Le secret perdu du voile

Chapitre 1 : La fin d'une vie

                                                                         Le secret perdu du voile

En premier Merci à lesaccrosdelamerceri pour l’idée du titre.

Me revoilà avec une nouvelle fiction Harry Potter, avec un paring que je n'ai jamais fait jusquà maintenant : Hermione Granger/Sirius Black. Cela faisait un moment que je voulais écrire une fiction sur eux, il ne manquait que LA bonne idée. J'espère que cette fiction vous plaira.

Disclamer : Tout à JK Rowling, comme d'habitude.

Info : Time-Turner. J’ai essayé de ne pas faire comme ce que l’on peut déjà lire, Bien sûr, Hermione va essayer de changer le futur. Sirius est passé à travers le voile lors de la cinquième année mais sort de mort) sinon tout est comme dans les livres, seule la fin de la guerre change.

La fiction est en cours d’écriture, mais j’irai au bout, comme pour toutes mes autres fictions.

Même si cela à son importance, je ne pense pas que la chasse aux Horcruxes, qui sera présente, ne sera pas le point central de la fiction. Non pas que ce n’est pas important, mais je trouve parfois chiant de lire et relire le passage dans la grotte, ou récupérer le diadème etc. Vu que je n’ai pas prévu de gros changement de ce côté, je ne vais ré-écrire ce que tout le monde connaît par coeur.

Cela va rester une fiction « légère » et peu sombre.

Vous voilà prévenu.

Résumé : La guerre est remportée par Voldemort. Hermione est la dernière survivante. En fuite, elle passe à travers le voile pour atterrir à l'époque des maraudeurs. Où un certain Sirius Black y a déjà fait son retour...

OoO

Fichiers audios :

Chapitre 1 : La fin d'une vie

Chapitre 2 : Arrivée en 1979

Chapitre 3 : Retrouvaille étonnante

Chapitre 4 : Besoin de tranquillité

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Hermione est allongée dans un lit, dans la maison de Fleur et Bill. Elle n'arrive pas à passer au-delà de ce qu'elle a vécu entre ces murs. En racontant son histoire, la jeune femme a minimisé ce qui s'est passé chez les Malfoy. Bellatrix l'a plus que mutilé au bras, les Doloris s’enchaînaient pendant ce qui lui semblait des heures et lorsque la mangemort en avait assez, elle se servait de son précieux fouet sur le dos d'Hermione, lui arrachant la peau. Alors qu'elle pensait sa fin proche et ne pouvait pas être pire, Greyback est entré avec un sourire carnassier sur le visage en la fixant avec envie. Hermione a prié toutes les divinités pour qu'elle meurt dans les secondes qui arrivent, ne voulant pas être violée, déchiquetée ou autre atrocité dont le monstre est capable. Le loup garou était sur le point de la toucher à des endroits sensibles lorsque -Dieu merci - Dobby est arrivé pour la sauver.

Cela fait quelques jours, qu'ils sont en lieu sûr, mais ils doivent bientôt repartir. Grâce à ses potions, Hermione va mieux mais gardera des cicatrices à vie, physiques et mentales. Même s'ils gagnent la guerre, elle ne sera plus jamais la même et ne sait même pas si elle pourra continuer à vivre. Comment faire en sachant que tout lui rappellera les personnes mortes, les attaques, les blessures, les fuites.

Malheureusement la jeune sorcière n'arrive plus à penser au bon moment avec ses amis. Toutes ses pensées sont noires. Pourtant elle va tout faire pour qu' Harry s'en sorte et qu'il soit enfin heureux même si elle doute que cela soit possible. Il est aussi marqué qu'elle et au fond, la jeune sorcière doute qu'il puisse vaincre Voldemort.

- Hermione ?

Elle ne répond pas, ne le regarde pas, honteuse de ses pensées.

- Nous partons dans la nuit.

Ses lèvres ne bougent pas. Harry s'approche et embrasse son front.

- Repose-toi, on viendra te chercher tout à l'heure.

Lorsqu’il sort, Hermione laisse couler une larme, ayant honte d'être une mauvaise amie. Elle devrait croire en lui, pourtant, elle n'y arrive plus. Malgré cela, elle va se relever et faire ce qu'on attend, les sortir des problèmes.

Elle arrive à dormir quelques heures avant de repartir.

OoO

Même si elle voulait y croire de toutes ses forces, le combat entre Voldemort et Harry est mal parti pour son ami. Même s' il a ressuscité et qu'il se bat de tout son cœur, on voit tous que le mage noir a le dessus, qu'il s'amuse. Harry se bat de toutes ses forces jusqu'à ce que l'Avada Kedavra l'achève définitivement.

Voldemort triomphant commence son discourt, mais la plupart des membres de l'Ordre transplanent pour aller se cacher le plus loin possible du fou. Les sorciers savent tous ce qui va se passer pour eux, même s'ils ont pratiquement tous été décimé pendant la bataille. La torture et la mort est leur seul avenir. La mort tant attendu par Hermione, seulement, elle ne veut plus mourir et pourquoi pas, continuer de se battre. Es-ce son instinct de survie ? Peut-être.

Elle réfléchit à toute vitesse. Son esprit dérive vers le ministère de la magie, plus précisément au département des mystères. Lors de son séjour au manoir Malfoy, lorsqu'ils la croyaient inconsciente, ils ont parlé qu'un grand problème pouvait se trouver là-bas. Hermione n'est pas complètement sûre que ça soit bien pour eux où non. Son cerveau ne marche pas bien mais ça vaut le coup d'essayer.

Discrètement, elle transplane et s'introduit sans trop de difficulté dans le bâtiment et dans le couloir du département. La chance n'est pas avec elle, parce qu'il y a des bruits de transplanage. Elle se met à courir et passe de pièce en pièce pour fuir. Hermione finit par arriver dans la pièce du voile où Sirius est mort. Les mangemorts la rejoignent et bloquent toutes les issues. Le combat s'engage rapidement. Les sorts fusent, Hermione qui est fatiguée et seule, sent qu'elle va perdre. Sans oublier qu'ils sont en majorités et qu'elle ne reste qu'une enfant de dix-huit ans face à des hommes avec plus d'expérience.

Au moins, sa mort sera rapide pourtant elle ne lâche rien et reste concentrée sur les deux mangemorts qu'elle combat. Ils finissent par la faire reculer vers le voile et la faire passer à travers sans que la jeune femme ne sent rende compte, trop prise dans son combat.

En sentant la texture du voile dans son dos, ses dernières pensées sont pour ses amis tombés au combat et au plaisir de peut-être les revoir là où elle va. Elle ne se rend pas compte à quel point elle a raison…

OoO

Voilà une petite mise en bouche.

Qu'en pensez vous ?

Bisous

hp-drago

Chapitre 2 : Arrivée en 1979

Merci à tous pour l’accueil de cette fiction avec ce paring inabituel pour moi, pourtant j’adore ce couple. J’espère que cette fiction vous captivera jusqu’au bout. Bonne lecture !

OoO

En sentant la texture du voile dans son dos, ses dernières pensées sont pour ses amis tombés au combat et au plaisir de peut-être les revoir là où elle va. Elle ne se rend pas compte à quel point elle a raison…

OoO

Hermione ouvre les yeux et se redresse brusquement, déboussolée.

- Bonjour Miss, sourit une madame Pomfresh, rajeunit de vingt ans pour Hermione.

- Bonjour, dit la brune prudemment. Où suis-je ?

- Laissez-moi vous ausculter, dit-elle sans appel.

L'infirmière jette quelques sorts sur le corps de la jeune femme.

- De quoi vous souvenez vous ?

- Quel jour sommes-nous ?

- 6 septembre 1979.

Hermione fronce les sourcils en restant silencieuse, Madame Pomfresh croit sa patiente encore déboussolé, mais la brune réfléchit à l'endroit où elle se trouve. A Poudlard, c'est une certitude mais dans le passé ? Elle n’a jamais entendu parler d’un retour aussi loin. Est-ce possible ? Apparemment oui, vu que c’est ce qu’à dit Madame Pomfresh rajeunit. Comment doit-elle se comporter ? Doit-elle mentir sur son identité ? Elle est perdue et inquiète mais profite du calme de la pièce.

- Comment vous appelez-vous Miss ?

Son dilemme n'étant pas résolu, Hermione ouvre la bouche et la referme sans avoir dit un mot.

- Ce n’est rien Miss, vous aviez une grosse bosse sur la tête. Vos souvenirs vous reviendront rapidement. Je vous laisse vous reposer. Si vous avez besoin, appelez-moi.

- Merci, murmure Hermione avant de fermer les yeux et de s'endormir paisiblement, ce qui n'est pas arrivé depuis des mois, sûrement dû aux potions.

La pression de ses derniers jours retombe ; la brune accepte avec joie le repos. Elle pensera plus tard aux conséquences et à ses amis tombés au combat.

Quelques heures sont passées, la porte de l'infirmerie s'ouvre brusquement, réveillant Hermione tout aussi délicatement, mais elle garde les yeux clos, espérant en apprendre plus. Reflex de guerre.

Madame Pomfresh arrive en catastrophe mais se calme en voyant les trois maraudeurs entrer, deux soutenant le troisième qui sourit comme un idiot. Les deux autres rigolent fortement.

- Baissez d'un ton, vous n'êtes pas seuls ici !

Les trois jeunes hommes regardent le lit occupé. Deux d’entre-deux continuent de sourires mais le troisième redevient sérieux et fixe la jeune femme endormie.

- Mr Potter, que s’est-il passé ? Allongez-le là, dit-elle aux deux autres.

Mme Pomfresh regarde la cheville du Gryffondor aux cheveux en bataille qui par chance n’est pas cassée.

- C'est un accident, explique Remus. Nous étudions.

- Mr Lupin...

- Une… Expérience qui a mal tournée, dit-il nonchalant, haussant les épaules.

L'infirmière soupire mais soigne l'étudiant en dernière année. Ces trois-là sont des cas à part. Remus est le plus studieux des trois - un visage d'ange mais un petit démon à l’intérieur - il sait autant s'amuser que les deux autres. Elle le soupçonne d'être le cerveau de la bande bien que les deux autres ne soit pas en reste ; ils sont plus subtils. James aime faire l'idiot, ce qui fait que personne ne le prend au sérieux, et le troisième, Sirius est le bourreau des cœurs. Aucun n'est ce qu'ils montrent vraiment et ça l'infirmière l'a compris vu le nombre de fois qu'elle les voit par mois... Ces trois jeunes hommes sont le trio infernal de Poudlard. L’infirmière est étonnée qu’ils n’aient pas été renvoyés ou eu plus de punitions.

- Es ce que vous souffrez Mr Potter ?

