Fiction Litterature

Haine amour et passion

Prologue

Salut les filles me revoilà avec mon Jella. J'espère qu'il vous plaira au moins tout autant que "Tout n'est que fatalité". Cette histoire se fera sur la longueur, je prévois un peu plus de trente chapitres.

Voilà comme vous savez déjà je n'aime pas trop le caractère de petite fille gentille de Bella, donc je l'ai remodelé à mon goût. J'ai également prit des dispositions particulières concernant certains personnages, leurs pouvoirs, enfin vous verrez bien en temps voulu. Je m'écarterais de l'oeuvre original, pour plusieurs choses, mais je ne vous en dit pas plus. Bonne lecture et n'oubliez pas mes reviews sinon je posterais pas le prochain chapitre qui est déjà corrigé ;)

 


 

Résumé : Après l'abandon d'Edward, Bella éprouve une haine sans borne pour cette famille. Elle réussit à intégrer une des universités les plus cotées du pays. C'est alors qu'elle croit recommencer une nouvelle vie que le destin va encore frapper ramenant les seuls êtres qu'elle ne veux plus jamais revoir.

 


 

Prologue : Haine, amour et passion.

J'étais à la veille d'emménager dans le New Hampshire, j'étais impatiente de quitter cette ville qui représentait trop de souffrance pour moi.

Cette ville qui avait été le témoin d'une rencontre fabuleuse, qui m'avait montré à quoi ressemblait le grand et véritable amour. Puis celle qui avait été également le témoin de ma déchéance quand ce fameux grand amour m'avait lâchement abandonnée au beau milieu d'une forêt, après m'avoir certifié que je n'étais rien d'autre qu'une distraction. Bon c'est vrai il ne me l'avait pas dit de cette façon là, mais le résultat était le même, après tout.

Qui a dit qu'il valait mieux rencontrer l'amour et le perdre que de ne jamais le rencontrer. En tout cas ce qui est sûr c'est que cette personne ne l'avait jamais rencontré ou alors elle était masochiste. En tout cas cette expression était vraiment d'une connerie affligeante.

Pendant des mois je me suis laissée dépérir, je me suis laissée mourir à petit feu, jusqu'au jour où Jacob est entré officiellement dans ma vie et m'a sorti de mon mutisme. Il m'a montré à quoi ressemblait la vie, la vraie, il m'a montré comment on était censé aimer une personne, et jamais de la vie on ne m'avait aimé mieux que lui. J'ai passé de merveilleux moments avec Jake, il m'avait remis en état, comme on restaure une vielle mécanique abîmée avec du savoir faire et beaucoup de patience.

Il était plus jeune que moi mais il avait une maturité exceptionnelle pour son âge et son peu d'expérience. Il avait été mon premier et seul amant, je l'aimais moins que lui ne m'aimait, mais il le savait j'avais été honnête avec lui et il s'en était accommodé. Je trouvais mon comportement incorrecte, mais j'étais incapable de vivre sans lui, il était mon rayon de soleil, en fait il était le soleil de ma vie tout simplement. Il m'avait appris à prendre ce que la vie m'offrait, sans me préoccuper des états d'âmes de chacun.

J'avais dirigé tout mon mal être dans mes études, car je savais que je ne voulais pas rester à Forks, je voulais m'éloigner de cette misérable ville qui m'avait détruite à jamais. Je n'avais plus mon insouciance et ma naïveté d'enfance, elles m'avaient été enlevées brutalement un 16 Septembre. Quand je repense à tout cela, je réalise que ce qui m'avait fait le plus mal c'était que je me sois laissée abuser aussi facilement, il était évident maintenant que j'y repense que cela devait se finir comme ça. Il m'avait toujours dit qu'il refusait de me transformer, et pour quelle autre raison que parce que je n'était qu'un simple divertissement, un fragile petit animal de compagnie.

Quand j'avais enfin compris ça, les sentiments de peine et de perte que j'avais ressentis s'étaient transformés en une puissante haine furieuse et féroce, pour lui et toute sa famille, mais aussi pour moi car je m'étais laissée berner comme une petite chose sensible et fragile que j'étais. J'ai appris à vivre avec cette haine, et j'ai réussi à combattre celle que je ressentais pour moi toujours grâce à Jake.

Mon Jacob qui comprit enfin quelques mois plus tard, la raison pour laquelle je vouais ce sentiment dévastateur et féroce contre les Cullen, même Billy avait été agréablement surpris par l'ampleur de mon sentiment. Jake s'était transformé un soir alors que l'on était en train de se disputer je ne sais même plus pour quel sujet. J'avais eu la peur de ma vie quand je l'ai vu pris de tremblement il s'en était laissé tombé à terre et quand il prit la forme d'un loup géant, j'avais hurlé de frayeur. Trois autres loups étaient alors apparus presque immédiatement, faisant rempart entre le loup qu'était Jake et moi. Le loup qu'il avait voulu m'approcher mais le gros noir (qui j'appris plus tard était Sam), avait grogné et il s'était mis de façon direct entre lui et moi, ils s'étaient regardés comme s'ils avaient une conversation silencieuse, puis tous les loups disparurent soudain. Quelques instant plus tard apparut un garçon que je n'avais pas revu depuis des mois. Embry, il m'avait prié de le suivre jusqu'à une maison que je ne connaissais pas et là j'avais rencontré Emily, une femme gentille et adorable en tout point, elle était la compagne de Sam, elle m'avait rassuré en me disant que dès qu'ils rentreraient tous, Jacob compris, ils m'expliqueraient. Effectivement plusieurs heures après ils étaient tous rentrés et c'est là que j'appris l'existence des loups protecteurs. J'étais en quelques sorte une privilégiée car aucun humains ne savaient et ne devaient connaître leur existence, la raison pour laquelle je faisais exception c'est que j'avais été témoins de la transformation de Jake. Ils m'expliquèrent leur rôle, leur hiérarchie, le principe de leur imprégnation et les légendes de leur peuple, enfin tout ce qui faisait la vie d'un loup Quileute.

J'étais en train de ranger les affaires que j'amènerais à Hanover pour mon emménagement dans cette grande université prestigieuse qu'était Dartmouth. Je n'aurais jamais imaginé dans mes rêves les plus fous qu'un jour je pourrais intégrer une université de ce standing. J'avais reçu la visite d'un prospecteur au lycée, suite à une invitation du proviseur de ce même lycée qui avait envoyé un devoir sur les hauts de Hurlevent que j'avais rédigé pour un cours de littérature. Il m'avait remis une demande de bourse au mérite, il m'avait informé que mes résultats étaient excellents et que cela n'était qu'une formalité. Il m'avait également assuré que Dartmouth était l'université qu'il me fallait et qu'après avoir vu mes résultat le Doyen en personne était près à venir me chercher. C'est vrai que mes résultats étaient remarquables, mais vu la platitude de ma vie sociale ce n'était pas étonnant. En dehors de Jake je ne voyais personne et encore il avait pris un peu ses distances depuis qu'il s'était imprégné de Leah, une louve elle aussi. C'était les choses de la vie et je ne lui en voulais pas ou en tout cas plus, il avait le droit d'être heureux lui aussi. Donc je passais mon temps à étudier à tel point que même les math n'étaient plus aussi impressionnant qu'ils ne l'avaient été.

Mon père était heureux face au brillant avenir qui se dessinait devant moi depuis que j'avais accepté le cadeau que la vie m'offrait. Une opportunité de faire de grande chose grâce à un enseignement de qualité. J'aurais été bête de laisser passer une occasion pareille. Je n'avais pas attendu longtemps pour avoir une réponse de la commission d'attribution des bourses et sans surprise je l'avait obtenue, je reçus cette nouvelle de la part du Doyen en personne qui m'appela à mon domicile pour m'en informer et m'annoncer aussi que l'établissement possédait quelques appartements à l'extérieur du campus et qu'en tant qu'élément prometteur je pouvais jouir de l'attribution de l'un deux. Je devais seulement le partager avec une autre élève, nous avions été placées en fonction de nos tempéraments respectif pour s'assurer d'une bonne cohabitation. À croire que rien n'était laissé au hasard dans cet établissement. J'avais hâte de partir et de goûter à la nouvelle vie qui avait l'air enfin de me sourire. Bizarrement après le départ des Cullen, la poisse qui m'avait prise pour cible s'éloigna instantanément, même ma maladresse légendaire n'était qu'un lointain et mauvais souvenir, comme si elles avaient été étroitement liées avec mon enfance et ma naïveté.

Voilà pourquoi aujourd'hui j'étais heureuse, j'allais enfin tirer un trait sur mon ancienne vie et ma nouvelle résolution était de reprendre mon prénom en entier, pas que je l'aimais plus maintenant qu'avant, mais Bella me rappelait trop lui et sa famille et cette façon qu'il avait de le prononcer en longueur bel-la, comme si mon prénom comportait quatre « L ». Et je retrouvais cette prononciation dans chaque homme, qui essayait de me draguer et pour tout dire juste à les entendre traîner sur les « L » je me retournais et les laissais en plan. C'était arrivé si souvent que j'avais acquit une réputation de psycho-frigide dans tout Forks, certains pensaient même que je n'étais encore pas guéri d'Edward.

Je laissais les ragots aller bon train, je ne prêtais guère attention aux gens en général, hormis Angela que je saluais toujours quand nous nous croisions, sinon les autres me laissaient tranquille.

Voilà mes derniers effets emballés, je laissais seulement ma trousse de toilette et un change pour demain, le jour du grand départ.

Je passais le reste de la soirée avec mon père et les indiens à La Push ils souhaitaient tous me dire au-revoir avant la grande ascension de ma nouvelle vie dans le New Hampshire. Nous passâmes un agréable moment autour du feu de camp, à rire de tout et n'importe quoi, la vie était paisible ici entourée de tout ces indiens chaleureux et amicaux. J'allais regretter cette partie là de Forks et mon père bien entendu. Mais ce n'était vraiment pas suffisant pour me faire rester, et opter pour une université des environs, de toute façon mon père s'en serait très certainement offusqué.

Après divers recommandations et avertissements des indiens sur la façon général dont se comporte les garçons, ils nous laissèrent enfin rentrer chez nous, non sans m'avoir fait promettre de revenir les voir quand je repasserais par là. Le seul qui savait que je mentais effrontément était Jacob, je savais de par le regard avec lequel il me regardait qu'il savait que je n'avais pas l'intention de revenir ici. Et quand il me prit dans ses bras, notre étreinte ressemblait plus à un adieu qu'à un simple au-revoir. Je versais des larmes cela ne m'était plus arrivé depuis la nuit du 16 Septembre et les quatre mois qui ont suivi cette date tragique, presque deux ans auparavant.

Je n'avais pas beaucoup dormi cette nuit, mon père non plus apparemment, son visage était bouffi comme s'il avait passé une bonne parti de la nuit à pleurer. J'étais triste de le quitter, j'avais mal de lui infliger cette souffrance, et j'en souffrais aussi par le fait. Car j'aimais mon père même si je projetais de ne pas revenir avant de nombreuses, très nombreuses années, ce n'était pas à cause de lui, mais plutôt ce que représentait cette ville à mes yeux, alors oui j'avais mal parce que j'abandonnais mon père. Mais je ne pouvais plus faire semblant, cette ville me sortait des yeux et je voulais mettre le plus de distance possible entre moi et ce lieux qui représentait mon enfer sur terre.

Nous étions enfin arrivés à l'aéroport de Seattle, je devais traverser tout le pays en avion. Nous savions que je ne pourrais pas revenir régulièrement. Mon père me serra dans ses bras et entre quelques recommandations d'usages il me dit qu'il m'aimait et que malgré tout je resterais son bébé, et que si j'avais besoin de quoi que ce soit je ne devais pas hésiter. Mon père était le meilleur des pères de cette planète. Nous nous serrâmes encore quelques instants puis il m'embrassa et partit. Nous étions très timide tous les deux et peu enclins à tout débordement d'affection que ce soit en privé ou en publique, mais le moment que nous venions de partagé était en lui même l'instant le plus démonstratif et éloquent que nous avions jamais partagé.

Après l'enregistrement de mes bagages je montais à bord de l'avion impatiente de rentrer dans ma nouvelle vie en tant qu'Isabella Swan, laissant Bella la malchanceuse derrière à Forks.


Alors une première impression.

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Chapitre 1 : Emménagement

Enfin l'avion se posa dans le New Hampshire, et dire qu'il avait fallu que je prenne une correspondance, comme si toutes ses heures de vol n'étaient pas assez. Ne pouvaient-ils pas construire un aéroport plus près de Hanover ? Après tout c'est une destination prisée.

Je pris la décision de ne pas commencer par me plaindre, j'arrivais enfin dans ma nouvelle vie laissant derrière moi ce passé de souffrance. C'est une chance pour moi de repartir sur de bonnes bases et loin des personnes qui me connaissaient. Qui sait j'allais peut-être finir par l'oublier lui et sa foutue famille. Peut-être qu'un beau garçon avec un caractère compatible au mien arrivera à me le faire sortir de la tête et toute cette rage, toute cette rancœur que je leur destine s'effaceront d'elles-même. Je suis consciente que c'est une belle utopie. Mais n'ai-je pas le droit de rêver un peu ?

Et puis comme je l'ai dit, aujourd'hui est le premier jour de ma nouvelle vie, sans Edward, sans Cullen, sans vampires. Isabella Swan l'ambitieuse est arrivée pour prendre d'assaut Dartmouth et je n'ai pas l'intention de repartir sans mon master, en poche. Et avec en prime si possible un petit ami mais ça ce n'est qu'une option facultative.

Je suis en train de déambuler parmi les voyageurs j'avais déjà récupéré ma valise, une seule valise je n'ai pas besoin de plus surtout que je n'avais pas l'intention de reprendre beaucoup de chose de mon ancienne vie. Et puis Dartmouth m'avait payé mon voyage, je me sentais un peu privilégiée du coup, je pourrais me payer une nouvelle garde de robe avec l'argent que j'avais économisé pendant quelques années, et j'avais travaillé deux ans chez les Newton, j'avais tout mis sur mon compte en banque. Je n'avais jamais touché à cet argent car n'ayant pas de vie sociale, je n'avais pas de sortie à prévoir. Donc autant dire que je commençais à avoir un joli compte en banque, et je ne parlais pas des économies que mes parents avaient faites depuis mon enfance pour justement accéder à ce genre d'études. Mes parents étaient tellement fiers de moi, même si ma mère regrettait la jeune fille que j'avais été, et m'avait bien sagement laissé mon père se dépatouiller avec ma dépression post-abandon. Elle me disait que j'avais changé et que mon caractère n'était pas ce que j'avais de mieux.

À ma décharge j'avais eu plus que ma part mais cela je ne pouvais pas le dire à ma mère, ils n'avaient pas compris ce changement radical de la gentille et timide Bella à la nerveuse et irascible Isabella. Mon père savait que cela avait un rapport avec les Cullen, et lui contrairement à ma mère appréciait ce changement, peut-être aussi parce qu'après lui j'étais tombée dans les bras de Jacob. Charlie et Billy voulaient nous marier, enfin jusqu'au jour où Jake a eu sa première transformation et qu'il vit Leah. Heureusement pour moi Jake et moi nous étions rendus compte que notre histoire était beaucoup plus amicale qu'amoureuse, ce qui m'a permis de moins souffrir lors de son imprégnation. Je ne dis pas que je n'ai pas souffert car ce serait mentir, j'avais l'impression de revivre un deuxième abandon, tout à coup je n'étais plus le centre d'intérêt de mon ami et je l'ai un peu mal vécu au tout début.

Et puis Leah était venue me voir chez moi. Nous avions eu une longue discussion bien sûr elle avait été au courant de ma vie avant Jake et de mon abandon, de ma tentative de suicide et du fait que c'était Jake qui m'avait sauvée. C'est d'ailleurs à ce moment que j'avais cédé et que j'avais répondu favorablement à ses avances. Elle m'avait parlé du mal être de mon ami, et que ce sentiment d'abandon que je ressentais, c'était moi qui l'infligeait à Jake, que j'étais la mieux placée pour savoir ce qu'il pouvait ressentir aujourd'hui. Elle m'avait assuré qu'elle savait ce que je ressentais elle m'avait raconté son histoire avec Sam et Emily. Je l'avais rassurée en lui affirmant qu'entre Jake et moi c'était différent nous ne nous aimions pas de la même façon même si nous avions été ensemble. Nous avions donc tous repris une place dans la vie de chacun, et contre toute attente j'avais été jalouse de ce qu'ils vivaient mais je ne voulais pas la place de Leah. Elle était là où elle devait être auprès de Jake, leurs regards ou leurs attitudes l'un envers l'autre valaient plus que de grand discourt.

Heureusement que je les avais, que ce soit eux mes deux amis ou la meute entière car malgré le fait que j'avais fréquenté un de leur ennemi mortel ils ne m'en voulaient pas et m'avaient accueilli à bras ouvert. Certain avec plus de difficulté comme Paul par exemple, mais aujourd'hui il était certainement avec Jake mon plus grand fan. Je me rendis compte que je souriais en pensant à Paul car les gens autour de moi me regardaient avec des sourires complices et attendris.

Je réussis à attraper un taxi, une mamie qui attendait aussi à bien tenter de me pousser alors que j'avais déjà la main sur la poignée pour l'avoir. J'ai cru un instant m'être trompée de destination et avoir atterrit à New York, je n'eus pas besoin de plus qu'un seul regard. Si elle ne m'avait pas bousculer je l'aurais partagé sans problème, mais comme je l'ai déjà dit je ne suis plus la gentille petite Bella. Je montais donc quand je vis une jeune fille, avec deux valises et un regard perdu.

-Une minute chauffeur, lui dis-je avant qu'il se lance dans la circulation. J'ouvrais la fenêtre je fis des signes à la fille perdue. Je ne suis peut-être plus la gentille Bella, mais même le nouveau moi a besoin d'avoir une amie et qui sait avec un peu de chance nous pourrions peut-être nous entendre. Comme elle ne me voyait pas, je l'appelais.

-Hey ! Toi avec les deux valises, elle se tourna enfin vers moi. Tu vas sur le campus?

Elle me répondit par l'affirmative avec un éclat d'intérêt dans le regard.

-Viens, je te prête mon taxi, l'informai-je.

Elle ne se fit pas prier pour arriver presque en courant avec ses deux grosses valises alors, je sortais de l'habitacle pour l'aider, sous le regard inquisiteur et glacial de la mamie qui m'avait bousculé.

Une fois installées le taxi put enfin partir, après que je lui ai confirmé encore une fois notre destination. En fait l'université m'avait alloué un appartement dans un immeuble en centre ville, à proximité quand même du bâtiment scolaire. Ils venaient de l'acquérir pour leur étudiant les plus méritant comme m'avait précisé le Doyen, nous étions peu nombreux à en bénéficier, par contre je devais le partager avec une colocataire, choisie en fonction de nos caractère respectif.

J'espérais sincèrement que l'institution m'avait bien cerné et qu'il n'allait pas me coller une bimbo nymphomane qui ferait défiler ses conquêtes dans l'appart à tout bout de champs. Sinon je risquais de ne pas finir l'année ou en tout cas pas à Dartmouth mais plutôt dans ses geôles.

Ma compagne de route se présenta me sortant de mes pensées.

-Je te remercie, j'étais un peu paniquée c'est la première fois que je me retrouve seule loin de chez moi. Je suis Lucy, me dit-elle en avançant sa main vers moi, que je saisis en ajoutant.

-De rien et puis j'ai bien vu que tu étais un peu perdue, souriais-je bienveillante. Moi je suis Isabella.

-Isabella, comme dans Isabella Swan ? demanda-t-elle. De nouveau la petite étincelle se remit à briller dans ses yeux.

-Euh..! Oui, répondis-je suspicieuse.

-Je suis Lucy, Lucy Martin ta coloc, effectivement je savais que nous devions prendre possession de l'appartement aujourd'hui, c'était une remarquable coïncidence.

-Comme ça je suis rassurée, dis-moi t'es pas du genre bimbo nymphomane, demandai-je pour écarter toutes mauvaises surprises.

-Euh... C'est pas vraiment comme cela que je me qualifierais, plaisanta-t-elle.

Nous discutâmes d'un peu de tout, de sa vie, de son cursus scolaire, de la Californie l'état d'où elle est originaire, de son petit ami devrait arriver dans deux jours, car lui aussi était admis à Dartmouth, tous le deux se vouaient à devenir médecin. Le père de Scott (le petit ami) était un chirurgien plasticien de bonne réputation, et donc il avait les moyens de lui acheter un appartement. Ce qui m'assurerait d'avoir quelques nuits de solitude totale.

Je crois que j'allais bien m'entendre avec la petite brune au teint mâte. Elle me faisait penser un peu à Angela pour le côté observateur et réfléchit, par contre elle était plus énergique, enfin moins calme que mon amie mais je pense que je pouvais gérer ça elle savait apparemment même modérée.

Nous arrivâmes enfin sur le campus, et nous prîmes la direction des bureaux pour confirmer notre présence et retirer nos clefs et récupérer par le fait nos emplois tu temps respectifs.

Nous attendîmes notre tour, forcément même s'ils avaient échelonné les arrivées pour éviter un débordement nous n'étions pas seuls et nous devions faire la queue comme tout le monde. J'entendis un groupe de filles un peu avant nous glousser et commencer les ragots. Il y a des choses qui ne changeraient jamais. Toutes blondes à l'allure superficielle comme quoi les préjugés avaient la peau dure, mais je suppose que si elles étaient ici, c'est qu'elles devaient certainement avoir plus qu'une apparence. En tout cas le sujet principal de leur discussion était un grand brun, beau comme un Dieu qui venait de partir, sans même leur jeter un regard, il y en avait même une qui s'en était offusquée. Ce qui fit qu'elle allait lui coller aux basques jusqu'à ce que beau gosse daigne bien lui apporter l'attention qu'elle mérite, dixit ses propres mots. Pitoyable pensais-je en mon fort intérieur. J'avais certainement dû le croiser mais honnêtement je n'avais pas fait attention, après tout les mecs ne faisaient pas partis de mes priorités.

Le temps paraissait quand même moins long à deux et encore plus vite quand les pimbêche furent sorties de mon espace auditif.

Lorsque ce fut notre tour nous prîmes nos plannings, la liste des bouquins qu'ils nous fraudaient acquérir, ainsi qu'un petit dépliant de renseignement, sur les endroit, les magasin ou les adresses dont nous aurions besoin dans un avenir proche voire même très proches. Puis bien évidemment nos clefs de l'appartement qui se situait à cinq minute à pied du campus, la secrétaire nous avait préparé un plan pour que l'on puisse trouver notre chemin rapidement.

Nous étions assez excitées Lucy et moi lorsque nous avions pénétré dans l'appart, une déco simple et épurée mais l'essentielle s'y trouvait. Nous nous posâmes quelques instants dans le canapé après nous être mis d'accord sur le partage des chambres. Au bout d'un petit quart d'heure je décidais d'aller faire les courses il fallait bien remplir le frigo, et je rangerais mes affaires en rentrant après tout j'avais encore une semaine avant le début des cours.

Lucy m'accompagna nous parlâmes de ses goûts culinaires chance pour moi elle n'était pas difficile, par contre elle ne faisait pas la cuisine, elle n'aimait pas ça et du coup cela se ressentait dans ses plats me raconta-t-elle. Ce qui pour moi ne posait pas trop de problème sauf que j'aurais aimé aussi me reposer sur cet aspect là, quoique je pense que j'en aurais été incapable. J'aimais faire la cuisine et prendre soin des gens que j'aimais par ce don que j'avais.

Nous trouvâmes assez rapidement le magasin d'alimentation une grande surface très populaire, donc nous n'aurions aucun problème pour trouver tout ce qu'il nous faudrait.

Les courses furent vite expédiées, ayant l'habitude de cuisiner et surtout de faire les courses, je savais ce qu'il nous faudrait dans le frigo. Arrivées en caisse nous avions conclu que nous ferions les courses chacune notre tour et je commençais. En sortant je vis une annonce de recrutement pour un emploi à mi-temps dans cet établissement sur le tableau face aux caisses. Je demandais à Lucy si elle voulait la place, elle me rassura en me disant qu'elle n'était pas intéressée, elle ne cherchait qu'un extra en restaurant ou dans un pub le week-end juste pour se faire de l'argent de poche disait-elle. Ses parents étaient eux aussi fortunés et paieraient les factures liés à l'appartement et ses frais de scolarités.

Donc je me présentais à l'accueil pour remplir un formulaire puis une fois que j'ai eu fini, la responsable qui se trouvait à proximité m'accorda un entretient de 10 minutes aux bout desquels j'étais embauchée, je travaillerais les lundis, mercredis et jeudis, de 15h30 à 19h30, elle avait établi mes horaires en fonction de mes cours. Je n'appréciais pas vraiment cette femme, mais moi je n'avais pas la chance d'être née avec une cuillère en argent dans la bouche et donc je devais travailler pour pouvoir payer les factures, pas que je reprochais cet état à Lucy tant mieux pour elle si elle pouvait s'en passer.

Une fois l'entretien terminé, nous rentrâmes avec nos courses, nous étions épuisées nous avions toutes les deux traversé le pays aujourd'hui et les heures d'avions commençaient à se faire ressentir, sans parler du décalage horaire.

Je nous préparais un repas vite fait qui me décerna la toque d'or de l'appartement selon les critères gustatifs de ma coloc. Puis nous ne nous fîmes pas prier pour aller rejoindre nos lits respectifs.

La semaine passa assez rapidement et la plupart du temps j'étais seule à l'appart car le très charmant Scott était arrivé, et j'ai eu l'honneur d'être présentée officiellement au futur plus grand chirurgien esthétique de Californie. Je me suis notée un mémo de toujours le garder dans mes contacts une fois l'université terminée. Car lorsque ma poitrine tombera après une où deux grossesses et que mon visage sera marqué par les rides je serais bien contente d'avoir un chirurgien de cette trempe dans mes amis.

J'en avais profité pour visiter un peu la ville, et à mon plus grand regret le climat me rappelait un peu celui de Forks, cela faisait une semaine que j'étais là et il n'avait fait que pleuvoir ? Franchement je me demandais encore pourquoi j'avais choisi un endroit comme celui-ci, si j'avais réfléchi deux minutes je me serais débrouillée pour me retrouver au Texas, ou un autre état où le soleil primait. Mais non je n'y avais pas porté d'intérêt avant d'arriver ici. Je ne savais pas si c'était à cause du climat ou ce qu'il signifiait pour moi mais j'avais l'impression d'être régulièrement suivie ou observée. Mais je pense que je devais être encore un peu déboussolée du fait de changement de vie, et que Jake n'était pas présent pour me rassurer et assurer ma sécurité, comme il aimait le faire. Il faudrait d'ailleurs que je lui passe un petit coup de fil plus régulièrement sinon je risquais de le voir débarquer. Et un loup en colère n'est pas vraiment ce qu'il y avait de plus agréable à voir. On aurait pu le demander à Laurent mais il n'est plus là pour le dire. Heureusement que Jake avait été près de moi ce jour là sinon je ne serais plus de ce monde moi non plus.

J'avais toujours cru que les vampires étaient invulnérables mais quand j'ai vu avec quelle facilité Jake avait réussi à vaincre Laurent à lui seul, je n'avais plus jamais remis en doute ses aptitudes de protecteur. D'ailleurs pourquoi est-ce que je viens à penser à Laurent en cet instant ? Il faut vraiment que j'arrive à contrôler mon esprit afin de ne plus le laisser errer de cette façon.

Ne plus penser aux vampires, ne plus penser aux vampires, ne plus penser aux vampires... Je ferais de cette phrase mon mantra.

Après mon passage à la librairie où je dépensais une petite fortune dans la liste des livres et autres fournitures dont j'aurais besoins cette année, je me pris un petit extra. Mon livre, les Hauts de Hurlevent ayant rendu l'âme je m'en achetais un autre. J'aimais cette odeur de papier et d'encre qu'on pouvait sentir dans les livres neufs, une véritable addiction pour moi.

Je rentrais chez moi et j'eus la surprise de voir Lucy qui faisait une petite apparition elle était toute excitée, ce qui ne me disait rien qui vaille.

-Miss Swan ce soir tu t'apprêtes nous sortons.

-Heureusement que tu me préviens bien à l'avance je vais pouvoir décommander mon rencard.

-Ne fait pas comme si tu savais ce que c'était, je suis presque sûre que t'es encore vierge, et que tu n'as même jamais embrasser un garçon, dit-elle fière de sa répartie.

-Tu serais surprise si je te le disais, lui répondis-je. Et non je ne sors pas j'ai prévu une soirée sympa avec une copine.

-Et ta copine veut sortir, insista t-elle.

-Euh, je ne crois pas que ce soit son style. Je la connais assez bien pour savoir qu'elle préfèrera une soirée tranquille ici.

-C'est qui ? T'as rencontré quelqu'un et tu ne m'a rien dit ? demanda-t-elle curieuse.

-Je la connais depuis des années, et pour te dire quelques chose il faudrait que tu rentres de temps en temps ou alors que tu réponde au téléphone, pour que je puisse te faire part des nouveautés qui m'arrivent.

-OK ça va j'ai compris. C'est qui cette mystérieuse copine que tu connais depuis des années et qui se trouve dans le New Hampshire ?

-Emily Brontë, et elle va me raconter une merveilleuse histoire.

-Tu es désespérante Isabella. Allez tu retrouveras ta copine plus tard elle peut attendre « elle ». T'as pas le choix on va dans le pub le plus branché du coin où j'espère trouver mon extra. J'ai entendu une fille dire que le patron était dans le pétrin ce soir, ses serveuses du week-end ont démissionné parce qu'il ne voulait pas les augmenter et du coup il se retrouve tout seul ce soir. Alors bouge je ne veux pas qu'on me pique la place.

Je soufflais, je savais qu'elle n'avait pas l'intention de me laisser échapper à cette sortie. Donc j'allais dans ma chambre et changeais juste le haut, j'enfilais un chemisier, me passais la brosse dans mes cheveux. En arrivant dans le salon j'empoignais ma veste sous le regard exaspéré de Lucy, cela me rappela comment j'arrivais à exaspérer Alice lors de nos séances shopping, ou quand je devais me préparer par moi même enfin les peu de fois où je pouvais le faire... Et voilà que ça recommence. Ne plus penser aux vampires, ne plus penser aux vampires... je me fustigeais, au plus j'essayais de ne plus y penser au plus je les avaient en tête. Ce qui est incroyable c'est que je les avais côtoyé quelques mois seulement ce qui en 20 ans d'existence ne représente pas énormément de temps, mais je n'arrivais pas à les occultés de ma mémoire alors que j'avais côtoyé des élèves pendant des années et je ne me souvenais même plus de leurs noms, et encore moins de leurs visages, et cela m'agaçait sérieusement.

Nous entrâmes dans ce pub l'ambiance avait l'air sympa, et déjà beaucoup de monde attendait autour du comptoirs. Lucy me lança un regard qui voulait dire « suis-moi », heureusement que j'arrivais à la comprendre sans qu'on est besoin de parler car avec le volume de la musique je n'aurais jamais rien compris et je pense qu'avant la fin de la soirée j'allais devenir sourde.

Nous réussîmes avec force et persévérance à approcher du comptoirs sous le regard réprobateur de certains qui pensaient sérieusement que nous voulions leur prendre leur tour de commande.

Nous aperçûmes un grand blond athlétique genre de mec à faire attention à ce qu'il mange pour entretenir son corps, qui je dois bien l'avouer était très... appétissant. Je me fustigeais de nouveau, je n'étais pas comme ça d'habitude et je n'avais pas dans l'intention de remédier à mon état général, je pense que le manque d'affection masculine devait certainement me provoquer certains effets secondaires. Après tout je n'avais été entouré ces deux dernières années en majorité par des hommes. Donc pour en revenir à cet homme, il devait avoir une petite trentaine, il était séduisant et à en juger par la clientèle féminine mon jugement s'avéra être celui de la majorité. Il leva enfin les yeux sur Lucy qui s'époumonait à l'appeler il se pencha au-dessus du comptoirs pour l'écouter elle l'imita. Elle lui glissa des mots à l'oreille il se recula et la regarda il réfléchit une dizaine de seconde puis me regarda et nous fit signe de passer derrière.

Là je ne comprenais pas pourquoi moi je devais aussi passer derrière, Lucy me prit le bras et me tira à sa suite. J'aurais aimé lui demander ce que je venais avoir à faire avec ce poste et sa place mais avec le bruit de la musique cela aurait été mission impossible.

Une fois derrière le comptoirs le grand blond s'approcha de nous. Nous tendis deux décapsuleurs et nous dit de façon à ce que moi-même je puisse comprendre où se trouvaient les boissons. Il nous dit s'appeler Logan et que si nous avions des problèmes de lui en parler avant de faire une bêtise. Il avait l'air assez sympa, mais je n'eus pas le loisir de m'étendre sur cette découverte. Il nous poussa et nous nous retrouvâmes prisent dans la frénésie des commandes.

Je dus me pencher pour arriver à écouter les commandes des clients mais je pigeais le truc assez facilement et en un rien de temps la masse qui s'était formée juste devant le comptoirs se dissipa. Logan qui était resté avec nous, nous félicita et nous informa que nous étions embauchées toutes les deux. Je regardais ma copine et lui lança un regard noir. Elle ne trouva rien d'autre à me dire que.

-Au moins tu ne pourras pas te morfondre et rester chez toi le samedi soir, ça fait tout de suite mieux quand tous tes samedis sont réservés auprès des garçons. Et puis qui sait tu vas peut-être rencontrer l'homme de ta vie ici, dit-elle en me faisant un clin d'œil et balançant un regard vite fait à notre nouveau boss.

Face à cette déclaration je me figeais, je n'avais nullement l'intention de trouver l'homme de ma vie et certainement pas mon patron, qui fut le gérant d'un établissement de ce genre. D'ailleurs si Charlie venait à apprendre que je travaillais la nuit dans un Pub je risquais de retourner à Forks illico presto. Le reste de la soirée se passa plus sereinement j'arrivais à me faire au bruit assourdissant de la musique. Donc voilà comment ma nouvelle vie allait débuter. J'étais inscrite dans une institution de l'Ivy league, cotée parmi les dix meilleures du pays, j'avais un appart où je serais en majeur partie seule, et deux emplois pour faire face à ça, sans oublier que je venais de me faire une nouvelle amie.

Cela aurait pu plus mal démarrer je pense. La poisse m'avait définitivement tournée le dos le jour où les Cullen m'avaient abandonnée et là en cet instant j'étais heureuse. Enfin je pouvais voir le futur sans me mettre à paniquer où pleurer (bien que je ne le faisais plus depuis bien longtemps), parce que mon soit disant grand amour m'avait abandonnée. Je crois que la thérapie par la fuite commençait à porter ses fruits et j'en fus soulagée.

Le jour tant espéré et redouté à la fois arriva, je n'avais pas très bien dormi cette nuit, j'étais anxieuse de savoir comment cela allait se passer. Donc à 5 heures du matin je me levais sachant pertinemment que je ne me rendormirais pas. Autant dire que j'étais prête bien avant l'heure et quand Scott et Lucy débarquèrent pour m'accompagner j'étais déjà en bas de l'immeuble depuis au moins dix minutes, ce qui valut un sourire de la part de Scott qui fit remarquer à sa petite amie de prendre modèle sur moi. Et elle de me passer un savon concernant les cernes que j'avais sous les yeux.

En fait la journée se passa relativement bien la majeur partie des cours et des profs étaient sympa et intéressant. L'avantage c'est que je n'avais plus de sport cette discipline étant devenue facultative alors je vous prie de croire que j'étais au sommet du bonheur.

J'eus le malheur de constater que j'avais hérité des frères et sœurs jumeaux de Mike et Lauren.

Je ne connaissais pas leurs noms mais malheureusement pour moi nous avions plusieurs modules ensemble.

Même la cantine était acceptable, pas terrible mais au moins c'était mangeable, nous étions à une table avec Scott, Lucy et le Jumeau de Mike qui j'appris s'appelait Brian Williamson, il suivait le cursus d'ingénierie, il avait pour lui, l'air d'être nettement plus instruit que Mike. Nous passâmes donc l'heure du repas à parler des modules et des cours intéressants, et des sujets auxquels je pensais pour ma thèse, je ne m'étais encore pas décidé et il me restait encore une semaine avant d'en faire part à mon tuteur. Tout compte fait je le trouvais sympa ce Brian à par peut-être un manque de personnalité dérangeante à moins que ce ne soit qu'une technique de drague, ce que je lui souhaitais, ou pas car de toute façon dans un cas comme dans l'autre il ne m'intéressait pas. En tout cas une chose était sûre il n'était définitivement pas fait pour moi. Il me rappelait trop Mike Newton, tant sur le côté physique que sur ses tentatives discrètes d'approches, je ne doutais pas de refroidir ses ardeurs, j'y étais bien arrivée avec Mike je devrais y arriver sans problème avec Brian.

La fin de journée venait de retentir et je partais vers mon boulot de caissière. Ce n'était pas vraiment compliqué comme job, par contre un aspect que je n'avais jamais pris le temps d'analyser lors de mes passages en caisse fut l'humeur des hôtesses de caisse. Je les trouvais en général assez froide et très peu agréable pour la plupart, à partir d'aujourd'hui je serais plus compatissante. Il fallait se les supporter les clients et parce que pour 10 cent le prix était inexacte par rapport à celui affiché sur la réclame il vous faisait un scandale. Et essayez de leur expliquer que ce n'est pas vous qui éditiez les pub ou encore qui établissiez les prix en rayons. Et dire que nous étions payés que le stricte minimum pour ce que l'on devait subir à longueur d'heure de travail. L'avantage c'est que de temps à autre vous aviez une personne sympa avec qui échanger un sourire ou une parole gentille était agréable. De plus l'ambiance entre les collègues de travail était vraiment laborieuse, et c'est haut la main que je décernais à Logan la palme du meilleur employeur et de la meilleur ambiance, même avec sa musique assourdissante.

Voilà comment allait ma vie, je me faisais une note personnelle de me trouver un meilleur job pour remplacer celui de caissière.

Ma semaine se passa de cette façon, une nouvelle routine se mit en place. J'avais toujours cette sensation d'être espionnée, à tel point que je devenais paranoïaque. Un jour lors d'un inter-cours je crus même apercevoir Rosalie, le temps que je me déplace pour avoir une vue dégagée, la fille blonde avait disparu. Je me fustigeais intérieurement, quand tout allait pour le mieux il fallait qu'ils me reviennent en mémoire. Ce qui me surprend c'est qu'habituellement quand j'ai des hallucinations elles concernent le plus souvent Edward ou quelques fois Alice, en fait ceux qui m'ont vraiment fait le plus de mal. Jamais encore je n'avais cru apercevoir Rosalie ou même Jasper, j'avais une théorie pour ces deux là. Car j'avais eu le temps d'analyser tous les Cullen, et c'étaient les deux seuls pour lesquels je n'entretenais pas de rage dévorante. J'en avais parlé avec Jacob une fois, et bien qu'il ne comprenait pas en ce qui concernait Jasper il avait émis l'hypothèse que c'était peut-être leurs désirs de m'éloigner de cette famille depuis le début.

J'avais pensé à ça quelques fois, et je devais l'admettre que cela pouvait se concevoir. Jasper et Rosalie sont les deux seuls de cette famille à n'avoir jamais créé de lien avec moi, et à avoir gardé leur distance depuis le début. Ils avaient clairement fait entendre leurs positions me concernant dès le départ, alors comment pourrais-je éprouver de la haine contre les seuls personnes qui s'étaient montrées honnête avec moi. Je ne dis pas que je les aimais je n'étais pas masochiste non plus, en tout cas je ne l'étais plus, mais ils méritaient au moins le respects pour avoir toujours su garder la même optique et leurs convictions. Par contre en ce qui concernait tous les autres c'était une autre histoire. Carlisle que j'avais toujours trouvé très sage et très intelligent avec plus de recul sa sagesse pouvait passer pour de la couardise, toujours attendre et réfléchir cachait certainement de la peur et affronter ses peurs n'était apparemment pas dans ses priorités à tel point que tout compte fait c'étaient Edward et Alice qui avaient les rennes de cette famille en mains, c'était subtil mais c'était la vérité.

Esmé quand à elle ne voyait claire que par le rapprochement des siens. Esmé avait peur de se retrouver seule et de par ce fait elle disait amen à ce que ses petit prodiges pouvaient dire. Emmett, pour lui c'était différent, je lui en voulais à lui parce que de tous c'est celui que j'avais cru le plus proche de moi en tant que frère de cœur s'entend, je savais que s'il devait prendre une décision il se rangerait auprès de son épouse ce qui est normal au fond, mais je pensais qu'il aurait eu au moins le cran et la décence de me dire au-revoir, mais non, il ne l'avait pas fait. La pire des trahisons pour moi furent celles d'Edward et d'Alice, je serais incapable de dire pour lequel j'éprouvais le plus de haine. En vers mon ancien petit ami et accessoirement mon premier et seul grand amour, qui m'avait avoué ne m'avoir accordé son attention parce que mon esprit lui avait refusé son accès.

Pour résumer, je n'ai toujours été qu'une simple distraction pour lui. Il m'avait fait croire à son amour éternel, il m'avait dit qu'il m'avait attendu une centaine d'année, il m'avait fait miroité une place dans sa vie et dans son cœur, puis du jour au lendemain, il m'avait abandonnée au milieu d'une forêt avec le danger que cela représentait, en m'avouant froidement que je n'était qu'un jeu, une espèce d'étude pratique. Il m'avait tout repris son amour, son attention, sa famille, mon cœur qu'il avait été réduit en charpie par ses simples paroles, à tel point que je ne pouvais plus aimer entièrement, j'avais mis des barrières de sécurités, des gardes fous. Il m'avait repris ma vie, au sens propre et figuré du terme. Quand à Alice avec son don de voyance qui avait dû tout voir depuis le début elle est peut-être l'être le plus maléfique qui soit, elle avait joué avec moi en connaissant le résultat, elle s'était joué de moi, elle savait qu'au bout du compte ils partiraient tous me laissant seule et détruite ici. Elle ne s'était pas une fois soucié de ce que je pourrais ressentir, pourquoi est-ce que j'affirme cela, tout simplement la raison pour laquelle Jasper n'a jamais voulu me porter d'attention.

Il devait savoir que je souffrirais et en tant qu'empathe il savait comment mes émotions fonctionnaient, je pense que la distance qu'il avait volontairement mis entre nous était pour se préserver, et je ne lui en voulais pas à lui, j'en voulais au deux manipulateurs, ceux qui avaient fait de ma vie un enfer, et pas que la mienne forcement il y avait eu des dommages collatéraux touchant comme un tsunami mon père et ma mère même à distance, c'est d'ailleurs à cause de cette histoire que nous nous étions éloignées l'une de l'autre. Mais cette histoire m'a au moins fait comprendre qu'elle se souciait bien moins de moi que de son Phil et sa carrière. Comme dit l'expression loin des yeux loin du cœur.

Enfin tout ça pour dire, qu'après les Cullen ma vie et mon caractère avaient pris angle totalement différent et je m'étais juré de ne jamais me laisser de nouveau manipuler de cette façon quitte à finir ma vie seule et vielle fille. Je vouerais une haine éternelle à ces monstres qui se croient tellement mieux que ceux de leur espèces mais qui en définitive sont tellement plus cruels et plus monstrueux.

Cela ne m'empêchera pas de faire le nécessaire pour essayer de me construire une vie convenable. Je ne sais pas si je vais pouvoir y arriver mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour essayer d'être heureuse à nouveau.

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Bonne lecture à tout le monde.

 


 

Chapitre 2 : Acharnement du destin.

Encore une journée qui s'amorçait. J'aimais aller en cours ce qui faisait que je redoutais cette journée, c'est sa deuxième partie, le magasin. Mon Dieu comme ce travail pouvait être rébarbatif, en fait ce n'est pas tant le travail en soi mais l'ambiance, l'équipe, les clients, la chef, vous aurez compris tout ce qui à rapport au relationnel, et pourtant je n'avais même pas une semaine d'ancienneté.

Ai-je des problèmes de sociabilité ? Devrais-je consulter un spécialiste ? Je ne pense pas, je fais partie de la catégorie de gens qui préfèrent être seuls que mal accompagnés, et je trouve presque choquant le nombre de personnes inintéressantes.

Enfin je me préparais me concentrant uniquement sur ma journée de cours, ce matin j'allais avoir deux heures de littérature avec le professeur Coop, s'il y avait bien une personne intéressante sur ce campus ce fut sans aucun doute lui. Il partageait ma passion, comme beaucoup de ceux qui suivaient son cours, mais en plus d'être captivant il était très séduisant, mais voilà comme à chaque fois qu'un homme me plaisait il y avait une contre partie. La sienne et pas des moindres, « il était mon prof » et certainement pas intéressé, tant pis au moins un, sur lequel je pouvais fantasmer en toute sérénité car je savais que cela n'allait pas durer longtemps. Pourquoi ? Parce que je savais que j'allais trouver ses petites imperfections rédhibitoires dans les moments où j'irais le trouver pour lui parler de ma thèse. Il avait été défini par le rectorat et le Doyen comme étant le professeur le plus à même à m'aider et à m'encadrer dans mes recherches.

J'arrivais sur le campus en pleine effervescence comme d'habitude, je cherchais Scott et Lucy les inséparables, je tombais malheureusement sur Brian qui lui ne semblait pas partager mon avis, son sourire s'étirait d'une oreille à l'autre. Je lui souris en retour mais le mien était contraint sans sincérité, j'étais devenue une experte dans la dissimulation de mes sentiments, après tout il n'y était pour rien si j'avais des problèmes de sociabilité. Il m'accompagnait à mon cours je l'écoutais d'une oreille distraite quand je vis un groupe de fille, le même que celui qui nous avait accueilli avec leurs babillages le jour de notre arrivée avec Lucy. Dans le lot se trouvait la copie de Lauren, Natasha si j'avais bien retenu, pas que cela m'intéressait mais Brian avait dû mentionner son nom à une où deux reprises.

-Ah ! Mister beau gosse doit être dans les parages, bougonna Brian.

-Qui est Mister beau gosse ? demandai-je sans plus d'intérêt.

-Sérieux tu ne sais pas qui c'est ? Tu ne l'as pas vu ?

-Euh ! Non je ne crois pas. Enfin peut-être, j'en sais rien en fait, bafouillai-je. Tu sais moi, les garçons c'est pas ma priorité, ni mon principal intérêt.

-C'est une des raisons qui font que je te trouve plus intéressante que les autres, m'avoua-t-il rougissant.

Et moi qui pensais que lui dire que je n'étais pas intéressée pour le moment me servirait, j'étais exaspérée.

Tout à coup, alors que je continuais à avancer, mes yeux se posèrent sur une silhouette que je ne pensais jamais revoir. Je me figeais, mon cœur s'accéléra d'un coup, des blocs de pierres vinrent se poser dans le fond mon estomac et ce dernier chuta jusqu'à mes pieds. Je sentis des sueurs froides glisser le long de mon dos, mes mains étaient moites et mes jambes flageolaient. Il y avait presque deux ans que je ne m'étais pas sentie aussi mal.

-Isabella ? ISABELLA ! hurlait en me secouant le garçon qui m'accompagnait, je ne savais même plus qui c'était, ni même où je me trouvais.

Je croisais les yeux de l'être qui m'avait inspiré tant de sentiments contradictoires. Ses yeux dorés étaient identiques à mes souvenirs, ils étaient posés sur moi me scrutant intensément.

-Isabella ! insista le garçon qui me secouait toujours. Je le regardais les yeux perdus dans le vide. J'étais mal, la tête commençait à me tourner.

-Isabella viens t'assoir, tu es toute blanche. Qu'est-ce que tu-as ? Tu veux aller à l'infirmerie ?

Quand je vis Edward tenter un pas dans ma direction, je paniquais, je m'accrochais au bras de Brian.

-Peux-tu me raccompagner chez moi je ne me sens pas très bien et je ne veux pas rester seule.

-Pas de problème on y va, il m'aida à me maintenir debout en me serrant contre lui.

Heureusement qu'il était athlétique car même si je n'habitais pas loin, je n'aurais jamais été capable de faire un pas seule sans m'écrouler.

Une fois arrivée chez moi j'entrais paniquée, je ne pouvais pas me laisser aller devant Brian, je faisais des efforts surhumains pour éviter de flancher devant lui.

Je croyais avoir assez travaillé sur moi, pour ne plus jamais me mettre dans cet état. Je ne pensais pas que sa présence pourrait rouvrir aussi facilement la plaie qu'il m'avait infligée. Tout le mal, l'abandon, la trahison, le rejet que j'avais ressenti lorsqu'ils étaient partis me revinrent de plein fouet me foudroyant littéralement sur place. Je pensais tout simplement ne jamais le revoir, et là il était apparu devant moi figé dans ses dix sept ans, toujours cette démarche, ce regard.

-Tu veux que j'appelle un médecin ? me demanda mon sauveteur, toujours inquiet.

-Non ça va aller maintenant que je suis à la maison.

-Tu es sûre parce que s'en paraître impoli et irrespectueux tu as franchement une tête affreuse, limite verdâtre.

-Je vais me reposer un peu, juste si tu peux m'apporter un soda dans le frigo, je pense que j'ai besoin d'un peu de sucre.

Il revint avec mon soda, j'avais mauvaise conscience je venais d'utiliser le pauvre Brian pour me servir de bouclier afin qu'Edward ne m'approche pas, en plus je lui faisais manquer ses cours.

-Je suis désolée Brian tu manques les cours à cause de moi.

-Ne t'en fais pas pour ça, en ce moment je passe mes week-ends en célibataire alors j'ai assez de temps pour rattraper ce que je vais manquer.

Sa réponse ne m'enchantait pas et bien au contraire l'allusion sous-jacente accentua ma mauvaise conscience. Il attendait de moi ce que je ne pouvais donner à personne, et encore moins maintenant « qu'il » était revenu.

Il s'installa sur le sofa à côté de moi, il passa son bras autour de mes épaules et tenta de me rapprocher de lui, je me figeais sous l'effet de surprise. Je repris constance et me tournais pour le regarder dans les yeux, je ne devais pas laisser les choses évoluer de cette façon.

-Brian, je crois que tu te fais de fausses idées me concernant.

-Comment ça ?

-Je ne peux pas te laisser faire, je ne veux pas te faire de mal, mais je ne suis pas intéressée. Pas que tu ne sois pas intéressant ou pas attirant tout simplement je ne veux pas de relation ou d'aventure pour le moment.

-Est-ce que cela à avoir avec Edward Cullen ? je le fixais totalement incrédule. Tu as fait ton malaise à l'instant même où tu l'as vu. Pour ne pas s'en apercevoir il aurait fallu être aveugle, effectivement vu qu'il n'avait d'yeux que pour moi un tel détail n'aurait pas pu lui échapper.

-Oui, avouai-je. J'ai connu Cullen, mais c'était dans une autre vie, et je ne pensais pas le retrouver ici. Mais je ne veux pas m'engager dans quoi que ce soit, mes priorités sont et reste mes études. Cullen ou pas ça ne changera rien. Je suis sincèrement désolée Brian.

-Tu acceptes les amis ? demanda-t-il au bout de quelques instants.

-Bien sûr ils sont même les bienvenus, dis-je soulagée qu'il le prenne aussi bien.

-Et bien viens, les amis sont là pour se réconforter, dit-il en ouvrant ses bras avec un sourire qui me paraissait honnête.

Bien que je savais que ce geste n'avait pas la même signification pour lui que moi, je me laissais aller dans son étreinte. À défauts d'avoir Jacob, je me contenterais de Brian. C'est dégueulasse, j'en suis consciente. Mais je ne vivais dorénavant que pour moi, et si moi je ne prenais pas soin de moi et profitais de ce que la vie m'offrait personne ne le ferait à ma place, finit le temps où je faisais passer les autres avant moi. Nous restâmes un long moment comme ça sans bouger, caler l'un contre l'autre et en fait je ne me sentais pas si mal que ça à son contact.

Je réfléchissais aux options que j'avais pour faire face à la nouvelle situation. Qu'elle attitude allais-je adopter les concernant ? Allais-je prendre la fuite et mettre le plus de distance possible entre eux et moi ? Cette idée me plaisait naturellement, sauf que cela ferait de moi une lâche de la même trempe qu'eux. Et puis je n'avais rien à me reprocher, alors pourquoi devrais-je moi quitter cet établissement, alors que je n'aurais cette chance qu'une seule fois dans ma vie. Pourquoi ne partiraient-ils pas eux ? Devrais-je leur demander voire même tenter de leur imposer ce départ. Mais une chose à laquelle je n'avais pas pensé plus tôt me vînt à l'esprit. Ils devaient être au courant de ma présence ici depuis le début, donc si Alice avait vu mon arrivée et qu'ils étaient encore ici c'est qu'ils avaient nul intention de partir de leur plein gré. Donc l'option leur demander ou exiger ce départ n'était pas envisageable. Et moi je ne voulais pas quitter cette université et ce quelle pouvait représenter pour ma vie future. Y avait-il une autre solution ?

La seule option qu'il me restait été de les ignorer, ne pas les laisser entrer, interférer, ni envahir ma vie. Pourrais-je les laisser en dehors de mon cercle de vie durant les trois ans que durera ma thèse et l'obtention de mon master ? Je pense que je pourrais arriver à cela car, ils ne veulent certainement plus se mêler à moi, même si Edward avait tenté un pas dans ma direction. En fait peut-être était-ce dû à mon malaise, parce qu'il savait qu'il en était la cause? Ou peut-être était ce tout simplement une nouvelle hallucination de mon esprit? Il n'avait pas bougé et mon esprit s'était embrouillé tout seul. Dans tous les cas, je ferais en sorte de les garder à distance. Une nouvelle interrogation s'imposa à moi. Est-ce que je devais en parler à Jacob ? Je me doutais qu'il voudrait que je rentre à La Push, le seul endroit au monde où je pourrais être à l'abri des sangsues. Forte de mes résolutions je me relevais et allais préparer le repas, quitte à avoir incité Brian à sécher les cours autant le dédommager du mieux que je pouvais, et quoi de mieux qu'un bon repas chaud et plus appétissant que ceux que l'on servait au réfectoire. Nous mangeâmes sereinement parlant d'un peu de tout, puis après nous décidâmes de retourner en cours. Il ne me restait que deux heures avant la fin de journée, j'allais en profiter pour attraper un garçon qui suivait pratiquement tous mes cours je n'aurais qu'à lui emprunter ses notes.

Et puis je devais faire face à mes démons resurgis du passé. Du coup je repensais au jour où j'avais cru apercevoir Rosalie c'était véritablement elle. Par contre je me posais la question de savoir si vraiment j'étais si peu curieuse et si peu attentive à mon environnement et aux gens qui s'y trouvaient, que j'étais certainement passée à côté d'un Cullen sans même m'en apercevoir ? Ou s'ils avaient décidé de me fuir ? Je souhaitais que la deuxième hypothèse soit la bonne, en tout cas elle me serait certainement plus utile quand à ma position les concernant.

J'arrivais pour ma dernière heure de cours de la journée accompagnée de Brian qui ne m'avait pas quittée et qui contre toute attente s'était révélé d'une compagnie agréable et rassurante, bien qu'il m'avait fallu le remettre gentiment en place à une ou deux reprises.

Lucy nous sauta littéralement dessus me lançant un regard interrogateur quand à la présence de Brian avec moi à cette heure-ci de la journée et surtout revenant indiscutablement de l'appartement. C'est cet instant que choisirent Edward et Alice pour débarquer dans mon champ de vision, bien entendu ils avaient tous les deux leurs regards posés sur moi. Je les aperçus et tournais la tête pour les éviter. J'avançais avec Lucy et Brian qui se sentit obligé de se rapprocher de moi quand il vit Edward, ce que je laissais faire, et qui par conséquent alerta Lucy. Je lui dis que je lui expliquerais plus tard, de toute façon il ne valait mieux pas le lui cacher car j'avais dans l'intention de lui demander de rester un peu plus souvent à l'appart avec Scott bien évidement.

Et concernant les vampires entre une qui voyait l'avenir et l'autre qui lisait les pensées ils devaient déjà savoir que Brian était au courant d'une quelconque relation entre eux et moi, et savoir que ce rapprochement était dû à leur présence car je suis certaine que Lucy était en train de se passer le cours de ces derniers jours pour savoir où elle avait bien pu perdre pied concernant « l'évolution de ma relation sentimental » avec Brian.

-Tu sais qu'Edward Cullen est littéralement en train de te dévorer des yeux, me dit Lucy avec un grand sourire satisfait. Bien évidemment n'étant pas au courant elle pensait que cela était une bonne chose.

-Je préférerais le voir brûler sur un bûcher plutôt que de le savoir près de moi, répondis-je du tac-au-tac.

Ce qui réussi à tirer une moue de stupeur peu courante chez mon amie. J'avais bien évidement choisi ces mots pour que lui et sa sœur évitent de m'approcher en leur faisant connaître mon état d'esprit. Mon cœur battait rapidement et ma rage était en train de m'envahir il fallait vraiment que j'arrive à me reprendre et à observer une assurance que j'étais loin d'avoir.

-Si ça peux te rendre service ma belle, je veux bien accéder à tes vœux, me fit Brian avec un clin d'œil.

-Cela m'ennuierait que tu gâches ta vie et ton avenir pour un être qui n'en vaut vraiment pas la peine. Mais je retiens ton offre on ne sait jamais elle pourrait toujours servir.

-En tout cas tes ondes négatives concernant les hommes ont réussir à le faire fuir, dit-elle agacée que même l'homme le plus prisé du campus ne trouvait pas grâce à mes yeux. Tu es véritablement trop sélective Isabella. L'homme parfait n'existe pas et ton prince charmant ne viendra pas sur son beau cheval blanc tu le sais ?

-Crois-moi, je ne souhaite pas la perfection, souvent elle cache les êtres les plus abjectes qui soient, et pour l'instant je veux juste être un peu tranquille sans avoir à me soucier d'un homme.

-Je te comprends pas Isabella qu'est-ce que tu lui reproches à celui-là ? Pour Logan je comprends ainsi que pour certains autres, dit-elle en voulant épargner notre ami présent. Mais Edward Cullen, les plus belles filles de l'université lui ont toutes fait du gringue, et pas une n'a réussi à attirer un de ses regards. Par contre il te couve toi des yeux et tu le rejettes avant même qu'il ne t'adresse la parole.

-Mouais ! bougonna Brian pas dupe de l'esquive verbale et l'allusion de mon amie.

-Je ne te dis pas de faire ta vie avec, mais putain Isabella envoie toi en l'air ça te fera du bien ! lâcha-t-elle mi sarcastique, mi sérieuse.

-Écoute sans vouloir rentrer dans les détails parce que je ne le ferais pas. Je connais très bien Edward Cullen, et je t'assure qu'il n'est pas aussi bien sous tout rapport qu'il ne le laisse paraître. Quand à savoir avec qui je dois m'envoyer en l'air, si je dois le faire je choisirais seule mon partenaire et jamais de la vie ce sera Cullen, dis-je avec la voix teintée de colère.

Elle me regarda comme si je venais de lui confesser une série de meurtre que j'avais moi-même commis. Je voyais bien qu'elle voulait en savoir plus, mais elle avait vite décelé mon côté discret et réservé surtout concernant ma vie « d'avant ». Mais elle avait surtout remarquer mon acidité concernant ce sujet. Elle laissa donc tomber et nous allâmes chacun à nos cours respectifs. La journée s'était avérée difficile à gérer sur le plan émotionnel, entre ma rencontre avec les Cullen et mes heures au magasin, j'étais sur des charbons ardents ce soir. Comme je lui avais demandé Lucy était passée me chercher à la sortie du boulot. Nous rentrâmes ensemble, elle essaya de me distraire mais elle savait qu'aujourd'hui serait difficile, nous n'étions pourtant pas aussi proche que je ne l'avais été avec Angela, Emily ou Leah, mais elle était très observatrice, et mon état d'esprit était en mode lecture décrypté ce soir.

Nous étions à la maison et nous mangeâmes ensemble, elle avait réussi à se séparer de son Scott pour la nuit. Au bout d'un certain temps de discussion stérile elle décida qu'elle avait assez attendu, et me posa la question qui lui brûlait la langue depuis que j'avais lâché la bombe que je connaissais Edward Cullen avant d'arriver ici.

-Tu vas enfin te décider à me parler ou faut-il que je te torture ? je soufflais je savais que je devais y passer. Mais je ne pouvais décidément pas tout lui avouer alors j'optais pour des demi-vérités.

-Tente la torture pour voir si je me décide plus vite.

-Bell's ne te fais pas prier, tu sais que l'on va arriver fatalement à ce que tu me racontes tout. Évite nous une joute verbale ce soir.

Elle avait inventé ce surnom après avoir tenté un Bella auquel j'avais répondu avec un peu trop de véhémence. Elle avait alors opté pour celui-ci m'avouant par le fait qu'elle trouvait Isabella trop pompeux.

-Tu sais que tu devrais te spécialiser dans la psychanalyse ! lâchais-je essayant de grappiller un peu de temps.

-Isabella ! oups, elle utilisait son regard de mère matrone avec mon prénom entier, ça n'allait pas tarder de chauffer pour mon matricule si je me lançais pas rapidement.

-OK, je connais très bien Edward Cullen parce que nous nous sommes fréquentés il y a deux ans, soufflais blasée de devoir revenir sur cette partie de ma vie.

-Tu es sortie avec Edward Cullen ? demanda t-elle ahurie.

-Oui et tout allait bien, nous avions des projets pour le futur enfin surtout moi apparemment, et j'étais véritablement et éperdument amoureuse de lui, je le pensais tout aussi amoureux de moi. C'est stupide je sais mais je le croyais.

-Pourquoi serait-ce stupide ? me demanda t-elle surprise. Tu es belle, intelligente, et malgré ton foutu caractère tu es plutôt sympa, me dit-elle.

-Pour tout dire je n'avais pas ce caractère à l'époque, ma carapace s'est forgée après lui, c'est l'effet Cullen si on pourrait dire. Bref pour moi tout était parfait dans le meilleur des mondes, j'avais le plus bel homme de la terre comme petit ami, sa sœur celle qui était avec lui aujourd'hui, Alice, était ma meilleure amie, j'étais plutôt bien intégrée dans sa famille et je pensais même qu'ils appréciaient ma présence auprès d'eux. Et puis un jour il est venu me retrouver chez moi. Il m'a emmené en balade dans la forêt, au bout d'un moment de marche il m'a annoncé que je n'étais pas assez bien pour lui, qu'il ne m'avait jamais aimé que je n'avais été qu'une distraction. Et puis il m'a plantée là au milieu de nulle part et il est parti en m'abandonnant. Quand on m'a retrouvé après plusieurs heures de recherche, prostrée à même le sol dans ces bois lugubres j'appris qu'ils étaient tous partis. Ils ont déménagés sans rien me dire, sans même un au-revoir que ce soit celle que je considérais comme ma meilleure amie, ou un de ses frères que je considérais et que j'aimais comme s'il était le mien, de même qu'aucun des membres de sa famille. Ils m'ont tous ignoré et abandonné alors que moi j'aurais donné ma vie pour eux tous.

-C'est dégueulasse, mais quel ordure ce mec ! Je suis désolée Isabella je savais que tu avais traversé quelque chose de terrible, mais j'étais loin de m'imaginer que cela avait un rapport avec Edward Cullen et qu'en plus derrière ses allures de gendre parfait, il était le dernier des salauds.

-Tu ne pouvais pas savoir et en plus qui aurait pu imaginer que l'on atterrirait dans la même université, grognais-je.

-Alors ça c'est franchement la poisse. C'est pour ça que Brian et toi reveniez de l'appart ensemble tout à l'heure ?

-Pour tout dire je ne savais pas que les Cullen étaient ici avant de voir Edward ce matin, et quand je l'ai vue j'ai paniqué et j'ai fait une crise d'angoisse. Brian était avec moi il m'a raccompagnée ici et il est resté avec moi le temps que je me remette.

-Il n'a pas essayé d'en profiter ?

-Bien sûr que si, on parle de Brian là. Plaisantais-je, avant de reprendre plus sérieusement. Mais il est resté correcte. Je lui ai parlé mais sans rentrer dans les détails comme avec toi. Et je n'ai pas omis de préciser que je ne voulais sortir avec personne pour le moment.

-Que comptes-tu faire pour les Cullen ?

-J'y ai pensé, honnêtement au départ je pensais reprendre l'avion et retourner me terrer chez moi. Puis je me suis dit que je n'aurais pas d'autres opportunités comme celle-ci de fréquenter une université aussi prestigieuse. Donc je reste et je vais tenter de les ignorer au maximum.

-T'as raison fait leur face. Ne leur montre pas qu'ils ont eu le dessus sur toi même si cela n'a pas duré, et puis nous sommes là avec Scott nous ne te laisserons pas.

-Merci Lucy ça me fait du bien d'en parler avec quelqu'un qui ne l'a pas vécu avec moi.

-Tu devrais peut-être en parler à ton ami, je crois qu'il pourrait aussi t'apporter un peu de son soutient.

-La seule chose qu'il pourrait m'apporter c'est sa personne pour venir mettre son poing dans la gueule de Cullen, répliquais-je avec un sourire.

-Et bien je pense que ce ne serait pas une si mauvaise idée, ajouta-t-elle tout sourire.

Nous passâmes le reste de la soirée à parler de notre avenir, des cours, des garçon, de Logan qui d'après Lucy en pincerait pour moi.

J'attendais la fin des cours pour avoir un entretient avec Mr Coop concernant ma thèse, je voulais lui parler des œuvres de Mme Staël je voulais connaître son opinion sur cette auteur et s'il lui paraissait judicieux d'introduire sa vision du romantisme dans ma thèse.

J'attendais à ma place que tous les élèves sortent pour avoir un peu de tranquillité, j'étais là, assise, tranquille en train de l'observer, il était vraiment un très bel homme. Il était grand les cheveux brun foncé coupé court. Il avait le teint mat sans être trop bronzé, des yeux marron clair perçant avec une petite lueur de malice, qui s'enflammait encore plus lorsqu'il parlait des œuvres qu'il aimait particulièrement. Il était incroyablement musclé je supposais qu'il devait faire du sport en tout cas il s'entretenait cela ne faisait aucun doute. Et avec son jean bleu classique et son tee shirt blanc moulant, il était incroyablement sexy. Tout dans cet homme appelait au sexe.

Je tentais de me reprendre pendant que je franchissais les derniers mètres qui me menaient à son bureau.

-Isabella je suis heureux de te voir, justement je pensais te garder avec moi. J'ai quelques œuvres qui je pense devraient te combler, dit-il avec ce sourire si charmeur.

Mon Dieu est-ce moi ou bien il faisait vraiment très chaud, tout à coup. Nous nous dirigeâmes vers une porte située à côté du grand tableau qui menait dans son étude privé.

-Je vous remercie professeur, je voulais moi aussi vous voir. J'ai parcouru un peu certaines œuvres de Mme Staël et je voulais savoir ce que vous en pensiez et si pour vous il serait judicieux de lui accorder un chapitre dans ma thèse.

-Honnêtement Isabella, veux-tu vraiment me parler littérature ? Ne préfèrerais-tu pas un cours... disons, plus... particulier ? me susurra-t-il d'une voix suave près de mon oreille avec ce regard de braise qui me fit chavirer.

Je perdais tous mes moyens et je reculais instinctivement contre son bureau. Mon regard était perdu dans le sien il se pencha un peu plus, approchant dangereusement ses lèvres des miennes, ma respiration se fit plus saccadée, des papillons voletaient un peu partout dans mon abdomen. Je sentais son haleine sur mon visage, et son odeur légèrement citronnée m'envoutait. Il posa enfin ses lèvres doucement sur les miennes, il les bougea lentement avec une sensualité exacerbée. Je me sentis fondre tout doucement, mes mains s'accrochèrent à sa nuque recherchant à attirer son corps encore plus près du mien, lorsqu'il réagit positivement à mes envies alors que nos langues se cherchaient et se goûtaient. Il me prit par la taille et me posa délicatement sur son bureau, mes émotions et surtout mes hormones prirent le dessus, j'avais envie de plus, de beaucoup plus, j'avais envie qu'il me prenne là maintenant sur son bureau qu'il me fasse l'amour avec passion, je le voulais lui et son corps. Ses envies devaient être identiques aux miennes car il s'attaqua aux boutons de mon chemisier, une fois ce dernier complètement ouvert il se recula pour m'observer.

-Tu es tellement belle, j'ai rêvé de cet instant depuis le premier jour où je t'ai vu dans le bureau du Doyen.

Je lui souris en réponse et l'attirais dans un nouveau baiser bien moins prudent. Je glissais mes mains sur ses pectoraux parfaitement sculptés. Il allait m'enlever mon soutien-gorge quand la porte de la salle s'ouvrit avec fracas. Nous tournâmes la tête en même temps, pour faire face à un Edward furieux, les yeux noir de rage. Je fus prise de panique je savais ce que représentait ce regard, sa mâchoire était contractée tout comme ses poings.

-Mr Cullen je vous prie de bien vouloir, patienter à l'extérieur je vous parlerais dans quelques instants, fit le professeur Coop.

-Je ne crois pas, je pense que vous me devez des explications tous les deux, répondit Edward avec un ton si froid qu'il me glaça le sang.

-Edward je pense que tu n'as rien à faire ici et je ne te dois rien du tout c'est toi qui m'a abandonnée, n'inverse pas les rôles, s'il te plaît.

