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Hermione aux pays des vampires

Chapitre 16

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Beta : EmInu 

OoO

- Hermione ?

- Oui, Afton ?

Elle regarda le chauffeur qui semblait mal à l’aise.

- Qui a-t-il ?

Caïus, Jane et Hermione étaient perplexes.

- Je ne mords pas, moi, sourit l’humaine.

Jane roula des yeux à la plaisanterie, la trouvant facile. Caïus partageait le même avis, mais au moins, cela détendit l’atmosphère.

- Durant notre combat…

- Oui ?

Hermione réfléchit à ce qu’elle avait fait, mais à part son sort… Normalement, son bouclier était à peine visible, mais avec la vue sur-développée des vampires, il était possible que le moindre de ses sorts leur soit perceptible.

- Eh bien…

- Afton, gronda Caïus, qui n’avait décidément pas de patience.

- Tu étais entouré de quelque chose de brillant. Je me demandais ce que c’était et je n’osais pas demander. Après tout, c’est quelque chose de… nouveau. Et malgré nos quelques siècles, nous ne savons rien sur les magiciens, précisa-t-il afin de ne pas vexer la jeune femme.

Après tout, le chauffeur ne la connaissait pas et il préférait prendre ses précautions, au cas où son caractère s’avérait être aussi explosif que celui de son roi.

- Sorciers, rectifia Hermione d’un ton professoral. Nous avons des lois, je ne peux vous en dire trop… Mais comme tu l’as vu, donc, peut-être… dit-elle lentement, lui mettant les nerfs à rude épreuve.

- Qu’est-ce que c’était, cette lueur qui t’entourait, insista Afton.

- C’est un bouclier.

Ils furent tous impressionnés, ne connaissant rien de ce que pouvait faire un sorcier.

- Woua, que peux-tu faire d’autre ?

Caïus gronda, le mettant en garde de ne pas prendre Hermione pour une nouvelle attraction. Il avait remis Aro à sa place, il pouvait le faire avec ses gardes.

- Oh, je suis désolée, je ne peux en parler. Comme je l’ai dit, nous avons des lois et si je les enfreins, je pourrais aller en prison et…

Hermione pensa à ce poste de consultant. Il fallait vraiment qu’elle fasse des recherches avant de postuler.

- Je suis tenue au secret. Je vous en dis trop. D’ailleurs, techniquement, je ne suis pas sûre d’être autorisée à être en votre présence.

- Ils peuvent te punir ? gronda Caïus.

- Non, j’ai trouvé un texte de loi, il ne reste qu’à prouver certaines choses, mais je saurai me défendre. Et puis, étant qui je suis… Ils me laisseront forcément le bénéfice du doute.

- Qui tu es ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Tu es une star ? rigola Afton.

Caïus attendait aussi sa réponse. Hermione était restée vague sur ce point-là, mais il comprenait à ses joues rouges qu’elle lui cachait une chose importante.

- Une star, non. Je suis juste un peu connue.

Hermione fit exprès de rester vague, cette fois-ci, pas à cause des lois, seulement parce que ça la mettait mal à l’aise.

- Ta guerre ? demanda Caïus.

- Oui, dit-elle, gênée.

Entendant le cœur de sa compagne battre de plus en plus vite, il préféra changer de sujet.

- Encore quelques heures et ton horr– chat pourra sortir de sa cage.

- Tant mieux, j’ai hâte d’arriver.

Même si elle avait apprécié le trajet, rester assise dans une voiture n’était pas son activité favorite. Le paysage était parfois joli, mais elle se lassait de l’observer au bout de quelques minutes et prendre un livre la ferait passer pour une asociale ou une miss je-veux-tout-savoir. Rester sans rien faire était une torture.

Même les légères caresses de son vampire ne suffisaient pas à passer le temps et si Hermione était honnête avec elle-même, ses caresses la rendaient folle sans qu’elle ne puisse y faire quelque chose. C’était énervant, surtout qu’elle ne maîtrisait pas ses nouvelles envies.

- Dans quelques kilomètres, nous serons en Italie. Le trajet se passera sans problème, la rassura Caïus.

Comme le roi l’avait dit, le trajet se passa sans encombres et, contre toute attente, Hermione passa la moitié de son temps à regarder le paysage.

- Je t’emmènerai visiter, si tu le souhaites.

Hermione lui fit son plus beau sourire.

OoO

- Oh mon dieu, soupira Hermione de bien-être en s’étirant de tous ses membres.

- Miaou !

Hermione s’accroupit.

- Dans quelques minutes, promis.

- Tu peux le lâcher, nul ne peut sortir ou entrer du château sans qu’on le sache, dit Afton en montrant les dents.

Hermione le regarda de travers, prête à dégainer sa baguette.

- Ton chat ne craint rien, chacun sait qu’on ne peut y toucher sans s’attirer des problèmes, intervint Caïus.

- Même toi, se moqua Hermione, interrogative, ayant bien compris que ces deux-là ne s’entendaient pas.

Le roi bougonna, mais acquiesça de mauvaise grâce.

- Ah, vous voilà, dit Aro.

Il posa une main sur l’épaule de son frère et tendit la main à sa compagne. Caïus gronda, ne voulant pas qu’il la touche. Le blond savait qu’Aro contrôlait son don, mais il était aussi trop curieux et voulait vraiment en savoir plus sur les sorciers et leur monde. Il était donc hors de question qu’il touche sa compagne.

Caïus avait expliqué à Hermione les différents dons des vampires Volturis et même d’autres vampires appartenant à d’autres clans.

La jeune femme, qui n’aimait pas être manipulée, décida de montrer à Aro qu’elle n’était pas une proie facile.

Aro, au grondement de son frère, commença à retirer sa main, mais sous l’étonnement des vampires, Hermione lui tendit la sienne avec un léger sourire.

- Hermione, l’avertit Caïus.

- Ne t’en fais pas, lui dit-elle avec un doux sourire et des yeux pétillants.

Le blond comprit que son frère n’allait pas être déçu. Caïus lui fit un sourire tordu qu’Hermione apprécia.

Aro n’avait pas fait attention à leur échange, trop excité. Lorsque ses doigts touchèrent la peau de la sorcière, il s’attendit à voir des choses que seul son imagination pouvait produire, mais non. Le roi ne « vit » rien, comme s’il ne touchait rien.

Hermione se contenta de sourire, attendant son verdict. Une fois n’est pas coutume, Caïus se retint de rire, appréciant que sa compagne ne se laisse pas faire et qu’elle lui joue même un tour, même s’il ne savait pas comment. Peut-être avait-elle un bouclier naturel ? Il ne le pensait pas. Il commençait à la connaître et se doutait que l’explication était magique.

Après une très longue minute, frustré, Aro se recula.

- Alors mon frère ? demanda Caïus, toujours amusé de la situation.

- Tu le savais, sinon tu ne m’aurais pas laissé l’approcher.

- Je ne savais rien, se défendit son frère.

Aro se retourna vers Hermione, qui semblait tout aussi amusée.

- Comment ?

- Si cela peut vous rassurer, seuls quelques sorciers sont en mesure de faire la même chose et les moldus en sont incapables, du moins à ma connaissance.

Hermione essaya d’y mettre les formes ; la jeune femme avait bien compris qu’Aro était susceptible.

- Bien.

- Si tu permets, Hermione a sûrement envie de se rafraîchir.

Après un bref signe de tête à son frère, Aro tourna les talons et rentra au château.

Caïus roula des yeux devant le côté théâtral de son frère. Sans être ému outre mesure, il indiqua la porte à prendre.

Hermione prit ses valises et les fit léviter derrière elle. Caïus la conduisit aux appartements qu’elle avait utilisés lors de son précédent voyage.

- Il est toujours comme ça ?

- Aro n’aime pas quand ses plans ne se déroulent pas comme il le souhaite, mais il ne t’en veut pas… Et je pense que tu lui fais un peu peur.

- Peur ? De moi ?

Caïus lui ouvrit la porte et la laissa passer.

- Oui, tu es mystère et comme tout mystère, tu lui fais peur.

Hermione posa ses valises et en ouvrit une magiquement pour ranger ses vêtements dans les meubles à sa disposition.

Caïus, les yeux ronds, vit toute sa garde-robe sortir d’une seule valise et s’envoler pour se mettre à sa place.

Afin de ne pas prendre sa compagne pour une bête de foire, il se reconcentra sur la conversation, même si son regard était fixé sur les vêtements volants.

- Et toi, je te fais peur ? demanda Hermione, amusée du comportement du blond.

Devant la pique de la jeune femme, il reprit conscience et décida de montrer qui il était. Rapidement, il se plaça  devant elle et bomba le torse.

- Et toi, femme, as-tu peur de moi ?

Hermione se retint de rire devant son comportement typiquement « mâle ».

- Oh oui, j’ai très peur.

Elle ne put pas s’empêcher de secouer légèrement sa baguette, afin que Caïus la suive du regard. Après avoir échappé un rire, Hermione partit en courant, suivie du vampire. Il la rattrapa dans la seconde.

Heureusement, il n’oublia pas qu’elle était humaine en la jetant sur le lit. Par contre, il ne se gêna pas pour se déplacer très vite, lui retirer sa baguette et la bloquer de son corps afin qu’elle ne puisse plus bouger.

- Et maintenant ? As-tu peur ?

- Je sais surtout que je ne battrai jamais à la course.

Hermione tenta de reprendre son souffle, impressionnée de ses capacités. Caïus le lui avait expliqué, mais à chaque démonstration, elle était étonnée.

Caïus secoua la tête, amusé. Du peu que le roi savait de son passé, il se doutait qu’il ne lui faisait pas peur, surtout avec ce simulacre. D’autres n’auraient pas réagi de la même manière, ce qui montrait encore une fois qu’Hermione était parfaite pour lui. Il l’embrassa, la remerciant sans qu’elle ne le sache.

Rapidement, leur baiser se fit passionné. Hermione lui fit une place entre ses jambes, les mains dans ses cheveux ou sur son dos ; Caïus n’était pas en reste, une de ses mains placée sous son t-shirt, l’autre sur sa nuque. Ils se perdirent dans leur plaisir.

Lorsqu’il se recula pour la laisser respirer, Hermione laissa échapper un gémissement. Gênée, elle rougit. Caïus sourit, flatté et bien sûr, elle le frappa.

- Tu n’as pas le droit de te moquer.

Hermione ne se rendait pas compte à quel point elle était désirable.

Caïus se dégagea afin que la situation ne dérape pas. Il s’était pris le retour du bâton.

- Je vais te laisser ranger le reste de tes affaires.

La seconde suivante, Hermione se retrouva seule, les cheveux en bataille, essoufflée, fixant la porte avec des yeux ronds.

Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre et reprendre son rangement. Elle y ajouta même quelques babioles pour personnaliser sa chambre.

Avant de sortir et de partir à la visite du château, elle fit un tour dans la salle de bain pour se recoiffer.

OoO

- Puis-je vous renseigner ? surgit un vampire alors qu’Hermione déambulait dans les couloirs éclairés sans trouver des choses intéressantes.

Hermione aurait été heureuse de trouver la bibliothèque, mais elle était en Italie et voudrait profiter du soleil. N’y avait-il pas de cour ?

Malheureusement pour le vampire, ses réflexes de guerre lui revinrent. Hermione sortit sa baguette et le ligota d’un « incarcerem », avant de comprendre son erreur.

- Oh pardon !

D’un geste, elle le libéra en faisant disparaître les cordes. Par chance, le vampire semblait amusé.

- Je suis désolée. J’ai quelques mauvais réflexes.

- C’est une bonne chose, même si j’en ai fait les frais.

- Une bonne chose ?

- Vous n’êtes pas sans défense.

- Je n’avais pas vu les choses sous cet angle.

Le vampire lui laissa du temps pour assimiler. Après ce qui lui sembla des heures, il vit un léger sourire sur son visage. Il se dit que le cerveau humain était lent. Il était content de ne plus en être un.

- Puis-je vous renseigner ? répéta-t-il.

- Je cherche le soleil… Avez-vous un endroit où en profiter ?

Le vampire acquiesça et, après un bref sourire, la conduisit dans l’une des cours. Même s’il était obligé d’être aimable avec elle, sous peine de grosses représailles, le vampire se disait que ça ne serait peut-être pas une corvée.

Ils passèrent par le hall d’entrée, saluant la secrétaire. Le vampire continua son chemin, mais Hermione, se rappelant d’une phrase de Caïus, décida de demander à la seule personne qui aurait la réponse à ses questions.

- Vous pouvez sûrement me renseigner.

- Si, seniora ?

- Où se trouve la cuisine ?

La secrétaire sourit et lui indiqua l’une des portes donnant dans le hall. Après l’avoir remerciée, Hermione rejoignit le vampire qui l’attendait quelques mètres plus loin, un sourire moqueur accroché au visage.

- Qu’est-ce qui est si drôle ? demanda Hermione.

Le vampire se contenta de hausser les épaules sans répondre.

- On ne s’est pas déjà croisés ?

Le vampire s’arrêta et ouvrit deux portes, esquivant la question. Les portes dévoilèrent une grande cour avec des murs de plus six mètres de haut, dissuadant tous les curieux. Au cas où cela ne suffisait pas, des gardes patrouillaient à leur sommet, recouverts de capes dans le style détraqueur.

Hermione s’avança doucement de peur de troubler le calme de cet endroit. Au milieu se trouvait un chêne centenaire. A l’ombre de ses feuilles reposaient une table et des chaises ; autour des murs, des parterres de fleurs ; sur sa droite, une petite fontaine et sur le sol, de la pelouse verte. La jeune femme sentit qu’elle allait apprécier cet endroit.

Lorsque son guide commença  à s’éloigner, Hermione le héla.

- Tu ne m’as même pas dit ton nom.

OoO

A suivre…

hp-drago

Chapitre 17

Beta EmInu

OoO

Hermione s’avança doucement de peur de troubler le calme de cet endroit. Au milieu se trouvait un chêne centenaire. A l’ombre de ses feuilles reposaient une table et des chaises ; autour des murs, des parterres de fleurs ; sur sa droite, une petite fontaine et sur le sol, de la pelouse verte. La jeune femme sentit qu’elle allait apprécier cet endroit.

Lorsque son guide commença  à s’éloigner, Hermione le héla.

- Tu ne m’as même pas dit ton nom.

Le vampire continua son chemin sans lui répondre, ce qui n’étonna pas Hermione outre mesure. La jeune femme, nullement vexée, retourna son regard vers le soleil.

Perdue dans le paysage, elle n’entendit pas son compagnon arriver.

- Je vois que cet endroit te plaît, dit-il d’une voix calme.

Hermione sursauta en se retournant pour le fixer, un grand sourire sur le visage.

Caïus, qui était resté dans l’ombre, tendit la main afin que l’humaine la rejoigne, mais celle-ci, joueuse, se recula un peu plus vers le soleil. Hermione avait compris que Caïus ne voulait pas se montrer au soleil, ce qu’elle trouvait idiot même s’il brillait et que c’était particulier. La jeune femme n’était pas du genre à se moquer, ayant été souvent brimée.

Caïus secoua la tête, amusé. Voyant sa compagne s’éloigner vers le centre de la cour, il la rejoignit et la prit dans ses bras pour lui voler un chaste baiser, suffisant pour que les gardes comprennent que c’était sa compagne et suffisant pour satisfaire la demoiselle.

Ladite demoiselle n’était pas dupe de son comportement, mais trouvait cela attendrissant, vu que ses deux ex n’étaient pas du genre possessif.

- Vas-tu te plaire dans notre demeure ?

- Tant que j’ai accès à la bibliothèque et cet endroit, oui.

- Et moi, tu me situes où ?

Hermione se mordit la lèvre, toujours joueuse, se rapprocha encore plus de son vampire et lui murmura à l’oreille :

- Dans mon lit…

Caïus gronda lorsqu’elle s’éloigna encore une fois pour aller voir la cour de plus près. Le roi était heureux d’avoir sa cape pour cacher son léger problème. Le vampire en lui grondait de ne pas avoir revendiqué sa femme. Il espérait que cela allait vite se produire, n’étant pas sûr de se contrôler encore très longtemps. Il ne voulait surtout pas briser sa sorcière.

Il avait vu durant les siècles des accouplements mal se passer. Quelquefois, malheureusement, cela s’était mal fini, mais la plupart du temps les choses ne s’étaient si mal déroulées. Après tout, ils étaient destinés l’un à l’autre, les choses étaient faites pour se passer correctement.

Après avoir réussi à se calmer, il rejoignit la jeune femme qui admirait à peu près tout. Il aimait la regarder vivre, ayant oublié ce qu’étaient la surprise et la découverte de nouvelles choses. Il la suivit docilement et silencieusement, lui rendant les sourires qu’elle lui offrait.

Hermione, de son côté, s’était éloignée pour cacher son trouble. Ce n’était pas son genre de dire des phrases aussi osées ; surtout qu’elle le pensait vraiment. C’était peut-être ça qui la perturbait le plus.

Même si elle appréciait le sexe avec Ron, c’était souvent pour lui faire plaisir. Avec Caïus, elle en avait envie, son corps en avait envie. C’était une première. A Poudlard et quelques mois après, elle s’était sentie fière de ne pas avoir cédé à ses pulsions adolescentes, préférant ses livres. Là, l’équilibre des choses revenait et elle avait l’impression d’être dévergondée, même si elle avait mis ses rêves érotiques dans un coin de sa tête.

Elle avait énormément de questions, mais personne pour y répondre. C’était surtout dans ses moments-là que ses parents lui manquaient. Est-ce que ses envies étaient normales ? Est-ce que ce n’était pas trop rapide ? Est-ce que…

Comme à chaque fois qu’Hermione se sentait perdue, elle s’éloigna pour réfléchir et prendre du recul, même si c’était uniquement dans sa tête.

Heureusement, Caïus la laissa tranquille tout en restant présent. La jeune femme était étonnée de leur entente alors qu’ils se connaissaient depuis peu.

Encore une chose étonnante, sa simple présence la calmait et la rassurait. Tout en continuant sa visite, elle lui sourit de temps en temps. Les minutes défilèrent et elle commença à se demander s’il pouvait l’aider. Elle verrait ça plus tard…

OoO

- Où vas-tu ?

Hermione grimaça au ton désespéré que prit sa voix. Après avoir passé sa première nuit courageusement seule, la jeune femme et sa libido avaient l’espoir que Caïus reste un peu avec elle.

Hermione avait apprécié leur nuit à Londres et aurait bien recommencé, ayant bien dormi grâce à la présence rassurante de Caïus. Chose ironique vu qu’elle avait compris que son vampire était dangereux et impitoyable.

Caïus posa une main sur sa joue et l’embrassa.

- Je voudrais rester, mais comme tu le sais, nous ne dormons pas. Si un vampire souhaite nous voir, nous devons lui accorder ce droit et on rajoute à cela nos nouvelles résolutions.

- Je comprends. Cela va être un processus très long et vous n’avez pas le droit à l’erreur.

Hermione était fière d’elle, son désespoir ne s’étant quasiment pas entendu. Caïus, qui arrivait à mieux cacher ses envies, lui sourit d’un air compatissant.

Il voudrait passer plus de temps avec sa compagne, surtout qu’elle avait été quasiment seule depuis son arrivée. Il pensait que, dans un certain sens, c’était pour le mieux. Cela permettait à la jeune femme de s’habituer à sa nouvelle vie et aux vampires de se familiariser avec son sang sans avoir envie de la manger. Surtout, c’était mieux pour Aro, qui devait réfréner ses envies de puissance s’il ne voulait pas qu’Hermione lui botte les fesses d’une façon qui lui servirait de leçon pour le siècle à venir. Lui-même n’était pas sûr de pouvoir se retenir si son frère reprenait son comportement idiot.

Après avoir passé quelques jours loin du château, il devait reprendre ses fonctions et régler quelques problèmes. Ce n’était pas le moment de laisser la bride à Aro. Marcus et lui devaient eux aussi gérer.

- Nous passerons du temps ensemble.

- Juste tous les deux ?

- Juste tous les deux, dit-il d’une voix pleine de promesses qui fit rougir la jeune femme.

- C’est une promesse ?

- Oh oui, vile petite créature diabolique.

Après un baiser de plus en plus passionné, Caïus retourna à ses occupations. Étant seul, il repensa à ses moments avec son humaine. Il était fier de lui pour ne pas lui avoir brisé un os. Il arrivait même à appuyer ses caresses sans lui faire de bleus. Avec un peu de chance, le reste se passerait bien sans qu’il ait besoin de la transformer en catastrophe.

Avant cela, il lui avait fait une promesse et Caïus comptait bien la tenir. Déjà, des idées fusaient dans son esprit. Certaines étaient un peu folles et il n’était pas sûr qu’Hermione les apprécie. Aimerait-elle voir le fond des océans ? Peut-elle même respirer sous l’eau ? Non… Ou encore voir le Pôle Nord ? D’ailleurs, quel genre de choses les mortels voulaient voir ? De son temps d’humain, on croyait aux Dieux et on faisait des pèlerinages vers le temple le plus proche, mais il n’était pas sûr que ce soit toujours le cas. Déjà, même mortel il n’aimait pas cela, il croyait en lui et avait appris à compter sur soi-même sans attendre l’aide d’une quelconque aide divine. Son instinct lui disait qu’Hermione partageait son avis. Au pire, elle y trouverait un certain attrait historique…

Non, il devait trouver quelque chose qui lui plairait…

Une fois la porte close, Hermione s’y appuya. Elle se maudit de se sentir aussi niaise. Elle qui s’était toujours moquée des filles qui se languissaient de leur copain alors que cela ne faisait que quelques minutes qu’ils étaient séparés…

- Foutues hormones.

OoO

- Bonjour Miss, pouvons-nous nous joindre à vous ?

- Oh oui bien sûr, dit Hermione, légèrement intimidée par les deux femmes vampires.

Hermione remit tout de suite des noms sur leurs visages, Sulpicia et Didyme, les deux compagnes des rois. Quelques mètres plus loin se trouvait Corin, leur garde personnel.

Elle les avait croisés à son arrivée, il y a une semaine, mais les deux femmes l’avaient laissée se mettre à son aise.

- Que lis-tu ?

- Techniques de Métamorphoses avancées.

Hermione vit que les deux femmes étaient curieuses, mais elles n’en demandèrent pas plus. Un silence gênant s’installa.

- Avez-vous déjà rencontré le sorcier qui venait ?

- Le dernier ou ses prédécesseurs ? sourit Didyme.

Hermione rougit, se rendant compte que les deux femmes étaient « âgées ». Sulpicia sourit d’un air rassurant. A l’inverse de son mari, elle appréciait la jeune femme. Aro, qui était très fier, avait quelques problèmes avec elle depuis qu’elle avait contré ses plans et quasiment lu en lui.

- Nous l’avons croisé, mais n’avons jamais pu assister aux réunions. D’après ce que nous savons, rien d’intéressant n’en ait jamais sorti, expliqua Sulpicia.

- Vous le connaissez ? demanda Didyme.

- Oui, il était directeur de notre école.

Encore une fois, le silence s’installa.

- Est-ce que vous vous habituez à la vie au château ? s’enquit Didyme.

Hermione sourit en pensant à Caïus.

- Oui, il est magnifique et empli d’histoire. Et puis, j’aime Volterra. C’est une jolie cité.

- Dans quel domaine travaillez-vous ?

Hermione choisit ses mots avec soin avant de répondre.

- Après l’école, j’ai décidé de voyager avant de travailler dans un département pour le Ministère.

La jeune femme grimaça à son dernier mot. Elle n’aimait pas mentir.

- Ne vous en faites pas.

Sulpicia hésita avant de poser sa main sur celle de la jeune femme.

- Caïus nous a expliqué les restrictions, ne vous en faites pas.

- Je n’aime pas mentir, même si là, je contourne juste la vérité.

- C’est une qualité très noble.

- Nous espérons qu’un jour, vous pourrez nous en parler.

A cette phrase, les yeux d’Hermione pétillèrent. Même si elle aurait adoré travailler au département des créatures magiques, faire la demande à ce poste était une bonne chose.

- Mais vous n’allez plus y travailler. N’est-ce pas ? demande Sulpicia.

Hermione fronça les sourcils, sa baguette la démangeant subitement. Personne ne l’empêchera de travailler.

- Je ne compte pas passer ma vie à ne rien faire. Je compte travailler et toujours dans le monde magique.

- Mais votre communauté se trouve en Angleterre, c’est loin.

Le ton de Sulpicia se fit plus cassant. Hermione se rendit compte que la reine pouvait être gentille, mais qu’elle avait des points communs avec son mari. Et apparemment pas les meilleurs.

- Pour vous, peut-être, pas pour moi. De plus, il existe des sorciers partout dans le monde. Je suis sûre que je pourrai contribuer à la communauté si je le souhaite, dit Hermione fermement.

Didyme vit que les choses allaient vite s’envenimer si cela continuait ainsi et décida d’intervenir. Elle demanda à son amie de se calmer à vitesse vampirique :

- Sulpicia, calme-toi ! Tu te comportes comme une vampire trop gâtée ! Hermione est la compagne de Caïus et elle est humaine, ne l’oublie pas. Tu sais bien qu’ils ont une perception des choses différentes de la nôtre.

Heureusement que Didyme étudiait les mortels et leur culture, cela lui permettait de comprendre certaines choses qui échappaient aux vampires ayant oublié qu’ils étaient humains.

Ses mots semblèrent calmer la femme d’Aro.

- Ce que mon amie essaye de faire comprendre – maladroitement je vous l’accorde – c’est que vous faites partie du clan et qu’elle s’inquiète.

Hermione hocha sèchement la tête, se rappelant elle-même le professeur McGonagall. Voyant qu’elle n’était pas calmée, Didyme continua.

- Ne serait-ce pas plus facile pour vous de travailler par ici ?

- Oui, je vous le concède, mais même si je vis ici, l’Angleterre est mon pays. De plus, si j’obtiens le travail que je souhaite les choses devraient être plus faciles.

- Il est inutile de vous demander lequel est-ce ? demanda Sulpicia qui s’était calmée.

- C’est exact, répondit Hermione.

- Bien, bien. Merci pour votre temps, Hermione. N’est-il pas l’heure pour vous de manger ? De plus, il me semble que la réunion de nos maris vient de prendre fin.

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La nuit était déjà bien avancée quand Caïus put se libérer quelques heures pour rejoindre sa compagne et se calmer. L’un des vampires avait été des plus désobligeants et Caïus lui avait montré que les Volturis ne supportaient pas l’insolence. La différence entre avant et maintenant c’était qu’il ne l’avait pas tué, juste arraché un bras, ce qui était un gros progrès.

Seulement, il avait besoin de se calmer. Lui aussi avait besoin de quitter le château même quelques jours, il n’était pas sûr de supporter les autres mâles qui regardaient sa compagne.

Doucement, il souleva les couvertures et se glissa contre le corps chaud d’Hermione qui réagit en produisant un son hautement érotique à ses oreilles.

Il se retint de la prendre dans ses bras - encore une fois de peur de la blesser et parce qu’il ne savait pas si elle apprécierait - mais Hermione, toujours en dormant, vint se coller contre lui. Le roi cacha son visage dans ses cheveux pour en apprécier l’odeur.

L’avantage lorsqu’on trouve sa compagne humaine, c’est que l’on n’est pas attiré par son sang. Contrairement à ce que certains peuvent croire, s’ils le décident, les vampires pouvaient leur soif.

Caïus entendit le cœur d’Hermione battre plus vite, signe de son réveil.

- Salut, dit-il d’une voix rauque.

- Je rêve ? demanda-t-elle en passant une jambe autour de son bassin.

- Tu rêves de moi ? demanda en retour Caïus, amusé.

- Et comment…

Caïus se baissa pour l’embrasser. Une fois complètement réveillée, Hermione ne se gêna pas pour laisser parler ses envies. D’un geste rapide, Caïus l’installa à califourchon sur lui. Hermione, incitée par les mains de Caïus sur ses hanches, frotta son bassin contre le sien, faisant gronder le roi. Ses mains glissèrent dans ses cheveux, tandis que le roi la caressait tendrement.

- T’aurais-je manqué ? dit-il, amusé.

Elle s’appuya contre lui.

- D’après ce que je sens, c’est aussi ton cas.

- Je ne vous savais pas si dévergondée, Miss Granger.

Gênée, elle l’embrassa. Le vampire sentit qu’il l’avait mise mal à l’aise, alors il inversa leur position et prit le contrôle de la situation. Il avait hâte qu’elle soit pleinement à l’aise avec lui parce qu’elle serait une vraie tigresse.