- Énormément, joue-t-il la comédie.

- Et vous ne retenez toujours pas la leçon ?

- Mais j'aime venir vous voir Madame Pomfresh. Vous êtes la plus belle dame de Poudlard, dit-il en lui faisant un clin d’œil.

La jeune femme, habituée, sourit amusée et le soigne. Quant à Sirius, il reste avec ses amis mais regarde la jeune femme endormit.

- Mignonne, commente James qui a suivi le regard de son ami.

- Qui est-ce, Madame Pomfresh, demande Remus.

- Oh non Messieurs, je vous vois venir. Vous ne l'approchez pas tous les trois. Compris ?

L'infirmière, d'un geste sec de baguette tire le rideau de séparation.

- Oui Madame, dirent Remus et James, n'en pensant pas un mot.

- Mr Black ?

- Oui, oui, dit-il distrait ce qui étonne les trois personnes.

Quelques minutes plus tard, les trois Gryffondors sortent de l'infirmerie pour finir leur journée de cours.

Une fois sûr qu'elle soit seule, Hermione ouvre les yeux et pense à tout ce qu'elle a entendu. Mr Potter ? Mr Lupin ? Mr Black ? Elle a bien compris qu'elle était dans le passé, Mme Pomfresh le lui a affirmé mais durant les années des parents d'Harry et des maraudeurs ? Un million d'idées traverse la tête d' Hermione pour changer le futur, seulement elle se rappelle les lois sur les voyages dans le temps et oublie toutes ses bonnes idées pour se rendormir, son mal de tête prenant le dessus.

Lorsque le dîner est finit, Sirius lâche ses deux acolytes en prétextant une affaire à régler seul - ce qui étonne ses amis - et se rend à l'infirmerie pour voir la jeune endormit. Il entre discrètement et s'avance de la même façon vers elle. Le Gryffondor la fixe avec attention et confirme qu'il ne sait pas trompé. C'est bien Hermione mais es-ce que c'est celle du monde dans lequel il est né ? Hermione de son passé doit naître dans quelques années et ne pas avoir son âge. La Hermione en face de lui est plus vieille que dans ses souvenirs. Elle était adolescente lorsqu’il est passé à travers le voile, là, il fait fasse à une jeune femme. La question est de savoir si ils viennent du même monde ou si c’est une déformation du passé ? A moins que le voile l’est tué et qu’importe l’endroit ou il se trouve, il est en plein délire, si c’est possible.

D’un geste mécanique, il caresse sa joue. Hermione fronce le nez et grogne doucement - ce que Sirius trouve adorable – mais il secoue la tête pour se sortir ces idées de la tête, Hermione a vingt ans de moins que lui et c'est la meilleure amie de son filleul. Ce n'est pas parce qu'il est dans le corps d'un adolescent qu'il doit se comporter comme tel, ce n'est pas correct surtout pour cette brillante élève qui lui a sauvé la vie à treize ans.

Il s'assoit prudemment sur le bord du lit, en gardant ses mains pour lui.

La légère caresse et le mouvement du lit, réveille Hermione qui papillonne des yeux. Au début, elle est dans le brouillard mais en voyant un homme qu'elle croyait mort, elle est complètement réveillée. Il y a une différence entre l’entendre et le voir. Dans le doute d'un rêve, elle approche sa main de son visage et le touche.

- Sirius ? C'est bien toi ? Dit elle imprudente.

OoO

A suivre…

Alors l'arrivée des maraudeurs ? Vous en pensez quoi ?

Ok, je sais, je suis sadique, mais je ne pouvais pas aller plus loin, vous me comprenez ? Non ? Dommage, je suis prête à recevoir vos menaces, lol

A bientôt

Bisous

hp-drago

Chapitre 3 : Retrouvaille étonnante

La légère caresse et le mouvement du lit, réveille Hermione qui papillonne des yeux. Au début, elle est dans le brouillard mais en voyant un homme qu'elle croyait mort, elle est complètement réveillée. Il y a une différence entre l’entendre et le voir. Dans le doute d'un rêve, elle approche sa main de son visage et le touche.

- Sirius ? C'est bien toi ? Dit elle imprudente.

Après tout, elle est dans le passé, comment pourrait-il la connaître ? Et pourquoi serait-il à son chevet ? Mais quelque chose dans son regard, Hermione sait qu’il la connaît. La question est de savoir comment. Elle doit faire attention à ses propos.

- Oui Hermione, c'est bien moi. Heureux de te revoir, dit il d’une voix douce.

- Tu me reconnais ? Comment ? Tu étais mort ? Je t’ai vu… tu es jeune… C’est… Je t’ai vu mourir…

Ok. Pour la prudence, on repassera…

- Du calme, dit-il avec une maturité qui tranche avec son visage juvénile. Pourquoi t'aurais-je oublié ? Dit-il amusé, mais il comprend les doutes de la jolie brune vu qu'il a eu les même, mais son côté maraudeur n’est jamais loin, surtout avec son adolescence retrouvé.

- Tu es passé à travers le voile. Je suis passé à travers aussi. Es ce que ça veut dire que nous sommes morts ?

- Non, nous sommes bien vivant, dit-il persuadé de ses mots.

Sirius lui sourit pour la rassurer et cacher son choc de savoir qu’ Hermione est aussi passé à travers le voile de la mort. Il se doute que ça doit être déroutant pour elle de se retrouver dans le passé, c'est l'inconnu. Pour lui, c'est sa jeunesse.

- Comment ça se fait que tu sois si…

- … Jeune ?

Il se retient de pavaner, comme il l’aurait fait avec Remus ou James. Hermione ne connaît pas cette partie de lui et elle risque de mal le prendre. Seul Harry en savait un peu sur son adolescence. Il état difficile pour l’homme échappé d’ Askaban de parler de ses années à l’école. Cela lui rappelait sa bêtise, ses amis mort, la trahison de Peter…

- Oui, dit-elle stupéfaite.

Il se frotte la nuque avec sa main le rendant sexy. Elle secoue la tête pour se sortir ce genre d'idée de la tête. C'est le parrain de son meilleur ami ! En plus il a au moins vingt ans de plus qu’elle... Elle devrait avoir honte pourtant son cœur bat plus vite. Sirius a toujours été bel homme même dans le futur et cela même si Askaban n’a pas été une cure de jouvence, pourquoi les choses devraient être différentes ?

- Je ne sais pas vraiment, lorsque j'ai traversé le voile, j'ai repensé à Poudlard, à James, à nos années d'innocence. Lorsque j'ai ouvert les yeux James était devant moi.

Pourtant il ne semble pas convaincu de sa théorie, mais c’est la seule qu’il ait trouvé. Sans oublier qu’il est passé à travers le voile et qu’elle reste un vrai mystère et cela depuis des siècles.

- Cela a dû te faire un énorme choc, compatit Hermione.

- Oui, j'ai été déboussolé, mais par chance, l'autre Sirius s'était pris un coup sur la tête, ils étaient dans un parc, je crois qu’ils ont subit une attaque de mangemorts.

- Quoi ? L’autre ? Comment ? Quoi ? Pardon…

Hermione reprend sa respiration et se calme, les joues rouges.

- Qu'en est il de l'autre… Toi ?

Encore une fois, il se frotte la nuque. Hermione fixe avec attention son geste qui risque de devenir son préféré… Ça y est, elle se retrouve dans le passé et se comporte comme une midinette, les hormones en folies. Il va falloir que la brune reprenne ses esprits et vite, sinon elle risque de ne pas aimer la personne qu'elle va devenir.

- Les quelques premières secondes, j'ai vu l'autre moi étendu au sol plus loin, dans un recoin avant qu'il ne disparaisse progressivement. Je pense qu' il était… Mort.

- Quoi ?!

- Ou alors nous sommes toujours dans l’arche et elle se joue de moi, dit-il pour détendre l’atmosphère.

Le cri d' Hermione a interpellé l'infirmière qui arrive en courant et fusille Sirius du regard.

- Mr Black, laissez ma patiente tranquille !

Madame Pomfresh agite sa baguette en direction du Gryffondor.

Sirius grimace ce qui fait rire Hermione. Il est loin l'homme qui a passé douze ans à Askaban et qui aime regarder effrontément ses interlocuteurs. Place à l'adolescent presque insouciant qui a droit à une nouvelle vie. Hermione est heureuse qu’il est droit à une seconde chance et par extension, son meilleur ami, ses amis auront peut-être eux aussi une autre vie.

- Je le connais, dit Hermione d'une petite voix.

- Oh, dit-elle coupée dans son élan. Bien. Mr Black, ne la fatiguez pas ! Je vous surveille, dit elle en le menaçant avec son index.

Après un dernier coup d’œil soupçonneux, elle retourne dans son bureau. Ils soupirent de soulagement tout en étant amusés de la jeune infirmière.

- Je suis un peu perdue, soupire Hermione en se frottant les tempes.

- Je vais te faire un résumé, je pense que le directeur devrait arriver rapidement.

- Je t'écoute.

- Cela fait un peu plus de deux mois que je suis là. A la fin de notre sixième à Poudlard.

Sirius attend sa réaction avec impatience, se doutant, au vue du physique d’ Hermione, qu’il est écoulée plus longtemps dans le futur.

- Comment es-ce possible ? Cela fait deux ans que tu es mort !

Sirius cache son étonnement du mieux qu’il peut -merci à sa folle de mère- sur ce qui s’est passé dans le futur, bien qu’il a hâte de savoir ce qu’ils sont tous devenus, même s’il se doute que cela ne doit pas être beau.

- Apparemment, le voile peut faire des choses surprenantes, dit Sirius calmement.

- Nous sommes dans le passé ? Dit-elle septique.

- Non, sinon je n'aurai pas rajeunit, enfin je crois... Je pense que nous sommes dans un monde parallèle.

- Ça n'existe pas ! Affirme t' elle.

Sirius sourit, content de retrouver l'élève la plus douée de sa génération, qui connaît énormément de chose. Il a toujours apprécié son côté borné, ce qui lui a permis de les sauver elle et ses amis.

- Oh si Hermione. Je te l'assure. Nul ne sait à quoi sert le voile et ni comment il fonctionne. Puis, il y a quelques différences entre nos deux mondes.

- Comme ? Demande la jeune femme toujours septique.

- Peter est à Serpentard.

- Eh bien, là, il est à sa place, bougonne la lionne, se souvenant de tout ce qu’à fait le rat durant la guerre.

Sirius sourit, d'accord avec elle. Il hésite à lui dire le reste, mais il sait qu’elle va encaisser. Elle a toujours été extrêmement forte. C’est bien qu’ Harry l’est comme amie.

