Le secret perdu du voile

Chapitre 16 : Et de un !

Chapitres précédents

La jeune femme se contente de leur sourire avant de claquer la porte, les laissant dans le couloir.

Hermione a eu du mal à trouver les sortilèges pour créer son mot de passe par toucher sur la poignée et sur une partie précise de la porte. Ou si ça ne marche pas, elle doit écrire sur la porte son mot de passe : Serpentard. Ce qu’aucun ne trouvera. Comme Sirius l’a dit, son esprit est tortu. Bien qu’elle est persuadée que Sirius qui la connaît de plus en plus, pourrait trouver.

OoO

- Ou m’emmènes-tu en pleine nuit ?

Sirius essaye de ne pas se montrer lubrique mais devant l’air d’ Hermione s’est loupé.

- A quoi penses-tu ? Précisément, demande Hermione, nullement dupe.

Le jeune homme est gêné et frotte sa nuque. Des images peut chastes d’ Hermione apparaissant dans sa tête. Il se rend bien compte que leur amitié évolue vers quelque chose de plus et cela le perturbe. Il ne sait pas si c’est une bonne chose ou alors si ça va les compliquer. Il ne peut pas perdre Hermione.

Sirius ne sait pas qu’Hermione a le même cheminement de pensées que lui, en peut être légèrement moins osées.

- Je suis un homme, tu ne peux pas m’en vouloir, se défend Sirius, toujours en gardant un œil sur la carte du maraudeur.

Sirius n’est pas sûr de rester impassible s’il la regarde.

- Tu es un adolescent.

- Oui et bien c’est pire. Bien que mon expérience d’adulte ne soit pas…

- Conventionnelle ? Propose Hermione pour ne pas le mettre mal à l’aise et ne pas elle non plus être gênée par la sexualité de Sirius. Bizarrement, l’imaginer avec une femme la dérange plus que cela le devrait.

- On peut dire ça, grimace Sirius.

Hermione pose sa main sur le bras de son ami pour le réconforter. Aucun d’eux n’aime repenser à ces moments douloureux.

- Nous ferons tout pour que les erreurs de notre passé ne se refasse pas, affirme la jeune femme. Nous y som...

- Chut.

En quelques secondes, Sirius colle Hermione contre lui et les recouvre de la cape d’invisibilité. Ils retiennent leur souffle lorsque le concierge passe à quelques mètres d’eux en marmonnant. Heureusement qu’il n’a pas emmené Miss Teigne avec lui, sinon ils auraient été cuit. Pourtant aucun des deux ne fait attention à Argus ; bien trop concentré à se fixer et chacun bien conscient de leur corps se touchant de très près.

A peine la lumière disparu, Sirius se recule un peu brusquement d’Hermione, qui est clairement amusée par sa réaction, ayant bien compris le « petit » problème de son ami. Bien sûr, Hermione est un peu gênée - elle a passé un an avec deux garçons. Et parfois elle les a vu, malgré elle, dans des situations gênantes - mais elle est aussi flattée.

- On va où ? Demande Sirius sans la regarder.

Sirius, inconscient de l’amusement de son amie, se morigène de son comportement. Malgré les semaines qui sont passés, il ne peut occulter son véritable âge même si son corps d’adolescent s’en moque complètement. D’ailleurs, il n’est même pas sûr de se souvenir comment faire. Et après ses douze ans à Askaban, les envies n’étaient pas là. Pour être honnête avec lui-même, c’est depuis son arrivé ici et plus précisément en apprenant à connaître Hermione que ses envies sont revenus.

- Ici, dit Hermione en admirant le tableau des Trolls en tutu.

- Je n’ai jamais mis ton intelligence en doute mais, je sais qu’il n’y a rien derrière cette horrible peinture.

- C’est justement parce que tout le montre trouve cela bizarre qu’il se cache ici des choses extraordinaire.

Hermione fait pivoter Sirius fasse au mur nu.

- Il va falloir que tu m’expliques, dit Sirius perdu.

- Nan, mais tu vas faire trois aller-retour en pensant que tu veux une salle pour y cacher quelque chose.

- Te moques-tu de moi ?

