Hermione au pays des vampires

Chapitre 1

Bonjour !

 

Me voilà avec la nouvelle histoire qui a eu le plus de votes. C'est donc un CrossOver Hermione / Caïus, un nouveau couple pour moi ! 

 

J'espère que vous ne serez pas déçu.

 

Bonne Lecture

 

hp-drago

 

O~O

 

 

- Ne me touchez pas, vampires ! Crie Hermione, ce qui les fait s'arrêter net.

 

La brune ne montre aucun signe de peur même si son cœur bat plus vite. La sorcière vérifie que sa baguette est toujours en place mais ne m'en sert pas, gardant une sortie de secours. De plus, elle connaît les règles inter-créatures magique. Quant aux deux hommes vampires, ils n'ont sûrement pas l'habitude d'être reconnu vu leurs regards étonnés.

 

Les deux vampires s'arrêtent et après s'être concertés, ils se précipitent sur l'humaine dans le but de la ramener. Hermione croit sa dernière minute arrivée. Ironie vue qu'elle a survécu à la guerre des sorciers ; qu'elle prend quelques jours de vacances après la fin de sa formation pour entrer au ministère. Par reflex, elle ferme les yeux mais la peur n'est toujours pas là, l'ancienne Gryffondor est sereine.

 

Ne ressentant aucune douleur, juste deux mains froides sur ses bras, elle ouvre un œil puis un autre pour voir les deux vampires – un brun baraqué et un blond plus fin - la fixer avec leur yeux rouges, amusés. La moutarde lui monte au nez, elle va pour leur hurler de la lâcher mais le plus baraqué des deux, celui qui la tien, lui fait un sourire-grimace en montrant ses dents expliquant qu'il ne plaisante pas et cela Hermione l'a bien compris. Pourtant, elle n'a pas envie de se laisser faire, malgré cela, elle se fait quand même soulevée, posée plus ou moins délicatement sur son épaule pour partir en courant. Il va tellement vite qu'elle n'ose pas bouger et se débattre de peur de tomber. Elle voit vaguement l'autre courir légèrement en retrait.

Lorsqu'il zigzague entre les arbres, la brune marmonne un « je vais vomir. » et comme réponse un : « essaye humaine » menaçant. Les fesses toujours en l'air, vexée, elle croise les bras et attends la fin du trajet en s'occupant l'esprit pour ne pas être malade.

Lorsqu' ils ralentissent l'allure, il fait nuit. Les rues sont désertes, un hurlement pourrait alerter les habitants mais ça les mettraient en danger alors elle ne dit rien et se débat en silence. Tant pis pour les bleus. Elle ne se rendra pas sans combattre, après tout, la brune n'est pas une héroïne de guerre pour rien.

 

-  Tu vas te calmer humaine, dit l'autre vampire.

- Va faire dix fois le tour de la terre et on en reparle.

 

Il gronde fortement. Nullement impressionnée, elle hausse un sourcil.

 

- Tu crois que tu me fais peur ? Se moque-t-elle.

 

Elle entend une lourde porte se fermer, indiquant qu'ils sont entrés dans une demeure. Au bruit sourd, la sorcière sursaute mais reprend son duel avec le vampire aux cheveux bizarres blonds.

 

- Tu devrais, humaine.

- T'as pas eu les couilles de me mordre tout à l'heure. Si je dois avoir peur de quelqu'un ce n'est pas de toi.

 

Celui qui la tient rigole légèrement.

 

- Démétri, calme-toi. On est bientôt arrivé, humaine, alors cesse de gigoter.

 

Erreur. Ne jamais dire quoi faire à un Gryffondor parce qu’il fait obligatoirement le contraire. En plus, Il lui frappe les fesses. Elle s'époumone en hurlant tout ce qui lui passe par la tête. Inutile de dire que ce n'est pas gentil. Néanmoins, elle jette des petits coups d’œil discret pour savoir où elle se trouve. Ce qu'elle suppose être un château, semble ancien et très bien conservé.

 

Un peu plus loin dans le château, dans la salle principale, ses propriétaires ne se doutent pas qu'une trnade va entrer dans leur vie. L'un d'eux se perd dans ses souvenirs. Avant il aimait être qui il est, mais il y a 200 ans, sa compagne a été tuée, le roi a perdu la hargne qui le caractérise. Il trouve sa vie monotone et ennuyeuse. De l'action ne lui ferait pas de mal, seulement, étant qui il est, il ne peut pas se permettre de faire n'importe quoi. Parfois il aimerait partir avec les gardes, traquer ses proies, se battre avec quelques vampires rebelles.

 

- Tu sembles songeur mon frère.

- De l'action serait la bienvenue.

- Alec, va voir si Démétri et Felix arrivent, ordonne Aro.

 

Une poignée de secondes plus tard, Alec rencontre le groupe qui vient de rentrer.

 

- Vous ramenez des présents ?

 

Hermione se contorsionne pour voir qui a parlé. Un autre vampire, brun, des yeux rouges, transformé plus jeune, vers les quinze / seize ans, ne semble pas hostile. Ils continuent leur marche avec le nouvel arrivant.

 

- La ferme Alec, gronde Démétri.

 

Il ne faut pas longtemps aux occupants de la salle du trône avant d' entendre les bruits de pas et un cœur qui bat. Les rois se regardent étonnés. Les grades ne ramènent jamais un humain sauf s'il y a des problèmes. Est-ce l'humaine de compagnie des Cullen ? Ils tendent tous l'oreille pour connaître son identité.

 

- Ouais, la ferme Alec, rajoute Hermione énervée en mettant un coup de genou à son porteur. Il n'y a plus de doute pour les rois, elle n'est pas la brune américaine insignifiante.

- Vient-elle de frapper un vampire, demande Marcus amusé.

 

- On va bien se marrer dans les jours qui arrivent, dit Felix.

- Ils vont la tuer rapidement, dit Alec.

- Pas sûr.

- Qu'est ce qui te fait croire ça ?

 

Les vampires dans la salle continuent de parler, l'un des rois ne leur prête pas attention, seule la voix de l'humaine lui importe. Elle semble piquante. Serait-elle la distraction dont il a besoin ? Il ricane intérieurement, lui, un vampire de 2000 ans aurait besoin d'une humaine ? On aura tout vu.

 

- Ouais Felix, éclaire-nous de tes lumières... Ça changera de l'autre abruti.

 

Lorsque Démétri gronde, la gorge du roi tremble n’appréciant pas cela. Son frère le fixe amusé alors qu’Aro, très curieux s'est déjà avancé près à les rencontrer.

 

- Oh tu ronronnes. Trop mignon.

 

Le roi retient un sourire. Cette humaine semble avoir des tripes ce qui est rare chez les humains de ce siècle.

De l'autre côté des portes, Démétri va pour se jeter sur la sorcière mais Alec se met entre eux, attendant l'explication du grand brun baraqué.

 

- Elle sait pour nous et Démétri n'arrive pas à la pister, explique-t-il.

 

Hermione va y mettre son grain de sel mais Démétri la devance.

 

- Ouvre-là et je te brise la mâchoire.

 

Hermione ne dit rien mais garde son sourire sur le visage nullement impressionnée. Les portes s'ouvrent, Felix passe devant, les deux autres le suivent de près avant qu' Alec retourne à sa place avec les gardes. La première chose que l'on voit sont des fesses moulées dans un jean. Tous les hommes apprécient la vue.

 

- Démétri, pourquoi tant de haine ? Demande la voix calme d' Aro. Oh, nous avons une invitée. Felix, pose là.

 

Sans délicatesse, il la descend de son épaule la faisant trébucher mais par fierté, elle lui met un coup de poing assez fort dans le bras sans aller jusqu'à se faire mal avant de se retourner vers le nouveau vampire proche d'elle.

Hermione détaille la pièce et ses nombreux occupants, mais surtout elle observe le roi aux cheveux noirs et longs qui se trouve devant elle mais ce qui l'inquiète se sont les trois sièges un peu plus loin et les deux autres vampires assis. Un brun et un blond qui lui rappelle Malfoy.

 

- Eh merde. C'est trop demander de passer des vacances tranquille. Mais non, il faut que je tombe sur eux, marmonne-t-elle.

 

Ils l'entendent mais elle n'en a que faire. Elle est quelque part en Italie, devant les Rois des vampires pourtant elle ne se dégonfle pas, redresse le menton et croise les bras montrant son hostilité. Son cerveau tourne à plein régime pour se souvenir de leur nom, malheureusement, rien ne vient.

Les sorciers ne savent pas grand-chose sur eux, seulement leurs caractéristiques physiques pour les reconnaître, certains ont des dons, ils ont trois rois qui vivent en Italie mais personne ne sait où.

Au ministère, il y a un représentant sorcier qui rencontre un représentant vampire pour les accords, pareil pour les modificateurs et les autres « races ». Ces gens se tiennent au courant de ce qui se passe dans le monde de l'autre mais ils sont tenus au secret ; à moins qu'il y ait un danger pour les sorciers.

 

Aro fait son cinéma en se pavanant avec un sourire aimable pour impressionner la captive qui ne semble pas se prendre au jeu, au contraire, elle semble se moquer. Pendant la petite révision des connaissances d' Hermione, le roi aux cheveux noirs s'est avancé vers Démétri et Felix pour leur prendre la main. Selon, elle, il doit avoir un don.

 

- Alec ? L’appelle-t-il.

- Maître.

 

Maître ? Sérieux ? Encore des fanatiques, se dit la sorcière. Il s'approche trop vite pour que les yeux d’Hermione suivent et comme avec les deux autres, il tend sa main. Ils lui jettent fréquemment des coups d’œil, cela ne la perturbe pas. Depuis la fin de la guerre, les héros ont reçu plus d'attention qu'ils en voulaient, sauf Ron peut être, alors ça a permis la miss je-sais-tout de se désensibiliser aux regards des autres.

Elle en profite pour détailler tous les vampires présents dans la pièce jusqu'à ce qu’elle croise le regard de l'un d'entre eux, elle n'est pas gênée, même quand le regard du roi brun croise le sien qui lui sourit légèrement mais c'est une autre histoire lorsqu' Hermione croise le regard du roi aux cheveux blonds, les choses se passent différemment.

Il semble, comme l'autre roi, curieux et montre de l’intérêt pour leur invitée, pourtant la sorcière a l'impression qu'il y a quelque chose en plus, comme s'il pouvait lire en elle, son regard la perturbe, son corps aime ça mais son esprit le refuse. Il me manquerait plus qu’une sorcière soit attirée par un vampire.

 

Pendant l'inspection de la sorcière, l'un des rois ne se gêne pas pour la détailler, c'est une très belle femme d'environ 22 ans. Malgré son jeune âge, on peut voir qu'elle a vécu des épreuves difficiles et ce qu’il aime, c'est l'intelligence qu'elle dégage.

Il attend de croiser son regard avec impatience et lorsque ça arrive le roi n'est pas déçu. Il ne se doute pas une seconde qu’Hermione ressent le même trouble que lui et essaye de le cacher ; par chance elle détourne le regard avant lui pour fixer Aro. Il ne croit pas que sa fierté aurait encaissé de perdre un duel face à une humaine, aussi belle soit elle. Il ne s'occupe pas du roi aux cheveux noirs, habitué à son cinéma.

 

-Bienvenue dans notre château Miss… demande-t-il en tendant sa main.

 

Elle baisse les yeux et renifle disgracieusement.

 

- Sérieusement ? Se moque légèrement la brune.

 

Après avoir réfléchit quelques secondes, sa stratégie change pour devenir plus fine, ils ne sont pas les vampires idiots qui l'ont amené ici. Heureusement, il ne semble pas s'offusquer.

 

- Et vous êtes ?

- Aro Volturi. Heureux de vous rencontrer. Vous êtes ici chez moi, avec mes frères Marcus et Caïus.

 

A l'entente de son nom, il se concentre. De mauvaise grâce, elle se présente.

 

- Hermione Granger. J'étais tranquillement en vacances à Rome quand Felix et Démétri ont voulu faire de moi leur casse-croûte. Et ces deux sauvages m'ont ramené ici sans mon accord, dit-elle en les fusillant du regard.

 

Le roi brun vient voir Aro, l'effleure et retourne s'asseoir sans qu' Hermione ne comprenne pourquoi. Aro, amusé, fixe le blond avant de reporter son regard sur l'invitée. Lorsque Marcus revient s'asseoir, il fait son sourire le plus grand à son autre frère qui n'aime qu'on lui cache des choses, cela le met très colère. Pourtant en entendant la voix d’Hermione, il se calme et apprécie sa présence ce qui est très rare.

 

- Vous ont-ils violenté ?

 

Hermione ne sait pas sur quel pied danser. Le roi au cheveux noir est d'abord inquisiteur pour devenir soudainement « gentil ». Est-il vraiment inquiet ? Perdue dans ses pensées, elle ne remarque pas que l'un des vampires est plus attentif que les autres.

 

- Si vous n'étiez pas des vampires, je vous aurais tous bottés les fesses.

 

Certains ricanent mais il les fait taire d'un geste de la main. Selon les observations d' Hermione, il est le grand chef mais écoute les deux qui sont assis.

 

- Vous semblez bien sûr de vous.

- Je sais qui je suis et ce que je vaux, dit la sorcière en haussant les épaules. Puis-je savoir ce que je fais là ? Allez-vous me tuer ? Demande t' elle naturellement que ce qui les étonne. C'est rare de voir une jeune femme si détachée par rapport à la mort.

 

Lorsqu'elle pose la question, l'un des vampires retient son grognement, il est hors de question que l'un d'eux la touche même s'il ne peut pas la revendiquer. Cela serait malvenu vu sa position.

 

- Vous êtes trop divertissante et charmante...

 

Un grognement fort résonne dans la pièce mais Hermione ne sait de qui il provient. Malheureusement le self-control du roi est mis à rude épreuve lorsqu' Aro prononce le mot « charmante », il gronde méchamment dissuadant tous vampires de l'approcher. Bon, ce n'était pas prévu mais nul n'est choqué. De toute façon, il est le roi, ils ne vont pas venir le chatouiller.

 

- … Pour que vous nous serviez de repas. De plus vous en savez beaucoup sur nous et…

- Et vous voulez savoir comment je sais tout ça ?

- Comprenez que nous sommes curieux, nous avons des lois et les mortels ne doivent pas savoir pour notre condition.

 

Elle s'avance d'un pas vers lui.

 

- Mais qui vous a dit que je suis une mortelle comme les autres ?

 

O~O

 

A suivre !

Alors ce premier chapitre ?

N'hésitez pas, soyez honnête !

Bisous

hp-drago

Chapitre 2

Bonne Lecture (j'espère !)

O~O

- … Pour que vous nous serviez de repas. De plus vous en savez beaucoup sur nous et…

- Et vous voulez savoir comment je sais tout ça ?

- Comprenez que nous sommes curieux, nous avons des lois et les mortels ne doivent pas savoir pour notre condition.

Elle s'avance d'un pas vers lui.

- Mais qui vous a dit que je suis une mortelle comme les autres ?

Sans s'en rendre compte, sa magie se manifeste dans le bout de ses doigts. La seconde suivante, c'est le trou noir. Démétri l'a assommé. Son corps tombe lourdement, sa tête percute le sol.

Cette fois, le roi blond voit rouge et se précipite vers eux pour reculer le traqueur en l'envoyant voler à travers la pièce. Aucun vampire n'ouvre la bouche, ni ne bouge, leur roi n'est pas si expressif. Seul le bruit du cœur d’Hermione résonne dans la pièce.

Il prend précautionneusement l'humaine dans ses bras pour la monter dans la chambre libre à côté de la sienne.

Personne ne le suit sachant que si quelqu'un l' approche alors qu'il est dans cet état, il risquerait de perdre un bras… Ou la tête. Étant au calme et en sécurité dans ses bras, il en profite pour la détailler autant qu'il le souhaite. Lorsqu'elle est confortablement allongée dans la chambre attenante à la sienne, il voit un petit sac en perle à côté de sa hanche et l' enlève doucement, enfin il essaye vu qu'il n'approche pas les humains sauf pour se nourrir et dans ces cas-là, il n'est pas des plus délicats.

Les heures tournent, le roi n'a pas quitté son chevet pourtant il n'est pas le plus patient de tous mais là, les choses sont différentes. Caïus n'a pas l'impression qu'il peut se passer d'elle.

Au début, il ne voulait pas y croire mais le comportement de Marcus a confirmé son idée. Es ce correct par rapport à son ancienne compagne ? Certes, elle est morte, pourtant les vampires sont censés n' avoir qu'une compagne pour l'éternité. Ses frères et lui se seraient-ils trompés ? Pourtant Marcus ne se trompe pas.

Le roi blond soupire et regarde l'humaine respirer sereinement. Sa vie humaine est trop loin pour qu'il se souvienne combien de temps ils dorment. Peut-être que Démétri l'a frappé trop fort et qu'elle ne se réveillera pas ? Un grognement menaçant monte dans sa gorge. Le garde aura du souci à se faire si c'est le cas.

Après ce qui semble être des années pour le vampire blond, Hermione papillonne des yeux, aveuglée par la lumière du jour. Une fois habituée elle tourne la tête pour voir où elle se trouve.

- Oh zut. Je ne rêve pas, murmure la sorcière en voyant des yeux rouges la fixer intensément.

Elle se masse la tête où le coup a été porté.

Le vampire en face fait un sourire en coin, elle rougit légèrement devant sa beauté – qui la trouble plus qu' elle ne voudrait l'avouer - même si elle a compris que c'était un vampire dangereux rien qu'en croisant son regard rouge.

Pour ne pas s'enfoncer un peu plus, elle vérifie que sa baguette est en place et regarde la pièce qui n'est pas un cachot comme elle s'y attendait. C'est une chambre qui ne dépareille pas au château, avec lit à baldaquin dans un style français Louis XV. Après son bref aperçu, elle avise discrètement la porte fermée qui doit être la porte menant à la sortie.

Vu que le roi des vampires ne bouge pas, elle se lève dignement et se dirige vers ce qu'elle espère, la salle de bain, ayant trop envie d'aller aux toilettes pour se sentir gênée. La sorcière soupire de soulagement quand sa vessie se vide. Malgré cela, ses reflex de guerre continue, elle observe la pièce qui reste dans le style de la chambre, mais ce qui l'intéresse le plus c'est la fenêtre.

Le roi écoute ce qui se passe de l'autre côté de la porte, il est même étonné du bruit qu'elle fait avant de se rappeler ce que les humains font lorsqu'ils vont dans la salle de bain. Après ça, il se sent gêné, ce qui ne lui arrive jamais.

Hermione se dirige vers la fenêtre pour l'ouvrir. Le vampire va l'entendre mais ça ne coûte rien d'ouvrir, après tout elle n'est pas prisonnière, n'est-ce pas ? Sinon, elle ne serait pas dans cette superbe chambre.

La vue est très belle, on voit en contrebas une cour fermée par des hauts murs qui appartiennent au château. Il y a des gardes couverts de capes noirs qui font leur ronde. Au loin, ce sont des champs à perte de vue. Un paysage italien idyllique, même l'odeur est agréable.

En entendant les gonds de la fenêtre grincer, il entrouvre la porte pour l'espionner, il sent au fond de lui qu' elle ne va pas s' échapper et voir ses réactions le divertit beaucoup.

- Veux-tu fuir ?

La jolie brune pourrait transplaner mais étant une miss je-sais-tout, c'est une occasion unique d'en découvrir plus sur eux. Elle se retourne, prête à faire une réflexion désobligeante mais le ton de sa voix et son regard la perturbe, comme sa posture nonchalante. Les bras et jambes croisés, une épaule contre l'embrasure de la porte, quelques mèches de cheveux tombant devant ses yeux.

- J'admire la vue, bafouille-t-elle.

Il hausse un sourcil, clairement moqueur. Ok, là elle tend la baguette pour se faire battre. Les joues rouges, Hermione détourne les yeux.

- Si tu as faim, j'ai fait monter des victuailles.

- Merci.

Après avoir hésité à passer devant lui, elle se lance vu que son estomac grondant l'oblige à y aller. Le plus dignement possible, Hermione se dirige vers la petite table et s'assoie sur un fauteuil. Le roi blond s'assoie en face avec toute la grâce possible. La brune n'est pas du genre à être complexée – et d'autant moins par un homme – pourtant, devant tant de perfection, son amour propre est mis à rude épreuve.

A l'inverse de Ron, Hermione ne se jette pas sur la nourriture et mange tranquillement.

- Où sommes nous ?

- En Italie.

- Si je n'ai pas de réponse de votre part pourquoi vous en donnerais-je ? Le provoque-t-elle.

- Nous avons déjà rencontré des personnes faisant de la magie mais aucun n'avait votre attitude, explique-t-il de bonne grâce.

- Peut-être qu'aucun n'a mon passé, dit elle en haussant les épaules.

Se souvenant brusquement, Hermione tourne la tête pour chercher son sac en perle qui ne le quitte jamais.

- C'est cela que tu cherches ?

Le roi blond voit qu'elle est inquiète, ce bien doit lui être précieux. La brune tend la main par-dessus la table pour le récupérer, mais il lève le bras, mettant le sac hors de portée.

- On ne t'a jamais dit Mr le Roi qu'il ne fallait pas prendre le sac des dames ?

Il fait mine de lui tendre avant de le rapprocher de son corps. Il hésite avant de parler ce qui bien entendu ne se produit jamais vu que les autres sont inférieurs à son rang.

- Tu as essayé de l'ouvrir ? Déduit Hermione.

Son ton pourrait être moqueur, pourtant il n'en est rien. Il y a quelque chose en lui qui brise sa carapace d'après guerre. Au même titre que le roi est plus alaise avec la sorcière et plus naturel.

- Un tour de magie ?

- On ne fait pas de tour, on jette des sorts.

- Eh bien va-y, la provoque-t-il.

Elle tend la main attendant qu'il lui rende lui-même le sac en perle. Hermione a compris quelques petites choses sur lui, comme le fait de ne pas le chatouiller de trop près, sous peine de représailles. Le roi blond hésite mais finit par lui rendre. Elle le remercie par un bref sourire qui même s'il est fugace fait plaisir au roi blond, et malheureusement, il commence à comprendre pourquoi, il est si gentil avec la brune. Hermione ouvre naturellement le petit sac et enfonce son bras jusqu'au coude pour trouver une potion contre le mal de tête. Elle ne peut que rire devant son air choqué. Dommage, le Roi prend la mouche et se vexe.

- Désolée, dit elle sans vraiment le vouloir. Ce n'est pas méchant ; j'avais souvent ce genre de réaction quand j'ai découvert le monde magique. Alors ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule.

Il vérifie que la jeune femme en face de lui est sincère avant de se détendre légèrement. Hermione sort une petite fiole du sac et la boit d'un trait en grimaçant.

- Eurk. Potion contre le mal de tête efficace mais horrible au goût.

Caïus la fixe avec étonnement, avant de se reprendre pour commencer son interrogatoire.

- Tu n'es pas issu du monde sorcier ?

- Non, mes parents sont dentistes. Lorsque j'ai reçu ma lettre pour Poudlard, on a cru à une blague mais quand mon futur professeur de Métamorphose est arrivée, tout cela a pris une dimension différente, réelle surtout. Même maintenant, il m'arrive d'être surprise.

Le roi la regarde bizarrement.

- Ai-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? S'inquiète-t-elle pour une raison obscure.

- Qu'est-ce que Poudlard ? Métamorphose ?

C'est au tour d' Hermione de le regarder de travers.

- Pardon, mais à quoi servait votre correspondant sorcier ? J'ai lu dans les textes officiels qu'il doit vous tenir au courant du fonctionnement du monde magique et inversement. Mais cela doit rester secret selon les accords. Son identité est même confidentielle afin de préserver sa sécurité et les secrets.

- Le dernier correspondant s’appelait Albus Dumbledore. C'est un jeune homme intelligent selon Aro, mais il n'était pas loquasse et distillait ses informations à la goutte de sang près.

Hermione avale sa bouchée de travers et s'étouffe presque. Dumbledore était vraiment un personnage manipulateur. Il n'a pas dû rester longtemps à ce poste vu qu'il était professeur à Poudlard.

- Tu sembles en savoir beaucoup, dit-il à la fois admiratif et craintif.

Caïus a appris au fil des siècles à se méfier des gens intelligents et surtout lorsqu'elles sont de belles femmes. C'est toujours les premières à arracher les têtes par-derrière.

- J'aime apprendre et j'ai postulé dans le département qui gère ce poste, dit-elle modeste.

Hermione finit de manger calmement pendant que Caïus l'observe et essaye de l'analyser la jeune femme en face de lui qui de toute évidence n'a pas peur. Es ce qu'elle est un danger pour leur race ? Va-t-elle dévoiler leur secret ? Veut-elle quelque chose ? S’est-elle faite capturer exprès ? Il se dit qu'il va falloir la surveiller de près. À cette pensée, il ricane. Qui croit-il berner ?

- Ai-je loupé quelque chose de drôle ?

- Non, ricane-t-il toujours.

Hermione baisse les yeux sur son plat. 

- Encore un qui n'est pas tout seul dans sa tête, murmure-t-elle.

La seconde suivante, le roi blond a plaqué la sorcière contre le dossier sur fauteuil, une main autour de son cou sans trop serré.

- J'aime bien cette humaine, dit Aro derrière la porte, bien qu'Hermione ne l'entend pas.

Il gronde vers la porte ce qui fait rire les deux vampires derrière.

Une fois qu'Hermione a analysé la situation, sa peur disparaît pour retrouver sa provocation habituelle, surtout lorsqu’elle est en danger et continue de manger le fruit qu'elle a dans sa main, en le fixant droit dans les yeux.

Caïus est étonné de voir la fragile humaine le provoquer ainsi. Il sait qu'il dégage une aura dangereuse, mais elle ne semble pas inquiète. Cette jeune femme l'intrigue de plus en plus.

- Vous ne croyez pas que c'est un peu tôt pour se sauter dessus et faire l'amour comme des bêtes ? Ricane la brune.

Étonne, il relâche légèrement sa prise mais en voyant le geste de main de la sorcière, il se reprend et raffermit plus fort sa prise initiale. Caïus entend les rires de ses « frères » dans le couloir.

- Faites très attention, humaine, je pourrai vous briser la nuque en moins d'une seconde.

- Ah, des promesses, que des promesses, murmure la sorcière avec difficulté cette fois, toujours sans le quitter du regard.

- Caïus, tu devrais la lâcher tu vas finir par t'en vouloir, dit Marcus, encore une fois sans que l'humaine entende.

Le blond gronde fort vers la porte. Hermione comprend que leur conversation n'est plus privée. Aro et Marcus frappent à la porte avant d'entrer sans invitation.

- Pardonnez mes manières, mais je suis dans l'incapacité de me lever, explique Hermione, très sérieuse, qui commence à en avoir marre d'être immobilisée.

Sa première tentative pour se servir de sa baguette a été un échec et si elle recommence, il pourrait vraiment lui briser la nuque et mourir ne fait partie de ses projets de vacances.

- Mon frère, il serait tant de la lâcher, elle commence à devenir rouge et il serait dommage qu'il lui arrive quelque chose, explique Marcus.

Il y a une subtilité que l'humaine ne saisit pas même si elle la sait présente. Caïus reprend sa place dans le fauteuil tandis que les deux rois sont debout derrière lui.

- Nous sommes heureux de constater que vous vous êtes enfin réveillée, Miss Granger. Nous avions eu peur que Démétri vous ait frappé trop fort à la tête. J'espère que vous n'avez plus mal.

- Non, plus à la tête, dit elle d'une voix rauque.

Les trois vampires fixent sa gorge, le blond détourne les yeux, légèrement honteux. Marcus lui murmure à vitesse vampirique :

- Je t'avais prévenu.

