Les loups: Tome un - le meeldran

Résumé

Immaginez un monde où les contes de fées, les légendes et les monstres existe. Immaginez un secret universsel qui, s'il est dévoilé, amènerait la panique. 

Maïkan Tayllor, fille aînée de Sélirce Tayllor, le plus grand chef de meute du monde depuis des centaine d'année, voit son monde s'écrouler petit à petit après le massacre de son frère, sa femme et sa fille. Interpelée par le FBI, elle rencontre l'agent Gregory Alterman. Agent double pour la section 8. Section inconnue de tous, mais qui est pourtant primordiale pour garder l'équilibre dans le monde. Elle y retrouve un très vieil ami d'enfance perdu de vue depuis quelque dizaine d'année. Il s'en suit une chasse dont elle et les siens sont la cible première de la créature et découvre l'un des plus grand complot généré par les Légendes. 

 

Signature de l'auteur

Prologue

Bonjour/bonsoir,

Voici une histoire que j'ai commencé à écrire en août 2011. Je ne l'ai toujours pas finie, trainant un peu sur mes chapitres alors que j'étudies, ou encore, décidant de revenir au début de l'histoire pour retravailler les phrases, vérifier un détail ou encore me remettre tout simplement le tout en tête. J'ai posté le prologue tel qu'il est pour le moment. Mais peut-être changera-t-il un peu en cours de route. Mais rassurer vous. L'intrigue ne change pas. Juste les mots. Je tiendrai à jour le texte en remplaçant les chapitres modifier au fur et à mesure que je les ferai. Ce ne seront pas de gros changement. Juste des phrase, des mots, des ponctuations ou même le style d'écriture. Peut-être tout le texte migrera-t-il vers un récit écrit à la première personne du singulier au lieux d'être à la troisième? je verrai avec mon beta qui suit l'histoire depuis le début et me conseil fortement dans certain choix. 

Merci à tous en tout cas de lire cette histoire. Et je vous en prie, n'ayez pas peur de laisser un commentaire pour me donner votre avis. Il est très important. =) Bonne lecture à tous. 

 

Texte édité le 29/07/2014


 

 

 

C’était une petite pièce rectangulaire lugubre… Seul une table, quatre chaises, un pichet d’eau et deux verres occupaient l’espace. Une vitre sombre perçait l’un des murs gris foncé et une porte blanche vitrée occupait celui en face. Une pièce banale, un local impersonnel. La porte s’ouvrit soudain calmement, laissant apparaître un homme en costume noir dans son embrasure avant que celui-ci ne s’efface rapidement pour me laisser entrer. Je l’avais suivie dans les couloirs d’un immeuble de bureau, des menottes trop serrée aux poignets. On avait marché dans une allée aux nombreuses portes ouvertes donnant sur des salles de réunions, des salles remplies de bureaux séparés par de faibles cloisons de bois. On monta des marches, on traversa des couloirs, on grimpa encore plus haut dans l’immeuble jusqu’à être arrivé devant ce local vide de personnalité qui m’apparaissait comme un cachot. Et je fis un pas pour entrer avant de me tourner vers mon « chevalier servant » et lui sourit par pur défit, étirant mes lèvres rosées et fine au dessus d’une dentition blanche dévoilant mes canines que je savais longues et acérées.

 

  • Merci bien, déclarais-je d’une voix claire et limpide.

 

M’avançant dans la salle, je brisai le silence installé de mes talons sur le balatum noir et observai cet environnement hostile. Ce n’était pas le « Boum ! Boum ! Boum ! » des pas d’un éléphant, ni le « Clip ! Clap ! » d’une personne boitant ou ne parvenant pas à marcher correctement… C’était plus un bruit feutré, comme une marque apposée sur le sol par les pas d’un félin. L’homme s’avança à son tour, m’observant attentivement. Il devait détailler ma petite taille, ma robe d’été blanche aux bretelles nouées dans ma nuque, les longs cheveux blond pâle qui cascadaient sur mes épaules avec leurs petites tresses et les deux yeux bleus cristallins parsemés de touches dorée. Il prit place à la table, dos à la vitre teintée et je souris.

 

  • Je vous en prie… asseyez-vous, m’invita-t-il, accompagnant la parole d’une geste de la main.