- Peut-être mais tu ne le sauras pas tant que tu n’auras pas essayé.

Septique, Sirius se lance en pensant à la salle.

- Voilà, c’est fait, dit il en se tournant vers Hermione. Si jamais c’est une blague, elle est bien trouvé.

Hermione, souriante, pointe du doigt la porte qui est apparue. Sirius regarde celle-ci, bouche-bée.

- Aller, entrons, mais s’il te plaît, ne touche à rien. Il y a des choses dangereuses là-dedans, frisonne Hermione.

Sirius pousse la porte et reste interloqué devant tout ce bordel.

- C’est la salle va-et viens. Tu demandes et tu as, explique Hermione. C’est Neville qui l’a trouvé lors de notre cinquième année. Nous voulions une salle qu’Ombrage ne trouverait pas.

- Pourquoi cette pièce là ?

- Voldemort y a caché quelque chose. Nous devons le trouver. Le problème c’est que je ne sais pas où. C’est Harry qui l’a trouvé. Tout ce que je sais c’est qu’il est en hauteur, posé sur un buste en pierre.

Sirius sort sa baguette. Ils s’avancent dans la salle.

- Le plus important est de savoir que la magie n’a aucun effet sur l’objet, dit Hermione faisant monter le suspens.

- Et qu’est ce que c’est ?

- Le diadème de Serdaigle.

- Le… Diadème de Serdaigle ? Celui perdu depuis des siècles ?

- Tom l’a trouvé.

- Qu’est qu’il peut bien faire avec ?

- Il est fasciné par les fondateurs de Poudlard

Ils marchent en silence, les yeux à l’affût de Diadème de Rowena Serdaigle.

- Tu as dit que la magie n’avait pas d’effet sur le Diadème. La recherche va être longue, soupire Sirius.

- Oui, répond Hermione perdue.

- Mais pas sur les autres objets, dit Sirius triomphant

- Tu veux détruire des objets rares ?

- Comme ce magnifique tas de chaises cassées ? Oui, je te l’accorde, c’est une collection rare, se moque gentiment Sirius.

Hermione le bouscule gentiment, et bien décidé de se venger.

- Et ça ? Crois-tu qu’il faille le détruire ?

Sirius reste bloqué devant le tas de balai. Même s’il n’est pas un joueur de Quiddich assidu, il apprécie de voler.

En tout cas, il apprécie de plus en plus le côté espiègle d’ Hermione.

- Crois-tu que je puisse en sortir un ?

- Oui, si ça n’appartient pas à la salle. Tu veux jouer au Quiddich sur cette relique ? Même moi, je sais que ça ne vaut rien.

- Pour jouer, je suis d’accord, mais c’est l’un des premiers balai pour le sport. Il a des siècles. Ça ferait un beau cadeau pour James, explique Sirius.

- Met-le de côté, on reviendra le chercher plus tard. Et peut-être qu’on trouvera quelque chose pour Remus, dit Hermione.

Sirius sort précautionneusement le vieux balai et le pose sur une pile de coussins.

Ils cherchent pendant encore quelques temps sans rien trouver, comme si la salle était sans fin. L’un comme l’autre commence à se dire qu’il faudra revenir un autre soir.

- Tu m’as dit que le diadème de Serdaigle était sur un buste.

- Oui.

- Et si on l’appelait ? Je me mets en hauteur sur un balai et voit d’où ça vient ?

- OK. En espérant qu’il n’y en a pas des centaines.

- Concentre-toi sur ce que tu sais de ce buste.

Une fois en place, Hermione jette un sort d’écho, comme ça si le diadème tombe, ils auront un point de repère.

Hermione se concentre sur le buste dont au final, elle ne sait pas grand-chose et envoie son premier accio dans une direction, un buste arrive mais rien d’autre.

- Fait attention, j’ai entendu vibré, il doit y en avoir pleins, dit Sirius perché sur son balai.

- Très rassurant, murmure Hermione.

Après plusieurs essais et une attaque de dix bustes qu’ Hermione a réussit à détruire grâce à ses reflex de guerres. Ils commencent à désespérer et à fatiguer.

- Si tu veux, on peut faire une pause, propose Sirius, voyant que ses sorts sont de moins en moins puissant.

