tout n'est que fatalité

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Voilà un petit Lemon est prévu un peu plus hot que le dernier, j'ai laissé un repère si vous voulez le sauter. 


 

Chapitre: 15

Nous avancions ensemble dans les couloirs du château, nous menant directement aux appartements d'Aro et Sulpicia. Mon odorat m'informa de la présence de Marcus, heureusement pour moi Caïus ne partageait que peu de temps avec ses frères de pouvoirs. Il était en majeur partie avec Athenodora sa compagne, qui me témoignait autant d'affection que son époux. Nous nous arrêtâmes devant la magnifique porte sculptée des maîtres quand celle-ci s'ouvrit devant nous, laissant apparaître Aro qui s'écarta du passage.

-Nous vous attendions, je vous en prie entrez, il nous escorta jusqu'au petit salon, celui-là même où Sulpicia avait reçu les femmes Cullen un peu plus tôt.

Nous mîmes tous un genoux à terre signe apparent de notre respect et dévouement envers nos maîtres.

-Je suis surpris de te voir Démétri, déclara Aro.

-Je tenais à apporter mon soutien à Bella, mais si vous trouvez ma présence déplacée, veuillez m'en excuser, il allait se lever pour partir, mais Aro le retînt en lui apposant sa main sur l'épaule.

-Je vois, finit-il par dire. Ta loyauté pour tes amis est respectable, tu peux rester.

-Merci maître.

Il nous invita d'un geste à prendre place sur un canapé en face d'eux. Il posa son regard sur moi.

-Bella comment te sens-tu ?

-Mieux, merci Aro, tous les regard étaient tournés vers moi. Sympathie pour Sulpicia, compassion pour Marcus, frustration et curiosité pour Aro.

-Je voudrais vous présenter mes excuses pour ce qui s'est passé un peu plus tôt.

-Avant d'accepter tes excuses Bella, j'aimerai comprendre ce qui a réussi à te mettre dans cet état. Nous avons tous été surpris, tu as un tel contrôle de toi que nous ne comprenons pas vraiment ce qui a bien pu se passer, je me sentais honteuse, je les avais déçu.

-En fait je pense que c'est une accumulation de tout ce que j'ai ressenti ces dernières semaines. Je n'ai pas su me canaliser convenablement.

-Maître, laissez-moi vous montrer si vous le permettez, je sais que vous avez vu une partie de la situation à travers les yeux de Démétri, mais laissez-moi combler les vides.

-Bien sûr Alec approche mon garçon, Alec se leva et se positionna devant Aro qui lui apposa à son tour la main sur l'épaule. Pendant quelques secondes personne ne dit rien, regardant leur échange silencieux.

-Je vois. Pour commencer Bella je tiens à préciser que ton comportement nous a surpris certes, mais nous ne t'en tenons pas rigueur. Tu es un nouveau-né et de par ce fait le contrôle des émotions peut parfois s'avérer être délicat. Même pour les plus aguerris d'entre nous. J'ai eu un petit échange avec Jasper Whitlock, et je dois avouer que son don est très étonnant et très puissant. J'ai ressenti par son intermédiaire l'intensité de ce que tu as traversé et ce que tu as ressenti quand nous sommes arrivés dans la pièces et de par ce fait je suis plus à même de te comprendre et de te pardonner, j'étais légèrement rassurée.

-Pourrais-tu m'informer Aro ? souffla Marcus agacé.

-Bella je t'en prie explique leur la raison de ta culpabilité.

Je ressentis tout à coup une sorte de pression pesante sur mes épaules. Devrais-je avouer devant tout le monde ma faiblesse ? Faire face à leur réaction me faisait peur, je ne voulais pas affronter leurs regards pleins de mécontentement. J'avais peur, mais la main d'Alec se resserrant sur la mienne au moment où il reprit place à côté de moi me rassura et me donna le courage qui me faisait cruellement défaut. Je fixais Marcus et me lançais.

-Je ne voulais pas de vous dans cette pièce parce que je ne voulais pas vous décevoir. Vous ainsi qu'Aro avez pris position contre l'avis de Caïus pour me soutenir dans mon choix de vie. Et le fait que je n'ai pas été capable de garder le contrôle sur mes émotions prouve qu'il avait raison. Je m'en veux de vous avoir mis dans cette situation, j'ai trahi votre confiance et j'en suis désolée, je ne voulais pas que vous me voyiez dans cet état.

-Es-tu sérieuse Bella? Demanda Marcus incrédule. En même temps qu'il me posait cette question il cherchait la réponse auprès d'Aro qui confirma d'un hochement de tête.

-Oui, lançai-je piteuse. Il y a aussi le fait que je ne voulais pas perdre ma place auprès de vous Sulpicia. J'aimais ce que je faisais pour vous, j'aimais aussi me sentir utile. Mais comment pourrais-je être à même de vous protéger, alors que le plus grand danger autour de vous c'est moi et mes humeurs instables ?

-Bella comme te l'a dit mon époux tu n'es qu'un nouveau-né, et j'ai malheureusement ma part de responsabilité dans ce petit incident. Je t'aie mis la pression pour que tu développes ton bouclier rapidement, suite de quoi quand je t'ai appelé j'ai senti que tu étais à fleur de peau. J'aurais dû te laisser plus de temps, j'ai moi même oublier de prendre en compte ta transformation encore récente.

-Non Sulpicia j'ai vraiment été heureuse de pouvoir vous faire plaisir, et j'aimais me sentir être à vos côtés. Je regrette juste de ne pas avoir été à la hauteur de vos attentes, j'étais triste mais je savais que je n'avais pas le choix, et que c'était le mieux pour sa sécurité.

-Bella j'ai comme un mauvais pressentiment. Tu n'essaierais tout de même pas de me rendre ta cape j'espère ? je la regardais incrédule. Me voulait-elle encore auprès d'elle malgré le fait que je n'ai pas su me contrôler et que j'étais potentiellement dangereuse ? Aro prit la main de sa femme.

-Sulpicia je suis censée vous protéger, avoir un contrôle irréprochable. Je m'en voudrais terriblement si je venais à vous blesser comme j'ai blessé Démétri.

-Bella quoi que tu penses je te fais confiance nous sommes tous passés par là. Et personne nel'a fait avec autant de retenue que toi. La discussion est close demain tu m'accompagneras à Paris comme prévu et tu verras tout se passera bien, elle avait ce ton autoritaire qui faisait que je n'avais pas d'autre choix que d'accepter. Il faudra que je redouble de vigilance autour de d'elle. En serais-je capable ?

-Bella en ce qui concerne Heidi je m'en charge personnellement, lança Aro. Et quant à Félix je crois que le message est bien passé, Aro échangea un regard conspirateur avec Alec.

-Aro si vous le permettez j'aimerai régler moi-même cette histoire.

-Je crois qu'elle a raison, approuva Marcus. Si nous intervenons à chaque fois qu'elle rencontre des problèmes. Nous risquons de créer une polémique et un mauvais climat entre nos gardes et Bella ne se fera jamais respecter.

-Je suis aussi de cet avis Aro, conclut Sulpicia.

-Très bien, mais je veux connaître le déroulement de cette histoire, je ne m'en mêlerai pas tant que tu as la situation en main. Par contre Alec et Démétri aucun de vous n'intervient sans que je sois au courant.

-Oui maîtres, répondirent-ils ensemble.

-Bella as-tu eu le temps de finaliser notre voyage de demain ? demanda Sulpicia.

-Oui tout est OK, je viendrais vous chercher aux alentours de 4h15 avec vos invités, Félix et un autre chauffeur nous attendront au garage. J'ai loué deux voitures pour notre arrivée à l'aéroport.

-Très bien Bella. Tu peux maintenant prendre congé et profiter de ton temps libre pour te relaxer un peu, c'était une longue journée et tu as besoin de te reposer.

Nous nous levâmes et après un dernier remerciement pour le renouvellement de confiance qu'ils me témoignaient une nouvelle fois, et nous sortîmes.

Chose surprenant Démétri avant de partir embrassa le somment de ma tête sans que mon amour ne lui fasse aucun commentaire. Alec ne supportait pas que quelqu'un me touche, c'était maladif. Je pense que ma petite crise avait certainement dû le remettre en question et qu'il consentait enfin à m'accorder un peu de confiance et surtout à travailler sur lui. Après tout c'était peut-être un mal pour un bien. Nous arrivâmes dans notre chambre, il me tenait par la main il n'avait pas ouvert la bouche, mais malgré le silence il n'y avait aucune tension, nous étions bien l'un avec l'autre. Cette sensation, cette connexion que nous avions m'avait sincèrement manquée ces derniers jours.

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Il m'attira à lui et m'embrassa d'abord tendrement, puis en approfondissant ce baiser il devînt passionné, presque urgent. Je me laissais totalement aller aux sensations qu'il faisait naître en moi. Ce baiser me rappela nos premiers moments ensemble, quand j'étais encore humaine et qu'il m'éblouissait à chaque regard, à chaque sourire, tout en moi le réclamait. C'est exactement ce que je ressentais pour lui à l'instant, plus puissamment et plus urgent que jamais. Mon corps était avide de ses baisers, de ses caresses, de ses attentions. Mes mains arrachèrent sa chemise je n'avais pas envie d'être tendre et douce, j'avais envie de lui d'une manière plus brutal et sauvage, je voulais lui montrer comment et avec quelle force je l'aimais, je voulais lui faire oublier le mal que je venais de lui faire quelques heures plus tôt en le rejetant. Je voulais qu'il m'aide à l'oublier moi aussi. Il répondit à mon empressement en m'attrapant par les cheveux et en me forçant à me fondre en lui, dans son visage. Sa langue était beaucoup plus brusque, plus autoritaire elle voulait dominer la mienne, je me battis contre lui, mais lui laissais l'avantage. Il relâcha alors mes lèvres pour descendre le long de ma mâchoire il se recula pour me regarder, toujours aucun mots n'étaient sortis de sa bouche. Son regard était noir à l'instar du mien symbole de notre ardent désir. Il arracha mon haut me laissant le buste pratiquement nu devant lui, ses mains impatientes s'accrochèrent directement à ma poitrine. Ses pouces passèrent brutalement sur la pointe de mes seins provoquant ainsi leur durcissement. Bien que violent il réussit à me stimuler comme si notre besoin bestial de ne faire qu'un était commun et aussi intense pour lui qu'il l'était pour moi. Mes doigts glissèrent rapidement et avec assurance jusqu'à sa ceinture que j'enlevais sans mal m'attaquant à son pantalon pendant que ses dents rencontraient et titillaient mes mamelons à travers le fin tissu qui les emprisonnait. Je gémis de plaisir, et réussis à baisser son jean d'un geste agile, il l'envoya à travers la pièce sous mon sourire amusé. Ce fut à son tour de retirer mon pantalon. Je remontais ma main de son ventre passais par l'estomac m'attardant sur ses fins pectoraux, mes mains arrivèrent enfin jusqu'à sa nuque et d'un mouvement sec je l'attirais à moi, rapidement ma langue en manque de lui explora sa bouche. Il retira mon soutient-gorge, prit mes seins à pleine mains les malaxant, tordant mes tétons cherchant à me soutirer des gémissements qui ne se sont pas fait attendre jusque là. Délaissant ma poitrine il me prit les fesses en coupe et me souleva aisément nous déplaçant contre le mur juste à côté de la porte. Mes hanches se frottèrent frénétiquement contre sa virilité fière et droite. Il arracha ma culotte déjà trempée et fit parcourir ses doigt le long de mes lèvres imbibées du désir qu'il me provoquait. Ma bouche ne quittait pas la sienne, nos langues se battant en duel pour savoir laquelle remporteraient cette victoire. Mes doigts s'attardant dans ses magnifiques cheveux de soie noire. Il entra un doigt en moi reculant légèrement son visage délaissant ainsi mes lèvres pour me regarder dans les yeux pendant qu'il entrait un deuxième doigt et entamait un va et vient me suscitant une avalanche de sensations intenses. Mes hanches s'inclinèrent de façon à approfondir son touché. Rapidement je ressentis un redoublement de chaleur et d'électricité me parcourir de part en part, c'était tellement plus puissant et profond que ce que j'avais déjà ressenti auparavant , j'étais enfiévrée j'approchais de l'extase. Mes parois se resserrèrent autour de ses doigts et je criais son nom, le nom de l'homme de ma vie le seul et l'unique. Le nom de celui qui était capable de m'emmener aussi loin, aussi haut et de me faire vibrer fort comme il venait de le faire.

Il était ravi son sourire en témoignait, j'aimais ce sourire orgueilleux. Il me porta jusqu'au lit, m'installa dessus et se positionna au-dessus de moi. Je ne pouvais pas le laisser faire, je voulais l'honorer comme lui le faisait à chaque fois que ce soit avec ses caresses où sa langue, il savait toujours me faire sentir exceptionnelle à ses yeux. Je devais affronter mes craintes et lui prouver, me prouver que je pouvais être à sa hauteur. Je le poussais pour qu'il soit à son tour sur le lit et moi au-dessus. Je baladais mes mains un peu partout sur son abdomen délicatement musclé. Je traçais un chemin avec mes baiser partant de sa clavicule gauche, passant par son cou, goûtant et et léchant savourant chaque parcelle de sa peau, il sentait tellement bon et son goût était exquis. Je passais sur son estomac, il infiltra ses doigts dans mes cheveux. Je redescendis encore arrivant à la bordure de son boxer mis à mal par son membre tendu au possible. D'un geste vif je m'en débarrassais, tout en le regardant comme il l'avait fait précédemment. Nous étions de nouveau connectés et malgré le fait que j'étais inexpérimentée dans cette pratique je laissais mon instinct prendre le dessus. Mes mains le saisissant, le caressant, ma bouche vînt à la rencontre de son gland, léchant le liquide pré-éjaculatoire, me délectant de son goût. Comme si je savais ce que je faisais, je laissais ma langue le lécher sur toute sa longueur, et le je le pris en bouche totalement, ma langue s'enroulant autour de lui apprenant à le connaître, essayant d'insuffler tout mon désir. J'arrivais à me relâcher totalement et je me trouvais assez dégourdie pour une première fois. Sentiment confirmé par les gémissements bruyant de mon amant, il m'aida à prendre un rythme plus satisfaisant pour lui, je le sentais proche de sa délivrance lorsque sans ménagement il me releva, m'attirant jusqu'à sa bouche où son baiser animal décupla ma passion. Dans un mouvement presque inconscient alors que j'ondulais contre son sexe, il arqua son bassin et je retrouvais empalée sur lui. J'aimais le sentir en moi c'était à chaque fois un accomplissement, j'étais entière et comblée. J'intensifiais mes mouvements de bassin lui arrachant des gémissements, ses mains sur mes hanches dirigeant et accélérant encore plus rythme. Ne tenant plus il nous releva, et se retira de mon antre, pour me repositionner contre le mur. D'un mouvement fluide, agile mais brutal, il me pénétra de nouveau et toujours aussi violemment, mais je dois avouer que j'aimais ce côté sauvage de notre étreinte. Il entama rapidement ses vas et viens en moi, sauvage, animal m'amenant de nouveau aux portes de la jouissance. Je me libérais juste avant lui mes muscles se serrant autour de son sexe eurent raison de son abandon, à son tour dans un râle aussi bestial que le fut notre ébat. Et au moment où je le sentis se libérer il me mordit à la naissance du sein gauche, la douleur était lancinante mais elle prolongea l'effet d'extase.

C'est haletants et avec une douceur que nous n'avions pas expérimentée aujourd'hui qu'il m'allongea sur notre lit. Sa morsure me brûlait mais j'étais fière qu'il m'ait marquée de cette façon. Une preuve visible que je lui appartenais. Je n'aimais pas me sentir objet mais pour moi cette morsure signifiait plus qu'une simple possession. Elle signifiait un engagement comme le mariage pour les humains sauf que pour nous cela s'avérait plus intense et représentatif qu'un simple papier, et surtout beaucoup plus durable. (N/C J'ai beaucoup aimé ce lemon plus hot, miam, tu viens de le découvrir j'adore ;o))

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-Tu vas bien ma puce ?

-Oui ça va.

-Je suis désolé pour ça, dit-il en redessinant les contours de la morsure qu'il venait de ma faire. J'ai agit à l'instinct, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.

-Ça va, c'est rien et puis de toute façon je suis à toi et je suis fière de porter ta marque. Bien que la brûlure soit un peu désagréable.

-C'est vrai ? demanda-t-il surpris.

-Quand vas-tu cesser de douter de ma sincérité et de mes sentiments pour toi.

-Je ne doute pas de toi c'est juste que je suis surpris de ta réaction. C'est indigne de toi d'être marquée comme du simple bétail.

-Effectivement vu de cette façon c'est assez dégradant, répliquai-je avec un sourire. Mais moi je le vois plutôt comme une sorte d'engagement. Tu confirme tes sentiments pour moi, il m'embrassa et ce baiser était plutôt doux et passionné, seule réponse convenable à notre échange. Nous passâmes le reste de la nuit à nous câliner, à nous caresser et à faire l'amour. Jusqu'à ce que mon téléphone retentisse, il était 3h45. (N/C tu enlèveras ce commentaire à la relecture, moi aussi veux un vampireeeeeeeee, c'est pas juste ! Lol) (N/A d'habitude j'enlève nos commentaires mais celui là je trouve trop mimi alors désolée ma belle mais je laisse;))

-Oui Démétri, dis-je en décrochant. (merci la présentation des numéros.)

-Alors ma Belle, si tu ne veux pas louper ta première mission je te conseille de sortir des bras du plus chanceux vampire de ce château et te préparer.

-Qu'est-ce qui te dit que je suis encore dans ses bras ?

-Bella tu parles au meilleur traqueur de cette planète. Les sons que tu émets ainsi que l'odeur que tu dégage mettent en émoi le château entier ma Belle.

-DEMETRI ! Veux-tu tenir ton odorat et ton ouïe pervers hors de ma chambre.

-J'y peux rien, rit-il. Alec qui me caressait le dos en écoutant la conversation ne pu s'empêcher de sourire aussi.

-Tu peux faire quelques chose pour moi ?

-Certainement pas, ça t'apprendras à être indiscret.

-Aller Bella ne te fais pas prier.

-OK, demande.

-Ramène-moi un souvenir de ta première mission, un souvenir bien Français.

-Et tu la préfères, blonde, brune, ou rousse ?

-Brune Bella je n'aime que les brunes. Je pensais que tu me connaissais un peu mieux, dit-il faussement blessé. Je rigolais.

-Une brune typiquement française, hum... Laisse-moi réfléchir, j'en connais une célèbre, la Joconde ça te va, elle te plaît ?

-Elle est italienne Bella.

-Depuis le temps qu'elle réside en France, elle a été naturalisée. Sérieusement qu'est-ce qui te ferait plaisir ?

-Je ne sais pas, surprends-moi.

-Je verrais sur place alors. Je vais me préparer sinon je vais être en retard ? À ce soir.

-À ce soir ma belle, au fait ne fais pas ta coincée comme ton cher et tendre. Tu vas à Paris profites-en un peu, je souris à la remarque.

-Si j'ai bonne mémoire lors de sa dernière mission il a bien profité des produit régionaux et il a même ramener un petit souvenir à la maison, plaisantai-je.

-Oh ! Ma belle je serais toi j'éviterais de prendre exemple sur sa dernière mission. Je pense que ton petit parisien risquerait de ne pas durer bien longtemps, nous rigolâmes ensemble sous la mine faussement renfrognée de mon aimé, qui ne tarda pas à nous rejoindre.

-Et dis à Alec que je le rejoins à la salle des trônes j'ai échangé mon tour avec Chelsea.

-OK, il t'a entendu, à ce soir.

-À ce soir.

Après avoir raccroché, Alec m'attira dans ses bras et m'embrassa, il fallut toute ma volonté pour rompre ce baiser afin d'aller me préparer. Mais il avait décidé qu'il ne m'aiderait pas, il m'accompagna sous la douche et reprit là où Démétri nous avait interrompu. Résultat des courses j'étais en retard.

-Va chercher tout le monde je vais voir si Félix à bien tout préparé je t'appelle pour confirmer.

-OK, à ce soir mon amour, je l'embrassais avant d'aller chercher les Cullen et Sulpicia.

Je commençais par l'aile d'Alice et Edward qui m'attendaient devant la porte de cette dernière, ils étaient en pleine conversation, Alice dans les bras de son mari. Une fois à leur hauteur, elle me passa un savon concernant mes priorités, sous le regard amusé de Jasper, celui d'Edward était impassible. Nous passâmes prendre Esmé et Rosalie qui étaient dans une autre aile du château et nous nous dirigeâmes vers les appartement de Sulpicia, pile à l'heure. Quand elle nous ouvrit mon téléphone sonna.

-Ma puce tout est OK ils vous attendent.

-Ça va, merci amour à ce soir.

-À ce soir, et amuse-toi bien.

-Nous pouvons y aller, dis-je en raccrochant mon téléphone.

Nous prîmes la direction du garage, en arrivant j'entendis Edward soupirer bruyamment.

Je le regardais intriguée, ma curiosité ne dura pas longtemps je sentis l'odeur de mon amour qui attendait décontracté les bras croisés sur son torse, adossé sur la S8. Félix et l'autre chauffeur étaient en retrait près de la voiture de Sulpicia. L'atmosphère était lourde et pesante mais ne sembla pas déranger Alec. Quand il me vit, il me fit un grand sourire, salua Sulpicia et ses invités puis il vînt à moi. Je dirigeai nos invités sur les différentes voitures. Esmé monterait avec Sulpicia et moi dans la Mercedes et les autre Cullen seraient dans dans l'Audi. Tout le monde prit place je fus surprise que Félix restait en retrait pour nous observer Alec et moi, mais je n'y portais pas grande attention, j'avais droit à un dernier baiser.

-Pendant que tu es à Paris je suppose qu'elles vont aller faire les boutiques, si tu me ramenais un petite surprise ? me dit-il avec ce regard et ce timbre de voix qui me faisaient ) chavirer à chaque fois.

-Quelle genre de surprise ? demandai-je.

-Le genre de petite chose qui irait bien avec nos jeux. J'ai entendu dire que la dentelle Parisienne n'avait pas son pareille, finit-il ses lèvres contre les miennes.

Je souris et sortis de son étreinte sous les gloussements des filles qui n'en perdaient pas une miette. Les hommes non plus, mis à part le sourire de connivence du chauffeur que je ne connaissais encore pas, Félix et Edward avaient le visage fermé. J'allais prendre place à l'avant de la Mercedes quand Alec en sortant me lança.

-J'aime toute les couleurs mais je préfère le rouge sur toi ma puce, il me fit son sourire orgueilleux puis sortit, alors que les filles renouvelèrent leurs gloussements. On aurait dit de véritables dindes, bien que je ne me serais jamais permise de le dire à voix hautes par respects pour Sulpicia et Esmé.

Nous étions sur la route depuis quelques minutes déjà, Sulpicia et Esmé en grande conversation sur l'ordre des magasins qu'elles visiteraient. Je remarquais que Félix n'arrêtait pas de me fixer depuis qu'on était parti.

-Qu'est-ce qu'il y a Félix ? m'agaçai-je.

Sans même prendre le temps de réfléchir comme s'il s'attendait à ce que je réagisse de la sorte, il me demanda de but en blanc.

-C'est vrai que tu as mis la pâté à Démétri hier ? j'étais surprise, je ne m'attendais pas à ce qu'il m'en parle bien sûr je savais que j'allais être la cible de tout les potins du château de par mon emportement. Mais je ne pensais pas que quiconque viendrait se renseigner directement à moi.

-Pourquoi me poses-tu cette question ?

