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Fiction Litterature

Histoire d'argent

Chapitre 1

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Malefoy se retrouve sans argent dans le monde des sorciers. Hermione, elle, se retrouve très, vraiment très riche dans le monde des moldus.

Malefoy finit par le découvrir, et va alors s’intéresser à la belle lionne pour profiter de cette richesse et redonner à sa famille sa gloire d’antan.

Mais que se passe-t-il si ses sentiments envers Hermione changent ? S’il se met à l’aimer, mais qu’Hermione se rend compte que les sentiments de Drago n’était pas réels pendant toutes ses années ?

Il l’aime, elle le hait. Ou plutôt, elle l’aime ? Arrivera-t-elle à lui pardonner ?

Toutes ces réponses en lisant Histoire d’Argent…


Disclamer : Tout à JK Rowling et quelques personnages appartiennent au monde réel, et la famille d’Hermione

BETA : Ange-ann 'Tina' Serpentard et Anelo7

Point de vue de Drago

Point de vue d’Hermione


Moi, c’est Malefoy. Drago Malefoy. Sang-pur, Serpentard, beau gosse de Poudlard, descendant d’une grande famille de sorciers, et je... enfin, notre famille n’a plus un gallion depuis que ce connard de Potter a détruit Lord Voldemort.

Mon père a perdu toute crédibilité auprès du ministère, donc nos revenus ont énormément diminué, étant donné que ma mère ne travaille pas, et notre manoir coûte une fortune.

Puis il est HORS de question que je travaille. Nous ne savons pas comment nous allons faire pour ma rentrée à Poudlard, mais une chose est sûre : personne ne doit savoir ma nouvelle condition de… pauvre.

Avec mon père, nous montons un plan pour que je me marie à la fin de l’année avec une fille immensément riche.

« Miss Parkinson pourrait faire l’affaire, commente mon père.

- Pansy ? grimace Drago.

- Oui, elle n’est pas un modèle de beauté, ni d’intelligence mais elle sera plus facilement manipulable.

- Ah sûrement pas ! Je ne veux pas que mon fils s’affiche en public avec cette horreur ambulante ! grimace Narcissa, entrant dans la pièce.

- Mais Cissy, dit doucement Lucius.

- Non, je ne changerai pas d’avis. Trouvez-en une autre ! grogne Narcissa sèchement.

- Bien ma douce, dit Lucius s'écrasant.

- Que pensez-vous de Melinda Bobbin ? propose madame Malefoy.

- Mais elle est à Poufsouffle !!! grimace Drago.

- Peut-être, mais sa famille possède une grande chaîne d'apothicaires et leur fortune est considérable, explique Narcissa.

- Parfait ! Drago, tu sais ce qu’il te reste à faire.

- Oui, bougonne Drago.

- Vous irez dans une semaine au chemin de traverse faire vos courses avant que les prix ne montent. Et ne faites pas de folies ! ordonne la chef de la famille.

- Mais mère, nous ne sommes que début août… »

Mère s’en va sans répondre.

« Ta mère ne veut pas que l’on découvre que nous n’avons plus d’argent. Il faut être discret, cette année je ne veux pas que tu te fasses remarquer, je ne pourrai pas te sortir de tes galères.

- Oui père.

- Allons-y avant qu’il y ait trop de monde. »

Nous sortons du manoir pour transplaner au chemin de Traverse. Effectivement, nous ne voyons personne, sauf bien sûr les seuls que je ne veux pas voir, j’ai nommé Potter et sa bande.

« Comporte-toi comme d’habitude… » grogne Lucius entre ses dents.

Potter et sa bande sont devant un nouveau magasin s’appelant Chanel. Connaît pas. On passe à côté d’eux. Dans la vitrine, on peut voir que c’est magasin pour riche. Granger et Weasley fille regardent la vitrine.

« Cette boutique n’est pas trop chère pour vous ? Surtout pour toi, Weasley ! Tout le monde sait que vous êtes pauvres. » dit le blond, arrogant.

Nous sourions avec mon père alors que Granger s’approche de nous. Elle se plante devant moi.

« Peut-être qu’ils n’ont pas d’argent mais eux au moins ils ont plus de cœur que tu n’en auras jamais ! dit Hermione.

- Tu te fais des compliments parce que toi non plus tu n’as pas d’argent ! » se moque Drago.

Au lieu de me répondre elle se contente de sourire, un sourire plein de sous-entendus.

« Viens Drago, ça sent mauvais par ici. Au fait, jolis vêtements, miss Granger, complimente Lucius. »

Nous partons. Mon père a l’air dans ses pensées.

Je regarde mes vêtements, une robe d'été simple, signée Chanel.

« Il est bizarre Malefoy senior, commente Hermione.

- Alors c’est lui le garçon qui embête ma fille dans son école ? demande un homme.

- Papa, je t’ai dit que personne ne doit être au courant que tu es mon père. Si tu veux que tes boutiques aient du succès pour les riches et sang-pur, fais comme si nous n’avons pas de lien de parenté ! explique Hermione à son père.

- Je sais, mais tu es ma petite fille adorée que j’aime !

-Moi aussi je t’aime papa. » sourit la lionne.

Et puis au diable les autres, je le prends dans mes bras, vous avez compris je suis très proche de mon père.

Au fait, mon père c’est Karl Lagerfeld, le styliste de Chanel. Il a voulu se lancer dans le monde des sorciers mais s’ils apprennent que c’est un Moldu, personne ne voudra de ses créations alors que chez les Moldus elles font fureur.

Donc vous avez compris, mon père est énormément riche. Quant à ma mère, elle aussi est une Moldue, d’origine libanaise. Son père est un émir du Liban donc je ne vous pas raconte pas l’argent que nous avons. Nous vivons dans un château.

Mon grand-père Libanais a eu du mal à laisser partir sa fille loin du pays mais il veut qu’elle ait tout le luxe comme dans sa jeunesse. Inutile de vous dire que je ne manque de rien. Je ne m’habille qu’avec les créations de mon père qui est d’ailleurs en train de regarder Malefoy junior.

« Pourquoi regardes-tu Malefoy ainsi ?

- Il serait parfait pour mes costumes, il a la taille idéale… » commente Karl.

Harry, Ron, Ginny et moi grimaçons.

« Moi je le verrais bien sans costume ! murmure Ginny à son amie.

- Ginny !! répond-elle choquée.

- Je sais que tu préfères voir Fred en sous-vêtements. » sourit la rousse.

Je lui met un coup de coude, je rougis légèrement alors qu’elle rigole.

« Et toi et Harry ? Vous croyez que vous êtes mieux ? Je vous ai entendu une bonne partie de la nuit ! » se moque Hermione.

Ginny devient rouge écarlate et Harry fait un sourire fier.

« Heureusement que nos parents ne sont pas là, grimace Ron.

- Mais moi je suis là, commente le père d' Hermione.

- Oui mais vous c’est pas pareil ! explique Ron.

- Et en quoi ? demande-t-il amusé.

- Bah… vous, vous êtes cool, dit-il gêné.

- Merci Ron. »

Mon père retourne dans sa boutique alors que nous, on rejoint Fred et George dans leur boutique. Fred s’avance vers moi et m’embrasse. Je reste dans ses bras.

« Eh, gros fainéant ! Au boulot, tu as tes fans ! se moque son frère.

- Et tu crois que je vais le lâcher en disant ça !! Il est à moi ! grogne la lionne.

- Je reviens. » dit-il en l'embrassant.

Je le laisse partir à contre-cœur pendant qu’il rejoint son jumeau. Depuis quelques mois, ils sont devenus super méga canon et ils font tourner la tête de beaucoup de filles à mon plus grand malheur. En plus avec leur humour, ils font des ravages. Pourtant je devrais y être habituée depuis le temps, je sors avec Fred depuis la guerre.

Depuis qu’il m’a sauvé la vie.

Début flash-back

Harry vient de tuer Voldemort, mais je me bats toujours contre Bellatrix un peu plus loin d'eux. Je n’en peux plus, elle me jette un Doloris pour me faire souffrir, personne ne voit notre combat. Ils sont tous auprès de Harry, mais Fred ne me voit pas près d’eux alors il tourne la tête dans notre direction et voit Lestrange en train de me torturer.

Il arrive en courant, fou de colère et il la tue avant de se précipiter vers moi pour me prendre dans ses bras.

« M-merci… dit-elle faiblement.

- Chut, ne parle pas. Repose-toi… » souffle Fred les larmes aux yeux.

J’arrive à sourire, il me rend mon sourire en me caressant la joue.

« Comment tu as vu ? souffle Hermione.

- Je ne t’ai pas vu près de nous, il y avait comme un vide, sans toi.

- Tu me fais une déclaration ? souffle-t-elle, encore faible.

- On peut voir ça comme ça. Tu peux te lever ?

- Si tu m’aides. »

Je m’accroche à son cou, il passe ses bras autour de ma taille, il se lève et moi aussi. Nos visages sont proches, très proches, mais pas assez à mon goût. Je l’embrasse, un baiser délicat mais on l’approfondit rapidement.

« Si tu savais comme je l’attendais depuis longtemps, souffle le roux.

- Et bien continues... »

Il s’approche de moi pour continuer mais un raclement de gorge se fait entendre.

« Je ne vous dérange pas ?

- Si justement ! Tu as beau être mon jumeau, mais là… grogne Fred.

- Là on a pas besoin de toi !

- Ok, je vous laisse en paix. Mais il se retourne vers les autres. HERMIONE ET FRED SORTENT ENSEMBLE ! crie George.

- Quel discrétion ! grogne son jumeau.

- Ça me fait pensez à quelqu’un… Ah oui ! Toi!  » rigole Hermione.

Fin du flash-back

Ça m’énerve de le voir entouré de toutes ces filles.

« Je ne te savais pas si jalouse, se moque le survivant.

- Je ne suis pas jalouse ! grogne Hermione.

- Desserre les poings et la mâchoire, et peut-être qu’on te croira. »

Je vais pour répliquer mais mon portable sonne.

« - Oui Maman ?... Ok… Je vais en parler à Fred…. On se voit ce soir ! Bye !... Moi aussi je t’aime ! »

Je raccroche alors que Fred passe derrière moi et ses bras autour de ma taille.

« C’était qui ? demande son petit ami.

- Mon amant !

- Très noir, ton humour ! grimace Fred

- Samedi soir tu fais quoi ?

- Rien !

- Maintenant tu fais quelque chose !

- Et quoi ? demande-t-il souriant.

- On va chez les Moldus, mon père fait un défilé à Paris, pour la collection automne-hiver. Tu peux venir avec moi ? S’il te plaît ? »

Je lui fais mes yeux de cocker.

« D’accord, mais je n’ai rien à me mettre, dit-il gêné.

- Réplique de fille !

- Tu veux que je te montre si je suis une fille ? pavane Fred.

- Mais avec plaisir ! sourit sa petite amie. »

Je l’embrasse passionnément.

« Vous en avez pas marre de tout le temps de vous embrasser ? grimace Ron.

- Non, disent Fred et Hermione tout en s'embrassant.

- Pffff !

- Vu que l’on te dérange Ron, on s’en va ! GEORGE, JE TE L’EMPRUNTE !!

- OK !!!! »

Je prends la main de mon chéri pour sortir, on rigole, je l’embrasse. Nous nous dirigeons main dans la main vers la boutique de mon père.

« - On y reste pas longtemps.

- Promis mon ange ! sourit Hermione.

- Mon ange ? Je ne pensais pas que tu tomberais aussi bas Granger, fait une voix à-côté.

- Barre-toi Malefoy !!! s'énerve la lionne.

- La ferme, sale traînée ! grimace Drago s'approchant d'elle.

- Viens Hermione, laisse-le, il n’en vaut pas la peine. »

Il aurait pu lui casser la figure ! Non, je n’aime pas la violence mais j’aime bien quand mon mec me défend. Je regarde dans la collection printemps-été 2010 pour le défilé, je choisis même pour Fred, mon père les met de côté. Je continue de jeter des coups d’œil. Fred soupire. Je vais voir mon père.

« Tu ne veux rien d’autre ? demande-t-il.

- Non ça ira, j’irai voir à Londres !

- Bien, on se voit ce soir.

- Ok. »

Mais qu’est-ce que mon père regarde comme ça ? Oh, d’accord, Granger et le vieux.

« Père ? Avez-vous choisi ? demandait le blond.

- Oui. »

Il va payer le sac à main. Mon père dévisage le vieux aux cheveux blanc.

« Tout ceci est à vous ? demande Monsieur Malefoy.

- Oui, ce sont mes créations.

- Intéressant, dit-il pour lui-même. »

Alors moi je comprends plus rien. Pourquoi mon père s’intéresse à ce sorcier ? On rentre au manoir, ma mère boit le thé avec Mme Parkinsonet… Oh Merlin, et Pansy. Pas elle. Pitié toutes mais pas elle.

« Bonjour Drago ! dit-elle souriante.

- Au revoir Pansy. » répond-t-il, neutre.

Mon père fait un sourire moqueur.

« Avez-vous fait vos courses ? demande Madame Malefoy.

- Oui nous t’avons même acheté un présent, explique son mari.

- Mais il ne fallait pas ! »

Elle prend le paquet et l’ouvre.

« Oh mon dieu !! soufflent les trois femmes devant le dernier sac à main à la mode.

- Il est magnifique ! Décidément toutes les rumeurs sont fausses, vous êtes toujours riches ! commente Mme Parkinson.

- La plupart des gens sont jaloux, voilà tout !

- Bien sûr ! »

Je m’en vais, je veux éviter Pansy mais elle me suit. Et merde !

« - Dégage, je veux être seul.

- Il va falloir que tu t’habitues à ma présence pour quand nous serions mariés !!

- Toi et moi ne seront jamais, tu m’entends, jamais mariés.

- Pourquoi ?

- Je ne t’aime pas, dit-il froid.

- De toute façon tes sentiments on s’en fout, si nos parents nous obligent. » argumente Pansy.

Je rigole jaune.

« Ma mère ne veut pas que je t’épouse, puis ça tombe bien parce que MOI NON PLUS !!! »

Elle s’en va les larmes aux yeux. Tssss, elle me sort par les yeux. Je prends mon balai et part voler un peu.

Une semaine plus tard, nous allons au défilé à Paris. Nous sommes dans la limousine familiale avec mon père et ma mère. Fred me tient la main.

« Tu as peur, demande-t-elle.

- J’appréhende.

- Ça va bien se passer, tu souris et tout ira bien ! » le rassure-t-elle l'embrassant sur la joue.

Fred bougonne alors que moi je souris. La limousine se stoppe. Un homme nous ouvre la porte, ma mère sort la première, suivie de mon père. Il fait nuit mais il y a tellement de flash qu’on se croirait en plein jour. Je sors, suivie de Fred, il ne me lâche pas la main.

Au départ il est mal à l’aise mais il se détend rapidement. Les photographes me prennent en photo avec mon petit ami, et également seule, pendant que lui aussi se fait prendre en photo, on fait même des photos de famille.

Je pars dire bonjour à des amis stars, et là aussi on se fait prendre en photos.

Le défilé se passe bien, les gens ont l’air content. Les critiques de mode apprécient, mais après tout, qui n’apprécie pas Karl Lagerfeld, le styliste de Chanel ?

On sort, mais là on a le droit aux questions des journalistes.

« Alors Miss Lagerfeld, êtes-vous satisfaites des créations de votre père ? demande un journaliste.

- Oui bien sûr ! Je vais bien m’habiller cet hiver ! »

On s’en va pour renter dans la limousine.


A suivre !

Et voilà, le premier chapitre !

Vos avis ? Je mets la suite ou pas ?

A bientôt

Chapitre 2

BETA : Ange-ann 'Tina' Serpentard et Anelo7


Point de vue de Drago

Point de vue d'Hermione


C’est la rentrée. Je rejoins Blaise dans un compartiment.

« Salut Monsieur le Préfet en Chef !! salue le blond.

- Mouais, grogne Blaise.

- Cache ta joie ! se moque Drago.

- Tu ne devineras jamais qui est l’autre préfet ! Granger !!!

- Ça fait mal !

- Je ne te le fais pas dire !! Un an dans le même appartement qu’elle ! La poisse !

- Remarque, elle est baisable, la sang-de-bourbe ! »

Blaise me fusille du regard pendant que je rigole. Quelques secondes plus tard, Granger entre dans le compartiment.

« Zabini ! Faut faire notre ronde !!!

- Ne me donne pas d’ordre.

- Et si je t’en donne ?

- Tu pourrais le regretter! menace Blaise.

- BOUGE TOI ! MAINTENANT ! » hurle Hermione en s'approchant de lui.

Elle se recule amusée alors que la colère de Blaise va lui sortir par les oreilles. Trop drôle.

« Arrête de rigoler Drago !!

- Ouais arrête, t’as l’air encore plus idiot, se moque la Gryffondor. »

Ce coup-ci, c’est Blaise qui rigole. On marche dans le couloir.

« Je vais peut-être m’amuser cette année, commente Blaise qui marche derrière elle.

- Sors ces idées dégoûtantes de ta tête ! Tu ne me baiseras pas, dit Hermione le regardant droit dans les yeux.

- Tu ne résisteras pas à mon charme.

- Pff, laisse-moi rire. Tu n'es pas mon type, puis de toute façon j’ai déjà un copain.

- L’un n’empêche pas l’autre. Et puis, ce qu’il ne sait pas ne peut pas lui faire de la peine ! »

Après tout il n’a pas tort, Zabini a une bonne réputation au lit. Je me gifle, une VRAIE gifle pour avoir eu l’idée de tromper Fred. Zabini rigole.

«  Avoue que tu y as pensé ! se moque le préfet-en-chef.

- JAMAIS… ! » dit-elle avant de rajouter pour elle « … je ne l’avouerais. »

Il rigole, il m’a entendu. Une fois notre tour du train fini on se sépare. Je mate un peu les fesses musclées de Zabini.

« Avoue Granger !! dit-il avant de rentrer dans son compartiment.

- RÊVE ! dit-elle en partant. »

Blaise rigole.

« Pourquoi tu rigoles ?

- Je me fais Granger cette année. Elle ne me résistera pas !

- Tu es grave.

- Et toi tu te fais qui ? demande Blaise.

- Melinda Bobbin.

- Connais pas. Tu sais ce que Granger m’a dit ? Qu’elle avait un mec ! J’y crois pas ! souffle Blaise.

- Tu devrais, c’est un des jumeaux Weasley.

- Beurk !!!

- Qui est beurk ? demandait Millicent entrant dans le compartiment.

- Salut Milli ! dirent en cœur les Serpentards.

- C’est qui ? demande la demoiselle impatiente.

- Les jumeaux Weasley ! l'informe Blaise

- Vous plaisantez ? Ils sont canons !! dit-elle, choquée.

- Tu baves !! dit le blond, amusé.

- Même pas vrai !!! J’ai appris que Fred Weasley sortait avec Granger, elle a bon goût !

- Beurk !!! répètent les garçons.

- Mais dis-moi, tu ne fantasmes pas sur un Weasley ? demande Drago.

- Si justement, mais JAMAIS je ne sortirai avec !!!

- Tu as raison ils ne sont pas assez bien pour toi !!  » dit Blaise protecteur.

Milli embrasse Blaise sur la joue en lui disant qu’elle l’adore. Moi aussi je l’adore ma Milli, c’est la seule fille que l’on arrive à garder comme amie et avec qui on n’a pas couché. En plus c’est la seule fille qui ne bave pas en nous voyant, elle nous considère comme des mecs normaux. En plus, elle a du caractère et n’hésite pas à nous dire merde quand elle en a envie.

« Tu as vu ta chère copine Parkinson ? demande Blaise.

- Et toi petit cachottier, tu ne nous as pas dit que tu l’as vu pendant les vacances !!! se moque Millicent.

- Pas drôle, boude Drago

- Si, elle m’a soûlé avec Drago par-ci Drago par-là ! Elle me soûle ! Et franchement sa question "Tu crois que Drago veut encore bien de moi ?"… Tssss, je lui NON, que c’est une pauvre cruche, qu’il ne voudra jamais de toi ! Mais elle continue d’espérer. Quelle conne je vous jure… » souffle Millicent.

Vous avez compris, Milli déteste Pansy autant que moi !

On arrive à Poudlard, nous descendons du train, Milli rigole en voyant les premières années baver devant nous, et les autres cruches aussi.

Une fois à table, je vais à la pèche aux informations.

« Ma Milli adorée ? Je demande gentiment.

- Que veux-tu ?

- Tu connais pas une Melinda Bobbin ?

- Vous ne recommencez pas avec votre jeu débile ? demande-t-elle.

- Si !!!

- Sérieux les mecs vous êtes pas possible, un jour ça va se retourner contre vous, vous allez tomber amoureux et c’est ELLE qui vous brisera le cœur, et ne comptez pas sur moi pour vous ramassez. Vous n’aurez que ce que vous méritez !!

- C’est rassurant de savoir que l’on peut compter sur ses amis !! grogne Blaise.

- Non mais c’est vrai, ce n’est pas bien de sortir avec une fille, de lui faire croire que vous l’aimez, elle qui vous aime vraiment et ensuite vous lui brisez le cœur. C’est salop ! explique Millicent.

- Erreur, ma belle ! C’est nous. » dit Drago souriant en coin.

Elle se met la tête dans ses mains en soupirant de désespoir. Nous rigolons.

« Tu regardes qui comme ça ? » demande Hermione. 

Je suis son regard vu qu’elle ne me répond pas. AH !!! Elle fixe les BGS alias les Beaux Gosses de Serpentards. En principe les mecs de Serpentards sont tous quasiment canon, à part Crabbe et Goyle, bien sûr. Les deux plus beaux sont évidemment Zabini et Malfoy mais ils sont aussi cons que beaux.

« Ginny…? Ginny…?! GINNY !! hurle Hermione.

- Hein quoi ? Mais tu es folle !! J’ai failli avoir une attaque ! grogne la rousse.

- Fais gaffe, tu vas t’abîmer les yeux !

- Pfff, tu es nulle !!!

- C’est que Harry ne te satisfait plus ? demande Hermione à l'oreille de son amie.

- Pffff. »

J’explose de rire. Tout le monde me fixe bizarrement.

« Tu as quoi Mione ? demande Harry.

- Alors Harry, on ne satisfait plus sa copine au lit ? Je ne te savais pas comme ça ! se moque sa meilleure amie. »

Devant la tête de mes amis, je rigole encore plus.

« - Tu veux jouer à ça ? demande le survivant.

- Ouaiiiiiis ! dit Hermione essuyant ses larmes de joie.

- Très bien ! Tu te rappelles de ça ? demande Ginny.

- "Ça" quoi ?

- Oh, oh Merlin!!! Oh Oiii !!! Vas-y continue !! Oh oui !! » crie Ginny imitant Hermione, assez fort pour que tout le monde entende.

Tout le monde nous fixe avec de gros yeux. Personne n’ose ouvrir la bouche, même les profs ne disent rien. J’esquisse un sourire en coin.

« J’en ai une pour toi : Oh oui !! Vas-y Harry !! Oooh ouiiiiii… !  » crie Hermione imitant son amie.

Ginny devient rouge ainsi qu’Harry, moi je pleure de rire, écroulée sur la table.

« Bon, redevenons sérieuse, pourquoi tu mattes les BGS ?

- Pour la même raison que toutes les filles de Poudlard, parce que ce sont des BGS !!!

- Mouais, je les trouve pas si canons que ça, dit Hermione fronçant le nez.

- A d’autres, je te vois, les petits regards rapides dans leur direction.

- Démasquée ! Ils ne m’intéressent pas, je préfère mon copain, explique Hermione.

- Ouais je sais, toi et Fred c’est pour la vie !

- Peut-être pas jusque-là mais je voudrais bien continuer encore un peu.

- En tout cas, tu as de la chance de partager un appartement avec Zabini, souffle Ginny avec un bonheur perceptible.

- Mouais, il a déjà dans l’idée de coucher avec moi.

- La chance, dit-elle rêveuse.

- Ginny ! dit Hermione choquée.

- Oh arrête Mione, j’aime Harry mais une soirée avec un des BGS je ne dis pas non.

- Je ne peux pas faire ça à Fred !

- Ce qu’il ne sait pas ne peut pas lui faire de mal. »

Je la regarde avec des gros yeux.

« Quoi ?

- Zabini m’a dit la même chose dans le train.

- Bah tu vois, y a pas de soucis !!

- Ginny, dit-elle suppliante.

- Chut je mate, fais-en autant, imagines-les en boxer avec leur abdos parfaitement dessinés et leur fesses à croquer. »

Je lui balance une serviette sur le visage.

« Eh !!

- Tu baves !!

- Oh arrête ! Je ne suis pas comme toi, moi, je ne côtoie pas des mannequins à longueur de temps, ni des stars, ce sont tous des beaux gosses, alors que moi le peu de beaux gosses que je vois, ils sont ici.

- Je sais ce qu’il te faut ! Une journée shopping et un week-end avec la sublime Hermione Lagerfeld ! dit Hermione la prenant dans ses bras.

- Mais les sorties à Pré-au-Lard ne sont tout de suite.

- T’inquiète, je gère ! dit elle l'embrassant sur la joue. »

Je me lève et part voir le directeur. Après avoir écouté mon xplication, il nous accorde une journée le week-end prochain.

A la fin du repas, je dis bonne nuit à mes amis puis je suis McGonagall et Zabini dans notre appartement. Une fois la vieille partie, genre cinq minutes plus tard, ses deux amis rentrent. Bulstrode et Malefoy entrent. Tssss, ils vont souvent être là ces deux-là. L'année promet d'être sympathique.


Déjà une semaine, et on est surchargé de boulot, ça m'énerve déjà !

Et oui, depuis que la guerre est finie, je profite plus de la vie et me consacre moins aux cours, je me suis découvert une autre passion : LES FRINGUES !!!

Ce qui ravit mon père, en un mois ma garde-robe a triplé. Tout est du Chanel. C’est une obligation pour moi, vu que dans le monde Moldu je me fais harceler par les Paparazzis. Pour eux, je suis une star, enfin c'est vite dit, en dehors d'être mannequin à mes heures perdues et la fille de Karl Lagerfeld. Mais ça, personne ne le sait en dehors de mes amis.


Je vais prendre une douche, quand je sors Blaise et Malfoy sont de dos, seule Bulstrode me voit.


« Puisque je vous dis que je me la ferais ! se vante Blaise.
- Et moi je te dis que tu ne te feras pas Granger. » répond son amie, amusée.

Je m'approche de lui en serviette, je lui murmure à l'oreille :

« Tu devrais écouter ton amie, Zabini, tu ne me baiseras pas. »

Je l'embrasse rapidement sur la joue puis je m'en vais en souriant, Bulstrode rigole.

« Tu savais qu'elle était là ? demande Blaise.
- Oui !
- Traîtresse ! grogne-t-il.
- Tu ne te la fera jamais ! se moque Drago.
- Tu peux parler, tu n’es pas mieux avec Melinda ! Tu ne sais même pas à quoi elle ressemble !  » grogne le préfet en chef, vexé.

Il se lève et s'en va dans sa chambre.

« Tu l'as vexé !
- Y’a que la vérité qui blesse, dit Drago haussant les épaules.
- Au fait, on la fait où notre fête ?
- Merde ! J'avais oublié !! Heureusement que tu es là !
- Je sais ! Je suis indispensable !
- Tu viens de craquer les élastiques de tes chaussettes!  » rigole Drago

Elle prend un coussin et me l'envoie en pleine figure, ce qui annonce le début d’une épique bataille d’oreillers. On crie comme des gamins, mais Granger ouvre la porte de sa chambre et là je me stoppe net dans mon élan : Hermione, le regard indéchiffrable et en sous-vêtements… sexy. Milli la fixe mais pas en colère, plus avec envie.

« Ferme la bouche Malfoy !!! Je tolère que vous saccagiez mon appartement mais faites-le en SILENCE ! »

Elle claque la porte. D'un coup de baguette, Milli remet tout en ordre.

« Ca va Milli ?
- Je la déteste mais je dois avouer qu'elle est très jolie.
- Elle est trop canon. »

Je sors de ma chambre habillée d'une robe noire courte et prêt du corps. Je sors sous les regards des deux Serpentards. Il y a mon chéri qui vient, je vais le chercher chez les Gryffondors.

« Ma chérie ! »

Je le prend dans mes bras et l'embrasse passionnément.

« Tu m'as manqué.
- Toi aussi.
- A moi aussi tu m'as manqué, Hermione ! se moque George.
- Idiot !  » sourit Hermione.

Je lui fais un bisou sur la joue.

« J'ai une bonne nouvelle ! dit Fred
- Ah bon ?
- Oui, nous avons demandé au directeur de venir vendre nos produits dans Poudlard une fois par semaine.
- Et il a dit oui !
- Par contre, pas de bonbons qui rendent malade ! boude Fred.
- Pas drôle !
- Je suis contente pour vous !! dit Hermione embrassant son copain.
- Dis plutôt que tu pourras voir mon frère plus souvent ! se moque George.
- Aussi ! Dis-moi, mon cœur, tu veux visiter mon appartement ?
- Moi aussi je peux venir ? demande la dernière des Weasley.
- Non tu ne verras pas Zabini !!!
- Pfff ! Pas drôle !!!
- Zabini ?
- Ouais, c'est mon homologue. », je grimace.

Fred fait une tête bizarre, il ne doit pas apprécier que ce soit LUI mon colocataire.

« T'en fais pas mon grand frère, elle s'en fout de Zabini parce qu'on l’a vu en serviette. Il est trop canon, il ferait craquer une bonne sœur et Hermione l'a tout simplement rembarré.
- C'était trop tordant ! Tu te souviens de sa tête !
- Oui, le pauvre ! »

Début du flash-back

Je suis avec Ginny dans la salle commune. On discute de tout et de rien. Zabini sort de sa douche en serviette les cheveux mouillés et des gouttes d’eau qui coulent sur son torse. Ginny ouvre grand la bouche, je me retourne pour voir. Je fais une grimace alors que lui arbore un sourire de Serpentard, un sourire de prétentieux, un sourire en coin.

« Par pitié Zabini ,va t'habiller, tu me donnes envie de gerber ! »

Il laisse tomber son sourire.

« Et arrête de te pavaner comme un paon, t'as l'air ridicule ! »

Il me regarde estomaqué avant de partir dans sa chambre. Je crois qu'aucune fille ne lui a jamais parlé ainsi.

Fin du flash-back

« Qu'est-ce que j'ai pu rigoler, se moque Ginny.
- Lui moins. »

J'embrasse mon chéri qui lui n'a pas l'air de voir ça d'un bon œil.

« On va le voir, ton appartement ? bougonne Fred.
- C'est parti ! »

On se dirige vers mon appartement, on met plus longtemps que prévu vu que l'on croise des professeurs. Il discute un peu avec, on croise même Rogue et à notre plus grand étonnement, il vient nous voir. Ils discutent encore et encore, moi je me fais chier j'ai envie de mon chéri, tout de suite maintenant. J'imagine tout ce qu'on va faire après, et c'est assez chaud.

« Monsieur Weasley je vais vous laisser, je crois que votre petite amie à ses hormones qui la travaillent. » se moque Rogue.

Je le regarde choquée alors que Fred m'interroge du regard, je le tire rapidement vers mon appartement.

« J'y crois pas, il a osé lire dans ma tête !!  » dit-elle pour elle.

Je dis le mot de passe au tableau, nous rentrons dans l'appartement où les 3 Serpentards sont. Comme toujours.

« - Eh bah Grang-.... commence Blaise.
- Ta gueule !!  » je grogne.

Je pousse mon chéri dans ma chambre, je ferme la porte et insonorise la pièce.

« Veux-tu quelque chose en particulier ? demande Fred, amusé.
- A ton avis ? dit-elle en s'approchant.
- Je ne sais pas trop.
- Et là ? dit-elle, le poussant sur le lit.
- Hmm, j'hésite encore. »

J'enlève ma robe pour me retrouver en sous-vêtements. Il va pour ouvrir la bouche mais je le devance.

« Si tu sors une connerie, tu te la mets derrière l'oreille pour un bon moment ! »

Il se relève et m'embrasse.

« Tu es canon. » dit-il.

Je lui souris avant de lui sauter dessus. Notre baiser est avide. Je me frotte outrageusement à son érection. Nous enlevons rapidement les dernier vêtements qui nous gênent. Toujours assise sur lui, je m'empale sur son érection. Nous grognons de plaisir. Mes gémissements deviennent vite incontrôlés, merci les sorts d'insonorisations... Fred me retourne, il m'emmène à l'orgasme quelques minutes plus tard. Il faut dire que lui comme moi étions très excités.

Nous passons quelques minutes en silence à profiter de ce moment.

Une fois fini, il se rhabille alors que j'enroule le draps autour de moi. J'ouvre la porte.

« Je t'aime, dit-il en l'embrassant.
- Moi aussi. »

Beurk, c'est écœurant !! Je ne sais pas comment Granger fait pour embrasser Weasley. Par contre, ma Milli voudrait bien prendre sa place. Granger le voit et sourit avant de retourner dans sa chambre.

Mais qu'importe, j'ai enfin trouvé qui est Melinda Bobbin. Et ce qui est sûr, c'est que c’est pas le canon de l'année mais bon, je ne peux pas me permettre de faire la fine bouche, il faut s’avouer les choses comme elles sont : je suis fauché, elle est riche. Point.

Et puis je pourrais toujours m'en trouver une plus canon pour mes plaisirs personnels. Non, je n'ai pas de cœur et j'assume. Je veux de l'argent, je ne peux pas vivre sans. J'ai passé plus de 16 ans dans le luxe, je m'y suis habitué à mon petit confort personnel.


Quelques jours plus tard je rentre dans la grande salle, je sens des regards insistants sur moi, plus que d'habitude.

Alors là, je tente de maîtriser mes nerfs, mais je sens une sueur froide couler le long de ma colonne vertébrale. Ça y est, ils savent que je suis aussi riche que les Weasley, c'est la fin du monde.

Granger est pas loin derrière moi, et c’est seulement là que je remarque qu’elle aussi est victime des regards insistants. Je la fixe bizarrement.

« Quoi ? demande la lionne.
- Rien. »

Un morveux de Gryffondor vient nous prendre en photo puis s'en va en courant.

« Il est timbré ce petit morveux ! grogne Drago.
- Autant que toi !!  » dit Hermione tout en partant.

Elle aussi est timbrée ! Ils sont tous timbrés dans cette maison !!! Même si Granger est assez canon. Oh là là !!! Je déraille !!! Je pars m’asseoir avec mes amis, la plupart sont aussi des BGS. Je ne suis pas censé savoir ce surnom donné par la gent féminine mais Milli, sous la torture des chatouilles, me l'a dit. Eux aussi me regarde bizarrement.

« Quoi ? Je suis mal coiffé c'est ça ? demande le blond, horrifié.
- Non, répond Blaise.
- Dans le magazine de l'école, tu sais le Playwizard, il y a les élections du couple fictif le plus beau de Poudlard et je pense que cette année tu dois faire partie des candidats. Tous les abonnés votent pour élire les deux candidats. T'as un mois pour voter, explique Millicent.
- Comment sais-tu cela ? demande Blaise.
- Je sais tout mon cher !! sourit-elle.
- Dis plutôt que tu lis ce torchon !! commente le blond.
- Ouais, je le lis, on apprend plein de truc intéressants, notamment sur vous. Oui, vous êtes dans tous les numéros. Puis sur divers trucs, continue Millicent.
- Fais-voir ! dit Blaise, intéressé.
- Vous ne pourrez pas lire, seuls les abonnés le peuvent, dit Millicent posant le magazine sur la table.
- Pas drôle.
- C'était qui l'année dernière ? demande Matt.
- Granger et Potter, commente-t-elle.

- L'année d'avant ?
- Granger et Diggory.
- A mon avis, ils vont te coller avec Granger ! dit Blaise, moqueur.
- Pff, n'importe quoi !
- C'est tout à fait possible, tous les mecs fantasment sur Granger, en plus le magazine a en partie été créé pour elle, elle fait la quasi-totalité des couvertures du magazine. Si ce n'est pas elle, c'est Potter. Mais si le microbe vous a pris en photos c'est qu'il y a de grandes chances.
- Moi et Granger ? JAMAIS !!!! grimace Drago.
- Ne jamais dire "fontaine je ne boirais pas de ton eau" ! dit la seule fille du groupe.
- Tssssss ! »

Elle passe ses bras autour de mon cou et m'embrasse sur la joue, un baiser bien sonore.

« Je croyais que tu étais mon amie !! Je ne pensais pas que tu me piquerais mon petit copain !!  » s’exclame Pansy.

Elle va pour gifler ma meilleure amie mais je me lève en même temps que la plupart des mecs se trouvant à côté.

« Je te le déconseille ! gronde Drago.
- Mais Drago chéri, pleurniche Pansy.
- En quelle langue faut-il que je te le dises ? TOI ET MOI : JAMAIS !!! C'est assez clair comme ça ? Maintenant tire toi. »

Elle s'en va en pleurant.

« Merci les mecs.
- De rien !
- Personne ne touche à notre Milli nationale !  » sourit Blaise.

« Elle en a de la chance d’être défendue par eux ! Je veux bien sa place ! bougonne Ginny.

- Ginny !!! dit Hermione choquée.

- Fais pas ta prude ! Tout le monde sait ce que vous avez fait, toi et Fred, les chers Serpentards ont tout balancé.

- Euh…. Herm-…. Hermione…. demande Colin Crivey.

- Oui Colin ? souriait Hermione

- Jepeuxteprendreenphoto?

- Oui bien sûr. »

Je prends la pose. Il me fait rire, Colin, je l’intimide. A chaque fois qu’il vient me voir, il est comme ça.

« Vous voulez un scoop ? demande Lavande.

- Ouiiii !! disent Ginny et Hermione.

- Accrochez-vous !! McGo et Pompom font des pronostics !! Je crois que Dumbledore aussi !!

- Non ?!

- Si !!!

- Ils n’ont rien d’autre à faire ? demande Harry.

- Faut croire que non !!!  » sourit Hermione.

Lavande s’en va comme elle est venue. Je comprends pourquoi elle est venue, c’est la journaliste vedette de Playwizard avec Parvati, c‘est des vrais commères ces deux-là. Colin est le photographe et Luna (c’est elle qui a eu l’idée du magazine) gère la mise en page et tout le reste.

« Alors moi je vote pour Hermione. Avec qui je vais te mettre ? Alors Ron, non pas lui, Harry, Hors de question ! Pas deux ans de suite, ça va me filer des complexes. Ensuite Malefoy, hmm… intéressant. Zabini, non vous cohabitez déjà ça ne va pas. Matt, sexy mais trop petit pour toi, si tu mets des talons ça ferra moche. Macmillan, non je ne peux pas le sentir ce type. Zac… il a des yeux celui-là !!! Oh dommage que Chad ne soit plus là, sinon je t’aurai casée avec ! Aaah !!! Jesse ! Il est bien celui-là ! Oh mais y’a pas beaucoup de choix, c’est nul !! commente Ginny pour elle-même.

- Mais qui te dit que ce sera moi ? demande Hermione, amusée.

- Genre ! Comme si ça allait être moi !! Mione ça fait cinq ans que ce magazine est édité, et ça fait cinq ans que c’est toi, pourquoi cette année ça changerait ?

- Parce qu’il y a des filles bien plus jolies que moi ! s’exclame Hermione.

- Je suis sûre que même toi tu n’y crois pas ! se moque Ginny.

- J’avoue ! »

On rigole, je ne le pense pas, Ginny est aussi jolie.

Le mois qui suit est agité. Il y a un truc que je trouve bizarre, Malefoy court après la grosse Bobbin. C’est bizarre. Un jour, dans les couloirs, je le vois la draguer.

« Je me demande comment Malefoy fait pour draguer cette fille ? dit-elle pour elle-même.

- C’est un pari, répond une voix.

- Merlin, j’ai pensé à voix haute ? sursaute Hermione.

- Oui, sourit l'inconnue.

- La honte ! souffle-t-elle en se cachant.

- Je ne dirai rien.

- Merci, dit la Gryffondor souriante mais méfiante.

- Pourquoi tu n'aimes pas Bobbin ? Tu préférerais voir mon meilleur ami avec toi ?

- Non pas du tout, mais ce type a trop de classe pour se taper une fille qui en est dépourvue.

- Moi je te verrais bien avec.

- Je ne savais pas que les Serpentards achetaient ce magasine !

- Si, on est très peu mais moi j’aime bien ce magazine, il me fait rire. J’ai un avis extérieur sur mes amis.

- Ce n’est pas trop dur de les fréquenter à longueur de journée ? Parce que parfois, en cours, ils me tapent sur les nerfs !

- Non ça va, mais avec moi ils sont différents, commente Millicent.

- J’ai remarqué. Votre amitié est belle.

- Mon amitié est normale comparée à ta vie qui ELLE est belle.

- C’est gentil. Mais je suis sûre que ta vie ne doit pas être si mal.

- Peut-être, dit-elle peu convaincue.

- Je connais des personnes qui tuerait pour avoir l’amitié que tu entretiens avec eux, sourit Hermione.

- Ce sont des menaces ? demande la Serpentard, méfiante.

- Non, non, pas du tout ! Je te dis juste que ta vie en vaut la peine et qu’il faut profiter de la vie.

- C’est plus facile quand on belle comme toi, dit Millicent.

- Mais toi aussi tu es jolie. »

Je rejoins Milli qui est avec Granger qui s’en va quand elle me voit venir.

« Je t’intimide Granger ? se moque Drago.

- Mais oui mon petit Dragon, tu m’intimides. N’as-tu pas compris que j’étais complètement folle de toi, que je rêves de toi toutes les nuits ? Tu es mon obsession Drago Malefoy… » dit Hermione s’approchant avec une voix geignarde de petite fille.

