Le secret d'Esmé

 

Disclamer : Tout à Stephenie Meyer

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PDV Esmée

Que personne ne se méprenne, j'adore ma famille, je les aime comme si c'était mes propres enfants mais ils n'ont pas besoin de moi.

D'ailleurs, ont-ils eu besoin de moi un jour ?

Aux yeux de tous, je suis leur mère, mais à mes yeux je ne suis qu'Esmée. Certes je suis mariée et TRES heureuse mais il me manque toujours un petit quelque chose…

Le trouverai-je un jour ?

Je crois que j'ai besoin d'être importante ; indispensable à quelqu'un…Mais vu ma condition vampirique je crois que cela n'arrivera jamais. Je suis condamnée à cette « vie ».

Mes deux enfants - certains plus vieux que moi - viennent me prendre dans leur bras. L'un à senti ma tristesse et l'autre à surement du entendre la fin de mes pensées. Ils m'embrassent chacun sur une joue. Après ce petit moment d'intimité, chacun part à ses occupations et moi, bien moi je pars me promener dans les bois.

« Veux tu que je te tienne compagnie Esmée? » me demande mon premier fils.

Non merci, répondis je par la pensée.

Je sens que j'ai besoin d'y aller seule. Etrange comme sensation mais je vais la suivre.

Cela fait plusieurs heures que je marche sans but précis, ni destination. Mon portable sonne, je n'y prête pas attention. Il fait noir mais qu'importe. Je marche, laissant mes pas me porter la ou ils veulent .

Malgré que je connaisse ces bois, tous mes sens sont en alertes. Il n'y a personne aux alentours, les animaux me fuient. J'entend juste un cœur qui bat faiblement, cette bête va mourir. Bête ? Peut être pas… Je sens du sang humain. Il va mourir. Néanmoins je m'approche. Curiosité morbide ? Peut être. Après tout je suis un vampire. Mon instinct me laisse l'approcher, il n'y a aucun danger.

Arrivé à vitesse vampirique près du mourant, je me stoppe devant ce spectacle.

IL, est en réalité ELLE. Une adolescente de surement dix sept ans, brune, les yeux marrons, fine, très fine, à vu d'œil, ma taille. Je ne m'en rend pas compte parce qu'elle est allongé au sol. Ses yeux à peine ouvert. Son œil gauche est violacé, elle a du sang sur ses mains, le siens qui coulent de ses bras nues. On dirait qu'elle s'est fait battre. Un élan de compassion s'émane de moi. Cette pauvre enfant. Ses pieds sont nues et ensanglantés. Sa chemise légère est en lambeau, surtout sur son dos. Je peux voir sur ses cuisses des bleues plus ou moins ressent. Pauvre enfant. Elle me regarde, suppliante, ne pouvant surement pas parler. Je m'accroupi à coté d'elle.

« Aidez moi. » souffle t'elle avant de tomber inconsciente.

Je la prend dans mes bras et l'emmène dans le cottage que Carlisle et moi utilisons quand nous voulons nous retrouver seul. Son sang à une bonne odeur mais ma priorité est de l'aider.

Avec mon mari comme médecin, je sais ce qu'il faut faire. Je l'allonge sur le lit, j'ai juste le temps d'aller chercher un verre d'eau sucré et des gâteaux qu'elle ouvre les yeux. Je lui met quasiment de force dans la bouche mais elle les mange rapidement.

« Repose toi. » dis je posant ma main sur son front. « Tu es en sécurité avec moi. » la rassurai-je

Vu ses cernes elle ne doit pas beaucoup dormir. Mon dieu, mais quelle vie a-t-elle eu ? Alors qu'elle dort, je retourne à la maison. C'est à ce moment que je me rend compte qu'il fait jour et que tout le monde est à l'école ou au travail. Je prend tout le nécessaire pour la soigner. Heureusement que mon mari ramène du travail - inutile - à la maison. Je retourne au cottage. Je la soigne alors que ma protégé dort à point fermé. Je la veille toute la journée. Elle se réveille calmement mais se met à paniquer.

« Il… Mon dieu… Il va me fâcher… Je dois rentrer… Il va pas être content… Je … Je dois partir… Maintenant… » panique t'elle commençant à se lever.

Je l'arrête et la rallonge doucement.

« Je ne sais pas ou tu veux partir mais tu n'iras pas. Je te protègerai. Plus personne ne te fera du mal. » dis je doucement mais fermement.