-Je crois que les choses sont claires Mr Cullen. Voudriez-vous partir sans faire d'esclandre s'il vous plaît, reprit mon nouvel amant, tout en tournant la tête vers moi et reposant ses lèvres sur les miennes. Afin de faire comprendre à Edward qu'elles lui appartenaient tout comme moi.

Je n'eus pas le temps de répondre à son baiser, qu'il avait disparu de la place qu'il occupait entre mes jambes remplacé par un courant d'air froid.

Je tournais la tête pour voir Adam dans les mains dangereuses d'Edward, qui serrait sa prise autour du cou de mon amant.

-Edward lâche-le ! ordonnai-je.

-Écoute-moi Bella, tu n'appartiens à personnes d'autres qu'à moi. Suis-je bien clair ?

-Je ne t'appartiens pas Edward, je ne t'ai jamais appartenu. Dans une autre vie cela aurait pu se produire mais pas dans celle-ci, pas après tout le mal que tu m'as fait.

-Alors regarde ce qui va arriver à tous tes prétendants si tu ne les tiens pas loin de toi. Aujourd'hui ce cher Adam Coop, et demain certainement Brian Williamson, puis comme pour appuyer ses paroles, il serra encore plus sa main autour du cou du professeur Coop qui ne pouvait plus respirer.

Il devint rouge, si rouge virant même sur le bleu ses yeux sortirent de leurs orbites, du sang sortait de ses cavités oculaires, de sa bouche, et de son nez, de ses oreilles. Edward me regarda bien droit dans les yeux tout en penchant sa tête sur le cou de mon amant, enfonçant ainsi ses dents et aspirant sa substance vitale, devant mes yeux remplient de larmes. Je hurlais.

-NOOOONNNN !

Lucy apparut au au moment où j'ouvris les yeux.

-Qu'est-ce qu'il y a Bell's ? demanda-t-elle paniquée, les yeux encore collés de sommeil.

-Un cauchemar, rien qu'un cauchemar, suffoquais-je le visage ruisselant de larmes.

Elle resta et s'allongea auprès de moi, me caressant les cheveux pour tenter de me calmer ce qui finit par arriver et je me rendormais sans même m'en rendre compte.

-Lucy, bouge ton petit cul on va arriver en retard et Scott va encore râler jusqu'à midi.

-Ça va j'arrive dans 5 minutes, descends et dis-lui que je suis presque prête, je soufflais j'allais encore servir de tampon entre les deux amoureux.

Je descendis les marches la tête encore dans mon cauchemar de la nuit précédente, je blâmais encore mon esprit torturé d'avoir été chercher une histoire pareille. Bien qu'il changeait de mes habituels tourments nocturnes, il y avait même pris une évolution radical. Je n'étais plus seule abandonnée dans une forêt que même les animaux avaient désertés. J'aurais même pu l'apprécier enfin jusqu'à l'arrivée d'Edward bien évidemment.

J'arrivais sur les marches m'approchant de la voiture de Scott déjà garé devant le bâtiment, quand j'entendis dans mon dos, une voix qui m'était malheureusement trop familière et que je n'avais pas particulièrement envie d'entendre.

-Bella ?

-...

Je me figeais mais je ne répondis pas et me retournais encore moins, je ne voulais pas leur parler à aucun d'entre eux et encore moins à elle. Celle que j'avais élevée au grade de meilleure amie.

-Bella donne-moi quelques minutes de ton temps, laisse-moi t'expliquer s'il te plaît.

-...

-Bella tu n'as pas le droit de m'ignorer, tu es mon amie et je veux t'expliquer, implora Alice.

-Je suis quoi ? criais-je. Tu te fous de moi ? J'ai réussi à m'en sortir sans devenir folle et vous n'êtes pas satisfait, alors tu penses qu'en rajoutant un peu vous allez réussir là où vous avez échoué la première fois. C'est ça ? demandai-je sarcastique et véritablement irritée par le fait qu'elle ait osé inclure mon nom et le mot « amie » dans la même phrase.

-Bella, je sais que tu es en colère après nous, mais laisse-moi t'expliquer pourquoi il a fait ça, pourquoi nous avons fait ça.

-Je n'ai besoin d'aucune explication Alice, répondis-je froidement. Et pour ton information je ne suis pas en colère, enfin je ne le suis plus. Ce que je ressens pour toi et ta famille est bien plus profond que de la simple colère. Je vous hais comme jamais je n'ai haï personne, vous vous croyez bons et généreux parce que vous ne buvez pas de sang humain. Mais sache que si j'avais le choix je préfèrerais être avec 10 vampires avec un régime naturel me torturant et me vidant qu'avec un seul d'entre vous.

-Tu ne peux pas penser ça Bella, fit-elle choquée par la rancœur et la violence de mes propos.

-Bien sûr que je le pense. Et je vais même te dire ce que je pense d'autre et fais passer le message. Je ne veux aucun et je dis bien aucun Cullen auprès de moi, vous me fichez la paix comme si je n'avais jamais existée. Et si tu pouvais me faire le plaisir d'oublier aussi mon adresse, ça m'ennuierais de devoir aller m'installer sur le campus pour avoir un peu d'intimité, mais si je vois, j'aperçois ou je soupçonne ton frère ou n'importe qui d'autre en rapport avec ta famille toi comprise, de s'approcher de moi, de ma chambre, de mon appartement je demanderais au Doyen de me trouver une place sur le campus.

-Bien je vois que tu as fait ton choix, dit-elle d'une voix triste et résignée. Comme si je ne savais pas quel talent de comédien ils possédaient tous.

-Pour une fois ne fait pas exception à tes principes et obéis à ce que tu vois, souriais-je mauvaise.

Je savais que tous mes propos seraient retranscrit à la lettre pour ceux qui ne lisaient pas dans les pensées, quand au télépathe il aurait même droit à la bande audio en plus de l'image. Je fis demi-tour et m'éloignais sous le regard faussement peiné de mon ancienne meilleure amie. J'avais tout de même un pincement au cœur car je rompais concrètement et de mon plein gré tout ce qui m'avait lié un jour à eux. Mais d'un autre côté j'éprouvais une telle joie et une telle satisfaction d'avoir réussi à les tenir en dehors de ma vie et de leur faire savoir de cette manière là. D'être celle qui prend les décisions, c'était ma vie et je n'avais certainement pas l'intention de la laisser elle ou son frère y revenir et y interférer de quelques manières que ce soit. Et j'étais d'autant plus fière que j'avais tenu tête à Alice celle qui m'avait le plus blessée avec Edward, ce qui voulait dire que son très cher frère verrait la même version de moi lorsqu'il scannerait la tête de sa sœur.

Quand aux autres je pense qu'ils ne verraient aucun intérêt à aller l'encontre de ce que je venais d'imposer. Carlisle bien qu'intelligent était l'être le plus manipulable qui soit, aucune personnalité, se laissant mener par le bout du nez par ses deux prodiges et sa femme. Esmé rien n'importait plus pour elle que le bien être de son mari et de sa famille, alors je suppose que j'étais bien le dernier de ses soucis. Rosalie et Jasper eux n'avaient jamais montré le moindre signe d'un quelconque intérêt pour moi, donc ils resteraient à bonne distance même sans que j'ai eu besoin de leur signifier. Emmett, obéirait à sa femme comme le bon gros toutou qu'il était. Mon plus gros doute concernait Alice et Edward, je crains qu'ils n'apprécient pas que j'ose m'élever contre eux et leur tenir tête. Ils étaient si imbus d'eux-même, entre le premier qui était toujours dans votre esprit hormis le mien et la deuxième qui savait toujours tout à l'avance. Ils se croyaient tellement supérieurs aux autres, si arrogants et condescendants. En fait je me demande comment ils ne se s'étaient pas mis ensemble, ils étaient de toutes évidences fait l'un pour l'autre.

Je montais à l'arrière de la voiture de Scott qui me regardait sachant pertinemment que je n'étais pas au mieux de mon humeur.

-Ça va Bell's ?

-Oui ça peut aller. Juste une partie de mon passé pas franchement agréable qui est en train de refaire surface. Lucy t'expliquera.

-OK, d'ailleurs en parlant de Miss salle de bains. Elle en a encore pour longtemps ?

-Quand je suis descendu elle m'a dit qu'elle en avait pour 5 minutes.

-Merde on va encore arriver en retard, bougonna-t-il.

Quelques minutes après Lucy arriva, sous le regard réprobateur de Scott qui ne lui dit rien. Je suppose que ce traitement de faveur était certainement dû à ma présence et mon mutisme persistant.

Je savais que la journée allait être pénible, moi qui aimait tellement venir en cours je commençais à redouter cette épreuve, je rasais rapidement les murs lors des inter-cours. Je commençais à me détendre quand j'arrivais en littérature, mon cours et mon prof préférés, j'entrais avec un sourire de satisfaction, j'avais deux heures à partager avec l'homme qui hantait mes rêves. Quand je pris place rapidement je tournais instinctivement la tête en direction de l'allée que je vis deux yeux ambrés me regarder alors que son propriétaire s'installa à quelques rangs de moi. Je le dévisageais, il avait osé changer ses modules pour se trouver dans mes cours, je rageais intérieurement il venait d'anéantir le peu de repos que je pensais avoir en s'incrustant dans mon cours.

Je me permis de dire assez bas pour qu'aucune oreilles humaines ne m'entendent, sachant pertinemment que lui le pourrait.

-Putain Cullen vous allez me foutre la paix toi et ta famille, bande de sangsue à la con.

Je l'avais regardé bien droit dans les yeux, mon regard était rempli de haine et je ne le cachais pas. Il me regardait éberlué, il ne connaissais pas cette Bella et je suis sûre que mon langage l'avait tout autant choqué que le ton que j'y avais insufflé. Merci Jacob pensais-je, c'est grâce à lui que j'avais enrichi et surtout osé utiliser ce vocabulaire au grand dam de mon père qui trouvait que mon ami Quileute avait une bien mauvaise influence sur mes écarts de langage. Fière de l'avoir perturbé je tournais les yeux vers l'objet de mes fantasmes nocturnes, lui apportant ainsi toute mon attention.


Alors vos impressions? Qu'avez vous pensez de cette première entrée en matière? 

3

Chapitre 3 : Rencontres

Cela faisait trois jours qu'Edward tentait ce qu'il pouvait pour me parler. J'avais réussi à repousser toutes ses tentatives de justesse et avec beaucoup de culot pour certaines fois. Il a commencé par simplement s'approcher de moi quand j'allais entrer dans l'amphi, je l'avais royalement snobé en m'approchant d'un groupe que je connaissait pour les avoir servi ce samedi au Studio 13, j'étais rentrée dans leur discussion barbante sur le rôle de l'état dans l'économie du pays. Mais cela m'avait valu toutefois le bonheur d'éloigner Edward. Une autre fois il m'attendait près de l'arrêt des bus que je prenais pour aller au magasin, cette fois-ci je réussis à me faire accompagner par une amie de Lucy. Il avait malheureusement renouvelé l'expérience en venant s'installer à mes côtés dans l'amphi, je soufflais cette fois-ci je ne voyais pas comment j'allais m'en sortir. Le jeu du chat et de la souris commençait sérieusement à m'échauffer les nerfs et je me sentais encore pas la force de l'affronter, il avait le pouvoir d'arriver à me déstabiliser par un simple regard, je n'aimais pas me retrouver sans contrôle alors je le fuyais.

-Tu ne pourras pas m'échapper cette fois Bella.

-C'est Isabella et tu paries que je vais y arriver.

Je voyais la blonde qui flottait tel un satellite autour d'Edward, surtout depuis qu'il avait changé ses modules pour qu'ils correspondent aux miens. Elle s'appelait Natasha je crois, je n'avais toujours pas demandé confirmation à Brian. Je rassemblais mes affaires il me retînt pas le poignet, cette sensation de froid contre ma peau me déclencha des frissons et pas de plaisirs. Oh ! Non, ce serait plutôt du dégoût sa mains sur moi me donnait presque la nausée. Je lui jetais un regard noir.

-Lâche-moi cullen ! dis-je d'une voix basse mais chargée de menace.

Bien que mes menaces étaient ridicules face à lui, j'espérais que le ton que j'employais le déstabiliserait assez pour que je puisse me dégager de son emprise, et pour ma défense ma réaction avait été instinctive. Chance pour moi il me relâcha instantanément. Je faisais des signes à Natasha pour l'inciter à me rejoindre. Elle se retourna pour voir si je m'adressais bien à elle, et quand elle vit qu'elle était bien ma cible elle s'approcha de moi ravie car je me trouvais à côté d'Edward Cullen la coqueluche de ses dames.

-Natasha c'est bien ça ?

-Euh... Oui, répondit-elle troublée certainement dû à l'effet Edward vu qu'elle avait du mal à détacher ses yeux de lui.

-Voudrais-tu t'assoir avec moi j'aimerais apprendre à te connaître un peu, lui demandai-je de but en blanc. Je savais qu'elle se foutait autant de moi que moi d'elle, mais je lui offrais une occasion de se rapprocher de lui.

-Euh.. Oui, répondit-elle véritablement enchantée par cette proposition.

Je sentais que j'allais passer une heure à rallonge, son manque évident de vocabulaire risquait de me compliquer la tâche.

Mais j'espérais que l'avoir près de moi m'aiderait à garder à distance Edward et ses sempiternelles tentatives pour m'aborder, je savais qu'il avait horreur d'écouter ce genre de fille.

Je m'écartais pour lui laisser la place entre Edward et moi son sourire se tirait d'avantage quand elle vit qu'elle allait s'assoir à côté de son prince charmant. Je tentais un regard vers ce dernier il me regardait comme si je l'avais peiné.

Voulait-il aussi que je compatisse avec lui pendant qu'il y était ?

J'essayais de nouer un minimum de dialogue avec Natasha mais cela s'avéra extrêmement compliqué, si j'avais cru que Jessica était décérébrée je me posais la question de savoir comment Natasha avait pu intégrer cette université. Je supposais au vue de ses vêtements que papa devait être incroyablement riche, et il devait avoir fait fortune dans la peinture à en juger par la tonne de couleur qui ravageait son visage.

Je voyais qu'elle tentait de converser et d'attirer l'attention de son voisin de gauche. Comme je voyais la fin de l'heure approcher mettant fin à la matinée je ne voulais pas me retrouver avec lui à la sortie alors je décidais de donner un coup de main à ma voisine décérébrée.

-Tu viens d'où ? lui demandai-je.

-De Los Angeles, me dit-elle presque choquée que je ne l'ai pas deviné moi-même. Mon père est le producteur de plusieurs séries à succès Stan Rudy, dit-elle comme si cela coulait de source.

-Ouais ça me dit vaguement quelques chose, avouai-je sans grand intérêt. Elle me regardait véritablement choquée cette fois-ci, Edward lui était amusé. J'allais lui passé l'envie de se moquer de moi.

-Tu sais je ne suis pas trop télé, en fait si je la regarde deux heures par semaines c'est le bout du monde, elle était outrée.

Je me penchais et regardais Edward et vu le sourire que j'arborais il savait que j'allais lui jouer un sale tour.

-Et toi tu viens d'où ?

Il me regardait et répondit le plus posément du monde. Bien évidement Natasha ne détacha plus ses yeux de lui.

-Je viens d'Alaska, fit il. Et toi ?

-Moi je viens de Phœnix, jetais-je rapidement, il était hors de question que je parle de Forks.

-Tu es bien pâle pour une fille du soleil, tenta-t-il taquin.

-Je suis issue d'un jumelage étrange entre une albinos et un vampire, impossible pour moi de prendre le soleil, il se raidit au moment où le mot mot vampire sortit de ma bouche, par contre ma répartie amusa notre invitée.

-Tu es célibataire ? demandai-je de but en blanc à Edward. Pas que je voulais savoir, mais j'avais dans l'idée de le coincer avec notre amie commune. Il me regarda amusé.

-Pas pour le moment, mais j'ai bien quelqu'un en vue. Pourquoi serais-tu intéressée ? demanda-t-il avec ce sourire en coin qui me faisait tellement craquer avant. Avant car maintenant il me donnait la nausée. Natasha me regarda avec une sorte d'avertissement dans le regard ce qui me fit sourire.

-Oh ! Grand Dieu non ! fis-je dégoûtée. Ce qui me valu une grimace de sa part, et un regard surpris de la part de Natasha qui suivait notre échange avec intérêt. Tu n'es pas vraiment mon type, ajoutai-je sans me démonter.

-Et quel est ton type ? rétorqua-t-il presque trop rapidement ce qui amena un sourire vicieux sur mes lèvres.

-Physiquement tout ton opposé, brun, yeux marron, peau typé, plutôt gentil mais avec du caractère qui ne mâche pas ses mots, un homme qui n'a pas des idées et des foutues théories du siècles derniers et surtout un homme qui reste auprès de moi et qui m'aime pour ce que je suis.

-Et l'as-tu trouver cet homme ?

-Oui, dis-je avec un sourire nostalgique sans rien ajouter.

Je pensais à Jacob car bien sûr je venais de lui décrire le portrait de mon ami et premier amant. Bien que je ne pense pas avoir de type particulier, je marchais au feeling pour ces choses là. La preuve Edward et Jacob étaient physiquement à l'opposé l'un de l'autre.

-Et toi ? fis-je à Natasha. Es-tu célibataire ?

Elle sauta sur l'occasion et répondit oui à la question avant de poursuivre avec son type d'homme, et elle nous fit une description de l'homme parfait selon elle, et bizarrement sa description était très fidèle à son voisin de gauche. Je lui souris une espèce de connivence malsaine était en train de se créer entre elle et moi. Edward commençait à s'apercevoir qu'il n'avait pas eu la meilleur idée de sa vie en venant s'assoir près de moi.

Je décidais de reprendre la main quand la sonnerie retentit, tant pis si je ne lançais pas le sujet j'allais être bonne pour le supporter d'avantage.

-Il paraît que ton père est chirurgien esthétique ? je savais que ce sujet allait passionner notre amie. Et je ne m'étais pas trompée elle trépignait carrément sur place.

-C'est vrai ? Tu me donneras ses coordonnés ? J'aurais besoin d'une petite intervention pour recoller mes oreilles tu vois c'est disgracieux, j'arrive à les cacher sous mes cheveux mais quand je vais à la piscine je suis mal à l'aise.

Elle venait de sortir tout son laïus d'un trait sans respirer et c'est avec un sourire satisfait que je me mélangeais à la foule qui sortait de l'amphi, échappant ainsi à Edward.

Je passais le reste de la journée sereine c'était mon dernier cours, par contre je devais me rendre au magasin. Je n'aimais pas trop ce boulot mais il me permettait de vivre et de payer les frais annexes que ne prenait pas en charge la bourse.

La journée se passa lentement, et c'est avec un grand soulagement que j'accueillis la fin de mon service. Je repris le bus pour rentrer chez moi, une fois à mon arrêt il me restait environ sept cent mètres à faire à pied et j'avais la désagréable sensation d'être suivie. Je ne sais pas si c'était le fait que je savais qu'Edward était dans cette même ville je m'arrêtais et me tournais, je scrutais les alentours s'il était là il verrait que je l'avais senti et s'il ne l'était pas je ne paraîtrais paranoïaque qu'à mes propres yeux.

Je commençais à perdre pied ma petite confrontation avec Edward m'avait plus secouée et fatiguée que je ne l'aurais pensé. Et le fait de repenser à Jacob de cette manière là, me rappela brutalement comment il pouvait me manquer et encore plus en ce moment où je devais de nouveau faire face aux Cullen, j'étais seule contre une famille entière de vampires. Je pris mon téléphone et appuyais sur la touche numéro 2, j'attendis seulement la deuxième sonnerie quand la personne que je voulais entendre décrocha.

-Je me demandais si tu allais m'appeler un jour Bella !

-Ben tu vois, je le fais.

-Comment vas-tu ma belle ? Et cette université toujours à la hauteur de tes espérances.

-Tout va bien les cours sont intéressants et l'université c'est pas mal. J'ai même décroché deux boulots.

-Et tu fais comment pour tes études ?

-Ben le premier est un mi-temps et le second c'est en extra le samedi soir, donc il me reste encore du temps pour étudier et tu connais mon entrain pour avoir une vie sociale épanouie.

-Tu t'es faite draguer je suppose ? plaisanta-t-il.

-J'ai la copie de Newton ici, j'essayais de mettre un ton enjoué, mais je n'ai pas dû être assez convaincante.

-Bella qu'est-ce qui se passe ?

Je soufflais parce qu'il me connaissait par cœur, mais en même temps je l'appelais parce que c'était mon seul véritable ami. Et le seul avec qui je pouvais parler de tout ce qui concernait les êtres mythiques et à par lui je ne savais pas à qui je pouvais parler d'Edward et des Cullen.

-Jake ils sont à Dartmouth.

-Quand tu dis « ils » c'est les buveurs de sang ? Les Cullen ?

-Oui, ils sont tous là, Alice est déjà venu me parler, j'ai réussi à lui dire ce que j'avais sur le cœur et elle reste à distance.

-Mais pas l'autre, finit-il.

-Apparemment non, il essaie par tous les moyens de me parler, j'ai réussi à l'esquiver mais je ne vais pas pouvoir passer mon temps à le fuir.

-Que vas-tu faire Bella ?

-Je pense que je vais emballer mes affaires et rentrer à la maison.

Cette idée ne m'enchantait pas mais je ne me voyais pas passer l'année avec eux à proximité. Bien que j'ai eu la confirmation qu'Edward n'avait plus d'emprise sur moi, ni lui, ni sa sœur.

-Tu ne peux pas ma belle, tu n'auras pas d'autre opportunité de ce genre. Putain mais qu'est-ce qu'ils foutent là-bas ? Je suis sûr que c'est leur voyante qui a tout manigancé. Dire que j'étais surprise pas sa réaction serait un euphémisme.

-Je n'en sais rien, par contre je sais que si je reste ici je ne pourrais jamais être entièrement à mes études.

-Écoute je vais voir avec Sam je vais lui en parler.

-Que veux-tu qu'il fasse à l'autre bout du pays Jake ? m'agaçai-je.

-J'en sais rien, mais toi ne fais rien d'inconsidéré. Ils sont venus chez toi ?

-Alice oui, dans le courant de la semaine, mais depuis non je n'ai vu personne. Enfin tu sais comme moi que mes sens sont loin d'être suffisant face à eux.

-Ne reste jamais seule Bella je te rappelle dès que je peux.

-OK Jake et merci j'en pouvais plus de garder ça pour moi.

-Je suis là pour ça, je t'ai déjà dit que tu pourras toujours compter sur moi.

-Merci Jake, je t'aime embrasse Leah pour moi.

-Je le ferais je t'aime aussi mon rayon de soleil.

Je rangeais mon téléphone alors que j'étais eu pied de mon immeuble depuis quelques minutes déjà. Je cherchais ma clefs, quand je sentis un courant d'air froid derrière moi, mon cœur s'accéléra de peur. Je savais qu'il m'avait suivi, je l'avais senti et je ne voulais pas rester seule avec lui. Je paniquais me demandant comment j'allais pouvoir me sortir de ce merdier. Je ne voulais pas me retourner bien qu'il avait dû percevoir le fait que je me sois raidi et que mon rythme cardiaque venait de s'emballer, je ne pouvais pas et surtout je ne voulais pas lui faire face maintenant. Être seule avec lui me terrifiait, je pouvais me montrer forte et donner un image sûre de moi mais au fond j'étais perdue, totalement paniquée et je me sentais affreusement seule. Je redoutais ce moment même si j'avais fait tout ce que je pouvais pour le repousser depuis que je savais qu'il était là, dans cette ville la même que moi, je savais qu'invariablement cet instant allait arriver à un moment ou à un autre. Je sentis alors une vague de calme me happer soudainement, je savais de part ce fait qui était dans mon dos et j'en fus incroyablement soulagée, quoiqu'un peu anxieuse quand même, parce que j'étais seule pour la nuit Lucy étant chez son petit copain. Pas que j'avais peur de lui mais nous n'avions jamais eu beaucoup d'échange lui et moi. Je me demandais surtout pourquoi c'était Jasper et non Edward où Alice qui se trouvait sur le pas de ma porte, en fait n'importe quel autre Cullen hormis lui et Rosalie.

-Tes émotions sont de véritables montagnes russes Bella, je me retournais doucement et fis face à Jasper.

-Bonsoir Jasper.

Bizarrement si la présence d'Alice et Edward m'exaspérait celle de Jasper n'était pas contraignante, à ma décharge j'avais toujours pensé que Jasper était avec Rosalie les seuls qui avaient toujours montré le plus d'honnêteté envers moi, c'est peut être pur cela que j'étais plus tolérante quant à sa présence.

-Je suis surpris on m'avait dit que notre présence te révulsait.

-C'est le cas pour les Cullen.

Il me regardait curieux il sentait ma détermination et il savait que je disais la vérité, il devait sentir que sa présence me gênait moins. J'étais mal à l'aise de me trouver devant lui mais juste parce que je le connaissais pas beaucoup tout compte fait.

-Je ne comprends pas Bella, tu dis que tu ne veux pas de la présence des Cullen et je sens ton malaise mais pas de dégoût ou de révulsion, j'ai même ressenti du soulagement quand tu as compris que c'était moi.

-J'ai dit que je ne voulais pas de Cullen, je n'ai rien contre les Hale.

-Je crois qu'il va falloir que tu m'expliques ton raisonnement Bella, me dit-il perplexe.

-OK laisse-moi juste trouver mes clefs et je te fais enter.

-Dans la poche intérieur de ta veste, je le regardais en fouillant la fameuse poche je mis la main dessus instantanément.

-C'est utile vos sens, je passe mon temps à les chercher.

-Tu n'en es pas dépourvu tu m'as senti tout à l'heure, il y a eu de l'évolution chez toi.

-C'était toi. Je suis soulagée.

-C'est ce que je sens oui, et je ne comprends toujours pas.

Nous étions rentrés et j'allais dans mon coin cuisine me préparer un thé. Pourquoi est ce que je l'avais fait rentré chez moi alors que j'avais expressément demandé à Alice d'informer tout le monde que je ne voulais en voir aucun près de chez moi? Pourquoi est-ce que j'avais fais ça? Je devenais cinglée ou quoi! Mais surtout pourquoi est ce que je ne ressens pas cette rage contre lui? Bien sûr qu'il avait été honnête avec moi par le passé mais il reste une saloperie de sangsue. Je décidais de reporter mes questions de principe à un moment plus approprié afin de me concentrer sur mon invité.

Il s'installa sur l'un des tabourets du bar américain en silence, m'observant. Son regard était curieux mais pas pressant. Une fois servie je pris un autre tabouret et m'installais face à lui je devais être à moins de deux mètres je le vis se raidir et se reculer.

-Excuse-moi Jasper je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, dis-je penaude.

-Bella explique-moi s'il te plaît ?

-Que veux-tu savoir ? j'étais incroyablement à l'aise en sa présence, et pourtant je n'avais pas l'impression qu'il utilisait son pouvoir sur moi.

-Ton soulagement quand tu as compris que c'était moi, alors qu'Alice et Edward ont affirmé que tu ne voulais plus de contact avec nous. Tu t'installes à un mètre à peine de moi et tu n'as pas peur. Tu m'as laissé entrer alors que tu as refusé les présence d'Alice et Edward et surtout tu es sereine alors que je suis dans la même pièce que toi.

-C'est simple et pour faire court je ne veux aucun Cullen parce qu'ils m'ont fait trop de mal, et je ne veux pas leur pardonner. Et j'ai beaucoup plus de rancœur concernant Alice et Edward car ces deux là m'ont élevés plus que tous les autres, et quand vous êtes tous partis je suis tombée de beaucoup plus haut. Ils m'ont torturé inutilement, en me faisant croire que j'étais de votre famille, en m'offrant une amitié et un amour qu'ils m'ont repris sans la moindre explication, comme on retire un privilège à un prisonnier, ou son coussin à son chien lorsqu'il a fait une bêtise.

-Mais c'est à cause de moi que tu as souffert, c'est à cause de moi qu'ils sont partis en t'abandonnant. Pourquoi te sens-tu soulagée et sereine en ma présence ?

-Parce que je ne t'en veux pas à toi, tu as réagi de façon naturelle. Tu as dû gérer en plus de ta soif celle de six autres vampires. Dont celle d'Edward et on sait tous les deux que juste la sienne était plus forte que ce que n'importe qui aurait pu supporter. Alors additionnée avec toutes les autres ça à donné le résultat que l'on connait. Surtout que quand je me repasse la scène je me rends compte que tu as voulu me sauter dessus qu'au moment où Edward m'a projetée dans cet amas de verre. Vous avez tous eu peur mais sans cette réaction excessive d'Edward je suis presque sûre que tu serais sorti le temps que tout redevienne normal.

-Non je ne l'aurais pas fait. Alice a eu une vision en direct de moi te sautant dessus c'est pour ça qu'il t'a poussée pour que tu ne sois pas dans ma ligne de mire.

-La seule chose que je retiens Jasper c'est qu'il avait l'occasion d'agir différemment et il ne l'a pas fait. Et puis excuse-moi du peu mais vous êtes tous sortis, mon sang était trop tentant pour vous tous. Alors même si c'est le cas je comprends ta réaction l'essentiel étant que je sois toujours en vie.

-Oui c'est sûr mais j'ai causé énormément de mal dans ta vie et dans celle de ma famille, dit-il chamboulé.

-C'est vrai tu as raison sur un point ma vie a été mouvementée et j'ai vécu l'enfer. Mais il m'a fait toutefois plus de mal que tu ne pourras jamais m'en faire. Et puis tu as toujours été franc avec moi tout comme Rosalie, vous êtes les deux seuls de cette famille à ne pas m'avoir fait miroiter une place parmi vous, pour me la reprendre à votre départ, je savais à quoi m'attendre avec vous deux. Alors franchement je trouve même déplacé le fait que tu culpabilises pour ça. Et puis je savais ce que vous étiez dès le départ, j'ai pris mes responsabilités en connaissance de cause et j'avais pleinement conscience du risque que j'encourais. Les torts sont partagés Jasper, nous avons tous notre part de responsabilité pour cette soirée. C'est seulement la décision final que j'ai eu du mal à admettre et à supporter, surtout leurs conséquences et de ça tu en étais nullement responsable.

Il me regardait réfléchissant à ce que je venais de lui avouer, scrutant mes émotions cherchant la faille, le mensonge ou l'incertitude dans ce que je venais de lui dire.

-Dis-moi Jasper, ils savent que tu es ici ?

-Non je revenais de la chasse j'allais rentrer à la maison quand j'ai senti ton parfum et toutes sortes d'émotions des gens autour de toi. Alors j'ai décidé de te suivre pour être sûr que personne ne te fasse de mal. Et puis j'étais aussi assez curieux et surpris que tu résistes autant aux attaques simultanées d'Edward et Alice. Je voulais voir ce que tu étais devenue en restant à distance.

-Et pourquoi t'es-tu montré alors ?

-Honnêtement je ne sais pas, je n'avais pas prévu ça. Je t'ai entendu parler avec ton ami et j'ai voulu te présenter mes excuses pour tout ça. En fait je n'ai pas vraiment d'explication logique, parce que je ne devrais pas être là. C'est juste que tu es tellement différente, enfin dans tes émotions. Je suppose que je voulais juste voir si tous ces changements étaient de ma faute.

-Ils ne le sont pas Jasper. Et si je peux te confier quelque chose de personnel je préfère largement mon caractère d'aujourd'hui à celui de midinette que j'avais quand je fréquentais ton frère.

Il me sourit me signifiant par ce fait qu'il partageait mon avis.

Je ne savais pas pourquoi j'allais faire ce que je m'apprêtais à faire, alors que je ne voulais pas avoir de contact avec cette famille à l'origine. J'allais à l'encontre de mes propres convictions, mais une intuition sans raisons apparentes, ni fondements me disait que je devais me laisser guider par mon instinct, alors je me lançais et lui proposais.

-Écoute si tu veux que l'on se revoit je n'y vois pas d'objections. Par contre j'aimerais que cela reste entre nous. Car je sais que je risque de te froisser mais je n'ai pas l'intention de reparler à Edward, Alice, ou n'importe lequel des autres.

Il me regardait comme si j'avais un troisième œil qui venait de me sortir sur le front. Je savais que le fait que je rejette sa compagne allait lui poser problème. Mais me concernant ce n'était pas grave, j'avais tendu une main, s'il ne la voulait pas tant pis pour lui, moi ça n'allait pas m'empêcher de vivre. Par contre ce qui me gênait plus que d'avoir proposé cette entente à Jasper, c'est que je n'en saisissais vraiment pas la cause de mon revirement de comportement, j'étais guidée par des forces qui me dépassaient. Je voulais plus que tout garder mes convictions premières, mais j'étais incapable de rejeter Jasper comme je l'avais si facilement fait avec les deux autres.

-Ça ne me dérange pas Bella. Mais es-tu sûre de me vouloir près de toi ?

-Ça me surprend autant que toi. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressens le besoin d'être proche de toi. C'est vraiment étrange j'ai l'impression que c'est important, c'est complètement irraisonné mais c'est comme ça que je le ressens, je ne l'explique pas.

Il me regarda et me sourit, nous nous installâmes sur le sofa dans mon coin salon, et nous passâmes une bonne partie de la soirée à discuter d'un peu de tout, et principalement de ma vie après leur départ. Je lui expliquais comment je m'en était sortie, comment j'avais fait face à leur perte en me réfugiant dans la colère et la haine. Il m'informa que c'était la théorie de Carlisle et que ce dernier affirmait que j'allais baisser ma garde avec Edward parce que j'en était follement amoureuse. Je certifiais à Jasper que ce n'était pas près d'arriver, je lui ai dit ce que j'avais ressenti lorsqu'il m'avait touché, le dégoût et la colère, il avait paru surpris. Il me demanda comment j'avais fini par arriver ici, je lui racontais mon exposé et la lettre du proviseur, la visite du recruteur.

Je lui demandais ce que lui avait fait, il m'informa qu'il était parti quelques temps en dehors des Cullen, il était allé en Amazonie, où il avait rencontré des amis et certaines connaissances, que ce voyage lui avait permis de repenser un peu à tout ce qui c'était passé. Il m'avait dit qu'il avait eu dans l'intention de revenir me voir, pour me présenter ses excuses mais la famille avait refusé. Il venait juste de les rejoindre, il était arrivé la veille de mon emménagement. Il me dit qu'Alice avait vu ma venue et qu'ils ne savaient pas comment réagir, mais ils n'avaient pas voulu lever les doutes des humains et du rectorat, car tout le monde était déjà inscrit et donc personne ne voulait partir. Et puis Alice et Edward voulaient se rapprocher de moi ce qui apparemment avait soulagé presque toute la famille. Je me doutais bien que le presque et l'exception qui en découlait concernait Rosalie. Il m'assura que c'était plus en rapport avec ma sécurité qu'une quelconque jalousie ou rancœur. J'étais septique, je doutais sérieusement que Rosalie Hale se souciait de ma sécurité. Il m'avoua aussi qu'elle m'admirait car j'avais réussi à rembarrer les deux petits princes et que surtout je tenais.

Je lui racontais les tentatives d'Edward pour m'aborder, et je lui racontais la dernière esquive il rit avec moi, il me dit qu'Edward avait omis de raconter ce petit détail à la famille. Il prit congé aux alentours de deux heures du matin, il me dit qu'il ne savait pas quand il repasserait me rendre visite si nous voulions que notre amitié naissante reste entre nous, il fallait prendre en compte le don d'Alice et donc se décider au dernier moment. J'acquiesçais, je ne pouvais malheureusement pas l'aider sur ce point, vu que je ne serais pas celle qui irait le voir chez lui. Par contre je lui demandais comment il allait faire pour Edward, il m'avait rassuré en disant que pour lui c'était devenu une habitude de lui cacher ses pensées et qu'il ne se douterait de rien. Il partit me laissant seule dans mon appartement et je sautais dans mon lit.

Le lendemain je me levais tôt malgré le fait que je m'étais couchée tard et que je ne commençais les cours qu'à 10h00. Après ma toilette et mon petit déjeuner il me restait une heure avant de partir alors je préparais le dîner de ce soir.

Je partis légère je ne savais pas pourquoi je me sentais aussi bien aujourd'hui, mais j'avais l'impression d'être bien dans ma peau chose qui ne m'était pas arrivé ces derniers jours.

Je rentrais dans l'amphi et je fus soulagée de ne pas voir Edward alors que je savais qu'il partageait ce cours avec moi, décidément aujourd'hui serait ma journée. Les deux heures de cours passèrent assez vite et c'est toujours aussi sereine que je quittais l'amphi un léger sourire aux lèvres. Sourire qui s'évanouit instantanément lorsque j'aperçus Edward adossé contre le mur en face de la porte de l'amphi, il m'attendait cela ne faisait aucun doute.

-Bella j'aimerais te parler, je le regardais furieuse.

-C'est Isabella et moi je n'ai rien à te dire.

-Ça tombe bien puisque c'est moi qui vais parler.

-Je n'ai pas plus envie de t'entendre. Pour être franche j'aimerais vraiment pouvoir suivre le conseil que tu m'as donné il y a deux ans, faire comme si tu n'avais jamais existé.

-C'est de ça que je veux te parler Bella.

-C'EST ISABELLA, criai-je. Attirant quelques regard curieux des étudiants qui passaient.

-Si tu veux mais ça ne change pas le fait que tu restera à jamais ma Bella.

-Pourquoi devrais-je être surprise que tu ne respectes pas un de mes choix, tu ne l'as jamais fait. Mais sache que Bella est morte le jour où elle a été lâchement abandonnée en plein milieu d'une foret. Mais heureusement pour moi elle était rempli de loups protecteurs, m'évitant ainsi le danger que j'attirais sans même m'en rendre compte, son visage eut plusieurs expressions différentes, mais je ne voulus pas les déchiffrer.

-Oh mon Dieu je suis désolé Bella. T'ont-ils fait du mal ? Je vais les retrouver et les éviscérer...

-Écoute-moi bien Cullen, dis-je d'une voix froide, posée et dure. Ne t'avise jamais de faire du mal à un seul des loups de la meute. Ils ont été plus proches et présent pour moi qu'aucun Cullen ne l'a jamais été.

-Ce sont des loups, des être abjectes et sans contrôle, tu ne peux pas les protéger et encore moins rester près d'eux.

Je rigolais ouvertement, il prit un visage déconfit.

-Si eux n'ont pas de contrôle, le tien est carrément discutable.

-Tu ne sais pas de quoi ils sont capable, dit-il blessé que j'ose le comparer à eux.

-Bien sûr que je sais de quoi je parle, je pris un air défiant. Et si tu veux tout savoir mon premier rapport sexuel était avec l'un d'eux.

Je savais que lâcher cette bombe allait avoir ses conséquences. Lui qui m'avait toujours refusé les pratiques intimes d'une relation, je n'avais même jamais eu accès à sa langue tout ça pour ma soit disant sécurité. Il grogna attirant le regard de certaines des filles qui traînaient autour de lui en permanence.

-Tu vois Jake n'aurait jamais attiré l'attention sur lui de cette manière, lançais-je.

Son regard devint noir, j'avais peur mais je refusais qu'il le voit, même si je suis certaine qu'il l'entendait.

-Tu as couché avec un de ses chiens, avec Jacob Black! Il était véritablement furieux

-Oui et sache que je ne le regrette pas, c'était vraiment merveilleux, dis-je. Mais si je t'en ai parlé c'est pour te montrer à quel point tu te trompes Cullen, ils ont certainement plus de contrôle que tu n'en auras jamais.

-Tout ça c'est la faute de Jasper, grogna-t-il plus pour lui même que pour moi.

-La faute de Jasper ? repris-je incrédule, je ne pouvais pas croire qu'il rejette sa lâcheté sur Jasper. Que Jasper le pense c'était plus ou moins logique, mais que lui l'accable c'était carrément lâche et immoral.

-S'il avait su se contrôler comme chacun d'entre nous, nous n'aurions jamais eu besoin de partir pour te protéger du monstre qu'il est, que nous sommes, et de notre monde. Mais j'aurais dû penser qu'après nous tu trouverais le moyen de fréquenter encore plus dangereux. Après Jasper, les loups c'est logique quand on te connait.

Je ris, mon rire était impudent et cynique. Son visage perdit toute expression j'étais presque sûre qu'il pensait que ma santé mentale s'était altérée.

-Tu es sérieux ? Tu rejettes la faute sur Jasper ? Mais je rêve tu n'assumeras donc jamais tes actes, hein ?

-Je pense sérieusement Bella que tu devrais consulter, je crois que tes capacités mentales ne sont plus aussi saines, je savais qu'il allait conclure que j'étais devenu folle. Je le connaissais assez bien en fin de compte.

-Ben tiens ! Dixit monsieur je sais tout, enfin presque tout. Comment peux-tu croire me connaître, connaître mon esprit alors que tu n'y as jamais eu accès, je me tapais la tempe avec mon index.

-Bella je ne sais pas ce qu'il t'est arrivé mais je vais y remédier. Je veux retrouver la Bella que j'ai connu. Celle qui aimait et pardonnait, celle qui était d'une maladresse attendrissante, celle qui rougissait, celle de laquelle je suis amoureux.

-Je ne t'aime plus Edward et je veux la paix.

-Je vais te reconquérir Bella, je sais que tu m'aimes toujours c'est juste trop dur pour toi de te l'admettre tu as peur que je t'abandonne de nouveau.

-Sache que je suis prête à renoncer à tout ce que cette université peut m'apporter si j'arrive à t'éloigner de moi, tu me révulses Edward.

Je n'avais qu'une envie c'était de le fuir loin de lui, mais il ne me laisserait pas partir je le savais, la chance me sourit enfin. Je vis passer Williamson je décidais de sauter sur l'occasion pour le planter là, qu'il comprenne que je ne suis plus celle qu'il a connu et que j'étais prête à tout pour ma tranquillité.

-Williamson, criais-je à travers le hall en faisant de grand signes.

Il se retourna surpris que je l'appelle mais remplaça la surprise par un sourire satisfait, je savais que j'allais payer de ma personne cet acte de rébellion anti-Edward.

-Tu ne me rendras pas jaloux Bella je sais que tu ne l'aimes pas. Il ressemble trop à Newton.

-Au moins je suis d'accord avec toi sur ce sujet, il ressemble à Newton. Par contre où tu te trompes « encore » sur moi. C'est que je suis prête à endurer une année entière avec Brian et Mike ensemble si pour cela je te tiens à distance. Et comme je me doute que tu ne supporteras pas ses pensées c'est la meilleure solution que j'ai trouvé, enfin pour le moment. Sur ce bonne journée et bonne année Cullen. Ah ! et n'oublie pas, n'approche pas de chez moi compris.

À peine sortie ces mots Brian était à mes côtés, il les avaient entendu car il lança un regard noir à Edward, qui lui le toisait de son regard le plus froid. Bien qu'impressionné Brian tenta de ne pas de lui montrer et j'en fus heureuse. Nous croisâmes Alice qui vînt au secours de son frère légèrement en retard. Je passais en l'ignorant alors que Brian avait son bras autour de mes épaules. Je sentais le poids de leur regard à tous les deux dans mon dos. Et cette sensation de force me grisait je n'allais pas les laisser interférer dans ma vie de nouveau et je ne voulais même pas qu'ils s'en approche. Par contre j'avais peur parce que je savais qu'Edward était obstiné et qu'il n'abandonnerait pas aussi facilement, surtout maintenant qu'il s'était trouvé un défi de taille, celui de me reconquérir pour occuper les quelques années à venir de son éternité.

Mon protecteur me raccompagna jusqu'à l'arrêt de bus après avoir essuyé bon nombre refus de ma part pour me tenir compagnie, de plus j'aurais très bien pu rentrer à pied je n'habitais pas loin, mais je ne voulais pas non plus me coltiner Brian toute l'après midi, alors j'inventais une course à faire. Une fois installée dans le bus mon téléphone sonna. Après vérification du numéro je décrochais.

-Oui Jake.

-T'as fini tes cours ?

-Oui c'est bon j'ai quitté le bahut.

-OK. Comment ça c'est passé aujourd'hui?

Je lui racontais la discussion que je venais d'avoir il rit quand je lui racontais sa réaction lorsque j'avais appris à la sangsue que Jake avait été mon premier amant. Je lui dis comment je m'en étais sortie, et j'entendis un grognement quand je lui répétais son intention de me reconquérir.

-Bella, j'ai discuté avec Sam et il est d'accord avec Leah et moi, il veut t'envoyer une délégation pour assurer ta protection.

-C'est gentil mais vous ne pouvez pas diviser la meute, Jacob, et vous êtes presque tous imprégnés et je ne veux pas que Seth se sépare de vous et de sa mère et puis il est encore un peu jeune. Et Paul est un peu trop impulsif pour se retrouver seul devant une famille entière.

-Non Bella c'est Leah et moi qui allons venir, vu le nombre de vampires, deux loups ne seront pas de trop bien que cela reste toujours insuffisant.

-Mais vous n'avez pas de traiter ici.

-Ce qui est valable pour eux aussi, et puis comme ça nous seront toujours autour de toi. Et ils ne t'approcheront pas.

-Jacob je ne peux pas te demander ça.

-Tu ne demandes rien et puis c'est notre rôle et tu fais partie des nôtres Bella et de toute façon ne discute pas nous sommes déjà à l'aéroport nous embarquons dans une dizaines de minutes nous serons vers toi demain ma belle.

-OK je suis contente quand même de vous revoir tous les deux, embrasse Leah et tous les autres pour moi et remercie Sam, je vais te laisser j'arrive chez moi.

-OK ma belle à demain, je t'aime.

-Moi aussi je vous aime.

J'étais heureuse mes amis allaient arriver demain pour me soutenir et je me doute que cette visite n'allait pas plaire à tout le monde.

Après avoir déjeuné je m'attelais à mes devoirs, j'y passais une bonne partie de l'après midi, en fait je les terminais au moment même où Lucy rentra des cours.

-Salut Bell's, dit-elle.

-Hey ! lui répondis-je avec un petit signe de la main. Alors ta soirée ? enchaînai-je.

-Ça a été, dit-elle rougissante. Je devinais qu'elle n'en dirait pas plus, et je ne voulais certainement pas avoir les détails non plus.

-Par contre toi tu es à l'honneur dans les ragots du jours, dit-elle d'une voix neutre, mais je voyais sa petite étincelle de malice briller dans ses yeux.

-Et qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai pas accordé ma barrette aux couleurs de mes chaussettes ?

-Il paraît qu'on t'aurait vu en train de te disputer avec le célibataire le plus convoité de l'université, Edward Cullen. Il est dit que tu veux sortir avec lui et qu'il t'aurait envoyé sur les roses.

-Ben tiens, rigolais-je. Comment vais-je réussir à vivre si Edward Cullen ne veut pas de moi, merde je vais jamais m'en remettre, mimais-je théâtralement.

-C'est pas tout! Il paraît que comme tu as été vexée par ce rejet tu t'es rabattu sur Williamson, on t'aurait vu partir avec lui bras dessus, bras dessous.

-En fait pour tout te dire il s'est volontairement sacrifié, il m'a offert son corps quand Cullen m'a jetée. Et comme j'étais trop en manque de sexe je l'ai tué par épuisement et j'ai caché son magnifique corps dans une benne à ordure. Merde j'avais pas fait gaffe qu'on nous avait vu partir ensemble. Tu me fournis un alibi steuplait ?

Nous rigolâmes ensemble des ragots et des autres au bahut, je lui racontais que nous allions avoir de la visite de mes amis, ils venaient quelques temps pour m'aider à régler le problème Cullen. Elle m'assura que cela ne la dérangeait pas vu qu'elle avait dans l'intention de m'annoncer son emménagement officieux avec son petit ami, et donc que je disposerais de l'appart comme bon me semblerait. Comme si ce n'était pas déjà le cas. Ses parents continueraient de payer sa part comme c'était prévu, mais s'ils téléphonaient je devais leur dire qu'elle était sous la douche en cours ou à une quelconque activités extra-scolaires. Donc je devenais officieusement la seule et unique locataire de ces lieux. Nous passâmes à table ensemble, nous discutâmes de nos cours respectifs, du thème de la soirée de demain, parce que Logan avait envie de se divertir donc de temps à autre il lançait une soirée à thème et demain soir serait, une soirée années 80. Et bien entendu nous devions nous préparer en conséquences, pour coller au plus près du thème et donner l'exemple, « sinon ce ne serait pas drôle dixit mon patron dérangé ».


N'oubliez pas de me dire ce que vous pensez de ce chapitre, bien que je sache que certaines d'entre vous doivent être déçues et frustrées. Mais ma règle d'or pour cette fiction est en douceur et en longueur.

4

bonne lecture.


Chapitre 4 : Amis à la rescousse.

Je me levais tôt en ce samedi matin de toute façon je n'étais pas du genre à feignasser au lit en temps normal. Cela m'arrivait de temps en temps, en fait cela m'arrivait lorsque je n'écoutais pas mon corps et que je le forçais à carburer à plein régime alors que lui me faisait comprendre qu'il voulait se reposer. Mais je n'étais pas du genre à obéir, pas même à mon propre corps, alors !

Ce matin je voulais faire un maximum de tâches avant d'aller chercher mes amis à l'aéroport, comme préparer un festin digne d'un loup enfin deux loups car malgré la taille mannequin de Leah elle dévorait presque autant que son homme. Donc je préparais un repas pour six personne sachant pertinemment qu'il n'en resterait rien. Puis je fis un peu de ménage et préparais la chambre de Lucy qu'ils allaient occuper, le seul souci que je rencontrais c'était le lit, nous disposions de deux lits jumeaux cela aurait été un peu juste pour eux deux. Pour Jacob seul cela aurait été juste, j'appelais Logan pour lui demander s'il ne disposait pas d'un matelas pour me dépanner, et comme à son habitude il déconna et me proposa son lit. J'aimais beaucoup Logan je le trouvais même assez sexy mais je n'étais définitivement pas prête à me lancer dans une quelconque histoire. Marine une des serveuse de la semaine, m'avait dit qu'il ne serait pas contre une partie de culbute avec moi. Qui parlait encore comme ça aujourd'hui ! Mais même pour un simple plan cul je n'étais pas prête.

Il m'annonça qu'il pouvait me sauver car il avait un matelas double qui ne lui servait plus. Je n'avais qu'à venir le chercher il me prêterait une de ses voitures. Ce qui me faisait penser que je devais aller chercher mes amis et du coup je lui demandais si je pouvais la lui emprunter pour la journée en lui promettant de ne pas l'abîmer et de la lui ramener le soir même avec le plein. Il accepta sans mal Logan n'était pas assez matérialiste pour refuser, il était même le genre de personne à avoir le cœur sur la main derrière ses airs de mauvais garçon prétentieux. Après avoir préparé la chambre, fini mon ménage et le repas je filais jusqu'au Studio 13, Logan habitait dans le petit appart au-dessus du pub. Il me fila les clefs de sa Golf, je pense qu'elle devrait plaire à Jacob elle lui rappellerait certainement la sienne. Il m'aida à installer le matelas sur le toit de la voiture en l'immobilisant à l'aide de sangles. Comme il vit que j'aurais toute les peines du monde à me débrouiller seule et surtout que je n'allais pas tarder à être en retard pour aller chercher mes amis, il décida de m'accompagner pour m'aider à décharger.

Nous arrivâmes devant chez moi et en deux coups de cuillères à pots le matelas était sur les deux lit jumeaux que j'avais rassemblés pour en faire un lit double. Logan me salua et repartit rapidement avec sa deuxième voitures je ne comprendrais jamais l'intérêt des hommes pour les voitures et la mécanique en général.

Je sautais également dans la voiture et pris la direction de l'aéroport municipal qui se trouvait à une petite vingtaine de kilomètre de chez moi.

J'étais dans le hall quand je vis arriver mes deux amis, ils ne paraissaient pas trop fatigués malgré le nombre d'heures de voyage qu'ils venaient d'effectuer.

Ils m'enlacèrent en même temps, j'étais heureuse de les voir car j'étais persuadée en partant que je les verrais pas avant quelques années. Malheureusement les raisons de cette rencontre n'étaient pas réjouissantes. Mais je fis abstraction de cela pour profiter un maximum d'eux. Une fois en voiture nous nous rendîmes à la maison afin qu'ils puissent se rafraîchir et se débarrasser des effets du long voyage, ils déposèrent leur affaires, je profitais du repas pour leur raconter ma vie ici mes amis tels que Scott et Lucy, mes jobs et mes connaissances. Je les invitais à la soirée de ce soir au Studio 13 et comme ils n'avaient pas les tenues adéquates nous nous rendîmes à la friperie que j'avais déniché lors de mes recherches pour ma propre tenue.

Et par le plus grand des miracles nous découvrîmes une tenue pour Jake il ruminait quand il vit à quoi il ressemblait nous nous étions proches de l'hilarité quand il bougeait et qu'il se plaignait que son jean était trop serré, en fait il était carrément moulant accentuant ainsi sa silhouette incroyablement musclée. Il portait également une chemise près du corps rentré dans le fameux jean où les trois boutons du haut étaient ouvert sur ses pectoraux velus, vraiment le style 80, jusque dans le détail de poils, au pied il avait une paire de baskets montantes. Il nous jura de ne jamais sortir accoutré de la sorte et je vis Leah s'approcher de son homme et lui susurrer des choses à l'oreille, heureusement pour moi je n'avais rien entendu.

Il rit et hocha la tête, elle se retourna et leva son pouce en l'air. Jacob partit se changer sans oublier de râler et d'injurier l'inventeur des jeans moulants.

La tenue de Leah fut presque identique à la mienne, un leggins en lycra jaune fluo alors que le mien était fuchsia, une jupe courte et moulante noire en skaï pour elle et coton pour moi, elle trouva un top en strass noir alors que moi j'avais un haut en dentelle blanc que je porterais avec un top à bretelle spaghetti, je reste quand même pudique même si je travaille dans ce genre d'endroit. Elle réussit à mettre la main sur un foulard de la même couleur que son leggins pour mettre dans ses cheveux.

Nous rentrâmes en riant imaginant Jake dans sa tenue toute la soirée, pendant que lui grondait avec amusement.

Nous nous préparâmes entre le maquillage hyper flashy et le crêpage des cheveux nous mîmes assez longtemps, nous finîmes pile à l'heure pour nous de nous rendre au pub. Ce pub était le lieu de prédilection de toute la jeunesse des alentours. Nous affichions complet tous les samedis et le coup de feu commençait généralement assez tôt. J'arrivais et je présentais Jake et Leah à Lucy, Logan et Scott qui accompagnait Lucy à chaque soirée.

Ils se saluèrent et je surpris Jacob lancer un regard froid à Logan, je le rabrouais discrètement. Il sourit penaud de s'être fait prendre. Notre roulement était rodé avec Lucy et Logan, je restais derrière le comptoir car j'étais celle qui retenait plus facilement plusieurs commandes à la fois et Lucy était en salle de temps en temps aidée par Logan. La soirée comme d'habitude fut un succès. Nous rigolâmes de bon cœur en apercevant certains plus ridicules que nous encore. Jake eut beaucoup de succès ce qui mit Leah en colère contre quelques unes des filles présentes qui draguaient ouvertement Jacob. Moi je riais car il n'avait d'yeux que pour sa moitié et les hommes qui lui tournaient autour. Je dus moi aussi remettre certains à leur place dont un grand brun qui me collait un peu trop près à chaque fois que je devais quitter le comptoir. Mais je commençais à en avoir l'habitude c'était les aléas de ce job, mais ce soir à croire qu'ils étaient tous déchaînés. Un grand bruit de verres cassés attira mon attention au milieu de la salle, Lucy m'appela à l'aide, Logan prit ma place et j'empoignais le sceau et la serpillère pour aller éponger et ramasser le maximum de verres. Nous nettoyâmes rapidement je me faufilais entre les étudiants, le pub était bondé il était presque difficile de faire un pas devant l'autre sans trébucher sur un pied ou une jambe qui traînait. Je sentis deux mains m'attraper par la taille je me retournais et tombais nez à nez avec le grand brun, il se rapprocha de mon oreille pour que je puisse l'entendre.

-Alors ma jolie tu t'es perdue, tu veux que je te raccompagne peut être ?

-Enlève tes mains de sur moi, répondis-je fermement.

-Hum... j'aime les tempérament de feu, il m'attira contre lui brusquement, il sentait l'alcool à plein nez, je tentais de m'échapper mais il me tenait avec une force incroyable.

-Lâche-moi ! ordonnais-je.

-Sinon quoi beauté ? il avança sa tête de mon visage il était près trop près.

-JAKE ! criais-je en espérant que son oreille de loup m'entende malgré le volume de la musique assourdissante. Je me débattais comme je pouvais mais malgré son état d'ébriété avancé il avait une poigne impressionnante.

Je sentis deux grosses mains bouillante m'attraper par les épaules et me tirer en arrière sans efforts. Il se mit entre moi et l'importun les bras croisés sur son torse impressionnant et le regarda sévèrement, mon amoureux transi fixa Jacob et je le vis déglutir difficilement. Puis sans demander son reste il prit la direction de la porte.

-Merci, lui dis-je en l'étreignant.

-Mais tout le plaisir était pour moi mon rayon de soleil.

Il me raccompagna au comptoir sous le regard scrutateur de Logan. La soirée se finit tranquillement les jeunes sortant au fur et à mesure que minuit approchait. Un samedi soir ils allaient tous en boîte après. Donc une fois le dernier groupe de jeunes parti Logan nous enferma à l'intérieur le temps de faire le ménage, il invita Jake et Leah à rester ceux-ci nous donnèrent un coup de mains pour aller plus vite. Une fois la salle et le comptoir propres, les poubelles vidée et les casiers remplient pour le lendemain, Logan nous invita à prendre un verre entre nous.

-Jacob tu restes longtemps parmi nous ? demanda mon patron.

-Je n'en sais trop rien encore, admit-il, nous ne sommes pas pressés et nous ne savons pas combien de temps vont prendre nos affaires en cours ici.

-Ça te dirait de bosser pour moi le temps que tu restes histoires de mettre un peu de beurre dans les épinards. J'ai vu comment tu as géré le gamin qui avait coincé Isabella, tu es intervenu rapidement et sans esclandre.

-Ça pourrait être intéressant en effet, mais je ne peux pas m'engager sur la durée je serais peut-être amené à partir rapidement.

-Écoute je pense qu'avec quelques soirées les clients vont savoir que tu es là et ils se tiendront à carreau. Moi ça me va, si toi t'es OK.

Il se serrèrent la main et après avoir fini nos verres et Jake promis de repasser le lendemain pour finaliser son embauche. Nous rentrâmes ensemble et à pied nous habitions pas loin, à peines dix minutes en marche tranquille. En temps normal je le faisais avec Lucy mais maintenant qu'elle avait emménagé avec Scott j'étais heureuse que Jake et Leah habitent avec moi, car je ne suis pas du genre froussarde mais je ne me voyais pas rentrer à pied entre tous les détraqués du coin et les vampires qui traînaient eux aussi, je n'étais pas très sereine. Sans quoi Logan se serait proposé pour me raccompagner. Je savais ce qui aurait pu découler de cette option, et cela aurait été dommage car je l'aime bien et j'aime bien aussi mon job. À croire que ma poisse avait dû s'ennuyer pendant deux ans sans moi et donc elle m'était revenue comme une infidèle ventre à terre.

Nous arrivâmes à l'angle de ma rue en rigolant, c'est alors que Jake et Leah s'arrêtèrent et grognèrent de concert. Ce qui ne signifiait qu'une chose, un vampire se trouvait à proximité de chez moi.

Jacob et Leah se serrèrent contre moi de façon que même l'air avait du mal à se frayer un chemin entre nos corps respectifs.

-Il est là ? demandai-je.

-Ils sont là, me répondit Leah. Deux sangsues.

Elle mit son bras autour de mes épaules pour me réconforter et me donner le courage nécessaire de les affronter. J'avais eu le courage de le faire seule alors avec mes amis cela aurait dû me paraître plus facile, mais bizarrement je me sentais plus fragile. Nous avançâmes jusqu'à ce que je les aperçoive, Alice et Edward sur les marches menant à l'entrée de mon immeuble.

-Qu'est-ce que vous faites là les chiens ? cracha Alice de mauvaise humeur.

-Vous que faîtes vous là ! la réprimandai-je sèchement. Je vous avais pourtant signifié que je ne vous voulais pas autour de chez moi.

-Je ne voyais plus ton avenir Bella j'ai paniqué j'ai cru qu'il allait t'arriver quelques chose, dit-elle sur un ton qui aurait pu paraître inquiet.

-Il ne lui arrivera rien nous sommes là pour y veiller, sangsue.

-Parce que tu crois la protéger de qui ? De nous ? rit ironiquement Edward. Il ne lui arrivera jamais rien avec nous.

-Rappelles-moi la raison de votre fuite il y a deux ans ?

-Ce n'était pas de ma faute je voulais la protéger de mon frère.

-Putain, je te l'ai déjà dit Cullen laisse Jasper en dehors de ça, il n'y a qu'un seul responsable ici et c'est toi, j'étais sèche, froide et en colère. Je ne supportais pas qu'il se décharge aussi facilement sur le seul vampire que je respectais.

-Tu ne sais pas de quoi tu parles Bella, intervint Alice, Jasper a failli te tuer ce soir là, sa soif a été incontrôlable.

-C'est un tic dans votre famille de me prendre pour une dégénérée ? Je ne suis pas vampire mais ça n'empêche pas mon cerveau de fonctionner tu sais. Alors oui je sais de quoi je parle et j'ai eu deux ans pour y réfléchir. C'est vos soif à vous qui l'ont mis dans cet état et surtout la tienne, dis-je en regardant Edward dans les yeux.

-Pourquoi tu peux lui pardonner et prendre sa défense à lui et tu ne le peux pas pour nous, demanda Alice blessée.

-Jasper a toujours été honnête avec moi, il ne m'a jamais rien promis il m'a toujours laissé à la place qui est la mienne, une simple humaine. Vous, vous m'avez trompé, manipulé, vous avez abusé de mon attachement, vous m'avez promis que je serais une des vôtres, pour mieux tout me reprendre du jour au lendemain en m'abandonnant sans explications, sans un au-revoir comme tu jettes un vieux vêtement démodé. Vous les Cullen ! Vous êtes les pires vermines qui soient.

-Ça a au moins le mérite d'être clair, fanfaronna Leah à côté de moi.

Jake passa son bras autour de ma taille pour me soutenir comme il le faisait quand je n'allais pas bien à l'époque de mon abandon.

Edward me regarda puis soudain fixa Jacob son regard devint noir et un feulement bestial sortit des tréfonds de sa poitrine. Je me raidis et je sentis Leah trembler elle tentait de se contrôler à mes côtés, je n'avais pas peur je savais qu'elle maîtrisait ses transformations, c'est Edward qui m'effrayait.

-Calme-toi Edward, lui dit Alice. Tu fais peur à Bella.

-Il lui en faut apparemment plus pour lui faire peur, vomit-il à mon intention. Et tu oses penser à ça alors que ta compagne se trouve juste à tes côtés, cabots.

-De quoi il parle ? demanda Leah.

-Il n'apprécie pas mes souvenir avec Bella, sourit mon ami.

-Ah je vois, puis elle se tourna vers lui. C'est frustrant hein ! Le fait que tu n'as pas été son premier.

-Tu sais de quoi tu parles, lui balança-t-il.

-Oui tu as raison, mais tu vois ce qui me différencie de toi c'est que je préfère savoir que sa première fois était avec Bella plutôt qu'avec une sangsue. Et j'ai moi-même vu ses souvenirs, je sais quels moments ils ont partagés et je ne suis pas jalouse de ça. J'ai eu moi-même une vie avant Jacob, et Bella est quelqu'un de bien, qui mérite ce qu'il y a de mieux, et à l'époque Jacob était ce qu'il y avait de mieux pour elle.

Je ne me sentais pas très bien, je savais qu'elle avait accès à tous les souvenirs de Jacob et donc certains des miens aussi. Mais le fait qu'elle en parle ouvertement devant moi c'était autre chose, Jacob lui riait. Il devait certainement repasser certaines scènes dans sa tête car Edward grimaçait.

-Ça va cabot j'ai compris, arrête ça. Mais sache que je ne l'abandonnerais plus. Elle est mienne, elle est ma compagne. Je serais toujours là quelque part jusqu'au jour où elle reprendra ses esprits et qu'elle se rendra compte qu'elle m'aime et qu'elle me revienne.

-Ça n'arrivera jamais, plutôt crever, lâchai-je.

-Oh que si Bella, j'ai encore des visions de toi devenant l'une des nôtres et la couleur de tes yeux ne ment pas quant à ton appartenance, et celles-ci ont repris le jour de ton emménagement ici. Tu seras une Cullen Bella et de ton propre choix, je t'ai vu heureuse.

-Je doute sincèrement Alice, parce que si cela avait été mon but dans une autre vie, aujourd'hui je n'aspire à rien d'autre que d'être loin de vous. Quand je dis que je vous hais je le pense sincèrement et je ne crois pas que ce sentiment puisse changer un jour c'est vraiment trop puissant.

-Ça changera, affirma-t-elle. Elle regarda Edward dans les yeux, une de leur conversation silencieuse exaspérante, il hocha la tête et partirent.

-Cullen ! appela Jacob. Comme tu le sais nous allons rester ici un certain temps, alors ce quartier c'est notre territoire fait passer le message à ta famille, ils se toisaient, puis les vampires reprirent leur route, je soufflais soulagée qu'on ait évité le pire devant les voisins.

-Je crois que l'on est pas apprécié à notre juste valeur bébé, dit Jake à sa moitié.

-Comme si leur avis nous importait.

-Bella tu m'expliques pourquoi tu as pris la défense de la sangsue qui t'a attaqué le soir de ton anniversaire ? demanda Jacob.

Je savais que la vérité risquait de ne pas leur plaire, alors je passais sous silence notre conversation et le fait que je l'ai autorisé à entrer chez moi, et j'appuyais sur le fait qu'Edward s'était servi de lui pour lui faire porter les conséquences de ses actes. Je leur rappelais ma théorie selon laquelle il avait dû supporter la soif de six vampires en plus de la sienne, sans parler de celle dévorante d'Edward sachant que mon sang avait un attrait spécial pour lui. Ils reconnurent tout de même que ma théorie tenait la route et bien qu'ils considéraient Jasper au même titre que les autres, ils étaient d'accord pour reconnaître que l'attitude d'Edward à l'encontre de son frère était déplacée, et peu fraternel. Moi par contre je me posais des questions je venais de me rendre compte qu'Alice la compagne de Jasper s'était rangée du côté d'Edward incriminant son âme sœur, je ne savais pas quoi penser de cette information. Peut-être que je me faisais trop d'idées concernant Jasper ? Je m'enlevais cette pensée de la tête, je savais que ma théorie était juste et fondée. Nous étions enfin chez moi Jake et Leah m'informèrent qu'ils n'avaient pas eu le temps de venir car leur odeur n'étaient pas dans l'appartement, et j'en fus soulagée. Je leurs souhaitais une bonne nuit quand ils se dirigèrent vers leur chambre après le voyage, l'après midi shopping et la soirée ils devaient être littéralement épuisés. J'allais moi aussi dans ma chambre et me préparais pour la nuit je grimpais dans mon lit et me remis à penser à tous les événement de la journée et principalement aux Cullen.

La présence de Leah et Jake m'assurait la sécurité de mon espace de vie et personnel en plus même s'ils dormaient leurs sens étaient tellement développés qu'ils entendraient et sentiraient n'importe quelles tentatives des Cullen de s'approcher.

Par contre me vint à l'esprit que Jasper ne pourrait plus venir me voir à la maison pendant que mes amis étaient présents, je devrais trouver un moyen pour pouvoir le voir et lui parler. En tout cas je pouvais planifier ce que je voulais car avec la présence des Quileute chez moi Alice ne voyait absolument rien de ce que je pouvais prévoir et comme Edward n'était pas en mesure d'entendre mon esprit j'étais à l'abri des petits génies comme les appelait Jasper, peut-être que cette situation pouvait me servir. Il fallait que je me trouve un plan d'action pour pouvoir le voir et l'informer que je ne revenais pas sur ma proposition. Mais quoi que je voudrais lui dire, il faudrait que je m'approche de lui donc j'attirerais l'attention des autres membres de sa famille et je réduirais nos chance que notre amitié reste secrète. Et bien que je pourrais vivre sans lui je ne voulais pas faire ce que son frère et sa compagne lui faisaient, ils doutaient de lui, ils rejetaient sur lui le résultat du désastre de mon anniversaire, et ça je ne pouvais pas le supporter, ni le tolérer c'était tellement ignoble et injuste.

Je passais un bon moment à penser à quels moyens j'allais pouvoir trouver pour communiquer avec lui. Je n'avais pas son numéro je ne pouvais donc pas l'appeler ou lui envoyer un sms. Je m'agaçais de ne pouvoir trouver une solution pour le contacter, mais qu'elle idiote j'ai été. Pourquoi ne lui avais-je pas demandé son numéro ? Ou tout du moins donné le mien, mais surtout comment lui ferais-je parvenir sans que personne ne se doute de rien ? Je repensais à notre conversation quand il m'avait fait peur en arrivant derrière moi, quand j'avais cru que c'était son frère. Et là j'eus le déclic, Jasper était empathe il ressentait tous les sentiments, toutes les émotions de tout le monde et seul lui le pouvait. J'avais trouvé le moyen de communiquer maintenant fallait que je trouve comment m'exprimer avec mes émotions pour qu'il puisse me comprendre. Je réussis à m'endormir après avoir trouvé comment je m'y prendrais avec lui et surtout que cela reste secret. J'avais encore tout le dimanche pour expérimenter ma palette de sentiments.