- Une dernière, on y est presque, dit-elle déterminée. Je peux y arriver.

Et c’est lui qui est têtu ?

Sirius n’est pas convaincu et voit que la brune commence à vaciller, pourtant, il la laisse faire.

Hermione se concentre et jette son ultime accio buste. Cette fois, ils entendent clairement le diadème lorsqu’il tombe au sol. Sirius sur son balai se précipite vers le bruit et reste en vol juste au dessus.

Revigorée, Hermione le rejoint en courant. Sirius se pose à côté d’elle.

- Ma famille a plein d’objets de magie noire mais ce truc, c’est le mal.

- C’est un horcruxe, dit Hermione les dents serrées.

- Horcruxe… Horcruxe… Aide-moi, dit l’adulte en Sirius.

- Morceau d’âme mise dans un objet grâce à un meurtre.

Sirius frisonne de la tête aux pieds ; mais il est aussi choqué de son sang-froid. A ce moment, il se demande ce qui s’est passé et à quel point cela a été terrible pour eux, pour qu’elle soit si calme. Il n’a qu’une envie, la prendre dans ses bras pour lui montrer qu’elle n’aura plus jamais à subir ce genre de chose et qu’elle n’est pas seule.

- Harry, sa cicatrice, était un horcruxe, d’où son lien avec Voldemort, dit-elle toujours dénuée d’émotion. On l’a appris durant la guerre de Poudlard. Du moins, c’est la conclusion que j’ai faite quand Voldemort a parlé avec Harry avant de le tuer.

Sirius est trop choqué pour bouger. Hermione lui donne trop d’informations et comprend de nouveaux, pourquoi elle ne voulait pas lui parler de ses proches.

- Tom Jedusor en a fait… continue Hermione, sur son ton atone.

- Tom ? Le coupe Sirius.

- Tom Elvis Jedusor ou Voldemort, sang-mêlé de son état en a créé six, plus Harry mais c’était probablement accidentel.

- Il faut le détruire, frisonne toujours Sirius.

- J’en ai déjà détruit un, dit Hermione, toujours monotone, fixant le diadème.

Hermione sent les effets néfastes de l’horcruxe sur elle. Même si elle les combats de toutes ses forces, tous ses souvenirs de guerre viennent la frapper de plein fouets, lui faisant quasiment perdre pieds. Ce sont les questions de Sirius qui la maintienne.

- Comment ?

- Avec un crochet de Basilic, dans la chambre des secrets.

Hermione s’approche pour le prendre mais Sirius réagit et l’arrête. Hermione sursaute et reprend ses esprits. Lorsqu’elle croise le regard de l’héritier black, elle fond en larmes.

Ils restent quelques minutes dans cette position, le temps qu’Hermione se calme. Décidément, ils se prennent souvent dans leur bras.

- Merci.

- De rien. Mais tu ne touches pas ce truc. Il t’a fait des choses bizarres, frisonne Sirius.

D’un geste de baguette, elle fait venir à elle un vieux rideau et l’enroule dedans.

- Nous devons détruire ce truc, grimace Sirius.

- Non, ce n’est pas notre guerre. Nous sommes trop jeune et je ne survivrai pas à une autre bataille. Nous allons le donner à Dumbledore, anonymement. De plus, pour le détruire, sans crochet de Basilic, tu peux utiliser un feudeymon. Si tu le souhaites, va y, je te regarde faire, mais ce truc se défend...

- Mais…

Sirius s’arrête dans sa phrase, n’argumentant pas plus, trop fatigué, mais compte quand même en reparler. Hermione semble avoir penser aux détails, donc il laisse faire, pour le moment.

- Non Sirius, dit-elle ferme. Nous allons tout faire pour que nos amis aient une belle et longue vie mais personne ne doit le savoir.

Quelque part il comprend sa logique, mais comme elle l’a souvent fait remarquer, le Gryffondor veut aller au combat et garder la vedette.

- Si ça ne marche pas ? Je ne peux pas perdre mes amis une deuxième fois, dit-il furieux.

- Alors nous interviendrons, dit-elle sans appel.

