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Le secret perdu du voile

Chapitre 61 : Acceptation

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Beta Dray-Mione Potter


- Hermione ! Sirius ! Appelle Remus. Lord Black… Vous allez bien ?

- Oui, merci, dit Hermione.

- Bien, vous êtes entre de bonnes mains, mais allez voir l’infirmière.

- J’irai Lord Black. Et merci. Sincèrement.

Lord Black acquiesce et transplane.


C’est en traînant les pieds que Sirius se rend à son déjeuner avec le chef de famille. En prenant son temps, il pense à tous les changements et au chemin qu’il a parcouru après être passé à travers le voile. Honnêtement, il ne sait pas s’il aurait accompli autant de choses sans Hermione. Peut-être aurait-il juste suivi le cours de sa vie. Certes il n’aurait probablement pas fait les même erreurs, mais c’est grâce à Hermione que sa vie prend un tournant différent et en y réfléchissant sérieusement, il commence à apprécier et accepter ces changements.

Encore une fois, la bague d’héritier se faisait lourde dans sa poche. Il la sort et l’observe. Dans son autre passé, jamais il ne l’avait portée et encore moins gardée sur lui. Il n’est même pas sûr de se souvenir où elle était dans son coffre… Il n’en est pas encore à la porter, mais il sait que ce jour viendra et sa magie est apaisée.

Lord Black suit son héritier dans la rue. Il n’a pas voulu l’interrompre, le trouvant trop concentré par ses pensées. Arcturus est étonné quand il voit Sirius sortir sa bague de sa poche. Il sait que la magie familiale lui a répondu plusieurs fois – ce qui est en partie la cause de leur déjeuner – mais il ne pensait pas que la bague était aussi proche de son propriétaire, ce qui finalement est une très bonne chose. Sirius commence à accepter sa place dans la famille Black.

- Bonjour Sirius.

Sirius sursaute et range la bague dans sa poche. Il remercie intérieurement son grand-père de ne pas faire de réflexions à ce sujet.

- Lord Black.

Les deux hommes s’installent en silence à la table qui est leur est réservée.

- Je suis navré de couper ta journée de sortie avec tes amis.

Sirius baisse le menton pour le remercier silencieusement. Il n’est pas sûr de la sincérité de son ainé et sans Hermione à ses côtés pour le tempérer, il préfère en dire le moins possible. Il n’oublie pas que stratégiquement Lord Black est son allier pour gagner cette guerre et aussi une autre alternative à Dumbledore. Rancœur quand tu nous tiens…

C’est avant l’arrivée de l’entrée qu’Arcturus se lance.

- Je crains que ma façon d’aborder les choses soient très Gryffondor de ma part, mais je n’ai pas trouvé de façon subtile d’aborder cela, et je suis sûr qu’au vu de ton sourire, tu n’en seras pas dérangé, donc je vais aller au plus rapide. Tu as appelé la magie familiale, deux fois, il me semble.

Sirius pense qu’Arcturus ment. Il ne doute pas une seconde que le Serpentard en face de lui ait trouvé un moyen subtil d’aborder le sujet, parce que même lui a des idées sur comment faire. Par contre, il ne connaît pas les répercussions de cet acte et ce qu’il en pense.

- Pour protéger Hermione.

Les plats arrivent.

- Les deux fois ?

- C’est toujours pour Hermione, répond Sirius avec conviction. Délicieux cette entrée. Et ton plat ?

- Très bon, merci, répond Arcturus qui rentre dans le jeu de son petit-fils.

Sa parfaite femme lui a rappelé que s’il voulait Sirius dans sa famille, il devait changer sa façon de faire et avec son descendant ce n’est pas quelque chose de désagréable. Cela lui rappelle aussi ses jeunes années.

- Ta démonstration de magie n’est pas passé inaperçue, dit Arcturus avec un ton grave.

- Eh merde… souffle Sirius en se frottant la nuque. Langage, je sais, désolé.

- Si tu veux que tes excuses soit crédibles, ne fait pas ce sourire.

- Je pensais à Hermione.

Et c’est vrai, Hermione lui a confié qu’elle aimait particulièrement ce geste. Mais il revient sérieux.

- Le faux Lord vous a approché ?

Arcturus est étonné de ce raisonnement.

- Par intermédiaire d’Orion ? Pettigrew a dû aller rapporter l’information à son précieux maitre… J’espère juste qu’il s’est cassé une dent en tombant.

Arcturus ne le questionne pas à ce sujet mais va suivre cela attentivement parce qu’il semblerait que Monsieur Pettigrew joue de malchance ces derniers temps.

- Oui, Orion m’a fait passer le message…

Sirius fronce les sourcils. Hormis le fait que ses parents devaient ressentir de la fierté que leur ainé soit remarqué par leur maître… Il est inquiet.

- Quel est le problème ?

- Je ne comprends pas pourquoi il ne m’a pas approché lui-même ?

- Ce faux Lord est intelligent, il m’a parlé de toi en tant qu’héritier.

- Le bâtard.

- Langage.

- Pourquoi, il en est un. Fils illégitime d’un moldu, né hors mariage.

Arcturus se rappellera de cette information et ce Tom baisse une nouvelle fois dans son estime et se félicite de ne pas l’avoir suivi.

- Mais pour aller sur des nouvelles plus joyeuses, j’ai eu des courriers des parents de tes amis de classe… Mélania a été invité pour des brunchs, des réunions de femmes et nous avons été conviés à des déjeuners… Les deux frères Potter m’ont aussi convié à un déjeuner. Certes, je vois souvent Charlus aux réunions du Magenmagot, mais là c’est d’ordre privé.

Sirius est estomaqué de cette nouvelle.

- Et j’imagine que ces personnes ne sont pas des personnes qui font partie de vos cercles d’amis ?

- Exact. Miss Granger et toi êtes appréciés à Poudlard et Mélania et moi avons décidé que c’était une bonne chose d’élargir nos horizons. D’ailleurs, ta grand-mère est partie avec Lady Potter et d’autres dames pour une réunion de vêtements. Je suis sûr qu’elle va revenir avec plusieurs toilettes, dit Arcturus avec un clin d’œil.

- Et pour les moins puissants ?

Sirius se souvient de ses cours de politique, des alliances entre Familles Nobles, les familles moins importantes qui peuvent s’allier avec les plus puissantes pour leur protections, pour certaines, pour le pouvoir.

- Nous les avons remerciés pour l’intérêt qu’ils portent aux Black et nous n’oublierons pas ce geste.

- Phrase qui peut être interprétée dans les deux sens.

Arcturus est fier de la discussion qu’ils ont et entre-aperçoit le futur chef de famille qu’il deviendra.

