Les tragédies et les bonheurs d'une vie

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Chapitre quatorze

Jasper

 

 Je n'ai pas revu Bella et ses amis suite à la randonnée, jusqu'à ce que Peter me demande de prendre sa place, ce qu'il a voulu dire est que j'aille avec elle reconduire tout ce monde à l'aéroport, car elle n'a pas assez de place dans son camion. Elle aurait assez de place si les gars étaient de largeur normale et encore, elle a de la place pour six personnes, incluant elle-même. Je me présente donc chez elle, elle me donne un regard de questionnement et je lui dis que Peter a eu un empêchement. Elle me remercie et me donne un sourire qui n'atteint pas ces yeux, je l'observe attentivement et je peux dire que ces yeux ne contiennent plus d'étoiles et ne brillent plus. La route se fait dans le calme, les gras qui sont monté avec moi ne parlent pas beaucoup, ils ont tous l'air dans leur pensé. Avant de sortir de mon camion Jacob me regarde fixement.

 

-         Prends soin d'elle. Me dit-il. Je lève les sourcils.

 

-         Prends soin de notre petite sœur Jasper. Ajoute Jared.

 

-         Ne lui fait pas de mal car nous savons où tu demeures. Dit Paul et je sais très bien que ce n'est pas une menace en l'air.

 

-         Je crois qu'elle peut prendre soin d'elle-même, commençais-je.

 

-         Elle a besoin de quelqu'un, plus que tu ne peux le croire. Me dit Jacob et les gars sortent du véhicule.

 

 Je marche derrière le groupe, me demandant ce qu'ont voulu dire les gars. Je secoue ma tête et reste un peu en retrait, je vais les saluer une dernière fois et les laisser se faire leur adieu sans un étranger. Je serre chaque fille dans mes bras leur souhaitant un bon vol et de prendre soin d'elles. Elles me disent toutes de prendre soin de leur amie, je ne dis rien. Je serre la main des gars et répète mes vœux, Jacob me demande de ne pas retourner à la maison immédiatement, je fais ce qu'il me demande sans comprendre. Je regarde les filles prendre Bella dans leurs bras une après l'autre, les larmes coulant librement sur leurs joues. Paul se racle la gorge fortement avant de lui embrasser le front et lui murmurer quelque chose à l'oreille, Jared imite Paul et les deux hommes vont prendre leurs copines dans leurs bras. Jacob se présente devant Bella, il la prend dans ses bras et la soulève de terre, les yeux de Jacob croisent les miens et j'y vois des larmes qui ne coulent pas. D'où je suis placé, je peux voir les épaules de Bella sauté, j'en déduis qu'elle pleure, Jacob l'embrasse sur le front et essuie ses joues avec ces pouces avant de l'embrasser une dernière fois sur le dessus de la tête. J'observe Bella qui reste sur place, la tête basse, je m'approche d'elle doucement, ne sachant pas quoi faire et sans savoir d'où ça viens, je la serre dans mes bras. Elle se raidit et essaie de s'éloigner, mais je resserre mon emprise, elle se laisse finalement aller et pleure à chaudes larmes. Pour la première fois depuis longtemps, j'ai l'impression que je suis à ma place et ça me fait peur, je me concentre sur ce que je dois faire pour l'instant et je penserai à ça une autrefois.

 

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Bella

 

 Je ne regrette pas d'avoir invité mes amis à venir me voir, je ne regrette pas le merveilleux temps passé en leur compagnie, ce que je regrette est le peu de temps que j'ai eu avec eux, j'aurais aimé qu'il reste plus longtemps. Paul et Jared m'ont tous les deux dits que ce n'est pas un au revoir mais un à bientôt, j'espère que ce bientôt viendra rapidement. Leah, Kim et Nessie m'ont fait promettre de me rendre à elle dès que j'ai quelques jours de congé, promesse que je vais tenir sans problème. Jacob pour sa part m'a dit d'ouvrir les yeux, que je peux être heureuse si j'acceptais ce que la vie met sur mon chemin. Je n'ai pas compris ce qu'il a voulu dire mais je vais y penser plus tard. Je regarde mes amis partir, ne pouvant plus tenir, je baisse la tête et pleure. Je sens une paire de bras chaud m'attirer, mon corps se colle sur un corps chaud, je me raidis, la voix de Jasper me dit que c'est bien, que je vais les revoir bientôt. Je me détends et pleure encore plus, Jasper frotte mon dos et mes cheveux d'une façon réconfortante et me parle doucement, me disant des phrases toutes faites mais d'une certaine façon ça fonctionne. Je me sens étrangement bien dans les bras de l’homme qui me console.

 Après plusieurs minutes je m'éloigne et m'excuse à Jasper d'avoir mouillé sa chemise, il me donne un petit sourire en me disant qu'il va me donner la facture du nettoyeur. Je le remercie d'être resté, il me répond qu'il n'y a aucun problème, qu'après l'expérience que nous venons de vivre, nous pouvons dire que c'est un début d'amitié hors de l'ordinaire. Je fronce les sourcils, je lui demande s’il est sérieux, car j’aurais vraiment besoin d’un ami dans cette ville. Il prend un air très sérieux et me dit que oui, il aimerait pouvoir me compter parmi ses amis. Je lui donne un vrai sourire et n'ajoute rien, je le remercie  d'avoir amené les gars ici et je lui propose de lui rembourser son essence et Jasper me dit que je n'ai qu'à l'invité à souper et on en parle plus. Je lui donne un signe de tête et retourne à mon camion, Jasper marchant à mes côtés, tous les deux silencieux. Le trajet pour retourner chez moi est long et douloureux, j'essaie d'oublier à quel point l'étreinte de Jasper est chaude et réconfortante, tendre tout en étant ferme. Je secoue ma tête et allume la radio, je trouve finalement une station qui passe des vieilles chansons, que je connais tout de même car mon père aimait ce genre de musique, quand il n'écoutait pas du AC/DC ou même Styx.

 J'arrive à la maison, mais ça ne me tente pas d'être ici, je n'ai pas envie d'être seule. Je vais à La Cavalerie, de cette façon je ne serai pas seul, je ne reste pas très longtemps car demain je travaille. En arrivant au commissariat je découvre que je patrouille et que c'est moi qui réponds aux appels d'urgence en compagnie d'un ranger, Jasper. Bien sûr, il faut que ça tombe sur lui, je suis déjà assez mal à l'aise d'avoir fait la fontaine dans ces bras et là je vais probablement le croiser car Dieu sait pour quelle raison, à chaque fois que c'est mon tour de répondre aux urgences il y en a. Je monte dans ma voiture et commence ma patrouille et tout se déroule bien, aucune urgence. J'ai donné quelques avertissements oraux mais rien de plus. Je vais dans un restaurant de restauration rapide, Burger King pour ne pas le nommer et me commende deux doubles cheeseburgers avec une grande frite et un grand Pepsi. Je ramasse un journal et je vais m'assoir à une table, je me fais regarder comme si j'étais un extraterrestre et je m'en fous, j'ai faim. Un raclement de gorge me fait lever la tête du journal et devinez qui vois-je? Vous avez probablement raison, Jasper Whitlock, debout sur le côté de la table, son cabaret en main et en uniforme de ranger qui plus est. Il me fait un petit sourire et je l'invite à s'assoir, je ne peux quand même pas l'ignorer totalement et faire comme si il n'est pas là. Il me demande comment a été mon avant-midi, normalement je lui aurais simplement dit bien, mais je ne me sens pas à l'aise de faire ça, alors je lui raconte sans trop de détail comment a été le début de la journée. Je lui retourne la question et il m'en parle un peu comme je l'ai fait pour lui, il ne me donne pas trop de détail mais plus que je lui en ai donné. Jasper et moi avons terminé de manger quand nous recevons un appelle, en même temps. Après avoir pris les coordonnés et un minimum de renseignement, nous partons l'un derrière l'autre.

 Nous sommes à l'extérieur d'un petit restaurant local, où se déroule une prise d'otage. J'ouvre ma portière, sort mon arme et m'accroupis derrière la portière face au restaurant, prête à faire feu si le besoin est. Jasper vient me rejoindre et me demande de le couvrir, je fronce les sourcils, ne comprenant pas ce qu'il veut dire par là. Je le vois se lever et courir vers l'arrière du restaurant. Le con, il ne peut pas attendre que les renforts soient arrivés, il faut qu'il joue au héros. Le con, le sale con. Jasper arrive sans problème et il me fait signe qu'il va entrer, je n'ose pas trop bouger de peur que l'homme me vois. Je ne sais plus quoi faire, c'est facile d'analyser et de dire comment il faut agir quand on l’apprend dans un livre mais quand on le vit en situation réelle, ce n'est pas la même putain de chose. Et à Forks, ce n'est pas le genre de chose qu'on vit à tous les jours, la dernière maudite prise d'otages que Forks a connu est quand mon père a été tué. Il faut que je me calme sinon je ne servirai à rien. Je jette un rapide coup d'œil où Jasper a pris position et je ne le vois plus, ce qui signifie qu'il a réussi à pénétrer à l'intérieur. Est-ce que je faire la même chose mais par la porte avant? Je redemande des renforts et j'ajoute qu'un Ranger est à l'intérieur. Le répartiteur commence à m'engueuler, il me dit que nous sommes des gros cons, je ne peux pas fermer le volume alors je lui dis de fermer sa putain de grande gueule et d'envoyer les putains de renfort et que pour l'instant je vais attendre les instructions de mon partenaire. Je vois Jasper me faire signe, je le regarde attentivement et je vois des clients courir le plus loin possible vers l'arrière. Je rejoins Jasper et il me dit que la moitié des clients sont sorti, je lui dis que je vais entrer par l'avant tandis que lui est derrière, il refuse, comme si j'attendais son approbation, j'ouvre la bouche pour argumenter quand un coup de feu retenti. Les yeux m'agrandissent et nous entrons tous les deux.

 Le voleur nous a tendu un piège, il nous attendait de pied ferme, tenant toujours une jeune fille par la gorge avec son avant bras, son fusil à canon coupé pointé vers une femme que j'imagine être la mère de la gamine. Le voleur éclate de rire, je le regarde attentivement, mon cœur bar vite et fort.

 

-         Laisse la fille et prends-moi à sa place. Dis-je.

 

-         Je ne prends jamais deux fois le même otage. Me répond-il en riant. Si je prends quelqu'un ce sera lui. Dit-il pointant Jasper de son canon. Jasper avance d'un pas. Déposez vos armes et poussez les vers là-bas. Il pointe maintenant le côté opposé à notre position. Nous faisons ce qui nous est demandé, Jasper avance lentement.

 

-         Laisse la p'tite aller maintenant, dit Jasper quand il est près de l'homme cagoulé. L'homme tire deux coups consécutifs dans le plafond et pousse la gamine et prend Jasper par le coup et lui colle son canon chaud sur la tempe. L'enfant rejoint sa mère et les deux pleurent.

 

-         Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Demande l'homme.

 

-         À toi de nous le dire. Dis-je essayant de garder mon calme.

 

 Jasper me donne un petit signe de tête, je sais qu'il me demande de sortir, mais je ne peux pas le laisser seul, Dieu seul sait ce que l'homme va faire et le Diable s'en doute. J'entends les renforts arriver, il était temps putain de merde. Jasper et moi réussissons à convaincre l'homme de laisser sortir les gens qui restent dans le restaurant. Maintenant que nous sommes que tous les trois, j'essaie de gagner du temps, je me dis que les autres dehors vont bien faire quelque chose pour nous sortir de là. C'est alors que me vient une idée, j'ouvre ma radio portative pour que les policiers et ranger puisse entendre ce qui se passe à l'intérieur.

 

-         Que voulais-tu dire quand tu as dit que tu ne prenais jamais deux fois le même otage? Demandais-je.

 

-         Es-tu intelligente? Me demande-t-il.

 

-         Je le crois. Répondis-je incertaine du sens de sa question.

 

-         Aimerais-tu voir mourir ton ami Bella? rit-il.

 

-         Non. Répondis-je les dents serrées.

 

-         Tu as déjà un policier à ton actif Bella, je peux y ajouter un Ranger. Rit-il.

 

 Je regarde Jasper et je peux voir de l’incompréhension dans son regard. J’analyse la situation du mieux que je le peux, cherchant une façon de libérer Jasper sans que ce dernier ne se fasse blesser. Je trouve quelque chose, mais je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, car je ne sais pas comment l’homme va réagir. J’essaie de faire comprendre à Jasper mon intention par des petits signes de tête. Il bouge légèrement son corps, me donnant accès à ce que je veux faire. Dans un mouvement rapide, je prends mon petit révolver, celui de petit calibre que j’ai toujours sur moi et je tire dans le genou de l’homme cagoulé. Tout fonctionne comme prévu, l'homme lâche Jasper et hurle de douleur. Les renforts entrent finalement, maintenant que tout est terminé et que nous n'avons plus vraiment besoin d'eux pour prendre soin du voleur. Jasper est conduit à une ambulance pour un examen et le voleur est sommairement soigné avant d’être transporté à l’hôpital. Je sais qui est cet homme, d'une certaine façon, j'ai reconnu son timbre de voix et ses yeux. Si j'ajoute à ça ce qu'il a dit au sujet que j'ai déjà vu un policier mourir et qu'il m'a appelé par mon nom. Je lui enlève sa cagoule et je gèle. Ce n'est pas possible, je regarde les ambulanciers dire qu'il a besoin d'être amené à l'hôpital. Nathan me dit que je dois remplir un rapport sur la situation, je lui dis que ce sera fait.

 Je me rends au commissariat et tape le fameux rapport, ce n'est pas la chose que je préfère le plus mais ça fait partie de mon travail. Je transcris les évènements de l'après-midi sans m'arrêter, les gens doivent penser que je le fais de cette façon car c'est encore frais dans mon esprit mais en réalité c'est que je suis encore sur l'adrénaline de tout ce qui s'est passé. Je parle de la conversation que nous avons eue et ajoute que je peux nommer l'homme cagoulé. J'écris son nom à l'endroit approprié et je le transmets au chef, je lui demande d'être discret au sujet du nom du suspect, il le regarde fixement, je lui explique dans les grandes lignes qui il est et me fait un signe de tête. Je ne vais pas à la maison car pour l'instant, j'ai autre chose à faire, où devrais-je dire, j'ai quelqu'un à aller voir. J'ai besoin d'aller voir Jasper et vérifier qu’il va bien.

 

 

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Jasper

 

 Je ne peux pas le croire qu'elle l'a fait, je ne pensais pas qu'elle allait avoir le courage de tirer. Je ne sais pas d’où lui est venu cette idée et avouons-le, c’est une idée de génie. Tirer dans le genou du suspect. Évidemment il m’a lâché, mais je dois tout de même être examiné et ensuite je dois rencontrer un psychologue pour évaluer mon état d’esprit après cette situation. Pour l’instant, je m’inquiète plus pour Bella que pour moi, c’est elle qui a tiré, c’est elle qui a blessé un homme.

 En arrivant à l’hôpital, ma mère, mon père et Charlotte sont déjà sur place. Peter doit être occupé, car le connaissant, il serait ici avec le reste de la famille s’il pouvait être là. Je fais un petit sourire, ma mère me prend dans ses bras et me serre trop fort. Ma mère n'était pas sur les lieux et me demande des explications, ce que je lui donne, ne mettant pas trop de détail. C'est Bella qui précise ce que je n’ai volontairement pas dit. Je fronce les sourcils, depuis quand se déplace-t-elle si silencieusement? Quand Bella a terminé son récit, elle me regarde et s'excuse pour le stress qu’elle m’a causé. Je lui dis que tout est bien, qu'elle a fait ce qu'il fallait et que j'aurais fait la même chose. Elle me fait un petit sourire qui n’atteint pas ces yeux et elle nous dit qu’elle a des choses à faire.

 

-         Bella j'aimerais savoir quelques choses. Commence mon père, Bella le regarde, ses yeux sont vides. Que voulait dire l'homme quand il a dit : « Tu as déjà un policier à ton actif, je peux y ajouter un Ranger. »? Et : « Je ne prends pas deux fois le même otage.» Ce n'est pas la question que j'aurais posée mais c'est mieux que rien.

 

-         Il a simplement voulu dire que j'ai déjà vu un policier mourir, qu'il pouvait tuer un Ranger devant moi. En ce qui concerne l’otage, j’ai déjà été à la place de la gamine. Dit-elle sans émotion.

 

-         Quand et qui? Demande, non exige mon père.

 

-         L'homme cagoulé me connaissait car si je ne me trompe pas, et je suis certaine de ne pas me tromper, c'est lui qui a tué mon père. Répond-elle d'une voix monotone. Elle nous salue et nous laisse comme ça, sans voix.

 

 Je ne sais pas si c'est à cause du stress, mais je ne comprends pas ce qui se passe avec Bella, je ne l'ai jamais vue dans un tel état. Je fronce des sourcils et je regarde les membres de ma famille, eux ont l'air d'avoir tout compris. Je demande des explications, trois paires d’yeux me regardent comme si j'avais trois têtes.

 Le médecin me fait passer quelques examens et il me donne un calmant qui a pour effet de me faire dormir. Ce que je ne m'attendais pas c'est que mes rêves allaient me faire revivre la scène, mais au lieu de tirer dans le genou de l’homme cagoulé, Bella me tire dessus. Je me réveille en sueur et en sursaut en criant. Ma mère qui est resté à mon chevet commence avec ces questions incessantes, quand j’ai la chance de lui dire que ce n’était qu’un mauvais rêve, elle commence à marmonner que tout est de la faute d’Isabella, que depuis qu’elle a mis les pieds dans nos vie, elle n’apporte que des problèmes. Mon frère que je n’avais pas vu, dit à mère qu’elle exagère et que ça aurait pu être pire. Je lui demande s’il a vu Bella.

 

-           Elle est de garde. Je lève les sourcils. Elle garde la porte de la chambre du voleur. M'explique-t-il.

 

-          Pourquoi? Demandais-je.

 

-          C'est elle qui l'a demandé et je ne sais pas vraiment pourquoi. Moi à sa place.... Il ne termine pas sa phrase.

 

-          C'est assez, ton frère a besoin de se reposer, avec ce qu’il a vécu. Le coupe ma mère qui est maintenant en colère.

 

 Le psychologue de l’hôpital est là à me poser des questions pour m’évaluer. Je n’ai pas le temps de parler de mon cauchemar que ma mère, qui n’a pas voulu me laisser seul, lui raconte la façon que je me suis éveillé. Le psy commence un long monologue en expliquant qu’il est normal après une telle expérience d’avoir des cauchemars. Il dit aussi que je vais faire ce genre de rêve pour un certain temps et qu’il est à moi à mon réveil de me souvenir que ce n’est qu’un rêve. Il me demande de lui relater, encore une fois ce qui s’est passé dans ce restaurant. Je lui raconte alors. Il me prescrit des médicaments pour le sommeil ainsi que des calmants pour le jour. Selon lui, j’aurai quelques crises de panique dans certaine circonstance. Il ajoute que je dois passer la nuit en observation pour être certain que le traumatisme que j’ai vécu ne laissera pas de plus grande séquelle.

 J’ai passé une nuit quelque peu agité, j’ai refait le même cauchemar qu’une seule fois, le reste de la nuit en fut une normal. Le psychologue me conseil de le rencontrer deux à trois fois semaine pour un temps et de prendre quelques semaines de congés. Ma mère est arrivé il y a cinq minutes et elle parle de je ne sais quoi ni de je ne sais qui, je ne l'écoute pas vraiment en fait, je suis épuisé de son babillage incessant. Elle s'arrête brusquement quand une frappe à la porte se fait entendre pour la seconde fois. Je me dépêche de dire à la personne d'entrée avant que ma mère ne puisse contrôler leur identité. Deux hommes, un très grand, cheveux noirs et courts, style militaire, la peau tannée plus d'une trentaine d'années. L'autre est de ma grandeur, cheveux noirs aux épaules, plus blanc de peau que le premier près d'une cinquantaine d'années, tous deux vêtus très sobrement. Leurs visages me dit quelque chose, je suis certain de les avoirs déjà vue quelque part.

 

-          Bonjour monsieur, me salut l'homme le plus âgé. Je me présente, inspecteur Volturi et voici l'inspecteur Uley. Me dit-il.

 

-          Que voulez-vous à mon fils? Demande ma mère sans une once de politesse.

 

-          Nous aimerions lui poser quelques questions sur l'évènement qui a eu lieu hier si c’est possible. Lui dit l'inspecteur Volturi très poliment et souriant.

 

-          Vous n'avez aucune autorité dans cet État inspecteur Volturi, crache-t-elle le nom et grade de l'homme.

 

-          Vous avez parfaitement raison Madame.... Il attend qu'elle se nomme ce qu'elle ne fait pas.

 

-          C'est ma mère, dis-je.

 

-          Madame Whitlock. La porte s'ouvre, Nathan et mon père font leurs apparitions.

 

 Nathan présente les deux hommes à mon père, quand Nathan dit que les deux hommes sont inspecteurs à Forks, je réalise que Aro est celui que Nathan a rencontré à Seattle et l'autre était aussi présent. Ils doivent être ici pour Bella.

 

-          Monsieur Whitlock, pouvez-vous nous dire ce qui est arrivé dans le restaurant? Me demande Uley.

 

 Je lui explique ce qui s'est passé hier après-midi, du moment que nous sommes arrivé jusqu'au moment où les ambulanciers m'ont embarqué dans l’ambulance. Je remarque qu'il prend tout en note, il ne dit rien, il ne fait que hocher la tête. Quand mon récit est terminé il me demande de répéter la partie où l’agent Swan, comme il dit, tire sur mon ravisseur.

 

-          Ce n'est  pas très compliqué à comprendre. L'agent Swan a tiré au genou du ravisseur. Dit ma mère à bout de nerfs, mon père soupire fortement. Quoi? Lui demande-t-elle. Je sais ce qu’ils font ici, ajoute-t-elle.

 

-          Et que font-ils Élise? Demande Nathan qui est resté silencieux jusqu'à maintenant.

 

-          Ils font tout en leur pouvoir pour  LA blanchir de ce qu'elle a fait. Dit-elle.

 

-          Madame Whitlock, parle Aro, nous sommes ici car le suspect dans cette affaire est lié à une affaire similaire dans notre ville. Si j'ai bien compris l'explication de votre fils, il savait que l'agent Swan allait tirer. Si j'ai bien compris, il n’a pas de blessure physique suite au tir de l’agent Swan. Dit Aro, ma mère ne peut rien redire à ça. Nous allons nous concentrer sur les paroles que le suspect a dites, c'est ce qui nous intéresse. Il se tourne vers moi. Est-ce que vous vous rappelez ce que le suspect a dit? Me demande-t-il.

 

 Je lui détaille les paroles échangées entre Bella, le suspect et moi. Je lui dis que j'ai eu connaissance que Bella a ouvert sa radio donc qu'il y a surement un enregistrement. Il me demande si je suis en état d'écouter l'enregistrement, je dis oui mais ma mère s'interpose en disant que ça suffit et de me laisser me reposer. Je vois mon père se raidir, ce n'est pas bon signe.

 

-          Élise Hale-Whitlock, tu vas te calmer et respirer par le nez. Notre fils est un Ranger depuis quelques années, quand il s'est engagé il savait à quoi s'attendre. Les deux inspecteurs ici sont là car l'homme qui a pris notre fils en otage à probablement tué, il insiste sur le tué, un policier. Pas n'importe quel policier, le shérif de leur ville. Le suspect a procédé de la même façon à la différence que dans leur ville c'est Isabella Swan qui a servi d'otage. Donc tu ravales la colère et la rancune que tu as contre la p'tite pour avoir fait son devoir et peut-être sauvé notre fils et tu la fermes. Est-ce clair? Termine-t-il. Ma mère ne dit rien.

 

 Nous écoutons alors l'enregistrement et je m'aperçois que certain passage m'avait échappé, ou plutôt je ne l’avais pas réellement compris, celui où il lui demande si elle voulait voir mourir un Ranger tout comme elle a vu un policier. Je pose la question qui me trotte dans la tête depuis hier.

 

-          Comment va Bella? Ma mère soupire.

 

-          Pour être franc monsieur Whitlock, nous ne savons pas. Me dit Uley, je fronce des sourcils. Nous sommes venus vous voir en premier, nous irons voir Bel, l'agent Swan par la suite.

 

-          Vous la connaissez bien n'est-ce pas. Ce n'est pas vraiment une question mais il me répond tout de même.

 

-          Personnellement, j'ai travaillé avec son père et quand ce dernier est mort, j'ai appris à la connaître. Quand elle est venue s'installer sur la réserve je l'ai un peu prise sous mon aile si je peux dire, la surveillant de loin. Me répond-il sincèrement, je regarde Aro.

 

-          J'ai connu son père à l'Académie, quand il est revenu à Forks avec cette magnifique petite fille, ma femme et moi avons fait de notre mieux pour l'aider. Donc, pour répondre à votre question, j'ai déjà changé ces couches, donc oui je peux dire que je la connais bien. Termine-t-il.

 

 Ma mère demande comment le père de Bella est mort, elle dit que nous ne le savons pas, en fait pas vraiment. C’est quoi cette question, même moi j’ai compris quand père lui a hurlé dessus plus tôt. Aro soupire et Sam lève les yeux au plafond. Une voix monotone, sans émotion et froide, commence à raconter le récit de la mort du shérif Swan, nous avons droit à tous les détails, même les plus sanglants. Nous regardons tous Bella, debout dans le cadre de la porte, les cheveux emmêlés, des cernes sous les yeux, son uniforme portant encore du sang séché. Quand elle termine, Aro se dirige vers elle et elle se recule en disant qu'elle doit aller prendre son poste, car c'est aujourd'hui que le suspect est transféré à la prison. Elle nous tourne le dos nous laissant tous sans voix. Aro se tourne vers Nathan et lui demande si c'est de cette façon qu'il prend soin de ses employés. Nathan dit qu'il n'a pas revu Bella depuis qu'elle a fait son rapport la veille. Sam commence à trembler, Aro dit qu'il va voir Bella et la faire sortir d'ici. Nathan vient pour dire quelque chose, mais Aro l'en empêche en disant que c'est pour la santé de l'agent Swan.

 Soudainement je réalise que ça fait plus de vingt-quatre heures que Bella est ici, elle n'a pas dû sortir de l'hôpital, comment est-ce que ça peut être possible? Ce que je veux dire c'est que quand elle fait son tour de garde, elle est assise sur une chaise dans le couloir, donc beaucoup de gens passent devant elle. D'après ce que j'ai constaté, elle n'est jamais sortie de l'hôpital non plus, même quand elle ne « gardait » pas la porte.

 

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Bella

 

 Ce que j'aime dans cet hôpital c'est que les suspects sont mis dans des chambres sur un étage qui est inoccupé par des patients dits normaux. Tous les patients sont soit des détenus où vont l'être sous peu. Les seules personnes qui viennent sont les infirmières et les médecins et ils ne restent pas longtemps, ce qui fait bien mon affaire. J'ai aussi découvert qu'il y a une salle de bain pour deux chambres, ce qui m'est très utile pour ce que j’ai fais. Depuis que je suis venue ici pour voir Jasper et faire ma garde, hier,  je n'ai pas quitté, je suis toujours ici, surveillant soit le couloir soit lui.

 Je crois que je deviens folle, j'ai toujours cette voix dans ma tête, en fait c'est ma voix, qui me dit que si je le quitte des yeux, il trouvera un moyen de s'échapper et de faire de ma vie en enfer, encore plus qu'il ne l'a fait. Car voyez-vous, le con couché et menotté à son lit m'a tout avoué. Il m'a dit ce qu'il a fait pour moi, comment il a réussi à gâcher ma vie une fois de plus et qu'il a sous-estimé mon aptitude dissimuler une arme et à l’utiliser. Il m'a dit comment il a utilisé d'autres personnes pour me blesser et que son plus grand regret est qu'il n'a pas réussi à me détruire complètement, comme j’ai détruit sa vie. Quand je lui ai demandé la raison de son acharnement il m'a dit qu'au départ, le meurtre de mon père était un « accident », comment peut-on tuer quelqu'un par accident bordel de merde. Quand il est sorti de prison, avant la fin de sa peine pour bonne conduite, il a décidé de me faire payer. Il ajoute qu’il avait commencé son petit jeu avant même sa sortie de prison. Il a pensé s'en prendre à Billy où Jacob, mais il sait que les lois internes des « natifs » sont différentes et qu'il aime trop la vie pour se faire descendre par un « sauvage ». Donc il m'a traqué, attendu et choisit son moment.  

 Aujourd'hui il sera transféré à la prison et il me dit que finalement il a gagné, je sais qu'il a raison et je déteste ça. Je porte le même uniforme, je n'ai pas pris de douche et je n’ai dormis, je reste assise dans sa chambre, je le surveille. Il m'est même arrivé de m'imaginer lui mettre mon arme sur la tempe et tirer, mais ce n'est que mon imagination et je ne le ferai pas. À d'autres moments je me demande comment sa famille va réagir quand la vérité sortira au grand jour, car pour l'instant, je sais que peu de gens savent qui il est. J'ai demandé en faisant mon rapport de ne pas dévoiler son identité pour l'instant, pas que je veux garder cette information secrète, non, je demande simplement le temps que sa famille soit prévenue. Je sais que sa famille se présentera et je souhaite sincèrement avoir quelques explications avec certains d'entre eux, pour la paix de mon esprit, je veux m'assurer qu'ils n'ont rien à voir avec tout ce qu'il m'a dit. Croyez-le ou non, je ne veux pas croire que ces personnes sont impliquées dans ça, ça ne se peut pas. Je ne veux pas croire qu’Emmett et Will se sont volontairement impliqués avec James McCarthy, l'homme qui a tué mon père.

 

 

Le plus important des droits humains,

Est le droit de rêver ! (Inconnu)

Chapitre quinze

Jacob

 

 Sam et Aro sont partis sans dire à personne ou ils sont allés et ils n'ont pas dit pendant combien de temps ils seront partis non plus. J'ai essayé d'en savoir plus auprès de Émily mais elle ne m'a rien appris, la seule chose qu'elle a dit est que Sam me dira ce qui se passe à son retour, s’il le peut. La disparition des deux hommes ne me tracasse pas très longtemps car j'ai autre chose en tête, le silence de Bella. Car imaginez-vous que Bella n'a pas donné signe de vie depuis que nous sommes partis du Texas, ce qui ne lui ressemble pas du tout. Même mon père commence à se demander ce qui arrive avec elle, il pense à se rendre au Texas pour aller lui frotter les oreilles, j’aimerais être là pour voir ça. La grande et indépendante Bella se faire remonter les bretelles par un homme en chaise roulante.

 Après ma journée de travail, je retourne à la maison et essayé de deviner ce que je vois devant la maison? La voiture de Sam est là, je me gare rapidement et court à l'intérieur. Sam et papa son assis à la table de la cuisine, je vais y prendre place, je ne salue personne, j'attends de savoir ce que Sam fait ici. Mon père dit que maintenant que je suis arrivé, Sam va pouvoir nous donner la raison de sa visite. Ce dernier soupire et il nous raconte qu'il arrive du Texas, ce qui me surprend un peu. Il nous dit que le meurtrier de Charlie a été appréhendé, mon père soupire de soulagement, Sam ajoute que c'est grâce à Bella et Jasper si l'arrestation a eu lieu.

 

-          QUOI? Mon père et moi on hurle en même temps.

 

 Sam nous raconte dans plus ou moins de détail ce qui s’est passé et comment Bella a réagi pendant le temps que le « suspect » a été hospitalisé et ensuite comment elle a repris le dessus durant les quelques jours suivant. Je n'en reviens pas, Bella a tiré sur quelqu’un. Bella a fait face à l’homme qui a tué Charlie et il est toujours vivant. Je regarde mon père qui prends le téléphone sans fil et compose un numéro, il a le visage rouge et il tremble. Je me demande bien à qui il....

 

-          ISABELLA MARIE SWAN, hurle-t-il. Tu n'as pas pensé que je méritais de savoir ce qui arrivait? Il est vraiment en colère, je me demande bien ce qu'elle lui dit. Tu as de la chance que je ne me rendre pas directement au Texas pour te botter ton petit cul pâle de flic. Il est réellement en colère, surtout pour faire ce genre de menace, mon père blanchit tout d'un coup. Quoi? Pourquoi? Je ne sais pas ce qu'elle lui dit mais je peux vous assurer qu'il n'apprécie pas. Très bien, je vais le faire, mais ne tarde pas trop. Je t'aime Isabella, sois forte. La conversation est terminée et je regarde mon père.

 

 Papa demande à Sam s’il a une idée où se déroulera le procès car Bella lui a dit qu'il devra probablement témoigner en tant que victime de la prise d'otage à Forks. Sam nous dit que le procureur va tout faire pour que ça se déroule au Texas, ce que souhaite Bella aussi. Je fronce les sourcils et Sam ajoute que le Texas est l'un des États où la peine de mort est encore en vigueur. Bordel de merde, je ne pensais pas que Bella pouvait souhaiter la peine de mort, même dans nos cours à l'académie elle disait qu'elle était contre. Quoi qu’il n’y ait que les fous qui ne change pas d’avis. Je remarque que Sam omet de dire certain détail et que mon père a l'air de comprendre, les deux me cachent quelque chose et je vais tout faire pour le découvrir.  Sam discute encore un peu avant de partir pour se rendre chez lui, je sais fort bien que même si je vais chez lui il ne me dira rien.

 Le soir venu je téléphone à une personne qui saura me dire ce que les autres me cachent. Je sais que Bella ne me dira rien car mon père m'a dit qu'il a promis de rien me dire, pour l'instant, mais je déteste royalement qu'on me cache quelque chose, surtout ma sœur, qui n'a jamais eu de secret pour moi avant, du moins pas vraiment.

 

 

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Jasper

 

 Je suis dans ma chambre, étendue sur mon lit, lisant un livre quand mon cellulaire sonne. Je regarde le numéro et répond.

 

 

-          Bonsoir, dis-je poliment ne sachant pas qui à l'autre bout.

 

-          Jasper c'est Jacob Black. Comment a-t-il eu mon numéro?

 

-          Où as-tu eu ce numéro? Demandais-je un peu brusquement.

 

-          J'ai demandé à ton frère. Me dit-il simplement.

 

-          Que puis-je faire pour toi? Je suis vraiment curieux de savoir pourquoi il s'est donné tout ce mal pour me rejoindre.

 

-          J'ai entendue parler de ce qui s’est passé et je voulais simplement savoir comment tu allais.Je sens qu'il y a autre chose.

 

-          Je vais bien, si ce n'était pas de ma mère qui agit comme si j'avais trois ans. Dis-je en riant. Et toi, comment vas-tu?

 

-          Je vais bien merci. Je l'entends soupirer. Écoute Jasper la vrai raison de mon appelle est pour savoir si tu peux me dire ce qui c'est vraiment passé avec Bella? Je soupire à mon tour et je lui raconte tout ce que je sais. Connais-tu l'identité de l'homme? Me demande-t-il sans émotions, un peu comme Bella.

 

-          Un certain James McCarthy. Jacob grogne littéralement, je ne savais pas que cela était possible pour un humain de le faire.

 

-          Merci Jasper et prend soin de toi. Je n'ai même pas le temps de dire quoique se soit qu'il raccroche.

 

 Je me passe la main dans le visage, je ne sais pas pourquoi mais je crois que je viens de faire une gaffe monumental. Et pourquoi ce nom me semble connu? Je retourne à la lecture de mon livre sur la guerre de sécession, un des rares que je n'avais pas encore lu et celui-là est particulièrement passionnant car il y a plusieurs passages qui parle de mon ancêtre. Je lis quelques chapitres quand je suis sorti de ma lecture par ma porte qui s'ouvre brusquement et j'y vois Bella, le visage rouge de colère et ma mère qui arrive derrière elle et lui hurle de partir. Bella ne porte aucune attention à ma mère, elle me dévisage toujours et je ne sais pas comment réagir car c'est la première fois que je la vois tellement en colère. J'ai même l'impression de voir la colère rayonner autour d'elle, ce qui est étrange.

 

-          Tu es malade Jasper Whitlock. Tu n'avais pas à dire à Jacob le nom du suspect. Me crache-t-elle. J'ai fait promettre à son père de taire cette information le plus longtemps possible. Je dois être imbécile car je ne comprends pas. Jacob, son père et mes amis de Forks et La Push connaissent tous au moins un membre de sa famille. Les yeux m'arrondissent. As-tu pensé à ce que Jacob va faire à Emmett et Will? Me crache-t-elle. C'est là que je comprends.

 

-          Oh fuck! Dis-je réalisant que James est relié à mon futur beau-frère. Hé merde! Ajoutais-je en pensant à Rose. Sainte-Enfer, dis-je baissant la tête, je me souviens que Rose croit que c'est Jacob qui a frappé Emmett quand il était à l'hôpital.

 

-          Tu as tout compris, crache-t-elle.

 

 Bella se tourne et passe à côté de ma mère qui ne criais plus, elle a figé, c'est comme si elle aussi venait de réaliser quelque chose. Peter arrive en courant dans ma chambre et me frappe le derrière de la tête, je lui jette un regard meurtrier, mais ce dernier ne réagit pas, il marmonne des choses qui me sont incompréhensible et c'est très bien comme ça. Car je ne suis pas certain que j'aimerais savoir ce qu'il dit. Je viens de faire une gaffe, une méga gaffe, je dois avertir Rose, elle et Emmett pourront aller s'installer ailleurs en attendant que Jacob se calme. J'avise Emmett qui me remercie.

 

 

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Jacob

 

 Après avoir terminé ma conversation avec Jasper je saute dans ma Rabbit et je fonce vers Seattle. À la sortie de Forks je téléphone à Bella, j'ai seulement quelques mots à lui dire et elle comprendra beaucoup de chose.

 

-          Agent Black, rit-elle.

 

-          McCarthy va devoir me répondre. C'est tout ce que je lui dis.

 

-          Qui te l’a dit? Me demande-t-elle.

 

-          Celui sur qui tu n’as pas tiré. Dis-je et je ferme mon cellulaire.

 

 J'accélère encore, souhaitant ne pas croiser de flic sur la route. Je sais que j'en suis un mais là, présentement je suis Jacob Black, un homme en mission. Ma mission est simple, savoir si le gros savait ce que son frère à fait à ma sœur. J'espère pour lui qu'il me dise non, mais pour moi, je souhaite que ce soit un oui.

 Je mets deux heures quinze à me rendre au lieu de trois heures. Je me stationne devant l'immeuble que j'ai habité avec Bella durant nos études, je sais qu'il est là, j'ai vue sa jeep. Je monte les marches deux par deux arrive devant sa porte ou je commence à frapper violemment en ayant un doigt sur le judas par simple précaution. Je frappe sans cesse jusqu'à ce qu'il ouvre sa porte, il me regarde avec stupeur et peur en même temps. Je le pousse sur le côté et j'entre dans son appart. Je lui demande s’il est seul et il me dit que sa copine a préféré ne pas être présente, je lève un sourcil et il me dit que Jasper a avisé sa sœur de ma venue. Je m’assois calmement sur le sofa et je lui pose la question qui me brûle les lèvres.

 

-          Est-ce que tu savais ce que ton frère a fait? Demandais-je sur un ton mortel.

 

-          Non, me dit-il, je me lève et je lui colle mon arme, que j'avais dissimulé, sur la tempe. La sueur commence à perler sur son front.

 

-          Alors, je répète ma question. Est-ce que tu savais ce que ton frère a fait à Charlie? Je parle lentement.

 

-          Non, je ne savais pas. Et là il me raconte une histoire sans queue ni tête sur comment il a fait ce qu’il pouvait pour son frère. En fait, c’est ce qu’un ami de son frère lui conseillait. Je recule le chien de mon pistolet, le gros tombe par terre, il est dans les pommes.

 

 Je donne quelques claques assez fortes dans le visage du gros et quand il ouvre les yeux je lui donne une série de coup de pieds dans les côtes et je lui dis qu'il devra dire la vérité à Bella car s’il ne le fait pas, je lui colle mon pistolet sous le menton.

 

-         Je te bute.

 

 Je laisse le gros par terre qui pleure et, ce qui me fait rire, c'est qu'il c'est pissé dessus le gros peureux. Je retourne chez moi à une vitesse normale, je ne suis pas pressé de revenir à la maison et de faire face à mon père.

 

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Bella

 

 Je ne peux pas croire que Jasper a ouvert sa grande trappe. Il n’a pas pensé au répercussion que cela peut avoir pour sa sœur et Emmett. J’ai bien vu qu’il n’avait pas fait le lien entre Emmett et James, mais quand même, il aurait dû se douter que si Jacob ne savait pas qui est le suspect qu’il devait y avoir une raison.

 Je retourne à la maison ou Aro est toujours présent. Je sais qu’il n’a pas voulu me laisser seule, mais il dit que c’est pour le bien de l’enquête. James dans sa grande volubilité, a clairement dit qu’il avait fait ce qu’il a fait pour se venger, car avec mon aide, il s’est retrouvé en prison pour le meurtre de mon père. Normalement, on ne peut pas condamner une personne deux fois pour le même crime mais Aro est convaincu qu’il peut le faire pour James.

 Ce que je ne savais pas, est que lors du procès de James, il a été accusé de vol et meurtre non-prémédité. Aro va tout faire ce qu’il peut pour ajouter à l’accusation actuel, ma prise d’otage, la blessure de Billy et complot pour me nuire durant ma vie et vol prémédité avec prise d’otage. Les otages étant la gamine et Jasper. Le fait que j’ai ouvert ma radio et que la conversation que j’ai eu avec lui a été enregistré, prouve ce que nous avançons et pourraient être ajouté.  Ce que je souhaite car plus longtemps qu’il pourrira en prison, mieux je me porterai. Quoi que, ici au Texas, la peine de mort est légale.

 Le psychologue du service de police m’a conseillé de ne pas reprendre le travail avant quelques semaines, il pense que j’ai besoin de me remettre du traumatisme que j’ai vécu. Il est vrai que j’ai quelque peu perdu la boule pendant une journée et dès qu’Aro est venu me retrouver, j’ai repris contact avec la réalité. Je crois qu’il est encore ici pour cette raison aussi, il doit avoir peur que je recommence à me comporter étrangement. J’ai beau lui répéter que ça n’arrivera plus, il reste sceptique.

 J’ai essayé de communiquer avec Jacob pour savoir ce qu’il a dit ou fait à Emmett, mais il ne répond pas à mes appels, le con. Quand j’ai essayé chez Billy, ce dernier m’a dit qu’il n’a pas revu Jake depuis plusieurs jours, ce qui signifie qu’il se cache chez Nessie. Je n’ai pas réussi à la rejoindre elle non plus. Je ne peux quand même pas tout laisser tomber ici et me rendre dans l’état de Washington et courir après Jacob. Je pourrais, à la limite, rejoindre Will ou Emmett et leur demander, mais je ne suis pas certaine qu’ils voudront me parler.

 Comme je n’ai pas le droit de retourner au travail, j’ai décidé de faire des recherches sur la famille de ma mère. J’aimerais bien voir qui a bien pu renier sa fille car elle aimait un homme qui ne venait pas de la même « classe » qu’elle. Avec les renseignements que mon père m’a laissés dans le coffre de sureté à la banque de la ville, qui contenait aussi les papiers de ma maison, il me sera facile de retrouver la famille Dwyer. Je prends mon ordinateur portable et je vais m’installer au salon, j’inscris Robert Dwyer ainsi que Houston. Je pensais, peut-être naïvement, qu’il y aurait plus d’une personne portant ce nom, hé bien non. En gros ça dit comment il a fait sa fortune, le nom de sa femme et de ces enfants. Ça dit aussi que lui et sa femme sont décédés, il y a cinq ans, d’un accident de la route. C’est leur fils unique, Phil Dwyer, qui a repris les rênes de la compagnie. J’essaie de trouver des renseignements sur lui, mais ça ne donne rien.

 

-          Bellissima dis-moi, pourquoi n’exposes-tu pas les toiles qui sont au grenier ? Me demande Aro.

 

-          Ce sont les toiles de ma mère, dis-je avec un peu de colère. Il n’avait pas le droit de fouiller le grenier.