-Et la première guerre de Voldemort est plus avancée que dans mes souvenirs mais nous ne sommes pas en plein dedans.

Hermione grimace. Elle quitte une guerre pour une autre mais au moins dans celle-là, elle n’est pas un des acteurs principaux et elle connaît les faiblesses de Voldemort.

- Crois-tu que je doive donner mon vrai nom ?

Sirius réfléchit, Hermione devine l'homme derrière ses traits d'adolescents.

- Oui. Le voile est une entité puissante qui, je suppose, réfléchit. Je ne sais pas ce que signifie toutes les écritures autour, et je pense que tu n'es pas là par hasard. Moi je peux comprendre c’est mon univers, mais toi, il t’aurait envoyé dans ton passé, non ?

Sirius lui fait un sourire rassurant à moitié tordu qui bizarrement la rassure.

- Je suppose, murmure la jeune femme

Hermione souffle, soulagée. Elle ne sait pas si elle aurait eu le courage de s'inventer une nouvelle vie et par se fait, renier ses amis. Sirius qui peut quasiment voir les rouages de son cerveau tourner, lui caresse la joue, la jeune femme apprécie un peu trop la caresse du parrain de son meilleur ami. As-t-elle droit d’avoir une adolescente comme une jeune femme normale ? Après tout, elle n'a pas à se préparer pour une guerre.

- Ah, je vois que notre invitée est réveillée, sourit aimablement le directeur.

Sirius se redresse. Dans un moment de panique, Hermione lui agrippe la main un peu trop fort et le fait tomber à moitié sur elle.

- Pardon, murmure-t-elle alors que leurs visages sont trop proches pour leur différence d'âges qu'aucun n'a oublié.

Il lui fait un sourire tordu et amusé avant de se redresser. Hermione en profite pour se remettre de ses émotions. Elle a assisté à son enterrement, l’ a pleuré et le découvrir plus jeune est assez bizarre. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse démasquer ou qu’il la trouve étrange. Hermione compte bien rester discrète.

Le directeur les rejoint et dans un petit bon, s'assoie sur le lit d' à côté, ses pieds se balançant doucement, amusé de la situation. Il ne manque plus qu’il propose un bonbon au citron et Hermione retournera quelques années en arrière ou en avant… Hermione sent qu’elle va se perdre entre son passé qui est le futur, ce passé et son hypothétique futur.

Apparemment, Sirius est bien avec sa seconde chance ce qui met mal à l'aise la jeune femme ; qui part avec un désavantage, après tout ce n’est pas son époque...

- Bonjour Miss ?

- Hermione Granger.

- Ah Miss Granger, heureux de vous voir en pleine forme, dit il réellement sincère. Nous sommes désolés que votre voyage se soit mal passé. Les transports France / Angleterre sont parfois chaotiques comme vous le savez. Nous n'étions pas sûrs que c'était vous, mais je vais pouvoir prévenir Madame Maxime que son élève préférée est en lieu sûr.

Sirius et Hermione se jettent un coup d’œil complice et rassuré.

- Je constate que vous connaissez Mr Black.

- Nous nous sommes rencontrés en France, pendant nos vacances avec la famille Potter, explique nonchalamment Sirius.

Hermione a l'impression qu'il a vraiment vécu cette situation. Du moins avec les Potter. La jeune sorcière se rend compte qu'elle ne connaît rien de la vie de l'ancien prisonnier. Elle espère pouvoir en connaître plus sur son passé ou son présent ? La migraine pointe le bout de son nez.

- Tant mieux, dit le directeur heureux. Vous servirez de guide à Miss Granger si elle est répartie à Gryffondor, bien que je n'en doute pas vu ce que votre ancienne directrice m'a dit de vous.

Hermione rougit de gêne en pensant à ses expériences passées et si « l’autre » elle, lui est semblable et bien, les choses vont être intéressante.

- Je vous laisse vous reposer. Ne la fatiguez pas, Mr Black, dit gentiment le directeur avant de tourner les talons.

- Oh professeur ? L'appelle Hermione.

- Miss ?

- Ou est-ce que vous m'avez trouvé ? Je… Je me souviens de l'attaque mais le reste est assez flou.

Madame Pomfresh confirme ses « trous de mémoire ». Hermione est fière de sa petite tromperie.

- Au dernier point de rendez-vous avant Poudlard. Nous supposons que l'auror qui devait vous escorter a été attaqué par les mangemorts avant que vous n'arriviez. Lorsque vous êtes arrivés, ils vous ont aussi attaqué, nous supposons que l'Auror qui vous accompagnait a été mis hors d'état de nuire rapidement. Vu vos quelques blessures, vous avez combattu avant de vous éloigner. Les mangemorts ont dû vous suivre vu que nous vous avons retrouvé inanimé. Soit ils ont été appelés ailleurs, soit en vous assommant, ils vous ont perdu de vu.

- Perdu ?

Sirius et moi sommes sceptiques.

- Vous avez été retrouvés dans un jardin sorcier.

- Je comprends, dit Sirius, les mangemorts sont pour le moment assez discrets, hormis lorsqu’ils ont une cible, la majorité des sorciers ne savent pas ce que le mage noir fait. Ils n'ont pas voulu prendre le risque qu'on leur mette un meurtre sur le dos, dit il avec sérieux, ce qui contraste avec son corps d'adolescent.

Pourtant les deux adultes, même s'ils sont étonnés, ne s'en formalisent pas trop pour le moment. Apparemment Albus ne s’occupe pas de ce genre de petite chose ou alors, il est conscient de l’intelligence de Sirius ou il sait d’où il vient vraiment. On ne sait jamais avec le directeur.

- Exact Mr Black. Ils ont essayé de s'en prendre à vous Miss, car vous le savez, il y a aussi des attaques en France et les élèves de beaubatons ne se sont pas laissés faire.

Albus lui fait un clin d’œil, montrant clairement qui en est à l’origine.

- Comme vous vous en doutez, cela ne leur convient pas et ont décidé que vous étiez une nuisance, complète le directeur.

Même si le directeur ne le montre pas, il est étonné de la maturité et du raisonnement du septième année qui est plus connu pour ses farces et tout prendre à la légère. Albus se demande ce qui s’est passé cet été. Il trouve le jeune Black différent. Quoi qu’il en soit, Albus va garder l’héritier Black à l’œil.

- C'est une évidence, dit Hermione.

Même dans les mondes parallèle, certaine chose ne change pas. Hermione ne se laisse pas faire et combat. Il faudra quand même qu’elle se renseigne sur ce que l’autre elle a créé afin de ne pas faire de bêtises.

- En attendant, vous êtes ici en sécurité, reposez-vous avant d’être réparti et de prendre vos cours.

- Bien… Et merci.

- C’est un plaisir pour nous d’avoir une brillante élève comme vous entre nos murs. En espérant que certaines personnes suivent votre exemple, dit-il en appuyant son regard sur le gryffondor.

Sirius, même les joues légèrement rouges, sourit effrontément au directeur. Après que Dumbledore soit sorti, Sirius ricane. Hermione est étonnée de le voir si immature. Certes même après Askaban il a toujours eu un brin de folie, mais elle pensait que c’était dû aux détraqueurs. Jamais elle n’aurait pensé que Sirius était si désinvolte.

- Ne l’écoute pas, je suis un ange.

- Parce que tu penses que je vais te croire, Mr le maraudeur ?

- Intelligente Hermione, dit-il sérieux.

Hermione rougit, appréciant un peu trop le nouveau Sirius. Quant à Sirius, il voit Hermione sous un nouveau jour. Es-ce parce que maintenant, ils ont le même âge ? Possible. Pourtant, il y a la partie rationnelle en lui qui s’interdit de dévier sur cette pente. Ce n’est pas parce que son corps est plus jeune qu’il peut… Si ? Après tout il est connu pour faire tourner la tête des filles et d’en profiter.

Mais Hermione est différente, elle l’a toujours été. Il se souvient des discussions qu’ils ont eu et a été étonné de la maturité de la jeune femme. Il se souvient qu’à son âge, il ne pensait qu’aux farces. Certes le contexte était différent, mais il savait qu’il se passait des choses bizarres comme des morts ou des disparitions inexpliquées.

- Tu te souviens de tout ? Demande prudemment Hermione.

- Oui, ma mémoire n’est pas altérée.

- Bien. Enfin je crois.

Sirius rigole amusé, il voit qu’ Hermione est paniquée et cherche à se raccrocher à la moindre petite chose. Pourtant avec tout ce qu’elle vécut, elle devrait être plus tranquille, profiter des bons moments et ça, Sirius se promet qu’il va y arriver.

- Albus… commence Sirius.

Encore ce geste à se frotter la nuque…

- Mr le directeur a raison, tu es en sécurité et Tu-sais-qui n’est pas encore au sommet de sa forme. Alors détends-toi et profite.

Hermione fait un sourire/grimace. Elle n’est pas persuadée de se souvenir comment faire ça. S’amuser ? Être normale ? Elle va essayer, après tout elle a droit à une seconde chance, comme Sirius, pourquoi ne pas en profiter ?

Pour répondre à Sirius, elle hausse les épaules. Voyant qu’elle n’est pas à l’aise avec ça - et foi de maraudeur, il va lui montrer comment s’amuser – il change de sujet.

- Que s’est-il passé durant ces deux ans ?

Hermione n’a pas le temps de répondre, que Madame Pomfresh revient et chasse Sirius, pour le plus grand soulagement de la jeune femme qui n’aurait pas vraiment de chose positive à dire. Comment lui expliquer que toutes les personnes à qui il tient sont mortes et qu’ils ont perdus la guerre ?

Sirius retourne à contre cœur dans son dortoir ou ses deux acolytes l’attendent.

OoO

A suivre…

Alors ?

Chapitre 4 : Besoin de tranquillité

Hermione n’a pas le temps de répondre, que Madame Pomfresh revient et chasse Sirius, pour le plus grand soulagement de la jeune femme qui n’aurait pas vraiment de chose positive à dire. Comment lui expliquer que toutes les personnes à qui il tient sont mortes et qu’ils ont perdus la guerre ?

Sirius retourne à contre cœur dans son dortoir ou ses deux acolytes l’attendent.

- Alors Patmol ? Tu nous racontes ?

- Désolé Cornedrue, mais je garde ça pour moi, dit-il avec un sourire en coin.

- S’il ne nous dit rien, c’est que ça concerne une demoiselle.

- Tu as raison mon cher Lunard. Et je parie que c’est la demoiselle qui se trouve à l’infirmerie…

Ses deux amis se jettent un regard de connivence avant de saisir leur ami et de le clouer sur son lit.

- Parle ou on te torture, dit Cornedrue.

