Lien du sang, Lien du coeur

 

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Chapitre 16

 

PDV ASTORIA

 

Mes mains se ferment sur celle d' Hermione quand je les ressens dans ma tête, qui j'ai l'impression, va exploser.

Même si je suis à bout, ce n'est pas fini, je dois au moins les stabiliser, un peu... Ou alors, je dois faire en sorte que ma tête n'explose pas.

Sous la douleur, je lâche les mains d' Hermione et me prend la tête.

 

- Reste concentrée sur eux. Ne rentre pas en conflit. Plus tu vas te battre, plus ils vont se défendre.

 

Facile à dire... Mon corps est en ébullition. Bizarrement toute ma fatigue s'est envolée. Je sens la main d' Hermione sur mon front.

 

- Chut, détend toi, je sais ce n'est pas facile, rajoute t' elle sous ma grimace.

 

Je ne lui réponds rien, je crains que si j'ouvre la bouche je me mette à hurler tellement fort que tout Poudlard m'entendra.

Ma soirée avec Harry aurait été tellement mieux. Curieusement, j'ai eu quelques secondes de répits dans ma tête, comme si je les avais apaisé. Faut il que je pense à mon ami pour avoir un peu de calme ? Apparemment oui, cela marche, je me détends légèrement et pense à lui.

 

- Voilà, tout va bien aller petite sœur.

 

Sa voix me semble lointaine, comme si je m'éloignais d' elle, pourtant je sens toujours sa main sur mon visage.

 

- Non pas maintenant ! Dit elle paniquée. Laissez lui du temps !

 

Mon cœur bat plus vite, de quoi parle t' elle ? Des Dragons ? Pourquoi je me sens m'éloigner ? Les douleurs dans ma tête reviennent plus brusquement. J'étouffe un gémissement de douleur.

 

- Saphir, empêche là ! Rubis, non !

- Herm... Ione, dis je dans un souffle.

- Je suis là ma petite Astoria, chut, reste calme. Tout se passe bien.

 

La tempête qui se déroule dans ma tête me fait mal, mais je commence à m'y habituer. Était ce comme ça pour Hermione ? Je comprends qu'elle fasse autant de dégâts. Toute cette puissance magique qui coule dans mes veines, dans mon corps, dans ma tête, je sais que je pourrais créer des dégâts.

 

Il se passe quelque chose de bizarre, comme si quelque chose ou quelqu'un essaye de pénétrer dans mon esprits. Mes doigts se re serrent sur mes cheveux, je suis presque sur le point de les arracher.

 

- Bande d'idiots, entendis je marmonner.

 

Hermione qui d'autre. Mais, de qui parle t' elle ?

Cette intrusion se fait plus forte, plus insistante et surtout plus douloureuse.

 

«  Bonjour Astoria, entendis je.

 

A qui appartient cette voix grave qui me fait me sentir bizarre ? La panique monte de plus en plus, je ne vais pas tenir longtemps. Je sens que le barrage va céder.

 

« Tu es forte, continue comme ça.

 

Une autre voix. A qui appartient t' elle ? Celle là est plus féminine. Des sentiments contradictions me submergent. Je sens que je peux lui faire confiance mais l'autre partie, plus importante, panique d'avoir des personnes dans sa tête.

Je n'arrive pas à raisonner correctement. Je n'arrive même pas comprendre ce que me dit Hermione. Émotionnellement, je suis à bout. Toute cette pression dans ma tête, ces voix qui continuent de me parler pour me calmer mais je crois que cela aggrave les choses, je n'arrive pas à leur dire de se taire. J' arrive de moins en moins à me concentrer. Les pouvoirs se déchainent et j'ai l’impression qu' ils « tournent » de plus en plus vite, comme s'ils cherchaient le moyen de se libérer de leur prison. Ils « frappent » contre ma tête. Plusieurs fois j'arrive à encaisser le coup mais la prochaine je ne suis pas sûr d'y arriver.

Que se passera t' il si je ne me maitrise pas ? Hermione me l'a dit mais je n'arrive pas à me souvenir de ces mots.

Un gémissements incontrôlé sort de ma bouche après une attaque assez puissante. Je fais le plus de vide dans ma tête pour me détendre. Une onde magique sort de mon corps, je me sens mieux. Par contre j'ai entendu des bruits de verres brisés, du bois qui se cassent, une secousse au sol.

Mais je n'y prête pas attention, je me sens mieux d'avoir libérer cette énergie. Je dois recommencer.

 

- Et merde ! Entendis je. Astoria ! Non !

 

Pourquoi ? Je me sens mieux, je veux recommencer.

 

- Fait chier !

 

J'entends d'autres bruits que je n'identifie pas. Par contre je ne ressens plus rien autour de moi, comme si rien ne me touchait. Curieuse, j'arrive à entre ouvrir les yeux. Je flotte dans les airs et me dirige vers la fenêtre où Hermione est à coté.

 

Que fais tu ? Ai je en vie de lui dire, mais je ne peux pas les pouvoirs se battent encore pour sortir. Malgré moi, je le laisse échapper.

 

- Punaise ! Astoria ! Ouvre les yeux ! Reviens avec moi !

 

Je ne veux pas, je veux encore me sentir bien, me laisser emporter par cette vague de magie.

 

- Zut. Tant pis pour toi !

 

Je sens que je suis déplacée rapidement. L'air frais me pique le visage. Par la force des choses j'ouvre les yeux et me vois tomber rapidement vers le sol. Avant de le percuter violemment, je suis réceptionner par un dragon.

 

« Ravie de faire ta connaissance Astoria, moi c'est Rubis, ton dragon.

 

Encore cette voix. C'est quoi ce bordel ? Hermione m'avait dit qu'elle leur parlait mais ça fait bizarre et pourquoi je ne peux pas répondre ?

 

- Ça y est, tu es calmée ? Tu as repris tes esprits ?

 

Jetourne brusquement la tête vers la droite pour voir ma sœur chevaucher un dragon, le sourire aux lèvres.

 

- Quoi Miss je sais tout ne trouve rien à re dire ?

- Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi tu m'as jeté par la fenêtre ? Tu es malade !

- Saphir, ramène nous à la tanière.

 

Les quatre dragons font demi tour, je m'accroche comme je peux sous le regard moqueur de ma sœur que je fusille du regard mais elle ne me voit pas et continue de rigoler.

Au moins je ne pense plus à ma tête douloureuse et le chantier qui se passe dedans. Rubis se pose le plus doucement - enfin je crois - au sol. Mais n'ayant pas l'habitude je glisse de son dos pour me retrouver les fesses sur un tas de pailles.

 

- Tu m'expliques pourquoi tu m'as jeté par la fenêtre ? Tu aurais pu me tuer !

- Ne soit pas sotte, veux tu ?

 

Hermione s'installe confortablement contre le ventre de son dragon. Je m'installe dans un coin libre n'étant pas à l'aise avec eux. Après tout même si je les avais déjà vu à la maison, je n'ai jamais été aussi proche. Nous n'avions pas le droit de les approcher et honnêtement cela me rassurait. Ils sont si imposant et bruyant. Leur grognement sont assez flippant même si ils ne me feront jamais de mal.

 

- Tu t'étais perdu.

 

PDV HERMIONE

 

Je vois bien qu'elle a du mal à se concentrer mais après une bonne demi heure elle y arrive enfin. Pour moi c'est plus facile, je n'ai pas fais grand chose, les pouvoirs savent où ils doivent aller. Ils sont prêts, ils attendent dans mes mains, là ou je les ai aidé à se placer. Ceux qui restent dans ma tête tournent un peu, cherchant leurs repères mais j'arrive à les stabiliser rapidement.

Dieu merci.

Après ce qui me semble être des heures, je sens les pouvoirs me quitter pour la rejoindre. La sensation est bizarre comme si une partie de mon corps était arrachée alors qu' au départ c' était plus comme un troisième bras.

Tout se passe bien, elle arrive à les faire remonter facilement. Je ne les sens plus mais je garde ses mains dans les miennes, il ne faut pas briser sa concentration.

 

Je peux me permettre d'ouvrir les yeux, le transfert a été fait à temps, de toute façon je ne doutais pas de sa réussite. Il ne peut pas en être autrement, maintenant je le sais.

Je l'observe, elle a l'air de souffrir, la sueur coule sur son front. Soudainement, sa prise se raffermi, une grimace de douleur lui déforme le visage avant qu'elle prenne sa tête entre ses mains.

C'est maintenant que les choses sérieuses vont commencer.

 

- Reste concentrée sur eux. Ne rentre pas en conflit. Plus tu vas te battre, plus ils vont se défendre. Chut, détend toi, je sais ce n'est pas facile, dis je en lui caressant le front.

 

Je ne peux rien faire d'autre que d'être là et attendre qu'elle se détende. Je n'aime pas être dans ce genre de situation.

 

- Voilà, tout va bien aller petite sœur.

 

« Ils veulent lui parler, entendis je Saphir. Ils sont impatient.

 

Je ne peux plus entendre Quartz et Rubis. Les dragons me l'ont expliqué. Lorsque je « perds » les pouvoirs je ne peux plus communiquer.

 

- Non pas maintenant ! Laissez lui du temps !

 

Ma sœur gémit de douleur.

 

- Saphir, empêche là ! Rubis, non !

 

Je cris après Rubis même si je ne l'entends plus. C'est un gros inconvénient.

 

- Herm... Ione.

- Je suis là ma petite Astoria, chut, reste calme. Tout se passe bien.

 

« Je ne peux pas, ils forcent le passage.

« Essaye encore de les calmer.

« Ils sont têtus. Rubis force le passage et Onyx la suit dans tout ce qu'elle fait.

 

- Bande d'idiots.

 

Je continue de parler à ma sœur mais je la sens loin de moi, les dragons lui parlent, elle s'agite, elle souffre. Les pouvoirs commencent à prendre le dessus, elle de débat contre eux. Je vois des étincelles qui commencent à sortir de ses doigts, elle n'en a pas conscience. Je sens qu'elle va exploser, d'ailleurs c'est ce qui se passe. L'onde magique détruit tout ce qu'il y a dans l'appartement, les vitres, les meubles sont repoussés avant d'être détruits. J'imagine que les murs ont même tremblés. Heureusement que je suis immunisée contre leur magie sinon j'aurai été broyée mais je suis quand même décoiffée.

 

- Et merde ! Astoria ! Non !

 

Elle va recommencer et à chaque fois cela deviendra de plus en plus puissants.

 

- Fait chier !

 

Je réfléchi le plus vite possible, il faut que je l'éloigne de Poudlard. Et vu qu'elle ne revient pas à elle même, je vais devoir lui créer un choc. J'ouvre brusquement ce qui reste de la fenêtre et la soulève à l'aide des pouvoirs. J'espère que ça va l’apaiser. Apparemment ça marche vu qu'elle entre-ouvre les yeux une poignée de secondes. Nos regards se croisent mais je ne m'arrête pas pour autant.

 

« Saphir, tenez vous prêts.

« Sous votre fenêtre ?

« Oui.

 

Aux grands remèdes, les grands moyens. Et j'ai bien raison vu que son corps irradie de magie. Celle là va faire mal. Dieu merci c'est Halloween, ils prendront cela comme un sort que le directeur a inventé. Elle va finir par créer plus de dégâts sur Poudlard et sur mes vêtements mais ce n'est pas grave, il faut que ma sœur revienne à elle très rapidement.

 

- Punaise ! Astoria ! Ouvre les yeux ! Reviens avec moi !

 

Les murs grondent fortement sous le choc.

 

- Zut ! Tant pis pour toi.

 

Rapidement je la jette par la fenêtre avant de sauter à mon tour. Saphir me réceptionne. Rubis en fait autant. Je me marre devant la tête outrée de ma sœur qui s'accroche comme elle peut. Saphir se met à hauteur de sa sœur.

 

- Ça y est, tu es calmée ? Tu as repris tes esprits ?

 

Devant son visage outrée je souris. Elle est revenu à elle même.

 

« Tu es folle, me dit Saphir

« Peut être mais ça à marché, non ?

 

- Quoi Miss je sais tout ne trouve rien à re dire ?

- Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi tu m'as jeté par la fenêtre ?

- Saphir, ramène nous à la tanière.

 

Les quatre dragons font demi tour, je rigole devant la maladresse de ma sœur, certes ce n'est pas gentil mais ça fait du bien de se détendre après ces heures de sérieux et de stress.

Mon rire redouble quand elle se retrouve les fesses par terre sur un tas de paille que Quartz a déplacé avec sa queue.

 

- Tu m'expliques pourquoi tu m'as jeté par la fenêtre ? Tu aurais pu me tuer !

- Ne soit pas sotte, veux tu ?

 

Je m'installe confortablement contre le ventre de Saphir alors qu'elle s'installe loin de nous tous. La pauvre elle n'est pas à l'aise, jamais elle ne les a approché. Nous n'étions pas sûr des réactions mais maintenant tout va changer, on va pouvoir se balader toutes les deux, je suis contente de partager cela avec elle.

Je reviens vite à la réalité et lui explique ce que je pense de la situation.

 

- Tu t'étais perdu.

 

OoO

A suivre...

Alors cette suite ? Vos avis ?

La suite dans 3 semaines. J'ai décidé de poster un tout petit peu moins souvent. Je suis très occupée et je n'ai quasiment plus le temps d'écrire, donc je ralentis un peu et dire que c'est nul n'y changera rien. Hein, nous avons tous une vie. Et en plus j'ai d'autres projets de fictions, j'espère qu'ils vous plairont.

Bisous

Chapitre 17

OoO

 

PDV HERMIONE

 

Je m'installe confortablement contre le ventre de Saphir alors qu'elle s'installe loin de nous tous. La pauvre elle n'est pas à l'aise, jamais elle ne les a approché. Nous n'étions pas sûr des réactions mais maintenant tout va changer, on va pouvoir se balader toutes les deux, je suis contente de partager cela avec elle.

Je reviens vite à la réalité et lui explique ce que je pense de la situation.

 

- Tu t'étais perdu.

- Perdu ? Comment ça ?

- Tu laissais les pouvoirs te submerger et te contrôler. Tu n'arrivais plus à les garder en toi.

- C'était douloureux.

- Je ne te reproche rien, je sais ce qui se passe quand ils se déchaînent. Il me fallait juste une solution radicale pour que tu reprennes tes esprits... Tu as fait beaucoup de dégâts, rien qui ne soit irréparable, rassure toi. Tu étais trop loin pour m'entendre, je te parlais mais tu n'étais plus avec moi. J'ai eu peur pour toi.

- Il se serait passé quoi si jamais j'avais...

- Perdu le contrôle ?

- Oui.

  • Tu aurais fait beaucoup de dégâts matériels.

 

Je ne lui dis pas que les dégâts pourraient entraîner des blessures où des morts sur les personnes vivantes.

 

- Plus que tes tornades ?

- Oui, les miennes étaient contrôlés parce que même si je laisse exploser j'arrive à les maîtriser, tu y arriveras plus tard mais pour le moment, quand tu les laisses sortir, ils sont libres. Et dans ces cas là, ils sont dangereux et dévastateurs.

- Je suis faible.

- Non non.

 

Je la prends dans mes bras et la console.

 

- Tu ne l'ais pas, c'est un peu normal. Tu vas réussir à les gérer, il te faudra quelques semaines.

- Semaines ?

 

Je ricane.

 

- J'ai mis des années, tu te plains de quoi ?

- Pardon.

- T'inquiètes. Tu vois, tu n'y penses plus, pourtant ils sont toujours là à s'agiter.

- Comment je dois faire pour les calmer ?

- C'est à toi de trouver. Nous avons chacun nos canalisateurs mais plus tu vas t'acharner et aller contre eux, plus ça sera dur.

 

Ma sœur réfléchi à ce que je viens de lui dire.

 

- Tout à l'heure, quand ils étaient juste dans ma tête, il s'est passé quelque chose de bizarre.

- Quoi ?

 

Les dragons sont comme moi, inquiet et attentif à ses futures paroles.

 

- J'ai pensé à l'aide que je pourrais apporter à Harry et j'ai ressenti du calme, les pouvoirs étaient comme apaisés.

 

Nous soupirons soulagés.

 

- C'est grave ?

 

Je souris pour toute réponse.

 

- Aller ! Ne me fait pas peur.

- Tout ce que je peux te dire c'est que tu vas devoir t'abstenir de tout contact avec lui...

- Pourquoi ?

 

Je lève les yeux au ciel mais répond quand même.

 

- Pourquoi il n'y aurait que toi qui pourrait t'amuser avec ton amoureux ? Ça ne serait pas juste pour moi, tu ne crois pas ?

 

Après plusieurs secondes elle me serre fort dans ses bras en criant de joie. J'ai une oreille qui siffle mais pour voir ma sœur rayonner de bonheur j peux supporter cette petite douleur.

 

- Heureusement que tu n'as rien dit aux parents par ce que maman n'aurait pas réussi à tenir sa langue.

- Je sais, elle t'aurait sûrement envoyé un mot pendant ton cour...

 

Nous rigolons. Astoria respire le bonheur même si ça ne doit pas être tout rose dans sa tête.

 

- Je suis fatiguée physiquement mais j'ai l'impression que je pourrais aller me battre contre une vingtaine de Mangemorts.

 

Je ricane.

 

- On va attendre un peu avant de faire ce genre d'expérience.

- Quand ?

- Pour la bataille finale, sinon où serait l'effet de surprise ?

 

Astoria baille et ferme les yeux.

 

- Tu crois que je peux dormir ?

- Pourquoi tu ne pourrais pas ? Demandais je étonnée.

- Tu as dit, l'autre soir que...

- Oh, je voulais te faire prendre conscience des choses. Tu as fait le plus dur et tu as le droit de te reposer. Dors un peu là, je vais aller ranger l'appartement.

 

J'adore faire culpabiliser ma sœur, c'est trop facile. Je vois dans ses yeux qu' Astoria se sent coupable.

 

- Ne t'en fait pas, puis je suis sûr que tu as fait peur à tous les élèves hier soir.

- Oh non gémit elle.

- Idiote de Gryffondor, me moquais je

- Vil serpent.

- Merci.

 

Je souris de toutes mes dents. Astoria ferme les yeux et ne tarde pas à s'endormir. Il est encore tôt, alors Saphir peut me ramener.

 

« Et toi ? Comment te sens tu ? Me demande Saphir.

« Je ne suis plus seule à endurer tout cela, alors mieux, même si elle ne contrôle pas grand chose.

« Tu as hâte qu'il sache pour toi, tu es contente pour Astoria mais tu le veux.

« Oui, tu me connais trop. Le fait de ne plus avoir leurs pouvoirs me donnent plus de place pour les siens, par conséquent, j'y pense plus.

« Cela arrivera vite.

« Quasiment deux mois.

« Vous allez être occupées.

« Je sais, mais plus les jours passent, plus l'attente est dure.

 

Saphir rigole, autant que peut le faire un dragon.

 

« Avoue que tu veux arriver à l'étape finale, petit coquine !

 

Je frappe mon dragon et rougis. Tout ces trucs de Pouvoirs sont trop bizarres. Ils faut plusieurs heures à Astoria pour récupérer Les pouvoirs alors qu' avec les garçons, c'est fait en quelques secondes sauf que c'est en deux étapes, et quelle étape...

 

« Te voilà à destination. Dors un peu, on va la surveiller et ne te gave pas de sucres d'orge.

« Dans tes rêves !

 

Après un sort informulé pour faire apparaître un escalier sur le mur extérieur, je saute le plus loin possible du dragon - qui ne peut pas trop s'approcher - pour atterrir sur mon escalier en pierre. Je devrais peut être le laisser là. On ne sait jamais.

Saphir s'en va rapidement alors que je repasse par la fenêtre réparée. Les elfes sont en train de tout ranger. Ils s'immobilisent tous en me voyant.

 

- Oh, vous auriez dû me laisser ranger.

- Non non miss, répond rapidement un d'entre eux. C'est à nous de le faire, nous avons des ordres précis.

- Vous êtes sûr, dis je mal à l'aise.

- Oui oui Miss, dirent ils tous en cœur.

- Bien, capitulais je.

 

Les elfes ont posé mes sucres d'orge sur la table réparée.

 

- Pardon, mais n'y avait il pas un mot ?

 

Les elfes se regardent paniqués avant de fouiller partout. Un petit elfe avec un bonnet à clochettes me tend le papier fier de lui. Je le remercie avec un sourire avant de partir m'enfermer dans ma chambre, avec mes sucres d'orge et mon mot.

Une fois mon lit réparé, je m'allonge dessus et regarde encore les mots qu'il m'a écrit.

 

« Un petit présent pour toi. En espérant que tu penses à moi. En tout cas, même si je suis loin de toi, tu restes tout le temps dans mon esprit. Drago. »

 

A chaque fois je souris comme une idiote. Il est si parfait. C'est avec ses mots en tête que je m'endors.

Par contre, mon réveil est plus brutal, Astoria me secoue brusquement.

 

- Pourquoi y a t' il un escalier dehors ? Et dépêche toi je veux aller voir Harry.

 

Et moi je veux mon Drago mais je suis fatiguée. Comment fait elle pour être aussi dynamique ? Ah oui, l'énergie des pouvoirs qui la rende incontrôlable.

 

- Bouge tes fesses, sinon je pars sans toi.

 

Rapidement, je connecte mon cerveau et l'arrête.

 

- Désolée, mais tu vas rester enfermer pour quelques jours, en précaution.

 

Astoria se laisse tomber sur le lit à mes cotés, le visage défait.

 

- C'est indispensable ?

- Tu connais la réponse Miss je sais tout.

 

Ma sœur grogne me disant que je fréquente trop Drago, je prends bien sûr cela pour un compliment.

 

- Tu dois travailler sur toi même et te familiariser avec eux.

- Je peux m'en servir ?

 

Je grimace et repense à la première fois que j'ai voulu les utiliser moi même. Au début, tout se passait bien, je faisais voler une assiette, puis elle s'était mise à trembler, j'avais paniqué, du coup elle a explosé. Mais tout aurait pût bien se passer sauf que les pouvoirs se sont lâchés, j'avais relâché mon attention un quart de seconde, toute la vaisselle a explosé. Et dieu merci avant de continuer à détruire toute la pièce, j'ai repris le contrôle et arrêter le massacre. Lorsque j' avais tenté cette expérience, cela faisait quasiment deux ans que j'avais reçu les pouvoirs. Certes j'étais jeune et comme je l'ai dis, les pouvoirs étaient sauvages. Il faut être digne et avoir une grande force intérieure pour les maîtriser mais l'inconvénient c'est qu'ils sont plus à l'aise avec un corps jeune et ça leur permet de se connaître. Tout ce la est un peu contradictoire.

 

- On va attendre un peu.

- Combien de temps ? Un an, deux ans ?

- Non, quelques semaines. Il faut que tu sois en contrôle lorsque tu lui passeras les pouvoirs.

- Il se passera quoi si jamais je ne maîtrise pas ?

- Tu le feras exploser, dis je le plus sérieusement possible.

- Hein ?

 

Astoria est offusquée et commence paniquer, faisant par le fait, trembler toute la pièce.

 

- Pense à Harry.

 

Elle inspire fortement en fermant les yeux, tout redevient calme.

 

- Tu comprends pourquoi je veux que tu restes là. Tu es trop susceptible et à fleur de peau.

- C'était un test ?

- Un peu mais je ne suis pas là pour t’épargner.

- Es ce ta façon peut délicate de me faire entrer dans le monde des super sorciers ?

- Super sorciers ?

- Ouais, je te voyais comme ça quand on était enfant. Tu étais si contrôlée, si douée, si intelligente, si jolie, je t'enviais. Mes premiers essaies magiques j'avais fait bouger une plume et toi tu as détruis la cuisine. Je n'étais pas jalouse parce que je sais que ce n'est pas comparable, je savais que tu avais parfois du mal à endurer tout ce qui t'arrivais mais jamais je ne t'ai vu flanché, tu étais si forte, si courageuse. Je pensais que tu irais à Gryffondor. Imagine ma surprise mais ce jour, je me suis senti digne d'être ta sœur.

 

Je suis émue par ses mots, les larmes aux yeux, je la prends dans mes bras.

 

- C'est toi la plus courageuse, dis je la voix enrouée. Si tu n'avais pas été là j'aurai sûrement fuit sur une île desserte. Il m'arrivait souvent de pleurer le soir quand j'étais seule. Je suis restée pour toi, parce que ni toi ni moi n'aurions supporté la distance et je voulais que tu sois fière de moi.

 

On pleure comme des madeleines toutes deux.

 

- On déjeune au lit ? Proposais je

- Tu ne veux pas voir Drago et le remercier pour ça, dit elle en désignant mes bonbons et le mot.

- Si, bien évidemment, je veux toujours le voir et c'est de pire en pire à chaque jour, mais je peux équilibrer mon temps entre vous deux.

 

Ma sœur m'embrasse sur la joue et appelle un elfe, celui au bonnet à clochette qui se nomme Dobby. Il part aussi vite qu'il est venu.

 

- Tu sais que Dobby a été l'elfe des Malfoy.

- Ah bon ?

- Oui Malfoy père ne le traitait pas bien et Dobby rêvait de liberté, alors Harry l'a libéré.

- Harry Potter est un grand sorcier, couine l'elfe avec le plateau dans les mains. Mais Mr Drago n'était pas méchant avec Dobby !

- Et toc ! Dis je à ma sœur.

 

Astoria remercie l'elfe pendant que je croque dans un croissant, rapidement imitée par ma jumelle. Une fois mon estomac remplie je me dépêche de me préparer pour voir mon beau blond. Astoria se moque de moi qui essaye de me trouver une coiffure qui me mettrait à mon avantage.

 

- Je croyais que tu m'avais dit que même avec des pustules sur la tête, il te trouverait attirante ?

- Si mais quand même, je veux qu'il voit la différence.

 

Une fois satisfaite, j' embrasse ma sœur sur la joue et quitte rapidement l'appartement. Toute joyeuse je me dirige vers le parc, ou je pense trouver Drago, je sais qu'il aime ça, être à l'air libre. C'est pour ça qu'il aime le Quiddich et le sport aussi.

 

  • Hermione ?

     

OoO

A suivre...

Une idée de l'identité de la personne qui appelle Hermione ?

Chapitre 18

OoO

 

PDV HERMIONE

 

Une fois satisfaite, j' embrasse ma sœur sur la joue et quitte rapidement l'appartement. Toute joyeuse je me dirige vers le parc, ou je pense trouver Drago, je sais qu'il aime ça, être à l'air libre. C'est pour ça qu'il aime le Quiddich et le sport aussi.

 

- Hermione ?

 

Je sursaute en entendant la voix d' Harry qui se trouve devant moi, accompagné de Ron.

 

- A qui penses-tu pour avoir ce sourire idiot ? Demande le rouquin amusé.

- En quoi ça te regarde ? Demandais-je amusée en haussant un sourcil.

- Curiosité gryffondorienne.

 

Je pouffe de rire.

 

- Je t'aime bien, toi.

- Moi aussi.

 

On se sourit amusé, jusqu'à ce qu' Harry se racle la gorge.

 

- Oui Mr le survivant ?

 

Mon futur beau frère rougit, gêné.

 

- Tu sais où se trouve Astoria ?

- Oui, à l'appartement, elle ne sent pas bien et à mon avis cela va durer quelques jours. Pourquoi ? Demandais-je innocemment.

- Oh... Je... Je voulais la voir.

- Tu ne peux pas mais tu peux lui envoyer une lettre, je suis sûr qu'elle sera contente.

 

Il sourit comme si je venais de lui annoncer que le père noël allait lui rendre visite. J'en profite pour m’éclipser mais Ron m'appelle.

 

- Vous étiez au château hier soir ?

- Oui pourquoi ?

 

Je suis particulièrement étonnée de sa question.

 

- Vous n'avez pas senti comme des secousses ? Tu sais, comme lors du banquet de début d'année.

- On aurait dût ?

 

Devant mon air amusé il a comprit que je sais des choses mais que je ne dirais rien.

 

- A plus tard les garçons !

 

Je les entends dire que je suis complètement bizarre mais ma bonne humeur ne me quitte pas. Les choses auraient pu se passer autrement et par là j'entends avec plus de catastrophes mais non Astoria a bien géré mais je n'en doutais pas, elle est trop forte ma petite sœur et j'ai hâte de commencer l’entraînement avec elle et les dragons. On va bien s'amuser même si on va en baver. Quoi qu'il arrive, je ne suis plus seule dans cette galère, Astoria va vraiment comprendre ce que j'ai enduré ces années-là.

Encore une fois je suis sortie de mes pensées par une personne mais celle-là m'étouffe à moitié.

 

« Pas elle, je veux Drago !

 

Saphir se manifeste dans ma tête et assez violemment. C'est bizarre elle n'a jamais réagi ainsi. Les pouvoirs ont toujours tolérés mes parents et leur contact, comme celui de ma sœur. Certes lorsque les autres me touchent, il y a deux possibilités, soit je ressens un profond dégoût et les pouvoirs se manifestent pour repousser voir tuer l’intrus ; où alors dans le pire des cas, les pouvoirs changent de corps. Les dragons m'ont dit que cela pouvait arriver si un sorcier assez puissant me touchait. Dieu merci, je n'ai pas croisé une personne digne d'eux.

Ce que je trouve cool avec les pouvoirs, c'est qu'ils ne sont pas « bon » ou « mauvais », ils cherchent juste une personne digne d'eux, pour contre balancer l'équilibre des forces sur terre. Si je veux m'en servir pour tuer, je le peux, nul ne peut m'en empêcher et il n'y aura pas de conséquences enfin pas plus que si on tuait quelqu'un de façon normal. Ils me suivent qu'importe mes choix même si je pense qu' aller du côté de Voldy ne le ferait pas. Ils sont là pour être face à lui donc.. Mais c'est la grosse restriction qui n'en est pas une.

 

« Dit lui de te lâcher ! Je ne veux pas.

« Mais c'est...

« Je sais ! Je ne la veux pas, dit lui de reculer, grogne-t-elle méchamment.

 

- Maman tu m'étouffes.

- Oh pardon ma chérie.

 

Je m'efforce ne pas montrer le dégoût qui me submerge, cela ferait de la peine à ma maman chérie. Maman pose ses mains sur mes joues pour voir si je n'ai pas de dommage. Saphir se calme mais j'entends un léger grondement au fond de ma tête.

 

- Tout va bien, la rassurais-je, et avant que tu ne le demandes Astoria aussi.

- Je peux la voir ?

- Non maman, vous revoir papa et toi risquerait de lui faire perdre le léger contrôle qu'elle commence à avoir mais dès qu'elle sortira vous serez les premiers prévenus.

- Tout s'est bien passé ? Demande Papa.

- Oui, oui...

 

Papa me regarde septique, j'ai toujours détesté la façon dont il arrive à détecter les mensonges. Je pleins ses élèves.

 

- Nous avons eu un débordement...

- Débordement ? S'offusque maman. Vous avez fait trembler tout le château.

- Et alors ? C'était Halloween, me moquais-je. Et le vous n'était qu' Astoria, je vous ai tous empêché de finir sous un tas de cailloux.

- Je ne savais pas les Serpentards avaient ce côté-là, si chevaleresque, se moque Maman.

 

Papa et moi grimaçons, nous n'aimons pas ce terme. Sauver les gens, oui, mais de là à le faire héroïquement, il ne faut pas pousser.

Maman continue à me poser des questions mais papa la coupe en lui disant qu'elle avait sûrement des choses plus intéressantes à faire. Il me fait un sourire moqueur mais pas plus parce que moi aussi je peux me moquer de lui et de sa niaiserie avec maman.

 

- Et jeune fille, pas d'imprudence cette fois, dit il en bougeant ses doigts.

- Oui mon papa d'amour.

 

Maman et moi rigolons devant la grimace de papa et son air paniqué. Le fait qu'il regarde dans tous les sens pour voir si quelqu'un ne nous a pas entendu est encore plus drôle.

J'embrasse rapidement mes deux parents avant de rejoindre ma moitié qui ne le sait pas. Quelque part je me demande comment il réagira lorsqu'il saura, j'espère au fond de moi qu'il le prendra bien, mais peut-il mal le prendre ?

 

- Hermione !

 

Décidément, c'est la journée. Devant l'empressement et la joie sur son visage, je ne peux que lui sourire.

 

- Comment vas-tu ? Dit il en voulant me prendre la main mais s’arrêtant au dernier moment et à contre cœur, j'ai reculé la mienne.

 

Lui et moi sommes frustrés par ce non contact.

 

- Bien, je te remercie. Et toi, ta soirée ?

 

Drago se rapproche de moi sans pour autant me toucher et me sort d'une voix rauque qui me donne des frissons dans tout le corps :

 

- Tu m'as manqué. J'aurai aimé la passer avec toi.

 

Je lui souris, émue.

 

- As-tu savouré mon cadeau ?

- Oui et je continue, dis-je d'une voix aussi bizarre que la sienne.

 

Nous sommes perdus dans le regard brûlant de l'autre. Lorsque nous revenons à nous, on se regarde gênés, Drago me propose de rejoindre l'ombre de l'arbre pour rester à l’abri des regards indiscrets. On discute de tout et de rien, je ne vois pas le temps passer.

 

- Quel couple charment, commente une voix narcissique. Ton père et le maître seront ravis de savoir qui tu fréquentes... La fille du traître... Tsss.

- Que veux-tu Zabini ? Demande Drago lasse.

 

La colère monte en moi, je lui ferais bien une démonstration de mes pouvoirs mais je ne peux pas pour plusieurs raisons. Il est apparemment du côté de face de serpent et lui dévoiler l’étendu de mes pouvoirs serait complètement crétin, la deuxième, je devrais m'expliquer avec Drago et la troisième et pas des moindres, après la passation des pouvoirs je crains qu'ils aient retrouvé une partie de leur côté sauvage et m'en servir serait risqué. Je les ais sous contrôle mais on ne va pas tenter le diable. En plus Drago est trop proche de moi, je ne m'en remettrais pas si je le blessais.

 

- Vu que tu es toujours là, j'en conclue que tu n'as pas suivi les ordres. Tu sais Malfoy, tu ne pourras rester cacher éternellement ici. Et quand tu sortiras, je ne voudrais pas être à ta place...

 

Je vois Drago serrer la mâchoire, se levant, prêt à sauter sur son ancien ami. J'en fais autant. Néanmoins, même si je suis inquiète pour lui, je repense aux mots prononcés par le métis.

Soudainement, une branche assez conséquente vient frapper violemment le métis au ventre, l'envoyant à plusieurs mètres de nous.

Mon beau blond se place devant moi, sort sa baguette prêt à défier l'arbre mais comment un arbre normal peut-il faire ça ? Papa m'a parlé du saule cogneur mais il n'y en a qu'un et nous en sommes loin.

Un sourire se dessine sur mon visage et je tourne la tête vers le château, vers une fenêtre en particulier. Je suis loin mais je devine que ma sœur est là, à observer la scène. Elle a dû prendre le contrôle de l'arbre et le reculer de nous. Zabini fuit loin de nous rapidement.

 

- Que regardes-tu ?

 

Drago a dû se rendre compte que l'arbre ne lui ferait pas de mal, regarde dans la même direction que moi. Astoria fait apparaître une lumière vive pendant quelques secondes avant de la faire disparaître.

 

« Saphir, demande à Rubis si ma butée de sœur est en contrôle ?

« Oui, elle s’entraîne pour que tu sois fière d'elle.

 

Je lève les yeux au ciel.

 

« Qu'a-t-elle cassé ?

« La cheminée et brûlé le tapis, mais ne lui en veux pas. Elle se fustige assez comme ça. Elle veut tellement bien faire.

« Pour aider son Harry chéri ?

« Que veux tu, l'amour fait parfois faire des choses idiotes.

 

Je lui tire mentalement la langue.

 

- Hermione ? Tu sais que c'est flippant ce que tu fais ?

- Pardon ?

- Partir dans le vague, comme, comme si tu étais sous impérium.

- Crois-tu que je le sois ?

- Non, dit il fermement.

- Comment peux-tu en être si sûr ? Demandais-je réellement curieuse.

- Une intuition, et je serais beaucoup trop déçu.

 

Je le regarde septique, ne comprenant pas son raisonnement. Il me fait un de ses sourires qui fait fondre la gente féminine mais il n'a pas intérêt à le faire à une autre.

 

- Oui, je t'apprécie énormément Hermione. Si tu étais sous l'emprise de ce sortilège, cela voudrait dire que tu ne serais pas toi même et que je serais en train de... Tomber amoureux de la mauvaise personne.

- Eh bien je te rassure, Drago, je suis vraiment moi, dis-je essayant de cacher ma joie.

 

Il m'aime moi et pas à cause de ce lien.

 

- Tant mieux.

- Mais en tout cas, ton raisonnement est tordu.

- Je suis à Serpentard, dit il en haussant les épaules.

 

Je rigole devant sa nonchalance, ce qui, à son tour, le fait sourire. Drago m'emmène même au cuisine, on prend des provisions avant de se trouver une salle vide pour savourer notre butin.

Drago très gentiment métamorphose une grosse table en canapé confortable. L'inconvénient de la magie normale, c'est que pour transformer quelque chose, il faut un objet de taille quasi identique alors qu'avec ma magie, notre magie, je peux faire d'un crayon un lit deux places.

Néanmoins, je le remercie et m'assoie, toujours tracassée par ce que j'ai entendu.

 

- Tu sembles songeuse.

- Il y a quelques soirs, tu m'as dit que toi aussi tu avais des problèmes... Es ce que ça un rapport avec ton... Père ?

 

Il soupire et ferme les yeux.

 

OoO

A suivre...

Alors ? Vous pensez quoi des pouvoirs ? De la relation Drago / Hermione ?

Prochain chapitre avec le PDV de Drago et Astoria.

 Chapitre 19

OoO

 

PDV HERMIONE

 

Néanmoins, je le remercie et m'assoie, toujours tracassée par ce que j'ai entendu.

 

- Tu sembles songeuse.

- Il y a quelques soirs, tu m'as dit que toi aussi tu avais des problèmes... Es ce que ça un rapport avec ton... Père ?

 

Il soupire et ferme les yeux.

 

PDV DRAGO

 

Mon cœur va mieux quand je la vois s'avancer souriante vers moi. Il y a quelque chose de bizarre qui se passe entre nous mais je sens que c'est quelque chose de bien alors je ne m'inquiète pas, puis il ne se passe des choses de bien sauf la petite douleur que j'ai ressenti au ventre vers minuit. Sinon tout va bien.

Ma jolie Hermione rayonne et me rend fou. Je ressens des choses pour elle, je me sens amoureux et lorsque je suis avec elle, j'oublie tous mes problèmes. Bien sûr notre bon moment est interrompu par mon camarade Blaise qui me rappelle que mon géniteur me veut auprès de lui et de son taré de maître pour me marquer comme du bétail et le servir. Mais le métis a raison, Poudlard ne pourra pas me protéger éternellement, surtout avec tous les futurs Mangemorts en puissance qu'il y a ici.

 

Une chose bizarre se produit. L'arbre qui nous abritait se réveille et s'attaque à Blaise l'éloignant de nous. Il fuit rapidement mais je reste devant Hermione pour la protéger en cas d'attaque mais il se remet en place une fois sa tache finie. Hermione n'a pas été une seule seconde paniquée par ce qui se passe. Au contraire elle regarde à l' opposé et là encore il se passe une chose bizarre, je vois une lumière vive, comme un feu mais plus lumineux. Personne n'est en mesure de créer un tel feu et quand bien il y arriverait, il n'est pas contrôlable une fois sortie de la baguette.

Là il disparaît comme il est apparu... Ma jolie Hermione que me caches-tu ? Comme toutes les absences qu'elle a, ce n'est normal.

Lorsque je suis avec elle, je n'arrive pas à lui cacher ce que je pense, comme si mon filtre verbal dysfonctionnait mais lorsque je le lui ai avoué être amoureux d'elle, je me suis senti mieux et j'ai ressenti du bonheur pur traverser tout mon corps. Je préfère ça à la colère du banquet de début d'année.

 

Ne voulant pas arrêter mon moment privilégié, je lui propose un petit dîner en tête à tête, mais bien sûr, elle est comme son père, intelligente et observatrice.

Je ferme les yeux et laisse tomber ma tête en arrière.

 

- Je ne veux pas t'ennuyer avec mes problèmes, tu sembles en avoir assez comme ça.

 

Bien sûr ma tentative pour lui faire changer de sujet ne marche pas, elle me frappe avec une cuillère.

 

- Ne soit pas bête veux tu ? Dit moi et tu ne m'embêtes pas si je te pose la question.