 

-         Ne te fâche pas, elle son magnifique. Tu pourrais avoir un bon prix pour…

 

-          Elles ne sont pas à vendre, le coupais-je. Aro soupire.

 

-          Ne les vends pas alors, dit-il exaspérer. Il prend une grande inspiration. Tu laisses des chefs d’œuvres amasser la poussière dans le grenier. Installe-les dans ta maison ou mieux, fais-les exposer dans un musé, il se tapote le menton. Fais une exposition avec ces toiles et en dernier tu mets son autoportrait qui n’est pas terminé. Je suis certain que ça aura un énorme succès, je le regarde comme s’il avait un œil dans le front. As-tu déjà regardé les toiles ? Me demande-t-il.

 

-          Quelques-unes, répondis-je.

 

 Aro commence à parler italien, je ne comprends rien et d’après la façon qu’il gesticule, c’est peut-être mieux ainsi. Il arrête de bouger et me regarde avec un sourire qui ne me dit rien de bon. Il a de ces idées lui des fois. Faire une exposition des toiles de ma mère, pas qu’elle n’avait pas de talent, c’est juste que je ne connais rien à tout ça. Je laisse Aro à son appel et je vais courir un peu, c’est à peu près la seule chose que je peux encore faire sans passer par l’inquisition espagnol sur le comment je vais et bla bla bla.

 Je cours jusqu’à la limite de mon terrain et m’arrête pour m’assoir sur une souche. Je repense à comment retrouver Phil Dwyer, mais rien ne me vient quand un petit déclic se fait dans ma tête. J’ai trouvé. C’est ça que je devrais faire. Je suis certaine que ça fonctionnerais. Il me faudrait simplement  un peu d’aide avec ça.  Je m’arrête de réfléchir car j’ai l’étrange sensation d’être observée, je regarde autour de moi et je ne vois personne. Je me lève et regarde encore une fois, mais toujours rien. Je déteste cette sensation. Je commence à m’éloigner lentement sur le qui-vive quand un bruit attire mon attention. Je me retourne brusquement.

 

-          Que fais-tu là ? Demandais-je.

 

 Évidemment, je n’obtiens pas de réponse car là, devant moi se tient une jument blanche. Je sais que c’est une jument car c’est le cheval que les Whitlock m’ont permis de monter quand la bande est venue aux fêtes. Je m’approche lentement de l’animal qui n’a pas l’air effrayé. Je  lui caresse le dessus du museau et le cou, elle  se laisser faire docilement. Je décide de ramener l’animal chez ces propriétaires car il ne m’est encore jamais arrivé de voir l’un de leur cheval ici avant. Je commence à marcher vers chez les Whitlock et la jument me suit docilement.

 Après une trentaine de minutes de marche, je vois trois cavaliers qui chevauchent dans ma direction. Je souris car je me doute de qui sont ces cavaliers. J’arrête d’avancer et la jument, qui est derrière moi, me donne des petits coups de museau. Jackson, Peter et Jasper arrive rapidement près de moi et les trois me sourient. Je leur explique la raison pour laquelle je me trouve sur leur terre, Jackson me dit qu’il n’y a aucun problème. Il m’explique que Didyme, la jument s’est sauvé de l’écurie et qu’ils l’a cherchent depuis. Je leur souris et leur souhaite une belle fin de soirée quand Jasper m’appelle. Je me tourne pour le voir au côté de son cheval.

 

-          J’aimerais te remercier pour ce que tu as fait pour moi, me dit-il.

 

-          N’importe qui aurait fait la même chose, dis-je.

 

-          Peut-être, mais sûrement pas dans les mêmes circonstances que toi, ajoute-t-il.

 

-          Alors, comment vas-tu ? Lui demandais-je, pour changer de sujet.

 

 Et c’est comme ça, qu’en marchant vers ma maison que je discute avec Jasper. Je crois que c’est l’une des rares fois où je discute avec lui si librement. Nous ne reparlons pas vraiment de ce qui est arrivé dans ce restaurant. Il me parle de son enfance dans cette ville, je lui parle de la mienne à Forks. En arrivant chez moi, je me suis aperçue que je n’ai pas eu connaissance du chemin du retour. J’invite Jasper à entrer, ce qu’il accepte.

 J’avais complètement oublié la présence d’Aro, jusqu’au moment où il arrive en trombe à la cuisine en me demandant ou j’étais passé. Il fige sur place en voyant Jasper, il s’excuse et retourne faire je ne sais quoi.

 

-          Je ne savais pas que tu n’étais pas seule, commence Jasper.

 

-          Je l’avais complètement oublié celui-là, dis-je véridiquement. Je vois bien que Jasper se pose des questions. Aro a décidé de rester un temps, il dit que c’est pour l’enquête, mais je sais qu’il a peur que je perde la boule encore une fois, lui expliquais-je.

 

-          Je sais ce que tu veux dire, je lève un sourcil. Ma mère a pris congé de son travail pour s’occuper de moi, comme si j’avais besoin d’une baby-sitter. J’aime ma mère, je l’adore même, mais…

 

-          Elle te tape sur les nerfs, terminais-je à sa place.

 

 Nous éclatons tous les deux de rire. Une fois que nous sommes calmés, je lui dis que Billy, le père de Jacob m’a proposé de venir vivre ici pour quelques temps et qu’entre lui et Aro je préfère Aro. J’invite Jasper à passer au salon en disant que nous y serons mieux, il hésite un peu avant d’accepter. À peine ai-je mis le pied dans le salon que j’ai envie de hurler. Je vois Jasper se déplacer et faire lentement le tour du salon.

 

-          C’est magnifique Bella, me dit Jasper.

 

-          N’est-ce pas, ajoute Aro.

 

-          Elles ne sont pas de moi, dis-je à Jasper comme si Aro n’avait rien dit. Elles sont de ma mère, précisais-je.

 

 Jasper me regarde les yeux ronds et poursuit son observation des toiles. Je prends quelques minutes pour les regarder moi aussi et il est vrai qu’elles sont magnifique. Nous sommes sortis de notre contemplation silencieuse par la sonnette de la porte. Je viens pour aller ouvrir quand Aro dit que c’est surement pour lui. Aro revient rapidement avec un homme que je n’ai jamais vu avant. L’homme s’avance vers une toile et la prend dans ces mains et l’observe de plus près. J’ai envie de lui dire de ne pas la toucher quand Aro me dit de le laisser faire. Jasper me dit qu’il est temps pour lui de partir et me remercie pour tout. Je le raccompagne à la porte pour lui souhaiter une bonne fin de soirée quand il me prend par surprise. Il me serre dans ces bras et m’embrasse à la commissure des lèvres, ces lèvres chaudes s’attardant plus longtemps qu’un baiser normal. Il s’éloigne de moi et se rend à son cheval, il monte sur sa monture, me fait un petit sourire et soulève un peu le devant de son chapeau. Je le regarde s’éloigner toujours un peu sous le choc de ce qui vient de se passer.

 

 

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Aro

 

 Quand j’ai rencontré Emmett McCarthy pour la première fois, j’ai immédiatement sus qu’il n’était pas un homme pour Bellissima. Elle a besoin d’un homme capable de la soutenir moralement, capable de calmer l’animal sauvage qu’elle a en elle sans vouloir la dompter. Elle a besoin d’un homme capable de l’aimer comme elle est sans vouloir la changer. Elle a besoin d’un homme qui est capable d’accepter sa vie et sa famille. Elle a besoin d’un homme qui saura la faire rire et être là pour elle quand elle aura besoin d’une épaule pour pleurer. Et comme je disais, Emmett McCarthy n’était pas cet homme.

 J’ai longtemps pensé qu’un tel homme n’existait pas, après avoir vu ce que j’ai vue, je me suis trompé, cet homme existe et il vient de partir sur son cheval. Je n’avais encore jamais vu un homme, appart ces amis et famille, capable de la rendre elle-même. De la faire rire de bon cœur et de lui faire oublier les tracas du moment. Je sais qu’il en est capable car quand je les ai vus arrivé, je les ai espionnés quand ils étaient à la cuisine. J’ai vu la façon qu’il l’a embrasser et je peux dire qu’elle a apprécié, le simple fait qu’elle touche l’endroit où ces lèvres ont touché sa peau et le sourire niais qu’elle a sur son visage m’en dit long.

 Je me racle la gorge pour attirer l’attention de Bellissima qui m’a l’air loin dans ces pensées. Elle se retourne vivement et me regarde en levant un sourcil. Manie qu’avait Charlie et Santa Maria qu’elle lui ressemble quand elle fait ça.

 

-          J’ai quelqu’un à te présenter, lui dis-je. Elle regarde dans la direction ou est parti Jasper et elle m’emboite le pas. Isabella, dis-je me récoltant un regard noir, je te présente une connaissance à moi, Éléazar. Il est le directeur du musée des beaux-arts à Houston. Éléazar, voici Isabella, les présentais-je.

 

-          Vos toiles sont magnifiques mademoiselle, commence Éléazar avec un fort accent espagnol. Vous avez un tel talent que c’est un pêcher de le cacher, dit-il.

 

-          Elles ne sont pas de moi, dit Bellissima en s’approchant de l’autoportrait de sa mère. C’est elle la peintre et elle est décédée il y a plus de vingt ans. Explique-t-elle.

 

 J’explique à Éléazar que je l’ai fait venir jusqu’ici car je voulais son avis professionnel sur une possibilité d’exposer les œuvres de Renée. Il fronce les sourcils et il demande des explications sur les circonstances du décès de Renée. Bellissima lui donne les grandes lignes, Éléazar demande le nom de jeune fille de Renée et quand on lui dit, il dit que simplement le nom de jeune fille de Renée suffirait à attirer un grand nombre de gens.

 

-          L’histoire de votre mère est connu mademoiselle, commence Éléazar. La jeune femme renié par ces parents car elle aime un homme dit du peuple. Lors de son décès, sa famille a eu le cœur brisé mais, ils n’ont jamais essayé de retrouver le jeune homme ou l’enfant, disant que c’était de leur faute. Je vois le regard d’horreur de Bellissima. Imaginez si vous exposiez les toiles… Éléazar laisse sa phrase en suspens.

 

-          Je vais le faire, commence-t-elle. Mais, à MES conditions, ajoute-t-elle.

 

 Isabella explique qu’aucune toile ne sera vendue, qu’elle veut une garantie qu’aucune toile ne sera endommagée lors de leur transport. Elle veut aussi que l’exposition soit ouverte pour le grand public, c’est elle qui décide dans quel ordre les toiles seront exposé et qu’elle choisit la date de l’exposition. Éléazar lui dit qu’il y a toujours une garantie lors du transport de toile, il est possible d’exposer une collection de toile sans que celle-ci soient à vendre. Il n’est pas rare que le musé ouvre ces portes pour le grand publique, qu’il est normal qu’elle ait le dernier mot sur l’ordre dans laquelle elle souhaite que ces toiles soit exposé, mais, qu’il ne lui est pas possible de choisir la date de l’exposition car le musé a d’autre activité de prévue.

 

-          Il se passe présentement des choses dans ma vie et je ne peux me permettre aucune autre distraction donc si je ne peux choisir les dates, on se reparlera quand je n’aurai rien d’autre, termine-t-elle en sortant de la pièce, me laissant seul avec Éléazar.

 

 Une fois seul au salon, je remonte les toiles au grenier ou elles accumuleront de la poussière pour un temps encore.

 

 

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Jasper

 

 Quand Alice m’a quitté j’étais convaincu qu’aucune autre femme ne me ferait ressentir quelque chose. Comme je me suis trompé, Bella m’a toujours fait ressentir quelque chose, que se soit de la colère, du mépris, de l’indifférence, de la jalousie et de l’amusement et un peu d’amitié. Lors de la prise d’otage, j’étais confiant qu’elle allait me sortir de cette situation, j’ai ressenti de la peine pour elle, j’ai eu peur pour elle aussi. Mais depuis peu je ressens quelque chose d’autre pour elle et malgré la promesse que je me suis faite, j’ai décidé de foncer. N’étant pas certain de ce qu’elle peut ressentir, j’ai décidé de la laisser décider en l’embrassant plus longtemps que le veut les convenances et à la commissure des lèvres.

 D’après la réaction qu’elle a eu, je sais que je l’ai surprise et que ça ne lui a pas déplut. Car disons les choses comme elles sont, si j’avais déplut à Bella, elle m’aurait repoussé une fois la surprise passé, elle m’aurait engueulé ou même frappé. Je n’ai parlé à personne du début de mes sentiments pour Bella, il est encore trop tôt pour dire que c’est de l’amour, je dirais que je suis attiré par elle. La balle est maintenant dans son camp, j’ai fait un pas vers elle, c’est maintenant à elle d’en faire un vers moi ou de reculer.

 

-          Sois patient avec elle, me surprend Peter.

 

-          Quoi ? Demandais-je.

 

-          Je te dis d’être patient avec Bella, dit-il, je lève les sourcils.

 

-          Quoi ? Répétais-je.

 

-          T’es sourd ou quoi ? Bella est la bonne, sois patient, termine-t-il.

 

 Je regarde l’endroit ou Peter se tenait quelques secondes plus tôt. Bella est la bonne, ça veut dire quoi exactement ? Que Bella est la femme avec laquelle je passerai le reste de ma vie ? Qu’elle sera la mère de mes enfants ? Je m’imagine toutes ces choses en me posant les questions et finalement je réalise que je le veux.

Chapitre seize

Bella

Trois mois plus tard

 

 C’est aujourd’hui que commence le procès de James, ce qui est rapide car habituellement l’attente est plus longue que ça. Aro, avec l’aide du procureur, a réussi à faire augmenter les accusations de James, Billy devra témoigner ainsi que Jake et moi. Je vais devoir témoigner en tant que victime et policière, ce qui est rare mais les deux crimes ne se sont pas produit en même temps. Jasper aussi devra témoigner et j’ai un peu peur pour lui. Je sais qu’il lui arrive encore de faire des cauchemars sur ce qui lui est arrivé.

 Je sais que la famille McCarthy est au Texas, ils sont ici pour appuyer James. En fait, les parents McCarthy sont ici pour appuyer James. J’ai discuté avec Will et ce dernier est cent pourcent derrière moi, tout comme Emmett et Rosalie qui sont là pour Jasper. En parlant de Rosalie, elle a eu un accident lors d’un voyage et elle a perdu son enfant et dû à certaine complication, elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Contrairement à ce que les gens ont pu penser, je ne me suis pas réjouie de cette nouvelle. Ce n’est pas parce que je ne les apprécie pas que je leur souhaite du malheur.

 Le procureur m’a avisé que ça va être la folie quand le procès commencera, dans le temps, je n’ai pas compris ce qu’il disait, mais aujourd’hui je le sais. Je vois les journalistes se ruer sur chaque personne qui ose approcher les marches du palais de justice. Je suis heureuse d’avoir Billy avec moi car nous devons passer par la rampe pour fauteuil roulant. Je pensais m’en sortir sans être vue, j’avais tors. La mère McCarthy se fait un malin plaisir à me pointer du doigt et envoyer les vautours après moi. J’ai tellement été soulagé quand des policiers et des rangers, en uniformes, sont venu nous escorté jusqu’à l’intérieur.

 La première journée fut relativement ennuyante, l’un des procureurs a fait son bla bla en expliquant dans les grandes lignes la raison pour laquelle nous sommes là. Il parle ensuit des preuves et des témoins. Il a quand même pris l’avant-midi pour ça. En après-midi, ce fut au tour de l’avocat de James, ce dernier à fait la présentation de sa preuve à lui ainsi que de ces témoins. Le juge a posé quelques questions pour éclaircir quelques points et la première journée fut terminée. J’ai attendue d’être dans mon camion pour éclater de rire à la farce à laquelle j’ai assisté aujourd’hui. Je vais manger avec Aro, qui est ici pour le procès en tant que je ne sais plus quoi, Billy et la bande qui sont ici pour me soutenir.

 Le repas se déroule dans la bonne humeur jusqu’au moment ou Aro, raconte la réaction que j’ai eu la première fois que Jasper a posé ces lèvres sur ma peau. Toute la table éclate de rire et moi j’ai une soudaine envie d’être une petite souris et d’aller me cacher dans mon trou. Billy commence à poser des questions sur Jasper, je lui dis qu’il va le voir pendant son séjour chez moi. Vers la fin du repas, nous sommes dérangés par la venue d’une journaliste et son photographe, elle pose des questions pendant qu’il prend des photos. Tout ce que nous disons est : « Sans commentaire » et nous partons après avoir payé notre facture évidemment. 

 Le deuxième jour de procès fut un plus productif, les procureurs ont eu la parole durant toute la journée. La jeune fille et sa mère furent appelées à la barre. Après avoir raconté les évènements, elles ont été questionnées longuement par les procureurs. Ce fut ensuite au tour de l’avocat de James qui a posé des questions, essayant de disculper les témoins. Je ne sais pas ce que les jurés ont pensé des témoignages, mais moi, j’ai trouvé qu’elles avaient été solides, ne changeant rien, même lors du contre-interrogatoire. Nous n’avons pas été mangés au restaurant ce soir-là, ne voulant pas recevoir la visite d’autres journalistes. Je n’ai pas vraiment apprécié nous voir sur la première page du journal.

 La troisième journée se fut le jour « psychologues». Les procureurs ont fait évaluer James par un psychologue, tout comme l’avocat de James a fait par un autre psychologue, mais il parlera quand la partie adverse aura la parole. Le psychologue a dit que James est un grand malade, pas dans ces mots bien évidemment mais c’est ce que ça voulait dire. L’avocat de James a posé des questions pour éclaircir certain point avant de contre interrogé le spécialiste qui, lui aussi n’a pas changé d’avis sur l’état mental de James. Aro nous a trouvé un restaurant qui offre des salles privés, nous avons tous été mangé là, les seules photos que nous avons vue, sont celles où nous entrons et sortons du restaurant.

 Pour la quatrième journée, le procureur a décidé de commencer par Billy, qui raconte les évènements qui se sont produit près de cinq ans plus tôt. L’avocat de James lui a demandé une seule question, est-ce qu’il pouvait affirmer que le coupable est James McCarthy ? Billy a regardé James fixement dans les yeux avant de répondre que oui il est certain. Ce fut ensuite au tour de Jacob de prendre parole, lui aussi a raconté ce qu’il s’est passé à Forks et quand la question de l’avocat de James fut posé, il a, lui aussi regardé fixement James dans les yeux et il a affirmé que James est le coupable. Évidement l’avocat a essayé de les disculpé en disant que la personne qui les a attaqué était cagoulé. Jacob a simplement répété qu’il était certain que c’était James.

 La cinquième journée ne fut qu’une demi-journée et c’est de ma faute. Quand les procureurs m’ont fait venir à la barre, l’avocat de James a levé le point que j’étais aussi témoin en tant que policière et que selon la loi, je ne peux être deux fois témoins. Le juge m’a alors demandé de choisir entre témoigner en tant que victime et témoigner en tant que policière. J’ai regardé les procureurs, Jasper qui est dans la salle ainsi que mes amis et j’ai dit que j’allais témoigner en tant que policière. Ce qui a surpris mes amis et fait sourire les procureurs. Le juge a alors suspendu le procès jusqu’au lundi, nous sommes vendredi.

 Jasper est venu me voir et il m’a demandé si j’étais certaine de la décision que j’ai prise, je lui ai souris et lui ai dit de ne pas s’en faire, que je sais ce que je fais. Il m’a alors prise par surprise.

 

-          Es-tu bien occupé en fin de semaine ? Me demande-t-il.

 

-          Pas vraiment, pourquoi ? Demandais-je.

 

-          J’avais l’intention d’aller à un rodéo et j’aimerais savoir si tu voudrais m’accompagner ? Me demande-t-il.

 

-          Est-ce que c’est un rendez-vous ? demandais-je taquine.

 

-          J’aimerais bien que ce soit une «date», dit-il sérieux.

 

-          J’accepte, dis-je rapidement.

 

-          Je passe te prendre demain vers treize heures, il me donne un petit baiser rapide sur les lèvres.

 

 Je touche mes lèvres du bout des doigts et je suis certaine que j’ai un sourire niaiseux. J’ai la confirmation en voyant les sourires de mes amis. Billy pour sa part n’a pas l’air très heureux, mais je m’en fou totalement. Je l’ai considéré et le considère toujours comme un père de substitution, mais il n’est pas mon père.

 Je réalise tout d’un coup que j’ai accepté d’aller avec Jasper sans tenir compte du fait que ma maison est pleine de gens. Je soupire en me disant que j’allais devoir annuler ma sortie avec Jasper quand Leah, qui a dû lire en moi me dit que je peux les laisser seul pour une journée, ce n’est pas comme si le procès était terminé. Billy marmonne dans son coin et personne n’y porte attention.

 De retour à la maison, Leah, Kim, Nessie et moi montons à ma chambre pour trouver la tenue que je vais porter pour ma «date» avec Jasper. Leah trouve une petite robe noire, simple mais élégante à la fois. Kim pour sa part, opte pour une petite robe rouge sexy, mais sans être vulgaire. Nessie me sort une mini-jupe et une camisole à bretelle spaghetti. Évidemment, les trois tenus ont des souliers à talon haut assorti.

 

-          Nous allons à un rodéo, précisais-je. Je ne crois pas que ces tenus soient adaptés, Dis-je.

 

-          Tu as sans doute raison, me disent-elles.

 

-          Qui invite une fille à un rodéo pour une première date de toute façon ? Demande Kim.

 

-          Un gars du Texas, rie Nessie en lui répondant.

 

 Nous éclatons toutes les trois de rire quand mon cellulaire sonne. Je réponds et c’est Charlotte qui me dit qu’un jeans, t-shirt, botte et chapeau serait la tenue parfaite pour ma sortie avec Jasper. Quand je lui demande comment elle sait, elle me dit simplement que Peter lui a dit. Je la remercie pour le tuyau. Je regarde les filles et je leurs dit que nous devons aller faire du shopping car je n’ai pas de botte ni de chapeau.

 Nous trouvons une boutique qui se spécialise dans la vente de botte et chapeau. Nous faisons le tour de la boutique et je ne sais vraiment pas quoi choisir, il y en a tellement. Il y en a en peau de serpent, en peau de crocodile, en cuire de bœuf et d’autre que je ne reconnais pas. Il y a des bottes de toutes sortent de couleurs, les talons sont de grosseurs et hauteurs différents. Ajoutons à ça qu’on peut choisir l’ensemble, chapeau et botte ou juste un chapeau ou juste une paire de bottes.

 Une vendeuse finit par venir nous voir et nous demande si nous avons besoin d’aide, je m’empresse de lui répondre positivement. Nessie lui explique la situation et la vendeuse nous demande qui peut bien inviter une fille pour un rodéo en premier rendez-vous, nous éclatons de rire. Finalement, la vendeuse me propose de prendre un ensemble botte et chapeau. J’essaie plusieurs chapeaux pour trouver la couleur qui me va le mieux, le brun pâle et le brun foncé me vont très bien. J’essaie quelques bottes pour trouver la bonne grandeur et la bonne forme de talon. Je décide finalement de prendre les deux chapeaux bruns, en ce qui concerne les bottes, je les prends de la même couleur que les chapeaux avec talon pas trop haut et large. Des bottes classiques finalement. Nous décidons de continuer de faire du shopping et au final, je me suis acheter quelques jeans, des t-shirts et des chemises. Il ne me restera plus qu’à choisir ce que je vais mettre demain.

 

 

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Jasper

 

 Je sais qu’inviter Bella à un rodéo pour un premier rendez-vous n’est surement pas très romantique, mais je sais que je vais être plus à l’aise que si je l’emmène dans un grand restaurant luxueux et dispendieux ou au cinéma ou nous ne pouvons pas discuter. Au rodéo, nous pourrons discuter, rire, prendre une bouchée, une bière et profiter du spectacle.

 Je dois avouer qu’inviter Bella à un rodéo n’a pas simplement le but de passer du temps avec elle. Je veux voir comment elle réagira au contact des animaux, des gens qui ne font que ça aller de ville en ville pour faire du rodéo. J’ai hâte de voir comment elle réagira à l’odeur qui se dégage d’une telle «attraction».  Je sais que ce n’est pas correct de ma part de faire une telle chose, mais je veux voir si elle réagira comme Alice le faisait. J’ai réussi à emmener Alice qu’une seule fois à un rodéo et elle n’a pas cessé de chialer sur tout. La nourriture n’est que de la malbouffe, les gens sont habillé comme des pauvres cow-boys du Far-West, le spectacle est minable, ça ne sent pas bon, etc.

 De ce que je connais de Bella, elle n’est pas comme ça, mais je me dis que si je veux en être certain, je dois l’emmener là. Qui sait, elle a peut-être une diva caché en elle et qu’elle sortira une fois là-bas. Quoi que, elle pourrait me surprendre comme elle l’a fait aujourd’hui au procès, quand elle choisit de témoigner en tant que policière au lieu de témoin lors du meurtre de son père. Je peux dire que sa décision en a surpris plus d’un, sauf l’un des procureurs qui lui a souris.

 Ce matin c’est le branle-bas de combat dans la maison car ce que je n’ai pas dit à Bella est que Peter et moi sommes des participants au rodéo, nous sommes dans la catégorie amateur. J’ai hâte de voir sa réaction quand elle s’en rendra compte, quoi que je ne la verrai pas, je serai sur un cheval sauvage. Comme je disais, c’est la folie dans la maison car c’est le premier rodéo de l’année et tous sont fébriles. Ma mère n’assiste plus au rodéo depuis que Peter et moi participons, elle dit qu’elle risque la crise cardiaque à chaque fois. Normalement, mon père vient nous voir, mais pour aujourd’hui, il a décidé de ne pas venir, il dit que je n’ai pas besoin de chaperon.

 Je vérifie une dernière fois que j’ai tout pour le rodéo et je vais chercher Bella. En me garant devant chez elle, je vois le père de Jacob, Jacob, Paul, Jared et Aro, je crois que je vais avoir droit à une discussion d’homme. Je prends une grande inspiration et je descends de mon camion, juste au moment où j’arrive devant les hommes dans la vie de Bella, la porte s’ouvre. Je lève la tête et je suis bouche-bée. Bella se tient devant moi, portant un chapeau de cow-boy brun foncé, un t-shirt blanc, un jeans Wrangler et des bottes de la même couleur que son chapeau. Je remarque que c’est la première fois que je vois qu’elle n’a pas attaché ces cheveux en chignon, ils sont long, très long, ils lui arrivent à la taille. En fait, elle a une unique tresse qui lui descend à la taille. Elle est juste WOW.

 

-          Qu’est-ce qui se passe ici ? Demande-t-elle.

 

-          Rien, dit Jacob.

 

-          Rien, répète-t-elle. Ce n’est pas rien pour moi, ajoute-t-elle avec un peu de colère dans la voix.

 

-          Je vous l’avais dit qu’elle ne serait pas contente, dit Paul.

 

-          Tu as raison Paul, je ne suis vraiment pas contente. Je vous ai tous dit hier que je suis assez grande pour faire ce que j’ai envie, crache-t-elle.

 

-          Nous voulons juste te protéger, dit le père de Jacob.

 

-          Je n’ai pas besoin d’être protéger, dit-elle plus doucement.

 

-          C’est mon rôle de père… Commence Billy.

 

-          Mon père est mort, dit Bella mettant fin à toute conversation. Bonjour Jasper, me salut-elle souriante.

 

-          Bonjour Bella, tu es ravissante, lui dis-je en le pensant.

 

 Elle rougie un peu, chose rare venant d’elle. Je souhaite une bonne journée aux garçons qui n’ont pas vue les filles derrières eux, elles ont l’air en colère. Une fois le manoir de Bella hors de vue, elle éclate de rire. Il lui faut quelques minutes pour se calmer et m’expliquer que les gars vont passer un mauvais quart d’heure. Ne sachant pas trop quoi lui dire, je lui demande pourquoi elle va témoigner en tant que policière, elle me fait un grand sourire et dit simplement que sa radio était ouverte et que tout ce qu’il a dit a été enregistré. Je tourne la tête brusquement et la regarde avec les yeux écarquillés.

 

-          La route est devant, dit-elle joueuse.

 

 Je remets mes yeux sur la route, mais ça ne m’empêche pas d’être surpris. J’ai totalement oublié que la conversation avait été enregistrée. C’est vraiment bien pensé, il avoue l’avoir déjà prise comme otage, il avoue avoir tué son père et plus encore. Elle change se sujet en me posant des questions sur ce que nous allons faire aujourd’hui, je lui réponds sans toutefois lui dire que je vais participer.

 Tout au long du trajet, je la surveille de ma vision périphérique et je ne l’ai jamais vue aussi détendue avant. Je la trouvais belle avant, mais aujourd’hui elle est tout simplement magnifique.  Elle est sereine, elle est calme et détendue, elle est, je dirais, heureuse. Est-ce moi qui la rends heureuse ? J’aime à le croire.

 Nous arrivons en même temps que Peter et Charlotte, je suis un peu déçu qu’il soit déjà avec nous. Charlotte salut Bella et la complimente sur sa tenue, Peter fait quelques petites blagues qui ne sont pas réellement drôle. Charlotte nous souhaite une bonne journée et s’éloigne en trainant Peter derrière elle, Dieu que j’aime Charlotte en ce moment. Nous marchons et passons devant un kiosque qui vend des boissons, je n’ai pas le temps de lui demander si elle veut quelque chose à boire qu’elle est déjà au comptoir. Elle revient rapidement avec deux bières.

 

-          Nous ne sommes plus en 1865, les femmes ont le droit de payer si elles en ont envie, dit-elle.

 

 Que puis-je dire à ça, à part que je paie la prochaine, elle accepte en souriant. Je présente Bella à des gens que j’ai connus grâce au rodéo. Elle ne prend personne de haut, agissant avec eux comme elle le fait avec ces amis. Certains me font même la remarque qu’elle est beaucoup mieux que la dernière que j’ai amenée ici. La dernière étant Alice. Bella fait comme si elle n’avait pas entendue et je l’en remercie pour ça. Nous allons prendre place au tour d’un enclos et nous regardons des enfants, entre six et dix ans, essayer d’attraper des moutons et leurs attacher les pattes. Évidemment, les plus jeunes ont des vieux moutons.

 J’emmène Bella aux écuries, juste pour voir comment elle réagira. Les chevaux ici ne sont pas tous aussi docile que ceux que nous avons à la maison, je ne sais pas comment elle réagira face à ces bêtes. Je présente Bella à Stephen et Vladimir, les propriétaires de certains chevaux spécialement dressé pour le rodéo, nous discutons des bêtes quand Stephen lâche un juron. Nous regardons dans la même direction que lui et que voyons-nous ? Bella qui caresse un cheval. Pas n’importe quel cheval, LE cheval, celui qui réussit à faire tomber tous les cavaliers qui montent sur son dos. Comment a-t-elle réussi ça ? Stephen me regarde et me dit le plus sérieusement du monde que Bella a un don avec les chevaux. J’ai envie de rire et de le croire en même temps. Elle embrasse le museau du cheval et vient nous rejoindre.

 Nous allons nous installer dans les gradins et prenons place près de Charlotte et Peter et dès que le premier gars entre en piste, je m’excuse auprès de Bella et lui dit que je serai de retour dans peu de temps, je me penche pour l’embrasser mais cesse d’avancer à mi-chemin, lui laissant décider si elle veut m’embrasser ou pas. Elle avance son visage vers le mien et elle m’embrasse. Pas un petit baiser rapide comme je lui ai donné hier, non, elle prend son temps, elle passe sa langue sur ma lèvre inférieure et je lui accorde l’accès. Nos langues bataillent doucement quand elle se retire et met fin au baiser.

 

-          Bonne chance mon cow-boy, me dit-elle.

 

 Je lève les sourcils et m’éloigne avec Peter qui ne cesse de chanter des chansons de gamins, je ne peux même pas me fâcher contre lui, je suis sur mon nuage. Bella m’a embrasser et je n’avais pas envie d’y mettre fin, j’aurais voulu que ça continue tout le reste de la journée. Peter et moi nous arrivons à une roulotte ou nous enfilons les vêtements que nous mettons pour faire du rodéo. Je respire profondément pour me calmer quand Stephen nous dit que ça va être à notre tour dans dix minutes.

 Je regarde Peter faire près de huit secondes, ce qui est excellent. Je me concentre, je monte sur une des barrières qui entoure le cheval que je vais monter. J’embarque sur le cheval qui ne peut bouger à cause des barrières. Je mets mes pieds dans les étriers, j’enroule la courroie de cuire autour de ma main et quand mon nom est annoncé, je donne un signe de tête pour signifier que je suis prêt à y aller.

 

 

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Bella

 

 J’ai regardé Peter se faire brasser dans tous les sens avant de tomber, Charlotte dit qu’il a fait très bien fait, je la regarde comme si elle avait deux têtes. Elle sourit et me dit que durer huit secondes sur une de ces bêtes est excellent et Peter l’a presque fait, il est présentement premier au classement. Deux hommes passent quand le nom de Jasper est nommé. Mes mains deviennent moites et ma respiration est rapide, Charlotte me dit de respirer. J’ai juste le temps de prendre mon téléphone et de filmer les sept secondes et demie que Jasper a fait. Quand il est tombé, je me suis lever et je l’ai regardé se lever, saluer la foule avec son chapeau et sortir. Je regarde Charlotte après m’être rassis et j’éclate de rire, elle rit avec moi. Il y a deux gars après Jasper et ensuite le classement est dit. Peter est premier, Jasper est second et je me fou du troisième. Les gars viennent nous rejoindre trente minutes plus tard, j’embrasse Jasper à pleine bouche et le félicite, je félicite ensuite Peter qui me demande son «bec». Je lui embrasse la joue.

 Nous passons le reste de l’après-midi et une partie de la soirée à regarder des gars se faire brasser sur des chevaux et des bœufs. Sur le chemin du retour, je réalise que j’ai passé une superbe journée et j’espère en vivre une autre. Évidemment, la présence de Jasper y est pour beaucoup, je ne pense pas que j’aurais eu tant de plaisir y avoir été avec une autre personne.

 Nous sommes devant ma maison et je ne veux pas que la journée se termine ici, je l’invite à entrer, je le vois hésiter avant d’accepter. Je fronce des sourcils et lui demande si j’ai fait quelque chose ?

 

-         Non Bella, tout a été parfait. J’ai adoré ma journée avec toi. C’est juste que…

 

-          Que ? Demandais-je.

 

-          Que rien, allons-y, dit-il.

 

 En arrivant sur le porche, Billy ouvre la porte, je me frappe le front. J’avais complètement oublié qu’ils étaient là. Je me tourne vers Jasper et je vois qu’il est mal à l’aise. Je lui dis qu’il n’est pas obliger d’entrer s’il ne le souhaite pas, je vois du soulagement dans son regard mais, il me dit qu’il entre quelques minutes. Billy lui jette un regard noir et moi j’accroche accidentellement son fauteuil. Nous allons au salon ou tout le monde regarde un film, les filles me demande ce que nous avons fait et au lieu de leur dire, je leur montre la performance de Jasper. Les gars paraissent impressionnés et les filles ont un regard horrifié.

 Jasper reste près d’une heure avant de partir, disant qu’il est épuisé, chose que je crois. Je vais le reconduire à son camion et l’embrasse encore une fois. Une fois le baiser terminer, Jasper soupire et me souhaite une bonne nuit. Je reste dans la cours et le regarde s’éloigner, je retourne à l’intérieur quand je ne vois plus les lumières arrières de son camion. Une fois à l’intérieur, les filles me rejoignent à ma chambre et me demande un compte rendu détaillé de ma journée. Elles sont heureuses pour moi, surtout quand je parle des baisers échangés.

 Lundi matin, le procès reprend et il recommence avec le témoignage de Jasper. Je me demande comment il se sent de revivre tout ça, car je sais qu’il va tout revivre encore une fois en racontant ce qu’il s’est passé. Jasper m’impressionne, son témoignage est solide et la partie adverse n’arrive pas à le déstabiliser. Quand il retourne à sa place, près de moi, je me retiens pour ne pas l’embrasser. Je suis finalement appelé à la barre pour la seconde fois. Je jure de dire la vérité et rien que la vérité. Je décline mon identité comme demandé et j’attends les questions des procureurs.

 À mon tour j’explique ce qu’il s’est passé durant cette journée là et quand j’arrive à la partir ou James me parle, l’un des procureurs dit qu’il dépose en preuve un enregistrement. La conversation que j’ai eu avec James est joué, je vois ce dernier me donner un regard noir, je me retiens pour ne pas rire. Les procureurs me posent des questions sur ce qu’il a été dit, je réponds du mieux que je peux, sans prétendre savoir ce qu’il voulait dire à ce moment-là. La salle a réagis quand on entend James dire : «Tu as déjà un policier à ton actif Bella, je peux y ajouter un Ranger. ».J’explique que selon moi, il a voulu dire que j’avais déjà vue mourir un policier et qu’il pouvait ajouter un Ranger, Jasper, à ça.

 

-          Quand avez-vous vu mourir un policier ? Me demande un procureur.

 

-          Quand mon père est décédé dans mes bras, expliquais-je.

 

-          Quand et comment est-ce arrivé ? Me demande-t-il.

 

 J’explique  alors que lors de mon quinzième anniversaire, mon père fut abattu lors d’une prise d’otage et que c’était moi l’otage. Je répète ce qui est arrivé à Forks en y mettant le plus de détail possible. J’ai ensuite commenté le reste de l’enregistrement et expliquer ce qui c’est passé.

 L’avocat de James a essayé de faire annuler mon témoignage en disant que je ne pouvais témoigner de ce qui est arrivé à Forks. L’argument du procureur fut qu’il n’a fait que poser des questions pour essayer d’éclaircir certain point de l’enregistrement. Le procureur a gagné son point. Suite à ça, la cession fut ajournée jusqu’au lendemain ou se sera au tour de James de prendre parole.

 Une fois hors de la salle d’audience, les parents de James viennent me voir pour me dire que je n’ai pas de preuve en ce qui concerne le meurtre de mon père, je leur dis simplement que je n’ai fait que répondre aux questions, et que si le chapeau fait, qu’il le porte.

 James a témoigné pendant deux jours, sans compter ces témoins et le psychologue engagé par son avocat. Ce qui m’a troublé lors de son témoignage est la dureté dans sa voix et dans son regard. Je ne sais pas, mais moi, être à sa place, j’essaierais de paraitre moins dur et plus sensible. Enfin bref, ça ne peut que jouer en notre faveur.  Il parle d’un complice qui n’a jamais été arrêter, un certain Dimitri Karkaroff, je me demande bien qui est cet homme, je me promets de faire quelques recherche sur lui dès que je mets les pieds au bureau. D’après l’expression de Jasper et Jacob, je ne serai pas la seule à chercher à savoir qui est cet homme.

 Lors du contre interrogatoire, l’un des procureurs lui demande de préciser sa relation avec ce Dimitri. James raconte qu’il l’a rencontré quand il était adolescent et qu’il a fait quelques mois en centre pour ado à problème, ils sont rapidement devenus amis. À leurs sortis, ils sont resté très proches et ils sont devenus partenaires. Il dit que Dimitri est le cerveau de leur duo, il est le chef. C’est supposément Dimitri qui décide ce qu’ils font et quand ils le font et que lui, il est les bras, celui qui exécute les plans. Nous entendons tous la porte de la salle s’ouvrir et quand je regarde, je vois un homme blond de taille moyenne sortir. Je ne suis pas la seule qui le remarque car je vois deux policiers et deux Ranger sortir. Si cet homme est Dimitri, il sera appréhendé rapidement.

 Quand James a terminé de témoigner, plus aucun témoin n’est appelé après lui. Le juge donne les instructions de base aux jurés qui vont devoir rendre le verdict. Une fois les jurés sorti de la salle, nous pouvons nous aussi sortir, ce que nous faisons mais nous allons nous installer dans une sorte de salon et nous attendons, j’espère que les jurés vont se décider rapidement. Ce n’est pas simplement que j’ai hâte de retourner chez moi ou que tout soit terminé, c’est connu, plus les jurés se mettent tous d’accord rapidement, plus les chances qu’il soit reconnu coupable sont grande. Les jurés ont délibéré pendant trois heures, une fois que les douze personnes ont été unanimes, nous avons été rappelés dans la salle d’audience. Un juré donne un papier à un agent qui le donne ensuite au juge qui le lit rapidement avant de se tourner vers eux.

 

-          Messieurs et Mesdames des jurés, êtes-vous arrivé à un verdict unanime ? Demande le juge.

 

-          Oui Monsieur le juge, dit l’un des jurés.

 

-          Quel est votre verdict ? Demande le juge.

 

-          Coupable sur tous les chefs d’accusations Monsieur le juge, déclare le juré.

 

-          Très bien. Que proposez-vous comme sentence ? Demande le juge.

 

-          Prison à perpétuité, dit le juré.

 

-          Je vous remercie, dit le juge avant de se tourner vers James et la salle.

 

-          Accusé levez-vous, ordonne-t-il, ce que James fait. Vous avez été reconnu coupable par vos pairs des six chefs d’accusations qui pesaient contre vous, un silence pesant règne dans la salle. Avez-vous quelque chose à dire ? James secoue la tête. Je vous condamne donc à perpétuité sans possibilité de libération avant cinquante ans. Vous pouvez disposer et que Dieu vous vienne en aide, termine le juge.

 

 Je serre Jasper dans mes bras et ensuite ma famille et amis. C’est dans une joie contenue que nous sortons de la salle, Élise qui a assisté au procès, nous invite tous à fêter ça chez les Whitlock. Nous acceptons tous l’invitation. C’est le cœur plus léger que nous prenons la route.

 

 

Ne vivez pas dans le passé, ni ne rêvez au futur,

Mais appliquez-vous au présent !

(Inconnu)

Chapitre dix-sept

Bella

 

 Je suis officiellement en couple avec Jasper et je suis officiellement amoureuse de lui, mais je ne lui ai pas encore dit. Je n’ose pas lui dire tant que je ne suis pas certaine de ces sentiments. Quoi qu’il n’est pas le genre de gars à se mettre en couple sans avoir des sentiments pour l’autre mais bon, je me suis déjà trompé sur un gars, je ne suis pas prête à faire cette erreur encore une fois. Surtout quand on pense que ça fait trois mois que nous sommes ensemble et que nous n’avons eu aucun rapport sexuel. Je ne lui dirai pas, mais j’ai peur qu’il aille chercher son plaisir ailleurs comme d’autre le font.

 Après ma journée de travail, je vais faire un tour à La Cavalerie, je sais que Charlotte y travail et je suis certaine qu’elle me sera de bon conseil, quoi que, depuis que Peter l’a demandé en mariage le mois passé, elle se concentre sur les préparatifs du mariage qui aura lieu dans quelques mois.

 J’arrive et je vais prendre place au bar, je commende une bière et j’en bois la moitié. Charlotte me regarde et plisse les yeux, comme si elle essayait de trouver ou comprendre quelque chose. Elle sert un client et revient devant moi.

 

-          Comment vas-tu Bella ? Me demande-t-elle.

 

-          Je vais bien, et toi ? Les préparatifs avancent bien ? Lui demandais-je.

 

-          Très bien, répond-t-elle. Comment ça se passe avec Jasper ? Demande-t-elle.

 

-          Ça va, répondis-je après quelques secondes d’hésitation.

 

-          Pas plus que ça ? Demande-t-elle. Je prends une gorgé de ma bière. Tu ne vas pas le laisser ? Il ne s’en remettrais pas, affirme-t-elle.

 

-          Je ne le laisserai pas, dis-je et je soupire. Combien faut-il être de mois en couple pour aller au lit ensemble ? Demandais-je d’une voix pas trop forte et mal à l’aise.

 

-          Vous n’avez pas ? Je fais non de la tête, elle soupire. De ce que je connais des mâles Whitlock, habituellement c’est assez rapide, elle fronce les sourcils. Est-ce que Jasper t’a parlé d’Alice ? Demande-t-elle. Je fais signe que non encore une fois, c’est à son tour de soupirer. Je te conseil de soit lui en parler ou de prendre les choses en mains, me dit-elle.