Il reprit ses mouvements de hanches, faisant soupirer Hermione qui enroula ses jambes autour de sa taille. Ses doigts parcoururent le corps de sa compagne tandis qu’il fixait son visage et tous les changements qu’il pouvait y voir, comme ses joues rougies par le plaisir, ses lèvres qui s’entrouvraient  par moment, sa langue qui sortait avant de retourner dans sa bouche, ses paupières closes, ses yeux qui roulaient, ses pupilles dilatées. Caïus appréciait chacun de ses petits détails et cela lui permit de garder un contrôle relatif sur leurs ébats.

Hermione ferma les yeux, savourant les caresses. Elle les rouvrit bien vite, ne pouvant se passer de son regard fasciné. Pour une fois, elle se sentait femme.

Malgré la passion qui montait en eux, ils gardèrent leurs vêtements. Cela n’empêcha pas Hermione de voir les étoiles.

OoO

A suivre…

Alors ? Alors ?

Hp-drago

 

Chapitre 18

Beta EmInu

OoO

 Hermione ferma les yeux, savourant les caresses. Elle les rouvrit bien vite, ne pouvant se passer de son regard fasciné. Pour une fois, elle se sentait femme.

Malgré la passion qui montait en eux, ils gardèrent leurs vêtements. Cela n’empêcha pas Hermione de voir les étoiles.

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- Je voudrais t’annoncer quelque chose, déclara Caïus, grimaçant en entendant son ton ferme de roi.

Il se sentit coupable lorsque les battements du cœur d’Hermione s’accélérèrent. A vitesse vampirique, il s’agenouilla devant elle et lui prit délicatement (ce dont il était très fier) la main. Hermione haussa un sourcil septique.

- Tu ne vas pas me demander en mariage, hein ? demanda-t-elle, paniquée.

- Quoi ? dit-il, perdu, avant d’aviser sa position. Non, non, sois rassurée… Enfin… Je ne veux pas dire que je ne veux pas t’épouser, mais… Enfin… Pas maintenant.

Le rire d’Hermione les sortit de ce moment de malaise. Elle se pencha vers lui et l’embrassa doucement. La jeune femme était malgré elle émue de son comportement, se doutant que son compagnon ne devait quasiment jamais perdre ses moyens. Lorsqu’il le faisait, c’était vraiment qu’il était bien avec la personne ou alors c’était son côté plus sanglant qui ressurgissait et Hermione ne donnait pas cher de la peau de la personne en face…

- J’ai un cadeau pour toi.

Hermione fut de nouveau perdue.

- Pourquoi ?

- Ouvre, dit-il en lui tendant une petite boîte.

Voyant qu’elle n’aurait pas d’explication pour le moment, Hermione s’exécuta et découvrit une paire de boucles d’oreilles en diamant, discrète, mais qui devait valoir une fortune.

- Merci, elles sont magnifiques, dit-elle, sincère. Mais pourquoi ?

Caïus se rendit compte une nouvelle fois que sa compagne était différente et vraiment parfaite pour lui. Il n’avait jamais compris – et cela malgré les nombreux siècles – l’attrait des femmes pour les bijoux, chaussures, vêtements et autres babioles… Des livres, il pouvait comprendre, c’était une part de l’histoire.

Voyant qu’il restait silencieux, Hermione décida d’employer les grands moyens, parce qu’elle savait qu’un aussi beau cadeau ne devait pas rester dans un tiroir poussiéreux.

- Si tu ne me dis pas pour quelle occasion tu me les offres, je ne les porterai pas…

Pour se donner de l’aplomb, elle croisa les bras, parce que les boucles étaient vraiment jolies.

- Me faut-il une occasion pour te faire un présent ?

Hermione sentit sa résolution partir devant le regard et la moue de son compagnon. Néanmoins, elle tint bon.

- Veux-tu que je te menace avec ma baguette ? sourit-elle.

Il fallait que la sorcière profite de cette menace, parce qu’elle était persuadée qu’elle ne durerait pas longtemps. Comment pourrait-elle lever sa baguette sur un homme qu’elle commençait à aimer.

- Très bien, tu gagnes cette bataille, s’inclina-t-il.

Hermione vit dans le regard pétillant de Caïus de la malice qui promettait de douces vengeances.

- Je voulais m’excuser de ne pas être là à ton réveil.

Toute la tension accumulée disparut, les épaules jusqu’à présent crispées de la jeune femme se relâchant.

- Ne t’excuse pas, du moins pour cela. Je savais en venant au château que tu avais de grandes responsabilités et que ça prend beaucoup de ton temps, surtout après ton voyage à Londres.

- Donc, je peux repren…

- N’y pense même pas, le fusilla-t-elle du regard en serrant son nouveau bijou.

Caïus sourit, amusé.

- Ok. Un partout.

- Tu ne m’empêcheras pas de te faire des cadeaux et cela sans occasion. Il va falloir t’y habituer, parce que je ne compte pas arrêter.

Caïus était étonné de ses propres paroles, parce qu’il n’avait jamais été ce genre d’homme. Bien sûr, il faisait des cadeaux à Anthénodora, mais c’était la moitié du temps parce qu’elle glissait dans la conversation qu’un objet lui plaisait.

- Va pour les cadeaux, mais rien de très cher.

- Marché conclu.

Rien de très cher, c’était un accord très vague, parce que pour lui, rien n’était trop cher pour elle. De plus, il avait accumulé une sacrée fortune au fil du temps…

- Pourquoi ai-je l’impression que je me suis faite avoir ?

- Parce que c’est le cas, dit-il avant de lui voler un baiser.

- Pourquoi ne suis-je pas plus choquée que cela ?

- Tu commences à me connaître.

Ils se fixèrent quelques secondes avant que Caïus ne reprenne leur conversation.

- J’ai un autre présent pour toi.

- Caïus…

- Je t’ai prévenu.

Hermione sourit, malgré elle attendrie et émue de toutes ses attentions, mais aussi mal à l’aise.

- Pourquoi ce changement de comportement ? demanda-t-il.

- Toi aussi, tu commences à me connaître.

La jeune femme lui caressa la joue, toujours dans son tourbillon d’émotion.

- Je n’ai pas l’habitude que l’on me gâte ainsi. Je ne sais pas comment réagir. J’aime ton cadeau, dit-elle en soulevant la boîte, mais je ne sais pas si je dois t’en faire un en échange.

- Je te préviens, les boucles-d’oreilles ne me vont pas, plaisanta-t-il afin d’apaiser un peu sa compagne.

Hermione grimaça un sourire.

- Ou si tu attends autre chose de moi. Ou même si plus tard, tu vas me reprocher tes cadeaux. Ou…

- Stop, gronda-t-il, n’aimant pas être le tourment de sa sorcière. Jamais je ne te reprochais les cadeaux que je t’offre. Jamais. Tu m’entends ? Si un homme t’a déjà fait cette réflexion, il n’a pas intérêt à croiser mon chemin, car sa fin risque d’être longue et douloureuse. Je n’attends rien de toi, je veux que tu restes toi-même. Et j’espère que tu ne t’habitueras pas à mes nombreux cadeaux parce que j’aime voir tes rougeurs, ta spontanéité, tes sourires timides et tes yeux qui brillent de joie.

Les larmes coulèrent sur les joues d’Hermione. C’était le plus beau discours qu’elle avait jamais entendu.

- Merci, murmura-t-elle avant de l’embrasser, lui montrant sans le vouloir toute sa reconnaissance pour tout ce qu’il lui apportait.

Après un long baiser qui mit tous les vampires aux alentours mal à l’aise, Caïus recula. Ce fut d’une voix rauque qu’il poursuivit.

- Tout compte fait, si tu veux me remercier à chaque fois par ce genre de baiser, je suis pour…

Hermione rougit jusqu’au cou et en baissant les yeux, elle vit que le pantalon de son vampire était déformé.

- Oh mon Dieu, se cacha-t-elle.

- Si tu me dis que tu n’as jamais déclenché ce genre de réaction chez un homme, je ne te croirai pas.

Caïus avait vraiment le don de lui faire oublier ses tourments.

- Bien, mon deuxième présent est pour nous deux.

Le roi se dit qu’Hermione le prendrait mieux en abordant le sujet ainsi.

- Une semaine dans les alpes suisses, juste tous les deux.

- Vraiment ?

- Vraiment.

OoO

- As-tu toujours des doutes ?

- Non, elle est bien pour notre roi. Mais, contrairement à ce que tu peux penser, je m’en suis rendu compte il y a quelques jours.

- Quoi ? Quand ? Comment ?

Le vampire tourna les talons et s’éloigna en murmurant un «  A plus tard sœurette » qui énerva au plus au point la vampire.

OoO

- Maintenant, je me sens encore plus mal à l’aise, soupira la reine.

- Nous avons tous les deux été désobligeants avec elle, mais le plus important est de ne pas refaire ces erreurs.

Le roi et la reine observaient discrètement le couple en pleine discussion. Sulpicia était elle aussi émue du discours du blond.

- Caïus ne nous laissera pas passer une autre erreur. J’espère que tu as mis tes différends avec elle de côté. Je ne supporterai pas qu’il t’arrive quoi que ce soit et en combat, je ne peux battre mon frère, dit Aro d’un ton grave. Pourtant, il y a toujours une part en lui qui veut étudier la jeune femme et en savoir plus sur ce monde inconnu, il va juste falloir la jouer plus finement.

- Même si je ne le pensais pas au début, son arrivée est une bonne chose, son humanité est ce dont nous avons besoin.

- Oui, nous commencions à faire les mêmes erreurs que les Roumains. Et cela n’est pas tolérable.

OoO

- Quel âge as-tu ?

- 24 ans.

Hermione le frappa gentiment sur le bras.

- Tu sais ce que je veux dire, sourit-elle, amusée.

- A peu près deux mille ans.

- Oh, en fait tu as dépassé le stade de vieillard, tu es carrément une momie, le provoqua-t-elle et cela lui permit de cacher son étonnement.

Heureusement qu’elle était une sorcière sinon, elle aurait cru impossible que l’on puisse vivre aussi longtemps, même pour un vampire.

En plus, la jeune femme avait compris que le roi blond avait du mal avec ce genre de réflexion, mais elle adorait le voir se retenir d'exploser. Aro et Marcus, qui n’étaient pas loin, rigolèrent. Caïus se renfrogna un peu plus.

- Rappelez-moi vos âges ? demanda innocemment Hermione.

Les deux autres rois arrêtèrent brutalement de rire, ce qui ne fut pas le cas de leurs compagnes qui entrèrent dans la pièce, rejoignant leurs compagnons après avoir salué d’un sourire la jeune femme.

Hermione avait peur qu’il y ait un malaise entre elle et Sulpicia après leur conversation tendue, mais il semblait que l’une comme l’autre avaient laissé cette querelle derrière elles, ce que la sorcière apprécia, surtout pour une broutille.

Leur comportement fit sourire Caïus. La sorcière posa son assiette dans l'évier.

- Il n'y a que moi qui aie le droit de me moquer de toi, dit-elle en se penchant vers le blond pour lui déposer un baiser léger sur la joue. À plus tard !

- Quand partez-vous, bougonna Aro.

Caïus se retint de rire devant les enfantillages de son frère.

- Soit rassuré mon frère, nous partons demain soir.

- Cela lui fera du bien, tempéra Marcus, sachant qu’ils pouvaient rapidement partir dans une stupide querelle.

- Pardon ? gronda Caïus, n’aimant pas entendre que sa compagne n’était pas heureuse à ses côtés.

Aro, pour se rattraper de son comportement envers la compagne de son frère, lui expliqua :

- Aussi brillante que soit ta compagne, il n’est pas facile pour elle de se retrouver entourée de vampires ou tout simplement de n’être jamais seule. De ce que tu nous as dit, elle aime ses moments calmes.

Caïus hocha brièvement la tête, montrant qu’il comprenait son opinion. Il lui en voulait toujours pour son comportement.

Cela lui rappela aussi que lui aussi s’était dévié du « bon » chemin. Si Hermione n’avait pas été sa moitié, il aurait sûrement accepté les desseins de son frère. Mais tout ça était fini. La première étape était quasiment passée, faire entendre raison à Aro. La deuxième allait être plus délicate, le montrer aux vampires… Il allait leur falloir un plan.

- Elle recherche aussi les endroits calmes, avec très peu de passage, rajouta doucement Marcus, voyant que son frère partait dans de sombres pensées.

A bien y réfléchir, souvent, lorsqu’il retrouvait Hermione, elle se trouvait dans des endroits isolés. Une fois, il l’avait même retrouvée sur le toit, au-dessus de la cour qu’elle affectionnait. Inutile de dire que les gardes avaient été étonnés de la voir au sol et ensuite à trente mètres de haut, perchée sur les tuiles.

Marcus posa sa main sur l’épaule du blond, le sortant de ses pensées.

- Je suis content du bien que ta compagne te procure.

Devant l’air légèrement perdu de Caïus, Marcus sourit.

- Tu nous aurais arraché un bras pour quelques paroles malencontreuses.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Bisous

hp-drago

 

Chapitre 19

Beta EmInu

OoO

Marcus posa sa main sur l’épaule du blond, le sortant de ses pensées.

- Je suis content du bien que ta compagne te procure.

Devant l’air légèrement perdu de Caïus, Marcus sourit.

- Tu nous aurais arraché un bras pour quelques paroles malencontreuses.

OoO

Hermione était à la fenêtre, observant le hibou portant sa lettre de demande de poste au ministère s’envoler. Elle avait bien sûr passé plein de livres poussiéreux au peigne fin pour tout bien vérifier avant son départ.

Au fond d’elle, Hermione savait qu’elle avait passé autant de temps à chercher la petite bête afin de reculer le moment où elle enverrait sa candidature. Après tout, sa vie avait pris une tournure différente, ce qui n’aidait pas sa manie de tout planifier et de vouloir tout savoir à l’avance. Ce n’était pas une réussite si on se rappelait ses années à Poudlard. Mais c’était un grand changement et si jamais cela ne marchait pas, la jeune femme ne savait pas ce qu’elle pourrait faire de sa vie. Et cette idée la paniquait. Jamais elle ne pourra supporter de n’être que la compagne du roi.

- Pourquoi cet air soucieux ? Et pourquoi regardes-tu un hibou ?

- Il emporte mon avenir.

- Tu as fait ta demande de travail, conclut Caïus. Pourquoi ce stress ? Tu sais que tu vas avoir le poste.

Hermione se tourna vers lui pour le fixer en silence. Elle avait encore du mal à comprendre comment il faisait pour saisir les nuances.

- Tu es perturbant.

- Erreur, je suis un vampire.

- Millénaire en plus. Ce qui a dû te laisser beaucoup de temps pour admirer les demoiselles.

- Serais-tu jalouse ?

Hermione s’étouffa presque avec sa salive. Elle, jalouse ? Non !

- Non !

Pourtant, en regardant le vampire, elle ne put s’empêcher d’avoir une boule au ventre.

- Peut-être.

Caïus haussa un sourcil, clairement moqueur, ne s’attendant pas à une capitulation si rapide. Il se rapprocha d’elle pour la prendre dans ses bras.

- Nous avons déjà eu cette conversation.

Hermione voulait se cacher, mais Caïus l’intercepta et lui releva le visage.

- Je comprends que tu ne ressens pas notre lien comme moi, mais je t’assure qu’il est très fort et que je ne vois que toi.

- Je ne doute pas de toi.

- Alors pourquoi cette conversation ?

Hermione ne put s’empêcher de pouffer de rire. L’espace d’un instant, elle avait oublié qu’il n’était pas humain et, par conséquent, qu’il n’avait pas ce genre de préoccupation.

Doucement, elle l’embrassa.

- Merci.

- Pour quelle raison ?

- Merci d’être toi.

OoO

- Tes bagages sont prêts ?

D’un coup de baguette, Hermione boucla sa valise.

- Pourquoi ton cœur bat si vite ?

- Une petite contrariété.

- Comme ?

Hermione se contenta de lui sourire mystérieusement en agitant sa baguette.

Caïus se demanda qui en avait subi les conséquences.

- Si tout va bien, nous pouvons y aller.

- Oui, sourit Hermione, à la fois heureuse de partir avec Caïus et fière de sa petite remise en place.

Il faudra qu’elle pense à envoyer une lettre de remerciements aux jumeaux terribles pour leur inventivité.

OoO

- Tiens, monsieur je ne réponds pas aux questions, dit Hermione en voyant le vampire qui attendait à côté de leur voiture.

Caïus se retint d’intervenir. Il devait laisser sa compagne respirer. Elle le lui avait fait comprendre avec un petit sort…

Après l’accord de son roi, il rapporta son attention sur l’humaine.

- Tiens, mademoiselle qui ligote les gens venant l’aider.

Hermione rougit, ce qui fit sourire Alec. Caïus était à la fois étonné que son garde se soit fait ligoter et qu’il sourisse. Cela fait des décennies qu’il ne l’avait pas fait. Sa compagne allait faire des miracles, il en était sûr.

- Alec va faire diversion, une petite précaution.

- Alec, alors c’est comme ça que tu t’appelles, je vais pouvoir te harceler.

Le garde jeta un coup d’œil à son roi, toujours pour vérifier qu’il allait bien garder la tête sur les épaules.

- Dans tes rêves, sorcière, répliqua-t-il en esquissant un sourire.

Caïus fut encore étonné par le comportement de son garde.

- Bien, allons-y.

La patience de Caïus était à bout. C’était déjà un grand pas pour lui. Il n’avait jamais aimé que sa femme plaisante avec un autre que lui. Il se savait être un connard possessif. Il pourrait dire qu’avec Hermione, les choses seraient différentes, mais non. Il voulait la garder pour lui et était prêt à l’enfermer dans une tour d’ivoire pour cela. Enfin, la jeune femme ne se laisserait jamais faire et lui ferait payer au centuple. Il ne voulait définitivement pas connaître l’étendue de ses pouvoirs et de son imagination.

Alec rangea les bagages dans le coffre pendant que Caïus faisait monter Hermione dans la voiture. Le roi prit ensuite le volant.

Quelques minutes plus tard, le couple s’en alla. Alec attendit avant de prendre la voiture plus luxueuse et de partir dans une quelconque direction.

OoO

Après un trajet stressant pour Hermione, ils arrivèrent enfin dans un chalet perdu en pleine montagne enneigée. Durant quelques minutes, elle oublia son inquiétude de se retrouver complètement seule avec son compagnon. Après tout, ils étaient adultes et elle ne savait pas si elle était vraiment prête à franchir LE pas.

- C’est chez toi ?

- Cette maison appartient au Volturi, entre autres.

- Combien y en a-t-il ? demanda Hermione, soudainement plus gênée.

- N’oublie pas qui je suis et que j’ai vu vos plus grandes villes alors qu’elles n’étaient que des villages.

- Ah oui, j’oubliais que tu étais une momie, plaisanta-t-elle.

- Tu vas me vexer.

- Je saurais me faire pardonner…

Après un baiser au coin des lèvres, Hermione se recula, joueuse. Pourquoi ne pas se lancer ? Ce n’était pas comme si elle n’en avait pas envie. Et son corps le réclamait.

- Tu me fais visiter ?

- Si c’est ce que tu souhaites.

- Oui, je le veux, dit-elle, la voix rauque.

- Tu n’es pas obligée.

- Je vais finir par croire que tu ne veux pas de moi.

- Dire des sottises ne te va pas.

Caïus l’entraîna dans la chambre, malgré lui, avec une certaine réticence. Jamais il n’avait couché avec une femme humaine. Il se souvint qu’il avait besoin de toute sa concentration pour un léger toucher, mais il savait aussi que sa compagne n’était pas si fragile que cela.

Délicatement, il l’allongea sur le lit.

- Si ton cœur continue de battre aussi vite, il va imploser.

- Tu me rends nerveuse.

- Pour quelle raison, demanda-t-il en l’embrassant dans le cou avant de descendre sur sa poitrine.

Hermione rougit, gênée.

- Alors ?

Caïus déboutonna son chemisier tout en continuant ses baisers.

- Tu le sais, soupira Hermione.

- Nous le savons tous les deux, mais le dire peut être bénéfique.

- J’ai moins d’expérience que toi, murmura-t-elle.

Hermione rougit, mais pas pour ses mots, juste parce qu’il lui retira son pantalon et son sous-vêtement.

- Tu es parfaite pour moi, tu le sais, dit-il avant de l’embrasser.

- J’aime quand tu me le dis.

- Démon.

- Je suis la sagesse incarnée, mais si tu te recules de moi, tu me le payeras, dit-elle en le retenant par les cheveux.

Caïus gronda, aimant de plus en plus son comportement et le fait qu’elle s’affirme. Sans vraiment sans rendre compte, il déchira le chemisier, faisant sursauter Hermione.

La sorcière aurait pu avoir peur - il faisait rarement étalage de ses caractéristiques de vampire devant elle, surtout lorsqu’ils étaient intimes – mais au contraire, elle apprécia de le voir lui-même, elle se sentit même fière qu’il le soit plus souvent.

Hermione ne se laissa pas faire et déshabilla son vampire avec des gestes de plus en précis, ce qui n’était pas facile avec toutes les caresses et baisers qu’il lui faisait. Son cœur battait tellement fort qu’il lui en ferait presque mal et si la jeune femme pouvait l’entendre, elle n’imaginait pas ce que cela pouvait être pour son vampire.

D’ailleurs, il ouvrit la bouche.

- Tout va bien… le rassura-t-elle.

Puissant dans son courage Gryffondorien, elle finit sa phrase :

- … Fais-moi l’amour, maintenant.

Caïus, qui avait du mal avec son contrôle, se rendit compte que les minutes précédentes étaient faciles à gérer, parce qu’avec sa dernière phrase, il fallait qu’il puise au plus profond de lui pour ne pas laisser son vampire sortir.

Ne préférant pas ouvrir la bouche, il lui obéit.

Le plus délicatement possible, il s’installa entre ses cuisses avant d’entrer en elle. La sensation était indescriptible et beaucoup trop intense pour qu’il puisse garder son calme. Pour évacuer, il envoya son poing dans le mur au-dessus de leur tête.

Hermione vit le geste de son compagnon. Après tout, même si elle appréciait énormément sa présence en elle, ils n’étaient pas dans un conte de fées et elle n’avait pas cramé ses neurones et oublié tout le reste. Elle en fut clairement amusée, mais s’abstint de tout commentaire, préférant lui changer les idées en l’embrassant.

- Sois toi-même, dit-elle du bout des lèvres.

Caïus mit à peine une minute à reprendre ses esprits avant de reprendre là où il s’était arrêté, pour leur plus grand plaisir ; plaisir ultime qui arriva relativement rapidement.

OoO

- Pourquoi regardes-tu le ciel ?

- J’attends ma réponse.

- Elle ne doit pas arriver à Volterra ?

- Non, les hiboux nous trouvent, où que nous soyons.

- J’ai reçu un appel d’Aro qui m’a demandé de te transmettre un message : que c’était bien joué mais qu’il ne l’oubliera pas.

- Oh, mais c’était le but.

- Ok, vas-tu me dire ce qu’il en est ?

- Non, je dois régler mes affaires toute seule et si je te raconte ce qui se passe, tu vas forcément y mettre ton nez – ne dis pas non – alors que je dois faire seule ma place dans votre château plein de vampires. Compris ?

Caïus la fixa, refusant acquiescer.

- Caïus ?

- Seulement si tu me promets qu’en cas de gros problèmes, tu me demandes de l’aide.

- C’est un bon compromis.

- Bien, affaire réglée. Maintenant, si nous profitions de notre dernier jour de vacances ?

- Tu es en train de me dévergonder.

- Juste parce que tu le veux bien.

Hermione rougit alors que Caïus l’embrassait dans le cou.

OoO

- Pourquoi ai-je l’impression que ce hibou me regarde bizarrement ?

- Peut-être parce que c’est le cas ? Les hiboux reconnaissent les différentes créatures.

Hermione ouvrit la fenêtre et récupéra la lettre.

- Est-ce la lettre que tu attendais ?

OoO

A suivre…

Bisous

hp-drago

 

Chapitre 20

Beta EmInu

OoO

- Pourquoi ai-je l’impression que ce hibou me regarde bizarrement ?

- Peut-être parce que c’est le cas ? Les hiboux reconnaissent les différentes créatures.

Hermione ouvrit la fenêtre et récupéra la lettre.

- Est-ce la lettre que tu attendais ?

OoO

- As-tu fini de ruminer ?

- Cette enfant m’a piégé.

- Tu l’as bien cherché, mon frère.

- Et cela t’a beaucoup amusé.

- Je te l’accorde.

- Et tu n’as pas été le seul. J’ai été la risée de tous les gardes. Je vais perdre ma crédibilité.

- Tu t’égares mon frère, soupira Marcus, las d’entendre les jérémiades de son frère.

Aro le fusilla du regard, mais ne répondit pas et se retint de bouder ouvertement. Déjà qu’il s’était retenu de faire payer le sourire des gardes. Il se serait mis ses frères à dos et même s’il avait du mal à l’admettre, il comprenait qu’ils avaient besoin d’une redirection gouvernementale. Leur faire payer aurait été une trop grosse régression par rapport à leur légère avancée.

Néanmoins, le silence d’Aro ne dura pas plus d’un quart d’heure.

- J’avais les cheveux roses !

Marcus soupira, décidant de ne pas répondre et de continuer sa lecture.

- Il va falloir la surveiller de plus près.

- Ou alors, tu la laisses tranquille et tes cheveux garderont leur couleur naturelle. De plus, ils sont revenus normaux à peine une journée plus tard. Je ne vois pas pourquoi tu te plains. Et commençant à la connaître, je suis persuadé qu’elle aurait pu faire pire. Surtout avec ce que tu lui as dit.

- Je n’ai fait qu’énoncer une vérité.

- Bon, maintenant ça suffit, gronda Marcus en fermant son livre et se mettant debout face à Aro.

Aro fut tellement étonné de l’éclat de colère de son frère qu’il garda la bouche fermée.

- Tu as provoqué la compagne de Caïus. Déjà, tu as eu de la chance que Caïus ne te tombe pas dessus. Il t’a prévenu une fois, la seconde il agira. Tu sais comment il est lorsqu’il est en colère. Ensuite, elle est sa moitié, tu t’es bien rendu compte qu’elle n’était pas une deuxième Anténodora et qu’elle sait se défendre.

Aro s'apprêtait à répondre, mais Marcus l’intima au silence d’un geste de la main.

- Si tu avais pris quelques minutes pour discuter avec elle, tu en saurais plus sur son passé et sur son univers que tu veux tellement connaître.

- Je croyais qu’elle n’avait pas le droit d’en parler.

Marcus se retint de lui arracher un bras et prit sur lui pour répondre le plus calmement possible.

- C’est vrai, mais elle nous a parlé de sa vie personnelle et par obligation, elle a laissé échapper quelques détails sur son monde. Maintenant, si tu veux bien m’excuser, je préfère la compagnie de mon livre à ton humeur butée.

Marcus ramassa son livre et quitta la pièce, laissant un Aro choqué. Marcus savait que c’est ce dont avait besoin son frère : de se retrouver seul pour réfléchir.

Pour sa défense, cela faisait des siècles qu’ils avaient leurs habitudes et ce n’était pas facile de s’en défaire.

OoO

- Est-ce la lettre que tu attendais ?

- Non, soupira Hermione. C’est Harry. Tu sais, mon meilleur ami.

- Que te veut-il ?

- Il m’invite pour un dîner, soupira Hermione.

- Tu ne sembles pas enchantée. Si tu ne veux pas y aller, tu peux n…

- Ne finis pas ta phrase, le menaça-t-elle avec son index.

Caïus, clairement amusé, prit sa main pour y déposer un baiser.

- Je suis désolé.

- Non, tu ne l’es pas.

- C’est vrai, sourit-il avec suffisance.

Pour une raison bizarre pour elle, Hermione appréciait son côté sûr de lui. Elle qui pourtant n’appréciait pas cette « arrogance » comme pouvait l’être un autre blond.

- Harry a été mon premier ami et nous avons vécu énormément de choses. Grâce à ça, personne ne pourra briser notre amitié.

- Dois-je être jaloux ?

Hermione réfléchit quelques secondes avant de répondre.

- Même si je passais ma journée à te convaincre que tu ne crains rien, tu le serais quand même… Et c’est normal. Nous débutons notre relation et nous avons besoin de plus nous connaître avant de se faire pleinement confiance. Mais si dans vingt ans, nous avons cette même conversation, attention à tes fesses.

Tout en écoutant son discours, Caïus se dit qu’il avait énormément de chance de l’avoir trouvée. Plus il la connaissait, plus il appréciait ce qu’il découvrait.

Il décida de le montrer en l’embrassant passionnément.

Depuis qu’ils avaient avancé dans leur relation, Hermione était plus entreprenante et prenait ses repères. Néanmoins, sa raison la fit se reculer. Caïus n’en fut pas d’accord et l’embrassa dans le cou, bien décidé à profiter au maximum du calme de leur chalet.