Milli explose de rire puis Granger s’en va. J’aurai juré qu’elle avait fait un léger sourire à ma meilleure amie. Pfff, j’ai fumé les potions moi ! Ce n’est pas possible.

« Allez viens mon petit Dragon !! dit sa meilleure amie amusée.

- Tu parlais avec Granger.

- Et après ? Tu es jaloux ? Tu as peur que je te la pique ? se moque-t-elle.

- Beurk !! Puis je ne l’aime pas !

- Je vous verrais bien ensemble !!

- Tu vas pas t’y mettre toi aussi !!  » grogne le blond.

Elle m’embrasse sur la joue. On rentre dans la grande salle, le courrier arrive. Milli reçoit son courrier, le Playwizard, chez les profs aussi, enfin chez Mc Go et Pompom. Tous timbrés.

« Alors ? Verdict ? demande Blaise curieux.

- AAAH !!! J’avais raison !!! Je suis trop douée ! s’exclame joyeusement Millicent.

- Mais c’est qui ? demande Drago impatient.

- Je ne le dirai pas ! se moque Millicent.

- Te fais pas prier ! souffle Blaise.

- Mais c’est une bonne idée ça ! A genoux !

- Non, je suis préfet en chef ! Tu me dois obéissance ! ordonne Blaise.

- Mouais c’est ça, quand ça t’arrange !!! A GE-NOUX ! se moque encore Millicent.

- Non, dit fermement le préfet en chef.

- Tu ne sauras pas ! »

« C’est MALEFOY ET HERMIONE ! RON TU ME DOIS DEUX GALLIONS, TOUT DE SUITE ! hurle Ginny.

« Putain, fait chier celle-là ! grogne Millicent.

- Génial, souffle Drago.

- Drago t’as une lettre. » dit Matt complètement désintéressé.

Ah ouais en effet. Je regarde l’expéditeur : c’est mon père. Il veut savoir ou j’en suis avec Melinda Bobbin. Je lui réponds que ça avance mais que c’est une torture de voir cette fille. J’accroche la lettre au hibou qui s’en va chez nous.


Lucius reçoit la lettre, il sourit à la réflexion de son fils mais quand Narcissa lui prend la lettre des mains, son sourire s’efface.

« Ça ne va pas assez vite, j’en peux plus de vivre dans cette misère ! Et toi aussi, là, tu m’énerves ! Tu ne peux pas te trouver un autre boulot ! s'énerve Narcissa.

- Mais Cissy, dit doucement Lucius.

- Arrête avec tes surnoms idiots ! sermonne sa femme.

- Si je travaille ailleurs, ils vont savoir que nous sommes p-… essaye doucement Lucius.

- SI TU DIS CE MOT JE T’ÉTRIPE !!! Tu n’as qu’à travailler chez les Moldus !  » grimace Narcissa.

Lucius est choqué. Lui chez les Moldus ? Elle doit vraiment être désespérée pour lui proposer ça… Et lui le fera quand il sera vraiment désespéré.

Narcissa s’en va faire un tour sur le chemin de traverse avec son nouveau sac à main, son dernier signe de richesse même si sa robe coûte une petite fortune car c’est une vieille robe. Elle fait du lèche-vitrine, à défaut de pouvoir acheter quoi que ce soit, et tombe sur la boutique Chanel. Son attention est captée par les affiches accrochées çà et là. Elle a déjà vu cette fille quelque part... Pendant sa réflexion, son regard dérive sur les habits exposés, et une personne finit par s’approcher d’elle.

« Vous avez un joli sac madame, dit Karl, amusé.

- Mon mari m’en a fait cadeau, explique Narcissa.

- Votre fils vous ressemble beaucoup.

- Dois-je prendre cela comme un compliment ?

- Mais bien sûr Madame. Vous cherchez quelque chose en particulier ?

- Qui est cette fille sur vos affiches ? demande Narcissa.

- C’est ma plus jeune mannequin, dit Karl fier.

- Elle est très belle, est-ce une sorcière ? Excusez-moi de demander ça, mais vos affiches ne bougent pas.

- Oui c’est une sorcière, mais le souci avec les affiches sorcières c’est que mes mannequins partaient voir tout le monde et ne sont jamais là.

- C’est ennuyeux mais quel âge a-t-elle ? demande t'elle intéressé.

- Elle a dix-sept ans.

- Elle va à Poudlard ?

- Oui, elle est en 7ème année à Gryffondor.

- Je vois… Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je dois rentrez chez moi.

- Au revoir madame.

- Monsieur. »

Narcissa rentre chez elle pour rejoindre Lucius, elle arbore un sourire, ce qui est rare ces derniers temps.

« Pourquoi ce sourire ? demande Lucius.

- Connais tu une septième année à Gryffondor, châtain, les yeux marrons et qui est mannequin ?

- J’en connais une mais pas mannequin, c’est une sang-de-bourbe, Granger. Hermione de son prénom.

- Mais bien sûr ! Comment ne l’ai-je pas reconnue !

- Où l’as-tu vu ? demande Lucius.

- Elle est sur les affiches à Chanel.

- Tu y es allée... As-tu vu le vieux ?

- Oui, c’est une bonne source de renseignement mais je trouve son comportement bizarre envers cette fille, explique Narcissa.

- Je crois qu’ils ont un lien de parenté.

- Ah bon ?

- Oui, je les ai écoutés, lui et Granger, ils se sont dit "à ce soir".

- Ce serait sa fille ?! demande-t-elle étonnée.

- Possible. »

Narcissa s’en va pour revenir quelques heures plus tard avec quelques papiers.

« Karl Lagerfeld n’est pas répertorié comme sorcier, c’est un Moldu, le père d’Hermione Granger. Ou devrais-je dire Hermione Lagerfeld, informe Narcissa.

- Comment sais-tu cela ?

- Je suis allée au ministère en prétextant que je recherchais un ami d’enfance.

- Tu es vraiment diaboliquement parfaite.

- Je sais. Drago doit oublier Melinda Bobbin et s’occuper de séduire Miss Lagerfeld.

- Est-elle vraiment riche ?

- Oui, cet homme s’est marié à une Moldue, la fille d’un émir Libanais. Leur fortune réunie est élevée à… plusieurs milliards. » achève-t-elle avec un sourire en coin.

Lucius s’étouffe à moitié en entendant le chiffre de la fortune.

« N’est-ce pas. Il faut que Drago la séduise. Écris-lui une lettre, mais ne l’embarrasse pas de détails. Juste qu’il doit s’occuper d’ Hermione Granger. Dis-lui de détruire la lettre après. »

Lucius s’exécute. 


A suivre ... Voilà, Drago doit la séduire… Mais va-t-elle se laisser faire ?

Bisous !!

Chapitre 3

Beta : Ange-ann 'Tina' Serpentard et Anelo7


Point de vue de Drago

Point de vue d'Hermione


Nous dînons, Melinda dîne avec nous, mon charme a agi. Je reçois une lettre de mon père, je la mets dans ma poche. Pour le moment je m’occupe d’elle. Blaise fixe Granger.

« Blaise, mon chou, je te signale que tu mates Granger ouvertement et que tout le monde te fixe. Et je crois que elle l’a remarqué, explique Millicent.

- Je réfléchis à un moyen de me la faire.

- Elle ne veut pas de toi, faut t’y faire ! Oh, et Drago arrête de rouler une pelle à Bobbin, vous me donnez envie de gerber, grimace Millicent.

- Toi la grosse jalouse tais-toi ! grogne Mélinda.

- Moi jalouse ? Je considère Drago comme mon frère !

- C’ est-ce qu’on dit quand on est une grosse frustrée en manque de sexe ! se moque Mélinda.

- Je préfère être en manque de sexe plutôt que de me taper tous les mecs de Poudlard ! Bien qu'avec ta tronche, ça doit pas être facile !

- Toi tu vas te calmer sale peau de vache répugnante ! »

C’en est trop pour Milli qui s’en va furieuse, les larmes aux yeux. D’habitude on la défend, et en temps normal j’aurai giflé cette Bobbin pour avoir insulter MA Milli mais je ne peux pas. Désolé Milli.

Je vois Bulstrode se lever de leur table partir rapidement de la grande salle, j’aurai juré avoir vu un début de larmes sur ses joues. Je ne sais pas pourquoi, je me lève et pars à sa recherche. Je déambule dans les couloirs. Au bout de quelques minutes je la trouve, elle est assise par terre, repliée sur elle-même. Je crois qu’elle pleure.

« Ça va aller ?

- Non. Laisse-moi, dit Millicent en relevant la tête.

- Pardon, c’était idiot. Si tu as besoin de parler je suis là. »

Je commence à partir mais.

« Hermione ? »

Je fais demi-tour et viens m’asseoir à côté d’elle.

« Je suis idiote, souffle Millicent triste.

- Mais non.

- Si, je pleure pour un rien.

- Je suis sûre que non.

- Si, c’est idiot mais d’habitude ils me défendent TOUJOURS, et pas cette fois, ils m’ont abandonné.

- Je suis sûre qu’ils avaient de bonnes raisons, propose la lionne.

- Je rêve ou tu les défends ?

- Jamais, mais se sont tes amis, ils t’aiment pourquoi te feraient-t-ils du mal intentionnellement ?

- Le pire de tout c’est que je ne suis pas foutue de me défendre seule.

- Ne dis pas de bêtises, depuis six ans tu nous en as fait bavé, j’avais du mal à répondre à tes remarques, tu ne te rends pas compte à quel point je devais réfléchir pour te répliquer. Le soir je préparais mes répliques à t’envoyer dans la figure ! J’en rêvais même. »

Millicent sourit.

« Et voilà ! Je savais que j’arriverai à te faire sourire. Demain je vais faire un tour à Pré au lard, tu veux venir avec moi ? Je viens avec une amie mais si tu veux venir, tu es la bienvenue, propose Hermione.

- On n’a pas de sortie de prévue.

- Le directeur m’a donné l’autorisation. Alors ?

- Ok.

- Ça ne te dit pas qu’on se lève parce que j’ai des fourmis dans les fesses ! » sourit Hermione.

On se lève, je l’invite à venir dormir dans l’appartement. On voit Blaise et Drago inquiets. Quand ils voient Millicent, ils viennent la voir. Millicent ne veut pas leur parler alors elle les ignore, on part dans ma chambre.

« Je n’arriverai jamais à les ignorer ! se lamente Millicent.

- Mais non ! Laisse-les mariner encore une journée, puis tu as vu leurs têtes décomposées ? C’était drôle !

- Oui, j’avoue. »

On rigole. Après avoir parlée une bonne partie de la soirée, on s'endort dans le même lit.

« Elle va nous en vouloir longtemps ? demande Drago, inquiet.

- Je sais pas, j’espère pas, souffle Blaise.

- Moi non plus mais ce qui est bizarre, c’est qu’elle ait sympathisé avec Granger.

- Ouais, c’est bizarre... Oh fait, tu ne devrais pas être avec Bobbin ?

- Plus maintenant. Mon père m’a envoyé une lettre et je l’ai lu au bon moment avant de me la taper. »

FLASH BACK

Je me dirige dans ma chambre avec Bobbin. Elle met sa main dans ma poche arrière de pantalon.

« Tiens une lettre ! » dit-elle en voyant le morceau de papier.

Elle la prend et l’ouvre mais je la lui arrache des mains avant qu’elle n’est pu la lire.

« C’est personnel, marmonne-t-il entre ses dents.

- Pardon.  » dit-elle en l'embrassant dans le cou.

Je lis la lettre pendant qu’elle défait ma chemise, ses lèvres descendent sur mes abdos pendant qu’elle s’attaque à défaire mon pantalon. Oh là, par Merlin. Il faut que je m’occupe de Granger.

« Dégage, dit Drago d’un ton sans appel.

- Pardon ? dit-elle, choquée.

- Tire-toi ! répond-il en se reculant.

- Mais je croyais que…

- Tu croyais mal. » lâche-t-il en se rhabillant.

Je détruis la lettre pendant que Bobbin part en pleurnichant, puis je pars voir Blaise.

FIN du FLASH BACK

« Pourquoi t’a pas pris ton pied ? Mais au fait ton père t’a dit quoi ?

- Oh rien d’important.

- Ok. »

On finit par aller nous coucher et moi sur le canapé. Je ne partirai pas sans voir Milli.

On se lève vers 10 heures, je m’habille en Chanel, je vais prévenir Ginny que nous partons, mais elle me dit qu’elle a un empêchement et qu’elle ne peut pas. Du coup je rentre seule. Malefoy dort toujours. Millicent le regarde dormir. Je pars en courant dans la salle de bain pour revenir avec mon eyeliner noir.

« Tu vas faire quoi ? demande Millicent à voix basse.

- Tu vas voir !  » répond-elle sur le même ton s'approchant du blond.

Je me penche vers lui et lui fait des petits dessins, des cœurs des fleurs et des trucs de filles. Millicent n’est pas trop d’accord mais en voyant le résultat elle se retient de rire.

« À Zabini ! dit la lionne, fière.

- Non Hermione !

- Pourquoi ?

- Parce que c’est moi qui le fait !  » répond-t-elle tout en prenant l'Eyeliner.

Au bout de quelques minutes, Millicent lui a dessiné un lion. Trop drôle. Avant de ressortir, je pose en évidence l’eyeliner sur la table basse du salon avec un petit mot : « L’OBJET DU CRIME !!! Bonne journée ! ».

On s’en va en claquant le tableau, on rigole tout en s’éloignant au maximum de l’appartement. McGonagall nous attend en bas.

« Vous voilà miss Granger. Et… Miss Bulstrode ?

- Oui, cela vous embête ?

- Non non pas du tout. Ne rentrez pas tard !

- Oui madame. »

On s’en va, toujours en courant au cas où Malefoy et Zabini nous courraient après mais je ne pense pas vu que c’est un eyeliner magique il dure douze heures. Donc à mon avis ils ne vont pas sortir avant d’être parvenu à l’enlever.

On marche tranquillement vers Pré au lard pour une journée shopping.

J’ouvre les yeux, en entendant la porte claquer. Putain elle fait chier Granger ! Elle m’a réveillé !

Blaise se réveille aussi, et quand je le vois je ne peux pas m’empêcher d’exploser de rire. Seulement, il éclate de rire aussi en me voyant.

« Ta tête !! » s’exclamèrent-ils en chœur.

On se dirige tous les deux en courant dans la salle de bain.

« PUTAIN !! » hurlent-ils.

Notre premier réflexe est évidemment de nous passer le visage sous l’eau, on frotte mais rien ne part.

« On est dans la merde ! Surtout toi avec tes cœurs ! dit Blaise.

- Et toi avec l’emblème des Gryffondors !

- Nooooooon. souffle Blaise en enfouissant sa tête dans ses mains.

- Que ce soit toi comme moi, on est mal ! En plus j’ai faim !

- Attend un peu que je chope Granger ! Je la tue !!! rugit Blaise.

- Je croyais que tu voulais la baiser ? demande Drago, amusé.

- Et toi ?

- Mystère ! »


« Tu veux commencer par où ? demande Hermione.

- Manger ! Je crève de faim !

- C’est parti ! »

On déjeune tranquillement.

« Si un jour, on avait dit que je mangerais avec toi, je ne l’aurais jamais cru ! sourit Millicent.

- Tu m’étonnes ! Gryffondor et Serpentard. Une amitié impossible.

- Ouais, mais pas que... Tu es miss populaire de Poudlard, même les Serpentards veulent être comme toi, sauf qu’elles ne l’avoueront jamais. Toutes les filles veulent être comme toi, il ne te manque plus qu’une fortune à pâlir Crésus et c’est bon, tu es parfaite ! s’exclame Millicent.

- … Tu sais garder un secret ? s’enquiert alors Hermione à voix basse en se penchant vers elle.

- Oui, je suis la confidente de tous les BGS !

- Ce que je vais te dire, seuls mes amis et la plupart des moldus sont au courant, donc il ne faut surtout pas qu’il s’ébruite dans notre monde…

- Je sais qu’on ne se connaît que depuis peu de temps, mais tu peux me faire confiance.

- En fait, je… je suis encore plus riche que Crésus, plaisante Hermione un peu gênée.

- Tu blagues ?

- Non la fortune de mes parents est de plusieurs milliards, explique Hermione.

- Alors, c’est bon, tu es parfaite ! Mais comment ça se fait ?!

- Mon père est le styliste de Chanel et ma mère est Libanaise, fille d’un émir super puissant.

- Attend, attend. Chanel ? Le Chanel ? La grande marque de vêtements ? Karl Lagerfeld ?

- Oui, c’est mon père.

- … »

Je vois Millicent bouche bée. Je me contente de lui sourire.

« Je viens de percuter un truc, dit soudain Millicent.

- Oui ?

- La quasi-totalité des Serpentards et sang-pur s’habillent là-bas, donc… Ils s’habillent tous chez un moldu ?! Ça c’est ÉNORME !

- Oui je sais, mon père est Moldu, pour le moment personne ne sait que je suis sa fille, c’est moi qui le voulait pour qu’il puisse avoir de gros clients.

- Mais pourquoi tu as le nom de Granger ?

- C’est le nom de ma mère, je l’ai pris pour que mon père puisse se développer chez les sorciers, mais chez les Moldus je suis Hermione Lagerfeld.

- Je veux ta vie !

- Si tu veux, mais dès que je mets un pied chez les Moldus je n’ai plus de vie privée, avec tous ces paparazzis, je passe à la TV et vois ma vie privée étalée dans les journaux, ce n’est pas ce que je préfère.

- Ok alors garde ta vie ! »

On rigole avant de faire les magasins.

« Ça t’ennuie si on va voir mon copain ?

- Non au contraire !  » sourit la Serpentard.

On rentre dans la boutique, je saute sur le dos de George.

« Salut toi ! Il est ou ton frère ? demande Hermione.

- FREEED ! Une fan hystérique !

- Vraiment hystérique ! » remarque Fred en arrivant.

Je saute dans les bras de mon copain. Je l’embrasse.

« Tu m’as manqué !

- Tu m’as vu il y a 4 jours ! rit-il.

- C’est long ! »

Fred et George viennent tous les mercredis alors je passe la soirée avec lui.

« C’est qui ? demande George en faisant un signe de tête vers Millicent.

- Les mecs je vous présente Millicent. Millicent, je te présente Fred et George, explique Hermione, souriante.

- Salut ! dit-elle, également souriante.

- Salut, bougonnent les jumeaux.

- Les mecs ! C’est mon amie !

- Depuis quand es-tu amie avec les Serpentards ? grimace Fred.

- Depuis quelques jours.

- Tu ne devrais pas être à Poudlard ? demande Fred.

- C’est que je te gêne ? Tu ne veux plus me voir ? rétorque Hermione vexée.

- Non c’est pas ça mais…

- C’est bon j’ai compris !  » boude Hermione.

Je prends Millicent par le bras et on sort.

« Désolée, souffle Millicent.

- Ne t’en fait pas, j’ai l’habitude.

- Ça fait longtemps que vous êtes ensemble ?

- Un peu plus de trois mois… Enfin bon, allons faire les magasins ! »

On rentre dans une boutique de mon père, je prends plein de vêtements pour me consoler de ma dispute avec Fred.

« Tu ne prends rien ? Demande la lionne.

- Non, je n’arrive pas à me lâcher, pourtant je pourrais.

- Je vais t’aider ! dit Hermione se forçant à sourire »

Je pars dans les rayons pour lui prendre plein de truc. On tape sur mon épaule je me retourne.
 

« Va-t’en Fred, s’il-te-plaît.

- Écoute Hermione, toi et moi… c’est plus comme avant. Il faut qu’on arrête, tu le sais, à chaque fois qu’on se voit on ne fait que coucher ensemble.

- Ça ne te gênais pas tant que ça ! grogne-t-elle.

- Mais non, bien sûr, mais moi aussi j’ai besoin d’avoir des discutions sérieuses.

- DÉGAGE ! hurla Hermione.

- … Au revoir Hermione.

- Va-t’en, je ne veux plus te voir pour le moment… »

Je continue à prendre plusieurs vêtements pour Millicent.

« Tiens ! On va essayer ! s’exclame Hermione.

- Non !

- Mais si ! » dit Hermione la poussant dans une cabine.

Je rentre dans une cabine et Millicent dans une autre. Une fois le rideau fermé, je verse une larme. Puis deux. Puis quatre. En quelques secondes, je ne contrôle plus rien et les larmes m’inondent les joues. Je suis tellement triste, en colère, vexée, frustrée, tout ça en même temps. Je frappe dans le mur de toutes mes forces, une fois, deux fois, trois fois. Ma main me fait souffrir, mais je m’en fiche. Je vais pour recommencer mais Millicent entre dans la cabine et me prend dans ses bras m’empêchant de recommencer. Incapable de la repousser, je m’effondre. Mes pleurs redoublent, elle me caresse les cheveux.

« Ça va aller, ne t’en fait pas, tout va s’arranger. Viens on rentre. »

Le vendeur nous emballe tout puis on retourne à Poudlard. J’ai mal à ma main. J’ai mes phalanges ont bien souffert.

Millicent me conduit dans ma chambre, Malefoy et Zabini sont toujours dans le salon.

« - TOI ! hurle Drago, énervé.

- Ce n’est pas le moment Drago !  » s'énerve Millicent.

Je l’observe, elle a ses cheveux devant ses yeux, mais elle renifle. Même pas un regard pour nous, ses pires ennemis. Je vois sa main droite un peu ensanglantée, ainsi qu’un début d’hématome.

« Tu as quoi à la main Granger ? demande le blond.

- Pas maintenant !  » souffle Millicent.

Milli la conduit dans sa chambre. Elle ressort quelque minutes plus tard.

« Tu nous expliques ? Demande Drago.

- Non. Si elle a envie de vous le dire, elle fera mais ça ne regarde qu’elle.

- D’habitude ça ne te dérange pas de raconter des secrets, réplique Drago.

- Pas ceux de mes amis ! répond Millicent.

- Depuis quand c’est ton amie ? demande Blaise.

- Depuis qu’elle est là pour moi, elle m’a soutenue. Elle est gentille avec moi et n’a pas fait attention à ma maison alors que je n’allais pas bien... Sinon, vous avez essayez le démaquillant ? s’enquiert-elle d’un ton innocent.

- Mais quels cons ! » s’insulte Blaise.

On court dans la salle de bain, effectivement ça marche, on n’a pas assuré sur ce coup. Mais Milli nous a pardonné. On lui a juré qu’on ne la laisserait plus jamais. Nous trois, c’est pour toujours. Après tout, c’est ce qu’on s’était juré à 10 ans.


Je suis assis en attendant le cours de Rogue. Les Gryffondors arrivent, Granger vient se mettre à côté de moi. Rogue nous a mis par binôme. Le cours commence, je vois la main de Granger toute violette et ses yeux sont rouges. Elle prend le couteau avec sa main blessée elle ferme ses doigts dessus et commence à couper ses racines mais elle pousse un petit cri de douleur et le couteau retombe sur la table avec un bruit sec.

« Tu devrais aller à l’infirmerie, propose Drago.

- Non, réplique-t-elle fermement.

- Tu ne peux rien faire. Puis c’est pas beau à voir, surtout sur tes jolies mains.

- Ça va aller ! dit-elle entre ses dents.

- Ok, alors coupe-ça. » ordonne Drago prenant un œil de crapaud.

Elle le prend, les yeux de crapauds sont TRÈS durs une fois extrait de leur corps. Elle serre les dents mais essaye quand même. Elle est tenace, ça je dois l’avouer.

« Bon ça suffit ! Monsieur, j’emmène Granger à l’infirmerie ! explique Drago.

- Non, ça ira ! » rétorque-t-elle.

Je me lève, lui prend le bras et la lève mais elle refuse d’avancer. Tant pis ! Je fais mon typique sourire en coin, je la soulève et la pose sur mon épaule. Je sors de la classe alors que les élèves rigolent. Elle crie et me tape.

« Arrête tu me chatouilles ! dit-il, amusé.

- Pose moi au sol !! TOUT DE SUITE ! s’énerve Hermione.

- A tes ordres ! » s’exclame-t-il avec un rire.

Je croise son regard, elle est brisée. Je peux voir de la tristesse dans ses yeux.

« Pourquoi ? demande Hermione, triste.

- Pourquoi quoi ? demande Drago, surpris.

- Pourquoi tu me forces à aller à l’infirmerie ? Tu t’en fous, je souffre tu dois être content !

- Comment tu t’es fait ça ?

- Ça ne te regarde pas ! rétorque-t-elle se retournant, cachant sa main.

- A mon avis, tu as frappé dans un mur de toutes forces. Plusieurs fois même, si j’en juge l’étendue de ta blessure. » dit-il se plaçant devant elle en observant sa main.

Elle retire sa main, des larmes coulent sur ses joues. Elle part à l’opposé de l’infirmerie.

« C’est de l’autre côté !  » crie-t-il.

Elle s’arrête et s’écroule en pleurs au sol. Bon, Drago, soit gentil avec elle, pense à son fric, pense à son fric. Je m’approche d’elle, je pose une main sur son dos mais elle se retire violemment.

« Ne me touche pas, dit-elle impulsivement.

- Soit tu te lèves seule, et tu vas te faire soigner, soit je te force à y aller.

- Ne me touche pas !... » Elle continue ensuite à voix basse : « Plus aucun garçon ne me touchera, plus jamais, personne ne touchera mon cœur, c’est fini tout ça. »

Complètement barge. Je lui tend ma main pour qu’elle se lève, elle ne la prend pas et se lève seule. Décidément, quel caractère. On va à l’infirmerie enfin. Je reste avec elle. Pompom part chercher une potion.

« Pourquoi restes-tu ?

- Un mec se doit d’être présent pour sa copine, et apparemment on a été élu "couple de Poudlard", répond-il, amusé.

- Tu lis ça toi ? demande-t-elle avec un faible sourire.

- Non, mais au moins tu souris.

- Merci, répond-t-elle en souriant davantage.

- Pour quelle raison ?

- Pour me faire sourire, pour t’occuper de moi, même si c’est pour me voir souffrir. » explique Hermione.

Pompom revient, je me lève et m’approche d’elle.

« Et qui te dit que ce n’est pas pour voir tes beaux yeux ? » demande-t-il, charmeur.

Il s’en va. Pompom me donne ma potion, et voyant mon état, elle me dispense de cours pour la journée donc je pars dans ma salle commune. Je dors profondément, mais quelqu’un vient me réveiller.

« Granger ? l’appelle Blaise.

- Hmmm… quoi ? demande-t-elle, à moitié endormie.

- Faut qu’on prépare le bal d’Halloween.

- Fais-le, répond-elle en refermant les yeux et en se tournant sur le côté.

- J’ai pas d’idées.

- Ok alors… Bal costumé, et les costumes des couples doivent être assortis, propose-t-elle en se retournant vers lui.

- Tu es géniale !

- Je sais, merci. » dit elle se rallongeant.

Quelques minutes plus tard.

« Euh… Désolé de t’embêter mais faut aller prévenir Dumbledore.

- Nooon, supplie-t-elle en s’enfouissant sous sa couverture.

- Allez, debout ! dit-il, amusé.

- Nooon ! s’exclame-t-elle d’une voix étouffée.

- Nooon, se moque-t-il d’une voix geignarde. Si, allez, lève-toi ! »

Je me lève à contre cœur. Je traîne des pieds, Blaise sourit.

« Tu ne vas pas y aller comme ça ?

- Pourquoi ? »

Blaise s’approche et remet ma cravate en place, avant de passer une main dans ma chevelure pour remettre en place quelques mèches rebelles.

« Parfait ! dit-il souriant.

- Euh… merci. »

Le directeur approuve mon idée. Et Blaise a même avoué qu’elle n’était pas de lui, étonnant.


On retourne dans notre appartement en discutant du bal et de la décoration, mais c’est l’heure de manger.

« Tu ne descends pas ? demande Blaise.

- Non je vais rester là.

- Tu veux que je reste avec toi ?

- Non non, c’est bon, va rejoindre tes amis.

- Mais non t’inquiète, je ne vais pas laisser ma coloc’ seule alors qu’elle ne va pas bien. »

Je vais pour répliquer mais il me coupe la parole.

« Je ne changerai pas d’avis, alors ne gaspille pas ta salive. »

Les elfes nous apportent à manger mais je grignote.

« Tu veux en parler ? Demande Blaise.

- Non, dit-elle fermement.

- Comme tu veux mais à mon avis c’est un salop.

- C-… Comment tu sais que c’est un mec ? demande-t-elle surprise.

- Je dirais que c’est même ton copain... Tu n’as plus ces étoiles dans les yeux qui brillaient en début d’année… Je sais, je suis très observateur.

- Je ne pensais pas que tu étais un pervers qui matait les filles à longueur de journée, sourit Hermione.

- Je ne suis pas un pervers ! dit-il de manière faussement vexé.

- Si, mais si ça peut te rassurer, un pervers trop sexy !

- Je ne suis pas un BGS pour rien !

- Tu n’es pas sensé savoir ça ! s’indigne Hermione.

- Mais pourtant je le sais, dit-il fièrement.

- Et… est-ce que tu sais sur quoi on vous juge ?

- Sur nos performances sexuelles. Je sais aussi qu’une fois qu’une fille a couché avec nous, et si elle est abonnée à PlayWizard, elle envoie sa note anonymement au magazine. Et je sais aussi que les places se valent entre moi et Drago. Vas-tu me noter ?

- Peut-être, dit-elle s'approchant à califourchon sur lui. Ça dépendra de toi…

- Je croyais que plus personne ne devait te toucher ?

- Mon corps, non. Mon cœur, personne ne l’aura. » explique-t-elle.

Je l’embrasse, il hésite à répondre à mon baiser.

« Quoi ? Tu veux me sauter depuis la rentrée, tu en as l’occasion, profite.

- Vas-tu me mettre une note ?

- Aurais-tu peur de mon jugement ? demande-t-elle.

- Peut-être, répond-il, sceptique.

- Qu’on mette les choses au clair, tu m’attires. Tous les jours je lutte pour détacher mes yeux de ton corps, et puis les mecs super sexy me font prendre un pied d’enfer… Seras-tu comme eux ou te défileras-tu ? »

Pour toute réponse, il pose ses mains sur mes fesses et m’attire près de lui. Je l’embrasse à pleine bouche, il répond à mon baiser, ses mains caressent mes fesses alors que je m’attaque à défaire sa chemise. En réponse, il enlève la mienne.

Je me lève et l’entraîne dans sa chambre, je ne veux pas faire ça dans la mienne, ça me rappelle trop Fred. Je veux juste l’oublier. Je laisse tomber mon pantalon.

« Tu es vraiment super canon… commente-t-il.

- Merci. » répond-t-elle, l'embrassant sur son torse.

Une fois qu’il s’est dévêtit, il enlève ma culotte alors que je vire mon soutien-gorge. Après d’innombrables caresses, il descend ses mains sur mes fesses pour me soulever alors que j’enroule mes jambes autour de lui, il me colle contre le mur, il me pénètre en douceur, une douceur que je ne lui connaissais pas. Il sourit devant mon étonnement.

« Je te l’ai dit, je suis observateur… » explique-t-il en embrassant son épaule.

Je souris et resserre mes jambes autour de ses hanches, il continu ses va et viens, mon rythme cardiaque et ma respiration s’accélèrent, je m’accroche à lui un peu plus. Je ne me suis pas trompée, il est doué.

On atteint l’orgasme ensemble. Je défais mes jambes et me laisse tomber au sol, essoufflée. Lui aussi s’assoie près de moi, il pose sa tête contre mon ventre. Je lui caresse les cheveux…

On entend frapper au tableau. On se lève en panique, je ramasse mes affaires vite fait et cours dans la douche alors que Zabini remet son caleçon et va ouvrir.

« C’est pas trop tôt ! Tu faisais quoi avec Granger ? interroge Drago.

- Rien, pourquoi ? On a juste mangé.

- Et à vingt-et-une heures, tu étais fatigué alors tu es parti te coucher et Granger est sous la douche… demande Drago, amusé.

- Exactement !

- Dis plutôt que tu t’es amusé avec la Gryffondor !

- Peut-être, répond Blaise en s'asseyant.

- C’est un bon coup ?

- Essaye.

- On verra, on verra… » souffle Drago.

Granger sort de la douche, je détaille chaque partie de son corps.

« Tu vas t’abîmer les yeux Malefoy, dit-elle, amusée.

- Tu crois que je te matte ? Tu es parano Granger.

- Je ne crois pas, j’en suis sûre, réplique-t-elle en s'approchant.

- Tu as raison. » avoue-t-il tout en s'approchant à son tour.

Elle fait un sourire victorieux, je sens son souffle sur ma peau.

« Je ne pensais pas que le grand Drago Malefoy baissait les bras aussi facilement. »

Elle rentre dans sa chambre avant que j’ai eu le temps de répliquer, Blaise se marre mais je le fusille du regard, il se stoppe net.

« C’est ta nouvelle cible ? demande Blaise souriant.

- Non.

- Arrête Dray je te connais, tu lâches la grosse Bobbin juste avant de l’avoir. Et là, tu laisses Granger gagner alors que tu aurais pu la faire taire. Je ne suis pas un demeuré alors raconte tout à ton préfet-en-chef préféré ! »

Devant sa tête, je deviens incapable de garder plus longtemps mon secret pour moi. Après qu’on se soient assis, je lui raconte tout. Que nous sommes fauchés, qu’on fait tout pour ne pas le montrer, qu’on essaye de remonter la pente, que pour ça mes parents veulent que je sorte avec Granger vu qu’elle est hyper riche, afin qu’on puisse redevenir aussi riche qu’avant.

« Ouah… Drago, je suis sincèrement désolé pour toi, dit Blaise.

- Merci c’est gentil mec, tu gardes ça pour toi, hein ?

- T’inquiète ! Milli le sait ? demande Blaise.

- Non tu es le premier à qui j’en parle et si mes parents l’apprennent, ils me tuent !

- On va tout faire pour qu’ils ne le sachent pas ! Puis je n’ai pas envie de chercher des morceaux de mon meilleur pote dans tout son manoir qui tombe en miette !

- Merci Blaise, c’est gentil.

- Qui est gentil ? s’exclame soudain Hermione qui vient d’arriver. Zabini ? Mouais…Arrêtez de bugger les mecs ! » soupire Hermione sortant de sa chambre.

Je suis habillée d'une nuisette verte.

« - Je dois avouer que tu es canon Granger, commente Drago.

- Euh…. Merci. Bonne nuit. »

Malefoy est bizarre. Il me laisse gagner tout à l’heure et là il me complimente… Enfin,ça ne m’empêche de m’endormir même si mes rêves sont troublés par Fred.


Une semaine plus tard, je suis avec Milli dans l’appartement des préfets. Granger sort de sa chambre, la vache, elle est canon dans sa robe noire lui arrivant à mi-cuisse.

« Tu vas où ? demande Blaise.

- Faire la fête !!! Bye bye ! sourit Hermione.

- Éclate-toi bien ! sourit à son tour Millicent.

- Merci, répond la Gryffondor joyeusement.

Je marche dans les couloirs.

« HERMIONE ! hurle Harry.

- Ne crie pas Harry, je ne suis pas sourde. Qu’as-tu à sauter partout ?

- Rien rien, je suis content, c’est tout !! J’ai hâte de voir leur tête !

- Tu es méchant ! C’est pas bien ! sourit Hermione.

- Pourquoi tu étais si longue ?

- Juste pour être parfaite ! Ça ne t’ennuie pas si on va voir Luna ? J’ai quelque chose à lui donner !

- Pas de soucis ! »

On se dirige vers la salle commune de Luna. En entrant, je me dirige vers elle et lui donne le papier qu’elle déplie.

« Tu as osé ? sourit Luna.

- Et oui ! Tu pourras mettre ma note pour demain ?

- Bien sûr ! sourit la blonde.

- A demain ! »

Nous sortons de la salle.

« C’est qui que tu as noté ? Demande Harry.

- Un mec ! répond Hermione, amusée.

- Je me doute, mais ce que je ne comprends pas, c’est que je ne vois pas pourquoi tu as noté ton copain.

- Je n’ai pas de copain, dit-elle de façon neutre.

- Hein ? s’exclame Harry, perdu.

- Moi et Fred c’est… fini.

- Depuis quand ? s’enquiert-il, toujours perdu.

- Une semaine.

- Oh… Désolé Mione.

- C’est pas grave, puis j’en ai discuté avec Millicent et je me suis rendu compte que ce n’était plus comme avant.

- Ravie que tu ne déprime pas… Mais attend ! Millicent, Millicent Bulstrode ? demande Harry.

- Oui, c’est une gentille fille.

- Mais c’est une Serpentard !

- Quel sens de l’observation ! se moque Hermione.

- Te moque pas, Hermione !

- Pardon mon héros, mais ne gâchons pas cette soirée s’il-te-plaît.

- Pardon miss. »

On sort du château et une limousine qui flotte nous attend. Le chauffeur ouvre la porte et nous montons.

« Tu as couché avec qui ? demande Harry, curieux.

- Tu ne le sauras pas monsieur le curieux ! sourit son amie.

- De toute façon, je le sais ! boude-t-il mais avec un petit sourire en coin.

- Ah oui ? demande-t-elle surprise.

- Oui Ginny me l’a dit ! ruse Harry.

- Bien joué mon p’tit chou mais elle ne le sais pas !

- J’aurai essayé ! » rigole-t-il.

Je rigole avant de l’embrasser sur la joue. Le chauffeur nous ouvre la porte. Nous sommes arrivés. Harry sort le premier et me propose sa main. Nous nous dirigeons vers le manoir. Je donne deux coups à la porte. La trappe s’ouvre puis la porte.

« Miss Lagerfeld, Monsieur Potter, dit l'homme.

- Salut ! » dirent les deux sorciers en chœur.

Vous avez compris que dans le monde Moldu je suis connue, une vraie star, je ne peux pas me permettre d’apparaître que lors des vacances scolaires alors je me rend régulièrement au soirées Moldues avec Harry (ou avant Fred, mais bon, c’est fini ça !) ou d’autres beaux gosses, où il y a souvent des photographes. Monsieur le directeur est au courant, c’est vrai que si les Moldus font des recherches sur ma vie, le monde sorcier serait démasqué et je n’ai pas envie de me faire empaler et brûler sur un bûcher.

« LA FÊTE PEUT COMMENCER ! hurle un homme.

- Mademoiselle la star, m’accorderiez-vous cette danse ? l’interroge Harry.

- Mais bien sur mon héros ! » répond-elle, amusée.

On rigole puis on danse sur toutes sortes de musiques.

Je me fais photographier sous tous les angles avec à peu près tout le monde pour être sûre que je fasse la couverture de tous les magazines peoples.

« Herm’, on rentre ? demande Harry.

- Ouaip !! C’est parti mon bichon ! sourit Hermione.

- Toi tu as un peu bu !

- Oooh, juste deux verres !

- Et au bout de trois, tu te roules par terre.

- Non ! Puis d’abord je fais ce que je veux ! boude Hermione.

- C’est vrai mais tu vas abîmer ta belle robe !

- Oh Merlin, non !!! Je ne bois pas plus de verre, alors.

- Rentrons, sourit Harry, amusé.

- C’est parti ! »

Le chauffeur ouvre la porte de la limousine posée au sol, nous rentrons. Harry me ramène jusqu’à ma chambre, vu que je ne tiens plus trop debout. J’ai un peu bu dans la limousine, juste une demi-bouteille de champagne.

« C’est quoi le mot de passe Hermione ? Demande Harry.

- Je peux pas te le dire petit curieux !! rigole Hermione.

- Herm’ ! Tu commences à être lourde !

- Oh mon Ryry chéri boude ! »

Je lui pince la joue. Le tableau s’ouvre pour laisser apparaître Malefoy et Milli qui sortent.

« Granger est bourrée ! Ça vaut une photo ! se moque Drago.

- Laisse-la, viens on s’en va.

- Mon bisou, Milli ! » s’exclame Hermione.

Je fais un bisous sonore sur la joue de Millicent et Harry m’emmène dans ma chambre, on croise Blaise.

« Oooh mon petit Blaise ! Tu m’en veux pas mais je t’ai mis une note ! Bonne nuit !!

- J’hallucine, elle a couché avec Zabini ! marmonne Harry pour lui-même.

- Jaloux, Potter ?

- Hermione couche avec beaucoup de monde, mais c’est une occupation, très peu ont son cœur. Alors non, Zabini je ne suis pas jaloux.

- Toi aussi t’as couché avec ? demande Blaise.

- Possible… » répond le survivant.

Harry m’allonge sur mon lit toute habillée et quitte ma chambre.


A suivre ...

biZOus

Chapitre 4

Beta : Ange-ann 'Tina' Serpentard et Anelo7


Point de vue de Drago

Point de vue d'Hermione


J’ouvre les yeux, j’ai mal à la tête, je suis encore habillée. Oh non, c’est pas vrai, j’ai bu et je ne me souviens de rien... Il est quelle heure ?Midi et demi.

Je pars prendre une douche et descend déjeuner, je vais arriver au dessert. Tous les regards sont braqués sur moi, je relève la tête et part m’asseoir.

« Ah, Zabini est passé devant Malefoy, commente Ginny en lisant son magazine.

- Je me demande qui a couché avec, dit Lavande.

- Ouais, Luna n’a rien voulu nous dire, réplique Ginny.

- Avec Parvati, on va chercher.

- Non les filles, dit Hermione.

- Pourquoi ? demandent-t-elles.

- Parce que ce sont des votes privés, explique Hermione.

- Mouais, souffle Ginny.

- Hermione, regarde-moi dans les yeux, ordonne Lavande. »

Je la fixe. Elle aussi me fixe.

« Dit moi que tu n’as pas fait l’amour avec Zabini ? demande Lavande.

- Je n’ai pas fait l’amour avec Zabini. » dit Hermione calmement.

Je lui fais un sourire satisfait.

« Dis-moi que tu n’as pas baisé avec Zabini. » rajoute Ginny.

J’ouvre la bouche et la referme sans qu’aucun son ne sorte.