 

 Je la remercie et termine ma seconde bière. Je retourne à la maison ne sachant plus quoi penser. Parler à Jasper de l’absence de relation physique entre nous me met mal à l’aise et prendre les devants, je ne sais pas comment faire. Ce n’est pas moi qui a le plus d’expérience dans ce domaine. Avec Jacob on était saoul et on n’a jamais remis ça, avec Quil, nous étions des ados hormonaux et avec Emmett, je n’avais qu’à mettre une main sur sa cuisse et il était prêt. Je suis certaine que ce n’est pas ce qu’il faut que je fasse avec Jasper. À vrai dire, je ne crois pas que ce soit suffisant pour la majorité des hommes. Alice est surement l’ex de Jasper et je n’ai pas besoin de connaitre les détails. Il sait que j’ai été avec Emmett par un mauvais concours de circonstance pas par choix.

 J’arrive à la maison et monte prendre une douche rapide me demandant toujours ce que je vais faire avec Jasper. Il est certain que la communication est importante dans un couple et que si je ne suis pas capable de lui parler de ça, est-ce que je vais être capable de lui parler de d’autre chose qui, selon moi, seront importantes ? Je vais fouiller dans mon frigo pour me trouver quelque chose à manger.

 

-          C’est pas drôle, avoir autant d’argent et rien n’avoir dans son frigo, me dis-je à voix haute. J’ouvre un contenant et inspire. Bordel plein de pute malade, c’est quoi ça ? Demandais-je en éloignant le contenant de moi.

 

-          Je ne sais pas, mais je dirais que c’est passé date, entendis-je la voix de Jasper me répondre.

 

 Je me redresse et ferme lentement la porte du frigo et je vois Jasper me sourire et doucement son sourire tombe et sa bouche s’agrandit tout comme ces yeux. Je me demande si j’ai quelque chose sur le visage quand je vois ces yeux parcourir mon corps de la tête au pied et des pieds à la tête.

 

-          Oh fukytifuck, criais-je et j’ouvre la porte du frigo pour me cacher derrière. J’avais oublié que je ne portais que des sous-vêtements.

 

-          J’aurais dû frapper avant d’entrer, dit finalement Jasper.

 

 Je prends une grande respiration et referme la porte du frigo, me tenant droite devant lui, je le vois changer son poids de pied et se tordre un peu. Je baisse mon regard et je vois la bosse dans son jeans, je lui fais de l’effet, c’est bon à savoir. Je lui dis que je vais aller me mettre quelque chose et que je reviens. Je marche lentement jusqu’à ce que j’arrive aux marches que je monte par deux. J’enfile un jeans et un t-shirt et je vais rejoindre Jasper en bas, en arrivant à la cuisine, ou il est toujours, je l’entends murmurer des choses qui sont un peu dégueu et je remarque la bosse diminué. Je me racle la gorge et lui sourit un peu mal à l’aise.

 Jasper me rejoins en quelques enjambées et m’embrasse passionnément. Il me soulève du sol et j’enroule mes jambes autour de sa taille. Il nous déplace jusqu’à ce que je sois assise sur le comptoir. Nous continuons à nous embrasser, je commence à frotter mon entre-jambe sur l’énorme bosse qu’il a dans son jeans. Il resserre son emprise sur mes hanches et immobilise mes hanches, il colle son front au mien et nos respirations sont hiératiques. Il éloigne un peu son entre-jambe et m’embrasse doucement sur les lèvres. Il m’aide à descendre du comptoir et me dit qu’il doit partir. Il m’embrasse une dernière fois sur les lèvres et me laisse seule dans ma cuisine.

 Je regarde la porte que Jasper vient de franchir me demandant ce que j’avais fait de mal pour qu’il parte comme s’il avait le feu au cul. Mon cellulaire sonne et je ne réponds pas, je n’ai pas le goût de parler à personne, peu importe qui c’est. Je me trouve une paire de chaussette dans la sécheuse et j’enfile mes espadrilles.

 

-          J’ai besoin d’un verre, me dis-je à moi-même.

 

 

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Peter

 

 Je suis réveillé par la sonnerie de téléphone qui ne cesse de sonner. Je décroche me promettant de dire ma façon de penser à la personne qui appelle à deux heures du matin.

 

-          C’est quoi ? Demandais-je en colère.

 

-          Monsieur Peter Whitlock ? Demande une voix d’homme.

 

-          Ouais, répondis-je.

 

-          Je suis Alec, barman au White Horse, dit-il. Nous avons une cliente qui aurait besoin qu’on vienne la chercher et j’ai trouvé votre numéro dans son répertoire, m’explique-t-il.

 

-          Qui ? Demandais-je toujours en colère.

 

-          Isabella,

 

-          BELLA, entendis-je Bella crier derrière.

 

-          J’arrive, dis-je.

 

 Je sors de mon lit et embrasse Charlotte en lui disant que je reviens dans une heure. En route pour le White Horse je me demande ce qu’il a pu arriver pour que Bella se mette dans un tel état. Une fois sur place, j’entre pour aller la chercher et je la vois, debout sur le comptoir à danser. Je vais devant elle et soupire, elle est complètement bourré.

 

-          Hey Petey, dit-elle en me voyant.

 

-          Allez Bella, il est temps d’entrer à la maison, lui dis-je.

 

-          M’kay, répondit-elle.

 

 Bella saute du bar et tombe sur le cul. Je passe une main dans mon visage et inspire profondément. J’aide Bella à monter dans ma camionnette, je lui met sa ceinture et ferme la portière. Je lui demande ce qu’il lui est arrivé pour qu’elle boive autant un soir de semaine. Elle commence à parler, mais dans son état je ne comprends pas très bien. Je sais que ça l’a rapport avec Jasper, un frigo vide, des restants passés dates, des sous-vêtements, un baiser et Jasper qui s’en va. Je me demande bien ce que mon p’tit frère a bien pu lui faire. Je décide de la ramener à la maison, j’irai la porter chez elle pour qu’elle se change avant le travail et ensuite j’irai la porter pour qu’elle récupère son camion.

 Bella s’est endormie et je ne suis pas capable de la réveiller, je la prends dans mes bras et entre dans la maison. Charlotte est au salon, elle a dû se lever après mon départ, voit Bella dans mes bras et me demande ce qu’il s’est passé. Je lui dit ce que j’ai compris et dans quel état j’ai récupéré Bella, elle soupire et me dit de la mettre sur le sofa. Je la dépose délicatement, Charlotte lui met un oreiller sous la tête et lui enlève ces chaussures. Nous remontons à notre chambre dormir.

 À six heures du matin, j’essaie de réveiller Bella qui ronfle comme un bûcheron en lui versant un verre d’eau froide au visage. Elle s’essuie le visage en marmonnant quelque chose qui ressemble à : « Billy le plafond coule », j’éclate de rire et lui verse un deuxième verre d’eau froide.

 

-          C’est quoi ce bordel ? Crache-t-elle.

 

-          Bonjour Bella, lui chantais-je.

 

-          Peter ? Que fais-tu chez moi ? Demande-t-elle.

 

-          Tu es dans mon salon Bella, lui dis-je. Vers deux heures du matin, j’ai reçu un appel d’un certain Alec qui m’a demandé d’aller chercher une cliente bourré à bloc. J’ai été foutrement surpris quand il m’a dit que la cliente était une certaine Isabella, continuais-je. Tu étais tellement bourré que tu t’es endormie sur le chemin du retour, j’ai décidé de te ramener à la maison, expliquais-je.

 

-          Shit, dit-elle se prenant la tête en s’assoyant.

 

-          Tient, bois ça, je lui tends un verre.

 

-          C’est quoi ça ? Demande-t-elle.

 

-          Un verre de ma concoction contre la gueule de bois, répondis-je. Pose pas de question, tu ne veux pas savoir ce qu’il y a là-dedans, lui dis-je.

 

 Bella bois le verre d’une traite, elle grimace, tousse un peu et me remercie. Je lui dis de mettre ces espadrilles car nous devons aller chez elle pour se préparer pour la journée et qu’ensuite nous devons aller chercher son camion. Sa maison étant plus près de chez moi que le White Horse il est plus logique de commencer par chez elle. Durant le trajet jusque chez elle, Bella ne dit rien et je respecte son silence mais je me promets de lui poser quelques questions durant le trajet jusqu’au bar. Bella ne met que vingt minutes pour prendre une douche et enfiler son uniforme.

 Une fois sur la route pour le White Horse, je demande à Bella si tout allait bien pour sa famille et amis, elle me donne un regard étrange avant de me dire que tous vont bien. Je lui dis alors ce que j’ai compris de son discours incohérent de la nuit, je vois son visage se fermer et elle ne dit rien le reste du trajet. Une fois arrivée à destination, elle me donne cinquante dollar en me disant que c’est pour le dérangement et me remercie. Elle ferme la portière et monte dans son camion.

 

-          C’est quoi cette merde ? Me demandais-je à voix haute.

 

 

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Bella

 

 J’arrive au poste avec la tête qui me tourne encore un peu, je ne me sens vraiment pas bien et pour être franche, je n’ai qu’une seule envie c’est de retourner chez moi et de me coucher. Je passe une main dans mon visage et expire fortement. Un des policiers qui passait près de moi à ce moment-là, me regarde et me sourit avant de dire que la journée va être longue. Je le regarde ne comprenant pas et il me dit qu’il a senti mon haleine de lendemain de veille. Je pose rapidement la main devant ma bouche, il me donne un paquet de gomme et me dit que cette sorte-là va tuer l’odeur. Je le remercie et me dépêche de prendre deux morceaux, juste pour être sûre.

 Le chef vient me voir et me dit qu’il y a des travaux qui se font sur le boulevard principal et qu’ils ont besoin d’un policier pour faire la circulation et que c’est moi qui s’y colle. Je me contente de hocher la tête. P’tit Jésus de plâtre, j’aurais dû me déclarer malade, aller faire la circulation quand il fait trente-deux dehors est déjà pénible, imaginez un lendemain de veille. Je vais mourir sur place. Je vais chercher le dossard qu’il faut porter pour ce genre de chose et je file à l’intersection ou je vais passer la journée.

 Une heure après avoir commencé, il commence à pleuvoir, pas une gentille petite pluie, non, ça tombe comme une vache qui pisse avec de fort vent. Le p’tit maudit ciré qui nous est fournis qui sert, supposément,  à nous protéger ne protège pas mon pantalon qui est trempé au point d’en dégoûter. Le policier qui vient prendre ma relève pour mon heure de déjeuner éclate de rire en me voyant et je me retiens pour ne pas lui mettre mon poing dans le visage. Je file à la maison pour me changer. Avec tout ça, je n’ai pas le temps de manger, j’ai tellement faim que j’ai l’impression que mon estomac va se manger par lui-même. Je reprends ma place et en même pas une heure, je suis encore une fois trempé.

 Je ne sais pas si c’est la pluie qui rend les gens innocent mais des imbéciles n’ont pu s’empêcher de rouler dans la méga flaque d’eau près de moi, m’arrosant au passage. Je me suis retenue à chaque fois pour ne pas sortir mon arme et tirer dans un pneu ou la vitre arrière. Les travaux se terminent une heure avant la fin de ma journée, je retourne au poste et laisse ma trace d’eau à chaque pas que je fais en faisant exprès de faire le tour du poste.

 Le chef vient me voir et me dit que je peux retourner à la maison, je n’aurai qu’à faire mon rapport de la journée demain, je le remercie par politesse car si je lui avais dit ce que je pensais, je suis certaine que je perdrais mon emploi. En arrivant chez moi, j’embarque dans un bain chaud et enfile un bon gros pyjama laid, mais chaud. J’allume un feu et m’enroule dans une couverture chaude. Je me couche sur le divan et m’endors. Je suis réveillé par le bruit du tonner.

 

-          BORDEL ÇA VAS-TU BIEN FINIR ! Hurlais-je.

 

 Je n’ai pas peur de grand-chose dans la vie, mais les orages, je ne suis pas capable. Quand il y avait un orage, avant, j’allais me coucher avec mon père et après son décès, j’allais avec Jacob ou Billy. Là, je suis seule dans une grande maison et j’ai la chienne. Je me cache la tête sous le drap, un autre coup de tonner retentie et j’éclate, je commence à pleurer. Je prends mon courage à deux mains et je vais chercher mon téléphone, je signale le numéro de Jake. Il répond et je recommence à pleurer comme une hystérique, il essaie de me clamer, mais ça ne fonctionne pas, il me parle et me dit que tout va bien aller, de respirer et de penser à des choses positives. Entre deux coup de tonner, j’entends la sonnette de porte, je panique encore plus, Jake m’ordonne d’aller ouvrir qu’il va rester en ligne avec moi. Je marche lentement jusqu’à la porte et crie un peu à chaque fois que le tonner retentis.

 

 

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Jasper

 

 Quand Peter est arrivé ce matin, j’ai remarqué qu’il n’avait pas l’air de bonne humeur, j’ai donc décidé d’aller le voir pour savoir ce qu’il lui arrivait. Il m’a alors demandé ce que j’avais fait à Bella. Ne comprenant pas sa question, je lui ai demandé ce qu’il voulait dire et j’ai eu droit à un compte rendu détaillé sur le comment il a été réveillé en pleine nuit par un barman qui lui a demandé s’il pouvait aller chercher Bella qui était bourré de chez bourré. Il m’a ensuite parlé de ce qu’elle lui avait dit avant de s’endormir.

 Je lui explique comment j’ai trouvé Bella en sous-vêtement dans sa cuisine et ce qui s’est passé après qu’elle se soit habillé. Il me frappe derrière la tête et me dit que si je ne fais rien j’allais la perdre.

 

-          As-tu déjà couché avec elle ? Demande-t-il.

 

-          Non, répondis-je.

 

-          Sainte-Mère en string, c’est quoi ton problème ? Elle était prête, elle s’offrait à toi et tu la plante là, dit-il.

 

-          Je ne veux pas précipiter les choses, je ne veux pas baser notre relation sur le sexe, dis-je.

 

-          Est-ce que tu as envie d’elle ? Je hoche la tête. Est-ce que tu l’aimes ? Je hoche encore la tête. Dis-y bordel, elle n’est pas Alice, crache-t-il. Si tu veux que ça fonctionne entre vous deux va falloir que tu lui parle. Je t’ai dit qu’elle était la bonne, termine-t-il.

 

 Je passe le reste de la journée à penser à ce que Peter m’a dit. Je sais bien qu’il va falloir que je parle à Bella au sujet d’Alice. Ça ne me fait plus mal quand je pense à elle, mais de là à parler de ma relation avec elle, je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée. Comment lui dire que je ne veux pas avoir de relation sexuel avant un temps encore  car avec mon ex, notre relation était basé sur le sexe et que je ne veux pas ça avec elle. J’avais l’intention d’aller voir Bella après ma journée, mais avec ce que Peter m’a dit, je crois que je vais attendre à demain, je vais profiter de la soirée pour réfléchir à ce que je vais lui dire.

 L’orage fait rage et ce n’est pas parti pour se calmer. Il est rare qu’il pleuve au Texas mais quand ça tombe, ça tombe en viarge et pour longtemps. J’aide mon père à entrer tous les chevaux dans l’écurie et je vérifie que la génératrice soit fonctionnelle au cas où l’on en aurait besoin. J’entre des bûches, toujours au cas où mes parents voudraient allumer un feu, comme ils le font les soirs d’orages et je reste finalement à l’intérieur. Je me demande si Bella a tout ce qu’il faut si le courant venait qu’à manquer ? Surement, si elle a besoin de quelque chose, elle le fera bien savoir à quelqu’un.

 Il est vingt-deux heures trente et je suis au salon lisant un livre quand mon cellulaire sonne, je regarde le numéro et je ne le connais pas, me demandant qui cela peut-il être je réponds.

 

-          Allo, dis-je.

 

-          Est-ce bien Jasper Whitlock ? Demande un homme.

 

-          C’est lui-même, dis-je.

 

-          Jasper, dit l’homme, c’est Billy Black, le père de Jacob, dit-il.

 

-          Monsieur Black, répétais-je surpris. Que puis-je faire pour vous ? Lui demandais-je.

 

-          Jacob est au téléphone avec Bella et elle est paniqué, elle a peur des orages et… Je le coupe.

 

-          Je vais immédiatement aller la voir, dis-je.

 

-          Merci mon garçon, dit-il avant de couper la communication.

 

 Mes parents me regardent enfiler un imperméable et ramasser mes clés de camion. Je peux dire qu’ils se posent des questions mais je n’ai pas le temps de répondre, Bella a besoin de moi. J’arrive rapidement chez elle et cours jusqu’à la porte qui est verrouillée. Je sonne et j’attends qu’elle m’ouvre. À chaque coup de tonner j’entends les petits cris qu’elle pousse et je me retiens pour ne pas défoncer sa porte. Quand elle ouvre finalement, le tonner se fait entendre, Bella hurle et viens se réfugier dans mes bras. Je prends son téléphone et je dis à Jacob que tout ira bien, il me remercie et coupe. J’entre dans la maison et ferme la porte derrière moi. J’enlève mon imperméable avec difficulté car Bella ne veut pas me lâcher. Une fois fait, je nous conduis au salon ou je m’assois avec Bella sur mes genoux.

 Je ne sais pas à quel moment nous nous sommes endormis, mais je me réveille couché sur le divan avec Bella dans mes bras. Je n’ose pas bouger de peur de réveiller Bella, la pauvre p’tite chose avait tellement peur que s’en est triste. Je regarde dehors, il pleut toujours autant que la veille, mais la bonne chose est qu’il ne tonne plus. Mon téléphone commence à sonner, j’essaie de répondre sans réveiller Bella, elle bouge un peu et retourne au pays des rêves. C’est Jacob qui demande comment va Bella ? Je lui dis qu’il m’a fallu une trentaine de minute pour la calmer complètement et que j’ai passé la nuit avec elle.

 

-          T’es un bon gars Jasper, mais je ne veux pas savoir ce qui se passe entre toi et ma sœur, me dit-il.

 

-          Je n’ai pas baisé avec elle, je suis resté avec elle et on s’est endormis avant que l’orage soit terminé, lui précisais-je.

 

 Jacob me dit que Bella doit avoir confiance en moi pour s’être endormie pendant un orage. Il me dit qu’une fois, lui et Billy n’étaient pas là et Bella s’est réfugié chez Paul et qu’elle n’a pas réussi à dormir et ce, malgré qu’elle soit dans ces bras. Elle a regardé la télé durant tout le temps qu’a duré l’orage. Je suis content qu’elle ait une telle confiance en moi et je me promets d’être présent pour elle dans de telle circonstance, tant qu’elle aura besoin de moi et qu’elle voudra de moi.

 C’est au tour du téléphone de Bella de sonner, elle se lève rapidement, rejette l’appel et commence à s’étirer. Elle soulève les bras au-dessus de sa tête et pointe les doigts vers le plafond tout en courbant légèrement le dos vers l’intérieur en étant sur la pointe des pieds. J’entends quelques craquements provenir de son dos et de ces épaules quand elle descend ces bras. C’est là que je remarque son pyjama, il est en gros tissus épais avec des trolls, pas le corps entiers, juste le visage affreux de ces choses avec leurs cheveux multicolore et leur sourire carnassier. Elle se tourne vers moi et me sourit et m’offre à déjeuner.

 Je suis Bella dans la cuisine et elle fait du café, sorts le jus d’orange et me dit que j’ai le choix entre des rôtis, des gaufres congelées et des céréales, je prends les céréales. Bella me remercie d’être venu à son secours hier soir, je lui dis que ça m’a fait plaisir d’être là pour elle. C’est à ce moment précis que je décide que je dois lui parler d’Alice et de comment je me sens avec elle, mais pas ce matin, je vais devoir aller travailler et elle aussi sûrement. Je la remercie pour le déjeuner et lui dit que je dois partir pour ma journée de travail.

 Au midi, j’envoie un texto à Bella et l’invite au restaurant pour le dîner, elle me répond qu’elle sera prête vers dix-huit heures trente, je lui dis que je vais être chez elle à cette heure. Le reste de la journée se déroule lentement, c’est sûrement dû au fait que je suis un peu nerveux pour ce soir, je me demande comment va réagir Bella ? Que va-t-elle penser de tout ça ?

 À six heures trente, je suis devant chez Bella, elle est sur la galerie avant à m’attendre. Elle vient me rejoindre rapidement et nous partons pour le restaurant. Sur le trajet nous discutons de nos journées respectives. J’attends qu’on ait été servi pour lui dire que j’ai des choses à lui dire, je vois son visage se crisper un peu. Je prends une bonne inspiration et je commence à lui parler.

 Je lui parle de ma dernière copine, Alice. Je lui raconte tout, sans rien lui cacher. Je lui parle des débuts de notre relation qui, avouons-le, était basé sur le sexe. Je lui dis tous les sacrifices que j’ai faits, quoi que dans le temps, je voyais ça comme des compromis et tout ça, par amour pour elle, pour la rendre heureuse. Je lui parle de ma demande en mariage et de la façon dont nos fiançailles se sont terminées. Bella m’a écouté sans jamais m’interrompre. Ensuite je lui dis comment je vois ma relation avec elle, je lui dis que j’ai des sentiments pour elle et que j’ai envie d’elle, mais que je souhaite que notre relation soit différente, je veux apprendre à mieux la connaitre avant de franchir le cap des relations intimes.

 Bella étant la fille surprenante qu’elle est, commence à me parler d’elle. Elle me dit que son seul copain sérieux fut Emmett et qu’avec lui, comme moi avec Alice, la relation était basée sur le sexe. Elle n’a pas besoin de me dire comment c’est terminé leur relation, je le sais déjà, mais je ne pensais pas qu’elle avait été si longtemps avec lui. Elle me dit qu’elle a aussi des sentiments pour moi et qu’elle est soulagé, d’une certaine façon, car elle a envie de moi et se demandait ce qu’elle avait fait de mal pour qu’on n’est pas encore franchit ce cap. Bella rit un peu en disant qu’après l’avoir vue en sous-vêtement, dans un état de panique profonde et dans son plus laid pyjama, que je n’ai plus grand-chose à découvrir sur elle.

 Après le resto, Bella m’invite à prendre un café chez elle, ce que j’accepte volontiers. Une fois chez elle, elle me fait regarder les photos qui ornent les murs de sa maison et me dit chaque histoire qui se cache derrière. Certaines histoires sont amusante et drôle, d’autre sont plus triste, mais je suis content qu’elle partage ça avec moi. J’enlève ma chemise et lui montre mon dos, je la sens me caresser le dos et je lui dis que j’ai eu ces cicatrices durant mon adolescence. Je jouais avec Peter trop près d’un feu d’abattit et je suis tombé sur le dos, dans le feu. Je viens pour remettre ma chemise, elle m’en empêche et elle commence à m’embrasser le dos. Je ne sais pas trop comment réagir car je n’aime pas montrer mon dos et la majorité des gens, n’aiment pas le voir. Même Alice me demandait de garder un t-shirt ou de simplement ouvrir ma chemise sans l’enlever complètement, quand je lui faisais l’amour.

 Bella soulève une section de cheveux au niveau de sa tempe et me montre une cicatrice circulaire. Je fronce des sourcils et elle me dit que c’est un cadeau de James. Il a collé le canon chaud de son fusil sur sa tempe quand il l’a prise en otage, comme il a fait pour moi, sauf que je n’ai pas gardé de marque. Elle me montre la cicatrice sur son front et me dit qu’elle a eu ça lors d’un voyage avec l’Académie, une grenade de gaz a explosé trop près d’elle. Celle sur son menton, quand elle est tombé d’une cabane et que le plancher n’était pas cloué. Elle soulève son t-shirt et me montre le bas de son dos, elle a cinq cicatrices de forment étranges, on dirait presque des griffures animal. Elle m’explique qu’en sautant des falaises à la réserve, elle s’est coupé sur des roches pointu. Elle me montre son abdomen, opération de l’appendicite à l’âge de dix ans.

 

-          Nous avons tous des cicatrices Jasper, que ce soit physiquement ou mentalement, me dit-elle m’embrassant tendrement.

 De retour chez moi, je discute quelques minutes avec mon père qui me dit que j’ai l’air heureux et que ça lui fait plaisir. Je monte à ma chambre, prend une douche rapide et m’assis dans mon lit pour lire un peu avant de me coucher quand mon cellulaire sonne.

 

-          Bonsoir, dis-je pensant que c’est Bella.

 

-          Jasper ! Je suis contente que tu décroche, j’ai besoin de te parler, c’est vraiment important, je ferme les yeux. Je serai à Houston lundi et je vais rester au motel qui est près de l’aéroport. Je vais t’y attendre, ma chambre est la 306.

 

-          Je ne viendrai pas Alice, dis-je avant de couper.

 C’est quoi son foutu problème ? Elle me laisse comme une grosse merde et elle espère que j’accours dès qu’elle siffle comme le chien qu’elle croit que je suis. Qu’elle mange de la marde la naine de jardin. Je soupire et je me dis que si je veux quelque chose de solide avec Bella, je n’ai pas le choix de lui en parler.  Si je veux qu’elle ait confiance en moi, je dois lui en parler. Je vais lui parler de ce qu’Alice a dit et que je n’ai vraiment pas l’intention d’y aller.

 Bella a trouvé le moyen de me surprendre une fois de plus en me disant que peu importe ce qui est arrivé, Alice mérite d’être écouté. Et que si elle souhaite qu’on reforme un couple, la décision m’appartient. Je lui ai demandé si elle voulait venir avec moi, elle a dit que ce n’est pas sa place, elle veut bien venir jusqu’à Houston, mais elle va me laisser seul avec Alice. Je lui ai demandé ce qu’elle allait faire et elle m’a dit qu’elle allait rencontrer le directeur du musée, ils avaient déjà parlé d’exposer les toiles de sa mère et elle croit qu’il est temps de mettre ce projet définitivement sur les rails.

 

OoOo

 Je suis devant la chambre 306 et je me demande encore ce que je fais là. Je n’ai tellement pas envie de revoir Alice, je ferme les yeux et inspire profondément avant de frapper trois coups à la porte. Je pensais qu’Alice allait ouvrir la porte, mais ce n’est pas elle que j’ai vue, c’est lui. Que fait-il ici celui-là ?

 

-          Bonjour Jasper tu peux entrer, me dit-il en se mettant sur le côté pour me laisser entrer. Je vais vous laisser discuter, dit-il en sortant de la chambre.

 

-          Bonjour Jazzy, me salut Alice.

 

-          Bonjour Alice et c’est Jasper, dis-je. Que me veux-tu Alice ? Lui demandais-je.

 

 

 

Le plus grand changement aura eu lieu,

Lorsque vous aurez cessé de croire au besoin de changement !

(Inconnu)

Chapitre dix-huit

Jasper

 

 Alice me regarde avec un peu de tristesse dans les yeux et ça ne me dérange pas. Je m’en fou tellement de lui avoir fait de la peine. Elle se reprend rapidement et me demande si je vais bien, je hoche simplement la tête, elle soupire un peu. Elle commence à bouger les jambes et se tortiller les doigts, tous des signes de nervosités. Pourquoi est-elle si nerveuse ? C’est elle qui a voulu me rencontrer, c’est elle qui m’a relancer, ce n’est pas moi qui ait couru après elle.

 

-          Je voulais t’annoncer que je fréquente quelqu’un, me dit-elle.

 

-          J’avais remarqué, lui dis-je.

 

-          Es-tu en colère ? Me demande-t-elle.

 

-          Pas du tout, je fréquente quelqu’un moi aussi, lui annonçais-je.

 

-          À bon, c’est bien, dit-elle comme si cela la dérangeais. Elle n’est pas venue avec toi ? je ne sais pas si c’est une question ou une affirmation.

 

-          Elle m’a accompagnée, elle avait des choses à réglé, répondis-je quand même.

 

-          Elle fait quoi ? Demande-t-elle.

 

-          Elle est policière, soupirais-je, elle rit un peu.

 

-          Vous devez bien vous entendre, elle rit encore un peu. Elle est comment ? Demande-t-elle.

 

-          Écoute Alice, je ne suis pas venu ici pour parler de ma copine. Je suis ici parce que ma copine m’a dit que tu méritais que j’écoute ce que TU avais à me dire. Donc, pourquoi voulais me voir Alice ? Lui demandais-je.

 

-          Je veux savoir comment tu vas, je veux savoir si tu t’es remis de notre séparation, explique-t-elle.

 

-          Je ne te mentirai pas Alice, quand tu m’as laissé j’ai eu de la peine, j’ai été en colère contre tout le monde. Grâce à ma famille, mes amis et surtout celle qui est devenu ma copine, j’ai passé par-dessus et aujourd’hui je suis bien et heureux, dis-je. Autre chose ? Demandais-je.

 

-          Je vais me marier et je voulais te l’apprendre en personne et non quand tu recevras l’invitation, dit-elle et j’éclate de rire.

 

-          Avec lui ? Demandais-je riant toujours. Elle me regarde comme si j’avais deux têtes. Je te souhaite d’être heureuse Alice.

 

 Et je suis sincère en lui souhaitant d’être heureuse, je la laisse bouche-bée dans sa chambre et moi je vais rejoindre Bella au musée. Je la vois discuter avec un homme d’une cinquantaine d’années et une femme d’environ le même âge, je n’ose pas m’approcher au cas où elle n’aurait pas terminé, je reste donc un peu en retrait et la regarde.

 

-          C’est une belle femme, me dit-il.

 

-          Que veux-tu ? Lui demandais-je.

 

-          Je veux que tu saches que je vais prendre soin d’elle, me dit-il.

 

-          De qui ? Demandais-je en le remarquant qu’il a son regard fixé sur Bella.

 

-          D’Alice, dit-il. De qui croyais-tu que je parlais ? Demande-t-il.

 

 Bella tourne la tête et me sourit, je suis certain qu’elle me sourit car quand elle remarque le gars près de moi, son sourire baisse un peu. Elle me fait signe de la rejoindre et comme je me lève, il se lève aussi. Je le regarde s’avancer vers Bella avec un énorme sourire, mais elle, elle ne sourit plus du tout. Je marche un peu derrière lui, juste pour voir ce qu’il va se passer. En arrivant devant elle, il essaie de la prendre dans ces bras en murmurant son prénom. Je vois Bella serrer les poings et je décide d’aller la rejoindre. Elle m’embrasse et me présente à Éléazar et son épouse Carmen, lui est directeur du musé et sa femme s’occupe des expositions libre. Bella remercie le couple et nous leurs souhaitons une bonne fin de journée.

 

-          Comment c’est passé ta rencontre ? Me demande-t-elle.

 

-          Très bien, lui dis-je. Je t’en parlerai quand nous serons seuls, précisais-je. Bella soulève un sourcil et ne dit rien.

 

-          Toi ta rencontre ? Demandais-je.

 

-          Très bien, je t’en parlerai quand nous serons à la maison, répond-t-elle.

 

-          Vous habitez ensemble ? Demande-t-il.

 

-          Que veux-tu Eddy ? Tu me suis encore ? Tu vas me harceler encore ? Tu vas m’envoyer combien de roses ou de chocolats cette fois ? Demande-t-elle avec colère.

 

-          Je ne te suis pas, je suis ici avec ma fiancée et…

 

-          Il va épouser Alice et elle voulait me le dire en personne, le coupais-je.

 

 Bella éclate de rire, elle rit tellement qu’elle s’en tient les côtes. Je vois bien qu’Edward est d’abord surpris et ensuite en colère. Je ne sais pas à quoi il pensait en approchant Bella, mais je suis certain qu’il ne s’attendait pas à cette réaction. Elle me prend la main et on s’éloigne de lui, Bella rit toujours. Une fois hors de portée d’oreilles, elle me demande si je suis sérieux et quand je lui dis que c’est tout ce qui a de plus sérieux elle me regarde comme si j’avais deux têtes.

 Je demande à Bella de m’expliquer ce qu’elle a voulu dire par toutes les questions qu’elle a posé à Eddy, comme elle dit. Elle m’explique alors les quarante et une roses à la St-Valentin, les quarante et un chocolat, les deux accompagnés d’une carte non signée tout comme la carte en tant que tel. De son emploie au bar et comment il se présentait seulement quand c’est elle qui travaillait et de son comportement étranges durant le reste de l’été. Elle me dit que quand ils ont été au camp durant trois semaines, elle l’a entendue dire son nom pendant qu’il était sous la douche. Elle ajoute à ça que son père a essayé de l’arnaquer au décès de son père et de l’idée maladive qu’il avait en disant qu’elle allait devenir sa belle-fille. Je me souviens très bien de la visite de Carlisle Cullen.

 Nous décidons d’aller manger au restaurant avant de retourner à Galveston, nous en sommes au plat principal que nous avons la malchance d’être interrompu par la voix nasillarde d’Alice. Je ne sais pas pourquoi je ne m’en suis jamais aperçut avant. Elle se présente à Bella comme étant mon ex-fiancée, Bella lui sourit poliment en disant simplement : « je le savais ».

 

-          Jasper m’a dit que tu étais policière, mon copain aussi est policier. Il est l’adjoint du shérif en fait, dit Alice, Bella s’étouffe un peu. Je sais que c’est prestigieux pour un si jeune policier, mais on ne peut pas dire que ça compte vraiment, il travaille dans une petite ville ‘’d’habitant’’ plus au Nord. Je vois Bella serrer les dents. Le shérif est convaincu qu’il sera son successeur et quand il prendra position il fera le ménage, il m’a dit qu’il y avait des gens étranges qui travaillent pour lui, des gens habitants sur une réserve. Peux-tu t’imaginer travailler avec des gens comme ça ? Demande-t-elle sérieusement.

 

 Bella ferme les yeux et inspire et expire à plusieurs reprises. Sa mâchoire est crispé et ces poings sont tellement serrer qu’elle en a les jointures blanches. Elle regarde Edward droit dans les yeux.

 

-          Comme ça Eddy, le lèche cul, tu crois être le prochain shérif de Forks ? Tu crois pouvoir sortir les gens de La Push sans que personne ne disent ou ne fassent rien ? Crois-tu vraiment pouvoir sortir Jake ou Sam de là ? Crois-tu réellement qu’ils vont te laisser faire sans réagir ? Est-ce que papa Cullen a payé pour que tu deviennes adjoint comme il a payé pour que tu ne participes pas aux putain d’exercices au foutu camp militaire ? Ou est-ce que parce que tu suce le shérif ? Demande Bella la voix pleine de venin.

 

-          Est-ce qu’il y a un problème Miss ? Demande un serveur.

 

-          Oui, les personnes que vous acceptez dans votre établissement. Je vais prendre l’addition, merci. Dit Bella.

 

 Le serveur ne sachant pas quoi dire ni faire, s’en va et reviens avec notre adition. Je jette le montant exact de la facture sur la table et nous sortons du restaurant sous le regard ahuris des autres clients. Je ne sais pas à quoi ces deux là jouent, mais j’ai hâte de retourner dans ma ville.

 Une fois devant chez elle, Bella me dit qu’elle a besoin d’être seule, je respecte ça malgré mon envie de rester avec elle. Je l’embrasse et j’attends qu’elle ait débarré sa porte avant de faire demi-tour. En arrivant à la maison, j’ai la surprise d’y voir ma sœur qui commence à me poser des questions sur ce que j’ai fait de ma journée. Je commence à lui raconter ma rencontre avec Alice quand elle me coupe pour me dire qu’elle est tellement heureuse que nous soyons revenus ensemble. Elle ajoute que je vais être bien plus heureux avec Alice car au fond, Bella n’est vraiment pas une fille pour moi. Elle est trop jeune, immature pour me comprendre et comme elle n’a pas de famille, elle ne peut pas comprendre la dynamique d’une famille comme la nôtre. Je ne contredis même pas Rosalie, je fais demi-tour et retourne chez Bella. Peter, Charlotte et mon père hoquètent de surprise et ma mère me sourit. Je sais qu’elle m’a demandé d’être seule, mais je ne peux et ne veux pas rester en compagnie de Rosalie. Surtout pas après ce qu’elle a dit. Je ne suis pas le genre d’homme qui tolère un homme qui frappe une femme, mais si je reste une minute de plus en sa compagnie, je vais lui foutre mon poing sur son nez refait.

 J’arrive chez Bella et cogne à sa porte jusqu’à elle ouvre, elle a dû voir quelque chose dans mon visage ou mon langage physique car elle ouvre sa porte plus grande en invitation à entrer. Ce que je fais sans rien lui dire, je vais au salon et me laisse tomber sur un fauteuil. Bella me sert une bière et s’assoit sur le fauteuil au côté de celui que je viens de prendre.

 

 

JB-J JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB

 

Bella

 

 Ce n’est pas possible, Jasper n’a pas pu être fiancé avec une telle conne ? C’est impossible, il est trop intelligent et gentil et intègre pour ça. Je sais que j’ai peiné Jasper quand je lui ai dit que je voulais être seule, mais je ne me sens pas capable d’être en la compagnie d’une autre personne en ce moment. J’ai même fermé mon cellulaire et débranché le téléphone fixe de la maison. Je prends quelques bières que je dépose sur la table du salon et je m’écrase dans mon fauteuil préféré. J’ouvre le radio et syntonise une station qui ne passe que des vieilles chansons en tout genre. Je ferme les yeux et commence à me relaxer en buvant une bière quand ça frappe à la porte. Je laisse faire en me disant que la personne finira bien par partir, mais non, ça n’arrête pas de frapper.

 J’ouvre la porte et je vois Jasper, j’ai eu envie de lui dire de me sacré patience, mais sa posture rigide et ces yeux plein de colère m’ont dit qu’il avait besoin de la même chose que moi. J’ouvre la porte dans une invitation silencieuse, il passe près de moi et je sens littéralement la colère irradier de lui. Il va au salon et s’assoit dans un fauteuil, je lui donne une bière qu’il boit d’une traite et je reprends ma place dans mon fauteuil. Il est là depuis cinq minutes quand son cellulaire sonne, il rejette l’appelle et le ferme, enfin nous aurons la paix.

 

-          Est-ce que quelqu’un sait que tu es ici ? Demandais-je rompant le silence.

 

-          Non, répond-t-il simplement.

 

-          Veux-tu que quelqu’un sache que tu es ici ? Demandais-je.

 

-          Non, dit-il à nouveau.

 

-          On va mettre ton camion dans le garage, dis-je en me levant.

 

 Jasper monte dans son véhicule et j’ouvre la porte du garage, il stationne son camion et je referme la porte. Nous retournons au salon sans rien dire de plus, nous buvons de la bière en silence et c’est bien comme ça. Je suis contente qu’il soit là, malgré qu’il soit d’une humeur massacrante et que j’ai dit que je voulais être seule. La sonnette de porte commence à se faire entendre et c’est comme si la personne a le doigt dessus ne la lâchait pas.

 

-          Pas moyen d’avoir la foutu paix, dis-je en ouvrant la porte. Vas-tu lâcher cette putain de sonnette, crachais-je à Peter.

 

-          Est-ce que Jasper est là ? Demande-t-il.

 

-          Est-ce qu’il a l’air d’être ici ? Demandais-je avec venin dans la voix.

 

 Je crois que j’ai pris Peter par surprise par ma question/réponse. Il me dit que si je le vois de lui dire d’aller le voir ou de lui téléphoner. Je dis que je ferai le message SI je le vois. Il me regarde étrangement et plisse les yeux, il soupire.

 

-          Passez une bonne soirée et n’oubliez pas que vous travaillez demain, dit-il.

 

 Comment a-t-il su que Jasper était ici ? Il dit des choses des fois comme s’il savait. Étrange et effrayant à la fois. Je retourne au salon et je vois que Jasper s’est mis à l’aise, il a levé le pied du fauteuil, il a enlevé ces bottes, détacher sa ceinture et déboutonner quelques boutons de plus de sa chemise et son chapeau est au sol, près des bottes. Sans que je ne lui demande quoi que se soit, il me dit ce qu’il s’est passé chez lui et ce que sa sœur a dits sur moi. Il était tellement en colère qu’il devait sortir de là, mais ne savait pas ou aller. Je lui dis que ma porte lui sera toujours ouverte et lui demande s’il est toujours en colère. Il me dit que oui, je souris et je lui dis de me suivre, ce qu’il fait. Je l’emmène au sous-sol ou j’ai fait installer un sac de frappe ainsi que quelques équipements d’entrainements.

 Je regarde Jasper frapper sur le sac pendant une heure, quand il termine il me remercie et ajoute que ça lui a fait du bien. Je lui offre de prendre une douche et j’ajoute que j’ai surement des vêtements qui lui font, en précisant que ce sont des vêtements à Jacob. Il accepte et me remercie encore.

 Pendant que Jasper est sous la douche, je nous prépare un petit quelque chose à manger, le repas au restaurant fut écourté. Juste comme l’omelette au jambon et fromage est prête Jasper apparait dans la cuisine. Nous mangeons en silence, après avoir mangé, je lui dis que j’étais en colère à cause de ce qu’Alice à dit sur la ville et les habitants qui m’ont vue grandir ainsi que sur mes amis et famille de la réserve. Il me demande si le père à Eddy a réellement payé pour qu’il n’ait pas à participer aux exercices que nous faisions au camp. Je me contente de lui faire un signe de tête.

 Jasper me demande de lui parler de ma rencontre qui a eu lieu au musé. Je lui dis que Carmen et Éléazar accepte d’exposer les toiles de ma mère et à mes conditions. La seule chose que Carmen m’a demandée est la permission de dire que l’artiste se nommait Renée Dwyer-Swan. Elle est convaincue que ça attirera plus de gens, ce que j’ai accepté. Carmen et Éléazar feront tout le reste, je n’ai qu’à me présenter à la première soirée ou les toiles seront exposées et l’exposition durera un mois.

 J’avoue finalement à Jasper que j’espère faire sortir Phil Dwyer, le frère de ma mère, de l’ombre car je n’ai rien trouvé sur lui dans la base de donnée de la police et que internet ne m’a pas réellement donné de renseignement. Il pense que ça peut fonctionner, mais de ne pas y mettre tous mes espoirs pour ne pas être déçu s’il ne se présente pas.

 

-          Pourquoi ta famille voulait tellement acheter la maison ? Lui demandais-je.

 

-          Au début, ce n’était pas réellement la maison que nous voulions, mais les terres, pour agrandir les nôtres. Ça nous aurait permis de grossir notre élevage. Quand j’ai vieillis, je me suis dis que si nous achetions, j’emménagerais dans la maison, m’explique-t-il.

 

-          Je ne savais pas, dis-je.

 

-          Personne ne t’a jamais rien dit, me sourit-il.

 

 J’offre à Jasper de passer la nuit à la maison, en précisant qu’il pouvait prendre l’une des trois chambres d’amis à l’étage, le divan-lit dans le bureau au rez-de-chaussée ou partager mon lit. Il lève un sourcil à ma dernière proposition, je précise qu’il n’a pas besoin d’avoir peur, je peux très bien partager mon lit avec lui sans que je ne lui saute dessus. Jasper a décidé de partager mon lit et quand on s’est couché, nous avons pris chacun un côté du lit mettant le plus de distance possible entre nous, comme si le fait d’être près l’un de l’autre allait nous brûler.

 Je me suis réveillé ce matin dans les bras de Jasper, nous sommes couché en cuillère au milieu du lit. Je sens très bien l’érection de Jasper sur le haut de mes fesses, il serait tellement facile d’en profiter, mais je décide de ne pas faire ça. Je reste sans bouger, profitant du moment le plus possible quand la respiration de Jasper change, il commence à se réveiller.

 

-          B’jour, me dit Jasper en embrassant mon cou.

 

-          Bien dormis ? Lui demandais-je.

 

-          Comme un bébé, dit-il.

 

 Dormir comme un bébé veut dire qu’il a bien dormis, mais quand on prend deux minutes pour y penser, un bébé ça se réveille au trois, quatre heures, donc ça ne dort pas si bien que ça en réalité.

 Nous prenons une douche, séparé et nous préparons le petit-déjeuner ensemble. Je décide de rebrancher mon téléphone fixe et ouvrir mon cellulaire, Jasper fait de même. J’ai dix appels manqués, huit de Peter et deux de Jacob. Jasper me dit qu’il a vingt-trois appels de Peter, le dernier a été fait il y a quelques minutes. Il a cinq appels de la maison de ces parents et trois du cellulaire de Rosalie et deux d’un numéro qu’il ne replace pas. J’éclate de rire en lui disant que je suis contente d’avoir seulement dix messages à écouter.

