Nous sommes fait pour être ensemble

Chapitres precedents nous sommes fait pour être ensemble

 

 

Chapitre vingt-six


POV Emmett


Ce matin, j'étais bienheureux.

Ce matin, j'avais une famille plus ou moins unis.

Ce matin, j'ai botté les fesses d'Eddy avec Jazz et Rose.

Quel Bonheur !

Ce matin, Jazz souriait.

Ce matin, Jazz était heureux.

Ce matin, Jazz était amoureux.

 


Ce soir, je suis malheureux comme les pierres.

Ce soir, je n'ai plus vraiment de famille.

Ce soir, j'ai envie d'arracher sa langue de vipère à Edward.

Ce soir, Jasper aurait pleuré, s'il avait pu.

Ce soir, Jasper est anéantie.

Ce soir, Jasper a le cœur en million de morceaux.


Carlisle nous a demandé de ne pas quitter la villa. Quelqu'un est supposé venir nous expliquer quelques choses, qui, selon lui, nous apprendra la vérité. Je me demande bien qui c'est. Edward se lève pour aller je ne sais où, mais il faut que je sache.

 

  • Edward ! Pourquoi as-tu fais ça ? Lui demandais-je.

  • De quoi tu parles Emmett ? Comme si il ne le savait pas.

  • Comme si tu ne le savais pas. Pourquoi as-tu fais ça à Jasper ? Redemandais-je.

  • Ce n'est pas lui, dit Alice. C'est elle qui s'est joué de nous. Hein ? Elle connaissait l'histoire de Jasper et d'Arabella. Elle s'est servit de Jasper pour obtenir quelque chose. Elle a l'air sur d'elle.

  • De NOUS Alice. Elle s'est jouée de NOUS. Es-tu bien sur de ce que tu avance ? Demandais-je un peu durement.

  • Oui Em, elle s'est jouée de nous. Déclare-t-elle.

  • Non mais attend une minute, c'est toi qui a été trois jours à la harceler. À vouloir être son amie, à vouloir la changer. Elle n'est jamais venue vers nous. C'est nous qui avons été vers elle, malgré qu'elle nous ait demandé de lui foutre la paix. Argumentais-je férocement.

    C'est toi qui es allé chercher Jasper pour lui dire que selon TES visions, Isabella était son âme sœur. C'est TOI qui lui a fait croire cette merde et tu OSE l'accuser ELLE. Criais-je.

  • Emmett, tu n'as pas à t'en prendre à Alice, c'est moi qui est lâcher cette bombe. Dit la vipère. Comme si je ne m'étais pas aperçut de ça moi-même, que c'est lui qui a ouvert sa grande gueule.

  • Justement, POURQUOI as-tu répété ça ? Vas-tu finir par me répondre, merde.

  • Malgré ce qu'il pensait de moi, j'estime qu'il avait le droit de savoir ce qui en était. WOW ! Edward qui veut faire quelque chose de bien… mon cul oui.

  • TU N'AVAIS PAS… Je me fais interrompre.

  • C'est quoi ce délire ? Demande ma Rose. Depuis quand tu défends cette merde toi ? Me demande-t-elle.

  • Cette merde, tu ne parles pas d'Isabella tout de même ? Questionnais-je Rose.

  • Oui. Je suis en accord avec Alice. Elle avait le pouvoir de savoir. Elle a bien joué ses cartes. Elle n'a pas de cœur. Nous, nous sommes des vampires, donc des monstres sans cœur. Mais Isabella a une part humaine donc elle est supposée avoir un cœur. Elle s'est jouée de Jasper. Elle est un VRAI monstre. M'explique Rosalie.

  • NON MAIS… Je suis encore coupé par un Carlisle qui frappe sur la table. Oups, pas bon ça !

  • Avez-vous terminé de vous prendre la tête les uns les autres ? Nous demande Carlisle. Ce qui arrive est un malentendu. Tu parles d'un malentendu oui. Ce n'est pas en se bagarrant que Jasper va revenir. C'est pas faux. Bientôt vous saurez la vérité, vous verrez que ce n'est pas vraiment ce que vous pensez. Clame-t-il.

  • Parce que TOI tu connais la vérité ? Demande Esmé. Je t'aime de tout mon être Carlisle, mais là, je ne sais quoi penser. Tu nous dis que tu connais la vérité mais que tu ne peux rien nous dire. Si je lie entre les lignes, tu nous dis qu'Edward nous a menti. C'est ça ? Elle touche un point là.

  • Si Edward avait menti, Jazz l'aurait su par ses émotions. Raisonne Alice.

  • Ce n'est pas faux. Déclare Rose et Edward en même temps.

  • Sauf si… Commence Carlisle. 

Il est interrompu par le bruit d'un 4X4 et d'une moto qui s'engage sur la petite route menant à la maison. Nous nous levons tous et allons au salon. Les véhicules sont maintenant dans la cours, devant la villa. Nous entendons les pas menant à la porte. Personnes ne bougent. L'odeur d'Isabella nous arrive. Que fait-elle ici ? Je me demande comment vont réagir les filles ? Carlisle se dirige vers la porte et l'ouvre sans que personne n'ait frappé.

 

  • Euh… Bon matin ! Leur dit Carlisle surpris. Que puis-je pour vous ? Ce n'est pas eux qu'il attendait ou quoi ?

  • Carlisle, je t'ai dit que j'allais passer, dit un homme. J'ai amené ma famille avec moi, sa famille… Isabella en fait partie ? Est-ce que cela cause un problème ? Si Bella fait partie de sa famille, oui ça va en causer un.

  • Non, non. Désolé d'avoir été impolie, j'ai été surpris de tous vous voir. Y a pas que lui.

Il se décale de la porte pour les laisser passer et ils pénètrent tous dans le salon. Carlisle à leur tête suivit par un homme que je ne connais pas. Viens ensuite le ''neveu'' de Jasper, et une femme que je n'avais jamais vue, ensuite c'est Charlie, le père de Bella et elle. Nous les regardons tous surpris de les voir ici, dans notre salon.

 

  • Avant de débuter notre conversation, je vais faire les présentations, dit Carlisle. Voici ma famille : Esmé mon épouse, Alice, Edward, Rosalie et Emmett, mes enfants. Il se tourne vers nous et ajoute. Je vous présente une partie de la famille de Félix-Antoine Swan, le premier qui est entrée. Charlie et Samantha ses petits-enfants. Il est le grand-père du Chef Swan… Nathan l'époux de Samantha, le neveu à Jazz est marié, hey ben, Et Isabella l'arrière-petite-fille de F-A. Ok c'est vraiment bizarre. Pourquoi Bella a grimacé en entendant son nom ?

  • Il manque un membre de votre famille, est-ce qu'il se joindra à nous ? Demande Nathan, il veut sûrement rencontrer son oncle. Bella a l'air soulagé…

  • Euh… Je ne crois pas non. Hésite Carlisle.

  • Pourquoi ? Mais pourquoi elle pose cette question ? Si elle savait ce que les filles pensent d'elle.

  • Ce ne sont pas de tes affaires Bella. Lui crache Rosalie. Action, réaction. C'était prévisible.

  • Ce sont les miennes, lui rétorque sèchement Nathan.

  • Du calme tout le monde, Charlie Swan sait parler ? Rien ne va se régler si on se crêpe le chignon. Il est plutôt drôle finalement. On s'assoit tranquillement et on discute entre gens civilisé. Il dit ça calmement. Il est posé comme homme finalement. Bella éclate de rire. Elle n'aurait pas pu se retenir, non ? Les filles sont déjà en colère, faut pas en ajouter en plus. 

On prend tous place. Bella nous observe et je remarque qu'elle se pince les lèvres comme si elle se retenait de dire quelque chose. C'est pas bon ça. Pas bon du tout.

 

  • Est-ce que je peux savoir quel était le problème avec l'un de tes fils Carlisle ? C'est donc lui que Carlisle attendait. Mais pas avec sa famille.

  • Je ne crois pas que c'est nécessaire de raconté tout ça devant elle. Fulmine Rosalie. Elle pointe Bella de la tête. Ça va mal tournée cette histoire je le sens. J'ai beau être un ours qui a bouffé un clown mais je sais quand une situation va mal se terminer et là, c'est le cas.

  • Ma famille a sa propre histoire qui, d'une certaine façon, rejoint l'un des vôtres. WOW ! Il est diplomate ou quoi cet homme ? Il a rembarré Rosalie avec politesse. Faut que j'apprenne à faire ça.

  • C'est ça, dit Alice. Quand on connaît le lien, il vaut mieux ne pas s'en vanter. Oups ! Pas bon…

  • La raison de ma présence ici est bien, bien simple. Bella parle pour la première fois et son ton n'est pas gentil. Où est mon Major ? Son QUOI ? Son Major ? Mais …

  • TON Major ! Crie Rosalie. Écoute-moi bien Isabella Mar… Elle n'a pas le temps de terminer sa phrase.

  • Ne m'appelle pas comme ça. Bella gronde ! Elle gronde, comme nous HA HA HA !

  • À oui, commence Alice, tu préfère BELLLLLAAAAAA. Lui dit-elle sarcastique.

  • Je vous conseil de répondre à sa question. Nous dit Nathan. Il s'est déplacé pour se mettre au coté de Bella. Son œil normalement doré est noir, tellement noir, ça veut dire quoi ça ? C'est comme nos yeux ? Faim, désir… et rage. Oups…

  • Quoi ? Tu protège le monstre BELLLLLLLAAAAAA ! Rosalie crache son venin, comme dise les humains.

  • Arabella ! Est-ce que j'ai bien compris ?

  • Qu'as-tu dis Bella ? Demande Edward. Comme si il n'avait pas entendu.

  • Je. M'appelle. Arabella. Maria. Swan. Dit-elle en détachant chaque syllabe. De… que QUOI ?

Carlisle profite du fait que nous sommes tous sous le choc de ce que viens de nous dire Bell… Arabella pour leur expliquer certaine choses. Certaines révélations qu'a faites Edward sur ce qu'il a entendue dans la forêt. La famille Swan/Whitlock à l'air des plus surpris. Je ne sais pas s'ils sont conscients mais Nathan et eux grognent tous à plusieurs reprises. Je remarque qu'Edward n'est pas très à l'aise. Aucun de nous l'est à vrai dire, mais lui c'est pire. Il se lève et s'éloigne doucement. Charlie et Félix-Antoine le retiennent, si on veut, par les épaules. Eux ne veulent pas qu'il parte. Je n'aime pas ça. Rosalie est encore plus en colère, elle va bondir dans peu de temps. Il faut que je la retienne. Je lui mets une main sur la cuisse, je serre un peu plus fort que normalement. Je dépose mon autre main sur le bras d'Alice. Ces deux là, ne doivent pas bouger. Quand Carlisle à terminer son laïus, il se met au coté de Félix-Antoine et c'est à lui de nous parler. Carlisle prend la place de celui-ci auprès d'Edward. Il le retient fermement.

 

  • Maintenant que nous connaissons la version que vous avez entendue, je comprends mieux votre amertume et votre colère à l'encontre de mon arrière-petite-fille Arabella ici présente. Avant de me couper la parole, je vais éclaircir un point. Isabella EST Arabella. Même moi j'avais compris ça. Nous avons rencontré le Major Jasper Whitlock lorsqu'il s'est enfui de l'armée de Maria. Il y a de ça soixante et un ans. Il a vécu quelques temps avec moi et Arabella. Les deux se sont reconnu comme étant des compagnons d'éternité assez rapidement. Jasper buvait encore du sang humain, donc c'est vraiment le Major qu'on a connu, son coté sombre si vous préférez. Pour diverse raison, avec l'aide de ma mère, j'ai obligé le Major à quitté le ranch.

    Suite au départ obligatoire du Major, Arabella est tombé dans une profonde dépression. Elle ne reprenait pas le dessus. Elle se laissait purement et simplement mourir de faim. Avec l'aide d'un ami de ma mère, nous avons changé, mutilé, déformé la réalité et la vérité d'Arabella. Nous lui avons implanté de faux souvenir, une nouvelle identité et effacé son compagnon.

    Donc elle est passée d'Arabella Maria Swan, amoureuse d'un vampire sanguinaire du nom de Major Jasper Whitlock à Isabella Marie Swan, sans attache. Une des raisons qui fait que Jasper ne l'a pas reconnu c'est qu'au départ, c'est le Major qui l'a rencontré. Lui, le Major, a du la reconnaître mais en devenant végétarien, il tien son coté sombre bien enfermer.

    Arabella a retrouvé la mémoire quand le Major est venu chez Charlie après votre discussion. Je comprends maintenant la raison de son comportement. Edward n'a pas vraiment menti en disant qu'Isabella n'était pas son âme sœur. Mais IL, en pointant Edward du doigt, savait que les deux étaient une seule et même personne. Il a déformé la vérité pour une raison qui m'échappe et je ne veux pas vraiment le savoir. 

Ok, je ne suis pas rapide du cerveau mais là, je suis scotché. Nous réalisons tous ce que cet imbécile de ''M. Parfait'' a fait à Jasper. Isa… Arabella se lève et bondit sur Edward.

Elle lui met un cou de genou dans la région sensible, et même pour les vampires, ça l'est. Il se pli en deux en grimaçant et elle lui envoie une droite sous le menton qui se fissure par ce cou, lui se relève en grognant. Elle a tout une droite cette gamine. Edward se redresse et la pousse pour se dégager, elle recule à l'autre bout de la pièce. Mais Arabella reviens sur lui à une vitesse incroyable, le prend par le cou, l'encastre dans un mur et le roue de coup de pied. Même si ça ne lui fait pas vraiment mal, son estime doit en prendre tout un coup, se faire donner une raclée par une fille qui n'est pas tout à fait vampire. Si la situation ne serait pas si dramatique ça en serait drôle.

Esmé, que je n'ai jamais vue comme ça, se jette elle aussi sur Edward. Elle lui arrache un bras en grognant. Arabella, regarde Esmé faire et lui arrache une jambe. Tout n'est que grognement et cris de souffrance. Edward ne peut plus se défendre, les filles lui arrachent les deux autres membres qui lui restent.

Arabella soulève ce qui reste du corps d'Edward, la tête et le torse, par les cheveux et elle attend que ce bout de merde se reprenne. Quand il a fini de crier comme la mauviette qu'il est, elle prend la parole d'une voix profonde, posée et basse. Elle fait quasiment peur.

 

  • Pourquoi as-tu fait ça ? C'est la question.

  • Il… Il… Il n'avait… pas…pas le… droit de… t'avoir avant… moi. Réussi à dire Edward.

  • Pourquoi ? Redemande-t-elle. Précise !

  • Il a eu Alice avant… moi, je voulais t'avoir… avant lui et… il est le plus… faible, je voulais… le prouver. Il reprend des forces.

  • Alice, où est allé mon Major ? Demande Arabella.

  • ALICE ! Crie Arabella.

  • Il est allé rejoindre Peter et Charlotte au Texas, à la maison des Whitlock. Répond Alice blasé.

  • Je vais le chercher. Dit calmement Arabella. Et j'emporte ça avec moi. Ajoute-t-elle en nous montrant une jambe qui est à Edward.

  • Tu n'as pas l'intention de partir avec sa jambe quand même. Fulmine Alice.

  • Bien sur que non. Elle arrache le pied. Juste ça !

Elle quitte la villa sans un regard sur personne. Nathan se lève et la rejoint. Nous l'entendons lui dire qu'il l'accompagne. Il sait où se situe la maison et se sera plus facile pour le retrouver et il sera là aussi pour lui expliquer la situation.

 

  • Écoute-moi bien Edward Anthony Masen Cullen. Je te conseil de te tenir à carreau à partir de maintenant. Dit froidement Esmé. Tu es à ça de quitter cette maison et tu n'y seras plus le bienvenu.

  • ESMÉ ! Crie Alice.

  • Si tu soutiens cette ordure Alice, tu partiras avec lui. Il en a assez fait en cent ans. Tuer une famille complète pour le plaisir de le faire et faire accuser un pauvre nomade à sa place. J'écarquille les yeux. Tu crois que je ne le savais pas Eddy ? Ricane Esmé. Mais de quoi elle parle ? Attend, pas de ça quand même ? Alors c'était lui ?

Sur ces derniers mots, Félix-Antoine, Charlie et Samantha retourne chez-eux. Nous, nous restons en famille, si on peut encore appeler ça une famille. Carlisle s'applique à remettre les morceaux d'Edward à leur place. Je n'ai jamais vue une telle expression sur le visage du patriarche de cette famille.

 

Chapitre vingt-sept


POV Major

Je ne sais pas comment j'ai trouvé la force de partir. Non, en réalité je ne suis pas parti, j'ai fuis. Fuis cette famille de merde qui se réjouit de ma peine. Fuis cette fille qui me trouble. Je suis certain de ressentir quelque chose de fort, très fort pour elle. Je sais que je ne pourrai pas passer ma non-vie à la fuir et à être loin d'elle. Car pour une fois depuis plusieurs décennies, j'étais complet, j'étais heureux. NOUS, Jasper et moi, étions heureux. Mais encore une fois, quelqu'un a tout gâché. La première fois, c'était Félix-Antoine et là, c'est Edward. Je ne sais pas si je dois croire ce qu'Edward a dit. Mais d'après ses émotions, il ne disait pas la vérité mais il ne mentait pas non plus. Je ne comprends plus rien. Je dois m'éloigner de tout ça pour remettre mes idées en place. Permettre aussi à Jasper de se reprendre. J'ai appris beaucoup de choses, et ce qui m'a réjouis le plus, c'est que j'ai encore un membre de ma famille qui ''vie'' et qui porte encore le nom, mon vrai nom. Même Jasper, avais du changé le sien au cours des années. Je sais pas si je vais retourner à Forks pour essayer de prendre contacte avec lui, ou si je vais attendre qu'il revienne au Texas. Je sais qu'il y vit encore d'après son odeur et surtout à cause qu'il vit au ranch.


En pensant à Félix-Antoine, que faisait-il dans la chambre d'Isabella ? Pourquoi l'a retenait-il ? Elle avait si peur de lui. Je n'avais jamais senti une telle terreur dans toute mon existence. Le fait que je l'ai ressentie de si loin doit bien vouloir dire quelque chose. J'en parlerai à Peter, même s'il n'est un simple soldat sous mon commandement en second, il reste mon meilleur ami.


 

C'est certainement lui qui me connaît le mieux. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans lui et Charlotte. Ils sont ce qui se rapproche le plus d'une famille pour moi. Oh bien sur il y a les Cullen mais ce n'est pas la même chose, eux, c'est la famille du gentil Jasper. Non, Peter et Charlotte ont aussi vécu avec Maria, ils ont connu l'enfer, les guerres, les tueries, la manipulation, et même le désir de quelque chose de mieux. Les gentils Cullen eux, ne connaissent pas grand-chose à la vie. La VRAI vie. Pour la plupart ils savent combattre un minimum pour leur protection sans plus car Jasper a cru bon leur apprendre. Ils vivent dans le luxe, aiment leurs conforts, ils ne se demandent pas qui sera leur prochaine victime, leur prochain ennemi. Ils sont gentil, trop gentil mais ils sont bon et ça fait du bien de savoir qu'il y a des bon vampires quelque part dans ce monde pourris.


Je sens mon téléphone vibrer dans ma poche, je m'arrête de courir, je regarde qui m'appelle. Je ne sais pas à qui appartient ce numéro, je ne réponds pas. Je le ferme, je ne veux plus être déranger, pas pour le moment du moins. La personne n'aura qu'à laisser un message. Bien que je ne l'écouterai probablement pas.


Après plusieurs heures de course j'arrive devant la maison des Whitlock. Cette maison appartient à ma famille depuis longtemps. Je l'ai toujours gardé en me disant que c'est la seule chose qui me restait de ma vie d'humain. J'ai permis à Peter et Charlotte de l'utiliser comme bon leur semble car en vivant avec les Cullen, je n'en avais pas utilité. Je me demande si Nathan connaît cette maison. Même Alice n'est jamais venue ici avec moi, la maison n'est pas assez luxueuse pour elle, et certainement trop démodée.


Je grimpe les quelques marche du perron, qui mène devant la porte peinte en rouge. Je ne prends pas la peine de frapper, je suis chez moi. J'ouvre la porte et regarde la pièce, elle n'a pas vraiment changé. La petite table en bois brut trône toujours au centre de la cuisine devant le poêle à bois. Deux chaise berçante de chaque coté de la baie vitrée. J'y pénètre et je regarde à ma gauche, il y a le salon, avec ses deux sofa dépareillé, son immense cheminée, sa bibliothèque bien garnis. Devant moi il y a l'escalier qui mène à l'étage des chambres et de la salle de bain que j'ai fait ajouter. Il y a quelque chose qui a changé, quelque chose de différent, mes yeux sont immédiatement attirés par le mur dans les escaliers. Il y a des cadres qui y sont accroché. Je monte quelques marches et les regarde attentivement. Sur la première, il y a Nathan avec une femme, sûrement sa femme. La deuxième, Charlie Swan et la femme de la première photo. Je regarde l'autre photo et là, je me fige immédiatement, c'est une photo de moi et Arabella. Je la décroche du mur et passe mon doigt sur le doux visage de ma tendre. Isabella lui ressemble tellement. Elles pourraient être des jumelles identiques tellement la ressemblance est forte. Perdu dans mes pensées je n'ai pas entendu Peter et Charlotte arriver.