 

Je rassemble le peu de courage que j'ai et lui explique que mon père insiste pour que je sorte de Poudlard. Je lui raconte même les menaces que je reçois de mon charmant paternel. Ma jolie Serpentard est choquée et triste pour moi et ce que j'apprécie chez elle, c'est qu'elle n'a pas pitié comme l'aurait fait beaucoup de monde.

 

- En as tu parlé à quelqu'un ? Me demande t' elle prudemment.

- Oui, à ton père, l'année dernière.

- Et maintenant ?

- Non, dis-je honteux pour je ne sais quelle raison.

- Tu sais que papa pourra t'aider, même à la sortie de Poudlard, on pourra tous le faire. Cet espèce de taré psychopathe ne nous fait pas peur.

 

Elle fait tout pour me montrer sa force, chose impressionnante. Je l'ai croisé plusieurs fois et à chaque fois, je n'ai pas fait le malin. Cet homme fait froid dans le dos.

 

- Comment fais-tu ?

 

Hermione me regarde étonnée, ce qu'elle est belle, son sourire me fait battre le cœur plus vite, je rêve de les toucher... Ok, je m'égare, je ne dois surtout pas partir de ce côté-là. Déjà que je ne peux pas la toucher alors l'embrasser.

 

- Drago ? Drago ?

 

Hermione secoue sa main devant mon visage. Je sursaute et la regarde bizarrement.

 

- Tu étais parti où ? Demande-t-elle amusée. Tu pensais à quoi ?

 

Elle rapproche son visage près du mien sans pour autant être trop proche.

 

- Depuis que je te connais, il n'y a que toi dans mes pensées.

 

Ma jolie Hermione rougit, j'avoue que même si c'est moi qui l’ complimenté, je suis gêné. Dieu merci la jolie sorcière change de sujet et nous passons une bonne soirée. Épuisée, elle s'endort sur le canapé. Je fais venir une couverture et la regarde dormir.

Je sais que je ne dois pas la toucher, mais je suis aussi curieux. Pourquoi je n'ai pas le droit ? Et si je le fais, qu'est ce que ça fera ?

 

Prudemment, j'approche ma main de sa joue. A quelques centimètres de sa peau, je sens des picotements, comme s'il y a un courant qui passe entre nous. Alors que je commence à avancer mes doigts, je sens un profond dégoût m'envahir, du coup, je ne peux rien faire d'autre que de me reculer.

 

- Ok, je ne la touche pas.

 

Ce truc qui m'arrive est flippant. Ressentir des émotions qui ne sont pas à moi, qui vienne de je ne sais pas trop où.

 

- A qui parles-tu ? Demande Hermione, la voix endormie.

- A moi.

- Pourquoi es tu stressé ?

 

Je le laisse tomber sur le fauteuil. Puis-je lui en parler ?

 

- Tu peux tout me dire, je ne prendrais jamais pour un fou.

 

Je me lance et lui explique ce que je ressens. Elle m’écoute attentivement avant de froncer les sourcils. Il n'y a qu'un nom qui franchi ses lèvres « Onyx » mas je doute que je doive l'entendre alors je ne dis rien. Elle me sourit et me rassure en me disant que tout sera bientôt fini. Ce n'est pas à ça que je m'attendais, mais je sens que je peux lui faire confiance, alors je le fais.

 

Hermione se rendort rapidement, je fais pareil sans essayer de recommencer.

 

PDV ASTORIA

 

Je suis inquiète, Hermione n'est pas rentrée de le nuit. J'espère qu'il ne lui est pas arrivé quelque chose... Non c'est idiot. C'est plus pour les élèves que je dois m'en faire.

J'ai très peu dormi de la nuit ayant peur de perdre le contrôle, puis Harry me manque. En plus entendre Rubis dans ma tête sans que je puisse répondre est perturbant mais je dois d'abord avoir une parfaite maîtrise.

Au moins Harry m'a écrit une lettre, j'ai tellement été contente que j'ai explosé toutes les vitres mais contrairement aux autres fois, j'ai vite repris mon calme.

 

Je prends mon petit déjeuner, à penser à mon Harry. Je suis tellement contente que se soit lui. Mais quelque part, ça ne m'étonne pas, après tout il est l'élu, le sauveur de monde magique et il déteste qu'on le nomme ainsi.

 

- Moi qui croyais avoir passée une bonne nuit, je crois que ma sœur aussi. As tu fait des rêves érotique ?

- Hein ? Quoi ? Il n'y a que toi pour sortir ce genre de chose. Et puis qui me dit que ce n'est pas toi qui en a fait ?

- J'espère pas, vu que j'ai dormir dans la même pièce que l'objet de mes fantasmes.

 

Je saute dans les bras de ma sœur et l'oblige à tout me raconter. Bon, elle ne me dit pas tout mais par contre il va falloir faire attention à la curiosité du blond. Il a voulu la toucher et heureusement qu' Onyx l'a arrêté sinon, on courrait à la catastrophe. Saphir l'a répété à Hermione mais ma sœur qui est beaucoup trop amoureuse de son blond peroxydé ne lui en veut pas. Et moi non plus, parce que si Harry faisait la même chose, je ne lui en voudrais pas.

 

- Tu vas être en retard en cours.

- Je sais, j'y vais. Toi, tu fais un travail de contrôle sur toi.

- Tu veux que je médite ?

- En quelques sortes.

 

Hermione m'explique précisément ce qu'elle attend de moi. Je dois juste avoir une image concrète des pouvoirs afin de mieux les contrôler par la suite et je serais que j'ai réussi lorsque je pourrais parler avec mon dragon. Tu parles d'une affaire. Je veux de l'action. Je ne suis pas à Gryffondor pour rien. C'est les Serpentards qui réfléchissent... Ok, ça ce n'est pas très valorisant pour nous...

 

Pourtant, je lui obéi et cela pendant plusieurs jours. Le résultat est assez concluant pas parfait mais après tout, avec Harry ont s'en est toujours sorti.

 

Le vendredi je pique une crise et ordonne à ma sœur de m’entraîner, bien sûr, elle refuse catégoriquement, le lien nous empêche de nous mentir, donc elle sait où j'en suis. Pour elle s'est trop tôt. Elle me dit d'être patiente mais je n'en peux plus. J'ai besoin de me dégourdir les jambes.

En me concentrant fortement, j'arrive à communiquer avec Rubis. Elle aussi me dit que c'est une mauvaise idée mais je ne l'écoute pas et nous partons faire un tour.

 

De loin je vois mon Harry en compagnie des Weasley et Ginny qui essaye de toucher à mon Harry. Cela me met dans une colère noire. Je sens que je perds le contrôle. Oups, j'aurai mieux fait d'écouter Hermione. Elle va me tuer.

Je me concentre sur Harry pour me calmer mais cette fois, ça ne marche pas, je le revois avec cette petite garce.

 

« Ferme les yeux, m'ordonne mon dragon, et oublie là.

 

- Facile à dire, dis-je en me tenant la tête.

 

Je ne peux pas lui parler en pensées, il me faut beaucoup de concentration et là, j'en manque cruellement.

 

« Tu veux que j'appelle Hermione ?

 

- Non elle va m'en vouloir.

 

« Il vaut mieux ça que de le blesser.

 

- Je ne peux pas lui faire de mal.

 

« Si, il n'a pas la force des Pouvoirs. Et là, tu t'en voudras pour quelque chose.

 

- Et Quartz et Onyx ?

 

« On va attendre avant qu'ils sachent pour nous, il ne faut pas brusquer l'ordre naturel des choses. Alors maintenant, on s'éloigne.

 

- Non reste près de lui, je vais y arriver.

 

Je me dois de le faire, pour Hermione, pour Harry et même pour... Drago mais surtout pour moi. L'avenir du monde sorcier repose sur nos épaules. Quel poisse ! Pourtant je devrais y être habituée.

 

« Je ne crois pas que ça soit une bonne idée.

« Si !!

« Aussi têtue l'une que l'autre.

 

J'arrive peu à peu à les visualiser afin de les contrôler et de les ralentir. Je souffle quelques secondes, cela me demande beaucoup d'effort mais je me risque à leur jeter un coup d' œil.

En voyant la main de la rousse posée sur le torse de mon Harry, le peu de contrôle de j'avais disparaît. Je n'ai pas forcement envie de la tuer mais juste la remettre à sa place, histoire qu'elle comprenne que non c'est non. Harry n'est pas un des garçons dicté par ses hormones comme tous ceux avec qui elle a fait des choses.

 

Encore une fois, je ferme les yeux et rassemble l'énergie en moi pour la concentrer sur les vêtements de Ginny, un peu comme lorsque j'ai fait bouger la branche, je me concentre sur sa mini jupe et sa chemise deux tailles trop petites afin de bien les visualiser.

Une fois toutes étapes mises en place, j'ouvre les yeux et regarde ma cible. Sans qu'elle s'en rende compte, je les fais bouger, ce n'est pas le résultat que je veux mais je m'en approche.

 

« Astoria, non, rentrons.

« Shut !

 

Par légère vague magique, j'arrive à faire bouger sa jupe, j'arrive même à créer une étincelle sur sa jupe synthétique mais ça ne dur pas. Énervée de ne pas obtenir ce que je souhaite, j'y vais plus « fort » et cette fois j'obtiens un résultat. Ses vêtements finissent en lambeaux ainsi que ses sous vêtements, c'est au-delà de mes espérances. Certes, je ne voulais obtenir ça mais ça me va aussi.

 

Ginny part en courant sous les rires moqueurs des élèves présents, et pour couronner le tout, Harry s'est caché les yeux quand elle s'est retrouvée nue. Tout est parfait !

 

J'entends Rubis soupirer de soulagements dans ma tête.

 

« Soulagée ?

« Oui, tu m'as fait peur.

« Pardon.

« Le principal c'est que tout soit en ordre.

« Ça l'est, je vais bien.

« Bien, rentrons à la tanière.

 

Rubis sort de sa cachette et nous ramène.

 

« Tu es aussi tête brûlée qu' Hermione.

« Tu sais que je le prends comme un compliment ?

« Parfois ça aide, parfois non.

« Tu ne lui diras pas ? Demandais-je inquiète.

«  Quoi ? Demande-t-elle amusée. Que tu as décidé de sortir sans son accord ? Que tu as utilisé tes pouvoirs ? Ou que tu arrives à discuter avec moi en pensées ?

« Ahhh ! Oui, j'y arrive !

 

Sous l'émotion, je sers le cou de mon dragon, heureuse.

 

« Mais pour le reste, tu peux garder ça pour toi, s'il te plaît ?

« Je ne dirais rien, ni aucun des dragons.

« Merci, dis-je soulagée.

 

J'aurai dû savoir que je ne m'en tirais pas comme ça. Lorsque je rentre de la tanière, papa m'attend de pied ferme à l'entrée du château. Hermione qui est à côté souriante, se moquant sûrement de moi.

 

- Bonne chance tite sœur !

 

Hermione pose sa main sur mon épaule et la serre avant de partir.

 

- Et Mia !

- Quoi ?

- J'y arrive, dis-je en tapotant ma tempe.

- Cool !

- Salut papa d'amour, minaudais-je.

- Oublie jeune fille, tu as des problèmes et c'est ton professeur qui te parle.

  • Bien Mr, dis je en baissant les yeux.

 

OoO

A suivre.

Prochain chapitre avec le PDV d' Harry et Hermione.

Alors, le contrôle d' Astoria ? Vous aimez toujours les pouvoirs ? Plus on va avancer, plus il seront là.

Bisous 

Chapitre 20

OoO

PDV ASTORIA

- Et Mia !

- Quoi ?

- J'y arrive, dis-je en tapotant ma tempe.

- Cool !

- Salut papa d'amour, minaudais-je.

- Oublie jeune fille, tu as des problèmes et c'est ton professeur qui te parle.

- Bien Mr, dis je en baissant les yeux.

 

PDV HARRY

 

Je m'ennuie depuis une semaine, depuis qu' Astoria est « malade » et Ron se moque de moi. Facile pour lui qui se rapproche de Luna, certes ce n'est pas facile vu que la blonde de s'en rend pas compte mais c'est facile pour Ron, il se sent moins stressé.

Je les ai laissés tous les deux dans une grande discussion sur des bestioles dont je ne me souviens pas du nom. Parfois ça me fait du bien de rester seul, je peux faire le point avec moi. Bien que souvent je n'en ressors pas mieux, ne voyant pas l'avenir sous un bon œil. Je me souviens encore du combat au ministère entre le directeur et Voldy. Comment suis-je sensé le battre ? Je ne tiendrai pas 5 minutes dans un tel combat.

Certes, plus nous détruisons ses morceaux d' âmes plus ça l'affaibli mais quand même.

Heureusement que j'ai mes amis à mes cotés sinon je crois que j'aurai baissé les bras ou je n'aurai rien découvert et je me serais fait tuer en moins d'une seconde. Ma jolie et brillante Astoria nous a sorti de beaucoup de situation.

Elle me manque, plus que d'habitude. Es ce qu' on ressent ça lorsqu'on apprécie une personne plus que les autres ? Si c'est le cas, je veux bien continuer sur cette voie même si c'est dangereux.

 

- Je suis sûr que tu penses à moi pour avoir cet air si rêveur, murmure une voix qui n'appartient pas à la fille de mes pensées.

- Ginny, soupirais-je.

 

Cette fille est un vrai pot de colle. Elle est infernale et ne comprend pas que non c'est non mais je ne veux pas la blesser, elle est quand même mon amie.

 

- C'est moi ! Sourit-elle comme une idiote en prenant mon bras.

 

Doucement je me détache d'elle.

 

- Eum, tu veux quelque chose ?

- En dehors de te vouloir toi ? Dit elle « séductrice ». Tu étais seul, je me suis dit qu'il fallait que je te tienne compagnie.

 

Elle fait glisser son index sur mon bras. Encore une fois, je me recule.

 

- Ron n'aurait pas dû te laisser seul, ce n'est pas sympa de sa part. Rappelle-moi de le fâcher.

 

Je travaille depuis quelques mois sur moi pour ne pas exploser de colère mais là, elle me met à rude épreuve...

 

- Et ça ne t'ai pas venu à l'esprit que je voulais être tranquille, seul, insistais-je en la fixant.

- Voyons Harry, personne n'aime rester seul ! Je peux te tenir compagnie.

 

Cette fois elle me caresse le torse. Une forte colère me traverse le corps mais j'ai la sensation bizarre que ça ne vient pas de moi. Es ce que ça viendrait de Voldy ? Non, à bien y réfléchir lorsqu'il me transmet ses émotions, ça passe aussi par ma cicatrice et généralement, je m'écroule de douleur. Mais alors d'où ça vient ?

Génial, encore un truc de bizarre qui m'arrive. Ne puis-je pas avoir une année à peu près sans soucis ? Non je dois trop en demander. J'ai dû être un sacré connard dans mes vies antérieures.

 

Mais au moins, à la vague de colère, j'ai fait un bon en arrière pour ne plus qu'elle me touche et à chaque fois qu'elle s'avance vers moi, je me recule.

J'aurai pû croire que la colère ne reviendrait pas mais j'ai l'impression que dès que Ginny essaye de s'avancer, il se manifeste.

 

- Tu peux arrêter ton manège, demandais-je le plus poliment possible à la rousse en m'efforçant de cacher mon léger mal aise.

 

Mais j'arrive à le faire sans trop de problème vu qu'il se passe quelque chose avec ses vêtements mais Ginny ne semble pas s'en rendre compte.

 

- Pourquoi ? Tu as peur de succomber ?

 

Néanmoins, elle reste à sa place sans se rendre compte que sa jupe vole dans tous les sens. Je crois même voir une étincelle sur celle-ci mais c'est tellement rapide.

 

- Euh non Ginny, tu es mon amie et c'est bien comme ça.

 

J'essaye de cacher mon dégoût de l'avoir comme petite amie. Bien sûr elle est une très belle fille mais ça ne fait pas tout. Je trouve qu'elle se sert un peu trop de son physique, du coup, on oublie son cerveau et une relation stable n'est pas basé que sur sa paire de seins.

 

Pendant ma tergiversation, ses vêtements ont comme qui dirait, prit vie. Cette fois, elle s'en est rendu compte mais il est difficile de le louper. Ils bougent dans tous les sens comme s'ils avaient prit vie avant de finir déchirés en milles morceaux pour se retrouver nue.

Dieu merci, j'ai fermé les yeux avant de la voir dévêtue et pour être sûr, je mets ma main sur mes yeux. Une vague de soulagement me traverse. C'est bizarre, je devrais en parler à Astoria, elle saura me dire où trouver ce que j'ai.

Certes, j'aurai pu me rincer l’œil, après tout je ne suis qu'un garçon mais avec ma chance, Ginny me sauterait dessus en hurlant à tous que je suis fou d'elle.

J'entends les rires moqueurs de certains mais je suis sûr qu'ils profitent aussi du spectacle. J'entends Ginny partir rapidement.

Je soupire de soulagement lorsqu'elle n'est plus à ma vue.

 

  • Eh bien dit donc, tu fais de l'effet aux femmes ! Se moque Seamus.

  • M'en parle pas, soupirais-je

  • Il n'y a que toi pour être blasé devant une fille nue.

 

Seamus me frappe l'épaule amusé avant de me laisser en disant qu'il va proposer à Ginny de l'aider.

 

  • Profite bien !

  • Ne t'en fait pas, moi je sais m'amuser.

 

Je le regarde étonné ne comprenant pas où il veut en venir.

 

  • Harry, Harry, Harry. Tu devrais peut-être penser à autre chose que l'autre taré.

  • Je ne vois pas où tu veux en venir.

  • Tu es ami avec une fille super canon et tu ne tentes rien ? Même Ron a essayé.

  • Astoria ?

  • Qui d'autre, idiot.

 

Seamus secoue la tête et court rejoindre la rousse dévêtue. Je soupire, soulagé. Je sais que mon ami doit me prendre pour un crétin mais je ne veux pas que tout le monde sache que je suis fou de ma meilleure amie. Comme si je n'avais pas vu qu'elle est belle et que beaucoup de garçons se retournent sur son passage, j'ai même vu certains Serpentards regarder ses fesses.

Rien que d'y penser, je rougis.

 

  • A voir ta tête, tu penses à Astoria.

 

Je sursaute et vois Ron. Rassuré, je soupire de soulagement.

 

  • Mais dit moi ce qui s'est passé pour que tout le monde soit sur excité ?

  • Les vêtements de ta sœur se sont déchirés et elle s'est retrouvé nue, sous mes yeux.

  • Ça devait lui arriver, soupire-t- il, fataliste. À force de tendre la baguette on reçoit le sort.

     

Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si calme, lui qui hurlait dès que sa sœur s'approchait d'un garçon mais c’est la preuve qu'il a mûri et honnêtement, j'aime bien ce nouveau Ron.

 

  • Allons manger, j'ai faim !

 

Finalement, il n'a peut-être pas complètement changé, par contre, je me décide à lui expliquer les choses bizarre qui se sont passés, il aura peut être les réponses après tout il connaît plus de chose magique que moi.

 

PDV HERMIONE

 

J'en reviens pas qu'elle est osée faire ça. Je ne pensais pas que ma sœur puisse être aussi jalouse. En tout cas, j'ai trouvé ça génial pour deux raisons, la première c'est qu'elle a fait preuve de beaucoup de contrôle, et la deuxième c'est que l'idée de lui arracher ses vêtements était génial et je trouve ça bien fait pour elle. Je trouve que Ginny n'est pas très fréquentable. Au début, je ne voulais pas la juger mais avec ce que j'ai entendu... Je dois avouer que je suis triste pour elle mais après tout elle l'a cherché. J'espère pour elle que ça ne dura pas. Puis avec le petit coup qu' Astoria lui a fait, elle va peut-être s'éloigner d' Harry et comprendre que non c'est non.

 

Par contre la punition est à la hauteur de son exploit, papa a voulu la coller pour 15 jours mais le directeur a voulu parlementer avec papa mais il a été intransigeant.

 

Je regardais de loin la scène lorsque Drago m'a rejoint.

 

  • On ne t'a jamais dit que ce n'est pas bien d'écouter aux portes ?

  • Viens on va s'amuser, un peu, souris-je.

 

Je me dirige vers le groupe qui se dispute la punition de ma sœur.

 

  • Pour une fois je suis d'accord avec Mr le directeur, dis-je.

 

Les 3 hommes me regardent étonnés. Drago parce que je parle comme si le vieil homme était mon égal, Albus parce que je suis d'accord avec lui et papa parce que je suis d'accord avec le barbu.

 

  • Heu... Hermione, dit le blond.

  • T'inquiète, je maîtrise. Oh, pitié, ne me regardez pas comme ça.

  • Miss Rogue, vous êtes vous prit un coup sur la tête ? Demande le directeur

  • Non, je vais bien, merci, dis-je amusée. Soyons sérieux, vu que personne n'est blessé, pourtant tant de tragédie papa ? Puis, regarde là, elle contrôle et tu te souviens lorsque j'étais petite...

 

Je ne peux pas trop en dévoiler vu que Drago est avec moi. Je vois que papa commence à céder.

 

  • Et soyons honnête, ça lui à fait du bien, à la rouquine. D'ailleurs, il n'existe pas dans le règlement de l'école, une close qui interdit les pratiques sexuelles ? Demandais-je sérieusement,

 

Astoria se retient de rire, comme Drago, par contre les deux adultes sont gênés.

 

  • Non, parce que si c'est le cas, c'est elle qui doit être collée.

  • Et toi jeune fille, tu voudras être collée par la suite ?

  • Papa !

 

Astoria et moi avons parlés ensemble.

 

  • Ça ne compte pas, ce n'est pas pareil.

 

Albus ricane.

 

  • Quoi ? Dis-je en mettant les poings sur les hanches. Vous n' êtes pas d'accord peut être ? Ce n'est pas vous qui me répéter depuis des années que nous sommes différentes et exceptionnelles. J'ai raison et vous le savez.

 

Astoria pouffe de rire derrière sa main. Le directeur secoue la tête de droite à gauche sans que son éternel sourire parte.

 

  • Donc, toute punition à son encontre pour ce genre de pratique n'est pas à tenir en compte.

     

    Papa me fusille du regard.

     

  • Néanmoins, je me tourne vers Astoria et la pointe du doigt. Mais ce n'est pas bien ce que tu as fait, vilaine, dis-je en lui frappant le bras.

     

    On rigole de notre bêtise.

     

  • Très bien, capitule papa, tu n' auras aucune punition mais je ne veux pas que ça se reproduise. Jamais, dit il d'une voix ferme.

  • Parfait, tout est réglé !

     

    Albus fait demi tour et retourne à ses occupations.

    Nous savons qu'il ne faut pas contrarier papa. Une fois nous avons désobéi et j'en ai encore mal aux fesses. Je commence à vraiment saisir pourquoi il fait si peur aux élèves. J'oublie qu'il n'est pas qu'un super papa.

 

  • Oui papa, dit elle d'une petite voix.

  • Bien.

 

Papa tourne les talons.

 

  • Tu ne voulais pas lui parler, demandais-je à mon beau blond.

 

Drago dégluti avec difficulté.

 

  • Maintenant ?

  • Non non dans 4 ans...

 

Il me fusille du regard mais sa bouderie finit rapidement pour le faire un sourire et courir derrière papa.

 

  • Il lui veut quoi ?

     

OoO

A suivre...

Prochain chapitre avec un PDV d' Hermione, Harry et Drago.

Bisous 

Chapitre 21

OoO

 

PDV HERMIONE

 

  • Maintenant ?

  • Non non dans 4 ans...

 

 

Il me fusille du regard mais sa bouderie finit rapidement pour le faire un sourire et courir derrière papa.

 

  • Il lui veut quoi ?

 

Je hausse les épaules ne voulant pas répondre vu que je ne peux pas lui mentir et que je ne veux pas lui dire non plus, c'est un secret que Drago m'a confié.

 

  • Qu'importe. Merci. Papa était super en colère.

  • À juste titre, tu ne crois pas ?

  • Oui, dit elle d'une petite voix.

 

Je n'aime pas jouer les moralisatrices mais il va bien falloir.

 

  • Ce que tu as fait n'est pas correct, tu n'aurais jamais dû. C'est dangereux. Même si je suis contente de ce que tu as fait, elle aurait pût être blessée.

  • Mais c'était bon. Elle n'avait pas à s'approcher.

  • Oh punaise oui, souris je. Mais n'oublie pas pourquoi nous avons cette force en nous.

  • Pourtant nous n'avons pas de limites où de ligne de conduite.

  • Non c'est vrai, si tu as envie de la tuer, personne ne t'en empêchera mais n'oublie pas ce qui se passe dans ta tête. Tu aurais des remords Astoria, tout ce que tu as en toi ne justifie pas tes actes.

  • Mais ce n'était pas si méchant, dit-elle triste.

  • Non, tant que tu ne vas plus loin.

 

Je lui prends la main pour la rassurer.

 

  • Mais ça défoule.

  • Astoria...

  • Quoi ? Tu n'as pas eu envie de faire exploser la tête de quelqu'un ?

  • Je te signale que j'ai passé toute ma vie enfermée à la maison...

  • Désolée, grimace t' elle.

  • Pas grave. Ce sont des petites choses que je peux faire avec ma baguette alors que ce que tu as fait et d'où tu étais...

  • Oui, bon ça va, je ne recommencerais pas. Tu es chiante, tu deviens vieille. Fait gaffe, tu as même un cheveu blanc là. À moins que tu veuilles avoir la même couleur de cheveux que ton blond.

 

Je la frappe sur le bras, elle me rend les coups.

 

  • Stop ! Je me rends, dis-je à bout de souffle.

  • Je suis trop forte !

 

On rigole. J'en profite pour observer ma sœur, je ne l'ai jamais vu si épanoui.

 

  • Tu es heureuse, commentais-je.

  • Oui, parce que je comprends enfin ce que tu vis et parce que le futur a l'air prometteur.

  • Avec ton chéri ?

  • Ouiiii, couine-t-elle.

  • Tu vas me trouver encore rabat joie mais tu es correct ? Tu crois que tu pourras retourner en cours ?

  • Je pense, je vais bien et si ça ne va pas, je fuis tout le monde.

 

Elle me fait un clin d’œil et nous rentrons dans l'appartement.

 

PDV HARRY

 

Ron après m'avoir dit qu'il ne comprenait pas ce qui est arrivé, m'a laissé en cours de chemin pour rejoindre Luna. Lorsque j' arrive dans le hall, je surprends la conversation où Astoria se fait punir par son père mais je ne comprends pas pourquoi ? Qu'a-t-elle fait pour recevoir un mois de colle et que le directeur intervienne en sa faveur. C'est lorsqu' Hermione se rajoute à la conversation que je suppose de plus en plus que c'est Astoria qui a déchiré les vêtements de Ginny.

Je vais pour m'avancer vers elles lorsque tout le monde les laisse mais la Serpentard fait la leçon à sa sœur ce qui me permet d'en savoir plus sur leur secret, bien que je ne comprenne pas tout.

Ce qui est sûr, c'est qu'elles sont plus puissantes que le commun des sorciers, qu'elles n'ont aucune limite et qu' Astoria n'a pas aimé que Ginny s'approche de moi.

Je les suis sans faire de bruit et heureusement qu'elles ne font pas attention parce que parfois je ne peux pas me cacher.

Je souris comme un crétin, néanmoins, je veux encore plus découvrir ce que se passe dans sa vie et plus leur conversation avance plus je doute du fait qu' elle ait été malade.

Un sentiment de fierté m'envahit et ça ne vient pas de moi. Bizarre. Encore une fois. Décidément.

 

Je la regarde jusqu'à ce qu'elles rentrent dans l'appartement. Quand je reprends mes esprits je regarde tout autour de moi pour me repérer.

De toute évidence je ne connais pas encore tous les couloirs de Poudlard même après 7 ans. Je décide de faire demi tour, je tomberai sûrement sur un endroit que je connais et après 15 minutes, je me retrouve enfin.

Foutue école bizarre pourtant je ne changerai rien.

 

PDV DRAGO

 

  • Je peux vous parler professeur ?

 

Mon prof de potion me regarde de haut en bas avant de me faire signe de rentrer dans ses appartements.

 

  • Assieds-toi.

 

Mon prof part dans une pièce mais c'est sa femme qui revient. Je n'en reviens toujours pas qu'il soit marié et sa femme est loin d'être vilaine. Je me lève pour la saluer.

 

  • Oh, Drago, comment vas-tu ? Dit elle en me prenant dans ses bras.

 

Je suis étonné de son comportement mais apparemment, ça fait rire mon prof qui est revenu changé d'un jean et d'une chemise. C'est la journée des surprises. Je ne sais pas si je pourrai m'y habituer.

 

  • Tu veux manger avec nous, Drago ? Demande Mme Rogue amusée.

  • Oh... Je ne veux pas déranger.

 

Lorsque je prononce cette phrase je reviens forcement en arrière lorsque j'ai discuté avec Hermione.

 

  • Mais non, reste, ça nous fera plaisir.

  • Bien, dis-je gêné.

  • Parfait.

 

Mme Rogue me fait un sourire éclatant, je sais d'où ses filles tiennent leur sourire. Nous passons à table. Je reste en silence, trop gêné pour ouvrir la bouche. Ça me fait bizarre d'être là, bien que j'ai déjà dîné avec mon parrain sauf que là quelque chose à changer.

 

  • Sinon Drago, avec Hermione, ça va ? Demande Mme Rogue.

  • Alina, gronde son mari.

  • Quoi ? Je veux savoir comment va ma petite fille chérie.

  • Ça ne te regarde pas. Laisse les tranquilles.

 

Si il y a quelques minutes, je croyais être gêné, ce n'est rien comparé à maintenant.

 

  • Tu n'es pas drôle Severus ! Dit elle en le frappant.

     

    Je crois être tiré d'affaire mais Mme Rogue se retourne vers moi.

 

  • Alors ?

  • Tu n'es pas obligé de répondre.

  • Mais si, sinon je te colle un mois !

 

J’écarquille les yeux, choqué mais leurs rires me font me détendre.

 

  • Aller, détend toi, je plaisante.

  • Je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de comportement, à la maison c'est plus... froid.

 

Ils me font un sourire contrit mais mes mauvais souvenirs partent vite avec leur bonne humeur.

 

  • Hermione et Astoria ont de la chance de vous avoir, laissais-je échapper.

  • Merci, dis sincèrement Mme Rogue.

 

Le reste du repas se passe dans la bonne humeur et je ne pensais pas être aussi à l'aise avec les deux professeurs les plus stricts de l'école. Mme Rogue nous laisse dans le salon.

 

  • Tu voulais me parler de la lettre de ton père, je suppose.

  • Oui.

  • As tu les lettres ? Parce que je suppose qu'il y en a plusieurs.

 

Je sors les lettres qu'il y a dans ma poche et lui donne. J'attends en silence qu'il finisse sa lecture.

 

  • Je vois.

 

Il m'observe en silence.

 

  • Pardonne ma question mais je dois être sûr. Veux-tu rejoindre tu-sais-qui ?

  • Non, dis-je ferme. Je n'ai jamais voulu mais je me dis que ça faciliterait les choses.

 

Il hausse un sourcil.

 

  • Ne crois pas ça. Tu ferais beaucoup de sacrifice en le rejoignant et tu perdrais pas mal de personne à qui tu tiens et qui tiennent à toi mais tout ça tu le sais et tu ne penses pas à le rejoindre sérieusement sinon tu ne m'aurais pas montré ces conneries. N'est ce pas ?

  • Non professeur, dis-je en baissant les yeux.

  • Tu n'es plus seul Drago, on te l'a déjà dit, me dit Mme Rogue qui nous apporte du thé.

  • Ce n'est facile à me le faire rentrer dans la tête vu ce que m'a dit mon paternel.

  • Oh, pauvre chéri.

 

Encore une fois Mme Rogue me prend dans ses bras.

 

  • Alina, tu le mets mal à l'aise et ça pourrait être mal interprété.

  • Oh, tu es jaloux !

 

Elle se lève et va s’asseoir sur les genoux de son mari pour l' embrasser.

 

  • Je vais peut-être vous laisser.

  • Fini ton thé d'abord.

  • Ne t'occupe pas des lettres, il fait tout pour te faire peur et après Poudlard, si la guerre n'est pas finit, tu viendras à la maison, me dit sérieusement mon parrain.

 

C'est la soirée choc. Heureusement que je suis assis.

 

  • Je... Euh... Merci. Sincèrement.

 

Ils me sourient et je prends rapidement congé. Je fais tout le trajet perdu dans mes pensées. Je ne me rends pas tout de suite compte que je suis encerclé par une bande de Serpentards. Je sors ma baguette, prêt à en découdre. Blaise Zabini est l'organisateur de cette petite entourloupe.

 

  • Que veux-tu Zabini ?

  • Tu pactises avec l'ennemi. D' abord la fille Rogue et ensuite tu dînes chez tes beaux parents... Ton père ne sera pas content de savoir ça.

  • C'est ça, va tout rapporter comme un bon toutou. Tu n'es bon qu'à ça, le provoquais-je pour cacher la peur qui commence à monter en moi.

  • Espèce de traître !

  • Je préfère être qui je suis plutôt que toi.

 

J'évalue mes chances de m'en sortir sans trop de dégâts et elles ne sont pas brillantes. Il faut dire qu' à 5 contre un, mes chances sont plutôt faibles.

Mon moment de calme ne pouvait pas durer, Blaise m'envoie un sort que j'arrive à esquiver mais en bon Serpentard qu'ils sont, ils m'attaquent à plusieurs. Heureusement qu'ils ne sont pas tous bon en sortilèges, je ne m'en sors pas trop mal mais arriver un moment, un sort frôle mon bras me faisant saigner.

Une vague de colère me submerge mais ça ne vient pas de moi. Je commence à reconnaître mes émotions et celle de je ne sais pas trop qui.

Je me protège comme je peux avec un bouclier en priant pour que l'on me vienne en aide, chose qui ne peut pas arriver pourtant, on entend tous un énorme boom qui vient de l'autre côté du mur et sous le choc, le mur tremble. Je ne sais pas ce qui se trouve de l'autre côté mais je suis comme les autres, en train de flipper.

Un autre coup aussi violent retenti contre le mur, si ça continue le mur va s’effondrer et pourtant Poudlard est solide. Dieu merci, certains « courageux » Serpentards ont pris la fuite. Ils ne sont plus que deux.

Après les coups, on entend un grondement qui raisonne dans le couloir, je n'ai jamais entendu un tel bruit de toute ma vie et pourtant j'ai grandi au Manoir Malfoy. Moi aussi j'ai envie de partir en courant pourtant je reste comme si quelque chose au fond de moi me dit que ce qui se trouve derrière ce mur ne me fera rien. Néanmoins, je n'ai pas envie de tester mes théories douteuses.

Je sursaute lorsque j'entends un coup dans le mur ainsi qu'un grondement. Blaise hésite entre continuer ce qu'il a commencé et partir à toute jambe. Son dernier acolyte est déjà en train de faire demi tour pour fuir le plus loin. Finalement, il rejoint son ami et part à toute jambe.

Un double sentiment de soulagement me submerge et bizarrement, il n'y a plus de coup contre le mur, ni de bruit.

Je rejoins mon dortoir et protège mon lit de divers sorts. Une fois en sécurité, je me soigne rapidement comme je peux avant d'essayer de trouver le sommeil qui ne vient pas.

Je savais que les ennuies allaient arriver mais même si je ne suis plus en sécurité dans mon propre dortoir, je risque de ne pas finir l'année. Quel brillant avenir, soit mort, soit rejoindre un fou. Merlin, si je pouvais changer de vie.

Je suis sorti de mes pensées par une ombre qui passe par la fenêtre. Je ne sais pas ce que s’est mais, ça semble énorme. Es ce que c'est la chose qui m'a sauvé la vie tout à l'heure ?

 

OoO

A suivre...

Prochain chapitre avec un PDV d' Hermione et d' Astoria.

Vous pensez quoi de ce chapitre ? Le petit passage avec le couple Rogue ? J'ai beaucoup aimé l'écrire, j'espère que vous avez aimé.

Et Harry, en mode fouineur ? Va-t-il découvrir la vérité avant qu'il ne le sache ?

Bisous 

Chapitre 22
OoO

 

PDV DRAGO

 

Je rejoins mon dortoir et protège mon lit de divers sorts. Une fois en sécurité, je me soigne rapidement comme je peux avant d'essayer de trouver le sommeil qui ne vient pas.

Je savais que les ennuies allaient arriver mais même si je ne suis plus en sécurité dans mon propre dortoir, je risque de ne pas finir l'année. Quel brillant avenir, soit mort, soit rejoindre un fou. Merlin, si je pouvais changer de vie.

Je suis sorti de mes pensées par une ombre qui passe par la fenêtre. Je ne sais pas ce que s’est mais, ça semble énorme. Es ce que c'est la chose qui m'a sauvé la vie tout à l'heure ?

 

PDV HERMIONE

 

Astoria est partie se coucher pendant que je vérifie mes devoirs. Je ressens toujours cette légère douleur dans le ventre du fait que nous soyons éloignés mais j'arrive à vivre avec surtout que parfois s'est calme et d'autres un peu moins.

Je me dirige vers ma chambre lorsque j'entends Saphir dans ma tête.

 

« Il y a un problème.

« Quoi ? Qui ?

« Drago, il a des soucis. Onyx le sent.

 

Je commence à me diriger vers la porte mais Saphir m'en dissuade. Ce n'est peut être rien.

 

« Onyx, dit moi que tout va bien ? Qu'est ce qu'il a ? Réponds !

« Calme-toi Hermione, me dit Saphir.

« Comment veux tu que je me calme.

« Onyx se rapproche de Drago.

« Hein ? Il ne faut pas qu...

«  A travers les murs. Il va l'aider. Ne t'en fait pas.

« Aider ? Mais c'est grave ! Paniquais-je

«  Calme-toi, gronde Onyx dans ma tête.

 

J'arrive à faire ce qu'il me dit jusqu'à ce que je ressente une douleur dans le bras.

 

« Dépêche-toi Onyx. Il est blessé.

 

Je ne savais pas que je pouvais ressentir ce genre de chose. Les dragons ne me l'ont pas dit.

 

«  Parce que c'est très rare. Il faut être connecté émotionnellement mais ça ne marche pas à chaque fois.

« Ok.

 

J'essaye de communiquer plusieurs fois avec Onyx mais je n'ai que des grognements en retour. Après ce qui me semble des heures, tout redevient calme dans ma tête. Je ne sais pas si c'est bon signe où pas.

 

« Onyx ?

 

Pas de réponse.

 

« Onyx, le suppliais-je

« Il va bien, gronde t' il dans ma tête.

 

Je soupire soulagée mais ce sentiment ne dure pas longtemps, je n'aime pas ce qui lui arrive. Il est en danger, je voudrais qu'il soit avec moi, ici. Je n'aime pas le savoir loin et surtout entouré de ses serpents.

 

« On veille sur lui, me rassure Saphir.

 

Je ne réponds rien et coupe la connexion. Ce n'est pas vrai, ils ne peuvent pas le protéger comme il se doit. Je ne leur en veux pas mais ça me mine le moral et dans ces cas-là, je préfère être seule.

Je passe la nuit à réfléchir à un moyen de le protéger sans éveiller les soupçons, malheureusement, je ne trouve rien, à part tous les tuer. Je le ferais, sans hésitation, pour lui, je ferais n'importe quoi même quelque chose d’inconsidéré.

 

Pendant les cours, Drago me semble normal, comme si rien ne s'était passé. Je trépigne d'impatience qu'il me parle de sa confrontation avec les Serpentards, pourtant, ses lèvres ressentent closes à ce sujet.

En fin de journée, quand ma patience arrive à bout, je nous entraîne dans une salle vide et la barricade.

 

  • Même si l'idée de me retrouver seul avec toi me plaît, je sens que cette fois ce n'est pas à mon avantage, dit-il.

 

Je hausse un sourcil.

 

  • Je commence à te connaître Hermione.

  • Pourquoi tu ne m'as pas parlé de ton attaque ?

 

C'est à son tour d'être choqué.

 

  • Comment ? C’est toi qui a fait ces bruits avec le mur ?

  • Non, comment pourrais-je faire une telle chose ? Alors ?

  • Ce n'est grand-chose.

 

Je ferme les yeux et me concentre pour ne pas exploser ; dans tous les sens du terme.

 

  • Pas grand-chose ? Tu as été blessé au bras.

  • Comment sais-tu cela ?

 

Je me maudis intérieurement d'en avoir trop dit.