« Mais il va me retrouver, se fâcher. Je vais être puni. Il va se fâcher, il va pas être content. » dit elle paniquée, commençant à trembler.

Mon instinct et pas celui vampirique me dit de la prendre dans mes bras pour la calmer ; ce que je fais. Elle pleure, son corps est secoué de tremblement. Je la console comme je peux. Je ne suis pas experte en câlin. Mais à ce moment je me sens bien, je me sens utile. Elle s'endort.

« Tu ne retourneras pas chez ce tortionnaire. Je te le promet. » murmurai-je pour ne pas la réveiller.


Les jours qui passent, je nourris et soigne ma protégée. Elle est à moi. Elle dort beaucoup. Pauvre enfant. Personne ne sait pour elle. J'ai réussi à cacher mes pensées. Quoi qu'il en soit, je me sens vivre.

Elle ouvre les yeux.

« Bonjour jeune demoiselle. » souris je doucement.

Elle n'essaye plus de fuir mais elle parle peut. Je ne connais même pas son nom. Alors je commence mon interrogatoire.

« Peux tu me dire ton nom ? »

« B… Isabella. Swan.»

« Tu es la fille du chérif ! » constatai-je horrifiée.

Elle fait oui de la tête.

« Es ce que c'est lui qui t'a fait ca ? » demandai-je montrant l'ensemble de son corps.

Son œil est toujours violet mais sa lèvre n'est plus gonflés. Ses bleues disparaissent mais les marques de ceintures dans son dos sont toujours présentent.

La elle panique.

« Je ne dirais rien et comme je te l'ai promis tu restes avec moi » la rassurai-je « Sauf si tu tiens absolument à partir. » dis je brisé.

« N… Non, je suis bien ici avec vous. »

Prise d'un élan maternel - je crois - je la prend dans mes bras, je l'autorise même à l'embrasser sur la joue.

« Ton père (je crache ce mot) doit te chercher. Tes amis ? Le lycée ?»commençai-je à paniquée.

Ils vont tous me prendre pour une kidnappeuse d'ado.

« Je ne vais pas au lycée. » souffle t'elle « Je n'ai pas d'ami. »

Elle me raconte avec du mal qu'elle vit enfermer chez son père. Elle croit que son père à honte, il lui a mis dans la tête qu'elle était une tare, une honte.

C'est vrai que j'ai entendu par mon mari que le shérif avait une fille qui était attardée mental, c'est pour ca qu'il la gardait chez lui. Tu parles, c'est pour mieux la frapper. a-t-il osé ? Je regarde MA Isabella. Es ce que je lui demande.

« Isabella, ton père t'a il fait autre chose ? » demandai-je prudemment.

Elle me fait non de la tête. Ouf. Je ne sais pas si j'aurai été capable de retenir mes pulsions meurtrières à l'égard de cet homme.

« Depuis combien de temps cela dure t'il ? »

Elle hausse les épaules.

Depuis ces confidences, je me sens proche d'elle, après tout mon passé est quasiment semblable au sien.

« Vous êtes différentes. » dit elle touchant ma main.

« Dans bien des domaines. »

Elle me regarde interrogative. Je ne vais pas lui dire que je suis une vampire, comment va-t-elle réagir ?

D'un coup elle se recule brusquement de moi, paniquée.

« Vous… Vous allez me tuer ? » demande t'elle les yeux plein de larmes.

Mon dieu !

« Ai-je parlé à voix haute ? » Elle fait oui de la tête. « Non mon ange, je ne vais pas te tuer, tu es… Tu compte beaucoup à mes yeux. »

Elle me regarde suspicieuse. Il y a de quoi il faut dire. Je me met à lui expliquer ce que nous sommes, moi et ma famille. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle me fait confiance. Mes enfants m'ont toujours dit que j'avais ce don, je pouvais charmer n'importe qui. Je n'y ai jamais cru mais peut être qu'ils ont raison. Elle ne veut pas voir mes autres enfants, ni mon mari. La confiance qu'elle a dans les hommes doit vraiment être réduite. Je la comprend. Dans un sens je suis contente qu'elle sache et qu'elle ne veut pas les voir, ainsi je peux la garder pour moi seule.

Après ma révélation, on parle plus toutes les deux, j'apprend à la connaitre. Mon portable sonne mais je ne répond pas, Alice a du le voir. Normalement elle n'a pas vu Isabella vu que je refuse de leur montrer.

