnant l'instruction d'avertir tous les vampires qu'il croisait que le Dieu de la guerre sa compagne Bella ainsi que son clan avait investit le domaine et que quiconque viendrait pour tenter de les y déloger périrait dans d'atroces souffrances. Je dois avouer que depuis deux mois nous n'avions plus été dérangés mais c'était encore tout frais cette histoire. Je pris place devant les grilles du ranch et attendit, puis me parvint les fragrances de tous les Cullen. Je me détendis soudain sous les rires de Jasper et Peter qui se foutaient littéralement de moi.

-Tu le savais ? demandai-je à mon compagnon.

-Oui ils m'ont appelé la semaine dernière, et je voulais te faire une surprise.

-C'est réussi, répondis-je plus détendue.

-Tu es encore trop vive Bella, me fit Peter.

-J'ai cru que c'était encore des importuns qui venaient dans l'intention de s'installer, me défendis-je.

-Et bien trop matérialiste, renchérit Irina.

-Ça te va bien de dire ça toi. Tu me rappelles combien de cartons tu as fait suivre de Dénali ?

-Elle n'a pas tort, s'amusa Benjamin.

-Faudra que je t'apprenne à qui tu dois ta fidélité, lui dit-elle en faisant mine d'être vexée.

-Dans ce cas je t'enverrais Peter aussi, que tu fasses d'une pierre deux coups.

-Mais vous avez pas fini de râler toutes les deux, les sermonnai-je gentiment.

Jasper vint dans mon dos et me prit dans ses bras pour attendre les Cullen. Le reste de notre famille vinrent également à nos côtés. Je dois dire que j'avais pensé que la cohabitation aurait été un peu plus difficile mais en fait tout s'était fait merveilleusement bien. Tout le monde fournissait l'effort minimal pour s'adapter et accepter tout le monde avec nos différences et nos caractères.

Ils arrivèrent tous en courant et Emmett le premier mais il se fit dépasser au dernier moment par Edward qui vint me prendre dans ses bras faisant lâcher Jasper sous l'impact. Ce qui fit grogner et Jasper et Emmett.

-Merde Eddy tu m'as cassé mon arrivé.

-Je sais ! répondit ce dernier amusé. C'était le but, il me fit un baiser sur le front. Content de te revoir, me dit-il.

-Ouais mes os ont senti ça, répondis-je.

-Ne te plains pas si j'avais été le premier j'en aurais cassé beaucoup plus.

-Je ne crois pas, fit Jasper en lui donnant une accolade viril.

Tout le monde se dit bonjour chacun se prenant dans les bras les uns des autres et s'embrassant. Une fois tout ceci fait environ une demi-heure plus tard nous nous dirigeâmes vers la maison. Emmett étant à côtés de Benjamin discutant d'éventuel partie de chasse et de jeux vidéo. Je regardais tour à tour Jasper et Edward, amusée, puis j'immobilisais un dixième de secondes les deux jambes d'Emmett, qui sous la surprise ne put qu'obéir aux lois de la graviter et se ratatina lourdement sur le sol il se mit à grogner et se releva rapidement.

-BELLA ! hurla t-il en me prenant en chasse.

-Qu'est ce qu'il y a mon nounours? Le sol voulait un gros câlin du légendaire Emmett Cullen? Le raillais-je. Puis je m'enfuis en riant accompagnée par les rires de tout le monde. Je fis le tour de la propriété et revins rapidement vers mon compagnon, pour me cacher dans son dos.

-Il ne pourra pas m'empêcher de te mettre la main dessus crevette, avança Emmett un peu trop sûr de lui.

-Tu crois ça Em', répondit Jasper en se mettant en position.

Puis une bagarre débuta entre eux.

-Je crois que cela lui avait manqué, commenta Rosalie qui m'avait rejoint.

-Je le pense aussi, répondis-je avec un sourire tendre pour les deux lutteurs.

Au bout d'une bonne heure où tout le monde était resté pour les regarder fêter leur retrouvailles nous pûmes enfin rentrer dans la maison.

-Tu as une jolie propriété Bella, me complimenta Esmé.

-Je te remercie je te ferais visiter tout à l'heure allons discuter, un peu, décidai-je en les conduisant au salon.

-Bella ? m'appela Carlisle alors que nous prenions place dans dans ce grand salon que nous avions transformé et réaménagé afin qu'il ressemble moins à ce qu'il avait été à l'époque de Maria.

Seules quelques pièces avaient été épargnées et laissées telles qu'elles étaient dont notre chambre et la pièce de Maria qui maintenant était notre bibliothèque.