 

  • Hermione ?

 

Je le regarde paniquée avant d'ouvrir la porte d'un geste brusque du bras et de partir en courant vers le parc. Je cours à en perdre allène.

 

PDV ASTORIA

 

Nous avons cours en commun cette après midi et je ne vois pas Hermione pourtant Drago est là et semble soucieux.

Après nos deux heures de sortilèges où j'ai dû me concentrer pour ne pas laisser sortir la puissance magique – je ne pensais pas que ça serait aussi difficile. Je comprends pourquoi Hermione voulait que je médite. Je rejoins le blond.

 

  • Malfoy ?

  • Comment ? On est revenu au nom de famille.

  • Désolée, vieux reflex. Drago.

  • Que veux tu, demande t-il après un moment de silence.

  • Oui, pardon, je me demandais si tu savais où était Hermione ?

  • Non.

 

Il tourne brusquement les talons me montrant clairement qu'il me cache quelque chose ce qui m'inquiète. Connaissant ma sœur, elle doit être dehors partis se calmer, mais je veux quand même savoir si elle va bien. Le parc est grand, je vais mettre des heures à la chercher ; à moins que... Mais bien sûr, ce n'est pas encore un reflex de me servir de nos liens.

 

« Rubis ?

 

Pas de réponse. Je ferme les yeux et me concentre.

 

« Rubis ?

«  Oui ?

«  Sais-tu où es Hermione ?

« Oui, elle se défoule dans la forêt.

« Merci.

 

Je me dirige vers l’extérieur quand Harry m'appelle.

 

  • Astoria ? Tu vas où, on a cour de Potions.

  • Je n'y vais pas, dis-je inquiète pour ma sœur. Peux-tu dire à mon père que nous avons un souci de famille ?

 

Harry devient blême, Ron se moque de lui.

 

  • Ok, bon Ron, peux-tu s'il te plaît prévenir mon père ?

  • Oui, dit il d'une voix haut perchée.

  • Merci les garçons !

 

Je me mets à courir vers la forêt. C'est à bout de souffle que j'arrive à la lisière. Si au début, je ne savais pas où aller, les ondes magiques finissent par me guider jusqu' à elle, qui se bat contre des branches dans une clairière où des arbres sont juste tombés.

Je reste quelques minutes à observer ma sœur, ruisselante de transpiration, se battre à la fois au corps à « corps » et utilisant Les pouvoirs. À vrai dire, je suis subjuguée par tant de grâce et de force.

 

Es ce que moi aussi j'arriverai à obtenir un tel niveau de contrôle et de force ? Pour une fois, je ne me sens pas à la hauteur, en temps normal j'aurai relevé le défi mais là, je me sens empotée même si j'ai réussi quelques petits tours de passe-passe.

 

En silence je continue d' admirer ma sœur qui maîtrise la situation jusqu'à ce que 5 où 6 branches l'attaquent dans le dos sans qu'elle ne le voit. Je décide d'intervenir et libère une vague de vent qui repousse toutes les branches pour les fracasser contre les arbres centenaires plus loin.

 

Hermione sursaute et d'un grand geste de bras fait exploser tous ces adversaires - encore une fois, je suis subjuguée – avant de se tourner vers moi et me sourit.

 

  • Tu es là depuis longtemps ?

  • Suffisamment pour être complexée.

  • Ne soit pas bête Miss-je-sais-tout. Tout ce que je fais, tu peux le faire. Il faut juste t’entraîner et nous allons commencer aujourd'hui.

  • A la place du cours de potion ?

  • Pourquoi ? Tu veux y aller ? Tu as quelque chose à apprendre dans cette matière, comme dans toutes les autres ?

  • Mais...

  • Voyons Sœurette, tu pourrais passer tes ASPICS aujourd'hui que tu les aurais tous avec des O.

 

Je rougis sous le compliment.

 

  • Tu crois que je suis prête ?

  • Le seul moyen de le savoir c'est d'essayer. Aller viens.

 

Prudemment je la rejoins, comme si j'allais me faire attaquer.

 

  • Ne t'inquiète pas, on va y aller doucement, se moque t' elle.

  • Oui, oui. Je ne savais pas qu'il y avait une clairière dans la forêt interdite.

  • Celle-là est toute ressente. J'avais besoin de place.

  • Mais Hermione, les arbres !

  • Quoi ? On les remettra en place après.

  • Hein, mais c'est impossible.

  • Pas pour nous. Allons commençons.

 

Hermione m'explique que nous n'avons pas de limites, que nous pouvons contrôler les éléments plus facilement que les sorciers normaux et avec plus de puissances - d'ailleurs, elle me fait remarquer que j'ai fait apparaître une boude feu et que j'ai contrôlé le vent sur les vêtements de Ginny - comme tout le reste.

Elle me dit que nous pouvons prendre le contrôle de tout ce qui nous entoure et que l'on doit s'en servir à notre avantage. Les sorciers normaux se servent souvent des sorts qu'ils ont appris en oubliant ce qui les entoure.

Je me souviens du combat entre Mr le directeur et Voldemort, ils se sont servis de l'eau et des pierres combiné à leurs sorts.

Elle va m'apprendre à les contrôler, à les exploser, à les métamorphoser, à leur faire prendre feu. Jusque-là, le programme me plaît mais par contre, le corps à corps me va beaucoup moins.

 

  • Il n'y a pas un sort pour nous aider ?

  • Non.

  • On ne peut pas attendre que les garçons soient avec nous ?

  • Non.

  • Pourquoi ?

  • Astoria, soupire t' elle.

  • Les trucs physiques ce n'est pas ma spécialité.

  • Et alors ? Tu peux changer ? Tu dois gagner en agilité et rapidité, puis les garçons jouent au Quiddich. Et Estime-toi heureuse que je ne te fasse pas monter sur un balai.

 

Je la regarde offusquée, elle m'oserait pas ? Si ?

 

  • Assez tergiversé, en place. On va commencer doucement.

  • Ok.

 

Je me mets au centre de la clairière, prends appuie sur mes deux pieds et écarte un peu les mains comme si j'étais face à un ours. Je me sens particulièrement ridicule.

Hermione se recule et s'appuie contre un arbre.

 

  • Tu vas repousser les attaques, ok ?

 

Je fais un signe déterminé de la tête.

 

  • Prête ?

  • Oui, couinais-je tout en pensant le contraire.

 

Hermione fait léviter une vingtaine de branches qui m'entourent dans un cercle parfait. Elles se trouvent à 5 mètres de moi. Je déglutis avec peine lorsque la première branche arrive sur moi à vitesse normal mais rapide pour moi. Je la pousse d'un coup de bras et lorsque je l'ai repoussé, une autre se trouvant sur ma droite se dirige vers moi. Je m'en sors pas mal jusqu'à la 7 ou 8ème, la suivante arrive dans mon dos, me faisant sursauter et pousser un cri, je l'envoie valser.

 

  • Essaye en te servant de tes pieds.

  • Tu veux que je tombe ?

 

Je la regarde choquée mais elle me sourit et continue d'envoyer les branches de plus en plus vite et lorsque j'ai repoussé les 20 branches, elles redeviennent « vivantes » et me ré attaque de plus en plus vite et parfois par deux.

Je finis à bout de souffle n'ayant pas l'habitude de ce genre d'activité. Je crois que j'ai quelques égratignures mais elles ne me font pas souffrir par rapport à mes muscles.

 

  • Ça va ?

  • On peut faire une pause ?

  • Bien sûr.

 

OoO

A suivre...

Les choses sérieuses commencent. Vous en pensez quoi ?

xx

Chapitre 23

OoO

 

PDV ASRTORIA

Je finis à bout de souffle n'ayant pas l'habitude de ce genre d'activité. Je crois que j'ai quelques égratignures mais elles ne me font pas souffrir par rapport à mes muscles.

 

  • Ça va ?

  • On peut faire une pause ?

  • Bien sûr.

 

 

PDV HERMIONE

 

Pour calmer la colère qui m'habite, je décide de m’entraîner, ça sera bénéfique pour moi. Je déracine quelques arbres pour me faire de la place et donne vie aux branches pour qu'elles m'attaquent.

 

Ça me fait du bien et permet d'évacuer le surplus de magie. Même calmée, je continue pour me perfectionner surtout que dans quelques jours, je vais devoir entraîner Astoria. Avec les Dragons nous avons décidé qu'il était temps et qu'elle est prête plus tôt que prévu.

 

Saphir me dit qu' Astoria arrive, et avec la magie qui nous relit, elle n'aura aucun mal à me trouver, de toute façon, je ne cherche pas à me cacher.

 

Je la laisse m'observer, pour voir ce qu'elle va faire, je me mets volontairement en danger et j'ai eu raison vu qu'elle repousse violemment les branches. Je fais comme si je n'avais rien vu, elle n'a pas besoin de savoir pour le moment.

 

Finalement nous commençons l’entraînement aujourd’hui et comme à chaque fois ma sœur est à la hauteur, je suis fière d'elle, comme toujours. J'essaye de ne pas trop lui en demander mais elle se débrouille tellement bien qu'on continue même si elle fatigue.

PDV ASTORIA

 

Je me laisse tomber les fesses au sol pouvant respirer enfin. Malheureusement pour moi, ma pause est vite fini et nous attaquons tout aussi vite. Au début c'est à quatre pattes que je repousse les attaques. D'un point de vue extérieur, je dois avoir l'air complètement ridicule mais pour ma défense, il n'y a que 3 branches qui m'ont frôlé et légèrement blessé.

Les choses se compliquent et je commence à être submergé par les attaques, l'idée de baisser les bras me traversent quelques secondes mais je ne peux pas, pour Harry, pour Hermione, pour tout le monde, alors je laisse sortir ma magie et recule toutes les branches.

 

Je me redresse pour admirer mon travail mais elles reviennent toutes sur moi, guidées par Hermione. Je la regarde choquée mais elle se contente de me sourire. D'un magnifique coup de pied qui ne me vient de je ne sais pas trop où, j'arrive à reculer 2 branches, j'en profite pour les refaire voler comme tout à l'heure mais face à la puissance d' Hermione, je ne fais pas le poids. Je redouble d' énergie, c'est un peu mieux mais elles reviennent. Encore une fois j'en repousse avec mes mains.

 

  • Trouve autre chose !

 

Trouve autre chose qu'elle me dit. Je ne savais pas qu'elle avait autant d'humour...

 

Je me concentre pour trouver autre chose. Hermione m'a parlé de me servir des éléments et vu que le vent ne marche pas, je me dois de les détruire définitivement, alors j'essaye d'y mettre le feu. J'arrive en brûler deux et lorsque les dernières m'attaquent avec plus de violence, je déchaîne le feu et les brûlent toutes. Je me tourne vers Hermione qui sourit avec fierté.

 

  • Je peux enfin souffler ?

  • Oui, me sourit-elle.

 

Cette fois, je m'écroule complètement au sol et admire le ciel. Ma sœur me rejoint et caresse ma joue.

 

  • Comment je m'en sors ?

  • Très bien, je te rassure mais je n'en attendais pas de moi. Tu es brillante Astoria.

  • Et c'est pour ça que tout le monde en attend la perfection de moi mais parfois, je voudrais juste que l'on me demande comme les autres, murmurais-je.

  • C'est pour ça que tu as besoin d'être excellente dans tous les domaines ?

  • Oui, j'ai peur que les gens soient déçus.

  • Par « gens » tu entends papa et maman ?

  • Oui.

  • Ils t'ont déjà mis la pression ?

  • Non, mais regarde, maman était major de promotion et papa un grand maître en potion, sans parler de toi. Il faut que je sois exceptionnelle pour être à votre niveau.

  • Oh Astoria, souffle Hermione en me prenant dans ses bras. Je suis désolée, je ne savais pas que tu ressentais ça.

  • Tu n'y peux rien et toi aussi tu es exceptionnelle, tu es une Rogue.

 

Hermione m'embrasse sur la tempe.

 

  • Et crois-moi, ce que je t'ai demandé était normal.

  • Ah bon ? Demandais-je septique.

  • Oui, lors de mes premiers entraînements, c'était les dragons mes adversaires et je suis tombée les pommes, j'ai fini assommé et avec une entorse à la cheville. Sans parler des bleues et coupures. On échange ?

  • Non c'est bon.

  • On reprend ?

  • Oui, vas-y.

 

On se relève, Hermione positionne ses mains au-dessus des cendres, murmure des mots en latin « resuscitare silva *» et sous mes yeux ébahis, toutes les branches brûlées reviennent à la vie. Je comprends pourquoi ça ne l'a pas dérangé pour la forêt. Je lui demande excitée de m'apprendre. D'un signe de tête, elle me montre un tas de cendre. Excitée, je fais comme elle mais le résultat n'est pas concluant, j'arrive à faire revivre une feuille mais après m’être concentrée encore une fois et en y mettant beaucoup d' énergie, j'y arrive. Non mais, je ne suis pas Astoria Rogue et la miss-je-sais-tout pour rien !

Cette fois, elle aligne les branches et vu que j'ai une facilité avec le feu, elle me fait faire plusieurs exercices avec les branches, comme en brûler une sur deux, où une sur trois, où les 4 premières etc.

Les premiers essais ne sont pas concluants mais je finis par y arriver.

 

  • Ça ira pour aujourd'hui.

  • Déjà ?

  • Il est 20h, alors oui.

  • Ah bon ?

     

    Effectivement, il fait nuit et j'ai faim. Nous rentrons tranquillement.

 

  • Tu as plus de facilité avec l'air ?

  • Oui.

  • C'est pour ça que je n'arrive pas à te repousser ?

  • Oui.

  • Ça veut dire que je pourrais te botter les fesses avec le feu ?

  • Oui.

  • Cool ! Et à ton avis, Harry et Drago maîtriseront les quels ? Harry devrait avoir la terre pour compléter le feu, non ?

  • Où alors l'eau pour te calmer. À vous deux, nul ne vous arrêtera.

  • Comme la terre peut arrêter le vent, dis-je.

  • Exact.

  • En fait, ils sont la pour nous calmer. J'ai lu des livres sur les Dragons et ils disent que les femelles sont dominantes et les mâles sont protecteurs.

  • Encore exact et n'oublie pas que les femmes ont un foutu mauvais caractère.

  • Aussi.

 

On se sourit amusée. Je pars vite dans mes pensées. On pourrait croire que nous maîtrisons les éléments, mais, c'est plus que ça. Nous avons des facilités avec ceux là, nous les rendons plus puissants que les sorciers normaux, mais contrairement à certaines histoires où les 4 éléments ont inversti les sorciers, ils n'ont pas de magie plus puissantes pour les autres sorts. Alors que chez nous, tout est décuplé. Un simple sort de lévitation mal géré et on fait passer l'objet à travers le plafond... Je trouve nos pouvoirs plus cool que d'avoir un élément.

 

*Ressusciter Forêt. Mes sources viennent d'internet vu que mon latin est nul. Si vous avez une meilleure traduction, je prends.

 

 

PDV HARRY

 

Je regarde étonné, Astoria partir en courant.

 

  • Je ne sais pas pour toi, mais je la trouve bizarre, commente Ron sans méchanceté.

  • Ouais. Allons en cours avant que l'on ne finisse collé.

 

Une fois dans la salle, je m'avance prudemment vers mon professeur et l' informe qu' Hermione et Astoria ne pourront pas assister au cours. Je m'attends à ce qu'il soit en colère mais au contraire, je peux voir – pas longtemps mais quand même – qu'il est inquiet. Ça ne l’empêche pas de m'aboyer dessus pour que j'aille à ma place.

 

Si en temps normal je ne suis pas très doué en potion, celle-là est une vraie catastrophe, je pense trop à Astoria et en plus j'ai une légère douleur au ventre. Ron me fait même remarquer que Malfoy lui aussi n'a pas réussi sa potion, une première en sept ans.

 

Je crois que lui et moi sommes trop attachés aux sœurs Rogue.

À la fin du cours, je me précipite vers Malfoy sauf que je ne sais pas comment aborder le sujet ; du coup, je reste planté devant lui, les bras ballants.

 

  • Abrège Potter, je n'ai pas toute la journée.

 

Devant mon manque de réaction, il soupire et commence à tourner les talons mais je me lance.

 

  • Tu ne les trouves pas bizarre ?

  • Qui ? Demande t-il innocent, tout ce qu'il n'est pas.

  • Astoria et Hermione.

 

Il continue de jouer l'innocent et l'indifférent mais je vois dans ses yeux que j'ai piqué sa curiosité. sauf qu'il ne fait rien pour être d'accord avec moi, ce que je peux comprendre vu que nous sommes ennemis depuis des années.

 

  • Je ne vois pas de quoi tu parles, dit il assez mécontent avant de partir pour de bon.

 

Je rejoins Ron qui m'attend plus loin.

 

  • Ça n'a rien donné ?

  • Non.

  • En même temps c'est normal. On ne peut pas dire que nous soyons amis, commente Ron.

  • Depuis quand tu es devenu si perspicace ?

 

Il hausse les épaules.

 

  • C'est logique, puis, mets-toi deux minutes à sa place. Je pense que je lui aurai lancé un sort entre les deux yeux avant qu'il ne m'approche... Allons manger, j'ai faim, puis tu verras ta chérie...

 

Sauf qu'à table, on ne voit aucune des deux sœurs ; même leur parent ne sont pas si désintéressés. C'est bizarre de voir Rogue inquiet, lui qui affiche d'habitude juste du mépris pour les autres.

Je jette discrètement des coups d’œil à Malfoy qui est comme moi.

 

  • Ne t'en fait pas, elles vont revenir vos chéries, se moque Ron.

  • Et toi, avec Luna, ça va ? Me moquais-je.

 

Ron devient rouge mais il sourit.

 

  • On avance tranquillement, dit-il en haussant les épaules.

  • C’est bien pour toi.

 

Nous finissons de dîner en silence, même notre retour au dortoir est pareil.

 

  • Tu crois que je peux avoir une petite amie ? Je veux dire, c'est la guerre, on ne devrait pas penser à ça.

 

Je réfléchis quelques secondes. Je pensais cela aussi mais les choses changent, Voldy prend de plus en plus de pouvoirs, nous ne savons pas quand il va attaquer alors je pense qu'il faut profiter tant que nous sommes en vie.

 

  • Si, au contraire, amuse-toi, nous ne savons pas de quoi sera fait demain.

  • Toi aussi tu as changé Harry. Je te trouve moins pré-occupé par tu-sais-qui.

 

Maintenant qu'il met le doigt dessus, c'est vrai.

 

  • Depuis la rentrée, il ne rentre plus dans ma tête, c'est comme s'il me laissait tranquille.

  • Ou comme si tu étais protégé.

  • Comment ? Je n'ai rien fait pour. Je ne suis pas un bon Legimens et pourtant j'essaye...

 

On rigole se moquant de mes piètres tentatives.

 

  • C'est peut-être dû à Hermione ?

  • Comment ferait-elle ? Demandais-je perdu.

  • Je ne sais pas vraiment mais on voit tous qu'elle dégage une force magique et que si on veut rester en vie, on ne l'approche pas. Sauf ce crétin de Zabini mais il ne compte pas.

  • Tu suggères qu'elle protège Poudlard ?

  • Pourquoi pas ? Tu-sais-qui protège bien son manoir avec sa magie. Je sais qu'il existe plusieurs formes de magie même si elles sont très rares. Peut-être qu'elle en possède une et Astoria aussi.

 

J'aurai envie de rire de ses théories mais il a peut-être raison et le fait de savoir que ma jolie Astoria me protège me donne des frissons. Ma Meilleure amie est puissante et elle nous l'a prouvé à plusieurs reprises en nous sauvant les fesses.

 

  • Pourquoi souris-tu comme un idiot ? Tu es encore plus amoureux d'elle qu'avant ?

 

Je frappe gentiment l'épaule de mon meilleur ami. Il est vraiment le seul à savoir à quel point je suis accro à ma meilleure amie.

 

  • En tout cas, on pourrait faire des recherches à la bibliothèque.

 

Je me stoppe et regarde mon ami, choqué.

 

  • Tu... Tu...

  • Oh, bon ça va, dit il, gêné.

  • Tu sais qu' Astoria rêve que l'on prononce cette phrase ?

 

On rigole, notre amie veut nous faire mettre les pieds dans ces endroits depuis 6 ans sans jamais avoir réussi. A chaque fois, elle nous prêtait ses livres.

 

  • Mais c'est une bonne idée, on trouvera peut-être quelques réponses, dis-je.

  • Oui, mais on a un petit problème.

  • Lequel ?

  • Où se trouve la bibliothèque ?

 

OoO

A suivre avec un PDV de Drago, Hermione et Hary.

Un avis ? Une remarque ?

Bisous 

Chapitre 24

OoO

Petite rappel : Les phrases commençant par « signifient que ce sont des conversations qui se passent entre les filles et les dragons.

Bonne Lecture

 

PDV HARRY

 

On rigole, notre amie veut nous faire mettre les pieds dans ces endroits depuis 6 ans sans jamais avoir réussi. A chaque fois, elle nous prêtait ses livres.

 

  • Mais c'est une bonne idée, on trouvera peut-être quelques réponses, dis-je.

  • Oui, mais on a un petit problème.

  • Lequel ?

  • Où se trouve la bibliothèque ?

 

PDV DRAGO

 

Bien sûr, elle n'est pas là au dîner et même si je sais qu'elle ne court aucun danger, je ne peux pas enlever la boule que j'ai dans le ventre. C'est à ce moment que je voudrais bien recevoir un sentiment de calme mais rien ne vient.

Lorsque je dîne, je ne peux pas oublier que Potter a essayé de copiner avec moi. Je les trouve bizarre mais ce n'est pas pour autant que je veux lui en parler. Après tout, nous ne sommes pas amis.

Il y a quelque chose en moi qui me dit que je vais devoir lui parler mais pour le moment, je vais attendre.

Nous ne nous insultons plus, nous faisons comme si nous n'existions pas. J'ai peut-être changé de camp mais ce n'est pour autant que nous allons devenir amis.

 

Les jours passent, Astoria est revenue en cours mais elle les quitte souvent. Parfois Hermione est inquiète, parfois elle est moqueuse. Je la questionne souvent mais à chaque fois, j'ai la même réponse : Tu sauras tout plus tard, promis. Le tout accompagné d'un beau sourire et j'en viendrai presque à ne plus savoir où je me trouve.

Ces deux filles nous cachent des choses et je veux les découvrir. En plus je sais que ça me concerne. Je n'ai jamais été autant déterminé à savoir de quoi il en retourne. Bon, peut-être que ça vient du fait que je sens que c'est une bonne chose et pas comme avec mes parents...

Hermione passe moins de temps avec moi, elle disparaît je ne sais trop où. Elle me manque, j'aime nos conversations, où tout simplement passer du temps avec elle. Alors que là, nous nous voyons à quelques cours vu qu'elle en loupe la moitié, comme sa sœur. Elles ne se quittent quasiment plus.

 

Il y a quelques jours, on les a vu sortir de la zone interdite du parc, des feuilles partout dans les cheveux, Astoria avait quelques égratignures, et elles avaient toutes les deux les habits dans tous les sens. On aurait dit qu'elles s'étaient battus mais en voyant leur sourire complice, on sait que ce n'est pas le cas. Elles me font penser aux jumeaux Weasley, elles se comprennent d'un regard.

 

Ce qui est bizarre, pour le rajouter à ma longue liste, c'est que lorsque je suis longtemps loin de ma jolie Serpentard, je ressens des douleurs à la poitrine, comme si on m'arrachait une partie de mon cœur. J'avais déjà senti une ou deux fois cela mais, c'était très rapide et espacé. Là, c'est quasiment quotidien. Je me demande si cela à un rapport avec Hermione. A mon avis, tout à avoir avec elle. Depuis qu'elle est là, Poudlard n'a pas été attaqué, j'ai même entendu Potter dire que Voldy n'était plus rentré dans sa tête. Il y a certains Serpentards, pro-Voldy qui donne des informations sur les habitants de Poudlard pour aider leur camp pourtant rien n'aboutit, comme s'il y avait un barrage magique anti magie noire. Les Mangemorts sont toujours actifs et font énormément de dégâts en dehors de ces murs.

Quoi qu'il en soi, s'il y a une autre magie qui nous protège, je peux peut-être en découvrir plus à la bibliothèque.

 

PDV HERMIONE

 

  • Plus !

 

Je vois ma sœur sortir toute la magie qu'elle a en elle pour brûler une large zone autour de nous. C'est la dernière étape de la première... Arriver à étendre au maximum son pouvoir. Lorsqu'elle éteint les flammes, elle est à bout de souffle. Je la laisse se reposer et j'en profite pour faire renaître la forêt.

Je lui parle des deux autres étapes qui consistent à faire des formes avec le feu et la dernière qui ne sera pas des plus faciles, bouger le feu et brûler que ce qui est voulu. En ce moment, même lorsqu'elle allait brûler quelque chose loin, il y avait une trace fumante.

Les dragons sont avec nous, Rubis et Quartz la conseillent, la rassurent. Parfois, Rubis essaye de lui insuffler son énergie mais leur connexion n'est pas complète. Il faut pour cela que sa maîtrise soit plus complète. J'ai mis beaucoup de temps à ne faire qu'un avec Saphir, en plus nous évitons cette connexion, ce n'est pas complètement sain. On se sent Dragon et l'autre se sent humain. On peut se perdre en cours de route.

 

  • Aller, on reprend, dis-je en frappant dans mes mains.

  • Déjà ? On n'arrête pas pour aujourd'hui ? Ça fait des heures que l'on y est.

  • Je sais, mais nous devons continuer un peu. La prochaine étape arrive vite.

  • Tu ne m'as pas dit comment ça se passait.

  • Tu dois toucher ton Harry chéri.

  • C'est tout ?

  • En quelques sortes.

  • Qu'est ce que tu me caches ?

  • Rien, je sais juste que c'est plus simple que pour nous deux.

  • Pourquoi on ne le fait pas maintenant, ça serait plus simple.

  • Astoria, soufflais-je.

  • Quoi ? J'essaye.

  • Tu sais bien que les ondes magiques doivent être plus forte qu' en ce moment.

  • Et Poudlard renforce ces ondes vue que c'est un ancien lieu remplie de magie.

  • Eh bien, tu vois, quand tu veux, dis-je avec un sourire.

 

Astoria redresse les épaules, fière d'elle. Ce n'est pas une brillante élève pour rien. Heureusement que c'est le cas, parce que sinon j'aurai toujours les parents sur le dos. Je suis quasiment obligée de leur faire un rapport sur nos entraînements et souvent, ils nous invitent à dîner pour vérifier que je n'ai pas abîmé ma sœur.

 

  • Aller, continuons, que dois-je faire ?

  • Fait un cercle devant nous.

 

Le cercle de 2 mètres apparaît devant nous. Astoria trouve cela facile, pour le moment...

 

  • C'est bien, maintenant, ramène les flammes vers toi et fait en une boule.

 

Je la vois écarquiller les yeux et par ce fait se déconcentrer un peu mais avec ses progrès elle n'arrête pas les flammes et petit à petit elle les ramène à elle. C'est un processus assez long, pour la première fois.

Maintenant qu'elle arrive à brûler à volonté tout ce qu'elle souhaite que se soit à côté d'elle où loin, nous passons au contrôle du feu. A le faire changer de forme. Cette étape n'est pas la plus simple mais encore une fois elle s'en sort pas trop mal. Puis je ne pense pas qu'elle est envie de se brûler. Certes, son corps ne subira aucun dommage mais ses vêtements si.

 

Même si elle est douée, elle n'y arrive pas. Sa concentration lâche lorsque le cercle fait 50 centimètres.

 

  • Concentre-toi. Tu y es presque.

 

Je ne sais pas si elle va y arriver ce soir, elle semble fatiguée.

 

« Tu crois qu'elle peut le faire ? Demande Saphir.

« Laissons là essayer.

« Tu puisses beaucoup dans son énergie. Ne l'affaibli pas.

« Elle aura une semaine pour s'en remettre.

« Comment ?

« Nous n'aurons quasiment pas le temps avec les cours et les devoirs à faire. A cette période de l'année, les profs nous surchargent de travail.

 

Pendant ma petite discussion avec ma dragonne, Astoria arrive à faire une énorme boule. Elle a réussi à concentrer son feu. Bientôt elle arrivera à le faire aussi gros que son point avant de le faire disparaître.

 

  • Bientôt, je vais pouvoir te battre !

 

Je la regarde amusée avant de me servir de l'air et de faire une grosse bourrasque qui en une seconde fait disparaître sa boule de feu.

 

  • Viens te battre alors, ricanais-je.

 

Astoria boude et fait apparaître du feu que je fais encore une fois disparaître. Je ne suis pas loyale vu qu'elle est fatiguée et pas au maximum de ses capacités mais je m'amuse beaucoup. Puis, nous sommes sœurs, il faut bien se taquiner, sinon ce n'est pas drôle.

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer que je fais apparaître une tornade et soulève ma sœur de quelques mètres du sol. Elle se débat quelques secondes avant de croiser les bras et de me fusiller du regard.

Je m'englobe à mon tour dans le vent et me mets à sa hauteur avant de m'englober avec elle. Si quelqu'un nous voyait voler, les cheveux dans tous les sens, il prendrait peur même un sorcier.

 

  • Comment tu fais ça ?!

  • Tu y arriveras. C'est comme si tu voulais faire deux feus avec tes deux mains.

  • Je suis sûr que si tu veux en faire une troisième, tu y arriveras, dit elle, découragée.

 

Je lui prends la main pour la rassurer.

 

  • N'oublie pas que je m’entraîne depuis plus d'un an alors que toi en quelques semaines tu arrives à faire déjà beaucoup de chose.

 

Elle me fait un sourire crispé.

 

  • Tu nous descends ?

  • Tu as toujours le vertige ? Pourtant, tu aimes être sur Rubis.

  • Ce n'est pas pareil, c'est elle qui vole et je lui fais confiance. 

  • Et pas à moi ?

 

Pour me venger, je nous lève encore plus haut et augmente la force du vent.

 

  • Il n'y a rien sous mes pieds et c'est flippant.

  • Oh non, ça c'est flippant.

 

Après un bref coup d’œil à Rubis, et d'un geste de la main, j'arrête mon pouvoir et l'envoie loin moi avec un repulso. Rubis qui m'a compris réceptionne en grognant sa sorcière qui me maudit sur plusieurs générations mais je m'en fiche.

 

Une fois toutes les deux au sol et un coup de poing dans le bras de la part d' Astoria, nous retournons au château pour dîner en cuisine. Comme à chaque fois, nous arrivons trop tard pour dîner en salle.

Si je m'écoutais, je nous arrêterai bien avant mais nous ne pouvons pas. Nous devons avancer assez vite.

Nous sommes début décembre. Le 25 décembre, nous arriverons à l'étape suivante et Astoria doit être prête. Pour le moment, les pouvoirs d' Harry sont très calmes. Au début, je ne comprenais pas comment elle arrivait à faire cela mais elle m'a expliqué qu''elle pensait souvent à lui, à leur passé commun et par ce fait, les pouvoirs étaient tranquilles. De part leur amitié, ils sont déjà liés ce que je ne suis pas avec Drago.

 

Lorsque notre dîner est englouti et qu'elle a repris des forces, Astoria me fâche pour la petite blague.

 

  • Non mais j'aurai pu me briser la nuque ! Tu te rends compte.

  • C'est ta langue que j'aurai dû arracher, me moquais-je.

 

Astoria me re frappe sur le bras. Je vais finir par avoir un bleu.

 

  • Fait attention, je vais encore te botter les fesses.

  • Tu as triché ! Vil serpent.

  • Merci, dis-je en faisant une petite courbette. En fait, les Gryffondors sont de mauvais perdants.

  • Je suis fatiguée et un jour, je ferais brûler tes vêtements.

  • Déchire-les, ça marche mieux...

  • Oh oui, j'étais trop fière de moi ce jour-là. Elle l'avait bien cherché. Non mais, elle se prend pour qui ?!

 

PDV HARRY

 

Au début, je ne voulais pas les écouter mais ma curiosité prend le dessus et bien sûr, je ne suis pas déçu par ce que j'entends. Astoria est jalouse de Ginny et que c'est elle qui l'a humilié. Il faut vraiment ne pas la mettre en colère. Elle sera un adversaire redoutable et je ne pense pas être à la hauteur, ce qui quelque part est flippant. Je suis censé être le sauveur... Pff, connerie. Je ne suis qu'un jeune sorcier élevé par des moldus qui ne connaît pas grand-chose au monde des sorciers même après toutes ces années dans ce château.

 

Quoi qu'il en soit, je suis de plus en plus curieux de savoir ce qu'elles cachent. Elles sont puissantes et mystérieuses. Encore une fois, je suis content qu'elles soient de notre côté.

 

Je sens une vague de bonheur m'envahir. Je ne panique pas, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive et je me doute que ça ne vient pas de Voldy qui est incapable d'avoir des sentiments heureux. Pourtant, je ne sais toujours pas de qui ça peut venir.

Avec Ron nous avons fait des recherches à la bibliothèque mais nous n'avons pas trouvé grand-chose.

Juste quelques légendes, comme quoi, certaines forces sur-puissantes pouvaient apparaître sur terre. Ils parlent aussi d'un équilibre des forces entre les deux camps. Si une sorte de magie apparaît, une autre doit venir contre-balancé.

Il y a aussi une légende très ancienne qui parle d'une alliance entre les humains et les créatures magiques mais le livre qui détaille plus cette alliance est introuvable.

Du coup nous sommes ressorties avec plus de questions que de réponses.

Encore une fois, je me décide à parler à Malfoy. Nous l'avons vu à la bibliothèque, lui aussi devait faire des recherches. A moins qu'il travaille ? Non, il était dans la même section que nous.

 

Le lendemain, je pars à sa recherche, autant essayer de communiquer maintenant. Je le trouve dans le parc, seul. C'est vrai que lorsqu'il n'est pas avec Hermione, il est isolé. Je me rends compte que sa vie ne doit pas être facile. Moi qui l'ais jalousé lorsque j'étais plus jeune. Il connaissait le monde magique, il avait ses deux parents, il avait une assurance que peu d'enfants ont. Oui, j'ai eu quelques moments ou je voulais prendre sa place mais en grandissant, je me suis rendu compte que sa place ne valait pas mieux que la mienne.

 

  • Tu sais Potter, que tu as l'air d'un parfait demeuré à rester planté là, la bouche entre-ouverte.

  • Toi, c'est tout le temps que tu as l'air d'un crétin. Crabbe et Goyle ont déteint sur toi.

  • Stupide Gryffondor.

  • Vil Serpent.

 

Pourtant, nos joutes verbales n'ont rien de méchantes, pour une fois. Je me décide de le rejoindre et de m'asseoir à coté de lui.

Un silence gênant s'installe avant que Malfoy ne le rompe en ricanant.

 

  • Je vais finir par croire que tu es amoureux de moi, Potter.

 

Je grimace mais après et malgré moi, je souris légèrement.

 

  • Au risque de briser tes rêves, je n'aime pas les blondes peroxydées.

  • Oh, mais on sait tous que tu préfères les Miss-je-sais-tout...

  • Et toi, les demoiselles mystérieuses qui débarquent avec des supers pouvoirs.

 

J'ai la confirmation que lui aussi sait des choses. Après plusieurs minutes silencieuses, nos langues se délient, on en vient à même conclusion. Elles sont différentes et plus puissantes qu'elles ne veulent nous le dire. Nous n'en sommes pas encore à devenir ami mais il y a un début d'entente. On va continuer nos recherches chacun de notre côté.

 

OoO

A suivre...

Alors ? Vos avis ?

Prochain chapitre avec un PDV de Drago et Hermione.

Bisous 

Chapitre 25

OoO

 

PDV HARRY

 

Je grimace mais après et malgré moi, je souris légèrement.

 

  • Au risque de briser tes rêves, je n'aime pas les blondes peroxydées.

  • Oh, mais on sait tous que tu préfères les Miss-je-sais-tout...

  • Et toi, les demoiselles mystérieuses qui débarquent avec des supers pouvoirs.

 

J'ai la confirmation que lui aussi sait des choses. Après plusieurs minutes silencieuses, nos langues se délient, on en vient à même conclusion. Elles sont différentes et plus puissantes qu'elles ne veulent nous le dire. Nous n'en sommes pas encore à devenir ami mais il y a un début d'entente. On va continuer nos recherches chacun de notre côté.

 

PDV DRAGO

 

Je regarde Potter partir, c'est sur-réaliste mais il me conforte dans mon idée. Je décide de partir à la recherche de ma jolie sorcière mystérieuse mais la poisse étant de mon côté je croise une bande de serpentard qui parle de trouver une brèche dans les défenses de Poudlard en passant par la salle sur demande. Malheureusement pour moi, ils me voient et commencent à m'attaquer mais je réplique en reculant vers une tapisserie qui cache un passage secret. Au moment, où je soulève la tapisserie, je me prends un sort en plein ventre ce qui me recule et par « chance » me propulse au fond du passage, j'ai le temps de me protéger la tête avant qu'elle frappe le mur.

Une fois que ma tête arrête de tourner, je me dirige vers l'infirmerie et fais appeler le directeur.

 

PDV HERMIONE

 

Nous sommes encore dans les bois, à nous entraîner mais cette fois, nous faisons un petit combat pour nous changer les idées. Elle se défend bien jusqu'à ce que je ressente une violente douleur au ventre et quelques secondes une autre à la tête. Ces douleurs ne viennent pas de moi. Je suis tout de suite inquiète pour Drago sauf que j'oublie que je suis en plein combat et qu' Astoria m'envoie un sort qui me fait perdre mes repers pendant quelques secondes. Je m'écoule au sol, gémissante. Je ferme les yeux vu que ma tête tourne beaucoup trop.

J'entends au loin Astoria s'excuser et me soulever pour m'emmener à l'infirmerie. Pendant le trajet, je reprends au fur et à mesure mes esprits, c'est pour cela que je ne suis pas étonné de voir Drago semi-allongé sur un lit.

Je vois son regard inquiet mais je ferme les yeux pour savourer le doux contact des draps et éviter son regard qui me transperce. Pomfresh arrive rapidement en pestant. Comme d' habitude.

J'entends Drago demander si c'est grave. Bien sûr que non, les douleurs de Drago ne restent pas mais le sort d' Astoria m'a retourné la tête.

Après avoir bu de force une potion contre la douleur, j'ouvre les yeux mais uniquement parce que le sort ne fait plus effet. Je vois ma sœur et Drago me fixer.

 

  • Arrêter de me regarder comme ça, à croire que je suis à l'agonie, plaisantais-je.

  • Je ne comprends pas comment mon petit sort t'a mis à terre comme ça, s'inquiète Astoria.

 

Je la regarde longuement espérant qu'elle va comprendre mais elle part dans ses divagations et marmonne toute seule.

 

  • Tu as mal où ? Demande le blond. Pourquoi tu te bats avec ta sœur ?

  • On s’entraîne pour être prête pour... Et toi, que fais-tu là ?

  • Juste des crétins.

 

Les portes de l’infirmerie s'ouvrent sur le directeur qui se dirige vers nous.

 

  • Mr Malfoy, vous vouliez me voir ?

 

Il me jette un coup d’œil et s'éloigne avec le directeur. Je prends ma baguette et envoie un sort pour les entendre. Astoria sort de ses divagations et vient s'allonger à mes côtés.

Drago explique que certaines personnes veulent mal intentionnées veulent pénétrer dans le château mais qu'ils ne trouvent pas de faille. Je sens que mon beau blond hésite à lui dire qu'il s'est fait attaquer mais Albus est malin et comprend ce qui se passe avec son élève et lui fait remarquer qu' il faudrait éviter de se promener seul dans les couloirs. Je vois la mâchoire du Serpentard se contracter pour retenir une remarque acerbe.

 

  •  Néanmoins, il va falloir prendre des mesures contre ces jeunes gens.
  • Tu m'étonnes, souffle Astoria, il faudrait les foutres dehors avant que les informations sur nous filtres.
  •  Mais, c'est une très bonne idée, allons-y.

Déterminée, je me dirige vers le directeur et me plante devant lui. Astoria sur mes talons. Drago hausse un sourcil et le directeur pince légèrement les lèvres mais son regard continue à pétiller. Je me demande comme il fait ça, à moins qu'il carbure un peu trop aux bonbons et que ça lui monte à la tête...

 

  • Vous attendez quoi pour mettre dehors ces futurs mangemorts ? Qu'il y ait un mort ? Qu'il y ait des blessés, dis-je en jetant un coup d’œil à Drago.

