Le secret perdu du voile

Chapitre 16 : Et de un !

Chapitres précédents

La jeune femme se contente de leur sourire avant de claquer la porte, les laissant dans le couloir.

Hermione a eu du mal à trouver les sortilèges pour créer son mot de passe par toucher sur la poignée et sur une partie précise de la porte. Ou si ça ne marche pas, elle doit écrire sur la porte son mot de passe : Serpentard. Ce qu’aucun ne trouvera. Comme Sirius l’a dit, son esprit est tortu. Bien qu’elle est persuadée que Sirius qui la connaît de plus en plus, pourrait trouver.

OoO

- Ou m’emmènes-tu en pleine nuit ?

Sirius essaye de ne pas se montrer lubrique mais devant l’air d’ Hermione s’est loupé.

- A quoi penses-tu ? Précisément, demande Hermione, nullement dupe.

Le jeune homme est gêné et frotte sa nuque. Des images peut chastes d’ Hermione apparaissant dans sa tête. Il se rend bien compte que leur amitié évolue vers quelque chose de plus et cela le perturbe. Il ne sait pas si c’est une bonne chose ou alors si ça va les compliquer. Il ne peut pas perdre Hermione.

Sirius ne sait pas qu’Hermione a le même cheminement de pensées que lui, en peut être légèrement moins osées.

- Je suis un homme, tu ne peux pas m’en vouloir, se défend Sirius, toujours en gardant un œil sur la carte du maraudeur.

Sirius n’est pas sûr de rester impassible s’il la regarde.

- Tu es un adolescent.

- Oui et bien c’est pire. Bien que mon expérience d’adulte ne soit pas…

- Conventionnelle ? Propose Hermione pour ne pas le mettre mal à l’aise et ne pas elle non plus être gênée par la sexualité de Sirius. Bizarrement, l’imaginer avec une femme la dérange plus que cela le devrait.

- On peut dire ça, grimace Sirius.

Hermione pose sa main sur le bras de son ami pour le réconforter. Aucun d’eux n’aime repenser à ces moments douloureux.

- Nous ferons tout pour que les erreurs de notre passé ne se refasse pas, affirme la jeune femme. Nous y som...

- Chut.

En quelques secondes, Sirius colle Hermione contre lui et les recouvre de la cape d’invisibilité. Ils retiennent leur souffle lorsque le concierge passe à quelques mètres d’eux en marmonnant. Heureusement qu’il n’a pas emmené Miss Teigne avec lui, sinon ils auraient été cuit. Pourtant aucun des deux ne fait attention à Argus ; bien trop concentré à se fixer et chacun bien conscient de leur corps se touchant de très près.

A peine la lumière disparu, Sirius se recule un peu brusquement d’Hermione, qui est clairement amusée par sa réaction, ayant bien compris le « petit » problème de son ami. Bien sûr, Hermione est un peu gênée - elle a passé un an avec deux garçons. Et parfois elle les a vu, malgré elle, dans des situations gênantes - mais elle est aussi flattée.

- On va où ? Demande Sirius sans la regarder.

Sirius, inconscient de l’amusement de son amie, se morigène de son comportement. Malgré les semaines qui sont passés, il ne peut occulter son véritable âge même si son corps d’adolescent s’en moque complètement. D’ailleurs, il n’est même pas sûr de se souvenir comment faire. Et après ses douze ans à Askaban, les envies n’étaient pas là. Pour être honnête avec lui-même, c’est depuis son arrivé ici et plus précisément en apprenant à connaître Hermione que ses envies sont revenus.

- Ici, dit Hermione en admirant le tableau des Trolls en tutu.

- Je n’ai jamais mis ton intelligence en doute mais, je sais qu’il n’y a rien derrière cette horrible peinture.

- C’est justement parce que tout le montre trouve cela bizarre qu’il se cache ici des choses extraordinaire.

Hermione fait pivoter Sirius fasse au mur nu.

- Il va falloir que tu m’expliques, dit Sirius perdu.

- Nan, mais tu vas faire trois aller-retour en pensant que tu veux une salle pour y cacher quelque chose.

- Te moques-tu de moi ?

- Peut-être mais tu ne le sauras pas tant que tu n’auras pas essayé.

Septique, Sirius se lance en pensant à la salle.

- Voilà, c’est fait, dit il en se tournant vers Hermione. Si jamais c’est une blague, elle est bien trouvé.

Hermione, souriante, pointe du doigt la porte qui est apparue. Sirius regarde celle-ci, bouche-bée.

- Aller, entrons, mais s’il te plaît, ne touche à rien. Il y a des choses dangereuses là-dedans, frisonne Hermione.

Sirius pousse la porte et reste interloqué devant tout ce bordel.

- C’est la salle va-et viens. Tu demandes et tu as, explique Hermione. C’est Neville qui l’a trouvé lors de notre cinquième année. Nous voulions une salle qu’Ombrage ne trouverait pas.

- Pourquoi cette pièce là ?

- Voldemort y a caché quelque chose. Nous devons le trouver. Le problème c’est que je ne sais pas où. C’est Harry qui l’a trouvé. Tout ce que je sais c’est qu’il est en hauteur, posé sur un buste en pierre.

Sirius sort sa baguette. Ils s’avancent dans la salle.

- Le plus important est de savoir que la magie n’a aucun effet sur l’objet, dit Hermione faisant monter le suspens.

- Et qu’est ce que c’est ?

- Le diadème de Serdaigle.

- Le… Diadème de Serdaigle ? Celui perdu depuis des siècles ?

- Tom l’a trouvé.

- Qu’est qu’il peut bien faire avec ?

- Il est fasciné par les fondateurs de Poudlard

Ils marchent en silence, les yeux à l’affût de Diadème de Rowena Serdaigle.

- Tu as dit que la magie n’avait pas d’effet sur le Diadème. La recherche va être longue, soupire Sirius.

- Oui, répond Hermione perdue.

- Mais pas sur les autres objets, dit Sirius triomphant

- Tu veux détruire des objets rares ?

- Comme ce magnifique tas de chaises cassées ? Oui, je te l’accorde, c’est une collection rare, se moque gentiment Sirius.

Hermione le bouscule gentiment, et bien décidé de se venger.

- Et ça ? Crois-tu qu’il faille le détruire ?

Sirius reste bloqué devant le tas de balai. Même s’il n’est pas un joueur de Quiddich assidu, il apprécie de voler.

En tout cas, il apprécie de plus en plus le côté espiègle d’ Hermione.

- Crois-tu que je puisse en sortir un ?

- Oui, si ça n’appartient pas à la salle. Tu veux jouer au Quiddich sur cette relique ? Même moi, je sais que ça ne vaut rien.

- Pour jouer, je suis d’accord, mais c’est l’un des premiers balai pour le sport. Il a des siècles. Ça ferait un beau cadeau pour James, explique Sirius.

- Met-le de côté, on reviendra le chercher plus tard. Et peut-être qu’on trouvera quelque chose pour Remus, dit Hermione.

Sirius sort précautionneusement le vieux balai et le pose sur une pile de coussins.

Ils cherchent pendant encore quelques temps sans rien trouver, comme si la salle était sans fin. L’un comme l’autre commence à se dire qu’il faudra revenir un autre soir.

- Tu m’as dit que le diadème de Serdaigle était sur un buste.

- Oui.

- Et si on l’appelait ? Je me mets en hauteur sur un balai et voit d’où ça vient ?

- OK. En espérant qu’il n’y en a pas des centaines.

- Concentre-toi sur ce que tu sais de ce buste.

Une fois en place, Hermione jette un sort d’écho, comme ça si le diadème tombe, ils auront un point de repère.

Hermione se concentre sur le buste dont au final, elle ne sait pas grand-chose et envoie son premier accio dans une direction, un buste arrive mais rien d’autre.

- Fait attention, j’ai entendu vibré, il doit y en avoir pleins, dit Sirius perché sur son balai.

- Très rassurant, murmure Hermione.

Après plusieurs essais et une attaque de dix bustes qu’ Hermione a réussit à détruire grâce à ses reflex de guerres. Ils commencent à désespérer et à fatiguer.

- Si tu veux, on peut faire une pause, propose Sirius, voyant que ses sorts sont de moins en moins puissant.

- Une dernière, on y est presque, dit-elle déterminée. Je peux y arriver.

Et c’est lui qui est têtu ?

