Le secret perdu du voile

Chapitre 1 : La fin d'une vie

                                                                         Le secret perdu du voile

En premier Merci à lesaccrosdelamerceri pour l’idée du titre.

Me revoilà avec une nouvelle fiction Harry Potter, avec un paring que je n'ai jamais fait jusquà maintenant : Hermione Granger/Sirius Black. Cela faisait un moment que je voulais écrire une fiction sur eux, il ne manquait que LA bonne idée. J'espère que cette fiction vous plaira.

Disclamer : Tout à JK Rowling, comme d'habitude.

Info : Time-Turner. J’ai essayé de ne pas faire comme ce que l’on peut déjà lire, Bien sûr, Hermione va essayer de changer le futur. Sirius est passé à travers le voile lors de la cinquième année mais sort de mort) sinon tout est comme dans les livres, seule la fin de la guerre change.

La fiction est en cours d’écriture, mais j’irai au bout, comme pour toutes mes autres fictions.

Même si cela à son importance, je ne pense pas que la chasse aux Horcruxes, qui sera présente, ne sera pas le point central de la fiction. Non pas que ce n’est pas important, mais je trouve parfois chiant de lire et relire le passage dans la grotte, ou récupérer le diadème etc. Vu que je n’ai pas prévu de gros changement de ce côté, je ne vais ré-écrire ce que tout le monde connaît par coeur.

Cela va rester une fiction « légère » et peu sombre.

Vous voilà prévenu.

Résumé : La guerre est remportée par Voldemort. Hermione est la dernière survivante. En fuite, elle passe à travers le voile pour atterrir à l'époque des maraudeurs. Où un certain Sirius Black y a déjà fait son retour...

Beta Elelia1596 (en cours de correction)

OoO

Fichiers audios :

Chapitre 1 : La fin d'une vie

Chapitre 2 : Arrivée en 1979

Chapitre 3 : Retrouvaille étonnante

Chapitre 4 : Besoin de tranquillité

Chapitre 5 : De surprise en surprise

Chapitre 6 : Retour dans le passé

Chapitre 7 : Retour à la normale

Chapitre 8 : La vie suit son cours

Chapitre 9 : Les chosent changent

Chapitre 10 : Surprise et blague

Chapitre 11 : Premier pas

Chapitre 12 : Petit problème

Chapitre 13 : Deuxième nouvelle rencontre

OoO

Hermione est allongée dans un lit, dans la maison de Fleur et Bill. Elle n'arrive pas à passer au-delà de ce qu'elle a vécu entre ces murs. En racontant son histoire, la jeune femme a minimisé ce qui s'est passé chez les Malfoy. Bellatrix l'a plus que mutilé au bras, les Doloris s’enchaînaient pendant ce qui lui semblait des heures et lorsque la mangemort en avait assez, elle se servait de son précieux fouet sur le dos d'Hermione, lui arrachant la peau. Alors qu'elle pensait sa fin proche et ne pouvait pas être pire, Greyback est entré avec un sourire carnassier sur le visage en la fixant avec envie. Hermione a prié toutes les divinités pour qu'elle meurt dans les secondes qui arrivent, ne voulant pas être violée, déchiquetée ou autre atrocité dont le monstre est capable. Le loup garou était sur le point de la toucher à des endroits sensibles lorsque -Dieu merci - Dobby est arrivé pour la sauver.

Cela fait quelques jours, qu'ils sont en lieu sûr, mais ils doivent bientôt repartir. Grâce à ses potions, Hermione va mieux mais gardera des cicatrices à vie, physiques et mentales. Même s'ils gagnent la guerre, elle ne sera plus jamais la même et ne sait même pas si elle pourra continuer à vivre. Comment faire en sachant que tout lui rappellera les personnes mortes, les attaques, les blessures, les fuites.

Malheureusement la jeune sorcière n'arrive plus à penser au bon moment avec ses amis. Toutes ses pensées sont noires. Pourtant elle va tout faire pour qu' Harry s'en sorte et qu'il soit enfin heureux même si elle doute que cela soit possible. Il est aussi marqué qu'elle et au fond, la jeune sorcière doute qu'il puisse vaincre Voldemort.

- Hermione ?

Elle ne répond pas, ne le regarde pas, honteuse de ses pensées.

- Nous partons dans la nuit.

Ses lèvres ne bougent pas. Harry s'approche et embrasse son front.

- Repose-toi, on viendra te chercher tout à l'heure.

Lorsqu’il sort, Hermione laisse couler une larme, ayant honte d'être une mauvaise amie. Elle devrait croire en lui, pourtant, elle n'y arrive plus. Malgré cela, elle va se relever et faire ce qu'on attend, les sortir des problèmes.

Elle arrive à dormir quelques heures avant de repartir.

OoO

Même si elle voulait y croire de toutes ses forces, le combat entre Voldemort et Harry est mal parti pour son ami. Même s' il a ressuscité et qu'il se bat de tout son cœur, on voit tous que le mage noir a le dessus, qu'il s'amuse. Harry se bat de toutes ses forces jusqu'à ce que l'Avada Kedavra l'achève définitivement.

Voldemort triomphant commence son discourt, mais la plupart des membres de l'Ordre transplanent pour aller se cacher le plus loin possible du fou. Les sorciers savent tous ce qui va se passer pour eux, même s'ils ont pratiquement tous été décimé pendant la bataille. La torture et la mort est leur seul avenir. La mort tant attendu par Hermione, seulement, elle ne veut plus mourir et pourquoi pas, continuer de se battre. Es-ce son instinct de survie ? Peut-être.

Elle réfléchit à toute vitesse. Son esprit dérive vers le ministère de la magie, plus précisément au département des mystères. Lors de son séjour au manoir Malfoy, lorsqu'ils la croyaient inconsciente, ils ont parlé qu'un grand problème pouvait se trouver là-bas. Hermione n'est pas complètement sûre que ça soit bien pour eux où non. Son cerveau ne marche pas bien mais ça vaut le coup d'essayer.

Discrètement, elle transplane et s'introduit sans trop de difficulté dans le bâtiment et dans le couloir du département. La chance n'est pas avec elle, parce qu'il y a des bruits de transplanage. Elle se met à courir et passe de pièce en pièce pour fuir. Hermione finit par arriver dans la pièce du voile où Sirius est mort. Les mangemorts la rejoignent et bloquent toutes les issues. Le combat s'engage rapidement. Les sorts fusent, Hermione qui est fatiguée et seule, sent qu'elle va perdre. Sans oublier qu'ils sont en majorités et qu'elle ne reste qu'une enfant de dix-huit ans face à des hommes avec plus d'expérience.

Au moins, sa mort sera rapide pourtant elle ne lâche rien et reste concentrée sur les deux mangemorts qu'elle combat. Ils finissent par la faire reculer vers le voile et la faire passer à travers sans que la jeune femme ne sent rende compte, trop prise dans son combat.

En sentant la texture du voile dans son dos, ses dernières pensées sont pour ses amis tombés au combat et au plaisir de peut-être les revoir là où elle va. Elle ne se rend pas compte à quel point elle a raison…

OoO

Voilà une petite mise en bouche.

Qu'en pensez vous ?

Bisous

hp-drago

Chapitre 2 : Arrivée en 1978

Merci à tous pour l’accueil de cette fiction avec ce paring inabituel pour moi, pourtant j’adore ce couple. J’espère que cette fiction vous captivera jusqu’au bout. Bonne lecture !

OoO

En sentant la texture du voile dans son dos, ses dernières pensées sont pour ses amis tombés au combat et au plaisir de peut-être les revoir là où elle va. Elle ne se rend pas compte à quel point elle a raison…

OoO

Hermione ouvre les yeux et se redresse brusquement, déboussolée.

- Bonjour Miss, sourit une madame Pomfresh, rajeunit de vingt ans pour Hermione.

- Bonjour, dit la brune prudemment. Où suis-je ?

- Laissez-moi vous ausculter, dit-elle sans appel.

L'infirmière jette quelques sorts sur le corps de la jeune femme.

- De quoi vous souvenez vous ?

- Quel jour sommes-nous ?

- 6 septembre 1978.

Hermione fronce les sourcils en restant silencieuse, Madame Pomfresh croit sa patiente encore déboussolé, mais la brune réfléchit à l'endroit où elle se trouve. A Poudlard, c'est une certitude mais dans le passé ? Elle n’a jamais entendu parler d’un retour aussi loin. Est-ce possible ? Apparemment oui, vu que c’est ce qu’à dit Madame Pomfresh rajeunit. Comment doit-elle se comporter ? Doit-elle mentir sur son identité ? Elle est perdue et inquiète mais profite du calme de la pièce.

- Comment vous appelez-vous Miss ?

Son dilemme n'étant pas résolu, Hermione ouvre la bouche et la referme sans avoir dit un mot.

- Ce n’est rien Miss, vous aviez une grosse bosse sur la tête. Vos souvenirs vous reviendront rapidement. Je vous laisse vous reposer. Si vous avez besoin, appelez-moi.

- Merci, murmure Hermione avant de fermer les yeux et de s'endormir paisiblement, ce qui n'est pas arrivé depuis des mois, sûrement dû aux potions.

La pression de ses derniers jours retombe ; la brune accepte avec joie le repos. Elle pensera plus tard aux conséquences et à ses amis tombés au combat.

Quelques heures sont passées, la porte de l'infirmerie s'ouvre brusquement, réveillant Hermione tout aussi délicatement, mais elle garde les yeux clos, espérant en apprendre plus. Reflex de guerre.

Madame Pomfresh arrive en catastrophe mais se calme en voyant les trois maraudeurs entrer, deux soutenant le troisième qui sourit comme un idiot. Les deux autres rigolent fortement.

- Baissez d'un ton, vous n'êtes pas seuls ici !

Les trois jeunes hommes regardent le lit occupé. Deux d’entre-deux continuent de sourires mais le troisième redevient sérieux et fixe la jeune femme endormie.

- Mr Potter, que s’est-il passé ? Allongez-le là, dit-elle aux deux autres.

Mme Pomfresh regarde la cheville du Gryffondor aux cheveux en bataille qui par chance n’est pas cassée.

- C'est un accident, explique Remus. Nous étudions.

- Mr Lupin...

- Une… Expérience qui a mal tournée, dit-il nonchalant, haussant les épaules.

L'infirmière soupire mais soigne l'étudiant en dernière année. Ces trois-là sont des cas à part. Remus est le plus studieux des trois - un visage d'ange mais un petit démon à l’intérieur - il sait autant s'amuser que les deux autres. Elle le soupçonne d'être le cerveau de la bande bien que les deux autres ne soit pas en reste ; ils sont plus subtils. James aime faire l'idiot, ce qui fait que personne ne le prend au sérieux, et le troisième, Sirius est le bourreau des cœurs. Aucun n'est ce qu'ils montrent vraiment et ça l'infirmière l'a compris vu le nombre de fois qu'elle les voit par mois... Ces trois jeunes hommes sont le trio infernal de Poudlard. L’infirmière est étonnée qu’ils n’aient pas été renvoyés ou eu plus de punitions.

- Es ce que vous souffrez Mr Potter ?

- Énormément, joue-t-il la comédie.

- Et vous ne retenez toujours pas la leçon ?

- Mais j'aime venir vous voir Madame Pomfresh. Vous êtes la plus belle dame de Poudlard, dit-il en lui faisant un clin d’œil.

La jeune femme, habituée, sourit amusée et le soigne. Quant à Sirius, il reste avec ses amis mais regarde la jeune femme endormit.

- Mignonne, commente James qui a suivi le regard de son ami.

- Qui est-ce, Madame Pomfresh, demande Remus.

- Oh non Messieurs, je vous vois venir. Vous ne l'approchez pas tous les trois. Compris ?

L'infirmière, d'un geste sec de baguette tire le rideau de séparation.

- Oui Madame, dirent Remus et James, n'en pensant pas un mot.

- Mr Black ?

- Oui, oui, dit-il distrait ce qui étonne les trois personnes.

Quelques minutes plus tard, les trois Gryffondors sortent de l'infirmerie pour finir leur journée de cours.

Une fois sûr qu'elle soit seule, Hermione ouvre les yeux et pense à tout ce qu'elle a entendu. Mr Potter ? Mr Lupin ? Mr Black ? Elle a bien compris qu'elle était dans le passé, Mme Pomfresh le lui a affirmé mais durant les années des parents d'Harry et des maraudeurs ? Un million d'idées traverse la tête d' Hermione pour changer le futur, seulement elle se rappelle les lois sur les voyages dans le temps et oublie toutes ses bonnes idées pour se rendormir, son mal de tête prenant le dessus.

Lorsque le dîner est finit, Sirius lâche ses deux acolytes en prétextant une affaire à régler seul - ce qui étonne ses amis - et se rend à l'infirmerie pour voir la jeune endormit. Il entre discrètement et s'avance de la même façon vers elle. Le Gryffondor la fixe avec attention et confirme qu'il ne sait pas trompé. C'est bien Hermione mais es-ce que c'est celle du monde dans lequel il est né ? Hermione de son passé doit naître dans quelques années et ne pas avoir son âge. La Hermione en face de lui est plus vieille que dans ses souvenirs. Elle était adolescente lorsqu’il est passé à travers le voile, là, il fait fasse à une jeune femme. La question est de savoir si ils viennent du même monde ou si c’est une déformation du passé ? A moins que le voile l’est tué et qu’importe l’endroit ou il se trouve, il est en plein délire, si c’est possible.

D’un geste mécanique, il caresse sa joue. Hermione fronce le nez et grogne doucement - ce que Sirius trouve adorable – mais il secoue la tête pour se sortir ces idées de la tête, Hermione a vingt ans de moins que lui et c'est la meilleure amie de son filleul. Ce n'est pas parce qu'il est dans le corps d'un adolescent qu'il doit se comporter comme tel, ce n'est pas correct surtout pour cette brillante élève qui lui a sauvé la vie à treize ans.

Il s'assoit prudemment sur le bord du lit, en gardant ses mains pour lui.

La légère caresse et le mouvement du lit, réveille Hermione qui papillonne des yeux. Au début, elle est dans le brouillard mais en voyant un homme qu'elle croyait mort, elle est complètement réveillée. Il y a une différence entre l’entendre et le voir. Dans le doute d'un rêve, elle approche sa main de son visage et le touche.

- Sirius ? C'est bien toi ? Dit elle imprudente.

OoO

A suivre…

Alors l'arrivée des maraudeurs ? Vous en pensez quoi ?

Ok, je sais, je suis sadique, mais je ne pouvais pas aller plus loin, vous me comprenez ? Non ? Dommage, je suis prête à recevoir vos menaces, lol

A bientôt

Bisous

hp-drago

Chapitre 3 : Retrouvaille étonnante

La légère caresse et le mouvement du lit, réveille Hermione qui papillonne des yeux. Au début, elle est dans le brouillard mais en voyant un homme qu'elle croyait mort, elle est complètement réveillée. Il y a une différence entre l’entendre et le voir. Dans le doute d'un rêve, elle approche sa main de son visage et le touche.

- Sirius ? C'est bien toi ? Dit elle imprudente.

Après tout, elle est dans le passé, comment pourrait-il la connaître ? Et pourquoi serait-il à son chevet ? Mais quelque chose dans son regard, Hermione sait qu’il la connaît. La question est de savoir comment. Elle doit faire attention à ses propos.

- Oui Hermione, c'est bien moi. Heureux de te revoir, dit il d’une voix douce.

- Tu me reconnais ? Comment ? Tu étais mort ? Je t’ai vu… tu es jeune… C’est… Je t’ai vu mourir…

Ok. Pour la prudence, on repassera…

- Du calme, dit-il avec une maturité qui tranche avec son visage juvénile. Pourquoi t'aurais-je oublié ? Dit-il amusé, mais il comprend les doutes de la jolie brune vu qu'il a eu les même, mais son côté maraudeur n’est jamais loin, surtout avec son adolescence retrouvé.

- Tu es passé à travers le voile. Je suis passé à travers aussi. Es ce que ça veut dire que nous sommes morts ?

- Non, nous sommes bien vivant, dit-il persuadé de ses mots.

Sirius lui sourit pour la rassurer et cacher son choc de savoir qu’ Hermione est aussi passé à travers le voile de la mort. Il se doute que ça doit être déroutant pour elle de se retrouver dans le passé, c'est l'inconnu. Pour lui, c'est sa jeunesse.

- Comment ça se fait que tu sois si…

- … Jeune ?

Il se retient de pavaner, comme il l’aurait fait avec Remus ou James. Hermione ne connaît pas cette partie de lui et elle risque de mal le prendre. Seul Harry en savait un peu sur son adolescence. Il état difficile pour l’homme échappé d’ Askaban de parler de ses années à l’école. Cela lui rappelait sa bêtise, ses amis mort, la trahison de Peter…

- Oui, dit-elle stupéfaite.

Il se frotte la nuque avec sa main le rendant sexy. Elle secoue la tête pour se sortir ce genre d'idée de la tête. C'est le parrain de son meilleur ami ! En plus il a au moins vingt ans de plus qu’elle... Elle devrait avoir honte pourtant son cœur bat plus vite. Sirius a toujours été bel homme même dans le futur et cela même si Askaban n’a pas été une cure de jouvence, pourquoi les choses devraient être différentes ?

- Je ne sais pas vraiment, lorsque j'ai traversé le voile, j'ai repensé à Poudlard, à James, à nos années d'innocence. Lorsque j'ai ouvert les yeux James était devant moi.

Pourtant il ne semble pas convaincu de sa théorie, mais c’est la seule qu’il ait trouvé. Sans oublier qu’il est passé à travers le voile et qu’elle reste un vrai mystère et cela depuis des siècles.

- Cela a dû te faire un énorme choc, compatit Hermione.

- Oui, j'ai été déboussolé, mais par chance, l'autre Sirius s'était pris un coup sur la tête, ils étaient dans un parc, je crois qu’ils ont subit une attaque de mangemorts.

- Quoi ? L’autre ? Comment ? Quoi ? Pardon…

Hermione reprend sa respiration et se calme, les joues rouges.

- Qu'en est il de l'autre… Toi ?

Encore une fois, il se frotte la nuque. Hermione fixe avec attention son geste qui risque de devenir son préféré… Ça y est, elle se retrouve dans le passé et se comporte comme une midinette, les hormones en folies. Il va falloir que la brune reprenne ses esprits et vite, sinon elle risque de ne pas aimer la personne qu'elle va devenir.

- Les quelques premières secondes, j'ai vu l'autre moi étendu au sol plus loin, dans un recoin avant qu'il ne disparaisse progressivement. Je pense qu' il était… Mort.

- Quoi ?!

- Ou alors nous sommes toujours dans l’arche et elle se joue de moi, dit-il pour détendre l’atmosphère.

Le cri d' Hermione a interpellé l'infirmière qui arrive en courant et fusille Sirius du regard.

- Mr Black, laissez ma patiente tranquille !

Madame Pomfresh agite sa baguette en direction du Gryffondor.

Sirius grimace ce qui fait rire Hermione. Il est loin l'homme qui a passé douze ans à Askaban et qui aime regarder effrontément ses interlocuteurs. Place à l'adolescent presque insouciant qui a droit à une nouvelle vie. Hermione est heureuse qu’il est droit à une seconde chance et par extension, son meilleur ami, ses amis auront peut-être eux aussi une autre vie.

- Je le connais, dit Hermione d'une petite voix.

- Oh, dit-elle coupée dans son élan. Bien. Mr Black, ne la fatiguez pas ! Je vous surveille, dit elle en le menaçant avec son index.

Après un dernier coup d’œil soupçonneux, elle retourne dans son bureau. Ils soupirent de soulagement tout en étant amusés de la jeune infirmière.

- Je suis un peu perdue, soupire Hermione en se frottant les tempes.

- Je vais te faire un résumé, je pense que le directeur devrait arriver rapidement.

- Je t'écoute.

- Cela fait un peu plus de deux mois que je suis là. A la fin de notre sixième à Poudlard.

Sirius attend sa réaction avec impatience, se doutant, au vue du physique d’ Hermione, qu’il est écoulée plus longtemps dans le futur.

- Comment es-ce possible ? Cela fait deux ans que tu es mort !

Sirius cache son étonnement du mieux qu’il peut -merci à sa folle de mère- sur ce qui s’est passé dans le futur, bien qu’il a hâte de savoir ce qu’ils sont tous devenus, même s’il se doute que cela ne doit pas être beau.

- Apparemment, le voile peut faire des choses surprenantes, dit Sirius calmement.

- Nous sommes dans le passé ? Dit-elle septique.

- Non, sinon je n'aurai pas rajeunit, enfin je crois... Je pense que nous sommes dans un monde parallèle.

- Ça n'existe pas ! Affirme t' elle.

Sirius sourit, content de retrouver l'élève la plus douée de sa génération, qui connaît énormément de chose. Il a toujours apprécié son côté borné, ce qui lui a permis de les sauver elle et ses amis.

- Oh si Hermione. Je te l'assure. Nul ne sait à quoi sert le voile et ni comment il fonctionne. Puis, il y a quelques différences entre nos deux mondes.

- Comme ? Demande la jeune femme toujours septique.

- Peter est à Serpentard.

- Eh bien, là, il est à sa place, bougonne la lionne, se souvenant de tout ce qu’à fait le rat durant la guerre.

Sirius sourit, d'accord avec elle. Il hésite à lui dire le reste, mais il sait qu’elle va encaisser. Elle a toujours été extrêmement forte. C’est bien qu’ Harry l’est comme amie.

-Et la première guerre de Voldemort est plus avancée que dans mes souvenirs mais nous ne sommes pas en plein dedans.

Hermione grimace. Elle quitte une guerre pour une autre mais au moins dans celle-là, elle n’est pas un des acteurs principaux et elle connaît les faiblesses de Voldemort.

- Crois-tu que je doive donner mon vrai nom ?

Sirius réfléchit, Hermione devine l'homme derrière ses traits d'adolescents.

- Oui. Le voile est une entité puissante qui, je suppose, réfléchit. Je ne sais pas ce que signifie toutes les écritures autour, et je pense que tu n'es pas là par hasard. Moi je peux comprendre c’est mon univers, mais toi, il t’aurait envoyé dans ton passé, non ?

Sirius lui fait un sourire rassurant à moitié tordu qui bizarrement la rassure.

- Je suppose, murmure la jeune femme

Hermione souffle, soulagée. Elle ne sait pas si elle aurait eu le courage de s'inventer une nouvelle vie et par se fait, renier ses amis. Sirius qui peut quasiment voir les rouages de son cerveau tourner, lui caresse la joue, la jeune femme apprécie un peu trop la caresse du parrain de son meilleur ami. As-t-elle droit d’avoir une adolescente comme une jeune femme normale ? Après tout, elle n'a pas à se préparer pour une guerre.

- Ah, je vois que notre invitée est réveillée, sourit aimablement le directeur.

Sirius se redresse. Dans un moment de panique, Hermione lui agrippe la main un peu trop fort et le fait tomber à moitié sur elle.

- Pardon, murmure-t-elle alors que leurs visages sont trop proches pour leur différence d'âges qu'aucun n'a oublié.

Il lui fait un sourire tordu et amusé avant de se redresser. Hermione en profite pour se remettre de ses émotions. Elle a assisté à son enterrement, l’ a pleuré et le découvrir plus jeune est assez bizarre. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse démasquer ou qu’il la trouve étrange. Hermione compte bien rester discrète.

Le directeur les rejoint et dans un petit bon, s'assoie sur le lit d' à côté, ses pieds se balançant doucement, amusé de la situation. Il ne manque plus qu’il propose un bonbon au citron et Hermione retournera quelques années en arrière ou en avant… Hermione sent qu’elle va se perdre entre son passé qui est le futur, ce passé et son hypothétique futur.

Apparemment, Sirius est bien avec sa seconde chance ce qui met mal à l'aise la jeune femme ; qui part avec un désavantage, après tout ce n’est pas son époque...

- Bonjour Miss ?

- Hermione Granger.

- Ah Miss Granger, heureux de vous voir en pleine forme, dit il réellement sincère. Nous sommes désolés que votre voyage se soit mal passé. Les transports France / Angleterre sont parfois chaotiques comme vous le savez. Nous n'étions pas sûrs que c'était vous, mais je vais pouvoir prévenir Madame Maxime que son élève préférée est en lieu sûr.

Sirius et Hermione se jettent un coup d’œil complice et rassuré.

- Je constate que vous connaissez Mr Black.

- Nous nous sommes rencontrés en France, pendant nos vacances avec la famille Potter, explique nonchalamment Sirius.

Hermione a l'impression qu'il a vraiment vécu cette situation. Du moins avec les Potter. La jeune sorcière se rend compte qu'elle ne connaît rien de la vie de l'ancien prisonnier. Elle espère pouvoir en connaître plus sur son passé ou son présent ? La migraine pointe le bout de son nez.

- Tant mieux, dit le directeur heureux. Vous servirez de guide à Miss Granger si elle est répartie à Gryffondor, bien que je n'en doute pas vu ce que votre ancienne directrice m'a dit de vous.

Hermione rougit de gêne en pensant à ses expériences passées et si « l’autre » elle, lui est semblable et bien, les choses vont être intéressante.

- Je vous laisse vous reposer. Ne la fatiguez pas, Mr Black, dit gentiment le directeur avant de tourner les talons.

- Oh professeur ? L'appelle Hermione.

- Miss ?

- Ou est-ce que vous m'avez trouvé ? Je… Je me souviens de l'attaque mais le reste est assez flou.

Madame Pomfresh confirme ses « trous de mémoire ». Hermione est fière de sa petite tromperie.

- Au dernier point de rendez-vous avant Poudlard. Nous supposons que l'auror qui devait vous escorter a été attaqué par les mangemorts avant que vous n'arriviez. Lorsque vous êtes arrivés, ils vous ont aussi attaqué, nous supposons que l'Auror qui vous accompagnait a été mis hors d'état de nuire rapidement. Vu vos quelques blessures, vous avez combattu avant de vous éloigner. Les mangemorts ont dû vous suivre vu que nous vous avons retrouvé inanimé. Soit ils ont été appelés ailleurs, soit en vous assommant, ils vous ont perdu de vu.

- Perdu ?

Sirius et moi sommes sceptiques.

- Vous avez été retrouvés dans un jardin sorcier.

- Je comprends, dit Sirius, les mangemorts sont pour le moment assez discrets, hormis lorsqu’ils ont une cible, la majorité des sorciers ne savent pas ce que le mage noir fait. Ils n'ont pas voulu prendre le risque qu'on leur mette un meurtre sur le dos, dit il avec sérieux, ce qui contraste avec son corps d'adolescent.

Pourtant les deux adultes, même s'ils sont étonnés, ne s'en formalisent pas trop pour le moment. Apparemment Albus ne s’occupe pas de ce genre de petite chose ou alors, il est conscient de l’intelligence de Sirius ou il sait d’où il vient vraiment. On ne sait jamais avec le directeur.

- Exact Mr Black. Ils ont essayé de s'en prendre à vous Miss, car vous le savez, il y a aussi des attaques en France et les élèves de beaubatons ne se sont pas laissés faire.

Albus lui fait un clin d’œil, montrant clairement qui en est à l’origine.

- Comme vous vous en doutez, cela ne leur convient pas et ont décidé que vous étiez une nuisance, complète le directeur.

Même si le directeur ne le montre pas, il est étonné de la maturité et du raisonnement du septième année qui est plus connu pour ses farces et tout prendre à la légère. Albus se demande ce qui s’est passé cet été. Il trouve le jeune Black différent. Quoi qu’il en soit, Albus va garder l’héritier Black à l’œil.

- C'est une évidence, dit Hermione.

Même dans les mondes parallèle, certaine chose ne change pas. Hermione ne se laisse pas faire et combat. Il faudra quand même qu’elle se renseigne sur ce que l’autre elle a créé afin de ne pas faire de bêtises.

- En attendant, vous êtes ici en sécurité, reposez-vous avant d’être réparti et de prendre vos cours.

- Bien… Et merci.

- C’est un plaisir pour nous d’avoir une brillante élève comme vous entre nos murs. En espérant que certaines personnes suivent votre exemple, dit-il en appuyant son regard sur le gryffondor.

Sirius, même les joues légèrement rouges, sourit effrontément au directeur. Après que Dumbledore soit sorti, Sirius ricane. Hermione est étonnée de le voir si immature. Certes même après Askaban il a toujours eu un brin de folie, mais elle pensait que c’était dû aux détraqueurs. Jamais elle n’aurait pensé que Sirius était si désinvolte.

- Ne l’écoute pas, je suis un ange.

- Parce que tu penses que je vais te croire, Mr le maraudeur ?

- Intelligente Hermione, dit-il sérieux.

Hermione rougit, appréciant un peu trop le nouveau Sirius. Quant à Sirius, il voit Hermione sous un nouveau jour. Es-ce parce que maintenant, ils ont le même âge ? Possible. Pourtant, il y a la partie rationnelle en lui qui s’interdit de dévier sur cette pente. Ce n’est pas parce que son corps est plus jeune qu’il peut… Si ? Après tout il est connu pour faire tourner la tête des filles et d’en profiter.

