L'amour

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Disclamer : Tout à Stephenie Meyer

Voila une histoire que j'avias écrite pour un concours où je suis arrivée 4ème. Il y aura 3 chapitres.

3 chapitres donc 3 fichiers audios :

Chapitre 1 : L amour 1L amour 1

Chapitre 2 : L amour 2L amour 2

Chapitre 3 : L amour 3L amour 3

OoO

Chapitre 1

Il y avait de l'ambiance ce soir, la boite de nuit était pleine à craquer, mais pour moi c' était une nuit comme les autres, avec des gens comme les autres, des filles relativement peu habillées avec un comportement qui n'était pas irréprochable mais qui suis-je pour juger les gens ?

Personne, alors elles se comportaient comme elles le voulaient. Comme les hommes présents ici, juste à vouloir trouver une fille avec qui passer la soirée, là non plus je n' allais pas juger, et j' avoue que moi même j' ai été une de ses filles, à vouloir s' amuser sans qu'il y ait de contraintes, juste du sexe. Pas de sentiments, pas d'amour, rien, juste du plaisir charnel. Après tout on n'est jeune qu'une fois, autant s'amuser. Et je l' étais, alors je profitais. Puis chacun ses plaisirs.

Même si je m' imaginais mal avoir une relation sérieuse avec quelqu'un, comme le fontla plupart des gens, à se marier, avoir des enfants et rester ensemble jusqu' à la fin de leur vie, je ne voulais pas non plus n'avoir que ce genre de relation. Avoir un petit ami peut être parfois... Bien. Sauf si on croise mes ex. Alors là on pourrait virer lesbienne ou bonne sœur. Au choix...

Rien que d' y penser me donnait des frissons. Néanmoins je ne souhaitais pas m' engager dans une relation sérieuse. Tous ces sentiments n' étaient pas faits pour moi.

J' étais danseuse en boite de nuit, je n' avais pas eu de relation sérieuse de toute ma vie. Et aussi bizarre que cela puisse paraitre je m' en accommodais.J' aimais ma vie tel quelle

Après tout pourquoi je me plaindrais ? J' avais des amis super sur qui compter, un job que j' adorais, pourquoi irais je m' embêter avec un copain ?

« Toujours dans la lune Bella ! » criait mon ami et collègue Démétri

Je lui tirais la langue avant de monter sur mon estrade pour danser. Je balayais la salle du regard, pour moi les hommes ici étaient tous pareils, la plupart n' étaient pas séduisants, ils étaient à peine beaux garçons, très peut étaient à mon goût. Non non je n' étais pas lesbienne, j' avais essayé et ce n' était pas mon truc. Et quand bien même j' en trouvais un qui me plaisait je le gardais pour la soirée et après il sortait de mon périmètre. Rares étaient ceux qui avaient eu le privilège d'être mon petit ami et la date de péremption arrivait bien vite. Je savais ce que je voulais et eux je n' en voulais surtout pas. Ma relation la plus longue avait du durer deux mois et on ne se voyait pas souvent. Mais cela m'allait, le statut de célibataire me convenait. Il n' y avait pas de contrainte, je faisais ce que je souhaitais quand je le voulais et il n' y avait personne pour m' obliger à rentrer chez moi si je ne le désirais pas, j' aimais ma liberté et pour rien au monde je ne voudrais que cela change.

Mais pour ce soir, je voulais un peu de compagnie. Je scannais la foule à la recherche d'un homme qui serait assez mon goût pour quelques minutes de plaisir jusqu' à ce que je LE vois. Grand, les cheveux légèrement ondulés, blond cendré, une musculature fine, légèrement musclé, juste comme j' aimais et élément indispensable à mes yeux, une classe certaine. Il éclipsait tous les autres autour de lui, il n' y avait que lui. Je ne le lâchais pas des yeux, non seulement parce que j' avais peur de le perdre dans cette foule mais aussi parce que je m' en sentais incapable. Il ne m' avait pas encore vu mais il restait un homme et finirait par me voir comme tous les autres.

Je travaillais ici pour que l' on me voit, j' étais payé à être vue. C' était mon job, bon, soyons honnête, j' aimais aussi sentir les regards envieux des hommes et ceux jaloux des femmes.

Je retournais à ma contemplation, il n' y avait pas d'autre mot pour décrire ce que je faisais en ce moment, je l' admirais comme s' il était le plus bel homme du monde. Il avait l'air différent, une différence que je ne saurais définir, mais elle était là, bien présente devant mes yeux et je profitais de chaque seconde.

Je n' avais pas eu à attendre longtemps avant qu' il ne me découvre. De là ou j' étais je ne distinguais pas la couleur de ses yeux mais son regard était si envoûtant que mon sous vêtement s' en était pris un coup et cela ne m' était jamais arrivée. Enfin pas aussi rapidement...

Une fois nos regards croisés, il ne me lâchait pas, j'avais pris ca pour un défi et souris en coin. J' aimais les défis. Son regard s' était enflammé. Il voulait jouer, et bien nous allions jouer...

Après un signe de main au DJ toute l'équipe se connaissait bien et savait ce que nos gestes signifiaient il mettait une musique qui me permettait de faire ce que je voulais de quiconque.

Je savais que mon mystérieux inconnu appréciait le spectacle auquel je me donnais, je savais qu' il n'était pas le seul mais les autres n' étaient pas importants, je dansais pour lui. Il n' y avait que lui dans mon champ de vision et dans ma tête, par contre je ne savais pas si c' était bien ou pas.

Le spectacle que je lui offrais lui plaisait, il me dévorait du regard. Finalement les hommes étaient tous pareil, à réfléchir avec leur deuxième cerveau. Ce qui n' était pas pareil c' était la sensation bizarre qui me pinçait le cœur.

Finalement l' attirance physique que j' éprouvais pour lui n' était pas si différente des autres, elle passerait au fil des heures et des jours. Et il n' était pas différent, il ne devait pas l'être.

Je voyais ses yeux sur mes formes. Je me sentais puissante pendant ces moments là mais en ce moment je l' étais encore plus, cela me confortais, je gardais le contrôle, et, mon dieu, que j' avais horreur de le perdre. J' étais forte, j' étais une femme qui avait tout compris.

Pourtant son regard me déstabilisait, il était si pénétrant, comme si l' homme mystérieux pouvait voir à travers moi. Et quand je croisais son regard, j' avais une sensation bizarre comme si mon ventre se contractait de bonheur... Comme s' il se délectait de quelque chose de bon...Quelque chose de bizarre, enfin pas pour une personne normale mais pour moi, oui. Je n' avais jamais ressenti cela. Je devais être bizarre.

Mais je devais me ressaisir, je ne pouvais et je ne voulais pas de ca. Ce n' était pas pour moi. J' étais forte même si en ce moment je me sentais vulnérable face à LUI. Pourtant je voulais me prouver qu' il n' était pas différent des autres, qu' il était juste un homme parmi tant d'autres,..

A la fin de la chanson j' avais jeté un regard déterminé dans sa direction

« N'y va pas. » m' avait dit mon amie Rosalie avec qui je travaillais aussi.

Je ne l' avais pas regardée et encore moins écoutée, je n' écoutais pas grand monde d'ailleurs, sauf peut être mon patron mais bon il payait mes factures, je savais me taire quand il le fallait. Je me dirigeais déterminée vers lui en bousculant toutes les personnes sur ma route comme s' ils n'étaient pas la. Mon mystérieux inconnu occultait tous sur son passage, et dans mon cerveau c' était la même chose, comme si je n' avais connu que lui, comme s' il était le centre de ma vie. C' était à la fois agréable et carrément flippant.

J' allais lui demander si le spectacle lui avait plus mais il m' avait devancé. Il s' était rapidement levé pour venir quasiment se coller à moi.

En temps normal j' aurai repoussé l' homme qui venait me coller d' un peut trop près - ils auraient sûrement finit à l' hôpital ou si j' étais de bonne humeur, avec une poche de glace sur leur service trois pièces - mais là encore il montrait sa différence par rapport aux autres.

« Jolie danse. » m' avait il complimenté à l'oreille.

Son souffle caressait mon cou alors que son pouce frôlait ma joue me faisant frissonner de plaisir. Je devais reprendre le contrôle et l' éloigner de moi mais si ses yeux me captivaient à vingt mètres à vingtscentimètres j' étais cuite. Je pensais que j' aimais être dans son centre de gravité.

« Vert. » avais je murmuré pour moi même.

Il m' avait souri en coin. Je pourrais me damner pour ce sourire. Foutue crampe bizarre au ventre à cause de ce putain de sourire qui ferait fondre un iceberg... Et son parfum, un vrai délice, d' habitude ils sentaient la sueur, l' alcool ou le tabac, mais lui non. Je n' aimais pas cette sensation là, même si elle était agréable. Je voulais m' en défaire mais mon corps n' en faisait qu' à sa tête m' empêchait de faire ce que je voulais quand je me retrouvais près de lui ou quand il me portait de l'attention.

D' habitude je trouvais toujours quelque chose qui me rebutait pour me concentrer là dessus et les virer plus facilement mais là, c' était comme s' il n' avait pas de défaut.

L 'homme parfait serait il devant moi ? J' entendais mes amis dire qu' il avait trouvé leur moitié et que même avec des défauts ils étaient parfaits. J' avais trouvé cela absurde mais finalement cela ne l' était peut être pas.

Sa main avait glissé de mon visage à mon bras, ses doigts frôlaient ma peau me rendant encore plus folle de lui. Sa main avait fini dans la mienne, je ne savais pas où il voulait m' emmener, mais je savais pour quelle raison. Au final on en revenait toujours au même : SEXE. Il était peut être aussi attirant qu'un acteur ou quelque chose du genre mais il restait un mec.

Et mon dieu, j' avais envie de le mépriser, je voulais le haïr. Pourtant malgré toute ma volonté, je n' y arrivais pas, comme si je savais que quelque part au fond de moi il était différent.

Mon cerveau devait être en surchauffe pour penser ainsi.

Je le voyais se diriger vers la sortie, avec moi à sa suite, sûrement pour aller sur le parking. J' aurais pu me libérer de sa présence, il ne faisait que me tenir gentiment la main, son pouce caressait même ma peau mais je voulais quand même me prouver qu' il était un enfoiré de plus. Alors je l' avais tiré dans notre pièce, réservé aux employés. J' allais reprendre le contrôle mais une fois la porte close je m' étais retrouvée plaquée contre celle ci, le bel inconnu collé à moi.

Rien que notre proximité m' empêchait de respirer correctement. Ses yeux toujours dans les miens, je le voyais hésitant à m' embrasser mais même si je refusais les baisers, trouvant ça trop personnel, je lui accordais mes lèvres. Les siennes étaient douces, cela ressemblait à un baiser plein de tendresse et de passion. Cela n' avait pas duré et était vite devenu enflammé et passionné, je collais encore plus mon corps au sien, mes mains se baladaient sur sa nuque ce qui le faisait frissonner et légèrement grogner de plaisir. Ses mains restaient sagement dans mon dos ou sur mes hanches. Comme s' il n' osait pas me toucher.

Se pourrait il qu' il soit différent ?

A bout de souffle nous nous détachions l'un de l'autre, je prenais les devants, lui défaisais sa chemise pour laisser apparaître sur son torse un magnifique tatouage de tigre. Je redessinais les contours avec mon index, fasciné par ce dessin.

« Ca te plait ? » murmurait t' il d'une voix rauque.

« Ca m'excite. » soufflais-je sur le même ton que lui en le fixant.