A ce moment Sirius se rend compte de la maturité de la jeune femme. Elle parle comme une adulte qui en a trop vu mais aussi comme une leader.

Alors qu’ils repartent vers les dortoirs, Sirius s’interroge. Il hésite à en parler à Hermione, bien conscient que la nuit a été rude pour elle.

- Bonne nuit Sirius.

- Tu ne veux pas que je le garde ? Se lance-t-il inquiet.

- Non, les filles n’iront pas regarder dans mes affaires. Demain nous l’enverrons à qui de droit et je répondrais à tes questions.

- Bien.

Sirius s’approche pour se retrouver à quelques centimètres de la jeune femme et l‘embrasse sur le front.

- Essaie de dormir.

- Toi aussi, sourit légèrement Hermione.

Hermione entre doucement dans le dortoir et cache son paquet dans son meuble à côté de son lit avant de s’allonger et de profiter de son samedi pour rattraper sa nuit avec une potion sans-rêve. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une personne les a surpris dans la salle commune.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Cela fait longtemps que ce passage était écrit, j’espère que cela va vous plaire !

A bientôt

hp-drago

17 moment de détente

Hermione entre doucement dans le dortoir et cache son paquet dans son meuble à côté de son lit avant de s’allonger et de profiter de son samedi pour rattraper sa nuit avec une potion sans-rêve. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une personne les a surpris dans la salle commune.

C’est vers onze heure qu’elle ouvre les yeux. Sirius et les maraudeurs l’attendent dans la salle commune. Hermione se blottit dans un fauteuil libre, encore à moitié endormie.

- Tiens, mange, dit Remus, prévenant en lui tendant un croisant et un morceau de chocolat.

- Merci, sourit Hermione, heureuse de savoir que Remus aime le chocolat, qu’importe l’époque et le monde ou ils se trouvent. Comment avez-vous eu ça ?

- Les cuisines. Vous êtes rentrés tard et Sirius manque de discrétion, rigole James.

- Si tu n’avais pas laissé traîné ton balai en plein milieu, je n’aurai pas fait de bruit, bougonne Sirius.

- Les enfants ça suffit, se moque Remus. En bons amis que nous sommes, nous avons fait des réserves.

- Et bien sûr, et passer aux cuisines a été un énorme sacrifice, renchérit Sirius.

- Évidemment ! Tu as de la chance d’avoir des amis comme nous, répond le loup-garou amusé.

Devant leur dispute/discussion, et tout en finissant son repas, Hermione apprécie ce moment pour ce qu’il est vraiment et pour ses souvenirs avec Harry et Ron. La complicité présente dans ce groupe est quelque chose qu’elle va chérir et prier Merlin qu’ils aient tous les trois un meilleur avenir. Elle a perdu des amis mais en a trouvé d’autres. Puis si tout ce passe bien, elle les reverra peut-être un jour, qui sait ?

Lily, un peu plus loin dans la salle commune observe le groupe des Maraudeurs et contrairement à ce que Mary pourrait imaginer, ce n’est pas James qui est au centre des ré-occupations de la rousse. C’est sa nouvelle camarade de chambre. Elle les a surpris, avec Sirius après leur sortie nocturne. Elle qui ne voulait pas écouter ni croire aux bruits de couloir, ne pensant pas qu’ Hermione était le genre de personne à enfreindre le règlement, pourtant elle en a eu la preuve devant les yeux. Et ce qu’ils faisaient paraissait plein de mystère. Dommage qu’elle n’est pas eu sa baguette avec elle, sinon elle aurait pu écouter leur conversation… Quoi qu’il en soit, elle va la tenir à l’œil, il est hors de question que la réputation de Gryffondor soit une nouvelle fois ternie.

Lily aurait pu croire au discours d’ Hermione, mais peut-être disait-elle cela pour justifier ses désobéissances ? Pourtant quelque chose au fond d’ elle lui dit qu’ Hermione n’est pas ce genre de personne. Pour sa défense, il faut dire que la brune n’est pas une personne facile à aborder. Soit elle est avec les Maraudeurs et lorsqu’elle est seule, elle dégage une telle confiance en soit que s’en est intimidant.