 

Comme d' habitude ma sœur me regarde choquée mais je n'y prête pas attention et continue sur ma lancée.

 

  •  Alors, quand avez-vous prévu de les mettre dehors ? Dis-je avec aplomb.
  •  Je ne peux pas faire une telle chose.
  •  Et pourquoi donc ?
  • Il faut savoir garder ses ennemis proches pour savoir ce qu'ils préparent.
  •  Comme si vous faisiez des recherches. On sait tous que si vous vouliez des réponses, vous les obtiendrez. Seulement, vous ne faites rien. Peut-être êtes-vous trop vieux pour agir...
  •  J'ai la sagesse Miss Rogue, que vous n'avez pas.
  •  Nous sommes en temps de guerre. Obtenez des réponses et foutez les dehors. Sinon, je m'en occupe et vous ne voudriez pas que je touche à vos précieux élèves. N'est ce pas ?

 

Je vois que mes paroles ont eu leur impact sur le grand directeur.

 

  •  Vous n'avez pas à vous charger de ça. Cela ne vous concerne pas.

 

Je fais un pas vers lui et ancre mon regard dans le sien.

 

  •  Au contraire, cela me concerne et n'oubliez surtout pas qui je suis. Personne ne se mettra en travers de mon chemin... Nous sommes en guerre Mr. Il faut jouer ses atouts avant que l'autre ne le fasse. Et ne sortez pas que utiliser vos élèves ne fait pas parti de votre étique parce qu'on sait tous que c'est un mensonge.
  •  Je ne...
  • Deux mots : Harry Potter. Alors maintenant, arrêtez de vous moquer du monde. Coupez-vous la barbe et bougez-vous. Sinon, laissez la jeunesse prendre le relais.

 

Je tourne les talons et me dirige vers la sortie lorsqu'il me parle.

 

  •  Et nous savons tous les deux que sans votre particularité, vous êtes une sorcière ordinaire.

 

Je me stoppe et me retourne doucement vers lui. Je ne baisse pas les yeux, au contraire, je l'affronte.

 

  • C'est vrai, je serai comme vous. Ordinaire. Mais je ne le suis pas et j' exploite ce que l'on m'a donné. Bonne fin de journée.

 

Encore une fois, je retourne les talons, ouvre les portes d'un geste de la main et sors avant d'exploser et de ne pas penser au regard curieux de Drago. Il faut dire qu'il y a de quoi, nous avons un peu parlé par énigme mais mon beau blond est intelligent et je suis sûr qu'il a quelques pièces et qu'il cherche à les assembler. Harry doit faire la même chose de son côté. Ils sont de vrais fouineurs.

 

Astoria me rejoint, un grand sourire aux lèvres et me prends le bras.

 

  •  Pourquoi souris-tu ?
  •  Tu es folle, tu le sais ?
  •  Oui, mais je le vis bien. Pourquoi ?
  •  Tu vas le rendre fou, notre directeur.
  •  Cool.
  •  Et, ça l'amuse, soupire ma sœur.

 

Je rigole doucement.

 

  •  Mais tu es bien assortie avec ton chéri, vu qu'il est horriblement fier de toi.

 

Un sourire niais apparaît sur mes lèvres.

 

  •  A se demander si vous allez attendre la deuxième étape avant de vous sauter dessus...

 

Je regarde ma sœur choquée.

 

  •  Dévergondée. C'est moi qui devrais dire ça, j'ai vu les regards de merlan fris que vous vous en envoyez. Si je ne te connaissais pas, je pourrais croire que vous faites des cochonneries dans les placards...
  •  Eurk. C'est dégouttant et quel manque de respect de soit même.
  •  Oh mon bébé !

 

Maman prend sa fille dans ses bras. Astoria grimace. Les pouvoirs ne doivent pas être content.

 

  •  Maman, tu l'étouffes.

 

Maman l'embrasse sur les deux joues avant de la relâcher. Nous nous dirigeons vers les appartements Rogue.

 

  •  Ne change jamais de mentalité ma chérie.

 

Nous levons les yeux au ciel.

 

  •  Quoi ? Il ne faut faire l'amour que dans un lit et en missionnaire ? Demandais-je innocente.
  •  C'est ça, dit maman.
  •  Et bien, toi et papa allez suivre cela et on en fera autant. Ok ?

 

Maman rougit et baisse les yeux.

 

  •  Ai-je loupé quelque chose ? Demande Astoria.
  •  Non non.
  •  Oh punaise, non, grimaçais-je.

 

Je secoue la tête pour le sortir cette vision de la tête. Astoria nous regarde tour à tour avant de rougir elle aussi.

 

  •  Tu les as surpris ?
  •  Oui.
  •  Eurk. Déjà que les entendre est traumatisant mais de les voir... Eurk.
  •  Entendre ? Demande maman, blanche.
  •  Et oui, maman, tu as la voix qui porte quand tu gémis.

 

A mon dernier mot prononcé, Astoria et moi frissonnons d'horreur et maman est mortifiée. Il faut dire que c'est gênant de parler de ça et la vision de maman allongée sur la table du salon, papa entre ses jambes, tous les deux nus, est traumatisant. Au moins, je vais pouvoir me concentrer sur tous nos devoirs et examens.

Et Enfin, nous aurons notre délivrance. J'ai hâte d'y être.

 

PDV DRAGO

 

Ma conversation avec Potter, ainsi que celle du directeur à l'infirmerie, me tourne dans la tête et cela depuis que nous avons parlé, au point de ne faire attention à personne, ni à tous nos devoirs de cette semaine. Heureusement que nous sommes en vacances.

Le seul moment ou je n'y repensais pas, c'est lorsque j'avais Hermione sous les yeux, c'est à dire plus souvent que ses derniers jours. C'est comme si elle n'avait plus de secrets et qu'elle ne disparaissait plus. On aurait pu croire qu'elle était une élève comme les autres.

En tout cas, il a raison, il se passe des choses bizarre qui les concerne et leurs parents sont au courant. Ce qui est flippant c'est que, non seulement Potter et moi sommes d'accord et que nous sentons que nous sommes liés, tous les 4. C'est Potter qui m'a fait la remarque, après tout c’est lui le pro de – je suis habité par un taré –. Quoi qu'il arrive par la suite, nous sommes bien décidés à éclaircir tout ça. Et cela malgré nos recherches infructueuses à la bibliothèque.

Perdu dans mes pensées, je ne me suis pas rendu compte que je me suis éloigné du château. J'entends un grognement venir au-dessus de ma tête. Je lève les yeux et vois un immense dragon voler en cercle au-dessus de ma tête. Depuis quand il y a des dragons à Poudlard ? Je vais pour partir en courant mais le dragon me voit et me bloque le chemin.

Sortir ma baguette serait stupide, après tout se sont des créatures légendaires sur puissantes. Alors je reste là sans bouger. Le dragon aux écailles claires me fixe intensément, comme s'il lisait en moi.

Je peux sentir mon cœur battre dans ma poitrine comme s'il voulait sortir de ma cage thoracique. Pourtant, quelque chose au fond de moi me dit que je ne crains rien.

Suis-je fou ? Je me tiens devant une créature qui n'aurait aucun mal à me tuer d'un coup de mâchoire, ou d'un coup de queue, ou alors les pics qu'il a sur le dos.

Je ne suis pas expert en dragon mais normalement, ils sont agressifs et ont des réactions primaires. Alors pourquoi j'ai l'impression qu'il me dévisage ? Ce n'est pas possible, si ?

 

Délicatement, enfin je crois, le dragon avance une patte vers moi, j'ai un geste de recul, je ne suis pas complètement suicidaire. Il grogne et secoue la tête. Suicidaire non, fou oui. Je vois des choses impossibles. Es-t-il en train d'agir comme un homme ?

 

Il souffle un grand coup avant d'approcher sa tête de la mienne. Nous ne sommes qu'à une trentaine de centimètre l'un de l'autre. Je ne respire plus, je vais mourir à 17 ans, vierge et je n'aurai pas dit ce que je ressens à Hermione, ma jolie Hermione. J'attends la mort en la regardant dans les yeux.

 

Le dragon se redresse et prend une pose fière, la tête en l'air, comme s'il avait un comportement humain. C'est décidé, je suis fou.

Je pense qu'il m'a épargné pour attendre ses copains et partager leur repas, parce que lorsque j'en vois 3 autres voler vers nous et se poser brusquement au sol en soufflant trop fortement, mon cœur bat encore plus vite. Deux se mettent en retrait et l'autre se pose à côté du dragon qui a – c'est maintenant que je m'en rends compte - les écailles de la même couleur que mes cheveux, ce qui est très curieux.

Je m'attendais à beaucoup de chose mais ça, je ne l'aurai jamais imaginé. Ma douce Hermione descend du dos de celui qui est coté du premier, enfin descendre, elle lévite, comme si l'air la portait, ses cheveux tourbillonnant légèrement, pour ensuite se poster devant le dragon aux écailles claires.

 

OoO

A suivre...

Mon côté sadique est revenu...

Prochain chapitre avec un PDV Drago et Hermione.

xx

Chapitre 26

OoO

 

PDV DRAGO

Je m'attendais à beaucoup de chose mais ça, je ne l'aurai jamais imaginé. Ma douce Hermione descend du dos de celui qui est coté du premier, enfin descendre, elle lévite, comme si l'air la portait, ses cheveux tourbillonnant légèrement, pour ensuite se poster devant le dragon aux écailles claires.

 

Je suis tellement choqué que je ne bouge pas, j'observe juste toutes les choses incroyables qui se passent devant moi. J'ai envie de me pincer pour vérifier que je n’hallucine pas mais j'ai peur de briser ce moment.

 

- Non mais c'est quoi ton problème ! Hurle-t-elle au dragon en le menaçant avec son doigt.

 

Une fois mon cerveau rebranché correctement, je m'avance pour la reculer loin d'eux, ce qui quelque part est idiot vu qu'elle est descendue du dos d'une de ces créatures... Ma main va lui toucher le bras mais une queue de dragon, celui qu' Hermione montait me recule gentiment, pour un dragon, c'est à dire que je fais un bon de 2 mètres en arrière et cela accompagné d'un grondement menaçant,. Pendant quelques secondes, dans ses yeux, des flammes dansent. Je frissonne mais j'ai toujours cette sensation de confiance.

 

- Je t'avais dit de ne pas aller le voir, mais toi tu n'en fais qu'à ta tête !

 

Elle soupire et secoue la tête.

 

- Oui oui, je sais, vous vous ressembler beaucoup trop mais ce n'est pas une bonne raison ! Saphir arrête de grogner dans ma tête ! Mon Dieu, ils vont me filer une migraine, dit-elle pour elle-même.

 

Hermione soupire et fixe celle qui semble se nommer Saphir.

 

- Je suis d'accord avec toi mais il ne devait pas être au courant tout de suite... Quand ? Je ne sais pas trop Saphir, peut être dans quelques jours... Oui, maintenant qu' Onyx - qui est fier de sa bêtise - lui a révélé son existence, je vais lui parler... Je l'espère.

 

Le plus lentement possible elle se retourne vers moi. Son sourire crispé et son regard paniqué me donnent envie de la prendre dans mes bras et de la consoler.

Celui qui semble être Onyx se redresse fier alors que Saphir secoue la tête. On pourrait croire qu'ils sont humains.

Je fais un pas vers elle mais le dragon aux yeux bleus – Saphir - me menace m'interdisant de m'approcher d'elle. Onyx rapproche sa tête de la mienne et fait non de la tête.

Ok, c'est de plus en plus tordu, je crois que je vais me réveiller. Tout ce qui se passe est impossible, les dragons sont des créatures dangereuses et indomptables qui tuent des humains s'ils se sentent menacés.

 

- Je crois que nous devons parler, dit elle la voix tremblante.

 

PDV HERMIONE

 

Nous profitons du brouillard pour aller voler, de plus la douleur dans mon cœur s'atténue légèrement quand je suis proche d'Onyx. D'ailleurs celui-là semble me préparer quelque chose, il est parfois mystérieux et même s'il ne me parle pas beaucoup, il reste éloigné de ma tête. Soudainement, le dragon clair fonce en piquet vers le sol, sur un chemin qui sort de la zone interdite, en face d'un humain, me confirme Saphir. Oh non, il ne va pas oser. Si ? Et il ne le ferait que devant une seule personne. Je vais le tuer.

 

«  Il veut juste atténuer ta douleur, il est inquiet pour toi.

«  C'est très gentil à lui mais il n'a pas à faire cela, imagine les conséquences.

« Nous savons ce que nous avons à faire, dit doucement Rubis.

 

Il arrive parfois que je reprenne contact avec leur Dragon, cela se fait lorsque nous sommes tous proches. Ils m'ont expliqué que j'étais la seule à pouvoir y arriver, étant celle qui a reçu tous les pouvoirs. De ce fait, nous gardons une connexion.

 

«  Alors pourquoi ne pas m'aider ?

«  C'est à toi de trouver ton chemin, nous sommes juste là pour t'aider avec les pouvoirs, rajoute Quartz.

 

Je ne réponds rien, ils savent que je les remercie pour ce qu'ils font, puis me battre contre mon destin est trop fatiguant, j'ai essayé et à part avoir la migraine, je n'ai pas eu d'autre résultat. Quartz a raison, c'est à moi de tracer mon chemin, de vivre ma vie et c'est vrai que je ne supporterais pas que l'on me dise tout le temps quoi faire.

Nous plongeons en piquet pour le rejoindre. Saphir se pose à côté d'Onyx et les deux autres derrière nous. A l'aide des pouvoirs, je me sers du vent pour descendre et me planter, furieuse devant le dragon de plusieurs tonnes. J'ai découvert que lorsque j'étais en colère, je devais extérioriser pour ne pas exploser.

 

- Je t'avais dit de ne pas aller le voir, mais toi tu n'en fais qu'à ta tête !

 

« C'est mon humain, il doit savoir ! Puis regarde conne il est fier.

 

Je soupire et secoue la tête.

 

- Oui oui, je sais, vous vous ressembler beaucoup trop mais ce n'est pas une bonne raison !

 

« Mais tu souffres, en sachant pour nous, tu iras mieux, argumente Onyx

« Tu nous mets en danger, c'est trop tôt, gronde ma dragonne.

« De quelques jours, dit-il de mauvaise foi.

 

- Saphir arrête de grogner dans ma tête. Mon Dieu, ils vont me filer une migraine, dis-je pour moi-même.

 

« Mais Onyx a aussi raison puis ça sera plus facile lorsque tu lui donneras ce qui est sien. Harry est habitué à ce que des choses bizarres lui arrive, il s'y fera mieux alors que pour Drago, ça sera plus compliqué.

 

Je soupire une nouvelle fois et fixe Saphir.

 

- Je suis d'accord avec toi mais il ne devait pas être au courant tout de suite...

 

« Quand ?

 

- Quand ? Je ne sais pas trop Saphir, peut être dans quelques jours...

 

« Mais tu vas lui dire aujourd'hui ?

 

- Oui, maintenant qu' Onyx - qui est fier de sa bêtise - lui a révélé son existence, je vais lui parler...

 

«  Tu crois qu'il va bien le prendre ?

 

- Je l'espère.

 

Je me retourne vers lui, en prenant mon temps, pour retarder l'inévitable. Nos regards se croisent pour ne plus se lâcher.

Il va pour venir vers moi mais Saphir qui veille, l'en empêche. Onyx aime de plus en plus son humain qui est de ce que j'ai compris, protecteur avec moi.

Une fois à sa place, Drago se perd dans ses pensées, analysant tout se qui vient de se passer. Je le laisse tranquille quelques minutes, le temps qu' il se remette de ses émotions.

 

- Je crois que nous devons parler.

 

Mon sourire crispé ne doit pas le rassurer, ni le fait que je me torde les doigts dans tous les sens.

 

« Oui, dit lui, il sera plus souvent avec toi, s'impatiente Onyx.

 

Je lève les yeux au ciel, amusée malgré moi. Comme s'il n'avait pas pu attendre une bonne semaine.

 

« Je vais finir par croire que tu fais ça uniquement pour toi, me moquais-je.

 

Mais le dragon clair se vexe et me grogne fortement dessus, sa bouche grande ouverte à quelques centimètres de mon visage. Son souffle fait voler mes cheveux mais je n'ai pas peur.

Je suis amusée par son comportement mais j'ai oublié Drago qui pointe sa baguette sur son futur dragon.

 

« Quel humain courageux, commente Rubis.

« Ou stupide, rajoute Quartz.

« Il doit sentir que nous ne lui ferons pas de mal, il protège sa moitié.

 

Rubis lui met un coup d'épaule. J'adore leur crise de couple. On dirait Astoria et Harry qui se chamailles.

 

- Hermione ? Tu vas bien ?

 

Je le regarde attendrie.

 

- Hermione ?

- Hein? Oui oui, ne t'en fais pas. Baisse ta baguette. Onyx ne me fera rien, j'ai l'habitude de ses petites crises de colère. Il grogne mais ne mord pas.

 

« Ça dépend en quelle circonstance...

«  Onyx ! S'offusque Saphir. Elle n'a pas besoin de savoir.

 

Je frissonne, mon Dieu, je ne veux surtout pas savoir ça.Je ne me suis jamais posé la question de leur reproduction et j'espère que ça va rester loin de ma tête.

 

- Tu vas bien ? S'inquiète t' il

- Et toi ?

 

Je le trouve plus blanc que d' habitude.

 

- Je crois.

 

Je m'approche de lui. Il sait ce que je vais faire et ne bouge pas, il a comprit qu'il ne devait pas me toucher. J'approche ma main de sa joue, elle reste à quelques centimètres. Je voudrais sentir sa peau sous mes doigts, une envie forte me prend d'avancer mes doigts mais j'arrive à la contenir, le courant qui passe entre nous arrive à me calmer. Drago semble comme moi, à savourer ce qu'il ressent.

Je joue avec le feu, les pouvoirs veulent rejoindre leur propriétaire, ils s'agitent et bataillent.

 

« Hermione ! Il suffit, ordonne Saphir.

 

Je me recule brusquement et fusille mon dragon du regard.

 

« Ne déclenche pas une catastrophe, me gronde t' elle.

 

Vexée qu'elle ne me croit pas capable de me contrôler, je laisse sortir un peu de puissance magique pour faire trembler fortement le sol. Les dragons s'envolent dans le ciel, Saphir grondant méchamment.

 

« Quel foutu caractère !

« Le même que le tien, se moque Onyx.

 

Saphir claque sa mâchoire pas loin du cou d' Onyx. Quelques secondes plus tard, les dragons ont disparu de notre vue.

Je me retourne vers Drago. Son regard est indéchiffrable. Nous restons plantés là à nous regarder. J'avoue ne pas savoir comment engager la conversation.

 

- Bordel, c'est quoi ça ?

 

J'imagine que la scène a dû le surprendre. D'ailleurs, j'ai l'impression qu'il va tomber dans les pommes, mon beau Serpentard est plus blanc que d'habitude.

 

- Tu devrais peut-être t’asseoir, dis-je inquiète. Tu sembles perdu.

 

Il me fusille du regard, - ce que je peux comprendre, mes mots sont maladroits - je ne l'avais vu me regarder ainsi, cela me fait reculer d'un pas, sous le choc. Néanmoins, je ne lui en veux pas. Je pense qu'à sa place, je hurlerai jusqu'à m'en casser la voix. Pour lui laisser le temps de se calmer, je fais venir quelques gâteaux de la cuisine et en silence, je l'oblige à les manger. Au début, il n'est pas trop d'accord mais en me voyant froncer les sourcils, il obéit.

 

« Les hommes sont fait pour obéir, entendis-je Saphir.

 

Je retiens un rire qui serait malvenu pour Drago. Il est suffisamment sur les nerfs comme ça, pas la peine d'en rajouter.

 

- Tu vas mieux ?

- C'est ça ton pouvoir, contrôler les dragons ?

- Eum, non. Personne ne peut contrôler les dragons.

- Pourtant, tu...

- Disons que nous sommes amis.

- Amis avec des dragons ?

- Je suis sûr que tu t'entendras très bien avec eux, surtout avec Onyx, dis-je malicieuse.

 

Drago me regarde les yeux grands ouverts, la bouche à moitié ouverte. Je ne peux pas me retenir et me moquer de lui.

 

- Tu es exceptionnelle...

- Merci.

- Ou folle, j'hésite.

 

C'est à mon tour d'être choquée. Je me retiens de lui envoyer des feuilles au visage. Je pense qu'il a eu assez d'émotions pour aujourd'hui, surtout que je vais devoir encore lui expliquer quelques choses nous concernant. Ne sachant pas jusqu’où je peux aller, je le laisse me questionner. En attendant sa première question, je m'assoie à même le sol, il me rejoint et s'installe en face de moi.

 

OoO

A suivre...

Prochain chapitre un PDV d' Hermione et surprise ^^

Un avis ? Une critique constructive ?

Bisous

Chapitre 27

OoO

PDV HERMIONE

C'est à mon tour d'être choquée. Je me retiens de lui envoyer des feuilles au visage. Je pense qu'il a eu assez d'émotions pour aujourd'hui, surtout que je vais devoir encore lui expliquer quelques choses nous concernant. Ne sachant pas jusqu’où je peux aller, je le laisse me questionner. En attendant sa première question, je m'assoie à même le sol, il me rejoint et s'installe en face de moi.

 

- Ta sœur est aussi proche des dragons ?

- Oui.

- Ça fait longtemps que tu les connais ?

- Quasiment toute ma vie.

 

Je voulais ne pas le regarder, de peur de voir du dégoût sur son visage mais la tentation est trop forte. Il est seulement curieux, ce qui me rassure grandement. Je ne sais pas si j'aurai bien supportée des mauvais sentiments venant de lui.

 

- Tu ne peux pas tout me dire ?

- Non, dis-je prudemment.

- Pourquoi ?

- Je le voudrais mais ce n'est pas le moment.

- Quand ?

- Bientôt.

- Quand ?

- Drago.

- Quoi ?

- Tu ne pars pas pour les vacances ?

- Non, tu le sais bien, me dit-il.

 

Je hausse un sourcil, attendant qu'il comprenne.

 

- J'en saurai plus pendant les vacances, conclue-t-il.

- Oui.

- C'est grâce à toi que l'autre fou ne peut pas entrer dans le château.

- En partie.

- Comment c'est possible ?

- Je n'ai pas toutes les réponses.

- Es ce que tu me diras tous tes secrets ?

- Plus tard.

- Quand ?

 

Je souris, amusée. Drago est vraiment curieux, j'aime voir cette malice dans ses yeux.

 

- Pourquoi je ne peux pas te toucher ? Es ce que ça serait grave si je te touchais maintenant.

 

Lorsqu'il avance sa main près de mon visage je fais un bon en arrière pour éviter son contact. Pour nous donner plus de distance, je me lève et marche devant lui. J'ai tellement envie qu'il me touche mais je sais que je dois attendre même si ça me fait mal.

 

- Je suppose que oui, dit-il triste en me suivant du regard.

- Je suis désolée, me puis-je m’empêcher de dire.

- Tu n'y es pour rien... Tu n'y es pour rien ?

- Non, souris-je. Crois-moi.

 

Je vois ses joues se colorer un petit peu. Il se racle la gorge et se lève. Nous rentrons au château mais en prenant notre temps, vu que nous sommes dans la zone interdite, on peut encore continuer notre conversation particulière. Je suis contente de lui en dire plus, ça me soulage.

 

- Ne me prends pas pour un pervers mais es ce qu'un jour je...

- Oui, rigolais-je.

 

Il soupire soulagé. Je sais qu'il n'est pas un coureur comme le dise certaines personnes, il ne serait pas digne de recevoir les pouvoirs. Mais contrairement à la plupart des élèves qui n'ont rien fait, nous, nous allons y passer et pas forcement par choix, bien que nous allons aimer.

À cette pensée, je rougis et baisse les yeux.

 

- Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise.

- Oh, non, non, je pensais au futur.

- Futur ? Qui me concerne ? Qui nous concerne ?

- Oui, couinais-je.

 

C'est à son tour de rire.

 

- Finalement, ce n'est peut être pas moi le pervers.

- Tu crois quoi ? Que les garçons ont le monopole ?

- Oh non, je suis bien placé pour savoir que certaines filles ont une petite vertu.

- Et comment le sais-tu ? En as-tu profité ?

- Évidemment... dit-il amusé.

- Menteur, dis-je avec aplomb mais en souriant légèrement.

 

Il baisse les yeux, soudainement gêné. Je le regarde attendrit et en voyant mon regard, il est soulagé.

 

- Toi aussi, tu... dit-il les joues rouges.

- Es ce si étonnant ?

- Non.

- Tu es soulagé ?

 

Je lui souris tendrement pour dissiper notre gêne.

 

- Oui. Je me sens moins seul.

- Tu n'es plus seul Drago, depuis que je suis arrivée à Poudlard, tu as gagné une famille.

 

Je vois qu'il est déçu mais je ne peux pas lui dire qu'il a gagné l'amour de sa vie, si ?

 

- As-tu d'autres questions ?

- Comment as-tu fait pour voler ? Et sans baguette ?

 

Je soupire, ne sachant pas comment commencer la réponse mais Drago comprend mal mon silence.

 

- Tu ne peux pas en parler.

- Si. Seulement, la réponse est compliquée.

 

Son regard me perturbe. J'ai l'impression qu'il lit en moi. Heureusement que la légimencie ne marche pas sur moi.

 

- Disons qu'avec l'amitié des Dragons, j'ai eu 4 bonus.

- Qui sont ?

- Pour moi, c'est le vent avec plus de puissance magique. Les 3 autres ne sont pas pour moi et non, je ne te dirai pas qui. En plus tu peux deviner les réponses tout seul.

- Pour ta sœur mais pour les autres...

 

Je hausse un sourcil.

 

- Pour moi ?

- Bien sûr. Crois-tu que je te dirai tout ça si tu n'en faisais pas parti ?

- Je vais pouvoir faire ce que tu fais ?

- En partie, le vent est l’élément que je maîtrise le mieux.

- Et ta sœur ?

- Le feu.

- Trop cool. J'aurai le quel ?

- Je ne sais pas mais je t'en ai déjà trop dit.

- Pourquoi l'avoir fait ?

- Parce que je ne peux pas te résister, tu es trop attirant pour ton propre bien.

- Ouais, c’est vrai, je suis un beau sorcier.

 

Amusée, je lui jette un tas de feuilles au visage.

 

- Tu es beaucoup mieux comme ça, me moquais-je.

- Tu as de la chance que je ne puisse pas te toucher mais lorsque je le pourrai, tu le regretteras !

- Parce que tu crois sincèrement que tu arriveras à me battre dans quelques jours ? Rêve, tu vas devoir te contrôler avant de pouvoir m'atteindre.

- Quelques jours ?

- C'est tout ce que tu as retenu ?

- Quand ?

- Drago.

- Quoi ? Tu vas bien devoir me donner rendez-vous pour faire... Pour faire quoi, au juste ?

- Toi et Harry seront informés quelques heures avant.

 

Je crois que je viens de faire une bêtise en disant le nom de Harry, les grondements des dragons dans ma tête me le fait comprendre.

 

- Potter ? Pourquoi ?

 

PDV HARRY

 

Après ma séance de travail intensive de devoirs avec Ron, je décide de faire un tour en balai. Ce que j'aime voler. Je me sens bien. Trop bien. Pendant quelques secondes, j'ai senti une intrusion en moi et j'ai perdu le contrôle de mes sentiments. Je pourrai croire que c'est Voldemort, mais il ne peut pas m'envoyer des émotions aussi bonnes.

Je sais qu' Astoria à la réponse mais elle n'a pas voulu me le dire. Elle n'est pas une mauvaise menteuse mais je la connais.

Perdu dans mes pensées, je me rends compte que je suis dans un endroit où je ne devrais pas être. La zone interdite du parc. Pourtant, je n'ai rien vu de dangereux ce qui est bon signe parce que je suis aimant à danger.

Tant qu'à être là, autant jeter un coup d’œil. Il n'y a rien à part de une partie de la forêt interdite et une grande grange en bonne état. Avec toutes les théories que nous avons élaboré, je suis déçu et la plupart des élèves le seraient. Je décide, quand même, de continuer mon petit tour. Je vois un petit chemin qui part de la grange jusqu'au parc, et sur ce chemin se trouve une tête blonde et avec lui, Hermione. Cela ne m'étonne pas. Ils sont très proches tous les deux. C'est bien pour Malfoy. Il a le droit d'être heureux surtout avec le courage qu'il lui a fallu pour dire « non » à son père.

 

Prudemment, je m'avance vers eux sans me faire remarquer et j'écoute attentivement. N'ayant rien trouvé à la bibliothèque, j'aurai mes réponses à la source. Parce que ça vient d'elle. Mon instinct me le dit, je lui fais confiance.

Ils se chamaillent comme tous les adolescents jusqu'à ce qu'elle dise une phrase avec aplomb, contrastant avec la légèreté de leur conversation.

 

- Menteur.

 

Apparemment, elle a touché juste et se confie elle aussi. Je sais que je ne devrais pas entendre ça, c'est intime mais moi aussi je suis soulagé qu'on soit au même niveau de ce côté-là.

 

- Tu n'es plus seul Drago, depuis que je suis arrivée à Poudlard, tu as gagné une famille.

 

Moi aussi je voudrai une famille comme celle des Rogue.

 

- As-tu d'autres questions ?

 

Ca devient intéressant.

 

- Comment as-tu fait pour voler ? Et sans baguette ?

 

Hein ? Comment ? Cette conversation va me donner quelques réponses ou alors des questions en plus...

 

- Disons qu'avec l'amitié des Dragons, j'ai eu 4 bonus.

 

Dragons ? Bonus ? De quoi parlent-ils ?

 

- Pour moi, c'est le vent avec de la puissance magique. Les 3 autres ne sont pas pour moi et non, je ne te dirai pas qui. En plus tu peux deviner les réponses tout seul.

- Pour ta sœur mais pour les autres...

 

Astoria est impliquée, pourquoi ça ne m'étonne pas ? Elles sont si complices. Mais qui sont les deux autres ?

 

- Crois-tu que je te dirai tout ça si tu n'en faisais pas parti ?

 

Malfoy ? Lui, du côté du bien. Certes, il ne veut pas suivre son père mais de là à rejoindre le « bon » côté...

 

- Je vais pouvoir faire ce que tu fais ?

- En partie, le vent est l’élément que je maîtrise le mieux.

- Et ta sœur ?

- Le feu.

 

Le feu va bien à Astoria, elle est fougueuse. Et voilà qu'ils repartent à parler de banalité. Je écoute que d'une oreille, pensant à ce qu'elle vient de dire jusqu'à ce que je la vois faire de la magie sans baguette.

 

- Tu as de la chance que je ne puisse pas te toucher mais lorsque je le pourrai, tu le regretteras !

 

Lui non plus ne peut pas. J'ai bien vu qu' Astoria se reculait dès que je m'approchais. Au début, j'étais blessé mais j'ai vu que ça la peinait. Je ne sais toujours pas pourquoi je ne peux pas.

 

- Quelques jours ?

 

Quoi ? Qu'est ce que j'ai loupé.

 

- Quoi ? Tu vas bien devoir me donner rendez-vous pour faire... Pour faire quoi, au juste ?

- Toi et Harry seront informés quelques heures avant.

- Potter ? Pourquoi ?

 

Oh oui, pourquoi Potter ? Moi aussi, je suis concerné ? Génial. En plus d'être le survivant, je vais être embarqué dans un autre délire de sorcier. Quelle merde ! Je commence à en avoir marre de tout ça. J'aurai cru avoir une année plus calme, du moins, plus de temps pour m’entraîner mais non. A la place, la sœur jumelle d' Astoria débarque, elle ne s'appelle pas Granger mais Rogue et en plus elles nous cachent un truc énorme et font parti d'un truc encore plus gros. J'ai vraiment une vie pas simple.

 

- Ce n'est pas à moi, de le dire à Harry, mais à Astoria.

- Tu crois qu'elle va lui dire quand ?

- Je ne sais pas. Je crois qu'elle ne veut pas lui dire de peur qu'il le prenne mal. Il veut juste être le plus normal possible.

 

Oui, je veux être normal mais je ne veux pas que mes amis me trahissent comme elle vient de le faire...

Pourquoi Drago a le droit de savoir et moi non ? Elle va devoir répondre et cette fois, je ne lâcherai pas.

Je pousse mon éclair de feu le plus rapidement possible et me dirige droit vers le château, vers ma chambre pour prendre la carte des Maraudeurs et la localiser.

 

Parfait, elle remonte des cachots. Je dois l’intercepter avant qu'elle n'entre dans ses appartements privés. Comme un fou, je cours dans les couloirs et escaliers.

A suivre...

Alors ? La réaction d' Harry ?

Aller, c'est mon anniversaire, pleins de commentaires s'il vous plait !

bisous

Chapitre 28

OoO

 

 

PDV HARRY

 

Je pousse mon éclair de feu le plus rapidement possible et me dirige droit vers le château, vers ma chambre pour prendre la carte des Maraudeurs et la localiser.

 

Parfait, elle remonte des cachots. Je dois l’intercepter avant qu'elle n'entre dans ses appartements privés. Comme un fou, je cours dans les couloirs et escaliers.

Lorsque je la vois, le tableau s'ouvre mais avant qu'elle n'entre, je hurle son prénom. Un sourire apparaît sur son visage mais lorsqu'elle voit mon air contrarié, son sourire tombe. Elle referme le tableau et tourne les talons marchant plus loin. Je cours plus vite pour la rejoindre. J'ai compris qu'elle ne fuyait pas vu qu'elle n'est pas entrée dans ses appartements.

A bout de souffle, je la rejoins et toujours déterminé à lui arracher mes questions, j'ouvre la bouche mais lorsque je vois son regard triste, les mots restent coincés dans ma bouche.

 

Elle baisse les yeux, sûrement honteuse. Nous marchons dans les couloirs en silence, jusqu' à trouver un coin tranquille. Astoria s'assoie alors que je reste debout devant elle, trop nerveux pour rester immobile.

 

- Tu me détestes ? Murmure-t-elle.

- Quoi ? Non, je ne pourrais jamais te détester.

- Mais ?

- Tu me connais trop bien.

- Tu es mon... ami, c'est normal.

 

Je ne loupe l'hésitation,. A-t-elle des sentiments pour moi ? Mon cœur bat plus vite, et je sens des émotions positives traverser mon corps. J'ai appris à ne plus avoir peur de cela. Malgré la vague de bonne humeur, je n'oublie pas que je lui en veux.

 

- Tu m'as caché des choses, dis-je d'un ton dur.

 

Elle baisse encore plus les yeux.

 

- Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? J'ai accepté que tu nous ais caché ta famille mais ça. Pourquoi Astoria ? Pourquoi m'avoir mis de côté ? Crois-tu que je n'aurai pas compris ? Crois-tu que je ne sois pas digne de confiance ? Crois-tu que je ne sois pas assez fort pour endurer ce truc ? Crois-tu que je ne sois pas...

- Stop ! Crie-t-elle.

 

Pendant tout mon discours je voyais bien qu' elle était mal mais je ne pouvais pas m'arrêter, j'avais besoin de hurler ma fureur et montrer ma peine, à ma façon. Je ne veux pas me lamenter, je ne peux pas me lamenter. Alors, je hurle. C'est plus facile même si voir les yeux humides de mon Astoria me fait encore plus mal. Je pourrais me calmer et oublier tout ce qu'elle m'a caché mais lorsque sa colère sort et que des boules de feu apparaissent dans ses mains.

 

- Harry James Potter, me menace la sorcière avec son index.

 

Je me ratatine sur place.

 

- Tu m'énerves lorsque tu te comportes comme ça ! J'ai envie de te mettre une paire de gifles pour te faire taire.

- Pourquoi tu ne l'as pas fait ?

- Parce que je ne peux pas te toucher espèce de crétin ! Laisse-t-elle échappée.

 

Elle plaque ses deux mains sur sa bouche, choquée. Moi je souris. Je sais comment la faire parler.

 

- Et pourquoi ça ?

- Pas deux fois Harry.

- Je n'aurai pas à te forcer si tu ne m'avais pas caché tout ce qui t'entoure, je n'aurai pas extorqué des réponses à celle que je prenais pour mon amie !

 

Mes mots sont durs et je ne les pense pas.

 

- Tu es peut-être en colère Harry mais ce n'est pas une raison pour être blessant, dit elle en se levant, prête à partir.

 

D'instinct, je vais pour lui prendre la main mais elle est plus rapide et d'un geste de la main, elle me recule loin d'elle. Toujours aussi rapidement, elle métamorphose le banc en pierre en fauteuil confortable.

Je vais pour me relever mais elle me menace.

 

- Ne m'oblige pas à t'attacher.

 

Je me recule en boudant sur mon siège et croise les bras.

 

- Très bien, lève-toi, mais tu n'auras pas tes réponses.

 

J'ouvre la bouche et la referme sans qu'un mot ne sorte. Elle rigole. Je suis émerveillé en entendant ce son, j'aime la rendre heureuse même si elle se moque de moi.

 

- Tu me connais Harry, mais je te connais aussi.

 

Cette fois, avec sa baguette, elle se concentre et agrandi le siège pour s'asseoir à côté de moi, sans le toucher bien sûr.

 

- Ne bouge pas, ordonne-t-elle.

- Pourquoi ?

- Pour une fois, fait ce que je te dis.

- Ehhh, je t'écoute... Parfois.

- Ouais, comme la fois ou tu t'es jeté dans la trappe sous touffu.... Je t'avais non, faisons demi-tour et toi, tu sautes dans le filet du diable...

- Tu as aimé cette aventure.

- Oui, comme les autres, tu nous as tous aidé, tu nous as tous sortis des ennuis, mais cette année, c'est à moi, à nous de t'aider, dit-elle d'une voix profonde. Maintenant, ne bouge pas. Hermione le fait avec Drago, même si c'est risqué.

- Comment un contact peut-être dangereux ?

 

Astoria soupire, je vois qu'elle commence à être au bout de ses limites alors je me tais et la fixe. Doucement elle approche sa main de mon visage. Au début, je ne sens rien, mais après quelques secondes, je sens des picotements, comme s' il y avait du courant qui passe entre nous. Je sens un lien spécial entre nous comme si elle me transmettait sa loyauté et son... amour ? Trop vite, je ne sens plus rien.

 

- Non mais c'est quoi ce truc ? Tu es une super sorcière ? Ou un truc du genre.

 

Elle hausse un sourcil.

 

- Une super sorcière ? Ou vas-tu chercher ça ?

- Je n'ai aucune réponse, alors je cherche vu que mon amie ne veut rien me dire.

- Tu recommences.

 

Je me lève d'un bon, la colère revient. Je fais les 100 pas.

 

- Bien sûr que je commence, tu... Tu m'as menti.

- je ne t'ai pas...

- SI tu l'as fait, tu m'a volontairement caché des choses alors que je suis directement concerné ! Encore une fois ! J'en ai marre de tout ce qui me tombe dessus, j'aurai voulu que pour une fois j'ai une année à Poudlard sans trop de problème mais non ! Il faut que j'ai ça qui m'arrive en plus. Non parce qu'apparemment ça ne doit pas suffire que je sois le survivant, celui-qui-a-survécu , l'élu et j'en passe. Je veux juste être Harry Potter, le fils de James et Lily. Mais non, il faut en rajouter et me lier à la famille Rogue, me donner des pouvoirs sur-développé que je n'ai pas même pas, me faire ressentir des choses qui viennent de je ne sais pas trop qui et en plus, je ne peux pas toucher ma meilleure amie ! Es ce que j'ai oublié quelque chose ?

 

Je fixe Astoria qui reste d'un calme olympien, comme souvent.

 

- Oui.

- Quoi ?

- Les années d'avant, tu avais tes amis pour te soutenir mais cet...

- Mais quoi ?

- Mais cette année, dit-elle en me fusillant du regard, tu as en plus, une famille, ma famille. Certes, ils ne remplaceront jamais tes parents mais tu pourras compter sur eux. En plus papa et maman ont été à Poudlard en même temps.

 

J'assimile tout ce que me dit mon amie, c'est comme si elle pouvait lire dans mes pensées. J'aurai presque envie de pleurer tellement les émotions me submergent, d'ailleurs, je ne sais pas si se sont uniquement les miennes... Il faut que je pose la question.

 

- Le survivant a-t-il expulsé sa colère ? Demande gentiment Astoria.

- Tu ne m'en veux pas de hurler ?

- Non, tu es comme ça, tu as besoin de sortir toute ta rage et même si parfois, c'est injustifié, je peux essayer de comprendre. Puis j'ai l'habitude de crise d'ado...