Sirius n’est pas convaincu et voit que la brune commence à vaciller, pourtant, il la laisse faire.

Hermione se concentre et jette son ultime accio buste. Cette fois, ils entendent clairement le diadème lorsqu’il tombe au sol. Sirius sur son balai se précipite vers le bruit et reste en vol juste au dessus.

Revigorée, Hermione le rejoint en courant. Sirius se pose à côté d’elle.

- Ma famille a plein d’objets de magie noire mais ce truc, c’est le mal.

- C’est un horcruxe, dit Hermione les dents serrées.

- Horcruxe… Horcruxe… Aide-moi, dit l’adulte en Sirius.

- Morceau d’âme mise dans un objet grâce à un meurtre.

Sirius frisonne de la tête aux pieds ; mais il est aussi choqué de son sang-froid. A ce moment, il se demande ce qui s’est passé et à quel point cela a été terrible pour eux, pour qu’elle soit si calme. Il n’a qu’une envie, la prendre dans ses bras pour lui montrer qu’elle n’aura plus jamais à subir ce genre de chose et qu’elle n’est pas seule.

- Harry, sa cicatrice, était un horcruxe, d’où son lien avec Voldemort, dit-elle toujours dénuée d’émotion. On l’a appris durant la guerre de Poudlard. Du moins, c’est la conclusion que j’ai faite quand Voldemort a parlé avec Harry avant de le tuer.

Sirius est trop choqué pour bouger. Hermione lui donne trop d’informations et comprend de nouveaux, pourquoi elle ne voulait pas lui parler de ses proches.

- Tom Jedusor en a fait… continue Hermione, sur son ton atone.

- Tom ? Le coupe Sirius.

- Tom Elvis Jedusor ou Voldemort, sang-mêlé de son état en a créé six, plus Harry mais c’était probablement accidentel.

- Il faut le détruire, frisonne toujours Sirius.

- J’en ai déjà détruit un, dit Hermione, toujours monotone, fixant le diadème.

Hermione sent les effets néfastes de l’horcruxe sur elle. Même si elle les combats de toutes ses forces, tous ses souvenirs de guerre viennent la frapper de plein fouets, lui faisant quasiment perdre pieds. Ce sont les questions de Sirius qui la maintienne.

- Comment ?

- Avec un crochet de Basilic, dans la chambre des secrets.

Hermione s’approche pour le prendre mais Sirius réagit et l’arrête. Hermione sursaute et reprend ses esprits. Lorsqu’elle croise le regard de l’héritier black, elle fond en larmes.

Ils restent quelques minutes dans cette position, le temps qu’Hermione se calme. Décidément, ils se prennent souvent dans leur bras.

- Merci.

- De rien. Mais tu ne touches pas ce truc. Il t’a fait des choses bizarres, frisonne Sirius.

D’un geste de baguette, elle fait venir à elle un vieux rideau et l’enroule dedans.

- Nous devons détruire ce truc, grimace Sirius.

- Non, ce n’est pas notre guerre. Nous sommes trop jeune et je ne survivrai pas à une autre bataille. Nous allons le donner à Dumbledore, anonymement. De plus, pour le détruire, sans crochet de Basilic, tu peux utiliser un feudeymon. Si tu le souhaites, va y, je te regarde faire, mais ce truc se défend...

- Mais…

Sirius s’arrête dans sa phrase, n’argumentant pas plus, trop fatigué, mais compte quand même en reparler. Hermione semble avoir penser aux détails, donc il laisse faire, pour le moment.

- Non Sirius, dit-elle ferme. Nous allons tout faire pour que nos amis aient une belle et longue vie mais personne ne doit le savoir.

Quelque part il comprend sa logique, mais comme elle l’a souvent fait remarquer, le Gryffondor veut aller au combat et garder la vedette.

- Si ça ne marche pas ? Je ne peux pas perdre mes amis une deuxième fois, dit-il furieux.

- Alors nous interviendrons, dit-elle sans appel.

A ce moment Sirius se rend compte de la maturité de la jeune femme. Elle parle comme une adulte qui en a trop vu mais aussi comme une leader.

Alors qu’ils repartent vers les dortoirs, Sirius s’interroge. Il hésite à en parler à Hermione, bien conscient que la nuit a été rude pour elle.

- Bonne nuit Sirius.

- Tu ne veux pas que je le garde ? Se lance-t-il inquiet.

- Non, les filles n’iront pas regarder dans mes affaires. Demain nous l’enverrons à qui de droit et je répondrais à tes questions.

- Bien.

Sirius s’approche pour se retrouver à quelques centimètres de la jeune femme et l‘embrasse sur le front.

- Essaie de dormir.

- Toi aussi, sourit légèrement Hermione.

Hermione entre doucement dans le dortoir et cache son paquet dans son meuble à côté de son lit avant de s’allonger et de profiter de son samedi pour rattraper sa nuit avec une potion sans-rêve. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une personne les a surpris dans la salle commune.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Cela fait longtemps que ce passage était écrit, j’espère que cela va vous plaire !

A bientôt

hp-drago

Chapitre 17 : moment de détente

Hermione entre doucement dans le dortoir et cache son paquet dans son meuble à côté de son lit avant de s’allonger et de profiter de son samedi pour rattraper sa nuit avec une potion sans-rêve. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’une personne les a surpris dans la salle commune.

C’est vers onze heure qu’elle ouvre les yeux. Sirius et les maraudeurs l’attendent dans la salle commune. Hermione se blottit dans un fauteuil libre, encore à moitié endormie.

- Tiens, mange, dit Remus, prévenant en lui tendant un croisant et un morceau de chocolat.

- Merci, sourit Hermione, heureuse de savoir que Remus aime le chocolat, qu’importe l’époque et le monde ou ils se trouvent. Comment avez-vous eu ça ?

- Les cuisines. Vous êtes rentrés tard et Sirius manque de discrétion, rigole James.

- Si tu n’avais pas laissé traîné ton balai en plein milieu, je n’aurai pas fait de bruit, bougonne Sirius.

- Les enfants ça suffit, se moque Remus. En bons amis que nous sommes, nous avons fait des réserves.

- Et bien sûr, et passer aux cuisines a été un énorme sacrifice, renchérit Sirius.

- Évidemment ! Tu as de la chance d’avoir des amis comme nous, répond le loup-garou amusé.

Devant leur dispute/discussion, et tout en finissant son repas, Hermione apprécie ce moment pour ce qu’il est vraiment et pour ses souvenirs avec Harry et Ron. La complicité présente dans ce groupe est quelque chose qu’elle va chérir et prier Merlin qu’ils aient tous les trois un meilleur avenir. Elle a perdu des amis mais en a trouvé d’autres. Puis si tout ce passe bien, elle les reverra peut-être un jour, qui sait ?

Lily, un peu plus loin dans la salle commune observe le groupe des Maraudeurs et contrairement à ce que Mary pourrait imaginer, ce n’est pas James qui est au centre des ré-occupations de la rousse. C’est sa nouvelle camarade de chambre. Elle les a surpris, avec Sirius après leur sortie nocturne. Elle qui ne voulait pas écouter ni croire aux bruits de couloir, ne pensant pas qu’ Hermione était le genre de personne à enfreindre le règlement, pourtant elle en a eu la preuve devant les yeux. Et ce qu’ils faisaient paraissait plein de mystère. Dommage qu’elle n’est pas eu sa baguette avec elle, sinon elle aurait pu écouter leur conversation… Quoi qu’il en soit, elle va la tenir à l’œil, il est hors de question que la réputation de Gryffondor soit une nouvelle fois ternie.

Lily aurait pu croire au discours d’ Hermione, mais peut-être disait-elle cela pour justifier ses désobéissances ? Pourtant quelque chose au fond d’ elle lui dit qu’ Hermione n’est pas ce genre de personne. Pour sa défense, il faut dire que la brune n’est pas une personne facile à aborder. Soit elle est avec les Maraudeurs et lorsqu’elle est seule, elle dégage une telle confiance en soit que s’en est intimidant.

Après un détour par les dortoirs, Sirius et Hermione, qui a dissimulé son précieux paquet aux yeux de tous, accompagnent James et Remus pour le déjeuner mais continuent leur chemin prétextant avoir une chose importante à faire.