Mais Hermione est différente, elle l’a toujours été. Il se souvient des discussions qu’ils ont eu et a été étonné de la maturité de la jeune femme. Il se souvient qu’à son âge, il ne pensait qu’aux farces. Certes le contexte était différent, mais il savait qu’il se passait des choses bizarres comme des morts ou des disparitions inexpliquées.

- Tu te souviens de tout ? Demande prudemment Hermione.

- Oui, ma mémoire n’est pas altérée.

- Bien. Enfin je crois.

Sirius rigole amusé, il voit qu’ Hermione est paniquée et cherche à se raccrocher à la moindre petite chose. Pourtant avec tout ce qu’elle vécut, elle devrait être plus tranquille, profiter des bons moments et ça, Sirius se promet qu’il va y arriver.

- Albus… commence Sirius.

Encore ce geste à se frotter la nuque…

- Mr le directeur a raison, tu es en sécurité et Tu-sais-qui n’est pas encore au sommet de sa forme. Alors détends-toi et profite.

Hermione fait un sourire/grimace. Elle n’est pas persuadée de se souvenir comment faire ça. S’amuser ? Être normale ? Elle va essayer, après tout elle a droit à une seconde chance, comme Sirius, pourquoi ne pas en profiter ?

Pour répondre à Sirius, elle hausse les épaules. Voyant qu’elle n’est pas à l’aise avec ça - et foi de maraudeur, il va lui montrer comment s’amuser – il change de sujet.

- Que s’est-il passé durant ces deux ans ?

Hermione n’a pas le temps de répondre, que Madame Pomfresh revient et chasse Sirius, pour le plus grand soulagement de la jeune femme qui n’aurait pas vraiment de chose positive à dire. Comment lui expliquer que toutes les personnes à qui il tient sont mortes et qu’ils ont perdus la guerre ?

Sirius retourne à contre cœur dans son dortoir ou ses deux acolytes l’attendent.

OoO

A suivre…

Alors ?

Chapitre 4 : Besoin de tranquillité

Hermione n’a pas le temps de répondre, que Madame Pomfresh revient et chasse Sirius, pour le plus grand soulagement de la jeune femme qui n’aurait pas vraiment de chose positive à dire. Comment lui expliquer que toutes les personnes à qui il tient sont mortes et qu’ils ont perdus la guerre ?

Sirius retourne à contre cœur dans son dortoir ou ses deux acolytes l’attendent.

- Alors Patmol ? Tu nous racontes ?

- Désolé Cornedrue, mais je garde ça pour moi, dit-il avec un sourire en coin.

- S’il ne nous dit rien, c’est que ça concerne une demoiselle.

- Tu as raison mon cher Lunard. Et je parie que c’est la demoiselle qui se trouve à l’infirmerie…

Ses deux amis se jettent un regard de connivence avant de saisir leur ami et de le clouer sur son lit.

- Parle ou on te torture, dit Cornedrue.

Sirius voudrait leur dire qu’après douze ans à Askaban, il s’y connaît en torture mais à la place, il leur fait son sourire tortu.

- La seule chose que je vous dirai c’est que je la connais.

- D’où ? Demande James septique.

Sirius et lui ne se quittent quasiment jamais depuis que celui-ci est venu vivre chez les Potter.

- Vacances en France.

- Oh. Et tu ne me l’as pas présenté ? Cachottier, va ! Mais elle est canon, moi aussi je l’aurais caché, sourit James, n’en pensant pas un mot.

- Et quoi d’autre ? Demande espiègle Remus.

- Rien qui ne vous regarde.

Sirius sourit amusé devant la curiosité de ses amis. Tous ces moments passés lui ont plus manqué qu’il ne l’aurait cru.

- Ça vous démange ou quoi ?

- Ouais, James l’est depuis des années à courir après Lily… se moque Remus.

- Et toi Remus ?

- Moi quoi ? Oh tu sais, les filles ça passe après les études, dit-il avec sa tête d’étudiant modèle.

Après quelques secondes de silence, les trois amis rigolent.

Sirius n’a pas souvenir d’avoir vu Remus si souriant. Il s’est même demandé s’il était un loup-garou, mais en entendant James parler de la pleine-lune, l’ancien prisonnier a su que son ami était le même. Puis il est toujours un animagus, ce qui prouve que certaines choses ne changent pas. Puis pourquoi aurait-il entreprit une transformation compliqué, si ce n’est pour un ami ? Ou alors leur plaisir à défier les règles ?

Mais Lunard a toujours été gêné avec les filles, à cause de son problème de fourrure – mais apparemment l’effet papillon peut déclencher des choses insoupçonnées. Est ce que Remus était aussi renfermé parce que Peter était mal dans sa peau ? Ou est ce qu’ Albus n’a pas fait un affreux chantage avant que Remus ne rentre à Poudlard ?

Sirius met toutes ses questions de côtés pour passer la soirée dans la bonne humeur et profiter de chaque minutes en compagnie de ses amis.

OoO

Le lendemain, Hermione est accompagnée par le directeur en personne vers la grande salle. En chemin, il explique la répartition et quelques petites choses qu’elle doit savoir sur Poudlard. Hermione écoute attentivement, parce que même si elle connaît Poudlard, il peut y avoir des choses différentes, mais en écoutant le directeur, tout semble identique ; ce qui paradoxalement perturbe la jeune femme.

En passant à travers le voile, elle a peut-être atterri dans un monde parallèle, mais il est une quasi reproduction identique au sien que ça en est perturbant. Hermione risque de si perdre. Si seulement il y a avait un truc complètement différent, comme un Voldemort tout vert ou bleu, là, elle n’oublierait pas ou elle se trouve… Mais le point positif c’est que les Horcruxes sont toujours les même, du moins, elle l’espère. Parce que même si elle s’est promis de ne pas trop interféré, la jeune femme sait qu’elle fera sûrement des petites choses pour contrer Voldemort, comme aller lui cacher ses horcruxes, par exemple dans des toilettes Moldus Ou tou en haut de la Tour Eiffel... Hermione s’imagine la tête de Tom en découvrant que ses morceaux d’âmes ne sont plus en place. La brune retient un sourire.

- Nous y voilà, sourit le directeur, fier de son école, la sortant de ses pensées.

Albus ouvre la petite porte, et laisse entrer Hermione. Même si leur arrivée est discrète, quasiment tous les regards se braquent sur eux. Une poignée de secondes plus tard, les élèves chuchotent entre eux.

Instinctivement, Hermione cherche Harry et Ron à la table des Gryffondors, en quête de soutien avant de se rappeler qu’ils sont tous les deux morts et qu’elle est seule. Les larmes lui montent aux yeux, mais en voyant Sirius et son sourire encourageant, elle va mieux. Non, elle n’est pas seule. L’espoir d’une vie meilleure s’infiltre dans sa tête.

Albus voit la jeune femme inquiète, pose une main réconfortante sur son épaule.

- Je sais que ça peut paraître impressionnant, mais ils sont tous de gentils élèves.

- Vous voyez le bon côté chez tout le monde, constate Hermione, néanmoins, elle est un peu rassurée.

- L’optimisme d’un vieil homme, sourit Albus et peut être qu’en y croyant très fort, certains ne tourneront pas mal.

Le directeur lui fait signe d’attendre là, le temps qu’il fasse un petit discourt et qu’il la présente à tout Poudlard.

Hermione en profite pour regarder à la table des professeurs, elle en reconnaît la majorité comme Slughorn, McGonagall, Gobe-planche, Chourave, Flitwick et Hagrid. Elle regarde aussi à la table des Serpentards et semble voir de loin Rogue.

Elle fronce les sourcils, cherche dans sa mémoire, ne se souvenant pas que son ancien prof de Potions était à Poudlard en même temps que Sirius. Harry devait le savoir, il lui en a sûrement parlé, mais elle n’y a pas fait attention et surtout elle n’en avait rien à faire.

Lorsque le directeur l’appelle, elle prend tout son courage à deux mains et s’avance vers le tabouret bancal et vers le choixpeau qu’elle pose sur sa tête.

Qu’importe qu’elle est douze ou dix-huit ans, avoir le choixpeau sur sa tête est toujours aussi impressionnant...

Instinctivement, elle cherche Sirius du regard.

- Bonjour Hermione Granger, quel plaisir de vous rencontrer, même si pour vous, c’est la deuxième fois… Gryffondor…

Le choixpeau reste silencieux ce qui semble des heures.

- Tu veux que je te dise Cornedrue, je crois que Patfood est accro à la nouvelle.

- Je ne te le fais pas dire Lunard, il ne l’a pas lâché du regard.

Sirius les entend d’une oreille mais n’y fait pas attention, pour le moment, il se pré-occupe plus d’Hermione qui semble sur le point de s’évanouir. Son corps est près à s’élancer si jamais il arrive quelque chose à la jeune femme, ce qui l’étonne lui-même. Certes il apprécie la meilleure amie de son filleul mais pas de cette façon. Il n’a pas le droit.

Sirius sent que ça va être son problème du moment et ça le fait sourire stupidement. Ça le change de sa sortie d’Azkaban, de ses regrets, de son confinement, de la guerre, de ne pouvoir rien faire, de la peur de perdre ses proches, des cachotteries du grand Albus, des manipulations en tout genre et il en oublie.

Le fait d’avoir une nouvelle chance, est la meilleure thérapie qui puisse exister et il compte profiter de chaque seconde.

- Vous savez ce que je dis Miss Granger ?

Le choixpeau n’attend pas de réponse et continue.

- Gryffondor un jour, Gryffondor toujours. GRYFFONDOR !

Les lions applaudissent bruyamment comme à chaque nouveau venu. Hermione remercie le choixpeau avant de le poser, fait un bref sourire au directeur avant de rejoindre sa table. Elle ne sait pas trop ou s’asseoir quand Sirius se lève et vient à sa rencontre pour l’entraîner vers ses amis.

Hermione soupire, soulagée et remercie du bout des lèvres Sirius.

- Mais de rien Miss Granger, je ne suis que votre serviteur, sourit-il charmeur.

Hermione pouffe de rire, faisant se pavaner Sirius. Aucun des deux ne fait attention aux regards jaloux de certaines étudiantes.

- Oh Hermione, si James et Remus te font des réflexions sur nous, ne soit pas étonnée.

- Hein ? Quoi ? Panique la jeune femme.

- Bonjour, charmante demoiselle. Moi, c’est James Potter, se présente-t-il en lui faisant un sourire charmeur.

- Et moi Remus Lupin, préfet, pour répondre à vos moindres besoins, dit il en lui faisant un baise main.

Hermione est surprise de leur comportement et de leur physique, ils sont loin de l’idée de ce qu’elle s’était faite des parents d’ Harry et de son ancien professeur de défense. Harry est le portrait de son père, quant à Remus, cela réchauffe le cœur d’ Hermione de le voir si souriant et malicieux.

Sirius, en bon gentleman laisse Hermione s’asseoir avant d’en faire autant, faisant soupirer quelques demoiselles tandis que d’autres, même sans la connaître, ne l’aiment pas.

Le repas apparaît tandis que James essaye de savoir ce qui se passe entre Hermione et l’un de ses meilleurs amis, mais il est interrompu par une jolie rousse qu’Hermione identifie comme étant la mère d’ Harry.

Hermione est vraiment impressionnée par la ressemblance entre Harry et son père, mais ce qui la trouble le plus, sont les yeux de Lily. Même en quelques secondes, elle y voit le regard de son meilleur ami. Les larmes lui montent aux yeux, son passé la giflant de toutes ses forces.

- Potter, soupire Lily lasse, laisse-là tranquille.

James se comporte comme un enfant pris la main dans le pot de cookies et se concentre sur son assiette sous les regards amusés des maraudeurs et d’ Hermione.

- Bonsoir, je suis Lily Evans, préfète en chef. Si tu as des questions ou besoin de quoi que se soit, n’hésite pas, sourit Lily.

- Merci.

Hermione détourne les yeux, se concentrant elle aussi sur la nourriture. La jeune femme sent son cœur se serrer. Harry aurait tout donné pour les rencontrer. Même quelques secondes. Il aurait été tellement heureux, même si apparemment, ils ne sont pas encore en couple. Les larmes lui montent aux yeux, son ami lui manque. Elle se demande ce que son monde devient. Ce qui va lui arriver, si elle va se retrouver seule, si elle va s’intégrer dans ce nouvel endroit ou si elle retournera dans son monde gouverné par Voldemort. Elle a tellement de doutes et de peur.

Elle picore dans son assiette, n’ayant plus très fin. Elle voudrait quitter la grande salle mais vu que personne ne bouge, elle n’ose pas se lever et elle ne veut pas se faire plus remarquer. Heureusement que les Gryffondors de cette époque ont la gentillesse de ne pas la déranger.

Sirius la voit et fronce les sourcils. Il voudrait tenter un geste réconfortant mais s‘abstient. Après tout ils ne sont pas très proches. Avant l’arrivée de la lionne, Sirius oubliait facilement son passé et son âge mais avec Hermione, il se rappelle qui il est vraiment.

Une partie de son subconscient lui rappelle aussi ce qu’il peut faire pour sauver ses amis et leur assurer à tous un meilleur avenir. Et grâce à Hermione il y arrivera, même si c’est plus intéressant de s’amuser et de faire des farces à Rogue et Peter… Même si le Peter de cette vie n’a encore rien fait, il n’est pas dans sa nature de laisser passer ce genre de chose. Il a trop de rancœur en lui. D’autant qu’il est persuadé que le rat est pourri de l’intérieur et cela qu’importe le monde ou il se trouve.

Lorsque quelques élèves quittent la grande salle. Hermione se lève.

- Ou vas-tu ? Demande Sirius, montrant son inquiétude malgré lui.

- J’ai besoin de prendre l’air, dit-elle doucement.

Sirius va pour l’accompagner mais Hermione lui demande de rester. Remus lui indique le chemin pour aller dans le parc. Elle le remercie du bout des lèvres et quitte rapidement la grande salle qu’elle trouve soudainement étouffante.

- Que lui avez-vous dit ? Demande Lily un peu sèchement.

- Rien, foi de maraudeur, sourit Remus les deux mains en l’air.

James regarde Lily, à la fois triste et mélancolique mais ne dit rien. Lily plisse les yeux en regardant le loup garou, le croyant à peine. La rousse, comme beaucoup d’autres, s’est faite avoir par le côté angélique de l’autre préfet, mais on ne l’y reprendra plus. Lily n’a toujours pas digéré la retenue qu’elle eu à cause de lui. Et même si elle aurait eu envie d’en vouloir au deux autres, elle sait que Potter et Black n’y étaient pour rien ; cette fois. Lily s’est faite avoir par Remus et foi d’Evans, elle se vengera...

- Cela lui fait beaucoup d’émotions, elle a besoin d’évacuer, rajoute Sirius, faussement confiant.

Lily observe son ami avant de se retourner vers Mary, son amie.

Lorsqu’ Hermione arrive dans le parc, elle respire l’air frais avant de se mettre à courir le plus vite possible vers le lac. Lorsqu’ elle arrive près de la rive, les larmes coulent abondamment sur ses joues. Elle tombe à quatre pattes, la tête basse et laisse évacuer toute sa peine.

La jeune femme a l’impression de pleurer durant des heures ; ses yeux sont douloureux, sa gorge aussi, ses muscles sont tendus, un mal de tête se pointe, elle a froid. Pourtant, Hermione s’assoie et contemple le lac, ne voulant pas rentrer au dortoir. Après quelques minutes de silence, elle se demande si c’est une bonne idée de rester ici parce qu’ elle se sent vraiment seule. Il y a quelques mois, elle aurait partagé ce moment avec ses amis. Les larmes lui montent à nouveau aux yeux.

- Sirius ? Tu n’as pas vu la nouvelle ? Demande Lily, inquiète. Elle s’est peut-être perdue. Je devrais aller la chercher.

- Laisse j’y vais, dit Sirius. James ?

- Comme tu veux, répond celui-ci las.

Sirius et Remus froncent les sourcils au comportement de leur ami. Ils ont tous les deux remarqués qu’il était différent lorsque Lily était dans le coin et aucun des d’eux n’aime ça. Les deux hommes apprécient la rousse mais si cela fait du mal à leur ami, les maraudeurs vont s’en mêler…

Sirius s’est rendu compte que dans ce monde, il n’est pas autant ami avec Lily et il trouve ça dommage. Il appréciait la jeune femme qui était une de ses rares amies, en dehors des maraudeurs. En arrivant ici, il s’est aussi rendu compte à quel point, il pouvait être isolé des autres sorciers sans qu’ils ne soient des ennemis, en dehors de Severus. Ils passaient tout son temps avec James, Remus et Peter. Il faudrait peut-être qu’il change cela.

Après avoir prit la cape d’invisibilité et la carte du maraudeur, Sirius part à la recherche d’ Hermione, qui est toujours assise près du lac.

En la voyant assise à même le sol humide, son cœur se serre. Il n’y avait pas vraiment réfléchit jusqu’à maintenant, mais cela ne doit pas être facile pour elle. Sirius ne sait rien de ce qui s’est passé après sa « mort » mais si Hermione est passée à travers le voile, c’est que ça ne s’est pas bien passé. Il ne la voit pas se dire : « Tiens et si je passais à travers pour voir ! ».

Sirius retire sa cape pour la poser sur les épaules d’Hermione qui sursaute et tourne la tête vers lui. L’adulte en lui s’abstient de demander pourquoi ses yeux sont rouges, parce que l’adolescent manque cruellement de délicatesse, ou alors il s’en moque. Il est vrai qu’à cet âge Sirius et ses amis étaient beaucoup centré sur eux-même...

- Que fais-tu là ? Demande-t-elle d’une voix enrouée.

- Il est tard, tes camarades de chambres se demandent où tu es, dit-il d’une voix trop adulte par rapport à son âge physique.

Hermione l’observe quelques secondes tout en se demandant si lui aussi se demandait ce qu’elle faisait.

- Camarades ? Sourit-Hermione.

- Quoi ?

- Ça fait vieux.

- Es-tu en train de dire que je suis… Vieux ? s’esclaffe Sirius, nullement vexé.

Hermione rougit et baisse les yeux de gêne. Sirius lui met un coup d’épaule, joueur, lui montrant qu’il n’est pas rancunier. La nouvelle arrivante va devoir s’habituer à son humour particulier.

- Rentrons, tu vas attraper froid.

D’un bond, Sirius est debout et tend sa main vers Hermione qui la prend pour se lever. Elle va pour lui rendre sa cape, mais il lui ordonne de la garder.

- Il ne faudrait pas que tu attrapes froid. Tu ne veux pas manquer d’autres cours ? La taquine-t-il.

Avant son année dans une tente à courir des Horcruxes et la guerre, elle aurait paniqué à l’idée de louper la moindre minutes de cours mais là, avec sa nouvelle chance, elle ne va pas être aussi stricte envers elle-même, ni envers les autres. Avec le recul, elle se rend compte qu’elle a été « un peu » embêtante avec ses amis.

Voyant que sa blague n’a pas pris, Sirius s’interroge. Elle lui a dit que ça faisant plus de deux ans qu’il était passé à travers le voile…

- Tu as fini Poudlard.

- On peut dire cela, dit Hermione d’une voix triste sans le regarder. Elle referme même sa cape, montrant qu’elle ne veut pas en parler.

Sirius tique, n’étant pas sur de comprendre ou ne voulant pas comprendre.

- L’année va être facile pour toi.

Hermione voudrait être partout sauf à côté du maraudeur. Elle pourrait ne pas répondre ou partir rapidement, mais elle sait que Sirius est têtu et qu’en faisant ça, il va être encore plus insistant. Elle se décide pour une demi-vérité. Le choixpeau a raison, Gryffondor un jour, Gryffondor toujours.

- Je n’ai pas fait ma septième année.

OoO

A suivre…

Désolée pour mes quelques jours de retards,

Bisous

Chapitre 5 : De surprise en surprise

Hermione voudrait être partout sauf à côté du maraudeur. Elle pourrait ne pas répondre ou partir rapidement, mais elle sait que Sirius est têtu et qu’en faisant ça, il va être encore plus insistant. Elle se décide pour une demi-vérité. Le choixpeau a raison, Gryffondor un jour, Gryffondor toujours.

- Je n’ai pas fait ma septième année.

Hermione voit la curiosité dans les yeux de Sirius, mais elle l’arrête, son regard suppliant de ne pas insister.

- Ne me pose pas de questions, dit-elle, la douleur dans la voix. Je ne suis pas prête à y répondre et je ne sais pas si tu es prêt à entendre les réponses.

L’adolescent en lui tape du pied pour tout connaître, mais l’homme qui a passé douze ans à Azkaban comprend la peine derrière ses mots. L’homme prend le dessus et le Gryffondor prend la jeune femme dans ses bras.

Hermione, d’abord crispée, se détend et profite du contact, même si ses yeux la piquent de nouveau.

- D’accord, mais n’oublie pas ; quand tu seras prête à en parler, je serai là.

- Mais tu veux savoir.

- Oui, je veux savoir ce que sont devenus mes amis et mon filleul, mais je ne te forcerai pas.

- Comme si tu pouvais me forcer à faire quelque chose, dit-elle avec un léger sourire.

Elle pouvait reprocher à Harry de n’en faire qu’à sa tête mais, au final, elle n’est pas mieux. Personne lui empêchera de faire ce qu’elle souhaite où si elle a une idée, il sera très dur de lui enlever de la tête...

Hermione se recule et essuie une larme. Ils repartent en silence vers le dortoir.

- Qu’est-ce que ça changerait de savoir ? Demande Hermione, réellement curieuse.

Sirius réfléchit sérieusement avant de répondre, comprenant que c’est important pour la jeune femme.

- Même si nous sommes dans ce nouveau monde, ils sont une partie de ma vie, une partie de qui je suis. Et ne pas prendre de leur nouvelle serait les trahir.

- Tu te sens coupable d’être là et pas eux, constate Hermione. Pourquoi, toi tu as une seconde chance et pas les autres, qui selon toi, mérite plus une seconde chance ?

Sirius est toujours étonné de la maturité et du sens de déduction de la jeune femme. Pourtant, il ne devrait plus l’être ; après tout, elle lui a sauvé la vie à treize ans, ce qui est un exploit. Il n’a pas besoin de répondre, Hermione comprend.

Elle aussi se trouve dans cet état d’esprit, bien qu’elle n’arrive pas à voir ce qu’elle aurait pu faire pour les sauver. Et si ça se trouve, ils ne se seraient pas retrouvé, après tout, aucun sorcier n’a jamais percé les secrets du voile.

Hermione se force à se concentrer sur le présent et pour une fois, sur elle. Oui la brune est triste d’avoir perdu ses amis, mais elle va tout faire pour que dans ce monde, ils aient une belle et longue vie ; en espérant ne pas faire pire.

Ils sont à mi-chemin lorsqu’ils se font arrêter par le nouveau concierge, Argus Rusard.

- Tiens, tiens, qu’avons-nous là… Vous allez avoir des ennuis, dit-il en se frottant les mains.

Hermione le regarde légèrement bouche-bée. Il est physiquement plus jeune et avec plus de cheveux, mais il a déjà l’air d’un psychopathe qui ne vit que pour torturer les élèves. Hermione se décale légèrement derrière Sirius, n’oubliant pas qu’il est marqué dans l’histoire de Poudlard que les sévices corporels sont encore autorisés, bien que moindre comparé à quelques années.

Sirius nullement impressionné fait son sourire typiquement maraudeur. Le nouveau concierge ne le connaît pas encore mais ça ne saurait tarder. Après tout, ils ont réussi à mettre Apollon Picott* à la retraite…

- Je ne crois pas non, dit-il faussement nonchalant, tout en restant attentif à rester devant Hermione.

Les joues du concierge deviennent rouge de colère. Argus se demande pour qui se prend ce sale gosse. Il va lui montrer qui il est mais Sirius ne lui laisse pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il reprend la parole.

- Vous n’êtes pas sans savoir qu’ Hermione ici présente vient d’arriver à Poudlard et qu’en se baladant, elle s’est égarée. En bon élève que je suis, il était de mon devoir de venir à la rescousse d’une si charmante demoiselle. Vous en conviendrez ?

Sirius regarde innocemment le concierge qui ne peut réfuter ses paroles ; sinon il insinuerait que la nouvelle élève n’est pas une jolie jeune femme, ce qu’elle n’est indéniablement pas et si ses propos montent aux oreilles du directeur, il ne donne pas cher de sa peau surtout qu’il vient juste d’avoir le poste et qu’il doit faire ses preuves. Et trouver un travail lorsqu’on est un cracmol n’est pas facile. C’est pour lui une bénédiction de travailler et encore plus à Poudlard.

- Très bien, bougonne Argus, mais que je ne vous y reprenne pas. Disparaissez !

Sirius, par reflex prend la main d’ Hermione et l’entraîne dans les escaliers. Puis ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve en charmante compagnie après le couvre feu. Pourtant lorsqu’il prend la main d’ Hermione, il ne se trouve pas digne de faire ça, ce qui est une première pour lui. Il va falloir qu’il comprenne ce qui se passe avec Hermione et sa soudaine attirance. Ce n’est pas quelque chose de normal, sauf pour James et sa folle attirance pour Lily.

Son étonnement passé, Hermione apprécie le geste de Sirius. Par ce petit geste, elle se sent soutenue et appréciée comme une femme. Son cœur bat plus vite à cette constatation parce qu’elle n’a jamais ressenti ça avec Harry ou Ron, même après leur baiser dans la chambre des secrets.

Après plusieurs couloirs ; Sirius et Hermione se rendent compte qu’il se tiennent la main ; ils se lâchent comme s’ils s’étaient brûlés. Hermione rougit, tandis que Sirius regarde partout sauf la jeune femme.

- Je comprends pourquoi tu es un maraudeur, dit Hermione pour arrêter le silence gênant qui vient de s’installer entre eux.

- Est-ce un compliment Miss Granger ? L’élève la plus studieuse de Poudlard cautionnerait les farces des maraudeurs ? Que vous est-il arrivé, demande Sirius.

- Disons que j’ai apprit à relativiser et profiter.

Sirius donne le mot de passe à la grosse dame et laisse entrer la jeune femme en premier. Tous les deux sont étonnés de voir autant de monde debout à cette heure si tardive. Bien sûr, James et Remus attendent leur meilleur ami, mais Lily est aussi là et c’est la première à s’avancer vers eux.

- Oh Hermione, je suis heureuse que tu ailles bien, dit-elle réellement inquiète, montrant qu’elle a mérité son poste de préfet en chef.

- Merci, dit-elle émue. Je me suis égarée. Poudlard est magnifique mais très grand pour mon sens de l’orientation, rajoute-t-elle pour détourner l’attention sur ses yeux rouges que Lily a indéniablement remarqué, mais a la politesse de ne rien dire.

Et cela fait bizarre pour la nouvelle venue de recevoir la gentillesse venant d’une fille. Hermione est amie avec Ginny mais la rousse était avant tout fan du survivant Harry Potter. Son amitié était juste un bonus.

Harry aurait aimé la gentillesse de sa maman.

- Viens, tu dois être épuisée. Je vais te montrer notre dortoir. Merci Sirius.

- De rien. Bonne nuit les filles.

Lily entraîne Hermione vers leur dortoir en lui expliquant rapidement le fonctionnement de la tour de Gryffondor. Pour la voyageuse, rien n’a vraiment changé, mais comme avec le directeur, elle écoute attentivement.

Les deux jeunes femmes se couchent rapidement et Hermione s’endort tout aussi vite.

Lily s’interroge sur la nouvelle. Même si elle semble bien connaître Sirius, elle ne semble pas être une de ses fans. Et heureusement. Pour sa défense, Lily a déjà assez à faire avec toutes celle présente au château et à leur comportement plus que passable.

Étant née-moldue, elle a été choquant de leurs comportements, ça lui rappelle le comportement des moldues quelques siècles plus tôt lorsqu’elle voulait être courtisée par le meilleur partie de la ville. Sans parlée des choses avilissantes -selon Lily – qu’elles peuvent faire pour plaire à Sirius.

Bref, Lily a été choquée que Sirius Black soit si prévenant envers une fille, allant jusqu’à se demander quelle mauvaise blague il pourrait faire à la nouvelle. Mais en les voyant arriver dans la salle commune, complice, elle a été soulagée que les maraudeurs ne la prennent pas pour cible.

En tout cas, elle trouve cette fille sympathique. Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle soit une bonne recrue pour Gryffondor.

Lily s’endort en espérant, cette année, gagner la coupe des quatre maisons.

OoO

- Est-ce que ça va Patmol, tu sembles soucieux, demande Remus.

- Oui oui, je suis un peu inquiet pour Hermione.

- Selon les rumeurs, son arrivée a été mouvementée.

- Mais tu vas lui changer les idées, sourit James.