« Tu sais mon ange, ma famille va s'inquiéter, je ne les vois pas souvent. »

« Tu vas partir et plus revenir ? »

« Non non non, je ne peux pas me passé de toi, tu es trop importe. Ces deux semaines sont génial et je veux qu'il y en ait plein d'autres. » la rassurai-je

C'est vrai, cette enfant à besoin d'amour et je vais lui donner tout le mien.

« Je reviendrai te voir d'est que possible. Ils sont beaucoup occupé, par conséquent j'ai du temps à t'accorder. »

Je l'embrasse sur le front.

« Dors, je serai de retour à ton réveil. »

Je me dirige rapidement à la maison avant le retour de tout le monde, surtout que je les vois peux en ce moment. Parfois la nuit, je pars faire un tour, voir Isabella dormir. Mon mari se demande ce que je fabrique mais adorable qu'il est, il ne dit rien. Par contre je sais que mes « enfants » eux sont plus curieux comme Emmett. Jasper me sent surement plus joyeuse et Edward est suspicieux.

Tout le monde arrive.

Comme à son habitude, Edward va se mettre à jouer, mais cette fois je suis plus souriante.

« Quel est la raison de ce sourire ? »

LA, ca se complique, je ne dois pas y penser. Edward dit que son don l'énerve mais il est bien content de le trouver pour essayer de percer mon secret.

« Un secret ? »

Et zut !

« Et toi ? L'école ? Toujours pas de petite amie ? »

Edward n'aime pas que l'on aborde ce surjet et comme à chaque fois il claque la porte pour aller faire un tour dans les bois. J'espère juste qu'il n'ira pas au cottage.

« Au cottage ? » demande t'il « Qu'Est-ce qu'il y a là bas ? »

« Rien qui ne te regarde. S'il te plait Edward n'y va pas. Je te laisse ton intimité, laisse moi la mienne. »

Si mon cœur battait encore il voudrait sortir de ma poitrine.

« Tu n'es pas en danger ? » demande t'il inquiet

« Danger ? » demande Rosalie dans les escaliers.

« Qui ? » rajoute Jasper

« Bagarre ? » en remet une couche Emmett

« Je n'ai rien vu. » boude Alice dans les bras de son mari.

« Non, non, personne et non Emmett. » répondis je à toutes les questions.

Ils me regardent tous suspicieusement. N'Ai-je pas été aussi discrète que je le croyais ?

« Tout va bien, je vous assure. »

« As-tu un amant ? » demande Rosalie

Je ne peux pas m'empêcher de rigoler.

« Ne dite pas d'ânerie. Je suis juste heureuse. Rien d'autre. Ne vous inquiétez pas pour moi. »

« Mais tu as un secret. » rajoute Edward

« On en a tous. »

« Même si avec Edward, c'est dure ! » dit Emmett sur le ton de la plaisanterie.

Après avoir passé quelques temps à les rassurer que je vais bien et que tout va bien ; chacun retourne à ses occupations. Et moi, mon esprit dérive vers Isabella, j'espère qu'elle ne s'inquiète pas et qu'elle n'a pas trop peur toute seule dans les bois.

J'entend mon adorable mari entrer. Après un rapide baiser on part s'isoler tous les deux.

« Tu sais que je n'aime pas m'immiscer dans ta vie privé, tout du moins celle que tu veux garder secrète. »

Je lui souris tendrement le remercient du regard.

« Néanmoins… »

Je savais que c'était trop beau. D'un coup je me sens honteuse de LA cacher à mon mari - mais c'est la mienne - je me tortille sur le canapé comme une petite fille pris la main dans le pot de cookies.

Carlisle me fixe intensément.

Je commence à paniquer, j'espère qu'il ne va pas me forcer à lui révéler mon secret. Je ne suis pas prête à le dire. Cela ne fait qu'une semaine qu'elle est près de moi. Une semaine ou je re « vis », une semaine que je suis importante. ai-je trouvé en cette adolescente maltraité ce que je cherchais ? Je crois.

« Pourquoi as-tu eu besoin de la trousse de premier secours ? »

« C'est cela qui t'a tracassé toute cette semaine ? »

« En partie, le chef de la police a perdu sa fille attardé mental. Toute la ville la recherche. J'espère que tu n'as rien à voir dans cela ? »

« Non » répondis je sur de moi.