 

  • Major ! Me salue Peter en faisant un signe de tête.

  • Soldat. Lui répondis-je en replaçant la photo sur le mur.

  • Nous avons remarqué une odeur étrange quand nous sommes arrivés. Dit Peter.

  • Et les photos que tu as devant toi. Ajoute Charlotte.

  • Je sais qui est venu et mis des photos. C'est mon neveu, Nathan Whitlock. Il doit connaître cette maison et il est passé avec sa compagne. Leur expliquais-je.

Mes amis n'ont rien ajouté, ils me regardent comme si je sortais d'une boite a surprise. C'est quoi leurs problèmes ? Ah oui, c'est peut-être le fait que j'ai un neveu encore de ce monde. Il faudrait que je leurs dise ce que je sais sur lui avant que leurs yeux ne tombent à force d'être ouvert si grand.

 

  • J'ai découvert, il n'y a pas longtemps, que l'un des fils de mon frère a été transformé en vampire. Il porte toujours le nom de Whitlock. Nathan Whitlock. Dis-je comme si c'était normal.

  • Qui ? Demande Peter, je suis qu'il se demande qui l'a transformé.

  • Maria. Cours et précis.

  • Mais… Commence Charlotte.

  • Je vous direz tout. Plus tard. Pas maintenant. Je vais aller prendre une douche. Dis-je.

Sur cette phrase je me suis dirigé vers le deuxième étage de la maison, à vitesse humaine. Je n'ai pas envie de tout faire vite pour le moment. Je prends mon temps pour apprivoiser ma douleur, mes doutes, ma colère envers ceux qui se disait une famille, ma famille. Peter et Charlotte sont ma famille, ils ne me jugent pas, ne souhaite pas que je change. Est-ce que je vais revenir auprès des Cullen, je ne crois pas non. Rosalie et Emmett vont me manquer mais je vais continuer de les voir de temps en temps sans Alice et ce con d'Edward. Elle n'est pas mieux que lui, elle a fait croire toute ces choses à Jasper.

Je sors de la douche et je vais rejoindre mes amis au salon. Je sais qu'ils veulent des explications.

 

  • Je sens beaucoup d'interrogations venir de vous deux, que voulez-vous savoir ? Demandais-je d'un ton las.

  • Qu'est-ce qui c'est passé Major ? Demande Peter.

  • Je suis venue vous voir. Répondis-je, sachant très bien qu'ils ne se satisferaient pas de cette réponse.

  • Qu'est-ce qui c'est passé pour que Jasper laisse place au Major ? Précise Peter. J'expire un grand cou pour me donner du courage.

  • Il y a soixante et un ans, en quittant Maria, j'ai rencontré ma compagne d'éternité. Arabella. Elle vivait ici au Texas dans un ranch. Nous avons passé du temps merveilleux ensemble, mais son… son protecteur m'a dit que si je l'aimais vraiment je devais la laisser vivre et il m'a chassé de chez lui. Suite à ça, j'ai rencontré Alice qui m'a amené au Cullen. L'an dernier Alice m'a laissé pour se mettre en couple avec Edward. En début d'année scolaire, une nouvelle est arrivée. Isabella Swan. J'ai sus par son odeur qui elle était mais Jasper ne voulais pas me donner le contrôle de la situation, donc j'ai laissé mes sentiments prendre le dessus tout en laissant le contrôle à Jasper. Alice lui a expliqué qu'Isabella était notre âme sœur. J'étais fou de joie de la revoir. Mais Edward a semée le doute en notre esprit en nous racontant ce qu'il a entendue. Isabella se serait jouée de nous pour une raison que je ne connais pas. Elle serait un genre de sosie, de jumelle ou siamoise avec Arabella. Même odeur, même physique, même tout quoi. Et à ce moment la, Jasper a baissé sa garde, trop abattu et j'ai pris les commandes. Et je suis venu.

Je me lève et je vais chercher la photo dans l'escalier. Je sors mon téléphone de mes poches. Je leur montre le cadre et mon téléphone, j'ai pris une photo d'Isabella avec et je la garde comme fond d'écran. Ils regardent les deux photos. Leurs yeux s'écarquillent.

 

  • Regardez. Dis-je.

  • Mais… Mais… Hésite Charlotte.

  • Je sais. Dis-je. Sachant très bien ce qu'elle a voulu dire.

  • J'ai un pressentiment vraiment bizarre. Ajoute Peter.

Je reprends le cadre et je vais le remettre à sa place. J'ai de la difficulté à détacher mes yeux de cette photo. Je n'aurais pas du écouter Félix-Antoine dans le temps, et encore moins lui obéir. Je serais encore avec elle aujourd'hui. Surtout qu'elle n'était pas tout à fait humaine. Je l'aurais transformé mais je ne me serais pas pressé. Je passe une main dans mon visage en soupirant. J'ai faim, qu'est-ce que je mange ? Humain ou animal ? Si je pense juste à moi sa serait humain, mais si je pense à Jasper… Nan, Jasper n'est plus pour le moment. Tant pis pour lui !

Je retourne au salon.

 

  • Je vais chasser, quelqu'un m'accompagne ? Demandais-je.

  • Major, on ne bouffe pas des touffes de poils nous ! Rie Charlotte.

  • Je n'ai pas dit que j'allais chasser le cerf. J'éclate de rire.

  • Ne fait pas ça Major, dit Peter. J'ai le feeling qui va se passer quelque chose. Tu devrais te contenter de cerfs pour le moment. Ajoute-t-il.

Je lui fais confiance, il ne m'a jamais trompé ni trahis. Si son don lui dit que je dois rester végétarien pour l'instant, je le ferai. Je cours en direction de la forêt, je laisse mes sens prendre le dessus, je suis en mode chasse. Après avoir eu quelques cerfs je continue à courir vers je ne sais où.


J'arrive sur une route que je connais, je l'ai suivit il y a de ça plus de soixante ans. C'est au bout de se chemin que j'ai rencontré l'amour de ma non-vie. Arrivé au bout du chemin, je me retrouve devant une grille dont les portes sont ouvertes. Au dessus c'est écrit '' Bella's Ranch''. Je suis à l'endroit ou Bella à vécu. Mais c'est ici aussi que j'avais rencontré Arabella. Je ne comprends plus rien. Une odeur de cheval m'arrive au nez, je la reconnais, c'est celui de Bella, son ''Major''. Que fait-elle ici ? Je pars en courant, il faut que je retourne chez moi. Je ne veux pas que quiconque me voit ici. Il ne faut pas.


Je retourne à ma maison ou mes amis sont encore là, dans le salon à regarder la télé. Je vais m'asseoir avec eux, regardant le programme à la télé, sans vraiment le voir car je suis perdu dans mes pensées. Comment est-ce possible ? Pourquoi le ranch où Arabella avait vécu porte le nom de celui de Bella ? Une foule d'information et de question se promène dans ma tête. Mon téléphone vibre dans ma poche, je regarde qui peut bien me déranger. C'est un message de Rosalie : « Jasper, appelle-moi, il faut que je te parle. C'est très important ». Je ne peux pas me permettre de l'appeler immédiatement, je suis trop en colère. Je referme mon téléphone et me dirige vers ma chambre, je mets le premier CD qui me tombe sous la main et m'assoie dans le fauteuil en coin. Je ferme les yeux et me perd dans les méandres de mes souvenirs. Ceux d'Arabella, mon amour, mon ange, mon éternité.


À l'odeur, Peter est derrière la porte. Ça fait déjà quelques minutes qu'il est là et qu'il ne fait rien. D'après ses émotions, il hésite. Je lui envoie une vague de confiance et il se décide à frapper.

 

  • Major, puis-je entrer ? Me demande-t-il précautionneusement.

  • Oui, répondis-je.

  • Il y a quelqu'un pour toi au salon. Je lève un sourcil.

  • Qui ? Demandais-je. J'avais rien remarqué. J'inspire pour savoir qui ça peut être…

     

 

Chapitre vingt-huit

POV Peter

Charlotte et moi venons de finir de nous nourrir et nous sommes sur la route menant à la maison quand mon téléphone sonne. Je regarde l'identité de l'appelant. Surpris je réponds.

 

  • Jasper vieille canaille, que me vaut l'honneur de ton appelle ? Lui demandais-je joyeusement. Ça fait longtemps que je ne lui ai pas parlé.

  • Soldat, je n'ai jamais aimé ce genre de familiarité entre nous malgré notre amitié et tu le sais. Me répond froidement Jas… Major ?

  • Major, désolé, je ne savais pas que c'était toi. Que puis-je faire pour toi ? Lui demandais-je.

  • Ou êtes-vous ? Hein ?

  • Au Texas. Veux-tu venir nous rejoindre ? Que je lui demande.

  • Si je pose la question, c'est que je viens. Il me répond ça comme si c'était une évidence.

  • Est-ce que tu seras seul ? Lui demandais-je.

  • Oui, simple, cours et précis comme réponse. C'est le Major ! C'est quoi cette question de merde ? Il n'est pas de bonne humeur.

  • Simplement pour savoir si la voyante venait avec toi. Très bien, nous t'attendons à la maison des Whitlock. Elle ne sera pas là pour nous faire chier.

  • Je serai là bientôt, je suis déjà en route, je cours vers vous.

  • Très bien Maj… Il a raccroché le téléphone avant que j'ai fini ma phrase.

  • Peter, j'ai entendu ta conversation avec Jas… Major. Il va falloir être délicat avec lui, il a l'air sur les nerfs. Medit Charlotte comme une évidence.

Je n'ai rien ajouté au commentaire de Charlotte. Je sais qu'elle a raison. Je me demande ce que sa… sa femme a bien pu lui faire pour le mettre dans un tel état. Nous arrivons devant la maison. Dieu que j'aime cette demeure, elle est simple et chaleureuse, je m'y sens comme chez moi. Nous y sommes entré et nous avons été prendre une bonne douche chaude, dans tout les sens du terme. Nous avons continué notre séance de câlin dans notre chambre. Après quelques heures, plusieurs heures en fait, nous sommes retournés nous nourrir. Sachant pas si Major gardera son régime bizarre, j'aime mieux ne pas prendre de chance. J'ai décidé de changé d'état, pour ne pas nous faire remarqué. Nous avons été partie que 24h.


En revenant à la maison, j'ai senti l'odeur de Major/Jasper. J'ai un frisson qui me parcourt la colonne vertébrale. J'ai une sorte de pressentiment, quelque chose va se passer et je ne sais pas quoi. En pénétrant dans la maison, je voie Major debout dans l'escalier un cadre dans ses mains. Il a tellement l'air perdue dans ses pensées et torturé que je me sens mal et peiné pour lui.

 

  • Major ! Le saluais-je d'un signe de tête.

  • Soldat ! Il replace la photo à sa place en me répondant.

  • Nous avons remarqué une odeur étrange quand nous sommes arrivés. Lui dis-je.

  • Et les photos que tu as devant toi. Ajoute ma Charlotte.

  • Je sais qui est venu et mis des photos. Ok. C'est mon neveu, Nathan Whitlock. QUOI ? Il doit connaître cette maison et il y est passé avec sa compagne. Nous explique Major. 

J'ai les yeux tellement ouvert que j'ai l'impression qu'ils vont me sortir de la tête. Je gage que j'ai la bouche ouverte. Vue la tronche du Major, Charlotte doit avoir la même allure que moi. Il se refait un visage impassible et continue. Il a un neveu mais comment est-ce possible ? D'après l'odeur, ce n'est pas un humain.

 

  • J'ai découvert il n'y a pas longtemps que l'un des fils de mon frère a été transformé en vampire. Wow ! Il porte toujours le nom de Whitlock. Nathan Whitlock. Dit le Major comme si tout ça était normal.

  • Qui ? Demandais-je.

  • Maria. Oh non, pas cette folle.

  • Mais… Commence Charlotte.

  • Je vous direz tout. Plus tard. Pas maintenant. Je vais aller prendre une douche. Ajoute-t-il.

Après cette phrase, il nous laisse et se dirige en haut, à vitesse humaine. Il doit vraiment être au plus mal. Je n'ai jamais vue le Major agir en humain avec nous. J'espère savoir ce qu'il a, je pourrai peut-être l'aider. Dans le cas contraire, il aura dit ce qui ne va pas et il sera peut-être soulager. Je me demande qui est cette jeune femme sur la photo qu'il regardait quand nous sommes arrivés. Je prends la main de Charlotte et je l'emmène au salon. J'ouvre la télé et zappe pour trouver une émission pas trop plate. Malgré les centaines de chaines disponible, y a pas grand-chose d'intéressant. Je me fais du souci pour Major. Jasper n'est pas présent, je ne le ressens pas. C'est comme si, il avait laissé toute la place au Major. C'est vraiment bizarre.

 

  • Peter ? Demande Charlotte.

  • Oui chérie ! Répondis-je.

  • Selon toi, qu'est-ce qui c'est passé avec le Major ? Me demande-t-elle.

  • Je ne sais pas. J'espère qu'il nous le dira car je ne sais pas quoi lui dire ou comment réagir avec lui. Répondis-je sincèrement.

  • Je le sens tellement triste et en colère en même temps. Ajoute Charlotte.

Je ne réponds rien car j'entends les pas du Major dans les escaliers. Il se dirige vers nous. Je continue à me poser des questions sur ce qu'il lui est arrivé. Pourquoi n'est-il pas avec Alice ? J'ai beau ne pas l'apprécier, il n'en reste pas moins qu'elle rendait Jasper plus ou moins heureux. Il s'assoit à ma gauche et il prend la parole.

 

  • Je sens beaucoup d'interrogation venir de vous deux, que voulez-vous savoir ? Nous demande Major. Je regarde Charlotte et prend la parole.

  • Qu'est-ce qui c'est passé Major ? Question directe, réponse directe. Normalement !

  • Je suis venu vous voir. Élude-t-il.

  • Qu'est-ce qui c'est passé pour que Jasper laisse place au Major ? Précisais-je.

Il expire un grand cou, sûrement pour se donner du courage car la respiration nous est totalement inutile. Faut croire que c'est pire que ce que j'ai pu penser.

 

  • Il y a soixante ans, en quittant Maria, j'ai rencontré ma compagne d'éternité. Ok ! Arabella. Elle vivait ici au Texas dans un ranch. Nous avons passé du temps merveilleux ensemble, mais son… son protecteur m'a dit que si je l'aimais vraiment je devais la laisser vivre et il m'a chassé de chez lui. Hein ? Pourquoi ? Suite à ça, j'ai rencontré Alice qui m'a amené au Cullen. L'an dernier Alice m'a laissé pour se mettre en couple avec Edward. Avec ce con qui se pense parfait… Quel beau couple. En début d'année scolaire, une nouvelle est arrivée. Isabella Swan. J'ai sus par son odeur qui elle était mais Jasper ne voulais pas me donner le contrôle de la situation, donc j'ai laissé mes sentiments prendre le dessus tout en laissant le contrôle à Jasper. Il parle de lui à la troisième personne… Alice lui a expliqué qu'Isabella était notre âme-sœur. J'étais fou de joie de la revoir. Mais Edward a semée le doute en notre esprit en nous racontant ce qu'il a entendue. Isabella se serait jouée de nous pour une raison que je ne connais pas. Elle serait un genre de sosie, de jumelle ou de siamoise avec Arabella. Même odeur, même physique, même tout quoi. Et à ce moment la, Jasper a baissé sa garde, trop abattu et j'ai pris les commandes. Et je suis venu. Je m'attendais à n'importe quoi mais pas ça. Pourquoi ce petit con à fait ça. Il a celle qu'il a toujours voulue.

Oh mon dieu. Je ne connaissais pas cette partie de sa vie. Nous venions de quitter Maria. Je comprends sa tristesse. Je ne sais pas comment je réagirais si je perdais mon poussin.En plus, il l'a perdu deux fois. Ce n'est pas humain, même si nous sommes des vampires. Il part en direction de la cuisine et reviens avec un cadre en main. Il sort son cellulaire et nous tend les deux. MERDE, c'est la même fille sur les deux photos. C'est pas possible une telle ressemblance. C'est… C'est… WOW ! C'est impossible, c'est la même personne j'en suis certain.

 

  • Regardez. Nous dit-il.

  • Mais… Mais… Hésite Charlotte.

  • Je sais. Répond Major.

  • J'ai un pressentiment vraiment bizarre. Ma colonne vertébrale tremble tellement c'est fort. Il y a quelque chose de pas clair dans tout ça. Il va remettre le cadre à sa place et revient vers nous. Il a une étrange expression sur le visage.

  • Je vais chasser, quelqu'un m'accompagne ? Demande Major.

  • Major, on ne bouffe pas des touffes de poils, nous ! Rie Charlotte.

  • Je n'ai pas dit que j'allais chasser le cerf. Il éclate de rire. C'est quoi ça ?

  • Ne fait pas ça Major, dis-je. J'ai le feeling qui va se passer quelque chose. Tu devrais te contenter de cerfs pour le moment. Ajoutais-je.

Il me fait un signe de tête en guise de réponse. J'espère qu'il va m'écouter. Depuis son arrivé ici, je n'arrête pas vibrer de l'intérieur. Depuis que je connais le Major, il a toujours eu confiance en mes sensations, j'espère que c'est encore le cas.


Je me souviens de ma vie dans les camps de Maria. Je ne pouvais faire confiance à personne sauf au Major. Il m'a aidé à comprendre ce qui m'arrivait, à prendre ma place pour que je demeure en ''vie''. Il m'a appris plus de technique qu'aux autres en me disant que c'est ce qu'on fait à un ami. C'est à ce moment là, que je lui ai confié pour mes sentiments envers Charlotte. Il m'a sourit et m'a parlé des compagnes d'éternité. Quel homme merveilleux il était et qu'il est encore. Nous nous protégions l'un l'autre lors des batailles. Quand Charlotte s'est jointe à notre duo, Major m'a souvent aidé à la protéger. Quand Maria a décidé que Charlotte devait mourir, Major m'a avertie et il s'est occupé de Maria. J'aime mieux ne jamais savoir ce qu'il a fait mais nous avons pu nous échapper. Quand lui a voulu partir de cet enfer, je l'ai aidé du mieux que je pouvais. On s'est séparé pour être le moins repérable possible.


Quand il a rencontré Alice, je n'en revenais pas. Selon moi, ce n'étais pas possible qu'il soit ensemble, il était trop différent. Suite à ça, il a tellement changé, il a changé de régime alimentaire, il a commencé à porter son prénom d'humain et il a changé son nom de famille. Il s'est éloigné peu à peu de nous. Charlotte et moi n'aimions pas sa voyante mais on se disait que si lui est heureux, nous devions l'être pour lui.


Mais depuis qu'il nous a parlé de son histoire, je dois avouer que je suis perturbé. Je n'aurais jamais cru qu'un homme puisse vivre une situation comme celle-là. Je ne crois pas non plus qu'Isabella ait profité de Jasper. Je suis certain qu'il y a plus que ça. Il y a quelque chose qui nous échappe à tous dans cette histoire et je vais tout faire pour le découvrir. Par ou commencer ? Félix-Antoine, c'est par là qu'il faut commencer. Si Arabella vivait avec lui, ici au Texas, il doit rester une trace de leur passage.


Je fus sortie de mes pensées par le Major qui s'est assis à mes cotés. Depuis quand suis-je assis ici ? Je n'en sais rien mais ça fait un temps. Il prend son téléphone qui vibre, regarde son message, le referme avec force et s'en va dans sa chambre. Je repars dans mes pensées, je veux absolument aider mon ami, mon meilleur ami. La seule famille qui me reste avec Charlotte, mon poussin.

 

Je ne sais pas comment agir avec Major, ça fait deux jours qu'il est enfermé dans sa chambre à écouté de la musique et à se retourner les méninges.

Ça frappe à la porte. Je regarde Charlotte surpris. Depuis quand quelqu'un vient ici. Je me lève et je vais ouvrir.

 

  • Que puis-je pour vous ? Demandais-je.

  • J'aimerais voir le Major Jasper Whitlock.

  • Bien sur. Viens au salon, je vais l'avertir. Dis-je.

  • Merci.

  • Je lui annonce qui ? Demandais-je.

  • Un silence pesant me répond !Sa sent pas bon !

Je monte à l'étage. Je suis stressé, je ne veux pas déranger le Major. Je ne sais pas comment il va réagir. Je suis planté là, devant cette foutu porte sans savoir ce que je vais faire. Je sens le calme m'envahir, le Major sait que je suis là. J'expire un grand coup.

 

  • Major, puis-je entrer ? Demandais-je inquiet.

  • Oui, répond Major.