-J'ai un peu de mal à y croire. Ne le prend pas mal, mais Démétri c'est un guerrier et un traqueur accompli, alors que toi je t'ai battu à plate de couture lors de l'entraînement et sans me forcer en plus, j'allais répondre quand Sulpicia me devança.

-Pour ta gouverne Félix et pour une fois les bruits de couloirs sont exactes. Et sache en plus d'avoir eu le dessus sur Démétri elle a réussi à le marquer, et qu'il a fallu le renfort d'Emmettet Jasper Cullen et de leurs précieux dons pour arriver à la maîtriser, si j'avais pu j'aurais rougis, pour une fois j'étais bien contente de m'être libérée de cet inconvénient humain.

-Oh ! fit choqué Félix qui me regardait d'un œil nouveau.

Je comprenais ce qu'essayait de faire Sulpicia avant le respect, la crainte. Vu que je résistais aux dons puissants d'Alec et de Jane, si en plus j'arrivais à avoir le dessus physiquement sur le vampire le plus fort et le plus habile au corps à corps de Volterra, j'arriverais à insuffler assez de crainte sur les vampires que j'avais sous mes ordres, pour qu'il me respecte sinon moi au moins mes ordres de peur que je ne m'en prenne à eux.

-Pourquoi crois-tu qu'elle soit ma garde attitrée et la seule à avoir atteint un niveau social si élevé en si peu de temps.

-Merci Sulpicia, dis-je gênée.

-Chérie je te l'aie déjà dit, tu es exceptionnelle. Même Alec l'a remarqué alors que tu n'étais qu'humaine, et pourtant il était replié sur lui même ne portant d'intérêt à rien d'autre que sa personne, je lui souris, je ne pouvais rien ajouter d'autre.

En attendant l'effet escompté sur Félix ne se fit pas tarder, je voyais la même crainte dans ses yeux que celle qu'il avait eu quand Jane lui avait asséné un coup de poing.

Le reste du trajet se fit tranquillement Esmé et Sulpicia toujours en train de parler shopping. Et bien que je n'éprouvais pas le besoin de parler, je ne voulais pas paraître condescendante alors je discutais avec Félix sur un sujet que je n'aimais pas particulièrement « les voitures ». Je me rendis compte qu'il était encore plus intarissable que Démétri et Alec réunis sur ce sujet.

Arrivés à l'aéroport, notre enregistrement effectué, nous prîmes place dans un avion, apparemment tout le compartiment de 1ère nous avait été réservé. Esmé et Sulpicia s'installèrent l'une à côté de l'autre, sur les sièges devant étaient Rosalie et Alice. Moi je pris place un plus en retrait à côté de l'entrée du compartiment travail oblige, mais ce qui ne m'empêcha pas d'entendre les sujets de discussions peu distrayantes qu'elles avaient. Shopping, shopping et encore shopping, de quoi m'en donner mal à la tête, enfin si cela avait été possible. Edward vînt s'installer à mes côtés, moi qui pensais avoir un peu de tranquillité, c'était raté, quoiqu'il ne me dérangeait pas vraiment. Il savait rester silencieux, un peu comme Alec et moi, je dois avouer que c'était reposant.

Le voyage se fit sans trop de perturbations et quand je dis « sans trop » ce n'était pas dû aux conditions de vol, mais plutôt aux allers et venus incessants des hôtesses de l'air qui n'avaient d'yeux que pour Edward, pas que cela me dérangeait. Ce qui m'agaçait c'était d'être sans cesse dérangée, par leurs babillages. Toujours le même manège, elles gloussaient toutes ensemble derrière le rideau puis dix secondes plus tard une hôtesse arrivait se penchait sur Edward (le plus près de l'allée), offrant une vue dégagée sur le décolleté qu'elle avait négligemment accentué en oubliant de fermer un bouton, lui demandant s'il lui fallait quelques chose. Après qu'il ait une énième fois répondu par la négative, elle se dirigeait vers les femmes à l'autre bout de l'habitacle avec un déhanché qui était tout sauf naturel. Ce scénario était évidemment identique pour les trois hôtesse de ce vol, c'est simple sur une demi heure de voyage nous les avions toutes vus deux fois. En les entendant glousser derrière je savais que l'une d'elle allait réapparaître.

-Elles n'ont pas l'intention de s'arrêter ? demandai-je à Edward, connaissant déjà la réponse.

-Non, dit-il exaspéré, je commençais même à le plaindre. Ce sera à la première qui aura mon numéro de téléphone, dit-il toujours sur le même ton.

-Je vois et tu n'as pas dans l'intention d'accéder à la requête de l'une de ces femmes ? C'était plus une constatation qu'une question. Il me regarda presque choqué que j'ai pu ne serait-ce que penser à cette idée. Pour faire court j'avais pensé à bien plus que cette idée, en fait j'avais pensé à tout ce qui aurait pu les arrêter de venir nous harceler. J'avais fait le tri entre deux options, la première je dus à contrecœur y renoncer quand Alice me dit :

-N'y pense même pas. Tu te laisses trop influencer par ton petit ami Bella, son ton bien que ferme restait tout de même amusé.

-Rabat joie, lui rétorquai-je.

Cette idée quoi qu'un peu radical nous aurait assuré la paix, mais aussi valu quelques ennuis. La deuxième option se présenta au même moment où l'hôtesse numéro un se pencha sur Edward pour lui demander au plus près de son oreille si quelque chose lui ferait plaisir, bien sûr le double sens n'échappait à personne. Elle me lança un regard interrogateur, au moins celle-ci avait un temps soit peu de conscience professionnel, les deux autres m'avaient ignoré avec superbe.

-Oui en fait j'aurais besoin d'un service, lui assurai-je.

Elle me regardait déçu que ce soit moi et non Edward, malgré son sourire c'était assez visible.

-Pourriez vous informer vos collègues, de cesser de nous importuner, je vis Edward se tendre subtilement, l'hôtesse était toujours penchée au-dessus de lui. Voyez-vous mon ami ici présent... Comment dirais-je... N'est pas de ce qu'on pourrait dire intéresser par la gente féminine, pour être plus claire votre pilote aurait plus de chance que vous ou vos collègues, elle me regarda choquée tout comme Edward qui avait deux fentes à la place habituelle de ses yeux. J'entendis les filles glousser discrètement pour ne pas que les hôtesse les entendent.

-Oh ! fit-elle incapable d'en dire d'avantage.

Elle regardait Edward avec un regard attristé, presque suppliant. J'eus toute les peines du monde à garder un semblant de calme et ne pas éclater de rire devant la mine désenchantée qu'elle affichait. Il tenta de lui faire un sourire ce qui eut pour effet de la faire se reculer immédiatement. Toujours sous le choc elle me regarda de nouveau espérant sans doute que je démente. Mais je décidais d'enfoncer le clou.

-Je sais c'est un beau gâchis, j'y ai pourtant mis la meilleure volonté et tous les arguments dont je dispose, mais ça n'a pas changé grand chose, je pris une mine contrite comme en soutient à la fameuse solidarité féminine. En tant qu'humaine je n'aurais pas utilisé ces termes, mais en tant qu'immortelle je savais que j'étais belle du moins à leurs yeux, même si j'étais banale parmi les femmes de mon espèce.

Elle me regarda et tenta un sourire qui tirait plus sur la grimace qu'à un sourire. Elle se dirigea vers l'avant de l'appareil pour accomplir sa tâche et repartit immédiatement, sans omettre un dernier regard pour Edward, pas le regard de convoitise qu'elle avait eu quelques instant plutôt, c'était un regard atterré.

Les filles éclatèrent de rire au moment où elle tira le rideaux derrière elle.

-Franchement Bella qu'est-ce qui t'a pris ? me demanda Edward contrarié.

-Vont-elles revenir ?

-Non ! répondit sèchement mon ami.

-Ben voilà ! Elle me tapait sur le système et comme ta sœur a rejeté ma première idée celle-ci me paraissait plus appropriée et plus drôle aussi.

-Pour être drôle ça l'était, fit Rosalie. Je regrette qu'Emmett n'ait pas ton don Edward, il aurait aimé voir ta tête, je pense qu'il appréciera le récit même s'il n'aura pas l'occasion de voir ton visage, rigolât-elle.

-N'y pense pas Rosalie ou je te jure que j'irais chercher Heïdi moi même.

-Si tu crois que tu me fais peur, j'ai Bella de mon côté je ne crains rien.

Je restais choquée Rosalie qui riait de mes blagues et qui m'incluait dans son cercle de « privilégié ».

J'étais tentée de la rejeter, mais à quoi cela me servirait et puis je ne connaissais pas Rosalie, mais de ce que j'avais pu en voir, elle n'était pas du genre à faire le premier pas. Et cette façon de m'aborder je suppose que cela équivalait à une sorte d'excuse publique, montrait qu'elle s'était trompée à mon sujet.

-Et je te conseille de prendre ses menaces au sérieux Cullen, si je vois Heïdi autour de mon gros nounours à cause de toi je te jure que tu le regretteras.

-Et que comptes-tu me faire de pire que réduire ma virilité en charpie devant toute ma famille?

-Ils ne sont pas tous présent, avançai-je l'innocence même.

-Non mais je ne doute pas qu'ils seront tous au courant d'ici quelques heures et encore si cela reste entre les membres de ma famille. Mais connaissant Emmett il y a de forte chance que tout Volterra soit au courant dès la première heure demain matin, nous rigolâmes toutes de concert. Alors je doute sincèrement que tu puisses faire pire que ça.

Je le regardais avec un sourire satisfait et j'échangeais un regard complice avec Rosalie.

-Bien sûr que je peux faire pire, si je vois Heïdi traîner autour d'Emmett. J'irais trouver Jane et lui raconterai tous les sentiments que tu m'as avouer ressentir pour elle.

Si j'avais vu le choc lors de ma petite mise en scène avec l'hôtesse de l'air là c'était carrément de la peur que je pouvais lire dans ses yeux.

-Elle est machiavélique, cette fille est machiavélique, jura Edward.

-Je comprends mieux pourquoi Emmett t'apprécie autant, souligna Rosalie.

-Et moi je comprends mieux ce que tu fais avec Alec, aussi vicieux l'un que l'autre, bougonna le télépathe.

Je souriais à cette dernière remarque, bien qu'elle aurait dû normalement avoir un effet négatif connaissant les sentiments d'Edward pour Alec. Je me sentais fière d'être comparée ainsi à mon aimé.

Il souffla et se renfrogna mettant le casque audio sur la tête pour couper court à toute discussion. Je souriais de nouveau me calant dans mon siège et profitant enfin d'un peu de calme restant avant que l'avion ne se pose.

Le reste du voyage se fit tranquillement sans les interruptions intempestives des hôtesses. Au moment du débarquement, le personnel de bord se trouvait vers les portes, quand nous passâmes devant eux je vis tous les regards des hôtesses converger vers Edward, accompagnés par trois soupirs de frustrations. Je souris à Edward qui lui affichait visiblement un air contrarié, ce qui amusa toutes les filles de notre petite troupe.

Une fois débarqués et nos voitures de location réceptionnées nous nous engageâmes dans cette folle journée shopping dans la capital de la mode. Une seule Alice était déjà difficile à supporter mais additionnée son tempérament par 3 vampires atteintes en même temps du syndrome d'achat compulsif avec des comptes bancaires à soldes illimités. Un véritable enfer pour moi, je me demandais même si cette journée n'était pas pour me faire regretter de ne pas avoir su me contrôler hier, quoi qu'il en soit ils auraient pas pu trouver pire punition. Je voyais Edward se satisfaire de mon agacement certainement une petite compensation à ma petite blague avec les hôtesses, c'était de bonne guerre et je restais fair-play.

Nous passâmes dans une rue où toute les boutique d'habits, de chaussures et d'autres magasins présents sur leur longues liste, c'est alors que j'aperçus un titre sur un journal parisien dans un de ces kiosques à journaux que l'on trouve à tout les coins de rue de la capital française. « Vente au enchères de la dame de fer. » Je pris le journal pour lire rapidement le contenue de l'article.

Aujourd'hui, une vente aux enchères titrée « Paris mon amour » organisée par la ville de Paris, aura lieu dans une salle de vente de renom du 9ème arrondissement, où seront mis en vente un morceau de l'escalier hélicoïdal de la tour Eiffel et bien d'autres objets en rapport avec Paris.

J'avais trouvé ma petite surprise pour Démétri, j'irais faire un tour dans cette salle des ventes. Mais avant il fallait voir avec Sulpicia si son programme nous attirait aux alentours de cet arrondissement.

-Sulpicia ? Est-ce que par hasard votre programme nous mènerait dans le neuvième arrondissement ?

-Non pas vraiment Bella. Mais rien ne t'oblige à rester avec nous tu peux prendre une heure ou deux pour toi.

-Non ça ira merci, je ne peux pas, je suis en mission.

-Non Bella tu es en journée shopping avec des amis, je ne considère pas notre petite virée comme une mission. Alors tu peux prendre un peu de temps pour toi.

-Je suis désolée, mais je ne peux pas quitter mon poste, je prends cela très au sérieux vous n'êtes pas n'importe qui.

-Écoute Bella va faire ce que tu as à faire nous veillerons sur Sulpicia pour toi, nous sommes trois et crois-moi j'ai déjà vérifié il ne lui arrivera rien, renchérit Alice.

-Écoute les Bella, tu as besoin d'un peu de temps pour toi aussi.

-Et tu ne devais pas aller dans ce secteur Edward ? demanda Esmé.

-Effectivement, je t'accompagne ? me demanda t-il, je les regardais je ne pouvais pas laisser Sulpicia. J'étais sa garde attitrée je ne pouvais pas m'absenter. Qu'en penserait Aro et Alec si je laissais notre maîtresse sans protection.

-Écoute Bella je te dis qu'il ne lui arrivera rien et puis si je vois quelques chose je t'appelle ça te va.

-Bella va faire ce que tu as à faire et c'est un ordre, s'impatienta Sulpicia. Je hochais la tête pas convaincue du tout et même un peu frustrée. Une chose est sûre c'est qu'on ne me reprendra plus à faire par d'un commentaire personnel lors d'une mission.

Nous prîmes avec Edward la direction d'une des voitures, il prit le volant d'autorité et nous conduisit en direction du neuvième.

-Où va t-on ? me demanda-t-il.

Je lui expliquais la requête de Démétri et ma découverte sur le journal parisien. Je lui dis ( mon intention de lui offrir le tronçon de la tour Eiffel. Il trouva mon idée originale et décida de m'accompagner repoussant son projet à plus tard.

Nous arrivâmes à la salle des ventes et le temps que nous trouvions la bonne salle le tronçon d'escalier avait déjà été remporté, par un norvégien d'après ce que je compris.

J'observais ce qu'il restait en vente et rien ne m'inspirait, nous allions donc repartir quand Edward s'arrêta net.

Puis il me tira par la main m'entraînant à la suite d'un homme bedonnant et couvert de sueur, son odeur était aussi repoussante que son aspect.

Edward s'arrêta le temps de le laisser rentrer dans une salle puis après quelques minutes où je commençais à m'impatienter légèrement il m'entraîna devant cette même porte il frappa, en attendant la réponse il me dit.

-Ne dis rien et laisse-moi faire, je ne savais pas pourquoi il avait suivi cette homme, je n'allais certainement pas intervenir ne sachant pas ce qu'il lui voulait. Je hochais la tête.

-Entrer ! fit une voix essoufflée.

Nous nous exécutâmes, nous entrâmes dans une pièces où un amas d'objets anciens et poussiéreux étaient entreposés sur d'immenses étagères d'autres plus encombrant étaient posés sur des palettes attendant certainement d'être répertoriés et expertisés avant de pouvoir être proposés à la vente.

-Bonjour monsieur, je m'appelle Edward Cullen, dit-il dans un français parfait. Et je me permets de vous déranger, car j'ai une offre intéressante à vous proposer.

-En quoi consiste-t-elle, dit-il sans même nous saluer, ni se présenter.

-Ben voyez-vous, mon amie et moi sommes à la recherche d'un objet que votre établissement possède.

-Sachez jeune homme, que le principe de cette maison est la vente par enchère, nous ne sommes pas un vulgaire magasin d'antiquité, il avait un ton condescendant qui me donnait envie de lui coller la frousse de sa vie pour lui apprendre le respect et la politesse.

-J'en ai parfaitement conscience mais voyez-vous c'est Mr Gardiant, qui m'adresse à vous.

-Ah! fit-il soudain plus intéressé, et que puis-je faire pour venir en aide à un ami de Mr Gardiant

-Nous avons entendu parler d'une pièce que vous ne pouvez pas remettre en vente dû aux mauvais traitements qu'elle a subit.

-Quelle est-elle ?

-Le petit tronçon d'escalier hélicoïdal de la tour Eiffel, celui qui a subi le choc et l'inondation de l'année dernière.

-Comment savez-vous ça ? demanda-t-il suspicieux.

-Je suis désolé mais je ne peux dévoiler mes sources. Alors seriez-vous prêt à réfléchir à ma proposition ?

-Quelle somme seriez-vous prêt à mettre ?

-Le prix de son estimation me paraît convenable, le vendeur bedonnant fit mine de réfléchir quelques secondes, bien que la lueur dans ses yeux ainsi que l'accélération de son rythme cardiaque, m'informaient qu'elle était déjà prise. Après quelques secondes il nous sourit et nous tendit sa main.

Edward s'en saisit, et malgré le contact froid de la peau d'Edward notre interlocuteur ne laissa rien paraître.

-Je vais chercher les documents officiels à remplir attendez-moi ici je vous prie, il nous laissa se précipitant vers la porte que nous venions de franchir quelques instant plus tôt.

-Il a l'air bien pressé ? m'enquis-je auprès d'Edward.

-Il croit faire une bonne affaire ?

-Et ce n'est pas le cas ?

-Si, mais pour nous, tais-toi et regarde, me dit-il avec un sourire en coin charmant.

Le bedonnant revenait encore plus essoufflé avec un dossier entre les mains. Edward et lui parlaient des modalités de paiement, pour le rassurer je sortis ma carte de crédit, ce qui le fit sourire et le calma. J'allais signer le contrat lorsque Edward m'attrapa la main m'arrêtant je le regardais surprise.

-Nous avons omis un petit détail, fit Edward comme s'il était navré. Le prix comprend la livraison j'espère ?

-Bien évidement Mr Cullen, dit-il rassuré. Je regardais Edward pour savoir si maintenant je pouvais procéder à la signature du papier. Il hocha la tête avec un grand sourire.

Une fois cette formalité réglée il prit ma carte de crédit et en débita la somme, j'ai cru que j'allais faire un infarctus quand je vis le prix. 19,000 euros. Je regardais Edward choquée, il tenta de me rassurer avec un sourire. Et me glissa si bas que les oreilles humaines ne pouvaient nous entendre.

-Ne t'inquiète pas pour l'argent nous avons fait une bonne affaire, j'en étais pas vraiment persuadée, mais de toute façon je ne pouvais plus faire marche arrière. Il ne me resterait plus qu'à faire attention à mes dépenses durant les dix prochaines années.

Mr Panis remplit le bon de livraison il arriva enfin à l'adresse du destinataire quand il se retourna vers Edward.

-À quelle adresse dois-je l'envoyer ? Edward avec un sourire enjôleur prit le document et inscrivit l'adresse du château à Volterra.

Quand le vendeur lût l'adresse j'ai cru qu'il allait nous faire un syncope.

-En Italie ?

-Oui ! fit Edward, puis enchérit avec un ton bien moins enjoué. Cela vous pose-t-il un problème ? Dois-je appeler mon ami commun pour l'informer de notre petit souci ?

-Non, non, bien sûr que non Mr Cullen. C'est que je suis surpris de par la maîtrise de votre français, j'ai cru que vous étiez un compatriote.

-Bien ! J'en suis heureux. Quand pouvons compter sur la livraison de notre marchandise ?

-Je vais faire le nécessaire, je pense que fin de la semaine prochaine serait un délai raisonnable pour procéder à l'envoi de votre bien.

-Parfait Mr Panis, je vous souhaite une bonne fin de journée.

-Une bonne fin de journée pour vous aussi, Mr Cullen, Mademoiselle...?

-Au revoir Monsieur, terminai-je sans lui dire mon nom. Après tout il n'avait pas besoin de le savoir et en plus il avait fait preuve d'une impolitesse volontaire et déplacée à notre arrivée, je n'avais pas envie d'être courtoise avec ce personnage qui venait de me faire débourser une somme astronomique, même si Edward m'avançait que j'avais fait une bonne affaire.

J'eus du mal à ravaler mon incompréhension. Comment une chose rouillée et qui ne servait plus pouvait couter aussi cher ?

Le téléphone d'Edward sonna dès que nous sortîmes du bâtiment.

-Oui Alice, je me surpris à retenir ma respiration. Serait-il arrivé quelque chose à Sulpicia.

-Respire Bella, j'entendis dire Alice dans le téléphone. Tout va bien Sulpicia va bien et s'amuse avec nous, rigolât-elle.

-Pourquoi appelles-tu alors ? fit Edward venant à ma rescousse.

-Juste pour t'informer que ton musée est fermé, alors si vous voulez nous rejoindre nous serons dans 5 minutes et 21 secondes sur les Champs Élysée.

-OK on vous rejoint là bas, il raccrocha son téléphone, nous rejoignîmes la voiture.

-C'est quoi ce musée ?

-Le musée de la vie romantique, en fait ils exposent certaines toiles d'un artiste que je voulais revoir William Blake.

-Oh, je suis désolée.

-C'est pas grave. Et puis c'est bien plus amusant ce que nous venons de faire. Je veux être là quand il va le découvrir, je pense que cela va être vraiment drôle de voir sa tête.

-Je le pense aussi. Au fait qui est Mr Gardiant ?

-Aucune idée j'ai trouvé cette information dans sa tête j'ai juste compris qu'il avait l'habitude de venir acheter certain objet en privé avant la mise en vente officiel.

-Il a vraiment de grand avantage ton don, plaisantai-je.

Nous étions détendus et sereins quand nous nous installâmes à la terrasse d'un bistro Parisien où nous attendîmes nos amies. Bien sûr nous commandâmes des consommations que nous ne touchâmes pas. Elles ne se firent pas attendre et nous déambulâmes dans les nombreuses boutiques qui jalonnaient cette mythique Avenue. Je trouvais dans l'une d'elle une petite chose rouge en dentelle, un petit ensemble shorty et soutient-gorge sexy sans être vulgaire mais qui j'en suis sûre aura l'approbation de mon homme.

La journée arrivait enfin à sa fin. Bien que je ne ressente pas la fatigue je ne rêvais que d'une chose aller m'allonger sur mon lit avec Alec et profiter d'un moment calme seul à seule. Je lui envoyais un message.

Enfin fini, elles ont écumé la ville pas une boutique n'a été épargnée. Dans une heure je serais dans l'avion qui me ramène à toi. Tu me manque. B

La réponse ne se fit pas attendre.

La journée a été trop longue sans toi. Je compte les secondes qui me séparent de tes lèvres et de ton corps. As-tu trouvé quelque chose de sympa pour nous occuper cette nuit ? Tu me manques aussi. A

Oui une jolie petite chose rouge comme tu voulais et j'en ai pris plusieurs modèles différents. Suis pressée de te les montrer. B

Pas plus que moi. Je reprends le service je le finirai vers 4 heures du matin, attends-moi dans notre chambre. Bisous partout. A

Nous arrivâmes enfin à l'aéroport de Pise où Félix et Santiago le chauffeur de ce matin nous attendaient.