 

OoOo

 

 Ce soir est la première de l’exposition des toiles de ma mère et Carmen est convaincue que se sera un succès. Je dois me présenter au musé une heure avant l’ouverture car Carmen veut que je vérifie si tout est à mon goût. Je suis certaine qu’elle a fait comme je lui avais demandé et que je vais être satisfaite mais bon, qui suis-je pour contre dire une personne qui s’y connait mille fois mieux que moi. Jasper m’accompagne pour la soirée, ça va faire étrange de le voir en pantalon, chemise blanche, veston cravate. Pour l’occasion, il n’aura pas de chapeau mais il va quand même porter des bottes noires. J’aime Jasper exactement comme il est, mais j’avoue que sans chapeau… Sa frange blonde qui retombe lâchement est juste… Yummy !

 Comme j’avais prédit, les toiles sont dans l’ordre que je le désirais et les deux dernières toiles sont celle que ma mère à fait de mon père et son autoportrait inachevé. C’est ainsi que je l’ai intitulé d’ailleurs. Pour la première Jacob et Nessie ont fait le voyage, Jared et Kim viendront la semaine prochaine, Paul et Leah la semaine suivante et Aro et Sulpicia quand ils pourront. Billy ne viendra pas, sa santé n’est pas très bonne ces temps-ci. Carmen me dit que c’est l’heure, je hoche la tête et Jasper me dit que tout le monde vont aimer et que ça va bien aller.

 Carmen explique que le musé à la chance d’avoir en exposition les toiles d’une artiste qui était peu connu de son vivant, que son histoire tragique fut d’elle une artiste connu. Que seulement quelques toiles ont été vues depuis les deux dernières décennies. Que le musé à la chance, grâce à la propriétaire, d’exposer des œuvres que peu ont vu. Elle me remercie pour donner la chance au monde de découvrir l’artiste qu’était ma mère. Plusieurs hoquets de surprise se font entendre et plusieurs ont leur regard fixé sur moi. Carmen précise qu’aucune toile n’est en vente ou ne sera mise en vente.

 Accroché au bras de Jasper, nous faisons le tour avec Jacob et Nessie, mais comme le veut la bienséance, je ne peux rester qu’avec Jacob, donc avec Jasper, nous marchons au hasard et je réponds aux questions des curieux, si je peux dire ainsi. La première soirée fut un énorme succès et j’en suis heureuse. Je remarque un homme assez grand, les cheveux de couleur blond/roux qui fixe l’autoportrait depuis un long moment et comme la soirée est terminée, je décide de m’approcher et lui dire gentiment qu’il doit partir. J’avise Jasper qui discute avec Jacob et Nessie, Peter et Charlotte qui sont venu. Je vais me placer près de l’homme et je regarde le tableau, tout comme lui.

 

-          Elle était magnifique, me dit-il.

 

-          C’est vrai, répondis-je.

 

-          Auriez-vous aimé la connaitre ? Me demande-t-il.

 

-          Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point j’aurais aimé ça, lui répondis-je.

 

-          Ou est votre père ? Demande-t-il.

 

-          Mon père est décédé il y a six ans aujourd’hui même, lui répondis-je.

 

-          Je suis réellement désolé Mademoiselle, dit-il en se tournant vers moi.

 

 Il me fait un sourire triste et me laisse seule devant la toile. Carmen nous offre un dernier verre de champagne pour souligner la réussite de la soirée. Jasper appelle un taxi, nous allons dormir à l’hôtel ce soir et demain nous retournons à notre vie quotidienne. En attendant le taxi, nous voyons une limousine stationné devant le musé, l’homme de plus tôt en sort et avance vers nous. Jasper se met légèrement devant moi et Jacob fait la même chose avec Nessie. L’homme s’arrête à bonne distance et nous dit qu’il ne nous veut aucun mal. Il me demande si je voudrais lui vendre l’autoportrait. Je lui dis que la toile n’est pas à vendre, il soupire. Il me dit de faire mon prix et je répète que la toile n’est pas à vendre, il insiste en me disant qu’il est prêt à payer très cher pour l’avoir.

 

-          Écoutez monsieur, la toile, aucune de ces toiles ne sont à vendre. C’est le seul et dernier souvenir que j’ai de ma mère, vous n’avez pas assez d’argent pour l’acheter, lui dis-je durement.

 

-          Je suis désolé de vous avoir importuné, dit-il en avant de retourner à sa limousine.

 

-          Dit Bella, commence Jacob. Combien tu vaux en réalité ? Me demande-t-il.

 

-          Quoi ? Demandais-je n’en croyant pas mes oreilles.

 

-          Tu sais avec l’argent que tu as reçu de Charlie, plus les placements, plus le manoir et plus ton pourcentage de part dans la compagnie pétrolière, énumère-t-il. Combien tu vaux ? Redemande-t-il.Je n’ai jamais abordé ce sujet avec Jasper et je n’apprécie pas que Jacob en parle. Un million ? Je ne bronche pas. Deux ? Rien. Quatre ? Six ? Dix ? Bordel combien ? Insiste-t-il.

 

 Jasper serre ma main dans la sienne et le taxi arrive enfin. Une fois à destination, Jacob dit que j’ai surement les moyens de payer la course et descend de l’auto. Nessie dit qu’il a trop bu et de l’excuser, nous montons à notre suite.

 

-          Je n’ai pas besoin de savoir combien tu vaux pour savoir que je t’aime Isabella Swan, me dit Jasper pour la première fois.

 

-          Je t’aime Jasper Whitlock, lui dis-je à mon tour pour la première fois.

 

 On s’embrasse tendrement en y mettant tout notre amour. On se sépare doucement, je décide de prendre les choses en main et pour ça je vais…

 

 

JB-J JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB

 

Jasper

 

 On se sépare de noter baisé doucement et Bella me dit qu’elle va aller prendre un bain, je l’embrasse une dernière fois et lui souris. Pour ma part, je décide d’aller regarder un peu de télé pendant que ma belle se fait tremper. Mais avant, j’enlève ma cravate, défait les premiers boutons de ma chemise et enlève mes bottes.

 

-          Jasper est-ce que tu peux venir m’aider avec ma fermeture éclaire ? Me demande Bella depuis la salle de bais.

 

 J’arrive à la salle de bain pensant baisser la fermeture éclaire tout en lui caressant le dos du bout des doigts. Elle se place devant moi et commence lentement à déboutonner les boutons de ma chemise. Je suis nerveux et heureux d'en arriver à ce moment car je l'avais pensé si souvent, bien évidemment je ne le dirai jamais à personne, de peur de passer pour un gros pervers. Ses gestes sont déterminés, elle sait ce qu’elle veut et ce qui est bien, je le veux aussi. Je sens qu'elle veut que ce moment soit parfait, tout comme je veux qu’il le soit aussi.

 Elle arrive enfin au dernier bouton, puis délicatement elle passe sa main sur mon abdomen, inspectant chaque coin avec ses douces petites mains. À mon tour, j'entrepris de défaire la fermeture éclaire de sa robe tout aussi doucement et lentement qu’elle l’a fait pour les boutons de ma chemise. Nos regards sont ancré l’un dans l’autre et nous communiquons l’un avec l’autre, nous disant tout l’amour que nous avons. Une fois terminé, je remonte mes mains en une douce caresse jusqu'à ses épaules et les glisse sous le vêtement l'accompagnant le long des bras, afin de le faire tomber au sol rejoignant ma chemise, découvrant qu’elle n’a pas de soutient gorge. Elle est si belle, si désirable, que je dois faire appel à toutes mes capacités de retenue pour ne pas précipiter cette première fois entre nous et la prendre comme un animal sauvage.

 

-          Je t’aime Bella, lui murmurais-je avant de l’embrasser.

 

 Elle se fond dans mes bras et se laisse couler dans notre baiser, elle répond avec ferveur, passion et amour. Ses sentiments sont en parfaite harmonie avec les miens. Rapidement ce baiser devint enfiévré. Elle parcourt mon torse et mon dos de ses mains les perdant de temps à autre dans mes cheveux et je dois dire que j'adore cette sensation. La sentir pleine de désir pour moi. J'en remercie Dieu de me l'avoir mise sur mon chemin, mais surtout de lui avoir donné un cœur si grand pour qu'elle puisse m'aimer moi et pas un autre.

 Son ventre plat et légèrement musclé, contraste  avec ses seins bien ronds et fermes. Je ne peux  me retenir plus longtemps, je me met à genoux et lui embrasse le ventre. Mon entrejambe se durcit de plus en plus et cela en devient presque douloureux. Je remonte le long de son abdomen puis je passe entre ses deux seins. Je prends son mamelon en bouche et tout aussi naturellement que si j'avais fait ça toute ma vie je me mis à le sucer, à le mordiller. Je ne dois pas trop mal m'en sortir car elle gémit et de ses mains appui sur ma tête afin que je continue ma douce torture. Je la prends par la taille pour la rapprocher de moi, pour qu'elle soit tout contre moi. Je porte ensuite mon attention sur son autre sein et recrée la même torture, ce qui a pour effet d'augmenter les gémissements de Bella.

 N'en pouvant plus, elle me tire vers le haut pour me signifier qu'elle en a assez et qu'elle veut passer à l'étape supérieure. Avis que je partage. Avec douceur, mais empressement tout de même je lui ôte son string, elle se retrouve totalement nue devant moi. Sans hésiter, elle détache mon pantalon qui tombe à mes pieds. Bien évidemment, moi je n’ai pas de sous-vêtements, donc je suis aussi nu qu’elle. Je m'approche d'elle de façon à ce que nous soyons collés l'un à l'autre. En plus de l’avoir vue, je suis certain qu’elle sent mon érection contre son intimité. De toute façon, il est impossible qu’il en soit autrement, je ne crois pas avoir déjà été aussi dur. Je l'embrasse de nouveau avec passion. Au bout de quelques secondes, elle commence à se frotter doucement contre moi et ma virilité ce qui attise encore plus mon désir. Je la prends dans mes bras et nous dirige dans le bain rempli. Je nous fais pénétrer à l'intérieur et m'installe, elle se place naturellement sur moi. Elle m'embrasse et je sens qu’elle y met tout son amour, son désir et toute sa passion.

 Je reprends mes caresses aussi bien avec mes mains qu'avec ma bouche. Je la sens se perdre dans les sensations que je lui prodigue, car elle ondule sur moi. Frottant son sexe  contre le mien. Je n'ai qu'une envie c'est de me glisser dans son antre, de fusionner pour n'être plus qu'un. J'ai de plus en plus de mal à me contrôler et me refréner. J'espère qu'elle se décide bientôt, puis elle doit certainement être dans le même état que moi ou lire dans mes pensées car je la sens se soulever légèrement. Son regard est noir de désir, elle prend avec douceur mon pénis qu'elle place juste à son entrée. Doucement elle descend le long de mon sexe, je sens mon gland la pénétrer doucement, jusqu’à ce que je sois en elle complètement. Nous soupirons tous les deux à la sensation d’être finalement réunis de cette façon.

 Elle commence lentement à bouger sur moi ondulant d'avant en arrière lentement et avec sensualité. Puis elle va à peine plus vite ce que j'accueille avec grâce, bien que j'en veuille encore plus. Je décide de reprendre la main. Je la fais se stopper et je la porte de nouveau, mais cette fois-ci pour la transporter jusque dans le lit, où je la dépose avec délicatesse. Rapidement je prends place au dessus d'elle. Lorsque je plonge mon regard dans le sien, j’y vois tout l'amour qu'elle me porte, mais plus que ça je le ressens, c'est étrange. Je fonds une nouvelle fois dans son antre et je glisse en elle facilement. C'est toujours connecté à son regard que j'entreprends mes va-et-vient à l'intérieur d’elle. Elle rythme le balancement de ses hanches à mon rythme. Nous ne sommes plus qu'un et la sensation est renversante, complètement bouleversante, extraordinaire; je me sens bien en elle, avec elle et je l'aime.

 Mes coups de reins devinrent de plus en plus prononcés à l'instar des gémissements de Bella. Je sens ses parois se resserrer progressivement autour de moi et je dois dire qu'il n'y a pas meilleur et de plus belles sensations que celles-ci. Ça me met  littéralement en transe et augmente encore plus ma cadence. Je veux la délivrance que le corps de Bella me promet. Puis le coup de rein ultime qui fit crier Bella de plaisir un « Jasper » qui m’entraîne jusqu'à la jouissance également. Je retombe en sueur sur le corps transpirant également et haletant de ma Bella.

 Je m’allonge sur le ventre et Bella vient se couché à moitié sur mon dos. Elle embrasse mon épaule et dans un dernier je t’aime murmurer, le sommeil nous prends tous les deux.

 

 

 

 

Dire au revoir est ce qu’il y a de plus difficile dans la vie.

Et nous n’apprenons jamais à y exceller !

(Inconnu)

 

 

 

 

 

 

Chapitre dix-neuf

Jasper

 

 Quand je me réveille, Bella n’est plus dans le lit, elle n’est pas non plus dans la salle de bain et ni au petit salon. Je n’ai pas dû être à la hauteur et elle a préféré partir avant mon réveil. Je m’assois sur le sofa et me demande ce que je vais bien faire maintenant. 

 Trois coups sont frappés à la porte et une voix d’homme me dit que c’est le service aux chambres. J’ouvre et lui dit que je n’ai rien commandé, l’homme me dit que quelqu’un d’autre l’a fait pour moi. Je laisse l’homme entrer, il roule le petit chariot jusqu’au salon et me souhaite une bonne journée. Je soulève la cloche qui recouvre l’assiette, il y a un petit-déjeuner comme je les aime. Sur le côté de l’assiette, il y a une enveloppe et mon nom est écrit dessus. Je sais que ça vient de Bella, je soupire et l’ouvre, prêt à lire la déception que j’ai dû lui causer.

 

Mon cher et tendre Jasper,

C’est avec regret que j’ai dû m’absenter.

Je te remercie pour la merveilleuse nuit que tu m’as offerte.

Ce fut le plus bel anniversaire que j’ai eu depuis un long moment.

Tu dois surement te demander ce qui m’a poussé à te laisser comme ça.

C’est l’article sur l’exposition, que tu liras en prenant ton petit-déjeuner.

Je t’en dirai plus à mon retour.

À très bientôt mon amour.

Je t’embrasse, Bella.

 Je prends le journal et trouve rapidement l’article qui parle de l’exposition. Je suis réellement surpris de voir un commentaire de Monsieur Phil Dwyer, l’oncle de Bella. Ce dernier dit qu’il ne croit pas que la jeune femme soit bel et bien la fille de sa défunte sœur. Il dit que c’est surement elle l’artiste et qu’elle veut seulement profiter de la tragédie de sa sœur pour se faire connaitre. Il ajoute qu’il est même près à payer pour prouver qu’il a raison.

 C’est étrange comme ce genre de nouvelle a tendance à nous couper l’appétit. Je me douche rapidement et m’habille, je crois savoir ou est Bella et malgré ce qu’elle pense, elle a besoin de quelqu’un et je veux être là pour elle. En passant devant la chambre de Jacob, j’entends que lui et Nessie se dispute, je décide de continuer ma route, ce n’est pas à moi de me mêler de ça. Surtout pas après ce que Jacob a fait à Bella hier soir. Je n’ai pas la chance de me rendre très loin que la porte de leur chambre s’ouvre et Jacob claque la porte derrière lui. Il me rejoint rapidement et me demande ce que je fais debout si tôt. Je lui réponds que j’ai besoin de faire quelques courses. Avec l’humeur qu’il a, je n’ose lui dire que je vais à la recherche de Bella, dès plans pour qu’il me défasse le visage.

 Je réussi à me défaire de Jacob quand il a commencé à dire qu’il avait faim, il m’a demandé si je voulais l’accompagner, j’ai refusé en disant la vérité, que j’avais déjà mangé. Il bougonne un peu, mais je le laisse faire, Jacob Black est bien le dernier de mes soucis ce matin. Je trouve Bella exactement ou je pensais la trouver, assise sur un banc, face au lac dans le parc près du musé.

 En me voyant, Bella me sourit et je m’assois près d’elle et je reste silencieux, elle parlera quand elle en aura besoin.

 

JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB

 

Bella

 Ce matin quand je me suis réveillé j’étais bien, j’étais heureuse, j’étais collé contre l’homme que j’aime et qui m’a fait l’amour pour la première fois hier soir. Je me suis lever avec la ferme intention de retourner me coucher au près de Jasper, je voulais simplement lire ce que les gens pensaient de l’exposition des toiles de ma mère. Je ne m’attendais pas à trouver un article relatant les dire du supposé frère de ma mère, mon oncle. Je me suis senti triste et en colère. Triste car il n’a jamais essayé de me contacter, il n’a jamais essayé de me connaitre et il pense que je veux profiter de ma propre mère. En colère car ces propos sont diffamatoire à mon encontre, il veut vérifier la véracité de mes dires. Je vais lui prouver à cet homme que ce que je dis est la vérité.

 Je suis assise sur ce banc à regarder les canards glisser sur l’eau doucement quand je vois Jasper s’approcher, je lui souris et il prend place à mes côtés en silence. Après je ne sais combien de temps je tourne la tête vers Jasper et je lui souris.

 

-         Je sais ce que je vais faire, lui dis-je.

 

-         Puis-je savoir ? Demande Jasper.

 

-         Je ne ferai rien, dis-je. Je sais qui je suis, je sais qui sont mes parents, je sais que ma mère m’aimait assez pour donner sa vie pour moi. Si ce Phil Dwyer croit que je ne suis qu’un imposteur, c’est sont droit. S’il veut la preuve, il n’a qu’à venir la chercher, expliquais-je.

 

 

-         Je te suis et te supporterai et ce, peu importe ce que tu décideras de faire, dit-il et m’embrasse ensuite.

 J’ai reçu plusieurs demandes de journaliste pour me demander si j’ai quelque chose à répondre à ce qu’avance Phil. Je réponds que monsieur Dwyer n’a qu’à communiquer avec mon avocate. J’ai tout expliqué à Maria et elle m’a dit qu’elle va s’occuper de tout ça. Suite à ça, je n’ai pas entendue parler de Phil Dwyer et l’exposition a eu un succès encore plus grand que ce que nous avions prévu.

 La vie reprend son cours normal et j’en suis heureuse. J’aime mon travail, j’aime patrouiller de jour comme de nuit. J’aime travailler la fin de semaine. J’aime m’écraser sur mon fauteuil préféré et boire une bière en compagnie de Jasper qui est assis sur l’autre fauteuil. J’aime aller faire une randonnée en cheval avec Jasper. Le seul hic à mon bonheur est Jacob. Je ne sais pas ce qu’il lui arrive mais il me tape sur les nerfs depuis que je l’ai revue à Houston.

 Il a commencé en me demandant combien je valais et d’énuméré, en partie, mes avoirs. Il a ensuite quitter Nessie, la pauvre a quitté Houston pour retourner à Seattle trois jours plus tôt que prévue. Jacob a voulu refaire le portrait de Jasper quand il a sus que nous avions fait l’amour. Il m’a ensuite accusé de le laisser tomber pour un blanc bec qui n’en veut qu’à mon argent. Avant son départ, il m’a demandé de lui prêter un peu d’argent, j’ai fouillé dans mon portefeuille et je sors deux-cent dollars et lui tend. Il me demande en colère si c’est tout ce que j’ai, il empoche ensuite l’argent et s’en va, sans un merci, un à bientôt, un au revoir rien. Depuis ce jour, il me téléphone aux trois jours pour savoir si je peux lui avancer de l’argent. Je ne réponds plus quand il téléphone.

 

OoOo

 Aujourd’hui c’est le mariage de Peter et Charlotte et je suis certaine qu’ils vont tous passé une merveilleuse journée. J’ai été invitée, mais je ne peux y assister, je travaille aujourd’hui, je fais même un double. Ce qui veut dire que je fais deux quart de travail. Pour le premier c’est pour reprendre un peu les heures que j’ai manqué et le second c’est parce qu’il manque de personnel. Toutes la station fut invitée et comme je suis la dernière arrivée, je suis celle qui remplace celui qui devait travailler ce soir. Ma journée a commencé à huit heures ce matin et se termine à minuit ce soir. Une chance, je suis en congé demain.

 À l’heure du déjeuné je me rends dans un Taco Bell, restaurant rapide de plat mexicain, et m’installe à une table près de la porte, juste au cas où je devrais sortir rapidement quand je remarque deux personnes qui me souris.

 

-         Bonjour Bella, me salut Stephen.

 

-         Que fais-tu déguiser en policière ? Va te changer, tu vas être en retard pour le mariage, me dit Vladimir en souriant.

 

-         Je ne vais pas au mariage, lui dis-je entre deux bouchées.

 

-         Comment ça ? Demande Stephen.

 J’explique rapidement la situation et change de sujet en leur demandant comment se porte la tournée de rodéo. Vladimir m’explique que la vedette s’est blessé et qu’ils ne savent pas encore quand il pourra revenir en selle. Ne sachant pas quoi dire à ça, je leur demande dans quelle ville ils comptent aller par la suite ? Vladimir me dit qu’ils ont encore quelques villes à faire au Texas avant de changer d’état. La prochaine ville étant ici à Galveston et ce sera la fin de semaine prochaine. Je leur dit que si mon horaire ne change pas, je vais y aller. Je termine mon repas et leur souhaite une bonne journée et je remonte dans ma voiture.

 Comme on est de fin de semaine, je dois répondre aux appels d’urgences en plus de patrouiller, ce qui me fait un peu chier car j’en ai déjà plein mes culottes de patrouiller. Aujourd’hui je suis jumelé avec le p’tit dernier, il a commencé comme Ranger la semaine dernière, j’espère réellement que nous n’aurons pas à travailler ensemble. Je comprends comment Jasper c’est senti lors de notre première journée en tant que coéquipier.

 

-         Accident entre deux véhicules à l’intersection de la 18 et de la 36, possibilité de blessé, ambulance en route, besoin de policier pour la sécurité, dit le répartiteur.

 

-         Ici 19-2, je suis en route, dis-je.

 J’allume les gyrophares et la sirène et je traverse les trois intersections qui me séparent du lieu de l’accident. Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je ne pensais vraiment pas que se soit comme ça. La voiture est sur le toit et d’après son état, je peux dire qu’elle a fait des tonneaux. L’autre véhicule impliqué est un camion, un gros camion modifié avec des super pneus. Je dis super dans le sens qu’ils font penser à des pneus de ‘’Monster Truck’’.  Je stationne ma voiture de façon à ralentir la circulation et je laisse fonctionner les gyrophares. J’approche de la voiture, il y a du sang et de la vitre partout à l’intérieur. Deux occupants sur trois sont sans connaissance sur la chaussée et le troisième ne cesse de dire qu’ils leurs avaient dit de mettre leurs ceintures. Je prends, les signes vitaux des victimes, ils ne sont pas morts, mais ils ne sont pas forts. Je vois le jeune Ranger se rendre au camion, il me dit qu’il n’y a personne à l’intérieur. Fuir les lieux d’un accident est un délit de fuite, le con l’a fait à pied, mais il n’a pas pensés d’enlever la plaque d’immatriculation du camion.

 Les ambulanciers arrivent enfin et prennent en charge les victimes et je vais faire la circulation pour facilité le travail des ambulanciers. Une fois l’ambulance partis avec les victimes, je fais remorquer les deux véhicules à la fourrière de la police. Les deux véhicules devront être inspectés. J’attends, encore une fois, que les véhicules soient partis pour la fourrière avant de remonter dans ma voiture et prends des notes pour compléter mon rapport.

 À l’heure du diner, je me rends au poste avec des plats du seul restaurant chinois de la ville. Je fais mon rapport tout en mangeant. J’apprends que mon coéquipier va changer pour la soirée, car évidement le jeune n’a qu’un seul quart de travail à faire lui.

 

 

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Jasper

 

 Je suis réellement heureux pour mon frère et Charlotte, ils sont tellement faits pour être ensemble. Je ne connais personne qui peut endurer Peter et l’aimer comme Charlotte le fait, quoi que l’inverse soit aussi vrai. Avec Peter et père, nous passons l’avant midi à faire les derniers préparatifs, le mariage aura lieu dans la cours arrière de la maison familial.

 La seule ombre à mon tableau sera l’absence de Bella, elle ne peut pas m’accompagner car elle travaille. Ce que je trouve étrange n’est pas le fait qu’elle ait à travailler, mais qu’elle fasse deux quarts en lignes, personnellement, je n’ai jamais vu ou entendu parler d’une telle chose. Pourquoi faut-il que ça tombe sur Bella ? Dieu seul le sait et le Diable s’en doute.

 Je vais voir Peter dans la chambre qu’il occupait quand il demeurait à la maison et je suis surpris de le voir nerveux. Je lui demande ce qu’il lui arrive et il me dit qu’il a peur que Charlotte change d’avis. Je me reteints de toute mes forces pour ne pas éclater de rire, comme si une telle chose pouvait arriver. J’essaie de le rassurer en lui disant qu’on est pas dans un film, que Charlotte ne changera pas d’idée car elle l’aime trop pour ça. Il roule des yeux et commence à faire les cent pas. Père vient nous aviser qu’il est temps pour nous d’aller prendre place, je dis nous car je suis le premier garçon d’honneur de Peter.

 Pendant que Charlotte descend l’allée, je m’imagine être à la place de Peter et que c’est Bella qui descend l’allée dans une robe de marié. Je secoue doucement la tête pour revenir au moment présent et me concentrer sur ce qui se passe. Je penserai à Bella dans une robe de marié à un autre moment. La cérémonie se déroule parfaitement bien, le père qui officiait n’a pas eu besoin de répéter quand il a dit à Peter qu’il pouvait embrasser la mariée.

 Le repas est délicieux et tout le monde est de bonne humeur, encore une fois je remarque l’absence de ma douce, encore une fois, j’enfouis ces pensées, je ne veux pas gâcher le reste de la journée de mon frère et ma belle-sœur ainsi que du reste de la famille et amis. Après de multiples baisers échangés par les mariés à la demande des invités et des toasts en leur honneur, le repas prend finalement fin.

 Après le repas, nous allons sous la tente ou se déroulera la soirée, le groupe qui va faire la musique est déjà installé, sur un côté de la piste de danse se trouve le bar. Je m’y dirige pour prendre une bière et discuter avec quelques invités. Je fus agréablement surpris de voir Vladimir et Stephen. Nous discutons d’un peu de tout, mais surtout de rodéo. Stephen me demande si je suis toujours avec Bella, je trouve sa question étrange, mais je réponds positivement. Il n’insiste pas malgré que je voie qu’il ne me croit pas. J’ai envie de lui dire que ça va plus que bien entre elle et moi, je passe la majorité de mon temps libre avec elle et que j’ai presque emménagé chez elle. J’ai la clé de la maison, une télécommande pour la porte du garage et le code de l’alarme. J’ai quelques vêtements, un uniforme et une brosse à dent chez elle, il ne me reste plus qu’à officiellement emménager chez elle. Mais je ne dis rien de tout ça, il peut penser ce qu’il veut, moi je sais que ça va merveilleusement bien entre nous.

 Durant la soirée je danse avec Charlotte qui me dit qu’elle est déçue que Bella n’ait pas voulu venir, je lui dis qu’elle voulait venir et je lui explique dans les grandes lignes la raison de son absence. Je vois bien qu’elle aussi trouve le tout étrange, mais elle n’insiste pas. Je danse aussi avec ma mère qui ne répond pas à mes questions, je danse avec Rosalie qui me dit que si j’avais repris avec Alice, je ne serais pas seule comme un con ce soir. Elle me propose même de me présenter quelqu’un. Je danse aussi avec quelques membres de ma famille ainsi que de celle de Charlotte. J’ai reçu quelques invitations de personnes que je ne connaissais pas et j’ai refusé au plus grand malheur de ma mère.

 À minuit j’envoie un texto à Bella, jamais je n’aurais fait ça si je n’étais pas dans un état d’ébriété avancé et je lui demande de venir me rejoindre, elle me répond qu’elle est fatigué et qu’elle ne viendra pas. Je décide de prendre une bière de plus et de me faire reconduire chez Bella, si elle ne vient pas à moi, j’irai à elle. Ne trouvant personne pour me conduire chez ma belle, je passe la nuit à la maison en me promettant de m’y rendre dès mon réveil.

 Je me lève vers dix heures du matin avec un sacré mal de tête et une gueule de bois d’enfer, comme à chaque fois, je me dis que je ne boirai plus jamais autant. Je prends une douche mérité car je me suis endormi portant encore mes vêtements ainsi que mes bottes. Je vais prendre une bouchée et je pars finalement pour me rendre chez Bella vers onze heures.

 Une sensation étrange m’envahis en arrivant chez Bella, je descends de mon camion et marche rapidement vers la maison. Plus j’avance plus je trouve que quelque chose ne tourne pas rond comme on dit. C’est là que je remarque que la porte de la maison est entre-ouverte, Bella ne laisse jamais la porte entre-ouverte. J’avance plus rapidement et je vois que c’est une botte de combat qui empêche la porte de fermer. Je viens pour ramasser la botte et c’est là que je remarque qu’il y a un pied dans la botte et que ce pied est attaché à une jambe et que la jambe est reliée à un corps. Je reteints un hurlement car j’ai crue que c’était le corps de Bella qui était étendu.

 Je m’agenouille près de la tête et je vérifie les signes vitaux. Je me demande encore ce que cette personne fait ici. C’est à ce moment que je remarque les marques sur son visage. Je me demande bien ce qui a bien pu se passer ici.

 

-         Il n’est pas mort, je l’ai juste assommé, me surprend Bella. Je lève la tête et je la vois.

 

-         Bordel de merde, qu’est-ce qui c’est passé ici ? Demandais-je en me levant rapidement pour rejoindre Bella.

 

-         Il m’attendait quand je suis arrivée, on a eu une prise de bec et voilà, dit-elle en me montrant son visage.

 

-         As-tu appelé les services d’urgences ? As-tu été voir un médecin ? Demandais-je.

 

-         Ce n’est pas nécessaire, dit-elle.

 

-         Je ne comprends pas là, lui dis-je.

 

-         Cela n’a pas été et ce n’est pas nécessaire. Me dit-elle. Je vais bien, ce n’est rien, j’ai déjà eu pire et lui aussi d’ailleurs. Je soupire.

 

-         Bella, tu as un œil au beurre noir, une coupure près de l’œil, une joue violacé et une trace de mains autour du cou, ce n’est pas rien. Et lui, il a une bosse dans le front, sa lèvre inférieure est fendue et je peux voir ou tu lui a donné un coup de poing. Tu n’as pas besoin de porter plainte, je dis simplement que vous avez besoin d’être vue par un médecin. Dis-je manquant de patience.

 

-         Te rends-tu comptes que si je vais voir un médecin, je vais devoir expliquer ce qui c’est passé et que je vais être obligé de parler à la police. Si je parle à la police, ils vont m’obliger de porter plainte et que si je porte plainte, Jacob perds son emploi et va probablement se ramasser en dedans, crache-t-elle. Il a des problèmes et je veux lui donner une chance de s’en sortir avec un minimum de dignité. J’ai parlé avec Sam et Aro cette nuit et ils vont lui faire prendre un congé d’une durée indéterminée, durant ce temps, il va aller chercher l’aide qu’il a besoin. Après, il fera ce qu’il veut, il retournera policier ou il fera autre chose. Termine-t-elle son explication.

 

-         Veux-tu bien me dire quel problème il a pour venir jusqu’au Texas et attaqué sa sœur ? Demandais-je.

 

-         Besoin d’argent, de beaucoup d’argent, je lève les sourcils pour qu’elle en dise plus. Cocaïne, dit-elle simplement. Fuck !

 

 Je regarde le corps de Jacob et je comprends mieux son comportement lors de sa dernière visite. Je comprends mieux aussi le fait qu’il ait tellement besoin d’argent.  Je me frotte le visage, que puis-je dire, elle a toujours protégé Jacob, tout comme il l’a protégée, jusqu’à qu’il n’y a pas longtemps. Je lui conseil toutefois, de le changer de place, elle me dit qu’elle n’est pas capable, il est trop lourd et qu’elle a quelque douleur aux côtes du coté droit. Nous prenons chacun un bras et le tirons Jacob complètement à l’intérieur.

 Je convaincs Bella de voir un médecin qui ne fait que des visites à domicile. Le genre de médecin croche qui ne dira rien, il n’y aura même pas de preuve qu’il est venu s’il y a assez de billets vert à la fin de sa consultation. Le genre ‘’Docteur Nick’’ dans les Simpson.

 Le doc prend environ une demi-heure pour arriver, il examine Bella et lui fait quelques points près de l’œil gauche, son œil au beurre noir. Il examine ces cotes et dit que rien n’est cassé, peut-être fêlé. Il lui donne une crème à mettre sur ces blessures et des médicaments contre la douleur. Avec un peu de difficulté, il réussi à examiner Jacob, il dit qu’il a probablement une légère commotion mais rien pour s’inquiéter.  Bella lui dit qu’à son réveil il sera en manque de drogue. Félix, le doc, donne une seringues et lui que si Jacob est trop agité, de lui faire une injection. Bella paie le doc et le remercie de sa discrétion en ajoutant quelques billets de plus. Félix dit que ce fut un plaisir de faire affaire avec elle et lui remet sa carte. Il ne reste plus qu’à attendre le réveil de Jacob et l’arrivé d’Aro et Sam.

 

 

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Bella

 Aro et Sam sont arrivés quelques heures après le réveil de Jacob, comme j’avais prévue, il était en manque. Je ne sais pas ce qu’il y avait dans la seringue mais ça fait effet et rapidement. Je demande à Aro comment ils ont fait pour arriver si vite, il me fait un clin d’œil et me dit qu’il a des contacts. Je lève un sourcil, oh fuckytifuck, j’ai levé mon sourcil gauche.

 Nous profitons du fait que Jacob est dans un autre univers pour discuter de la situation. Les deux policiers de Forks, me conseil de porter plainte, ce que je refuse catégoriquement. Sam soupire et me dit qu’il se doutait que c’est de cette façon que j’allais réagir. Il me dit qu’il y a une clinique de désintoxication à Houston qui ne prend que des policiers comme clientèle. Il fera une cure fermé de trois semaines là-bas et ensuite il devra rentrer à La Push et décider ce qu’il veut faire de sa vie.

 

-         Comment en sais-tu autant sur cette clinique ? Demandais-je à Sam.

 

-         J’y ai déjà été, dit-il.

 

-         Quand ça ? Demandais-je curieuse.

 

-         Je venais de commencer comme policier à Forks et tu sais comme moi que la paie est bonne. Je ne lui dirai pas que je n’ai jamais vraiment vérifié le montant de ma paye, elle se dépose dans mon compte. Comme la majorité de la population de la réserve, je viens d’une famille très pauvre et ayant un bon revenu, j’ai perdue la tête. J’ai voulu tout faire et tout essayer. Sam ferme les yeux. Quand ça c’est sus, j’ai presque perdu mon emploi, mais un homme m’a donné une chance en m’envoyant à ce centre. J’ai mis de l’ordre dans ma vie et je me suis repris en main. J’ai remercié cet homme et je le remercie encore à chaque jour. Termine-t-il, je regarde Aro et lui fait un petit sourire.

 

-         Ce n’est pas moi Bellissima. C’est ton père, dit-il.

 

-         Combien coûte la cure ? Demandais-je.

 

-         Rien, me répond rapidement Sam. C’est moi qui paie, ajoute-t-il. Un jour il fera quelque chose qui changera la vie d’une personne. C’est un cycle et il faut le respecter.

 Sam, Aro et Jacob prennent la route pour le centre qui changera la vie de Jacob à tout jamais. Avant de partir, Sam a pris des photos de mes blessures, il me dit que Jacob en aura besoin pour vraiment réaliser qu’il a un problème.

 Jasper ronfle doucement dans son fauteuil et je n’ai qu’une seule envie, c’est de faire comme lui. Déjà que ma journée d’hier a été longue, je n’ai pas dormis de la nuit. Au début c’était l’adrénaline qui me tenait debout, ensuite ce fut la peur que Jacob se réveil, ensuite Jasper et tout le reste. Juste comme je ferme les yeux, mon cellulaire sonne. Je réponds juste au cas que ce soit Sam ou Aro.

 

-         Agent Swan, ici l’agent Thompson. Que me veut-il ? Il faudrait absolument que vous veniez au poste le plus rapidement possible, c’est vraiment urgent.

 

-         Je m’habille et j’arrive, lui dis-je.

 

 La sonnerie a réveillé Jasper qui décide de m’accompagner, il dit que c’est à cause de mon état de grande fatigue et que c’est pour ma sécurité et celle des autres, mais je n’en suis pas si certaine. En arrivant au poste, je me fais dévisager par tous les policiers présents. Le plus drôle est qu’aucun ne se cache, normalement, on essaie de dévisager une personne en restant discret, mais pas eux et surtout pas maintenant.

 L’agent me dit qu’ils ont retrouvé le chauffeur du camion de la journée précédente. Je me retiens pour ne pas lui hurler au visage que cette information n’est pas si importante que ça et que ça aurait pu attendre à demain quand il lâche LA bombe. Le camion appartient à une compagnie de location et la personne qui a loué ce camion est nul autre que Jacob Black. Je comprends maintenant l’urgence sur ma venue au poste.

 Je mens à Thompson en lui disant que je n’ai pas vue Jacob, que je ne savais pas qu’il était au Texas. Il me demande ce que j’ai eu au visage, je lui dis que j’ai été pris dans une bagarre dans un bar après le travail. Il me dit de faire attention à qui je dis ça, car ça peut me couter mon emploi. S’il savait comment je m’en fou en ce moment précis.

 Nous retournons à la maison et tout ce que je veux faire est de m’écraser sur mon fauteuil et regarder n’importe quoi à la télé et si j’ai envie, faire un petit somme. Je demande à Jasper de me parler de sa journée de la veille. Il me raconte le mariage, le repas et ce qu’il se souvient de la soirée, si ça ne me faisais pas si mal de rire, c’est ce que j’aurais fais.

 À l’heure du diner, quelqu’un frappe à la porte, Jasper me dit de rester assise, qu’il va aller voir qui c’est. Quelques secondes plus tard, Jackson, le père de Jasper apparait devant moi et me regarde avec un mélange entre horreur et colère.

 

-         Christ, qui t’as arrangé le portrait de cette façon ? Demande-t-il.

 

-         Je ne sais pas, répondis-je.

 

-         Ne me mens pas jeune fille, dit-il sérieusement.

 

-         C’est une longue histoire, dis-je.

 

-         C’est Jacob, dit Jasper et il raconte ce que je lui ai dit et ce qu’il c’est passé après son arrivé chez moi.

 

-         Je ne dirai rien, confirme Jackson.

 Il nous invite à manger chez lui et nous acceptons, un bon repas que je n’aurai pas à préparer ça ne se refuse pas. Surtout qu’Élise cuisine divinement bien. Jasper m’aide à me lever du fauteuil et nous allons chez les Whitlock. Jackson me demande quelle histoire nous avons inventé pour expliquer mon visage, je lui dis et il éclate de rire en me demandant si on me croyait, je lui rappelle mon expérience avec le voleur à la banque à mon arrivé.

 Je m’attendais à ce que Rosalie et Emmett soient encore chez les parents Whitlock, je ne m’attendais pas à y voir Alice et Edward par contre. D’après la réaction de Jasper, lui non plus ne s’attendait pas ce que son ex soit présente.

 

-         Holy fucking shit, s’exclame Emmett en me voyant. Je m’accroche plus fortement au bras de Jackson en voyant Emmett s’approcher.

 

-         Merde Bella, dit Eddy le lèche cul.

 

 Élise, Rosalie et Alice me regardent avec dégoût. Je ne me suis pas encore regarder dans un miroir, mais je suis certaine d’avoir l’air affreuse, surtout si je me fis à l’expression de la gente féminine présente.

 

-         Si toi tu as cette face, de quoi à l’air l’autre ? Me demande Emmett avec un petit sourire. Le petit sourire qui m’a tellement fait craquer. Sérieusement Bella, dis-moi que l’autre est amoché lui aussi, je hoche la tête en souriant un peu. C’est bien, très bien, et là, il fait quelque chose à laquelle je ne m’attendais pas, il embrasse mon front.

 

 Je ne sais pas quelle genre de crème que le doc Félix m’a laissé et à vrai dire, je m’en fous. L’important c’est que ça fonctionne. Mon œil n’est plus enflé, la marque de main sur mon cou et sur ma joue n’est plus visible. Mes cotes sont encore sensible et violacé, mais comme ce n’est pas une partie visible, je m’en fou. Le seul, à part moi qui les voit est Jasper et si ça le dérange, il ne dit rien. J’ai discuté avec Billy et je lui ai dit ou Jacob se trouvait et de ne pas s’inquiéter de son absence. Il m’a remercié d’aider Jacob, je lui ai dit que tout ce que j’ai fais est de l’assommer, le reste est l’œuvre de Sam et Aro.

 Le chef ne veut pas que je patrouille tant et aussi longtemps que mon visage n’est pas totalement guéris, il dit que je ne projette pas la bonne image. J’ai eu des nouvelles de Maria aussi, l’avocat de Phil l’a rejoint et il demande un test d’ADN, je lui dis que je suis prête à le faire si il peut fournir la preuve que l’ADN qu’il fournira sera celui de ma mère et non une personne prise au hasard. Maria me dit qu’il est possible de faire un test entre lui et moi, l’ADN prouvera que j’ai un lien avec lui. Encore une fois, je demande comment je vais faire pour être certaine que c’est vraiment lui et pas une personne au hasard. Maria me dit de faire le foutu test et qu’après ça, elle et moi, mais surtout elle, aura la foutu paix de cette foutu histoire. Je me présente donc à la clinique qu’il a choisit, la prise de sang est faite et je retourne à ma vie, oubliant Phil Dwyer encore une fois

 

Ne quitte jamais la personne que tu aimes pour la personne qui te plaît.

Car celui qui te plaît te quittera pour la personne qu’il aime !

(Inconnu)

 

 

 

 

 

 

Chapitre vingt

Bella

 

 Noël approche et je n’ai pas eu de nouvelle du test d’ADN que j’ai passé tout comme je n’en ai pas eu de Jacob. Pas une visite, pas un coup de file ni même une lettre, il a changé son numéro de cellulaire et quand je téléphone à Billy, ce dernier me dit que Jacob est absent et qu’il ne peut pas me parler. Je me demande si Billy pense réellement que je crois à ces mensonges, mais bon, il protège son fils et c’est ce que fait un père.

 J’ai parlé avec Leah et elle m’a dit que Jacob a décidé de laisser le métier de policier et qu’il est devenu mécaniciens. Il s’est ouvert un garage à La Push et que sa clientèle s’agrandit de semaine en semaine. Leah m’a annoncé son mariage avec Paul pour l’été prochain et qu’évidement je suis invitée, elle me dit que comme se sera un mariage traditionnelle, elle n’a pas de demoiselle d’honneur, ce qui ne m’empêchera pas d’arriver quelques jours avant la date et de souligner son mariage.

 J’avise les locataires de ma maison de Forks que je vais reprendre possession de la maison et qu’ils vont devoir partir à la fin mai, début juin au plus tard. Ils ont voulu y mêler la loi car ils ont un contact leur permettant de vivre dans la maison jusqu’au début juillet. Je leur dit que pour les dédommager, ils n’ont pas de loyer à payer d’ici leur départ. Ils m’ont dit qu’ils sortiront à mi-mai ou fin mai. J’avise Maria qui met tout sur papier, j’avise aussi Billy qui ne recevra plus le montant de la location. Il ne me pose pas de question, il n’a pas le temps semble-t-il.