Les deux amis sont curieux et se demandent ce qu’ils fabriquent. D’abord la cape d’invisibilité pour leur sortie tardive, puis ça, mais Sirius leur a demandé le plus sérieusement possible de ne pas chercher, alors même si ça leur coûte, ils écoutent leur ami. Ils en sont venus à la conclusion que ça avait un rapport avec toutes ces attaques dans le pays et qu’il leurs en parlerait en temps voulu. James et Remus savent d’ Hermione, dans son ancienne école avant monter une sorte d’association de résistance. Peut être continue-t-elle ici ?

James leur fait promettre de ne pas disparaître des heures, il faut absolument qu’ils voient le match de Quiddich. Hermione grimace mais acquiesce. Passer des heures dans le froid ne donne pas envie, heureusement que James est doué et que ça va être sympa à voir. Les professeurs ont toujours dit à Harry qu’il était aussi doué que son père. Hermione pourra en avoir la confirmation.

C’est en silence qu’ils se dirigent vers la volière, chacun perdu dans ses pensées.

- Tu veux juste attacher ce truc à un hibou avec un mot, s’étonne Sirius. Tu as fait des plans plus élaborés, dit-il en faisant référence à son sauvetage.

- Comme notre rencontre avec le Remus poilu dans la forêt interdite ? Oui, l’une de mes meilleures planifications, dit elle avec une légère pointe d’amusement.

Sirius grimace à ce souvenirs qu’ Harry lui avait raconté.

- De toute façon quand je travaille mes plans, on le respecte jamais. Il y a toujours un imprévu, sourit Hermione en repensant à ses amis. Après si tu connais le mot de passe du bureau de Dumbledore, je suis preneuse, demande-t-elle un sourire plus haut que l’autre.

La grimace de Sirius lui donne sa réponse.

- Ça va bien se passer, dit Hermione en regardant l’oiseau s’envoler vers sa destination.

Les deux amis retournent dans la grande salle et rejoignent le plus discrètement possible leurs amis.

A la fin du repas et avant le début du match qu’il ne veut pas loupé, Albus retourne dans son bureau – afin de régler quelques affaires rapides - pour voir Fumsec regarder de travers un hibou appartenant à l’école à côté d’un parquet d’une forme bizarre.

- Bonjour joli hibou, dit Albus joyeux. Que m’apportes-tu ?

L’oiseau qui devait attendre la venue du directeur, s’envole une fois vue. Albus s’approche du paquet qui dégage de mauvaises ondes. Il perd son sourire et sort sa baguette. Le directeur a de nombreux ennemis qui serait ravie de le voir mort.

- Toi aussi tu trouves cela bizarre ? Demande-t-il a Fumsec.

Albus envoie une batterie de sorts pour voir si le colis est piégé. Tous les tests reviennent négatif, mais pour plus de sûreté, d’un geste de baguette, il enlève le tissu qui laisse apparaître le diadème perdu de Serdaigle. S’il n’avait pas autant de sans froid, il se serait laissé tombé sur sa chaise, sous le choc. Néanmoins, il s’appuie quand même sur son bureau sans quitter le bijou des yeux.

Albus regarde bien le diadème perdu de Rowena Serdaigle.

Lorsqu’il va pour le toucher, Fumsec intervient et montre le morceau de parchemin que le directeur n’avait pas vu.

« Oui, c’est le diadème de Serdaigle. Voldemort l’a retrouvé et l’a salit avec un horcruxe. Vous devez le détruire TRÈS rapidement. »

Albus est septique en lisant le mot anonyme et même s’il est choqué que Tom se soit pervertit à se point, ce qui après quelques réflexions ne l’étonne pas plus que cela, il cherche à savoir qui a réussi l’ exploit de retrouver cette merveille et si cette personne est digne de confiance. Malheureusement tous ses sorts de traçages tournent en rond. Seule le tissu montrent qu’il vient de Poudlard mais ça, il le savait déjà, ça ressemble à des anciens rideaux de salle de classe. Quelques théories lui traverse l’esprit, mais finalement ne pas savoir l’amuse et si cette personne l’aide à vaincre Tom, alors il respectera l’anonymat de ce sorcier, bien qu’il est curieux de savoir qui sait et comment il le sait. Peut être un mangemort qui change de camps ?

Maintenant son problème, est de savoir comment détruire l’horcruxe et si Tom a été fou pour en faire d’autres.

OoO

- Tu ne stresses pas ? Demande Hermione réellement curieuse, repensant une nouvelle fois à Harry et Ron avant un match.

- Non, je devrais ? Répond sérieusement James.

- Non, non. Mais jouer devant tous ces gens et j’ai vu que ton équipe attendait beaucoup de toi.

- Là, tu vas l’aider, rigole Remus.

Hermione grimace, le loup-garou a raison, ce n’était peut-être pas les bons mots.

- T’inquiète Hermione, Cornedrue volait mieux qu’il ne marchait, la rassure Sirius.

- Ah, parce que ça a changé, se moque Remus.

James lui met un coup de coude joueur tandis que les amis rigolent.

- Je suis un dieu, c’est comme ça.

- Oui, on va t’appeler modestie. Comment connais-tu les Dieux ? C’est un concept moldu, demande Hermione.

Les joues de James se colorent et malgré lui, son regard dérive vers Lily.

- OK, j’ai compris, sourit Hermione avec gentillesse. C’est un beau geste de vouloir en connaître plus sur ses origines.

- Tu sais ce qu’il te reste à faire Patmol, murmure, pas discrètement Remus, mais son sourire conspirateur, c’était l’effet recherché.

Sirius et Hermione sont tous les deux gênées. Ils savent que les chosent changent entre eux, et

une petite gène s’est installé entre eux. Et pour une fois Sirius souhaiterait rester discret sur sa relation avec Hermione, ce qui semble impossible vu que leur histoire est au centre des potions.

- Quoi qu’il en soit, j’espère que vous allez vite gagner.

- Pourquoi, tu n’aimes pas le Quiddich, rigole James.

- Pas vraiment, dit Hermione sérieuse. Et encore moins lorsqu’il fait à peine trois degré et un vent du Nord.

Devant la tête dépité de James, qui lui rappelle Ron, Hermione le rassure.

- Tu peux y voir une preuve de mon amitié pour toi.

James retrouve rapidement le sourire.

Les quatre amis, ainsi que le reste de l’école se dirige vers le stade. A moitié du chemin, il se met à tomber quelques gouttes de pluies.

- Hermione est peut-être ton amie, mais je vais peut-être reconsidérer la mienne, bougonne Remus.

- Voyons Moony, ta vie serait terriblement ennuyeuse sans moi.

- Ou calme et sans histoire, sourit Hermione.

Hermione sort sa baguette et s’en sert de parapluie transparent.

Ils finissent le chemin rapidement. James se dirige vers les vestiaires, mais Hermione l’arrête et jette le sort Impervius sur les lunettes de James comme elle l’a fait à Harry quelques années plus tôt.

- Vous gagnerez plus vite comme ça, sourit Hermione.

- Est ce que ses connaissances ont des limites, demande Remus réellement impressionné.

- Hermione a vécu beaucoup d’aventures et elle aime lire, dit Sirius nonchalant pour ne pas montrer sa fierté et éviter que Remus le questionne sur le passé de la brune.

Hermione s’assoie, tandis que Remus et Sirius déplient une banderole au dessus de la tribune des rouges et ors, montrant leur soutien à leur maison et décourageant leurs adversaires. On peut y lire tout simplement Go Gryffondor avec la tête de lion. Mais Hermione voit dans un coin et en petit de marqué Serpentard et le serpent.

La jeune femme interroge Sirius du regard.

- Tu vas vite comprendre, dit-il avec son air de maraudeur en se frottant les mains.

Les deux garçons sortent leur baguette mais préfèrent s’abriter sous le parapluie d’ Hermione. Elle ne dit rien, leur proximité les tiens au chaud.

Quelques secondes après le début du match, Gryffondor marque. Sirius se tourne vers la banderole et tape de sa baguette sur le lion qui se met à rugir fortement, faisant presque trembler le banc. La foule d’abord étonnée se retourne vers la source du bruit avant d’acclamer encore plus fort les rouges et ors. Au but suivant, c’est Remus active le lion, faisant presque sourire Minerva, qui doit être fière de ses protégés. Hermione sait que sa directrice de maison a un esprit de compétition très poussée. Hermione l’imagine bien en batteuse pour son équipe, hargneuse comme elle peut l’être. Hermione se promet de faire quelques recherches là dessus...