- Accorder sa confiance trop facilement peut être problématique. Mais tout refuser…

- N’est pas non plus une bonne chose. Il faut laisser la porte entrouverte et voir comment évolue les choses et, pourquoi pas, se faire des alliés.

C’est en mangeant le plat de résistance que le cas de Regulus est abordé.

- Que vous faut-il comme preuve pour que Regulus soit sous votre protection et cela qu’importe son âge ? Questionne directement Sirius.

Cela devient vraiment important pour lui, car il a vu son petit frère seul avec une demoiselle sur la carte du maraudeur. Hermione n’a pas été étonnée quand il lui a dit. Elle lui a confié que Regulus lui avait demandé conseil, d’une certaine façon. et ça, pour Regulus c’est une très bonne chose.

- Qu’importe la preuve, il faut qu’elle soit solide.

Pour une fois, Arcturus adorerait avoir une famille moins compliquée. Il n’aurait qu’à dire que le cadet est sous sa protection donc intouchable et ça suffirait mais avec la perfidie de certains Black, ils remettraient en question ce choix et cela pourrait avoir l’effet inverse.

- Bien. Il se pourrait que j’aie quelque chose.

- Est-ce que cela à un rapport avec ton rendez-vous au ministère ?

Sirius se tend.

- Que savez-vous ? Demande-t-il brusquement.

- Rien, répond Arcturus d’une voix calme. On m’a juste informé en tant que surveillant de Miss Granger, qu’elle devait quitter le château pour une convocation au ministère. J’ai naturellement pensé que tu l’accompagnais.

- Évidemment, dit-il toujours tendu.

Ils restent en silence jusqu’au dessert, Arcturus voit son petit-fils encore plus troublé qu’à l’accoutumée, alors il lui laisse du temps.

- J’ai été surpris lorsque j’ai senti notre magie te rejoindre, les deux, fois, mais…

- Mais ?

- C’est une bonne chose… L’as-tu invoqué de ton propre chef ?

- Pas la première fois, dit-il honnêtement. Je ne pensais pas que cela m’était possible de le faire. Par contre la deuxième fois, oui.

- As-tu eu un problème ?

Arcturus est inquiet de voir son petit-fils perdre des couleurs.

- Hermione oublie parfois ses limites.

Il hésite puis finalement lui en parle peut-être aurait-il des réponses.

- Elle était épuisée et je voulais faire quelque chose. J’ai senti la Magie Familiale s’activer, elle n’était pas là pour moi, mais pour Hermione, elle voulait aller avec elle.

- Comment s’est sentie Miss Granger ?

- Revigorée et en pleine forme… As-tu déjà entendu parler d’un tel phénomène ?

Arcturus réfléchit.

- Il y a deux siècles, mes souvenirs sont flous, mais oui, la fiancée de l’héritier était gravement blessée, c’est la magie qui la tenue en vie le temps de recevoir les bons soins. C’était une des rares fois où la Magie Familiale prend l’initiative de sauver un sorcier qui ne fait pas encore partie de la Famille.

- Pourquoi ?

- Beaucoup disent que nos magies ont leur propre conscience et que cette magie fait en sorte que nous allions dans la bonne direction, bien que parfois nous nous égarons.

- Donc la Magie des Black accepte Hermione ?

- Oui. Indéniablement. La Magie accepte votre union.

- Wow… wow… On en est pas encore là, dit Sirius les joues rougissantes.

Arcturus ne peut retenir un sourire amusé.

- La magie ne fait pas ce genre de différence, mais je suis ravie que savoir que votre héritier n’est pas déjà en route, rajoute le Chef de Famille amusé de mettre son petit-fils aussi mal à l’aise.

Par chance ou malchance pour Hermione, ils voient des gens dans la rue, courir en criant qu’il y a une bagarre non loin du restaurant.

Sirius se lève et court vers les bruits de déflagrations, suivi de son grand-père. Les deux hommes ne sont pas si étonnés de voir Hermione.

Sirius la rejoint rapidement et la prend dans ses bras.

Arcturus observe le mangemort mort et acquiesce. Il aurait bien envie de faire pareil avec celui assommé, mais il pourra s’en occuper plus tard en demandant réparation s’il survie, vu sa blessure à la tête.

Il savait que Miss Granger était une battante et qu’elle avait vécu des choses difficiles, mais tuer un homme et ne pas être effondrée signifie que soit elle n’est pas à sa première fois, soit c’est une mage noire en puissance ce dont il doute fortement.


- Merci Madame Pomfresh, je vais bien.

- Chut jeune fille. Vous restez là en observation pour une heure… Et votre petit ami va aller rassurer vos amis et il peut revenir vous tenir compagnie, dit-elle bienveillante.

Madame Pomfresh va voir ses autres patients en pestant contre ces horribles mangemorts et remerciant Lord Black de les avoir protégés.

Hermione ferme les yeux, ayant besoin de se remettre psychologiquement de son combat à mort. Elle ne regrette pas la mort de ce mangemort et espère que l’autre ne sortira pas vivant des cachots Black. Avec ce raisonnement, Hermione pourrait penser qu’elle devient sans cœur, mais elle a vu la guerre et les nombreux mangemorts qui ont fait d’immenses dégâts, alors si elle doit se salir les mains pour conserver la paix dans ce monde, elle le fera. Doucement, elle glisse dans un sommeil paisible.

Sirius la rejoint et la regarde dormir paisiblement. Il ne peut s’empêcher de la rejoindre et de s’allonger contre elle. Naturellement et comme s’ils avaient vécu des années ensemble, elle pose sa tête sur son épaule, un bras autour de sa taille et une jambe entre les siennes. Dans son sommeil, elle soupire de bonheur.

Sirius est rassuré que sa petite amie encaisse ce duel aussi bien, et son corps d’adolescent réagit.

- Je ne suis qu’un obsédé, murmure-t-il pour lui-même.

Mais il finit par reprendre le contrôle et de profiter de ce moment de sérénité malgré le regard désapprobateur de Madame Pomfresh qui est venue voir comment allait Hermione.

- C’est elle qui se colle à moi, je ne peux pas la repousser, dit Sirius en mode Maraudeur. Je ne suis qu’un homme faible…

Madame Pomfresh ne peut retenir un petit sourire avant de tourner les talons.

Hermione se réveille quelques minutes plus tard mais garde les yeux fermés.

- Tu sens bon, dit-elle.

- Merci.

Hermione bouge pas.

- Tu veux passer le reste de ta journée à l’infirmerie.

- Pas spécialement mais j’aime être avec toi, dit-elle en le regardant tendrement.

- Alors on reste là.

Il la serre dans ses bras avant d’échanger un baiser qui fait rougir les plus jeunes malades qui n’en loupent pas une miette pour le répéter à leurs amis.