 

Avec calme, je tirai la chaise en face de lui et m’assis dessus, posant mes mains menottées sur la table et attendis. J’attendais qu’il me délie, qu’il me libère de ce lien perturbateur à tout mouvement. De la poche intérieur de sa veste, il sorti une petite clé qu’il inséra dans la serrure et j’entendis enfin ce « clic » de la délivrance à l’instant même où la pression autour de mes poignets diminuait. Je soupirai d’aise en massant mes articulations douloureuses. Quelle horreur d’être entravée de la sorte. Enfin libre de mes mouvements, je m’adossai à mon siège, croisai les bras sous ma poitrine, étendis mes jambes sous la table et attendis patiemment dans un mutisme complet. Il me regardait, me détaillait de ses yeux pendant que ses doigts jouaient avec un style à bille sorti de sa poche. Indifférente à son analyse, je détournai le regard et observai la pièce avant de fixé la vitre noire placée derrière lui. Le calme qui régnait dans la pièce m’aidait à entendre et je crispai légèrement les mâchoires en retenant difficilement une grimace lorsqu’il prit la parole.

 

  • S’avez-vous pourquoi nous vous avons amené ici ?, me demanda-t-il en ramenant mon attention à lui.

 

Déviant mes yeux clairs de la vire pour les poser sur lui. Je lui servi un regard froid et dur, mais dans le sien, je pus voir qu’il y décelait aussi de l’intelligence. Avant de lui répondre, je me penchai un peu en avant, le scrutant des yeux. Avec délicatesse, je plaçai mes mains à plat sur la table et ramenai mes jambes sous la chaise.

 

  • Vous allez me demander « Les avez-vous tué ? Pourquoi ? Comment ? Avec l’aide de qui ? », répondis-je acerbe. Et enfin… « Qu’êtes-vous ? »… ajoutais-je dans un murmure que lui seul put entendre.

 

Un rictus méprisant apparut alors sur mes lèvres et je me redressai en secouant la tête de gauche à droite. Ma voix avait changé plus que je le voulais, devenant trop basse et raisonnant de cette accent métallique si particulier qui sied à ceux de mon genre. Mon interlocuteur de parut pas en être perturbé… du moins en apparence il ne laissa rien démontrer, mais je pouvais ressentir son stress… je pouvais ressentir l’adrénaline qui s’emparait progressivement de son corps et accélérait les battements de son cœur. Un petit sourire naquit sur mes lèvres et je négligeai à nouveau l’homme pour des pensées plus distrayantes.

 

Une légère odeur avait effleuré mes narines, m’indiquant quelques minutes auparavant qu’il y avait du mouvement derrière la vitre fumée. Deux hommes et une femme étaient rentrés dans la pièce adjacente. Mes oreilles fines captaient leur respiration et mes narines leurs odeurs. Leurs voix parlaient de moi… ils me jaugeaient, ils tentaient de me définir… Meurtrière ? Coupable ? Culpabilisais-je ? Étais-je folle ? Je souris. Ils étaient tellement loin de la vérité.

 

  • « Elle est… bizarre. Son comportement est étrange. Sûr d’elle… elle donne l’impression que rien ne peut l’atteindre à l’instant précis, déclara une voix masculine grave et chaude un tantinet sensuelle à mes oreilles.

 

  • Pour moi elle est parfaite. Un profil de coupable à n’en pas douter. Peut-être même un syndrome de folie, ou de maladie mentale… Double personnalité, schizophrénie…, répondit une femme à la voix hargneuse, grinçante et aiguë. Son comportement est en totale opposition avec celui qu’elle avait lorsque nous l’avons cueilli dans son appartement… »

 

Même sans voir la personne, je parvenais à me faire une image d’elle : une femme grande, la cage thoracique étroite et le corps fin et nerveux. C’était aussi fort, fort probablement quelqu’un qui se battait pour ses convictions et la vérité, qui tentait d’offrir un semblant de sécurité à son pays. Je ris. Sans pouvoir me retenir, je laissai échapper un petit rire sans joie. Si seulement elle connaissait les réalités du monde qu’elle tentait de défendre… elle abandonnerait bien vite le combat…

 

  • « Je suis d’accord avec Dan, déclara une deuxième voix masculine assez grave et froide. Une personne détachée du monde. Cette fille sait ce qu’elle fait. Elle ne me paraît pas folle. Juste prudente. Elle cache quelque chose, ou peut-être a-t-elle l’obligation de cacher quelque chose. Dans tous les cas, elle le fait très bien.