« Je vais peut-être me le faire ! Sourit Ginny.

- Ginny ! s’exclament Hermione et Lavande.

- Je plaisante !

- Mouais. »

Un hibou arrive suivi que plusieurs, dix en tout. Je détache toutes les lettres puis défais la première.

Hermione, ma puce,

J’espère que ta soirée s’est bien passée avec ton ami Harry. Tu as été vue par tous les magazines, je t’envoie quelques-uns. Il faudrait que tu rentres samedi matin pour un défilé à Londres.

Je t’aime,

Ton père.

P.S. Je t’envoie aussi quelques lettres de tes admirateurs.

Je prends les magazines moldus et regardes les couvertures de différents magazines. Ça va, nous avons réussi à ne pas être discret, ce qui était le but.

Je défais les autres lettres, j’ai deux demande en mariage, une demande d’une fille qui aimerait savoir si elle peut avoir les coordonnées de Fred si je ne suis plus avec. La dernière me demande un autographe.

« Rien que 10 hiboux pour Granger ! commente Drago.

- Ouais, souffle Blaise.

- Au fait, s’en est où avec Bobbin ? demande Millicent.

- Oh, j’ai laissé tomber, dit Drago, détaché.

- Qui est la nouvelle ? demande encore Millicent.

- Personne, dit Drago en fixant Hermione.

- Oh non Drago, qui tu veux mais pas elle ! C’est mon amie ! dit Millicent suivant le regard de Drago.

- Désolé Milli, mais c’est elle.

- Je vous adore les mecs mais vous êtes vraiment salops par moment !  » crache Millicent.

Milli s’en va furieuse de notre table.

« Tu devrais lui dire, propose Blaise.

- Non.

- Tu vas perdre son amitié.

- Ne dit pas n’importe quoi ! grogne Drago.

- Je ne dis pas n’importe quoi, mais demande-toi ce qui est le plus important entre ton secret et ton amitié qui dure depuis des années avec elle. »

Je me lève et rejoins Millicent qui est dans le parc près du terrain de Quidditch.

« Milli ? appelle Drago.

- Va-t’en Dray, dit-elle triste.

- Il faut que je te dises quelque chose d’important.

- M’en fiche.

- Je ne céderais pas.

- Quoi ? réplique-t-elle agressive.

- Pas ici. »

Je la tire dans les vestiaires de Quidditch.

« Tu n’as pas l’intention de m’embrasser ou de faire plus ? demande-t-elle méfiante.

- Mais non !

- Je préfère. »

J’insonorise la pièce une fois la porte fermée. Milli s’assoie loin de moi.

« Okay, alors ce que je vais te dire, peu de personnes sont au courant, et ça me coûte énormément d’en parler… Mes parents n’ont plus d’argent depuis que l’autre est mort, nous sommes sans un gallion. Même les Weasley sont plus riche que moi. » explique Drago.

Milli me fixe avec des gros yeux avant d’exploser de rire.

« C’est tout ce que tu as trouvé comme excuse ? demande-t-elle entre deux éclats de rire.

- Mais…Mais c’est vrai… ! maintient-il, perturbé.

- Arrête de jouer la comédie ! Je te connais Dray, tu es Drago Malefoy, élève le plus riche de Poudlard enfin après HermOh merde, se reprend-elle doucement.

- Tu me crois ? dit-il triste.

- Je ne sais pas.

- A ton avis pourquoi j’ai lâché Bobbin pour Granger ? Parce que mes parents me disent avec qui je dois sortir, du moins cette année, dit-il triste.

- Tu ne rigoles pas ?

- Es ce que j’ai l’air de plaisanter ?

- Oh mon petit Drago ! s’exclame-t-elle le prenant dans ses bras.

- Ne m’appelle pas comme ça, souffle-t-il avec un petit sourire.

- Comme tu veux Dray. Mais ne peux-tu pas trouver une autre fille aussi riche qu’Hermione ? s’enquiert-elle en l'embrassant sur la joue.

- Tu as toi-même dit que personne n’était aussi riche qu’elle.

- Mais c’est mon amie !

- Et ma future copine !

- Pourquoi ne pas rester pauvre. Ce n’est pas un déshonneur.

- J’aime mon confort, puis les Malefoy ont toujours été riche. Le moins négligeable c’est que ma mère nous tue, moi et mon père si nous ne sommes pas riches. S’il te plaît Milli, aide moi.

- Je ne sais pas, c’est mon amie ! Je t’apprécie et elle aussi.

- Je comprends, c’est pas grave. »

Je l’embrasse sur la joue puis nous rejoignons Blaise.

« Ravi de vous voir amis. Bon Dray, il te faut un plan d’attaque. » conspire Blaise.

Milli nous fusille du regard.

« Quoi ? demande Blaise.

- Ne comptez pas sur moi pour vous aider !  » Grogne Millicent.

On observe de loin Granger qui se fait draguer par deux Serdaigles.

« Elle a de la classe, faut l’avouer ! commente Drago.

- Si t’avais eu son éducation, t’en aurais autant.

- Dis que je n’en ai pas ! se vexe Draco.

- Si bien sûr, mais moins qu’elle ! sourit Millicent.

- Comment tu sais ça, toi ? demande Blaise.

- Tu crois quoi ? Qu’on se tripote quand on se voit ? Non on parle, espèce de pervers ! sourit Millicent.

- Moi je ne fais pas que parler avec elle, lance à son tour Blaise en souriant.

- C’est toi qui a couché avec ? demande Millicent.

- Comment tu sais ça, toi ?

- PlayWizard, dit Drago.

- Je veux ce magasine ! souffle Blaise.

- Elle lui a mis quel note ? demande le blond.

- Il est passé devant toi ! sourit Millicent.

- Pas juste ! bougonne Drago.

- Je suis le meilleur ! » se vante Blaise.

Elle lève les yeux au ciel et s’en va loin de ses idiots, que lui ont-ils fait ? Je lui fais un léger signe de la main qu‘elle me rend. Ces deux types de Serdaigle m’énervent, je les envoie bouler en trente secondes, ils m‘ont invité pour le bal. Beurk !

« Tu vas avec qui au bal ? demande Drago.

- Je ne sais pas. J’ai pas encore décidé mais pourquoi toi tu n’y vas pas avec Granger ? demande Blaise.

- Parce que tu crois qu’elle voudra ? Redescend sur terre Blaise !

- Ok, j’y vais avec elle ! » dit Blaise.

Malefoy rigole fort à me faire sursauter, il est taré ce type. Non je ne suis pas parti, j’attends Ginny qui doit être en train d’explorer les amygdales de son homme, du coup je reste plantée en plein milieu du hall.

« Tu as perdu la tête, dit Drago.

- Non, réfléchis, je vais aller demander au directeur de le rendre obligatoire pour les préfets-en-chef, je vais prétexter un rapprochement de maison. Ou je lui demande tout simplement.

- Tu ne vas pas oser ? s’exclame Drago, choqué.

- Oh que si ! »

Blaise commence à marcher vers… Attendez, vers MOI. Il me veut quoi ? Je le regarde de travers.

« Salut Granger.

- Salut, répond-elle méfiante.

- As-tu un cavalier pour le bal ?

- Non, enchaîne Hermione toujours méfiante.

- Tu veux y aller avec moi ? demande Blaise.

- Donne-moi une bonne raison d’y aller avec toi.

- Pour la note que tu m’as mise.

- Ce n’est pas ce que j’ai pris mon pied avec toi que tu auras droit à une soirée en ma compagnie et en public. »

Je m’éloigne de lui mais me retourne et lui dit assez fort.

« Trouve autre chose et il se pourrait que j’accepte !  » sourit-elle.

Je m’éloigne sans oublier un de mes sourires en prédatrice.

Blaise revient vers moi avec un sourire en coin.

« Fallait le faire. Mais tu vas trouver quoi ? demande Drago.

- J’en ai aucune idée. »

Je rigole.

« Je te signale que je le fais pour toi ! dit Blaise.

- Mais bien sûr ! Tu y vois ton intérêt !

- Aussi ! »


Je rentre dans la salle commune des Gryffondors, je veux voir mes amis, ils me manquent, je ne les vois pas beaucoup avec mon appartement. Je rentre toute joyeuse de pouvoir les voir, mais ma joie retombe rapidement quand je vois Fred. Merde, on est mercredi.

Je vais pour faire demi-tour mais Ron me voit.

« Hermione ! Qu’est-ce que tu fais la ? demande Ron.

- Je suis venue voir mes amis mais je viens de me souvenir que j’ai des trucs à faire pour le bal. »

Je croise le regard de Fred, je me sens triste d’un coup. Je vais pour partir mais Ron passe son bras sur mes épaules et me tire vers le groupe.

« - J’ai des trucs à faire … dit-elle suppliante.

- Tu travailles trop Herm’ ! sourit Ron.

- Ron, c’est pour le bal ! supplie Hermione.

- Hermioneavecquituvasaubal? demande Collin.

- Je ne sais pas Collin, on verra. »

Collin s’en va rapidement.

« Je crois qu’il voulait un scoop pour le prendre en photo, explique Harry.

- Ouai bah pas aujourd’hui ! » dit-elle de façon pas aimable.

Je me détache de Ron et part vers la sortie.

« Hermione, attend ! »

Reconnaissant la voix j’accélère le pas, je ne veux pas le voir. Je pousse le tableau mais il me rattrape et me tient le poignet.

« Pourquoi tu me fuis ? demande Fred.

- Pourquoi tu m’as plaquée ? » rétorque Hermione.

Je me détache de mon ex et m’en vais en courant, je ne peux pas retenir mes larmes. Je l’aime et je souffre, même si ça ne se voit pas. Je cous plus vite quand je l’entends me suivre. J’entre rapidement dans la salle des préfets-en-chef, je me laisse glisser en pleurs contre le tableau fermé. Je l’entends frapper au tableau et crier de lui ouvrir, je ramène mes genoux près de moi. Je ne fais pas attention à qui est là, de toute façon je m’en fiche.

« VA-T’EN ! hurle Hermione.

- NON ! HERMIONE ! FAUT QU’ON PARLE ! s’exclame Fred sur le même ton.

- NON ! JE NE VEUX PLUS TE VOIR ! DÉGAGE ! »

Son interlocuteur ne répond rien. Par contre, elle, elle pleure, je la fixe. Elle me voit. Blaise n’est pas de retour, je connais le mot de passe.

« QUOI ? Tu as un problème ? s’exclame-t-elle furieuse.

- Non mais toi tu en a un ! » dit Drago.

Je me lève et vient me planter devant elle.

« - Lève-toi, ordonne Drago.

- Non, répond-elle fermement.

- Aller lève-toi !

- Pourquoi je me lèverais ?

- Parce que ton joli petit cul mérite mieux que ce sol crasseux et que lui ne mérite pas que tu pleures pour lui. »

Elle me regarde étonnée mais prend la main que je lui tends pour la lever. Elle me murmure un merci à peine audible, je me rend compte qu’elle est vraiment canon. J’aurai pu tomber sur pire ou rester avec Bobbin qui entre nous est vraiment laide alors que Granger est époustouflante, avec de la classe en plus.

« Peux-tu me lâcher la main s’il te plaît ? demande Hermione.

- Pardon. »

Elle écarquille les yeux.

« Et oui Granger je sais être aimable. » sourit Drago.

Elle se dirige vers sa chambre.

« Tu vas aller au bal avec Blaise ? demande Drago.

- Pourquoi ?

- Juste par curiosité.

- On verra. Bonne nuit Malefoy.

- Bonne nuit Granger. »

Je me dirige vers la sortie et voit Weasley adossé contre le mur, l’air hagard.

« On ne t’a jamais dit que ce n’est pas bien de faire pleurer les filles ! grogne Drago.

- Comme si tu ne les avais jamais fait pleurer ! se défend-il.

- J’ai fait pleurer des greluches, certes, mais pas des filles comme Granger.

- Mêle toi de tes affaires Malefoy ! s’énerve Fred.

- Mais c’est-ce que je fais Weasley ! réplique Drago en s'approchant du roux.

- En quoi Hermione entre dans ta vie ? demande Fred qui ne comprend pas.

- Je le fais pour Milli parce qu’elles sont amies ! Donc je me dois de te le faire payer, pour son honneur mais tu ne peux pas comprendre ce n’est pas de ton milieu ! Quand on est pauvre on ne sait pas se comporter correctement. »

C’en est trop pour Weasley qui se jette sur moi pour me frapper, je lui rends les coups et le maîtrise rapidement en le plaquant contre le mur, mon bras contre sa gorge.

« On fait moins le malin, Weasley !

- Drago lâche-le, il ne peut plus respirer ! » s’exclame Milli qui arrive à ce moment-là.

J’enlève mon bras de sa gorge pour qu’il puisse respirer. Il tousse.

« Pourquoi t’as fait ça ? demande Blaise.

- Dégage ! » grogne Drago à Fred.

Weasley s’en va.

« Va demander à Granger, répond sèchement le blond.

- Qu’est-ce qu’elle a ? C’est à cause de Weasley ? demande Millicent inquiète.

- Ouais.

- Pff, j’aurais dû te laisser l’étouffer ! » dit-elle hargneuse.

On rigole puis on entre dans l’appartement. Milli va voir Granger.

« Hermione ? Tu dors ? demande Millicent.

- Non… » renifle la Gryffondor.

Millicent vient s’allonger à côté de moi.

« Drago a cassé la figure de Weasley, informe Millicent.

- Pourquoi ?

- Pour l’honneur, pour ton honneur, on ne fait pas pleurer une jolie fille.

- Ce qui m’étonne c’est que ce soit Malefoy qui l’es fait !

- Tu sais, Drago a beau être un salop avec les "greluches" comme il les appelle, mais les filles qui ont du style et du savoir-vivre, il les respecte et les défend.

- Comme avec toi ? demande Hermione.

- Oui et comme toi. Je crois qu’il t’aime bien. »

Je lui fais un sourire timide.

« Mais au fait, Blaise t’a invitée au bal ! s’exclame Millicent, joyeuse.

- Ah oui, souffle Hermione.

- Pourquoi t’a pas dit oui ?

- Pour l’embêter ! Et toi tu y vas avec qui ?

- Avec Drago. Tu devrais y aller avec Blaise, on va bien rigoler !

- Je ne sais pas. »

Millicent me saute dessus et me chatouille, j’explose de rire en plus je ne peux pas bouger elle est à califourchon sur moi.

« Elles s’éclatent toutes les deux ! commente Blaise.

- On peut se joindre à vous ? demande Drago avec un sourire pervers.

- Oh tu es dégoûtant ! grimace Millicent.

- Mais bien sur mon petit Dragon, plus on est de fou plus on rit ! répond Hermione avec le même sourire pervers.

- Tu es flippante Herm’ ! » lâche Millicent suite aux paroles de son amie.

Je rigole un peu plus devant la tête de Malefoy. Mon amie se pousse de moi. Les garçons vont pour sortir mais j’interpelle Zabini.

« Eh, Zabini ! appelle Hermione.

- Quoi ?

- On se déguise comment ?

- Tu veux aller au bal avec moi ? répond-il, perdu.

- Blaise chéri, quand un canon dit oui à ton invitation tu ne fais pas cette tête et tu proposes tes idées ! Ah là là ! Faut tout leur dire ! soupire Millicent.

- Et… Malefoy ? Merci.

- De rien Granger. »

Elle vient de me faire un léger sourire, c’est un bon début. Milli ne loupe ce petit échange qu’elle ne voit pas du bon œil.

« Alors Zabini, propose tes idées, dit Hermione.

- Pourquoi tu ne te déguiserais pas en mannequin Herm’ ? » demande Millicent.

Je la fusille du regard.

« C’était juste une idée ! se défend-elle.

- En fille de Star aussi ! rajoute la Gryffondor amusée.

- Bonne idée ! »

On explose de rire devant la tête des mecs.

« Vous pouvez vous asseoir, vous ne payerez pas plus cher ! se moque Hermione.

- On pourrait aller dans le salon, propose Blaise.

- Oh non, je ne bouge pas de mon lit ! souffle Hermione.

- Moi non plus ! rajoute Millicent.

- Je crois qu’on a pas le choix ! rajoute Drago.

- Et nous mon Dragon, on s’habille comment ? demande Millicent.

- Ne m’appelle pas comme ça !

- Aller les mecs, on attend vos idées ! ordonne Hermione.

- Pourquoi ce serait à nous de décider ? interroge le blond.

- Parce que c’est MON idée de Bal ,et que Zabini n’a rien décidé. Et puis c’est comme ça et pas autrement ! » déclare Hermione.

Elle nous fait un sourire avec toutes ses dents. Rrrrrr. Avec Blaise on cherche.

« Tu es prête à te marrer Milli ? demande Drago.

- Mais bien sûr ! Qu’elle est ton idée tordue spéciale Drago Malefoy ?

- En Xena et Hercule !

- Ok !

- Je vais faire moins original mais je te verrais bien en vampire ! Propose Blaise.

- Ça me va !

- Vous avez eu de bonnes idées !

- J’avoue, dit Hermione. »

On la regarde tous, étonné.

« Quoi ? Oh Merlin, c’est pas vrai, j’ai un bouton sur le nez ?! demande la lionne.

- Oui, ça devient une pustule ! » se moque Millicent.

Elle part en courant dans la salle de bain, ce qui me faire doucement rire.

« Tu es CONNE !! Tu m’as fait peur ! »

On rigole tous.

« Tu viens de donner raison à des Serpentards, se moque Blaise.

- Et ces Serpentards en question sont dans ma chambre depuis plus de quinze minutes, alors oui je vous donne raison parce que c’est le cas. Mais si vous préférez, je peux dire que vous êtes une bande de cons qui ne savent pas réfléchir ?

- Non c’est bon.

- J’aime bien quand tu nous donnes raison, ça prouve notre supériorité ! » dit pompeusement Drago.

Je prends mon oreiller et lui envoie en pleine figure. Non mais ! Je relève le nez, fière de mon coup.

« Ah mon avis Herm’, tu es mal barrée ! la prévient Millicent.

- Pfff ! Même pas peur !

- Tu devrais… » dit le blond avec un sourire en coin.

Je le vois s’approcher de moi je recule un peu. Il va pour me toucher mais.

« STOP !!! Attend deux secondes ! » crie Hermione.

J’enlève mes chaussures à talons et m’éloigne de lui pour les ranger, je prends bien mon temps ce qui lui fait taper du pied et rire les deux autres.

« C’est bon ! » dit-elle se redressant.

Je me met à courir vu que Drago est sur mes talons, je me cache derrière Zabini.

« Et t’appelles ça "ne pas avoir peur" ? Il est le courage des Gryffondors ?

- Il y a une différence entre avoir du courage et aller se jeter dans la gueule du loup ! » réplique-t-elle.

Je repars à courir toujours mon petit Dragon qui me suit. Ce coup-ci, c’est Milli qui me sert de protection.

« Et là il est où ton courage ? demande Drago.

- Partie dans les canalisations des toilettes ! » répond Hermione amusée.

Ça c’est de la réflexion ! Elle repart à courir mais je la rattrape et la jette sur le lit.

« Et Serpentard gagne ! commente Drago.

- Voilà qui change des matchs de Quidditch ! se moque la Gryffondor.

- Je te signale Herm’, que tu es entourée de Serpentards, dit Millicent.

- Oui, c’est vrai, mais si vous répondez c’est que cela vous touche et ça montre aussi que vous êtes immature. En revanche, si vous ne faites rien, ça prouve que vous êtes plus intelligent que les Gryffondors, explique Hermione.

- Tu t’en sors pas mal, sourit Blaise.

- Mais pas assez ! Je me venge toujours ! » rajoute Drago.

Je la soulève et la jette sur mon épaule, trop légère ! Elle se débat et crie.

« Millicent aide moi s’il te plaît !

- Non. » sourit la Serpentard.

Nous sommes dans l’encadrement de la salle de bain, en un coup de baguette j’ai rempli la baignoire/piscine d’eau froide, mais elle lutte elle se tient dans l’encadrement.

« Pense à tous les magasins qu’on pourra faire ! hurlait Hermione.

- Superwoman arrive ! »

Millicent me tire par le poignet, Malefoy recule d’un pas.

« Blaise ? Demande Drago.

- J’arrive ! »

Il soulève Milli, du coup je ne me tiens plus et Malefoy me jette dans la baignoire, Milli me rejoint quelques secondes plus tard.

« NON MAIS VOUS ÊTES FOUS ! » hurle Millicent.

Je suis d’accord avec elle.

« VOUS AURIEZ PU METTRE DE L’EAU CHAUDE ! rajoute-elle.

J’aurai répondu autre chose mais ça fera l’affaire ! Ils rigolent comme deux idiots.

« Allez, sortez, vous allez attraper froid, sourit Drago.

- A qui la faute !fait remarquer Hermione avec un sourire en coin.

Elle prend la main que je lui tends, mais au moment où je vais l’en tirer, c’est elle qui me tire. Je m’accroche à Blaise qui me suit dans ma chute. On se retrouve tous les quatre dans la baignoire. Elles rigolent puis se lèvent. Elle est vraiment canon Granger, dans sa robe blanche transparente.

« Les mecs vous bavez ! se moque Millicent.

- Pfffff. » grognèrent les garçons.

Bande de gros pervers ! Tous les mêmes. Je prends une serviette et la pose sur mes épaules. J’éternue.

« Putain, c’est pas le moment ! grogne la lionne.

- Pourquoi ?

- Pour rien. J’ai faim ! Pas vous ? dit-elle mal à l'aise.

Elle cache quelque chose. Sinon, elle changerait jamais de sujet comme ça. Blaise et moi partons changer de vêtements et les filles aussi. Hermione revient avec une couette l’entourant de la tête aux pieds.

« Tu es sûre de ne pas avoir froid ? se moque Blaise.

- Je ne veux pas tomber malade, explique-t-elle.

- Pourquoi ? Tout le monde a le droit d’être malade, déclare Drago.

- Pas tout le monde, dit Hermione avec un sourire mystérieux.

- Qu’est-ce que tu caches ? demande Millicent.

- Mystère. Mais si tu es sage tu le sauras, continue Hermione.

- On va acheter nos costumes samedi matin ? demande Blaise.

- Ok.

- Tu viens avec nous ? demande Millicent à Hermione.

- Euh non, je ne peux pas, désolée, dit Hermione gênée.

- Tu as quelque chose de prévu ? demande Drago.

- Oui petit curieux. Je vais me coucher. Bonne nuit.

- Bonne nuit. »

Le lendemain Millicent me chope dans un couloir et me plaque contre le mur.

« Alors ? demande la Serpentard.

- Alors quoi ? répond innocemment Hermione.

- Tu fais quoi samedi matin ?

- Je travaille.

- Pourquoi tu travaillerais alors que tu es blindé de fric !

- Je vais au défilé de mon père.

- Je peux venir ? Demande t'elle excitée.

- C’est à Londres, puis si tu disparais tes amis le seront.

- S’il te plaît, dit-elle avec des yeux de cocker.

- Bon d’accord.

- Merci ! »

Nous sommes samedi, avec Milli on doit se retrouver devant la cabane hurlante. Elle arrive.

« Et c’est parti pour Londres ! hurle-t-elle.

- Chut ! grogne Hermione. »

On transplane dans une petite rue pas loin d’une limousine. On grimpe dedans.

« Démarrez ! » ordonne Hermione.

Le chauffeur s’exécute, on roule cinq minutes, Milli n’a pas le temps de découvrir cette boîte qui avance, comme elle l’appelle. La porte s’ouvre.

« Reste neutre comme une bonne Sang-pur de Serpentard. »

On sort, les flashs fusent, je jette un coup d’œil à Milli qui reste neutre. Je fais de brefs signes de la main et nous rejoignons mon père.

« Papa, dit Hermione en le prenant dans ses bras.

- Ma chérie. Comment vas-tu ?

- Très bien, merci. Je te présente Millicent, une amie. Milli, je te présente mon père, Karl Lagerfeld.

- Enchantée Monsieur.

- Moi de même mademoiselle. Va te préparer ma fille.

- D’accord ! dit-elle embrassant son père sur la joue. »

Je prends Milli par la main et la tire dans les loges où c’est l’effusion totale.

A chaque pas que je fais je me fais saluer par toutes les personnes, Millicent est impressionnée.

« Millicent, ferme la bouche. »

Mon habilleuse me saute dessus pour que je m’habille et que j’aille au maquillage et ensuite m’ habiller. Millicent part s’asseoir attendant le défilé. Mon père arrive. Je suis la première à passer. Je présente trois tenues de tous les jours. Ensuite on passe au tenues de soirées, certaines ne sont pas du tout à mon goût.

Je fais le dernier défilé avec le clou du spectacle, avec la robe qui tue. Je fais le défilé une fois seule puis un autre tour avec mon père dans cette robe dessiné pour moi. Une robe blanche avec de fines bretelle, et une fleur sur celle de droite. La robe est serrée jusqu'à la taille, et plus évasée sur les jambes, avec de magnifique dentelles. Elle ne descend pas plus bas que mes chevilles. Merlin que je l’aime mon père. On se fait applaudir pour le succès de mon papa chéri.

Je vois dans la salle trois Serpentards alors que je ne devrais n’en voir qu’une. C’est Malefoy et Zabini. Je vais les tuer ! Puis comment ils sont entrés ? Je m’arrête avec les autres mannequins alors que mon père salue ses invités. Je fixe les deux intrus. Mon visage reste sans expression mais à l’intérieur je bout.

Nous retournons dans les loges. Mon père vient me voir.

« J’ai fait entrer deux personnes qui disent te connaître, explique mon père.

- Je les ai vues, dit-elle entre ses dents.

- Tu ne les aimes pas ?

- C’est plus compliqué mais ne leur dit pas mon nom.

- Tu ne restes pas ? demande son père.

- Non je ne veux pas gâcher ta couverture ni la mienne.

- Pour la mienne, je crois que c’est fini, mais on peut encore sauver la tienne.

- Herm’ ! J’adore c’était génial !

- Merci.

- Tu étais super belle !

- Surtout dans la dernière robe. » rajoute Drago.

Je la détaille de la tête au pied.

« Drago ! Reviens avec nous ! » se moque Millicent.

Je tourne la tête brusquement en entendant mon prénom, ce qui fait les fait rire.

« A plus tard Miss, dit Karl.

- A plus tard. »

J’ attends que mon père soit parti pour laisser exploser ma colère.

« Non mais comment vous êtes venu ici ? » hurlait Hermione.


A suivre...

Chapitre 5

Beta : Ange-ann 'Tina' Serpentard et Anelo7


Point de vue de Drago

Point de vue d'Hermione


« Non mais comment vous êtes venus ici ? hurlait Hermione.

- En transpl-... » commence Blaise.

Milli lui met la main sur la bouche.

« On est entourés de personnes normales ici, alors évite tes mots bizarres. Alors ? demande Millicent.

- On a tendu Milli dire où vous partiez, explique Blaise.

- Puis une fois dans la ville, on a vu des affiches avec toi dessus, il n’a pas été difficile de te trouver et de te suivre. Dis-donc, vous avez bien l’air riches ! Mais c’est qui tous ses gens qui te saluent ? » interroge Drago.

C’est vrai que depuis que je leur parle, on croise tous les mannequins qui me disent au revoir et je leur réponds mais heureusement personne ne m’appelle par mon nom de famille.

« Juste des amis, dit-elle en haussant les épaules.

- J’en veux bien de tes amis comme ceux-là ! s’exclame Millicent en regardant les fesses d'un mannequin.

- Eh ! Dim ! interpellé-je ce dernier. Viens voir s’il-te-plaît !

- Salut Hermione. Super le défilé !

- Ouais, j’ai adoré. Au fait, je te présente Millicent, une amie.

- Enchanté… » dit-il lui embrassant la main.

Non mais elle fait quoi Milli à rougir comme une tomate et à baragouiner un salut. Pourquoi elle ne réagit pas pareil avec nous ?

« On se voit tout à l’heure ? demande Dim.

- Oh non je ne peux pas, dit la lionne déçue.

- Quel dommage mais qu’est-ce qui t’empêche de venir ?

- Le bal d’halloween de mon école.

- Mais pourquoi tu n’arrêtes pas cette école pour devenir mannequin à temps complet ? C’est vrai tu pourrais voyager dans le monde !

- En juillet je m’y consacre promis !

- Tant mieux, comme ça on se verra plus souvent ! »

Je vais pour répliquer mais Drago me coupe la parole.

« Vous avez quel âge pour draguer une fille de dix-sept ans… » grogne Drago.

Ouh là, elle me fusille du regard.

« On se voit plus tard Hermione ! sourit Dim.

- A plus tard ! … Non mais c’est quoi ton problème ? hurle Hermione sur Drago une fois Dim parti.

- J’en ai aucun !

- Heureusement pour tes parties intimes parce que sinon j’en ferai de la pâté pour chien ! »

Elle s’en va furax en roulant du cul que je matte sans vergogne. Lorsque qu’elle claque ses talons, cinq personnes viennent la voir en lui léchant les pieds. Elle les pousse, furieuse mais ils reviennent, même les elfes de maison sont moins dévoués ! Millicent soupire.

« Sympa sa vie ! souffle Blaise.

- Tu m’étonnes ! Elle est entourée de sacrés beaux mecs. Salut toi ! Je veux sa vie ! boude Millicent.

- Pas moi ! grogne le blond

- Dis pas de connerie ! N’importe quelle personne saine d’esprit voudrait sa vie, ou au moins la partager.

- Juste la partager !

- AH ! NON MAIS VOUS NE POUVEZ PAS FAIRE ATTENTION BANDE D’EMPOTÉS ! » hurle Hermione plus loin.

On les entend s’excuser.

« Il va falloir qu’elle arrête de te fréquenter, elle prend tes manières ! se moque Blaise.

- C’est pas drôle, étant donné qu’on ne se fréquente pas, Miss-Capricieuse et moi ! boude Drago.

- AH ! VOUS LE FAITES EXPRÈS ! hurle encore Hermione.

- Pardon, pardon...

- CASSEZ-VOUS ! » ordonne Hermione.

On les voit partir en se précipitant.

« Va la voir. » dit Blaise.

Je pars rejoindre la lionne. Je rigole en la voyant décoiffée et rouge. Elle a toujours sa robe sur le dos mais elle est dégrafée vu qu’elle la tient par le haut.

« Toi, arrête de rire ! dit furieusement Hermione.

- Ne me parle pas ainsi, je ne suis pas tes elfes de maison ! rétorque Drago.

- JE TE PARLE COMME JE VEUX ! » hurle-t-elle.

Je ne réponds rien. Je ne veux pas briser toutes mes chances de retrouver du fric.

« Retourne toi, je veux enlever cette robe ! lâche Hermione.

- Parce que tu crois que ton corps m’intéresse ? Puis crois-tu que j’ai envie de te voir en sous-vêtements ?

- Mais qui te dit que je porte des sous-vêtements ? réplique Hermione en s'approchant.

Drago se décompose. Moi je fais un sourire satisfait. Il s’en va rejoindre Milli et Blaise alors que je m’habille normalement enfin pour moi. Je les rejoins un peu moins furieuse.

« La lionne s’est calmée ? » lui demande Drago.

Apparemment oui vu qu’elle ne répond rien. Elle pousse une petite porte.

« Vous allez jusqu’au bout de la rue, je viens vous chercher. » ordonne Hermione.

Elle nous pousse dehors.

Je ferme la porte et rejoins l’entrée principale où tous les journalistes m’attendent. Je ne voulais pas les faire passer devant avec moi, non je ne veux pas garder la vedette pour moi seule c’est seulement que les photographes m’appellent…

« Miss Lagerfeld ! Par ici ! » hurle un photographe.

par mon nom de famille. Voilà pourquoi. Milli le sait mais pas les deux autres. Je me fais photographier sous tous les angles mais je me dépêche de monter dans ma limousine pour aller chercher mes trois Sang-Pur entourés de moldus.

« Arrêtez-vous là ! »

Le chauffeur se stoppe, j’ouvre la porte et fait monter les Serpentards.

« A l’endroit habituel ! ordonne Hermione.

- Si je puis me permettre, votre mère souhaite vous voir, indique le chauffeur.

- Très bien, allons voir ma mère. »

La voiture démarre.

« Pourquoi nous as-tu fais passer par derrière ? s’enquiert Drago.

- Pour que vous gardiez une vie privée.

- Dit plutôt que tu voulais garder la vedette ! »

Elle rigole bruyamment à en pleurer. Elle rapproche de moi.

« C’est vrai mon petit Dragon je voulais garder la vedette face à toi qui est tellement connu dans le monde Moldu. Mais si tu veux je pourrai me faire pardonner. »

Drago ne répond rien, soufflé par mes paroles.

Là, je ne trouve rien à dire, pour une fois je la laisse gagner sans le vouloir. Un sourire en coin se dessine sur son visage.

« Tu es flippante Hermione comme tu peux ressembler à Drago ! »

Elle se pousse brusquement de moi, heureusement que Milli est intervenue parce que sinon j’aurai eu des soucis dans mon pantalon. J’ai beau ne pas l’apprécier, il n’en reste pas moins qu’elle est vraiment canon.

« Nous sommes arrivés, informe le chauffeur. »

Je sors précipitamment de la limousine sans oublier de manquer de me casser la figure avec mes chaussures à talons ! Je cours dans mon jardin et saute dans les bras de ma mère.

« Maman ! Comme tu m’as manqué ! s’exclame Hermione en sautant dans les bras de sa mère.

- Toi aussi ma chérie. Tu étais sublime au défilé, je t’ai vu dans l’avion.

- Merci. Comment va grand-père ?

- Très bien, il t’embrasse. Qui sont tes amis ? »

Je les présente rapidement, trop contente de voir ma mère . Je vois les garçons la détailler.

« Tu viendras pour les vacances ? demande la mère d'Hermione.

- Mais bien sûr. Je dois rentrer à Poudlard. Je t’aime !

- Moi aussi je t’aime ma chérie. Allez, filez ! Vous pouvez partir d’ici. » dit sa mère l'embrassant sur la joue.

Je fais un dernier signe de la main avant de transplaner. On se retrouve devant la cabane hurlante.

« Ta mère est vraiment canon Granger ! commente Blaise.

- Merci, elle a été élue miss Liban à dix-huit ans.

- Ouah ! souffle Millicent.

- On sait de qui tu tiens ta beauté ! » murmure Drago.

Je ne sais pas pourquoi mais je rougis.

« Bon, nous on y va. Vous, vous partez cinq minutes après nous ! ordonne Millicent. A plus !

- Faut ouvrir le bal à 20 heures !

- Ok ! »

On marche tranquillement.

« Heureusement qu’il ne t’on pas démasquée !

- Tu m’étonnes, j’ai bien fait de vous faire passer par derrière avec tous les photographes qui m’attendaient et qui criaient « miss Lagerfeld !!» »

On rigole.

« On était où, tout à l’heure ? demande la Serpentard

- Dans mon jardin, répond Hermione.

- Je veux ta vie ! bougonne Millicent.

- Non ! Je la garde ! Mais si tu veux je te ferais visiter mon petit chez moi.

- Ton petit chez toi ? J’ai vu de loin le haut de ce qui semble être ton château et vu où nous étions il doit être aussi grand que celui des Malefoy voire plus !

- Il est vraiment riche, Drago ? Je veux dire autant que l’on peut le voir partout ?

- Tu sais je n’aime pas trop en parler, dit-elle gênée.

- Pas grave ! » sourit Hermione.

On passe une bonne partie de l’après-midi, enfin la fin de l’après-midi, à se préparer. On ne met pas trop longtemps, j’ai juste du mal à régler quelques petits détails sur l’ajustement de mon décolleté.

« Alors ? demande Hermione.

- Ils vont tous craquer ! Et nos deux Serpentards en premier !

- Ne dit pas de bêtises ! Bon peut être que Zabini oui, mais Malefoy…

- Qui te dit que je parlais de Drago ? »

J’ouvre la bouche mais rien ne sort. Elle n’a pas tort, pourquoi le nom de Malefoy m’est-il venu en tête ? Merlin, il faut que je passe du temps avec mes meilleurs amis pour me recentrer.

« Ça va Hermione ?

- Oui allons-y, ils vont nous attendre.

- C’est ça qui est drôle ! »

En attendant je m’allonge sur mon lit, on a le temps, il n’est que 19h45.

« Tu as l’air dans tes pensées ? Ça va ?

- Tu as déjà été amoureuse ? demande la lionne.

- Pourquoi tu demandes ça ? réplique à son tour Millicent, surprise.

- Juste une question.

- Tu aimais Fred ?

- Oui j’aimais Fred. Je l’aime toujours.

- Mais ça fait longtemps !

- Je sais mais mes sentiments pour lui sont les mêmes. Il me fait souffrir mais il reste dans mon cœur. Il m’a quand même sauvé la vie...

- Il faut que tu l’oublies Herm’, c’est malsain. Il faut que tu passes à autre chose.

- Je sais… Bon, on y va. » dit-elle triste.

Je pousse la porte sans grande conviction alors que nos cavaliers nous attendent dans le salon.

« Ah voilà ma Xena ! dit Drago d'un ton théâtrale.

- J’arrive mon Hercule ! » répond-t-elle sur le même ton.

Blaise pouffe de rire alors que moi je fais un bref sourire forcé.

Granger a l’air bizarre ce soir. Elle devrait être joyeuse, c’est sa soirée après tout.

On marche vers la grande salle. Granger est assez canon je dois l’avouer, des formes là où il faut et pas un seul kilo en trop. La perfection… Enfin, au niveau du corps parce qu’elle a trop de caractère pour moi, j’aime bien les filles dociles mais pour son fric je veux bien faire un effort.

« Eh Granger ! Faut qu’on parle ! » l’interpelle Drago.

Elle s’arrête Milli et Blaise avancent. Elle regarde par-terre.

« Tu as quoi Granger ? demande le blond.

- Rien.

- Granger, on ne me la fait pas à moi.

- Lâche-moi Malefoy ! J’ai pas envie d’en parler ! Alors fous-moi la paix ! » s'énerve Hermione. 

J’accélère le pas et passe furieuse devant toute l’assemblée qui attend l’ouverture des portes et surtout nous, les préfets en chef. M’en fiche, je vais dehors.

Je crève de froid mais ça va me calmer, je crie un bon coup, puis même deux ou trois fois à pleins poumons pour évacuer ma colère. Je me sens un peu mieux, pourquoi es ce que je suis si en colère que ça ?

D’habitude j’ignore Malefoy et la vie continue, mais là, pourquoi il faut que je me mette dans tous mes états ?

« Hermione ? Ça va ?

- Gin’ !

- Ça va ma puce ? » s’inquiète Ginny habillée en Juliette. 

Je lui fais non de la tête en retenant mes larmes.

« Qu’est-ce qu’il y a ?

- Pourquoi je n’arrive pas à l’oublier ?

- Mais tu avais l’air d’aller bien.

- Ouais, bah ce n’est pas le cas. Je fais comme si tout va bien mais à l’intérieur c’est pas le cas. J’ai même si on veut fait ami-ami avec Malefoy et Zabini.

- Ma chérie… Je suis désolée d’être aussi insensible mais il faut que tu ouvres le bal.

- C’est parti. Va rejoindre Harry, dit Hermione faussement joyeuse.

- Ça va aller ?

- Oui oui c’est bon, continue-t-elle avec son sourire forcé.

- Au fait, tu ne trouves pas Malefoy terriblement sexy en Hercule ?

- Petite perverse ! » sourit une Hermione amusée. 

Elle me sourit avant de rejoindre son amoureux. Dumbledore nous appelle, on entre, je me fais siffler mais je m’en fiche. La musique démarre, on danse tous les deux au début mais les profs nous rejoignent rapidement.

« Tu veux boire un verre Granger ? demande Blaise.

- Oui merci.

- Tu es au courant que tu es vraiment plus jolie quand tu souris ? »

Je lui fais un léger sourire.

« C’est un bon début. »

On marche vers le bar, mais je me stoppe net en voyant qui se trouve derrière le bar. Je vais pour faire demi-tour mais Blaise qui à son bras sur ma taille me retient.

« Il faut que tu l’affrontes.

- Je ne peux pas. »

Je me tourne mais Blaise me retient et me remet droit devant.

« Ton courage est toujours dans les canalisations ? plaisante mon cavalier.

- Je vais aller le chercher !

- Ne dis pas de conneries, ton courage est dans ton cœur et pas dans les endroits répugnants de Poudlard. Puis je pense qu’il ne t’embêtera pas vu comment Drago l’a calmé la dernière fois. »

On avance pour se retrouver au bar.

« Hermione, la salue George derrière le bar.

- George.

- Sers-nous deux bièraubeurres. » ordonne Blaise.

George s’en va.

« Comment tu les reconnais ? demande Blaise à l'oreille de sa cavalière.

- A force de les voir depuis que j’ai onze ans.

- Je me demande comment une fille de ton envergure s'est fait des amis comme eux.

- Regarde dans leurs cœurs, murmure Hermione.

- Vos boissons, dit Georges alors que son jumeau arrive.

- J’aurais cru que tu serais venu avec ton nouveau copain ! Mais faut croire que tu as déjà changé, vu que tu te retrouves avec son meilleur pote. Tu es tombée bien bas Hermione, commente Fred.

- C’est toi qui est tombé bien bas en la plaquant. Mais dans un sens c’est mieux ainsi, tu ne la mérites pas, dit Drago qui survient avec Millicent.

- J’ai compris, tu te fais les deux en même temps ! s'exclame Fred.

- Tu es vraiment trop con ! » réplique Hermione les larmes aux yeux. 

Je me détache de Zabini qui me laisse partir, je traverse la salle.

Qu’est-ce que je fais, je lui casse la figure ou j’attends trente secondes ?

« Non mais tu lui as fait quoi ? » s’écrie Ginny furieuse.

La petite Weasley va peut-être le faire ! Intéressant. Suivons la crise familiale. Génial, tous les élèves écoutent, enfin un peu d’animation dans cette école.