La facilité des vampires à menti est bien utile.

« Ouf… J'ai eu peur que tu … Je ne sais pas… »

« La tuer ? » dis je horrifiée à l'idée de mordre Isabella.

« Je ne t'en voudrai pas, personne ne t'en voudrait. »

« Merci. »

« Je te fais confiance, tu le sais ? »

« Mais bien sur, tu es juste inquiet pour les tiens. » le rassurai-je.

Je l'embrasse rapidement. Ma reste dans la sienne.

« Tu sais ce qu'il fera s'il la retrouve ? » demandai-je

J'essaye de ne pas montrer mon animosité pour ce monstre.

« Sa fille est handicapée mentale, aucune remontrance ne lui sera utile. Elle s'est surement perdue dans les bois? On va la retrouver. En tout cas il a l'air vraiment inquiet. Il doit l'aimer très fort. »

Je ne peux retenir un sifflement de haine.

Mon mari me regarde de travers.

« Sais tu quelque chose que j'ignore ? »

« Non ? »

« Alors pourquoi cette colère ? De plus tu essayes de me briser les doigts. »

« Pardon. Mais crois tu qu'il soit ce qu'il prétend ? »

Je ne veux pas qu'il l'aide à la retrouver. Je ne veux pas la rendre à ce monstre. Mon mari me dévisage. Je n'ai jamais su garder un secret bien longtemps mais ni Isabella ni moi ne voulons la montrer aux autres.

« Je ne te demanderai rien d'autre mais quand tu auras envie de le dire je serai la. »

C'est à lui de m'embrasser. On passe la soirée tous les duex, juste à savourer la présence de l'autre. Mon mari doit retourner travailler et moi je dois la rejoindre, ma bouffé d'oxygène.

« Carlisle ? »

« Oui ? »

« Je ne veux pas que tu l'aides. »

Il sait de qui je parle.

« Si cela se trouve elle est en danger. »

Je le regarde suppliant. Il souffle. Le pouvoir des femmes.

« Très bien. »

Soudain soulagée et heureuse je lui saute dans les bras, mais je ne fais pas attention à ma force et nous fait traversé la porte de notre chambre mais qu'importe je suis dans les bras de l'homme que j'aime et entrain de l'embrasser. Il ne le sait pas, mais je lui évite des regrets pour avoir aider ce monstre parce que mon mari l'aurait retrouvé.

Certes je ne le fais pas que pour lui mais bon…

Un sifflement et un « Eurk » nous font stoppé notre étreinte. Le « eurk » vient d'Emmett et le sifflement de Jasper.

« Prenez une chambre et la casser pas celle la. » se moque Jasper.

« Salles gosses. » souffle mon mari.


Je me dirige vers le cottage, toute contente d'avoir su garder mon secret et retrouver ma petite puce. Je la vois lire un livre, elle a repris des couleurs. Ses blessures la font moins souffir.

« Ton père te recherche. » soufflai-je

Je la fais sursauter et le livre tombe à terre. Ses beaux yeux marrons ne fixent paniqué.

« ILS ne te retrouveront pas. Je te cacherai au bout du monde s'il le faut. » la rassurai-je encore mais j'aime la consoler. « Alors enlève ce visage si triste et fait moi ton plus beau sourire. »

Elle me sourit et vient d'elle-même se blottir dans mes bras.

« Ton père est un véritable monstre. Toi, si douce, gentille et je suis sur intelligent. Comment peux il raconter à tous que tu as une déficience ? »

Elle hausse les épaules et se colle un peut plus à moi.

« Merci. » murmure t'elle.

« Mias de rien ma belle. »

« Tu m'as sauvé de mon enfer. »

« Je serai venu te chercher si j'avais su. »

« Je ne veux pas y retourner. »

« Je ne te laisserai pas y retourner. »

« Je sais que tu m'en empêcheras. »

« Je sais que tu n'iras pas de ton plein gré. »

« Je ne te remercierai jamais assez. »

« C'est moi qui te remercie. »

« Tu es aussi douce que ma mère. »

« J'aimerai être ta mère. »

« Deviens ma mère, mon amie, ma confidente. »

« Tu est déjà tout cela à mes yeux. »

J'aurai pu pleurer je l'aurai fait mais Isabella pleure pour deux.

Il est impressionnant de voir à la vitesse à laquelle je me suis attachée à cet enfant.