Un sentiment bizarre s’empare d’Hermione ; elle n'aime pas que le vampire soit mal à l'aise. Seulement la question important pour elle, c’est pourquoi est-elle comme ça ?

Encore une fois, elle plonge sa main dans son sac, ils entendent tous des livres tombés à l'intérieur. Hermione concentrée, ne voit pas le regard amusé et enfantin d' Aro qui fixe son sac avec avidité.

- Oublies, mon frère, il n'y a qu'elle qui puisse l'ouvrir.

- C'est prodigieux, fantastique ! Commente le roi.

- Oh mais ou es ce qu'il est passé ? S'énerve la sorcière.

Hermione retire son bras, frustrée. Les trois vampires sont déçus de voir sa main vide. La sorcière les fixe.

- Je vais utiliser ma baguette, d'accord ?

O~O

A suivre…

Alors ce deuxième chapitre ? Vous pensez quoi de ces deux-là ?

Vos avis sont les bienvenues !

Bisous bisous.

Chapitre 3

Euh, désolée pour le retard, beaucoup de changement dans ma vie et des difficultées pour avoir internet. Quelques mauvaises excuses, non ?

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira !

Bonne lecture !

O~O

Hermione concentrée, ne voit pas le regard amusé et enfantin d' Aro qui fixe son sac avec avidité.

- Oublies, mon frère, il n'y a qu'elle qui puisse l'ouvrir.

- C'est prodigieux, fantastique ! Commente le roi.

- Oh mais ou est ce qu'il est passé ? S'énerve la sorcière.

Hermione retire son bras, frustrée. Les trois vampires sont déçus de voir sa main vide. La sorcière les fixe.

- Je vais utiliser ma baguette, d'accord ?

Néanmoins elle attend l'accord des vampires avant de faire le moindre geste.

- Faites, jeune demoiselle, dit Marcus qui semble être le seul des trois à être confiant en sa présence.

D'un geste précis du poignet, la baguette d'Hermione atterrit dans sa main. Les trois vampires sont sur leur garde. Très lentement, pour ne pas finir dans une position encore plus inconfortable – après tout, elle est une miss je-sais-tout – elle tourne la baguette vers l’intérieur de son sac.

- Accio miroir.

La seconde suivante, le miroir surgit et atterrit dans la main d' Hermione qui peut enfin regarder sa gorge violacée. Elle aime ce miroir parce qu'ils montrent les douleurs ou problèmes et quels remèdes y apporter. Merci sorcière hebdo. Pour une fois que ce torchon fait des articles utiles, la jeune femme en profite.

Aro applaudit, toujours curieux de découvrir de nouvelles choses et de nouveaux talents.

- Fascinant. Vous pouvez faire venir à vous tout ce que vous souhaitez ?

Hermione cherche cette fois, Le baume de lewisie brûlante, une potion violette qui soignent toutes les blessures comme les bleus. Une fois en main, elle lève les yeux vers Aro pour lui répondre.

- Seulement les objets, mais pour les très gros, il faut une grande puissance magique, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde.

- Donc tous les sorciers ne sont pas pareil.

- Non, au même titre que les vampires, nous avons tous nos caractéristiques, nos points forts et nos points faibles.

Les rois analysent chacune de ses paroles.

- Allez-vous me garder prisonnière longtemps ?

Bizarrement, Caïus semble dérangé par ses par ses mots.

- Vous n'êtes pas prisonnière, gronde le roi blond.

Hermione hausse un sourcil.

- Mais je ne peux pas partir ?

- Comprenez que cette situation est assez inhabituelle, explique Aro avant que son frère ne s'embrouille dans ses paroles et se ridiculise devant la sorcière. Nous devons prendre des précautions, que ce soit pour vous ou pour nous.

Hermione rigole malgré elle. Les dernières évènements ressortent. Heureusement pour elle, le roi qui semble être le leader ne s'offusque pas, seul le blond grimace mais la sorcière s'en amuse pour une quelconque raison.

- Pardonnez-moi. Mais, croyez-vous que vous pouvez me retenir malgré moi ? Même en m'attachant à des chaînes, vous ne pourrez rien.

- Nous n'allons pas en venir à de telle extrémité, menace Caïus.

Hermione est contente que la menace ne lui soit pas adressée, parce qu'il est impressionnant et flippant.

- Non, non, bien sûr, apaise Aro. Miss Granger, vous êtes libre de circuler dans le château, Pour éviter tout incident, Alec se chargera de votre sécurité. Qu'en dites vous mes frères ?

Caïus grimace et marmonne un « non » entre ses lèvres.

- Alec a beaucoup de responsabilité, il ne faudrait pas lui en rajouter, dit Marcus de sa voix calme.

Les deux rois prononcent plein de noms d'hommes qu' Hermione ne retient pas. A chaque fois, ils trouvent toujours des petites excuses, ce qui amuse beaucoup la sorcière qui finit, enfin, son repas. Elle ne peut pas s’empêcher de fixer le blond qui semble sur le point d'exploser de colère. Bizarrement, elle se sent mal pour lui et à envie de lui prendre la main pour le réconforter, ce qui l'étonne fortement parce que ce n'est pas son genre de se comporter comme ça. Lorsqu'il est sur le point de tout casser, le roi aux cheveux noirs abrège ses souffrances.

- Tu as raison, sourit Aro. Nous sommes relativement tranquilles. Caïus, crois-tu que tu pourrais t'en charger ?

Pour ne pas perdre un peu plus contenance, il grogne qu'il va le faire. Nul n'est dupe.

- Merci, dit gentiment Hermione. Pouvons-nous y aller maintenant ?

Caïus se lève d'un bond, se dirige vers la porte et l'ouvre attendant Hermione.

- Messieurs, à plus tard.

- Amusez-vous bien, dit Marcus pour que seul le vampire l'entende.

Caïus, pour ne pas éveiller les soupçons, reste stoïque. Plus trad, elle comprendra, mieux ça vaudra pour lui parce qu'il n'est pas près pour avoir une nouvelle compagne.

Hermione et Caïus marchent en silence dans un des couloirs. Le blond est toujours renfrogné et la jeune femme, encore une fois, pour une raison obscure n'aime pas cela, alors elle passe son bras sous le sien.

- Es-ce un problème ?

- Non.

Le blond se détend à chacun des pas qu'ils font. Caïus prononce quelques mots par si par là et pour une fois, Hermione n'est pas attentive vu qu'elle est perturbée par le contact de leurs bras.

Du côté des deux autres rois, ils quittent tranquillement la pièce réservée à leur invitée.

- Qu'en penses-tu mon frère ? Demande Aro.

- Caïus a trouvé une compagne tout à fait charmante, elle saura prendre soin de lui, répond Marcus.

- Leur lien sont-ils fort ?

- Fort et inhabituel.

- J'aime bien cette enfant. Elle est rafraîchissante.

- Et tu trouves qu'avoir une sorcière dans nos rangs est une bonne chose.

- Il ne faut pas oublier les choses importantes.

- Nul n'ose nous défier, mon frère, tu le sais très bien tu aimes juste collectionner les dons.

- Je crois que cette fois, c'est Caïus qui la veut plus que moi.

Les deux hommes rigolent discrètement avant de rejoindre chacun leur appartement et leur compagne avide de savoir qui est cette jeune femme. Et surtout, ils veulent les retenir d'aller voir l'humaine et de la faire fuir avec toutes les questions qu'elles veulent lui poser.

Quant aux deux autres, ils finissent par se détendre et la curiosité d' Hermione s'éveille, ce qui fait discrètement rire le vampire millénaire. Ils ne croisent quasiment personne donc, il se sent plus libre dans ses actions. Ils finissent par la bibliothèque, pièce préféré du roi. Lorsqu'ils entrent, Hermione se détache de son « garde du corps » pour se précipiter au milieu de la pièce et de l'admirer sous tous les angles.

Hermione ne se rend pas compte de l'effet qu'elle a sur le vampire qui ne loupe pas une miette de ses gestes. Il se sent faible et fort en sa présence. Caïus avait oublié ce que ça faisait d'être en présence de sa moitié et il recommence à aimer cela même s'il y a quelques heures, il ne le pensait pas. Nul ne lutte contre son destin.

La sorcière caresse les couvertures des livres, savourant la sensation sous ses doigts. Elle sourit en se replongeant dans ses souvenirs. Elle pense à Harry qui disait que certains étaient accros à la drogue, elle c’est les livres. Son ami lui manque, ils se sont un peu éloigné depuis qu'elle a rompu avec Ron ; qui en garçon capricieux et boudeur à piqué une crise d'enfant gâté et à pleuré dans les jupons de sa sœur qui sort avec le survivant.

- Pourquoi ce sourire ?

- Des souvenirs d'un ami, dit elle en souriant.

Le roi essaye de retenir un grondement, dommage pour lui, la sorcière l'entend et hausse un sourcil, curieuse.

- Jaloux ?

- Très.

Hermione se détourne.

- Je n'aime pas les gens jaloux. Possessif, ça c'est sexy mais jaloux…

Elle repense à Ronald.

- Non, ça je ne supporte pas.

Caïus ne répond pas, il aurait des choses à dire mais au ton d' Hermione ; il sent qu'elle a une blessure douloureuse et surtout que vu son ton, elle n'est pas prête à lui en parler. Le roi s'attend à ce qu'elle montre des signes de tristesse mais non, la seule chose qu'elle fait, c'est se secouer légèrement la tête et de retourner à la contemplation des livres. Au moins, il a compris qu'avec des livres sous son nez, elle est bien et que rien ne peut l'atteindre.

Hermione se dirige vers les livres les plus anciens et tombe sur un exemplaire de Don Quichotte.

- C'est la première édition ?

- Oui, dit-il modeste.

Pour lui et ses frères, ce ne sont que des livres, qu'ils ont acquis pour quelques pièces de l'époque.

- Nous avons d'autres pièces rares qui maintenant doivent valoir des millions.

- Rares ?

Hermione sautille sur place avant de le rejoindre, toujours heureuse, lui prend la main et le tire vers le milieu de la pièce. Caïus pour faire bonne mesure bougonne les premiers les pas avant d'être contaminée par la joie d' Hermione. Le roi se dit que cette jeune femme va être un rayon de soleil dans le château et aussi… Dans sa vie mais ça il ne se l'avoue pas complètement.

- Es ce que La Biblia Latina  * est assez rare ?

Même si elle est une grande fan de livres, Hermione ne connaît pas tout alors le blond se fait un plaisir de lui expliquer ce qu'est-ce livre. Il lui montre aussi Le Psalmorum Codex ** et d'autres livres aussi rares que cher. Hermione ose à peine les toucher.

- Ce ne sont que des livres. Certains livres que tu as, dans quelques siècles, ils vaudront de l'or. Comme certains objets. Certains valent de l'or maintenant et demain ils ne vaudront rien ; et inversement. Les humains sont matérialistes, les vampires ne le sont pas.

- Pourquoi ?

- La plus part des vampires sont des nomades, et ceux qui ont des résidences fixes gardent quelques objets qui leur sont chers mais le reste ne nous importe pas. Ce n'est pas dans notre nature.

Hermione observe les livres en méditant sur ce que le roi lui a dit.

- Quel âge as-tu ? Demande-t-elle.

- Et toi ?

- On ne demande pas à une femme son âge. Durant toute ton existence, personne ne t'a jamais expliqué ça ?

- Veuillez excuser mes manières, Milady.

- Vous êtes pardonnez mon cher, dit Hermione d'un ton pompeux.

Ils se sourient, partageant leur premier moment de complicité.

- Pour répondre à ta question, je suis assez âgé pour avoir vu la création de ses livres et pour savoir que nous apportons peu d'importance à toutes choses, sauf quand elles nous sont nécessaires, ce qui est rare vu que nous enregistrons avec facilité tout ce que nous souhaitons.

- La première idée de tous doit être « super » mais j'aurai envie de te dire que ça ne doit pas être facile tous les jours.

Elle lui sourit doucement.

- Après tout, lorsque tu veux oublier quelque chose, tu ne peux pas, non ?

Il se rapproche d'elle.

- Non, c'est vrai, mais nous sommes facilement distraits, alors lorsque quelque chose nous déplaît, dit il en caressant son cou, on le met de côté dans notre tête. Sinon, on deviendrait fou.

- Je veux bien te croire. Déjà que vivre autant d'année ne doit pas être joyeux, dit-elle troublée par ce léger contact.

Après tout, elle n'est pas habituée à sa délicatesse et lui a oublié comment être gentil et doux. Quoi qu'il en soit, ils apprécient ce moment de trêve entre attaque, taquinerie, curiosité sur l'espèce de l'autre.

Dommage pour eux, le calme est fini, deux tornades entrent dans la pièce, fissurant les deux portes, et se précipitent sur eux…

O~O

Fin du chapitre.

Bon, je vous l'accorde, il ne se passe pas grand-chose dans ce chapitre, au prochain, ça bouge, promis !

Chapitre 4

Après tout, elle n'est pas habituée à sa délicatesse et lui a oublié comment être gentil et doux. Quoi qu'il en soit, ils apprécient ce moment de trêve entre attaque, taquinerie, curiosité sur l'espèce de l'autre.

Dommage pour eux, le calme est fini, deux tornades entrent dans la pièce, fissurant les deux portes, et se précipitent sur eux…

- Oh non pas elles, soupire le roi.

Les deux femmes s'avancent à vitesse vampirique, Caïus qui avait commencé à se reculer se place devant Hermione, faisant ralentir les deux reines et s'arrêter à quelques centimètres du blond.

- Oh, regarde Didyme, il la protège déjà.

- Tu as raison, Sulpicia, c'est trop mignon, dit elle en lui pinçant la joue.

Caïus gronde et recule sa main. Hermione cachée derrière lui rigole discrètement.

- Mais on ne va pas la manger ta demoiselle, se moque Didyme en contournant le roi. Bonjour, je suis la compagne de Marcus. Tu dois être Hermione ?

- Heureuse de vous rencontrer, dit la sorcière poliment.

- Oh, elle est polie, commente Sulpicia.

- C'est si rare de nos jours. Les jeunes sont si peu sympatrique, rajoute Didyme.

- Oui, tu as raison et il faut compenser avec la mauvaise humeur de Caïus !

Caïus va répliquer mais Hermione le fait plus vite que lui.

- Lui, de mauvaise humeur ? Non ! Vous devez faire erreur… se moque Hermione.

Les deux femmes gloussent de joie, Hermione pouffe de rire et le blond hésite entre bouder et se frapper la tête contre les murs mais la sorcière risque de lui en vouloir s'il abîme les livres…

Plus les minutes passent, plus la deuxième option semble bien. Il sent leur lien faire son travail. Il a envie de la détester de la malmener pour connaître ses vraies intentions et pas apprécier son sourire et lui faire plaisir. Ce qu'il ne comprend pas, c'est la rapidité de l'évolution de leur lien bien qu'Hermione ne semble pas ressentir quoi que se soit pour lui. En temps normal, cela prend plusieurs mois où éventuellement quelques semaines mais là, ils se sont rencontrés il y a quasiment deux jours. Il décide d'aller voir l'expert en relation, Marcus.

Discrètement, il se recule des femmes qui ont commencé à jacasser comme des poules ; il pourrait trouvé un autre défaut à Hermione mais non, elle se contente principalement de les écouter et de placer quelques mots. Eh bien oui parce qu'il n'aime pas les femmes qui parlent inutilement, pensant que ce qu'elles disent est hautement intéressant.

Rapidement, et quelque peu vexé quelle ne l'ait pas remarqué, il sort de la pièce pour rejoindre son frère. Seulement Hermione a bien vu qu'il sortait. Au fond d'elle, une sorte de tristesse s'installe. Encore ces émotions qu'elle ne comprend pas.

Lorsqu'elle retourne à la discussion des deux reines, la sorcière se rend compte qu'elles ne parlent et l'observent amusées. Hermione grimace, gênée de s'être fait surprendre à regarder le roi des vampires.

- Ne te sens pas gênée de regarder Caïus, sourit Sulpicia.

- Après tout, si tu aimes les grands blonds finement musclés plein d'assurance, on ne va pas te juger.

La jolie brune rougit et bafouille quelques mots inintelligibles pour se justifier ; en vain.

- Ne rougis pas, la rassure la femme d' Aro. On est toutes passées par là.

Hermione hausse un sourcil.

- Oh non, non, pas sur Mr ronchon mais sur nos comp… Maris respectifs.

- Oui rajoute la femme de Marcus. Les vampires sont attirants pour les humains et vu que tu as passé le plus de temps avec lui, la peur naturelle que l'on déclenche se dissipe.

La sorcière n'est pas complètement convaincue par leurs explications, elle a comprit que les deux vampires cachaient quelque chose et fois d' Hermione Granger, elle trouvera ce que c'est.

Néanmoins ses questions et suspicions sont mises au second plan vu que les deux femmes la bombarde de question sur sa vie humaine. La jeune sorcière voit bien qu'elles veulent en savoir plus sur son côté sorcier, pourtant elles s’abstiennent pour le plus grand plaisir d' Hermione qui n'aime pas être prise pour une bête de foire. Puis, est-ce qu'elle leur pose des questions sur les vampires ? Certes, elle en crève d'envie mais autant s'abstenir, et quelque chose lui dit qu'elle va avoir cette conversation.

De son côté, Caïus part voir Marcus. Par chance il est seul. Le blond se laisse tomber lourdement sur le canapé, le faisant craquer. L'autre roi rigole discrètement.

- Eh bien, mon frère ou son passé tes bonnes manières ?

Caïus gronde légèrement mentalement épuisé.

- Où est passé ta comp…

Cette fois, le blond montre son mécontentement en frappant le canapé, éclatant l'accoudoir.

- Tu sais que tu vas devoir finir par l'admettre. Tu ne pourras passer outre. Nul ne le peu. Tu as une deuxième chance, ce n’est pas donné à tout le monde de trouver une deuxième… Part de soit même.

- Part de soit même ? Réellement ? Se moque Caïus.

- Moitié ? Âmes sœur ?

- Je ne te savais pas autant… Fleur bleue.

- Tu préfères peut-être, celle qui t’empêchera de devenir fou sur cette terre, celle qui sera la seule à te comprendre parfaitement, te combler sur tous les plans.

Le blond le fusille du regard, sachant pertinemment tout cela mais l'entendre est une autre chose. Pourtant, il est venu voir Marcus en sachant qu'il allait lui dire ce qu'il a besoin d'entendre.

- Pourquoi tant de colère ? Miss Granger semble être une jeune femme tout à fait charmante et brillante.

- C'est une sorcière, grimace-t-il furieux.

- Et ?

- C'est une sorcière !

- Je ne vois pas le problème, elle va pimenter ta vie.

- Je ne veux pas de piment dans ma vie !

- Menteur, sourit Marcus.

- Et nous connaissons les lois et les problèmes qui peuvent en découdre… rajoute-il toujours énervé.

- Tu ne veux pas les problèmes ou tu ne veux pas qu'elle en ait ? Rigole doucement Marcus.

- Ne te moque pas de moi.

- Votre lien est déjà puissant. Plus tu vas le rejeter, plus tu voudras être avec elle.

- C'est… Elle fait des choses bizarres !

- Et ? Demande-t-il effaré.

- C'est une sorcière, grimace-t-il furieux.

- Et ?

- Et nous connaissons les lois et les problèmes qui peuvent en découdre… rajoute-il toujours énervé.

- Depuis quand cela te dérange ? Tu veux quelque chose tu l'obtiens, un point c'est tout. Ce ne sont pas des bureaucrates qui vont t’empêcher d'être avec ta moitié. Nul ne peut aller contre ce lien et si quelqu'un essaye,, nous réglerons le problème. Miss Granger est avec nous et elle va rester ici ; que tu acceptes votre lien ou non, dit fermement Marcus.

Le blond aurait envie d'argumenter encore et se trouver des excuses toutes plus idiotes les unes que les autres mais voyant le ton de son frère, il garde la bouche close. Marcus n'est pas du genre à hausser le ton et lorsqu'il le fait, il vaut mieux faire profil bas.

- Je te suggère de te poser les bonnes questions sur ton avenir. Je comprends qu'avec la mort d' Anthénodora, ça n'a pas été facile mais le destin t'a donné une seconde chance en la personne d' Hermione. Qu'importe le temps que ça mettra, tu finiras avec elle et tous les vampires présents au château le savent. C'est à toi de voir comment tu veuilles qu'évolue votre relation. Dans la paix ou dans la rancune ?

- Que sais-tu que j'ignore ?

- Des tas de choses mon frère, des tas de choses dit il sur la plaisanterie.

Caïus gronde, sans vraiment savoir s'il veut en plaisanter ou non. Cela ne fait que quelques heures qu'elle est entrée dans sa vie et il est déjà chamboulé. Il se demande comment va se passer la suite surtout qu'ils ne savent quasiment rien des sorciers ; de plus, son instinct lui dit elle peut leur faire du tort physiquement et ça, encore une fois, il ne sait pas si c'est bien ou non.

Il n'aimait pas trop le côté fragile de son ex-compagne même si son ego de mâle était heureux de ça. Pourtant cela l'énervait aussi. Dans un combat, il devait toujours garder un œil sur elle n'était jamais rassuré et bien sûr, il n'aurait pas aimé qu'elle soit blessée, il aurait été dans une rage folle, pouvant par la suite tuer tout le monde, frères ou ennemis. Alors qu'avec Hermione, même s'il ne la connaît pas beaucoup, son instinct lui dit que malgré son jeune âge, elle est capable de se défendre et sûrement de mettre à terre ses ennemis.

- Pourquoi te poses-tu autant de questions ?

- Parce que la situation est compliquée.

- Erreur mon frère, tu veux qu'elle le soit ou alors tu la sabordes seul.

- Foutaise !

Le blond se lève, sa colère tourbillonnant, et retourne dans ses appartements. Plus il s'approche, plus il entend des bruits précipités à l’intérieur de la chambre de son invités.

OoOoO

Une fois sa discussion finit avec les deux reines, Hermione décide de retourner dans ses appartements en prenant son temps et continuer de découvrir les antiquités qu'elle trouve sur son chemin. Malheureusement pour elle, elle entend des voix à travers la porte qu' elle reconnaît.

Curieuse, elle se désillusionne et colle son oreille contre la porte en bois. N’entendant pas que quelques mots, elle jette un autre sort pour mieux entendre. Rapidement, elle comprend qu'ils parlent d'elle. Ça la fait sourire.

Il y a toujours dans son cœur, cette sensation bizarre qu'elle n'a jamais ressentie pour personne et n'arrive toujours pas à comprendre ce phénomène. Néanmoins, Hermione est persuadée d'une chose, c'est que ça concerne le roi blond et que pour une fois, la jeune femme a envie de suivre son… Cœur ? Et pour une fois, c'est une bonne chose, elle en est persuadée.

Jamais au début de ses vacances en Italie, Hermione n'aurait pensé rencontrer des vampires, surtout pas les rois et en apprécier un même si elle le trouve bizarre. Bien qu'il n'est pas le pire homme qu'elle est croisée. Dans le genre, Ronald se défend bien, Cormac était une catastrophe et le type lors de sa formation au ministère n'était pas mal dans son genre. Tout ce qu'elle détestait chez un homme. Le mieux était Viktor… À bien y penser, sa vie sentimentale est une catastrophe mais ça n'a jamais été sa priorité alors elle n'a aucune pensé triste. Au contraire, elle hausse les épaules et retourne à la conversation des deux rois, même si perdue dans ses pensées, elle n'a pas tout écouté.

Caïus hausse le ton et sort la phrase qui fait redescendre Hermione sur terre.

- C'est une sorcière, grimace-t-il furieux.

- Et ?

- C'est une sorcière !

- Je ne vois pas le problème, elle va pimenter ta vie.

- Je ne veux pas de piment dans ma vie !

Son grondement fait trembler la porte. Hermione se recule, choquée et blessée. Elle s'éloigne d'abord doucement le temps de se remettre des paroles blessantes qu'elle a entendues avant que la colère ne prenne le dessus et que sa marche s'en ressente. Sa magie tourbillonne atour d'elle. Heureusement qu'aucun vampire ne croise son chemin sinon, des dégâts auraient été faits au château parce qu'elle doute qu'un simple sort de défense puisse en blesser un ; ils ont une peau trop résistante pour être atteint par un sort mineur.

Mais là n'est pas le sujet, Hermione se contient pour rejoindre sa chambre, prendre ses quelques affaires qu'elle a laissé traîner et partir le plus loin possible de ce château.

- Non mais pour qui il se prend lui ? Est-ce que je lui reproche d'être un vampire moi ? Puis, on ne se connaît même pas ! Qu'est-ce que ça peut lui faire que j'ai des pouvoirs magiques ? Et cette façon de parler de moi ? Non mais, je vais lui apprendre la gentillesse ! Quel idiot ! Pimenter sa vie ? Ils me prennent pour un animal de foire ou quoi ? Je ne suis pas une… Anomalie.

Pour la première fois de sa vie, elle comprend vraiment ce qu’a ressenti son meilleur ami lorsque ses proches l'insultaient… Pourquoi soudainement, elle le considère comme un proche ? Cela ne fait que quelques heures qu'elle le connaît. Ça ne tourne pas rond dans sa tête, à moins que ça soit ce truc bizarre qu'elle ressente. Quoi qu'il en soit, elle ne veut pas connaître les réponses, elle veut juste quitter ce château et tous ces vampires cachottiers.

Hermione claque la porte de sa chambre, ouvre son sac de perle, tourne dans tous les sens pour attraper ce qu'elle avait sorti de son sac, mais consciencieuse, elle refait un tour, persuadée qu'elle ne reviendra jamais ici.

Lorsqu'elle s'apprête à transplaner, le blond entre dans la pièce, fracassant la porte au passage, bien qu'aucun des deux ne s'en occupe, trop perturbé par le regard de l'autre. Celui furieux d'Hermione et celui inquiet de Caïus qui ne perd pas une seconde pour s'avancer rapidement vers elle.

Mauvais timing.

Hermione prise de panique transplane. Une seconde trop tard, elle se rend compte qu'une main est accrochée à son bras.

OoOoO

A suivre !

En espérant que vous avez aimé ce chapitre.

Bisous

Chapitre 5

Mauvais timing.

Hermione prise de panique transplane. Une seconde trop tard, elle se rend compte qu'une main est accrochée à son bras.

Perturbée, elle se déconcentre et loupe son atterrissage, la faisant atterrir lourdement sur le dos. Toujours en état de stress, ses yeux balayent les alentours. Au moins, elle est arrivée là où elle ne voulait.

A quelques mètres d'elle se trouve le roi, assis sur les fesses se secouant la tête, quelques mèches de cheveux tombent devant ses yeux perturbant la jeune femme plus qu'elle ne le voudrait.

Quant à Caïus, il se demande ce qui s'est passé et comment ça s'est passé. Comment a-t-il fait pour changer d'endroit en à peine une seconde ? Et cette sensation désagréable. Jamais il ne refera cela surtout que l’atterrissage n'était pas agréable, il était brutal. À moins qu'il l'est perturbé lorsque leur regard se sont de nouveau croisé ? Non, impossible. Il se secoue la tête pour se remettre les idées en place. Il ne peut pas penser ce genre de chose, pourtant lorsqu'il la voit allongée sur le sol, la panique le submerge. La seconde suivante, il est à ses côtés, près à la secourir. Oui, faudrait-il encore qu'il sache comment s'y prendre… Ces humains sont tellement fragiles ! Ils peuvent mourir de tellement de façon. Leur fragilité est ennuyante.