« Tout doux petite sœur ! tente de la calmer Fred.

- Non, justement ! T’en a pas marre de jouer avec elle ? Tu es vraiment trop con ! s'énerve Ginny.

- C’est elle qui vient m’allumer ! proteste le jumeau.

- Elle ne t’allume pas ! réplique Ginny furieuse.

- Si, avec ses crétins d’amis de Serpentard !

- Elle a le droit d’être amie avec qui elle veut, elle est assez grande pour faire ce dont elle a envie !

- Non !

- Si. Tu ne sors plus avec elle, et par ta faute en plus, alors maintenant assume tes paroles !

- Mais j’assume ! Grogne Fred.

- Et bien tu n’en pas l’air !

- Gin-... commence George

- Toi la ferme ! hurle la dernière Weasley.

- Oh tu vas te calmer ! s'énerve Fred.

- Je me calme si je veux ! Vous n’êtes vraiment qu’une bande d’idiots ! s’écrie Ginny, toujours énervée.

- J’ai rien fait ! s'insurge George.

- Je suis sûre que si, vous êtes tous les deux pareils !

- C’est pas vrai ! grogne Fred.

- Non tu as raison, répond-elle finalement, vous êtes différents parce que toi elle t’aime, annonce Ginny se calmant d'un coup.

- Ne dis pas de conneries, souffle Fred.

- Non, ça c’est ta spécialité ! s’emporte de nouveau Ginny. »

Elle s’en va en claquant des talons. Potter et l’autre Weasley arrivent, ce dernier en Mr Adams avec Luna en Morticia.

« Elle a du caractère la petite sœur ! plaisante George.

- FIN DU SPECTACLE ! » hurle Harry. 

Fait chier celui-là à tout gâcher !

« Quoi ? Tu as un problème Malefoy ? gronde Harry.

- Moi ? Aucun !

- Ouais, je préfère ! »

Comment il joue son petit chef celui-là ! Non mais j’hallucine ! St Potter a pris la grosse tête depuis la guerre.

« On va danser les mecs ? propose Millicent.

- Je te suis ! sourit Blaise.

- Je vous rejoins. » indique Drago.

Je vais au bar.

« Faut croire que tu n’en as pas eu assez l’autre soir, dit Drago.

- Tu ne me fais pas peur Malefoy, rétorque Fred.

- Tu devrais Weasley, tu devrais. N’oublies pas d’où je viens. »

Je vais pour partir mais.

« Pourquoi tu t’intéresses à Hermione ? questionne Fred.

- Jaloux ? réplique Drago un sourire un coin.

- Non, mais cela m’étonne que tu t’intéresses à elle juste cette année et pas avant.

- Peut être que j’étais trop timide, se moque le blond.

Je m’en vais en rigolant dans ma barbe - façon de parler . Quel blaireau celui-là. La soirée avance, on n’a toujours pas revu Granger, mais elle devrait réapparaître pour l’annonce du plus beau couple.

« Mais qu’est-ce qu’elle fait ? On va bientôt annoncer qui a gagné ! Enfin qu’elle a gagné ! ajoute Millicent.

- Je ne gagnerais pas ! répond Hermione en arrivant derrière elle.

- Ah !! Tu m’as fait trop peur ! »

Blaise et moi fixons Granger ou plutôt sa poitrine. Je trouve son décolleté plus détaché.

« Vous savez les mecs, vous ne trouverez rien dans mon décolleté ! se moque Hermione.

- Pourquoi tu ne gagneras pas ? s’enquiert Millicent.

- Parce que je suis juge avec Zabini. Allez viens, on va voir les profs. »

Zabini me propose son bras, on rejoint les profs.

« Vous avez fait votre choix ? MonsieurZabini ? interroge McGonagall.

- Oui Madame. J’ai bien aimé le couple Weasley et Lovegood, dit Blaise.

- Bien c’est noté. Et vous Miss Granger ?

- Moi j’ai bien aimé le couple Malefoy et Millicent. C’était original et il fallait oser le faire.

- Miss Granger, vous qui venez du coté Moldu, en quoi est déguisé Collin Crivey ? demande Rogue.

- En Sherlock Holmes. Quelles sont vos préférences ? interroge à son tour Hermione.

- Miss Parkinson et Monsieur Flint, répondent Rogue.

- Les Anges ? demandèrent en chœur Blaise et Hermione.

- Passons, moi ainsi que Mme Chourave aimions bien vos costumes mais sinon Batman et Catwoman.

- J’aime bien Batman.

- Professeur Dumbledore aime bien la salière et la poivrière, soit Messieurs Goyle et Crabbe. Mme Bibine ?

- Moi je suis une inconditionnelle romantique (sourire de Zabini et moi), j’aime bien Cendrillon et son prince, par Cho Chang et Cédric Diggory.

- J'aime bien Roméo et Juliette, dit Pompom dans la lune.

- Bon maintenant départageons. »

Pendant quinze minutes nous cherchons les défauts des couples.

« Grégory et Vincent ne sont pas vraiment un couple, commente Blaise.

- Qu’est-ce que tu en sais ? Si ça se trouve, ils sont homosexuels, dit Hermione, pleine de sous-entendus.

- Non je les connais quand même ! » réplique Blaise, outré.

Je hausse les épaules indifférentes par contre ça travaille mon binôme.

« Bon il nous reste : messieurs Goyle et Crabbe ; Monsieur Weasley et Miss Lovegood ; Monsieur Malefoy et Miss Bulstrode.

- Miss Bulstrode et Monsieur Malefoy n’ont pas de défauts dans leurs costumes, mais ils ne font pas un très joli couple… » commente Rogue jetant un coup d’œil à Hermione. 

Pourquoi il me regarde comme ça lui ?

« Avez-vous un problème Professeur Rogue ? s’enquiert Hermione.

- Absolument aucun.

- Alors arrêtez de me regarder ainsi, s’il-vous-plaît.

- Mais bien entendu Miss, je me demandais juste pourquoi vous défendiez ardemment ce couple. Vous détestez Monsieur Malefoy. Je me trompe ? A moins que ce soit le contraire… » ajoute sournoisement Rogue.

J’ouvre la bouche mais rien ne sort, un sourire en coin se dessine sur ses lèvres. Rrrrrrrrrr. Il m’énerve ! C’est quoi ses sous-entendus ? Non je n’aime pas Malefoy… Hein ? Je ne l’aime pas… Je crois que non. Je l’apprécie plus, c’est vrai, mais de là à aimer. NON ! Après ce que ce petit con de Weasley me fait endurer je ne suis pas prête d’aimer quelqu’un à nouveau !

« Alors ? insiste Dumbledore, amusé comme souvent.

- Alors quoi ? rétorque Hermione sur la défensive.

- Quel couple choisissons nous ? Les élèves s’impatientent. Mais vous vouliez peut être parler d’autre chose Miss ? demande le directeur, amusé.

- Non, c’est bon professeur. » répond-t-elle, gênée.

Zabini se marre, je lui met un coup de mon talon dans le tibia. Il grimace mais ne dit rien, je fais un sourire innocent.

« Un souci, Monsieur Zabini ? interroge Rogue.

- Non aucun merci professeur. répond Blaise entre ses dents.

- Bon c’est sûr pour ce couple ? » s’assure Mme Bibine. 

On approuve tous. On vient se placer sur l’estrade.

« Après une longue délibération nous avons trouvé les couples, commence Blaise. »

Je vais me faire huée ! Le point positif c’est que Zabini est avec moi, je pourrai m’en servir de bouclier si jamais on se fait attaquer ! Méchante ? Non, pas du tout, je protège juste mon visage

« On va commencer par le couple en troisième place ! rajoute Hermione

- … Drago Malefoy et Millicent Bulstrode, déguisés en Hercule et Xena ! » enchaîne Blaise.

On les rejoint sur l’estrade.

« Le deuxième couple est... continue Blaise.

- Ron Weasley et Luna Lovegood déguisé en Monsieur et Mme Adams ! » termine Hermione.

Weasmoche et la folle se mettent à côté de nous. Je me sens con avec tous ses regards sur nous. Je me demande comment Granger fait pour sourire et rester neutre à ses défilés, je trouve ça flippant.

Moi Drago Malefoy trouve flippant d’être admiré ! Si je n’étais pas présentement en face de toute l’école, je me giflerais. Pourquoi Granger me fait un sourire en coin ? J’aime pas quand elle est comme ça, on dirait MOI en fille ! Trop flippant !

« Et pour finir le couple gagnant est... commence Hermione, souriante.

- Vincent Crabbe et Grégory Goyle. La salière et la poivrière ! » finissent en cœur Blaise et Hermione. 

Tout le monde applaudit, ils nous rejoignent et gagne chacun une petite coupe du meilleur déguisement.

Non mais c’est quoi ce bordel ? Eux ? Mais c’est même pas un couple ! Enfin… Vu la manière dont ils se tiennent la main… Non c’est impossible. Quoique ? Je ne les ai jamais vu avec des filles. C’est Beurk !

« Nos trois couples vont aller danser pour clôturer la soirée, en espérant qu’elle vous a plu ! »

Un gros OUI se fait venir de la part des élèves. La musique démarre, et Milli et moi dansons. A la fin de la chanson on se fait applaudir poliment puis les élèves retournent tranquillement dans leur dortoir.

« Ça va aller Mione ? demande Ginny.

- Oui, ne t’en fais pas. Tout va bien ! sourit Hermione.

- Si tu le dis. » acquiesce-t-elle peu convaincue. 

Je leur fait un signe de la main avant de partir.

Mini Weasley arrive vers nous suivi de saint Potter.

« Zabini, surveille Hermione ! ordonne Ginny.

- OUI CHEF ! réplique moqueusement Blaise.

- Et évite les confidences sur l’oreiller, dit Harry.

- Jaloux, Potter ?

- Et toi ?

- Moi quoi ? répond Blaise, innocemment.

- Que ton meilleur pote plaise à Hermione, demande Harry.

- Harry ! le réprimande Ginny.

- Quoi ? demande Harry en partant.

- Si elle l’apprend, elle te tue ! Surtout que c’est pas vrai ! Tu as qu’à lui dire de sortir avec pendant que tu y es ! ajoute Ginny partant elle aussi.

- Sûrement pas parce que si je lui dis, la première chose qu’elle va faire c’est le mettre dans son lit ! explique Harry.

- Tu n’as pas tort. » dit Ginny.

Vraiment bizarres ces deux-là. Pourquoi ils me poussent dans les bras de la lionne ?

« Je vais me coucher. Bonne nuit ! s’exclame Blaise.

- A plus… » répond Drago dans ses pensées.

Moi aussi je vais me coucher.

Je ne suis pas partie me coucher, mais je suis allée hors de Poudlard pour rejoindre une de mes amies, Carly Pope, pour fêter Halloween chez les Moldus. Je saute dans la limousine qui m’attend. Je me change, me coiffe avec ma maquilleuse qui m’attend. Au bout de 1 heure je suis prête et la porte s’ouvre. Des flashs fusent de tous les côtés, Carly se fait déjà photographier je la rejoins on se sert dans nos bras.

« Tu m’as manqué ma chérie ! sourit Hermione.

- Toi aussi ! Tu es superbe ! Mais pourquoi ce retard ? demande son amie.

- Le bal de mon lycée !

- Même pas pour un garçon ?

- Non ! sourit Hermione.

- Miss Pope, Miss Lagerfeld, une photo s’il vous plaît ! » réclame un photographe. 

On pose avec un sourire accroché à nos lèvres. Carly est aussi connu que moi, sauf que c’est une héritière.

« Tu te ramollis, ma biche ! L’amour de ton rouquin ne te va pas ! commente Carly.

- Qui te dit que c’est un rouquin ? demande Hermione avec un sourire en coin.

- Miss Lagerfeld, nous ne voyons plus votre petit-ami, pourquoi ? s’enquiert un journaliste.

- Nous ne sommes plus ensemble !

- Cela veut dire que votre cœur est à prendre ? rétorque le même journaliste.

- C’est possible… » répond mystérieusement Hermione. 

On part avec Carly à l’intérieur pour la soirée la plus branchée de l’année chez un acteur en vogue. On ne le connaît pas plus que ça, mais nos noms nous font entrer partout.

« Alors qui a ton cœur ? demande Carly.

- Mystère ma biche, Mystère !

- Dis-moi !

- Non.

- Il est dans ton école ?

- Oui.

- AH AH !!! Tu es amoureuse ! s’écrie Carly triomphale.

- Merde je me suis fait avoir ! répond Hermione en tapant du pied.

- Ouais ! Et en beauté ! » dit son amie, fière d’elle-même.

Je ne vous ai pas dit, mais Carly est la seule à savoir que je suis une sorcière, nous sommes amies depuis des années. Je lui fais entièrement confiance. Bon, il faut dire que je l’ai aussi passée sous Veritaserum sans qu’elle le sache. Simple précaution, on n’est jamais trop prudents quand on parle des sorciers à des moldus. On passe une bonne partie de la soirée à faire la fête. Par contre je croise Dim.

« Salut Princesse ! s’exclame Dim.

- Salut toi !

- Tu n’as plus ton chien de garde ?

- Tu as un chien de garde ? s’étonne Carly.

- Ouais, le gars trop jaloux ! C’est ton mec ?

- Non ! Dit Hermione choquée.

- Il est comment ? Canon ? demande Carly curieuse.

- Blond, bien musclé, des yeux bleus. explique Dim.

- Oh j’adore ! Herm’ tu me le présentes ?

- Rêve ma chérie, je le garde pour moi celui-là ! rigole Hermione.

- Tu n'es pas drôle ! …Attends ! C’est de lui que tu es amoureuse ?

- Je plaisantais, je te le laisse ! Dim, tu danses ? propose Hermione.

- Mais avec plaisir. »

Il me prend la main et m’emmène sur la piste de danse mais je l’arrête.

« Je parlais d’une danse à l’horizontale… » précise Hermione à son oreille. 

Il me regarde, étonné, mais je me mords la lèvre inférieure avec un regard de braise. Il va craquer, personne ne m’a jamais dit non. Il me fait un sourire puis on part à l’étage.

Au petit matin je retourne à Poudlard mais en arrivant le directeur m’attend ainsi que McGo. Ça va chauffer pour moi. Je n’étais pas censée partir ce soir. Carly m’a prévenue au dernier moment quand je suis sorti pendant le bal, j’ai reçu son hibou quand je me baignais dans le lac froid pour me calmer les nerfs (d’où le relâchement de mon décolleté); du coup je suis partie rapidement.

« Bonsoir ! sourit Hermione

- Bonjour Miss Lagerfeld, dit McGonagall d'un ton assez froid.

- Où étiez-vous miss Lagerfeld ? demande le directeur qui ne semble pas fâché.

- A la soirée la plus branchée de Londres avec ma meilleure amie, répond Hermione joyeuse.

- Vous n’aviez pas à sortir ce soir ! s’exclame la sous-directrice furieuse.

- Je sais mais j’ai reçu un hibou au dernier moment. Si je ne m’y présentais pas, ils auraient enquêté.

- Vous serez collée une heure tous les soirs à partir de lundi pendant cinq jours, lâche McGonagall.

- Bien Madame, répond Hermione, les lèvres pincées.

- Vous vous demandez qui vous a dénoncé ? interroge Albus.

- Effectivement, ce serait fort aimable de votre part de me dire son nom, que je lui torde le cou, réplique Hermione un ton détaché.

- C’est Monsieur Zabini qui s’est inquiété de ne pas vous voir dans vos appartements, l’informe Albus, amusé.

- Non mais de quoi il se mêle celui-là ? Je vais l’égorger ! » grogne Hermione en partant.

Je rentre sans faire de bruit dans les appartements, il est six heure trente. Je pars chercher ma baguette dans ma chambre avant de me diriger vers la sienne. Je fais apparaître deux casseroles, m’approche de la tête de Zabini et les frappe de toutes mes forces plusieurs fois.

« DEBOUT MARMOTTE ! s’écrie Hermione.

- NON MAIS TU ES MALADE ! IL EST SIX HEURES ET DEMIE ! hurle Blaise qui a fait un bond de quinze mètres dans son lit.

- ET TOI TU ES UNE BALANCE ! rétorque Hermione furieuse.

- Hein ?!

- POURQUOI TU ES ALLE DIRE AU DIRECTEUR QUE J’ÉTAIS PARTIE ?! »

Il va pour répliquer mais je frappe mes deux casseroles devant sa tête. Puis enchaîne avec mon air hautain :

« Puis non, je ne veux pas le savoir ! »

Je m’en vais furieuse dans ma chambre. Je m’enferme et l’insonorise. Je vais quand même me laver vite fait parce je pue et j’ai eu chaud. Je pose ma serviette au sol et me met dans mes draps pour m’endormir rapidement.


A suivre...

Chapitre 6

Beta Anelo7


Point de vue de Drago

Point de vue d'Hermione


Quelques heures plus tard.

« Tu as une sale tête ce matin, se moque Drago en voyant Blaise.

- Granger. » grogne Blaise la tête dans le cul.

- Elle t’a fait quoi Hermione ?  demande Millicent.

- Elle m’a réveillé à 6 heures 30. 

- Pourquoi ? » demande Millicent.

- J’en sais rien moi ! 

-  Elle est où ?  demande le blond.

- Sûrement en train de dormir, elle !

- Encore ? Il est midi ! s'étonne Drago

- Elle est rentré à 6 heures 30 donc elle dort. 

- Halloween, dit Millicent lisant son magazine PlayWizard.

- Hein ? lâche Drago, perdu

- Sûrement une soirée chez les moldues, donc elle est rentrée tard, continue-t-elle.

- Mais pourquoi elle t’en veut ? demande Drago toujours perdu.

- Elle a dû croiser la vieille McGo en rentrant, grogne Blaise.

- Tu l’as balancée ? demande la Serpentard.

- C’était soit ça, soit la mini Weasley me tombe dessus. »

Avec Milli on explose de rire. Blaise boude.

« Conclusion : Blaise à peur d’une fille ! » se moque Drago.

Il va pour répliqué mais on redouble nos rires. Il ne dit rien.


A la fin du repas, je laisse mes amis, il faut que je vois Potter.

« Potter ! hurle Drago.

- Quoi Malefoy ? souffle Harry blasé.

- Tu as fait quoi Hier avec Granger ?

- Hein ? demande Harry perdu.

- Ouais, votre conversation avec mini-Weasley. On dirait que vous vouliez pousser votre amie vers moi ?

- Ca va m’arracher la figure de dire ça mais je vais le faire. Hermione t’aime bien, je ne vois pas pourquoi, c’est vrai tu es arrogant un salop avec les filles… commence Harry.

- On va oublier mes qualités pour se concentrer sur l’essentiel.

- Je me suis dit que si on la poussait dans tes bras, elle finirait pas te rejeter. Alors que si on lui dit "ne va pas voir Malefoy" la première chose qu’elle va faire, c’est y aller. Et on n’a pas envie qu’elle finisse avec toi, et puis je ne veux pas voir ma meilleure amie souffrir quand tu l’auras plaquée, ce qui arrivera un jour ou l’autre ! Nous savons tous que nous ne mélangeons pas les sang-pur et les sang-impur. Tu finiras par trouver une bonne sang-pur bien docile, tout le contraire d’Hermione, qui aime sa liberté, explique Harry

- Et si je suis capable de la rendre heureuse, tu voudrais gâcher son bonheur juste parce que VOUS ne m’aimez pas ? Vous avez une notion de l’amitié bizarre. 

- Je ne pense pas que tu puisses rendre quelqu’un heureux Malefoy, grogne Harry

- Je ne dois pas être de si mauvaise compagnie parce que, dis-moi si je me trompe, mais Granger a passé plus de temps avec moi qu’avec toi ces derniers jours. Et qui te dit que ce ne serait pas elle qui me ferait souffrir. Comme tu l’as dit c’est une lionne qui n’est pas prête d’être mise en cage.

- Tu la veux vraiment ? » demande Harry étonné

Je souris en coin.

« Qui ne dit mot consent. Mais avise toi de la faire souffrir tu iras rejoindre ton cher ami Voldemort ! menace Harry

- Ce n’est pas mon ami ! s'énerve Drago. Par contre Granger oui. A plus Potter. » rajoute-t-il moqueur

Je laisse Potter planté au milieu du couloir. Ils sont ravagés, ces Gryffondors. Je rejoins Blaise.

«  Granger dort toujours ? demande Drago.

- Ouais.

- Pourquoi tu ne la réveilles pas ? 

- Elle s’est enfermée. 

- Tu as essayé la magie ? se moque le blond.

- Oui. 

- Et la salle de bain ? demande Millicent.

- M’en fous ! grogne Blaise fatigué en se mettant un coussin sur la tête.

-  Moi je vais la réveiller ! dit Drago, content.

- Fais-lui un réveil digne des Serpentards, et pas celui des Malefoy ! dit Millicent.

-  Pourquoi ? » demande innocemment Drago.

- Parce que je connais tes réveils et je ne veux pas que tu la touches ! » grogne la demoiselle.

Moi je les aime bien mes réveils. Les filles aussi d’habitude mais c’est vrai que Granger ne risque pas d’apprécier. J’ouvre la porte de la salle de bain qui n’est pas verrouillée, je vois Granger sur le ventre, nue, son draps juste au-dessus de ses fesses. Ses bras sous son oreiller, sous sa tête. Je peux voir sa poitrine écrasée sous son corps, sa tête est tournée vers moi.

Vraiment canon, vraiment vraiment canon… Je voulais la réveiller comme Blaise l’a été, mais en la voyant comme ça, je ne peux pas.

Et l’embrasser ? Ouai c’est ma manière de réveiller les filles. Je suis gentil ? Bon peut être qu’après je le suis moins vu qu’en principe je les vire sans trop de cérémonie de mon lit. Un peu sadique je sais je sais, mais si je ne le suis pas je ne serai pas moi.

« Alors Mon dragon, on reste en plan devant une fille ? se moque Millicent

- Je … Non … Je préparais … bafouille Drago

- Ouais ouais c’est ça ! Dis plutôt que tu ne savais pas quoi faire devant ce spectacle si agréable à tes yeux. Allez, Dray avoue, tu l’apprécies plus que tu ne devrais.

- Euh… Non. 

- Ouais c’est ça ! sourit Millicent. DEBOUT ! » s’exclame-t-elle.

Millicent s’en va alors qu’ Hermione et le haut de son corps se lèvent, je la détaille sans gêne. Elle tourne la tête vers moi, son regard ensommeillé se transforme en fureur.

«  DEHORS ! » hurle-t-elle en colère

Je ne me fais pas prier pour sortir mais je sors avec un léger sourire sur mes lèvres.

«  Ça t’amuse Milli ! constate Drago en s'asseyant.

- Beaucoup ! répond-elle, un grand sourire aux lèvres.

- NON MAIS C’EST QUOI TON PROBLEME ? ESPECE DE VIEUX PERVER DEGOUTANT ! » hurle Hermione en sortant avec son drap autour d'elle.

Je me ratatine sur moi-même, elle peut être carrément flippante quand elle veut.

Je retourne dans ma chambre en claquant la porte.

«  C’est mal barré pour que tu sortes avec elle si tu la mates ! se moque Blaise.

- A moins que tu les présentes des excuses ! propose Millicent.

- Tu es la meilleure Milli ! 

-  J’en reviens pas que je t’aide ! » souffle-t-elle pour elle.

Je l’embrasse sur la joue et va frapper à la porte de Granger.

« DEGAGE ! hurle Hermione.

- Comme tu veux. » dit Drago, faussement déçu.

Hein ? Non mais il est pas bien ? Pourquoi il abandonne aussi facilement ? J’ouvre la porte à la volée. Il se retourne vers moi. Je lui fais signe de rentrer dans ma chambre, je m’assoie boudeuse sur mon lit.

Je la regarde sans rien dire.

« Accouche j’ai pas toute la journée, dit-elle furieuse

- Désolé pour tout à l’heure, je t’ai entendu crier dans ton sommeil alors j’ai ouvert la porte. 

- Et si tu disais la vérité, pour changer ? soupire Hermione

- Bon d’accord je voulais te réveiller comme tu as réveillé Blaise mais quand je t’ai vu j’ai pas pu. »

Je le regarde avec de gros yeux.

Elle est troublée, je vais la mettre dans ma poche.

« Ou veux-tu en venir ? demande Hermione troublée

- Je suis sincèrement désolé, je ne voulais pas profiter de la situation de te regarder mais… tu es tellement belle quand tu dors que toute idée de te faire du tort est sorti de mon esprit. » explique-t-il rajoutant une couche

Ouh là, je suis inspiré ! C’est dans la poche mon vieux !

« Arrête ton baratin Malefoy, je sais que tu n’en penses pas un mot ! »

Et merde ! Coriace la petite, mais je vais l'avoir, je dois l'avoir.

«  Néanmoins, j’accepte tes excuses même si je doute qu’elles soient vraiment sincères. 

- Pourquoi les acceptes-tu ? 

- Car tu ne dois pas en faire souvent alors je profite, explique-t-elle en se rapprochant de lui.

- Et tu profites de quoi en ce moment ? répond le blond qui est toujours prêt d'elle.

-  De te voir te ramper à mes pieds, dit-elle un sourire sadique accroché sur ses lèvres.

- Ça non plus ça, n’arrivera pas souvent.

- Pourtant c’est ce que tu fais régulièrement en ce moment. Je me demande bien pourquoi d’ailleurs, dit-elle d’un ton moqueur.

- Peut-être que je suis tout simplement attiré par toi, princesse. » lance-t-il, charmeur.

Je l’embrasse très rapidement sur la bouche avant de sortir de sa chambre. Je ne veux pas mourir jeune.

« TU VAS ME LE PAYER MALEFOY ! » s'époumone Hermione.

Pourtant je ne décèle pas trop de colère dans sa voix. Un début de quelque chose ? Peut-être.

Je claque la porte, furieuse de chez furieuse ! Non mais pour qui il se prend ce petit merdeux ?! Je retourne m’allonger sur mon lit. Inconsciemment je passe mon index sur mes lèvres mais les retire vite quand la porte s’ouvre, je m’apprête à crier mais….

« Pitié ne m’assassine pas ! dit Millicent les mains en l'air.

- Ce n’est que toi ! dit la lionne calme.

- Je ne sais pas comment faut que je le prenne. Soit tu ne voulais pas me voir, soit tu voulais voir Malefoy et l’embrasser…

-  Nooon ! la frappe Hermione.

- Aie ! Oh ça va ! Il embrasse bien ! Ne dit pas le contraire ! 

- J’ai pas pu vérifier mais je te promets de le faire… » dit Hermione malicieuse.

Millicent ouvre la bouche choquée.

« Tu devrais voir ta tête ! Trop drôle ! 

- Je te signale que tu viens d’annoncer que tu voulais embrasser Dray. 

- Ne te fait pas d’idée ! Juste pour ma vengeance, explique la lionne.

- Ne me le tue pas !

- Promis ! »

Millicent me laisse m’habiller, je prépare mon plan d’attaque. Je pars dans la cuisine me chercher des cookies avec de la chantilly et m’assoie entre Zabini et Malefoy. Je secoue la bouteille et en mets sur mon cookies. Je vais pour le porter à ma bouche mais je vois deux baguettes pointées sur ma bouteille de chantilly.

« C’est quoi ce truc qui sort de la neige ? demande Blaise inquiet.

- C’est de la chantilly et ce n’est pas de la neige, ça se mange. C’est même délicieux ! explique Hermione

- Je veux goûter ! » s’exclame Millicent.

Granger secoue cette bouteille et en met sur le cookie.

«  Tu sors ca d’où Granger ? demande Drago

- C’est moldu ! »

On regarde Millicent mettre le gâteau dans sa bouche. On s’attend à ce qui lui arrive quelque chose mais non. Elle fourre le reste dans sa bouche.

«  Ché délichieux ! constate la Serpentard la bouche pleine, les yeux pétillants.

- On dirait Ron qui mange ! » se moque Hermione

Milli fait une tête trop drôle. Je rigole à en tomber sur Malefoy, ce que je fais exprès, bien évidement. Ma bouche est assez près de sa virilité. Il est gêné, les muscles de ses cuisses se contractent, la main se trouvant dessus, je continue de rire, je tourne les yeux vers ses parties intimes. Intéressant. Je me relève, contente de mon gentil petit coup.

«  Ca va Malefoy ? Tu as l’air bizarre ? demande innocemment Hermione

- Ouais. Fais goûter ton machin blanc ! »

Ouh là, super nul ton changement de sujet. Mais il était urgent que je me change les idées parce que sinon j’aurais eu des soucis dans mon pantalon.

Cette fille m’attire physiquement, puis les images d’elle le matin me donne des idées assez osées ; et voir sa tête près de mes parties ne m'aide pas vraiment. Elle me fait son cookie et me le donne, je sens ce truc. Qu’est-ce que qu’il ne faut pas faire pour avoir du fric !

« Ça ne va pas te manger Malefoy , je te le promet ! »

Je le met dans ma bouche. Hmmm, c’est pas mauvais. C’est même bon. C’est la première fois que j’aime un truc moldu. Elle sourit.

« Quoi ? demande Drago.

- Tu t’en es foutu partout mon petit Dragon. »

Je prends son index et lui enlève la chantilly qu’il a sur le coin de la bouche. Je porte le doigt à ma bouche et suce son doigt tout en le fixant.

« On est encore là, les AMOUREUX ! » se moque Millicent

Je retire son doigt et regarde Milli furieuse. Je ne suis pas amoureuse de lui ! Je l’aime bien mais pour m’amuser. Je prends la bouteille de chantilly et vient m’assoir sur les genoux de Milli pour qu’elle ne bouge plus, je secoue la bombe et lui en étale sur la tête et son visage.

« Tu vas me le payer Herm’ ! »

On se bat gentiment pour récupérer la bouteille mais mon doigts étant toujours sur la bouteille, on en met partout et moi aussi je me retrouve avec de la chantilly sur moi. Je me mets à courir dans l’appartement vu qu’elle m’a piqué la bouteille, je cours chercher des munitions et en bonne Gryffondor je pars à l’attaque.

J’aime bien ce spectacle, avec Blaise on les encourage. On est très intéressés par le spectacle. A force de les encourager, elles nous entendent puis se lancent un regard avant de nous regarder de nouveau.

« Hmm, bon moi j’y vais ! s’exclame Drago soudainement, pas rassuré.

-  Attends, je te suis ! » rajoute son ami pas plus serein.

Milli nous coupe la passage.

«  Ou allez-vous ? demande Millicent

- Oui restez avec nous, rajoute Hermione d'une voix à faire peur.

- C’est gentil mais non, dit Blaise.

- Milli ? l'appelle Hermione.

- Ok ! »

On jette nos dernières munitions sur les mecs mais ils les évitent. Rrrr.

« Faudra repasser les filles mais si vous voulez on vous donnera des cours ! » se moque Drago

Granger se rapproche de moi avec une démarche féline et se colle à moi, me salissant au passage mais je n’y prête pas attention. Je me contente de la fixer.

« Tu as de la chantilly sur les lèvres. » dit Drago charmeur.

- Enlève-là. » dit-elle sur le même ton.

Je rapproche mon visage du sien.

« Tu ne vas pas l’embrasser, quand même ? demande Blaise choqué.

- Tu as bien couché avec ! grogne le blond.

- C’est pas pareil ! répond son ami sur le même ton.

- Ah bon ? » demande Drago étonné.

Euh, ils nous font quoi les deux Serpentards là ? Zabini jaloux de son pote ? C’est la meilleure et ça m’ennuie profondément. Puis il croit quoi Zabini ? Sous prétexte qu’on a couché ensemble, je lui appartiens ? Non mais il rêve celui-là ! Je n’appartiens à personne. Je me détache de Malefoy et sort en les laissant. Je reviendrai quand ils se seront calmés. Je vais voir mes amis de Gryffondor.

« Herm’ ? Que t’est-il arrivé ? demande Ginny voyant l'état de son amie

- Hein ? Quoi ? 

- Ta tenue !

- Oui Herm’ ! Raconte-nous ! demande Lavande avide de potins.

- Non non ma petite Lavande adoré ! Tu ne pourras rien écrire ! sourit Hermione.

- S’il-te-plaît ? supplie Lavande.

- Une petite bataille entre amis. 

- Les amis en question ne sont-ils pas des Serpentards ? 

- Si. 

- Et avec Drago Malefoy ? demande innocemment Lavande.

- Nous ne sommes qu’amis, si on peut appeler cela de l’amitié et STOP avec tes questions, tu en as assez pour écrire quatre pages te connaissant, toi et ton imagination débordante ! explique Hermione en se nettoyant.

- Moi je veux tout savoir ! sourit la rousse.

- Plus tard ! souffle Hermione mystérieuse.

- Maintenant ! » réplique Ginny déterminée.

Elle me tire dehors dans un coin isolé ou je lui raconte tout. Je passe le reste du weekend avec mes amis de Gryffondor.

Un peu avant dans la salle commune.

« Putain Blaise tu fais chier ! J’y étais presque ! Il va falloir que je recommence tout depuis le début ! grogne Drago.

- Oh ça va ! » s’exclame son ami d’un ton énervé.

Blaise s’en va dans sa chambre en claquant la porte.

« Il a quoi ? demande le blond perdu.

- Réfléchis Dray. » souffle la Serpentard

Je réfléchi mais rien ne vient, Milli désespère.

« Il est jaloux, tout simplement, souffle Millicent

- Mais il n’a pas raison de l’être… s'étonne Drago

- Vous fantasmez tous sur cette fille, et toutes les filles fantasment sur toi. En principe, il prend tes "restes", et là, pour une fois, il a eu la fille avant toi, mais depuis que ton père t'a dit de sortir avec Hermione, ton charme agit sur la lionne et elle s’intéresse à toi alors qu’avant c’était avec Blaise qu’elle s’amusait. Il se sentait à ta hauteur ; tu viens de lui enlever ça, sans le vouloir bien sûr… expliqua longuement Millicent.

- Mais… il a dit qu’il m’aiderait ! rétorque Drago, incrédule.

- Bien sûr, parce que vous êtes amis. 

- Mais lui aussi c’est un BGS. 

- Dans le précédent numéro, il y a avait un sondage sur notre BGS préféré, nous avons les résultats lundi. Nous savons qui va le gagner, les filles bavent ouvertement sur ton passage comme vous bavez sur Hermione, explique Millicent.

- Je n’avais jamais remarqué que Blaise se sentait en retrait…. souffle Drago, choqué.

- Parce que c’est ton ami, il le cachait et montrait qu’il était heureux, Blaise savait que quelque chose n’allait pas bien chez toi, il faisait comme si tout allait bien pour ne pas te déranger. 

- J’agis vraiment comme un con avec Granger ? 

- Oui. 

- Mais il faut que je me la fasse, je veux mon fric et mon confort ! 

- Je sais, mais tu ne peux pas le faire ailleurs que devant Blaise ? propose Millicent.

- Je vais essayer ! 

- Je te retrouve mon petit Dragon ! 

- Ne m’appelle pas comme ça ! » grogne Drago entre ses dents.

Milli me fait un sourire qui en dit long.

«  Quoi ? s'étonne Drago.

- Avoue que tu l’apprécies !

- Non.

- Ok, n’avoue pas, mais c’est la seule que tu laisses t’appeler comme ça ! 

- Juste pour l’amadouer ! 

- Ouais c’est ça ! Allez, va voir ton meilleur ami, dit Millicent, sceptique.

- Tu vas où ? 

- Faire mes devoirs ! »

Milli m’embrasse sur la joue et sort.

*DRING !*

Non je ne veux pas me lever ! Je veux rester dans mon lit. Je ferme les yeux et me rendors mais je suis réveillée par la voix de Zabini.

«  Lève-toi Hermione ! Tu vas être en retard ! sourit Blaise.

- Mais non, laisse-moi dormir ! grogne Hermione endormie.

- Il est sept heures cinquante, se moque Blaise, amusé.

- LA VACHE ! POURQUOI TU NE M’AS PAS REVEILLEE PLUS TÔT !?! hurle Hermione.

-  Je ne suis pas ton larbin ! »

Blaise s’en va en claquant les talons. Je m’habille rapidement, ne me coiffe même pas et descend au cachot pour mon cours de potion. Je rentre la dernière en classe et m’assoie avec mes amis. Le cours débute.

« Pourquoi t’es en retard, Mione ? demande Ron.

- Je me suis rendormie, bougonne Hermione.

- Tu devrais voir ta tête ! se moque Harry en rigolant.

- Monsieur Potter, je veux bien croire que votre hilarité a une bonne raison d’être, mais faites-le plus discrètement. » grogne Rogue.

Je fusille Rogue du regard. Rrrrrr, non mais pour qui il se prend celui-là ?

Je fais ma potion en fulminant, et une fois celle-ci finie, je sors du cours sans son autorisation mais je m’en fiche, je l’entends gueuler mais tant pis, il veut me provoquer ? Ok ! Moi je me promets de lui rendre la vie impossible.

Merde le directeur !

« Miss Granger, je vous cherchais ! sourit Albus

- Que se passe-t-il Monsieur le Directeur ?

- Allons dans mon bureau. »

Une fois dans le bureau.

« En tant que préfete-en-chef ,vous avez le droit de savoir avant tout le monde que nous allons faire un échange scolaire de 15 jours avec Durmstrang.  Mais je voulais que vous y alliez de façon moldue, explique le directeur

- Pardon Monsieur, mais je ne vois pas où vous voulez en venir…

- J‘y viens Miss. Nous savons que vous êtes extrêmement riche et que vous possédez ce que l’on appelle un avion je crois ? 

- Oui. 

- Je voulais savoir si nous pouvions disposer de votre objet volant pour nous y rendre ? demande le directeur.

- Oui, bien sûr mais demandez à mon père avant. Pourquoi cet échange ? 

-  Depuis la fin de la guerre, nous avons décidé de rapprocher les écoles. 

- Et quand partons-nous ? 

- Le 1er décembre, vous serez de retour pour les fêtes de fin d’année. 

- Encore une question Monsieur, mon identité restera-t-elle secrète ? 

- Oui Miss, bien sûr. 

- Puis-je partir ? 

- Oui, mais la prochaine fois, évitez de sortir du cours sans autorisation.

- Quand le professeur me respectera ! » répond-elle hautaine

Je sors le nez en l’air.


Je rentre de la retenue avec la vielle McGo pour être sorti sans autorisation, je me vautre sur le canapé en face de Blaise qui lit une lettre qu’il me tend à la fin de sa lecture.

Je la lis rapidement.

«  Je savais. 

- Tout ? demande Blaise

- Non juste que nous partions le 1er

- Nous encadrerons les 7ème années. C’est quoi un avion ? demande Blaise.

- Un avion. C’est un objet moldu pour voler. 

- Comme un balai ? demande Blaise.

- En plus gros, beaucoup plus gros. Dumbledore annoncera la nouvelle demain, après ça il faudra distribué les autorisations parentales pour qu’ ils puissent partir, et leur distribuer la liste de ce dont ils auront besoin. 

- Sais-tu avec qui nous partons comme prof ? 

- Non. Je vais me coucher. Bonne nuit. 

- Bonne nuit. »

Je me lève, l’embrasse sur la joue et part me coucher. Mon baiser a étonné Blaise.


On est en cours de botanique.

« Alors ? demande Millicent étonnée.

- Oui j’ai été très gentille avec ton petit Blaise ! sourit Hermione amusée.

- Merci, tu es un amour, sourit Millicent rassurée.

- Dis-moi, tu n’apprécierais pas Zabini ? 

- Si. 

- Je ne te parle pas comme ami, mais plus.

- Non bien sûr que non, grimace Millicent gênée

- Ouais, répond Hermione, peu convaincue. C’est-… AÏE ! » s’écrie-t-elle.

Tout le monde retourne vers moi, la plante m’a mordue !

« Miss Granger, ça va ? demande Mme Chourave.

- Oui oui. »

Le cours reprend.

« Bien fait ! » se moque Millicent.

Elle me tire la langue, moi aussi.

Ravagées ces deux-là ! Je vous le dit ! A la fin du cours on nous annonce qu’il y aura le voyage inter-scolaire. On va bien rigoler, en plus Durmstrang est devenu mixte cette année. On va bien s’amuser. Par contre il faut que je m’active pour me la faire, si elle s’en trouve un dans cette école !

«  Dray ? Ça va ? Tu as l’air inquiet ? demande Blaise.

- Non non c’est bon t’inquiète ! » dit Drago gêné.

Mon meilleur ami hausse les épaules.

« Les personnes qui vous accompagnerons sont les professeurs Rogue et McGonagall. Pendant ces quinze jours les professeurs de Durmstrang donnerons les cours à la place de nos enseignants. »

Je vois Granger la mâchoire serrée. Les hiboux arrivent, les hiboux de l‘école avec les magazines.

Milli l’ouvre.

« Résultat ? demande Drago.

- En tête, Drago et deuxième Blaise, troisième Jesse, quatrième Zac, cinquième Matt. » énumère Millicent.

Je me sens gêné pour Blaise mais il me dit que ça va. On s’est expliqué et ça va mieux entre nous. J’adore mon meilleur ami. Il est très important pour moi.

« Tu avais voté pour qui, Milli ? demande Matt

- Euh, je ne le dirais pas, dit Millicent, gênée.

- Allez, Milli dis-le ! insiste Matt.

- Euh, personne, grimace Millicent gênée, rouge de honte.

- Pas drôle ! »

Je regarde Millicent bizarrement. Elle n’agit pas comme ça d’habitude.

« Ca va Milli ? demande le blond.

- Oui oui.

- Faut qu’on parle ma petite chérie ! » sourit Hermione arrivant derrière elle.

Milli lui fait un sourire et se lève, je crois qu’elle vient de la sauver de sa gêne.

« Eh, beauté ça ne te dit pas que toi et moi on aille faire un tour ? propose Jesse à Hermione.

- Non, répond Hermione fermement.