  • Il y a quelqu'un pour toi au salon.

  • Qui ? Me demande-t-il.

Je ne peux lui répondre car je ne le sais pas moi-même. Je baisse la tête en signe de respect, mais c'est surtout que je ne veux pas me faire démembrer par le Major. Il n'aime pas qu'on ne lui réponde pas. Et ça va être pire quand je lui dirai que je ne le sais pas. Que je n'ai pas obtenu de réponse à ma question. Merde, je suis dedans jusqu'au cou.

 

Chapitre vingt-neuf


POV Nathan


Quand Arabella a sauté sur Edward je ne l'ai pas retenu. Je crois, non, j'ai la conviction que la colère, la rage qu'elle ressentait envers et pour lui était totalement justifié. Personnellement, j'aurais collé une couple de baffe à Alice. Si elle a vraiment le don de voyance, comment se fait-il qu'elle n'est pas vu les mensonges de l'épais ? Ce qui m'a scié les jambes, si je peux dire, c'est la réaction d'Esmé. Je ne la connais pas mais je croyais qu'elle était douce et aimante. Mais c'est vraie tigresse cette femme. Sans le vouloir elle a appris à Arabella à démembrer un vampire. Je lui ai appris les bases pour qu'elle sache se défendre par elle même, mais jamais je n'ai pensée à lui apprendre à se battre contre un vampire. Je n'ai jamais cru que cela lui serait utile. Qu'elle était gracieuse, je suis fier d'elle. Arabella a quitté le domicile des Cullen pour se rendre au Texas, elle veut aller chercher SON Major. Je la comprends. Je ferais la même chose si je perdais ma belle Samantha.

 

J'ai décidé d'aller avec elle, premièrement car je sais ou est la maison de la famille Whitlock. Deuxièmement, en tant que vampire je vais rouler jour et nuit. Je vais arrêter pour les besoins essentiel d'Arabella. Donc on va mettre environ deux jours pour nous rendre au lieu des quatre si fallait arrêter dormir. Troisièmement, elle n'est pas en état de faire le voyage seule. Et quatrièmement, je veux parler au Major avant elle pour lui expliquer la situation. Ce qui en est réellement.

 

Elle voulait amener son cheval avec elle, pour je ne sais quel raison mais j'ai accepté. Je ne peux me résoudre à lui faire plus de mal qu'elle en a présentement. Les Quileutes ont assez mal réagis à la présence d'Arabella. Une puissance indescriptible et dangereuse se dégage d'elle. Elle avait plus l'air d'un vampire que d'une humaine. Son œil d'une couleur de miel est encore noir. J'embarque Major et nous partions.

 

Ça fait maintenant douze heures que nous roulons et ma nièce c'est finalement endormie. Elle a écrit une lettre au Major et j'ai vue des larmes tomber sur la feuille. Je ne me suis pas résigné à lire ce qu'elle écrivait. Je me suis dit que c'était privé. Je n'aime pas l'odeur qui flotte dans le camion, elle a amené le pied de cet espèce de vermine répugnante et visqueuse. Elle a eu peur que Charlie lui redonne ou qu'Alice vienne le chercher. Ce qui est fort possible vu la façon qu'elle a défendu son chéri et qu'elle ne voulait pas donner la destination que le Major avait pris. Je n'aime vraiment pas ces Cullen à la noix. Je ne remets pas en question leur alimentation car j'ai la même mais je remets en question leur façon d'agir devant ce qu'il ne connaisse pas. Ils ne savaient pas ce qu'était des vamparoses et ils ont jugé. Sa se croit supérieur et ils m'ont donné la preuve qu'ils sont inférieur. Sauf Carlisle et sa femme Esmé.

 

  • Major... Re... Reviens... Arabella parle dans son sommeil. Ne... Ne me quitte pas... Reste avec moi. Elle pleure maintenant. Est-ce que je dois la réveiller ? MAJOR ! Elle crie maintenant.

  • Arabella, dis-je en lui pressant l'épaule. Arabella, dis-je plus fort. Elle sursaute.

  • Hein ? Quoi ? Dit-elle confuse.

  • Bien dormi ma belle ? Hésitais-je, car je connais la réponse.

  • Euh ouais ! Élude-t-elle Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Demande-t-elle.

  • Tu parles en dormant et tu pleures aussi donc sa ne sert à rien de mentir. Lui dis-je sincère.

  • Oh ! Quelle réponse !

  • Tu veux m'en parler ? Lui demandais-je.

  • Non. Quand est-ce qu'on arrive ? Elle change de sujet maintenant.

  • Un peu plus d'une trentaine d'heures. Tu peux te rendormir. Je te réveillerai quand j'arrêterai pour l'essence. C'est tout ce que je peux faire pour l'instant.

Elle hoche la tête et met sa tête dans la fenêtre de la porte et ferme les yeux. Je ne lui ai pas dit mais elle a encore l'œil noire. C'est peut-être du à la peine qu'elle a ressentie dans son sommeil. Je vais devoir agir avec finesse avec elle. Je veux vraiment aller voir mon oncle avant elle. Je ne sais pas encore ce que je vais lui dire, je verrai rendu sur place.


(36 heures plus tard)

Nous allons arriver au Bella's Ranch dans quelques minutes. Je commence à avoir hâte, ce n'est pas que ça me dérange d'être assis mais je suis simplement tanné. Arabella n'a presque pas ouvert la bouche et elle a beaucoup pleuré. Elle n'a pas voulu manger. Elle se comporte comme si elle était en dépression.

 

Il va falloir qu'elle se reprenne si elle veut affronter le Major car lui, il va s'être nourrit et va vouloir des réponses. Si elle ne reprend pas des forces, elle sera trop faible et finira par vraiment abandonner. Surtout que je crois qu'il va la repoussé, au début du moins. Comment vais-je faire pour lui expliqué ça à elle que lui peut agir comme ça. J'ai tellement peur pour elle.

 

La nuit est presque tombée et nous venons d'arriver. Arabella est épuisé et affamé. Je veux qu'elle se restaure et qu'elle dorme une bonne nuit dans son lit pour que demain elle est la force de se rendre voir le Major.

 

  • Arabella, il est tard, tu devrais aller te coucher ? Essaie-je.

  • Je vais bien. Je ne suis pas fatigué. Je voudrais aller voir mon Major. Me dit-elle retenant un bâillement.

  • Arabella, soit raisonnable. Va dormir et nous irons demain dans la journée. Il sera à la maison. Argumentais-je.

  • Tu n'en sais rien ! Hurle-t-elle.

  • J'en suis certain, il fera soleil et il ne prendra le risque de se montrer.

Je ne lui laisse pas placer un mot que je l'embarque sur mon épaule, comme un sac de patate et je vais la porter dans son lit. Je la borde comme quand elle était petite. Je lui fais une bise sur le front et je sors de là. Je reste de l'autre coté de la porte jusqu'à ce qu'elle dorme. Quand je suis sûr qu'elle dort profondément, je quitte la maison et je me dirige vers la maison Whitlock. Je vais parler à mon oncle.


Après 10 minutes de course, j'arrive sur le perron de la maison. C'est aussi chez moi mais en sachant qu'il est ici, je ne me sens pas à l'aise d'entrer sans m'annoncer. Je tends l'oreille et j'entends des voix venir de l'intérieur. Je ne sais pas à qui sont ces voix. Je décide d'attendre avant de faire savoir ma présence, je suis curieux et comme personne n'a l'air de s'être aperçut de ma présence, je vais écouter.

 

  • Je lui annonce qui ? Demande un homme. Il ne reçoit aucune réponse à sa question. Mais qui peut bien être ici ? Major et l'homme discute un peu.

  • Qui êtes-vous ? Et que puis-je pour vous ? Ça, c'est le Major.

  • Pouvons-nous discuter dans le privé ? Demande... Que fait cette personne ici ?

  •  

POV ? (Un peu plus tôt)

 

  • Je dois me rendre à la demeure Whitlock. Dis-je.

  • Pourquoi ? Me demande mon ami.

  • Je dois aller voir quelqu'un ? Éludais-je.

  • Qui ? Il est jaloux ou quoi.

  • Je vais voir Major Whitlock. Répondis-je.

  • Quoi ? Tu n'as pas à aller le voir. Argumente-t-il.

  • Je dois lui donner une explication.

  • Tu ne lui dois rien du tout. Oui, je lui doit.

  • Je lui dois la vérité au sujet d'Arabella. Je sais qu'il s'est passé quelque chose qui les a encore séparés.

  • Cesse de te sentir coupable, ce n'est pas de ta faute ! Oh oui, ça l'est.

  • Tu as raison, c'est de la tienne. J'y vais. 

Sur ces belles paroles je quitte ma demeure et prend la direction ou se trouve le Major. Malgré ce qu'on me dit depuis longtemps, je lui dois beaucoup à ce vampire. Il est quelqu'un de bien maintenant et il a droit à une seconde chance. Tout ce qui lui est arrivé depuis soixante ans environ est de ma faute. Je me sens coupable. J'espère qu'il n'a pas lâché son régime végétarien, c'est une des raisons qui me pousse à enfin lui dire la vérité. J'ai quand même peur, il est un bon, très bon guerrier. C'est le meilleur. J'espère aussi qu'il sera seul, je ne me voies pas lui expliquer quoi que se soit si il est accompagné de sa femme ou ex-femme. De ce que je sais d'elle, elle est assez folle pour l'avoir rejoint simplement pour faire du mal.

 

Je suis devant sa maison, je monte les marches et je frappe à la porte. Je ne respire pas, j'ai trop peur des odeurs que je pourrais sentir. Un homme que je ne connais pas ouvre la porte. Il a l'air surpris. C'est vrai que c'est rare qu'on cogne à la porte d'un nid de vampire. Je rie intérieurement de ma blague.

 

  • Que puis-je pour vous ? Me demande l'homme.

  • J'aimerais voir le Major Jasper Whitlock. Répondis-je poliment.

  • Bien sur. Viens au salon, je vais l'avertir. Je vais rester ici.

  • Merci. Répondis-je poliment.

  • Je lui annonce qui ? Dans tes rêves mon pote.

Après quelques minutes qui me paraissent longue, l'homme revient la tête baissé. C'est vrai alors, le Major est de retour. L'homme rejoint une femme qui est resté dans le salon, elle lui prend la main et lui fait une bise sur la joue. Major est debout devant moi, il me regarde de haut.

 

  • Qui êtes-vous ? Et que puis-je pour vous ? Me demande Major. J'ai l'impression qu'il n'est pas content que je sois là.

  • Pouvons-nous discuter dans le privé ? Lui demandais-je, je ne sais pas si je peux discuter devant les autres personnes présente.

  • Vous pouvez parler devant eux, il montre le couple dans le salon, ils sont ma famille.

  • Très bien. Je suis ici pour vous parler d'Arabella. Annonçais-je.

  • Qui êtes-vous ? Me redemande-t-il insistant.

  • Mon nom n'a pas d'importance. Du moins pas pour l'instant. Je veux que vous sachiez qu'Arabella a eu la mémoire effacé et modifié. Elle a aussi eu un nouveau prénom. Vous connaissez Isabella Swan ?

  • Un silence me répond

  • Ce n'est pas facile d'avoir une discussion quand seulement une des deux parties parles. Continuais-je.

  • QUI. ES. TU. Insiste-t-il.

  • Ok. Je suis Maria Arabella Cigno. Ou si vous préférez, Maire Arabelle Swan, l'arrière-arrière-grand-mère d'Arabella. Sur ces derniers mots, la porte s'ouvre sur Nathan.

  • Maire, que fais-tu ici ? Me demande-t-il surpris.

  • Ces moi qui est eu l'idée de faire ça à Arabella. C'est donc à moi de réparer ça. Et toi, que fais-tu ici ? Demandais-je sèchement.

  • Je suis venu voir le Major. Arabella est de retour et elle veut le voir. Je voulais lui expliqué la situation. Nous avons eu la même idée.

  • Allez-vous continuer à parler de moi comme si je n'étais pas là ? Grogne-t-il. Si j'ai bien compris, toi, tu es la mère de Félix-Antoine. Tu es ici pour me dire qu'Arabella et Isabella sont la même personne et que si elle m'a oublié, c'est à cause de toi ? Il comprend vite ! Toi, tu es mon neveu et un genre de ''protecteur'' d'Arabella, et, tu connais toute cette histoire. En plus, tu dis qu'Ara... Isa... Bella est ici au Texas. Mais faut lui expliquer longtemps.

  • C'est ça ! Nathan et moi avons répondu en même temps.

  • On va s'asseoir. Nous serons plus à l'aise pour discuter. Peter, Charlotte. Vous allez venir vous asseoir avec nous. Je vous veux à mes cotés. Il accepte de nous écouté, c'est un pas dans la bonne direction.

Sur cette phrase les deux personnes assises dans le salon ont gagné la cuisine et se sont assis avec nous. Je n'étais pas à l'aise de discuter devant eux. Mais si c'est ce que le Major veut. Je lui ai expliqué mon implication dans ce qui c'est passé y a plus de soixante ans. Il m'a grogné dessus mais je lui ai aussi expliqué pourquoi j'ai fait ça. Ensuite ce fut le tour de Nathan de parler de ''l'après Major'' et comment il a agis avec elle depuis le temps. Il a répété la discussion qu'il a eue avec elle lors de leur sortie en cheval. Ce qu'elle a fait à Edward pour ce qu'il a dit. Le Major, Peter, Charlotte et moi-même avons rie de bon cœur lors du récit de Nathan. Il lui a expliqué comment elle se sentait depuis leur départ de Forks. Le Major nous remercie de lui avoir dit la vérité et il prit congé de nous en allant s'enfermer dans sa chambre. Nathan aussi s'est levé et est aller rejoindre Arabella qui va bientôt se réveiller. Je me joins à lui, j'ai hâte de revoir une de mes descendante. Secrètement je souhaite qu'elle ne me rejette pas. C'est quand même de ma faute si elle a perdue l'amour de sa vie la première fois.

 

Nous arrivons au Bella'sRanch en quelques minutes. J'aperçois Arabella dans l'enclos sur le coté de la maison. Elle selle son cheval. Où pense-t-elle aller comme ça ? Je me pose la question mais je connais la réponse. Nathan l'a rejoint et moi j'entre dans la maison. Je vais essayer de lui préparer un petit quelque chose à manger. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j'ai cuisiné tellement ça remonte à longtemps. Arabella entre et claque la porte. Elle court dans l'escalier et s'enferme dans sa chambre. Nathan n'a pas du être tendre avec elle pour qu'elle est une réaction si forte.

 

Le téléphone de Nathan sonne. Avec moi ouïe vampirique, j'entends son interlocuteur comme si c'est à moi qu'on parlait.

 

  • Allo !

  • Nathan, c'est le Major. Est-ce que je peux te parler ?

  • Oui

  • Vers 13 heures, j'irai parler à Arabella. Je crois qu'on a à se parler.

  • Très bien. Je vais l'avertir...

  • Non, je ne veux pas qu'elle sache que je viendrai.

  • Très bien, je ferai tout ce qu'il faut pour qu'elle reste au Ranch.

  • Merci. Au revoir

  • À plus tard oncle Jasper. 

Une bonne nouvelle, Major viens voir Arabella. J'espère que tout se passera bien. Nathan me regarde et sourit. Je me demande ce qui lui a passé par la tête de dire cette dernière phrase au Major.

 

Chapitre trente


POV Arabella

Nathan me fous en rogne. Il ne veut pas que j'aille voir mon Major. Depuis que nous sommes ici, il repousse sans cesse cette idée. Je ne le comprends pas, je croyais pourtant qu'il serait de mon coté. Mais non, il veut que je mange, que je dorme, que je reste calme. Il veut qu'on discute de ce que je vais dire quand je verrai mon Major. Il ne comprend pas que je ne peux lui répondre, je ne peux pas prévoir comment lui réagira à ma présence.


Je sais ce que le grand imbécile lui a dit. Même à moi qui connais toute l'histoire, je ne sais pas ce que j'aurais fait ou ce que j'aurais pu croire. Je déteste ce qu'ils nous ont fait. Ils auraient pu nous laisser être heureux. Si Félix-Antoine ou Maria lui aurait demandé de changer son régime pour rester auprès de moi, je suis certaine qu'il l'aurait fait. Mais non, ils ont décidé que c'était trop dangereux pour moi de rester avec lui. Je les déteste tous pour ça. Même Nathan je le déteste car il n'a rien fait dans le passé et il ne fait rien aujourd'hui.


Je me suis assoupi et c'est une odeur d'œuf et bacon qui m'a réveillé. C'est sûrement pour moi. D'après ce que je sais, il y a seulement moi et Nathan dans la maison. Je me dirige vers la cuisine et une autre odeur m'arrive au nez. Ce n'est pas celle de Nathan. Je la connais, j'inspire fortement en fermant les yeux et là un visage apparaît dans ma tête. C'est Maria qui est dans la cuisine. Que fait-elle ici ? Est-elle venue m'empêcher de revoir le Major ? Est-elle ici pour le tenir loin de moi encore une fois ? Je sens la colère monter en moi. Je me dirige vers la cuisine en grognant. Je passe les portes battante et je regarde cette femme qui a fait de ma vie un puis d'oubli et de celle du Major un enfer de tristesse.

 

  • Que fais-tu ici ? Grognais-je à Maria ou Maire. Mon arrière-arrière grand-mère quoi.

  • Bon matin Arabella. Me dit Maria avec un sourire crispé.

  • Que fais-tu ici ? Insistais-je.

  • Je prépare ton petit-déjeuner. Répond-t-elle comme une évidence.

  • Je ne veux pas de ta nourriture. Je veux que tu partes de chez moi. Hurlais-je.

  • Tu vas te calmer jeune fille. Tu me dois respect et politesse. Crache Maria.

  • Je ne te dois rien du tout. Tu m'as manipulé. Moi j'avais confiance en toi. Tu en as profité. Crachais-je. Maintenant, je te le redis, sort de ma maison et de ma vie. Ne t'approche plus de moi ou de mon Major. Je fini cette phrase dans un murmure mais je sais qu'elle m'a entendue.

Sur ces derniers mots, Marie est sortie de la cuisine et de la maison. Nathan est arrivé quelques secondes après son départ. Il me regarde de ses yeux tristes et m'indique une chaise. Je prends place et lui s'assoit face à moi. Nous restons en silence quelques minutes à nous regarder sans rien dire. Je ne baisse pas les yeux mais lui oui. Je n'aime pas faire preuve de dominance face à Nathan mais là, je suis en colère et je me fous un peu de le faire. Il prend finalement la parole.

 

  • J'ai tout entendue de la « discussion » que tu as échangée avec Maria. Commence-t-il.

  • Et ? Demandais-je pour qu'il continue. Même si je ne suis pas certaine de vouloir savoir.

  • Elle est venue pour te voir et te parler de quelque chose. Ça ne se fera pas avec l'attitude que tu as. Ajoute-t-il.

  • Est-ce qu'elle va s'excuser pour ce qu'elle a fait ? Demandais-je.

  • Pourquoi le ferait-elle ? Demande-t-il. Elle n'a pas à le faire. Elle a ses raisons d'avoir agis ainsi. QUOI ? Il est d'accord avec elle.

  • Tout ce que je sais, c'est le résultat de ses agissements. Crachais-je.

  • Je crois que tu me comprends mal. Dit-il. Je crois que tu devrais l'écouter et ensuite tu décideras de ce que tu feras. Continu-t-il.

  • Ce que je ferai. Je vais aller voir mon Major. Tout de suite. Dis-je avec conviction.

  • Non. Tu n'iras nulle part. Dit Maria/Marie.

  • Ce n'est pas toi qui va me dire quoi faire. Je suis assez vieille pour prendre mes décisions tout de même. Hurlais-je à cette femme qui commence à m'énerver.

  • Je sais que tu es assez vieille pour prendre tes décisions mais là, présentement, tu agis comme une gamine capricieuse, égoïste et nombriliste. Tu veux beaucoup mais tu ne donne rien. Si pour que tu m'écoutes je dois-t'attacher à cette chaise je le ferai. Fie-toi sur moi, tu ne pourras pas te détacher malgré toute la force que tu as. Tu finiras par écouter ce que j'ai à te dire. Débite Marie.

  • Bon, je vais te donner ce que tu veux. Tu veux que je t'écoute, je vais t'écouter. Dis-je. Je n'ai pas le choix de toute façon.

  • Par ou commencer ? Par le début pauvre cloche. Comme tu sais, j'ai fait pression sur le Major pour qu'il te quitte et qu'il fasse sa vie ailleurs. Je souhaitais pour toi quelque chose de mieux qu'une vie auprès d'un homme comme lui. Je grogne.

    Dans ce temps là, il se nourrissait d'humain. J'ai eu peur qu'il s'en prenne à toi si, il venait à avoir trop soif. On va dire que c'est plausible. Je n'ai pas crue à son histoire d'âme sœur. Je n'ai vue que l'opportunité qu'il avait de se protéger de celle de qui il c'est sauvé. Ok. C'est un vampire très puissant qu'est le Major. Avec le don qu'il a, je croyais qu'il manipulait tes sentiments, tes émotions et que c'est pour cette raison que tu étais tellement attaché à lui.