J'avais su en croisant son regard que j' étais perdue. Nous repartons dans un baiser enflammé, sa chemise avait vite fini au sol, mon top l' avait rejoint. Mes mains étaient partout, comme si je voulais mémoriser chaque partie de son corps. Mon bel inconnu n' était pas en reste et ses caresses me rendaient folle.

Sa bouche descendait doucement sur mon cou, mon épaule pour finir sur ma poitrine, mon soutien gorge le gênait alors il l' avait tout simplement déchiré. D' ordinaire je n' aurais pas aimé que mon morceau de dentelle qui coute relativement cher finisse en miettes mais avec lui j' aurais tout accepté. J' aurais pu avoir un orgasme rien qu' avec sa langue et ses mains sur ma poitrine. Mes mains qui étaient dans ses cheveux le remontait pour reprendre notre baiser.

Nous voulions tous les deux prendre le dessus, que se soit dans le baiser ou qui même qui dominerait l'autre. J' étais plaquée contre le mur mais je voulais le voir vulnérable à mes caresses. Je le poussais contre le mur et me collais brusquement contre lui pour reprendre de plus belle nos baisers et attouchements. Dans notre passion ou brutalité, je ne savais pas trop, l' hideuse aquarelle accrochée au mur, qui représentait un parasol avec une plage nous tombait dessus, je supposais qu' elle avait percuté la tête de mon homme mystérieux.

« Aie ! Mon maxillaire ! »

A peine sa phrase finie, j' explosais de rire. Je me reculais de lui pour rigoler. Je n' avais que faire d'être moitié nue, c' était beaucoup trop drôle pour que j' y fasse attention. Au moins il me faisait rire. C'était sûrement le premier qui me déclenchait ce genre de rire. Avec les autres mes rires étaient seulement moqueurs là encore il marquait sa différence.

« Maxillaire ? » me moquais je toujours entre deux rires.

Je n' avais pas ri longtemps quand il s' était jeté sur moi pour me faire taire d'un baiser enflammé et à mon avis vexé. Après tout nous ne nous connaissions pas et une inconnue se moque de lui, j'aurais été à sa place je aurais réagi comme lui. Bien que je doutais prononcer ce mot un jour... Tout du moins dans ces circonstances.

Il me reculait contre la table et m' asseyait dessus pour venir se mettre tout de suite entre mes jambes écartées pour lui.

Je voulais m' excuser de m' être moquée et lui faire plaisir en descendant son pantalon et boxer sur ses chevilles pour prendre sa virilité dans ma main. Virilité tout à fait acceptable. Je commençais mes va et vient doucement pour le faire languir. Sans qu' il le veuille vraiment il avait arrêté mon petit jeu en passant ses doigts sous mon string pour entrer deux doigts en moi et commencer à son tour ses va et vient.

« Mon dieu. » grognais je me rapprochant de lui.

Ce type était un dieu. Il me rendait vraiment folle et j' avais définitivement perdu le contrôle et pour une fois j' aimais vraiment cela.

Je ne savais pas comment je me retrouvais allongée sur le canapé de la salle de repos avec lui entre mes jambes frottant son érection contre mon intimité. Je préférais le canapé à la table plus confortable pourtant j'avais la sensation que peut importe nos expériences et l' endroit où nous serions, je serais bien avec lui.

Il m' embrassait partout ou sa bouche avait accès me faisant gémir, une de mes mains ne quittait que rarement ses cheveux alors que l' autre caressait son dos, ses fesses. Tous nos gestes étaient douceur et tendresse. C' était bizarre, je n' étais pas habituée à cela mais je pourrais m' y faire rapidement. Même si j' aimais notre friction, je voulais plus, j' avais besoin de plus.

« Viens. » dis je d' une voix rauque. « S'il te plait. » gémissais je

Il cherchait mes yeux pour ancrer son regard au mien avant de me pénétrer doucement. Nous gémissions tous les deux de bonheur. Ses va et vient nous emmenaient rapidement dans les méandres du bonheur. J' étais bien, j' étais heureuse, j' espérais qu' il le soit lui aussi. Je voulais qu' il le soit. Comme s' il lisait dans mes pensées il arrêtait ses va et vient pour m' embrasser doucement.

« Qu'est ce que tu m'as fait ? » murmurait il la voix rauque.

Je souriais doucement en lui caressant la joue.

« Je suis bien avec toi. » murmurais je émue pour je ne sais quelle raison.

Tellement de mot sse bousculaient dans ma tête que je ne savais pas vraiment quoi dire, j' avais du mal à gérer mes émotions, je savais juste que j' étais bien, à ma place. Et ça c' était une première, je ne m' étais jamais sentie aussi bien dans les bras de quelqu'un.

« Moi aussi. » murmurait il contre ma bouche. « Tu n' imagines même pas à quelle point tu es différente. »

J' aurais voulu lui dire que moi aussi, mais mes craintes revenaient, j' avais peur de trop me dévoiler, que cette personne ne se serve de cela pour me faire souffrir. Après tout je ne le connaissais pas. Je savais juste qu' il était doué au lit. Enfin façon de parler vu qu' on en était loin.

Je sortais de mes mauvaises pensées en croisant sont regard plein de tendresse. Comme s' il était incapable de me faire le moindre mal.

Notre baiser repartait j' ondulais mon bassin pour qu' il reprenne là ou nous nous étions arrêté qu' il m' obéissait et reprenait ses va et vient je le poussais pour l' asseoir et prendre le contrôle. Je voulais à mon tour lui faire plaisir. Je posais mes mains sur ses épaules pour m' aider à me soulever, ses mains glissaient de mes hanches à mes fesses m' aidant dans mon entreprise.

A chaque poussée je tapais au fond de mon ventre me faisant encore plus gémir. Mon mystérieux inconnu qui n' en est plus vraiment un, venait m' embrasser le cou - y laissant sûrement une marque mais je n' en avais que faire , mes mains venaient se nicher dans ses boucles blondes le décoiffant un peu plus mais je craignais d'être tombée amoureuse de cette partie de son corps. Je devenais de plus en pathétique mais j' aimais cet état de fait, si je pouvais rester dans ses bras toute ma vie...

Nous allions de plus en plus vite, je sentais mon orgasme arriver, ma respiration était de plus rauque, mes gémissements incontrôlés. Je pouvais remercier à ce moment la musique qui pulsait dans les enceintes, sinon tout le monde aurait pu avoir une bonne idée de ce que nous étions en train de faire et à quel point c'était bon.

En temps normal cela ne m' aurait pas dérangé qu' ils sachent ce que je faisais, mais là je voulais garder ce moment pour nous, comme un secret, il était mon secret. Ce qui était paradoxal vu que me balader dans la rue avec lui ne m' aurait pas dérangé, j' aurai même été fière de me promener à son bras. Encore une chose nouvelle, j' avais trop honte de mes ex, eux j' aurais pu les enfermer dans mon placard je ne me serais pas gênée...

Mais la, je ne devais pas penser aux autres, j' étais avec LUI, sur le point d' avoir le meilleur orgasme de ma vie.

Mon bel inconnu était aussi proche que moi. Je l' enfonçais encore plus en moi me faisant crier mon plaisir.

« Mon dieu ! » criais je à bout de souffle.

Quelques secondes plus tard il venait après moi dans un grognement plus que sexy. Je me laissais retomber sur lui, relâchant tous mes muscles, ma tête posée sur son épaule, la sienne tombait sur le dossier du canapé.

Bien sûr, tout mon comportement était nouveau et je ne m' étonnais même pas de vouloir le garder dans mes bras pour un moment câlin. J' en avais toujours envie après mes parties de sexe mais ils ne m'en donnaient pas envie. Les voir après me donnait plus envie de me rhabiller et partir en courant. Alors pourquoi coucher avec ? Pourquoi n'y aurait il que les hommes qui auraient des besoins ? Une femme n' aurait elle pas le droit d'aimer le sexe autant qu'eux ?

Alors qu' avec lui, je ne souhaitais que de me caler dans ses bras finement musclés et y rester. Je voulais poser ma bouche partout où je le pouvais. Et je le faisais, commençant par sa mâchoire, son cou, son épaule. Ma langue prenait le relais et refaisait le chemin inverse. Il grognait encore, me rendant encore plus folle de lui, ce qui se répercutait dans mon intimité, faisant rapprocher mon bassin du sien.

« Si tu continues comme ca, je vais te sauter dessus. »sussura t-il les yeux fermés

« Mais c' est peut être ce que je veux. » roucoulais-je contre son oreille, fière de moi.

Il ricana doucement avant de se remettre à gémir de plaisir. Je mordillais le lobe de son oreille pour m' amuser. Ses doigts qui caressaient doucement mes cuisses remontaient sur ma taille, mes bras, mes joues avant de coller sa bouche contre la mienne, c' était à mon tour de gémir. Nous nous séparions à bout de souffle. Son baiser m' avait retournée. Je ne savais pas si je pourrais me lasser de cela, de lui, de ses baisers, de son corps, de son odeur et pour ce que j' en avais vu, sa gentillesse, sa délicatesse... Il avait sûrement d' autre qualités que je voulais découvrir.

J' avais du me prendre un coup sur la tête pour penser à cela. Moi qui suis asociale et n' aime personne, je pouvais revoir mon jugement sur moi même. Es ce que je changeais définitivement ? Ou est ce que cela n' était qu' un passage ? Était il une passade que j' aurais oublié dans quelques jours.

Bizarrement cette idée m' attristait, je ne voulais pas le quitter.

« A quoi penses tu ma jolie danseuse ? »

Je lui souriais doucement, je ne pouvais pas lui dire que je pensais à lui, qu' il retournait mes pensées.

« Au fait ! Quel est ton nom ? » demandais je en souriant.

« Jasper Whitlock. » sourit il me tendant sa main.

« Bella Swan. » répondis je serrant sa main.

Nous pouffions de rire. C' était assez cocasse comme situation mais après tout je ne faisais rien comme les autres, autant continuer !

« Et bien miss Swan, je suis vraiment heureux d' avoir passé une partie de la soirée en votre compagnie. » me disait il charmeur.

Je riais devant son air pompeux avant de redevenir sérieuse. Je l' observais encore ou plutôt je le détaillais attentivement, comme si je pouvais voir ses défauts inscrits sur son visage.

« Ce que tu vois te plait ? »

Je sortais de mes pensées pour me rendre compte qu' il me caressait doucement la joue avec son pouce.

« Je crains que cela ne me plaise un peu trop. » dis je plus grognon que je l' aurai voulu.

Il haussait un sourcil mais ne commentait pas.

« As tu des défauts ? » lui demandais je

« Oui. » répondit-il en souriant « Je suis toujours en retard, et là je vais rater mon avion. » dit il regardant sa montre.

Il posait ses deux mains sur mes hanches pour m'enlever de ses genoux et m' asseoir à son coté Il se levait rapidement afin de rechercher ses vêtements éparpillés un peu partout dans la salle. Je le regardais faire impuissante, j' étais trop perdu,e je venais de me prendre un claque. Il va prendre son avion et par conséquent partir loin de moi. Mais à quoi m' attendais je ? Voila le résultat de mon imagination débordante. Comme si un simple coup d'une nuit pouvait le faire rester près de moi. Comme s' il en avait envie. Comme si pour lui tout avait changé comme si cette nuit avait eu plus d'importance que les autres ? Tout cela était dans ma tête, je m' étais fait des films, notre connexion - si jamais il y en avait eu une - n' était que dans ma tête.

Je sortais de mes pensées pour observer mon Jasper, il était à moi, tout du moins pour le moment, enfin jusqu'à ce qu' il franchisse la porte pour disparaître de ma vie. A jamais. Merde je repartais dans mes triste pensées. Je prenais un coussin qui trainait sur le canapé et le posait sur moi, il cachait une bonne partie de mon corps, me permettant de me réchauffer un peu, la chaleur de mon beau blond me manquait déjà.