Sirius voudrait leur dire qu’après douze ans à Askaban, il s’y connaît en torture mais à la place, il leur fait son sourire tortu.

- La seule chose que je vous dirai c’est que je la connais.

- D’où ? Demande James septique.

Sirius et lui ne se quittent quasiment jamais depuis que celui-ci est venu vivre chez les Potter.

- Vacances en France.

- Oh. Et tu ne me l’as pas présenté ? Cachottier, va ! Mais elle est canon, moi aussi je l’aurais caché, sourit James, n’en pensant pas un mot.

- Et quoi d’autre ? Demande espiègle Remus.

- Rien qui ne vous regarde.

Sirius sourit amusé devant la curiosité de ses amis. Tous ces moments passés lui ont plus manqué qu’il ne l’aurait cru.

- Ça vous démange ou quoi ?

- Ouais, James l’est depuis des années à courir après Lily… se moque Remus.

- Et toi Remus ?

- Moi quoi ? Oh tu sais, les filles ça passe après les études, dit-il avec sa tête d’étudiant modèle.

Après quelques secondes de silence, les trois amis rigolent.

Sirius n’a pas souvenir d’avoir vu Remus si souriant. Il s’est même demandé s’il était un loup-garou, mais en entendant James parler de la pleine-lune, l’ancien prisonnier a su que son ami était le même. Puis il est toujours un animagus, ce qui prouve que certaines choses ne changent pas. Puis pourquoi aurait-il entreprit une transformation compliqué, si ce n’est pour un ami ? Ou alors leur plaisir à défier les règles ?

Mais Lunard a toujours été gêné avec les filles, à cause de son problème de fourrure – mais apparemment l’effet papillon peut déclencher des choses insoupçonnées. Est ce que Remus était aussi renfermé parce que Peter était mal dans sa peau ? Ou est ce qu’ Albus n’a pas fait un affreux chantage avant que Remus ne rentre à Poudlard ?

Sirius met toutes ses questions de côtés pour passer la soirée dans la bonne humeur et profiter de chaque minutes en compagnie de ses amis.

OoO

Le lendemain, Hermione est accompagnée par le directeur en personne vers la grande salle. En chemin, il explique la répartition et quelques petites choses qu’elle doit savoir sur Poudlard. Hermione écoute attentivement, parce que même si elle connaît Poudlard, il peut y avoir des choses différentes, mais en écoutant le directeur, tout semble identique ; ce qui paradoxalement perturbe la jeune femme.

En passant à travers le voile, elle a peut-être atterri dans un monde parallèle, mais il est une quasi reproduction identique au sien que ça en est perturbant. Hermione risque de si perdre. Si seulement il y a avait un truc complètement différent, comme un Voldemort tout vert ou bleu, là, elle n’oublierait pas ou elle se trouve… Mais le point positif c’est que les Horcruxes sont toujours les même, du moins, elle l’espère. Parce que même si elle s’est promis de ne pas trop interféré, la jeune femme sait qu’elle fera sûrement des petites choses pour contrer Voldemort, comme aller lui cacher ses horcruxes, par exemple dans des toilettes Moldus Ou tou en haut de la Tour Eiffel... Hermione s’imagine la tête de Tom en découvrant que ses morceaux d’âmes ne sont plus en place. La brune retient un sourire.

- Nous y voilà, sourit le directeur, fier de son école, la sortant de ses pensées.

Albus ouvre la petite porte, et laisse entrer Hermione. Même si leur arrivée est discrète, quasiment tous les regards se braquent sur eux. Une poignée de secondes plus tard, les élèves chuchotent entre eux.

Instinctivement, Hermione cherche Harry et Ron à la table des Gryffondors, en quête de soutien avant de se rappeler qu’ils sont tous les deux morts et qu’elle est seule. Les larmes lui montent aux yeux, mais en voyant Sirius et son sourire encourageant, elle va mieux. Non, elle n’est pas seule. L’espoir d’une vie meilleure s’infiltre dans sa tête.

Albus voit la jeune femme inquiète, pose une main réconfortante sur son épaule.

- Je sais que ça peut paraître impressionnant, mais ils sont tous de gentils élèves.

- Vous voyez le bon côté chez tout le monde, constate Hermione, néanmoins, elle est un peu rassurée.

- L’optimisme d’un vieil homme, sourit Albus et peut être qu’en y croyant très fort, certains ne tourneront pas mal.

Le directeur lui fait signe d’attendre là, le temps qu’il fasse un petit discourt et qu’il la présente à tout Poudlard.

Hermione en profite pour regarder à la table des professeurs, elle en reconnaît la majorité comme Slughorn, McGonagall, Gobe-planche, Chourave, Flitwick et Hagrid. Elle regarde aussi à la table des Serpentards et semble voir de loin Rogue.

Elle fronce les sourcils, cherche dans sa mémoire, ne se souvenant pas que son ancien prof de Potions était à Poudlard en même temps que Sirius. Harry devait le savoir, il lui en a sûrement parlé, mais elle n’y a pas fait attention et surtout elle n’en avait rien à faire.

Lorsque le directeur l’appelle, elle prend tout son courage à deux mains et s’avance vers le tabouret bancal et vers le choixpeau qu’elle pose sur sa tête.

Qu’importe qu’elle est douze ou dix-huit ans, avoir le choixpeau sur sa tête est toujours aussi impressionnant...

Instinctivement, elle cherche Sirius du regard.

- Bonjour Hermione Granger, quel plaisir de vous rencontrer, même si pour vous, c’est la deuxième fois… Gryffondor…

Le choixpeau reste silencieux ce qui semble des heures.

- Tu veux que je te dise Cornedrue, je crois que Patfood est accro à la nouvelle.

- Je ne te le fais pas dire Lunard, il ne l’a pas lâché du regard.

Sirius les entend d’une oreille mais n’y fait pas attention, pour le moment, il se pré-occupe plus d’Hermione qui semble sur le point de s’évanouir. Son corps est près à s’élancer si jamais il arrive quelque chose à la jeune femme, ce qui l’étonne lui-même. Certes il apprécie la meilleure amie de son filleul mais pas de cette façon. Il n’a pas le droit.

Sirius sent que ça va être son problème du moment et ça le fait sourire stupidement. Ça le change de sa sortie d’Azkaban, de ses regrets, de son confinement, de la guerre, de ne pouvoir rien faire, de la peur de perdre ses proches, des cachotteries du grand Albus, des manipulations en tout genre et il en oublie.

Le fait d’avoir une nouvelle chance, est la meilleure thérapie qui puisse exister et il compte profiter de chaque seconde.

- Vous savez ce que je dis Miss Granger ?

Le choixpeau n’attend pas de réponse et continue.

- Gryffondor un jour, Gryffondor toujours. GRYFFONDOR !

Les lions applaudissent bruyamment comme à chaque nouveau venu. Hermione remercie le choixpeau avant de le poser, fait un bref sourire au directeur avant de rejoindre sa table. Elle ne sait pas trop ou s’asseoir quand Sirius se lève et vient à sa rencontre pour l’entraîner vers ses amis.

Hermione soupire, soulagée et remercie du bout des lèvres Sirius.

- Mais de rien Miss Granger, je ne suis que votre serviteur, sourit-il charmeur.

Hermione pouffe de rire, faisant se pavaner Sirius. Aucun des deux ne fait attention aux regards jaloux de certaines étudiantes.

- Oh Hermione, si James et Remus te font des réflexions sur nous, ne soit pas étonnée.

- Hein ? Quoi ? Panique la jeune femme.

- Bonjour, charmante demoiselle. Moi, c’est James Potter, se présente-t-il en lui faisant un sourire charmeur.

- Et moi Remus Lupin, préfet, pour répondre à vos moindres besoins, dit il en lui faisant un baise main.

Hermione est surprise de leur comportement et de leur physique, ils sont loin de l’idée de ce qu’elle s’était faite des parents d’ Harry et de son ancien professeur de défense. Harry est le portrait de son père, quant à Remus, cela réchauffe le cœur d’ Hermione de le voir si souriant et malicieux.

Sirius, en bon gentleman laisse Hermione s’asseoir avant d’en faire autant, faisant soupirer quelques demoiselles tandis que d’autres, même sans la connaître, ne l’aiment pas.

Le repas apparaît tandis que James essaye de savoir ce qui se passe entre Hermione et l’un de ses meilleurs amis, mais il est interrompu par une jolie rousse qu’Hermione identifie comme étant la mère d’ Harry.

Hermione est vraiment impressionnée par la ressemblance entre Harry et son père, mais ce qui la trouble le plus, sont les yeux de Lily. Même en quelques secondes, elle y voit le regard de son meilleur ami. Les larmes lui montent aux yeux, son passé la giflant de toutes ses forces.

- Potter, soupire Lily lasse, laisse-là tranquille.

James se comporte comme un enfant pris la main dans le pot de cookies et se concentre sur son assiette sous les regards amusés des maraudeurs et d’ Hermione.

- Bonsoir, je suis Lily Evans, préfète en chef. Si tu as des questions ou besoin de quoi que se soit, n’hésite pas, sourit Lily.

- Merci.

Hermione détourne les yeux, se concentrant elle aussi sur la nourriture. La jeune femme sent son cœur se serrer. Harry aurait tout donné pour les rencontrer. Même quelques secondes. Il aurait été tellement heureux, même si apparemment, ils ne sont pas encore en couple. Les larmes lui montent aux yeux, son ami lui manque. Elle se demande ce que son monde devient. Ce qui va lui arriver, si elle va se retrouver seule, si elle va s’intégrer dans ce nouvel endroit ou si elle retournera dans son monde gouverné par Voldemort. Elle a tellement de doutes et de peur.

Elle picore dans son assiette, n’ayant plus très fin. Elle voudrait quitter la grande salle mais vu que personne ne bouge, elle n’ose pas se lever et elle ne veut pas se faire plus remarquer. Heureusement que les Gryffondors de cette époque ont la gentillesse de ne pas la déranger.

Sirius la voit et fronce les sourcils. Il voudrait tenter un geste réconfortant mais s‘abstient. Après tout ils ne sont pas très proches. Avant l’arrivée de la lionne, Sirius oubliait facilement son passé et son âge mais avec Hermione, il se rappelle qui il est vraiment.

Une partie de son subconscient lui rappelle aussi ce qu’il peut faire pour sauver ses amis et leur assurer à tous un meilleur avenir. Et grâce à Hermione il y arrivera, même si c’est plus intéressant de s’amuser et de faire des farces à Rogue et Peter… Même si le Peter de cette vie n’a encore rien fait, il n’est pas dans sa nature de laisser passer ce genre de chose. Il a trop de rancœur en lui. D’autant qu’il est persuadé que le rat est pourri de l’intérieur et cela qu’importe le monde ou il se trouve.