Le couple se sépare quand la porte de l’infirmerie s’ouvre pour laisser entrer le directeur. Hermione et Sirius s’assoient sur le lit.

- Ah, Miss Granger, Monsieur Black, j’ai appris ce qui s’était passé à Pré-au-lard. Je constate que vous allez bien.

- Oui, heureusement que Lord Black était là, dit Sirius.

Ce qui dans un sens est vrai, c’est lui qui a géré les Aurors.

- Miss Granger, si vous souhaitez parler de cette attaque qui, de ce que je sais étais contre vous, mon bureau vous est ouvert.

- Je prends note, je vous remercie Monsieur le directeur. Mais ça devrait aller. J’imagine que ça aurait pu être pire.

- Heureusement que ce n’est pas le cas, dit Sirius en serrant la main de sa petite amie.

Elle le rassure d’un regard.

Après les politesses d’usages, le directeur s’en va et Hermione est autorisée à profiter de la fin de son samedi après-midi. Ils rejoignent leur groupe d’amis dans le parc.

- Tu es songeuse. Ça va ? Questionne Sirius en chemin.

- J’ai réfléchi, ou du moins, cette bagarre m’a fait réfléchir à certaines petites choses passées.

- Si tu y penses c’est que ces détails ont leur importance. Non ?

- Possible.

Ils arrivent dans le parc et cherchent du regard leurs amis. C’est quand ils se dirigent vers eux qu’Hermione le questionne.

- Tu sais où je pourrai trouver un épouventard ?

- Eum… Non ? Pourquoi ? Demande Sirius prit au dépourvu par cette question.

- Je voudrais savoir qu’elle est ma plus grande peur… La dernière fois c’était louper un examen et je suis sûre que cela a changé, plaisante-t-elle.

Elle repense aussi à son combat à Pré-au-lard et cela dérive vers la bataille finale à Poudlard. Au plan qu’avait élaboré Tom et à tous ces détails...

- La salle sur demande ?

- Non, j’ai essayé.

- Et la salle sur demande où on a trouvé le Diadème ? Peut-être y en a-t-il un ?

Hermione ne veut pas s’amuser à chercher dans ces déchets, quand un souvenir lui revient en mémoire.

- Tu as raison. On va le chercher ? Dit-elle trop enthousiasme.

- Qu’y a-t-il dans cette salle que tu veux ?

Hermione n’essaye pas de nier, Sirius la connaît trop.

- Il y a une armoire à disparaître. Elle est cassée, mais je veux en faire des allumettes, dit-elle la colère montant en elle.

- Qu’est-ce que cette armoire t’a faite ?

- Le fils de Lucius a fait entrer les mangemorts lors de la guerre qui a détruit Poudlard et fait gagner Tom.

Une larme coule sur la joue d’Hermione.

- On va brûler l’intégralité des objets dans cette pièce, dit Sirius furieux. Mais demain, tu as eu beaucoup trop d’émotions pour aujourd’hui. Tout de suite, on va profiter de notre seconde chance et de nos amis.


A suivre…

Chapitre un peu plus long pour me faire pardonner de mon retard.

J’espère que vous avez aimé le déjeuner.

A bientôt

Chapitre 62 : Moment intime

Beta Dray Mione Potter-Malfoy

Bonne lecture


Une larme coule sur la joue d’Hermione.

- On va brûler l’intégralité des objets dans cette pièce, dit Sirius furieux. Mais demain, tu as eu beaucoup trop d’émotions pour aujourd’hui. Tout de suite, on va profiter de notre seconde chance et de nos amis.

- D’accord mais ce soir c’est juste toi et moi.

- Ça me va.

Hermione avait mis ça de côté mais elle n’oublie pas que Lord Black a dit que Sirius était son héritier mais surtout que Sirius n’était pas étonné.

La fin d’après-midi avec ses amis, fait du bien à Hermione. Le fait qu’ils ne savent pas tous les détails sombres des plans du Tom, leur permettent d’avoir des sujets plus légers. Aucun n’ose demander comment s’est passé le déjeuner de Sirius, sachant qu’il n’y a pas si longtemps, c’était un sujet tabou.

Alice les rejoint à la fin du repas et leur parle de sa journée avec un sourire.

- Est-ce que tu peux arrêter de sourire comme ça, tu me déprimes, dit Mary. Il y a assez d’Hermione et Sirius, il ne manquerait plus que Lily s’y mette…

James et Lily se jettent un rapide coup d’œil que tout le monde fait semblant de ne pas voir.

- Un jour, ça viendra, ne t’en fait pas, la rassure Hermione. On a juste eu de la chance.

- Et si ça se trouve dans deux mois, ils vont se séparer, dit Remus.

Sirius et Hermione fixent Remus avec un regard noir.

- Ou pas… Se rattrape le loup-garou.

- Merci Remus. Mais on sait qu’ils sont faits pour être ensemble, dit Mary.

- Alors Alice, quand est-ce que je rencontre ce Franck ? Dit Hermione.

Et elle a vraiment envie de le rencontrer. Même si Hermione n’était pas aussi proche de Neville que d’Harry et Ron, elle l’appréciait, elle veut savoir comment étaient ses parents, parce qu’il est quelqu’un de bien, gentil et courageux. Encore une fois, la jeune femme se promet que Franck et Alice n’auront pas un destin aussi horrible… Tout ça à cause d’une foutue prophétie. D’ailleurs, Hermione se demande où est Trelawney ?

- La semaine prochaine. Toi et Sirius êtes invités à un Brunch organisé par Lady Londubat.

- Moi ?

- Oui toi, Hermione. C’est ça de sortir avec le petit fils de Lord Black, dit James.

Sirius remercie James d’un signe de tête pour ne pas employer le mot « héritier ». Il sait qu’il va devoir en parler à Hermione, mais ce n’est pas le lieu.

- Toi aussi James, tu es invité… Mais vous allez recevoir des invitations officielles dans la semaine.

La fin du repas se passe dans la bonne humeur, mais Hermione pense à plusieurs choses qui peuvent être importantes.

- On fait quoi ce soir ? Demande James.

- Hermione et moi avons des projets.

- Passez une bonne soirée, dit Lily avant que quelqu’un ne fasse une réflexion déplacée.

- Merci Lily.

Hermione la serre dans ses bras.

- Toi aussi, tu as le droit d’avoir du temps pour toi, murmure-t-elle à son oreille.

Lily rougit mais ne dit rien. Elle pourrait être étonnée qu’Hermione sache et elle pensait que ça la gênerait mais non, Hermione est discrète et ne jugera pas.

Sirius et Hermione se dirigent vers la salle sur demande. Elle voudrait bien aller dans la pièce pour trouver l’armoire à disparaître, mais pas ce soir. Comme lui a dit Sirius, il faut aussi savoir apprécier les moments de calme.