Le lendemain je me levais avec une odeur de bacon frit et de café. Je ne sais pas comment ils faisaient pour pouvoir avaler ce genre de petit déjeuner, moi la seule chose qui passait dans ma bouche le matin à jeun c'était du café. On frappait à ma porte et elle s'ouvrit avant même que j'ai pu répondre.

-Je sais que tu es réveillée mon rayon de soleil, dit la grosse voix de mon ami en s'asseyant sur mon lit à côté de moi.

Je grognais en guise de réponse.

-Allez marmotte lève-toi ou je te lèverais moi, et ne fais pas semblant de dormir, rien ne peux m'échapper.

-Foutues oreilles de cocker à toujours traîner partout, râlai-je.

-Oreilles de cocker hein ! fit mon ami d'un air taquin.

Je connaissais cet air je voulus sortir du lit rapidement mais je n'étais pas assez rapide contre lui, il m'immobilisa sur le lit et se positionna au-dessus de moi. Il me chatouilla jusqu'à ce que j'attrape des crampes aux abdominaux à force de rire et me contracter. Leah vînt courageusement à mon secours, je tentais bien de l'aider mais je ne fus pas très utile dans la bagarre Jacob se retourna et me propulsa contre le mur et j'entendis un bruit inquiétant venant de ma main droite. Ils s'arrêtèrent et me regardèrent, je sentis une douleur fulgurante me submerger instantanément. Mes yeux se remplirent de larmes, et la douleur s'intensifia. Leah enguirlanda Jacob et vint à moi, ma main avait déjà doublé de volume. Elle ordonna à Jacob d'appeler une ambulance prétextant que j'avais au moins un doigt de cassé. N'ayant pas de véhicule nous étions obligés de recourir à ce système pour parvenir rapidement aux urgences de l'hôpital. Elle attrapa un jean et un chemisier, elle fit sortir Jacob et m'aida à m'habiller. Dix minutes de souffrances plus tard l'ambulance arriva, les ambulanciers étaient sympa et autorisèrent Leah et Jacob à m'accompagner, quelques minutes après nous pénétrâmes dans le service des urgences ma main était noire et je souffrais le martyr, j'essayais de le cacher car Jacob se fustigeait, il s'en voulait, il avait presque les larmes aux yeux. Un des ambulanciers me demanda comment je m'étais fait ça, je lui répondis que j'étais tombée dans les escaliers et que je m'étais mal réceptionnée contre le mur. Mon histoire avait l'air correct car il n'avait pas l'air de tiquer au mensonge et inscrit tout ce que je disais sur le formulaire d'entrée. J'attendis cinq minutes avant que Leah et Jacob se ressaisissent encore, alors que je vis arriver Carlisle en blouse blanche. Je soufflais d'exaspération en espérant qu'il venait chercher un autre patient que moi, mais c'était sous estimer ma bonne étoile.

Il avait un dossier dans les mains et fit semblant de chercher le nom qui était écrit dessus.

-Isabella Swan ? demanda-t-il en posant ses yeux sur moi. Je soufflais de nouveaux et commençais m'énerver ce qui accentua ma douleur. Je me levais accompagnée de mes deux amis.

-Je suis désolé mais les accompagnants ne sont pas tolérés dans le service, dit-il comme s'il l'était vraiment « désolé » Je regardais paniqué Jake qui toisait furieusement le médecin.

-Bon ben c'est pas grave on rentre à la maison, dis-je à mes amis.

-Non Bella tu as au moins un doigts de cassé si ce n'est pas plus, tu ne peux pas rentrer, me réprimanda Leah.

-Et moi je te dis qu'il est hors de question que je me retrouve seule avec l'un deux, affirmais-je tentant de prendre mes affaires avec ma main libre. Notre conversation s'était déroulée à voix basse mais je suis sûre que le Docteur Cullen avait parfaitement entendu notre échange.

-Isabella nous devons vous soigner, dit-il en se rapprochant de moi et ignorant mes amis et les autres patients dans la salle d'attente. Comme je me reculais il ajouta résigné. Vous pouvez venir accompagnée d'un seul de vos amis.

Jake embrassa sa compagne et me précéda d'autorité se plaçant ainsi entre le docteur et moi. Le silence était lourd et pesant pendant que nous suivîmes le médecin. Il nous fit entrer dans une salle d'examen, m'indiquant la table d'auscultation pour que j'y prenne place pendant qu'il lisait le rapport de l'ambulancier. Elle était bien évidemment un peu haute pour que je puisse m'y installer sans me servir de mes mains. Jacob m'attrapa par la taille et me souleva sans mal pour m'y déposer délicatement.

-Je vois que ta malchance te suis toujours comme une ombre, dit'il léger.

-Pour être honnête elle m'avait abandonnée il y a deux ans en même temps que vous et malheureusement pour moi je viens de la retrouver ici en même temps que vous également. La vie est vraiment bizarre vous ne trouvez pas docteur ? répondis-je d'un ton sec.

-Montre-moi ta main Bella, me demanda-t-il sans relever ma petite tirade.

-C'est Isabella pour vous docteur Cullen, en même temps qu'il prit délicatement ma main il me regarda peiné.

Il aurait presque pu m'attendrir si je n'avais pas passé ces dernières années à les haïr tous de toute mes forces. Le contact de ses mains froide sur la mienne brûlante et douloureuse l'apaisa légèrement, il y avait tout de même certains avantages d'être un vampire à la peau froide.

-Effectivement je crois que tu as deux doigts de cassés. Je vais t'envoyer passer une radio, mais en attendant je vais t'injecter un analgésique pour la douleur.

Quand je le vis prendre l'aiguille je me retournais paniquée vers Jake qui malgré la présence d'un vampire arrivait encore à se foutre de moi et de ma phobie des aiguilles.

-Ne rigole pas crétin ! T'es censé me protéger je te rappelle, dis-je aigre. Carlisle se retourna vers moi.

-Je n'ai pas l'intention de te faire du mal Isabella, tu me peines en pensant que je puisse être capable de te blesser.

-Pour le coup elle ne parlait que de l'aiguille, mais puisque vous en parler permettez-moi de vous dire que vous l'avez souffrir de la pire des façons qui soit, vous et votre famille.

-Je sais que nous t'avons blessé, mais nous pensions avoir agit au mieux pour toi. Tu étais en danger avec nous. Et nous sommes partis pour cette raison.

-Sans explications, ni au-revoir, je pensais que vous teniez un peu plus à moi pour au moins mériter cette preuve de respect, lançai-je froide.

-Je suis désolé, Edward a pensé que...

-C'est tout le problème Docteur. Vous êtes quelqu'un de très intelligent sauf que vous ne voyez que ce que vous voulez voir. Edward a pensé alors il ne faut surtout pas le contredire, après tout je n'en valais pas vraiment la peine, simple humaine qui va vivre en moyenne quoi 60 ans ? Qu'est-ce que cela représente dans une vie d'un vampire, une mauvaise conscience qui dure 60 ans.

-Je n'ai jamais pensé ça de toi, ni moi, ni personne d'autre dans la famille.

-Mais c'est pas pour autant que vous avez été à l'encontre des pensées d'Edward ou des visions d'Alice. Mais c'est du passé et j'ai tourné la page sur cet aspect là de ma vie. Maintenant je veux juste être tranquille sans vous. Avoir une vie bien à moi sans que vous n'interveniez à tout bout de champs.

-J'ai déjà dit à Edward de te laisser un peu d'espace.

-Ce n'était apparemment pas suffisant puisqu'il s'est promené toute cette nuit dans le quartier de Bella. Comme je lui ai dit à lui et sa sœur, le quartier de Bella devient officiellement territoire Quileute de ce fait je ne tolèrerais plus aucunes intrusions maintenant que vous êtes au courant.

-Tu ne peux pas venir et nous imposer une règlementation en dehors de ton territoire originel Jacob.

-Et qui va m'en empêcher ? Vous voulez protéger votre famille et je fais pareil avec la mienne. Bella est ma famille de ce fait je crois que nous pouvons réarranger notre accord. L'appartement de Bella est le seul endroit où elle est censée se sentir à l'abri et en sécurité, hors ce n'est plus le cas. Elle a été claire en ce qui concerne vos intrusions dans sa vie, elle ne veut pas de vous près d'elle. Je crois que cela peut s'inclure dans un traité qu'en pensez-vous ? Vous êtes docteur, donc vous croyez au bien être de la personne et de ses intérêts physiques comme psychologiques, vous ne pouvez pas aller contre ça.

Je voyais Carlisle réfléchir quelques secondes, j'avais presque oublié qu'il avait sa seringue dans la main, si la douleur ne s'était pas rappeler à moi.

-Je pense que ta requête est correcte Jacob Black, et j'accepte ton traité, rédige-le et appelle-moi une fois que vous serez prêts, ils se serrèrent la main en accord moral. Puis il se retourna vers moi.

-Je suis désolée Isabella, et il introduisit l'aiguille dans mon bras.

Une fois l'analgésique injecté je ne mis pas longtemps à commencer à en sentir les effets, apparemment il avait dû augmenter la dose, mais je ne m'en plaignis pas. Je vis Carlisle sortir après avoir donné une carte à Jacob.

Je passais une radio et j'avais les deuxièmes phalanges de l'auriculaire et l'annulaire de la main droite de cassés. Il revînt me poser une attèle, me faire une ordonnance et je pus enfin sortir.

Leah nous attendait patiemment à l'extérieur, je m'excusais auprès d'elle en rigolant. Jake lui dit que c'était l'effet de l'anesthésie. Ils me soutenaient pour marcher car ma trajectoire était tout aussi incohérent que mon esprit. Je riais à chaque fois que je croisais un poteau ce qui amusait Jacob. Il disait que j'étais drôle sous l'effet des drogues et qu'il avait bien l'intention de me faire boire rapidement et de me filmer pour en garder une trace et montrer la vidéo au reste de la meute, et surtout à Billy et à tous ceux qui ne partageaient les pensées de la meute.

Nous allâmes manger un morceau dans le fast-food du coin, je n'appréciais pas vraiment ce genre de nourriture, mais on va dire que j'étais plus tolérante aujourd'hui et cela grâce au puissant antalgique qui parcourait mes veines. Une fois le repas terminé et avoir attiré l'attention sur moi de part mes fous rires successifs, nous nous rendîmes à la pharmacie. Pour plus de sécurité et de tranquillité, Leah préféra rentrer seule chercher les médicaments prescrits. Jacob était en train d'essayer de me faire rester tranquille. Il se saisit me prenant un peu brusquement par le bras et m'attirant contre lui.

-Tiens toi tranquille Bella, m'ordonna-t-il un peu trop sèchement à mon goût. J'allais répliquer quand je vis la raison de son emportement.

-Tu vas bien Bella ? Carlisle m'a dit que tu étais blessée.

-En quoi cela te regarde-t-il Eddy ? rétorquai-je. Oui je n'étais pas dans mon état normal mais cela n'obscurcissait pas totalement mon cerveau. Je savais qu'il avait horreur de toute forme de surnom le concernant. Il me regarda incrédule et j'éclatais littéralement de rire sous son regard désappointé.

-Ben quoi tu ne m'as jamais entendu rire. C'est vrai que c'est un son nouveau pour toi. Vu que je n'ai jamais eu l'occasion de vraiment rire avec toi. Enfin si mais toujours grâce à Emmett et toujours à tes dépends. Mais généralement tu n'étais pas là.

-Tu devrais partir Cullen. Elle n'est pas vraiment elle même. Ce n'est pas le bon moment pour avoir une conversation.

-Carlisle m'a dit pour son engagement vis à vis du traité. Tu as bien joué ton coup chiot. Mais cela ne m'empêchera pas de tenter de la récupérer. Il me reste l'université et là-bas tu ne pourras rien.

-Il me reste plus qu'à me faire de Natasha ma nouvelle meilleur amie alors, plaisantais-je. Au moins une qui apprécie ta compagnie.

-Bella tu es en colère contre moi et je le mérite. Mais ne repousse pas le reste de la famille. Ils n'ont fait que suivre mon idée.

-Et je suppose quand tu dis ça tu fais allusion à ta chère sœur tout aussi manipulatrice que toi. Si l'un n'y arrive pas, l'autre y arrivera peut-être. Tu ne me connais pas Eddy, je ne suis définitivement plus la gentille et crédule Bella de Forks. Et arrête une fois pour toute de m'appeler Bella, seul Jacob et Leah le peuvent, car eux seuls comptent pour moi, Leah arriva avec mes médicaments elle se plaça de l'autre côté de façon à ce que je sois bien entourée.

-J'ai parfaitement compris ton avertissement et on en tiendra compte. Mais là vois-tu elle a besoin de se reposer, alors tu nous excuseras mais nous rentrons chez nous.

-Une dernière chose Jacob, avise-toi encore une fois de lui faire du mal, et je t'assure que je m'occuperais personnellement de toi, menaça Edward.

Je sentais que ce n'était pas vraiment ce qu'il fallait dire, car le corps de Jake commença à trembler assez sérieusement.

-Venant celui qui m'a complètement brisée, quelle ironie ! intervins-je plus sérieuse que je ne l'avais été jusqu'à présent. Mais vois-tu la différence entre Jacob et toi c'est que d'une part lui ne l'a pas fait intentionnellement, et d'autre part dans trois semaines je devrais être remise, sans aucune séquelles. Sais-tu combien de temps il m'a fallu ne serait-ce que pour me nourrir sans l'aide d'un proche quand tu m'as abandonné dans cette forêt ? Six mois, j'ai mis six mois avant de pouvoir me nourrir seule, sans l'aide d'une tiers personne car cela n'était plus indispensable pour moi. Et veux-tu savoir qui venait tous les jours quand Charlie n'était pas à la maison pour réparer ce que tu avais brisé ? C'est Jacob, alors ne viens pas jouer tes justicier de pacotille. Occupe-toi de ce qui te regarde et fous-nous la paix.

Je tournais les talons sans un regard pour lui, imité par mes deux amis et nous nous éloignâmes ensemble. Ma démarche n'était pas sûre et surtout pas très droite, mais j'essayais de garder toute la fierté qu'il me restait pendant que je mettais le plus de distance possible entre mon plus mauvais cauchemar et moi.

Nous prîmes un taxi pour rentrer à la maison. Je mis une bonne partie de l'après midi à me remettre de mon état second ce qui fit que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour m'exercer dans le maniement de mes émotions. J'essayais d'intégrer un maximum d'émotions et de sentiments, comme le doute, ou l'incompréhension enfin ce genre de sentiments qui se travaillent et qui ne sont pas facile à assimiler avec des faits. C'est comme ça que j'essayais de les travailler je les associais à des faits ou des événements pour que je puisse plus facilement les manipuler à ma guise, je disposais ainsi d'une palette assez vaste. J'avais travaillé ceux que je voulais explorer le lendemain quand je croiserais Jasper en espérant que j'arriverais à lui envoyer ce que je voulais et comme je le voulais. Et surtout qu'il puisse me comprendre. La soirée se passa tranquillement et nous mangeâmes quand Jacob revînt de son entretient avec Logan. Il en avait profité pour l'informer que j'étais blessée et que de ce fait je ne pouvais plus tenir mon service pour les trois prochaines semaines. Leah accepta de me remplacer pour ne pas pénaliser Logan et Lucy. J'étais heureuse d'aller enfin me coucher, pas que mes amis m'ennuyaient, mais parce que j'étais pressée d'expérimenter mon idée, voir si j'avais trouvé la faille dans le barrage de l'omniscience et l'omniprésence d'Alice et d'Edward.

Et surtout j'avais hâte de revoir Jasper, je pensais sérieusement que les effets des drogues que m'avait administré le médecin devaient avoir des effets secondaires. Car depuis quand j'avais hâte de retrouver une sangsue ? Même si j'appréciais un peu plus celle-ci que les autres, il en restait pas moins un suceur de sang.

Je pris le temps de repenser à sa visite quelques jours plus tôt quand je lui avais proposé mon amitié. Il y avait définitivement quelque chose qui ne tournait pas rond chez moi. Parce que je m'étais sentie tellement bien et à l'aise en sa présence, pas tout de suite car j'étais un peu angoissée car je ne le connaissais pas trop. Mais rapidement ce sentiment avait disparu, puis je repensais aux confrontations que j'avais eu avec Edward et Alice. Cette façon que j'avais de vouloir le protéger comme s'il était un être fragile, ridicule je sais. Mais ça ne s'expliquait pas ils m'avaient mise tellement en colère en incriminant Jasper que cela en était déroutant, j'aurais dû m'en foutre. Après tout c'était leurs histoires de famille, ça ne me regardait pas, enfin si quelque part cela me regardait puisque j'étais la principale victime de cette querelle fraternelle. Ce qui me dérangeait dans mon comportement c'était le fait que je prenais partie alors que j'aurais dû m'éloigner de tout ça, le repousser comme je l'avais fait avec tous les autres. Mais non j'avais ouvertement pris le partie de me ranger aux côtés de Jasper, et ce même devant mes amis. Amis auxquels j'avais volontairement caché que j'entretenais une relation amicale avec une sangsue. Alors que je pouvais tout leur dire, mais je ne voulais pas qu'ils sachent. Si j'arrivais encore à comprendre pourquoi mes actes allaient implacablement à l'encontre de ce que ma raison ordonnait surtout lorsque cela touchait Jasper. Je m'énervais toute seule, je m'horripilais et me dégoûtais. J'avais beau me dire que j'allais agir autrement mais une fois que j'étais en situation mon instinct prenait le dessus et le protégeait. Putain de conscience qui me bouffait la vie, ce que j'aimerais pouvoir l'ignorer et faire en sorte de ne pas l'écouter mais elle hurlait dans ma tête si fort que s'en était assourdissant. Mais surtout maintenant j'étais pressée d'être au lendemain, je voulais le voir, je voulais expérimenter ma théorie, je voulais pouvoir communiquer avec lui sans que personne ne sache rien.

C'est avec des sentiments d'irritabilité personnelle et d'incompréhensions émotionnelles que je réussis à m'endormir d'épuisement.


N'oubliez pas de cliquer sur le bouton juste en dessous. Merci Lucky pour ta vérification, on a frôlé la catastrophe lol. 

5

J'ai bien l'intention de faire quelques Pov Jasper, ils seront pas aussi nombreux qu'on le souhaite, parce que mon histoire tourne principalement autour de Bella. Vous comprendrez pourquoi dans quelques chapitres. Mais je pourrais toujours vous faire des bonus de temps à autres (en plus de ce que j'ai déjà prévu) si vous faites craquer ma boite mail avec vos commentaires :D

 


 

Chapitre 5 : Le traité.

Je me levais à la hâte sous le regard scrutateur de mes amis. Après avoir procédé à ma toilette et avalé mon café en vitesse. Je pris sous l'escorte de mes gardes du corps personnels et attitrés, le chemin de l'université.

Nous arrivâmes et comme de bien entendu Edward et Alice étaient déjà arrivés et me fixaient alors que je me dirigeais vers l'entrée accolée de mes deux amis.

-Apparemment notre présence ici ne leur plaît pas, me fit Jake tout sourire.

-Moi c'est la leur qui ne me plaît pas, et je dois bien faire avec, lâchai-je sarcastique. Putain je viens de trouver ! m'écriais-je fière de moi.

-Trouvez quoi ? demanda Jacob sceptique.

-Si je me saignais tu crois qu'ils repartiraient de nouveau ? m'exclamai-je enjouée.

-Bella ! me réprimanda Leah.

-C'est une idée comme une autre ça a bien marché une fois, qui sait peut-être deux avec un peu de chance.

-Chérie la chance pour toi, sois sérieuse deux minutes! ironisa Jacob. Compte la probabilité que tu avais de tomber dans la même université qu'eux avec toutes celles qu'ils pouvaient fréquenter par le monde.

-Ouais ! soufflai-je. Tu sais que tu viens de me foutre le moral en l'air pour la journée, moi qui croyais avoir trouvé la solution miracle, dis-je faussement dépitée.

-Je crois qu'ils n'aiment pas l'idée que tu te saignes, me dit-il avec un sourire satisfait. Où peut-être l'aiment-ils un peu trop ? rajouta-t-il avec un clin d'œil, alors que Leah lui administrait une claque derrière la tête.

Je rigolais et après les avoir embrassés, j'allais en direction de mon premier cours. Je jetais un œil partout autour de moi à la recherche du vampire blond. J'avais aperçu le cabriolet de Rosalie ce qui signifiait qu'elle, Emmett et Jasper arpentaient déjà les couloirs de l'établissement. J'étais pressée de le trouver pour pouvoir expérimenter mon idée. Je souhaitais que ce système fonctionne et surtout que je ne me plante pas dans le message à envoyer. Parce que d'un côté je savais que mon plan pouvait fonctionner mais ce que je doutais c'est qu'il comprenne le sens de mes émotions. Ce qui me souciait le plus en fait était de savoir s'il pouvait les différencier de toutes celles qu'il ressentait en provenance de tout le monde présent autour de lui, je prenais vraiment conscience de ce qu'était le don de Jasper. Être capable de ressentir toutes les émotions, les douleurs, et les humeurs de chacun ce n'est pas ce que j'appellerai un don mais plutôt une malédiction. Je ne peux même pas imaginer ce que cela doit être et je dois dire que je le regarderais différemment et avec beaucoup plus de respect encore. Parce que malgré tout ce qu'il peut ressentir venant de tout le monde il est d'un calme et d'une sérénité impressionnant. Moi j'ai du mal avec mes propres émotions alors lui au milieux d'une université remplie de jeune gens aussi différents de culture, de tempérament et émotionnellement, Il n'y a pas d'autre mot, il force le respect.

La matinée se passa lentement mon rythme cardiaque s'accélérant à chaque inter-cours. En plus la douleur de mes doigts se réveillait j'avais oublié de prendre mes analgésiques ce matin avant de partir, j'en profitais pour appeler Leah pour lui demander de me les apporter quand ils viendraient à la pause de midi, soit dans une heure en fait.

Je vis passer Rosalie qui me jeta un coup d'œil furtif, son regard n'était pas aussi dur que dans mes souvenirs. Peut-être était-ce dû au fait que j'avais décidé moi-même de me tenir éloigné de sa famille ? Ou peut-être que ma rancœur envers les siens faisait que je les voyais différemment ? Ils m'avaient toujours dit que j'étais dépourvu de l'instinct de survie, peut-être avaient-ils raison tout compte fait. Je me rendais à mon dernier cours de la matinée et c'est avec une longueur exaspérante que l'heure avançait, je désespérais, je commençais à penser que Jasper n'était pas venu aujourd'hui. J'étais déçue de devoir patienter jusqu'à ce que je le vois, j'avais été tellement impatiente depuis l'instant où javais trouver cette solution.

La sonnerie se faisait enfin attendre, je me dirigeais à l'extérieur pour rejoindre mes amis qui devaient m'attendre avec le panier pic-nique préparé par Leah. Je n'eus pas de mal à les trouver car tous les yeux étaient tournés vers eux, il faut dire que Jacob était impressionnant par sa musculature, et heureusement qu'il avait fait l'effort de mettre un tee-shirt et une petite veste. Leah elle n'était pas en reste, elle était belle, élancée et athlétique, son teint typique des amérindiens lui conférait une beauté naturelle et je suis presque sûre que toutes les filles qui la regardaient, devaient lui envier sa beauté et son homme.

J'arrivais à leur hauteur et Jake me serra dans ses bras comme s'il ne m'avait pas vu depuis des jours.

-Je t'aime mon rayon de soleil tu m'as tellement manqué.

-Je t'aime aussi Jake. Je sais que t'es du genre démonstratif mais on s'est vu ce matin. Tu te rappelles qu'on vit ensemble ?

Quand je le vis sourire par dessus mon épaule, je me retournais pour voir à qui était attribué cette fausse sympathie, bien que mes doutes auraient dû me suffire. Mes yeux confirmèrent ce que mon esprit soupçonnait. J'entendis même la remarque d'une de ses fans qui le suivaient toujours à distance.

« Comment fait-elle pour tous les attirés ? Elle est tellement banale et t'as vu comment elle s'habille ! ».

Leah leur adressa un regard noir qui les fit déguerpir sans demander leur reste, moi j'esquissais un sourire, j'avais l'habitude que les filles me traitent de la sorte et je n'y faisais pas vraiment cas. Et puis je dois dire que je m'en foutais royalement de ce qu'elles pouvaient bien penser de moi, car honnêtement mes pensées les concernant n'étaient pas meilleures.

Je redirigeais mon regard vers Edward mais il était déjà parti, tant mieux nous pourrons ainsi passer une pause tranquille surtout que nous devions rédiger le traiter. Leah me tendit mon flacon d'analgésique. Le repas se passa dans les rires et la bonne humeur mais il était difficile d'en être autrement avec Jake et Leah. Mon ami était en temps normal quelqu'un de jovial, d'attachant et de reposant, il savait faire partir les tensions comme ses attrapes rêves, les cauchemars, mais depuis qu'il s'était imprégné de Leah il était à lui seul une source de bonne humeur universel. Leah avait beaucoup changé elle aussi, elle était passée de la fille aigrie et rancunière à une jeune fille douce, tendre, aimante et généreuse. J'aimais Leah et bien qu'au départ j'avais un pincement au cœur parce qu'elle me prenait mon Jacob. Je pouvais aujourd'hui comprendre que la situation avait été inversée, c'est moi qui le lui avait pris et il ne faisait aucun doute quand on les regardait se dévorer des yeux et qu'on voyait l'amour qui transpirait de leur être, qu'ils étaient véritablement la moitié d'une entité, d'un entier. Le traité fut rédigé nous avions choisi nos mots avec attention pour ne pas que cela se retourne contre nous.

J'avais juste émis un petit hic mental car ce traité empêcherait Jasper d'approcher de chez moi, mais si j'arrivais à communiquer avec lui à travers mes émotions, je pourrais facilement faire avec. Ce serait plus difficile pour avoir une véritable discussion mais qui sait peut-être un jour, ce qui m'importait c'est qu'il ne doute pas de moi et de mes engagements vis-à-vis de lui. Je ne sais pas pourquoi mais le fait qu'il puisse me faire confiance était important pour moi. De plus j'avais l'impression que nous nous comprenions, qu'il partageait ma souffrance et mon rejet, sans forcement se servir de son don. Un jour j'aborderais ce sujet avec lui, mais pour le moment il fallait que mon plan fonctionne car Jake et Leah n'accepteraient jamais de me laisser l'approcher, pas après que je leur avais certifié détester toute la famille. Ils ne pourraient pas me comprendre, je ne me comprenais pas moi même.

Le moment de repartir en cours arrivait, je me levais donc et après avoir embrassé mes amis je m'engouffrais dans l'énorme et vieille bâtisse. Je n'avais guère de motivation car je savais que le prochain cours de deux heures était partagé avec Edward. Je rentrais il était déjà installé alors je me plaçais en retrait et le plus loin possible de lui. Il ne se retourna pas une fois durant les deux heures, je commençais à me détendre peut-être avait-ils enfin compris que je ne reviendrais pas sur mes sentiments. Les deux heures se déroulèrent mieux que je ne l'avais pensé, et je pris plaisir à écouter mon prof. La sonnerie se fit entendre annonçant pour moi la fin de journée. Je ramassais mes affaires mais faut dire qu'avec ma main droite immobilisée alors que je suis droitière je n'étais pas très dégourdie. Je fus presque la dernière à sortir de la salle, et j'étais légèrement énervée et déçue de ne pas avoir pu m'exercer avec Jasper, c'est vrai je dois l'avouer, je suis un tantinet impatiente.

Je vis alors Edward s'énerver devant Jasper, qui me fixait alors que je franchissais la porte. Quand je l'aperçus, je ressentis une joie intense, je m'imaginais alors projeter une onde partant de mon abdomen là où le sentiment était le plus intense en sa direction, cela avait dû fonctionner car il me sourit et m'envoya une onde de gratitude, son frère se mit entre nous comme si Jasper aurait pu représenter un danger pour moi. Son geste eut le don de me mettre en colère, une vague de calme m'atteignit et à mon tour je lui envoyais de la reconnaissance. Ce fut suivi d'une vague de bonheur et de compréhension, il avait compris que je me servais de mes émotions pour communiquer avec lui. Je pris la direction du couloir opposé pour ne pas attirer l'attention d'Edward. Je pensais à Jake et l'amitié que je ressentais pour lui et je dirigeais ça sur Jasper. Une déferlante de reconnaisse et de gratitude me submergea, je fus déstabilisée et je chancelais devant l'intensité de ce que je venais de recevoir. Il m'envoya un peu de remords et je ris alors que j'avais le dos tourné pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas. J'entendais Edward réprimer son frère.

-Tu n'as pas à l'approcher Jasper je croyais qu'on avait réglé ce problème.

-Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire Edward. J'ai toujours fait ce que je voulais, ce n'est pas aujourd'hui que cela changera.

Je ne pus me retenir de me retourner pour les observer. J'éprouvais une telle haine contre Edward à cet instant, son attitude me ramena deux ans en arrière. Jasper s'en allait passant à côté moi en me gratifiant d'un sourire sincère. Je restai debout à toiser Edward, jusqu'à ce qu'il avance d'un pas vers moi.

-Bella ! m'appela t-il.

Je lui tournai le dos et sortis sans répondre à son appel. Ce côté je contrôle tout de sa personnalité me tapait sur le système c'est déjà ce qu'il faisait à l'époque où nous étions ensemble et apparemment il avait reporté cette petite manie sur Jasper. Il faisait ça avec tout les êtres qu'il croyait faible, comme si Jasper avait été un être fragile. Edward avait une trop haute estime de lui, et j'aimerais avoir la chance de voir un jour celui ou celle qui allait lui dégonfler son égo et son assurance.

Je rejoins la maison avec Leah et Jake avant de partir au magasin pour mon après midi galère. Je devais sourire à des gens que je ne connaissais et pour lesquels je n'avais pas vraiment envie de côtoyer, mais les factures ne se payaient pas toutes seules surtout depuis que je devais nourrir deux loups. Heureusement pour moi ils allaient travailler et pouvoir m'aider au moins sur le budget nourriture. Je ne pouvais pas me servir de ma main droite mais la gauche était amplement suffisante pour passer les articles devant le scanner. Heureusement pour moi je n'avais que quatre heures par jours et trois jours par semaine dans cet établissement, les lundis, mercredis et jeudis. Arriva enfin 19h30 fin de mon service je saluais mes collègues de galère qui aimaient autant que moi cet endroit. Leah fut la seule à m'attendre à la sortie du personnel, Jake travaillant tous les soirs chez Logan. Nous rentrâmes ensemble je sentais que quelque chose la préoccupait.

-Qu'est-ce qu'il y a Leah ? elle souffla avant de se lancer.

-Bella ne le prend pas mal mais je m'ennuie.

-Oh ! Et tu veux rentrer à La Push ? demandai-je attristée.

-Non ! fit-elle brusquement. Je la regardais incrédule.

-Tout à l'heure Logan m'a proposé de remplacer une de ses serveuses qui veut prendre ses congés. Et je ne sais pas si je peux accepter.

-Ben accepte, pourquoi ne le ferais-tu pas ?

-Pour toi et ta protection Bella !

-Écoute je crois que le message est passé il m'ont laissé tranquille toute la journée aujourd'hui, malgré les cours que nous avons partagés, et puis c'est juste pour quelques jours.

-Oui mais je culpabilise personne ne pourra venir te chercher à la sortie du magasin et je suis pas sûre que Jake accepte.

-C'est trois soirs par semaine et si ça peut te soulager je demanderais à une fille qui habite pas loin de rentrer avec moi. Et pour Jake tu sais qu'il n'aime pas te savoir mal. Allez faire un tour ce soir et transformez-vous comme ça il verra ce que tu ressens vraiment, et puis vous devez parler à Sam du traiter qu'on a rédigé.

-Oui, tu as raison je vais lui expliquer la situation. C'est bon d'avoir une amie qui me comprend et à qui je peux me confier, je lui souris.

Je m'en voulais soudain car en fait même si Leah était mon amie et celle qui se rapprochait le plus de ma meilleur amie, je ne pouvais pas lui parler de mon engagement secret avec Jasper. Encore une fois je me retrouvais seule avec un gros secret que je ne pouvais confier à personne. Il devait lui aussi le cacher à sa famille et c'était certainement plus dur pour lui car il devait y inclure sa propre compagne et son télépathe de frère, je me rendais compte que j'étais égoïste il faudrait que j'arrive à l'approcher pour lui parler de ça.

Nous passâmes la soirée devant la télé et un film avec Meg Ryan pour œstrogènes déprimées. C'était bon de partager un peu de moment détente comme celui-là, être avec une fille et passer un moment sans shopping, maquillage, coiffure où autres débilités féminines de ce genre. Le film terminé nous parlâmes d'un peu de tout avant qu'elle n'arrive sur « le » sujet sensible.

-Quand vas-tu reprendre ta vie affective en main Bella ?

-Tu n'y vas par quatre chemins toi. Pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour.

-Dis-moi combien d'hommes as-tu eu après Jake ? je baissais la tête, je me sentais gênée, j'avais peur que si je lui avouais que j'en avait eu aucun elle penserait que c'est parce que je pensais toujours à son homme.

-Non ! Tu n'as pas eu d'autres relations après Jake ? elle était stupéfaite. Mais tu attends quoi ?

-Écoute Leah je ne suis pas franchement prête pour avoir une relation et je ne peux pas me jeter dans le lit du premier venu comme ça, je dois avoir confiance pour y arriver, et avoir un minimum de sentiments.

-Je ne te dis pas de te trouver une relation sérieuse. Mais je sais que quelques hommes d'ici ne sont pas insensibles à tes charmes, et ça aèrera un peu ton... esprit, dit-elle tout sourire.

-Je n'ai vu personne encore qui soit digne d'intérêt, lui rétorquai-je, sans relever sa réflexion scabreuse.

Je n'avais pas envie qu'elle me colle avec je ne sais qui. J'avais envie qu'on me laisse tranquille, je savais que quelque chose ne tournait pas rond chez moi. Les deux seuls hommes dont j'étais tombée amoureuse étaient un vampire et un loup, alors avec ça comme passé affectif il y avait encore des séquelles.

-Et que penses-tu de Logan ? Il est sexy non ? voilà on y était, j'avais le pressentiment qu'elle allait me parler de lui à un moment ou à un autre de cette conversation.

-Oui je suppose mais c'est mon patron.

-Bella tu es trop difficile laisse-toi aller un peu ! Il est parfait Logan, beau, sexy, intelligent, il a du caractère juste ce qu'il faut et comme il faut, et tu lui plais. Laisse-lui une chance.

-Je vais y réfléchir, lâchai-je. Pas que j'allais vraiment le faire, mais juste qu'elle me laisse un peu tranquille.

Peu de temps après Jake rentrait Leah lui sauta dans les bras, leur bonheur était si bon à voir. Mais il me rappelait que moi j'étais seule et que j'avais de grande difficulté à trouver un homme à mon goût à moins qu'il ne s'avère être dangereux, il n'avait apparemment pas la moindre chance avec moi. Je repensais à ma discussion avec Leah. Devais-je laisser sa chance à Logan ? Je l'aimais bien, mais pas assez pour m'imaginer dans un lit avec lui, est-ce que quelqu'un d'autre m'attirait ? Je fis le tour des élèves, de mes clients du magasin et du pub, même des personnes dont je n'avais fait que croiser la route, personne ne suscitait d'intérêt particulier pour moi, hormis peut-être Mr Coop, mais peut-être était-ce parce que je savais qu'une relation avec lui était impossible.

Je leur laissais un moment d'intimité de toute façon il était temps que j'aille au lit parce que demain j'avais des cours. Je leurs souhaitais bonne nuit et allais me préparer pour la nuit. En revenant dans ma chambre après m'être apprêtée pour la nuit, Jacob m'attendait assis sur mon lit.

-Nous allons sortir un peu avec Leah, tu seras seule une heure ou deux tout au plus. Mais si tu suspectes quoi que ce soit appelle je garde mon téléphone sur moi, nous ne seront pas loin à peine 5 minutes.

-Ne t'inquiète pas ça va aller, Carlisle t'a donné sa parole et aucun des Cullen ne le mettra en porte à faux devant vous.

-Je l'espère sinon je me ferais une joie de lui faire regretter.

-Je n'en doute pas. Allez file je dois me coucher j'ai cours demain.

Il m'embrassa sur la tempe et sortit de ma chambre pendant que je me glissais sous mes draps. Le fait que je sois seule chez moi ne m'empêcha pas de m'endormir sereinement.

Les jours suivant passèrent en une routine devenue coutumière, Edward ne m'adressa plus la parole tout comme les autres Cullen, ce qui ne l'empêcha néanmoins pas de m'observer et d'épier tout mes faits et gestes sans se cacher. Nous approchâmes de mon anniversaire et le fêter ne m'effrayait plus comme cela avait été le cas avant, quand je pensais avoir un avenir éternel figé dans mes 17 ans tout comme Edward. Dans quelques jours j'allais fêter mes 20 ans.

J'étais la plupart du temps seule en cours et en dehors des salles également sauf quand Scott et Lucy arrivèrent à se décoller assez longtemps l'un de l'autre pour me tenir compagnie. Mon amie s'en voulait de me délaisser, mais je ne m'en plaignais pas, je me sentais bien seule.

Avec Jasper nous avions réussi à communiquer par sentiments et émotions interposés, et je devenais plus agile dans la maîtrise de leurs maniements. Mais cela me frustrait quand même car les émotions bien que parlantes ne pouvaient pas remplacer une vraie discussion, mais je m'en contentais.

J'eus l'impression de m'être fait prendre par Rosalie, un après midi alors que j'avais une heure de libre entre deux cours. J'étais à la bibliothèque, Jasper venait de renter avec sa sœur et prirent place en face de moi, quelques tables nous séparaient mais il n'y avait personne pour les occuper. J'essayais de me concentrer sur mes révisions, je ressentis alors une vague de joie me parvenir, je levais machinalement la tête et je vis le sourire qu'il m'offrait. Je ne pouvais pas lui sourire, bien que les coins de ma bouche frémissaient légèrement. Je reçus de nouveau de l'amusement, apparemment la situation lui plaisait. Je lui envoyais de la frustration, il pencha la tête et je croisais son regard ainsi que celui de Rose qui naviguait entre lui et moi. Je rebaissais la tête contrariée, il m'envoya de l'optimisme et de la sympathie, et moi en retour de l'exaspération.

Je n'avais plus relevé la tête de l'heure, mais nous avons échangé bon nombres de sentiments divers à la sonnerie je me levais et ramassais mes affaires, Jasper me fit un autre sourie et m'envoya du contentement et de la sympathie. Je croisais le regard de Rosalie qui était plus curieux que glacial. J'avais l'impression qu'elle me regardait comme si c'était la première fois qu'elle me voyait. Je réalisais que j'aimais me sentir spéciale pour Jasper, et le fait qu'il m'accorde son l'attention me plaisait plus que de raison. Lui qui s'était toujours efforcé de me garder à distance, était maintenant celui qui me sollicitait de temps à autre, et j'aimais ça. Bizarre.

La fin de journée sonna enfin nous étions vendredi ce qui voulait dire que je disposais du reste de mon après midi et de ma soirée entièrement seule, et pour une fois je n'avais pas envie de rester à la maison. Je décidais d'occuper mon après midi en faisant mes devoirs et mes révisions pour être tranquille durant mon week-end. Et puis après que Jake et Leah furent partis au Studio 13 pour leur service. Je me préparais je voulais sortir et aller au ciné, il y avait longtemps que je n'y étais pas allée.

Je sortais donc pour me rendre à l'arrêt de bus celui-là même qui me déposerait juste en face du cinéma. Je vérifiais ce qui passait en salle mais rien n'attirait ma curiosité, tant pis je décidais de revenir une prochaine fois.

-Bella ! entendis-je dans mon dos. Je me retournais exaspérée.

-Quoi ! répondis-je sèchement sachant à qui je m'adressais.

-Ne m'agresse pas Bella je ne te ferais pas de mal, je veux juste discuter avec toi.

-Je t'ai déjà dit tout ce que j'avais à te dire, et je n'ai rien de nouveau à ajouter.

-Tu ne peux pas nous en vouloir éternellement Bella.

-Là dessus tu as raison, je vous haïrais que jusqu'à ma mort, l'éternité n'est plus pour moi, lâchai-je cynique.

-C'est pour ça que tu m'as traîné ici ! entendis-je rouspéter Rosalie qui arrivait.

-Apparemment je peux pas sortir seule cinq minutes sans qu'on vienne m'importuner.

-Je suis désolée Isabella je ne savais pas qu'on allait te tomber dessus, s'excusa Rosalie en jetant un regard noir à sa sœur.

J'en restais presque surprise tant par l'emploi de mon prénom en entier car aucun des Cullen n'avaient eu l'air de respecter mon choix de vouloir me dissocier de celle que j'étais à Forks en reprenant mon prénom entier. Que du fait qu'elle soit en désaccord avec sa sœur.

-J'imagine Rosalie, je me doute que tu ne serais pas venue autrement.

-Pas dans ces circonstances, me répondit-elle sans animosité. Je m'interrogeais sérieusement sur son comportement.

-Sur ce passez une bonne soirée, moi je rentre chez moi vu que je suis assignée à domicile.

-Parle nous ! me supplia Alice.

Je me retournais pour lui faire face, prise d'une assurance qui ne m'était pas coutumière.

-Concentre-toi deux minutes sur mon avenir Alice. Me vois-tu te parler et te pardonner ?

Elle s'exécuta puis rouvrit les yeux.

-Pas pour le moment mais tu le feras je viens de te revoir transformée Bella, tu es floue mais tu t'éclaircis un peu plus chaque jour qui passe.

-Je te l'ai déjà dit et je te le répète je ne serais jamais une Cullen et même si vous me transformez de force je serais jamais une des vôtres, pas plus que je te pardonnerais à toi ou à lui votre abandon.

-Tu es mon amie Bella et tu le redeviendras.

-C'est Isabella et je suis certaine du contraire, j'ai déjà une amie et je n'en ai pas besoin d'une autre. Elle a les même critères que moi concernant l'amitié, pour elle l'abandon ne fait pas office de preuve d'attachement, ni d'affection, si tu vois ce que je veux dire.

-Tu me fais mal, tu ne peux pas me dire ça, sanglota-t-elle des larmes sèches.

-Je t'ai fais mal ? Tu plaisante j'espère ! Alice j'ai fait une tentative de suicide quand vous êtes partis, j'ai sauté d'une falaise et j'ai failli mourir c'est Jacob qui m'a sauvé, c'est lui et la meute qui ont ramassé ce que vous aviez brisé en moi, ils leur a fallu plus d'un an avant que je reprenne figure humaine. Et tu te plains d'avoir mal, laisse-moi rire.

-Tu devrais partir, me fit Rosalie en prenant sa sœur dans ses bras pour la réconforter.

Son intonation n'était pas mauvaise, je sentais même de la compassion à mon égard. Je me retournais et partis de mon côté, je ne voulais pas rentrer chez moi alors je décidais d'aller au Studio 13, où je verrais du monde et je serais en sécurité entourée de mes amis, j'avais surtout besoin d'un bon verre.

Jacob me regarda surpris.

-Qu'est-ce que tu fais ici ?

-Sympa moi qui pensais avoir un peu de réconfort.

-Qu'est-ce qu'il y a Bella ?

Je lui racontais le coup du cinéma, il bougonna. Je l'apaisais en lui racontant comment j'avais réussi à déstabiliser un vampire. Il était toujours contrarié mais me félicita quand même. Nous passâmes la soirée tranquillement je voyais Leah à ma place qui avait l'air à l'aise je ne regrettais pas qu'elle me remplace et qu'elle travaille, elle semblait mieux dans sa peau. Les hommes la laissaient tranquille quand ils virent que toutes les demi-heures environs Jake venait réclamer un bisou affichant à toute la population masculine de l'établissement qu'elle n'était pas libre. Bien évidemment ce n'était pas mon cas, j'étais seule et cela se savait, je dus éconduire un bon nombre de prétendants saouls à tel point que je pensais sérieusement rentrer avant même la fermeture du pub, Jake tentait d'en chasser quelques uns mais il a dû faire face à une bagarre ce qui fait qu'il dut m'abandonner un moment. Ce fut Logan qui vînt à mon secours, il posa son bras autour de mes épaules.

-Qu'est-ce que tu fais Logan ? demandai-je surprise.

-Ne le prends pas mal ma belle, s'ils voient que tu n'es plus seule ils vont te laisser tranquille.

-C'est une idée, mais je suis pas vraiment à l'aise, lui avouai-je.

-Je ne te ferais jamais rien que tu ne veuilles pas, me dit-il sérieusement, et mon malaise s'accentua.

-Je suis désolée Logan, je ne peux pas répondre à tes attentes.

-Je le sais, mais si un jour tu changes d'avis je serais là pour toi, me fit-il avec un clin d'œil et me déposant un baiser sur ma tempe.

Ce qui allégea l'atmosphère et mon malaise surtout quand je vis le sourire de connivence qu'échangeait Leah et Lucy.

La soirée se termina enfin je ne l'avais jamais trouvé plus longue que ce soir. C'était dû au fait que je ne travaillais pas.

Sur le chemin du retour Jacob m'annonça que nous avions rendez-vous le lendemain en milieu d'après midi avec les Cullen pour signer le traité que nous avait retourné Sam signé, par fax.

Nous avions dû lui envoyer pour qu'il le signe officiellement car c'était lui l'Alpha de la meute et nous ne voulions pas qu'ils jouent sur une petite erreur ou un mot pour le retourner à leur avantage.

La journée avança lentement et au plus les heures passaient au plus j'étais angoissée. J'avais même demandé à rester à la maison, mais Jake avait répondu que cela pourrait être une ruse pour les tenir éloignés de moi. Et il ne pouvait pas y aller seul, même si face à tout ces vampires ils n'avaient aucune chance, c'était une question d'honneur. Donc me voilà en train de me préparer chaudement, car j'allais voyager à dos de loup, vu que le rendez-vous se tenait à l'extérieur au beau milieu d'un parc naturel, et que leur emploi du temps ne permettait pas d'y aller tranquillement.

L'heure du départ était arrivée nous prîmes un taxi jusqu'à l'entrée de la réserve naturelle, puis une fois sous le couvert des arbres Leah et Jake s'éloignèrent pour se transformer, je pris leur affaires que je mis dans mon sac à dos et grimpais sur le loup géant qu'était Jake, il était magnifique, majestueux tout comme Leah d'ailleurs qui était bien plus frêle par rapport à son homme mais tout aussi gracieuse et impressionnante malgré sa taille moins imposante.

Autant la course avec les vampires m'effrayait à l'époque où je fricotais avec l'un d'eux, autant la course à dos de loup était presque agréable, je dis presque parce que mes fesses allaient être meurtries pendant quelques jours. Nous arrivâmes près d'une rivière, je l'entendais Jacob et Leah ralentirent leur course pour finir par marcher lorsque nous sortîmes de la forêt ils étaient déjà tous présent, je me saisis et tentais de montrer une posture fière malgré la peur qui me tenaillait le ventre. Jacob s'affaissa au sol me laissant descendre à bonne distance de nos opposants. Ils étaient tous parfaitement alignés. En partant de la gauche Alice qui me dévisageait le visage triste, Edward qui lui arborait un visage dégoûter j'y décelais même de la crainte, Carlisle un visage avenant, Esmé un sourire maternelle collé sur son visage, sourire que je ne lui rendis pas, Emmett un visage crispé et peiné, Rosalie un regard mauvais, et Jasper qui me souriait, à ce dernier je lui envoyais l'onde de joie qui voulait dire bonjour dans notre code de communication, onde qui me revint de plein fouet. Je vis Jacob regarder en sa direction avec un regard interrogateur. Une fois mes deux pieds posés au sol, j'enlevais mon sac à dos que je plaçais dans la gueule à demi ouverte de Jacob, il regarda Leah qui vînt se placer à mes côtés. Nous le regardâmes disparaître entre les arbres, j'étais anxieuse et son absence m'affolait, je reçus une vague de calme et je regardais Jasper je ne pouvais pas lui sourire en présence de tout le monde, je lui envoyais de la gratitude. Puis Carlisle prit la parole.

-Comment vont tes doigts Bella ?

-Écoutez je vais en profiter pendant que vous êtes tous présent. Mon nom est Isabella, Bella ce n'est que pour les intimes. Ce que vous n'êtes plus, et j'aimerais vraiment ne plus avoir à le répéter cela devient lassant.

-Ne pourrais-tu pas nous laisser nous expliquer, Isabella ? me demanda Esmé.

J'avais du mal à rester en colère contre elle quand elle utilisait ce regard et je me fustigeais intérieurement de me sentir si faible. Heureusement pour moi Jacob revînt à ce moment.

-Elle a écouté vos excuses et ne les a pas acceptées, les choses sont claires. Maintenant il serait bien que vous compreniez et acceptiez son point de vue, pour une fois ce serait juste et honnête.

-Je ne vois pas de quel droit tu te permets de t'exprimer à sa place Jacob, pesta Edward.

-Parce que quand je le fais ça n'a pas l'air d'être suffisant, sifflai-je en retour. Tu ne m'as jamais laissé prendre mes propres décisions même après m'avoir abandonnée seule au milieu de la forêt et encore moins maintenant que je hurle que je ne veux plus de toi dans ma vie. Alors ce droit c'est moi qui le lui donne. Il est mon protecteur et mon ami.

-Et ton amant, cracha Edward.

-Il l'a été oui. Il m'a juste donné l'affection que tu me refusais. Tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi, après tout c'est toi qui as choisi cette voie. Moi à l'époque je ne voulais que toi, c'est toi qui m'as repoussée et abandonnée comme on abandonne un chien, et encore certaines personnes ont plus de respect pour leur animaux que tu n'en as eu pour moi, ma haine se renforça au fur et à mesure où les minutes s'accumulaient.

-Je regrette Bella, tu ne peux pas savoir comment je regrette, reviens-moi je te donnerais tout ce que tu souhaites. Je ferais de toi une immortelle si c'est vraiment que tu souhaites, me pensait-il si superficielle et intéressée que ça ?

Et puis quand va-t-il enfin comprendre quand je parle, putain ! Je ne veux pas qu'il m'appelle Bella c'est encore trop douloureux pour moi. Mais je crois qu'il l'a compris en fait, et c'est sa façon pour briser entièrement, mais je ne le laisserais pas faire.

-Non ce n'est pas ce que je veux et encore moins revenir vers toi. Tu es un manipulateur et un prétentieux. Tu crois être supérieur à tout le monde parce que tu t'insinues dans leurs esprits et que tu connais leurs failles. Mais ça ne marche pas avec moi, et c'est pour ça que je t'intéresse de nouveaux, c'est parce que je te résiste et que je ne te vénère plus. Et si à l'époque j'ai voulu devenir comme toi ce n'est pas pour l'éternité comme tu peux le croire, mais parce que je voulais l'éternité à tes côtés. Je ne suis pas aussi vaine que tu peux le penser, ma haine prit des proportions démesurées. J'entendis un grognement émaner de ma droite, toutes les têtes se tournèrent instantanément vers Jasper. Leah se plaça devant moi tout comme Jacob.

-Bella contrôle-toi, m'ordonna Jasper.

-Excuse-moi, je me concentrais et tentais de me calmer mais c'était difficile, je tentais de respirer plus sereinement je réussis à calmer mes élans de colère, je reçus des vagues de calme successives qui m'aidèrent à reprendre le contrôle de mes émotions. Merci, je lui envoyais de la gratitude et de la reconnaissance, il me sourit.

-Qu'est-ce qu'il te prend ! fit Alice d'un ton cinglant.

Alors que Jacob se retournait vers moi pour s'assurer que j'allais bien. Mon agacement associé à ma colère refirent surface, encore dire que j'avais du mal à gérer mes émotions était un euphémisme surtout avec eux à proximité.

-Montre-leur Jasper.

-Je ne peux pas faire ça Bella, c'est trop puissant et il pourrait y avoir des conséquences désastreuses.

-Tant pis, je regardais Alice. Jasper a laissé échapper le grognement que je lui ai inspiré de par mes émotions. À cause de la haine que vous faites naître en moi.

-Bon je crois que vous avez eu votre explication, maintenant je pense que nous pouvons procéder à la signature du traité, intervînt Jacob .

-Oui je pense que cela nous mène nulle part, acquiesça Carlisle.

Nous nous avancions tous prudemment pour nous rejoindre à mi chemin, mon cœur s'emballait à la proximité de tous les Cullen. Une nouvelle vague de calme m'atteignit, et je lui souris en réponse. Edward qui me regardait tourna la tête vers son frère avec un regard noir, tout comme Alice. Je ne comprenais pas la réaction de cette dernière, en plus je n'avais pas remarqué avant mais elle n'était pas à ses côtés. J'envoyais une onde interrogative, puis je regardais Alice, en retours je reçus des sentiments d'acceptation et de sérénité, rien que je ne pouvais analyser. Je ne comprenais pas sa réponse et cela m'agaçait, je reçus une deuxième vague d'acceptation. Carlisle prit le traité rédigé en deux exemplaires et commença à le lire.

-Je ne suis pas d'accord avec ça, dit soudainement Edward.

-Faillait s'y attendre, répondis-je du tac-au-tac.

-Qu'elle partie ? demanda Jacob qui s'attendait lui aussi à une objection.

-Je croyais que ce traité concernait cette ville et son habitation actuel.

-En fait il concerne mon lieu de vie en général, je me protège aujourd'hui mais je veux aussi me protéger dans ma future vie. Je ne veux pas que tu profites d'un déménagement pour m'approcher, dis-je fière de moi, car c'était une de mes idées.

-Je ne signerais pas ce traité, dit-il catégorique.

-Dans ce cas là tu devras en subir les conséquences, répliqua Jacob tremblant.

Et là je ne compris rien, tout se passa extrêmement vite. Edward tenta de m'attraper alors que Leah lui emprisonnait le bras dans sa gueule, il poussa un cri de douleur, mais réussit à lui porter un coup et la repousser dix mètres plus loin. Jacob éclata et se transforma en loup à quelques centimètres de moi, ce qui était véritablement impressionnant. Il voulait attaquer Edward qui venait de s'en prendre à sa compagne, entre temps Emmett se plaça devant, faisant face à Jake dont les grognements me terrifiaient.

Leah voulut sauter sur Edward par derrière mais Alice la devança et elles se faisaient face j'étais entourée de grognements puissants et bestiaux. Mes amis étaient en sous nombres j'avais peur pour eux c'est une véritable panique qui me submergea, je tombais à genoux prise de spasmes, je ne trouvais plus d'air je n'arrivais plus à respirer. Esmé tenta de s'approcher de moi Rosalie la retint.

-Non Esmé laisse-là, elle se tourna vers son frère. Jasper va la calmer, il me regarda.

-Bella je peux t'approcher ? me demanda-t-il.

Je hochais la tête. Il s'approcha il s'accroupit et me prit dans ses bras. Cette froideur que j'avais assimilé au mal ou à de mauvaises choses me saisit. En fait le froid représentait pour moi tout ce qui pouvait me rappeler lui et la souffrance qu'il m'avait infligé. Mais dans les bras de Jasper je me sentais en sécurité, comme s'il me protègerait au péril de sa propre vie.

-Chutttt ! Bella ça va aller, calme-toi, me susurra-t-il calmement à l'oreille.

Je le sentis se tendre, j'en regardais la raison. Jake et Leah en ligne côte à côte prêt à lui sauter dessus, il fallait que j'intervienne avant que cela n'arrive.

-Ça va Jake il ne me fait pas de mal, il m'aide, calme-toi, mais les grognements de Jake ne se firent pas moins assourdissant, ni moins menaçant.

-Jake j'ai confiance en lui, il ne me fera rien, dis-je.

J'aurais voulu descendre des bras de Jasper pour qu'il se calme mais j'avais peur que si je le faisais il ne lui saute dessus. C'est alors qu'intervint Edward.

-Je suis d'accord avec toi, pour une fois, dit-il à Jacob. Je le voyais s'approcher de moi. Les bras tendus comme s'il voulait m'enlever de ceux de Jasper.

-Ne le laisse pas me prendre Jasper, lui demandai-je d'une voix paniquée en regardant Edward.

-Si tu ne le veux pas, je ne le ferais pas, me répondit-il.

-Je ne le veux pas, affirmai-je. Il me fit passer dans son dos.

-Accroche-toi bien Bella, je risque d'avoir besoin de mes mains, m'informa-t-il.

Je m'exécutais et le serrais de façon à ce que je sois collée à Jasper. J'avais une totale confiance en lui et je savais qu'il ne me trahirait pas. Tout le monde nous regardait savoir lequel de nous avait perdu la raison.

-Recule Edward ! lui intima mon nouveau protecteur en grognant et dans une position de défense, moi toujours sur son dos.

-Non je ne te laisserais pas avec Bella près de tes dents, ma haine bouillonnait dans mon sang. Alors que Jasper répondit aux accusations de son frères par un grondement sourd.

-Mais tu vas arrêter de jouer au petit chef, tu ne comprends pas que je ne te veux pas. DÉGAGE ! Jake, je ne veux pas que « lui » m'approche, hurlai-je en pointant du doigt Edward qui s'arrêta choqué.

Jake ne grogna plus mais tous continuèrent d'avancer vers nous, et Jasper continua de reculer en position défensive, tout en m'envoyant des vagues de calme. C'est Rosalie qui vînt à notre secours elle se plaça rapidement entre Jasper, moi et sa famille, leur faisant face.

-Arrêtez d'avancer elle ne se calmera jamais sinon. Et si Jasper avait voulu lui faire du mal il l'aurait déjà fait. Il l'a porté dans ses bras et elle est tout contre lui au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, aucun de nous n'aurait pu l'en empêcher s'il l'avait voulu. Alors tout le monde se calme et reprenons là où nous nous sommes tous emportés.

-Rosalie a raison reculez pour laisser Isabella et Jasper se calmer, intima Carlisle.

Tout le monde s'exécuta toujours en nous regardant comme si nous venions de leur avouer que nous débarquions d'une autre planète. Je voulus descendre du dos de Jasper mais il me rattrapa avant que je ne tombe par terre, et me reprit dans ses bras. Je lui en fus reconnaissante car je me sentais légèrement faible réalisant soudain que mes amis s'étaient retrouvés en grand danger, et que Jasper avait failli se faire également attaquer par son propre frère et tout ça à cause de moi.

-Jake tu as un autre change dans le sac, lui annonçai-je. Il me regardait comme s'il ne savait pas quoi faire.

-Je ne crains rien, je me calme et il va me reposer, mais pas avant que tu ne sois revenu, lui dis-je. Il hocha sa tête de loup et partit au petit trop en direction des arbres après avoir attraper le sac dans sa grosse mâchoire.

-Merci Jasper, je suis désolée de t'attirer des ennuis, dis-je véritablement peinée.

-Tu sais un peu plus ou un peu moins ça ne changera pas.

-Tu m'expliqueras ? demandai-je.

-Oui mais pas aujourd'hui, me répondit-il.

-Pourquoi tu l'acceptes lui, cracha Alice.

Et de nouveau la colère se fit ressentir, je ne sais pas pourquoi je me mettais aussi facilement en colère quand ils attaquaient Jasper.

-Calme-toi Bella, me dit-il avec un sourire amusé.

-Peut-être parce je suis en colère de voir comment vous vous acharnez à essayer de me faire revenir auprès de vous alors que je ne le souhaite pas et que vous obstinez à lui reprocher vos fautes. Et peut-être aussi parce qu'il est un des seuls que je respecte.

-Tu le respectes ! Après ce qu'il t'a fait, ce qu'il nous a fait à tous ? lâcha Edward sarcastique.

-Mais de quoi tu parles ? m'énervai-je. Il a fait quoi à part ressentir vos soif à tous. Vous vous êtes tous retenus parce que vous n'aviez que votre soif personnelle à gérer. Jasper lui avait la sienne plus les vôtres et surtout la tienne, dis-je en pointant un doigts accusateur sur Edward. Je vous avais dit que cela n'était pas grave, que cet incident aurait pu rester bénin. M'avez-vous écouté ? Non ! Il n'a pas pris la décision de partir, et il ne m'a pas fait de promesse non plus. Alors quelle raison ai-je de lui en vouloir ? Pour être franche Rosalie et lui sont les seuls à forcer mon respect aujourd'hui, ils n'ont jamais dérogé à leurs principes eux.

Je vis Rosalie me sourire et je me rendis compte que c'était bien la première fois que cela arrivait. Par contre la tête des autres étaient déconfites, peinées, troublées.

-Elle n'a pas tort, fit Emmett penaud.

-Comment ça elle n'a pas tort ? Tu étais là, tu as bien vu ce qui a échappé à Bella, cria Edward.

-Oui sauf que nous nous sommes pas posés les bonnes questions, nous l'avons tous blâmé pour la perte de Bella, mais ce soir là ma soif a été vraiment difficile à gérer pour moi, comme vous tous je n'ai pas pu aller chasser avant la réception. Et avec du recul je me dis que s'il a craqué nous sommes peut-être tous responsable.

-Non si j'ai perdu l'amour de ma vie c'est à cause de lui, répondit Edward en colère. Je vis Alice regarder tour à tour Jasper et Edward. Et là je compris.

-Tu l'as quitté ! Tu as quitté Jasper à cause de ce qu'il s'est passé ce soir là !

Elle ne me regardait pas, elle s'était parée du masque de la culpabilité. J'étais furieuse contre elle, peinée pour Jasper et je ressentais une telle culpabilité.

-Tu n'y es pour rien Bella, tenta de me calmer Jasper.

Je me suis mise à pleurer de colère, de dépit et de culpabilité. Je m'en voulais je m'étais tellement concentrée sur mes malheurs et ma souffrance, que je n'avais pas même pensé que Jasper avait pu perdre autant à cause de moi et de ma maladresse.

-Chutt ! Bella, c'est rien tu n'y es pour rien, répéta-t-il, en me serrant contre lui avec un peu plus de force.

-Je suis tellement désolée Jasper, je ne savais pas.

-C'est rien je t'assure je vis avec et tu vois ça va.

Je tentais de me calmer mais je n'avais envie que d'une chose c'était rentrer chez moi. Jacob s'avança vers Jasper et tendit les bras, Jasper m'y déposa après avoir embrassé le sommet de ma tête.

-Merci Bella, pour ta confiance et tout le reste, ça me touche.

-Je suis tellement désolée Jasper, répétai-je.

Il me fit un sourire et m'envoya une vague puissante de sérénité et d'acceptation. Ce qui eut pour effet de me ressaisir même si la culpabilité était toujours présente.

Je me redressais et m'avançais près des Cullen.

-Edward vas-tu signer ce traiter ? demandai-je déterminée.

-Non ! Je ne passerais pas ma vie à te fuir Bella, je ne peux tout simplement pas, déclara-t-il attristé.

-Bien, y-a t-il quelqu'un d'autre qui refuse ce traité ?

-Moi je l'accepte, fit Rosalie, qui me gratifiait d'un nouveau sourire. Sourire que je lui rendis même si le mien n'atteignait pas mes yeux.

-Moi aussi, fit Emmett, je crois que c'est le moins que l'on puisse faire.

-Je suis, dit Jasper qui n'avait pas quitté mes côtés pour faire face à sa famille, comme si son camp venait de changer.

-Je suis d'accord mais j'aimerais y inclure une close Isabella, dit Esmé. Je la regardais curieuse. Nous n'approcherons pas de ton domicile mais toi tu es la bienvenue dans le notre quand tu le veux.

-Je suis d'accord avec la close de ma femme, fit Carlisle.

Je me tournais vers Alice qui me regardait avec un visage torturé. Je la fixais encore plus durement que je ne l'avais jamais fait.

-Non, je me range à l'avis d'Edward nous avons beaucoup trop perdu pour ne pas nous battre et reconquérir ce qui nous revient, pour lui ton amour et pour moi ton amitié et mon mari.

-Laisse-moi t'informer d'un fait inaltérable Alice, s'il est impossible pour Edward de me reconquérir, il l'est encore doublement pour toi. Tu m'as blessée, mais pire encore tu n'as pas hésité à te séparer de ton compagnon pour donner raison à Edward. Je suis désolée, jamais je ne pourrais de nouveau te faire confiance après ces trahisons.

Tout le monde nous observa je me sentais un courage que je ne me serais jamais cru capable d'avoir par moi-même. Mais avec ce courage il y avait de la résignation, car la décision que je venais de prendre de par ces refus de signatures, je l'avais déjà pensé au cas où l'option traiter ne fonctionnerait pas, et c'était malheureusement le cas.

-Bon vu que l'unanimité n'est pas atteinte, je n'ai pas le choix, je me tournais vers Jasper. J'aimerais que tu passes chez moi.

-Bella ! m'interpella Jake.

-Je lui fais confiance Jake et tu seras présent je ne risquerais rien, il hocha la tête résigné il savait que je ne changerais pas d'avis.

-Rosalie merci tu es la seule qui nous aies réellement compris, ton frère et moi.

-Je sais observer Bella, dit-elle. Je peux t'appeler Bella ?

-Oui tu peux, de toute façon il ne m'est plus possible de me dissocier de mon passé. Merci pour ça et pour tout.

-Bella tu ne vas pas faire de bêtise ? me demanda Edward.

-Quoi que je décide, tu n'as pas à le savoir, c'est ma vie et j'ai bien l'intention de la reprendre en main et sans toi.

-Alice ? demanda-t-il paniqué.

-Je ne vois rien, les chiens me bloquent.

-De toute façon je sais comment fonctionne ton don, et je ferais en sorte que tu ne puisses pas me voir.

-Tu sais très bien que cela ne m'empêchera pas de te voir sur le long terme, lança t-elle suffisante.

-Non je le sais, mais de toute façon je vais régler ce détail d'ici à très peu de temps, et vous saurez comment car je serais honnête avec vous. Mais pour l'heure je rentre chez moi. Jake on peut y aller.

-Oui ma belle, dit-il en me prenant par les épaules. Je me retournais une dernière fois pour regarder Jasper et lui envoyer une onde d'espoir.

-Oui je viendrais Bella je t'en donne ma parole.

-Bella que comptes-tu faire ? implora Edward.

Nous partîmes sans un mot pour les autres. Il avança plus vite que moi pour disparaître dans la forêt et revenir quelques secondes plus tard sous sa forme lupine.

Je maudissais Edward et Alice Cullen à cause d'eux je venais de changer irrévocablement mon avenir, j'allais faire une croix sur un de mes rêves les plus précieux, mais le résultat en valait la peine. En tout cas je le souhaitais du plus profond de mon âme.


 

Ce chapitre est l'un de mes préférés, j'ai adoré l'écrire et j'espère vous avoir donné autant de plaisir à le lire. Dîtes moi ce que vous en avez pensé, j'attends avec impatience vos impressions. 

6

Chapitre 6 : Confiance.

Nous rentrâmes à la maison, sous un silence de plomb j'étais perdue dans mes pensées me remémorant tous les évènements qui venaient de se passer.

-Alors tu vas nous dire ce qui t'a pris tout à l'heure ? demanda Jake furieux et impatient.

-Comment ça ce qui m'a pris ?

-Je croyais que tu ne faisais plus confiance aux sangsues. Ça fait deux fois que tu soutiens le blond et que tu le défends ouvertement.

-Je ne peux pas l'expliquer, je ne sais pas pourquoi mais j'ai confiance en lui. Et puis tu as vu ce qu'ils lui ont tous fait ?

-Et alors ce n'est pas notre problème Bella. Mais toi avoir choisi celui là pour te réconforter tu es suicidaire ou quoi ? s'emporta-t-il.

-Je croyais que toi plus qu'un autre me ferais confiance, et je te signale qu'en dehors de vous il est le seul avec Rosalie à m'avoir défendu contre leur famille. T'as remarqué qu'avec mon acte suicidaire je les aie détourné de vous ! hurlai-je à mon tour.

-Calmez-vous tous les deux, vous brouiller ne vous mènera à rien, vous êtes amis ne l'oubliez pas.

Je me tournais vers Leah et allais me réfugier dans ses bras.

-Je suis désolée Leah. Il t'a blessée ?

-Non j'ai la peau dure tu sais, me dit-elle en me caressant le dos tentant de m'apaiser.

-Qu'est-ce qu'il lui s pris ? fit Jacob. Il va nous pourrir la vie combien de temps celui là ? Faut que j'en parle à Sam je crois qu'on ne va pas avoir le choix.

-Comment ça pas le choix ?

-Tu crois que refuser un traité à quelles conséquences ? Nous allons devoir le tuer s'il s'approche.

-Vous ne pouvez pas faire ça ? Je sais qu'il ne va pas me facilité la vie mais il a une famille, et c'est vous qui risquez d'y laisser la vôtre, ils sont plus nombreux. Et puis j'avais déjà pensé à l'éventualité qu'il refuse le traité et j'ai pris une décision.

-Et que comptes-tu faire ?

-Est-il à proximité.

-Non il n'y a que la bohémienne.

-OK, ça m'arrange attends.

Je partis dans ma chambre chercher du papier et un stylo. Heureusement que c'était Alice et non pas Edward car je n'aurais pas pu leur parler ni même écrire mon plan, sans qu'il soit au courant.