Lorsque quelques élèves quittent la grande salle. Hermione se lève.

- Ou vas-tu ? Demande Sirius, montrant son inquiétude malgré lui.

- J’ai besoin de prendre l’air, dit-elle doucement.

Sirius va pour l’accompagner mais Hermione lui demande de rester. Remus lui indique le chemin pour aller dans le parc. Elle le remercie du bout des lèvres et quitte rapidement la grande salle qu’elle trouve soudainement étouffante.

- Que lui avez-vous dit ? Demande Lily un peu sèchement.

- Rien, foi de maraudeur, sourit Remus les deux mains en l’air.

James regarde Lily, à la fois triste et mélancolique mais ne dit rien. Lily plisse les yeux en regardant le loup garou, le croyant à peine. La rousse, comme beaucoup d’autres, s’est faite avoir par le côté angélique de l’autre préfet, mais on ne l’y reprendra plus. Lily n’a toujours pas digéré la retenue qu’elle eu à cause de lui. Et même si elle aurait eu envie d’en vouloir au deux autres, elle sait que Potter et Black n’y étaient pour rien ; cette fois. Lily s’est faite avoir par Remus et foi d’Evans, elle se vengera...

- Cela lui fait beaucoup d’émotions, elle a besoin d’évacuer, rajoute Sirius, faussement confiant.

Lily observe son ami avant de se retourner vers Mary, son amie.

Lorsqu’ Hermione arrive dans le parc, elle respire l’air frais avant de se mettre à courir le plus vite possible vers le lac. Lorsqu’ elle arrive près de la rive, les larmes coulent abondamment sur ses joues. Elle tombe à quatre pattes, la tête basse et laisse évacuer toute sa peine.

La jeune femme a l’impression de pleurer durant des heures ; ses yeux sont douloureux, sa gorge aussi, ses muscles sont tendus, un mal de tête se pointe, elle a froid. Pourtant, Hermione s’assoie et contemple le lac, ne voulant pas rentrer au dortoir. Après quelques minutes de silence, elle se demande si c’est une bonne idée de rester ici parce qu’ elle se sent vraiment seule. Il y a quelques mois, elle aurait partagé ce moment avec ses amis. Les larmes lui montent à nouveau aux yeux.

- Sirius ? Tu n’as pas vu la nouvelle ? Demande Lily, inquiète. Elle s’est peut-être perdue. Je devrais aller la chercher.

- Laisse j’y vais, dit Sirius. James ?

- Comme tu veux, répond celui-ci las.

Sirius et Remus froncent les sourcils au comportement de leur ami. Ils ont tous les deux remarqués qu’il était différent lorsque Lily était dans le coin et aucun des d’eux n’aime ça. Les deux hommes apprécient la rousse mais si cela fait du mal à leur ami, les maraudeurs vont s’en mêler…

Sirius s’est rendu compte que dans ce monde, il n’est pas autant ami avec Lily et il trouve ça dommage. Il appréciait la jeune femme qui était une de ses rares amies, en dehors des maraudeurs. En arrivant ici, il s’est aussi rendu compte à quel point, il pouvait être isolé des autres sorciers sans qu’ils ne soient des ennemis, en dehors de Severus. Ils passaient tout son temps avec James, Remus et Peter. Il faudrait peut-être qu’il change cela.

Après avoir prit la cape d’invisibilité et la carte du maraudeur, Sirius part à la recherche d’ Hermione, qui est toujours assise près du lac.

En la voyant assise à même le sol humide, son cœur se serre. Il n’y avait pas vraiment réfléchit jusqu’à maintenant, mais cela ne doit pas être facile pour elle. Sirius ne sait rien de ce qui s’est passé après sa « mort » mais si Hermione est passée à travers le voile, c’est que ça ne s’est pas bien passé. Il ne la voit pas se dire : « Tiens et si je passais à travers pour voir ! ».

Sirius retire sa cape pour la poser sur les épaules d’Hermione qui sursaute et tourne la tête vers lui. L’adulte en lui s’abstient de demander pourquoi ses yeux sont rouges, parce que l’adolescent manque cruellement de délicatesse, ou alors il s’en moque. Il est vrai qu’à cet âge Sirius et ses amis étaient beaucoup centré sur eux-même...

- Que fais-tu là ? Demande-t-elle d’une voix enrouée.

- Il est tard, tes camarades de chambres se demandent où tu es, dit-il d’une voix trop adulte par rapport à son âge physique.

Hermione l’observe quelques secondes tout en se demandant si lui aussi se demandait ce qu’elle faisait.

- Camarades ? Sourit-Hermione.

- Quoi ?

- Ça fait vieux.

- Es-tu en train de dire que je suis… Vieux ? s’esclaffe Sirius, nullement vexé.

Hermione rougit et baisse les yeux de gêne. Sirius lui met un coup d’épaule, joueur, lui montrant qu’il n’est pas rancunier. La nouvelle arrivante va devoir s’habituer à son humour particulier.

- Rentrons, tu vas attraper froid.

D’un bond, Sirius est debout et tend sa main vers Hermione qui la prend pour se lever. Elle va pour lui rendre sa cape, mais il lui ordonne de la garder.

- Il ne faudrait pas que tu attrapes froid. Tu ne veux pas manquer d’autres cours ? La taquine-t-il.

Avant son année dans une tente à courir des Horcruxes et la guerre, elle aurait paniqué à l’idée de louper la moindre minutes de cours mais là, avec sa nouvelle chance, elle ne va pas être aussi stricte envers elle-même, ni envers les autres. Avec le recul, elle se rend compte qu’elle a été « un peu » embêtante avec ses amis.

Voyant que sa blague n’a pas pris, Sirius s’interroge. Elle lui a dit que ça faisant plus de deux ans qu’il était passé à travers le voile…

- Tu as fini Poudlard.

- On peut dire cela, dit Hermione d’une voix triste sans le regarder. Elle referme même sa cape, montrant qu’elle ne veut pas en parler.

Sirius tique, n’étant pas sur de comprendre ou ne voulant pas comprendre.

- L’année va être facile pour toi.

Hermione voudrait être partout sauf à côté du maraudeur. Elle pourrait ne pas répondre ou partir rapidement, mais elle sait que Sirius est têtu et qu’en faisant ça, il va être encore plus insistant. Elle se décide pour une demi-vérité. Le choixpeau a raison, Gryffondor un jour, Gryffondor toujours.

- Je n’ai pas fait ma septième année.

OoO

A suivre…

Désolée pour mes quelques jours de retards,

Bisous

Chapitre 5 : De surprise en surprise

Hermione voudrait être partout sauf à côté du maraudeur. Elle pourrait ne pas répondre ou partir rapidement, mais elle sait que Sirius est têtu et qu’en faisant ça, il va être encore plus insistant. Elle se décide pour une demi-vérité. Le choixpeau a raison, Gryffondor un jour, Gryffondor toujours.

- Je n’ai pas fait ma septième année.

Hermione voit la curiosité dans les yeux de Sirius, mais elle l’arrête, son regard suppliant de ne pas insister.

- Ne me pose pas de questions, dit-elle, la douleur dans la voix. Je ne suis pas prête à y répondre et je ne sais pas si tu es prêt à entendre les réponses.

L’adolescent en lui tape du pied pour tout connaître, mais l’homme qui a passé douze ans à Azkaban comprend la peine derrière ses mots. L’homme prend le dessus et le Gryffondor prend la jeune femme dans ses bras.

Hermione, d’abord crispée, se détend et profite du contact, même si ses yeux la piquent de nouveau.

- D’accord, mais n’oublie pas ; quand tu seras prête à en parler, je serai là.

- Mais tu veux savoir.

- Oui, je veux savoir ce que sont devenus mes amis et mon filleul, mais je ne te forcerai pas.

- Comme si tu pouvais me forcer à faire quelque chose, dit-elle avec un léger sourire.

Elle pouvait reprocher à Harry de n’en faire qu’à sa tête mais, au final, elle n’est pas mieux. Personne lui empêchera de faire ce qu’elle souhaite où si elle a une idée, il sera très dur de lui enlever de la tête...

Hermione se recule et essuie une larme. Ils repartent en silence vers le dortoir.

- Qu’est-ce que ça changerait de savoir ? Demande Hermione, réellement curieuse.

Sirius réfléchit sérieusement avant de répondre, comprenant que c’est important pour la jeune femme.

- Même si nous sommes dans ce nouveau monde, ils sont une partie de ma vie, une partie de qui je suis. Et ne pas prendre de leur nouvelle serait les trahir.

- Tu te sens coupable d’être là et pas eux, constate Hermione. Pourquoi, toi tu as une seconde chance et pas les autres, qui selon toi, mérite plus une seconde chance ?

Sirius est toujours étonné de la maturité et du sens de déduction de la jeune femme. Pourtant, il ne devrait plus l’être ; après tout, elle lui a sauvé la vie à treize ans, ce qui est un exploit. Il n’a pas besoin de répondre, Hermione comprend.

Elle aussi se trouve dans cet état d’esprit, bien qu’elle n’arrive pas à voir ce qu’elle aurait pu faire pour les sauver. Et si ça se trouve, ils ne se seraient pas retrouvé, après tout, aucun sorcier n’a jamais percé les secrets du voile.

Hermione se force à se concentrer sur le présent et pour une fois, sur elle. Oui la brune est triste d’avoir perdu ses amis, mais elle va tout faire pour que dans ce monde, ils aient une belle et longue vie ; en espérant ne pas faire pire.

Ils sont à mi-chemin lorsqu’ils se font arrêter par le nouveau concierge, Argus Rusard.

- Tiens, tiens, qu’avons-nous là… Vous allez avoir des ennuis, dit-il en se frottant les mains.

Hermione le regarde légèrement bouche-bée. Il est physiquement plus jeune et avec plus de cheveux, mais il a déjà l’air d’un psychopathe qui ne vit que pour torturer les élèves. Hermione se décale légèrement derrière Sirius, n’oubliant pas qu’il est marqué dans l’histoire de Poudlard que les sévices corporels sont encore autorisés, bien que moindre comparé à quelques années.

Sirius nullement impressionné fait son sourire typiquement maraudeur. Le nouveau concierge ne le connaît pas encore mais ça ne saurait tarder. Après tout, ils ont réussi à mettre Apollon Picott* à la retraite…

- Je ne crois pas non, dit-il faussement nonchalant, tout en restant attentif à rester devant Hermione.

Les joues du concierge deviennent rouge de colère. Argus se demande pour qui se prend ce sale gosse. Il va lui montrer qui il est mais Sirius ne lui laisse pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il reprend la parole.