« Qu'est il arrivée à ta mère ? » demandai-je

« Je ne sais pas trop, je crois qu'elle est morte mais peut importe, j'ai gagné une autre mère. »


Plus les jours avancent, plus j'ai du mal à me séparer de mon aute enfant. Un mois que je l'ai trouvé, un mois qu'elle est à moi, un mois que je suis importante, un mois ou elle est heureuse, un mois de bonheur juste entre elle et moi. JUSTE elle et moi. Rien n'y personne ne sait notre secret. J'en suis fière.

S'il me la reprenait ?

S'il l'éloignait de moi ?

S'il me prenait mon enfant ?

Je les tuerai tous. Etre séparé d'elle m'est impossible.

« Tu vas être en retard. » dit elle regardant l'heure.

« Cela va être dure de ne pas te voir ma puce pendant deux jours. »

« Tu ne veux pas ta surprise ? »

« Tu aimes les surprises ? »

« Si je les connais avant… »

On rigole toutes les deux. J'aime ces moments, elle ne rit quasiment plus. Son innocence est parti bien trop vite.

Après un dernier calin, je me sépare de ma fille et rentre chez moi en trainant des pieds. Tout le monde m'accueil souriant, moi je veux retourner d'où je viens.

Jasper et Edward grimacent. Je ne fais pas d'effort pour être plus souriante. Ils savent que je ne suis pas fan des surprises.

Ils me forcent à m'assoir sur le canapé à coté de mon mari.

« Voila. » commence Alice.

« On s'est tous cotisé… » continue Rosalie

« Vous nous avez piqué nos cartes de crédit. » souffle mon mari.

C'est pour cela que je ne la trouvai plus pour faire mes courses.

« Simple détail. » réplique Jasper

« Mais qui a son importance » continu Edward

« On vous a payé un voyage ce week end ! » lâche Emmett toujours aussi impatient.

« EMMETT ! » dirent en cœur mes quatre enfants.

Mon cœur se coupe en deux, d'un coté je suis contente de partir avec mon mari, cela va nous faire du bien de nous retrouver - l'éloignement est entièrement due à moi - et de l'autre il y a ma puce. Deux jours sans la voir. Oups… Zut, zut, zut, zut, zut, zut et RE zut. Edward me regarde soupçonneux.

Ne dit rien s'il te plait. Demandai-je par la pensée.

Il fait oui de la tête.

« Merci. »

On embrasse tous nos enfants. Finalement cela va me faire du bien.

Bien sur mon petit lutin nous a déjà fait nos bagages. On part ^pour l'aéroport pour deux jours à Londres. J'ai toujours aimé cette ville.


Après ce merveilleux weekend passé avec mon adorable mari, nous rentrons. Emmett est venu nous chercher, il nous prend dans ses bras mais je sens son regard s'attarder sur moi.

« Quoi ? » demandai-je « J'ai un bouton sur le nez ? » me moquai-je pour le faire sortir de sa contemplation.

On rigole.

« Non, non, tu as juste une ride ici. » dit il me montrant le coin de mon œil.

Je lui tire la langue avant de les suivre dans leur fou rire. Je sais qu'il ne pensait pas à cela. Serait il pour MA Isabella ? Comment ? Non, je psychote complètement.

« Alors Londres ? » demandent Alice et Rosalie une fois installé dans le salon.

« Ou est Edward ? » demandai-je

Gros blanc

« Euuuuhhhhh. » dit intelligemment Jasper

« On s'en fiche. » dit Alice « Raconter nous tout ! ET je veux les détails ! »

« Les détails de comment j'ai enlevé les vêtements de ta mère ? » demande mon mari fière de lui.

Pour la forme je lui met un coup de coude dans son bras mais je souris repensant à ces beaux moments. On leur raconte nos visites, nos balades. Je suis quand même inquiète, ou est Edward ? Je ne suis pas non plus aveugle, c'est quoi tous ces regards. Comme si j'avais un troisième œil. Il n'y a qu'une solution, ils savent. Je suis partagée entre la colère et le calme. Après tout ils peuvent, ils doivent savoir. Bien sur le calme l'emporte, Jasper.

Une fois la maison vide, je pars voir ma petite puce mais je n'ai toujours pas vu Edward. Plus j'avance vers le cottage, plus j'appréhende.