Sirius ouvre la porte de la salle sur demande pour laisser apparaître une copie du parc de Poudlard.

Hermione entre et enlève ses chaussures, fait quelques pas avant de s’allonger sur le sol. Sirius sourit et la rejoint.

- J’adore la magie, murmure Hermione en appréciant le faux soleil qui lui réchauffe la peau.

- Et moi je n’ai jamais autant apprécié ma seconde chance, dit-il avant de l’embrasser.

Normalement, lorsque les choses deviennent plus intenses, ils se séparent mais cette fois, Hermione le maintient contre son corps.

- Tu es sûre ?

- Tu n’imagines pas à quel point je suis sûre de ce que je veux.

Sirius essaye de ne pas perdre la tête avec le ton de voix de sa petite amie. Mais quand elle l’embrasse et le met sur le dos pour s’asseoir sur lui, il lui faut toute sa retenue pour ne pas perdre la tête. Il pose ses main sur ses cuisses et ses fesses.

Hermione déboutonne la chemise de son petit ami en le caressant légèrement. Extérieurement elle semble sûre d’elle, intérieurement, elle n’est pas complètement rassurée, mais elle veut ce qui va se passer.

- Tu vas me tuer.

- Tu m’en vois navrée, dit-elle en enlevant lentement son chemisier puis son soutien-gorge.

Bien que Sirius apprécie d’avoir sa petite amie sur lui, il veut aussi en profiter et retourne Hermione sur le dos pour l’embrasser. Sa bouche descend dans son cou, sur sa poitrine, sur son ventre et remonte tout aussi délicatement.

- C’est toi qui va me tuer, dit-elle entre deux gémissements.

- Tu m’en vois navré, répond-t-il les faisant rire tous les deux.

Mais Sirius n’en a pas fini avec elle et lui enlève sa jupe et sa culotte. Il reste à moitié debout à l’admirer. Hermione fait pareil, se disant qu’elle a de la chance de l’avoir trouvé.

Bien qu’elle apprécie de se sentir aussi désirée, elle veut profiter de son petit ami et sentir sa peau contre la sienne. Elle se relève, passe les bras autour de son cou et l’embrasse. Ses mains descendent pour déboutonner son pantalon et l’enlever avec son boxer.

Tout en s’embrassant, ils s’allongent sur l’herbe. Leurs caresses s’intensifient, leurs corps se frottent de plus en plus en plus, leurs respirations deviennent saccadées.

- Maintenant Sirius, dit Hermione les yeux plein de désirs.

Sirius obéit, lui écarte les jambes pour entrer doucement en elle. Il bouge doucement, profitant de chaque seconde.

Bien qu’Hermione apprécie sa délicatesse, elle le retourne sur le dos et prend le contrôle de leur étreinte et accélère la cadence, les emmenant rapidement vers l’orgasme.

Elle se laisse tomber sur son torse, il enroule naturellement ses bras autour de sa taille.

Sirius voudrait dire quelque chose mais tout ce qui lui passe par la tête lui semble idiot, alors il se tait. Mais une chose est sûre, il ne regrette pas.

Hermione soupire de plaisir.

- Je ne pensais pas que ma journée finirait aussi bien, dit Hermione avant de l’embrasser.

- Ça je risque de m’en souvenir, dit-il en regardant sa petite amie se rhabiller.

- Quelle partie ? Mon combat à Pré-au-lard ou ce qui vient de se passer ?

Sirius se lève et rejoint Hermione.

- Je garderai un meilleur souvenir de ma petite amie nue, mais je ne doute pas que tu ais été fantastique lors de ton combat.

- Merci.

Sirius remet son pantalon. Jamais il ne pourra en vouloir à Hermione d’avoir tué quelqu’un, il n’est pas innocent. Mais il s’interroge.

- Ce n’était pas la première fois.

Hermione sait de quoi il parle. Elle s’assit et lui demande d’en faire autant.

- Non. Durant la bataille finale, il a fallu. Je ne voulais pas tuer quelqu’un de sang-froid, ni utiliser un impardonnable. Mais j’ai appris à mettre mes ennemis hors d’état de nuire plus ou moins définitivement… Mais impardonnable ou pas, on veut la même chose et finalement il n’y a pas grande différence… La première fois que j’ai tué, j’ai vomi, j’en ai fait des cauchemars pendant plusieurs semaines.

- Ce qui te différencie des mangemorts c’est que ça te perturbe. Et même si c’était des monstres, tu y penses après, alors que je suis sûr que Bellatrix dort sur ses deux oreilles. Et tu ne seras jamais comme ma cousine.

- J’espère ne jamais le devenir.

- Tu ne le deviendras jamais, dit Sirius avec fermeté.

Devant l’assurance de son petit ami, Hermione repousse ses craintes et profite de cette occasion pour l’embrasser. Ne voulant plus parler de cela, la jeune femme change de sujet.

- Quand as-tu su que tu étais officiellement l’héritier ?

Sirius ne répond pas tout de suite. Il savait qu’il devrait lui en parler, mais il n’avait jamais imaginé comment pourrait se dérouler la conversation et surtout comment lui annoncer qu’elle faisait quasiment partie de la Famille Black.

- Sirius ? Si tu ne veux pas en parler…

- Non, c’est juste qu’il me fallait du temps pour accepter ça, dit-il en sortant la bague d’héritier de sa poche.

- Depuis combien de temps ?

Sirius secoue la tête.

- C’est comme ça que tu as su que tu étais toujours l’héritier ?

- Non. La bague a été la confirmation, mais durant mon autre jeunesse, j’avais aussi eu la bague, seulement j’avais fait le choix de la ranger dans mon coffre et de l’oublier.

- Mais là, tu l’as gardé. Pourquoi ?

- Pour toi… Grace à toi… Tu m’as fait comprendre que certaines personnes de ma famille n’étaient pas aussi horribles que je le pensais. Et Lord Black est aussi un atout dans la guerre.

- Mais on ne peut pas le voir uniquement comme un pion jetable.

- Non, dit Sirius, plus maintenant, dit-il en fixant la bague.

Ils restent silencieux quelques secondes.

- J’ai su que j’étais l’héritier lorsque Grand-père t’a offert les boucles d’oreilles.

- Ok, là je suis perdue.

- Depuis des décennies, seule les Lady Black ont porté ces bijoux. Et il est très très rare de voir la Lady actuelle transmettre ses boucles à une jeune femme surtout lorsqu’elle n’est pas encore liée aux Black.

- Et cela signifie ?

- Que leur choix était déjà fait et qu’il aurait été difficile d’aller contre la volonté du Lord et de sa Lady.

- Difficile ou impossible ?

A la grimace de Sirius, Hermione a sa réponse. Une chance pour eux qu’ils soient amoureux et que leur relation soit sérieuse.