Lorsque c’est au tour de Serpentard de marquer dix points, Sirius et Remus se retournent comme des flèches pour être le premier à appuyer sur le serpent. Remus gagne de quelques centimètres pour qu’un « Bouuuuu » retentissent faisant rire les élèves. Puéril selon Hermione, mais percutant.

Devant le regard déçu de Sirius, Hermione ne peut s’empêcher de l’embrasser sur la joue.

- Si j’avais su, je l’aurai laissé gagner, taquine Remus.

Sirius gronde, n’aimant pas l’idée qu’ Hermione pose ses lèvres ailleurs que sur sa peau. Il ne se rend pas compte qu’Hermione est très gênée, mais Remus oui, et il compte bien taquiner ses amis. Il est temps que ces deux là passent aux choses sérieuses.

La banderole continue de marcher tout le temps du match, Hermione active même une fois lorsque son équipe marque prenant de vitesse ses amis.

Lorsque l’attrapeur de Gryffondor attrape enfin le Vif d’Or, Sirius et Remus font rugir le lion plusieurs fois de suite, galvanisant une nouvelle fois la foule.

- Je crois que le Quiddich pourrait devenir sympa, dit Hermione. Et votre banderole est super. Vous être vraiment doué pour inventer des trucs.

- Eh les mecs, il faut vraiment accroché ce truc dans notre salle commune, dit un élève qu’ Hermione a croisé quelques fois.

- Tu plaisantes, il faut le mettre chez les Serpentards, répond son ami avant de partir.

- Moony, tu penses à ce que je pense.

- Complètement Patmol.

- Croyez vous que ça soit une bonne idée ? La rivalité entre nos maisons est assez importante sans avoir besoin d’en rajouter. Non ?

Hermione se tourne vers Sirius, cherchant la partie adulte en lui. L’héritier Black voudrait lui dire qu’il s’en moque, que les Serpentards sont tous des mages noirs, mais il ne peut pas.

- Tu as raison, dit l’adulte en lui. Mais on la met dans la salle commune.

Hermione pouffe de rire.

- Si tu veux, sourit-elle.

Remus rejoint James, tandis que Sirius et Hermione attendent dehors, en silence, qui devient vite pesant.

- Désolée si je joue les rabats-joies. Ron me l’a souvent reproché.

- Ne t’excuse pas, tu as raison. On ne se rend pas compte de l’impact de nos gestes. Heureusement que tu es là pour nous le rappeler et ça fera une excuse de moins aux mangemorts pour nous tuer.

- Alors comme ça on se fait des bisous dans mon dos ? Petits coquins ! Mais bon, c’est pas la première fois, dit James conspirateur.

James et Remus, très fier de lui d’avoir tout raconter, retournent vers le château, laissant Sirius et Hermione éberlués.

- Ils vont me tuer un jour, soupire Sirius.

- Tu aimes trop vos joutes verbales pour ça.

Ils les suivent, quelques mètres derrières eux.

- Tu sembles perturbée.

- Je le suis, jamais je n’avais imaginé Remus si… Patmol et Cornedrue.

Sirius part dans un rire sonore, recevant un coup de la part d’ Hermione.

- Et c’est mal ?

- Non, je suis heureuse pour lui. Il semble bien dans sa peau.

OoO

A suivre…

hp-drago

Chapitre 18 : Petite colère

Désolée s’il y a plus de fautes que d’habitude ou des incohérences, écrire avec une migraine n’est pas des plus faciles…

Bonne lecture

OoO

- Tu sembles perturbée.

- Je le suis, jamais je n’avais imaginé Remus si… Patmol et Cornedrue.

Sirius part dans un rire sonore, recevant un coup de la part d’ Hermione.

- Et c’est mal ?

- Non, je suis heureuse pour lui. Il semble bien dans sa peau.

OoO

- James ? Que fais-tu ? Ou m’emmènes-tu ?

- Tu verras !

James raffermit sa prise sur sa main et l’entraîne hors de la salle commune, où la fête bat son plein, dans un endroit tranquille.

- Tu sais que que l’on va encore être au centre des ragots…

- Encore ? Parle pour toi, Miss je vais me balader au chemin de traverse pour aller choisir une bague de fiançailles…

- Hein ? Quoi ? Ils sont fous ces élèves... Et Lily ? Tu te moques de ce qu’elle pense ?

James marque un temps d’arrêt avant de reprendre son chemin.

- Lily a… Fait son choix.

Hermione fronce les sourcils devant sa phrase énigmatique. Bien qu’elle ne connaisse pas tous les détails de leur romance, elle savait que James n’avait pas baisser les bras devant l’entêtement de la rousse, alors que là, il semble s’être fait une raison et qui ne plaît pas à Hermione. La partie fouineuse qui l’a entraîné dans tans d’aventure veut intervenir et faire que les choses aillent dans son sens, mais l’autre partie, amie avec le maraudeur, veut laisser faire le destin.

- Et toi ? J’avais cru comprendre qu’elle te plaisait. Ce n’est plus le cas ?

- Si, dit-il déterminé.

- Mais…

James s’arrête et regarde Hermione. Il n’a jamais été aussi sérieux.

- Je sais ce qu’est Lily pour moi, mais elle ne semble pas s’en rendre compte alors je dois vivre ma vie, tu comprends ?

- Parfaitement. La vie est courte, tu dois profiter de chaque moment.

James est soulagé qu’elle comprenne si bien. Il pense à ses amis qu’elle a perdu. Afin qu’ Hermione ne parte pas dans de mauvaises pensées, il se lance.

- Tu passes les vacances au manoir Potter ! Dit il tout souriant.

Hermione écarquille les yeux, choquée. Elle n’avait pas pensée une seule seconde qu’elle rencontrerait les parents de James, d’ailleurs, elle n’a pas pensée non plus qu’elle rencontrerait le père de Sirius. Et espérons qu’elle ne rencontre jamais sa mère. Le tableau lui fait faire des cauchemars, alors en vraie… Non définitivement pas.

- Pardon ?

- Oui, il est hors de question que tu passes quinze jours seule dans cet immense château, a erré comme une âme en peine parce que je te manquerais trop. Donc, tu viens. Fin de la discussion.

- Mais… Et tes parents ? Ça ne va pas les déranger ?

- Non, déjà demandé. Tu n’as aucune excuse, sourit-il de toutes ses dents.

- Merci James, je n’oublierai pas.

James passe un bras au dessus de ses épaules tout en les dirigeant vers la salle commune.

- Pourquoi m’avoir emmener à l’écart ?

- Je voulais éviter que notre conversation soit entendu, pour les rumeurs.

- Et m’emmener devant tout le monde dans un coin sombre, c’est mieux, rigole Hermione.

James se rend compte qu’il aurait dû être plus discret, avant de hausser les épaules. Avant cela l’aurait dérangé, sa réputation de mec cool était importante, mais cette année, il a changé et évolué. Qu’importe ce que les autres pensent.

- Non mais, elle ne manque pas de culot, dit une fille de Serdaigle accompagnée de son amie.

- Tu as raison, tromper Sirius avec son meilleur ami…

- Je crois que tu vas encore être au centre des potins, rigole James.

- Toi aussi je te signale, dit elle en le frappant.

Rapidement les deux amis se mêlent à la fête ou la bannière des maraudeurs est accrochée et chacun peut la déclencher et inutile de dire qu’elle fonctionne souvent... Hermione soupire se disant que peut-être elle aurait dû les laisser l’accrocher dans la salle commune des Serpentards.

Là ou James retourne à la fête sans problème, Hermione se fait plus pensive et se met encore plus en retrait.

Sirius qui surveille régulièrement Hermione, voit tout de suite son changement de comportement et c’est naturellement qu’il va s’asseoir à côté d’elle.

- Pourquoi es-tu crispée ? Qu’est ce que t’a dit James ?

Sirius attend une réponse qui ne vient pas.

- Dois-je aller défier en duel l’héritier Potter pour sauver ton honneur ? Dit-il théâtralement.

Les yeux d’ Hermione s’agrandissent.

- Tu es fou, dit elle après quelques secondes.

- Doutes-tu que je ne le ferais pas ?

- Parce que ce genre de pratique ce fait ?

- Oui cela peut arriver, dit-il nonchalamment. Même s’il aurait souhaiter les oublier, ses cours sur les traditions sang-pur sont bien encrer dans sa mémoire.