    Quand nous vous avons surpris pendant un accouplement et que lui voulais te mordre. Ce n'étais pas pour te marquer comme étant sienne, ni pour te tuer en se nourrissant mais pour te transformer. Je le savais. Tu dois savoir une chose sur les vamparoses. Si tu te fais mordre par un vampire, que son venin entre dans ton système, tu as une chance sur deux d'y laisser la vie. Notre venin (Marie est un vampire) est incompatible avec le tien. Je ne le savais pas ! Et si la transformation fonctionnait sans te tuer, ça prendrait deux semaines au lieu de trois jours comme pour un humain normal. C'est en partie pour ça qu'on a demandé au Major de partir.

    Quand tu as sombré dans une profonde dépression, j'ai compris que quand qu'il disait que tu étais sa compagne d'éternité, il disait vrai. J'ai demandé à des vampires de le retrouvé, mais pour une raison que je ne comprends pas et ne connais pas, il fut introuvable. Ton état s'aggravait de jour en jour. J'ai donc demandé à un ami qui a la possibilité d'effacer la mémoire de le faire sur toi. Tu connais le reste de l'histoire. Je voulais que tu connaisses ma ou mes raisons d'avoir fait ça. Que dire à ça ? Merci ! Va te faire foutre !

    Je suis allé voir le Major hier avant de venir ici. QUOI ? Je lui ai expliqué en partie ce que je viens de te raconté. Je ne sais pas comment il a réagis à ce récit car quand j'ai eu terminé, il est retourné dans sa chambre. Elle a parlé à mon Major. Oh merde.

  • Moi aussi j'ai été voir le Major. Je voulais lui dire que tu étais au Texas pour le voir et lui dire la vérité. Lui dire ce qui c'est passé chez Cullen quand tu as appris la vérité. Ajoute Nathan.

  • Tu as été chez MON Major et moi je dois rester ici à vous écouté me raconter des histoires. Hurlais-je.

  • Calme-toi Arabella. Me dit Nathan. C'est mieux ainsi, crois moi. Il n'était pas très content d'apprendre tout ceci. Ça aurait pu être dangereux pour toi. À bon ! Il m'a téléphoné quand je suis revenue de chez lui, il est prêt à te revoir mais pas maintenant. Il a besoin d'un peu de temps. Il doit digérer tout ça.

Il a besoin de temps. Mais pourquoi il a besoin de temps ? Nous avons été séparés pendant soixante ans, ce n'est pas assez long. Quoique, il vient d'apprendre les mensonges de son frère. Les mensonges et manipulations de ma famille. Je peux comprendre, du mois essayé, qu'il lui faut du temps pour assimiler tout ça. Sur ces pensées je me dirige vers l'enclos ou j'y ai laissé mon cheval. Je crois qu'aller me promener un peu me fera du bien et à lui aussi. Nathan vient me voir et m'aide à préparer mon cheval et me demande de venir avec lui. Je refuse poliment en lui disant que j'avais besoin d'être seule. De faire un tri dans ma tête. Je crois qu'il a compris. Il me donne mon téléphone au cas où j'en aurais besoin. Je lui dis que j'ai l'intention d'aller au lac qui se trouve à plus de deux heures, à cheval, de la maison. Il me fait un signe de tête et je pars. Je laisse Major, mon cheval, partir doucement.


Pendant le trajet, j'ai fait le ménage dans ma tête. Est-ce que je suis encore en colère contre Maria ? Non, elle avait ses raisons et je dois dire qu'elle a fait ce qu'elle croyait le mieux pour moi. Est-ce que j'en veux à Nathan ? Pas du tout. C'est impossible de rester en colère contre lui, il est mon meilleur ami depuis très longtemps. Il est un des rares à avoir toujours été plus ou moins honnête avec moi. Est-ce que je vais retourner à Forks ? Oui, je dois finir ce que j'ai commencé. Edward ne sera pas le seul à goûter à ma colère. Alice n'y échappera pas. Et ce sera pire si le Major ne me revient pas. Qu'est-ce que je ferai si le Major ne me revient pas ? Je ne sais pas comment je vais m'y prendre mais une chose est certaine, je ne resterai pas de ce monde.


Arrivé au lac, je m'assois sur un tronc d'arbre et j'appelle mon père. Il est heureux de m'entendre, il a eu peur pour moi, même si Nathan m'accompagnais. Il s'informe de comment évolue la situation. Je lui dis tout ce que je sais. Il n'a pas l'air surpris que son arrière-grand-mère soit intervenue. Il m'avoue que Félix-Antoine a appelé sa ma mère et lui a tout raconté. Un peu avant de raccrocher, Charlie me demande quand je pense revenir à Forks, je lui ai répondue la vérité. Je ne le sais pas.


Je suis encore perdu dans mes pensées quand j'entends un cheval arriver. Maudit Nathan, il ne pouvait pas me laisser tranquille. Je ferme les yeux, je ne veux pas le voir. Je l'entends descendre de sa monture. D'après ses pas, il est tout près de moi. Le silence, il n'y a que le silence. Il respecte mon besoin d'entendre que la nature.

 

  • Arabella ? Ce n'est pas Nathan. Je connais cette voix douce, chaude, sensuelle, autoritaire avec l'accent du sud qui la rend si sexy. J'ouvre les yeux, me tourne tranquillement vers la direction de SA voix. Quand mon regard se pose sur lui, mes yeux s'écarquillent. Il est encore plus beau qu'avant si cela est possible. Ses cheveux couleur de blé, brille tout comme sa peau sous le chaud soleil. Son regard ambré est doux et serein.

  • Major ! Répondis-je en me levant. Je ne le lâche pas des yeux. J'ai peur qu'il disparaisse, s'évanouisse dans la nature. Ma voix est plus basse, plus rauque que normalement. Je m'aperçois à quel point je l'aime. Je me demande comment je vais faire s'il me rejette. Je ne peux concevoir ma vie sans cet homme magnifique qui se trouve devant moi.

 


POV Major (Peu après le départ de Maria et Nathan)

J'entends mes visiteurs quitter la maison. Je ne sais pas quoi faire ni quoi penser de tout ce que je viens d'apprendre. Jasper a tout entendue lui aussi et il sort doucement de sa léthargie. Il essaie de reprendre le contrôle, ce que je refuse. Il est encore trop faible. Je laisse sa douceur m'envahir, car je dois avouer que si je dois voir Arabella, il ne faut pas que je sois en colère. Il m'a fallu beaucoup de contrôle pour ne pas tuer personne lorsque cette femme parlait.


Et plus encore quand Nathan a confirmé que tout cela était la vérité et que l'imbécile d'Edward a menti pour le plaisir de me faire du mal. Pour se ''servir'' en premier. Si je l'avais eu à coté de moi, ce n'est pas un pied qu'il aurait en moins mais la vie. Quoique, j'ai quand même rie quand j'ai appris qu'Arabella a sauté sur lui et que la douce Esmé l'a aidé. Cette folle d'Alice, je croyais qu'elle était mon amie, je me suis trompé. Elle a un don de merde, il ne lui sert pas à grand-chose finalement. Elle n'a pas vue ce que la vipère qui lui sert de copain allait faire. Il a su jouer avec la vérité pour tromper mon don.


Peter frappe à ma porte, il me demande la permission d'entré car il aimerait me parler. Je ne peux lui refuser ça. Je ne peux pas refuser de l'écouter, il est un des rares à ne m'avoir jamais menti.

 

  • Comment vas-tu Major ? Il est inquiet pour moi.

  • J'ai déjà vue mieux Peter. Répondis-je honnêtement.

  • Que vas-tu faire maintenant que tu connais la vérité ? Demande-t-il.

  • Je ne sais pas. Dis-je. Je me pose la même question. Je ne peux pas lui mentir.

  • Vas-tu essayer de la revoir ? Elle le souhaite tu sais. Je sais !

  • J'aimerais te dire oui, j'en ai envie. Rien de ce qui est arrivé est de sa faute mais… Je ne termine pas ma phrase. Je ne sais plus ou j'en suis.

  • Moi je crois que tu devrais lui parler. Pour vous expliquer. Elle aussi doit être sous le choc. Elle t'aime, ça c'est certain. Mais toi ? Demande Peter.

  • Je l'aime comme je n'ai jamais aimé personne avant et après elle. Sauf Isabella, mais ça ne compte pas. Avouais-je. J'ai peur de ma réaction quand elle sera face à moi, j'ai voulu décapiter Marie et Nathan. Et il est mon neveu. Imagine si je perds les pédales devant elle ? Elle n'est pas aussi solide que nous. Dis-je.

  • J'ai confiance en toi Major. Si elle est vraiment ta compagne, peu importe ce qu'elle fera ou te diras, tu ne pourras pas lui faire du mal. Me dit-il. 

Je n'ajoute rien, lui non plus. Il sort de ma chambre et me laisse à mes réflexions. Peter a raison, je ne pourrai jamais lui faire du mal. Tout mon être ne veut que la protégée. Je veux la revoir mais pas chez moi. Je ne veux pas qu'elle vienne ici. Si je venais qu'à perdre le contrôle, elle sera plus en sécurité entouré des membres de sa famille. Je vais aller chez elle. Je prends mon téléphone et j'appelle Nathan. Il répond à la première sonnerie.

 

  • Allo !Il a l'air tendu.

  • Nathan, c'est Major. Est-ce que je peux te parler ? Lui demandais-je.

  • Oui. Il a l'air surpris.

  • Vers 13 heures, j'irai parler à Arabella. Je crois qu'on a à se parler. Dis-je.

  • Très bien. Je vais l'avertir... Il est heureux.

  • Non, je ne veux pas qu'elle sache que je viendrai. Surtout si je ne viens pas pensais-je.

  • Très bien, je ferai tout ce qu'il faut pour qu'elle reste au Ranch.Bien.

  • Merci. Au revoir.Finis-je l'appelle.

  • À plus tard oncle Jasper. Il me niaise là. Je raccroche et grogne.

Je souris quand même à la dernière phrase de Nathan. Il a du courage ce petit pour me dire ça, surtout avec la réputation que j'ai. Je sais que je ne lui ferai jamais mal à lui non plus, il est de ma famille tout de même. Je ne le connais pas et je l'apprécie déjà. Je l'ai bien regardé quand il était ici et il ressemble énormément à mon frère, son père. Quand il était encore humain, il devait avoir les yeux gris, comme ma mère et mon frère. Peu importe ce qui va arriver dans ma vie, je veux apprendre à connaître Nathan et rester en contact avec lui.


Je vais retrouver Peter et Charlotte au salon. Il discute de ce qui s'est passé se soir. Les deux sont surpris et choqué de ce qu'à fait la famille de ma compagne. Ils ne comprennent pas les motivations premières. Surtout que, Marie ou Maria, est un vampire et elle aurait du savoir ce qu'est un compagnon. Quoique certain vampire ne rencontre jamais sa moitié pour diverse raison. Ils me regardent en silence.

 

  • J'ai téléphoné Nathan pour lui dire que j'irai voir Arabella. Leur dis-je.

  • Tu es sûr de toi ? Demande Charlotte.

  • Non. Répondis-je.

  • Mais… Charlotte est très inquiète, je le ressens dans ce qu'elle dégage.

  • Je ne suis pas sûr de moi car je ne sais pas ce que je vais lui dire. Ni comment je vais réagir à ce qu'elle va me dire. Dis-je. Je l'ai abandonné plus d'une fois. La première fois, à cause de sa famille et la deuxième, après que le crétin d'Edward est ouvert sa boite à merde pour cracher son venin. Crachais-je.

  • Ne te met pas en colère contre moi, je n'ai rien fait. Me dis Charlotte.

  • Je sais. Tu comprends mieux pourquoi j'ai peur de cette rencontre. Lui dis-je.

  • Va courir et chasser. Ça va t'aider. Dis Peter. 

Je hoche la tête et je me dirige vers la forêt. Je cours pendant des heures et je chasse beaucoup, beaucoup trop. Je me sens trop plein. Je suis content d'avoir écouté Peter et de ne pas avoir changé de régime. Je n'aurais pas pu approcher ma tendre si non, j'aurais été trop gêné de la décevoir.

 

Je retourne à la maison et mes amis sont partis. Ils doivent en avoir assez d'endurer mes sautes d'humeurs et mon humeur massacrante depuis mon arrivé ici. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans eux. Je monte à ma chambre et file sous la douche. J'entre, tire le rideau et ouvre l'eau chaude. Elle est brûlante, pas pour moi. Je ferme les yeux et j'espère que ça me détendras. Comme si ça pouvais fonctionner mais j'ai le droit de rêver.


J'ai toujours les yeux fermé et je m'imagine ne pas être seul sous la douche. Je sens ses hanches collé sur mes fesses, ses seins frottant dans mon dos, ses petites mains chaudes et douce caressé mon torse. Je ne veux pas ouvrir les yeux car je sais que ce n'est pas réel. J'ouvre les yeux quand je pose mes mains sur mon membre dur et fier. Je ne veux pas me soulager en pensant à elle. Je ne veux pas lui faire ça, même si elle n'en saurait rien. Elle m'est trop précieuse. Je fais ce que j'ai à faire en vitesse. Après m'être vidé, je me suis laver et j'ai enroulé une serviette autour de ma taille. Je regarde les vêtements que j'ai laissés ici. Une chance pour moi, les jeans ne se démode pas et que les vampires ne change pas. Tout ceci me fera encore. Je prends un jean, t-shirt et chemise en jean. Je nettoie mes Santiag qui sont très poussiéreuse.


Je vais devoir passer par la forêt pour me rendre auprès de mon cœur. Il fait soleil et je ne veux pas me faire remarquer. Arrivé à une clôture, je remarque un cheval attaché à un arbre. J'envoie des vagues de calmes à l'animal pour le calmer. Je m'approche et le caresse. Je remarque l'odeur de Nathan venant d'une sacoche de selle. Je l'ouvre et y voit un chapeau et un mot. Je souris de cette attention, met le chapeau et prend le papier.

« Major,

Arabella est allé à un petit lac qui se trouve au nord du ranch.

Je crois que tu aimeras t'y rendre à cheval.

Je te laisse donc ce cheval ''sauvage'' qui se nomme Aro.

Le chapeau est là au cas où tu croiserais des humains.

Bonne promenade et bonne retrouvailles avec ma nièce.

Ton neveu

Nathan Whitlock. »


Mon sourire s'agrandit en lisant ce mot. Il a pensé à tout. Je regarde dans l'autre poche et découvre des vêtements. Pourquoi a-t-il mis ça ? Autant qu'il est attentionné autant il est bizarre. Il me fait penser à moi, dans ses agissements. Je rie de moi-même, il est d ma famille.


Je monte sur Aro, ça doit être lui qui a choisi le nom de ce cheval. Le nommer comme un des ''roi'', faut le faire. C'est vrai cet animal est réticent à se soumettre. Je ne lui envoie pas trop d'onde de calme. Je l'effleure à peine et il se lève sur ses pattes arrière. Il retombe et part au grand galop. WOW, quelle sensation de liberté. Avoir été humain, j'aurais eu la peur de ma vie. Je me dirige vers le nord comme me l'a indiqué Nathan. Je repère l'odeur d'Arabella et je la suis, j'inonde mon cheval d'onde de calme.


J'arrive en quelques minutes. Je stop ma monture, et je regarde le paysage devant moi. Cet endroit est calme et reposant. Je comprends pourquoi elle est venue ici, ce qui se dégage d'elle n'est que bien-être. Je descends de ma monture, enlève mon chapeau et je fais quelques pas dans sa direction. Je m'arrête et je la regarde. Elle est assise sur un tronc d'arbre, ses cheveux qu'elle n'a pas attachés ont des reflets roux causés par le soleil. Je n'ose pas rompre le silence, il n'est pas pesant. Je dois lui faire savoir que c'est moi.

 

  • Arabella ? Dis-je. Ma voix me surprend, elle est plus rauque que je l'aurais voulu et mon accent du sud est vraiment prononcé. Je ne comprends pas ce qui m'arrive.

  • Major ! Répond-t-elle en se levant. Elle ne me lâche pas des yeux. Une vague de peur m'arrive. A-t-elle peur de moi ? Je ne fais aucun mouvement. Sa voix est rauque, chaude, douce et sensuelle. Finalement, ce n'est pas de moi qu'elle a peur. Son œil normalement d'une couleur de miel, se noircit. Est-ce du désir ? Je l'espère car moi j'en ressens.

     

Je fais un pas vers elle, elle sourit. Elle me tend la main que je m'empresse de prendre. Sa peau est douce et chaude. La chaleur qui se dégage de sa main réchauffe la mienne. Je la tire vers moi pour sentir son corps contre le mien. Elle se laisse faire. Je la prends par les hanches, que je serre, comme si j'avais peur qu'elle se sauve. Mais elle n'a pas l'intention de partir loin de moi, elle passe ses bras autour de mon cou. Je me penche et je l'embrasse.


Pas d'un petit baiser chaste, mais d'un vrai baiser. Pas besoin de demander l'accès à sa bouche, elle l'ouvre et m'offre sa langue comme si elle savait ce que je voulais. Les mains de ma belle viennent fouiller dans mes cheveux. Quelle sensation agréable. Mes mains descendent sur ses fesses dures et rebondie. Que j'aime ses fesses. Des images me reviennent en mémoire de nos anciens ébats et de son corps nu que je prenais plaisir à caresser.


Elle gémit dans ma bouche, elle aime ce que je lui fais. Elle enfonce ses ongles dans mon cuir chevelu et c'est ma perte. Je gémis moi aussi. Sans lui laisser le temps de réagir, je la soulève et la plaque brusquement contre un arbre. Ses jambes s'enroulent autour de mes hanches et elle effectue un mouvement de hanches qui fait qu'elle frotte sur ma verge durcie par le plaisir. C'est rendu douloureux. Je me souviens qu'elle a besoin de respirer, je cesse de l'embrasser et nous sommes à bout de souffle tous les deux. Elle caresse mon torse de façon si… J'ai envie de plus et immédiatement. C'est plus qu'une envie, c'est un besoin vital, bestial.


Je détache ses jambes de ma taille et la dépose au sol. Elle me regarde avec un profond désir dans les yeux. Je lui arrache son jean, sa chemise et son t-shirt. Elle est maintenant en sous-vêtements devant mes yeux. Quelle femme. Je suis l'homme le plus chanceux sur terre d'avoir une telle femme pour moi.


J'embrasse le haut de ses magnifiques seins et respire sa peau. Je sens l'odeur de son excitation. J'écarte ses cuisses et mets une main directement à la source de cette odeur alléchante. Arabella gémit encore une fois. J'arrache sa petite culotte et entre deux doigts dans son entre chaud, humide et accueillant.


Elle se cambre sous les va et vient de mes doigts. De mon autre main, je baisse mon jean jusqu'à mes genoux et relève une jambe de ma compagne. Sans plus attendre, je le pénètre d'un coup et j'effectue des va et vient très rapides. Arabella hurle de plaisir et m'en redemande toujours plus. Plus vite, plus fort, plus profond. Je n'ai pas le choix, je fais ce qu'elle demande. OH MON DIEU que c'est bon. J'ai connu un bon nombre de femme mais je n'ai jamais aimé le sexe plus qu'avec elle.


Je la sens se raidir un peu et les muscles de son sexe se resserrent autour de ma queue. Elle penche la tête en avant et me mord au cou. C'est à ce moment là que je viens et sans y penser, je la mords moi aussi. Quelle jouissance, quel plaisir.

 

  • WOW. Dit-elle haletante.

  • Parfaitement d'accord avec toi. Dis-je en riant.

Je me retire d'elle et la dépose sur ses deux jambes et la soutien. Elle a les jambes un peu molles. Je remonte mon jean et je repense à ce que nous venons de faire et je m'en veux un peu. Elle a besoin d'amour, de tendresse, que je prenne mon temps. Et non d'une baise bestiale debout contre un arbre. Mon dieu que je suis con. Je n'ose pas la regarder et je voie ses vêtements déchiré par terre.

 

  • Major, regarde-moi. Me dit Arabella. Je ne bouge pas. Je regarde toujours mes bottes. Je ne veux pas croiser son regard. J'ai honte de se ce que je viens de lui faire. Regarde-moi mon amour. J'en ai besoin. Dit-elle avec de la tristesse dans la voix.

  • Me pardonneras-tu pour ce que je t'ai fais ? Demandais-je à voix basse.

  • Te pardonner quoi ? Demande-t-elle.

  • Ce que je viens de te faire. Répondis-je.

  • Tu m'as fait tienne. Y a rien à pardonner. Je le voulais autant que toi. Elle prend mon menton entre ses doigts et me force à la regarder.