- Tu as de la chance que je sois dingue de toi Sirius Black.


A suivre…

Chapitre 63 : Rendez-vous au ministère

Nouvelle Beta et une de mes lectrices depuis des années, donc doublement merci à Leithi !


- Difficile ou impossible ?

A la grimace de Sirius, Hermione a sa réponse. Une chance pour eux qu’ils soient amoureux et que leur relation soit sérieuse.

- Tu as de la chance que je sois dingue de toi Sirius Black.


- J’aime pas les noeuds, grimace Sirius en tirant sur son col.

- C’est les noeuds que tu n’aimes pas ou le rendez vous ? Demande innocemment Hermione.

- Les deux, bougonne-t-il.

Hermione l’arrête, se met face à lui et lui prends les mains.

- Je sais que pour toi, cela va être un très mauvais moment à passer, mais n’oublie que je suis là pour toi et qu’importe ce que tu pourras dire, je te soutiendrai. Et si cela devient vraiment très dur, rappelle-toi des choses positives qui vont en sortir et que tu ne fais pas cela que pour toi. D’accord ?

Sirius soupire, un peu soulagé et prend Hermione dans ses bras, se rendant compte de la chance qu’il a.

- Tu as raison et je suis un Gryffondor après tout, dit il en bombant le torse, les faisant rire tous les deux.

Ils arrivent dans le bureau du directeur où ils vont prendre de la poudre de cheminette pour aller au ministère de la magie.

- Avons-nous une heure pour rentrer Monsieur le directeur, demande Hermione qui pense que Sirius aura besoin d’un peu de temps après le rendez-vous.

- Non Miss Granger, mais pas d’imprudence.

- Nous, jamais Monsieur le directeur, répond Sirius espiègle.

Albus a le regard pétillant, trouvant ce jeune homme rafraîchissant qu'il ferait un bon ajout à son Ordre du Phénix. Les membres qui ont déjà accepté aurait bien besoin de jeunes gens plein de vie.

Sirius prend en premier la cheminée, il n’est pas étonné en arrivant au ministère de voir son grand-père non loin des cheminées. Lorsqu’Hermione arrive, il l’aide galamment à sortir. D’un coup de baguette, il les nettoie.

- Je me demande comment font-ils pour sortir propre, demande Hermione en observant leurs aînés emprunté ce moyen de locomotion.

- La magie ma chère, la magie, répond Sirius amusé.

- Idiot, dit-elle en le poussant..

Ils rejoignent Lord Black qui, ils savent n’a rien au hasard. Ils se saluent poliment.

- Mélania m’a fait promettre que cette fois, nous dînerons ensemble après votre entretien.

- Nous en serions ravie, répond Hermione.

Ils se séparent, ne voulant pas être en retard, Sirius ne connaît pas vraiment cette partie du ministère.

Après avoir un peu tourné en rond, ils trouvent le bureau qui par chance est assez en retrait du passage. Ils sont soulagés, ne voulant pas que des curieux se posent des questions et spéculent. Déjà qu’ils ont vu Lord Black discuter avec Sirius ; cela va être le prochain sujet de conversation dans les prochains jours. Et ils ne sont pas au bout de leurs surprises parce que Lord Black a des choses à annoncé à la prochaine cession du Mangemagot.

- Ça va ? Demande Hermione alors qu’ils attendent dans la petite salle d’attente confortable.

- Je voudrai te dire que ça ira mieux après, mais je ne suis pas sûr.

- On va affronter ça ensemble. Je serai avec toi, toujours, lui dit Hermione avec conviction.

L’employé du ministère a ouvert sa porte doucement et entend la dernière parole de Miss Granger. Il se dit que c’est une bonne chose que Monsieur Black est une personne proche pour le soutenir. Il reçoit régulièrement des enfants qui ont eu des enfances difficiles, mais cette fois c’est compliqué, pour les enjeux politiques – il se souviendra longtemps de Lord Black lui demandant un entretien – pour les raisons habituelles de maltraitances et pour les conséquences sur les jeunes frères ou sœurs.

- Bonsoir, dit-il d’une voix calme.

Les deux Gryffondors comprennent pourquoi ce sorcier est à ce poste. Il semble très calme et a un visage avenant.

- Bonsoir, répond Hermione en premier en se levant. Merci de nous recevoir si tard.

Il acquiesce.

- Aucun problème, avec mon travail, il faut savoir s’adapter.

Hermione ne doute pas que cet homme serait près à venir en pleine nuit s’il recevait l’appel d’un enfant qui a besoin.

L’homme leur fait signe de rentrer dans son bureau tout aussi accueillant que la salle d’attente. Hermione doit un peu tirer Sirius pour qu’il la suive, mais il le fait.

- Asseyez-vous, je vous en pris, dit-il en désignant le canapé.

Ils s’assoient côte à côte, et l’homme en face d’eux dans un fauteuil qui semble aussi confortable que le canapé.

- Un biscuit ?

Hermione et Sirius haussent un sourcil habitué aux bonbons au citron du directeur.

- Ah, oui, les bonbons d’Albus, dit l’homme avec un léger sourire. J’avoue lui avoir pris cette habitude, mais je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas.

Ne savent quoi répondre, ils gardent le silence. Le silence s’installe durant quelques minutes. Hermione et l’homme restent calme, mais Sirius commence à se tortiller sur son siège.

- Vous ne me posez pas de question ? Demande Sirius un peu tendu.

- Je préfère vous laisser aborder le sujet qui vous convient.

- Excusez Sirius Monsieur.

- Appelez moi Henri.

- Bien. Sirius ne sait pas encore s’il veut parler ou partir en courant. Pour le moment son côté Gryffondor est enfouit sous son côté Serpentard…

Il ne faut pas plus d’une seconde pour que Sirius réagisse.

- Je ne suis pas un Serpentard…

- Ah bon ? Eh bien, prouve-le.

Bien que Sirius soit moins impulsif, il garde toujours un peu ce côté irréfléchi. Henri ne dit rien, mais est amusé parce qui ce passe en face de lui. Ces deux jeunes se connaissent très bien.

- Est-ce que vous pouvez aider mon petit frère ?

- Si j’ai de bonnes raisons et des témoignages, oui. Après, comprenez que dans certaines familles, les procédures peuvent être compliqués par les proches.

Henri doit savoir jusqu’où le Chef de Famille peut aller pour protéger le cadet, Regulus Black. Il connaît de nom cette famille, mais s’est renseigné en sachant l’entretien à venir.

- Et si nous avons le soutien de Lord Black ?

- Cela aura du poids… Je peux aider votre frère, mais je peux aussi vous aider.

- Et si c’était trop tard pour moi ?