- Ehh !!! Je ne fais pas de crise d'ado !

- Pardon, des crises de survivant, se moque-t-elle.

 

On se sourit complice. Je savoure chaque minute passée avec elle. Je ne sais pas comment j'aurai fait pour vivre sans elle.

 

- Harry ?

- Quoi ?

- Tu étais dans tes pensées. Et si tu veux des réponses, il va falloir me poser des questions, parce que je ne sais pas vraiment ce que j'ai le droit de dire.

- Qui t’empêche de parler ?

- Ce n'est pas une personne, c'est un tout, tu comprends ?

- Pas vraiment.

 

Je me laisse tomber sur le fauteuil métamorphosé, à côté d' Astoria.

 

- Je t'ai déjà posé la question mais tu ne m'avais pas répondu. Qui m'envoie ses émotions ?

- Un être vivant qui t'aidera, dit-elle prudemment.

- Hein ? Qui ?

- Tu verras.

- C'est des Dragons ?

 

Elle me regarde étonnée avant de murmurer le prénom de sa sœur. Quand à moi, je me rentre dans la tête que je vais copiner avec des dragons... Génial, je ne vais pas mourir de la main de Voldy mais de peur en voyant ses grosses bêtes. A croire que je suis né sous une mauvaise étoile.

 

- Dans quelques jours, c'est ça ?

- Oui, comment sais-tu ?

 

Je ne réponds rien et entortille mes doigts posés sur mes cuisses. Astoria soupire.

 

- Laisse-moi deviner, tu es encore aller traîner tes oreilles où il ne fallait pas ?

 

Je vais pour répondre mais elle me coupe la parole.

 

- Un jour, ça va vraiment te tomber sur le coin des lunettes...

- Tu seras là pour me protéger, rigolais-je.

 

Astoria finit par me suivre dans mon rire. Je finis par lui expliquer la conversation que j'ai entendu entre sa sœur et Malfoy. Elle répond à mes questions.

 

- Pourquoi dans quelques jours ?

- Le 25 décembre.

- Pour Noël ? Pourquoi ?

- Ce n'est pas pour la fête. Disons, que la fête a été placé pour une raison. Comme Haloween, cette fête a été mise là, parce que quelques nuits dans l'année, les ondes magiques sont plus intenses que les autres nuits, c'est pendant ces nuits-là que nous pouvons effectuer de la magie ancienne sans problème, comme ce que nous avons.

- Tu veux dire qu'elle ne marche pas les autres jours ?

- Si. Seulement, pour certains rituels, on a besoin de plus de puissance, et nous en auront besoin pour toi et Drago.

- Il se passe quoi si on essaye ces rituels un autre jour ?

- Des gros problèmes. Le rituel ne s'effectue pas comme il se doit et la vie des humains est mise en danger.

- Comment cela se passe ?

- Ca tu le seras au moment venu.

- Aller dit moi !

- Non, Hermione m'a fait mariner jusqu'au dernier moment, donc c'est la même chose pour toi.

- Tu n'en sais rien ? Avoue.

- Je sais les grandes lignes, boudais-je.

 

- Tu crois que ça ira mieux après ?

- Tout sera plus simple.

- Tu ne me fuiras plus ?

- Non, Harry. Tu m'auras sur le dos tellement de temps que tu fuiras...

- Je ne crois pas que j'en aurai marre de toi...

 

Sans y faire attention, nos visages se rapprochent mais juste à temps, je reprends mes esprits et me recule à contre cœur.

 

OoO

A suivre...

Prochain chapitre avec la transmission des pouvoirs.

Je ne suis pas trop satisfaite de ce chapitre, j'ai un peu de mal avec les PDV d' Harry.

Bisous

Chapitre 29

OoO

DV HARRY

 

- Tu crois que ça ira mieux après ?

- Tout sera plus simple.

- Tu ne me fuiras plus ?

- Non, Harry. Tu m'auras sur le dos tellement de temps que tu fuiras...

- Je ne crois pas que j'en aurai marre de toi...

 

Sans y faire attention, nos visages se rapprochent mais juste à temps, je reprends mes esprits et me recule à contre cœur.

 

OoO

 

PDV HERMIONE

 

Ces derniers jours ont été une vraie torture, pour moi et pour eux. J'ai été une vraie boude de nerfs. La pression monte de plus en plus. Astoria ressent aussi les pouvoirs qui s'agitent mais elle est tellement contente de ce qui va se produire qu'elle n'y prête pas attention. Elle se rend compte que nous ne pouvons pas nous louper mais j'ai l'impression qu'il y a plus de chose qui repose sur mes épaules, comme si tout sera de ma faute s'il y a une erreur. Je ne veux pas leur faire de mal, à eux et par cause à effet, à tous les autres.

 

- Hermione, arrête de tout le temps bouger, profite de ta soirée, sourit maman.

 

Je lui fais un sourire crispé et essaye de me détendre.

 

- Aller, frangine, c'est noël, respire. En plus ton chéri va arriver !

 

Je souris enfin et la bouscule avec mon épaule avant d'aller aider maman pour le dîner. Comme tous les ans, le 24 au soir, on s'installe sur la table basse, assis sur un tapis moelleux, avec des petits trucs à manger et ensuite ouverture des cadeaux. C'est notre petit rituel, sauf que cette année, il y a Drago avec nous. Vu que son père est furieux, il est seul, donc papa l'a invité. Harry passe la soirée avec ses amis les Gryffondors mais de toute façon, nous nous donnons rendez-vous à 23h30 devant nos appartements.

Poudlard est un lieu remplie de magie similaire à la nôtre. Notre appartement n'a pas été placé là par hasard. Il y a une concentration magique assez importante, nous aidant pour ce que nous avons à faire.

 

Lorsque nous revenons de la cuisine Drago est là en train de discuter avec papa. Lorsque nous nous voyons, on se sourit.

 

- Aller à table ! Sourit maman.

 

Sous le regard étonné de Drago, on s'installe sur la table basse. Pour plus de sûreté, il ne se met pas à côté de ma sœur ni de moi.

Pendant toute la soirée, on se jette des coups d’œil fréquent. Il est le seul depuis quelques jours à me calmer, même si paradoxalement, il me stresse en même temps, je ne voudrai pas lui faire de mal.

Néanmoins, je profite à fond de ma soirée en famille.

 

PDV ASTORIA

 

C'est moi qui ouvre le tableau à Drago. On se sourit maladroitement. Après tout, on ne se connaît pas vraiment.

 

- Ou es ce que je pose ça ?

 

Je vois quelques paquets dans ses mains.

 

- Sous le sapin.

 

Il pose ses cadeaux et part discuter avec son parrain pendant que je finis d'installer la table.

J'aurai bien voulu qu' Harry soit avec nous mais je me console en me disant que je le verrai dans quelques heures que qu'ensuite, je pourrai enfin l'embrasser...

Je rougis à cette pensée mais les hommes n'y prêtent pas attention. Heureusement parce que je me vois mal expliquer à papa ce que je pense, surtout qu'il n'apprécie pas Harry, comme Drago.

Nous dînons dans une bonne ambiance, je découvre un nouveau Serpentard et celui-là va mieux avec ma sœur que le petit con que j'ai connu durant ma scolarité.

À la fin du dîner, Hermione est comme moi, elle trépigne pour ouvrir les cadeaux, sous le regard amusé de Drago, qui ne l'a quasiment pas lâché du regard. Ils vont être fusionnels par la suite. Je me demande si Harry et moi seront pareils ?

 

Après nous êtres mis autour du sapin et pour qu'il n'y est pas d'accident, c'est maman qui distribue les cadeaux. Je suis étonnée lorsque je vois un cadeau venant de la part du blond. Curieuse, je l'ouvre en premier et découvre une merveilleuse chose.

De l'encre invisible. Je sais que ce n'est pas facile à trouver. Avec la guerre, toutes les réserves d'encres ont été confisqué par le ministère.

 

Je le remercie chaleureusement et je me sens mal parce que je n'ai rien pour lui mais il s'en fiche et dit qu'il n'a besoin de rien, ce qui fait bouder Hermione.

 

- Très bien, pas de cadeau pour toi...

- Tant pis, je ne te donnerai pas le tien...

 

Le blond ne s'est pas laissé avoir par Hermione qui a ouvert grand la bouche et lui envoie son cadeau quasiment au visage. Amusé, il lui donne le sien plus délicatement. Avec papa et maman, on se retient de rire. Ils ouvrent ensemble leur cadeau, et nous continuons d'ouvrir les nôtres. Avec Hermione, nous avons trouvé un gallion ancien et rare pour maman et pour papa, une sonde de sincérité qu'il va adorer mettre à l'entrée de sa salle de cours. Pauvres élèves...

Je vois Hermione tenir une magnifique plume de phénix et Drago tient une petite statue en forme de dragon qui je sais, ressemble à une alarme moldue. Elle « crie » lorsqu'une personne indésirable entre dans la pièce et prévient le propriétaire. C'est plus discret et l'avantage c'est qu'il n'y a pas besoin de baguette pour l'enclencher.

Drago a offert à mes parents, un tableau d'un couple de sorciers célèbres qui ressemblent étrangement à eux.

Harry ne m'a pas donné mon cadeau, il m'a dit qu'il voulait me le donner en main propre et je ferai pareil.

 

PDV DRAGO

 

Je crois que je n'ai jamais passé un aussi bon noël que celui-là. J'ai adoré passé du temps avec Hermione mais aussi avec ceux que je commence à considérer comme ma famille.

Le stress de ce qui va se passer en fin de soirée est passé au second plan, je profite à fond même si je vois les aiguilles avancer vers notre destin.

Je savoure l'expression du visage d' Hermione lorsque je lui offre son cadeau. J'ai eu du mal à lui trouver quelque chose qui je suis sûr lui plaira. Après tout, nous ne nous connaissons que depuis quelques mois et même si nous discutons beaucoup, c'est toujours délicat d'offrir le premier cadeau. Et vu que ma vie n'est pas simple, il faut rajouter ses parents. Sans oublier sa sœur qui a été mon ennemi pendant 6 ans. Pourtant, même si tout est compliqué, je n'échangerai ma place pour rien au monde.

 

- Tu sembles inquiet ? Demande Mme Rogue.

- Je ne sais pas à quoi m'attendre, lui confiais-je avec gêne.

 

Je ne sais pas si un jour, je pourrai m'habituer à ses marques d'affections.

 

- Hermione est très secrète pour cela, Astoria n'a pas su non plus. Tout se passera bien, j'en suis sûr.

 

En voyant l'aplomb de mon professeur, je me sens rassuré.

 

- Alina a toujours eu cet effet sur les gens, tu as forcement envie de la croire.

- C'est commença que je t'ai convaincu de m'épouser. Parce que figure-toi, qu'il ne prenait pas au sérieux, il a fallu que je prenne les choses en mains, sinon, nous y serions encore, rigole Mme Rogue.

 

Mon parrain bougonne pendant que les filles rigolent. Cela ne m'étonne pas de mon parrain.

 

- Papa n'arrivait pas comprendre comme maman pouvait être amoureuse de lui, commence Hermione.

- Il pensait que ce n'était qu'une passade, qu'elle finirait pas trouver mieux, continue Astoria.

- Alors, elle l'a mit devant le fait accompli.

- Et par miracle, il a accepté.

- Heureusement, dit Mme Rogue. J'ai cru que j'allais devoir l' attaché à une chaise le jour de notre union. Il ne tenait pas en place.

 

On rigole tous au dépent du maître des potions.

 

- Il va être l'heure, vous devriez aller, bougonne-t-il.

 

On se lève et les filles prennent leur parent dans leur bras. J'entends mon parrain murmurer seul mais nous l'entendons tous.

 

- Mes filles deviennent grandes.

- Papa, on n'est pas encore à cette étape, dit Hermione.

- Tu ne leur à pas dit ?

- Tu veux qu'ils partent en courant ?

 

Es ce que je dois avoir peur ? Es ce que c'est dangereux ? Dans quelle bouse de dragon, je me suis mis ? Qu'est ce qu'elle nous a caché ? Es ce qu' Astoria est au courant ? Vu sa gêne, je dirais que oui.

 

Pendant que les filles se dirigent vers la sortie, j'entends mon parrain continuer à murmurer seul.

 

- Je préférais que ce soit vous qui partiez.

 

Mme Rogue, amusée, lui met un coup dans le bras.

 

- Voyons, on sait tous les deux que tu ne veux pas avoir nos filles dans les pattes, dit-elle en se collant à son mari.

 

Je tourne les yeux et rejoins rapidement les filles. Je frissonne.

 

- A la réponse à ta question, non, on ne s'y habitue jamais, me dit Hermione, souriante.

 

Mais c'est le dernier sourire que je vois jusqu'à l'entrée de leur appartement. Après avoir récupéré Potter, nous entrons enfin chez elles.

La décoration est très Poudlarienne mais j'aime bien. En plein milieu du salon, il y a 4 coussins les uns à côté des autres, à même le sol.

Potter ne s'occupe pas de l'endroit ou nous sommes, préférant observer la Gryffondor. Je pourrai penser que c'est affligeant mais j'ai fait la même chose toute la soirée.

 

- Tu vas nous dire comment on... Fait ? Demande Harry.

- Pressé d'embrasser ma sœur ? Se moque Hermione.

 

Les deux concernés rougissent.

 

- Les garçons, vous n'avez pas à faire grand-chose, vous devez juste être ouvert d'esprit et rester calme. Surtout après. Vous vous sentirez plus puissant. Vous savez à peut-près ce qu' Astoria et moi pouvons faire, mais vous ne devez pas essayer de vous en servir.

- Ca fait quoi si on le fait ? Demande Harry.

- Les pouvoirs iront contre leur nature et vous pourrez vous causez des dégâts.

 

Potter et moi la regardons avec des gros yeux.

 

- Vos pouvoirs seront en vous mais vous ne pourrez pas vous en servir, pas avant 2 mois. Les pouvoirs vont devoirs se familiariser avec vous. Les pouvoirs des dragons mâles sont plus puissants et mettent plus de temps à s'acclimater à leur nouveau corps.

- Donc, si on essaye, on peut imploser ? Demandais-je.

- A peut-près.

 

Hermione regarde l'heure et panique.

 

- Merde, on est en retard ! Aller, les garçons, assis sur les coussins à l’extérieur. Vite ! Vite !

 

Je ne comprends pas pourquoi on doit se dépêcher.

 

- Les flux magiques sont plus fort en début du 25 décembre. Dans les premières minutes, explique Astoria en s'asseyant en face d' Harry.

 

Hermione se met en face de moi, dos à Astoria.

 

PDV HERMIONE

 

Je commence à stresser, minuit approche et nous ne sommes toujours pas en place.

Je les presse donc à s'asseoir malgré leurs questions. Une fois en place, mon dos touchant celui de ma sœur, pour que nous ayons une meilleure connexion. Je ne sais pas pourquoi nous devons faire cela, les dragons m'ont juste dit de le faire.

Comme pour Astoria, je leur demande de tendre les mains devant eux. Astoria qui sait comment ça se passe, fait comme moi. Nous mettons nos mains au-dessus des leurs, à quelques centimètres.

 

- Fermez les yeux.

 

Même les yeux clos, je sens le courant familier passer entre mes doigts.

Je commence aussi à comprendre pourquoi nous devions nous toucher. Les fluides magiques nous connectent et nous permettent de savoir ou nous en sommes et même peut-être nous faire avancer ensemble.

Je me concentre et sens Astoria qui en ait au même stade que moi. Je sens ses pouvoirs s'agiter et comme pour Astoria, ils se déplacent vers mes mains. Tout en étant attentive au « contact » entre Drago et moi, je fais aussi attention à mes pouvoirs qui encore une fois se sente « seul » et commence à bouger, mais reste sous contrôle.

 

Minuit sonne, on rapproche un peu plus nos mains sans les toucher. Le courant qui passe est de plus en plus fort.

 

La magie autour de nous se fait plus dense, nous sentons que c'est le moment, alors nous les touchons enfin.

Je savais que c'était rapide mais pas à ce point. J'ai à peine le temps de profiter de la chaleur de sa peau que les pouvoirs fusent vers leur propriétaire.

 

- Ne bougez pas, ordonnais-je. Mais vous pouvez ouvrir les yeux.

 

Mes mains sont toujours posées sur celle de Drago, on garde une connexion le temps que le lien se rompe de lui-même. Je ne quitte pas mon beau blond du regard.

 

PDV DRAGO

 

Lorsque les pouvoirs arrivent en moi, je me sens plus fort mais plus serein, plus complet. Je passe les pouvoirs au second plan, préférant me concentrer sur Hermione et la douceur de ses mains. Je fais glisser mes doigts sur ses poignets. Je voulais tellement la toucher et maintenant, je ne vais pas la lâcher.

J'oublie tout ce qui nous entoure, préférant la regarder.

 

PDV ASTORIA

 

Comme me l'a dit Hermione, la transmission des pouvoirs s'est faite très rapidement. J'ai stressé pour rien, tout s'est bien passé malgré un timing assez court. Je crois qu' Hermione et moi étions très impatiente d' arriver là que les pouvoirs ont dû le sentir et se sont mis très rapidement en place.

Lorsque j'ai enfin pu toucher Harry, j'ai cru que j'allais m'évanouir tellement son contact m'avait manqué. Notre lien va être encore plus fort. Je peux quasiment sentir ses émotions. Je me perdrai dans le bonheur que je vis en ce moment. C'est sur-réaliste.

Je sens encore le lien qui circule entre nous, et contrairement aux autres, je garde les yeux clos, préférant me concentrer sur les mains d' Harry.

Je sens que notre contact physique diminue, mon cœur s'emballe de peur.

 

PDV HARRY

 

Je comprends pourquoi Hermione et Mal... Drago aimaient s'approcher sans se toucher. Ce lien est un bonheur a l'état pur mais ce n'est rien en comparaison du vrai contact. Pendant quelques secondes, je me sens bien, à l'aise avant d'avoir un mal de tête qui arrive. Mais ce n'est pas la première fois que j'ai ce genre de problème, alors je le mets au second plan et observe Astoria qui, les yeux clos sourit.

Je me promets qu'elle aura toujours cette émotion sur ce visage. Elle est tellement belle. Pour une fois, je me sens chanceux et je n'échangerai ma place pour rien au monde.

Le lien qui circule entre nous est toujours présent et je sens que je ne peux pas le briser, pourtant, je relache quand même ses mains, la faisant grimacer et avoir peur, pour rapidement poser mes mains sur ses joues et l'embrasser.

Dans mon élan, je nous fais tomber au sol, mais je m'en fiche, je ne la lâche et lui demande même d’approfondir notre baiser. Le lien entre nous est encore plus fort, je peux presque sentir son bonheur, mais mon mal de tête me parasite de plus en plus et je n'arrive plus à me concentrer.

Je me recule, commence à voir flou et chaud.

 

- Harry ! Crie Astoria alors je tombe au sol.

 

OoO

A suivre...

Alors ce chapitre ?

Je sais, la fin est sadique, mais l'explication est logique ^^

Vous pensez quoi de leur réaction ?

Dans le prochain chapitre, on continue avec Harry et sûrement d'autres. Dites moi si vous voulez un PDV en particulier.

Bisous bisous 

Chapitre 30

OoO

PDV HARRY

 

Dans mon élan, je nous fais tomber au sol, mais je m'en fiche, je ne la lâche et lui demande même d’approfondir notre baiser. Le lien entre nous est encore plus fort, je peux presque sentir son bonheur, mais mon mal de tête me parasite de plus en plus et je n'arrive plus à me concentrer.

Je me recule, commence à voir flou et chaud.

 

- Harry ! Crie Astoria alors je tombe au sol.

 

Je me sens brûler de l’intérieur, comme si chacune de mes cellules se déplaçaient et se battaient contre ce que j'ai absorbé, je sens une lutte qui fait rage en moi. Comme si les pouvoirs voulaient sortir de mon corps.

Pourquoi ne puis-je pas être comme les autres ? J'ai bien vu que Malfoy ne souffrait pas, il avait même un sourire de crétin sur le visage.

Et moi, je souffre, c'est la pire des tortures.

J'ai peur de bouger ou même d'ouvrir les yeux de peur d'avoir encore plus mal. Je suis persuadé qu'un Doloris est moins douloureux.

J'entends vaguement des voix mais les bourdonnements sont plus forts. De plus, si je pense à autre chose, c'est encore pire, alors j'essaye de rester concentré sur moi-même ce qui n'est pas mon point fort, d'ailleurs Rogue en a profité pendant mes cours d'Occlumencie. Il est bien allé fouiller dans mes souvenirs, surtout ceux avec Astoria. Je comprends enfin pourquoi. 

En pensant à elle, la douleur est plus supportable mais elle ne s’efface pas. Malheureusement.

Lorsque l'on me touche, la douleur s'accentue et mon corps refuse ce contact, comme si il avait besoin de rester seul.

 

PDV ASTORIA

 

Après ce qui a été un parfait premier baiser, Harry s’effondre au sol. Lorsque je le touche, je sens notre lien mais je le sens aussi brûlant de fièvre.

Malgré ses tortillements, je lui tiens fermement la main pour lui montrer mon soutien.

Hermione et Drago sont sortis de leur bulle et ma sœur vient s'asseoir à côté de moi.

 

- Dit moi que tu sais ce qu'il a, la suppliais-je.

 

Hermione essuie mes larmes mais ne me répond pas. Je sais que nous ne pouvons pas nous mentir. Les dragons ne connaissent pas cela, alors nous non plus nous ne pouvons pas. Le fait qu'elle ne me réponde pas m'inquiète encore plus. Je ne sais pas ce que je ferai s'il devait lui arriver quelque chose ou pire, mourir.

A cette pensée, je sens mon cœur se déchirer.

 

Je l'entends parler seule mais je n'y fais pas attention, regardant Harry souffrant. Pourquoi ne peut-il pas être comme tout le monde, ne serais-ce qu'une seule fois ?

À moins que ça vienne de moi ? Ai-je fait quelque chose de mal ? Avons-nous loupé une étape ? Es-ce que je ne lui ai pas transmis tous ses pouvoirs...

Je ferme les yeux et me concentre. Mes pouvoirs sont agités mais seuls.

 

«  Tu n'y es pour rien, me rassure Rubis.

«  Tu crois ?

«  J'en suis sûr, si cela avait été le cas, tu l'aurais ressenti.

« Il va aller bien ?

 

Elle met quelques secondes avant de répondre.

 

«  Tu en doutes ?

 

Avant que je puisse répondre, la connexion se coupe. Ma sœur regarde Harry sans rien faire, alors, sans trop de ménagement, je la pousse et reprends la main de mon ami, qui à mon contact, laisse échapper un gémissement. Je resserre ma prise pour lui montrer que je suis là pour lui mais ma sœur m'oblige à le lâcher.

 

- Tu lui fais mal, gronde-t-elle.

 

Je la fusille du regard. Pour qui se prend-t-elle de me dire ce que ressent ma moitié ?

 

PDV HERMIONE

 

Je vois dans ses yeux qu'elle ne me croit pas, pourtant c'est le cas. Je pense que si moi aussi je le touche, il réagira de la même façon.

 

Le temps qu' Astoria discute avec Rubis, le parle avec les autres Dragons. Quartz n'est pas au meilleur de sa forme mais il n'est pas comme Harry. Il ne peut pas entrer dans la tête de son sorcier ce qui pour le coup est encore plus bizarre vu qu' Onyx peut le faire avec Drago même si il ne s'en rend pas encore compte.

Soit ils savent et ils ne veulent pas me le dire, soit ils sont dans le flou, bien que j'en doute. Je sais juste que ça ne sert à rien de parlementer avec eux. Ils me disent ce qu'ils veulent même si je n'ai jamais compris pourquoi je n'avais pas le droit d'avoir toutes les informations. Je ne sais pas si un jour j'aurai la réponse.

 

Astoria est torturée de ne pouvoir le toucher pourtant elle se retient. Et il vaut mieux qu'elle le fasse. Pour nous tous, ses pouvoirs sont, comme à la première passation, instable pendant quelques heures et s'en servir pourrait causer des dégâts, pas sur nous, mais sur ce qui nous entoure et vu l'état d' Harry, il ne faudrait pas que quelque chose lui tombe dessus. On ne sait jamais.

Quoi qu'il en soit, je voudrais lui donner une explication et une solution mais si les Dragons ne se sont pas alarmés c'est que ça va passer. Non ?

 

Je sursaute au contact d'une main sur mon épaule et me recule rapidement.

 

PDV DRAGO

 

Je reste impuissant à les voir tous les trois. Hermione discute avec les Dragons, enfin je crois. Je commence à voir quand elle se déconnecte.

Vu que personne ne fait attention à moi, je fais une introspection de moi-même pour trouver mes différences mais ce n'est pas facile. D'ailleurs, je ne me sens pas différent. J'ai envie de savoir ce que j'ai « gagné » mais les paroles d' Hermione me reviennent en tête alors je m'abstiens et retourne mon attention sur la Serpentarde.

Après plusieurs minutes de délibération, je me décide à poser une main sur son épaule mais lorsqu'elle sursaute, je me recule.

 

- Pardon, murmurais-je.

 

Elle me sourit doucement et avance prudemment sa main vers la mienne. Il va falloir que nous nous habituons au fait que nous pouvons enfin nous toucher.

Lorsque ses doigts touchent les miens, je sens encore ce courant entre nous mais cette fois, c'est encore plus puissant. Mais il n'y a pas que ça, je me sens complet, comme si la partie manquante était revenu à sa place. C'est un sentiment assez bizarre mais je pense que je pourrais m'habituer à ce bonheur qui m'entoure. Je ne sais pas ce que ça fait d'avoir des parents aimants et quelque part, je ne le regrette pas, parce que sans mon passé, es ce que j'aurai eu droit à ce que l'on m'a donné maintenant ? Es ce que j'aurai été digne de recevoir les pouvoirs, es ce que j'aurai été le bon pour Hermione ?

 

- Cela fait bizarre, dit Hermione en soulevant légèrement nos mains.

- Je sens que je vais vite m'y habituer, souris-je.

 

Mais avant qu'elle me réponde, Potter gémit plus fort. Je l'avais presque oublié et bien sûr, il remet l'attention sur lui...

Je sens une douleur dans le ventre. Par reflex, je le frotte, ce qui n’échappe pas Hermione, même si elle garde un œil sur Potter.

 

- Tu ressens des douleurs ? S'inquiète-t-elle énormément.

 

Je mets quelques secondes avant de comprendre pourquoi elle est si inquiète.

 

- Je ne vais pas finir comme Potter.

 

Elle m'examine du regard, pour être sûr. Tétue la Serpentarde. Je pose mes mains sur ses joues et la fixe.

 

- Je vais bien. Mais dit moi ; es ce qu'on peut ressentir des émotions qui ne viennent pas de nous ?

- Tu veux parler des Dragons ?

- Oui.

- Oui, quand les émotions sont fortes, tu peux les recevoir, vous êtes connectés. Onyx t'a fait ressentir quelque chose ?

- Et des douleurs ?

- Non.

- Tu es sûr ?

- Oui mais tu m'inquiètes. Astoria, ne le touche pas.

- Mais...

- Non ! Drago, explique-toi.

- J'ai eu mal au ventre pendant quelques secondes.

 

Astoria tourne la tête vers moi, j'ai l'impression qu'elle est inquiête.

 

- Je vais bien, c'est parti.

 

Hermione réfléchi à toute vitesse.

 

- A quoi pensais-tu ?

 

Je détourne le regard, mes joues me chauffent.

 

- Drago ? On est entre nous, pas de secret. Tu te souviens ? Me dit Hermione d'une voix douce.

- De toute façon, tu ne peux pas nous mentir et crois-moi, c'est chiant, sourit Astoria.

 

Mais son sourire n'atteint pas ses yeux. Vu que je ne me décide pas à parler, la Gryffondor retourne vers Potter et lui murmure des paroles réconfortantes.

 

- Alors, tu craches le morceau, dit-elle amusée. Tu sais, personne ne te tiendra rigueur de ce que tu peux faire ou penser.

 

Je la regarde suspicieusement.

 

- J'ai pensé du mal de Potter.

- Eh bien, tu vois, dit-elle en m'embrassant sur la joue.

 

Elle se recule de quelques centimètres et me ré-embrasse.

 

- Ca, je ne m'en lasserai jamais.

 

Son souffle vient chatouiller mon cou, me faisant frissonner.

 

PDV ASTORIA

 

Je devrai être jalouse de ma sœur qui profite de moment privilégié avec Drago, mais je n'y arrive pas, je suis heureuse pour elle. Je la vois rayonnante. Elle le mérite, elle qui n'a jamais pu avoir une vie normale.

Néanmoins, je la sors de son moment de bonheur.

 

- Et si on lui donnait une potion contre la douleur.

- Je peux aller voir votre père, propose, à ma grande surprise, Drago.

 

Hermione pose une main sur son bras et sourit bêtement. Je me retiens de rire.

 

- C'est gentil Drago, mais ça ne lui fera rien. Les Potions n'ont que peu d'effet sur nous. Les pouvoirs sont trop anciens et puissants pour les plantes d'aujourd'hui, explique Hermione.

 

Je suis peut-être une miss je-sais-tout mais ma sœur se défend bien aussi.

 

- Je pense que cela va lui passer, il faut juste être patient.

 

Je veux y croire, alors je mets tous mes espoirs dans ses mots. Nous installons Harry dans sa nouvelle chambre et ne voulant pas le quitter, je m'assoie dans un fauteuil confortable et reste avec lui pour lui parler jusqu'à m'endormir.

Je suppose d' Hermione et Drago sont partis faire la même chose mais je ne m'en fais pas.

 

Cela fait quelques jours, je ne sais pas exactement combien de temps que je suis assise ici. Hermione m'a apporté à manger et m'a donné des nouvelles de Ron qui s’inquiète pour nous deux.

Malgré les mots rassurants de tout le monde, même des Dragons, je ne veux pas le quitter. Il a besoin de moi et je veux être là pour son réveil. De plus, nous sommes en vacances, je n'ai pas à m'inquiéter pour les cours et mes devoirs sont finis depuis longtemps.

 

J'ai l'impression que ses gémissements de douleur s'affaiblissent mais es ce parce qu'il est trop fatigué ? Es ce qu'il va mourir ?

 

Mon cerveau ne doit plus fonctionner correctement parce que j'ai une hallucination. Je vois Harry les yeux ouverts, ses lunettes de travers, ses cheveux toujours en bataille mais surtout, je ne vois plus sa cicatrice.

 

- Salut, me dit il d'une voix rauque.

 

OoO

 

A suivre...

Bon, cette fois, vous pouvez le dire. Le chapitre est plus court. Je sais. Mais pour ma défense, j'ai des soucis de famille en plus de tout ce que j'ai dans ma vie.

 

Bon, petite question. Lemon ou pas pour le prochain chapitre, mais je préviens, ça sera avec Severus et Alina. Normalement, je fais comme je veux, c'est mon histoire lol, mais là, j'ai envie de savoir ce que vous en pensez.

 

Bisous

Chapitre 31

OoO

 

PDV ASTORIA

Mon cerveau ne doit plus fonctionner correctement parce que j'ai une hallucination. Je vois Harry les yeux ouverts, ses lunettes de travers, ses cheveux toujours en bataille mais surtout, je ne vois plus sa cicatrice.

 

- Salut, me dit il d'une voix rauque.

 

PDV HERMIONE Petit retour en arrière

 

Lorsque je ferme la porte de la chambre d'Harry, je sens une gêne s'installer entre nous.

 

- Ce que tu as dit est vrai ? Il va s'en sortir.

- Oui, nous ne pouvons pas nous mentir. Il faut juste être patient.

- Bien.

- de plus, s'il n'était pas digne des pouvoirs, Astoria n'aurait pas pu lui transmettre ou alors elle les aurait récupérés de forces et même les cachots en aurait tremblé.

- Ah ce point.

- Oui, les pouvoirs sont très puissants. Tu ne les sens pas s'agiter ?

- Je sens quelque chose de plus en moi, mais tu m'as dit de ne pas faire attention.

- Vrai, tu es un bon élève. Je voulais savoir si tu te sentais près à... Exploser.

- Non, tout est calme mais si jamais ça ne va pas, je te préviens.

 

Il passe sa main sur ma joue, me faisant frissonner. Notre beau moment est gâché par un bâillement disgracieux de mon beau blond. Je rigole doucement.

 

- Va te reposer, lui dis-je gentiment.

 

Je l'embrasse sur la joue et le laisse se reposer dans sa nouvelle chambre. J'en fais autant. Je ne crois pas avoir aussi bien dormi même en étant aussi excitée et joyeuse.

Lorsque j'ouvre les yeux, ma joie revient et un grand sourire apparaît. Je me lève en sautillant et me dirige vers le salon.

Lorsque j'ouvre la porte, je vois mon beau blond, assis sur le canapé, les bras croisés, boudant. Tout de suite je m'inquiète et le rejoins rapidement.

 

- Tu as un problème ? Quelque chose ne va pas ?

- Oui, gronde-t-il en fusillant du regard ma porte.

- J'avoue être perdu, tu m'expliques.

- je voulais t'apporter le petit déjeuner au lit mais ta porte à refuser de s'ouvrir.

 

Je ne peux pas m'empêcher de rire.

 

- Tu n'es pas encore autorisé à rentrer dans ma chambre mais merci pour l'intention.

- Je te l'avais promis mais cette porte à tout mis par terre.

 

Je l'embrasse sur la joue et me colle à lui. Je fais léviter le plateau qui se trouve sur la table et le pose sur nos genoux, pourtant Drago boude toujours.

 

- Oublie cette vilaine porte qui t'a fait du mal et concentrons-nous sur ce merveilleux petit déjeuner.

 

Cela pourrait paraître égoïste mais je mets de côté ma sœur et Harry pour profiter de ces vrais premiers moments avec ma moitié. Par contre, je sais qu'elle ne m'en voudra pas, elle veut que je profite. Alors, c'est ce que je fais, j'adore découvrir une nouvelle facette de la personnalité du Serpentard.

 

- On t'a déjà dit que tu étais mignon quand tu boudais ?

 

Il sourit en montrant toutes ses dents, le rendant un peu idiot, mais je souris amoureusement.

 

- Ce n'est pas en me disant cela que je vais arrêter.

- Mais je ne te le demande pas, surtout si tu dois m'apporter le petit déjeuner.

 

Il me fixe, tombant le sourire avant de partir dans ses pensées. Je picore dans l'assiette, attendant qu'il me parle.

 

- Je ne promets pas cela tous les jours, mais je te promets de tout faire pour te rendre heureuse. Tu m'as sauvé et tu m'as aidé à assumer ce que je voulais au fond de moi. J'ai l'impression de te devoir tellement, finit-il en baisant les yeux.

 

Je lui relève le menton, - j'aime le toucher, ça va devenir une addiction – et le fixe.

 

- Tu ne me dois rien. Tu as toujours eu cela en toi, ne l'oublie jamais.

- Mais tu m'as aidé.

 

Je n’argumente pas. C'est vrai, je l'ai fait alors que je n'étais pas obligée, j'aurai pu le mettre devant le fait accompli mais j'ai préféré faire les choses bien.

 

PDV DRAGO

 

Après notre petit déjeuner, je décide d'emmener Hermione, faire un tour. Bon, mon ego veut montrer à tous qu' elle est à moi. Je connais les rumeurs nous concernant mais je vais tous leur clouer le bec à ce que je considérais comme mes amis.

C'est main dans la main que nous partons vers le parc, profiter des rayons de soleil et de la neige qui est tombée cette nuit.

En chemin nous croisons Weasley qui s'approche visiblement inquiet.

 

- Comment vont Harry et Astoria ?

- Bonjour à toi aussi Weasley.

 

Il me fusille du regard mais je n'en ai que faire.

 

- Harry est fatigué, il va se reposer quelques jours. Astoria reste avec lui.

- Je te tiendrai au courant et leur transmettrait que tu es venu.

- Ron, tu es là ? Je te cherchais, dit Luna Lovegood.

 

Ces deux là, ensemble ? Pourquoi pas. Après de bref au revoir, nous continuons notre chemin. Je m'attends presque à voir Mr et Mme Rogue sortir de nulle part mais non, nous arrivons à destination sans obstacle.

Nous marchons sans but mais Hermione commence à être agacée par les autres, alors elle nous entraîne dans un coin du parc peu fréquenté.

Je suis un peu gêné de me retrouver là, surtout quand Hermione vient se blottir sous ma cape et poser son visage contre mon torse.

 

- Je suis tellement bien avec toi, lâchais-je.

 

J'ai l'impression que je n'ai plus de retenu lorsque je suis avec elle. Il va falloir que je fasse attention, je ne veux pas devenir comme Weasley.

 

- Oh fait, je ne t'ai pas remercié correctement pour ton cadeau.

 

Hermione me fixe avant de se mettre sur la pointe des pieds, d'approcher son visage du mien. Comprenant ce qu'elle veut faire, je me penche vers elle pour poser doucement mes lèvres sur les siennes.

Lorsque nos bouches se touchent, je sens toute ma nouvelle magie circuler dans mes veines, je me sens fort, je pourrai aller défier ces tarés. J'approfondis notre échange lorsque je sens Hermione rapprocher son corps du mien. Même si j'essaye de ne pas y faire attention, je sens notre connexion.

Je n'ai pas envie de rompre notre baiser mais à bout de souffle, je me recule, ne coupant pas notre contact.

 

Je me rends compte qu'il se passe un phénomène bizarre autour de nous.

 

PDV SEVERUS

 

- Oh fait, je ne t'ai pas remercié correctement pour ton cadeau, dit Hermione les joues rouges.

 

Elle se penche doucement vers lui et pose délicatement ses lèvres sur celle de mon gendre. Je vois toute leur magie exploser autour d'eux mais ils ne semblent pas s'en apercevoir. La neige au sol vole doucement, et les rayons du soleil qui les touchent, brilles plus fort.

 

- Severus Tobias Rogue, arrête d'espionner ta fille.

-Tu sais que pour être crédible, il ne faut pas que tu fasses la même chose.

 

Ma femme me tire la langue, amusée et avant qu'elle fuit, je la retiens dans mes bras pour lui voler un baiser. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux d'avoir vu sur cette partie du parc.

 

- Ca y est, nos filles sont grandes, soupire ma femme.

- Je peux leur faire une potion de rajeunissement, dis-je sérieux.

- Oh, mais c'est une bonne idée. Au travail, me dit elle, sérieuse.

 

Je lève les yeux au ciel.

 

- Quoi ? J'aime avoir nos filles à la maison.

- Oui, et tu aimes quand elles nous surprennent au lit... Ou pas, dis-je en faisant un sourire tordu.

 

Alina réfléchi quelques secondes.

 

- Laissons-les ou elles sont.

 

Ma femme m'embrasse et nous profitons d'être tous les deux pour nous montrer notre amour, sur le rebord de la fenêtre. Notre baiser déjà enflammé devient plus passionné. Ma femme qui aime prendre les devant arrache les boutons de ma chemise pour y poser ses mains. Je ne suis pas en reste soulève sa robe pour poser mes mains sur la partie préférée de ma femme. Ses fesses.

Lorsque notre baiser s'arrête, je fais passer sa robe par-dessus sa tête, et bonne surprise, elle est nue. Même après autant d'année de mariage, elle arrive à me surprendre. Je détaille son corps que je connais par cœur, mais encore une fois, je ne me lasse pas que l'admirer. Je sais que j'ai de la chance de l'avoir. Je ne suis pas un modèle de beauté.

- Severus Rogue, me gronde ma femme.

 

Je hausse un sourcil. Me prend-t-elle pour un de ses élèves ? Elle me sourit, moqueuse, avant d' embrasser mon torse mais n'étant pas d'humeur pour les préliminaires, Je la retourne et colle son dos contre mon torse. Je pose ma bouche sur sa nuque, mes mains caressant les formes de ma femme, la faisant gémir mon nom. Pour la rendre folle, je frotte mon érection contre ses fesses rebondis.

 

- Arrête de me rendre folle, gémit-elle lorsque je passe une main sur sa féminité.

- Sûrement pas, tu aimes trop ça.

 

Ma diabolique femme fait glisser ses mains entre nous, baisse mon pantalon et prend mon érection en main. Nous jouons quelques minutes et encore une fois, ma femme obtient ce qu'elle veut. Avec mon genou, je lui écarte les jambes et m'enfonce en elle. Sous le coup de bassin, ma femme part en avant mais elle se rattrape en posant ses mains sur les vitres.

Heureusement que nous sommes au deuxième étage.