Toujours en colère et allongée sur l'herbe, Hermione commence à se lever et lui expliquer sa façon de penser mais Caïus est plus rapide et la soulève pour la mettre sur ses deux pieds. Il est fier d'avoir réussi à doser sa force. Un sourire prétentieux se dessine sur son visage qui ne quitte pas même lorsqu'il voit le visage furieux de la brune. Au contraire, ça l'amuse beaucoup après tout sorcière ou pas, elle ne doit pas pouvoir lui faire grand mal. Il ne sait pas à quel point il se trompe...

Hermione, en relevant les yeux, perd toute sa verve, le voyant si beau et légèrement scintillant bien que son sourire soit un peu insolent. Bizarrement elle apprécie cela mais n'aime pas l’ascendance qu'il a sur elle.

- Votre magie n'est pas ce qu'il y a de plus agréable.

Le roi se maudit d'avoir sorti une telle phrase. Toute sa maladresse avec les femmes ressurgit, lui rappelant ses souvenirs humains depuis bien longtemps enfouit.

La colère d' Hermione ressurgit aussi vite qu'elle était partie. La brune sort sa baguette et la pointe sous le menton du blond.

- On ne vous jamais après votre seigneurie qu'il ne fallait pas provoquer quelqu'un de plus fort que vous ?

- Vous, plus forte que moi ? Permettez-moi d'en doutez !

2000 ans d’existence et il n'est pas capable d'être diplomate et courtois avec celle qui devrait passer son éternité à ses côtés. Même si pour le moment, c'est très mal parti. Malgré cela, il ne peut pas s’empêcher de la trouver adorable lorsqu'elle est en colère.

Elle se recule brusquement, sa baguette pointée vers la tête de l'homme qu'elle avait commencé à apprécier.

- Vous n'êtes qu'un immonde rustre, imbu de lui-même qui n'est pas sorti de son château depuis trop longtemps. Vous vous prenez pour les rois du monde mais vous ne connaissez aucune autres créatures qui peuplent la terre. Vous êtes peut-être immortel mais pas invincible.

- Nous avons détruit les enfants de la lune ! Ceux que vous appelez des loup-garous.

Tant qu'à s'enfoncer autant aller jusqu'au bout. Bien qu'il ne semble pas s'en rendre compte.

- Premièrement, ils ne sont pas éteints, j'en connais et j'étais même amie avec l'un d'entre-eux. Deuxièmement, sous leur forme lupine ils ne sont dictés que par leur instinct et ne sont pas très intelligent et vous êtes fier de les avoir tués ? Vous êtes pathétique. Vous n'avez jamais combattu des ennemis de votre taille  et vous prétendez être les plus forts au monde. Pardonnez-moi, mais c'est être imbu de soi-même.

La jeune femme tourne les talons tandis que le roi reste estomaqué devant la tirade de la sorcière. Son cerveau tourne à plein régime. Se seraient-ils trompés à ce point ? Faut-il qu'ils se renseignent plus ? Qu'ils ouvrent les yeux sur le monde extérieur ?

Après tout, ils sont des vampires millénaires. N'ont-ils rien appris durant les longues années ? Faut-il qu'ils sortent du château ? Il est vrai qu'ils ne sortent que rarement. Cela le rend t' il aveugle et trop confiant ?

C'est fort probable et le comble dans toute cette histoire, c'est une jeune femme d'environ 20 ans qu'il ne connaît que depuis quelques heures qui lui montre la supercherie dans la quelle ils viennent depuis des décennies. En rentrant, il se promet d'en savoir plus. Il faut qu'ils redeviennent des rois bons et non avides de pouvoirs.

Ils se sont perdus en chemin.

Mais en plus de cela, personne n'a osé lui parler de la sorte. Jamais. Même pas ses frères. Tous ont eu peur de ses colères, pourtant cette humaine s'en fiche et n'a pas peur des conséquences de ses actes, d'ailleurs, elle ne semble pas avoir peur de grand-chose. Il faut absolument qu'il en sache plus sur elle.

A vitesse vampirique, il la rejoint, oubliant sa colère et celle d' Hermione qui malheureusement pour lui, est toujours furieuse. En posant sa main sur l'épaule de la sorcière, celle-ci se retourne et lui jette un Experliamus en pleine tête. Vu qu' Hermione y a mis toute sa colère le sorcier vole d'au moins 30 mètres et atterrit sur les fesses. Au début, elle est fière, un peu de colère s'évapore, remplacé par de l' inquiétude. Si elle l'avait blessé gravement ? Non, impossible, c'est un vampire invincible. Elle ricane intérieurement.

CaIus se relève et la fusille du regard.

- Qui a t'il Mr le roi du monde ? Un problème ? Oh, une simple humaine t'a botté tes fesses royales ? Ah oui, c'est ça !

Il gronde fortement. Hermione est impressionnée mais ne le montre pas. Après tout elle a survécu à une guerre et il est moins moche que Voldemort…

Le blond en colère et vexé s’apprête à attaquer la jeune femme ; seulement en la voyant, pour une raison inconnue, rire à gorge déployée, s'arrête en plein élan pour l'admirer. Lorsqu'une larme de joie coule sur son visage, il la retire délicatement avec son pouce. Hermione s'arrête brusquement pour le fixer.

- Je vais vraiment devoir travailler sur mes émotions, murmure-t-il.

- Tu es beaucoup trop lunatique.

- Juste avec toi.

Elle hausse un sourcil, montrant clairement qu'elle ne le croit pas.

- Veux-tu que je te botte les fesses une nouvelle fois, dit elle en agitant sa baguette sous son nez.

- Retire ce truc de sous mon nez et ma demoiselle, notre combat n'était point fini.

- Eh bien soit.

Elle se recule et fait une révérence théâtrale.

- Finissons-en.

- Oh non, ma belle, ça ne fait que commencer, dit-il charmeur ce qui la déstabilise quelque peu.

Caïus, persuadé d'être le meilleur et gentleman, la laisse attaquer en premier. Le vampire ne se rend pas compte qu'il lui a permis de reprendre ses esprits.

Contre toute attente, c'est vers sa propre tête qu'elle pointe sa baguette et murmure des mots en latins en le fixant, amusée. Il voit un filament rouge pale sortir de son bout de bois et entrer dans ses yeux qui deviennent brièvement comme les siens avant de redevenir ambre.

- Qu'avez-vous fait ?

- Ne croyez-vous pas que nous devons équilibrer les choses ?

- Alors vous avouez que je suis le plus fort ?

- Physiquement, c'est indéniable mais mes meilleurs amis le sont aussi et ne sont pas des vampires, donc pas de quoi en faire toute une potion, se moque-t-elle.

- Vous devenez désobligeante.

- Vous l'êtes depuis le début avec moi.

Pour lui montrer sa rancune, elle lui envoie un sort en pleine poitrine, le faisant reculer de quelques pas, lui brûlant sa chemise mais pas sa peau dur comme du marbre.

- Il fallait me le dire que tu voulais me déshabiller et non combattre, les choses auraient été plus simples.

- Vous n'êtes qu'un... Goujat.

- Vous êtes bien prude… Non, non, ne le prenez pas mal, toutes les femmes d'aujourd'hui sont tellement…

- Ouvertes à toute proposition même indécente ?

Aussitôt Hermione repense à Lavande, Parvati et même Pansy… Hermione lui envoie un Levicorpus le faisant se retrouver tête en bas à un mètre du sol.

La brune se demande comment il fait, même la tête à l'envers, pour être toujours aussi beau. Caïus se débat à vitesse vampirique mais le sort qu' Hermione s'est lancé lui permet de suivre tous ces mouvements. L’inconvénient, c'est qu'elle va avoir mal à la tête vu que cette vision n'est pas faite pour leur corps.

- Ne faites pas l'erreur de croire que je ressemble aux autres, boude-t-elle.

- Je commence à m'en rendre compte. Maintenant, pouvez vous me libérer ?

- Non.

- Merc… Comment ça non ? Gronde-t-il.

- Je veux des excuses, dit-elle en croisant les bras.

Le roi ne sait pas s'il a envie de lui arracher la tête ou de l'embrasser. Il aime son côté entêté et la fierté qui dégage de cette jeune femme.

Des excuses, ça il doit en faire mais à quels propos ? La liste est longue. Alors il réfléchit quelques secondes avant d'être honnête.

- Eh bien, ça risque d'être long parce que je n'ai pas assuré.

- C'est le moins que l'on puisse dire. J'attends.

- Vous êtes coriace.

- Je suis une Gryffondor.

- Une Gryffondor ? Qu'est-ce que c'est ? Vous vous transformez en créature mythique ?

- Quoi ?

Hermione se retient de rire. Elle ne veut pas qu'il se renfrogne à nouveau même si elle trouve ça craquant.

- Non, non. C'est le nom d'une des maisons à Poudlard.

- Votre école de magie.

- Oui mais ne changez pas de sujet ! Mes excuses.

Il sourit amusé avant de redevenir sérieux, parce qu'il ne faut pas oublier qu'il est toujours la tête à l'envers. Heureusement que personne ne peut le voir sinon sa réputation en prendra un coup. D'ailleurs, il est où ?

- Bien, je m'excuse pour les mots maladroits que tu as entendus, ils n'étaient pas intentionnels et je ne les pensais pas. Pour ma piètre défense, les humains me servent de nourritures, je ne converse pas avec eux… Toute cette situation me dépasse. Je ne pensais retrouver… Je ne pensais pas qu'une femme entrerait dans ma vie.

Hermione ne comprend pas vraiment sa dernière phrase mais elle le sent sincère alors elle pointe sa baguette vers lui.

- En douceur, s'il vous plaît.

Devant le sourire carnassier de la brune il soupire et s’apprête à encaisser le coup qui va faire mal à son ego.

- Finite !

Le blond tombe au sol sur le dos. Hermione tente de cacher son rire pendant qu'il se relève.

- Je ne crois pas que j'aime la magie. C'est assez violent.

Il retire les quelques poussières sur ses vêtements.

- La magie, comment tout le reste à ses bons et ses mauvais côtés.

- Je ne crois qu'elle et moi soyons amis, dit il en la fixant.

- Mais ça peu le devenir.

- Il faut juste prendre le temps, pour bien faire les choses.

Elle lui sourit, gênée.

- Bien. Je pense que vous m'avez assez vu pour aujourd'hui. Je vais vous laisser.

Il s'éloigne et part sans vraiment savoir où.

- Eum, l'Italie c'est de l'autre côté. Mais je devrais peut-être vous ramener.

- Je vais trouver mon chemin.

- Je n'en doute pas, seulement, nous sommes assez loin.

- Loin comment ? Ou sommes-nous ? Je n'ai pas souvenir d'avoir vu des forêts comme ça en Italie.

- Peut-être parce que nous sommes en Angleterre.

- En Angleterre ?! Impossible.

- Faut-il que je vous remette la tête à l'envers ? Dit-elle amusée.

- Non merci. Bien je vais rentrer. Au plaisir de vous revoir bientôt.

Le roi sait pertinemment que leur lien va la faire revenir vers lui. Ou l'inverse.

Après un baise main, il tourne les talons pour rentrer à pied en Italie vu qu'il n'a pas de portable ni d'argent.

Quant à Hermione, après s'être remise de ses émotions troublantes, elle le rejoint et prend sa main pour l'arrêter.

Il fixe leur main jointe et apprécie la chaleur qui s'en dégage. Doucement elle le propose l'autre.

- Promis, ça sera délicat.

Il se retient de dire « comme ton sourire ». À la fois méfiant et confiant il prend son autre main.

- Ne bougez pas, ordonne-t-elle en fermant les yeux.

La seconde suivante, ils sont dans la salle des trônes, sur les pieds. Caïus titube légèrement, une main sur son ventre. Hermione, cette fois ne se retient pas et rigole.

- Je me sens bizarre.

- Vous avez envie de vomir ! Je ne pensais pas cela possible…

OoO

A suivre !

N'hésitez pas, soyez honnête.

Bisous

Chapitre 6

- Ne bougez pas, ordonne-t-elle en fermant les yeux.

La seconde suivante, ils sont dans la salle des trônes, sur les pieds. Caïus titube légèrement, une main sur son ventre. Hermione, cette fois ne se retient pas et rigole.

- Je me sens bizarre.

- Vous avez envie de vomir ! Je ne pensais pas cela possible…

Dommage pour Caïus, les deux rois ainsi que la garde, se trouvent dans la pièce. Aro et Marcus ne se retiennent pas de rire même si c'est discret à l'inverse d' Hermione qui rigole à gorge déployée, par contre la garde essaye de camoufler leur sourire. Ils ne veulent pas perdre leur tête…

- Je ne peux pas vomir, gronde-t-il.

- Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ?

- Je ne peux pas ! Et arrêtez de vous moquer !

- Moi, me moquer ? Je n'oserai pas, dit-elle espiègle.

Néanmoins, par mesure de sécurité, elle se recule d'un pas et s'apprête à dégainer sa baguette. On ne sait jamais avec ce roi lunatique.

- Vous êtes une piètre menteuse. De plus il va falloir revoir votre notion de délicatesse, boude le roi.

- Oh ça va je ne vous ai pas non plus démembré.

- Parce que ça arrive, dit-il d'une voix plus aiguë qu'à la normale.

Cette fois, quelques rires fusent de partout dans la salle. Bien sur le blond leur jette un regard meurtrier qui les fait s'arrêter net. Hermione sourit doucement, impressionnée secrètement de la prestance et de la discipline qu'il fait régné entre ses murs.

- Oui, une fois j'ai arraché la moitié du bras d'un ami. Ce n'était pas très ragoutant, je dois dire, dit-elle pensive.

Hermione se souvient de la panique ce jour-là, durant la guerre. Sur le moment, elle s'en est voulu mais maintenant les choses ont changé. Elle n'est plus sur de ressentir de la culpabilité envers le rouquin. La sorcière se rend compte que Ron n'a plus autant d'impact dans sa vie qu'avant son départ en vacances. Est-ce dû au vampire qui se trouve à ses côtés ?

Possible, elle pense que oui, mais elle ne comprend pas pourquoi du jour au lendemain, ses mauvaises émotions s'estompent pour se transformer en indifférence et ses sentiments pour lui ne sont quasiment plus là, bien que cela commençait depuis quelques mois.

- Votre magie semble dangereuse, commente Marcus

- Nous étions en… Peu importe. C'était un accident, dit-elle sur un ton aimable.

- Comment êtes-vous arriver dans la salle ? Demande Aro toujours curieux.

- En transplanant. C'est un des moyens de transports des sorciers.

- Eh bien, je n'aime pas cela, boude encore Caïus. C'est… Inconfortable.

Voyant qu'il trépigne d'impatience, Ses frères le laissent expliquer sa brève aventure magique, en se plaignant du désagréable de la situation. Même si personne ne s'en rend compte ; à part Hermione ; il se souvient de son petit séjour la tête en bas mais ça, il va le garder pour lui afin de ne pas perdre la face définitivement. La jeune sorcière comprend ses raisons et garde la bouche fermée.

- Je suis sûr que tu exagères, commente Marcus d'une voix atone.

- De plus, tu es toujours entier, bien qu'un peu décoiffé, je dois l'admettre, sourit Aro.

Le blond va pour se recoiffer seulement il est coupé dans son élan par la phrase d' Hermione.

- Ça vous va mieux, laisse-t-elle échapper.

Leur regard se croise, il baisse lentement ses mains. Caïus sent que leur lien le touche. De son côté, Hermione se demande ce qu'il lui a fait pour qu'elle est l'impression d'être si spéciale quand il la regarde ainsi.

Tous les vampires dans la salle voient le lien qu'il y a entre eux. Chacun est heureux pour leur roi. Depuis la mort de son ex-compagne, le blond était encore plus désagréable que d'habitude. Ils espèrent que ça ira mieux par la suite. De plus, beaucoup pensent que la sorcière va pimenter la vie au château, qu'elle va mettre un coup de jeune à ses vieux murs. La plupart aiment sa répartie et sa joie de vivre. D'autres sont heureux pour leur roi mais septique sur la jeune femme. Après tout, ils ne connaissent rien aux sorciers ; et ils semblent assez forts et dangereux. De ce qu'ils ont compris, ils peuvent les démembrer assez facilement et sans effort…

Une fois remise de ses émotions, Hermione se rappelle qu'elle lui en veut pour ses paroles blessantes même si sa colère est moindre depuis leur petite explication - si on peut l'appeler ainsi – et qu'elle a put évacuer. Dommage, Miss Granger est rancunière.

- Bien maintenant, je vais rentrer. Merci pour votre hospitalité.

A peine sa phrase finie qu'elle est loin de Volterra et cette fois Caïus ne l'a pas suivi.

- Que vient-il de se passer ? Demande Marcus étonné.

- Je crois qu'une tornade sorcière vient de chambouler la vie de notre frère, se moque Aro. Néanmoins pour d'autres raisons évidentes, nous devons la retrouver, dit il plus serieux.

Le roi réfléchit à tout ce que Hermione pourrait leur apporter comme connaissance et éventuellement exploiter ses talents particuliers. Il ne perd pas de vu ses objectifs premiers. Rester les plus puissants et les plus craints.

- Sort toi tout de suite ses pensées de la tête si tu ne veux pas la perdre, gronde Caïus.

- Je ne vois pas…

Le grondement du blond est si fort que les trônes en tremblent. Les vampires les plus proches reculent rapidement ne voulant pas subir une des colères légendaires du roi.

- Ne te moque pas de moi !! Je connais ce regard.

Doucement mais sûrement, la salle se vide, laissant les trois rois à leur conversation privée. Et aucun des gardes ne va risquer d'écouter aux portes. Le dernier qui a osé a été torturé plus d'une semaine avant de finir démembré et brûlé.

- Tu ne feras pas d'elle un instrument, tu ne te serviras pas de ses connaissances pour quelques plans afin d’accroître ton pouvoir !

- Elle peut nous être utile.

- Tu ne te serviras pas de ma compagne !!!

Aro encaisse les paroles de son frère.

- Caïus a raison. Nous t'avons laissé à tes desseins parce que c'était la meilleure chose à faire pour asseoir notre autorité mais aujourd'hui, tout le monde connaît notre puissance. Nous allons être plus détestés que respectés si nous continuons. Si ce n'est déjà fait... Je ne veux pas notre perte pour tes envies de grandeurs.

- Pourquoi me le dire maintenant ? S'étonne Aro, quoi que légèrement furieux d'être contrecarré par ses frères.

- Tu dépasses les bornes avec la jeune sorcière, dit il d'une voix assez forte.

- Hermione est ma compagne et si tu oses te servir d'elle, je suis dans mon droit de te tuer. Tu n'as pas oublié ce léger détail, Aro ? Et tu sais que dans un combat singulier, je te battrais et te tuerais sans problème et sans remord, le menace-t-il. Je ne perdrai pas une autre femme. Surtout pas par ta faute.

Il comprend la menace et réfléchit à ces actes et paroles. Les deux autres le laissent seul, sachant qu' Aro a besoin de temps pour réfléchir et se remettre en question. Après tout, c'est très rare les fois où il s'est fait reprendre mais Aro est un homme intelligent et ce n'est pas la première fois qu'il dépasse les bornes. Il avait fait la même chose il y a quelques siècles. Ses frères étaient là, comme ils le sont maintenant, pour le réprimander en cas de débordement.

Quelques jours plus trad, il se rendra compte qu'il est allé vraiment trop loin en voulant exploiter la jeune sorcière. Si un vampire avait voulu faire une tel chose à sa compagne il aurait détruit la moitié de la planète et asservit les survivant.

CaIus et Marcus retournent à leur appartement respectif, chacun perdu dans leurs pensées. Neanmoins, Marcus ne peut s’empêcher de donner son avis.

-Votre lien est déjà extrêmement puissant. La jeune sorcière te redonne le goût de l'immortalité. Il faut que tu la retrouves.

- Je ne sais où elle est, se lamente le roi.

- Eh bien, cherche-la, parce que je doute qu'elle revienne d'elle-même vu son comportement te concernant. Qu’as-tu pût lui dire ?

Le blond réfléchit quelques secondes.

- Je pense qu'elle a entendu notre conversation où j'ai été… Désagréable.

- Désagréable ? Rigole Marcus. Tu as été bien plus que ça.

- Je m’en rends compte, la colère m’a fait parler… Entre autres.

- Je ne suis pas ton juge, juste ton ami.

Les deux hommes se séparent lorsque Didyme les rejoint.

Du côté d'Hermione, elle atterrit dans une petite ruelle, pas loin de sa petite maison du côté moldu même si beaucoup de sorciers ont élu résidence dans la rue.

En voulant mettre sa clef dans la serrure, la porte d'entrée s'ouvre la faisant sursauter.

- Hermione ? Que fais-tu là ? Tu ne dois pas être en Italie ?

- Harry ! Tu m'as fait peur.

Pattenrond vient se frotter contre les jambes de sa maîtresse qui s'empresse de le prendre dans ses bras. Le chat montre son contentement en ronronnent fortement.

Après une brève accolade, les deux sorciers rentrent dans la maison. Hermione remercie son ami pour s'être occupé de son chat et de sa demeure.

- Alors qu'as-tu vu de beau sur le vieux continent ?

Hermione pense tout de suite à Caïus. Son voyage en Italie l'a plus chamboulé qu'elle ne veut le croire et surtout cela va être difficile d'oublier.

- As-tu rencontré quelqu'un ?

- Hein ? Sursaute-t-elle. Ne dis pas de sottise. J'ai tellement de souvenirs que je ne sais par où commencer.

Son ami ne semble pas convaincu mais s'abstient de tout commentaire à ce sujet.

- Tu me dirais s'il t'était arrivé quelque chose de grave ?

- Bien sûr Harry, mais non, tout s'est bien passé, je t'assure.

- Tant mieux, tu es importante pour moi, je ne veux pas que tu sois en danger.

Pour le rassurer, Hermione passe l'heure suivante à lui raconter ses vacances, ses visites dans des monuments que le survivant ne veut pas approcher, qu'ils soient sorciers ou moldus, des paysages, des gens sympatiques.

- Je t'envie, cela devait être superbe.

- La prochaine fois vient avec moi, sourit-elle. On partira à l'aventure. Juste toi et moi, tu sembles en avoir besoin.

Harry se frotte le visage, exténué. Hermione lui caresse le bras, réconfortante.

- Ils vont nous rendre fou !

- Et pourquoi crois-tu que je sois partie ? Dit Hermione avec une pointe d'humour pour atténuer la douleur.

Ils restent quelques minutes en silence, pensant à leurs souvenirs à Poudlard et après.

- Tu ne m'as pas dit pourquoi tu as écourté tes vacances ?

Hermione commence à paniquer.

- Ne me dis que tu voulais encore te préparer pour ton entrée au ministère ?

- Si, murmure-t-elle.

- Hermione ! Tu es plus que prête pour entrer au département des créatures magiques. Ce n'est plus Poudlard, tu n'auras pas de devoir à rendre, plaisante-t-il.

- Je sais bien, mais je veux être efficace dès le début.

- Tu le seras, tu le seras. Et ne sois pas trop parfaite, sinon, je vais passer pour quoi moi ?

- Pour le survivant, le grand Harry Potter ! Se moque-t-elle.

Harry qui n'aime pas qu'on lui rappelle qui il est, saute sur sa meilleure pour la chatouiller, faisant fuir Pattenrond. Hermione essaye de se défendre, en vain.

Après quelques minutes de franche rigolade, ils s'arrêtent à bout de souffle.

- Je dois rentrer, Ginny va m'attendre. Tu veux venir dîner ce soir ?

- Non merci, je vais me reposer.

- Oui repose-toi, profite de tes dernières semaines de repos.

Il l'embrasse sur le front avant de la laisser seule.

Après avoir grignoté, elle s'écroule dans son canapé pour s'endormir quelques secondes plus tard ; épuisée de sa rencontre avec les vampires.

Malheureusement pour elle, son cerveau n'en a pas fini avec le blond… C'est pour ça qu'elle se réveille aussi épuisée qu'avant.

- Ma pauvre Hermione, tu débloques.

Pattenrond miaule pour montrer son accord. Hermione lui sourit avant de faire un peu de rangement et se se plonger dans ses livres. Même si elle n'y avait pas pensée, c'est une bonne idée de revoir quelques lois. Ainsi ça va lui permettre d'oublier un blond aux yeux rouges.

OoO

Quelques jours ont passé, Caïus tourne en rond, soit dans son appartement, soit dans la salle du trône. Il ne va plus dans l'appartement qu' Hermione a utilisé, son odeur n'y est plus et n'a donc pas d’intérêt pour lui.

- Alors tu as trouvé quelque chose sur elle ? S'impatiente le roi.

- Non maître, soupire Démétri. Pas depuis 30 secondes.

- Dis plutôt que tu ne veux pas la retrouver !

Le garde s’abstient de dire ce qu'il pense de la sorcière. Après tout ils n'étaient pas en bon terme, et oui, il en aurait bien fait son prochain repas même si son sang sentait bizarre ; mais même sous la torture il ne le dira jamais.

- Il est difficile de trouver une personne qui se cache.

Le blond gronde contre cette chose qu'on appelle internet, contre son garde, contre lui-même.

- Va me chercher Jane, tu n'y mets pas de la bonne volonté !

La seconde suivante, Démétri est déjà loin et marmonne dans sa barbe un « bon débarras » que le blond entend.

- Je t'ai entendu, hurle-t-il.

Quelques minutes plus tard, Jane entre dans le bureau.

- Vous m'avez fait demander ?

- Trouve-moi Hermione avec ce truc, dit il en pointant l'ordinateur du doigt.

Jane s'installe derrière l'écran.

- Avec tout le respect que je vous dois, vous pourriez apprendre à vous en servir.

Le roi bougonne pour la forme, sachant qu'elle a raison ; seulement, il vient de se mettre au téléphone portable, il ne faut pas trop en demander non plus.

Jane commence ses recherches qui sont infructueuses, comme Démétri.

- Je ne trouve rien sur elle… Mais, continue-t-elle avant que le roi lui hurle dessus, j'ai peut-être trouvé quelque chose sur ses parents. Ils sont dentistes, de très bons même, mais il y a quelques années, ils ont fermé leur cabinet pour partir vivre en Australie. Juste tous les deux. C'est bizarre.

- Ce ne sont peut-être pas ses parents.

Jane clique sur quelques liens, pour ouvrir une photo. Les deux vampires s'approchent de l'écran même s'ils en ont pas besoin pour observer le couple heureux.

- Si ce ne sont pas ses parents, ils sont de la même famille, commente Jane. La femme lui ressemble.

- Y a-t-il l'adresse de leur ancien cabinet ?

- Oui à Londres.

Caîus note l'adresse mentalement avant de partir comme une tornade.

- Eh merde, soupire Jane avant de le rejoindre. Quand voulez-vous partir ?

- Maintenant. Avec toi.

- Bien. Je vais préparer le voyage.

La petite blonde part dans l'autre sens pour organiser leur voyage. Elle sait pertinemment qu'il ne l'emmène pas par affection mais par ce que contrairement à ce que l'on peut croire, Jane adore toute la nouvelle technologie et elle est à l'aise dans le monde moderne.

C'est pour ça que quelques heures plus tard, ils sont dans un avion privé pour Londres. Jane pense qu'ils ne sont pas près de rentrer au château parce qu'ils n'ont qu'une ancienne adresse de cabinet dentaire. De plus ils cherchent une sorcière qui se cachent dans leur monde qui selon ce qu'ils ont compris est impossible à trouver. Et Jane ne va pas aimer devoir écumer toutes les rues de la ville. Sinon, elle risque de laisser une traînée de cadavres derrière elle et le roi aussi parce qu'il n'est pas d'une patience exemplaire. Il aurait mieux fait d'emmener son frère, lui sait rester calme…

OoO

A suivre ! Alors ce chapitre ? Pour me faire pardonner de l'attente, il est un peu plus long que les autres.