Après un détour par les dortoirs, Sirius et Hermione, qui a dissimulé son précieux paquet aux yeux de tous, accompagnent James et Remus pour le déjeuner mais continuent leur chemin prétextant avoir une chose importante à faire.

Les deux amis sont curieux et se demandent ce qu’ils fabriquent. D’abord la cape d’invisibilité pour leur sortie tardive, puis ça, mais Sirius leur a demandé le plus sérieusement possible de ne pas chercher, alors même si ça leur coûte, ils écoutent leur ami. Ils en sont venus à la conclusion que ça avait un rapport avec toutes ces attaques dans le pays et qu’il leurs en parlerait en temps voulu. James et Remus savent d’ Hermione, dans son ancienne école avant monter une sorte d’association de résistance. Peut être continue-t-elle ici ?

James leur fait promettre de ne pas disparaître des heures, il faut absolument qu’ils voient le match de Quiddich. Hermione grimace mais acquiesce. Passer des heures dans le froid ne donne pas envie, heureusement que James est doué et que ça va être sympa à voir. Les professeurs ont toujours dit à Harry qu’il était aussi doué que son père. Hermione pourra en avoir la confirmation.

C’est en silence qu’ils se dirigent vers la volière, chacun perdu dans ses pensées.

- Tu veux juste attacher ce truc à un hibou avec un mot, s’étonne Sirius. Tu as fait des plans plus élaborés, dit-il en faisant référence à son sauvetage.

- Comme notre rencontre avec le Remus poilu dans la forêt interdite ? Oui, l’une de mes meilleures planifications, dit elle avec une légère pointe d’amusement.

Sirius grimace à ce souvenirs qu’ Harry lui avait raconté.

- De toute façon quand je travaille mes plans, on le respecte jamais. Il y a toujours un imprévu, sourit Hermione en repensant à ses amis. Après si tu connais le mot de passe du bureau de Dumbledore, je suis preneuse, demande-t-elle un sourire plus haut que l’autre.

La grimace de Sirius lui donne sa réponse.

- Ça va bien se passer, dit Hermione en regardant l’oiseau s’envoler vers sa destination.

Les deux amis retournent dans la grande salle et rejoignent le plus discrètement possible leurs amis.

A la fin du repas et avant le début du match qu’il ne veut pas loupé, Albus retourne dans son bureau – afin de régler quelques affaires rapides - pour voir Fumsec regarder de travers un hibou appartenant à l’école à côté d’un parquet d’une forme bizarre.

- Bonjour joli hibou, dit Albus joyeux. Que m’apportes-tu ?

L’oiseau qui devait attendre la venue du directeur, s’envole une fois vue. Albus s’approche du paquet qui dégage de mauvaises ondes. Il perd son sourire et sort sa baguette. Le directeur a de nombreux ennemis qui serait ravie de le voir mort.

- Toi aussi tu trouves cela bizarre ? Demande-t-il a Fumsec.

Albus envoie une batterie de sorts pour voir si le colis est piégé. Tous les tests reviennent négatif, mais pour plus de sûreté, d’un geste de baguette, il enlève le tissu qui laisse apparaître le diadème perdu de Serdaigle. S’il n’avait pas autant de sans froid, il se serait laissé tombé sur sa chaise, sous le choc. Néanmoins, il s’appuie quand même sur son bureau sans quitter le bijou des yeux.

Albus regarde bien le diadème perdu de Rowena Serdaigle.

Lorsqu’il va pour le toucher, Fumsec intervient et montre le morceau de parchemin que le directeur n’avait pas vu.

« Oui, c’est le diadème de Serdaigle. Voldemort l’a retrouvé et l’a salit avec un horcruxe. Vous devez le détruire TRÈS rapidement. »

Albus est septique en lisant le mot anonyme et même s’il est choqué que Tom se soit pervertit à se point, ce qui après quelques réflexions ne l’étonne pas plus que cela, il cherche à savoir qui a réussi l’ exploit de retrouver cette merveille et si cette personne est digne de confiance. Malheureusement tous ses sorts de traçages tournent en rond. Seule le tissu montrent qu’il vient de Poudlard mais ça, il le savait déjà, ça ressemble à des anciens rideaux de salle de classe. Quelques théories lui traverse l’esprit, mais finalement ne pas savoir l’amuse et si cette personne l’aide à vaincre Tom, alors il respectera l’anonymat de ce sorcier, bien qu’il est curieux de savoir qui sait et comment il le sait. Peut être un mangemort qui change de camps ?