- Nous devons rentrer, soupira-t-elle.

- Plus tard, dit-il en posant ses mains sur ses fesses pour la soulever et l’emmener à vitesse vampirique dans leur chambre.

Il l’allongea sur le lit et reprit ses baisers. Les premiers boutons de sa chemise furent défaits calmement, mais comme à chaque fois, il n’y tint plus et arracha son haut.

- Je vais finir par ne plus avoir de vêtements.

- Je t’en rachèterai, dit-il vaguement en lui arrachant son jean.

Caïus vénéra son corps encore quelques minutes avant qu’Hermione inverse les rôles.

Même si elle pouvait le déshabiller d’un coup de baguette, elle préféra prendre son temps. A chaque nouveau morceau de peau dévoilé, Hermione le caressa du bout des lèvres, le rendant fou. Elle avait bien compris que la patience n’était pas son point fort, mais la jeune femme avait aussi appris à reconnaître ses grondements et en ce moment, elle savait qu’il appréciait le traitement.

N’y tenant plus, Hermione prit les devants et ne fit plus qu’un avec son vampire.

Ce fut après avoir atteint le plaisir ultime qu’ils se séparèrent.

Comme à chaque fois, Caïus était attentif à l’humanité de sa compagne. Il ne lui avouerait jamais s’être documenté afin d’être bon pour elle. Il avait déjà perdu une femme, il ne perdrait pas celle-là Il se souvenait – et il n’était pas le seul - de la déchéance qui avait suivi la mort d’Anténodora. Il n’est pas sûr de survivre à celle de sa sorcière.

- Je m’améliore.

- Dans quel domaine ?

- Ta peau est moins marquée.

- Et tu te sens moins coupable.

- Uniquement parce que tu as une crème miracle.

- Parce que si je ne l’avais pas, tu ne me toucherais plus ? demanda Hermione, haussant un sourcil, clairement intriguée de sa réponse.

- Aucune chance que je me retienne. Je n’ai pas cette grandeur d’âme, dit-il avec franchise.

Hermione soupira, soulagée. Elle n’aurait pas aimé qu’il la traite comme une poupée de porcelaine ou pire encore, qu’il ne prenne pas en compte ses besoins.

- Tu dis toujours que je suis parfaite pour toi, mais la réciproque est vraie.

OoO

- Vous êtes en retard… Pourquoi êtes-vous en retard ?… Avez-vous des ennuis ? Dois-je envoyer des gardes ?

- Heureusement que tu n’as pas besoin de respirer, se moqua Caïus, de bonne humeur.

Aro resta sans voix. Il se dit que ça lui arrivait trop régulièrement.

- Nous serons là dans une heure.

- Bien, parce que nous avons une demande d’audience qui requiert ta présence.

- Un problème ? demanda Caïus, soudain sérieux.

- Rien de dramatique, juste tragique, soupira Aro.

- Bien.

Caïus raccrocha et avant qu’il ne broie son téléphone, Hermione lui prit et le posa.

- Un problème, demanda Hermione qui n’avait rien entendu de la conversation, étant trop rapide pour ses oreilles humaines.

Il faudrait qu’elle se renseigne sur un sort ou une potion qui pourrait régler ce désagrément.

- Selon Aro, non, dit-il en accélérant un peu trop vite pour Hermione.

- Et donc ? Est-ce mal ou bien ?

- Aro ne s’inquiète jamais… Pourquoi ton cœur bat-il plus vite ?

- Parce que tu roules à plus de cent trente sur une petite route sans visibilité. Si nous avons un accident, je pourrais peut-être transplaner, en espérant que je ne me fasse pas voir, ce qui m’apporterait de gros ennuis si c’était le cas. Et il faudrait que j’explique ta présence, parce que je suis incapable de mentir aux autorités. Ce qui découlerait bien sûr de mon recalage automatique pour le poste.

Caïus savait que le poste qu’elle voulait était important à ses yeux, même s’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Il leva le pied de l’accélérateur.

- Ta vie est plus importante qu’une demande d’audience.

- Et puis, ce n’est pas comme si vous étiez immortels, grimaça-t-elle en se calmant.

Caïus ne put empêcher un sourire de naître.

- Tu as raison. Après autant de siècles, on pourrait croire que nous avons acquis certaines choses simples, mais il faut croire que nous ne sommes pas infaillibles.

- Et c’est tant mieux, sinon votre immortalité serait vite ennuyeuse. Et avec le nombre d’années ou siècles que vous vivez, il faut faire des choix sur ce que vous devez retenir, sinon vos cerveaux exploseraient. Non ? A moins que je me trompe.

Caïus quitta la route des yeux et embrassa Hermione, trop longtemps à son goût, vu qu’il ne regarde plus devant lui, ce qui était trop bizarre, même pour elle.

- La route, marmonna-t-elle.

- A vos ordres, dit-il, amusé.

Cette fois, il n’avait pas pris de risque et avait mémorisé la route avant de la quitter des yeux.

- Tu ne te trompes pas, même si nous n’oublions pas, nous sélectionnons nos souvenirs. C’est ainsi plus pratique, surtout lorsque nous devons nous rappeler un détail. Mais nous pouvons les retrouver, après un certain temps de réflexion, surtout lorsqu’on a plusieurs millénaires.

- Nous, nous avons une pensine.

- Qu’est-ce ?

Hermione hésita à répondre, car c’était prendre un risque supplémentaire. Mais voyant que son compagnon n’était pas avide de réponse et sachant qu’il garderait ça pour lui, elle lui expliqua sans trop de détails.

- C’est un récipient magique qui permet de visionner les souvenirs. Il suffit de les mettre dedans.

- Ok, c’est une réponse très mystérieuse. Quand tu y seras autorisé, tu me montreras.

- Si j’arrive à en obtenir une. C’est un objet rare parce qu’il est très cher et dur à la conception.

Caïus se retint de lui dire qu’il lui en achètera une si elle le voulait, comme tout ce qu’elle pouvait souhaiter. Mais la jeune femme indépendante qu’elle était n’apprécierait pas.

- Quand vas-tu voir ton ami ? J’ai vu l’oiseau repartir.

- La semaine prochaine serait bien, j’espère avoir la réponse du ministère.

Caïus lui demanderait bien si c’était la seule raison, mais il se retint de peur de la mettre en colère. Ce n’était pas ce qu’il voulait. Il n’y avait rien de pire qu’une femme blessée ou en colère.

Ils entrèrent enfin dans le garage où Jane les attendait.

La vampire allait l’informer que l’audience pouvait commencer quand il le souhaitait et surtout qui était leur invité, mais Caïus prit les devants et lui dit qu’ils allaient d’abord s’installer.

- C’est toi qui décides, tu n’es pas prisonnière, continua Caïus.

- Encore heureux pour toi, sourit Hermione avant de se concentrer.

Le roi vit que la jeune femme était concentrée et apparemment contrariée. Il la conduisit vers ses appartements.

- As-tu un garde qui peut lire les pensées ?

Depuis qu’ils étaient descendus de voiture, Hermione sentait que quelqu’un essayait d’entrer dans sa tête, mais cette attaque n’était pas violente. Elle était juste là. La personne qui essayait d’entrer ne cherchait pas de faille à ses défenses, ce qui lui confirma que ce n’était pas un sorcier, même un novice en la matière.

- En dehors d’Aro ? Non… Pas un garde, dit Caïus après avoir répertorié les dons des vampires qu’il connaissait.

- Jane, appela-t-il.

- Oui, maître ?

- Qui est notre invité ? gronda le roi.

- Edward Cullen.

OoO

A suivre...

 

Chapitre 21

Beta EmInu

OoO

Depuis qu’ils étaient descendus de voiture, Hermione sentait que quelqu’un essayait d’entrer dans sa tête, mais cette attaque n’était pas violente. Elle était juste là. La personne qui essayait d’entrer ne cherchait pas de faille à ses défenses, ce qui lui confirma que ce n’était pas un sorcier, même un novice en la matière.

- En dehors d’Aro ? Non… Pas un garde, dit Caïus après avoir répertorié les dons des vampires qu’il connaissait.

- Jane, appela-t-il.

- Oui, maître ?

- Qui est notre invité ? gronda le roi.

- Edward Cullen.

Caïus ne put retenir un grondement.

- Tu peux y aller, je vais me débrouiller, dit Hermione, indulgente.

- Non, je t’accompagne. Jane, préviens que nous sommes arrivés. Je descends dans quelques instants.

Après avoir acquiescé, Jane partit remettre le message tout en se disant que les choses allaient devenir intéressantes. Personne ne savait pourquoi le vampire végétarien était ici. Les rois avaient refusé de lui accorder une audience tant qu’ils n’étaient pas tous réunis afin d’être sur un pied d’égalité lorsque Edward expliquerait son problème.

Depuis plusieurs jours, les gardes pariaient distraitement sur le problème en question : ça allait d’un  problème avec les humains, d’autres avec son clan… Certains, plus moqueurs, pariaient sur sa coupe de cheveux ou les vêtements qu’il devait porter, tandis que d’autres y voyaient là un probèle de cœur. Quoi qu’il en soit, les gardes savaient tous que les Cullen préféraient se tenir très éloignés des Volturi, ce qu’ils pouvaient tous comprendre. Après tout, certains gardes avaient vu leur clan être détruit par les Volturi juste pour récupérer l’un de leurs membres au don intéressant, selon Aro. De plus, tout le monde savait que le roi aimerait bien compter le végétarien dans ses rangs. Heureusement pour tous, il n’avait jamais réussi à le convaincre.

Enfin, bien que les gardes trouvaient leur régime alimentaire bizarre, ce n’était pas la raison pour laquelle les Cullen n’étaient pas désirés. Après tout, qui voudrait vivre avec un homme qui n’avait aucun contrôle sur la lecture de vos pensées ou une femme qui pouvait voir l’avenir et ainsi vous en priver de la surprise, surtout lorsqu’on est un vampire qui peut s’ennuyer rapidement. Enfin, Jane pouvait bien concéder que savoir à l’avance que quelqu’un allait attaquer pouvait avoir ses avantages.

Mais les choses avaient changé. Est-ce pour cela qu’Edward était ici ? Jane pensait que non. Beaucoup ne croyaient pas au renouveau des rois. Il faudrait du temps.

Jane croisa Edward et le trouva encore plus déprimé que d’habitude, mais n’y prêta pas plus attention que ça, s’en moquant complètement.

Une fois son message transmis, Jane se mit en place, comme d’autres gardes qui étaient de « service » ce jour-là. Cullen se retrouva rapidement derrière les portes, attendant d’être reçu.

OoO

Au début, Edward pensait que les rois avaient trouvé une autre façon cruelle de lui faire faire des aveux sur un sujet quelconque, mais non, la version d’Aro s’était avérée vraie. Il avait même refusé de prendre sa main, afin d’en finir le plus vite possible. Il manquait un roi au château, ce qui avait fortement étonné le végétarien. De ce que Carlisle lui avait dit, les rois ne quittaient que rarement le château et généralement, ils le faisaient tous les trois. Edward avait d’abord cru que la « gentillesse » et la politesse des Volturi étaient pour le recruter, mais non, il avait scanné autant que possible les pensées des autres et aucun ne laissait entrevoir des desseins à son encontre. Il n’avait rien détecté de suspect, du moins concernant sa famille ; même s’il trouvait qu’il y avait quelque chose de louche chez eux…

Edward aurait bien demandé des informations à son « père », mais les choses étant ce qu’elles étaient, il avait préféré se rendre ici discrètement, bien qu’Alice l’ait sûrement vu en Italie.

Lui qui avait espéré que les choses se déroulent rapidement, cela faisait déjà plusieurs jours qu’il était ici, attendant toujours qu’on abrège ses souffrances.

En entendant le message de Jane, il s’avança derrière les portes, attendant que l’on s’occupe enfin de lui.

Caïus n’était pas de la meilleure des humeurs lorsqu’il entra dans la salle principale. Il n’avait pas prévu de laisser sa compagne seule juste après leur retour de vacances. Le blond essaya de contrôler ses pensées, sachant qui se trouvait entre ses murs, mais même pour la sécurité de sa femelle, ce n’était pas facile.

Une fois les rois installés, les portes s’ouvrirent, Edward s’avança, à la fois déterminé à obtenir ce qu’il souhaitait et choqué par les pensées de Caïus. Le roi avait une nouvelle compagne ? Et ils étaient partis en vacances ?! Les rumeurs étaient-elles vraies ? Les choses changeaient ?

Il aurait pu se servir de ces informations en temps normal, mais là, rien n’avait d’importance. Il voulait juste en finir.

- Bonjour, jeune Edward. En quoi pouvons-nous t’être utile ? demanda Aro.

- Je voudrais que vous m’accordiez la mort.

Tous les vampires présents en furent choqués, les rois y compris. Caïus fut le premier à se reprendre. Il ne savait pas à quoi s’attendre mais, demander la mort ? Sûrement pas. A moins que ça ne soit un subterfuge pour déclarer la guerre aux Vulturi, eux qui avaient proclamé des changements.

Cela pourrait être catastrophique s’ils tuaient un vampire qui vivait comme un mortel et qui reniait ses instincts. Certains pourraient croire qu’Edward avait encore refusé de les rejoindre et qu’il avait été puni pour ce refus.

D’un simple effleurement, il fit part de ses conclusions à son frère qui trouvait catastrophique de détruire un tel don, même s’il ne faisait pas partie de son clan.

- Pour quelles raisons t’accorderions-nous cela ? demanda Caïus, soupçonneux.

Edward, ne voulant pas en parler à voix haute, tendit la main vers Aro, qui se leva, toujours trop curieux. Cependant, Caïus le devança.

- N’es-tu pas capable de t’exprimer ? A moins que ton régime alimentaire te fasse perdre toutes élocutions ?

Les gardes sourirent. Caïus ne voulait pas éterniser la séance, mais il faisait surtout ça pour son frère qui devait se souvenir de certaines choses qu’ils s’étaient dites il y a peu de temps.

Edward, même déprimé, fut piqué dans sa fierté et expliqua le plus succinctement possible son histoire d’amour avec l’humaine Isabella Swan, sa rupture avec celle-ci, pour finir par sa mort.

- Eh bien, heureusement que je n’ai pas avancé mon retour pour cela.


 

Caïus se fichait complètement d’une histoire finie entre un vampire et une humaine, qui plus est une humaine morte.

Certains gardes sourirent encore plus, mais tous se retinrent de rigoler. La plupart avaient été témoins de couples vampiriques séparés et le résultat n’était jamais brillant. Tous les vampires savaient ce qui se passait lorsque deux compagnons étaient coupés l’un de l’autre. Enfin, Edward et sa compagne ne semblaient pas s’être accouplés, ce qui faisait une grande différence.

- Tu demandes la mort pour ta souffrance ? demanda Marcus, clairement étonné.

Comme ses gardes, il avait vu la désolation et la folie de Caïus lorsque Anténodora était morte. Marcus ne pensait pas que l’humaine était liée à Edward.

- Bella était ma compagne, s’insurgea Edward, qui avait suivi le raisonnement de l’aîné des rois.

- Vraiment ? rajouta Caïus, dédaigneux.

- Je l’ai laissée parce que je voulais qu’elle vive sa vie d’humaine et non une vie de souffrance.

- C’est cela que tu lui aurais apporté ? Une vie de souffrance à tes côtés ? gronda Aro, lui qui ne se mettait pour ainsi dire jamais en colère.

Les rois avaient instauré peu de règles pour les vampires, mais l’une d’elles, la plus ancienne, celle qui existait depuis les milliers d’années et que tout le monde respectait était de prendre soin de sa compagne ou de son compagnon. Celui qui dérogeait à cette règle en subirait de lourdes conséquences…

Edward se rendit compte de son qui pro quo et rétablit ce qu’il pensait.

- Non, je voulais dire par là une vie d’immortelle.

Caïus se dit que le végétarisme n’aidait pas à intelligence.

- Ce n’est pas parce que toi, tu n’es pas heureux que les autres le seront forcément, répondit Marcus diplomatiquement.

- Et nul n’est obligé de suivre votre régime qui apparemment n’est pas des plus agréables, rajouta Caïus. À moins que cela soit une obligation pour vivre parmi votre clan, ajouta-t-il méchamment. Ce qui, selon vos critères, ferait des êtres nous ressemblant des êtres abjects. Après tout, tout le monde pense que tous nos gardes sont là par obligation… Certes, Chelsea peut modifier les liens de clan grâce à son don, comme avec Démétri, mais Aro s’est rendu compte que la présence d’une brèche lui est nécessaire. C’est pour cela qu’Alice, ou même toi, vous n’avez jamais été influencés. Vous êtes entièrement fidèles à Carlisle.

Eh hop, une pierre, deux coups. Une petite pique pour les Cullen, parce qu’il n’était pas leur supporter numéro un, et l’autre afin de rétablir certaines vérités. Jane et Alec, après leur transformation, étaient restés de leur plein gré. Heidi était venue d’elle-même, comme Chelsea et Afton un peu plus tard, lorsqu’il avait trouvé en cette dernière sa compagne.

- Cela ne t’aurait pas dérangé de la laisser avec un autre, même un mortel ? demanda Marcus, curieux.

Il fallait dire qu’avec son don, il aimait décortiquer les relations et sans avoir l’humaine en face de lui, il ne pouvait pas définir pleinement leur lien. Cependant, il était sûr qu’ils n’étaient pas compagnons, puisque sa réaction était bien différence que Caïus quand il avait été séparé de sa nouvelle compagne.

Edward fut un instant jaloux, mais se reprit :

- Non.

Lorsque Hermione avait quitté Caïus – et même si cela avait été l’inverse – il n’aurait jamais supporté l’idée qu’un autre la touche, même s’il avait voulu qu’elle ait une vie humaine - ce qui était une autre histoire. Il en allait de même pour les autres couples présent^s dans la salle. Il pourrait rire en voyant la tête d’Afton, imaginant sa compagne avec un autre.

- Tu dis qu’elle est tienne, mais tu l’as quittée ? C’est une grande preuve d’égoïsme, surtout si elle était ta compagne, rajouta Marcus.

- Bella était humaine, elle ne ressentait pas le lien, affirma Edward. Les humains oublient vite.

- Détrompe-toi, les humains, à moindre degré je te le concède, ressente le lien, surtout si tu as passé du temps avec elle, gronda Caïus.

Sa colère était aussi pour lui-même qui s’en voulait d’avoir fait souffrir sa compagne, même si c’était elle qui avait fui. Il aurait pu lui éviter des souffrances inutiles en restant à ses côtés. Surtout que c’était de sa faute, même s’il n’en connaissait pas les détails, qu’elle était partie.

Edward fut étonné de la véhémence des paroles de Caïus et ne souhaita pas le contredire.

- Nous allons réfléchir à ta proposition, le congédia Aro, voyant que son frère était sur le point de perdre son calme.

Une fois la grande porte fermée, ils entendirent tous un cœur battre et une voix marmonner qu’elle avait  probablement loupé son incantation.

Aro, afin de montrer sa bonne foi, alla ouvrir la petite porte qui se trouvait derrière les sièges afin d’accueillir la sorcière.

Hermione remercia le roi et rangea sa baguette. La jeune femme jeta un coup d’œil à la pièce avant de se concentrer sur son compagnon, qui semblait pris dans un tourbillon de colère.

Les gardes s’éclipsèrent discrètement, mais les deux autres rois restèrent au cas où leur frère perdait le contrôle.

Hermione s’avança doucement vers son vampire qui grondait contre on ne savait trop qui. Elle était dans ses appartements en train de se reposer avec Pattenrond lorsqu’elle avait senti que quelque chose n’allait pas.

Avec l’aide d’un sort, elle était partie à la recherche de Caïus, laissant son chat enfermé. (Après tout, il y avait un vampire mangeur d’animaux dans le château. Elle ne voulait pas que son chat finisse en repas. Il valait mieux prendre toutes les précautions…)

Avant de le toucher, elle l’appela, inquiète. Hermione prenait de plus en plus conscience qu’il pouvait être mortellement dangereux, mais encore une fois, elle savait que ce n’était pas contre elle.

Le roi tourna la tête, surpris. Caïus voudrait qu’elle se rapproche mais s’il bougeait, il risquait de ne pas se contrôler.

Hermione, qui semblait l’avoir compris, s’avança prudemment et s’assit quelque peu maladroitement sur ses genoux. Doucement, elle lui caressa la nuque, le détendant progressivement.

Les deux autres rois les observèrent en retenant leur souffle, fascinés par ce nouveau couple qui se comprenait de mieux en mieux.

Caïus finit par relâcher ses muscles. Une fois qu’il eut repris le contrôle, il enroula ses bras autour du corps de sa compagne et la rapproche de lui.

Aro et Marcus lâchèrent un soupir soulagé.

- Il faudrait peut-être montrer au jeune Edward ce qu’est un vrai couple de compagnons, dit distraitement Aro, sans vraiment le penser.

- Si l’humaine était sa compagne, il n’aurait pas pu quitter son pays, gronda Caïus.

- Je suis de l’avis de Caïus, il doit y avoir quelque chose qui l’attire, mais pas autre chose.

- De là à demander la mort, c’est assez inhabituel, rajouta Aro.

Chacun des rois essaya de comprendre entièrement l’histoire et la vraie raison de cette demande.

Hermione analysa rapidement la situation, même sans avoir tous les détails.

- Il a juste un chagrin d’amour.

Les trois hommes la regardèrent, étonnés, n’ayant pas pensé à cette éventualité.

- Mais il l’a quittée.

Hermione haussa les épaules.

- Je n’ai jamais dit qu’il était intelligent, dit-elle en souriant.

Hermione repensa à Harry et aux problèmes de cœur qu’il avait rencontrés durant la guerre.

- Il arrive parfois que l’on préfère sacrifier son bonheur pour la personne que l’on aime afin qu’elle soit en sécurité, rajouta-t-elle plus sérieusement. Il a seulement sous-estimé la difficulté de l’éloignement et de son attachement.

Les trois hommes méditèrent quelques secondes sur ses paroles.

- Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas de raison valable d’accéder à sa demande.

OoO

A suivre…

Alors ?

A votre avis, d’autres Cullen vont arriver ?

Est-ce que cette fois, Edward va réussir à se faire arracher la tête ?

Bisous

hp-drago

 

Chapitre 22

Beta EmInu

OoO

Hermione repensa à Harry et aux problèmes de cœur qu’il avait rencontrés durant la guerre.

- Il arrive parfois que l’on préfère sacrifier son bonheur pour la personne que l’on aime afin qu’elle soit en sécurité, rajouta-t-elle plus sérieusement. Il a seulement sous-estimé la difficulté de l’éloignement et de son attachement.

Les trois hommes méditèrent quelques secondes sur ses paroles.

- Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas de raison valable d’accéder à sa demande.

OoO

Quelques minutes plus tard, après qu’Hermione se fut assurée que son compagnon allait bien, elle quitta la salle pendant que tout le monde reprenait sa place et faisait entrer Edward.

Ce fut Aro qui prit les commandes.

- Comme tu dois t’en douter, nous ne pouvons accéder à ta demande. Nous sommes sensibles à ta peine, mais nous n’avons pas de véritable raison de mettre fin à ton existence.

Edward baissa la tête, acceptant leur verdict. Il trouverait un autre moyen pour que les Volturi exaucent son souhait, qu’importe leurs pseudo-nouvelles résolutions.

- Tu devrais rentrer chez toi, auprès de ton clan, dit Aro, toujours diplomate. Carlisle saura te conseiller. Néanmoins, tu peux rester au château autant de temps que tu le souhaites.

Aro n’avait pas pu s’empêcher d’essayer de recruter le jeune homme ; mais cette fois-ci, il fut plus subtil et quelque part plus honnête dans sa façon d’agir.

C’était la raison pour laquelle Marcus et Caïus laissaient Aro parler : il était bon diplomate. Marcus serait trop délicat et Caïus bien trop direct et cruel.

Edward s’en alla tout en réfléchissant à un nouveau plan...

OoO

Ce fut le lendemain et après avoir passé une nuit supplémentaire au château qu’Edward décida de s’exhiber sur la place de Volterra. Par « chance », il y avait une fête, donc il y aurait bien quelqu’un pour le voir. Il espérait faire un effet boule de neige. Là, les Volturi n’auront pas d’autres choix d’appliquer leur loi.

Ce fut sans compter sur une humaine têtue qui se précipita dans ses bras et le fit reculer dans l’ombre. Néanmoins, lorsque Edward voulut la serrer dans ses bras, elle se recula, se mettant toujours entre le soleil et lui, espérant que les autres arrivent rapidement parce qu’elle ne pourra pas le retenir s’il décidait de retourner faire l’égoïste.

N’avait-il pas pensé à la peine que cela ferait à ceux qu’il considère comme sa famille ? En plus de celle qu’il avait déjà causée en partant seul sans donner la moindre nouvelle… Avait-il toujours été si égoïste ou était-ce seulement maintenant qu’elle se rendait compte de sa véritable personnalité ?

De plus, Bella ne se sentait pas capable de lui expliquer tout ce qui s’était passé depuis qu’il avait décidé pour elle de son avenir, en comptant son abandon dans les bois, sa déprime et surtout son ressentiment face au premier vampire qu’elle avait aimé. Bella n’était pas sûre de pouvoir rester calme, mais même si elle lui en voulait, la jeune femme ne voulait pas qu’il essaye de se faire tuer.

- Tu es vivante, murmura Edward, essayant de la reprendre dans ses bras.

Encore une fois Bella se déroba délicatement tout en espérant que des renforts arrivent très rapidement.

- Comme tu peux le voir, dit-elle, crispée, jetant des coups d’oeil autour d’elle.

Non seulement elle attendait des renforts, mais les Cullen lui avaient aussi expliqué qui étaient les Volturi et elle ne souhaitait vraiment pas les rencontrer. Quelque part, elle était rassurée de ne plus être en couple avec Edward et son obstination à la garder mortelle.

- Comment ? Alice t’a vue sauter d’une falaise…

Bella se rappelait clairement de ce jour, non pas parce qu’elle avait failli se tuer, même involontairement, mais parce que cela avait été le dernier jour de sa déprime, les Cullen étant revenus.

Alice avait vu que Bella voulait sauter et, ne voyant qu’une infime partie de ce qui se passait sous l’eau, ils étaient tous - hormis Edward – revenus dans le but de la sauver. Même si c’était Jacob qui l’avait sorti de l’eau, les Cullen étaient sur leur bateau, proche des côtes de la Push, prêts à sauter à la mer. Même s’ils n’avaient pas pu s’approcher de la plage, ils l’avaient tous vue vivante, mais en mauvaise santé.

Après une bonne dispute où tout le monde reprocha à tout le monde l’état de Bella, ils s’étaient réinstallés dans leur villa pour contacter Bella rapidement.

En à peine une semaine, tout s’était enchaîné rapidement : les retrouvailles étonnantes de Bella et des Cullen, la mort de Harry Clearwater, l’appel d’Edward chez les Swan, le quiproquo, son départ pour l’Italie, la course-poursuite et les retrouvailles qui étaient pour le moment calmes, mais Bella sentait que ça n’allait pas durer. Comment cela se pourrait ? Après tout, il avait souhaité mourir, pensant qu’elle n’était plus. Si ce n’était pas une preuve d’amour...

OoO

- Maîtres ? appela Alec.

Le garde fut étonné de trouver l’humaine dans la pièce, surtout assise sur le trône de son compagnon. Il savait que les trônes ne se prêtaient pas. Alec se rendit compte que le roi blond changeait. Il se demanda jusqu’où cela allait aller et surtout s’il allait toujours inspirer de la terreur. Car, il fallait l’avouer, cela avait permis de calmer beaucoup de clans qui souhaitaient les attaquer.

Les trois rois ainsi qu’Hermione - qui préférait suivre son compagnon depuis la crise d’hier - attendait la suite de l’histoire. Le mangeur d’animaux avait quitté le château sans faire trop d’histoire, ce que la jeune sorcière trouvait louche. Elle en avait fait part à Caïus, puis aux deux autres pour montrer que même si ses relations avec Aro n’étaient pas parfaites, elle faisait des efforts pour que les choses se passent bien.

L’essentiel, c’était que le roi essayait d’en faire autant, même s’il lui avait fait subtilement remarquer qu’il n’avait pas apprécié de se retrouver avec des cheveux colorés. Ce à quoi la jeune femme avait répondu avec le sourire que toute attaque méritait punition. Ils en étaient restés là, même si Caïus avait essayé de savoir ce qui s’était dit. Malheureusement pour lui, ni l’un ni l’autre n’avaient laissé filtrer la moindre information.

- Edward Cullen a voulu faire un spectacle sur la place.