Je repensais à la première fois où je m'étais trouvée à cet endroit, j'étais encore humaine et je n'aspirais qu'à une chose partir d'ici avec Alec. Aujourd'hui j'avais la sensation de revenir à la maison. Comme quoi il ne suffisait pas forcément de grand chose, pour moi seulement de l'amour. L'amour de mon homme m'avait transformé et pas que physiquement en devenant vampire mais plus subtilement j'étais devenue une femme avec une vision de la vie plus juste, j'étais entourée d'amour par l'homme que j'aimais et j'avais de véritables amis.

Nous étions enfin au château, je raccompagnais Sulpicia dans ses appartement suivie de Félix qui portait les paquets. Quand je la vis prendre le couloir menant au grand salon de réception. Salon qui servait à recevoir les personnes les plus proches de nos maîtres, j'avais senti la présence de plusieurs vampires que je ne connaissais pas mais je n'y avais pas prêté plus attentions, mais du coup je pris Sulpicia sous mon bouclier, valait mieux être prudente. Ils étaient peut être des proches des maîtres je ne savais pas à qui ni à quoi m'attendre. Je me tournais vers Félix.

-Emmènes les paquets dans les appartements de Sulpicia et tu pourras prendre ta soirée après, nous n'aurons plus besoin de toi.

Il hocha la tête en signe d'assentiment puis partit après avoir salué notre maîtresse.

Nous arrivâmes dans le petit salon, Aro et tous les invités se levèrent à l'arrivée de Sulpicia. Je reconnus ces visages quoi qu'ils étaient encore plus beau que dans mes souvenir.

-Eleazar c'est un réel plaisir de t'accueillir, dit-elle en l'étreignant, puis elle se tourna vers sa compagne. Carmen je suis véritablement heureuse de te revoir parmi nous, relâchant son amie elle fit face aux trois vampires blondes qui l'observaient en souriant. Tanya, Kate, Irina, je suis heureuse de vous accueillir vous aussi, je m'approchais des gardes et prenais place aux côtés d'Alec qui me regardait depuis que j'avais passé la porte avec un sourire satisfait sur les lèvres. Il y avait aussi Jane et Démétri, ce dernier me gratifia aussi d'un sourire. Tout le monde se réinstalla dans les fauteuils et canapés reprenant leur discussion. J'étais perdue dans les yeux de mon aimé quand Aro m'interpella.

-Bella veux-tu lever ta protection que je puisse voir les sommes astronomiques qu'a dépensé mon épouse aujourd'hui, je jetais un rapide coup d'œil à Sulpicia qui me fit un imperceptible hochement de tête en guise d'accord. Je retirais aussitôt mon bouclier.

Les yeux de tous les vampires hormis ceux de Caïus et son épouse étaient tournés vers moi.

-Elle est déjà opérationnelle, constata Tanya incrédule.

-Oui et elle est incroyable, répondit Sulpicia.

-Elle est déjà capable de prendre une personne en protection ? demanda Eleazar impressionné.

-Elle le fait depuis son réveil, renchérit Aro avec une certaine fierté dans sa voix. Et chose qui devrait te plaire elle résiste au sang humain avec la même aisance que Carlisle.

-Non ! firent-ils tous ensemble. J'avais horreur d'être ainsi le centre d'attention, je me collais contre Alec qui me regardais avec un sourire amusé sur les lèvres, je savais que cette situation l'amusait parce qu'il savait que je n'aimais pas ce genre d'attention. Il passa son bras autour de mes épaules pour me réconforter alors que je répondis à son geste par un sourire aimant, l'espace de quelques secondes j'oubliais tout le monde autour de nous.

-Par contre c'est sans surprise que nous constatons l'évolution dans leur relation à ces deux là, remarqua Kate amusée.

-Pour tout dire c'est grâce à Alec que Bella a pu exercer son bouclier, et il a été aussi le premier à en bénéficier.

-Un juste retour des choses. N'est-ce pas Alec ? fit Tanya avec un clin d'œil. Alec la gratifia d'un sourire entendu.

-Combien de personne peux-tu prendre sous ton bouclier Bella ? demanda Eleazar curieux.

-Je ne sais pas vraiment je n'ai pas été au delà de six personnes, mais je pense que je peux en prendre plus.

-Aro accepterais-tu une petite démonstration, l'interrogea notre invité.

-Bien sûr. Bella veux-tu venir près de nous, je m'avançais vers le centre de la pièce mais restais en retrait.

-Alec peux-tu lancer ton pouvoir qu'on puisse admirer les capacités de ta compagne.

-Bien évidemment maître, Alec fit quelques pas en avant et me défiait avec un air malicieux dans le regard.

Regard que je lui rendis, j'allais prendre tout le monde sous mon bouclier quand je vis Sulpicia qui était la plus proche de moi regarder droit dans les yeux Jane, et celle-ci soutint le regard de notre maîtresse plus longtemps qu'elle ne l'aurait dû. J'émis un grognement pour la remettre en place, elle détourna son regard sur moi. Elle compris qu'elle avait été trop loin et détourna les yeux sur son frère. Je pris instantanément Sulpicia puis déplaçais mon bouclier sur nos maîtres et Athenodora puis Eleazar et toutes les femmes Dénali je poussais jusqu'à Démétri, mais je laissais volontairement Jane à l'extérieur. Je sentis la pression du pouvoir d'Alec que je commençais à connaître, cette sensation de froid métallique qui m'encerclait était propre à son pouvoir, celui de Jane était plus foudroyant et ne laissait pas ce genre de sensation, c'était comme des millions de petites aiguilles essayant de m'atteindre, le sien était plus physique.

Tout le monde se regardait seulement Jane était inerte.

-Prodigieux ! fit enfin Eleazar.

-Tu es vraiment exceptionnelle Bella, enchérit Kate.

-Jane n'est pas couverte, fit remarquer Athenodora.

-C'est par choix, fit Sulpicia légèrement plus sèche. Je n'avais pas remarqué qu'il y avait de la tension entre les deux maîtresses. Je fus d'ailleurs surprise du ton de Sulpicia, car même si pour une raison ou une autre elle n'appréciait pas quelqu'un, en général elle restait tout de même courtoise, surtout devant des invités.

-Bien Alec tu peux arrêter je pense que tout le monde a pu apprécier le potentiel de Bella, il cessa la pression sur mon bouclier enfin il le laissa seulement sur Tanya il me fit un clin d'œil. Je retirais mon bouclier et regardais Tanya qui était en pleine discussion avec Carmen quand elle se figea. À par sa respiration elle n'avait plus aucun signe d'activité. Tous les regard se tournèrent vers Alec puis moi qui partagions un sourire complice.

-Elle ne va pas apprécié, fit Irina. Effectivement dix secondes plus tard elle remua de nouveau se tournant vers Alec avec un regard noir avant de lui envoyer une quelconque menace qui le fit plus rire qu'elle l'impressionna.

Jane me dévisagea d'un regard sombre que je soutins, j'allais certainement devoir avoir une discussion avec elle.

Nous reprîmes nos places Démétri se mit à côté de moi.

-Tu as pensé à moi ? demanda-t-il le plus discrètement possible.

-Oui mais je ne l'ai pas ramené avec moi. Je n'ai pas eu le temps de l'enregistrer sur le vol du retour. Avec tout ce qu'elles ont ramené on dépassait le poids autorisé. Tu le recevras fin de semaine prochaine.

-C'est quoi ? demanda-t-il impatient.

-Tu verras c'est une surprise, fis-je fière de moi. Ce qui me valut une grimace. Je reportais mon attention sur Sulpicia qui regardait intensément son époux, vu qu'il la tenait ils devaient avoir une conversation privée. Il hocha la tête, elle déposa un baiser sur son front et se leva saluant ses invités.

Elle partait alors je fis un pas en avant pour l'accompagner, elle s'approcha de nous.

-Alec et Bella suivez moi, s'il vous plaît, quand elle passa devant Jane je la vis frissonner légèrement ce qui n'échappa à ma belle-sœur qui esquissa un rictus. Je la toisais et tirais mon bouclier sur Sulpicia. Elle avait peur de Jane ce qui était normal, elle avait déjà vu et à de nombreuses reprises les douleur qu'elle pouvait infliger et le plaisir qu'elle éprouvait lors de ses séances de tortures. Et le fait que Jane convoite sa place auprès d'Aro, et qu'en plus elle a déjà tenté de conspirer ne la rassurait pas.

Nous étions debout dans le salon de Sulpicia, elle nous somma de prendre place en face d'elle.

-Voilà comme vous savez, le bal aura lieux la semaine prochaine, vous avez pu remarquer que certains de nos convives les plus proches sont déjà arrivés, les autres vont arrivés dans le courant de la semaine. Ce qui implique une surveillance accrue du château et de Volterra. Vous êtes les gardes en chef, c'est à vous qu'incombe la tâche d'organiser les plannings des gardes et de mettre en place le système de surveillance. Vous savez que nous sommes la cible de nombreuses tentatives de conspirations et d'attentats. Bien sûr cette petite fête est le prétexte bien trouvé pour certain de pouvoir nous approcher plus facilement vu que notre attention sera un peu plus dispersée. Donc j'aimerai que vous vous partagiez cette tâche délicate. Nous avons pensé qu'il serait adéquate, de par vos dons respectifs que Bella s'occupe de la sécurité et l'intendance du château, avec ton pouvoir tu seras plus utile auprès de nous. Toi Alec tu t'occuperas de veiller à ce que nos invités ne se fassent pas trop remarquer sur l'extérieur et veiller à ce qu'ils se nourrissent en dehors de Volterra. Faites en sorte d'équilibrer les équipes, mais je connais votre professionnalisme à tous les deux je sais que vous ferez au mieux. À partir de demain vous allez avoir une semaine chargée et vous ne vous verrez pas beaucoup, nous en sommes désolés. Pour nous amender nous vous offrons votre soirée à tous deux, nous dit-elle avec un sourire compatissant.

-Merci maîtresse, fit Alec.

Je lui souris pour la remercier.

-Vous pouvez disposer pour ce soir, bonne soirée, finit-elle par dire avec un sourire plus prononcé qu'habituellement. Bien sûr elle était présente quand j'avais acheté la lingerie.

Nous rejoignions enfin et main dans la main notre chambre, je n'aurais tout compte fait pas besoin d'attendre des heures avant de me retrouver seule avec mon amour, et j'avais bien l'intention d'en profiter car nous n'aurions apparemment pas beaucoup d'occasion cette semaine.


Je fais référence à musée ainsi qu'à un artiste peintre, sans oublier l'évènement de la vente aux enchères, tout ces lieux, personnages et événement ont bien existé. Ce chapitre à demandé quelques recherches, mais c'est tellement agréable de s'instruire de cette façon.

Lucky j'espère que tu me pardonneras mon petit écart, j'ai trouvé tes remarques tellement amusantes que je voulais en faire profiter un peu tout le monde ;)

Rappel:

-Vous pouvez disposer pour ce soir, bonne soirée, finit-elle par dire avec un sourire plus prononcé qu'habituellement. Bien sûr elle était présente quand j'avais acheté la lingerie.

Nous rejoignions enfin et main dans la main notre chambre, je n'aurais tout compte fait pas besoin d'attendre des heures avant de me retrouver seule avec mon amour, et j'avais bien l'intention d'en profiter car nous n'aurions apparemment pas beaucoup d'occasion cette semaine.

Chapitre: 16

Nous avions passé une partie de la nuit à mettre en place les équipes en fonction de leurs pouvoirs respectifs, nous avions essayé d'associer un pouvoir actif avec un autre passif ou avec ceux qui n'en avaient pas, je crois que le résultat était satisfaisant.

Enfin presque car les personnalités n'allaient pas forcément bien ensemble, tel que moi et mon binôme. Alec avait été contre ce duo, mais je lui avais fait comprendre que nous étions assez professionnels pour mettre nos différents de côté le temps d'une semaine. Oui, j'avais fait du forcing pour me retrouver avec ma belle-sœur, on pourrait croire que j'avais perdu l'esprit. Mais en fait j'avais pris en compte plusieurs points essentiels tel que tant qu'elle resterait avec moi, elle ne pourrait pas être à traîner autour de Sulpicia. Ça c'était mon premier point, le second je devais rester à proximité des maîtres, et bien que mon pouvoir pouvait s'avérer utile, je n'étais pas assez expérimentée dans les combats au corps à corps. Son pouvoir associé au mien faisait de nous une équipe redoutable, et pouvait faire réfléchir. En fait sa simple présence, dû sans aucun doute à sa réputation faisait réfléchir.

Nous avions donc exploité au maximum les capacités de chacun et réparti ce petit monde entre les différent groupe, trois pour être précise, trois groupe divisés en plusieurs petites sections. Deux pour l'extérieur, et une pour le château. Malheureusement pour moi à part Chelsea avec laquelle je m'entendais plutôt bien, tous mes proches étaient répartis sur la protection de Volterra et ses alentours. Alec, et Démétri bien évidemment étaient à la tête des deux équipes extérieures, ce qui faisait que je ne les verrais vraiment pas beaucoup. Mais qu'est-ce qu'une semaine quand on avait l'éternité.

Une fois les plannings, les équipes et les binômes constitués, nous avions consacré le reste de la nuit à nous retrouver et à profiter l'un de l'autre.

Le matin étant arrivé, nous nous sommes dirigés dans la salle de réunion, celle qui nous était destiné pour gérer nos affaires internes. Honnêtement je n'avais pas pensé qu'il pouvait y avoir autant de gardes dans ce château, je n'en avais jamais croisé autant, mais le château était vaste et chacun avait une place bien particulière.

Nous pénétrâmes ensemble dans la pièce, ils étaient tous présents nous prîmes place sur l'estrade, je laissais la parole à Alec. Il expliqua rapidement comment allait se dérouler la surveillance. Il désigna les responsables de chaque section ce qui fut assez simple à retenir, Démétri et lui pour l'extérieur et moi pour l'intérieur, j'avais un second qui n'était autre que Jane. Beaucoup de regard curieux m'observaient, je tentais de les ignorer, mais dès qu'ils étaient un peu trop persistant, un regard avec un grognement d'avertissement était suffisant pour détourner leurs attentions.

Après les avoir informé sur la répartition des équipes, des binômes et des plannings où je vis Jane se renfrogner mécontente, pendant qu'elle me fixait avec mépris. La réunion portait à sa fin, j'avais très peu parlé durant le briefing, tout le monde allait partir et j'avais des choses à dire à certains d'entre eux.

-Jane et Heïdi, j'aimerai vous parler à toutes les deux, dis-je d'une voix posée mais ferme.

Tout le monde se retournait pour nous observer toutes les trois. Ce n'était un secret pour personne que nous n'entretenions pas les meilleurs relations qui soient. Tout le monde sortit et je me retrouvai avec les deux femmes et Alec qui tardait à s'en aller, je voyais bien qu'il était préoccupé je ne lui avais pas parlé du fait que je voulais m'entretenir avec elles deux.

-Alec tu devrais y aller je t'appellerai à la fin de mon service, lui dis-je pour le rassurer.

Il me donna un rapide baiser puis partit, sans omettre néanmoins d'adresser un regard à sa sœur.

Nous nous retrouvâmes seules, je n'étais pas vraiment très à l'aise mais il était hors de question qu'elles s'en aperçoivent, je me parais d'une assurance que je n'avais pas vraiment et me lançais.

-Bon ! commençai-je. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Jane je sais que de travailler avec moi ne t'enchante pas.

-Quel euphémisme ! railla cette dernière. Je décidais de ne pas porter attention à sa remarque.

-Néanmoins, je pense que l'alliance de nos pouvoirs respectifs peut s'avérer efficace pour protéger nos maîtres. Et je sais à quel point cela t'importe, autant qu'à moi donc je pense que pour une semaine nous pouvons arriver à mettre nos différents personnels de côtés.

-Ça me coute de l'avouer mais je pense aussi que tu as raison concernant l'association de nos pouvoirs, mais laisse-moi ajouter que cela ne changera pas les sentiments que tu m'inspires, cracha-t-elle.

-Mais je ne t'en demande pas tant Jane. Mon seul but est de faire mon job correctement, pour le reste c'est vraiment le dernier de mes soucis.

-Puis-je partir si tu en as fini avec moi.

-Oui, tu peux y aller, va directement dans la salle des trônes, des visiteurs ne devraient pas tarder d'arriver et je ne veux pas que les maîtres soient sous la seule protection de Chelsea, j'arrive dans peu de temps.

Elle partit après un hochement de tête.

Je fis face à Heïdi, j'allais enfin pouvoir mettre un terme au calvaire d'Emmett et de Rosalie, surtout pour éviter à cette dernière de commettre un meurtre.

-Heïdi, j'ai entendu parler d'un petit projet personnel que tu élabores, et je voudrais que tu y mettes un terme maintenant.

Elle me regardait avec un air interrogateur et irrité à la fois.

-Je sais que tu as l'intention d'attirer Emmett Cullen dans ton lit, je veux que tu laisses tomber cette lubie.

-De quoi te mêles-tu ? C'est ma vie privée et ça n'a rien à voir avec mes attributions. J'en ai rien à faire de ce que tu veux, je ferais ce que j'ai envie, me répondit-elle arrogante.

J'émis un grognement en avançant sur elle, je l'empoignais pas le cou la soulevant à bout de bras, j'étais plus grande et plus forte je la maintins au dessus du sol avec un aisance presque déconcertante. De plus mon grade me conférait le pouvoir de la remettre en place, de par ce fait ne valait mieux pas pour elle qu'elle réponde physiquement s'entend.

-Écoute-moi bien Heïdi, dis-je d'un tout rempli de menace. Si je te vois traîner autour d'Emmett ou de n'importe qu'elle autre Cullen, je m'occuperai personnellement de toi et je te jure que tu regretteras de m'avoir désobéit.

-En quoi cela te concerne ce que je fais en dehors de mon temps pour le château ?

-Les Cullen sont mes amis en plus d'être ceux D'Aro et Sulpicia. Et je pense qu'il est préférable pour toi que je te mette en garde avant que l'irréparable ne soit commis et que tu subisses la colères de nos maître ? Qu'en penses-tu ? Et sache que si malgré mon avertissement tu tentes quoi que ce soit sur l'un d'eux je me porterai volontaire pour t'infliger moi-même ton châtiment. Et je suis à bonne école tu peux me croire.

-Ça va je les laisserai tranquille, cracha-t-elle.

-Autre chose ne t'avise plus jamais de me manquer de respect quand tu me parles, la prochaine fois je ne serais pas aussi tolérante, je serrais un peu plus ma main autour de son cou pour lui faire comprendre le fond de ma pensée. Puis je relâchais la pression au moment où elle gémit de peur et de douleur, la laissant presque pantelante. Elle me jetait un regard apeuré puis sortit rapidement.

J'arrivais dans la salle des trônes et me positionnais à côté de Jane.

-Ça a été ? Demandai-je.

Elle me fit un hochement de tête pour me signifier que tout allait au mieux. J'étais fière de moi, mon autorité commençait à prendre de l'ampleur, et cette sensation me grisait, les vampires me craignaient et me respectaient, je savais pertinemment que c'est aussi parce que j'étais la compagne d'Alec, mais j'arriverai à m'imposer seule, je me ferais un prénom, j'en étais certaine.

La semaine passa assez lentement, mais j'aimais mon job, j'aimais être utile et surtout je ne l'avouerai jamais devant quiconque, mais mon binôme avec Jane me plaisait vraiment, nous étions vraiment bien assorties professionnellement. Nous avions dû intervenir à une ou deux reprises dont la fameuse fois ou ce vampire dénommé Walter avait tenté d'hypnotiser nos maîtres, il avait à peu près le même don que Noémie, cela aurait pu marcher si je n'avais pas été présente. J'avais senti une pression sur mon bouclier pile ou se situaient les maîtres. J'avais émis un grognement menaçant alertant tout le monde et j'avais chargé Jane de s'en occuper, nous apprîmes que celui-ci agissait pour son propre compte, il espérait prendre le pouvoir. En tout cas je devais rétablir une vérité c'est que l'attrait du pouvoir tournait beaucoup de tête que ce soit vampires ou humains et je pense qu'associer des dons surnaturels aux ambitions démesurés pouvaient être un mélange assez explosif. Tout ça pour dire que j'avais aimé travailler avec Jane elle prenait du plaisir là où moi je rechignais. Je protégeais, elle attaquait, nous avions trouvé les bons fondements de notre association, notre duo était impressionnant d'efficacité.

Comme cela était prévu dès le départ, nous nous sommes très peu vu avec Alec, nous avions tout de même trouvé un créneau lors de mes séances de chasses, il m'accompagnait même s'il n'aimait pas ça. Au moins après avoir bu rapidement nous pouvions passer un peu de temps ensemble.

Je croisais aussi de temps en temps les Cullen, les femmes, Rosalie, Esmé et Alice passaient le plus clair de leur temps en compagnie de Sulpicia dans la salle de réception afin de la décorer en vue du bal qui approchait à grand pas. J'avais été vivement conseillée de m'en tenir éloigné le plus possible, en fait je n'avais pas le droit de voir ce qu'il s'y passait. De toute façon je n'étais pas assez curieuse pour m'y intéresser.

Jasper et Emmett passaient eux leur temps entre les salles d'entraînement et la chambre de Démétri qui même absent leur laissait libre accès. Emmett était aux anges, et Rosalie ne prenait même plus la peine de le chercher, elle allait directement le chercher là-bas. Edward et Carlisle sortaient très peu de la bibliothèque. Sauf les fois où nous allions chasser, l'avantage d'avoir d'autres végétariens au château c'est que je ne chassais jamais seule, j'aimais être seule en temps normal mais c'était bien aussi de partager ce moment de chasse.

Même Alec m'avoua un jour que mes chasses étaient plus palpitantes que les siennes et que si l'odeur n'avait pas été si repoussante il se serait laisser tenter. Car les humains n'ont pas de sens développés, donc ils attendent patiemment d'être capturés, les animaux eux courent essayant de s'enfuir ou de se défendre ça donnait un peu de piment à la traque.

J'étais dans la salle des trônes j'écoutais d'une oreille distraite les propos des vampires qui venaient d'arriver j'avais bien sûr recouvert tous les maîtres ainsi que les gardes présents. Je repensais à ma dernière nuit d'amour avec mon Alec, je ne m'étais pas imaginée qu'une semaine pouvait être aussi longue dans la vie d'un vampire. Ma patience était mise à rude épreuve, il y avait même des fois ou je voulais tout simplement tout planter pour aller le retrouver. Dans ces moments là je partais chasser n'oubliant pas de l'appeler, l'avantage d'être un nouveau-née c'est que la soif se faisait ressentir plus souvent, donc cela n'avait surpris personne que je chasse autant en une semaine.

J'étais perdue dans mes pensés quand je sentis Edward arriver et franchir la porte avec un sourire amusé sur les lèvres alors qu'il me regardait, effectivement nous étions vendredi et la livraison devait arriver aujourd'hui. Avec l'appui d'Alec j'avais permuté Jane avec Démétri, c'était donc mon ami qui se trouvait à mes côtés.

Depuis une semaine, en fait depuis que ma petite farce dans l'avion avait fait le tour du château Démétri ne pouvait pas croiser Edward s'en éclater de rire. Mais là de suite avec la présence des vampires et étant encore en fonction il ne pouvait pas se laisser aller. Mais je crois qu'il était plus intrigué qu'amusé. Le sourire franc d'Edward ne devait pas être pour rien, moi j'en connaissais la raison et d'ailleurs je lui retournais ce sourire sous les yeux suspicieux de Démétri et d'Aro qui lui aussi avait parfaitement remarqué mon brusque changement d'humeur.

Nous attendîmes le départ de nos derniers visiteurs, je n'avais qu'une envie c'était qu'Aro nous libère rapidement.