- En parlant de fille, tu es bizarre avec Lily, si tu nous expliquais, détourne Sirius.

Remus le fixe aussi attendant une réponse. James baisse les yeux et regarde sa montre imaginaire.

- Oh là là, il est tard, je suis épuisé, bonne nuit !

James se lève et rejoint rapidement leur dortoir.

Sirius et Remus se regardent choqués, avant de se faire une promesse de maraudeurs de découvrir la vérité. Leur ami n’est pas comme d’habitude, il est triste lorsqu’il est avec Lily alors qu’il devrait profiter à fond de sa dernière année.

OoO

- Salut les filles, bien dormi, demande Remus alors qu’elles s’installent pour le petit déjeuner.

- Oui merci et toi ? Répond-Lily.

Hermione regarde Sirius qui lui observe la table des Serpentards.

- Qui attire ton attention ? Demande la nouvelle venue en regardant dans la même direction que lui.

Sirius sursaute et pose son regard sur Hermione, qui fixe la table des verts et argents, la bouche semi-ouverte, ayant trouvé ce que regardait Sirius. La morosité de l’héritier Black disparaît en voyant l’air choqué d’ Hermione.

- Hermione, l’appelle-t-il amusé.

Hermione continue de cligné des yeux, un peu stupidement. Lily se demande si la nouvelle va pouvoir l’aider a gagné des point pour sa maison.

- Oui c’est Severus Rogue, dit-il a voix basse.

Hermione se secoue la tête pour se remettre les idées en place. Elle l’avait vu la veille, de loin. Mais le voir si près est déboussolant.

- Quoi, tu ne l’avais jamais imaginé jeune ?

- Non, dit-elle d’une voix perdue. Bon peut être, abdique-t-elle en voyant Sirius haussé un sourcil, ne la croyant pas. Mais je ne l’imaginais pas si… Lui.

- Et tu l’imaginais comment ? Portant du rose ? Rigole Sirius, les yeux pétillant de malice.

Hermione rigole amusée, lui mettant même un coup de coude, joueuse. Elle se risque un coup d’œil vers son ancien professeur de Potions, l’imaginant avec des vêtements différents. Mais trop amusée, elle tourne les yeux, regardant les autres élèves.

- Qui est celui à deux places de Rogue ? Celui qui te ressemble, demande-t-elle soudainement plus sérieuse.

- Regulus Black, mon petit frère, dit Sirius d’une voix légèrement amère. Il est en sixième année.

- Oh, dit Hermione légèrement triste.

Malgré elle, Hermione avait apprécié le Serpentard qui s’est rendu compte de sa bêtise et à tout fait pour la réparer. La jeune femme salue son courage qui lui a coûté la vie et qui sans lui, la guerre aurait été encore plus difficile. Elle est triste que son corps n’ait jamais été retrouvé. Une petite partie d’elle espère qu’il est quelque part, dans un endroit sûr, mais si Voldemort l’a découvert, elle n’a que peu d’espoir pour lui.

Avant que Sirius ne s’en rende compte, Hermione sort de ses pensées.

- Vous ne semblez pas vous entendre. Cela a toujours été ainsi ?

Différends plans se mette en place dans la tête d’ Hermione. Elle connaît les lois sur les retours dans le temps, mais perdu pour perdu autant essayer de sauver des personnes qui en valent la peine. Et pour se donner bonne conscience, elle se dit qu’ils sont dans un monde parallèle, que leur avenir n’est pas écrit.

- Vous parlez de quoi ? s’incruste Remus, à demi innocent.

Sirius lui fait son sourire de maraudeur en secouant la tête. Hermione est étonnée de voir ce Remus si souriant et espiègle. Elle se demande ce qui lui est arrivé en dehors de la mort de James et Lily.

- On y va ?

Les septièmes années partent vers les cachots pour leur cours de Potion. Sirius et Hermione marchent derrière pour continuer leur conversation.

- Non, il m’a soutenu lorsque je suis allé à Gryffondor. C’est quand j’ai quitté la maison à la fin de ma cinquième année. Je suppose qu’il a été le seul à subir la folie de ma mère. Je ne sais pas précisément ce qui s’est passé là-bas. Je sais qu’il est devenu un Mangemort, dit-il très amer.

- Tu sais que parfois les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, dit Hermione d’une voix douce.

- Qu’est ce que tu ne me dis pas ?

- Que tu as une seconde chance, dit Hermione malicieuse. Profite en.

- Et si rien ne change ? Demande l’homme pessimiste, échappé d’ Azkaban.

- Tu auras essayé.

- Aller, entrez, entrez !! sourit Slughorn. Bonjour Miss Granger. Pour ce cours, vous vous mettrez avec Mr Black.

- Que sais-tu sur mon frère ? Murmure Sirius.

Sirius sait qu’ Hermione n’a pas dit ça au hasard, et il compte bien la questionner sur son frère, en plus du reste. Et cette fois, il ne la laissera pas se défiler, après tout ça concerne son frère !

Hermione rougit mais ne répond pas - se concentrant sur la potion du jour - ce qui attise la curiosité de Sirius.

Durant le cours, il n’est pas concentré, se demandant ce que son petit frère a fait pour qu’ Hermione ait de la peine en le voyant. D’ailleurs c’est un exploit que son chaudron n’est pas explosé et que sa potion soit acceptable.

Hermione, James et Remus rient un peu trop en voyant Sirius, remplir un échantillon de sa potion et l’examiner. Il regarde avec suspicion ses deux amis.

- Ne nous regarde pas comme ça, tu sais à quel point je suis nul en potion, dit Remus en remplissant lui même son échantillon de potion couleur entre le marron et le vert alors qu’elle devrait être verte claire.

- Oui ce qui n’est pas le cas de ta nouvelle amie, dit James en haussant rapidement les deux sourcils. Puis j’étais derrière toi, comment aurais-je trafiqué ton chaudron ?

James, lorsqu’il parle, aime détourner toutes phrases, sauf avec ses amis. Et ils ont une règle entre eux : Ne pas se mentir.

Hermione sourit doucement, rebouchant sa potion verte claire. Sirius apprécie un peu trop le doux sourire qu’elle fait et se dit qu’elle devrait sourire comme ça plus souvent.

- Hermione ? Questionne Sirius, pour une fois, perdu.

Comment aurait-elle fait sa potion parfaitement et en plus s’occuper de la sienne ?

- Oui ?

La jeune femme se retourne vers lui, toujours un léger sourire sur les lèvres mais ses yeux sont remplis de malice.

- OK. Tu es très forte, abdique-t-il.

- Je sais, dit-elle sans aucune modestie.

Hermione a toujours adoré les potions, même avec Rogue comme professeur – et comme anti pédagogue, il n’y a pas pire - et Slughorn, bien que moins pire, était intéressé par la notoriété qu’il pouvait en tirer sans aucune méchanceté, ce qu’elle apprécie chez lui, n’était pas selon Hermione un bon prof. Du moins ce n’est pas ainsi qu’elle aurait aimé qu’on lui enseigne les potions.

Les trois maraudeurs suivent Hermione pour donner leur potion.

- Fabuleux Miss Granger.

- Merci professeur. C’est un honneur pour moi d’être à Poudlard et d’avoir des professeurs aussi compétant. Je me dois de donner le meilleur de moi-même.

Sirius fronce les sourcils au comportement typiquement Serpentard et se demande ce que la jeune femme a en tête.

Slughorn en rougit en bombant son torse déjà proéminent.

- Mr Lupin, grimace Horace en voyant sa potion.

- On ne peut pas être doué dans tous les domaines, dit Remus nonchalant.

Hermione est choquée du comportement de son ancien professeur. Elle l’imaginait plus à son image. Et ne fallait-il pas une note minimale pour suivre les cours niveau ASPIC ? Il va falloir qu’elle demande à Sirius.

Tous quatre quittent les cachots pour se rendre en sortilège.

OoO

* Personnage existant dans l’univers d’ Harry Potter, j’ai juste modifié la période de son travail à Poudlard. Source Wiki HP

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Merci de me suivre, c’est toujours un plaisir de lire vos reviews, même si je ne réponds pas à chaque fois !

Bisous

Chapitre 6 : Retour dans le futur

Hermione est choquée du comportement de son ancien professeur. Elle l’imaginait plus à son image. Et ne fallait-il pas une note minimale pour suivre les cours niveau ASPIC ? Il va falloir qu’elle demande à Sirius.

Tous quatre quittent les cachots pour se rendre en sortilège.

OoO

- Une mornille pour tes pensées, murmure Sirius à l’oreille d’ Hermione, la faisant sursauter et lever les yeux de son devoir de sortilège. Tu t’exerces au dessin, demande Sirius en voyant la rature sur le parchemin.

Voyant l’air étonnée d’ Hermione, il pointe son doigt sur le trait de plume. La jeune femme grogne et d’un informulé, fait disparaître sa rature.

- Tu es très douée en sortilège, constate l’ancien prisonnier en voyant son geste précis et aussi durant le cour, où elle a réussi dès la première fois le sortilège demandé sous l’étonnement de toute la classe. Pourtant Sirius est sûr qu’ Hermione lui a dit qu’elle n’avait pas fait sa septième année.

- Même si j’ai des pré-disposition dans cette matière, avec la guerre, je me suis entraînée encore plus dur.

- Me parleras-tu de ce qui s’est passé après ma… Mon départ ?

Hermione lève les yeux au ciel devant l’acharnement de son nouvel ami.

- Comme je te l’ai dis le jour de la rentrée, oui, mais plus tard. Je comprends que tu veuilles savoir, mais pour moi, c’est quelque chose de très douloureux et je ne me sens pas prête à en parler, finit-elle les larmes aux yeux.

En voyant l’état émotionnel de son amie, Sirius regrette presque d’avoir demandé, mais surtout, il se retient de la prendre dans ses bras. Ça serait mal venu. Ils ont eu assez de contact physique pour le moment.

- Sinon, dit-il sur un ton de maraudeur. A quoi joues-tu avec Slughorn ?

Hermione sourit amusée, tout en ayant les joues rouges. Elle fait signe avec son index pour que Sirius se rapproche d’elle, ce que le maraudeur fait persuadé que la jeune femme va lui révéler ses intentions.

- C’est un secret, dit elle conspiratrice.

Sirius la regarde, choqué. Cette fois, Hermione rigole franchement et fière de l’avoir eu.

- C’est pour les blagues que toi et les jumeaux ont faites et dont j’ai été victime.

Un peu plus loin dans la salle commune, James et Remus ne les ont pas quitté des yeux, délaissant leur propre devoir.

- Tu veux que je te dise, Cornedrue, ces deux là nous cache quelque chose.

James hausse les épaules.

- Ne les trouves-tu pas très complice ? Comme s’ils se connaissaient depuis plus longtemps qu’ils l’ont dit.

- Si cette fille permet à Sirius d’être heureux alors ces petites cachotteries ne me dérange pas, dit James sérieux tout en pensant aux mots que Lily lui a dit en fin de sixième année. Et puis, tu ne m’as pas raconté pourquoi tu avais ta chemise attaché de travers lorsque tu es rentré de ta ronde avec la Pouffsoufle de sixième année.

En voyant la gêne de son ami, James ne peut s’empêcher de rire bruyamment, récoltant quelques regards noirs, mais c’est celui de Lily qui le stoppe et c’est à son tour de devenir gêné et de baisser les yeux sur son livre de potion.

- Bon, c’est pas le tout mais nous devons travailler, dit-il assez fort afin qu’une jolie rousse l’entende.

Remus ne dit rien, se disant intérieurement qu’il s’est passé quelque chose avec Lily et qu’encore une fois, la née-moldue n’a pas été tendre avec son ami.

OoO

- Bonjour Miss Granger, bienvenue à mon cour de Défense contre les forces du mal. Je suis le professeur fenwick, dit il avec un grand sourire concurrençant presque Lockhart.

Toutes les têtes se tournent vers elle et bien sûr Dumbledore n’a rien trouvé de mieux que de faire un cour commun entre Gryffondor et Serpentard.

Hermione s’assoie derrière James et Remus, à côté de Sirius.

- Pourquoi ce frisson ? Murmure Sirius attentif à tout ce qui l’entoure, résultat de son travail d’auror.

- Il m’a fait pensé à Lockhart…

- Gilderoy Lockhart ?

- Oui, dit Hermione surprise. Il a été mon prof en deuxième année.

- Attend, ce peureux de Pouffsoufle, prof ?

- De Défense contre les force du mal et soit rassuré, il était très mauvais, et lui ? Demande Hermione discrètement.

- Pas mauvais. Du moins, ce n’est pas pire que de supporter les Serpentards, grimace Sirius.

Ils arrêtent leur discussion lorsque le prof leur dit de ce mettre par groupe de quatre et de préparer une stratégie afin de se défendre contre les mannequins qui vont répliquer et de les battre le plus vite possible afin qu’il évalue le niveau de chacun. Tout naturellement les maraudeurs et Hermione se mettent ensemble.

Les autres groupes se forment rapidement. Hermione jette des coups d’œil du côté des vert et argent. Rogue se met avec Peter et deux autres, dont un dit vaguement quelque chose à Hermione.

- J’espère qu’on va affronter ses serpents, marmonne James.

- Je n’ai jamais compris ce ressentiment entre ces deux maisons… C’est vrai pourquoi cette haine ? Demande réellement Hermione à ses amis.

Tous les trois ont bien des réponses à lui fournir, mais loin d’être idiots, ils savent que ce n’est pas leur petite querelles qui l’intéressent.

- Y a-t-il eu par le passé un événement qui fait que Gryffondor et Serpentard se détestent ? Et que l’on ne me disent pas que ça vient de Godric et Salazar parce que je ne le crois pas.

Cette conversation, entendu par plus de personne que l’on peut le croire, en laisse certains songeurs.

- En tout cas, je trouve cela stupide. Que tu n’aimes pas une personne parce qu’elle t’a insulté ou a été méchante, je le conçois, mais là, juste parce que l’on est dans une maison, automatiquement, on doit détester les autres ? Non, je ne suis pas un véracasse, je réfléchis par moi-même. En plus je suis sûr que nous aurions tout à gagner à nous entendre. Non ?

Même si son dernier mot laisse penser à une question, Hermione n’attend pas de réponse, juste faire évoluer les mentalités.

Encore une fois, beaucoup ont entendu le questionnement d’ Hermione, y compris le prof qui pour une fois ne dit rien, trouvant bien qu’un élève se pose se genre de question et tant que ça ne dérape pas et bien, c’est une bonne chose.

- Mais pourquoi nous répartir, demande sérieusement Remus qui est celui qui a le moins de problème avec les autres maisons.

- Pour nous aidez à nous faire des amis - pardonne mon résonnement simpliste mais lorsqu’on à onze ans, c’est l’une des première chose à laquelle on pense -. En nous répartissant par affinité, cela aide à créer des liens plus rapidement et d’être soudée. Le monde sorcier est petit, il faut rester groupé… Bien que cela ne soit que mon avis et n’engage que moi. Et puis, ce ne sont que des maisons. Une fois sortie de Poudlard, j’aime à croire que l’on va t’engager pour tes capacités et non pour la maison à laquelle tu as appartenu, sinon, pourquoi travailler et avoir des bonnes notes ?

- Parfois, certains font cette distinction, dit James, à moitié mauvais.

- Et bien, si les gens sont assez bêtes pour les suivre ou faire pareil, c’est leur problème, mais moi, je ne cautionne pas. Et si l’on veut évoluer, il vaut mieux croire en ses propres convictions et faire ce qui nous sembles juste.

Sirius a écouté chaque mot de la jeune femme, se disant qu’elle ferait une bonne politicienne ou, vu les temps actuels, une bonne leader de guerre. Il ne sait pas si Hermione a choisit certain de ses mots exprès mais, en sachant ce qu’il sait, cela pourrait en faire réfléchir quelque uns.

- Bien, jeune gens, j’espère que vos tactiques sont prêtes.

Le professeur fenwick fait passer un premier groupe, en se notant mentalement de parler de cette conversation avec le directeur. Il trouve le discours de la jeune femme très mature et plein de bon sens. Ce qui l’étonne, c’est que ces mots sont parfois entendu mais dans la bouche d’adulte ayant quitté Poudlard, qui effectivement se rendent comptes de certaines inepties. Et quelque chose le trouble dans le discours de Miss Granger, seulement, il n’arrive pas à mettre la baguette dessus. Peut-être qu’ Albus saura.

Après le premier groupe, c’est au tour de Rogue et son groupe. Tout de suite, les Serpentards réputés pour leur ruse se mettent à couverts.

James va pour faire une réflexion, mais le prof lui jette un regard menaçant.

Si au début le groupe est soudé et travaille en équipe, ils finissent par se disperser et finissent chacun de leur côté travaillant personnellement.

- Je vais finir par croire que tu as un coup de cœur pour le Serpentard, dit Sirius en voyant Hermione regarder les Serpentards.

Hermione rougit mais dément.

- Non, il me dit quelque chose, mais je n’arrive pas à le replacer. Qui est-ce ?

- Non, non, Miss Granger. Trop facile. Un indice : Mangemort.

- Je ne connais pas le nom de tous les mangemorts, dit Hermione entre ses dents.

- OK. Deuxième indice. Il a un frère aîné, marié à une folle.

- Lestrange ?

- Félicitation, tu viens de gagner la baguette du sureau, dit-Sirius amusé.

- Cool, j’ai battu Dumbledore.

Sirius la regarde choqué.

- Bien Messieurs. Groupe suivant.

Le troisième groupe, celui de Lily et ses amis, s’en sort plutôt bien même si cela semble durer plus longtemps que les autres.

C’est au groupe d’ Hermione. James s’avance sur le terrain en roulant des épaules, fier comme un paon. Remus le suit, dépité mais souriant. Hermione avance, mais fait demi-tour et entraîne Sirius avec avec elle, toujours choqué.

- Aller, en position, ordonne le professeur.

- Oh Patmol, je veux battre les serpentards.

Les mannequins n’attendent pas et attaquent. C’est quand un sort, qu’Hermione dévie, passe près de la tête de Sirius, qu’il reprend ses esprits et réplique. A l’instar des Serpentards, ils sont au début soudés et s’entraident, jusqu’à ce que James ait envie de jouer et fonce dans le tas en envoyant toute une flopée de sort qui ricoche pas loin de ses partenaires. En plus de ceux des mannequins. Remus et Sirius qui l’encouragent.

Toujours cachée derrière une table, Hermione se recroqueville sur elle-même sous les rires de certains des ses camarades.

Tout ce bruit et ses sorts font revenir Hermione en arrière durant la guerre de Poudlard. Tous ses souvenirs qu’elle s’efforçait de garder dans un petit coin de sa tête reviennent de plein fouet, lui faisant oublier ou elle se trouve. Les images des corps, l’odeur des corps brûlés, le sang, les hurlement, ses propres douleurs physique, son angoisse d’avoir perdu de vu Harry, tout ce bouscule dans sa tête.

C’est en entendant le «  Attention » tonitruant de Sirius, qu’ Hermione revient sur tête. Sort de sa cachette et par informulé, fait tout exploser, le décors et les mannequins. L’explosion a soufflé James, qui n’a pas grand-chose et a évité l’ultime sort du mannequin.

La main d’ Hermione est ferme mais tout son corps tremble. La classe est silencieuse, les regards braqués vers elle.

C’est le prof fenwick qui reprend ses esprits le premier, suivi par Sirius qui va pour s’approcher d’elle, mais Hermione le menace avec sa baguette. Il lève les deux mains.

- Ne m’approche pas, dit Hermione les dents serrées.

- Tout va bien, je suis ton ami, tu te souviens.

Pourtant elle garde sa baguette levée.

- Je sais qui tu es.

En voyant ses yeux si tourmenté et plein de fantômes, Sirius renonce et se recule pour rejoindre James et Remus.

- Miss Granger. Vous allez bien ? Demande le professeur.

Elle se tourne brusquement vers lui, prête à lancer un sort. Néanmoins, il ne lui en tient pas rigueur, connaissant comme tous ses collègues, les conditions compliquées de son arrivée.

- Vous devriez peut-être aller à l’infirmerie.

- Je vais bien, dit-elle après quelques secondes, baissant enfin sa baguette.

- Tant mieux, dit-il avec un sourire avenant. Bien, Je dois dire que le groupe de Miss Granger a été le plus rapide à arrêter les attaquants. Bien que la technique de Mr Potter ait des grosses lacunes. En combat réel vous pourriez mourir.

Hermione qui reprend petit à petit ses esprits, bien que son corps soit douloureux, se demande qui est ce professeur. De ce que Sirius lui a dit, la guerre est plus avancée, mais n’est pas encore reconnu comme terreur numéro une. Il va falloir qu’elle surveille ça de près.

Ensuite, c’est le groupe de Rogue. Puis le premier groupe et enfin le groupe de Lily, qui a reçu les meilleurs critiques sur leur technique.

Le professeur Fenwick voulait mélanger les groupes, mais voyant l’état émotionnel d’ Hermione, il s’abstient et demande à ses élèves ses critiques positives sur les autres groupes afin de s’améliorer.

Le professeur garde un œil sur elle. Au début, la nouvelle venue reste à l’écart et personne ne la dérange, même pas Sirius avec qui elle semble passer beaucoup de temps. Après un certain temps, elle reprend par à la conversation général et donne de bonne critique.

A la fin du cours le professeur lui demande quand même d’aller à l’infirmerie.

- Je vais l’accompagner, propose Sirius qui se doute de ce qui s’est passé dans la tête.

- Non, ça ira, je connais le chemin, dit-elle froidement.

Patmol est étonné et blessé même s’il n’en montre rien. Les Serpentards ricanent.

- Alors Black, on se fait recaler ? Se moque Peter.

Sirius se dit que Peter a vraiment trouvé sa place avec les vert et argent, il est plus affirmé et semble heureux. Il n’a pas souvenir d’avoir vu Peter ainsi dans son premier passé. Es ce que James, Remus et lui ont été de mauvais amis ?

- Mr Lestrange, accompagnez Miss Granger au cas où.

- Si vous le souhaitez Mr.

Rabastan tourne les talons et rejoint au pas de course la jeune femme qui a déjà pris de l’avance.

Rabastan est le parfait Serpentard. Il est toujours courtois et serviable avec tout le monde, faisant de lui quelqu’un d’apprécier par ses professeurs. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il méprise la plupart des gens. Pas pour ce que les mauvaises langues diraient : la pureté du sang. Non, c’est juste qu’il les trouve insipides ; mais le fait d’être en « bon » terme avec eux permet d’avoir des relations et ces gens peuvent lui être utiles. Et cela quoi qu’en dise son grand frère de deux ans son aine, fiancé à Bellatrix Black. Rabastan sourit à cette idée. Ils ne veulent pas passé le cap du mariage, la peur sûrement, mais se faire apposer la marque des ténèbres n’a pas été un problème. Douce hérésie...

- Le sort que tu as envoyé était puissant et en informulé, très belle performance, dit Rabastan d’une voix plate.

Hermione sursaute et se retourne vers lui.

- Hum, merci. Et tu es ?

- Rabastan Lestrange.

Hermione hoche la tête. Il aurait été louche de ne pas demandé et au moins, elle a la confirmation d’avoir devant un futur mangemort.

- Ne t’évanouis pas, ordonne presque Rabastan en voyant la jeune femme devenir un peu plus blanche.

- Pourquoi, tu ne voudrais pas toucher la née-moldue que je suis, provoque Hermione.

Il hausse un sourcil. Rare sont les personnes qui ose provoquer les Serpentards sur leur statut de sang, eux qui aime tant leur sang pur. Mais le cadet Lestrange a commencé à douté en voyant régulièrement Bellatrix. Cette femme est folle et ne semble pas être très intelligente et aime suivre les idées des autres, bien que doué en sortilège. Et les Black qui se targue de toujours rester pur. Eh bien si c’est pour que sa descendance finissent aussi folle que sa futur Belle-sœur, sans parler des quelques énergumènes dans sa famille, il se demande sérieusement s’il va avoir des enfants et surtout avec qui…

- Non, mais si tu tombes, je ne pourrais te porter et devrais te faire léviter et crois moi, tu ne veux pas ça, dit-il en pensant au dernier objet qu’il a fait léviter.

- Es-tu en train de me dire de manière subtile que je suis grosse ? Demande Hermione le plus sérieusement possible, mais devant la tête du Serpentard, elle sourit. Je plaisante, respire… Qu’est-il arrivé ?

Rabastan se dit que la nouvelle venue à Poudlard n’est pas aussi inintéressante que ses condisciples. Et qu’il a échappé à une des crises légendaires des Gryffondor, surtout comme la rousse s’est si bien les faire. Bien que bizarrement, il imagine mal la brune faire de même, il l’imagine plus envoyer une série de sort...

- Pardon ?

- A ce que tu as fait léviter ?

- Oh, je devais déplacer un vase, seulement, il s’est écrasé au plafond en milles morceaux. Même un reparo n’a pas suffit à le sauver.

Hermione rigole imaginant la scène et plus tard elle sera étonnée de la scène qui vient juste de se passer entre eux deux. Rabastan esquisse un sourire en faisant entrer la Gryffondor dans l’infirmerie sous le retard étonné de Madame Pomfresh qui n’avait pas vu ce genre de spectacle depuis bien longtemps. Lorsqu’elle va raconter ça à Minerva !

- Bien, Miss Granger, vous être entre de bonnes mains.

- Merci, Mr Lestrange pour votre gentillesse à mon égard.

Rabastan part en grimaçant, lui gentil ? Et puis quoi encore ? Aller à Poufsouffle ?

Hermione sourit se doutant que ça a dû hérisser tous les poils du septième année.

- Bien Miss Granger, j’ai reçu une lettre de Mr Fenwick, m’alertant de votre état, mais vous semblez aller mieux, dit-elle les deux points sur les hanches.

- Juste un contre coup de souvenirs douloureux, j’en ai vu d’autres. Je ne veux pas vous déranger.

- Tss, allongez-vous et prenez une potion relaxante.

OoO

A suivre…

Alors ? Alors ?

J’espère que cette histoire vous plaît et que je ne fais pas dans le cliché du Time-Turner ?

Je sais, sûrement quelques fautes d’orthographes, pas la peine de me le dire :)

Bisous

hp-drago

Chapitre 7 : Retour à la normale

- Bien Miss Granger, j’ai reçu une lettre de Mr Fenwick, m’alertant de votre état, mais vous semblez aller mieux, dit-elle les deux points sur les hanches.

- Juste un contre coup de souvenirs douloureux, j’en ai vu d’autres. Je ne veux pas vous déranger.

- Tss, allongez-vous et prenez une potion relaxante.

OoO

- Es-tu aller voir Hermione ? Demande Remus alors que les maraudeurs s’installent à table pour diner.

- Non, Madame Pomfresh a refusé de me laisser entrer, grimace Sirius.

- C’est bizarre, j’ai vu Hermione partir dans le parc, raconte James.

Sirius va pour se lever et rejoindre son amie, afin de confirmer ses doutes sur le pour quoi elle a été distante avec lui. Il essaye de comprendre à quel moment ça a dérapé. Après tout il n’a fait que s’amuser avec ses amis.

- Il faudrait peu être que lui laisse du temps. Elle semblait vraiment bouleversée, commente Remus. Et quand elle voudra te parler, elle saura ou te trouver, continue-t-il voyant que son ami veut argumenter.

Sirius grogne mais ne bouge pas de sa place et picore dans son assiette. Ses deux amis sont attentifs à son comportement. James se dit que Remus a raison ; Sirius et Hermione sont très proches, trop proche pour des personnes qui se sont connus juste en vacances.

A la fin du repas, Sirius ne tient plus, se lève, prend une part de tarte à la framboise et sort de la grande salle, direction la parc avec un air de déjà vu. Sauf que cette fois, elle n’est pas près du lac mais devant le saule cogneur, tout en restant à distance des branches, mais l’arbre essaye quand même de l’attraper.

- L’arbre a été planté à l’arrivé de Remus, afin que personne ne le dérange lors des pleines lunes.

- Il est toujours un loup-garou, demande Hermione qui n’a pas sursauter aux premiers mots de Sirius.

L’ancien prisonnier est rassuré qu’ Hermione ne l’est pas menacé de sa baguette.

- Oui, certaines choses ne changent pas.

- Je ne l’imaginais pas comme ça.

- Dans notre monde, il ne l’était pas… Remus était plus discret et gêné de sa lycanthropie. J’ai été surpris de le voir si à l’aise…

Le comportement de Peter lui revient en mémoire. Est ce que le fait que le rat ne soit pas leur ami à une influence sur le comportement de Lunard ? Est ce que juste un petit détail peut changer autant de chose.

- Comptes-tu manger la tarte ? Change de sujet Hermione, voyant que Sirius est partie dans ses pensées.

- Non, c’est pour toi, en signe de paix, dit-il gêné. Il voudrait bien rajouter qu’il ne sait pas pourquoi ils sont en froid.

- Merci, dit Hermione les joues rouges.