Alec aurait voulu dire strep-tease, mais il ne voulait pas mettre les rois encore plus en colère. Ils n’avaient rien contre la nudité, mais pas devant des enfants – il était sacré de préserver leur innocence, d’où, en partie, l’interdiction de les transformer.

- Un spectacle ? gronda Caïus.

- Il a voulu se révéler aux mortels, expliqua Alec, se retenant de rentrer la tête dans les épaules.

Hermione, qui observait tout le monde, se rendit compte une fois de plus de l’effet qu’avait son compagnon sur les autres. Une partie insoupçonnée d’elle s’enorgueillit d’être la seule à voir d’autres facettes de sa personnalité.

- J’espère que vous l’avez arrêté, gronda Caïus, qui commençait à s’avancer.

- Nous n’avons pas eu besoin, l’humaine l’a fait.

- Elle est ressuscitée ? ne put s’empêcher de demander Hermione.

- Nul ne peut faire cela, expliqua Marcus.

- Le jeune Cullen s’est-il moqué de nous ? gronda une nouvelle fois Caïus.

- Carlisle n’oserait jamais nous défier.

Aro les fit taire d’un geste de la main.

- Alec ?

- Ils discutent devant l’entrée du château.

- Amène-les.

OoO

- Ah Edward, tu es là, sourit Alice. Non, mais quelle idée stupide tu as eue.

Jasper, qui venait d’arriver avec Alice, se déplaça discrètement près de Bella.

- Jasper, toi aussi tu es là, s’étonna Edward.

- Tu es mon frère, je n’allais pas te laisser faire une bêtise inutile.

Edward vit que Jasper était proche de sa Bella et fronça les sourcils, n’appréciant pas du tout. Après tout, il pourrait perdre le contrôle… Conneries, il était juste jaloux et se servait de son peu de contrôle comme excuse pour garder Bella proche de lui.

- Jasper, même si je suis heureux de te voir, il vaudrait peut-être mieux que tu t’éloignes de Bella.

Dommage pour lui, Jasper gronda comme le major qu’il était, le défiant clairement d’essayer de le faire bouger. Bella non plus ne semblait pas apeurée, ce qui étonna clairement Edward.

Après avoir caché un sourire trop grand, Alice prit la parole.

- Edward, tu vois bien que Jasper a un parfait contrôle de sa faim, surtout que nous sommes entourés d’humains, dit-elle plus durement.

La petite vampire n’avait pas oublié non plus le comportement égoïste de son frère et comptait bien le lui faire comprendre ; mais pas ici, si proche des Volturis.

- Tu devrais aller remercier les Volturi et leur dire que tu vas suivre leur conseil, ordonna Alice.

Edward acquiesça et voulut s’approcher de Bella afin d’essayer une nouvelle fois de la prendre dans ses bras, mais Jasper fit un pas en avant, lui montrant clairement de ne même pas essayer.

Edward avait oublié qui était Jasper avant de devenir un Cullen et il comptait bien le lui rappeler si nécessaire…

Bella laissa échapper un soupir de soulagement, mais se retint de se cacher dans le dos de Jasper. Après tout, il ne voulait que lui faire un câlin et non la tuer.

- Nous t’attendons ici, dit Alice afin de détourner son attention.

Elle le congédia d’un geste de la main. Malheureusement, la porte s’ouvrit à ce moment pour laisser apparaître Alec et Jane, qui avait rejoint son frère alors qu’il se dirigeait pour accomplir sa mission.

- Les rois souhaitent tous vous voir, dit-elle avec un sourire sadique, sourire qui augmenta en voyant l’humaine proche du « mauvais » vampire.

Alec, qui avait observé, se dit que la réunion allait être intéressante et pleine de rebondissements…

Les Cullen n’eurent d’autres choix que de les suivre. Jane passa devant et Alec ferma la marche. Il aimait cette position, car il pouvait mieux évaluer ses adversaires. Et ce qu’il voyait était très intéressant.

Lorsque les jumeaux les eurent conduits à l’intérieur, Edward voulut se rapprocher de Bella, mais encore une fois Jasper s’interposa délicatement, même s’il se fit reprendre par Alice. Edward commençait à s’énerver, surtout que son frère et sa sœur lui cachaient leurs pensées.

Alec ne loupa pas l’échange de regards entre l’autre vampire mâle et l’humaine. Elle était reconnaissante. Quant à lui, son regard ne trompa pas le garde et ses doutes diminuèrent lorsqu’il lui proposa son bras comme un gentleman et qu’elle s’empressa de prendre. Et si ce n’était que ça, le son de son cœur battant plus vite et qui résonnait dans leurs oreilles lui confirma la chose.

Alice, qui se trouvait devant, marchant à côté d’Edward, n’y fit pas attention, probablement habituée, mais Edward tiqua au son émis, sans pour autant se retourner.

Bella se calma lorsque Jasper lui proposa son bras et lui envoya une dose de calme. La jeune femme avait peur de ce qui allait se passer dans cet endroit. Après tout, sa dernière rencontre avec d’autres vampires ne s’était pas très bien finie, ni pour elle, ni pour les nomades.

Alec s’amusait énormément de la situation et les rois allaient sûrement en faire autant. Décidément, depuis quelques semaines les choses devenaient divertissantes.

Jane ouvrit les portes en grand et se dirigea à sa place, suivie par son frère. Démétri haussa les sourcils en voyant les jumeaux sourire. Félix se frotta les mains, prêt à en découdre. Santiago ferma les portes assez fort pour donner un effet théâtral.

Pendant qu’Aro se levait pour accueillir les nouveaux arrivants, Marcus mit son don en marche et comprit pourquoi les deux enfants terribles souriaient.

- Edward, tu es revenu avec de la compagnie, dit Aro en souriant, tendant la main à Bella qui tenait toujours le bras de Jasper.

Avant que Jasper ne bouge pour empêcher quiconque de toucher Bella, Marcus intervint.

- Aro, l’appela-t-il sans dévoiler grand-chose.

Le roi se tourna vers son frère et d’un regard, il comprit qu’il ne fallait pas toucher l’humaine. Caïus les observa tour à tour avant de fixer son regard sur Jasper.

Le major, se sentant observé, tint le regard du roi le plus colérique, le mettant au défi de dire quoi que ce soit.

Caïus maintint son regard pour la forme. Autant Aro voulait Edward et Alice pour leur don, autant Caïus préférait nettement Jasper. Il aurait fait une bonne recrue.

Jasper, après avoir scanné les émotions du roi, se rendit compte de sa provocation et détourna les yeux pour se concentrer sur son entourage et protéger l’humaine à son bras.

- Nous sommes tous heureux de voir que la jeune Bella est toujours vivante.

- Oui, cela est dû à un terrible malentendu, expliqua Alice. Nous sommes désolés de vous avoir dérangés pour si peu.

- Ah, douce Alice. Ton don t’aurait-il fait défaut ?

- Aro, gronda Caïus, le réprimandant.

Il savait que cela pouvait laisser une ouverture pour leurs ennemis, mais il préférait cela plutôt que de ruiner leur maigre progression.

Alice sourit, indulgente, ayant vu certaines choses qui allaient se dérouler dans le futur.

- Il arrive parfois que mon don m’induise en erreur.

- Ou que certains se comportent comme des idiots, rajouta Bella, avant de plaquer sa main libre sur sa bouche.

Beaucoup de vampires esquissèrent un sourire, en accord avec la brune.

Edward fut clairement vexé et le montra en s’en prenant à Jasper et Bella :

- Tu peux la lâcher, on sait qu’elle est maladroite, mais de là à trébucher...

Tout le monde put voir que le comportement de Jasper changea et qu’une dispute entre Cullen allait éclater…

OoO

A suivre…

Non, non, je n’ai pas coupé au mauvais endroit…

A bientôt

hp-drago

 

Chapitre 23

Beta EmInu

OoO

- Ou que certains se comportent comme des idiots, rajouta Bella, avant de plaquer sa main libre sur sa bouche.
 

Beaucoup de vampires esquissèrent un sourire, en accord avec la brune.

Edward fut clairement vexé et le montra en s’en prenant à Jasper et Bella :
 

- Tu peux la lâcher, on sait qu’elle est maladroite, mais de là à trébucher...
 

Tout le monde put voir que le comportement de Jasper changea et qu’une dispute entre Cullen allait éclater…
 

Sous l’étonnement de tous et surtout des Cullen, ce fut Caïus qui désamorça la situation.
 

- Il vaut mieux être prudent avec ces fragiles créatures qui se blessent facilement. Allez lui chercher une chaise, dit-il sarcastiquement afin de ne pas éveiller les soupçons.

De plus, il était de notoriété publique que c’était le blond qui détestait le plus les Cullen. Les contrarier était une activité divertissante pour lui. Tant que les Volturi gardaient tous leurs pensées pour eux, les « végétariens » ne se douteraient de rien.

Edward prit mal les paroles du roi, pensant qu’il se moquait clairement de leur état et s’’élança vers lui. Santiago se mit en travers de son chemin, lui assénant quelques coups avant qu’Edward ne l’esquive grâce à son don. Il fut arrêté en plein élan par Félix le tenant à la gorge et le plaquant au sol, craquelant Edward et le carrelage par la même occasion. Néanmoins, Edward essaya de lui envoyer quelques coups de pied, rapidement maîtrisé par Félix, qui rigolait intérieurement de la piètre tentative du vampire.

Non seulement Edward s’était ridiculisé en utilisant une attaque aussi brutale seul et il en rajoutait en montrant à tous qu’il n’était pas un combattant. Seul son don l’avait aidé quelques minutes plus tôt. Désormais, tous les Volturi savaient ce que valait Edward en combat.
 

Jasper et Alice ne firent pas un geste pour l’aider. Le major trouvait clairement qu’il avait dépassé les bornes et méritait sa punition, surtout que s’il avait pris le temps d’analyser le blond, il aurait compris que Caïus était juste courtois. La question était de savoir pourquoi… Le technicien en lui essaya de comprendre. En se concentrant, il sentit une légère odeur sur le roi qui s’attardait plus spécifiquement sur son trône.

Avant de savoir que Bella était sa compagne, il n’avait jamais prêté attention à cela, mais depuis qu’ils s’étaient trouvés, il remarquait de nouvelles choses. C’était le seul qui en était capable et c’était un avantage tactique.

Peter et Charlotte, ses amis nomades, lui avaient parlé de rumeurs concernant une nouvelle recrue parmi les Volturi. C’était peut-être qu’une recrue, mais elle devait être assez proche du roi, pour que son odeur se trouve sur son trône.

Maria était une sacrée garce qui voulait dominer un immense territoire et détruire les rois, mais elle n’était pas idiote et avait appris à connaître ses ennemis. Elle avait transmis quasiment tout son savoir au major, notamment que Caïus, comme beaucoup de monarques, ne supportait pas que l’on touche à son siège royal…
 

Alice se demandait si Carlisle n’avait pas transformé Edward trop tôt ou s’il était seulement capricieux. Surtout qu’elle avait un autre exemple avec les jumeaux qui ne semblaient pas être incontrôlables.

Même si elle avait vu qu’ils allaient tous repartir plus ou moins entiers, elle ne voulait pas se faire remarquer par Aro. Apparemment, le « chef » des rois semblait avoir d’autres objectifs, mais avec eux, il valait mieux se méfier.

Bella, toujours derrière Jasper, avait hésité à avancer. Ce n’était pas pour le protéger, sa nature douce lui dictant simplement d’aider, même si cela la mettait en danger. En voyant le comportement du roi blond, elle se félicita de ne pas être intervenue parce qu’elle comprenait enfin ce que les Cullen avaient voulu lui expliquer sur les vampires : il s’agissait de créatures très dangereuses et ce vampire lui donnait des frissons sur tout le corps. Jasper lui envoya un peu de confiance.
 

Caïus se leva et s’accroupit au niveau de la tête d’Edward, toujours allongé au sol. Il fit signe à Félix de le lâcher.
 

- Tiens-tu réellement à m’attaquer ? Pour cette fois, je vais mettre ta bêtise sur ton chamboulement émotif, mais la prochaine fois que tu t’en prends à moi, tu perdras la tête, dit Caïus d’une voix mortellement sérieuse.
 

Edward pourrait tenter quelque chose de stupide, mais devant le regard tueur du roi, il resta immobile et détourna le regard, comprenant que la prochaine fois, les Volturi ne seraient pas cléments.
 

- Il serait bon d’en finir, commença Marcus. Heidi va arriver.

- Nous n’allons pas vous importuner plus longtemps, remercia Alice, essayant de quitter le château le plus vite possible.
 

Edward se dirigea vers la sortie, les yeux vers le sol. Jasper les remercia par un bref signe de menton. Alice et Bella leur sourirent légèrement, toujours tendues par ce qu’elles venaient de vivre.

Malheureusement pour eux, le ventre de Bella se mit à gargouiller. La jeune femme rougit, consciente que tout le monde pouvait l’entendre. Jasper lui envoya son affection tout en regardant les autres, les défiant de se moquer.
 

- Comme Marcus l’a dit, il se fait tard, vous pouvez passer la nuit ici. La jeune Bella pourra se restaurer et passer une nuit convenable, proposa Aro, même si une personne saine d’esprit comprendrait qu’elle ne pouvait pas refuser.
 

Aro ne se montrait pas courtois pour essayer d’amadouer les Cullen, mais pour ressouder les liens fragiles avec son frère et lui montrer qu’il avait fait des recherches sur le bien-être de sa compagne.
 

Edward se tourna vers eux pour répondre.

- Merci, mais nous allons rentrer.
 

Jasper comprenait la réaction de son frère : vu ses émotions, il voulait surtout soigner sa fierté blessée, oubliant encore une fois qu’il n’était pas seul et que certains avaient un rythme de vie différent. C’était encore une chose que Jasper n’avait pas prise en compte avant Bella. Apparemment, il n’était pas le seul à se soucier des humains…

Caïus, trouvant qu’il s’était assez contenu, fit un bon vers Edward et, d’un geste précis, lui arracha la main. Bella laissa échapper un cri et se colla contre son vampire qui s’était mis en major, protégeant sa compagne.

Edward se mit à genoux sous la douleur, serrant son moignon contre son torse. Caïus, après avoir hésité quelques secondes, remit la main à Alice, qui grimaça tout en l’enroulant dans son foulard.
 

- Je ne devrais pas te rendre ta main avant demain, afin que tu comprennes l’inconfort de tes proches, gronda Caïus avant de lui offrir un sourire sadique. Mais je vais laisser ta punition entre les mains de ta famille.
 

Jasper, après avoir consulté Bella d’un regard, puis Alice, accepta leur invitation.
 

- Bien, bien, sourit Aro, Alec va vous montrer vos appartements, ainsi que la cuisine pour la jeune Isabella.
 

OoO

Hermione était en apparence calmement en train de lire sur le lit de son compagnon lorsque Caïus revint. Sa première réaction fut de le rejoindre, mais en voyant les traces de sang sur ses vêtements et son menton, elle le laissa entrer dans la salle de bain.
 

Caïus avait mis longtemps avant de lui avouer comment et de qui il se nourrissait – elle savait qu’ils étaient humains – de peur qu’elle le prenne pour un monstre. Au début, cela avait été un choc et cela serait mentir de dire qu’elle approuvait, mais Hermione n’avait jamais jugé qui que ce soit et ça n’allait pas commencer. Alors c’était un sujet qu’ils n’abordaient plus, mais elle cherchait d’autres solutions, soit des personnes plus sacrifiables.
 

Après quelques minutes interminables, elle ouvrit la porte et s’assit sur le meuble du lavabo.

A travers les parois humides, elle vit les contours du corps de son compagnon et apprécia très clairement la vue, faisant gronder Caïus.
 

- Comptes-tu me torturer, demanda-t-il d’une voix rauque.

- Combien de temps as-tu mis avant de te mettre en colère ? répondit-elle, amusée.
 

Hermione s’attendait à une réplique et non à un vampire au corps nu ruisselant en sortant de la douche. Il la dévora du regard avant de la soulever et de l’entraîner à nouveau sous l’eau.

Tout en l’embrassant, Caïus la plaqua contre le mur, remerciant qui voulait bien l’entendre que sa compagne porte une robe, tandis que la jeune femme enroulait ses jambes autour de sa taille.
 

- Merci pour l’eau chaude, dit-elle après avoir mis fin au baiser.

La dernière fois que Caïus l’avait entraîné sous la douche, l’eau était glaciale, ce qui avait fait ressortir la jeune femme très rapidement, grelottant et passant l’heure suivante au fond de son lit à se réchauffer seule vu que Caïus n’arrangeait rien avec sa basse température corporelle.

Le blond, n’ayant aucune envie de parler, reprit son baiser et bougea son bassin, montrant clairement qu’il allait lui faire l’amour ici et que rien ne pourra l’arrêter. Il passa une main entre leurs corps et arracha la culotte de dentelle de la jeune femme avant de la pénétrer en entier, la faisant gémir fortement.

Caïus pensait que rien n’était plus plaisant à ses yeux que le corps nu de sa compagne, mais voir sa robe lui collant à la peau, laissant deviner son soutien-gorge, était extrêmement agréable et il lui montra en la prenant comme elle aimait, c’est-à-dire rapidement et profondément.

Hermione, la tête penchée en arrière et les yeux clos, une main dans les cheveux de son compagnon, l’autre sur son dos, resserra les jambes, essayant en vain de le rapprocher encore plus d’elle. Elle appréciait toutes les sensations, allant de sa poitrine comprimée dans des vêtements humides, se frottant contre le torse dur du vampire, de ses cuisses nues contre sa peau froide à ses pénétrations qui les emmenèrent tous les deux vers un puissant orgasme.
 

Une fois leurs ébats terminés, Hermione se blottit contre Caïus, lui montrant clairement qu’il ne fallait pas qu’il la lâche, ses jambes ne pouvant pas la porter.

Amusé de la faiblesse de sa sorcière, il coupa l’eau et les sortit de la douche pour l’asseoir sur le meuble du lavabo. Sous les légères protestations d’Hermione, il se recula de quelques centimètres et, bien qu’il en appréciait la vue, il arracha la robe détrempée et retira avec plus de douceur son soutien-gorge. Il les enroula ensuite dans une grande serviette-éponge. Caïus la garda dans ses bras, ayant besoin se rassurer sur sa présence à ses côtés.

Hermione posa la tête dans son cou, tandis que, du bout des doigts, elle lui caressait le dos. Ils restèrent là en silence, profitant de ce moment de calme. Cela ne dura pas, puisque ni l’un ni l’autre ne supportaient de rester sans rien faire. Ils s’habillèrent chacun de leur côté avant que Caïus ne l’accompagne à la cuisine.
 

Ils marchèrent main dans la main, Caïus repensant à son entrevue avec les Cullen, surtout au comportement du major. Hermione s’inquiétait pour lui.
 

- Tu sais que tu peux me parler, dit-elle d’une voix douce.
 

Le roi sursauta, ayant presque oublié sa présence.

- Est-ce que ça s’est mal passé ?
 

Caïus haussa un sourcil avant de rire très discrètement.

- Au moins, je te fais rire, bouda Hermione.
 

Il se pencha pour l’embrasser.
 

- Rien ne se passe mal avec les Volturi.

- Et les chevilles vont bien ? se moqua à son tour la brune.
 

Caïus était perdu.

Hermione allait lui expliquer l’expression quand, environ vingt mètres plus loin, une porte explosa, suivie d’un vampire se fracassant contre le mur d’en face et finissant légèrement sonné au sol. Il se releva rapidement et allait s’élancer dans la pièce, mais un autre vampire en sortit, se jetant sur lui. Ils s’assènèrent quelques coups violents, les craquements résonnant dans tout le couloir. Ils détruisirent les murs autour d’eux, sans parler du reste de porte qui finit quasiment en cure-dents. Puis le second vampire maîtrisa le premier en le maintenant visage contre le mur, creusant encore le trou. Jasper et Edward étaient tous les deux tendus, aucun d’eux ne voulant lâcher le morceau, même si Jasper était clairement en position de force.
 

- Déjà qu’avec deux mains, je te bats, alors avec une seule, c’est du suicide... Tu comptes trop sur ton don. Je me bats à l’instinct, cela fait bien longtemps que je n’ai plus besoin de réfléchir lorsque je combats.

Edward essaya de se libérer, espérant encore avoir le dessus, même la tête dans le mur… Il y avait toujours une possibilité et l’arrogance de son frère lui laissait une ouverture…
 

- Bouge un peu plus et tu t’arraches le bras tout seul, dit Jasper avec un sourire sadique.

Maître en combat, il maintint son frère en tenant son bras intact dans son dos et de telle façon que s’il bougeait, il finirait démembré.
 

Une fois les deux hommes immobiles, Bella les rejoignit dans le couloir.
 

- Tu vas bien ? demanda-t-elle doucement à Jasper.
 

Il lui répondit par un bref hochement de tête, préférant rester concentré sur son adversaire, mais appréciant que sa compagne se soucie de lui.

Edward allait répondre, mais le major le décolla du mur avant de l’y replaquer fortement, lui disant clairement de se taire.
 

- Carlisle tolère peut-être tes caprices, mais je ne suis pas lui. Nous avons voulu te l’annoncer en douceur. En nous voyant, tu aurais t’en douter et ne pas te comporter comme un enfant.

- Et surtout ne pas attaquer Bella, rajouta Alice, les rejoignant dans le couloir.

- Je ne l’ai pas attaquée ! s’insurgea Edward.
 

Jasper bougea le bras d’Edward. Un craquement se fit entendre, montrant qu’une partie de son bras était arrachée. Le vampire serra la mâchoire pour étouffer son cri de douleur.
 

- C’est tout comme. Tu t’es avancé comme un taureau chargeant et cela devant son compagnon. Ce n’était pas très intelligent, commenta Alice.

- Bella n’est pas ta compagne, c’est mon humaine !
 

Bella, Alice et Jasper furent choqués. Ce dernier allait lui arracher complètement le bras, mais il fut arrêté dans son élan par un raclement de gorge.

OoO
 

A suivre…

J’ai encore coupé au bon moment, je sais !

Alors ?

Bisous

hp-drago

 

Chapitre 24

Beta EmInu

OoO

- C’est tout comme. Tu t’es avancé comme un taureau chargeant et cela devant son compagnon. Ce n’était pas très intelligent, commenta Alice.

- Bella n’est pas ta compagne, c’est mon humaine !

 

Bella, Alice et Jasper furent choqués. Ce dernier allait lui arracher complètement le bras, mais il fut arrêté dans son élan par un raclement de gorge.
 

OoO

 

En voyant le vampire s’écraser au sol, Hermione sortit sa baguette, Caïus la rapprocha de lui et gronda, agressif. Il se détendit légèrement en voyant que les deux végétariens se battaient sans faire attention à eux.

 

- Range ta baguette.
 

Hermione hésita un peu, mais obéit. Elle lui faisait confiance et ne doutait pas une seconde qu’il était en mesure de la protéger.
 

- Qui sont-ils ?

- C’est le liseur de pensées et un autre membre de sa famille.

- Et donc, là, tu trouves que tout se passe bien ?

- C’est leur problème. Avec ce que Marcus a découvert, nous craignions un débordement. Il vaut mieux qu’il ait lieu au château plutôt qu’en face de mortels.

- Vas-tu me dire clairement ce qui se passe ? Ou je dois deviner ?
 

Une autre humaine sortit à ce moment. Hermione se tourna vers compagnon, complètement perdue. Elle essaya de comprendre, en vain.
 

- Comme tu peux le voir, la jeune femme est finalement vivante, mais elle est la compagne d’un autre, expliqua Marcus, arrivant avec Didyme à son bras.
 

Hermione assimila ses paroles, trouvant que, finalement, on ne s’ennuyait pas au château.
 

- Didyme, tu es en beauté ce soir. Vous sortez ? demanda Caïus.

- Oui, Marcus m’emmène au théâtre.
 

La vampire sourit, presque comme une adolescente à son premier rendez-vous. Hermione sourit aussi, amusée de voir que même s’ils oubliaient les comportements humains, parfois ils leur ressemblaient tellement.
 

- Passez une bonne soirée. Je m’occupe de nos invités, dit Caïus.
 

Le couple s’éloigna par un autre chemin.
 

- Ce n’est pas un peu violent comme réaction ? Venant du liseur de pensées, je veux dire.

- L’autre, Jasper, est son frère et la vampire qui arrive, Alice, est l’ex-amie de Jasper. Du moins, si j’ai bien suivi.

 

Encore une fois, Hermione assimila ce qu’était la famille Cullen. Elle fut sortie de ses pensées par un craquement sinistre qui la fit grincer des dents. Ce fut à ce moment que Caïus intervint en se raclant la gorge.
 

Les quatre Cullen tournèrent la tête vers le roi et sa compagne qui les regardaient, amusés.

 

Edward écarquilla les yeux en voyant Hermione. Il était choqué qu’elle soit humaine. Il se dit que ça leur allait bien de faire la leçon sur leur secret alors que même eux ne respectaient pas leurs propres règles.

 

- Edward, ne l’ouvre pas si tu ne veux pas perdre la tête, gronda Alice.
 

Elle avait vu ce cas de figure. Ce n’est peut-être pas le plus calme, mais ce n’est pas le pire. Dans quasiment tous, Edward perdait une partie de son anatomie. Cela aurait été drôle de le voir sans ses attributs masculins, mais Alice aimait son frère, même s’il se comportait parfois comme un boulet.

 

- Roi Caïus, mademoiselle.
 

Alice avait aussi vu, très vaguement, que Caïus était souvent accompagné. La voyante n’arrivait pas à voir la jeune femme distinctement. Elle voudrait bien savoir pourquoi, vu qu’aucune de ses visions ne fonctionnait lorsqu’il s’agissait de cette humaine, qui devait être sa nouvelle compagne. Peut-être était-ce dû à son don ?

 

Jasper se tourna enfin vers le roi et Bella, maintenant fermement sa prise. Il se risqua même à lui transmettre une légère reconnaissance que Caïus accepta d’un signe de tête.
 

Bella ne savait pas trop comment se comporter parce que le roi lui faisait peur, mais elle ne voulait pas se cacher derrière Alice par crainte qu’il le prenne mal. Si la personne à son bras était aussi dangereuse, elle n’était pas sûre que son cœur tienne, surtout alors qu’ils s’approchaient.

Puis elle rencontra le regard humain de la jeune femme et se détendit. Elle laissa même échapper un soupir de soulagement, ce qui fit sourire l’autre humaine et pouffer Alice.
 

- Ils ne te feront rien, la rassura cette dernière, souriante.
 

Caïus fut étonné par son don de voyance, mais ne le montra pas.
 

- Un problème, demanda-t-il en regardant Jasper, qui tenait toujours Edward.

- Mon frère a besoin de comprendre certaines choses, expliqua Jasper.
 

Edward essaya de se libérer, se disant qu’avec Caïus, Jasper n’oserait pas l’immobiliser de nouveau. Effectivement, le major le laissa se libérer avant de rejoindre Bella pour la prendre dans ses bras. Le vampire avait besoin de la proximité de sa moitié et il était plus rassuré de la savoir à ses côtés.
 

Edward les regarda, furieux. Caïus s’en rendit compte et intervint :

 

- Je serais toi Edward, je ferais très attention à mes actes parce qu’il se pourrait que nous accédions à ta demande, dit Caïus, mortellement sérieux.
 

Le jeune vampire eut la décence de se sentir gêné avant de s’en prendre à Alice, exigeant qu’elle lui rende sa main. Les autres le regardèrent tous, choqués. Alice, qui gardait le morceau de chair précieusement, refusa de le lui rendre et se promit d’avoir une sérieuse conversation avec Carlisle au sujet de son premier fils. Ou elle pourrait suggérer aux Volturi de garder Edward pour lui apprendre la vie.
 

Le télépathe, qui avait suivi ses pensées, paniqua, ne voulant pas rester avec les monarques qu’il trouvait monstrueux. Il partit s’enfermer dans la chambre.
 

- Est-il réellement en train de bouder ? demanda Hermione à personne en particulier.
 

Grâce à ses siècles de vie, Caïus parvint à s’empêcher de rire, gardant une expression impassible. Hermione se tourna vers lui, un sourcil haussé.

 

Jasper, une fois calmé dans les bras de sa compagne, scanna les émotions de l’autre humaine. Il la trouva calme et choquée de la bêtise d’Edward. Jasper fut amusé de la complémentarité du couple.
 

Avisant qu’il était temps de les laisser, Alice s’excusa pour la porte et s’éclipsa pour essayer de faire entendre raison à Edward.

 

- Il est temps de te nourrir, dit Caïus en posant une main dans le dos d’Hermione.

- Si vous voulez vous joindre à nous, sourit Hermione à l’intention de Bella.

- Oui, merci, répondit celle-ci, impressionnée par son assurance.
 