- Je ne pense pas que ça soit le cas, dit-il avec un sourire bienveillant…

Sirius ne pense pas que ce sorcier puisse l’aider avec les maltraitances qu’il a subit ? Mais il n’est pas fermé. Ce sorcier donne confiance.

Une nouvelle fois, le silence s’installe. Sirius ne sait pas par où commencer. Il regarde Hermione.

- Et si tu parlais de la dernière fois ou tu as supporté la brutalité de ta folle de mère ?

Hermione se tourne vers Henri qui acquiesce.

- Cela peut-être un point de départ. Et c’est un sujet plus facile pour vous.

Sirius lui raconte la dernière fois où sa mère l’a presque tué. Il n’a pas lâché la main d’ Hermione durant tout son récit.

- Y a-t’il une raison de sa colère, demande neutre Henri qui reste calme en extérieur mais bouillonne à l’intérieur sans jamais le montrer, c’est pour ça qu’il est bon dans son travail.

- Non, pas de mon point de vue, mais pour elle, oui. Tout était prétexte à s’en prendre à moi. Rien de ce que je faisais n’était bien… Parfois j’esquivais les coups, mais les sorts s’étaient plus dur.

- Y a-t’il eu un départ à sa colère ou cela a toujours été ainsi ?

En temps normal il n’agit pas ainsi mais cette fois, Henri pose les questions franchement, il sait que Sirius Black peut encaisser la franchise.

- Elle n’a jamais été maternelle, dit-il après quelques minutes de réflexion, mais le fait que mon grand-père me nomme héritier à huit ans a peut-être déclenché sa fureur. Lord Black leur a interdit toutes représailles.

A son bureau, la plume s’active sur un parchemin. Hermione trouve ça bien que la plume soit éloignée, cela est moins intimidant.

- Et votre entré à Gryffondor ?

- Je pense qu’elle a été furieuse, mais j’étais loin et quand je suis rentré, je n’ai pas subi sa colère immédiate.

- Et Regulus, demande Hermione.

- Peut-être est-ce lui qui à subit sa colère. Je ne sais pas. Mais après ma première année à Poudlard, ma relation avec Regulus avait changé… Et cela ne s’est pas amélioré, jusqu’à cette année.

- Vous pensez que votre éloignement viens de vos parents ?

- En partie, mais aussi de moi. Je m’étais rebellé à l’extrême.

- C’était ton moyen de défense ? Demande Hermione.

- Oui. Mais Regulus n’était pas comme moi, il a préféré se faire discret, mais je sais qu’il a aussi subit leur colère.

- Il a été marqué psychologiquement, confirme Hermione.

Henri est sceptique.

- Regulus est plus en confiance avec Hermione qu’avec moi. Nous avons un passé compliqué mais nous essayons de rétablir notre relation… Ce n’est pas facile parce que j’ai plein de chose à me faire pardonner.

- Pardonner ? Demande Henri.

- Oui. Dans ma rébellion, je l’ai oublié alors qu’il n’avait rien fait. Il s’est senti trahi.

- Vous étiez un enfant… Vous êtes-vous pardonnez ?

- J’y travaille, grâce à Hermione.

- Être bien entouré est une bonne chose pour aller mieux, dit Henri.

Il se dit que si tous les enfants maltraités avaient l’aide que Sirius a, son travail serait plus facile.

- Avez-vous d’autres souvenirs marquant ?

Sirius lui parle de petits trucs qui lui sont arrivés.

- C’est tout ?

Sirius acquiesce, mais Henri sait qu’il ne lui dit pas tout.

- Bien. Avec ce que vous me dites, je peux monter un dossier, mais votre famille est puissante, vos parents le sont…

Sirius soupire et se frotte le visage.

- Sirius, dit Hermione d’une voix douce. Tu n’es pas obligé de rentrer dans les détails, mais tu dois lui dire.

- C’est dur.

- Je sais, mais tes parents sont rusés, si nous n’avons pas un dossier béton, ils pourraient s’en sortir… Lord Black pourra agir.

- Je suis d’accord avec Miss Granger et vous n’êtes pas obligés de rentrer dans les détails.

Sirius sert fort la main d’Hermione lui coupant la circulation sanguine, mais elle s’en moque.

- Impardonnable, lâche-t-il.

Cette fois le masque de passivité d’ Henri s’effrite.

- Est qu’on peut arrêter là, supplie presque Sirius à Hermione.

- Oui, répond Henri à la place d’ Hermione.

- Je peux avoir un biscuit ?

- Bien sûr, répond Henri qui essaye de remettre son masque calme, mais sa main tremble légèrement.

Sirius n’attend pas, murmure un au revoir et se dirige vers la porte, entraînant Hermione malgré elle. Elle arrive à le ralentir.

- Est ce que ce que les informations dont vous disposez suffisent ?

- Oui Miss Granger, mon dossier sera rapidement fini.

- Merci. Au revoir.

Sirius entraîne Hermione le plus rapidement possible loin du bureau comme si tous ses problèmes étaient restés là-bas. Mais Hermione arrive lui faire reprendre contenance avant qu’ils ne rencontrent trop de monde et se pose encore plus de questions quant à leur présence. Heureusement qu’il est assez tard et que le ministère soit quasiment vide.

- Est ce que tu veux qu’on rentre directement à Poudlard ? Demande Hermione.

Sirius soupire.

- Non. Je vais me calmer… Et Grand-mère m’en voudrait si nous n’allions pas à ce dîner.

Hermione sourit, heureuse des progrès que fait Sirius avec sa famille.

Ils prennent le temps de rejoindre Arcturus et Melania afin que Sirius puisse se remettre de ses émotions.

Lorsqu’ils entrent dans le restaurant favori du couple, Sirius ne laisse rien transparaître, il a juste moins de couleur qu’en temps normal.

- Oh bonsoir mes chéris, dit Mélania en les embrassant chacun leur tour.

Mélania voit bien que son petit fils n’est pas au meilleur de sa forme.

- Aller. A table, je meurs de faim. Ma journée a été longue, dit Mélania souriante.

- Ah, j’ignorai que faire du shopping et déjeuner avec tes amies étaient si épuisants, se moque gentiment Arcturus.

- Supporter certaines de ces femmes est émotionnellement épuisant, dit-elle amusée.

Après le dîner, Sirius a repris des couleurs. Et les ainés Black sont restés sur des sujets légers.

Lorsqu’ils les raccompagnent à la cheminée qui les reconduira à Poudlard, Arcturus ne peut se retenir de poser une question.

- Est ce que votre entretien a été…

Mélania se racle la gorge. Elle connaît son époux et avec son petit fils, il manque parfois de tact.

- A été utile ?

- Oui Lord Black, répond Hermione.

Aucun des deux n’est étonné que ça soit la jeune femme qui réponde. Sirius a été peu loquasse et les grands parents de Sirius ne peuvent qu’imaginer ce que leurs petits enfants ont subit au Square.