Chapitre 7

Précédemment :

C'est pour ça que quelques heures plus tard, ils sont dans un avion privé pour Londres. Jane pense qu'ils ne sont pas près de rentrer au château parce qu'ils n'ont qu'une ancienne adresse de cabinet dentaire. De plus ils cherchent une sorcière qui se cachent dans leur monde qui selon ce qu'ils ont compris est impossible à trouver. Et Jane ne va pas aimer devoir écumer toutes les rues de la ville. Sinon, elle risque de laisser une traînée de cadavres derrière elle et le roi aussi parce qu'il n'est pas d'une patience exemplaire. Il aurait mieux fait d'emmener son frère, lui sait rester calme…

OoO

- Maître, il faudrait peut-être changer d'endroit, il n'y a rien ici, suggère Jane.

Le blond tourne brusquement la tête vers elle, oubliant presque que la jeune femme se trouve à ses côtés. Jane soupire voyant que le roi n'a pas l'intention de bouger de devant l'ancienne maison des Granger. Cela fait deux jours qu'ils surveillent la maison inhabitée. Ils savent tous les deux que personne n'est venu ici depuis des mois, non seulement aux odeurs mais aussi à la poussière que l'on peut voir à travers les carreaux ; mais c'est la seule piste qu'ils ont. A l'ancien cabinet ils ont obtenu cette adresse mais rien sur Hermione. Les gens savent juste qu'elle est partie dans une école privée très jeune.

- Nous commençons à attirer l'attention des gens.

Caïus gronde mais consent à bouger et s'éloigner de la maison. Lorsqu'ils sont dans une ruelle plus sombre, ils entendent un bruit que le roi connaît, et deux nouvelles odeurs leur parviennent au nez.

- Qui que vous soyez vampires, partez.

- Je croyais que les vampires et les sorciers ne devaient pas s'approcher, murmure le roi pour que seule Jane entende.

- Ils ne sont peut-être pas au courant. Voulez-vous que…

- Non. Ne bouge pas.

Le roi observe les deux sorciers avec les même habits. Ils repèrent aussi quatre autres sur les toits, leur baguette pointée sur eux. Ils ne distinguent pas les visages des quatre en hauteurs Néanmoins, cinq d'entre-eux ont le cœur qui bat plus vite, mais le dernier est calme, comme s'il avait l'habitude de ce genre de situation.

- Juste six sorciers, cela est vexant, murmure Jane.

- Méfions-nous, dit il se souvenant d' Hermione le mettant la tête à l'envers.

- Que faites-vous ici ? S'impatiente l'un d'eux.

- Nous sommes à la recherche de quelqu'un, explique le roi.

- Mais qu'a-t-elle fait ? Murmure entre ses dents un des sorciers.

Caïus lève la tête pour voir qui a parlé, mais il est caché par sa capuche et par le mur. D'ailleurs, il n'est pas sur que lui aussi les voit correctement.

- Partez.

- Pas sans avoir mes renseignements, gronde-t-il.

Les sorciers se mettent en garde.

- Partez.

- Non, de plus, si mes souvenirs sont bons, vous n'avez pas à intervenir dans nos affaires.

- L'inverse est aussi vrai, répond un des sorciers. Et vous vous trouvez devant l'une des maisons d'une des nôtres.

- Vous surveillez toutes les maisons ? Ricane Jane.

- Non juste celle de nos héros nationaux, répond l'autre fier.

Se rendant compte de sa bêtise, il baisse les yeux. Les deux vampires sont étonnés de ce fait. Sa compagne est un héros ? Le roi se demande e qu'elle a put faire pour l'être. Dès qu'il met la main dessus il lui demande.

- Nous ne voulons pas d'incident, continue celui qui semble être le chef. Vous n'aurez aucun renseignement. En gis de bonne foi, nous allons partir les premiers. Suivez dans les minutes, sinon, nous serons obligés de revenir.

- J'espère que je ne fais pas une erreur, murmure encore le sorcier.

Quelques secondes plus tard, cinq d'entre eux ont transplané, le sixième - celui que Caïus trouvait différent - part légèrement après eux.

- Ces sorciers ne me mettent pas à l'aise, frisonne Jane. Ils ont quelque chose de bizarre.

Jane regarde partout dans le but de trouver un indice, Caïus, lui, fixe un morceau de parchemin qui descend doucement sur le sol. Le blond l'attrape une fois à sa hauteur. Il lit une adresse griffonner à la vas-vite.

- Mais nous sommes sur la bonne piste soupire Jane.

- Oh oui nous le sommes.

Jane est perturbée par le sourire de son roi. Elle n'est pas habituée à cela.

- Allons-y.

OoO

- Hermione ? Appelle Harry en entrant dans la maison.

- Mmm.

- Ça va ?

Elle le fusille du regard.

- Désolé. Question idiote mais depuis le temps tu me connais !

Au moins, elle esquisse un sourire, emmitouflée sous un gros plaid, un pot de glace dans les mains, Pattenrond lové contre elle.

- Cela fait une semaine que tu es revenue et trois jours que tu ne bouges pas du canapé. Qu'as tu ? … Lorsque que tu es revenue, tu semblais bien. Pas totalement, mais tu avais cette étincelle dans les yeux que tu as perdus. Un peu comme…

Harry réfléchit quelques secondes avant de gronder son amie.

- Hermione…

- J'ai rien fait, dit elle d'une petite voix en prenant une grosse cuillère de glace. C'est sa faute.

- Sa faute ? A qui ?

- Je suis sûr qu'il m'a fait quelque chose. Il doit avoir un pouvoir ou un truc comme ça…

- Il ? On progresse… Qui ?

- Un crétin condescendant, continue-t-elle en prenant une autre bouchée.

- Ensuite ?

- Un abruti qui me prend pour une femme faible et sans défense. Idiot.

- Effectivement. Mais encore ?

- Un abruti qui se prend pour le roi du monde mais qui se sait rien...

La jeune femme ne s'en rend pas compte mais Harry oui, elle se frotte la peau juste au-dessus du cœur, comme si elle avait mal à cet endroit. Le survivant quant à lui, comprend qu'elle a rencontré un homme mais ne comprend pas grand-chose au reste. Enfin il n'a jamais vraiment compris les sentiments d' Hermione. Beaucoup trop compliqué pour lui. Néanmoins, il sait que cet homme n'est pas bien pour sa meilleure amie.

- Mais qu'est-ce qu'il est sexy, soupire-t-elle la bouche pleine.

- Tu trouveras la bonne personne et pas un abruti. Après tout, tu as bien réussi à passé au-delà de ta relation avec Ron. Et ce n'était pas quelque chose de facile. Vous êtes amis avant tout.

- Je sais mais lui, il est différent. Je me sens différente. Tu comprends ?

Harry plonge dans ses souvenirs, Jamais avec Ginny il s'est senti différent, ça a toujours été naturel, mais une fois, lorsqu'il était adolescent, il s'est senti différent avec Hermione. Il a eu des sentiments pour elle, dommage, seul le rouquin était dans ses pensées. Cela est fini et il reste son ami quoi qu'il arrive.

En tout cas, il va être là et fera tout pour l'aider à se sentir mieux.

- Tu as quand même suivi ton programme ?

- Même pas…

- Eh pourquoi ça ?

- Ce n'est pas toi qui m'a dit que je n'en avais pas besoin ? J'en ai besoin ?! Oh mon Dieu !

Hermione commence à se lever mais Harry la rassoit, amusé.

- Tu es prête. Respire. Ne te stresse pas et repose-toi.

Il l'embrasse sur la joue et la laisse pour retourner travailler. Durant son travail, il n'est pas très concentré et pense à Hermione et comment il pourrait l'aider. Il la trouve vraiment mal en point. Encore plus qu'avec Ron et pourtant elle a été mal durant plusieurs mois.

C'est le lendemain qu'il a sa solution malgré lui. Un appel contre des vampires qui rodent autour de l'ancienne maison d' Hermione. Ils ont un comportement suspect.

En temps normal, ils n'interviennent pas mais cela concerne Hermione alors ils y vont. Harry qui est le plus jeune, est le moins en avant et le plus protégé, même s'il reste un des plus compétents. Il voit à peine les deux vampires. Il sait juste qu'ils sont blonds ce qui détonne avec le côté sombre de la ruelle.

Au fur et à mesure de la conversation, Harry comprend certaines choses et voit sa chance d'aider son amie. Enfin il l'espère sinon, il lui envoie deux suceurs de sang, mais son instinct qui ne l'a jamais trompé lui indique que tout va bien se passer… Enfin s’ils trouvent son morceau de parchemin.

OoO

- Êtes vous sûr, Maître ? Ils m'ont semblé hostile. C'est peut être une embuscade.

Mais le roi ne l'écoute pas et sort de la ruelle. La petite blonde soupire discrètement et le suit. Après tout, on ne contredit pas son roi même si parfois, avouons-le, parfois ça démange de contredire ses décisions idiotes… Surtout lorsqu'ils sont à la recherche de leur compagne.

Caïus s'imagine mille et un scénario lorsqu'il va la revoir parce qu'il va la revoir ça il en certain. Son instinct lui dit et il va tout faire cette fois pour ne pas la faire fuir et par conséquent, ne pas se comporter comme l'idiot qu'il a été.

Durant ces quelques jours loin d'elle, il a analysé chaque seconde, chaque minute et chaque heure passé en sa compagnie. Au début, il s'est concentré sur sa compagne afin de mémoriser tous les détails la concernant, il était juste focalisé sur son physique, sa gestuelle, son léger rire, sa magie qui – même si au début il n'était pas très rassuré par son don – pour ensuite penser à ce qu'il a fait et dit. Cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps de se comporter aussi mal et stupidement envers qui que se soit.

Il lui arrive de se demande ce qui lui est passé par la tête pour avoir été aussi odieux avec elle ; mais il sait que c'est son comportement habituel envers tous les autres, il a juste oublié qui il avait en face de lui et maintenant, il en paye le prix.

- Maître, ça va, se risque Jane. Vous semblez… Abattu.

- Je vais bien, gronde-t-il.

- Tant mieux, soupire Jane rassurée même si elle n'en croit pas un mot mais le faire remarquer ou même le montrer n'est pas une bonne idée. Parce que nous sommes devant la maison.

Le roi secoue la tête pour se remettre les idées en place. Si son cœur battait encore il voudrait sûrement sortir de sa poitrine mais heureusement pour lui, il n'est pas un de ses pathétiques humains, régie par ses sentiments et les trahisons de son corps.

D'un pas décidé, il s'avance dans l'allée, Jane a sa suite, mais il s'arrête ayant sentit quelque chose de bizarre. La jeune femme s'arrête le plus vite possible pour ne pas rentrer dans le dos du roi, ayant elle aussi senti quelque chose de bizarre.

- De la magie, conclu le roi quelques minutes plus tard.

- Je ne crois pas aimer cela, murmure la petite blonde.

Caïus a envie de lui donner raison, mais ne voulant pas commettre de nouveau impers -il en a assez commis pour le prochain siècle – s'abstient de tout commentaire. Après tout avec cette magie, elle peut sûrement les entendre d'où elle est. Si ça se trouve elle est même en train de les espionner. Il jette un coup d’œil à tous les fenêtres mais malheureusement et malgré sa super vue, il n'arrive pas à voir au travers.

Décidément, il n'aime pas la magie, il se sent démunit. Hermione a raison, ils ne sont pas les plus puissants du monde, ils ne sont que des créatures surnaturelles parmi tant d'autres. Il va lui falloir du temps pour s'en remettre, mais il se console en se disant que c'est moins dur pour lui que pour Aro et son ego sur-dimensionné.

Après un soupir inutile, il franchit les quelques pas qui mène à la porte d'entrée et frappe à la porte sans y mettre toute sa force. La mettre en colère et cassée sa maison n'est pas une bonne entrée en matière pour des retrouvailles. Pendant une fraction de secondes, il se demande si sa maison est indestructible ou alors si elle pourrait la réparer avec sa magie. Après tout, elle a réussi à le battre en quelques secondes. Si cela se trouve leur magie n'a aucune limite. Encore une fois, en pensant la magie, il a peur des sorciers et leurs compétences, mais ça jamais il ne l'avouera ; A personne. Pour le moment, la seule personne qui lui fait peur est sa compagne, surtout ses réactions. Il ne sait pas comment il réagirait à un rejet de sa part. Sûrement très mal. Après tout il n'est pas connu pour être d'un tempérament concilient… Et c'est pour cette raison, il a retourné la moitié de Londres et qu'il est planté devant une porte blanche. Il faut vraiment qu'il se sociabilise.

- Connerie, juste avec elle. Elle est la seule qui mérite ma gentillesse.

OoO

Hermione est toujours sur son canapé mais depuis la visite d' Harry, elle étudie les livres dont elle aura besoin pour son futur travail. Bien sûr, elle sait tout ce dont elle a besoin, mais elle ne peut pas s'en empêcher et ainsi, elle évite de trop penser au vampire aux yeux rouges qui la tourmente malgré les nombreux kilomètres qui les séparent.

- Quand est-ce que cette douleur va finir ? Demande-t-elle à son chat.

Pattenrond lève la tête une seconde avant de retourner à son occupation favorite : Dormir.

- Merci pour ta réponse ; tu m'es d'une grande aide, bougonne-t-elle.

La jeune femme retourne à son livre sur les lois barbantes qu'elle survole toujours peu concentrée. Son cerveau la ramène en arrière, en Italie avec le blond qu'elle voudrait tant détester. Après tout, il a été parfaitement odieux avec elle. Il n'a pas été un gentleman, il n'a pas été poli, il n'a pas été serviable, il a juste été un petit con prétentieux. Il a été tout ce qu'elle déteste chez un homme, alors pourquoi, au nom de merlin, elle n'arrive pas à se le sortir de la tête et veut absolument le revoir ?

- Nous sommes bien trop compliquées.

Elle s'allonge a côté de son chat et quelques minutes plus tard, s'endort, toujours son pincement au cœur bien présent et toujours épuisée.

La jeune femme sursaute en entendant l'alarme de sa maison indiquant que quelqu'un est entré dans son jardin.

Elle met quelques minutes à reprendre ses esprits, se frotter les yeux pour aller voir en traînant les pieds, les cheveux en bataille, son pyjama de travers qui vient d'entrer dans son jardin. Seulement le temps d'arriver à la porte d'entrer, son invité à frapper à la porte.

Toujours mal réveillée – elle n'a jamais été très efficace au réveil de toute façon – elle ne prend pas la peine de regarder qui se trouve derrière la porte – de toute façon, si la personne lui voulait du mal elle n'aurait pas pu entrer – et ouvre en grand.

D'abord, elle voit des chaussures noires en cuir, un pantalon à pince toujours noir porté par un homme grand, elle remonte encore, voit un gilet de la même couleur que le reste pour finir par tomber sur des cheveux blond presque blanc, un mince sourire sur ses lèvres parfaites et des yeux rouges qui hante ses rêves.

- Bonjour, dit il d'une voix douce ce qui étonne les deux femmes même si Jane est restée à l'entrée.

Hermione ouvre la bouche, finit de connecter son cerveau et lorsqu'elle se rend compte qu'IL est en face d'elle, a envie de lui sauter dans les bras, mais à la place lui claque la porte au nez.

OoO

A suivre !!!

Prochain chapitre, les retrouvailles !

Bisous

Chapitre 8

D'abord, elle voit des chaussures noires en cuir, un pantalon à pince toujours noir porté par un homme grand, elle remonte encore, voit un gilet de la même couleur que le reste pour finir par tomber sur des cheveux blond presque blanc, un mince sourire sur ses lèvres parfaites et des yeux rouges qui hante ses rêves.

- Bonjour, dit il d'une voix douce ce qui étonne les deux femmes même si Jane est restée à l'entrée.

Hermione ouvre la bouche, finit de connecter son cerveau et lorsqu'elle se rend compte qu'IL est en face d'elle, a envie de lui sauter dans les bras, mais à la place lui claque la porte au nez.

Elle se frotte le visage fortement avant de ré-ouvrir la porte sur le vampire qui n'a pas bougé d'un millimètre, stupéfié par le comportement de la jeune femme. Il ne la connaît pas beaucoup, mais il ne s'était sûrement pas attendu à ce genre de réaction. Ils se fixent une poignée de secondes et pour sa seconde fois, elle se rend compte qu'il n'est pas un mirage lui reclaque la porte au nez.

Cette fois, la moutarde monte au nez du vampire et frappe plus fort sur la porte dans le but de toquer, dommage pour lui la magie fait encore son effet et l'envoie voler quelques mètres plus loin. En étant vampire il atterrit sur ses pieds. La seconde suivante, Jane est à ses côtés, prête à détruire la maison, si on le lui demandait. La vampire s'étonne néanmoins de ne pas voir son maitre plus ne colère ; il est contrarié, ça c'est évident, mais elle n'est pas sur que ça soit à cause de la maison. Personne dans sa longue vie n'a du lui claquer la porte au nez, deux fois en quelques secondes… Jane se demande ce qui ne tourne pas rond chez la brune.

De son côté, Hermione ne se remet pas qu'un vampire millénaire soit derrière sa porte dans son petit jardin. Elle a été surprise par son visiteur et le fait de lui fermer la porte quasiment sur le nez n'est pas dû seulement à son étonnement. Hermione reste une femme qui à encore sa fierté intact, peut être plus son cœur, mais sa fierté, personne ne l'ébranlera.

Et comme n'importe quelle femme qui a passé des jours vautrée sur son canapé dans un pyjama que - personne ne doit jamais voir- , sans se brosser les cheveux, les dents, sans prendre de douche et probablement avec la trace du coussin sur la joue, elle ne veut absolument pas qu'un vampire d'une beauté exceptionnelle la voit dans cet état. Surtout que lui, est parfait dans ses vêtements, sa coiffure - avec trop de gel, selon Hermione – impeccable.

C'est déjà un miracle pour la jeune femme qu'un être physiquement parfait soit à sa recherche, elle ne va pas le faire fuir et se présenter devant lui en ressemblant à un grizzly...

Après avoir rassemblé ses esprits, elle est prête à ré-ouvrir la porte une troisième fois et l'affronter dans son horrible pyjama pour lui demander ce qu'il vient faire là et encore une fois l'éconduire vu le rustre qu'il est. Mais l'autre partit d'Hermione, son cœur principalement, lui ordonne de prendre une douche, de sortir ses plus beaux vêtements et l'attacher à son lit pour faire des choses qui font rougir la jeune femme.

Hermione ne voit pas pourquoi elle prend autant de temps à réfléchir étant donner qu'au fond, la jeune femme sait qu'elle le veut. La sorcière se dirige en courant vers ses escaliers mais s'arrête en plein milieu.

Et s’il décidait de partir ?

Un tremblement de la maison, indique que non, vu qu'il s'attaque à la maison. Les défenses mises par Hermione sont très efficaces. Elle veut lui faire glisser un mot par-dessous la porte mais finalement se dit qu'il peut bien attendre quelques minutes, ça ne lui fera pas de mal. Après tout, c'est lui l'abruti qui l'a fait fuir en se comportant, non pas comme le roi des vampires mais comme le roi des Cons, avec un grand C et s'il croit qu'un vampire en colère lui fait peur, c'est qu'il ne sait pas qu'à treize ans, elle a joué à cache-cache avec un loup-garou furieux…

Fière de sa décision, elle montre prendre une douche, le menton légèrement relevé, bien décidé à prendre son temps - parce qu'elle se doute qu'il va rester derrière sa porte -… C'est une fois la porte de la salle de bain fermée que l'idée de ne pas se presser s'envole par la fenêtre. Surtout que sa maison tremble de temps à autre.

Quinze minutes plus tard, elle est dans l'entrée, soufflant une ultime fois avant d'ouvrir. Un sourire naît sur son visage en voyant le vampire, une mèche de cheveux qui n'est plus à sa place, un regard énervé et déterminé. Hermione ne s'est pas trompée en pensant qu'il allait rester là.

Les deux vampires attendent quelques secondes, pour voir si la sorcière va remontrer le bout de son nez mais non. Caïus qui n'est pas réputé pour sa patience, s'avance vers cette maudite maison dans le but de la mettre en miette. Voir Hermione une micro seconde ne lui suffit pas, il la veut à sa place, à ses côtés dans ses bras, dans son lit… Bon, pour ça il va falloir attendre, se dit il.

Mais,voir ses yeux ambres si expressifs lui ont fait beaucoup de bien pour qu'il la laisse échapper. Marcus a raison, leur lien est déjà si fort même s'il se bat, malgré lui, contre son attachement. Pourtant il sait qu'il laisse perdre du terrain à chaque seconde.

Bien décidé à voir sa sorcière, il fonce à intervalle régulier sur la porte, sous le regard amusé de son garde qui se dit qu'être amoureux et trouver son compagnon rend vraiment le plus intelligent des hommes complètement idiot ; la preuve devant ses yeux. Jane a compris – et n'aime pas cela – que la magie qui entoure cette maison arrêtera toutes les tentatives d'agressions. Mais elle laisse son roi se défouler. Ca évitera qu'il le fasse sur la sorcière et qu'il se mettre dans le pétrin, encore.

La vampire, au premier abord n'a pas aimé l'humaine, elle a tout de suite compris qu'elle était intelligente et avait du caractère. Ce mélange n'est jamais bon pour les affaires des vampires qui doivent rester dans l'obscurité. Nul ne sait ce qui traverse l'esprit de la brune, la rendant dangereuse et Jane n'aime pas cela. Son rôle est de protéger les vampires et cette humaine met son travail en péril. Heureusement pour Hermione, Jane est une femme qui se sert de sa tête. Non seulement elle n'ira jamais se mettre entre deux compagnons, c'est contre les lois mais surtout, comme tous les gardes, ils veulent le bonheur de leurs dirigeants. C'est un but égoïste bien sûr, parce qu'un chef heureux est un chef qui est plus sympa et disons-le franchement, moins casse-couilles avec son personnel.

Jane reporte son attention sur le roi qui fixe la porte avec haine et concentration avant de s'élancer vers celle-ci. Contrairement aux fois précédentes, la porte s'ouvre dévoilant une Hermione avec des vêtements décents pas comme l'affreuse guenille qu'elle portait quelques minutes plus tôt et ça Jane l'a bien vu. Peut-être pas Caïus qui la fixait avec un air un peu idiot mais Jane oui et elle compte bien lui dire un jour ou l'autre… Sait-on jamais dans la vie.

Bref, le roi s'élance doit vers Hermione, Jane est prête à intervenir pour pousser l'humaine de la trajectoire du roi mais celle-ci, un doux sourire sur le visage se recule d'un pas laissant passer le roi qui entre comme une flèche dans la maison. Il arrive à ne rien casser, grâce à ses reflex aiguisés au fils des décennies même si son nez finit à quelques centimètres du mur en face.

La seconde suivante, il se trouve devant la jeune femme qui rigole discrètement. En temps normal il en aurait pris offense mais la joie de la voir devant lui efface tout le reste. Il a envie de la prendre dans ses bras et de plus la lâcher, mais il se doute qu'elle a son bout de bois sur elle et qu'elle s'en servira s'il ne comporte pas bien.

Doucement, afin de lui laisser le temps de se reculer, il approche sa main de son visage pour lui caresser brièvement la joue. Hermione arrête de sourire, mais elle le laisse approcher et la toucher. Les deux soupire discrètement. Hermione ferme les yeux malgré elle.

Jane en profite pour sortir du jardin afin de leur laisser l'intimité dont ils ont besoin.

- Je suis heureux de te revoir, murmure-t-il.

Hermione ouvre les yeux pour les plonger dans ceux rouges sombres du vampire. Une partie d'elle veut croire qu'elle pourrait être heureuse avec cet homme qui en quelques heures à pris son cœur alors qu'il n'a en rien été charmant comme Hermione s'était imaginé tombée amoureuse d'un « prince charmant » mais dans ses qualités il était au moins poli.

- Comment as-tu trouvé ma maison ?

Il fouille dans ses poches, quand elle voit son chat s'approcher prudemment du vampire. Et cela ne veut dire qu'une chose… La jeune femme cache son amusement. Il n'y a plus qu'à espérer que Caïus n'est pas trop matérialiste.

Pattenrond n'aime pas trop les créatures magiques, elle s’apprête à le prendre pour éviter qu'il attaque, mais son chat la surprend en venant sentir le bas de son pantalon et de se détourner vers sa maîtresse qui le prend dans ses bras.

- Ton chat est…

- Fait très attention à ce que tu vas dire, la menace-t-elle, son index sous le nez de son invité.

Elle a tellement entendu du mal de son chat venant de Ron qu'elle sort immédiatement les griffes.

- Un animal tout à fait... Charment ?

- Moui, ça passe pour cette fois.

Hermione gratte les oreilles de son chat qui ronronne fortement.

- Oui, c'est toi le plus beau.

Pattenrond ronronne plus fort en fixant le blond du regard, le défiant silencieusement. Caïus n'a qu'une envie envers le chat mais s'il fait ça, Hermione ne lui pardonnera jamais même si c'est son chat qui a commencé…

Oubliant l'horrible chat, il se concentre sur la sorcière, observe son sourire, ses yeux rieurs, ses cheveux encore humides mais au-delà, il voit les cernes et qu'elle a légèrement maigrit. Peut-être les humains ne verraient pas ce léger changement mais avec sa vue perçante et sa très bonne mémoire, il le repère facilement.

Pendant qu'elle cajole toujours son chat, Caïus avance sa main, très délicatement, vers son visage et caresse de son pouce, la peau délicate de la jeune femme. Il a besoin de la toucher.

Hermione sursaute à son contact, la froideur de ses doigts l'a surprise, mais elle accepte son contact avec… Plaisir, même si elle ne le dira jamais à voix haute. Ce deuxième contact est plus appuyé, elle peut savourer chaque seconde.

Son cœur fait quelques embarquées avant de redevenir calme. Tout son corps apprécie le contact comme si elle en avait besoin, ce qui est complètement stupide, ce dit elle. Comment peut-elle, non, comment son corps peut-il être familier au contact d'un homme qu'elle à peine vu dans sa vie et surtout qu'elle l'a peine touché ?

Il va falloir qu'elle fasse des recherches là-dessus. Il y a une grosse partie d'elle qui n'aime pas savoir.

- Je suis heureux de t'avoir retrouvé, murmure-t-il.

Hermione fronce les sourcils et se recule, coupant tout contact. Il baisse la main et reste patient même si cela lui coûte.

- Comment m'as-tu trouvé ? Ma maison est sous protection et personne ne peut la voir, à moins d'avoir l'adresse et je sais que des Aurors font des tours réguliers dans le quartier. Alors ?

La jeune brune le fixe avec le regard qu'elle employait quand Ron et Harry se mettaient en danger. Elle tape du pied. Pattenrond, qui sent sa maîtresse énervée, saute de ses bras, grogne après le vampire et s'en va en toute fierté.

Caïus est à la fois énervé par le chat et amusé. Il ressemble par bien des façons à sa maîtresse.

- Réponds !

Le vampire esquisse un sourire en voyant que la jeune femme est un peu comme lui. Cela promet des disputes explosives et des réconciliations aussi passionnées… Mais vu son regard de tueuse, il n'est pas près de lui enlever ses vêtements.

Le roi aurait envie de la faire mariner encore quelques minutes, mais il n'oublie pas qu'elle possède un bout de bois qui peut le mettre véritablement la tête à l'envers ; et ça sa fierté ne s'en remettrait si elle recommencerait. Non seulement il trouve cela humiliant mais en plus, c'est lui qui doit protéger sa compagne, pas se faire malmener par elle. Et là, Eh bien on peut dire que ce n'est pas le cas.