- Pourquoi ? rétorque-t-il vexé.

- C’est comme ça et pas autrement. 

- Allez, coucher avec un Serpentard ne te gêne pas vu que tu t’es fait Blaise ! répond Jesse

- C’est vrai, mais toi tu n’es pas lui ! » sourit Hermione

Les deux filles partent bras dessus bras dessous.

«  J’arrive au bon moment ? demande Hermione.

- Oui merci ! 

- Alors qu' elle était la raison de son malaise ? 

- Euh, bien… souffle Millicent.

- Aller, promis je ne dirais rien, puis tu as vu je suis gentille avec Zabini qui est quand même deuxième dans le cœur des filles.

- A quoi bon que je te le dises de toute façon il ne me voit que comme une amie. » dit-elle triste.

Je passe mon bras sur les épaules de mon amie pour la réconforter.

« Tu veux qu’il te voit comme une bombe atomique ? demande Hermione.

- Je ne sais pas, je voudrais qu’ il me voit tout simplement.

- On pourrait l’aider à te remarquer mais pour le voyage. Tu verras après être passé entre mes doigts expert ou plutôt ceux de mes stylistes ils vont tous baver devant la nouvelle Millicent Bulstrode ! 

- Je ne sais pas si c’est une bonne idée, souffle Millicent.

- Mais si, on va bien rigoler ! Tu verras, puis si tu n’aimes pas, tu redeviendras comme avant. 

- D’accord ! 

- Je te laisse je dois organiser un truc avec Zabini ! A plus tard ! » sourit Hermione.

Je rejoins Zabini à la bibliothèque.

« Tu es en retard ! grogne Blaise

- Désolée. J’avais un truc à régler.

- Je te propose un truc simple qui ne serait pas trop contraignant. 

- Annonce.

- On pourrait monter un dossier sur notre voyage, avec des photos, des reportages, des écrits. 

- Ca me plaît bien, on va bien rigoler ! 

-  Et on pourrait le faire sous forme d’exposé qu’on présenterait devant toute l’école. 

- Ouai pourquoi pas, dit Hermione.

- Ok. On fait comment pour tout avoir ? 

- On leur file un plan de ce qu’on veut, et ils se débrouillent seuls. 

- Ça me va. 

- Bon je te laisse ! A plus !

- A plus. »

Je pars rejoindre Milli mais je croise Malefoy.

«  Salut Princesse, sourit Drago.

- Malefoy. »

Il reste planté devant moi sans rien dire.

« Tu veux quelque chose Malefoy ?

- Non, juste te voir. 

- Tu m’as vue, alors je peux passer maintenant ? 

- Non. Je te trouve bien là. » sourit Drago.

Je me décale pour passer mais il se met en face de moi.

«  Oui ? demande Hermione avec un sourire crispé.

- Il y a un truc qu’on a pas fini toi et moi.

- Ah bon et quoi ? » demande Hermione, surprise.

Je me rapproche d’elle. Je lui caresse la joue en rapprochant mon visage du sien, nos lèvres ne sont qu’à quelques millimètres quand son index vient se mettre sur ma bouche pour me reculer.

« Pas aujourd’hui ! sourit Hermione avec un léger sourire en coin.

- Quand ?

- Quand tu l’auras mérité ! » dit-elle mystérieuse.

Elle me pousse et s’éloigne avec sa démarche de mannequin. Je la reluque sans me retenir.

Je sens ses yeux sur mes fesses mais ça ne me dérange pas. J’aime bien au contraire, même plus quand c’est lui. Je l’aime bien. Oui j’aime bien les Serpentards et après ?

J’en ai marre de ces histoires entre les maisons. La guerre est finie, Voldemort est MORT ! Je pensais qu’une fois la guerre terminée, tout serais beau et rose.

Douce illusion d’une ado par comme les autres qui a grandi dans un monde doré. Je me justifie, me reprocherais-je quelque chose ? Non. Ou peut-être que oui. Je me sens gênée par rapport à mes amis. Il faut que je mette les choses au clair avec eux. Je n’aime pas cette situation.

« J’avais des doutes sur ta relation avec Malefoy mais maintenant je le sais !

- Fred ? Que fais-tu là ? sursaute Hermione.

- On est mercredi. 

- Ah ouais… grimace Hermione.

- Tu ne dis rien sur ta relation avec Monsieur le Prince ? 

- Je ne dis rien car il n’y a rien à dire.

- Je ne te croyais pas comme toutes ses filles qui sont passés dans son lit, je te croyais à part, je te croyais différente. C’est même pour ça que j’étais tombé amoureux de toi. Mais finalement ce n’était qu’une erreur. »

Il attend la gifle mais je me contente juste de sourire.

« Tu ne dis rien ? demande Fred surprise

- Il y a quelque temps, je t’aurai giflé et je serai partie en pleurs pour le mal que tu m’as fait. Mais après tes paroles si douces et gentilles, je me rends compte que je n’éprouve plus rien pour toi. J’ai réussi à t’oublier, dit-elle fière.

- Tu m’as oublié avec Malefoy… dit-il la voix tremblante.

- Là n’est pas la question, mais NON je ne t’ai pas oublié dans ses bras. Mais toi tu t’attendais à quoi ? Tu voulais que je continue à dépérir en attendant que tu daignes me reprendre ? Non Fred, ça ne marche pas ainsi. Tu as plein de chance de me récupérer mais tu ne les as pas saisis alors maintenant c’est à ton tour de souffrir. Tu te demandes comment je le sais ? Ta voix, ta voix tremblante. Au revoir Fred. Quand tu arrêteras d’être con tu m’appelleras ! » achève-t-elle, fière de sa tirade.

Je m’en vais en claquant des talons.


Plus tard, un samedi.

« Je voudrais savoir ce que vous pensiez de mon amitié avec les Serpentards ? Je veux que vous soyez honnête, demande Hermione

- Je crois que Malefoy t’apprécie… J’en reviens pas que c’est moi qui ait dit ça ! souffle Harry.

- Ca ne te dérange pas ? demande Hermione inquiète.

- Je te connais Hermione depuis qu’on est gamins, je fais confiance à ton jugement. Mais s’il te fait de la peine je le trucide sur place !

- Moi je te laisserai dans la merde ! Qui se frotte à un cactus s’y pique. Tu seras allée chercher les embrouilles toi-même, alors ce sera à toi de les assumer ! grogne Ron.

- Tu sais pourquoi je t’adore Ron ? demande Hermione.

- Non ? dit Ron surprise

- Parce que tu ne m’as jamais pris avec moi des pincettes. Si tu as quelques choses à dire tu le dis et tu n’y vas pas par quatre chemins et tu n’as pas peur de ma colère dévastatrice. Je t’adore Ron. »

Je le prends dans mes bras.

«  Moi aussi je t’adore Mione, dit Ron un rouge.

- Et toi Ginny ? Tu en penses quoi ? demande Ginny.

- Je veux ta vie ! » boude Ginny

On rigole.

« Ne vous marrez pas ! C’est vrai ! Tu es un aiment à canon ! Moi j’attire que les moches ! boude Ginny.

- Merci, ça fait toujours plaisir à entendre, grogne Harry.

- Sauf toi mon chéri mais tu es bien le seul ! sourit Ginny se rendant compte de son erreur.

- Ouais c’est suffisant ! 

- Oh, ne sois pas jaloux mon chéri, mais j’aimerai bien avoir des amis canons.

- S’il n’y a que ça ! Je vais te présenter tellement de mec que tu ne seras plus ou les mettre ! sourit Hermione.

- Tu ne lui présentes que des homos ou des mecs déjà pris ! grogne Harry.

- Ne soit pas jaloux mon cœur, tu es le seul que j’aime, sourit Ginny.

- Moi aussi je t’aime ! » sourit Harry.

Ils s’embrassent.

« Beurk ! On est là ! » grognent Hermione et Ron en chœur.

Ils nous regardent avec un grand sourire montrant toutes leurs dents.

«  Alors vous n’avez rien contre mon amitié avec eux ?

- Non, tant que tu es heureuse ça me va, sourit Ginny.

- Moi aussi ! rajoute Ron.

- Tant que tu ne me demandes pas d’être pote avec eux ! rajoute Harry.

- Ben justement vu que tu abordes le sujet je me disais que peut-être… commence Hermione.

- NON !!! » crient les trois Gryffondors

J’explose de rire sur le canapé, j’en pleure tellement je rigole devant leurs têtes choquées.

« Vous devriez voir vos têtes, c’est trop drôle ! se moque Hermione.

- Ton humour est assez noire et ne fait rire que toi ! grogne Ron.

- C’est le principal ! »

Je continue de rire dix bonnes minutes avant de me calmer.

«  Bon mes petits choux, c’est pas le tout mais je dois préparer mes valises et j’ai un petit truc à faire ! Bye bye mes bichons ! »

Je m’en vais toute joyeuse dans ma salle commune où sont les éternels Serpentards. A se demander s'ils ont une salle commune à eux !

«  Ma petite Milli adorée, tu viens ? dit Hermione joyeusement.

- Tu es sûre ? répond Millicent peu rassurée.

-  Allez, viens ! » sourit Hermione.

Elle tire Milli par la main.

« A demain les mecs !

- A demain ! » dirent les garçons perdus.

Elle s’en va en rigolant.

« Elle a fumé quoi Granger ? demande Drago.

- Je sais pas mais elle est vraiment trop bonne ! commente Jesse.

- Tu es obligé de pensé qu’au cul ? demande Matt.

- Je n’y peux rien, je suis comme ça !

- Tu es désespérant ! souffle Blaise.

- Je me la ferais ! dit Jesse fière.

- Laisse tomber, Dray a jeté son dévolu sur la reine de Poudlard, souffle Blaise.

- C’est foutu ! » grogne Jesse.

Et oui ! Je suis le Casanova de ses dames ! Prétentieux ? Non égal à moi-même !

«  Je me demande ce qu’elles font ? Puis c’est quoi ce truc au-dessus de sa porte ? demande Drago.

- Si je savais, c’est sûrement moldu. » souffle Blaise.

Je m’approche de la porte et regarde curieusement l’objet en question. J’entends rigoler derrière la porte.

« Mais arrête de bouger !!! rigole Hermione.

- Tu es sur de ce que tu fais ? demande Millicent.

- Oui !... Allez !! Ça suffit ! » répond Hermione

Plus rien ! La porte s’ouvre brusquement sur Hermione.

« Tu veux quelque chose ? » demande Hermione.


A suivre....

Chapitre 7

Beta Anelo7


PDV Hermione

PDV Drago


« Comment tu as su que j’étais derrière la porte ? » demande Drago, surpris.

Elle fait un coup de tête en direction de la boîte.

« C’est quoi ça ? demande Drago

- Cherche sur internet, tu le sauras ! » répond Hermione d’un ton mystérieux.

Elle ferme la porte. Je crie.

«  C’est quoi "Internet" ?! » demande Drago, perdu.

Je rigole toute seule.

« Bon retournons à nos moutons ! sourit Hermione.

- Je ne sais pas si ça va m’aller ! 

- Mais si tu verras ! Va te laver les cheveux ! »

Elle s’assoie, je commence par lui décolorer les cheveux et à les lui colorer. Une fois fini…

« Regarde. »

Elle ouvre les yeux et crie.

«  Tu n’aimes pas ? demande Hermione inquiète.

- On va dire que ça change. Il va falloir que je m’y habitue mais j’aime bien ! dit Millicent en passant ses mains dans ses cheveux blonds.

- Tant mieux ! Mon père m’a fait livrer des vêtements pour toi mais avant on va te faire un bon masque, t’épiler les sourcils et te faire une manucure. »

Je passe les heures qui suivent à lui faire une beauté. Une fois fini, elle reste sans voix.

« Tu es un génie Herm’ !

- Je sais… Merci ! Bon les vêtements ! Essaye tout ça ! » sourit Hermione en lui désignant une pile de vêtements.

On passe le reste de la journée et la soirée à lui faire des essayages. On les met dans sa valises vu que l’on part demain à neuf heures à Durmstrang. Je suis trop excitée, mais un peu triste car je ne verrais pas Victor. Milli dort dans ma chambre pour que personne ne la voie.

*DRING*

J’éteins le réveil doucement. Je suis déjà réveillée depuis une demi-heure, j’ai même pris ma douche, il ne reste plus qu’à m’habiller. Je secoue Milli. On s’habille toutes les deux avec les vêtements créés par mon père. Je mets une grande cape avec une capuche sur Milli puis on descend nos trois valises chacune derrière nous. Heureusement qu’on ne part qu’une semaine ! On croise les Serpentards.

« 6 valises ? Vous y mettez quoi dedans ? demande Blaise.

- Le minimum : les vêtements, les chaussures et les produits de beauté ! répond Hermione.

- Mais tu n’en as pas besoin, dit Drago à son oreille.

- Besoin de quoi ? De vêtements ? réplique-t-elle.

- Petite coquine, je parlais de tes produits ! Mais j’avoue que sans tes vêtements seraient aussi sympathiques, sourit Drago.

- Si tu es sage ! » répond Hermione souriante

Je l’embrasse sur la joue et tire Milli part le bras. On doit se retrouver dehors à neuf heures moins le quart pour monter dans l’avion. Les sangs-purs le regarde bizarrement. Je vais voir le pilote, il y aussi la personne qui va s’occuper de nous pendant le voyage. On lui donne nos valises.

«  Merci Charles. 

- De rien Miss Lag-… 

- Chut, c’est Miss Granger. 

- Pardon, miss. 

- Allez prévenir Dimitri, je ne veux pas de bourde. »

Il fait oui de la tête. Ginny me saute dans les bras pleurant à moitié.

« Ce n’est rien, on ne part que quelques jours. On se revoit dimanche soir ! sourit Hermione

- Je t’adore ma chérie !

- Moi aussi ma puce. Fais plein de bêtises ! dit Hermione en l'embrassant sur la joue.

- Toi n’en fait pas trop ! sourit Ginny.

- Ça c’est pas sûr !

- Allez, on monte ! » ordonne McGonagall.

On s’avance tous près des escaliers. Rogue nous coche sur la liste puis nous montons. C’est le grand luxe, cette boîte blanche.

« Tout le monde s’assoie et s’attache avec les sangles noires, ordonne McGonagall.

- Je ne m’attacherai pas ! grimace Hermione.

- Et pourquoi cela miss ? grimace Rogue.

- Ça va froisser ma robe ! 

- Miss Bulstrode, vous pouvez enlever votre capuche ! ordonne Rogue.

- Est-ce une obligation ? Parce que le règlement de l’école nous laisse nous habiller comme nous le souhaitons le weekend. » réplique Hermione.

Rogue s’en va en bougonnant. Je souris dans ma barbe en voyant Granger calmer le maître des potions. Je crois qu’elle lui en veut encore pour sa moquerie en cours. Il va en baver je pense...

Le truc bouge et vibre de partout, je le sens monter dans les airs, je me cramponne aux accoudoirs. Granger sourit devant nos têtes, elle a l’air décontractée et se lève pour aller boire un verre. Le type est aux petits soins pour nous tous, mais encore plus envers Granger.

« Je m’y ferais vite à ta vie !! sourit Ron.

*Salut Yelle, salut Christelle ! Et on n’est pas des putes à franges, c’est clair-…*

Les autres sursautent en entendant la sonnerie de mon portable. Je décroche.

« Allo ? Wow, attends deux secondes !... Baissez vos baguettes bande d’abrutis, c’est un portable, il ne va pas vous attaquer ! Tu disais ma petite Carly ?

- Je venais au news, puis vendredi prochain, Matthew organise une petite fête.

- Oh non ! soufflait Hermione, dépitée.

- Quoi ?

- Je ne pourrai pas venir ! dit la sorcière d’un ton triste.

- Pourquoi ?

- Je serai en Bulgarie. Tu devras faire la fête sans moi !

- NON C’EST PAS POSSIBLE ! hurlait Carly dans le téléphone.

- Tu viens de me détruire le tympan. En plus ils me menacent tous avec leurs baguettes ! Baissez vos baguettes, non de non ! Et si c’est possible, tu devras tout faire pour qu’on ne remarque pas mon absence ! demande Hermione.

- Il n’y a qu’un moyen pour que j’y arrive c’est d’y aller en sous-vêtements !

- Tu ne le feras pas ! rigole Hermione.

- On parie ? répond Carly.

- On parie. Dix que tu ne le fais pas !

- Ok ! Pari tenu, je t’enverrai les magazines !

- Pas de soucis ! Bye bye !!

- Bisous ma chérie ! Je t’aime !

- Je t’aime encore plus ! » rigole Hermione.

Et je raccroche tout de suite pour ne pas lui laisser le temps de répliquer.

« 10 gallions ? demande Ron.

- Encore mieux, 10 000 euros ! Ce qui fait 5 000 gallions si tu préfères ! » explique Hermione levant les yeux au ciel.

Le trajet est long, je m’endors sur l’épaule d’ Harry qui me secoue pour manger. Je baragouine un « j’ai pas faim » et me rendors.

« Aller Milli, enlève ta capuche ! demande Blaise.

- A moins que Granger t’aie défigurée ! se moque Drago.

- Ne dis pas de bêtises, vous verrez en arrivant.

- Allez, même pas pour nous ? insiste Drago avec un sourire charmeur.

- Remballe cet air, il ne marche pas avec moi, grogne Millicent.

- Allez Milli, juste tes vieux amis, supplie Blaise.

- Je… commence-t-elle avant d’hésiter. Non. Vous attendez ! Point final. »

Millicent est bizarre avec Blaise. Je me demande pourquoi elle est ainsi ? Il va falloir que je suive ça de plus près !

« Réveillez votre amie, nous arrivons dans trente minutes ! ordonne Rogue.

- Pas la peine, votre douce voix a fait l’affaire ! » rétorque Hermione d’un ton endormi.

Je me recoiffe rapidement et pars chercher mon manteau en fourrure. Faut pas tuer les petites bêtes ? Pitié ! J’ai tué mon chat pour avoir ce manteau ! Il date de deux ans mais je l’adore, je me damnerai pour de la fourrure mais avec Green-Peace qui nous fait chier, on ne peut pas tuer les pauvres petits animaux sans défenses ! Tsssss, conneries ! Vivement que ça revienne à la mode, comme ça ils l’auront dans le cul !

Quand je rejoins les autres, je les vois tous accrochés à leur siège. On atterrit, certains me jettent des regards jaloux, d’autres dédaigneux. Encore des écolos ! Je m’assoie délicatement, en caressant ma douce fourrure.

« Nous sommes arrivés. Attendez-la ! » ordonne McGonagall.

Nos deux professeurs chéris s’en vont.

«  Mais poussez-vous, dégagez ! » s’exclame Hermione en poussant tout le monde.

Je viens me mettre devant tout le monde, Malefoy me rejoint sauf que tout le monde se pousse sur son passage. Les profs reviennent. On nous dit de descendre. Toutes l’école est en bas, à nous regarder comme des bêtes curieuses.

«  Les princesses d’abord, dit Drago.

- Ça va de soi ! » dit Hermione souriante mais hautaine

Je descends la première suivi de Malefoy, Zabini, Harry et Ron. Ils descendent tous. Viens le tour de Millicent mais elle s’arrête en haut des escaliers. Tous les yeux sont braqués sur elle.

« Blaise regarde ! » dit Drago

Milli défait sa cape, enlève sa capuche et laisse tomber sa cape. On est tous la bouche ouverte devant elle, sauf Granger, qui est à l’air fière d’elle. D’ailleurs elle nous regarde tous, que ce soient les élèves de Poudlard ou ceux de Durmstrang. Je suis un des premiers à reprendre mes esprits.

«  Ferme la bouche Blaise ! Elle ne va pas s’envoler ! » se moque Drago.

Milli descend les marches délicatement avec son manteau en fourrure ouvert son ensemble prêt du corps et ses cuissardes. Elle est vraiment super belle. Et j’aime bien sa nouvelle couleur de cheveux. Je crois que Blaise est de mon avis !

« Tu baves Blaise ! se moque Drago

- Elle te plaît, la nouvelle Milli ? » demande Hermione à son oreille

Il fait oui de la tête sans la quitter des yeux.

«  Ça tombe bien c’est le but ! »

Je m’en vais souriante devant l’air de Zabini. Je vais leur donner un petit coup de main à ses deux-là !

Je rejoins Milli.

« Je suis fière de moi, et de toi aussi. En plus tu fais de l’effet à un certain Serpentard ! Puis à mon avis, tu vas faire la prochaine couverture de Playwizard !

- Tu crois ? demande la nouvelle blonde

- J’en suis sûre ! Allons-nous mettre au chaud, il fait super froid dans ce pays. »

On suit le reste des élèves. Je m’assoie entre Ron et Harry. Ils nous font leur discours de bienvenus, puis nous dînons. Je repère les élèves qui sont potables. Il n’y en a pas beaucoup.

« J’adore ta nouvelle couleur Milli, et tout le reste aussi, la complimente Jesse.

- Merci. » rougit Millicent

On la complimente tous sauf Blaise.

« Dis-lui quelque chose ! murmure Drago à l'oreille de Blaise.

- J’ai pas envie ! » bougonne Blaise.

Blaise se lève et sort de la salle. Milli a l’air triste. Mon attention se reporte sur Granger qui se fait déjà reluquer par plusieurs mecs. Je croise son regard, elle me fait un bref sourire charmeur. A la fin du repas ils nous conduisent dans nos dortoirs mais cette fois, il y en a un pour les filles et l’autre pour les garçons, il va y avoir du bordel dans les dortoirs. C’est un peu dangereux d’avoir fait ça mais au moins il y aura de l’ambiance !

On rentre dans nos chambres pour six personnes, Milli et moi nous mettons dans la même chambre ainsi que Lavande et Parvati, plus deux autres filles que je ne connais pas. Millicent à l’air triste.

« Milli ? Qu’as-tu ce soir ? Tu étais toute souriante avant le repas.

- C’est rien ne t’en fait pas !

- Je vois bien que quelque chose ne va pas ! Dis-moi ce qu’il y a ? » demande Hermione en la prenant dans ses bras.

Elle me regarde avant de verser quelques larmes. Ces larmes je les connais, c’est à cause d’un garçon. Zabini.

« Zabini ? »

Elle fait un bref oui de la tête. Il va m’entendre celui-là ! Je l’embrasse sur la tempe et sors, direction les dortoirs des mecs. Je croise deux mecs de Durmstrang qui me sifflent, pas étonnant vu ma tenue assez osée, je n’y prête pas attention. Je fais toutes les portes des dortoirs jusqu’à trouver les personnes que je cherche.

« TOI ! FAUT QU’ON PARLE ! » hurle Hermione à l'attention de Blaise.

Zabini me suit sans rien dire. On va dans un endroit plus calme.

« NON MAIS C’EST QUOI TON PROBLEME AVEC MILLI ?!? s’écrit Hermione.

- Hein ?

- Qu’est-ce que tu lui as dit ce soir ?

- Mais rien. Je ne lui ai rien dit !

- Alors pourquoi elle est triste ? demande Hermione le menaçant avec son doigt.

- J’en sais rien moi ! Je n’ai rien fait ! C’est elle qui est bizarre ! Puis c’est quoi son changement de look ?

- Ne me dit pas que tu n’aimes pas parce que j’ai vu ta tête tout à l’heure ! Mais tu la préférais peut-être avant ?

- Euh …. Bien…. Euh…. Oh puis laisse-moi !

- Oh non pas si vite ! Si tu la préférais avant, pourquoi tu ne lui as pas dit et pourquoi tu as couché avec moi ? demande Hermione lui bloquant le passage.

« Euh… Puis qui te dit que je l’aime bien plus qu’une amie ? »

Il me bouscule avant de partir, j’atterris contre un mur brusquement, je pousse un léger cri de douleur. Un homme arrive.

« Ça va ? »

Je lève les yeux vers la personne qui me tend sa main.

« Victor ? s’exclame Hermione, surprise

- Hermione ? Si je m’attendais à te voir ! Tu as énormément changé depuis trois ans ! »

Il m’aide à me relever, puis il enlève sa cape pour me la mettre sur mes épaules.

« Quel est l’idiot qui ose te pousser ?

- Que fais-tu ici ? Je ne m’attendais pas à te voir.

- Je viens donner des cours de Quidditch une fois de temps en temps. Je te ramène, mais que fais-tu dans cette tenue ?

- Pourquoi, elle te déplait ? boude Hermione

- Non, loin de là mais tu vas attraper froid, nous ne sommes pas en Angleterre, plaisante Victor.

- J’étais en colère. Je n’ai pas fait attention. »

Il rigole, je me mets à sourire. On marche en silence.

« Toi aussi tu as changé.

- Merci. Je t’ai vu dans les magasins Chanel. Tu plais à beaucoup de mes amis ! sourit Victor.

- Il faut que tu me les présentes ! sourit Hermione

- Si tu veux mais je doutes qu’ils soient à ton gout ! 

- Parce que tu connais mes goûts ? 

- Je connais tout de toi ! 

- Prouve-le ! »

Je l’embrasse sur la joue et rentre dans mon dortoir.

Je marche dans le couloir quand je croise quelqu’un que je n’attendais pas à voir. Qu’est-ce que Krum fait ici ? Il ne devrait pas avoir fini ses cours ? Il va me compliquer la tâche, celui-là. Il faut que je la mette dans ma poche et rapidement !

« Ne devrais-tu pas te trouver dans ta chambre ? demande Victor.

- Ne devrais-tu pas te trouver hors des murs de cette école ? réplique Drago.

- A demain ! » grogne le bulgare.

Il est barge ce type, complètement ravagé mais une menace non négligeable ! Moi aussi je retourne me coucher.

Je repère Granger au petit déjeuner, elle a l’air toute joyeuse. Rrrr, par contre Milli à l’air toute triste.

«  Milli, ça va ? demande le blond

- Hmmm…

- C’est tendu aujourd’hui ! » sourit Drago

Milli et Blaise font la tête, c’est pas gagné pour détendre l’atmosphère !

«  Bon on y va ! On a cours de balai toute la matinée avec d’autres septièmes années ! » sourit Drago

On part dans le parc, ils nous ont séparés en quatre classes. Avec moi il y a Milli, Blaise, Granger, Weasley, Potter, moi et deux types qui s’appelle Sébastien et Thomas. Je ne les connais que de vue. On s’avance vers les élèves. Je jette un bref coup d’œil au prof mais pas si bref que ça vu que c’est Krum. Granger lui fait un sourire charmeur qu’il lui rend.

«  Bonjours à mes anciens élèves et aux élèves de Poudlard. Aujourd’hui vu que je suis là, dans un 1er temps je vais juger de votre niveau en Quiddirch puis nous ferons quelques matchs. 

- Monsieur Victor ? demande un élève.

- Oui, Andrew ?

- Est-ce qu’on pourrait faire une présentation des élèves étrangers ? demande-t-il en jetant un regard en direction d’Hermione.

- Bonne idée, comme ça vous apprendrez tous à vous connaître. » sourit Victor

On se présente rapidement. Quand Granger se présente les mecs sont en admiration devant elle. Devant Milli aussi. Blaise fait un peu plus la gueule ce qui lui vaut un regard meurtrier de la part de Granger. Je dois être idiot, mais je ne comprends RIEN mais de RIEN !

« Tous sur vos balais ! ordonne Victor

- Professeur ? demande Hermione amusée

- Oui Hermione ?

- Est-ce une obligation de monter sur un balai ? Parce que ce n’est vraiment pas mon truc, puis j’ai pas envie de me décoiffer !

- Non pas que je ne me soucie pas de ta coiffure, mais tu es obligée de monter sur le balai, on verra pour les match. 

- S’il-te-plait ? insiste-t-elle, une moue adorable sur les lèvres

- Non. Et arrête avec tes airs d’ange, parce que d’une, tu n’en es pas un ; et de deux : ça ne marche absolument pas ! » réplique Victor fermement.

Toutes les filles la regardent moqueuse sauf Milli qui a l’air désolée pour elle, mais Granger se met à sourire.

« Tu sais pourquoi je t’adore Victor ? Parce que toi tu me résistes ! »

Elle lui envoie un baiser, me jette un bref regard et monte sur son balai mais ne décolle pas.

« Tu as dit ça pour Victor ou pour Drago ? demande Millicent à Hermione.

- Comment peux-tu oser croire une telle chose ? Je suis choquée par de tels propos ! » dit Hermione, faussement choquée.

On se met à rire devant ma voix hautaine.

« Alors ? Avoue que c’était pour Drago ? » demande Millicent.

Elle s’en va en volant, ton intonation ne ressemblait pas à une question mais à une affirmation, je me mets à sa poursuite.

« Attend que je t’attrape toi ! Fausse blonde ! criait Hermione.

- A qui la faute ! » criait Millicent.

On slalome entre les élèves tout en rigolant. Victor nous appelle. On se pose tout en rigolant.

« Hermione chérie ! Tu es toute décoiffée ! dit Millicent hautaine.

- Oh Merlin ! » répond Hermione sur le même ton.

Je passe ma main dans les cheveux et défait quelques épingles pour laisser tomber en cascades mes cheveux, j’y mets bien entendu le style.

« On ne vous a jamais dit professeur que ce n’était pas bien de regarder les filles de cette façon ? se moquait Hermione.

- Qui te dit que je te regarde ainsi ?

- Mais tout mon cher ! » souriait Hermione

Krum fait les équipes, je suis avec Weasley, un certain Nicolas, une Sakura, et Sébastien. Je suis contre Granger, Potter, Millicent, Andrew et Dominique.

«  Le match durera trente minutes, les gagnants joueront ensemble. » dit Victor

On monte sur nos balais, Potter est attrapeur contre moi, Granger et Millicent sont poursuiveuses, Andrew est au but et Dominique Batteur pour leur équipe. Concernant la nôtre, Weasley est au but, Sakura est batteur Nicolas et Sébastien sont poursuiveur.

Le match débute le Souafle est pour eux, Hermione a fait les yeux doux à Krum. Je cherche le vif d’or, mais je regarde Granger passer, et nos poursuiveurs les laisse passer ! Non mais ils foutent quoi ? Je vais les voir.

« Non mais vous allez leur piquer le Souafle, oui ?! ordonne furieux Drago.

- Ouais ouais… souffle Nicolas

- Elles sont fortes, c’est tout ! » rajoute Sébastien.

Ils se foutent de moi ! Non mais ils se foutent de moi ! Ils veulent les laisser passer dans le but de les avoir.

« Parce que vous croyez que sous prétexte qu’elles vous ont promis des trucs, elles le feront ? Non mais vous rêvez les mecs ! Granger ne se tape pas des mecs juste pour gagner un foutu match, et Millicent est à Serpentard, elle peut vous promettre n’importe quoi pour arriver à ses fins ! Bandes d’idiots ! Alors maintenant ALLEZ LEUR PRENDRE LE SOUAFFLE ! » ordonnait Drago

Non mais je vous jure, on ne peut pas faire plus bêtes que ces deux-là ! On dirait Goyle et Crabbe ! Granger vient s’arrêter près de moi.

«  Tu n’es pas drôle mon petit dragon ! Je m’amusais beaucoup moi ! 

- Je me ferai pardonner ! souffle Drago.

- Mais j’y compte bien ! »

Elle repart, elle retourne au jeu. Mais là, contrairement à elle, je vois un mouvement, quelque chose qui arrive sur elle. Un cognard.

« GRANGER ! ATTENTION ! » hurle Drago.

Trop tard, il la percute, je n’ai pas le temps de voir qui l’a envoyé, je me précipite vers elle et la rattrape à quelques mètres du sol. Krum arrive en courant.

«  Emmène-la à l’infirmerie ! Tu entres dans le château, tu tournes à gauche, la première porte à droite. »

Je l’emmène en la bougeant délicatement, elle s’est pris le cognard sur le côté, à mon avis elle doit avoir des côtes de cassés. J’entre, je vois un infirmier, il a un côté flippant. (note de l’auteur : imaginez Docteur House !)

« Elle s’est pris un cognard ! dit Drago, désemparé.

- Allongez-la. »

Je la pose et me recule.

« Qu’est-ce que vous attendez ? Allez dehors, vous me gênez ! »

Je sors d’un pas rageur. Non mais il se prend pour qui celui-là !? J’attends à la sortie. Après un certain temps, il sort.

« Elle s’est réveillée, mais elle a quatre côtes de cassées. Elle aurait dû avoir un gros bleu sur tout le coté mais… Je lui ai enlevé, finit-il après avoir remis sa chemise débraillée en place.

- Vous aurait-elle menacée ? se moque le blond.

- Je n’ai jamais vu une personne avec des côtes de cassées avoir une aussi bonne poigne !

- Vous venez de rencontrer Hermione Granger alias la tigresse.

- En tout cas, elle aime son corps.

- Elle est mannequin pour les Moldus, mais elle fait ça pour le plaisir. 

- Vous êtes son petit ami ? 

- Non. 

- Quoi qu’il en soit elle vous demande.

- Et vous avez attendu tout ce temps pour me le dire ? grimace Drago.

- J’aime bien faire attendre les amis de mes patients, c’est distrayant, vous ne trouvez pas ? » se moque-t-il.

Je me dirige vers le lit de Granger sans faire attention au docteur qui me sort par les yeux.

« Tu vas comment Granger ?

- Comment je suis arrivée ici ?

- Je t’ai rattrapée quand tu es tombée de ton balai, puis je t’ai amené ici.

- Pourquoi tu as fait ça ?

- Je m’attendais à un merci, mais je vais me contenter du fait que tu ailles bien. 

- Doc ? Je peux sortir quand ? demande Hermione.

- Maintenant mais évitez de forcer, restez calme. 

- Merci doc ! » sourit Hermione.

Je me lève un peu trop brusquement, je grimace.

« Je vous ai dit pas d’effort !! Ah ces jeunes ! »

Je la vois souffrir, en temps normal, je la laisserais se démerder mais je dois être gentil… Beurk, ce mot m’écorche la gorge ! Je m’approche d’elle, passe mon bras dans le bas de son dos et l’aide à se lever. Pas même un merci ! Non mais quelle éducation, je vous jure. J’attends qu’elle soit debout et stable pour la lâcher.

« Ça va ?

- Ouais. » bougonne Hermione.

Je m’éloigne d’elle. Je marche devant, et je l’entends derrière.

« Eh, Malefoy ! »

Je m’arrête sans me retourner et l’attend.

Je pose ma main sur son épaule, il tourne la tête vers moi. Je m’approche de lui et l’embrasse délicatement sur la bouche.

Si je m’attendais à ça ! Je réponds à son baiser qu’elle n’hésite pas à approfondir. Elle se recule de moi.

« Merci, mon petit Dragon… » murmure Hermione.

Elle s’en va. Je retourne à table.

« C’est quoi ce sourire accroché aux lèvres du Prince ? demande Millicent.

- Elle m’a embrassé... »

J’attends la réaction de Blaise mais il boude toujours.

« Elle t’a embrassé de son plein gré ? Ou tu l’a forcée ? se moque Millicent.

- Ah-ah-ah ! Très drôle ! C’est elle qui m’a embrassé.

- Et toi tu y as répondu avec plaisir ?

- Bien évidemment ! » dit le blond fière

On se marre tous les deux. Blaise, sans un mot, pousse sa chaise et s’en va.

« Non mais il a quoi ? » demande Drago.

Milli regarde son assiette. Rooo, je ne comprends rien.

« Tu me trouves moche, Drago ?

- Mais non, bien sûr que non ! Tu es très jolie Milli, mais pourquoi tu demandes ça ? demande Drago.

- Ce n’est rien, ne t’en fait pas pour moi.

- Si tu le dis... »

Je me demande ce qu’elle a… Ah moins que… Non pas possible. Ils se connaissent depuis des années… Impossible. Il faut que je demande à Granger. C’est la seule amie fille de Milli, elles doivent se confier ce genre de truc.

« On y va Dray ? sourit Millicent.

- Oui oui. »


« Tu n’as pas vu Granger ?

- Pas depuis la fin des cours, pourquoi ? demande Matt.

- Faut que je lui parles. » répond Drago évasif.

Je pars à sa recherche. Asprès quelques couloirs, je la trouve plaquée contre un mur en train d’embrasser Krum. Beurk. Je vais pour faire demi-tour sans un bruit mais mon côté chieur ressort et décide de les déranger.

« Granger ! Faut qu’on parle toi et moi !

- Tu vois pas que je suis occupée ! souffle Hermione pendant qu’elle se fait embrasser dans le cou.

- Ouai je vois ça mais c’est important, dit Drago en regardant les mains de Krum sur le fessier d’Hermione.

- L’important peut attendre ! glousse Hermione, alors que les mains de Victor glissent sous sa jupe.

- Non, MAINTENANT ! grince des dents Drago

- Je ne suis pas à tes ordres Malefoy. »

Victor commence à défaire mon chemisier.

« Pas ici ! » sourit Hermione.

Il la tire vers une porte mais je me mets entre eux.

« Cinq minutes ! grogne Drago.

- C’est peut-être le temps que tu mets mais chez moi ça dure plus longtemps ! se moque Victor.

- Je ne t’ai pas parlé à toi Monsieur le pseudo-prof !

- Dis-lui Herm-…… Hermione ? l'appelle Victor.

- A plus tard ! dit Hermione au bout du couloir

- Mais…

- J’ai plus envie ! Malefoy, tu te bouges ? C’est maintenant ou jamais ! »

Je fais mon typique sourire en coin à Krum et rejoint rapidement Granger.

« Alors ?

- Tu sais ce qui se passe entre Milli et Blaise ?

- Tu m’as interrompu pour ça ? » demande Hermione choquée.

- Oui.

- Tu plaisantes ? Je viens de laisser en plan Victor pour ça ? s’écrie Hermione, furieuse.

- C’est important, et puis si Milli était vraiment ton amie, tu t’inquiéterais pour elle ! 

- Mais figure-toi que je m’inquiète, mais je ne peux rien faire tant que je n’arrive pas à parler à Zabini ! s'énerve Hermione

- Alors j’avais raison, dit Drago pour lui-même.

- Tu disais ? demande Hermione

- Pourquoi ils agissent comme ça ? 

- Tu es vraiment trop nul Malefoy ! se moque Hermione.

- Je ne suis pas nul !

- Non c’est vrai… Tu es pire !

- Arrête tous tes compliments, et explique-moi, puisque je suis si nul que ça ! boude Drago.

- Ouvre bien tes oreilles Malefoy, Milli est attirée par Blaise et Blaise est attiré par Milli mais depuis son nouveau look il sent qu’il a de la concurrence et c’est pour ça qu’il fait la gueule. Puis avec son manque de confiance ça n’arrange rien. Mais il vient seulement de se rendre compte qu’il a des sentiment autre qu’amicaux pour elle. 

- Mais pourquoi Blaise fait la tête à Milli, elle n’y est pour rien.

- On a qu’à lui demander ! ZABINI !!

- Quoi ? bougonne Blaise.

- Tu as l’intention de faire quelque chose avec Milli, ou tu vas la laisser triste ? demande Drago.

- Je t’avais dit en douceur, grimace Hermione.

- Hein ?! demande Blaise, perdu.

- En clair quand Est-ce que tu vas lui dire que tu as des sentiments pour elle ? rajoute Hermione.

- Hein ?

- En douceur Granger, en douceur, se moque Drago.

- Vous avez fini tous les deux ? demande Blaise.

- Qu’as-tu contre le nouveau look de Milli ? Pourquoi tu l’évites ? demande Hermione.

- D’abord, je n’ai pas de sentiments pour elle et puis de toute façon nous ne sommes qu’amis ! répond Blaise.

- Une fille ne pleure pas tous les soirs parce que son abruti d’ami l’a ignorée toute la journée ! dit Hermione furieuse.

- Elle pleure à cause de moi… ? murmure Blaise, choqué. Il faut que j’y aille. » achève-t-il brusquement.

On regarde Zabini partir.

« Moi aussi j’ai une question pour toi, dit Hermione.

- Vas-y.

- Pourquoi ?

- Pourquoi quoi ? demande Drago, ne comprenant pas.

- Pourquoi tu es comme ça avec moi ? Pourquoi tu te comportes comme tu le fais avec moi ? Pourquoi cet intérêt soudain pour moi ? » demande Hermione.


A suivre...

Chapitre 8

Beta Anelo7


PDV Hermione

PDV Drago


Je reste sans voix, je ne sais pas quoi répondre, et je ne vais pas lui dire que c’est juste pour son fric.

« Malefoy ?

- Mais qui te dit que tu ne me fascines que maintenant, peut être que tu m’as toujours attiré, peut être que…

- Arrête tes peut-être et ton baratin de tombeur, arrête avec ton sourire en coin qui me fait craquer, arrête de me regarder ainsi, arrê-…

-  Arrête avec tes arrêtes Granger. » la coupe Drago.

Je me rapproche d’elle. Je la sens stressée, je continue de sourire en coin.

« Je rêve ou la reine de Poudlard perd ses moyens devant un Serpentard ? »

Je déglutis difficilement. Malefoy a raison, il m’attire.

« Arrête de sourire comme ça.

- Et pourquoi ça ? demande le blond s'approchant d'elle.

- Parce qu’il se peut que je ne réponde plus de moi, murmure Hermione en s’humectant les lèvres.

- Ah ouais ? dit Drago haussant un sourcil.

- Ouais, répond-t-elle se mordant la lèvre.

- Et qu’attends tu ? demande-t-il amusé.

- Tu l’auras voulu ! »

Elle me pousse contre un mur, prend ma cape, la tire vers elle et m’embrasse.

« Fait gaffe Granger, ça fait deux fois que tu m’embrasses en peu de temps.

- Tu t’en plains ? Tant pis pour toi ! »

Elle se pousse de moi et s’éloigne. Je la rattrape et la colle à moi.

« Qui te dit que je m’en plains ?

- Prouve-le moi alors ! » dit-elle provocatrice.

Je ne me fais pas prier et l’embrasse à pleine bouche.