- Je pense que vous recevrez une copie du dossier, dit Hermione.

Sirius panique.

- Rien de ce qui a été dit dans ce bureau ne sera dévoilé, mais la conclusion oui, le rassure Hermione.

- Parfait. Les autorités compétentes feront le nécessaire, dit Lord Black sur le ton d’un homme qui se fait obéir.

- Oui mais demain. Allez rentrer. Votre journée a été longue.

Mélania les pousse vers la cheminée. De nouveau Sirius passe le premier.

- Miss Granger ?

- Oui ?

- Est ce qu’il va bien ?

- Maintenant, non, mais je pense qu’en parler à quelqu’un de l’extérieur lui a fait du bien. Il faut lui laisser du temps.

- Mais vous allez l’aider.

- Du mieux que je pourrai, promet Hermione.

Hermione passe la cheminée rapidement avant que Sirius ne fasse demi-tour pour aller la chercher.

Encore une fois, Sirius l’aide à sortir.

- Oh Bonsoir Monsieur Rusard. Miss Teigne.

Sirius est toujours étonné devoir Miss Teigne venir se frotter à la jambe d’Hermione avant de retourner vers son maître. Mais ce qui le perturbe le plus, c’est l’esquisse de sourire de Rusard.

- Allons y, bougonne le concierge.

- Nous vous suivons Monsieur Rusard, répond souriante Hermione.

Sirius attend d’être dans la grande salle avant de parler.

- Franchement, je ne comprends pas pourquoi tu es si gentille avec lui. Tu sais comment il peut être acariâtre.

- Vrai. Mais il est le concierge et s’il peut nous éviter des ennuis parce qu’on est gentil, eh bien soit.

Tous les deux fatigués, ils vont se coucher, Hermione se met en pygama mais bien qu’elle soit fatiguée, elle attend à la porte de son dortoir et quelques minutes plus tard, elle voit un chien avancer. Souriante, elle le fait entrer et referme la porte doucement sans réveiller ses amies.

Hermione s’allonge sous ses couvertures - bloque ses rideaux -, Sirius à ses côtés sous sa forme de chien.

Mais le lendemain c’est son petit ami sous sa forme humaine qu’elle regarde dormir paisiblement.


A suivre…

Chapitre un peu long, j’espère qu’il vous a plu.

A bientôt.

Chapitre 64 : Journée presque normal

Beta Leithi


Tous les deux fatigués, ils vont se coucher, Hermione se met en pyjama mais bien qu’elle soit fatiguée, elle attend à la porte de son dortoir et quelques minutes plus tard, elle voit un chien avancer. Souriante, elle le fait entrer et referme la porte doucement sans réveiller ses amies.

Hermione s’allonge sous ses couvertures - bloque ses rideaux -, Sirius à ses côtés sous sa forme de chien.

Mais le lendemain c’est son petit ami sous sa forme humaine qu’elle regarde dormir paisiblement.


C’est le surlendemain qu’Arcturus reçoit le compte rendu du ministère. C’est Mélania qui le calme avant qu’il ne détruise la maison, mais quand elle aussi lit le courrier du ministère, elle n’ont plus n’est pas des plus calmes.

- Je vais les tuer, gronde Arcturus.

Mélania, après sa fureur se pose des questions. Elle se demande ce qu’ils ont loupé dans l’éducation de leur fils. Lucrétia a fait un bon mariage et elle ne semble pas aussi insensible que son petit frère.

- Et je vais tuer Pollux et Irma. Qu’ont il fait avec Walburga ? Râle Arcturus.

- Alphard et Cygnus sont… Oublie, Bellatrix est dangereuse… Notre famille est maudite.

- Non, elle ne l’est pas. Peut-être avons-nous pris de mauvaises décisions concernant les mariages, dit il après réflexion. Mais je ne pense pas que l’ajout de Miss Granger à la Famille soit une mauvaise chose. Qu’en penses-tu ?

Il connaît sa femme et lui parler d’Hermione lui donne toujours le sourire.

- Je comprends pourquoi Sirius a demandé la protection de la Famille pour Regulus.

- Oui et avec ce dossier, nous allons pouvoir l’éloigner de ses parents et de Voldemort. J’espère juste que le contenu du dossier va rester confidentiel. Il ne faudrait pas que nos petits enfants soient éclaboussés par un tel scandale.

- Aucune chance, affirme Arcturus. Les dossiers sur la protection des mineurs sont les mieux protégés et stockés au département des mystères. Même moi je ne sais pas ou ils sont rangés.

- Mais nous allons attirer l’attention.

- J’ai une autre nouvelle qui va leur faire penser à autre chose.

- Sirius a donné son accord.

- Oui, mais je ne sais pas s’il est complètement en accord avec son statut d’héritier.

- Il le sera. Laisse-lui du temps.


- Au moins c’est le futur Brunch chez Lady Longdubat qui attire leur attention, murmure Sirius à Hermione.

- Attends la semaine prochaine quand ils voudront tous savoir comment ça s’est passé, grimace-t-elle.

Sirius rigole.

- On va bien rigoler, tu verras…

- Je préfère aller combattre les mangemorts…

Sirius rigole encore plus. Hermione finit par sourire légèrement.

- Oh, mais tu priverais Grand-mère de faire du shopping pour te trouver la toilette parfaite.

- Tu m’aides pas.

- Même si je te trouve toujours sublime dans ces tenues, dit il avant de l’embrasser tendrement.

- Finalement cela va peut-être, être une bonne journée.

C’est souriant qu’ils entrent dans la grande salle pour déjeuner. Le repas n’est pas commencé que leur sourire s’efface quand ils voient un hibou du ministère s’approcher et déposer une lettre. Ils se regardent avant que Sirius prenne le courrier et l’ouvre les mains tremblantes. Hermione et lui lisent le compte rendu officiel. Comme Hermione lui a confirmé, il n’y a rien de ce que Sirius a dit ; juste le niveau de traumatisme subit.

- Tu crois que cela va être diffusé à grande échelle ? Demande Sirius d’une voix blanche.

- Non. Mais si quelqu’un cherche, il y aura accès… Mais avec ça, on va pouvoir aider Regulus. D’ailleurs…

Hermione voit le hibou de Lord Black arriver et déposer un autre courrier. Voyant que Sirius a besoin d’un peu de temps, Hermione ouvre la lettre.

« Regulus est convié ce samedi à neuf heures. Si vous souhaitez être présent avant votre rendez vous chez les Longdubat, vous êtes les bienvenues. Lady et Lord Black »

- Tu devrais aller voir Regulus, dit doucement Hermione.

- Je devrai ?

- Oui tu dois. Maintenant… Allez, insiste Hermione vu qu’il ne bouge pas.