Merde je devenais... Normale.

« Ou pars tu ? » lui demandais je le plus neutre possible alors qu' il fermait son pantalon.

Je craignais d' avoir échoué lamentablement, mais je n'y laissais rien paraître. En tout cas il faisait comme s' il n' avait pas entendu la tristesse dans ma voix.

« Au Danemark. »

« Tu n' as pas l'air enchanté ? » demandais je

« Plus maintenant. » dit il triste ?

Devais je y voir un signe quelconque ? Non non Bella plus de pensées positive. Prépare toi à son départ A se demander pourquoi cela m' affectait autant... Non, je ne voulais pas ouvrir les yeux. Trop de douleur, je savais que c' était une erreur mais je recommencerai sûrement. J' étais maso, je devais aimer souffrir, c'était cela !

Il se rapprochait de moi de sa démarche féline pour se planter devant moi. Je me mordais la lèvre le détaillant, il sera difficile par la suite de trouver un homme plus sexy que lui.

Ses yeux étaient brûlants de désir, je pouvais voir l'effet que je lui faisais, son entre jambe se trouvait juste à la hauteur de mes yeux. Je le fixais droit dans les yeux, mon regard ne devait pas être mieux que le sien, mon intimité déjà humide pour lui. Doucement je poussais le coussin de mon corps pour me rapprocher de lui. Il en profitait pour détailler mon corps toujours nue. J' écartais les jambes pour qu' il se trouve entre. Ma bouche était très prêt de sa braguette, je me léchais les lèvres en voyant la bosse qui déformait son pantalon.

« Bella. » gémissait il « Je vais être en retard. »

Je haussais un sourcil en le regardant amusée.

« Je ne t' ai pas encore touché. » dis je de plus en plus amusée

« Je sais mais si tu le fais je risque de ne plus répondre de moi et je louperais à coup sûr mon avion... »

« Et bien loupe le. » soupirais je

J' approchais ma bouche de sa peau et l' embrassais tendrement sous le nombril avant de descendre doucement vers l' objet de mon désir. Il allait pour se reculer mais je posais brusquement mes mains sur ses fesses fermes et le maintenait en place. Je ne le voyais pas mais je sentais son regard sur moi.

Une fois sûr de son immobilité je défaisais son pantalon et le baissais.

« Be... » commença t- il mais fut stoppé par ma bouche se posant sur son membre en érection.

Je faisais glisser mon nez sur son boxer toujours en place.

« Putain d'avion. » jurait il.

Je devais me dépêcher de faire ce que je voulais. J' avais compris que nous n' aurions plus le temps de recommencer une fabuleuse partie de sexe, mais je voulais au moins lui laisser une marque qui partirait dans quelques jours. Ainsi je resterai dans ses pensées à chaque fois qu' il le regardera. Une petite consolation. Je baissais légèrement son boxer et approchais ma bouche de sa peau afin de lui faire un superbe suçon. Fière de moi j' admirais ma marque. J' allais même jusqu'à passer mon index dessus le faisant frissonner de plaisir.

« Pourquoi ? » demandait il perdu

Il se reculait pour finir de s'habiller. J'en faisais de même mais plus lentement, je voulais retarder le moment ou je quitterais cette pièce, ou tout serait définitivement fini.

« Pourquoi pas ? » dis je haussant les épaules.

Je voulais paraître détachée mais apparemment j'aurais fait une mauvaise actrice. Il pris ma main pour me retourner vers lui.

« Bella ? »

Je baissais les yeux soudainement gênée.

« Ne soit pas comme cela, ne te cache pas. » murmurait il

« Je veux que tu aies un souvenir de moi. » murmurais je à mon tour

Une seconde plus tard j' avais le visage collé contre son torse pour un moment tendresse. Après quelques secondes de bonheur il se reculait, me souriait tendrement.

J' aurai voulu le supplier de rester, de ne pas partir , mais non seulement ce n' était pas dans ma nature et de toute façon, qui étais je pour le retenir ? Il avait une vie avant moi, je ne pouvais pas me pointer et tout chambouler dans sa vie. Nous allions nous séparer, il allait prendre son putain d'avion et chacun reprendrait sa vie là ou il l' avait laissé

Alors je n' avais rien rajouté. Un dernier baiser, un dernier regard et il sortait de la pièce et de ma vie.

« Adieu Jasper. » murmurais je

Je finissais moi aussi par sortir de cette pièce en me jurant de ne plus y remettre les pieds.


A suivre...

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Chapitre 2

« L' amour ? Es ce que je sais ce que c' est ? Oui, non, peut être...

A vrai dire je ne sais pas trop. Une personne normale vous dirais que oui, que c' est quelque chose de beau, qu' on en a besoin pour vivre et être heureux mais je ne suis pas d'accord.

J' ai 22 ans, et je n' ai jamais connu l' amour, le vrai, celui qui donne des papillons dans le ventre, qui nous fait afficher un sourire idiot sur le visage, qui nous rend heureux quand on a notre « moitié » près de nous.

Et oui je m' appelle Bella Swan et je n' ai jamais dit « je t'aime » à qui que se soit.

Vous trouvez cela triste pour moi ? Dommage parce que c' est moi qui le suis pour vous, quand je vous vois en couple à vous comporter parfois comme - soyons honnête - de parfais demeurés Je n' aime pas le fait de devoir être aussi dépendant d' une personne, j' aime être indépendante, ne rien devoir à qui que ce soit. Mes amis me disent que je vais finir vieille fille mais je n' en ai que faire, je gère ma vie comme je l'entends.

Je ne rentre pas dans le moule ? Et après ? Qui cela gêne ? Eux ? La société ? Grand bien leur fasse... Je survivrais. I will survive !

Je ne vis pas pour eux mais pour moi. J' aime ma vie telle qu' elle est et le regard des autres m'importe peu, voire pas du tout.

Jusqu'à ce que je le vois, LUI. »

Et me voilà à tout raconter à un psy moi qui les ai en horreur - surtout depuis qu' un type avait décrété que ma mère était folle, je les évitais comme la peste - et me voilà à en voir un depuis maintenant quatre mois. Comme quoi, un simple mec m' a rendu complètement folle. Je me croyais différente et je suis finalement comme tout le monde...

Pourtant, je ne voulais pas tomber amoureuse mais c 'est ce qui m' est arrivé et j' en ai honte. Ca m' a définitivement changée et ramollie.

Je soupirais rien que d' y penser, de l'imaginer LUI, mon magnifique inconnu qui n' en est plus un. Mon interlocuteur me regardait étonné, mon premier vrai signe d' affection pour qui que se soit. Je n'étais pas habituée à cela, je me cachais trop sous ma carapace de fille dure et sans cœur. Mais malheureusement j' étais comme tout le monde, je pouvais m' attacher à quelqu'un, ce quelqu'un qui avait foutu le camps dès la fin de notre soirée. D' ailleurs je lui en voulais toujours mais qu' importe vu que je ne le reverrai suûement jamais. Et c' était mieux ainsi. Il m' avait tellement changé en quelques heures que je ne voulais pas voir les dégâts que cela pourrait me causer si je passais plusieurs jours avec lui, Jasper. Et je ne parle pas de mois ou d'années... Mon dieu, cela aussi avait changé, m' imaginer avoir une relation longue avec un homme. Non pas n'importe qui, seulement Jasper.

« Miss Swan ? »

J' étais encore retournée dans mon monde, j' y étais bien, je pouvais penser à lui librement, personne pour contrarier mes plans, mes espérances. Mais comme dans la vraie vie, mon monde imaginaire avec lui n' était pas tout rose, parce que à penser à une homme que je ne reverrai jamais me rendait triste et le retour à la réalité était brusque et cruel, comme en ce moment.

J' aurai voulu être ailleurs, pas en face de ce type à lui raconter ma vie. Pourtant j' avais obtempéré de bonne grâce en me pliant aux volontés de mes amis. Je leur avais dit que j' irai mais je n'a llais pas y passer le reste de ma vie, j' avais calculé mon coup pour qu'aujourd'hui soit la dernière fois que je verrais Emmett Cullen.

« Vous savez que se perdre dans son monde n' est pas une bonne chose, à petite dose oui, mais... » commençait il

« Je sais. » le coupais je « Ce n' est pas sain et le retour est brutal. » grognais je répétant ce qu'il m' avait dit quelques séances passés.

Il me sortait de plus en plus par les yeux. Je n' aspirais qu'à une chose que cette heure soit finie. D' ailleurs j' évitais de trop le regarder, de peur de lui en mettre une, juste parce que sa tête ne me revenait pas.

« Continuez votre histoire. » me disait il gentiment mais je savais que cela ressemblait plus à un ordre.

De toute façon je le voyais mal être gentil, c' était un tortionnaire, un monstre avec ses patients, il faisait comme s' il était notre sauveur mais à part nous torturer l' esprit et nous faire faire des cauchemars ! Et il y avait de quoi vu sa carrure d' ailleurs il aurait du être Soldat ou garde du corps mais pas Psy, comme quoi peut importe notre physique, on peut faire ce que l' on veut de sa vie.

Mais je faisais ce qu' il voulait, je lui étalais mon ressenti sur ma vie.

« Et là toutes mes convictions, toute ma vie a été remise en question à cause de son regard et des foutus papillons mal placés... A ce moment je l' ai haï, je me suis haïe de ressentir cela, je me suis aussi sentie stupide d'avoir ce genre de réaction alors que nos regards ne s' étaient croisés que quelques instants. Je me suis senti epathétique, vulnérable et mon dieu que je déteste me sentir ainsi. » frissonnais je de dégoût.

Je ne me supportais plus, mais je restais ainsi, comme si j' aimais cela. Juste pour lui.

« Mais même si des sentiments de haine se trouvaient en moi je me sentais légère et heureuse... Chose bizarre. Pas que je sois quelqu'un de dépressif ou quelque chose de genre.

Je travaillais dans une boite de nuit, j' étais une vraie noctambule donc je savais faire la fête et par conséquence s' amuser était une seconde nature chez moi.

Mais être heureuse juste parce qu' IL m' a regardé, c' était flippant. Mon comportement est flippant. Et je crois qu' il l' est toujours. Même après autant de mois.

Mon dieu, faite moi interner ! Quoique non, je ne veux pas rejoindre ma mère, merci mais non merci ! » dis je précipitamment.

Il haussait un sourcil, je ne savais pas s' il était amusé ou s' il se moquait ou pire encore s' il était prêt à me faire interner. J' espérais que cela n' était pas la dernière hypothèse, je ne supportais pas d' être enfermée et surtout que l' on me dicte quoi faire et quand. Je rentrerais sûrement saine d'esprit pour ressortir folle. Mais là n' était pas le sujet, voila, encore à partir dans mes pensées. Finalement il ne dit pas que des conneries mon psy.

« Miss Swan ? » m' appelait il

Je ne relevais pas, j' étais lasse et voulais finir le plus rapidement cette séance et partir très loin pour rentrer chez moi et retrouver mon homme.

« Il fait partie de mes rêves, j' en deviens pitoyable. J' en viendrais presque à me frapper la tête contre un mur tellement il m' a retourné le cerveau.

Mais si seulement je n' avais fais que croiser son regard. Non, bien sûr, cela aurait été trop simple. Je l' ai allumé, je voulais me persuader qu' il n'était pas différent des autres, qu' il était juste un enfoiré de plus mais sur ce coup là, j' ai eu tout faux. Es ce que, même en sachant que j' avais tort je serais restée éloignée ? Non certainement pas, j' y serais quand même allée tête baissée parce que si on me dit « non » je dis « oui. » Et je me suis brûlé les ailes...