« Eh bien, je vois qu’il en a qui s’amusent bien ! » sourit Millicent.

Je repousse Malefoy et regarde Milli.

« Vous savez ce qu’à Blaise ? Il est pire que d’habitude ?

- Je ne sais pas, mais je suis sûre qu’il ira mieux d’ici quelques jours. Mais pour le moment, on va draguer les beaux mecs de Durmstrang ! » lui répond Hermione.

On s’éloigne.

« Mais toi et Dray ? demande Millicent larguée

- Quoi moi et Malefoy ?

- Tu dérapes Hermione.

- Hein ?

- Ne fait pas la gourde ; tu fais que des conneries depuis quelques temps… Tu couches avec Blaise, et avec sûrement d’autres types, tu embrasses Victor, et dix minutes après Drago, et maintenant tu veux t’en faire d’autres ? Herm’, je t’adores, tu le sais mais tu ne fais que des bêtises !! Je sais que a souffert de ta rupture avec Fred et je suis sûre que tu en souffres toujours, même si tu ne dis rien. Mais il va falloir que tu arrêtes ça rapidement. On t’admire tous pour ta classe, pour le fait que tu ne sois pas comme toutes les autres. On t’admire parce que justement, tu avais beau être belle et élégante, tu ne tombais dans la dépravation, c’est aussi pour ça que je t’admirais Mais là, ta vie devient du grand n’importe quoi. Alors fais le tri dans ta tête, avec tes sentiments et redeviens la reine de Poudlard : celle dont toutes les filles veulent la place et jalousent. Redeviens celle que les mecs rêvent et n’auront jamais, parce que la Hermione Granger que je connais n’écarte pas les cuisses n’importe où et avec n’importe qui. » achève Millicent d’un ton dur.

Elle pousse mon bras et s’en va, un regard désolé dans ses yeux. Je reste plantée la comme une cruche.

Non mais c’est vrai, je fais quoi ? Ça ne me ressemble pas. Je fixe le mur. Mes jambes tremblent et finissent par lâcher, je m’écroule. Une larme coule, puis une deuxième, suivie par d’autres. Après plusieurs minutes, je finis par me lever, et pars m’isoler dans une salle de classe. Je pleure, sûrement toutes les larmes de mon corps. J’en ai mal à la tête mais je m’en fiche. C’est vrai.

En quelques semaines je viens de foutre ma vie en l’air. Pour des conneries en plus, c’est ça qui m’énerve le plus, je suis énervée contre moi-même. Je suis vraiment une gourde ! Finalement, ils avaient raison les magazines, je ne suis qu’une fille de riche, belle mais creuse et insipide. Juste une poupée bonne à porter des robes, rien de plus. Ils avaient raison en disant que j‘avais le QI d‘un cucurbitacée. Mes pleurs redoublent.

Je frappe dans le mur pour évacuer ma colère. Une fois. Deux fois. Trois fois. Ma main est en sang mais je m’en fiche, la douleur physique n’est rien en comparaison de celle de mon cœur.,

Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je deviens comme les autres… ? Je deviens une trainée ! Milli a raison. Pourquoi j’ai couché avec Zabini, pourquoi j’ai embrassé Victor alors que je ne ressens plus rien pour lui depuis des années... Et puis Malefoy ? Hein ? Pourquoi je m’amuse autant avec lui, ce type est l’inverse de moi ! Pourquoi je joue ainsi avec lui ?

J’ai toujours aimé allumer les mecs mais sans aller plus loin avec eux…

L’ange s’est brûlé les ailes.

Je souris faiblement à cette phrase, je me suis brûlée, effectivement. J’ai joué, et j’ai perdu. Tout perdu. Ma classe, ma popularité. Comment j’ai fait pour perdre une chose qui me tenait tellement à cœur ? La futilité ?

Peut-être, mais j’aime être adulée et enviée de tous. Là, je ne suis que la garce de Poudlard, mais que vont penser les élèves de Durmstrang ? Eux aussi vont me prendre pour une garce !

Je ne veux pas ! Je ne veux pas ressembler à toutes ses filles banales qui écartent les cuisses devant n’importe qui !

JE NE SUIS PAS COMME TOUT LE MONDE ! JE SUIS HERMIONE LAGERFELD ! Non de non !

Je suis remontée à bloc. Tout est la faute de Fred. Bon, peut-être de la mienne aussi, un peu. Oh, et puis non ! C’est de sa faute ! C’est LUI qui m’a quitté ! C’est lui qui a été le premier à briser mon cœur fragile ! C’est à cause de lui si je ne fais que des conneries.

Je suis perdue depuis la rupture. Je ne voulais pas me l’avouer mais j’ai été affectée bien plus que je ne le voulais, je faisais ça pour cacher ma peine. J’ai souffert. Ai-je encore des sentiments pour lui pour faire cela des mois plus tard ? Il faut que je le vois, là j’en serais sur mais pour le moment je vais me coucher.

Je pose ma tête doucement sur l’oreiller, toutes les filles sont déjà couchées. Je prends une bonne résolution.

PLUS JAMAIS JE NE COMPORTERAI COMME TOUS LE MONDE !

JE ne suis pas tout le monde ! Je ferme mes yeux rougis, mais un léger sourire sur mes lèvres.

Quand le réveil sonne. Je l’envoie valser à l’autre bout de la pièce. Je referme les yeux, je n’ai pas envie d’aller déjeuner.

Je prends mon temps.

« Tu n’as pas vu Granger, Milli ? demande Drago.

- Si, dans la chambre. 

- Elle ne descend pas ?

- J’en doute, on va dire que on s’est un peu engueuler hier. Ou plutôt je lui ai gueulé dessus.

- Mais tu l’adores ! dit le blond surpris.

- C’est pour ça que je l’ai fait… Je pense qu’elle a pas mal réfléchi à mes paroles. Et si ça se trouve elle y pense toujours.

- Mais tu lui as dit quoi ?

- La vérité. Mais celle qui fait mal, celle que seuls de véritables amis peuvent se dire.

- Et si elle t’en veut ? demande Blaise.

- Ah, tu me parles toi, maintenant ? ironise-t-elle. Bof, si elle m’en veut, cela voudra dire que nous ne sommes plus amies et que notre amitié n’en valait pas la peine. » grogne Millicent.

Nous finissons de déjeuner tranquillement. On sort de la salle, mais toujours aucune trace de Granger. Milli a l’air triste, je la prend dans mes bras et l’embrasse sur le front.

On ne voit pas Granger de la matinée, ni au déjeuner. En sortant de la salle, on la voit soudain, plantée au milieu du corridor. Elle s’approche gracieusement de Milli pour s’arrêter devant elle. Elles se défient du regard, mais pas par méchanceté. J’ai envie de regarder le spectacle, mais Granger me lance un regard, ce qui fait se retourner Milli. Comprenant sa demande implicite, je m’en vais suivi de Blaise. Dommage, j’aurai bien voulu savoir ce que Milli a dit hier soir et ce que Granger va lui dire.

Je reste devant Milli, je ne sais pas trop comment réagir, alors je fais la chose la plus simple et la plus explicite à mes yeux : je la prends dans mes bras quelques instants, sans un mot.

« Tu as raison, je ne suis qu’une gourde, dit Hermione baissant les yeux.

- Le passé est derrière toi, pense au futur ! Et en plus, il n’est pas trop tard pour redevenir celle que tu es vraiment. La vraie Hermione Lag-…Granger !

- Promis, je vais tous les faire fantasmer avec ma super copine qui elle aussi les fait craquer en claquant des doigts ! 

- Mais non, ne dis pas de bêtises ! dit Millicent, rouge.

- Je ne dis que la vérité. Arrête de t’occuper de Zabini et tu verras tous ceux qui te tourne autour. 

- Mais je m’en fiche, je ne les aime pas.

- Je ne te demande pas de faire leur vie avec, mais de t’amuser avec eux !

- Hermione ! » reproche Millicent

- Les allumer, jouer avec eux ! C’est super rigolo ! C’est même mon jeu préféré ! » dit Hermione levant les yeux au ciel

C’est à Milli de lever les yeux au ciel exaspérée, ce qui me fait rire. On croise Harry et Ron. Milli me laisse. Mes amis la regarde s’éloigner.

«  Elle vous plaît, la petite Serpentard ! » dit-elle fière.

Ron et Harry détournent le regard et bafouillent un non.

«  Vous êtes trop mignons les mecs, mais avouez qu’elle est mignonne. 

- J’avoue… dit Ron.

- Moi aussi. 

- Et Hermione Lagerfeld gagne la bataille ! sourit Hermione.

- Complètement folle ! soupirent Ron et Harry.

- Pffff… soupire-t-elle le nez en l'air.

- On est contents que tu sois de retour parmi nous, sourit Harry.

- C’est vrai, on avait peur que tu tombes dans les crocs de ces sales serpents. Tu t’étais éloignée de nous, et tu devenais quelqu’un d’autre ! explique Ron.

- Je sais, dit-elle honteuse

- Mais tu es revenue, et c’est le principal ! dit Harry en la prenant dans ses bras.

- Ouais, on t’aime comme tu es, même avec ton sale caractère.

- Moi aussi je vous aime les gars. » dit-elle émue.

Le reste de la semaine se passe sans trop de soucis, je reste principalement avec mes amis de Gryffondors et un peu avec Milli. Je lui apprends les ficelles pour allumer un mec sans trop de soucis.

Pendant le retour dans MON avion. Je suis assise à côté de Milli.

« Au fait Milli, tu as deux admirateurs… murmure Hermione.

- Qui ?

- Mystère.

- Allez, dis-moi s’il-te-plaît ?

- Ron et Harry. »

Je m’attends à ce qu’elle grimace mais elle hausse les épaules. Je suis surprise.

« Tu ne t’y attendais pas ? dit Millicent, fière d'elle.

- Non.

- Je suis trop forte.

- Tu as une bonne prof ! » répond Hermione, prétentieuse.

Je les vois se marrer. Je me demande ce que Milli a pu dire à Granger, car depuis elle ne m’a plus parlé et à peine regardé. J’avais énormément avancé, mais je vais devoir tout recommencer ! Rrrr, ça m’énerve, je vais me faire engueuler par mère en rentrant à la maison.

Oui j’ai plus peur de ma mère que de mon père, surtout depuis que le gros moche de Seigneur des Ténèbres est mort.

*Salut Yelle, salut Christelle ! Et on est pas des putes à franges ! C’est clair, on va leur dire ! Parle à …*

« Oui allo ?

- Ma petite Hermione chérie ! Tu m’as manqué ! hurle à moitié Carly.

- Pardon mais qui êtes-vous ? plaisante Hermione amusée d’un ton faussement inquiet.

- AH AH AH, fous-toi de moi ! 

- Moi ? Comment pouvez-vous me croire capable de faire une telle chose ? dit-elle faussement choquée.

- Tu le fais en ce moment précis !

- C’est vrai ! Alors ? Tu l’as fait ? 

- Tu ne me demandes pas comment je vais après une semaine sans ma meilleure amie ? dit Carly faussement déçue.

- Euuuh, non je m’en fous ! » dit-elle sérieuse.

J’imagine la tête de ma Carly la bouche ouverte, les yeux grands ouverts.

« Je boude.

- Oh ma chérie ! Tu sais que je rigole et que je t’adore ! sourit Hermione.

- Je me le demande !

- Alors ta semaine ? La soirée ?

- Pas mal, une semaine normale, et la soirée la plus cool de l’année.

- Noon, j’ai loupé ça ! Je suis blasée de la vie ! soupire Hermione.

- Les journalistes ont demandé pourquoi tu n’étais pas là, je leur ai dit que tu étais au lit avec quarante degrés.

- Tu es la meilleure !

- Je sais ! D’ailleurs, il y a une fête pendant les vacances. On y va ? demande la moldue.

- Bien sûr, mais j’amènerai une amie ! 

- Ginny ? 

- Non, Millicent. 

- Un petit relooking ? 

- Déjà fait ! sourit Hermione.

- Oh. Tant pis. 

- Et ta tenue ?

- Sous-vêtements !

- Tu es folle ! Je ne sais pas si je l’aurais fait ! grimace à moitié Hermione.

- Ça c’est sûr ! Bon je dois y aller, je vais à Paris !

- Bye bye !

- Bye ! »

Je raccroche le téléphone

«  Tu m’emmènes où ? demande Millicent.

- Si tu viens passer quelques jours à la maison, tu le seras ! 

- J’arrive quand ? 

- Arrive le 26 décembre.

- Ok.

- Nous allons arriver, veuillez-vous attacher. » dit le pilote.

On s’attache tous, sauf Granger qui ne veut sûrement pas salir son tailleur. Et puis de toute façon les secousses de la boîte blanche n’ont pas l’air de la déranger. Encore un truc Moldu. Je dois bien avouer que cette boîte est confortable. Granger se fait les ongles alors que les miens entrent dans le cuir du fauteuil. Elle me fait un de mes sourires en coin. Non mais c’est les miens ! Voleuse ! Bon, ça lui va bien, certes, mais c’est quand même les miens !

« Malefoy ! On est arrivé ! Je veux bien croire que tu aimes les engins Moldus mais quand même. » se moque Hermione

Je reprends mes esprits et m’aperçois que tout le monde est descendu sauf Granger. Je la détaille, elle est vraiment sexy.

« Tu m’attendais peut être ? répond Drago

- Seulement dans tes rêves mon petit Dragon. »

Elle s’en va, je la suis, arrivé à la passerelle je lui murmure à l’oreille.

« J’espère que mes rêves deviendront réalité. » dit-il charmeur à son oreille

Je l’embrasse rapidement sur la joue et m’en vais sous l’œil réprobateur de ses amis. Je leur fais un sourire Malefoyen.

Pourquoi est-ce que je suis contente de ce baiser ? Je ne serais tout de même pas en train de tomber amour-…

« HERMIONE ! » hurle Ginny.

Je sors de ma torpeur pour rejoindre ma petite Ginny qui me pose déjà de questions. Je lui réponds en souriant, je l’adore, elle me fait sourire. Puis sa gentillesse m’étonnera toujours vu son caractère bien trempé.

« Oh, et puis j’ai revu Victor. 

- Et ? 

- Et j’ai failli coucher avec, mais heureusement Malefoy nous a interrompu. 

- Heureusement ? dit-elle choquée

- Oui, j’aurais fait une bêtise. J’en ai trop fait.

- Mais je croyais que tu trouvais Victor toujours craquant ? demande Ginny, perdue.

- Oui bien sûr, mais ça ne suffit pas pour coucher avec un mec. Je ne suis pas comme ça. J’ai besoin d’avoir des sentiments pour lui. Je veux aimer avant de faire quoi que ce soit. »

Ginny me saute dans les bras.

«  Contente que tu sois redevenue la Hermione que j’adore !

- J’étais vraiment devenu une fille à homme ? » demande Hermione tristement.

Ginny acquiesce d’un signe de tête. Je pose ma tête sur son épaule, blasée.

«  Et avec Malefoy ? »

Je hausse les épaules.

« Mais encore ?

- Je ne sais pas quoi penser. J’aime bien être avec lui mais, par moments, il m’énerve avec ses airs hautains, en plus il veut toujours avoir le dernier mot. Même si ces derniers temps, il me laisse gagner.

- Moi, c’est son sourire en coin qui me sort par les yeux. Par contre je croquerais bien ses fesses. 

- Ginny ! dit Hermione faussement choquée.

- Quoi ?! Je ne fais que dire ce que je pense. 

- Moi j’aime bien ses sourires. Et je croquerais bien tout ce qui a à portée de mes dents. »

Elles se mettent à rire. Je choisis ce moment pour me racler la gorge. J’aime bien écouter les conversations des filles puis les surprendre. Elles font un bond de quinze mètres en se retournant vers moi.

«  Euh…. Tu es là depuis longtemps ? demande Ginny, rouge pivoine.

- Un certain temps, répond le blond amusé.

- J’espère que notre conversation t'a plu ? demande Hermione en s'approchant de lui.

- Très, j’ai appris plein de choses intéressantes.

- Comme ? »

Elle a du culot, c’est une qualité que j’admire chez elle. La plupart des filles seraient gênées, mais pas elle.

« L’idée que tu me mordes ne me déplait pas.

- Parce que tu crois que tu aurais le choix ? demande la lionne en haussant un sourcil.

- Je ne te laisserai pas faire si je n’en ai pas envie.

- Sauf si je t’attache ! » sourit Hermione.

J’ hausse les sourcils, je ne trouve rien à répondre, elle fait MON sourire en coin.

« Tu ne trouves rien à répondre mon petit Dragon ? » demande-t-elle innocemment.

On se fixe, plus rien n’est autour de nous. Juste elle et moi. Weasley fille se racle la gorge.

« Oui ma chérie ?

- Ce n’est pas que vos regards amoureux ne sont pas passionnants mais bon, je suis toujours là, alors s’il-vous-plaît… »

Granger se recule de moi, puis Blaise arrive.

« Granger, la vieille veut nous voir. » bougonne Blaise.

Je marche à la suite de Blaise. A la fin de notre entretien, nous rentrons nous mettre au travail. On s’assoie chacun sur un canapé. L’ambiance est palpable.

«  Tu as des idées ? demande Hermione.

- Non, bougonne le Serpentard.

- Une soirée classique ? 

- Non. 

- Une soirée bulgare ? 

- Non. 

- Une soirée orientale ? 

- Non.

- Un soirée française ? 

- Non. 

La moutarde me monte au nez.

« Non mais c’est quoi ton problème Zabini à la fin ? Explose un bon coup et on parle plus ! hurle Hermione.

- JE NE VOIS PAS EN QUOI CA TE REGARDE ! explose-t-il.

- Ça me regarde vu que nous sommes colocataires et que tu fais de la peine à Milli !

- JE N’AI PAS ENVIE DE TE LE DIRE !

- Et bien dis-le à quelqu’un parce que tu deviens invivable ! »

Il ne dit rien et se renferme un peu plus sur lui-même. J’aurai essayé, il ne veut pas parler, tant pis. On reste un moment sans parler. Il boude, et moi je cherche des idées pour le bal. De plus, on doit faire notre exposé dans la semaine. Ça va être chaud, je n’ai quasiment rien fait. Une idée traverse mon esprit.

« Les filles invitent les garçons ? propose Hermione.

- Je l’apprécie beaucoup, répond Blaise à ma question sur Milli.

- Je sais, sourit Hermione.

- Mais pourquoi elle a changé ? Je l’aimais bien avant.

- Pourtant, elle l’a fait pour que tu la remarques. Elle croyait qu’en changeant tu la remarquerais enfin. Elle a tout fait juste pour toi.

- Mais c’est n’importe quoi ! dit-il indigné

- Peut-être pour toi, mais pour tous les autres non. Même Malefoy n’a rien vu, alors que vous êtes censés être les meilleurs amis. Elle t’apprécie vraiment et souffre de ton comportement. Elle accepte que tu ne l’aimes pas mais que tu lui fasses la tête est très dure à encaisser, explique Hermione.

- Mais je l’aime ! » s’exclame-t-il soudainement.

Je fais un sourire triomphant.

« Si tu répètes ca à qui que ce soit je te tue ! menace Blaise

- Je ne dirais rien, je voulais juste que tu te l’avoues enfin à toi-même. Puis maintenant on va pouvoir travailler.

- Ok. J’aime bien ton idée pour l’invitation, ça change. 

- Oui ! 

- Tu vas inviter qui ? 

- Et pour la tenue ?

- Japonaise ? 

- Pourquoi pas. Ça va changer aussi. Par contre pour l’exposé on fait comment ? 

- On met les uniformes qu’ils nous ont offert. 

- Ok ! Mais on le fait à midi. Après le déjeuner. 

- Ça marche. »

On prévient directement la vieille pour qu' elle approuve.

Le lendemain, il y a l’annonce pour le bal, le vendredi soir avant Noël. Les mecs paraissent soulagés que pour une fois c’est aux filles d’avoir la lourde tâche d’invité une personne.

« Tu vas inviter qui, Milli ? demande Drago.

- Tu le seras quand lui sera invité.

- Et s’il te dit non ? demande Jesse.

- Ne soit pas idiot ! Tu connais beaucoup de mec qui lui dirait non ?

- Merci Dray, sourit Millicent.

- De rien Milli ! »

« Alors Miss Granger ? De qui est l’idée ? Et qui allez-vous inviter au bal ? demande Lavande.

- L’idée est de moi, les costumes de Zabini. 

- Mais le plus important : Qui vas-tu inviter ? 

- Ah ah ! Petite curieuse ! 

- Allez Hermione ! 

- Je ne sais pas trop. J’hésite entre Harry et Ron ! 

- Tu ne me diras rien ? 

- Absolument ! 

- Sinon, ton costume ? Un dessiné par ton père ?

- Je ne pense pas, on verra. 

- Des idées ? 

- Oui mais je ne te dirai rien ! 

- Pourquoi ? demande Lavande, déçue.

- Pour éviter que vous vous habillez tous comme Milli et moi. 

- Roh. Tu me connais trop ! 

- Je sais ! 

- Bulstrode va craquer ! 

- J’en doute, c’est une Serpentard, et elle n’est pas idiote !

- Eh ! s’exclame Ginny, choquée.

- Pardon ma puce, mais toi c’est ton innocence qui t' a fait raconter toute notre vie au magazine. »

De son côté Parvati s’assoie à la table des Serpentard à coté de Milli.

«  Miss Bulstrode, comment réagissez-vous depuis votre transformation de chenille à papillon ? » demande Parvati.

Milli va pour ouvrir la bouche mais Blaise la coupe.

« Elle n’a jamais ressemblé à une chenille ! grogne Blaise protecteur.

- Ok. » dit Parvati, gênée et impressionnée.

Blaise continue de manger. Par contre, Parvati affiche un sourire indéchiffrable.

« Bien reprenons. Avez-vous plus de succès auprès de la gent masculine ?

- Euh, oui, dit Millicent, gênée.

- Savez-vous qui vous allez inviter au bal ? 

- Oui. 

- Pouvons-nous savoir qui est l’élu ? 

- Non, dit-elle rouge.

- Même pas pour Playwizard ? 

- Non. Désolée.

- Votre amitié avec Hermione se passe-t-elle bien ? Nous avons vu pendant le voyage que vous avez eu une petite altercation.

- Je ne vois en quoi ceci te regarde, mais oui, nous sommes très proches et notre altercation n’a fait que renforcer notre amitié, dit Millicent, piquée au vif.

- Avez-vous une idée de costumes ?

- Euh, non, je n’ai pas eu le temps d’y penser. »

Parvati paraît triste. Bizarre cette fille.

« Merci. »

Parvati s’en va rejoindre Lavande, Crivey prend Millicent en photo et s’en va en courant. J’ai vu que Granger se faisait aussi questionner.

Ouh là, je vois Lavande s’approcher de nous.

« Mes chers Serpentards, par quelle fleur aimeriez-vous vous faire inviter au bal de noël ? » demande Lavande souriante.

La plupart réponde Granger, Blaise reste silencieux ainsi que Moi.

«  Et vous Messieurs Zabini et Malefoy ?

- Une fille.

- Ca m’avance beaucoup ! Et Vous Monsieur Malefoy ? »

Je lui fais mon sourire en coin, en la fixant ce qui la perturbe quelque peu.

«  Merci. » dit-elle troublée

Lavande s’en va.

« Tu fais toujours de l’effet Drago ! sourit Matt.

- Je sais. » répond-il neutre

Mais pas sur la bonne personne.

« Hermione ! hurle Ginny.

- Oui ma biche ?

- Je te déteste ! 

- Moi aussi ! sourit Hermione.

- Oh te moque pas !

- Moi me moquer ? Jamais ! Quel est ton souci ma biche ? 

- Je m’habille comment ? 

- Avec des vêtements ! 

- Te moque pas ! Je pensais mettre une tenue traditionnelle.

- C’est bien ça ! Et tu as demandé à Harry de venir avec toi ? 

- C’est une évidence, de toute façon la question ne se posait pas ! Par contre Ron est soulagé !

- Il y va avec qui ? 

- Avec Parvati. 

- Et Lavande ? demande Hermione, surprise.

- Elle a invité Matt.

- Un BGS ! Chapeau ! sourit-t-elle.

- Et toi ?

- Je ne sais pas trop.

- Allez dis-moi ! Pourquoi tu n’invites pas Malefoy ?

- Non… Je ne veux pas l’-… commence-t-elle choquée.

- Ne fait pas ta prude ! Il te plaît !

- Non ! 

- Allez, juste pour la soirée, à t’amuser un peu. Puis de toute façon, tu sais qu’il n’y qu’avec lui que tu peux t’amuser ce soir et en ce moment. Puis il est à l’inverse de Fred, et c’est ce dont tu as besoin. Malefoy est sérieux, il a de la classe, un savoir vivre quasi-inégalable. Puis il est canon, merde ! C’est le BGS ! 

- Fred n’est pas moche !

- Comparé à Malefoy si, et je ne dis pas ça parce que c’est mon frère ! Il est devenu mignon et apprécié auprès de le gente féminine il n’égalera jamais le blond. … Puis tu t’en fou de Fred il ne te mérite pas ! râle Ginny.

- Je sais.

- Alors va l’inviter avant qu’une pouffe le fasse !

- Tu crois qu’il accepterait ? demande Hermione légèrement inquiète

- J’en doute, vu comment il est à fond sur toi, mais c’est juste pour te bouger tes fesses de mannequin ! »

Je me lève et part dans mes appartements, avec un peu de chance il y sera… Et non.

« Zabini, tu sais où est Malefoy ?

- Sur le terrain de Quidditch pourquoi ?

- Merci ! Tu vas au bal avec qui ? Je t’ai vu rembarrer toute les filles qui sont venu te voir. 

- J’attends la bonne mais elle n’a pas l’air de venir, bougonne-t-il.

- Tu ne crois pas que ce n’est pas étonnant vu ton comportement ces derniers jours ? »

Zabini bougonne. Okay, j’ai compris il leur faut un petit coup de main !

« Et si tu veux qu’elle t’invite, soit plus aimable. » explique Hermione, peu agréable.

Zabini bougonne -encore- alors que je pars au terrain, je ne vois personne alors je vais dans les vestiaires. Je ne frappe pas. Je le vois torse nu en train d’attacher son pantalon, il est de dos, je peux voir ses muscles bien formés. Je me racle la gorge.

Je me retourne vers elle. Je vois ses yeux descendre et remonter.

«  La vue te plait ? demande Drago, amusé.

- Beaucoup, dit-elle en se mordant la lèvre inférieure.

- Tu veux quelque chose ? 

- Oui. M’accompagnerais-tu au bal vendredi soir ? 

- Je ne sais pas. J’hésite. Et qui te dit que je ne me suis pas déjà fait invité ? Et que j’ai dit oui ? 

- Parce que tu crèves d’envie d’y aller avec moi. 

- Ta confiance en toi est impressionnante. 

- Je sais. Alors ? 

- Alors je vais sûrement y réfléchir. »

Ha ha !!! Trop drôle, vous devriez voir sa tête !

« Tu es mignonne quand tu es choquée, sourit le blond.

- J’adore ton sourire. »

Oups, je ne voulais pas dire ça, c’est sorti tout seul ! Grosse nouille ! Il sourit encore plus.

« J’accepte de venir avec toi au bal. »

Elle m’embrasse sur la joue puis elle sort.

Bon au tour de Milli et Zabini ! Comment je vais m’y prendre !

«  Milliiii !

- Qui me parle ? Je suis sourde ! Je viens de me faire exploser les tympans par la reine de Poudlard ! Tu désires ? se moque Millicent.

- Moi rien ! Mais toi il y a un charment Serpentard qui veut se faire inviter par une petite Millicent. 

- Qui te dit qu’il veut y aller avec moi. 

- Parce qu’il me la dit ! »

Je la pousse dans l’appartement des préfets-en-chef en lui mettant un claque sur les fesses. Je crie à travers le tableau.

« Tu ne sortiras que quand il aura dit oui ! »

Je reste contre le tableau.

« Que fait ma cavalière contre son tableau ? demande Drago en arrivant.

- Je sors leurs doigts du cul à ces deux-là.

- Que de vulgarité dans la bouche d’une si jolie fille. 

- Je sais, mais j’en ai marre de voir Milli triste et Zabini de bougonner. J’en peux plus ! Ce n‘est pas bon pour mon teint toutes ses mauvaises ondes !

- HERM’, LAISSE-MOI SORTIR ! hurle Millicent

- ÇA DEPEND ! 

- HERMIONE ! Veux-tu que je révèle à la société tes petits secrets qui te mettraient bien la honte ? 

- Ma chérie d’amour ! » dit Hermione en ouvrant le tableau.

On fixe Milli qui sourit.

« Ne faites pas cette tête tous les deux ! On dirait que vous avez vu un fantôme ! dit Blaise arrivant derrière Millicent

- Non mais ils sont vraiment bizarres ces deux-là ! Au fait Hermione, avec qui tu vas au bal de noël ? demande Millicent.

- Si tu savais ! dit-elle avec un sourire mystérieux

- Justement, je veux savoir ! Dis-moi !

- Oh mais tu es bien curieuse ! » râle Drago

Oups, Millicent me fixe moi et Granger qui me fusille du regard. J’aurai pas pu me taire !

« AH ! Vous y allez ensemble ! Trop bien ! Par contre on s’habille comment ? 

- Mon petit papa chéri va envoyer deux tenues ! 

- Trop bien ! » dit Millicent excitée

En cours d’étude des Moldus.

« J’ai prévu de faire une sortie chez les Moldus nous irons à Londres, le matin vous verrez l‘organisation, l’après-midi la manifestation qui assez importante et si vous êtes sage nous resterons pour la soirée.

- Quand se déroule cette journée ? demande Hermione

- Le samedi 3 février. »

Granger fouille dans son sac et regarde dans son agenda puis le prof, puis encore son agenda. Ce petit jeu dure quelques minutes.

« Oui Miss Granger, vous avez bien compris. »

Elle claque son agenda et le remet dans son sac. A la fin du cours, elle sort avec Milli.

«  Je suis mal, il va forcément en avoir un qui va gaffer. »

Harry et Ron nous rejoignent.

«  Ne t’en fait pas, au pire on leur jette un sort d’oubliette, propose Harry.

- Non je m’en fou d’eux, c’est pour… commence Hermione.

- Pour ? demandent Harry et Ron.

- Personne ! dit-elle paniquée.

- Menteuse ! Alors prête pour ta soirée ? sourit Ginny.

- Ginny ! 

- Ouiii ? demande-t-elle avec un sourire d'ange.

- Allez Mione chérie… » rajoute Millicent avec le même air que la rousse

Ça sent mauvais pour mes fesses ! En plus Ron et Harry ne savent pas que je vais au bal avec Malefoy, j’ai pas envie qu’ils piquent une crise.

« On va manger ? Je meurs de faim ! » dit Hermione gênée.

Je m’en vais rapidement. Ouf j’ai chaud au cul. Harry et Ron s’assoie de chaque côté de moi.

« Oubliez. Vous ne saurez rien, dit Hermione en commençant à manger.

- Mais pourquoi Mione ? demande Ron.

- Parce que vous allez vous énerver et j’ai pas envie de partir dans une longue explication qui de toute façon n’aboutira à rien vu que vous avez vos idées et que vous n’en changerez pas… Bon je vais me préparer ! A plus » dit-elle d'une traite.


A suivre...

Chapitre 9

Beta Anelo7


PDV Hermione

PDV Drago


« Tu es superbe Granger. 

- Merci, toi aussi tu n’es pas mal.

- Juste pas mal ? demande Drago faussement choqué

- Pardon, tu es absolument sexy et parfait !

- Merci. Je sais, je sais, dit-il prétentieux.

- Et tu es tellement à croquer que je ne sais pas si je pourrai me retenir toute la soirée ! dit-elle sensuellement

- La soirée commence fort ! sourit Blaise

- Je me demande comment ils vont finir la soirée ! » rajoute Millicent

Blaise et Milli rigolent. Avec Granger, on ne les regarde même pas. Je lui propose mon bras et nous descendons dans le hall suivi de notre nouveau petit couple qui rigolent toujours.

Tous les élèves sont déjà dans la grande salle. On attend que les portes s’ouvrent pour entrer, il y a l’allée d’élèves, je rentre la première avec mon cavalier, Blaise derrière moi avec Milli. Les avis sont partagés, j’appréhende la réaction de mes amis mais après tout c’est juste mon cavalier et pas mon petit ami même si par moment j’aimerais bien.

La musique démarre, j’entraine Granger au rythme de la musique, je ne quitte pas ses yeux noisette.

A la fin de la chanson.

« Tu m’excuses, je reviens. » dit Hermione.

Je quitte mon cavalier pour aller voir mes amis.

« Alors c’est lui ton cavalier ? demande Harry.

- Vous m’en voulez ? demande-t-elle stressée.

- Il te traite bien ? demande Ron.

- Il est gentil avec moi.

- Je suis trop contente ! sourit Ginny.

- Merci Ginny !

- Tant qu’il t’insulte pas, ni te frappe, et qu’il ne te touche pas, n’est-ce pas Malefoy ? » demande Harry.

Je me retourne en sursautant et voit mon cavalier.

«  Ne t’en fait pas je ne vais pas la manger la reine de Poudlard par contre ta copine me croquerait bien ! »

Weasley rougit et Granger sourit.

« Allez viens princesse, je t’emmène ! » sourit Drago.

« J’espère qu’elle va vite ce lasser de ce sale Serpent ! grogne Harry.

- Faut espérer, je ne peux pas le sentir ! soupire Ron blasé.

- Non mais vous vous entendez bande d’égoïstes ! Elle est heureuse avec Malefoy, elle a retrouvé le sourire depuis que l’autre idiot que nous sert de frère la plaqué alors même si c’est avec Malfoy qu’elle doit être heureuse, je suis contente pour elle et vous aussi vous devriez l’être si vous êtes bien entendu ses amis. Maintenant excusez-moi mais je vais voir ailleurs et quand vous aurez retrouvez un peu de bon sens vous pourrez revenir ! »

Je vois Ginny s’éloigner de Ron et Harry mais je retourne à mon occupation, danser avec Malfoy. Il danse bien.

Un peu plus tard on va boire un verre, j’ai enfin réussi à tirer Granger vers le bar, elle n’a rien dit mais ne voulait pas y aller à cause de son crétin d’ex qui est ENCORE là. D’ailleurs il va pour faire une réflexion mais je le devance.

« Ouvre la bouche Weasley et tu vas manger avec une paille pendant plusieurs mois. Et va nous chercher à boire ! » ordonne Drago.

Granger me fixe.

« Quoi ?

- Merci. Pourquoi tu fais ça pour moi Malefoy ? demande Hermione.

- Granger, combien de fois il faut que je te le dise ?

- Autant de fois que j’en aurais besoin, mais la véritable question est : est-ce que tu seras là à chaque fois que j’ai besoin de l’entendre ? Tu seras là quand j’aurai besoin de toi, quand j’aurai besoin que tu me prennes dans tes bras, que t-…

- Stop Granger. J’ai compris où tu veux en venir et oui je serais là, quoi qu’il arrive. »

Granger m’étonnera toujours. La tigresse vient de montrer une nouvelle facette de sa personnalité, la fragilité. Je m’approche doucement d’elle. Je vois dans ses yeux, de l’appréhension.

« Je ne suis pas lui… murmure Drago.

- Et bien prouve-le moi. » sourit doucement Hermione.

Je l’embrasse rapidement sur la joue et m’en vais souriante.


«  J’Y VAIS ! » dit Hermione en courant.

Je pousse le maitre d’hôtel qui se dirige vers la porte d'entrée et ouvre la porte pour me recevoir mon amie dans mes bras.

«  Puis je prendre vos valises Mademoiselle ? demande le maître d'hôtel.

- Oui oui ! » sourit Millicent

Je la tire rapidement alors qu’elle a à peine posé ses valises.

« Montez ses affaires dans la chambre voisine ! » ordonne Hermione.

Une fois dans ma chambre qui ressemble à une suite d'un hôtel quatre étoiles…

«  Ta chambre est super ! » sourit Millicent

« Oui je sais, merci. »

Je lui montre sa chambre qui ressemble un peu à la mienne.

« Alors ! On fait quoi ? » demande Millicent

*DING DONG !!!!*

« On va faire la fête chez les Moldus avec Carly !

- On parle de moi ?! Normal, je suis indispensable et le centre d’intérêt de tous ses pauvres qui ont une vie si pitoyable et ennuyeuse ! sourit Carly

- Millicent je te présente Carly ma meilleure amie ! Carly chérie, voici Milli, elle est comme moi ! Milli, tu peux parler de magie, ne t’inquiète pas elle est au courant.

- Je suis rassurée, j’avais peur de faire une gaffe ! » sourit Millicent

«  Herm’ chérie ! Je mets quelle robe ? demande Carly.

- Je ne sais pas choisi dans mon dressing !

- Mais tes robes sont vieilles ! boude Carly

- Elles ne sont pas sorties, et puis mes robes ne sont pas VIEILLES !

- Je peux te piquer celle-là ? demande Millicent.

- NON ! hurlent Hermione et Carly.

- Pourquoi ? demande Millicent.

- Parce que c’est une robe de l’année dernière ! explique Carly.

- On va à LA soirée de l’année. On doit être LES FILLES à envier. Porter une tenue déjà mise n’est pas

- Bien vu. Milli chérie on est les filles incontournables du monde people, explique Carly.

- Quand on arrive les photographes nous regardent, continue Hermione.

- Juste nous. Personne d’autre ! dit Carly, fière.

- Et ce soir vu que tu es avec nous, on va aussi te regarder et demain tu feras les gros titre comme Carly et moi ! rajoute Hermione.

- Vous savez, faire cela une n’est pas mon truc ! dit Millicent gênée.

- Aller On va bien rigoler, tu n’as qu’à pas y faire attention et tout ira bien ! la rassure Hermione.

- C’est facile à dire pour vous, quand vous avez ouvert les yeux vous aviez déjà un objectif sur vos fesses ! dit Millicent.

- Elle est trop mimi, ton amie ! sourit Carly.

- C’est pour ça que je l’adore ! Au lycée, elle est amie avec les BGS et je suppose qu’elle sort avec l’un d’eux ! dit Hermione.

- Je ne te dirais rien ! sourit Millicent.

- Allez, s’il-te-plaît ? insiste Hermione avec une moue adorable.

- Je te croyais plus intelligente, Hermione ! soupire Millicent.

- Millicent 1 Hermione 0 ! rigole Carly.

- Toi et lui ? AH ! » crie Hermione de joie.

Je saute partout même si je n’ai pas la réponse EXACTE mais bon je suis contente ! Je la vois sourire très souvent et lui est plus agréable à vivre ! Alors je suppose mais rien n’est officiel !

« Je te pique cette robe ! dit Carly.

- Et toi tu vas mettre celle-là ! ordonne Hermione.

- Euh ? Tu es sûre ? demande Millicent.

- Mais oui ! Elle fait ressortir la couleur de tes cheveux ! Et moi je vais mettre ça ! »

On passe quelques heures à se préparer puis on se rend à la soirée. En retard comme d’habitude, mais il faut savoir se faire désirer ! Mon père est déjà là. Je le rejoins sous la multitude de flashs. Je n’oublie pas de poser, Milli reste avec Carly. Au début, elle stresse un peu mais se lâche rapidement et se prend au jeu. Ils ne savent pas qui c’est, mais vu qu’elle va à LA soirée, elle ne peut être qu’importante !

Au bout d’un certain moment, nous entrons. On passe la quasi-totalité de la nuit à s’amuser. Milli a beaucoup de succès, nous aussi bien sûr. Est-ce la peine de le préciser ? A la sortie les photographes sont toujours présents.

Je me couche fatiguée, et les pieds en compotes. Pourtant je devrais être habituée ! Ma tête tourne un peu. J’ai un peu bu.

Je m’endors en repensant au petit jeu que j’entretiens avec Malefoy depuis le bal. J’y pense tous les soirs, c’est mon petit rituel, dès que j’ai les yeux clos, je le vois LUI et ses beaux yeux, ses trait fins et son visage parfait. Et j’adore la tête qu’il fait quand je le laisse en plan, ou quand je suis sur le point de l’embrasser et qu’au dernier moment je me stoppe.

«  Malefoy…. murmure Hermione dans son sommeil.

- C’est qui ? demande Carly

- Son futur copain. C’est trop bien, elle oublie Weasley ! sourit Millicent

- Oui je ne l’aimais pas trop ce type, en plus il était trop pauvre ! J’espère que celui-là ne lui fera pas de peine.

- Moi aussi j’espère, dit Millicent, mal à l’aise mais ne le montrant pas trop.

- Malefoy… répète Hermione, toujours endormie.

- A mon avis, notre Hermione est amoureuse !

- Ne lui dit surtout pas ! Elle n’est pas prête à l’avouer ! Mais ça ne saurait tarder… 

- On la réveille ? demande Carly.

- Oh la pauvre, elle rêve de son prince !

- Et à mon avis il doit lui faire du bien dans son rêve vu le ton de sa voix !

- Malefoooy... soupire Hermione.

- Tu vois ! Puis si ça se trouve dans la vraie vie il est nul au lit !

- Ca je peux te dire que non ! 

- Tu as couché avec ? demande Carly en haussant un sourcil.

- Non c’est mon meilleur ami, mais il a sa réputation et toutes les filles en redemandent.

- Et Blaise est ton meilleur ami ?

- Euh, plus maintenant. » dit Millicent gênée.

Carly lui saute dans les bras, mais elle tombe sur la pauvre Hermione qui se réveille !

«  Putain ! J’étais en train de rêver ! grogne Hermione.

- De Drago ! dirent ses amies en chœur.

- Comment vous savez ? demande Hermione les joues rouges.

- Tu n’as pas arrêté de crier son prénom ! se moque Carly.

- Mais la question est : qu’est-ce que vous faisiez dans ton rêve ? rajoute Millicent.

- Je ne vois pas pourquoi tu poses la question alors que tu connais la réponse ! 