- Vous n’êtes pas sans savoir qu’ Hermione ici présente vient d’arriver à Poudlard et qu’en se baladant, elle s’est égarée. En bon élève que je suis, il était de mon devoir de venir à la rescousse d’une si charmante demoiselle. Vous en conviendrez ?

Sirius regarde innocemment le concierge qui ne peut réfuter ses paroles ; sinon il insinuerait que la nouvelle élève n’est pas une jolie jeune femme, ce qu’elle n’est indéniablement pas et si ses propos montent aux oreilles du directeur, il ne donne pas cher de sa peau surtout qu’il vient juste d’avoir le poste et qu’il doit faire ses preuves. Et trouver un travail lorsqu’on est un cracmol n’est pas facile. C’est pour lui une bénédiction de travailler et encore plus à Poudlard.

- Très bien, bougonne Argus, mais que je ne vous y reprenne pas. Disparaissez !

Sirius, par reflex prend la main d’ Hermione et l’entraîne dans les escaliers. Puis ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve en charmante compagnie après le couvre feu. Pourtant lorsqu’il prend la main d’ Hermione, il ne se trouve pas digne de faire ça, ce qui est une première pour lui. Il va falloir qu’il comprenne ce qui se passe avec Hermione et sa soudaine attirance. Ce n’est pas quelque chose de normal, sauf pour James et sa folle attirance pour Lily.

Son étonnement passé, Hermione apprécie le geste de Sirius. Par ce petit geste, elle se sent soutenue et appréciée comme une femme. Son cœur bat plus vite à cette constatation parce qu’elle n’a jamais ressenti ça avec Harry ou Ron, même après leur baiser dans la chambre des secrets.

Après plusieurs couloirs ; Sirius et Hermione se rendent compte qu’il se tiennent la main ; ils se lâchent comme s’ils s’étaient brûlés. Hermione rougit, tandis que Sirius regarde partout sauf la jeune femme.

- Je comprends pourquoi tu es un maraudeur, dit Hermione pour arrêter le silence gênant qui vient de s’installer entre eux.

- Est-ce un compliment Miss Granger ? L’élève la plus studieuse de Poudlard cautionnerait les farces des maraudeurs ? Que vous est-il arrivé, demande Sirius.

- Disons que j’ai apprit à relativiser et profiter.

Sirius donne le mot de passe à la grosse dame et laisse entrer la jeune femme en premier. Tous les deux sont étonnés de voir autant de monde debout à cette heure si tardive. Bien sûr, James et Remus attendent leur meilleur ami, mais Lily est aussi là et c’est la première à s’avancer vers eux.

- Oh Hermione, je suis heureuse que tu ailles bien, dit-elle réellement inquiète, montrant qu’elle a mérité son poste de préfet en chef.

- Merci, dit-elle émue. Je me suis égarée. Poudlard est magnifique mais très grand pour mon sens de l’orientation, rajoute-t-elle pour détourner l’attention sur ses yeux rouges que Lily a indéniablement remarqué, mais a la politesse de ne rien dire.

Et cela fait bizarre pour la nouvelle venue de recevoir la gentillesse venant d’une fille. Hermione est amie avec Ginny mais la rousse était avant tout fan du survivant Harry Potter. Son amitié était juste un bonus.

Harry aurait aimé la gentillesse de sa maman.

- Viens, tu dois être épuisée. Je vais te montrer notre dortoir. Merci Sirius.

- De rien. Bonne nuit les filles.

Lily entraîne Hermione vers leur dortoir en lui expliquant rapidement le fonctionnement de la tour de Gryffondor. Pour la voyageuse, rien n’a vraiment changé, mais comme avec le directeur, elle écoute attentivement.

Les deux jeunes femmes se couchent rapidement et Hermione s’endort tout aussi vite.

Lily s’interroge sur la nouvelle. Même si elle semble bien connaître Sirius, elle ne semble pas être une de ses fans. Et heureusement. Pour sa défense, Lily a déjà assez à faire avec toutes celle présente au château et à leur comportement plus que passable.

Étant née-moldue, elle a été choquant de leurs comportements, ça lui rappelle le comportement des moldues quelques siècles plus tôt lorsqu’elle voulait être courtisée par le meilleur partie de la ville. Sans parlée des choses avilissantes -selon Lily – qu’elles peuvent faire pour plaire à Sirius.

Bref, Lily a été choquée que Sirius Black soit si prévenant envers une fille, allant jusqu’à se demander quelle mauvaise blague il pourrait faire à la nouvelle. Mais en les voyant arriver dans la salle commune, complice, elle a été soulagée que les maraudeurs ne la prennent pas pour cible.

En tout cas, elle trouve cette fille sympathique. Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle soit une bonne recrue pour Gryffondor.

Lily s’endort en espérant, cette année, gagner la coupe des quatre maisons.

OoO

- Est-ce que ça va Patmol, tu sembles soucieux, demande Remus.

- Oui oui, je suis un peu inquiet pour Hermione.

- Selon les rumeurs, son arrivée a été mouvementée.

- Mais tu vas lui changer les idées, sourit James.

- En parlant de fille, tu es bizarre avec Lily, si tu nous expliquais, détourne Sirius.

Remus le fixe aussi attendant une réponse. James baisse les yeux et regarde sa montre imaginaire.

- Oh là là, il est tard, je suis épuisé, bonne nuit !

James se lève et rejoint rapidement leur dortoir.

Sirius et Remus se regardent choqués, avant de se faire une promesse de maraudeurs de découvrir la vérité. Leur ami n’est pas comme d’habitude, il est triste lorsqu’il est avec Lily alors qu’il devrait profiter à fond de sa dernière année.

OoO

- Salut les filles, bien dormi, demande Remus alors qu’elles s’installent pour le petit déjeuner.

- Oui merci et toi ? Répond-Lily.

Hermione regarde Sirius qui lui observe la table des Serpentards.

- Qui attire ton attention ? Demande la nouvelle venue en regardant dans la même direction que lui.

Sirius sursaute et pose son regard sur Hermione, qui fixe la table des verts et argents, la bouche semi-ouverte, ayant trouvé ce que regardait Sirius. La morosité de l’héritier Black disparaît en voyant l’air choqué d’ Hermione.

- Hermione, l’appelle-t-il amusé.

Hermione continue de cligné des yeux, un peu stupidement. Lily se demande si la nouvelle va pouvoir l’aider a gagné des point pour sa maison.

- Oui c’est Severus Rogue, dit-il a voix basse.

Hermione se secoue la tête pour se remettre les idées en place. Elle l’avait vu la veille, de loin. Mais le voir si près est déboussolant.

- Quoi, tu ne l’avais jamais imaginé jeune ?

- Non, dit-elle d’une voix perdue. Bon peut être, abdique-t-elle en voyant Sirius haussé un sourcil, ne la croyant pas. Mais je ne l’imaginais pas si… Lui.

- Et tu l’imaginais comment ? Portant du rose ? Rigole Sirius, les yeux pétillant de malice.

Hermione rigole amusée, lui mettant même un coup de coude, joueuse. Elle se risque un coup d’œil vers son ancien professeur de Potions, l’imaginant avec des vêtements différents. Mais trop amusée, elle tourne les yeux, regardant les autres élèves.

- Qui est celui à deux places de Rogue ? Celui qui te ressemble, demande-t-elle soudainement plus sérieuse.

- Regulus Black, mon petit frère, dit Sirius d’une voix légèrement amère. Il est en sixième année.

- Oh, dit Hermione légèrement triste.

Malgré elle, Hermione avait apprécié le Serpentard qui s’est rendu compte de sa bêtise et à tout fait pour la réparer. La jeune femme salue son courage qui lui a coûté la vie et qui sans lui, la guerre aurait été encore plus difficile. Elle est triste que son corps n’ait jamais été retrouvé. Une petite partie d’elle espère qu’il est quelque part, dans un endroit sûr, mais si Voldemort l’a découvert, elle n’a que peu d’espoir pour lui.

Avant que Sirius ne s’en rende compte, Hermione sort de ses pensées.

- Vous ne semblez pas vous entendre. Cela a toujours été ainsi ?

Différends plans se mette en place dans la tête d’ Hermione. Elle connaît les lois sur les retours dans le temps, mais perdu pour perdu autant essayer de sauver des personnes qui en valent la peine. Et pour se donner bonne conscience, elle se dit qu’ils sont dans un monde parallèle, que leur avenir n’est pas écrit.

- Vous parlez de quoi ? s’incruste Remus, à demi innocent.

Sirius lui fait son sourire de maraudeur en secouant la tête. Hermione est étonnée de voir ce Remus si souriant et espiègle. Elle se demande ce qui lui est arrivé en dehors de la mort de James et Lily.

- On y va ?

Les septièmes années partent vers les cachots pour leur cours de Potion. Sirius et Hermione marchent derrière pour continuer leur conversation.

- Non, il m’a soutenu lorsque je suis allé à Gryffondor. C’est quand j’ai quitté la maison à la fin de ma cinquième année. Je suppose qu’il a été le seul à subir la folie de ma mère. Je ne sais pas précisément ce qui s’est passé là-bas. Je sais qu’il est devenu un Mangemort, dit-il très amer.

- Tu sais que parfois les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, dit Hermione d’une voix douce.

- Qu’est ce que tu ne me dis pas ?

- Que tu as une seconde chance, dit Hermione malicieuse. Profite en.

- Et si rien ne change ? Demande l’homme pessimiste, échappé d’ Azkaban.

- Tu auras essayé.

- Aller, entrez, entrez !! sourit Slughorn. Bonjour Miss Granger. Pour ce cours, vous vous mettrez avec Mr Black.

- Que sais-tu sur mon frère ? Murmure Sirius.

Sirius sait qu’ Hermione n’a pas dit ça au hasard, et il compte bien la questionner sur son frère, en plus du reste. Et cette fois, il ne la laissera pas se défiler, après tout ça concerne son frère !

Hermione rougit mais ne répond pas - se concentrant sur la potion du jour - ce qui attise la curiosité de Sirius.

Durant le cours, il n’est pas concentré, se demandant ce que son petit frère a fait pour qu’ Hermione ait de la peine en le voyant. D’ailleurs c’est un exploit que son chaudron n’est pas explosé et que sa potion soit acceptable.

Hermione, James et Remus rient un peu trop en voyant Sirius, remplir un échantillon de sa potion et l’examiner. Il regarde avec suspicion ses deux amis.

- Ne nous regarde pas comme ça, tu sais à quel point je suis nul en potion, dit Remus en remplissant lui même son échantillon de potion couleur entre le marron et le vert alors qu’elle devrait être verte claire.