-Tu devrais te dépêcher elle vient de l'appeler elle a compris que tu comptais nous mettre au courant par écrit.

-OK.

Je rédigeais vite fait sur le papier les grandes lignes de mon plan.

Je vais partir faire un tour du monde pendant deux ans le temps qu'ils partent d'ici. Après je pourrais peut-être revenir finir mes études, ou sinon je retournerais à Forks je ne sais pas encore.

Jake grogna me signifiant ainsi sa désapprobation. Il me prit le stylo des mains.

S'il te retrouve ? Et comment comptes-tu te payer ce voyage ? Pourquoi ne pas revenir avec nous à La Push maintenant ?

Il me tendit de nouveau le stylo.

Il ne saura pas où je suis, je ne le sais pas moi même. Je prends en compte le don d'Alice, je vais voyager au hasard.

Pour le financement, l'université a tout payé pour moi, le voyage pour venir ici, le loyer a été payé par mon boulot au magasin. Tu te souviens que j'ai travaillé chez les Newton pendant deux ans, je n'ai jamais rien dépensé. Et puis Charlie et Renée ont mis de l'argent de côté depuis ma naissance jusqu'à maintenant ? Ça fait que j'ai un beau petit pécule sur mon compte que j'ai déjà soldé. Comme ça ils ne pourront pas me retrouver de par mes mouvements bancaires.

Et je ne peux pas aller à La Push, je ne veux pas inquiéter Charlie ni avoir à lui mentir, en tout cas pas maintenant.

Il me prit le stylo des mains désolé et contrarié.

Je ne peux pas te laisser faire ça, c'est trop dangereux. Il est obsessionnel compulsif il a fait une fixation sur toi, ce serait prendre un trop gros risque.

Je pris le stylo.

C'est pour ça que j'ai demandé à Jasper de venir, j'ai l'intention de lui demander de t'avertir s'ils avaient une piste sur le lieu où je me trouve. Et si l'un deux où même les deux partent il te préviendra et tu pourras m'avertir et au pire je rejoindrais Forks

Le stylo disparut de mes mains avant même que j'ai pu mettre le point final.

Tu ne peux pas demander à une autre sangsue de te protéger d'un de son frère, pire de sa compagne. Rentre avec nous Bella, nous te protègerons sur notre territoire !

Je lui arrachais le stylo des mains contrariée.

Écoute, je vais déjà devoir passer ma vie à me cacher à La Push. J'ai besoin de ce moment pour moi, pour voir le monde parce qu'après je ne serais même plus en sécurité nulle part, sauf à la réserve. Je ne pourrais même pas aller faire des courses toute seule sans craindre qu'il me trouve et m'enlève. Et puis j'ai aussi prévu de quoi les refroidir pour l'année à venir. Je t'ai parlé des Volturi, je leur ai rédigé une lettre en leur expliquant tout ce qui est arrivé depuis deux ans, leur départ, leur refus de me transformer, leur harcèlement actuel. Je ne leur dis pas où je me trouve, ni où je compte finir ma vie car ils ne peuvent pas me retrouver. D'après Edward, je serais insensible au pouvoir de leur traqueur, s'il arrivait à déchiffrer mon odeur sur la missive. Tu auras cette lettre et si je ne te donne pas de nouvelles durant deux semaines consécutives tu devras leur envoyer. Mais je pense que la menace devrait suffire, ils ont une peur bleue de cette famille.

Tu ne changeras pas d'avis ?

Non, je suis désolée j'ai besoin de voir le monde avant de vivre ma vie de recluse. Tu sais que je n'aurais pas d'autres opportunités. Je dois déjà faire l'impasse sur l'un de mes rêves, il ne m'enlèvera pas celui là.

-Leah pense à autre chose il est là.

-Oui je l'ai senti.

-Bella tu es folle, tu sais, il me prit dans les bras et m'étreint un peu trop fort.

-J... Jake tu m'étouffes, haletais-je.

-Désolé bébé, j'ai juste encore un peu de mal à réaliser. La sangsue est frustrée il est arrivé trop tard, dit-il en riant, mais la joie n'y était pas.

Je soufflais de soulagement qu'il n'ait rien vu de compromettant, et d'exaspération aussi. Il vient de me condamner à une vie d'isolement et de fuite, parce que je ne fais pas le poids, simple humaine face à un vampire centenaire, l'affrontement n'est pas la meilleure solution dans le cas présent.

Je n'eus pas le temps de leur dire à quelle date je comptais partir, en fait je savais que je devais rester un peu encore, jusqu'à ce qu'ils relâchent légèrement leur garde. Je savais que cela pourrait durer quelques temps mais tant que je resterais avec Jake et Leah je devrais être plus ou moins tranquille, je craignais juste les moments où j'irais en cours car j'en partageais certains avec lui.

-Il faut avertir Sam, mais pour le moment c'est cuit, annonça Jacob.

-Non pas vraiment j'ai une idée, mais je t'en parlerais plus tard. En attendant téléphone lui pour lui dire que tout va bien et je l'avertirais au moment où j'aurais un peu d'espace.

Il s'exécuta et raconta à Sam que j'avais un plan en tête et que je le contacterais plus tard car nous étions sous surveillance.

-Je vais prendre une douche. Au fait Jake, la prochaine fois que je dois voyager sur ton dos ça t'ennuierais que je t'équipe d'une scelle, plaisantai-je. Leah éclata de rire quand elle vit la mine outrée de son homme.

-Comment ça je ne suis pas le plus douillet des loups ? minauda t-il.

-Je n'en sais rien je n'ai jamais chevauché d'autre loup.

-Et ne t'avise pas de le faire je suis extrêmement jaloux et possessif. Je suis le seul à avoir le droit à pareil privilège, dit-il d'une voix autoritaire, mais dans son regard je voyais une lueur de malice.

-Je n'ai pas l'intention de remettre ça de sitôt, plaisantai-je.

-Je croyais que tu aimais ça courir avec moi, fit-il soudain plus sérieux.

-Oh ! moi j'aime ça, mais mon postérieur un peu moins.

Nous rigolâmes de plus bel et je filais sous la douche.

La soirée approchait à grand pas et comme je n'étais plus en sécurité chez moi je devais encore aller au Studio 13 ce soir, ce qui prévoyait encore quelques heures de dragues intensives au pire et sinon supporter les allusions gentilles mais embarrassantes de Logan.

J'enfilais un jean simple avec un chemisier, je ne me maquillais pas, je n'allais non plus pas ajouter matière à mon embarras.

Nous allâmes ensemble au chez Logan, Jake et Leah de chaque côté de moi. Ils étaient tous les deux tendus, je savais qu'ils nous suivaient, mais je devais faire preuve de patience pour les endormir un peu. Il ne fallait pas que je leur montre un signe de faiblesse, et qu'il découvre où devine mon plan, je ne voulais pas qu'il me coupe l'herbe sous le pied. J'entrais avec mes deux gardes du corps, Logan vînt nous accueillir.

-Isabella, deux soirs consécutifs aurais-tu revu ta position ? demanda-t-il plein d'espoir.

-Je suis désolée Logan, mais non. C'est juste que je m'ennuie seule et vous me manquez tous. Alors si tu veux bien me supporter pour la soirée.

-Pour la vie si tu le voulais, mais ça tu le sais déjà.

Je lui souris, mon calvaire commençait. La soirée débuta comme d'habitude sauf que contrairement aux autres fois mes amis étaient plus tendus, jusqu'au moment où ils se sont carrément statufiés les yeux rivés sur la porte qui venait de s'ouvrir. Edward et Alice venaient de faire leurs apparitions. Jake se leva de sa place à côté de moi au comptoir et alla dans leur direction les yeux et le visage menaçant. Je le voyais s'animer silencieusement, et il fit demi-tour pendant qu'Alice et son frère s'installèrent à une table je leur tournais le dos. Jake me rejoignit.

-Je suis désolé Bella je ne peux pas les mettre dehors, nous sommes dans un lieu public, je ne peux rien faire.

Je soufflais tout compte fait mon plan allait s'avérer plus difficile à garder secret et plus long à mettre en œuvre. Comme je m'y attendais plusieurs hommes vinrent au bar pour me draguer mais aujourd'hui j'étais de très mauvaise humeur alors je ne prenais pas de gant pour les éconduire. Leah avait toujours un œil sur moi, et Jake restait à proximité.

-Ce n'est pas vrai ! fit Leah un peu trop fort ce qui me fit me retourner.

J'attendis vingts secondes avant de voir Rose, Emmett et Jasper qui entraient à leur tour. Je voyais clairement que deux clans s'étaient formés au sein de leur famille. Edward se levait et toisait ses frères et sœur. Jake s'approcha car ils attiraient l'attention et tout le monde pouvait sentir la tension qui émanait d'eux. Jake à leur côté, leur dit quelque chose que je ne pouvais pas entendre, Edward et Jasper qui se défiaient du regard hochèrent tous les deux la tête en signe d'accord. Rosalie me vit et s'approcha de moi suivit de son époux et de Jasper.

Je ne savais pas quelle attitude adopter. Je décidais de les laisser faire et voir ce qui découlerait de cette intrusion.

-Bella, je suis désolée pour ça, dit-elle en m'indiquant l'endroit où se trouvait son frère et sa sœur.

-Je suppose que personne n'est à blâmer pour ce qu'ils font, lui répondis-je.

-Ça te dit d'aller t'assoir ? Tu veux boire quelque chose ? je vis que Leah n'était pas vraiment d'accord pour que je m'éloigne d'elle. Et c'est Rosalie qui s'expliqua. Je peux te promettre que nous ne lui ferons rien, nous sommes ici pour les mêmes raisons que vous. Nous trouvons qu'ils vont trop loin. Et puis vous êtes censés travailler tous les deux nous pouvons veiller sur elle, le temps que vous finissiez votre service ce qui est valable également pour l'université.

-Bien ! De toute façon Bella tu ne sors pas de notre champs de vision à Jake ou moi. Quant à ta proposition Rosalie nous en reparlerons après notre service si vous voulez bien, le ton de Leah était courtois mais ferme.

Leah me prépara mon soda qu'attrapa Emmett, je suivais le groupe jusqu'à une table un peu en retrait où un couple était à la limite de copuler sur la banquette. Jasper se racla la gorge bruyamment pour attirer leur attention, et malgré la musique assourdissante ils entendirent.

Il se séparèrent pour nous regarder et je les vis se figer à la vue de nous quatre les observant, ils se levèrent et partirent sans rien dire, je suppose que Jasper avait dû glisser un peu d'intimidation.

Nous nous installâmes Emmett à côté de sa compagne qui me faisait face et Jasper à mes côtés.

-Pourquoi ce revirement de situation ? demandai-je à Rosalie.

-Je te l'ai dit je ne peux pas cautionner ce qu'ils font, je suis d'accord avec toi sur le fait que tu mérites une vie tranquille et loin de nous.

-Mais du coup cela t'oblige à t'investir un peu plus envers moi.

-Sache que je ne suis obligée de rien, si je le fais c'est parce que j'en ai envie. Ils sont tellement persuadés d'avoir raison qu'ils se foutent des conséquences et de ce fait ils mettent la famille dans l'embarras et pour ça je ne suis pas d'accord. Moi aussi j'aimerais retrouver notre vie d'avant ton entrée dans la famille. Ne te méprends pas je ne te considère aucunement responsable de ce foutoir sans nom. C'est à Edward que j'en veux, d'une part pour t'avoir fait rentrer dans la famille, et ensuite pour ne pas vouloir te laisser tranquille maintenant que tu aies réapparu. Tu vois si je t'aide c'est dans mon propre intérêt.

-Je ne t'en veux pas, je fais pareil de mon côté.

-La nouvelle Bella me plaît bien tu sais. Tu es la seule à ne pas te laisser manipuler par le duo de choc, je souriais.

Nous discutâmes d'un peu de tous leurs voyages, leurs projets, Emmett tenta de me demander les miens mais gentiment je lui dis que je ne pourrais pas lui répondre, cela le peina mais il comprit. Je lui en avais voulu à lui mais quand il me regardait avec ces yeux de chiens battu j'en arrivais presque à me fustiger d'avoir été si dure dans mes pensées. Bien que je ne change pas d'avis à son propos, ni pour aucun des autres. J'apprenais seulement à connaître un peu mieux ceux que je connaissais le moins en fait. Rose n'était pas si froide que le pensais surtout quand elle avait surtout la même opinion que vous. Et pour Jasper je crois que la nuit n'y suffirait pas pour dire ce que je pensais de lui, et les contrastes que j'avais remarqué entre celui de maintenant et celui que j'avais côtoyé de loin à Forks. Tellement proche et si distant à la fois, en tout cas bien plus proche que nous ne l'avons jamais été. Je me sentais presque bien, enfin c'était le cas jusqu'au moment où Alice et Edward vinrent vers nous.

-Vous nous faites une place ? demanda-t-il comme si de rien n'était. Je me raidis, ce qui n'échappa à personne.

-Je crois Edward qu'il serait bien que tu retournes à ta table, Bella ne veut pas de toi près d'elle, intervint Jasper.

-Jasper, chevalier de ses dames. Mais c'est ma compagne Jasper ce n'est pas la tienne tu n'as pas à intervenir dans mon couple, siffla Edward.

Dire que j'étais scandalisée était un euphémisme. Il me considérait encore comme sa chose alors qu'il m'avait abandonnée et blessée de façon assez abjecte n'ayons pas peur des mots. Cela me mit dans une colère noire.

-Elle n'est certainement pas ta compagne, si elle l'a eu été ce n'est plus le cas aujourd'hui. Et tu es mal placé pour venir me parler d'intrusion dans une vie de couple. Ne crois-tu pas ? lui répondit-il d'une voix cinglante.

Edward fit un pas en avant, avec un grondement bas mais menaçant, je me reculais vu que j'étais en première ligne. J'avais pensé que me coller contre le mur n'était pas une bonne idée, je commençais à le regretter. À force de me reculer je me retrouvais contre Jasper qui entoura ses bras autour de moi pour me rassurer, il sentait ma peur et m'envoya une vague de calme.

-Tu lui fais peur Edward, recule-toi, fit Rosalie. Edward avait les yeux sur moi, son regard était noir.

-Tu me reviendras Bella, tu seras obligée de me revenir, je t'aime et je ne passerais pas ma vie sans toi. Je serais toujours là même si tu ne me vois pas.

-Et tu crois qu'en me sortant ces menaces je vais prendre conscience à quel point je t'aime et te revenir. Il faut sérieusement que tu étudies la psychologie féminine, parce que là c'est l'effet inverse que tu obtiens. Et toi ! m'adressai-je à Alice. Tu ne vois pas qu'il devient fou ce n'est pas ton rôle de le préserver de ça ?

-La seule chance qu'il ait de redevenir celui qu'il était c'est que tu lui reviennes. Il n'y a qu'à cette condition que ma famille et nos couples puissent se relever de cette histoire.

-Je ne crois pas Alice. Je t'aime toujours, mais après ce que que tu m'as fait je ne pourrais plus jamais avoir confiance en toi. Je ne peux pas revenir en arrière et faire comme si rien ne s'était passé. Tu m'as laissée tomber au moment où j'avais le plus besoin de toi, comme nous avons abandonné Bella d'ailleurs. Je la comprends mieux que personne à cause de cela, on ne peut pas se ressortir de cette trahison indemne, lui répondit Jasper.

J'avais la réponse à la question que je me posais depuis quelques jours, je savais maintenant pourquoi nous étions inconsciemment si proche, nous avions traversé la même épreuve, les mêmes trahisons, il me comprenait et pas seulement à cause de son empathie. Je pressais ma mains contre son bras comme un rappel de ma présence et de mon soutient inconditionnel. J'éprouvais un besoin indéfinissable de le rassurer de lui éviter de souffrir comme moi j'avais pu souffrir de leurs défections, je voulais le préserver de ça. Je me sentis étonnamment proche de Jasper au moment où je pris conscience que nous avions la même peine, que nous étions réellement aussi proche que je l'avais senti. Je ressentais un attachement comme si nos âmes se liaient l'une à l'autre, pas de façon amoureuse, mais plus dans une amitié intense, encore plus envahissante que celle que je partageais avec Jacob. Je le ressentais comme une part de moi c'était étrange comme sensation, comme s'il m'était impossible de pouvoir lui faire le moindre mal, et surtout le besoin de le protéger pour qu'aucun mal ne lui arrive. Ridicule n'est ce pas ? Je levais la tête pour le regarder, il me fixait je crois qu'il venait de ressentir cette connexion lui aussi.

-C'est quoi ça ? fit Edward méprisant, nous observant toujours avec son regard noir.

-Je ne sais pas, répondit Jasper, sous les regards interrogateurs de tout le monde et même celui de Jacob qui s'avançait vers nous. C'est la première fois que je ressens cette émotion aussi forte. Je pense que nous venons de sceller une puissante amitié Bella et moi, finit-il.

Je lui souris. Jake qui nous avait enfin rejoint interrompit cette petite discussion.

-Edward je crois qu'il serait bon pour toi de retourner à ta place où chez toi, mais éloignes-toi de Bella.

-Et pourquoi pas eux, fit-il dédaigneux. Au plus je le rencontrais au plus j'avais peur de lui. Comme si j'assistais à son déclin et que celui-ci s'amorçait sérieusement à chaque minutes qui passaient.

-Pour le moment tu es celui qui est le plus proche de craquer, donc le plus dangereux pour Bella mais aussi pour tous les humains autour.

Edward avait son regard planté dans le mien il était toujours noir mais j'y décelais de la peine aussi, je sentais la culpabilité me ronger je me sentais mal de lui faire subir ça. Mais s'il voulait lâcher prise ce serait plus facile pour tout le monde et même pour lui. je n'étais pas une sans coeur non plus.

-Pars Edward, laisse-moi faire ma vie, l'implorai-je.

-Je ne peux pas Bella, chaque secondes qui passent je n'ai que toi en tête, et ça depuis le jour où je t'ai rencontré, j'ai cru pouvoir vivre sans toi, mais je ne le peux pas. Si Alice ne t'avait pas vu venir à Dartmouth, je serais revenu te chercher, j'ai même failli le faire plusieurs fois et je me rends compte aujourd'hui que j'aurais dû. Crois-moi je t'aime et je ne peux pas vivre sans toi à mes côtés, je ne peux pas te laisser mourir et me retrouver seul pour l'éternité.

-Alors nous avons un problème parce que moi je ne t'aime plus, et que je ferais n'importe quoi pour avoir une vie sans toi, et une vie humaine.

-Je suis patient Bella, et j'ai toute ta vie pour tenter de te reconquérir. Je ne sais pas encore en quoi consiste ton plan, mais je t'assure que cela ne fonctionnera pas. Il n'y a rien que tu puisses faire que je n'ai déjà pensé et trouvé une solution pour y parer.

-Tu vois c'est ce genre de raison qui me font t'affirmer que je ne pourrais plus t'aimer. Tu te crois tellement supérieur à tout le monde qu'avec toi j'ai toujours eu l'impression de ne jamais rien faire de convenable, d'être une insignifiante petite chose à tes côtés. Je n'ai jamais eu l'impression d'être ton égal, tu m'as toujours fait comprendre de par tes agissements que j'étais moins bien que toi. Tu m'as lâchement abandonnée en me disant que je ne t'apportais rien de bon. Tu m'as détruite de la pire des façons qui soit, en me faisant perdre le peu de confiance que j'avais en moi, en me disant que je n'étais pas assez bien pour t'aimer alors que l'amour que je ressentais pour toi me submergeait totalement. Alors tu vois tu n'auras jamais assez de ma vie pour te faire pardonner du mal que tu m'as fait et pas assez pour tenter de me reconquérir, par ce qu'il n'y a rien à reconquérir.

-Crois-moi quand je te dis que je ne me le pardonnerais jamais, et j'en paie le prix fort à chaque secondes qui passent. Mais laisse-moi être ton ami, laisse-moi t'approcher pour te prouver à quel point je regrette, laisse-moi me racheter.

-Edward peut être qu'un jour j'arriverais à surmonter cette haine que tu m'inspires, mais pour l'instant c'est trop tôt. C'est grâce à elle que j'ai pu aller de l'avant. C'est grâce à elle que j'ai trouvé la force de me battre après ma tentative de suicide.

J'entendis des hoquets de frayeur face à cette révélation que tous n'avaient pas entendu. Reparler de ce souvenir me ramena la souffrance que j'avais ressenti à ce moment là, et Jasper émit un gémissement.

-Excuse-moi Jasper.

-Mon Dieu, fit Edward horrifié, j'ai fait ça !

Il regarda Jacob qui devait certainement lui montrer les images de moi lors de cette tentative parce qu'il avait tout vu et m'avait sauvé de la noyade.

-Je suis désolé Bella, il fit demi-tour et quitta le pub sous le regard toujours perplexe de toute l'assemblée.

Alice me regarda dans les bras de son compagnon et grimaça de douleur, je me dégageais rapidement, car bien que je lui en voulais, je ne voulais pas qu'elle pense que j'allais lui prendre son compagnon. Elle lui adressa un dernier regard plein de tristesse et suivit Edward à l'extérieur.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Emmett.

Jacob s'assit à mes côtés, je reculais de nouveau sur Jasper, qui mit ses mains autour de ma taille de façon tellement naturelle comme le font deux amis, parce qu'à partir de ce soir c'est ce que nous étions devenus, deux amis. Par contre Jacob n'apprécia pas ce geste et d'autorité il m'attira contre lui, en fixant Jasper bien droit dans les yeux. Je lui envoyais du regret voulant m'excuser pour Jacob, je reçus son acceptation et sa compréhension.

-Edward a eu droit aux images de Bella quand on l'a retrouvé et lors de sa tentative de suicide, comme j'étais présent j'ai vu toute la scène et je lui ai déroulé le film.

-Et moi je lui ai envoyé le sentiment de détresse, de perte et de désespoir qu'elle venait de ressentir au moment où elle en parlait.

-Autant dire qu'il a goûté à sa propre torture, termina Emmett.

-Quelque chose comme ça, oui, répondit Jasper.

Je commençais à fatiguer c'était une journée éprouvante, je n'aspirais qu'à rentrer chez moi, bien sûr Jasper le sentit.

-Jacob je vais raccompagner Bella, elle est fatiguée et elle a besoin d'un peu de calme.

Jake le regarda ne sachant pas s'il devait lui sauter dessus maintenant ou plus tard.

-Je sais que cela va être difficile pour toi, mais essaye de me faire confiance, je ne laisserais jamais personne lui faire du mal. Que ce soit Edward ou Alice personne ne la touchera je peux te l'assurer.

-Écoute s'il lui arrive quoi que ce soit, il n'y a pas un endroit au monde où tu seras à l'abri. Suis-je assez clair ?

-Parfaitement clair, et je peux t'assurer qu'il ne lui arrivera rien alors qu'elle est sous ma protection, dit-il sûr de lui, et je le croyais.

Jacob m'embrassa et me dit de garder mon portable près de moi, il allait m'appeler durant la soirée, il ne faisait encore pas assez confiance à Jasper. Mais il avait confiance en mon jugement et alla contre ses instincts.

Je fis un signe à Leah qui avait le même visage fermé que Jake, ils étaient envahis par le doute et je comprenais leur position. Mais j'avais confiance en Jasper, ce qui venait de se créer ce soir entre nous était indescriptible, et je savais qu'il me protègerait quoi qu'il arrive. Logan vînt m'embrasser et en profita pour laisser traîner ses yeux sur le corps de Rosalie ce qui me fit sourire.

J'avançais avec mes amis, enfin si je pouvais les appeler comme ça. Je ne savais encore pas comment qualifier Rosalie?

Emmett avait été comme un grand frère pour moi avant, mais maintenant lui laisserai-je ma vie entre ses mains ? Je ne sais pas. Ma confiance les concernant serait à travailler. Par contre celle que je ressentais pour Jasper était inconditionnelle, je savais que les paroles qu'il avait avancé à Jake étaient sincères et il ferait tout pour me mettre à l'abri du danger que représentait Edward et sa propre femme.

Arrivés à l'appartement Rosalie et Emmett nous laissèrent en nous souhaitant une bonne soirée.

Je laissais Jasper s'installer sur le sofa et j'en profitais pour aller me mettre à l'aise, enfiler mon pyjama et je rejoignis Jasper enroulée dans une couverture.

Je m'installais à l'autre bout nous nous faisions face, il m'envoya du bien-être, et moi de la reconnaissance.

-Tu sais j'ai été surpris que tu arrives à contrôler tes émotions suffisamment bien pour pouvoir communiquer.

-J'ai dû m'entraîner, mais c'est vrai que je suis assez fière d'avoir une palette assez vaste pour pouvoir te faire comprendre ce qu'il me passait par la tête.

-Je crois que maintenant ce ne sera plus nécessaire, quoique j'aime bien ce petit jeu entre nous.

-Et bien s'il y a que ça pour te faire plaisir, je lui envoyais ma satisfaction et ce sentiment d'amitié que j'avais ressenti pour lui un peu plus tôt.

Il me sourit et me renvoyait ce même sentiment mais en beaucoup plus fort.

-Je n'ai pas compris comment ça c'était passé ? lui avouai-je.

-Moi non plus c'est comme si nous avions pris conscience en même temps que nous avions beaucoup plus en commun que ce que les apparences laissent paraître, me répondit-il.

-C'est ce que je pensais aussi.

-Tu veux me parler de ton plan ?

-Il y a quelqu'un pour nous entendre ?

-Non, ils ont été trop bouleversés ce soir nous avons la nuit de répit, et puis je viens seulement d'y repenser alors Alice ne saura rien.

-OK, je vais partir Jasper. Je laisse passer assez de temps pour qu'ils baissent légèrement leurs gardes et que je puisse faire le nécessaire aussi de mon côté.

-Vous irez où ?

-Je pars seule, je ne peux pas laisser Leah et Jake trop longtemps loin des leurs. Et puis j'ai besoin de voir le monde avant d'être enfermée à La Push jusqu'à la fin de ma vie.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Bella, il te retrouvera c'est sûr.

-J'ai une assurance vie si je peux dire. J'ai rédigé une lettre aux Volturi, leur expliquant le refus d'Edward de me transformer, et son abandon. Je sais que ce n'est pas fair-play, mais elle ne partira que si je reste plusieurs jours sans donner de nouvelles à Jacob. Je sais que Carlisle et Edward craignent les Volturi, donc je pense négocier une trêve de deux ans sinon quoi la lettre partira.

-Je ne crois pas que cela soit suffisant, rien ne l'empêchera de te rechercher pas même les Volturi.

-Je sais, les Volturi c'est juste pour contraindre Carlisle à tenter de raisonner Edward, je sais qu'il va lui obéir quelques temps. Et puis après je dois dire que je comptais un peu sur toi.

-Sur moi ? Tu crois qu'ils me mettront dans leurs petits papiers Bella ? demanda-t-il incrédule.

-Non, mais tu sauras s'ils partent où pas, avec ton pouvoir ils ne peuvent pas tout te cacher. De l'excitation, de la crainte ou de la joie juste avant un départ. Tu n'auras qu'à m'appeler moi où Jake, et je filerais à l'anglaise pour une destination que je choisirais au dernier moment.

-C'est une stratégie, rétorqua-t-il. Et pour tes finances ?

-J'ai travaillé deux chez les Newton, et je n'ai jamais dépensé le moindre dollars, alors ça cumulé aux économies qu'ont fait mes parents pour mes études, j'ai assez pour tenir quelques temps, et puis je pourrais faire quelques petits boulots par-ci par-là au cours de mon voyage. J'ai déjà clôturé mes comptes pour être sûre qu'il ne me suive pas à la trace de cette façon.

-C'est dangereux Bella. Je ne pense pas que tu devrais te lancer sur cette voie, en plus seule. Et Jacob est d'accord avec ça ?

-Il n'a pas vraiment son mot à dire, arguai-je contrariée. Je suis majeur et je ferais ce que je veux. Si je ne laisse pas Edward me diriger je ne laisserais personne d'autre prendre des décisions pour moi, c'est fini ce temps là.

-Excuse-moi, je ne voulais pas te blesser, c'est juste que le monde est rempli de danger, et tu as le pire à tes trousses. Alors partir seule c'est risqué et dangereux voire même inconscient je sais que ça ne te fait pas plaisir, mais je dois te le dire. Pense à autre chose, me dit-il soudainement sur un ton était sec et autoritaire.

-Non c'est déjà tout réfléchit ! Je partirais je refuse de laisser passer cette opportunité, la dernière de ma vie, répondis-je sur le même ton, nous nous affrontions du regard.

J'aimais Jasper et je dois dire que son côté dominant me surprit, je suppose que c'était dû au fait qu'il se faisait du souci pour moi. Il n'empêche que c'est un côté de sa personnalité que je ne connaissais pas, associé à cela le timbre de sa voix il était tout bonnement incroyable. J'aimais le son de sa voix alors associé ce coté autoritaire et dominant il m'impressionnait, mais quoi qu'il en soit je ne laisserais personne me dicter ma conduite.

-Je te comprends mais je ne cautionne pas, reprit-il en m'envoyant une vague de calme.

-Tu ne m'aideras pas alors ?

-Je le ferais, parce que je ne veux pas qu'il t'attrape et te transforme sans que tu sois d'accord et qu'il fasse de toi ce qu'il veut. C'est ta vie, mais je ne suis vraiment pas d'accord avec ton plan.

-Merci Jasper, je sais que c'est difficile pour toi de concevoir mon point de vue. Mais je veux pouvoir vivre et mourir libre.

-Et je crois que tu cours vers ta mort Bella. Es-tu sûre d'avoir assez de recule pour analyser cette situation ?

-Oui. Je refuse de me laisser guider par ma peur, il y a tellement de chose que je rêvais dans ma vie, des pays que je voulais visiter, des cultures que je voulais voir. Si je ne le fais pas maintenant je ne pourrais plus jamais le faire. Je ne peux même pas me chercher un mari ou rêver d'avoir une vie remplie d'amour. Parce que la menace qu'Edward fait planer au-dessus de ma tête et surtout sur celles des êtres à qui je pourrais m'attacher est réelle. Alors oui je prends des risques mais je refuse de vivre une vie vide de sens, sans voir ce qui me tenait tant à cœur.

-D'accord j'ai compris, je ferais ce qui est en mon pouvoir pour t'aider et te soutenir, mais ce n'est pas de gaité de cœur. Car pour moi c'est une terrible erreur, dit-il résigné.

-Merci Jasper. Puis après un silence de quelques minutes. Ce serait déplacé de te faire un câlin ? demandai-je soudainement.

Pourquoi est-ce que je venais de lui demander ça ? Je crois que je ne le saurais jamais mes paroles étaient sorties tellement vite que mon esprit n'avait pas eu le temps d'analyser cette absurdité. Je fus aussi surprise que lui par mon audace, mais je me rendais compte que j'avais besoin d'un contact, d'affection et de soutien. Il m'ouvrit ses bras et me sourit sincèrement, malgré le fait qu'il se soit senti hésitant face à mon aplomb. Je me calais contre son corps de pierre froid, mais avec ma couverture cela restait confortable. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas senti cette sensation de bien-être dans des bras froid et pour être honnête je n'aurais jamais cru cela possible de nouveau, surtout dans ces bras là, j'étais totalement décontractée et sereine.

Je dus m'endormir car je n'entendis pas arriver Jake et Leah, apparemment j'étais bordée et dans mon lit, j'entendis la conversation encore ensommeillée provenant du salon.

-...crois-quoi buveur de sang, que ça me fait plaisir de la voir partir comme ça, se fâcha Jacob.

-Vous pouvez essayer de la raisonner. Forcez la à vous écouter.

-Fais le toi ! Si tu crois que Bella est facile ! répliqua Leah.

-On ne peut pas la laisser partir, comme ça ! décréta Jasper.

-Et tu proposes quoi, parce que moi ça fait quelques heures que je me creuse la tête, et je n'ai toujours rien trouvé.

-Partez avec elle.

-Même si nous en avions les moyens, elle ne nous autoriserait pas à le faire. Mais la question ne se pose pas, vu que nous ne disposons pas d'un compte en banque avec six ou sept zéros, rétorqua Jacob

-Et puis je ne sais pas si tu sais à quel point elle a changé, elle n'est vraiment plus la même que celle que vous avez connu. Elle a l'esprit le plus borné et le plus obstiné que je connaisse, si elle a pris une décision elle ne changera pas d'avis, renchérit Leah.

-J'ai cru remarquer en effet. Je crois qu'il va falloir que nous préparions ce projet avec elle. J'aime pas du tout la savoir parcourir le monde toute seule.

-Pas toi, nous, le coupa Jacob. Estime-toi heureux d'être au courant de son projet Je n'ai pas confiance en toi, et si tu retournais ta veste, après tout c'est ta femme, ta famille.

-Je sais que tu n'auras jamais confiance en moi, mais je sais aussi que tu as confiance en elle. Fie-toi à ton instinct, jamais je ne lui ferais du mal je ne peux pas te dire pourquoi parce que je ne le comprends pas moi-même. Tout à l'heure au pub j'ai pris conscience que nous étions plus proches que jamais, même avec Rose je n'ai pas cette connexion et pourtant c'est la femme la plus proche de moi. Combien de temps il vous a fallu à toi et à ta meute pour gagner sa confiance ? Entre Bella et moi ça a été presque instantanément sans même que je lui dise ce qu'il s'était passé pour moi. Je n'ai pas l'intention de trahir ça.

-J'ai constaté ce que tu dis sangsue, mais tu ne peux pas nous demander de te faire confiance comme ça, c'est contre nature, renchérit Leah.

-J'ai bien l'intention de vous prouver que je suis digne de la confiance que me témoigne Bella, répondit Jasper.

Tout ceci me parut flou comme si un voile opaque me séparait d'eux ou peut-être était ce un effet de mon sommeil. Je ne pouvais même plus distinguer mes rêves de la réalité tout était si confus et si net en même temps, que cela en était déroutant. Comme mon rêve avec Mr Coop il avait été si réel, j'avais véritablement ressenti les contacts sur ma peau, toutes les émotions, du désir jusqu'à la peur. Alors comment me fier à mon cerveau si même lui ne faisait plus la différence.


Un chapitre plutôt calme mais ça va changer dans le prochain. Lol. Aller laissez moi vos impressions.

7

Bon pas trop de blabla aujourd'hui. Un chapitre plus mouvementé que le précédent. J'espère qu'il vous plaira.

 


 

Chapitre 7 : Stress et surmenage.

Le traité avait été un véritable échec et cela me contrariait au possible. Sans compter qu'à cause cette tentative avortée, Edward et Alice avaient effectué un rapprochement plus que significatif, je n'étais jamais seule, ils me suivaient en permanence même s'ils ne tentaient plus de me parler, ils se contentaient d'être à mes cotés constamment. La présence de Brian ou celles de Rose, Emmett et Jasper n'arrivaient pas à me soustraire à leurs présences. Ils me collaient tellement que j'avais l'impression de me retrouver à Forks à l'époque où j'avais été intégrée à leur groupe que tout le monde enviait et convoitait. Le pire était lors de mes cours, je n'avais personne pour me soutenir Edward avait pratiquement tous les mêmes modules que moi, la seule matière que j'avais en solitaire était les maths. Autant dire que mon état d'esprit était ras les pâquerettes.

Je croisais Lucy et Scott alors que je me rendais à ma pause déjeuner avec Emmett sur les talons. Ils voyaient que je n'étais pas en grande forme ces derniers jours, j'étais moins « piquante » qu'habituellement. Bien évidemment j'en avais expliqué la raison à Lucy. Elle ne comprenait pas pourquoi ils me collaient au train alors que c'étaient eux qui m'avaient abandonnée et surtout elle ne comprenait pas pourquoi ils persistaient à me suivre partout alors que je ne leur adressais jamais la parole, ni même une réplique qu'elle soit cinglante ou non, pas même un regard. Elle avait tenté d'attraper Edward pour lui signifier sa façon de penser et il l'avait prié avec beaucoup de diplomatie toutefois de s'occuper de ses affaires, que cela ne la concernait en rien. J'avais été fâchée et prête à lui dire ce que j'avais sur le cœur et je vous assure que les mots que j'allais employer étaient bien choisis, mais quand je me suis approchée de lui, j'ai vu son sourire arrogant, celui qui voulait dire. « Tu vois tu ne résistes pas », j'avais fait demi-tour, ravalée ma fierté et j'avais continué de l'ignorer ce qui avait valu un départ précipité et coléreux de sa part. J'avais alors compris qu'il n'aimait pas mon traitement de faveur. Et bien sûr maintenant que je savais qu'il n'appréciait pas ma façon d'agir je m'appliquais à y mettre ton mon cœur.

-Bell's ça te dit une soirée à la patinoire mardi ? attaqua Scott en guise de bonjour.

-Euh c'est gentil mais moi sur des patins à glace, prends-moi directement un rendez vous aux urgences, lui répondis-je.

-Elle n'a pas tort, renchérit Emmett hilare. À moins que nous soyons invités au quel cas nous jouerons tes gardes du corps, termina ce dernier, toujours un rictus aux lèvres.

-Moi je n'y vois pas d'inconvénient, enfin tant que tu n'invites pas ton frère et ta sœur, précisa Lucy.

-Seulement Rose, Jasper, Bella et moi ça te convient ?

-Ouais, ça pourrait être pas mal, conclut-elle.

-Et est-ce que j'ai mon mot à dire dans cette histoire parce qu'à l'origine c'est à moi qu'elle a été faite cette proposition, enfin il me semble, grognai-je en direction d'Emmett. Et en plus je ne sais pas patiner.

-Raison de plus, entendis-je dans mon dos. On va t'apprendre, avança Jasper avec un sourire amusé.

-Si tu t'y mets toi aussi, je ne vais pas y arriver.

-Allez ma belle tu as besoin de décompresser et cette idée est excellente, appuya Jasper.

-Parce que tu crois qu'ils vont nous laisser bien sagement profiter d'une soirée entre nous et rester chez vous. Tu sais qu'ils seront au courant et se taperont l'incruste comme toujours.

-Comment veux-tu qu'ils soient au courant si personne ne leur dit, renchérit Scott.

-Ils savent toujours tout, je suis persuadée qu'ils le sauront très rapidement.

Je ne me voyais pas dire qu'Alice voyait dans l'avenir et qu'elle devait très certainement être au courant de cette sortie avant qu'ils ne me l'annoncent. Ils m'auraient pris pour une folle et ce n'est pas aux urgences qu'ils me prendraient rendez-vous mais en service psychiatrique.

-Dans ce cas invitons également Jake et Leah j'ai remarqué qu'ils restaient à distance de toi quand ils t'accompagnaient.

-Sauf qu'ils travaillent tous les deux mardi.

-Appelle Logan explique-lui que nous aimerions faire une soirée avec eux mardi c'est le jour le plus clame de la semaine, il leur laissera peut-être, avança Lucy.

-Et pourquoi est-ce à moi de lui demander, c'est toi qui organise débrouille-toi, renchéris-je de mauvaise humeur.

-Tout simplement parce qu'il ne te refuse rien à toi, répondit-elle avec un large sourire.

Elle me tendit son téléphone après avoir sélectionné dans sa liste de contact le numéro du studio 13, à la troisième sonneries il décrocha.

-Studio 13, bonjour.

-Salut Logan c'est Isabella.

-Salut beauté, que me vaut l'honneur de ton coup de fil. Te manquerais-je donc ? je levais les yeux aux ciel. Plus le temps passait plus il devenait entreprenant.

-En fait je t'appelle pour te demander un service. Avec Lucy et des amis nous aimerions passer une soirée à la patinoire, et nous aurions aimé que Jake et Leah nous accompagnent.

-Et ce serait quand cette soirée ?

-Mardi, est-ce que cela te poserait un problème de te passer d'eux pour ce soir précis. Nous avons pensé que ce serait mieux vu que c'est le soir le plus calme de la semaine pour toi.

-Ça peut-être possible mais à une condition, répondit-il. Je commençais à redouter le pire je faisais des gros yeux à Lucy qui elle n'entendant pas la conversation me faisait une grand sourire.

-Laquelle ? demandai-je prudente.

-Si cela ne vous dérange pas j'aimerais bien me joindre à vous il y a longtemps que je n'ai pas passé une soirée en extérieur.

-Et le pub ?

-Ben comme tu l'as dit ce n'est pas une soirée à grande affluence, je peux me permettre de fermer le bar pour une soirée, je vis Emmett un grand sourire aux lèvres content de trouver une nouvelle opportunité de me faire enrager.

-Pourquoi pas, lâchai-je d'une voix neutre. Alors que tout en moi criait mon mécontentement. Lucy te contactera pour s'organiser, je te laisse je dois aller manger avant que les cours reprennent.

-OK, beauté à mardi soir alors.

Pourquoi avais-je la sale impression que pour lui cette soirée sonnait comme un rendez-vous.

Je raccrochais après l'avoir dit un « au revoir » peu enthousiasme le tout en dardant Lucy de mon regard le plus froid.

-C'était quoi le motif de cette soirée ? lançai-je sarcastiquement. Que je décompresse ? Et tu vas me dire comment je vais faire pour décompresser avec Logan à mes trousses moi.

-Parce qu'il vient ? me demanda-t-elle stupéfaite.

-Oui il ferme le pub et nous accompagne. Mais je t'avertis tu te débrouilles avec. Moi je ne m'en occupe pas. D'ailleurs tu dois l'appeler pour organiser la soirée.

-OK on y va tous ensemble on se rejoint au pub et on part tous avec deux voiture ça devrait suffire.

-Jasper tu passes me chercher ? demandai-je toujours autant irritée.

-On prendra mon Hummer, intervint Emmett.

-Très bien je monte avec vous, décrétai-je sans leur laisser le choix.

-Pauvre Logan il ne va pas être content, me railla Emmett.

-Ne commence pas toi, je ne suis pas d'humeur aujourd'hui. Lucy vous pourrez prendre Jake, Leah et Logan avec vous ?

-Oui sauf s'il veut prendre sa propre voiture mais quoi qu'il en soit nous prendrons Jacob et Leah.

-Très bien c'est déjà une bonne chose.

-Maintenant qui s'occupe de réservé un lit à l'hôpital pour miss catastrophe ambulante ? blagua Emmett. Sous mon regard noir et les sourires moqueur de mes soit disant amis.

-Demain tu finis les cours à midi il me semble ? me demanda Jasper.

-Ouais et après je dois aller au magasin. Pff ! J'ai horreur de ce job, heureusement c'est le dernier jour de la semaine.

-Laisse-le tomber, me dit simplement Emmett.

-J'en ai besoin, j'ai des factures à payer et je n'ai pas un compte en banque à faire pâlir Bill Gates moi.

-Tu pourras toujours te trouver un autre emploi, me dit Lucy. En plus il me semble que la place d'assistante de bibliothèque va bientôt se libérer. Postule tu as toutes tes chances.

-Oui c'est pas faux, admis-je.

-C'est réglé tu démissionnes parce que demain après midi je t'enlève, m'informa Jasper.

-Tu n'as pas des cours toi ?

-Si mais une après midi ne risque pas mettre mon avenir en péril, me rétorqua-t-il avec d'un sourire éblouissant, j'en restais hypnotisée.

Je ne l'avais encore jamais vu tenter de m'éblouir pour me faire flancher, c'était une première pour Jasper. Il accompagna son sourire avec un sentiment d'amusement. Je devais arborer apparemment un sourire niais, car Lucy, Emmett et Scott éclatèrent de rire simultanément, me ramenant à la réalité. Je me repris bien vite les joues rougies par mon manque de maîtrise.

-Il y a bien longtemps que je n'avais pas vu ces rougeur sur tes joues Bella, content de voir que certaines astuces fonctionnent toujours, me dit-il fier de lui.

Je bougonnais en me retournant telle une enfant de cinq ans montrant son mécontentement à ses parents. Ce qui bien sûr attisa le rire de mes amis. Je me laissais gagner par l'euphorie qu'ils produisaient, c'est alors que bien évidemment j'aperçus Edward et Alice qui arrivaient à leur tour certainement interpeller par nos rires.

-C'est pas vrai, murmura Lucy. Ils sont pires que des sangsues ces deux là, bien évidemment cette réflexion provoqua mon fou rire. Sous les yeux interrogateurs de Lucy et Scott et celui amusé de Jasper et Emmett.

-Je crois que tu traînes trop avec Jacob, lui lançai-je pour nous sortir de cette situation délicate, enfin elle n'allait certainement pas comprendre mais bon autant ne pas laisser de place à la suspicion.

-Pourquoi tu me dis ça ? demanda-t-elle ne comprenant pas.

-C'est une des expressions favorites de Jake quand il parle de ces deux là, répondis-je pour dissiper rapidement la conversation. Et heureusement pour moi que Jacob avait des expressions pour le moins étranges et déconcertantes pour les californiens qu'ils étaient.

-Ça rigole bien ici, vous faites profiter, demanda Alice comme si elle ne savait pas ce qui venait de se dire.

-Non, répondit froidement et simplement Lucy avant de faire demi-tour et de partir avec Scott à l'opposé des deux prodiges. Elle se retourna une dernière fois et me dit.

-Je m'occupe de tout par contre n'oublie pas de prendre des gants. Et bonne après-midi, me dit-elle appuyé d'un clin d'œil.

-Tu ferais mieux te t'enfuir tout de suite si tu ne veux pas de représailles, lui répondis-je faussement coléreuse.

-C'est une bonne idée cette histoire de patinoire, intervint Edward alors que Lucy et son petit ami venaient de passer l'angle du couloir, ce qui bien évidemment m'enflamma tout de suite.

Je tentais de garder le contrôle de mes émotions pour éviter d'ennuyer Jasper et surtout parce que je ne voulais pas lui répondre.

-Sauf que vous n'êtes pas vraiment invités, lui répondit Emmett.

-C'est un lieu publique, je pense que nous pourrons passer y faire un tour. Qu'en penses-tu Edward ? demanda Alice, avec cet air de petite fille innocente, que j'avais envie de lui faire avaler avec toute la rage qu'elle provoquait en moi.

-Je pense que c'est une bonne idée. Surtout qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas patiné. Je pourrais t'apprendre Bella, je suis bon patineur.

-Je dois aller manger, répliquai-je en direction de Jasper. Tu m'accompagnes à la cantine. Jake n'a pas pu venir aujourd'hui.

-Pas de problème. À moins que tu ne veuilles manger autres choses je peux t'inviter au restaurant.

-Non ça ira je n'ai pas beaucoup d'appétit en fait c'est juste je voudrais éviter de faire une crise d'hypoglycémie. Je risquerais d'avoir encore Leah sur le dos, déjà qu'elle dit que je me néglige, je ne voudrais pas lui donner raison.

-OK, aller vient ma belle, me dit-il en posant une main dans mon dos pour me diriger vers le réfectoire.

-Moi je vous laisse, je vais rejoindre Rose.

-Embrasse-la pour moi, lui signifiai-je.

-Et demande lui si elle peut me prêter sa voiture pour demain.

-OK, je lui demande. Bon appétit jolie coquelicot.

Je grognais en guise de réponse ce qui le fit rire . Nous partîmes en direction du réfectoire suivis du duo de choc qui se tenait juste derrière nous et discutaient entre eux comme si cette situation était des plus normale.

Apparemment Alice voulait changer de voiture et leur discussion portait sur celle qui aurait ses faveurs. Je regardais Jasper et lui envoyais l'exaspération que me produisait leur présence. Il me sourit et me retourna de la compassion. J'arrivais devant le self, Jasper prit d'autorité mon plateau, et sans même me parler le remplit des aliments qui me révulsaient le moins. Sous les regards irrités de nos deux accompagnateurs. Cela les agaçaient quand nous utilisions notre mode de communication alors qu'ils étaient présents. Il me porta mon plateau jusqu'à une table et le posa face à moi.

-Merci Jasper, murmurai-je pour lui.

-De rien. Au fait je ne t'ai pas demandé tu en as encore pour combien de temps avec ton atèle ?

-Encore un peu moins d'une semaine. Mais honnêtement j'ai de plus en plus de mal à la supporter, j'aimerais bien me débarrasser de cette chose.

-Garde-la encore c'est bientôt fini.

-On voit que c'est pas toi qui est obligé de supporter ça.

Nous vîmes arriver Natasha et ses deux cerbères. Je souris à l'avance car je savais que j'allais m'amuser un petit peu. Je vis Jasper me regarder malicieusement et partager avec moi ce moment d'amusement commun.

-Nous pouvons nous assoir avec vous ? demanda la bimbo en chef.

-Il n'y a pas assez de places, répondit Edward sans même lever les yeux vers elle.

-Mais si on va se pousser un peu, rapproche-toi Jasper qu'elles puissent s'installer.

-Il n'y a pas assez de sièges, répliqua Alice sur un ton plus froid.

Je vis les filles se résigner et prêtes à partir, mais je ne voulais pas leur laisser la main. Je scrutais rapidement la salle bondée et à proximité de nous se trouvait un jeune homme qui ne mangeait pas le nez plonger dans sa Nintendo DS.

-Jasper, murmurai-je.

Je désignais du menton le gars en question lui demandant silencieusement de bien vouloir l'obliger à partir avec son don. Il me comprit car il me fit son sourire malicieux et sexy, celui que je trouvais irrésistible et tourna la tête en direction du garçon. Environ 10 secondes plus tard il décampa comme l'éclair.

-Natasha, il y a une chaise de libre là-bas si tu veux, lui indiquais-je fière de moi.

Elle ne se fit pas prier elle s'installa à côté d'Edward et envoya l'un de ses caniches chercher le siège en question. Nous échangeâmes un sourire complice avec Jasper sous le regard furieux d'Edward. Dont l'attention fut rapidement détournée car sa voisine tenta de lui faire la conversation.

-Au fait Jasper tu n'as pas de voiture à toi, que t'as demandé celle de Rose ? demandai-je intriguée.

-Non en fait je préfère les deux roues généralement quand je dois faire des grands trajets. Sinon le reste du temps comme je suis toujours avec Rose ou Em, je ne vois pas l'intérêt de m'en prendre une.

-Tu as une moto ? demandai-je soudain très intéressée et pleine d'énergie, et surtout excitée à l'idée d'aller en ballade avec lui un de ses jours.

-Oui pourquoi tu aimes les motos ? demanda-t-il surpris.

-J'adore, j'en ai même une chez moi.

-Tu fais de la moto ? demanda Edward stupéfait. Comme je reçus une forte onde d'interrogation de la part de Jasper je décidais de répondre à Edward.

-Oui, Jake m'a appris à en faire. Et nous allions souvent en ballade tous les deux.

-Pourquoi est-ce que cela ne m'étonne pas ? Complètement inconscient ce chien, baragouina-t-il j'allais le remettre à sa place quand Natasha me coupa dans mon élan.

-Jake, c'est l'indien qui vient te voir le midi avec sa sœur.

-Ouais sauf que c'est pas sa sœur, c'est sa petite amie, je la vis froncer les sourcils et également les lèvres d'Edward s'étirer.

-Vous êtes ensemble tous les deux ? demanda-t-elle en nous reliant Jasper et moi du menton.

-Non, mais je vois pas en quoi cela te regarde, répondit Jasper un peu trop vivement, ce qui voulait signifier que ce qu'elle ressentait n'était pas très charitable.

-Juste comme ça ! se défendit-elle. Comme elle est tout le temps entourée de garçons c'est pour savoir avec lequel d'entre vous elle sort, et connaître ainsi ceux qui restent de libre, fit-elle avec dédain.

Non mais de quoi elle se mêle la siliconée, je n'allais certainement pas laisser passer ça. Je venais de lui donner l'opportunité de se rapprocher de l'objet de ses désirs et elle se permettait de me juger, espèce de garce ingrate.

-Est-ce que je m'occupe de savoir avec qui tu écartes les cuisses, et de la fréquence auxquels tu le fais moi ? la rembarrai-je.

-En tout cas certainement plus que moi vu que tu accapares en permanence mon compagnon, intervint Alice.

Ce qui me souffla, je ne m'attendais pas à une attaque de sa part et surtout aussi déloyal. En tout cas mon sang ne fit qu'un tour alors que la rage m'emporta.

-Tu te fous de moi là, j'espère ! criai-je sans me soucier de ceux qui nous entouraient. Il me semble que tu as la mémoire courte. Mais comme le fait que tu puisses avoir oublié certains détails de ta vie est improbable. Je dirais plutôt que tu as une mémoire sélective, et donc que tu te fous réellement de moi. Dans tous les cas je ne te permets pas de venir me faire des reproches à « moi » concernant « tes » propres décisions, espèce de sale manipulatrice, je me levais oubliant totalement que je parlais à un vampire qui aurait pu en une fraction de seconde mettre fin à ma vie. Tous les regard étaient fixés sur nous, mais je n'en avais que faire.

-Et la faute à qui ! cracha t-elle. Pour qui ai-je pris ces fameuses décisions !

-Certainement pas pour moi je n'étais pas là, tu te souviens, c'était après votre départ, dis-je en accentuant bien sur le mot départ.

-Pauvre et malheureuse petite Bella tellement seule et triste dans sa misérable petite vie.

-Elle n'est pas si misérable que ça ma vie sinon vous ne vous y accrocheriez pas comme des sangsues que vous êtes.

Je sentis Jasper s'approcher de moi alors que je m'étais avancée inconsciemment vers Alice, en fait j'étais devant elle, juste à côté d'Edward mais cette proximité m'indifférait complètement.

-Comme toujours tu es la pour prendre sa défense, vociféra Alice à l'encontre de Jasper.

-Qui prendrait soin de nous si nous le faisions pas mutuellement, lançai-je ironiquement avec un ton froid et dur.

-Edward sors-la d'ici avant qu'il n'y ait un drame, répliqua Jasper. Edward acquiesça et attrapa sa sœur qui apparemment n'en avait pas fini avec moi.

-Tu n'es qu'une ingrate Bella, tonna-t-elle d'une voix forte et fragile à la limite de la fêlure. Nous t'avons tout donné, toute notre affection, notre amour, une place au sein de notre famille, et toi tu ne vis que pour nous faire souffrir. Regarde ce que tu as fait d'Edward, regarde comment tu montes Emmett et Rose contre nous. Regarde comment tu t'interposes dans mon couple. Mais malgré tout ça Bella, je t'aime et je suis prête à faire l'impasse sur tout et tout reprendre depuis le début les erreurs mises à part.

-Espèce d'hypocrite que tu es.

Ma colère avait pris le pas sur ma raison, j'étais dans un état de fureur indescriptible je ne voyais rien d'autre qu'Alice je sentais mes forces décupler sous le coup de ma rage dévorante, un voile rouge emplie ma vision j'avais l'impression que j'allais littéralement exploser pour que ma colère puisse se déployer et se répandre plus aisément.

-Bella, BELLA ! cria Jasper, je ressentais de la peur émaner de lui.

Elle n'émanait pas de moi mais de lui, ce qui me surprit. Je tournais la tête pour lui faire face et comprendre la raison de sentiment si anormal chez lui. Au moment où je tournais les yeux pour le regarder je me sentis défaillir comme si tout mon corps se retrouvais tout à coup sans énergie. Jasper je cherchais à me raccrocher à lui. Putain il était trop loin et j'avais besoin de lui, je ne me sentais pas bien du tout, merde j'allais m'étaler devant tout le monde je me sentais partir.

-Jasper je me sens pa... et le trou noir. Je sentis à peine deux bras froid me retenir alors que je tombais dans le vide.

J'ouvris les yeux, je ne reconnus pas la pièce dans laquelle je me trouvais.

-Enfin ! Tu m'as fais peur, tu sais.

-C'est ce que j'ai cru ressentir, répondis-je alors que je n'avais encore pas tourné la tête pour le regarder.

Mais quand je le fis, je vis qu'il n'était pas seul, et tout aussi naturellement que je respirais, la colère qui avait élu domicile dans mon corps se réveilla instantanément.

-Calme-toi, me dit-il en m'envoyant une succession d'ondes calmantes.

-Qu'est-ce qu'ils foutent ici ! demandai-je sur un ton plus dur.

-Je voulais te présenter mes excuses, je n'aurais pas dû réagir comme je l'ai fait et surtout pas dans le réfectoire devant tout le monde.

-C'est un peu tard tu ne crois pas. Maintenant que tu m'as faite passer pour la salope de service, venir me faire des excuses en privé c'est un peu facile.

-Je suis désolée Bella, répéta-t-elle affligée. Et elle sortit sans un mot de plus.

-Et lui pourquoi est il là ?

-C'est lui qui t'a rattrapée avant que tu ne touches le sol.

-Pourquoi ne l'as-tu pas fait toi ? demandai-je surprise mais aussi perturbée car je serais obligée de le remercier, et pour cela me posait un gros problème.

-Je ne le pouvais pas j'ai tenté de t'approcher mais je n'ai pas pu Bella. Tu m'en as empêchée.

-Comment ça je t'en ai empêché? Je comprends pas.

-Tu as bloqué Jasper, en fait je pense que tu as empêché quiconque de s'approcher de toi, mais seul Jasper a essayé. Je pense que tu es un bouclier Bella. Et que dans ta colère contre Alice tu l'as déclenché te protégeant ainsi de tout le monde. Par contre un fait étonnant c'est que j'ai pu t'entendre juste une petite minute avant que tu ne t'évanouisses.

-Tu m'as entendu ?

-Oui et je dois dire que ton langage c'est très nettement détérioré en deux ans, sourit-il. Ce qui fit sourire Jasper également.

Je restais perdue dans mes pensées, comment avais-je pu réaliser un tel exploit. En fait je me doutais bien du pourquoi mais c'est le comment qui m'intriguait.

-Et maintenant tu m'entends ?

-Non du moment où tu as perdu connaissance j'ai perdu la connexion. C'est justement comme ça que j'ai su que je pourrais te rattraper.

-Je suppose que je te dois te remercier, et je t'assure que ça me coûte énormément. Mais merci.

-De rien Bella, je serais toujours là pour toi.

-Non tu ne seras pas toujours là. Parce que je ne le veux pas. Ça ne change rien pour moi, tu m'as rattrapée tant mieux pour moi, cela m'évitera une bosse mais ne crois pas que je vais revoir ma position. Si vous vous seriez tenus à l'écart de moi comme je me fatigue à vous le réclamer je ne me serais jamais mise en colère et je n'aurais jamais perdu connaissance dans le réfectoire. Oh merde ! pensai-je d'un coup, me rendant compte maintenant que tout ce qu'il venait de se passer s'était fait devant tous les élèves au réfectoire.

-Qu'y a t-il Bella ? me demanda Jasper.

-Rien si ce n'est que je viens de perdre la face devant toute l'université.

-Ne t'inquiète pas pour ça et en majorité ils ont tous été impressionnés devant ton autoritarisme et ta prestance.

-Ouais c'est ça, les ragots vont aller bon train oui. Je suis pas prête d'avoir la paix crois-moi.

-Je croyais que tu t'en foutais des autres, me répondit Jasper.

-Oui quand ils me foutent la paix, mais là avec tout ce qu'a raconté l'autre folle. Désolée Jasper mais pour le coup tu ne peux pas me donner tort.

-Je ne sais pas ce qu'il lui a pris, intervint Edward. C'était complètement faux et déplacé.

-Moi je sais ce qu'il lui a pris. Elle a vu que vous n'arriveriez pas à m'amadouer alors elle va tenter de détruire ma dignité et les rapports sociaux que je peux avoir en dehors de votre famille et des loups. Comme ça si je n'ai plus personne elle croit que je vais vous revenir ventre à terre. Mais c'est bien mal me connaître.

J'allais me relever quand les deux mains froide de Jasper vinrent rencontrer mes épaules pour me forcer à rester allongée. Je bougonnais, mais le geste amorcé me fit tourner la tête.

-Ça va aller il faut que je retourne en cours.

-Non ça ne va pas, et n'essaye plus de me mentir c'est peine perdu.

-Foutu empathe, râlai-je. Mais au fait je suis où ? demandai-je paniquée.

-Ça va détends toi, tu es à l'infirmerie.

-OK et quand pourrais-je rentrer chez moi ?

-Dès que Carlisle t'aura examinée, me répondit-il sur un ton sans appel.

-Certainement pas, m'offusquai-je en tentant de me redresser de nouveau pour échapper à ce lit et la visite prochaine de patriarche de cette famille que je tentais de fuir désespérément.

-Écoute Bella, je te soutiendrais quoi qu'il arrive pour n'importe quelle situation. Mais cette alternative est sans appel. Il est le seul à en connaître assez sur nos... particularités et de ce fait le seul à même à savoir si ta... particularité à toi n'a pas altérée quoique ce soit dans ton organisme. Bella tu as fait un arrêt cardiaque ta colère a été si intense que ton cœur a cessé de battre, il n'a pas résister à la pression. Alors je me fous si ton orgueil en prend un coup mais tu te laisseras ausculter par Carlisle quitte à ce que je te tienne moi-même, c'est compris ! m'ordonna-t-il.

Je me résignais je n'aurais pas gain de cause aujourd'hui. Ce n'était décidément pas ma journée et je n'avais qu'une hâte c'était qu'elle se finisse. Je restais silencieuse n'osant même plus regarder Jasper, j'avais conscience de mon comportement totalement puéril, mais ma fierté était tout ce qu'il me restait et je devais également la mettre de côté à cause d'eux, je n'en pouvais plus. J'avais des limites et je venais de les atteindre, mes yeux se brouillèrent de larmes, Jasper tenta de venir me rassurer sous le regard mélancolique d'Edward.

-Non Jasper ! le repoussai-je en sanglotant.

-Ne m'en veux pas, j'ai eu peur et je veux être sûr que tu vas bien. Tu sais que je ne t'obligerais pas si ce n'avait pas été grave.

-Tu sais ce que je ressens en cet instant tu connais la douleur que cela provoque de devoir ravaler mon orgueil pour eux. Je n'ai que ça Jasper et tu me l'enlèves. Je veux Jacob appelle-le qu'il vienne me chercher.

-Bella ! me supplia-t-il.

-Je te comprends et je partirais quand il m'aura ausculté mais je veux Jacob avec moi. J'ai besoin de lui et de son soutien. Et toi tu peux te vanter de m'avoir vu craquer mais profites-en bien car c'est bien la dernière fois que je pers le contrôle en ta présence, réussis-je à articuler à l'intention d'Edward entre deux sanglots.

-Ça ne me fait pas plaisir, tu peux me croire, je n'ai même jamais eu aussi mal de ma vie que de voir ce que tu es devenue aujourd'hui de par ma faute, répondit Edward d'une voix accablé.

-De ta faute oui.

-Carlisle arrive, m'informa Jasper.

-Très bien je pourrais rentrer plus vite. As-tu appelé Jacob ?

-Oui il va arriver également.

Carlisle se fit accueillir par une voix stridente, certainement l'infirmière de cet endroit. Elle lui indiqua ce qu'elle m'avait administré et qu'elle attendait son diagnostique. Il la remercia et s'approcha du lit dans lequel je me trouvais.

-Bonjour Isabella.

-Docteur, répondis-je brusquement.

L'infirmière attendait au pied du lit alors que Carlisle commençait à m'ausculter il tâta quelques parcelles de ma peau. Puis regarda Edward qui fit un signe de tête presque imperceptible. Puis son regard se reporta sur Jasper et dans la seconde mon copain de chambré qui se trouvait à l'autre bout de la pièce, se mit à gémir. L'infirmière se précipita sur lui, avec un bassin.

-Son cœur c'est arrêter Carlisle, lança Edward sans préambule.

-Il va bien pour le moment. Mais expliquez-moi comment cela est arrivé.

-Nous étions au réfectoire avec Bella. Edward et Alice se sont invités ce qui l'a agacé. Puis la copine d'Edward est arrivée.

-Ce n'est pas ma copine, répondit-il avec un air dégoûté. Jasper reprit après lui avoir adressé un regard amusé.

-Bella voulait lui jouer un tour, alors elle les a invité à notre table. Puis cette pimbêche a demandé à Bella si nous étions ensemble cela a affecté Alice qui s'est emportée contre Bella. Bien évidemment ce caractère de chien a répliqué.

-Hey ! Je n'allais pas me laisser insulter devant tout le monde sans répliquer, m'insurgeai-je.

-Mais le plus inquiétant en fait, reprit-il sans me répondre. C'est que pendant que la colère s'insinuait en elle et prenant une ampleur démesurée, je ne pouvais plus l'approcher.

-Un peu comme dans ces films de science fiction, une sorte de champs magnétique empêchant quiconque de s'approcher. Mais en plus de cela j'ai pu l'entendre penser, une petite minute avant qu'elle ne perde connaissance juste avant que son cœur cesse de battre, termina Edward.

-Combien de temps s'est-il interrompu ?

-Dix sept secondes, répondit Edward.

-Étonnant effectivement, mais il va bien.

-Jacob arrive, intervint Jasper.

Je me sentis tout de suite plus rassurée, rassérénée et surtout moins seule. J'entendis l'infirmière se diriger vers Jacob qui venait de faire une entrée fracassante dans l'infirmerie. Ce qui me tira un sourire rien ne pourra jamais le changer, si inquiet et lourdaud à la fois.

-Où vous croyez-vous jeune homme ! le sermonna-t-elle de sa voix nasillarde.

-Désolé m'dame, je viens voir mon amie Isabelle Swan on m'a appelé pour m'informer qu'elle était ici.

-Oui elle est bien ici. Mais elle a déjà trop de visiteurs, et en plus un médecin l'ausculte. Je vous demanderais de bien vouloir attendre à l'extérieur et dans le calme.

-Je ne crois pas non ! dit-il en forçant le passage sous les cris stridents qui sortaient de la femme en blouse blanche.

Il arriva à mon chevet et vint d'autorité s'interposer entre Edward et moi. Il mit une main dans mes cheveux embrassa mon front.

-Alors ma belle, qu'est-ce que tu m'as fait ?

-Je t'expliquerais tout à la maison. Sors-moi de là s'il te plaît, l'implorai-je, sur le point de craquer de nouveau. Il le sentit et me regarda étonné de ma réaction surtout devant les sangsues.

-Est-ce qu'elle va bien ? demanda Jacob à Carlisle, inquiet.

-Oui mais elle a besoin de beaucoup de calme et de repos.

-Voyez jeune insolent laissez Mademoiselle Swan tranquille. Il y a beaucoup trop de monde ici.

-Non je la ramène à la maison. Elle se reposera chez nous. Et s'il y a quelqu'un en trop ici ce n'est certainement pas moi, dit-il le regard planté dans celui d'Edward. Ce dernier hocha la tête et déclara.

-Tranquillisez-vous Madame Coltran, je m'en vais.

-Bien Monsieur Cullen passez une bonne journée, lui répondit-elle poliment.

-Je vais essayer, répondit-il la voix éteinte. Et il partit sans rien ajouter d'autre.

-Isabella je vais te faire une ordonnance de fer et de vitamine. Et un tranquillisant, tu as besoin de dormir, de beaucoup dormir tu te négliges beaucoup trop et ton corps est littéralement épuisé. Je vais te faire également un arrêt de cinq jours et j'espère que tu en profiteras pour te reposer tu ne tiendras jamais le coup autrement.

-Elle le fera j'y veillerais, renchérit Jacob le regard accusateur posé sur moi. Je me sentis pas trop bien d'un coup. Jacob m'avait déjà fait la réflexion que je devais me ménager.

-Très bien, il rédigea son ordonnance qu'il tendit à Jacob. S'il devait y avoir quelques complications appelle-moi sans attendre Jacob.

-Pourquoi devrait-il y avoir des complications ?

-Je t'expliquerais, répondit Jasper. Allez on la ramène chez vous qu'elle puisse se reposer et elle doit manger également elle n'a rien avalé à midi.

-Tu es une vrai gamine Bella, s'emporta-t-il. Si à ton âge on ne peut pas te faire confiance, comment veux-tu que j'accepte ce que tu veux faire.

-On en reparlera à la maison et au lieu de t'emporter comme tu le fais. Tu ferais bien mieux d'attendre les explications cela t'évitera de te confondre en excuses après.

-Docteur croyez-vous qu'il soit judicieux de la laisser repartir avec ce jeune homme. Je ne suis pas sûre qu'il puisse lui apporter le calme dont elle a besoin.

-Ne vous inquiétez pas madame Coltran, il saura veiller convenablement sur elle j'en suis persuadé.

-Si vous le dites, répondit-elle pas convaincu. Je me redressais avec l'aide de Jacob la tête me tournait toujours.

-Ça va Bella ?

-Oui ça va, soufflai-je exaspérée. Je vis Jasper secouer la tête de façon à faire comprendre à Jacob que je lui racontais des cracs.

-J'ai juste besoin d'avaler quelque chose et j'irais mieux, repris-je.

Jacob voulut me porter pour me ramener à la maison, mais je ne me voyais pas traverser tout l'établissement dans les bras de mon ami, surtout que je l'avais fait précédemment dans ceux d'Edward alors en plus des ragots qui devaient très certainement commencer à courir sur moi, je n'allais pas contribuer à en rajouter. Jasper sortit de l'infirmerie à pas rapides après avoir prit des mains de Jacob l'ordonnance. J'interrogeais du regard Jake, ce dernier haussa les épaules pour me signifier qu'il n'en savait pas plus que moi.

Carlisle s'attarda sur le patient qui avait gémi sur une action de Jasper un peu plus tôt, tandis que Jake m'escorta sous un regard de madame Coltran qui aurait pu geler un désert. À deux cents mètres de la maison Jacob me porta d'autorité, je n'osais pas protester j'étais véritablement épuisée, je n'aspirais qu'à une chose dormir.