Caïus et Hermione passèrent devant, Bella et Jasper à leur suite. Le major envoya une vague d’amour à sa compagne pour la rassurer, mais lui aussi était impressionné par l’humaine à l’odeur particulière.
 

Une fois dans la cuisine, Hermione commença à faire à manger. Bella fit signe de l’aider, mais la sorcière lui ordonna de s’asseoir, prétextant qu’elle avait eu assez d’émotions pour la journée. Néanmoins, Bella, toujours gênée par la présence du roi, avait besoin de bouger et mit le couvert.

Les deux vampires se mirent dans un coin, n’étant pas dans leur élément, mais chacun surveilla sa compagne.
 

Le repas se passa dans une ambiance tendue. Hermione essaya de faire la conversation avec Bella, mais celle-ci ne semblait pas réceptive. Les deux vampires gardèrent résolument leur distance, au grand amusement d’Hermione. Elle se garda d’exprimer sa joie avant de retourner dans leur chambre.

 

- On peut dire que je ne suis pas douée pour faire connaissance, mais toi non plus, se moqua Hermione.
 

En temps normal, Caïus le prendrait très mal, mais comment pourrait-il en vouloir à sa compagne qui lui souriait tendrement ?

Il la prit dans ses bras et l’allongea sur le lit en dessous de lui. Il commença à embrasser sa joue, sa gorge, son épaule, qu’il dénuda en déboutonnant son chemisier pour la couvrir de baiser.
 

- Penses-tu que c’est une mauvaise chose ?

- Non, mais en tant que roi… Plus à gauche… Tu te dois d’être accessible sans être leur ami… Là, oui… Tu dois trouver le juste milieu… Continue…

 

Caïus ne savait pas s’il pourrait un jour se passer de ses réactions humaines, de son cœur qui battait pour lui, de ses respirations, de ses yeux humides, de ses tremblements lorsqu’il lui donnait du plaisir.

Son cerveau retint ses suggestions, mais il les mit de côté pour s’occuper comme il se devait de sa compagne.

 

OoO

 

Quelques jours après le départ des Cullen, Hermione reçut un hibou du ministère. Elle décacheta la lettre rapidement.
 

- Non, mais ils se moquent de moi ?
 

Hermione sortit de ses appartements à la recherche de son compagnon. C’était impressionnant à quelle vitesse elle s’était attachée à son vampire et à quel point elle était devenue dépendante de lui. Avant, Hermione avait peur de cet attachement et tout ce que cela impliquait, mais le fait de savoir qu’elle pouvait compter à tout instant sur Caïus éclipsait toutes ses peurs.
 

La jeune femme parcourut une grande partie du château sans trouver son roi. Hermione aurait pu utiliser son sort de localisation, mais le château était trop tortueux et la détournait souvent du droit chemin. Le fait de ne pas utiliser la magie lui permettait de plus de mieux découvrir le château. Comme elle n’était pas submergée par le travail, elle prit son temps. Ce n’était pas qu’elle pensait que ne « rien » faire était désagréable, c’était juste qu’il ne fallait pas que ça dure éternellement. Même si elle appréciait toutes leurs sorties, tous les livres anciens qu’elle pouvait lire, les histoires sur le passé de son compagnon et sur le passé du monde, elle avait besoin de bouger.

 

Heureusement, elle finit par croiser Alec.
 

- Charmante demoiselle, êtes-vous encore égarée ? dit-il, légèrement moqueur.
 

Il ne pouvait pas clairement montrer qu’il commençait à apprécier la future reine.
 

- Sais-tu où se trouve Caïus ?

- Cela va devenir un travail plein temps de te secourir.

- C’est une bonne idée, dit Caïus avant d’embrasser sa compagne.
 

Alec se décomposa. Les autres allaient se moquer de lui lorsqu’ils sauront qu’il s’était fait piéger bêtement. Mais c’était aussi un grand honneur que d’être le garde personnel de la compagne du roi colérique.

 

- Allons dehors, proposa Caïus, voyant que sa compagne était crispée.
 

Il l’emmena à sa cour favorite et ils s'assirent sur le banc sous l’arbre. Il lui prit la main et vit dans l’autre une lettre froissée. Voyant qu’Hermione n’ouvrait pas la bouche, il prit le parchemin pour le lire.
 

- Ils te demandent de venir, c’est probablement une bonne chose.
 

Hermione tourna brusquement la tête vers lui, le regard mauvais. S’il n’était pas dix fois plus fort et plus rapide, il prendrait peur. Il se demanda quand même s’il ne devait pas s’éloigner de quelques mètres, au vu de la magie qui crépitait autour d’elle, il se demande sérieusement s’il ne va s’éloigner de quelques mètres.
 

- Tu ne connais pas les sorciers, ils sont tout à fait capables de me faire venir pour me dire non.

- Pourquoi te diraient-ils non ? Tu es une personne importante et travailler pour ton ministère serait bon pour eux, dit Caïus avec aplomb.
 

Ce fut donc plus détendue qu’Hermione se rendit à Londres au ministère de la magie. Stressée, elle fit les cent pas devant un des bureaux au service des créatures magiques.

Après ce qui lui sembla durer des heures, la secrétaire la fit entrer dans le bureau du chef du département.
 

- Bonjour, Miss Granger. Asseyez-vous.

 

Hermione n’arrivait pas à savoir si les choses allaient bien se dérouler.
 

- Nous avons étudié votre demande, Miss Granger, mais nous ne pouvons y accéder.

- Comment ça je ne peux avoir le poste ? demanda Hermione, éberluée et quelque peu en colère.

 

Hermione savait qu’elle était parfaite pour ce job et qu’elle en remplissait toutes les conditions, voire même plus.

Le bureaucrate était impressionné par la jeune femme en face de lui. Il savait ce qu’elle avait fait durant la guerre, mais elle n’était pas l’élu et c’était du passé ; il fallait avancer.
 

- Calmez-vous, Miss Granger. Vous ne pouvez pas avoir le poste parce que…

- Faites très attention à ce que vous allez dire, gronda la sorcière en se mettant debout, le menaçant avec son index.

 

L’homme déglutit avec difficulté.
 

- C'est-à-dire que ce poste est généralement réservé aux sangs-pur…
 

La gifle mentale que la Gryffondor se prit fut douloureuse. Hermione retomba sur sa chaise, sonnée. Elle ferma les yeux, respira fortement, serra les poings et compta jusqu’à dix pour se calmer.

Dans le silence et sous le regard ahuri du bureaucrate, elle se releva, essuya des poussières imaginaires sur sa robe et planta son regard dans celui de l’homme. Hermione ne s’était pas battue toute son enfance contre un taré avec des préjugés pour continuer à subir ces injustices.
 

- Même si vous ne semblez rien avoir appris de la guerre, continuez sur cette voie. Vous finirez à Azkaban ou alors la prochaine personne chargée des relations sorciers-vampires que vous enverrez discuter avec les Rois se fera renvoyer à son arrivée, dit-elle d’un ton très calme qu’elle avait emprunté à Caïus.

- Est-ce une menace, Miss Granger ? s’offusqua le chef du département.

- Oh non, c'est juste ce qui se passera. Aucun sorcier ne pourra plus approcher les vampires, jamais. Et on sait tous que ça pourrait dégrader les ententes et vous ne le voulez absolument pas.
 

Elle tourna les talons pour sortir de ce bureau poussiéreux, un sourire fier sur le visage.
 

- Miss Granger, il serait préférable que vous arrêtiez de les voir.

- Je vous demande pardon ?!

- Comme vous le savez, dit-il avec fierté, vous n'avez pas le droit de fréquenter des vampires.
 

Hermione fit demi-tour, sortit un texte de loi de sa poche et le posa sur la table avant de se tourner vers la sortie. Ce fut lorsqu’elle se trouva sur le pas de la porte qu’elle l’acheva.

 

- Comme vous pouvez le voir, j’y suis justement autorisée. Et je vous annonce que vous venez de faire la plus grosse bêtise de votre pathétique carrière de gratte-papier du ministère…
 

Sans le voir, Hermione imagina très bien ce petit idiot se décomposer, ce qui agrandit son sourire. Finalement, il y aura eu un rayon de soleil dans ce ministère. Son sourire ne la quitta pas jusqu'à son retour au château.

Caïus sortit de la salle des trônes après une réunion avec ses gardes pour savoir comment les nouvelles se propageaient hors du château. Leur « changement » avançait doucement, mais sûrement.
 

- Pourquoi ce sourire, demanda Caïus après l’avoir embrassée. As-tu eu le poste ?
 

Les lèvres d'Hermione se pincèrent et le blond la serra dans ses bras.
 

- Qui dois-je tuer ? gronda-t-il.

 

Les gardes autour d’eux s’écartèrent, préférant fuir la colère de leur roi.

Elle soupira et se décala un peu afin de le regarder dans les yeux.
 

- Il m'a refusé le poste parce que mes parents ne sont pas des sorciers, mais je lui ai sorti mon arme secrète et là il s'est senti très très mal. Je pense qu'ils vont me recontacter.

- Ton arme secrète ?

- Crois-tu que j'aurais fait la bêtise de partir sans une deuxième solution ? Me sous-estimerais-tu, mon cher compagnon ?

- Pas le moins du monde, dit-il en lui volant un baiser. Je t'ai vue à l’œuvre et je te préfère à mon bras plutôt qu'à celui de mon ennemi.
 

Cette fois, ce fut Hermione qui l'embrassa, tout aussi délicatement.
 

- J'ai trouvé un vieux texte de loi indiquant que même si je ne suis pas apte au poste – ce qui n'est pas le cas – j'ai le droit d'avoir une interaction avec vous vu que je suis ta compagne…

- Et ?

- Et quoi?

- Ne me fais pas croire que tu lui as juste posé ton texte sous le nez et que tu es partie.

- Pour qui me prends-tu ?

- Pour une femme qui ne supporte pas les injustices.

- Pas faux ! Je lui ai dit qu'il allait le regretter.
 

Le roi rigola diaboliquement.
 

- Ça, c'est ma moitié !

 

OoO
 

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Bisous bisous

hp-drago

 

Chapitre 25

Beta EmInu

OoO

- Ne me fais pas croire que tu lui as juste posé ton texte sous le nez et que tu es partie.

- Pour qui me prends-tu ?

- Pour une femme qui ne supporte pas les injustices.

- Pas faux ! Je lui ai dit qu'il allait le regretter.

Le roi rigola diaboliquement.

- Ça, c'est ma moitié !

OoO

Hermione n’avait pas eu de réponse du ministère, mais elle savait que ça ne saurait tarder. En tout cas, ce soir-là, elle allait dîner en Angleterre chez Harry et Ginny. Sa relation avec cette dernière s’était un peu dégradée depuis qu’elle s’était séparée de Ron. Il avait tout mis sur le dos d'Hermione : trop sérieuse, trop de travail et pas assez de sexe.

Ce fut justement Ginny qui lui ouvrit la porte.

- Woua, Hermione, ce que tu es bronzée, commenta la rousse.

- Merci.

Ginny attendit d'en savoir plus, mais Hermione garda la bouche fermée. Leur amitié n’était plus ce qu'elle était et le temps où Ginny arrivait à faire d'Hermione ce qu'elle voulait était révolu.

- Harry n'est pas là ?

Hermione était surtout venue pour voir son meilleur ami qui lui manquait énormément. Aucun rouquin ne saurait briser ce qu’elle partageait avec son presque frère.

- Il est avec Ron dans le salon, mais ils ne sont pas seuls.

La brune haussa un sourcil.

- Il a rencontré quelqu'un, dit Ginny, assez fière.

Hermione se souvenait parfaitement de ce qu'elle avait dit à Ron lorsqu'ils s’étaient séparés. « Bon courage pour trouver quelqu'un qui te supportera ! » En effet, le rouquin n’était pas le meilleur petit ami de la terre : il était trop jaloux, fainéant, aimait trop se montrer en public et surtout, il voulait une femme qui ressemblait à sa mère… Tout ce qu'Hermione n’était pas et n'aimait pas, même si elle adorait Molly.

- Bonsoir, dit Hermione d’un ton naturel en entrant dans le salon.

Elle fixa d'abord son ami aux cheveux toujours en bataille, qui lui fit un grand sourire, avant de croiser le regard de son ex et de celle qu'elle n’avait pas besoin de voir pour la reconnaître. Rien que le son de sa voix lui dressa les poils de la nuque.

- Bonsoir Hermione, dit Lavande de sa voix nasillarde et haut perchée.

Après son accolade avec Harry, Hermione se tourna vers le nouveau couple. Lavande était en effet gluée au bras de son Ron-Ron comme s'il allait s'envoler.

- Lavande. Très jolie coiffure.

Sa coupe n’avait quasiment pas changé depuis Poudlard et Harry et elle plaisantaient souvent dessus. D'ailleurs, Harry sourit discrètement. Qui osait porter un énorme nœud rose fuchsia dans ses cheveux ?

Après quelques banalités, Hermione et Ron ne se parlèrent plus et ils passèrent tous à table.

- Alors Hermione, que fais-tu ? attaqua Lavande. On sait tous que tu ne travailles pas au ministère comme tu l'avais prévu, dit-elle, mauvaise.

- N'as-tu pas eu d'offres d'emploi, rajouta Ginny, feignant l’innocence.

- Si j'en ai eu plein, même celle que je voulais au service des créatures magiques. Mais j'ai décidé de voyager. Après tout, pourquoi ne pas en profiter ?

Elle détournait quelque peu la vérité, mais qui s’en souciait ?

- Et où es-tu allée ? demanda gentiment Harry. Après l'Italie, bien sûr.

- J'ai passé une semaine dans les Alpes suisses et je prévois une semaine dans le sud de la France. C'est magnifique, bien que je préfère la chaleur de l'Italie. Tu peux venir me voir quand tu veux, Harry.

- Tu comptes y retourner ? couina Lavande, dépitée.

- Oui, je rentre en Italie ce soir. J'affectionne ce pays et je m'y sens bien.

- C'est pour ça que tu es si bronzée ! déduisit Ginny. Je me disais aussi...

- En tout cas, ça te va bien Hermione. Tu rayonnes, complimenta son ami à lunettes.

Harry et Hermione continuèrent de discuter du voyage de la brune, mais Lavande reporta l'attention sur elle.

- Ron et moi vivons ensemble, dit-elle en défiant Hermione du regard.

Elle les fixa tour à tour. Ron semblait à la fois content et gêné.

- Je suis heureuse pour vous, dit sincèrement Hermione.

- Ah… Ah bon ?

- Oui Lavande, je le suis. Tu t'attendais à quoi ? Que je pique une crise de jalousie ? Nous ne sommes plus à Poudlard. C'est fini le temps où je pensais que Ron était l'homme parfait.

Les joues de Ron se colorèrent, montrant qu'il allait piquer une crise.

- Tu n'es pas non plus un modèle de perfection, cracha-t-il.

- Tu n'es pas obligé d'être aussi désobligeant, Ronald. J'explique juste à ta petite amie que nous ne nous correspondons pas.

Hermione continua de manger calmement pendant que le couple fulminait.

- Mon Ron-Ron est trop bien pour toi !

La compagne du vampire haussa un sourcil.

- Comme je te l'ai dit Lavande, et nous n'allons pas polémiquer là-dessus pendant des heures, Ron et moi nous sommes séparés pour une raison. Nous sommes incompatibles. J'avais mes torts comme il avait les siens. Point. Passe à autre chose.

- Tu parles, je me méfie de toi Granger, tu vas vouloir me le piquer, dit-elle en plantant ses faux ongles dans le bras de son petit-ami, qui grimaça de douleur.

Hermione hésita entre pleurer de rire ou être effarée devant la bêtise de la blonde. Harry lui sourit discrètement. Si comme il le soupçonnait, Hermione sortait avec le vampire blond qu'il avait croisé il y a quelques temps, son amie n'avait effectivement aucune envie d'aller voir ailleurs. Ginny penchait plus du côté de Lavande, ce qui étonna le survivant. Ginny et Hermione étaient amies.

- Tu as raison, je suis démasquée, je veux récupérer Ron-Ron.

Cette fois-ci, le survivant laissa échapper un son moqueur. Hermione essaya de contenir son sourire. Ils échangèrent néanmoins un regard complice, en souvenir des moqueries à ce surnom.

- Ça me manque tellement de faire la bonniche, de m’entendre dire que ma nourriture est moins bonne que celle de sa maman chérie, de ramasser ses chaussettes sales qui traînent même sur la poignée de la porte d'entrée, de l'entendre râler que mes livres traînent partout, que je travaille trop, que je suis trop ennuyeuse… Oh oui Lavande, tout ça me manque cruellement, dit-elle le plus sarcastiquement possible.

Après quelques secondes de silence, la blonde se leva et pointa son doigt tordu et manucuré vers Hermione.

- Ah ah ! Tu avoues !

Dépités, Harry et Hermione se fixèrent.

- Ok, cette fois, j'abandonne. Respire Ronald, tu vas t'évanouir. Harry, merci pour ce repas, c’était délicieux. Tu devrais ouvrir un restaurant.

- Merci Hermione. Je te raccompagne à la porte.

En partant, ils entendirent la voix de Lavande.

- Méfie-toi, elle veut te piquer ton petit ami. Après tout, il faut bien qu'elle paye ses voyages !

Harry fit signe d’aller la rejoindre pour lui dire sa façon de penser, mais Hermione le retint et fit un signe négatif de la tête. Il était vrai que depuis qu'elle fréquentait officiellement Caïus, c’était lui qui avait tout payé, mais avec la guerre, ils avaient eu une prime de la part du ministère et elle s'en était servie pour ses premiers voyages.

- Si jamais tu en as marre ou que tu veux quelques jours de repos, viens me voir. J'ai une résidence en Italie.

Elle lui nota le nom d'une ville sur un morceau de papier.

- L'invitation n'est que pour toi et si elle ou ils viennent, je ne garantis pas leur sécurité.

Harry prit son amie dans ses bras et murmura « L'amour te va bien. » Hermione ouvrit la bouche et la referma sans rien dire.

En la relâchant, il lui fit un clin d’œil. Elle sortit sur le perron pour activer son portoloin. Alors qu’il allait fermer la porte, elle l’interpella :

- Je suis sérieuse pour le restaurant. Tu ferais fureur. Penses-y !

Elle disparut aussitôt.

- Sacrée Hermione.

Il pivota, se préparant à faire face à la fureur de deux rouquins et d'une blonde.

- La soirée va être longue...

Inconsciemment, il serra le papier, réfléchissant sérieusement à la proposition de sa meilleure amie. Ginny n’était plus la jeune femme qu'elle était. Il la trouvait plus peste, méchante et il n’aimait pas ce genre de personne. Il aimait l'honnêteté, qu'elle fasse plaisir ou non.

OoO

Hermione arriva en portoloin dans la cour du château. Comme à chaque fois, les vampires furent étonnés de la voir « marcher » dans le vide et certains grondèrent pour avoir été surpris. Caïus, impatient, fit un bon dans les airs pour rattraper sa compagne.

- T'aurais-je manqué ? demanda-t-elle en enroulant ses bras autour du cou du blond.

- A qui appartient cette odeur ? gronda-t-il.

- Possessif ?

- Tu sais bien que oui, tu es à moi, dit-il sur le même ton.

- Je t'aime, murmura la sorcière.

Hermione n’allait rien dire avant que Caïus ne la « torture » de la meilleure des façons. Les vampires autour d'eux rigolèrent discrètement aux dépens de leur roi, qui ne se priverait pas de leur arracher un bras si Hermione ne se trouvait pas dans ses bras. Les gardes étaient heureux de retrouver la compagne de leur roi.

Caïus emmena Hermione dans leurs appartements. Il l'allongea sur le lit et la coinça avec son corps.

- Parle.

- Tu ne serais pas en train de me prendre pour un des gardes ?

- Si c'était le cas, je ne ferais pas ça.

Il arracha ses vêtements et sous-vêtements pour embrasser son corps. Hermione gémit tout de suite et ce fut encore pire lorsqu'il lui écarta les cuisses et lui procura la meilleure des tortures, sachant parfaitement quel rythme adopter pour l'emmener là où il le souhaitait.

Hermione s'accrocha aux cheveux blonds de son vampire. Elle gémit son prénom et le supplia de lui donner un orgasme, qu'il lui refusa.

- Parle, dit-il gentiment.

Elle secoua la tête, amusée.

- Tu vas finir par me rendre fou.

- Est-ce un défi ?

Sans lui laisser le temps de lui répondre, elle se releva et l'allongea sur le dos, l'embrassant tout en défaisant ses vêtements pour lui rendre la pareille. Il gronda en fermant les yeux. Elle lui rendit bien, lui montrant qu'elle était aussi douée que lui avec sa bouche et pour le torturer, arrêtant par moment de le toucher. Elle recommença plusieurs fois, attendant qu'il capitule.

- Tu es bien trop douée pour mon propre bien.

Devant le regard brûlant du roi, elle accéda à sa demande silencieuse. Le grondement du roi se répercuta dans son corps, Hermione profita pour faire ce qu'elle voulait, sachant qu'elle n’allait pas garder le contrôle longtemps.

Effectivement, quelques secondes plus tard, le roi inversa leur position et coinça ses poignets entre ses mains. Il l'embrassa tendrement.

- Ma douce et fragile créature. Je pourrais briser ton corps si facilement, mais ton âme est la plus forte que je connaisse. Si jamais un autre homme voulait te ravir à moi… Je ne pourrais vivre…

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, la pénétrant doucement, mais cette fois-ci, leur ébat fut moins délicat. Il voulait lui montrer à quel point son amour et sa passion étaient forts pour elle. Leur orgasme fut aussi puissant.

Une fois son cœur calmé, le vampire revint à la charge.

- Alors, tu vas me le dire ?

Hermione passa la main dans les cheveux de son amant.

- C'est Harry. Tu sais, celui que je considère comme mon meilleur ami et mon frère.

Le roi se colla contre le corps de son humaine et ronronna presque. Elle enroula ses jambes autour de la taille de son amant.

- Par contre, j'ai revu mon ex. Non ! Ne bouge pas et ne dis rien.

Le vampire serra très fort ses mâchoires pour ne pas tout casser. Il arrivait seulement à se retenir parce qu’Hermione était enroulée autour de son corps et que la blesser n’était pas en option.

- Il est venu avec sa nouvelle copine et crois-moi, je suis heureuse que nous ne soyons plus ensemble. Je me demande même comment j'ai fait pour sortir avec, frissonna-t-elle. Nous sommes tellement différents. La seule chose que je regrette, c'est notre amitié gâchée. Vas-y, tu peux t'énerver, sourit-elle en le relâchant.

Même s'il était rassuré, son caractère volcanique prit le dessus. Il avait besoin d'évacuer et de casser quelque chose. Cette fois-ci, il frappa plusieurs fois le mur entre sa chambre et celle d'Hermione, le fissurant et cassant quelques pierres.

A chaque fois, il avait peur que sa sorcière parte en courant. Son ex-compagne n'aimait pas ses crises, alors il se contenait en sa présence, mais évacuait par des punitions cruelles envers les autres. Sa réputation s’était faite ainsi, même s'il ne la regrettait nullement. Au moins, personne ne lui cherchait de problème.

Une fois sa colère passée, il se retourna, presque honteux de son comportement, mais la petite humaine fragile dans son lit le regardait en souriant amoureusement. Elle tendit même la main vers lui en toute confiance, sans trembler. Rapidement, il retourna sous les draps pour la serrer dans ses bras.

- On t'a déjà dit que tu étais sexy lorsque tu t'énerves ? fit-elle, l’étonnant encore.

- Il n'y a que toi pour ne pas avoir peur d'un vampire furieux.

- Tu ne te vois pas comme je te vois. Déjà tu es mon vampire et tu es souvent nu, ce qui est fort agréable.

- Dévergondée, s'amusa-t-il.

Elle le frappa gentiment, souriante.

- Là mon cerveau se déconnecte… Sérieusement, j'aime te voir avec les cheveux devant les yeux, la mâchoire contractée faisant ressortir tes os, tes muscles qui roulent sous ta peau et surtout les mimiques que tu fais avec tes mains… C'est chaud, rougit-elle.

Elle n’était pas du genre à être aussi ouverte sur ses pensées, mais après le baiser qui en découla, elle se dit qu’elle recommencerait.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ? Ron et Lavande ? Et Ginny ? Vous les adorez, je le sais…

Bisous

 

Chapitre 26

Beta EmInu

OoO

Elle le frappa gentiment, souriante.

- Là mon cerveau se déconnecte… Sérieusement, j'aime te voir avec les cheveux devant les yeux, la mâchoire contractée faisant ressortir tes os, tes muscles qui roulent sous ta peau et surtout les mimiques que tu fais avec tes mains… C'est chaud, rougit-elle.

Elle n’était pas du genre à être aussi ouverte sur ses pensées, mais après le baiser qui en découla, elle se dit qu’elle recommencerait.

OoO

Comme elle l’avait prédit, Hermione reçut un hibou officiel quelques jours plus tard. Le ministère lui demandait une audience. Dans son lit, accompagnée de son vampire, elle put enfin voir son avenir professionnel plus clairement.

- Qu'est-ce qui te fait sourire ? demanda Caïus en embrassant l'épaule dénudée de la sorcière.

- Ils veulent me voir et sûrement me proposer le poste.

- Dommage, j'aurais adoré croquer dans un sorcier…

Hermione fit semblant d'être choquée.

- Nous avons très mauvais goût !

- Au contraire, tu es la plus délicieuse des créatures sur terre.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre, plongeant sur sa bouche pour l'embrasser et la faire sienne. Caïus s’allongea sur le corps d’Hermione, toujours sensible suite à leur dernier ébat. D’instinct, elle écarta les cuisses, appréciant par avance leur futur moment intime.

Après son consentement silencieux, Caïus s’enfonça complètement dans la chaleur de sa compagne.

- Je ne crois pas pouvoir me lasser un jour de te faire mienne, dit-il en bougeant doucement au point de la rendre folle de désir.

Hermione, de plus en plus confiante et furieuse qu’il ne bouge pas plus vite, lui rendit la pareille en l’embrassant légèrement. La jeune femme avait compris que, maintenant qu’il s’était habitué à sa mortalité, il appréciait davantage les contacts francs. Elle aurait aussi pu lui montrer son mécontentement en enfonçant ses ongles dans sa peau, mais il lui avait confié que cela lui apportait du plaisir et non de la douleur, avec sa maigre force. Elle se contenta donc de lui caresser légèrement le dos et les épaules.

Il ne tarda pas à gronder au manque de contact et lui montra même les dents en voyant son sourire fier. Elle perdit rapidement son sourire quand il s’enfonça en elle avec une vitesse qu’un humain ne saurait atteindre et surtout avec beaucoup plus d’expérience.

Il les emmena prestement au plaisir ultime avant de s’allonger sur le dos, entraînant Hermione contre son torse et entremêlant leurs jambes.

Le hibou attendit patiemment que le couple ait fini pour se manifester à nouveau, désirant sa réponse.

- Viens avec moi, dit-elle, le cœur battant toujours dans sa poitrine.

- Tu veux déclencher une guerre ?

- Non, je veux mettre tous mes atouts en avant, dit-elle en se mettant à califourchon sur lui.

- Tu veux m’exhiber comme un trophée ? dit-il, les mains derrière la tête dans un signe de confiance extrême.

Elle se pencha vers lui et frôla ses lèvres.

- Le plus beau des trophées.

- Vile manipulatrice.

Il la retourna et l'embrassa vraiment.

- Crois-tu que c'est une bonne idée ? dit-il en tendant les bras.

Hermione caressa les muscles des bras de son compagnon en réfléchissant.

- Juste toi, oui.

- Ne vont-ils pas le prendre pour une attaque ?

- Non, pour deux raisons : de un, tu es mon compagnon, de deux, tu es le représentant des vampires.

- Nous sommes trois… Oh. Ils ne le savent pas.

La sorcière sourit, fière d'elle. Caïus était heureux que sa compagne soit si calculatrice. Son ancienne compagne, même s’il l’avait aimé de tout son être, n’était pas intéressée par son rôle de dirigeant. Contrebalançant son côté impétueux et colérique, elle était trop gentille et n’avait quasiment pas de vice en elle.

Maintenant qu’il était plus raisonnable, Hermione le complétait de la meilleure des façons parce qu’il était sûr qu’elle ne le laisserait jamais dépasser la ligne.

- N'as-tu pas peur qu'ils rappellent l'ancien représentant ?

- Il est mort pendant la guerre.

- Tant mieux, je ne l'aimais pas. Cet homme n'était pas correct, il cachait ses pensées et nous prenait pour des idiots. De plus, je n'aimais pas la façon dont il me regardait.

- Tu devais lui plaire…

- Quoi ?!