Quand mes yeux se posent sur elle, j'y voie de la joie et de l'amour. Je lis ces émotions et elle m'envoie des vagues de bonheur, d'amour et de contentement. Je lui souris et la serre doucement dans mes bras pour une étreinte amoureuse. Je repense aux vêtements que Nathan a mis dans la deuxième sacoche de selle. Je vais les chercher et les donne à Arabella. Elle rigole, s'habille et prend ma main dans la sienne.

 

  • Je suis contente que tu sois venu mon amour. Nous devons discuter. Je hoche la tête. On va au ranch ? Me demande-t-elle.

  • Bien sûr ma douce. Répondis-je.

Arabella siffle et son cheval arrive. Il est un peu stressé par ma présence. Elle le caresse et lui dit de se calmer, d'une voix douce et chaleureuse. Major obéis. Elle monte sur sa selle, que je reconnais comme étant la mienne. Celle que je lui avais offerte pour qu'elle sache que je l'aimais. Je monte sur Aro et nous partons au trot. Je reste à ses coté. Elle est gracieuse, une vraie déesse. J'aimerais me faire chevaucher par elle. J'essaie de penser à autre chose, ce n'est pas le temps de me faire remarquer avec cette bosse douloureuse dans mon jeans.

Chapitre trente et un


POV Major


Arabella et moi avons quitté la quiétude du lac pour retourner au ranch. Je suis l'homme, oui, l'homme car je n'ai pas l'impression d'être un vampire quand je suis à ses cotés. Je suis l'homme le plus heureux sur terre et dans tout l'univers. D'une certaine façon, je suis content de tous ces mensonges. Sans eux, je ne sais pas ce qui aurait pu arriver. Je n'étais pas très bien dans ma peau, je n'aimais pas ce que j'étais et ce que j'avais fait. Mais aujourd'hui, je suis fière de moi. Je regarde ma belle, elle me sourit. D'un sourire tendre, chaleureux et amoureux. Le genre de sourire qui aurait fait battre mon cœur trop vite si j'avais été humain. Nous discutons de ce que nous avons fait pendant les soixante dernières années.

 

  • Major ! Dit-elle. Je… Je… me sens… pas… Elle est hésitante et haletante.

J'entends le cœur de d'Arabella battre bizarrement. Il n'est plus régulier. Son cœur à toujours battue plus lentement qu'un humain normal, mais bat régulièrement tout de même. Là, c'est comme si il battait une fois sur deux. Je la regarde attentivement. Son corps s'est légèrement penché sur le cou de son cheval. Elle semble avoir de la difficulté à respirer aussi. Mais qu'est-ce qu'elle a ? Merde, j'ai l'impression qu'elle est sur le point de s'effondrer. À l' instant où cette idée me traverse l'esprit, elle tombe dans les pommes.


Sans même prendre le temps de faire arrêter mon cheval, je saute sur mes pieds et accours vers elle. Je l'attrape avant qu'elle ne percute le sol. Son cœur bat très faiblement, ses yeux son mi-clos et ils n'ont plus de couleur. Son odeur a changé, pas beaucoup mais un peu quand même. Je la colle contre mon torse en commence à courir comme je n'ai jamais couru. Je cours comme si a vie en dépendais. C'est le cas d'ailleurs.


J'arrive au ranch et je repère l'odeur de Nathan dans l'écurie. Je lui hurle de venir car Arabella a un problème et que je ne sais pas quoi faire. Il me dit d'aller dans la maison qu'il m'y rejoint. Je me fou bien des humains qui pourraient me voir. J'entre avec Arabella toujours collé à mon torse, bien serré contre moi. Marie est là, elle me regarde et je récent sa peur et sa colère. Je n'ai pas le temps d'analyser le pourquoi de ses sentiments. En y pensant bien, je ne ressens plus rien provenir de ma belle. Mais qu'est-ce qu'elle a merde ? Je la dépose sur un des sofas du salon et m'agenouille par terre en lui tenant la main. Nathan arrive et regarde la scène.

 

  • Qu'est-ce que tu lui as fait ? Me hurle Marie.

  • Jasper ? À ce nom je grogne. Major, se reprend Nathan, que c'est-il passé au lac ? Me demande doucement Nathan. J'entends la peur dans sa voix.

  • Nous revenions et nous parlions et elle m'a dit en haletant qu'elle ne se sentait pas bien. Son cœur c'est mis à battre plus lentement et pas très régulièrement. Sa respiration s'est affolée. Elle s'est affaissé et elle était sur le point de tomber quand j'ai sauté de mon cheval pour la rattrapé et l'amener ici. Dis-je très vite. La peur au ventre.

Marie s'approche et la regarde tendrement mais minutieusement. Elle hoquette de surprise et me dévisage. Qu'est-ce qu'elle a bien pu voir pour réagir ainsi ? Ses yeux font des allers retour entre moi et Arabella, elle ne sait pas où poser son regard. Nathan s'approche et pose une main sur son front. D'un mouvement rapide et précis, je lui arrache la main. Il hurle de douleur. Marie veut me frapper mais je l'en empêche en lui envoyant une bonne dose de peur. Ce qui la paralyse totalement. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'à ce moment précis, Jasper n'existe pas. Major et son bon coté n'est plus. Je ne suis qu'un animal. Un animal sauvage qui se protège et protège son bien. Personne n'a le droit de la toucher ou de l'approcher, sauf moi et juste moi.


Ils vont me la voler, me la prendre à nouveau. Il n'en est pas question. Qu'il ose simplement la regarder et je leur arrache les yeux. Ils sont peut-être deux, ce n'est rien pour moi. À cet instant, je suis l'animal le plus dangereux, le plus cruel, le plus puissant que cette putain de terre n'est jamais porté. Les deux têtes de gland me regardent comme l'animal que je suis. Je leur envoie une vague de terreur et de souffrance. Ils tombent à genoux tout les deux. Un sourire sadique sur mon visage, je reprends ma compagne dans mes bras. Je la serre fortement, même sa peau est un peu moins chaude. Je la porte comme une mariée et je pars de cette maison pour me rendre chez moi. Je grogne en direction des deux merdes qui sont terrifié, à genoux sur le plancher.


En arrivant à ma maison, je monte directement à ma chambre. Je l'installe au centre de mon lit. Je me couche à ses cotés. Je ne sais pas quoi faire, je fais donc ce que je fais le mieux. Je lui envoie une vague de bien-être, en espérant que ça l'aiderait. Je ferme les yeux, mais je reste sur mes gardes. Si quelqu'un ou quelque chose essaie de nous approcher, je vais l'éliminer. Je serai sans pitié.


J'entends mon téléphone sonner mais je ne réponds pas. À quoi bon ? Ma raison de vivre est entrain de mourir et je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas quoi faire pour qu'elle ne me quitte pas. Tout ce que je sais, je ne survivrai pas à sa perte. Mon téléphone ne cesse de sonner, je le jette sur le mur de toute ma puissance. Il éclate en morceau. Je m'en fou ! C'est celui de ma tendre qui se met à vibrer. Personne ne comprend ou quoi ? Je hurle ma frustration, ma peine, mon désespoir. Pourquoi personne ne veut comprendre de nous foutre la paix.


La porte de la maison se fait défoncer. Qui peut bien venir ici et me provoquer. Je me lève, me met en position d'attaque devant ma belle. Personne ne la touchera. Je renifle, c'est Nathan, Marie, Peter et Charlotte. Ils sont tout les quatre en bas à se chamailler.

 

  • Je veux la voir. Hurle Marie.

  • Ce n'est pas le moment. Crache Charlotte.

  • Elle est peut-être en danger. Dit Nathan inquiet.

  • Elle est en sécurité avec le Major. Dit rageusement Peter.

  • Elle n'allait pas bien quand elle est revenue du lac. Hurle encore Marie. Comme si tout le monde ici était sourd.

  • Major va prendre soin d'elle. Gronde Charlotte.

  • Il n'est pas la bonne personne pour ça. Gronde à son tour Marie,

  • Tu ne le connais pas. Crache Peter. Tu ne sais pas de quoi il est capable. Ajoute-t-il toujours avec de la rage dans la voix.

  • N'essaie même pas de me toucher. Dit Charlotte.

J'en ai assez. Je laisse sortir un grondement puissant, dominant. Peter et Charlotte connaisse ce son. Ils l'ont déjà entendue une fois. Ils ont du baisser la tête en signe de soumission. Les deux autres n'ont rien dit, n'ont fait aucun son. Ils doivent avoir compris. Peter, d'après l'odeur, monte. Il se déplace à vitesse humaine. Il sait comment agir pour ne pas trop me provoquer. Il est maintenant debout dans le cadre de porte. Il me regarde une demi-seconde et baisse la tête. Il se soumet à moi. Il agit en fonction de reste en vie. Je ne perçois aucune émotion qui émane de lui.

 

  • Demande la permission de parler ? Demande celui-ci.

  • Permission accordé. Dis-je, la voix bizarrement dure.

  • Puis-je savoir ce qui se passe ? Demande-t-il, de l'inquiétude dans la voix. Je lui raconte ce que j'ai déjà dit aux deux autres. Permission d'être indiscret ? Dit-il.

  • Accordé. Redis-je.

  • Qu'avez-vous fait au lac ? Je perçois de la gêne dans sa voix.

  • Ce n'est pas de tes affaires soldat. Répondis-je.

  • Je sais. Mais ça peut nous aider à comprendre. Me dit-il

  • Je reste silencieux.

  • Je comprends. Tu l'as fait tienne. Me dit-il, je gronde pour lui répondre. Tu as son odeur sur toi. Et elle dégage la tienne. Ajoute-t-il. Est-ce que tu l'as mordu ? Il n'est vraiment pas gêner ce con. Elle, elle t'a marqué. Je voie sa morsure. Il faut que je sache si tu l'as fait.

  • Oui grognais-je.

Sur ce, il se retourne et va rejoindre les autres. Je reste dans la même position. Tant qu'ils seront ici, je ne changerai pas de position. J'entends Marie hurler des choses dans une langue que je ne comprends pas. Sûrement de l'italien.


Je reporte mon attention sur la belle dans mon lit. Son cœur bat une fois sur deux. Sa respiration est encore plus laborieuse qu'un peu plus tôt. Je tends la main pour la toucher, sa peau a encore refroidie. Qu'est-ce que je lui ai fait ? Je l'ai pris comme l'animal que je suis et là, elle se meurt. J'aurais du suivre ma première idée. Rester chez moi et ne jamais la revoir. Elle aurait eu de la peine mais elle serait encore en vie.

 


POV Extérieur

Major reprend place au coté d'Arabella et se laisse aller dans des sanglots sec. À cet instant, Dieu sait qu'il aimerait pouvoir pleurer toute les larmes de son corps. Il aimerait pouvoir s'en dormir à coté de sa belle et de ne jamais se réveiller. Un peu comme Roméo et Juliette. Il sait que personne ne l'aidera à mettre fin à son existence. Il n'ira jamais voir les régents du monde vampiriques. Si ceux-ci ne connaisse pas les vamparoses, se ne sera pas lui qui leur dira.


Pendant ce temps au salon, Marie tourne en rond en débitant des paroles en italien. Elle dit que c'est la pire chose qui pouvait arriver à sa descendante. Elle a neuf chances sur dix de mourir. Ce sera le combat le plus difficile de toute la vie d'Arabella. Elle doit choisir entre la vie et la mort. Si personne ne lui dit ce qui est entrain de se passer, elle ne pourra probablement pas faire le bon choix. Elle a commencée sa transformation. Nathan aussi sait ce qui arrive à sa nièce et il s'inquiète beaucoup. Il ne veut rien dire car il sait que Major l'entendra. Peter et Charlotte reste silencieux car les deux ne comprennent pas ce qui arrive à leur invités.


Pendant tout ce temps, Arabella est dans un monde de noirceur. Elle voit des images d'hommes, de femme et d'enfant se faisant torturé par son Major. Elle voit son amoureux décapité, démembré des vampires. Elle est terrorisée par ces visions qui emplissent sa tête. Elle essaie de se réveiller mais elle en est incapable. Elle a mal. Mal au plus profond de son être, elle a mal à l'âme. Elle ne voulait pas voir son homme comme ça. Elle se débat avec elle-même pour sortir de cet enfer. Si elle savait ce qui lui arrive, elle pourrait peut-être savoir ce qu'il faut faire. Les images dans sa tête se bousculent, se percutent. Tout se mêle. Et là, commence un film. Elle ne veut pas le voir.


Si elle savait qu'elle n'a pas le choix de le voir ce film. Si elle savait à quel point c'est important pour elle et lui. Est-ce qu'elle se bâterait autant ? Plus elle se bat à l'intérieur d'elle-même. Plus ses signes vitaux ralentissent. Mais ça, elle ne le sait pas. Son corps est aux portes de la mort.


Elle s'imagine assise dans une salle de cinéma, elle regarde l'écran et voit un petit garçon. Il est blond comme le blé. Le soleil lui donne des reflets doré. Ses yeux sont d'un bleu azure. Il est tellement beau. Elle se calme et regarde attentivement le petit garçon s'amuser et interagir avec les autres acteurs, qu'elle ne connaît pas.


De l'extérieur, ses signes vitaux restent lent mais cesse de diminuer. Le Major ne comprend pas grand-chose mais il est très content. Elle ne dépérit plus. Marie et Nathan qui savent ce qui arrive à Arabella, se demande comment elle va réagir à ce qui va suivre. Car, c'est le calme avant la tempête. Ils savent qu'elle devra se battre, qu'elle devra choisir entre la vie et la mort. C'est la pire mort qu'un être vivant, vamparose ou humain, peut avoir. Tout ceci durera près de deux semaines. Si personne ne peu approcher le Major et Arabella, lui ne saura pas ce qu'elle a et elle ne saura pas ce qui lui arrive.


Personne n'a voulu lui dire. Ce qui lui arrive est simple. Elle va voir la vie de celui qui l'a mordu. Elle va ressentir ce que lui a ressenti. Elle va voir le bon comme le mauvais de la vie du Major Jasper Whitlock Hale. Elle devra décider si elle accepte tout ce qu'elle va avoir vue ou si elle refuse de l'accepter. Comme vous vous en doutez, si elle accepte, elle se réveillera en vampire. SI elle refuse, elle mourra. Nathan espère qu'elle acceptera, il n'est pas près à la perdre. Marie ne sait pas, elle connaît un peu la vie de Major et elle sait que ce ne sera pas un jolie film que sa descendent verra.


Nathan téléphone à sa femme pour lui dire ce qui arrive. Samantha, Charlie et Félix-Antoine décide de se rendre au Texas. Ils espèrent tous secrètement pouvoir faire quelque chose. Mais le temps qu'ils arrivent, le processus sera trop avancé pour faire marche arrière.


Chez les Cullen, la vie n'est pas plus rose. Alice prend toujours la défense d'Edward. Ils sont seuls face aux quatre autres. Si Edward avait ses deux pieds, il serait partie de cette famille de traître. Seule Alice est avec lui, mais elle a ses motivations qu'elle cache à son copain et aux autres aussi. Elle rêve secrètement de ravoir Jasper pour elle seule. Elle sait qu'elle n'est pas sa moitié mais ça, elle s'en fou. Elle le veut et elle fera tout pour le ravoir. Elle a même planifié de tuer Arabella. De changer de régime si c'est ça qu'il veut. Peter informe Carlisle de ne pas attendre le Major avant plusieurs semaine. Il ne précise pas la raison. Il leur a dit que c'était pour les rassurer. Ce que Carlisle apprécie malgré le fait qu'il n'apprécie pas vraiment Peter.


Quand les Swan sont arrivé à la maison Whitlock, Charlie a foncé dans la chambre ou se trouve sa fille. Le Major grogne, se lève, se tient près à l'attaque. Mais Charlie n'a pas peur de cet homme qui se tient devant lui. Charlie est debout, tête haute, le corps droit et fière. Il regarde Major droit dans les yeux et n'a pas l'intention des baissé. Il veut sauver sa fille et ce peu importe le prix que ça coûtera.

 

  • Major. Commence-t-il. Je sais ce qui arrive à ma fille. Dit Charlie.

  • Comment ? Demande Major en grognant.

  • Il faut que tu me mordes. Lance Charlie comme si c'était normal.

  • QUOI ? Hurle Major.

  • Quand tu as mordu Arabella, ton venin a pénétré dans son corps. Et là, elle est dans le processus de se transformé. Dit Charlie.

  • Ce n'est pas si long normalement. Crache Major. C'est supposé être plus douloureux.

  • Je sais. Arabella n'est pas totalement humaine. La transformation pourrait la tuer. Dit tristement Charlie. Comme Major ne dit rien, Charlie continue. Présentement, elle regarde un film. Le film de TA vie. TOUTE ta vie y sera. Comme elle est calme et que ces signes vitaux sont ''stable'', elle te voie quand tu étais encore humain. Si elle accepte tout ce que tu as fait dans ta vie, humaine et vampire, elle reviendra en tant que vampire. Dit Charlie hésitant.

  • Si elle ne l'accepte pas ? Demande Major en sachant qu'une portion de sa vie est affreuse.

  • Elle ne reviendra pas. Pour être plus claire, elle mourra. Il faut lui dire qu'elle a le choix, continu Charlie.

  • Dis-lui. Crache Major.

  • Ça ne fonctionne pas comme ça. Il faut entrer dans son ''rêve ''. C'est pour cette raison qu'il faut que tu me mordes. Il faut que je la retrouve pendant qu'elle regarde TA vie. Si un autre vampire me mord, je verrai la vie de l'autre et ne pourrai pas rejoindre Arabella. Marie sait comment me faire revenir avant d'atteindre le stade du non-retour. Dit Charlie.

Le Major ne sait plus quoi faire. Il veut sauver sa compagne mais ne veut plus faire de mal à personne. Il fait donc un signe de tête à Charlie. Ce dernier s'installe auprès de sa fille. Il lui prend la main, l'embrasse et penche la tête sur le coté pour que Major ait meilleur accès à son cou. Le Major mord Charlie et s'installe sur le fauteuil et les regardent.


Après quelques minutes, Marie entre dans la chambre, baisse la tête devant Major. Signe de soumission. Elle se positionne debout au coté de Charlie et regarde sa montre. Il n'y a plus aucun son dans cette maison, sauf celui de trois cœurs, dont deux qui battent très lentement, trop lentement et irrégulièrement.


Arabella est toujours dans une sorte de salle et elle regarde le film de la vie de Jasper Whitlock. Elle l'a reconnu, mais elle ne comprend pas ce qui se passe. Elle sursaute quand une main se pose sur son épaule. La surprise fut complète quand elle aperçut son père.

 

  • Papa ? Que fais-tu ici ? Ou suis-je ? Demande-t-elle paniqué.

  • Je n'ai pas beaucoup de temps. Tout ce que je peux te dire c'est que tu dois regarder ce film jusqu'à la fin. Tu y verras la vie de Jasper Nath Whitlock. Ensuite sa vie en tant que Major Whitlock, vivant et vampire. Jusqu'au moment où il t'a mordu. Ensuite tu devras choisir si oui ou non tu l'accepte. Tu devras faire ce choix et être sincère. Dit Charlie rapidement car il sait que le temps lui est compté.

  • Que va-t-il arrivé suite à ce choix ? Demande Arabella inquiète.

  • Je ne peux pas te le dire. Répond Charlie. Je dois partir ma grande. Ajoute t-il. Je t'aime mon ange. Dit ce dernier, du trémolo dans la voix.

Arabella l'embrasse tendrement et lui demande de faire passer un message à son Major. Son père hoche la tête et il disparaît.


Ça fait maintenant une heure que Charlie a été mordu par le Major et Marie aspire le venin qui circule dans le corps de ce père. Charlie savait exactement quoi faire, ou aller et il est resté calme durant toute l'opération car, ce qu'il n'a pas dit à son futur gendre, du moins l'espère-t-il, c'est que ce n'est pas la première fois qu'il fait ça. Se rendre dans le rêve d'une personne. Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre qu'Arabella finisse le film et qu'elle fasse son choix.

 

Chapitre trente-deux


 

POV Arabella

Il fait noir. Plus noir que la nuit. J'ai l'impression de tomber. J'essaie de bouger mais mon corps ne répond pas. Qu'est-ce qui m'arrive ? Est-ce que le Major va venir me chercher ? J'étais avec lui avant de tomber dans ce trou noir et sans fond. Plus je tombe, plus je panique. Je ne devrais pas céder à la panique, mais c'est plus fort que moi. J'arrive dans un endroit qui m'est inconnu mais au moins, il fait clair. Je suis à un carrefour. J'ai le choix entre quatre directions. Je regarde mais ne sais pas vers ou aller. Je veux simplement rejoindre le Major. Je prends une direction, la plus lumineuse, sans savoir où cela me mènera. Je marche depuis des heures, je crois. Je ne sais pas, j'ai perdue la notion du temps.


Je me promène donc dans une sorte de vallée sans fin. J'ai beau courir, je n'avance pas plus vite que si je marche. Je crie pour savoir si je suis seule et seul l'écho me répond. Je continue à marcher droit devant moi. Ça ne sert à rien de revenir sur mes pas, il n'y a rien de plus qu'ici. * Mon père m'a toujours dit qu'il ne sert à rien de revenir en arrière, qu'il faut avancer. Alors, j'avance.