 Je suis chez moi seule en cette veille de Noël. Jasper passe cette journée et soirée avec sa famille. Il m’a invité, mais j’ai refusé. Je ne travaille pas cette année et je vais passer quelques jours à La Push. J’ai dis à Jasper que je devais finir de préparer mes bagages car mon vol est à dix-huit heures et comme le veux la politique de l’aéroport, je dois être sur place à seize heures. Je sais que j’aurais très bien pu aller passer quelques heures chez les Whitlock avant mon départ, mais la présence de Rosalie m’en empêche. J’ai beau essayer, je ne suis pas capable. Je ne sais pas si ça l’a rapport avec le comment j’ai rencontré Rosalie pour la première fois, mais je ne peux pas me retrouver dans la même pièce qu’elle sans que j’ai envie de lui foutre mon pied au cul. Il faut dire qu’elle ne laisse pas sa place non plus, elle est passée maître dans l’art de me dire des platitudes sans que les gens autour n’entendent.

 Je souris en fermant ma valise après avoir vérifier que j’ai tout. Il m’a fallu fouiller pour trouver mes vêtements chauds, chose que je n’ai pas vraiment besoin ici. Je vais la porter dans mon camion, je reviens à la maison et je fais le tour et revérifie que mes fenêtres sont fermer et verrouillée. Je fais sure que j’ai jeté les aliments périssable, je fais un dernier tour de la maison et j’enclenche le système d’alarme et verrouille la porte derrière moi. Je vais faire un petit tour chez les Whitlock de quelques minutes pour leur souhaiter de belles fêtes et remettre les cadeaux que j’ai pour eux et ensuite je file à l’aéroport. Si j’ai oublié quelque chose, je m’en passerai ou j’irai me l’acheter.

 Je suis accueilli chaleureusement chez les Whitlock, sauf par Rosalie. J’explique que je ne resterai pas longtemps, que je suis ici pour distribuer les présents. Jasper me conduit au salon en me tenant la main, son pouce caressant le dessus de ma main. Je m’assis au côté de mon amour, je sais que je vais m’ennuyer durant la semaine que je vais passer loin de lui, mais je sais que la semaine passera assez rapidement.

 Je commence la distribution par Jackson et Élise, je vois du questionnement dans leurs yeux quand je remets une enveloppe à Jackson. Il ouvre délicatement l’enveloppe et après quelques minutes il se lève et vient m’embrasser sur la bouche. Ce qui surprend tout le monde, même moi. Élise qui a maintenant le contenue de l’enveloppe, vient me serrer fortement dans ces bras. Je leur offre la location des terres m’appartenant pour la somme de un dollar par année, ils pourront donc agrandir leur élevage de chevaux. Quand les autres connaissent la raison de la réaction de Jackson, j’explique que je ne peux vendre mes terres même si je le veux. Mon père a fait les choses telles que je ne peux que les léguer à ma descendance.

 Je remets une enveloppe à Emmett qui se dépêche à regarder le contenue, lui aussi vient m’embrasser, mais sur la joue. J’ai décidé d’effacer sa dette, ainsi que celle de Will. Emmett pourra donc ouvrir un gym dans la ville. J’offre à Rosalie une fin de semaine pour deux dans un spa de luxe à Houston, elle me remercie, mais je peux voir qu’elle est déçue. Je me dis qu’elle peut se compter chanceuse que je lui offre quelque chose tout simplement.

 Pour Peter et Charlotte, je leurs offre une paire de billet pour un spectacle d’un chanteur country qu’ils aiment. En plus des billets ils ont une passe back-stage, ce qui leurs permettra de le rencontrer en personne. Charlotte me serre fortement dans ces bras et Peter embrasse ma joue. 

 Je ne savais pas quoi offrir à mon amour. Je lui offrirais le monde si je pouvais, mais je sais que le monde n’est pas ce qui le rendrait heureux. Quand je lui ai demandé ce qu’il voulait, il m’a dit qu’il aimerait que je reste avec lui. J’aurais aimé lui offrir ma présence, mais mes amis me manquent tellement, je ne les ai pas revue depuis un temps déjà. Je lui remets la seule boite que j’ai avec moi, il l’ouvre et me fait un énorme sourire, je lui offre une montre de poche. Sur le couvercle, il y a l’insigne des Ranger de gravé ainsi que « J. W. ». Il l’ouvre et me regarde avec de grands yeux. À l’intérieur, il y a l’insigne de shérif ainsi que le nom de mon père. Il sait que c’est la montre de mon père, un bien précieux à mon cœur. Il me remercie en m’embrassant, chastement car sa famille nous regarde, mais un baiser passionné quand même.

 Je ne m’attarde pas plus longtemps, j’ai quand même une bonne heure de route à faire pour me rendre à l’aéroport. Jasper m’accompagne à mon camion ou il m’embrasse avec tout l’amour et le désir qu’il a pour moi. Il colle son front au mien et me souhaite un bon vol et de belle fête.

 

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Jasper

 Je regarde mon amour s’éloigner avant de retourner dans la maison. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas insisté pour l’accompagner, depuis que nous avons eu notre première date, nous n’avons jamais été aussi longtemps sans nous voir.

 De retour au salon, Rosalie n’a pas l’air heureuse, je ne sais pas ce qu’elle a contre Bella, mais il va falloir que ça change. Je n’ai pas l’intention de laisser Bella pour lui faire plaisir, j’ai le droit d’être heureux et Bella me rend heureux.

 

-         Non mais c’est quoi ce cadeau de merde ? Crache-t-elle en montrant son cadeau et celui que Bella a fait à mes parents. Une location de son terrain, comme si c’était LE cadeau de l’année.

 

-         C’est énorme Rosalie, elle nous laisse presque la totalité de ces terres, d’après ce qu’il est écrit, elle se garde la parcelle du manoir. Commence mon père. Sais-tu comment coûte une location annuelle pour une terre de cette dimension ? Lui demande-t-il. Plusieurs millier de dollars par année. Donc elle nous fait un réel cadeau en demandant qu’un seul dollar.

 

-         Et toi, elle pointe Emmett du doigt. Pourquoi l’as-tu embrassé ? Exige-t-elle. Que t’a-t-elle donné de si important pour qu’elle mérite une telle réaction ?

 

-         Elle me redonne mes parts et effaces ma dette envers elle. Avec Will nous pouvons ouvrir autant de gym que nous le souhaitons et où nous le souhaitons. C’est énorme Rose, dit Emmett. C’est vrai que c’est un gros cadeau quand on y pense.

 

-         Elle veut te récupérer, affirme Rosalie.

 

-         Non, elle est amoureuse de ton frère et elle est heureuse avec lui. À vrai dire, je ne l’ai jamais vu aussi rayonnante, dit Emmett.

 

 Je reste là, à écouter ma sœur déblatérer sur le compte de Bella pendant je ne sais combien de temps. Tout ce que je sais, c’est qu’à chaque phrase que Rosalie dit, je sens la colère monter un peu plus. Ne pouvant plus entendre les bêtises jalouses de Rosalie, je décide que c’est le temps qu’elle se la ferme.

 

-         Vas-tu bien fermer ta grand yeule, dis-je avec venin dans la voix, surprenant ma famille qui n’est pas habitué à me voir explosé. J’en ai plein le cul de t’entendre chialer sur tout ce que Bella fait ou dit. Elle n’a rien fait à part nous offrir des cadeaux de Noël. Elle n’était pas obliger de t’offrir quoi que se soit, surtout quand on pense à la façon dont tu la traites. Que lui as-tu offert en retour ? Un merci qui n’était même pas sincère et forcé en plus. Crachais-je.

 

-         Mais Jasper… Commence-t-elle.

 

-         Il n’y a pas de mais qui tienne, dis-je durement.

 

-         Avant elle, jamais tu ne m’aurais parlé comme ça. Elle sépare cette famille, comme je l’avais prédit, dit-elle fière d’elle.

 

-         Bella ne sépare pas cette famille. C’est TOI Rosalie-Anne Whitlock, j’utilise son véritable nom pour lui montrer que je suis sérieux.

 

 Je n’ajoute rien et je sors de la maison et je vais à l’écurie. Normalement, dans une telle situation, je vais chez Bella, mais là… Je pourrais toujours y aller et y passer la nuit, je sais que ça ne la dérangerais pas, elle me l’a dit, c’est simplement que ça ne serait pas pareil sans elle.

 Étant seul, ma colère diminue doucement. Mon père et Peter viennent me rejoindre, je ne sais pas ce qu’ils ont à me dire et je ne suis pas certain que je peux en prendre plus pour l’instant. Peter me dit qu’il est ici pour le soutient, je lève un sourcil, manie que j’ai prise de Bella. Il me dit qu’il est ici pour soutenir celui qui sera le plus logique, mon père lui donne un regard étrange.

 

-         Je sais que ta sœur a exagéré, mais elle reste ta sœur et dans notre famille on s’appui et l’on se soutient les un les autres, commence mon père.

 

-         Est-ce que ELLE, elle m’appui et me soutient dans ma relation avec Bella ? Lui demandais-je. Il n’a rien à répondre à ça.

 

-         Je te concède ce point, dit-il finalement. Tu as changé fiston, dit-il. Dans le bon sens je veux dire, ajoute-t-il rapidement. Je ne t’ai jamais vu si épanouis avant, ni si heureux d’ailleurs. Elle te fait du bien fils, il fronce les sourcils. Nous avions un cadeau pour toi et Bella. Nous ne voulions pas te l’offrir avant demain, mais avec ce qui c’est passé aujourd’hui, je crois que tu le mérites avant, dit-il en me tendant une enveloppe.

 

 J’ouvre l’enveloppe et je découvre un billet aller-retour pour Seattle, je fronce les sourcils. Peter me dit que le vingt-six au matin, je prends l’avion pour Seattle dans l’état de Washington. Paul viendra me chercher à l’aéroport à mon arrivé. Je réalise finalement que je vais passer les fêtes de fin d’année en compagnie de ma belle. Je sens mon sourire s’agrandir de seconde en seconde. Je montre à Peter et mon père ce que Bella m’a offert, Peter dit qu’il trouve étrange que son cadeau soit plus dispendieux que le mien, jusqu’à ce qu’il voit la gravure dans le couvercle de la montre, il dit alors que j’ai le cadeau qui a couté le moins cher, mais qu’il vaut plus que tout ce qu’elle nous a donné.

 Je retourne à la maison apaiser et j’embrasse ma mère et la remercie pour le cadeau, elle me sourit tendrement. Rosalie ne me regarde pas et ne me parle pas, ce qui fait mon affaire à vrai dire. Ce n’est pas parce que je ne suis plus en colère que j’ai oublié. Je monte à ma chambre et je prépare ma valise, je mets des jeans, des t-shirt et des chemise, les plus chaudes que j’ai. Je mets mon paletot dans un bagage à main, je sais que je vais en avoir besoin à ma sortie de l’avion. Emmett vient me voir et me dit que malgré la croyance, il ne fait pas si froid que ça là-bas, il ajoute qu’il y a un peu de neige et que la température descend rarement en bas de -15 degré Celsius, je le regarde comme s’il avait deux tête. Il ajoute qu’il arrive qu’il y ait une tempête de neige qui paralyse la ville pendant deux jours et c’est tout.

 Ce n’est pas que je ne suis jamais sortie du Texas, c’est simplement que je suis toujours resté plus au Sud. Il me parle de comment je risque d’être perçu à La Push, il ajoute que les blancs ne sont pas toujours les bienvenus, même Bella qui a pourtant passée une partie de son enfance là, avec son père et la fin de son adolescence, n’est pas accepté par tout le monde. Bon Dieu de merde, dans quoi je m’embarque ? Il rit un peu en me voyant.

 

-         Si tu as la chance, va essayer le bouillis à la viande de bois au restaurant de la réserve, c’est un délice, me conseille-t-il.

 

 Je le remercie pour ces conseils et nous allons à la cuisine, ma mère vient de nous dire que le repas est prêts. Le reste de la soirée je ne parle pas à Rosalie, malgré les tentatives qu’elle fait, elle a même essayé de s’asseoir sur mes genoux, je l’ai poussé et elle est tombé au sol, je me suis levé et j’ai été faire autre chose. La journée de Noël fut une journée qui a passé lentement, j’ai trop hâte d’aller rejoindre ma belle pour profiter au maximum de la journée. Peter me dit que c’est lui qui va me reconduire à l’aéroport, comme la date de mon retour est en même temps que Bella, je n’aurai qu’à faire le voyage de retour avec elle.

 Vingt-six décembre six heures du matin, je suis dans ma chambre et je vérifie ma valise pour la cinquième fois. J’enlève des vêtements pour en mettre d’autre qui ressemble à ce que j’ai enlevé. À sept heures, Peter est devant la maison à m’attendre, j’embrasse ma mère une dernière fois, je serre la main à Emmett et à mon père. Le trajet pour se rendre à l’aéroport se fit dans la joie et la bonne humeur, à part Rosalie qui a tout essayé pour que je reste au Texas.

 Le vol, d’une durée de quelques heures m’a parut trop long, mais c’est fait sans embuche. Paul est facile à repérer parmi la petite foule. Il est grand, plus que moi, il a les cheveux noirs et la peau basané, ce qui est rare ici d’après ce que je vois. Lui aussi me repère rapidement, quoi qu’il n’a eu qu’à chercher un chapeau de cow-boy, je vais chercher ma valise et enfile mon paletot.

 Bella m’avait déjà dit que Seattle est à bonne distance de la réserve, mais je ne pensais jamais que ça prendrait un peu plus de trois heures pour se rendre. Je profite du trois heures de route pour apprendre à mieux connaitre Paul. Nous discutons de tout et de rien et tout va bien, nous passons une pancarte qui dit «Bienvenu à Forks», je regarde ou ma belle a grandit et quand elle disait qu’elle venait d’une petite ville, je la croyais, je ne pensais juste pas que la ville était petite à ce point.

 

-         Nous devons arrêter à l’épicerie, dit Paul se garant devant l’épicerie. Bella m’a donné une liste et je n’ai pas tout trouvé sur la réserve, m’explique-t-il.

 

-         Est-ce qu’il y a une place ou je peux louer une chambre dans cette ville, lui demandais-je. Il me regarde étonné.

 

-         Je pensais que tu allais rester avec Bella le temps que vous êtes ici, me dit-il.

 

-         Je ne sais pas ce que les parents de Leah vont dire, lui expliquais-je.

 

-         Bella n’est pas chez Leah, elle est chez moi, me dit-il. Quand Bella a dit à Leah qu’elle venait pour les fêtes, Leah l’a immédiatement invitée chez elle. Elle n’avait pas pensée que son père ne voudrait pas que Bella demeure là. Et comme Jacob est toujours chez Billy… Bref je l’ai prise chez moi ainsi que Leah, m’explique Paul. Donc tu peux rester à la maison sans problème, me sourit-il.

 

 Je réalise que je n’avais pas encore parlé à Bella depuis son départ. Elle m’a envoyé quelques texto mais rien de plus. Nous trouvons facilement ce qu’il y avait sur la liste et nous reprenons la route. Une trentaine de minutes plus tard, nous passons devant une petite maison rouge, je sais, d’après la couleur et la description de Bella, que c’est la maison des Black. Paul gare l’auto devant une maison, tout aussi petite que celle des Black, il me dit que ce n’est pas le manoir de Bella ni le ranch de ma famille, mais c’est à lui.

 En entrant dans la maison, je suis surpris par l’ambiance chaleureuse qui se dégage. Nous entendons Leah et Bella parler et rire, elles sont surement à la cuisine. Je laisse ma valise sur le bord de la porte et je suis Paul. Nous entrons dans la cuisine, Bella est de dos, donc elle ne nous a pas vue, Leah pour sa part me sourit.

 

-         Dis Bella, que serais-tu prête à me donner pour avoir ton beau Jasper dans la cuisine ? Demande Leah avec un grand sourire.

 

-         Je te donnerais ma maison de Forks, répond Bella en riant. Elle se retourne et… JASPER ! Cri-t-elle et elle me saute dans les bras.

 

 Elle enroule ces jambes autour de ma taille et m’embrasse comme si on ne s’était pas vue depuis très longtemps. Je réponds à son baiser avec autant d’empressement et de passion. Leah éclate de rire et Paul se racle la gorge. Il dit qu’on peut faire ce qu’on veut, mais pas dans sa cuisine. Bella détache sa bouche de la mienne et éclate de rire. Elle me demande si je suis réellement là, je lui souris. Je lui explique que c’est le cadeau que mes parents nous ont fait.

 Bella me demande si j’ai des bagages avec moi, je lui dis que j’ai laissé ma valise à l’entrée, elle me prend la main et nous allons chercher ma valise. Toujours me tenant la main, elle me conduit à l’étage et à la chambre que nous allons occuper le temps de notre séjour. Je dois faire preuve d’une grande retenue pour ne pas lui faire l’amour ici et maintenant. Elle m’a tellement manqué.

 Je ne sais pas si c’est dans l’eau ou dans l’air de la place, mais bordel que j’ai envie de Bella. J’ai passé la putain de journée à m’imaginer la prendre dans toutes les positions possibles et imaginables sur tous les meubles de la maison. Je me suis retenu le plus possible mais là, je n’en suis plus capable, j’ai besoin d’elle et maintenant.

 Bella est sous la douche et n’en pouvant plus, j’entre dans la salle de bain et je vais la rejoindre sous la douche. Bella se tourne vers moi et me sourit, je me penche et l’embrasse tout en mettant mes mains sur ces fesses. Bella répond à mes actions en passant ces bras autour de mon cou et d’une main, elle empoigne mes cheveux. Je la soulève par les fesses, je la pousse contre le mur du fond, elle enroule une jambe autour de ma taille et l’autre sur le bord de la baignoire. Je la pénètre facilement d’un coup de rein, nous soupirons de bien-être à la sensation d’être réunis. Je commence des va-et-vient pas trop fort, mais pas doucement non plus. Bella enlève un bras d’autour de mon cou et pose sa main sur la pôle du rideau de douche, elle décolle ces fesses du mur et rythme le balancement de ces hanches avec les miennes. Elle retire sa main de mes cheveux et la pose sur mon cul le poussant pour que je la pénètre plus fort, ce que je fais avec plaisir. Bella gémit de plus en plus fort et moi je grogne de plus en plus, je sais que notre libération arrivera bientôt.

 

-         Fermez le ri… PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! Crie Paul en refermant la porte. J’ai dû oublier de verrouillé la porte.

 

 Bella vient en criant mon nom et je viens en même temps qu’elle en grognant son nom. J’enroule Bella dans une serviette et j’en enroule autour de ma taille et remets ma chemise sans la boutonner, je n’aime toujours pas montrer mon dos, sauf à Bella. Une fois dans la chambre nous éclatons de rire de s’être fait prendre comme des adolescents. Nous entendons Paul dire qu’il a besoin de se laver les yeux à l’eau de javel car il a vue Bella entrain de se faire baiser. Leah lui demande si mes fesses sont aussi belle nu que dans un jeans. Paul lui dit que c’est mieux avant de lui hurler d’arrêter ça et Leah rie plus fort.

 J’enlève ma chemise et la serviette et j’entre sous les draps, Bella enlève aussi la serviette la couvrant et vient me rejoindre dans le lit. Elle vient se lover dans mes bras et caresse mon torse du bout des doigts pendant que je lui caresse le dos de la même façon. Nous échangeons quelques baisers et les légères caresses deviennent plus intimes et nous faisons l’amour lentement et tendrement. Après l’amour, on s’endort dans les bras l’un de l’autre.

 Je me réveille couché dans le dos à Bella, nous avons changé de position durant la nuit. Je suis bien et au chaud, je n’ai pas envie de me lever, je reste donc couché et je ferme les yeux en pensant me rendormir. Bella, que je pensais endormis, commence à onduler des fesses, créant un doux et agréable frottement sur mon membre déjà dur. Je lui caresse les seins, tirant doucement sur son mamelon, le tournant entre mes doigts et serrant son sein. Je sais qu’elle apprécie ce que je sui fait, ces léger gémissement en disent long.

 Je lâche un sein et dirige ma main à son entre jambe, je trouve son bouton du plaisir et je fais des cercles en le pressant légèrement. Les mouvements des fesses de Bella augmentent, augmentant ainsi l’agréable frottement sur mon membre gorgé. J’augmente la vitesse de mes doigts sur son clitoris en pressant plus fort, elle gémit plus fort. J’insère un genou entre les jambes de Bella, elle soulève sa jambe du dessus et je la pénètre lentement et doucement. Nous soupirons de plaisir. Une fois complètement à l’intérieur, Bella baisse sa jambe, ce qui la rend plus serrée qu’elle ne l’est déjà. Elle bouge un bras vers l’arrière et empoigne doucement ma tête, m’attirant vers elle et on s’embrasse langoureusement.

 Je commence à bouger tout en continuant à lui caresser un sein, me servant de la main sous elle, et de caresser son clitoris en même temps que je la pénètre. Bella augmente les mouvements de son fessier et j’augmente ma cadence aussi. Les doux gémissements de Bella se sont transformés en petit cri de jouissance. Je sens les parois de ma belle se serrer autour de moi, je sais qu’elle en a plus pour très longtemps, moi non plus d’ailleurs. Me laissant aller à mes sensations,  j’augmente la force de mes caresses, tant à sa poitrine qu’à son clitoris, tout en me donnant à fond. Bella étouffe sa jouissance en m’embrassant, tout comme j’étouffe la mienne dans ce baiser.

 Je reste en elle, ne voulant pas bouger, je suis tellement bien. Elle se colle un peu plus à mon torse et nous laissons le sommeil nous reprendre pour quelques heures encore. Dans une voix ensommeillée, je lui dis que je l’aime, elle me dit qu’elle aussi.

 

 

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Jacob

 

 À chaque nuit je rêve à ma vie, celle d’avant, celle de pendant et celle d’après. Avant j’étais jeune, je n’avais pas à me tracasser de rien, je profitais de la vie. J’avais un emploi que j’aimais, j’avais des amis, j’avais une famille, j’avais une copine et j’avais Bella. J’étais heureux sans le savoir.

 Le pendant est ma descente aux enfers. J’ai commencé à gagner plus d’argent que je ne croyais possible, j’ai commencé à sortir à l’extérieur de la réserve et de Forks. J’ai rencontré des gens et ils sont rapidement devenus des amis. J’avais envie de tout essayé. J’ai essayé plusieurs chose don la drogue. Je suis rapidement devenu dépendant et ma descente à commencer. Mon salaire ne suffisait plus à couvrir ma consommation, j’ai donc commencé à emprunter de l’argent à mes amis et ma copine. Quand ils ont refusé de m’en prêter car je leur en devais trop, je me suis tourné vers mon père. Je savais qu’il avait eu une bonne somme d’argent au décès de Charlie et que Bella lui a remboursé ces études. Je savais aussi qu’il avait un petit salaire pour s’occuper de la maison de Forks. Il m’a aidé, mais un jour, il m’a dit que c’était terminé, qu’il ne pouvait plus m’aider. Je me suis rendu à la seule personne qui a assez d’argent que ça lui sort par les oreilles, Bella. Le premier voyage au Texas fut payé par elle et durant cette fin de semaine, j’ai perdu Nessie car j’étais en manque. Un jour, Riley, mon ami/revendeur m’a dit qu’il ne pouvait plus me fournit, tant et aussi longtemps que je ne l’avais pas remboursé.

 Je suis retourné au Texas en me disant que j’allais dire la vérité à Bella et lui demander l’argent pour payer ma dette et m’aider à me sortir de tout ça. Ça ne s’est pas passé comme prévue. J’étais tellement en manque et pressé d’arriver chez Bella, que j’ai grillé un feu rouge, j’ai provoqué un accident. Je me suis enfui à la course, j’ai volé une moto et je me suis rendu chez Bella. Quand elle est arrivée, j’ai essayé de lui expliquer, mais mon discours était incohérent, j’ai donc pété un plomb et je me suis battu avec elle.

 Quand je suis revenue à moi, j’étais dans une petite chambre avec Sam. Il m’a expliqué ou j’étais et la raison pour laquelle j’étais là. Il m’a demandé à qui je devais de l’argent et combien, je lui ai donné ce qu’il voulait.  Avant son départ, il m’a donné des photos et quand je les ai regardés, j’ai pleuré.

 Le après est mon maintenant. Quand j’ai terminé ma thérapie je suis revenu à La Push et j’ai demandé pardon à mon père qui m’a repris. J’ai parlé avec chacun de mes amis et ils m’ont tous dit qu’il me pardonnait eux aussi. J’ai décidé de quitter la police pour m’ouvrir un garage, tant qu’à recommencer, aussi bien recommencer comme il faut. La seule personne à qui je n’ai pas encore reparlé est Bella. Billy aussi a coupé les ponts avec Bella, je ne lui ai pas demandé, c’est juste qu’il se sent coupable de ne pas avoir sus la protéger de moi.

 J’ai essayé de reprendre contact avec Nessie, mais cette dernière a changé son numéro de téléphone et elle a déménagé. Je ne l’ai pas cherché plus que ça, je me dis que si j’ai à la revoir, je la reverrai. Je sais que Bella est à la réserve, je l’ai vue de loin, elle était avec Leah et Paul. Elle avait l’aire heureuse et bien. Je sais qu’elle est toujours avec Jasper et que tout va bien entre eux, je suis heureux pour elle, elle mérite ce bonheur.

 Je pense m’éloigner de La Push, de Forks et pourquoi pas de l’état. Rébecca m’a invité à aller passer un temps à Hawaï, je crois qu’un nouveau départ ou personne ne me connais serait bien pour moi, repartir à zéro comme on dit.

 Le matin à mon réveil, je regarde les photos de Bella, pas celle ou nous sommes heureux, non, celle que Sam m’a remis. Celle ou je vois les blessures et marques que j’ai faites à la personne que j’ai aimée et aime plus que mes propres sœurs. À chaque matin, quand je regarde ces photos je me souviens de ce que j’ai fait et de ce que j’étais devenu et je ne veux jamais revenir cet homme.

 J’ai entendue dire que Paul a été vue avec un homme habillé en cow-boy, je suis certain qu’il s’agit de Jasper, il doit être venu rejoindre Bella. Je suis mieux de me tenir éloigner d’eux car si je le croise ou qu’il me croise, je suis certain qu’il va m’en sacrée toute une. Ce qui est tout à fait normal, c’est ce que je ferais si quelqu’un avait défiguré la femme que j’aime.

 

 

Quand tu penses que le monde te tourne le dos,

Regarde bien, c’est surtout toi qui tourne le dos au monde !

(Inconnu)

 

 

 

 

 

Chapitre vingt et un

Bella

 

 Ce matin, après mon deuxième réveil, j’ai discuté avec Jasper sur ce que j’avais en tête. Il n’est pas vraiment en accord avec ce que je veux faire, mais il respecte ma décision et il a même ajouté qu’il m’appuyait. Ce qui signifie beaucoup pour moi. Il m’a demandé s’il pouvait m’accompagner, je lui ai dit que c’est quelque chose que j’ai besoin de faire seule, encore une fois, il a compris. Comme ce n’est pas possible d’avoir une conversation privée, Paul et Leah ont tout entendue et ils m’ont fait part de leur opinion au sujet de mon projet, mais les deux m’ont aussi dit que j’étais assez vieille pour prendre mes propres décisions. Paul a suggéré à Jasper de l’amener chasser pendant que je serais parti, ce qu’il a accepté.

 C’est ainsi que j’ai pris la route qui m’a conduit derrière la petite maison rouge des Black. J’ai décidé qu’il était temps de mettre les choses aux claires et qu’on tourne la page. Je ne sais pas à quoi m’attendre et à vrai dire je m’attends à rien, c’est mieux ainsi, je ne serai pas trop déçu si ça tourne au vinaigre. Je prends une grande inspiration et redresse les épaules, j’avance vers la porte d’un pas assuré. Je frappe trois coups avant d’ouvrir la porte, ne donnant pas la chance à qui que se soit d’ouvrir.

 Comme je le pensais, Billy et Jacob sont assis à la table devant moi et je peux dire qu’ils sont excessivement surpris de me voir. Jacob vient pour se lever pour aller je ne sais ou, il faut qu’il reste en place.

 

-          Tu restes assis Jacob, dis-je durement.

 

-          Tu n’as pas d’ordre à me donner, me dit-il durement lui aussi, il est maintenant debout.

 

-          JACOB ÉPHRAÏM BLACK, TU ASSIS TON PUTAIN DE GROS CUL SUR CETTE PUTAIN DE CHAISE, hurlais-je le prenant par surprise. Jacob s’assied sans rien dire.

 

-          Pourquoi es-tu ici Bella ? Me demande Billy.

 

-          Je veux qu’on m’explique la raison pour laquelle toi et Jacob me donnez le traitement du silence. Je veux savoir ce que j’ai fait pour mérité ça, répondis-je.

 

-          Tu dois comprendre que Jacob s’en veut pour… Commence Billy.

 

-          Ne parle pas pour lui Billy. Je sais que Jacob est ton fils et que tu le protègeras toujours, mais il est assez grand pour parler par lui-même. Si tu veux me donner tes raisons à toi, je vais les écouter. Je ne comprendrai probablement pas, mais je vais te respecter dans tout ça. Le coupais-je. Jacob soupire fortement.

 

-          Tu as raison, je peux parler pour moi-même. Commence Jacob doucement. Je n’ai pas communiqué avec toi et je ne t’ai pas reparlé parce que je ne savais pas quoi te dire. Je ne le sais toujours pas d’ailleurs. Tu as été ma meilleure amie du plus loin que je me souvienne. Je t’aime plus que mes propres sœurs et… Je n’arrive même pas à me regarder dans un miroir, j’ai tellement honte de ce que je t’ai fait Bella. Si tu savais, Jacob éclate en sanglot. Je m’approche de Jacob et m’agenouille près de lui.

 

-          Je te pardonne Jake, lui dis-je déposant une main sur son épaule.

 

-          Comment peux-tu dire ou faire ça ? Demande-t-il.

 

-          Je t’aime Jake. Tu es mon meilleur ami et mon frère. C’est ce que font les familles, il se soutienne dans les moments difficiles et pardonne les conneries, expliquais-je.

 

-          Je t’ai massacré, crache-t-il. Ce n’est pas une connerie.

 

-          C’est une connerie et je suis contente que se soit sur moi que ça l’a tombé, il me regarde avec horreur. Je sais me défendre Jake, il soupire. Je ne t’ai pas manqué non plus, dis-je en sortant les photos de lui que j’ai prise avant son départ avec Aro et Sam.

 

 Jacob m’explique comment il en est venu à consommer sur une base régulière. Comment il s’est endetter au près de tous nos amis pour pouvoir consommer. Il me dit que son dealer lui a fait crédit pendant un temps, mais qu’un moment donné il a été mis au pied du mur et qu’il devait payer sinon il s’en prendrait à Billy. Il me dit que quand il est venu au Texas, c’était pour m’expliquer et me demander de l’aider, mais que le temps qu’il me trouve, le manque était trop grand et qu’il a un peu perdu les pédales. Je ferme les yeux et lui demande s’il doit encore de l’argent à son dealer. Il me dit que non et que de toute façon, il est en prison.

 Billy s’excuse et m’explique que malgré ce que je pense, il n’a pas voulu me faire du mal. Il a dû faire un choix difficile et il a choisi l’enfant qui avait le plus besoin de lui. Je n’ai rien à répondre à ça. Je réalise encore une fois que malgré les mots qu’on dit, ce sont les actions qu’on pose qui prouve notre valeur. Billy croit avoir eu à choisir entre Jake et moi quand en réalité, il n’avait pas à choisir car je vis dans un autre état. Tout ce que je voulais était de lui parler de temps en temps. Il a choisit et ce choix me prouve encore, et pour la dernière fois, que je ne fais pas réellement partie de cette famille.

 Je demande à Jacob comment se porte son entreprise, il me dit que ça pourrait aller mieux si nous n’étions pas dans une si petite place ou tout le monde sait tout sur la vie de tout le monde. Il me parle de son envie d’aller rejoindre Rébecca à Hawaï, il croit qu’il pourra avoir un nouveau départ. Il me dit qu’elle lui a offert un endroit où rester le temps qu’il se trouve quelque chose à lui. Il y songe sérieusement. Après avoir écouté Jacob et Billy me parler de la possibilité d’aller rejoindre Rébecca, je leur dit qu’il est temps que je parte, que je vais revenir les voir avant mon départ. Billy me dit que je suis la bienvenue à le faire et Jacob hoche simplement la tête.

 J’arrive chez Paul, lui et Jasper ne sont pas encore revenus de leur chasse et Leah n’est pas là non plus. Je soupire et me demande ce que je vais faire avec la famille Black. Ils ont tellement fait partis de me vie que j’ai pris pour acquis qu’ils allaient toujours être là, mais aujourd’hui j’ai réalisé qu’il est possible qu’ils ne soient pas toujours là, car malgré ce qui nous unis, je ne suis que la meilleure amie de Jacob et la fille du meilleur ami de Billy. Je fouille dans le petit bureau de la chambre que j’occupe et y trouve des feuilles et crayons.

 

 

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Jasper

 

 Je passe l’après-midi en compagnie de Paul et plus je passe de temps avec lui et plus je l’apprécie. Quand on le voit pour la première fois, il donne l’impression de toujours être en colère, il donne l’impression d’être prêt à nous sauter à la gorge au moindre faux pas. Je suis certain qu’il est comme ça jusqu’à un certain point. Quand je lui ai demandé comment il avait rencontré Bella, il a éclaté de rire.

 

-          J’ai rencontré Bella quand elle a commencé à venir à l’école sur la réserve. Je l’avais déjà vue trainer sur la plage avec les Black, mais je ne lui avais jamais parlé. Il faut que tu saches que sur la réserve, ce n’est pas tout le monde qui tolère les blancs et mes parents faisaient partis de ce gens. J’ai donc été élevé à haïr les blancs, je n’aime pas ce que j’entends.

 

         Donc, quand elle a commencé l’école, je me suis mis sur son cas et je l’ai un peu écœuré en lui disant des choses comme visage pâle, que seule l’école de la réserve voulait d’elle et toutes sortes de niaiseries comme ça. Elle n’a jamais réagis, elle n’a jamais rien dit ou fait quoi que se soit jusqu’au jour ou Sam est venu la voir après les cours. J’ai dit qu’il fallait qu’un visage pâle pour apporter les flics sur la réserve, il fronce des sourcils. J’ai ensuite dit que la seule fille du shérif ne valait pas la peine qu’il se déplace lui-même pour lui apporter de quoi se cacher. Elle a finalement craqué, elle m’a poussé au sol, elle s’est assise sur moi et elle a frappé durement et longtemps. Personne n’a été capable de la déloger de là, elle frappait avec rage. C’est Sam qui a finalement dégager Bella de sur moi. Elle m’a cassé le nez et c’est cassé quelques doigts.

 

        Sam m’a embarqué avec Jared et nous a conduits au poste de la réserve. Il m’a demandé si je savais pour quelle raison je pouvais rester sur la réserve malgré que mes parents soient morts. J’ai levé les épaules, il m’a dit que c’était grâce au shérif, il a convaincu les services sociaux de me laisser avec ma tribu et qu’il s’est porté garant de la tribu. Il m’a alors rappelé le nom du shérif et il a ajouté que c’est sa fille que j’écœure à tous les jours à l’école et elle, comme moi, n’avions plus de parents pour nous. Que la tribu était là pour moi quand j’ai eu besoin et que là, c’est elle qui a besoin.

 

        Quelques jours plus tard nous avons été nous excuser pour ce que nous lui avions dit et étant ce qu’elle est, elle a accepté nos excuses. Ce jour là, nous avons commencé à la protéger et la défendre contre les autres cons comme nous. Elle nous a plus que pardonné, elle nous a donné son amitié. Depuis ce jour, Jared et moi considérons Isabella Swan comme étant notre petite sœur, termine-t-il.

 

 Je regarde Paul comme s’il avait deux têtes. J’ai envie de lui mettre une raclée pour la peine qu’il a faite à Bella quand elle était jeune, mais en même temps, j’ai envie de le serrer dans mes bras pour s’être repris et l’avoir protégé, mais surtout d’être devenu un membre de son étrange famille comme elle dit. 

 

-          Est-ce que le mariage te fait peur ? Demandais-je à Paul.

 

-          Pour être franc, je suis terrifier, me dit-il souriant. Ce n’est pas que je ne suis pas certain de mes sentiments pour Leah, je sais que je l’aime plus que tout. C’est juste l’avenir qui me fait un peu peur, je fronce les sourcils. Leah m’a appris qu’elle est enceinte de deux mois, elle devrait accoucher en juillet et quand son père va l’apprendre, je sais qu’il va la renier et ça va la détruire. Il y a aussi le fait que malgré nos revenus, nous ne pouvons pas nous permettre une plus grande maison et la mienne n’est pas l’endroit ou je souhaite élever ma famille, il soupire.

 

-          Je ne savais pas, dis-je.

 

-          Personne ne le sait encore, Leah va l’annoncer ce soir au diner, elle allait voir son médecin cet après-midi, dit-il. Et toi, ça l’air de bien aller avec Bella, de vrai lapin de ce que j’ai entendu, rit-il.

 

-          Que dire, elle me fait de l’effet, ris-je un peu. Je l’aime plus que je n’ai jamais aimé personne avant elle, dis-je. Bella est comme un animal sauvage qu’il faut apprivoiser et non dompté. Peu importe ce que la vie lui met comme merde sur sa route, elle sait toujours se relever et être plus forte qu’avant. Elle ne fait pas facilement confiance et quand elle le fait, tu découvres une merveilleuse femme, expliquais-je. Savais-tu qu’elle danse en se secouant le postérieur quand elle cuisine ou quand elle fait le ménage ? Lui demandais-je. Savais-tu que son dos et ces épaules craquent à chaque matin quand elle s’étire ? Savais-tu qu’elle parle en dormant ? Ou qu’elle se parle à elle-même quand elle pense être seule ? Savais-tu qu’elle a une façon de plier les serviettes et que si elles ne sont pas plier de sa façon, elle les déplies et le refait ? Savais-tu qu’elle enlève les cornichons de ces hamburgers pour les manger à part ? Savais-tu qu’elle hurle sur les joueurs lors des matches à la télé ? Lui demandais-je.

 

-          Bordel, je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui en savait autant sur elle, dit Paul.

 

 Je lui souris et nous décidons de rentrer, nous n’avons pas vraiment chassé, nous avons pris une marche dans les bois derrière la maison de Paul et nous avons fait des filles de nous même en jacassant de tout et de rien. Nous arrivons chez Paul et Leah n’est pas encore arrivé, je sais que Bella est là, son paletot est accroché à la patère. Je fais le tour de la maison pour la découvrir dans la cuisine penché sur une feuille à écrire. Je m’approche et regarde au dessus de son épaule, je vois que la lettre est pour les Black, je soupire, me demandant comment a été sa rencontre avec eux. Bella lève la tête et me donne un petit sourire, ces yeux son rougis, signe qu’elle a pleuré.

 Je la soulève de la chaise et la serre fortement dans mes bras et elle se laisse aller à pleurer. Paul nous regarde quelques secondes et nous laisse seul. Ça me brise le cœur de la voir ainsi, elle habituellement si forte, et si vulnérable en ce moment. Une fois ces larmes séchées je lui ai demandé comment avait été sa discussion avec Jacob et Billy. Elle me raconte en détail tout ce qu’il c’est dit. Je me mords la langue pour ne pas dire des choses qui blessera d’avantage Bella. Elle me fait lire ce qu’elle a écrit en me disant qu’elle ne leur donnera jamais cette lettre, elle avait simplement le besoin d’évacué le trop plein. Elle m’embrasse tendrement et me remercie d’avoir été là pour elle encore une fois.

 Jared et Kim nous ont rejoints pour le diner et c’est un repas que je n’oublierai pas de sitôt. Premièrement,  le repas que ma belle a préparé fut un vrai délice et je ne me souviens pas d’avoir autant ri. Ils ont commencé à raconté des histoires qu’ils ont fait quand ils étaient plus jeune. Moi qui pensais que Peter et moi avions été des p’tits monstres, nous étions des anges si je nous compare à ceux là. Au dessert, Leah prend la parole et nous annonce qu’elle est enceinte de jumeaux. Paul a répété des jumeaux à quelques reprises avant d’embrasser Leah et lui dire que tout allait bien se passer. Les filles crient de joies et félicitent les futurs parents tout comme Jared et moi, mais nous, on ne crie pas. Le reste de la soirée se passe dans la joie et la bonne humeur.

 

 

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Bella

 

 Quand Leah nous a dit qu’elle attendait des jumeaux, j’ai vue de la peur dans les yeux de Paul et Jasper a fermé les yeux quelques secondes avant de sourire au futur parent, ce qui signifie qu’il sait quelque chose. J’ai fait comme si je n’avais rien remarqué pour ne pas briser la bonne humeur générale, mais maintenant que nous sommes seuls dans la chambre je vais poser quelques questions.

 Jasper confirme que Paul a un peu peur car il  pense que sa maison n’est pas faite pour une famille et qu’ils n’ont pas les moyens d’en acheter une plus grande. Ce n’est pas que la maison de Paul n’est pas bien pour des enfants, ce n’est pas l’idéal. Je crois simplement que Paul ne veut pas avoir sa famille dans la maison ou il a été battu à mainte reprise étant jeune. En voyant mon air penseur, Jasper me dit de ne pas m’en faire, que tout finira par fonctionner, il me dit qu’il est prêt à prendre congé pour aider à construire une addition à la maison s’il le faut. Je le regarde droit dans les yeux et lui sourit tendrement.

 Ne voulant plus penser aux problèmes de mes amis, pour un instant du moins, je commence à embrasser Jasper tout en lui caressant l’entre jambe. Il répond à mon baiser et mes caresses avec passion en me disant que nous devons être plus silencieux car les autres nous entendent. S’il savait à quel point je m’en fou. Je n’ai pas envie que ce soit doux, j’ai envie d’un peu de brusquerie. Il m’arrive de penser que Jasper ressens ce que je ressens car il me pousse un peu brusquement, jusqu’à ce que mon dos ce colle à la porte fermé. J’entends Paul dire  «Putain, pas encore », mais en ce moment je m’en fou.

 Il ne perd pas de temps et ouvre la fermeture éclaire de ma robe qui tombe au sol, je me retrouve ne sous-vêtement avec  porte-jarretelle, bas de nylon et mes talons hauts. Sans gêne, je fais les quelques pas qui nous sépare et détache son pantalon et le fait glisser au sol, libérant son érection. Comme a son habitude, il ne porte pas de boxe. Pendant que je déboutonne sa chemise, il détache mon soutient gorge et réussi à m’enlever ma petite culotte, me laissant en talon avec mon porte-jarretelles et mes bas. Il attaque sauvagement ma bouche tout en me poussant contre la porte.

 Il me force à séparer les jambes en y mettant son genou. Avec sa main gauche il serre un de mes seins et de sa main droite il caresse ma fente déjà humide. Il me soulève pour que j’enroule mes jambes autour de sa taille. Il enfonce deux doigts dans ma chatte dégoulinante et sans attendre il commence à me pomper vigoureusement. Il prend un de mes sein dans sa bouche, il le mordille, le suce, fait tourner sa langue autour de mon mamelon durcit par le plaisir. Son autre main est sur mon autre sein, il le serre, le pince, tire sur mon mamelon. Le tout me fait gémir. Il n'arrête pas ce qu’il est entrain de faire jusqu'à ce que je vienne. Je n'ai pas encore redescendu de mon orgasme qu’il me pénètre fortement, me poussant encore plus contre la porte, me faisant crier de plaisir. Il donne des coups de reins de plus en plus fort et de plus en plus rapidement. Nos corps sont en sueur, je  hurle de plus en plus fort et lui  grogne comme un animal sauvage.

 

-          Je... vais... je... suis... Essaie-je  de dire/crier.

 

-          Viens... Avec... Moi.... Dit-il entre des poussées. Toujours de plus en plus fort. MAINTENANT! Hurle-t-il.

 

 Mes parois se serrent autour de sa queue et nous venons en même temps, criant le prénom de l'autre. Il reste en moi, sa tête sur son épaule, essayant de reprendre son souffle. Il se retire et me laisse me mettre debout. Il va préparer un bain que nous allons prendre ensemble, nous reposer un peu avant de recommencer plus doucement. Il ne faudrait pas traumatiser Paul quand même !