- Dumbledore était gay et l'un de ses anciens amis te ressemble un peu. Il voulait peut-être coucher avec toi, rigola Hermione.

- Je savais qu'il était louche, frissonna le blond.

Malgré ses nombreux siècles, Caïus n’avait jamais été attiré par les hommes. Cela serait mentir de dire qu’il n’avait pas essayé, mais ce n’était définitivement pas sa tasse de thé.

Hermione répondit au ministère de manière succincte, confirmant sa présence mais à une date de son choix - soit dans quelques jours - et indiquant qu’elle serait accompagnée sans en révéler plus. Il était hors de question qu’elle accourt à la suite de leur courrier. Autant qu’ils aient peur. De plus, elle se trouvait raisonnable, car elle aurait pu envoyer un courrier à la Gazette du Sorcier. Après tout, elle leur avait dit qu'ils le regretteraient…

OoO

- Chut, ne fais pas trop de bruit, grimaça Ginny.

- Ce n’est pas moi, ce sont ces dossiers poussiéreux qui me piquent le nez.

- Dépêche-toi, ils vont revenir.

- Je ne savais pas qu’ils avaient autant de papiers sur les portoloins internationaux, c’est chiant, bougonna Lavande.

- Allez, je les vois au bout de couloirs.

- J’ai ! Italie, Volterra.

Lavande remit le dossier en place. Les deux sorcières se désillusionnèrent, attendant que la porte s’ouvre sur les deux employés pour se faufiler à l’extérieur. Une fois à l’abri des regards indiscrets, elles retirèrent le sort et rejoignirent leurs petits-amis.

- Volterra ? Jamais entendu parler, réfléchit Ginny. Elle aurait au moins pu aller à Rome. Il faudrait qu’Harry m’y emmène !

- Je suis d’accord, elle est nulle. Surtout qu’à Rome, il y a des boutiques géniales. Ron-Ron doit absolument m’y emmener.

- On pourrait se prendre une semaine et y aller ensemble ?

- Oh oui, bonne idée, sautilla Lavande.

Lorsque les filles eurent rejoint leurs copains, elles turent cette conversation, mais se promirent silencieusement d’organiser quelques jours dans ce patelin qu’était Volterra pour voir ce qu’Hermione y fabriquait.

Il ne leur fallut qu’une journée pour planifier leur voyage et elles partirent le lendemain.

Ron fut content de se trouver sans filles pour quelques jours, mais Harry était sceptique. Il trouvait curieux que sa petite amie ait soudainement envie de quitter le pays, surtout juste après la venue d’Hermione. Il en mettrait presque sa main à couper qu’elles étaient parties pour espionner sa meilleure amie.

Le survivant se rappela l’avertissement de la jeune femme. Harry espérait sincèrement que Ginny n’allait pas s’attirer d’ennuis, surtout si elle et Lavande étaient parties au devant de vampires. Certes, pour le moment, ça n’allait pas fort avec elle, mais il ne souhaitait pour autant pas sa mort.

- Allez, sors-toi ces idées sombres de la tête, ma sœur va revenir ! En attendant, faisons la fête !

Harry secoua la tête, amusé par l’entrain de Ron.

OoO

- Il fait chaud ! soupira Ginny.

- Ça nous change de la pluie, sourit Lavande, exposant son visage au soleil.

- Tu es là pour le soleil ou pour savoir ce que trafique Hermione dans cette ville ?

Lavande redevint sérieuse.

- Si ça se trouve, elle n’est pas là. On a passé la journée ici et rien. Personne ne l’a vu.

- Hermione ne ment pas, mais elle fait des trucs louches, dit Ginny, la jalousie présente dans chacun de ses mots. Et je compte bien savoir quoi.

Ce fut le lendemain, alors que le soleil déclinait, que les deux fouineuses virent Hermione déambuler dans la rue alors qu’elles faisaient les boutiques. A ses côtés se trouvait un jeune homme brun à la peau très claire, vêtu d’un costume et portant des ray-bans sur le nez. Les deux anglaises se cachèrent et les suivirent.

- Tu crois que c’est son mec ? demanda Ginny.

- Impossible, il est trop beau pour elle, s’éventa Lavande.

- On dirait un homme important. Regarde, les gens ne s’approchent pas.

- Sexy, soupira Lavande quand Alec ouvrit la porte d’une boutique pour laisser Hermione entrer.

De son côté, Hermione sourit devant la galanterie de « son garde ». Elle était surtout amusée parce qu’il avait l’air de détester ça. Bien qu’elle ne doutait pas une seconde de ses bonnes manières, il lui avait dit en quittant le château qu’il avait l’impression de jouer les nounous. Alors Hermione s’en amusait et Alec, même s’il ne le montrait pas, était fier que ce rôle lui ait été attribué.

Les autres gardes avaient ri en apprenant la façon dont il s’était fait piéger, mais Afton avait été le premier à le féliciter pour cet honneur. Démétri lui avait promis un bel enterrement. Toutes sortes de plaisanterie avaient fusé et toujours dans la bonne humeur. C’était ce qui faisait la force des Volturi. Ils étaient soudés. Même si certains les avaient rejoint de forces, ils avaient vite été intégrés et n’avaient désormais plus le désir de partir, du moins s’en souvenaient-ils à présent. Avec la nouvelle « politique » des rois, les Volturi n’étaient plus seulement craints, ils étaient également respectés pour la protection qu’ils apportaient déjà il y a de ça plus d’un millénaire. Tout ça, c’était grâce à la sorcière qui cherchait actuellement un présent pour son compagnon.

- Trouves-tu quelque chose ? demanda Alec, sachant pertinemment la réponse.

Il ne voudrait pas être à sa place. Que pouvait-on offrir à un homme qui avait vécu plusieurs millénaires ?

Hermione le fusilla du regard, sachant qu’il se moquait d’elle.

- Ne peux-tu pas m’aider ?

- Non, c’est bien trop drôle de te voir chercher.

- Et avec ma baguette entre tes deux yeux, ça sera toujours aussi drôle ?

Alec leva les mains en signe de reddition. Reddition qui ne dura que quelques minutes lorsqu’il lui montra une horrible babiole.

Hermione en fut amusée malgré elle. Néanmoins, elle sortit de la boutique et se remit à marcher sans vraiment savoir où elle allait.

- En fait, tu n’as pas plus d’idées que moi.

- Exact, concéda-t-il. Mais ce n’est pas avec moi qu’il est lié, sourit-il, provocateur.

Le garde appréciait la jeune femme. C’était une bonne distraction dans son immortalité.

- Que voudrais-tu que ta copine t’offre ?

En voyant le sourire prédateur d’Alec, la jeune femme regretta sa question.

- Elle, nue et les yeux bandés, attachée à mon lit avec plein d’accessoires qu’elle aura choisis et m’autorisera à tous les utiliser sur elle sans qu’elle n’ait son mot à dire.

Hermione, les joues rouges, imagina très bien la scène. Alec sourit encore plus face à sa gêne et son coeur qui battait plus vite.

- Ou alors de la lingerie, dit-il avec nonchalance.

Il pensait qu’elle en serait encore gênée, mais vu son sourire, elle trouvait que c’était une bonne idée et alla même jusqu’à le prendre brièvement dans ses bras.

Hermione chercha la boutique du regard tandis qu’Alec se concentrait sur les deux voix dont il avait perçu les couinements trop aigus pour ses oreilles. Le flot d’une conversation lui parvint alors :

- Je t’avais dit qu’elle se le faisait, fit la première voix.

- Traînée, dit jalousement la deuxième. Mais au moins, elle ne touchera pas à mon Ron-Ron.

Alec tourna la tête dans leur direction. Il vit une rousse et une blonde avec un nœud dans les cheveux. Voyant que les deux jeunes femmes, qu’il supposa être des sorcières vu leurs tenues, le regardaient, il leur fit son plus beau sourire de psychopathe. Pour parfaire son effet, il aurait pu enlever ses lunettes, mais si elles découvraient qui il était, il risquait de perdre un bras. De toute manière, les deux mortelles tournèrent les talons et s’éloignèrent.

Quand Hermione trouva la bonne boutique, elle s’acheta quelques trucs. Lorsqu’ils en ressortirent, Alec en fut soulagé, n’appréciant pas de se retrouver entre les vendeuses qui le regardaient comme un morceau de viande et Hermione qui se trouvait à moitié nue de l’autre côté du rideau. Il espérait que son roi ne penserait pas qu’il l’avait vu en tenue légère, sinon, c’était la tête qu’il risquait de perdre.

OoO

- Tout s’est bien passé, dit Alec à vitesse vampirique pour qu’Hermione ne puisse l’entendre. Juste deux anciennes amies d’Hermione, mais votre compagne ne les a pas vues.

Caïus acquiesça, appréciant l’honnêteté de son garde. Il prit Hermione dans ses bras avant d’essayer de regarder dans son sac. Elle le repoussa, clairement amusée.

Alec aimait la vision de son roi heureux avec sa compagne. Seul un idiot irait penser qu’il n’était plus aussi cruel - seule la présence d’Hermione le rendait aussi joueur et tendre - mais qu’ils partagent ce moment avec lui était une grande preuve de confiance.

- Je les fais suivre par Reneta et Jane, reprit-il, toujours aussi vite.

- Bien.

Caïus entraîna sa compagne vers leurs appartements.

- Merci Alec, dit son roi.

- Maître, répondit-il avec reconnaissance, laissant Hermione l’entendre aussi.

OoO

A suivre…

Alors ?

Bisous

hp-drago

 

Chapitre 27

Beta EmInu

OoO

- Je les fais suivre par Reneta et Jane, reprit-il, toujours aussi vite.

- Bien.

Caïus entraîna sa compagne vers leurs appartements.

- Merci Alec, dit son roi.

- Maître, répondit-il avec reconnaissance, laissant Hermione l’entendre aussi.

OoO

Les deux touristes mirent un certain temps pour se remettre de leur « rencontre » avec Alec. Elles n’avaient pas vu son regard, mais elles l’imaginaient très bien et étaient contentes qu’il n’ait pas enlevé ses lunettes. Lavande et Ginny n’en avaient pas discuté, mais d’un accord silencieux, elles se refusèrent d’en parler, préférant mettre ce moment de peur de côté. Les images de la guerre et des mangemorts leur étaient revenues et bien sûr, elles voulaient oublier.

Les deux jeunes femmes avaient accompli leur mission, ayant vu Hermione et en ayant tiré quelques conclusions farfelues. Elles se décidèrent donc de retourner à Londres afin que leurs petits-amis ne se posent pas trop de questions.

Ce fut dans la soirée, en marchant vers le bord de Volterra pour rejoindre l’endroit de départ de leur portoloin, qu’elles virent Hermione une nouvelle fois, mais pas avec le même homme. Celui-ci était blond et il n’y avait aucune ambiguïté dans leur relation : ils s’embrassaient, ne faisant pas attention à ce qui les entourait.

- C’est Malfoy ?

- Non, dit Ginny en fronçant les sourcils. Un cousin, peut-être ?

- Eurk, dit Lavande. Elle est tombée bien bas, l’héroïne de guerre.

Lavande était fière d’avoir trouvé une imperfection à l’ex de son copain.

- Quand Harry et Ron vont savoir... conspira Ginny.

A peine de retour à Londres, les deux jeunes femmes s’empressèrent d’aller raconter ce qu’elles avaient vu. Ron fut étonné que sa petite amie soit partie à l’étranger sans lui, surtout juste pour jouer les commères, tandis que Harry fut choqué et furieux qu’elles soient parties espionner sa meilleure amie dans le seul but d’être médisantes. Qu’est-ce que cela pouvait leur faire qu’Hermione sorte avec un cousin de Malfoy, ce dont Harry doutait bien fortement.

Ron était content qu’Hermione se soit trouvé un mec. Comme ça, il était sûr qu’elle ne lui courra plus après. Ne voulant pas se prendre la tête, il entraîna Lavande chez lui, laissant Harry et sa sœur qui, au vu de la tête de son meilleur ami, n’en avaient pas encore fini.

Harry, après avoir inspiré plusieurs fois, décida de partir s’isoler.

- Tu pourrais dire quelque chose, couina Ginny en le suivant.

- Oh crois-moi, tu ne veux pas que je parle, dit Harry d’une voix froide.

- Mais Hermione sort avec un Malfoy et il avait l’air louche !

Harry se stoppa et se retourna doucement vers sa petite-amie. Il ne voulait pas trop parler de peur que sa colère explose.

- Et ?

- Allô ? Un Malfoy !

- Et, répéta Harry.

- Ils sont tous…

- Tous quoi ? Issu d’une famille sombre ? Oui, comme l’était la famille de Sirius.

Ginny eut la décence de baisser les yeux.

- De plus, vous l’avez vu, mais avez-vous discuté avec ? Avez-vous confirmé son identité ? Quels sont tes soupçons sur son côté louche ? En dehors d’un costume bien taillé, demanda Harry en mode Auror.

Ginny, boudeuse, tapa du pied et croisa les bras, essayant d’attendrir son petit-ami.

Harry, ayant compris son manège, haussa un sourcil. Lui aussi croisa les bras, la défiant. Ce fut Ginny qui céda la première et, dans un cri rageur, elle partit bouder dans la chambre. Elle qui était tellement contente de raconter quelque chose d’intéressant, surtout sur la parfaite Hermione Granger...

La rousse s’était très rapidement sentie en compétition avec la brune. Elle avait tout ce que Ginny voulait, mais c’est elle qui avait eu le survivant et elle ferait tout pour le garder, même devenir amie avec Hermione, au début juste par intérêt. Certes, elles étaient vraiment devenues amies, mais depuis Poudlard, Ginny ne voulait qu’Harry pour elle seule et elle avait une très bonne idée pour parvenir à ses fins. D’ailleurs, cela ne serait pas une surprise pour lui, elle lui en avait déjà parlé : le mariage. Avec cela, personne ne pourrait prendre sa place de Madame Potter.

Quant à Harry, il pensait vraiment à rejoindre Hermione, surtout avec Ginny qui se faisait plus insistante alors qu’il lui avait clairement fait comprendre qu’il n’était pas prêt pour plus.

A la fin du repas, la tête prête à exploser, Harry rédigea une lettre à sa meilleure amie lui indiquant son envie de passer quelques jours chez elle. Il n’aurait aucun mal à prendre quelques jours de congés.

OoO

- Est-ce vraiment une bonne idée que Caïus t’accompagne ? demanda doucement Marcus.

- Probablement pas, mais je me suis renseignée sur les lois et c’est dans mon droit. J’ai pensé à tout et rien n’est laissé au hasard. De plus, j’ai les moyens de nous éloigner en cas de problème, mais ça n’arrivera pas, affirma Hermione. Et puis, je les ai prévenus que je venais accompagnée. S’ils ne savent pas lire entre les lignes, ce n’est pas mon problème.

Marcus et Aro semblèrent rassurés par le ton catégorique de la jeune femme. Ils savaient qu’elle connaissait son monde, qu’elle était très intelligente et surtout qu’elle ne mettrait pas son compagnon en danger.

- Bien, allons-y, dit Caïus, excité malgré lui de découvrir le monde de sa compagne.

Après avoir pris le portoloin international, Hermione et Caïus entrèrent sur le Chemin de Traverse par le Chaudron Baveur.

- Lorsque tu m'avais dit que vous viviez cachés, je n'avais pas osé te poser de questions, imaginant que cela n'avait pas été facile pour toi de regarder toujours derrière ton épaule. Ce qui est idiot vu vos moyens de transport et tout ce que vous pouvez faire. Néanmoins, même lorsque je t'imaginais dans ton monde, je ne m’imaginais rien de tel. C'est surréaliste, admit Caïus en regardant le Chemin de Traverse animé à cette heure de la journée.

- Nous avons notre monde. Seulement, il est caché et les moldus sont aveugles pour certaines choses. Nous avons un bus violet de trois étages qui circule dans Londres sans que personne ne s'en rende compte, sourit Hermione, se rappelant avoir eu la même réaction que son compagnon la première fois que Minerva McGonagall l’avait emmenée sur la rue commerçante, ainsi qu’à chaque nouvelle découverte sur les sorciers.

Même si elle aimait vivre au château, elle ferait tout pour rester connecter à ce monde.

- Stupides humains.

Hermione rigola discrètement. Ils avancèrent doucement et main dans la main vers la banque. Caïus mémorisait tout ce qu’il voyait et en appréciait chaque endroit. Cela faisait des siècles qu’il n’avait pas été surpris par un lieu.

- Pourquoi les gens me regardent de travers ? gronda-t-il soudainement. Ton sort est en place ?

- Oui, tes yeux sont bleus. Ça te va bien, d'ailleurs. C'est la couleur de tes cheveux qui pose problème. Il y a une famille connue qui a les mêmes que toi. Ils doivent se demander si vous êtes parents.

Caïus ne se soucia plus des gens et profita du reste, sachant qu'il n'était pas sûr de revenir un jour, même en étant le compagnon d'Hermione. Si son humaine n’était pas inquiète, il n’avait pas de raison de l’être. Le roi s’en remettait totalement à elle dans son monde, ce qui lui fit prendre conscience de l’évolution de leur relation.

De plus, avant de venir, il avait promis de faire tout ce qu’elle disait et de se tenir correctement. Caïus voulait aussi que sa femme ait le poste.

Lorsqu'ils entrèrent dans la banque, Hermione les arrêta à l'entrée, se donna du courage et retira le sort pour montrer à tous qui l’accompagnait. Par chance, il n'y avait que peu de sorciers dans la banque.

- On ne triche pas avec les gobelins, expliqua-t-elle. Les conséquences pourraient être dramatiques. Surtout qu'il y a quelques années, avec Harry et Ron, on a manipulé un gobelin haut placé, braqué un coffre avant de s'échapper sur le dos d'un dragon, par cette salle et par le toit… Donc...

Caïus rigola, amusé de cette aventure, attirant l'attention. Il se promit de la questionner plus en profondeur.

- Ne rigole pas, sourit-elle.

- Nous n'allons pas les voir ?

- Non, attendons. Ça devrait être rapide.

Hermione lui prit la main, son contact la calmant rapidement, espérant que tout se passe comme elle le souhaitait. Heureusement qu'elle avait aidé à mettre fin à la guerre, sinon elle ne serait pas sûre d'être la bienvenue dans cette banque.

Quelques minutes plus tard, un gobelin vint à leur rencontre.

- Miss Granger, vampire, dit le gobelin en guise de salut.

- Bonjour, dit elle.

- Bonjour, imita Caïus.

- Je voudrais retirer de l'argent sur mon compte et voir avec vous pour ouvrir un compte en Italie.

Le gobelin regarda fixement Caïus, comprenant certaines choses qu’un sorcier ne capterait pas. Hermione se dit que les sorciers avaient tort de les sous-estimer, eux comme les elfes de maisons. Ils étaient brillants et savaient certaines choses que les sorciers mettraient des jours, voire des semaines à comprendre.

- Les vampires ne sont pas autorisés dans notre banque.

- C’est mon compagnon. De plus, nous avons rendez-vous au ministère, dit-elle en le fixant droit dans les yeux, ce que peu de sorciers osaient faire.

- Bien. Sachez, Miss Granger, que nous ne tolérons pas cela en temps normal.

- J'en suis consciente et nous vous en remercions.

Ils se dirigèrent tous les trois vers le coffre de la jeune femme en passant obligatoirement par le wagon. Hermione n'aimait pas cela et pour une fois, elle fut heureuse que son coffre ne soit pas trop éloigné de la surface.

Caïus, même étonné, n’en montra rien, Hermione l’ayant briefé sur la banque et ceux qui la géraient. Il était encore une fois impressionné par la magie sorcière et celle, différente, des gobelins.

- Clé.

Hermione sortit de sa main libre la petite clé et la tendit au gobelin. Il appuya sur certaines parties de la porte avant de tourner la clé pour l’ouvrir.

En voyant la porte et la façon dont elle était actionnée, Caïus se dit que les mortels avaient encore des choses à apprendre.

La porte s'ouvrit en grinçant et le gobelin se décala pour laisser passer Hermione.

- Le vampire ne peut pas entrer.

Caïus garda la bouche close et ne bougea pas, mais il ne quitta pas sa compagne des yeux. Il ne connaissait pas les gobelins et ne le sous-estimait pas, néanmoins, seule sa compagne l'importait. Elle était sa priorité. Si elle était danger, il tuerait tout le monde.

Hermione prit plus que ce dont elle avait besoin, voulant faire quelques achats. Après un bref coup d’œil à ses affaires, elle ressortit rapidement.

- Merci, dit-elle au gobelin, qui lui rendit sa clé.

Quelques minutes plus tard, ils étaient sortis de la banque avec l'argent, les papiers demandés et le sort sur les yeux de Caïus.

- Le gobelin a fait comme si j'étais insignifiant, pourtant je suis sûr qu'il savait qui j'étais.

- Oui, je lui ai indiqué en disant que je voulais un compte en Italie.

- J'ai cru qu'il n'allait pas me faire entrer.

- Il a accepté parce que c'était moi, que tu semblais m'écouter et...

Le vampire repensa à toute la conversation et comprit certaines choses.

- Et notre rendez-vous au ministère.

Hermione le serra dans ses bras rapidement, le remerciant silencieusement d'être qui il était.

- Je comprends mieux tes recommandations. Tout est codé.

- Oh oui et crois-moi, je suis loin de tout savoir.

- Tu es quand même brillante.

Hermione rougit sous le compliment et l’embrassa tendrement.

Vu qu'ils avaient encore pas mal de temps avant d'aller au ministère, Hermione lui montra ses boutiques favorites, comme Fleury et Botts. Elle achète quelques livres qui pourraient lui plaire autant qu'aux vampires, sans trop en dévoiler. Elle lui montra aussi la boutique des jumeaux, mais ne rentra pas, sachant que Ron y travaillait sûrement. Une confrontation avec lui n’était pas une bonne idée.

- Allons-y.

- Tout va bien se passer.

Caïus l'embrassa sur la tempe pour la rassurer et se rassurer lui-même. Il savait pertinemment que si les choses ne se passaient pas bien, il ne serait pas en position avantageuse, ce qui ne voulait pas dire qu'il ne la sauverait pas.

- Tu n'y crois pas.

Il prit son visage entre ses mains et la fixa sérieusement.

- Je te protégerai quoi qu'il arrive.

Elle se sentit rassurée par ses mots, sachant qu'il tiendrait parole. Hermione savait que son vampire tuerait pour la protéger.

OoO

A suivre…

Bisous bisous

hp-drago

 

Chapitre 28

Beta EmInu

OoO

Caïus l'embrassa sur la tempe pour la rassurer et se rassurer lui-même. Il savait pertinemment que si les choses ne se passaient pas bien, il ne serait pas en position avantageuse, ce qui ne voulait pas dire qu'il ne la sauverait pas.

- Tu n'y crois pas.

Il prit son visage entre ses mains et la fixa sérieusement.

- Je te protégerai quoi qu'il arrive.

Elle se sentit rassurée par ses mots, sachant qu'il tiendrait parole. Hermione savait que son vampire tuerait pour la protéger.

OoO

Quelques temps plus tôt, Hermione aurait été choquée d’avoir ce genre de pensées, mais à force de fréquenter les vampires et surtout ce clan, elle avait compris leur fonctionnement et l’acceptait. Ils n’attaquaient pas sans raison et encore moins par pur plaisir, comme le faisaient certains clans. Caïus lui avait expliqué qu’ils intervenaient dans ces cas-là.

Le secret avant tout. Comme les sorciers, lui avait répondu sa compagne.

Le seul moment où ils remettaient en cause ce secret était lorsqu’ils devaient se nourrir, mais même dans ces conditions, leur nourriture ne survivait pas ou au pire, elle devenait vampire.

Hermione avait été choquée d’apprendre qu’ils se nourrissaient de touristes, enfants compris. Elle en avait voulu au roi. Caïus s’était moqué de sa résolution à ne pas l’approcher ni lui parler. Mais lui qui était amusé au début avait vite déchanté quand, au bout d’une semaine, Hermione tenait fermement ses résolutions et ne semblait pas sur le point de craquer. Caïus était prêt à s’arracher les cheveux quand tous ses stratagèmes pour la faire céder avaient échoué.

Aussi pathétiquement que pouvait le faire le roi, c’est-à-dire très peu, Caïus lui avait demandé comment s’y prendre. Froidement, elle lui avait répondu qu’avec ses millénaires, il devrait être en mesure de trouver une solution.

D’une humeur massacrante, ses frères et lui avaient cherché une autre solution acceptable pour la compagne du blond. Après quelques heures de recherche, ils en étaient venus à la conclusion qu’ils devaient se nourrir de personnes peu fréquentables ou de clochards ; mais jamais à Volterra.

Bien sûr, le temps que cela se mette en place, ils devaient continuer de se nourrir de touristes, ce qu’Hermione avait trouvé acceptable, se rendant compte du gros changement que c’était pour eux.

- Il faut y aller, sourit Hermione, revenant au présent.

Elle les emmena vers le Chaudron Baveur afin de sortir et transplaner pour se rendre au ministère.

Complètement largué - même s’il ne l’avouerait jamais - Caïus la suivit docilement lorsqu’elle lui indiqua de rentrer dans la cabine téléphonique rouge, typique des Anglais. Sa compagne semblait savoir ce qu’elle faisait, appuyant sur les touches 62442. La voix d’une sorcière travaillant à l’accueil répondit comme si elle était présente dans la cabine et demanda leur identité et le motif de leur visite.

- Hermione Granger, je viens suite à un courrier du département de contrôle et de régulation des créatures magiques, pour un entretien d’embauche. Je suis accompagnée de mon compagnon, Caïus Volturi. Le département est au courant de notre visite, dit Hermione d’une voix ferme.

Après quelques secondes de silence, la réceptionniste lui répondit :

- Bienvenue au ministère, votre rendez-vous aura lieu au quatrième niveau.

Après un petit bruit indiquant que la conversation était close, des badges argentés tombèrent de là où les pièces sortaient habituellement tandis que le sol de la cabine téléphonique s’enfonçait dans le sol.

Hermione soupira, soulagée. Elle n’était pas sûre à cent pour cent que Caïus soit autorisé à entrer, mais apparemment le ministère n’était pas interdit aux espèces magiques. Bien sûr, elle aurait pu transplaner directement à l’intérieur, mais avec un vampire à son bras, cela pourrait être risqué, certains pouvant y voir là une attaque. En passant par la cabine, elle espérait que quelqu’un allait être prévenu de leur arrivée et ne pas paniquer. Après tout, ils sortent d’une guerre.

De plus, elle voulait montrer à Caïus son monde et tout ce qu’ils pouvaient faire.

Hermione accrocha son badge à sa veste. Il indiquait son nom et le motif de sa présence, à savoir « entretien ». Caïus imita sa compagne. Sur le sien était marqué « visiteur ».

La jeune femme en fut étonnée. La réceptionniste ne devait pas savoir quoi marquer, ce qui était tant mieux pour eux. Cela aurait pu être plus compliqué s’il y avait marqué « vampire » et Hermione n’aurait pas aimé qu’il y ait marqué « compagnon ». Leur relation ne concernait pas l’ensemble de la population sorcière, c’était un lien privé et intime. Enfin, d’un point de vue logique, cela aurait justifié sans problème sa venue.

Une fois la cabine stabilisée, Hermione prit la main de son compagnon et entreprit de traverser tout le hall pour se diriger vers les ascenseurs. Elle ne s’arrêta pas à la réception, n’en ayant pas besoin, ce qui était une bonne chose au vu du nombre de personnes qui attendaient.

Caïus était encore une fois étonné de ce que la magie pouvait faire.

- Es-tu sûre que nous sommes sous terre ? dit-il en regardant la hauteur sous plafond et les fenêtres.

- Oui, et les fenêtres sont ensorcelées. Tu peux y voir tous les temps, cela dépend de l’état du monde sorcier. Je pense que pendant la guerre de Poudlard, on y voyait une tempête.

Caïus acquiesça silencieusement tout en suivant Hermione. Il s’arrêta cependant devant la statue, la bouche à moitié ouverte.

Hermione mémorisa chacun des traits de son compagnon parce qu’elle était sûre qu’elle ne reverrait jamais cette expression sur son visage. Elle sourit en le voyant secouer la tête un peu trop vite pour ses yeux. Il la regarda, ouvrant la bouche et la refermant sans qu’un son n’en sorte. Son regard se reposa sur la statue, puis sur sa sorcière, puis à nouveau sur la statue. Hermione sourit avec indulgence, en étant aussi passée par là, même si ce n’était pas à cause de ce que représentait une sculpture.

- Ils existent ? souffla Caïus.

Hermione acquiesça.

- Vraiment ?

La jeune femme hocha la tête à nouveau.