Foutu esprit de contradiction. » pestais je après moi même.

Qu' est ce que je pouvais être chiante parfois. Ma bêtise m'étonnait encore. Même après autant tant d'années ! Je n' aurais vraiment pas du y aller. Certes je ne l' aurais pas connu et apprécié ces quelques heures de pur bonheur mais cela ne pesait pas lourd dans la balance comparéeà mes mois de tourment intérieur. Finalement j' étais peut être aussi givrée que ma génitrice...

« Mon amie Rosalie m'avait dit : « N' y va pas. » Et moi j' ai foncé. Mais si cela se trouve, elle voulait que j' y aille ? Non, elle ne m' aurait pas fait ca, elle sait que je lui en aurais voulu. Et je suis de nature rancunière.

Mais là n' est pas le sujet. Le sujet principal est LUI, après tout je suis à pour ça. Lui qui est venu me voir après ma danse, disons que je suis allée le voir après ma danse et lui qui m' a entrainée loin des gens. Je l' ai emmené dans notre salle de repos, il voulait peut être discuter mais pas moi. Je ne voulais qu'une chose, me prouver que je n' étais pas plus attirée par lui que par un autre. Quand ses lèvres se sont posées sur les miennes c'est là que j' ai su au fond de moi que j' étais définitivement perdue » murmurais je les dernières paroles.

J' arrêtais de parler. C' était dur de m' avouer cela. A bien y réfléchir cela me soulageait d'un poids. J' étais amoureuse de Jasper Whitlock et je ne le souhaitais pas même après ces quelques mois passés depuis notre nuit. Et je suis toujours amoureuse de lui. Même me le dire à moi même était quelque chose de dur, surtout dans la situation dans laquelle je me trouvais. Bordel, pourquoi la vie était si compliquée ?

« Perdue dans les méandres de l'amour. » continuais je « J' étais rentrée dans le moule, j' étais comme tout le monde, j' étais devenu une personne normale et même si je me noyais dans ses yeux et que mes papillons s' éclataient dans mon ventre, je n' aimais pas cela. Paradoxal vu que je l' appréciais déjà beaucoup.

Même si je me dégoûtais je n' avais pas refusé son baiser . J' avais même provoqué la suite. Et à bien y réfléchir j' ai tout fait pour que cela arrive, je l' ai vu, je l' ai voulu, je l' ai eu et je le regrette. » dis je durement.

« Est ce la vérité ? »

« Non, vous et moi le savons très bien. » lui répondis-je, énervée.

Ce type me prenait pour une imbécile ! Lui non plus je ne l' aimais pas, mais j' ai promis à mes amis alors je serre les dents. Je vais finir cette heure et ne plus le revoir.

« Depuis le temps que je suis allongée sur ce foutu canapé vous n' avez rien compris ? » demandais je de sèchement

Finalement je n' étais pas aussi douée que je le pensais pour camoufler mes émotions. Ca aussi ca a changé ! A moins que je ne m' en sois jamais rendu compte... Cela est aussi possible...

« Si, miss Swan, j' ai compris, même très bien. Je voudrais seulement savoir, si vous, vous avez compris ? »

« Compris quoi ? » grognais je « Que je suis lamentable ? »

Cela, merci je le sais. Et voila le résultat de plusieurs mois chez le psy...

« Aussi lamentable que moi et que toutes les personnes qui ont eu la chance de connaitre l'amour. » expliquait il

Je m' asseyais et l' observais. Hors de question que je me dégonfle, ma répartie est quasiment ce qui restait de moi, d' avant cette nuit. Celle que j' aimais être.

« A la différence de vous, moi je ne suis pas mariée avec. » dis je fixant son alliance.

« Pourquoi ne pas le chercher ? »

Je me moquais de lui en ricanant.

« Et vous avez fait combien d' année d'étude pour me sortir autant de conneries ? » me moquais je le fixant droit dans les yeux.

Comme s' il était facile de retrouver une personne juste en connaissant son nom. Même avec la magie d'internet. Vous croyez quoi ? J' avais essayé et je n' avais rien trouvé. Ce type était un fantôme.

« Et vous ? Quand allez vous accepter vos sentiments pour ce jeune homme ? Vous pourrez avancer dans la vie. »

Je soufflais avant de me rallonger dans son canapé et fixais le plafond.

« C'est trop douloureux. Je n' aime pas, j' ai assez souffert durant ma jeunesse. Je voudrais tellement avancer mais à chaque fois que je fais un pas en avant, mon passé me revient en pleine figure. C'est de plus en plus dur d' encaisser et de me tourner vers mon avenir. »

« Vous êtes une jeune femme forte, vous pouvez y arriver, tous vos amis sont là pour vous. »

« Et pas vous ? Alors je vais arrêter de vous payer. » me moquais je

« Je ne suis que d'une légère aide, seulement vos amis ont un réel pouvoir sur vous. » philosophait il

« Finalement vous n'êtes pas aussi stupide que je le pensais. » dis je honnêtement

« Je vais prendre cela pour un compliment mais ne changez pas de sujet, je vous prie. » dit Emmett amusé

Je grimaçais.

« Ok, mes sentiments. » soufflais je « Bien sur que j' en ai pour lui. Je vous le répète depuis une heure. » dis je dépitée

Je commençais à m' énerver, j' étais fatiguée de cet entretien, je voulais juste rentrer chez moi et me cacher sous ma couette.

Je fermais les yeux pour m'inciter au calme.

« Que voulez vous ? » demandais je

« L'acceptation. »

« Rien que cela. » ricanais je

« Pourquoi est ce si dur ? » demandait il

« Je n' ai jamais aimé personne, je ne sais pas comment faire, ni comment gérer tous ces trucs. Ce n'est pas naturel pour moi. Je ne comprends pas, je n' arrive pas à comprendre. J' en ai des migraines. »

Je prenais mes cheveux dans mes doigts pour tirer doucement dessus.

« Vous n' avez pas eu une enfance facile. »

« Non. » répondis je ' y avait il à répondre de toute façon ?

Il connaissait une partie de mon passé, il l' avait lu dans le dossier et je lui en avais un peu parlé Que voulez vous, j' ai eu une enfance particulière, un père absent et une mère dépressive, cela laisse forcement des séquelles. Et même si on souhaite plus que tout ne pas les avoir pour géniteurs on est obligé de faire avec même si on fait tout pour oublier... C'est dur.

« Vous vous posez trop de question. Vivez simplement. »

« Je vis. » affirmais je

« Non, vous survivez. » dit il ferme

Je soupirais.

« Je le sais bien. » murmurais je

Je n' avais qu' à voir ma nouvelle vie. Elle n' était pas horrible, je pourrais vraiment être heureuse, après tout, j' ai des amis, un petit ami, une maison, un job stable, une bonne santé, que demander de plus ?

Je dirais bien que si je l' avais lui, le reste n' aurait pas d' importance mais cela me ferait revenir en arrière, j' avais bien compris que je devais passet à autre chose. Je devais le faire, pour mon bien et pour ceux de mes proches. Mon comportement les rendait malheureux et même si j' étais assez asociale je ne voulais pas faire souffrir mes proches.

« Je crois que la séance est finie » dit il un sourire aux lèvres.

Je le regardais étonnée. Ne voulant pas me faire une fausse joie je regardais l'horloge et effectivement il restait quelques minutes avant la fin de la torture. Je soupirais de soulagement. Mon psy ricanait.

« Je savais que vous ne m' aimiez pas mais autant montrer de joie... Je vais penser que je suis un monstre. »

C' était à mon tour de ricaner. Lisait il dans mes pensées

« Dois je vous revoir la semaine prochaine ? » demandais je un boule dans la gorge.

 

Il me fixait ce qui semblait des heures, me faisant mariner. Je me tortillais, impatiente sur le canapé. Malgré moi, j'avais un sourire accroché au visage.

 

« Vous avez enfin accepté. » constatait il

 

Je faisais oui de la tête. Effectivement j' avais tout accepté. Mes sentiments pour Jasper Whitlock. Le fait que je ne le reverrais jamais et que je devais passer à autre chose. J' allais le faire en rentrant ce soir.

 

« Je n' aurais jamais cru dire cela un jour mais merci. »

 

Je murmurais le dernier mot. Il ne fallait pas pousser non plus.

 

« Avons nous réglé d' autres problèmes ? » me demandait il souriant.

 

«N'en demandez pas trop. » grognais je « Et ceux la n' ont pas besoin de l' être. » rajoutais je

 

« Très bien Miss Swan, j' arrête de vous torturer. » disait il amusé « Vous êtes enfin libre. »

 

Je me retenais de sauter de joie. A se demander pourquoi j' avais suivi une thérapie alors que c' est une bénédiction d'en partir. Juste pour les amis. Ils m'avaient harcelé pour que j' aille voir Emmett Cullen, ils s' inquiétaient vraiment pour moi alors j' avais cédé. Et maintenant j' étais libre !

 

Je me levais rapidement, prête à courir vers la sortie au cas ou il aurait l'idée intelligente de me proposer d'autres séances.

 

« Au plaisir de ne jamais vous revoir ! » dis je amusée et fière de moi.

 

Mais avant de sortir du bureau, des restes de mon éducation me revenait en mémoire.

 

« Au revoir. » lui dis je sincèrement.

 


 

 

Pendant tout le trajet du retour je m' étais efforcée de garder mes bonnes résolutions en tête. Je le ferai et cette fois je m' y tiendrai. Cela m' arrachait la langue de dire cela mais mon psy avait en partie raison, je devais passer à autre chose et avancer. Après tout je n' allais pas gâcher ma vie pour un coup d' un soir. J' avais déjà survolé l' année écoulée. Comme si j' étais spectatrice de ma vie. J' en étais même à me demander comment j' en étais arrivée là ? Parce que si on regardait les chose d'un point de vue extérieur, on aurait pu croire que j' avais définitivement tourné la page et cela à peine un mois après LA nuit. Pourtant il n' en était rien, j' avais, encore une fois, cédée à mes amis et j' étais sorti avec un homme. Je pense qu' il m' avait aidé à garder la tête hors de l' eau. Je lui en serait reconnaissante toute ma vie.

 

Je rentrais chez moi et le voyait assis sur le canapé, m' attendant comme à chaque fois que je rentrais de mes séances avec Emmett Cullen. Il savait que j' avais eu un passé difficile mais il ne savait pas pour LUI et cela devait rester ainsi.

 

« J' accepte. » soufflais je souriante en le regardant tendrement.

 

« Vrai ? » me demandait il plus que souriant en sautant du canapé.

 

Il savait de quoi je parlais, nous en avions discuté il y a quelques jours et j' avais pas pu lui donner de réponses. Cela était au delà de mes forces mains maintenant j' en avais suffisamment. Pour mon futur avec lui et sans un regard vers mon passé.

 

« Oui. » lui répondis je le fixant pour qu' il comprenne que j' étais sérieuse.

 

Il se précipita rapidement sur moi, pour me prendre dans ses bras et me faire tourner dans notre salon. Je ne pouvais pas m' empêcher de rire.

 

« Je t' aime. » soufflait il heureux avant de m'embrasser.

 

Nos langues bataillaient doucement, je passais mes mains dans ses cheveux pour le garder collé à moi. Ses bras se refermaient un peu plus sur ma taille me faisant comprendre qu' il ne me lâchera pas. Nous nous reculions à bout de souffle. Je pouvais tout oublier pendant ses moment. Je n' étais pas dupe, je savais que Jasper resterait dans ma tête, seulement à partir de maintenant il prendrait moins de place. Je lui souriais tendrement.