 À mon réveil, Jasper dort encore profondément, je décide de le laisser dormir, il a besoin de ces forces pour nos activités nocturnes. J’ai envie d’aller courir, je ne l’ai pas fait depuis que je suis ici et ça me manque. En plus, j’ai besoin de réfléchir à certaine chose et il m’est facile de le faire en courant. Je ne suis pas vraiment surprise de voir Paul à la cuisine, il a toujours été un lève tôt, je prends une bouteille d’eau, Paul m’avise qu’il a neigé au cours de la nuit et d’être prudente. Je le rassure tout en faisant quelques étirements et je sors à l’extérieur.

 J’enfonce mes écouteurs dans mes oreilles sans mettre le volume trop fort, j’ai décidé de rester sur le bord de la route ce matin, il a neigé plus que je ne le pensais et c’est le seul endroit qui me permet de courir sans avoir de la neige jusqu’au genou. Je croise quelques voitures avant de croiser une voiture de patrouille qui s’arrête brusquement et fait demi-tour pour venir se garer devant moi. Je contourne la voiture et poursuit ma course quand j’entends mon nom être crié. Je m’arrête et regarde l’homme qui s’avance vers moi, évidement, fallait qu’il passe par ici juste comme je cours.

 

-          Alors Bella, comment vas-tu ? Me demande Eddy.

 

-          Je vais bien merci, lui répondis-je. Que puis-je faire pour toi ? Lui demandais-je.

 

-          Rien, je me demandais simplement comment tu prenais la nouvelle ? Je lève un sourcil. Alice est avec Jasper pour les fêtes de fin d’année, me dit-il en souriant un peu. J’éclate de rire. Ça n’a pas l’air de te déranger, il a l’air surpris.

 

-          Toi non plus, dis-je riant un peu.

 

-          Je lui ai permis d’y aller et de passer quelques temps avec lui avant le mariage, c’est comme un cadeau, il a l’air sérieux. En te voyant, je me suis dis qu’on pourrait faire comme eux et s’amuser un peu, tout comme ils le font, shit il est sérieux.

 

-          Écoute Eddy, je suis certaine que Jasper n’est pas avec Alice et advenant que se soit vrai, JAMAIS je ne serai avec toi, même pas pour quelques heures, une soirée ou une nuit. Lui dis-je mortellement sérieuse.

 

-          Si Alice est au Texas dans l’espoir de coucher avec moi, elle va être déçue, dit Jasper qui arrive derrière Eddy.

 

 Eddy remonte dans sa voiture et nous dit d’être prudent car il annonce de la neige pour la journée et de faire attention à nous car il nous aura à l’œil. Jasper me rejoins et passe un bras autour de ma taille et embrasse ma temple. Nous regardons Eddy passer près de nous en nous jetant un regard meurtrier. Je lui demande comment il a sus, il dit qu’un dénommé Seth a téléphoné pour aviser Paul que j’avais des problèmes. Je lui dis que Seth est le petit frère de Leah et qu’il a dû me voir et je lui montre la maison ou on voit Seth nous saluer de la main. Je termine ma course en compagnie de Jasper. C’est la première fois qu’on court ensemble et j’aime ça.

 À notre retour à la maison, nous prenons notre douche séparément. Après avoir mangé, je dis à Jasper que nous allons à Forks, que je vais lui faire découvrir la ville ou j’ai grandit. Je commence par la maison, je me stationne devant et lui raconte quelques anecdotes sur moi et sur la voisine d’en face. Je poursuis et m’arrête devant le magasin de plein air, je lui dis que c’est ici qu’avec mon père nous venions acheter nos équipements de chasse et pêche. Il a l’air surpris de ça, je lui dis en riant que du plus loin que je me souvienne, mon père m’a toujours emmener avec lui lors de ces activités. Je l’emmène ensuite devant l’école ou j’ai commencé mes études avant d’être transféré à LPHS. Nous passons lentement devant le commissariat, je ne veux pas prendre de chance, donc on ne s’arrête pas. Je lui montre aussi le gym, la minuscule bibliothèque de la ville qui n’ont que de vieux livres. En passant devant le «dinner», je lui dis que c’est la que j’ai rencontré James pour la première fois, il dépose sa main sur ma cuisse et la serre doucement.

 Nous retournons à la réserve, je lui montre la maison de Sam en passant devant et je souris en voyant un immense bonhomme de neige, il y a du Sam derrière ça, sa fille est trop petite pour avoir ça toute seule. Nous terminons notre tour de voiture en s’arrêtant au restaurant de la réserve. En entrant, nous voyons Paul, Leah, Jared et Kim à une table, nous allons les rejoindre. Jasper nous dit que quelqu’un lui a conseillé d’essayé le bouillis à la viande de bois, nous éclatons de rire.

 

-          Qui t’a conseillé ça ? Lui demande Paul.

 

-          Emmett, répond simplement Jasper.

 

-          Je crois qu’il a voulu te faire une mauvaise blague, rit un peu Jared.

 

-          Le bouillis est fait avec les abats, c’est vraiment dégueulasse, lui dit Leah. D’après la grimace de Jasper, je crois qu’il n’aime pas les abats.

 

 Nous commandons des repas normaux et encore une fois, le repas se passe dans la bonne humeur et les rires. Je suis contente que mon amour s’entende si bien avec mes amis, mais mon temps seul avec lui me manque un peu. Malgré tout, je profite au maximum de mes amis, car je ne sais pas quand je vais avoir la chance de les revoir.    

 

 

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Jasper

 

 Nous sommes le trente et un et aujourd’hui nous allons souligner la venue de la nouvelle année de façon Quileute. Je pensais que ça consistait à ce que je fais avec mes parents, un bon repas et passer la soirée à se rappeler les évènements marquant de l’année qui se termine et à minuit, se souhaiter une bonne et heureuse année. Bella m’a dit que j’allais être quelque peu surpris.

 Pour commencer, Bella et Leah ont passées la journée à la cuisine à préparer de la nourriture en grande, très grande quantité. Leah m’a expliqué que c’est la tradition, les femmes de la tribu fournissent la nourriture pour la tribu. Pendant que les filles sont à la cuisine, Paul et moi avons été à la plus haute falaise de la réserve pour y porter du bois qui servira à faire cuire le gibier et pour le feu de camp. Je pensais naïvement que le feu allait être un feu normal, Paul et d’autres hommes de la tribu ont rient en voyant mon expression, ce feu fera au moins six pieds (+/- 1,83m) de haut.

 Plus tard dans la journée, Bella et moi avons été chez Aro. J’étais un peu mal à l’aise, mais ça l’a passé assez rapidement, j’ai été accueilli comme si j’étais un membre de la famille. J’ai beaucoup discuté avec Marcus et Caïus qui sont agent du FBI. Ce qui m’a un peu surpris est de voir quelques photos de Bella, quand elle était enfant, parmi les photos de la famille. L’épouse d’Aro m’a alors expliqué qu’elle a souvent eu l’occasion de s’occuper de Bella quand elle était petite et que Charlie avait besoin. Elle précise qu’il n’a jamais demandé, elle allait chercher Bella au commissariat quand Aro l’avisait. Elle ajoute qu’elle aurait toujours aimé avoir une fille et Bella était là et elle en a profiter.

 Vers dix-sept heures nous retournons à la réserve, à la falaise plus précisément. Je ne sais pas quoi penser de ce que je vois. Les habitants portent tous des vêtements en cuir, je dirais de la peau d’animaux. Bella voyant mon expression me dit que ce sont des vêtements traditionnels faits à partir de peau tanné. Je remarque alors qu’ils portent tous des genres de bottes leurs arrivant aux genoux, Bella me dit que c’est très chaud comme ‘’chaussure’’ à cause de la fourrure à l’intérieur et précise que ce sont des mocassins.

 Un très vieil homme s’avance vers le lieu du feu en chantant dans une langue que je ne comprends pas. Il allume le feu et toute la tribu crie à l’unisson. Ensuite l’homme recommence à parler, Bella me chuchote que l’homme est le shaman de la tribu et qu’il fait une prière pour remercier la mère terre pour le sacrifice qu’elle a fait. C’est à ce moment que six hommes arrivent avec des perches sur lesquels sont embrochés des animaux. Les hommes déposent les perches sur des supports au-dessus du feu.

 Ensuite les femmes se présentent avec des plats qu’elles déposent sur un table, le shaman recommence à parler, je me doute qu’il fait une autre prière. Une fois les prières terminées, nous sommes tous invités à participer à des activités en tout genre. Paul viens me chercher et m’amène à une table et m’offre un verre en bois en me disant de boire d’un coup. Sous le regard de Paul, Jared, Sam et d’autres hommes de la tribu, je prends le verre et fais ce qui m’a été demandé. À peine ais-je avaler le liquide que je commence à tousser, mes yeux s’emplissent d’eau et je cherche mon air. Les hommes présents ont tous éclaté de rire face à ma réaction. Paul me dit que ce breuvage est ce qu’ils appellent de l’eau de vie. Il m’en offre un autre et cette fois-ci, je réussi à l’avaler sans grande réaction, il me dit que le premier est le pire à passer. Il m’avise toutefois de ne pas en abuser car c’est de l’alcool à quatre-dix-neuf pourcent.

 Quand la viande est cuite, nous mangeons tous assis sur de grosse bûche autour du feu. Une fois que tous on le ventre plein, des danses traditionnel sont faites. Des hommes portant des peaux de loup ayant encore la tête dansent autour du feu au rythme des tambours. Bella m’explique que le loup est l’animal sacré de la tribu et qu’il leur ait interdit de les tuer. Après les danses, le père de Jacob, qui est chef de la tribu, s’installent près du shaman et commence à raconter les légendes qui peuplent la tribu. Bella m’en avait déjà parlé, mais je ne pensais pas que c’était si passionnant. Je suis resté accroché aux paroles dites et je me suis même surpris à imaginer ce que j’entendais.

 Après les légendes c’était le temps des feux d’artifices, car il sera minuit dans une trentaine de minutes. C’était la première fois que je voyais des feux faits au-dessus de l’océan et que la terre est recouverte de neige. Je suis bouche-bée par la beauté de ce spectacle. À minuit, j’embrasse ma belle passionnément et lui souhaite une bonne nouvelle année. Elle me sourit amoureusement et me retourne mes souhaits. Une femme que je ne connais pas approche Bella et lui demande à lui parler en privée, elles s’éloignent un peu, juste assez pour ne pas être entendu, mais étant toujours vue.

 

 

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Jacob

 

 Bella n’est pas revenu à la maison après sa dernière visite, elle doit avoir autre chose de mieux à faire. Lors des festivités de fin d’année, je l’ai vu en compagnie de Jasper, elle a l’air heureuse avec lui et je suis content pour elle. Je n’ai pas osé les approcher, je ne voulais pas les déranger. Je suis revenu à la maison quand les feux d’artifices ont commencé, je n’avais pas envie de voir personne, j’avais envie d’être seul pour me souvenir de ma dernière année qui n’a pas été très bonne.

 J’espère voir Bella avant son départ aujourd’hui, j’ai tellement de chose à lui dire, tellement de choses à me faire pardonner, tellement de choses à me pardonner. J’ai envie de lui dire qu’elle me manque, que j’ai besoin d’elle dans ma vie pour mieux fonctionner.

 Trois coups sont frappés à la porte, je vais ouvrir rapidement car c’est la façon à Bella de frapper aux portes. Je suis surpris de voir Paul, il me donne un regard meurtrier et me tend une grande enveloppe que je prends, elle est adresser à la famille Black avec l’écriture de Bella. Je n’ai pas le temps de demander quoi que se soit à Paul qu’il a déjà fait demi-tour et s’éloigne.

 J’ouvre l’enveloppe et dedans il y en a une plus petite enveloppe et une lettre, je prends la lettre.

 

Billy & Jacob, ça commence bizarre venant de Bella.

Je vous remercie de m’avoir prise chez vous et avec vous lorsque j’en avais besoin.

Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Votre gentillesse et vos bons soins ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

Je ne savais pas que tout ça avait un prix. Hein ? Un prix ?

 

Rachel m’a parlé de votre projet de tous aller vous installer à Hawaï. Quoi ? Quand ?

Elle m’a dit que par ma présence dans votre maison et vos vies lors de mon adolescence, fait que vous ne pouvez réaliser ce projet et que je vous dois une certaine compensation.

Financière bien sur. C’est quoi cette connerie ?

 

Dans la petite enveloppe vous trouverez trois billets, allés seulement, pour Hawaï.

Le départ est dans un mois. Vous trouverez aussi une somme d’argent, qui selon moi, vous permettra de vous loger, manger, payer les factures et même ouvrir un petit garage pour Jacob.

Soyez heureux famille Black et j’espère ne plus jamais vous revoir.

Isabella Swan.

P.-S. J’espère que mon père ne voit rien de tout ça d’où il est.

 

 Dans la deuxième enveloppe il y a bel et bien trois billets d’avion et un chèque certifié de deux-cents milles dollars. Je me retiens pour ne pas déchirer le chèque. Je laisse le tout sur la table et je cours chez Paul, il faut que je parle à Bella c’est urgent. Paul me dit que Bella et Jasper sont partis depuis un temps et qu’à l’heure qu’il est, elle est dans l’avion la ramenant au Texas. Il rajoute de foutre la paix à Bella, qu’elle n’a plus besoin de gens comme nous dans sa vie. Je retourne à la maison et je vois mon père me regarder avec la lettre et le chèque dans les mains.

 

-          J’espère que tu es content, elle est partie et nous ne la reverrons plus jamais, crachais-je.

 

 Je monte dans ma voiture et je roule jusqu’à Seattle, j’ai rendez-vous avec une vieille amie.

 

 

Les vieux cons ne sont jamais que de jeunes imbéciles,

Qui ne se sont pas améliorés avec le temps !

(Inconnu)

 

 

 

Chapitre vingt-deux

Paul

 

 Bordel de merde ! Putain en robe de bonne sœur ! Foutu enfant de chienne ! Maudit bordel plein de pute ! Je n’arrive pas à croire qu’ils osent lui faire une chose comme ça. Elle ne leur doit rien, c’est plutôt eux qui lui doivent quelque chose. Après sa discussion avec Rachel, Bella est revenue à la maison en pleure. Quand elle nous a dit ce que la chienne lui avait dit, il a fallu Jared, Jasper et Leah pour me retenir, Kim est resté avec Bella. Une fois que je suis revenue relativement calme, Bella nous a raconter ce qui c’est vraiment passé entre elle et Jacob, elle nous a même montré les photos. Cette fois-ci, c’est Jared qu’il a fallu retenir, mais j’ai bien vue la colère dans les yeux de Jasper.

 Elle nous a alors raconté qu’une fois, Rachel lui a remis sur le nez que son père la faisait vivre lors de ces études, après qu’elle ait touché son héritage. Pendant cette discussion, elle a appris, tout comme Rachel et Jacob, que c’est Charlie qui avait payé les vêtements, les articles scolaires et les études supérieurs de Rachel et ce, jusqu’à son décès. Un peu peiné et en colère, elle a décidé de rembourser Billy. Elle lui a fait faire un chèque certifié du montant des dépenses qu’il avait fait pour elle. Elle pensait qu’elle ne devait plus rien au Black.

 Elle nous dit qu’elle n’a jamais voulu se faire rembourser quand elle payait l’épicerie et qu’elle vivait chez les Black. Qu’une fois, elle a trouvé les comptes et les a payés. Elle nous apprend que Billy touchait un salaire pour s’occuper de sa maison, ce qui consistait à percevoir le loyer et trouver les gens pour les travaux si besoin. J’ose lui demander combien elle lui versait et je peux vous garantir qu’avec un montant comme celui-là, je m’en occuperais de la maison et plusieurs travaux auraient été fait, pas seulement les plus importants.

 Elle nous demande combien ça lui couterais pour avoir la paix avec la famille Black, surpris de sa question, je ne sais pas quoi lui dire. C’est Jasper qui lui dit que la paix ne s’achète pas, mais que si elle veut vraiment un prix, il lui dit de couvrir les frais de voyage et assez pour qu’il puisse se loger et manger pour trois mois. Je le trouve bien rapide à dépenser de l’argent qu’il n’est pas à lui. Est-ce qu’il serait comme l’autre gros con, il en veut qu’à son argent ? Je regarde Jasper, près à l’engueuler et lui dire de foutre le camp de ma maison quand je le vois les yeux plein d’eau, serrant Bella dans ces bras pendant qu’elle pleure à chaude larme. Je réalise qu’il l’aime vraiment et qu’il lui a simplement répondu à la question.

 Au matin, Bella dit qu’elle doit aller à la banque et qu’elle sera partie quelques heures. Je lui rappelle que les banques sont fermée car nous sommes le premier janvier, elle me fait un petit sourire triste et me répond que les banques qui ont la capacité de s’occuper d’une fortune comme la sienne offre un service vingt-quatre heures sur vingt-quatre et trois-cents-soixante-cinq jours par année. Putain de merde, elle vaut combien la petite Swan ? Je ne me risquerai jamais à lui demander, depuis que je la connais, je l’aime pour elle et non pour son compte bancaire.

 Jasper nous dit qu’il a réussi à faire devancer leur vol de retour au Texas, l’avion décolle à six heures trente au lieu de dix-sept heures. Ils montent à la chambre en disant qu’ils ont besoin d’un peu de repos. C’est la première fois depuis que Jasper est ici qu’ils sont couchés et qu’ils ne baisent pas. J’aimerais bien mieux les entendre s’envoyer en l’air comme des lapins que le silence qui vient de la chambre, car le silence me dit qu’elle est malheureuse.

 Quand ils viennent nous rejoindre, ils font comme si tout était normal. Nous respectons leur choix sans être toutefois en accord avec eux. En soirée, Bella me remet une enveloppe et me demande si je peux aller la porter aux Black quand je saurai qu’elle est dans l’avion. Je lui demande ce qu’il y a dans l’enveloppe et elle me répond un chèque certifié, trois billets d’avion et une lettre qui met fin à sa relation avec eux. Je me contente de hocher la tête en soupirant. Elle me demande si elle peut faire quelque chose pour me remercie, je lui dis qu’un service ne se paie pas, elle me sourit et embrasse ma joue et me remercie.

 Elle me demande aussi si je sais quel sont les réparations qu’il y a à faire sur sa maison à Forks. Je lui dis que la toiture est dû, qu’il faudrait changer les gouttières, un coup de peinture à l’extérieur ne serait pas de trop aussi. Que les marches et le palier avant sont à refaire tout comme le perron arrière. À l’intérieur, les armoires de cuisine, les planchers, la salle de bain du haut, celle du bas à été refait récemment. Les planchers des trois chambres à l’étage sont à refaire et il faudrait changer les fenêtres à l’étage aussi et un peu de peinture. Elle me demande combien de temps je prendrais à tout refaire ça, je fronce des sourcils. Si la température me le permet, je pourrais commencer à mi-février et tout serait terminé au début juin. Elle demande à Leah si elle peut s’occuper de la décoration intérieure une fois les travaux terminés, précisant que ce qu’elle lui demande n’est pas de peinturer, juste de choisir les couleurs. Leah lui dit qu’il n’y a pas de problème, qu’elle choisira des couleurs qui sont neutre. Bella lui dit alors qu’elle souhaite que Leah la décore comme si elle lui appartenait, elle dit que ce sera plus vendeur. Leah y réfléchie quelques minutes et accepte. Elle pose son regard sur moi et me demande combien vont couter tous ces travaux, je lui réponds que je peux avoir les matériaux à pas très cher et que je vais lui faire un prix pour les heures. Elle s’offusque et me dit que si je ne lui charge pas le prix régulier qu’elle ira voir quelqu’un d’autre. Je soupire et lui dit que pour l’instant, je ne peux pas lui faire de prix fixe.

 Peu de temps après cette conversation, elle et Jasper vont se coucher, ils doivent se lever tôt, ils ont trois heures de routes à faire pour se rendre à l’aéroport, ils devront partir à deux heures du matin pour arriver un peu avant d’embarquer.

 À mon réveil, Bella et Jasper sont déjà partis, elle nous a laissé une petite note sur la table, nous remerciant pour notre hospitalité et disant qu’elle nous appelle dès qu’elle arrive à sa maison. Je regarde l’heure, il est huit heures, je suis certain qu’elle est dans l’avion. Je prends la foutu enveloppe et je marche lentement en direction de chez les Black, je respire lentement, espérant me calmer pour ne pas sauter à la gorge de la personne qui ouvrira la porte. Je frappe trois coups et c’est Jacob qui ouvre, je me mords la langue pour ne rien dire et je lui tends la putain d’enveloppe. Le temps qu’il prend à lire ce qu’il y a sur le dessus, je m’éloigne de cette maison le plus rapidement possible. Je ne veux pas lui laisser le temps de me poser des questions. Je reviens chez moi et je frappe dans un mur du salon, le défonçant. Leah me regarde sans rien dire.

 Plusieurs heures plus tard, Bella a envoyé un texto à Leah pour lui dire qu’elle était arrivée en un seul morceau et que Jasper restait avec elle. Je suis soulagé, elle est chez elle et elle ne sera pas seule. Je me souviens quand j’ai rencontré Jasper la première fois que je suis allé au Texas. J’avoue que je l’ai jugé, il avait l’air tellement au dessus de nous avec ces jeans de marque et ces chemises chics. J’ai cru qu’il voulait nous montrer son fric quand il nous a invités à aller faire du cheval au ranch familial. Je sais, je lui ai dit de prendre soin de Bella car je savais qu’elle avait besoin d’un ami, mais j’ai quand même resté sur mes gardes. Quand je l’ai revue pour le procès du gars qui a tué Charlie, je l’ai vue différemment, surtout quand je l’ai vu sur ce cheval de rodéo. Mais là, il était chez moi et j’ai vite réalisé que ces jeans de marque ne sont que des jeans pour lui. Que ces chemises ne sont que des chemises et que ça fait parti de lui de s’habiller comme ça, comme le chapeau et les bottes de cow-boy. Il n’a fait aucun commentaire négatif quand il a vue ma maison, contrairement au gros que Bella voyait avant.

 Ce que j’apprécie le plus de lui, c’est qu’il aime Bella comme elle est et qu’il n’a pas essayé de la changer, au contraire, il fait ressortir qui elle est réellement. Il a démontré qu’il est présent pour elle dans les bons et les mauvais moments. Elle sait qu’elle peut s’appuyer sur lui et lui sur elle. Je suis certain qu’ils finiront par se marié et avoir une famille ensemble. Quand on les voit, on a envi d’avoir ce qu’ils ont entre eux, ce n’est pas peu dire.

 

OoOo

 Ça fait une semaine que Bella m’a demandé un prix pour le coût des travaux et après plusieurs texto échangé avec elle, en ce qui concerne les revêtements de plancher et les armoires, j’ai pu lui fournir le prix des matériaux qu’elle veut absolument payer. Je me suis assis et j’ai compté combien d’heure et d’hommes il me faudrait pour terminer les travaux dans les délais et je me sens mal de lui dire le montant. Je ne peux pas lui dire que le temps/hommes couterais près de vingt-cinq milles. Je soupire et me frotte le visage, je pourrais baisser mon salaire, mais pas celui des autres, de cette façon, la facture serait moins élevé. Je demande conseil à Leah, qui a déjà commencé à faire des plans pour la décoration intérieur, elle me dit que le mieux que je puisse faire est d’être franc avec elle.

 

-          Bonsoir Paul, me réponds Bella. Comment vas-tu ? Me demande-t-elle.

 

-          Je vais bien merci, et toi ? Lui demandais-je à mon tour.

 

-          Je vais bien, elle rit un peu. Je me doute que tu ne m’appelles pas pour savoir comment je vais, dit-elle riant toujours.

 

-          J’ai un problème et Leah m’a dit de t’en parlé, lui avouais-je.

 

-          Un problème, répète-t-elle. Rien de grave ? Demande-t-elle sérieusement.

 

-          Non rien de grave, je soupire. Si je te fais le prix régulier pour les travaux, le montant du temps/homme est de vingt-cinq milles et je ne suis pas à l’aise avec ça, lui expliquais-je.

 

-          Rien que ça. Comment rien que ça ? Je te connais Paul et je sais que tu te prends un minimum en salaire. Je me suis informé au près de l’entreprise qui ont fait les travaux sur ma maison au Texas et ils m’ont dit le montant que je devrais normalement débourser pour le ratio homme/temps que tu m’as dit que tu aurais pour les travaux. Hier je t’ai posté une carte de crédit pour l’achat des matériaux et tu recevras la moitié de ce que je devrais payer et l’autre moitié sera donnée à la fin des travaux. Maintenant que c’est réglé, je vais retourner baiser comme une lapine avec mon lapin. Bye Paul, et elle coupe la communication.

 

 Je regarde le téléphone pendant quelques secondes avant de le fermer et le déposer. Qu’est-ce qui vient de se passer ? Elle a tout réglé comme ça, sans me demander si j’étais satisfait de quoi que ce soit. Et c’est quoi cette histoire de baiser comme une lapine avec son lapin ? Ewwww, je viens de réaliser ce qu’elle a dit.

 Je réalise que je n’ai pas revu Jacob depuis après que je lui ai livré la lettre de Bella, je sais qu’il n’a pas ouvert son garage non plus. C’est étrange, même pour lui, quoi que je ne m’inquiète pas assez pour aller le voir ou même m’informer. Après ce que lui et sa famille ont fait à Bella, il ne mérite pas que je m’inquiète pour lui, le con.

 Ma curiosité a eu le meilleur de moi et j’ai posé quelques questions au sujet de Jacob. Plusieurs pensent qu’il est parti avec Bella, il est supposément parti la même journée qu’elle. Je suis certain qu’il n’est pas chez elle, elle me l’aurait dit. Je décide d’aller voir Sam et lui demander directement, il me dit que Billy a fait les démarches pour la disparition de Jacob, qui est effectivement disparu le jour du départ de Bella. Je lui demande si Billy ou Rachel lui a montré la lettre que Bella leur a écrite, il fronce des sourcils. Je lui explique alors ce qui c’est passé le soir du grand feu et ce qu’elle a fait, il soupire et me remercie pour le renseignement. Il faut trois jours de plus pour que Jacob soit retrouvé à l’hôpital de la ville de Victoria en Colombie-Britannique au Canada. Je n’en sais pas plus, je me demande ce qu’il lui est arrivé pour qu’il se retrouve là ?

 

 

JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB-JB

 

Bella

 J’ai eu une longue discussion avec Leah qui m’a expliqué la situation de Jacob. Après avoir lu la lettre que j’ai écrite, il est allé voir Paul qui lui a dit de me foutre la paix. Suite à ça, il est retourné chez lui, il a pris sa voiture et il n’est pas revenu à La Push. Elle a su de source sure qu’il a passé quelques jours à Port Angeles et Seattle avant de prendre le bord du Canada. Une fois là, personne ne sait ce qu’il a fait, sauf qu’il a été trouvé dans un hôpital du Canada et mal, très mal en point.  Elle m’a alors demandé ce que j’allais faire avec ça, je lui ai dit la vérité, rien. J’ai tiré un trait définitif sur les Black en passant la ligne invisible qui sépare La Push et Forks. Je sais que dit comme ça, je parais sans cœur de dire et penser ça, mais je crois que j’ai assez donné aux Black pour ce que j’ai eu en retour.

 Oui, Billy m’a prise chez lui quand mon père est décédé, il a été payé pour ça en ayant plus que Harry pour couvrir les frais jusqu’à ma majorité. Avant d’entré à l’académie, je faisais le lavage, le ménage et les repas pour nous tous. Je l’ai fais car c’étais ma façon de leur montrer que je les appréciais et que j’étais contente d’être avec eux. Aucun d’eux ne m’a jamais remercié. Après le drame du mariage de Sam et Émily, j’ai remboursé Billy, j’ai même donné plus que le véritable montant, il n’a pas dit merci. Quand j’allais passer du temps à la maison, j’achetais l’épicerie et je faisais les repas, le lavage et le ménage. En appartement avec Jacob, si je ne faisais pas son lavage, il ne me le demandait pas, il me disait de le faire. Pour les repas, si je n’étais pas là ou que je n’avais pas le temps, il commandait pour lui. Je n’ai pas fais le ménage de l’appartement pendant une semaine et ça ressemblait à une porcherie, il m’a dit qu’il était temps que je fasse quelque chose. Je n’ai rien dit dans le temps, je trouvais ça comique. Quand j’ai loué la maison sur la réserve et que je travaillais de nuit, Billy m’a demandé à quelques reprises d’aller lui faire son lavage et un peu de ménage. Je l’ai fait en me disant que la famille est faite pour ça, s’aider.

 Jacob, comme mes amis, n’ont jamais rien payé pour venir au Texas, il a juste eu plus que les autres quand j’ai payé sa suite le soir de la première de l’exposition. Il a ensuite eu le culot de me demander de l’argent et quand je lui en ai laissé, il a trouvé que ce n’était pas assez. Il est venu chez moi pour, supposément, demander de l’aide. Tout ce qu’il a fait est me crier dessus pour que je lui donne vingt milles dollars et quand j’ai demandé la raison il m’a cogné. Ensuite ce fut le silence total de la part de Jacob et Billy ne m’adressait plus vraiment la parole, même quand je téléphonais. Quand je me suis présenté chez eux, ni l’un ni l’autre ne m’ont demandé comment j’allais. Au grand feu, ils m’ont totalement ignoré en agissant comme s’ils ne me connaissaient pas. Ce qui a fini de planter le clou est quand Rachel est venu me dire que je devais ça à sa famille pour m’avoir prise avec eux.

 Ce soir là j’ai pleuré toute les larmes de mon corps car je pensais qu’il m’aimait pour qui j’étais et non ce que je représentais, une signe de dollar. J’ai décidé ce soir là que ma relation avec les Black se terminait là et que rien ne me fera changé d’idée, je suis comme mon père la dessus, quand je décide quelque chose, je ne change pas d’idée.

 Billy m’a téléphoné à quelques reprises, mais je n’ai jamais répondu. J’ai écouté les messages qu’il m’a laissés en disant qu’il n’était pas au courant de ce que sa fille a fait, qu’il n’a jamais pensé me demander quoi que se soit. Il m’a dit qu’il m’aimait avant de me parler de l’état de santé de Jacob qui n’est pas bon, je ne suis pas sans cœur, ça m’a fait quelque chose de le savoir si mal en point, mais pour le reste, je m’en lave les mains. Et Jasper étant ce qu’il est, me soutient dans tout ça. Il m’a demandé si je voulais aller voir Jacob et quand j’ai dit non, il m’a demandé si j’étais certaine et il a remis ma décision en doute. Il n’a pas fait ça pour mal faire, il voulait être certain que j’étais certaine de ma décision.

 J’ai décidé d’offrir à Jasper de venir s’installer définitivement avec moi, il passe déjà cinq nuit sur sept chez moi, il a des vêtements, une clé de la porte avant et arrière, un contrôle pour la porte de garage et le code de l’alarme. On peut dire qu’il reste avec moi, je veux juste rendre ça à sept jours. Ce n’est pas non plus comme si je le demandais en mariage. Je connais déjà ces petites manies, tout comme il connait les miennes. Je connais ces forces et ces faiblesses, tout comme il connait les miennes, Je connais ces qualités et ces défauts, tout comme il connait les miens. S’il accepte, je sais que nous ne passerons pas vraiment pas la phase lune de miel, car nous l’avons déjà eu. Il ne me reste plus qu’à lui demander quand il reviendra d’avoir aidé son père avec le barda à l’écurie. Juste comme je me dis ça, j’entends le tout terrain de Jasper arriver.

 

-          Bonsoir ma belle, dit-il avant d’embrasser le derrière de mon cou.

 

-          Humm, bonsoir, dis-je me retournant et l’embrasse. Le diner va être près dans quinze minutes, lui dis-je.

 

-          Juste le temps de me débarbouiller et me changer, dit-il. Il embrasse mon nez et monte à la chambre.

 Le repas se passe comme toujours, nous discutons de notre journée, ensuite il me parle des nouveaux chevaux. Après le repas, je ramasse la vaisselle et la rince avant de la mettre au lave-vaisselle. Comme à chaque soir, Jasper m’aide.

 

-          Que penserais-tu d’emménager définitivement ici ? Lui demandais-je.

 

-          Quoi ? Demande-t-il.

 

-          Que penses-tu d’emménager ici avec moi sur une base quotidienne ? Répétais-je. Il me prend dans ces bras et me soulève pour que nos visage soit à la même hauteur.

 

-          Je pensais que tu ne me le demanderais jamais, me dit-il en m’embrassant.

 Le lendemain, avec l’aide de Peter, Jasper a ramené ce qu’il voulait de chez ces parents. Je sais que sa mère, Élise n’est pas contente de ça, elle ne me l’a pas dit directement, ce sont les petits commentaires qu’elle a dit au poste quand j’étais près d’elle. Je ne veux pas créer de conflit entre Jasper et sa famille, c’est donc pour cette raison que j’ai décidé, après une semaine, d’avoir une discussion avec elle.

 

-          Il faut qu’on parle, lui dis-je en entrant dans son bureau.

 

-          Je n’ai pas le temps, dit-elle.

 

-          C’est votre heure de déjeuner, dis-je.

 

-          Je n’ai rien à te dire, dit-elle.

 

-          Très bien, je vais parler et vous allez écouter, dis-je en fermant la porte. Je m’assois devant elle et la regarde droit dans les yeux. J’aimerais savoir ce que je vous ai fait pour que vous me détestiez autant ? Lui demandais-je.

 

-          Je… Tu ne peux pas comprendre, dit-elle rapidement. Je lève un sourcil. Jasper n’a pas eu une vie amoureuse disons facile. Je ne sais pas comment, mais il a toujours attiré le genre de fille qui ont profitées de lui et j’ai peur pour lui, m’explique-t-elle. Plus vous passez du temps ensemble et plus il s’éloigne de nous et je ne veux pas le perdre, termine-t-elle.

 

-          Vous avez raison sur une chose, je ne peux comprendre ce qu’une mère est prêtes à faire pour protéger ces enfants, elle a un regard victorieux. Je sais par contre, que ma mère a donné sa vie pour me donner la mienne et ça, je ne l’oublierai jamais, lui dis-je. Elle baisse un peu les yeux.

 

  Je vais vous confier quelque chose que je n’ai jamais dit à personne, je prends une inspiration. Quand j’étais plus jeune, j’étais jalouse des autres enfants car eux, ils avaient une mère qui savait faire à manger, une mère qui savait comment donner un baiser magique qui soulageait les petites blessures. J’étais jalouse car eux, ils avaient une mère qui venait les chercher après l’école, une mère qui leurs faisait des fêtes d’anniversaires, une mère qui chassait les monstres sous le lit et faisait fuir les cauchemars. J’étais jalouse car eux ils avaient une mère qui les accompagnait à la rentrée et pendant les sorties scolaires, une mère qui faisait des belles coiffures.

 

  Moi, j’ai eu mon père qui a essayé du mieux qu’il a pu de remplir les deux rôles et parfois il réussissait à la perfection, mais d’autre fois… J’aurais aimée que ma mère soit là pour m’expliquer ce qu’il m’arrivait le jour de mes première règles, au lieu de ça, ce fut la secrétaire du poste de police car mon père était pris au dépourvue.

 

  Une chose est sure, je n’aurai jamais ma mère pour me rassurer le jour ou je serai enceinte, elle ne sera pas là pour me dire que tout est normal si tel ou tel chose m’inquiète. Je n’aurai pas ma mère qui me tiendra la main lors de l’accouchement, je n’aurai pas ces conseils lorsque je vais douter de moi. Tout comme je n’aurai pas mon père pour me faire descendre l’allée si je me marie un jour.

 

  En ce qui concerne les ex de Jasper, j’ai simplement rencontré Alice et je ne peux me faire une opinion objective à son propos car Jasper m’a parlé de leur relation et comment elle s’est terminé.

 

   Une dernière chose, je ne veux pas éloigner Jasper de sa famille, je ne veux pas qu’il y est une distance entre vous, je veux simplement le rendre heureux et que vous acceptiez de le partager avec moi, terminais-je.

 Élise me regarde sortir de son bureau sans rien dire, je ne sais pas si quelqu’un peut dire quelque chose après ce monologue. Tout ce que je sais, c’est que si rien ne se replace entre Jasper et sa mère, je pourrai dire que j’ai tout essayé. Je vais devoir dire à Jasper que j’ai discuté avec sa mère, je ne peux pas lui cacher quelque chose comme ça, s’il venait qu’à l’apprendre par quelqu’un d’autre que moi, ça pourrait le mettre en colère.

 Comme je le pensais, Jasper n’a pas été très content que j’ai une discussion avec sa mère, il m’a dit que j’aurais pu lui en parler avant de le faire, je lui ai dit que c’était une impulsion du moment, j’ai bien vue qu’il ne m’a pas cru, mais que pouvais-t-il dire de plus, c’était déjà fait.

 

OoOo

 Il y a une semaine, j’ai parlé avec Élise, la seule chose qui a changé est qu’elle ne dit plus de commentaires désobligeants envers moi au poste, ni à Jasper. Ce qui a grandement amélioré leur relation. Il ne me reste plus qu’à essayé d’adoucir les coins entre Jasper et Rosalie, mais ça, ce n’est pas chose faite car je n’apprécie réellement pas Rosalie.

 

-          Swan, hurle l’inspecteur en chef. Tu viens avec moi, m’ordonne-t-il.

 Je le suis jusqu’à l’extérieur et là, il me dit de le suivre dans ma voiture de patrouille. Je roule à vive allure derrière l’inspecteur qui nous conduit à l’hôpital. Il n’aurait pas pu me le dire que nous venions ici l’imbécile. Une fois sur place il me dit que nous allons rencontrer une femme qui a supposément été victime de viol et battue. Je le regarde avec horreur, comment une femme peut-elle être une supposé victime. Je regarde l’imbécile marcher dans les couloirs comme si l’hôpital lui appartenait et entrer dans une chambre sans frapper à la porte ou même s’annoncer. Un hurlement féminin retenti. Je cours à la chambre et y entre sans vraiment de délicatesse.

 

-          DEHORS, hurlais-je à l’inspecteur.

 

-          Écoute-moi bien Swan, commence-t-il.

 

-           J’AI DIT DEHORS ESPÈCE DE GROS IMBÉCILE,  hurlais-je encore en le poussant hors de la chambre et fermant la porte.

 

-          Tu vas faire du bureau Swan, me dit-il.

 Deux infirmières et une docteure sont maintenant au chevet de la femme et lui donne un calmant. Je m’excuse au près d’elles, je leur dit que je n’aurais jamais dû hurler comme ça. Elle me regarde comme si j’avais deux têtes. Je regarde la victime qui est maintenant sous calmant, je demande si je peux prendre les photos pour le dossier. La docteure accepte et m’aide même à prendre toutes les blessures. Toujours en présence du personnel médical féminin, la jeune femme répond à toutes mes questions et accepte de passer les examens, le kit de viol. Une chance pour l’enquête, le violeur n’a pas mis de protection, mais l’enfer de l’attente des résultats commence pour la victime. 

 J’arrive au poste et je vais remettre les échantillons au responsable du labo, je vais à mon bureau pour imprimer les photos que j’ai prise. Je n’ai qu’une photo d’imprimer quand…

 

-          SWAN, DANS MON BUREAU IMMÉDIATEMENT, hurle le shérif.

 Je soupire et je me rends au bureau du shérif sous le regard des autres policiers. Je frappe le cadre  comme le veux la politesse car la porte est ouverte. Le shérif me dit d’entré et de fermer la porte derrière moi. Je fais ce qui m’est demandé.

 

-          Sais-tu pourquoi tu es ici ? Me demande-t-il. Une envie de le faire chier me prend.

 

-          Ou Chef ? Demandais-je. Ici au Texas ? Ici au poste ? Ou ici dans votre bureau Chef ? Lui demandais-je.

 

-          Ne me cherche pas Swan, m’avertit-il. Sais-tu pourquoi tu es dans mon bureau à ce moment précis ? Précise-t-il.

 

-          Parce que vous me l’avez demandé Chef, lui répondis-je.

 

-          Arrête de faire la forte tête Swan, m’ordonne-t-il, je lève un sourcil. Tu es ici car tu as dit à l’inspecteur en chef qu’il était un con, me dit-il. Je lui fais un petit sourire en coin.

 

-          Pas un con Chef, lui dis-je. Il lève les deux sourcils. Je lui ai dit en hurlant qu’il était un gros imbécile Chef, dis-je. Le shérif soupire.

 

-          Sais-tu qu’il peut porter plainte pour ça ? Demande-t-il.

 

-          Oui Chef, je sais aussi que je risque d’être suspendue pour tout le temps que durera les procédures et ce, sans salaire, répondis-je. Le shérif se passe une main dans le visage.

 

-          Pourquoi as-tu fais ça ? Me demande-t-il.

 Je lui explique que l’inspecteur en chef à déboulé dans la chambre de la victime sans s’annoncer et sans frapper, ayant comme conséquence d’effrayer la victime. Comme il ne voulait pas sortir de la chambre, j’ai dû le pousser légèrement et l’insulter. J’ajoute que l’inspecteur en chef est arrivé à l’hôpital avec l’idée déjà établie que la victime mentait au sujet de son viol.

 

-          Retourne à ton bureau et termine ton rapport et ensuite retourne chez toi. T’es suspendue pour le reste de la semaine et ton salaire sera coupé, me dit le chef.

 

-          Très bien Chef, dis-je. Merci Chef, dis-je comme je l’ai appris dans mes cours.

 Je retourne à mon bureau et termine l’impression des photos de la victime. Je prends mes notes et commence mon rapport quand le chef inspecteur vient me voir et commence à regarder les photos en disant que je les avais truqué. Il lit le rapport par-dessus mon épaule et émet un petit commentaire plate à chaque fois qu’il en a la chance. Comme je ne réagis pas, quoi que ce ne soit pas l’envie qui manque. Quand il commence à me nargué sur ma suspension, je craque.

 

-          Vas-tu ben me foutre la paix, dis-je à voix haute.

 

-          Reste polie la p’tite si tu ne veux pas que je porte plainte contre toi, me dit-il souriant en pensant me faire peur.

 

-          Vas-y, porte plainte, je m’en fou, dis-je le prenant par surprise. Le silence se fait dans la salle. Sais-tu pourquoi les femmes de cette ville ne portent pas plainte quand elles se font attaquées ? Demandais-je. Car pour une raison que j’ignore, c’est toi qui se déplace pour les effrayé et leur dire qu’elles mentent, comme si TU es celui qui les a agressés, répondis-je à ma propre question. Là tu vas prendre ton putain de cul de gros imbécile et retourner dans ton foutu bureau et me laisser finir mon rapport tranquille, les femmes présentes applaudissent toutes.

 Je termine mon rapport et je retour chez moi en me disant que je vais profiter du reste de la semaine pour faire mon grand ménage. Galveston me fait penser à Forks sur un point, ce qui se dit au commissariat est supposé resté au commissariat, donc en vingt-quatre heures toute la ville est au courant.

 

 

Ne pas savoir quelque chose,

Est un jalon sur la voie du savoir !

(Inconnu)

 

 

Plus que 7 chapitres (celui-ci inclus) avant la fin.

 

Chapitre vingt-trois

Bella

 

 

Mon reste de semaine de suspension c’est transformé en suspension d’une durée indéterminée. Le gros con d’imbécile à finalement porté plainte contre moi pour insubordination envers un supérieur hiérarchique. J’ai rencontré la personne qui s’occupe de ça, aux affaires internes, pour lui donner ma version des faits. Pour l’instant, je suis en attente de leur décision. Le pire qui puisse m’arriver pour une première infraction est que j’ai un blâme dans mon dossier. Il n’en reste pas moins qu’en attendant, je ne sais plus quoi faire de ma peau et ça commence à paraitre sur mon humeur et mon caractère.

 

J’entends un véhicule arrivé, je vais voir qui c’est et je suis surprise de voir Jasper avec son véhicule de patrouille. Il descend et vient me rejoindre rapidement.

 

  • Jasper que fais-tu ici à cet heure ? Lui demandais-je.

 

  • Je crois que j’ai trouvé, commence Jasper. Le centre d’aide pour les femmes victimes de violence cherche quelqu’un qui pourrait montrer aux femmes à se défendre. J’ai immédiatement pensé à toi, m’explique-t-il.