Il sort de sa poche un morceau de parchemin froissé et le tend à la jeune femme. Hermione reconnaît l'écriture entre mille et s’apprête à sortir un chapelet d'insulte. Bien sur, elle reconnaît tout de suite son adresse mais avant cela, elle reconnaît surtout l'écriture en pattes de mouches de celui qu'elle appelait son meilleur ami et reste estomaqué devant sa trahison.

- Je vais le tuer… Véritablement.

- Tu le connais ?

- Oh oui, depuis des années et il va entendre parler du pays. Non mais quel idiot !

Hermione continue de fixer le papier en psalmodiant des insultes que Caïus ne comprend pas. Qu'est ce qu'un Scrout à Pétard ? Ou un Pitiponk ? Pour éviter qu'elle ne s'énerve un peu plus, il lui retire le papier des mains. La jeune femme revient à elle et fixe le vampire.

Il sent qu'elle est sur le point de passer sur lui mais, elle se ravise. Après tout, il n'y est pour rien.

- J'ai besoin d'un verre.

La jeune femme se dirige vers la cuisine, toujours choquée de ce qu'elle apprit. Malgré cela, ses bonnes manières sont toujours présentes.

- Tu veux boire quelque chose ?

Elle se stoppe en tenant son verre et murmure un « idiote ». Voyant qu'il ne répond pas et à juste titre, son regard se dirige vers lui, qui hésite entre l'étonnement et dire une bêtise.

Pourquoi, est-ce qu' Hermione le trouve sexy, un sourcil plus haut que l'autre, une grimace sur les lèvres ?

- C'est bon, tu peux te moquer… soupire-t-elle.

Même si elle va mieux, sa fatigue ne s'est pas envolée par la porte et puis, elle est polie, il n'y a rien de mal à ça. Bon, elle n'aurait peut-être pas du lui offrir son sang. Puis pour sa défense interne, elle n'a jamais reçu de vampire chez elle.

Encore une fois, il la surprend, en venant à vitesse vampirique devant elle et lui prend, à vitesse humaine, le visage entre ses mains pour lui relever le menton afin qu'elle le regarde.

- Tu n'es pas idiote, tu es juste bien éduquée.

Elle fronce les sourcils, prête à argumenter.

- Qu'importe les époques, cela s'est toujours fait de proposer une collation à ses invités. Des guerres ont été déclenchés pour moins. Et, crois-moi, je sais de quoi je parle, dit il avec un léger sourire, pour la rassurer. Quant à ta proposition, dit il en faisant glisser sa main droite sur son cou, son pouce sur sa jugulaire, sentant son pouls s'affoler. Je ne peux que décliner, même si je ne doute pas que ton sang soit délicieux, dit il d'une voix aussi douce qu'il en est capable.

Il lui laisse quelques secondes pour assimiler et en profite pour faire glisser son autre main dans son cou et la caresser délicatement du bout des doigts, il ne veut vraiment pas lui briser la nuque.

Hermione tente de se calmer, mais avec sa façon de la toucher, c'est peine perdue. Jamais un homme ne l'a caressé de cette façon, comme si elle était la chose la plus précieuse au monde.

Hermione ne doute pas une seconde qu'avec les autres humains, il n'est pas ainsi. Elle seule a ce privilège et même si la miss je-sais-tout ne comprend pas tout ce qui se passe, la femme en apprécie chaque moment.

- Nous ne nous connaissons peut-être pas beaucoup, mais je sais une chose sur toi, tu n'es pas une idiote. Je ne te laisserai pas te dénigrer, dit-il en accentuant ses caresses. D'ailleurs, je ne laisserai personne te dire du mal, gronde-t-il.

Hermione ne doute pas une seconde qu'il tiendra parole. Par contre, elle ne sait pas si elle est excitée de savoir qu'un homme irait aussi loin pour la protéger ou horrifié qu'il tue une personne parce qu'elle est sûr de cela.

Mal à l'aise à cause de ses révélations, Hermione couine un merci. Cela lui fait vraiment bizarre de se sentir si importante pour un membre de gent masculine. La jeune femme sent qu'elle peut tout lui demander, il fera tout pour la satisfaire.

Caïus lit ses émotions à travers le corps fragile de la jeune femme. Il n'aime pas la peur qu'il voit dans ses yeux, pourtant, il la laisse ressentir leur lien – et lui aussi, accepte ce qui se passe entre eux – même si elle ne comprend pas ce que c'est.

Prudemment, elle avance ses mains et les pose sur les siennes. C'est la première fois qu'elle le touche et ne veut pas déclencher de problème – il reste le roi des vampires -, appréciant la paix qu'il y a entre eux. Même si elle est surprise de la froideur de ses mains, elle n'en montre rien.

Toujours en fixant ses prunelles rouges, elle fait glisser le bout de ses doigts sur ses mains qui n'ont pas bougé.

Caïus, même s'il en a vraiment envie, garde ses mains à leur place et profite de chaque millimètre de peau qu' Hermione lui laisse toucher. Ils auront l'éternité pour se découvrir après tout…Il pensait avoir le contrôle de son corps, seulement lorsque ses petites mains glissent sur sa peau, il frissonne de la tête au pied. Son contact n'est pas plus lourd qu'une plume pourtant c'est la plus douce des caresses qu'il a eu depuis des dizaines d'années.

- Pardon, murmure-t-elle en se reculant.

- Non, continue, gronde-t-il.

Il ose même poser son front contre le sien et ferme les yeux, se laissant aller pour la première depuis la mort de sa première compagne. Hermione se détend et s'accroche à leur bien être la laissant « docile » entre ses mains. Elle reprend ses effleurements et le contemple, appréciant vraiment la beauté parfaite du vampire en face d'elle. Un mot s'impose à son esprit : Mien.

A cette constatation, son corps vient se coller, quasiment de sa propre volonté contre le corps dur et froid du vampire. Étonné, il ouvre les yeux et la laisse faire. Il se doute que les changements sont bouleversants.

Hermione déglutie avec peine en voyant les prunelles noires et pleine de passions de Caïus. Sa bouche se fait plus sèche, leur nez se touche, leur bouche se rapproche.

Hermione a l'impression que son cœur va sortir de sa poitrine lorsque leur lèvre se frôle, se découvre.

Alors que Caïus va pour initier vraiment leur baiser, ils entendent un « toc toc » contre le carreau de la fenêtre de la cuisine.

Ils se reculent, l'un furieux l'autre gênée.

- Depuis quand les hiboux volent en pleine journée ? Gronde Caïus.

OoO

A suivre !

Chapitre 9

Alors que Caïus va pour initier vraiment leur baiser, ils entendent un « toc toc » contre le carreau de la fenêtre de la cuisine.

Ils se reculent, l'un furieux l'autre gênée.

- Depuis quand les hiboux volent en pleine journée ? Gronde Caïus.

- Hedwige ?

- Hedwige ? C'est animal à un nom ?

Hermione se recule à contre cœur et va ouvrir la fenêtre. Elle prend la lettre et donne un biscuit à l'animal d' Harry qui va se poser sur le perchoir prévu pour les hiboux.

Caïus fixe la scène, éberlué de ce qu'il voit. Hermione lui jette un coup d’œil et sourit, ses premiers souvenirs du monde magique refont surface.

- Bienvenue dans le monde magique, sourit-elle avant d'ouvrir la lettre.

Excuse-moi ? Tu vas bien ?

Hedwige ne part pas sans ta réponse.

Harry.

- Idiot de meilleur ami. Je vais quand même le tuer.

- Tu n'es pas heureuse que je sois là, dit-il vexé.

Elle s'avance et lui prend la main.

- Si je le suis, même si ce n'est pas facile à dire. Je suis à l'aise dans bons nombres de domaines et de sujets mais lorsqu'il s'agit de mes sentiments, c'est une autre histoire. Peut-être parce que je ne trouve pas les réponses dans mes livres, finit-elle dans un murmure mais le roi à l’ouïe sur développé l'entend quand même et s'interroge une nouvelle fois sur son passé.

Hermione, de son côté, repense à ses derniers jours, ou elle s'est comportée comme une larve.

- C'est juste plus compliqué que ça n'y paraît, soupire-t-elle.

A moins qu'elle veuille que ça le soit ?

- Es-tu en danger ?

- Non, non.

Elle rassemble ses pensées pour lui expliquer facilement.

- S’il y a un fidélitas, sur ma maison, c'est pour ne pas être dérangée par des personnes indésirables.

Le roi se vexe et Hermione se frappe le front de sa main libre, l'autre tient fermement la main du vampire.

- C'est de ta faute, tu retournes mon cerveau de miss je-sais-tout, plaisante-t-elle.

Cela marche, il se détend et grimace un sourire. Le vampire comprend un peu mieux sa phrase murmurée.

- Nous avons eu une guerre. Elle a fini il y a quelques années. Harry, celui qui t'a donné le parchemin, est non seulement mon meilleur ami mais celui qui a mis fin à la guerre. Ronald, un autre ami, et moi l'avons aidé. Disons que depuis, nous sommes un peu considérés comme des héros, même si je n'aime pas ce terme. J'aurai plus dit des enfants inconscients, mais là n'est pas le sujet. Bref, depuis que la paix est revenue, les gens nous témoignent leur affection et certains ont été plus insistant que d'autres. Rien de grave, le rassure-t-elle immédiatement. Pour être plus tranquille nous avons fait poser des protections sur nos maisons respectives.

Elle grimace au souvenir de Ron qui aimait un peu trop l'attention que les gens lui portait. Elle avait dû batailler ferme durant un bon mois pour une protection…

- Nous savons aussi qu'il y a quelques rescapés du camp ennemis qui sont en libertés. Le fait qu'il t'ait donné l'adresse sans te connaître est assez irresponsable de sa part, surtout qu'il sait que tu es un vampire.

- Il a quelque chose contre les vampires ?

- Non, comme tu le sais, nous ne sommes pas sensés nous mélanger. Malgré cela, Voldemort, celui qui a déclenché la guerre, avait quelques vampires dans son camp.

- Qui ? Gronde le roi.

Hermione voit tout de suite la différence entre son vampire et le roi. Et mettre le roi en colère n'est pas une bonne idée. Pour la première fois, elle a peur de lui.

- Je ne sais pas, je ne les ai pas croisés, mais je connais quelques personnes qui les ont peut-être vu, dit-elle d'une petite voix.

Caïus ferme les yeux et se calme. Il a senti la peur de sa compagne. Même sa partie la plus sombre ne veut pas qu'elle est peur, jamais. Il lève la main pour toucher sa peau mais se ravise n'étant pas sûr de son corps et de sa force.

- Je ne pourrai jamais me mettre en colère contre toi. Cela me rendrait fou si je te faisais peur, dit il avec tellement d'émotion et de conviction dans la voix qu'Hermione le croit sur parole.

Il lui caresse la joue, lui demandant silencieusement de continuer son histoire qui le fascine et l’effraie. Il se demande ce qu'elle a bien put vivre.

- Je sais qu'Harry a souvent su qui était de bonnes personnes ou non mais là… Je ne comprends pas. Néanmoins, même si je ne le pensais pas au début, je suis contente que tu sois là… Je… Je me sens mieux ?

La jeune femme se frotte inconsciemment la peau, au niveau du cœur. Il se peut que Marcus est raison, leur lien est déjà très fort pour qu'elle le ressente. Lui aussi l'a senti mais avec ses siècles d'expérience il a réussi à le gérer, du moins, un peu mieux que sa compagne.

- Que t'as-t-il dit ?

- Rien.

- Comment ça, rien ?

Hermione fronce le nez, signe de colère évidente.

- La police sorcière…

- Les Aurors.

- Les Aurors ? Ok, les Aurors nous ont trouvé, nous avons discuté avec deux, mais les quatre autres sont restés silencieux et cachés. D'ailleurs, c'est vexant, juste six hommes ? Lorsqu'ils sont partis, un est resté quelques secondes de plus. Nous allions partir lorsque j'ai vu un morceau de papier voler devant moi. Vu que nous tournions en rond depuis quelques jours, on a suivi cette piste.

- Ce n'est pas très prudent de votre part aussi. Tu sais que quoi nous sommes à peu près capables, ils auraient pu vous tendre un piège, dit-elle un peu énervée, les deux poings sur les hanches… Oh pardon, je ne voulais pas être...

Caïus et d'abord étonné du ton de reproche de la jeune femme, sourit, la prend dans ses bras, lui coupant la parole et cache son sourire dans les cheveux d' Hermione.

- Tu te moques de moi, dit elle le frappant assez fort.

- Oh non ma jolie sorcière, dit il en se reculant, tu t'inquiètes pour moi, je trouve ça gentil de ta part, il a envie de rajouter idiot, mais il ne le penserait pas, même s'il est l'un des vampires les plus dangereux au monde, du moins concernant Hermione.

- Personne ne se soucie de toi ? Dit-elle confuse.

- Si, toi.

- Et les frères ?

- Je suis le plus meurtrier de nous trois, dit-il franc.

Le blond ne veut pas de faux semblant entre eux. Juste la vérité.

- Possible, mais pas invincible, dit elle en fronçant le nez.

Encore une fois, elle frotte la peau au-dessus de son cœur. Caïus lui prend la main.

- Je te promets de faire attention.

- Bien, dit-elle ferme.

Encore une fois, il sourit. Il n'a jamais autant sourit le dernier siècle qu'en quelques heures aujourd'hui.

Hedwige se manifeste impatiente d'avoir une réponse. Hermione se retourne vers l'animal lui fait une brève caresse appréciée par la chouette et ouvre un tiroir sortant une plume et un peu d'encre. Le vampire la regarde faire, encore une fois étonné et amusé par les coutumes sorcières. Il lit par-dessus son épaule :

Troll des montagnes !!!

- Troll des montagnes ? Ça existe ?

- Oh oui, pas très intelligente mais grand, fort et une odeur nauséabonde.

- Quelque chose me dit que tu en as déjà rencontré...

- Oui, à onze ans, dans les toilettes des filles…

Cette fois, c'est Hermione qui rigole devant le roi des vampires, la mâchoire tombante les yeux ronds. Il met quelques minutes à reprendre ses esprits.

- Tu es tellement jeune pourtant tu sembles en avoir vécu plus que bon nombres de mes gardes.

- Même si certaines choses que j'ai vécu sont horribles, je crois que je les referais toute de la même manière.

- C'est une grande preuve de sagesse.

- Ou de folie, soupire-t-elle. Ou d’égoïsme. Si j'avais su certaine chose j'aurai pu éviter les morts.

- Chaque mort doit l'être, dit il sagement.

Hermione se retourne vers Hedwige qui hulule gaîment lorsque le morceau de parchemin s'enroule autour de sa patte.

- Fait attention à toi.

La chouette s'envole par la fenêtre ouverte.

- C'est votre poste ?

- Oui.

- Vous ne connaissez pas les téléphones ?

- La technologie ne marche pas dans le monde des sorciers.

- Je comprends pourquoi nous avons eu tellement de mal à te trouver. Vous êtes vraiment coupé du reste du monde.

- Certains sorciers sang-pur disent que c'est parce que les moldus leur sont inférieurs, mais je pense qu'au départ, c'est qu'ils ont été effrayés par eux et leur violence à notre encontre. Après tout, durant des siècles, il y a eu de nombreuses chasses aux sorcières. Nous avons besoin de vivre « cacher » pour notre survie.

- Mais votre guerre ?

- Elle a commencé il y a des décennies avec un seul homme qui voulait purifier, dominer les sorciers et asservir ou tuer les moldus. Je ne sais pas grand-chose de l'homme lui-même je sais juste qu'il avait besoin de prouver quelque chose.

- Comment un seul homme peut-il déclencher une guerre ?

- Les sorciers sont peu nombreux, et certains sont plus conservateurs. Il a été facile pour cet homme de se servir d'eux en leur promettant ce que chacun rêvait sans jamais l'avouer. Mais pouvons nous changer de sujet, s'il te plaît. La fin de notre guerre est encore proche et assez douloureuse. J'y… J'y ais perdu des amis, murmure-t-elle.

Caïus se rend compte que malgré son air déterminé et son regard fier, la jeune femme souffre énormément de son passé sombre. Son instinct lui ordonne de la prendre dans ses bras pour la réconforter. Il ne se fait pas prier, appréciant ce petit corps chaud et souple entre ses bras froids. AU moins, là elle est en sécurité.

- Pardon, souffle-t-il.

Hermione frotte inconsciemment son nez contre la chemise du vampire, pour se réconforter et pour remercier le roi de sa gentillesse. Elle se doute qu'elle seule voit ce côté de sa personnalité.

Même si ils sont bien dans cette position, Hermione se force à se reculer et reprendre contenance. Sa fierté et sa mémoire lui ordonne. La brune n'est pas rancunière, mais elle n'oublie pas.

Hermione le fixe droit dans les yeux, pour le confronter et savoir précisément ce qu'il lui veut. Seulement elle n'a pas pris en compte le charisme de l'homme, ni de ses hormones… Les mots voulus se coincent dans sa gorge alors elle boit un grand verre d'eau fraîche.

- Que fais-tu ici ? Lui demande-t-elle de dos. Que veux-tu ?

Il se rapproche et pose ses deux mains sur ses épaules.

- Toi, en Italie.

Hermione s'étouffe à moitié en avalant sa salive. Elle comprend ce qu'il veut dire par « Italie »…

- Pardon ? Dit-elle outrée. Je ne suis pas une chose que l'on peut acquérir !

- Je n'ai jamais dit une telle chose.

A leur plus grand étonnement, le roi reste calme. Son instinct lui souffle que c'est une discussion capitale et que tout va se jouer là-dessus.

- Soit clair dans tes paroles, je n'aime pas les non-dits.

Il sent la tension dans les épaules d' Hermione. Caïus voudrait lui faire un massage pour la détendre mais lui briser les omoplates n'est pas une bonne idée ; il se contente donc de légères caresses, mais cela fait son effet.

- Ne veux-tu pas me faire face ?

- Non… Mes idées ne sont pas claires lorsque je te regarde, dit-elle honnête. Je ne sais pas quelle particularité ont les vampires, mais je n'aime pas ce que tu m'as fait.

Le vampire est blessé par ses paroles mais n'en montre rien. La jeune femme est dans l'ignorance et à sa place il se serait déjà mis dans une colère noire. Même humain, il n'a jamais été patient.

- Hermione, gronde-t-il malgré lui. Laisse-moi t'expliquer, rajoute-t-il plus calmement.

- Que m'as tu fait ?

- Rien.

La jeune femme se retourne brusquement, le pointant du doigt.

- Menteur !

- N’as tu pas pensé une seconde que ce que tu ressens, je le ressente aussi ?

Il est vraiment surpris qu'elle n'est pas pensée à cela.

- Non, dit-elle franchement, surprise, en baissant sa main.

- Ne te rends-tu pas compte de l'effet que tu as sur les hommes ?

- Mais de quoi parles-tu ?

Ses sourcils se froncent. Caïus rigole doucement.

- On pourrait croire que je t'ai demandé de me résoudre un problème épineux, dit-il un sourire dans la voix.

- Les réactions des hommes ne m'ont jamais vraiment intéressée…

- Pourquoi , demande-t-il réellement curieux.

- Peut-être parce qu'ils ne me témoignaient pas d’intérêt, en dehors de vouloir mes devoirs… Ne soit pas désolée pour moi.

Le vampire se recule d'un pas, les deux mains en l'air.

- Loin de moi cette idée, dit-il taquin.

Plus les minutes passent, plus Caïus apprécie cette jeune femme qui ne ressemble à aucune autre. Il n'aurait pas aimé tombé sur une femme superficielle.

- Les garçons ne m’intéressaient pas, mes amis et moi essayons de survivre. Peut-être que dans un autre contexte… Non même là, rigole Hermione.

- Tu préfères les femmes ? Se moque-t-il.

Elle le frappe gentiment au bras, ne voulant pas se faire mal.

- Même toi, tu sais que ce n'est pas le cas. Puis j'ai eu des petits amis.

- Combien ?

Hermione sent que le ton de Caïus a légèrement changé mais ils n'ont pas encore dépassé la limite.

- Deux.

- Ont-ils été correct avec toi ?

Hermione est étonnée, elle s'attendait plus à de la jalousie. Seulement, elle ne veut pas y repenser.

- Et toi ? Combien de femmes ont partagé ton… Ta vie ?

- Te rends-tu compte que j'ai quelques années de plus que toi ?

- Il y en a eu tant que ça ? Demande-t-elle d'une voix blanche.

Malgré elle, Hermione ne peut s'empêcher de s'imaginer intimement avec lui.

- Quelques femmes ont partagé mon lit, mais elles n'avaient aucune importance.

Caïus reste silencieux quelques minutes, repensant à son ex-compagne et aux nombreuses années qu'ils ont partagé. Son lien avec Hermione est vraiment fort parce qu'il ne ressent plus d'amour, ni de tristesse. Seul de la nostalgie face au passé.

- Une seule femme a été importante.

Au son de sa voix Hermione comprend qu'elle est morte. Ne voulant pas qu'il soit malheureux, la jeune femme sort une plaisanterie.

- Je te bats, sourit-elle.

- Dans bien des domaines, dit-il lui caressant la joue.

Ils restent quelques minutes à se regarder, Hermione déglutit avec peine et fait le premier pas, se met sur la pointe des pieds, toujours sans le quitter des yeux. Caïus la laisse faire, ne voulant pas la brusquer, il a toujours des choses importantes à lui dire, mais lorsqu'elle caresse ses lèvres, son contrôle s’effrite et comble le vide.

Le vampire en lui veut arracher ses vêtements et la faire sienne. Heureusement qu'il a assez de contrôle sur sa bête intérieure, il se contente donc la coller contre lui et de la tenir fortement dans ses bras, tout en laissant à Hermione le contrôle du baiser, qu'elle approfondit rapidement. Lorsque leur langue se caresse, la jeune femme le tien plus fermement. Elle aussi se retient d'enrouler ses jambes autour de sa taille.

Néanmoins, Hermione prend sur elle, se recule à bout de souffle et reprend ses esprits.

- Peux-tu me faire une promesse ?

- Qu'est ce que c'est ?

- Ne me claque plus jamais la porte au nez, dit il très sérieux.

- Tu sais qu'en me disant ça, je vais avoir envie de le refaire ? Sourit-elle.

Elle a envie de rajouter que de toute façon, il n'aura pas mal, mais il risque de mal le prendre et elle ne trouve pas ça correct.

- Je ne risque pas de m'ennuyer avec toi, sourit-il à son tour.

Hermione fronce les sourcils, sentant qu'il ne dit pas tout.

- Combien de temps es-tu resté avec ton ex-amie ?

- Compagne. Mon ex-compagne.

- Pourquoi ai-je l'impression que ça a une signification particulière.

- Parce que c'est le cas. Viens allons nous asseoir.

Il ne lui laisse pas le temps de répliquer et l'emmène vers le canapé. A peine Hermione assise, Pattenrond vient s'asseoir sur les genoux de sa maîtresse et fixe le vampire, assis à côté. Caïus prend la main de la jeune femme. Le roi est persuadé que le chat regarde le geste et qu'il désapprouve…

Il entend le cœur d'Hermione battre très vite. Il sait qu'il ne peut pas reculer la conversation. Pourtant il va essayer, ayant peur de sa réaction, peur de son rejet. Durant une seconde, il se souvient pourquoi il ne voulait pas retrouver de compagne. Cette faiblesse que l'on ressent à ses côtés, mais bien vite il sent sa force se décupler à ce même contact.

- Vos animaux de compagnies ont-ils des dons particuliers ?

- Mon chat, oui, dit-elle d'une voix bizarre. Il reconnaît les créatures spéciales… Que veux-tu me dire ?

OoO

A suivre…

Chapitre un peu plus long, pour mon retard. J'espère que vous avez aimé !

Bisous

Chapitre 10

Pardon pour le retard, encore je sais et pardon pour les fautes de frappes, la touche « c » ne marche plus…

Sinon bonne lecture, enfin j'espère !

OoO

Il sait qu'il ne peut pas reculer la conversation. Pourtant il va essayer, ayant peur de sa réaction, peur de son rejet. Durant une seconde, il se souvient pourquoi il ne voulait pas retrouver de compagne. Cette faiblesse que l'on ressent à ses côtés, mais bien vite il sent sa force se décupler à ce même contact.

- Vos animaux de compagnies ont-ils des dons particuliers ?

- Mon chat, oui, dit-elle d'une voix bizarre. Il reconnaît les créatures spéciales… Que veux-tu me dire ?

Caïus ricane faisant froncer les sourcils de la jeune femme.

- Ne te moque pas de mon chat !

- Je pensais à toi.

- Quoi ? Ne te moque pas de moi !

Il avance sa main libre et lui caresse la joue.

- Avec nos deux caractères, nos disputes promettent d'être explosives… Je ne pensais pas à mal de toi, je ne le pourrai jamais.

- Que pensais-tu de moi, alors ? Demande-t-elle septique.

- Lorsque tu as une idée en tête, nul ne peut t'en détourner.

Hermione le fixe quelques secondes, hésitant entre s'excuser pour son impulsivité ou le remercier. Caïus n'attendant pas de réponse, continue sur sa lancée.

- Mais là n'est pas le sujet… Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi couard.

Le voyant si inquiet, La jeune femme ne peut s’empêcher d'avoir de la compassion et lui sert la main afin de lui montrer son soutien.

- Tant que tu ne m'annonces pas ma mort ou la fin du monde, je ne pense pas que ça soit si horrible que cela dit-elle en souriant.

Même s'il est très léger, Caïus esquisse un sourire en coin faisant frémir Hermione de la tête aux pieds. Comment un homme peut-il être aussi sexy ? Est-ce qu'il se rend compte de son charme ? Non probablement pas et c'est ce qui le rend d'autant plus attirant.

- Alors ? Demande-t-elle doucement.

Hermione voudrait aussi lui demander s' il la pense stupide mais encore une fois, elle sait qu'il ne le pense pas.

De son côté Caïus ne sait par où commencer même s'il a répété au moins mille fois se discourt dans sa tête. Il préfère d'abord savoir ce qu'elle sait.

- T'es-tu senti bizarre ou différente depuis notre première rencontre ? Ressens-tu des choses…

- Que je ne devrais pas ressentir, surtout au bout de quelques heures ? Oui à tout cela, dit elle en bonne élève et légèrement gênée de parler aussi ouvertement de ses sentiments.

- Je le ressens aussi, dit-il pour la rassurer. Au début, je ne voulais pas de ces sentiments, je les ai combattus, me rendant encore plus désagréable que je ne peux l'être d'habitude et ce n'est pas peut dire.

- Je confirme.

Ils se souviennent de leur combat. Caïus regrette, pas Hermione.

- Après avoir pris le temps de réfléchir et de longues discussions avec mes frères, je me suis rendu compte de ce que je t'ai fait endurer ainsi que ma bêtise, lui explique-t-il. Je n'aurai jamais dû me comporter ainsi et accepter notre lien, murmure-t-il, honteux. Du moins ce qui s'en approche pour lui.

- Quel lien ?

Le vampire peut pratiquement voir les rouages de son cerveau tourné.

- Oui, nous sommes reliés.

- Ce n'est pas un sort ou un don ?

Elle n'a toujours pas mis le doigt dessus.

- Non. Personne à ma connaissance ne peut faire cela et si un vampire peut faire une telle chose, il sera exécuté.

- Pourquoi ? Demande-t-elle indignée. Créer un lien d'attirance entre deux personnes n'est pas une chose mauvaise.

Devant l'air furieux du roi, Hermione comprend que non.

- Les vampires ont très peu de lois, mais elles sont sacrées. Celui qui les brise, meurt. Nul n'y déroge, même pas les rois.

- Quelles sont-elles ?

Le blond prend une respiration inutile, ancre son regard dans le sien.