- Les coutumes sorcières sont encore trop mystérieuses pour moi, soupire Hermione.

- Je ne te le fais pas dire.

Les deux se sourient et finissent la soirée plus sereinement.

OoO

- Miss Granger ?

- Oui Professeur McGonagall ? Demande Hermione s’avançant vers le bureau.

Hermione pense savoir pourquoi le professeur de métamorphose veut la voir et elle est prête à prendre tout le blâme. Après tout ça ne sera que son premier problème. Espérons juste que Minerva l’apprécie.

La directrice de Gryffondor voit les maraudeurs qui prennent leur temps pour ranger leur affaire, en jetant des regards vers Hermione. Même si elle ne le montre pas, Minerva est heureuse de voir la solidarité de ses lions et particulièrement de ses trois là qui même s’ils sont appréciés ne sont pas vraiment amis avec le reste des autres élèves.

- Allons dans mon bureau. Messieurs, je vous rendrais miss Granger pour le dîner.

Hermione suit rapidement son professeur.

- Asseyez-vous.

Le cœur d’ Hermione bat de plus en plus vite. Elle se dit qu’à ce moment, elle préférait se battre contre quelques mangemorts, parce que voir le professeur McGonagall encore plus sérieuse que d’habitude est vraiment quelque chose qui fait peur. Ce qui la rassure en revanche, c’est que malgré tout ce qu’elle a vécu, certaines choses lui sont restées.

- Un biscuit ?

Hermione hausse un sourcil et esquisse un sourire, lui rappelant le directeur avec ses bonbons au citron et vu la grimace de Minerva McGonagall, elle aussi y a pensé.

Et comme avec le directeur, Hermione décline, on ne sait jamais ce qui peut se trouver dedans...

- Non merci.

- Savez-vous pourquoi vous êtes ici ?

- Est ce une question piège ? Demande Hermione sur la défensive.

Minerva hausse un sourcil, se disant que ses collègues sont raisons, cette jeune femme est vraiment spéciale et parfois bizarre, même si elle fait tout pour le cacher mais parfois ses reflex reviennent.

- Non… En tant que directrice de votre maison, je voulais savoir comment vous vous sentiez à Poudlard. Même si vos notes sont exemplaires, ce qui est une bonne chose ; J’ai remarqué que parfois vous êtes… Vous ne vous sentez pas bien.

Hermione baisse les yeux pour ne pas montrer sa peine. Elle qui pensait être discrète.

- Il m’arrive parfois d’être nostalgique, mes amis me manquent.

Ce qui en soit n’est pas un mensonge.

Le directeur a expliqué aux enseignants les problèmes à Beaubatons et les pertes de quelques élèves. Certains devaient être ses amis.

- Il me semble que les maraudeurs vous sont proches.

- Oui, ils le sont. C’est rafraîchissant de passer du temps avec eux, dit Hermione, retrouvant le sourire.

Minerva hoche la tête. La bonne humeur de ses jeunes est une bonne chose.

- Bien, quoi qu’il en soit, si jamais vous avez besoin de parler ou de quelque chose, je suis là.

- Je vous remercie professeur. Je m’en souviendrai. Si c’est tout ?

- Oui, à moins que vous souhaitez me dire quelque chose comme l’altercation avec Mr Pettigrew ?

Hermione fixe avec défiance son professeur. Minerva y voit une Gryffondor dans toute sa splendeur.

- Peter est un petit con prétentieux.

Minerva retient de peu un sourire. Mais, elle confirme que Miss Granger est une jeune femme différente parce qu’aucun de ses élèves n’a jamais osé dire une telle chose devant elle.

- Es ce que vous avouez un quelconque délit ?

- Je ne fais que dire un fait avéré.

- Et vous pensez que c’est une raison pour provoquer en duel un autre élève ?

- Non, j’en conviens.

- Étant donné que ce ne sont que des spéculations et que je n’ai aucune preuve, je ne peux vous punir, néanmoins j’espère que vous ne comptez pas régler tout vos problèmes de cette manière, la réprimande t’elle.

- Je conviens qu’à l’école il n’est pas correct de régler les problèmes de cette façon mais dehors c’est la guerre et parfois, il faut faire ce qu’il faut, sinon nous allons perdre et cela n’est pas envisageable professeur, dit Hermione d’un ton ferme. Maintenant, si vous voulez m’excuser, je vais aller dîner.

Minerva frisonne au discours de son élève. Le ton froid de la Gryffondor l’a perturbé. Hermione peut paraître fragile, mais elle peut aussi montrer une force intérieure qui la fera aller loin.

Plus les jours avancent, plus de choses se recoupent. Les rapports de Benji sur ses cours de DCFM et ce qui vient de se passer font de Miss Granger une élève à surveiller plus que les autres.

Hermione fait un détours pour se calmer avant de rejoindre de ses amis. Elle a peut-être dépasser les bornes mais ces mots pacifiques l’ont mis hors d’elle. Hermione a vu beaucoup de corps sans vie et elle savait que comme tous les autres que les professeurs de Poudlard étaient tous morts. Hermione sait que si l’Ordre et le ministère n’avait pas fait que de vaine tentative pour se défendre, l’issu de la guerre aurait pu être différente. Parfois, il faut prendre sa baguette et ne pas hésiter à blesser les autres afin qu’ils ne nuisent plus. Bien sûr, elle ne dit pas qu’il faut les tuer de sang froid, mais les blesser, oui sans hésitation.

C’est à ce moment qu’ Hermione se rend compte que le directeur n’est pas la solution ultime. Il est la figure de la « lumière », il aurait du faire plus et attaquer au lieu de juste se défendre. Albus Dumbledore a des connaissances très poussées et cela dans beaucoup de domaine, il aurait du servir de ses connaissances pour faire quelque chose. C’est a guerre, et lorsqu’on veut gagner, on fait tout pour et on ne se repose pas un jeune homme juste à cause d’une prophétie. Qu’importe ce que Dumbledore pouvait dire sur les prophéties, il s’y est fié comme tous les autres et quand bien même cela n’aurait pas été le cas ; il aurait du faire plus pour Harry, lui donner les armes nécessaire pour se battre contre un sorcier aguerrit qui ne recule devant rien pour arriver à ses buts.

Même si Voldemort est un être abject, il faut lui reconnaître que lorsqu’il veut quelque chose, il fait tout pour l’obtenir. Le fait dont il l’obtient est un autre débat, mais les fait sont là, dans le futur, il gagne et règne. Dumbledore est un sorcier puissant, mais Hermione pense que le directeur a eu certaines choses trop facilement et qu’il attend que ça lui tombe dessus.

Hermione se promet de ne jamais devenir comme ça et de se battre jusqu’à son dernier souffle.

- A ton avis, c’est contre qui sa colère, murmure James.

- Pourquoi c’est à moi que tu demandes, s’étonne Remus.

- C’est toi le plus intelligent de notre groupe.

Sirius s’amuse du raisonnement de ses amis, cela lui évite de retomber dans le passé et d’avoir le même regard qu’ Hermione. La guerre fait énormément de dégât. Sirius n’a pas le temps de dire à Remus de ne pas la toucher qu’il se retrouve avec sa baguette dans le cou et une Hermione volcanique proche du loup-garou qui ne fait pas le fier.

Rapidement Hermione se recule et s’excuse.

- Si les entretiens avec McGonagall te stresse autant, tu devrais les éviter, dit Sirius pour détendre l’atmosphère.

Hermione s’excuse une nouvelle fois auprès de Remus et grimace un sourire à Sirius.

Remus et James ne comprennent pas ce qu’à Hermione et demande par un regard à Sirius ce qu’il en est. Patmol répond par un signe de tête négatif.

- Je sais à quoi tu penses mais ce n’est pas en t’affamant que les choses iront mieux.

Hermione tourne la tête pour le fixer en silence.

- Je sais à quoi tu penses Miss Granger, mais ce n’est pas comparable. Et puis, sans toi, on sait que je ferai de grosses bêtises.

Hermione gronde et mange un peu, uniquement pour lui faire plaisir parce qu’elle n’a vraiment pas faim.

OoO

A suivre…

Chapitre 19 : Mise au point

Beta : Isabella-57. Merci à toi pour ton super travail et rapide en plus ;)

OoO

Hermione tourne la tête pour le fixer en silence.