Après avoir réfléchit, Hermione se rend compte que son comportement était excessif, surtout à la fin envers Sirius. Il lui fallait un bouc-émissaire à ses violentes émotions et à sa douleur.

Sirius regarde Hermione savourer sa tarte, les yeux fermés. Il en profite pour la regarder plus attentivement. Hormis le fait qu’il trouve qu’elle est devenue une belle jeune femme, il voit un début de cicatrice sur son cou, qui descend en dessous de son uniforme. Sa curiosité revient rapidement, il veut savoir comment elle eu ses marques.

- Je suis déso…commence Hermione.

- La guerre a… dit Sirius en même temps.

Ils se regardent gênés avant que Sirius avance sa main vers le visage de la Gryffondor pour enlever une miette au coin de sa bouche.

- Elle était bonne la tarte, demande-t-il, changeant de sujet.

- Oui, merci, j’adore les tartes aux framboises.

- Je sais. Lorsque Molly en faisant, tu en reprenais.

Hermione est étonnée que Sirius se soit rendu compte de ce genre de petit détail.

- Lorsque tu sors de prison et tu te retrouves en société, tu observes et retient certaines choses qui pourrait paraître insignifiante pour les autres, dit Sirius faussement nonchalant, mais intérieurement, il est touché.

- Je suis désolée pour tout à l’heure. J’ai été perdu…

- Dans les souvenirs de guerre ?

Hermione baisse la tête, les larmes au bord des yeux.

- Tu n’as pas à avoir honte, puis tu as sacrément bluffé les Serpentards. Tu aurais dû voir la tête de Rogue.

Hermione esquisse un sourire.

- Je n’aurai pas dû être aussi mauvaise avec toi. Tu ne faisais que t’amuser, et je t’en ai voulu d’être si amusé, dit-elle d’une petite voix en caressant machinalement la cicatrice à son bras.

- Que t’est-il arrivé ?

Il voit Hermione se refermer encore plus sur elle-même, cette fois, il ne la laisse pas faire et la prend dans ses bras. Il ne la lâchera pas. Hermione s’accroche à sa chemise et laisse couler ses larmes, se souvenant de la guerre mais aussi de son séjour chez les Malfoy.

Ils restent quelques minutes sans bouger.

- Tu sais que si tu veux m’en parler, je suis là. Sur n’importe quel sujet, dit l’homme en Sirius. Il y a certaines choses que je peux comprendre…

Sirius attend quelques secondes qu’ Hermione se lance mais, la jeune femme garde la bouche close.

- Même si j’étais obnubilé par ma vengeance, il m’arrivait souvent de me perdre dans mes souvenirs et machinalement je touchais mes marques les plus douloureuses.

Hermione le regarde étonnée, pensant un peu stupidement qu’elle était seule à ressentir ses tourments. Hermione se recule de Sirius et regarde le saule cogneur qui s’agite doucement.

- A la fin de notre sixième année, le ministère est tombé. Ron, Harry et moi nous sommes retrouvés en cavales. Un jour, on s’est fait capturé et emmener directement au QG de Voldemort… Il n’était pas là, ce qui n’a pas empêcher les mangemorts de me torturer…

Hermione souffle, la voit tremblante, elle continue.

- Inutile de te dire que Bellatrix a prit un certain plaisir à me torturer. Elle y a même laisser une marque, dit elle en remontant sa manche pour laisser apparaître la marque « sang-de-bourbe ».

La marque est moins rouge et moins douloureuse qu’avant de passer le voile, mais elle est toujours là, comme quelques unes de ses autres cicatrices.

Sirius est horrifié par son récit et par les choses horribles qu’ils ont vécu.

Hermione baisse sa manche.

- Pourquoi as-tu cette cicatrice ? Tu avais une vie ici… Et…

- Et toi, tu n’en as plus ? Tu es retourné dans ton corps jeune, en pleine forme. Alors que je suis arrivée avec mes bagages, même si j’avais une autre vie, comme tu dis… Mais mes cicatrices sont moins visibles.

- Comme celle que tu as dans le cou.

D’instinct, Hermione pose sa main sur celle-ci.

- Oui, souvenir de guerre, même si je ne sais plus comment ça c’est passé.

- Ah, vous êtes là, crie James qui les rejoint avec Remus.

- Tiens Hermione, du chocolat, vu que tu n’as pas mangé, dit Lunard sur un ton de reproche.

Malgré elle, Hermione rigole et accepte le chocolat. Ils repartent tous vers le château.

- Tu sembles aller mieux.

- Oui, tu es super forte en Défense, s’extasie James.

- Et plus réfléchit que nous trois, rigole Sirius.

OoO

- Eh bien Madame Maxime avait raison, cette jeune femme est formidable, commente Albus qui regarde les quatre élèves de Gryffondor marcher dans le parc.

- Vous a-t-elle parlé de son voyage ? Je pense qu’elle a quelques séquelles ou qu’elle a vécu autre chose bien plus grave. Elle a des reflex particuliers et un discours extrêmement intéressant, dit Benji Fenwick.

- Nous surveillerons cette jeune femme de près… N’hésitez pas à lui proposer le soutien des enseignants.

- Bien sûr Mr le directeur.

OoO

Le professeur McGonagall, comme tous les autres enseignants ont entendu parlé du petit dérapage d’ Hermione, alors la directrice adjointe attend avec impatience ce cours.

Les Gryffondors entrent comme des sauvages dans sa salle de classe mais, elle laisse passer, suivi des Serdaigles, plus calmes.

Comme à chaque fois, Sirius et Hermione s’assoient à la même table derrière James et Remus.

- Tu vas voir, James assure en métamorphose.

- Et toi ?

- Bof.

Hermione sourit, amusée.

Le professeur McGonagall fait son cours sans incident, Hermione essaye de se faire discrète, ne voulant pas avoir de problème. C’est déjà une chance que le professeur Fenwick ne l’ait puni pour l’avoir menacer de sa baguette.

Comme Sirius lui avait dit, James fait une métamorphose parfaite, Hermione, le suit de près, suivi par Remus et Sirius qui fait quelque chose de moyen.

Personne ne s’en rend compte mais la directrice des Gryffondor, observe régulièrement la nouvelle venue. Albus, lui a parlé de sa discussion avec Benji Fenwick. Ce qui est sûr pour l’écossaise, c’est que la jeune femme se débrouille très bien et qu’elle se ravie d’avoir une nouvelle bonne recrue pour ses lions.

A la fin du cours, le professeur McGonagall appelle Hermione. Cette dernière s’avance vers le bureau légèrement crispé. Son cerveau tourne à toute vitesse, se demandant ce qu’elle lui veut.

- Comme vous le savez Miss Granger, je suis la responsable des Gryffondor et si vous avez besoin de parler ou si vous avez un problème, je suis là pour cela, dit elle gentiment, esquissant même un léger sourire.

Hermione devient aussi rouge que sa cravate. Elle voit parfaitement de quoi son professeur veut parler.

- Merci professeur. C’était juste un contre coup. Les choses iront mieux.

- Ce n’était pas un reproche, dit McGonagall légèrement gênée.

- Je sais. Quoi qu’il en soit, tout ira bien. Merci professeur.

Minerva est étonnée des paroles de son élève et comprend ce que Benji a voulu dire. Cette jeune femme a un aplomb que peu de personne de son âge ont et elle ne pense pas que ça soit dû à de l’arrogance ou autre trait de caractère peu flatteuse.

OoO

Cela fait une semaine qu’Hermione a commencé les cours et qu’elle a eu plusieurs sueurs froide surtout lorsqu’on l’interroge sur son passé. Au début, paniquée dans ses réponses, elle a finit par donner des réponses vagues et ses camarades, comprenant qu’elle ne souhaitait pas répondre, les élèves l’on laissé tranquille. Mais ce n’est pas le cas des maraudeurs, qui sont bien décidé à connaître la jeune femme qui fait tourner la tête à Patmol, heureusement que Sirius était là pour détourner l’attention.

Ce qui perturbe le plus Hermione, c’est de les voir si jeune. Tout autant qu’ils sont, sans parler des morts, comme Albus où Rogue qui a été tué par Nagini et sûrement quelques membres de l’Ordre qu’elle n’a pas reconnu..

C’est dur d’apprendre à les connaître alors qu’elle les a connu plus vieux et plus mature, - surtout pour certain – de penser qu’ils ont toujours été ainsi alors que non. Comme tous, ils ont été jeune.

Mais là ou c’est très dur émotionnellement, c’est de voir Lily (surtout ses yeux) ou Alice Lewis, futur Longdubat et James, bien qu’avec ce dernier, elle s’habitue mieux vu qu’elle le côtoie souvent et qu’à part physiquement, il ne ressemble en rien à Harry.

Il arrive souvent à Hermione de se demander comment aurait été Harry s’il avait élevé par ses parents. Serait-il plus semblable à James ? Ou plus assidue dans son travail comme Lily ? Parce que, même si Hermione lui parle peu, où pour des banalités, la rousse est une élève très travailleuse. Autant que pouvait l’être Hermione avant la guerre.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûr, Harry aurait été plus heureux.

- Pourquoi pleures-tu ?

Hermione sursaute et détourne les yeux du parc pour les poser sur la personne qui l’a sorti de ses pensées. Elle essaye de cacher sa surprise, mais devant la tête du brun, c’est clairement loupé.

- Je croyais que c’était les Gryffondor qui était réputé pour leur franc parlé et non les Serpentards, répond Hermione.

- N’est ce pas toi qui a dit que les maisons n’avaient que peu d’importance et qu’il fallait s’intéresser aux capacités de l’individu lui-même, répond le Serpentard, piqué dans sa fierté de s’être laisser aller.

Hermione rougit et baisse les yeux, mais se reprend bien vite, n’oubliant pas qui se trouve en face d’elle.

- Que puis-je pour vous Mr Rabastan ? Demande Hermione avec un léger sourire.

A vrai dire, il ne le sait pas lui-même. Il flânait dans les couloirs quand il a vu la Gryffondor et naturellement, il est venu la voir. Heureusement qu’ils sont seuls, sinon, le Serpentard entendrait longtemps parlé de ça. Et il ne veut pas que ça remonte aux oreilles de son frère…

- Je venais voir comment tu allais ?

Hermione est clairement étonnée et ne doute pas une seconde que le Serpentard vient d’improvisé et qu’il se moque de son état de santé. C’est un futur mangemort en puissance qui fera des choses monstrueuses. Fera. Il n’est pas encore un monstre sans cœur. Hermione se morigène de ne pas se rappeler que tous autant qu’ils sont, ils ne sont pas ce qu’elle a connu. Et si il y a quelque chose qu’Hermione ne supporte pas, c’est un jugement rapide et sans fondement.

- Eh bien. Merci de t’en soucier.

Rabastan sait que la nouvelle n’est pas dupe, mais il ne veut pas commencer une querelle qui ne mènerait à rien.

- Hermione ? Tu es là ! Tu peux m’aider pour mon…

Le nouvel arrivant se stoppe pour fixer le vert et argent. Ce dernier hausse un sourcil et regarde le Gryffondor avant de se tourner vers Hermione pour lui fait un bref signe de tête en gis d’aurevoir et de partir loin de tous ces lions. Une, ça passe mais pas deux.

- Oui ? Demande Hermione, amusée.

- Qu’est ce qu’il te voulait ?

- Comptes-tu être aussi curieux que Sirius ?

- Euh, non, rougit presque l’autre Gryffondor.

- Tant mieux, sourit la jeune femme, j’ai assez d’un chien trop curieux sur le dos, rigole-t-elle devant la tête de son nouvel ami. Alors ?

OoO

A suivre…

Alors vos avis ? Perso, je ne suis trop satisfaite de ce chapitre. Toutes les critiques sont les bienvenues !

Bisous Bisous

Chapitre 8 : La vie suit son cours

BONNE ANNEE !!!!

OoO

- Oui ? Demande Hermione, amusée.

- Qu’est ce qu’il te voulait ?

- Comptes-tu être aussi curieux que Sirius ?

- Euh, non, rougit presque l’autre Gryffondor.

- Tant mieux, sourit la jeune femme, j’ai assez d’un chien trop curieux sur le dos, rigole-t-elle devant la tête de son nouvel ami. Alors ?

Hermione regarde, septique, son ami. Il semble choqué et ne sait plus quoi penser. Sait-elle que Sirius se transforme en chien, ou est-ce juste le hasard ? Avec elle, il se méfie. Même si son instinct lui dit qu’il ne criant rien avec elle, il sait que quelque chose est différent. Ce qui l’a le plus étonné, c’est qu’elle semble très alaise au château, surtout pour trouver son chemin, à part pour quelques salle. Il se souvient que les premières années mettent au moins quinze jours avant de s’habituer au chemin à prendre. Il l’a aussi vu observer un peu trop longuement quelques tableaux ou statues, comme la sorcière borgne qui cache un passage secret. Mais elle ne peut pas le connaître. Et Remus doute qu’elle trouve la statue jolie, parce qu’elle est très moche. C’est sûrement pour cette raison que le passage est dissimulé précisément derrière.

Remus est d’ailleurs curieux de savoir pourquoi elle est venue réfléchir devant le saule cogneur ? N’y a t’il pas d’endroit plus accueillant dans le parc ? Le loup-garou n’aime pas que les élèves s’approche de cet arbre de peur qu’ils y découvrent le passage et son secret. C’est aussi une chance que Rogue est eu peur de Dumbledore et qu’il n’est rien dit...

- Remus ?

- Oh… Oui… Pardon… Est ce que tu peux m’aider pour mon devoir de potion ? Demande-t-il légèrement gêné, même si c’est Hermione qui lui avait proposé son aide.

- Bien sûr.

Les deux amis repartent vers la salle commune. Remus toujours des interrogations plein la tête. Hermione quant à elle, a oublié ses tourments précédents et est heureuse de pouvoir aider son ami. Elle ne s’est pas rendu compte qu’aider Harry et Ron a faire leurs devoirs lui manquait, surtout qu’elle râlait à chaque fois…

- Ou sont James et Sirius ? Demande Hermione, ne les voyant pas dans la salle commune.

- James voulait s’entraîner.

- Par ce temps ?!

Remus hausse les épaules, habituer au comportement du capitaine de Quiddich.

- Donc il a traîné toute l’équipe sous cette pluie battante ?

- Non, dit Remus avec un sourire typiquement maraudeur. Juste Sirius. Les autres lui ont dit qu’il était fou.

- Pauvre Sirius.

- Vu ton sourire, tu n’en penses pas un mot.

- Non, sourit-t-elle.

- Tu veux le plus drôle ? Sirius ne fait plus parti de l’équipe, confit Remus, clairement amusé.

Une image de Sirius en chien trempé lui traverse l’esprit, ce qui le fait rire.

Hermione se son côté repense à une discussion qu’elle a eu avec Sirius.

- Ou est James ?

- Partie s’entraîner au Quiddich.

- Tu ne joues pas ?

- Jusqu’en cinquième année ; mais après l’incident avec Rogue, j’ai été punis et décidé de ne pas reprendre. J’aime voler mais pour le plaisir. Tu voulais le voir ?

- Non, je me posais des questions… Ça fait bizarre. Depuis mes onze ans, je sais que Lily et James existent, je sais qu’ils ont aimé leur enfant de tout leur être. Je vous ai connu Remus et toi, mais je ne vous connais pas… Je suis perdue. Tu imagines les gens mais lorsque tu les vois , tu t’aperçois que finalement, tu ne sais rien d’eux. Tu comprends ?

- Et ça n’aide pas qu’il est ton âge, comprend l’adulte en Sirius.

Hermione acquiesce. Elle croyait s’habituer à ce monde mais chaque jour est une épreuve.

Sirius, voyant son tourment, lui prend la main pour la réconforter. Lui aussi s’est senti perdu lorsqu’il est arrivé ici, mais sa nature insouciante à repris le dessus et il partait avec un avantage. C’est sa vie. Sirius se promet qu’il fera tout pour ne jamais laisser Hermione et l’intégrer à sa vie.

Les deux amis s’installent à une table et commence le devoir. Hermione a un peu de mal avec cette situation. Elle aide son professeur. C’est une situation particulière, surtout que pour elle, les professeurs sont sensés être doués et n’ont pas de lacunes. Bien évidement, elle sait que ce n’est pas le cas, mais entre le savoir et le voir, il y a un grand pas. Même si avec Lockhart, cela a été sa première grande désillusion.

- Très bien, que se passe-t-il si tu mélanges du sang de dragon et de la racine d’asphodèle sans avoir mélangé trois fois ta préparation ?

- Hum… Ça sent très mauvais, propose Remus.

- Oui, dit Hermione souriante. Tu vois, tu n’es pas complètement mauvais.

- Hermione, toutes mes potions sentent mauvaises.

La jeune femme se décompose. Remus ne peut pas s’empêcher de redevenir le maraudeur. Il pose une main sur l’épaule d’ Hermione et dit d’une voix fataliste.

- Ne t’en fait pas, je sais que je ne suis pas fait pour les potions, ce n’est pas mon truc.

Hermione tombe dans son piège et est attendrit par le loup-garou. Dommage pour celui-ci, ça ne dure pas longtemps et se prend un coup de livre sur le bras.

- Alors pourquoi avoir continuer ?

Remus hausse les épaules. Il ne peut pas lui dire que vu sa condition, il a besoin d’un maximum d’option pour éventuellement trouvé du travail plus tard. Il n’est pas comme James qui est l’héritier Potter, et Sirius, même chassé de sa famille, il a le sanctuaire de la famille Potter et ils laissent pas un des leur dans le besoin.

Voyant la légère gêne du maraudeur, Hermione retourne au devoir, se demandant pourquoi ce changement d’humeur.

OoO

- Patmol ?

- Mmm, répond celui-ci à moitié endormi.

- As-tu dit à Hermione que tu étais un animagus ?

Au vue du manque de réponse, Remus pense que son ami s’est endormi.

- Pourquoi, demande celui-ci prudemment.

- Elle a dit quelque chose qui m’a fait… Qu’importe. Je deviens fou.

- Est ce que ça serait mal si elle le savait ?

- Lui fais-tu confiance ?

- Oui, répond Sirius franchement. Je lui confierai ma vie.

Des brides de la troisième année de Harry lui reviennent en pleines têtes.

James qui ne dort pas est étonné de l’aplomb de son meilleur ami, Remus aussi, leur faisant confirmer qu’il y a quelque chose de plus entre eux deux. On dit pas ce genre de parole à la légère, surtout pour un sorcier.

Les trois amis méditent sur ce qui vient de se passer.

- Lui as-tu dit ?

Et merde, ce dit Sirius. Lui qui pensait s’en être sorti, mais on ne trompe pas un maraudeur comme ça. Il opte pour une semi-vérité.

- Hermione est très perspicace, elle l’a découvert.

- Es-tu sûr qu’elle ne t’a vu dans un moment d’inattention, sourit James, se disant que c’est tout à fait le style de son ami ou alors par vantardise.

Sirius réfléchit et retourne dans son passé. Hermione l’a découvert, oui, parce qu’il s’est transformé devant elle. Le souvenir des réactions d’ Harry et Hermione est flou, il était tellement obnubilé par Peter et sa vengeance, mais vaguement il se souvient que ni l’un ni l’autre n’ont été surpris. Ronald l’a été en revanche.

- Les deux ? Propose Sirius, incertain. Il faudra qu’il rajoute cela à la liste de ses questions... Mais elle ne dira rien, dit-il, cette fois, sûr de lui.

OoO

Quelques jours sont passés, James part s’entraîner souvent, mais cette fois, sans Sirius qui a maudit son ami et a été obligé d’aller à l’infirmerie parce qu’il était malade. Madame Pomfresh lui a fait boire de la pimentine et pendant une journée, de la fumée est sortie de ses oreilles sous les moqueries de Remus et James. Même Hermione souriait encore plus que d’habitude, ce qui pour une raison obscur l’a gêné…

Ce qui l’a en revanche troublé, c’est que certaines filles – certaines ex ou celle qui veulent devenir sa petite amie, sont venues le voir et on proposé de lui tenir compagnie dans cette dure épreuve. Cette raison est la plus raisonnable de toutes celle qu’il a reçu. - En temps normal, ou avant son retour dans le passé, il se serait fait plaindre et en aurait profité, mais là, il était plus gêné de toutes ses attentions mal placé, surtout qu’ Hermione était là et regardait la scène, un sourcil plus haut que l’autre, clairement étonné. Est ce que cela le dérange parce qu’il a été un adulte qu’il attend autre chose de la vie ? Ou pour une autre raison qu’il refuse de penser… Même si il sait qu’avant l’arrivée d’ Hermione, il n’avait aucun problème à l’idée de flirter avec des filles de son âge retrouvé...

Ils dînent tranquillement dans la grande salle. Depuis quelques jours, les maraudeurs complotent pour faire des blagues, trouvant que cette année est trop calme et qu’ils ont été trop sage. Hermione est contente qu’ils en parlent à côté d’elle, cela prouve que tous les maraudeurs l’intègrent et lui font confiance. La jeune femme ne doute pas une seconde que c’est grâce à Sirius.

Mais ce soir, ils sont calmes. Hermione voit James regarder haineusement les Serpentards et toujours dans la même direction, mais ne dit rien. Elle se demande qui James déteste autant.

En continuant de manger, elle regarde aussi les verts et argents, Rabastan lui fait un léger signe de tête qu’elle lui rend. Il faudra d’ailleurs qu’elle réfléchisse à son cas. Si elle pouvait l’aider à ne pas devenir un mangemort assoiffé de sang cela serait bien, mais même si les licornes existent, elle sait qu’elle ne pourra pas changer tout le monde et que certains seront les personnes qu’elle a connu dans le futur.

Ce qui en revanche la perturbe, c’est Rogue et son mépris clairement inscrit sur son visage. Elle ne l’a jamais connu souriant et aimable, mais il regardait Harry de la même façon qu’il fixe son père. Est ce pour cette raison qu’il était si méchant avec son meilleur ami ? Bien sûr, elle sait que Rogue était / sera un espion et que chacune de ses actions étaient pour faire échouer Voldemort mais là, il lui manque clairement une étape pour en arriver là. A moins que ça soit à cause de Lily ? Cela dit vaguement quelque chose à Hermione, mais c’est Harry qui savait cela.

- Pourquoi Rogue te regarde haineusement, demande Hermione. Et Peter ?

Pour Peter, elle est dans le flou total vu que sa vie a complètement changé et honnêtement, elle n’est pas sûr de vouloir le sauver. Il a fait trop de chose impardonnable… Sauf que cela ne s’est pas passé, lui murmure sa conscience. Mais le fait qu’il soit à Serpentard ne révèle-t-il pas que tout est perdu pour lui ? Hermione n’a pas besoin de sa conscience pour se rétracter sur ces dernières pensées. Elle est qui lutte contre les préjugés des maisons… Elle va laisser faire les choses et si une opportunité se présente, elle la saisira.

- Servillus, renifle disgracieusement James. C’est juste un bâtard graisseux.

Hermione hausse un sourcil, n’étant pas satisfaite de la réponse. Sirius observe la brune sentant que ça va mal aller pour eux. Il envoie son pied dans le tibia de son ami pour l’empêcher d’aggraver leur cas, mais James ne comprend pas.

- Aie ! Non mais t’es malade.

Hermione se tourne doucement vers Sirius qui déglutit, souhaitant pouvoir se transformer en rat et partir se cacher très loin. Devant le regard de plus en plus meurtrier de la jeune femme, Sirius craque.

- C’est de la faute à James !

- Ce qui est sûr, c’est que tu n’aurais jamais pût finir à Pouffsoufle, se moque Remus.

- Toi, n’aggrave pas ton cas. Je savais que vous ne vous entendiez pas, dit Hermione à Sirius en repensant à leurs nombreuses piques au Square, mais quelle est la raison, demande-t-elle à James. Je veux dire, je sais qu’il est mal embouché mais…

- Je l’aime pas, c’est tout.

- Et c’est une raison pour l’humilier devant tout Poudlard ?

Ça Hermione s’en souvient. Harry lui avait raconté le souvenir de Rogue, le pantalon sur les chevilles, la tête en bas et tout le monde qui rigolaient. Ce qui a le plus perturbé Harry, c’est que son père en était l’investigateur et que Sirius l‘encourageait. Sirius qui était son nouveau héros, le premier adulte à l’aimer pour lui et non pour son truc de survivant et James, son père qu’il avait idéalisé, comme font beaucoup d’enfant qui n’ont pas connu leur parent. Cela l’a grandement perturbé. Hermione se souvient des paroles réconfortantes qu’elle lui avait dites et fera tout pour que le nouvel Harry soit fier de son père.

Voyant le regard rieur de James, Sirius lui remet un coup de pied en faisant les gros yeux. James avise Hermione en face de lui. Elle semble sur le point d’exploser -il est à peut près sûr de voir ses cheveux gonfler - et il n’a pas envie d’en subir les foudres, donc baisse les yeux et marmonne un « non ». Remus ricane, derrière son livre. D’un geste, Hermione lui arrache des mains.

- Quant à toi, tu te crois plus malin à laisser tes amis jouer aux idiots sans rien faire. Tu trouves ça mieux ?

Les joues de Remus se colorent. Lui aussi trouvait ça amusant, alors pourquoi les arrêter ?

Hermione ferme les yeux et comptent jusqu’à dix avant de les rouvrir.

- Je suis extrêmement déçu de votre comportement, dit-elle d’une voix plate avant de se lever et de quitter la grande salle sous le regard étonné de beaucoup, professeurs compris.

Lily qui n’était pas loin, se lève et la rejoint pour la féliciter. Dommage, Hermione est d’humeur à régler ses comptes.

 

- Rogue et toi, étiez amis, non ?

- Oui, demande-t-elle perdue.

- Pourquoi vous ne l’êtes plus ? Demande Hermione curieuse.

C’est Harry qui savait et Hermione n’a jamais osé demandé, voulant lui laisser son jardon secret. Elle sait à quel point c’était important pour lui. Il n’en parlait que rarement, préférant garder ses souvenirs pour lui seul, ce que la jeune femme peut comprendre.

- Il m’a traité de sang-de bourbe.

Instinctivement, Hermione pose sa main sur sa cicatrice. Elle aussi a entendu ce mot.

- Le pensait-il ?

- Il fréquente les mauvaises personnes, comme ce Peter. Ils sont des futurs adeptes de tu-sais-qui.

- Et tu crois qu’en lui tournant le dos, tu vas l’aider à choisir le bon chemin ?… Votre amitié ne devait pas trop compter à tes yeux.

Hermione tourne les talons laissant la rousse sur place, la bouche à moitié ouverte, espérant la faire réfléchir.

Lorsqu’ Hermione sort, quelques Serpentards dont Severus et Peter ricanent. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit les grands maraudeurs se faire remettre en place et que ça a de l’impact.

Piqué dans sa fierté, James va pour envoyer une pique bien placé aux verts et argents mais Sirius l’arrête. Il voudrait rejoindre Hermione et leur trouver des pathétiques excuses, mais James a besoin de lui.

- Que s’est-il passé ? Demande Remus. Tu es tendu depuis ton retour d’entraînement.

- Comment ?

Remus tapote le bout de son nez. C’est un code pour dire que ses sens de loup-garou se sont en cause.

- J’ai croisé la bande de mangemorts en revenant. Servillus a commencé.

- Lily, commente Sirius. Remus acquiesce. Il n’y a pas beaucoup de sujet qui mettent James hors de lui.

- Oui, ce bâtard graisseux a dit que…

- Que Lily a bien fait de ne plus t’approcher, propose Sirius.

- Tu étais là ?

- Non, je suppose et j’ai bien vu que tu étais plus distant avec Lily.

Sirius ne peut pas lui dire que cette dispute a déjà eu lieu, même pour sa première vie s’était en sixième année, avant qu’ils ne sortent ensemble.

- Je lui ferais payer ses mots, fulmine James.

OoO

A suivre…

Alors ? Alors ?

J’espère que vous avez passé de bonnes fêtes.

A bientôt

hp-drago

Chapitre 9 : Les choses changent

- Oui, ce bâtard graisseux a dit que…

- Que Lily a bien fait de ne plus t’approcher, propose Sirius.

- Tu étais là ?

- Non, je suppose et j’ai bien vu que tu étais plus distant avec Lily.

Sirius ne peut pas lui dire que cette dispute a déjà eu lieu, même pour sa première vie s’était en sixième année, avant qu’ils ne sortent ensemble.

- Je lui ferais payer ses mots, fulmine James.

OoO

Perdue dans ses pensées, Hermione ne sait pas ce qu’elle doit penser de cette époque et ce qu’elle y fait. Plus les semaines avancent, Hermione se rend compte qu’il est évident qu’elle s’entend très bien avec Sirius et qu’elle en apprend de plus en plus sur lui. La jeune femme apprécie aussi le reste des maraudeurs ainsi que d’autres personnes avec qui elle a discuté. Mais, ce qui la trouble, c’est sa venue dans ce monde. Pourquoi le voile l’a t’il envoyé ici, précisément ?