Une fois posée dans le canapé je me laissais à savourer le bien-être d'être chez moi confortablement installée, j'étais sûre que je n'allais pas tarder à m'endormir. Jacob alla ouvrir la porte alors que personne n'avait sonné, il n'avait toujours pas ouvert la bouche depuis qu'on avait quitté l'infirmerie.

Jasper entra avec un sac en papier d'où se dégageait une odeur de nourriture, du poulet rôtie. Il le posa devant moi.

-Mange, m'ordonna-t-il.

-Je commence à en avoir marre d'être traitée comme un gamine, et je n'aime pas le ton que tu emploies, me révoltai-je contre Jasper.

-Dans ce cas arrête de te comporter comme telle, répondit Jacob sèchement. Et maintenant j'aimerais qu'on m'explique je pense avoir été assez patient.

-Je vais te raconter, mais toi Bella tu manges je ne te laisserais pas dormir avant, me lança Jasper.

Bien que je ne supportais pas de recevoir des ordres, l'odeur qui s'échappait du sachet me mit l'eau à la bouche. Je ne me fis donc pas prier parce que j'avais faim mais surtout parce que ce que je voulais encore plus que manger, c'était dormir. Jasper s'attela à tout raconter quand il arriva au moment où j'avais réussi à créer cette espèce de bouclier invisible, il me regardait comme si mon troisième œil venait de s'ouvrir.

-Ce n'est pas comme si ce genre de chose pouvait vous choquer, vous êtes des créatures mythiques après tout.

-Effectivement Bella, sauf que toi tu es humaine et que ce genre de pouvoir ne se développe que lors d'une transformation, il est extrêmement rare de voir un humain avec de telles facultés, rétorqua Jasper.

Il poursuivit le récit et bien évidemment je crus que Jacob allait nous faire une syncope, quand Jasper lui avoua que mon cœur avait cessé de battre pendant une petite vingtaines de secondes.

-D'où la mise en garde contre un quelconque effet secondaire du docteur.

-Oui, nous ne savons pas quelles seront les conséquences.

-Très bien je veillerais, mais maintenant tu devrais partir qu'elle puisse se reposer.

-Jacob soit plus gentil, le priai-je.

-Écoute Bella, ne m'en veux pas et je ne veux pas te fâcher, mais c'est à cause de sa famille que c'est arrivé. Il ne les a pas empêché de t'approcher. Il a laissé Edward te toucher, je n'ai pas confiance. Je suis là et c'est à moi de veiller sur toi.

-Je suis désolée Jasper, je t'appellerais quand il se sera calmé pour le moment mieux vaut le laisser ruminer seul.

-Ne t'inquiète pas et puis il n'a pas vraiment tort.

-Ce n'est pas de ta faute je t'ai empêché d'approcher, tu ne pouvais rien faire.

-Calme-toi et repose-toi. Quand tu te réveilleras appelle-moi, pour me donner de tes nouvelles. Je te ramènerais tes cours.

Il déposa un tendre baiser sur ma joue ce qui me déstabilisa, je n'étais pas habituée à cette tendresse, il était doux et attentionné en temps normal mais il n'était pas aussi intime, j'avais ressenti quelque chose que je n'arrivais pas à définir derrière ce baiser. En fin je suppose que c'était à cause de ce qu'il m'était arrivé. Il avait eu peur et du coup cela se transposait inconsciemment dans ses gestes et témoignages d'affections, et c'est également pour cela que moi aussi j'avais été autant touchée.

-Repose-toi bien, me dit-il avant de passer devant Jacob qui avait ramené ses bras sur son torse signe qu'il commençait à perdre patience.

Je finis de manger mon poulet devant le regard inquisiteur de Jacob, mais je n'avais pas l'intention de le laisser me manipuler je savais parfaitement ce qu'il cherchait à faire. Il voulait me pousser à bout pour que je perde patience et que je cherche à savoir ce qui le chagrinait. Mais j'étais trop fatiguée pour rentrer dans son jeu. Une fois fini je me levais alors qu'il était toujours assis en face de moi.

-Qu'est-ce que tu fais ? me demanda-t-il.

-Je vais me coucher, je n'en peux plus et je serais mieux dans mon lit. Si tu veux aller retrouver Leah tu peux y aller je pense que je vais dormir un bon moment.

-Bella tu te rends compte que tu as failli mourir tout ça parce que tu ne fais pas assez attention à toi. Combien de fois t'avons-nous dit Leah et moi de te ménager, de manger, de dormir.

-J'ai parfaitement compris le message ne t'en fais pas je ferais attention dorénavant et je ne me laisserais plus aller de la sorte.

-Viens là, me dit-il en me serrant si fort dans ses bras que j'ai cru que j'allais étouffer.

Mais tout comme Jasper il avait eu peur et c'était sa façon à lui de me le montrer. Après un moment relativement long où tout mon corps ne demandait qu'à se relâcher et tomber dans un profond sommeil réparateur, il me porta telle une mariée et me déposa sur mon lit. Il entreprit de m'enlever mes chaussures, puis je le vis s'attaquer au bouton de mon jean, ce qui me surprit.

-Qu'est-ce que tu fais ? lui demandai-je.

-Je te déshabille, et ne t'en fais je ne vais pas te sauter dessus et puis je t'ai déjà vu nue.

-Oui mais tu pourrais prévenir quand même.

Il défit mon bouton et fit glisser mon jean le long de mes jambes. Il retira son tee-shirt et me le tendit. Je souris à ce vieux rituel qu'il venait de me remémorer. Quand nous étions ensemble il me laissait tous les soirs son tee-shirt de la journée pour que je puisse m'endormir plus sereinement. J'enlevais mon chemisier devant Jacob je ne me sentais pas mal à l'aise parce que d'une part comme il l'avait précisé il m'avait fréquemment vu nue par le passer, et surtout parce que je savais qu'il ne me voyait plus comme une femme depuis qu'il s'était imprégné de Leah. Il me déposa un baiser sur le front et sortit de ma chambre.

-Je reste là au cas où. Dors ma belle.

-Merci Jake, je posais la tête sur mon oreiller et m'endormis quasi instantanément.

Je rouvris les yeux quelques temps plus tard, il faisait toujours jour, du coup j'étais assez perturbée, je pensais avoir dormi beaucoup plus longtemps car je me sentais parfaitement reposée.

Leah toqua à ma porte je savais que c'était car elle était la seule des deux à respecter mon intimité.

-Alors réveiller la belle au bois dormant ? Comment te sens-tu ?

-Je vais bien, je me sens presque en pleine forme en tout cas bien reposée.

-Tant mieux. Je te prépare quelques chose à manger va te laver.

-OK, je me levais et je m'aperçus qu'elle laissait ses yeux posés plus longtemps que nécessaire sur mon corps. Je baissais la tête et je me souvins que je portais le tee-shirt de Jacob.

-Oh... euh ce n'est pas ce que tu penses, commençai-je en bafouillant. Elle éclata de rire avant de me dire un sourire tendre aux lèvres.

-Je sais Bella, ne t'en fais pas c'est juste que votre attachement l'un à l'autre est si fort que ça me surprend toujours, et pourtant j'y suis habituée.

-Je ne voudrais pas que tu penses que j'ai encore des vues sur Jacob. Je l'aime oui ça c'est sûr, mais plus comme avant. Plus comme une femme aime un homme. Ce n'est même pas une relation fraternel je n'arrive pas vraiment à définir ce qui nous relie. Mais quoi qu'il en soit je ne représente aucun danger je peux te l'assurer.

-Bella je ne suis pas ta buveuse de sang. Je te fais confiance et j'ai également une confiance aveugle en Jacob et en plus il ne peut rien me cacher, tu te souviens, me dit-elle en se tapant la tête du doigt.

-Effectivement il serait difficile d'arriver à te cacher quoi que ce soit, je ris avec elle.

-Bon va te laver je te prépare ton déjeuner.

Elle sortit de la chambre me laissant seule. J'allais prendre mes affaire quand je vis mon téléphone. Je l'attrapais et composais vite fait un message pour Jasper.

Je viens de me réveiller, je me sens bien et reposée. Je vais me laver et manger je t'appelle après. Bisous Bella.

Après l'avoir envoyé, je me dirigeais à grand pas dans la douche où l'eau chaude vint à bout des dernières tensions, je sentis avec surprise que mon corps était totalement détendu ce qui n'était pas une habitude chez moi. Au bout d'un certain temps je ressortis et allais avaler un morceau avec Leah, je fus surprise quand je vis l'heure. Il était 13h30 j'avais dormis plus de 20h d'affilées.

Je retournais dans ma chambre chercher mon téléphone quand je vis que j'avais reçu un message.

Tant mieux, tiens toi prête je passe te prendre à 13h45 Bisous Jasper.

 


 

Aller je vous le dit j'ai une grosse surprise pour vous!

Attention, attention, attention... Les deux prochains chapitres sont des Pov Jasper. Et deux parce qu'en un seul cela faisait un chapitre vraiment trop grand j'ai pu le diviser en gardant mes longueurs coutumières. Donc voilà faites sauter ma boite mail.

8

Ce chapitre sera tranquille juste pour situer son état d'esprit, j'ai essayé de respecter ce que Jasper représentait pour moi. Soit une force tranquille, torturé par son don mais avec toujours beaucoup de retenu, moins coincé que le reste de la famille sans atteindre le degré déluré d'Emmett. Voilà j'espère vraiment que c'est ce qu'il en ressortira après lecture.


Chapitre 8 : Entre détente et amusement (1ère partie)

Pov Jasper

Je ne savais pas si je devais appeler l'institut pour annuler ma réservation, ou si je devais attendre et appeler Bella pour avoir de ses nouvelles. Cela faisait bientôt 22h00 que je l'avais quitté et je savais qu'elle tombait de fatigue, je ne doutais donc pas qu'elle s'était endormie dans les minutes qui suivirent mon départ. Mais pourquoi ne m'avait-elle pas encore appelé ? Pouvait-elle encore dormir ? Oui je me faisais du soucis pour elle, quand son cœur avait cessé de battre hier alors qu'elle venait d'atteindre un taux de fureur jamais éprouvé, jamais égalé par un corps humain. J'ai cru que le sol s'ouvrait sous mes pieds j'avais été incapable de bouger, complétement statufié, et pourtant je ne ressentais plus l'entrave de son bouclier. Mes jambes avaient refusées d'avancer pour la réceptionner avant qu'elle ne touche le sol, on doit à Edward le seul fait qu'elle n'ait pas en plus un traumatisme crânien, ou une commotion cérébrale. Il avait été plus réactif que moi, et cela m'avait agacé sur le coup, mais également soulagé. J'avais senti un pic de joie venant de la table, et sans véritablement m'en rendre compte j'avais émis un grondement sourd, je m'étais vite fait reprendre par Alice qui ordonna dans le même temps à Edward d'emmener Bella à l'infirmerie.

J'avais protesté en disant qu'il serait mieux l'emmener tout de suite voir Carlisle, mais elle avait répondu que l'espace médical le plus proche était l'infirmerie et que cette pièce aurait certainement du matériel, injection d'adrénaline ou je ne sais quoi d'autre à administrer à Bella. Edward avait pris la direction de l'infirmerie avec Bella dans ses bras et cet espèce de crétin arrogant était heureux de l'avoir contre lui, son cœur avait cessé de battre et cet enfoiré se sentait heureux et chanceux parce qu'il la touchait, pathétique. Je l'avais insulté, des mots qui auraient fait rougir Jacob j'en suis certain. Je ne suis pas le type collet monté comme peut l'être Edward, j'ai également une certaine éducation et je n'étale pas toute l'étendu de mon vocabulaire bien garni à tort et à travers mais là cet enculé jouissait d'avoir Bella dans ses putains de bras alors que son cœur avait cessé de battre.

Comment une personne normalement constituée et sensée pouvait se réjouir dans pareil cas ? Carlisle avait merdé quelque part lors de sa transformation, il n'y avait pas d'autres raisons à son putain comportement complètement inapproprié. Oui c'est dans des moments tels que celui-ci que toute ma culture s'étalait sans que forcément j'y fasse attention, je n'étais pas du genre vulgaire peut-être grossier certaine fois et encore je savais parfaitement me tenir sauf quand j'étais énervé ou agacé comme je l'étais actuellement. Ces dix sept secondes ou cette saloperie de cœur avait cessé de battre, avaient été les plus longues de ma vie, dix sept putains d'éternités avant que je ne respire de nouveau et que je ne m'autorise un soupir de soulagement. Il était reparti sous un coup qu'avait asséné Edward sur la cage thoracique de Bella. Encore un oui sauf que celui-ci avait été au sens propre du terme et surtout il s'était avéré utile.

Nous étions arrivés à l'infirmerie accueillit par madame Coltran l'illustre infirmière de Dartmouth qui devait très certainement avoir vu le jour à la même époque que moi, sauf qu'elle ne disposait pas du même antirides. Nous lui avions expliqué que Bella avait fait un malaise en omettant son arrêt cardiaque, pas que nous ne voulions pas que Bella se fasse soigner correctement. Mais il aurait été difficile d'expliquer la raison d'un arrêt cardiaque sur une jeune femme de vingt ans sans antécédent. Et surtout comment aurions-nous pu le détecter alors que personne dans le réfectoire ne nous avaient vu prendre son pouls et encore moins amorcer un massage cardiaque, alors que tous les yeux étaient braqués sur nous de part le spectacle que nous avaient offert Alice et Bella.

J'avais voulu leur demander de partir car je savais que si Bella ouvrait les yeux et qu'ils se trouvaient encore là elle se remettrait en colère. Elle ne les supportait plus près d'elle. Ce qui me surprenait dans un sens car j'avais ressenti des sentiments positifs qu'elle avait pour eux en tout cas pour lui, c'était profondément enfoui sous sa colère et sa haine. Il restait une pointe d'amour j'avais pu la déceler juste avant qu'Edward ne la rattrape, c'était subtil et surtout mêlé à de l'angoisse mais c'était là. Elle avait dû laisser tomber ses défenses juste avant de se retourner pour me regarder, avant de s'effondrer. J'étais assez perturbé par cette découverte, car jusqu'à présent elle avait su parfaitement contrôler ses émotions, à un degré tel que je n'avais rien remarqué d'autre que sa colère les concernant.

Je n'étais plus sûr de la conduite à tenir savoir si j'aurais dû les faire partir avant qu'elle n'ouvre les yeux ou non. Alice me regardait je sentais du remord venant d'elle mais aussi de la rancœur, je savais que c'était à cause de ma proximité avec Bella, mais pour je ne sais quelle raison je ne pouvais pas la laisser, je me sentais le devoir de la protéger en tout cas tant qu'elle aurait besoin de moi. Puis dans les dix secondes qui avaient suivi l'échange de regard entre Alice et moi Bella s'était réveillée. Elle était patraque et déboussolée. Je ne pus me retenir de lui dire qu'elle m'avait foutu la trouille de ma vie. Et cela la toucha, elle était encore surprise que je puisse faire attention à elle et surtout que je puisse lui accorder mon amitié. Alors que dans l'histoire c'était moi le putain de chanceux. Jamais personne ne m'avait accordé sa confiance sans retenue, sans crainte, sans contre-partie, elle me vouait une confiance aveugle. Alors que la première fois que je l'avais vu, j'avais prémédité sa mort, et une autre fois j'avais même carrément tenté de la tuer.

Et aujourd'hui elle s'estimait vernie que je lui accorde de l'attention, derrière ses airs renfrognés et perpétuellement en colère elle avait l'âme d'une sainte, toujours à se préoccuper de ceux qui lui sont proches, elle les aimait sans retenue. C'était à peine croyable d'aimer de cette façon et encore une fois j'étais heureux d'être à ses côtés car je bénéficiais par procuration de tout cet amour. Bien que je ne sois pas en reste côté sentiment, ce qui me rattachait à Bella était tout bonnement excessif voire presque exclusif le seul à partager cette attraction à un degré différent était Jacob et encore nous étions pas sur le même niveau. Notre relation était assez ambiguë et j'arrive à comprendre cette Natasha quand elle avait demandé si nous étions ensemble, car d'un point de vue extérieur nous étions très proches j'étais le seul dans cette université avec lequel elle échangeait des sourires, des rires, une complicité absolue dont personne ne pouvait réellement en comprendre le sens. Et j'aimais être particulier à ses yeux et devant tous, surtout qu'il y avait ce lien entre nous qui faisait que si nous étions ensemble plus personne ne pouvait avoir accès à Bella, j'avais toute son attention et réciproquement.

Mais ce que j'appréciais par dessus tout dans cette situation c'est que je pouvais me permettre de tenir ce Brian loin de Bella, je n'aimais pas du tout les émotions qui émanaient de lui. Et encore s'il n'y avait que lui. Je crois que celui que j'exécrais par dessus tout c'était Logan. Derrière ses faux airs gentlemans, je sentais ses envies peu honorables, je savais qu'il tentait de manipuler Bella et que ses flirts avec les autres filles sous le nez de Bella n'étaient pour que tenter de la rendre jalouse et j'étais fier de constater qu'elle ne se faisait pas avoir. En fait elle se foutait royalement de lui. Et lui quand il me voyait à côté d'elle il ne pouvait s'empêcher de me jalouser et j'adorais ces moments et oui j'avoue que j'en jouais un peu et heureusement pour moi Bella ne se rendait compte de rien. Mais pour l'heure c'est moi qui jalousais Jacob, lui qui m'avait éconduit hier alors que je voulais rester pour veiller sur son sommeil.

Celui qu'elle avait réclamé avec désespoir au moment où elle était le plus vulnérable. Cela m'avait atteint plus que je ne l'aurais cru, je me suis senti rejeté, impuissant, frustré et blessé, je n'étais pas celui qu'elle voulait auprès d'elle. Mais je savais que je n'avais pas ce droit sur Bella, et je ne m'en sentais que plus seul. Il y avait Emmett qui ne demandait qu'à partager un moment avec moi, surtout que ces dernières semaines je n'ai pas été très présent à la villa. Et quand j'y étais, je restais enfermé dans ma chambre, mes relations avec Edward et Alice se dégradant de plus en plus au fil des jours et de mon rapprochements avec Bella, ils m'en voulaient comme si j'étais celui qui les empêchait de l'approcher.

-Mais c'est le cas, me répondit Edward depuis le salon.

-Non pas vraiment et il serait bien que tu évites de trop traîner dans ma tête tu n'aimerais pas vraiment ce que tu y verrais.

-Comme quoi ? Tes sentiments pour Bella ? Mais je n'ai pas besoin de traîner dans ta tête pour les voir.

-Bien sûr que je l'aime mais pas comme tu le sous-entends.

-Mais bien sûr. Et pourquoi alors es-tu jaloux de Jacob ? Pourquoi t'enfermes-tu dans ta chambre quand tu rentres ici? Et surtout pourquoi ne te remets-tu pas avec Alice ?

Il venait de rentrer dans ma chambre tant mieux car j'avais bien l'intention de mettre certaines choses au clair pendant que nous étions pratiquement seuls. Seule Rosalie se trouvait à la maison et je savais qu'elle nous laisserait régler nos petits tracas en paix, et surtout je n'avais rien à lui cacher.

-Réponds à mes questions ensuite nous aborderons les sujets que tu veux.

-D'accord. Je suis jaloux de Jacob car ces derniers temps je me sens mieux dans ma peau et tout cela grâce à Bella. Parce qu'elle est la seule à me faire confiance et ma vie depuis qu'elle m'a accordé son amitié a pris de nouveau un sens. Et le fait que Jacob m'empêche de l'approcher entrave la promesse que je me suis faite de veiller sur elle. Et tant qu'elle je n'aurais pas reçu son coup de fil, je ne peux pas assumer ce rôle. Pour le fait que je reste dans ma chambre quand je suis ici c'est un peu à cause de vous deux. J'en peux plus de vos regards de reproches, vos humeurs et vos divers émotions. C'est pesant à la longue alors tant que je peux rester loin c'est ce que je fais, mais comme aujourd'hui il fait grand soleil je ne peux aller ailleurs. Car apparemment seule ma vue vous provoque certains ressentiments.

-Tu ne peux pas nous en vouloir Jasper, tu as cherché cette situation.

-Tu le crois vraiment ? Et tu penses sincèrement que j'ai forcé Bella à me donner son amitié ? Et si tu inversais les rôles, qu'aurais-tu fait à ma place ? Lui aurais-tu tourné le dos ? Je ne pense pas alors ne me blâme pas pour ce que tu aurais fait également à ma place, lâchai-je méprisant.

-OK même si je ne suis pas convaincu explique-moi pourquoi tu ne te remets pas avec Alice, alors que je sais que vous avez eu une conversation tous les deux. Je sais également qu'elle s'est excusée pour son manque de confiance en toi, pour sa défection, et qu'elle voulait tout recommencer. Tu ne peux pas lui en vouloir d'avoir mal réagi.

-Non je ne lui en veux pas, mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre ce que c'est que de se sentir trahit et blessé par les personnes que vous aimez et celles en qui vous aviez une confiance totale. Même si j'acceptais de me remettre avec Alice nos rapports seraient différent de ce qu'ils étaient. Elle n'a pas confiance, elle doute en permanence et éprouve même de la rancœur et de la colère pour moi. Et moi de mon côté je n'ai plus aucune confiance en elle, et je suis encore blessé de par son attitude. Il est impossible de tenter une histoire avec ses sentiments comme ciment d'une relation.

-As-tu vraiment ressenti de l'amour chez Bella avant qu'elle fasse son arrêt cardiaque ?

-Oui, répondis-je dépité car cela ne me faisait pas vraiment plaisir de l'avouer. Il allait raffermir son idée de la reconquérir. Mais ne te méprends pas, ce sentiment est vraiment minime en comparaison de la colère voire même de la haine qu'elle ressent pour vous. Pour preuve je ne l'avais pas décelé avant hier. Mais même avec ce qui lui reste d'amour pour toi elle ne te reviendra pas. Abandonne Edward tu te fais du mal à toi et à toute la famille.

-Certainement pas et je ferais ce que ma conscience et mon cœur m'ordonneront de faire, rétorqua-t-il avec rage. Elle est à moi, c'est ma compagne, mon âme sœur, grogna-t-il possessif.

-Non elle ne l'est pas Edward, tu ne peux pas me tromper je sais quels sentiments vous partagez et ceux que vous avez partagés. Je suis mieux placé que quiconque pour dire que vous n'êtes pas des âmes sœurs. Je ne dis pas que tu ne l'aimes pas, car je mentirais. Mais ce n'est rien en comparaison de ce que ressentent de véritables âmes sœurs. Telles que Carlisle et Esmé ou encore Rosalie et Emmett.

-Et bizarrement tu ne te places pas dans cette catégorie avec Alice, dit-il avec ironie.

-Non, ces derniers temps j'essaie de faire le point sur notre couple et nos sentiments respectifs et je suis un peu perdu je dois l'admettre. Je sais que je l'aime et qu'elle m'aime également mais depuis la nuit de l'anniversaire de Bella il y a presque trois ans, les choses ont changé entre nous.

-Je ne suis pas d'accord avec toi Jasper tu as beau être empathe comment veux-tu que je donne du crédit à ce que tu me dis alors que tu es toi même perdu dans tout ce maelström de sentiments, et que tu ne sais même plus analyser les tiens.

-Parce qu'il a toujours été plus facile pour moi d'analyser objectivement les sentiments ou les émotions, quand cela ne me touchait pas personnellement.

-C'est surtout que tu essaies de nous mentir à tous et même à toi-même. Tu crois que je n'avais pas remarqué comment tu essayais d'approcher Bella quand nous étions à Forks, et combien de fois avec Alice nous t'avons demandé de t'en éloigner, surtout ton impatience à te retrouver avec elle sans moi lors de la traque de James.

-Oui Bella a toujours été très attractive surtout pour moi, ses émotions à l'époque étaient tellement pures et intenses que j'étais irrémédiablement attiré je voulais profiter de son aura saine et agréable. Mais regarde aujourd'hui je n'ai pas plus de contrôle que j'en avais alors et je ne lui ai pas fait de mal.

-Pas encore. Et j'espère que le jour où cela arrivera, les loups ou nous seront présents pour pouvoir t'empêcher d'aller trop loin, railla-t-il mettant de nouveau ma capacité à me retenir sur le tapis.

La colère que je tentais de maîtriser prit plus d'ampleur j'avais de plus en plus de mal à garder mon contrôle et ne pas arracher cette putain tête arrogante et prétentieuse de ses épaules. Un grognement sourd et menaçant s'échappa de mes entrailles.

-Fais attention Edward. Ne me cherche pas trop tu risquerais de me trouver et cela serait extrêmement préjudiciable pour ta petite gueule d'ange.

-Je ne fais que te dire la vérité Jasper, si elle est difficile à entendre je n'y peux rien.

-Ça suffit Edward ! Tu cherches quoi au juste ? gronda Rosalie qui venait à son tour de pénétrer dans ma chambre, alertée par la tournure que prenait cette conversation.

-Je chercher à récupérer ma compagne, Rose.

-Et tu crois qu'en t'en prenant à son ami tu auras gain de cause ? ricana-t-elle.

-Son ami mais bien sûr ! lâcha-t-il médisant. Arrêtez de tous vous voiler la face. Il est tout sauf son ami, il essaie de la séduire pour la garder pour lui et ça c'est depuis le tout premier jour à Forks.

-Tu délires sérieusement Edward, il va vraiment falloir en parler à Carlisle, tu perds l'esprit. Et même si cela était vrai, qu'il nourrisse des sentiments pour Bella. Elle ne veut aucun vampires dans sa vie, il n'aurait pas plus de chances que toi. Pour le moment elle tolère notre présence que pour se préserver de toi et d'Alice. Mais le jour où vous comprendrez et la laisserez enfin tranquille nous serons tous logés à la même enseigne. Que ce soit Jasper, Em, moi ou toi elle ne veut aucun vampires dans sa vie et nous le savons tous pertinemment, nous le faisons que pour te préserver et protéger notre famille, lui rétorqua-t-elle.

-Tu crois vraiment que quand il a élaboré son plan pour aller tuer Bella le jour de sa rentrée. C'était simplement nous préserver moi ou la famille ? Il a été déstabilisé par Bella presque autant que moi. Elle l'intriguait et l'attirait. S'il avait pensé à l'éliminer c'est juste parce qu'elle venait perturber son fragile équilibre. Pourquoi crois-tu qu'avec Alice nous avons tout fait pour le tenir éloigné de Bella ? puis s'adressant de nouveau à moi. Et le pire a été le jour où je l'ai amené à la maison la première fois, j'ai vu les pensées obscènes que tu nourrissais à son égard. Tu es fourbe et perfide et maintenant que Bella nourrit de la rancœur pour ce que je lui aie fait, tu profites de ta position auprès d'elle pour nous court-circuiter Alice et moi.

-Alors je vais te dire une bonne chose Edward. Oui j'ai eu des pensées quelque peu licencieuses concernant Bella, tout comme toi ou la majorité des hommes en général, les deux seuls qui n'ont jamais nourrit ce genre de sentiments à ma connaissance sont Emmett et Carlisle et on en connait tous la raison. Bella est une belle jeune femme et il n'y a rien de déplacé dans mes pensées, et même lorsque je fantasmais sur les choses que je rêvais de lui faire je ne l'ai jamais dégradée, déshonorée, ou souillée. Mes pensées ont toujours été respectueuses la concernant. Suite de quoi j'avoue que la raison et ma motivation première le soir de son arrivée où j'ai voulu l'éliminer, est bien qu'elle me déstabilisait. Et moi Jasper Whitlock je n'ai jamais été déstabilisé par qui que ce soit durant toute mon existence. Alors oui je ne savais plus vraiment comment réagir et le major que j'étais, a repris le dessus, m'apportant la solution la plus efficace et la plus simple que je connaissais, c'est-à-dire tuer la source de mon malaise. Et quand à ta dernière accusation elle est totalement fausse et infondée, de toute façon si tel était réellement mon but je n'aurais même pas à me fatiguer parce qu'elle vous voue une haine féroce. Je n'ai absolument rien à voir dans le fait qu'elle ne veuille plus de vous dans sa vie.

-Pour ce fait je soutiens Jasper, et tu devrais la laisser Edward elle ne veut plus de cette vie, elle veut une vie heureuse et humaine. Elle veut se marier avoir des enfants et mourir comme tout être humain qui se respecte. Fais-lui ce cadeau Edward, si tu l'aimes vraiment fais-lui ce cadeau.

-Bien sûr que je l'aime depuis le premier jour où j'ai posé mes yeux sur elle dans cette cafétéria. J'ai essayé de lui laisser cette vie que tu dis, mais je ne peux pas, je ne peux plus. Je ne veux plus être seul, je veux qu'elle soit à mes côtés car malgré ce qu'il dit elle est mon âme sœur.

-Au détriment de son bonheur, je te croyais plus philanthrope que ça Edward, tenta Rosalie. La voiture est prête Jasper et le sac également, m'informa-t-elle avant de quitter ma chambre.

-Tu l'emmènes réellement là-bas ?

-Je ne sais pas, elle devait me téléphoner à son réveille et je n'ai toujours pas de nouvelles.

-C'est peut-être une bonne chose. Tout un week-end enfermé avec elle en petite tenue et tu vas me dire que tes pensées sont saines.

-Tu peux dire ou faire ce que tu veux. Je sais ce que je suis et ce que je vaux et je n'ai peut-être pas tes manières d'aristocrate coincé, mais j'ai du savoir vivre et je suis un parfait gentleman. Alors ne viens pas me faire des leçons sur la bienséance et autre merde de ce genre. Et puis d... je fus interrompu par le bip m'avertissant que je venais de recevoir un sms. Sans plus me soucier d'Edward je m'emparais de mon téléphone.

Je viens de me réveiller, je me sens bien et reposée. Je vais me laver et manger je t'appelle après. Bisous Bella.

Je fus aussi heureux qu'un adolescent venant d'obtenir son premier rendez-vous. Elle venait de me confirmer que nous allions pouvoir passer un week-end spécial détente rien qu'elle et moi. Pas de loups, pas de Cullen, elle pourrait enfin se relaxer et décompresser au maximum.

Je lui rédigeais vite une réponse.

Tant mieux, tiens-toi prête je passe te prendre à 13h45 Bisous Jasper.

Soit dans une heure, le temps pour moi d'aller vite faire un tour en forêt et me nourrir.

J'allais partir en laissant Edward dans son conflit à savoir qui de sa jalousie ou de son amertume aurait le dessus.

-Juste une chose Edward, laissez-la tranquille ce week-end, je pense qu'après le coup du réfectoire c'est le moins que vous puissiez faire. Donc ne tentez pas de venir la rejoindre à l'institut elle en a vraiment besoin.

-Pour une fois je pense que tu as raison, mais ne t'avise pas d'en profiter de toute façon je serais au courant.

-Edward s'il devait y avoir une préméditation de ma part vous le sauriez. Et dans le cas contraire vous le saurez également. Ma seule priorité est son bien-être, je n'ai pas envie de perdre son amitié en tentant quoi que ce soit de déplacé, elle a confiance en moi. Et en dernier lieu c'est Bella sans compter qu'elle ne veut pas d'un vampire comme petit ami, tout comme je ne veux pas d'une autre relation pour le moment et encore moins avec une humaine.

Je pris le sac qui contenait le dernier achat que je venais d'effectuer et je le laissais méditer mes dernières paroles. Je filais comme l'éclair dans la forêt pour me nourrir de façon à ce que nous soyons tranquille pour la durée du week-end, je ne voulais prendre aucun risque autour d'elle.

Je me garais en bas de son immeuble, je sentais la présence de Leah, Jacob n'était pas présent. Je montais et j'entendais par le fait Leah demander à Bella s'il était réellement prudent qu'elle reste seule avec moi tout un après midi. Vu l'état d'inquiétude dans lequel elle était plongée en pensant que ce ne serait que pour un après midi, j'imaginais mal ce que cela sera quand je lui apprendrais que je ne ramènerais Bella que lundi. Par contre l'état émotionnelle de Bella me plut énormément elle était bien reposée comme elle l'avait écrit dans son sms, elle était également très impatiente et légèrement agacée, je suppose que les recommandations de son amie y étaient pour quelque chose. Mais ce qui me mit en joie étaient les émotions dominantes chez Bella, l'impatience, l'enthousiasme et l'affection, elle me comblait littéralement avec son état d'esprit comme il était bon pour un empathe d'être entouré que de sentiments positifs. J'allais frapper à la porte pour m'annoncer quand elle s'ouvrit avant que j'ai pu avancer le moindre geste. Bien évidemment j'avais entendu Leah derrière mais j'avais pensé qu'elle préférait que je me comporte comme tout humain civilisé. Bella me sauta au cou, je la serrais contre moi ce qui irrita Leah. Bella me fit un sourire rayonnant, je lui répondis en lui servant celui qui l'éblouissait. Je ne suis pas du genre à en abuser mais j'adorais voir Bella y succomber et s'empourprer elle était tellement touchante.

-Tu n'as pas menti quand tu as dit que tu étais reposée j'ai l'impression de ne pas te reconnaître enfin dans tes émotions, elles sont différentes, tu es moins à fleur de peau.

-Ça m'a fait du bien de dormir. Où va-t-on ? demanda-t-elle toujours autant enthousiaste et impatiente.

-C'est une surprise. Leah ! saluai-je d'un hochement de tête alors qu'elle tenait le téléphone de Bella.

-Ton téléphone Bella, dit-elle en le tendant. Bella la remercia. Jasper je voudrais te parler une petite seconde s'il te plaît, me demanda-t-elle je sentais une détermination féroce derrière son ton plus ou moins neutre, mais également un agacement très prononcé venant de Bella.

-Bien sûr. Tiens Bella les clefs de la voiture tu peux m'y attendre j'arrive rapidement, lui demandai-je.

J'espérais qu'il ne lui prendrait pas l'envie de fouiller dans le sac que j'avais négligemment laissé sur la banquette arrière. Bella sortit après avoir attrapé les clefs que je lui tendais et lancé un regard peu amène à son amie et encore elle avait la chance de ne pas sentir son irritabilité. Bella était dans l'escalier et déjà ne pouvait plus nous entendre. Leah commença.

-Où comptes-tu l'emmener ? demanda-t-elle à brûle pourpoint.

-J'ai réservé un week-end pour une hydrothérapie.

-Un week-end mais t'es malade ! Elle ne part pas un week-end seule avec toi ! vociféra-t-elle tremblante. Je lui envoyais une vague calmante.

-Écoute Leah. Je ne veux pas en arriver là mais de toute façon nous n'avons pas cinquante solutions. Soit tu fais l'effort de faire confiance à Bella qui elle me fait confiance, et tu verras que lundi elle reviendra fraîche, détendue et reposée. Soit nous descendons tous les deux et nous lui exposons les faits, lui demandant de trancher. Et nous savons pertinemment que si tu lui imposes un choix ou que tu lui montres que tu ne respectes pas ses jugements et ses choix personnels elle se braquera et ira dans mon sens.

-Tu me manipules espèce de parasite ? Tu oses te servir de ton amitié avec Bella pour me faire du chantage !

-Absolument pas, je préfèrerais que tu me fasses confiance, jusqu'à présent je crois que je n'ai jamais failli et que je me suis toujours montré respectueux de Bella en allant dans son sens, en lui servant de bouclier contre Edward et Alice. Je pense avoir suffisamment montré patte blanche pour au moins avoir le bénéfice du doute.

-De toute façon je n'ai pas le choix, puisque si j'en parle à Bella elle va me rembarrer. Mais je n'aime pas tes manières Jasper. J'aurais aimé être prévenue un peu plus à l'avance. Mais à ta place je me préparerais parce que tu risques d'avoir la visite de Jacob, s'amusa-t-elle.

-Effectivement j'avais oublié Jacob. Écoute Bella à son téléphone appelez aussi souvent que vous le souhaitez, je vous ferais parvenir les horaires de son programme que vous n'appeliez pas lors d'une de ses séances et qu'elle soit dans l'impossibilité de vous répondre.

-S'il arrive quoi que ce soit à Bella je te jure que tu ne seras jamais à l'abri de nous. Tu sais que je suis extrêmement sérieuse, heureusement que je pouvais manipuler ses émotions car je ne m'en serais pas sorti aussi bien et aussi facilement sans mon don.

-Je le sais et je te promets que je vous la ramène lundi en début d'après midi encore plus reposée qu'elle ne l'est maintenant. Je vous appelle en arrivant.

Je sortis rapidement car j'avais senti un pic de curiosité intense venant de l'extérieur et comme j'étais capable de reconnaître Bella dans ses émotions parmi un millier d'humains, je savais que cette curiosité excessive était dû au sac que j'avais laissé sur la banquette arrière. Pas loupé quand j'arrivais à la porte de la voiture elle ne m'avait pas remarqué. Elle était retournée vers l'arrière une main sur la fermeture Éclaire du sac. J'ouvris la porte rapidement. Elle sursauta en se tournant pour faire me faire face. Avec mon sourire satisfait je lui dis.

-La curiosité est un bien vilain défaut, jeune fouineuse.

-Que veux-tu on ne se refait pas.

-Je pense que si au contraire l'ancienne Bella n'aurait jamais bravé les convenances. Tu serais restée bien sagement assise ne tentant pas même un regard pour l'objet de ta curiosité.

-T'as peut-être raison. Mais que contient-t-il au juste ? s'impatienta-t-elle. Je décidais de laisser durer le plaisir.

-Les accessoires nécessaires pour passer un bon moment détente.

-Je suppose qu'il me faudra me contenter de cette réponse, fit-elle agacée.

-Tu es bien trop capricieuse Bella. Jacob a fait de toi une jeune fille impatiente et capricieuse en cédant à tous tes désirs, lui lançai-je taquin.

-Et alors ! répliqua-t-elle piquée au vif. Il fallait bien que quelqu'un le fasse.

Elle était acide et je n'aimais pas du tout le ton qu'elle employait avec moi. Surtout que je n'avais pas critiqué Jacob, je voulais seulement la taquiner mais dès que l'on touchait à Jacob elle se transformait en lionne prête à se battre bec et ongle pour défendre son ami. Je me sentis quelque peu jaloux, pourtant elle faisait cela également pour moi. Je crois que c'est le fait que je n'ai pas son exclusivité qui me dérangeait, à l'inverse de moi elle avait toute la mienne.

-Écoute moi ma belle ! J'ai certaine choses à te dire et je crois que c'est le bon moment. Je ne te permets pas de me parler de cette façon, je suis ton ami, mais tu dois me respecter comme je te respecte !

Je n'avais pas prévu que mon ton soit si dur et sec mais je ne pouvais pas la laisser me parler de cette façon. Et puis c'est fini le temps ou j'étais le Jasper qui disait amen à tout et à tout le monde pour ne froisser personne. De plus il s'agissait de Bella donc raison de plus pour lui montrer que je n'étais Edward et que je ne permettrais pas cette attitude à mon égard à l'avenir, je la respectais mais cela devait aller dans les deux sens.

-Deuxièmement arrête de prendre la mouche à chaque fois que je mets en avant un aspect de ta personnalité ou que j'y implique Jacob. Parce que j'apprécie beaucoup ce que tu es devenue, même ton caractère de merde et ton langage de charretier, enfin la plupart du temps. Mais surtout quoi que tu puisses dire ou faire ne changeront pas ma façon de penser ou de faire. Tu as du caractère et c'est bien, mais franchement il serait aussi bien que tu apprennes à le contrôler pour d'une part éviter ce qu'il s'est passé hier, mais surtout parce qu'à certains moments t'es une putain d'emmerdeuse !

Je voyais bien qu'elle était surprise et même choquée, elle ne m'avait jamais vu être moi-même avant, j'en avais jamais vraiment eu l'occasion. Je sentis sa surprise se transformer contrariété elle allait répondre quelque chose et vu ce qui émanait d'elle je ne préférais pas la laisser parler. Parce qu'elle allait dire quelque chose qui me mettrait en colère également ou qui me blesserait et dans un cas comme dans l'autre, nous en arriverions inévitablement à un affrontement et elle finirait par rentrer chez elle avant même que notre week-end ne commence. Alors je posais mon doigt sur ses lèvres l'incitant à se taire je lui envoyais également un peu de bien-être. Le contact de mes doigts sur ses lèvres m'électrisa et j'en fus surpris mais je n'en tins pas compte et poursuivis ce que je voulais lui dire.

-Mais comme je te l'ai dit j'aime bien ce que tu es devenue. Et tu es tellement plus que ce que tu laisses paraître, tu as de l'instruction, de l'ambition, tu es belle et intelligente. Mais ne te laisse pas aller, reprends-toi et apprends à te contrôler, elle se calma instantanément troublée par ce que je venais de lui dire. Elle hocha la tête j'enlevais enfin mon doigt de ses lèvres et je pus démarrer.

-Que te voulait Leah ? demanda-t-elle quelques instants plus tard pour changer de sujet et aussi distiller sa gêne.

-Elle voulait me mettre en garde, ils n'ont pas totalement confiance en moi, et elle voulait également savoir où je t'emmenais.

-Et tu lui as dit ?

-Bien sûr ce n'est une surprise que pour toi, lui répondis-je avec mon sourire qu'elle aimait tant. On a une bonne demi heure de route. J'aurais bien pris ma moto mais j'ai pensé que pour le retour tu serais heureuse d'avoir la chaleur de l'habitacle surtout s'il pleut.

-Si tu le dis, je peux difficilement démentir ne sachant pas où tu m'emmènes.

-Bien joué mais tu le sauras dans quelques minutes, sois patiente.

Je conduisis pendant une demi heure, elle restait dans ses pensées et ses émotions défilaient à une vitesse vertigineuse. Mais je la laissais je savais qu'elle avait besoin de faire le point avec elle, on se ressemblait assez pour ça. Le silence qui régnait dans l'habitacle était reposant et surtout pas gênant. Bizarrement je ressentis de l'amusement dans ses émotions. Je la regardais surpris et amusé également.

-Tu vas arrêter de scanner mes émotions, j'ai l'impression d'être épiée en permanence, me dit elle sachant que mon sourire était dû à son amusement personnel.

-Je suis désolé ma belle mais ce n'est pas quelque chose que je peux faire. Je ne contrôle pas cette partie de mon pouvoir je contrôle et manipule ce que j'envoie, mais je ne peux pas bloquer ce que je reçois.

-C'est quoi ça ? me demanda-t-elle en désignant la grande bâtisse moderne qui nous faisait face.

-Ça c'est ce qu'on appelle un centre d'hydrothérapie. Quoi de plus relaxant que de l'eau ?

-Sérieux mais je n'ai pas pris d'affaires.

-Tu remercieras Rose elle s'est occupée de te préparer plusieurs changes, j'attrapais le sac de sport. Allez viens !

Elle sortit de la voiture avant même que j'ai pu lui ouvrir la porte. Chose que je ne faisais plus car cela l'agaçait prodigieusement, c'était un rituel qu'Edward exécutait à chaque fois qu'il la conduisait quelque part. Elle me suivit docilement, nous nous présentâmes devant un bureau d'accueil situé dans un hall moderne et épuré. Une jeune femme nous accueillit avec un sourire.

-Bonjour Monsieur, mademoiselle. Que puis-je pour vous aider ?

-Bonjour, je vous ai téléphoné dans la semaine pour confirmer une réservation au nom de Whitlock, je ressentis un pic de curiosité à l'énoncé de mon nom, accompagné d'un sentiment d'affection ce qui me toucha. Bella aimait mon véritable nom de famille et cela flatta mon ego.

-Je t'expliquerai, lui dis-je à l'oreille.

-Effectivement, nous vous avons réservé une suite pour vous et votre amie, vous trouverez votre programme sur la petite table basse. Vous pourrez profiter de la piscine en attendant que votre moniteur ne vous prenne en charge. Veuillez me suivre je vous prie, nous invita l'hôtesse.

Elle nous précéda dans un couloir aux couleurs vert et blanc tout ce lieux appelait à la détente. Je plaçais ma main dans le bas du dos de Bella pour la diriger. Et de nouveau cet amusement que j'avais ressenti un peu plus tôt cette fois-ci le doute n'était plus permis elle se riait de moi et j'avais bien l'intention d'en découvrir la raison.

-Tu me fais profiter ? demandai-je sourire aux lèvres.

-Je trouve que pour une personne qui me trouve capricieuse et surtout emmerdeuse, tu es bien prompt à me traiter comme une princesse, répondit-elle à voix basse. Je ne pouvais que partager son amusement elle marquait un point.

-Effectivement et c'est tellement plus agréable quand tu es disposée à être d'humeur accommodante.

-Votre suite, nous interrompit notre hôtesse. Je vous rappelle seulement que votre moniteur vous attendra à 15h00 à la piscine. Vous avez également un plan pour repérer les salles où auront lieux vos soins. Ainsi que les horaires des repas au réfectoire.

-Très bien, nous vous remercions, terminai-je avant de refermer la porte sur l'hôtesse qui rejoignait déjà son bureau après nous avoir gratifié d'un sourire.

Elle fit un rapide état des lieux. Une suite plus que confortable et accueillante. Un petit salon dans lequel nous pénétrions, il était d'une taille honorable et surtout pas trop grand, les couleurs bleu-ciel et blanc étaient paisibles et reposantes, la décoration de cette pièce nous transportait au bord de l'océan tout se rapportait à la mer, des coquillages posés sur les quelque meuble en bois blanc lasurés, une bourriche en filet était pendue dans un coin de la pièce, le petit canapé jaune pâle donnait une pointe couleur chaleureuse et agréable. Deux portes se dressaient sur le fond de la pièce. Elle s'approcha de la première où se trouvait une salle de bains marine tout à fait dans le style du salon, avec une douche balnéo. Derrière l'autre porte sans surprise se trouvait une chambre décorée dans les même tons que les pièces précédentes. Le lit à baldaquin en fer forgé noir avec ses rideaux de lin blanc trônait au centre de la pièce il y avait également une coiffeuse et une commode assortit. Je sentais émaner de Bella de l'impatience et de la satisfaction elle aimait apparemment l'endroit. Je m'approchais d'elle, elle me tournait le dos, et regardait du pas de la porte la pièce qui allait accueillir ses rêves. Je me sentais étrangement bien et relaxé également les émotions de Bella m'atteignant de plein fouet. Mais je fus troublé par l'envie que j'avais en cet instant. Je voulais l'enlacer et profiter de ce climat reposant avec elle dans mes bras j'avais envie d'un câlin. Moi Jasper Whitlock j'avais envie d'un câlin. Si Peter apprenait ça je risquais d'en entendre parler jusqu'à la fin de ma vie. Elle coupa le fil de mes pensées.

-Tu sais ce que j'apprécie le plus en cet instant ?

-Je suppose que je ne vais pas tarder de le savoir, répondis-je toujours troublé par mes pensées précédentes.

-J'adore le fait que tu n'aies pas besoin de dormir, j'aurais eu mauvaise conscience de t'envoyer dormir dans le canapé, plaisanta-t-elle.

-Oui ça a ses avantages, lui répondis-je, ne partageant pas vraiment son entrain concernant ma nature. Prépare-toi nous irons profiter un peu de la piscine avant que ton moniteur arrive, lui dis-je en tendant le sac de sport après en avoir sortis mon caleçon de bain rouge. Je prends la salle de bains. Ça te laisse le temps de découvrir si les affaires que t'a préparé Rosalie te conviennent, j'allais sortir quand elle me demanda.

-Nous restons combien de temps Jasper ?

-Jusqu'à lundi ma belle soit quarante huit heure de détente.

-Et pour toi ça ira. Je veux dire pour... manger ? demanda-t-elle soucieuse de mon bien-être. Quand je disais qu'elle était adorable.

-J'ai fait ce qu'il fallait ne te soucis pas de moi ça ira. C'est ton week-end relaxation alors tu ne t'occupes que de toi, tu te fais chouchouter et te contente de te faire traiter comme une princesse, lui répondis-je amusé.

-Méfie-toi de tes souhaits Jasper, m'avertit-elle tout sourire.

Je sortis de la pièce et allais dans la salle de bains me changer. J'allais en ressortir quand je sentis de l'exaspération, de la gêne et de l'intimidation. Elle venait de découvrir le maillot de bain que Rose lui avait choisi je savais que cela n'allait pas lui convenir. Heureusement j'avais paré à cet incident Rose n'ayant pas voulu en changer, prétextant que Bella avait un corps magnifique et qu'il était temps qu'elle apprenne à l'assumer. En toute honnêteté c'était ce que je pensais également, mais je connaissais Bella et ses goûts vestimentaires. Il avait fallu que j'aille en catimini en acheter un plus sobre au magasin de lingerie le plus proche.

-Un problème ? lui demandai-je ravi d'avoir eu raison.

-Oui je retire ce que je pensais à propos de Rosalie elle ne connait visiblement pas mes mensurations.

-Je lui avait dit que ce serait trop, plaisantai-je.

-Ah non ce n'est pas trop, c'est juste pas assez ! Il n'y a même pas assez de tissu pour me faire un cache-œil, renchérit-elle.

-Regarde au fond du sac il y en a un autre, rigolai-je. Je sentis du soulagement et aussi de la gratitude.

-Et qui a choisi celui-ci ? demanda-t-elle.

-C'est moi, je me suis douté que l'excentricité de ma sœur ne te conviendrait pas vraiment.

-Merci, tu as beaucoup de goût.

-Je commence à comprendre pourquoi nous étions classés dans la même catégorie tous les deux, avouai-je amusé alors que je repensais à l'exaspération d'Alice quand nous nous habillions en ne tenant pas compte de ses remarques avisés.

-Comment ça ?

-Selon Alice à l'époque nous étions associés dans son esprit pour notre manque de goût vestimentaire.

-J'ai toujours aimé ce qu'il y avait de simple, et Alice tout comme Rose sont trop exubérantes, j'aime être discrète.

-Tout comme moi. Bon tu es prête ! la pressai-je. Je voulais profiter un peu de la piscine avec elle avant qu'elle ne commence ses soins.

-Oui j'arrive, me répondit-elle en ouvrant porte.

Je ne m'attendais pas du tout à ce qui allait se passer. Une apparition divine apparut devant moi, si j'avais trouvé Bella belle adolescente, ce n'avait rien à voir à ce qu'elle était maintenant. Des formes généreuses et avantageuses faisaient désormais parties de sa silhouette. Finit la jeune fille frêle maintenant se tenait devant moi un jeune femme sexuellement et sensuellement mature. Il fallait que je dirige mes pensées sur un autre sujet, je ne pouvais pas me laisser aller à penser à toutes ces choses. À ma décharge je n'avais pas partagé l'intimité d'une femme depuis plusieurs mois, depuis mon retour parmi les Cullen. J'étais retourné vers Maria quelques temps, pas longtemps juste le temps de me remémorer pourquoi je préférais la vie de famille à celle de soldat. Et bien évidemment j'avais pu profiter des largesses et de la générosité de mon hôtesse, Maria avait toujours eu le béguin pour moi. Mais cela ne me donnait pas mauvaise conscience, je m'en voulais seulement d'avoir cédé si facilement, et puis ce n'est pas comme si j'avais trompé Alice, vu que nous étions séparés.

Je m'approchais de Bella tentant de repousser au loin les pensées peu louables que son apparition dans son deux pièces parme m'inspirait. Je lui tendais son peignoirs qu'ils avaient laissé dans la salle de bains. Et je me promis de ne pas la laisser une seconde seule avec le moniteur s'il s'avérait que ce soit UN moniteur.

Nous nous rendîmes en silence jusqu'à la piscine j'avais soigneusement étudié le plan pour ne pas nous perdre et j'avais également pris le temps d'envoyer un message à Leah et Jacob pour leur donner les horaires des séances de soins de Bella, au moins ils verraient que j'étais de bonne foi.

Elle plongea directement dans l'eau laissant tomber son peignoir sur l'une des chaises longues sans même un regard pour moi. Elle aimait l'eau je le sentais, une fois son corps dans la piscine elle était à l'aise et détendue comme si l'eau était son élément. Je l'imitais enlevant mon peignoir j'allais plonger à mon tour quand je ressentis émaner d'elle du désir, de la convoitise et de l'envie, je la regardais, je ne savais plus trop quoi penser sur le coup son regard était rivé sur moi, j'avais vu ses yeux pleins de convoitises s'attarder sur mon corps et cela m'avait merveilleusement flatté puis j'avais ressenti de la gêne, de la frustration, du regret et du reproche. Je crois que c'est ce qui me ramena à la réalité elle venait de se rappeler que j'étais un vampire et elle ne voulait pas de vampire. Et moi non plus je ne voulais pas de ce genre de relation elle était Bella, la Bella d'Edward même si elle le rejetait et que leur liens n'étaient plus. Elle avait été la Bella d'Edward et le serait sans doute éternellement même si elle avait choisi une autre voie.

Je plongeais et décidais de faire comme si je n'avais rien remarqué même si elle savait que cela était impossible pour moi de ne pas m'être rendu compte de son trouble, qui était à peu près égale au mien. Elle plongea sous l'eau après m'avoir éclaboussé et commença à nager rapidement à mon opposé, je la rejoignis vite et la noyais, nous jouâmes dans l'eau insouciant écartant les confusions et la gêne qui nous avaient habité quelques minutes plus tôt. Ne ne vîmes pas passer le temps, je sentis l'odeur d'un après rasage bon marché s'approcher de nous.

-Bella c'est l'heure, l'avertis-je.

Puis l'homme s'arrêta et une odeur de sang m'atteignit je regardais Bella rapidement pour voir si elle ne s'était pas blessée, mais ça ne venait pas d'elle. L'odeur de sang s'approcha de moi un léger grognement de mécontentement m'échappa j'allais tout foutre en l'air si je ne me reprenais pas. Bella tourna la tête inquiète vers moi inquiète j'ai juste pu lui dire.

-Du sang.

-Coupe ta respiration, je m'en occupe.

Elle n'eut même pas peur une seconde pour elle. Elle s'avança pour faire face aux moniteurs qui arrivaient, elle les regardait anxieuse tous les deux, ils se présentèrent et je ne fis pas attention à leurs noms la seule chose qui m'importait à ce moment c'était me retenir, ne pas sauter sur cette femme, en plus elle ne s'en était même pas rendu compte. J'entendis Bella nous présenter je fis seulement un hochement de tête pour les saluer, pas très polie mais c'est tout ce que je pouvais faire en toute sécurité. Je sentis du questionnement provenir de Bella elle me demanda d'un subtil mouvement de tête si l'odeur venait de la jeune monitrice. Je lui répondis positivement de la même manière, alors je sentis de l'incrédulité, puis le déclic, elle avait compris je lui refis un mouvement de tête discret personne n'avait remarqué notre échange silencieux.

-Alors qui voulez-vous pour s'occuper de vous mademoiselle ? demanda le moniteur.

-Vous conviendrez très bien, lui répondit-elle.

-Parfait je vais m'occuper de votre ami, déclara la jeune monitrice satisfaite et dévorée par la convoitise.

-Non en fait mon ami ne supporte pas qu'on le touche il vaudrait mieux qu'il puisse m'accompagner et profiter des séances pour lesquels il n'y a pas besoins de contact physique.

Je hochais la tête pour montrer mon accord avec ce qui venait d'être dit, décidément elle pensait à tout. Je vis Bella diriger ses yeux vers l'intimité de la jeune fille avec insistance et cette dernière se sentit plus trop à l'aise devant le regard inquisiteur de Bella sur cette partie de son anatomie. Bella se rapprocha d'elle et lui murmura à l'oreille de façon à ce que cela reste discret pour son collègue de travail puisque moi j'étais déjà au courant.

-Je crois que vous avez un léger problème mademoiselle vous devriez aller vous changer avant que cela se voit trop.

La monitrice fut frappée de stupeur et le doute s'insinua en elle. Elle n'était pas vraiment sûre de ce que venait de lui dire Bella, mais décida de partir vérifier quand même. Elle disparut assez rapidement après nous avoir souhaité une bonne journée, avec une gêne incommensurable. Nous suivîmes le moniteur jusqu'à une salle ou plusieurs tables de massages s'étalaient de part et d'autre de la pièce au-dessus de chaque tables se trouvaient un système de jets. Il demanda à Bella de se débarrasser de son peignoir ce qu'elle fit elle s'approcha de moi pour me le remettre.

-Ça va, tu tiens le coup ?

-Oui c'est bon elle est partie. Et merci d'avoir pensé à parer aux contactes des massages.

-Je pensais qu'il aurait été difficile d'expliquer ta température.

-Effectivement. Allez va profites-en et ne t'inquiète pas je musèle ses envies, l'informai-je avec un clin d'œil, le fait que je l'informe que je veillerais à ce qu'il ne dépasse pas de ses fonctions la rassura.

J'avais senti qu'elle l'avait choisi lui pour m'éviter le désagrément d'être tenter par la jeune humaine qui était malheureusement pour moi dans sa mauvaise période du mois. J'étais tout de même assez fier de moi d'avoir pu éviter le carnage, mais ce qui gonfla mon orgueil ce fut la confiance sans faille de Bella,et le fait qu'elle n'ait pas eu une fois peur de moi. Maintenant je devais lui rendre l'appareil et faire en sorte que cet humain modère ses envies. C'est le moins que je pouvais faire et de toute façon dans n'importe quel cas j'aurais assuré ce rôle. Elle passa une bonne demi heure sous les jets fins d'eau de mer chaude à se faire masser, je la sentais vraiment détendue et elle appréciait particulièrement ce traitement de faveur. D'ailleurs je remarquais qu'elle aimait particulièrement quand il insistait sur ses reins, ce qui devait être chez elle un point sensible ce serait toujours bon de le savoir. Le reste se passa relativement bien elle avait enchaîné avec une séance de relaxation dans une salle où se reflétait sur les murs le scintillement de l'eau, avec en fond sonore le chant des baleines, je profitais également de la quiétude de ce lieux, Bella s'endormit au bout de quelques minutes. La journée se passa de cette façon alternant séance de repos avec des séance de douches et bains. Le soir Bella avait revêtu une jolie robe jaune et nous étions allés manger, enfin elle seule bien évidemment. Elle était sereine et aussi très fatiguée, elle mangea rapidement et nous retournâmes dans notre suite. J'aimais la sentir aussi reposée et détendue c'était vraiment étrange car elle était presque redevenue dans ses émotions du moins celle qu'elle était avant le tragique accident de son anniversaire, avec cette part de naïveté en moins. Elle m'embrassa sur la joue pour aller se coucher ce geste si simple en soit me donna des frissons et s'avéra également réconfortant pour moi. Et dire qu'il me restait encore deux jours à passer seul avec elle.


Comme je vous le disais c'est un chapitre calme mais il permet de situer un peu Jasper dans sa position concernant Bella et le reste de sa famille.

Le prochain chapitre sera plus mouvementé et drôle (j'espère lol) et il y aura également une petite montée de température, mais je n'ai rien dit :p

8 bis


 

Chapitre 8 bis : Entre détente et amusement (2ème partie)

Pov Jasper.

Elle ne mit pas longtemps à s'endormir et moi je m'installais confortablement sur le canapé avec un livre et tentais de m'occuper pour la nuit, mais mon esprit n'avait pas arrêté de divaguer entre le trouble que j'avais ressenti quand j'avais vu Bella en maillot de bain et celui qu'elle avait ressenti en me dévorant des yeux à la piscine. J'en venais qu'à une seule conclusion possible nous manquions tous deux d'affections, de tendresses et de contacts charnels, nous manquions de sexe tout simplement. Ce qui faisait que nous projetions nos désirs et nos frustrations vers la personne du sexe opposé avec lequel nous nous entendions le mieux. Il n'y avait pas d'autre explications sensées. Je n'avais rien ressenti d'autre émaner de Bella que du désir, de la convoitise, sa gêne et d'autres sentiments liés à celui-ci mais pas d'amour, ni d'affection rien qui puisse indiquer plus qu'une simple envie de satisfaire un besoin physiologique. Et soyons honnête elle n'était rien d'autre que Bella à mes yeux, une belle femme certes, mais juste Bella. Il faudra que je trouve un moyen de relâcher la pression avec quelqu'un, pas Alice ce serait trop cruel. Car soyons réaliste je ne pourrais pas me contenter d'un simple soulagement manuel, cela ne ferait que repousser ma frustration, mais je n'en viendrais pas à bout de cette façon. Peut-être prendrais-je deux jours en fin de semaine pour me rendre à Denali, je pense que Kate ne sera pas contre un moment intime entre elle et moi. Mais quelle que soit la solution à mon état, je ne pouvais pas me laisser fantasmer sur Bella, ce n'est pas bien et je n'en ai pas le droit, c'est mon amie et elle me fait confiance. Entre amis on n'a pas le droit de franchir cette limite.

Pourtant Jacob l'avait fait lui. Et pourquoi est-ce que l'image de Bella intime avec Jacob me gênait-elle autant ? Était-ce parce que lui avait pu justement franchir ces limites, et qu'il avait pu la voir nue ? Il avait pu également poser ses mains sur elle, et elle en avait redemandé, il avait eu le droit de la posséder, de lui prendre sa virginité. Pire elle le lui avait offerte, elle lui avait offert tout ça, son corps, sa virginité, son amour, sa confiance, et cela lui donnait une position et des droits que je n'aurais jamais. Je me rendais compte que la raison pour laquelle j'étais jaloux de Jacob c'est qu'il avait eu plus de droit sur Bella, et surtout celui de pouvoir s'unir à elle. Je savais que Bella n'était pas un objet et encore moi ma compagne, c'est pourquoi je ne comprenais pas la raison de ma jalousie excessive concernant leur relation et surtout l'intimité qu'ils avaient partagé. Je commençais à perdre la raison, si je voulais arriver à me sortir de ce cauchemar éveillé il allait falloir que je me ressaisisse. Et merde, c'était Bella ! Et depuis quand une simple humaine pouvait me mettre dans ce genre de situation. Je n'avais pas le droit de penser à elle comme ça. Je décidais me plonger dans la lecture de mon livre, m'obligeant à la chasser de mon esprit. J'avais presque réussi quand je ressentis une déferlante de désire, de luxure, et d'envie et ce n'était rien en comparaison de la douce odeur si personnelle de Bella m'arrivant dessus comme un tsunami.

-Putain, tu ne m'aides pas ma belle, murmurai-je à voix basse.

Comme si le fait de parler allait m'aider à me reprendre. Un gémissement me parvint et je me perdis dans ses émotions, mon membre s'était éveillé et dressé quand la douce fragrance intime de Bella m'avait atteinte, il me faisait mal comme jamais, il se plaignait de l'étroitesse de ce jean et surtout réclamait sa satisfaction et sa délivrance auprès de celle qui l'avait réveillé, il la voulait, il voulait la visiter, l'explorer. Je la voulais, je dus me battre contre moi-même pour ne pas me laisser submerger par mes instincts, par ma bête qui la voulait, mais comment résister avec cette odeur qui si entêtante qui emprisonnait tous mes sens et me retournait l'esprit, celle qui appelait directement ma bête.

Bella était profondément encrée dans son rêve, et je me surpris à espérer que je puisse être le héros de ses songes. En tout cas je ne pouvais plus tenter de me reprendre par de l'auto-persuasion, mon état était bien trop avancé, je devais me délivrer de cette tension sexuelle si je ne voulais pas qu'un accident arrive. Je me dirigeais vers la salle de bains, pour pouvoir me soulager seul dans un lieu plus privé où les preuves de mon abandon solitaire pourraient s'effacer avec l'écoulement d'une bonne douche. J'aurais préféré la rejoindre mais je ne pouvais décemment pas faire cela, je dus faire appel à toute ma volonté et ma détermination pour ne pas ouvrir la porte menant à sa chambre. Je me déshabillais rapidement et m'emparais de mon sexe rendu plus dur avec les plaintes et le émotions de plaisir et de désir brut et successifs que projetait Bella. Je le cajolais et le flattais me faisant du bien en harmonie avec les gémissements de la belle endormie. Je fermais les yeux pour avoir de nouveau son image dans sa tenue de bain. Elle n'allait pas tarder à atteindre le point culminant de son plaisir je me mélangeais à elle en lui envoyant des salves de mon propre désir, de mon impatience, de mon plaisir, de ma jouissance. Au moment où j'allais arriver aux portes du bonheur, Bella atteint son Nirvana qu'elle n'aurait certainement pas atteint sans que je ne m'en mêle, mon pouvoir avait quelques avantages pratiques je devais l'admettre. Je sentis une abondance de son fluide intime m'arriver dessus envahissant tout mon espace olfactif, elle gémit mon prénom d'une voix rauque et sensuelle, provoquant en moi un sursaut d'excitation et de désir qui m'emmena tout au fond du gouffre de la jouissance. Mon prénom dans la bouche Bella au moment de son orgasme était un son si doux qui résonnait et se percutait dans mon esprit et qui m'accompagna dans ma propre libération légèrement après ma douce partenaire par procuration. J'étais soulagé et surtout comblé d'avoir partagé un peu de ma satisfaction avec elle. Bien sûr elle ne le saurait jamais mais moi je saurais. Je saurais qu'elle avait rêvé de moi et que nous avions tous deux par des pratiques indirectes jouis ensemble. Devrais-je me sentir mal ? Oui sans aucun doute. Le suis-je ? Absolument pas, je suis au contraire plutôt heureux, je suis celui qu'elle a choisi dans ses rêves pour l'amener à la jouissance, au plaisir, je représentais le désir dans son esprit il n'y avait rien de plus flatteur. Son subconscient m'avait choisi moi à la place d'Edward, de Jacob, de Logan ou n'importe quels autres mâles qui traînaient dans son sillage.

Je me lavais vite et retournais au salon ou je pus me plonger de nouveau dans mon livre en tenant les émotions de Bella. Le lendemain matin quand elle ouvrit les yeux, elle se sentit mal et surtout embarrassée, j'étais persuadé qu'elle avait dû se rappeler son rêve et se demandait comment m'affronter je décidais de lui mentir un petit mensonge de rien du tout pour que cette situation n'altère en rien notre relation.

-Tout vas bien ? lui demandai-je. Elle paniqua. Bella qu'est-ce qu'il se passe? Je simulais l'inquiétude.

-C'est rien. Je... Enfin... Euhh... bégayait-elle.

-Putain Bella vas-tu me dire ce qu'il t'arrive ou dois-je rentrer dans cette chambre ? je sentis de la peur suivit par de la résignation.

-J'ai fait un rêve assez... euh... hum... déplacé. Et...

-T'es sérieuse ! Un rêve coquin ? la taquinai-je diabolique. Évidemment sa gêne prit une ampleur démesurée, ce qui amena un sourire sournois sur mon visage. Pourquoi est-ce qu'il faut que je rate ce genre de situation. Si Emmett apprend que j'ai loupé une occasion te faire chanter, il va me passer un savon phénoménal. Il n'attend que ce genre de situation pour te chambrer, elle ouvrit la porte surprise.

-Tu n'étais pas là cette nuit ?

-Avec le coup de la monitrice j'ai préféré aller chasser pour ne pas tenter ma bête. Alors non je n'étais pas là je suis revenu il y a à peine une heure, elle se sentit soulagée, et elle n'avait pas décelé mon mensonge.

-Mais tu vas peut-être me dire qui a eu l'heureux honneur d'être le héros de tes rêves ?

J'avoue que je manquais sérieusement de fair-play et que j'étais légèrement mauvais joueur, mais c'était plus fort que moi, j'adorais lorsqu'elle prenait une teinte écarlate. De nouveau la panique, peur, gêne, confusion et de la satisfaction. Tout son sang avait élu domicile au niveau de son visage. Elle aurait sans mal pu diriger un bateau dans la pénombre.

-Whow ! Bella calme-toi ça va je ne te le demanderais plus, plaisantai-je satisfait des émotions qu'elle ressentait. Allez va te préparer je t'emmène déjeuner et on reprend les séances de soins je pense qu'elles te seront utiles aujourd'hui.

-Ça va n'en rajoute pas non plus, râlait-elle gênée en retournant dans sa chambre qui était encore empreinte de sa si douce odeur.

Le reste du séjours se déroula sans autre incidents notables, les séances de soins l'avaient adoucis, et les nuits j'avais tenu toute ses émotions sous contrôle, dès l'instant où elle avait fermé les yeux je l'avais plongée dans un sommeil profond et reposant, nous évitant ainsi un nouvel incident. Lundi matin comme prévu je l'avais ramenée chez elle. J'avais aimé passer ce week-end rien que tous les deux, nous avions pu cimenter notre entente et cela me procurait une satisfaction totale. Je prenais plus d'ascendance par rapport aux autres et surtout je comblais la distance que Jacob avait mis dans nos amitiés respectives concernant Bella.

Un Jacob qui n'était pas aussi fâché que je l'avais supposé, lorsque nous nous présentions devant lui. Il était ravi de revoir Bella et de la revoir aussi détendue et reposée il me fit un hochement de tête pour me signifier qu'il me remerciait d'avoir prit soin d'elle. Encore une fois elle m'embrassa sur la joue, me provoquant toujours ces frissons.

Je rentrais à la villa, je savais que je devrais être seul un moment, tous vaquant à leurs occupations journalières et cela me ravi. Je pouvais me laisser aller à repenser à ce qui s'était passé ce week-end, l'avoir auprès de moi, rien que pour moi m'avait transporté de joie d'une part et totalement déstabilisé de l'autre. Nous avions pu discuter de différents sujets tels que les Cullen, sa vie, ses amis, sa famille, moi et ma vie, j'avais également pu lui expliquer la raison de mon changement de nom de famille, et comme je l'avais jaugé elle l'aimait vraiment. J'avais néanmoins détourné sa question concernant mon passé, sans lui avouer que je ne me sentais pas encore prêt, mais la connaissant je pense qu'elle l'avait compris seule.