- Je sais à quoi tu penses Miss Granger, mais ce n’est pas comparable. Et puis, sans toi, on sait que je ferai de grosses bêtises.

Hermione gronde et mange un peu, uniquement pour lui faire plaisir parce qu’elle n’a vraiment pas faim.

À la fin du repas Hermione commence à se détacher du groupe mais les maraudeurs décident de la suivre.

- Où vas-tu ? demande James

- Besoin de prendre l’air.

- Toujours pas calmée, rajoute Remus.

- Non.

- Pourtant McGonagall ne t’a pas punie.

- Non faute de preuve. Et ce n’est sûrement pas ce sale rat qui va aller se plaindre… C’est juste ce qu’elle m’a dit après.

- Et ? Insiste James. En parler ne te fera pas de mal.

Devant l’air réticent d’Hermione, James continue.

- Si tu ne veux pas en parler à Remus ou moi, je sui sûr que Sirius sera une bonne écoute.

- Comment fais-tu pour être lubrique et sérieux à la fois ? s’interroge Remus fasciné.

Le groupe continue de marcher malgré le froid, ce qui fait du bien à la jeune femme, James ne s’attend pas à une réponse mais Hermione finit par répondre.

- Elle m’a dit que les duels n’étaient pas une façon de régler ses problèmes.

- Oh, oh, dit Sirius.

Hermione grimace. Sirius répond a l’interrogation de ses amis.

- Seulement c’est la guerre dehors.

- Oui, et je l’ai rappelé à notre professeur et lui ai fait comprendre que donner un bouquet de fleurs aux ennemis ne nous fera pas gagner la guerre, dit-elle d’un ton polaire.

- Hermione, tu es notre déesse Gryffondorienne. Osez remettre à sa place un professeur et s’en sortir indemne, c’est du grand art !

- Que ça ne vous donne pas des idées, sinon, dit elle en agitant sa baguette.

James et Remus lèvent les mains avant de s’éloigner. James fait un clin d’œil à Sirius avant de partir en courant évitant un sort de son ami.

- Allons près du lac, dit Sirius, c’est un endroit relaxant et tu en as besoin.

- Ça se voit tant que ça ?

- Oui et ta magie fait des siennes.

- Génial, maintenant je fais de la magie accidentelle. Journée de merde, dit-elle en se frottant le visage.

- Il y a des jours comme ça. Aller assis.

Hermione obéit, curieuse. Sirius s’installe en face d’elle.

- Ferme les yeux et pense à des choses agréables et relaxantes.

Hermione regarde Sirius comme s’il a avait deux têtes.

- Toi, tu ne connais rien sur les Animagus.

- Non, dit-elle les joues rouges, ce sujet ne m’a jamais intéressé.

- Eh bien, l’une des parties les plus difficiles est de méditer.

- Et ? Demande Hermione, voyant qu’il ne dit pas tout.

- Lorsque je suis sorti d’Azkaban, ma magie faisait des siennes, j’ai dû me recentrer sur moi même.

Hermione lui fait un sourire compatissant et suit les ordres de son ami. Au début cela marche, elle repense à sa lettre de Poudlard, sa traversée du lac, son amitié avec Harry, elles évitent leurs aventures jusqu’à l’année en cavale.

Brusquement elle ouvre les yeux et regarde Sirius qui a les yeux clos.

- Sirius ?

- Oui ? Dit-il sans bouger.

- Ça te dit de braquer Gringotts ?

Sirius ouvre les yeux et regarde son amie comme si elle avait deux têtes.

- Es-tu malade ? Personne ne peut braquer Gringotts et en ressortir vivant.

- Déjà fait, dit elle avec un doux sourire. Harry, Ron et moi nous sommes échappés à dos de dragon en détruisant la salle d’accueil et le plafond aussi, dit-elle avec un sourire aux lèvres. On a fait sensation sur le chemin de traverse.

Sirius ne sait pas si c’est une blague, s’il doit être fier de son filleul ou terrorisé des aventures qu’ils ont vécu et comment ils en sont arrivés là.

- Nous avions une bonne raison, se défend Hermione devant la tête de Sirius.

- Dans quel coffre vous êtes-vous introduit ? Demande-t-il de plus en plus curieux, même s’il sent que cela concerne Voldemort.

- Lestrange. Il y a la coupe de Poufsouffle. Tom en a fait un Horcruxe.

- Es-tu sûre qu’elle y est ?

- Non, je sais quelle y est dans le futur mais je ne sais pas depuis combien de temps.

- Ton plan est risqué, dit Sirius, sérieux.

- Je sais. Mais il faut bien se lancer si l’on veut des résultats, soupire Hermione. J’y ai réfléchi, je me suis retournée le cerveau pour savoir quelle était la suite de notre plan.

Sirius pense à un plan pour pénétrer dans Gringotts et dans le coffre sans se faire tuer et sans se faire repérer, et surtout sans détruire la moitié de la banque, mais il se demande une chose.

- Combien Tom en a-t-il fait ? Je veux dire, à cette époque ?

- Cinq, en espérant que le sixième ne soit pas fait.

- Sept est pourtant un meilleur chiffre d’un point de vue magique.

Hermione hausse les épaules n’ayant pas de réponse. C’est peut-être pour cette raison qu’ils ont perdu la guerre, il leur manquait le septième Horcruxe  ? Hermione est perdue et ne sait pas si elle veut se replonger dans ses souvenirs pour trouver là ou ils ont échoué. Elle sait qu’ Harry en était un mais selon elle, Tom ne s’en est pas rendu compte avant l’affrontement final. D’ailleurs eux non plus ne le savaient pas. En aurait-il fait un autre ?

- Nous avons le diadème. Tu penses qu’Albus l’a détruit ?

- Je l’espère, nous n’avons pas le choix. Je ne connais pas d’autres sorciers puissants qui sauraient quoi faire.

Hermione se promet de trouver une solution et Sirius va la conforter dans ses idées.

- Tu sais, dit Sirius après un moment de silence, je ne pense pas qu’Albus soit infaillible. Il a fait des choses qui ne me plaisent pas. Comme livrer Harry aux Dursley en pleine nuit, sans parler de la maltraitance qu’il a subi… Je… Je n’ai pas non plus eu de procès… Nous étions en guerre et Dumbledore avec son statut de président sorcier, aurait dû vérifier ça, surtout que je faisais parti de L’Ordre… Pour ça, je lui en veux…

Hermione, touchée par la détresse de Sirius, le prend dans ses bras.

- Je suis désolée, je ne savais pas, murmure Hermione. Nous ferons tout pour trouver quelqu’un d’autre de confiance.

Sirius reste encore quelques temps dans les bras réconfortants d’ Hermione avant de se reculer. Et de ramasser le reste de sa fierté.

- Sais-tu ce que sont les autres Horcruxes ?

- Le journal que Harry a détruit en deuxième année.

Sirius acquiesce, se souvenant de l’histoire.

- La bague de l’ancêtre de Tom que Dumbledore est allé cherché dans la maison des Gaunt. Je ne sais pas où elle se trouve.

- Je suis sûr que nous pourrons obtenir cette information, dit Sirius sombrement.

- À qui penses-tu ?

- À Lord Black ou plus simplement mon grand-père.

- Non, dit-elle fermement. Nous trouverons autrement.

Quelque part Sirius est reconnaissant de ne pas avoir à s’approcher de sa famille, pourtant quelque chose lui dit qu’ils n’auront pas le choix.

- Nous verrons, mais Tom a dû cacher sa maison par de nombreux sorts.

- Nous chercherons ailleurs, dit Hermione fermement sachant la situation compliquée entre lui et sa famille.

- Et le dernier ?

- Le médaillon de Salazar Serpentard, murmure Hermione.

- Quel horrible mangemort l’avait, grogne Sirius.

- Je ne crois pas que Tom l’ait confié à qui que se soit, mais je sais qui l’a récupéré et l’a caché loin de Tom.

- Hermione, s’inquiète Sirius.

D’instinct, il lui prend la main. La jeune femme lui écrase les doigts.

- C’est ton frère.

Sirius se recule sous le choc.

- Regulus ?

Hermione acquiesce.

- C’est impossible, dit Sirius d’une voix blanche. Tu es sûre ?

- Oui, il avait laissé une lettre disant qu’il regrettait et qu’il avait voulu se racheter.