Une fois bien positionné, je prends son bassin entre mes mains et prends ma femme fortement, la faisant vite gémir et parfois crier.

Une fine pellicule de sueur nous recouvre mais je continue mon rythme. Alina prend une de mes mains pour la poser sur sa poitrine.

Me sentant proche, je remonte mon autre main sur son ventre, pose mon front contre ses omoplates. Ma femme vient prendre ma main et croise nos doigts. C'est notre truc. On a toujours fait ça au moment de jouir.

Après quelques coups de bassins plus profond, je viens jouir au fond de son ventre, déclenchant celui de ma femme.

On se laisse tomber au sol, enlacés.

 

- Je crois qu'on a enfin baptisé tout l'appartement, rigole Alina.

- Si tu veux revoir tes filles ici, ne leur dit jamais.

 

Je vais venir à nous une couverture le temps que nous récupérions.

 

- Tu crois que ça c'est bien passé ? Me demande ma femme après quelques minutes de calme.

- Oui.

- Même pour Harry ?

- Si mes théories sont fondées, il va souffrir=.

- Le pauvre.

- Si tu le dis.

- Severus ! Ne reporte pas ta haine de son père sur lui.

- James Potter a arrêté de me tourmenter le jour ou tu m'as épousé. Le gamin est juste un peu trop insolant et d'ailleurs, je vais avoir une discission avec lui.

- Et pas Drago ? Sourit-elle.

- Drago aussi, bien évidemment.

 

Je suis décidé à avoir une conversation sur comment bien traité mes petits bébés.

 

PDV ASTORIA Retour dans la chambre d' Harry.

 

Trop choquée par ce que je vois ou plutôt ce que je ne vois pas, je ne bouge pas.

 

- Quoi ?

 

Il se met à paniquer.

 

- Je suis aussi moche que Voldemort ?

 

Devant sa bêtise et son sourire amusé, je reviens sur terre et me précipite dans ses bras et enfouis mon visage dans son cou pour ne plus bouger.

 

- J'ai été absent si longtemps ?

- Trois jours, murmurais-je sans bouger.

 

Je sens Harry me prendre dans ses bras, pour me rassurer. C'est tout mon ami.

 

- Il est à peine réveillé et ils sont déjà au lit, sourit Hermione. Moi qui croyais que tu avais plus de retenu Harry, dit Hermione en entrant dans la chambre.

 

Bien sûr, elle tient la main de sa moitié. A chaque fois, qu'ils venaient, ils se touchaient tout le temps. Pourtant, ils se comportent comme un couple normal. On voit qu'ils ont des gestes maladroits.

 

- Vu comme il a sauté sur Astoria, on va se poser des questions, ricane Drago sans méchanceté.

 

La petite douleur au ventre lui a servi de leçon. Les Dragons nous ont dit que depuis que nous sommes reliés, nous ne pouvons dire du mal des autres sans en souffrir.

Les deux garçons se jettent un coup d’œil complice mais gêné, même s'ils essayent de le masquer. Dommage que leur émotion soit fragilisée parce qu' Hermione et moi le sentons.

 

- Euh, Potter.

- Quoi ?

- Tu n'as plus ta cicatrice.

- Enfin, j'en suis débarrassé, dit-il en se touchant le front.

- J'aime ta cicatrice, ça te donne un petit côté survivant, murmurais-je.

 

Je sors ma tête de ma cachette et observe son front nu. Doucement j'approche ma main et touche la zone vierge de toute marque.

 

Il frissonne violemment. Je vais pour retirer ma main de peur de lui avoir encore fait mal mais il la remet.

 

- C'est juste ce truc qui passe entre nous. C'est puissant.

- Tu t'y habitueras, la rassure Hermione.

- Et toi Malfoy, tu t'y es habitué ?

- Votre lien est plus puissant que celui de Drago et moi.

- Pourquoi ?

- Vous vous connaissez depuis plus longtemps et votre amitié a renforcé tout ce qui nous arrive, explique Hermione.

- Comment tu sais tout cela ? Demande Harry.

- J'ai gardé les Pouvoirs plus longtemps et par conséquent, j'ai discuté plus avec eux. Je suis le ciment qui nous unis et le fait de savoir pas mal de chose nous soude encore plus. Si vous avez des doutes, je suis là pour les effacer.

- Sais-tu pourquoi Harry était malade ? Demandais-je.

- Tu connais la réponse.

- Hermione. Je n'aime pas quand tu fais cela.

- Tu es l'intelligence, alors trouve.

 

Hermione, suivit de Drago partent dans notre salon. Harry, avec mon aide, se dirige vers le salon. On s'installe dans un des canapés. Harry garde un bras autour de ma taille.

J'essaye de ne pas me déconcentrer et de trouver la réponse. Notre lien est vraiment puissant, j'ai envie de me perdre dedans pourtant, je me force à rester présente.

 

- C'est Voldemort qui t'a fait cette cicatrice. Tu avais une partie de lui en toi. Les pouvoirs l'ont détruit. Ils ont détruit l' horcruxe.

- Hop hop hop. Stop. Vous m'expliquez, dit Drago perdu.

 

Nous passons les minutes suivantes à lui expliquer tout ce que nous savons et surtout ce que papa nous a dit.

 

- Oh punaise. Tu as vraiment eu une vie merdique, lâche Drago nous faisant tous rire.

 

Nous passons le reste de la soirée à discuter et à manger plein de cochonneries.

Demain nous retournons tous dans la vraie vie.

 

Ooo

A suivre...

Alors ? Le premier baiser d' Hermione et Drago ? Le Lemon ?

Bisous

Chapitre 32

OoO

PDV ASTORIA

 

Nous passons les minutes suivantes à lui expliquer tout ce que nous savons et surtout ce que papa nous a dit.

 

- Oh punaise. Tu as vraiment eu une vie merdique, lâche Drago nous faisant tous rire.

 

Nous passons le reste de la soirée à discuter et à manger plein de cochonneries.

Demain nous retournons tous dans la vraie vie.

 

Ooo

 

À peine avons-nous franchi les portes de la grande salle que Ron nous saute dessus.

 

- Je ne sais pas ce que vous faites mais bordel, Harry, peux-tu arrêter de stresser tes amis ?

 

Harry et moi rigolons et nous partons tous les trois à notre table, comme avant. Ron nous questionne, et avant de répondre un peu à ses questions, je jette un sort de silence autour de nous, comme une bulle. Ce n'est pas facile parce que normalement, ce sort se pose sur les murs et portes. Le faire dans le vide est plus complexe.

 

Je ne sais pas si j'ai bien réussi mais devant l'air fier de ma sœur, je pense que c'est bon.

 

- Avant que tu ne commences, on ne pourra pas répondre à toutes tes questions, expliquais-je.

 

Il nous fixe tour à tour, on attend la tempête, parce qu' après tout, c'est Ron. Il s'emporte vite.

 

- Très bien, dites-moi ce que vous pouvez. Mais essayez de ne pas me laisser à l'écart, ok ?

 

Harry lui explique qu'il a été malade mais il n'ose pas en dire plus, tout est nouveau pour lui et il ne sait pas ce qu'il peut dire. Du coup, c'est à moi d'en parler.

Je lui explique que notre magie a changé, qu'elle est plus puissante et que nous sommes liés, Harry et moi. D'ailleurs, il jette un coup d’œil complice à son meilleur ami. Je ne parle pas d' Hermione ou de Drago, on ne sait jamais. Et que ça va aider à vaincre Voldemort.

On attend son verdict.

 

- Bien, ça me va, dit-il avant de prendre une bouchée de sa tranche de marmelade.

 

Discrètement, je fais disparaître ma bulle et prends mon petit déjeuner avant de nous rendre à notre 1er cours de la journée qui est Potion.

Hermione m'a informé que les garçons n'auront pas de problème avec leur pouvoir vu qu'ils sont encore inactifs.

Ils ont de la chance parce que refaire la déco de notre appartement n'était pas un bon souvenir. Ma sœur m'a dit que leurs pouvoirs sont plus sauvages et qu'ils leur faut un temps d'adaptation avant de s'exprimer. Mais encore une fois, nous allons devoir faire quelque chose pour les déclencher, seulement je ne sais pas quoi. Hermione n'a pas voulu me cracher le morceau.

 

PDV HARRY

 

Même si je ne le montre pas, je suis un peu stressé. Es ce que je vais encore déclencher une catastrophe, ou alors, es ce que pour une fois, tout va bien se passer.

En entrant pour notre cours, je sens les émotions, si j'ai bien compris – de mon dragon. Je ne peux pas encore parler avec lui, et ça me va. Il faut que je gère les choses les unes après les autres. Malfoy semble plus alaise vu le sourire idiot qu'il fait. Mais après tout, c'est peut être normal, il est plus habitué à la magie que moi.

Mon dragon me détend et, intérieurement, je le remercie, comme ça, je peux me concentrer sur le cours et peut-être que pour une fois, je réussirai ma Potion.

 

PDV DRAGO

 

- Pourquoi tu souris comme ça ?

 

Je me tourne vers ma sorcière.

 

- On dirait que Potter est constipé, dis-je sans méchanceté.

 

J'ai bien retenu la leçon. Hermione jette un coup d’œil vers le survivant et sourit à son tour.

 

- Ce n'est pas facile pour lui. Il lui arrive pas mal de truc et il n'a pas ta capacité à gérer.

- Je sais, je suis parfait.

 

Pris d'une pulsion qui vient de je ne sais trop où, je la prends dans mes bras pour l'embrasser mais le raclement de gorge de mon parrain calme mes hormones mais me fait bouillonner. Heureusement que nous sommes au fond de la salle...

 

- Onyx, soupire Hermione.

- Qu'est ce qu'il fait ?

- Il t'adore, alors il joue avec toi.

 

Je hausse un sourcil. Je me demande jusqu'où il pourrait nous faire aller. Parce que, même si je ne suis pas un sauvage, je ne sais pas si je pourrai me retenir... Foutu Dragon.

Une fois le calme revenu, je reprends ma potion tout en me demandant pourquoi Hermione ne nous a pas parlé de la dernière étape et elle a été formelle avec ça.

Il va falloir que je me renseigne ou que je lui fasse avouer.

 

- Je ne te dirais rien. N'essaye pas, dit elle sans me regarder.

 

Je la regarde étonné.

 

- Tu es Legimmens ?

- Non, j'ai une femelle dragon dans la tête.

- Saphir lit dans ma tête ?

- Non, mais Onyx, oui.

- Si je me parle à moi-même, il m'entend ?

- S'il t'écoute oui.

 

Je réfléchis quelques secondes, j'en profite pour avancer ma potion qui n'a pas la texture souhaitée.

 

- Je ne sais pas si c'est une bonne chose ou non.

- Il est une partie de toi, comme moi, dit-elle d'une voix basse et rauque.

 

Hermione se penche vers moi et m'embrasse légèrement. J'ai encore cette pulsion mais elle repart aussi vite qu'elle est venue. Onyx va me rendre dingue.

 

Nous finissons le cour en silence, j'essaye de rattraper ma potion mais en vain. Je m'arrange pour être un des derniers à donner ma fiole au professeur. Potter a eu la même idée que moi. Je crois que la sienne est mieux que la mienne.

Mon parrain regarde septique nos deux potions et nous dit qu'il veut nous parler ce soir à 20 heures.

 

PDV SEVREUS

 

J'ai trouvé un bon prétexte pour leur parler. Ils vont penser que c'est à cause de leur médiocre Potion. Et comme ça, je n'éveille pas les soupçons de ma femme, vu qu'elle n'est pas d'accord avec moi.

 

Je sais par les professeurs que les deux garçons n'ont pas été au meilleur de leur forme. C'est assez bizarre, Potter est habitué à mes retenues et Drago est mon filleul. À moins que les filles y soient pour quelque chose.

 

Pendant mon dîner à l'appartement avec ma femme, elle me regarde suspicieusement mais ne dit rien, attendant que je craque. Normalement, je lui raconterai tout mais cette fois, je vais m'y tenir.

 

- Arrête de me faire ton regard de biche.

- Pourquoi ? Tu vas craquer, demande-t-elle en faisant glisser son pied sur ma jambe.

- Non, dis-je froid.

 

Une seconde plus tard, son pied est loin de moi. Ma femme boude. Je ricane.

 

- Un souci ?

- Je n'aime pas quand tu te comportes ainsi, dit-elle.

 

Je hausse un sourcil.

 

- Moi qui croyais que tu m'avais épousé pour ma joie de vivre et mon bon caractère. Me serais-je trompé pendant toutes ces années, dis-je sarcastique.

 

Je la fixe attendant sa réaction qui me plaît à chaque fois. Ma femme aime mon sarcasme et n'y résiste pas. Alina a un faible pour les mauvais garçons alors, je l'entretiens. D'ailleurs elle vient s'asseoir sur mes genoux et passe ses bras autour de mon cou.

 

- Tu désires quelque chose en particulier ?

 

Je vois son désir brûler dans ses yeux et lorsqu'elle s' approche pour me murmurer quelques mots à l'oreille, je confirme ce que je sais déjà.

 

- Oui Severus, je veux la fessée.

 

Ooo

 

Je rattache le dernier bouton de mes robes noires.

 

- Aller, reste au lit.

- Je suis en retard, dis-je en lui tournant le dos.

 

Si je la regarde, je vais oublier que je dois me rendre dans ma salle de cours.

 

- Ils s'en remettront.

- Pas moi, dis-je froid.

 

J'entends le bruit des draps se froisser avant de sentir ses bras autour de ma taille.

 

- Cela t'importe vraiment ? Demande-t-elle d'une voix douce.

- Oui, elles sont mes bébés, je dois leur expliquer le rôle d'un père. James Potter aurait dit à son fils de foncer et de profiter et Lucius aurait attaché la fille à un lit et aurait forcé son fils à apprendre la vie, crachais-je.

 

Elle enfouit son visage entre mes omoplates.

 

- Je suis désolée.

- Tu n'y es pour rien.

- J'aurai voulu te donner un petit garçon.

 

Je me retourne vers et et prends son visage entre mes mains pour mieux la fixer.

 

- J'ai deux merveilleuses filles et elles sont parfaites. Tu les as rendu parfaites.Et j'aime faire peur à ces cornichons.

 

Après un dernier baiser, je rejoins mes deux beaux-fils qui doivent m'attendre.

 

Au détour d'un couloir, je les entends discuter.

 

- Ce n'est pas dans ces habitudes d' être en retard, dit Drago. Il a peut-être un souci.

- Il a oublié ?

- Espère. Il était occupé.

 

Je décide de me montrer.

 

- Effectivement j'étais occupé.

 

Je rajoute pour moi même que j'espère qu'ils ne connaîtront pas cette occupation. Vu leur regard étonné, je ne pense pas avoir parlé assez bas, mais qu'importe.

Je détourne leur attention en ouvrant brusquement la porte.

 

- Assis.

 

Je leur montre les places avant de m'asseoir à mon bureau. Je les fixe tour à tour. Potter est plus inquiet mais c'est normal, nous n'avons pas eu une bonne entente.

 

- Votre père était un enfoiré avec les femmes, expliquais-je au survivant.

 

Je vois que mes paroles ne lui plaisent pas.

 

- Et avec les personnes qu'il jugeait indigne de lui.

 

Il ouvre la bouche mais je le fais taire d'un signe de mains.

 

- Cela ne vous plaît pas mais c'est ainsi. Il n'était qu'un infâme coureur de jupons qui pensait que tout lui était dû.

- Vous lui en voulez parce qu'il vous a pris ma mère ! C'est Sirius qui me l'a dit.

- Prendre Lily ? Le cabot ne sait rien de ce qui se passait entre Lily et moi, expliquais-je en gardant mon calme. Lily était amoureuse de votre père et elle adorait le voir ramper à ses pieds, ça lui faisait du bien, me disait-elle. Mais nous savions que lorsqu' elle sortirait avec Potter, nous ne pourrions pas continuer notre amitié. Alors, nous avons monté une histoire pour faire croire que nous brisions notre amitié parce que je savais qu'elle l'éloignait pour notre amitié.

- Vous avez arrêté d'être amis ? Demande Harry.

- Non, nous entretenions une correspondance au dépens de votre père. A mes yeux, c'était une douce vengeance.

- Lorsque j'étais en 7ème année, Alina et moi sortions ensemble. Gryffondor et Serpentard. Cela faisait parler dans les couloirs, mais les élèves ont fini par s'habituer. Mais votre père... Il était contre, Mr n'était pas d'accord. Après avoir essayé de nous séparer, il s'est dit qu'il était mieux que moi, et que par conséquent, il pouvait draguer ouvertement la copine d'un autre. Ton parrain ne t'a jamais raconté la droite monumentale que j'ai mis dans le visage de ton père ? Non ? Dommage, c'est un bon souvenir.

- Astoria a reçu tes dons en matière de combat, dit Drago.

- Tu l'avais cherché, sourit Potter.

- Je sais.

- Votre père aussi.

 

Le jeune homme me fixe.

 

- Vous n'aimiez pas ma mère ?

- Le cabot ?

- Oui.

- Pendant quelques semaines.

- Parrain ? Vous avez épousé votre femme plus tard.

- Oui. Je suis devenue espion. Notre relation était caché de tous. Encore une fois, nous avons leurré les autres par une rupture ou je me retrouvais seul. Ce qui a bien marché. Nous aurions pu continuer ainsi mais Alina est tombée enceinte et j'ai tout arrêté. Pour elle.

 

Nous restons en silence quelques minutes. Je ne voulais pas leur parler de ça, mais je me rends compte que je dois rétablir la réalité de la vie à Harry Potter. Nos querelles vont s'atténuer et par ce fait, mes paroles auront plus d'impact.

 

- Bien, maintenant que les choses sont clarifiées, je vous ai fait venir pour parler de mes petites filles. Je sais qu'avec la nouvelle étape vous pouvez avec des... Contacts. Mais que l'on mette les choses au clair, le premier qui une main un peu trop baladeuse, je la lui coupe, dis-je le plus froid possible. Bien sûr, il va de soi que vous allez les respecter comme les trésors qu'elles sont à mes yeux... Si ce n'est pas le cas, les conséquences seraient terribles, les menaçais-je sur le même ton.

 

Je les fixe tour à tour. Voir la peur dans leurs yeux me rassure.

 

- Bien. Il me semble que le message est passé. Maintenant vous allez retourné dans vos chambres respectives.

- Oui Professeurs.

 

Satisfait de les voir partir rapidement et avec la peur au ventre, je retourne dans mes appartements, plutôt content de moi.

 

PDV HERMIONE Un peu plus tôt

 

Je frappe à la porte du bureau directorial. Après quelques secondes, la porte s'ouvre seule. Je pénètre dans la salle et pars m'asseoir en face du directeur. Il me fixe amusé ce qui ne va pas durer longtemps.

 

- Je peux savoir ce que vous attendez ? Claquais-je.

 

Ooo

 

A suivre...

Alors ? Alors ?

Bisous 

Chapitre 33

OoO

 

PDV HERMIONE

 

Je frappe à la porte du bureau directorial. Après quelques secondes, la porte s'ouvre seule. Je pénètre dans la salle et pars m'asseoir en face du directeur. Il me fixe amusé ce qui ne va pas durer longtemps.

 

- Je peux savoir ce que vous attendez ? Claquais-je.

 

Le directeur pose calmement sa tasse de thé et me fixe, un sourcil plus haut que l'autre. S'il croit m'impressionner, c'est qu'il ne sait pas de quoi je suis capable, pourtant je lui ai déjà fait mordre la poussière.

 

- Un bon au citron Miss Rogue ?

- Garder vos Véritasserum pour les idiots.

 

Il croise les mains devant lui.

 

- Attendre quoi, au juste ?

- Qu'il y ait des morts dans votre école. Rassurez- moi, vous êtes au courant des agressions qui s' y passent?!

- Et que suggérez-vous, demande-t-il amusé, se moquant de moi.

 

Mais ça ne va pas durer.

 

- Je sais que Drago s'est fait attaquer et cela plusieurs fois. Heureusement pour vous qu'il ne lui ait rien arrivé.

- Vous le protégiez.

- Vrai et qu'en est-il des autres ?

- Je ne peux pas renvoyer les élèves sans raison.

- Parce que Mangemort n'est pas suffisant ? Demandais-je offusquée.

- Ils ne sont que des enfants.

 

Cette fois, je ne peux pas me retenir, mon rire cynique sort.

 

- Enfants ? Vous plaisantez ? Cela ne vous a pas dérangé d'envoyer Harry à la mort pendant toutes ses années.

 

Il va pour répliquer mais je continue.

 

- Nous sommes en guerre, il n'y a pas de pitié qui tienne. Alors jeter les dehors.

 

Pour faire moi aussi mon effet, je pose mes deux mains sur son bureau et me penche légèrement vers lui afin de mieux le fixer.

 

- Parce que si je m'en occupe, ils ne sortiront pas vivant de ses murs. Et vous savez que j'en suis capable.

 

Son petit sourire tombe pour me fixer durement.

 

- Quoi ? Vous êtes inquiet ? On sait tous que je m'en sortirai, de plus, je suis liée aux dragons et comme vous le savez, lorsque l'on s'en prend à l'un d'entre eux, on les attaque tous et j'ai besoin de vengeance.

 

Je fais apparaître des flammes dans mes yeux J'adorai en cracher mais Saphir m'a dit que je ne pouvais pas...

Je me tourne et me dirige vers la porte que j'ouvre mais je m'arrête sur le seuil.

 

- Agissez et vite, le menaçais-je.

 

Je claque la porte du bureau très fière de moi. Ne sachant pas s'il va faire du tri, je mets au point un plan pour le faire.

Lorsque je reviens dans l'appartement, les garçons sont de retour et vu leurs têtes, ça ne sait pas bien passé.

 

- Ou est Astoria ?

- Elle s'est enfermée dans sa chambre pour faire ses devoirs, m'explique Harry.

- Pourquoi ne les fait-elle pas là ?

 

Le survivant rougit. Je comprends et ris.

 

- Toi, tu sembles de bonne humeur, me dit mon beau blond.

 

Je le rejoins et l'embrasse sur la joue avant de m'asseoir à ses côtés.

 

- Meilleure que la vôtre même si je doute que ma conversation était plus agréable.

- Ou étais-tu ?

- Partie rendre visite au directeur.

- Pourquoi, demande-t-ils.

- Il faut faire du ménage dans le château. Plus nous avançons dans l'année plus nous risquons de nous dévoiler, vos pouvoirs seront de plus en plus puissants et cela va se voir. Il ne faut pas que ça remonte aux oreilles de Voldemort. Nous comptons sur l'effet de surprise.

- Il va le faire ? Demande Harry, septique.

 

Je soupire et m'avachis sur le canapé.

 

- Je n'en sais rien mais s'il ne le fait pas, je m'en occuperai. De plus, je pense qu'il n'a pas loupé mes menaces.

- Tu es impressionnante. Je n'oserai pas faire une telle chose, explique Harry.

 

Je hausse les épaules et leur explique que je l'ai toujours fait.

 

- J'ai commencé depuis mon plus jeune âge. Il était venu à la maison et a essayé de m'embobiner pour faire de moi sa marionnette. Ce qu'il n'avait pas pris en compte c'est que ; même si les dragons étaient très jeunes, je leur parlais déjà et ils avaient déjà les connaissances, ce que le directeur ignorait. Ils m'avaient dit de me méfier de ce vieil homme.

 

Je ferme les yeux pour canaliser ma colère. Drago me serre la main pour me soutenir.

 

- Il a essayé de m’éloigner de mes parents, en leur disant qu'ils ne pouvaient pas gérer une enfant comme moi. Papa est entré dans une colère noire. Après tout ce qu'il avait fait pour lui...

- Que s'est-il passé ?

- Papa l'a mis dehors et lui a demandé de ne revenir que lorsqu'il aurait retrouvé ses esprits.

- C'est ce qu'il a fait ?

- Oui, 3 ans plus tard, ricanais-je. Il a eu du mal à se remettre de son premier départ...

- Qu'est ce que la serpentarde que tu es à fait ? Demande Drago.

- Comme si j'avais fait quelque chose !

 

Harry se moque de moi.

 

- On va te croire.

 

Je boude mais pas longtemps et finis mon histoire.

 

- Disons que j'étais très réactive aux émotions des autres. S' il y avait de la joie, j'étais heureuse que je pouvais faire apparaître des centaines de fleurs, mais s'il y avait de la colère, je pouvais déclencher des catastrophes. Lorsque papa s'est mis en colère et qu'il a pointé sa baguette sur ce vieil homme, j'ai laissé sortir les pouvoir.

 

Je m'arrête là, laissant traîner le suspens.

 

- Aller, crache le morceau, dit Harry impatient.

- Il est plus facile au début de laisser sortir les 4 éléments et même si j'ai plus d'affinité avec l'air, le feu est sorti et j'ai fait brûler sa barbe ainsi que ses robes. Papa et maman ont tellement été fier de moi qu'ils nous ont emmené dans le meilleur restaurant sorcier de Londres.

- Ça c'est ma copine, dit Drago fier comme un paon.

 

Je hausse un sourcil.

 

- Ta quoi ?

- Ma copine. Tu es est bien ma copine, hein ? Demande-t-il d'une petite voix.

 

Je me rapproche de lui et frôle ses lèvres avec les miennes.

 

- Tu es bien plus que ça, tu es ma moitié.

- Ok, je comprends pourquoi vous sortez de la salle quand Astoria et moi sommes proches, dit Harry extrêmement gêné.

 

Mon beau blond se recule et frappe amicalement l'épaule de son nouvel ami.

 

- Je suis contente que vous vous entendiez bien mais vous allez vous coucher, parce que demain on a une grosse journée, dit Astoria sortant de sa chambre.

- Astoria... S'il te plaît, pas de devoirs, pleurniche le survivant.

 

Drago et moi ricanons, moqueur. Ma sœur fronce les sourcils et s’apprête à taper du pied de mécontentement.

 

- Astoria, tu te calmes, ordonnais-je. À moins que tu ne veuilles encore refaire la déco ?

 

Elle se calme automatiquement, mais je suis mal à l'aise de voir sa gêne et sa honte alors je vais lui faire un câlin fraternel.

 

- Ce n'est pas de ta faute, la rassurais-je.

 

Je l'embrasse sur la joue et après un baiser à mon chéri, nous partons tous dormir pour mieux nous lever à 8 heures. Après un rapide petit déjeuner, nous emmenons les garçons vers la partie du parc qui est interdit. Astoria leur dit que maintenant, ils peuvent venir sans aucun soucis et sans se cacher.

 

- Je ne me suis jamais ca... Ca...

 

Harry se met à tousser fortement.

 

- Tu sais Harry, dit Astoria calmement, Ombrage avait raison. Dire des mensonges n'est pas bien.

 

Les deux garçons la regarde étonnée.

 

- Nous ne pouvons pas nous mentir, explique-t-elle.

 

Elle part dans un long discourt sur les dragons et leur particularité mais je n'écoute pas vraiment.

 

« Tu sembles heureuse.

«  Je le suis. Puis, pourquoi les choses seraient différentes ? Nous sommes tous les 4 ensembles. J'ai un petit ami parfait.

« Pourtant, tu n'étais d'accord avec ces liens.

« Vrai. Mais j'ai eu la chance de le connaître avant et d'apprécier la personne qu'il était.

 

Je souris bêtement mais je m'en fiche, même leur moquerie ne m'atteigne pas mais pour la forme, j' allonge une branche d'arbre pour qu'elle vienne les percuter gentiment dans le ventre afin de les reculer et les faire tomber au sol.

Là où les garçons sont étonnés, Astoria me fusille du regard et me renvoie la même branche dans le visage. J'arrive à esquiver le premier coup mais je n'ai pas vu une autre branche, plus petite que la mienne, venir par-derrière et s'enrouler autour de mes jambes, me faisant tomber lourdement.

Je frappe du point au sol et plusieurs mottes de terre vont attaquer ma sœur qui essaye de répliquer avec le feu – en vain – pour ensuite se servir de l'air. Élément qu'elle a plus de mal à maîtriser. J'en profite pour frapper à nouveau le sol et cette fois, je fais un mur de terre autour d'elle.

Elle va se mettre fortement en colère parce qu'elle déteste se sentir enfermée, alors je me dépêche de couper la branche avec un sort de découpe et de me remettre debout.

J'ai eu raison vu qu'elle fait exploser le mur et m'envoie la terre le plus fort possible. Je ne sais pas si elle s'en rend compte mais elle vient de combiner deux éléments. La terre et l'air. Chose difficile à faire.

Je me soulève du sol avec une rafale de vent, entraînant un peu de terre sur mon passage avant d' invoquer l'eau et d'en faire de la boue.

 

- Je t'interdis que faire ça, me hurle ma sœur qui a compris ce que j'ai prévu.

 

Je me contente de lui sourire moqueuse avant de lui envoyer à pleine puissance la boue liquide en plein visage. De toute façon, ce n'est pas comme si elle ne pouvait pas se nettoyer en quelques secondes.

Fière de moi, je redescends au sol. Harry accourt vers sa moitié, la baguette tendue vers elle pour la nettoyer. Sauf qu'il oublie qu'il est plus puissant et par conséquent, avec son simple « récurvite » elle se retrouve avec beaucoup trop de savon et vu les bruits qu'elle fait, elle doit en avoir dans la bouche.

Drago, égal à lui-même, se moque. J'avoue que c'est assez comique. Pour la défense du survivant, la force de leur pouvoir est variable vu qu'ils n' y ont pas accès.

 

Une fois que tout le monde est redevenu calme et sans savon dans la bouche, nous expliquons ce que nous allons faire aujourd'hui, c'est à dire faire connaissance avec les Dragons et leur montrer ce que les pouvoirs peuvent faire. Cela les aidera par la suite.

Dans un premier temps, nous allons à la tanière des Dragons pour qu'ils fassent officiellement connaissance.

Bien évidement, on leur demande de ne pas trop bouger mais Onyx n'en fait qu'à sa tête et dès qu'il voit son sorcier, il s'élance rapidement devant lui et met sa grosse tête à hauteur de Drago, qui instinctivement recule d'un pas tandis qu' Harry, se met en retrait par rapport à Astoria.

 

- Onyx, soufflais-je en même temps que Saphir.

 

Doucement, Drago prend ma main et comprime mes doigts pendant qu'Onyx nous tourne autour en grondant de contentement.

 

- Il t'adore et est un peu comme toi. Il n'en fait qu'à sa tête.

- Sauf que lui est plus impressionnant, se moque Harry.

- Vrai mais moi, je ne me cache pas derrière ma copine.

 

Les deux garçons continuent de se chamailler pendant qu' Onyx rentre dans ma tête.

 

«  Mon sorcier est beau.

« Es-ce ta façon de me dire merci ?

 

Onyx grogne dans ma tête.

 

« Et oui, je te connais. Tu es comme lui. Très fier et très beau.

 

Le dragon pose doucement sa tête sur nos deux épaules. Je lui souris et passe mon pouce sous son œil, juste à l'endroit où il n'y a pas d'écaille.

Saphir, jalouse vient se coller à Drago qui inquiet ne sait pas quoi faire.

 

- Derrière la joue, murmurais-je.

 

Prudemment, il gratte ma dragonne.

 

PDV ASTORIA

 

Rubis et Quartz sont plus calmes que les deux autres.

 

- Tu veux t'approcher ?

- Je ne sais pas, on est bien là.

- Ce n'est pas comme pour le tournoi. Il lit dans ta tête.

- C'est pour ça qu'il ne bouge pas.

- Oui. Inconsciemment, tu as dû lui montrer tes souvenirs. Il attend que tu fasses le premier pas.

- Il est d'accord.

- Oui. Il est aussi impatient d'Onyx seulement, il est comme toi ; moins expressif.

 

Voyant qu'il ne bouge pas, je le traîne de force vers son dragon qui est sagement couché. J'ai plus de force que je ne le croyais parce que mon coup pour le porter en avant, le fait trébucher et atterrir contre le ventre de Quartz qui ne semble pas dérangé, il déplie même son aile de façon à ce qu' Harry soit en partie caché.

 

- Je crois qu'il ne te lâchera pas tant que tu ne lui ferras pas confiance, dis-je amusée malgré moi.

 

Il me regarde paniqué mais je le rassure en m'installant à mon tour contre ma dragonne qui grogne, heureuse.

Je ne sais pas ce que font Drago et Hermione mais cela n'a pas d'importance. Je me concentre sur Harry qui petit à petit se détend. Je suis sûr que dans quelques minutes, il va lui parler, alors j'attends.

 

OoO

 

A suivre...

Un avis, bon ou mauvais ?

bisous

Chapitre 34

OoO

PDV ASTORIA

 

Je ne sais pas ce que font Drago et Hermione mais cela n'a pas d'importance. Je me concentre sur Harry qui petit à petit se détend. Je suis sûr que dans quelques minutes, il va lui parler, alors j'attends.

 

« Il est inquiet, me dit Rubis.

« Oui, ça n'est pas facile pour lui mais il est intelligent, il va vite comprendre que Quartz ne lui veut pas de mal.

« Tu le connais énormement.

« Nous avons été amis... Cela pose-t-il un problème ?

« Hermione t'a dit que c'était le cas ?

« Nous n'en avons pas parlé.

« Soit rassurée, et au contraire, cela vous rend plus proche.

« On sera plus fort ?

« Oui.

« Plus qu' Hermione et Drago ? Demandais-je excitée.

« Oui.

 

Mon dragon rigole comme peut le faire un dragon.

 

PDV HARRY

 

Inspire. Expire. Inspire. Expire. Oui, tu te trouves coincé sous l'aile d'un dragon mais tout va bien. C'est ton dragon. Oui Harry, tu as un dragon et un nouvel ami.

Tout va bien Harry... Non rien ne va. Je parle de moi à la troisième personne. Je suis fou. A 17 ans, je suis devenu cinglé. Enfin, c'est normal, vu la vie que j'ai.

Je sors de ma tête pour contempler Astoria en face de moi, qui semble discuter avec sa dragonne. Elle sourit heureuse d'être là. Lorsque je croise son regard, je ne peux m'empêcher de sourire bêtement.

Je me rends compte que dans mon malheur, j'ai plein de personne sur qui je peux compter et qui me rendent pleinement heureux.

Je finis par me détendre un peu, me concentre sur la respiration de Quartz qui est calme et régulière. J'apprends que les dragons respirent moins vite que nous. Une fois mon cœur complètement calme, je jette un coup d’œil prudent vers son énorme tête. Il avait les yeux clos mais lorsqu'il sent son regard sur moi, ses grands yeux s'ouvrent et me fixent. Je frissonne mais je ne le lâche pas. Après tout, je suis un gryffondor courageux ou stupide, selon Malfoy et parfois, j'ai envie d'être de son avis.

Le long cou de Quartz se plie un pue plus pour que sa tête soit proche de moi.

 

- Euh... Salut.

 

Je me sens parfaitement con et vu le ricanement d' Astoria, je dois l'être un peu. C'est étonnant que Malfoy ne se moque pas. Je jette un coup d’œil dans la tanière. Plus d' Hermione, plus de Malfoy, plus de dragons en dehors des nôtres.

 

- Ils sont partis volés.

- Sur leur dos ?!

- Non, sur leur queue.

- Hein ? Tu te moques de moi, boudais-je.

- Si peu.

 

Renfrogné, je « m'enfonce » dans le ventre de mon dragon qui en profite pour resserrer son aile sur moi.

Je sens ses émotions me traverser. Il est content parce que je suppose, je lui fais confiance.

 

- Es ce que je lui transmets mes émotions ?

- Oui, même si tu ne t'en rends pas compte. C'est naturel alors qu'eux, doivent décider de le faire, m'explique ma miss je-sais-tout.

- Y a-t-il quelque chose que tu ne sais pas ?

- Non, je sais tout et je sais que tu veux aller faire un tour.

 

Elle désigne le dos du dragon. Je vais pour protester mais elle me coupe.

 

- Mais plus tard.

 

Je la regarde les yeux ronds. Comment fait-elle pour me connaître autant ? J'ai l'impression d'être un ami indigne de ne pas arriver à savoir ce genre de chose.

Astoria se lève, me rejoint sous l'aile et se blotti contre moi, un ras autour de ma taille, une jambe sur les miennes et son visage dans mon cou.

 

- Il t'a toujours fallu du temps pour t'adapter mais après tu es comme un strangulot dans l'eau.

 

Avec ses doigts, elle tourne mon visage pour partager un baiser. Ca, je ne crois pas que je pourrais m'en passer et je savoure ma chance de l'avoir juste pour moi.

 

- Je t'aime, murmurais-je.

- Qu...

- Chut, tais-toi. Ne les dérange pas... Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- Je ne te savais pas si romantique.

- Maintenant tu sais ce qu'il te reste à faire.

- Hein ? Quoi ? Couine Drago d'une voix efféminée ce qui nous fait rire Astoria et moi.

 

On sort de notre cachette pour voir Hermione se tordre de rire et Malfoy les bras croisés. Mais ce qui est aussi drôle c'est de voir Onyx qui semble bouder.

 

- Bon, dit Hermione qui s'est calmé. Vous ne pouvez pas utiliser vos nouveaux pouvoirs mais vous allez réapprendre à vous servir de votre magie parce que tout est mélangé.

 

Je ne sais pas pourquoi mais je ne le sens pas bien. Effectivement, nous ne sommes pas très brillants. Toutes nos actions sont différentes. Et nous avons même réussi l'exploit de lancer un sort mais qu'en fait, c'est un autre qui s'est produit.

Cela a bien fait rire les filles mais après nous nous sommes améliorés et avant augmenté la puissance de nos sorts.

Bien sûr, nous n'avons pas pû nous empêcher de nous vanter.

 

- Vous n'auriez jamais du dire ça, dit Astoria.

- Aller, en place, ordonne Hermione en se mettant à côté de sa sœur.

 

Malfoy et moi nous regardons du coin de l'oeil, sentant les problèmes. On se met en place.

 

- Je comprends pourquoi il t'est arrivé tant de soucis, soupire Malfoy. Tu es un aimant à catastrophe.

- Bon les filles, lorsque vous aurez fini on pourra commencer, se moque Hermione.

 

Il ne m'en faut pas plus pour lui envoyer un « expelliarmus » qu'elle avait prévu vu le bouclier qu'elle a mis devant elle. Sauf que je n'avais pas prévu que celui çi me revienne dessus. Mes reflex d'attrapeur me serve à m'éloigner de la trajectoire du sort.

 

- C'est un bouclier particulier qui revoie le sort d'où il vient. Pratique, non ? De plus tu es prévisible. Il faudra travailler la dessus.

 

A son dernier mot, je me sens bloqué et tombe au sol.

 

- Comment tu as fait ça ?

- Te déconcentrer ? Facile.

- Finite, dit Astoria pour me libérer des cordes qui entoure mon corps.

- J'ai appris à jeter un sort informulé en disant d'autres mots. Drago, Astoria ?

 

PDV DRAGO

 

Quoi ? Me battre contre la gryffondor ? Je regarde ma petite amie, les yeux grands ouverts.

 

- Aller Malfoy, je te laisse commencer.

 

Je la regarde de travers. Je n'aime pas le regard qu'elle me fait. Elle semble trop rusée. Je déglutis et pointe ma baguette vers elle. Je me dois d'être plus rusé et ne pas faire comme Harry qui a attaqué de front. Je ne peux pas encore me servir des pouvoirs mais je peux faire léviter ce qui nous entoure. Et avec tout ce que nous avons autour de nous, il y a de quoi faire.

Je jette un sort qui frôle Astoria – ce qui la fait rire vu qu'elle pense que je me suis loupé – mais il atteint ma cible, c'est à dire les petits cailloux que j’envoie sur elle par-derrière. Mais elle n'est pas en reste et m'envoie un sort directement. Je me dévie au dernier moment pendant qu'elle se reçoit les cailloux. J'en profite pour envoyer un autre sort mais cette fois, de face.

 

- Astoria, fait le ! Dit Hermione, autoritaire.

 

Elle lâche sa baguette et mets ses deux mains face à elle et fixe avec intensité mon sort qui arrive vers elle. Au moment où le sort entre en contact avec sa peau, elle referme ses deux mains dessus et les ré-ouvre.

Nous sommes étonnés d'y voir une boule de feu.

 

- Ok, là, je m'incline, soufflais-je en baissant ma baguette.

- Pas mal. Dit ma petite amie. Tu viens de franchir la dernière étape.

- Pourquoi je n'y arrivais pas ?

- Les pouvoirs d' Harry t'en empêchait et maintenant que tu as retrouvé ton calme intérieur, tu n'as quasiment aucune limite.

- Tu y arrives ?