Quoi que Sirius puisse dire, elle ne croit pas à la vie de l’autre Hermione Granger. Il y a trop de choses qui ne collent pas, comme ses amis de Beaubatons. Pourquoi ne lui ont-ils pas écrit ? Bien sûr, il y a de réelle trace de sa vie passée, mais elle a appris que dans le monde magique, la plupart des choses pouvaient se modifier facilement.

Hermione voudrait croire que le monde dans lequel elle vit actuellement est son monde, mais il y a trop de différence, alors elle s’efforce de ne pas penser que son monde est dirigé par Voldemort. Par contre, il y a une chose qu’elle ne pourra jamais oublier, c’est la mort de ses amis, de sa famille, de sa peine, de sa culpabilité à être la seule à avoir survécu. Cela lui donne la force de continuer à vivre, ne serais-se que pour honorer leur mémoire.

Ce qui l’amène à ses tourments actuels. Pourquoi est-elle là ? Quel est son rôle ? Que peut-elle faire ? En fera-t-elle assez ? Doit-elle se dévoiler, ou agir dans l’ombre ? Doit-elle avant tout, intervenir ? Et son esprit se demande surtout, pourquoi elle ?

Hermione prend un parchemin et commence à écrire frénétiquement tous les éléments importants de son passé, certains moments de la vie d’Harry comme le moment avec le Basilic, Quirrell, les horcruxes, en prenant soins de tout coder si quelqu’un trouvait ses écrits. Parce qu’ils ont perdu la guerre, c’est un fait indéniable, mais pourquoi ? Qu’ont-il loupé pour échouer ?

Hermione écrit aussi ses interrogations, peut-être que Sirius pourra l’aider. Si elle décide de l’impliquer. A ce moment, elle comprend parfaitement Harry et sa réticence à vouloir intégrer ses amis dans ses quêtes. Une petite voix dans sa tête lui dit que Sirius pourrait l’aider, tant dans ses recherches, tant en soutien moral. S’éloigner des autres n’est jamais la bonne solution.

Les élèves autour sont intrigués qu’elle se mette à écrire aussi rapidement, sans qu’elle est regardée dans un livre. Certains qui sont en cours avec elle, se disent qu’elle aura encore un Optimal, les autres la trouvent bizarre, mais se détourne rapidement pour retourner à leur vie.

- Bonjour, on peut s’asseoir ?

Hermione sursaute et lève les yeux de son parchemin pour voir Lily et Mary Macdonald. Afin de ne pas éveiller les soupçons de ses camarades, elle plie le parchemin le plus calmement possible et le range dans une poche de son uniforme. Par mesure de sécurité elle voudrait y jeter un sort mais, là ça paraîtrait bizarre et éveillerait les soupçons.

Hermione est étonnée que Lily soit là, surtout depuis la petite altercation qu’elles ont eu. La rousse évite au maximum la nouvelle venue. Hermione se moque de ne pas être trop appréciée, surtout si c’est pour leur éviter d’avoir des regrets.

- Oui bien sûr, sourit Hermione, montrant qu’elle n’est pas rancunière.

Tandis qu’ Hermione retourne à ses devoirs presque finis, les deux jeunes femmes s’assoient à la table de la bibliothèque et commencent à travailler dans un silence confortable.

Même si Lily et Mary sont ces deux camarades de chambres, elles ne leur parle pas beaucoup et les connaît peu, malgré les quelques semaines qu’elle a passé à Poudlard. Il faut dire qu’elle préfère passer son temps avec Sirius. Il est sa bouée de sauvetage et lui permet de se rappeler d’où elle vient et de penser ainsi à ses amis même si elle ne peut pas les oublier. Elle a parfois honte de se servir de lui, mais pour sa défense, elle apprécie énormément sa compagnie ainsi que celle des maraudeurs qui sont très proches de Sirius.

Hermione continue son essai sur les potions, attendant que les filles en face d’elles se décident à parler. Ça l’amuse beaucoup de voir leur coup d’œil furtif, leurs joues rouges, leur petits gestes pas si discret des mains. A moins que la guerre lui est appris à rester attentive à ce qui l’entoure ? Ce qui est rassurant et flippant, c’est que les deux filles ont une idée derrière la tête. Cela rappelle à Hermione que beaucoup de filles sont venues la voir uniquement pour approcher « le survivant » et ça elle pouvait gérer. Ce qui est flippant en revanche, c’est qu’elle est à l’aise avec cette idée, se sentant dans son élément...

Afin de savoir ou elle mettait la baguette et de savoir qui elle allait fréquenter, Hermione a répertorié tous les noms des élèves pour savoir ce qu’ils deviendrons dans le futur. Sans grande surprise, à part quelques uns, Hermione ne reconnaît que peu de noms, elle a reconnu Alice Lewis, futur Longdubat qui se trouve à Serdaigle. De ce que Sirius lui a dit, Elle sort déjà avec Franck qui a déjà quitté Poudlard mais Lily et Alice sont très amies. Elle reconnaît Sybille Trelawney à Poufsouffle en septième année, ou Dolores Ombrage elle aussi dans la maison du blaireau mais en sixième année. Celle-là, Hermione a envie de la pousser dans les escaliers. Peut être un jour... Elle a aussi croisé quelques futurs mangemorts comme Avery Junior ou Muciber.

Elle a croisé Peter qui semble vraiment à sa place à Serpentard. Hermione ne le connaissait pas jeune, mais elle le savait introverti au milieu des maraudeurs, là, il semble avoir une certaine confiance en lui. Mais qui sait ? Peut-être qu’ainsi il ne deviendra pas un traître prêt à poignarder n’importe qui. Sirius lui a dit qu’il était différent, qu’en allant directement à Serpentard, il a tout suite montré sa vraie nature fourbe et sournoise, bien qu’elle doute de l’objectivité de Sirius, ayant beaucoup de rancune contre celui-ci, ce qu’elle comprend parfaitement.

Par contre, elle a eu beaucoup de peine en voyant Regulus et Severus. Le premier parce qu’il s’est rendu compte de son erreur, qu’il a voulu la réparer et qu’il en a payé le prix. Personne n’a jamais retrouvé son corps, quant à Severus, il a dévoué sa vie à Lily et lui aussi à eu beaucoup de regrets. Hermione s’est promis d’essayer de leur donner un autre avenir, pour eux deux et pour Sirius.

- Hum, Hermione ? l’appelle Lily.

- Oui ?

La brune essaye de cacher son sourire. Lily rougit, gênée. Son amie Mary vient à son secours.

- Tu te plaît à Poudlard ?

- Oui énormément.

Hermione n’a jamais été douée pour se faire des amis, alors elles les laissent mener la conversation et aussi pour éviter des bourdes.

- Heureusement que Sirius était là pour t’aider, dit Mary légèrement amer.

Hermione hausse un sourcil. Sirius lui a dit qu’il était sorti ensemble quelques semaines et qu’il l’avait largué sans délicatesse ; comme il l’avait fait avec toutes les autres. Hermione a d’abord été choquée de cette confidence avant de se rendre compte que ça correspondait au personnage. Sirius lui a dit qu’il ne s’était jamais caché de qui il était avec les filles, elles savaient ce qui risquait d’arriver, mais ça ne les empêchait pas de vouloir sortir avec lui.

Sans parler des regards jaloux de quelques filles qu’elle reçoit depuis son arrivé. Hermione a appris qu’elles étaient un peu des fans (comme Harry pouvait avoir à leur époque, elles étaient plus discrète, ou alors ils n’y faisaient pas attention). Hermione s’est vite rendu compte que Sirius était le garçon avec qui sortir même si contrairement à ce que les filles disent, il n’est pas sorti avec la moitié des filles de Poudlard, mais il est beau garçon et plaît et ce n’est pas la nouvelle venue qui dira le contraire même si elle le cache bien.

- Jalouse ? Demande Hermione, légèrement amusée.

Hermione a déjà rencontré quelques prétendantes et heureusement qu’elle a survécu à une guerre et ne se laisse pas impressionner par des adolescentes en chaleurs.

- Non, renifle-t-elle. Mais tu ne le connais pas, il ne s’attache pas aux filles.

- J’en prends note.

Elle qui pensait que l’attaque viendrait en premier de Lily. Ces deux là doivent être très proches, en déduit Hermione, bien qu’elle n’est aucun point de repère par rapport à Mary.

Hermione se demande si elle doit raconter ça au maraudeur. Ça pourrait être drôle et lui changer les idées, surtout à l’approche d’ Halloween et de la tragédie qui s’est déroulée. Hermione a bien vu qu’il se perdait dans ses pensées et les remords inscrits dans ses yeux gris.

- Je trouve que Sirius et ses amis sont sympas, dit Hermione en haussant les épaules, faussement indifférentes.

Voyant leurs grimaces, Hermione part à la pèche aux infos, se demandant comment James et Lily se sont mariés et ont eu Harry, parce que là, c’est mal parti.

- Vous ne les aimez pas ?

- Ils ont fait perdre énormément de points à Gryffondor, crache Lily. En ne respectant pas le règlement.

- Comme ? Demande Hermione amusée.

Si Lily savait tout ce que ses amis et elle ont fait, elle serait énervée.

- Des blagues, pas drôle, des brimades contre les Serpentards et des balades nocturnes après le couvre feu.

- Et ce qui t’énerve c’est qu’ils soient sortis ou qu’ils se soient fait attrapés ? Demande Hermione, cette fois, amusée. Elle aussi a eu ce genre de pensées.

Lily la regarde choquée, ne pensant pas que la nouvelle cautionnait ce genre de chose. Elle l’imaginait plus à son image.

- Tu cautionnes leurs bêtises ? s’offusque la rousse.

Hermione réfléchit à sa réponse, la faisant se remettre en question malgré elle.

- Il y a quelques années, j’aurai eu certainement le même comportement que toi, mais j’ai appris à relativiser et puis, on est jeune. Si on ne s’amuse pas maintenant, quand le fera-t-on ? Et puis, ce ne sont que des points, ce n’est pas ce qui va définir ta vie future, si ? Puis est ce que selon toi, cela empêchera James d’être un bon chef de famille ? Ou Remus un bon professeur ? Ou Sirius d’être un bon auror ? Par exemple, rajoute-t-elle comme si c’était une possibilité comme une autre, se retenant de sourire. Lily est brillante et pourrait deviner ce que cache Hermione et cela est hors de question.

- Non, tu as raison, dit Lily en baissant les yeux.

Lily se demande pourquoi elle a voulu confronter la nouvelle une autre fois, vu qu’elle semble appuyer la baguette précisément là ou ça fait mal. Lily se demande comme une élève qui n’est là que depuis quelques semaines, connaît autant de choses et arrive à cerner aussi bien les gens. A moins que Sirius a été plus bavard qu’elle ne le pensait, ce qui étonne la rousse. Eux qui, même s’ils ne sont pas fermés aux autres, restent ensemble. Le fait que les maraudeurs l’est intégré aussi rapidement est une chose étonnante.

Hermione ne se rend pas compte de l’impact de ses paroles et fait réfléchir la préfète en chef sur son comportement et ses réflexions aux maraudeurs. Une petite voix dans sa tête lui dit que James n’est pas le petit démon qu’elle veut imaginer.

- Tes amis de Beaubatons ne te manquent pas trop ? Demande Mary pour changer de sujet et ne pas paraître pour une folle accro au beau Sirius Black.

- Si beaucoup, dit Hermione sincèrement en pensant à Harry et Ron.

- Mais tu as prévu de les revoir ?

- Oui, je l’espère, plus tard ; pour le moment, la situation est assez compliquée, dit Hermione mal à l’aise dans ses pseudos mensonges. Elle a toujours l’impression que cela va s’inscrire sur son visage.

Même les élèves n’ont pas eu les détails, ils savent tous qu’après son voyage, Hermione a passé quelques jours à l’infirmerie. Et même si ce n’est que murmuré, tous savent qu’un mage noir et ses adeptes essayent de perturber le monde sorcier et pas de la bonne façon.

- Sinon, des garçons en vue ? Demande Mary.

- Et vous ? Esquive Hermione.

- Oh, moi j’aime bien un Serdaigle, rougit Mary.

- Et toi, Lily ? Demande innocemment Hermione

- Personne, dit-elle d’un ton sec. Nous sommes dans une bibliothèque, ce n’est pas un lieu pour parler de garçons.

Lily se lève et part plus loin dans les rayons, chercher un livre.

- James Potter lui court après depuis la première année, bien que cette année, il soit moins entreprenant, murmure Mary.

- Si c’est lui qui lui court après, pourquoi est-elle gênée ?

- Parce qu’elle l’apprécie mais même sous la torture elle ne l’avouera jamais…

Des plans tournent dans la tête d’ Hermione pour les mettre ensemble, avant de se raviser. James et Lily vont finir mariés et ils auront un magnifique bébé nommé Harry. Les choses ne peuvent être autrement. Pas besoin d’elle pour arriver à cela.

OoO

- Miss Granger, l’appelle Slughorn à la fin du cours.

- Oui, professeur, demande Hermione d’une voix légèrement tremblante.

Hermione se souvient de la discussion qu’elle a eu avec Sirius et qui lui a donné le courage nécessaire pour finaliser son projet.

- J’apprécie la nouvelle Hermione, dit Sirius en s’asseyant à côté d’elle à même le sol, appréciant la vue du lac.

- Parce que tu n’aimais pas l’ancienne ?

- Autant qu’un homme de trente quatre ans puisse apprécier une jeune femme de quatorze ans sans passer pour un pervers, rigole-t-il.

Hermione grimace, comprenant son point de vue. Elle aurait été très mal à l’aise si il avait eu d’autres pensées pour elle à quatorze ans.

- J’appréciais la meilleure amie de mon filleul pour son sérieux, son intelligence et de m’avoir sauvé la vie, mais j’apprécie encore plus la personne qu’elle devient et son côté maraudeur insoupçonné.

Hermione rougit devant ses compliments. Elle sait que sa relation avec Sirius avance vers autre chose que leur amitié mais elle ne sait pas si elle prête à risquer de perdre la seule personne qui sait d’où elle vient.

- Tant mieux parce que j’aime bien le Sirius que j’ai en face de moi.

C’est au tour de Sirius d’être gêné. Bien sûr, il sait depuis un certain temps qu’ Hermione l’attire mais il n’est pas près à franchir le pas. Dès qu’il s’imagine plus intime avec elle, il revoit l’ancien lui de vingt ans son aîné, il revoit son passé. Cela arrive de moins en moins souvent, certes et ils ont aussi du travail à faire pour s’assurer un meilleur avenir, bien qu’ils n’en aient pas encore discuté. Mais il sait qu’ Hermione a une connaissance avancé sur ce sujet. Il lui laisse le temps d’en parler, ayant bien compris que c’était délicat pour elle surtout avec la discussion qu’ils ont près du saule cogneur. Sirius peut comprendre que repenser à la torture de Bellatrix n’est pas son meilleur souvenirs. Mais son côté maraudeur a hâte de s’y mettre pour défaire définitivement Voldemort. Et cette fois, il ne jouera pas au Gryffondor qui fonce tête baissée et réfléchit ensuite. La pensée qu’ Hermione l’empêchera de faire ce genre de bêtise, lui traverse l’esprit.

- Qu’est ce que tu as en tête ? Avec Slughorn, je veux dire.

- Oh ça, rigole Hermione. Ai-je l’air autant pathétique que je me l’imagine ?

- Non, tu es très forte en manipulation. La question est pourquoi ?

Hermione baisse les yeux et rougit.

- Ne me dit pas que tu as le béguin pour lui, grimace son ami.

- Hein ? Quoi ? Eurk ! T’es dégouttant !

Hermione frissonne de la tête aux pieds.

Sirius soupire, soulagé, sans être plus avancé.

- J’ai besoin qu’il m’accorde une faveur.

- Tu l’as dans ta poche, il te l’accordera.

- Même si je lui demande l’autorisation de faire une potion qui ne vas exister avant quinze ans ?

- OK, tu me perds Hermione, soit plus précise, dit l’homme évadé.

- Je voudrai faire la potion tue-loup, dit elle d’une petite voix.

Sirius cherche dans ses souvenirs.

- C’est Rogue qui l’a créé. Il l’a commercialisé ? s’étonne Sirius.

Il n’a jamais été très impartial avec Rogue mais il sait qu’il ne cherchait pas la gloire.

- Non, mais un jour j’ai dû la faire. Je me souviens de la recette. Je l’avais noté.

- Dis simplement à Slughorn que tu as une idée pour créer une potion et que tu aurais besoin d’un endroit sûr pour la préparer, réfléchit à toute vitesse le maraudeur.

- Et quand il va voir que c’est assez rapide ?

- Dis lui que tu avais commencé les tests à Beaubatons, dit-il après quelques secondes de réflexions.

- Merci Sirius, tu es génial, dit elle en le prenant dans ses bras.

- C’est toi qui l’est, répond t’il en lui rendant son étreinte. Tu veux aidé Remus à moins souffrir.

- C’est normal, elle hausse les épaules après qu’ils est repris leur place, je sais comment l’aider, n’importe qui ferait de même.

Sirius n’est pas sur que tout le monde ferait la même chose, mais ne dit rien.

- Au vue de votre demande particulière, je devais consulter votre chef de maison et bien sûr, Minerva et moi sommes ravies de vous accorder une pièce pour que vous puissiez travailler sur votre potion. Et bien sûr, si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas, dit-il en bombant son ventre proéminent.

- Merci professeur, sourit-elle, heureuse et soulagée de pouvoir faire quelque chose et sans refuser son aide.

- Néanmoins, même si vous avez ma pleine confiance, dit-il sur le ton de la confidence, vous devrez noter sur un parchemin, les ingrédients que vous utilisez et les quantités.

- Bien sûr, dit-elle automatiquement, se disant que de toute façon, il y a quelques ingrédients qu’elle devra aller chercher elle-même dans le parc, en espérant qu’ils y soient déjà.

Après avoir remercié une nouvelle fois son professeur, Hermione quitte la salle, joyeuse.

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Bisous

Chapitre 10 : Surprise et blague de maraudeurs

- Néanmoins, même si vous avez ma pleine confiance, dit-il sur le ton de la confidence, vous devrez noter sur un parchemin, les ingrédients que vous utilisez et les quantités.

- Bien sûr, dit-elle automatiquement, se disant que de toute façon, il y a quelques ingrédients qu’elle devra aller chercher elle-même dans le parc, en espérant qu’ils y soient déjà.

Après avoir remercié une nouvelle fois son professeur, Hermione quitte la salle, joyeuse.

Elle n’est pas étonnée de trouver les trois maraudeurs qui l’attendent. Prise de folie subite, elle embrasse Sirius sur la joue, sous l’étonnement de tous.

- Alors, tu as ce que tu voulais, demande James, toujours curieux.

- Parce que tu en doutes, demande Remus. Elle va avoir des crampes aux joues.

Encore sous le coup de la joie, elle ne relève pas la gentille pique.

- Que prépares-tu, continue James

Sirius sourit, heureux que son amie est obtenue ce qu’elle souhaitait et que Remus aura du répit pendant les pleines lunes.

- Surprise ! Mais pas pour toi !

Devant la tête de James, les trois amis rigolent.

- Que sais-tu, murmure James, proche de Sirius.

Sirius hausse un sourcil, oubliant parfois que son meilleur ami le connaît par cœur.

- Pourquoi te le dirais-je, c’est bien plus divertissant de te voir chercher, rigole Sirius.

- Traître, boude James.

- Et à moi, demande Remus, faisant son regard spécial enfant sage qui berne beaucoup de personnes, les professeurs y compris.

- Moony, tu sais bien que ce regard ne marche pas sur moi. Mais bien essayez, rigole Sirius.

- Hermione, l’appelle Remus, toujours avec le même regard.

Hermione le regarde, sur le point de tomber dans son piège, avant de se reprendre. Elle s’approche de Remus et lui fait un doux sourire.

- Moony, si je te le disais, ça ne serait plus une surprise et ça gâcherait le plaisir ; mon plaisir. Et tu ne veux pas que mon plaisir soit gâchée ?

Hermione savoure sa petite vengeance pour s’être presque faite avoir par son regard. Elle ne pensait pas avoir cela en elle. Mais, est ce le fait te passer du temps avec les Maraudeurs ? Ron serait estomaqué de la voir ainsi et aussi heureux qu’elle soit moins coincée, comme il l’a dit à Harry pensant qu’elle ne l’entendrait pas. Pourtant c’est le cas et elle a été blessée. A moins qu’ici, elle se sente plus libérée, d’une certaine façon, parce que la guerre est sur le point d’éclater.

Hermione met ses questions dans un coin de sa tête et se promet d’y repenser plus tard.

- Non, marmonne le maraudeur, acceptant la défaite.

- Bien !

- OK, elle est forte, commente James.

- Très forte, rajoute Remus.

Sirius sourient et se demande si les maraudeurs n’ont pas trouvé plus fort qu’eux.


C’est nostalgique qu’ Hermione se rend à la grande salle pour la soirée d’ Halloween. C’est la première grande fête où elle va sans Harry et Ron. Et en plus de cela, c’est durant cette soirée que pour beaucoup le cauchemar a prit fin, mais que pour Harry cela a été le début ainsi que pour Sirius.

Sirius, déjà assis à la table des Gryffondors est perdu dans ses noires pensées. Il se rappelle comme si c’était hier de la mort de James et Lily, des mauvaises décisions qu’il a prise à courir après le traître Peter. Heureusement qu’il ne l’a pas croisé, il n’est pas sûr de pouvoir garder son calme. Pas ce soir là. Pas avec ses regrets, pas avec les traitements d’Askaban qui reviennent lors de fortes émotions. Durant ces moments là, il est heureux d’avoir son corps jeune qui lui n’a pas subit de dommage. Son corps adulte est marqué de la prison et il aurait mis encore plus longtemps à guérir. Heureusement que les voix de Remus et James le tiennent dans le présent.

Malheureusement, Hermione n’a pas autant de chance et à l’entrée de la grande salle, elle croise un groupe de Serpentard composé de Rabastan, Severus, Peter et quelques autres qu’elle ne connaît pas, mais qui semble en retrait.

Si elle n’a pas de problème avec Rabastan, elle n’a jamais discuté avec Severus ou Peter. Celui là, elle ne sait pas comment réagir.

Voyant le regard dédaigneux de Peter à son égard, elle ne peut s’empêcher de répliquer. Trop de douleur sont reliés à cette personne et à ses actes, même si dans ce monde il n’a encore rien fait, mais la rancœur est tenace.

- Un problème ?

Néanmoins, elle arrive à moduler sa voix sans paraître trop agressive.

- Pas avec des personnes de ton genre, répond Peter, avec une grimace travaillée.

- De mon genre, demande-t-elle les dents serrées ayant bien compris ce qu’il voulait dire.

Elle voit Rabastan se tendre à ses côtés. Hermione ne sait pas comment interprété son geste. Severus reste stoïque comme elle l’a souvent vu dans son passé, ce qui ne l’empêche pas de se méfier de tout le groupe.

- Des personnes avec des ascendances douteuses, dit Peter, très rusé de ne pas utiliser les terme sang-de-bourbe et elle ne doute pas, au vue de son comportement, qu’il a envie de les prononcer.

Aucun n’a le temps de bouger qu’ Hermione lui envoie une gifle magistrale qui résonne dans toute la salle.

Avant que les Serpentards, trop estomaqués, décident de répliquer, Hermione a tourné les talons pour rejoindre la table des Gryffondors, montrant clairement qu’elle n’a pas peur d’eux en leur tournant le dos.

Sirius qui a suivi toute la scène, sans entendre le moindre mot, se tient près à la rejoindre en cas de problème, James et Remus sont comme lui sauf que lorsqu’elle met LA gifle, James est sur le point d’applaudir mais Sirius le dissuade lui disant que ça ne plaira pas à la Gryffondor.

Peter après cet remis du choc va pour avancer mais Rabastan pose une main sur son épaule.

- Allons dîner.

- Ne nous faisons pas plus remarquer, gronde Severus en jetant un coup d’œil à l’ensemble des élèves qui se sont tournés vers eux en entendant le bruit.

Les deux jeunes hommes entraîne Peter vers leur table.

- Je remettrais cette sang de bourbe à sa place, murmure Peter en frottant son avant-bras ce qui en dit long sur son allégeance au vue de la marque rouge qu’il a sur la joue qui doit être relativement douloureuse.

Severus et Rabastan se regardent mais ne commentent pas. Ils savent tous les deux que Peter est très étroit d’esprit concernant les nés-moldus. Rabastan qui a cerné la nouvelle doute que Peter ait le dessus sur elle à moins que Peter laisse sortir toute sa ruse et sa magie noire.

Hermione s’assoie à côté de Sirius comme si rien ne s’est passé à côté. Les trois maraudeurs ont des grands sourires en la regardant. Quelques Gryffondors sont comme les trois autres et sourient, fier de la lionne. Peter, hormis qu’il soit à Serpentard, n’est pas très apprécié.

Le directeur se lève et fait tinter son verre avec sa fourchette, sauvant Hermione d’un interrogatoire.

- Bien, après ce petit interlude, le directeur fait un clin d’œil à Hermione, la rassurant sur de possible représailles, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps et vous souhaitez un bon appétit !

Une fois assis, le repas apparaît accompagné d’une multitude de bonbons et chocolats.

- Je suis sûr que cette soirée est la préférée du directeur, dit Hermione nonchalamment.

Les maraudeurs ne peuvent se retenir et rigolent en congratulant Hermione pour avoir remit Peter à sa place, bien que Sirius soit moins expansifs.

- Qu’est ce qu’il t’a dit, demande Sirius, curieux malgré lui, connaissant son caractère et n’étant pas du genre à exploser pour la moindre petite chose.

Hermione hausse les épaules, tout en remplissant son assiette et surtout sans regarder Sirius. Sa présence est un pilier qui l’empêche de craquer, mais en parfaite contradiction, elle a peur que si elle le regarde, elle craque.

- Il m’a traité de sang-de-bourbe, dit-elle d’un ton plat. D’une façon détournée, mais c’est ce que ça voulait dire.

Toutes les personnes qui ont entendu sont choqués. Certains ont pitié mais la plupart sont aussi choqués qu’ Hermione soit si indifférente. Surtout lorsqu’elle commence à manger.

- Hum, Hermione, l’appelle Remus, le plus diplomate.

- Oui ?

- Tu ne sembles pas plus affecté que cela.

Sirius pense à la cicatrice sur le bras d’ Hermione, et regarde sa manche, tout en pensant au contexte en restant inquiet qu’elle ne craque pas en pleine salle. Mais devant sa posture, il pense plus qu’elle est prête à sortir sa baguette et faire payer à Peter ce qu’il a dit. Sirius en revient encore à se demander ce qui s’est passé pour qu’elle encaisse si bien, en plus des tortures de Bellatrix.

Hermione redresse la tête et plante son regard dans celui du loup-garou qui frisonne de la tête aux pieds.

- Nous sommes à Poudlard, répond-t-elle d’une voix égale, mais tout le monde sent qu’elle peut exploser à tout moment, reléguant les colères de Lily pour du menu fretin.

- Et si nous n’y étions pas, continue Remus, craintif.

Hermione lui fait le sourire le plus sadique qu’il n’est jamais vu.

Personne n’ose bouger, même quelques Serpentards qui ont suivi la scène confirme qu’il ne faut pas se frotter de trop près à la lionne, seul Sirius pose une main sur son épaule, lui montrant son soutien et qu’il sera là pour l’aider.

Sirius croise son regard et l’apaise.

Le dîner se passe tranquillement. Il y ait quelques commérages sur la querelle Gryffondor/Serpentards qui est vite oublié lorsque de plus en plus d’élèves ont les cheveux qui changent de couleurs. Quelques professeurs sont aussi touchés. Certains rigolent, d’autres ne trouvent pas ça drôle comme quelques Serpentards se retrouvant avec les couleurs de Gryffondors, mais on peut voir toutes les couleurs possibles.

Beaucoup de regards se tournent vers les maraudeurs qui continuent comme si de rien n’était, montrant qu’ils sont coupables. Sirius ne peut s’empêcher de rire quand les cheveux de Rogue deviennent orange.

- Il faut faire une photo, Rogue porte autre chose que du noir, ricane Sirius, sûrement fier de lui.

- Cela ne lui va pas au tient, grimace Hermione. Par contre Pettigrew et son jaune cocu lui vont à merveille.

Beaucoup de Gryffondor rigolent.

Hermione trouve que c’est une bonne blague sans grandes répercutions, elle arrive même à sourire quand ses cheveux deviennent rose. Avant la guerre, elle se serait sûrement énervée après les jumeaux, mais là, et comme elle l’a dit à Lily, elle relativise et apprend à s’amuser, surtout quand elle voit les Serpentards faire des spéculations sur ce qui est truqué. Hermione ne pense pas qu’ils trouvent, surtout quand les cheveux de Sirius prennent une teinte bleu ciel.