- Oui ce qui n’est pas le cas de ta nouvelle amie, dit James en haussant rapidement les deux sourcils. Puis j’étais derrière toi, comment aurais-je trafiqué ton chaudron ?

James, lorsqu’il parle, aime détourner toutes phrases, sauf avec ses amis. Et ils ont une règle entre eux : Ne pas se mentir.

Hermione sourit doucement, rebouchant sa potion verte claire. Sirius apprécie un peu trop le doux sourire qu’elle fait et se dit qu’elle devrait sourire comme ça plus souvent.

- Hermione ? Questionne Sirius, pour une fois, perdu.

Comment aurait-elle fait sa potion parfaitement et en plus s’occuper de la sienne ?

- Oui ?

La jeune femme se retourne vers lui, toujours un léger sourire sur les lèvres mais ses yeux sont remplis de malice.

- OK. Tu es très forte, abdique-t-il.

- Je sais, dit-elle sans aucune modestie.

Hermione a toujours adoré les potions, même avec Rogue comme professeur – et comme anti pédagogue, il n’y a pas pire - et Slughorn, bien que moins pire, était intéressé par la notoriété qu’il pouvait en tirer sans aucune méchanceté, ce qu’elle apprécie chez lui, n’était pas selon Hermione un bon prof. Du moins ce n’est pas ainsi qu’elle aurait aimé qu’on lui enseigne les potions.

Les trois maraudeurs suivent Hermione pour donner leur potion.

- Fabuleux Miss Granger.

- Merci professeur. C’est un honneur pour moi d’être à Poudlard et d’avoir des professeurs aussi compétant. Je me dois de donner le meilleur de moi-même.

Sirius fronce les sourcils au comportement typiquement Serpentard et se demande ce que la jeune femme a en tête.

Slughorn en rougit en bombant son torse déjà proéminent.

- Mr Lupin, grimace Horace en voyant sa potion.

- On ne peut pas être doué dans tous les domaines, dit Remus nonchalant.

Hermione est choquée du comportement de son ancien professeur. Elle l’imaginait plus à son image. Et ne fallait-il pas une note minimale pour suivre les cours niveau ASPIC ? Il va falloir qu’elle demande à Sirius.

Tous quatre quittent les cachots pour se rendre en sortilège.

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* Personnage existant dans l’univers d’ Harry Potter, j’ai juste modifié la période de son travail à Poudlard. Source Wiki HP

OoO

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Merci de me suivre, c’est toujours un plaisir de lire vos reviews, même si je ne réponds pas à chaque fois !

Bisous

Chapitre 6 : Retour dans le futur

Hermione est choquée du comportement de son ancien professeur. Elle l’imaginait plus à son image. Et ne fallait-il pas une note minimale pour suivre les cours niveau ASPIC ? Il va falloir qu’elle demande à Sirius.

Tous quatre quittent les cachots pour se rendre en sortilège.

OoO

- Une mornille pour tes pensées, murmure Sirius à l’oreille d’ Hermione, la faisant sursauter et lever les yeux de son devoir de sortilège. Tu t’exerces au dessin, demande Sirius en voyant la rature sur le parchemin.

Voyant l’air étonnée d’ Hermione, il pointe son doigt sur le trait de plume. La jeune femme grogne et d’un informulé, fait disparaître sa rature.

- Tu es très douée en sortilège, constate l’ancien prisonnier en voyant son geste précis et aussi durant le cour, où elle a réussi dès la première fois le sortilège demandé sous l’étonnement de toute la classe. Pourtant Sirius est sûr qu’ Hermione lui a dit qu’elle n’avait pas fait sa septième année.

- Même si j’ai des pré-disposition dans cette matière, avec la guerre, je me suis entraînée encore plus dur.

- Me parleras-tu de ce qui s’est passé après ma… Mon départ ?

Hermione lève les yeux au ciel devant l’acharnement de son nouvel ami.

- Comme je te l’ai dis le jour de la rentrée, oui, mais plus tard. Je comprends que tu veuilles savoir, mais pour moi, c’est quelque chose de très douloureux et je ne me sens pas prête à en parler, finit-elle les larmes aux yeux.

En voyant l’état émotionnel de son amie, Sirius regrette presque d’avoir demandé, mais surtout, il se retient de la prendre dans ses bras. Ça serait mal venu. Ils ont eu assez de contact physique pour le moment.

- Sinon, dit-il sur un ton de maraudeur. A quoi joues-tu avec Slughorn ?

Hermione sourit amusée, tout en ayant les joues rouges. Elle fait signe avec son index pour que Sirius se rapproche d’elle, ce que le maraudeur fait persuadé que la jeune femme va lui révéler ses intentions.

- C’est un secret, dit elle conspiratrice.

Sirius la regarde, choqué. Cette fois, Hermione rigole franchement et fière de l’avoir eu.

- C’est pour les blagues que toi et les jumeaux ont faites et dont j’ai été victime.

Un peu plus loin dans la salle commune, James et Remus ne les ont pas quitté des yeux, délaissant leur propre devoir.

- Tu veux que je te dise, Cornedrue, ces deux là nous cache quelque chose.

James hausse les épaules.

- Ne les trouves-tu pas très complice ? Comme s’ils se connaissaient depuis plus longtemps qu’ils l’ont dit.

- Si cette fille permet à Sirius d’être heureux alors ces petites cachotteries ne me dérange pas, dit James sérieux tout en pensant aux mots que Lily lui a dit en fin de sixième année. Et puis, tu ne m’as pas raconté pourquoi tu avais ta chemise attaché de travers lorsque tu es rentré de ta ronde avec la Pouffsoufle de sixième année.

En voyant la gêne de son ami, James ne peut s’empêcher de rire bruyamment, récoltant quelques regards noirs, mais c’est celui de Lily qui le stoppe et c’est à son tour de devenir gêné et de baisser les yeux sur son livre de potion.

- Bon, c’est pas le tout mais nous devons travailler, dit-il assez fort afin qu’une jolie rousse l’entende.

Remus ne dit rien, se disant intérieurement qu’il s’est passé quelque chose avec Lily et qu’encore une fois, la née-moldue n’a pas été tendre avec son ami.

OoO

- Bonjour Miss Granger, bienvenue à mon cour de Défense contre les forces du mal. Je suis le professeur fenwick, dit il avec un grand sourire concurrençant presque Lockhart.

Toutes les têtes se tournent vers elle et bien sûr Dumbledore n’a rien trouvé de mieux que de faire un cour commun entre Gryffondor et Serpentard.

Hermione s’assoie derrière James et Remus, à côté de Sirius.

- Pourquoi ce frisson ? Murmure Sirius attentif à tout ce qui l’entoure, résultat de son travail d’auror.

- Il m’a fait pensé à Lockhart…

- Gilderoy Lockhart ?

- Oui, dit Hermione surprise. Il a été mon prof en deuxième année.

- Attend, ce peureux de Pouffsoufle, prof ?

- De Défense contre les force du mal et soit rassuré, il était très mauvais, et lui ? Demande Hermione discrètement.

- Pas mauvais. Du moins, ce n’est pas pire que de supporter les Serpentards, grimace Sirius.

Ils arrêtent leur discussion lorsque le prof leur dit de ce mettre par groupe de quatre et de préparer une stratégie afin de se défendre contre les mannequins qui vont répliquer et de les battre le plus vite possible afin qu’il évalue le niveau de chacun. Tout naturellement les maraudeurs et Hermione se mettent ensemble.

Les autres groupes se forment rapidement. Hermione jette des coups d’œil du côté des vert et argent. Rogue se met avec Peter et deux autres, dont un dit vaguement quelque chose à Hermione.

- J’espère qu’on va affronter ses serpents, marmonne James.

- Je n’ai jamais compris ce ressentiment entre ces deux maisons… C’est vrai pourquoi cette haine ? Demande réellement Hermione à ses amis.

Tous les trois ont bien des réponses à lui fournir, mais loin d’être idiots, ils savent que ce n’est pas leur petite querelles qui l’intéressent.

- Y a-t-il eu par le passé un événement qui fait que Gryffondor et Serpentard se détestent ? Et que l’on ne me disent pas que ça vient de Godric et Salazar parce que je ne le crois pas.

Cette conversation, entendu par plus de personne que l’on peut le croire, en laisse certains songeurs.

- En tout cas, je trouve cela stupide. Que tu n’aimes pas une personne parce qu’elle t’a insulté ou a été méchante, je le conçois, mais là, juste parce que l’on est dans une maison, automatiquement, on doit détester les autres ? Non, je ne suis pas un véracasse, je réfléchis par moi-même. En plus je suis sûr que nous aurions tout à gagner à nous entendre. Non ?

Même si son dernier mot laisse penser à une question, Hermione n’attend pas de réponse, juste faire évoluer les mentalités.

Encore une fois, beaucoup ont entendu le questionnement d’ Hermione, y compris le prof qui pour une fois ne dit rien, trouvant bien qu’un élève se pose se genre de question et tant que ça ne dérape pas et bien, c’est une bonne chose.

- Mais pourquoi nous répartir, demande sérieusement Remus qui est celui qui a le moins de problème avec les autres maisons.

- Pour nous aidez à nous faire des amis - pardonne mon résonnement simpliste mais lorsqu’on à onze ans, c’est l’une des première chose à laquelle on pense -. En nous répartissant par affinité, cela aide à créer des liens plus rapidement et d’être soudée. Le monde sorcier est petit, il faut rester groupé… Bien que cela ne soit que mon avis et n’engage que moi. Et puis, ce ne sont que des maisons. Une fois sortie de Poudlard, j’aime à croire que l’on va t’engager pour tes capacités et non pour la maison à laquelle tu as appartenu, sinon, pourquoi travailler et avoir des bonnes notes ?

- Parfois, certains font cette distinction, dit James, à moitié mauvais.

- Et bien, si les gens sont assez bêtes pour les suivre ou faire pareil, c’est leur problème, mais moi, je ne cautionne pas. Et si l’on veut évoluer, il vaut mieux croire en ses propres convictions et faire ce qui nous sembles juste.

Sirius a écouté chaque mot de la jeune femme, se disant qu’elle ferait une bonne politicienne ou, vu les temps actuels, une bonne leader de guerre. Il ne sait pas si Hermione a choisit certain de ses mots exprès mais, en sachant ce qu’il sait, cela pourrait en faire réfléchir quelque uns.

- Bien, jeune gens, j’espère que vos tactiques sont prêtes.

Le professeur fenwick fait passer un premier groupe, en se notant mentalement de parler de cette conversation avec le directeur. Il trouve le discours de la jeune femme très mature et plein de bon sens. Ce qui l’étonne, c’est que ces mots sont parfois entendu mais dans la bouche d’adulte ayant quitté Poudlard, qui effectivement se rendent comptes de certaines inepties. Et quelque chose le trouble dans le discours de Miss Granger, seulement, il n’arrive pas à mettre la baguette dessus. Peut-être qu’ Albus saura.