-Oui Carlisle ?

-Je voudrais savoir si cela te dérangerait de nous héberger chez toi plus longtemps que quelques jours de vacances ?

-Le temps que vous le désirerez il y a de la place pour tout le monde.

-Ce que veut dire Carlisle. C'est est-ce qu'il y a une place pour nous au sein de votre famille ? reprit Edward.

-Comment ça ? demandai-je surprise.

-Nous avons beaucoup discuté entre nous ces derniers mois. Et Jasper et toi vous nous manquez beaucoup. Nous ne sommes pas vraiment entier sans vous à nos côtés, reprit Rosalie.

-Et moi j'ai l'impression de t'avoir perdu de nouveau à peine après t'avoir retrouvé et j'aimerais profiter un peu de toi si cela ne te pose pas de problème bien entendu ? compléta Esmé.

-Vous voulez dire que vous voulez vous installez ici avec nous ? demandai-je incrédule.

-Oui, affirma simplement Anna.

-Vous savez ce que cela veut dire. Je veux dire que Peter et Charlotte ne changeront pas de mode d'alimentation et que vous devrez vous y faire ?

-Nous en sommes conscient et puis je crois que nous avons également besoin nous aussi de nous éloigner de notre mode de vie avec les humains le temps de nous faire oublier un peu de partout, argumenta Edward.

-Sauf Carlisle qui lui continuera d'exercer car en plus d'être sa passion il ne doit pas se laisser distancer par les avancés de la médecine et de la technologie dans son domaine. Mais avec les différents hôpitaux de la région et des régions voisines nous avons le temps de voir venir, termina Esmé. Je me tournais vers Jasper pour savoir ce qu'il en pensait.

-Moi je n'y vois pas d'inconvénient, me dit-il simplement.

Mais son sourire me signifiait qu'il était véritablement heureux d'avoir cette partie de la famille près de lui. Je jetais un coup d'œil pour la forme aux autres, Peter et Charlotte me firent un signe de tête pour me faire comprendre leur accord, ce que firent également Benjamin et Irina.

-Bienvenue chez vous, répondis-je simplement. Jasper me prit le visage dans sa main.

-Je t'aime Isabella Swan.

-Tu sais ce qui me ferait le plus plaisir là maintenant ?

-Je t'écoute, me dit-il doucement.

-J'aimerais changer mon nom. Je trouve qu'Isabella Swan sonne beaucoup moins bien que Bella Whitlock.

-Tout ce que tu voudras mon amour, me répondit-il en projetant son bonheur et sa joie.

Je l'embrassais oubliant tous nos spectateurs. Nous étions ensemble entourés de notre famille et ce pour l'éternité. Qui a dit que j'avais un mauvais Karma ?

Fin

 


 

(N/R : bouhouhou ça y est c'est fini snif. Merci Bet's de m'avoir permis de te corriger ce fut un vrai plaisir de suivre l'avancée de « Haine, amour et passion » et j'espère continuer encore longtemps car la prochaine fic est en préparation. J'aurai encore la chance d'avoir les chap' en avant première ^^, désolée les filles de vous faire bisquer avec ça, mais j'ai une chance pas croyable, lol. J'espère que vous laisserez plein de reviews à Betifi car elle le mérite et c'est son seul salaire, donc lâchez-vous, merci d'avance et à bientôt, bizouxxx Galswinthe ;o)

N/A: Voilà cette fois-ci elle est véritablement terminée... :(

Ça fait quelque chose. Je crois que je suis véritablement atteinte du syndrome de Sherlock Holmes, la dépression post-fiction dans mon cas.

En tout cas j'espère sincèrement que celles et ceux qui seront arrivés jusqu'ici auront prit autant de plaisir à lire cette fiction que j'en ai eu à l'écrire. J'ai passé de merveilleux moments avec vous, à vous balader d'un sentiment à l'autre.

Ben oui c'était voulu je l'avoue. Mais c'est justement ce que j'aime dans l'écriture tout est permis et vous avez l'esprit assez ouvert pour me suivre les yeux fermés pour la majorité d'entre vous. Vous m'avez fait confiance et j'en suis touchée.

Alors merci à vous tous.

Bet's

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Commentaires (2)

1. Agathe mercredi, 11 Novembre 2015

Salut, je te félicite pour ton histoire est absolument géniale et pour ma part elle m'a réellement emportée dans l'univers que tu as créer. Et ce savant mélange de sadisme et d'amour: juste parfait!!

2. cindy mardi, 05 Mai 2015

Toujours aussi bien *.*

Poste tu régulièrement ?
A quand la suite ?

:)

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017