- Mais- Comment- Impossible…

- Tu apprendras que le mot « impossible » ne veut pas dire grand-chose chez les sorciers. Enfin, il y a quelques exceptions.

Hermione attendit quelques secondes, mais finit par presser Caïus, toujours bloqué devant la statue. Elle entendit même un sorcier dire « moldu ». Hermione tourna la tête vers l’homme.

- Non, un étranger qui vient apprécier la beauté de l’art anglais.

L’homme s'apprêtait à répliquer, mais il reconnut la jeune femme et haussa les épaules, s’avouant vaincu.

Hermione était au moins soulagée de ne plus entendre les mots sang-de-bourbe ou autres joyeusetés du même genre. Au moins, la guerre aura servi à quelque chose ; du moins, elle l’espérait.

- Nous devons y aller, constata Hermione en voyant l’horloge.

Caïus se laissa traîner docilement vers la sécurité.

- Des centaures… Incroyable, murmura Caïus.

Seule Hermione l’entendit. Ils s’approchèrent du poste de sécurité où un sorcier les accueillit :

- Baguettes, s’il vous plaît.

Hermione tendit sa baguette à ce qui semblait être toujours le même homme : Eric Munch. Il se tourna vers Caïus, qui reprit aussitôt ses esprits.

- Il n’a pas de pouvoirs magiques, indiqua Hermione à sa place.

Eric Munch le regarda suspicieusement avant d’indiquer les ascenseurs.

Ils n’eurent pas à attendre longtemps avant de pouvoir monter dans l’un d’entre eux. Hermione indiqua à voix haute leur destination. L’ascenseur monta, puis avança droit devant eux avant de tourner à gauche.

Caïus souffla, soulagé d’être arrivé.

- Tu ne vas pas vomir, dis-moi ? se moqua Hermione.

- Très drôle, bougonna le vampire.

Ils marchèrent en silence vers le bureau du directeur du département. Hermione alla voir la secrétaire.

- M. Faussecreth va vous recevoir dans quelques minutes.

Caïus alla s’asseoir, nullement stressé, à l’inverse Hermione qui sentait la pression monter. Tout son avenir allait se jouer dans quelques minutes.

- Hermione, calme-toi. Tout va bien se passer, intervint son compagnon.

- Qu’est-ce que tu en sais ? dit-elle un peu agressivement, avant de se mettre les mains sur le visage. Pardon.

Caïus se leva et alla la prendre dans ses bras pour la rassurer.

- Ton cœur va sortir de ta poitrine si tu ne te calmes pas.

Il entendit ses battements ralentir légèrement. Le roi continua de la câliner tendrement, l’apaisant petit à petit.

- Et si tu me parlais des centaures ? A moins qu’ils n’existent pas, mais que vous les avez quand même représentés sur cette statue. Mais cela ne serait pas logique, vu que j’ai reconnu l’une des autres créatures, celles qu’on a vues à la banque.

Hermione recula, se sentant beaucoup plus calme et reconnaissante au changement de sujet.

- Crois-moi, ils existent, commença-t-elle.

Elle allait lui raconter sa petite entrevue avec les centaures dans la forêt interdite quand la porte du bureau s’ouvrit brusquement sur l’homme qu’elle avait déjà rencontré et qui s’était montré fort impoli envers elle.

- Miss Granger.

Il tourna ses petits yeux de fouine vers Caïus, puis vers Hermione.

- Vous avez osé amener un vampire au ministère. Cela peut être considéré comme une déclaration de guerre.

- Je vous ai prévenu dans mon courrier que je viendrais accompagnée. Voldemort ne nous a pas fait ce privilège lorsqu’il a attaqué une école pleine d’enfants.

L’homme rougit de gêne, ou peut-être de colère. Hermione se demanda comment cet homme avait pu devenir directeur.

- Vampire, vous attendez là. Miss Gr…

- Non, je ne crois pas, le coupa Hermione, furieuse, le toisant de toute sa hauteur.

L’homme faisant quelques centimètres de moins qu’Hermione, cela accentua son effet. Caïus était fier de sa compagne et heureux qu’elle soit intervenue sinon, c’était lui qui aurait remis ce bureaucrate à sa place, à défaut d’en faire son repas.

- Bien, entrez, grommela le sorcier.

Le couple s’assit à l’intérieur tandis que le directeur faisait parvenir un courrier à sa secrétaire. Le directeur mit une bonne minute à se ressaisir avant de fixer le roi.

Il n’avait pas oublié sa première entrevue avec la sorcière et encore moins le texte de loi qu’elle lui avait mis sous le nez. Il se souvenait aussi de la visite du ministre de la magie en personne une fois qu’il avait rendu son rapport aux plus hautes autorités.

Selon ses conclusions, elle serait venue avec son compagnon, lui donnant clairement le droit de fréquenter les vampires. Il savait que c’était très rare que les sorciers et les créatures magiques aient des relations, mais cela arrivait. Le directeur se dit que c’était sûrement dû à ses origines moldus… Cela devait être dans leur culture d’aimer des êtres inférieurs. Un sang pur préférerait se faire oublietter ses sentiments, car cela serait une telle honte pour lui ou sa famille, surtout s’il faisait partie d’une des vingt-huit familles.

- Et vous êtes ? demanda-t-il, légèrement agressif.

Hermione se dit qu’il n’avait pas dû aller sur le terrain depuis un bon moment, vu son comportement. Ou alors, il avait toujours été un connard condescendant envers les créatures magiques.

Caïus haussa un sourcil et lui envoya son regard le plus dédaigneux. Même avec ses yeux bleus, cela fit son petit effet.

Hermione s’apprêtait à répondre, mais le bureaucrate sortit sa baguette et la pointa sur son compagnon. La sorcière savait que ce geste n’était pas agressif - il se préparait au contraire à une attaque - mais Caïus ne le voyait pas ainsi.

A vitesse vampirique et en grondant méchamment, Caïus le plaqua contre le mur en le tenant par la gorge, à plus de cinquante centimètres du sol.

Hermione, qui n’avait pas bougé de son siège, sortit sa baguette. Le bureaucrate pensa qu’elle allait l’aider puisque la sienne était cassée, mais non ; l’héroïne de guerre leva le sort dissimulant les yeux rouges du vampire. Le coeur du bureaucrate battit encore plus vite.

- Ce n’est pas en me menaçant que vous obtiendrez le poste, Miss Granger.

- Je ne vous menace pas, c’est vous qui avez agressé un vampire alors qu’il n’a rien fait. J’appelle cela de la légitime défense.

A la fin de sa phrase, la porte s’ouvrit sur Kingsley Shacklebolt, le ministre de la magie en personne, qui à son tour haussa un sourcil en voyant son employé dans une situation précaire. Derrière lui, son secrétaire personnel ne savait pas comment réagir.

- Est-ce une façon de régler ses problèmes ? demanda le ministre.

- C’en est une lorsqu’on se trouve dans ma situation, gronda Caïus en surveillant toutes les potentielles menaces.

Le directeur se tortilla, essayant de se libérer. Caïus lui jeta un regard, le considérant comme un indésirable qu’il pouvait écraser sous sa semelle.

- Il est toujours en vie uniquement parce que nous sommes là pour Hermione.

Le ministre tourna la tête vers la jeune femme assise. Elle semblait paisible, mais il savait qu’elle était parée au combat au besoin.

Voyant qu’il n’allait pas y avoir de duel, Hermione se leva pour dire bonjour à son vieil ami.

- Kingsley, salua-t-elle.

Elle prit brièvement le ministre dans ses bras, qui lui rendit son étreinte avant de regarder le vampire.

- Caïus, sourit la jeune femme.

Le vampire lâcha sa prise, qui se maintint à peine sur ses jambes grâce aux meubles à ses côtés, et rejoignit sa compagne en enroulant un bras possessif autour de sa taille et lui embrassant le haut de son crâne, montrant à tous qui était sa priorité dans la pièce.

- M. le ministre, voici mon compagnon, Caïus Volturi, vampire de son état.

Les deux hommes se fixèrent du regard avant que Caïus ne tende la main au sorcier. Celui-ci fut étonné, mais répondit à son offre de paix. S’il était surpris par la froideur de la main du vampire, il n’en montra rien.

- Bien, asseyons-nous. Cubert, ordonna le ministre d’un ton qui ne laissait place à aucune réplique.

Kingsley observa le couple, surtout Hermione. Il trouvait la jeune femme changée, et en bien. Il ne comprenait pas pourquoi le directeur l’avait fait venir. Il avait d’autres choses à régler. Hermione était compétente pour ce travail et même sans compagnon, elle aurait dû avoir le poste dès le début. D’ailleurs, il demanda à Cubert pourquoi ce n’était pas le cas. L’homme se ratatina sur place, se disant qu’il était dans de sacrés ennuis et qu’il allait devoir la jouer fine s’il voulait s’en sortir sans dommage. Il n’avait pas été à Serpentard pour rien.

- Miss Granger est jeune, c’est un poste à haute responsabilité. Une mauvaise parole et cela peut déclencher des conflits.

Kingsley se tourna vers Hermione dont les cheveux, comme à chaque fois qu’elle se mettait en colère, étaient devenus incontrôlables.

- Il m’a dit que ce poste était réservé aux sang-purs, dit-elle entre ses dents. Et pour votre information, Cubert, je ne suis pas une petite sotte écervelée comme vous semblez le croire.

Avant, elle n’aurait jamais été aussi crue et directe dans ses propos, mais cet homme lui était profondément antipathique et elle n’avait vraiment pas aimé son discours raciste.

Kingsley et Caïus ne purent empêcher un petit sourire d’apparaître sur leur visage.

Le ministre avait tout de suite apprécié la jeune femme pour sa vivacité d’esprit. Il appréciait beaucoup moins ce qu’il découvrait sur l’employé du ministère.

- N’oubliez pas, Cubert, que Miss Granger est sortie avec les meilleurs résultats aux A.S.P.I.C.

- Poudlard est une école. Nous parlons de travail sur le terrain.

La colère d’Hermione se fit sentir dans toute la pièce.

- Hermione, calme-toi, s’il te plaît, l’apaisa Kingsley qui savait parfaitement comment allait réagir l’ancienne Gryffondor.

Si elle parlait de Voldemort, le directeur allait s’évanouir.

- Cubert, dit le ministre d’une voix posée comme toujours - bien qu’il était pour cette fois sur le point de perdre lui-même le contrôle. Vous n’êtes pas sans savoir tout ce qu’a fait Miss Granger pour notre société et cela depuis son plus jeune âge, alors qu’elle n’avait intégré notre monde que depuis quelques mois.

Le directeur ouvrit la bouche, mais Kingsley le coupa sèchement :

- Il suffit.

Sa magie crépita dans toute la pièce, les faisant presque suffoquer.

- Je vais vous poser une dernière fois la question : pourquoi avoir refusé ce poste à Miss Granger ?

Cubert se ratatina encore plus dans son siège. Caïus se délecta de la vue de ce misérable, tandis qu’Hermione le regarda avec dédain. Kingsley, de son côté, se dit qu’il était temps que cet homme prenne sa retraite.

- Comme je l’ai dit, ce poste est pour les sang-purs.

Cubert continua rapidement sa phrase avant de se prendre un sort :

- Non pas pour des raisons de pureté de sang, mais uniquement car nous connaissons mieux le monde magique et cela est le but de ce poste, d’échanger sur notre monde et notre mode de vie.

Le directeur trouva qu’il s’en était bien sorti.

- Pardonnez ma question, mais le sorcier occupant précédemment ce poste était bien Albus Dumbledore ? intervint Caïus, remerciant intérieurement Hermione de lui avoir parlé du directeur de son école.

- Comment savez-vous ça, vampire ?!

- Parce que je suis le roi Caïus Volturi.

Le peu de dignité que Cubert Faussecreth avait récupérée venait de s’effriter.

- Chaque fois que ce sorcier est venu dans ma demeure, il n’était pas très loquace, reprit Caïus. Je savais juste que vous existiez et que vous ne vouliez pas la guerre. Jamais, même sans être vague, il n’a laissé sous-entendre que vous aviez un monde à part. De par le statut d’Hermione, j’en ai plus appris avec elle qu’avec les nombreuses visites de cet homme.

Caïus vit le regard manipulateur de l’homme et le fusilla du regard :

- Avant que vous ne l’accusiez, Hermione m’a parlé d’elle et non de ce monde, préférant m’en dire le moins possible afin d’avoir des chances d’obtenir ce poste. A moins que cela ne soit interdit de faire la connaissance de ma compagne, elle n’a rien fait de répréhensible.

- Non, bien sûr que non, dit Kingsley, de nouveau calme. De plus, je doute que Cubert ait fait venir Miss Granger pour lui refuser ce poste une seconde fois, n'est-ce pas ?

Cubert baissa les yeux. Oui, contre son gré, il était obligé de lui accorder le poste. Avec les arguments de la jeune femme, il ne pouvait en être autrement, mais il ne comptait pas pour autant lui faciliter la tâche.

Shacklebolt avait compris l’importance de cet entretien lorsque Caïus s’était présenté en roi. Heureusement qu’il avait fait revenir Hermione, autrement il aurait été très embêté. Enfin, il ne doutait pas qu’Hermione serait venue le voir, non pas pour avoir le poste, mais pour se plaindre des propos déplacés du directeur Faussecreth.

Il se souvint du rapport de ce dernier, l’ayant averti que toute personne venant les voir devrait être immédiatement contraint de retourner chez eux aussi vite qu’ils étaient arrivés. Le ministre renifla avec dédain :

- Bien, nous avons tous des choses à faire. Roi Volturi, merci pour votre présence. Cubert, demain, dans mon bureau à la première heure. Quant à toi, Hermione, tu as le poste. Mes excuses pour tout ce désagrément. Envoie-moi un hibou pour que nous réglions les parchemins concernant ton nouvel emploi. Ce département risque d’être bouleversé pour quelque temps.

Le ministre et son secrétaire se dirigèrent vers la sortie. Cubert comprit qu’il était dans le pétrin et que rien ne le sauverait. Caïus et Hermione se levèrent en silence pour se diriger vers la sortie.

- Hum, Miss Granger.

Hermione se tourna vers Cubert, qui semblait chercher quelque chose. Le couple attendit patiemment qu’il trouve un petit livre pour le tendre à la jeune femme.

Révérencieusement, elle l’ouvrit. Ce livre avait été écrit par Norbert Dragonneau.

- Ce livre parle des créatures magiques que vous devrez rencontrer et ce qu’il sait sur eux.

Hermione le remercia d’un signe de tête avant de tourner les talons, suivie de son compagnon.

Lorsqu’ils rentrèrent enfin au château, Hermione fut accueillie par une lettre de son meilleur ami, lui demandant si sa proposition de l’accueillir en Italie tenait toujours. Elle lui donna une réponse positive, lui disant qu’il pouvait venir quand il voulait.

Décidément, c’était une bonne journée pour elle.

OoO

A suivre…

Source pour le ministère de la magie : encyclopérie-hp, wiki hp.

Cubert Faussecreth est un vrai personnage d’Harry Potter, travaillant comme Hermione dans ce département. J’ai juste légèrement modifié son poste.

Alors ce chapitre ? Beaucoup plus long, vous remarquerez, mais ne vous y habituez pas, c’est juste parce que je sors d’une opération et que j’ai pas mal de temps, lol.

D’ailleurs, vu que celle-ci va arriver à son terme, je prépare une autre fanfiction Harry Potter avec Hermione et Sirius. Je crains qu’elle ne soit pas la plus originale, mais j’avais envie de faire un couple inédit pour moi.

Bisous :)

 

Chapitre 29

Beta EmInu

OoO

Révérencieusement, elle l’ouvrit. Ce livre avait été écrit par Norbert Dragonneau.

- Ce livre parle des créatures magiques que vous devrez rencontrer et ce qu’il sait sur eux.

Hermione le remercia d’un signe de tête avant de tourner les talons, suivie de son compagnon.

Lorsqu’ils rentrèrent enfin au château, Hermione fut accueillie par une lettre de son meilleur ami, lui demandant si sa proposition de l’accueillir en Italie tenait toujours. Elle lui donna une réponse positive, lui disant qu’il pouvait venir quand il voulait.

Décidément, c’était une bonne journée pour elle.

OoO

- Puis-je savoir pourquoi tu grognes comme un dragon ? demanda Hermione sans lever les yeux de son livre.

Ne recevant aucune réponse, elle leva les yeux et observa son compagnon, qui semblait vraiment de mauvaise humeur, fusillant son livre du regard.

Le roi prit quelques respirations inutiles avant de vouloir lui expliquer ses humeurs, mais au dernier moment, il se ravisa, se doutant que sa sorcière allait se moquer de lui ; et avec raison, parce que même lui aurait souri de la situation à sa place… Il fallait qu’il choisisse bien ses mots.

Mais avant cela, il rejoignit Hermione sur le canapé et posa un bras sur ses épaules, regardant quelle page elle lisait. Encore.

- Les enfants de la lune sont tous morts, grogna-t-il. Et je pensais qu’à force de lire ce livre, tu devais le connaître par cœur.

Hermione rougit en marmonnant que ce n’était que la troisième fois qu’elle le lisait. Caïus se moqua gentiment d’elle.

- La première fois, c’était pour découvrir le livre et la deuxième pour prendre des notes pour mon travail, dit-elle avec un immense sourire.

- Et la troisième ?

- Pour le plaisir, répondit-elle avant de lui voler un baiser.

Caïus sourit devant la répartie de sa compagne.

- Si tu veux du plaisir, femme, je peux t’en donner et bien mieux que ce livre, dit-il en l’embrassant dans le cou.

Hermione se demanda vaguement si Caïus n’était pas jaloux d’un livre, ce qui était stupide et drôle...

Le vampire, triomphant, fit signe de lui retirer le livre des mains, mais Hermione l’en empêcha et se recula autant qu’elle le pouvait pour reprendre ses esprits.

- Pourquoi as-tu dit que les loups-garous étaient tous morts ?

- Parce que c’est le cas, gronda-t-il.

De mauvais souvenirs lui revenaient en mémoire. Hermione lui caressa la joue pour l’apaiser, hésitant à lui parler de Remus et à lui demander pourquoi il était si virulent.

- Je sais que tu as beaucoup de souvenirs, mais si un jour tu veux m’en parler, je saurais t’écouter, dit Hermione d’une voix douce.

La jeune femme savait que, lorsque son compagnon était dans cet état, il valait mieux attendre et surtout ne pas le brusquer. Soit il parlerait, soit il garderait la bouche fermée. Heureusement, Hermione avait appris à ne pas s’offusquer de cela et elle en remerciait intérieurement Ron.

Quelques minutes plus tard, après avoir remis ses idées en place, il décida d’en parler à sa moitié. Après tout, elle avait le droit de savoir.

- Tu sais que j’ai déjà eu une compagne.

Hermione resta immobile de peur qu’au moindre mouvement, il décide d’arrêter son histoire. Caïus n’était pas très bavard sur son passé, surtout sur celui qui l’avait touché de près.

- Elle est morte il y a environ deux cents ans. Anténodora a été assassiné par les enfants de la lune.

Hermione fut horrifiée d’entendre ces mots. La jeune femme n’imaginait pas la souffrance qu’avait dû endurer son vampire.

Elle ne savait pratiquement rien de l’ancienne vampire, comme si en parler était interdit.

- Comme tu t’en doutes, j’ai été très en colère. Anténodora était peut-être une vampire, mais là où j’étais dangereux et sanguinaire, elle était mon opposée. En plus de mille ans, je ne l’ai quasiment jamais vue se battre, les rares fois étant pour se défendre. Ces monstres l’ont attaquée alors qu’elle ne faisait rien de mal…

Caïus serra les poings, perdu dans ses souvenirs. Heureusement, il s’était légèrement éloigné de sa sorcière, car autrement il aurait pu lui faire du mal inconsciemment. Caïus avait assez de la mort d’Anténodora sur la conscience – il aurait dû être là pour la protéger, c’était son rôle – sans y rajouter Hermione.

- Nous avons alors décimé la meute et traqué dans le monde ces créatures afin qu’il n’en reste aucune.

Les larmes d’Hermione coulaient sur ses joues lorsqu’elle rejoignit Caïus au milieu de la pièce pour le prendre dans ses bras.

- Pourquoi pleures-tu ?

Caïus savait que sa compagne avait un grand cœur, mais pleurait-elle son ancienne compagne ? Ne se rendait-elle pas compte que si elle était en vie, Hermione se serait pas là ?

- Je pleure pour la peine que tu as endurée. Je pleure aussi le décès de ton ancienne compagne, bien qu’une énorme partie de moi soit contente qu’elle ne soit plus et je pleure pour moi parce que je me sens être une horrible personne.

Caïus sourit comme un bienheureux.

- C’est notre destin d’être ensemble. Bien que je regrette sa mort, il n’y a que comme ça que notre lien peut se déclencher.

Le roi la rassura d’un baiser, qui se fit plus enflammé. Ils voulaient tous les deux oublier leurs morts. Lui, Anténodora et elle, Remus, qui avait été un très bon professeur et un ami.

Rapidement, Caïus posa ses mains sur les fesses d’Hermione et la souleva. Instinctivement, elle enroula ses jambes autour de sa taille alors que Caïus s’asseyait sur le canapé, la plaçant à califourchon sur lui. D’un geste, il lui arracha son chemisier et son soutien-gorge pour caresser sa poitrine et parsemer sa peau de baisers.

Caïus avait un besoin puissant de la toucher, de se rassurer de sa présence et du fait qu’elle soit en parfaite sécurité dans son bureau, même si le vampire en lui grondait que sa compagne n’était pas sans défense, ce qu’il appréciait. Caïus n’était pas sûr qu’il aurait apprécié une autre moitié fragile.

Hermione n’aimait toujours pas se trouver nue la première – après tout, elle aussi aimait admirer le corps de son compagnon. Elle remédia au problème d’un coup de baguette, faisant disparaître les vêtements du roi. Elle sourit, triomphante, lorsqu’il s’en rendit compte, mais se perdit dans le plaisir lorsque Caïus passa sa langue froide sur son téton.

Hermione ondula son bassin contre le sexe dressé de son vampire. Caïus rejeta la tête en arrière, les yeux clos, appréciant le frottement du tissu imprégné du plaisir de son humaine.

Hermione en profita pour lui rendre ses caresses, embrassant et léchant sa mâchoire carrée, son cou, ses épaules, descendant doucement. Si les vampires pouvaient frissonner de plaisir, il le ferait. A la place, il gronda, ronronnant presque de bonheur, ce qui était la plus belle mélodie aux oreilles d’Hermione.

Caïus était sur le point de lui arracher son pantalon et entrer dans sa chaleur lorsque sa tortionnaire se recula pour embrasser ses abdos bien dessinés.

Hermione croisa son regard furieux, ayant bien compris ce qu’il avait en tête, mais elle voulait d’abord faire disparaître les ombres dans ses yeux.

- Laisse-moi te faire plaisir, dit-elle d’une voix rauque après l’avoir embrassé, ce qui eut pour l’effet de les exciter encore plus.

Hermione reprit son chemin vers l’objet de son désir et le prit rapidement en bouche, faisant tourner sa langue, sa main sur la base de son sexe le masturbant doucement. Hermione pourrait jouer, mais elle préférait qu’il oublie et savait comment s’y prendre.

Il ne lui fallut pas longtemps pour venir se répandre sur la poitrine de la sorcière, qui s’était reculée à temps.

Devant la vision de sa compagne à genoux devant lui, portant toujours le bas de ses vêtements et sa poitrine découverte dégoulinant de son plaisir, le désir qu’il lisait dans ses yeux, son sourire coquin et ses cheveux légèrement ébouriffés, il oublia réellement ses démons.

Remerciant Dieu savait qui d’être un vampire et de nouveau prêt, il aida Hermione à se relever et l’embrassa passionnément, son désir toujours aussi violent, avant de lui arracher le reste de ses vêtements et de la plaquer contre le mur le plus proche à vitesse vampirique. Caïus avait compris qu’elle aimait cela, alors il n’hésitait pas à s’en servir. Tout aussi rapidement, il s’enfonça dans son fourreau étroit et brûlant, la faisant gémir de plaisir.

Au début, il avait peur de lui faire mal, mais il connaissait désormais son corps et ce qu’elle était capable de supporter.

Caïus la coinça encore plus contre le mur, Hermione s’accrochant avec ses jambes autour de sa taille, ses mains dans les cheveux blonds de son amant. Leurs regards ne se quittaient plus tandis qu’il faisait des va-et-vient tantôt doux et profonds, tantôt rapides et puissants.

Ils ne prirent pas longtemps à atteindre le plaisir ultime, les faisant trembler violemment.

Après avoir fait l’amour sur le tapis devant la cheminée éteinte et sur le bureau, ils se calmèrent enfin ; du moins, pour le moment…

Hermione répara ses vêtements et se rhabilla tranquillement, son corps légèrement courbaturé par tant de sport.

- Pourquoi as-tu mis dans tes notes que tu devrais voir les enfants de la lune et faire des recherches sur leur meute ?

Hermione se retourna pour voir son compagnon assis derrière son bureau, toujours nu. Aïe… Après ce qu’il lui avait confié, elle avait espéré qu’il ne tombe pas sur ses notes, même si elle aurait dû lui en parler un jour ou l’autre.

Caïus la fusilla du regard. Elle pourrait trembler, mais elle redressa les épaules, prête à en découdre.

- Alors, dit-il d’une voix dangereusement basse.

Hermione agita sa baguette pour le rhabiller, s’assurant de ne pas se laisser déconcentrer.

La jeune femme ne se souvenait pas de ce qui lui était passé par la tête en achetant un livre pour les mamans sorcières, mais elle ne le regrettait pas. Il y avait plein de sorts très utiles dans ce livre, comme déshabiller ou rhabiller un enfant ou un sort de léger pistage en maison.

Afin de ne pas envenimer trop les choses, Hermione préféra être honnête et directe :

- Il existe encore des loups-garous, mais avec ce que tu m’as dit, ceux qui restent sont tous sorciers et vivent parmi eux, dit-elle sans que sa voix ne tremble devant la colère plus qu’évidente de son compagnon. Mais ils sont surveillés.

- Par toi, gronda-t-il.

- Non, dit-elle d’une voix ferme, calmant quelque peu Caïus. Ils sont sujets à des lois et sont répertoriés. Aucun loup-garou ne peut faire ce que bon lui semble s’il veut rester vivant, du moins avec sa nature de loup. Et le dernier psychopathe loup-garou a été tué durant la dernière guerre… Par moi.

Certes, elle avait oeuvré aux côtés de Neville, mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir vu que sa colère descendait encore.

Hermione le défia du regard de dire quoi que ce soit et vu la position de sa compagne ainsi que sa baguette faisant des étincelles, Caïus devait garder sa colère sous contrôle, même si c’était quasiment impossible au vu de ce qu’il avait appris. Même s’il ne doutait pas qu’Hermione le remettrait en place avec sa magie, il voulait éviter une dispute...

- Tu n’iras pas les voir !

- Plaît-il ? grinça-t-elle entre ses dents.

Pour éviter la dispute, il repassera…

- Tu vas faire ce que je te dis, dit-il en grondant fort.

- Je ne crois pas non, se moqua Hermione, les bras croisés. Je ferai mon travail et personne ne m’en empêchera, même pas toi !

- C’est ce qu’on va voir.

Néanmoins, ayant encore un peu de bon sens, il resta sur place parce que s’il faisait le moindre geste, il était sûr de se prendre un sort. Sa compagne était terrifiante quand elle le voulait. Caïus baissa les yeux et regarda son corps le trahir. Le vampire en lui appréciait beaucoup l’idée que sa compagne fasse peur.

Hermione se rendit compte de la situation en voyant Caïus fixer sa braguette avec un air quasi incrédule et elle sourit, apaisant un peu les tensions.

- Je comprends ton inquiétude, dit-elle fermement, ne comptant pas lâcher du terrain, mais de ce que je sais, la meute ne se mélange pas aux autres sorciers et se contrôle comme n’importe qui d’autre lorsque ce n’est pas la pleine lune. Ils sont sorciers et pas sans pouvoirs comme ceux que tu as connus. Ils ont plus de facilité à cohabiter avec leurs deux personnalités.

Caïus grinça des dents et gronda, refusant l’idée qu’elle s’approche de ses monstres, ce qui était risible parce que lui aussi en était un, après tout.

Hermione soupira, voyant qu’il ne voulait rien entendre. Elle sortit son joker :

- Lorsque j’avais treize ans, l’un de mes professeurs était un loup-garou, l’un des meilleurs profs que j’ai eus dans cette matière. Tais-toi, ordonna Hermione alors qu’il ouvrait la bouche. Par la suite, il est devenu un ami. J’étais présente à son mariage et à la maternité lorsque son enfant est né.