J'entends finalement du bruit, je me dirigé vers ce bruit. J'entre dans une sorte de salle de cinéma ou il n'y a personne. Juste moi et un film des plus bizarres, des plus écœurant. Il y a du sang, des meurtres, des cries. Mais le film s'arrête brutalement. Une voix, venue de nulle part, que je ne connais pas non plus, me dit de m'asseoir et de regarder attentivement l'écran. Et de rester jusqu'à la fin. C'est quoi ça ? Comme si j'allais faire ça ? Il faut que je sorte d'ici. Il faut que j'aille retrouver mon Major qui doit s'inquiéter.


Comme je pense à ça, je me retrouve plongé dans le noir total, encore une fois. Je ne cacherai pas que j'ai peur. Je tâtonne et trouve un siège, je m'y assois et l'écran s'allume sur un petit garçon d'environ 5-6 ans. Il est adorable avec ses cheveux blonds comme le blé. Ses reflets d'or au soleil. Ses yeux bleus azur. Il a une vitalité sans borne. Si c'est ça le film que je dois voir, je vais le regarder avec un certain plaisir. L'enfant à grandit et j'ai reconnu mon Jasper. Je l'appelle par son vrai prénom car il n'est pas encore vampire. Je suis très concentré sur le film, je ne porte pas attention à ce qui se passe autour de moi. D'un cou, une main chaude se pose sur mon épaule, et je sursaute.

 

  • Papa ? Que fais-tu ici ? Ou suis-je ? Demandais-je paniqué.

  • Je n'ai pas beaucoup de temps. Commence mon père. Tout ce que je peux te dire c'est que tu dois regarder ce film jusqu'à la fin. Ok ! Tu y verras la vie de Jasper Nath Whitlock. Je m'en doutais. Ensuite sa vie en tant que Major Whitlock, vivant et vampire. Quoi ? Jusqu'au moment où il t'a mordu. J'avais oublié ce détail, trop paniqué peut-être. Ensuite tu devras choisir si oui ou non tu l'accepte. Accepté quoi ? Tu devras faire ce choix et être sincère. Dit Charlie rapidement car il sait que le temps lui est compté.

  • Que va-t-il arrivé suite à ce choix ? Demandais-je.

  • Je ne peux pas te le dire. Répond Charlie. Je dois partir ma grande. Ajoute t-il. Je t'aime mon ange. Me dit mon père avec du trémolo dans la voix.

  • Je t'aime aussi papa. Dis-je. Pourrais-tu dire à Major que je l'aime. Je vous verrez bientôt. Tout les deux. Ajoutais-je. Je le serre dans mes bras et l'embrasse sur la joue.

Au moment de me défaire de cette étreinte rassurante et sécurisante, mon père disparaît. Un peu comme il est apparu. Ou est allé mon père ? Comment est-il venu ici ? Pourquoi, moi je ne peux pas partir ? Pourquoi dois-je regarder la vie de Jasper ? Dans quel but ? Quel sera le choix que je devrai faire ? Tant de question qui n'a aucune réponse.


Après ce qui me semble des heures à regarder Jasper évolué dans une vie tranquille. Il s'engage dans l'armée et pour ça, il a menti sur son âge. Je le voie monter dans les échelons en passant de simple soldat à major. Je découvre ce qu'était sa vie. Il semblait heureux. Sa mère l'a bien éduqué. Je voie Jasper sauver de nombreuse vie au péril de la sienne.


Quand, un soir de mission, je le vois se faire mordre par une femme qui se nomme Maria. Quand il fut inconscient, elle le prend dans ses bras et le transporte dans une sorte de tente. Lui, se tord de douleur. Il hurle. Il dit qu'il brûle, qu'il veut mourir. En même temps, j'ai la désagréable sensation d'avoir extrêmement chaud. Des gens l'attache pour qu'il reste en place le plus possible. Plus il se tord de douleur, plus j'ai chaud et plus je me sens mal moi-même. J'ai hâte que ça arrête, pour lui et pour moi.


D'après ce que je comprends, il passe trois jours comme ça. Lentement ses hurlements se font moins intenses. Quand tout deviens silencieux, même sont cœur ne bat plus. Je ne ressens plus cette chaleur accablante et je me sens bien. Il ouvre ses yeux, ils sont rouges. Il ressent une autre sorte de brûlure, une qui se concentre dans sa gorge. J'ai soif tout d'un coup, très soif même. Avant même qu'il n'est dit quoi que se soit, il saute sur une femme qui se trouve dans la tente. C'est cette Maria qui l'a mise là. Il s'abreuve de son sang. Ça m'écœure un peu mais ça semble le soulager. Bizarrement, ma soif diminue. Maria lui explique qu'il est maintenant un vampire et quel sera son rôle. Tu parles d'un rôle au sein de son armée.


Je passe un temps fou à regarder le Major Jasper Whitlock mordre des femmes, des hommes et même des enfants pour se nourrir. Mais une chose est bien dans ces horreurs, c'est que le Major a un don lui permettant de ressentir, contrôler et changer les émotions. Il enlève toute émotion de ses victimes, leur envoie des vagues puissantes de léthargie pour les endormir. D'un sens, il faut bien qu'il se nourrisse lui aussi. Malgré ce qu'il mange. Je le voie démembrer, brûler, mutilé d'autres de sa race. Dès fois, il prend même plaisir à le faire. Il couche avec de nombreuses femmes, humaine ou vampire. Des fois même avec plus d'une partenaire à la fois. Il lui arrive de violer des femmes avant de les mordre pour se nourrir.


Je dois le regarder pénétrer dans une maison en pleine nuit, se rendre dans la chambre d'une jeune femme d'environ vingt ans, la bâillonnée, la violer, la mordre pour la transformer. Refaire ce manège aux autres occupantes de la maison. Je ne trouve rien de beau dans cet homme. Je ne suis pas certaine d'avoir encore des sentiments pour lui.


Je ne comprends pas comment un homme si bon, si doux, si tendre, si affectueux et respectueux peut devenir cet être ignoble, froid et sans cœur qu'il est devenu à un certain moment. Je n'aime pas cet homme ou cette chose. Chose est plus approprié. Bon Dieu, j'ai hâte que ce film finisse. C'est pire qu'un film d'horreur, j'en ai mal au cœur à le regarder. Je ferme les yeux quelque instants. Je ne veux pas voir ce qu'il se passe. Dire que j'aime cet homme m'est douloureux. J'ai tellement de peine. J'ai déjà aimé cet homme.


Maria lui demande de tuer une femme qui se nomme Charlotte. Je l'ai vue un peu plus tôt. Elle est une bonne amie à lui. À vrai dire, il n'a que deux amis sincère et fidèle auxquels il est loyal, Peter et Charlotte. Peter, d'un vingtaine d'année en apparence est arrivé quelques temps après Jasper. Il est assez grand, musclé, cheveux brun. Peter aime réellement Charlotte, qui elle est je dirais de ma grandeur, belle comme un cœur, douce et gentille. Trop gentille pour vivre avec cette Maria. Peter dit que Charlotte est sa compagne, son âme sœur, sa conjointe d'éternité. Le Major est triste de devoir faire ce qui lui a été demandé. Il essaie de convaincre Maria de la garder en vie. Mais Maria a décidé de ''punir'' le Major. Elle lui arrache les bras et le mord à plusieurs reprises. Après des jours de torture diverse, elle le relâche et lui ordonne encore une fois d'éliminer Charlotte. Il accepte à contre cœur.


Le Major va rejoindre ses deux amis et leur explique l'ordre de Maria. Le Major a une autre idée, il dit à ses amis d'attendre la tombé de la nuit et qu'ils n'auront qu'à s'en fuir. Il va s'arranger pour que personne ne les surveillent. Il leur offre une chance de vivre une vie normale, si on peut dire que la vie d'un vampire est normale. À la nuit tombée, leur plan se met en place et Peter et Charlotte quittent le camp. Je retrouve l'homme de cœur et de principe que j'avais apprécié au début de ce film.


Tout ce passe de la même façon, meurtre d'humain, transformation d'humain. Guerre entre vampire, meurtre de vampire qui ne sont plus nécessaire à Maria. Les tortures que le Major donne et reçoit. Jusqu'au jour ou le Major avec l'aide de Peter se sauve à son tour. Il n'est plus capable de vivre cette vie. Il rêve de mieux. Il rêve d'une vie tranquille loin de ces guerres et de ce tyran.


Peu de temps après son ''évasion'' il se retrouve devant un portail, celui d'un ranch. Cette place me dit quelque chose. C'est un endroit qui m'est familier. Je le vois rencontrer Félix-Antoine. Il discute et le Major peut rester avec lui et son arrière petite-fille. Moi.


Je connais l'amour, le grand amour. Major est heureux comme il ne l'a jamais été. Le jour où l'on s'accouple pour la première fois, Félix-Antoine et Marie demande au Major de quitter le ranch et de me laisser derrière lui. Son cœur se brise et j'ai énormément de peine pour lui et pour moi. Je me sens envahi par cette peine, cette douleur. Peu après son départ, Le Major envoie un cadeau à Arabella. La selle lui appartenant depuis qu'il est entré dans l'armée et ce de son vivant. C'est le seul objet qu'il lui restait de Jasper Whitlock, humain. Il m'aimait vraiment. Je reconnais cette selle. C'est celle que j'ai pour mon cheval, Major.


Un an après avoir laissé deux personnes décider de sa vie, il rencontre une femelle vampire aux yeux d'or. Elle lui promet une vie meilleure, plus douce et entouré de gens bien, sans malice et qui ne tue pas d'humain. Jasper l'a suit en pensant qu'un jour, il retrouverait sa moitié.


Dix ans passent et il est en couple, mais pas avec sa moitié. La fille, Alice, fait tout son possible pour le rendre heureux. Elle essaie de changer pour ressembler à la jeune femme à qui son copain pense en permanence. Mais le changement ne lui plaît pas, elle n'est pas capable de lui ressembler. Donc elle fait changer le Major qui se nomme maintenant Jasper Hale. Il évolue dans une famille unie. Ils sont sept. Je suis heureuse pour Jasper, il a retrouvé un semblant de paix malgré qu'il lui manque quelque chose pour être pleinement heureux. Encore une fois, moi.


Le film passe a une vitesse hallucinante comme si, Jasper n'avait plus rien vécu. Sauf une routine qui ne lui plaît pas. Une routine qu'il subit sans jamais se plaindre, sans jamais rien dire. Un film ennuyant finalement. J'aimerais bien qu'il se passe quelque chose, un peu d'action. Même ses relations sexuelles avec Alice ne lui font presque pas d'effet. Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il pense à sa compagne, sa vraie, pour réussir à faire quelque chose avec Alice, qu'il trouve fade, insipide et trop superficielle. Elle a même eu du dégoût pour lui la première fois qu'elle l'a vue nue. À cause de ses nombreuses cicatrices. Je n'ai pas eu ce genre de réaction quand j'ai découvert son magnifique corps. Un corps de Dieu, même imparfait il est magnifique. Qui est parfait ? Personne, même pas les vampires. Ils ont tous quelque chose, qui fait, qu'ils ne sont pas parfait. Ils donnent l'impression de l'être.


Je ne le trouve pas très loyal envers Alice, couché avec elle en pensant à une autre. Mais en sachant ce que Jasper pense, ce qu'il ressent, je peux comprendre. Il se dit redevable envers Alice, de lui avoir ouvert les portes d'une vie meilleure. Elle lui a appris à se nourrir de sang animal et elle l'a soutenue quand la tentation devenait trop forte. Même quand il a commis des faux pas, elle était là.


Après je ne sais plus combien de temps, Alice a quitté Jasper sans lui donner de raison. Il l'a laissé allé sans plus. Lui souhaitant d'être heureuse et de trouvé quelqu'un qui serait mieux que lui pour elle. Il vivait tranquillement quand sa vie fut chamboulé par l'arrivé d'une nouvelle au lycée qu'il fréquentait.


Cette fille a réveillé quelque chose qui sommeillait en lui. Elle a réveillé la bête qui lui avait reconnu la jeune femme comme étant sienne. Mais pour une raison que j'ignore, la fille, étant moi, ne porte pas trop attention à Jasper. Encore une fois, je vis Jasper se battre avec son coté sombre. Il a fait des choses qu'il n'avait jamais faites avant. Ce fut une série d’événement des plus bizarres. Tout ça, conduit à des révélations d'un membre de la famille de Jasper. Edward, grognais-je. Il ment c'est certain, mais le mal est fait. Jasper va sauver sa belle, encore moi soit dit en passant, qui est terrorisé et il s'en fui.


Je vois défilé le reste du film à une vitesse accéléré. Jusqu'au moment où il me mord. Merde que ce passe-t-il ? Pourquoi ai-je vue tout ça. À oui, Charlie me l'a dit. Je dois faire un choix. Une voix venant de je ne sais ou m'interroge.

 

  • Est-ce que tu es prête à faire ta vie avec quelqu'un qui a fait autant d'horreur ? Me demande cette voix. Est-ce que tu es prête à vivre en tant que vampire auprès de lui ? Ajoute-t-elle. Est-ce que tu es prête à aimer cet homme inconditionnellement ? C'est quoi cette question. Je n'avais pas encore ouvert la bouche pour dire quoique se soit. Mais là, ce fut trop.

  • Toi la voix venu de nulle part, tu ne pose pas les bonnes questions. Criais-je. Demande-moi si je peux aimer un autre homme ? Demande-moi si je peux lui faire confiance ? Demande-moi si je me voie vivre sans lui ? Demande-moi à quoi je rêve la nuit ? Demande-moi si ma vie a un sens pour moi sans lui ? Finis-je en hurlant. Je suis folle ! Je hurle sur une voix… Après un temps de silence qui me paru long, la voix me répond alors

  • Alors, la réponse à TES questions est ? M'interroge la voix. Je soupire.

  • Non je ne peux aimer un autre homme. Commençais-je. Oui je peux lui faire confiance. C'est vrai. Non je ne peux vivre sans lui. Je rêve à lui la nuit. Il hante mes nuits. Je suis honnête. Non, ma vie n'a pas de sens s'il n'en fait pas partie. Donc, Oui je suis prête à faire ma vie avec lui malgré les horreurs qu'il a faites. Oui je suis prête à devenir un vampire pour vivre auprès de lui. J'aime déjà cet homme inconditionnellement. Je suis honnête et sincère avec cette voix. Surtout honnête et sincère avec moi-même.

  • Très bien. Ton choix est fait. As-tu fais le bon ?

  • Oui j'ai fais le bon choix. Dis-je, sur de moi.

La voix ne dit plus rien et c'est à ce moment l'a que des flammes sorti de nul part rampe sur le sol, ou du moins à la place ou le sol devrait être. Et arrive à ma hauteur. Le feu vient me lécher les jambes les hanches, le dos, la poitrine, mon cou... Me couvre le corps comme si je devenais une torche humaine. Ces flammes qui au départ parcouraient mon corps de l'extérieur entre en moi par tout les orifices existant et commence à m'incendier les organes. Mais c'est quoi cette merde. J'ai fait un choix pourquoi je brûle comme ça ?


Sur cette dernière pensée je me suis mise à hurler au point de m'en briser la voix. Je veux que ça cesse. Je veux aller rejoindre mon Major qui doit s'inquiéter. J'espère qu'il ne m'entend pas hurler. Qu'il ne ressent pas mon mal. Je ne veux pas qu'il me voit comme ça. Ça le détruirait. Combien de temps ça va durer ? Je n'en ai aucune idée. Mon père ne m'a pas dit que j'aurai à brûler ? Est-ce que j'ai fait le bon choix ? Je suis sûr de vouloir être avec mon Major, mais est-ce que c'était la bonne décision de devenir un vampire ? OUI, c'est le bon choix ! Malgré la douleur, je suis certaine de mon choix.


Au fur et à mesure que je me dis que j'ai pris la bonne décision, que j'ai fait le bon choix, la douleur augmente. J'ai mal à un point que je me dis que j'aurais du prendre une décision différente. Au fur et à mesure que le doute s'insinue en moi, la douleur diminue. Je me mets une baffe mentale. J'aime mon Jasper. J'aime mon Major. Pourquoi doutais-je ? L'amour peut faire souffrir. Donc je suis prête à souffrir pour mon amour. La douleur tripla d'intensité et cette fois, je l'accueillie avec bonheur, avec amour, sereine même. Je suis prête à tout pour lui.

 


 

* Mon père me disait réellement ça, il faut avancer dans la vie, car on ne peut pas revenir en arrière. Ce qui est fait, est fait.

 

Chapitre trente-trois

POV Extérieur

Alice est assise sur le sofa du salon de la villa blanche des Cullen et elle jubile. Elle a des visions d'Arabella qui se trouve dans le coma. Elle se dit que tout sera plus facile que prévue. Elle va mettre son plan à exécution dans quelques jours. Elle se doit de se presser car ça fait près de deux semaines que celle qu'elle considère comme une rivale pour le cœur de Jasper est dans le coma.


Elle a réussi à convaincre Edward que finalement, ses visions étaient fausses. Bella n'est pas la compagne de Jasper mais la sienne. Alice prépare mentalement son plan pour exterminé Bella et tout ceux qui se mettront sur son chemin. Ensuite elle sera là pour consoler l'homme qu'elle veut. Elle force les visions du futur pour vérifier lequel de ses plans fonctionnera le mieux. Une chose qu'Alice a oublié de son don, c'est que les visions son subjectives. Alice souhaite retrouver Jasper en secret. Et détruire Bella donc ces visions lui montrent ce qu'elle souhaite.


Lui, Edward, pauvre homme totalement obsédé par la jeune femme qui résiste à son charme, à son corps, à son don, était convaincu, avant même qu'Alice lui disent, qu'elle lui était destiné. Elle ne saurait résister si elle n'était pas sienne. Depuis que cette tigresse était partie avec son pied, ses pensées ne cessaient de se tournée vers elle. Si elle ne l'aimait pas, elle ne serait pas partie avec une partie de lui. Elle a gardé son odeur à lui en faisant ça. Il ne se doutait pas que si Arabella était partie avec un de ses membres c'est simplement qu'elle ne voulait pas qu'il la poursuivre. Edward se demande comment il fera pour aller à sa rencontre. Il ne va même plus chasser. Ce n'est pas facile d'attrapé des proies sur un seul pied. Edward souhaite retrouver Bella en secret. Et détruire Jasper.


Rosalie est assise dans le bureau de Carlisle, encore une fois. Elle essaie de rejoindre celui qu'elle considère comme un frère. Jasper ne répond ni au appelle ni au sms. Ce n'est pas de sa faute à elle ce qui arrive. Ce n'est pas elle qui lui a menti. Ok, Rosalie c'est laissé emporter contre Bella mais, c'était avant de savoir toute la vérité. Depuis que Bella a quitté la villa, Rosalie n'a plus adressé la parole à Edward ni à Alice. Elle se remémore la conversation qui a suivit le départ des la famille Swan.


Flash Back

  • ESMÉ, TU N'AS PAS HONTE DE T'EN PRENDRE À TON FILS, hurle Alice.

  • Je n'ai rien fait à l'un de mes DEUX fils. Dit doucement Esmé et insistant sur le deux.

  • Edward est notre fils Esmé. Tu ne peux le renier pour un mensonge… Commence Carlisle.

  • J'ai renié Edward il y a déjà un temps. Commence Esmé. Il n'est pas le fils parfait que tu crois Carlisle. Et il a commencé à mentir bien avant aujourd'hui.

  • Que veux-tu dire ? Demande Emmett. Esmé le regarde et un sourire mauvais apparaît sur son visage habituellement tendre.

  • Il a volé plus que nécessaire. Il a tué pour le plaisir, humain comme vampire. Il a violé des femmes et adolescentes. Humaines comme vampires, encore une fois. Il a manipulé pour obtenir plus. Il a détruit des familles et des clans entier par ennuie. Rien ne l'arrête. Il est pire que les régents de notre race. Dit Esmé.

  • Pourquoi n'avoir rien dit avant ? Demande Rosalie surprise.

  • Il m'a menacé. Commence Esmé. Il a dit que si je disais quoique se soit à qui que se soit, il me démembrerait et éparpillerais mes membres aux quatre coins de la planète. Que pouvais-je faire ? Je sais qu'il en est capable. Elle soupire. Emmett, tu ne t'es jamais demandé ce qu'était devenu ton meilleur ami ? Emmett se raidi. C'est vrai qu'il n'a plus de ses nouvelles depuis plusieurs année. Rosalie, tu ne t'es jamais demandé ce qui c'est passé pour que ta transformation prenne deux jours de plus que la normale ? Rosalie pensait que c'était un cauchemar. Elle se rappelle d'avoir subit des violences sexuelles pendant sa transformation mais elle croyait que c'était un souvenir de son viol. Carlisle, tu n'as jamais remarqué que les yeux d'Edward était orangé plus souvent que doré ? Finit Esmé.