-Edward que nous vaut le plaisir de ta présence parmi nous.

-Puis-je vous montrer ce sera beaucoup plus simple.

-Bien sûr approche donc.

Il se positionna debout devant Aro et lui tendit sa main avec un regard amusé dans ma direction. Pendant qu'Aro entreprit la lecture de son esprit Démétri me demanda.

-Qu'est-ce qu'il lui arrive ?

-Je ne sais pas je ne suis pas télépathe moi, feignis-je.

-Tu te fous de moi, j'ai vu le sourire que tu lui as retourné, tu sais pourquoi il est là.

-Possible, admis-je sans pour autant en raconter plus. Il allait poursuivre quand Aro nous coupa.

Le sourire aux lèvres avec un regard dans notre direction.

-C'est pas bon ça, baragouinait mon ami.

-Très bien, je vous libère de toute façon plus personne ne viendra aujourd'hui.

Je me tournais vers Démétri.

-Dimi chéri ? fis-je avec ma voix la plus enfantine que je pouvais. Il me regarda comme si je venais de me déshabiller devant lui.

-Qu'est-ce que tu as fait Bella ?

-Tu te souviens de ta requête la semaine dernière ?

-Ta mission et mon petit cadeaux, répondit-il suspicieux.

-Exactement, il vient d'arriver tu es prêt pour le découvrir ?

-Jusque là je l'étais, mais honnêtement j'ai presque peur de te répondre maintenant.

-Allez ne fais pas l'enfant Dimi, minaudai-je.

-Tu sais quoi ? Fais-moi plaisir, si tu dois encore te servir de ce sobriquet ridicule attends qu'Alec soit là s'il te plaît, rigolât-il. Ce qui m'amena à sourire à mon tour.

-Très bien allons-y, dit-il. Et où va t-on ? je jetais un coups d'œil à Edward qui hocha la tête pour confirmer mes pensées.

-Je croyais qu'il ne lisait pas ton esprit ? s'enquit Démétri.

-C'est toujours le cas, il m'a juste donné un coup de main. Et nous allons dans ta chambre la surprise t'y attend.

-Non ! Tu m'as trouvé une petite française ? demanda-t-il, presque impatient.

-C'est ça ! éluda Edward, m'évitant ainsi de répondre. Il n'y a pas plus française qu'elle, je peux te l'affirmer, lui répondit-il d'un air sérieux. À cet instant je lui enviais sa facilité à pouvoir jouer la comédie. Et non elle n'est pas brune, plutôt rousse désolé.

Je souris décidément il ne changera pas celui là. Nous approchions et je vis mon vampire blond froncer les yeux.

-C'est quoi cette surprise, c'est pas une humaine je l'aurais senti et c'est quoi cette puanteur ?

-Quelle puanteur ? fis-je innocente.

-Cette odeur de rouille qui envahi le château c'est irrespirable, je souris de nouveau. Nous arrivâmes devant la chambre de Démétri.

-Qu'est-ce que vous avez fait à ma chambre ? s'exclama-t-il quand il vit le tas de gravas à la place de son ancien mur d'entrée.

-Désolée il a fallu casser le mur pour faire entrer ton cadeau, répondis-je nonchalamment.

-Mais c'est quoi cette horreur ? Où sont mes jeux et mes meubles ?

-Pour ce qui est de ton canapé miteux il a eu un léger accident, fit Emmett tout sourire.

-Emmett a légèrement perdu le contrôle de son poing quand je lui ai infligé une tannée à la console. Quand à tes jeux ils sont répartis entre la chambre d'Emmett et la mienne, renchérit Jasper. J'enfonçais le clou.

-Tu comprends il n'y avait pas assez de place pour ta petite surprise, il a fallu déménager toutes ces babioles.

Tout le monde éclatait de rire devant le visage ahuri et apeuré de Démétri. Ces jeux avaient une place importante dans sa vie.

-Tu plaisantes Bella ? C'est quoi cette... cette chose ? cracha-t-il.

-Cette chose c'est l'escalier de la tour Eiffel, lui annonçai-je fièrement. Tu voulais quelques chose de typiquement parisien tu l'as.

Il me regardait toujours aussi ahuris.

-Tu vas me virer cette ferraille de ma chambre, dit-il sérieux. Et vous ! reprit-il en se tournant vers mes complices déménageurs. Vous allez me ramener mes affaires et rapidement.

-Elle ne te plaît pas ma surprise, demandai-je en tentant une petite moue chagrinée.

-Ça ne prend pas avec moi Bella, je ne suis pas Alec.

-Ça ne prend pas plus avec lui, je te rassure, lui répondis-je tout sourire. Donc à partir de maintenant tu écarteras tes oreilles et ton odorat de pervers de ma chambre compris ? lui lançai-je satisfaite.

-C'est pour ça, Oh ! Mon Dieu Bella, tu n'aurais jamais dû, rétorqua-t-il avec un sourire carnassier.

Je tournais la tête vers Edward qui pouffait littéralement de rire.

-Qu'est-ce qu'il va me faire ? demandai-je paniquée.

-Tu te tais Cullen ! lui lança Démétri.

-Je suis désolé Bella je ne peux pas te le dire, rit-il.

-T'es censé être mon ami, ripostai-je.

Nous rîmes tous de bon cœur, quoi que mon rire était peut-être un peu moins insouciant que le leur, je savais que je venais de déclarer une guerre ouverte à Démétri, et je savais aussi que je n'allais pas la gagner, mais je n'avais pas l'intention de rendre les armes sans me battre.

Le jour fatidique arriva annonçant une soirée exaspérante pour moi, mais aussi la promesse de retrouvailles avec l'homme de ma vie. Sulpicia m'avait appelé je devais me rendre dans ses appartement, elle nous avait choisi à Alec et moi deux tenues pour le bal, et heureusement en fait qu'elle l'avait fait car j'avais oublié ce détail. Moi ce qui me plaisait le plus avec ce bal c'était qu'il annonçait la fin d'une semaine d'éloignement avec l'amour de ma vie, je n'avais rien d'autre en tête que cela. Elle me rapporta que nos deux tenues étaient assorties.

Elle me demanda d'apporter celle d'Alec dans notre chambre et de revenir rapidement pour nous préparer. Je m'exécutais, mais je laissais également une note à mon amour, il me tardait vraiment de le voir je n'en pouvais plus d'attendre.

Mon amour,

Sulpicia nous a choisi une tenue à chacun, et je cite « tu as intérêt à la porter. » Bon d'accord cette phrase m'était destinée. Mais apparemment elle a accordé ton costume à ma robe. Bien que je ne l'ai pas encore vu je suis sûre que tu seras le plus bel homme de cette soirée.

J'aurais tellement voulu être là quand tu rentreras, mais encore quelques heures et je te verrais enfin. Et après ce fichu bal plus rien ne m'empêchera d'être à tes côtés. Tu me manques tellement.

Je t'aime ta Bella.

Tandis que toutes s'affairaient autour de moi comme si je n'avais été qu'une simple poupée humaine impotente et maladroite. Je repensais à comment il avait été naturel et tellement simple pour moi de diriger la garde cette semaine, comme si j'avais accompli cette tâche durant des années avant cela. C'était pourtant loin de la Bella humaine que j'avais été.

C'est affolant comment je me sentais plus à l'aise avec les gardes masculins, que je ne connaissais pas et pour lesquels je n'avais pas grand intérêt, qu'avec ses femmes qui s'affairaient à me torturer. Dès qu'il s'agissait de fanfreluches en tous genres j'étais presque terrifiée. Un moment plus tard j'étais prête, je portais une robe longue rouge, dos nu s'attachant au cou avec un décolleté vertigineux, brodé de noir, elle était très moulante et échancrée à mi-cuisse sur le côté droit. J'avais également les chaussures à haut talon assortis rouge et noir. Elles m'avaient maquillé, ce que je trouvais un peu excessif mais je fus apparemment la seule à avoir cette opinion, car même Esmé m'avait certifié qu'il était correct. Quand au chignon qu'elles m'avaient fait, il était magnifique elles avaient torsadé chacune de mes mèches et l'avaient façonnées de façon à ce qu'il soit serré, tout en laissant des mèches bouclés tomber sur mes épaules et dans mon dos, elles y avaient parsemé des petites roses de tissu rouge et blanche. Le résultat était vraiment magnifique. Et une fois prête, je pouvais constater que l'ensemble était harmonieux. Une heure plus tard toutes étaient prêtes. Elles étaient toutes plus belles les unes que les autres. Des robes classiques noir pour Esmé et Sulpicia, pour Alice une robe courte avec un voile en mousseline bleue azure, et Rosalie avait une robe bustier très près du corps rose fuchsia.

Nous nous rendîmes dans la salle de réception qu'elles avaient redécoré pour l'occasion. Le pan de mur le plus long supportait des miroirs disposés de façon à refléter le plus de lumière et accentuer la chaleur des couleurs dominante, bordeaux et doré, le bois était aussi à l'honneur grâce au parquet. Dans l'air flottaient une quantité d'odeurs et de senteurs différentes et presque entêtantes, je tournais la tête vers Démétri qui était à sa place, j'éprouvais de la compassion pour lui, car si tous ces mélanges me submergeaient j'osais à peine imaginer comment cela devait être pour lui. Je lui envoyais un sourire compatissant, qu'il me rendit, nous nous étions compris d'un simple regard. C'est alors que je remarquais que tous les yeux étaient tournés vers nous. Notre entrée se fit apparemment remarquer, je scrutais la salle à la recherche d'Alec qui lui n'était pas à sa place habituel il était à côté d'Aro. Quand je le vis ma mâchoire se décrocha, il était véritablement magnifique, il portait un costume noir don les revers étaient satinés, une chemise en soie blanche agrémentée d'une cravate du même rouge que ma robe, un Borsalino noir avec une bordure rouge rappelant les tons de sa cravate et de l'étole de soie qu'il portait négligemment autour du cou.

Note à moi même remercier Sulpicia pour le choix des tenues de ce soir.

Il s'avança vers moi, je n'avais d'yeux que pour lui, il mit une de ses mains dans le creux de mes reins et se pencha jusqu'à mon oreille pour me susurrer.

-Tu es merveilleuse, tu n'as jamais été plus belle, ma beauté.

-Je pensais exactement la même chose de toi, mon amour, il posa un chaste baiser sur mes lèvres et se tourna pour m'accompagner jusqu'aux trônes qui avaient été déplacés dans cette pièce, la plus grande du château, deux fois plus grande qu'un gymnase.

Arrivés devant Aro il posa un baiser sur ma tempe et se retira.

Aro qui me faisait face avec Marcus et Caïus ainsi que leurs épouses, tendit sa main pour que je m'en saisisse. Il me fit tourner au ralenti, pour que je sois à la vue de tous nos invités et surtout pour que tous puissent m'admirer. C'est un point que je n'appréciais pas trop concernant Aro. Il faisait un peu trop étalage, de ce qu'il pensait avoir de mieux. Tous nos invités me dévisagèrent, je dirigeais mon regard sur les Cullen qui étaient au centre de la pièce, tous arboraient un sourire rassurant. Ils connaissaient mon aversion quand à occuper le devant de la scène, et c'était leur façon de me soutenir. Emmett mon grizzly était à en juger par son sourire le plus fier de mon ascension social, ou peut-être était-ce dû au fait qu'il pouvait marcher dans les couloirs plus serein. Tous était lovés contre leur conjoint, Edward mis à part bien évidemment, d'ailleurs c'était le seul à ne pas avoir un sourire avenant. Je me doutais que c'était à cause du fait que j'avais sous mon bouclier tous les membres royal, même Athenodora était présente, et elle ne me portait apparemment toujours pas dans son cœur. Bien que ce fut seulement la troisième fois que je la voyais, et que pas une seule fois nous avions échangé un mot. Aro me sortit de mes pensées en entament son petit discours d'accueil.

-Mes amis je réclame cinq minutes de votre attention, le silence se fit et le peu de vampires qui ne me regardaient pas avaient leurs yeux braqués sur lui. Très bien, reprit-il,

pour commencer je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation, nous sommes heureux de pouvoir vous recevoir, de profiter de cette occasion pour revoir certains d'entre vous que nous voyons malheureusement que trop peu.

Comme vous le savez maintenant, nous avons accueilli un nouveau membre parmi nous. Une garde qui a un avenir très prometteur, vu qu'elle n'a été transformée il y a seulement un mois et qu'elle a déjà pris sa fonction dans la garde et assume également la protection de mon épouse. Des hoquets de stupeurs résonnèrent un peu partout dans la salle. Aro fier de son petit effet arborait un sourire satisfait. En plus de son incroyable contrôle et son aisance à faire face à tous les petits tracas des nouveaux-nés, elle possède un don fabuleux et très déstabilisant même pour moi, car son esprit...

En plein pendant son discours je sentis sur mon bouclier une attaque dirigée contre tous les monarques, je regardais d'où provenait l'attaque en question, un petit vampire brun et trapu me regardait, la peur se lisait sur son visage. Je grognais en sa direction Aro me regardait ainsi que chacun des vampires dans cette pièce.

-Jane, le petit brun là, ordonnai-je en le pointant du doigt. Sans en attendre plus le vampire en question essaya désespérément de quitter la salle, mais nous avions postés des gardes autour de chaque ouvertures portes ou fenêtre, et il se trouva face à Noémie qui lui barrait le chemin.

-Où vas-tu chéri ? lui susurra-t-elle de sa voix doucereuse et enfantine.

Jane lui infligea devant tous nos invités un petit avant goût de ce qu'il allait subir lors de son interrogatoire. Elles l'empoignèrent et disparurent avec lui.

Aro mit sa main sur mon épaule, et sans être empathe je pouvais sentir sa fierté irradier de sa personne.

-Comme je vous le disais avant d'être la cible d'une attaque, Isabella Swan a un esprit impénétrable même pour moi. Et comme vous avez pu le constater par vous même, elle est un bouclier très puissant.

J'entendais quelques remarques de stupeur et même je vis certains vampires terrorisés. Moi par contre je fus choquée par le fait qu'il connaisse mon véritable prénom, je le regardais avec stupeur, il me fit un sourire rassurant. Je tournais la tête vers Alec il avait un regard impénétrable ce qui le connaissant n'était pas bon signe. Je regardais Démétri qui avait vu la réaction de son ami, il me fit une moue qui voulait dire qu'il ne pouvait pas m'aider. Aro continua son petit laïus.

-Alec rejoins-nous s'il te plaît, mon aimé s'approcha de nous et se plaça à côté de moi un visage sérieux et fier, et me prit la main ce qui me rassura. Aro nous regarda ensemble je pouvais sentir en plus de sa fierté l'amour et le respect qu'il nous portait. Il continua. Permettez-moi de vous présenter officiellement Bella Volturi, membre éminente de la garde royal, et compagne d'Alec Volturi, je regardais Alec qui planta ses yeux dans les miens, il émanait de lui de l'amour pur et de la fierté.

Et de nouveau un brouhaha de commentaires qui variaient entre le dégoût de certaines vampires, auxquels je répondis par un grognement d'avertissement sous les sourires de mon compagnon et d'Aro. Être une Volturi avait un avantage non négligeable de susciter crainte et respect d'un simple regard. J'entendais d'autre vampires discuter entre eux de la puissance que notre couple instaurait pour nous mais aussi pour la garde des Volturi. Je me souvins des paroles d'Alice Une attaque et une défense imprenable. Par cette fête et ma présence les monarques venaient d'affirmer leur suprématie, et je suspectais Aro d'avoir volontairement inviter certains vampires pour qui il entretenait certainement des doutes sur leurs intentions. Et si tous n'avaient pas mordu à l'hameçon, le fait de savoir que j'étais un bouclier capable de protéger plusieurs personnes saurait les calmer pour les quelques décennies à venir.

Aro fit un signe et de la musique résonnât dans la salle. Un tango, évidemment vu ma tenue et celle de certains d'entre nous associés à la décoration de la salle j'aurais pu faire la déduction plus tôt. Aro me tendit la main.

-Bella pourrais-tu m'offrir ta première danse ?

-Bien évidemment, lui répondis-je.

En saisissant sa main je jetais un rapide coup d'œil à Alec qui me souriait et alla reprendre sa place à côté de Démétri. Le choix de la danse ne me surprit pas Aro adorait le tango tout comme moi. Nous dansâmes sous le regard respectueux des autres vampires, puis quand la musique se termina, une autre s'enchaîna Aro me remercia et retourna rejoindre son épouse, qui me souriait ravie elle aussi. Alec était apparemment en discussion avec Noémie, j'allais les retrouver quand Edward me prit par le poignet.

-Edward pas maintenant, je dois aller voir ce qu'il se passe.

-Ne t'inquiète pas ça a rapport avec votre prisonnier, il gère la situation. Tu m'accordes cette danse ?

-Je dois aller voir Edward, c'est mon job.

-Ton job n'est-il pas d'assurer la protection de tes maîtres ? dit-il. Je n'avais pas aimé la façon dont il avait prononcé cette phrase. Comme si cela avait été dégradant. Donc tu ne peux décemment pas partir et leur enlever la protection de ton bouclier.

-Edward ! soufflai-je.

-Bella on part demain, s'il te plaît laisse-moi ce privilège.

-Vous partez demain ! répétai-je abasourdis. Et vous aviez l'intention de m'en parler quand ?

-Je ne pensais pas que cela te toucherait autant, tu as tes amis et ton compagnon ici.

-Ne joue pas à ce jeu là avec moi Edward.

-Nous avons pris cette décision tout à l'heure Alice a eut une vision, et il est préférable pour notre famille de rentrer dès demain, nous avons des obligations. Alors tu me l'accordes cette danse ?

-Ce morceau est presque fini, attendons le prochain.

La musique se terminait laissant place à une autre, Edward m'attrapa par la main et nous débutâmes un tango rapide et lascif. Il était très bon danseur, je le préférais à Aro. Pas le même style et surtout pas la même aisance, j'étais plus libre et détendue avec Edward, il était plus facile avec lui, même si je n'aurais pas dû de laisser mon côté sensuel prendre le dessus. Je profitais de chaque secondes car à partir du lendemain je n'étais pas sûre de le revoir rapidement lui ou sa famille, il faudrait que je passe un peu de temps avec chacun de leur membre ce soir. Bien sûr il y avait le téléphone mais rien ne valait un contact, j'en avais pris conscience depuis que j'étais devenue vampire. Notre danse se termina malheureusement, j'aimais danser avec Edward, nous étions en accord, et j'aimais cette complicité.

-Merci Bella, ce fut vraiment très agréable de danser avec toi.

-J'ai pris beaucoup de plaisir moi aussi, lui avouai-je.

-Ah ! Je vois que tu es très sollicitée ce soir, me dit-il en me baisant la main avant de se reculer, laissant place à Marcus. Je lui souris avant de retourner un autre sourire destiné à Marcus.

-Bella, m'offrirais-tu une danse à moi aussi ?

-J'en serais véritablement heureuse.

-Par contre je n'apprécie pas le tango malgré tes talent j'ai un faible pour la valse est-ce que cela te dérange ?

-Absolument pas, j'aime aussi la valse.

-Bien ! fit-il en faisant un signe et la musique changea laissant place à un morceau de valse viennoise que je connaissais après avoir vu et revu la saga de Sissi. C'était le Sang viennois de Strauss, un jolie coup d'humour je trouve pour des vampires.

Nous débutâmes cette danse, et nous tournoyâmes encore et encore, si vite que si j'avais été humaine j'en aurais certainement eu la nausée. Il me souriait je n'avais encore jamais vu ce sourire chez Marcus, le seul autre couple à valser était Aro et Sulpicia, tous les autres nous dévisageaient, Caïus et son épouse n'avaient pas quitté leur siège ne nous adressant pas un regard. Je sentais une tension presque palpable émaner d'eux, mais je détournais mon attention, ils ne m'intéressaient pas. Marcus était très bon danseur lui aussi. La valse se termina et tout comme Edward, Marcus me baisa la main. Puis je décidais de me retirer de la piste de danse, je pense que j'avais assez dansé pour ce soir, la prochaine fois serait avec Alec s'il le voulait bien entendu. Il était revenu je m'en approchais, il me prit dans ses bras, et me câlina.

-Quand la musique changera de registre je t'inviterai, me dit-il avec un sourire ravageur. Sourire auquel je répondis.

-Qu'est-ce qui s'est passé tout à l'heure, quand tu parlais à Noémie ?

-C'est à propos du prisonnier, je t'en parlerai plus tard quand nous irons trouver les maîtres, je dois les avertir, me dit-il en m'embrassant le front avant de partir rejoindre les maîtres.

-OK, acquiesçai-je. J'étais en train de plaisanter avec Démétri quand mon téléphone sonna.

-Oui Edward.

-Bella j'ai des ennuies peux-tu venir s'il te plaît, vite.

-J'arrive, j'allais lui demander où il se trouvait quand j'entendis la voix de Noémie dans le téléphone. « Edward tu vas être très gentil avec Jane, tu vas accéder à tous ses désirs. » dit-elle de sa voix hypnotique.

Oh! Non fis-je en moi même, je partis à sa recherche ma vitesse au maximum je cherchais son odeur, je trouvais enfin sa piste il se dirigeait vers les appartements de Jane, je l'entendais glousser, j'accélérais ma course. Quand j'arrivais à proximité je voyais Edward embrasser Jane à pleine bouche, avec empressement, si je n'avais pas entendu la manipulation de Noémie j'aurais pu croire qu'il était véritablement impatient.

-Jane arrête ça tout de suite, lançai-je pendant que je me rapprochais d'eux.

-Occupe-toi de tes affaires Bella. Je fais ce que je veux.

-Même de ta part c'est minable, avoir recours au pouvoir de Noémie pour le forcer à te faire l'amour, c'est vraiment pitoyable.

-Je te l'ai déjà dit Bella va t'en avant que je perde patience.

-Tu ne m'effraies pas Jane, je ne suis plus humaine et tes tentatives d'intimidation ne fonctionne plus, elle grogna, je levais un doigt pour lui imposer le silence pendant que je composais un numéro de téléphone. Elle décrocha avant la deuxième sonnerie.

-Noémie c'est Bella, tu me rejoins tout de suite ! et je raccrochais avant qu'elle réponde quoi que ce soit.

-Et tu crois quo i? Qu'elle va t'obéir ? Ma pauvre Bella tu es vraiment pathétique. Tu sais que la raison pour laquelle tout le monde t'a obéi cette semaine c'est parce qu'Alec est intervenu en personne sur certains gardes qui avaient dans l'intention de t'en faire baver, comme Félix par exemple, tu lui demanderas ce que lui a fait Alec dans ton dos.

-Tu peux dire ce que tu veux Jane, il y a longtemps que je ne me formalise plus des déjections que peut créer ta bouche, elle grogna et se mit en position d'attaque.

-Réfléchis bien Jane à ce que tu vas faire, pour seule réponse elle se tourna vers Edward.

-Edward chéri, tu as interdiction de bouger, je ne veux pas que tu interviennes.

Puis me prenant de vitesse elle me sauta dessus et me décocha un coup de poing qui m'envoya à l'opposer du couloir soit environ 30 mètres plus loin. Ainsi c'est ce qu'elle voulait, tant mieux il y avait longtemps que j'attendais ça moi aussi. Je me relevais aussi vite qu'il m'ait été donné de le faire et sans qu'elle s'en rende compte j'étais sur elle, lui assenant à mon tour une rafale de coups de poings, je la retenais fermement par son épaule pour ne pas qu'elle s'enfuit. J'étais nouveau-née, donc j'étais plus forte physiquement, par contre Jane avec quelques siècles d'expérience au combats elle me donna un coup de pied dans l'estomac qui me coupa le souffle, et bien que respirer ne m'était pas nécessaire, je fus déstabilisée la demi seconde suffisante pour qu'elle puisse se dégager de mon emprise et m'attraper par les cheveux je voyais ses dents approcher de mon cou. J'arrivais à lui décrocher un puissant uppercut qui la fit me lâcher, j'allais lui sauter dessus quand deux bras puissants me m'attrapèrent par et me ceinturèrent, je ne pouvais plus bouger.