 

  • Comment peux-tu en être si sûr Erick ?, repris la femme. Regarde-la. Impassible, calme, détendue. Une personne cachant un secret serait plutôt nerveuse… ici, quoi que puisse dire Greg, elle ne réagira pas… Elle ne fait que fixer la vitre comme si elle pouvait nous voir au travers… »

 

Je ne pouvais pas les voir… mais je pouvais les entendre. Et cet Erick n’était pas tout à fait dans le faux. Il est même plutôt dans le vrai. Peut-être est-il plus intelligent que ses collègues.

 

  • « Justement patron… Elle est sûre d’elle. Sûre de pouvoir résister et protéger son secret », répondit-il simplement.

 

Plus prêt, un bruit mat et fort me fit sursauter sur mon siège. Trop fort pour mon ouïe, celle-ci émit un sifflement et tirailla mes oreilles. Je les massai doucement en grognant de douleur et jetai un regard noir à mon interlocuteur. Interrogatoire ne voulait pas dire torture.

 

  • Je disais donc madame… Votre nom, votre prénom et votre âge, répéta-t-il fermement.

 

Sur le coup, l’énervement me gagna et je me senti submergée par mon autre. Ma vision s’étrécit et je ne vit pratiquement plus que cet homme qui m’agaçait avec ses questions et me retenait enfermée dans ce petit cagibi… prisonnière… J’étais pratiquement sûre que pour lui mes yeux n’avaient plus des orbes bleus clairs de base, mais étaient devenus noirs, couronnés d’un filament d’or. Des yeux semblables à des soleils éclipsés par la lune. Je le fixai, réfléchissant à ce que je pourrais bien lui faire pour qu’il regrette de m’avoir dérangée. Plusieurs solutions traversèrent mon esprit, mais je me repris quelque peu avant de commettre un massacre et souris. Un sourire qui n’était que l’avertissement d’un prédateur.

 

  • Germaine Philips, dix ans, murmurais-je en me penchant un peu plus en avant. Et vous ? Greg, n’est-ce pas ?, repris-je avec un sourire d’amusement. Un diminutif pour Grégory ? … ou encore Grégorovitch… ou alors c’est Gregor peut-être ? Ou bien Grégoire. Ça sonne bien Grégoire.

 

Je le sentis se tendre imperceptiblement et le vis tourner légèrement la tête vers ses collègues cachés derrière la vitre et discutant encore dans leur coin.

 

  • Dites-leur de cesser de jacasser sur mon compte dans leur petite salle privée et peut-être vous répondrais-je, ajoutais-je avec lassitude. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça peut être exaspérant. Ce bruit, … ce bourdonnement de conversation, toujours en bruit de fond. Ça ne vous laisse que peu d’occasion pour réfléchir avec calme…

 

Il était intéressant de voir à quel point mes paroles le perturbaient. Avec un calme mesuré, je me replaçai avec aise sur mon siège, m’appuyant le dos contre le dossier et fixant de mes prunelles l’individu qui me faisait face, l’analysant de haut en bas. Je fus interrompue par le grincement de la porte s’ouvrant et se refermant. En détournant le regard, je découvris une femme aux cheveux noirs de jais, grande, mince, la peau sombre et mate, ainsi que des yeux bruns, grands et expressifs.

 

  • Mais qui vois-je arriver ? la chef ?, m’amusais-je. Bene, si j’ai bien entendu ? c’est ça ? Hum… diminutif de Benedict j’imagine.

 

Je vis le visage de l’agent tiquer légèrement sous l’agacement de mes paroles et mon sourire s’élargit en même temps qu’un rire léger s’échappa de ma gorge. Il était si simple de les faire passer d’une humeur à l’autre. Greg, face à moi, paraissait… nerveux. Bien plus qu’en ma présence seule. Entre ses doigts le stylo virevoltait, tournant et retournant au rythme qu’il lui imposait. Sa respiration s’était faites rapide et saccadée, alors que celle de son supérieur était calme, bien qu’un peu énervée.

 

De l’autre côté de la cloison, je n’entendis plus aucun bruit. Pourtant, je les savais toujours présents. Ils étaient trahis par les battements de leur cœur. Peut-être étaient-ils inquiets ? Ou alors intrigués ? Impressionnés ?