 

  • Comment le sais-tu ? Lui demandais-je curieuse.

 

  • L’épouse de Santiago, un collègue, elle travaille là et elle lui en a parlé, me répond-il.

 

  • Je peux faire ça, dis-je souriante.

 

  • C’est bénévole par exemple, précise Jasper.

 

  • Je m’en fou, dis-je avant de l’embrasser.

 

Jasper me donne alors les coordonnés de Heidi, la femme de son collègue, je m’empresse de lui téléphoné et lui dit comment j’en suis venu à avoir son numéro. Elle me donne l’adresse du centre et me dit d’être là pour neuf heures du matin, elle désir me rencontré. J’ai l’impression que je vais passer une entrevue. Ma bonne humeur revenue, je décide d’enlever les mauvaises herbes de mes plates-bandes et je le fais en sifflant.

 

Je n’ai pas vraiment de difficulté à trouvé le centre d’aide, il est situé près du centre-ville. J’arrive avec quelques minutes d’avances, car je préfère arriver en avance que d’être en retard. Bref, je sonne à la porte et l’interphone grésille un peu avant qu’on me demande la raison de ma visite. Je dis que je suis Bella et que j’ai rendez-vous avec Heidi. La personne à l’autre bout me dit que ça ne sera pas long. Quelques secondes plus tars, la porte s’ouvre sur une magnifique et souriante blonde. Elle me tend la main en disant qu’elle est Heidi, je lui serre la main et elle m’invite à la suivre.

 

Sur le chemin du bureau d’Heidi, nous croisons quelques femmes qui me font de petits sourires. Une de ces femmes à encore quelques marques sur son visage. Une fois à son bureau Heidi me demande si j’ai de l’expérience avec ce genre de clientèle. Je lève un sourcil, elle m’explique que le centre d’aide offre un service d’hébergement pour les femmes, et leurs enfants, qui sont victimes de violence physique et/ou psychologique. Le centre d’aide offre des services psychologiques pour les personnes hébergées mais aussi pour les femmes qui sont retournée à la vie à l’extérieur du centre d’hébergement. Le centre d’hébergement offre aussi des ateliers qui sont pour toutes les femmes qui ont passé par le centre ou celles qui en ont fait la demande.

 

  • Donc, avez-vous de l’expérience avec ce genre de clientèle ? Me redemande-t-elle.

 

Je décide d’être honnête, en partie du moins, avec elle et après ce sera à elle de décider si je fais l’affaire.

 

  • Mon père m’a élevé seul et pour des mesures de sécurité, il m’a appris à me défendre dès l’âge de huit ans, commençais-je. Il m’a montré à comment bien frappé et ou frappé, mais aussi il m’a appris à utiliser des armes, les yeux d’Heidi s’agrandissent. Pas une arme blanche ou un arme à feu, la rassurais-je. Je parle d’objet de la vie courante que chaque personne possède ou qu’une femme peu avoir avec elle dans son sac à main, expliquais-je.

 

Je prends mon sac à dos que j’avais déposé à mes pieds et l’ouvre, j’en sors les objets que j’ai mis dedans en lui expliquant comment ces choses si banal peuvent faire reculer ou même blesser un attaquant. J’explique ensuite quelques coups qu’une femme peut donner pour faire reculer son attaquant et ce, même si cette femme n’a pas une grande force physique. J’ajoute que même un enfant peut le faire.

 

Heidi me regarde impressionné, elle me dit que le centre d’aide ne pourra pas me payer, je lui souris et lui dit qu’il n’y a pas de problème. Elle me demande ce que je fais comme métier et encore une fois, je décide d’être honnête avec elle. Je lui dis que normalement je suis policière, mais pour l’instant je suis suspendue. Elle éclate de rire et me demande si je suis l’agent Swan, je confirme en précisant que c’est Bella. Nous échangeons une poignée de main et elle me demande si je suis disponible le lendemain à dix-neuf heures pour une première séance, ce sera un essaie. Je lui dis que je serai présente.

 

En sortant de la maison, car le centre d’aide ressemble à une immense maison, je file au magasin à deux dollars et achète les objets que j’ai montré à Heidi en grande quantité. La dame à la caisse me regarde étrangement, mais ne dit rien. Une fois mes achats payé, je me rends à Houston pour trouver des mannequins en styromousse, si je veux que les femmes comprennent bien, il faut qu’elle pratique et ce genre de mannequin est parfait, pour l’instant. On verra quand on sera rendu au coup frappé ce que nous allons faire.

 

Durant la soirée je discute avec Jasper de ma rencontre avec Heidi et ce que je compte faire. Il m’écoute et me dit que je pourrais parler d’un seul objet à la fois, leur faire essayé sur les mannequins et les reprendre si elles font des erreurs. Je lui souris et le remercie car c’est une super idée.

 

Je passe la journée à vaquer à mes occupations quotidiennes, passant le temps en attendant que je doive me rendre au centre d’aide pour la première séance. J’espère que ce que je vais dire saura redonner quelque peu confiance aux femmes. J’arrive à l’avance et Heidi me conduit à la salle ou se tiendra la séance. Je vois un tableau blanc ou il est possible d’écrire avec des marqueurs, sur le haut du tableau j’inscris : Atelier de défense avec des objets de la vie courante. Au centre de la pièce se trouve des tables disposé pour former un rectangle, devant chaque chaise, je dépose l’objet que nous allons utiliser ce soir. Je retourne à mon camion et je reviens avec un mannequin que je dépose près du tableau. Je vais m’installer sur le bord d’une fenêtre et regarde à l’extérieur en attendant que les femmes arrivent.

 

Heidi est la première à arriver suivi par une dizaine de femmes et quelques enfants qui s’accrochent farouchement à leurs mères. Heidi me dit que je peux commencer, j’avale ma nervosité et je vais prendre place près d’Heidi qui me présente aux personnes présentes.

 

Je commence en me présentant, malgré qu’Heidi l’a déjà fait et pour essayé de mettre tout le monde à l’aise je répète ce que j’ai dit à Heidi dans son bureau la veille. Avant même que j’ai la chance de parler de l’objet devant elles, une femme me demande si je sais ce que ça fait de ‘’manger une volée’’. Je fronce les sourcils en me demandant ce que je peux répondre à ça.

 

  • D’une certaine façon, je le sais, lui répondis-je véridiquement.

 

  • C’est oui ou non, ça ne peut pas être entre les deux, dit-elle un peu en colère.

 

Je fouille dans mon sac à dos et donne quelque chose à Heidi et lui demande si je peux les faire circuler. Elle me donne un regard désolé et hoche la tête. Je reprends ce que tient Heidi dans ces mains et je les remets à la femme qui a parlé. Elle regarde les photos et s’excuse, elle passe alors les photos de moi après le passage de Jacob à la femme près d’elle. Je garde toujours ces photos sur moi, c’est un rappel douloureux qu’on ne peut être sur de personne.

 

  • Le gars qui m’a fait ça était plus que mon meilleur ami, je le considérais comme mon frère, expliquais-je. Je me suis défendu et c’est probablement ce qui m’a sauvé la vie, terminais-je.

 

J’explique alors qu’il est possible pour une femme ou un enfant de repousser un attaquant avec des objets de la vie courante et qui se dissimule très bien dans un sac à main ou un sac quelconque. Aujourd’hui je vais leur parler et leur démontrer l’utilité d’un peigne à cheveux avec un fin manche, qu’il soit en métal ou en plastique. Je souris en voyant qu’elles ne me croient pas vraiment.

 

  • Ce peigne si insignifiant soit-il peut, quand il est bien tenu, devenir une arme défensive, je prends le temps de prendre un peigne et de le démontrer ce que je viens de dire. Je tiens le peigne par les dents comme si je tenais un couteau et que je voulais poignarder quelqu’un.  Et avec assez de force, il s’enfonce dans une main, ou autre partie du corps humain, expliquais-je. Ça peu même crever un œil, terminais-je.

 

Je m’avance vers le mannequin et fait la démonstration. Je dis ensuite qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une grande force physique pour que le coup porté soit efficace. Que la longueur du peigne joue en notre faveur.

 

  • C’est comme une branche d’arbre, plus elle est longue et plus elle est molle à son extrémité, plus elle est courte, plus elle est solide, dis-je pour appuyer mon pont.

 

Aucune femme ne veux s’essayer, je ne sais pas si c’est la gêne ou la peur. Je m’approche d’une petite fille et m’accroupis pour être à sa hauteur. Je lui demande son nom, elle regarde sa mère avant de me dire qu’elle s’appelle Victoria. Je lui souris et lui dit qu’elle a un très beau nom, la petite me sourit. Je lui demande si elle veut venir avec moi et montrer à sa maman comment donner un coup de peigne, elle hoche vivement la tête. Une fois devant le mannequin, la petite fige, je lui dis qu’il ne bougera pas, qu’il ne dira pas un mot et que je suis là, avec elle. Je lui montre comment tenir son peigne et lui dit de frapper le mannequin dans un genou, ce qu’elle fait et éclate de rire.

 

  • Tu vois maman, maintenant je peux te défendre contre papa, dit Victoria à sa mère.

 

C’est à ce moment là que le regard de la mère de Victoria change, il y a maintenant de la détermination dans ces yeux. Elle se lève et viens nous rejoindre, elle me demande de lui montrer encore une fois comment faire et elle plante son peigne à l’endroit du cœur. Les femmes viennent une par une et plante leur peigne dans les deux mannequins que j’ai mis à leur disposition. Tout en gardant un œil sur les femmes, je m’occupe des quelques enfants. Je regarde certaine femme poignarder le mannequin devant elle à mainte reprise en disant des choses comme : « Crève sale chien », « Tu ne toucheras plus à mes enfants », une femme en particulier à enfoncé son peigne à l’endroit des parties intimes.

 

À la fin, je leur dit que le peigne leur appartient et de toujours l’avoir sur elle. Heidi ajoute que je serai de retour la semaine prochaine avec autre chose. J’attends que les femmes soient sortie de la salle pour m’assoir, Heidi vient me rejoindre et me félicite pour la séance, elle me pose des questions au sujet des photos et je lui explique ce qui s’est passé. Elle m’a demandé si j’avais porté plainte, je secoue la tête et elle soupire. Je retourne à la maison avec mes deux mannequins en me disant qu’il va m’en falloir d’autre car c’est deux là sont vraiment amoché.

 

En arrivant à la maison, Jasper vient me rejoindre au garage et m’accueil en m’embrassant avant de me demander comment ça s’est passé. Je sors un des mannequins de mon camion et le dépose de façon à ce qu’il le voit, il grimace un peu en voyant les marques sur l’entre-jambe. Il me sourit et me dit que finalement ça l’a bien été. Je lui raconte ce que j’ai dit et comment ça s’est déroulé, il embrasse ma tempe et me félicite. Nous allons ensuite prendre place dans nos fauteuils et continuons de discuter de sa journée, de ma soirée, de l’avancement de l’agrandissement de leurs terres. Bref, une petite fin de soirée dès plus normal.  

 

Deuxième semaines, deuxième séances. Je m’installe comme la semaine dernière, à la différence qu’au lieu d’être un peigne, je dispose de bouteille de fixatif à cheveux sur les tables. Il y a quelques nouveaux visages ce soir, je me présente pour elles et réexplique la raison de ma présence ici. Les femmes regardent la bouteille de fixatif et je leur dit que le fixatif est un irritant pour les yeux en disant de se souvenir, je suis certaine qu’elles en ont déjà eu. J’ai droit à quelques rires, je poursuis en disant que c’est aussi, en grande quantité, un irritant pour les poumons. Je précise qu’il faut que la bouteille en soit une qui a un jet en continue quand on appui sur le bout. La petite Victoria me demande si elle peut essayer, je n’ai pas de mannequin ce soir, ça n’aurais servie à rien. J’accepte la demande de Victoria et lui dit que pour elle, je ferai le mannequin. Je vois les femmes et Heidi me regarder étrangement, je demande s’il est possible d’avoir une serviette mouillé d’eau froide et une bouteille d’eau. Heidi m’apporte ce que je lui ai demandé, je prends une grande inspiration et dit à Victoria de faire ce que j’ai dit plus tôt.

 

Je ferme les yeux quand le fixatif atteint mon visage, je commence à tousser un peu, je pensais que Victoria allait arrêter mais non, elle ne lâche pas et je tousse un peu plus. La petite a bien appris sa leçon en vidant complètement la bouteille dans mon visage. Une fois que plus rien ne sort, je dépose la serviette froide dans mon visage pendant quelques minutes, je bois un peu d’eau et rince mes yeux avec le reste. Victoria me demande si elle a fait quelque chose de mal, je la rassure en lui disant qu’elle a fait ce qu’il fallait, je peux voir de la fierté dans ces yeux.

 

J’approfondis mes explications en précisant quels sont les effets exacts du fixatif. Évidement, ça n’équivaut pas une vraie bombe de poivre, mais ça peut servir en cas de besoin. Je discute avec les nouvelles et leur dit ce que nous avons fait la semaine dernière, je leur remets un peigne et leur montre comment le tenir et comment s’en servir.  Encore une fois, je retourne à la maison satisfaite d’avoir peut-être fait la différence pour quelques une de ces femmes.

 

Durant la semaine, je vais voir le shérif et lui parle de ce que je fais pour le centre d’aide et je lui parle aussi de ce que j’aurais besoin. Il me dit qu’il peut m’aider pour une des choses mais pour l’autre, il va devoir parler à ces supérieurs. Je le remercie de m’avoir reçue et je vais au centre des Ranger. Je rencontre le patron de Jasper, qui n’est nul autre que Jackson. Je parle avec lui de ce que je fais pour les femmes du centre d’aide et lui demande s’il peut m’aider avec ce que j’ai en tête. Il me dit qu’il peut m’aider avec mes demandes, mais que l’autre, il devra, lui aussi, en discuter avec son supérieur. Je le remercie pour m’avoir reçue, il me dit que c’est bien ce que je fais pour ces femmes, qu’il était temps que quelqu’un fasse quelque chose pour elle.

 

Les paroles de Jackson me trottent en tête depuis que je l’ai rencontré, je me demande si... Je vais devoir discuter avec certaines personnes car c’est un gros, très gros projet.

 

Troisième semaine au centre d’aide pour les femmes et le groupe à grossit, vraiment grossit. Heidi me dit que les nouvelles ont entendue parler de ce que je faisais et qu’elles sont intéressé à apprendre. Je salue le groupe et me présente aux nouvelles, je leur dit qu’à la fin, je vais leur expliqué ce que nous avons vu les semaines précédentes. Ce soir, je leur fait découvrir les joies d’un bon vieux stylo. Utilisé comme le peigne, le stylo peut faire un peu plus de dégât car il a un plus gros diamètre. Le désavantage est qu’une fois que nous avons du sang sur les mains ou sur le stylo, il devient glissant. Donc il est préférable d’en avoir plus d’un, j’ajoute qu’il est parfaitement normal pour une femme d’avoir plus d’un stylo dans son sac à main. Je m’installe près des mannequins et je fais comme la première semaine, je montre comment bien tenir le stylo et comment frappé et ou frappé pour faire assez mal pour avoir le temps de se sauver et d’appeler à l’aide.

 

Une nouvelle dit qu’un stylo ne servira à rien s’il y a plus d’un attaquant. Je lui dis qu’elle a raison, que le stylo qu’on a vue ce soir ne permet que de maitriser un seul attaquant, mais que j’ai prévue leur montrer comment s’en sortir contre plus d’un attaquant dans quelques semaines, il me faut plus que de simple mannequin et que je fais les démarches pour obtenir ce que j’ai besoin. Ne sachant plus quoi dire, elle se tait.

 

Jackson et le shérif ont demandé à me rencontré, car ils ont des réponses pour moi. Je commence par le shérif, il me dit que le commissariat fournira deux habits de protection, mais pas les hommes pour mettre dedans. Le commissariat me fournira aussi deux mannequins inflammables et dix de ma dernière requête. Je le remercie chaleureusement et lui dit que je venir chercher les mannequins le lendemain en après midi.

 

En arrivant au centre des Ranger, je suis reçu par Peter et Jasper qui me sourit grandement, je leur souris aussi, mais moins grandement, je n’aime pas quand ils font ça, ce n’est jamais bon. Je vais au bureau de Jackson qui me dit qu’il peut me fournir deux mannequins inflammables, deux habits de protections avec deux hommes qui les porteront et quinze de ma dernière requête. Je ne serre pas la main de Jackson comme j’ai fait avec le shérif, je le serre dans mes bras et l’embrasse sur les deux joues. J’entends des rires provenir de derrière nous et les joues de Jackson rosir légèrement. Je lui dis que je vais venir chercher les mannequins le lendemain, je lui demande qui seront les hommes dans les habits, il me sourit grandement et me dit que ce sera Jasper et Peter.  

 

Je sors du bureau et saute dans les bras de Jasper, l’embrasse sur les lèvres et le remercie. Je vais ensuite voir Peter et le serre dans mes bras, il me soulève du sol et m’embrasse sur la bouche, je le repousse et il éclate de rire, je le remercie lui aussi et il me dit qu’il n’y a pas de quoi.

 

J’arrive plutôt que d’habitude au centre pour femme et j’explique à Heidi ce que je prévois pour ce soir, elle me demande si je crois sérieusement qu’elle va me laisser faire ça à l’intérieur, je ris un peu et lui dis que je pensais faire ça dans la cours arrière, je vois de l’hésitation dans son regard. Je la rassure en lui disant que j’ai parlé au chef des pompiers et un camion avec une équipe sera sur place. J’ajoute que le chef pompier m’a dit qu’il allait envoyer les deux femmes de la caserne et elles feront parties de l’équipe qui sera présente ce soir. Heidi soupire en me disant que j’avais pensé à tout. Elle m’aide à installer les mannequins, qui sont un peu plus lourd que ceux en styromousse.

 

La séance commence et les femmes voient un briquet devant elles, je vois de l’incompréhension dans leur regard. J’explique qu’un briquet seul ne peut pas faire grand-chose pour elle, mais combiner à autre chose, peut devenir une excellente arme, Heidi se fait dire que les pompiers sont arrivés. J’invite les personnes présentes à me suivre à l’extérieur ou, sur une table se trouve des bouteilles de fixatif. Je fais une petite démonstration et ensuite les femmes s’en donnent à cœur joie. Quand il n’y a plus de fixatif et que les pompiers nous ont assuré que tout est sécuritaire, nous retournons à l’intérieur et j’explique les effets que ce genre d’arme peu avoir sur un attaquant. Je précise qu’il faut faire très attention car ce genre d’arme peu blesser la personne qui s’en sert si pour une raison elle tient le fixatif trop près d’elle ou si elle a du fixatif sur elle.

 

J’attends au lendemain pour retourner les mannequins à leurs propriétaires, le shérif me dit qu’il a entendue parler du succès de la soirée et me félicite pour mon initiative. Jackson aussi à entendu parler de ma soirée et lui aussi m’en félicite. Il ajoute qu’il est fier de dire que c’est la copine de son fils qui fait ça pour la communauté. Je le remercie de ces encouragements et je retourne chez moi, j’ai encore cette idée qui me trotte dans la tête et j’ai besoin d’y réfléchir et prendre des notes.

 

Paul m’envoie un rapport hebdomadaire sur l’avancement des travaux sur la maison de Forks. Il dit que si tout continue aussi bien que présentement, les travaux seront terminé avant la date qu’il m’avait donné. En plus des détails, il m’envoie des photos de, avant, pendant et après quand il termine quelque chose. Leah joint son commentaire en me demandant ce que je pense de son idée pour tel ou telle pièce. Je lui réponds toujours qu’elle fait comme elle veut, que je lui laisse carte blanche.

 

Les affaires internes ont fini d’étudier le dossier, évidement, comme c’est la première fois que je passe devant eux, comme on dit, je n’ai qu’un blâme à mon dossier et aucune autre recommandation. Le gros s’est fait dire qu’une victime est une victime et que si une autre plainte pour sexisme et intolérance est faite contre lui, il devra passer au conseil disciplinaire. Tout ça est bien et je peux reprendre mon emploi, ce qui me rend heureuse, je vais enfin faire quelque chose de ma peau.

 

À ma première journée de reprise, je vais voir le shérif et lui annonce que certain soir je ne peux être disponible pour travailler, il me sourit et me dit qu’il comprend et que d’une certaine façon, il s’en doutait. Il dit qu’il a travaillé avec mon père, avant qu’il retourne à Forks et que, comme lui, je ne lâche pas les choses que j’ai entreprises. Il ajoute même que c’est une qualité qui se perd au fil des années.

 

J’arrive au centre pour femme et la salle est pleine, je suis un peu surprise  de voir l’assistance, si je peux dire, augmenter à chaque semaine. Pourtant je ne fais rien d’extraordinaire, malgré ce que disent Heidi, Nathan, Jackson et Jasper. Pour moi, je ne fais que montrer ce que mon père m’a appris.

 

  • Ce soir, je vais vous montrer le contenu de mon sac et vous montrer comment je peux me défendre avec ces objets, commençais.

 

Pour commencer, je sors mon trousseau de clés, je place une clé entre chaque doigt, laissant la partie qu’on met dans la serrure ressortir et je ferme la main. Je leur dit que ceci, en montrant ma main, est un une sorte de poing américain, que les clés blesseront un attaquant. Ensuite, mon téléphone cellulaire, je leur dit de mettre le 911 sur touche rapide et qu’en cas d’attaque appeler et si elles ne peuvent pas parler, le répartiteur pourra quand même localiser l’appel et les secours vont venir. Je sais que ce n’est pas ce qu’elles voulaient entendre, mais bordel, si je frappe quelqu’un avec mon cellulaire, je vais le briser plus que je ne vais faire mal à mon adversaire. Je sors ensuite une chaîne avec un sifflet comme pendentif. J’explique que porter un sifflet quand on sort le soir ou en faire porter un à nos enfants, nous permet de faire du bruit, ce qui va alerter quelqu’un et souvent, éloigner un adversaire qui ne tient pas à se faire voir. Je vois les mères hocher de la tête. Bien sûr, j’ai un peigne, une bouteille de fixatif, un briquet, trois stylos et une bombonne de poivre. Je sors ensuite un lacet de cuir résistant, je dis que cet objet peut me servir à étrangler un adversaire.

 

  • Avant de terminer, j’ai quelque chose de spécial de prévue pour les prochaines semaines, mais pour ce faire il va falloir aller faire les séances ailleurs, dis-je. Est-ce que ça met quelqu’un mal à l’aise ? Demandais-je, je n’ai que des réponses négatives. Très bien, je vous demande donc de venir au Studio de Karaté qui n’est pas très loin d’ici. Le propriétaire nous prête une salle pour ce que nous voulons faire, souris-je. Pour les prochaines séances, je ne serai pas seul, j’ai la chance d’avoir trois Ranger et un policier qui se joindront à moi.

 

  • Sont-ils célibataires ? Demande une femme.

 

  • Non, trois sont marié et l’autre est en couple, répondis-je en souriant.

 

  • Qui sont-ils ? Ont les connait peut-être ? Demande une autre femme avec son fort accent texan.

 

  • Le Ranger Peter Whitlock, le Ranger Jasper Whitlock, le Shérif Nathan Scott et le Ranger Santiago Diaz, dis-je, regardant Heidi qui est surprise d’entendre le nom de son mari.

 

La séance se termine sur ça, comme à chaque fois, j’attends que toutes soient parties pour partir moi aussi, Heidi me demande comment j’avais convaincu son mari de participer, j’éclate de rire et je lui  explique  que j’ai fait la demande pour les habits de protection car la semaine prochaine, je vais leur montré les bases de défense physique et que les femmes auront à frapper. Quand Jackson Whitlock m’a dit qu’il pouvait me laisser deux habits de protections, il m’a dit qu’il avait deux personnes pour les porter, ces fils. Le service de police fournit les deux autres habits mais personne pour aller dedans et quand je l’ai fait remarquer à Jackson, il a simplement dit qu’il avait besoin d’un volontaire et Santiago s’est avancé. Quand Nathan a entendu que trois Ranger allait aider, il a dit que la police pouvait le faire aussi, c’est comme ça qu’il s’est porté lui-même volontaire.

 

Heidi me dit que Santiago ne lui avait pas dit, je lui dis que c’était une surprise, il savait que j’allais en parler et probablement les nommer.

 

En arrivant à la maison, Jasper me dit que j’ai un message sur le répondeur, je fronce des sourcils car normalement il me dit en quoi consiste le message. Je décroche et compose tous les chiffres pour finalement avoir accès à ma boite vocal.

 

Bella c’est Billy. J’appelle juste pour te dire que Jacob est toujours dans le coma et que les médecins n’ont aucun espoir de réveil. Ils vont le débrancher demain et ensuite ils vont prélever ces organes. Je communiquerai avec toi pour te dire quand auront lieu ces obsèques.

 

J’écoute le message à plusieurs reprises et l’efface.  Jasper me demande comment je vais, je lui dit que je suis surprise que personne ne m’est dit qu’il était dans le coma et que son état était si grave. J’ajoute que je suis contente de savoir enfin la triste vérité. J’ajoute que je ferai ce que je peux pour me rendre à La Push pour ces obsèques. Sans rien ajouter, je descends au sous-sol et je frappe sur le sac pendant un long moment. Jasper vient me chercher après je ne sais combien de temps et me dit qu’il est l’heure d’aller au lit, je le suis sans rien dire.

 

Billy me téléphone deux jours plus tard pour me dire que tout ce fera samedi, dans deux jours. Comme je ne travaille pas, je réserve mon vol pour le vendredi soir et le retour pour dimanche matin, je n’ai vraiment pas l’intention de m’éterniser. Jasper prend congé pour m’accompagner, ce qui me touche plus que je ne lui laisse voir.

 

Jacob n’est pas enterré, son corps, recouvert de draps blanc est mis sur une sorte de gros radeau en bois. Le shaman dit des prières, une fois fait, nous sommes invités à faire une offrande au défunt, quelque chose qui nous le rappelle. Il y a toute sorte de chose, une version jouet de sa Rabbit, un cellulaire, des jouets, certain dépose des fleurs et moi, je dépose un insigne de police et une photo de nous deux, dans le temps ou tout était beau et bien entre nous. Quand tous ont terminé de déposer leurs offrandes, les tambours se font entendre, le radeau est poussé à l’eau et une flèche enflammé est tiré sur le radeau qui prend feu. Brûlant les offrandes, le radeau et le corps de Jacob. Nous restons sur le bord et nous regardons le radeau en feu s’éloigner, suivant le courant de l’eau.

 

Billy nous invitent, Jasper et moi, à se rendre chez lui, j’ai envie de refuser, il me dit qu’il a quelque chose à me donner. Jasper aide Billy à s’installer dans la voiture de location et nous roulons en silence jusqu’à la petite maison rouge. Encore une fois, Jasper aide Billy. Une fois à l’intérieur, Billy va dans sa chambre et me donne une enveloppe avec mon nom d’écrit dessus, il me dit qu’ils ont trouvé ça sur lui à l’hôpital. Je regarde Billy, Jasper et ensuite l’enveloppe et je l’ouvre.

 

Je t’aime Bella, ma sœur de cœur.

Pardonne-moi.

Jake.

 

Je remets la feuille dans l’enveloppe, je remercie Billy de me l’avoir donné et de m’avoir avisé pour Jacob et je l’embrase. Nous ne restons pas longtemps, je dis à Billy que j’ai des choses à vérifier en rapport à ma maison et que je dois absolument les faire aujourd’hui car nous retournons au Texas le lendemain. Il hoche la tête tristement et nous souhaite un bon vol de retour.

 

  • Qu’as-tu fais Jacob ? Demandais-je à voix haute une fois dans l’auto.

 

 

La vie doit être vécue avec amour et humour,

L’amour pour comprendre et l’humour pour endurer !

(Inconnu)

 

Chapitre vingt-quatre

Bella

 

 

Ce soir je commence les cours, disons, plus physique avec les femmes du centre et j’ai un peu peur de comment certaine d’entre elles peuvent réagir. Je ne connais pas leur vécu, mais je sais qu’elles ont tous vécu des choses horrible. J’en ai parlé avec Heidi et elle m’a conseillé de leur présenté les hommes qui seront dans les costumes avant qu’ils ne les enfilent, ensuite, les hommes devraient revenir sans la protection de tête et l’enfiler devant elles, les deux dernières étapes c’est surtout pour les enfants. J’en ai alors discuté avec Jasper, Peter, Santiago et Nathan et les quatre m’ont dit qu’ils vont faire comme je le décide car c’est moi le boss.

 

J’arrive au Studio de karaté ou le patron nous accueil souriant. Il nous dit qu’il nous laisse la salle principale, il n’a pas de groupe tant que j’aurai besoin de la salle. Je le remercie chaleureusement, il me dit que ce n’est rien, la seule chose qu’il demande est la permission de rester et observer, j’hésite un peu, il me dit qu’il ne dira rien, il veut juste observer. J’accepte, ça reste que la place lui appartient.

 

Les hommes transporte les habits de protection et c’est là que je leur demande s’il faut qu’il s’éloigne pour les enfiler, ils me disent que non, je souris et je leur dit qu’ils vont s’habiller devant les enfants, comme ça, ils pourront faire le lien qu’ils ne sont pas des méchants. Encore une fois, les hommes me disent que c’est moi le boss.

 

  • Ah oui, dis-je en regardant Nathan et bougeant mes sourcils de haut en bas.

 

  • Pour ce soir Swan, dit-il souriant.

 

  • Swan, comme dans l’agent Swan, celle qui a été suspendu car elle a dit à ce putain d’inspecteur qu’il est un imbécile ? Demande l’une des femmes.

 

  • C’est elle, répond Nathan.

 

  • Le gros con, quand j’ai voulu porté plainte contre mon ex, il a rie et il m’a dit que j’inventais toute l’histoire et que j’avais dû me faire mes blessures moi-même, crache-t-elle. Tu as bien fait Bella, me dit-elle.

 

Je regarde Nathan en levant un sourcil et je me racle la gorge pour attirer l’attention et que le silence se fasse. Je présente chaque gars et ensuite j’explique que leur présence est que nous allons commencer le volet d’une attaque physique, je vois de la crainte dans les yeux de certaine. Je m’empresse de leur dire de ne pas avoir peur, que personne ici n’est là pour leur faire du mal, la mère de Victoria dit qu’elle a peur pour les gars, je rie doucement en lui disant  qu’ils vont porter des habit de protection spécialement faite pour ce genre de chose. Jasper aide Peter à enfiler son habit et Nathan aide Santiago, ensuite les deux premiers aident les deux autres et moi, je les aide à enfiler les gants. Avant de les aider à enfiler les casques, je dis aux enfants de s’avancer, ce qu’ils font, je leur dit de ne pas avoir peur et mets le casque sur la tête de Jasper, un petit garçon se recule un peu et j’enlève le casque, Jasper lui sourit tendrement.

 

  • C’est comme un masque pour Halloween, c’est juste que lui, il est fait pour que tu puisses me taper le plus fort que tu peux sans que ni toi, ni moi on se fasse mal, lui explique Jasper. Le petit garçon lui sourit.

 

Jasper hoche de la tête et je lui remets le casque, Heidi aide son époux et Peter, donc il me reste Nathan, je lui chuchote que je n’ai pas envie de lui mettre son casque, il éclate de rire en disant que je ne ferais pas ça, je lève un sourcil, il cesse de rire et répète que je ne ferais pas ça, c’est mon tour de rire. Je demande à un des gars de s’avancer devant moi, et je montre comment porter un coup aux yeux avec deux doigts en hurlant non. Je le fais à quelques reprise et comme je viens pour inviter quatre femmes à l’essayer, je me fais prendre la gorge par derrière avec un avant bras. Sans réfléchir, je pile sur le pied de la personne derrière moi le plus fort que je peux, je lui donne un coup de coude dans les cotes, donne un coup de tête par l’arrière et lui arrache le bras de mon coup et lui tord dans le dos et le pousse au sol. Le bruit d’un sifflet retenti, je tourne la tête et je vois la petite Victoria qui souffle dans un sifflet et les autres personnes la bouche grande ouverte. Je regarde les gars et les quatre sont encore debout, j’empoigne le casque et le retire brusquement.

 

  • Bor.. Pu… Me.. C’est quoi ton fou… Que fais-tu là Emmett ? Lui demandais-je.

 

  • Je voulais tester tes réflexes, dit-il en éclatant de rire. C’est super amusant, est-ce que je peux rester ? Demande-t-il d’une voix enfantine.

 

Les enfants qui sont remis du choc commence à crier que oui, je soupire et je l’avise de ne pas recommencer une telle chose. Je viens pour m’excuser, mais je n’ai pas la chance de placer un mot qu’une femme dit que si elle avait su faire ça, elle aurait pu mieux se défendre. Je lui dis qu’elle saura tout ça. Je reprends ou j’en étais et invite quatre femmes et deux enfants à venir me rejoindre pour le perçage de yeux comme je l’appel.

 

Chaque femme à la chance d’essayer le perçage de yeux en criant non à deux reprises avant que j’ajoute le je t’enfonce le nez. Ce mouvement consiste à frapper son attaquant avec la paume de la main au niveau des narines en remontant. Je fais la démonstration des deux mouvements et les femmes le font aussi. Ensuit je poursuis avec le je te pile sur le pied. Je prends un des gars par les épaules et le place devant moi, d’après la carrure je pense que c’est Peter. Je lui dis de faire comme s’il m’attaquait. Le gars allonge les bras et fait un pas en avant. Je lui enfonce les doigts dans les yeux en hurlant non, lui enfonce le nez et je lui pile sur le pied avec force, hurlant encore une fois non. Je le fais une deuxièmes fois et c’est ensuite au tour des femmes. Certaines femmes figent quand le gars devant elle simule l’attaque, je reste donc avec elles et lui répète quoi faire en lui disant qu’elle est capable. Les enfants s’amusent comme des petits fous et réussissent très bien.

 

  • Le dernier mouvement pour ce soir est celui que mon père à nommé le casse-noisette. Comme le nom le dit, il faut lui casser les noisettes, un éclat de rire général se fait.

 

J’installe un gars devant moi et refait les trois premiers mouvements, ensuite je donne un bon coup de genou dans les couilles du gars qui se plie en deux. Les petits gars ont dit que ça fait mal ça, j’entends le gars devant moi rire, comme je ne connais pas ce rire, j’en déduis que c’est Santiago. Pour rassurer les petits, je demande au gars s’il va bien, il hoche la tête. Je recommence les quatre mouvements en criant non à chaque. Encore une fois, les femmes réussissent parfaitement cet enchaînement.  À la fin, une femme me demande la raison pour laquelle je les fais crier.

 

  • Même si vous savez vous défendre, vous devez absolument attirer l’attention de quelqu’un. En criant, une personne risque de vous entendre. Et pourquoi non ? Car c’est votre façon de dire à votre attaquant ou agresseur que vous refuser et rejeter ce qu’il essaie de vous faire, expliquais-je comme mon père me l’avait expliqué.

 

 

Je remercie les participantes, les gars qui ont enlevé leurs casques et le propriétaire du Studio qui nous à laissé utilisé la salle. Les femmes applaudissent, certaines passent près des gars et leur font des petits clins d’œil, ce qui me fait sourire. La petite Victoria vient me voir et me dit qu’elle a eu très peur quand je me suis fait prendre par en arrière. Je lui dis qu’elle a bien réagis et que je suis fière qu’elle porte son sifflet à son cou. Elle me sourit et me serre fortement dans ces bras avant de m’embrasser sur la joue, elle rejoint sa mère qui me sourit.

 

Les gars ont eu extrêmement chaud dans leurs habits et il demande s’ils peuvent aller prendre une douche, le propriétaire accepte et les conduit au vestiaire. C’est à ce moment là que je vois Jackson, Élise et Blondasse assis au fond de la salle. Je m’avance vers eux pour discuter un peu en attendant que les gars aient terminé avec leurs douches, une fois devant eux, Blondasse se lève et dit qu’elle va aller attendre Emmett dehors. J’ai presque envie de rire, je dis bien presque. Jackson me demande comment j’ai trouvé sa surprise, je plisse légèrement les yeux et lui dit que pour une surprise c’était toute une surprise. Élise me dit que j’ai bien fait ce soir, je la remercie. Jasper et les autres arrivent et me serre dans ces bras par en arrière. Il embrasse mon cou et me dit qu’il est prêt à retourner à la maison. Je remercie le propriétaire encore une fois et nous partons.

 

Durant le trajet, Jasper me dit qu’il est surpris de voir le nombre de femme qui ont assistée ce soir, je lui dis que moi aussi, je pensais avoir plus de temps pour leur montrer plus de mouvement, mais qu’avec le nombre qu’elles étaient je n’ai pas pu faire plus. Il me félicite pour le succès de la soirée et il me félicite aussi pour la réaction que j’ai eue quand Emmett m’a attaqué. Je lui demande s’il le savait et son silence me répond.

 

  • Tu dis à ces femmes comment se défendre et elle t’écoute, mais ce soir, tu leur a montrée ce qu’elles peuvent faire car TU l’as fait, m’explique-t-il.

 

  • Je sais, c’est juste que j’ai été surprise, dis-je.

 

  • C’est ce qui a rendu le tout encore plus réel, il a raison, comme souvent.

 

Je ne sais pas comment, mais tout le poste est au courant que Nathan était présent la veille. Quand on lui pose des questions il répond simplement qu’il a rendu service à la ville, que sur nos badges c’est écrit protéger et servir, pas je me bourre de beignet et te colle une contravention.  Ce que je ne savais pas, c’est que l’épouse de Nathan a participé à la séance de la veille et d’après ce qu’il m’a dit, elle a adoré.

 

Leah m’envoie un message qui me dit que comme elle pensait, ces parents l’ont renié et mise à la porte. Elle a emménagé avec Paul, mais elle ne sait pas combien de temps ils pourront rester sur la réserve, son père fait parti du conseil tribal et il veut les expulser. Je lui demande s’il peut faire ça, elle ne pense pas, mais elle est toujours sur un stress et que ce n’est pas bon pour les bébés. J’essaie de la rassurer, mais je ne sais pas quoi lui dire, je l’invite même à venir passer quelques temps à la maison, ce qu’elle refuse, me disant qu’elle ne peut laisser Paul faire face à son père seul.

 

Le reste de la semaine passe rapidement et sans que je m’en aperçoive, il est temps pour une nouvelle rencontre avec les femmes. Encore cette semaine, j’ai les mêmes personnes dans les habits de protections. Je demande aux personnes présente si elles se souviennent de ce que nous avons vu la semaine précédente, un oui général se fait entendre, je leur demande de me le montrer, le temps d’attente est moins long car Emmett qui a décidé de revenir aide les autres.

 

  • Ok, nous avons arrêté au casse-noisette, nous allons continuer avec le genou/front. Une fois l’adversaire est plié en deux, il faut donner un coup de genou dans son front. Pour faciliter ce mouvement, je vous conseil de lui empoigner les cheveux et lui baisser la tête d’un mouvement brusque en même temps que vous lever le genou, expliquais-je en faisant le mouvement au ralenti.

 

Je n’ai pas besoin de faire une deuxième démonstration, elles ont toutes compris. Elles pratiquent le coup de genou dans les couilles et le coup de genou dans le front à quelques reprises. Je termine l’attaque de face en leur disant qu’il ne leur reste qu’à pousser leur adversaire le plus fort possible et s’enfuir en courant. Je fais refaire l’enchaînement à chaque femme en les surveillants bien, reprenant celle qui font quelques erreurs. Jackson et le propriétaire m’aide avec cette étape, ce que j’apprécie grandement.

 

Nous commençons le volet des attaques par derrière, je leur dit que le pilonne le pied revient, donc je ne montre pas ce mouvement. J’explique que le second mouvement est un coup de coude dans les cotes. J’explique que ce geste est possible car l’attaquant a souvent un bras autour du cou de la victime, et de son autre il essaie de lui maitriser un bras, ce qui laisse un bras pour donner le cou de coude. Comme je m’attendais à être prise par l’arrière, je n’ai pas eu le reflexe d’agir rapidement. Je prends mon temps et montre comment effectuer les deux mouvements. Plusieurs femmes ont des difficultés, pas par les mouvements, mais par la façon qu’elles se font tenir. Heidi vient à ma rescousse en les calmant et leurs expliquant que ce n’est qu’un exercice. Quand elles ont tous plus ou moins réussi, je poursuis avec le cou de tête, ce qui a pour effet d’étourdir l’adversaire, ayant pour conséquence qu’il relâche sa prise. Moins de femmes ont des difficultés mais certaine en ont encore, je me demande ce qu’il a bien pu leur arrivé pour réagir de cette façon. Malgré l’heure, je décide de poursuivre, j’explique ensuite comment s’emparer du bras et faire un pivot pour ramener le bras dans le dos de l’adversaire et le bloquer car cette prise est très douloureuse. Contrairement à ce que je pensais, plus aucunes femmes n’hésitent et toutes réussissent très bien. Je les remercie d’avoir assisté en si grand nombre et je leur dit que nous allons nous revoir la semaine prochaine pour une dernière fois.

 

Je n’ai pas reparlé à Billy depuis que je me suis rendu à La Push pour les obsèques de Jacob. Rachel a essayé de me rejoindre, mais j’ai toujours rejeté son appel. Je n’ai pas vraiment envie de lui parler. J’ai sus par Leah que Billy se cherche un remplaçant pour prendre sa place comme chef de la tribu, il a décidé d’aller terminer ces jours à Hawaï. Il n’est plus capable de rester dans la maison ou sa femme et son fils ont vécu. Leah me dit que son père aimerait être chef et qu’elle a peur que ça se réalise car s’il est chef, il pourra les bannir de la réserve et personne ne pourra rien faire. Pauvre Leah, je ne sais vraiment pas quoi lui dire, le mieux que je puisse faire est de l’écouter.

 

Ce soir est la dernière séance et je dois avouer que ça me fait quelque chose. J’ai aimé préparer ces séances et les donner. J’ai aimé dire à ces femmes qu’elles ont la possibilité de répliquer, qu’elles sont capables. Ce soir, je fais les choses différemment, j’ai fait mettre des grands tapis de caoutchoucs pour protéger le sol, j’ai fait mettre des tables et des chaises. Sur chaque table il y a des fruits, des légumes, de la trempette et des breuvages. Ce soir, les femmes passeront une à la fois et elles devront se défendre à l’attaque avant et l’attaque arrière. J’évalue chaque participante, une fois qu’une participante a terminée, elle retourne s’assoir et une vient prendre sa place. Il faut près de deux heures pour évaluer chaque femme. Une fois que tout est fait, je fais le tour de la salle et je remets un petit sac cadeau à chacune d’entre elle. Dans le sac il se trouve deux peignes, un avec un manche en plastique et l’autre avec un manche en métal. Deux bouteilles de fixatifs et un briquet. Un sifflet et une chaine et un lacet de cuire. Le dernier objet est la dernière faveur que j’avais demandée à Nathan et Jackson, chaque sac contient une bombe de poivre. Le magasin ou il est possible de s’en procuerer donne une recharge gratuite à chaque femme, je dois remercier Élise pour ça. Les femmes me remercient chaleureusement, je leur souhaite bonne chance et c’est comme ça que la porte se referme sur la dernière femme. Je fais le ménage de la salle et aide les gens de la compagnie de location à ramasser les tables, les chaises et les tapis.

 

OoOo

Trois mois plus tard

 

Paul a terminé les travaux sur la maison plus tôt qu’il ne l’avais cru, la température a été plus clémente que normalement. Je décide de me rendre à Forks pour voir le tout de mes propres yeux et non par photo, Jasper ne peut m’accompagner car il est avec Peter quelque part dans le Connecticut pour assister à un rodéo, il m’a dit que le champion sera présent et qu’il voulait voir ça absolument. Je l’ai embrassé et je lui ai souhaité une bonne fin de semaine.

 

Paul m’attend à mon arrivé, Leah ne se sentait pas bien ce matin, je lui demande si tout va bien, il me dit que c’est tout le stress qu’elle vit qui la rend malade. La situation avec ces parents ne s’est pas replacer et que maintenant que son père est chef de la tribu, elle a de plus en plus peur de se faire expulser de la réserve. Je lui dis de ne pas s’en faire, que tout va finir par s’arranger. Je vois bien qu’il ne me croit pas, mais il ne dit rien.