Elle m'avait confié certains petits secrets, comme son toc lorsqu'elle rentrait et sortait dans une douche ou une baignoire elle le faisait d'abord par le pied gauche, jamais le droit et elle n'avait même pas d'explication à ce phénomène, elle trouvait cette démarche tellement ridicule que même Jacob ne connaissait pas ce petit travers. J'étais celui à qui elle faisait assez confiance pour dévoiler certaines de ses petites manies que je trouvais touchantes mais qui la gênait elle. Mais comme à mon habitude je lui adressais seulement un petit sourire sans rien lui montrer d'autre. J'essayais de garder une distance que notre petit intermède de la première nuit avait réduit, bien évidemment j'étais le seul à en avoir conscience. Je me devais de garder le contrôle, il ne fallait plus que cet incident ne se reproduise, jamais. Je ne pouvais pas me laisser déborder de la sorte, je restais Jasper Whitlock et je ne m'étalais pas sur mes sentiments. Je suis censé être celui qui les ressens et les manipules cela ne voulait pas dire que je devais me laisser divertir par les miens, et les miens commençaient à me jouer de bien mauvais tours. Malheureusement je baissais assez souvent ma garde avec elle et cela m'inquiétait assez sérieusement. Sans compter sur le fait que j'essayais de garder en tête que je ne pouvais rien lui dévoiler de celui que j'étais véritablement, bien des choses la choquerait. Je n'étais pas vraiment celui qu'elle pensait, je n'étais pas un Cullen, je n'étais pas bon dans l'âme comme eux, moi j'avais un passé, un passé plus sombre et noir un passé dont je n'étais pas fier. Et je crains que si elle apprenait ce que j'étais réellement, ce que je suis encore quelque fois parce que cela fait parti de moi, elle me fuirait et me reprendrait son amitié. Il y a le Jasper Hale celui qu'elle connait et celui auquel elle a donné sa confiance et son amitié et il y a Jasper Whitlock. Le Major Whitlock, celui qui pense stratégie, tactique, destruction et meurtre, celui qui sait élaborer toutes les solutions possibles pour éliminer la cause d'un problème, le froid, le cruel, le sanguinaire, le tortionnaire, oui je suis tout ça. Et je me bats encore tous les jours pour refouler le Major Whitlock au plus profond de moi, parce que je veux rester auprès d'elle, parce que je ne veux pas la perdre à cause de mes plus bas instincts et je dois admettre que c'est ce qui a failli arriver ce week-end, il s'en était fallu de peu et il m'avait fallu toute ma résistance et ma ténacité pour éviter de la faire mienne lorsqu'elle s'est laissée submerger par son rêve, cela aurait pu être dramatique.

Lundi et mardi passèrent relativement lentement j'étais assez pressé d'arriver à mardi soir. Je n'avais qu'une hâte s'était de voir Bella sur des patins à glace. Je savais d'avance qu'elle serait drôle malgré elle, d'ailleurs je ne fus pas le seul Emmett avait lancé les paris à savoir combien de fois elle irait embrasser la glace. J'avais parié sur le nombre huit, car je la savais beaucoup moins patiente et je savais que par fierté elle s'arrêterait avant d'atteindre dix, nombre qu'avait choisi Emmett, et comme sept avait été pris par Rose, j'espérais sincèrement ne pas perdre.

Comme prévu nous étions passés chercher Bella avec le Hummer de mon frère, elle semblait assez anxieuse, je fis ce que je pouvais pour la relaxer avec mon pouvoir ce qui me valut de la reconnaissance. Il était aisé pour elle maintenant de pouvoir communiquer avec ses émotions et je dois dire que j'aimais particulièrement ce moyen de communication surtout quand nous étions entourés.

-Alors miss catastrophe as-tu rembourré ton joli p'tit cul ? demanda Emmett.

-Merde je savais que j'oubliais quelque chose fait demi tour je rentre à la maison.

-Mais bien sûr ! T'inquiète pas je pourrais te passer de la pommade sur ton remarquable fessier comme sur toutes les autres parties de ton corps, lâcha-t-il.

-Comme si j'allais te laisser faire, lui rétorqua Rosalie en lui infligeant un coup sur son épaule. En fait je crois qu'elle essaie désemparement de fuir l'humain, la railla Rose.

-J'avais cru remarqué ouais, allez Bell's, t'es pourtant pas une religieuse. Alors qu'est-ce que t'attends ? Profites de la vie et offre-toi une bonne séance de sexe intensive. Envoie-toi en l'air bordel, exprima Emmett sans subtilité.

-Mais c'est quoi votre problème à tous de vouloir absolument que je me trouve un plan cul. Je suis bien comme je suis et je suis désolée de vous l'apprendre mais moi seule aura l'opportunité de choisir celui entrera dans mon lit ! cingla-t-elle.

-Calme-toi furie. C'était juste une simple question, je me demandais pourquoi elles craquent toutes sur lui et que toi tu restes aussi imperméable, c'est tout.

-Parce que tu devrais savoir que je ne fais rien comme tout le monde. Et que pour attirer mon attention il faut être dangereux, ironisa-t-elle.

Mais je sentais qu'une part d'elle pensait sincèrement ce qu'elle avançait et quand on regardait son passé affectif on ne pouvait que lui donner raison. Un vampire et un loup, les pauvres humains devraient s'accrocher.

-Ce qui veut dire que j'ai toutes mes chances alors ! dit-il dans une parodie de séducteur de bas étages.

-J'ai dit dangereux pas lourdaud Em, je ris avec Rose de la moue bougonne du grand Emmett Cullen.

Nous arrivâmes sur le parking de la patinoire tout le monde était relativement excité. Lucy, Scott, Jacob, Leah et Logan nous attendaient. Pour ce dernier il fut que moyennement heureux de voir que j'étais encore aux côtés de Bella et que celle-ci gardait ma main dans la sienne, car elle angoissait, la peur d'être ridicule sans aucun doute.

-Ne t'inquiète pas ça ira, la rassurai-je.

-Jasper je vais monter sur des patins à glace et tu sais aussi bien que moi que j'ai trois chances sur quatre de finir aux urgences ce soir.

-Mais non on veillera sur toi, avança Emmett. Nous sommes cinq personnes avec des réflexes et des aptitudes surnaturels pour te protéger de toi même, argumenta-t-il.

-Sérieusement, vous ferez vraiment attention à moi ? demanda-t-elle un peu plus rassurée.

-Mais oui, répondit Rosalie. Allez on y va, décida-t-elle m'enlevant Bella des mains ce qui provoqua en moi un élan de jalousie et de frustration.

Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il se passait en moi ces derniers temps et je souhaitais ardemment reprendre le contrôle de mes émotions car je me tourmentais plus que de raison et ça commençait sérieusement à me porter sur les nerfs.

Nous nous équipâmes tous, et bien entendu nous avions commandé notre équipement sur internet nous avions également pris une jolie paire de patins blanc dont nous avions fait broder du nom de « Bella » avec du fil doré, enfin quand je dis nous c'est plutôt Rosalie. Elle était littéralement agacée quand elle lui tendit sa paire, Bella n'aimait pas le fait de recevoir des cadeaux surtout lorsque c'était quelque chose dont elle ne se resservirait pas de sitôt. Mais nous ne pouvions décemment pas lui laisser porter des patins faisandés qui avaient été porté par des centaines d'autre personnes avant elle, Dieu sait quelle cochonnerie elle aurait pu attraper là-dedans. Elle me regarda me suppliant de ne pas la dénoncer, je lui fis un hochement de tête pour la rassurer. Une fois tout le monde équipé la plupart de nos accompagnateurs allèrent directement sur la glace. Rose et Emmett, suivis de Scott et Lucy qui avait jeté un coup d'œil à Bella mais voyant que j'étais à ses côtés avec Jacob, elle n'hésita pas à rejoindre son conjoint. Logan et Leah rejoignirent les autres sans omettre de me témoigner leurs agacements.

-Ma belle, viens avec moi je vais t'initier, lui dit Jacob en tendant la main à Bella.

-Va rejoindre Leah et profite d'une soirée tranquille pour une fois. Jasper restera avec moi il va m'apprendre.

-Ça ne me dérange pas, tu ne me dérangeras jamais. Et je me ferais une joie de t'apprendre. C'est une première pour toi et j'ai toujours partagé tes premières fois, dit-il avec un élan possessivité excessif. Je sentais que Bella était partagée entre l'envie d'y aller avec lui et celle de ne pas vouloir l'accaparer.

-Vas-y Bella, réussis-je à lui dire avec un sérénité feinte, bien que cela m'écorcha la bouche. Il avait réussi à m'agacer en un rien de temps. Sans compter sur le fait qu'il avait réussi à manipuler Bella de façon à ce qu'elle culpabilise. Elle m'adressa un regard d'excuse.

-Je viendrais te demander quelques tours un peu plus tard, lançai-je comme une promesse à Jacob que je ne me laisserais pas évincer sans réagir. Elle prit la main de Jacob qui l'entraîna sur la glace. Il me dit de façon à ce que Bella n'entende pas.

-Chacun son tour Jasper, je n'ai pas beaucoup apprécié ta petite stratégie avec Leah ce week-end. Comme tu vois que tu n'as pas le monopole.

-Ce n'était que pour son bien, lui répondis-je de la même façon.

-Peut-être, mais c'est ton procédé qui ne m'a pas plu. Maintenant tu vois ce qu'a pu ressentir Leah.

-J'ai compris, ne t'en fais pas. Et en plus je suis empathe au cas où tu l'aurais oublié, je n'avais pas forcément besoin d'une piqure de rappel! Oui j'avais bien compris qu'il était autant jaloux de moi que je l'étais de lui.

La soirée se passa tranquillement je restais principalement avec Emmett et Rose. Edward et Alice étaient apparus peu de temps après que Bella avait fait ses premiers pas sur la glace. Ce qui lui valu une chute, Jacob l'avait lâchée pour qu'elle tente de patiner seule après l'avoir aidé et guidé. Emmett comptabilisait. Quant à moi je devais faire face aux nombreuses jeunes filles célibataires pour la plupart. Tout le monde patinait en couple et j'étais le seul de la bande à être seul donc forcément, j'étais une cible intéressante pour ces demoiselles guidées par leurs hormones. Ce qui me surprenait un peu car d'habitude c'était toujours Edward la cible des minettes en chaleur, ce qui faisait que j'étais plus ou moins tranquille. Mais là apparemment le fait de patiner seul faisait que j'attirais toutes les envies, et je n'aimais pas cette sensation d'être un objet de convoitise et de désir, en tout cas venant de ces parfaites inconnues. Alice vint à mon secours et resta à mes côtés quelques temps mais il y avait beaucoup de malaises et de tensions entre nous. J'essayais tout de même de rester aimable et de la garder à mes côtés, mais je dois dire que ce n'était pas naturel. Après une bonne heure Jacob laissa la main de Bella à Logan ce qui m'agaça prodigieusement ses émotions me rendaient malade, elles étaient si déplacées et malsaines. J'entendis également Edward émettre un grognement assez bas mais perceptible pour les deux loups qui se placèrent entre Edward et le couple Bella Logan, ce dernier ne regardant rien d'autre que Bella.

-Tu te calmes Cullen ! ordonna Jacob à Edward.

-Alors contrôle ton ami, et surtout ne le lâche pas d'une semelle, je suppose que tu n'apprécierais pas ce qu'il espère obtenir de Bella.

-Elle est majeur, elle fait ce qu'elle veut. Et si elle veut le faire avec lui tu n'as certainement pas ton mot à dire.

-Tu n'es pas dans sa tête et les images qu'il fait défiler en ce moment sont véritablement abjectes et dégradantes pour Bella.

Alice voyant qu'Edward allait perdre son calme le rejoint, Jacob et Leah s'étaient également rapprochés de lui. Emmett, Rose et moi avions les yeux sur le groupe qu'ils formaient au centre de la patinoire. Emmett et Rose allèrent pour escorter Edward jusqu'à la table qu'ils avaient réservés. Puis soudain tout alla très vite Edward et Alice s'étaient figés j'ai ressenti la peur émaner d'Edward il murmura « Bella » il voulut la rejoindre mais Emmett le retint ne comprenant pas la réaction de son frère. Je tournais mon regard vers Bella le tout s'était passé en une fraction de seconde. Je vis Bella se faire percuter de plein fouet par une espèce d'abruti se prenant pour Philippe Candeloro, qui se réceptionnait d'un double axel alors que la place ne le permettait pas. Bella décolla littéralement sous le choc, Logan n'avait même pas encore réagit je me lançais aussi vite que la situation me le permettait voire à peine plus vite qu'un humain aurait pu même sur de la glace. Je me positionnais au point de chute de Bella et je la réceptionnais contre moi, bien sur le choc la sonna quand même. J'étais aussi dur que la glace qui se trouvait sous nos pieds mais je tentais d'amortir au maximum la collision entre nos deux corps, de toute façon c'était soit ça soit elle se réceptionnait la tête contre le bord de la piste. Je la serrais contre moi retenant ma respiration, j'avais peur qu'elle ne se soit blessée et qu'elle saigne. Le patineur s'approcha il tenta de présenter ses excuses mais je le jetais assez durement, il me regardait intimidé je ressentais la peur que je lui inspirais ce que j'accentuais juste pour le plaisir avec mon pouvoir, ne pouvant pas m'en prendre physiquement à lui. Je n'osais toujours pas regarder Bella, ni même respirer. Jacob arriva vers nous.

-Lâche-la maintenant Jasper. Je ne voulais pas j'avais peur de découvrir qu'elle était blessée, je ne savais même pas si elle l'était.

-Elle n'a rien, répondit Edward à ma question silencieuse.

-Jasper je vais bien, un peu mal mais ça va tu m'as évité le pire. Laisse-moi aller rejoindre la table j'ai besoin de m'assoir.

J'avais du mal à relâcher mes bras autour d'elle cela faisait deux fois en moins d'une semaine qu'elle avait été en danger. Je la laissais aller, Jacob prenant le relais, avec un merci à la clef, bien que je m'en foutais royalement de son remerciement, je n'avais réagit de cette façon que pour elle, en plus cela avait été instinctif.

Je les rejoignis en restant en retrait, Bella buvait son soda sous le regard scrutateur de Jacob et Leah. Le reste de la bande était légèrement plus éloigné n'osant interférer dans cette relation qui les unissait.

-Jasper, m'appela Bella. Je la rejoins et m'installais à ses côtés. Encore merci, tu es toujours là quand il faut.

Et elle me déposa un baiser sur la joue pour me remercier et m'envoya pour que moi seul le ressente toute la gratitude et sa confiance et l'affection qu'elle me témoignait.

Je sentis également la jalousie et la rancune émaner d'à peu près tout le monde. Logan qui s'en voulait de ne pas l'avoir mieux retenue. Jacob parce qu'il n'était pas celui qui l'avait sauvée et qu'il avait encore dû s'en remettre à moi. Edward parce qu'elle m'avait déposé un baiser sur la joue, également à cause du fait qu'il pouvait ressentir ce qu'elle venait de me témoigner en privé et que ces sentiments n'étaient pas pour lui. Alice parce qu'elle m'avait embrassé et que je lui avais rendu un sourire. Mais moi dans tout ça j'étais simplement heureux qu'elle n'ait rien d'autre que des bleus qui ne manqueront pas d'apparaître car je sentais la douleur qu'elle ressentait. J'avais également serrer mes bras un peu trop fort autour d'elle car la douleur première était dû à mon étreinte lorsque que je la tenais dans mes bras.

-Est-ce que tu veux rentrer ? lui demandai-je.

-Non je veux juste me remettre, encore cinq minutes. Et puis je t'ai promis quelques tours il me semble.

-Effectivement, mais tu n'es pas obligée de tenir ta promesse. Je comprendrais tu sais.

-J'en ai envie. Au fait tu as parié sur combien ? me demanda-t-elle taquine. Je répondis à son sourire je ne pensais pas qu'elle nous avait capté. Mais cela ne m'étonnait plus guère, par contre je me demandais quand est-ce qu'elle nous avait percé à jour.

-Sur huit chutes, lui avouai-je.

-C'est tout ?

-J'ai pris en compte ton caractère et Rose a parié sur sept, elle.

-Donc si j'ai bien compris tu dois m'éviter de tomber de nouveau pour ne pas perdre.

-Je t'éviterais de tomber et de te blesser tu peux compter là dessus, mais cela me fera perdre tout de même.

-Si mes comptes sont justes et je sais qu'ils le sont je viens de faire ma huitième chutes.

-Pas vraiment, techniquement tu n'as jamais touché la glace pour la dernière, donc on reste à sept.

-Tant que ce n'est pas Emmett qui gagne moi ça me va, rétorqua-t-elle.

-Hey ! entendis-je protester le concerné.

-Qu'a-t-il perdu ? demanda Bella.

-Vu que c'est moi qui gagne il aura à subir mes gages c'est-à-dire donner à des œuvres caritatives toutes ses collections de jeux vidéos ainsi que toutes ses consoles et il devra également m'accompagner à chaque séance shopping pendant deux mois.

-Oh merde, je te plains Em, lui dit Bella avec compassion.

-Si tel était le cas tu te dévouerais et ferais encore juste trois petites chutes de rien du tout.

-Je ne te plains pas autant, il ne faut rien exagérer non plus, rigola-t-elle malicieuse. Et Jasper qu'a-t-il perdu ? demanda-t-elle à Rosalie.

-Désolée ma belle mais ça je ne te le dirais que quand on partira d'ici, parce que sinon tu risques de fausser le jeu pour lui.

Je sentis une joie et une satisfaction presque malsaine émaner de celle qui devait jouer le rôle de ma jumelle ce qui n'augurait rien de bon. Et vu ce qu'elle avait réservé pour Emmett, j'eus sincèrement peur, surtout qu'elle avait la rancune tenace et qu'elle m'en voulait encore pour le dernier pari que j'avais gagné.

-Hum ! Je suis désolée Jasper mais je ne pourrais rien pour toi, m'annonça Bella.

-Ce n'est pas grave de toute façon ça ne peut pas être pire que ce qu'elle a prévu pour Emmett.

-C'est clair deux mois de shopping intensif beurk ! fit-elle véritablement dégoutée.

Ce qui exaspéra la totalité des filles qui nous écoutaient. La plupart du groupe était retourné sur la glace. Seuls restaient Edward, Alice qui étaient à la table à côté de la notre car Jacob se trouvait avec nous.

-Jasper je vais aller patiner avec Leah tu restes avec Bella ? Me demanda-t-il sachant pertinemment que je ne la laisserais pas seule.

-On va aller patiner aussi, le coupa Bella elle se leva et me tendit la main.

Ce geste était pourtant si simple et tellement banal mais dès qu'elle le faisait elle m'étonnait et me surprenait à chaque fois. Je m'étais tellement senti indigne d'une telle proximité à cause de ce que j'avais été et surtout ce que je lui avais fait. Je pénétrais le premier sur la glace et l'invitais à me rejoindre elle était fébrile et pas rassurée du tout, son corps traversé de part en part par des tremblements. Elle s'accrocha désespérément à ma main, mais même de cette façon elle restait incertaine sur ses jambes.

-Bella tu sais que je ne te laisserais pas tomber ?

-Je le sais mais je n'arrive pas à me remettre de la collision et à me sentir sécurisée, avoua-t-elle.

-Bella passe ta main droite dans mon dos de façon à me tenir par la taille. Ensuite donne-moi ton autre main, lui demandai-je. Elle s'exécuta je restais immobile, le temps qu'elle finisse de s'accrocher à moi. Bien tu sais que je ne tomberais pas. Alors maintenant on va y aller en douceur. Je vais patiner et tu n'auras qu'à imiter ce que je fais.

-OK, répondit-elle plus sereine et confiante.

Je me lançais en la serrant bien contre moi, elle imita chacun de mes pas au bout de quelques temps elle commença à se détendre, et à se sentir plus à l'aise. J'aurais pu lui dire de me relâcher au bout de quelques tours quand je vis qu'elle était plus sûre sur ses patins, mais en plus du fait qu'elle ne l'ait pas fait seule, il y avait aussi le fait que je n'étais plus harcelé par les filles encore présentent, et sans mentir j'aimais bien la sensation de l'avoir rien qu'à moi, au moins Logan ne l'approcherait plus. Au bout d'un certain temps Lucy vint patiner à nos côtés. Elle nous fit part qu'elle et les autres allaient au centre de jeux vidéos dans une des salles attenantes. Elle nous laissa sans pour autant attendre notre réponse avec un clin d'œil à Bella. Cette dernière s'agaça du manque de tact de son amie et moi je souris devant son exaspération.

-Il ne faut pas s'attendre à d'autres réactions de leur part. Ça fait une heure que nous patinons pratiquement enlacés.

-C'est le problème aujourd'hui tu ne peux pas être proche de quelqu'un sans forcément avoir une arrière pensée, c'est gonflant.

-Fait comme moi profite des avantages.

-Et lesquels ?

-Ben depuis que tu te colles à moi comme de la glu. Plus aucune filles ne me tournent autour.

-Hey ! C'est toi qui m'as dit de te tenir comme ça, fit-elle indignée.

-Ouaip mais ça c'était il y a une heure. Même les couples se sont lâchés avant, lui rétorquai-je avec un beau sourire, celui qui la troublait.

Elle tenta de se détacher de moi elle voulut retourner seule sur le bord de la piste irritée et ce qui devait arriver arriva, en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, elle se retrouva les fesses sur la glace. Ce qui bien entendu déclenchèrent nos rires à Emmett et moi et un grognement faible mais distinctif de Rosalie. Mon frère applaudit et me fit une belle révérence, il était véritablement heureux que Rosalie ne gagne pas ce pari. Je dois avouer que j'ai légèrement provoqué cette chute, car quand Bella avait demandé à Rose l'enjeu du pari je n'ai pas du tout aimé son ressentiment. Je sais que ce n'est pas fair-play, mais je ne pouvais pas décemment me laisser perdre surtout connaissant le côté vicieux de ma sœur. J'allais aider Bella à se relever.

-Pourquoi ai-je dans l'idée que tu m'as volontairement provoqué pour que je tombe ? Me demanda-t-elle suspicieuse.

-Parce que tu commences certainement à bien me connaître, répondis-je avec mon sourire malicieux tout en la relevant.

-Tu sais que la prochaine fois je m'allierais avec Rose juste pour le plaisir de vous battre et vous donner les pires gages ! dit-elle vexée.

-Ne soit pas mauvaise perdante darling.

-Je ne suis pas mauvaise perdante vu que je n'ai rien parié. Mais je n'aime pas être votre sujet de distraction, si tu vois ce que je veux dire.

-Moi je dis que tu as parfaitement le droit d'intervenir et de me proposer des suggestions pour leurs gages à tous les deux.

-Ça me convient mieux, répondit-elle espiègle.

-Quelque chose me dit que tu as déjà une petite idée ?

-Il se pourrait bien effectivement, je t'en parlerais plus tard.

Nous nous dirigeâmes vers la salle de jeu où la soirée se passa tranquillement. Elle partagea son temps avec un peu tout le monde et même cet abruti de Logan eut le droit à son moment tranquille avec Bella. Enfin tranquille, je veillais au grain et heureusement car à un moment Bella se leva pour aller au toilette se rafraîchir. Enfin c'était un prétexte pour se donner l'opportunité de s'éloigner de lui, car je sentais qu'elle commençait à s'agacer de l'avoir sur le dos. Il attendit deux minutes et je sentis son désir et son anxiété s'envoler et atteindre des sommets quand il se leva, je savais par instinct qu'il allait l'attraper à sa sortie. Je restais à ma place pour ne pas éveiller les soupçons de Jacob qui était certain que Logan était celui qu'il fallait à Bella. Si je ne savais pas ce qu'elle en pensait et surtout ressentait en sa présence je l'aurais laissé faire s'en me mêler de rien. Mais je m'étais fait un devoir de l'aider et de la protéger et de tout, que ce soit menaçant, dangereux, ou ne serait-ce que gênant. En plus je reçus plus où moins l'approbation d'Edward qui me fit signe que c'était le moment d'intervenir, il ne pouvait bien sûr pas s'en charger lui même sinon il se serait fait jeter par Bella en personne et cela l'aurait poussé dans les bras de ce pervers. Donc c'est nonchalamment que je suivais l'odeur de Bella. Je l'entendais, elle était avec Logan. Je ne sais pas pourquoi mais je n'intervins pas, je me figeais derrière un mur pour ne pas me faire remarquer et j'écoutais leur échange. De toute façon s'il dépassait les limites je saurais intervenir assez rapidement.

-Isabella je peux te poser une question personnelle ?

-À tes risques et périls Logan, répondit-elle exaspérée et pleine d'appréhension.

-Tant pis je prends le risque. Il y a quoi entre toi et l'albinos ? je retins un grognement d'agacement.

-Pardon ! demanda-t-elle piquée, n'appréciant pas du tout la remarque de son patron. Pour ton information il s'appelle Jasper, ensuite et bien que cela ne te regarde pas, c'est un ami auquel je tiens beaucoup.

-Tu ne peux pas mentir en disant que votre relation est spécial vous êtes toujours collés l'un à l'autre. Et si tu penses vraiment à lui comme un ami, ce n'est visiblement pas son cas. Il est toujours autour de toi comme une abeille autour de sa fleur.

-Je ne vois pas en quoi cela te concerne Logan je suis majeure et je fais ce que je veux de ma vie, et donc je fréquente qui je veux.

-Isabella je ne veux pas te dire ce que tu dois faire où pas, loin de moi cette intention. C'est juste que je voudrais savoir si j'ai encore une quelconque chance de te séduire. Tu me plais Isabella, et cela depuis le premier jour où je t'ai vu au pub.

-Logan je ne sais pas quoi te dire. Tu es un très bel homme c'est vrai et tu as beaucoup de charme également, mais ma vie est assez compliquée en ce moment.

-À cause du blond ou de son frère ?

-Emmett? demanda-t-elle surprise.

-Non celui qui vient toujours avec la petite brunette, elle se renfrogna.

-Entre autre oui. C'est aussi la raison pour laquelle Jasper, Emmett et Rosalie sont toujours avec moi.

-Si tu voulais être ma petite amie il te laisserait tranquille et tu n'aurais plus besoin de gardes du corps.

Mais quel abruti, j'ai rarement vu un crétin pareil, mais pour qui se prenait-il. S'il savait qu'il pourrait nous servir d'encas il l'a ramènerait moins. Il ne se rend même pas compte qu'elle est à court d'arguments polies pour l'éconduire gentiment. Mais tant mieux qu'il continue à l'agacer il verra à quel point elle peut être tempétueuse.

-Je suis désolée Logan, mais pour le moment je ne suis pas dans cette phase. Je ne recherche pas de petit ami, en fait pour être sincère je voudrais juste pouvoir me sentir bien avec les personnes qui m'entourent.

Elle se sentait mal et je savais que ce sentiment d'urgence que je recevais avec puissance m'était personnellement destiné. Je décidais de sortir de mon coin pour m'avancer et me faire voir des deux protagonistes. Bella fut la première à m'apercevoir et je ressentis un élan de gratitude et de soulagement, je ne pus retenir mon sourire. Par contre pour Logan s'était bien différent mon intrusion le dérangeait et l'agaçait au maximum. Je vins me positionner à côté de Bella et lui embrassais le sommet de sa tête toujours en fixant Logan lui faisant comprendre que je n'étais pas dupe et qu'il lui faudrait compter avec moi pour contrarier ses tentatives. Pas en tant que compétiteur, mais en tant qu'entrave à ses plans, car il était hors de question que je laisse Bella avec lui, surtout si c'est elle qui ne voulait pas.

-Ou étais-tu passée ma belle ?

-J'étais partie me rafraîchir. Je commence à être un peu fatiguée, me dit-elle heureuse que je lui fournisse une échappatoire à sa petite discussion privée avec Monsieur séduction.

-Nous allons te raccompagner, lui proposai-je. Tu as besoin de dormir, et te reposer un peu. Bonsoir Logan, ajoutai-je sur un ton plus viril.

-Bonsoir Jasper, me dit-il me regardant bien droit dans les yeux. Je dois dire que j'admirais son courage, peu de vampires osaient me regarder de la sorte et encore moins des humains.

-Bonsoir Isabella et repense à notre petite conversation, conclut-il avant de tourner les talons.

-Je suis contente que tu m'aies entendu, me dit-elle. Je ne savais plus comment m'en sortir.

Je lui souris et la conduis vers Emmett et Rose qui avaient suivi également l'échange et nous attendaient devant le Hummer.

Sur le chemin du retour Rose essaya de tirer les vers du nez à Bella concernant son gage, elle était anxieuse à imaginer ce que Bella leur réserverait. Car bien que ce soit moi qui ai gagné ce pari, je laisserais le soin à Bella de trouver un sale tour les concernant, et Rosalie l'avait deviné.

-Allez Bella dis-moi ce que tu nous réserves tu sais que nous nous soustrairons pas.

-Qu'avais-tu prévu pour Jasper ?

-Bella s'il te plaît ! gémit-elle.

-C'est comme tu veux, Rose, répondit Bella malicieuse en croisant ses bras sur sa poitrine.

Plus le temps avançait et j'apprenais à la connaître, au plus je découvrais son côté machiavélique et tortueux et je dois dire que j'aimais le fait qu'elle n'ait pas un caractère lisse et sans relief.

-Tu serais presque aussi manipulatrice qu'Alice quand tu t'y mets.

-Ce n'est pas comme ça que tu vas m'amadouer, lui répondit-elle un sourire perfide sur les lèvres.

-Ça va, ça va ! dit-elle blasée. Je commence à comprendre pourquoi vous vous entendez si bien tous les deux. Je voulais qu'il se teigne les cheveux en rose bonbon pendant une semaine, et je l'aurais obligé à aller en cours comme ça. Tu sais comme l'actrice, l'apprenti coiffeuse dans Grease, rigola-t-elle.

-Tu es sérieuse ? demanda Bella choquée.

-Bien sûre la dernière fois qu'il a gagné un pari il m'a fait donner mon magnifique cabriolet tout neuf à un SDF. Je voulais quelque chose à la hauteur du préjudice que j'avais subit. Alors que me réserves-tu ?

-Honnêtement je ne sais pas encore pour toi, je n'ai pas d'idée.

-Non! Tu me fais marcher là? Gronda Rose. Je dois dire que j'aimais particulièrement comment Bella l'avait manipulé.

-Non elle dit la vérité, intervins-je enfin. Par contre je dois t'avouer que ta perfidie est sanscommune mesure. Du coup je me réserve le droit de m'occuper personnellement de ton cas, ma très chère sœur, elle grogna sachant que je pouvais être redoutable. Je ris accompagner de Bella et même Emmett.

-Bien je m'occuperais alors personnellement de toi, gros nounours.

-Ça me va, tu ne m'effraies pas crevette.

-Crevette hein ! reprit-elle sournoise. Je savais de par les émotions qu'elle ressentait maintenant, qu'elle était excitée de lui infliger sa punition.

-Au fait Bella comment as-tu su que nous avions parié ? lui demandai-je.

-Mais parce que je vous connais, me répondit elle fière de sa répartie. Nous arrivâmes devant chez elle. Emmett et Rose nous laissèrent au bas de son immeuble, je montais avec elle.

-Ils peuvent nous entendre ? me demanda-t-elle impatiente.

-Non ils sont partis.

-Bien j'ai besoin de toi. Il me faudrait les mesures et mensurations d'Emmett ?

-Mensurations ? demandai-je surpris.

-Tu as l'esprit aussi tordu que qu'Em tu sais ! sourit-elle. Son tour de poitrine enfin pectoraux, de taille, de hanche.

-Est-ce que des habits à lui te suffirait ?

-Oui mais ce que je veux ce sont des choses près du corps. J'ai besoin d'être au plus près de sa corpulence.

-OK je sais quoi te ramener. Mais que lui prépares-tu ?

-Tu sais que Samedi soir il y a une soirée transformiste au Studio 13 ? me dit-elle malicieuse.

-Mon Dieu Bella ! Et c'est moi que tu traites de tordu ! Tu es aussi retorse que Rose, rigolai-je.

-Ouais mais je vais avoir du boulot car vu sa carrure il va falloir que je lui fasse sa robe moi-même. Et il me faut sa pointure également, j'espère avoir assez de temps pour lui commander une paire d'escarpin sur internet sinon il se produira pieds nus.

-Je m'en occupe je lui ferais faire une paire de quelle couleur ?

-Blanche. Je vais essayé de lui faire la robe de Marilyne Monroe.

-Je l'imagine déjà, elle s'installa sur le canapé je pris place à ses côtés, mettant tout naturellement mon bras autour de ses épaules, et l'attirant à moi.

-Et toi qu'as-tu prévu pour Rosalie ? Demanda t-elle en se blottissant contre moi, pas incommodée par mes gestes de plus en plus intimes et par ma proximité. J'aimais sentir la chaleur de son corps contre le mien, je veux dire en tout bien tout honneur, bien sûr.

-Je vais lui faire porter une robe démodée aux couleurs peu attrayantes toute la semaine. Et lui interdire de se laver.

-Je peux rajouter une toute petite contrainte pour me venger de la chose ridicule qu'elle a voulu me faire porter ce week-end.

-Propose toujours ?

-J'ai vu une épave complètement rouillée, pas très loin de la maison, elle est jeune moutarde.

-J'adore l'idée. Je l'ai vu c'est une Lada 2101, j'irais la chercher demain et la réparerais juste pour qu'elle puisse tenir la semaine.

-Fais en sorte qu'elle fasse autant de rame-dam que mon vieux camion, me dit-elle. Je souris à l'initiative.

Le lendemain j'avais bien évidement déjà la robe ayant prévu mon coup, à l'avance. Je lui amenais alors qu'elle allait s'habiller. Je toquais à sa porte.

-Que veux-tu Jasper ? me demanda-t-elle suspicieuse.

-Je viens pour ton gage. Et ne commence pas à chercher une échappatoire il n'y en a aucune. Et je n'ai pas triché, je ne me suis pas servi de mon pouvoir, la devançai-je.

-Pour ça je ne peux pas avoir de confirmation, répondit-elle espérant trouver une faille.

-Il ne l'a pas fait, intervint Edward. Je restais surpris mais lui fis un signe de tête.

-Un pari est un pari Rose tu ne peux pas te défiler, l'encourageai-je.

-Et je dois faire quoi ? demanda-t-elle résignée.

-Juste porter une robe.

-C'est tout ?

-Non tu devras porter cette même robe toute la semaine et interdit de sécher les cours.

-Ça va pas ! Je ne porte jamais deux fois la même chose.

-Tu feras une exception, rétorquai-je.

-Théoriquement tu la porteras plus que deux fois donc ce n'est pas vraiment une excuse, argumenta Edward, puis s'adressant à moi. Je me suis permis d'aller chercher la deuxième partie du gage je dois dire que je l'apprécie tout particulièrement.

Je souris en retour en repensant à cette voiture dans laquelle elle allait devoir se promener toute la semaine. Un esprit machiavélique, il n'y avait pas d'autre mot pour décrire le cerveau tortueux de Bella. Edward hocha la tête pour me faire comprendre qu'il partageait mon avis. Rose ouvrit la porte elle était en peignoirs. Elle tendit le bras et je lui plaçais la robe particulièrement horrible que je lui avait trouvée. Quand elle la vit son visage se décomposa.

-C'est toujours mieux de voir ce genre de réaction en live, commenta Edward prit d'une soudaine hilarité.

-Je ne mettrais pas cette... cette... cette chose, bégaya-t-elle de colère.

-Oh mais bien sûr que si et je vais même te faire une fleur je voulais t'empêcher de te laver durant toute la semaine également, mais je crois que cette robe avec la voiture que tu devras conduire suffiront à ta pénitence, achevai-je.

-Quelle voiture ? fit-elle prise de panique.

-Celle-là, dis-je en lui lançant les clef de la Lada. Elle alla droit à la fenêtre pour regarder ce qu'il se trouvait dehors.

-Mais c'est quoi ce truc, ça ne doit même pas rouler, hurla-t-elle.

-Toute la semaine ! repris-je en m'éloignant avec Edward et Emmett qui avait pris la poudre d'escampette avec nous.

Nous l'entendîmes rouspéter pendant tout le temps où elle se préparait tout le monde l'attendait dans le salon. Tous voulaient voir ce que je lui avais réservé. Elle descendit avec son air renfrogné des mauvais-jours sur le visage. Tous éclatèrent de rire quand ils virent à quoi elle ressemblait. Elle était d'une incroyable beauté mais cette robe l'entachait réellement. C'était le genre de robe blouse droite et sans formes croisé devant avec un col en V, ce genre de vêtements qu'aurait pu porter la grand-mère de Bella. Et pour compléter le tout elle était verte kaki dans un tissu synthétique affreux et pourtant je n'étais pas branché mode. Elle avait essayé d'arranger avec des accessoire une ceinture elle avait cousu des motifs dessus mais quoi qu'il en soit elle était toujours horrible. Esmé tentait de ne pas rire mais avait beaucoup de mal à se retenir comme chacun de nous même Emmett était dans cet état malgré les regards menaçant que lui lançait sa femme. Et nous atteignîmes le sommet de l'hilarité quand elle se posta devant sa voiture de la semaine, avec cette moue de répulsion incrustée sur son visage.

-Prends une photo Esmé s'il te plaît, demandai-je.

Il fallait que je montre ça à Bella, c'était son idée après tout. Je vis le sourire concerné d'Edward qui attrapa ma pensée. Elle prit une grande inspiration pour grimper dans son tank et s'adressa à Emmett.

-Tu montes avec moi !

-Certainement pas chérie, je t'aime mais je ne monterais pas là dedans.

-Emmett Cullen ! Tu ramènes ton cul ici ! hurla-t-elle.

-Rosalie, surveille ton langage ! reprit Esmé autoritairement. Emmett rentra à la maison bien décidé à ne pas soutenir sa compagne.

-Ne t'inquiète pas Rose son tour arrive et si tu veux te venger passe voir Bella, je pense qu'elle va avoir besoin d'aide.

-Très bien. Tant pis pour toi Emmett. Et sache que tu es privé de chambre et de sexe pendant trois semaines, dit-elle énervée.

-Mais Chérie ! commença à se plaindre le dernier des Cullen.

Elle grimpa dans sa voiture avec dégoût et alluma le contact et partit dans un brouillard de fumé et un bruit du diable.

La semaine se passa remarquablement bien enfin pour moi en tout cas. Bella m'avait dit qu'elle avait fini sa robe et grâce à l'aide de Rosalie elle était vraiment satisfaite. D'ailleurs elle m'avait seriné pendant deux jours entier pour que j'abrège le gage de Rosalie. Je soupçonnais ma sœur d'avoir réussi à embobiner Bella pour y parvenir. J'avais de mauvaise grâce obtenu qu'elle passe la journée de samedi avec cette robe sur le dos. Par contre j'avais émis qu'en contre partie Bella me devrait un service, elle avait acquiescé la pauvre, bien que je ne savais pas encore ce que j'allais lui réserver.

Samedi arriva Rose qui avait pu quitter ses guenilles portait une robe rouge écarlate dont l'échancrure remontait jusqu'au-dessus de sa cuisse. Je crois qu'elle avait d'en l'idée d'en faire baver à son homme pour l'avoir laissée seule lors de son gage à elle. Il avait tenté de savoir auprès de Bella et de moi-même ce qu'il l'attendait sans succès bien évidemment. Nous étions tous arrivés et bien entendu Emmett n'était au courant de rien, Bella était passée avec Rose un peu plus tôt dans la journée pour y déposer les affaires. Nous étions à notre table habituelle.

-Emmett, l'heure est venue pour toi, dit-elle malicieuse en faisant signe à un homme derrière Emmett.

-L'heure pour quoi ? demanda-t-il en se tournant pour regarder ce qui arrivait dans son dos. Il ne suspecta rien quand il vit le jeune homme à notre hauteur.

-L'heure pour toi de nous montrer ton côté féminin mon canard, dit l'homme sous nos sourires amusés.

Il regarda l'homme en question les yeux froncés cherchant à savoir s'il plaisantait ou non mais quand il croisa le sourire perfide de son épouse et celui aussi satisfait de Bella il se rendit compte que le jeune homme ne plaisantait pas.

-C'est exactement ça, Emmett, montre-nous ton côté féminin, ma grosse crevette, reprit Bella. Michel n'oublie pas mes recommandations. Et s'il te pose des difficultés vient nous chercher, d'accord.

-Bien sûr chérie mais il va être bien docile ce bel apollon. Hein mon chou, que tu vas être gentil tout plein, et me laisser m'occuper de ce corps à tomber, ajouta Michel pleins de convoitise.

-Bella c'est quoi ton plan ? demanda-t-il au bord de la panique.

-Alors on se dégonfle monsieur muscle, le chambra Michel sous nos rires moqueur.

-Certainement pas ! Mais évite les petits noms affectueux je suis pas fan. Surtout si tu ne veux pas que je m'occupe personnellement de ton opération et je t'assure que j'aurais pas besoin de matériels chirurgicales, menaça Emmett d'une voix autoritaire.

-Oh ! Je vais l'adorer celui-là. Allez viens ma libellule ! nous nous esclaffâmes de nouveau, Bella avait mal aux abdominaux à force de rire.

-T'es pas sérieuse Bella ?

-Oh ! Que si je le suis. Et un pari est un pari, tu as perdu tu dois effectuer ton gage.

-Merde et avec ça on dira que c'est nous les monstres, dit-il en se levant.

Emmett suivit son hôte sans omettre de nous adresser un regard noir. Logan avait fait installer une estrade dans le coin le plus proche de notre table. Bien évidemment la table attenante à la notre se trouvaient Edward et Alice qui étaient exceptionnellement accompagnés d'Esmé et Carlisle, ces derniers voulant voir ce que Bella avait réservé à leur fils.

Le spectacle commença je dois dire que j'étais assez impressionné par certaines personnes. Ils avaient autant de grâce et d'élégance que la plus féminine des femmes humaines, et certains étaient vraiment très bien transformés bien qu'avec notre vision nous repérions plus facilement les plus petits détails. La soirée se passa, nous étions assez pressés d'arriver au moment où Emmett déambulerait sur scène. Ce qui arriva assez rapidement, Michel qui s'était transformé en Diana Ross, l'introduisit enfin.

-Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, ce soir en exclusivité mondial nous avons l'immense plaisir de vous présenter la fille cachée de Marilyne Monroe. Et je peux vous certifier que vous ne pourrez pas vous tromper, la ressemblance est flagrante. Elle nous fait l'infime honneur de venir se produire dans le plus grand rôle de sa mère. Veuillez accueillir lady's and gentleman's Miss Emmy Monroe. Allez ma libellule c'est à toi.

J'entendis le grognement d'Emmett à l'annonce de son joli petit sobriquet, qui j'en étais certain allait le suivre jusqu'à la fin de son éternité, vu les sourires perfides que tous les vampires de cette salle arboraient même Esmé ce qui était peu dire. Un tonnerre d'applaudissement se fit entendre lorsque le morceau mondialement connu « I wanna be loved by you » se fit entendre, puis la carrure monstrueuse d'Emmett entra vêtu de sa robe starlette année 50 sur des escarpin de 10 cm, il portait également une perruque blonde et un maquillage qui aurait pu être superbe sur tout le monde hormis Emmett.

Le show continua mais la salle était divisée en deux parties, ceux qui s'esclaffaient ouvertement et ceux qui voguaient entre l'incrédulité et la peur. Notre table et celle d'à côté avaient catégoriquement choisi son clan de ceux qui riaient à gorges déployées devant mon monstre de frère monté sur talons aiguilles, mais on devait lui reconnaître qu'il s'appliquait à se rendre ridicule au possible. Bella filmait la scène, et Rose prenait des photos. Emmett était devant sa femme et lui chantait en play-back (enfin normalement), la si populaire chanson. Bella avait un mal fou à tenir la caméra tellement elle riait je la lui pris des mains pour qu'elle puisse réellement se lâcher et je dois dire que le rire de Bella était véritablement quelque chose, il prenait aux tripes s'insinuait par chaque pores de mon être et me transcendait littéralement. Mon attention visuel était braqué sur la prestation désastreuse d'Emmett tandis que mon attention auditive et émotionnelle étaient dirigées à mes côtés. Et ressentir toute cette joie et cette hilarité je dois dire que c'était vraiment très enivrant, et comme tout le monde je me laissais glisser dans cette ambiance euphorique. La soirée était vraiment très réussie même les tensions étaient momentanément entérinées, tout le monde se rejoignant dans ce moment de pur bonheur providentiel.


Dîtes moi de ce que vous pensez de ce chapitre? Je me suis éclatée à l'écrire et j'espère que vous avez passé un bon moment à le lire.

Je sais qu'on avance pas dans l'histoire mais j'avais envie d'entrer un peu plus en profondeur avec le caractère de certains personnages, notemment Jasper bien entendu et Emmett que j'aime beaucoup également. Voila n'oubliez pas de ma laisser vos com's

9

j'ai incorporé un texte de chanson et je tenais à vous dire deux choses sur cette chanson, premièrement c'est elle qui m'a inspiré cette fiction (rien que ça lol). Prenez le temps de lire au moins la traduction pour ceux qui ne parlent pas anglais et qui ne le lisent pas non plus, vous comprendrez la raison. Deuxièmement pour un effet plus approfondit écoutez là au moment ou j'en fais référence. Après vous faîtes ce que vous voulez, c'est selon ses convenances.

Bonne lecture

 


 

Chapitre 9: L'anniversaire.

Malgré la dernière semaine plus légère que nous venions tous de passer, je n'oubliais pas mon plan d'action. En plus cela avait permis d'endormir plus ou moins mes traqueurs attitrés. Depuis que la tentative du traité avait lamentablement échouée, je me donnais du mal pour changer d'avis en permanence, et cela devait fonctionner car je voyais Alice grimacer à chaque fois que je prenais une nouvelle décision et bien entendu je faisais cela quand je la savais près de moi. Cruelle moi ? Après tout si elle me laissait tranquille elle n'aurait pas à subir cela. Je faisais celle qui hésitait entre retourner à Forks ou bien à Phœnix dans la maison de mon enfance, ou encore à Jacksonville là où elle et Phil habitaient, mais l'idée principale était de me fixer à la réserve avec les loups car elle ne voyait plus rien dans cette situation et c'était relativement facile de prendre cette décision. Mais quand je voulais vraiment la faire enrager je pensais à rester ici et accepter la proposition de Logan de devenir mon petit ami, et j'enchaînais ainsi mes changements d'avis aussi vite que mon esprit pouvait le faire. Dans ces cas là elle passait à côté de moi en grognant de frustration. Sous le regard amusé d'Emmett qui m'ensevelissait sous les compliments, il aimait viscéralement qu'Edward et Alice soient malmenés par mon esprit diabolique, selon ses propres mots. Je dois avouer que j'excellais dans l'art d'embrouiller l'esprit d'Alice mais c'était une attention de tous les instants, je n'étais qu'une humaine, ainsi les seuls moments où je pouvais me relâcher c'était quand j'étais à proximité d'un Quileute ou lorsque je m'occupais l'esprit avec une tache très prenante et qui demandait toute mon attention, telle que la lecture. Cette tache ne me rebutait pas, bien au contraire et grâce à cela j'avais pris beaucoup d'avance sur la liste de l'année. Mais je déprimais car je ne pourrais pas aller au bout de cette dite année, ni celle-ci, ni les suivantes, je devais dire adieu à ma thèse et cela m'attristait profondément. Mais je pouvais renoncer à ce rêve, si j'arrivais à tenir Edward Cullen loin de ma personne et si en plus au passage je pouvais assouvir un autre de mes rêves de gosse à savoir parcourir le monde ce serait que du bonus.

J'étais seule avec Emmett, deux ans auparavant je me serais sentie mal à l'aise en sa présence avec ses remarques grivoises. Mais traîner avec une meute de loups immatures guidés par leurs hormones m'avait quelque peu dévergondée. Bon d'accord pas vraiment dévergondée, ils avaient rendu mes oreilles un peu moins chastes et du coup j'avais aussi appris à gérer mes rougissement agaçants, au grand dam du plus jeune des Cullen.

Il prenait son rôle de protecteur très à cœur, Brian avait tenté de m'approcher en mettant son bras autour de mes épaules comme il l'avait eu fait avant que mes escortes personnelles prennent leurs marques autour de moi, et malheureusement pour lui Emmett arrivait en face de nous et inutile que je vous fasse un dessin quant au regard dont il se para pour effrayer Brian. Le courageux Williamson résista une petite minute avant de partir aussi vite que l'éclair, bien évidemment je l'avais réprimandé. Je l'avais pour la peine obligé à rester avec moi alors qu'il venait de faire fuir mon compagnon de déjeuner. Leah et Jake ne pouvant pas venir ce midi, une réunion avec la meute. Franchement pratique et économique leur truc de communication. Donc voilà comment je me retrouvais en pause déjeuner en compagnie d'Emmett alors que Rose préparait ma petite fête surprise. D'ailleurs je me demande si cette ruse de faire fuir Brian n'était pas un plan pour rester à mes côtés et être sûr que je leur ficherais pas leur plan en l'air. Jasper quant à lui ne nous avait pas encore rejoint. Je passais un bon moment je dois l'avouer, Emmett me distrayait en me racontant les sujets de conversations qu'il entendait, les trucs bien croustillants. Comme par exemple un grand blond un peu en retrait qui suivait mon cours de littérature, le même que celui que j'avais après la pause repas, il craquait sérieusement pour Mr Coop. Il était en train de réciter les vers qu'il venait de composer, de jolie vers il faut bien l'admettre, mais j'imaginais mal mon prof – et surtout celui de mes fantasmes –, homosexuel. Je n'ai rien contre les homosexuels hormis le fait que ce sont eux qui ont les plus beaux spécimen de la gente masculine (N/R : tout à fait d'accord avec toi Bella ^^), et qu'il serait bien qu'ils partagent un peu de temps en temps, qu'il ne nous reste pas que des vampires à nous mettre sous la dent. (N/R : j'adore littéralement cette observation !)(N/A: Moi aussi, surtout l'image qu'elle inspire, lol)

Emmett me raconta tout un tas de potins quand il s'arrêta et regarda dans la direction de Natasha.

-Tu la connais la blonde décolorée là-bas ?

-Ouais, c'est la présidente du fan club Edward Cullen, je crois qu'elle m'a un peu prise en grippe, parce qu'elle croit que j'ai des vues sur ton frère, surtout depuis le coup de la cafétéria. Et comme dès qu'il le peux il s'installe à côté de moi où il me suit comme un bon petit toutou, je ne suis pas prête de m'en sortir avec elle.

-Je vois, écoute ma beauté laisse-toi faire d'accord, me dit-il avec un sourire calculateur.

Il m'attrapa par la taille en m'approcha de lui près, trop près, son corps froid était collé au mien de façon possessive et tendre, il se pencha près de mon visage.

-Qu'est-ce que tu vas faire Emmett ? commençai-je paniquée.

Il posa ses lèvres sur mon cou et déposa un baiser. Puis il huma mon odeur avec intensité. Je ne respirais plus. Qu'est-ce qu'il faisait ? Et qu'allait me faire Rosalie si jamais elle l'apprenait, pire si elle venait à nous surprendre ? Bien que je n'ai pas cherché cette situation, j'allais mourir parce que cet abruti ne pouvait pas calmer ses pulsions. Il me serra encore plus dans ses bras j'étais à la limite d'étouffer et déposa d'autres baisers tous plus tendre les uns que les autres. Je me sentis étrangement excitée par ces baisers, je ne comprenais vraiment pas ce qu'il m'arrivait. Je n'avais jamais été attirée par Emmett et surtout ce comportement ne me correspondait pas, comment pouvais-je être excitée par ce rapprochement, par Emmett !

-Et bien ma belle je ne pensais pas te faire autant d'effet ! me dit-il tout sourire. Mon Dieu ce que je pouvais me sentir gênée.

Quand il me relâcha pour faire face à quelqu'un qui venait de s'arrêter à notre hauteur, je me sentis prise de panique, c'était Rosalie mon cœur battait la chamade, je n'osais même pas relever la tête elle allait m'arracher les yeux, et si elle se contentait que de mes yeux j'aurais de la chance.

-Ça va, on ne vous dérange pas ? fit une voix de ténor que je connaissais que trop bien.

-Un petit peu, mais on a l'habitude. Hein mon bébé ! me fit Emmett avec un clin d'œil.

J'osais enfin lever la tête et je vis Edward les yeux noirs de colère avec à sa suite quelques pas derrière lui comme toujours miss chirurgie esthétique et ses dauphines, qui me dévisageaient avec quasiment le même regard que leur idole. Emmett rajouta.

-Je t'aurais bien dit de rester mais je vois que tu es entre de bonnes mains toi aussi... et il fit un sourire éblouissant à la blonde qui rougit jusqu'à la racine de ses cheveux, elles gloussèrent toutes de concert.

-Je te vois tout à l'heure Isabella.

-Malheureusement ! osai-je ajouter. Cela le fit sourire et il reprit sa route. Je me tournais vers Emmett.

-Mais qu'est-ce qui t'a pris j'ai cru que c'était Rosalie, j'ai cru faire un infarctus, l'engueulai-je, il ne fit que rigoler ouvertement il se foutait de moi sans même avoir la décence de feindre la gêne ou le repentir.

-J'avais senti Edward arriver et miss pimbêche était en train de dénigrer ton manque de féminité. Alors j'ai cru bon de faire d'une pierre deux coups.

-Ne refais plus jamais ça Emmett, c'était... Beurkkk ! m'écriai-je dégoûtée.

-Comment ça c'était beurrkk ! fit-il outré. Ce n'est pas ce que j'ai cru sentir, dit-il malicieux.

-Un simple manque rien de plus, rétorquai-je agacée de ne pas pouvoir lui donner tort.

-En fait c'est de ma faute, avoua Jasper qui venait de me rejoindre.

-Comment ça ? Tu as osé me faire ça ? objectai-je abasourdis.

-Je suis désolé Bella mais l'occasion d'agacer un peu plus Edward était trop tentante.

-Ne recommence plus jamais ça tu m'entends Whitlock ! lançai-je plus qu'énervée. Il me sourit, cet abruti me souriait alors que j'étais en train de le réprimander. Qu'est-ce qu'il ont tous dans cette famille ?

-Admets que ça à marcher il n'est pas rester à table avec nous.

-Effectivement, admis-je moins contrariée tout compte fait. Et puis j'aurais dû réfléchir aussi, jamais Emmett n'aurait pu me mettre dans cet état tout seul.

-Sache petite effrontée que je suis un coup merveilleux, demande à Rose tout ce que je suis capable de lui faire...

-STOP ! Je veux rien savoir Emmett, tu ne peux pas me faire d'effet parce que je t'ai toujours considéré comme mon grand frère alors imagine un peu ce que j'ai pu ressentir quand j'ai cru que ça venait de moi.

-Je suis comme ton grand frère ? demanda-t-il avec des yeux pétillant.

Et merde qu'est-ce que je venais de dire ? J'avais le don pour me mettre dans des situations impossibles et c'en était une à n'en pas douter. Il faudrait que je prenne un jour le temps de penser au conséquences de mes paroles, ce serait pas mal. Ce qui bien sûr fit sourire Jasper, d'ailleurs je dois dire que je le trouvais sacrément beau et sexy quand il souriait.

Le cours avec Mr Coop était agréable, vivant et passionnant. Rare sont les personnes capable de mettre autant de cœur et de rendre vivant et attractif une œuvre du siècle dernier, comme s'il s'agissait du dernier fait divers édité dans le journal du jour. Bien évidemment ma joie était à moitié gâchée par la présence trop proche d'Edward. Mais j'avais cessé de lui demander de me laisser tranquille car j'avais dans l'esprit qu'il se rapprochait de plus en plus à chaque fois que je le repoussais, ma nouvelle tactique était l'ignorance, je ne le voyais pas, je ne l'écoutais pas, je faisais comme si j'étais seule. D'après ce que j'avais remarqué il n'aimait pas particulièrement ce traitement de faveur. Et tout comme lui, au plus il me montrait son irritation au plus je m'appliquais.

Il attisa ma curiosité quand je l'entendis parler à voix basse, mais cette phrase ne m'était visiblement pas destinée aux vues de sa mâchoire crispée.

-Ça n'a pas suffit et à qui la faute ?

Je le regardais il devait très certainement parler à Jasper car peu de personne ne pouvait le mettre dans cet état. Je ressentis de la joie en pensant que Jasper devait être à l'extérieur en train de m'attendre.

Les cours enfin terminé, je ramassais mes affaires puis je me dirigeais vers la sortie. Où la confirmation de mes pensées se présentèrent à moi, Jasper et Rosalie m'attendaient.

-Avant de partir je dois aller me rafraîchir, leur dis-je poliment leur signifiant un besoin urgent de moments humains.

-OK on t'attend ici, répondit Rosalie.

Je me dirigeais à grande vitesse vers les toilettes les plus proches. Mon Dieu quel soulagement, j'avais envie depuis qu'Emmett m'avait rejoint mais une expédition toilette avec Emmett était risquée, au moins pour mon intégrité et mon anonymat enfin ce qu'il en restait. Quatre heures que j'attendais ce moment.

Pendant que je me lavais les mains, je me perdis au milieux de mes pensées essayant d'imaginer ce qu'ils avaient bien pu me prévoir comme petite fête surprise. Oui je le savais car Jacob ne pouvais rien me cacher, et que j'avais insisté pour que cela se fasse au Studio 13 et non à la maison. Je me sentis soudain bousculée, je levais la tête pour observer dans le reflet du miroir Natasha et ses Muppet's. Je me retournais d'un geste vif pour leur faire face à toutes les trois.

-Qu'est-ce qu'il te prend ? m'agaçai-je. Alors que ses deux acolytes venaient dans la fouler de me plaquer contre un des murs crasseux de ces toilettes.

-Je vais te prévenir une fois et une fois seulement, paysanne, me menaça-t-elle en s'approchant de moi comme si elle pouvait m'impressionner. Tu ne t'approches plus d'Edward, je ne veux pas te voir traîner dans son giron, traîne avec qui tu veux, fais toi sauter par toute l'université si ça te chante mais reste éloignée d'Edward Cullen.

S'il y avait bien une situation que je trouvais ridicule au possible c'était bien celle-ci, mais je n'aimais pas du tout me faire agresser. Par malchance pour elle, elle s'était approchée trop près de moi et bien que mes mains étaient emprisonnées par ses deux toutous de garde plastifiés. Je réussis à lui décocher un coup de pied qui l'atteignit dans la poitrine la faisant reculer, j'avais voulu viser le visage, mais soit je n'étais pas assez souple, soit elle était trop grande et à mon grand regret je devais bien reconnaître que la première hypothèse était la bonne. Elle se releva rapidement et voulut se rapprocher pour me faire payer d'avoir saccagé sa petite robe griffée de je ne sais quel grand couturier. Quand la porte s'ouvrit avec fracas, alors que je tentais vainement de me libérer.

-Je serais toi je prendrais Telma et Louise avec toi et repartirais rapidement, avant que je ne me fâche sérieusement, fit Rosalie d'une voix froide et sans appel.

Elles se toisèrent et Natasha ne fit pas un pli elle fit signe à ses complices et disparurent en prenant soin d'éviter de toucher Rosalie. Rosalie était impressionnante quand elle était en colère elle faisait vraiment peur et personne n'avait dans l'idée d'aller la contrarier. Et je peux vous assurer que même le grand et courageux Emmett fuyait la queue entre les jambes quand cela arrivait. Au moment où miss plastique en chef allait passer la porte Rose cru bon d'ajouter.

-Et pour ta gouverne, sache que ce n'est pas Isabella qui court après mon frère mais bien l'inverse. Et s'il le fait c'est peut-être parce qu'il a un goût plus assuré qu'il ne le laisse paraître.

-Si j'étais toi je ferais plus attention à ton chéri au lieu de venir prendre la défense de celle avec qui il flirtait outrageusement à la pause déjeuner.

Rosalie lui fit un grand sourire.

-Emmett a également beaucoup de goût, répondit-elle toujours aussi altière. Puis elle me fit un clin d'œil discrètement qui me ne rassura pas vraiment.

Elles partirent vexées et furieuses d'avoir dû battre en retraite avant de m'avoir bien fait comprendre les choses.

-Pimbêches, râlai-je alors que je réajustais mes vêtements. Rose me regarda avec un sourire satisfait.

-Je suis désolée Rose pour le tour de ce midi, Emmett a cru bon d'énerver Edward et sa troupe en étant un peu trop proche de moi. Mais je t'assure que je ne voulais pas et que je n'ai rien fait pour l'encourager à quoi qu...

-Bella respire, je le sais il m'a raconté le tour qu'il t'a joué avec Jasper et je suis désolée qu'ils t'aient mise mal à l'aise.

-Non c'est juste que je ne m'y attendais pas et surtout que je ne veux pas de problème avec toi.

-Ça ne risque rien Bella je t'assure, dit-elle en riant ouvertement. Bon on y va il faut que tu ailles te préparer. Je te ramène à ton appartement, Jacob et Leah t'y attendront certainement.

Nous sortîmes Jasper nous attendait adossé contre le mur en face des toilettes, les bras croisés sur son torse, un visage fermé. Je lui demandais ce qu'il avait en lui adressant une onde d'interrogation, il me répondit avec de l'inquiétude. J'arquais un sourcil.

-C'est pour toi.

-Mais ça va, elles n'ont rien eu le temps de me faire.

-On en reparlera plus tard si tu le veux bien, me répliqua-t-il un peu trop sèchement à mon goût ce qui m'inquiéta légèrement.

Je n'aimais pas savoir que Jasper était contrarié surtout si cela me concernait. Mais autre chose se déclencha en moi en entendant ce ton autoritaire. Je n'avais jamais pris conscience auparavant mais Jasper avait une voix qui était soit apaisante, soit impressionnante tout dépendait de l'intonation qu'il y mettait, mais quoi qu'il en soit il avait une voix si... sexy, je crois que c'était le mot. Surtout lorsqu'il était énervé et que son accent trainant du sud revenait instinctivement. Ils me raccompagnèrent à mon domicile, le traité n'étant plus d'actualité je les invitais à entrer alors que nous approchions de l'immeuble.

-C'est pas vrai ! grogna-t-il visiblement très mécontent. Rose reste avec Bella, je reviens.

-Que se passe t-il encore ? demandai-je à Rose.

-Les odeurs fraîches d'Edward et Alice. Jasper est parti vérifier que ton appartement est bien vide de toute présence.

-Ça ne va jamais s'arrêter. Je commence à en avoir ras le bol. Ce n'est pas une vie. Ils ne veulent pas persécuter d'autres humaines, trouver un autre toutou de compagnie il y en a qui ne demande que ça.

-Je suis désolée Bella, j'aimerais pouvoir faire en sorte que cela s'arrête mais je ne le peux pas.

-Je sais Rosalie je ne t'en veux pas, je sais que ce n'est pas la vie que tu me souhaitais, et tu n'y es pour rien, Jasper revint quelques instants plus tard il regarda Rosalie intensément.

-Ils sont rentrés chez moi c'est ça ?

-Oui, me fit Jasper. Il t'a laissé une lettre sur ton lit, mais ils sont partis. Je l'ai laissé.

-OK merci Jasper, vous restez avec moi, hein ?

-Oui jusqu'à ce que Jake et Leah reviennent.

Effectivement j'arrivais dans ma chambre et je découvris une lettre posée sur mon oreiller. Heureusement pour lui que Jacob n'était pas là car il irait les tuer sur le champ.

Je ne voulais pas la lire mais une curiosité morbide s'empara de moi. Et surtout je savais que cela ne changerait rien pour moi. Ma décision était prise mais surtout cela ne durerait pas longtemps. Je dépliais le papier devant Rose et Jasper perplexe.

Bella,

J'aurais voulu t'offrir tellement plus que cette simple lettre, mais Alice m'a certifié que tu me renverrais tous mes présents.

Je n'ai jamais agit comme il convenait avec toi, j'ai toujours présumé de ce qu'il y avait de mieux pour toi, sans te demander ton avis, sans prendre en compte tes désirs. Et si tu savais comme je le regrette, aujourd'hui je voudrais pouvoir tout effacer et revenir en arrière pour t'offrir la confiance et la vie que tu mérites.

J'ai brisé plus que ma vie en t'abandonnant ce jour là, j'ai brisé la tienne, celles d'Alice et de Jasper, mais aussi celle de ma famille.

Tu as pris une place si importante dans nos vies, ne nous éloigne pas de la tienne.

Laisse-moi une chance de te montrer à quel point je t'aime. Je ne te traiterai plus comme une petite chose fragile, je te chérirai chaque jours que Dieu fait que tu sois humaine ou immortelle, je ferais comme tu le souhaites. Je respecterai tes choix et ta vie, mais ne m'en exclue pas je ne peux pas vivre sans toi, je ne peux pas vivre en pensant que tu me hais.

J'ai eu tellement mal quand je t'ai vu dans les bras de Jasper et que tu l'aies suppliée de ne pas me laisser t'approcher. Que tu l'acceptes lui, qu'il ait le droit d'être à tes côtés, qu'il puisse partager ton quotidien, tes confidences, tu te confies à lui alors que tout est de sa faute, je n'arrive pas à comprendre, ni à m'y faire. J'ai entendu ta théorie, mais j'étais dans sa tête le soir où il t'a attaquée. Je ne lui pardonnerai jamais le résultat de ce drame. Quand tu l'as suppliée lui de me tenir écarté de toi, quand tu l'as autorisé à te toucher, à te prendre dans ses bras alors que tu me refuses ce privilège, j'ai ressenti un déchirement dans mon cœur déjà mort, comme si on me le retirait encore vaillant de ma poitrine pour le piétiner.

Tu lui fais confiance sans connaître son véritable fond Bella, il a failli te tuer et pas que le soir de ton anniversaire, mais le premier jour où je t'ai rencontré, il avait en tête de t'éliminer pour se débarrasser du danger que tu représentais pour notre famille. Bella je sais ce qu'il a dans la tête et je t'assure que tu cours un réel danger avec lui, ne le laisse plus t'approcher.

Bella je t'aime comme jamais personne ne pourra jamais t'aimer, et je tiens sincèrement à toi et à ta sécurité. Laisse-moi une chance, laisse-nous une chance de nous retrouver. Je suis prêt à oublier ton passé avec le loup pour repartir sur de nouvelles bases de confiances et d'amour réciproque.

À toi à jamais.

Edward.

-Il est prêt à oublier mon histoire avec le loup mais il est fou ce mec ! commentai-je agacée. Il commence sérieusement à me faire peur. Les vampires peuvent avoir des troubles mentaux ? demandai-je à mes deux spectateurs.

-Jusqu'à présent je t'aurais dit non, mais je me pose moi aussi la question, me répondit Rosalie, agacée par l'intrusion d'Edward et de sa sœur dans mon appartement.

-Qu'est-ce qu'il te dit Bella, enfin si tu veux bien nous le confier ? me demanda Jasper. Je lui tendis la lettre il la lut à une vitesse vertigineuse en moins de deux secondes il la passa à Rose.

-Je crois que je te dois des explications pour ce qu'il dit dans sa lettre.

-Tu ne me dois rien Jasper. Je sais qui tu es et je sais plus au moins comment tu te comportes et quelles étaient tes priorités.

-Bella il a raison j'ai voulu te tuer et j'étais prêt à le faire sans l'once d'un remord, mon plan était déjà bien établie avant même que tu sois rentrée chez toi ce jour là.

-Le ferais-tu aujourd'hui ?

-Pas en te connaissant, non.

-C'est tout ce qui m'importe. Je pense avoir compris la stratégie d'Edward il va miser sur ta culpabilité et mon tempérament pour essayer de nous pousser à la dispute. Pour qu'enfin tu t'éloignes de moi ou que je te demande de le faire.

-Je pense qu'elle a raison Jasper, ne culpabilise pas tu ne l'as pas fait. Puis moi aussi j'étais d'accord avec cette option et tu sais qu'à l'heure actuelle je ferais ce que je peux pour lui venir en aide. Nous avons tous changés et toi aussi, accepte-le et ne laisse pas Edward te manipuler de la sorte, m'appuya Rose.

-Peut-être, mais j'en viens à un point essentiel Bella. Je ne suis toujours pas pour que tu persistes dans tes choix.

-Ce sujet par contre peut nous amener sur une dispute Jasper, l'avertis-je.

-Tu n'as pas pu te défendre seule face à ces humaines. Comment vas-tu faire dans un monde hostile où la reine bimbo passerait pour une sainte ?

-Tu as vu la lettre Jasper. Penses-tu sincèrement que je puisses avoir une vie digne de ce nom avec lui dans les parages ? Parce que tu es conscient quand même qu'il n'a pas l'intention de me laisser tranquille, en tout cas tant que je lui résisterais ? Pour être franche j'ai même pensé à jouer la comédie de l'ancienne Bella le vénérant comme avant, mais je ne supporterais pas qu'il me touche et encore moins qu'il pose ses lèvres sur les miennes. Alors devenir vampire et devoir le supporter toute une éternité c'est trop pour moi. Je n'ai pas d'autre choix Jasper je veux vivre une vie dont je puisse être fière et même si je dois concentrer tous mes désirs et mes rêves enfin ceux qui me sont encore accessibles sur quelques petites années cela en vaudra la peine.

-Je suis d'accord avec ça Bella, mais le point de vue de Jasper est sensé, intervint Rosalie.