-Tu en as mis du temps, sourie Jane.

-Je voulais te laisser un peu en profiter, répondit Noémie.

-Putain lâche-moi Noémie ! hurlai-je.

-Désolée éminente garde royale, mais j'ai reçu l'ordre de ne pas t'écouter, railla t-elle.

-Qui t'a donné cet ordre ?

-Maître Caïus qui d'autre, gloussa Jane. Tiens la bien Noémie.

Je sentis qu'elle affirmait encore plus sa prise autour de moi. Jane me décocha plusieurs coups bien qu'elle ne pouvait pas me blesser de cette façon, cela n'empêcha pas la douleur de se faire sentir. Les coups ne lui suffirent plus.

-Tu résistes à mon pouvoir, on va voir si tu résistes à toutes les douleurs, elle s'approcha de mon cou et m'arracha un morceau de chair je hurlais de douleurs.

Puis elle recommença à plusieurs reprises s'attaquant tantôt à mes bras, mes épaules elle s'affairait me disloquant par petits morceaux. Je hurlais toujours tentant désespérément de me sortir de cette étaux, la douleur était insupportable presque aussi douloureuse que ma transformation même. J'entendis un feulement arriver derrière moi et je sentis Noémie me lâcher et j'entendis un coup et vis Noémie traverser le couloir et arriver encore plus loin que moi précédemment. Emmett venait de me libérer Jasper et Démétri arrivèrent suivis d'Alec. Mais je ne prêtais pas attention à eux je sautais sur Jane ma rage était telle qu'en moins de deux secondes je réussis à l'immobiliser et lui arracher un bras avec une facilité déconcertante, aussi facilement que si j'avais arracher les bras d'une poupée. Sous l'œil spectateur de mes amis et d'Alec qui n'avaient pas eu le temps de réagir, je plantais mes dents dans son cou et entrepris de l'étêter.

Alec fut le plus rapide à s'interposer entre Jane et moi. Par contre je ne m'attendais pas à ce qui suivit il me décocha un coup de poing si puissant que je reculais dans les bras de Démétri. Il avait la rage dans les yeux j'avais en face de moi le même Alec que celui qui avait attaqué Edward il y a quelques semaines. Je grognais de mécontentement il prit un posture d'attaque face à moi, et un feulement puissant se dégagea de sa poitrine. Il défendait sa sœur malgré ce qu'elle venait de me faire, mon cœur, se brisa, mon âme se fêla, il était prêt à m'attaquer pour défendre sa sœur alors qu'elle venait de me passer à tabac. Ma rage s'estompa aussitôt remplacer par un sentiment de trahison intense, de peine, de désespoir, il venait de m'anéantir sans me toucher, j'avais mal tellement mal que la douleur physique dû aux morceaux de chairs qui m'avaient été enlevé était un bourdonnement désagréable en comparaison. Démétri se plaça devant moi pour me protéger alors que Jasper me tenait dans ses bras, il ne me retenait pas non il me réconfortait. Emmett prit place à côté de Démétri pour faire rempart.

-Merde Alec qu'est ce que tu fous ? C'est ta femme ! hurlait Démétri.

-Elle allait tuer Jane, je ne peux pas la laisser faire, cracha-t-il.

-Alec tu as vu ce qu'elles lui ont fait, on aurait pu l'arrêter autrement. Putain c'est ta compagne, il était aussi choqué que moi, que nous tous, quel vampire pouvait renier sa compagne.

-Elle allait tuer ma sœur, répéta-t-il inlassablement avec une voix froide et menaçante.

Je sentis Jasper bouger mais j'étais tellement anéantis qu'à part le visage déformé par la haine que me montrait Alec je ne voyais rien d'autre. Je le sentis s'activer, j'entendis des petits ''clac'' comme le son que produit les touches de téléphone, il devait s'en servir, mais je ne l'entendais pas parler. En fait tout se déroulait devant mes yeux, mais j'avais l'impression de vivre cet enfer à travers les yeux de quelqu'un d'autres avec la douleur en plus, cette douleur qui me clouait sur place, qui me faisait saigner intérieurement, une sorte d'hémorragie dont je savais qu'il était impossible d'arrêter ou de freiner.

-Ça va aller Bella, Carlisle va arriver il va te remettre en état, il me caressa les cheveux et m'envoyait des ondes apaisantes qui ne servirent malheureusement à rien.

-Qu'est-ce qui est arrivé Bella ? demanda Démétri.

Je ne pouvais pas répondre, le regard meurtrier qu'Alec posait sur moi m'en empêchait, pas qu'il me faisait peur quoi qu'un peu quand même. Mais cette douleur qu'il provoquait en moi, cette boule dans ma gorge qui empêchait le moindre son sortir de ma bouche, même les gémissements de douleurs ne parvenait pas à s'extraire de moi contrairement à Jane qui criait sa douleur. Mon cœur venait de se disloquer et mon âme de se déchirer il ne pouvait pas y avoir pire douleur. Même la transformation n'était pas aussi douloureuse, la douleur de l'âme était ce qu'il y avait de pire, si j'avais été humaine je serais morte de chagrin instantanément devant tant d'intensité, et je ne pouvais pas pleurer, je voulais pleurer, je voulais hurler mon désespoirs, mais rien ne sortait.

-Bella, s'il te plaît ? me supplia Démétri qui osa tourner la tête pour me regarder, ses yeux étaient implorant et je pouvais y lire la peine aussi, il avait mal pour moi. Mais je n'arrivais pas à me sortir de mon mutisme.

-Elle ne peut pas Démétri, elle ne peut pas parler maintenant sinon elle va craquer, Démétri ne me lâchait pas du regard, je me dégageais des bras de Jasper pour aller me réfugier dans ceux de mon ami. Il resserra son étreinte sur moi, provoquant un grognement de Jasper, je tournais les yeux sur lui, il fixait Alec.

-J'éviterai si j'étais toi, le menaça Jasper. Je vis le sourire cruelle d'Alec. Et je tirais mon bouclier sur toutes les personnes qui étaient venus à mon secours et j'eus une bonne idée, la froideur du pouvoir d'Alec vint percuter de plein fouet mon bouclier avec une puissance que je n'avais encore jamais testé. Il me regarda toujours cet air meurtrier affiché sur son visage, il grogna de nouveau sur moi.

J'entendis Carlisle arriver il n'était pas seul Aro était avec lui. Quand ils s'approchèrent je me tendis tout comme chacun des Volturi présent, même Alec perdait de sa superbe, il retira son pouvoir mais je laissais mon bouclier toujours en place incluant les nouveaux arrivant.

-Qu'est-ce qu'il se passe ici ! fit Aro d'une voix autoritaire et dure. Bien évidemment il avait déjà vu les dégâts physiques. Démétri prit la parole.

-Nous ne savons pas exactement, mais je peux vous montrer ce que je sais, les yeux d'Aro passèrent de moi dans les bras de Démétri à Alec qui avait renoncé à sa posture d'attaque devant Aro. Démétri desserra son étreinte mais me gardait toujours dans ses bras quand il tendit sa main à notre maître. Aro était en pleine lecture, il fronça les sourcils et prit un visage fermé, ce qui n'était pas bon signe.

-Approche Alec, son ton était rude et ferme, Aro ressemblait vraiment à un vampire en cet instant. Alec s'exécuta et passa à côté de moi, je me raidis dans les bras de Démétri qui se recula et m'étreint plus fort.

-Je vois ! dit-il toujours aussi dure. Puis il s'approcha de Jane et en lui posant la main sur son épaule encore saine, il lui ordonna.

-Tais-toi, tu m'exaspères à geindre ! c'était la première fois que je voyais Aro autant en colère. Elle baissa le volume sans pour autant arrêter.

-Je crois que l'on va avoir une discussion tous ensemble, après la fête. Carlisle mon ami peux-tu je te prie t'occuper de ces jeunes filles, demanda-t-il plus cordialement.

-Bien sûr, répondit se dernier, s'emparant du bras de Jane, mobile sur le sol.

Il lui repositionna et lui banda de façon à l'immobiliser afin que la consolidation se fasse correctement. Puis il trouva le morceau de cou que je lui avais arraché parmi tous les miens qui traînaient sur sol eux aussi.

Après en avoir terminé avec Jane il s'approcha de moi, les morceaux de mon corps éparpillés sur le sol étaient plus nombreux et formaient un véritable puzzle, il les prit tous il devait y en avoir au moins une bonne dizaine, si ce n'est plus. Pendant que Carlisle s'attelait à la reconstitution de mon corps. Aro se tourna vers Noémie.

-Annule le sortilège que tu as lancé sur Edward, tout de suite, lui dit-il en colère.

-Edward tu peux dès à présent retrouver ton libre arbitre, articula-t-elle. J'entendais de la peur dans sa voix.

Edward sortit de sa catatonie, puis se tourna vers Jane, un grognement puissant sortit de sa gorge.

-Si un jour tu t'avises ne serait-ce que poser un regard sur moi je te mettrais au feu moi même, la menaça-t-il.

-Edward je suis désolée de ce qu'il t'est arrivé et je t'assure que je vais me charger personnellement de cette histoire, déclama Aro.

Edward hocha la tête, puis lança un regard plein de compassions et de regrets vers moi.

-Je suis vraiment désolé Bella, je ne pensais pas que cela prendrait cette tournure. Je ne t'aurais pas appelé si j'avais su. Je pensais que tu aurais pu me couvrir avec ton bouclier le temps que je vois Aro ou Alec pour régler ce problème, je suis vraiment désolé Bella, il pouvait dire ce qu'il voulait j'étais loin comme déconnectée de la réalité, la douleur de mon corps faisait barrage, comme mon bouclier empêchait les intrusions psychiques, ma douleur en faisait autant avec les paroles, ses mots me parvenaient mais je ne les comprenais pas je ne les entendais pas.

-Démétri et Alec vous retournez à la salle il y a encore du monde. Jasper et Emmett pourriez-vous rester un peu avec Bella, je crains que quand elle va reprendre le dessus cela se transforme en crise.

Les deux concernés acquiescèrent. Sous le regard reconnaissant d'Aro et celui plus compatissant de Carlisle.

-Carlisle je te remercie encore une fois ta famille te fait honneur. Jane et Noémie vous me suivez.

Il partit suivi de mes deux tortionnaires, en me lançant un regard inquiet.


Je sais que je vais me faire incendier de couper là, mais sinon le chapitre aurait été beaucoup trop long. Et comme je trouve que vous avez baissé dans vos reviews je me venge, HAHAHA!

Sinon comment vous dire, je crois que je vais vous choquer un peu pour le prochain chapitre. Et je sais que je vais me faire taper par certaines d'entre vous. Alors ne vous étonnez pas si je ne réponds pas. Mdrrrr! Bon ça va je vais vous finir le prochain, peut être plus rapidement si j'ai assez de carburant. Vous savez où il se trouve ;)

Petit Rappel du chapitre précédent:

-Démétri et Alec vous retournez à la salle il y a encore du monde. Jasper et Emmett pourriez-vous rester un peu avec Bella, je crains que quand elle va reprendre le dessus cela se transforme en crise.

Les deux concernés acquiescèrent. Sous le regard reconnaissant d'Aro et celui plus compatissant de Carlisle.

-Carlisle je te remercie encore une fois ta famille te fait honneur. Jane et Noémie vous me suivez.

Il partit suivi de mes deux tortionnaires, en me lançant un regard inquiet.

Chapitre:17,

Démétri voulu se détacher de moi, mais je le retins si fortement que je l'entendis gémir de douleur.

-Bella je dois y aller, je te promets de revenir dès que j'aurai fini. Laisse-moi partir ma belle, il me déposa un baiser sur le front puis avec douceur il posa ses mains sur les miennes pour m'aider à défaire ma prise autour de lui. Je me laissais faire, il me serra encore un peu plus fort puis il s'adressa aux Cullen qui apparemment resteraient avec moi. Emmenez-la dans ma chambre elle y sera mieux. Alec émit un grognement.

-La ferme Alec, ou je te jure que si tu la ramènes encore une fois, c'est à moi que tu auras à faire, le rabroua Démétri. Il fit un pas en arrière se dégageant de moi prêt à partir rejoindre son poste. Alec ne bougea pas, Emmett me porta telle une jeune mariée. Jasper et Edward nous suivirent.

-Tu comptes aller où Cullen ? interpella Alec mauvais. Edward se retourna tout comme ses frères son regard était noir de rage.

-J'accompagne Bella et tu ne m'en empêcheras pas cette fois.

-Tu crois ça, elle est à moi et j'aurais toujours mon mots à dire, répondit Alec.

-Je crois que tu viens de perdre ce privilège, rétorqua Edward.

-J'en ai rien à faire de ce que tu penses, ou de ce qu'elle pense, je suis le seul à décider.

-Alec ! trancha Démétri, contrairement à toi Edward ne s'en est pas pris à Bella et ce n'est pourtant pas sa compagne. Je pense moi aussi que tu n'as rien à dire, tu l'as bel et bien perdu ce soir, tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi même. Elle n'est ni ton animal de compagnie, ni ton jouet.

Démétri avait volontairement frapper là où ça faisait mal, enfin le pensait-il. Moi je doutais de ce fait, car si vraiment il m'avait aimé comme tel ou comme moi je l'aimais il ne m'aurait jamais repoussé comme il l'avait fait.

-Et je ne l'ai pas frappé non plus. Toi tu en es à combien ? Deux fois je crois, renchérit Edward. Deux feulements sortirent respectivement de leurs poitrines. Jasper, Carlisle et Démétri s'interposèrent entre eux.

-Très bien Cullen tu la veux ? Je te la laisse, j'en ai fini avec elle j'ai eu ce que je voulais et j'ai pris ce que j'avais à prendre, dit-il avec un sourire perfide.

Démétri empoigna sans ménagement Alec et l'entraîna hors de notre vue. Edward se ressaisit seul une fois que mon compagnon si je pouvais encore l'appeler comme ça, disparu de sa vue. Emmett reprit la direction de la chambre de Démétri. J'étais perdue dans un océan déchaîné de souffrance, malgré les salves d'apaisement et de bien-être qu'essayait de m'envoyer Jasper rien n'y faisait. Mon âme, mon cœur, mon esprit étaient en morceaux. Pourquoi est-ce qu'il me rejetait ? Comment allais-je réussir à survivre sans l'homme de ma vie ? pourquoi avait-il réagit comme ça ? N'avais-je été que l'enjeu d'une pulsion, d'un désir ? Il ne m'aimait pas, alors que moi je ne pouvais pas concevoir ma vie sans lui. Je n'en peux plus c'est trop douloureux, faites qu'on m'enlève cette douleur, s'il vous plaît qu'on m'enlève ce mal. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Je veux mourir !

-Bella ? Bella ! je sentais de la panique dans la voix d'Edward.

-Qu'est-ce qui se passe Edward ? demanda Carlisle.

-Je peux l'entendre, j'entends ce qu'elle pense.

-Quoi ! Tu l'entends ? Bella ma puce qu'est-ce qui t'arrive ? interrogea Emmett.

Je les entendais essayer de m'appeler mais je m'en foutais. Alec ne m'aimait pas, il ne me voulait pas, il avait fait tout ça juste pour me soumettre à sa nouvelle vie. C'était un véritable cauchemar, j'eus soudain une révélation. Je rêvais, c'était ça en fait j'étais en train de rêver.

Je suis encore à Phoenix et je vais pas tarder de me réveiller. Rien de tout ceci n'est vrai, et la douleur que je ressens est fictive, juste le fruit de mon imagination débordante.

-Bella ma douce, tu ne rêves pas tout ceci est réel, nous somme réels.

Je ne répondais pas je savais que j'allais me réveiller il suffisait juste que j'attende, c'est ça j'allais attendre et je me réveillerai, ma mère m'embrasserait comme chaque matin pendant que je nous préparerais le petit déjeuner. J'attendrais, je savais que cette douleur ne résisterait pas à mon réveil, je me sentais soulagée, il fallait juste prendre mon mal en patience et attendre que ce foutu réveil daigne bien sonner. L'avais-je bien enclenché avant d'aller me coucher ? Je ne m'en souvenais pas, mais il était rare les fois où je ne le faisais pas, alors je sais que quand il sera 7h du matin il allait invariablement sonner. J'allais attendre que ce cauchemar avance et quand l'heure sera venue la lumière du soleil matinal effacerait à jamais ce cauchemar.

-Carlisle elle perd la tête. Elle croit qu'elle rêve, elle croit qu'elle est encore humaine.

-Les vampires peuvent perdre la tête ? s'étonna Emmett.

-Je ne l'avais jamais vu auparavant, je pense que c'est temporaire une sorte de disjoncteur qui lui permet de réguler sa douleur.

-Je pense aussi que c'est l'explication. Elle est anéantie, sa souffrance est atroce, j'ai du mal à rester à côté et ne pas me laisser succomber à la violence de ses émotions. Elle ressent de la trahison, de l'abandon, du désespoir, de la culpabilité, du rejet c'est un véritable gouffre émotionnel, c'est comme si son cœur et son âme avait été séparés, ou transpercés je n'arrive pas à bien définir cette sensation. Par contre je viens de déceler un pic de soulagement.

-Oui elle croit qu'elle va se réveiller, elle est consciente de ce qui se passe, de nous en train de parler, mais c'est comme si elle nous observait et nous écoutait à travers de nombreux filtres, c'est bizarre comme vision.

-C'est peut-être son bouclier qui produit cet effet sur toi. Son pouvoir est mental, son esprit fonctionne différemment du notre elle a une faculté mental puissante et à part, ajouta Carlisle.

-Ce n'est pas moi qui la vois de cette façon c'est elle. Mais tu as raison je pense que c'est un effet de son bouclier, après tout vu la puissance de celui-ci alors qu'elle n'a que un mois, nous savons tous que nos dons se développes au fil du temps. C'est peut-être une variation de ce qu'elle pourra en faire par la suite.

Il discutait de moi, de mon bouclier, mais je m'en moquais j'attendais impatiemment que je me réveille, il ne pouvait pas en être autrement.

Tout le monde resta à mes côtés, je ne sais pas combien de temps venait de s'écouler, j'avais perdu toute notion de ce dernier, il aurait pu s'écouler 5 minutes comme 3 jours. Alice apparut, elle tenait absolument à m'habiller, franchement mon esprit était tordu aller imaginer une chose pareille dans une telle situation. Moi et la mode toute une histoire, et il avait fallu que je me trouve une amie imaginaire avec cette addiction.

Je voyais sourire Edward, il pouvait apparemment entendre mes pensées, le pauvres elles ne devaient pas être très agréables en ce moment, au moins il verrait à quel point je suis insignifiante, et comprendra qu'il s'était trompé lui aussi. Qui pourrait me prêter attention avec toutes ses superbes créatures qui naviguaient autour de lui, autour d'Alec. Alec la simple pensée de son prénom avait le même effet que du sel sur mes plaies béantes et encore fraîches.

-Bella arrête ! Tu en vaux la peine, tu es quelqu'un d'exceptionnel. Il est seulement trop fier, et trop orgueilleux. Et moi je suis certain de ne pas m'être trompé, j'ai accès à tes pensées et même comme ça tu restes encore fascinante, même si elles ne sont pas joyeuses elles sont toujours plus intéressantes que celles de beaucoup d'autres personnes, il était gentil un véritable ami, pourquoi est-ce que je m'étais entichée du seul être capable de me faire autant de mal alors que lui était la gentillesse personnifiée, doux, attentif et attentionné.

-Je me le demande aussi, me répondit-il avec un sourire en coin charmeur. J'aimerais récupérer mon don parce qu'avoir quelqu'un dans ma tête ne me plaisait pas du tout.

Il m'offrit un sourire d'excuse je savais qu'il ne maîtrisait pas cette facette de son pouvoir, je ne lui en voulais pas, c'est à moi que j'en voulais, mais je ne savais pas vraiment pourquoi. Parce que j'étais incapable de mettre un terme à ce cauchemar. Ou parce que même dans mes rêves j'étais faible et fragile ? Je ne sais pas combien de temps je restais là sur le canapé dans la chambre de Démétri, cette notion de perte de temps m'agaçait et m'indifférait en même temps. Comment était-il possible de ressentir deux sentiments opposés pour une même pensée ? Surtout que cette pensée, ce fait, n'était même pas réel, je crois que c'est cela qui m'agaçait, être obligée d'attendre dans mon propre rêve.

Edward me porta jusque dans la salle de bains, Alice voulait m'habiller apparemment la robe que je portais était en lambeau. Je n'opposais aucune résistance, je n'avais pas l'impression d'être présente. La seule chose que je ressentais c'était cette sensation de perte et de mal être si intense que cela me submergea, je les voyais, je les entendais, mais je n'étais pas là, elle pouvait faire ce qu'elle voulait de moi je m'en fichais. Je commençais à m'impatienter, il fallait que je me réveille et vite je n'en pouvais plus de toute cette douleur, je ne voulais plus la ressentir, je voulais être dans ma chambre si familière d'Arizona, je voulais sentir ces odeurs si chères à mon cœur celles qui me rassuraient. Je voulais entendre l'exaspération de ma mère parce que comme chaque matin j'enfilais un jean à la va vite qui ne faisait pas ressortir ma féminité.

J'étais de retour dans le canapé, je vis Démétri et Aro accompagnés de Sulpicia entrer. Je les aimais tous, mais je ne voulais pas être présente parmi eux, je voulais être tranquille, si seulement j'avais le contrôle de mon rêve je me serais réveillée à l'instant, pour échapper aux regards compatissants et attristés de mes maîtres, et de Démétri. Lui mon frère, le meilleur ami d'Alec, aïe son nom, encore un peu de sel.

Démétri avait pris mon parti face à ses amis qu'il connaissait depuis des décennies, il m'avait protégé moi contre eux et son maître. Son regard dénonçait tant de souffrances, je m'en voulais de lui imposer cela, de leur imposer cela à tous.

Sulpicia vînt s'installer à côté de moi, elle me caressa les cheveux ce geste tendre et maternelle, me rassurait et me faisait du bien à l'âme, je sentais l'amour que me portait Sulpicia et je l'aimais aussi mais pas assez pour refaire surface, dans cet état ma douleur bien qu'insupportable restait gérable. Mon envie de pleurer ne me lâchait pas et je ne pouvais pas extérioriser ce que j'avais à l'intérieur de moi c'était frustrant.

-Bella mon enfant reprends-toi, reviens-moi j'ai besoin de toi. Tu m'entends Bella ?

-Elle vous entend parfaitement Sulpicia, mais elle ne peut pas répondre, la douleur quelle ressent est si profonde que son esprit s'est retranché sur lui même, à tel point que toute ses capacités de protection, toutes ses barrières se sont annihilées toutes seules.

-Tu peux l'entendre ? fit Aro interrogateur.

-Oui, reprit-il, et je pense que vous le pouvez également si vous la touchez, Aro m'observa un instant, puis me demanda.

-Bella est ce que je peux te toucher ? C'était étonnant qu'il le demande car avec les autre il ne demandait pas, il le faisait.