- L'une d'elle dit qu'aucun vampire n'est en droit de se mettre entre deux... Compagnons.

- C'est ce que nous sommes, conclue la jeune femme. Qu'est-ce que cela signifie ? J'ai compris que c'était la réponse à toutes mes interrogations seulement, je n'en saisis pas l'importance, dit-elle d'une douce voix.

Caïus est étonne de la sérénité de la jeune femme et cela l’apaise. Leur lien se renforce à chaque minute. Il se rend compte de la chance d'avoir trouvé une nouvelle compagne. Peu de vampire la trouve.

- Caïus ?

- Certains cherchent durant des siècles leur compagne et moi j'ai la chance de t'avoir trouvé.

- A nouveau, comprend Hermione.

- Oui mais Anthénodora n'est pas le sujet, dit il ferme. Il est important que tu comprennes que tu es la seule.

Hermione fait un bref signe de tête, attendant de connaître la suite avec impatience, comme la jeune femme qui aime en savoir toujours plus, mais elle sent au plus profond d'elle que le bonheur est à portée de main. Et que celui-là va durer, son cœur et son corps l'affirme.

- Lorsque nous trouvons notre compagne, c'est comme si nous trouvons une partie manquante de notre corps.

- Et lorsque tu trouves cette personne tu traverses une bonne partie du monde pour la retrouver.

- Oui.

Il sert les dents pour la laisser arriver aux bonnes conclusions.

- Parce que c'est douloureux d'être loin d'elle, autant physiquement que mentalement.

La jeune femme frotte sa peau ou la douleur a disparu.

- Oui.

- Pour les deux personnes, demande-t-elle en le fixant.

Il lui prend la main.

- Oui. Seulement chacun gère sa douleur à sa façon.

- Pourtant, en Italie, tu as refusé notre lien. Savais-tu ce qui nous arrivait ?

- Oui et oui.

- Tu ne voulais pas de moi ?

Caïus sentant que la situation ne va pas tourner à son avantage, essaye de rétablir la situation.

- Si je te dis qu'il n'y a que le futur qui compte ça ne te suffira pas ?

- Non, claque-t-elle.

- N'oublie pas que j'ai plusieurs siècles et je ne vois pas les choses de la même façon que les mortels.

Hermione fronce les sourcils, ne voyant pas ou il veut en venir. Néanmoins, elle aime sa franchise et le fait qu'il ne l'épargne pas. Cela la rassure et lui donne envie de se reposer sur lui. Chose qui bien sur n'était jamais arrivé par le passé.

Sortant de ses douces pensées, elle continue son interrogatoire pour être sur d'avoir bien compris.

- Comment me voyais-tu ?

- En premier, comme une gêne, ensuite comme une femme trop indépendante qui ne serait pas facilement manipulable et une femme que l'on ne peut manipuler est dangereuse pour la survie des vampires.

- Pourtant nous vous servons de dîner.

- Les mortels ne sont pas très à vivre en sachant qu'ils ne sont pas en haut de la chaîne alimentaire. Ils déclencheraient des guerres, s’entre-tueraient, mettraient leur monde à feu et à sang. Crois-moi, il vaut mieux que nous restions dans l'ombre. Et les terroriser alors qu'ils ne savent qui nous sommes, est un bon passe-temps dit-il avec son sourire de psychopathe.

- Je comprends, enfin je crois.

-Y a-t-il quelque chose que tu ne comprends pas ? Plaisante-t-il.

Caïus n'aime pas la voir ainsi. Même s’ils ne se connaissent pas beaucoup, il la préfère souriante.

- J'aime savoir ce qui se passe autour de moi pour m'en sortir... Le mieux possible.

- Tu voulais dire vivante ?

- En partie, dit-elle en baissant les yeux.

- N'ait pas honte de ton passé, jamais. Il fait de toi ce que tu es aujourd'hui et j'apprécie la femme que j'ai en face de moi. Une battante qui malgré son âge s'en est très bien sortie.

Il lui caresse la joue, remontant quelque peu le plaisir d'Hermione. Il est loin de se douter du bien qu'il fait à la jeune femme qui entend pour la première fois de sa vie se sent comprise et apprécier à sa juste valeur. Même si elle trouve bizarre qu'un homme qu'elle ne connaît quasiment pas la comprenne si bien.

- Je te sens perplexe.

- Je le suis, dit elle en se reculant afin de garder les idées claires. Même si tu m'as expliqué ce que nous étions, ce n'est pas, je ne comprends pas, il y a certaine chose que je ressens, c'est bizarre.

Caïus se retient de rire.

- Quoi ? Demande Hermione.

En temps normal, la brune l'aurait mal pris mais là, elle semble, elle aussi, amusée.

- Aller dis-moi, insiste-t-elle vu qu'il reste silencieux à la fixer.

- Vas-tu me remettre la tête à l'envers, demande-t-il mi-figue mi-raisin.

Cette fois c'est à Hermione de rire à gorge déployée.

- Tu n'as pas aimé.

- Tu connais des personnes qui apprécient ? Boude-t-il gentiment.

- Non mais certains sont moins susceptibles que d'autres, plaisante-t-elle.

- Je ne suis pas susceptible, dit il de mauvaise foi.

- Mais bien sûr Pinocchio !

Caïus gronde doucement pour ne pas l'effrayer et s'avance vers elle pour la « punir » mais la jeune femme s'en va en courant, riant. La vampire pourrait la rattraper en une seconde mais pour la première fois depuis des siècles, il a envie de s'amuser et joue avec elle, profitant de son rire et de ses regards.

Le vampire en lui s'amuse, mais sa patience étant toujours limité, il l'attrape et la plaque contre le mur, la bloquant avec son corps. Il sourit fier de lui, pas de l'avoir attrapé, cela a été facile mais parce qu'il ne lui à pas fait de mal, en fin il pense, vu qu'il n'a entendu aucun craquement venant de son corps.

Le temps que la jeune femme reprenne son souffle, il l'admire aimant son regard pétillant et amusé, son souffle saccadé. Une image bien plus salasse lui vient en tête. Son corps nu sous le sien, se tortillant, gémissant son nom encore et encore.

Hermione ne s'était pas amusée depuis longtemps. Elle se rend compte que tous les deux sont mal partis et qu'ils se sont jugés trop vite. A moins qu'elle est complètement changée de mentalité après qu'il lui ait expliqué ce qu'ils sont vraiment l'un pour l'autre. ça la miss je sais tout ne le saura peut-être jamais. Ce qui est sur s'est que la jeune femme apprécie le vampire qu'elle a devant elle ou plutôt collé à elle.

Hermione n'est pas la plus experte en homme mais la bosse contre son ventre lui indique que lui aussi apprécie d'être ici. D'ailleurs ses joues se colorent. Elle ne sait jamais menti en le trouvant magnifique surtout depuis qu'il n'a plus plaqué ses cheveux en arrière et le fait de savoir qu'il la trouve attirante la flatte. Son pauvre petit humain réagit face à la beauté parfaite du vampire même si pour la jeune femme, il est important qu'il ne soit pas un gros con égocentrique.

- Tu sens tellement bon, murmure-t-il.

Hermione rougit encore plus, s'imaginant qu'il peut sentir certaine chose qu'elle ne veut pas qu'il sache. Pas pour le moment du moins…

Les premières secondes, le roi ne comprend la gène évidente de la jeune femme, jusqu'à ce qu'une douce odeur lui remonte au nez. Il ferme les yeux, canalisant tout son self-control pour ne pas la prendre ici devant la porte de la salle de bain. Pour essayer de sa calmer il met son visage dans les cheveux de la jeune femme.

Hermione qui a compris son dilemme se tortille pour se reculer et lui donner de l’espace. Caïus gronde fortement et lui bloque les hanches.

- Ne bouge pas, dit il d'une voix rauque, sauf si tu veux que je te prenne contre ce mur.

Hermione est à la fois excitée et inquiète. Après tout, il y a une grosse différence entre faire l'amour avec un humain et un vampire.

Après avoir failli perdre le contrôle, le roi se reprend assez vite, se concentrant sur sa compagne fragile qu'il pourrait briser facilement. Même le monstre en lui veut revendiquer sa moitié, il sait aussi qu'il n'est pas habitué au contact humain. Chose que Caïus va travailler ardemment.

Après se qui semble durer des heures, le blond se recule et la fixe. Il voit de l'étonnement dans son regard ambre.

- Tu ne te rends pas compte de l'effet que tu as sur moi.

ce n'est pas une question. Hermione n'a jamais fait attention aux regards des autres, au départ parce que les gens étaient méchants avec elle, ensuite, elle a arrêté d'y prêter attention sauf pour ses meilleurs amis.

- Je ne fais pas vraiment attention à ce que pensent les autres de moi, murmure-t-elle gênée. Je ne le fais pas exprès, s’excuse-t-elle.

Il lui relève la tête.

- Qui a osé te rabaisser de la sorte ? S'énerve le vampire.

- Ils n'ont plus d’importance.

Son instinct lui dit de le prendre dans ses bras pour le détendre, ce qu'elle fait.

- Qui ?

- Des enfants mal éduquées. Qu'importe.

- Ils t'ont blessé.

- Oui ils l'ont fait mais maintenant, je n'y prête plus attention.

Hermione cherche ses mots pour qu'il comprenne correctement.

- J'ai relégué tout ça au second plan, et lorsque je dois m'ouvrir, s’est compliqué. Je ne suis pas douée avec tout ça.

Caïus sourit tendrement.

- Tu es parfaite pour moi, ne l'oublie pas.

Il se baisse et l'embrasse lui exprimant se qu'il ne peut dire avec des mots.

OoO

A suivre…

Toute critique est autorisé !

>

Chapitre 11

- J'ai relégué tout ça au second plan, et lorsque je dois m'ouvrir, s’est compliqué. Je ne suis pas douée avec tout ça.

 

 

Caïus sourit tendrement.

 

 

- Tu es parfaite pour moi, ne l'oublie pas.

 

 

Il se baisse et l'embrasse lui exprimant ce qu'il ne peut dire avec des mots.

 

Lorsqu'ils se séparent, Hermione est à bout de souffle comme pour ses précédents baisers, son cœur donne l'impression qu'il veut sortir de sa poitrine.

 

 

- Je vais être cardiaque avant l'heure, plaisante-t-elle pour se redonner contenance.

 

 

Caïus va pour répondre quand ils entendent frapper à la porte. Hermione se détache afin d'aller ouvrir pour se retrouver en face d'une petite vampire blonde qui dit vaguement quelque chose à la sorcière.

 

 

- Jane, demande Caïus arrivant derrière Hermione. Un problème ?

- Non mon seigneur. La nuit approche.

 

 

La petite vampire exprime de façon détourner qu'il est tant de retourner à la réalité.

 

 

- Nous allons passer quelques jours ici. Ensuite nous rentrerons en Italie, affirme-t-il.

 

 

Hermione se retourne doucement vers lui, ne sachant comment interpréter ses paroles.

 

 

- Pardon ??

 

 

Jane qui de premier abord n'aimait pas l'humaine, commence à l'apprécier un peu, ce qui pour elle est un gros progrès. La petite blonde pourrait l'aider à comprendre son roi, mais elle ne veut pas interférer non seulement parce qu'elle y perdrait sûrement un bras mais aussi parce que c'est plus drôle de les voir inter-réagir. Son maître n'est pas très doué pour parler aux femmes surtout avec celle-là. Cela promet des disputes explosives dans le château et Jane ne voudra pas les louper.

 

Hermione ne sait pas si elle doit être énervée ou déçu. Énervée parce qu'il vient la voir chez elle, entre dans sa vie - s'embrasse, ce qui n'est pas négligeable surtout pour elle - et qu'ensuite il compte repartir ? En plus il s'invite chez elle ? Bon ça, elle risque d'apprécier, même si ça ne dure que peu de temps, vu la bonne humeur qui circule dans son corps. Et avec sa discussion avec Caïus, il n'y a plus de doute, c'est lui qui la fait se sentir bien. Et là, il veut repartir en Italie ?

 

 

- Jane, vous êtes la bienvenue, il y a une salle d'eau au premier et vous pouvez utiliser la chambre d'ami, première porte à gauche, dit elle poliment, tout en expliquant de partir, elle doit botter les fesses d'un roi….

 

 

Après un bref signe de tête, Jane passe à côté du couple, se retenant de lancer un regard moqueur à son maître.

 

Ignorant le blond, elle se dirige vers la cuisine pour ce faire un casse-croûte. Il la suit en silence. Il met quelques minutes à comprendre qu'il a dit quelque chose qui ne va pas. La question est quoi ? Décidément son âme sœur est bien complexe, il va mettre des siècles à la comprendre pleinement et ça se n'est pas sur...

 

Il prend son mal en patience, et la laisse manger en silence, l'ignorant superbement. Cette femme va le rendre fou.

Hermione voit bien qu'il se retient de la secouer, mais elle n'aime pas être prise pour une idiote surtout après avoir échangé un baiser. Puis il n'est pas le seul à avoir le monopole de la colère, elle aussi se retient de lui jeter un sort entre les yeux. Néanmoins, la jeune femme prend pitié de lui.

 

 

- Quand comptes-tu repartir ? Demande t' elle de sa voix la plus nonchalante, comme si cela ne l'importait pas.

 

Bien sur, la jeune femme ne le regarde pas, sinon, il verrait à quel point, il l'a blessé et ça, qu'importe qui ils sont l'un pour l'autre, elle refuse de lui montrer sa faiblesse. Après tout, il pourrait s'en servir. Hermione ne veut plus être la marionnette de qui que se soit. Fini les hommes qui la font culpabiliser.

La jeune femme s'attend à une réponse franche et direct de sa part ou encore à une moquerie, mais ce qu'il fait la surprend vraiment.

 

Caïus a envie de lui arracher sa nourriture des mains et de lui ordonner de parler, mais il sait qu'elle n'est pas un de ses sujets et qu'avec son caractère, il n'obtiendrait rien d'elle, si ce n'est l'inverse. Sa sorcière est sa compagne, il doit la traiter comme telle, avec respect et tout faire pour qu'elle soit heureuse même si pour le moment, il ne s'y prend pas très bien. Seulement, ça il ne l'avouera jamais, mais il fera tout pour voir son sourire.

 

Lorsqu' Hermione se décide enfin à parler, Caïus est estomaqué de sa conclusion. Comment peut-elle penser une seconde qu'il va la laisser ? Certes leur conversation à mis certaines choses au clair mais ne comprend t' elle pas qu'il ne la laissera plu jamais repartir, qu'elle le veuille ou non…

 

Afin de bien lui faire comprendre qu'il ne laissera plus jamais un autre l'approcher, il se rapproche très vite, la soulève sur le prend de travail, s'installe entre ses jambes, garde une main sur sa fesse, l'autre dans sa nuque. Il voudrait la serrer pour lui expliquer sa possession, seulement n'étant pas sûr de sa force, il s'abstient, ce qui ne l’empêche pas de l'embrasser fortement.

 

Hermione est d'abord inquiète de sa posture rigide et de son regard froid - n'importe quel humain aurait eu peur et serait parti en courant, mais elle sait que jamais il ne lui ferait de mal intentionnellement – avant qu'elle ne s'en rende compte, le vampire est entre ses cuisses, l'embrassant sans retenu.

 

Au début surprise, elle se laisse vite aller, appréciant la façon dont il la tient. Certaines femmes pourraient se sentir rabaissée par ce geste possessif mais Hermione l'apprécie, se sent totalement en sécurité et apprécie de savoir qu'il prend le contrôle.

 

De plus en plus excitée par leur baiser, elle se rapproche de lui, s'accrochant à son bras musclé et à sa chemise. Timidement, elle va même jusqu'à enrouler ses jambes autour de sa taille. Le roi gronde à son contact et avance les hanches vers elle, la faisant gémir dans sa bouche.

 

Lorsqu'il se recule afin de ne pas perdre complètement le contrôle, la jeune femme est à bout de souffle, son regard reflète le sien, plein de désir.

 

Caïus fait glisser sa main sur la gorge d' Hermione. Il voudrait lui expliquer qu'elle est sienne mais n'étant pas sûr de sa réaction, il se fait plus diplomate.

 

 

- Tu es ma compagne, là ou je vais, tu vas.

 

 

Bon, c'est mieux, ce dit-il, pas encore parfait vu le haussement de sourcil de la jeune femme.

 

Hermione ne sait pas trop quoi répondre à cela. Elle est à la fois excitée par sa possession et à la fois courroucée qu'il ne lui demande pas son avis.

 

Depuis le début, Hermione a compris qu'il n'était pas mortel et qu'il ne voit sûrement pas les choses comme le reste de la planète mais là, elle ne sait comment réagir.

 

 

- Et ce ton marche avec toutes les femmes que tu veux ramener dans ton lit ?

 

 

Il se rapproche dangereusement d'elle, pour sa santé mentale.

 

 

- Qui te dit que je veux te ramener dans mon lit, plaisante-t-il.

 

 

Hermione hausse un sourcil, sachant qu'elle n'est pas la plus attirante des femmes mais voyant le comportement du vampire, la jeune femme sait comment leur relation va finir et au fond d'elle, attend ce moment avec impatience.

 

 

- Il est vrai que je n'ai pas été discret quant à mes intentions à ton égard, mais qui te dit qu'il y en a eu beaucoup d'autres ?

 

 

Hermione fait un pas en arrière et le regarde de haut en bas.

 

 

- Tu es sérieux là ?

 

 

C'est au tour du roi de hausser un sourcil, ne suivant pas les réflexions de sa compagne. Hermione ne comprend que lorsque les gens le regarde, il voit quelqu'un de dangereux dont il faut s'éloigner rapidement.

Voyant qu'il ne répond rien, Hermione soupire et se lance dans son explication essayent de ne pas être gênée. Comment ne peut-il pas se rendre compte de l'impact qu'il a sur les autres ?

 

 

- Voyons, tu es un très bel homme, tu dois attirer beaucoup de femmes qui n'attendent qu'un signe de ta part.

 

 

Caïus secoue la tête négativement, se rapproche de la jeune femme, l'assoie sur le plan de travail et s'installe entre ses jambes. Délicatement, il caresse sa joue.

 

 

- Tu ne me vois pas comme les autres. Tu me vois comme un homme, mais je suis un vampire, un prédateur et les humains me voient comme tels.

- Tu veux qu'ils te voient ainsi, constate-t-elle sans jugement.

- Les humains ne doivent pas nous approcher, sauf lorsqu'ils nous servent de nourriture.

 

Hermione ne peut qu'imaginer le monstre qu'il peut devenir, elle l'a vu en colère et sachant ce que peuvent faitre d'autres « monstres » Hermione ne doute pas de la cruauté qui est en lui, pourtant elle n'est pas effrayée. Puis, après avoir vu Voldemort, Caïus est plus agréable à regarder et la jeune femme sait qu'il ne lui fera jamais de mal volontairement.

 

- Est ce que je te servirai de repas ?

- Non, jamais, dit-il ferme.

- Mon sang ne te plaît pas ? Dit-elle piqué dans sa fierté.

 

Lorsque Caïus lui fait son plus beau sourire, son cœur s'emballe.

 

- Je te tuerai et cela n'est pas une possibilité, dit-il avec un caresse sur sa joue.

 

Caïus n'est pas le genre d'homme a être tactile, il ne l'était pas avec son ex-compagne mais avec la petite chose fragile devant lui, il ne peut retenir ses gestes.

Hermione sent qu'il ne lui dit pas tout, mais elle n'insiste pas. Les choses seront dites en temps et en heure. Et il est possible qu'elle n'est pas le droit de savoir.

 

Jane les laisse discuter et s'amuse de leur situation. Son roi a besoin de retrouver ses bonnes manières et de se sociabiliser, du moins avec sa compagne. Pour tous les autres, sa réputation intraitable est un avantage non négligeable pour conserver le pouvoir et la paix entre vampires. Ceux qui s'opposent à leur régime sont des idiots. Ils vivent en paix, du moins autant qu'ils puissent l'être.

 

Néanmoins, la petite blonde finit par descendre pour les trouver dans une position intime. Jane ne pensait pas qu'ils étaient déjà si proches. L'humaine semblait plus réservée, mais après tout, ils sont des âme-sœurs, le lien est puissant, de ce qu'on lui a raconté. Jane voudrait détourner les yeux afin de leur laisser de l'intimité, pourtant elle continue de les observer, les voyant en harmonie alors qu'ils n'ont passé que peu de temps ensemble. Même si elle ne n'avouera jamais - même pas à son frère – elle aussi veut trouver la personne qui partagera son éternité.

 

 

- Tu souhaites quelque chose Jane ? Demande Caïus.

 

 

Hermione se rend compte de la présence de l'autre vampire, se cache derrière le corps de son compagnon. Caïus caresse sa nuque la protégeant et la rassurant. Par contre il est étonné de la gêne de Jane même si elle ne le montre que quelques secondes.

 

- Souhaitez-vous un repas ?

 

La brune le regarde attentivement, cherchant un signe qui pourrait indiquer une faim potentielle, mais elle ne voit rien, puis elle ne sait pas vraiment quoi chercher. Caïus baisse les yeux, guettant une réaction de peur venant de la créature fragile dans ses bras. Encore une fois, Hermione le surprend, il n'y voit que de l'inquiétude pour lui.

 

- Non.

 

Hermione entend plus qu'une simple réponse, elle entend des non-dits. Encore une fois, sa bouche reste close. Hermione voudrait tellement en savoir plus sur eux et leur façon de vivre. C'est son côté Miss je-sais-tout qui aime apprendre et aussi parce qu'elle commence à apprécier le vampire a ses côtés.

 

Caïus, même si la fin commence à se faire sentir, ne veut pas la laisser et il ne veut pas encore lui faire peur. Bien sûr, il n'a pas honte de ce qu'il est et de son choix de nourriture – le roi pense bien sûr aux Cullen – mais il sait que les mortels sont facilement impressionnables. Il n'oublie pas que sa compagne est différente, mais ne veut pas prendre de risque. Elle est bien trop maligne pour se cacher et lui courir après ne va pas être son jeu favori, à moins qu'ils soient nus dans sa chambre…

 

La fin de journée se passe rapidement et calmement vu les événements de la journée, c'est une bonne chose. Chacun apprend se connaître en abordant des sujets légers, ni l'un ni l'autre ne veut entamer une dispute et c'est mieux vu leur caractère volcanique à tous les deux.

 

Hermione pense qu'elle va passer une bonne nuit de sommeil, c'est sans compter sur le roi qui s'invite dans sa chambre sous l’œil amusé de l'autre vampire.

 

- Tu sais, je ne vais pas m'enfuir, plaisante-t-elle à moitié. Je peux dormir seule.

 

Même si Hermione trouve cela touchant qu'il ne veuille plus la quitter, elle est gênée. Après tout ils n'ont pas vraiment commencé leur relation et dormir ensemble est une grosse étape, quelque chose d'intime.

 

La jeune femme a envie de demander de l'aide à Jane mais Hermione sent qu'elle ne l'aidera pas. Son idée est confirmé lorsque la vampire claque la porte de la chambre d'ami.

 

Caïus voit que sa compagne n'est pas très heureuse qu'il s'invite dans sa chambre et en temps normal il la laisserait se reposer seule mais la séparation n'a pas été facile pour lui aussi. Il craint que son self contrôle soit arriver au bout.

 

Dans la tête d'un vampire, lorsqu'il trouve sa moitié, il se doit de la protéger et de veiller sur elle. Là, il a failli a sa tache et a besoin de se rattraper. Seulement, après avoir passé plusieurs siècles à rejeter la plus part des contacts amicaux et autres, il ne sait plus vraiment comment se comporter normalement envers les autres et surtout envers la susceptibilité féminine. Et cela, malgré les siècles qui passent, les femmes sont parfois difficiles à décrypter.

 

Néanmoins, il n'est pas près de lâcher du terrain. Le vampire en lui a besoin de la garder proche ; sinon il pourrait devenir plus à cran, pour ensuite devenir très possessif jusqu'à ce qu'ils se revendiquent l'un l'autre. Et ça, jamais il ne la poussera à aller plus vite qu'elle ne le souhaite. En plus d'un millénaire, il n'a jamais eu à forcer une femme, il ne va pas souiller son âme avec un acte aussi barbare. Il ne se pardonnera jamais s'il lui faisait mal.

 

Trouvant son courage gryffondorien, elle se prépare pour un affrontement, elle sait qu'il est buté. Pourtant, lorsqu' Hermione croise son regard, elle n'y voit aucune rébellion, juste un besoin – primitif ?- douloureux d'être près d'elle.

 

- Viens, dit-elle dans un murmure.

 

Hermione se dit que sa gentillesse la perdra, pourtant lorsqu'il s'allonge nonchalamment sur son lit, au-dessus des couvertures, les mains croisées derrière sa tête, les cheveux légèrement en désordre, La jeune femme se dit que la vie n'est pas si mal faite.

 

OoO

 

A suivre…

 

Tous les avis sont les bienvenus.

Chapitre 12

- Viens, dit-elle dans un murmure.

 

Hermione se dit que sa gentillesse la perdra, pourtant lorsqu'il s'allonge nonchalamment sur son lit, au-dessus des couvertures, les mains croisées derrière sa tête, les cheveux légèrement en désordre, La jeune femme se dit que la vie n'est pas si mal faite.

 

Après avoir passé quelques seconds à l'admirer, elle part se changer pour la nuit. En trouvant son pyjama confortable -mais à mille kilomètres d'être sexy-, pour la première fois, Hermione préférait quelque chose de mois agréable à porter mais plus attrayant. En dernier recours, elle fouille dans la pièce à la recherche de vêtements plus présentable.

 

Durant sa recherche, Hermione se stoppe, se demandant ce qu'elle est en train de faire. Jamais pour ses ex-copain, elle a fait attention à ce qu'elle portait pour dormir. Alors pourquoi là, c'est différent ? La réponse s'impose d'elle-même dans sa tête, parce qu'il est son compagnon, l'autre moitié de son âme. Hermione a vécu des choses invraisemblable dans sa vie mais là, elle vient encore de passer une nouvelle étape.

 

Se dire qu'il est une partie de son être et ne pas en être choquée… Surtout, qu'Hermione reste une jeune femme indépendante qui a toujours eu du mal avec les contes de princesses, même enfant. Néanmoins, cette fois, Hermione se sent être l'une d'elle, se préparant à rejoindre son prince charmant, même si le sien sort des routes, ce qui lui convient parfaitement. Elle ne voudrait pas d'un homme doux et délicat. Hermione se rend vraiment compte que Caïus est finalement celui qu'il lui faut, avec qui elle sera heureuse.

 

Après avoir enlevé son sourire niais de son visage, elle se remet au travail, trouvant quelques secondes plus tard, un débardeur noir mais pas de pantalon adapté pour la nuit et rester en culotte n'est pas envisageable. Hermione soupire en mettant son bas de pyjama. Après un bref coup d'oeil dans le miroir, elle se dirige les jambes tremblantes vers sa chambre et l'homme le plus sexy qui lui ait été donné de voir et il est sien…

 

Lorsque sa sorcière par se changer, il se force à ne pas la suivre – bien que ça ne soit pas si difficile, il est à peu près sûr de se prendre un sort entre les deux yeux – alors pour s'occuper, il observe l'intimité de la jeune femme sans toucher à rien, bien conscient du privilège d'être dans cette pièce. En étant avec elle, il retrouve des sensations et des émotions qu'il n'avait pas ressenties depuis des décennies voir des siècles. Il ne sait pas comment réagir, après tout, il a mis très longtemps à se forger sa carapace de roi intraitable et pour le moment, il n'est pas sur de savoir gérer les deux. Pencher d'un côté ou de l'autre peut être dangereux. Mais sa sorcière vaut la peine de l'intégrer pleinement à sa vie et à ses responsabilités.