-Le monde est hostile et face à de simples humaines tu n'as pas pu de défendre convenablement. Comment pourrais-tu t'en sortir face à des hommes, ou pire des vampires ? Parce que vivre comme une nomade en étant humaine tu vas forcément en rencontrer et nous sommes les seuls végétariens, repris Jasper.

-Vous savez quand même qu'en très grande majorité les humains vivent leurs vies sans rencontrer de vampires et sans même savoir qu'ils existent.

-Tu n'écouteras pas ! Bon très bien prépare-toi nous devons aller au Pub ce soir ! tempêta Jasper avec colère.

-À tout à l'heure, renchéris-je sur le même ton en tournant le dos pour aller dans ma salle de bains énervée.

Je filais sous la douche repensant à tout ce que l'on venait d'échanger, ils n'avaient pas torts je devais le reconnaître. Mais merde est-ce que je n'avais pas le droit de vivre un peu moi aussi. Et pourquoi est-ce que je devrais le laisser diriger ma vie. Edward avait le monde et l'éternité lui pour trouver d'autres humains à persécuter pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il réduise son choix à moi seule. N'avais-je pas le droit de vouloir me préserver de ça, de lui ?

Je m'habillais assez simplement, un jean et un chemisier, ma paire de converse, je mettais une légère touche de maquillage pour donner le change. Jacob et Leah étaient arrivés, Jasper et Rose avaient déjà raconté l'intrusion je n'ai pas eu besoin qu'il me le confirme verbalement vu son air furieux et renfrogné, Leah essayait tant bien que mal de le dérider. Ils se préparèrent dans une ambiance tendue. J'essayais de savoir comment s'était déroulée la réunion. Mais Jake ne me fit signe que l'on était plus seuls. Je le compris et soufflais d'exaspération. Tout m'amenait à croire que j'avais pris la bonne décision, je ne pouvais décemment vivre sachant que j'avais un vampire schizophrène à mes trousses. Pour le moment il restait passif, mais quand il verrait que je vieillirais qu'est-ce qui me dit qu'il me laisserait mourir en paix ? Qu'il ne tente pas de me kidnapper et me transformer contre ma volonté. Rien ne m'assurait que je pourrais vivre une vie comme tout le monde. Je devrais faire tous les sacrifices, je ne pourrais pas avoir de mari de peur qu'il ne le tue, avoir des enfants de peur qu'ils se retrouvent orphelins avant l'heure ou pire, qu'il reporte son obsession de moi à mon hypothétique fille si je venais à en avoir une. Décidément le jour où j'avais rencontré Edward Cullen avait véritablement changé le cours de ma vie et pas pour le mieux comme j'avais eu tendance à le penser à l'époque où j'en étais amoureuse. Que ne donnerais-je pas pour pouvoir retourner en arrière et pouvoir m'empêcher de l'approcher !

Nous arrivâmes au Studio 13, Logan nous accueillit avec son éternel enthousiasme. Il n'était pas facile de donner le change pour moi ce soir et pas que pour moi car Jake malgré son sourire ne décolérait pas. Logan me prit par les épaules et me serra contre lui un peu moins, professionnellement qu'il ne le faisait habituellement, mais je commençais à m'habituer à ce changement, de toute façon cela n'allait pas durer. Il me susurra à l'oreille un joyeux anniversaire. La soirée débuta timidement les clients du bar profitant de l'occasion pour venir me fêter et m'embrasser, mais comment y échapper quand une bannière traversant le Pub de part en part annonçait en grand un « JOYEUX ANNIVERSAIRE BELLA ». Génial ! Pensai-je en moi même, moi qui adorai me faire baver dessus et je devais me laisser faire, et avec le sourire je vous prie. D'ailleurs je ne doutais pas de savoir qui en était à l'origine, la principale intéressée arriva accompagnée de son époux et de son frère. Ils étaient à couper le souffle comme à leur habitude. Ils vinrent me serrer dans leurs bras puis nous nous isolâmes un peu à l'écart à une table que nous avait réservé Logan qui ne me lâchait pas de la soirée. Ayant demandé le renfort de deux de ses serveuses de la semaine il était moins disposé à faire acte de présence au comptoir, préférant sans nul doute ma compagnie.

-Tu aurais pu faire un effort vestimentaire Bella, je comprends que tu aimes la simplicité mais quand même, râla Rosalie.

-Je voulais être à l'aise ce soir, dis-je en espérant qu'elle comprenne sans pour autant foutre en l'air mon plan établi.

Car oui j'avais prévu de partir ce soir, d'où mon insistance à fêter mon anniversaire ici, beaucoup trop de monde et surtout plus d'opportunités pour moi. En espérant qu'ils rappliquent à l'intérieur comme à chaque fois que je venais ici.

Je vis Jasper me regarder intensément, lui avait compris. Il dirigea sur moi un sentiment de compréhension et de résignation, je lui répondis avec un sentiment de perte, car malgré que je retrouve ma liberté de cette manière je perdais une amitié à laquelle je tenais plus que je ne l'aurais jamais imaginé.

En façade notre relation avec Jasper pouvait se confondre avec une relation plus ou moins ambigüe, mais plus profondément c'était une véritable amitié un lien particulier que je ne partageais pas même avec Jake. C'était bizarre car j'ai toujours pensé que ce que je partageais avec Jake était ce qu'il y avait de plus puissant comme lien. Et je me rendais compte que ce que je vivais avec Jasper était totalement différent et pourtant dépassais largement mon entente avec Jake, j'avais confiance en Jake mais j'étais totalement connectée à Jasper. Il était l'empathe mais j'arrivais à décrypter ses moindres changement d'humeur, nous nous comprenions sans avoir à communiquer c'était difficile d'expliquer ce qu'il se passait et ce qui nous reliait. Je lui vouais une confiance aveugle, je me sentais incroyablement en sécurité avec lui et je ne me faisait pas de soucis pour lui, je le savais assez fort pour se débrouiller, et se sortir de n'importe quelle situation, il était invulnérable à mes yeux. Il dut sentir mes réflexions car il m'envoya de la reconnaissance une dose puissante d'affection, je lui souris.

-Vous aller arrêter tous les deux vous êtes aussi exaspérant que Mister et Miss perfect. Nous interrompit Emmett.

Je tournais la tête pour regarder Logan apparemment il était occupé à commander une tournée pour nous, je ne l'avais même pas vu quitter la table. Puis je souris à Emmett, j'avais juste eu peur que Logan puisse écouter notre discussion.

-Ils sont là ?

-Ils ne vont pas tarder à rentrer, alors tiens je te donne ça maintenant, tu l'ouvriras quand tu seras seule, me dit Jasper en me tendant une enveloppe. Je la pris elle était pliée en deux et je la glissais dans la poche arrière de mon jean.

-Merci Jasper.

-Ce n'est rien mais pendant qu'on y est j'ai quelque chose pour ton anniversaire, il sortit un petit paquet du sac à dos qu'il avait amené avec lui, il me le tendit. Et je ne veux pas entendre une quelconque réflexion sur le fait que ça ait coûté de l'argent, tu m'offenserais, il venait de me couper l'herbe sous le pied et cela m'amusa.

-J'ai changé Jasper, j'adore quand on dépense plein d'argent pour moi maintenant. D'ailleurs j'aurais espéré quelques chose de plus gros, arguai-je faussement déçue. Il rit accompagné de Rose et Emmett. Jake et Leah me regardaient de loin vu qu'ils étaient en service. J'allais pour ouvrir le papier quand Jasper me reprit le paquet.

-Tu permets je vais le faire moi même une fois ça m'a suffit.

-Tu me vexes là ! Moi aussi je voulais t'offrir un petit cadeau en retour, Emmett éclata de rire sous la mine amusée de Rose et le regard réprobateur de Jasper qui n'avait pas l'air d'apprécier mon humour.

Il enleva quand même le papier et me tendit le boîtier sur lequel était écrit en lettre dorée le nom d'une grande bijouterie Française. Je l'ouvris et découvris une une magnifique pendentif représentant un félin en argent accompagné de sa chaîne. Je le regardais il était magnifique je fis passer un doigt dessus.

-C'est une lionne en argent, parce que tu réagis comme ce félin tu défends les tiens avec autant de vigueur qu'elles le font. Et l'argent parce qu'il est dit que c'est une matière protectrice, m'informa Jasper.

Il se leva, prit le boîtier de mes mains et en retira la chaîne et son pendentif pour venir me l'accrocher autour du cou. Je remontais mes cheveux pour le laisser faire, il effleura mon cou et ses doigts glacés m'envoyèrent une décharge électrique dans tout le corps.

-Excuse-moi Bella.

-Ce n'est rien, je n'ai plus l'habitude.

À ce moment Alice et Edward pénétrèrent dans le pub. Très bien pensai-je. Il ne restait plus qu'à mettre mon plan en œuvre. Je ressentis tout de même un pincement au cœur, devoir partir et laisser derrière moi ceux que je considérais comme mes amis, mais je savais que je devais les quitter et eux aussi. Car malgré l'attachement que j'éprouvais pour eux, ils étaient des vampires et je ne voulais plus de vampires dans ma vie.

-Reste à côté de moi s'il te plaît, demandai-je à Jasper.

J'étais en proie à une sorte de nostalgie et de malaise car je savais que c'était la dernière fois que je les voyais, après ce soir je ne verrais plus jamais Jasper, ni Rose, ni Emmett et je ressentis beaucoup de peine, un vide commençait même à naître en mon sein. Il m'envoya du réconfort et prit ma main dans la sienne pour accentuer cette sensation.

-Merci, lui répondis-je.

C'était un remerciement pour le présent qu'il venait de m'offrir, pour son soutien et son amitié, pour lui et sa présence tout simplement. Il me serra dans ses bras encore plus fort qu'il ne l'avait jamais fait jusqu'à présent, à cet instant Edward et Alice se présentèrent devant notre table.

-Décidément tu tombes toujours mal Edward, fit remarquer Emmett avec un clin d'œil qui m'était destiné. Je souris malgré moi.

-Je te souhaite un joyeux anniversaire Bella, s'adressant à moi et ignorant ses frères. Je ne le regardais pas.

-Il pourrait être encore meilleur. Ah ! Et pendant que j'y pense, tu t'es encore trompé d'ailleurs ça en devient une habitude. Il y a bien un cadeau que j'aurais accepté de ta part, je tournais la tête pour planter mon regard dans le sien et celui de sa sœur. Votre départ.

-Comme toujours tu veux ce que je ne peux t'offrir Bella.

-Comme toujours, c'est véritablement le drame de ma vie, répondis-je théâtralement.

Jake s'approcha de nous il venait pour dire à Edward et Alice de déguerpir. Par contre je me faisais du souci car il était encore furax de leurs intrusions dans mon appartement. Jasper me déplaça de façon à ce que je me retrouve contre lui pour que mon dos soit collé contre son torse alors qu'il passait ses bras autour de mon ventre. Comme s'il devançait une action qui allait se dérouler. Il devait sentir la tension émaner de Jake, je le laissais faire s'il devait se produire quoi que ce soit il saurait me protéger. Emmett s'était lui aussi redressé, se préparant au pire.

-Alice et Edward vous n'êtes pas les bienvenus ici et chez nous non plus, gronda t-il. Je ne peux rien faire pour le moment mais je vous assure que si vous vous permettez de rentrer encore une fois dans l'appartement, il va y avoir un beau feu de camp, à bon entendeur. Maintenant aller vous installez ailleurs, laissez la fêter tranquillement son anniversaire avec les gens qu'elle apprécie.

Ils se défièrent tous, chacun cherchant à faire baisser le regard de l'autre je voyais Jake trembler un peu trop fort. Heureusement Logan revint, je demandais à Jasper de se reculer un peu plus.

-Logan où étais-tu passé, je commençais à m'ennuyer moi, lui lançai-je accompagné d'une œillade.

Il me regardait presque décontenancé. Je lui fis signe de venir s'asseoir vers moi, il s'exécuta rapidement. Jasper retira ses bras de moi me laissant ainsi libre de mes mouvements.

Edward et Alice s'éclipsèrent à l'arrivée de Logan, Jake me regardait avec un regard interrogateur, puis retourna à son poste d'observation. Mais au moins j'avais réussi à détourner l'attention des deux duellistes. Ce fut au tour d'Emmett de m'offrir son cadeau, je pus y deviner un livre, mais tout comme pour l'écrin à bijoux Jasper prit le livre et me l'ouvrit avec un regard amusé devant mon exaspération perceptible que pour lui.

-Pourquoi est-ce qu'il ouvre ton cadeau ? me demanda Logan à l'oreille pensant que moi seule pouvait entendre.

-Il a peur que je vienne à me couper avec le papier. Et encore là c'est rien tu devrais voir comment il me saute dessus quand il me voit avec un couteau à la main, il me donnerait presque la béquée pour me nourrir s'il le pouvait, plaisantai-je, devant le regard sceptique de Logan et les sourires amusés d'Emmett, Rose et même Jasper. Quand il eut fini il me tendit le livre car je ne m'étais pas trompée.

-Le Yoga pour les nuls, très drôle Emmett.

-J'ai pensé que tu pouvais en avoir besoin pour apprendre à canaliser tes emportements intempestifs, me fit il-taquin.

Cela me fit quand même sourire. Puis Rosalie sortit elle aussi un présent emballé qu'elle donna directement à Jasper avec un sourire amusé, et bien que j'aurais en temps normal trouvé cela irritant je me mis à rire, devant la tête de Logan qui ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Jasper lui avait l'air d'être serein, pas heureux mais serein et je crois que je ne l'avais encore jamais vu aussi bien avant. Bien sûr on voyait encore quelques signes d'inquiétudes sur son visage mais il paraissait moins torturé et j'aimais sincèrement le voir comme cela. Je pris dans mon sac mon appareil photo que je tendis à Rosalie je voulais qu'elle immortalise ce moment Jasper avec un sourire était une chose rare et encore plus en ce moment.

-Rapproche-toi Bella que je vous prenne tous les deux.

Je me rapprochais alors que Jasper repositionna ses mains autour de moi, c'était presque comme s'il signifiait une possession je tournais la tête vers son visage surprise et lui me regardait avec un sourire amusé c'est à ce moment que le flash m'éblouit j'allais râler après Rosalie quand un second flash finit par m'aveugler.

-Rose ça suffit, j'y vois plus rien maintenant.

-Tu nous feras un double des photos ? demanda-t-elle.

-Si tu arrêtes de me mitrailler, raillais-je.

-OK. Ouvre ton cadeaux maintenant, dit elle impatiente.

Je m'exécutais en ouvrant l'écrin, encore un bijoux. Je tombais sur une bague magnifique en argent, deux cœurs entrelacés qui renfermaient chacun une pierre différente, une émeraude pour l'une et un rubis pour l'autre. Elle était magnifique je la sortis de son écrin pour la placer directement à mon annulaire droit.

-Comme disait Jasper l'argent est pour la protection, mais nous n'avons pas choisi les pierres au hasard elles ont un langage elles aussi. Le rubis par exemple symbolise du courage, la force vitale, elle stabilise également les émotions et préserve de la trahison. L'émeraude elle est plus complexe elle symbolise l'amour véritable, la force et le bonheur intérieur. Mais elle renforce aussi les nerfs et adoucit les irritations, m'informa Rose.

-Autant dire que tu dois la porter tous les jours, renchérit Emmett, sous les amusements de toute la tablée.

-Elle est vraiment magnifique, merci Rose, je me penchais par dessus la table pour déposer un baiser sur sa joue, puis j'allais déposer un baiser sur la joue d'Emmett quand Jasper me saisit par la taille et me tira vivement à lui.

-T'es pas drôle Jasper, bouda Emmett.

-J'aimerais éviter une association pour homicide, lâcha Jasper avec un sourie satisfait.

-Qu'est-ce que tu allais me faire Emmett ? demandai-je suspicieuse.

-Je crois qu'il allait t'embrasser, répondit Logan.

Rosalie frappa l'arrière de son crane en murmurant quelque chose que je ne compris heureusement pas.

-J'ai moi aussi un présent pour toi Isabella. Intervint Logan.

Il me tendit un paquet qui semblait être un livre. Il regarda Jasper au moment où je m'en saisis et j'eus toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire devant la menace qu'il essayait de faire passer dans son regard. Jasper eut le bon goût de ne pas s'emparer du livre pour en défaire l'emballage de papier cadeau. Je le sentis se saisir derrière moi et je murmurais pour être sûre que seule les vampires pouvaient m'entendre.

-T'es sûr que tu ne veux pas de mon cadeau ? Ne serait-ce pas le remerciement adéquate ? alors que je passais mon doigts sous le papier avec une lenteur exagérée.

J'entendis un léger grondement à mon oreille, ce qui je dois l'avouer m'amusa un peu.

J'ouvris enfin le paquet sans me couper ce que je n'oubliais pas de signaler à mes amis présent, bien sûr il n'y avait qu'Emmett pour apprécier à sa juste valeur mon humour. Je lui fis un clin d'œil pour le remercier de son soutien.

Par contre quand je lus le titre du livre j'ai cru que j'allais m'étouffer. Premier matin. Comment nait une histoire d'amour, par Jean-Claude Kauffmann. Je sentis mes joues virer au cramoisie et les rires de Rose et Emmett ne m'aidèrent en rien.

-Euh... Merci, balbutiai-je embarrassée.

-Isabella, ne soit pas aussi gênée. Où sont passés tes sarcasmes? Si j'avais su qu'un simple livre arriverait à faire fermer ta si jolie petite bouche je te l'aurais acheté bien plus tôt.

-Très drôle Logan, mais dans ce cas précis je n'aurais pas pu voir ta réaction.

-Ma réaction ?

-Oui, pour ça.

Et je me penchais doucement et je posais délicatement mes lèvres sur les siennes. Il se raidit à mon contact puis m'attira un peu plus vers lui. Pour approfondir ce baiser. Baiser qui je dois l'avouer n'avait pas été prémédité et pour lequel je ne pensais pas laisser aller aussi loin, mais tant pis je ne le verrais plus non plus à partir de ce soir. J'entendis Emmett et Jake qui venaient apparemment de nous rejoindre siffler, et Rosalie applaudir.

Je mis fin au baiser et reculais il me regardait toujours incrédule se demandant certainement s'il ne venait pas de rêver éveillé.

-N'est-il pas mignon avec ses joues rouges ? demandai-je à Rosalie.

-Craquant, un véritable adolescent, rit elle.

Je me penchais vers lui et lui murmurais à l'oreille sachant que chacun de mes amis pouvaient entendre.

-Ne jamais tenter de m'acculer, tu le sauras pour la prochaine fois.

-Si tu te venges de cette façon je vais m'y employer tous les jours, ironisa-t-il.

Nous passâmes un bon moment. Plus le temps passait plus la boule d'angoisse qui avait élue domicile dans ma gorge grandissait, m'empêchant de respirer aussi aisément qu'il le fallait, je savais que l'heure allait bientôt arriver. Une chanson que j'aimais particulièrement passa en fond. Creep de Radiohead. Jasper se pencha à mon oreille.

-Je revendique mon droit à te demander le service que tu me dois, me dit Jasper.

-Que veux tu? demandai-je sceptique.

-Accorde-moi cette danse Bella.

Il avait dans le timbre de sa voix une émotion que je n'arrivais pas analyser, mais de toute façon je ne pouvais rien lui refuser. Les paroles s'élevaient sur cette musique qui me prenait aux tripes et Jasper me prit tendrement dans se bras, en prenant soin de ne pas me blesser.

When you were here before

Quand tu étais ici autrefois

Couldn't look you in the eye

Je ne pouvais pas te regarder dans les yeux

You're just like an angel

Tu as l'air d' un ange

Your skin makes me cry

Ta beauté me fait pleurer

You float like a feather

Tu flottes comme une plume,

In a beautiful world

Dans un monde merveilleux

I wish I was special

Et je voudrais être spécial,

You're so very special

Tu es tellement particulière

But I'm a creep, I'm a weirdo.

Mais je suis un salaud, je suis un raté

What the hell am I doing here ?

Qu'est-ce que je fous ici ?

I don't belong here.

Ma place n'est pas ici

I don't care if it hurts

Ça m'est égal si ca fait mal

I want to have control

Je veux avoir le contrôle

I want a perfect body

Je veux un corps parfait

I want a perfect soul

Je veux une âme parfaite

I want you to notice

Je veux que tu remarques

When I'm not Around

Quand je ne suis pas là

You're so very special

Tu es tellement spéciale,

I wish I was special

Tu es tellement particulière

But I'm a creep, I'm a weirdo.

Mais je suis un salaud, je suis un raté

What the hell am I doing here ?

Qu'est-ce que je fous ici ?

I don't belong here.

Ma place n'est pas ici

She's running out again,

Elle s'enfuit encore,

She's running out

Elle s'enfuit

She run run run ruun ruuun...

Elle court court court court...

Whatever makes you happy

Quoi que ce soit qui te rende heureuse,

Whatever you want

Quoi que tu veuilles,

You're so very special

Tu es tellement spéciale

I wish I was special...

Je voudrais être particulier...

But I'm a creep, I'm a weirdo.

Mais je suis un salaud, je suis un raté

What the hell am I doing here ?

Qu'est-ce que je fous ici ?

I don't belong here.

Ma place n'est pas ici

I don't belong here.

Ma place n'est pas ici

Notre danse s'avéra intense émotionnellement parlant, j'avais l'impression que nous partagions un dernier moment fort ensemble. C'était si puissant ce qui nous unissait en cet instant, si profond et tellement intime, c'était notre façon de nous dire adieu. Nous étions collés l'un à l'autre et rien ne m'aurait enlevé de ses bras qui m'offraient le réconfort qu'il me fallait à cet instant. Mes larmes coulèrent toutes seules, Jasper ressentait ce qui me traversait mais il me laissa le vivre intensément et je l'en remerciais. Il était un être si extraordinaire, si tendre et attentionné. La danse se termina en même temps que le morceau sur lequel nous étions reliés, nous restâmes dans les bras l'un de l'autre, ma tête reposait sur son torse, à la recherche du battement de son cœur que je n'entendrais jamais, alors qu'un morceau beaucoup plus rythmé passait. Nous ne bougeâmes que lorsque je vis Edward et Alice arriver vers nous, de l'autre côté de la salle Jake, Rose et Emmett arrivèrent eux aussi. C'était le moment qu'il me fallait et cela me déchira le cœur, c'était véritablement des adieux. Jasper me prit le menton pour plonger son regard dans le mien. Il ne me dit rien d'autre que.

-Ça va aller.

Je hochais la tête alors que tout le monde nous entourait. Le regard d'Edward était noir de rage, celui d'Alice beaucoup plus attristé, elle aurait pu pleurer elle l'aurait fait. Leah arriva et me prit par la main m'arrachant aux bras de Jasper.

-Bella tu as besoin de te rafraîchir viens, me dit-elle.

J'étais en train de m'éloigner de Jasper, Rose et Emmett et cela me déchira le cœur. Je ressentis une vague d'amour m'atteindre me donnant le courage nécessaire pour faire ce que je devais faire. Je suivis Leah dans l'espace privé du pub, espace qui menait soit à l'appartement de Logan, soit à l'arrière cour où la voiture de ce dernier nous attendait pour m'amener à l'aéroport. Nous courûmes pour mettre le plus de distance possible entre eux et nous. Leah conduisait vite et dans un silence quasi religieux. Nous nous détendîmes constatant qu'étant arrivées à l'aérodrome Jake n'avait toujours pas appelé pour nous dire qu'ils s'étaient rendu compte de la supercherie.

Une fois la voiture garée nous allâmes aux consignes où Jake avait déposé mes affaires un peu plus tôt dans la journée. Alors qu'Edward était en cours avec moi. Il avait fallu réfléchir à tous les petits détails pour pouvoir réussir à les duper et bien sûr prendre en compte leurs pouvoirs respectifs.

Nous étions sur le tarmac quand Leah prit enfin la parole.

-Tu peux toujours reculer Bella.

-Non tu as bien vu il ne me laissera jamais.

-Fais attention à toi. Et tiens c'est ton cadeau de la part de Jake et moi, elle me tendit une boîte bien emballer. Tu l'ouvriras dans l'avion, elle me serra dans ses bras et déposa un baiser sur ma joue, elle pleurait et moi aussi. Allez file et appelle-nous n'oublie pas.

-Oui, tu as les lettres ?

-Oui nous iront leur remettre quand je rentrerais.

-Prenez soin de vous.

-Toi aussi Bella, son téléphone sonna accélérant mon rythme cardiaque.

-Oui Jake.

-...

-C'est bon elle est en sécurité. Je vais arriver à tout à l'heure.

-...

-Ce sera fait. Je raccroche.

-Allez cette fois vas-y il ne faut pas que tu manques ta correspondance. Et Jacob t'embrasse, il te dit de ne pas oublier de l'appeler, nous nous serrâmes une dernière fois dans nos bras et je montais à bord de ma navette volante. Celle-ci devrait décoller d'une minute à l'autre.

La porte du zinc se referma puis les moteur déjà allumés, redoublèrent d'intensité, je me sentis bouger. Un profond malaise s'empara de moi pensant encore à ce que je laissais derrière moi mais je n'avais véritablement plus le choix. L'avions décolla m'amenant au devant d'une vie de découverte et de peur, mais surtout au devant une vie de liberté.


Bon vous aurez comprit cette chanson me fait penser à Jasper. (On se demande pourquoi.) Ne me demandez pas comment j'ai pu sortir une fiction de cette simple chanson, lol.

À vos claviers je veux savoir ce que vous pensez de ce chapitre. 

10

Chapitre 10 Voyage.

Cela faisait deux heures que je tournais dans Paris, j'avais réservé cette destination en premier, tout en haut de ma liste car elle faisait partie de celles que je voulais absolument voir. Il y avait tellement de sites et monuments à visiter que j'avais jugé bon de profiter du bouclier que m'octroyait mes amis Quileute, d'ailleurs quand j'aurais enfin trouvé un hôtel abordable, je les appellerais pour leur signifier que j'étais bien arrivée.

Ce n'était malheureusement pas gagner entre les hôtels aux façades miteuses où je n'osais même pas mettre les pieds, d'autres où ils ne parlaient pas un mots d'anglais, comme si à notre époque c'était un luxe de parler anglais. N'est-ce pas la langue la plus parler au monde ? Juste après le chinois et encore le chinois est en tête à cause de leur surpopulation. Quand aux autres hôtels soient ils affichaient complets ou encore ils étaient inabordable. J'allais enfin abandonner me posant la question s'il ne serait pas préférable de sortir de Paris pour me loger pour la nuit. Quand je rentrais dans ce qui semblait être un hôtel typiquement européen. On aurait dit des préfabriqués empilés les uns sur les autres. Je voyais écrit le prix 29,90 euros je supposais que c'était par nuit. Je tentais une approche et heureusement pour moi le jeune homme certainement un étudiant parlait correctement l'anglais. J'eus tous les renseignements dont j'avais besoin. Prix : OK, disponibilité : OK et je pouvais même garder la chambre en pleine journée si je payais d'avance le prix de mon séjour. Ça y est la chance avait décidé de me dire bonjour. Je m'empressais de régler pour trois nuits, et lui arrachais le code des mains avec le sourire, je n'étais pas une sauvage tout de même.

Je trouvais assez facilement ma chambre, une fois dedans je balançais mon sac dans un coin et m'affalais sur le lit qui bien que trop dur, je trouvais extrêmement confortable voire presque douillet, après ces longues heures d'avions. Je restais quelques instants allongée pensant à ce que j'allais faire, nous étions presque en fin d'après midi. Le temps que je prenne une douche et que je trouve quelques chose à manger parce que mon ventre criait famine tous les points d'alimentations seraient fermés, peut-être pas tous mais je devais aussi compter avec le décalage horaire qui me détraquait complètement, alors je pris la décision de vite me laver, puis j'irais à la chasse de nourriture, et je reviendrais dormir comme cela je pourrais me lever tôt pour commencer mon programme chargé demain. Cela me parut une bonne idée. Je me levais et fouillais mon sac pour y trouver mes affaires de toilettes et un change, je tombais aussi sur mon appareil photo, si ce n'était pas fermé je chercherais également un photographe pour développer ma pellicule, au moins ce ne sera pas du temps de perdu. Ce qui me fit penser à appeler Jacob, je sortis mon téléphone et composais le numéro de Jake.

-Salut ma belle, répondit il à la première sonnerie.

-Si tu me dis que tu n'attendais pas mon appel je ne te croirais pas, plaisantai-je. Comment allez-vous ?

-Bien nous sommes rentrés et on reprend nos habitudes mais ça fait bizarre de ne plus te voir en rentrant.

-J'imagine c'est un peu pareil pour moi, je viens enfin de trouver un hôtel abordable, c'est une véritable jungle cette ville.

-Et où es-tu ?

-À Paris, j'ai voulu commencer par ici. Alors comment ça c'est passé la remise des lettres ?

-Ben ! Carlisle a réagi exactement comme tu l'avais prévu il a interdit à Edward et Alice de te suivre sous peine de sanctions. Je sais pas ce qu'il peut bien prévoir comme sanction mais ça a eu l'air de faire mouche. Et puis Edward nous a fait une jolie crise d'orgueil d'après Jasper. Il doutait de ton intelligence apparemment, mais Jasper s'est fait un plaisir de mettre en avant ton esprit brillant et son manque de discernement, je souris j'imaginais bien mon Jasper faire ça enfin j'imaginais bien Jasper faire ça, me repris-je mentalement.

-Et Edward a réagi comment pour la sienne ?

-Je ne sais pas ils ont commencé par celle où tu les menaces de contacter les sangsue Italienne, ensuite il est parti s'enfermer dans la maison, et je n'ai rien entendu. Juste Jasper qui disait à Alice d'aller réconforter son frère, quand nous sommes partis.

-C'est déjà ça de gagné je vais avoir la paix quelques temps, même si je doute qu'ils resteront à l'écart si longtemps. Comment l'ont pris Rose et Emmett ?

-Plutôt bien voir même très bien. Emmett très impressionné et Rose assez satisfaite du résultat.

-Et Jasper ? terminai-je.

-Lui c'est diffèrent il était assez touché, je dirais peiné en fait, il se tut sur ses derniers mots.

-Oh ! fut la seule réaction que je pus sortir sur le coup, puis après quelques secondes.

-Bella qu'est-ce qu'il se passe entre vous deux ?

-Rien, il ne se passe rien ! repris-je avec un peu trop d'entrain. Que veux-tu qu'il y ait ? C'est un vampire je suis une humaine, et il a une compagne, Jake. Ne vois pas le mal là où il n'y est pas.

-C'est juste que la petite scène que vous nous avez joué avant ton départ était toute sauf anodine.

-C'est mon ami Jake au même titre que toi.

-Au même titre ? Tu es sûre ? Parce qu'à une certaine époque tu as eu des sentiments pour moi, nous étions plus que des amis. Se pourrait-il que tu aies des sentiments pour lui aussi ?

-Bien sûr que j'ai des sentiments pour Jasper, mais pas ceux que tu me prêtes. J'ai déjà donné avec un vampire, je suis vaccinée maintenant. Et si je fais tout ça ce n'est pas pour rien Jacob, j'ai renoncé, abandonné mon avenir pour ne plus avoir de vampire psychopathe à mes trousses. Je ne vais pas tout remettre en cause parce que j'ai un remord de faire de la peine à Jasper. Comprends-moi, j'aimerais vraiment que tout aille bien pour lui. Mais je n'ai pas l'éternité moi. Je dois profiter de mon humanité avant de finir cloîtrée.

-Oui je sais Bella, je voulais juste être sûr, c'est tout. Ils vont rester jusqu'à la fin de leur cession universitaire. Tu pourras envoyer ce que tu voulais. Au fait c'est quoi ?

-T'es bien curieux, le taquinai-je. Je l'entendis souffler dans le téléphone. Ça va ce sont des photos que Rose m'a demandé. D'ailleurs je vais te laisser, j'aimerais bien aller prendre une douche avant de ressortir chercher un photographe.

-OK ma belle, prends soin de toi et fais attention.

-Oui, de toute façon je ne risque absolument rien avec ton cadeau. Merci Jake et tu remercieras Leah pour moi, bien que je sois sûre que la bombe lacrymo soit une idée à toi. Mais une question tu n'as pas trouvé plus grand ?

-Euh ! Non pourtant j'ai demandé mais ils avaient pas la version familiale que l'on accroche sur le dos, rigolât-il.

-Je te remercie, je n'avais pas pensé à ça et je suis heureuse et plus rassurée que tu l'aies fait pour moi.

-Je m'en doutais bien. Intelligente mais tête en l'air, et n'oublies pas ton ail pour les vampires.

-Très drôle, je n'oublierais pas non plus la balle en argent pour les loups.

-Parce que tu crois qu'une balle qu'elle soit en argent où non pourrait me tuer ? Tu me connais pourtant, nous rigolâmes puis je pris l'initiative de raccrocher prétextant vouloir aller me laver et manger car mon ventre criait famine.

Je commençais à me déshabiller me préparant à aller me laver, quand quelque chose sur le sol attira mon attention. J'avais complètement oublié l'enveloppe que m'avait donné Jasper avant mon départ. Je la décachetais et en sortis les différents documents qui s'y trouvaient. Un passeport, une carte d'identité, un permis de conduire américain et une carte de crédit au nom de Sarah Johns, bien évidemment sur tous ces documents il y avait ma photo. J'ouvris la lettre qui accompagnait les faux papiers.

Bella

Je pense que tu dois être surprise de trouver ces documents, mais permets-moi de t'aider au mieux de mes possibilités. C'est juste une précaution supplémentaire au cas où Alice n'arriverait pas à te localiser et qu'Edward tente des recherches humaines. Il se doutera sans aucun doute que tu prendras l'avion ou un autre moyen de transport humain. Donc à partir de maintenant utilise ces papiers et je t'assure que personne ne peut savoir qu'ils sont faux. Ce sont de vrai-faux papiers, et quant à cette identité elle est tellement commune que cela n'attirera pas son attention. Pour la carte de crédit je sais d'avance que tu vas t'agacer, mais je tiens à préciser qu'elle m'appartient personnellement, rien à voir avoir les Cullen c'est un de mes comptes privé. Il est assez fourni pour te permettre de vivre sereinement et décemment selon mes critères pendant plusieurs décennies. Je sais pertinemment que tu ne voudras pas t'en servir mais si un besoin d'extrême urgence se faisait sentir n'hésite pas, je laisserais ce compte ouvert rien que pour toi.

J'espère que tu ne m'en voudras pas trop d'avoir pris ces dispositions, mais ne pouvant faire plus j'espère que cela te facilitera la vie. Je tenais à te dire également que je ne changerais pas de numéro de téléphone et bien que je sache que tu ne veux plus de contact avec les vampires, n'hésite pas à m'appeler si un jour tu as besoin de quoi que ce soit, je serais toujours là pour toi.

Tu m'as beaucoup offert Bella, je regrette principalement le fait de ne pas avoir pu profiter de ta bonté d'âme, de ta générosité affective et tout ce que fait que tu es toi à Forks, que de temps perdu. Mais merci car tu as su me donner l'occasion d'apprendre le pardon et surtout me donner un sens nouveau à la signification du mot amitié ainsi qu'à ma vie.

Tu me manqueras n'en doute jamais. Je te souhaite bonne chance et surtout beaucoup de bonheur dans ta nouvelle vie.

À toi pour toujours.

Jasper

Dire que j'étais troublée à la lecture de la lettre était un euphémisme. Je savais Jasper doux et précautionneux mais je ne pensais pas qu'il avait été touché à ce point. Il m'a donné le pouvoir d'avoir une autre vie, de recommencer une nouvelle vie avec une autre identité et je lui en serais éternellement reconnaissante.

Après avoir pris une bonne douche qui me revigora et me donna assez d'énergie pour partir à la recherche de nourriture. Je errais seule à travers les rues cette de ville mythique officialisée « Ville des amoureux », quelle ironie. Pendant que je flânais en faisant attention aux devantures des boutiques recherchant soit un photographe ou n'importe quel endroit où je pourrais me trouver quelque chose à manger. Je repensais à ma discussion avec Jake j'étais heureuse d'avoir gagné un peu de répit, je pourrais au moins profiter de Paris sans me soucier de toujours regarder derrière moi. Puis vint le sujet de Jasper, il avait de la peine, j'avais causé la peine à celui qui m'avait soutenue et protéger contre sa famille. Et moi je me montrais égoïste envers lui. En fait cela me touchait plus que ce que je voulais l'admettre, j'avais bien ressenti le déchirement lorsque Leah m'avait arraché à ses bras. Bien sûr que moi aussi j'étais attristée. Ce que j'avais ressenti lorsque j'avais pris conscience qu'il avait été abandonné comme moi était inexprimable, cette connexion qui nous avait uni et dont je n'arrivais toujours pas à comprendre, ni à en identifier la nature. Jasper était vraiment spécial à mes yeux et maintenant que j'étais là seule sur un autre continent, sa présence me manquait plus encore que celle de Jake. Je m'étais sentie tellement en sécurité dans ses bras comme si jamais rien ne pourrait m'arriver tant qu'il serait présent à mes côtés. Mais je me devais de partir, et ce départ serait également bénéfique pour lui parce qu'avec moi dans son giron il ne pourrait jamais récupérer Alice. Elle qui avait témoigné tout son soutien à Edward, je crois que je ne n'admettrais jamais cette réaction je veux bien comprendre au pire et en faisant de gros efforts qu'Edward ait pu souffrir d'une quelconque façon, mais de là à abandonner son compagnon, c'était pour moi incompréhensible.

Mais dans tout ce gâchis ce qui me ravissait c'était que j'avais réussi à me venger je sais que c'est bas et puéril comme comportement pour une jeune femme adulte mais c'est aussi ce qui me faisait tenir et ne pas regretter ma décision, d'avoir fait une croix sur mon avenir, sur ma passion d'enseigner à mon tour la littérature, et celui de devenir écrivain. Quoi que pour ce dernier point ce n'était pas une obligation mais toujours un avantage, qui apportait plus de crédibilité dans ce milieux qui reste hostile.

Je trouvais enfin une vitrine qui attira mon attention une devanture noire et moderne. J'entrais et patientais derrière une petite mamie qui parlait avec la vendeuse. Je ne comprenais absolument rien de ce qu'elles pouvaient se raconter, et je trouvais la langue un peu compliquer et agressive phonétiquement parlant.

La mamie me parla avant de partir je hochais la tête pour être polie, toujours sous mon incompréhension la plus totale, elle aurait pu m'insulter que je lui aurais souri et secoué la tête. Au moins on ne pourrait pas dire que les américains étaient des rustres. Je m'approchais du comptoirs et commençais ma phrase par l'incontournable.

-Do you speak English ?

Quand elle me répondit pas l'affirmative je me sentis un peu plus soulagée, je ne me voyais pas courir après un autre photographe car depuis que j'avais vu mon appareil je n'avais qu'une envie c'était de voir les photos que Rose avait prises.

Je lui donnais ma pellicule et lui demandais de la tirer en deux exemplaires. Elle prit tous les renseignement dont elle avait besoin et me dit de repasser deux heures plus tard. Comme il était 16h30 je pourrais avoir mes photos dès ce soir même et cela me mit en joie. Je ressortais guillerette et revigorée par cette bonne nouvelle, puis partie à la recherche d'un endroit où manger je trouvais un bistro typiquement parisien et décidais d'y revenir plus tard avec mes photos, en attendant je rentrais dans une boulangerie pour tenter les croissants français dont la réputation était mondiale. Je les adorais littéralement un peu gras mais tellement bon. Vu que je me trouvais près de Notre Dame je décidais de m'essayer au bateau mouche.

Je pris la navette de 17 heures, il y avait foule malgré le fait que nous étions hors saison, mais c'est l'avantage d'une ville telle que Paris il y avait toujours de l'affluence, l'amour n'a pas de date. L'hôtesse d'accueil paré de son micro nous raconta l'histoire de Notre Dame, avec sa façade style gothique primitif dont la construction prit deux siècles. Puis passa tour à tour sur les autres monuments mondialement connu tels que le musée d'Orsay, la tour Eiffel, le pont Alexandre III, la place de la concorde, l'hôtel de ville et le pont neuf... Bien sûr j'en oubliais mais j'avais déjà fait une liste de ceux que je voulais visiter plus en profondeur pour les deux jours suivant. La croisière dura une heure et nous ramena à quai en marchant tranquillement je serais dans les temps, pour récupérer mes photos. C'est bizarre mais la solitude commençait déjà à me peser, pourtant j'avais l'habitude et j'aimais être seule en temps normal. Mais là il me manquait quelqu'un pour partager cela avec moi. Je m'accoudais sur l'un des nombreux pont de Paris et observais les bateaux identiques à celui que je venais de quitter. En baissant le regard sur le garde fous contre lequel j'étais accoudée, je vis toute une collection de cadenas accrochés, une sorte d'art urbain, ce petit effet de société mondial mais qui correspondait tellement bien à cette ville, me jeta en pleine figure le fait que j'étais seule, sans petit ami, sans amour, je décidais de fuir ce rappel douloureux. En me retournant je vis une carterie sur la rive où je devais me rendre. Je m'y précipitais je voulais prendre une carte postal de chaque pays que je visitais et je l'enverrais à Jake. Une fois dans le magasin j'en choisis deux différentes, une pour Jake que j'enverrais et l'autre pour Jasper que je garderais, comme un souvenir que je ne pourrais jamais partager avec lui mais qui m'accompagnerait comme un hommage à notre amitié, il ne le saurait jamais mais je ne le faisais pas pour qu'il l'apprenne, je le faisais parce que c'était important pour moi. Puis sur un présentoir je vis un cahier, ceux que l'on utilise pour s'en faire un journal intime. Je décidais de l'acheter aussi, j'en ferais un journal de route.

Une fois sortie je me dépêchais car j'étais en retard et je ne voulais pas arriver après la fermeture et patienter jusqu'à demain. J'arrivais à temps, la vendeuse me reconnut et me sortit ma commande. Elle sortit quelques photos pour m'assurer que c'était bien les miennes, quand je vis le visage de Jasper sur l'une de celles qu'elle me présentait, j'affirmais d'un hochement de tête.

-Vous avez de la chance demoiselle, votre ami est très charmant, et paraît aussi très amoureux de vous.

-Euh ! merci, lui répondis-je.

Je ne voulais pas me lancer dans une discussion quelconque avec une parfaite inconnue expliquant que ce Dieu à mes côté sur cette photo n'était pas mon petit copain. De toute façon je ne la reverrais jamais, alors je ne vois pas à qui ce petit mensonge allait causer du tord peut-être à Alice si elle voyait la scène mais je suppose que même fâchée elle aura perçu mon état d'esprit et mon envie de ne pas épiloguer.

Je réglais la note et pris la direction du petit bistro, je m'installais à la terrasse couverte. Je sortis mes photos et les fis défiler, beaucoup était de Jake et Leah, de l'un deux avec moi, de nous trois ensemble, il y avait même une photo de Lucy et Scott, de Lucy et moi, puis il y avait celles d'Emmett déguisé en Maryline ainsi que Rose affublé de sa robe sac à patate sortant de son épave que j'avais prise à son arrivée à l'université. Puis enfin celles que je cherchais Jasper et moi. Sur l'une d'elles nous regardions avec un regard profond le mien exprimait surprise et joie, le sien n'était que tendresse, et il arborait un sourire ravageur, il me tenait dans ses bras, cette photo était magnifique. J'eus un pincement au cœur, je ne fis même pas attention que je pleurais. Je repris pieds quand le serveurs vînt pour prendre ma commande.

Je jetais un rapide coup d'œil sur la carte et vu le temps maussade je décidais de prendre une salade en entrée avec blanquette de veau et sa purée de pomme de terre puis en dessert une tarte Tatin. Un repas typiquement Français. Le serveur m'apporta rapidement ma commande je mangeais avec appétit et gourmandise, et bien que j'appréciais le moment, je ressentais toujours ce vide au fond de moi. J'essayais de le remiser dans un coin de ma tête pour ne penser qu'à mon programme du lendemain, mais le cœur n'y était vraiment pas, je me dépêchais de finir. Mon cœur et mon estomac se serraient à chaque fois que je posais mes yeux sur la pochette photos.

-Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je devrais être bien là, merde ! râlai-je à voix haute.

Et maintenant je parlais toute seule, j'étais bien atteinte, on allait bientôt pouvoir m'enfermer dans peu de temps je serais mûre.

Je payais et rentrais à l'hôtel, je sortis mon journal de voyage, je décidais de m'y mettre dès ce soir. Je devais choisir un nom pour mon journal, je trouvais cette tradition un peu ridicule et je cherchais pendant au moins dix minutes comment je devais l'appeler. Pourquoi est-ce que je tenais tant à cette coutume ridicule ? Je n'en savais rien peut-être pour me rappeler par la suite que j'avais eu à un moment dans ma vie un semblant de normalité. Je pris la situation sous un angle différent, à qui j'aimerais confier tout ce que j'allais vivre Jake bien sûr mais il allait le vivre oralement en même temps que moi. Non je voulais me confier à quelqu'un d'encore plus porche que je ne reverrais plus jamais. C'est ainsi que je commençais la rédaction de mon journal.

Mon cher Jasper.

Nous sommes le 15 Septembre 2009, et je suis à Paris.

J'ai déjà fait quelques activités, comme la balade en bateau mouche, goûté aux fameux croissants français, que j'adore. J'ai aussi pris mon premier repas dans un bistro parisien, et je dois avouer que leurs réputations est largement mérité.

J'ai fait développer la pellicule et j'ai eu la bonne surprise de te voir. J'aime cette photo mais elle me rappelle combien tu me manques. J'aurais tellement aimé que tu sois là avec moi. Paris est une ville très belle et très intéressante, mais bizarrement cela me paraît totalement abstrait aujourd'hui. Ce soir je n'ai pas vraiment le moral j'espère que cela va s'arranger avec le temps, que ce n'est qu'un contrecoup dû à mon départ. J'espère que pour toi tout va bien.

J'ai ouvert l'enveloppe que tu m'as remise et je te remercie, mes nouveaux papiers vont vraiment m'aider. Mais la carte de crédit c'était un peu trop, je sais maintenant pourquoi tu n'as pas voulu que j'ouvre l'enveloppe alors que j'étais à tes côtés. Ta lettre ma beaucoup touchée et c'est moi qui suis chanceuse de t'avoir rencontré, d'avoir connu celui que tu es au fond de toi, derrière cette carapace impénétrable que tu as endossé. Je pense à toi, et tu me manques terriblement.

Après avoir ajouté la carte postal de Paris que j'avais prise pour lui, dans la page correspondante. Je me déshabillais et allais me coucher en sortant tout de même la photo de Jasper et moi. J'étais vraiment pitoyable, je m'endormis en pleurant sur ma solitude.

Trois jours plus tard j'étais à l'aéroport, ma visite de Paris m'ayant laissé un goût amer. Pas à cause de la ville en elle-même mais ce qu'elle représentait. Le bonheur, l'amour, la vie de couple. Tout ce à quoi je devais renoncer. En fait je me demandais si je n'avais pas fait une erreur en choisissant de venir dans cette ville, surtout en célibataire, mais je me raccrochais à l'idée que j'allais bientôt en partir. J'étais devant le tableau d'embarquement ne sachant pas où j'allais aller.

Plusieurs destinations étaient possible j'éliminais déjà tout ce qui se rapprochaient des États-Unis. Avec cette visite ratée je voulais plus de solitude et moins de gens qui affichaient leur bonheurs à la face des autres, à la mienne.

Une destination retint mon attention Bangkok, l'avion décollerait dans une heure et demi, j'espérais qu'il restait encore des places.

J'allais au bureau des réservations et chance pour moi le vol n'était pas complet.

Je pris mon billet et allais faire enregistrer mes bagages, enfin mon sac. Une fois le tout effectué j'attendis patiemment l'annonce d'embarquement. N'oubliant pas d'aller poster mes photos ainsi que le petit mot que je leur avais adressé.

J'arrivais à Bangkok après 12 heures de vol, l'effervescence de la vie me monta à la tête je n'avais qu'une seule envie c'était de m'isoler. Il faisait nuit je n'avais pas le choix que de trouver un hôtel rapidement. Est-ce que j'allais y arriver aussi difficilement qu'à Paris ? C'était un dépaysement total, le climat lourd et collant de plus j'étais exténuée, je me rendais compte que Jake et Jasper n'avaient pas forcément torts, mais je ne pouvais pas abandonner au bout d'une petite semaine. Je sortis et trouvais rapidement un hôtel, les gens étaient véritablement charmants et accueillants, en plus la vie n'était pas cher j'ai réussi à avoir deux nuits avec petit déjeuner et dîner pour le prix des trois nuits sur Paris. Autant dire que j'allais m'en donner à cœur joie ici. Cela me remonta un peu le moral. Je montais dans ma chambre pris mes affaire et allais me laver. Une fois ma toilette terminée je pris une carte que j'avais trouvé à l'aéroport et regardais ce que je pourrais faire durant le temps que j'allais rester là, temps que je n'avais pas encore déterminé.

Une fois mon parcourt étudié, j'attrapais mon téléphone et appelais Jake comme j'en avais pris l'habitude depuis une semaine. Je lui racontais le voyage, ce que je venais de voir, l'accueil de gens, la beauté du lieux, ce que je comptais faire.

Enfin tout ce qui faisait ma vie j'omettais seulement ma solitude et ma prise de conscience concernant l'absence de Jasper qui me pesait lourdement. Il allait encore vouloir analyser mes sentiments, j'étais consciente que ce que j'éprouvais était plus forte que de la simple amitié, mais je n'étais pas amoureuse, j'en avais pas le droit. C'était juste un fantasme parce que je savais que je ne pourrais jamais l'avoir. C'est mon cœur qui se protégeait, il l'avait choisi lui parce que nous étions conscient qu'il en aimait une autre et que tant qu'il battrait pour lui personne d'autre ne pourrait m'approcher. Enfin je crois j'allais avoir besoin d'une bonne thérapie quand je rentrerais.

Je me promenais dans une province de Bangkok, j'étais dans un marché et je parcourais un peu tous les étals admirant les couleurs, les objets originaux, les épices, tout était si coloré si différent de ce que j'avais vu, je passais devant des boutiques quand une odeur m'attira, je me stoppais net et mon cœur bondit dans ma poitrine. Je reconnaissais cette odeur je m'approchais du marchant d'où émanait cette douce fragrance qui m'emplit de joie et de tristesse à la fois. Je tentais une approche mais il ne parlait pas anglais, alors je partis à la recherche de ce parfum avec la seule aide de mon odorat incertain, tout se mélangeait c'était une boutique d'encens, de bougies et d'huiles. Autant dire que les parfums devenaient entêtant, mais je devais la retrouver. Je mis le doigt dessus quand je m'approchais d'un diffuseur de parfums où une huile essentiel qui diffusait l'odeur qui me chavirait tant. Je n'avais jamais su mettre un nom sur son parfum, et je n'avais pas osé le lui demander, et là je tombais dessus. J'interpelais le vendeur et lui fis signe que je voulais cette huile. Il se leva de sa chaise et alla farfouiller dans son bric à braque et en sortit un flacon il me je lui tendis cinq Dollars , soit quatre Dollars de plus que le prix indiqué, mais j'étais tellement contente que je lui fis cadeau de la monnaie. Je pouvais enfin savoir, j'allais enfin connaître son odeur. Je retournais le flacon je ne connaissais pas la langue écrite dessus j'étais assez déçue. Je rentrais à l'hôtel faisant impasse sur la suite de ma visite, de toute façon rien n'aurait pu retenir mon attention aujourd'hui. Devant la propriétaire gentille et avenante et surtout parlant également ma langue je lui demandais qu'elle me traduise le nom du parfum en lui tendant le flacon. Elle le prit dans ses mains et en me le rendant me dit.

-C'est de l'huile d'argan, il sentait l'argan, j'adorais cette senteur.

Je la remerciais et montais dans ma chambre. Il fallait que je lui écrive. Sautant sur mon lit j'attrapais au passage mon journal en sortis la photo de Jasper et moi, jetant aussi plusieurs gouttes sur la couverture intérieure du livre ainsi que sur quelques pages, il s'appelait déjà comme lui, au moins il sentirait pareil.

Cela faisait maintenant quatre mois que j'avais un rythme effréné en enchaînant les pays et les vols. Après la Thaïlande, j'avais parcouru les abords de ce pays et visité le Cambodge, la Birmanie, le Laos, le Viêt Nam, la Malaisie, l'Indonésie, les Philippines et maintenant j'étais à Bombay m'apprêtant à partir. Comme par habitude je me postais devant le tableau d'embarcation et je regardais les départs, je me retournais, j'avais la désagréable impression que j'étais observée depuis quelques temps, mais c'était certainement dû au fait que je savais que le temps comptait en ma défaveur. Edward n'allait pas tarder à perdre patience et cela m'inquiétait surtout que je m'étais montrée imprudente en restant trop au même endroit, trop repérable pour Alice qui, je suis sûre avait dû m'avoir vu à quelques reprises. Je n'avais plus le droit à l'erreur maintenant. Encore un coup d'œil dans mon dos c'est fou cette paranoïa, mon esprit n'était pas tranquille. De toute façon je pense que j'allais certainement rejoindre Jacob et La Push bien plus tôt que je ne le pensais au départ. J'aimais mon voyage mais je n'arrivais pas à en profiter, la solitude me pesait trop et pourtant j'avais essayé, le manque de Jasper qui ne s'effaçait pas, et je m'étais aperçu que je ne voulais pas le laisser s'effacer de mon esprit. Tous les soirs et plusieurs fois par jours je regardais notre photo, m'attardant chaque fois sur son regard, on voyait sur ce cliché l'attention qu'il me portait et à chaque fois cela me serrait le cœur. Je sentais également son parfum régulièrement, j'en pleurais assez souvent, j'étais pathétique, heureusement que j'étais seule, je pouvais donc me laisser aller sans que personne ne me demande des comptes sur les motifs de ma mini dépression. Moi qui avait tout fait pour mettre le plus de distance possible entre moi et les Cullen j'en venais à regretter aujourd'hui le temps où ils étaient avec moi à Dartmouth. Je reportais mon attention sur le tableau et portais mon choix sur Porto Velho. J'allais comme toujours accomplir mon petit rituel.

Deux heures plus tard je montais à bord de l'avion. Je m'installais que je sentis que l'on m'observait toujours, je tournais la tête mais ne vis rien d'autre que les passagers qui ne me regardaient même pas. Je m'exaspérais moi-même.

En fait j'avais choisi un pays qui me rapprochait du mien, car je pensais rentrer rapidement, je n'en pouvais plus de ce rythme et surtout je n'en pouvais plus d'être seule.

Quelques heure plus tard j'étais sur le tarmac de Porto Velho, j'éprouvais une certaine joie car j'étais plus près de chez moi et de Jasper que je ne l'avais été ces derniers mois. Et même si je ne devais pas le penser j'espérais secrètement que Jasper soit dans les environs, bien sûr cela était totalement ridicule, je devais me reprendre et je me promis que la première chose que je ferais en arrivant à Forks serait de consulter le meilleur psy de la région.

Après avoir trouvé un hôtel pour la nuit il me restait un peu de temps. Je décidais d'aller faire quelques emplettes, j'avais besoin d'une tente et quelques vivres pour camping enfin le minimum transportable. Car j'avais bien l'intention de me rendre dans la forêt amazonienne, c'est d'ailleurs une étape que je m'étais obligée à prévoir dans mon plan. Je me réservais cette destination pour la fin mais comme je n'avais pas l'intention de poursuivre, la fin était maintenant. Comme un culte d'adieu à Jasper. Il m'avait raconté son dernier voyage ici, il m'avait dit qu'il était venu visiter des amis et qu'il en avait profité pour se retrouver et méditer sur lui même. Je n'allais certes pas visiter ses amis mais je voulais être au plus près de lui à l'époque où il avait souffert, il avait trouvé du réconfort dans cette jungle. Alors j'allais faire comme lui, j'allais profiter de ce moment de communion avec la nature pour mettre un terme définitif à ces sentiments qui me rongeaient et quoi de mieux que le lieu où lui se sentait bien. Après avoir trouvé le nécessaire pour une petite fortune, ben oui j'étais américaine donc les tarifs pour moi doublaient dès que mon pas eut franchi le pas de la porte, enfin ce n'était pas grave ce n'est pas comme si j'avais besoin d'économiser. Je rentrais dans ma chambre et appelais Jake.

-Hello ma belle, comment vas-tu ? Et où es-tu ?

-Je vais bien, et je suis à Porto Velho.

-Oh ! Tu te rapproches. Et c'est comment ?

-Pas trop mal c'est sûr que ça me change des Indes, que ce soit pour le climat, le paysage ou encore les finances. Tu te rends comptes que j'ai payé 350 Dollars une tente une place, c'est carrément du vol.

-Et que vas-tu faire d'une tente, je croyais que tu devais dormir à l'hôtel ?

-C'est la surprise du chef, je vais m'octroyer deux jours et deux nuits dans la jungles amazoniennes, et après je pense que je vais renter.

-Tu plaisantes ? cria-t-il.

-Non j'en ai marre d'être seule, je ne tiendrais pas deux ans comme ça.

-Je ne te parle pas du fait que tu veuilles rentrer ça j'en suis content. Mais t'es pas bien tu vas t'enfoncer seule dans la jungle la plus dangereuse du monde Bella. Ne fais pas ça s'il te plaît ? me supplia-t-il.

-Je suis désolée Jake mais je dois le faire, je ne repartirais pas d'ici sans le faire, je ne veux pas de regrets.

-Bella sais-tu que tout ce qu'il y a de plus dangereux au monde, est dans cette forêt ? Des insectes venimeux, des fauves, des serpents, des vampires qui sait en tout cas, ça ne me surprendrait même pas.

-Jake évite de faire une attaque maintenant depuis que je les aie quitter la malchance n'est pas revenue me visiter, pas un incident, pas une agression, pas même les moustiques ne sont venus me piquer, je te dis que j'ai une bonne étoile, et j'ai bien l'intention d'en profiter avant qu'elle décide de s'éclipser.

-Bella ! geignit-il. Tu m'appelles matin, midi et soir s'il te plaît, dit-il résigné, mais suppliant.

-OK si cela peut te rassurer. Donc je te dis à demain matin.

-C'est ça et recharge bien ton téléphone ne tombe pas en panne d'accord.

-OK, aller à demain Jake et ne te fais pas des cheveux blanc à l'avance. Leah m'en voudrait.

-Ben, tu lui expliqueras ta dernière lubie, répondit-il de mauvaise humeur. Allez ma belle passe une bonne nuit et oublie pas de m'appeler, se calma-t-il.

Le lendemain matin après une bonne nuit de sommeil je me levais et pris la navette nous amenant sur la transamazonienne, nous étions plusieurs voyageurs mais j'étais la seule blanche. Au bout de quelques kilomètres le bus s'arrêta, j'avais demandé au conducteur avant de descendre si une navette passait régulièrement il m'avait assuré qu'il y avait une navette au minimum une fois par jour, donc je descendis sous le regard désapprobateur des vieux indiens. Mais je m'en fichais je n'avais pas écouté le Quileute qui se trouvait être mon ami, je n'allais certainement pas écouter les recommandations de ceux que je ne connaissais pas. Le véhicule repartit me laissant seule sur la route en terre battue, sous un soleil de plomb. Je m'enfonçais directement sous le couvert mystérieux de cette forêt mythique et mystique.

Je marchais quelques heures me repérant avec une boussole, les cartes ne me servant à rien, il valait mieux que je ne me dirige et me repère avec cet instrument. Je devais avoir passé midi depuis quelques temps je décidais de monter mon campement entre les arbres dans l'espace le plus large au sol. Je n'en revenais pas cette atmosphère lourde et pesante cette humidité ambiante, et ce vert Jacob ne me croirait, pas il fallait que je fasse des photos c'était encore plus « vert » que Forks. Je montais ma tente, j'avais opté pour le nouveau modèle que l'on sort de son sac de rangement et qui prend forme toute seule. À cet instant mon téléphone sonna.

-Oui Jake, laisse-moi le temps de m'installer.

-Bella tu m'avais promis de m'appeler à midi et il est 15h, me reprocha-t-il.

-Je suis désolée je n'avais pas vu le temps passer.

Je lui racontais un peu tout, les animaux que j'avais rencontré ou aperçu de loin, les oiseaux et leurs couleurs, la foret, l'humidité. Il était ronchon mais écoutait quand même il me fit promettre de le rappeler à 20h00 précise et qu'il ne valait mieux pas que j'oublie car il allait venir me chercher par la peau des fesses et me ramener fissa à la réserve où lui même garderait ma cellule, pendant le temps de réclusion que j'aurais écopé. Autant dire que ce programme me réjouissait peu, parce que j'étais certaine qu'il en était capable.

Après avoir raccrocher je sortis mon Mp3, je l'allumais et écoutais Creep de Radiohead le volume à fond et les yeux fermés, allongée sur mon sac de couchage. Je repensais à Jasper et ce moment que nous avions partagé où mon corps et mon cœur avaient voulu m'informer de mes sentiments. J'avais mal, tellement mal, mais je ne voulais pas lui infliger cela à lui aussi. Il ne devait pas vivre en sachant que j'avais un béguin pour lui, en fait j'avais pris la bonne décision. Partir était la seule chose sensée que j'avais faite et je l'avais fait au bon moment. Il devait tout faire pour reconquérir Alice et j'en aurais été que plus mal si je m'étais rendu compte de mes sentiments pour lui alors qu'il était à mes côtés. Ce n'est pas comme si j'aurais pu le lui cacher. On ne cache pas ses sentiments à un empathe, j'aurais aimé être imperméable à son pouvoir à lui aussi.

Je ne sais pas combien de temps je restais allongée à écouter en boucle cette seule chanson. C'est mon estomac qui se rappela à moi m'obligeant à me lever pour le nourrir. J'avais acheté un petit réchaud que je sortis, j'allais aussi sortir une boîte de conserve spécial camping. En fait c'était de simple boîtes conditionnées de façon à ce que ce soit plus facile à transporter et pour prendre moins de place dans le sac. Mais quelques choses attira mon attention, je ne su pas mettre le doigt dessus tout de suite. Je fis le tour sur moi-même, je savais que quelque chose n'allait pas, je scrutais les alentours pas rassurée je plongeais sur mon sac et en sortis ma bombe lacrymogène. Si un fauve ou je ne sais qu'elle autre bête m'approchait, elle allait s'en souvenir car si pour nous les hommes c'était un répulsif agressif je n'ose imaginer ce que se serait pour un animal.

Je mettais enfin le doigts dessus il n'y avait plus de bruit, plus aucun son même pas un bruissement de feuille. Je commençais à paniquer et à regretter de ne pas avoir écouté Jake et d'avoir encore fait ma capricieuse et mon entêtée. Je savais ce que représentait l'absence de son, tous les animaux avaient fuit cette partie de la forêt et ce n'était pas à cause de moi. Seule une espèce était capable d'un tel exploit, les vampires. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine j'aurais voulu appeler Jasper ou Jake, mais il n'y avait personne, personne capable de me sauver. Ils étaient tous les deux trop loin pour arriver à temps.

J'entendis un craquement derrière moi je me retournais en sursaut aussi vite que je le pouvais. Je me retrouvais devant un vampire comme je le pensais, et je n'étais pas rassuré.

-Qu'elle bonne surprise, et que fais tu seule en ce milieu hostile ?

-À l'origine j'avais organisé un petite fête privé mais les copines n'ont apparemment pas encore trouvé la bonne adresse, je ne désespère pas elles ne vont pas tarder.

-Le sarcasme est la panache des esprits faibles, fit-il en secouant la tête comme s'il était désolé pour moi.

-Humm ! Et je suis sûr que vous êtes un ami intime d'Edward vous.

-Un petit ami ? Serait-il dans les environs ?

-Et pourquoi cette question ? Un beau vampire comme vous ne doit pas être célibataire, tut, tut, tut, fis-je en claquant ma langue. C'est flatteur mais je ne suis pas intéressée.

-Ainsi tu connais ma nature. C'est vraiment dommage j'apprécie beaucoup ton humour. Mais hélas pour toi je suis assoiffé, et tu sens si bon, me dit-il en capturant mon odeur dans l'air.

Je tressaillis j'avais beau faire la maligne je n'en menais vraiment pas large, je savais que mon heure était venue et mes dernières pensées furent pour Jasper. Je fermais les yeux pour revoir son visage je sentis un courant d'air frais. Je rouvris les yeux pour trouver sans surprise le vampire roux debout devant moi.

-Ne faite pas traîner les choses s'il vous plaît, lui demandai-je d'une voix neutre.

-Ça ne se contrôle pas, tu auras mal. Mais j'aime trop la pression et le goût que le stress et la peur procurent au sang pour te tuer avant. Toutefois je me dépêcherais si cela peut te faire plaisir.

Je refermais les yeux de nouveau et me concentrais de toute mes forces sur Jasper, mes larmes coulèrent sur mes joues alors que mon esprit et mon cœur lui crièrent tout mon amour. Je sentis les mains froides du vampire roux retirer les cheveux de mon cou, je sentais son haleine glaciale contre la chaleur de ma peau. Puis au moment où je pensais qu'il allait me mordre plus rien. Je ne sentais ni son souffle, ni ses mains, juste un courant d'air.

Je rouvris les yeux et le vis quelques mètres plus loin toujours de face mais observant derrière moi.

Je me retournais avec une lenteur exagérée, j'avais peur de ce que j'allais y découvrir. Mes yeux se posèrent sur deux vampires, un couple, l'homme fixait son homologue masculin, aucun mots n'avaient encore été prononcés. Le nouveau vampire était grand, brun, d'une carrure imposante, mais ce qui m'impressionna le plus ce fut son assurance, la puissance et l'autorité qu'il dégageait, ce qui me fit plus peur que son allure physique. La femme me fixait, elle est était grande et fine, brune également, et je pus constater que tous avaient un régime classique à la couleurs de leurs yeux. Je fis instinctivement un pas en arrière l'homme me regarda et me stoppa d'un regard glacial. Mon Dieu ils allaient se battre pour savoir lequel me dévorerait, enfin si mon cœur ne lâchait pas avant.

-Vous m'interrompez en plein dîner, fit le vampire roux nonchalamment.

-C'est bien ce qu'il nous semblait, répondit l'homme sèchement.

-Je suis désolé mais il n'y en aura pas assez pour trois il y en a peine pour moi tout seul.

-Je suis bien d'accord avec toi, mais vois-tu tu ne la toucheras pas, ses réponses me mirent mal à l'aise enfin encore un peu plus.

-Et pourquoi ça ? demanda-t-il.

On voyait bien qu'il s'interrogeait plus sur les intentions des deux vampires.

Quant à moi je fis de nouveau un pas en arrière je voulais fuir même si je savais que je ne pourrais jamais leur échapper, il fallait que j'essaie.

-Charlotte occupe-toi de Bella, je vis la vampire s'approcher de moi je fis de nouveau un pas me rapprochant sans le voir de l'autre vampire.

-N'aies pas peur Bella, je ne te ferais pas de mal.

Mais bien sur des vampires non végétariens qui ne me feraient pas de mal. Elle dut voir que je ne la croyais pas un instant, elle alla pour m'attraper la main ou le bras je ne sais pas trop, quand j'entendis un grognement. Je n'eus le temps de ne rien voir, mais j'entendais un éboulement de rocher je savais ce que cela signifiait. Les vampires étaient en train de se battre.

J'allais pour me relever quand un étau froid et puissant me saisit par la taille pour m'entraîner à une vitesse folle à l'autre bout de l'espace, je pouvais voir alors le grand brun se battre avec le roux, d'ailleurs celui-ci avait beaucoup de mal à ne pas plier sous les assauts du colosse brun, il était fort rapide et habile. J'entendis une bruit assourdissant suivit d'un hurlement je vis le brun avec un bras en plus qui ne lui appartenait bien évidemment pas. J'eus un haut le cœur, la nausée me prit. La femelle qui me retenait me retourna pour que mon visage soit contre elle, du coup je n'y voyais plus rien, mais j'entendais tout. Après tout allait très vite, moins d'une minute plus tard il n'y avait plus de cris et plus de bruit non plus. Mais elle ne me relâchait pas, je sentis de la fumer, il faisait un feu je le savais car même si j'avais été à moitié consciente lors de mon attaque de Phœnix, ils m'avaient expliqué comment on tuait un vampire, et seul le feu empêchait la reconstitution du corps.

Au bout de quelques secondes la vampire me relâcha je me reculais vivement d'elle.

Mon regard plongé dans le sien et malgré qu'il soit rouge je me faisait un devoir de ne pas baisser mon regard.

-Nous ne te ferons rien Bella, elle tentait de m'amadouer surement.

-Mais bien sûr ! rétorquai-je. Rien d'autre que me drainer je suppose. Et comment connaissez-vous mon nom ?

-Tu suppose mal, fit son compagnon sèchement à croire qu'il ne savait pas s'exprimer autrement. Sans toutefois répondre à ma question

-Vous me prenez pour une idiote, je sais ce que vous êtes et je connais votre régime.

-Oh que oui tu es idiote, stupide et inconsciente de venir te réfugier dans la jungle la plus dangereuse du monde ! Et dire qu'il te pense intelligente.

-Peter ! le reprit sa femme.

-Qui est-ce qui me pense intelligente ? sa femme lui lança un regard dur.

-Appelle-le maintenant pour savoir ce qu'on doit faire.