J'ai raison. Il y a une autre odeur. Un autre vampire. Et pas n'importe lequel. La colère de tout à l'heure revient mais je me force à la canaliser pour ne pas faire peur à mon ange. Je ne peux m'empêcher d'ouvrir la porte brutalement. Je me fige devant la scène qui se déroule devant moi.

Je vois MA Isabella, un regard légèrement paniquée caché derrière ce traitre d'Edward qui baisse les yeux. Il a entendu mes pensées. On reste la à se fixer.

« Tu es fâchée ? » me demande doucement Isabella toujours derrière Edward

Oui je suis fâchée mais pas contre toi. Mais cela je ne vais pas lui dire, vu la proximité de mon fils avec elle. La seule chose que je peux faire est sourire gentiment sans laisser exploser ma colère et ma tristesse, tristesse parce que j'ai l'impression de l'avoir perdu. Elle était mon secret, elle était juste à moi.

Edward va pour ouvrir la bouche mais en pensées je lui ordonne de se taire.

MA Isabella va pour s'avancer vers moi mais Edward met son bras devant elle. C'était le seul geste à ne pas faire. Il se prend pour qui à la protéger de moi ? Je me précipite vers lui et le martèle de coup de point sur le torse. Bien sur, même en mettant toute ma force il ne bouge pas. Il me laisse faire. Mon ange s'est reculé dans un coin, vraiment pas rassurée. Je m'en veux mais je ne peux m'arrêter, elle était à moi, JUSTE à MOI. Il me l'a volé !

« Je t'en veux Edward » soufflai-je en m'arrêtant de le frapper.

« Moi aussi je m'en veux maman. » répond t'il aussi triste que moi. « Je ne l'ai pas fait exprès. » souffle t'il.

C'était ma fille.

« Elle l'est toujours. »

Juste à moi.

« Tu es sa seule véritable maman. Elle te considère comme. Elle a besoin de toi. »

« C'est vrai ? » demandai-je pleine d'espoir.

« Mais oui, n'en doute jamais. »

On regarde tous les deux Bella, qui est accroupi au sol, comme elle le faisait quand son père la battait. Je m'approche doucement.

« Pardon mon ange. »

Elle relève ses yeux rougis vers moi.

« Ce n'est pas contre toi. C'est contre… Moi. Je suis jalouse. Je ne voulais pas te partager. »

« Moi non plus… Je ne veux pas te partager. » dit elle timidement.

J'ouvre mes bras, elle vient s'y blottir. Je l'embrasse sur la tête.

« Tu me laisserais pas, hein ? » dit elle paniquée « Même s'il y a Edward ? »

« Tu es ma petite puce. » dis je

Je prend mon courage à deux mains.

« Tu es ma fille. »

Elle me regarde émue, des larmes s'écoulent sur ses joues, notre étreinte se resserre.

« Tu ne m'en veux pas ? » me demande mon fils

« Je t'en voudrai que si tu la rend malheureuse »

« Cela n'est pas dans mes projets. » me rassure t'il.

« Les autres le savent ? »

« Oui. »

« Isabella, veux tu les rencontrer ? » demande gentiment Edward.

« Tu restes avec moi. » Elle hésite « Maman… »

A ce moment j'ai envie de sauter partout, mon cœur est tellement rempli d'amour pour ma nouvelle fille. La partie que je ne savais comblée, l'est à présent. Il me manquait Isabella. Une enfant qui à REELEMENT besoin de moi. Je l'embrasse sur les deux joues.

C'est le cœur rempli de bonheur que nous rejoignons le reste de la famille.

FIN

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Commentaires (4)

1. Solène jeudi, 07 Mars 2013

J'ai beaucoup aimé mais je dois avouer que j'ai été un peu déçue de ne pas trouver de suite ^^

2. Paule dimanche, 28 Octobre 2012

Super ta fic mais j'espère qu'elle soit plus longue et que Bella finisse avec Jasper mais bon chaqu'un ses gouts , merci pour l'histoire

3. hp-drago samedi, 01 Septembre 2012

merci Tess pour ton commentaire, c'est vrai que c'est un peu court, j'avoue ^^. Peut être qu'un jour j'écrirai la suite même si pour le moment ce n'est pas au programme !
a bientôt

4. Tess samedi, 01 Septembre 2012

Superbe histoire, bien qu'un peu courte, j'ai lue le début sur Fanfiction.net et je voulais vraiment connaitre la suite, tu es douée pour écrire.
Bonne continuation, au revoir

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017