 

En attendant son retour, Caïus essaye d'en savoir plus et observe les photos. Certaines sont sûrement avec ses parents et d'autres avec ses amis. Il les passe rapidement avant de revenir vers certaines, persuadé d'avoir vu les personnages bougés. Il fixe une photo d'Hermione jeune avec deux garçons de son age. Les trois jeunes finissent par lui faire des gestes de la main. Caïus ne sait pas s'il doit leur répondre ou pas. Dans le doute, il ne fait rien, n'aimant pas passer pour un idiot. Les autres photos d'Hermione et ses amis bougent. Certains font des signes d'autres refont éternellement les même gestes. L'homme qui était leur correspondant a vraiment été très vague sur leur monde ; pourtant il devait expliquer certaines choses. Après avoir remémoré ses souvenirs, Caïus se rend compte que les seules choses concrètes qu'ils savent viennent d'Hermione.

 

La porte grince laissant passer le chat d'Hermione, qui crache en le voyant allonger à sa place. Vu que sa maîtresse n'est pas là, il gronde pour faire fuir le chat, mais celui-ci répond, nullement impressionné. Il entend à quelques mètres de là, Jane se moquer discrètement. Le roi ne lui en tient pas rigueur. Après tout, les animaux les fuient, mais apparemment pas les animaux des sorciers parce qu'il ne fait aucun doute que ce chat roux fait partie du monde de sa compagne. Il est différemment physiquement.

 

Les deux se fixent toujours avec haine lorsqu' Hermione revient. L'horrible chat vient se frotter contre les jambes de sa maîtresse, en ronronnant. Caïus est persuadé que l'animal le nargue. Malgré lui, il gronde, furieux que l'on se moque de lui. En temps normal il lui aurait peut-être brisé sa nuque pour le principe, seulement, il est LE chat d'Hermione et lui faire de la peine n'est pas envisageable.

 

Hermione en entrant dans sa chambre n'ose pas regarder le vampire. Pourtant lorsque le vampire gronde, elle ne peut s’empêcher de le regarder pour le voir fixer méchamment Pattenrond. Malgré elle, Hermione pouffe de rire.

 

 

- Ne te moque pas, dit-il de mauvaise humeur.

 

 

À sa phrase, elle rigole vraiment. Le roi voudrait être vexé mais voyant que sa compagne se relâche en sa présence, il préfère ne pas relever.

 

 

- Es-tu jaloux d’un chat ? Demande t’elle en le rejoignant sur le lit.

 

 

Hermione se sent maladroite. Jamais elle ne s’est senti aussi intimidé par un homme. Pour se donner contenance, elle s’installe sous les couvertures et les remonte jusque sous son menton.

 

Caïus se demande si sa jolie compagne a déjà eu un homme dans son lit. En allant à cette constatation il se maudit d’avoir insisté pour passer la nuit en sa compagnie. Le roi est près à se lever et quitter la chambre pour ne pas gêner sa fragile humaine quand elle bouge pour se mettre plus alaise.

 

La jeune sorcière se rend compte que son comportement est stupide, surtout en voyant le vampire se raidir. Doucement, elle baisse les couvertures et se remonte pour être à moitié assise. Même si Hermione ne le connaît pas beaucoup, elle pense qu’il ne lui fera rien faire contre sa volonté. Il n’est pas ce genre de personne. Bien sûr, nul n’a de doute quant au fait qu’il n’est pas ce que l’on pourrait appeler un gentil garçon.

 

Quelques minutes passent en silence, seul Pattenrond est bien et après quelques caresses de sa maîtresse, vient se coucher sur le ventre du vampire. Hermione est étonnée avant de sourire. Caïus, lui est choqué. Néanmoins, en voyant le visage crispé du blond, la jeune femme enlève son chat en prenant soin de ne pas toucher le torse du vampire. Elle ne sait pas si ça serait une bonne chose de le toucher. Son corps veut cette proximité, mais elle ne sait pas si c’est réciproque. Et mettre un vampire en colère n’est pas une bonne idée.

 

Pattenrond, une fois posé revient immédiatement à sa place.

 

- Je ne sais pas si c’est une bonne chose ou non.

 

Elle va pour le reprendre, inconsciente de l’effet qu’elle provoque chez lui. Afin d’éviter d’envoyer voler le chat pour y mettre Hermione à la place, il l’arrête en touchant légèrement son bras.

 

- Il ne me dérange pas.

 

Hermione, stoppé dans son élan, fixe son visage.

 

- Non ? On dirait que tu viens de te prendre un cognart en plein ventre, sourit-t-elle.

- Même si je ne sais pas ce qu’est un cognart, sache que cela fait bien longtemps que personne n’a réussi à me frapper, dit-il non sans une pointe de vanité.

 

Hermione est malgré elle, est émoustillée de toute la testostérone qui découle de sa phrase. Elle n’est même pas sûr qu’il s’en rend compte.

Caïus ne comprend pas pourquoi – même s’il ne s’en plaint pas – Hermione est excitée, surtout que c’est lui qui a sa poitrine sous le nez depuis qu’il l’a arrêté et qu’elle n’a pas bougée, sûrement inconsciente de sa position.

Comprenant qu’elle peut être susceptible, il la joue finement et se redresse, sachant qu’elle se reculera d’elle-même. Afin de cacher son début d’érection, il se met face à elle, détendant légèrement son pantalon. Le vampire en lui veut se débattre et prendre sa compagne mais l’homme civilisé en lui, garde - pour le moment – le contrôle.

Ne tentant pas son peu de contrôle, il se change les idées en l’interrogeant sur cet objet qui doit être magique.

 

Il voit briller un éclat dans ses yeux, la rendant encore plus jolie, espérant que dans quelques siècles il aura toujours le privilège de le voir.

Après s’être installée face à lui mais toujours sous ses couvertures, Hermione lui explique que c’est une des balles pour le sport favori des sorciers et lui explique brièvement en quoi cela consiste. Caïus reste septique et a dû mal à la croire. Des balais volants ? Des balles qui attaquent et d’autres qui s’enfuient ? Et e tout dans une école ? Impossible. Bien qu’avec sa jolie compagne, ce mot ne pas signifier grand-chose.

 

- Tu ne me crois pas, constate-t-elle.

- N’es-tu pas en colère ?

- Non, dit-elle dans un souffle. Même après toutes ses années, je suis encore surprise par ce qu’il m’arrive de voir et ce que je suis capable de faire.

- Es-tu capable de faire voler un balai ?

 

Hermione grimace. Caïus sourit triomphant.

 

- Tu t’es moqué de moi avec ce soi-disant sport.

 

La jeune femme fronce les sourcils, la colère montant, néanmoins, elle arrive à se calmer, se rappelant qu’elle aussi étant enfant n’avait pas cru le professeur McGonagall avant d’avoir des preuves ; puis pourquoi voudrait-elle se moquer ? Le vampire est assez soupe au lait et étant honnête envers elle-même, la jeune femme ne veut pas le voir partir pour cette fois ne jamais revenir.

 

- Je ne me moque pas, dit-elle d’une voix douce. Je trouve ce sport violent et même si mon meilleur ami y joue… Oh.

 

Caïus aurait parié qu’elle allait mal le prendre mais non, sa sorcière s’est radouci. D’ailleurs, elle se lève et fouille dans un de ses tiroirs de commode – lui laissant admiré son corps - avant de revenir trop vite dans son lit.

Au sourire confiant qu’elle aborde, le roi se sent prit au piège et ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Pourtant avec la jeune femme, il devrait être habitué vu les situations délicates dans lesquels elle l’a déjà mis…

 

- Afin que tu n’es pas l’idée stupide de me traiter de menteuse, ce qui serait extrêmement fâcheux de ta part, dit elle le fusillant du regard.

 

Malgré lui, Caïus sourit, aimant le côté volcanique de sa compagne. La voyant froncé les sourcils, il clarifie les choses.

 

- J’aime que ma compagne est du caractère, dit-il en se rapprochant d’elle pour lui voler un baiser.

- Bien.

 

Hermione veut avoir une ton ferme, mais sa voix est légèrement tremblante, appréciant le baiser rapide.

 

- Qu’est-ce que c’est ? Demande le roi ne voulant pas la mettre dans l’embarra.

- Un de mes nombreux albums photos de mon école.

 

Hermione tourne les pages cherchant les photos d’Harry et Ron durant un match. Un sourire apparaît sur son visage voyant une photo de Ron à moitié malade avant le début. Colin avait fait de super photo.

Caïus s’est rapproché pour mieux voir. Comme certaines photos accrochées au mur, celles-ci bougent toutes. Ils restent ébahis devant ce qu’il voit.

 

- C’est… commence-t-il sans trouver les mots.

- Magique ? Impressionnant ? Bizarre ?

 

Le vampire ne répond pas, cherchant dans ses nombreux souvenirs, les discussions qu’il a pu avoir avec les correspondants sorciers qui sont venus au château. Aucun d’eux ne leur a donné rendez vous dans endroits magiques. Au début les rois ne s’en sont pas formalisés, pensant qu’étant les prédateurs les plus puissants de la planète, les sorciers ne voulaient pas mettre les leurs en danger. Par la suite, le doute s’est installé. Qu’avaient-ils donc à cacher ? Il y a failli, à plusieurs reprises, avoir une guerre entre les deux espèces, pour les non-dits et les cachotteries. Après tous les sorciers savaient ou trouvé les rois alors qu’eux n’avaient pas la moindre trace de leur existence…

 

Caïus se rend compte que les échanges ont été déloyaux parce qu’au final, les vampires en savent très peu sur le monde des sorciers surtout depuis qu’il connaît Hermione. Bien sûr les rois les ont sous-estimés, ils les pensaient juste avec un don, et pas une seconde, ils ont imaginé qu’ils étaient si organisés, qu’ils n’avaient pas besoin du reste du monde, ce qui fait assez peur à ses rois qui se prenaient pour les plus forts au monde.

 

Leur dernier correspondant a été vague, disant que leurs jeunes étaient suivis et guidés, mais à chaque fois, il répondait sans vraiment le faire. S’il était encore vivant Caïus lui dirait sa façon de penser…

 

Caïus est sorti de ses pensées par une main chaude sur sa joue.

 

En temps normal, lorsqu’il commence à se mettre en colère et qu’on le touche, il attaque et généralement ça fini mal pour son adversaire, même son ex-compagne a plusieurs fois été éjecté sans qu’il ne la blesse vraiment. Une petite partie de lui savait qui elle était et qu’il ne fallait pas lui faire de mal, même si la vampire n’appréciait pas et était vexée, ce qui est compréhensible mais qui n’a jamais donné d’état d’âme au roi.

 

Seulement, avec Hermione, les choses sont différentes. Il inspire en posant doucement sa main sur la sienne.

 

- Ou étais-tu parti ?

- Loin dans mes souvenirs, dit-il en tournant la tête pour la regarder.

- Mauvais ?

- On peut dire cela.

 

Hermione fait timidement glisser ses doigts sur sa joue.

 

- Quel âge as-tu ?

- Me trouves-tu vieux ? Ne peut s’empêcher de plaisanter à moitié Caïus, ne voulant pas s’aventurer sur ce sujet.

 

Comment pourrait-il lui dire qu’il a dépassé les milles ans ? Hermione est peut-être une sorcière mais, elle n’en est pas moins mortelle et même pour les vampires, c’est quelque chose qu’ils ont du mal à concevoir. Après tout, leur monde est dangereux, ils sont tous des prédateurs avec très peu de contrôle…

 

Caïus se dit qu’il va falloir faire quelque chose avant que les mortels se mettent à les traquer et tous les tuer avec leurs nouvelles armes de destructions massives. Après tout, qu’importe l’arme, une décapitation reste une décapitation… Et si quelqu’un s’en prenait à Hermione, il tuerait tout le monde, créant un bain de sang.

 

Hermione pouffe de rire, le sortant de ses sombres pensées. Le roi est une fois de plus étonné par son comportement.

 

- J’espère qu’un jour, tu me feras suffisamment confiance pour me parler, murmure-t-elle.

 

Sans qu’elle ne s’en rende compte, Hermione se retrouve allongée sur le dos, Caïus au-dessus, son visage très proche du sien..

 

- Cela veut-il dire que tu vas rester avec moi ? Demande Caïus d’une voix rauque cachant son stress.

 

Hermione rougit, comprenant soudainement le vrai sens de ses paroles. Hermione comprend aussi que peut-importe la force qu’elle mettra à se dire qu’elle veut continuer son chemin tracé avec précision, la jeune femme veut plus que tout rester avec le vampire, non, son vampire.

 

OoO

 

A suivre…

Pardon du retard !

J’espère que vous avez quand même apprécié ce chapitre.

Bisous

hp-drago

Chapitre 13

Hermione rougit, comprenant soudainement le vrai sens de ses paroles. Hermione comprend aussi que peut-importe la force qu’elle mettra à se dire qu’elle veut continuer son chemin tracé avec précision, la jeune femme veut plus que tout rester avec le vampire, non, son vampire.

- Oui. Mon corps te… reconnaît, te veut, dit-elle perdue. La partie rationnelle en moi ne voulait pas accepter d’être autant dépendante de toi alors que nous ne nous connaissons presque pas. Mais la miss je-sais-tout en moi a compris que je ne pouvais pas, que je ne voulais pas lutter contre ce bien être.

Caïus fronce les sourcils.

- As-tu peur d’être heureuse ? Demande-t-il septique.

Il est rare de trouver une personne comme elle.

- A ce qui lui est relié, dit-elle après avoir réfléchit quelques secondes.

- Qu’as-tu vécu pour être si réticente au bonheur ?

- Je suppose que c’est lié à la peur de perdre une personne proche.

Caïus ne pose plus de question, même s’il en meurt d’envie, il n’est pas sur de pouvoir gardé le contrôle si sa fragile compagne continue de souffrir. Ses envies de meurtres risquent d’être violente tant qu’il n’aura pas fait payer les coupables.

Et cela n’est pas du que parce qu’elle est sa compagne mais aussi parce qu’elle si jeune. Selon le roi, aucune jeune femme ne doit souffrir. C’était ce qu’il pensait humain, il le pense toujours mais maintenant, le roi des vampires estime qu’une femme plus mure doit comprendre la dur réalité de la vie… Sauf son Hermione, qu’il voudrait garder dans une bulle afin qu’elle n’ait plus à souffrir.

- J’espère qu’un jour, tu me feras suffisamment confiance pour me parler, reprend-il sa phrase.

OoO

Caïus s’efforce de ne pas regarder Hermione dormir - même si du bout des doigts, il touche sa main - elle risque de ne pas apprécier et il n’est pas pressé de découvrir ce qu’elle peu faire avec sa baguette magique.

Étant roi, il a mille et une autre chose a pensé et il y arrive très bien jusqu’à ce que le chat orange revienne s’allonger encore sur son ventre, et le fixe avec ses yeux ronds.

- Dégage sale bête avant que je ne m’énerve, gronde le roi.

Bien évidemment Pattenrond ne bouge pas et s’installe plus confortablement sur le torse du vampire.

- Foutu animal magique.

- Et tu n’as pas encore vu les hippogriffes ou les dragons, murmure Hermione endormie.

La jeune femme s’est déjà rendormi en se blottissant légèrement contre lui, avant que le roi n’est pu demander ce qu’était le premier animal ou encore si les dragons existent toujours ?

Il y a des siècles de cela, voir un bon millénaire, il pouvait leur arriver de voir occasionnellement un dragon, ses empreintes. Quoi qu’il en soit, ils faisaient partie du folklore.

Caïus se sent heureux et ce n’est pas à cause de sa compagne et ça n’est pas arrivé depuis très longtemps. Est-ce que finalement, il est tombé dans le piège de l’ennui d’être éternel ?

Avant sa rencontre avec Hermione ? Possible. Même s’ils sont rois, ses frères et lui se sont un peu trop reposé… Dès qu’ils rentrent, les choses vont changés…

OoO

- Où vas-tu ? Gronde Caïus.

Mince, cela sonne un peu trop comme une réprimande aux oreilles du nouveau couple. Hermione sort sa baguette et la met sous le nez du vampire. La sorcière furieuse fait jaillir des étincelles qui sont inoffensives , mais elle seule est au courant… Le roi louche et détourne prudemment l’objet de malheur, que la sorcière remet en place.

- Peux-tu répéter ? Articule-t-elle, furieuse.

Le roi a de la chance qu’avec les maladresses de Ron et Harry, elle soit habituée à ce genre de comportement, sinon il aurait sûrement volé à travers la pièce.

- Puis-je t’accompagner ? Demande-t-il plus gentiment.

Hermione baisse sa baguette et esquisse un sourire.

- Non merci.

Elle voit bien que son vampire n’est pas content de la réponse et même si elle apprécie de plus en plus sa présence, elle doit y aller seule.

Caïus va pour ouvrir la bouche mais la jeune femme le devance.

- Fait très très attention à ce que tu vas dire, dit elle en agitant sa baguette.

Caïus se retient de piquer une de ses légendaires crises. Il n’est pas sûr que la maison y résiste.

- En as-tu pour longtemps ?

- Mouais, dit-elle peu dupe. Environ une heure. Si c’est plus long je vous préviendrai…

Hermione fait exprès de ne pas dire plus. Elle met sa cape, s’avance vers le vampire et hésite quelques secondes avant de l’embrasser sur la joue.

La compagne veut montrer à Jane qu’il est sien mais l’humaine reste timide et gênée.

La sorcière ouvre la porte et se retourne vers les deux vampires.

- Ah, j’oubliai !

Elle pointe sa baguette sur le roi.

- Petrificus Totalus.

Caïus la fusille du regard vu qu’il ne peut rien faire d’autre. Il lui promet silencieusement mille et une torture. Non parce qu’il est immobilisé – ça ce n’est pas la première fois - mais surtout parce qu’elle a deviné qu’il contait la suivre.

- Le sort ne va durer que quelques minutes… Jane.

La petite blonde fait un signe de tête vers celle qui monte dans son estime à chaque minute.

Hermione ferme la porte et la seconde suivante, ils n’entendent plus son cœur, signe qu’elle est partie.

Jane s’amuse de la situation de son roi. Ah, douce vengeance… Ça lui apprendra à l’avoir traîné dans tout Londres entouré de mortels insignifiants et égocentrique pour retrouver une mortelle dont elle se méfiait.

Au début, comme tous, elle a été sceptique quand les gardes ont apprit que la brune était sa compagne. Pour la plupart, ils ont connu Anthénodora et ils ne voulaient pas recommencer à subir les problèmes de couple. Certes ces deux-là étaient liés mais la reine – selon Jane – n’était pas à la hauteur du caractère du roi. Peut-être était-ce dû à l’époque où elle est née ? A son éducation ? Qu’importe, elle n’était pas en mesure de gérer le roi. Et Jane comme les autres, ont peur que cela recommence, mais en voyant son roi, complètement immobilisé, La blonde impitoyable se dit que cette fois, il va y avoir quelqu’un pour le tenir par les couilles s’il dépasse les bornes.

Quelques minutes plus tard, Caïus est de nouveau libre de ses mouvements. Il gronde en tournant comme un lion en cage.

- Je déteste la magie, dit il sur le même ton.

Jane toujours amusée de la mésaventure de son roi répond amusé.

- Je crois que j’aime bien ce qu’elle peut faire.

- Tu ne disais pas cela il y a quelque temps !

- Il y a quelque temps, je ne savais de quel coté votre compagne se trouvait et si cela pouvait nous être nuisible étant donné sa facilité qu’elle a nous battre. Mais maintenant, elle est un atout contre nos ennemis, dit-elle sérieuse.

Si cela avait été un autre garde, Caïus lui aurait arraché un bras pour lui avoir parlé sur ce ton et aussi pour prendre sa compagne pour une arme mais c’est ce qu’ils attendent des jumeaux : Qu’ils réfléchissent par eux même afin de protéger au mieux leurs intérêts. Néanmoins, pour la forme, il se doit de répondre.

- Prends-tu ma compagne pour une arme ? Gronde le roi.

L’instinct de Jane lui ordonne de reculer d’un pas mais ça serait un signe de faiblesse et jamais elle n’a reculé devant ses rois, ce qui lui a valu leur respect et une place haut gradé dans la garde.

- Non, claque-t-elle ferme. Je dis juste que votre sorcière est très puissante et qu’en cas d’attaque, elle peut se protéger.

Ce n’est pas précisément ce qu’elle voulait dire mais c’était les mots les plus prudent à employer.

Le roi n’est pas dupe mais laisse passer.

OoO

Hermione transplane non loin de l’entrée visiteur du ministère de la magie afin d’aller voir Mr Harry James Potter alias celui qui va mourir de la main de sa meilleure amie… Parce qu’oser lui envoyer une deuxième lettre lui demandant de lui donner des nouvelles.

Sa colère envers son ami était retombée, mais son petit mot à ranimer la flamme et elle compte ien lui montrer…

Pourtant elle a passé un bon début de journée, avec un réveil en douceur. C’est vrai, qui n’aimerait pas être réveillée par des douces caresses et de légers baisers venant d’une bombe sur pattes.

La chouette d’Harry lui a vite fait perdre son sourire et son mot encore plus…

Tout s’est vite enchaîné, Hermione veut en finir rapidement. De plus, avec les ressent évenement, elle doit faire quelques recherches aux archives publics.

Après les contrôles de routines, Hermione se dirige vers le département des aurors mais bien sûr, Harry n’est pas là…

Hermione se dirige vers les archives, à l’autre bout du ministère et passe devant le ministère des créatures magiques, là ou elle va faire carrière, en tant qu’employée comme les autres à réguler, aider, classer… Bref, un travail simple mais elle veut se sentir utile pour quelqu’un et qu’importe qu’il soit humain ou non. Maintenant les choses sont différentes. Veut-elle toujours ça ?

Son coeur lui fait mal à la pensée de ne pas être proche du roi, car c’est une évidence, il va retourner en Italie. A moins que…

Elle accélère le pas pour se rendre aux archives et chercher des textes de lois impliquant des vampires. Après quatre ou cinq livres, elle trouve le bon, et va demander une copie des pages voulu à la responsable.

En sortant, la jeune femme passe devant les brochures expliquant les différents métiers que l’on peut trouver. Et si ce que Dumbledore faisait était aussi un métier ? En lisant rapidement la brochure du ministère des créatures magiques, elle trouve quelques lignes parlant du médiateur… Voilà. C’est avec un grand sourire qu’Hermione quitte le ministère pour se rendre dan la demeure Potter.

En s’avançant dans l’allée, Hermione sort sa baguette pour faire exploser la porte et entrer comme une tornade dans la belle maison du survivant.

- Harry James Potter !!! Hurle Hermione.

- Oui, dit-il d'une petite voix en se levant de son canapé.

Le survivant sait qu'il va passer un mauvais quart d'heure en voyant la fureur de sa meilleure amie. D'ailleurs celle-ci arme son bras et lui met une énorme gifle pour la seconde suivante le prendre dans ses bras et le serrer fort contre elle.

- Désolée, mes émotions sont chamboulées.

- Je vois ça, dit il en lui frottant le dos.

Hermione se recule et le frappe sur le torse.

- Es-tu idiot ?

- Pas complètement, plaisante-t-il.

- Je peux savoir ce qui t’a pris de permettre à des vampires de venir chez moi ? Ils auraient très pu avoir l’intention de me tuer !

- Mais tu es vivante.

- Harry, le menace-t-elle.

Le jeune homme soupire et prend les deux mains de sa meilleure amie.

- Je sais que depuis que nous sommes amis, je nous ai entraîné dans des situations plus que dangereuses et même si nous avons failli y passer plusieurs fois, il y a une chose sur laquelle j’ai toujours pu compter et qui ne m’a jamais fait défaut – en dehors de ton incroyable intelligence – est mon instinct.Et là quand nous les avons interceptés dans une ruelle et que le vampire disait te chercher, j’ai su que c’était pour une bonne chose. Et je me suis douté qu’il avait un rapport avec ton état.

Hermione baisse les yeux, rougissante. Harry délicatement lui remonte la tête.

- Je ne sais pas ce qui se passe vraiment mais sache que je suis là en cas de problème.

- Juste en cas de problème ? Sourit-elle.

- En cas de besoin, roule-t-il des yeux, amusé devant le comportement de son amie.

Harry respire un bon coup avant de continuer.

- Je ne sais pas ce que tu as prévu de faire plus tard, mais pense à ton bonheur, nous y avons tous droit.

- Comment sais-tu que…

- Tu es mon amie et tu n’es pas la seule à être observatrice… Bon j’ai aussi fait une recherche rapide sur les vampires. Je n’ai pas trouvé grand-chose mais en cherchant la signification de leur blason, j’ai découvert qu’ils venaient d’Italie. J’ai bon ?

- On ne t’a jamais dit que tu étais brillant ?

- Si très souvent, se vente le survivant. Plus sérieusement Hermione, ne te prend pas trop la tête et soit heureuse.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre avec Harry ?

Tous les avis sont bons à prendre

Chapitre 14

- Tu es mon amie et tu n’es pas la seule à être observatrice… Bon j’ai aussi fait une recherche rapide sur les vampires. Je n’ai pas trouvé grand-chose mais en cherchant la signification de leur blason, j’ai découvert qu’ils venaient d’Italie. J’ai bon ?

- On ne t’a jamais dit que tu étais brillant ?

- Si très souvent, se vente le survivant. Plus sérieusement Hermione, ne te prend pas trop la tête et soit heureuse.

OoO

Lorsqu’ Hermione rentre chez elle, elle se demande comment va se comporter le vampire. La jeune femme pense qu’il risque d’être en colère, ce qui serait normal, elle non plus n’aurait pas apprécié… Au pire, Hermione lui expliquera ses motivations… Bon niveau conversation il va falloir qu’elle s’améliore parce que ce n’est une bonne solution pour leur avenir.

Avenir…

Hermione sourit bêtement en y pensant. Elle pensait à sa carrière ministérielle, mais depuis Ron, jamais elle n’a pensé à avoir une relation stable avec quelqu’un d’autre. Trop de souffrance durant et après sa rupture.

A peine a-t-elle transplané devant chez elle que la porte s’ouvre pour laisser apparaître un Caïus scintillant sous le léger soleil.

- Oh punaise, tu brilles.

Hermione fait tout pour rester stoïque. Elle l’observe et passe outre cette étonnante caractéristique.

- On dirait… Oh mon dieu, tu brilles, murmure-t-elle.

Caïus se renfrogne. C’est pour cela qu’il préfère la nuit et aussi pour cette raison que les vampires sont stigmatisés comme créature de la nuit. Parce que soyons sérieux, comment pourraient-ils être effrayant en brillant comme l’a fait remarquer sa compagne.

- C’est particulier, dit-elle en lui touchant la joue.

- Me trouves-tu monstrueux ?

- Tu l’es sûrement par bien des aspects, mais je ne te vois pas comme tel. Jamais.

Ils se fixent, Caïus y trouvant de l’amour et de la certitude, et Hermione y voit un homme comblé, heureux de la confiance qu’elle lui accorde.

Jane qui les observe de loin est partagé entre les trouvant attendrissants et équerrant. Elle se demande ou se trouve son roi. Après tout, la sorcière l’a attaqué et l’a figé. Certains ont perdu la tête pour moins que ça. La petite blonde se demande si un jour, elle deviendra si faible devant son compagnon… Rien que d’y penser, Jane en frisonne.

- Viens, entrons. Nous devons discuter, grimace le roi en lui prenant délicatement la main, ce qui contraste avec son ton dur.

Hermione hausse un sourcil, elle sait que le sort n’était pas correct mais qu’il essaye de la fâcher comme une enfant, il verra une Hermione Granger très en colère…

Jane en profite pour s’éclipser et leur donner un peu d’intimité. Quant aux deux autres, ils se dirigent vers le salon. Hermione sort sa baguette pour jeter un sort de silence et croiser les bras.