 

Du coin de l’œil, je vis Benedict s’asseoir au côté de son collègue, me scrutant du regard. Elle était assise droite et raide sur son siège. Je pouvais admirer à volonté toute sa tenue et sa superbe due à l’entraînement spartiate reçu durant ses années d’études. J’avais envie de lui dire de se lâcher un peu, mais ce serait sûrement malvenu alors que ses yeux étaient fixes, identiques à ceux du prédateur que j’étais.

 

  • Alors… nous ne sommes pas coopératives ? Ce n’est pas grave. Nous avons tout notre temps, déclarât-elle calmement, comme si elle s’adressait à un enfant.

 

  • Ha ? Vous aussi vous avez du temps ?, répondis-je amusée. Ne vous inquiétez pas pour moi. Je n’ai rien de prévu dans l’immédiat. J’ai l’éternité devant moi, repris-je d’une voix mielleuse, accentuant l’ironie et la raillerie que mes yeux sombres devaient fort probablement dévoiler.

 

J’inspirai profondément pour me calmer quelque peu et remarquai un détail… une odeur, nouvelle dans la pièce, assez forte et capiteuse. Un mélange de lavande, de menthe et une autre plante que je ne connaissais pas.

 

  • C’est votre parfum qui pue autant ? demandais-je en grimaçant.

 

Cette remarque n’eut pas l’air de vraiment faire réagir la femme, alors je pris un petit air écœuré et recommençai à contempler la vitre miroir, décidant de remettre mes cheveux à leur place. De longs cheveux blonds descendant jusque sous ma poitrine. J’étais vêtue d’une petite robe d’été blanche fermée à la nuque et ma peau avait une douce teinte caramel.

 

  • Écoutes moi bien… Ton petit jeu ne mènera à rien. Nous savons qui tu es et avec ou sans tes aveux, nous trouverons les preuves nécessaires pour t’inculper de meurtre. Alors coopère et peut-être atténuerons-nous les conséquences.

 

Des menaces… à quoi cela pouvait-il bien leur servir. Je soupirai, lasse. J’avais envie de lui cracher à la figure la vérité, tout. Mais si je le faisais, je serais forcée de devenir un assassin comme m’en accuse maintenant… Alors je ne fis que parler avec sincérité.

 

  • Je ne suis pas sûre que vous sachiez quoi que ce soit sur moi. Et encore moins que vous ayez de quoi m’inculper pour le moindre fait, déclarais-je en secouant la tête, désolée pour eux. En fait, vous ne connaissez rien de moi… Vous voulez tout mettre sur le dos de la sœur, parce qu’à vos yeux, elle est la coupable idéale. Le profil idéal. Sœur d’une des victimes, belle-sœur de l’autre et marraine de la troisième. Pas d’alibi pour le soir du meurtre… Peut-être dérangée mentalement… syndrome de double personnalité ? Mais concrètement, autre que des suppositions sans fondement, vous n’avez rien ! Rien pour prouver quoi que ce soit ! Rien pour m’inculper.

 

Je secouai à nouveau la tête de gauche à droite avant de laisser un sourire narquois étirer mes lèvres.

 

  • Navrée pour vous, mais je ne vous ferai pas le plaisir de faux aveux.

 

Malgré tout ce que j’avais dit, la chef ne parut pas se démonter. Au contraire, elle me reposa avec fermeté la question que son subordonné m’avait posée quelques minutes auparavant.

 

  • Nom, prénom et âge !

 

Je me tus obstinément. Si leur dire ne leur faisait pas comprendre, alors autant me taire et attendre le moment de la libération. Pourtant, Greg, en face de moi, me suppliait du regard pour que je réponde rapidement. Il semblait craindre une chose, une réaction… j’avais l’impression qu’il me demandait silencieusement d’abréger l’interrogatoire. Était-il pressé ? Pourtant il ne le paraissait pas… au contraire. J’avais l’impression qu’il était plutôt étranger à ce monde…

 

  • NOM, PRÉNOM ET ÂGE !, reprit avec force l’agent en chef, frappant son poing sur la table, se levant et renversant son siège alors qu’elle perdait son calme brutalement.

 

  • Vous n’avez rien pour m’accuser et je ne vous donnerai rien, alors laissez moi partir pour le bien de tous.