- Les BGS font fureurs ! Milli avec Blaise et Puis toi bientôt avec Malefoy ! 

- Toi et Blaise ? Tu l’as dit à Carly en premier ? Je suis vexée ! Je boude ! » se plaint Hermione.

Je mets ma tête sous mon oreiller mais il est vite retiré, je me fait attaquer par MES propres oreillers ! On se "bat" quelques minutes, avant d’être interrompues par quelqu’un qui frappe à la porte.

«  Il-AÏE !... n’y a- AÏE !... Personne-AÏE ! s’exclame Hermione.

- Chochotte ! dit Carly

- ENTREZ ! AÏE ! »

Je regarde qui entre. Mon cousin Libanais, je lui saute dans les bras.

« Lionel !

- Salut beauté ! Bonjour les filles.

- Salut !

- Mais qu’Est-ce que tu fais ici ? demande Hermione.

- Je suis venu voir ma cousine et passer un peu de temps avec celle-ci.

- Je suis super heureuse ! dit-elle avec un sourire éclatant.

- Tu ne présentes pas ? demande Lionel.

- Pardon, Tu connais Carly et voici Millicent, une amie de mon école.

- Enchantée, sourit à la sorcière

- Tout le plaisir est pour moi. » dit Lionel lui faisant un baise-main.

Millicent rougit.

« Arrête de la draguer, elle est mineure ! Mais au fait mon oncle est là ? demande Hermione.

- Il a des affaires à régler mais il sera là pour le diner. Grand père est aussi présent, explique Lionel.

- Génial ! Vous restez longtemps ?

- Jusqu’à la fin des vacances. De tes vacances. »

Je re-saute dans les bras de mon cousin. Nous avons toujours été très proches. Il a vingt ans. Il sait pour ma condition, trouve ça cool et apprécie le monde des sorciers. Carly n’a rien contre, mais elle reste terre à terre et plus elle est loin de toute magie, mieux elle se porte mais ne me brûlera jamais sur un bûcher.

« D’ailleurs tu devrais te préparer sinon tu vas être en retard, vu le temps que tu mets à te préparer ! se moque son cousin.

- Pfffff !

- Moi aussi j’y vais, je dois voir Blaise ce soir. Mais on se retrouve sur le chemin de traverse ! dit Millicent.

- Ok ! »

Les filles ainsi que mon cousin sortent de la chambre.

« Carly, tu t’habilles SEULE ! Lionel elle n’a pas besoin de toi ! crie Hermione.

- Pffff ! » dirent Lionel et Carly en chœur.

Ah ces deux-là ! Carly et Lionel couchent ensemble de temps en temps même si je trouve ça bizarre.

Je m’habille très classe. Ce n’est pas tous les jours que mon grand-père maternel vient me voir. Je fouille dans mon dressing mais je ne trouve RIEN que j’ai envie de mettre. Je me mets à courir et entre dans le bureau de père.

« Hermione ! Je t’ai dit que je ne voulais pas que tu entres dans cette pièce ! dit Karl en sursautant.

- Je sais père, désolée mais je n’ai rien à me mettre !

- Dans tes cent robes, tu n’en trouves pas une seule ?

- Pas pour la grande occasion ! Grand-père vient, et tu sais comment il est. Je veux lui faire plaisir ! supplie Hermione.

- La robe pour le parfum n°5 ?

- Oui ! sourit Hermione en se décrochant la mâchoire.

- Dans le dressing ! dit son père amusé.

- Merci ! » dit-elle l'embrassant sur la joue

Je cours dans LE dressing et cherche la robe. Je ne mets pas longtemps à la trouver et je pars m’habiller. Maintenant les chaussures. Des bijoux ! Voyons, voyons. Après de nombreuses hésitations je choisis enfin ! Poussière d’étoile de mon papa. Mes boucles d’oreilles et des bagues. Voilà, je suis parfaite.

*TOC TOC !*

« Entrez ! dit Hermione en s'admirant.

- Tu es sublime ! dirent ses deux amies.

- Merci. »

Elles me disent au revoir puis elles partent. Lionel vient me chercher. Mon oncle et mon grand-père sont arrivés.

« Tu ne serais pas ma cousine, je te draguerais ouvertement.

- Je te retourne le compliment. » sourit Hermione.

On se sourit.

« Ma petite fille ! Tu es divine ! sourit son grand père.

- Bonsoir Grand père, vous revoir est un grand plaisir pour moi. Vous aussi mon oncle.

- Bonjour princesse, sourit mon oncle.

- Tu es aussi belle que ta mère à son âge. Elle a été élue Miss Liban à 18 ans ! dit son grand père fière admirant sa petite fille.

- Le repas est servi ! dit une servante.

- Parfait, passons à table. » dit Karl.

Le repas se passe tranquillement. Je suis contente de voir ma famille, de plus ils passent quelques jours au château.

« As-tu quelques choses de prévu demain ma petite princesse ? demande son grand père

- Oui avec Lionel nous avons prévu de rejoindre des amis à moi, explique Hermione

- J’espère que tu m’accorderas quelques minutes de ton précieux temps.

- Mais bien sur Grand père ! sourit Hermione

- Je voudrais couvrir ma petite fille de cadeau même si je le conçois elle ne manque de rien. » dit mon grand-père en regardant Karl.

Le lendemain…

« Qui allons-nous retrouver ? demande Lionel.

- Milli, son copain et sûrement son meilleur ami.

- Tu t’habilles comme ça pour sortir ? »

Effectivement je me suis habillée de façon normal enfin ce que j'ai de plus normal dans mon placard.

« Oui, personne ne sait que je suis riche.

- Pourquoi ? demande Lionel, choqué.

- Pour que les gens m’apprécient pour ce que je suis, et non pas pour mon compte en banque. Et peut-être pour rencontrer l’amour, qui sait ? 

- Aurais-tu quelqu’un en vue ? 

- Peut-être. 

- Dis tout à ton cousin préféré

- Qu’as-tu contre ma tenue ? C’est une Chanel !

- Et tes bijoux ? Ils sont où ?

- On est arrivés ! » dit Hermione esquivant la question.

On sort de la limousine pour arriver devant le chaudron baveur.

« Ce bar miteux ? dit Lionel, dégoûté.

- Le bar n’a pas d’importance, c’est-ce qui se trouve de l’autre côté qui est intéressant. »

On entre dans le bar, tous les regards sont braqués sur nous. Lionel me rapproche de lui. On passe dans l’arrière-cour.

« Je n’aime pas ces pauvres avec leurs regards de chiens affamés ! » grogne Lionel.

Le mur s’ouvre. Je prends le bras de Lionel et nous avançons.

« Tu as de la chance de connaître ce monde, je t’envie.

- Pourquoi ne te trouves-tu pas une sorcière ? Tu passerais plus de temps ici avec toute cette magie. Mais je t’interdis de toucher à Milli ! J’ai déjà eu du mal à la mettre avec son petit ami ce n’est pas pour que ta gueule d’ange viennent tout gâcher !

- Promis Princesse, dit Lionel, l'embrassant sur la tempe.

- Je t’adore.

- Moi encore plus ! »

Il me prend dans ses bras. Je suis bien avec lui. Je l’apprécie mon cousin chéri, c’est mon confident.

Non mais c’est qui ce type pour toucher à MA Granger ! Et à l’embrasser ? Et la prendre dans ses bras ? Et la regarder tendrement ? Et ….

Oh là, je débloque ! Enfin quand même, je croyais qu’il y avait quelque chose entre elle et moi depuis le bal de noël. Ce sale type va ralentir ENCORE mes plans !! Rrrr. Génial ils viennent vers nous !

« Salut ! sourit Millicent.

- Salut Milli.

- Salut beauté. » dit Lionel

Millicent rougit alors que Blaise se lève de sa chaise la mâchoire serrée.

« Lionel je te présente... commence Hermione.

- Blaise Zabini, le copain de Millicent. » grogne Blaise d’un ton possessif.

Je me lève aussi pour serrer la main de ce type, celui qui tient MA Granger dans ses bras.

«  Drago Malefoy, se présente Drago

- Enchanté. Lionel Hassan Achkouty. » se présente Lionel, amusé.

Lionel me jette un coup d’œil.

« C’est de lui que tu rêves ? » demande son cousin à son oreille.

Granger ouvre la bouche et ses joues prennent une teinte rouge. Elle lui sourit. Il lui a dit quoi ? Un truc coquin encore. Tssss. On se rassoit. Granger et son « copain » avec nous.

Il commande à boire pour elle aussi.

« Et tu viens de quel pays ? demande le blond.

- Du Liban, dit Lionel.

- Oui c’est-… AÏEE » crie Millicent.

Je fusille Milli du regard. Je ne veux pas qu’elle dise que c’est mon cousin. Je veux voir la réaction de Malefoy, vérifier si ses paroles ne sont pas des paroles en l’air.

« Qu’as-tu ? demande Blaise.

- Rien, une crampe, explique Millicent.

- Tu voulais dire quoi ? demande Drago.

- Que… Je ... Euh… C’est le correspondant d’ Hermione ! » dit Millicent.

Je ne suis pas convaincu.

« On va faire un tour ? Je m’ennuie ! dit Hermione.

- C’est parti, beauté ! » sourit Lionel

On part, accompagnés des Serpentards.

«  Une nouvelle bijouterie ! On y va ! » dit Millicent joyeuse

On se dirige vers le magasin. Lionel entre le premier, je le suis toute contente. Je vais avoir des cadeaux ! Je bave sur les bracelets.

« Elle n’est pas possible ! Tu veux quoi Princesse ? sourit Lionel.

- Mmm, celui-ci ! Ah non ! Celui-là ! Oh puis non ! Je veux … Lui. Voilà je veux lui ! » dit Hermione enfin décidée.

Lionel claque des doigts et le bracelet est sorti par le vendeur. Je l’essaye.

« Lionel ? Il me va ?

- Il ne va pas avec tes yeux. » grimace-t-il.

Je grimace et le repose, je recherche un autre, je m’amuse comme une petite folle, je peux être moi-même sans que personne ne se doute de quelque chose. Je continu d’hésiter.

« Tu as les moyen de lui payer des cadeaux aussi onéreux ? marmonne Drago.

- Rien n’est trop beau pour ma princesse, et puis je veux lui faire plaisir ! explique Lionel, amusé.

- Il existe d’autres moyens de faire plaisir aux femmes sans leur payer un bijou qu’elle ne mettra qu’une fois. Mais peut-être n’es-tu pas assez bon dans certains domaines pour lui faire des cadeaux ! » se moque Drago.

Je me retourne et vois Lionel se retenir de rire. Par contre, Malefoy a l’air de faire la tête. Je ne comprends pas mais je m’en fiche, je montre à mon cousin un nouveau bracelet.

« Celui-là est mieux, dit Lionel.

- Tu en penses quoi, Malefoy ? demande Hermione.

- Il te va bien, bougonne Drago.

- Je le veux ! » sourit Hermione.

On va payer avec Lionel, il se met derrière moi et me murmure.

« Il est jaloux à crever ton blondinet... Il ne m’inspire pas confiance, commente Lionel.

- Moi je l’apprécie bien, sourit Hermione.

- C’est-ce que m’a dit Carly. » se moque Lionel.

Elle le frappe au bras. Elle a l’air heureuse avec ce type. Rrr. Moi aussi, je lui aurais acheté ce bracelet si j’avais du fric ! Attends, quoi ? Non, mais je dis n’importe quoi ! Jamais je lui aurais acheté un bijou vu que j’en aurai rien à faire d’elle !

On ressort de cet enfer pour rentrer dans un autre. On en fait trois ou quatre comme ça. Je vois Granger se faire couvrir de cadeaux. Ridicule… Elle regarde une boutique, seule. Je la rejoins.

« J’ai compris ! dit Drago.

- Ah bon ? Et qu’as-tu compris ? demande Hermione, surprise.

- Tu l’aimes parce qu’il a du fric et te pourris de cadeaux ! dit le blond, fier.

- Je l’aime certes, mais pas de la façon que tu crois. Mais dis-moi Malefoy, ne serais-tu pas jaloux ?

- Moi, jaloux ? Rêve Granger. »

Je m’éloigne à moitié de mauvaise humeur, à moitié content d’avoir le dernier mot.

« Alors c’était faux ce que tu m’as dit au bal ? Ce n’était que des mots que tu ne pensais pas ? Je te croyais différent mais je me suis trompée. Finalement tu es comme tous les autres ! Un connard ! » s’exclame Hermione, énervée.

Je me retourne et la vois partir en courant. Lionel-machin-chose me bouscule pour la rattraper. Il la prend dans ses bras. Je reste planté là, comme un con au milieu de l’allée à les regarder. Blaise et Milli me rejoignent.

« Je me demande si tu veux vraiment redevenir riche… commente Blaise.

- Pourquoi j’agis comme un con à chaque fois ? se lamente Drago.

- Tu lui as dit quoi ? demande Millicent.

- Rien qui vous regarde, grogne Drago.

- Ok. On rentre, soupire Blaise.

- Oui de toute façon Herm’ va rentrer avec Lionel, dit Millicent.

- Ce cher Lionel ! marmonne Drago.

- Tu ne crois pas que tu t’investis sentimentalement un peu plus que tu ne devrais ? » demande Millicent.

- Pfff. »

« Viens, rentrons. » dit Lionel à Hermione.

Je fais oui de la tête, mes larmes menacent de sortir, je ne veux pas qu’elles sortent vu qu’on va passer du coté moldu et si jamais un photographe passe. On ne sait jamais. C’est une fois dans ma limousine que je pleure sur le torse de mon cousin.

« Là, ma puce, c’est rien, je m’occuperai de lui. » gronde Lionel.

Je ne réponds rien, je sais comment il s’occupe des personnes qu’il n’aime pas, en principe c’est une solution radical. Il les fait tuer.

Mon cousin passe la nuit avec moi. J’ai besoin d’une présence près de moi. Je crois que je me suis vraiment attachée à lui. Ginny a raison, c’est lui qu’il me faut. Il a réussi à me faire oublier Fred.

Quand je me réveille, je suis seule. Je me prépare et descends.

« Bonjour. Où est Lionel ?

- Une affaire à régler, il a dit, m’annonce ma mère.

- Et merde ! » grogne Hermione

Je transplane dans Londres. Lionel va faire une connerie. Je ne veux pas. Je me fais discrète, on est du côté Moldu, Malefoy et Zabini ont dit qu’ils allaient y faire un tour. Je vois à peu près où ils voulaient se rendre, alors je me mets à courir. Je vois Lionel entouré de deux armoires à glaces avec leur armes pointées sur les deux Serpentards. Derrière ceux-là j’en vois deux autres qui pointent aussi leur armes. Je me précipite sur Lionel. Ils sont prêts à tirer. Je jette un léger coup d’œil à Zabini et Malefoy qui ont l’air soulagés de me voir.

«  Ma puce tu devrais rentrer je ne veux pas que tu vois ça, dit Lionel.

- Ne fais pas ça, s’il-te-plaît, dit Hermione, triste.

- Les gens qui te font souffrir ne mérite pas de respirer ! grogne Lionel.

- Lionel, s’il-te-plaît, répète-t-elle. Laisse-les en vie. Fais-le pour moi, pour mon cœur, supplie Hermione.

- A ta guise ! Baissez vos armes ! »

Ils s’exécutent. On respire un bon coup. C’est flippant ces objets-là. Lionel machin chose nous a dit que c’était comme l’Avada Kedavra mais en Moldu !

« Barrez-vous ! ordonne Hermione au garde. Merci. Je t’adore !

- Pourquoi ?

- Tu crois que je suis si triste pour rien ? Parce que je m’attache ou plutôt je me suis attachée à lui… souffle Hermione.

- Viens dans mes bras, ma puce. »

Après un bref câlin dans les bras un peu trop protecteur de mon cousin.

« Allez, va les voir. Je t’attends dans ton château. » dit Lionel.

Il l’embrasse sur le front, elle nous rejoint mais je n’ai pas envie de la voir, je vais pour faire demi-tour mais Blaise me retient.

« Laisse-lui une chance. Et puis tu veux son fric, oui ou non ? lui rappelle Blaise.

- Oui. » bougonne Drago

Elle s’approche de nous.

« Tu veux quoi ? l'agresse Drago.

- … Non, laisse tomber ! » réplique Hermione, blessée.

Alors qu’elle fait demi-tour, Blaise me pousse.

« Granger, attend ! » s’exclame Blaise.

Elle s’arrête mais ne se retourne pas. Je me décide, après quelques hésitations, à la rejoindre. Blaise reste en retrait.

Je soupire un bon coup avant de me lancer sous les regards menaçants de Blaise mais il a raison, je veux mon fric !

« Tu veux quoi Granger ? » demande Drago le plus gentiment possible

Je croise son regard embué de larmes.

« Qu’as-tu ? demande Drago.

- De toute façon tu t’en fou ! répondit Hermione, amère.

- Merci. »

Je le regarde de travers. C’est vrai ! Un Malfoy qui dit merci ; ça n’arrive pas tous les jours.

« Oui je m’excuse mais qu’avec toi. » dit Drago avec un léger sourire en coin

«  Pourquoi j’ai ce privilège et ne me sort pas tes phrases pré faite, je n’y croirais pas cette fois ci ! »

Ok, elle veut un peu d’honnêteté ? Je vais lui en donner, enfin essayer ! Je la rapproche brusquement de moi et l’embrasse en y mettant le plus de sentiments inexistants.

Surprise au début, je ne fais rien mais finit par répondre à son baiser. Il embrasse vraiment bien…

« Herm’ ! l'appelle Lionel.

- Fait chier celui-là, mais normal vu que j’embrasse sa copine. » grogne Drago.

Je la vois qui se met à éclater de rire. Hein ? Pourquoi elle rigole.

« J’ai dit quelque chose de drôle ?

- Au lieu de dire des bêtises si tu continuais ce que tu faisais il y a peu de temps ? sourit Hermione.

- Ça, je peux le faire ! »

Je vais pour la ré-embrasser mais…

«  Herm’ ! Des paparazzis arrivent ! dit Lionel.

- Merde ! » dit Hermione paniquée


A suivre...

Chapitre 10

Beta Anelo7


PDV Hermione

PDV Drago


On se met à courir pour se cacher dans une petite ruelle.

« Transplanez ! Ils ne nous lâcherons pas ! » dit Hermione, agacée.

On va pour protester mais elle nous fait des signes de la main, on capitule. On rentre chez moi.


Au dîner.

« Alors mon fils, comment avance ta mission ? demande Narcissa.

- Plutôt bien. 

- Mais encore ? demande-t-elle les nerfs à fleur de peau.

- On avance tranquillement.

- Drago ! grogne Lucius, ayant compris le jeu idiot de son fils.

- Tranquillement ? répète Narcissa en grondant.

- Oui mère.

- Tu vas me donner plus de détails et MAINTENANT ! hurle Narcissa.

- Je l’ai embrassée, je pense que l’on peut dire que nous entamons une relation. Je crois....

- Tu crois ? répète Narcissa se calmant quelque peu, d’une vois doucereuse Eh bien, sois-en sûr !

- Cis-…. Narcissa, il a beaucoup avancé en quatre mois, le défend prudemment Lucius.

- Ce n’est pas suffisant, à ce rythme ils se marieront dans dix ans ! s'énerve lady Malefoy.

- Mère, Granger est un lionne qui est dure à apprivoiser. 

- Demain tu vas la voir et tu la demanderas en mariage dans quelques mois. 

- Je pense qu’elle refusera, c’est trop tôt. 

- On ne te demande pas ton avis ! Fais juste ce qu’on te dit ! ordonne Narcissa.

- Mère, sauf votre respect, je commence à la comprendre, et la brusquer risquerait de tout gâcher. »

Si ça continue, de la fumée va sortir par les oreilles de ma mère. Mon père, qui sent la colère de sa femme, se fait tout petit dans son fauteuil usé.

« Je commencerai par vivre avec elle. Pourquoi pas au manoir, elle ne supportera pas de vivre dans une maison qui n’est pas à son goût. Elle refait toute la décoration de sa chambre. Par la même occasion, elle entretiendra le manoir sans que vous ayez à demander quoi que ce soit, expose Drago.

- Si elle refuse ? Si elle veut vivre chez elle ? demande Narcissa, calmée.

- On lui dira que c’est la tradition chez les sang-purs ou un truc dans le genre. Une fois le manoir retapé, je partirai vivre dans une autre demeure. A ce moment, je lui demanderai de m’épouser. Vous pourrez donc entretenir le manoir Malefoy.

- As-tu l’intention de passer ta vie avec elle ? demande son père.

- On verra. Mais j’en doute, je n’aime pas les filles ayant trop de caractère ; je les préfère docile, plus facilement manipulables, explique Drago.

- Tu feras ce que tu veux une fois qu’on aura notre argent, mais ne fait rien qui puisse la déranger et te couper les vivre parce qu’il se peut que je me mettre vraiment en colère ! Compris ?

- Oui mère, s’écrase Drago.

- Néanmoins je suis fière de toi et te ton plan. » complimente Narcissa.

Pendant le trajet de retour dans le Poudlard Express, je rejoins Granger dans son compartiment. Elle est avec Potter et les deux Weasley. Je ne me gêne pas pour entrer et l’embrasser, avant de ressortir en la laissant avec ses idiot d’amis. Je reste tout près pour entendre ce qu’elle va dire.

« Tu nous expliques ? demande Ron.

- Faut te faire un dessin Ron ? demande Ginny levant les yeux au ciel.

- Non, mais c’est Malefoy ! hurle le roux.

- Je te signale, Ron, que si tu avais branché ton cerveau plus tôt, tu aurais vu avant que Malefoy et moi étions amis.

- C’est donc la progression logique de leur relation. Tout Poudlard savait qu’ils allaient finir ensemble, explique Ginny.

- Tu ne dis rien Harry ? demande Hermione.

- Que veux-tu que je te dise ? bougonne Harry.

- Ce que tu veux.

- Tu l’aimes ? demande le survivant.

Je tends l’oreille. M’aime-t-elle ? Ça m’arrangerait que oui.

Je suis surprise, je ne m’attendais pas cette question, j’aurai préféré qu’il me crie dessus.

« Je ne sais pas Harry, dit Hermione, perdue.

- Tu ne sais pas ? Pourtant tu sors avec, tu devrais avoir des sentiments pour lui. A moins que ce soit pour son physique.

- Tout le monde n’est pas comme toi Harry, je ne tombe pas amoureuse en claquant des doigts ! Mais ce qui est sûr, c’est que je préfèrerais être avec lui plutôt que de subir un interrogatoire par mes amis qui ne sont même pas contents pour moi ! » s'énerve Hermione.

Je me lève furieuse et sort. Je vois mon petit-ami appuyé contre les vitres du train, à se marrer.

« Oh te marre pas ! boude Hermione.

- Pardon mais c’est trop drôle ! J’imagine trop la tête de tes amis quand je t’ai embrassé ! Et j’imagine leurs têtes en ce moment. »

Elle me frappe gentiment au bras mais je la prends quand même dans mes bras et l’embrasse. Oui, on sort ensemble depuis le jour avec les paparazzis. On part rejoindre Blaise et Milli qui doivent probablement être en train de s’embrasser sur la banquette.

« Oh beurk ! grogne Hermione.

- De la classe, de la classe, souffle Drago.

- Oh ça va, tout le monde ne peut pas être aussi parfait que vous ! dit Blaise d’un ton moqueur tout en s’asseyant correctement.

- On sait. » dirent Hermione et Drago.

Millicent nous tire la langue mais saloperie que je suis, je lui saute dessus et la chatouille mais douées comme nous sommes on tombe au sol.

« Il n’y a pas à dire elle a de la classe. » commente Blaise alors que nous sommes au sol

La porte du compartiment s’ouvre.

« Tiens voilà la croqueuse d’homme, dit Drago d’un air moqueur.

«  Euh Herm’, Harry et Ron sont désolés. » dit Ginny rouge et gênée

« On l’est tous un jour. » dit Hermione se relevant

«  Ne leur en veux pas. » souffle la rousse

«  T’inquiète pas je les adore trop pour ça mais je veux des excuses de leur bouche. » dit Hermione

A la sortie du train mes amis me sautent dans les bras et me présentent leurs excuses.


« Granger ! Tu es prête ? l'appelle Drago.

- Non ! s’écrie Hermione.

- Ça m’aurait étonné !

- Je t’ai entendu ! sourit-elle.

- Je savais que sortir avec un mannequin serait... Absolument génial ! » s’empresse-t-il de répondre alors qu’elle sort.

Elle sourit en coin. Oui nous sommes toujours ensemble, mais elle ne m’a pas appris pour son fric, elle attend sûrement un peu plus longtemps pour être sûre d’avoir ma confiance. Pfff, si elle savait !

On descend puis on rejoint le reste des septièmes années. Nous allons à notre sortie chez les moldus. Ils nous regardent tous. Au début notre couple a étonné mais personne n’a pipé mot. Puis ils nous élu couple fictif de Poudlard, et puis ils ne vont pas nous faire chier ! C’est qui le chef ici ? C’est moi !

« Bien nous pouvons y aller. » dit le prof.

Il y a le prof d’étude des Moldus, Rogue et Mme Bibine. On les suit avant de transplaner dans une ruelle non loin de l’endroit où l’on doit être.

« Ils auraient pu prendre d’autre prof. Non mais tu les as vu ! murmure Hermione.

- Herm’ ? Je peux te parler ? » demande Millicent

On se recule des autres.

« Tu vas faire comment ? murmure Millicent.

- Je n’ai pas le choix. Ils vont savoir, mais je m’en fiche. Le principal est Drago, je ne voulais pas qu’il sorte avec moi juste pour mon fric. Je voulais voir si avant il tenait un tant soit peu à moi.

- Ok. Je suis heureuse pour toi, dit son amie, gênée.

- Puis je m’en fiche que tout le monde le sache, ça fait sept ans que ça dure. Sept ans que je cache ma vie. Maintenant je laisse tomber les masques. Puis je suis heureuse avec Drago. 

- C’est le principal. 

- Allons rejoindre les autres, ils sont déjà rentrés. »

«  Bonjour à tous. » dit un homme.

Il nous présente la journée, alors que je me fais les ongles. Les filles poussent des « Oooh… » et les garçons bavent en pensant aux mannequines. Je m’en fiche. On va visiter les locaux mais comme je les connais PAR CŒUR, je m’éclipse du groupe. Je les rejoindrai dans la salle de défilé. Je vais voir tout le monde.

« Bonjour Miss Lagerfeld ! dirent-ils tous.

- Bonjour à tous, je vous informe qu’aujourd’hui vous m’appellerez soit par mon prénom, soit par Miss Granger. N’employez pas le nom de père. Pas avant la fin du défilé ! C’est clair ? dit Hermione.

- Oui. 

- Si jamais il y en a un qui se trompe je le fais renvoyer en claquant des doigts ! Sur ce, à tout à l’heure. »

Je rejoins discrètement les autres. Je vais voir Drago mais Rogue est avec.

« Alors Miss Granger, pouvons-nous savoir ou vous étiez ? demande Rogue.

- Non vous ne pouvez pas, mais vu que je suis dans un bon jour, je vais vous le dire : j’étais aux toilettes. Partie changer de tam-… dit-elle.

- STOP ! Pas de détails ! Merci miss. » grimace Rogue

Rogue s’en va.

« Mais, tu as tes… ? s’enquiert Drago, étonné.

- Mais non banane ! C’est l’astuce numéro une des filles pour se débarrasser des hommes ! rigole Hermione.

- Maintenant tu ne pourras plus te débarrasser de moi !

- Mais qui te dit que je veux me débarrasser de toi ? » demande-t-elle charmeuse.

On est sur le point de s’embrasser quand un raclement de gorge se fait entendre. On se retourne vers l’intrus.

« Bonjour, jeune gens, dit l'homme.

- Bonjour, sourit Hermione.

- Bonjour Monsieur. »

Pourquoi il me détaille ainsi. Il sourit à Hermione avant de partir.

« Tu m’excuses ? » demande Hermione

Je rejoins mon père sans attendre sa réponse.

«  Père ? demande Hermione.

- Est-ce ton petit ami ? demande Karl.

- Oui. J’aurai voulu te le présenter en d’autre circonstance mais il ne sait pas pour notre fortune.

- Je ne t’en veux pas, mais il me le faut comme mannequin.

- Vous n’aurez qu’à lui demander, et je voulais annoncer à tous après le défilé, j’ai déjà prévenu l’équipe.

- Comme tu veux, néanmoins ma puce je te remercie d’avoir fait ça pour ton vieux père.

-  De rien mon papa chéri. »

Mon père me laisse, je rejoins mon homme souriante.

« Qu’as-tu ? demande Drago.

- Est-ce tu m’en voudrais si, par mégarde, je gardais précieusement quelque chose d’assez important sans vraiment l’être ? 

- La philosophie, c’est pas trop mon domaine tu sais. 

- Est-ce que tu m’en voudrais si je te cachais quelque chose ? 

- Ça dépend quoi, j’imagine.

- Tu verras ce soir. »

Pourquoi elle baisse la tête ? Qu'est-ce que j'ai encore dit ? Oh là là ! Les filles ! Bon, faut que je me rattrape.

« Mais de toute façon si tu pensais utile de ne pas m’en parler, je te comprends et ne t’en voudrai pas. » rajoute le blond

Elle me fait un sourire éclatant. Bah voilà c’était pas si compliqué ! Je suis trop fort. Je l’embrasse mais quelqu’un à côté de nous ce racle la gorge, ENCORE. Granger, blasée, pose sa tête sur mon épaule en cachant son visage alors que je fusille du regard le crétin qui nous interrompu. C’est l’autre qui parle depuis tout à l’heure.

« Je comprends qu’explorer les amygdales de votre petite amie est intéressant, mais la seule personne intéressante ici c’est MOI, ainsi que ce qu’il se passe autour. » dit l'homme d’un ton désagréable.

Je me pousse de mon Serpentard et me plante devant Serge. C’est le crétin qui parle depuis le début.

« Ca va gueuler ! dit Drago à Blaise.

- Je te demande pardon ? dit Hermione, furax.

- Miss. Oh je ne vous avais pas reconnue, s'écrase Serge.

- Qui est la seule personne IMPORTANTE ? grimace Hermione entre ses dents.

- Euh, c’est vous. Pard-… » commence-t-il encore plus gêné.

Je lui mets ma main devant son visage et m’en vais l’air hautain dans les coulisses. Les autres me suivent.

« Bien, ce matin vous allez apprendre la vie des mannequins et vous pourrez essayer les robes du créateur. La plus douée d’entre vous…à part miss Granger (il jeta un bref regard à Hermione avant de reprendre) pourra faire un tour pendant le défilé de cette après-midi.

- Trop bien j’espère que ce sera moi ! s’exclama Lavande, excitée.

- J’adorais défilé dans tes robes haute couture ! rajoute Parvati.

- Vous pourrez toutes et tous passer sur le podium devant un jury de professionnel composé du dessinateur Monsieur Karl Lagerfeld, deux recruteurs de mannequins, et stylistes. Mais pour le moment on va vous apprendre les bases du mannequinat. Ensuite on passera à la pratique, explique Serge.

- Verrons-nous des mannequins ? Des vraies ? s’impatiente une fille.

- Vous verrez en temps voulu. » explique Serge

Pendant une heure, on écoute son baratin ennuyeux à mourir. Enfin on l’écoute tous, à part Granger, qui n’a rien à apprendre, et qui n’est même pas là. Je m’ennuie un peu. Je ne l’aime pas, mais elle reste de bonne compagnie.

De mon côté, je vais voir les robes et choisis mes tenues pour le défilé. Il y a trop de choix. Je choisi aussi mes chaussures, et un peu plus tard, j’ai la tête dans le placard à bijou quand j’ entends un bruit. Je me retourne et voit, un mannequin, plutôt mignon.

« Salut, moi c’est Logan. Et toi ? dit un mannequin.

- Hermione Lagerfeld, mais aujourd’hui ce sera Granger, dit Hermione froide

- Lagerfeld ? Comme Karl Lagerfeld ? dit-il surpris

- Oui. C’est mon père, dit Hermione d’un ton neutre, la tête dans le placard

- Tu en as de la chance. Riche, belle mannequin, intelligente… dit-il reluquant les fesses d' Hermione.

- Et prise, ajoute Drago froidement en arrivant.

- Petit-ami jaloux ? dit Logan, un brin amusé.

- Je ne vois pas en quoi ça te regarde… C’est quoi ton nom déjà ? J’ai oublié. » finit Hermione d’un ton dédaigneux.

Ma copine vient se placer à côté de moi.

« C’est Log-… commence le type.

- Ouais, on s’en fout ! » le coupe Hermione.

J’embrasse ma Granger.

« C’est qui lui ? demande Drago.

- Sûrement ton futur prof ! se moque Hermione.

- Beurk !

- Miss Granger ? Si vous voulez vous donner la peine de nous rejoindre. » demande Serge, mielleux.

On part au podium.

« Miss Granger et Logan vont vous monter comment faire. Ensuite se sera votre tour. Vous passerez avec vos chaussures normal et ensuite avec des talons pour les filles. » explique Serge.

Ma copine et l’autre idiot défile plusieurs fois pendant que Serge nous fait les commentaires. Granger a vraiment de la classe, je ne me lasserai jamais de la mater…. Tout le monde est sur le cul, sauf Potter et les Weasley ainsi que Blaise et Milli. On voit Lavande et Parvati crier comme des malades.

« C’est à vous !! En place ! » ordonne Serge.

On passe une heure à défiler. C’est trop drôle de voir les filles marcher avec des talons aiguilles, certaines ont même failli tomber. Granger les a limite engueulées en leur criant que ce n’était pas si compliqué que ça. Je ne faisais que de me tordre de rire.

« Bon maintenant ma partie préféré ! Les fringues ! sourit Hermione.

- Pour les vêtements, c’est miss Granger et Monsieur Lagerfeld qui vont vous habiller ! Ensuite vous passerez devant le jury. »

« Est-ce que Hermione va passer ? demande Lavande.

- Oui, parce que si elle passe, on sait qui va gagner, répond Parvati.

- Je passerai quoi qu’il arrive. Je suis déjà mannequin, et je défile pour mon p-…. pour Monsieur Lagerfeld. » explique Hermione

Je vois Granger courir partout pour habiller tout le monde. Je l’attrape par le poignet.

«  Si tu soufflais deux minutes ? » demande Drago

Je l’embrasse délicatement.

« Je trouve qu’il s’améliore en délicatesse ! commente Millicent.

- Ouais. Monsieur aurait-il des sentiments ? » taquine Blaise

Je remercie intérieurement Blaise de me couvrir auprès de mes sentiments comme ça Granger ne se doute de rien.

«  Il faut que j’y retourne, dit Hermione.

- Non j’ai pas envie, boude Drago la prenant dans ses bras.

- Hermione ! l'appelle Karl.

- Il faut que j’y retourne ! »

Elle m’embrasse rapidement et rejoint Karl.

«  Tu l’aimes bien ? demande Karl.

- Oui, dit Hermione avec un sourire niais.

- Dès que tu es démasquée, tu me le présentes !

- Promis ! » sourit Hermione.

On finit les derniers habillage. C’était dur pour Crabbe et Goyle, on ne peut pas dire qu’ils aient la taille mannequin. Je me suis amusée comme une petite folle. Bien sûr, je me suis occupée de moi aussi, j’ai enfilé une petite robe.

« Allez ! Tous en place ! » annonce Serge.

Les jury sont eux aussi en place. On passe par ordre alphabétique. Milli stresse.

« Regarde-moi. Tu n’as pas de raison de stresser ! dit Hermione

- J’arrive pas à me calmer. 

- Imagine-les tous nus, dit Hermione d’un ton détaché.

- Beurk ! grimace Millicent.

- Mademoiselle n’aurait-elle pas encore vu le loup ? » la taquine Hermione malicieusement.

Millicent rougit.

« OH MERLIN ! J’ai tapé dans le mille ! crie Hermione

- Millicent Bulstrode. » annonce une voix.

Milli s’avance prudemment et se lâche une fois ses quelques premiers mètres franchis.

«  Elle est douée ! » sourit Hermione.

C’est au tour de ma copine. Logan, lui, ne passe pas. C’est ensuite à moi, et enfin Blaise.

Point de vue des jurys.

« Non mais pitié, sortez-moi ça de là ! grogne Karl

- Je n'ai jamais vu quelqu'un manquant autant de grâce ! C'est Lavande Brown, annonce la femme.

- Horrible… » souffle Karl, dédaigneux.

« Mignonne la petite, taille fine, un jolie visage. » dit la femme.

« Ouh là, les poids lourds arrivent !! rajoute l'homme, moqueur.

- Le podium va craquer ! rajoute Karl, acerbe.

- Vincent Crabbe, dit la femme. Gregory Goyle. Bien sûr, c'est non ! »

« Voilà Hermione, dit l'homme.

- Toujours aussi belle et raffinée ! » commente la femme.

« Qui est-ce ? demande l'homme.

- Drago Malefoy, le petit ami d' Hermione. » dit Karl.

- Il a la carrure, commente l'homme.

- Et une présence ! » rajoute la femme.

« Pitié, pas elle… grogne Karl.

- Pansy Parkinson, apprend la femme.

- Mon dieu, au secours ! » souffle l'homme.

« Voilà Monsieur Potter, dit Karl.

- Intéressant... » dit l'homme.

- Le dernier, Blaise Zabini. » dit la femme.

Après délibération du jury, nous sommes sur le podium devant eux.

« Bien pour cette après-midi, nous allons garder pour le défilé de cette après-midi miss Granger, ainsi qu’une fille et deux garçons. Les deux garçons sont… Messieurs Harry Potter et Drago Malefoy ! Pour la demoiselle, ce sera Millicent Bulstrode ! » annonce Karl

Tous les Serpentards applaudissent. On part déjeuner au restaurant du coin. Je me fais aborder par une bande de jeunes filles d’une douzaine d’année. Je leur donne leur autographe puis elles partent comme elles sont venues. Le repas continue, je ne prends pas de dessert, je n’ai d’ailleurs quasiment pas mangé : jamais avant un défilé, par contre après oui ! Soudain :

« HERMIONE ! » hurle une voix féminine.

Je me retourne en sursautant.

«  Carly !!! » sourit Hermione

Elles se prennent dans leur bras puis ma Granger nous présente.

« Alors c’est toi Malefoy ? Tu sais qu-... commence Carly.

- Carly non ! grogne Hermione.

- Oh si !! rajoute Millicent.

- Non ! grogne Hermione.

- Milli, tu la tiens, et je déballe tout !! » ordonne Carly.

Aussitôt dit aussitôt fait, je suis tenue par Milli qui a mis une main sur ma bouche.

« Sais-tu que ta chère et tendre fait des rêves assez érotiques en pensant à toi ? lâche Carly fière d'elle.

- C’est vrai ça ? » demande Drago haussant un sourcil

Milli lâche Granger qui ne sait plus trop où se mettre, et n’ose pas lever les yeux vers moi.

« Oh regardez ! C’est l’heure ! » s’exclame-t-elle soudain d’une voix aigüe qui trahit son embarras.

Je m’en vais rapidement mais Drago me rejoint.

«  Alors miss Granger on rêve de moi ?

- C’est que…

- C’est que quoi ? » dit-il amusé

Je ne réponds rien, gênée.

« Mon corps t’obsède ? Intéressant.

- Arrête ! grogne-t-elle, gênée.

- Pourquoi ne pas passer à l’étape supérieure si tu rêves déjà de moi.

- On attend Drago, on s’était mis d’accord.

- Je sais, mais tu es tellement attirante que je ne sais pas si je pourrai résister. »

Il m’embrasse dans le cou.

«  Si tu es sage, je verrai ce que je pourrai faire pour toi ce soir. 

- J’ai hâte d’y être, sourit-il.

- Moi aussi. » répond-t-elle sensuellement.

On arrive, il y a encore plus de monde que ce matin.

« A quel heure cela commence ? demande Drago.

- Quinze heures. Et après, il y a la soirée. 

- Si on est sages. 

- Dommage, je ne veux pas être sage, murmure Hermione en s'approchant de son petit ami.

- Attention à maîtriser le feu que vous allumez, Miss Granger.

- Je suis prête à me brûler. »

Elle m’embrasse comme elle ne la jamais fait avant. Je dois avouer que ce baiser m’a complètement retourné.

« HERMIONE ! Au maquillage !! crie soudain une fille.

- A plus tard beau blond ! »

Elle part se préparer entourée de cinq ou six personnes. Une femme vient me chercher et m’emmène avec Hermione, Milli et Potter. Ma Granger à l’habitude, mais nous sommes tous assez gênés, même moi. Ce qu’elle ne manque bien sûr pas de remarquer et se payer nos têtes.

« Miss, arrêtez de rire s’il-vous-plaît ! Je n’arrive pas à vous maquiller ! pleurniche la maquilleuse.

- Pardon !

- Non mais c’est quoi ce machin ? grimace Drago.

- Du fond de teint Mr Malefoy. 

- Mouais ! Arrête de rire Granger !

- Pardon mon cœur !! »

Mais je ne peux pas m’empêcher de rire même Harry sourit.

« Te marre pas Potter ! Moi à la différence de toi je ne me maquille pas tous les jours ! grogne Drago.

- D’abord je ne me maquille pas mais je sais ce qu’est du fond de teint. Et puis quand tu sors avec Hermione à certaines soirées, tu es limite obligé de te maquiller. Et voir ta meilleure amie passer une demi-heure devant la glace tous les matins.

- Je ne savais que tu adorais mater les filles dans leur chambre ! Mini-Weasley ne te satisfait plus ?

- Quand comprendras-tu qu’il n’y a pas que le cul dans la vie, Malefoy ? Et quand tu es en couple, observer ta copine ne fait pas de toi un pervers mais une personne qui essaye de la comprendre. 