Il prit son téléphone et composa un numéro, il parla quasiment tout de suite. Je restais scotchée c'était un coup d'Edward il avait trouvé un moyen de contourner mon injonction, ça ne pouvait être que lui, j'enrageais je voulais être assez forte pour pouvoir moi même le démembrer et le jeter au feu, comme venait de faire Peter avec l'autre vampire. Qui sait si je les payais peut-être qu'ils le feraient pour moi. Mais les payer comment avec mon sang ?

-C'est moi, on a eu un petit problème.

-...

-Non et elle va bien, nous sommes arrivés à temps.

-...

-Un vampire. Il est mort, je m'en suis occupé.

-...

-Non, nous n'avons pas pu faire autrement ! Nous sommes au Brésil nous n'avons pas pu la suivre risquer de nous faire voir, dit-il exaspéré et agacé.

-...

-Et maintenant qu'est-ce qu'on fait elle nous a vu, elle est même en face de nous.

-Putain Cullen tu as intérêt à aller te terrer au fond d'un trou. Je t'avais prévenu, Jacob va envoyer la lettre tant pis pour ta famille, hurlai-je pour qu'il m'entende

-T'as raison elle a un sacré caractère ta chérie, sourit-il. Je grognais, j'étais furieuse

-...

-Ok je te la passe, je pris le téléphone que le vampire me tendait avec brusquerie, j'étais heureuse d'être encore en vie, mais devoir ma survie à Edward m'était intolérable.

-Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans fou moi la paix putain, hurlai-je dans le téléphone.

-Bella, calme toi, c'est moi.

Mon cœur loupa quelques battement ma respiration se coinça quelques part entre mes poumons et ma gorge, seul un gémissement presque plaintif s'échappa de ma carcasse. Mais le plus surprenant c'est qu'au son de cette voix je me calmais instantanément, j'avais l'impression de revivre.

-Jasper, c'est bien toi ? j'avais retrouvé ma voix, bien qu'elle devait être plus haute dans sa tessiture qu'habituellement.

-Oui ma puce c'est moi. Je suis désolé pour tout ça, mais je me faisais trop de soucis.

-C'est toi qui m'as fait suivre ?

-Oui c'était mon idée, je ne pouvais pas te laisser aller parcourir partout dans le monde sans protection, et cela s'est avéré vraiment utile, Peter et Charlotte n'ont pas chômé avec toi.

-Je ne sais pas comment je dois réagir, je suis folle de rage, mais je vous suis reconnaissante en même temps.

-Écoute Bella tu as toutes les raisons de m'en vouloir, et je suis prêt à subir tes foudres mais tant que tu ne seras pas en sécurité auprès de Jacob je ne relâcherais pas ta protection.

-Dans ces conditions cela va bientôt s'arrêter c'était ma dernière étape, je rentre à Forks.

-Pourquoi ton voyage ne te plaît pas ?

-C'est pas ça c'est que je n'en peux plus d'être toute seule.

-Enfin sans une certaine personne, tonna Peter avec un sourire subjectif.

-Bella veux-tu que je vienne ?

-Pourquoi le ferais-tu ? et moi qu'est qui m'avait prit de poser cette question ?

-Parce que je veux voir de mes yeux que tu vas bien, et j'ai besoin de prendre l'air.

-Mais bien sûr on va te croire ! Tu peux faire confiance aux miens, si vraiment ce n'est que ça, se moqua Peter. Je lui lançais un regard noir soutenu par celui de sa femme.

-Ils vont te suivre ? lui dis-je pour détourner l'attention de la remarque de son ami.

-C'est possible sauf que je vais confier ma tâche à Rosalie et rien ne lui échappe à elle crois-moi. Et puis je serais présent en personne pour assurer ta sécurité.

Mon Dieu il voulait venir pour s'occuper de ma sécurité lui-même. Mais s'il le faisait il allait se rendre compte de mes sentiments. Comment ferais-je pour les cacher ? Je sais que je pourrais peut-être y arriver quelques temps, mais même les vampires n'ont pas un contrôle aussi assidu sur leurs émotions. Je voulais tellement le voir, le sentir, le toucher, l'avoir près de moi qu'il me sert dans ses bras, mais d'un autre côté je ne pouvais pas le laisser tout découvrir. J'étais en proie à un véritable dilemme et quelle que soit l'issue j'en souffrirais. Maintenant restait à savoir qu'elle douleur je voulais affronter. Et quand je dis vouloir, ce n'est pas forcément le bon terme, mais quelle douleur serait la plus supportable, le regret ou le rejet. Mon cœur faisait une embardée dans ma poitrine, il attendait une réponse de ma part et j'étais incapable de réfléchir correctement, mon esprit se focalisant sur la possibilité que je puisse de nouveau le voir et le sentir, autrement que par des objets de substitutions.

-Bella ça va ? demanda-t-il inquiet. Peter qu'est-ce qu'elle a ? tonna-t-il d'une voix urgente dans l'appareil. Le fameux Peter me reprit le téléphone des mains. Je n'opposais pas la moindre résistance ni ne montrais un quelconque mouvement leur montrant que j'étais encore consciente de ce qui se passait.

-Je crois qu'elle nous fait une crise de tétanie.

-...

-Non elle n'est pas blessée, c'est juste le choc de te revoir. Ça fait quatre mois qu'elle pleure chaque nuit et qu'elle rêve de toi, cette révélation me sortit de mon coma éveillé.

-Non ! hurlai-je à l'encontre de Peter, mes joues virant au cramoisies d'avoir été espionnée dans ces moments que je pensais être des moments de solitudes que je me réservais pour penser à Jasper.

Il eut l'indécence de me retourner un sourire satisfait alors que je fondais en larmes. C'était trop d'émotions pour moi, d'abord l'accumulation de mon malaise qui me tenaillait et me tenait compagnie depuis quatre mois, ensuite le fait d'avoir côtoyé la mort d'aussi près, puis enfin avoir entendu Jasper qui voulait me voir et son ami qui lui révélait mes sentiments, chose que je ne voulais pas qu'il apprenne.

Charlotte s'approcha de moi et tenta de me consoler.

-C'est le contre coup c'est rien ça va passer, dit-elle haute voix.

-...

-Oui en va en prendre soin, jusqu'à ce que tu arrives, répondit Peter.

-...

-Nous restons là nous sommes dans la forêt amazonienne côté brésilien, à environ une dizaine de kilomètres en parallèle de la transamazonienne.

-...

-Oui ! dit-il blasé. Ça fait quatre mois que nous veillons à ta miss catastrophe, je crois que nous arriverons à tenir encore une nuit, ironisa le mâle brun.

11

Chapitre 11 : Prise de conscience et acceptation.

POV Jasper.

-Qu'est-ce que tu fais Jasper ? Tu veux séduire Bella ! Pourquoi, te venger de moi ? s'énerva Edward.

-Ce n'est pas mon intention. Contrairement à ce que tu penses je ne cherche pas à me venger. J'ai accepté mon sort, moi.

-J'ai vu ton regard Jasper et je te connais je sais que tu as des sentiments pour Bella, me dit Alice.

Bien-sûr qu'elle a vu quelque chose dans mon regard nous avons passer 60 ans à vivre ensemble, elle sait reconnaître certains aspects de ma personnalité. Mais non, elle ne me connait pas. J'ai toujours agit pour lui faire plaisir, la faisant passer avant mes propres désirs, enfin jusqu'au jour où elle m'a repoussé.

-Peut-être, je reconnais que nous avons un lien spécial avec Bella, avançai-je avec une pointe de rancœur.

-Tu peux essayer de manipuler Bella comme tu veux. Mais tu n'es pas bon pour elle. Nous savons tous ce que tu aurais pu lui faire et surtout ce que tu avais dans la tête ce soir là.

-J'allais lui faire ce que chacun de nous désirait et toi y compris. Ne joue pas tes persécutés ou tes martyrs. Tu n'es pas un saint Edward, et tu ne l'as jamais été. Si tu en es là aujourd'hui c'est de ta faute pas de la mienne contrairement à ce que tu penses. Tu savais parfaitement que j'avais l'intention de partir seul. C'est toi qui as proposé que nous le faisions tous.

-Je ne voulais pas te séparer d'Alice, et je pensais que Bella pourrait refaire sa vie, sans nous.

-Ce qu'elle a plutôt bien réussi enfin jusqu'à ce que tu décides que tu ne le voulais plus. Tu te rends compte que c'est encore toi qui tente de décider pour elle malgré ta jolie lettre.

-Tu l'as lu ? Tu n'avais pas à le faire c'était personnel, claqua t-il furieux.

-On se demande pourquoi ? Et juste pour ton information c'est Bella qui nous a permis de la lire. Elle pense que tu deviens fou, et je commence à penser qu'elle n'a pas forcément tort, s'interposa Rosalie.

-Il y avait quoi sur cette lettre ? demanda Jacob.

-Une jolie déclaration pleine de promesses qu'il ne peut pas tenir et aussi quelques informations concernant Jasper, lui répondit Rosalie.

-Comme le fait qu'il avait envisagé de la tuer le jour où elle m'a rencontré, termina Edward. Je sentis passer en Jake un sentiment de frayeur.

-C'était une autre époque Jake et j'étais différent. Tu sais que je ne lui ferais jamais rien qui puisse la blesser.

-Oui je sais j'ai juste un problème avec le concept. Edward tu devrais retourner à ta place et que tout le monde se dissipe vous commencez à faire peur aux clients.

Edward et moi nous toisâmes je savais qu'il scannait ma tête et j'essayais de diriger mes pensées sur les cadeaux que nous venions d'offrir à Bella, sa joie quand elle découvrit le pendentif que je lui avais offert, surtout quand je lui avais dit ce que cela représentait, j'espérais qu'elle avait compris le sens caché de mes explications, je souhaitais qu'elle comprenne que j'avais apprécié à sa juste valeur le fait qu'elle m'ait protégé moi. Une simple humaine protégeant un vampire il y avait de quoi rire.

Même la bague de Rose et Emmett lui avait plu, il n'y avait pas de doutes, elle avait bel et bien changé. Elle nous aurait fait une crise il y a quelques années de ça pour lui avoir offert ces cadeaux. Je me sentais dévier il fallait que je change mes pensées. Je décidais de passer en revue tous les vampires et les humains que j'avais tué durant ma vie cela au moins devrait occuper mon esprit assez longtemps. Je sentis la curiosité et la frustration d'Edward. Je sentis aussi la peine d'Alice, je savais qu'elle m'aimait toujours, bien que ca n'avait rien à voir avec ce que cela eut été et moi aussi je l'aimais quelques part. Mais il n'y avait plus de complicité et encore moins de confiance. On ne peut pas vivre en couple sans ces sentiments ils étaient le ciment d'une relation. Et depuis que j'avais gagné l'amitié de Bella, parce que oui je l'avais gagné. Je me sentais plus léger comme si j'avais réellement besoin de ce sentiment pour pouvoir exister, comme si j'avais besoin d'elle. C'est quand même un comble que la seule personne dans ce monde qui me fasse aveuglément confiance soit celle que j'ai détruite. Parce que même si je refusais de porter la totalité de la responsabilité du drame qui nous avait tous touché le jour de l'anniversaire de Bella, j'en suis en parti responsable. Et même si je prétendais le contraire devant Bella, je m'en voudrais pour mon éternité d'avoir failli ce jour là.

Nous restâmes à parler entre nous Emmett essayant de nous distraire, pendant une bonne demi heure, quand il demanda soudain où était Bella, qu'elle mettait longtemps même pour une humaine.

Je vis Edward et Alice se lever à la réflexion d'Emmett ça y est ils venaient de comprendre, je les regardais avec un sourire. Bella avait un cerveau et bien qu'il était humain elle savait s'en servir. Edward me regarda je sentais sa colère à mon encontre j'avais réussi à le tenir éloigné de mes pensées, et apparemment Jake aussi, vu que ni Rose et ni Emmett n'étaient au courant, et qu'ils n'avaient pas saisi l'indice laissé par Bella en début de soirée. C'était quand même retors de choisir justement le jour de son anniversaire en sachant ce que cela représentait pour chacun de nous, pour faire ce pied de nez à Edward. Et c'était également bien vu car personne n'aurait pensé qu'elle choisirait ce jour pour mettre son plan en action.

-S'il lui arrive quoi que ce soit Jasper je te jure que tu me le paieras, me menaça Edward.

-Que veux-tu qui lui arrive quand tu n'es pas près d'elle. C'est vous deux qu'elle fuit et vous deux seulement.

-Où est-elle ? me commanda-t-il.

-Je n'en sais rien et je t'assure que c'est vrai elle ne sait pas elle même où elle va pour parer aux visions d'Alice. Maintenant j'ai définitivement plus de contact avec elle, ni aucun de nous d'ailleurs, il grogna et partit précipitamment Alice sur ses talons.

Elle se retourna pour me regarder avec du soulagement et de l'espoir avant de disparaître à la suite d'Edward comme toujours. Ces sentiments me surprirent mais je pense que le fait de ne plus avoir Bella entre nous la confortait dans l'idée que nous pourrions de nouveau nous remettre ensemble, bien que cette idée n'était pas à l'ordre du jour. En fait dans mon couple nous avions toujours été trois et le jour de l'anniversaire de Bella je me suis rendu compte que l'élément de trop c'était moi. Ça m'avait profondément touché, de voir que ma femme ne me soutenait pas, même si je savais qu'elle n'avait pas forcément tort mais elle m'avait rejeté aussi. J'avais senti le dégoût et la colère émaner d'elle lorsque Edward avait raccompagné Bella chez elle. Elle n'avait pas voulu me suivre pour aller chasser, et à partir de ce moment elle avait été encore plus proche de lui qu'ils ne l'avaient été auparavant, et c'était peu dire. Oui c'est difficile à croire. Même leurs chambres étaient côtes à côtes. On pourrait penser qu'ils étaient en couple tellement ils étaient proches et toujours collés l'un à l'autre. D'ailleurs leurs cours aussi avaient été commun enfin jusqu'à ce que Bella réapparaisse dans nos vies. Et encore une fois personne n'avait voulu m'écouter, je leur avais dit à tous qu'il fallait partir la laisser mener sa vie comme elle l'entendait mais non, personne ne m'écoutait sauf lorsqu'il s'agissait de mener une bataille ou de préparer une défense ou encore établir un plan d'action, à croire que mon rôle dans cette famille se bornait seulement à cela. Honnêtement si je n'avais pas créer ses liens avec Bella et surtout si je ne le lui avais pas promis de jouer les espions pour elle au sein de la famille je l'aurais certainement suivi toute sa vie pour m'assurer qu'il ne lui arriverait jamais rien et la protéger également d'Alice et d'Edward.

Pourquoi est-ce que je ne le faisais pas ? Après tout je suis à même de résister face aux deux traqueurs de Bella, et son cerveau associé à mon expérience, je pense que nous pourrions former une bonne équipe. Mais elle ne voulait plus de vampires dans sa vie et je devais respecter son choix. Elle me l'aurait demandé si elle avait voulu que je l'accompagne. Nos adieux avaient été déchirant tant pour elle que pour moi. Je savais que cela ne serait pas facile mais j'étais loin de m'imaginer que cela nous ferait souffrir autant tout les deux. J'avais l'impression lorsque Leah l'avait attrapé pour la conduire à l'extérieur loin de moi, qu'elle m'arrachait une partie de moi. J'avais l'impression d'être vide de nouveau, je n'avais plus de but dans ma vie. Et je n'avais plus envie d'en chercher un nouveau en fait plus rien ne comptait vraiment. Je ne pensais pas qu'elle avait pris une place si importante dans ma vie, je savais que je m'y étais attaché mais j'étais loin de m'imaginer qu'elle avait envahit mon existence de cette façon c'était déstabilisant de m'en rendre compte seulement quelques minutes après son départ. Jacob vînt me voir, me faisant ainsi reprendre pied dans la réalité.

-Jasper est-ce que cela t'ennuierait d'aller à l'appartement au cas où Leah rentre avant moi. Je ne devrais pas en avoir pour longtemps mais je ne voudrais pas qu'elle se retrouve seule avec Edward et Alice, juste au cas où.

-Non ça ne m'ennuie pas et puis je n'avais pas l'intention de rester ici de toute façon, alors autant t'être utile.

Qui aurait cru que je me serais lié d'amitié avec un loup et surtout ce loup. Décidément Bella avait un don particulier pour juger les gens. Et je pense qu'il me faisait dorénavant confiance, car il me confiait la protection de sa compagne ce qui n'était pas rien. Leur lien était encore plus profond que celui des âmes sœurs vampiriques. Et pourtant certains couples comme Esmé et Carlisle où Emmett et Rose, s'étaient déjà très impressionnant. En fait ce n'est pas tant l'intensité mais plus l'évidence de leur lien qui m'impressionnait, tout comme leur principe d'imprégnation. Ils savent qu'ils sont fait l'un pour l'autre au premier coup d'œil. C'est censé être pareil pour les vampires mais avec une certitude moins élevé puisque ce qu'il prime avant tout chez nous ce sont nos besoins primaires, et l'accouplement en fait partie. Au départ les vampires confondent ces sensations, surtout si les vampires concernés se sentent seuls comme Edward, dès lors qu'ils trouvent un partenaire intéressant capable d'éveiller à un degré élevé leurs sens primaires et ils se persuadent qu'il est leur moitié.

Rose et Emmett rentrèrent à la villa. Et moi je pris la direction de l'appartement de Bella. Je pénétrais à l'intérieur et je reçus son odeur en plein visage, comme si elle venait seulement de quitter ce lieu, ce qui était le cas en vérité. Enfin juste quelques heures plus tôt. Je me dirigeais presque inconsciemment à l'endroit où la concentration de son odeur était la plus forte, dans sa chambre. Son lit était l'épicentre de cet arôme envoutant. Je m'y installais me laissant assaillir par sa fragrance, je ne m'étais jamais senti si fragile qu'en cet instant. J'étais seul et je pris véritablement conscience de ce fait, un vide immense me submergea. J'étais seul, impuissant, souffrant, je me sentais tellement misérable. Comment Bella simple humaine arrivait-elle à me mettre dans cet état alors que même la séparation avec Alice ne m'avait pas autant anéanti ? Je repensais encore à cette chanson, ce que j'avais ressenti en dansant avec Bella, ce qu'elle avait ressenti. Des sentiments contradictoires mais pourtant en parfait harmonie avec les miens. Je réalisais combien j'avais été bien pendant cette soirée avec Bella, Emmett, Rose nous étions sereins et détendus, le seul élément en trop avait été Logan. Et combien il avait fallu que je prenne sur moi pour ne pas l'éviscérer quand Bella l'avait embrassé. J'ai bien cru que je n'arriverais pas résister à l'envie de lui retirer Bella des bras, j'étais à la limite d'en faire mon casse croûte pas que j'avais soif mais au moins il n'aurait plus mis ses putains de mains et ses lèvres sur ma Bella. Sur l'instant je crus que c'était la jalousie d'Edward qui m'avait submergé mais maintenant que j'étais seul et que je pouvais réanalyser les émotions du moment je me rendais compte que ma jalousie avait été la plus forte, surpassant même celle d'Edward. C'était à n'y rien comprendre, je n'aurais pas dû réagir et ressentir toutes ces émotions. M'étais-je véritablement épris de Bella ou était-ce une sorte d'amour de substitution, un placébo affectif ? Après tout ce que j'avais ressenti pour elle tout ce que nous avions partagé, il ne pouvait en être autrement. J'étais véritablement dérangé, je perdais l'esprit ou en tout cas le contrôle de mes émotions, elles se mélangeaient aux autres et je n'étais plus capable de les différencier.

Je pensais également aux temps où je resterais avec les Cullen, les deux années où Bella courrait le monde. Le jour où elle irait rejoindre les Quileute je partirais moi aussi. Je savais pertinemment que je ne pourrais jamais totalement pardonner à Alice et même si j'arrivais à lui pardonner je ne pourrais jamais lui refaire confiance. Quand elle était venu pour que l'on puisse avoir cette discussion, je savais qu'elle changerait ma vie à jamais. Parce que j'étais empathe et surtout parce que je la connaissais, je l'avais vu se détacher de moi de plus en plus, préférant la compagnie d'Edward à la mienne.

Flashback.

J'étais dans la forêt jouxtant la propriété de Tanya, depuis que nous avions quitté Forks il y a de cela trois mois, je m'isolais le plus souvent possible. J'en pouvais plus de toutes les peines, les remords, la colère, la pitié, les rancœurs, le dégoût que tout le monde éprouvaient pour moi et autour de moi. J'avais bien assez avec mes propres sentiments, et je n'avais nullement besoin de les amplifier par cinq, car la seule qui était heureuse de cette situation c'était Rose. Mais c'était aussi la seule avec moi à ne pas avoir voulu de Bella près de nous. Ce n'est pas pour autant que je lui en voulais, elle n'était qu'une humaine après tout et nous la fascinions tous et principalement Edward. Elle n'y était vraiment pour rien, tout était ma faute. Et puis j'en pouvais plus non plus de la fausse compassion de Tanya pour notre famille alors qu'elle s'en foutait royalement. Pour être honnête s'il n'y avait pas Alice je serais parti voir ailleurs peut-être je serais retourné voir Peter et Charlotte, mais pour l'instant même si je ne pouvais pas aider Alice, je restais car je n'avais pas le droit de partir et de l'abandonner.

Cela faisait plusieurs heures que je m'étais isolé quand je ressentis la culpabilité, le remords, le dégoût et la colère qui caractérisait Alice ces derniers mois. Elle venait dans ma direction. Je restais assis contre mon arbre et attendis. Peut-être voudrait-elle aller de l'avant ? Ou bien partir pour que l'on puisse se retrouver ? Cela aurait été une très bonne idée je crois que l'on avait besoin de se retrouver rien que tous les deux. Elle vînt s'assoir devant moi, je levais les yeux et analysais ses sentiments. Elle éprouvait encore plus de résignation qu'auparavant, toujours cette rancœur et cette colère qui empiraient à chaque fois qu'elle était proche de moi. Ces sentiments là m'anéantissaient, plus le fait que ce soit elle qui les éprouve.

-Jasper je crois que nous devons discuter.

-Je le pense aussi, puis nous nous tûmes aucun de nous ne voulant continuer. Je sentais de la peur suinter de tout son être.

-Qu'est-ce qu'il se passe Alice ? De quoi as-tu peur ?

-De ta réaction, j'ai peur de te dire ce que je m'apprête à dire, parce que je vais te faire du mal. Mais je n'ai pas le choix.

-Ne prends pas de détours Alice annonce-moi de but en blanc, je m'arrangerais avec mes sentiments après.

Elle me fixa un instant arrêtant sa respiration, puis souffla profondément pour se donner du courage.

-Jasper je pense qu'il serait bien que tu quittes la famille quelques temps.

-Comment ça que je quitte la famille ? Et pourquoi, je ? Où est passé le nous ?

-Je pense que nous avons besoin de nous éloigner l'un de l'autre un moment, j'ai trop de ressentiment contre toi pour l'instant. Et je n'arrive pas à passer outre cela. Je ne peux pas faire abstraction de ce que tu as fait, et de ce qui aurait pu se produire si Edward n'avait pas eu la présence d'esprit de te repousser.

-Je suis désole Alice, crois-moi je m'en veux à chaque minutes qui passent.

-C'était ma meilleure amie Jasper, nous avons dû l'abandonner à cause de toi. Bien sûr que tu peux être désolé, me cria-t-elle dessus en colère, c'était même plus de la colère cela frôlait la haine.

-Viens avec moi prenons un peu de recul. Prenons le temps de nous retrouver et d'affronter cela ensemble, tous les deux.

-Non Jasper je suis épuisée, je n'en peux plus de constamment veiller à ce que tu ne dérapes pas. Je ne veux plus de ce rôle, je ne suis pas ta mère.

-Je ne m'en sortirais pas sans toi Alice. Tu ne peux pas m'abandonner comme ça, pas après tout ce que l'on a traversé.

-Jasper je ne veux plus de cette vie là. Tu ne veux pas être végétarien, et bien reprends ton précédent régime. Mais pour le moment j'ai besoin d'être loin de toi. Tu m'as fait trop de mal tu as détruit nos vie à tous. Et celle de Bella, tu te rends compte qu'il avait enfin trouvé sa compagne. Tout aurait dû se passer autrement j'avais une autre vision de l'avenir et tu l'as anéanti, parce que tu n'as pas su te retenir. Je ne veux pas, je ne veux plus être responsable de cela Jasper.

Je ne savais pas qu'un cœur mort pouvait encore souffrir, elle était en train de rompre. Ma compagne, me rejetait, bien sûr que j'étais responsable de ça, mais merde c'est ma femme. Cette douleur, cette solitude que je ressentais au fond de moi c'était intolérable. Elle avait pris sa décision elle était résignée. Je me levais je lui jetais un dernier regard elle baissa le sien. Je pris la direction de la maison je montais dans notre chambre et y pris un sac de voyage, j'y plaçais quelques affaires, et redescendis, je croisais Edward qui transpirait la colère et la rancœur, mais il exultait aussi. Monsieur jubilait parce qu'il n'était pas le seul à souffrir.

« Mais tout le monde souffre, tu n'es pas le seul »

-Et tout ça par ta faute, cracha-t-il.

Il n'avait malheureusement pas tort. Je pris la direction de la porte quand Rose m'arrêta.

-Où vas-tu ? demanda-t-elle suspicieuse.

-Je n'en sais rien encore.

-Et Alice tu ne peux pas la laisser et nous ? Ne nous laisse pas Jasper, on va s'en sortir tous ensemble.

-Non ! s'époumona Edward. Nous allons survivre, mais sans lui.

-Et de quel droit tu décides pour la famille ! Tu l'as fait il y a trois mois et regarde dans quel état cela vous met tous, déclara-t-elle avec colère.

-Parce qu'évidemment toi ça ne te touche pas.

-Son sort ! Absolument pas. Ce qui m'importe c'est ma famille et elle n'en fait pas partie, elle a la sienne qu'elle fasse comme nous.

Edward grogna sa haine à la face de Rosalie qui ne se démonta pas, elle se permit même le luxe de lui tourner le dos pour l'ignorer.

-Jasper nous sommes ta famille, nous avons tous besoin de toi. Et Alice pense à elle au moins.

-C'est elle qui m'a prié de partir. Je ne peux pas rester j'en peux plus de ressentir sa colère et son dégoût pour moi.

-Oh ! C'est pas vrai, fit-elle horrifiée.

Edward gloussa derrière moi, j'essayais de ne pas y porter attention. Mais un sentiment étrange m'envahit, le doute, et c'était le mien. Je me demandais si Edward était mêlé à la décision d'Alice de me quitter ? Quand un autre gloussement vînt confirmer ma supposition.

J'avais détruit sa vie involontairement, lui me rendait l'appareil intentionnellement. Lui en voulais-je ? Même pas je n'aurais certainement fait pire à sa place. Mais mon égo en prit un coup en plus de tout le reste. En fait il ne me restais plus rien.

-Au moins maintenant tu sais ce que je ressens.

-Je l'ai toujours su Edward, je n'avais pas besoin de le vivre concrètement pour être dans le même état que toi.

Rosalie me serra dans ses bras, elle était vraiment celle qui m'était le plus proche. Étant jumeaux d'association pour la comédie humaine nous avions appris à tisser des liens et contrairement aux autres je savais exactement ce qu'elle ressentait au fond d'elle et je savais que cette façade de superficialité et de froideur qu'elle affichait en permanence c'était sa carapace.

Une fois qu'elle m'eut relâché je franchis la porte sans un au revoir pour personne ni pour Esmé, ni pour Carlisle, pour personne. J'avais besoin de me retrouver seul avec ma douleur et ma peine. À cet instant j'ai su que ma vie ne serait plus jamais comme avant.

Fin du flashback.

Jake rentra, ce qui me permit de sortir de mes sombres pensées, mais je ne pouvais plus bouger de cette chambre, de cet endroit où il y avait encore son odeur partout pour me rappeler qu'elle existait, qu'elle était bien vivante quelques part. Ce parfum qui me rassurait, celui qui me poussait à être plus fort. Celui qui faisait aujourd'hui je ressentais ce gouffre au fond de moi. Je n'avais pas le droit de ressentir ça, je ne devais pas, elle ne m'appartenait pas, elle n'appartenait à personne d'ailleurs elle était libre de faire ce que bon lui semblait.

-Jasper, qu'est-ce que tu fais là ?

-Je réfléchis, dis-je d'une voix morne.

-Je crois que tu dois me dire ce qu'il se passe entre vous deux.

-Il ne se passe rien, absolument rien elle est partie, puisj'ajoutais pour moi silencieusement. Elle m'a abandonné elle aussi.

-Quels sont tes sentiments pour Bella ? demanda-t-il sans tact. Je sentais qu'il était inquiet, je sentais même de la peur émaner de lui. Il avait peur que je lui dise que je l'aimais, et qu'il faille qu'il se méfie de moi également.

-Je ne sais pas, je me sens abandonné, vide.

-Non ! Jasper pas toi aussi ! se lamenta-t-il. Et que vas-tu faire ? il était au bord de la panique.

-Je ne vais rien faire, elle mérite sa vie loin de nous. Nous... Je... lui ai déjà fait trop de mal, il se rassura légèrement.

-Je pense que c'est mieux en effet. Et vas-tu continuer de l'aider ?

-Bien sûr je vais attendre qu'elle fasse ce qu'elle veut faire pendant ces deux ans. Et ensuite quand elle retournera à La Push sous ta protection je les quitterais.

-Merci Jasper, elle a eu raison de te faire confiance tu es quelqu'un de bien pour une sangsue.

Je souris il était rassuré et il me faisait confiance. Que pouvais-je vouloir de plus surtout venant de mon ennemi mortel qui était en passant le meilleur ami de celle que j'aimais.

-Tu n'es pas trop mal non plus pour un clebs.

Il se leva et alla chercher dans la salle de bains un tee shirt qu'avait apparemment porter Bella. Son odeur imprégnait chaque fibres du vêtement, il me le tendit.

-Un petit souvenir, elle n'en aura plus besoin. Je suis sûr qu'elle aurait fait pareil si elle avait été ici.

-Tu sais où elle va ?

-J'ai une petite idée, mais je n'en suis pas sûr. Je me fais un sang d'encre, depuis qu'elle est partie, j'ai une angoisse qui ne me lâche pas.

-Je sais, je la sens. Mais on ne peut rien faire j'ai bien tenté de la dissuader, mais elle est plus obstinée qu'une troupeau de mulets.

-Et c'est peu de le dire. Comment va-t-on tenir deux ans comme ça ? Si seulement j'avais pu la suivre, dit-il dans un souffle de dépit. Une idée me vînt subitement, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt.

-Je crois que j'ai l'idée ! avançai-je presque soulagé.

-Tu veux la suivre ? Tu ne peux pas, j'y avais déjà pensé mais la connaissant je suis persuadé qu'elle finirait par s'en apercevoir, surtout s'il lui arrive quelque chose tu ne pourras pas rester en retrait, ajouta-t-il. Je fus touché qu'il ait pensé à moi pour suivre et protéger Bella.

-Pas moi non, mais j'ai des amis qui eux le peuvent. Ils sont nomades, ils pourront se déplacer et veiller sur Bella à distance sans qu'elle ne s'aperçoive de rien.

-Ils ont quel régime ? demanda-t-il sceptique.

-Un régime classique, mais je leur fais totalement confiance, et je leur confierais ma vie sans la moindre hésitation.

-Ne prends pas mal ce que je vais te dire, mais tu es plus résistant que Bella et en plus tu ne risques pas de finir comme casse croûte toi.

-Jacob, nous avons lié des liens tous les deux, tu as pu te rendre compte que j'étais honnête et précautionneux lorsqu'il s'agissait de Bella. Et je viens même de t'avouer mes sentiments la concernant. Crois-tu que je la mettrais volontairement entre de mauvaises mains ? De plus ils me sont redevable d'une dette d'honneur. Je leur ai sauvé la vie à tous les deux, ils ne toucheront jamais à un seul de ses cheveux si je leur demande de veiller sur elle.

-Est-ce que tu réponds d'eux ? S'il arrive quoi que ce soit à Bella tu sais que je te tuerais.

-Jacob s'il arrive quoi que ce soit à Bella et que ce sont eux les responsables nous irons tous les deux les détruire et je te laisserais en finir avec moi aussi sans opposer la moindre résistance.

-Mon Dieu je vais faire une connerie je le sens, finit-il résigné.

-Fie toi à moi, je t'assure que c'est ce qu'on peut faire de mieux pour Bella. Alice ne pourra pas les voir car elle ne les cherche pas spécialement, et même si pour une raison ou une autre elle les voit, soit eux, soit Bella. Elle saura que c'est sur mon ordre qu'ils sont auprès d'elle. Et je peux t'assurer que Peter donnerait sa vie pour défendre ma protégée.

-OK, vas-y appelle-les.

-Reste auprès de moi, qu'on ne laisse filtrer aucunes informations pour Alice, je composais le numéro de Peter. Il décrocha rapidement.

-Jasper vieille branche, comment va?

-Y a eu mieux Peter. Et vous ?

-Ben la routine, nous sommes en Allemagne à Berlin pour l'instant, on visite. Nous n'étions pas revenus depuis qu'ils avaient érigé le mur entre l'Est et l'Ouest, tu vois. Ça a beaucoup changé. Mais je suppose que tu ne nous appelles pas pour parler tourisme. Alors qu'est-ce qu'il t'arrive ?

-J'ai un service à vous demander, un service très important pour moi.

-OK tu as toute notre attention, dit-il plus sérieux.

-Je vous ai déjà parlé de Bella, l'ancienne compagne d'Edward.

-Celle que tu as failli croquer et pour laquelle Alice t'a jeté ?

-Tu aurais pu formuler ça autrement mais oui celle-là même. Nous venons de la retrouver à Dartmouth.

-Oh merde !

-Attends, c'est pas ce que tu penses. Elle ne veut plus s'approcher de nous. Mais Edward fait une fixation et refuse de lui laisser vivre sa vie. Elle s'est enfuit pour lui échapper, le problème c'est que lui et Alice sont activement à sa recherche. Et pour faire court je l'ai un peu aidé à s'enfuir. J'aimerais que toi et Charlotte veillez sur elle durant les deux prochaines années où elle va faire un petit tour du monde avant d'aller chercher la protection chez des amis à elle où elle ne pourra plus craindre les intrusions de ses persécuteurs.

-Tu nous demandes de faire du babysitting avec une humaine ? demanda-t-il perplexe.

-Écoute Peter tu me connais assez pour savoir que si je te demande ce service c'est que cela me tient à cœur.

-Tu l'aimes ?

-C'est compliqué Peter, mais j'y suis attaché effectivement.

-Et où peut-on la trouver ? demanda Charlotte. Je regardais Jacob, pour lui demander l'information.

-À Paris, elle a toujours rêver de visiter le Louvre, la tour Eiffel, enfin tous les trucs parisiens.

-Tu as entendu ?

-Oui. Et à quoi ressemble-t-elle, et son odeur ? Que l'on puisse la retrouver plus facilement, m'interrogea Peter.

-Elle est brune avec des reflets cuivrés, les cheveux longs légèrement ondulés. Elle a des lèvres d'un rose foncé et pleines qui contraste avec son teint blafard, elle est presque aussi blanche que nous. Elle a des yeux noisette avec une lueur de malice. Elle mesure environ 1,70 m elle est généralement habillée en jean classique, elle porte aussi souvent des Kikers légende marron. Elle a une marque de morsure de vampire à l'intérieur de son poignet droit et une toute petite cicatrice au dessus de son œil gauche.

-Avec cette description j'ai pas besoin de te demander son parfum je suis sûr de ne pas la louper, rigolât-il, accompagné par Jacob.

-Le jasmin est son odeur naturelle, elle l'accentue avec un gel douche du même parfum. Pour ses cheveux c'est un parfum à base de chèvrefeuille.

-Avec tout ça si on passe à côté, c'est qu'on l'aura fait exprès. Elle arrive quand sur Paris ?

-Elle est partie il y a environs deux heures d'ici, mais comme elle jongle avec les pouvoirs d'Alice nous ne savons pas exactement. Juste pour information, le temps où elle nous côtoyait c'était un aimant à danger. Mais en plus de ça elle a un caractère obstiné et elle est aussi très intuitive. Ne vous faites pas voir elle saura vous reconnaître.

-C'est une vraie mission commando que tu nous refiles.

-Presque, rigolai-je à mon tour. J'allais oublier c'est une maligne et elle est très intelligente, si elle se rend compte qu'elle est suivit elle tentera de vous semer et ne vous fiez pas au fait qu'elle soit humaine, elle a réussit avec moi.

-Ne te fais pas de soucis on va veiller sur ta chérie, me taquina Charlotte.

Je jetais un coup d'œil à Jacob qui semblait en proie entre savoir s'il devait sourire ou s'exaspérer qu'un vampire soit encore tombé sous son charme. Il opta pour mélanger ces deux options.

-Bon et je suppose que nous ne parlons qu'à toi ? demanda Peter.

-Je vais vous donner le numéro de son ami qu'elle ira rejoindre dans deux ans. Il s'appelle Jacob, j'ai autant confiance en lui que j'ai confiance en toi. Tu pourras l'appeler si tu n'arrives pas à me joindre.

Nous fîmes les échanges de numéros et après les dernières recommandations nous raccrochâmes.

Jacob venait de me quitter quelques minutes plus tard, car il avait senti Leah revenir et vu l'état émotionnel dans lequel elle se trouvait il valait mieux qu'ils restent ensemble quelques instants, ce qui me permit de prendre un grande inspiration car l'odeur de Bella commençait déjà à s'estomper de sa chambre, et surtout je n'aurais plus l'occasion d'y retourner.

Je me sentais soulagé, même si j'enviais Peter et Charlotte de pouvoir veiller sur elle. Mais c'était le mieux pour elle. Moi je ferais ce que j'ai à faire pendant ces deux ans et après je partirais, je referais peut-être son périple comme une sorte de pèlerinage.

Leah et Jacob rentrèrent, je pris le tee-shirt de Bella et sortis de sa chambre, jetant un dernier regard sur cette pièce comme si cet acte me condamnait à un futur de solitude.

C'était étrange comme sensation, je savais que j'aimais Alice, et j'aurais fait n'importe quoi pour elle, mais j'aurais fait exactement la même chose pour Bella, et je l'avais fait car je m'étais élevé contre ma famille pour elle.

Leah me regardait avec le tee-shirt de Bella à la main, je me sentais assez mal à l'aise qu'elle me juge désespéré ou peut-être aussi psychopathe que mon frangin. Enfin frère c'était un bien grand mot car pour l'heure nos relations venaient de s'inverser, il venait de faire fuir un probable futur heureux, sinon heureux au moins serein, pour moi.

Leah alla dans la salle de bains et en revint après quelques seconde avec une espèce de flacon. Elle vînt vers moi, me prit la main et le plaça le flacon dedans.

-Tu garderas son odeur un peu plus longtemps avec ça.

-Merci, lui répondis-je. En regardant ce qu'elle venait de me donner. En fait c'était le parfum de Bella.

-Bon je crois qu'il va falloir affronter ta famille, renchérit Jake.

-Oui je le crois aussi.

Nous partîmes à pieds Leah ayant ramené la voiture à Logan. Nous attendîmes d'être sous le couvert des arbres pour qu'ils se transforment. C'est rapidement et avec beaucoup d'appréhension que nous nous approchâmes de la maison. Bien évidemment tous les membres de la famille nous attendaient devant le perron. Jake m'avait donné les lettres à remettre et j'étais presque jaloux d'Edward qui avait droit à la sienne. Mais je me rassurais en imaginant dans quel état d'esprit elle l'avait rédigé avant de partir.

-Qu'est-ce qu'ils font là ? cracha Alice en direction de Leah et Jacob qui n'avaient pas repris leur forme, bien sûr la présence des loups l'empêchaient de scruter dans l'avenir, elle était aussi impuissante que nous.

-Ils sont les messager de Bella, argumentai-je à leur place.

-Pourquoi tu ne faisais plus l'affaire ? lâcha-t-elle avec amertume.

L'animosité d'Alice m'attaqua avec violence. Si j'aurais pu me réjouir d'un tel sentiment encore quelques semaines plus tôt, parce que cela pouvait cacher de la jalousie. En cet instant il me désola plus qu'autre chose.

-Ce n'est tout simplement pas à moi qu'elle les a confié.

Et je supposais que c'était pour être sûre que personne ne le découvrirait avant le moment opportun. Je m'avançais vers Carlisle et lui tendit la lettre que Bella lui avait rédigé, il parut surpris mais la prit tout de même. Et je m'approchais vers Edward qui arborait un sourire satisfait, je souriais intérieurement car je connaissais l'état d'esprit dans lequel elle avait rédigé cette lettre-ci et commençant à connaître Bella j'étais presque sûr qu'il allait perdre son sourire d'ici peu de temps.

-On verra ça, me dit-il hautain.

« Vas-y mon pote lis, il n'y a que comme ça que l'on saura. »

Edward regarda son père lui demandant implicitement de commencer la lecture de sa missive. Il avait beau montrer une apparence sûr de lui, je sentais bien qu'il appréhendait d'ouvrir sa lettre à lui. Il me toisait et oui je ne lisais peut-être pas les pensées mais je pouvais être tout aussi envahissant quand je le voulais. Carlisle commença sa lecture.

À l'attention de la famille Cullen,

Comme vous devez le savoir à l'heure qu'il est j'ai réussi à quitter Hanover sans mes deux traqueurs, au train.

Je vous fais parvenir ce pli, car j'ai une requête à vous demander. Requête que vous allez m'accorder. Je suis obligée de sacrifier mon avenir et mes rêves professionnels, pour pouvoir mener une vie plus où moins normale et loin de vous.

Je vous demanderais de ne pas me rechercher au moins durant les deux prochaines années. Car j'ai certains projets que j'aimerais mener à bien. Je ne vous demande pas l'impossible, c'est un délai que vous avez déjà respecté auparavant. Dans deux ans, jours pour jours je serais à La Push, seul endroit sur cette terre où vous êtes bannis et où je pourrais vivre une vie qui se rapprochera au plus de la normalité.

Je sais ce que tu penses Edward que rien ne t'empêchera de venir me chercher. Et moi je ne te répondrais qu'avec un seul mot. « Volturi. » Si j'apprends que tu me recherches ou si je disparais mystérieusement de la surface de la terre. Jacob ici présent a déjà reçu et mis en sécurité une lettre que j'ai moi même rédigé informant votre famille royale que vous violez honteusement vos lois. J'ai transposé toutes mes connaissances, je n'ai rien omis.

Vous pouvez penser ce que vous voulez de moi ça m'est égal, mais si l'on en est là aujourd'hui c'est à cause de vous. Vous m'auriez laissée tranquille comme je vous l'avais demandé, ou bien signez ce fichu traité j'aurais passé mes trois ans à Dartmouth. Mais non encore une fois vous avez voulu décider pour moi, mais je ne suis plus la même Bella je ne vous laisserais plus me régenter, ni intervenir dans ma vie.

Assumez les conséquences de vos actes.

Rose, Emmett et Jasper, toutes mes excuses, et vous me manquerez sincèrement. Je vous remercie tous les trois et je vous souhaite une agréable éternité.

Bella.

-C'est un vrai génie cette fille, clama Emmett à peine touché par la lettre menaçante de Bella, bien qu'il fut attristé de son départ.

Mais je devais admettre que j'étais d'accord avec lui. Elle avait paré à toutes les éventualités et toute seule. Avec son simple petit cerveau humain. Je lui souris pour lui faire comprendre que j'étais d'accord avec lui.

Emmett était quelqu'un de simple et d'honnête, rare sont les personnes qui étaient en parfait adéquation avec leur sentiments. Et bien que je ne sois pas dans sa tête, j'étais persuadé qu'il était autant en accord avec lui-même, il ne sortirait pas autant d'âneries autrement.

Je regardais Edward pour savoir s'il allait nous lire la sienne. Il me toisait et partit dans sa chambre. Je sentais du questionnement et de l'inquiétude de la part de Jacob. Il devait s'inquiéter de savoir si Edward allait se tenir à carreau.

-Je le pense, mais je ne pourrais rien t'affirmer. Pour l'instant il vient de prendre un coup bas dans son orgueil, il s'est toujours pensé plus intelligent que n'importe quels vampires et il vient de se faire écraser par le cerveau humain de son ancienne petite amie.

Je sentais Leah et Jacob s'amuser face à cette situation. Rosalie et Emmett étaient eux aussi clairement ravie de ce revirement de situation. Alice me regardait avec mépris.

-Pourquoi tu fais ça Jasper ? Pourquoi tu nous fais souffrir nous, ta famille ?

-Parce qu'elle me l'a demandé, parce qu'elle a cru en moi, parce qu'elle me fait confiance aussi, pour tout ce que toi tu aurais dû m'apporter et que tu n'as pas fait. Parce que je ne me sens pas faisant entièrement partie de cette famille, elle accusa le coup, je ressentis un élan de chagrin émaner d'un peu tout le monde.

-Tu te rends compte que nous sommes en danger ! Tu te rends compte les Volturi Jasper ! paniqua-t-elle.

-Si vous arrêtez de la persécuter personne ne risquera quoi que ce soit, rembarrât Rosalie.

Je vis Jacob s'agiter il cherchait à savoir s'ils allaient respecter la décision de Bella. Je me tournais vers lui pour être sûr que c'était bien ce qu'il voulait entendre.

-Tu veux savoir s'ils vont s'en tenir à ce marché ? lui demandai-je, il secoua sa grosse tête de bas en haut.

-Ce n'est pas ce que j'appellerais un marché moi, c'est plutôt un ultimatum ou au pire du chantage pur et simple.

-Fallait penser aux conséquences de vos actes, lâchai-je. Bon, allez-vous consentir à respecter ce marché oui ou non ? demandai-je sèchement.

-Oui et je parle au nom de toute la famille, intervînt Carlisle, plus autoritaire que jamais. Apparemment Bella avait raison, elle l'avait bien cerné. Une menace importante le ferait s'affirmer devant Alice et Edward.

-Alice et Edward je vous interdis de poursuivre Bella, si vous veniez à désobéir à cet ordre, je serais obligé de prendre des mesures que je regretterais profondément, mais il en va du bien-être et de la sécurité de notre famille. Cette histoire n'a que trop duré.

Je me tournais vers Jacob qui semblait satisfait. Il partit en direction des bois s'enfonçant un peu pour ne pas être sous notre vue, il allait se transformer. Pour revenir quelques secondes plus tard.

Il s'approcha de moi, et me tendit la main, je la saisis sans réticence.

-Rosalie, Emmett je vous remercie, votre aide a été précieuse, et je sais que Bella vous en est reconnaissante. Docteur Cullen, Madame Cullen, je n'ai personnellement rien contre vous, enfin rien d'autre que d'avoir fait souffrir Bella il y a deux ans, et j'espère sincèrement ne jamais vous revoir.

Il allais partir quand Leah lui donna un coup de museau, et le pointa en direction de Rosalie.

-Ah oui. Rosalie resterez-vous ici encore quelques temps ?

-Je pense qu'on va rester pour finir l'université, pourquoi ?

-Bella va t'envoyer quelque chose que tu lui as demandé, elle le fera rapidement.

-Très bien j'attendrais son pli, répondit-elle. Et si c'est ce que je crois, je l'attendrais aussi avec impatience. Avant de partir il se tourna une dernière fois vers moi.

-Merci Jasper du fond du cœur merci. Je ne le dirais pas à n'importe qui, mais je te dois beaucoup, considère que je te suis redevable. Et si un jour tu veux de ses nouvelles appelles moi, je hochais la tête en signe de remerciement et il partit.

-Au revoir Leah, lui dis-je alors qu'elle disparaissait suivant Jacob dans la forêt sombre.

J'allais me rendre dans ma chambre quand je sentis le déchirement que j'attendais d'Edward, je savais qu'elle n'avait pas été tendre dans sa lettre et je n'avais pas besoin de la lire pour savoir de quoi elle traitait.

-Tu devrais aller voir Edward il va avoir du mal à s'en remettre, dis-je à Alice, alors qu'elle ne décolérait pas.

Je prenais conscience que plus jamais nous ne partagerions de complicité ou d'affection comme c'était le cas avant entre Alice et moi. Ce soir avait marqué un nouveau tournant de nos vies nous éloignant un peu plus encore, nous étions à la croisée des chemins. Chacun sur une voie l'éloignant de l'autre et avec soulagement je me rendis compte que je n'en souffrais pas, ce que je trouvais curieux. Ce n'est pas elle qui m'imposa le plus de souffrance ce soir. Non c'était une petite brunette avec un cœur bien vaillant. De toute façon je pense qu'Alice ne comptait que sur Edward, comme cela avait toujours été le cas depuis que nous avions intégré cette famille.

Plusieurs jours passèrent, j'avais reçu un appel de Peter, il avait pris possession du colis, comme il aimait dire, et d'après ses rapports elle n'avait pas abandonné sa malchance en partant. Ils avaient dû lui éviter un vol la première journée et une agression le jours suivant. Ils ne chômaient pas et ils la trouvaient plutôt amusante ce qui pour Peter venait à avouer qu'il l'aimait bien pour une humaine, au moins maintenant qu'il avait pris conscience qu'il l'appréciait, j'étais encore plus serein car je savais qu'il ne lui aurait rien fait parce que je le lui avais demandé, mais maintenant il avait sa propre raison à lui.

Huit jours qu'elle était partie et autant de temps à ruminer seul la plupart du temps, j'avais informé Rose de surveiller les allés et venu de l'inséparable duo, pour être sûr qu'ils ne profitent pas de mon absence pour s'éclipser à la recherche de Bella. Rosalie m'appela sur mon téléphone, je m'étais instinctivement tendu redoutant le pire.

-Oui Rose.

-Rentre à la maison, m'ordonna-t-elle euphorique avant de raccrocher.

Je rentrais rapidement le timbre de Rosalie était trop joyeux pour une mauvaise nouvelle, ce qui me laissa penser que le pli de Bella était arrivé. Je pénétrais dans la villa Rose et Emmett m'attendaient dans le salon, en passant je vis Edward et Alice me dévisager Edward assit en haut des marches et Alice derrière lui une main sur son épaule. J'avançais sans leur accorder plus d'importance.

Rose trépignait d'impatience.

-T'en as mis du temps ? Allez installe-toi, elle avait résisté à l'envie d'ouvrir l'enveloppe, mais elle n'en pouvait plus.

Elle décacheta la grosse enveloppe marron qu'elle déposa sur la table je vis qu'elle venait de France, comme je m'y attendais. Elle me tendit une enveloppe blanche sur laquelle mon prénom était inscrit en gros. Je la pris, je voulus l'ouvrir maintenant mais Rose sortit d'autres documents, une enveloppe pour elle et Emmett et des photos. Elle les regarda et sourit, j'entendis Edward du haut de son escalier gronder, donc c'était bien les photos que j'espérais.

-Tiens et tu garderas la première moi je garderais les autres, me dit-elle en me tendant les clichés.

Sur la première Bella était dans mes bras elle avait le visage levé vers moi et me regardait elle était rayonnante, je me souvenais des émotions qu'elle avait ressenti à ce moment là, joie et surprise, d'ailleurs Rose avait pris le cliché au bon moment car c'est ce que je pouvais lire dans ses yeux, je m'attardai sur mon visage quelques seconde. Moi aussi je rayonnais, et mon regard était tendre. Cette photo montrait plus que deux amis bien ensemble, c'était bien plus que ça.

-Elle est belle non ?

-Oui tu l'as vraiment prise au bon moment, lui répondis-je en ne levant toujours pas mes yeux de Bella.

-Non, je parlais de Bella. Bien sûr que la photo est belle. Mais vous êtes magnifiques dessus.

-Ouais un peu trop si tu veux mon avis, renchérit Emmett, je sentais un sentiment protecteur émaner de lui.

-Ne t'inquiète pas comme ça. Elle est loin de nous à l'heure qu'il est, pour calmer son sentiment de protection, et celui de jalousie d'Edward et Alice par la même occasion.

-Apparemment elle était à Paris, constata Rosalie qui regardait le cachet des postes.

-La ville des amoureux. Peut-être y est-elle aller avec son chéri ? avança Emmett avec espoir.

Malgré que je sache que ce n'était pas le cas, je ne pus retenir de élan de jalousie que j'eus du mal à réprimer. Ce qui n'échappa à Rosalie qui me fit un sourire compatissant.

Je m'excusais et repartis en direction de mon petit jardin secret pour lire ma lettre. Une fois installé et avoir vérifié que personne n'était aux alentours bien que je me doute qu'Alice avait déjà dû la voir, et Edward aussi par l'occasion, je voulais être seul pour la découvrir. Je décachetais l'enveloppe avec soin et en sortis la lettre qui embaumait son parfum.

Jasper,

Je suppose que tu as dû te soucier de mon état après mon départ précipité de Hanover. Je tiens à te rassurer je vais bien.

J'étais à Paris j'ai vu tellement de chose magnifique, je suis sûre que cela t'aurait plu. Peut-être les as-tu vu toi même ? Ce doit certainement être le cas, je n'ai jamais pensé à te le demander, et je le regrette aujourd'hui.

Je sais que cette lettre est la dernière et le dernier contact que nous aurons. J'ai du mal à le réaliser, tu as été un ami tellement parfait, tu as été tellement plus que ça.

Je regrette ce qu'il t'est arrivé à cause de moi, parce que si j'avais suivi mon instinct ce jour là à Forks je ne serais jamais entrée dans ta vie et tu ne souffrirais pas aujourd'hui. Je ne mérite pas ton amitié, et je souhaite que tu puisses reconquérir ton âmes sœur, tu le mérites, tu en vaux la peine Jasper et ne laisse jamais personne te dire le contraire.

Je voudrais avec cette lettre te désolidariser de la promesse que tu m'as faite. Si tu veux avoir un avenir avec Alice je ne peux pas me montrer aussi égoïste, je n'avais pas le droit de te demander cela, et j'en suis désolée.

En tout cas je penserais à toi chaque jour de ma vie, car si je peux vivre sereine aujourd'hui c'est grâce à toi.

J'ai joint à ce courrier des photos que tu as déjà sûrement dû voir. Je les aie faites développer en double et je les garde précieusement sur moi, elles m'accompagneront à chaque étapes de mon voyage et de ma vie, une façon de te garder avec moi un peu plus longtemps.

J'ai ouvert ton enveloppe et je comprends pourquoi tu m'as demandé de l'ouvrir seule. Bien que tu saches déjà que c'est beaucoup trop, je te remercie sincèrement de me faciliter la vie de cette façon. Je te remercie pour tout et surtout de m'avoir accordé ces magnifiques moments où tu m'as fait assez confiance pour me montrer qui tu étais réellement. Tu me manqueras sincèrement Jasper Whitlock, en fait tu me manques déjà.

Bella

Quatre mois que Bella était partie et je n'arrivais pas à m'en remettre, les relations entre Edward, Alice et moi étaient tendues. J'avais l'oreille compatissante de Rosalie et Emmett passait autant de temps avec moi qu'avec eux. Mais on sentait bien que j'étais exclut. Carlisle n'avait plus de pouvoir dans sa maison, et Esmé tentait d'arrondir les angles entre tout le monde.

Je passais le plus clair de mon temps à l'extérieur pour les laisser souffler et se détendre et moi aussi par l'occasion. J'avais pris place dans mon endroit, dans cette forêt pas trop loin d'où habitait Bella. Je me déconnectais de la réalité comme j'aimais le faire et me laissais divaguer à penser à Bella. Je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche je le sortais et décrochais la peur au ventre quand je vis qui m'appelait.

-C'est moi, on a eu un petit problème.

-Elle a été blessée ? Comment va-t-elle ? demandai-je autoritairement.

-Non et elle va bien, nous sommes arrivés à temps.

-C'était quoi cette fois ?

-Un vampire. Il est mort, je m'en suis occupé.

-Pourquoi ne pas l'avoir effrayer comme avec les autres ? Vous n'étiez pas avec elle ? Que s'est-il passé ? questionnai-je irrité.

-Non, nous n'avons pas pu faire autrement ! Nous sommes au Brésil nous n'avons pas pu la suivre, sans risquer de nous faire voir, il était agacé par mon comportement je le savais sans même le ressentir.

-OK Peter ça va détends-toi, tant qu'elle va bien c'est l'essentiel, tentai-je de me calmer également.

-Et maintenant qu'est-ce qu'on fait elle nous a vu, elle même en face de nous.

-Putain Cullen tu as intérêt à aller te terrer au fond d'un trou. Je t'avais prévenu, Jacob va envoyer la lettre tant pis pour ta famille.

Entendre sa voix même furieuse amena un sourire sur mon visage cela faisait si longtemps que je ne l'avais plus entendu. Je me repassais souvent nos conversations mais ce n'était pas pareil c'était du réchauffé, là, par contre sa rage ne m'était pas familière. Elle croyait que c'était Edward derrière tout ça et je suppose qu'il en aurait été capable. Quoique lui ne lui aurait jamais assigné deux vampires non végétariens pour la surveiller.

-T'as raison elle a un sacré caractère ta chérie, confirma Peter, le fait qu'il associe Bella à moi de cette façon me fit me sentir étrangement heureux.

-Passe-la moi s'il te plaît, j'avais tellement envie de l'entendre encore et encore.

-OK je te la passe.

-Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans fou moi la paix putain.

Elle était vraiment furieuse, elle venait de frôler la mort et elle était furieuse que ce soit probablement Edward qui ait organisé son sauvetage. Elle était plus que bornée et j'aimais son caractère, en fait ce que j'aimais c'est que même dans cette situation elle le repoussait. Par contre je m'inquiétais de savoir comment elle allait prendre le fait que je l'ai fait surveiller. J'espère qu'elle ne m'associerait pas à lui.

-Bella, calme-toi, c'est moi, quand elle entendit ma voix, je l'entendis gémir et ce son me transporta dans un autre monde. J'entendis aussi son cœur louper deux battements, ce qui voulait dire qu'elle était émue et profondément touchée, j'avais appris à décoder le langage de son organisme.

-Jasper, c'est bien toi ? sa voix était haut perchée. Elle était surprise.

-Oui ma puce c'est moi. Je suis désolé pour tout ça, mais je me faisais trop de soucis, je tentais une approche directe et douce peut-être que cela marcherait enfin je l'espérais.

-C'est toi qui m'as fait suivre ?

-Oui c'était mon idée, je ne pouvais pas te laisser aller parcourir partout dans le monde sans protection, et cela s'est avéré vraiment utile Peter et Charlotte n'ont pas chômé avec toi, la franchise c'est tout ce qu'elle voulait.

-Je ne sais pas comment je dois réagir, je suis folle de rage, mais je vous suis reconnaissante en même temps, son ton m'indiquait qu'elle ne m'en voulait pas trop en tout cas moins qu'elle en aurait voulu si ça avait été lui. Mon orgueil se gonfla à cette idée.

-Écoute Bella tu as toutes les raisons de m'en vouloir, et je suis prêt à subir tes foudres mais tant que tu ne seras pas en sécurité auprès de Jacob je ne relâcherais pas ta protection.

-Dans ces conditions cela va bientôt s'arrêter c'était ma dernière étape , je rentre à Forks.

Pourquoi raccourcissait-elle son voyage ? C'était l'un de ses rêves. Cette annonce me fit l'effet d'une douche froide, elle n'était pas heureuse.

-Pourquoi ton voyage ne te plaît pas ?

-Ce n'est pas ça c'est que je n'en peux d'être toute seule, c'était ça, elle souffrait de la solitude. Je pouvais la comprendre j'en souffrais également même si j'aimais avoir du temps seul je ne pouvais nier qu'être seul me pesait aussi.

-Enfin sans une certaine personne, Peter ne put s'empêcher de commenter.

Mais à qui pouvait penser Bella ? À Logan ? Est-ce qu'elle repensait à leur baiser et peut-être regrettait-elle d'être partie et de passer à côté d'un hypothétique bonheur ? J'aimais à espérer que ce soit moi qui lui manquait, comme elle me l'avait écrit dans sa lettre. Il fallait que je sache, si c'était vraiment moi je partirais sur le champs la retrouver. Et même si ce n'était que pour mon amitié, je la rejoindrais quand même elle devait finir son voyage. Je ne voulais pas qu'elle gaspille tout à cause de cette solitude. Je lui devais ça.

-Bella veux-tu que je vienne ?

-Pourquoi le ferais-tu ? son ton déterminé elle attendait une réponse.

Mais laquelle devrais-je lui donner ? Je voulais y aller parce qu'elle me manquait, parce que je comptais jusqu'aux secondes depuis son départ. Mais ça je ne pouvais pas le lui dire. Elle voulait que je continue ma vie avec Alice, elle ne voulait pas d'un autre vampire comme petit ami. Une réponse neutre c'est ce qu'il me fallait en mettant en avant notre amitié qu'elle sente que je tenais à elle quand même.

-Parce que je veux voir de mes yeux que tu vas bien, et j'ai besoin de prendre l'air.

-Mais bien sûr on va te croire ! Tu peux faire confiance aux miens, si vraiment ce n'est que ça. « Putain Peter vas-tu apprendre à la fermer », pensai-je fortement en moi. Il va lui faire peur et elle va refuser.

-Ils vont te suivre ? bien sûr ils devaient déjà être au courant de ma décision, mais ils ne m'empêcheraient pas de la rejoindre. Je n'avais plus rien à perdre à part elle. Et Edward où pas je la rejoindrais.

-C'est possible sauf que je vais confier ma tache à Rosalie et rien ne lui échappe à elle crois-moi. Et puis je serais présent en personne pour assurer ta sécurité.

Oui je serais présent et je ne laisserais personne s'en approcher et tenter de lui faire du mal. Ils n'étaient plus ma famille, ils avaient détruit une partie de mon bonheur, je ne leur laisserais pas l'occasion d'empiéter sur une autre parcelle qui semblait se dessiner. Et même si Bella ne me voulait pas de cette façon elle resterait mon avenir pour le moment, au moins jusqu'à ce qu'elle quitte ce monde. Ma vie tournera autour d'elle. Je ne l'entendais plus sa respiration était saccadée et son cœur s'emballait je ne comprenais pas. Était-elle heureuse ou avait-elle peur ?

-Bella ça va ? Peter qu'est-ce qu'elle a ? j'étais angoissé je ne la voyais, je ne la ressentais pas, j'étais trop loin.

-Je crois qu'elle nous fait une crise de tétanie, il avait repris le téléphone.

-Elle a été blessée ? Il lui a fait du mal, demandai-je avec rage.

-Non elle n'est pas blessée, c'est juste le choc de te revoir. Ça fait quatre mois qu'elle pleure chaque nuit et qu'elle rêve de toi.

Bella rêve et pleure pour moi. Pourrais-je me laisser espérer que je ne sois pas le seul à vouloir plus que de l'amitié ? Aie-je le droit de me laisser porter par cette douce illusion ? Par ce sentiment de bonheur enivrant qui veut s'emparer de moi ?

-Non ! hurlait-elle désespérée.

J'étais perdu pourquoi ce désespoir dans sa voix. Je n'avais pas cinquante moyens de le savoir je devais la voir en personne, je devais jauger ses émotions par moi-même, elle ne pourra rien me cacher. Je saurais si elle va bien, je saurais si je peux espérer, mais pour le moment je devais me réfréner, cela me ferait trop de mal si elle ne partageait pas mes sentiments.

-C'est le contre coup c'est rien ça va passer, me rassura Charlotte.

-Faites attention à elle, ne la laissez pas une seconde sans surveillance, j'arrive, dis-je déterminé, je devais savoir, je devais la voir cela devenait vital.

-Oui on va en prendre soin, jusqu'à ce que tu arrives.

-Où êtes-vous ?

-Nous restons où nous sommes, dans la forêt amazonienne côté brésilien à environ une dizaine de kilomètres en parallèle de la transamazonienne.

-Peter prenez en soins. Je ne supporterais pas qu'il lui arrive quoi que ce soit.

-Oui ! dit-il blasé. Ça fait quatre mois que nous veillons sur ta miss catastrophe, je crois que nous arriverons à tenir encore une nuit.

Je raccrochais et me dirigeais vers la villa je devais prendre quelques affaires, et réserver un vol. Bien sûr quand j'arrivais le comité d'accueil m'attendait sur le pas de la porte. Les émotions étaient violentes et mitigées. Entre l'incrédulité et les interrogations de Rose et Emmett, la jalousie, le colère et le désespoir d'Alice. Puis la jalousie et la soif de vengeance d'Edward, il voulait me faire la peau. Toutes ces émotions glissaient sur moi comme de la pluie sur pare-brise, plus rien d'autre ne comptait. J'étais imperméabilisé à eux, à leurs émotions, seules les miennes comptaient, seule elle comptait et j'allais la rejoindre.

-Je ne crois pas non. Tu n'iras pas la retrouver.

-Edward même toi tu ne pourras pas m'en empêcher.

-C'est ce que tu crois ! il prit un posture d'attaque, Emmett réagit vite et se plaça entre nous je tentais de passer mais il me retint par le bras gauche.

C'était plus que je ne pouvais le tolérer. Instinctivement je lui décrochais un coup de poing avec ma main restante qu'il ne put esquiver. Je lui fis face, je n'ai jamais eu peur d'un combat et il ne m'effrayait pas. Mais je n'avais pas le temps, et par respect pour eux et les années passées ensemble je ne le ferais pas mais il ne fallait tout de même pas qu'il me cherche trop non plus.

-Jasper ne pars pas. Reste s'il te plaît. Essayons de recoller les morceaux tous les deux, plaida Alice.

Je la fixais elle suintait la détresse mais je ressentais toujours cette haine en elle. De toute façon ma décision était prise et elle le savait, elle plus que quiconque savait que j'allais partir et que rien ne m'en empêcherait.

-Tu connais déjà ma réponse Alice.

-Tu ne peux pas nous faire ça à nous, pas avec elle Jasper. Hurla-t-elle.

-Je n'ai rien choisi ça m'est tombé dessus alors que je ne le cherchais pas, alors que je ne le voulais même pas. Mais tout ça aurait pu être évité et de cela vous êtes responsable. J'ai assez perdu de temps.

-Tu l'embrasseras pour moi, me fit Emmett.

-Jasper soit raisonnable laisse-la faire sa vie sans nous, renchérit Rosalie.

-Je suis désolé Rose mais je ne peux pas, il faut que j'y aille.

-Je la plains elle n'aura vraiment jamais la paix, vous êtes tous cinglés dans cette famille ! dit-elle en se retournant fâchée.

Je la comprenais elle espérait vraiment que Bella puisse avoir cette vie qu'elle-même convoitait tant, mais avec nous dans son entourage cela réduisait sérieusement ses chances.

Je montai dans ma chambre en vitesse pris un sac et y enfournais quelques affaires attrapais mes papiers, mes clefs de moto et partis. Carlisle et Esmé comme toujours ces derniers temps étaient dépassés par les évènements. J'enfourchais ma moto quand j'entendis Edward m'avertir.

-Je serais toujours là Jasper, et finit la menace Volturi. Vous allez devoir composer avec moi.

Je le toisais et lui répondis en pensée.

« Fais ce que tu veux, mais je ne te laisserai certainement pas approcher de mon bonheur et de ma compagne, parce que si mes soupçons sont fondés elle le sera je peux te l'affirmer. »

Il rugit sa rage alors que je démarrais en trombe, j'étais pressé, trop pressé d'aller la retrouver. J'espérais seulement ne pas m'être trompé, et qu'elle veuille vraiment de moi. Je partis sans un regard derrière moi juste un regret pour Rose et Emmett qui je le savais allaient bien s'en sortir sans moi.

J'étais heureux j'allais enfin la revoir encore quelques heures et je la verrais, je la sentirais, je la toucherais et la serrerais dans mes bras, encore quelques interminables petites heures.

Chapitres suivants Haine amour et passion

Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017

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Commentaires

  • Une_liseuse
    • 1. Une_liseuse Le mardi, 26 Juin 2018
    *mais
  • Une_liseuse
    • 2. Une_liseuse Le mardi, 26 Juin 2018
    En fait moi j'aime bien le début, mai je n'ai accès qu'au prologue, est-ce normal?
  • Liloumoultipass
    • 3. Liloumoultipass Le dimanche, 25 Janvier 2015
    Qu'est-ce que j'aime ta fic. J'adore voir que ça avance régulièrement, pas le temps de perdre le fil ;)
    Et maintenant, à voir comment Jasper va gérer l'éloignement, pauvre cow-boy...
    Sinon, une seule chose, mais rien de grave, il y a une petite erreur dans la traduction de la chanson, au deuxième refrain, ça devrait être "je voudrais être particulier" et tu as mis "tu es tellement particulière"
    J'ai vraiment hâte de lire la suite:)
  • Mariine
    • 4. Mariine Le samedi, 17 Janvier 2015
    Je n'ai pas l'habitude de commenter, mais là obligée !
    Cette histoire est superbe !!!! Seul hic pour moi: le caractère de Bella, que tu veux plus fort, mais la façon dont elle se comporte avec les Cullen me dérange un peu! Mais vraiment, tout le reste je trouve ça top! J'ai lu tous les chapitres d'une traite, en une soirée, jusque 1h du matin et quand je me suis rendue compte qu'il n'y avait plus de chapitre après le 7... Quel deception!!!
    A quand la suite??? J'espère vraiment que la suite va vite arrivé, je surveille avec grande impatience!
    Digne d'un grand roman, vraiment! Très bien écrit, chapeau!!!
    M.
  • Jeni
    • 5. Jeni Le vendredi, 16 Janvier 2015
    Magnifique histoire
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