 

Je passe le reste de la journée avec Leah et j’essaie de lui faire oublier ces tracas, ce qui à l’air de fonctionné pendant un temps. Le lendemain, Paul, Leah et moi allons à la maison et je suis sans voix. Paul a laissé la maison blanche, il me dit qu’il n’a que rafraîchit la couleur. Les deux perrons sont parfaits, ainsi que les marches, je n’ai rien à redire. Je lui dis que les volets bleus sont parfaits, il me dit que c’est une idée de Leah. Nous entrons à l’intérieur et je vois les améliorations qui ont été faites, tout est parfait même les couleurs. Les armoires qui étaient jaune pissenlit ont été remplacées par de magnifique armoire en bois. Le dessus du comptoir a été changé, ce qui n’était pas un luxe. Paul a posé des plancher de bois à l’étage, il dit que c’est plus facile d’entretient. La chose qui me frappe le plus est l’absence de meuble. Une fois le tour de la maison faite, je remets un chèque à Paul qui me dit que c’est trop, je lui dis d’accepter, le surplus est un bonus pour avoir terminé avant échéance. Il me remercie et me dit que se sont ces hommes qui vont être content.

 

J’offre un massage, le restaurant et le cinéma à Paul et Leah en leur disant qu’il le mérite. Une fois certaine qu’ils sont partis, je fais le tour de la maison pour ensuite faire quelques appels. Une fois fait, je file à la maison de Forks, j’ai certaine chose à faire et je ne pouvais pas les faire avec Leah avec moi. Je ne pensais pas faire ça si tôt mais là, le temps presse et faut que j’agisse vite. Je file à Port Angeles pour mon rendez-vous qui dure que quelques minutes et je retourne à la maison de Paul et Leah.

 

  • Bordel de merde, entendis-je Leah dire.

 

  • Isabella Marie Swan, cri Paul. Arrive ici tout de suite, exige-t-il.

 

Je suis devant Paul en quelque seconde, il me demande d’expliquer ce qui s’est passé dans sa maison. Je fais comme si je ne comprenais pas et regarde tout le tour de moi. Je lui demande de quoi il parle, il me donne un regard meurtrier.

 

  • Où sont nos meubles ? Demande-t-il.

 

Je tends une enveloppe à Leah qui la prend sous le regard attentif de Paul. Elle ouvre l’enveloppe et parcours les papiers rapidement.

 

  • Tu… Mais… Je… Leah est incohérente.

 

Elle finit par se ressaisir et elle commence à crier et me serre fort, très fort dans ces bras et elle commence à pleurer. Paul lui arrache les papiers des mains et lit à son tour, il me regarde avec de grand yeux et me demande si c’est réel. Je hoche la tête et Paul se joint à nous. Nous montons en voiture, moi dans celle que je me suis loué aujourd’hui et eux dans la leur et nous retournons à Forks, je leur tends les clés de la maison pour qu’ils ouvrent la porte. La maison est maintenant meublée avec leurs meubles. Leah fait le tour et quand elle monte à l’étage, elle crie. Paul monte les marches deux à deux et plus un son ne me parvient, je monte tranquillement pour voir ce qui se passe et je les vois regarder deux chambres dans laquelle j’ai fait installer deux lits d’enfants, deux table à langer et deux rocking chair.

 

Je leur dit que je voulais leur offrir comme cadeau de mariage, mais qu’avec tout ce qui se passe à la réserve, j’ai décidé de devancer les choses. Cette nuit là, j’ai dormis sur le divan lit dans le salon et pour la première fois depuis le décès de mon père, j’étais heureuse d’être ici, je sais que Paul et Leah vont être heureux avec leurs enfants.

 

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Jasper

 

Ça fait un an que Bella et moi sommes officiellement en couple et bon sens qu’on en a vécu des choses depuis nos débuts un peu houleux. Bella a eu, tout comme moi, un peu de difficulté à s’ouvrir à l’autre, mais une fois que nous avons  commencé à communiquer, tout c’est replacé et tout va bien depuis. Il y a des choses que je ne sais pas sur Bella tout comme elle ne sait pas tout sur moi et c’est bien comme ça. Il faut bien se garder des choses à découvrir pour les années à venir.

 

Pour souligner nos un an, nous allons manger au restaurant. Le genre ou les jeans ne sont pas bien vue, donc pour ce soir je porte un pantalon et une chemise blanche, les trois premiers boutons étant ouvert et un veston, mais sans cravate, je déteste tellement ces choses. J’attends ma belle au salon, quand le bruit de ces talons me fait tourner la tête vers l’escalier. Je la regarde descendre lentement et bordel qu’elle est resplendissante, elle est tout simplement magnifique. J’adore quand elle porte cette petite robe noire, je me souviens de la première fois qu’elle l’a porté, je me souviens encore mieux comment je lui ai enlevé. Elle portait exactement cette robe le soir que nous avons fait l’amour pour la première fois.

 

Je l’embrasse chastement en lui disant qu’elle est magnifique et dépose ma main dans la chute de ces reins pour la conduire jusqu’à mon camion que nous prenons pour aller au restaurant. Le trajet se fait dans la légèreté et la bonne humeur. Je me dépêche à descendre et faire le tour de mon camion pour aller ouvrir la portière à Bella, je lui offre ma main pour l’aider, elle me sourit et la prend. Je lui offre ensuite mon bras qu’elle prend et nous allons à l’intérieur. L’hôtesse pose son regard sur moi sans porter la moindre attention à la beauté à mon bras. Elle me demande si j’ai une réservation, je lui donne mon nom de famille et elle nous conduit à notre table.

 

Le repas se déroule bien, nous discutons de notre année ensemble et rions de certaine chose. Au moment du dessert, je donne la boîte que j’avais dans la poche intérieure de mon veston. Elle me dit que je n’aurais pas dû avant même d’avoir ouvert la boîte, je souris et lui dit que je l’aime. Elle ouvre finalement la boîte pour y découvrir une chaîne en argent avec un pendentif en forme de fleur de magnolia, fleur qui pousse à profusion au Texas. J’ai réussi à y faire graver nos initiales ainsi que la date d’aujourd’hui. Bella se penche au dessus de la table et m’embrasse chastement.

 

Bella me dit qu’elle a aussi quelque chose pour moi, elle ouvre son minuscule sac à main et me tends une petite boîte. Je la regarde les sourcils lever et ouvre la boîte. Je regarde ce qu’elle me donne et je fige. Elle me regarde avec insistance, je ne sais toujours pas quoi dire ou comment réagir. Elle me dit qu’elle comprend et reprend la boîte qu’elle vient de me donner. Elle se lève et me dis qu’elle a besoin d’utiliser les toilettes, je hoche simplement la tête.

 

Après cinq minutes, je commence à me demander ce qui la retient, je vois qu’elle a laissé la chaîne que je viens de lui offrir sur la table, mais pas son sac à main. Bordel, elle ne ferait pas ça ? Je fais venir le serveur et je lui demande la facture, il me dit d’un air hautain que la jeune femme a déjà payé. Je ramasse le cadeau que je lui ai offert et je sors du restaurant juste à temps pour voir Bella monter dans un taxi. Je saute dans mon camion et je suis le taxi jusqu’à la maison.

 

  • Bella, l’appelais-je en descendant du camion. Aucune réaction. Bella, dis-je plus fort.

 

Je la rejoins facilement et rapidement et lui empoigne le bras et la tourne pour qu’elle soit face à moi. Elle se défait facilement de ma prise sur son bras et me demande ce que je veux.

 

  • Écoute Bella, tu m’as pris par surprise et j’ai figé. Je n’ai même pas eu le temps de réaliser ce qui se passait que tu me laissais là comme le dernier des connards, lui dis-je. Je sais que je ne suis pas parfait, je sais que nous avons encore une longue route tortueuse devant nous, je mets un genou au sol. Je n’ai pas de bague sur moi, mais, Isabella Marie Swan, veux-tu m’épouser ? Lui demandais-je. Elle me regarde droit dans les yeux.

 

  • Non, me répondit-elle sérieusement.

 

  • Non, répétais-je.

 

  • Je ne veux pas que tu me fasses ta demande car je suis enceinte, SI un jour tu le fais, c’est que tu en auras envie et pas parce que tu te sens obliger, m’explique-t-elle, me laissant planter là comme un connard pour la deuxième fois en moins d’une heure.

 

Je suis maintenant à genou au sol et je regarde le ciel étoilé en me demandant ce que je vais faire pour arranger cette situation qui m’échappe complètement. Ce n’est pas que je ne suis pas content qu’elle soit enceinte, ce n’est pas que je ne veux pas d’enfant avec elle, c’est juste que je trouve ça tôt, trop tôt. Je pensais que nous avions encore quelques années devant nous pour profiter de la vie avant de penser à avoir des enfants. Je ne dis pas qu’elle a fait exprès pour tomber enceinte, je sais qu’elle a dû changer la sorte de pilule qu’elle prenait et que le médecin nous a aviser des risques de grossesse. Je sais qu’il nous ait arrivé de faire l’amour sans condom. Nous avons couru ce risque à deux, je ne peux lui en vouloir pour la conséquence.

 

Je me relève et entre à l’intérieur, Bella n’est nulle part en vue au rez-de-chaussée, je monte à la chambre et je la vois, coucher dans le lit, elle parait si petite et le lit si grand. Je me déshabille et je la rejoins, je me colle à son dos et lui dit que je l’aime et qu’elle fera une super maman, elle renifle un peu, je lui embrasse le cou et lui dit que je vais avoir besoin d’elle pour qu’elle m’aide à être un bon père. Je m’excuse pour la peine que je lui ai causé, elle se tourne pour se retrouver face à moi, je vois ces yeux rougis et je me maudis de l’avoir fait pleurer. J’embrasse doucement ces yeux et ces joues pour effacer toutes traces de la peine que je lui ai causée. Je lui dis que nous allons faire comme les autres et que nous allons nous en sortir. On s’endort face à face dans les bras l’un de l’autre.

 

À mon réveil, Bella n’est plus dans le lit, je ne panique pas, je sais qu’elle est dans la douche, je vais la rejoindre et dépose mes mains sur son ventre encore plat, je l’embrasse tendrement. Nous ne pouvons pas nous attardé car nous devons aller travailler, je fais sur qu’elle mange un bon petit-déjeuner. Nous montons dans nos véhicules respectifs et je lui dis d’être prudente. Je lui dis ça à tous les matins, mais ce matin c’est différent, elle n’est plus seule dans son corps.

 

À la fin de ma journée de travail, je suis dans le bureau de mon père et discute avec lui et Peter quand mon cellulaire sonne. Je réponds et après les premières phrases je me lève d’un bon, tout ce que j’arrive à dire est j’arrive. Mon père et mon frère me regarde leurs regards plein de questionnements.

 

  • Bella a eu un accident, elle est à l’hôpital, dis-je. Je dois y aller, dis-je en m’éloignant.

 

  • Nous venons avec toi, dit mon père.

 

  • Est-ce grave ? Demande Peter.

 

  • Je ne sais pas, crachais-je.

 

Je monte dans la jeep de patrouille de Peter qui allume la sirène et les gyrophares, nous ne mettons que quelques minutes à nous rendre à l’hôpital. Je cours à l’accueil et demande à voir Isabella Swan. La dame n’a pas le temps de me dire quoi que ce soit que ma mère vient nous voir et nous dit que Rosalie est encore à l’urgence, une voiture l’a enfoncé à une lumière rouge et qu’elle a enfoncé une voiture à son tour.

 

  • Monsieur Whitlock, demande un médecin.

 

  • Oui, papa, Peter et moi répondons en même temps.

 

  • Jasper Whitlock, je m’avance vers lui suivit par ma famille. Je suis le docteur Georges Saint-Pierre, se présente t’il. C’est moi qui s’occupe de mademoiselle Swan. Nous avons communiqué avec vous car vous êtes la personne à rejoindre en cas d’urgence, va-t-il arrêter avec son bla bla ? D’après les informations que nous avons eues, mademoiselle Swan a été percuté par une voiture, par chance, elle était dans sa voiture lors de l’impact, dit-il.

 

  • A-t-elle été blessée ? demandais-je.

 

  • Quelques contusions au niveau du visage, des coupures dues aux éclats de verres et une légère commotion, m’explique-t-il.

 

  • Et le bébé, lui demandais-je, j’entends ma famille hoqueter de surprise.

 

 

 

 

Quand tu penses que le monde te tourne le dos,

Regarde bien, c’est surtout toi qui tourne le dos au monde !

(Inconnu)

 

 

 

 

 

 

Chapitre vingt-cinq

Bella

 

 

Il y a cinq mois j’ai eu peur de perdre Jasper car ce dernier n’a pas eu la réaction que j’espérais quand je lui ai dit que j’étais enceinte. En y repensant, nous n’avions jamais parlé d’avoir une famille ensemble et je le mets devant le fait accompli. Il y a cinq mois, j’étais dans ma voiture de patrouille et terminais d’écrire une contravention quand je me suis fais entrer dedans par une voiture, j’ai tellement eu peur de perdre mon enfant. Il y a cinq mois, le shérif est venu me voir à l’hôpital et m’a dit que je ne ferais plus de patrouille, qu’à partir de ce moment, j’allais faire du bureau. Je ne l’ai pas contredit comme je l’aurais fait avant. Mon futur enfant est plus important qu’un travail.

 

Je me souviens quand Jasper est entré dans la chambre d’hôpital, il m’a inspecté de la tête aux pieds pour ensuite mettre une main tremblante sur mon ventre et l’autre sur ma joue sans contusion. Il m’a embrassé tendrement sur les lèvres avant d’embrasser mon ventre. Il m’a dit qu’il n’avait jamais eu aussi peur de toute sa vie et de ne pas recommencer une telle chose. J’ai presque rit, je dis bien presque. J’ai passé la nuit sous observation et moniteur pour le bébé et j’ai été relâché le lendemain avec une semaine de repos complet avant de reprendre le travail.

 

J’en suis maintenant à sept mois et demi et tout va bien. Je n’ai pas voulu savoir le sexe de l’enfant malgré l’insistance de Jasper. Il a dit qu’en sachant le sexe de l’enfant, nous pouvons choisir un prénom, j’ai alors argumenté que nous pouvions choisir un prénom sans savoir si c’est un gars ou une fille. Depuis l’annonce de ma grossesse, Élise a changé, elle est plus chaleureuse, elle a même prise ma défense quand Rosalie a voulu dire quelque chose de méchant sur moi. Jasper croit que c’est dû à la venue du premier petit enfant. À vrai dire, je me fou de la raison, je suis juste contente que la relation entre nous s’est amélioré.

 

Il me reste deux semaines de travail avant d’être en congé préventif, mon médecin ne veut pas prendre de chance, il dit que j’ai besoin de repos avant l’accouchement. Je vais en profiter pour terminer la chambre de bébé, j’ai décidé de le mettre dans la chambre plage, c’est un décor reposant et apaisant. Quand il, le bébé, sera plus vieux, il choisira la chambre qu’il souhaite si le désir de changer se fait sentir. N’ayant pas de peinture à faire, il ne restait qu’à changer le mobilier. Tout est acheté mais rien n’est monté. Ce n’est pas drôle à dire mais nous manquons de temps. En plus de son travail, Jasper est très pris avec la fin des travaux au ranch et les nouveaux chevaux. Je ne connais rien en chevaux, mais il parait qu’ils ne peuvent pas seulement les laisser aller dans les champs.

 

Jasper m’a encore une fois demandé en mariage une semaine après l’accident, cette fois-ci il avait une bague et j’ai encore refusé. Je lui ai répété que je ne veux pas l’épouser parce que je suis enceinte. Élise et Jackson ne sont pas en accord avec moi, Rosalie non plus mais elle, on s’en fou. J’ai essayé de faire comprendre mon point de vue, mais ils ne veulent même pas essayer de comprendre, ils sont aussi têtus que des mules. Maintenant, quand l’un d’eux en parle, je change de sujet et Jasper n’a pas refait de demande. Je crois que je l’ai froissé dans son amour propre. SI, il ose me le redemander une troisième fois, après la naissance du bébé, je vais accepter.

 

OoOo

 

Je suis en congé depuis deux semaines et j’ai finalement terminé de monter et placer les meubles de la chambre de bébé. Jasper m’a aider avec l’assemblage mais j’ai tenu à faire le reste seule. Il n’était pas d’accord, il disait que ce n’était pas bon pour moi de forcer après les meubles et bla bla bla. À cause de l’accident que j’ai eu dans les débuts de ma grossesse, mon médecin m’a fortement recommandé de ne plus courir à cause des coups que ça donne au ventre à chaque pas. J’ai donc troqué la course pour la marche, au début ça allait, mais quand mon ventre a commencé à paraitre, Jasper m’a demandé de ne plus m’éloigner, j’ai donc pris l’habitude d’utiliser le tapis roulant qui était au sous-sol. Mais encore une fois, Jasper qui avait peur que je tombe dans l’escalier, a fait installer le tapis dans un coin du salon.

 

Éléazar m’a contacté pour me demander s’il était possible de refaire une exposition des toiles de ma mère, je me suis rendu à Houston pour le rencontrer et en discuter. À mon retour, c’est un Jasper inquiet et en colère qui m’attendait, il a commencé à dire qu’il aurait pu m’arriver quelque chose comme avoir un accident, ou accoucher avant mon temps. J’ai été faire l’erreur de lui dire que je peux avoir un accident simplement en allant à l’épicerie. Je ne peux plus aller à l’épicerie sans être accompagnée. Quand il a commencé à téléphoné à la maison aux heures, j’ai craqué.

 

Je lui ai crié dessus pendant une heure et quand j’ai arrêté, il m’a dit qu’il ne m’en voulait pas, que c’était surement les hormones. J’ai eu envie de lui en faire voir des hormones en lui mettant mon poing dans son beau visage, mais au lieu de ça, j’ai été m’enfermer dans notre chambre, refusant de lui ouvrir malgré ces demandes insistante. J’ai ouvert la porte pour laissé entré Charlotte, je me souviens de voir son visage horrifier quand je lui ai conté ce qui m’arrivait. Elle ne m’a rien dit, elle s’est contenté de sortir de la chambre et je l’ai entendue engueuler Jasper, qui est venu s’excuser par la suite.

 

Il essaie, je dis bien essaie d’être moins protecteur, non ce n’est pas le bon mot. Il essaie d’être moins paranoïaque, c’est ça le bon mot pour décrire Jasper. Il m’a fallu beaucoup de persuasion et l’aide de Peter et Jackson pour le convaincre d’aller passer la fin de semaine avec eux à un rodéo qui a lieu dans l’état voisin. Dit comme ça, ça parait loin mais en réalité, il n’est qu’à quelques heures de route de la maison et comme je ne suis pas dû pour accoucher avant deux semaine encore… Disons simplement qu’il m’a fait une liste de recommandation avant de partir, comme si j’en avais besoin. Il me conseil d’utiliser l’escalier seulement si c’est nécessaire, de prendre mon camion qu’en cas d’urgence, que si je désire sortir de prendre un taxi. Il me conseil aussi de mettre le tapis de caoutchouc dans le fond de la douche, un bain est trop dangereux, je peux glisser en sortant. Il me dit aussi de ne pas trop manger de mal bouffe, ce n’est pas bon pour le bébé. En lisant ça, je me suis frappé le front en me disant pauvre Jasper. Je me demande comment il va réagir quand le bébé sera là. Je me demande s’il va être le genre de père à rouler vingt kilomètre de moins que la limite permise ?

 

Je suis retournée à Forks pour le mariage de Leah et Paul, ils n’ont pas pu se marié selon la tradition Quileute. Le père de Leah étant chef de la tribu, les a bannis, le con. Donc ils se sont marié civilement, j’ai servit de témoin pour Leah et Jared pour Paul. Sue et Seth ont assisté à la cérémonie, sans l’approbation d’Harry bien sur. La petite famille se porte bien, depuis les rénovations sur la maison, Paul a de plus en plus de contrat ce qui fait que Leah peut rester à la maison et s’occuper des jumeaux. Elle a eu deux petits garçon, Colin et Brady , deux petits anges cornus qu’elle m’a dit. Je n’ai pas eu la chance d’y aller quand les enfants sont nés, je n’avais plus de congé et après l’accident, Jasper n’a jamais voulu qu’on y aille.

 

Quand j’ai rencontré mon médecin pour la première fois, je lui ai demandé qu’elles étaient ces croyances sur le fait de laisser vivre la mère ou l’enfant, il m’a regardé étrangement, Jasper a soupirer un peu avant de me donner un petit sourire. Il m’a dit que cette question ne se pose pratiquement plus aujourd’hui car avec l’avancé technologique, il est rare que la mère risque la mort lors de l’accouchement. J’ai poursuivit la rencontre avec lui et quand il a fallu répondre aux questions sur les antécédents familiaux, je lui ai donné un numéro de dossier. Je ne peux même pas décrire son visage quand je lui ai donné. Il m’a dit qu’il allait le cherché, je lui ai donné un petit sourire innocent et je lui ai dit qu’il faut qu’il se rendre aux archives de l’hôpital. Il a alors vérifié dans son ordinateur et il a bien vu que j’avais raison. Il a alors envoyé une infirmière le chercher. Quand il a eu le dossier dans les mains, il l’a rapidement feuilleté et m’a dit qu’il avait les renseignements qu’il avait besoin du coté maternelle. À la fin de la rencontre, il nous a dit que le médecin qui a assisté à l’accouchement de ma mère fut radier quelques années après ma naissance, trop de patiente sont décédée lors de leur accouchement.

 

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Jasper

 

Je sais que j’exagère avec la sécurité de Bella, je sais que je la fait chier quand je le fais, mais si je ne le fais pas qui le fera ? Surement pas elle, elle croit qu’elle peut tout faire comme avant, mais je l’ai vue moi se tenir à la rampe de l’escalier en allant se coucher. Je l’ai vue s’arrêter de marcher pour reprendre son souffle, je l’ai vue presque perdre pied en sortant du bain. Elle pense que j’exagère quand je lui dis de ne pas conduire, je sais qu’elle ne dort pas bien et j’ai simplement peur que sa concentration soit moindre par son manque de sommeil. J’avoue, j’exagère, mais Bella a tellement une tête de cochon qu’en exagérant mon comportement, elle faisait plus attention.

 

Qui à part moi demande une fille deux fois en mariage et se fait dire non par deux reprise. La première fois que je lui ai demandé de m’épousé, je l’ai fait car elle venait de m’annoncer qu’elle était enceinte et que je voulais bien faire les choses. La seconde fois, ce n’étais pas à cause de la grossesse, mais j’ai eu tellement peur de la perdre avant de savoir qu’elle allait bien suite à son accident. Peter m’a dit que si je voulais un troisième refus de lui demander pendant l’accouchement, comme si j’étais assez con pour faire une telle chose. J’ai trop entendu d’histoire de femme qui gueule, menace de ne plus avoir de relation ou de castration, je me suis promis de ne rien dire, d’être là et lui tenir la main, comme ça si elle m’engueule je pourrai dire que je n’ai rien fait.

 

Mes parents ont été aux anges quand ils ont sus pour la grossesse, ils ne comprennent pas que Bella ne veuille pas m’épouser. Ils sont de la vieille école, pour eux, c’est les fréquentations, ensuite le mariage et après les enfants. Ils tolèrent que comme Peter, je me suis installé avec Bella sans qu’on soit marié, mais en ce qui concerne les enfants, ils ne veulent changer d’idée. Autant mes parents ont bien pris la nouvelle, autant Rosalie a piqué une crise. Elle ne tolère juste pas que Bella soit enceinte et qu’elle, elle ne puisse plus en avoir après en avoir perdu un. Ce n’est pas de notre faute ce qui arrive, ce n’est pas une raison pour dire ce qu’elle a dit. Pour une fois, ma mère ne l’a pas ‘’appuyé’’, je dirais.

 

Ma mère a déjà commencé à faire une couverture pour le bébé, comme sa mère a fait pour chacun de ces petits-enfants et sa mère avant elle. Et comme les femmes de la famille avant elle, elle le fait à la main. Elle a été acheté toutes sortes de retailles de tissus et les a cousus ensemble, le résultat final est surprenant, en tout cas ma couverture l’est. Mère ne veut pas qu’on le dise à Bella, elle dit que c’est une surprise, je respecte ça et quand Bella saura que ma mère l’a fait elle-même et que c’est une tradition, je suis certain qu’elle sera contente.

 

Bella, avec l’aide de mon père et mon frère, m’a convaincu de partir pour la fin de semaine pour assister à un rodéo. Je n’ai pas vraiment été difficile à convaincre, j’avais envie de venir, c’est juste que je ne voulais pas laisser Bella seule, elle peut accoucher à n’importe quel moment. Bella m’a convaincu en me rappelant son dernier rendez-vous chez son médecin. Ce dernier nous a dit que rien n’avait commencé, il a même suggéré qu’on fasse l’amour plus souvent, supposément que ça aide à faire avancer les choses. Ce que nous avons fait et faisons encore. Il est certain que les positions sont quelque peu limitées, mais c’est toujours aussi agréable et bon. Je ne le dirai jamais à Bella pour ne pas la peiné mais j’ai hâte de pouvoir lui faire l’amour avec moi sur le dessus, debout avec son dos au mur ou elle assise sur une table. Même la prendre par en arrière sauvagement. Ce n’est pas que les positions qu’ont fait ne sont pas bien, c’est juste que ça revient toujours au même.

 

 

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Bella

 

Je me réveille et regarde l’heure, il est cinq heure du matin, je me tourne sur le coté voulant me rendormir, je trouve qu’il est trop tôt pour me lever. En me tournant je ressens une légère douleur au ventre, je grimace un peu et me caresse le ventre en disant à l’enfant à l’intérieur que tout va bien. Je reçois un léger coup, je souris et ferme les yeux. Je ne réussi pas à me rendormir car j’ai une autre crampe, je regarde l’heure et ça fait quinze minutes. Je respire pour me calmer et je ne panique pas, je me dis que je vais attendre et voir ce qui va se passer. Quinze minutes plus tard, une troisième crampe, je dépose ma main sur mon ventre et il se durcit légèrement durant la dernière crampe. Je repense à ce que j’ai lu dans les livres et à ce que mon médecin m’a dit, ce ne sont pas des crampes normal, ce sont des contractions. Je sors du lit et je vais m’assoir dans le rocking chair, une main sur mon ventre et de l’autre je tiens ma montre. Sur une feuille, j’inscris l’heure, la durée, l’intensité et temps entre chaque contraction, de cette façon, quand j’irai à l’hôpital, je pourrai leur remettre la feuille.

 

Entre deux contractions, je regarde à l’extérieur, souhaitant voir le soleil se lever, ou du moins en parti quand je découvre un ciel gris et menaçant et les arbres se balancer vivement dû au vent. Je n’aime pas ça, je n’aime pas ce vent qui, d’après la cime des arbres, change de direction et devient de plus en plus fort. Je prends le livre que je suis entrain de lire, j’ai déjà lu et relu la série mais j’aime toujours ça. Qui peut dire qu’il n’apprécie pas le jeune sorcier Harry, et oui, moi Isabella Swan, la supposé dure à cuire, craque pour la série d’Harry Potter, Jasper a bien rit quand il l’a sus.

 

Ça fait maintenant deux heures que j’ai des contractions aux quinze minutes, la différence est qu’elles sont un peu plus longue et plus forte en intensité, mais le tout est très supportable. La pluie c’est maintenant jointe au fort vent, ce qui fait qu’elle aussi est poussée. Je me concentre sur ma lecture pour essayer d’oublier la température extérieure, ce qui fonctionne, pour l’instant.

 

Après trois heures de contractions, je rejoins mon médecin et lui explique que j’en suis maintenant au douze minutes, il me dit d’attendre d’être au cinq minutes avant de me rendre à l’hôpital ou si je perds les eaux. Je lui parle de ma crainte en ce qui concerne la température et il me dit de ne pas m’en faire, qu’un peu de pluie et de vent n’ont jamais tué personne ou empêcher une femme d’avoir un enfant. Je le remercie et m’excuse de l’avoir dérangé, il me dit qu’il est là pour ça. Je ne le crois pas, mais bon.

 

Le vent est de plus en plus fort, en plus de voir les arbres plier sous la force du vent, je l’entends siffler par les fenêtres et frapper la maison. À certain moment, j’ai l’impression que le revêtement extérieur et de toiture allaient arracher. Je n’aime pas ça, pourquoi j’ai insisté à ce que Jasper aille au à ce foutu rodéo ?

 

J’essaie de rejoindre Élise qui n’est pas à la maison, c’est ce que Rosalie me dit. J’explique alors à Rosalie que j’ai des contractions aux dix minutes maintenant et que la température m’inquiète. J’ai naïvement pensé qu’elle allait, pour une fois, être gentille envers moi, mais au lieu de ça, elle commence à rire du fait que j’ai peur d’un peu de vent et de la pluie, c’est ce qu’elle dit avant de couper la communication. J’essaie de rejoindre Jasper, je sais qu’il est loin et qu’il ne pourra pas être ici à temps pour me conduire à l’hôpital, mais peut-être que sa voix me rassurera. Son cellulaire est fermé, je laisse donc un message. J’essaie Peter et Jackson et tout comme Jasper, leurs cellulaires est fermés.

 

Un énorme craquement me fait sursauter, un arbre vient de tomber tout près de la maison. Je décide de me rendre à l’hôpital, me foutant totalement qu’il soit trop tôt pour eux, je ne reste pas ici. Je prends mon sac qui contient des vêtements de rechange, des couches, des pyjamas, un savon, deux serviettes et un paquet de serviette ainsi que une copie de mon dossier. Je suis contente que mon camion soit dans le garage, je n’ai pas à marcher sous cette pluie. J’attends qu’une contraction soit passée avant d’enclencher la marche arrière pour sortir su garage.

 

J’ai toujours aimé que ma maison soit éloigné de la route et de ne pas réellement avoir de voisins, mais aujourd’hui, je n’aime vraiment pas ça. À mi chemin entre la maison et la route, un arbre est tombé en travers de la route, je ne peu plus avancer, tout ce qui me reste à faire est de retourné à la maison. Je réussi à revenir à la maison en me demandant ce que j’allais faire.

 

C’est en voyant l’imperméable de Jasper que j’ai l’idée de me rendre au ranch avec le tout terrain, je sais que c’est fortement déconseillé dans mon états, mais je me dis que ça ne pourra pas empirer mon état et que de toute façon, c’est un cas de force majeur. J’enfile le pantalon imperméable, le blouson et des bottes de pluie et sors de la maison, le tout terrain est dans le petit garage derrière la maison. Je me rends finalement au garage, mais le tout terrain n’est pas là. C’est là que je me souviens que Jasper l’a laissé au ranch. Je retourne à la maison en maudissant tout les saints du ciel de me faire une chose comme ça.

 

  • Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour mériter une telle chose ? Hurlais-je en regardant le ciel.

 

Au même moment, une contraction me fait courber l’échine et un coup de tonner se fait entendre. Je retourne à la maison le plus rapidement possible et enlève l’imperméable. Je décroche le téléphone fixe pour essayé de rejoindre Élise encore une fois, pas de tonalité, la ligne est coupé. Je ne me décourage pas et prends mon cellulaire, je réalise que si ma ligne est coupé dû à l’orage, celle des Whitlock doit l’être aussi. J’essaie le cellulaire d’Élise, toujours rien. Je hurle ma frustration quand un liquide chaud me coule le long des jambes. Je regarde au sol et je vois une flaque claire.

 

  • Christ, dis-je entre mes dents serré. Qu’est-ce que je fais maintenant ? Me demandais-je à voix haute.

 

Comme poussé par une force extérieure, je me rends dans le bureau et y trouve, peut-être, la réponse à ma question. Je prends mon cellulaire et la personne répond, je soupire et je lui explique que j’ai des contractions depuis cinq heures ce matin et que j’ai perdu mes eaux, la personne me dit de me rendre à l’hôpital, je lui crache alors que je ne peux pas car un arbre est tombé dans le chemin qui me mène à la route. Je l’entends soupirer et me dire qu’il sera là dans une heure, car il devra faire une partie de la route à pied. Je lui dis que la porte sera déverrouillée et que je serai dans mon lit à l’étage. Il me dit de quoi il aura besoin, je confirme que tout sera près, le remercie et coupe. Au bas de l’escalier, j’ai une autre contraction et je perds encore un peu de liquide, faut croire qu’il en restait, me dis-je. Je monte lentement à ma chambre, m’arrêtant à mi-chemin en me tenant fortement à la rampe. Une fois la contraction passé, je termine mon assenions. Je sors ce qui m’a été demandé, me disant que s’il manque quelque chose, il n’aura qu’à se servir lui-même.

 

Félix, le docteur un peu louche arrive finalement, trempé, il va à la salle de bain et revient en portant un habit bleu que les infirmières portent. Il met des gants et me dit qu’il doit m’examiner, je soulève les genoux, colle mes pieds et fait descendre mes genoux sur le matelas. Déjà qu’un examen gynécologique n’est pas agréable, ça l’est encore moins quand c’est un homme qu’on ne connait pas et avec des contractions. Il me dit que mon col est effacé à quatre-vingt-dix pourcents et dilaté à six et demi. Il me demande ensuite si j’ai essayé d’appeler pour une ambulance ou même les pompiers, je secoue la tête, il soupire et le fait devant moi. Il soupire encore en me disant que les services d’urgences sont débordés et qu’ils vont faire ce qu’ils peuvent quand ils pourront.

 

  • BELLA, entendis-je crier. Je regarde le doc qui va se placer dans le cadre de porte. BELLA, je reconnais Peter.

 

  • DANS MA CHAMBRE, criais-je en retour.

 

Peter arrive rapidement et regarde le doc étrangement avant de venir à mes cotés. Il me demande comment je vais et avant même que je n’ai le temps de dire quelque chose, une contraction passe. Je ferme les yeux et essaie de respirer comme je l’ai appris dans les cours prénataux. Peter me caresse le dessus de la tête, geste que j’accueil avec joie, c’est tellement agréable de ne plus se sentir seule.

 

Le doc demande à Peter comment il a fait pour se rendre jusqu’ici, il répond qu’il est venu à cheval. Il précise qu’il a eu de la difficulté car l’animal n’a pas réellement apprécier d’être à l’extérieur. Il ajoute qu’il a placé le cheval dans le garage du tout terrain, il dit que ce n’est pas l’idéal mais au moins, l’animal y est à l’abri. Le doc lui parle de l’arbre tombé entre le chemin et ma maison. Peter dit qu’il s’en occupe.

 

  • Peter, attirais-je son attention. Pourquoi es-tu ici sans Jasper ? Lui demandais-je.

 

  • J’ai eu un pressentiment qui me disait de revenir à la maison. J’ai parlé avec Jasper, il est en route, il fait le plus rapidement qu’il peut. Je vais aller m’occuper de l’arbre, dit-il en sortant de la chambre.

 

Jasper est en route. Jasper s’en vient. Je me répète cette phrase entre chaque contraction qui sont maintenant aux deux minutes et dure plus de quarante-cinq secondes.  Peter prends près d’une heure à revenir à la maison, il dit qu’il n’a pas tout enlevé, mais assez pour qu’on puisse circuler facilement. Je lui demande s’il a eu des nouvelles de Jasper, il me dit que Jasper et Jackson ont dû faire un détour. Un pont s’est effondré dû à la tempête qui fait rage à la grandeur de l’état. Comme Peter termine sa phrase, le courant manque. Peter se passe une main dans le visage et dit qu’il va aller voir pour la génératrice, je lui dis que ma génératrice va prendre le relais après cinq minutes de manque de courant.

 

Peter va à la salle de bain et revient avec une petite bassine et une débarbouillette. Il s’installe à coté de moi et éponge mon visage et mon front. Il demande au doc s’il peut me donner quelque chose contre la douleur, le doc lui dit qu’il ne peut pas, car ce qu’il a avec lui ne serait vraiment pas bon pour le bébé. Les contractions sont maintenant aux minutes, dure une minute et font un mal de chien. Le doc m’examine, il soupire et dit qu’il va falloir que je pousse. Il va à la salle de bain et revient avec des serviettes qu’il dispose sous mes fesses et entre mes jambes. Il retourne à la salle de bain et se lave les mains, il revient et enfile une paire de gant propre. Il demande à Peter de s’assoir derrière moi, je dois appuyer mon dos à son torse.

 

  • Est-ce que tu veux que je reste ? Me demande Peter.

 

  • Si tu ne fais pas de blague sur le fait que tu as vue mon gros cul poilu, lui dis-je en souriant un peu.

 

  • Tu n’as pas un gros cul, me dit-il souriant.

 

Avec l’aide du docteur Félix, je réussis à me redresser pour que Peter puisse se placer derrière moi. J’appuie mon dos sur son torse et le doc va se placer entre mes jambes, il m’examine une dernière fois et me dit qu’à la prochaine contraction  je pousse.

 

 

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Peter

 

Je l’avais dit à Jasper qu’il fallait revenir, qu’il avait quelque chose qui n’allait pas à la maison. Il m’a dit que si c’était vrai, quelqu’un nous aurait rejoins. Il n’a pas tort, mais pour ça, il faut que nos téléphones soient ouverts. J’étais déjà en route quand j’ai pris son message, au même moment, l’homme de la météo à la radio parle de la méga-tempête qui s’abat sur le Texas. Je rejoins mon père et il me dit que lui et Jasper ont eu le message de Bella, je leur dit au sujet de la tempête et d’être prudent. Comme je suis parti quelques heures avant eux, je suis certain d’arriver en premier.

 

Je prends le petit chemin qui conduit chez Bella quand je vois une voiture sur le coté et un arbre qui bloque le chemin. Je fais un demi tour et me rend directement à la maison, ou Rosalie est seule. En me voyant enfiler un imperméable, elle me demande ce que je fais à vouloir sortir dans une telle température. Quand je lui ai dit que je devais me rendre chez Bella, elle me dit qu’encore une fois, Bella a trouvé le moyen d’attirer l’attention. Elle ajoute qu’après le téléphone de Bella, elle a bien rie. Je la regarde comme la folle qu’elle est, mais je ne dis rien. Ça ne sert à rien de gaspiller ma salive et mon temps pour cette femme que je ne connais pas.

 

J’ai eu envie de prendre le tout terrain de Jasper, mais je me suis dit qu’il allait en avoir besoin, je selle rapidement un cheval et prend la direction de chez Bella. La tempête rend le cheval nerveux, mais je me rends quand même chez Bella, je laisse le cheval dans le garage, l’essuie avec une couverture éponge, le couvre avec une couverture sèche et j’entre finalement dans la maison, je remarque une flaque de liquide sur le plancher dans la cuisine et une autre plus petite au bas de l’escalier.  Je vais rapidement rejoindre Bella, surpris d’y voir Félix, le doc véreux de la ville. Le doc me pose quelques questions et me dit qu’il a prévenu les services d’urgences, mais il ne sait pas quand ni comment ils vont pouvoir venir. Je caresse un peu la tête de Bella quand je la vois fermer les yeux et émettre une légère plainte.

 

Après quelques mots mot échangé au sujet de Jasper, je vais au garage, trouve la scie à chaîne et monte dans le camion de Bella. J’arrive rapidement et coupe l’arbre en deux, attache une moitié derrière le camion et le tire jusqu’à ce qu’il soit en parallèle avec le chemin. Je fais sur qu’une ambulance puisse passer. Je communique avec Jasper pour lui dire ce qu’il se passe ici, il me dit qu’ils doivent faire un détour, un pont à été arracher. Il dit qu’ils font le plus vite possible, mais qu’avec le détour, il ne sait pas quand il sera là.

 

Je retourne à la maison et monte à l’étage. Je dis à Bella ce qui se passe avec Jasper et comme je termine tout devient plus noir. Bordel de merde, p’tit Jésus en couche culotte dans un bordel, ce n’est pas possible d’être malchanceuse comme ça. Quand j’ai dit que j’allais vérifier la génératrice et que Bella m’a dit qu’elle partirait seule dans quelques minutes, je ne lui ai pas dit que je le savais, je voulais seulement sortir quelques secondes.

 

En regardant bien Bella, je remarque qu’elle a des gouttes de sueur qui lui coule le long des tempes et quelques cheveux collé dans son front et son visage. Je vais chercher de l’eau fraîche pour l’éponger un peu. Je me suis souvenu que ma mère nous faisait ça quand nous étions petits et qu’ont faisaient de la fièvre. Le doc examine Bella et lui dit qu’il est temps pour elle de pousser, le doc m’ordonne alors d’aller m’installer derrière Bella pour qu’elle puisse s’appuyer sur moi. J’ai apprécié qu’elle essaie de faire de l’humour en réponse à ma question. Le doc aide Bella à se redresser et je me faufile derrière elle, mettant une jambe de chaque coté. Elle s’appuie sur moi en déposant sa tête sur mon épaule.

 

  • T’es où Jasper, me demandais-je dans ma tête.

 

Le doc s’installe entre les jambes de Bella et lui dit qu’à la prochaine contraction elle devra pousser. Bella se redresse et pousse tout en plantant ces doigts dans mes cuisses. Elle se laisse aller et s’appuie sur moi et reprend son souffle, je lui prends les mains dans les miennes, je préfère qu’elle me casse quelques doigts qu’avoir les cuisses massacré. Elle se redresse encore une fois et cesse de respirer pour pousser et me serre les doigts, bordel que ça fait mal. Quand elle s’appuie, je lui éponge le front tout en bougeant un peu les doigts. Je ne sais pas combien de temps se passe et j’espère sincèrement que Jasper arrive avant que son enfant naisse. Le doc dit à Bella qu’à la prochaine contraction il faut qu’elle donne tout ce qu’elle a car il faut sortir la tête. Un peu curieux, j’avance mon torse quand Bella se redresse et…

 

  • Putain de merde, dis-je en voyant une minuscule tête apparaitre entre les jambes de Bella.

 

Je reste dans cette position comme hypnotisé par ce spectacle, le doc tourne légèrement la tête et passe ces doigts autour du cou. Bella se penche un peu plus vers l’avant et d’une main, elle touche la tête, de son autre main, elle prend une de mes mains et l’amène pour toucher. Je la laisse faire. Le doc sourit un peu et dit qu’elle doit faire sortir l’enfant à la prochaine poussé. Je vois de la détermination dans le regard de Bella, elle cesse de respirer et pousse, quand les épaules du bébé passe, elle lâche un cri, ce qui nous surprend un peu. Bella s’appuie sur moi et c’est là que nous entendons un pleure d’enfant.

 

  • C’est une fille, dit le doc souriant.

 

  • On a une petite fille, dit Jasper du cadre de porte, mon père juste derrière lui.

 

Il s’approche de nous et je me sens mal d’être là ou je suis. Il embrasse Bella sur les lèvres et me sourit avec des larmes dans les yeux. Le doc dépose ma nièce sur le ventre de Bella qui est toujours appuyé sur moi et l’essuie. La petite pleure et Bella lui parle doucement sous le regard attendrit de Jasper. Le doc tend une sorte de ciseau à Jasper et lui demande s’il veut couper le cordon, ce qu’il fait. Bella doit pousser une dernière fois pour faire sortir le placenta, une fois fait, le doc demande pour examiner la p’tite. Comme il termine son examen, des ambulanciers entrent dans la chambre. Bella et la p’tite sont couvertes d’une couverture chauffante et sont emmener à l’hôpital pour un examen plus approfondit.

 

Jasper me remercie d’avoir été là pour Bella et monte dans l’ambulance avec elles. Mon père me dit qu’il est fier de moi. Je lui demande à quel moment ils sont arrivés, il me dit qu’ils sont arrivé juste à temps pour voir la p’tite sortir. Je retourne au ranch avec mon père, nous allons revenir chercher le cheval avec une remorque à chevaux, je me promets de lui donner des morceaux de sucre, il l’a bien mérité.

 

 

 

Ne fuis pas en avant tout au long de ta vie de sorte que tu oublies d’où tu viens.

La vie n’est pas une course, mais un voyage dont il faut savoir goûter chaque étape !

(Inconnu)

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017