Il pouvait faire ce qu'il voulait tout m'était égal. Edward hocha la tête en assentiment. Aro s'approcha de moi et posa sa main sur ma joue, son geste était tendre et agréable comme si en même temps qu'il faisait défiler ma vie dans son esprit il essayait de me témoigner son l'affection. Toute ma vie repassait dans ma tête. Phœnix, ma mère, Phil, mon père, mes amis, le collège, le lycée, mes livres, mes voyages, mes pensées. Ma rencontre avec Alec et Jane, les menaces de cette dernière. L'attention d'Alec à l'hôtel, son espoir de me voir rester auprès de lui, sa joie et la mienne lors de mon réveil dans la voiture, ma première rencontre avec les Cullen à Dénali avec Eleazar et sa famille. L'attaque d'Edward et de Jasper, Alec me défendant, ma confiance en lui et ma fierté de l'avoir près de moi, notre premier baiser et ses conséquences. Il vit tout mon séjour à Forks avec les Cullen, ma discussion avec Alice et Emmett. Mon arrivée à Volterra, mes sentiments et mes pensées concernant tout mes proches, ma première fois, et les moments intimes entre nous, ravivant avec vivacité ma douleur et enfin la scène avec Jane, la torture qu'elle m'avait infligée avec l'aide de Noémie, mais surtout la trahison et le rejet d'Alec. Cela était trop pour moi, revivre cette scène était plus que je ne pouvais en supporter la douleur m'engloutit, m'anéantissant, fissurant un peu plus mon âme.

Je le repoussais violemment, en m'écroulant au sol me tordant de douleur, des sanglots secs étouffés dans ma gorge, des gémissements de souffrances, ainsi que d'autres gémissements qui se joignirent aux miens. Jasper était lui aussi aux prises avec l'intensité de mes émotions, j'aurais voulu pouvoir me reprendre pour lui éviter cette souffrance qui était la mienne, mais je ne pouvais pas. J'entendais des voix paniquées apeurées, je sentis deux bras puissant me saisir et me serrer pour me réconforter cette prise était désespéré comme je l'étais. Je sentis mon corps contre un autre, mes sens m'avaient quitté, je ne sus pas qui était la personne qui tentait me réconforter avant d'entendre sa voix me chuchoter à l'oreille.

-Chut Bella, ça va aller ma belle. Reste avec moi, ça va aller, sa voix était suppliante prise d'une émotion intense, il souffrait je les faisais tous souffrir.

Mais qu'est-ce qui n'allait pas avec moi ? Pourquoi le seul être que je voudrais pouvoir toucher avec autant d'intensité, soit le seul à rester insensible ? Mes amis, ils étaient tous là et je les blessais, pire j'avais repoussé Aro violemment il fallait que j'arrive à me reprendre. Mais comment faire alors qu'autant de souffrance me paralysait. Comment faire pour reprendre un semblant de contrôle ? Même pour eux je ne savais pas si je pouvais y arriver. Je ne sais même pas si j'étais en train de rêver ou non, j'étais perdue, je n'arrivais pas à reprendre le contrôle de mon corps, de mes pensées. Ce n'est pas possible de souffrir autant c'est intolérable ce n'est pas humain, mais le suis-je toujours ? Ou est-ce que mon cauchemars serait réalité ? Comment m'en sortir si je ne peux distinguer le vrai du faux ? Et cette douleur constante vicieuse qui s'insinue et se glisse jusqu'au plus profond de mon âme. J'ai besoin qu'on m'aide je ne le pouvais pas toute seule. Je me débattais, j'étais en train de me noyer dans mon esprit, je voulais remonter à la surface.

-AIDEZ-MOI ! hurlai-je dans ma tête.

-Je suis là Bella, tu t'en sors bien continue comme ça ? Poses-toi les bonnes questions. La douleur, ta douleur est réelle. Aro, Sulpicia Démétri tout le monde est réel, nous le sommes aussi Bella et nous t'aimons. Laisse-nous t'aider, nous voulons t'aider. Personne ne t'en veut ne te sens pas coupable, tu ne l'es pas, Aro était de nouveau à mes côté il prit ma main dans ma sienne, me montrant par ce geste qu'il ne m'en voulait pas pour ma brusquerie précédente.

J'entendais les paroles d'Edward, elles me réconfortaient en quelque sorte. Bien sûr que j'avais mal, bien sûr que cette souffrance était intolérable, mais je ne pouvais pas rester comme ça. Je ne pouvais pas me laisser devenir folle. Comment me jugeraient Sulpicia et Aro si je virais folle. Ils seraient obligés de me tuer, un nouveau-né qui a perdu l'esprit, c'était inconcevable de le laisser en vie.

Une petite graine insidieuse venait de germer dans mon esprit torturé. Peut-être que je pourrais m'en sortir comme ça ? Ma souffrance et mon enfer allaient cesser. Il fallait juste me laisser aller, laisser cette douleur prendre le dessus sur moi. Je serais ainsi complètement folle, et ils me tueraient, ils me libèreraient, plus de douleur, plus d'Alec, la plénitude et la sérénité et même s'il n'y a rien après tant pis. De toute façon je ne pense pas mériter quoi que ce soit, je n'ai rien fait d'extraordinaire je n'ai même pas réussi à me faire aimer de l'homme de ma vie, peut-être était ce tout ce que je méritais. Il fallait qu'ils mettent un terme à ma vie.

-ISABELLA ! hurla Aro. Tu vas te reprendre tout de suite jeune fille ! Et sache que je te garderai enfermée pendant des siècles et des siècles s'il le fallait pour l'éternité même, mais je ne te tuerai pas, tu m'entends !

Il hurlait, il était furieux après moi. Cette colère, cette fureur cette voix dure et autoritaire eurent au moins le mérite de me saisir, l'espace de quelques secondes, j'oubliais ma douleur, ma peine, mon regard dans celui de mon vampire de père. Car même si j'avais maintes et maintes fois repoussé cette option et ce sentiment, c'est de cette façon que je l'estimais, je l'aimais comme une fille aime son père. Et sa voix dure, la fureur de son regard me choquèrent.

-Jasper envoie lui du calme maintenant, ordonna Edward. Je reçus une vague puissante de calme et de quiétude. Je me sentais somnolente, comme lorsque j'avais été droguée à la morphine la fois où je m'étais cassée le bras. Aro s'approcha son regard était moins furieux, Démétri me lâcha pour laisser Aro me prendre à son tour.

-Bella ne repense plus jamais de cette façon, tu m'entends ce n'est pas digne de toi, ce n'est pas digne de nous. Les choses vont s'arranger, je te le promets. Tu n'as pas à t'en faire pour Jane et Noémie elles ne sont pas prêtes à t'approcher de nouveau. Pour le reste laisse passer un peu de temps, tout reprendra sa place.

Je lui étais reconnaissante de ne pas avoir mentionner son nom. J'arrivais avec beaucoup de difficultés et avec l'aide de Jasper à retrouver le contrôle de mon corps et de mon esprit mais je devais lutter et ce n'était pas facile. Je revoyais défiler mes moments avec Aro, il ralentissait sur les moments où il avait montrer son affection pour moi, et sa fierté.

-Moi aussi Bella je t'aime tu es ma fille, et je ne te laisserai pas te perdre, et je ne te l'autorise pas non plus, Sulpicia s'agenouilla au sol avec son époux et moi, et nous serra dans ses bras.

Elle ne dit rien mais je sentais tout son amour. Nous étions comme une famille à nous trois, et cela me faisait du bien, un grand bien. J'aimais mes amis mais c'est de cette affection là que j'avais besoin j'avais la sensation d'être à ma place avec eux. La souffrance était toujours là mais j'avais décidé de ne pas me laisser aller, ce n'était pas digne d'une Volturi je devais me montrer forte. Je repris totalement le contrôle de mon esprit, mes pensées étaient plus claires, et ma détermination à ne plus flancher sans faille. C'était la dernière fois que je me laissais aller publiquement, plus jamais je ne montrerai mes faiblesses, après tout Aro et Sulpicia méritaient une fille à leur hauteur, et tout comme je l'avais fait ils m'avaient choisi moi, et je devais tout faire pour leur prouver qu'ils ne s'étaient pas trompés.

-Je vois que tu t'es reprise tant mieux, bien que de nouveau ton esprit est verrouillé mais j'en suis heureux, me dit Aro.

-Oui je vais me reprendre en main, je vous remercie tous pour votre soutien et je suis désolée de vous avoir imposé pareil spectacle, murmurai-je.

-C'est normal Bella tu es notre amie, et nous t'aimons tous, rétorqua Alice. Je leur souriais à tous, j'avais trop laissé mes sentiments déborder pour au moins un siècle.

-Je vais devoir vous laisser je dois encore m'occuper de notre prisonnier. Bella prend le temps qu'il te faut, tu n'as plus d'obligations pour le moment.

-Et si tu as besoin n'hésite pas, renchérit Sulpicia. Aro et son épouse déposèrent chacun un baiser sur mon front et partirent accompagnés de Carlisle et d'Esmé qui nous avait rejoint mais que je n'avais pas remarqué.

Puis ce fut le tour d'Emmett et Rosalie, qui s'excusèrent car ils devaient terminer leurs bagages. J'avais presque oublier qu'ils devaient quitter le pays une fois la petite fête terminée. Une nouvelle vague de quiétude m'atteignit. Je fis un signe de remerciement à Jasper.

-Je vais chercher tes affaires Bella. Jasper tu m'accompagnes je vais avoir besoin de toi, enchaîna Alice, il acquiesça et partirent aussi, il ne restait plus que Démétri, Edward et moi.

-Je te remercie Edward tu m'as été d'un grand secours.

-Tu es venue au mien c'est un juste retour des choses, et je n'ai rien fait de spectaculaire.

-Moi aussi je te remercie, fit Démétri. Il se regardèrent en silence, mon vampire blond devait certainement expliquer la raison de son remerciement. J'avais besoin de parler à Démétri j'avais besoin d'explication. Edward acquiesça d'un hochement de tête à leur explication silencieuse, puis tourna la tête vers moi, j'étais toujours sur le sol. Il me tendit la main que j'attrapais et me releva sans mal. Il me prit dans ses bras, sa tête posée sur mon épaule.

-Je suis tellement désolée Bella, je ne pensais pas que cela se terminerait de cette façon.

-Tu n'y es pour rien, le rassurai-je. Edward pourrais-tu nous me laisser seule avec Démétri j'ai besoin de lui parler. Je passerai avant que tu t'en ailles.

-Bien sûr ! répondit-il en déposant à son tour un baiser sur mon front. C'est fou ce que les vampires peuvent être tactiles.

Nous nous retrouvâmes seuls, je m'installais sur son canapé, l'invitant à faire pareil. Il s'exécuta et prit place à mes côtés, je lui pris la main.

-Dimi, je te remercie d'être là pour moi, et d'avoir pris ma défense tout à l'heure. Tu es mon ami le plus cher.

-C'était de ma faute Bella, si ça a dégénéré autant c'est de ma faute c'est moi qui ai demandé à Alec de m'accompagner, je fis la grimace au nom de mon ancien conjoint, et pris la mesure de ce fait, qu'il soit un ancien conjoint, attisa ma peine et la souffrance qui était liée à elle. Il pressa sa main sur la mienne en signe d'excuse.

-Comment as-tu su ?

-Je t'ai vu partir comme une flèche je me suis douté que ça n'allait pas, et puis j'ai entendu Jasper et Emmett dire qu'Edward devait normalement déjà être revenu, et comme le pouvoir d'Alice ne fonctionnait pas en présence de Raphaëlle, ils ne savaient pas ce qui le retardait. De plus je l'avais entendu dans ton téléphone dire qu'il avait des ennuies et la voix de Noémie, j'en ai conclu qu'elle l'avait envouté et comme toi seule pouvait l'immuniser, j'ai demander à... enfin je lui ai raconté tout ça, et les Cullen nous voyant partir nous ont accompagné.

-Je comprends, mais ne t'en veux pas tu ne pouvais pas savoir ce qui allait se passer. Par contre je voudrais te parler de quelques choses. Et ce n'est pas vraiment facile.

-Vas-y tu sais que tu peux tout me dire.

-Je vais partir, je vais quitter le château.

-Tu ne peux pas faire ça Bella ! Pas comme ça ! Pas à cause de lui !

-Je ne peux pas rester, j'ai trop mal et le voir tous les jours ne va pas m'aider.

-Il va se calmer tout reviendra comme avant, ne pars pas sinon cela ne pourra pas se faire.

-Démétri, ma décision est prise, je m'en vais je ne veux pas arranger les choses, il a été très clair à mon sujet. Je reviendrai de temps en temps et on se reverra, on s'appellera mais j'ai besoin d'être loin d'ici, loin de lui.

-Bella il a agit comme un con mais il t'aime je peux te l'assurer. Il t'aime vraiment.

-Peut-être, je n'en suis pas persuadée vois-tu. Mais quoi qu'il en soit j'ai besoin de plus, j'ai besoin de soutien, de gentillesse, d'affection, d'attention aussi et pas seulement quand nous sommes dans notre chambre. Je ne suis pas un objet qu'on agite sous le nez des autres. Et honnêtement je ne sais même pas si j'ai encore envie de le revoir. J'ai failli perdre la tête pour lui, je ne peux pas le laisser avoir une telle influence sur moi. La meilleur solution c'est de partir de me reprendre en main et peut-être que si j'arrive à passer au-dessus de ça, je pourrais revenir mais je sais que ce n'est pas pour tout de suite.

-Je t'aime Bella, me dit-il sérieusement, il espérait sincèrement que j'allais renoncer.

-Moi aussi je t'aime, lui répondis-je. Il souffla constatant que rien ne me ferait changer d'avis.

-Tu as déjà pris ta décision ? c'était plus une constatation, qu'une question.

Je hochais la tête en signe d'assentiment. Mon vampire blond était peiné, je le voyais il ne le cachait pas, il me prit dans ses bras et me serra le plus fort qu'il put. Il me faisait mal, mais je ne dis rien, il avait besoin d'un contact physique un des derniers avant mon départ. Je sentais que dans cette prise il tentait implicitement de me faire rester, de me garder près de lui, mais je ne le pouvais pas. Comment pourrais-je rester dans ce château alors que mes tortionnaires y déambuleraient librement. Et surtout que lui s'y trouvait et pire que je devrais le voir et travailler chaque jours à ses côtés. Non je tenais au peu de santé mentale qu'il me restait, et surtout je n'avais ni la force et encore moins de courage pour l'endurer. Nous restâmes collés l'un à l'autre jusqu'à ce que Jasper et Alice revinrent avec deux sac de voyages remplis, je ne savais même pas que j'avais autant d'affaires.

-Ça va aller pour elle Démétri et tu l'as reverra bientôt, fais-moi confiance.

-Si tu le dis, rétorqua-t-il alors qu'il relâchait son étreinte, il ne paraissait pas convaincu du tout.

-Nous te reverrons tout à l'heure Bella, fit Alice sans son enthousiasme habituel, j'étais certaine que sa sollicitude était pour Démétri, il s'était fait adopté à l'unanimité par la famille Cullen, et même par Edward qui aurait cru ça au départ.

Ils nous firent un signe de tête et repartirent finir leurs bagages. Je me levais et après avoir embrassé Démétri sur le sommet de son crane je pris ma cape dans mes mains et je pris la direction des appartements de Sulpicia et d'Aro. Une boule d'angoisse se forma au creux de mon estomac au fur et à mesure que je me rapprochais de leurs appartements. Et je n'entendis pas la présence ni d'Aro ni de Sulpicia. J'appelais ma maîtresse par téléphone.

-Oui Bella ?

-Sulpicia, j'aurais aimé vous parler ? Pouvez-vous revenir ou dites-moi où je peux vous rejoindre.

-Nous sommes dans le petit salon de réception. Nous t'attendons.

-J'arrive à tout de suite.

Je ne pris pas le temps de réfléchir sinon cela m'aurait très certainement fait remettre en cause ma décision. J'arrivais devant le salon et je sentis plusieurs fragrances. Aro, Sulpicia, Marcus, Caïus et son épouse, Carlisle, Jane, Noémie et Alec. Je frissonnais à l'idée que tout le monde étaient présent ce qui voulait dire que j'allais devoir m'expliquer et m'exprimer devant tout le monde. Tant pis ma décision était prise et je devais leur confronter mon choix.

J'entrais après avoir pris une bonne inspiration, histoire de me donner du courage.

À proximité des maîtres je mis mon genoux à terre certainement la dernière fois que j'aurais à effectuer ce geste.

-Bella, je suis content de te revoir si rapidement, me fit Aro sincère. Relève-toi veux-tu.

Je me relevais et gardais mes yeux sur lui et sa compagne je déviais jusqu'à Marcus mais pas au-delà. Bien que cela ne m'empêcha pas de les voir tous. Et lui comprit, à sa vue mon cœur mort se serra, et l'hémorragie se rouvrit, mais je ne voulais pas lui montrer ni à lui, ni à elles le mal que je ressentais. À personne je m'étais faite la promesse d'être forte, et j'allais au moins en avoir l'apparence.

-Tu voulais nous parler Bella. Veux-tu cette conversation en privé ? demanda Sulpicia indulgente.

-Non je pense que cela concerne tout le monde présent.

-Bien alors tu as toute notre attention, décréta Marcus.

-Pour ne pas changer, s'éleva la voix d'Athenodora. Je ne pus réprimer mon envie de lui répondre.

-Soyez rassurer, cela va vite changer, lançai-je acerbe.

-Je ne t'autorise pas à parler à mon épouse de la sorte, intervint Caïus en colère comme toujours lorsqu'il s'adressait à moi. C'est ta maîtresse et tu lui dois allégeance.

-Ce fut ma maîtresse, ma présence ici est pour vous signifier ma décision de quitter le château et Volterra. Je ne vous dois plus allégeance de par ce fait, rétorquai-je.

-Ne fais pas ça, m'implora Sulpicia.

-Je suis désolée, mais vous comprendrez aisément que je ne peux pas rester ici, encore moins quand mon autorité est remis en cause par un régent, lâchai-je en tournant la tête dans la direction de Caïus, qui me fit un sourire méprisant.

-Bella, ne veux-tu pas prendre un peu de recul et réfléchir plus posément à cette décision.

-C'est tout réfléchit Aro, sachez que si vous ou vos maître avez besoin de moi ou de mes services à titre temporaire je me ferais un devoir de revenir près de vous.

-Merci Bella, cela nous touche et nous attriste beaucoup. Ne veux-tu pas revenir sur ta décision ? me demanda à son tour Marcus.

-Non je suis désolée j'ai besoin de découvrir certaine choses par moi même et surtout loin d'ici. Vous pouvez comprendre qu'avec tout ce que j'ai traversé ce soir je ne me sens plus à ma place ni, chez moi ici. Je dois savoir où est ma place dans ce monde et surtout je dois prendre du recul.

-Je comprends Bella, me fit Marcus en lançant un regard noir à Caïus et Alec, ce dernier baissa la tête, devant l'intensité du reproche silencieux de Marcus. Je m'avançais pour rendre ma cape à Sulpicia son regard si triste m'aurait tiré des larmes si j'avais encore pu pleurer. Elle la prit et la porta à son nez s'imprégnant de mon odeur. C'était un véritable déchirement de voir Sulpicia si prise dans sa tristesse.

-Bella s'il te plaît donne-moi des nouvelles et reviens me voir de temps en temps.

-Promis Sulpicia, j'allais partir quand Caïus qui ne perdait jamais l'occasion de la ramener, m'interpela.

-Tu as oublié la carte de crédit, cracha-t-il dédaigneux.

-Non je ne l'ai pas oublié je l'ai confié à Démétri qui vous la remettra.

-Non Bella, cette carte puise dans mes réserves personnelles, et je veux que tu la gardes.

-Je ne peux pas Sulpicia et de toute façon j'en aurais pas besoin j'ai tout ce qu'il me faut avec moi.

-Elle n'a pas totalement perdu l'esprit apparemment, ironisa Caïus.

Sulpicia lui lança un regard noir ainsi qu'à son épouse et se tourna vers moi.

-Bella, je sais que tu m'as toujours été fidèle et bien plus que certain gardes qui sont là depuis des siècles et pas que des gardes d'ailleurs. Et je pense savoir que tu ne permettras pas que mon honneur et ma fierté soient bafoués par un refus de ta part.

-Bien sûr que non, fis-je agacée, elle savait reconnaître et utiliser mes points faibles ce n'était pas pour rien qu'elle était l'épouse d'Aro.

-Donc tu ne vas pas froisser ma fierté en refusant mon cadeau devant toutes ces personnes.

-Non Sulpicia je ne vous ferai pas cet affront, mais vous le saviez déjà.

Elle m'attira à elle et me prit dans ses bras.

-Tu vas vraiment beaucoup me manquer Bella, et s'il te plaît ne me laisse pas sans nouvelle.

-Je vous fais la promesse de vous appeler une fois par semaine. Ça vous va ?

-C'est merveilleux, à bientôt ma fille, elle me déposa un baiser sur mon front et me lâcha pour laisser son époux, m'étreindre à son tour.

-Si tu as besoin de quoi que ce soit surtout n'hésite pas, nous aurons toujours du temps pour toi Bella, tu seras toujours une Volturi.

-Merci Aro, je lui rendis son étreinte.

-Bella, pourrais-je te voir en priver dans mes appartements ? demanda Marcus qui lui était resté assis et pensif.

Je restais surprise, je n'avais jamais été convié dans les appartements de Marcus, jamais personne n'avait jamais été convié dans ses appartements, c'était son antre son refuge, même pas les maîtres n'y avaient accès.

-Bien sûr, quand est-ce que vous voulez que je passe ?

-D'ici une heure.

-Je vous y rejoindrais.

-Bella si tu veux nous accompagner nous serons heureux de t'accueillir le temps que tu veuilles rester, me fit Carlisle.

-Je vous remercie Carlisle, mais je vais devoir décliner votre offre, je passerai certainement vous voir dans quelques temps, mais pour le moment j'ai besoin d'un peu de solitude.

-Mon offre n'est pas limité dans le temps, tu seras la bienvenue quand tu le voudras.

-Je vous remercie, je fis un pas en arrière et je me retournais pour partir, mon cœur se déchira encore de quelques millimètre quand j'aperçus Alec qui me fixait le visage impassible, alors que sa sœur arborait un sourire franc et honnête, bien sûr elle était heureuse de mon départ. Mais ce qui me fit le plus mal c'est la façon dont Alec tourna le regard pour fixer un point à l'opposer de moi. Je sortis du petit salon sous la réprimande appuyée de Marcus qui venait certainement de faire disparaître le petit sourire victorieux de Jane.

Je passais une partie de l'heure restante avec Démétri, qui tenta à maintes reprise de me faire rester. En partant Démétri me prit encore une fois dans ses bras me faisant promettre lui aussi de lui téléphoner une fois par semaine et de revenir le voir très vite. Je pris mes affaires que j'avais triées pour n'avoir qu'un seul sac de voyage à transporter. Après avoir poser mon sac près du bureau de Gianna, je pris la direction de l'aile où les Cullen se trouvaient. J'arrivais et évidemment tout le monde m'attendaient dans la chambre d'Alice, j'avais prévu de faire le tour mais évidemment maintenant que Raphaëlle était partie elle pouvait de nouveau scruter l'avenir, et m'avait vu arriver.

-Ma belle, m'accueillit-elle. Contente que tu sois là.

-Je n'allais pas vous laisser partir sans venir vous dire au revoir.

-Tu ne veux vraiment pas venir avec nous ? demanda-t-elle sans tourner autour du pot.

-Non, j'ai besoin d'être seule un moment.

-Oui je sais j'ai juste essayé une dernière fois.