 

« Mon cœur ? » l' appelais je le sortant de ses pensées.

 

« Oui bébé ? »

 

« Tu veux pas me faire descendre ? » demandais je amusée

 

Il regardait notre position, j' étais toujours dans ses bras à 20 centimètres du sol.

 

« Tout ce que tu veux ma belle ! » souriait il toujours. « Tu es trop légère, ou j' ai trop de force ! » plaisantait il gonflant ses muscles.

 

« Tu as trop de force mon cœur ! » le complimentais je pour le flatter en touchant ses biceps gonflés

 

Finalement mon psy avait raison, j' allais avancer et tout faire pour être de nouveau vraiment heureuse même sans lui.

 

« Oh ! » s' exclamait il

 

« Quoi ? » demandais je soudainement inquiète de ce brusque changement d' humeur.

 

Maintenant que je m' étais attachée à lui, parce que oui après son amitié j' en étais tombée amoureuse, alors maintenant j' avais peur qu' il parte se rendant compte que je n' en valais pas la peine. Je ne savais pas si je serais en mesure de supporter un nouveau départ.

 

Il se reculait brusquement de moi pour partir en courant, j' étais complètement larguée par son comportement, je le savais déjanté mais là...

 

« LA BAGUE ! » criait il de la chambre.

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Chapitre 3 et le dernier

Mon fiancé venait de partir au travail nous n' avions pas les même horaires, je travaillais moins ou alors il travaillait trop, je ne le savais pas vraiment. Une fois la porte fermée, je faisais comme à mon habitude depuis maintenant un mois, j' allumais mon ordinateur et allait voir s' IL - et ce IL n' avait rien à voir avec mon IL - m'avait envoyé un message ou si simplement il était connecté.

A bien réfléchir à tout ce que je faisais, je voulais sûrement gâcher ma vie et rester dans mon malheur. Pourtant j' avais essayé de tout mon cœur, une partie de moi était heureuse de ce que je vivais mais mon coté défaitiste ne l'était pas, il savait qu' il me manquait quelque chose.

Finalement je n' avais pas fait tant de chemin que cela, je pensais toujours à LUI et quasiment tous les soirs il était dans ma tête. Il m' arrivait même d' en rêver.

Je me giflais mentalement.

On arrêtait de penser à lui, il y avait mon amoureux qui était aux petits soins pour moi, il faisait tout pour que je sois heureuse, il était fidèle, gentil, et en plus il se débrouillait au lit... Que demander de plus ?

- Bella ! Quel plaisir !

Un fenêtre s' ouvrait. Je ne pouvais que sourire en le voyant connecté.

Merde et maintenant je passais pour une garce. J' étais devenu une garce insatisfaite.

- Salut toi ! Répondis je

Il - enfin je supposais - n' était qu' un ami. Nous parlions de tout et de rien, mais jamais de sujet qui fâche. Je ne l' avais jamais vu, nous ne parlions quasiment pas de l' endroit où nous vivions et je n' avais pas l' intention que cela change. J' avais joué avec le feu il y plus d' un an, je m' étais brûlée et ne voulais surtout pas recommencer.

Au début j' étais venue sur ce site pour passer le temps, discuter avec des gens et le gros avantage était que si j' en avais marre je n' avais juste qu' à cliquer et je passais à autre chose, un vrai régal pour quelqu'un d'aussi asocial que moi.

Au début je ne rencontrais que des personnes sans intérêt ou des hommes qui ne recherchent que des coups d' un soir, ce que je ne voulais définitivement pas, surtout que j' avais quand même mis sur mon profil que j' étais en couple. Puis j' étais tombée sur un jeune homme, nous avions tout de suite accroché, ce qui m' avait rassuré au départ c' était qu' il n' était pas dans le pays donc pas de risque inconsidéré de le rejoindre chez lui pour quelques moments que je regretterai toute ma vie. Il me permettait de m' évader et de ne penser à rien. Je pouvais être qui je souhaitais sans mes problèmes.

- Tu vas me dire ton nom ?

Je rigolais toute seule. A chaque fois je lui posais cette question et à chaque fois il me répondait :

- Devine !

Je l' imaginais rire mais pas longtemps. Je ne devais pas m' aventurer sur ce terrain là, trop glissant. Nous parlions de tout et de rien jusqu'à ce qu' il me pose des questions personnelles. Trop personnelles.

- Confie moi un de secret. Quelque chose que tu n' as jamais avoué à personne.

- Non. Écrivais je fermement.

Il ne me répondait rien. Moi non plus, trop de souvenirs douloureux apparaissait devant mes yeux. J' avais cru progresser c dernières 24 heures, je n' y avais pas pensé.

- Pourquoi tu gâches tout ? Demandais je déchirée.

J' étais prête à tout éteindre. Mon cœur me faisait trop souffrir. Pathétique.

- Je suis désolé ma jolie Bella. Je ne voulais pas te blesser, je veux juste te connaitre.

Je soupirais.

- Tu me connais. Dis je fébrilement.

- Tu ne me montres que ce que tu veux. Ouvres moi ton cœur, s' il te plait.

- Pourquoi ?

- Pourquoi pas ?

- Quel est l' intérêt ? De toute façon ce n' est pas comme si nous étions de vrais amis ou que nous allions nous voir un jour. Cela t' apporterait quoi ?

J' étais un peu agressive dans mes paroles mais j' ai toujours été ainsi, ce que je pensais, je le disais. Point. Cela plait, tant mieux, cela ne plait pas, tant pis pour eux.

- Tout doux la tigresse !

Je me renfrognais. Arriverais je un jour à le faire fuir ?

- Effectivement, cela ne m' apporterait rien, à part peut être t' aider dans tes problèmes.

- J' ai vu un psy pour cela. Répondis je du tac au tac.

- Et cela t' a aidé ?

- ...

Réponse très perspicace, mais je ne voulais pas avouer que oui. Si ca se trouve c' était mon psy sous un pseudo et il voulait encore me psychanaliser... Ok, je débloquais. De toute façon je m'entendais trop bien avec Scorpion pour qu 'il soit Emmett Cullen.

- Mais encore ?

J' aurais parié que mon interlocuteur s 'amusait de la situation

- Oui...

- Mais pas complètement.

Je regardais la réponse, effarée.

- Es tu sur que tu ne me connais pas ? On ne se serait pas déjà parlé ? J' ai l' impression que tu me connais beaucoup trop !

Je tapais sur « entrée » fière de moi. Pourquoi je ne le savais pas, j' étais bizarre et je m'en accommodais très bien.

- Oh non je sais ! Rajoutais je. Tu es un psychopathe qui me suit partout et qui va finir par me tuer ?

Malgré moi je jetais un coup d' œil, pas très rassurée, à ma fenêtre.

- Je te promets que je ne suis pas un fou furieux. Me rassurait il

- Ils disent tous ca ! Ricanais je devant mon ordinateur.

- Et Miss Bella a encore changé de sujet. Mais sérieusement, parler à un quelqu'un qui ne te jugera pas, peut importe ce que tu as fait peut d 'aider. Puis je peux peut être trouver une solution à ton problème.

Je méditais ses paroles.

- Ne me fais tu pas confiance ? Me demandait il

- Si...

Une partie de moi - surement la plus folle - lui faisait confiance les yeux fermés et l' autre partie, la plus rationnelle, me disait de me méfier. Mais je n' étais pas vraiment équilibrée, je ne l' ai jamais été de toute façon. Après tout j' ai travaillé 4 ans en boite de nuit ! Faut être complètement fou pour faire cela... Ou moi dans toute ma splendeur.

- Qu 'est ce qui te retient alors ?

- La douleur. Répondis je sans y réfléchir.

- Lance toi et si c' est trop pénible on arrête.

Mes doigts étaient prêt à écrire, je n' avais plus qu' à presser les touches pour lui confier ma vie, mais je me retenais.

- Bella ? Tu es toujours avec moi ?

Je fixais l' écran sans bouger, à essayer de rassembler tout mon courage. J' étais capable de me sortir les doigts du cul et d' y arriver. J' avais comme un bon pressentiment.

Une fois mon courage transféré dans mes doigts, il ne me restait plus qu' à aligner les mots correctement. Mais par ou commencer ?

- Je suis sur que tu es une femme forte, tu peux tout surmonter. Cela se voit dans tes yeux.

- Mes yeux ? Demandais je perdue

- Ta photo de profil...

Ok, il devait sûrement me prendre pour une idiote sans cervelle.

- Ah...

Je me sentais soudain très... Con. Voila c 'était le mot. Je devais arrêter de me dire que nous nous étions déjà parlé ou rencontré.

Je ne savais pas ce qui me passait par la tête mais je me lançais. Ce coup si ce n' était pas les papillons mal placés mais c' était mon pressentiment. Il y a toujours un truc bizarre en moi. Es ce que pour les autres c' était pareil ?

- Tu sais que je travaillais en boite de nuit ? Commençais je

- Comment l'oublier...

- Pervers ! Souriais je doucement

- La soirée se déroulait normalement, comme d'habitude mais je ne savais pas encore que j' avais tort. En quelques secondes tout a changé.

Je reprenais mon souffle, je m' étais sûrement mise en apnée.

- Après cette nuit la, toute ma vie a changé. Rajoutais je

- Qu' est ce qui a changé ?

- Je suis devenu faible, guimauve. Lui expliquais je

- Tu n' aimes pas ça ?

« Non. » grognais je à voix haute

- Non. Écrivais je, me rappelant qu' il ne pouvait pas m' entendre. J' aimais la MOI d' avant. J' aimais ma vie d' avant et j' ai honte de ce que j' en ai fait.

- Si tu n' aimes pas ta vie, pourquoi ne pas tout changer ?

- Si tout était aussi simple... soufflais je

- Es ce que ta vie est si compliquée que cela ?

Il devait être vraiment pris par mon récit, ses réponses ne tardaient jamais à arriver.

- Ma vie ? Surement pas plus que les autres, mes sentiments ? Mon dieu, une catastrophe. C' est trop compliqué dans ma tête. Trop embrouillé. Si seulement je ne l' avais pas rencontré. lâchais je après quelques instants de réflexions.

Par contre là il avait mis quelques secondes supplémentaires pour répondre. Écrivait il une longue phrase ?

- Qui ?

Tout ce temps pour UN mot ? Bizarre...

- Un type à l'endroit ou je travaille... Travaillais.

- Que s' est il passé ? T' a t' il fait du mal ?

- Non. Pas physiquement du moins.

Là aussi quelques secondes en trop. Je savais qu' il écrivait vite, jamais il ne me faisait attendre trop longtemps sans une bonne raison de le faire.

- Vous vous connaissiez depuis longtemps ?

- Quelques minutes mais pour moi, ça a été quelque chose de magique genre un coup de foudre... Je suis pathétique, hein ? Lui demandais je.

Je ne voulais surtout pas de réponse à cette question, c' était juste une question posée comme cela, qui n 'attend aucune réponse.

- Non, juste amoureuse. Il n' y a rien de mal à cela. Me rassurait il, en vain.

J' étais une tête de mule et quand j' avais une idée en tête je ne l' avais pas ailleurs. La preuve, il faut voir ou j' en étais...

- Si, c'est mal, surtout quand tu sais que tu ne le reverras jamais et qu' il partira avec ton cœur, et le pire, il ne le sait même pas.

- Et s' il avait gardé ton cœur ? Et puis dit toi qu' il n'avait peut être pas le choix.

- Tu es un mec, tu le défends... Solidarité masculine !

Aucune réponse.