Quand les cheveux de Lily deviennent Blond, elle se tourne vers James, le fusillant du regard. Hermione est sur le point de d’assister à l’une des colères de la rousse. Sa curiosité pourrait être satisfaire, mais devant le regard misérable de James, elle intervient.

- Cela te va plutôt bien Lily, commente Hermione. Qu’en penses-tu James ?

- Oui, mais je te préfères en rousse, dit-il avec un sourire timide.

Lily rougit malgré elle et sous l’étonnement, elle le remercie du bout des lèvres avant de retourner à son assiette. James n’a jamais comme ça avec elle. Toujours expansifs mais elle ne l’a jamais trouvé sincère alors que là… Elle pourrait être touchée.

James aussi remercie Hermione.

- Si je peux rendre service, sourit la jeune femme.

Remus change les idées du cerf en montrant le directeur avec ses cheveux et sa barbe verte. Albus sourit, clairement amusé et retourne à sa discussion avec la directrice adjointe comme si de rien n’était.

A la fin du repas, le directeur se lève.

- J’espère que vous avez tous appréciés ce repas et le petit bonus, dit il avec un petit rire. Qui je l’espère ne dura pas, rajoute-t-il plus sérieux. Maintenant, il est temps pour tout le monde d’aller se reposer. Bonne soirée !

- J’ai mal au ventre, se plaint Remus.

- Tu as mangé trop de chocolat, constate Hermione.

- Et toi, pas assez.

- Mes parents sont dentistes.

Devant le regard perplexe de Remus et James, Hermione leur explique le métier de ses parents.

- Donc, je n’avais que rarement le droit à des friandises. Et maintenant je m’en passe.

- Plutôt toi que moi, frisonne Remus s’imaginant priver de chocolat.

- Pour Moony, c’est l’inverse, il a été élevé au chocolat, rigole Sirius.

- Tu parles, c’est parce qu’il était un petit démon alors ces parents lui donnait du chocolat pour qu’ils aient la paix, rajoute James, aussi hilare que Sirius.

Remus, nullement vexé, sourit. Hermione se doute que seuls James et Sirius ont ce privilège. Comme lui a dit Sirius, Remus est moins complexé par son petit problème de fourrure mais cela doit rester délicat pour lui.

- Quand doit se dissiper la couleur ? Demande Hermione à tous les maraudeurs.

- Comment pourrions-nous le savoir, demande Remus, innocemment.

- Oui, comment on le saurait ? Regarde Sirius a été touché, rajoute James.

Hermione hausse un sourcil.

- Sinon, à quel moment vous arrêtez de me prendre pour une idiote ?

Remus rougit. James détourne le regard, demandant silencieusement de l’aide à Sirius, qui fait non de la tête. Il adore voir ses amis tourmentés par Hermione, mais le coup de coude de James le fait changer d’avis.

- Oui, Hermione j’ai été touché, dit-il en montrant ses cheveux, sans être très convaincant.

- Foutaise, vous vouliez détourner l’attention… A moins que vous ne saviez pas quels étaient les aliments infectés par vos potions, réfléchit Hermione.

En voyant les coups d’œil des garçons, Hermione sait qu’elle a visé juste.

- Je me demande comment vous avez contourné la vigilance des elfes.

- Comment sais-tu pour les elfes et… Tout simplement, comment ? Demande James perdu.

- C’est écrit dans l’histoire de Poudlard, leur dit-elle avec son air de Miss je-sais-tout.

- Et bien c’est un secret que nous allons gardé pour nous, dit Sirius.

Sirius et Hermione s’installent dans la salle commune tandis que James et Remus vont ranger le stock de friandises et chocolats dans leur chambre.

- Oh fait, d’où vient votre nom, les maraudeurs ? Demande Hermione.

- On ne sait pas trop, on l’a entendu des autres, mais on ne sait pas, répond Sirius. En tout cas, on a bien aimé, alors on a décidé de s’appeler comme ça.

Hermione ne peut s’empêcher de rire.

- Que sais-tu que je ne sais pas, dit Sirius les yeux plissés.

- Moi, rien…

- A d’autres… Ton regard pétille, ça veut dire que soit tu prépares une bêtise, soit tu sais quelque chose, alors parle.

- Rogue, dit Hermione avec un grand sourire.

Devant le teint de Sirius devenant de plus en plus blanc, Hermione rigole encore plus.

- OK. Il faut qu’on change de nom, dit Sirius très sérieux. James ! Remus !

Hermione secoue la tête, amusée, sachant que ça n’arrivera jamais.


A suivre…

Alors, Peter ? Pour certains personnages, ils auront un destin différent, mais pour Peter... Eh bien, vu son comportement et puis, il faut bien un méchant dans l'histoire, en plus de Voldy ^^

Bisous

hp-drago

Chapitre 11 : Premier pas

Devant le teint de Sirius devenant de plus en plus blanc, Hermione rigole encore plus.

- OK. Il faut qu’on change de nom, dit Sirius très sérieux. James ! Remus !

Hermione secoue la tête, amusée, sachant que ça n’arrivera jamais.


- Tu devrais aller lui parler, dit Hermione en s’asseyant en face de son interlocuteur.

La jeune femme sort un parchemin et sa plume indifférente au regard bouche-bée du Serpentard en face.

- Je suis sûr que tes amis Gryffondors ont dû te dire que nos deux maisons ne se fréquentaient pas, dit-il désagréable.

- Oui, on me l’a déjà dit, un nombre incalculable de fois. Et les Serpentards m’ont aussi fait comprendre que j’étais un être insignifiant. Mais vois-tu, Regulus, je me moque de ce que penses les autres de moi. Je réfléchis par moi-même et ne suis personne, rajoute-t-elle en le fixant droit dans les yeux.

Hermione se l’était imaginé mais elle n’avait jamais pensé qu’il avait quasiment les même yeux troublant que son frère aîné.

Regulus, rougit devant l’aplomb de la Gryffondor et baisse les yeux sur ses devoirs.

- Mais si ma présence te gêne tant que ça, je peux aller à une autre table, propose Hermione sans faire le moindre geste pour parler.

- Non, non, tu peux rester, dit-il sans lever les yeux.

- Merci.

- Mais qu’est ce qu’elle fait ? s’étonne James.

- Il faudrait peut-être lui dire que nous sommes, commence Remus.

- Ennemis ? Propose Sirius.

L’adulte en Sirius se demande comment leur expliquer que finalement, les maisons n’ont pas d’importance et qu’ Hermione a raison, après Poudlard les maisons n’ont pas d’importance à part pour quelques idiots. Et apparemment, le petit discours d’ Hermione sur les maisons n’a pas encore fait effet sur ses amis. Bizarrement et à la plus grande surprise de l’ancien prisonnier, Rabastan Lestranges semble avoir un comportement différent de ses souvenirs. Jamais il n’aurait parlé à un Gryffondor à moins d’avoir la baguette sur la tempe. Et de ce que Remus lui a dit, il a parlé à Hermione dans les couloirs, même si Moony ne sait pas de quoi ils ont parlé et Hermione est assez discrète là dessus et Remus respecte sa vie privée.

- Oui, dirent les deux amis en cœur, prenant au sérieux cette discussion.

- L’est-on vraiment ? A part Servilius bien-sûr.

Surtout que Sirius sait ce qu’il fera dans le futur et ça, il n’est pas près à pardonner à l’homme qui va mettre une cible sur le dos de son filleul.

- Mais, elle s’est juste assise en face de mon frère. Il n’y a rien de mal à ça, dit-il faussement détendu.

Intérieurement, Sirius se demande se qu’est en train de faire son amie. Il s’est passé quelque chose avec son frère pour qu’ Hermione prenne le temps avec lui et si elle fait le premie rpas c’est que son frère a dû faire quelque chose de bien.

- On devrait quand même y aller, propose Remus moins confiant.

- Non, dit Sirius ferme. Allons faire nos recherches.

- Mais tu veux y aller, se moque James. Moony, je crois que Patmol essaye de cacher sa jalousie.

Sirius bougonne en traînant les pieds, faisant rire ses deux amis. Pourtant pas une seconde, il se plaint d’être « malmené » par ses deux meilleurs amis. C’est une nouvelle chose différente par rapport à sa jeunesse. Avant Il y avait James et lui qui était comme des frères, puis il y a avait Remus et Peter qui aussi de très bon amis, mais dans ce monde, sa relation avec le loup-garou est presque aussi fraternel qu’avec James et Sirius apprécie cela.

Les maraudeurs ne sont pas les seuls à être choqué des deux personnes à la même table ; mais personne ne va les voir, préférant murmurer entre-eux.

Hermione ne se rend pas compte de l’impact de son geste. Même si la rivalité Gryffondor/Serpentard existe depuis les fondateurs, c’est devenu malsain depuis plusieurs décennies. Et le fait qu’elle se soit assise sans mauvaise pensée et qu’ils travaillent comme tous les autres en font réfléchir quelques uns, mais c’est un début. Et si il y avait quelques septiques quant aux intentions de la brune, ils changent d’avis en la voyant proposer son aide au Serpentard qui refuse poliment, ne lui faisant pas confiance.

- Tu essayes de comprendre pourquoi je suis sympa avec toi ? Sourit Hermione.

- Vous, les Gryffondors vous ne connaissez pas la subtilité.

- Et c’est mal ? Demande réellement Hermione.

Décidément, ce dit la jeune femme, entre Rabastan et Regulus, elle va s’imaginer comme une personne fonçant dans le tas et ensuite réfléchir…

- Je suppose que non mais parfois, il faut savoir se montrer plus subtil, dit-il en repensant à son frère se faisant frapper par sa mère. Chacun à ses qualités et ses défauts, j’imagine.

- Vrai. Alors, quelles sont tes théories. Mais n’oublies pas que je suis à Gryffondor et que mes intentions ne sont pas aussi rusé que les Serpentards, dit-elle avec humour.

Hermione arrive même à tirer un sourire à Regulus. Les maraudeurs, qui ne sont pas loin, sont, comme quelques élèves, étonné de voir une émotion positive sur le visage austère de Regulus.

- En fait, je suis sûr qu’elle fait un truc à tous les Black, sourit Remus.

- Juste aux Black ? T’as vu sa liste de prétendants ? Se moque James, bien conscient d’appuyer là ou Sirius va réagir.

- Quoi ? Qui ? Grogne Sirius, le regard noir.

Ses deux amis se moquent de lui. Mais à bien y réfléchir, Hermione est devenue une belle jeune femme et si lui l’a remarqué, pourquoi ça ne serait pas le cas des autres ? Mais Sirius sait qu’aucun n’est digne de la jeune femme et lui compris. Ils sont trop abîmés pour que cela puisse marcher, sans oublier leur différence d’âge.

- Alors, jaloux ? Se moque Remus.

- Je pourrai croire que tes amis les maraudeurs et toi avez décidé de vous moquez de moi.

Hermione secoue la tête, toujours en gardant son léger sourire, contrastant avec la grimace de Regulus. Il n’est pas facile pour Hermione de savoir quel comportement adopté de peur de froisser la sensibilité de - elle espère – un futur ami. Hermione veut vraiment que Regulus est une autre vie et Severus aussi. L’un comme l’autre n’ont pas eu de chance dans leur jeunesse et ont fait les mauvais choix. Hermione veut changer ça et elle sait que pour Regulus, elle pourra avoir le soutien de Sirius -quand elle lui en aura parlé-, tandis que pour Severus elle est sûr qu’elle devra se débrouiller seule. Hermione voit la haine entre le Serpentard et les maraudeurs, mais ne comprend pas d’où sa vient, et Sirius n’est pas très loquasse de se côté là.

- Mes intentions ne sont pas complexes, et encore moins mauvaise. Et oui, ils sont mes amis, mais je te l’ai dis, personne ne me dit quoi faire et surtout pas me moquer de quelqu’un.

Hermione se rappelle elle-aussi subir les moqueries de ses camarades juste parce qu’elle est différente. Plus personne ne dévalorisera quelqu’un devant elle sans en subir les conséquences.

De son côté, Regulus réfléchit.

- Es ce que c’est mon frère qui t’envoie ? Demande-t-il, malgré lui, avec espoir.

Hermione voudrait que ça soit le cas, que les deux frères soient de nouveau proche, mais à son avis, sans son intervention, l’un comme l’autre ne feront pas le premier pas. Peut-être qu’elle pourra les réconcilier.

- Les Gryffondors ont décidé de faire une mauvaise blague qui ne fait rire qu’eux ?

Hermione retient une grimace tout en ayant envie de lui mettre une petite claque pour sa bêtise, mais elle sait que sa mère s’en charge très bien. Et ça reste une bonne question connaissant de plus en plus les maraudeurs.

- Nan !

Il retourne dans ses pensées. Hermione décide de l’aider.

- Es ce que tu peux imaginer qu’une personne ait envie de devenir ton amie ?

- Non…. Pourquoi ? Je te fais pitié ?

- Et c’est moi qui fonce tête baissée, rigole-t-elle. Non. Ce n’est pas pour cette raison…

Voyant que le cadet des Black est aussi patient que son aîné, Hermione continue.

- Je voulais voir si tu étais sympa que ton frère et je ne suis pas déçue.

La Gryffondor se lève, prend ses affaires et se dirige vers la sortie de la bibliothèque de bonne humeur, contente de sa discussion avec Regulus. Elle se dit que si elle arrive à faire des petites choses pour certaines personnes, son « voyage » n’aura pas été vain.

Quant à Regulus, il se demande ce qui vient de se passer et à quel moment il put être sympa avec elle ?

Les Serpentards n’avaient pas d’avis tranché concernant la nouvelle (à part Peter) et Rabastan est resté neutre dans ses propos lorsqu’il l’a raccompagné à l’infirmerie. Même si elle fréquente les maraudeurs, elle ne semble pas être comme eux et Regulus le confirme, bien qu’il doute de sa santé mentale.

Hermione a à peine fait quelques mètres qu’elle est rejointe par ses amis qui la harcèle de questions.

- Et vous, que faisiez-vous dans la bibliothèque ?

- Nos devoirs, comme toi ma douce Hermione, répond Remus avec son sourire angélique que la jeune femme apprend à craindre.

- Parce que tu crois que je vais te croire ? J’ai connu des jumeaux qui étaient aussi malicieux que vous… Si ce n’est meilleurs…

James et Remus sont choqués qu’ils soient relégués à la seconde place, mais espère rencontrer ses fameux jumeaux.

- As-tu été victime de leur farce ? Demande Sirius en pensant aux terribles jumeaux et à leurs inventions qui aurait fait rougir les maraudeurs.

- Oui une fois, rigole Hermione, mais ils n’ont pas recommencé.

Même si Hermione ne s’en rend pas compte, elle donne un avertissement aux maraudeurs de ne pas s’en prendre à elle.

- Pourquoi, demande James, curieux.

- Ils fabriquaient des produits impressionnants, je le reconnais, seulement un jour, j’ai trouvé leur cachette. J’aurai pu aller les dénoncer mais j’ai trouvé plus drôle de leur faire manger leur produits.

- T’en ont-ils voulu, demande avidement James.

- Non, ça les a fait rire. Depuis, je n’ai plus été leur cible, sourit Hermione nostalgique.

James a envie de dire qu’il souhaite les rencontrer mais le regard menaçant de Sirius le dissuade. Hermione ne leur parle pas beaucoup de son passé mais Sirius a été plus loquasse en disant qu’elle perdu beaucoup de ses proches même si lui non plus ne sait pas grand-chose.

Et même si James est parfois un crétin, il ne souhaite pas faire souffrir sa nouvelle amie.


- Dis-moi Sirius, as-tu un moyen d’aller sur le chemin de traverse rapidement ?

- Comme faire un aller-retour dans la journée ?

Les yeux de Patmol brillent d’excitation se demandant ce que prépare la jeune femme.

- Oui, c’est ça, sourit la Gryffondor.

- Et que veut faire Miss Granger à Londres ? Demande Sirius en se rapprochant d’ Hermione.

- Je veux faire un cadeau.

Elle aussi se rapproche, conspiratrice.

- Et a qui ?

Leur nez se frôlent.

- A Rusard.

Hermione rigole en voyant la tête de son ami. A cet instant Sirius ne sait pas s’il aime le côté espiègle d’ Hermione ou pas.

- Quoi ? Mais pourquoi ? Et qu’est-ce que tu veux lui offrir, demande-t-il réellement perdu.

- Tu verras, sourit la jeune femme, joueuse.

Sirius la regarde étonné. Il apprécie de plus en plus la jeune femme, tout en se demandant pour quelle obscure raison elle veut faire un cadeau à ce mal embouché de Rusard et aussi, quoi ?

- Dit moi Cornedrue, tu ne trouves pas qu’Hermione ferait un bon quatrième maraudeur ? Discutent James et Remus, non loin du duo.

- Entièrement d’accord avec toi Moony.

- Oh non, je nous trouve bien à trois, dit Sirius sérieux. Et imaginez que cette quatrième place soit maudite ? Dit Sirius, les rejoignant alors qu’ Hermione part dans le parc chercher quelques ingrédients.

Il pense tout de suite au rat qui les a trahis, même s’ il sait qu’ Hermione ne fera jamais ce que Peter a fait.


- Hermione ?

- Oui James, répond la jeune femme alors qu’elle s’entraîne sur sa métamorphose.

Métamorphose que James a réussi du premier coup. Hermione l’a suivi de près, mais préfère la refaire pour être sûr et en informulé pour ne pas perdre ses reflex de guerre. Et ça donne des points à sa maison, ce qui est un plus.

- Est ce que tu sais ce qu’à Sirius ?

Hermione arrête son mouvement de baguette en plein sort faisant une métamorphose assez particulière faisant sourire James. Elle jette un coup d’œil à Sirius qui est plus perdu dans ses pensées que concentré sur son travail.

- Non.

Hermione se sent coupable de ne pas savoir et surtout de ne pas s’en être rendu compte, elle aussi perdu dans ses futures actions pour empêcher Tom de régner sur le monde.

- Ne t’en veut pas, Sirius cache facilement ses sentiments.

- Je sais, mais… Il a été là pour moi quand je n’allais pas bien, murmure-t-elle.

- Tu sais que Sirius ne voit pas les choses ainsi, et tu le sais, dit-t-il en tapant son épaule contre la sienne, les faisant sourire tous les deux.

James lui sourit, heureux que son meilleur ami est trouvé une amie qui se soucie réellement de lui. Et il espère que ses deux là vont se déclarer ou du moins que Sirius fasse le premier pas, ne pensant pas qu’ Hermione le fera, bien que son regard en montre plus qu’elle le souhaite. Même si pour le moment, ils ne semblent pas s’en pré-occuper. Peut être que Remus et lui pourrait s’en mêler…

- J’irai lui parler, dit Hermione, inconsciente des pensées du père de son meilleur ami.

- Merci Merlin…

Hermione pouffe de rire.

A l’autre bout de la salle, une rousse les fusille du regard.

- Fait attention Lily, on pourrait croire que tu es jalouse, dit Alice.

- Je ne suis pas jalouse.

- Si ça te fait plaisir, répond sa amie nullement convaincu.

- Tout le monde n’a pas la chance de trouver le grand amour si jeune, dit-elle en désignant la bague de fiançailles que Franck lui a offert à la fin de ses études.

Alice sourit en regardant sa bague. Même si Lily est sa meilleure amie, elle la trouve têtue et ne comprend pas certains aspects du monde sorcier, comme le fait de savoir que Franck Longdubat est fait pour elle, elle le sent au plus profond de sa magie.

Certains diraient que c’est des commérages de femmes au foyer en manquent d’amour, mais pour ceux qui y croient et qui y font attention, les choses sont différentes. Mais son amie née-moldue a la tête dure, pourtant James serait bien pour elle, ils se compléteront de la bonne manière. Mais Alice n’aime pas interférer dans la vie sentimentale des autres, donc elle va laisser faire les choses, tout en espérant intérieurement que les maraudeurs fassent quelque chose. Parce que l’héritier Potter ne sera pas sur le marché encore longtemps, surtout que c’est leur dernière année…

Le professeur McGonagall leur annonce la fin du cour, sortant Alice de ses pensées.

- Hermione et James ferait un jolie couple, tu ne trouves pas ?

Alice s’est parfaitement où appuyer pour rendre jalouse son amie, ce qu’elle trouve drôle.

Lily regarde James et Hermione qui se dirigent vers la sortie et essaye de cacher une grimace. Et comme à chaque fois qu’un sujet fâche la Gryffondor, elle en change radicalement.

- J’ignorai que ce genre de chose était importante pour les Serdaigles, dit Lily d’un ton sec, égalant celui du professeur McGonagall.


A suivre…

hp-drago

Chapitre 12 : Petit problème

Lily regarde James et Hermione qui se dirigent vers la sortie et essaye de cacher une grimace. Et comme à chaque fois qu’un sujet fâche la Gryffondor, elle en change radicalement.

- J’ignorai que ce genre de chose était importante pour les Serdaigles, dit Lily d’un ton sec, égalant celui du professeur McGonagall.


 

- J’ai l’impression d’être de retour à mon premier jour d’arrivée, dit Hermione en s’asseyant à côté de Sirius en face du lac.

Sirius reste silencieux, le regard fixé vers l’horizon.

Quelque part il est soulagé que quelqu’un l’est trouvé, bien que cela soit facile avec la carte, et d’un autre il est heureux d’être seul pour ressasser ses mauvaises pensées. Il a passé tellement d’année à Askaban à être être seul que ce n’est pas forcement facile d’aller en parler aux autres. Le fait qu’il n’est pas vu de guérisseur mental à sa sortie n’aide pas.

Hermione reste à côté de lui, attendant qu’il lui parle s’il le souhaite. Elle ne le poussera pas vu qu’elle souhaite garder ses souvenirs pour elle.

Après ce qui semble un temps interminable pour la jeune femme, Sirius ouvre la bouche.

- Il y a une partie de moi, la partie adolescente qui t’en veut et la partie adulte, qui est un tout petit peu plus rationnel, comprend tes intentions, mais ça me rend fou.

Hermione est trop perturbée par les mots de son ami pour bouger tandis que celui-ci se lève et fait les cent pas, rappelant trop bien son comportement lorsqu’il est sorti d’Askaban.

- Et on sait tous que l’adulte que je suis, n’est pas rationnel, ricane-t-il comme s’il n’avait pas toute sa santé mentale.

Hermione commence à avoir peur, ne sachant pas comment le gérer et comment l’aider. Elle ne connaît pas vraiment l’ancien Sirius. Ils avaient des relations cordiales, mais c’était Harry le plus proche de lui et même avec son filleul, Hermione doute qu’ils étaient si proche. De ce qu’elle voyait l’homme était assez renfermé.

Quoi qu’il en soit, la jeune femme sait qu’il ne lui fera pas de mal physiquement mais que ses mots peuvent, eux, être blessant. Et vu son attitude, qui est sur le point d’exploser, Hermione va devoir garder son sang-froid afin de calmer les choses. Intérieurement, elle remercie Ron et ses joutes verbales…

- Comment peux-tu être là et ne rien faire ?! Je n’ai qu’une envie, c’est de sortir de cette école et d’aller tuer ce bâtard de Voldemort !

- Tu as raison, va te faire tuer, ça nous avancera, ne peut s’empêcher de dire Hermione.

A bien y réfléchir, Hermione n’a jamais été tendre avec Ron et répondait au quart de tour.

Sirius la fusille du regard, mais n’en a pas fini. Cela fait de trop nombreux jours qu’il a ça sur le cœur, il faut que ça sorte.

- Peut-être mais au moins j’aurai fait quelque chose ! Je ne reste pas là à vivre ma petite vie tranquille, en profitant de ma seconde chance comme si de rien n’était !

En un bon, Hermione est sur ses pieds et gifle Sirius.

- Tu es en peut-être en colère Sirius Black mais, fait très, très attention à ce que tu dis, dit-elle les dents serrées. Tu ne sais rien.

Quelques larmes coulent sur ses joues, mais n’y l’un n’y l’autre n’y prêtent attention, bien trop encré dans leur propre colère, bien que Sirius soit un peu redescendu dû à la gifle.

- Forcement que je ne sais rien, tu ne me dis rien ! Ce n’est pas par ton inaction que les choses vont aller mieux.

- Parce que tu crois que je ne le sais pas ? Mais même si je suis à Gryffondor, je ne peux pas me permettre de foncer tête baisser et de faire la moindre petite erreur. Sinon les choses vont recommencer.

Sirius essaye de déchiffrer ce qu’elle ne dit pas, mais, ses secrets sont trop grands.

C’est au tour d’ Hermione de faire les cent pas, elle aussi trop sous-tension pour rester statique.

- Parce que tu crois que c’est facile ? Tu crois que Voldemort est un simple d’esprit et qu’il n’a pas plan sur plan pour s’en sortir. Par Merlin, Sirius, ce type est plus vieux que nous deux réunis, il ne joue pas dans la même catégorie que nous et n’a pas les même règles. Il n’a aucune limite ! Harry, Ron et moi avons passé sept ans a essayé de rester en vie et de lui mettre des bâtons dans les roues pour qu’au final, il ait toujours une longueur d’avance sur nous ! Si Voldemort avait des sentiments, il serait heureux, mais ce n’est pas le cas… Il n’a fait que jouer avec nous ! Se moquant à chacune de nos tentatives.

Hermione essaye de lui faire comprendre que Tom est encore plus dangereux qu’il ne peut l’imaginer et bien qu’elle ne dise pas, elle est morte de peur à l’idée de se confronter à Tom, de retourner à la guerre alors qu’elle n’a pas cicatrisé de la première. Et oui, elle profite de sa seconde chance parce qu’elle sait, à un moment donné, elle devra sortir la baguette et agir.

Sirius comprend de plus en plus mais il n’est pas près de lâcher. Alors il dit d’une voix triste :

- Je veux sauver mes amis.

- Parce que tu crois que je ne le veux pas ? Répond-t-elle étonnée, avant de continuer, la voix brisée. Tu crois que je ne veux pas que mon meilleur ami est une vie heureuse avec ses parents ? Tu crois que je ne veux pas que tous mes proches restent vie, qu’ils ne soient pas tous tombés durant la guerre ? Tu crois que je ne veux pas que tu es une vie meilleure ?

Les larmes coulent sur les joues d’ Hermione, des images de ses amis morts au combat défilent derrière ses yeux, mais c’est son regard hanté qui bouleverse Sirius.

- Tu veux que j’ai une vie meilleure, dit Sirius d’un ton qui fait sourire Hermione.

Il s’approche doucement d’elle, pour ne pas la brusquer, leur dispute est maintenant loin derrière eux.

- Bien sûr, idiot.

Sirius comble la distance et la prend dans ses bras. Il se concentre sur le corps tremblant de la jeune femme mais n’oublie pas que la révélation choc de la jeune femme. Ils sont tous morts. A ce moment, il comprend sa réticence à en parler. Il s’en veut d’avoir appris la vérité de cette façon, bien que peut importante les mots qu’elle aurait employé le choc aurait toujours été le même.

- Promet moi, qu’on fera tout pour les sauver. Tous, murmure Sirius.

- On fera tout notre possible, répond-t-elle sur le même ton.

Ils restent quelques instants dans les bras de l’autre, remettant chacun ses pensées en ordre. Puis Sirius redevient Sirius. Bien qu’il apprécie leur étreinte, il se recule de son amie avant que son corps d’adolescent ne prenne le contrôle.

Hermione, à l’instar de Sirius apprécie leur étreinte, tout en étant soulagée de leur séparation, n’étant pas la plus à l’aise avec ce genre de contact. Les rares câlins qu’elle a fait était avec Harry qu’elle considère comme un frère et malgré son unique baiser avec Ron – qui n’avait rien de romantique, mais très appréciable – n’ont pas partagé de moment comme celui là.

- Allons y, avant que Cornedrue ne s’imagine des choses.

Hermione rougit, faisant s’esclaffer Sirius.

- Sinon, comment avance la potion ? Dit Sirius redevenu l’homme souriant.

La Gryffondor n’est pas dupe et sait que sous son apparence sereine, la tempête continue de faire rage. Hermione se promet d’être plus attentive aux émotions de son ami.


 

- Dit Hermione. Qu’as-tu prévu pour les vacances de fin d’année ?

Sirius et Remus se demandent ce que leur ami prépare, sachant que toute l’école doit savoir qu’ Hermione n’a pas famille dans le pays et que voyager n’est pas très sûr en ce moment, même si le Ministère fait tout pour camoufler les problèmes.

- Je reste à Poudlard, répond-t-elle méfiante.

Hermione se demande se que le maraudeur trafique, il sait qu’elle n’a pas de projet. D’ailleurs, Hermione appréhende ces deux semaines. Remus et Sirius partent pour les vacances. Sirius était près à rester mais Hermione l’a dissuadé et lui a presque ordonner de partir.

Puis elle n’a pas forcement envie qu’on l’a voit déprimer. Elle adore cette période, surtout lorsqu’elle la passait avec ses parents et elle a l’impression que cela remonte à des siècles. Avec le recul, elle se dit qu’elle aurait dû passer plus de temps avec eux même si elle a apprécié ses moments avec la famille Weasley.