 

Je vis la grande femme africaine s’approcher, lever la main. Comme au ralenti, je la vis descendre vers mon visage, sifflant dans l’air. Vive, alors que la colère s’emparait de moi, je l’attrapai par le poignet, arrêtant son gestion d’agression et le serra.

 

  • Grégorovitch, veuillez noter que ceci n’est qu’un acte de légitime défense face à l’agression de l’agent chef de brigade du FBI Benedict. Notez son nom de famille également je vous prie, murmurais-je alors que la pression de mes doigts faisait craquer un à un les os de la grande femme.

 

Comme à chaque fois que mon autre prenait le dessus, ma vois avait migré de quelques tons, donnant des accents mauvais à mes paroles et imposant le silence et l’obéissance. Je me grandi de toute ma taille, apparaissant alors un peu plus massive et rajoutai :

 

  • Je ne porterai pas plainte en considérant ce geste comme une regrettable petite perte de contrôle de votre part…, murmurais-je avec calme à mon agresseur. Maintenant, si vous le permettez, je vais prendre congé, rentrer chez moi afin de me reposer et de me sustenter un peu. La journée a été bien plus éprouvante que vous puissiez le penser.

 

Je la relâchai et la vit reculer en se massant le poignet. Je la contournai et me dirigeai d’un pas vis vers la porte, tentant de contrôler ma colère et mon dégoût. Dans mon dos, une chaise racla le sol et je ne fis pas attention si c’était pour se lever ou s’asseoir. Je fus tout de même surprise, après avoir passé la porte, de découvrir Greg à mes côté, un peu plus calme, le visage fermé et neutre de toute émotion. Il gérait mieux celle-ci que précédemment. Sans un mot, nous traversâmes l’ensemble des couloirs et des bureaux par où il m’avait emmené et nous descendîmes les dix étages du bâtiment. Nous déboulâmes sur l’une des rues les plus encombrée par la circulation New-Yorkaise et je pus enfin respirer à nouveau avec aisance. Je m’apprêtai à partir lorsqu’il me retint un instant.

 

  • Vous pouvez rentrer chez vous, mais ne quittez pas la ville. Nous vous recontacterons si besoin est, m’informât-il en me tendant la main.

 

J’hésitai quelques instants à la prendre avant de la lui serrer. Une main large et ferme, avec en son centre un petit morceau de papier plié qu’il laissa dans le creux de la mienne. Je fronçai légèrement les sourcils, surprise, mais ne dis rien. Il me sourit légèrement avant de faire demi-tour et de retourner dans la cage de béton et d’acier qui lui tenait lieu de bureau. Je fermai le poing afin de ne pas perdre le petit papier et, après un dernier coup d’œil en direction de l’immeuble, je m’enfonçai dans la foule de passants, disparaissant dans la circulation et tournai au coin de la rue.

 

Alors que je marchais tranquillement pour rentrer chez moi, je dépliai le petit papier et lu rapidement le petit mot inscrit à l’encre noire d’une écriture fine et penchée.

 

Je sais ce que vous êtes. Rendez-vous au « Cafe on Broadway » au 2350 Broadway à 20h. Je peux vous aider et vous protéger.

Greg.

P.S. en cas de désistement, ou de report, prévenez moi à ce numéro : 0813/66.52.81

 

D’un geste rageur, je chiffonnai la note dans mon poing et repris ma route, perplexe. Que pouvais bien savoir cet homme à mon sujet ?

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Commentaires (4)

1. MarieArya samedi, 02 Août 2014

:scande: la suite! la suite !

trop bien ton histoire accroche super vite on veut la suite ;)

2. Magg mercredi, 30 Juillet 2014

J'adore, vraiment, je suis completement rentrer dans l'univers de ton histoire en si peu de temps, j'en ai été déçu de ne pas voir de suite! :D Continue

3. Camigwen vendredi, 25 Juillet 2014

Merci beaucoup pour ces encouragement. Etant donné que je n'avais pas d'avis qui venais, je n'avais pas continué à poster les chapitres suivant. Mais maintenant que je vois que l'histoire intéresse quelqu'un je vais regarder pour vous poster le chapitre suivant rapidement. (suis un peu occupée pour le moment... les vacances... ca prend du temps XD)

Merci beaucoup en tout cas. Je suis contente que ca plaise.

4. lucie227 mardi, 22 Juillet 2014

Super début :) j'ai hâte de lire la suite ;)

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017