- Tu es toujours la ? Demandais je inquiète.

- Oui, oui... Tu as la haine contre ce type, pourtant avec ton métier de danseuse, tu as du rencontrer pleins de crétins ?

- As tu oublié ton premier amour ?

- Il l' était ? Tu n' as jamais aimé personne d'autre avant ? Il avait l' air étonné

- Tu ne réponds pas à ma question... grognais je

- Et alors ? Tu réponds aux miennes ?

Ok, il marquait un point. J' aimais bien cet homme avec qui je discutais, il n' y avait pas de prises de tête, quelques petits conflits de temps en temps mais quelques minutes plus tard tout était réglé. Il ne se prenait pas la tête et c'est tout ce dont j' avais besoin.

Depuis son départ, ma vie avait été plus que compliquée. Toute ma carapace - que j' avais mis des années à construire - s' était fissurée. Avant j' étais une fille dure à approcher, j' avais peu d' amis mais c' était des vrais amis, et j' aimais le coté intouchable que je m' étais créée. Je n' aimais personne et c' est cruel à dire mais mes parents non plus je ne les aimais pas. Et c' est toujours le cas maintenant.

Entre un père qui ne s ' était jamais occupé de moi et pour cause il nous avait foutu à la porte ma mère et moi quand j' avais un an. Je tenais à préciser qu'il ne m' avait pas reconnu donc pas de pension alimentaire... Radin et enfoiré jusqu'aux bouts des ongles...

Et une mère dépressive et suicidaire, qui me rejetait toutes ses erreurs au visage, dur à encaisser quand on était une adolescente voire une enfant. Elle me laissait seule, je devais me débrouiller à la maison. Merci du cadeau. Bienvenu dans la vie Bella ! Sourit et bats toi ! Et c' est ce que j' avais fait.

J' avais sûrement grandi trop vite. Mais au moins ça m' avait rendu plus forte. L' avantage que j' avais eu avec cette situation familiale particulière c'est que, lorsque je me prenais une claque dans la figure, je me relevais encore plus forte et invulnérable. C' était en partie pour cette raison que je refusais de tomber amoureuse. Tomber amoureux signifiait s' attacher et souffrir par la suite. J' avais bien vu avec mes géniteurs... Forcement étant plus jeune je les avais aimés. J' avais malheureusement bien vite compris mon erreur.

Cela faisait 3 ans que je ne leur avais pas adressé la parole, mon père parce qu' il s' était trouvé une copine qui n' avait pas la moitié de son âge, une gourde que je ne pouvais pas voir, cliché mais malheureusement vrai et ma mère parce qu' elle s' était trouvée UNE copine. Elle pensait que je lui en voulais alors que je n' en avais rien à faire. Ma meilleure amie est lesbienne et cela m' importe peu. Enfin les gens malades se font souvent des films et quoi que tu leur racontes c' est de ta faute. Bien que personnellement je ne trouvais pas que la dépression était une maladie, c' était plus une faiblesse mais cela n 'était que mon point de vue.

Alors oui tout est de ma faute, mon père qui s' est tiré, ma mère malade, et Jasper qui s' est barré. J'assume la misère du monde si cela peut leur faire plaisir, pourtant je ne me reproche rien sauf peut être le dernier point quoi que je ne fais pas trop confiance à mes réflexions ses derniers temps...

Les gens me demandaient pourquoi j' avais coupé les ponts avec eux, alors je leur répondais simplement « Ce n'est pas parce que quelqu'un vous a donné la vie qu'elle peut vous la gâcher. »

Et mon dieu qu' est ce qu' ils avaient pu me la pourrir mais maintenant que j' étais indépendante, j'essayais de faire ma vie loin d'eux loin de la souffrance qu' ils m' avaient apporté. Cela n' avait pas été facile mais je m' étais battue et j' avais réussi.

Après on se demandait pourquoi cela me rebutait temps les sentiments amoureux... Parce que qui dit amour dit attachement pour une personne et dans ma vie cela veut dire déception et souffrance.

Malgré cela, je trouvais que c' était un miracle si j' étais encore capable d' éprouver des sentiments pour quelqu'un. Mes amis n' avaient pas tort quand ils disaient que j' étais une handicapée des sentiments.

Mais après l' avoir vu, LUI, cela m' avait rappelé qu' être normale pouvait avoir du bon. Certes cela fait quasiment deux ans que je souffrais mais j' avais réussi à passer à autre chose enfin en apparence parce que même si je ne montrais pas ma souffrance elle était toujours présente. Disons que la tristesse que j' éprouvais à son égard s' était greffé à celles de mes géniteurs. J' avais du mal à les appeler « parents ». Des parents sont des êtres aimants qui témoignent de l'affection pour leur enfants. Tout ce que je n'avais pas eu. Certes je n' avais manqué de rien sauf de l' amour véritable.

- Bella ? Bella ?

Je me reconnectais à la réalité en voyant la fenêtre de discutions clignoter.

- Ca va ? Tout va bien ?

- Désolée j'étais dans mes pensées.

- J'espère que tu pensais à moi...

Les 3 petits points étaient tellement significatif, parfois il était ainsi mais il voyait que je ne répondais rien ou que je passais à autre chose alors il n' insistait pas. Es ce qu' il pouvait sentir que cela me gênait ? Non non il ne pouvait pas. J' étais derrière mon ordinateur et lui derrière le sien à plusieurs kilomètres l' un de l' autre. Je soupirais mais je préférais ne rien répondre cela compliquerait encore plus ma situation actuelle. Surtout que je m'entendais vraiment bien avec lui. De la à parler d'amour, il y avait encore du chemin mais au fil du temps je pourrais sans doute tomber amoureuse. VRAIMENT amoureuse, j' aimais mon fiancé mais pas de la BONNE façon. Ce qui serait miraculeux parce que je ne pouvais quasiment pas me LE sortir de la tête.

Même quand Embry - mon fiancé - m'avait demandé en mariage j'avais dit oui sans y réfléchir, je pensais encore à Jasper. Au fond de moi j' aurais voulu que ce soit lui. Mais ce jour là je m' étais promis d' avancer et de faire des efforts pour aller mieux.. Tous mes proches en avaient fait pour moi pendant les quelques mois qui avait suivi son départ.

Et oui je m' étais fiancée à un journaliste alors que je le connaissais depuis environ un an. Nous nous voyions depuis environ 8 mois. La première fois que je l' avais vu c' était à la boite où je travaillais. Il était venu fêter sa promotion. Je me moquais des filles qui s'accrochaient rapidement à une personne et qui dans la suite logique se mariaient rapidement. Tout ce que je vivais à ce moment de ma vie. J' étais pathétique et le resterais sûrement encore quelques temps. Et le pire dans tout ça c'est que j'avais peur de me retrouver seule, je ne voulais plus être seule moi qui adorait ma solitude. Là dès que je me retrouvais seule dans notre appartement je me sentais... Bizarre. Je ne savais pas quel mot employer, c' était encore et toujours embrouillé dans ma tête.

- Je dois te laisser. Répondis je

- Si c' est pour ce que j' ai dis tout à l'heure... C' était pour plaisanter. Tu le sais ?

- Je sais, ne t' en fais pas. A bientôt. Bye.

- Bye.

Il plaisantait, je le savais, pourtant une partie de moi voulait qu' il n' en plaisante pas, si seulement il pouvait être LUI. Si seulement j'avais suffisamment de courage pour me mettre un coup de pied au cul au lieu de me morfondre...

Ouais.. Dans un monde parallèle ! Me crachait ma petite voix intérieure, celle qui est très énervante et qui a toujours raison.

Merde, ou sont passé mes tripes ?


 

- Je peux te poser un question ? Me demandait il

- Bien sur, tu ne gènes pas d' habitude.

- Celle la est personnelle.

Je ne le voyais pas mais il avait l' air hésitant.

- Va y, puis personne ne m' oblige à répondre si je n' en ai pas envie, le rassurais je

Je n' aimais pas qu' il se sente ainsi, bizarre comme comportement, mais c' était moi alors pourquoi pas.

- Comment as tu connu ton copain ?

- En boite de nuit, ou je travaillais. Restais je vague.

- Dis m' en plus s' il te plait ?

- Pourquoi ferais je ca ? J' ai répondu à ta question non ?

- Oui mais dit m' en plus.

- D' accord, capitulais je

Je soufflais avant de partir dans mon récit.

- Je ne supportais plus ma solitude alors j'avais commencé à sortir avec lui mais je ne l' aimais pas, je l' appréciais. Au début il n'était qu' un homme comme les autres, tu sais, un que tu croises dans la vie et s' il en sort ce n 'est pas grave mais il est devenu un de mes amis. Rapidement nous étions par sortir ensemble. Chose nouvelle, je le supportais, plus de 3 jours, un magnifique exploit, j'étais passée au delà de mon aversion pour les relations longues, c' est te dire à quel point j'avais changé. Par la suite tout c' est enchainé rapidement. J' avais rapidement posé mes bagages chez lui. Mais il n' y avait pas que cela de nouveau, j' avais aussi arrêté de travailler en boite de nuit. Chaque soirée était une torture pour mon cœur.

- Donc tu ne l' aimes pas ? Concluait il après quelques minutes de silence.

- Pas véritablement. Lui répondis je honnêtement. Mais je tiens beaucoup à lui. Rajoutais je, je ne voulais pas qu' il y ait de confusion, plus qu' il y en avait.

Je ne voyais pas ou il voulait en venir. Allait il recommencer ses insinuations ? Je craignais que s 'il continuait ainsi je sois obligée de couper court à nos conversations.

- Tu ne te vois pas finir ta vie avec lui ?

- Je ne sais pas.

Et c' était vrai, qui pouvait dire comment nous serions dans quelques années ? Combien de couples divorcent alors qu' ils pensaient leur amour indestructible ? Es ce que j' aurai changé dans quelques années ? Es ce qu Embry aura changé ? Trop de paramètres étaient à prendre en compte, pour le moment nous étions bien ensemble mais il se pourrait qu' il se lasse de moi ou inversement, ou même que Jasper puisse un jour me tomber dans les bras ? Ok, stop j 'arrêtais mes divagations.

- Pourquoi ces questions ?

- J' ai fais un rêve de nous deux cette nuit.

- Oh...

Que répondre à un homme qui disait avoir rêvé de vous ?

- Veux tu savoir ?

- ...

- Rien de traumatisant pour toi, promis !

- Vas y je t 'écoute Mr le comique.

- Quelque chose simple, nous vivions tous les deux dans le même appartement, je prenais soin de toi, tu étais souriante, éblouissante même.

A t' il véritablement rêvé de cela ? Je trouvais cela bancal.

- Il est bizarre ton rêve.

- Venant de la fille qui se décrit comme telle, je prends ça pour un compliment.

Voyant que je ne répondais pas, il écrivait autre chose.

- Et je nous y aurais bien vu, dans l' avenir, toi et moi, tous deux, ensemble jusqu'à ce que tu ne puisses plus me voir en peinture.

- Mais encore ? Comment nous vois tu ? Dans l'avenir je veux dire. Lui demandais je curieuse. Et pas dans tes rêves !

- Sur une terrasse en haut d' un immense immeuble, un magnifique belvédère, ou nous serons tous les deux assis sur une table en train de discuter de tout et de rien après un bon diner, nous finirons ce super repas - il va de soit que je te l' aurai spréparé avec amour- par des fraises à la chantilly. Me décrivait il

Jolie vision, mais elle le serait encore plus si je voyais son visage, non je n' étais pas quelqu'un de superficiel mais il était toujours plus facile de s' imaginer quelque chose si on voyait son visage. Beau ou moche peut importe, c' était ce qu' il y avait à l' intérieur de la personne qui comptait. Personnellement je ne sortirais pas avec un mec beau à crever mais qui serait fou ou un truc qui y ressemble. Cela me donnerait des frissons.