Je les questionnais sur leur mode de vie, pour savoir comment ils s'y prenaient pour passer le plus inaperçus possible. Je leur demandais comment il faisait avec l'argent, comment ils se le procuraient. Ils m'apprirent qu'ils jouaient en bourse. Alice me dit que quand je m'installerai elle me dirait où placer un peu d'argent pour que cela me rapporte, pour que je puisse me débrouiller seule sans la solde de Sulpicia, je ne trouvais pas cela très honnête mais après tout ce n'est pas comme si je volais à ceux qui en manquaient, j'arriverai aisément à vivre avec ça sur la conscience. Le moment de partir arriva, je passais dans les bras de chacun et tous m'embrassaient, j'étais ensevelie entre les remerciements et les encouragements. Le dernier fut Edward et je sentis une grande émotion émaner de lui, il devait se sentir coupable certainement, je m'exténuais à le réconforter et le rassurer, mais rien n'y fit vraiment de toute façon j'avais une théorie concernant Edward Cullen, pour moi il devait être ce que l'on appelle une âme torturée. Voyant l'heure pour moi de rejoindre Marcus je l'enlaçais et tout comme pour Démétri il me serra très fort dans ses bras, en me demandant de l'appeler si j'avais un problème. Que lui et sa famille m'étaient redevable, et qu'ils comptaient bien un jour me rembourser ces dettes. J'ai eu beau m'évertuer à leur dire qu'ils ne me devaient rien, je pense que souffler sur un piano pour en sortir une mélodie aurait été plus efficace.

Après un au-revoir chaleureux et émotif, je pris la direction des appartements de Marcus, j'étais légèrement angoissée, personne n'était jamais venue ici même pas Renata qui le suivait en permanence. On pourrait croire en apparence que tout allait pour le mieux, enfin pour le mieux n'est pas vraiment la bonne expression, mais en tout cas je faisais mon maximum pour cacher ma douleur. Seul Jasper savait exactement ce que je ressentais au fond de moi, cette déchirure, ce désespoir et cette solitude qui me rongeaient, mais j'arrivais à y faire face en tout cas pour le moment, et si je devais craquer ce serait loin d'ici je ne le laisserai plus jamais m'atteindre de cette manière, et pour être franche je n'avais plus vraiment envie de le laisser m'atteindre de n'importe quelle manière que ce soit. Alec avait un trop grand pouvoir sur moi, je me devais de me protéger, mon bouclier fonctionnait très bien contre les attaques psychiques, mais je devais en trouver un pour protéger mon cœur avec la même efficacité.

J'étais devant la porte de son logement, il m'ouvrit avant même que j'ai pu m'arrêter.

-Je t'en pris entre Bella;

-Je vous remercie maître.

-Tu n'as plus à m'appeler maître et ce serait un honneur d'entendre ta voix prononcer mon prénom.

-Très bien Marcus, bizarrement ce ne fut pas aussi dur que je l'avais pensé.

-Installe-toi Bella je voulais te parler un peu avant ton départ, il m'indiqua un fauteuil près d'une bibliothèque impressionnante. Toute la pièce était jonchée de livres et l'odeur de cet endroit me transporta une odeur de papier, d'encre, de parchemin, et de cire d'abeille. J'adorais véritablement ce lieu où je me sentais parfaitement bien.

-J'aime cette pièce, lui avouai-je.

-Cela ne m'étonne pas Bella, c'est pour cela que je t'ai fait venir ici je compte t'offrir quelque chose avant ton départ, mais avant je souhaiterai une petite discussion avec toi.

Je hochais la tête pour lui confirmer mon intention de l'écouter.

-Voilà je suis au courant bien évidemment de ce qu'il s'est passé entre toi et Alec, au nom de mon ancien compagnon une douleur fulgurante me traversa de part en part. Ce que je voulais te dire c'est que je sais que vous allez finir par arranger les choses, ce qui vous unis est très fort.

-Je ne sais pas Marcus, je ne nie pas que je l'aime plus que ma propre vie, mais j'ai trop mal et je ne peux pas lui laisser avoir autant d'emprise sur moi, je suis trop faible à ces côtés.

-Je suis d'accord avec toi, tu es une personne forte qui n'a pas besoin d'un homme pour la diriger, c'est le problème dans ton couple Alec ne veut pas faire d'effort et pour lui c'est toi qui doit t'adapter. Et je crois que la séparation va vous profiter à tous les deux. Mais quoi qu'il arrive Bella ne lui pardonne pas, il n'avait pas le droit de réagir aussi violemment contre toi et ce n'était pas la première fois à ce que j'ai compris. Un compagnon doit respecter son âme sœur. Et tant qu'il ne le comprend pas reste loin de lui, il doit apprendre tout seul où est son intérêt, et subir la conséquence de ses actes.

-Vous êtes un hommes sage Marcus, je vous remercie pour vos conseils que j'ai bien l'intention de suivre.

-J'ai plusieurs siècles d'expériences on en découvre des choses avec autant de temps. Autre chose Bella, utilise ta carte de crédit, je sais que tu ne l'as accepté juste pour éviter un affront à Sulpicia devant Caïus, mais utilise la si tu en as besoin.

Je hochais la tête en consentement, car j'avais bien l'intention de m'en servir bon j'avais aussi dans l'intention de rembourser, mais on ne se refait pas. Enfin j'osais espérer le contraire pour avoir l'espoir un jour de pouvoir revoir et être avec mon amour.

Il se leva et alla droit sur un des pans de la bibliothèque, il en retira un ouvrage ancien, il caressa avec affection la reliure en cuire et s'approcha de moi. Je me levais pour lui faire face, il me tendit l'ouvrage.

-Je me souviens de l'une de nos conversations sur la littérature et tu m'avais dit aimer tout particulièrement cet ouvrage, alors je te l'offre, je pris l'ouvrage en question et je l'ouvris à la première page. Je restais choquée c'était l'œuvre original de Pride and Préjudice de Miss Jane Austen, j'en restais sans voix, je fixais l'œuvre dans mes mains caressant les pages avec amour et révérence.

-C'est l'œuvre original avant tous les changements qu'il a subi, un diamant brute.

-Oh ! C'est trop je ne peux pas l'accepter il a vraiment trop de valeur. C'est une folie Marcus.

-Tu m'offenserais si tu le refusais, sache que j'avais dans l'intention de te l'offrir l'année prochaine quand tu aurais fêté tes un an parmi nous, mais tu ne seras pas là alors je prends un peu d'avance.

-Je ne sais pas quoi dire, « merci » c'est tellement peu.

-C'est très largement suffisant Bella. Me permets-tu de t'embrasser pour te souhaiter un bon voyage ?

-Comment pourrais-je vous refuser cela.

Il prit ma main et y déposa un baiser, je m'avançais jusqu'à ce que je sois contre lui puis j'entourais mes bras autour de sa taille et posais ma tête contre sa poitrine et je lui murmurais un merci. Après s'être figé face à ma démarche peu coutumière il me rendit mon étreinte et se libéra assez habilement ce qui me fit sourire, il n'avait pas l'habitude à ce que l'on soit aussi tactile avec lui. Je crois que seul Aro avait ce privilège. Il me rendit mon sourire et je compris qu'il était temps pour moi de partir. Après un énième remerciement je pris congé.

J'avais fait le tour des au-revoir les autres n'étaient pas aussi important et surtout pas après la révélation de Jane sur le respect factice qu'ils m'avaient tous témoigné, par peur des représailles de mon ex-compagnon. C'est donc sans difficulté que je faisais une croix sur eux. J'arrivais à proximité du hall d'accueil là où se trouvait le bureau de Gianna et par le fait mon sac. La douce fragrance d'Alec parvint à mon odorat bien trop habituer à son odeur. Mon cœur se rappela à mon souvenir, c'est fou comme un cœur mort pouvait se faire encore plus entendre qu'à l'époque où il battait vaillamment dans mon thorax. J'avais décidé qu'il ne verrait rien alors je continuais sur la même lancée et pénétrais dans le hall, il m'attendait à côté de mon sac. Je ne pus faire autrement que de le regarder vu qu'il fallait que je m'approche de lui pour récupérer mes affaires une vraie torture pour moi, mais il ne le verrait pas. Mon Dieu qu'est-ce qu'il pouvait être beau, et cette assurance qui m'avait toujours chamboulée et fait rêver, j'étais presque prête à tout pour revoir ce sourire qui me chavirait, pour sentir ses lèvres contre les miennes, ses mains sur mon corps, l'entendre murmurer mon nom. Mais je devais me concentrer sur mon objectif, partir ne plus le laisser me traiter de la sorte, me protéger de lui et de ses pulsions qui me blessaient et me réduisaient en charpie à chaque changement d'humeur.

Je m'arrêtais face à lui et le fixais à mon tour, sans ciller mon visage était impassible j'étais déterminée.

-Tu t'en vas donc vraiment ?

-Oui.

-C'est lâche et puéril comme réaction.

-Ce qui est encore plus lâche c'est de frapper sa compagne, Rétorquais-je acerbe.

-Tu allais tuer ma sœur.

-Tu as choisi ton camp, tant mieux pour toi.

-Ce n'est pas une histoire de camps ou pas Bella, c'est ma sœur je ne pouvais pas te laisser la tuer sous mes yeux.

-Non tu as raison, mais par contre qu'elle m'ait torturé t'a nettement moins touché.

-J'ai réagi à l'instinct Bella.

-C'est un véritable problème chez toi, mais vois-tu ce n'est plus le mien. Apprends à gérer tes crises tout seul.

-Tu ne peux pas partir tu... il s'arrêta et me fixa durement.

-Je... quoi Alec?

Pour toute réponse il s'approcha de moi attrapa mes cheveux d'une main et ma taille de l'autre il m'attira contre lui violemment et posa ses lèvres sur les miennes. Son baiser était fou, violent, furieux, mais tellement bon. Mon cœur finit de se déchirer il était véritablement en deux parties dans ma cage thoracique. Je lui rendis son baiser et au moment où je répondis à sa supplique il devint plus doux plus attentionné j'étais au bord du précipice, un profond désespoir s'empara de moi au moment où il se sépara de moi.

-Je sais que tu m'aimes.

-C'est vrai mais ce n'est pas suffisant Alec je m'en vais et rien de ce que tu pourras dire ou faire n'y changera ma décision, tu m'as fait trop de mal.

-Je sais que tu veux rester. Tu m'as rendu mon baiser

-Tu as pris ce que tu avais à prendre et j'en ai fait autant, maintenant je m'en vais.

-Reste Bella. Reste avec moi, son regard et sa voix me suppliaient.

Petit rappel du chapitre précédent.

-Je sais que tu m'aimes.

-C'est vrai mais ce n'est pas suffisant Alec je m'en vais et rien de ce que tu pourras dire ou faire n'y changera ma décision, tu m'as fait trop de mal.

-Je sais que tu veux rester. Tu m'as rendu mon baiser

-Tu as pris ce que tu avais à prendre et j'en ai fait autant, maintenant je m'en vais.

-Reste Bella. Reste avec moi, son regard et sa voix me suppliaient.

Chapitre 18.

Deux ans plus tôt :

-Tu es sûre Bella, tu veux rester avec moi ?

-Oui j'ai besoin de me poser et cet endroit est fait pour moi.

-C'est comme tu le souhaites mais si un jour tu as besoin, appelle-moi d'accord ?

-Oui promis Garrett, et n'oublie pas de transmettre mes pensées à Eleazar et sa famille, et sois gentil avec eux, tu veux.

-Comme toujours, me dit-il faussement indigné par mon manque de jugement. Il me prit dans ses bras pour une accolade des plus amicales, j'avais aimé parcourir le monde avec Garrett, c'était si naturel d'être avec lui.

Il était d'une compagnie agréable, il connaissait et avait vécu beaucoup de choses, il aimait me raconter ses péripéties, et il avait un véritable don de narrateur. Quand il commençait une histoire je buvais littéralement chaque paroles. Notre rencontre avait été le fruit du hasard, cela faisait six mois que je vivais comme une nomade. Je parcourais le monde au départ pour mettre le plus de distance possible entre moi et Volterra, puis j'avais aimé cette sensation de liberté, faire ce que je voulais comme bon me semblait. Visiter de nouveaux pays, rencontrer de nouvelles cultures, sentir de nouvelles fragrances. Et savourer différents mets, mon préférer est sans conteste le jaguar mais malheureusement pour moi, ce n'est pas une variété en surabondance, je ne m'étais laissée tenter juste une fois et je le regrettais presque, car je ne pourrais malheureusement pas m'en sustenter de nouveaux avant quelques décennies.

J'étais en Amazonie, le plus près du continent Américain dont j'ai pu me rapprocher. Je n'avais pas voulu mettre les pieds en Amérique, pour être sûre de ne pas être tentée de m'approcher de mes parents. Savoir comment ils allaient, les voir de mes propres yeux avait été très tentant mais je ne pouvais prendre ce risque. Qui sait s'ils étaient restés aux mêmes endroits. Pour mon père il devait certainement être encore à Forks, il n'avait jamais quitté sa maison, mais ma mère aurait pu être n'importe où elle devait à l'époque déménager à Jacksonville pour le travail de Phil, et qui sait ce dernier aurait bien pu déménager ailleurs pour les mêmes raisons. Alors je me suis fait la promesse de revenir en Amérique que dans un siècle quand plus personne ne pourrait me reconnaître, valait mieux être prévoyante. Être la seule à souffrir de cette situation était suffisant.

J'étais au plus profond de la jungle Amazonienne, cette jungle dite hostile, moi je n'y croisais pas âmes qui vivent. J'adorais ce lieux, ces senteurs, cette faune et cette flore. Puis j'entendis au loin des voix celles d'un homme et des grognements, puis l'odeur de quatre vampires me parvinrent aux narines.

Pourquoi est-ce que j'avais fait cela je ne le savais toujours pas, mais je m'étais retrouvée à cavaler comme une dératée vers la source de ce bruit qui jurait considérablement dans ce lieux de quiétude. Ce qui me surpris dans ma réaction, ce fut de ne pas réfléchir une demi seconde avant de me diriger vers la source de futurs ennuies, alors qu'au court des six dernier mois, depuis que j'étais partie de Volterra, j'avais tout mis en œuvre pour ne croiser absolument personne. Dès que je sentais une fragrance vampirique je prenais la direction opposée. Là je sentais quatre vampires alors que j'étais seule et je me précipitais à leur devant, comme si mon instinct me disait qu'il fallait que j'aille là-bas.

J'arrivais et je fis face à trois vampires femelles, qui me détaillaient avec hostilité, et un homme l'auteur des cris, je le voyais affolé, il gesticulait essayant d'éviter des attaques que lui seul pouvait voir. Les trois femmes l'entouraient, à n'en point douter elles étaient sur le point de procéder à son démembrement.

Deux d'entre elles se détournèrent du vampire mâle qui tentait d'esquiver les attaques mentales dont il était victime. J'étirais mon bouclier jusqu'à lui quand je compris qu'aucune discussion avec ces trois amazones ne pouvait être possibles. Elles étaient très certainement très anciennes et protégeaient leur territoire avec un volonté farouche. Elles tenaient à la pérennité de ce lieux et de leur vie.

Elles étaient en postures d'attaques, posture que j'imitais sans détourner mes yeux. Elles me regardèrent surprises, l'une d'elle, la plus grande avait un pouvoir mental et le projetait avec force sur moi, mon bouclier me protégeait. L'homme vampire ayant repris ses esprits vint se placer à côté de moi. Nous étions inférieur en nombre, mais le fait qu'elles soient privées de leur pouvoir nous arrangeait. Je tentais d'entamer le dialogue.

-Restez calme, nous ne vous voulons aucun mal, nous souhaitons simplement reprendre notre chemin sans encombre, lançai-je hésitante.

Elles me détaillèrent encore un fois leur regard laissaient paraître de la curiosité, de la colère aussi, mais surtout de la crainte. Elles se regardèrent un instant, comme si elle avaient une conversation silencieuse, je me demandais si elles étaient télépathes, mais l'étude de leurs comportements m'emmena plutôt sur la voie d'une complicité exacerbée développée au fil des siècles.

La grande tenta à nouveau de me projeter son pouvoir, toujours sans effet sur mon bouclier.

-Je suis désolée mais ton pouvoir ne fonctionne pas sur moi, cesse de te fatiguer pour rien. Comme je vous l'ai dit nous n'aspirons qu'à continuer notre route, affirmai-je avec une teinte d'irritation dans la voix.

Mon compagnon d'infortune, tenta de m'apaiser.

-Reste calme, si elle voient que tu t'énerves elles risquent de prendre cela pour une agression, et elles attaqueront.

Je hochais la tête, pour l'informer que j'avais bien compris le message.

La grande brune, celle avec le pouvoir, fit un pas en avant.

-Nous vous laissons exceptionnellement continuer votre chemin, mais ne revenez plus ici ce secteur est notre territoire et nous ne tolérons aucune intrusion.

-Nous vous remercions, et nous prendrons en compte vos recommandations, déclara l'homme que je venais de sauver, il me tira doucement par le bras m'invitant par ce fait à le suivre. Nous reculâmes sans pour autant nous retourner de façon à ce que l'on soit à bonnes distances pour nous retourner et partir à pleine vitesse. Une fois éloignés suffisamment du problème potentiel, nous nous arrêtâmes.

-Je te remercie jeune damoiselle, me dit-il courtois.

-Tout le plaisir était pour moi gentilhomme, lui répondis-je en lui faisant une révérence, je le taquinais quand au choix de son expression.

-Bella Volturi, je ne m'attendais pas à te rencontrer dans pareil endroit.

-Tu me connais ?

-Bien sûr j'étais présent à ta présentation. Ta carrière fut de courte durée apparemment, à moins que tu sois en voyage de noce ? Où est l'effroyable ? Dans les environs ? plaisanta-t-il.

Je détournais la tête, il ne l'avait pas fait exprès bien évidemment il ne savait pas ce qu'il s'était passé ce soir là, mais cela n'empêcha pas mon cœur de saigner de nouveau, même six mois après la douleur n'avait pas perdu en intensité.

-Je ne suis plus au service des Volturi, et je ne suis plus non plus la compagne d'Alec, lui répondis-je. Pourquoi est-ce que je lui disais cela alors que je faisais tout pour éviter de penser à cette partie de ma vie.

-Oh ! Je suis désolée je ne voulais pas être indiscret. Au fait ! me dit-il d'un ton enjoué détournant ainsi mon attention. J'ai oublié de me présenter je suis Garrett et si tu le veux bien, nous pourrions faire un bout de chemin ensemble. Comme ça je t'apprendrais deux trois choses sur la vie de nomade que tu devrais connaître. Qu'en dis-tu ?

-J'en dis que je serais ravie de partager un peu de ton expérience, j'ai tellement de chose à apprendre.

-Et je serais enchanté de devenir ton précepteur.

C'est comme ça que j'ai rencontré le gentil Garrett, les seuls instants où nous nous séparions ce fut pour nous sustenter. Notre alimentation divergente faisait que deux fois par semaine nous nous éloignions pour satisfaire nos besoins le plus primaire. Il avait tenté mon régime, mais était vite retourné au sien, bien qu'il appréciait la chasse en elle même, tout comme un autre vampire avec un régime classique de ma connaissance. Mais pour Garrett, ce fut plus une sorte de défi qu'il aimait relever pour agrémenter un peu sa longue vie.

Nous avions voyagé ensemble pendant deux ans, écumant l'Europe de part en part et il m'amena aussi dans son pays la Russie. Voyager en sa compagnie avait été très instructif et divertissant, il arrivait à me faire sourire sincèrement, sa joie de vivre était presque communicative. Il y avait bien des fois où même lui n'arrivait pas à me distraire comme les jours anniversaires de ma transformation, ou bien celui me rappelant mon départ. Mais en général nous nous entendions bien, il m'apportait une certaine sérénité et il avait réussi à m'apprendre à relativiser et à me fier à mon instinct et à mon jugement, j'avais aussi gagné en maturité, et j'avais un contrôle de moi et de mes émotions assez satisfaisant. En fait avec Garrett j'ai appris beaucoup sur ma nature de vampire et la vie en général. Cette vie avait été relativement agréable enfin tout aussi agréable qu'il m'avait été possible de vivre avec cette solitude affective qui me pesait chaque jour d'avantage.

Enfin aujourd'hui nous nous contactions une fois par mois environ il s'était épris de Kate lors de son voyage à Denali, et avait même épousé notre régime végétarien. Je ne manquais d'ailleurs pas de le charrier à ce sujet à chaque fois que je l'avais au téléphone.

De nos jours:

Je me promenais dans la capital de la Bourgogne, Dijon, une ville magnifique et chargée d'histoire et de culture. Ce soir c'était de la fête de la musique annonçant aussi par le fait l'arrivée de l'été. Et comme l'indiquait son nom de la musique s'échappait de chaque coin de rue, la fête battait son plein, j'aimais cette ambiance festive et conviviale. Je me baladais le long des petites rues du centre fermées aux automobilistes pour l'occasion, quand une odeur de vampire me frappa. Dans une allée peu éclairée mais à la vue de beaucoup de passant, une vampire était en train de prendre son repas. Ma présence l'alerta, elle laissa sa proie pour me faire face. Elle s'était mise en position d'attaque pour m'affronter, je répondis à cette invitation par un grondement sourd, mais je restais en position « humaine » ne montrant ainsi aucune agression par ma posture. La femelle prit cette attitude pour de la peur, elle me défia en tentant une approche, je ne bougeais pas. Qu'est-ce qu'ils pouvaient être basique ces vampires, toujours les mêmes réactions pas uns qui puissent vous surprendre. Il fallait que je réfléchisse à la situation, car les humains passaient derrière moi, et commençaient à faire attention à ce qu'il se passait dans l'allée. Puis il fallait aussi que je trouve une solution pour le garçon qui commençait à hurler de douleur, sans compter l'odeur du sang qui me chatouillait la gorge. Dans un face à face seule je n'aurais aucun mal à venir à bout de cette vampirette. C'est le maître de la guerre en personne qui m'avait formé à l'art du combat. Lors de mon tour du monde avec Garrett, nous avions croisés bon nombre de vampires qui le connaissaient et le craignaient. Et autant dire qu'une formation avec Jasper équivalait à un siècle de combat régulier avec ma famille. J'avais obtenu ses félicitations quand sur une moyenne de cinq combats contre lui, j'en remportais deux, c'est toujours plus qu'aucun des autres vampires excepter Alice peut-être, qui voyait ses coups à l'avance et qui savait les esquiver. Autant dire que cette nomade ne m'effrayait pas, ce qui me retint de lui montrer en personne était le fait qu'il y avait trop de regards humains portés sur nous. Ma position faisait que je la cachais de leurs mauvaises vues. Mais je ne pourrais certainement pas rester stoïque si elle venait à m'attaquer. Elle grogna sans faire attention à notre environnement et cela m'agaça, elle se moquait ouvertement des règles établies par ma famille.

Je fis rouler un grognement dans ma poitrine, je sentis alors la présence de deux autres vampires arrivant derrière moi. L'un des deux fit partir les badauds qui commençaient à stagner devant l'entrée du cul de sac où je me trouvais.

La donne avait changé il fallait que je m'adapte et vite, car entre la femelle visiblement hostile quand à ma présence, et les deux autres, qui dégageaient une curiosité dangereuse. J'étais en très mauvaise posture, seule face à trois vampires et même avec beaucoup d'agilité j'aurais beaucoup de mal à m'en sortir seule.

Ils se positionnèrent de façon à m'acculer contre le mur, j'étais encerclée et je ne savais pas vraiment comment m'en sortir, toutes les idées et stratégies que j'élaborais mentalement finissaient plus ou moins de le même façon. J'étais en fâcheuse posture et quoi que je puisse entrevoir le jeune humain qui commençait sa transformation ne s'en sortait pas, pas même en tant que vampire.