- Mais…

- Fais très, très attention à ce que tu vas dire, le menaça-t-elle avec sa baguette. Je t’aime, mais je ne supporterai pas que tu dises du mal d’un homme qui a donné sa vie pour sauver mon meilleur ami.

Caïus baissa le menton, signe qu’il se rendait pour le moment. Quoi qu’il en soit, il n’avait pas dit son dernier mot...

OoO

Quelques jours plus tard, Hermione attendait avec impatience la venue de son meilleur ami. Il devait s’organiser avec son travail, mais tout était désormais réglé.

En attendant, elle repensait à sa dispute avec Caïus. Elle avait montré clairement au roi qu’il devait se calmer parce qu’elle ne supporterait pas de recevoir des ordres comme ses gardes. Il lui avait fallu un sort ou deux pour le lui rappeler. Elle avait aussi laissé traîner sur le bureau de Caïus des documents normalement confidentiels sur la meute de loups-garous que l’ancien directeur avait en sa possession grâce à Dumbledore, parce que même lui devait rendre des rapports. Seule la personne au poste était autorisée à les lire, mais Hermione avait fait des copies de certains passages afin de rassurer son vampire.

La jeune femme comprenait sa peur, mais elle ne tolérait pas qu’il lui donne des ordres. Ils en étaient donc venus à un compromis. Le roi viendrait avec elle et il la laissera faire, comme lorsqu’ils étaient allés dans le monde sorcier.

Caïus avait trouvé cela acceptable, pouvant ainsi la protéger en cas de problème.

C’était un problème de réglé, mais elle allait devoir y aller par étapes, parce qu’elle ne lui avait pas encore parlé des modificateurs qui pouvaient, de ce qu’elle avait compris, se transformer en loup à volonté…

Au moins, l’éternité avec lui n’allait pas être ennuyeuse !

OoO

- Alec ?

Alec se tourna vers Hermione, un sourcil haussé. Il adorait être le garde de la sorcière, la trouvant divertissante, même s’il ne lui dirait jamais.

- Sais-tu pourquoi Caïus est si… tendu ?

Hermione croyait que leur dispute était finie. Elle observa attentivement Alec à la recherche d’un indice, mais à part un de ses sourires énervants, la jeune femme ne voyait rien.

- Votre dispute, peut-être ? dit-il avec nonchalance.

Hermione plissa les yeux.

- Tu sais quelque chose, affirma-t-elle en le fixant toujours.

- Non.

- Ah ah ! Si, tu sais !

Alec déglutit. Il savait en effet que Caïus préparait quelque chose.

- Non.

- Tu recommences, dit Hermione, triomphante.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Trop tard, tu t’es vendu tout seul. Tu ne me donnes jamais de réponse si directe !

Alec voudrait paraître nonchalant, mais lui aussi se tendit. Son roi risquait de lui arracher la tête s’il disait quoi que ce soit.

- Alors ? attendit la jeune femme, les bras croisés.

Tous les vampires avaient eu vent de leur dispute, certains en avaient même entendu des bribes, mais ils avaient préféré fuir le plus loin possible. De ce qu’Alec en savait, Hermione avait eu le dernier mot et la voyant maintenant, il comprenait pourquoi…
 

- Sorcière flippante, murmura-t-il pour lui-même.

Alec entendit au loin les trois rois en pleine discussion et courageusement, il s’enfuit loin de l’humaine, qui resta plantée seule sur son banc, dans sa cour favorite.

- Alec ? l’appela Caïus.

- Maître, vous devez lui parler, dit Alec fermement, outrepassant ses droits.

Pour sa défense, il ne voulait pas avoir une sorcière furieuse aux trousses. Il avait vu les sorts qu’Hermione avait envoyés sur son compagnon, alors il ne donnait pas cher des gardes si elle s’en prenait à eux, dont lui.

Caïus regarda dans la cour. Sa compagne n’avait pas bougé, semblant complètement perdue.

- Alec a raison, mon frère, sourit Aro, allant même lui taper sur l’épaule.

- Vu la force de votre lien, je ne vois pas pourquoi tu t’inquiètes, le rassura Marcus.

Caïus savait qu’elle l’aimait, mais elle était parfois imprévisible. Quoi qu’il en soit, il s’était mis cette idée en tête et il devait aller jusqu’au bout. Après tout, il était un vampire de deux mille ans et redouté de tous.

Alec, qui s’était éloigné de quelques pas, en profita pour envoyer un SMS à sa sœur : C’est le moment.

En rejoignant sa compagne dans la cour, Caïus ne vit pas l’attroupement de vampires dans le couloir, les observant pas si discrètement que ça pour des vampires. Le roi était concentré sur la demande qu’il allait faire.

Le cœur d’Hermione battait de plus en plus vite en remarquant quasiment tous les habitants du château dans l’ombre du couloir.

Lorsque Caïus s’assit à côté d’elle, tous attendirent de voir comment il allait s’y prendre, mais la sorcière agita sa baguette et ils n’entendirent plus rien, même pas son cœur.

- Elle triche, bouda Renata. On voulait entendre !

Certains rigolèrent plus ouvertement que d’autres, mais c’était de l’avis général.

Quoi qu’il en soit, même sans le son, tous les vampires virent que ça s’était bien passé au vu du baiser qu’ils échangèrent et c’était le principal.

OoO

- Harry !

Hermione sauta dans ses bras, heureuse de le revoir, même pour quelques jours.

- Tu sembles fatigué, le sermonna-t-elle gentiment.

- Je n'ai pas beaucoup de repos.

- Ginny ?

- Elle me harcèle pour qu'on passe à l'étape supérieure.

- Mariage ?

Son meilleur ami soupira en se passant les doigts dans les cheveux.

- T'inquiète, je vais te bichonner.

Les deux sorciers entendirent un grondement sourd. Hermione leva les yeux au ciel, amusée. Par contre, Harry se plaça devant son amie, sa baguette dans la main et l'autre tenant Hermione. Heureusement que la rue était déserte, sinon vampire et sorcier auraient été découverts...

Hermione vit Caïus appuyé contre le mur dans une position qu'elle affectionnait particulièrement, ce qu’il savait parfaitement.

- Que veux-tu, vampire ? voulut savoir Harry, ne se démontant pas - le survivant était de retour.

Cette fois-ci, Harry le vit pleinement. La première fois, il l'avait à peine aperçu la couleur de ses cheveux. Néanmoins, il n’allait prendre aucun risque.

- Que tu lâches ma fiancée avant que je le fasse moi-même, répondit le vampire avec toute son autorité de roi.

- Ta fiancée… Quelle… Oh, dit Harry en regardant la main gauche de son amie.

- Tu n'as pas pu t'en empêcher, le gronda-t-elle en allant le rejoindre.

Le brun allait la remettre en sécurité derrière lui, mais elle le rassura :

- Tout va bien Harry. Je voulais te l'annoncer moi-même, seulement mon idiot possessif n'a pas pu s'en empêcher.

- Je ne suis pas patient, tu le sais, murmura le vampire à son oreille avant de l'embrasser juste en dessous.

Caïus passa un bras autour de la jeune femme, fixant toujours le sorcier qui n'avait pas baissé sa baguette. Lorsqu' Harry vit la couleur de ses yeux, il recula.

- Très possessif, sourit Hermione.

Sa meilleure amie embrassa le blond sur la joue. Harry les observa, visiblement inquiet pour sa meilleure amie, mais l'ancienne Miss je-sais-tout décela le problème :

- Tu me connais Harry, tu sais que contrairement à toi, je suis une personne réfléchie et que je ne me jette pas au-devant du danger inutilement.

Harry rougit de gêne, ce qui fait rire les amoureux. Le brun se rendit compte qu'Hermione ne craignait rien d’après le regard tendre du vampire envers elle. Il se demanda comment Ginny et Lavande avaient pu l’apparenter à Malfoy. D’ailleurs, il allait falloir lui annoncer...

- Alors officiellement, je te présente le roi Caïus Volturi, mon compagnon et fiancé. Caïus, voici mon meilleur ami, le survivant Harry Potter.

Caïus sortit toute sa testostérone et gonfla le torse en toisant le sorcier qui ne se démonta pas. Hermione retint un ricanement. Il était parfois si humain, même s'il ne l'avouerait jamais. Malheureusement, Harry l'imita :

- Fais du mal à ma meilleure amie et, roi des vampires ou pas, tu regretteras ta condition.

Le blond esquissa un léger sourire.

- Ça y est, vous avez sorti toute votre testostérone, on peut rentrer ? A moins que vous vouliez faire quelque chose de ridicule ? …Non ? Bien, rentrons.

Elle tourna les talons, les deux hommes de sa vie à sa suite. Le blond proposa son bras à sa fiancée, ce qu’elle accepta avec plaisir. Hermione adorait ses anciennes manières.

- Tu es sûr de vouloir l'épouser ? Après, tu seras coincée, murmura Harry.

- Elle est ma compagne, je veux passer mon éternité à ses côtés, répondit Caïus, qui avait tout entendu.

- Il n'y a que toi pour avoir une moitié vampire, Hermione, se moqua Harry.

Elle se tourna vers lui pour lui tirer la langue. Caïus poussa la porte de l'entrée, laissant passer les deux sorciers avant de fermer la marche, conscient que la porte était trop lourde pour un humain. Un garde referma la porte, ce qui fit sursauter le survivant. Ils avancèrent dans un grand couloir, impressionnant pour Harry, même s’il avait connu Poudlard.

- Résidence ? Un château oui, marmonna-t-il.

Il frissonna et suivit son amie. Être entouré de vampires n’allait visiblement pas devenir son passe-temps favori, surtout qu’il ne s’était pas du tout attendu à ça en venant en Italie. Maintenant qu’il y pensait, ça lui semblait logique.

Le brun observa les décors et même s'il ne les voyait pas, il se sentait observé.

- Ne t'inquiète pas, on s'y fait et ils ne te feront rien.

- Ils sont là pour la sécurité d'Hermione. Tu n'es pas important pour eux, dit Caïus d'un ton légèrement froid.

Le survivant ne comprenait pas pourquoi. Hermione le frappa et lui murmura d'être aussi gentil que possible.

- On va aller te présenter à Aro et Marcus, ensuite on ira manger, sourit Hermione.

Un vampire les approcha alors, s’adressant à Caïus :

- Maître ? Vous êtes attendu dans la salle. Nous avons un… imprévu.

OoO

A suivre…

Voilà, vous l’attendiez, il est là !

Alors ce chapitre ?

Bisous

hp-drago

Date de dernière mise à jour : jeudi, 29 novembre 2018

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Commentaires

  • hp-drago
    • 1. hp-drago Le lundi, 14 août 2017
    coucou, merci à tous de me lire !
    Viperdrix Moi aussi j'ai ouver le wiki pour plus de détails et essayer de faire coller au maximum les personnages sur certains aspects du moins Oui pour l'imprevu je ne voulais partir sur un problème de plusieurs chapitres, et me concentrer sur les deux couples et sur la fin de cette histoire qui va bientôt arriver... Merci d'être là pour me suivre, bisous
    dragonfly Merci pour ton commentaire, quelques mots font toujours plaisirs bisous
  • dragonfly
    • 2. dragonfly Le dimanche, 06 août 2017
    je n'ai pas trop d'inspiration pour ce commentaire alors je v'ai juste te dire que j'aime cette histoire avec Harry et jane même si je suppose que tout cela ne va pas être simple merci pour ce nouveau chapitre je tente toujours de trouver un petit mot a te laisser pour t'encourager a poursuivre
  • Viperdrix
    • 3. Viperdrix Le samedi, 05 août 2017
    PS: effectivement imprévu banal dans la vie de Caïus, Aro et Marcus Volturi...
    Viperdrix, LDàE
  • Viperdrix
    • 4. Viperdrix Le samedi, 05 août 2017
    Oui !!!! Jane x Harry ! J'avoue que quand j'ai sous-entendu de le caser avec un/une vampire/vampirette, j'avais songé un peu à Jane (parce que dans la garde c'est ma préférée avec Alec) en même temps en perso Volturi célibataire féminin je crois qu'il n'y a que Jane, Renata, Heidi et Gianna (la secrétaire), parce que Chelsea est casée avec Afton...(j'avoue j'ai ouvert wiki, pour voir qui était déjà en couple)
    Whaaa⁓ ...franchement Jane et Harry Fufu⁓ (je suis actuellement en surdose de manga, ne fait pas attention à mon rire Doflamingien...)
    à bientôt
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • hp-drago
    • 5. hp-drago Le dimanche, 30 juillet 2017
    coucou
    Merci à tous de me lire !!!
    Réponse à Viperdrix Merci d'être fidèle au rendez vous ! Oh l'imprevu ne va pas prendre beaucoup de place dans l'intrigue, c'est juste pour ne pas oublier que les rois sont aussi des dirigeants ^^. Et oui, fiancés ! Une envie comme ça lol
    Oui Harry arrive, et pour le prochain chapitre, il sera très présent...
    Bisous
    dragonfly pour l'imprevu rien de transcendent, désolée lol mais tu sauras. Pour la demande j'ai fait exprès de restée flou, comme ça chacun peut l'imaginer, puis pour moi, c'ets toujours les même mot avec les "je t'aime" "je veux passer ma vie avec toi" et bla bla lol, je ne suis pas romantique du tout, ça me file des boutons lol désolée
    Merci de me suivre ! bisous bisous
  • dragonfly
    • 6. dragonfly Le dimanche, 23 juillet 2017
    salut encore un super chapitre il sont fiancée cool mon cotée nier aurais bien aimer savoir comment caïus a fait sa demande merci encore pour se chapitre je suis pressé de savoir ce que va être l'imprévu bisous
  • Viperdrix
    • 7. Viperdrix Le lundi, 17 juillet 2017
    Hou ! C'est chaud entre Hermione et Caïus ! Vive les amoureux (les fiancés maintenant) ! MDR Hermione est prudente, elle sait qu'ils sont là, alors elle prend les mesures qui s'imposent ! Harry est enfin arrivé à Volterra, les choses sérieuses vont commencé !!! Youpi ! Un "Imprévu" ? Tu titille ma curiosité ("titiller": j'adore ce verbe)
    à bientôt
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • hp-drago
    • 8. hp-drago Le dimanche, 16 juillet 2017
    coucou Viperdrix, merci d'être toujours aussi fidèle , ravie que ce chapitre t'est fait rire, je me suis beaucoup amusé à l'écrire,
    a bientôt
  • Viperdrix
    • 9. Viperdrix Le mardi, 04 juillet 2017
    Yaha! Trop la classe : Hermione la casseuse et son fidèle (et total BG) Caïus ! Et ce pauvre crétin (Cubert? Ça me fait penser à "enquête au collège", l'un des personnage s'appelle P.P.de Culbert...lol aucun rapport je sais, mais ça me rappel mes années de primaire où une de mes amies m'avait offert ce bouquin...) il croit à la suprématie des sang-purs et il se fait étaler par tout le monde !!! Je crois que j'en ricane encore... surtout en imaginant sa tête quand il réalise que Caïus est roi ...
    À bientôt
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • hp-drago
    • 10. hp-drago Le dimanche, 02 juillet 2017
    coucou
    Viperdrix Oui je voulais un Alec sexy (après tout c'est un vampire, non ?) lol. Non surtout pas d'aide, quoi que ça pourrait être drole, je pourrai peut être faire un passage ou il offre un cadeau à sa soeur ^^. Oh oh, Harry dans le 29, pour le moment, c'est Hermione et Caïus et j'espère que tu vas toujours apprcié leur complicité dans ce chapitre. Caïus un ancètre et pourquoi pas, ça ferait bizarre au Malfoy de dire "j'ai un vampire pour ancètre lol et c'était un moldu, quel horreur !!!!"
    dragonfly Désolée, mais je n'ai pas prevu de passage avec Lavande en repas, mais peut être que je pourrais un flash back entre Ron et Lavande, vu que Harry va bientôt arriver...
    Hermione1888 Merci pour tes compliments et ta review. Le principal c'est de revenir. Ca m'arrive aussi quand je lis certaines fictions J'espère que tu aimeras la suite. Bisous
  • Viperdrix
    • 11. Viperdrix Le jeudi, 29 juin 2017
    PS: en relisant le dernier chapitre j'ai réalisé un truc ... Caïus n'est PAS un Malfoy, mais es ce que les Malfoy pourraient être de lointain descendants de Caïus ? J'espère pas, ce serait bizarre ou très amusant je crois que je ne suis pas encore d'accord avec moi même à ce sujet ... à bientôt!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • Viperdrix
    • 12. Viperdrix Le jeudi, 29 juin 2017
    PS: en relisant le dernier chapitre j'ai réalisé un truc ... Caïus n'est PAS un Malfoy, mais es ce que les Malfoy pourraient être de lointain descendants de Caïus ? J'espère pas, ce serait bizarre ou très amusant je crois que je ne suis pas encore d'accord avec moi même à ce sujet ... à bientôt!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • Viperdrix
    • 13. Viperdrix Le mardi, 20 juin 2017
    OOOOhhhhhh !!!! Mon bashing de Ron va pas tarder ! Je le sent ! C'est mon instinct qui me le dit ! Qui me le cri ! hum...pardon je m'emporte un peu. Harry à Volterra : le rêve de (presque) toute ma vie (en vrai ça a commencé il y a 2 ou 3 chapitre, quand Hermione en a parlé...). Vraiment je radote mais Caïus et Hermone c'est THE super couple Sinon j'adore les gobelins : *mode ironie activé* aussi aimable que des barreaux en acier trempé et aussi bête que Einstein (qui ne l'est pas franchement...)
    Je te souhaite beaucoup d'inspiration
    à bientôt, au prochain chapitre (non, non, je ne cherche pas à te mettre la pression )
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • Hermione1888
    • 14. Hermione1888 Le dimanche, 18 juin 2017
    Cette fiction est toujours aussi bien =), elle déchire, j'ai hâte de lire la suite mais prends ton temps =), merci en tout cas pour cette agréable lecture,
    Hermione1888,
    une revenante sur le site qui kiffe toujours autant tes textes même si ça fait longtemps que je n'étais pas venue =)
  • dragonfly
    • 15. dragonfly Le mercredi, 07 juin 2017
    cc j'aime bien Alec et c'est idée aussi il est drôle le couple caius hermione est trop mignion et j’espère QUE LAVANDE VA CE FAIRE MANGER OU QUE HERMIONE VA l'attraper et lui faire passée un sale quart d'heure
  • Viperdrix
    • 16. Viperdrix Le mardi, 06 juin 2017
    Je viens de remarquer qu'il manquait la fin de mon message du 3 juin
  • Viperdrix
    • 17. Viperdrix Le mardi, 06 juin 2017
    Oulala ! Il est chaud bouillant le petit Alec *s'évente de la main* ! bien fait pour Gin et Lavlav ! Mdr *imagine la tête de Caïus quand Mione lui dit que Dumby le trouvait sûrement à sont goût* J'adore les idées de cadeaux d'Alec (mais je crois pas que je lui demanderais de l'aide pour chercher des cadeaux pour mon petit frère ou pour mes parents... )
    vivement la suite : j'ai hâte de voir un lychage de peste
    Viperdrix, la dinde à écailles (et fière de l'être)
  • hp-drago
    • 18. hp-drago Le dimanche, 04 juin 2017
    coucou
    Lucie Chapel : Merci pour ton commentaire :)
    Viperdrix : dans le chapitre suivant, un peu d' Hermione Caïus mais aussi Alec :) Merci pour tes compliments. J'avoue ne pas être fan de Ron et Lavande. Mais ils ne vont pas être trop present. Ne t'en fait pas, Harry va arriver, c'est prévu dans ma tête puis très longtemps XD. J'ai même déja écrit une scène.
    Le dieu des fanfictions est avec moi, la page blanche n'est venu que rarement, croisons les doigts pour que ça continue.
    dragonfly : j'aime faire Caïus sexy et je l'imagine comme ça dans mon esprit débridée. Pour Hermione, il faut bien qu'elle trouve sa place, ravie que tu l'ais remarqué.
    En espérant que le prochain chapitre vous plaira !!!
    Bisous
  • Viperdrix
    • 19. Viperdrix Le samedi, 03 juin 2017
  • Viperdrix
    • 20. Viperdrix Le samedi, 03 juin 2017
  • Viperdrix
    • 21. Viperdrix Le samedi, 03 juin 2017
    J'ai beaucoup lu et re-lu ta fanfic, je l'adore toujours autant ! Caïus et Hermione sont trop mignon ensemble ! ♡♡♡ et certain passages me font toujours rire (comme avec Lavlav et Ginny ou encore avec Eddie, ce moment là m'avait tué !!!)
    Je t'offre tous les encouragements pour écrire la suite (note que je fais des efforts : je n'ai proféré aucune menace) et m'en vais prier le dieu des fanfiction pour éloigner de toi le démon de la panne d'inspiration et son serviteur, page blanche
  • dragonfly
    • 22. dragonfly Le vendredi, 26 mai 2017
    encore un super chapitre caïus a l'air très sexy et hermione plus surt d'elle qui ressemble de plus en plus a une reine
  • Viperdrix
    • 23. Viperdrix Le dimanche, 21 mai 2017
    Lol !!!! J'adore comment tu as trop cassé Lavlav et Ronron !!! Non, non, je ne suis pas du tout fan de ron!bashing J'adore ton style d'écriture ! Et pour aborder la suite, quand Harry viendra à Volterra (parce que maintenant c'est obligé que tu le fasse venir * essaye discrètement de poser un piège pour avoir un argument de chantage *), bref es ce que tu compte casé notre binoclard préféré avec un/une joli/jolie vampire/vampirette ? (Oui j'adore les => / , et j'assume entièrement enfin, plus ou moins... À bientôt pour la suite, j'espère ! En attendant, et parce que je t'aime beaucoup : câlin !!!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • Viperdrix
    • 24. Viperdrix Le lundi, 15 mai 2017
    Haha !!! Ouais Jasper / Bella, c'est la vie !!! et Mione en *mode Caïus* LOL, le pauvre petit bureaucrate... (bien fait pour lui, il l'a bien chercher !!!)
    et Alec qui s'est fait avoir comme un bleu, mon pauvre chéri ! ) Caïus et Mione vont décidemment très bien ensemble, ne t'inquiète pas !
    À bientôt !!!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • Lucie Chapel
    • 25. Lucie Chapel Le mercredi, 10 mai 2017
    Hâte de pouvoir lire la suite :)
  • hp-drago
    • 26. hp-drago Le dimanche, 07 mai 2017
    Coucou
    dragonfly ah ah, je sais, mais la fin du suivant est mieux, promis ! Merci pour tes compliments bisous
    Viperdrix j'adore Jasper Bella Tu auras ta réponse dans ce chapitre, j'ai parfois peur de ne pas en faire un bon couple, je suis rassurée Merci
    bisous bisous
  • Viperdrix
    • 27. Viperdrix Le lundi, 01 mai 2017
    Ouais, du Jasper/Bella !!! et le petit Eddie qui en prend plein la gueule ! J'adore les sarcasmes de Caïus et l'ironie des autres Mione surtout ! Ils vont vraiment bien ensemble ! Vivement la suite.
    P.S.: effectivement tu es sadique de nous laisser avec tout ce suspense !!!Mais le raclement de gorge c'est Caïus, non ?
    Enfin, à bientôt !
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • dragonfly
    • 28. dragonfly Le dimanche, 23 avril 2017
    tu est vraiment sadique haha mon dieux encore deux semaine d'attente pour la suite c'est trop long mais c'est pas grave je m'amuse toujours autant je suis pressée de voir la suite !!! encore une fois merci de nous faire partagée ton talent (surtout celui de mettre du suspende)
  • hp-drago
    • 29. hp-drago Le dimanche, 23 avril 2017
    coucou
    dragonfly : Merci pour ton commentaire ! Ravie que ce couple te plaise je l'adore aussi alors je pense que tu vas aimer la suite. Bisous
    Viperdrix : Je pense que tu vas garder ton sourire pour le prochain chapitre ^^ oui oui j'aime les fins sadiques, tu verras d'ailleurs à la fin du 23...
    bisous bisous
  • Viperdrix
    • 30. Viperdrix Le lundi, 17 avril 2017
    Eh bien, Eh bien... Jasper/Bella ??? *se frotte les joues pour tenter d'effacer son sourire mi-niais mi-moqueur* si c'est le cas j'adhère à l'idée !!! sinon tant pis et ça fera les pieds à Edward (oui je préfère Cédric...) et mdr, Alec l'adorable et subtile petit sadique. D'ailleurs en parlant de sadique tu as parlé de fin sadique, pas tragique, n'es-ce pas ???
    Ne t’inquiète pas, je ne risque pas de rater un chap, je regarde presque toutes les semaines !!!
    Je t'encourage !!!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • dragonfly
    • 31. dragonfly Le dimanche, 09 avril 2017
    merci pour se super chapitre encore une fois bella et jasper c'est cool j'aime bien la façons que tu a de décrire edward je suis super enthousiaste a chaque fois pour un nouveau chapitre
  • hp-drago
    • 32. hp-drago Le dimanche, 09 avril 2017
    coucou
    dragonfly : merci pour tes idées, mais perso je préfère Bella à Edward Pour le moment, je n'ai pas prévu de rencontre avec Hermione, mais peut être, le chapitre 23 est en cours d'écriture... Merci pour ton avis, bisous
    Viperdrix Merci pour ton commentaire et tous tes compliments, maintenant je vais attendre ton avis à chaque fois. J'essaye de ne pas les faire trop OOC pour une fois (bien que j'aime leur laissé une caractérique importante), je suis ravie que tu aimes ce couple, ça a été un pari pour moi, j'aime faire des couples originaux.
    Pour mes fins sadiques, désolée mais ça va continuer, j'aime trop ça lol
    Je poste tous les 15 jours, le dimanche généralement, si tu veux, tu peux t'inscrire à la newsletter, comme ça, tu seras prévenu directement (lien sur la page d'accueil)
    Encore une fois, merci pour ton avis, en espérant que le nouveau chapitre te plaira bisous bisous
    hp-drago
  • Viperdix
    • 33. Viperdix Le samedi, 08 avril 2017
    lasse --> laisse (dsl faute de frappe)
  • Viperdrix
    • 34. Viperdrix Le samedi, 08 avril 2017
    Salut, j'ai enfin trouver le courage de poster un com et je tiens à dire que j'aurais dû le faire depuis longtemps... J'aime énormément ta fanfic, le crossover est très bien réalisé et tu a fait en sorte que les personnages se fondent bien dans les 2 mondes. Le couple Hermione/Caïus est très attachant et réaliste (les personnages ne sont pas du tout OOC). Tu lasse du suspense à la fin de chacun de tes chapitres (là c'est un reproche ) et je pense que je vais en attraper une syncope à force de vérifier tout les matin si tu ne poste pas de nouveaux chapitres . En tous cas j'attend vivement la suite et je t'encourage !!!
    Viperdrix, la dinde à écailles
  • dragonfly
    • 35. dragonfly Le lundi, 27 mars 2017
    trop cool intelligente notre Hermione chou Alice (the best) va devenir amie avec Hermione et Edward va avoir une conversation avec Hermione qui va le raisonné il va peut 'être même retrouvée bella ou aimée une autre (par se que bella est nul de toute façons ) et puis sinon squip le tête ?? c'est des bonnes idée nn ??
  • hp-drago
    • 36. hp-drago Le dimanche, 26 mars 2017
    coucou dragonfly, le prendre pour Cedrci, je n'y ai pas pensé mais Hermione ne l'a pas encore vu, ça pourra peut se faire dans le chapitre 22, on verra comment tout ca va tourner
    en tout cas merci pour ton commentaire
    bisous
  • dragonfly
    • 37. dragonfly Le mardi, 14 mars 2017
    au mon dieux c'est Edward Cullen !!!!! trop drôle si elle le prenait pour Cédric Diggory !!! le clin d'oeil ;-) c'est un chapitre entraînant !! je veut voir la suite avec plaisir
  • hp-drago
    • 38. hp-drago Le dimanche, 12 mars 2017
    coucou
    Merci pour ton commentaire, ton français est super.
    Je sais, crois moi, je voudrai poster plus souvent. J'arrive à me tenir à 15 jours, je vais essayer tous les dimanches, mais je ne promets rien. En plus la fiction devrait avoir plus de rebondissement.
    Bisous
  • dragonfly
    • 39. dragonfly Le mardi, 07 mars 2017
    cc encore un super chapitre mais je trouve vraiment le temps long entre chaque chapitre qui reste assez court je sais que c'est dur de pouvoir tout le temps écrire mais c'est tellement bien que c'est frustrant d'attendre et qu'il n'y est au finale qu'une petite avancer dans l'histoire sinon c'est toujours autant accrochant merci

    ps :j’espère que mon français est correcte

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