Sirius ne dit rien durant plusieurs longues minutes analysant tout ce qu’Hermione lui a dit et à bien y réfléchir, ce qu’elle a fait avec Regulus et les messages subtils. Sirius ne pensait pas que son petit frère avait ça en lui et une autre partie de lui est très fier de ce qu’il a réalisé.

- C’est pour ça que tu lui as parlé et que tu semblais triste la première fois que tu l’as vu, dit Sirius inquisiteur.

La gorge nouée, elle ne peut parler.

- Es-tu sûre qu’il le mérite ?

Devant le regard furieux de la jeune femme, il comprend que oui. Les rancunes sont tenaces, pourtant, lorsqu’ils étaient enfants, ils étaient très proches.

- Fais un pas vers lui, le supplie presque Hermione.

- Je ferai un effort… Sais-tu… Pour son corps ?

- Non, mais Tom a dû le découvrir. Même si tu es en froid avec ton frère, personne ne mérite de mourir dans de telles conditions.

- Bien, nous avons un début de plan.

Ils retournent vers le château.

- Et Regulus n’a pas encore récupéré le médaillon ?

Hermione fronce les sourcils.

- As tu déjà vu dans ta maison, un médaillon argent et ambre sur le dessus avec un serpent dessus ?

- Possible ?

- Et tu n’as pas accès au Square ?

- Je ne pense pas, mais Grand père oui.

- Zut.

- Tu penses que Voldemort n’a pas encore le médaillon ?

- Cela peut-être une possibilité. On ne sait pas quand il l’a créé. Peut-être que quelqu’un de ta famille lui a donné, peut-être est-ce Regulus. Il ne faut pas oublier que Tom est pauvre, il n’a pas de fortune familiale, ni d’objets ancien, hormis la bague et il est obsédé par les fondateurs.

- Savoir où se trouve le médaillon serait un point de départ et ça serait encore mieux s’il était toujours au Square… Comment peut-on le savoir ?

Hermione hausse les épaules, n’ayant pas de réponse.

- On trouvera, sourit elle. Avec nos deux cerveaux, on devrait y arriver.

- Surtout avec ton cerveau, le mien est programmé pour faire des blagues.

- Fred et Georges ont fait de bonnes blagues aux mangemorts et crois-moi, ils ont été sacrément surpris.

Lorsqu’ils entrent dans le château, ils se dirigent naturellement vers la cuisine pour un chocolat pour Hermione et un café pour Sirius, habitude de leur passé.

- Je crois que tu as raison pour Dumbledore, il n’est pas infaillible comme j’ai pu le croire, dit-elle après avoir bu quelques gorgées de sa boisson.

- Je suis désolé.

- Pourquoi tu n’y es pour rien.

- Je le suis pour toi, il est toujours difficile de se rendre compte qu’une personne en qui l’on a confiance et que l’on admire n’est pas ce qu’elle est.

OoO

A suivre...

Chapitre 20 : Suspicion

- Je crois que tu as raison pour Dumbledore, il n’est pas infaillible comme j’ai pu le croire, dit-elle après avoir bu quelques gorgées de sa boisson.

- Je suis désolé.

- Pourquoi tu n’y es pour rien.

- Je le suis pour toi, il est toujours difficile de se rendre compte qu’une personne en qui l’on a confiance et que l’on admire n’est pas ce qu’elle est.

OoO

- J’espère que vous avez une bonne raison de nous faire venir Minerva, grogne herbert beery, professeur de botanique.

Minerva se retient un commentaire acerbe, les tensions entre ces deux là est déjà assez tendu, nul besoin d’en rajouter. En tout cas, la professeur de métamorphose a hâte qu’ Herbert prenne sa retraite et espère que son remplaçant sera plus amical.

- Voyons, voyons, dit le directeur toujours jovial. Je suis sûr que Minerva a une bonne raison de nous faire venir.

Devant son employeur, le professeur Beery n’ose rien dire et s’assoie autour de la table avec les autres.

- Exactement, commence Minerva quand tout le monde est assis. C’est à propos de Miss Granger…

Benji fenwick se redresse, intéressé. Il a remarqué que cette élève est très brillante, mais que parfois, elle semble s’ennuyer, comme si elle connaissait les sorts qu’il leur apprend et durant les exercices, soit elle y arrive trop facilement, soit son regard change et devient plus dure. A ce moment, il a peur que l’incident de début d’année revienne, mais cette enfant est brillante et réfléchie. Elle apprend et se retient. Il a aussi remarqué que les maraudeurs étaient moins provocateur et plus concentré, surtout Sirius.

- Miss Granger est une excellente élève, je ne vois pas de problème avec elle, répond bathsheba baling, professeur de rune.

- Les résultats de Miss Granger ne sont pas le problème.

Minerva leur explique dans les grandes lignes sa discussion avec son élève.

- Je pense aussi qu’elle est responsable de l’état de Mr Pettigrew, dit-elle plus gravement.

- Miss Granger se défend, je ne vois pas où est le problème, réplique Benji.

- Est-vous en train de dire que mes Serpentards attaquent d’autres élèves, répond Horace sur la défensive et pour le principe, parce que tous savent qu’ Horace a alloué un laboratoire à la Gryffondor.

Mais aucun n’est dupe, tout le monde sait que le directeur des Serpentards s’en moque.

Benji hausse un sourcil en fixant Horace qui détourne le regard.

- Tous les Serpentards, non. Mais nous savons que certains sont plus enclin à sortir leur baguette. Mais là n’est pas le sujet, n’est-ce pas Minerva ?

- Effectivement.

- Et ou se trouve le problème, demande le directeur qui lui aussi se pose des questions sur sa nouvelle élève.

- Je suis inquiète sur sa façon de voir les choses. Parfois, Miss Granger semble vouloir…

- Combattre, propose Benji.

- Oui.

- Elle est une excellente duelliste, répond le professeur de DCFM.

- C’est une enfant, répond Minerva. Les élèves n’ont pas à combattre.

Albus commence à avoir une idée là dessus. Le ministère ne semble pas vouloir faire quelque chose et encore moins entraîner ses Aurors. Il a son Ordre du Phénix mais peu de personne en faisant parti. Bien sûr, il est hors de questions qu’il recrute des élèves, mais ceux juste sortis ? Oui, pourquoi pas. Ces jeunes gens sont plein de vie et de bonne volonté.

- Je pense que vu le passif de Miss Granger, elle a quitté l’enfance depuis longtemps et avec ce que vous nous avez dit, il n’y a pas de mal à vouloir un avenir meilleur.

- Oui mais…

- Mais ses méthodes ne vous convienne pas, grimace Benji qui devient de moins en moins sympathique, rappelant qu’il n’a pas eu son poste pour son sourire... Ce qui étonne tous les autres professeurs, lui qui est d’une nature joviale. Une guerre se prépare, je pense qu’il faut respecter certains principes mais en face, ils ne le feront pas, alors il faut se montrer plus dure que nous le ferons en temps normal. Et personnellement je ne suis pas contre de botter les fesses de ceux qui se font appeler mangemorts… Je pense que cette réunion est inutile, nous savons tous que Miss Granger est une sorcière brillante et nous nous inquiéterons lorqu’elle passera la ligne de non retour… Et je ne pense pas que cela arrivera…

Benji se lève et quitte la pièce, suivi rapidement par tous les autres. Seul le directeur reste.

- Albus, qu’en pensez-vous ?

Le directeur met quelques secondes à répondre, s’étant perdu dans ses pensées.

- Surveillez-là de près.

- Et ? Dit elle mécontente.

- Je lui parlerai.

- Bien, faites-le rapidement, dit Minerva sèchement avant de quitter la pièce.

La directrice des Gryffondor se promet de garder son élève à l’œil et de ne rien laisser passer.

OoO

Le week-end avant les vacances, une sortie à pré-au-lard est faite. A l’époque d’ Hermione, il y en avait beaucoup moins. C’est comme ça que Sirius, Remus et Hermione se retrouvent dans les rues recouvertes de plusieurs centimètres de neiges et un vent du nord qui, malgré les sorts de réchauffement, leur montrent que l’hiver est bien là. Tout cela pour finir leur achat de noël et surtout pour qu’ Hermione trouve une cadeau de remercient aux parents de James. Son ami lui a dit que cela n’était pas nécessaire, mais Hermione sait que c’est une chose correct à faire.