Maintenant son problème, est de savoir comment détruire l’horcruxe et si Tom a été fou pour en faire d’autres.

OoO

- Tu ne stresses pas ? Demande Hermione réellement curieuse, repensant une nouvelle fois à Harry et Ron avant un match.

- Non, je devrais ? Répond sérieusement James.

- Non, non. Mais jouer devant tous ces gens et j’ai vu que ton équipe attendait beaucoup de toi.

- Là, tu vas l’aider, rigole Remus.

Hermione grimace, le loup-garou a raison, ce n’était peut-être pas les bons mots.

- T’inquiète Hermione, Cornedrue volait mieux qu’il ne marchait, la rassure Sirius.

- Ah, parce que ça a changé, se moque Remus.

James lui met un coup de coude joueur tandis que les amis rigolent.

- Je suis un dieu, c’est comme ça.

- Oui, on va t’appeler modestie. Comment connais-tu les Dieux ? C’est un concept moldu, demande Hermione.

Les joues de James se colorent et malgré lui, son regard dérive vers Lily.

- OK, j’ai compris, sourit Hermione avec gentillesse. C’est un beau geste de vouloir en connaître plus sur ses origines.

- Tu sais ce qu’il te reste à faire Patmol, murmure, pas discrètement Remus, mais son sourire conspirateur, c’était l’effet recherché.

Sirius et Hermione sont tous les deux gênées. Ils savent que les chosent changent entre eux, et

une petite gène s’est installé entre eux. Et pour une fois Sirius souhaiterait rester discret sur sa relation avec Hermione, ce qui semble impossible vu que leur histoire est au centre des potions.

- Quoi qu’il en soit, j’espère que vous allez vite gagner.

- Pourquoi, tu n’aimes pas le Quiddich, rigole James.

- Pas vraiment, dit Hermione sérieuse. Et encore moins lorsqu’il fait à peine trois degré et un vent du Nord.

Devant la tête dépité de James, qui lui rappelle Ron, Hermione le rassure.

- Tu peux y voir une preuve de mon amitié pour toi.

James retrouve rapidement le sourire.

Les quatre amis, ainsi que le reste de l’école se dirige vers le stade. A moitié du chemin, il se met à tomber quelques gouttes de pluies.

- Hermione est peut-être ton amie, mais je vais peut-être reconsidérer la mienne, bougonne Remus.

- Voyons Moony, ta vie serait terriblement ennuyeuse sans moi.

- Ou calme et sans histoire, sourit Hermione.

Hermione sort sa baguette et s’en sert de parapluie transparent.

Ils finissent le chemin rapidement. James se dirige vers les vestiaires, mais Hermione l’arrête et jette le sort Impervius sur les lunettes de James comme elle l’a fait à Harry quelques années plus tôt.

- Vous gagnerez plus vite comme ça, sourit Hermione.

- Est ce que ses connaissances ont des limites, demande Remus réellement impressionné.

- Hermione a vécu beaucoup d’aventures et elle aime lire, dit Sirius nonchalant pour ne pas montrer sa fierté et éviter que Remus le questionne sur le passé de la brune.

Hermione s’assoie, tandis que Remus et Sirius déplient une banderole au dessus de la tribune des rouges et ors, montrant leur soutien à leur maison et décourageant leurs adversaires. On peut y lire tout simplement Go Gryffondor avec la tête de lion. Mais Hermione voit dans un coin et en petit de marqué Serpentard et le serpent.

La jeune femme interroge Sirius du regard.

- Tu vas vite comprendre, dit-il avec son air de maraudeur en se frottant les mains.

Les deux garçons sortent leur baguette mais préfèrent s’abriter sous le parapluie d’ Hermione. Elle ne dit rien, leur proximité les tiens au chaud.