- Oui, mais c'est moins impressionnant. Tu as juste l'impression que je le fais disparaître alors je ne le fais pas.

 

Je fronce les sourcils mais ne dit rien.

 

- Rentrons, nous devons manger. En plus vous semblez épuisés, dit Hermione.

- Toi aussi, dis-je en m'approchant d'elle.

 

Je la prends dans mes bras et l'embrasse.

 

- Laissons-les.

 

Oui, c'est une bonne idée. Partez. Je sens les petites mains d'Hermione glisser sous ma chemise et toucher la peau de mon dos. Je la rapproche encore plus de moi. Malheureusement, elle se détache de nous. Nous sommes à bout de souffle, comme à chaque fois.

 

- Pourquoi as-tu menti ?

- Je ne peux pas mentir.

- Hermione.

- D'accord, j'ai omis.

 

Je souris, fier de moi.

 

- Disons, que je n'y arrive pas à chaque fois.

- Pourquoi ?

- L'air est plus facile à manipuler mais il n'a pas de forme physique. Transformer est par conséquent plus compliqué.

 

Je la serre plus fort dans mes bras, dans le but de la rassurer. Néanmoins, je ne sais pas si je m'y prends correctement.

Après ce qui me semble des heures, je nous recule et nous prenons le chemin du château.

 

- Tu y arriveras facilement, me dit elle.

- La terre ou l'eau ?

- Je ne suis pas sur mais je pense que tu as la terre.

- Qu'est ce qui te fait dire ça ?

- Harry est comme un ras de marrée, il attaque de front alors que la terre est plus sinueuse et lorsqu'elle s'infiltre quelque part, elle y reste. L'eau bouge tout le temps alors que la terre est calme. Mais je ne suis pas sûr.

 

Sa théorie se tient.

 

- Tu vas t'en occuper ? N'est ce pas ?

- Tu me connais trop.

- Tu veux de l'aide ?

- Tu veux te venger.

- Toi aussi tu me connais.

 

Après un léger baiser, nous entrons dans le château et partons nous remplir l'estomac. Demain, gros nettoyage.

 

OoO

 

- Salut Potter, tu es levé tôt.

- Ouais.

 

Il se passe les mains sur le visage.

 

- Un soucis ?

 

Il me regarde de travers.

 

- Quoi ? On est amis... Ou un truc du genre, non ?

- Ouais...

 

Les minutes suivantes se passent en silence. Lui comme moi devons méditer sur notre nouvelle proximité. Il est vrai que si ça ne tenait qu'à moi, je n'aurais pas été aussi méchant avec lui. Après tout, hormis mes parents, j'aurai été un gamin comme les autres.

 

- Tu as prévu quoi pour ce dimanche ? Demande Potter pour dissiper notre gêne.

- Du ménage.

- Elle va le faire ?

- Plutôt deux fois qu'une, dis-je fier de ma serpentarde.

- Elle est pire qu'une tornade.

- Astoria n'est pas la pire des deux. Qui l'aurait cru ?

- Pas vous, nous dit Hermione sortant de sa chambre. On y va, demande-t-elle excitée.

 

Après un trop rapide baiser, Hermione me tire dans les couloirs. Je la suis docilement jusqu'à ce que je décide d'en avoir marre. Là, je la plaque contre un mur et pose brusquement mes lèvres sur les siennes pour un vrai baiser. Rapidement nos langues se caressent comme j' aime. J'arrive même à la faire gémir.

Mais je suis vite refroidi par un raclement de gorge digne d'ombrage mais en homme. Et merde.

Hermione se recule, un sourire sur les lèvres, pendant que je me cache dans son cou. Je voudrais être ailleurs, comme à l'autre bout du monde, ou sur la lune. Encore mieux sur la planète la plus éloignée de la terre.

 

- Salut papa.

 

Je sens mon rempart se tortiller et fuir mes bras pour aller embrasser son père.

 

- Bonjour ma chérie. Comment vas-tu ?

- Bien et toi ?

 

Au moment où je me risque à regarder dans leur direction, je vois les yeux noirs de mon beau-père.

 

- Soit gentil, s'il te plaît, murmure Hermione.

- Mr Malfoy, comment se passe votre matinée ?

 

Sa fille le frappe gentiment avec son coude.

 

- Tu sais ce qu'il en retourne et ça sera pire plus tard. Il faut t'y habituer.

- J'ai ton papier.

 

Elle redevient sérieuse.

 

- Es ce sûr à 100 % ?

- Douterais-tu de mes capacités d'espion ?

- Bien sûr que non. Tu es le meilleur.

 

Elle l'embrasse sur la joue, il grimace, sûrement gêné que j'assiste à cette scène.

 

- Il ne va rien faire ? Demande Hermione.

- Je n'ai pas la prétention de savoir ce qui se passe dans la tête du directeur.

- Aller. Au boulot.

- Faites attention. Certains sont plus impliqués que d'autres.

- Ok.

- Tu n'as pas le droit à l'erreur.

- Mais je n'en fais jamais.

- Non, sauf quand tu en fais !

 

Hermione me prend la main et encore une fois, elle me tire dans les couloirs. Cette fois, je la laisse faire, je préfère me concentrer et sortir toute la gêne que j'ai en moi pour avoir assisté à cette discussion de famille. Je me suis senti comme un étranger.

 

- Ca va ?

 

Je croise son regard inquiet. Alors, je la rassure avec un bref signe de tête.

 

- Bien, on commence ? Tu as une préférence ?

 

Elle me tend le papier qui en fait est une liste de noms. La pluspart sont à Serpentards mais il en a aussi dans les autres maisons même chez les gryffondors.

 

- Le pire. Zabini.

- Cool, je ne l'aime pas.

 

Ooo

 A suivre...

Alors ce chapitre exclusivement masculin ?

Prochain chapitre avec du ménage et une petite vengeance envers une certaine rousse...

Bisous 

Chapitre 35

OoO

PDV DRAGO

 

Elle me tend le papier qui en fait est une liste de noms. La plupart sont à Serpentards mais il en a aussi dans les autres maisons même chez les Gryffondors.

 

- Le pire. Zabini.

- Cool, je ne l'aime pas.

- Pourquoi ça ne m'étonne pas ? Dis-je amusé.

- Ce type est un crétin. Comment as-tu fait pour le supporter toutes ces années ?

 

Je hausse les épaules, n'ayant pas vraiment de réponse. De toute façon, si je lui disais qu'avant il n'était pas comme ça, elle ne me croirait pas. Puis nous avons eu une sorte d’amitié, je ne me sens pas de dénigrer mon ami. Il a cédé là où j'ai résisté. Maintenant, je comprends pourquoi j'ai pu resté loin du mage noir. Même si je n'avais pas les pouvoirs, j'étais d'une façon ou d'une autre, lié à Hermione ce qui m'a donné la force de dire « non » à mon père. Si je n'étais pas dans cette situation, j'aurai sûrement fait comme Zabini.

 

- Tu crois que tu peux le faire ? Me demande doucement Hermione.

- Oui, dis-je ferme.

- Je peux m'en occuper.

- Non. Le passé est le passé. Il m'a attaqué dans les couloirs, je dois me venger. Après tout, je suis un Serpentard.

 

Je comprends à peine se qui se passe, mais je crois être bloqué contre un mur, le corps chaud de ma petite amie plaquée contre moi, sa bouche sur la mienne et le mieux, sa langue caresse mes lèvres. Rapidement, je pose mes mains sur elle pour la rapprocher de moi. Je commence à devenir excité, Hermione doit le sentir mais ça ne semble pas la déranger.

 

- Puis-je savoir pourquoi ce traitement de faveur ?

- Parce que tu es sexy !

 

Elle me frappe les fesses, me choquant et reprend son chemin. Je la rejoins rapidement et lui prend la main dans un geste maladroit. Elle me sourit et presse ses doigts.

 

- Comment veux-tu procéder ?

- Oubliette, confundus. Il sort de Poudlard pour ne plus revenir.

- Rusé et discret.

- Je suis allée à bonne école.

- Avec un père comme le tien, c'est normal. Bien que je ne comprends pas le comportement de ta sœur.- Toute la différence entre nos maisons, dit-elle sans méchanceté.

 

Nous arrivons enfin à notre destination, devant la salle commune des verts et argents.

 

- Je vais l'attirer à l’extérieur. Tu restes cacher, dis-je.

- Oui chef !

 

Je mets en place mon visage froid et rentre dans la salle où je trouve Zabini dans mon ancien fauteuil entouré de sa bande d'amis. Lorsque je m'approche, le silence se fait. Je le fixe durement.

 

- Le prince déchu revient en rampant, ricane-t-il. Tu as enfin lâché ta...

 

Il grimace.

 

- Peu importe, dit-il. Que veux-tu ?

 

Toute sa bande rigole, je m’efforce de ne pas lui sauter dessus et de lui mettre mon poing dans la figure. Méthode moldu mais je pense que j'aurai mes chances.

 

- Parler.

 

J'espère que ça va marcher, mon plan n'est pas vraiment au point.

 

- Je t'écoute.

- Pas ici.

 

Je tourne les talons et me dirige dans le couloir. J'espère qu'il va me suivre mais je pense que sa curiosité va l'emporter.

J'ai quand même le temps de m'appuyer contre le mur avant qu'il n'arrive.

 

- Le petit prince reviendrait-il en arrière ? Dit-il fier de lui.

- Non. Au contraire.

 

Sans qu'il ne le voit venir, j'ai sorti ma baguette et lui envoie un sort d'oubliette. Hermione sort de l'ombre et tourne autour de Zabini qui la fixe.

 

- Bonjour, vous êtes ?

- Ton pire cauchemar, pourquoi ? Dit-elle amusée.

 

Il affiche une grimace de peur.

 

- Confundus, dis-je. Va chercher tes affaires, dit à ta bande que Voldemort t’a appelé, que Poudlard est fini pour toi.

 

Hermione se rapproche de lui et murmure à son oreille.

 

- S'il te pose des questions, dit leur que Drago est maintenant dans le droit chemin.

 

Il fait demi tour et entre dans la salle.

 

- Tu es diabolique.

- Moi ? Non...

 

Elle me sourit, amusée de la situation.

Nous nous cachons, attendons 10 minutes pour le voir sortir avec ses affaires. Merlin est avec nous, aucun de ses amis le suivent.

Nous repartons pour revenir plus tard afin de nous occuper des autres mais dès que nous en croisons un qui est sur notre liste, il a droit au même traitement de faveur.

Nous passons le week-end à faire le ménage sans nous montrer dans les lieu public.

C'est la fin du dimanche, nous n'avons pas eu de problème mais je sens que ça ne va pas durer.

 

- On va avoir des problèmes, dis-je en voyant le directeur arrivé.

- Mais non.

 

Pourtant le ton de sa voix indique le contraire.

 

PDV ASTORIA

 

- Je peux savoir où tu m'emmènes ?

 

Elle ne me répond rien et continue de me tirer dans les couloirs. Je crois que c'est une manie des sœurs Rogue.

 

- Astoria, dit-il en ralentissant.

- Dépêche-toi, on va être en retard.

- Pour aller où ? Et faire quoi ?

 

Je soupire et le tire un peu plus. Je ne veux pas voir son air interrogateur. Je le trouve beaucoup trop mignon lorsqu'il réfléchit.

Je finis par m'arrêter brusquement en plein milieu de couloir du 6èmre étage. Heureusement que mon survivant à des reflex parce qu'il s'arrête juste dans mon dos. Je peux sentir son souffle dans mes cheveux.

 

- Tu sais, dis-je amusée, tu as le droit de me toucher.

 

Je tourne un peu la tête pour voir ses joues se colorer. Normalement, je serai comme lui, assez gênée mais depuis qu'il a ses pouvoirs, je me sens plus libérée. C'est sûrement dû au fait que nous n'avons pas eu de contact pendant plusieurs mois. Je me suis rendu compte que ça m'avait manqué, alors je veux en profiter au maximum et me fais violence pour mettre de côté ma timidité.

 

Vu qu'il semble débattre de comment s'y prendre, je recule mes mains pour prendre les siennes et les poser sur ma taille.

 

- Pardon. Je ne suis pas très doué pour ça.

- Parce que tu crois que je suis mieux, demandais-je en me tournant vers lui.

- Tu sembles si allaise.

- Je ne lui suis pas. Je suis juste moi et puis, je suis tellement bien avec toi que tout est naturel. Je me laisse juste aller. Tu devrais essayer.

 

Son rire est crispé. Je décide de le détendre en l'embrassant. Je le sens se détendre même si sa prise sur mes hanches est plus ferme et assurée. Nous nous reculons contre une alcôve d'une fenêtre. Je m'assoie et entraîne Harry entre mes jambes. Lorsqu'il se rend compte de notre position assez intime même si nous ne sommes pas collés, il arrête notre baiser.

 

- Et si tu me disais ce que l'on fait là ?

- Eh bien...

- Oui, dit-il moqueur.

- J'ai donné rendez-vous à Ginny.

- Pourquoi ? Demande t-il réellement curieux.

- Je veux lui montrer que tu es à moi et qu'elle n'a aucune chance, dis-je avec tout le courage de Gryffondor.

- Jalouse ?

- Possessive. Je n'aime pas qu'elle te tourne autour, dis-je renfrognée qu'il se moque de moi.

- Tu sais qu'il n'y a que toi ?

- Oui, je sais, pleurnichais-je. Mais...

 

Il m'arrête en posant ses deux mains sur mon visage et en me regardant comme il ne l'a jamais fait.

 

- Tu n'as pas à te justifier parce que j'aime ton idée. Cette fille me fait un peu peur.

- Elle ne devrait pas tarder, dis-je en regardant ma montre.

 

Cette fois, c'est lui qui s'approche pour initier notre baiser qui devient vite passionné. Je fais glisser mes mains dans le bas de son dos et le rapproche, sans vraiment m'en rendre compte, de moi. Une des mains d' Harry descend aussi pour venir se poser quasiment sur mes fesses, tandis que l'autre reste accroché à ma nuque, m’empêchant de bouger mais ce n'est pas comme si je voulais faire autre chose.

Au fur et à mesure de notre échange, je sens la magie sortir de ma peau. Je ne fais rien pour l'arrêter, cela n'a rien d'extraordinaire.

Parfois, lorsque les sorciers ont de fortes émotions, leur magie sort. La notre est plus puissante mais personne ne peut voir la différence.

J'entends, au loin, des pas, mais je m'en fiche, préférant profiter de toutes les émotions que nous échangeons avec Harry. Je ne sais pas s' il s'en est rendu compte avant mais avec le gémissement que je laisse échapper, il n'y a pas beaucoup de doute.

 

- Tu crois qu'elle est venue ? Demande-t-il après notre échange.

- Possible.

- Elle a dû repartir.

- Vu le spectacle qu'on lui a donné, elle n'a pas dû rester longtemps.

 

Je sens Harry mal à l'aise, encore plus que d'habitude. Je n'ai pas besoin de baisser les yeux pour comprendre qu'il est gêné par son érection ; je l'ai suffisamment senti entre mes cuisses, quelques minutes plus tôt.

Même si chez les femmes ça ne se voit pas, je ne suis pas en reste.

 

- Si on allait manger ? Proposais-je.

 

Notre petite séance de baiser intensif à bien marché vu que Ginny n'ose plus nous approcher. Du coup, nous avons profité de la fin de notre week-end comme il se doit. Nous avons même retrouvé notre complicité avec Ron. Ça nous a fait du bien à tous les trois de nous retrouver comme avant. En rentrant de notre balade dans le parc pour aller dîner, nous entendons des éclats de voix venant du directeur. Cela doit être grave vu qu'il ne dit jamais un mot plus haut que l'autre. On se regarde tous les trois en disant le nom de ma sœur avant de courir vers le bruit.

 

PDV VOLDEMORT

 

Je fais les cent pas, fulminant de colère. Je ne trouve pas de réponse et cela me met dans une colère noire. J'ai déjà tué quelques fidèles, ils sont tous sans intérêt et incompétent.

 

- M... Maitre...

 

Je me tourne brusquement vers l’intrus qui s'incline bas, comme il se doit.

 

- Il y en a un autre.

 

Devant ma colère évidente, il me laisse seul. Tous mes mangemorts reviennent de Poudlard les uns après les autres et sans souvenirs. Ils sont inexploitables. Je devrais les tuer. Je suis entouré d’incompétent. Seul Nagini est digne de confiance.

Dumbledore prépare quelque chose. Mais ce qui m'inquiète c'est que je ne peux pas lever les sorts qui les ont touchés.

Ils sont toujours confus même après des heures. Il a une arme plus forte que moi ! Non, non. Personne n'est pas fort que moi. Je suis le sorcier le plus puissant du monde.

Le vieil homme sénile change ses méthodes... À moins que ça ne vienne pas de lui. Le traitre Severus ? Non, c'est un homme faible. Le jeune Potter ? Non, trop stupide.

Mais qui ?

Ma colère explose, faisant trembler les murs.

Je dois trouver qui est cette personne avec une telle puissance magique et le tuer le plus rapidement possible. Je ne peux pas échouer. J'aurai bientôt Poudlard à ma merci.

 

OoO

 

A suivre...

Alors ? Le PDV de Voldemort est il bon ? Ce n'est pas facile de rentrer dans la tête d'un fou, lol.

Bisous bisous

Chapitre 36

OoO

 

 

PDV VOLDEMORT

Le vieil homme sénile change ses méthodes... À moins que ça ne vienne pas de lui. Le traître Severus ? Non, c'est un homme faible. Le jeune Potter ? Non, trop stupide.

Mais qui ?

Ma colère explose, faisant trembler les murs.

Je dois trouver qui est cette personne avec une telle puissance magique et le tuer le plus rapidement possible. Je ne peux pas échouer. J'aurai bientôt Poudlard à ma merci.

 

PDV ASTORIA

 

« Astoria, Hermione va avoir des ennuies, vous devez la rejoindre.

« Le ménage ?

« Oui, le directeur est furieux. Saphir ressent sa peur.

« Hermione n'a pas peur, affirmais-je.

« Ta sœur n'est pas infaillible.

« Si, elle l'est. C'est Hermione.

«  Va la soutenir.

 

Je prends Harry par la main et le tire pour rejoindre ma sœur.

Je n'arrive pas à croire qu'elle ait peur. Ce n'est pas possible. C'est ma sœur. Je l'ai toujours vu indestructible. Elle est forte et n'a peur de rien. C'est Hermione.

 

- Hermione s'en sortira, me dit Harry doucement.

- Que... Comment...

- Tu ne t’inquiètes jamais autant, alors je pense que ça vient de ta sœur que tu idolâtres.

 

Si je n'étais pas si inquiète, je l'aurai embrassé mais là, je veux juste rejoindre ma sœur.

 

PDV HERMIONE, voyant le directeur arrivé.

 

Je sais que je n'aurai pas dû faire de cette manière, mais, pour ma piètre défense, il n'avait qu'à agir. Puis, après tout, en m'acceptant, il savait qu'il faisait entrer une tornade à Poudlard. Je suis incontrôlable, je n'en fais qu'à ma tête.

J'observe attentivement le directeur arriver, le plus vite que son grand âge lui permet, il n'a pas son sourire et semble très en colère. Je sens même sa magie crépiter autour de lui. Je pense qu'il le fait exprès, mais je ne me démonte pas et à mon tour, je sors ma magie et fais un bouclier autour de Drago et moi. D'ailleurs, celui-ci me tient la main, un peu trop fort. Je sens qu'il a envie de me protéger et il est aussi partagé de se protéger lui-même du directeur.

 

- Miss Rogue !!

 

Je souris trouvant que le vieil homme ressemble à un buffle emphysémateux. Ca me permet aussi de mettre ma crainte de côté.

 

- Bonsoir Mr le directeur. Comment allez vous ?

- Très mal, Miss Rogue. Vous avez commis des erreurs.

- Non. Vous avez commis des erreurs en les laissant ici, m'énervais-je.

- Le seigneur des ténèbres se pose des questions.

- Pas plus que d'habitude et vous croyez qu'il aurait fait quoi lorsque ses sbires nous aurait vu exploser la moitié de la forêt d'un geste de la main, où encore, déclenché une tornade, ou soulevé la moitié du lac. Ils auraient couru prévenir face-de-serpent et tout l'effet de surprise serait tombé à l'eau. Nous aurions perdu un énorme avantage pour la bataille finale, dis-je hors de moi.

 

Personne ne me vole dans les plumes. De plus, Astoria arrive à mes côtés, me donnant encore plus de vigueur.

 

- Je ne conteste pas le résultat final, je conteste vos méthodes.

- Ils sont amnésiques, et avec nos pouvoirs, nul ne peut défaire un tel sort.

- Ce n'est pas une raison.

- Et comment vouliez-vous faire Mr le grand sorcier ?

- Je les aurai renvoyés normalement.

 

Je ne peux que rire devant cela. Papa et maman, qui viennent d'arriver esquissent un sourire. Je sais que papa est fier de moi. Il est heureux que je puisse dire non à tous alors que lui n'a pas osé lui dire de tel chose. Je le venge, indirectement.

 

- Vous, faire une telle chose ? Laissez-moi rire. I Ils tuent des gens et vous croyez que ces mangemorts en puissance ne traumatisaient pas les élèves plus jeunes, ou encore qu'ils n’essayaient pas de les enrôler ? Vous avez laissé les choses traîner. Vous n'auriez jamais dû les accepter à la rentrée. Assumez vos erreurs.

- Les choses ne sont pas si simples.

- Nous sommes en guerre. Bien spur qu'elles se sont. Ils ont commencé avec les coups bas. Nous leur rendons. Point. Face de serpent savait que votre bon cœur accepterait ces pauvres élèves. Il profite de vos faiblesses.

 

Je vois qu'il est sur le point d'exploser mais je continue, qu'importe les conséquences. Je vois que tout le monde est choqué de mon discours, mais ils savent comment je suis.

 

- Bientôt, vous ne lui ferez plus peur, il attaquera Poudlard et si nous avions les mangemorts à l'intérieur, nous aurions été emmerdé. Vous le savez et c'est pour ça que vous êtes en colère après nous. Nous avons fait du ménage. Nous serons plus tranquilles et libre de nos mouvements.

- Du ménage ? C'est comme cela que vous voyez les choses.

 

N’a-t-il retenu que ça ? Devient-il sourd ? J'aurai peut-être dû parler plus fort.

Par contre, je sens mal son sourire de travers et ses yeux pétillants de malice. Au moins, il semble moins en colère.

 

- Vu que vous semblez aimer faire du ménage, vous allez être servi Miss Rogue ainsi que vous, Mr Malfoy. Attendez-vous à être occupé ces prochaines semaines...

 

Il tourne les talons faisant voler ses capes mais pas aussi bien que papa.

 

- Ça aurait pu être pire, dis-je en haussant les épaules.

 

Je fais rire tout le monde.

 

- Tu es vraiment infernale, dit Maman, me prenant dans ses bras.

- Tu m'as faite ainsi.

- Mais tu as bien fait, me rassure papa.

 

Je me sens soulagée. Si mes parents sont de mon côté, alors je ne regrette rien. Astoria vient me serrer dans ses bras.

 

- Tu es une vraie furie et rien ne t'arrête. Je t'admire vraiment, murmure-t-elle.

- Je t'aime petite sœur.

- Je t'aime aussi.

 

Effectivement, dès le lendemain, le directeur nous a montré à quel point il nous en voulait. Pendant la pause du déjeuner, nous avons nettoyé les couloirs non loin de nos salles de cours. Pendant ce moment, avec Drago, nous sommes ensembles. Par contre, le soir, nous avons deux petites heures pour manger et faire nos devoirs ; après nous partons jusqu'à minuit voir une heure du matin pour nettoyer, ranger, trier et pleins d'autres trucs que les elfes peuvent faire en un claquement de doigt. Le tout sans magie, sinon, ça ne serait pas drôle.

Les dragons se moquent de nous mais ce n'est pas grave. Aucun de nous ne regrette ce que nous avons fait.

 

OoO

 

Les jours, les semaines s’enchaînent sans que nous les voyons défiler. Drago et moi avons à peine le temps d'échanger un baiser. On ne se parle pas non plus. Trop fatigué. Le point positif c'est qu'en cours, nous n'avons pas besoin de retenir nos pouvoirs, étant épuisés.

Pourtant, même si je suis très fatiguée, je suis heureuse de ce que nous avons fait.

Certains jeunes élèves sont venus nous remercier d'avoir sortis les mangemorts, alors, je suis contente de faire le ménage.

 

- Alors Miss Rogue, comment allez-vous ? Demande le directeur pendant que je frotte le sol d'une des nombreuses salles de Poudlard.

- Très bien et vous ?

 

S'il croit que je vais pleurer et m'excuser, il se met le doigt dans le...

 

- Avez-vous retenu la leçon ?

 

Je me redresse difficilement, courbaturée.

 

- Ah... Parce qu'il a une leçon a retenir ? Et quelle est-elle ? Le provoquais-je.

 

Il secoue la tête de droite à gauche, dépitée.

 

- J'ai néanmoins compris quelque chose.

- Ah bon ? Dit-il optimiste.

- Oui, je vois que vous êtes un vieillard aigri qui ne supporte pas d'être dépassé.

 

Je le fixe, un grand sourire sur les lèvres.

 

- Le plus triste dans tout ça, c'est que vous allez nous mener à notre perte. Avant vous étiez peut-être un bon stratagème mais maintenant...

- Place aux jeunes ? Dit-il d'une voix plate.

- C'est ça.

 

Je jette un coup d’œil à ma montre et constate qu'il est l'heure de rentrer.

 

- Si vous voulez bien m'excuser, mais je vais aller me coucher. Ma punition est finie pour aujourd'hui.

 

Même lorsque je quitte le long couloir, je n'ai pas vu le directeur sortir. Aurais-je un impact sur lui ?

Je ne crois pas mais les miracles existent. Non ?

Durant tout le trajet, je pense à la vie qu'a eu le directeur. Je comprends aussi son comportement. Ila tellement été adulé et beaucoup de sorcier lui ont demandé conseil mais son défaut c'est que lui, ne demande rien. C'est dommage.

 

Je me rends compte que je suis devant le tableau. Je passe rapidement à travers et m'étale de tout mon long sur le canapé pour attendre Drago.

Je ne sais pas si je vais pouvoir garder les yeux ouverts longtemps, pourtant, je veux mon baiser. Je me sens partir dans les limbes quand j'entends la voix de ma sœur.

 

- Mia ?

 

Je ne réponds rien.

 

- Hermione, ça va ?

- Je suis morte.

- Je peux te poser une question ?

- Mmm.

- Tu fais quoi pour la st valentin demain ?

- Dodo.

 

Astoria parle mais je n'écoute pas.

Stop... retour en arrière.

 

- Quoi ?! Dis-je en me redressant.

- Je te disais qu' Harry et moi ont prévoyait un dîner romantique et que...

- Non, non. Avant ?

- Euh... St Valentin... Tu sais, la fête des amoureux ?

- Oh merde ! Déjà... Non, non, c'est trop, je ne suis pas prête. Je... Merde. Non. Pas si tôt. Je n'ai pas vu le temps...

- Hermione, stop. M' ordonne Astoria. Explique clairement.

 

Je fixe ma sœur, ébahi qu'elle n'est pas compris. Pourtant, j'étais sûr de lui en avoir parlé. Oui, je lui ai dit. Non ? Si ? Et merde...

La fatigue me rend vulgaire. Je veux juste dormir mais je sens que la nuit n'est pas finie.

 

- Astoria, les points culminants de magie ?

- Halloween... Noël... St Valen... Oh... Oh...

- Oui, oh.

- Dernière étape.

- Oui.

- Il faut que j'annule nos projets ?

- Non, mais à la place du fondant aux chocolats, tu seras le dessert, dis-je amusée.

- Mais j'aime le fondant aux... Oh Merlin. Hermione, dit-elle rouge de honte.

- Il faut prévenir les garçons.

- Tu t'en charges, dit-elle rapidement.

- Si tu veux, mais tu seras là.

- Qui seras là et pour quoi ? Demande Drago qui entre juste.

 

Il vient m'embrasser pendant qu' Astoria va réveiller Harry.

 

- Qu'estce quisepasse ?

- Demain c'est la dernière étape, dis-je sans préambule.

- Super et comment ça se passe ? Demande Drago, heureux.

- Oui, on fait comment pour avoir accès à nos pouvoirs, rajoute Harry.

 

Là, par contre, je suis moins franche. Je rougis jusqu'à la racine des cheveux. Je jette un coup d'oeil paniqué à Astoria mais la courageuse Gryffondor qu'elle est, garde la bouche close.

 

- On va devoir faire... Vous savez...

 

Les garçons me regardent sans comprendre. Et après on dit qu'ils ne pensent qu'au sexe ? Connerie.

 

- Mais si... On va devoir... Bref... On va...

 

Je leur fais les gros yeux pour qu'ils comprennent mais non. Astoria vient à mon secours.

 

- Faire l'amour, dit-elle rouge.

 

Ils assimilent et sont à leur tour très gênés. Nous restons quelques minutes en sience.

 

- Pourquoi, demande Harry.

 

Je cherche les mots pour m'expliquer.

 

- L'accouplement chez les dragons est quelque chose de très important. Ils sont destinés depuis leur naissance à aller vers la bonne moitié. Ils sont déjà liés comme ça. Ensuite, lorsqu'ils se rencontrent, le lien se renforce mais lors de l'étape finale, ils échangent une partie de leur âme et ne font plus qu'un.

- Cela ressemble à notre histoire, commente Astoria.

- Oui, nous sommes liés aux dragons alors nous avons le même fonctionnement.

- Nous sommes liés depuis notre naissance, demande Drago.

- Non, depuis que les dragons sont venus à moi. Vous avez dû le sentir par une explosion de magie.

 

Ils acquiescent tous les deux, se rappelant ces moments.

 

- D'autres questions ?

- Tu sembles détaché, dit Drago.

- Je ne le suis pas. Mais j'ai eu le temps de me préparer. Je sais tout cela depuis des années. La seule chose que je peux vous dire, c'est que tout ira bien et de ne pas trop penser à l'obligation de tout ça.

 

Je me lève et me dirige vers ma chambre mais Harry m'appelle.

 

- On va devoir faire ça à la même heure ?

- Sûrement. Aller dormir, ordonnais-je.

 

OoO

 

A suivre...

Alors ? Alors ?

Bisous 

Chapitre 37

OoO

PDV HERMIONE

 

Je me lève et me dirige vers ma chambre mais Harry m'appelle.

 

- On va devoir faire ça à la même heure ?

- Sûrement. Aller dormir, ordonnais-je.

 

Bien sûr, quasiment aucun de nous n'a bien dormi et Drago n'est pas de la meilleur humeur ce matin. Harry est plus réservé mais je comprends leurs réactions. Je pense que j'aurai réagit de la même façon si on m'avait annoncé une telle chose. Bien que lorsque les dragons me l'ont dit, j'ai explosé. Depuis, j'ai eu quelques années pour m'y faire.

 

- Tu n'as pas vu Drago ? Demandais-je à ma sœur.

- Non, il est sorti de la salle, il y a quelques minutes.

- Merci.

 

Je m'élance rapidement dans les couloirs à la recherche de mon petit ami.

 

« Saphir ?

« Tour d'astronomie.

 

Je coupe la conversation et pars le rejoindre. J'arrive essoufflée. Il ne me regarde pas, référent garder les yeux vers la forêt.

 

- Tu m'en veux ?

 

Aucune réponse.

 

- Je n'y suis pour rien.

- Vrai. Mais tu aurais pu nous prévenir plus tôt.

- Parce que ça aurait changé quelque chose ? Dis-je de mauvaise foi.

- Hermione, me gronde-t-il.

- Oui, je sais.

 

Je m'avance doucement vers lui sans le toucher. Je pense qu'il ne le prendrait pas bien. Le lien me fait me sentir rejetée mais je comprends pourquoi.

 

- Si tu nous l'avais dit plus tôt, on aurait eu le temps de se p...

- Préparer ?

 

Je ricane malgré moi.

 

- Même en le sachant depuis des années, tu n'aurais pas été préparé. Au contraire, tu te serais énervé, tu aurais ruminé contre le fait de ne pas avoir le choix. Que l'on enlève cette étape importante.

 

Je vois qu'il réfléchit à mes paroles alors je fais demi tour et avant de quitter cette petite cour, je me retourne vers lui.

 

- Je ne vous ai rien dit parce que je ne voulais pas vous gâcher quelques jours.

- C'est ce que tu as ressenti quand tu l'as appris ?

- Oui. J'ai fait exploser une petite cabane abandonnée.

- On n'a pas le choix ?

- Si, tu l'as. Mais n'oublie qu'il affectera tout le monde sorcier

 

J'ai descendu 5 marches qu'il m'a rejoint et me prend la main.

 

- Que veux-tu faire pour la st-valentin ?

- Ce que tu veux, dis-je.

- Très bien.

 

Il me tire en courant vers une ancienne salle de cours où il a préparé une déjeuner.

 

- Tu sais que c'est un peu tôt ?

- Tu as les idées mal placées ma Hermione.

- Moi ? Non...

 

Nous passons une journée tous les deux, à parler, à nous embrasser mais sans pousser les caresses. Je crois qu'il est encore plus gêné qu'avant.

Mais je me sens différente. Je sens encore plus notre lien même si cela reste léger. Comme si je devais être proche de lui. J'ai aussi envie de glisser mon nez contre son cou, comme fait Saphir lorsqu'elle veut...

Oh. Merde. Je viens de comprendre.

 

PDV ASTORIA

 

- Tu crois qu'il va lui en vouloir longtemps ?

- Mais non. Malfoy est accroc à ta sœur, il ne tiendra pas deux minutes.

- Tu te sens comment ?

- Je ne sais pas vraiment mais je dirai que je le gère pas trop mal.

- Comment fais-tu ?

- Il m'est arrivé plein de chose que je n'avais pas prévu, alors j'ai une capacité d'adaptation plus rapide que les autres. Puis ça pourrait être pire comme obligation, tu ne crois pas ?

- Si mais quand même. Nous obliger à faire l'amour...

 

Après être restés quelques minutes en silence, nous suivons le programme d' Harry pour la journée. Notre première st valentin est parfaite, j'ignorai qu' Harry était un tel romantique et gentlemen. A force de sourire, j'en ai mal aux joues.

Après le dessert, on s'installe sur le canapé. Je ferme les yeux de bonheur. Je lui prends la main ayant le besoin de le toucher. Lorsque nos peaux entrent en contact, je sens un courant fort me traverser et me relier à lui. Je sens que je ne peux pas garder mes yeux clos alors je les ouvre pour le fixer.

 

- Tu es beau.

- Euh, merci. Toi aussi tu es belle.

 

Je me rapproche de lui pour cacher mon visage dans son cou. Je passe mes bras autour de sa taille.

 

- On est bien là ? Murmurais-je d'une voix qui ne me ressemble pas.

- Euh, oui. Astoria, tu vas bien ?

- Plus que mieux.

 

Je me rapproche encore plus de lui. Si je continue à demander plus de contact, je vais me frotter à lui mais avant je vais lui arracher ses vêtements.

 

- Oh, tu as vu, il fait nuit ?

- Mmm, tu sens bon Harry.

 

Mon corps ne me répond plus, je suis hors de contrôle, même mon lien avec Rubis est plus présent mais aussi plus flou, comme s'il n'y avait plus de barrière. Je devrais me poser tout un tas de questions mais la seule chose qui m'importe c'est Harry.

 

PDV HERMIONE

 

Nous sommes toujours dans la salle modifiée. Je me sens en chaleur, comme les animaux, comme les dragonnes. C'est elles qui incitent à l'accouplement. Je ne pense pas qu' Astoria sache ce qu'elle fait. Mais ce qui est sûr, c'est que les hommes ou les dragons sont réceptifs à cela. En tout cas, c'est ce qui arrive à mon beau blond. Il est totalement détendu.

 

- Drago ?

- Oui ? Dit-il d'une voix lointaine, savourant les douces caressent que je lui fais depuis quelques minutes

- Il faut qu'on rentre à l'appartement.

- Pourquoi ? Demande-t-il sans changer de ton.

- As-tu oublié ?

- Non, mais je suis bien avec toi. Je ne veux pas bouger.

- Mais nous le devons.

 

Je l'embrasse dans le cou. Je suis aussi tentée que lui mais pour que tout se passe bien, nous devons être dans nos appartements, la concentration de magie est plus forte.

Vu qu'il ne veut pas bouger, je le tire de force avec moi. Pendant le trajet, il reprend un peu ses esprits. Je le sens se crisper.

 

- Hermione ?

- Je sais que c'est perturbant, je suis désolée.

- Tout est fait pour que nous soyons d'accord ?

- Oui. Ca ne te plaît pas ?

 

Pendant tous le trajet, j'évite de le regarder et de trop le toucher. C'est comme ça que les choses se déclenchent. J'avoue que même si c'est agréable sur le moment, je n'aime pas regarder mes mains et ma bouche fairent ce qu'elles veulent.

 

- Et toi ?

- J'adore perdre le contrôle, dis-je sarcastique.

 

Drago ricane et m'embrasse sur la joue avant de passer le portrait. A peine ai-je mis un pied dans l'appartement, que je le plaque contre le mur et l'embrasse.

 

 

PDV EXTERNE

 

La lune monte de plus en plus dans le ciel. La puissance magique va bientôt arriver à son poing culminant.

Dans leur appartement, la magie étant plus forte, le contrôle l'est aussi. Les filles entraînent sans vraiment faire attention, les garçons dans leur chambre respective.

Hermione est plus consciente que sa sœur vu qu'elle est contact depuis plus longtemps avec les dragons, pourtant, elle ne peut rien y faire.

Les garçons suivent docilement, Harry résiste un peu mais Astoria s'est se montrer persuasive.

Même si les gestes sont différents dans chaque chambre, ils restent similaires. Les baisers sont passionnés, les caresses délicates, les vêtements enlevés à la fois brusquement et timidement. Les filles prennent les devant, en touchant avec leur bouche et leurs doigts chaque centimètre de peau de leur compagnon, les faisant frisonner, gémir, se contorsionner. Ils murmurent le prénom de leur moitié, leur faisant plaisir et se démener encore plus pour arriver à leur but.

Les garçons arrivent à échanger les places et donner le même traitement qu'elles leur ont fait. Leurs gémissements de plaisir raisonnent contre les murs.

Dans la tanière, les dragons sont dans le même état que leur sorcier. Ils sont tous reliés, cela finira leur lien qui sera indestructible.

 

Comme pour les filles, Drago et Harry sont conscients mais n'ont aucun contrôle. Néanmoins, ils arrivent à donner du plaisir à leur moitié. Elles réclament toujours plus de plaisir, Lorsque que les sœurs arrivent au point culminant du plaisir, ils reprennent tous peu à peu leur esprit les mettant dans une situation inconfortable et gênante.

Hermione et Drago regardent partout avant de se reculer gênés.

 

- Foutu pouvoir, gronde Hermione.

- Je crois qu'ils nous ont aidé. On aurait eu du mal à en arriver là.

 

Drago se rapproche d' Hermione et l'embrasse au coin des lèvres.

 

- Puis cela a été agréable. Non ?

 

Il fait glisser ses baisers le long de son cou pour descendre sur sa poitrine qu'il lèche et mordille. Pour être sûr qu'elle ne dérobe pas, il la prend fermement dans ses bras. C'est la première fois qu'il se retrouve dans cette situation mais il l'a tellement désiré qu'il se laisse complètement aller, puis, après ce qu'ils ont fait, comment être gêné ?

Hermione qui au début est crispée, se détend rapidement. Elle est heureuse que Drago est prit les devant, mais il n'a pas eu de mal, vu son érection douloureuse. Le blond s'installe entre les jambes de sa petite amie et se frotte contre le sexe trempé de la brune. Cette fois, ils sont pleinement conscients de ce qu'ils font et savourent encore plus.

 

Du côté d' Astoria et Harry, ils reprennent en même temps que les autres leur esprit.

 

- Oh mon dieu ! Dit Astoria en se couvrant.

 

Harry n'est pas en reste et couvre son érection, essayant de l’aplatir, en vain.

 

- Non, non, moi c'est Harry, dit-il dans une tentative d'humour.

 

Il est extrêmement mal à l'aise.

 

- Tu sais que je l'ai vu tout à l'heure ? Et tu n'as aucune raison de te cacher. Tu es parfait comme tu es mon Harry.

 

Dans cette chambre, c'est Astoria qui prend les devant, elle sait que Harry n'est pas le plus à l'aise avec les sentiments. Même si elle était gênée avant, le fait d'avoir perdu le contrôle un certain l'a rassuré et lui a donné confiance.