- Sirius, aide moi, se plaint la jeune femme après une grosse heure à entrer et sortir de plusieurs boutiques. Qu’importe l’époque, Hermione n’aime pas faire les boutiques.

Encore une fois et après avoir tourné dans des rues qu’elle ne connaissait pas, Hermione se rend vraiment compte des ravages de la première guerre et du nombre impressionnant de mort qu’un seul homme a déclenché. Pré-au-lard fait quasiment plus de trois fois la taille de son époque.

- Non, dit-il espiègle. Il aime bien qu’Hermione est besoin de lui.

- Mais tu les connais.

- Oui et ça leur fera plaisir si c’est ton propre cadeau.

- Remus, aide moi.

- Mmm, dit-il la bouche pleine de chocolat. Je suis nul pour offrir des trucs, alors attend toi au pire pour ton cadeau de Noël.

Devant la tête déprimée d’ Hermione, Sirius pose son bras sur ses épaules. Ayant pitié, il l’entraîne dans une petite boutique au fond d’une ruelle, peu connue sur pré-au-lard.

- Ici, tu devrais trouver.

Hermione entre dans la petite boutique complètement magique et cosy. Elle va vite devenir sa boutique favorite. Ses yeux se posent partout, ses mains glissent sur tout un tas d’objets. Dans le futur, cette partie du village ne sera plus ce qui l’attriste tout en lui donnant encore plus envie de se battre.

- Je crois qu’on va perdre Hermione, commente Remus.

- Mmm, répond Sirius qui ne quitte pas la jeune femme des yeux.

Remus ricane. Il a rapidement compris qu’un jour ses deux là seront plus qu’ami, mais en attendant il trouve très divertissant de les voir se tourner autour.

- Tu es mordu, Patmol.

- Je vais te dire Moony, je crois que j’aime ça.

C’est la première fois qu’il avoue à voix haute qu’il pourrait ressentir quelque chose pour Hermione qui finit par trouver quelque chose pour les parents de James, rien d’original, mais au moins, elle n’arrivera pas les mains vides. Puis même si l’autre a un peu d’argent, elle ne veut pas en emprunter à ses amis.

Après avoir payés, ils décident de rentrer et rejoindre James qui ne les a pas accompagné, étant consigné à l’infirmerie après qu’une de leur blague est mal tourné.

OoO

- Pourquoi cette inquiétude ? Murmure Sirius alors qu’ils sont installés dans le train.

- Si je te dis que je m’inquiète de la rencontre avec les parents de James, tu me crois ?

- Non.

Hermione se frotte le visage. Sirius s’inquiète, il est rare de la voir si désemparée.

- J’ai peut-être fait une bêtise.

- Tu ne fais jamais de bêtise, dit Sirius sûr de lui.

Hermione grimace.

- Il faut un début à tout.

- Tu m’inquiètes, qu’as tu fais ? Si c’est rendre Peter définitivement hors circuit, ça me va.

La jeune femme hésite entre le fusiller du regard ou sourire pour essayer d’alléger la situation. C’est ce qu’elle apprécie avec lui, ils forment un bon équilibre entre son sérieux et lui sa facilité à détendre l’atmosphère.

- Et si j’ai dit à un futur mangemort psychopathe de ne pas prendre la marque ?

- Tu as quoi ?! Crie Sirius attirant l’attention de leur ami.

- Un problème, s’inquiète Remus en voyant Hermione rentrer la tête dans les épaules.

Personne ne répond rendant le silence génant.

- Je vais aux toilettes, murmure Hermione.

Après s’être assuré qu’ Hermione n’entende pas, James questionne son ami.

- Je voudrai vous en parler, mais c’est quelque chose qui se passe entre Hermione et moi.

Cela fait quelques temps que Sirius est tiraillé entre ses amis et la mission qu’ils se sont donnés avec Hermione. Il n’aime pas leur cacher des choses. Ils sont comme ses frères. Mais là, il ne se voit pas leur dire qu’ Hermione vient du futur et que même si son corps est jeune, lui l’est moins. L’adulte en lui comprend que toute vérité n’est pas bonne à dire ou qu’il faut choisir le bon moment et là, ce n’est pas le cas.

Remus voit que James veut questionner son ami, prend la parole avant qu’il ne le fasse.

- OK. Pour le moment, on va s’en contenter.

- Merci Moony, soupire Sirius de soulagement.

- Mais, qu’importe ce qu’elle a fait, va t’excuser, même si ce n’est pas ta faute.

- Tu as une vision de la femme particulière, constate James.

- Papa fait ça avec maman et ils ont une vie heureuse, sourit le loup-garou. Et je suis pour ce mode de vie.

A l’entente de ses mots, Sirius a un pincement au cœur. Il espère que la venue d’ Hermione pourra lui offrir la vie dont il rêve.

- Maintenant va y.

Sirius part à la recherche d’Hermione qui n’est pas très loin, à regarder le paysage défiler.

- Je suis désolé, dit Sirius suivant le conseil de son ami.

- Tu n’y es pour rien, répond Hermione sans le regarder. J’ai fait une bêtise, je dois l’assumer.

Voyant qu’elle s’en veut suffisament comme ça et qu’il n’aime pas, il lui propose de raconter sa conversation

OoO

Hermione profite de finir son livre au calme lorsqu’un Serpentard s’assoie à ses côtés comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.

- Je n’aime pas te devoir quelque chose, alors que veux-tu, gronde le Serpentard.

Hermione le fixe se demandant si elle peut lui demander une telle chose et si ça ne va pas lui mettre la puce à l’oreille, mais avant que son cerveau et sa bouche se soient mis d’accord, elle parle.

- Ne prend pas La Marque.

Rabastan ouvre grand les yeux. A-t-il bien entendu ce qu’elle a dit ?

- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.

Hermione ferme son livre et le frappe à l’épaule, comme elle l’a souvent fait avec Harry.

- Oh tu ne vois pas ? C’est simple, c’est une tête de mort qui crache un serpent, sur ton avant bras gauche, d’un vert douteux et qui montre que tu es le larbin d’un fou… Non, tu ne vois toujours pas ?

Rabastan perd le peu de couleur qu’il avait sur le visage.

- Rassure-moi, tu ne vas pas vomir ? Parce que si tu dois le faire tourne la tête de l’autre côté.

- Comment sais-tu cela ?

Hermione hausse les épaules. Avant de se dire que si elle ne trouve pas une réponse, il va se passer encore plus de questions.

- Cela a t’il de l’importance ? Et puis je ne suis pas la seule à le savoir, ce n’est pas comme si ils essayaient de se cacher.

Sa théorie soit un peu bancal, ils ne cachent pas leur cape, ni leur masque mais montrer leur marque est une autre chose…

Rabastan la fixe, se posant lui aussi la question de savoir ce qu’elle sait.

- Ce n’est pas parce que mon frère et sa femme t’ont attaqué que j’en ferai autant, répond-t-il sur la défencive.

Heureusement que Rabastan ne la regarde pas, sinon il aurait vu la surprise sur son visage. Alors c’est eux qui ont attaqué « l’autre » Hermione. Elle se doutait que les mangemorts y étaient pour quelque chose. Le fait de savoir que Bellatrix est déjà une folle furieuse ne l’étonne pas.

- Parce que tu crois que tu auras le choix ? Et peut-être même que dans quelques années tu y prendras plaisir. Personne ne sait de quoi est fait le futur.

- Pourquoi cela t’intéresse ? Toi et moi on ne se connaît pas.

- C’est vrai. Tu n’as qu’à voir ça comme un signe de gentillesse de ma part ; puis je pense que personne ne mérite d’être esclave de qui que se soit.

Hermione lui fait un sourire triste pensant à tout ceux tomber sous les ordres de Voldemort. La jeune femme se lève, lui jette un dernier regard et s’en va.

- Je te connais plus que tu ne le penses, murmure-t-elle pour elle-même.

OoO

A suivre….

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Commentaires (2)

1. Une_liseuse jeudi, 21 Juin 2018

Salut,
J'adooooore ton histoire et j'ai trop trop hâte de lire la suite!!
Bye

2. CielPhantomhive dimanche, 13 Mai 2018

C'est génial !!!! Hermione et Sirius vont enfin (peut être) s'embrasser sortir ensemble et tout le tralala… J'ai trop hâte vivement la suite ! ^^

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 04 Juillet 2018

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