Quelques secondes après le début du match, Gryffondor marque. Sirius se tourne vers la banderole et tape de sa baguette sur le lion qui se met à rugir fortement, faisant presque trembler le banc. La foule d’abord étonnée se retourne vers la source du bruit avant d’acclamer encore plus fort les rouges et ors. Au but suivant, c’est Remus active le lion, faisant presque sourire Minerva, qui doit être fière de ses protégés. Hermione sait que sa directrice de maison a un esprit de compétition très poussée. Hermione l’imagine bien en batteuse pour son équipe, hargneuse comme elle peut l’être. Hermione se promet de faire quelques recherches là dessus...

Lorsque c’est au tour de Serpentard de marquer dix points, Sirius et Remus se retournent comme des flèches pour être le premier à appuyer sur le serpent. Remus gagne de quelques centimètres pour qu’un « Bouuuuu » retentissent faisant rire les élèves. Puéril selon Hermione, mais percutant.

Devant le regard déçu de Sirius, Hermione ne peut s’empêcher de l’embrasser sur la joue.

- Si j’avais su, je l’aurai laissé gagner, taquine Remus.

Sirius gronde, n’aimant pas l’idée qu’ Hermione pose ses lèvres ailleurs que sur sa peau. Il ne se rend pas compte qu’Hermione est très gênée, mais Remus oui, et il compte bien taquiner ses amis. Il est temps que ces deux là passent aux choses sérieuses.

La banderole continue de marcher tout le temps du match, Hermione active même une fois lorsque son équipe marque prenant de vitesse ses amis.

Lorsque l’attrapeur de Gryffondor attrape enfin le Vif d’Or, Sirius et Remus font rugir le lion plusieurs fois de suite, galvanisant une nouvelle fois la foule.

- Je crois que le Quiddich pourrait devenir sympa, dit Hermione. Et votre banderole est super. Vous être vraiment doué pour inventer des trucs.

- Eh les mecs, il faut vraiment accroché ce truc dans notre salle commune, dit un élève qu’ Hermione a croisé quelques fois.

- Tu plaisantes, il faut le mettre chez les Serpentards, répond son ami avant de partir.

- Moony, tu penses à ce que je pense.

- Complètement Patmol.

- Croyez vous que ça soit une bonne idée ? La rivalité entre nos maisons est assez importante sans avoir besoin d’en rajouter. Non ?

Hermione se tourne vers Sirius, cherchant la partie adulte en lui. L’héritier Black voudrait lui dire qu’il s’en moque, que les Serpentards sont tous des mages noirs, mais il ne peut pas.

- Tu as raison, dit l’adulte en lui. Mais on la met dans la salle commune.

Hermione pouffe de rire.

- Si tu veux, sourit-elle.

Remus rejoint James, tandis que Sirius et Hermione attendent dehors, en silence, qui devient vite pesant.

- Désolée si je joue les rabats-joies. Ron me l’a souvent reproché.

- Ne t’excuse pas, tu as raison. On ne se rend pas compte de l’impact de nos gestes. Heureusement que tu es là pour nous le rappeler et ça fera une excuse de moins aux mangemorts pour nous tuer.

- Alors comme ça on se fait des bisous dans mon dos ? Petits coquins ! Mais bon, c’est pas la première fois, dit James conspirateur.

James et Remus, très fier de lui d’avoir tout raconter, retournent vers le château, laissant Sirius et Hermione éberlués.

- Ils vont me tuer un jour, soupire Sirius.

- Tu aimes trop vos joutes verbales pour ça.

Ils les suivent, quelques mètres derrières eux.

- Tu sembles perturbée.

- Je le suis, jamais je n’avais imaginé Remus si… Patmol et Cornedrue.

Sirius part dans un rire sonore, recevant un coup de la part d’ Hermione.

- Et c’est mal ?

- Non, je suis heureuse pour lui. Il semble bien dans sa peau.

OoO

A suivre…

hp-drago

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Commentaires (1)

1. CielPhantomhive dimanche, 13 Mai 2018

C'est génial !!!! Hermione et Sirius vont enfin (peut être) s'embrasser sortir ensemble et tout le tralala… J'ai trop hâte vivement la suite ! ^^

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Date de dernière mise à jour : dimanche, 13 Mai 2018

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