Caïus voudrait la comparer à un chaton en colère mais, il sait que derrière se cache un tigre féroce. Il voudrait lui décroiser les bras et lui tenir les mains ; mais, il sait qu’en cas de colère, il pourrait la briser.

- Je…

- Ne…

Hermione pouffe de rire. D’un signe, il lui dit de commencer. En entrant dans son salon, elle était prête à en découdre, seulement, commençant à connaître son vampire, il vaut mieux désamorcer la situation, puis ce n’est pas comme si elle n’en avait pas l’habitude entre Ron et Harry.

- Je suis désolée, je n’aurais pas dû t’immobiliser. Il arrive que je ne sache pas gérer certaines situations. Je pourrais te dire que je ne le ferai plus, mais cela risque d’arriver encore.

- J’aime ton honnêteté. Et en retour, je ne peux te promettre de ne pas m’énerver et de ne pas me comporter comme un idiot.

C’est Hermione qui initie le contact en lui touchant l’avant-bras.

- On fait une sacrée paire, sourit-elle brisant les dernières tensions.

N’étant pas sûr de sa voix, Caïus se penche pour l’embrasser. Hermione n’arrive pas à croire en sa chance, ni au fabuleux baiser et aux milles sensations ressentis.

- Comprends bien que je ne veux briser notre paix, mais je voudrais que tu viennes en Italie avec moi.

- Au château ?

Son cœur commence à battre plus vite.

- Pourquoi cette peur ? Ils ne te feront rien, dit-il véhément.

- Non, je sais – ce qui est paradoxal – c’est juste… Mmm, un nouveau pays, une nouvelle façon de vivre...

Hermione se demande pourquoi elle n’a pas parlé de son futur travail. Elle qui voulait tant y entrer, même si c’est pour un petit poste.

Caïus, grâce à ses nombreux siècles, comprend les non-dits. Comme à chaque fois qu’il la touche, il lui prend délicatement les mains et la fixe.

- Le château est grand, tu auras tes propres appartements et si cela te rassure, je pourrai les éloigner de moi, afin que tu ne te sentes pas oppressée.

Cela lui coûte de dire de tel chose, mais il commence à la comprendre et arrive à se souvenir qu’elle est si jeune même si cela ne se voit plus durant leur discussion.

- Mes propres appartements ?

A ce moment, indirectement, elle accepte de le suivre.

- Oui, nous avons une cuisine quelque part, tu la partageras juste avec la secrétaire.

- Votre secrétaire est humaine ? Demande-t-elle choquée.

- Oui.

- Mais votre secret ?

Caïus hausse un sourcil, sachant qu’Hermione connaît la réponse.

- Oh…

Hermione analyse chaque mot prononcé afin d’être sûr que tout est correct.

- Mon indépendance ?

- Oui, avec, du moins au début, un garde du corps, dit-il honnête. Puis, je suis souvent occupé avec mes frères, plaisante-t-il.

Hermione est honteuse d’avoir pensé que le roi n’avait pas de « travail », qu’ils étaient juste tous les trois assis à attendre que le temps passe ou faire autre chose qui dépasse son imagination.

Mais soudain, elle pense à une chose très importante à ses yeux.

- Et mon chat ?

Pattenrond arrive, le nez en l’air, sa maîtresse le prend dans ses bras.

- Je m’en sers de dîner.

Hermione rigole devant leur duel de regard.

- Menteur, sourit-elle.

- Oui, les animaux ont un mauvais goût et nous avons toujours… Faim.

Caïus se méfie de sa réaction, ils ont parlé de beaucoup de chose mais très peu de ce qu’est vraiment un vampire.

Hermione, comprend ses inquiétudes, ressentant les même avec sa magie.

- Puis ton chat serait capable de me rendre malade…

- Tu n’exagères pas un peu, sourit-elle.

Pattenrond d’accord avec sa maîtresse, ronronne et frotte sa tête contre son menton.

- Il est évident que ta boule de poil peut venir.

Hermione pose son animal, s’approche de son vampire, pose ses deux mains et sur ses joues pour l’embrasser comme elle ne l’a jamais fait. Caïus la sert assez fort dans ses bras, lui faisant légèrement craquer le dos.

- A partir de maintenant, dès que tu veux quelque chose, je te l’obtiens, dit-il pour cacher ses émotions.

Hermione rougit, se cachant contre son torse. Caïus, cette fois, la touche plus doucement espérant qu’elle n’aura pas de bleu.

- Quand partons-nous, demande-t-elle sans bouger.

Sa première réponse serait : tout de suite. Son Italie lui manque. Le soleil lui manque même s’il n’en ressent pas les effets, il aime tout ce qui s’y rapporte.

- Le plutôt sera le mieux.

- Es-tu au courant que tu as l’éternité, se recule-t-elle pour le regarder.

- Mais pas toi.

- Tout le monde fait ce que tu lui dis ?

- Non pas toi.

Hermione lui tire la langue, moqueuse.

- Et si on attendait la fin de semaine ?

Caïus gronde, Pattenrond souffle et Hermione hausse un sourcil.

- Tu essayes de m’impressionner ?

- Ça marche ?

Hermione sort sa baguette et invoque son patronus en forme de loutre. Elle le fait tourner un peu autour du vampire avant de l’arrêter devant le roi et le faire parler :

- Qui est impressionné, maintenant ?

Effectivement, Caïus a la bouche ouverte devant l’animal argenté et son attitude ne change pas même lorsque l’animal a disparu.

- Caïus, s’inquiète Hermione.

- Ok, femme, tu gagnes cette bataille.

- Et comment !

La fierté se voit sur son visage, surtout lorsqu’elle se rend compte que Jane est aussi là, quasiment dans la même position que son roi.

OoO

Il ne faut que quelques heures à la jeune femme pour emballer ses affaires. Caïus a voulu l’aider mais la jeune préfère le faire seule, pour elle, c’est une étape.

Après tout, elle quitte la maison familiale, même si ses parents n’y habitent plus depuis qu’elle les a envoyés en Australie. Et elle déménage dans un autre pays dans le château de son petit ami. C’est tellement irréel.

- Voilà, tout est en ordre.

- Tes meubles ? Demande pour une fois Jane.

- Je n’en ai pas l’utilité, si ?

- Non.

L’autre raison, c’est qu’Hermione préfère garder sa maison prête si jamais elle devait revenir. Et si tout va bien par la suite, elle pourra la louer, cela lui fera une rentrée d’argent.

Jane, même si elle est discrète est restée à côté de la sorcière, étonné des possibilités de la magie. Bien sûr, il y a aussi son côté stratège, évaluant sa future dirigeante parce que la petite blonde sait qu’elle le deviendra.

Caïus de son côté est parti, ayant une affaire à regler et ne rentre que lorsqu’ Hermione a tout mis dans ses bagages, entreposé dans son entrée.

- Je nous ai prévu une grande voiture confortable pour le trajet et pour entreposer tes bagages.

Hermione est gênée de toutes tes attentions, persuadée à être la seule à y avoir droit. Et le regard étonné de Jane lui confirme ses idées.

- Merci.

Du coup, elle se demande si elle doit les rétrécir ou pas. Cela serait quand même plus pratique. En tout tas, elle peut leur jeter un sort d’allègement.

- As tu fini ?

- Il ne reste que Pattenrond à mettre dans sa cage… soupire-t-elle sachant que ça va être le plus dur. Pattenrond… Allez vient là…

Après cinq minutes à lui courir après dans toute la maison, Hermione s’arrête essoufflée.

- Saloperie de chat.

- Ne peux-tu pas faire un tour de magie.

- Non. Les sorts d’attractions ne marchent que sur des objets. Pattenrond ! Je pars sans toi.

Le chat sort de sa cachette mais reste loin de sa maîtresse.

- Je suis sûr qu’il y a plein de souris…

- Et des rats, rajoute Caïus.

- Shut, lui dit pas ça ! Il a de mauvaises expériences avec les rats.

- Pardon ?

- Longue histoire traumatisante.

Caïus se demande pour qui l’histoire est traumatisante. Et quelle histoire a-t-elle vécu incluant un rat. Sont-ils géants ? Ont-ils aussi des pouvoirs particuliers ? Sont-ils toxiques ? Ont-ils des pics sur le dos ? Des pointes au bout de la queue ?

- Aller, viens, sinon, tu vas rester seul, et c’est Harry qui va venir te nourrir.

Caïus qui commence à perdre patience s’avance vers lui. Hermione qui l’a vu bougé, continue d’argumenter avec son chat.

- Ou alors c’est Caïus qui va t’attraper et mon petit chat adoré, tu n’as aucune chance.

Pattenrond de mauvaise grâce, entre dans sa cage. Hermione lui donne une friandise avant de fermer la boite.

- Sale bête, gronde le roi.

Hermione le frappe.

- Soit gentil avec lui, il y a quelques années, il nous a aidé.

- Avec des rats, ricane Caïus.

- Non, dit elle en roulant des yeux. Avec un rat de 90 kg.

Elle passe devant lui, prend un de ses bagages et se dirige vers la voiture. Un vampire sort de la voiture. Caïus la rejoint, un bagage dans chaque main, Jane a sa suite.

- Maître, dit il à vitesse vampirique.

- Afton.

- Comment êtes-vous apparu ?

- Les protections de sa maison.

Hermione n’a rien entendu de la conversation qui n’a duré que quelques secondes.

- Bonjour, dit Hermione prudente.

- Bonjour Miss Granger, Afton, pour vous servir.

Il s’avance doucement pour prendre son bagage. Elle met son chat sur la banquette et va chercher le reste de ses bagages. Disparaissant et apparaissant sous les yeux étonnés du nouveau vampire.

- Les mortels ne la voit-il pas. Et ils ne semblent pas faire attention à nous.

- C’est un sort de repousse moldu, posé sur une petite superficie autour de la maison, explique Hermione revenant après avoir fermé sa maison.

Voyant que le coffre ne pourra contenir tous ces bagages, Hermione rétrécit ses bagages ne voulant pas jeter un sort d’extention au coffre. La magie et l’électricité ne font pas souvent bon ménage.

Avant que Caïus ne dise quelque chose, Hermione le remercie pour la voiture.

- Elle va être bien pour notre roi, murmure, toujours très vite, Afton à Jane.

- Rentrons, grogne Caïus qui lui a entendu.

Hermione prend la main de Caïus et le traine sur la banquette arrière.

Afton prend le volant, Jane a ses côtés. C’est parti pour plus de douze heures en voiture.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Encore une fois, tous les avis sont bons à prendre.

Bisous

hp-drago

Chapitre 15

JOYEUX NOËL !!!!! En espérant que vous avez passé de bons moments avec vos proches.

OoO

Voyant que le coffre ne pourra contenir tous ces bagages, Hermione rétrécit ses bagages ne voulant pas jeter un sort d’extension au coffre. La magie et l’électricité ne font pas souvent bon ménage.

Avant que Caïus ne dise quelque chose, Hermione le remercie pour la voiture.

- Elle va être bien pour notre roi, murmure, toujours très vite, Afton à Jane.

- Rentrons, grogne Caïus qui lui a entendu.

Hermione prend la main de Caïus et le traîne sur la banquette arrière.

Afton prend le volant, Jane a ses côtés. C’est parti pour plus de douze heures en voiture.

OoO

- Pause toilette, souris-je.

- Encore, grommelle le chauffeur. Tu viens d’y aller.

Hermione sourit. À sa première pause, elle n’avait pas vraiment osé demandée, étant bien consciente d’être la seule à avoir ce genre de besoin.

C’est Caïus attentif à ses besoins, qui lui a proposé de marcher un peu, ayant compris son vrai problème.

Hermione étonnée qu’il se souvienne de ça, l’interroge du regard. Après un sourire en coin, il finit avec un peu de honte, par annoncer avoir regardé sur internet. Beaucoup se seraient moqué, Hermione a trouvé cela attendrissant qu’il prenne du temps pour se renseigner afin qu’elle soit bien.

- Il y a deux heures et si tu ne m’avais pas forcé à boire toute ma boisson, j’aurai éventuellement attendu ; un peu.

- Tu n’étais pas obligé de relever mon défi, ricane Afton.

Hermione lui tire la langue amusée.

Caïus ne dit rien à leur échange, il se retient même d’envoyer un regard meurtrier à son garde et ça uniquement parce que sa compagne lui tient la main et du bout des doigts, caresse sa peau. Certes, il est jaloux qu’Hermione s’amuse avec un autre que lui, mais étant très observateur, il voit dans ses yeux marrons, une lueur qui lui est seulement destiné. Donc, il s’en contente et ne veut pas non plus l’étouffer, bien conscient de tous les sacrifices qu’elle a faits. Il ne voudrait la voir repartir d’un coup de baguette parce que cette fois, il est sûr qu’il ne la retrouvera pas et que personne ne lui viendra en aide.

Et contrairement à ce que tout le peuple des vampires croient, il n’est pas sans cœur. Bien évidement, Caïus n’ira pas les détromper, juste sa réputation assure de garder quelques clans tranquilles.

- La voiture de madame est avancée.

Hermione ouvre la porte et se précipite dans le bâtiment, à la recherche de toilettes. Heureusement que c’est au milieu de la nuit et qu’elle n’a pas à faire la queue.

Après sa vessie vide, elle va se prendre un petit truc à grignoter, tout repensant aux quelques heures écoulées en compagnie des vampires. Il fut dire qu’elle appréhendait un peu, non seulement d’être enfermée avec Caïus mais aussi avec les deux autres. Hermione n’a jamais été très à l’aise avec des inconnus et encore moins avec des vampires dont elle ne sait pas grand-chose sur leur fonctionnement. Et Caïus lui distille les informations au compte goutte. Bon, sans être de mauvaise foi, elle lui en dit un tout petit peu plus que lui sur son monde mais, elle, elle a une bonne raison...

Afton attend sans bouger dans la voiture, espérant se faire oublier de son roi. Malgré ses missions loin du château, il a été mis au courant que le roi Caïus a trouvé une nouvelle compagne humaine et sorcière. Au début, il a eu du mal à le croire. Une sorcière, ça existe ? Il en a eu la preuve en se rendant à l’adresse indiqué et qu’il l’a vu apparaître réellement. Il s’attendait encore moins à l’apprécier. Seulement Afton a oublié qu’elle est a compagne de son roi et il sait que les conséquences vont être douloureuses. Il voudrait être courageux et dire qu’il assumera mais les punitions du blond sont douloureuses.

Caïus de son côté fixe son garde. Il se doute de ce qui se passe dans sa tête, il pourrait presque ressentir sa peur. Son esprit dérive et se demande si le comportement d’Aro s’est répercuté sur leur garde. Non, cette fois, c’est uniquement de sa faute. Son autorité et parfois son mauvais caractère s’est répercuté, parfois injustement, sur ses gardes.

C’est le moment de mettre en place leurs nouvelles résolutions et quoi de mieux que faire le premier pas sur avec leur garde. Lui qui est un bon technicien de guerre, il sait que des gardes heureux de leur place sont fidèles.

Décidément, il s’est autant perdu qu’Aro. Il va devoir remercier sa douce compagne même si elle ne se rend pas compte de tous les bienfaits qu’elle apporte au château.

Ne sachant comment s’y prendre, il pose sa main sur son épaule et la presse d’une façon amicale.

Afton d’abord paniqué, croise le regard de Caïus et n’y voit pas colère. Il est perdu les premières secondes, mais après le hochement de tête rassurant, il se détend. Afton ne montre pas son étonnement même s’il est ravi de savoir que son bras va rester attacher.

Jane aussi est étonnée de la tournure des évènements mais moins que l’autre vampire. Après tout, elle a vu le roi se comporter différemment.

Caïus pense que les choses se sont bien déroulées, il sent qu’il a pris la bonne décision.

Hermione revient souriante, inconsciente de ce qui vient de se passer. A cette pause Pattenrond n’a pas esoin de sortir, d’ailleurs, il dort profondément.

Quelques minutes après leur départ, la jeune femme les trouve différents, plus sérieux. Se disant que ça concerne leur monde, elle ne pose pas de questions – même si elle le souhaite – et s’installe contre son compagnon pour essayer de dormir.

OoO

Hermione est réveillée par des grondements sourds. Moitié endormie, elle ouvre les yeux et voit son compagnon vraiment en colère. C’est à ce moment qu’elle se rend compte qui il est vraiment mais c’est quelques minutes plus tard qu’elle comprend certaines de ses paroles, disant qu’il était craint, extrêmement craint.

Soudain alerte, elle sort sa baguette, prête à combattre. Après s’être rendu compte qu’ils sont sûrement dans les alpes, sur une route de montagne, toujours en pleine nuit.

Hermione voit devant leur voiture arrêtée, un groupe de vampires, cinq au total. La jeune femme s’attend à ce qu’il lui ordonne de rester dans la voiture, mais non. Les trois Volturis sortent tranquillement du véhicule. Caïus lui tend la main pour l’aider à sortir. Rapidement, elle s’exécute, toujours baguette en main, prenant au passage la cage de son chat.

Discrètement, il la place légèrement derrière lui. Ses trois nouveaux amis sont toujours calmes, alors que les attaquants montrent des signes de stress ou d’impatience, elle ne saurait dire, ne connaissant pas les mimiques des sangs-froids.

- Une humaine ? Et vous qui prônez le secret, ricane l’un d’eux.

Hermione s’attend à ce que Caïus gronde te lui saute dessus pour lui infliger une correction, mais en l’observant, elle ne voit que le roi, maître de lui-même.

- Que voulez-vous ? Demande Caïus, qui sait pertinemment ce qu’ils veulent mais il lui faut une confirmation avant de les détruire.

Celui qui semble être le chef, fait un sourire sadique.

- Votre mort. À tous.

- Quel est votre problème avec notre façon de faire, se moque Caïus.

Même s’il ne le montre pas, il est réellement curieux. Ils reviennent encore à leur débordement de pouvoirs et à certains recrutements forcés.

Le chef du groupe, est lui aussi étonné de la question, et met quelques secondes à répondre.

- Il est temps de montrer aux mortels qui nous sommes, nous ne supportons plus vos règles restrictives !

Caïus est soulagé de sa réponse, même s’il ne le montre pas.

- Et que proposes-tu, sombre idiot. Nous nous révélons au monde et après ? Ils organiseront la plus grande chasse aux vampires avec leurs armes modernes. Et je ne suis pas sûr que tu survives à une bombe…

Il laisse passer quelques secondes pour faire son effet. Même les deux autres Volturi écoutent, étonné du discours de leur roi. En temps normal, il aurait éliminé la menace et serait passé à autre chose.

- C’est cela que tu veux, notre mort à tous… Nous sommes immortels mais pas invincibles, sombre idiot. Vous, les jeunes, semblez l’oublier… Et, je n’aime pas que la nourriture soit gaspillée, dit il avec un sourire sadique.

Caïus les regarde tous un part un. Il sent que son petit laïus à fait son effet, un d’entre eux recule d’un pas, montrant sans le vouloir, qu’il ne veut plus de combat.

Hermione, toujours observatrice, se rend compte que le blond n’agit pas comme d’habitude. Quoi qu’il en soit, elle est d’accord avec lui. Les humains ne sont pas près pour le surnaturel.

- Part, dit-il en fixant celui qui a reculé.

Il ne se fait pas prier et fuit plus vite que les yeux humains peuvent le voir.

- Maitre ? Demande Jane, attendant le signal pour le traquer.

- Laisse.

Jane acquiesce, se disant qu’elle pourra s’amuser avec ceux restant.

- As-tu peur de nous affronter, ricane leur chef.

- Je te laisse une chance de rester en vie.

Pour toute réponse, il gronde et se lance à l’attaque. Jane n’attend pas et l’immobilise avec son don. Un cri déchirant résonne dans les environs. Deux autres se lancent dans l’attaque, le dernier est plus hésitant, quand il voit un de ses compagnons voler à une vingtaine de mètre dans le précipice.

Caïus reste près d’Hermione, il sait que ses gardes peuvent gérer quatre vampires.

- Va-y, sourit Hermione. Avant qu’il ne proteste, elle continue : Tu en as envie et je peux me protéger, dit elle en agitant sa baguette.

- Tu n’attaques pas, gronde-t-il avant de s’élancer dans la bataille.

Hermione sourit amusée et lance un protego, tout en essayant de suivre l’exécution.

Le type qu’Afton a envoyé volé, revient à la charge, mais cette fois, il se fait arracher un bras, puis la tête. Hermione se rend compte que c’est le deuxième vampire qu’il a tué et ça durant leur petite discussion à Caïus et elle.

Hermione le regardera différemment. Elle ne le pensait pas innofensif mais pas aussi redoutable, ce qui est une erreur. La sorcière a compris que Caïus était très protecteur et qu’il n’aurait pas envoyé un vampire peu expérimenté en défense pour leur faire faire un voyage d’environ seize heures.

Quant à Jane, après avoir lâché du regard le chef, s’occupe du dernier. Certains pourraient penser qu’elle se repose sur son don, mais elle est une garde des Volturis et a suivi un entraînement de combat. Il ne lui faut donc que quelques minutes pour mettre à terre son adversaire et lui arracher la tête proprement.

Caïus de son côté joue avec sa proie, au début pour impressionner sa compagne et aussi parce que cela l’amuse. Un bon combat l’a toujours rendu de bonne humeur ; et c’est une bonne distraction contre l’ennuie de l’immortalité.

A chaque fois que le chef attaque, Caïus l’esquive facilement, le taclant de temps en temps, le mettant de plus en plus en rage, lui faisant faire des erreurs. Et sa rage se décuple en voyant ses compagnons brûler.

Sachant que c’est la fin pour lui, il décide de s’en prendre à l’humaine qui tient un pathétique bout de bois pour se défendre. Il a toujours trouvé ces mortels si faibles et pathétiques.

Caïus perd le contrôle et laisse sortir son monstre pour l’éloigner de sa compagne. Personne ne la menace sans en payer les conséquences. Avec toute sa force, il l’envoie voler, droit sur la voiture.

- Pas ma voiture, s’exclame Afton, qui d’un bon se projette vers le chef et lui décoche une magnifique droite, le projetant loin de leur véhicule, créant même un trou dans le bitume.

Le vampire a la mâchoire brisée, et une grosse partie de sa cage thoracique enfoncée, sous le choc reste au sol. Caïus s’accroupit à ses côtés et lui cramponne le visage brisé.

- Tu as voulu t’en prendre à ma compagne. Et ça, c’était ta plus grosse bêtise.

D’un geste sec, il lui arrache la mâchoire avant de s’attaquer à ses bras et finir par la tête, qu’il jette directement au feu.

Ses deux gardes s’occupent du corps tandis que Caïus retourne vers Hermione qui a abaissé son bouclier. Elle voit que son compagnon est différent, plus sauvage.

Dans un coin de sa vision, elle voit Jane et Afton leur tourner le dos, leur laissant un semblant d’intimité. Caïus s’arrête à quelques mètres d’elle. Même la partie la plus sombre à l’intérieur de lui ne veut pas faire de mal à sa fragile compagne et en ce moment précis, il n’est pas sûr de ces gestes et de son contrôle.

Hermione, s’avance prudemment, pas après pas, n’étant pas certaine de l’accueil qui lui sera fait. Elle ne le lâche pas une seule seconde du regard. Elle voit ses tourments dans ses yeux complètement noirs. Prudemment, la jeune femme tend sa main, il gronde, ne voulant pas bouger.

Par reflex, elle se recule légèrement, mais même si c’est risqué, elle remet sa main. Vu que son têtu compagnon ne bouge toujours pas, elle sourit et avance encore d’un pas.

Ils sont maintenant face à face, ses doigts chauds touchant légèrement les siens, froids. À ce contact, il sursaute avant de fermer les yeux et de grimacer sous la concentration.

Hermione, ne voulant pas lui provoquer de douleur, brise le contact, mais le roi n’est pas d’accord et gronde assez fort. Amusée, elle repose ses doigts sur sa peau.

Caïus essaye de se détendre et de penser à autre chose que l’envie du vampire de déshabiller sa compagne et de la faire sienne ici et maintenant. Elle ne sait rien de ses tourments internes et cela doit durer, il a bien compris que cet aspect de leur relation n’est pas pour tout de suite et surtout pas dans ce genre de condition. Par contre, il ne peut pas s’empêcher de laisser un ronronnement de plaisir. Son qui n’est produit que pour sa compagne.

- Tout va bien, dit-elle d’une voix douce. Tu ne me feras rien.

Petit à petit, le corps du roi se détend, ses yeux redeviennent rouges. Il entre-lasse leur doigt. Néanmoins, Caïus secoue la tête pour être sûr de se remettre les idées en place. Malgré lui, il repense à sa compagne en danger.

Hermione est amusée, mais en dehors de son sourire, elle ne montre rien. Tout étant revenu au calme, Hermione se rapproche et de sa main libre, lui caresse la joue.

- Tu vas bien, demande-t-elle légèrement inquiète pour lui.

- Oui, gronde-t-il.

La jeune femme glousse.

- Super, alors peux-tu laisser le sang circuler dans mes doigts ?

Elle lui aurait arraché un bras, que ça aurait eu le même effet. Il va pour se reculer mais, Hermione anticipe et le retient par la chemise.

- Je vais bien. Et je ne suis plus en danger, articule-t-elle. Tu lui as mis une sacrée raclée.

Prise de courage, Hermione se colle contre son vampire et lui murmure à l’oreille :

- Tu étais carrément… Sexy.

Elle lui embrasse rapidement la joue avant de se reculer joueuse. Caïus, après s’être remis du choc, se rapproche à vitesse vampirique et l’embrasse passionnément, faisant perdre son souffle à la jeune femme.

Jamais depuis qu’il est devenu roi, personne ne l’a trouvé « sexy » durant qu’il combat ou qu’il est en colère. Anthénodora avait peur, pourtant elle était vampire. Et sa fragile compagne, reste sur la ligne de combat. Il est persuadé que s’ils avaient été en difficulté, elle se serait jetée dans la bataille. C’est une des qualités qu’il apprécie chez elle. Peu d’humain ont son sens moral.

- Rentrons, ordonne Caïus vu qu’Hermione est incapable d’aligner deux mots, perdu dans son plaisir.

Le roi porte même la jeune femme pour l’asseoir dans la voiture. Après que tout le monde soit en place – y compris Pattenrond – ils repartent pour encore quelques heures. AU moins, ils arrivent vite en Italie.

- Hermione ?

- Oui Afton ?

Elle voit le chauffeur, mal à l’aise.

- Qui a-t-il ?

Caïus, Jane et Hermione sont perplexes.

- Je ne mords pas, moi, sourit l’humaine.

OoO

A suivre…

Bisous

hp-drago

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Commentaires (35)

1. hp-drago dimanche, 11 Décembre 2016

Merci à toutes pour vos commentaires et vos compliments.
Je vais reprendre mon rythme de publication, à savoir tous les 15 jours.
Bisous

2. dragonfly lundi, 14 Novembre 2016

super mais l’attente était vraiment trop longue !!! pour un chapitre court mais c super j'ai très envie de savoir se que va donnée la conversation dans le lit

3. AikoNeko mercredi, 31 Août 2016

Ahhh je l'attendais celui la xD j'adore comme toujours :p mais je me demande: feras tu intervenir Harry et Ron ? j'ai hâte de voir sa xD Bisous <3

4. AikoNeko lundi, 27 Juin 2016

J'adore :) merci pour cet suite hâte pour la prochaine

5. Amelilia dimanche, 22 Mai 2016


J'adore ce chapitre ! j'ai hâte de voir comment va réagir Hermione à l'explication de Caïus !

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Date de dernière mise à jour : mardi, 25 Avril 2017