Même si elle n'aime pas l'idée de départ, elle est contente que les choses se soient passées ainsi. Cela était sûrement indispensable. Sinon comment ils pourraient tous perdre leur virginité ensemble.

 

- Es-tu sûr que tout est bon pour toi ? Demande Astoria en lui prenant la main.

 

Malgré elle, elle baisse les yeux sur l'érection de son petit ami.

 

- Apparemment oui, sourit-elle.

 

En forçant un peu, elle arrive à le dénuder et s'installe à califourchon sur lui. Elle pose naturellement ses mains sur la nuque du survivant, pendant que lui reste inactif. Pendant le baiser enflammé, elle commence à bouger son bassin, aidant Harry à se détendre.

 

- Touche-moi, dit-elle sensuellement.

 

Après cette coupure mal placée, chacun profite des nouvelles sensations, leurs baisers sont différents, les caressent plus osées, certaines parties du corps sont touchées par une autre personne, des bassins s'entre-choque, des gémissements se font entendre.

Sans qu'ils ne s'en rendent compte et sans vraiment changé de position, les érections tendues se retrouvent dans la chaleur humide de leur moitié.

Une fois la situation d'inconfort passé, chacun commence ses vas-et-viens se perdant encore plus dans le plaisir. Leurs étreintes se raffermissent, comme s'ils voulaient fusionner.

Sans que personne ne s'aperçoive de quelque chose, les pouvoirs des garçons explosent autour deux pour devenir des milliers de filaments qui partent dans tous les sens.

Plus leur passion devient grande, plus la magie s'agrandit pour aller toucher les murs. Certains filaments pénètrent les pierres pour s'infiltrer dans le château. Certains, au contraire, reviennent vers les couples pour s'enrouler autour deux, les faisant léviter au-dessus des lits.

Lorsque leur orgasme les traverse, la magie se met à rayonner aveuglant toute personne qui regarderait. Le château se met aussi à trembler comme s'il était vivant et qu'il appréciait ce qui se passe dans ses murs.

 

La magie revient doucement, dans les corps de leur propriétaire, les laissant retomber sur le matelas, les corps en sueur, la respiration saccadée.

 

- Je me sens puissant, dirent les garçons en même temps.

 

OoO

 

A suivre.

Alors ? Verdict ? Je sais que ce n'est pas un lemon trop détaillé, je ne voulais pas trop accentuer sur ce côté-là, c'est avant tout les pouvoirs qui se débloquent. Je voulais aussi montrer leurs sentiments avant tout. J'espère que ça vous va, sinon et bien tant pis lol

N'hésitez pas à donner vos avis !

Bisous 

Chapitre 38

 OoO

Un petit disclamer, parce que ça faisait longtemps : Tout à JKR sauf les dragons, ils sont à moi NA !

Bonne Lecture

 

PDV EXTERNE

La magie revient doucement, dans les corps de leur propriétaire, les laissant retomber sur le matelas, les corps en sueur, la respiration saccadée.

 

- Je me sens puissant, dirent les garçons en même temps.

 

Hermione et Astoria, chacune dans leur chambre sourit. Heureuse. Après un baiser, Hermione oblige son petit ami à se lever, s'habiller et faire une « réunion » dans le salon.

 

- Je préfère rester avec toi, boude Drago.

- Désolée, mais je dois vous parler avant qu'une catastrophe ne soit déclenchée.

 

Le blond boude mais obéit. Hermione s'habille rapidement et va frapper à la porte de sa sœur.

 

- Pas de cochonnerie ! On se lève.

- Je suis sûr qu'elle lit dans ma tête, grimace Astoria.

 

Harry ricane doucement avant de cacher son visage dans les cheveux emmêlés de sa moitié.

 

- Que nous veut-elle ?

- Mettre les choses au clair vous concernant. Vous êtes différents. Il va falloir vous adapter.

- Très bien. Levons-nous. Je veux savoir, pour une fois, à quoi m'attendre, ordonne Harry.

 

Il se dirige rapidement vers la porte mais Astoria l'appelle.

 

- J'apprécie la vue de tes fesses nues et je n'ai pas envie que ma sœur te voit.

 

Harry baisse les yeux et rougit fortement. Mal à l'aise, il fait demi-tour et met un caleçon pour sortir. Astoria, enfile le tee-shirt du survivant et rejoint tout le monde.

 

Harry et Astoria s'enlacent sur le canapé. Hermione reste debout, Drago la colle pour ne pas la lâcher. Ce qui la fait rire.

Astoria trouve cela bizarre, ils ne sont pas du genre à être expansif.

 

- Je vais tout expliquer. Même ça.

- Quand auras-tu fini les cachotteries ?

- Je suis désolée, je sais beaucoup de choses mais elles ressortent que lorsque j'en ai besoin. J'ai ma mémoire et celle des dragons. Crois-moi, ce n'est pas facile tous les jours.

 

Hermione les laisse réfléchir quelques secondes.

 

- Bref, après... L'accouplement, les mâles sont très proches de leur femelle. Comme maintenant. Cela va se calmer gentiment. Pour le moment, il ne faut pas combattre vos instincts. Ils vont de pair avec vos pouvoirs. Si jamais vous êtes éloignés de nous, vous pourrez perdre plus facilement le contrôle. Mais pour l'instant, vous êtes bien, non ?

- Oui.

- Bien. Néanmoins, rester attentif à ce qui se passe à l'interieur de vous, vous êtes plus puissants, donc les conséquences seraient horribles.

- On pourrait blesser les élèves ? Demande Drago.

- Oui.

- Comment sait-on que l'on va... rajoute Harry.

- Tu vas sentir que tes émotions sont hors de contrôle. Alors soit tu arrives à redevenir calme seul, soit tu nous préviens pour que l'on fasse des protections.

- Et si jamais je suis seul ?

- Éloigne-toi des personnes au alentour et contemple ta force. Mais ne t’inquiète pas, Astoria et moi avons toutes les deux explosées. Ma spécialité s'est de faire des tornades. Saphir et Onyx sont plus puissants. Donc notre magie est forte. Rubis et Quartz sont plus complices ce qui est un gros avantage dans les combats. Je pense que nous sommes identiques.

- Qu'as-tu fait Astoria ?

- Je venais de recevoir mes pouvoirs, Hermione m'avait laissé seule et je ne l'ai pas écouté. J'ai détruit le salon. Certaines choses ont explosés et d'autres ont brûlé.

- A ton avis, qui aura l'eau et la terre ?

- Je ne sais pas, nous le seront dans quelques jours.

- On doit faire quoi pour rester calme ? Demande Harry, inquiet.

- Ne fait pas ce que tu es en train de faire. Tu n'es pas seul Harry. On est tous avec toi et si tu veux, je ne te lâcherai pas, roucoule Astoria.

 

PDV DRAGO

 

« Ah ! C'est pas trop tôt.

 

Je sursaute en entendant une voix rauque dans ma tête. Je tourne la tête à droite et à gauche mais il n'y qu' Hermione qui dort à côté de moi.

 

« Mon humain est beau mais pas très intelligent.

 

- Onyx ?

 

« Parle dans ta tête, humain. Tu vas réveiller ta moitié.

« Euh... Bonsoir ?

« Tu as le sommeil lourd. Je te crie dessus depuis une heure.

«  Ces quelques jours ont été épuisant à rester concentrer. Je veux qu' Hermione soit fière de moi.

«  Elle l'est déjà. Ma Saphir l'est toujours.

 

J'entends un grondement/ronronnement résonner dans ma tête.

 

«  Tu ronronnes, m'étonnais-je. Es ce que je vais faire pareil ?

«  Essaye, humain, ricane le dragon.

« Tu entrais dans ma tête avant l'activation des pouvoirs ?

« Oui et lorsqu' Hermione t'a reconnu, je te suivais pour te protéger.

«  C'est toi qui faisais trembler les murs lors de mon attaque ?

«  Personne ne touche à mon humain.

« Eh bien, merci.

« Nous sommes une famille, on se soutient.

«  Cela est bizarre, nous ne sommes pas soudés chez les Malfoy. Il va falloir que je m'y habitue.

 

Finalement, nous discutons pendant ce qui me semble des heures.

 

- Onyx est heureux, dit Hermione endormie.

- Je t'ai réveillé ?

- Non, Saphir l'a fait.

 

Ma petite amie colle son corps nue contre le mien qui est aussi peu vêtue.

 

- Et je la remercie.

 

Hermione pose sa bouche sur la mienne, notre baiser chaste devient vite enflammé. Rapidement, nos sexes se frottent l'un contre l'autre, pour encore une fois, la faire mienne.

Ces derniers jours, j'ai laissé mes instincts prendre le dessus. Parfois, cela n'a pas été facile. Surtout lorsque nous avons repris les cours. J'avais envie de frapper tous les hommes. Une fois, j'ai senti mes pouvoirs sortir de mon corps. Je me suis senti vraiment puissant. Une partie de moi avait envie de continuer sur cette voie mais l'autre ne voulait pas qu'il y ait des blessés.

J'ai senti mon point de rupture, et Hermione a dû le voir vu qu'elle a détourné mon attention par un baiser. La suite a été explosive. Nous avons baptisé une vieille salle de classe.

 

- Tu ne crois pas qu'on devrait se calmer, demandais-je à bout de souffle.

- Nos hormones vont se calmer bien assez vite, autant en profiter parce que je t'assure qu'après, tu seras tellement épuisé que tu ne songeras qu'à dormir. Puis, je pense que c'est une bonne compensation pour tout ce qu'ils nous font subir. Tu ne crois pas ?

 

Je détaille le corps nue de ma petite amie.

 

- La meilleure, dis-je en fixant sa poitrine avec envie.

- Pervers, rigole-t-elle.

 

Je ne sais pas si ça vient d' eux, où alors du fait que nous avons passé LE cap, mais je suis plus ouvert, ma gêne vis-à-vis d' Hermione s'est dissipée. En tout cas, je suis heureux que ça se passe ainsi.

J'aurai peut-être mis des mois en plus pour ne serais-se que lui prendre la main, alors je ne parle pas de l'embrasser ou même d'aller plus loin. Je crois que les Malfoy sont désespérants lorsqu'il s'agit des femmes. Ma mère m'a raconté que Lucius n'était pas mieux que moi. Je comprends aussi que les mariages arrangés soient monnaies courantes dans la famille, sinon la lignée se serait éteintes depuis des siècles.

 

- Pourquoi souris-tu ?

- Ce ne sont que des bêtises. Mais, tu parlais de notre entraînement. Pourquoi ne pas le commencer maintenant.

- Je l'ai expliqué, il faut expulser le trop plein d' énergie, et laisser aux pouvoirs le temps d'infilter dans tout ton corps.

- Juste nous ?

- Vous êtes des mâles dominants.

- Cool.

 

PDV HARRY

Astoria va me rendre folle. Je suis fou d'elle et je ne peux pas lui résister.

Qui aurait cru que le mec qui à le moins de chance, aurait une petite amie aussi parfaite qu'elle.

 

- Harry, tu m'écoutes ?

- Hein ? Quoi ?

 

Je tourne la tête vers mon meilleur ami.

 

- Désolé.

 

Il rigole et me tape dans le dos. Les pouvoirs en moi veulent s'exprimer mais j'arrive à les calmer.

 

- On arrive à passer un peu de temps sans fille et toi, tu y penses... Tu es désespérant !

- Astoria est parfaite, soupirais-je.

 

Je sens que mon pantalon devient étroit mais j'ai promis à Ron que j'allais passer un peu de temps avec lui avant de retourner à mes activités préférées avant que les choses sérieuses ne commencent.

Je ne suis pas idiot, je sais que nous allons nous entraîner dur et je dois être parfait. Ils ont dit qu'ils étaient ma famille mais après tout, je suis l'élu... Je dois les aider au maximum.

 

- Et, si je me souviens, elle t'a plu. C'était en quatrième année ?

 

Je voulais en plaisanter mais je ne crois pas que le ton l'était. Je sens des picotements dans mes doigts.

 

- Oh, calme mec ! Tu sais que j'adore Astoria mais j'aime Luna.

- Je sais, dis-je les dents serrées. C'est ce nouveau truc. Je ne contrôle pas tout. Surtout maintenant. Je suis en période délicate. Astoria m'aide à me calmer.

- Je devrais peut-être l’appeler, tu commences à briller.

 

Il se recule, inquiet. Je ferme les yeux pour essayer de me calmer. Malgré moi, je commence à remplir la salle de magie pure avant de faire trembler les murs.

Je fais même exploser le lavabo qui se trouve dans la pièce. Je ne parle pas du mobilier qui finit en mille morceaux. En tout cas, je viens de créer une fontaine. Je regarde fasciné, l'eau qui gicle dans tous les sens. Je crois que cela me calme de voir de l'eau.

Depuis que je l'ai vu, j'ai été passionné par le lac et avant, j'adorais l'eau.

Je me rends compte que toute la pièce va finir inonder, alors je ne sais pas comment, mais j'arrive à faire rentrer l'eau dans les canalisations.

 

- Harry !?

 

Lorsque j'entends la voix d' Astoria, je perds ma concentration et fais de nouveau sortir l'eau. Je préfère qu'elle le fasse.

 

- Non non, pardon. Recommence.

- Je ne suis pas sûr, dis-je incertain.

- Si. Tu contrôles. Je suis là en cas de besoin, me rassure-t-elle.

- Aller, rajoute Ron. Au pire tu fais exploser la pièce. On a fait pire, non ?

 

Je souris à mon meilleur ami qui reste en retrait derrière ma moitié à une distance raisonnable pour ne pas m'énerver.

Notre complicité retrouvée, me calme automatiquement. Je ne considère pas mon meilleur ami comme une menace, peut être plus comme un frère.

 

- Astoria ? L'appelais-je alors que je regarde à nouveau l'eau.

- Derrière, dit-elle de sa douce voix.

 

Encore une fois, je sens les pouvoirs prendre le contrôle pendant que je suis fasciné par la forme que prend l'eau.

Comme il y a quelques minutes, j'arrive à faire rentrer l'eau dans les canalisations.

 

- Super Harry, répare le lavabo.

- Hein ?

- Concentre-toi ! Zut, j'ai l'impression d' être Hermione.

- Ta sœur est flippante parfois.

- Tu n'as pas idée à quel point, en plus c'est une tortionnaire, rigole Astoria.

 

J'ai envie de me retourner pour la prendre dans mes bras mais elle me rappelle à l'ordre. J'arrive à garder l'eau en place mais je n'arrive pas à réparer le reste.

 

- Tu peux le faire Harry, me rassure Ron.

- Tu n'es pas un sorcier normal Harry. Tu peux faire deux sorts en même temps. Trouve juste comment faire.

 

Facile à dire.

 

- Ferme les yeux. Imagine le lavabo en morceau et essaye de les rassembler. Murmure « reparo ». Ne te force pas à sortir la magie. Juste dit le.

 

J’obéis, ne faisant pas attention à sa voix faiblarde. J'entends les morceaux s'entrechoquer. Instinctivement, les yeux toujours clos, je déplace le lavabo pour le remettre en place. Après le clic, j'ouvre les yeux.

 

- Comment te sens-tu ?

- Calme.

 

Astoria soupire et se relâche.

 

- Qu'as-tu ?

- Tenir ta magie dans la salle est fatiguant et je t'interdis de te sentir mal.

 

Je jette un coup d’œil à Ron qui regarde partout, les yeux émerveillés.

 

- Votre magie est belle. On dirait de la pureté à l'état pure. De la magie blanche, dit-il admiratif.

 

Astoria le regarde de travers.

 

- Quoi ? Il m'arrive d'ouvrir un livre, dit-il amusé.

 

On rigole tous les trois.

 

- Je suis heureux de passer se moment avec vous, ça m'a manqué.

- Tu nous manques aussi.

- J'espère bien !

- Très impressionnant votre connexion, dit Hermione.

 

On se retourne tous les trois vers la porte pour voir le couple de Serpentard.

 

- Connexion ?

- C'est Astoria qui t'a guidé lorsque tu avais les yeux fermés. Très belle magie. On travaillera le contrôle plus tard. Et Astoria on va travailler ton endurance. J'ai cru que tu allais lâcher au bout d'une minute.

 

Elle jette un coup d'oeil à mon bordel. Je rougis de gêne.

 

- Ce n'est pas grave, me rassure Hermione.

 

Ses paroles ont plus d'impact qu' Astoria. Pourquoi ?

 

- Hermione n'est pas obligée de te dire ça, alors, ça te touche plus.

 

Elle m'embrasse sur la joue. Je sens que mes émotions commencent à se développer plus mais sachant à quoi m'attendre, je prends la main de mon âme-sœur pour trouver un coin tranquille.

 

OoO

 

A suivre...

Alors ?

Bisous bisous

chapitre 39

OoO

PDV HARRY

 

Ses paroles ont plus d'impact qu' Astoria. Pourquoi ?

 

- Hermione n'est pas obligée de te dire ça, alors, ça te touche plus.

 

Elle m'embrasse sur la joue. Je sens que mes émotions commencent à se développer plus mais sachant à quoi m'attendre, je prends la main de mon âme-sœur pour trouver un coin tranquille.

 

PDV HERMIONE

 

Saphir m'a prévenu qu' Harry avait perdu le contrôle. Drago et moi nous sommes précipités pour l'aider, mais lorsque nous arrivés, j'ai préféré laisser faire Astoria. Ces deux là on une complicité vraiment impressionante.

 

- Tu ne l'aides pas ?

- Non, regarde, il va y arriver.

 

Effectivement, quelques minutes plus tard, après de nombreux efforts, tout redevient normal. Après que les deux tourtereaux se soient eclipsés pour s'amuser, je regarde le rouquin qui est resté. Je le fixe pour voir sa réaction. Il est gêné, ce qui est une bonne chose.

 

- Il va de soit que tout ce que tu as vu ne vas pas sortir de cette pièce.

 

Le gryffondor retrouve de sa superbe et me fusille du regard.

 

- Bien sûr, pour qui me prends-tu ?

 

Je le fixe de haut en bas avnat de tourner les talons, sans rien dire. En quelques pas, Drago m'a rejoint.

 

- Pourquoi tu ne lui dis rien ?

- Parfois, les mots ne servent à rien, dis-je sérieuse. Puis Astoria m'aurait fait payé si j'avais dit quelque chose à son meilleur ami, rajoutais-je amusée.

 

OoO

 

Je me tiens devant les trois autres, les fixant.

 

- Ta copine est flipante, murmure Harry mais je l'entends.

- C'est aussi ta belle sœur…

- Oh merde…

- Fermez-là, gronde Astoria. Sinon, vous allez encore plus souffrir.

 

Je fais un sourire sadique, les faisant frissonner.

 

- Bien. Astoria, tu travailles ton endurance. Tu fais sortir la plus grosse boule de feu que tu peux. Dans un premier temps, tu la maintiens en place. Ensuite, tu la déplaces en gradant sa grosseur. Et dernière étape, tu la déplaces en variant sa grosseur.

- Rassure moi, je ne dois pas y arriver dans la journée ?

- Non…

 

Elle souffle de soulagement.

 

- Tu as la matinée, me moquais-je.

 

Bien sûr, elle a plusieurs jours mais je ne lui dis pas. Elle travaille mieux sous pression.

 

- Aller, commence. Disons, une heure tenir par étape. Ok ?

 

Ma sœur fait apparaître une boule de feu d'environ 30 centimètres.

 

- Plus grosse.

 

Elle obéï. Je lui tourne le dos, la laissant se concentrer.

 

- Bon, nous sommes légèrement en avance sur votre programme. Nous avons avec quel élément vous avez des facilités mais vous aprendrez aussi à vous servir des autres. N'oubliez pas que maintenant que vous êtes en harmonies avec vos pouvoirs, vous êtes plus puissants. Donc, nous travaillerons dessus mais aujourd'hui, Harry, tu va apprende à faire apparaître de l'eau. Une flaque par expemple. Quant à toi Drago, tu as de la terre autour de toi, tu dois apprendre à la manipuler. Ne crois pas qe c'est plus facile . La terre est l'element le plus dure à manipuler parce qu'il est solide, à l'inverse des autres. Et par conséquent, il te faudra la maitriser complêtement avant de pouvoir la faire apparaître. Donc, tu vas commencer avec une motte de terre et en faire un carré ou une autre forme qui te plait.

 

Ils sont concentrés sur mes paroles.

 

- Pour y arriver, vous devez d'abord être au calme intérieurement. Une fois cela fait, chercher les pouvoirs à l'intérieur de vous. Imaginez ce que vous voulez obtenir et essayez de faire sortir les pouvoirs. Eloignez-vous les uns des autres. Je ne peux pas vous aider plus pour le moment. Prenez-vous temps.

- Peux-tu nous montrer comment tu t'y prends ? Demande Harry.

 

Drago approuve d'un signe de tête.

 

- Si vous voulez, mais vous devez trouver votre façon de faire. D'accord ?

 

Je décide de frimer un peu mais je fais comme je leur ai expliqué, seulement, pour moi, cela prend quelques secondes, vu que je suis habituée.

Je ferme les yeux, trouve les pouvoirs pour l'eau et les mets dans ma main droite. Je fais la même chose pour la terre mais cela par dans ma main gauche. Lorsque j'ouvre les yeux, je fais apparaître la flauqe de ma main droite et de la gauche je transforme la motte de terre en un carré. Bien sûr j'ai fais sortir les deux pouvoirs en même temps.

J'ai du réussir à les impressioner vu leurs expressions admiratives.

 

- On arrivera à faire ça ? Demande Drago.

- Oui. Cela sera plus facile pour vous.

-Pourquoi ?

- Parce qu' Hermione a apprit à maitriser ses pouvoirs alors qu'elle avait les notres pour la paraister. Il fallait qu'elle garde les 3 pouvoirs sous contrôle tout en lâchant l'autre, explique ma sœur.

 

Je jette un coup d'oeil à Astoria qui garde les yeux fixés sur son feu.

 

- Elle ne peut pas se brûler ?

- Non, et nous non plus. Et l'eau ne te moullera pas. Si, bien entendu, c'est de l'eau que tu as créé. Cela fait parti de nous. Maintenant, au boulot.

 

« Tu es une bonne chef.

« Merci.

« Comment vont les garçons, m'inquiétais-je.

« Ils veulent bien faire. Onyx encourage Drago et Quartz rassure Harry, lui disant qu'il est capable et que personne ne sera déçu.

« Je vais aller le voir. Il a beaucoup de pression.

« Trop pour son jeune âge. Il est comme Quartz, ils ont dû apprendre à encaisser et avancer, explique Saphir. Quartz a dû se battre très jeune avec des dragons plus vieux.

« Pourquoi est-il parti ? Il était à la maison, avec nous.

« C'est l'instinct de Dragons. Ils sont des mâles qui doivent s'affirmer et celui de Quartz est plus dévellopé que celui d' Onyx. Cela vient de son espèce. Alors que celle de ma moitié, est l'une des plus forte. Peu de Dragons veulent se battre contre eux.

« Onyx n'est parti qu'une semaine, dis-je.

« Oui, cela lui à suffit à s'affirmer.

« Es ce que ça veut dire qu' Onyx est meilleur combattant ?

« Pas forcement, celon moi, ils sont égos. Onyx est comme Drago et toi, plus fort de nature. Mais Quartz a apprit de la vie, comme Harry et Astoria.

 

Ma conversation est coupée parce que je me fais projetter contre un arbre par quelque chose de dur. Je garde les yeux fermés, attendant que ma tête arrête de raisonner.

 

- Hermione ?! Pardon, pardon, me dit Drago touchant mon visage. Je n'ai pas fait exprès.

- Heureusement, dis-je en ouvrant les yeux.

- Tu vas bien ?

- Oui, oui. Qu'est ce qui s'est passé ?

- J'ai fait comme tu as dit mais j'ai du y mettre trop de force.

 

Il pointe du doigt l'endroit ou j'étais. Maintenan, il y a un enorme caré de terre.

 

- Joli.

- Comment on le fait rétrécir ?

- On ?

- Tu ? Hésite-t-il.

- Tu. Concentre toi. Recommence jusqu'à ce que tu trouves le juste milieu.

 

Je l'embrasse sur la joue avant de rejoindre Harry.

 

- Tu vas bien ? Demandais-je.

- C'est moi qui devrait te demander ça.

 

Je ballaie sa phrase d'un revers de la main.

 

- Ne te stresse pas. Laisse sortir ta magie. Si tu te contients trop, tu n'y arriveras pas.

- Mais, si je blesse quelqu'un ?

- Fait ce que je te dis, ordonnais-je en le frappant sur le bras.

 

Je reste avec lui, tout en jetant un coup d'oeil à ma sœur qui maintient sa boule de feu. Je vois qu'elle souffre et souffle un peu. C'est une habitude physique à prendre mais surtout mental.

 

- Aller Harry.

 

Il ferme les yeux. Je vois sa magie crépiter autour de lui mais elle ne s'éloigne pas. Je vois qu'il se retient. Je vais devoir faire autrement.

 

« Tu crois que c'est une bonne idée ? Demande ma dragonne.

« Nous n'avons pas le choix.

 

Sans prévenir personne, j'envoie une bonne quantité d'eau sur le survivant qui étonné ouvre les yeux. Il est, comme je l'avais dit, sec.

 

- Un petit combat ? Sort ta baguette.

 

Il se met en position, moi aussi, je sors ma baguette. Le sorcier veut une bagarre.

Je vois sa magie autour de lui. J'attaque fort, la première. Il réplique tout aussi fort. Au bout de quelques minutes, il s'énerve vraiment, les pouvoirs s'éloignent mais sans exploser.

Son point de rupture est proche, je décide de lui envoyer un sort qui va l'immobiliser et l'empécher de se servir de sa baguette. Ainsi, il va être obliger d'exploser.

J'arrive à l'attacher à un enorme arbre. Je lui enlève sa baguette et l'observe se débattre comme un fou.

 

- Aller, Harry, tu y es presque, murmurai-je pour moi-même.

 

Lorsqu'il explose enfin, de l'eau en continue sort de ses mains. Il s'est tellement retenu que la puissance de l'eau est impressionnante, alors je préfère dévier l'eau avec du vent. J'y mets quasiment toute ma force. Par contre, vu que les autres sont concentrés sur leur tache, je les entends hurler avant d'être sûrement emporter.

Je sais que ça ne va pas leur faire grand-chose, alors je tourne mon attention sur Harry qui est essoufflé.

 

- Tu te sens mieux ?

 

Je le détache. Il se laisse tomber au sol et essaye de reprendre sa réspiration.

 

- Toi aussi, tu devras prendre de l'endurance. Pourtant, si vous avez fait la même chose que Drago et moi…

- Eurk, je ne veux pas savoir ce que vous avez fait, dit Astoria qui rejoint Harry.

 

Je croyais qu'elle allait l'aider à se relever, mais non, elle se laisse tomber à ses côtés.

 

- Pourtant, je suis sûr que vous avez fait pire, me moquais-je.

- Tu penses ? Je crois qu'avec la levrette où le 69, on a été bon, murmure Drago en me prenant dans ses bras.

- Oh oh ! Trop d'information, grimace Harry. Vous allez me tuer tous les deux.

- Maintenant, tu sais qu'il n'est pas bon de se retenir. Fait moi apparaître ma flaque d'eau.

 

Le survivant ferme les yeux, je crois qu'il s'est endormi mais non, il finit par ouvrir les yeux et fait sortir de sa main une grosse flaque.

 

- Parfait. Drago ?

 

Il pose ses mains sur mes épaules et me fait faire un 180 degré pour me montrer un enorme coeur. Je reste silencieuse devant ça.

 

- Je n'ai pas réussi à le réduire, alors je l'ai changé. J'ai eu moins de difficulté avec les grandes masses.

- C'est manifique. Merci.

 

J'embrasse tendrement mon parfait petit amie.

 

- Ouf, elle m'a oublié.

- Dans tes rêves. Combien de temps ?

- Une heure, par contre je suis vidée.

- Faites une pause, on reprend ensuite.

 

« Et toi ? Demande Saphir.

 

- Et toi ? Dirent les 3 en coeur.

 

Je rigole. Cela vient des dragons.

 

- Je dois me perfectionner, mais je n'ai pas besoin d'apprendre. Si ma periode d'apprentissage était toujours en cours, je ne serai pas venue à Poudlard.

- Eh bien fait une démonstration, me provoque gentiment Harry.

 

OoO

 

A suivre…

Alors ce chapitre ?

Bisous 

Chapitre 40

OoO

PDV HERMIONE

 

- Je dois me perfectionner, mais je n'ai pas besoin d'apprendre. Si ma periode d'apprentissage était toujours en cours, je ne serai pas venue à Poudlard.

- Eh bien fait une démonstration, me provoque gentiment Harry.

 

Je souris avant de me reculer d'eux. Je décide de leur en mettre plein la vue, autant en profiter et s'amuser tant qu'on peut.

 

« Tu as une fierté mal placée.

« Comme toi ma belle ! Rigolais-je

 

- Les 4 ?

- Les 4, rirent ils en coeur.

 

D'une main, j'invoque une boule de feu, de taille normal. Je la stabilise. De l'autre main, je fais venir de l'eau que je jette sur le feu. Il ne s'éteind pas vu que l'eau ne touche pas le feu mais s'enroule autour de lui.

Les trois en face de moi sont subjugés mais je n'ai pas fini. Je fais venir une motte de terre, comme Drago l'a fait quelques heures avant. Je la modifie pour en faie un carré.

Bien sûr, je maintiens le feu et l'eau.

Il ne reste que le plus facile. Avec l'air, je fais tourner la motte de terre, d'abord sur elle-même, ensuite autour d'eux.

 

- On dirait que c'est facile, déséspère Harry.

- J'ai mis 4 mois pour y arriver, en m'entrainant 4 heures par jour.

 

Je fais revenir la motte de terre à moi et la stabilise avant de la transformer à nouveau en une tranche fine que je viens mettre par dessus le feu et l'eau qui garde la forme demandée. Je finis encore une fois par l'air qu vient faire virevolter les 4 éléments.

J'entends leurs exclamtions mas je reste concentrée. Je sors ma baguette et d'une simple geste, j'emplifie la boule qui fait mainteant, environ 30 centimètres.

Je range ma baguette. Vu que la boule est assez grosse, j'ai plus de facilité à manier sa taille.

 

Lorsque je décide d'arrêter ma démonstration, je retire les couches une par une pour qu'ils voient qu'elles sont toujours présentes.

Je finis légèrement éssoufflée. A part Drago qui fronce légèrement les sourcils, les autres ne font pas attention et me félicitent. Je souris tendrement à ma moitié. Ses soucis partent, et lui aussi me complimente.

Après ce qui me semble être une heure. Ils arrêtent. J'aime me montrer mais je n'aime pas les compliments.

Une fois, tout le monde au calme, Harry me fixe.

 

- Hermione ? M'appelle Harry. On peut parler en privé ? Demande-t-il gêné.

- Bien sûr.

 

« Saphir ?

 

Une poignée de secondes plus tard, nos dragons sont là. Je monte sur le dos de ma dragonne, tandis qu'Harry en fait autant avec plus de difficulté.

Une fois installé, nous décollons. J'attends qu'il parle et cela dure plusieurs minutes. Je lui jette des coups d'oeil régulièrement. Il ouvre plusieurs fois la bouche mais la referme sans dire un mot. J'attends patiemment, c'est aussi mon rôle. Ecouter les autres et les conseiller, autant que possible.

A chaque fois, ça me fait rire. Je ne suis pas du genre à écouter les autres et encore moins fair ece qui semble le plus sensé. Je fonce dans le tas, n'en faisant qu'à ma tête, pour ensuite réfléchir. Risible.

 

- J'ai…

- Oui ?

- Je ne suis pas normal.

- Aucun de nous, ne l'est, le rassurais-je.

- Pas faux mais ce n'est pas ça.

- Mais encore, dis-je perdue.

- Drago m'a dit qu'il avait rapidement parlé à Onyx.

- Onyx a forcé les choses, normalement, ça n'aurait pas dû arriver avant plusieurs jours.

- Le dragon est aussi coriace que le sorcier, rigole-t-il.

- Toi aussi tu es coriace. Après tout, face de serpent n'a pas réussi à te tuer.

- C'est surtout grâce à ta sœur. Sans elle, je n'aurai pas dépassé les 12 ans.

- Tu changes de sujet Mr le Gryffondor…

- Je ne parles pas avec Quatz.

- Tu ne veux pas ou tu ne peux pas ?

- Je ne peux pas. J'ai demandé discretement à Astoria et j'ai comme elle, mais il ne se passe rien.

- C'est bizarre.

 

Je réfléchis quelques minutes, cherchant où est le problème, ne faisant pas attention à Harry qui s'inquiête.

 

- Je pense que ton corps s'est habitué à la présence de face-de-serpent et qu'il s'est créé une protection, empéchant au maximum toutes intrusions. Quartz a éessayé de te parler mais voyant que ça n'a pas marché, il a pensé que c'était trop tôt. Face-de-serpent est plus coriace et voulait te montrer certaines images. Il a forcé tes protections, te faisant souffrir.

- Quartz ne veut pas faire pareil.

 

Harry caresse affectieusement son dragon.

 

- Non, tu as raison.

- Que dois-je faire ?

- Ouvre ton coeur, me moquais-je gentiment.

 

Il hausse un sourcil.

 

- Tu te moques de moi ?

- Un peu, mais l'idée n'est pas si mal. L'autre fou ne peut plus t'atteindre, tu dois te mettre ça dans la tête, afin de laisser ton dragon y entrer.

- De la concentration et de la patience ?

- C'est ça.

- Moi ? Harry Potter, concentré et patient ? On est mal barré, soupire-t-il.

- Crois en toi, nous on le fait.

 

Saphir et moi nous éloignons.

 

« Pourquoi tu ne lui as pas dit qu'un excès de colère pouvait le débloquer ?

« Je ne suis pas là pour leur macher le travail.

« Tu penses qu'il va se mettre en colère. Tu n'as pas confiance en lui ?

« Si, je le connais.Il réagit de de cette façon. Il est bon lorsqu'il est hors de lui.

 

PDV HARRY

 

- Aller mon pote, on va y arriver. Pas vrai ? Dis-je pas rassuré.

 

Je pose mes deux mains sur ses écailles et ferme les yeux. J'ai l'impression de ne faire que ça ces derniers jours.

Comme Astoria me l'a dit, je parle dans ma tête. Ma tête est vide, je « m'ouvre » au maximum. Enfin j'essaye. J'ai l'impression que ça fait des heures que je fais ça mais à part sentir les mouvements des muscles de Quartz, il ne se passe rien.

 

- J'y arrive pas, dis-je mes yeux clos en tapant ma tête contre son cou.

 

Il gronde doucement et souffle dans mes cheveux. J'ouvre un œil pour voir que nous sommes dans la tannière. Quartz est couché. Les autres sont absents.

Son regard est rassurant, mais ça n'empèche pas la colère de monter doucement en moi. Je me sens tellement inférieur aux autres. Je n'aime pas être le maillon faible.

 

« Crois en toi, entendis-je d'une voix très lointaine.

 

- Hein ?

 

Je ferme les paupières tellement forts que je me fais mal. Je cherche cette voix inconnue. Bien sûr, il ne se passe rien, ce qui m'énerve un peu plus.

 

«  Mais tu vas m'entendre ! Criais-je dans ma tête.

« Pas la peine de hurler, mes oreilles sont bonnes.

« Pardon, mais ça m'énerve de ne pas pouvoir te parler.

« C'est ce que je constate. Ta voix raisonne.

« Raisonne ? Demandais-je perdu.

« Raisonne contre les parois de ma tête.

« Tête ?

« Tête.

 

- Oh merde.

 

J'ai coupé la communication sans le vouloir.

 

- J'ai réussi ! Criais-je.

 

J'entends des grandes vibrations, mon instinct me dit que je viens de faire bouger une grande quantité d'eau.

Lorsque je ferme à nouveau les yeux, je n'ai pas de mal à retrouver notre connexion mentale.

 

« Euh, tu m'entends, demandais-je incertain.

« Je suis content de t'entendre.

« Moi aussi, dis-je soulagé.

 

Nous parlons quelques minutes.

 

PDV DRAGO

 

- C'est quoi ça ?

- Il a réussi ? Demande Astoria sur le dos de son dragon.

- Tu en doutais, dit Hermione.

- Non, affirme sa sœur.

 

J'adore les voir se chamailler. Hermione ferme les yeux.

 

- Vous ne sentez pas ?

 

Astoria et moi nous jettons un coup d'oeil.

 

- Allez, concentrez-vous.

 

En deux battements d'ailes, Saphir s'envole plus haut que nous. Hermione ouvre les bras. Là où sa sœur ressent je ne sais trop quoi, je ne fais qu'admirer la beauté de ma petite amie. Onyx gronde, ressentant mes sentiments.

 

« Vous êtes pires que des lapins, gronde mon dragon.

« Mais on n'est pas pire que vous.

 

Onyx gronde plus fort et se met à la hauteur de sa moitié. Je tends ma main et Hermione me rejoint pour s'assoir en face de moi. Ses jambes par dessus les miennes.

Lorsque je la touche, je sens la même chose qu'elle. Nous sommes enfin complets et en parfaite harmonie.

Je comprends pourquoi elle est si heureuse. J'ai moi aussi envie d'avoir un sourire idiot mais je me retiens. Je suis un homme.

 

Après un léger baiser de sa part, elle s'envole dans les aires et virevolte au gré de son plaisir.

 

- Son don est trop cool, boude Astoria.

 

On admire Hermione tourner dans tous les sens. Saphir la rejoint. Leur ballat est magnifique.

 

- Tu peux essayer de faire pareil, me moquais-je.

 

Elle jette un coup d'eil au sol qui est très loin.

 

- Euh non.

- Tu n'as pas confiance en tes pouvoirs ?

 

Elle fait apparaître une boule de feu.

 

- Mais si tu y vas, j'y vais.

- Aller, Onyx, on rentre.

 

Astoria rigole mais me suit. Les dragons nous laissent sur le chemin interdit pour les autres élèves. Harry nous rejoint rapidement et embrasse sa petite amie avec un peu trop d'entrain.

 

- Eurk, je suis là.

 

Les Gryffondors se reculent en souriant. On rentre tranquillement jusqu'à ce qu 'un rouquin nous rejoinge, éssoufflé.

 

- Ron ? S'inquiête Harry.

- Un problème ? Rajoute Astoria.

- Non non. Juste une bonne nouvelle. Les réunion de l'Ordre vont se faire à Pourdlard. Je vais revoir Charlie !

- Charlie ? Demandais-je perdu. Qui s'est ? Il y a trop de Weasley pour que je les retienne tous.

- Eh ! On n'est pas tant que ça, rigole Ron, on est juste 7 enfants.

- Ouais, juste.

 

On rigole tous. Si on m'avait dit que je rigolerai un jour avec le trio, je ne l'aurai pas cru. Bon, si on m'avait dit que je perdrai ma virginité avec la fille de Rogue. Là non plus, je ne l'aurai pas cru.

Bref, là n'est pas le sujet.

 

- Charlie va venir, dit Astoria d'une voix blanche.

- Oui, c'est bien, dit Ron heureux.

- Ton frère élève toujours des dragons ? Demande Harry.

- Oui, pourquoi ?

 

On se regarde inquiet.

 

- Quoi ? Mais dites-moi !

 

OoO

 

A suivre…

Alors ?

Bisous

Chapitres suivants lien du sang lien du coeur

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Commentaires (58)

1. Leyhah mercredi, 20 Septembre 2017

Je suis trop contente, j'avais pas vu que la suite etait dispo du coup je suis entrain de tout lire a fond ^^

2. Minnie35 mardi, 26 Août 2014

Toujours aussi bien tes chapitres
J'adore autant lire ta fiction

Bon courage pour la suite

3. hp-drago samedi, 28 Juin 2014

coucou
Minnie35 Merci pour tous tes commentaires Voldy est Vody, on ne change pas.
Hermione 1888 : J'espère que tes résulats sont bons Merci pour ton commentaires
bisous

4. Minnie35 samedi, 14 Juin 2014

Yes ! Ginny les laisse enfin tranquille !!
Voldemort qui se creuse la tête ^^ quel égo

Très bon chapitre !! Hâte d'avoir la suite comme toujours
Bon courage

5. Minnie35 lundi, 02 Juin 2014

Ce chapitre est trop cool !!!! Mais j'attends le prochain avec impatience !!! Il promet de belles choses, hâte de voir la vengeance sur Ginny....

Bon courage

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017