Malgré moi je cassais son beau tableau de nous deux.

- Je t'arrête, j'aime pas les fraises...

Difficile, mais je ne me referais pas. Trop tard et trop têtue pour essayer de nouvelles choses surtout en nourriture, en sexe, pourquoi pas... On voit ou se trouve mes priorités...

- Ok. De toute façon moi non plus je n' aime pas ca !

- Alors pourquoi ces fruits ?

- Je sais pas, tout le monde aime les fraises.

- Sauf nous deux ! Souriais je à moi même.

Encore quelque chose que nous avions en commun. Non pas que je m' étais fait une liste, mais j' avais juste remarqué quelques petites choses.

- Des framboises ?

- Parfait. J' aime ca ! Continue. Lui ordonnais je presque.

- Bien sur, vu que nous aurions trainé à table, des lanternes disposées un peut partout nous éclaireraient.

- Et dans quel pays nous trouverons nous ? Mr le grand voyageur.

J' étais de plus en plus amusée par cela, bizarrement je m' y voyais déjà. Même les petits détails insignifiants.

- Brésil ? Proposait il

- J'aime pas trop !

- Cuba ?

- Non ! Trop chaud !

- Et bien choisis Mademoiselle la difficile !

- Tu m'emmènerais où je voudrais ?

Je me mordais la lèvre inférieure, impatiente de connaitre ses réponses. J'aimais de plus en plus notre petit jeu.

- Au bout du monde si c'est là que tu veux aller...

Oh merde, je tombais amoureuse de mon correspondant sur le web. Correspondant dont je ne connaissais toujours pas le nom à part son pseudo : Scorpion.

- Au fait, tu ne m' as toujours pas dit ton vrai nom. Tu connais tout de moi, même mes plus sombres pensées et moi je ne sais pas grand chose de toi. Je sais juste que tu as du quitter le pays quelque temps. Ou es tu allé ?

- Au Danemark.

Mon cœur battait à 100 à l' heure en lisant sa réponse.

Comme Jasper quand il m' avait laissé dans cette salle en boite de nuit. Il devait prendre son putain d' avion. Avion que j' avais du maudire au moins une centaine de fois.

Je devais changer de sujet sinon j' étais bonne pour repartir voir mon psy.

- Pourquoi ce pseudo ? Ré attaquais je

- Mon nouveau tatouage.

- Ou l'as tu fait ?

- Dans l'aine.

Je repartais dans mes souvenirs. Avant qu' il ne me quitte pour prendre son PUTAIN d' avion, je lui avais laisser un petit souvenir. Je voulais qu' il se rappelle de moi au moins quelques jours. Son rire, lorsque je lui avais fait était gravé en moi.

- Pourquoi ici ?

- Parce qu' une personne chère à mon cœur m' avait laissé un beau souvenir.

J'avais bloqué sur mon écran, lisant encore et encore cette phrase. Est ce que des coïncidences comme celles ci arrivaient souvent ? J' espérais de tout mon cœur que c' en était une. Ou sinon le destin était cruel avec moi pour me torturer ainsi.

- Bella ?

Je voyais la fenêtre de discussion clignoter mais je n' avais pas le courage de répondre. Je ne me sentais pas bien. Est ce que c' était avec lui que je discutais depuis plusieurs semaines ? Étais je si sotte pour ne pas m' être rendu compte que c' était lui ? Mais comment aurai je pu savoir que c' était Jasper, nous n' avions que peu discuté et après tout je le connaissais à peine.

Pathétique, j' étais tombée amoureuse d' un physique. Génial je me détestais encore plus. J' étais devenu une fille superficielle qui n' aimait que les hommes beaux.

- Je dois y aller.

Je déconnectais rapidement et m' éloignais de cet ordinateur de malheur. Je n' y ai pas touché pendant plusieurs jours.

En ouvrant mon compte, j' avais plusieurs messages privés mais ils n' étaient pas intéressants d'ailleurs ils finissaient tous dans la corbeille, à par un. Scorpion. Je m'empressais de l' ouvrir.

- Bella ? Je veux te voir.

Simple et précis. Heureusement qu' il n' était pas connecté. Je n' aurais pas eu la force de lui parler.

- Je ne veux pas. Écrivais je

J' étais prête à l'envoyer mais je me devais de lui donner quelques explications supplémentaires.

- Cela compliquerait trop les choses. Rajoutais je

Le lendemain j'avais une réponse, toujours en message privé.

- Elles le sont déjà. Disait il

Il en avait de bonnes, lui.

- Justement. Répondis je simplement.

Il allait me filer des migraines. Le lendemain je n' avais pas de réponse. Avait il eu le temps de venir sur le site ? Était il trop occupé ?

- Dis moi ton nom, ordonnais je

J' aurai été en face de lui je l'aurai secoué comme un pruneau pour qu' il me crache enfin son foutu nom. Mais pendant plusieurs jours il ne m' avait pas répondu. Pourtant je savais qu' il venait sur le site, c' était marqué sur son profil.

Alors que je n' espérais plus, j' avais eu une réponse.

- Jasper W. avait il écrit.

Dieu merci j' étais assise, je me serais écroulée si j' avais été debout. Je relisais son nom encore et encore. Coïncidence ? Non, impossible, Jasper n' était pas un nom très repandu. Surtout avec un nom de famille comme le sien.

Et là, que répondre ? Mais ce n' était pas mon problème principal, j' avais parlé à Jasper pendant plusieurs semaines alors qu' il m' obsédait même après tout ce temps. Là tout de suite je n' avais qu' une envie c' était de hurler ma colère, ma peine et tous les sentiments que je n' arrivais pas à identifier qui se bousculaient en moi.

Une fois la fenêtre ouverte et une voix cassée plus tard à cause de hurlements je me ré- installais devant mon PC.

J' étais prête à déverser toute ma colère contre lui, pour m' avoir torturée ainsi, les choses auraient été différentes s' il me l' avait dit dès le début. Je ne savais pas ce qui aurait changé mais sûrement beaucoup de choses.

Je commençais à lui écrire un message digne de Bella Swan en colère mais finalement je l' effaçais. Après tout c' était lui qui était venu me parler en premier. Cela voulait il dire qu' il ne m'avait pas oublié et que j' avais compté pour lui. Il avait fait un tatouage ou je l' avais marqué. Ce n' était pas rien. Puis toutes ses phrases subtiles qu' il glissait dans la conversation. J' avais de l' importance pour lui. Je comptais pour lui. Comment lui en vouloir ? Ah oui, il m' avait fait voir un psy parce qu' il avait brulé mes derniers neurones en me retournant le cerveau. CA c' était une bonne raison !

La seule ? Non, ma mauvaise foi pouvait en trouver plein d' autres mais la vérité c' était qu' il m' avait apporté quelques moments de réel bonheur qu' à mon avis peu de personnes avaient connu.

J' écrivais les quelques mots qui seraient ma perte.

- Non. Cela n' est définitivement pas possible.

Je me dépêchais de l'envoyer avant de me dégonfler et de dire oui. Tout mon corps me criait de me jeter dans ses bras, de faire les quelques kilomètres qui nous séparait et de ne plus le quitter.

Je reculais le moment ou je verrais sa réponse, j' avais la bonne excuse que maintenant j' étais prise une bonne partie de mes journées et que mon fiancé était plus souvent à la maison. Mais aujourd'hui mes amies excitées comme des puces m' avaient laissé quelques heures pour me reposer. Je remercierai Rosalie plus tard pour avoir proposer ce repos. Certes sa phrase d' accompagnement ne me plaisait guère : Tu as une tête à faire peur ! Je me demande comme Embry peut encore dormir avec toi...

Mon amie dans toute sa splendeur. Et le pire c' était qu 'elle le pensait vraiment. De toute façon je ne pouvais pas lui en vouloir elle n' avait pas vraiment tort. Le fait de savoir que c' était Jasper avec qui je correspondais m' empêchais de dormir, ou si par bonheur j' y arrivais je le revoyais en train de me sourire comme un bienheureux. Ma culpabilité faisait le reste.

Mais la je me lançais et ouvrais ma boite de message privé.

- Je t' en prie ma jolie danseuse, quelques minutes et après je te laisserai tranquille si c' est ce que tu souhaites.

Non je ne le souhaitais pas, si je le voyais je partirais avec lui et cela m' était impossible je voulais continuer de me voir dans une glace. Cela ne serait pas correct par rapport à Embry.

- Je souhaite tellement de choses mais non.

Encore une fois je me dépêchais de l' envoyer avant de craquer. J' ouvrais un autre message.

- Je vais me marier. Écrivais je du bout des doigts.

Je soufflais avant de continuer.

- Dans quelques jours. Rajoutais je, fébrile.

- Adieu. Le dernier mot que je lui écrivais. C' était une promesse que je tiendrais même si cela serait dur j' y arriverais.

« Message envoyé. » lisais je à voix haute. « Adieu. » murmurais je du bout des lèvres.

La mort dans l' âme je me déconnectais pour ne plus y revenir. Je n' effacerais pas mon profil, j' y avais passé de bons moments même si c'était avec lui. J' aurais du m' en douter. Tous mes derniers souvenirs heureux je les avais passé avec lui, comment un parfait inconnu aurait pu me faire sourire comme lui le faisait ? Cela devait être un signe du destin, que je m' efforçais d' effacer de ma mémoire. De toute façon j' aurais été incapable de cliquer sur « Supprimer ce profil ». J' avais épuisée mon stock de courage en lui disant pour mon mariage. Lui rajouter que j' aurais été heureuse aurait été un mensonge et sachant que c' était mon Jasper de l'autre coté m' empêchait de lui mentir.

Je passais ma journée de repos cachée sous ma couette. Embry me rejoignait le soir et me prenait dans ses bras.

« Je te promets que tout ira mieux dans quelques jours. » me murmurait il tendrement à l' oreille.

Mes sanglots redoublaient et lui me berçait doucement.

« C 'est une promesse mon ange, bientôt tu seras souriante et la plus heureuse. »

J' étais trop fatiguée et déprimée pour analyser correctement ses paroles qui à mes yeux n' avaient que peu de sens. Parlait il de notre mariage ? Pensait il que la préparation me stressait ? Qu' une fois la bague au doigt j' irais mieux ? Comme si tous mes tourment partait avec le « Je le veux » ? Si cela pouvait être vrai... J' étais bonne pour avoir un bon mal de tête demain matin.

Comme prévu ma tête me faisait souffrir, je me dirigeais au radar vers la salle de bain pour prendre de quoi me soulager et retournait me cacher dans le lit attendant que les médicaments fasse effet. Je ne devais plus pleurer, trop douloureux pour mon pauvre petit cerveau.

Ayant des obligations pour la journée je me levais à contre cœur et partait dans le salon. J' ai été surprise d' y voir mon fiancé, assis devant l' ordinateur.

« Tu ne travailles pas ? » lui demandais je d' une voix crispée.

Il savait que j' allais sur le site mais j' avais peur qu' il interprète mal ce que j'avais pu écrire, surtout nos dernières conversations avec Jasper. Embry avait été si gentil avec moi depuis le début, et je ne voulais pas le poignarder dans le dos.

« Plus tard. » dit il lui aussi crispé mais je le sentais gêné.

Crispé je pouvais comprendre, mais gêné ? La, je ne saisissais pas.

Il fermait rapidement la fenêtre qui était ouverte m' empêchant d' en voir le contenu. Je ne m' en formalisais pas, je lui faisais confiance, c' était en moi que je ne l' avais pas.