James, quant à lui, par dans ses pensées, sous le regard curieux des trois autres et celui furieux d’une rousse assise un peu plus loin. Malgré son air insouciant et rieur, James est très attentif à ses amis et il n’aime pas l’idée que sa nouvelle amie soit seule pour les fêtes. Il va trouver une solution et qu’importe que cela plaise.


 

- Et zut ! Gronge Hermione au moment ou Sirius entre dans le laboratoire.

- Si je te demande si tout va bien, tu vas être furieuse ? Rigole Sirius.

Hermione le fusille du regard et se retient de lui envoyer le liquide infâme qui se trouve dans son chaudron. Même si son air est menaçant, et il faut l’avouer un peu flippant, Sirius continue de sourire.

- Tu sais qu’un jour, Malfoy m’a tellement énervé avec son sourire suffisant que je le lui ai mis un coup de poing dans le nez.

Cette fois, Sirius redevient sérieux… Durant quelques secondes avant de partir dans un rire tonitruant. Hermione hausse un sourcil, avant de sourire. Ce n’était peut-être pas la chose à dire.

- SI le rejeton est aussi coincé que le père, ça devait être super !

- Oui, Ron et Harry m’ont félicité et ça a fait le tour de la maison en quelques heures, dit-elle nostalgique. Tu connais Lucius ?

- Il était à Poudlard en septième année lorsque j’y suis arrivé. Un crétin de préfet en chef, et Narcissa était en sixième année. Il se pavanait comme si Poudlard était à lui.

- Oh… Un peu comme les maraudeurs le font, non ?

Sirius rougit légèrement.

- Peut-être mais Remus ne retire pas de point juste parce que l’on est à Gryffondor.

- Non, à la place vous préférez malmener Severus. Crois-tu que ça soit mieux ?

- Tu ne vas pas défendre ce con, Harry m’a dit ce qu’il vous a fait enduré.

- Et tu ne crois pas que c’est en partie de votre faute qu’il soit devenu une personne acariâtre ?

- Non, répond Sirius, buté qui ne peut entendre de chose positive sur ce sujet.

- C’est vrai, ce n’est pas de votre faute… En partie, rajoute Hermione en voyant le regard jubilatoire de son ami. Je pense que l’alcoolisme et les coups de son père n’ont pas aidé.

Sirius reste sans voix devant cette information. Hermione lui laisse quelques temps pour digérer cette information et range le désordre qu’elle a mis en se disant que c’est une bonne chose qu’elle est abordée le sujet du Serpentard.

- Tu sais que je vais tout faire pour le sauver, dit-elle d’une voix douce.

- C’est un mangemort !

- Il a sauvé la vie d’Harry plus de fois que l’on ne sait et que ça te plaise ou non, il a donné sa vie durant la bataille finale, pour retarder Voldemort.

Même s’il ne l’aimait pas, il ne souhaite pas sa mort et encore moins subir la colère d’ Hermione.

- Comment ?

- Nagini, le serpent psychopathe de Voldemort.

- Si c’est ce que tu souhaites, nous le sauverons, mais pas Peter, dit-il d’un ton plus léger pour ne pas passer pour un homme voulant trop faire couler le sang. Il passe sa main sur sa nuque, signe de gêne.

- Ça me va, sourit Hermione, qui n’a pas loupé son geste.

Hermione retourne a ses ingrédients et soupire. Sirius s’avance à côté d’elle.

- Ce truc pue, commente-t-il en voyant la potion.

D’un geste de baguette, Hermione fait disparaître sa potion loupée.

- Je vais devoir demander conseil… dit-elle d’une voix prudente.

- Non ! Pas lui.

- Sirius, murmure Hermione.

- Non, non, non. Le sauver, OK, si ça te fait plaisir, mais lui parler ? Non !

Hermione, poussée par un courage Gryffondorien, pose ses deux mains sur les joues de Sirius et plante son regard dans le sien.

- Même pas pour Remus ?

Sirius sait qu’à se moment, il est piégé. Doucement il enroule ses doigts autour des poignets de la jeune femme – pour ne pas qu’il les pose ailleurs, foutu corps d’adolescent – et pose son front contre le sien.

- D’accord, mais en public.

Hermione se recule les joues rouges, appréciant la proximité du corps parfaitement proportionné de son ami.

Les deux amis quittent le laboratoire pour rejoindre la grande salle et suivent un groupe de filles qui la fusillent du regard.

- Ton fan-club ne m’aime pas, dit Hermione d’une voix égale.

- Tu n’as pas peur.

- J’ai mis à terre des mangemorts plus coriace que ça, murmure Hermione pour ne pas être entendue.

- Dit moi que tu as fait manger la poussière à Malfoy.

- Non, il s’est planqué derrière sa femme et son fils.

Sirius rigole faisant se retourner les filles devant eux. Certaines soupirent, d’autres en veulent à Hermione.

- Un problème, demande Hermione. Non parce que s’il y en a un, je suis sûr que nous pouvons le régler rapidement, dit-elle en sortant sa baguette d’un tour de main.

D’un bloc, elles détournent le regard et marchent plus vite.

- Tu sais que tu peux être flippante ?

- Est ce un compliment ?

- Oh oui.


 

A suivre…

Alors ?

hp-drago

Chapitre 13 : Deuxième nouvelle rencontre

D’un bloc, elles détournent le regard et marchent plus vite.

- Tu sais que tu peux être flippante ?

- Est ce un compliment ?

- Oh oui.


 

- Aller, Hermione, tu peux le faire.

Elle souffle, se tourne vers le Serpentard mais n’avance pas.

Un peu plus loin dans la bibliothèque, Rabastan observe la Gryffondor, se demandant ce qu’elle trafique. Il pensait qu’elle et Black étaient plus ou moins proche. Il était loin de se douter qu’elle pouvait s’intéresser à Severus Rogue. Bien qu’il ne pensait pas que Rogue soit son type d’homme. Quoi qu’il en soit, se sont ses prétendants qui vont être déçu. Bien qu’elle ne semble pas le remarquer. Elle est cordiale avec tous les élèves, sauf Peter, mais lui, c’est un crétin.

- Cette fille est folle, ricane Peter.

Grace à son éducation, Rabastan ne sursaute pas au son de la voix de son camarade de maison qui l’a rejoint. Ce type est une vrai fouine, même si Rabastan trouve qu’il ressemble plus à un rat...

- Tu t’es perdu Peter ? Il est rare de te voir dans cette partie du château, demande Rabastan d’un ton neutre.

- Elle et Rogue, ils sont aussi moches l’un que l’autre, mais la sang-de-bourbe va se faire jeter, ricane-t-il.

Rabastan se demande quand est-ce que Peter s’est vu dans un miroir pour la dernière fois ; Il n’est pas laid, mais il n’est pas beau non plus. Mais Severus a pour lui d’être brillant.

- Saviez-vous que Granger prépare une potion de son invention, Slughorn s’en est vanté à sa soirée, explique Regulus qui les a entendu et ce n’est pas difficile vu que les deux autres se trouvent non loin de sa table de travail.

Même si Regulus est une année en dessous d’eux, il lui arrive occasionnellement de parler avec les septième années.

Décidément, ces Serpentards ont les oreilles qui traient. Certains dirait qu’ils veulent les potins, d’autres dirait le proverbe « la connaissance, c’est le pouvoir ».

- Peut-être qu’elle veut juste demander de l’aide à Rogue, rajoute le sixième année.

Hermione inconsciente de la discussion qui se déroule plus loin s’avance machinalement vers le Serpentard acariâtre.

- Quoi ? Toi aussi tu es là pour te moquer de mes cheveux ou de mon nez ? Crache Severus.

Hermione secoue la tête et se rend compte de l’endroit ou elle se trouve. Rapidement elle reprend ses esprits.

- Tu as vu mes cheveux ? Ça serait mal venu de ma part tu ne crois pas ? Quant a ton nez…

Elle en profite pour s’asseoir en face de lui.

Hermione a envie de dire qu’ elle sait que les maraudeurs l’ ont poussé dans les escaliers et que son nez n’ a pas été réparable. Cela plus les coups de son père. Et connaissant sa susceptibilité, elle garde ses pensées pour elle, ce qui est normal. Personne ne veut que sa vie privée soit étalée au grand jour et elle est sûr que ça mettrait fin à la conversation avant qu’elle n’est commencé.

Et Severus se poserait trop de questions sur ses connaissances et le futur maître des Potions trouverait qui elle est vraiment. Jamais elle ne doutera des compétences de cet homme qui a quand même réussi l’exploit de tromper deux hommes brillants, la mettant hors catégorie dès le départ.

- Tu sais ce qu’on dit sur les hommes avec des nez imposants ? Dit-elle au culot. Elle sera gênée plus tard.

Il faut toute sa maîtrise à Severus pour ne pas rougir devant le sous entendu de la Gryffondor. Lui aussi a été élevé du côté moldu et comprend donc.

Les trois Serpentards un peu plus loin, sont perdus. Peter et Rabastan se disent qu’elle veut un rendez-vous, tandis que Regulus est septique.

- Je comprends pourquoi Rabastan te trouve intéressante, répond Severus pour ne pas perdre la face.

Rabastan de son côté est gêné que Severus lui dise de telle chose. Oui, la Gryffondor est une curiosité, il ne faudrait pas qu’elle interprète mal ses mots.

Mais Hermione n’est pas dupe et a vu les légères rougeurs sur ses joues.

- Bien, maintenant que l’on sait que je ne suis pas insipide pour les Serpentards, peux-tu me donner ton avis sur une potion ?

Regulus esquisse un sourire, fier d’avoir trouvé la vraie raison, bien, qu’au final ça ne lui apporte pas grand-chose, même si une pensée fugace pour son frère traverse son esprit. Les deux Black ne se parlent plus mais le cadet connaît son frère et sait qu’il est attachée à la nouvelle. Il n’a pas changé de comportement passant de tombeur- sans être un coureur invétéré, éducation sang-pur obliger- à passer son temps avec la même fille.

Hermione essaye elle aussi de ne pas rougir en pensant qu’elle vole l’idée du futur maître des Potions.

- Tu ne sembles pas avoir besoin d’aide, dit Severus méfiant. Le professeur Slughorn t’a invité à son club et ce n’est pas ouvert à tous.

- Il y a aucune chance que j’aille à ces soirées, grimace t’elle. Un frisson lui traverse tout le corps, se souvenant de Cormac. Plus jamais, murmure-t-elle pour elle seule.

Bien sûr, le meilleur élève en Potions surveillent ses rivales. Hermione retient le presque compliment.

- Oh, c’est pour une potion que j’ai… inventé.

Heureusement que son hésitation passe pour de la timidité, ses joues rouges aidant.

- Tu… Tu travailles sur une potion de ton invention, s’étonne-t-il.

- Quoi ? Tu ne vas pas me dire que tu n’as jamais travaillé à tes propres potions ? Après tout, tu es le favori du prof, non ? Et cela ne doit pas être pour rien. A moins que je me sois trompée ?

Severus reste silencieux quelques secondes. Cette fille est rusée, mais il l’est encore plus.

- En quoi tu as besoin de mon aide ? Pourquoi tu ne demandes pas à Slughorn ?

La jeune femme hausse un sourcil, mais devant le silence de Severus, elle doit vitre trouver un argument.

- J’ai vu ton livre de potion, improvise Hermione se souvenant de son livre en sixième année et espère que celui de septième année est pareil et tu fais toujours des potions d’une perfection qui je l’avoue, m’énerve, dit elle en souriant.

Severus reste septique mais commence tout de même à être convaincu que la Gryffondor souhaite réellement son aide.

- Quoi ? C’est vrai, dit elle plus vivement, tu fais ça comme si c’était facile, comme si tu préparais une potion de première année.

- Tes potions sont de très bonnes qualités, dit-il à contre cœur.

- Merci, répond-t-elle sincèrement sachant qu’il ne lâche pas de compliment si facilement. Mais je travaille dur et relit plusieurs fois les instructions… Bon tu m’aides ou pas ? Sinon je fais finir par croire que tu ne seras pas en mesure de m’aider…

Severus sait qu’il est piégé avec le discours et achevé avec sa dernière phrase.

Hermione, en entrant dans la salle alloué par Slughorn, a préparé ses ingrédients ainsi que ceux qu’elle est allée chercher dans le parc, mais en listant sa préparation, elle a eu un doute sur deux ingrédients et après son test loupé, elle demande conseille à celui qui dans le futur devait l’inventer.

Alors, elle lui demande ce qui serait mieux pour incorporer deux de ses ingrédients.

Severus lui donne son avis tout en se demandant ce qu’elle prépare. Peut-être qu’il pourra aller y faire un tour...


 

- Tiens, bougonne Sirius.

James hausse un sourcil et range sa cape d’invisibilité dans sa malle. Sirius se laisse tomber sur son lit, la tête dans l’oreiller.

- Qu’est ce que ta future femme a fait, ricane Remus, lui aussi allongé sur lit, se reposant de la pleine lune passée.

Sirius grogne sans relever la tête. Heureusement, sinon ses amis pourraient le charrier sur ses joues rouges. Pourquoi Remus dit de telle chose ? Il ne doit surtout pas relever, sinon, ils vont insistés.

- Rien, bougonne-t-il.

James et Remus se regardent avant de sauter sur le lit de leur ami.

- OK, Patmol, parle.

- Elle a parlé avec Servillus.

Les deux maraudeurs grimacent.

- Pourquoi ? Ce type est…

- Il peut l’aider.

- Lui ? Et nous ?

- Lunard, tu fais fondre un chaudron rien qu’en le regardant et toi Cornedrue, même en y mettant toute ta bonne volonté pour impressionner Lily, tu fais des potions médiocres.

- Et maintenant ?

- Maintenant, quoi ?

- Tu as fini de nous prendre pour des idiots ? Demande Remus.

Sirius esquisse un sourire, appréciant vraiment d’avoir des amis qui le connaissent par cœur.

- Tu ne m’as pas demandé la cape au hasard, tu savais qu’elle devait le voir, sinon de colère, tu aurais mis le feu à ton lit, comme en cinquième année.

- J’ai surpris une conversation des Serpentards, même si on aurait dit une bande de Pouffsoufles…

Les trois amis rigolent, bien qu’ils n’aient rien contre cette maison, les Serpentards le prendraient très mal. Sirius leur détaille la conversation, les faisant encore plus rire. Mais quelque chose a perturbé Sirius au sujet de son frère, il ne sait pas quoi. Puis quelle idée stupide, Hermione et Servillus ? Ils sont fous ses Serpentards !


 

Comme promis, à la sortie de Pré-au-lard, Sirius emmène Hermione sur le chemin de traverse en passant par la cheminette de Madame Rosemerta. Heureusement que la jeune propriétaire se laisse encore soudoyer, parce que dans le futur, ce n’est plus le cas.

- Au lieu d’un chat, tu ne veux pas lui trouver un crapaud vilain, ou…

- Non, dit Hermione regardant les animaux.

Au fond d’elle, Hermione espère trouver un chat ressemblant à Miss teigne mais en voyant tous ces chats réclamant des câlins, Hermione repense à Pattenrond qui a succombé quelques semaines avant la guerre. Son cœur se serre.

En tout cas, elle va surveiller de près la boutique ou elle avait trouvé son chat et l’acheter dès qu’elle le verra, comme ça, il ne passera pas plusieurs années dans la boutique.

- Tu sais que tu peux avoir un animal, dit doucement Sirius, se souvenant qu’ Hermione avait un chat et qu’il n’aimait pas le Rat.

Sirius se promet que si jamais il le voit quelque part, il le prendra pour Hermione…

- Oui, mais je vais attendre un peu. Je ne pourrais pas l’apprécier pleinement.

Sirius a une soudaine envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter. Afin de ne pas faire de faux pas, il met les mains dans ses poches. Leurs rapprochements sont beaucoup trop fréquents.

Hermione caresse tous les chats sauf un - qui est dans son coin et regarde les autres de travers - essaye de la mordre. Le vendeur qui n’est pas loin, repère le moment où la jeune femme a fait son choix et s’avance.

- Celle-là.

- Êtes-vous sûr Miss, elle n’est pas très aimable avec ses congénères et ne supporte que peu de personnes.

- Elle est parfaite.

Hermione est heureuse d’avoir trouvé Miss teigne, elle ne l’avait pas reconnue, elle est si petite et mignonne.

- A-t-elle un nom ?

Le vendeur est quelques peu gêné.

- Je l’avais appelé Miss Teigne, parce qu’elle n’est pas sympa.

- On va garder Miss teigne, qu’en penses-tu Sirius ?

- Tu es diabolique, mais je ne comprends pas pourquoi tu fais ça, dit-il à la fois perdu et amusé.

Après avoir vu la méchanceté des gens, Hermione aime apporter un peu de bonheur aux autres et quoi de mieux qu’un petit cadeau.

Hermione adore voir le jeune Sirius si vivant et passer de bon moment avec lui. Elle oublie sa culpabilité et la mort de ses amis, même si le soir, il lui arrive de les pleurer.

Le vendeur attrape la petite chatte, l’enroule dans une couverture et la donne rapidement à la jeune femme avant de se faire mordre sous le regard moqueur de Sirius. Hermione lui gratte le dessus de la tête. Miss Teigne n’aime pas, mais se laisse faire, comprenant qu’elle quitte cet endroit avec trop d’animaux à son goût.

- Tu sais que cette sale bête va devenir la pire crainte des élèves et cela sur plusieurs générations ? Dit Sirius alors qu’ils marchent dans la rue, profitant du peu de monde.

- Je sais, sourit Hermione, de plus en plus fière d’elle.

Sirius est lui aussi amusé mais perd son sourire en voyant deux hommes, Orion Black, son père et Arcturus son grand-père. Certes, il s’est bien entendu avec son grand-père mais cela fait des années qu’il ne lui a pas parlé. Sirius ne sait pas si dans ce monde, il est toujours l’héritier ou s’il a été déshérité, bien que cela n’est pas vraiment d’importance pour lui, vu qu’il ne veu rien avoir à faire avec sa famille de fous. Par contre, ces deux choses là sont bien différentes dans le monde sorcier surtout si ce n’est pas le chef de famille qui le décide. Si c’est lui, effectivement, il se retrouve sans le sou et perd sa place dans la hiérarchie familiale. Sauf que dans le cas de Sirius, c’est sa mère qui l’a déshérité, donc son grand-père peut réfuter cet ordre. Bien que Sirius ne le souhaite pas. Les Potter sont maintenant sa famille et il est heureux ainsi.

- Sirius, ça va, tu es tout blanc, s’inquiète Hermione.

Ne répondant pas, Hermione suit le regard de son ami et voit deux hommes, habillés très chic. La jeune femme trouve que Sirius ressemble plus à l’homme âgé.

- Viens partons, dit Sirius reprenant ses esprits.

OoO

A suivre…

Je sais, je sais, j'ai coupé au bon moment... :p

hp-drago

Chapitre 14 : Lord Black

- Sirius, ça va, tu es tout blanc, s’inquiète Hermione.

Ne répondant pas, Hermione suit le regard de son ami et voit deux hommes, habillés très chic. La jeune femme trouve que Sirius ressemble plus à l’homme âgé.

- Viens partons, dit Sirius reprenant ses esprits.

Trop tard, Sirius est appelé par son père. En prenant son temps, il rejoint ses aînés en se tenant droit et le menton relevé, en signe de défi. Depuis son départ de la maison familiale, il n’a eu aucun contact avec les Black que ce soit dans sa première vie et apparemment dans celle là aussi, sans parler de sa folle de cousine qui l’a fait passer à travers le voile, mais elle ne fait pas partie de la branche principale.

Hermione se rend compte que quelque chose d’important ou dangereux est sur le point de se passer. Elle vérifie que sa baguette est bien en place et prête à en faire usage. Elle veut éviter les combats mais si cela arrive, elle se battra.

- Père, Grand père, dit-il en gis de salut. Sirius aurait voulu appeler son père : Orion, mais l’adulte en lui ne fonce plus tête baissée dans les ennuis. Ou il choisit ses ennuies… Et pour être honnête, c’est plus avec sa mère qu’il a des problèmes, bien que son père ne soit pas un tendre non plus.

Sirius prend grand soin de ne pas présenter Hermione. Il pense fortement qu’Orion à la marque des ténèbres et si ce n’est pas le cas, il approuve ouvertement les idées de Voldemort et son grand-père et bien, il n’en est pas sûr -Arcturus a toujours été un homme mystérieux - ; mais le jeune homme ne préfère prendre aucun risque. Il n’a pas oublié que son père a cautionné sa quasi mise à mort par sa folle de mère.

- Soit plus respectueux, crache son père.

- Il suffit, ordonne Arcturus, montrant qu’il est le chef de famille. Sirius, tu sembles être en forme.

Sirius acquiesce, ne sachant comment se comporter avec son grand-père. Il a été fait héritier à huit ans, mais depuis il est allé à Gryffondor, a défié l’autorité de sa mère et même avant cela, il n’a guère vu son grand-père qu’il appréciait malgré tout, et cela malgré les quelques heures qu’il a passé en sa compagnie pour en savoir plus sur la famille Black. D’ailleurs, d’après les rumeurs, il serait devenu fou et vivrait reclus dans une demeure à l’étranger. Dans le futur, il sait que son grand-père meurt quelques années après son emprisonnement.

Hermione les observe, encore plus attentive que d’habitude lorsqu’elle découvre des nouvelles personnes du passé. A Square, Hermione avait vu le portrait de la mère de Sirius mais pas son père et encore moins l’ancien Lord Black, ce qui lui semble bizarre. Hermione s’est un peu documentée sur les traditions des Nobles et Anciennes Maisons. De ce qu’elle avait lu, les portraits des anciens Lord étaient accrochés dans les maisons, une tradition et un honneur, selon certains livres.

Voyant qu’il ne répond pas et que le chef de famille hausse un sourcil, montrant clairement qu’il souhaite une réponse, Hermione lui met un discret coup de coude même si elle doit se faire remarquer par ce qui est -selon sa déduction- Lord Black.

- Vous aussi grand-père, dit Sirius machinalement.

Arcturus semble satisfait, le coin de sa lèvre se lève en imperceptible en début de sourire.

- Et vous êtes ? Demande Lord Black, se tournant vers la brune. Arcturus a bien vu ce qu’a fait la jeune femme et même si son petit fils ne l’a pas présenté, il est difficile de ne pas la voir.

- Hermione Granger, née-moldue, enchantée Lord Black, dit elle en lui tendant sa main libre, clairement consciente de sa provocation, mais elle saura qui se trouve en face d’elle. Et ce n’est pas un homme en pleine rue qui lui fait peur, qu’il soit Lord ou pas. Elle a survécu au manoir Malfoy et a une guerre.

L’autre main d’ Hermione tient fermement Miss teigne qui reste sage. Sirius et Hermione sont étonnés lorsque Arcturus prend la main de la jeune femme et l’embrasse au lieu de la serrer et cela sans hésitation. Sirius pensait que son grand-père ne la toucherait pas en connaissant son statut. Décidément, ce monde lui réserve quelques bonnes surprises.

Arcturus, après avoir été surpris de trouver son petit fils sur le chemin de traverse, n’en est finalement pas étonné. Même s’il est dans la maison des lions, il reste très rusé. Il a vu, dès son plus jeune âge, qu’il ferait un bon héritier et le pense toujours et il ne voulait pas que sa belle fille soit un jour au pouvoir de la maison Black, et même si Orion est son fils, c’est sa femme qui tient un peu trop la baguette. Regulus est un bon enfant mais n’a pas les tripes de Sirius pour gérer une noble et ancienne famille. Et même s’il est satisfait du mariage de son fils – après tout, elle lui a donné deux petits enfants respectable-, il est hors de question que Walburga Black devienne Lady. Et cette femme avec un tel pouvoir entre les mains feraient des choses regrettables.

Arcturus a toujours apprécié l’intelligence chez une femme – son épouse Mélania lui a soufflé de très bonnes idées qu’il a adoré mettre en pratique que se soit en politique ou en famille- et la jeune femme qui accompagne Sirius, brille par son intelligence et il ne s’est pas trompé lorsqu’elle l’a appelé par son titre officiel.

- C’est un plaisir Miss Granger, dit-il imperturbable et bien conscient du trouble qu’il déclenche chez les jeunes gens.

- Gryffondor je suppose, grimace Orion.

- Et fière de l’être, pourquoi ? Sourit innocemment Hermione, ayant piqué ces traits angéliques à Remus.

Bien qu’aucun des deux ne le montre, grand-père et petit-fils sont amusés par la témérité d’ Hermione. Arcturus trouve cela rafraîchissant de voir les jeunes avoir encore des tripes et de défendre ceux en quoi il croit.

Lord Black n’a pas de problème à proprement parlé avec les nés- moldus, ce qui le dérange, c’est qu’ils ne connaissent pas entièrement les coutumes sorcières, ni le fonctionnement de leur monde. Ils arrivent et veulent tout changer et cela, Arcturus n’apprécie pas. Il n’a rien contre le changement, mais en gardant leur identité.

Par contre Orion aimerait bien remettre cette sang-de-bourbe à sa place. Il a hâte que le Lord, qu’importe que se soit son père, décède pour prendre sa place, vu que Sirius est hors-course, et montrer à tous ces êtres inférieurs qui sont les vrais sorciers. Et surtout il remettra son fils aîné dans le droit chemin, afin de ne plus être la risée de l’aristocratie, foi d’Orion Black.

- Votre chat est des plus laids, répond Orion.

- N’est ce pas, mais, malgré ma courte vie, j’ai appris que les gens les plus beau n’était pas forcement les plus fréquentables… dit-elle en le fixant droit dans les yeux.

Sirius est heureux qu’Hermione soit à ses côtés. Malgré le temps qui est passé, c’est toujours douloureux de savoir que l’on est une déception pour sa famille, même si avec le temps on apprend à relativiser et à vivre avec. Sirius sait qu’avec Hermione, il ira mieux rapidement.

Hermione repense tout de suite à Jedusor lorsqu’il était jeune. Il est vrai qu’il était d’une rare beauté et d’un charisme impressionnant. Elle avoue même qu’en voyant les souvenirs d’ Harry, elle aurait sûrement été comme les autres étudiantes, sous son charme, bien qu’elle serait restée discrète. Et pourtant, Tom était pourri à l’intérieur. Il y a aussi Lucius Malfoy et bien sûr Orion Black qui reste bel homme.

Ce que la jeune femme ne sait pas, c’est qu’Arcturus à fait un petit détour par la tête de l’amie de son petit fils. Cette affaire va être intéressante à suivre.

Voyant que son fils va pour se quereller avec une enfant, il prend les droits sur la conversation.

- Même si cette rencontre a été fort agréable, je pense qu’il est temps pour vous de retourner à Poudlard.

- Lord Black, dit Hermione en gis d’au revoir.

Encore une fois, Hermione met un coup de coude à Sirius qui semble décontenancé. Il ne pensait pas que la conversation se passerait sans problème.

- Père, Grand-père. Merci, je crois, dit il perdu, ne sachant comment réagir, ce qui fait sourire intérieurement Arcturus. Il a toujours aimé perturber les autres, cela qui a souvent servi au mangemagot.

Hermione prend le bras de son ami et les dirige en silence vers le chaudron baveur. La jeune femme le laisse dans ses pensées, ayant bien compris que cette rencontre l’avait bouleversé.

Une fois arrivée à Pré-au lard, ils rentrent directement au château et comme l’a dit Arcturus, il est tard. Apparemment ils font partis des derniers élèves à rentrer.

- Tu devrais rejoindre James et Remus, dit Hermione d’une voix douce.

- Mais…

Sirius regarde la boule de poil endormis dans les bras d’ Hermione. Il voudrait bien voir la tête du nouveau concierge quand Hermione va lui donner Miss Teigne, mais il se sent vidé. Cette rencontre l’a plus bouleversé qu’il voudrait l’avouer.

- Je vais gérer. Va, dit-elle d’une voix douce.

Voyant qu’il va pour répliquer, Hermione le coupe.

- Ne m’oblige pas à me mettre en colère.

- Oui charmante demoiselle.

Sirius s’en va en traînant les pieds mais il fait demi-tour pour embrasser Hermione sur la joue en lui murmurant un merci.

C’est les joues encore rouges qu’elle se dirige vers Rusard qui espère qu’il y aura des retardataires pour les punir.

- Mr Rusard, l’appelle Hermione, encore une fois avec son innocent sourire sur les lèvres.

- Miss Granger, grogne-t-il.

Argus louche sur la couverture qui bouge dans ses bras. Il se méfie des élèves qui aiment lui faire des tours, même si la nouvelle ne lui en a jamais fait.

Miss teigne émerge et sort sa tête en baillant. Rusard malgré lui regarde cette petite chose et la trouve attendrissante.

- Elle vous plaît, demande doucement Hermione. Parce qu’elle est pour vous, rajoute-t-elle en lui tendant le petit paquet.