- Mais il déjeune avec Servill… Rogue et Lestranges…

Hermione soupire. Elle se lève et se dirige vers la table des Serpentards. Sirius la suit.

- Messieurs, accepteriez vous que nous déjeunions avec vous ? Demande avec sourire Hermione.

Du coin de l’œil, elle voit Peter furieux et se retient de lui faire un sourire. Son tour viendra. Severus s’apprête à faire une réflexion visant Sirius mais le regard d’Hermione le dissuade. Intérieurement, la jeune femme est fière d’avoir un impact sur le futur maître des potions.

- Bien sûr, dit Regulus timidement.

Personne ne dit rien. Certains Serpentards se décalent pour leur laisser de la place. Hermione, d’abord étonnée, se souvient que la plupart des Serpentards font parties de Familles nobles ou connaissant le protocole ; et ses boucles d’oreilles lui donnent un certain pouvoir.

Le reste de la Grande Salle est d’abord étonné de les voir avant de retourner à leur repas. Ce n’est pas la première fois qu’ils voit Hermione discuté avec ces Serpentards.

- Merci, sourit-t-elle en inclinant légèrement la tête.

Hermione s’assoie à coté de Severus en face de Rabastan qui lui est à côté de Regulus. Sirius s’assoie de l’autre coté d’ Hermione.

Vu que personne ne semble vouloir entamer la conversation, Hermione leur parle de cours. Ils se détendent tous mais, ils restent tous prudent, conscient que le moindre mot de travers peut vite tourner en bagarre.

- Tu m’impressionnes Granger, dit Rabastan.

- Ou alors tu n’as aucun instinct de survie, rajoute Severus.

- Pourtant, contre deux mangemorts, elle est toujours là et pas eux, dit Sirius fier de sa petite amie.

- Comment ça s’est passé, questionne Regulus. Il y a eu plein de rumeurs.

- Raconte, demande Sirius, juste les plus drôles.

Hermione roule des yeux amusés.

- Il s’est passé que ces deux-là ne feront plus de mal à personne. Jamais.

- Il se dit que Lord Black est arrivé et a fini le combat, dit Rabastan.

- Qu’en penses-tu ? Questionne Hermione espiègle.

- Je pense que tu as eu de la chance que ça ne soit pas ma belle sœur.

- C’est elle qui a eu de la chance, dit Hermione d’un ton polaire.

Tous les Serpentards qui l’entendent savent qu’Hermione est une combattante qu’il ne faut pas prendre à la légère. Rabastan adorait voir sa belle sœur se faire botter les fesses. Il voudrait dire à Hermione de faire attention, mais elle le sait sûrement.

- Je pense qu’il ne faut pas te sous-estimer et que je ne voudrai pas me battre contre toi, dit Rabastan.

- Garde ça en tête, dit-elle en pointant sa fourchette vers lui. Dis-moi Severus, toi qui est le plus doué en potion, est ce que tu aurais des idées pour s’en servir durant un combat ? Lui demande-t-elle a demi voix.

Severus est étonné, mais réfléchit.

- Oui j’aurai quelques idées, mais il te faudrait quelque chose pour les garder sans que tu en subisses les conséquences.

- Et facile d’accès aussi.

- Oui. Je vais penser à ça, dit Severus.

Hermione lui sourit sincèrement.

- Merci.

C’est durant le dessert que Sirius arrive à parler à Regulus du sujet qui les a amenés à la table des verts et argents.

- Lord Black nous a fait part de votre entretien de samedi, commence Sirius.

- Oh.

- Si tu le souhaites, nous pouvons être présents, mais ce n’est pas une obligation, le rassure Sirius.

- Est ce que Lord Black t’a parlé de la raison de votre entretien ? Le questionne Hermione en voyant Regulus inquiet.

- Non.

- Ne t’inquiètes pas, le rassure Hermione.

- Oui, tu n’as pas à t’en faire au contraire.

Severus et Rabastan ne disent rien, cela est une conversation Black et ils n’ont pas été conviés mais, ils remarquent que Sirius sait de quoi il s’agit ce qui veut dire que l’héritier est plus investi dans la Famille que certains le pensaient.

A la fin du repas, Rabastan confesse rapidement à Hermione qu’il va devoir faire un rapport à Bellatrix.

- Je sais, dit elle. Dit ce qu’il faut pour que tu restes en vie.

- Je ne dirai que l’essentiel, dit il d’un ton ferme. Mais Pettigrew, ce rat va faire son rapport.

- Un jour je le pousserai dans les escaliers, dit-elle les dents serrées.

- Le rêve de beaucoup, dit Sirius avec son sourire de Maraudeur.

Et leurs vengeances vont bientôt finir. Demain James et Sirius vont faire en sorte que le château devienne hostile à Peter. Et ils ont aussi prévu de se transformer pour lui faire peur, surtout Sirius qui a une forme plus flippante et Peter n’est pas courageux.

Avant de se séparer, Sirius met en garde les Serpentards de ne pas s’approcher du rat.

Le soir même, ils se rendent à la salle sur demande avec James et Remus. Ils avaient prévu d’y aller tous les deux mais inclure leurs amis est aussi une bonne chose.

- Rappelle-moi ce que l’on cherche, demande James.

- Une armoire à disparaître.

- Bien, dit Remus. À quoi elle ressemble ?

Hermione ouvre la bouche, mais finalement elle ne le sait pas.

- Ne t’en fais pas, je suis sûr qu’on va la trouver facilement, le rassure James. Ou pas… dit il en voyant la taille de la salle.

- Il doit y avoir des trésors, dit Remus impressionné.

- Oui, mais faite attention, il doit aussi y avoir des objets dangereux, dit Hermione inquiète.

- Mais le pire a été retiré, rassure Sirius.

- Le diadème, déduit Remus.

- Comment s’organise-t-on ?

- Sirius et James en vol, vous couvrirez plus de terrain. Remus et moi au sol. On marque au sol notre passage, dit Hermione.

- Ok et on vole comment ?

- Accio balai, appelle Sirius. Comme ça ! Dit-il fier.

Hermione les protège d’un bouclier en voyant une dizaine de balais arriver vers eux.

- Si Sirius ne nous envoie pas à l’infirmerie, rigole Remus.

C’est comme ça qu’une longue nuit de recherche commence.


A suivre.

Pour me faire pardonner de mon retard de la dernière fois, je vous publie un autre chapitre.

A bientôt

Chapitre 65

 

Chapitre 66

 

Chapitre 67

 

Chapitre 68

 

Chapitre 69

 

Chapitre 70

 

Chapitre 71

 

Chapitre 72

 

Chapitre 73

 

Chapitre 74

 

Chapitre 75

 

Date de dernière mise à jour : 23/03/2022

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