  • Pourquoi aujourd'hui ? Demande Carlisle coléreux.

  • Il ne peut rien me faire maintenant. Il ne peut pas se déplacer. Et si l'un d'entre vous me touche, Aro le saura. Je ne vous dirai pas pourquoi. Il a menti et détruit une fois de trop. Finit Esmé. 

Fin Flash Back

Depuis ce jour, Rosalie ne parle plus à Edward, ni à Alice qui a fini par dire qu'Esmé était une menteuse hors paire. Elle se demande ce qui arrive avec son frère. Elle s'inquiète pour lui. Elle se demande si Arabella et Jasper se sont retrouvés. Pourquoi ne répond-t-il pas ? Elle pense aller voir Jasper pour prendre de ses nouvelles. Rosalie se remet à sangloter doucement. Rosalie souhaite retrouver Jasper et Arabella en secret.


Emmett, l'ours qui à bouffé du clown, ne rie plus. Il ne fait plus de mauvaise blague. Il est sans joie, sans vie. Le clown est triste. La tristesse a envahi sa demeure, sa famille sa femme et enfin lui. Il ne supporte plus de voir sa belle et tendre Rosalie dans cet état. Après avoir assimilé les révélations d'Esmé, il a rejoint certain ami nomade. La véracité des propos de sa ''mère'' lui a fendu le cœur. Son ami à bel et bien été détruit par son frère. Enfin, celui qu'il considérait comme un frère. Sans savoir pour les autres, lui aussi voulait retrouver Jasper et Arabelle. En fait, plus aucun Swan ne répond au téléphone ou ne retourne ces appelle. Il espère sincèrement que tout le monde va bien. Personne ne sait ce qu'à pu faire Jasper. Il était dans un tel état quand il est parti. Emmett souhaite retrouver Jasper et Arabella en secret.


Tant qu'à Carlisle, il ne sait plus quoi penser. Il a téléphoné à des connaissances, mais aucune n'a vue Jasper et quand il pose des questions, personne ne répond. Quand ses amis lui demandent si Edward est encore dans son clan et qu'il répond par l'affirmative. Ses amis rient et lui souhaite bonne chance. Carlisle ne voulait pas croire Esmé, au début mais là, il n'a plus le choix.


Il n'est plus bien dans cette villa. Il passe son temps au travail et à chasser. Il ne sait pas quel sera sa réaction vis-à-vis Edward. Carlisle ne le considère plus comme un fils. Carlisle a pensé demander de l'aide aux régents du monde vampirique, mais il n'en a rien fait. Il ne croit pas que ce soit une bonne idée finalement. Malgré la colère et la rancune qu'il a contre Edward, il ne souhaite pas la mort de ce dernier. Surtout pas des mains de ces vampires cruel. Il essaie de rejoindre Félix-Antoine mais c'est sans succès. Comme tous les autres membres de sa famille, il a peur pour les Swan. Carlisle souhaite retrouver Jasper et les Swan en secret.


POV Major

Je viens de mordre Charlie Swan et ce, à sa demande. Je ne comprends pas mais je compte bien lui demander plus tard, SI il se réveille. Marie entre dans la chambre avec un bol dans les mains. Ce qui se trouve dedans dégage une horrible odeur de putréfaction. Elle pose une petite quantité de ce qui se trouve dans le bol, su la morsure que j'ai infligé à Charlie. Elle se tourne vers moi, mais elle regarde le plancher. Elle a compris !

 

  • Est-ce que je peux rester à leurs chevets ? Me demande Maria avec de l'inquiétude dans la voix.

  • Non répondis-je simplement.

  • Très bien. Tu devras retirer la ''pâte'' que j'ai posée dans le cou de Charlie. Tu lui en remettras aussi. Il faut faire ça aux dix minutes. Me dit-elle en colère maintenant.

  • Non, si elle croit me donner des ordres.

  • Mais... Commence-t-elle.

  • Oncle ? Commence Nathan. Est-ce que Marie peut rester au chevet de Charlie ? Demande-t-il. Elle s'occupera de la concoction elle-même. Ça va durer environ une heure. Ajoute-t-il.

  • Oui, dis-je à mon tour. Si elle m'avait dit que c'est pour s'occuper du chef Swan.

Le reste de l'heure se passa dans un silence complet. J'entends un homme tousser, je lève la tête. Charlie regarde sa fille avec amour et tristesse. Il remercie Marie et lui demande de nous laisser.

 

  • Ma fille te fait dire qu'elle t'aime et qu'elle sera bientôt là. Arabella, mon amour, moi aussi je t'aime, pensais-je. Je sens mon cœur mort se serrer dans ma poitrine.

  • Merci m'sieu. Lui dis-je avec émotion.

Nous restons en silence. Aucun de nous ne veut le briser. Nous regardons la jeune femme que nous aimons sincèrement. Je dois savoir ce qui se passe.

 

  • M'sieu, puis-je vous poser des questions ? Demandais-je incertain.

  • Oui. Répond Charlie simplement.

  • Qu'a Arabella ? Je veux comprendre.

  • Je croyais que je te l'avais dit... Euh, sa se peut. En fait, quand un vamparose se fait mordre par un vampire, il n'est pas immédiatement transformé. Ok. Le vamparose voit la vie du vampire. Toute sa vie. Autant humaine que vampire. QUOI ? Certaine sensation aussi. Ce que ma fille fait en ce moment, elle regarde ta vie. Tu étais encore humain quand je suis arrivé dans ta vie. Euh….

  • Pourquoi voit-elle ma vie ? Hésitais-je un peu.

  • Car c'est toi qui l'as mordu. Sa parait tellement simple dit comme ça.

  • C'est pour ça que je vous ai mordu ? Demandais-je.

  • Oui. Je ne pouvais aller la voir dans ta vie si tu ne me mordais pas. Évident !

  • Comment ça se fait que vous saviez quoi faire ? Je suis curieux.

  • Car je l'ai déjà fait. Il commence à m'énerver à répondre comme ça.

  • Avec elle ? Insistais-je.

  • Non. Avec Samantha. Elle est vampire maintenant. Euh… je n'avais pas fait attention.

  • Elle ressemble à une humaine ! À bien y penser…

  • Pour son cœur, c'est le don de Nathan. Pour les yeux, ils ne changent pas de couleur. Sauf quand la soif, la colère, le désir font surface, là, ils deviennent noire. Comme pour les vampires quoi. C'est une longue réponse cette fois-ci.

  • Mais pourquoi est-ci long ? Demandais-je énervé.

  • Major, gronde Charlie. Tu n'écoute pas quand je parle.

  • Charlie Swan. C'est chez moi ici. Si je décide de tous vous foutre à la porte y a rien ni personne va m'en empêcher. Maintenant, vas-tu répondre à mes putains de question ? Grognais-je.

Charlie éclate de rire. Il est complètement con cet homme. Ça va faire près de deux semaines que je ne me suis pas nourrit.

 

  • Tu es bien la moitié de ma fille. Même maudit caractère de cochon. Rit-il encore.

Toutes personnes dans la maison rient maintenant avec lui. Je hurle de rage. Le silence revient. Peter et Charlotte sont sur le seuil de la porte en une seconde. Ils ont du avoir vraiment peur pour lui.

 

  • Présentement ma fille est assise dans une salle de cinéma. C'est comme ça qu'elle a imaginé le fait de regarder un film. Commence Charlie sérieusement. Donc elle regarde ta vie en tant qu'humain. Ce qui a du commencer vers tes 4-5 ans. Quand nous avons nos premiers souvenirs. Quand j'ai été la voir, tu étais un ado. Elle va voir ta transformation, ressentira un peu la douleur. Elle verra ta vie avec Maria. Les humains que tu as tués pour te nourrir, ceux que tu as transformés. Les guerres aux quel tu as participé. Ta fuite, votre première rencontre. Ce que tu as vécu quand ils t'ont obligé à la quitter. Ta vie avec les Cullen jusqu'à ce qu'elle revienne dans ta vie. Elle verra aussi les mensonges d'Edward. Ta fuite encore une fois et tout finira quand tu l'as mordu. Ensuite, elle devra choisir. Si elle t'aime assez pour accepter tout ce que tu as fait ou non. Si elle fait le bon choix, celui d'accepter TOUT ce que tu as fait et de t'aimer malgré ça, elle se réveillera dans quelques jours en tant que vampire. Si elle n'accepte pas ce que tu as fait ou qu'elle fait un choix sans être honnête, elle ne se réveillera pas. Fini Charlie.

Ok, il a finalement répondu à mes questions. Je n'ai plus rien a lui demandé. Peter me regarde avec tristesse. Il sait ce que ma douce doit regarder. Il connaît bien ma vie. Je souhaite qu'elle se réveille, mais d'un autre coté, je me dis qu'elle serait mieux de ne jamais se réveiller. Je n'aurai pas a affronté ses regards. Ceux que les autres me donnent quand ils en apprennent un peu plus sur ma vie. Peter ne me lâche des yeux.

 

  • Elle ne fera pas comme les autres. Elle reviendra dans peu de temps. Comme elle connaîtra tout de toi, et qu'elle aura accepté, elle ne le fera pas. Dit-il.

Je ne dis rien. Je n'ai rien à redire. Mais je commence à avoir mal. Une brûlure se propage dans mon corps. Non, ce n'est pas moi qui ressens ça. Il y a de la peur aussi. Je me lève d'un bond. Elle a peur de quoi ? De moi ? Elle ressent du doute. De l'abandon, de la résignation, de l'acceptation, de l'amour, de la plénitude. La douleur est encore là et plus forte mais elle accepte cette douleur. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je me retourne vers Charlie et lui dit tout ce que je sens venir de sa fille. Il me fait un sourire tendre.

 

  • Ça veut dire qu'elle a accepté ta vie. Qu'elle t'aime assez pour vouloir vivre avec toi malgré ta vie. Elle ne te quittera jamais. Elle donnera sa vie pour te protéger. Ne lui fait pas de peine car elle pourra te tuer. Elle ne sera jamais en dessous de toi. Elle ne sera jamais au dessus de toi. Elle est et sera ton égale. Ensemble vous serez un tout. Aucun de vous deux pourra dominer l'autre. J'espère que tu réalise ce que ça implique Major ? Termine Charlie en souriant.

Je hoche la tête en guise de réponse. Elle sera mon égal. Depuis le temps que j'attends ça. Avec Maria je vivais une relation de subalterne. Avec Alice je devais être à son service. Je fais un énorme sourire à Peter, lui aussi me sourit. Mais son sourire s'affaisse. Ce n'est pas bon signe. Il frissonne. Il me regarde et il m'envoie la sensation qu'un danger arrive. MERDE. Comme si c'était le temps. Qu'est-ce qui s'en viens ? Marie entre en trombe dans la chambre. Si elle était humaine, elle serait à bout de souffle.

 

  • Les Cullen arrivent. Tous. Séparément et ils n'ont pas tous de bonne intention. Une petite brune est en avance sur les autres. Elle en traîne un à qui il manque un pied. Panique-t-elle.

Alice arrive avec Edward. Que nous veulent-ils ? Peter me regarde et m'envoie la sensation de danger encore une fois. Le danger c'est eux ?

 

Nous sommes tous dans la chambre. Nous prenons tous une position d'attaque autour du lit de ma belle qui va se réveiller dans quelques minutes, j'espère. Je sens l'odeur des deux traîtres, leurs émotions parlent pour eux. Ils ne nous veulent pas de bien.

 

Chapitre trente-quatre


 

POV Arabella

La douleur diminue rapidement. J'ai le sentiment qu'il y a une urgence. Je dois me réveiller. Mon Major est en danger. Je le sens dans toutes les fibres de mon corps. Je sens la douleur se diriger vers mon cœur. Ses battements son si rapide que j'ai l'impression qu'il va exploser. Et voilà. Mon cœur ne bat plus. Il faut que j'ouvre les yeux. J'ai comme la sensation que mon âme retourne dans mon corps. Donc, les vampires ont une âme. J'ai hâte de le dire à mon amoureux. Lui qui croie ne pas en avoir. J'entends des grognements rageurs autour de moi. Ce n'est pas normal. Je sens qu'on me prend dans des bras. Quelqu'un me parle, me déplace, un homme, ce n'est pas mon Major. J'ai déjà entendue cette voix...

 

  • Ne t'en fait pas ma belle. Je t'emmène à un endroit ou tu seras en sécurité. Me dit... Oh merde J'ouvre grand les yeux, je fixe le propriétaire de la voix. Ce n'est pas possible. J'ai récupéré mon pied avant d'aller te chercher. Tu as un joli ranch. On va s'y installer quelques temps. Nous allons y être bien. Il croit quoi lui ? Ensuite on s'en ira ailleurs. Loin de cette puanteur chevaline. Termine-t-il souriant.

  • Ou sont les autres ? Demandais-je hésitante.

  • Alice a mis le feu à la maison. J'ai juste eu le temps de te sortir. Personne ne sait que tu es encore en vie. Dit-il hilaire.

  • Ou est mon... Mon père ? Lui demandais-je triste.

  • Je ne le sais pas. Je te l'ai dit Alice à mis le feu à la maison pendant que tout le monde était dedans. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de survivant. Rit-il.

  • Pourquoi ? Lui demandais-je en sentant la colère monter en moi.

  • Tu es mienne Bella. Hein ? Tu as toujours été mienne. C'est quoi cette merde ? Même Alice l'a vue. Je suis venu te récupéré. Oh non, ça ne devait pas se passer comme ça.

  • Je ne suis pas à toi. Hurlais-je.

  •  

Je me débats, il resserre sa prise pour ne pas m'échapper. Je plisse les yeux et une vérité me saute aux yeux. Je suis un vampire maintenant. Je peux lui faire mal. Je me concentre sur ce que j'ai vue dans la vie du Major et je réussi, sans trop de difficulté à me libérer des bras d'Edward. Il ne s'attendait pas à ça. Ça se voit dans ses yeux. Qu'est-ce que je fais maintenant ? Je me bats contre Edward ou je cours en direction de la maison. Ou est cette maison. Je prends une inspiration très profonde et repère la piste qu'Edward a prise pour m'apporter ici. J'ai pris trop de temps à réfléchir, Edward me saute dessus et me plaque au sol.

 

  • Humm ! Je vois que tu es un peu plus solide que les humains. Me dit-il d'une voix qui se veut langoureuse.

Je hurle le plus fort que je peux et lui met un coup de pied dans le ventre. En faisant ça, je le projette à plus de vingt mètres de moi. WOW. J'adore être vampire. Je me relève à une vitesse impressionnante. Je cours en suivant l'odeur. J'entends des bruits de rocher qui se fracasse. Je sens Edward me suivre et me rattrapé. J'accélère encore. J'entends un rugissement. Je connais ce son. Je l'ai déjà entendu... C'est mon Major, j'en suis certaine. Je cours encore plus vite si cela est possible. Edward me suit toujours en grondant et en sifflant. Il m'exige et m'ordonne de m'arrêter. S'il croit que je vais me soumettre à lui, il se met un doigt dans l'œil et l'autre dans le cul et profondément à part de ça.

 

J'arrive devant une maison qui brûle. C'est sûrement la maison des Whitlock. Je regarde autour et repère une fenêtre ouverte à l'étage. J'entre dans la maison par cette fenêtre et trouve mon père, couché par terre. Je ne sais pas s'il respire encore mais je dois le sortir. Je le prends dans mes bras. Il ne pèse pas plus qu'une plume. Je sors de la maison par ou je suis entré. Je fais quelques pas et je me fais gronder dessus, encore. Je me tourne vers le son, je rage intérieurement.

 

  • QUOI ENCORE. Hurlais-je.

  • Oh, désolé Arabella. Je ne t'ai pas reconnu. Comment ?

  • T'es qui toi ? Tu me veux quoi ? J'ai la bizarre d'impression de l'avoir déjà vue…

  • Désolé Bella, je suis Peter Whitlock. Son visage me revient en mémoire. C'est un ami au Major. Je ne t'ai pas reconnu. Et j'ai eu peur pour ton père. C'est gentil de s'inquiéter pour mon père.

  • Je sais qui tu es, je t'ai vue dans mon ''rêve''. Sais-tu ou est…

  • MAJOR ! Hurle-t-il en me coupant.

Mon Major arrive en courant, il se fige, me regarde. Je fais quelques pas et dépose mon père dans les bras de Peter et je saute dans ceux de mon amour. Il me regarde intensément. Je vois de l'amour dans ses yeux. Je lui souris, il me sourit. J'avance mon visage vers lui, lentement, très lentement. Il dépose sa main sur ma nuque et attire mon visage pour qu'enfin nos lèvres se touchent. Quelle sensation divine. J'enroule mes bras autour de son cou. Lui, prend mes fesses en coupe et me soulève. J'enserre sa taille de mes jambes. Il me serre plus fort contre lui. Dans cette position, je peux sentir son érection. J'ai envie de lui, je le veux, là, maintenant.


Un grognement me ramène à la réalité. MERDE. Qui ose faire ça. Je lâche mon Major qui me dépose au sol et je me retourne. Ce que je voie me fait mal. Alice, les dents dehors, se tenant prête à mordre mon père et Edward prêt à arracher la tête de Peter. Mon corps bouge mais le Major dépose sa main sur mon bras. Pas ce contact je sais ce qu'il veut me dire. Je ne dois pas bouger.

 

  • Lâchez-les. Ordonne le Major. Edward éclate de rire. 

  • Non. Ricane Alice.

  • C'est quoi tu veux ? Demandais-je.

  • Je veux que tu me reviennes. Dit Edward.

  • Je veux que tu me redonne MON Jasper. Crache Alice.

  • C'est toi qui m'as laissé. Avant même qu'Arabella arrive à Forks. Dit calmement MON Major.

La surprise de ces paroles fait que je me raidis. Est-ce pour cette raison qu'il est avec moi ? J'essaie de dégager mon bras de sa main. Sans succès. Il effectue une pression différente et je comprends qu'il dit ça pour la faire parler. Il faut prendre notre temps. Il doit attendre quelque chose ou quelqu'un. Je me calme instantanément. Ça doit être son don.

 

  • Bella, regarde-moi. Dit Edward d'une voix qu'il croit suave. Tu me résiste depuis le premier jour. C'est la preuve que tu es à moi. Edward commence à perdre patience.

  • Écoute Eddy… Commençais-je.

  • Ne m'appelle pas Eddy ! Hurle-t-il.

  • Arrête de m'appeler Bella ! Dis-je doucement. Il hoche la tête.

Je voie, tout comme le Major le reste de nos familles derrière les deux cons. Marie et Félix-Antoine ont les yeux ronds. Nathan, Samantha et Charlotte ont le venin qui leurs coulent sur le menton. Carlisle et Esmé en position d'attaque. Rosalie et Emmett se déplace pour se placer sur la gauche de cette ligne. Ils prennent place et se tiennent prêt à sauter. Mais sauter sur qui ? Le Major effectue trois pressions sur mon bras. Sans savoir pourquoi, je comprends ce qu'il veut me dire. Sa famille et la mienne sont là pour nous aider. Je réalise à cet instant que les deux cons ne peuvent pas savoir ce qu'il se passe derrière eux car ils sont tous face au vent. Sauf moi et le Major. Je décide de jouer le jeu.

 

  • Alice, tu veux le Major, je te le laisse mais laisse mon père tranquille. Commençais-je. Edward, je vais aller avec toi. Mais lâche Peter. Dis-je doucement.

  • Tu me le laisse. Tu me le laisse. Rie Alice. Tu ne me laisse rien du tout. IL est à moi. Pas à toi. Crache-t-elle. La seule façon que je sois sûr que tu ne reviendras pas dans ma vie, c'est de t'éliminer.

  • ALICE ! Hurle Edward. TU NE TOUCHERAS PAS À UN CHEVEUX DE SA TÊTE. Rage-t-il en lâchant Peter.

Alice s'éloigne de mon père. Je me dégage de la poigne de Major et j'avance vers elle. Je sais qu'elle ne sait pas que je suis vampire maintenant. Ses yeux sont noirs, comme les miens j'en suis certaine. Elle bondit mais je l'esquive sans difficulté. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive mais c'est comme si une force inconnu envahissait mon corps. Je prévois tout ses mouvements. Je la frappe et j'évite ses coups avec facilité. Elle grogne. Peter, qui a toujours mon père dans ses bras, bondit loin derrière le Major. Edward s'élance vers le Major et les deux hommes se battent. Je réussi assez facilement à avoir le dessus sur Alice. Elle se bat bien mais je suis meilleure qu'elle. Sans savoir pourquoi d'ailleurs. Je lui arrache un bras. Elle hurle de douleur.

 

  • Ferme-là salope. Hurlais-je sur elle.