Rusard met quelques secondes avant de machinalement tendre les bras. Miss teigne miaule de ce qui semble être de contentement en voyant Argus. Le concierge lui gratte la tête, faisant encore une fois plaisir à l’animal. Ils ont déjà l’air de s’entendre.

Hermione est heureuse, même si, comme l’a dit Sirius, la chatte va être le cauchemar de pleins d’élèves. Tant pis, ils n’auront qu’à respecter le règlement.

- Quoi ? Mais pourquoi ? Si c’est une farce, elle n’est pas drôle jeune fille.

Hermione s’est attendu à une réaction comme ça et s’apprête à argumenter lorsque le directeur intervient.

- Oh mais qu’avons-nous là, c’est un bien joli animal, dit-il en tendant la main.

La Gryffondor n’a pas le temps de le prévenir que Miss teigne lui met un coup de patte, lui défendant clairement de la toucher. Albus sourit, pensant que ces deux là vont bien s’entendre.

- Je crois que ce chat vous a adopté, Argus, dit aimablement le directeur.

Argus regarde quand même Hermione bizarrement, croyant toujours à une farce de mauvais goût.

- Je ne crois pas que Miss Granger pense à mal en vous offrant ce chat, devine le directeur.

- Miss Teigne. Non, je voulais vous offrir un peu de compagnie, je suis sûr qu’elle saura vous épauler lors de vos rondes.

- Miss teigne, quel nom charmant, sourit Albus.

- Il ne vient pas de moi, rajoute Hermione pour éviter tout problème, le vendeur l’a nommé ainsi parce qu’elle ne se laisse pas approcher facilement. C’est pour cela que je l’ai choisi, ainsi les élèves ne seront pas tentés de lui faire des câlins et la soudoyer.

Hermione est fière de son improvisation de dernière minute et après réflexion, c’est des bons arguments. Vaguement, elle se demande comment le concierge l’a eu. Elle l’imagine mal aller faire des emplettes sur le chemin de traverse. A moins qu’elle était un cadeau et bizarrement, elle imagine bien Albus faire ce genre de présent.

A leur côté, Albus sourit tranquillement. Comme tous les nouveaux élèves, le directeur garde un œil sur eux et il doit dire que l’intelligence de Miss Granger est au-delà de ce que Madame Maxime lui avait dit. Bien qu’elle soit assez discrète.

Bien sûr, elle est brillante en cours et les professeurs ne tarissent pas des loges sur elle, mais elle n’étale pas son savoir et parfois, elle fait ou dit des choses, comme si elle savait. Albus aurait pu imaginer qu’elle faisait parti du camps de Tom, mais quelque chose lui interdit ce genre de pensées. Elle est gentille avec Argus, essaye de désamorcer des situations comme les querelles entre les maraudeurs et Mr Rogue – c’est d’ailleurs dans ses moments qu’il s’est rendu compte qu’elle devait savoir – elle n’est pas la plus appréciée mais elle discute sans problème avec les élèves de toutes les maisons. Bien que Mr Pettigrew soit une exception. La question qui revient, c’est comment sait-elle ? Aurait-elle le troisième œil ?

- Voyons Argus, Miss Granger a raison, elle est parfaite et un cadeau ne se refuse pas.

Rusard grimace mais marmonne quand même un merci. Si le directeur s’y met, il est coincé et il aime bien cette petite boule de poil.

- Mais de rien, dit-elle souriante. Oh et voici quelques affaires pour elle, le temps de vous organiser.

Hermione sort de sa poche les achats, leur rend leur taille normale et les donne au concierge.

Se doutant qu’elle n’aurait pas droit à un autre merci, elle arrive à faire une légère caresse à Miss Teigne sans se faire mordre, ni griffer, avant de s’excuser et de rejoindre la grande salle pour dîner. Et vu le regard du directeur, elle préfère ne pas être seule avec lui. Cet homme est trop brillant pour son propre bien. Et elle pourrait lui donner des informations qu’il n’a pas besoin de savoir. Le résultat pourrait être catastrophique. Albus est un leader, il aime tout contrôler, mais Hermione a vu le résultat et cette fois, elle a les cartes en mains, ce qui, même si c’est risqué, de diriger les choses et compte qu’il y ait le moins de perte possible.

Une fois entrée dans la grande salle, elle repère vite ses amis. Sirius semble aller un peu mieux mais son sourire n’atteint pas ses yeux. Avant de s’asseoir, elle presse son épaule pour le réconforter, s’attirant quelques regards noirs de ses prétendantes. Hermione ne s’en rend pas compte, plus pré-occupé par son ami.

Les autres élèves commencent à s’habituer au nouveau comportement du maraudeur. Au début, ils ont été très étonnés qu’ils passent si rapidement du temps ensemble, Sirius ne tergiverse pas lorsqu’il veut sortir avec une fille, certains se sont dit que Sirius allait vite se lasser de la nouvelle qui ne connaît pas son passé avec les demoiselles. Mais, quoi qu’ils se passent entre eux, les choses semblent durer. Les professeurs sont rassurés de voir que l’aîné des Black se calme avec les filles, et quelques filles sont déçus, quant aux garçons, la plus part s’en moque et certains sont même content que le Gryffondor soir hors-course, leur laissant une chance.

- Ah douce Hermione, tu tombes bien. Sirius n’a rien voulu nous dire de ce que vous avez fait cet après-midi, demande Remus avec son air innocent.

Au début, Hermione s’était faite avoir mais plus maintenant. Elle ne faisait pas encore parfaitement la différence entre son monde et le nouveau, ni entre le jeune et le vieux Remus. Pour elle Remus n’est pas espiègle, il est le plus sérieux et surtout, il n’est pas manipulateur. Sirius l’a rassuré en disant que le loup-garou de ce monde était différent de l’autre. Lui aussi a faillit se faire avoir.

- Oublie ça Moony, Elle maîtrise aussi bien que toi cet air, ricane Sirius.

James rigole devant l’air outré de Remus.

- Hermione a des arguments que tu n’as pas, rigole James, ses yeux baissant légèrement sur ses formes féminines.

Sirius qui a vu ça, lui envoie un morceau de patate dans la tête que le poursuiveur esquive avec facilité. Hermione essaye de ne pas penser que le père de son meilleur ami vient de regarder sa poitrine.

- Je parlais de ses yeux, Mr Jaloux, se moque James.

Sirius le fixe, un sourcil plus haut que l’autre, lui montrant clairement qu’il ne le croit pas. Par contre, pour la la jalousie, peut-être bien et ce n’est pas de sa faute s’il n’aime pas que quelqu’un regarde certaines parties du corps d’ Hermione. Et le respect dans tout ça ?

Il faut dire pour sa défense, parce que lui aussi a eu les yeux qui ont dérivé, qu’ Hermione a de très belles formes bien qu’il s’efforce de ne pas les regarder plus longtemps que la convenance le permet, - heureusement que l’adulte en lui a plus de contrôle- même si ses hormones d’adolescent affolent une partie de son anatomie.

Sirius a été mortifié la première fois que ça lui est arrivé. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pensé avec son service trois pièces, conséquence d’Askaban, mais son nouveau corps est en pleine forme et lui rappelle qu’ Hermione est une jeune femme à son goût.

- Orion s’est senti perdu quelques secondes lorsqu’elle lui a fait son air spécial Moony.

James arrête brusquement de rire ; lui et Remus regardent Sirius, choqués.

- Imagines-tu quoi que se soit entre Orion et Hermione, sans t’offenser Hermione, dit Sirius sérieusement

- Y’a pas de mal, dit Hermione qui mange tranquillement, tandis que les deux autres répriment un frisson de dégoût à cette idée des plus saugrenue.

-J’ai mis des années avant de parfaire cette technique, soupire Remus avant de piquer dans un morceau de viande saignant.

Tous mangent en silence avant de James se souvienne d’un élément important.

- Tu as vu Orion ?!

L’héritier Black ne parle pas aussi légèrement de son père si peu de temps après une rencontre, d’où l’étonnement de l’un de ses meilleurs amis.

- Oui, sourit Sirius qui a compté le temps qu’il mettrait à poser la question. Avec Grand-père.

- Oh… Et ça va ? murmure son meilleur ami, inquiet, sachant les blessures non cicatrisés de son ami.

- Je vais m’en remettre, et la rencontre ne s’est pas si mal passé que ça, le rassure Sirius en montrant Hermione du menton.

- Tu t’es servi d’Hermione comme bouclier ? Demande Remus, septique. Ce n’est pas dans le comportement de son ami. Même lorsqu’il sortait avec une fille, il s’est toujours comporté en gentleman.

- Nous nous sommes entraidés, explique Hermione. Et je dois dire que je n’aime pas Orion ; quant à ton grand-père, il a été agréable, dit elle en haussant les épaules.

Hermione ne sait quoi penser de Lord Black. Les seules choses qu’elle savait sur lui, c’est le peu d’Harry lui avait dit et il le tenait de Sirius qui restait discret sur son passé.

- Il t’aime bien… Je crois… dit Sirius.

- Hermione…


 

A suivre…

Alors, ce chapitre ?

Que pensez vous de cette rencontre ?

A bientôt

hp-drago

Chapitre 15 : Deux Serpentards piégés

On m’avait demandé un peu plus de Severus, le voici !

OoO

Hermione ne sait quoi penser de Lord Black. Les seules choses qu’elle savait sur lui, c’est le peu d’Harry lui avait dit et il le tenait de Sirius qui restait discret sur son passé.

- Il t’aime bien… Je crois… dit Sirius.

- Hermione…

- Oui Remus, sourit Hermione en lui faisant son sourire angélique.

- Ok, redoutable, marmonne-t-il pour lui même. Vas-tu me dire ce que tu prépares ? S’il te plaît…

- Non.

- Mais tu as dit que c’était pour moi. Est ce que cela à voir avec la potion que tu prépares ?

- Oh, ça va les chevilles, Hermione invente une potion qu’elle travaillait à Beaubatons, donc je doute que ça soit pour toi, dit James, ne se rendant pas contre à quel point il lui a sauvé la mise.

- Tu ne sauras rien, dit-elle amusée.

Remus essaye de l’attendrir, en vain. Hermione n’a jamais été une personne que l’on manipule avec facilité, au contraire lorsqu’elle veut quelque chose elle l’obtient et elle sait garder un secret. Puis au fond elle, elle appréhende un peu la réaction de son ami et les questions qu’il va se poser.

- Si tu continues, je te prive de chocolat.

Le loup-garou la regarde, choqué.

- Tu n’oserais pas ?!

- Tu sais ce que tu dois faire pour ne pas en être privé, dit-elle d’une voix ferme, comme si elle parlait à un enfant.

- Oh Hermione, pitié ne le prive pas de chocolat.

-Merci de prendre ma défense Sirius, soupire de soulagement Remus, se disant que s’il est avec lui, Hermione pourra plus facilement céder.

- Parce qu’il est infernal sinon. Je suis sûr qu’il serait pire que le fils de James avec… Lily.

- Et ! s’offusque les deux concernés.

Lily n’est pas assise long du groupe, c’est pour cette raison qu’elle les a entendu, sans les espionner. Après tout, elle se moque de James et de ses amis… Elle les trouve insupportables et immatures. Bien, que pour être honnête, depuis l’arrivée d’ Hermione, ils sont moins énervants et font perdre beaucoup moins de point à la maison. Peut être que cette année ils pourront gagner la coupe et pas grâce au Quiddich...

Hermione sourit imaginant un petit Harry, courant partout, les cheveux en bataille et surtout gâté par ses parents, faisant tourner en rond ses tontons.

James devient pensif, imaginant avoir un enfant avec sa rousse explosive même si en ce moment c’est délicat entre eux. Il y a quelque chose en lui, qui dit que Lily est la femme de sa vie.

OoO

- C’est vrai ce qui se dit ?

- Il va falloir être un peu plus précise, Mary.

Hermione baisse son livre et fixe sa camarade chambre. Après avoir fouillé dans ses souvenirs, Elle s’est souvenue que Mary avait fait partie du premier Ordre du Phénix. Par contre, elle n’est pas sûr de son destin et n’a pas souvenir de l’avoir déjà croiser.

- Que toi et Sirius êtes allés en rendez-vous au chemin de traverse, qu’il t’a offert un cadeau ? Magnifique, à ce que l’on dit.

Hermione la regarde les yeux grands ouverts. Elle sait que des histoires circulent mais, savoir qu’elle en fait partie et qu’on lui en parle en face à face, est choquant, surtout pour elle qui s’en moque royalement.

- Ah oui quand même, Radio Potion Poudlard fonctionne bien à ce que je vois.

- Tu vois Mary, tu l’as vexé. Et ça ne te regarde pas, dit Lily lisant la gazette de ce matin.

La rousse est habituée aux frivolités de son amie, mais là, elle est d’accord avec Hermione. Les potins ne sont pas ses pré-occupations favorites. C’est dans ses moments que son amie Alice lui manque. Souvent Lily se demande pourquoi elle a été répartie chez les Gryffondors.

- Mais non, elle n’est pas vexée, dit Mary en balayant d’un geste de main les paroles de son amie. Alors, il t’a offert quoi ?

- A quel moment j’ai dit que tu avais raison ?

- Mais…

- Mais quoi ? Demande Hermione, qui d’abord était amusée, l’est beaucoup moins sur l’insistance de sa camarade de chambres. Elle a l’impression d’avoir Lavande et Parvati en face d’elle et Hermione n’oublie la petite crise de jalousie qu’elle avait fait par rapport à Sirius.

- Bien, si tu veux garder ça pour toi…

Hermione se lève de son lit - elle qui voulait passer un peu de temps au calme dans son dortoir, c’est loupé - et se dirige vers la porte pour aller marcher dans les couloirs, qu’importe le temps glaciale, montrant que l’hiver approche.

Elle entend Lily dire à son amie d’être moins intrusive dans la vie des autres. Hermione est d’accord avec elle, cela leur fait un point commun, parce que hormis leur sérieux pour les études, les deux jeunes femme n’ont pas beaucoup de similitudes, ce que la brune trouve dommage parce que si tout ce passe comme elle le souhaite, c’est à dire James marié à Lily, et qu’elle compte rester ami avec le brun, elle va la croiser souvent alors autant qu’elles soient amies ou quelque chose du genre.

Malgré les cours en d’air dans le couloir, Hermione s’assoie sur un banc, vu sur le lac et la pluie verglaçante qui tombe fortement. Un autre élève s’assoie à ses côtés. Elle n’est pas surprise. Ses sorts de détections sont efficaces et il n’y a pas porte à proximité pour s’y cacher. Dommage qu’elle ne connaissent pas de sort pour les animagus, et Rita a quitté Poudlard il y a quelques années… Donc quasiment pas de danger de ce côté là.

- Dans notre monde, James et Lily étaient déjà en couple, explique Sirius. Je me demande si les choses vont quand même se passer de la même manière. Ils sont distants et James a un regard triste que je ne lui connaissais pas.

- Harry viendra au monde, il grandira avec ses deux parents et il sera l’enfant le plus aimé, dit Hermione déterminée en le regardant droit dans les yeux. Compris ?

- Oui Madame.

La culpabilité de Sirius ressort quelques instants. Lui qui s’en est voulu d’avoir douté de la motivation d’ Hermione à sauver l’avenir, il a une nouvelle fois la preuve qu’elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour ses amis.

- Je n’ai jamais vraiment eu d’amie fille, c’est pour cela que Lily et moi ne sommes pas proches. Cela a toujours été plus facile pour moi, de me lier d’amitié avec les garçons qu’avec les filles.

Hermione a une pensée pour Ginny qui est effectivement devenue son amie, mais elle est persuadée que c’est Harry qu’elle voulait approcher, la brune n’a été qu’un plus.

- Si cela avait été le cas, je pourrais faire quelque chose pour ces deux là.

Sirius la prend dans ses bras.

- Euh, Sirius ? Qu’est ce que tu fais ?

-Je te réconforte.

- Ce n’est…

- Chut. Profite.

Après quelques secondes, Hermione se laisse aller à leur étreinte. Finalement, ne pas être amie avec des filles a dû bon.

- Je t’interdis de culpabiliser pour cela. Comme tu l’as dit, c’est écrit, James et Lily auront un magnifique garçon et plus tard, ils auront une petite fille.

Hermione se recule et le fixe éberluée.

- Quoi ?

- Cela était un secret, mais lorsqu’ils ont été trahis, Lily était enceinte, dit Sirius mal à l’aise, se frottant la nuque.

- Par Merlin…

Cela lui donne une autre bonne raison de sauver le futur et peut-être de pousser Peter dans les escaliers ou par dessus la rambarde...

- J’ai appris un truc super aujourd’hui, dit Sirius de nouveau joyeux, parce que c’est dans sa nature et qu’il veut changer les idées noirs de son amie.

- Oh moi aussi, dit-elle conspiratrice.

- Tu savais que je t’avais emmené au chemin de traverse, qu’on avait déjeuner au chaudron baveur et qu’ensuite nous étions montés dans un chambre.

Hermione rougit, extrêmement gênée que ces informations circulent, surtout qu’elles sont fausses. Et elle ne pensait que les jeunes de cette époque avaient ce genre d’idée. Penser au sexe, oui, mais pas aller jusqu’à partager un lit, surtout à leur âge.

Sirius se doutait que cela la mettrait mal à l’aise, mais à ce point ? A moins que… Non, il ne peut pas lui poser la question, ce n’est pas le genre de chose que l’on demande à une amie, surtout lorsqu’on est un homme.

- Et bien selon mes informations, nous serions aussi allés au chemin de traverse et tu m’aurais fait cadeau, sublime selon certaines personnes.

- Mon info est plus détourné que la tienne et plus croustillante.

Hermione lui met un coup de coude et murmure un « idiot » en souriant.

- Mais c’est vrai que j’aurai pu t’offrir un cadeau, surtout que tu nous as sauvé de ma famille.

- Je ne…

- Tsss, tu auras un présent.

- Sirius, garde ton argent.

- Me prendrais-tu pour un homme sans honneur ?

Il se met debout et commence à faire des grands gestes théâtrales.

- Oh tragédie ! Oh désespoir ! Je veux la remercier et…

Sirius se stoppe et regarde le directeur en face de lui clairement amusé. Hermione qui rigolait des bêtises de l’héritier se stoppe elle aussi, mais garde son sourire, sachant que le directeur est homme à sourire souvent.

- Mr le directeur.

- Miss Granger, Mr Black.

Le directeur reprend son chemin comme il est venu.

- Oh fait, très joli sort de détections.

Albus s’en va en fredonnant, heureux que ça ne soit que deux élèves qui veulent passer du temps seuls. Lorsqu’il a été prévenu que des sorts ont été mis en place dans un couloir, il s’y est rendu rapidement, bien conscient des rivalités entre maisons et des conflits qui peuvent éclater entre les élèves. Décidément, cette Miss Granger est surprenante. Ses sorts sont parfaits.

OoO

Severus reste devant la porte, dubitatif, il ne pensait pas que cette salle serait si bien protégé et surtout si sournoisement protégé. Après tout, c’est d’une Gryffondor dont il s’agit. Mais sa curiosité est plus forte. Depuis qu’elle lui a parlé de sa potion, il veut découvrir coûte que coûte ce qu’elle cache.

- As-tu essayé d’ouvrir la porte, demande le nouveau venu.

Severus grogne et tourne la tête vers son condisciple de Serpentard. Celui-ci ne peut retenir un sourire.

- Un seul mot Lestranges et je t’arrache la langue.

Rabastan lève les deux mains en signe de défaite, mais à l’instar de Severus, il se dit que la Gryffondor est brillante.

- Un coup de main ? Demande-t-il une fois toutes ses remarques avalées.

- Pour la porte ou pour mon visage rouge ?

- La porte, bien évidemment.

Rabastan grimace pour cacher un sourire, faisant une nouvelle fois gronder Severus qui se doute que son condisciple a envie de se moquer de lui.

- As-tu demandé poliment à la porte de s’ouvrir ?

Severus s’écarte laissant la place à Rabastan, attendant le spectacle avec intérêt et il n’est pas déçu quand la poignée de porte lui tire la langue en postillonnant.

Avant que Severus n’est pu lui dire de ne pas le faire, Rabastan, vexé, envoie un sort d’explosion à la porte. Non seulement la porte n’a pas la moindre égratignure mais les deux Serpentards se retrouvent plaqué contre le mur opposé et ne peuvent en bouger.

A l’angle du couloir, les Maraudeurs observent à la fois amusé et choqué les deux Serpentards. Ils ont eu la même idée que les verts et argents et pour une fois sont heureux de ne pas être arrivés les premiers.

- Moony, tu veux toujours savoir ce que prépare Hermione ? Murmure James.

- Mmm, Non.

- Et tu as bien raison, murmure une voix féminine dans leur dos.

Les trois amis sursautent et se retournent pour voir Hermione souriante. Elle se penche et regarde Rabastan et Severus dans une position cocasse. La jeune femme a été prévenue que quelqu’un essayait d’entrer dans la salle de potion. Finalement la guerre aura eu du bon en lui apprenant à toujours se méfier et d’assurer ses arrières.

- Cette image va me traumatiser jusqu’à ma mort, dit elle en s’avançant vers les Vert et Argent.

Sirius comprend ces mots, il est vrai que de voir son ancien/futur prof de potion, le visage rouge, accroché à un mur se débattant comme il peut est assez perturbant, sans parler d’un futur mangemort craint par tous ; mais en même temps les maraudeurs trouvent cela extrêmement drôle.

- Messieurs, dit Hermione en s’appuyant contre la porte. Un problème ?

Les deux hommes la fusillent du regard. A ce moment elle entre aperçoit la cruauté en eux et ce qu’ils pourront devenir par la suite. Elle réprime un frisson pour ne pas montrer sa peur à l’ennemi mais sort quand même sa baguette.

Les maraudeurs sont restés pour continuer d’observer le spectacle, s’amusent, sauf Sirius qui a vu le changement de comportement d’ Hermione, se tient près à intervenir.

Severus va pour ouvrir la bouche mais la jeune femme le coupe.

- N’oublions pas ce que vous avez fait pour vous retrouver dans cette situation, dit Hermione d’un ton froid rappelant à tous ce qu’elle a fait en DCFM.

L’instinct de survit de Rabastan lui dit de faire attention car elle a toutes les baguettes en main et qu’il ne faut pas la sous-estimer.

- Aurais-tu l’amabilité de nous faire descendre, s’il te plaît, dit il les dents serrées.

- Pourquoi, demande Hermione réellement curieuse. C’est vrai, parce que si je le fais et que je vous laisse partir, qui me dit que vous n’allez pas essayer de recommencer ?

Hermione se doutait que Severus essayerait de rentrer dans la pièce, mais Rabastan ? Elle ne pensait avoir autant d’intérêt à ses yeux à moins que ça soit autre chose. Oui ça ne peut être que ça. SI les choses partent dans la première direction de ses pensées, cela remettrait en question énormément de chose et Hermione n’est pas prête d’y faire face. Qu’ils ne soient pas les monstres de son futur est une chose mais qu’il en soit l’opposé n’est pour le moment pas une possibilité et Hermione ne pense pas que l’on peut être aussi différent.

- Je vais peut être vous laisser là jusqu’à ce que quelqu’un vous trouve ? Ou alors je peux aller prévenir Slughorn, ou Rusard… Oh, encore mieux, le directeur ? J’hésite… Une idée ?

Les Serpentards se regardent, se disant qu’encore une fois, ils sont piégés. Décidément, cette fille est pleine de surprise. Severus regrette presque sa curiosité.

- Tu aurais dû aller à Serpentard, commente Rabastan.

- Je prends cela comme une compliment.

Tous ceux qui écoutent sont étonnés. Depuis quelques décennies, la maison Serpentard n’a pas très bonne réputation. Hermione doit encore savoir des choses que beaucoup ont oublié.

- Nous n’essayerons plus d’entrer dans cette pièce, dirent-ils en cœur.

- Seriez-vous prêt à faire un serment inviolable ?

Les cinq garçons blanchissent.

- Tu connais beaucoup de choses sombres pour une née-moldue, dit Rabastan le regard calculateur.

- Oh mais tu n’as pas idée à quel point, dit-elle d’une vois sombre qui fait s’interroger tout le monde.

Devant le silence lourd, Hermione rigole.

- Respirer. Je ne vous ferai jamais faire ça, trop de conséquences peuvent en découler. Votre parole me suffit. D’un geste de baguette, elle les libère du mur. Les deux hommes se relèvent avec le peu de dignité qu’ils leur restent.

Hermione sort un petit flacon de sa poche et la tend à Severus.

- Pour ton visage. Frotte et ça partira.

Prudent, il débouche la mixture et la sent. Hermione roule des yeux, retrouvant les habitudes de l’homme qu’elle a connu.

Ne trouvant rien de suspicieux, il applique quelques gouttes et comme l’a dit Hermione, le rouge s’en va. Rassurée, il finit de se nettoyer et tend, contre son gré, le reste de la potion a Hermione. Elle la reprend. Cette potion a juste été créé, Hermione n’est pas sûr qu’elle soit commercialisé, alors elle ne peut pas laisser traîner un échantillon et surtout pas à Severus.

- Bien. Passez une bonne fin de journée. Et n’oubliez pas que vous m’en devez une, dit-elle avec ce visage angélique.

Les maraudeurs attendent que les Serpentards soient loin avant de rejoindre Hermione. James aurait bien voulu une confrontation avec Severus, mais Sirius l’en a dissuadé.

Plus les semaines sont passées, plus Sirius s’est rendu compte que James et lui étaient vraiment des cons avec Rogue mais aussi avec les personnes qu’ils n’aimaient pas. Et bizarrement Peter n’a pas été plus une cible que les autres. Bien évidement, il n’aimera jamais le futur maître des Potions, mais il s’est rendu compte que lorsqu’il ne le voyait pas, il s’en portait bien et n’avait pas envie de chercher la confrontation. Par contre, pour Peter, il se peut que le temps calme de Peter à Poudlard soit révolu.

- Hermione, tu es ma nouvelle idole, dit James les deux bras en l’air.

Remus et Sirius sourient devant les bêtises de leur ami.

- Merci.

Hermione se retient de partir dans une polémique sur les « blagues » faites aux autres élèves. Lorsqu’ Harry lui avait raconté les souvenirs qu’il avait de son père et de Sirius, elle ne les avaient pas trouvé sympathique, au contraire, ils ressemblaient à la brute du lycée qui aimait terroriser les plus faibles. Mais, depuis qu’elle le connaît, les blagues semblent bonne enfant et celle sur Severus sont quasiment inexistantes. Bien que selon elle le pire est déjà fait, entre montrer les sous-vêtements de Severus en plein parc et le fatal « sang-de-bourbe » à Lily, sans parler de l’idiotie de Sirius d’envoyer Severus rencontrer un loup-garou.

- Comment ouvres-tu ta porte ? Demande Remus. Pourrais-tu m’apprendre quelques sorts parce que Rogue y a passé du temps.

- Comme les tableaux, avec un mot de passe.

- Je peux essayer ?

Hermione se décale. James se met devant la porte et se frotte les deux mains.

- Gryffondor, dit James.

Comme avec Rabastan, la poignée lui tire la langue.

- Trop simple, dit Sirius. L’esprit d’ Hermione est plus tordu que ça.

Hermione sourit et se tourne vers la porte qui se débloque quelques secondes plus tard.

- Comment ? Dirent les trois en cœur.

- Tu n’as pas prononcé un mot, dit Remus dont le cerveau tourne à plein régime, cherchant les sortilèges qu’elle a employé.

La jeune femme se contente de leur sourire avant de claquer la porte, les laissant dans le couloir.

Hermione a eu du mal à trouver les sortilèges pour créer son mot de passe par toucher sur la poignée et sur une partie précise de la porte. Ou si ça ne marche pas, elle doit écrire sur la porte son mot de passe : Serpentard. Ce qu’aucun ne trouvera. Comme Sirius l’a dit, son esprit est tortu. Bien qu’elle est persuadée que Sirius qui la connaît de plus en plus pourrait trouver.

OoO

A suivre…

Alors ? Alors 

Chapitres suivants

Cliquez au dessus pour la suite

19 votes. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (5)

1. CielPhantomhive dimanche, 15 Avril 2018

Mais c'est pas grave je peux être patiente ! ^^

2. CielPhantomhive dimanche, 15 Avril 2018

Ce chapitre 15 me donne envie de dévorer la suite mais elle n'existe malheureusement pas !

3. CielPhantomhive samedi, 24 Mars 2018

je veux la suiiite !!!!
c'est trop bien !!!!
j'adore, c'est la meilleure histoire dans le monde de Harry Potter que t'as jamais faite !

4. hp-drago (site web) dimanche, 08 Octobre 2017

réponse à Laetitia Merci pour ton commentaire, j'espère que tu vas aimé la suite ! Bisous

5. Laetitia jeudi, 21 Septembre 2017

Ton histoire et top j'ai hâte de lire la suite

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : dimanche, 29 Avril 2018

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×