Je l' embrassais doucement et me reculais. La gêne persistait sur son visage, je n' aimais pas le voir ainsi alors je m' asseyais sur ses genoux, passais mes bras autour de son cou et posais mon visage contre son épaule. Il posait doucement ses bras autour de ma taille et me collait contre lui.

« Tu vas mieux ? » me demandait il

« Oui. Dans tes bras je suis bien. »

Mensonge sans en être un, bien je l' étais, pas autant qu' avec Jasper mais je l' étais et c' était le principal.


 

Nous étions la veille de notre mariage, Embry m' avait invité au restaurant. Depuis notre conversation dans le salon, il y a maintenant deux jours, Embry était bizarre, je le sentais plus distant et il y avait toujours cette gêne ancrée sur son visage quand il me regardait.

« Tu me trompes ? » lui demandais je alors que nous lisions la carte.

« Hein ? Quoi ? Non ! » s' exclamait il étonné

« Alors pourquoi es tu comme ca ? » lui demandais je perdue.

« Pour rien. » répondait il évasivement, et en plus il regardait sa montre comme s 'il attendait quelque chose ou quelqu'un.

« Es tu pressé ? »

« Non. » répondait il à son tour perdu

« Alors pourquoi regardes tu ta montre toutes les 30 secondes ? » le questionnais je curieuse et maintenant inquiète. « Tu veux me quitter ? » m 'écriais je complètement paniquée.

Je n' étais pas prête à me retrouver seule pour le moment, peut être que plus tard j' en serais capable mais pas pour le moment, j' aimais sa présence près de moi.

« Non. » disait il d 'un ton ferme. « Ne t' inquiète pas mon ange. Ok ? » me demandait il prenant ma main par dessus la table.

« Comment veux tu que je ne m'inquiète pas ? »

« Ok. » soufflait il « J' ai une surprise pour toi. » lâchait il

« Oh... »

Bella Swan ou comment tout gâcher. Foutue curiosité ! Je grimaçais désolée de lui avoir gâché sa surprise mais je me reprenais vite.

« C'est quoi ? » lui demandais je un grand sourire aux lèvres.

« Je ne te dirais rien, même pas la peine d' essayer. »

On allait voir ça. Peu importe l 'endroit où je me trouvais et partais m' asseoir sur les genoux de mon homme. J' approchais ma bouche de la sienne pour l' embrasser en y mettant tout mon talent pour le faire craquer. Mais notre baiser ne prenait pas la tournure que je voulais, il était devenu doux, passionné, comme si lui et moi le savourions comme si c' était le dernier.

Nous nous reculions à bout de souffle, les yeux dans les yeux. A présent je le voyais triste, il y avait définitivement quelque chose qui n' allait pas.

« Bien essayé mon ange mais je ne changerai pas d' avis. » murmurait il, une pointe de tristesse dans la voix et, à bien regarder, aussi dans ses yeux. « Je t' aime tu le sais ? »

« Bien sur. » répondis je sur le même ton.

Je lui caressais doucement la joue.

« Je ferais n' importe quoi pour que tu sois heureuse. » rajoutait il après un énième regard sur sa montre.

Le visage torturé, il me faisait comprendre de me rasseoir à sa place, j' appréhendais de plus en plus ce qui allait s passéer Je ne savais pas si j' allais aimer la suite. J'avais l' impression qu' il voulait rompre avec moi mais sans vraiment le faire, en tout cas c' était le sentiment que j' avais. Par contre sa main ne lâchait pas la mienne, il me tenait même fermement. Voulait il en même temps me retenir ? Moi qui me croyais compliquée, je ne l' étais peut être pas tant que cela...

« Même si pour cela tu dois vivre loin de moi. »

Maintenant je le regardais vraiment de travers, j' étais larguée.

« Bonjour. » entendis je une voix derrière moi.

Voix que j' aurai reconnu entre mille, pourtant je ne l' avais pas entendu longtemps. Figée sur ma chaise je ne pouvais pas me retourner. Je voyais Embry qui faisait la navette entre lui et moi. Lui qui s' était avancé pour se mettre à mes cotés. Mon cerveau se reconnectait doucement.

« Je n' y suis pour rien ! » m' exclamais je une fois l'usage de la parole revenue.

Je n' osais d'ailleurs pas tourner la tête à droite, je focalisais mon regard sur Embry et le fait de savoir que Jasper me regardait m' obligeait à ne pas tourner les yeux et la tête. Pourtant tout mon corps me criait de lui sauter dans les bras.

« Je le sais. » répondait mon fiancé ? Calmement. « C' est moi qui l' ai invité. »

« Quoi ? » m 'écriais je en faisant un bond hors de ma chaise « Pourquoi ? » demandais je plus perdue que jamais.

« Bella... » soufflait Jasper.

« Toi, tais toi ! » lui ordonnais je en tournant la tête vers lui.

Grosse erreur. Maintenant je ne pouvais plus détacher mon regard de lui, j' aurais bien dit qu' il n' y avait qu' une explosion de bonheur en moi - ce qui ne m' était pas arrivé depuis trop longtemps, pas à ce degré là - mais il y avait aussi mes sentiments négatifs refoulés depuis trop longtemps. Jasper, lui aussi me fixait avec joie, envie, désir et tout un tas de sentiments heureux.

« C' est pour CA. » expliquait Embry.

Encore une fois je le regardais perdue

« Cela fait au moins 5 minutes que vous vous regardez sans faire attention à ce qui vous entoure. »

« Oh. » lâchais je

Je voulais m' excuser auprès de mon fiancé ? Mais il me coupait la parole.

« Ne t' excuse pas mon ange, je savais qu' en le faisant venir tu réagirais ainsi, une petite partie de moi avait espérer que tu me choisirais. » J'ouvrais la bouche pour le couper mais il m' arrêtait d' un geste de la main. « Laisse moi finir. Mais je t' ai promis que tu seras pleinement heureuse, et il n' y a qu' avec lui que tu le seras vraiment. »

Il se levait et venait m' embrasser sur le front, j' en avais les larmes aux yeux. Génial, comment allais je faire pour me regarder dans une glace...

« Maintenant je veux que tu vives la vie que tu mérites. Ok ? »

« Ok. »

« Quant à toi. » Il se retournait à présent vers Jasper. « Fais là ENCORE souffrir et je m'occuperais personnellement de ton cas. »

Il en avait pas l' air mais il pouvait être flippant quand il le voulait... Il m'embrassait une dernière fois sur le front avant de s' éclipser pour nous laisser tous les deux. J 'espérais au fond de moi que je pourrais le remercier plus tard de l' avoir fait venir à notre déjeuner, pour le moment ce n' était pas gagné, bien qu' intérieurement je sautais de joie de l' avoir près de moi. Mais le souci, il venait ENCORE une fois de chambouler toute ma vie, il ne fallait pas que cela devienne une habitude, je n' y survivrais pas. Je voyais du coin de l' oeil Embry passer la porte du restaurant. Mon ex fiancé était vraiment parfait, il ne voulait que mon bonheur et était prêt à s' effacer au détriment d' un autre.

Jasper s' approchait de moi, mon corps et mon cœur attendait avec impatience ce toucher mais avant j' avais des compte à régler avec lui.

« Bella ? » m' appelait il

J' étais sur le point d' exploser, j' arrivais encore à me contenir jusqu'au moment où il s' était approché de moi, surement pour me prendre dans ses bras et que je m' étais reculée brusquement. Il n'allait pas s'en sortir si facilement. On avait des comptes à régler tous les deux. Je ne pouvais pas effacer quasiment deux ans de ma vie par une simple étreinte, même si c' était Jasper Whitlock. De toute façon je savais que je finirais dans ses bras mais avant je m' étais mise à lui hurler dessus pour sortir tout ce que j' avais sur le cœur, j' avais commencé par le culot qu' il avait eu de se pointer ici, pour avoir pris son putain d' avion - je lui en voulais toujours à celui la - pour m' avoir laissée, pour toute la souffrance que j' avais enduré à cause de lui, de la personne que j' étais devenue après son départ et pour toutes les choses futiles qui me passaient par la tête. Je lui reprochais de ne m' avoir rien dit sur le site. J' avais tellement de haine en moi qui sortait et je ne me sentais pas capable de m' arrêter, j' avais besoin de tout exprimer à voix haute.

Pendant mon récit, je distinguais ses émotions tristesse, douleur, peine, regret. Finalement nous avions tous les deux souffert. Je pouvais deviner qu' il était comme moi, aussi mal. Je le voyais et par dessus tout je le comprenais mieux que personne pour avoir vécu les même chose que lui et sûrement en même temps.

Il me regardait bizarrement. Je ne l' avais pas habitué à autant d 'excès surtout en public, je savais quand même me tenir.

« Quoi ? » Grognais je « J' oubliai ! » m' écriais je « Tu vas me rembourser ma thérapie ! » le menaçais je avec... Mon index.

Ok, il me regardait encore plus de travers, je devais avouer que j' avais mis beaucoup de haine dans ma dernière phrase. Ca, il allait me le payer... Je ne savais pas comment mais je me ferai rembourser ces horribles heures de tortures !

Je me devais de lui expliquer mon comportement volcanique.

« Je suis comme une éponge, j'encaisse, j'encaisse et quand tu appuies, je ressors tout ce que j' ai en moi. » dis je à bout de souffle.

« Tu as fini ? » me demandait Jasper un léger sourire sur les lèvres.

Je m' apprêtais à en remettre une couche, j' avais la nette impression qu' il se moquait de moi. J' ouvrais la bouche pour continuer de crier mais je n' avais pas pu aller jusqu'au bout de mon projet que sa bouche se posait sur la mienne. Notre baiser qui était tendre au début était vite devenu enflammé et passionné mais il restait parfait parce que c' était lui et que j' étais heureuse, comme je ne l' avais jamais été.

« Mon dieu que cela m'a manqué. » murmurait il contre ma bouche, un sourire idiot placardé sur le visage, mais ça lui allait tellement bien.

« Et moi donc... » répondis je heureuse comme je ne l'avais jamais été et des étoiles dans les yeux. « Je t'aime. »

Pathétique...


FIN


 Alors ? Cette fin ?

Je sais pas trop de Jasper dans cette fiction, désolée pour les accro ! lol.

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Commentaires (8)

1. TWICK mercredi, 27 Août 2014

Petite histoire fluide et très bien écrite... Jaimr beaucoup la fin quelque peu attendu mais pas telle que j'aurais cru....
Merci

2. Hermione 1888 mercredi, 13 Novembre 2013

Vraiment sympa =)))
Et je suis contente que le caractère de Bella soit ooc par rapport aux romans , parce que dans les bouquins , je ne supporte pas son caractère de "soumise guimauve ultra naïve" (même si j'aime bien le personnage de Bella quand même)
En conclusion, quand j'ai lu cette fic, d'autres fics sur Jasper/Bella et d'autres fics sur Alec /Bella , le couple Bella / Edward me ressort par les yeux, et Edward n'est plus effrayant du tout par rapport à des "mâles" comme le Major ou Alec =)) !!!
Bravo et encore bravo, je trouve que tu écris toujours super bien (après ce n'est que mon avis.)
=)) Bye !!!

3. hp-drago mardi, 15 Janvier 2013

coucou sandrine

j'avais écrit cette histoire pour un concours, je suis contente qu' elle soit toujours lu

bisous

4. Sandrine dimanche, 13 Janvier 2013

j' adore c' est trop bien!!!!!!!!!!

5. Paule lundi, 29 Octobre 2012

pas mal la fin j'aime bien aimés

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017