Après le premier groupe, c’est au tour de Rogue et son groupe. Tout de suite, les Serpentards réputés pour leur ruse se mettent à couverts.

James va pour faire une réflexion, mais le prof lui jette un regard menaçant.

Si au début le groupe est soudé et travaille en équipe, ils finissent par se disperser et finissent chacun de leur côté travaillant personnellement.

- Je vais finir par croire que tu as un coup de cœur pour le Serpentard, dit Sirius en voyant Hermione regarder les Serpentards.

Hermione rougit mais dément.

- Non, il me dit quelque chose, mais je n’arrive pas à le replacer. Qui est-ce ?

- Non, non, Miss Granger. Trop facile. Un indice : Mangemort.

- Je ne connais pas le nom de tous les mangemorts, dit Hermione entre ses dents.

- OK. Deuxième indice. Il a un frère aîné, marié à une folle.

- Lestrange ?

- Félicitation, tu viens de gagner la baguette du sureau, dit-Sirius amusé.

- Cool, j’ai battu Dumbledore.

Sirius la regarde choqué.

- Bien Messieurs. Groupe suivant.

Le troisième groupe, celui de Lily et ses amis, s’en sort plutôt bien même si cela semble durer plus longtemps que les autres.

C’est au groupe d’ Hermione. James s’avance sur le terrain en roulant des épaules, fier comme un paon. Remus le suit, dépité mais souriant. Hermione avance, mais fait demi-tour et entraîne Sirius avec avec elle, toujours choqué.

- Aller, en position, ordonne le professeur.

- Oh Patmol, je veux battre les serpentards.

Les mannequins n’attendent pas et attaquent. C’est quand un sort, qu’Hermione dévie, passe près de la tête de Sirius, qu’il reprend ses esprits et réplique. A l’instar des Serpentards, ils sont au début soudés et s’entraident, jusqu’à ce que James ait envie de jouer et fonce dans le tas en envoyant toute une flopée de sort qui ricoche pas loin de ses partenaires. En plus de ceux des mannequins. Remus et Sirius qui l’encouragent.

Toujours cachée derrière une table, Hermione se recroqueville sur elle-même sous les rires de certains des ses camarades.

Tout ce bruit et ses sorts font revenir Hermione en arrière durant la guerre de Poudlard. Tous ses souvenirs qu’elle s’efforçait de garder dans un petit coin de sa tête reviennent de plein fouet, lui faisant oublier ou elle se trouve. Les images des corps, l’odeur des corps brûlés, le sang, les hurlement, ses propres douleurs physique, son angoisse d’avoir perdu de vu Harry, tout ce bouscule dans sa tête.

C’est en entendant le «  Attention » tonitruant de Sirius, qu’ Hermione revient sur tête. Sort de sa cachette et par informulé, fait tout exploser, le décors et les mannequins. L’explosion a soufflé James, qui n’a pas grand-chose et a évité l’ultime sort du mannequin.

La main d’ Hermione est ferme mais tout son corps tremble. La classe est silencieuse, les regards braqués vers elle.

C’est le prof fenwick qui reprend ses esprits le premier, suivi par Sirius qui va pour s’approcher d’elle, mais Hermione le menace avec sa baguette. Il lève les deux mains.

- Ne m’approche pas, dit Hermione les dents serrées.

- Tout va bien, je suis ton ami, tu te souviens.

Pourtant elle garde sa baguette levée.

- Je sais qui tu es.

En voyant ses yeux si tourmenté et plein de fantômes, Sirius renonce et se recule pour rejoindre James et Remus.

- Miss Granger. Vous allez bien ? Demande le professeur.

Elle se tourne brusquement vers lui, prête à lancer un sort. Néanmoins, il ne lui en tient pas rigueur, connaissant comme tous ses collègues, les conditions compliquées de son arrivée.

- Vous devriez peut-être aller à l’infirmerie.

- Je vais bien, dit-elle après quelques secondes, baissant enfin sa baguette.

- Tant mieux, dit-il avec un sourire avenant. Bien, Je dois dire que le groupe de Miss Granger a été le plus rapide à arrêter les attaquants. Bien que la technique de Mr Potter ait des grosses lacunes. En combat réel vous pourriez mourir.

Hermione qui reprend petit à petit ses esprits, bien que son corps soit douloureux, se demande qui est ce professeur. De ce que Sirius lui a dit, la guerre est plus avancée, mais n’est pas encore reconnu comme terreur numéro une. Il va falloir qu’elle surveille ça de près.

Ensuite, c’est le groupe de Rogue. Puis le premier groupe et enfin le groupe de Lily, qui a reçu les meilleurs critiques sur leur technique.

Le professeur Fenwick voulait mélanger les groupes, mais voyant l’état émotionnel d’ Hermione, il s’abstient et demande à ses élèves ses critiques positives sur les autres groupes afin de s’améliorer.

Le professeur garde un œil sur elle. Au début, la nouvelle venue reste à l’écart et personne ne la dérange, même pas Sirius avec qui elle semble passer beaucoup de temps. Après un certain temps, elle reprend par à la conversation général et donne de bonne critique.

A la fin du cours le professeur lui demande quand même d’aller à l’infirmerie.

- Je vais l’accompagner, propose Sirius qui se doute de ce qui s’est passé dans la tête.

- Non, ça ira, je connais le chemin, dit-elle froidement.

Patmol est étonné et blessé même s’il n’en montre rien. Les Serpentards ricanent.

- Alors Black, on se fait recaler ? Se moque Peter.

Sirius se dit que Peter a vraiment trouvé sa place avec les vert et argent, il est plus affirmé et semble heureux. Il n’a pas souvenir d’avoir vu Peter ainsi dans son premier passé. Es ce que James, Remus et lui ont été de mauvais amis ?

- Mr Lestrange, accompagnez Miss Granger au cas où.

- Si vous le souhaitez Mr.

Rabastan tourne les talons et rejoint au pas de course la jeune femme qui a déjà pris de l’avance.

Rabastan est le parfait Serpentard. Il est toujours courtois et serviable avec tout le monde, faisant de lui quelqu’un d’apprécier par ses professeurs. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il méprise la plupart des gens. Pas pour ce que les mauvaises langues diraient : la pureté du sang. Non, c’est juste qu’il les trouve insipides ; mais le fait d’être en « bon » terme avec eux permet d’avoir des relations et ces gens peuvent lui être utiles. Et cela quoi qu’en dise son grand frère de deux ans son aine, fiancé à Bellatrix Black. Rabastan sourit à cette idée. Ils ne veulent pas passé le cap du mariage, la peur sûrement, mais se faire apposer la marque des ténèbres n’a pas été un problème. Douce hérésie...

- Le sort que tu as envoyé était puissant et en informulé, très belle performance, dit Rabastan d’une voix plate.

Hermione sursaute et se retourne vers lui.

- Hum, merci. Et tu es ?

- Rabastan Lestrange.

Hermione hoche la tête. Il aurait été louche de ne pas demandé et au moins, elle a la confirmation d’avoir devant un futur mangemort.

- Ne t’évanouis pas, ordonne presque Rabastan en voyant la jeune femme devenir un peu plus blanche.

- Pourquoi, tu ne voudrais pas toucher la née-moldue que je suis, provoque Hermione.

Il hausse un sourcil. Rare sont les personnes qui ose provoquer les Serpentards sur leur statut de sang, eux qui aime tant leur sang pur. Mais le cadet Lestrange a commencé à douté en voyant régulièrement Bellatrix. Cette femme est folle et ne semble pas être très intelligente et aime suivre les idées des autres, bien que doué en sortilège. Et les Black qui se targue de toujours rester pur. Eh bien si c’est pour que sa descendance finissent aussi folle que sa futur Belle-sœur, sans parler des quelques énergumènes dans sa famille, il se demande sérieusement s’il va avoir des enfants et surtout avec qui…

- Non, mais si tu tombes, je ne pourrais te porter et devrais te faire léviter et crois moi, tu ne veux pas ça, dit-il en pensant au dernier objet qu’il a fait léviter.

- Es-tu en train de me dire de manière subtile que je suis grosse ? Demande Hermione le plus sérieusement possible, mais devant la tête du Serpentard, elle sourit. Je plaisante, respire… Qu’est-il arrivé ?

Rabastan se dit que la nouvelle venue à Poudlard n’est pas aussi inintéressante que ses condisciples. Et qu’il a échappé à une des crises légendaires des Gryffondor, surtout comme la rousse s’est si bien les faire. Bien que bizarrement, il imagine mal la brune faire de même, il l’imagine plus envoyer une série de sort...

- Pardon ?

- A ce que tu as fait léviter ?

- Oh, je devais déplacer un vase, seulement, il s’est écrasé au plafond en milles morceaux. Même un reparo n’a pas suffit à le sauver.

Hermione rigole imaginant la scène et plus tard elle sera étonnée de la scène qui vient juste de se passer entre eux deux. Rabastan esquisse un sourire en faisant entrer la Gryffondor dans l’infirmerie sous le retard étonné de Madame Pomfresh qui n’avait pas vu ce genre de spectacle depuis bien longtemps. Lorsqu’elle va raconter ça à Minerva !

- Bien, Miss Granger, vous être entre de bonnes mains.

- Merci, Mr Lestrange pour votre gentillesse à mon égard.

Rabastan part en grimaçant, lui gentil ? Et puis quoi encore ? Aller à Poufsouffle ?

Hermione sourit se doutant que ça a dû hérisser tous les poils du septième année.

- Bien Miss Granger, j’ai reçu une lettre de Mr Fenwick, m’alertant de votre état, mais vous semblez aller mieux, dit-elle les deux points sur les hanches.

- Juste un contre coup de souvenirs douloureux, j’en ai vu d’autres. Je ne veux pas vous déranger.

- Tss, allongez-vous et prenez une potion relaxante.

OoO

A suivre…

Alors ? Alors ?

J’espère que cette histoire vous plaît et que je ne fais pas dans le cliché du Time-Turner ?

Je sais, sûrement quelques fautes d’orthographes, pas la peine de me le dire :)

Bisous

hp-drago

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Commentaires (2)

1. hp-drago (site web) dimanche, 08 Octobre 2017

réponse à Laetitia Merci pour ton commentaire, j'espère que tu vas aimé la suite ! Bisous

2. Laetitia jeudi, 21 Septembre 2017

Ton histoire et top j'ai hâte de lire la suite

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Date de dernière mise à jour : lundi, 04 Décembre 2017