- Mais je te signale que je ne pense pas qu’au cul ! Pas vrai Granger ? 

- Ne me mêlez pas à vos histoires ! Mais oui c’est vrai, et Harry laisse-le parler. De toute façon j’ai compris que vous ne vous entendrez jamais sur quoi que ce soit même sur le fait indéniable que deux et deux fassent quatre… souffle Hermione.

- Pffff…

- Qu’est-ce que je disais ! murmure Hermione pour elle-même.

- Hermione tu est divine, comme toujours. Millicent vous êtes radieuse ! Messieurs, vous allez faire un malheur ! sourit Karl.

- On commence dans dix minutes ! Tout le monde en place !!! » informe Serge.

Dix minutes plus tard.

« Mais il y a du monde ! s'exclame Harry, nerveux.

- On stress Potter ? se moque Drago.

- Autant que toi Malefoy ! 

- Peut-être, mais moi j’ai mon anti-stress ! »

J’attire vers moi Granger et vais pour l’embrasser mais elle recule brusquement.

« Non Malefoy ! Mon maquillage ! Puis lâche moi tu vas froisser ma robe ! » s'énerve Hermione.

Je le pousse et défroisse ma robe qui n’est pas froissée, mais par principe je le fais.

«  Millicent, c’est à toi dans cinq, quatre, trois, deux, … maintenant ! » ordonne Serge.

Millicent se lance. Elle fait trois passages en une demi-heure, ensuite c’est aux garçons. Après un certain temps, on passe aux tenues de soirée. C’est d’abord à moi, avec une robe de soirée longue et noire. Je cours me changer en bousculant tout le monde, je repars dix minutes plus tard avec une autre, mais cette fois-ci dans les tons bleu clair. Je repars en courant pour me mettre en maillot de bain. Enfin, le premier, parce que je dois en essayer d’autres après.

« Fait attention Drago, tu baves ! » se moque Hermione.

Harry et Milli ont également fini, ils jettent un œil aux coulisses, donc Drago attends avec moi.

« Tu m’as appelé Drago… souffle Drago.

- Ça te gêne ? demande Hermione.

- Non je suis surpris.

- Ca fait deux mois qu’on est ensemble ; on peut y penser tu ne crois pas ? plaisante-t-elle.

- Hermione ! » appelle Serge.

Je passe avec mon premier maillot de bain puis je vais mettre le deuxième. Je commence à être fatigueé a force de courir partout. J’enfile mon troisième.

« Hermione !

- J’arrive ! crie-t-elle.

- Dépêche-toi !! s'énerve Serge, stressé.

- Oh la ferme ! Ils m’attendent ! » grogne Hermione de plus en plus énervée.

Je le pousse et pars défiler. Tous les flash se font voir. A chaque un de mes passages les flashs doublent.

«  Elle est vraiment canon… souffle Drago.

- C’est sûr. Une vraie bombe ! rajoute Harry.

- Tu parles de ma copine !

- Jaloux ? Comme avec Lionel ? se moque le survivant.

- Ce sale type avec son nom à coucher dehors, Hassan-je-sais-plus-quoi ?

- Lionel Hassan Achkouty.

- Non mais il sort d’où ce nom ? Franchement qui voudrait de ce nom ? Puis ça veut dire quoi ? grogne le blond.

- Tu es jaloux de Lionel ! Ça, c’est la meilleure de l’année ! Et non tu ne lui as pas piqué Hermione.

- Comment tu sais ca toi ?

- Lionel Hassan Achkouty est mon cousin et ça veut dire Granger en Anglais, intervient Hermione qui vient de revenir. C’est mon cousin par ma mère qui est libanaise. Hassan Achkouty est mon nom de famille.

- Hermione ! Vite ! supplie l'habilleuse.

- J’arrive ! » souffle Hermione en levant les yeux au ciel.

J’enfile mon ultime tenue. L’heure de gloire arrive. Drago et Harry sont la bouche ouverte.

«  Vous aimez ? …. Moi aussi, dit Hermione.

- On fait comme d’habitude, lui explique Karl.

- Bien. »

Je m’avance pour mon dernier tour, et également le dernier du défilé. Le défilé de deux heures. Je fais mon tour et repars avec mon père comme à chaque fin de défilé. On s’arrête au bout du podium. Mon père prend le micro.

« Ma fille, Hermione Lagerfeld ! » annonce Karl avec un grand sourire.

Les élèves sont choqués, mais les photographes s’amusent avec leurs appareils. Je souris, je n’ose pas regarder derrière pour voir la tête de Drago.

J’embrasse mon père sur la joue, rayonnante, je me fais même siffler. On reste quelques minutes puis on retourne aux coulisses. Je vais voir Drago avec une immense appréhension. Je reste devant lui, Harry et Milli nous laisse.

Je la fixe, l’air grave, faussement déçu et en colère. Je suis content qu’elle l’ait dit, mais pas complètement….


A suivre…

Chapitre 11

Beta Anelo7


PDV Hermione, PDV Drago


« Dis quelque chose. Ce que tu veux. Crie-moi dessus au pire, mais dis un truc ! supplie Hermione.

- Miss Lagerfeld ? demande Drago, surpris.

- Oui, je garde le nom de jeune fille de ma mère chez les sorciers parce que mon père, depuis qu’il a appris que j’étais une sorcière, voulait créer une chaîne de magasins chez les sorciers. Mais quel sang-pur qui se respecte achèterait des vêtement moldus ? Il veut faire ses preuves avant d’annoncer à tous que je suis sa fille, et une fois qu’ils sauront cela, ils comprendront. 

- Bonne stratégie. 

- Je sais. 

- Prétentieuse ! dit-il en s'approchant.

- J’ai pris exemple sur toi, réplique-t-elle. 

- La bonne excuse. 

- Embrasse-moi. 

- Avec plaisir. »

A la fin du baiser.

« Alors, Karl est ton père, et tout ce qui est à lui est à toi ? s’enquiert Drago.

- Oui. 

- C’était ça ton secret ? 

- Oui, dit-elle d'une petite voix.

- Je ne te l’ai pas encore dit, mais tu étais la plus belle aujourd’hui. Allons rejoindre les autres ! sourit le blond.

- Non, d’abord il faut que je te présente mon père ! Il veut absolument te voir ! dit Hermione en lui rendant son sourire.

- Rassure-moi, il ne veut pas me tuer ?

- Non, ça ce sont ses gardes du corps qui s’en occuperont ! dit-elle d’un ton détaché.

- Tu ne me rassures pas ! J’ai vu ton cousin à l’œuvre, ça me suffit !

- Tu as enfin compris que c’était mon cousin et pas mon ex ? se moque Hermione.

- Pourquoi tu ne m’as rien dit ? demande-t-il, outré.

- C’était plus drôle ! Allez beau gosse, fais pas la tête ! Père ? 

- Ah ma chérie !... Et son petit ami. » sourit Karl.

Son père me tend la main que je sers. Ça va il n’y a pas de garde du corps qui me tombe dessus.

« Voici donc celui qui rend ma fille heureuse ? Enchanté, jeune homme. 

- Moi aussi Monsieur, dit Drago.

- Vous n’avez jamais pensé à devenir mannequin ?

- Euh, non. Pas vraiment. 

- Venez à la maison pendant les vacances, nous en discuterons plus sérieusement.

- Bien Monsieur. » dit Drago, perdu.

Mon père nous laisse, Drago a l’air soulagé.

« Mon père t’intimide Malefoy ? se moque Hermione.

- Si tu allais ôter cette robe pour-...

- Pour en remettre une autre pour la soirée de ce soir, le coupe Hermione. N’est-ce pas que l’on reste, professeur Rogue ? s’enquiert-elle.

- Bien sûr, Miss Lagerfeld, grogne Rogue entre ses dents.

- Trop cool ! » sourit Hermione.

Je pars me changer et mettre une robe de soirée verte assez osée.

« Tu ne vas pas y aller comme ça ? demande Drago d’un air choqué.

- Tu n’aimes pas ? demande Hermione avec la mine boudeuse.

- Si, justement, mais j’ai peur que les autres aussi ! 

- Il va falloir que tu te fasses à l’idée que je fais tourner les têtes, même en m’habillant bon marché ! 

- Ouais.

-  Et puis, dis-moi pourquoi j’irais voir ailleurs alors que je sors avec le mec le plus sexy de Londres ? » lâche-t-elle avec un clin d’œil.

On rejoint les autres, tout le monde se retourne sur notre passage. Une limousine nous attend, mon chauffeur ouvre la porte pour nous emmener à LA soirée. La portes s’ouvre, j’avance en tenant le bras de Drago qui ne sait comment réagir, alors il reste impassible. Moi je souris.

« Miss Lagerfeld ! Par-là ! crie un photographe.

- C’est votre petit ami ? demande un autre.

- Oui, répond Hermione souriante.

- Une photo, s’il-vous-plaît ! » crie encore un autre.

Je me rapproche de mon homme et l’embrasse. Les flash redoublent.

« Maintenant, tout est clair, et pour toute l’Angleterre ! dit Hermione, souriante.

- Ils sont flippants ! grimace Drago.

- Viens on va faire d’autres photos ! » rigole Hermione.

Hermione, qui est très à l’aise, pose sous tous les angles. Je vois les autres qui sont déjà à la porte à nous attendre, d’ailleurs les profs tapent du pied.

« On y va Hermione ? grimace Drago.

- Non, encore un peu !

- Je n’aime pas les voir m’observer de la sorte ! Je ne sais pas comment tu fais pour supporter ça !

- Bienvenue dans mon monde, Drago Malefoy ! Vas-y, je vous rejoins, Père arrive. » dit Hermione.

Je l’embrasse sur la joue et les rejoins. Je la vois poser encore mais avec son père cette fois, et une femme, une très belle femme. D’ailleurs elle ressemble à Hermione. Sa mère ? Surement.

« Eh, Potter, c’est qui cette femme ? l’interroge Drago.

- La mère d’Hermione, répond Harry.

- Elle est très belle.

- Elle a été élue miss Liban dans sa jeunesse, répond le survivant.

- La classe… » souffle Blaise.

Après plusieurs minutes elle nous rejoint.

« Ta mère est sublime ! dit Blaise.

- Je sais. On va manger ? Je meurs de faim ! » s’exclame Hermione.

Ils sont tous éblouis par la salle, pour moi elle est commune. Ce sont des tables de six.

« Harry, Ron, vous mangez avec nous ? S’il-vous-plaîîîîît ! les supplie Hermione.

- Ok mais juste pour toi ! répondent Harry et Ron.

- Je vous adore ! »

On s’assoie. Hermione est à ma droite, et à côté d’elle Potter. Le dîner se passe sans dégâts. On passe au bal. On retrouve son amie Carly.

« Salut ma petite sorcière ! sourit Carly.

- Salut ! Tu es divine ! 

- Merci. Ma chérie m’accorde cette danse ? demande Carly.

- Comme toujours ! 

- C’est parti ! »

On part danser toutes les deux, tout le monde nous regarde. C’est la tradition, notre tradition et ils nous laissent faire. A la fin de la chanson, on rejoint mes amis. Ou, tout du moins, on essaye.

«  Salut beauté, tu danses avec moi ? demande un mec tenant la main d'Hermione.

- Ouais, le jour où je serai aveugle ! grogne Hermione.

- Dégage blaireau ! rajoute Carly, hautaine.

- Il te voulait quoi ce type ? demande Drago une fois qu’on les a rejoints.

- Un truc qu’il n’aura jamais ! Tu danses avec moi ? 

- Mais bien sûr, princesse ! »

La soirée se passe bien, je danse avec tous mes amis, même Zabini. Et aussi avec tous les BGS d’ailleurs.

On rentre à Poudlard vers trois heures. Drago dort avec moi ce soir.

« Je t’ai déjà dit que tu étais canon dans cette robe ? demande le blond.

- Oui je sais. » répond Hermione en disparaissant dans la salle de bain.

Je m’assoie sur son lit.

« Mais tu ne me préfère pas sans ? » rajoute-elle en sortant de la salle de bain.

Granger est vraiment canon, juste vêtue d'un bustier et d'un string rouge, le tout en dentelle. Elle tourne sur elle-même je l’admire. Elle vient se mettre entre mes jambes debout, elle m’embrasse.

« Tu n’as pas trop chaud avec tous ses vêtements ? Parce que moi je meurs de chaud, c’est sûrement le feu qui me brûle de l’intérieur et qui ne demande qu’à être éteint, murmure Hermione enlevant la chemise de Drago.

- Je peux remédier à ce problème… » répond Drago sur le même ton.

Je la couche sur le lit et l’embrasse délicatement, c’est vrai que je m’améliore ! Elle arrive à enlever ma chemise et la jette au sol. Elle me pousse et se met à califourchon sur moi.

« Joli… dit-elle admirant son torse.

- Je te retourne le compliment. »

Elle vire mon pantalon et mon boxer.

Je me remet au-dessus de lui mais sans le toucher, juste mes lèvres sont en contact avec les siennes. Ses deux index viennent enlever le dernier bout de dentelles qui nous empêche de nous amuser. Il me remet sur le dos, et commence à m’embrasser dans le cou, puis tout ce qui passe à sa portée.

Merlin, j’en peux plus. Drago, dépêche-toi ! Il s’amuse toujours avec moi, et moi je subis à mon plus grand plaisir, mais les préliminaires c’est bien gentil mais faut pas pousser...

« Drago, pitié ! gémit Hermione.

- J’aime quand tu me supplies… dit-il en l'embrassant.

- Allez ! »

Je lui fais mon typique sourire en coin avant de faire ce qu’elle demande, parce que moi aussi j’en peux plus, mais je crois que je ne suis pas près de me lasser de son corps.


« Tu en as une de ces têtes ce matin !! dit Millicent.

- La nuit a été courte ? » demande Blaise.

Je ne réponds rien. Blaise ne sait pas où j’ai dormi lui n’ayant pas dormi dans son appartement.

« Ce silence veut dire que oui ! J’en conclu que tu avances bien avec elle ! sourit Blaise.

- Oui j’ai déjà tout prévu. explique le blond.

- Vas-y, raconte-moi tout ça ! 

- Vous ne pourriez pas parler d’autre chose, s’il-vous-plaît. Déjà que je culpabilise à fond de lui faire ça, mais le fait d’avoir les détails va m’empêcher de dormir. souffle Millicent, exaspérée.

- Mais ton amitié pour Drago ne compte pas ? demande Blaise.

- Ne dit pas de bêtise, bien sûr que si, mais j’adore aussi Hermione. Je suis contente que tu aies ce que tu veux Dray, mais fait attention à ne pas tomber dans ton propre piège. Parce que tu en souffriras plus qu’elle. » explique Millicent.

Elle embrasse Blaise et moi aussi sur la joue et s’en va.


« Ça va ? Je suis jolie ? demande Hermione inquiète.

- Oui Miss, vous êtes parfaite.

- On dirait que j’ai grossi, non ? Va me chercher ma balance ! » ordonne Hermione.

Ma bonne court et revient avec ma balance. Je monte dessus. 49 kilos. Non c’est bon, ouf ! J’ai eu trop peur ! On frappe à la porte.

«  Entrer !... Mère ?! s'étonne Hermione.

- Tu es prête ma puce ? Parce que ton petit ami va arriver devant le portail…… Au fait tu es divine ! complimente-elle.

- Merci Mère, répond Hermione.

- Ne t’en fais pas, tout va bien se passer. Et, avec Fred, tu n’appréhendais pas. 

- C’était différent avec lui. Je sens qu’avec Drago c’est plus que ça, plus profond… Je l’aime vraiment, Mère. Un peu comme ta relation avec Père, aussi fusionnel. »

Ma mère vient me prendre dans ses bras.

« Je t’embrasserais bien, je ne veux pas abîmer ton si beau maquillage. Allez, file chercher ton prince avant que ton père ne le kidnappe et l’oblige à devenir mannequin ! »

Je me dépêche et monte dans ma voiturette de golf et part au portail. Il est déjà arrivé. Je me gare devant le portail.

«  Bonjour Miss Lagerfeld, disent les deux gardes.

- Ouvrez le portail, ordonne Hermione.

- Bien miss, dit l'un d'eux.

- Salut beau blond ! sourit Hermione.

- Pas commode les deux gardes… ! souffle Drago.

- Bienvenue chez moi. » dit Hermione, toujours souriante.

- Sympa ! Mais dis-moi, tu n’habites pas dans les arbres ? demande Drago en regardant le jardin.

- Non, mais mon parc fait 30 hectares. » explique Hermione.

On monte dans ma voiturette sous les regards inquiets de Drago.

Ce truc est vraiment bizarre mais assez confortable. Je regarde un bout de son jardin. Je dois avouer que cela est assez impressionnant.

« On est arrivés ! » dit gaiment Hermione.

Je regarde sa maison, ou plutôt son château.

« Bienvenue chez moi. »

Le maître d’hôtel ouvre la porte. On part dans le salon, où son père et sa mère sont là. Je ressors toutes mes bonnes manières. On reste à discuter dans le salon, je vois que son père m’observe de haut en bas. Je me sens gêné.

« Passons à table. » dit sa mère.

Mon père et ma mère passe les premiers.

« Ça va ? murmure Hermione.

- Je crois que oui. » murmure-t-il à son tour.

Elle m’embrasse doucement sur la joue.

Pendant le déjeuner.

« Drago, couchez-vous avec ma fille ? demande la mère d'Hermione.

- Tu te souviens de la question que tu viens de me poser ? demande le blond à sa copine.

- Oui, répond-elle, perdue

- J’ai changé de réponse, c’est non. » souffle Drago.

Pourquoi elle sourit ? Je réponds quoi moi ?

Le pauvre, mère a aussi posé cette question à Fred, elle veut savoir ce qu’il va répondre et s’il a les tripes pour y répondre honnêtement. Mère y voit beaucoup de chose dans cette question.

« Alors jeune homme ? s'impatiente sa mère.

- Vas-y, répond mon cœur ! dit Hermione amusée.

- Même si je trouve que cette question est très personnelle, je vais vous répondre. Oui, je couche avec votre fille, madame. Et c’est même la m-... commence Drago, mais vite coupé par Hermione.

- Stop, ils n’ont pas besoin d’en savoir plus.

- Hermione, je le préfère au rouquin. Il est plus franc et assume ses actes » sourit la mère d' Hermione.

Je suis trop fort ! Par contre je ne sais pas si je survivrai à tous les repas de famille avec les questions embarrassantes de sa mère.

A la fin du repas.

«  Viens je vais te faire visiter ! » dit Hermione en l'entraînant par la main.

On part dans son château, je vois, sa piscine extérieur et intérieur, le salon, la salle de réception, le spa, certaines chambres et on finit par la sienne, qui, entre nous, m’intéresse le plus.

« J’adore ta chambre ! murmure-t-il en l'embrassant.

- C’est-ce que je vois. » répond-elle.

On tombe sur son lit. Je lui enlève sa robe pour faire ce qu’on à faire.


«  Ta mère pose souvent ce genre de question ? 

- Oui, et tu n’as pas fini d’en baver avec le reste de ma famille ! sourit Hermione amusée.

- Euh, je vais peut-être partir tout de suite !! plaisante-il se levant.

- Non, reste, je te protègerai ! réplique-t-elle s'accrochant à lui.

- D’accord, je vais rester, mais je ne veux pas mourir ! se plaint-il avant de se rallonger près d'elle.

- Parce que tu crois que je les laisserai te faire du mal ? Tu es trop important pour moi… Je t’aime Drago Lucius Malefoy.

- Moi aussi je t’aime miss Hermione Lagerfeld ! » dit-il sans la regarder.

Je ne peux m’empêcher de le remarquer, une nouvelle fois. A chaque fois qu’il me dit ces deux mots, il détourne le regard… je dois m’inquiéter ? Non, c’est un Serpentard, et qui n’a pas l’habitude de montrer ses sentiments alors je ne lui en veux pas. Un jour, il me le dira en face, je le sais. Je l’embrasse tendrement. On frappe à la porte mais la personne n’attend pas la réponse pour entrer, Drago en tombe par terre. Moi je rigole tout en remontant le drap sur moi.

« Drago, tu restes dîner avec nous ? demande la mère d' Hermione, nullement gênée.

- Euh, oui madame, dit-il en rougissant légèrement.

- Bien, que c’est beau la jeunesse ! Penser à vous protéger les enfants !

- Oui maman ! »

Sa mère sort, je remonte sur le lit.

« J’aime de plus en plus ta mère ! » lâche-t-il d’un ton ironique.

- Tu aurais dû voir ta tête ! Trop drôle ! » rigole Hermione.

- Elle est toujours comme ça ? 

- Oui. 

- Plutôt cool pour une mère. »

- Oui, c’est vrai. Tu sais au Liban, les femmes ont moins de pouvoirs que les hommes et ne sont pas vraiment libres de leurs mouvements. Et ce, même si tu es immensément riche, et ma mère est vraiment une personne qui déteste qu’on lui dise quoi faire. Elle adorait courir partout en semant ses gardes, mais jamais elle ne devait s’amuser avec les garçons, seul son futur mari a ce privilège.

- Comment tes parents se sont-ils rencontrés ? »

Pourquoi je pose cette question ? Je m’en fou ? Euh, non, je suis curieux ! Je veux savoir !

« Mon père partait faire une séance photo au Liban, et ma mère a voulu poser pour lui sans que grand père le sache, sauf qu’il la su et a débarqué en pleine séance photo. Imagine le massacre ! Sauf que mon père ne s’est pas dégonflé, et puis ma mère est tombée amoureuse. Personne ne l’avait défendue ainsi, surtout ne sachant pas pour son argent. C’est leur première rencontre. Ils se sont revus pendant la période où mon père était au pays, mais un jour il est retourné en Angleterre et ma mère la rejoint quelques mois plus tard, et ils ne se sont plus quittés. » explique la lionne.

- Belle histoire. »

Merlin, je me ramollis. Aurais-je un cœur ? Non pas possible. Drago Malefoy n’a pas de cœur.

Pendant le diner. Je m’attend à ce qu’il soit calme mais non.

« Travaillez-vous, Drago ? demande Karl.

- Non, dit Drago, perdu.

- Cherchez-vous un travail ? 

- Pas spécialement. 

- Cela vous plairait-il de devenir mannequin ? »

Ouh là, cette journée est vraiment riche en émotions. Moi mannequin ? C’est vrai que j’ai apprécié cette journée, j’ai aimé que tout le monde me regarde et qu’on s’occupe de moi.

« Pourquoi pas. Je n’y avais jamais vraiment pensé, mais ça peut être intéressant.

- Mais c’est très bien ça. Tu travailleras avec Hermione. Elle t’expliquera toutes les ficelle du métier. Nous signerons un contrat après demain, au défilé à Rome. Vous viendrez avec nous bien sûr, sourit Karl.

- Oui.

- Je suis contente ! » s’exclame Hermione en sautillant sur sa chaise

Dans quelle histoire je me suis mis ? En ai-je vraiment envie ? Oui. Puis je vais bien m’amuser ! On est jeunes, autant profité.

« Sinon, vous êtes bon à l’école ? Hermione m’a dit que vous faites du Quidditch ? demande la mère d' Hermione.

- Oui.

- Il est très doué ! Même s’il perd contre Harry ! »

Drago bougonne, je l’embrasse sur la joue et lui murmure.

« Pour moi, tu es le meilleur. »

Elle me fait son plus beau sourire. Quand elle est comme ça, j’aurais presque des remords.

Le reste du dîner se passe plus calmement. Je rentre tard chez moi mais mes parents attendent. Je leur raconte comment c’est passé ma journée.

« Sa mère a vraiment demandé si vous couchiez ensemble ? demande Lucius, étonné.

- Ooh oui. J’étais mal à l’aise.

- Ses parents sont bizarres… Mais, le principal, c’est que ta relation avec Hermione avance. Il ne manque plus qu’à rencontrer ses parents, et nous auront passés une grosse étape qui solidifiera votre "amour", dit Narcissa.

- A ce propos, vous êtes invités à dîner chez eux, samedi soir. Avant que je retourne à Poudlard avec Hermione, dit Drago.

- Tu l’appelles par son prénom ? s'étonne Narcissa.

- Oui, Granger n’est plus son nom, c’est Lagerfeld.

- En tout cas ne gâche pas tout ! » dit-elle froide

Mère s’en va. Père et moi soupirons de soulagement. Elle est vraiment dure à vivre. Je ne la pensais pas ainsi. Elle me ferait presque peur.


- Hermione, sors de la douche !

- Oui oui, j’arrive ! Quoi ? demande Hermione en sortant.

- Je stresse ! 

- Dray chéri, ce n’est qu’une séance photo ! 

- Je sais ! 

- Je ne te comprend pas, tu ne stresses pas pour un défilé, mais pour une simple séance photo, si ?

- Mais je pose pour des sous-vêtements !

- Et ?

- Tu imagines si je … » commence-t-il en prenant un air inquiet.

Je ne peux pas m’empêcher de rire, j’en pleure même !

« Tu pourrais arrêter de rire ! Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle ! dit-il vexé.

- Si ! rigole Hermione.

- Tu as fini !? » s’exclame-t-il encore plus vexé.

Je finis par me calmer alors que Drago tape du pied en croisant les bras.

« Tu sais, entouré de plus de vingt-cinq personnes, je ne pense pas que tu penseras à ça. Tu auras autre chose en tête, crois-moi ! Et puis… tu ne penses pas toujours au sexe, quand même ? dit-elle sérieuse.

- Si ! » répond Drago en la prenant brusquement dans ses bras.

Je l’allonge sur le canapé de sa chambre, et elle se retrouve bloquée sous moi.

« J’y pense tout le temps miss Lagerfeld !

- Ah bon ? Je me demandais ce qu’était cette bosse aussi...

- Je ne pourrai jamais me retenir si je pense à toi ou si je te vois, toi aussi, en sous-vêtements !

- Pour le moment tu ne te retiens pas…

- Et c’est moi qui ne fait qui penser ? dit-il faussement choqué.

- Tu l’as dit toi-même, mais je n’ai jamais dit que je n’y pensais que rarement !

- Petite dévergondée ! » souffle-t-il avant de l'embrasser.

Et tu n’as rien vu ! Je passe ma main entre nos deux corps et le caresse, il étouffe un gémissement de plaisir alors qu’il m’embrasse dans le cou.

« On n’a pas encore fait ça sur ton canapé ?

- Non pas encore. » dit-elle en haussant un sourcil.

J’insiste sur le mot encore. On commence à enlever ses vêtements et ma serviette, -je sors juste de ma douche - avec de multiples contorsions. On veut absolument rester sur le canapé.


« Ça va ? Tu ne stresses plus ? demande Hermione en passant sa main dans les cheveux de son homme.

- Non ça va mieux. » dit-il d'une petite voix


« Ne bougez pas, monsieur Malefoy ! » ordonne la maquilleuse.

Je regarde mon petit ami se faire tout beau pour la séance photo. En quelques mois à peine, il est devenu très populaire dans le monde moldu. Normal, étant mon petit ami. Il s’est aussi fait très rapidement au monde du mannequinat et à mon père. Mais après tout, c’est Drago Malefoy, rien n’est insurmontable pour lui !

Ce que je n’ai pas dit, néanmoins, c’est qu’il fait fureur auprès de la gent féminine… mais pas touche, les filles, il est à moi ! Il est même considéré comme le mannequin le plus sexy de l’été, même si l’on n’est qu’en mai. Enfin bref, la vie est belle ! Ah oui, il y a aussi les examens mais on s’en fou un peu. Sinon, on fait la couverture de Playwizard, on les fascine tous.

« Allez les stars ! nous interpelle Serge.

- On est prêts ! » dirent Hermione et Drago.

On pose l’un après l’autre, puis tous les deux, et enfin avec d’autres personnes. Mon Hermione, entourée de tous ces mannequins... La séance dure quelques heures. A la fin, on part se rhabiller, puis on rentre en limousine.

Je m’assoie à califourchon sur Drago.

«  Alors tu as réussi à penser à autre chose ? demande Hermione, sensuelle

- Ouais ! A l’envie de tous les trucider ! Non mais tu as vu comment ils te regardent ? dit-il d’un ton énervé.

- Je vois... » souffle-t-elle, blasée.

Il se tourne vers moi. Rien qu’à l’expression de son visage, je sais qu’il va en remettre une couche.

« Et toi ! Tu ne peux pas leur dire quelque chose ? Non ! Tu préfères te pavaner en roulant du cul devant eux ! »

Bingo !

« Je ne vais pas leur crever les yeux quand même ? répond-elle, furieuse à son tour.

- Tu pourrais avoir un autre comportement ! lui reproche-t-il.

- Arrêtez-vous là ! » ordonne-t-elle au chauffeur

Je sors rapidement.

« Tu vas où ?

- Je reviendrai quand tu arrêteras d’être con ! » hurle Hermione.

Elle claque la porte de la limousine, et le chauffeur commence à redémarrer.

« Vous n’allez pas partir ? demande-t-il, choqué, au chauffeur.

- Si je puis me permettre, quand Miss Lagerfeld est dans cet état, elle veut être seule. Et si elle a envie de nous semer, avec sa condition, elle le fera sans problème. »

Je me cale au fond de la limousine et bougonne. Non mais c’est vrai, elle est chiante à être aussi canon ! C’est ma COPINE !

Non je ne l’aime pas, mais je n’aime pas que l’on touche à ce qui m’appartient... Je les préfère docile, au moins elle m’écoute. Alors qu’Hermione est indomptée, et le restera ! J’ai pas fini d’en baver à mon avis... Mais elle est chiante à claquer la porte dès que quelque chose n’est pas à son goût ! Est-ce que je fais ça, moi ? Elle a vraiment un caractère de gamine pourrie gâtée jusqu’à la moelle !

Et moi ? Non. Enfin, jusqu’à la chute de vous-savez-qui, oui, mais après non, vu que St Potter nous a mis sur la paille !

Je frappe dans tout ce qui est à ma portée. Je sais que je suis suivie par mon garde du corps. Je marche sans trop savoir où je vais, quand je m’en rends compte je suis dans un quartier pas très bien fréquenté. Mon garde s’est rapproché de moi. Une bande de jeunes de mon âge nous bloque le chemin.

«  Nous devrions partir miss, avertit le garde.

- Non non, vous n’allez nulle part ! » dit un type.

On se retourne pour aller dans l’autre sens mais nous sommes encerclés. Mon garde me rapproche de lui.

« Il la protège, trop charmant, se moque un autre.

- C’est vrai qu’avec un corps aussi sublime, je ferais aussi tout pour la protéger ! raille le premier type.

- Je la garderais bien pour moi, rajoute le second.

- Restez près de moi, miss. » dit le garde.

Je me rapproche de mon garde. Pourquoi je ne peux pas faire usage de la magie ? Rrrr. Et puis ce crétin de Drago n’est pas là ! Une fille arrive.

« Oh quelle belle prise ! Hermione Lagerfeld en chair et en os ! dit la fille.

- On pourrait en tirer un paquet de fric ! rajoute le premier type.

- Vous ne la toucherez pas ! s’exclame le garde qui tente de se montrer ferme.

- Il la protège. Dis-moi, combien te paye-t-elle pour protéger son cul de bourge ? demande le deuxième moqueur.

- J’apprécie Miss Lagerfeld, répond le garde

- Ouais, comme la plupart des gens, on la tolère pour son fric !

- Elle est comme une Barbie®, belle mais si creuse à l’intérieur ! La tête aussi vide que les poupées ! se moque la fille.

- Quoi ? Elle a un problème le GROS CUL ? hurle Hermione.

- Les provoquer n’est pas une bonne idée miss, murmure le garde.

- Tu l’a piquée à qui cette réplique ? A ta chère amie Carly Pope ? se moque encore la fille.

- Pour quelqu’un qui me méprise, je te trouves bien au courant de ma vie. Mais c’est vrai que la tienne doit être tellement insipide que pour y mettre du piment, tu lis les magazines peoples ! se moque Hermione.

- Oh tu vas te calmer la petite bourge ! grogne la fille.

- C’est tout ce que tu as en rayon pour me faire taire ? Il va falloir que tu mettes tes deux neurones en contact si tu veux y arriver ! » continue Hermione sur sa lancée.

Elle claque des doigts et ils se jettent tous sur nous, me séparant de mon garde du corps qui est immobilisé. Deux types me tiennent fermement pas les bras. La fille s’approche de moi et m’envoie une gifle.

« Tu frappes comme une enfant de quatre ans ! Allez frappe, salope ! Fais-toi plaisir, tu m’as enfin en face de toi, alors défoule-toi ! dit Hermione, toujours moqueuse.

- Je crois que c’est ta vie qui doit être tellement insipide que tu aimes te faire frapper !

- Qui sait ? Je suis peut être maso sur les bords ! Mais je suis sûre que tu aimerais te faire frapper par tes petits copains ! A moins qu’ils te passent tous dessus avant ? fait Hermione, insolente.

- Pauvre petite sotte ! Tu sais qu’avec toutes réflexions, tu diminues tes chances de reste en vie ? grogne la fille.

- Je ne penses pas que tu me tueras, tu as besoin de moi en vie pour avoir une parcelle de ta vie comme la mienne. Parce qu’au fond de toi, tu crèves d’envie d’être à ma place. Mais rêve pas, ma biche, tu ne seras jamais comme moi ! 

- Espèce de petite garce prétentieuse et arrogante ! Toi et ton si parfait petit ami ! dit la fille d’un air furieux.

- Jalouse en plus ? Après tout, tu as raison, c’est un bon coup ! Si tu n’étais pas aussi moche, tu aurais peut-être eu une chance… Quoi que non, finalement. Même bourré, il ne voudrait pas de toi ! » s’exclame-elle, railleuse.

La fille me gifle une nouvelle fois, je commence à avoir mal à ma joue.

« Dis donc, tu ne veux pas frapper sur l’autre joue aussi ? Elle commence à être jalouse, ironise-t-elle.

- Miss voyons arrêtez ! » s'écrit le garde.

La fille a l’air de suivre mon conseil, et mon autre joue ne tarde pas à être rouge suite à sa gifle.

« Merci ! ça va beaucoup mieux maintenant ! se moque Hermione.

- Tes produits de beauté t’ont cramé le cerveau !

- Et toi tu ne t’en est pas assez servi ! Non mais franchement ! Tu as vu ta tête ! Je serais toi, je ne sortirais pas de chez moi ! Mais remarque, maintenant qu’on en parle, je me demande comment tu fais pour passer dans les portes avec tes hanches !

- TU VAS FERMER TA GUEULE ! hurle la fille, hors d’elle.

- Pourquoi ? Tu es en manque de phrases ? Je t’achèterai un beau dictionnaire, tu verras, on y trouve plein de mots très intéressants. Et je te filerai aussi quelques billet pour t’acheter des vêtements à ta taille. Tu sais, ta taille c’est 46, pas 36 ? faut vraiment que tu fasses gaffe au premier chiffre. Mais tu as appris à lire au moins ? »

La fille est vraiment très furieuse, elle frappe le sol et sort d’un étui dans son dos son flingue, avant de coller le canon froid à mon front.

« On fait moins la maligne ?

- Bouh, au secours ! J’ai peur ! s’exclame Hermione d’un air de petite fille, avant de redevenir normale. Rêve salope ! Jamais tu ne m’intimideras !

- Miss, arrêtez ! supplie le garde avant qu’un type ne le fasse taire.

- Tu devrais l’écouter ! Sinon je vais faire un petit trou dans ton si jolie visage de pétasse ! » lâche la fille, hargneuse.

Je lui crache au visage.

« Vas-y ! Qu’est-ce que tu attends ? » la provoque Hermione.

Elle tremble sur son revolver. Elle enlève la sécurité.

Je n’arrête pas de la fixer, mon regard dans le sien, d’un air de défi. Je ne partirai pas les yeux fermés comme une lâche.

Elle transpire, je vois nettement une goutte de sueur coule sur son front.

BANG !


A suivre… !

Chapitre 12

Beta Anelo7


PDV Hermione, PDV Drago


Quand l’explosion a résonné, j’ai fermé les yeux. J’ose à peine les rouvrir mais je finis par le faire. Je vois la fille au sol, en sang, mais toujours en vie. Je vois aussi le service complet de garde du corps, ainsi que ma mère et mon petit-ami. Je me rend aussi compte que je suis libre, et que le groupe de jeunes est maîtrisé, et à-terre. La police arrive. Mère se précipite sur moi et me prend dans ses bras. Une couverture est posée sur mes épaules par un des garde. Les ambulances sont aussi arrivées. Une pour moi, et l’autre pour mon « amie ».

« Vous allez bien, miss ? » demande le médecin.

Il va pour me mettre de la glace sur mes joues mais je le pousse violemment. Je fixe Drago qui, pour le moment, ne s'est pas approché de moi. Je lui en veux toujours, même si je me suis un peu calmée. Mais il est chiant ! Vous ne trouvez pas ?

« Mais laissez-moi ! » bougonne Hermione.

Le médecin s’éloigne. Je me lève et part me planter devant Drago. On se fixe, ni lui ni moi ne voulons lâcher le morceau.

Je ne veux pas commencer à parler, même si je sais que je suis un peu possessif.

Mais pourquoi je suis ainsi ? Simple. Je ne veux pas qu’un petit crétin me gâche mes supers plans. Et puis vous n’avez pas vu ma mère en colère ? Elle donne froid dans le dos et je ne veux pas faire un séjour dans la cave pour avoir loupé une occasion de redevenir riche.

Mais si je veux la garder, ne faut-il pas que je me mette en dessous d’elle... ? Après tout, elle n’aime pas être contrariée, et vire loin d’elle tous ceux qui s’oppose à sa volonté. Si je lui résiste, me fera-t-elle la même chose ? Je ne peux pas courir ce risque, même si elle m’aime.

Je ne veux pas finir éboueur comme son ancien habilleur, elle l'a pourri et grillé dans tout le milieu de la mode. Simplement parce qu’en modifiant une de ses robes, il l’a piquée avec une épingle.

«  C’est de ma faute, dit Drago d’un air glacial.

- Je sais, réplique-t-elle sur le même ton.

- Mais comprends-moi Hermione, je tiens à toi et je ne veux pas te voir partir avec un de ses abrutis. Je ferai quoi sans toi dans ma vie ? se lamente-il, calmé.

- Comme tu l’as dit, ce sont des abrutis. Et il va falloir que tu arrêtes de douter de mon amour pour toi. » explique-t-elle calme.

Elle me caresse la joue tendrement avec son sourire qui va avec. J’aime bien la voir comme ça avec moi. Je crois que ça me manquera quand je l’aurai plaquée. Ou qu’elle aura découvert, si jamais elle découvre quoi que ce soit, bien sûr.

Non mais je débloque ! Elle ne me manquera pas ! Ni elle, ni ses gestes attendrissants qui donnent envie de vomir ! Rien d’elle, ni de ses sourires, ni ses regards amoureux qui te rendent plus fort ne me manqueront. Ses formes parfaites, sa façon de m’appeler, ses moues boudeuses pour me faire craquer. Rien ne me manquera ! RIEN !

Drago est encore dans ses pensées, il y est souvent, mais je le laisse faire. Par contre, LA, j’en ai marre alors je me blotti dans ses bras, si protecteur, si musclés.

« Il y a les journalistes. Tu te sens bien ? Tu veux les affronter ?

- Si tu restes avec moi ? demande-t-elle, une moue boudeuse accrochée aux lèvres.

- Mais bien sûr ! »


Je suis assise en train de lire le Playwizard du mois dernier, je n’avais pas eu le temps de le lire, n’y même de m’en occuper. Je regarde la couverture.

« Rumeur d’un mariage ? »

Hein ? Non mais c’est quoi ce délire ? Ça vient d’où ça ? Je pars voir Luna, je suis un peu furieuse. Je rentre dans sa salle commune.

« Où est Luna ?

- Dans sa chambre. »

Je ne réponds rien et monte dans sa chambre.

«  LUNA LOVEGOOD ! hurle Hermione.

- Oui madame la reine ? sourit Luna.

- C’EST QUOI ÇA ? hurle Hermione.

- Toi et ton petit ami ? Pourquoi ? demande-t-elle, innocente.

- Oh fait pas ton innocente ! La phrase au-dessus !

- Oh ça ? rajoute la blonde.

- Oui ÇA ! dit Hermione furieuse.

- Ce ne sont que des rumeurs.

- Et tu les as pondues où, ces rumeurs ? Depuis quand on fait dans les ragots ? » demande Hermione.

Luna baisse les yeux, gênée, devant moi.

« Merde, dit-elle pour elle même

- Pardon ? 

- Non rien ! 

- D’où tu teins cette rumeur de mariage ? demande Hermione.

- Peut être de la première personne concerné, souffle timidement Luna.

- Et qui ça ? Drago ? demande Hermione.

- …

- C’est lui qui te la dit ? demande Hermione, perdue.

- Il la laissé entendre… » souffle Luna.

Je reste sans voix. Mais… je ne veux pas me marier moi ! Pas tout de suite tout du moins. Je m’assoie sur le lit à coté de mon amie.

« Désolée. 

- C’est pas de ta faute, tu n’as fait qu’écrire, explique Hermione.

- Je sais ce que tu penses du mariage.

- Je vais faire quoi ? demande Hermione, blasée.

- Malefoy sait ce que tu en penses ? 

- Pas vraiment. On n’en a pas vraiment parlé. 

- Tu lui dois la vérité, Hermione. La vérité.

- Tu as sûrement raison. » dit la lionne dans ses pensées.

Après un court moment de silence.

« Tu as vu ma bague, au moins ? demande Hermione, malicieuse.

- Hermione ! dit-elle blasée.

- Quoi ? sourit Hermione.

- Va en parler à Malefoy. Vous êtes un couple après tout. 

- Mouais. Mais pas ce soir, il s’amuse à une fête entre Serpentards. 

- Reculer pour mieux sauter. 

- Si je saute, tu sautes avec moi !

- Non mais tu n'es pas bien ! Je ne veux pas abîmer mon sublime visag