Je remarque que nos familles se sont approchées des combats. Charlotte et ma famille sont au près de Peter et mon père. Emmett et Rosalie sont près de Major et Edward. Carlisle et Esmé, cette dernière affiche un sourire sadique, se rapproche du Major et Edward. Sans comprendre pourquoi, je sais que je peux leur faire confiance. Ils ne sont pas là pour moi mais pour Edward et Alice. Le combat se continue entre moi et Alice, elle m'a mordu et le sourire sadique qu'elle a affiché, je sais qu'elle espérait me tuer en faisant ça. Un immense sourire cruel apparut sur mon visage.

 

  • Désolé de te décevoir salope. Tu ne me tueras pas comme ça. Riais-je malgré la douleur de la morsure. Je suis contente d'être un vampire.

Je lui arrache la main, la tire vers Esmé qui la rattrape agilement. Je décide de terminer ce combat. Je saute sur le dos d'Alice et lui arrache la tête. Le corps d'Alice s'effondre au sol. Je lance la tête de cette garce vers la maison qui brûle. Elle ne reviendra plus. Carlisle et Esmé s'occupe de finir de démembrer ce qui reste d'Alice et de le jeter dans le brasier qu'est la maison. Je les laisse faire. Esmé prend un plaisir sadique mais Carlisle lui, est un peu triste. C'est ce que je voie dans ses yeux et dans sont comportement.


Je me retourne vers l'homme de ma vie pour voir ou il en est avec son combat. Le Major est dans la merde. Je ne comprends pas. Il est un combattant hors norme et Edward a réussi à avoir le dessus. Edward arrache de ses dents un, un gros morceau de peau dans le cou de mon homme. Le Major hurle même pas et s'effondre au sol. Je voie rouge. Je vais le tuer. Je vais le décapiter. Je vais le torturer. Il a osé faire souffrir mon amour. Je rugis de douleur et de rage. Je n'ai pas le temps d'effectué un pas vers Edward que Rosalie, Emmett, Esmé, Nathan, Peter et Charlotte saute sur lui. Edward hurle, siffle, rugis, grogne et gronde mais rien n'y fait. Les autres déchiquettent sont corps. Je n'ai pas le temps de m'occuper de lui. J'arrive près de mon amour en quelques pas. Ma famille est avec lui. Marie à remis le lambeau de peu à sa place et elle crie des ordres.

 

  • Samantha, va chercher un animal. Il lui faut du sang. VITE. Charlie, met ta main là et fait pression. Félix-Antoine, va dire à Docteur Cullen de venir ici. GROUILLE-TOI. 

WOW, elle m'impressionne ma mémé. Quand elle décide de prendre les choses en main, elle agit. Samantha reviens avec un loup et un lynx. Marie et Carlisle s'occupe de le faire boire. Ils savent ce qu'ils ont à faire. Je reporte mon regard sur Edward. Emmett l'empale sur une grosse branche. Edward ne peut s'en sortir, il n'a plus de bras ni de jambes. Il reste de lui qu'un torse et une tête. Son visage reflète une immense douleur. Je m'approche d'Emmett, lui arrache la branche des mains. Je la plante dans le sol. Je cours en forêt et trouve ce que je cherche. Je dispose un monticule de branche autour de la branche d'Edward et j'y mets le feu. Je laisse le feu le brûler doucement. Il ne mérite pas une fin rapide. Je regrette d'avoir donné à Alice cette fin rapide. Elle ne le méritait pas. Finalement, Edward va souffrir pour les deux. Il brûle sur un bûcher comme les sorcières de Salem. Rosalie, Emmett et Esmé me regarde les yeux écarquillés. Nathan me serre fort dans ses bras et embrasse mon front.

 

  • Bienvenue parmi nous Arabella. Commence-t-il. Ton Major va s'en sortir. J'en suis certain. Viens, on va aller le voir. Dit-il doucement.

Nathan et moi on se dirige vers le Major qui est toujours inconscient. Carlisle dit qu'il faut le déplacé. Il lui faut du repos, beaucoup de repos. Je propose donc d'aller chez moi. Nathan prend son téléphone et indique aux employés de partir. Nous leurs donnons deux semaines de congé. Nous allons nous occuper de tout. Nathan prend son oncle dans ses bras et se dirige vers mon ranch. Je prends mon père sur mon dos car il a une jambe cassé et dit aux Cullen qu'ils sont les bienvenus. Nous partons tous en directions de chez moi. Tout au long du trajet, mon père bougonne, il n'est pas heureux que je le pore. Je rie à ses plaintes. Il a pris soin de moi, c'est maintenant à mon tour de prendre soin de lui.

 

Nathan dépose le Major dans mon lit, Carlisle nous dit que tout a été fait pour lui et que nous devons le laisser reprendre des forces. Il se réveillera dans peu de temps. Ce dernier me regarde.

 

  • Arabella, tu devrais te reposer. Une bataille comme celle-là doit t'avoir épuisé. Dit-il doucement.

  • Je vais bien docteur Cullen. Je ne suis pas épuisé. Répondis-je.

  • Ta condition ne doit pas te donner une force infinie. Continue-t-il.

  • Ma condition ? Demandais-je ne comprenant pas.

  • Tu es une vamparose. Commence-t-il doucement. Je sais que tu n'as pas besoin de beaucoup de repos mais il ne faut pas que tu t'épuise non plus. Finit-il.

J'éclate de rire ainsi que ma famille. Je voie bien que la famille de Major ne comprend pas. Ce qui me surprend le plus c'est que c'est Charlotte qui prend parole.

 

  • Elle est un vampire maintenant. Et très puissante de ce que j'ai pus voire. Dit Charlotte.

  • Un vampire. Répète Emmett sous le choc.

  • Comment ? Demande Rosalie.

  • Le Major l'a mordu lors de… Leurs retrouvailles. Dit Charlotte avec un immense sourire plein de sous-entendus.

  • Ça lui a pris près de deux semaine pour se réveillé. Ajoute Peter.

  • Elle s'est réveillé un peu avant votre arrivé. Dit Charlie.

Sur cette dernière phrase, Marie entreprend d'expliquer en quoi consiste la transformation des vamparoses en vampire. Après plusieurs minutes de discussion, de questions ainsi que les réponses nous entendons un faible sifflement venant de l'étage. Je m'y dirige en vitesse vampirique. Le Major est toujours allongé dans mon lit. Il fixe le plafond de façon féroce. Je m'approche de lui et il m'explique qu'il ne peut bouger. Nathan, Peter et Charlotte entre en vitesse dans ma chambre avec une proie chacun. Le Major en boit deux et moi une. J'ai besoin de boire moi aussi. Je m'allonge près de mon amoureux. Nos amis quittent en silence, nous laissant seul. Nous restons là, sans bouger et sans parler. Nous sommes étendus en nous tenant la main. Je ne veux plus bouger d'ici.


D'une façon étrange, nous discutons sans ouvrir la bouche. Je me demande c'est quoi ça. Lui aussi d'ailleurs. Je sais très bien que pour avoir des réponses à ça, nous devons nous lever. Je n'en ai pas envie. Lui non plus d'ailleurs. Nous restons comme ça encore un peu.


Après une heure de discussion silencieuse et de douce caresse nous allons rejoindre notre famille au salon. Mon père, qui est presque guérit, se lève et viens vers nous.

 

  • Puis-je ? Demande-t-il en regardant l'homme à mes coté.

  • Évidemment ! Lance le Major en éclatant de rire. Moi je ne comprends rien.

  • Comment vas-tu mon ange ? Me demande Charlie en me serrant dans ses bras.

  • Je vais mieux. Le Major est là, sain et sauf et en pleine forme. Dis-je.

Je vais m'asseoir sur un sofa du salon et me demande comment formulé les questions que je me pose sur ce qui se passe avec Major et nos discutions silencieuse. C'est lui qui prend parole.

 

  • Avant tout, j'aimerais m'excuser au près de la famille Swan pour mon comportement des deux dernières semaines. Il baisse la tête.

  • Ne t'en fait pas, c'est normal d'avoir agis comme ça. Dit Marie tout sourire.

  • Et nous ? Demande Peter. Charlotte et moi ne faisons pas partie de la famille Swan et tu as été le pire des… Il ne termine pas sa phrase. Charlotte lui a donné une gifle magistrale derrière la tête.

  • Je m'excuse soldat. Dit le Major en riant. Maire, tu as l'air de savoir beaucoup plus de chose que n'importe qui. Pourrais-tu nous expliquer pourquoi nous savons toujours ce que l'autre pense sans se parler ? Demande-t-il.

  • C'est le lien qui vous unis. Commence-t-elle. C'est ce lien qui fait de vous un tout. Ce lien est plus fort que celui qui unit deux vampires entre eux. Arabella t'a mordu elle aussi. Elle a injecté une petite quantité de venin en toi. Elle, elle a ''vue'' ta vie. Toi, sa vie circule en toi. Ta condition de vampire ne te permet pas de ''rêver'' sa vie. Donc tant qu'elle dormait, tu ne pouvais pas la quitté car SA vie prenait sa place en toi. Dit Marie.

  • Hein ? Dis-je.

  • Moi non plus je ne comprends pas. Dis Emmett.

  • Personne ne comprend, je crois. Dit Carlisle.

  • Comment expliquer tout ça ? Major, quand Arabella ''dormait'' tu n'as pas quitté son chevet. Pourquoi ? Demande Marie.

  • Je ne sais pas. Commence-t-il. Je ne pouvais et ne voulais pas m'éloigner d'elle. C'était plus fort que moi. Dit Major.

  • Qu'est-ce que tu as ressenti quand Edward est partie avec elle ? Demande Félix-Antoine.

  • Un sentiment de panique. J'avais l'impression de ne pas être complet. C'est comme si j'étais à moitié présent. Répond Major.

  • As-tu sus quand elle s'est réveillée ? Demande Marie.

  • Bizarrement, je crois que oui. J'ai eu une sorte de regain d'énergie. J'ai sus qu'elle arrivait vers moi avant même que Peter hurle mon nom. Quand je l'ai serré dans mes bras, j'étais complet. Ok, c'est bizarre mais je le crois. J'ai eu le même pressentiment quand il est revenu à lui.

  • Qu'as-tu ressenti quand tu as vue Peter et Charlie pris au piège ? Demande Nathan. Je crois qu'il connaît la réponse.

  • J'ai eu peur pour Charlie. Mais une peur viscérale. C'est comme si… Commence Major.

  • Tu as senti ma peur. Dis-je comme une évidence.

  • Non, pas la tienne. La mienne. Dit-il penaud.

  • D'une certaine façon, tu as eu peur de perdre Charlie. Perdre ton père. Dit Marie.

  • Oui, c'est ça. Ajoute Major.

  • Une petite partie de Charlie circule en toi. Car c'est le père d'Arabella. Tu as eu peur pour lui comme Arabella a eu peur pour Peter. Sourit Félix-Antoine.

  • Comment sais-tu pour Peter ? Demandais-je surprise. Peter me lance un clin d'œil.

  • Major a eu peur pour son ami. Ce qui vous unis est plus fort que tout. Si l'un de vous se blesse, l'autre souffrira physiquement. Si l'un meurt, l'autre se laissera mourir. Répond Carlisle qui a tout compris.

  • Donc si je comprends bien, ils sont faits pour être ensemble. Dit joyeusement Emmett.

  • C'est ça. Rien ne pourra les séparer. Même pas eux. Dit Charlie.

Je regarde l'homme à mes coté. Il est tellement beau, fort, puissant. Je suis chanceuse de l'avoir dans ma vie. Je tiens la main du Major dans la mienne. On se lève et on court à l'extérieur sous le rire amuser des autres.

 

Chapitre trente-cinq


POV Major

Ma compagne me prend la main et elle m'entraîne vers la grange à foin. J'adore l'odeur de la paille. Arabella le sait très bien.


Elle me pousse, je tombe sur le dos et elle s'assoit à califourchon sur moi. Ses yeux sont noir de désire. Elle me caresse par-dessus mes vêtements. Ses gestes sont tendre, doux, sensuel. Arabella veut de la tendresse. Moi, Major Whitlock, je sais que je ne pourrai pas lui donner cette tendresse, cette douceur. Comment vais-je faire ? À moins que…

 

  • Laisse-le venir. Me dit tendrement Arabella.

     

Elle a compris mon débat intérieur. Je ferme les yeux quelques seconde et je retourne dans ma foutu cage. Jasper va prendre les commandes. Mais je sais que cette fois, il ne m'enfermera plus. Je suis en paix et en harmonie avec toutes mes facettes. Jasper sera là quand ma compagne aura besoin de ce coté doux et tendre. Je serai là, quand elle aura besoin de quelqu'un de fort, brute et trop protecteur. Je laisse Jasper faire surface et moi, je vais me reposer.


POV Jasper

Major me laisse les commandes de notre vie. Je me promets de ne plus jamais l'enchaîner car Arabella a besoin de mes deux coté. Dieu qu'elle est merveilleuse cette femme. Elle m'accepte comme je suis. J'ouvre les yeux pour découvrir ma moitié avec des yeux nouveaux. Elle se penche et dépose ses lèvres douces sur les miennes. Aucun de nous ne demande l'accès à la bouche de l'autre. Nous ouvrons nos lèvres en même temps. Nos langues commencent le plus beau, le plus doux et le meilleur des ballets jamais dansé.


Ses mains agrippent mes cheveux et elle y enfonce ses doigts doucement. Je prends ses hanches avec douceur. Je les serre un peu. Elle effectue des mouvements de bassin, ce qui fait de petite pression sur ma verge déjà tendu. Elle se décolle un peu de moi et détache ma chemise lentement. Bouton par bouton. Elle me rend fou avec cette lenteur. Mais c'est tellement grisant. J'effectue les mêmes gestes qu'elle, tout en douceur et en lenteur.


Je ne sais pas combien de temps ça nous a pris avant qu'on se retrouve totalement nue. Mais, je m'en fou. Ces caresses douce, tendre, sensuelle me font découvrir un nouveau monde. Un monde que les humains appellent PARADIS. Arabella lâche ma bouche pour embrasser ma mâchoire, mon cou. Ses lèvres sont remplacé pas sa langue. Elle lèche mon cou, remonte à mon lobe d'oreille, reviens à mon cou. Descend sur ma clavicule, mes pectoraux. Elle suit une ligne imaginaire jusqu'à mon nombril. Sa langue en fait le tour habilement. J'appréhende ce qu'elle fera ensuite. Lentement, trop lentement, elle se rend à mon membre durcit et le prend en bouche. Elle m'offre la meilleure fellation que je n'ai jamais eue de mon existence. Je veux lui rendre se plaisir mais elle refuse.


Arabella remonte son corps et viens m'embrasser. Je goûte ma semence qui est encore sur sa langue. D'un mouvement agile de hanche, elle s'empale sur mon membre. Elle se déhanche sensuellement. Elle quitte mes lèvres pour se redresser. Elle prend appui sur ses pieds et commence ses mouvements de haut en bas.


Je prends le sein gauche dans ma bouche, le droit dans une main. Ma main libre caresse ses fesses fermes et rebondit.

 

  • Oh mon Dieu, c'est si… gémis Arabella. 

  • Vas-y ma belle. Fait toi plaisir. Prend ce que tu veux de moi. Dis-je.

  • Jas… Jas… Per… Bégaie-t-elle.

D'un coup de hanche habile, je nous change de position. Je suis maintenant au dessus d'elle. Toujours en elle. Je prends un rythme de va et viens qui n'est pas trop lent. Elle gémit encore. Je remonte une de ses jambes sur une de mes épaules. Elle gémit encore plus fort. Elle est si serrer.

 

  • Plus fort… Plus vite… Dit-elle. 

Je fais ce qu'elle demande. Je sens ses parois se resserrer. Elle va bientôt jouir. Je passe une main entre nous. Je mets mon pouce sur son bouton de rose et j'effectue des ronds en y mettant juste ce qu'il faut de pression.

 

  • Viens ma belle. Laisse-toi aller Dis-je dans un effort.

  • OH OUI JASPER…. Hurle-t-elle en jouissant.

  • ARAA........ BELLLLLLLAAAAAA Hurlais-je quelques secondes après elle.

Je m'effondre sur elle. Nous reprenons notre souffle rendu erratique. Nous restons dans cette position un certain temps en silence. Je me retire d'elle. Je me couche à ses coté et elle vient déposer sa tête sur mon torse. Je ferme les yeux. Je veux profiter de ce moment de pur bonheur. Je caresse ses cheveux, elle ronronne. Je suis l'homme le plus chanceux sur terre. Je ne veux plus jamais quitter ce ranch, ni cette famille et surtout, je veux garder cette déesse à mes cotés. Nous sortons de notre bulle de bonheur par une voix tonitruante.

 

  • Hey les amoureux, habillez-vous. On va chasser. Lâche Emmett en riant. Beau body Bella. T'es chanceux mec ! Rosalie le gifle derrière la tête. Il est debout, devant moi et il rie en se frottant le derrière de la tête.

  • Je ne savais pas que tu étais un vrai blond mon Jazzynounet. Grrrrr ! Rit-il encore.

On s'habille en vitesse et allons chasser avec tous les vampires présent. Nous chassons le reste de la nuit et rentrons au ranch un peu avant que le soleil se lève. Charlie et Félix-Antoine nous attendent devant une tasse à café. Je les salue avec un signe de tête.

 

  • Major, commence Charlie.

  • Jasper. Le coupais-je.

  • Jasper, puis-je te parler ? Demande Charlie.

  • Bien sûr. Réponds-je.

  • Jasper, je sais que tu ne voudras pas te séparer de ma fille. Mais j'aimerais l'avoir près de moi encore un peu. Accepterais-tu de venir rester avec nous à notre retour à Forks ? Demande timidement Charlie.

  • Si vous ne me séparé pas d'Arabella, je suis d'accord m'sieu. Répondis-je.

  • Appelle-moi Charlie. Dit-il.

C'est ainsi, deux semaines plus tard que j'ai emménagé chez Charlie et Arabella.


50 ans plus tard (multiple pov)

POV Aabella


Je suis de retour à Forks. Je me suis déguisé. Il faut bien que je paraisse d'avoir 68 ans. Je suis ici car c'est l'enterrement de mon père. Il s'est fait tué par une sorte d'animal. Le genre d'animal qui vide de son sang sa proie. Les Quileutes ont exigé qu'il soit incinéré. Ce que j'ai accepté bien évidemment. Je me dirige vers le cimetière. Je dois prendre la parole.


POV Jasper


De retour dans cette petite ville nuageuse. Bella s'est déguisé et j'ai fait la même chose. Il faut bien que je paraisse d'avoir 50 ans de plus. Je sais que ma belle à immensément de peine. Moi aussi d'ailleurs. Ce bon vieux Charlie va me manqué. Je me rappelle quand je lui ai demandé la main de sa fille.


Flash Back

  • M'sieu, j'aimerais vous parler. Dis-je nerveux.

  • Avant tu vas m'appeler papa, p'pa ou Charlie mais arrête avec tes m'sieu. Me crache-t-il.

  • Bon. Papa Charlie, j'aime ta fille plus que tout au monde. Je ne peux vivre sans elle. J'aimerais savoir si tu accepterais que je l'épouse ? Demandais-je nerveux.

  • Yé pas trop tôt. Rit-il. 

Fin Flash Back

J'aimais Charlie comme un père. Ma belle doit prendre la parole aujourd'hui, je me demande bien ce qu'elle dira. Elle a préparé un petit texte mais je me doute qu'elle ne le dira pas. Je regarde les gens autour de moi. À ma gauche il y a la famille Swan : Marie, Félix-Antoine, Samantha et Nathan. À ma droite, il y a la famille Cullen : Carlisle, Esmé, Rosalie et Emmett. Peter et Charlotte sont avec les Swan. Nous avons gardé des liens avec les Cullen. Carlisle et Esmé sont devenus très proche de Charlie. Ce dernier était comme un frère pour Carlisle. Je sais que la perte de Charlie l'a peiné énormément. Plus que celle de deux de ces enfants. Derrière il y a les descendant Quileutes. J'ai le cœur gros. J'aimerais pouvoir pleuré la perte de ce père si aimant.


POV Arabella


Je suis debout devant la pierre rose ou sera enterrer mon père. Je ne sais plus ce que je dois dire. Est-ce possible pour un vampire de perdre la mémoire ? Je suis nerveuse comme jamais. J'inspire profondément.

 

  • Je ne ferai pas un long discours. Je vais être brève. Merci papa de m'avoir donné la vie. Merci papa d'avoir eu confiance en moi et en mes choix. Merci papa de m'avoir aimé et accepté tel que je suis. Je t'ai aimé, je t'aime et je t'aimerai éternellement mon p'tit papa d'amour.


Nous n'avons pas resté à Forks très longtemps. Arabella a gardé la maison de son père, juste au cas où nous voudrions revenir dans quelques décennies. Nous sommes donc retourné au Texas, au ranch plus précisément. Il faut dire qu'à part les quelques années que nous avons passé avec Charlie, nous n'avons jamais vraiment quitté le ranch. Avec tous les Swan et les Whitlock, nous avons et prenons encore soin du ranch et je suis vraiment heureux.


FIN !

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Date de dernière mise à jour : mardi, 14 Novembre 2017