-Eh ! Ma toute belle, me fit le blond. Tu cherches la compagnie d'un fort et beau vampire, je suis tout à toi ma chérie, me dit-il sûr de lui.

-Qui êtes-vous ? demandai-je avec un ton supérieur.

L'homme brun avec lui me répondit.

-Je suis Laurent, elle s'est Victoria et le beau parleur s'est James. Et toi qui es-tu ? chance pour moi ce Laurent semblait être un vampire avec un peu d'éducation et de savoir vivre, surtout il semblait capable de réfléchir autrement qu'avec ses instincts primaires, en fait il était confiant parce qu'ils étaient en surnombre.

-Je suis Bella Volturi, je le vis se tendre à mon nom. Je jubilais, je n'avais pas pour habitude de me servir de mon nom et pour être honnête c'était bien la première fois que je l'utilisais depuis longtemps, mais si cela me permettait de me sortir de cette embuscade moi et l'humain qui continuait à hurler de douleur, et bien cela en vaudrait la peine.

-Volturi de la famille Italienne ? me demanda t-il.

-Vous en connaissez d'autre ?

-Qui dit qu'elle est bien ce qu'elle dit ? Elle n'a pas de cape qui le prouve et ni personne pour appuyer son affirmation, suspecta la rouquine.

-S'il n'y a que ça pour vous convaincre, alors attendez une petite seconde, je pris mon téléphone sous les yeux interrogateurs de mes condisciples et appuyais sur une touche. La première sonnerie ne se termina pas que j'entendis.

-Bella, que me vaut le plaisir de ton appel.

-Bonjour Aro, je me posais une question. Selon la loi que risque-t-on si l'on tue un humain devant ses congénères ?

-La mort pure et simple, mais tu savais cela. Aurais-tu un problème ?

-Effectivement je me retrouve face à trois nomades qui s'apprêtaient à dîner en ville ce soir et malheureusement pour moi ils ne sont pas assez informés pour savoir qui je suis.

J'entendis deux grognements en fond, je pus reconnaître les timbres de Démétri et d'Alec, une violente décharge me traversa s'attardant sur mon cœur qui se comprima et me fit souffrir. Mais ce n'était pas vraiment le moment de m'attarder sur mon amour perdu. Il fallait que je gère ma situation présente, parce que si cela dérapait je n'aurais plus jamais à me soucier de rien.

-Encore une fois qui dit que c'est vraiment Aro, je ne le connais pas moi, cracha la rouquine volcanique exaspérante de suspicion.

-Moi oui et c'est bien lui alors ferme-la Victoria.

-Laurent quel plaisir de t'entendre, s'exprima Aro avec un sourire dans la voix. Sourire qui je suis sûre était dû au fait qu'il avait reconnu un des nomades ce qui pouvait m'apporter un peu de sécurité. Bella aurais-tu l'obligeance de me passer notre ami commun.

-Mais bien sûr Aro, je tendis mon téléphone au vampire en question avec un grand sourire et celui-ci devint presque translucide tellement il avait pâli.

-Aro cela fait tellement longtemps.

-Oui effectivement et je suis sûr que tu aurais pleins de petites anecdotes à me montrer. Je vois que tu viens de rencontrer ma fille. N'est-elle pas charmante ?

-Votre fille ?

-Oui nous l'avons officiellement adoptée avec mon épouse il y a de cela quelques années, et je suis celui qui a procédé à sa transformation, autant dire que je tiens à cette personne comme à la prunelle de mes yeux, le ton de mon père vampire était courtois mais la menace sous-jacente ne faisait pas illusion. En revanche le regard de James me glaça le dos, il me détaillait comme s'il voulait me dévorer, de la convoitise suppurait de tout son être. Je lui lançais le regard le plus froid et le plus noir dont je disposais, mais je ne lui arrachais qu'un sourire.

-Je puis vous assurer que vous n'avez pas à vous soucier de son bien-être en notre compagnie Aro.

-J'en suis heureux Laurent, j'en suis véritablement heureux. Pourrais-tu je te prie me repasser ma fille.

-Bien évidemment, au-revoir Aro et mes amitié à votre épouse, il déglutit difficilement.

-Je te remercie Laurent, je n'y manquerai pas, il me rendit mon téléphone.

-Bella, je pense que nos amis ont compris qui tu étais tu peux rentrer chez toi. Appelle-moi quand tu y seras. D'accord ma fille ?

-Avec plaisir Aro et embrassez Sulpicia pour moi, j'ai encore une petite affaire à régler, je vous appelle dès que je rentre, je raccrochais, alors que Victoria s'approcha de l'humain.

-Non je le garde avec moi, l'apostrophai-je en m'interposant entre elle et lui.

-Je ne crois pas, me répondit-elle.

-Et penses-tu pouvoir m'en empêcher peut-être ! Vous allez partir et me laisser l'humain j'en prends la responsabilité, elle grogna à mon encontre je répondis, mes bas instincts avaient repris le dessus je sentais que les choses ne tournaient pas à mon avantage, malgré la menace d'Aro elle ne se souciait pas des conséquences de sa provocation et était prête à m'affronter.

Laurent vînt enlacer son amie pour l'attirer en retrait.

-Très bien Bella fais comme bon te semble. Nous allons partir, j'espère que tu n'en tiendras pas rigueur à Victoria, tu peux savoir à quel point il peut être difficile pour nous de résister à un humain particulièrement alléchant.

-Non je ne sais pas, je ne me nourris pas de cette façon et je ne l'ai jamais fait. Mais si vous évitez mon secteur il n'y a pas de raison que je vous en garde rancune. Évitez la Bourgogne et tout ira pour le mieux.

-Bien Bella au plaisir de te recroiser un jour, me lança James avec une voix qu'il voulait charmeuse.

-Au revoir James, répondis-je plus sèche.

J'attendis qu'il parte enfin ce qu'il fit après avoir humer l'air comme pour s'imprégner de mon odeur, ce geste quoi que banal dans notre nature me donna des frissons d'appréhension. Je n'aimais pas ce vampire il ne me faisait pas peur mais je m'en méfiais. Je n'aimais pas du tout le regard de convoitise qu'il me portait, comme si j'étais une sucrerie des plus appétissante et qu'il était bien décidé à me goûter. Je pris enfin l'humain avec moi et je partis rejoindre ma voiture qui chance pour moi était garée pas loin d'où je me trouvais. Après avoir installé mon passager, mon téléphone sonna. Après avoir vérifier le nom de mon interlocuteur, je décrochais.

-Edward comment vas-tu ?

-Bien pour le moment. Je t'appelle pour t'avertir que tu vas recevoir de la visite cette nuit chez toi. La rouquine Victoria va passer te rendre une petite visite qui ne sera pas de courtoisie. Le blond est un traqueur et il te suit à distance. Pour l'instant il ne t'entend pas mais il peut te sentir, son odorat est plus développé que le reste de ses sens.

-Effectivement ça m'explique son départ. Tu remercieras Alice pour moi.

-Je n'y manquerai pas. Bella j'aimerai venir te rendre une petite visite est-ce que cela te dérange ?

-Non j'en serais ravi, mais je ne serais pas seule.

-Oui c'est la raison pour laquelle je viens te prêter mains forte, on ne sera pas trop de deux pour s'occuper d'un nouveau-né.

-Je te remercie Edward mais il ne faut pas te sentir obligé.

-Je le fais par plaisir Bella et ça me donne une bonne occasion pour venir chez toi, j'adore ta maison et son cadre.

-Je te remercie Edward je te laisse je dois ramener notre jeune ami pour qu'il puisse être en sécurité avant ma petite visite nocturne.

-Bella je sais que ça va aller, mais ne fais rien d'inconsidéré, je serais là demain dans la nuit.

-Promis, bon voyage, je raccrochais et me dépêchais de faire les 150km qui me séparaient de mon petit havre de paix, enfin j'imagine qu'il ne le sera pas cette nuit.

Mon passager était à l'agonie il hurlait de douleur, j'en avais mal pour lui. Je lui passais la main sur le front pour lui montrer qu'il n'était pas seul, je lui parlais aussi, je tentais de le réconforter comme Alec l'avait fait avec moi. La douleur se réveilla quand je vins à repenser à ma transformation, à mon amour et ce qu'il me manquait aujourd'hui. J'en vins à repenser à ma conversation avec Aro, lorsque en arrière fond je l'avais entendu grogner quand il avait compris que je courais un danger. Cela m'avait fait mal au cœur de l'entendre mais cela m'avait aussi donner une once d'espoir, il avait réussi à me transporter de bonheur l'espace d'une toute petite seconde. Pendant ce laps de temps j'avais imaginé qu'il tenait encore à moi pour avoir réagit comme il l'avait fait. Il y avait tellement longtemps que je ne l'avais plus entendu, presque quatre ans et demi, et il ne m'avait toujours pas rappelé. Je ne l'avais pas fait non plus mais je ne pensais pas à devoir le faire c'était à lui de savoir où étaient ses priorités, et je n'en faisais malheureusement pas partie. Ma souffrance se réamorça j'avais lâché prise et j'étais submergée de nouveau pas l'intensité de mon chagrin. Mon compagnon de route se mit à hurler tellement fort qu'il réussit à me sortir Alec de la tête me permettant ainsi de reprendre le contrôle de mes émotions. Je chantais la chanson qui passait sur les ondes. I try de Macy Gray

Games, changes and fears

(Jeux, changements et peurs)

When will they go from here

(Quand partiront-ils d'ici)

When will they stop

(Quand s'arrêteront-ils)

I believe that fate has brought us here

(Je crois que c'est le destin qui nous a emmenés ici)

And we should be together

(Et nous devrions être ensemble, bébé)

But we're not

(Mais nous ne le sommes pas)

I play it off but I'm dreaming of you

(Je fais semblant de rien mais je rêve de toi,)

I'll keep my cool but I'm fiendin.

(Et je resterai calme mais ce que je ressens)

I try to say goodbye and I choke

(J'essaie de dire au revoir et je m'étouffe)

I try to walk away and I stumble

(J'essaie de partir et je trébuche)

Though i try to hide it, it's clear

(Même si j'essaie de le cacher c'est clair)

My world crumbles when you are not near

(Mon monde s'écroule quand tu n'es pas là)

Goodbye and I choke

(Au revoir et j'étouffe)

I try to walk away and I stumbleThough

(J'essaie de partir et je trébuche)

I try to hide it, it's clear

(Même si j'essaie de le cacher c'est clair)

My world crumbles when you are not near

(Mon monde s'écroule quand tu n'es pas là)

I may appear to be free

(Je semble peut-être être libre)

But I'm just a prisoner of your love

(Je semble peut-être être libre)

I may seem alright and smile when you leave

(Et j'ai peut-être l'air bien et je souris quand tu pars)

But my smiles are just a front

(Mais mes sourires ne sont qu'une devanture)

I play it off but I'm dreamin of you

(Je fais semblant de rien mais je rêve de toi,)

I'll keep my cool but I'm fiendin

(Et je resterai calme mais ce que je ressens)

I try to say goodbye and I choke

(J'essaie de dire au revoir et je m'étouffe)

I try to walk away and I stumble

(J'essaie de partir et je trébuche)

Though i try to hide it, it's clear

(Même si j'essaie de le cacher c'est clair)

My world crumbles when you are not near

(Mon monde s'écroule quand tu n'es pas là)

Goodbye and I choke

(Au revoir et j'étouffe)

I try to walk away and I stumbleThough

(J'essaie de partir et je trébuche)

I try to hide it, it's clear

(Même si j'essaie de le cacher c'est clair)

My world crumbles when you are not near

(Mon monde s'écroule quand tu n'es pas là)

Here is my confession

(Vois ma confession)

May I be your possession

(Puis-je être une de tes possession)

Boy I need your touch

(Chéri, j'ai besoin de te toucher)

Your love kisses and such

(De ton amour, de tes baisers et autres)

With all my mighti try

(De toute ma puissance j'essaie)

But this I can't deny

(Mais je ne peux nier tout ça)

I play it off but I'm dreaming of you

(Je fais semblant de rien mais je rêve de toi,)

I'll keep my cool but I'm fiendin

(Et je resterai calme mais ce que je ressens)

I try to say goodbye and I choke

(J'essaie de dire au revoir et je m'étouffe)

I try to walk away and I stumble

(J'essaie de partir et je trébuche)

Though i try to hide it, it's clear

(Même si j'essaie de le cacher c'est clair)

My world crumbles when you are not near

(Mon monde s'écroule quand tu n'es pas là)

Bien sûr, la chanson me parlait, en fait toutes les chansons d'amour en général me parlaient, je ne m'en formalisais plus, enfin presque plus surtout avec des paroles aussi proches de moi. En tout cas cela dût avoir l'effet escompté car il s'apaisa, il gémissait mais semblait supporter la douleur.

Nous arrivâmes au moulin, je me garais près de l'entrée, et je sortis le futur nouveau-né, pour aller l'installer dans une des cinq chambres dont je disposais, une de celle où il y avait un lit.

Mon moulin j'avais eu un véritable coup de cœur pour cet endroit synonyme de calme et de paix.

J'avais acheté cette bâtisse il y a deux ans, j'aimais ce lieux isolé, nous étions à six bons kilomètres de la maison la plus proche. Entourée d'une forêt qui n'avait rien à voir avec celle de Forks, je ne saurais pas vraiment dire qu'elle différence il y avait. Peut-être moins d'humidité ça c'était sûr, mais aussi un autre sentiment, j'avais l'impression que ce lieux avait été fait pour moi. C'était paisible, reposant, c'était mon havre de paix. Et cette odeur de terre mélangée à la rosée du matin, avait un effet reposant, relaxant sur moi.

Cette propriété de trois hectares que j'avais acquise était tout bonnement merveilleuse, un ancien moulin laissé à l'abandon et qui ne ressemblait plus à grand chose, en fait il ne restait que la structure solide des murs porteurs. Ils savaient construire à l'époque, j'avais eu un coup de cœur foudroyant lorsque j'avais traversé cet endroit avec Garrett. Ce qui m'avait décidé à l'acheter c'était cet étang perdu au milieu de la forêt attenante à la propriété. Je m'étais emparée de mon téléphone et j'avais appelé Alice, elle m'indiqua où me renseigner et m'annonça qu'elle m'avait constitué un petit pactoles grâce aux mouvements boursier. Donc c'est avec une rapidité et une facilité déconcertante que je m'étais rendue propriétaire de ce bien.

L'agent immobilier avait cru à une farce, je n'avais pas voulu discuter le prix, et j'avais exigé que la transaction se fasse le plus vite possible et dans la discrétion la plus totale. En à peine une semaine ce lieux m'appartenait. Les Cullen étaient venus me donner un coup de main pour tout rebâtir et décorer, selon mes goûts. Esmé avait un goût sûr et des idées intéressantes. Nous avions aménagé l'écurie accolée à la bâtisse principal en chambres donc mon petit moulin disposait maintenant de cinq chambres, une bibliothèque, d'une pièce principale qui était disposée de façon à réunir une salle à manger et un salon, et bien sûr une cuisine qui n'était là que pour les apparences.

J'aimais ce lieux, je m'y sentais vraiment chez moi. Mais malheureusement une fois les travaux terminés les Cullen repartirent chez eux et je me retrouvais seule. Certaines fois j'aimais cela d'autre par contre je sentais vraiment le poids de la solitude. Et bien sûr en permanence l'absence d'Alec me faisait horriblement souffrir et me pesait de plus en plus chaque jour. Je doutais sérieusement de la solidité du soit disant lien qui nous unissait, mon être tout entier réclamait sa présence, son amour, ses bras, son absence était invivable, insupportable et tellement douloureux.

Mon invité en hurlant me sortit encore une fois de mes souvenirs envahissant qui avaient tendance à me porter avec tellement de facilité vers ma souffrance quotidienne. Quatre ans et demi que je ne l'avais ni revu, ni parler et son absence me faisait toujours autant souffrir. Je renvoyais tout mes souvenirs au fin fond de mon esprit et fermais mon cœur hermétiquement, me concentrant sur l'instant présent.

Je préparais vite fait une bassine d'eau pour lui faire un brin de toilette car il était recouvert de son propre sang et pour moi je dois avouer que cela était très inconfortable car je ne m'étais pas nourrie depuis quelques jours déjà, j'avais repoussé cette échéance et ce soir j'en payais le prix.

Je le déshabillais, je fus surprise de la découverte que je faisais, je m'attardais un peu sur son corps parfait. Il était magnifique, athlétique, bien musclé et son visage n'avait rien à envier au reste. Un visage au contour strict, un menton légèrement volontaire. Il dégageait de lui une assurance sans faille, il devait avoir environ une trentaine d'années. Il était bel homme et il devait le savoir au vues de ses vêtement qui l'avaient mis en valeur, mais pour l'heure allaient finir au feu.

En fait il avait une grande ressemblance avec un acteur que j'avais vu dans un film et dont je ne connaissais pas le nom. Le titre du film était The Darkness, et la personne à laquelle il ressemblait était l'acteur principal. Il faudra que je recherche ça à mes moments perdus. Je me remis à la tâche il y avait tellement longtemps que je n'avais pas vu le corps d'un homme, cela me bouleversa de devoir lui faire sa toilette, mais si je devais rester à ses côtés le temps qu'Edward revienne il fallait que je le débarrasse de son sang coagulé qui s'était collé partout sur sa peau. Une fois sa toilette terminée, je choisis des habits parmi les vêtements d'hommes que les Cullen avaient laissé en partant. Et de par sa carrure je l'habillais avec ceux d'Edward. Une fois ma tâche terminée je restais à lui parler passant ma main sur son front, le rassurant toujours, lui disant de rester courageux car la douleur allait finir par partir. Je ne lui dis pas le temps qu'il lui faudrait car la transformation variait d'un vampire à l'autre, pour moi ce fut rapide seulement trois jours, mais pour Alec il en avait fallut cinq et le record fut sans conteste pour Démétri avec ses sept jours. J'appelais Aro pour l'informer que j'étais bien arrivée mais qu'Alice avait prédit une visite, mais que je devrais m'en sortir sans problème. Il fallut que j'insiste pour qu'il ne m'envoie personne, surtout que le temps que la cavalerie arrive j'aurais anéanti la menace. Je ne voulais pas lui dire de premier abord mais si pour une raison ou une autre il m'arrivait quelques choses je voulais être vengée comme il se doit. Bien évidemment après m'avoir fait promettre de l'appeler encore une fois ma petite entrevue terminée, j'étais persuadée qu'il appela les Cullen pour avoir la confirmation la teneur de la vision d'Alice.

Trois heures après notre retour je sentis la fragrance de Victoria, Je sortis et l'attendis en retrait du moulin je ne voulais pas qu'elle s'approche de mon invité.

Elle ne me fit pas attendre, j'étais près de la forêt quand elle en sortit.

-Victoria, je croyais avoir été assez claire pourtant quand je vous avais dit de partir, de ne pas traîner en Bourgogne. Et toi que fais-tu ? Tu viens directement chez moi.

-Vois-tu petite, je n'ai pas pour habitude d'écouter ce qu'on me dit. En fait je me fais même un malin plaisir de toujours faire le contraire de ce que l'on me demande.

-Et je pense que cela te conduira à ta perte.

-Sauf que si j'ai bien compris tu n'as été transformé qu'il y a peu de temps. Quand à moi vois-tu, je suis sur cette terre depuis quelques longues décennies et j'ai acquis une beaucoup d'expériences.

-Suis-je censée trembler ?

-Tu le devrais oui. Je profiterai de l'occasion pour finir ce que j'ai commencé. Je n'aime pas perdre l'une de mes proies.

-Je crois que l'on va avoir un problème, car il n'ira nulle part avant la fin de sa transformation.

-Tant mieux il y a bien longtemps que je ne m'étais pas amusée un peu, me dit-elle en prenant une posture féline.

J'entendais au loin les cris d'agonie de mon invité, il fallait que j'en termine vite avec Victoria, j'adoptais la même posture qu'elle et lui laissais l'opportunité de m'attaquer la première.

Sans surprise elle tenta de me prendre de face, je me dégageais de son passage d'un mouvement vif et agile et lui saisis le bras qui avec une pression au bon endroit accentué par le mouvement de son propre corps, je réussis à le lui arracher sans difficultés. Il faudra que je pense à remercier Jasper pour tous les bons conseils qu'il m'avait prodigué théoriquement.

-Victoria aurais-je omis de te dire que c'est le maître de la guerre lui même qui m'a appris tout ce que je sais ?

En réponse elle grogna de frustration et de rage pour ne pas s'être assez méfiée de ma personne. Les cris de l'humain redoublèrent d'intensité. Je décidais que j'avais assez perdu de temps, en l'espace de trente secondes je l'avais totalement démantelée et après avoir allumé un feu je l'y jetais.

Sans me retourner je me rendis au chevet de mon invité, comme il m'était frustrant de ne pas connaître son nom.

J'appelais Aro pour l'informer que j'étais encore bien vivante et que cette petite confrontation s'était avérée assez décevante, car je n'avais eu aucun mal à m'en débarrasser dans un temps record. Il me félicita car je venais de tuer mon premier vampire.

Après avoir fini ma conversation avec Aro j'appelais Alice, pour lui demander si elle connaissait le nom de mon jeune protégé, et en profiter pour remercier Jasper.

-Bella je suis heureuse de t'avoir au téléphone.

-Moi aussi Alice et merci pour l'information.

-Bah ! C'est normal et même si je ne t'avais pas prévenue tu en serais arrivée à bout aussi facilement. Tu es devenue une bonne guerrière, ton maître d'armes aurait été fier de toi s'il avait pu te voir à l'œuvre, crois-moi.

-Mais j'en suis fier, entendis-je derrière elle.

-Merci Jasper pour tes bons conseils, j'ai pu en mettre un en pratique ce soir. Malheureusement pas tous car ça a été trop rapide.

-Tu es très douée je te l'ai déjà dit Bella, je sourie au compliment de Jasper car j'avais appris avec le temps qu'il n'était pas homme à parler pour ne rien dire, et il en était de même avec les compliments, surtout avec les compliments en fait.

-Alice, saurais-tu...

-Byron, il s'appelle Byron MacEway, il est américain, je n'en sais pas plus.

-C'est déjà bien, je te remercie.

-Au fait tu as raison il ressemble beaucoup à Channing Tatum, qu'elle veinarde tu fais toi, me dit-elle taquine, sous le gloussement appréciateur de Rosalie.

-Je vais venir te donner un coup de main moi aussi, déclara Rosalie d'un ton subjectif.

-Vous savez très bien que je n'ai pas dans l'esprit quoi que ce soit de ce genre.

-Oui je le sais, sœur Bella. Tu es le seul vampire que je connaisse qui arrive à geler ses besoins physiques avec autant d'aplomb et d'aisance. Non ! En fait vous êtes deux il y a aussi frère Edward, qui te bat de quelques longueur, déclara Alice avec un ton amusé.

J'entendais derrière les rires de toute la famille ainsi que celui plus bruyant d'Emmett, bien évidemment cela ne risquait pas de lui arriver à lui, je n'ai jamais vu un vampire avec un appétit sexuel aussi démesuré.

-Non sérieusement tu es bien la seule vampire qui résiste devant un corps aussi appétissant sous les yeux. Tu n'as même pas fait traîner l'éponge sur son corps tu es un cas désespérer Bella.

-Alice ! la réprimanda Jasper.

Je bougonnais quelques paroles sur le fait que j'allais couper court à la conversation s'ils ne s'arrêtaient pas. Tous se firent plus discret sauf Emmett bien entendu.

Après quelques échanges banals je raccrochais enfin le téléphone non sans avoir oublié de demander à Alice quand sa transformation allait s'arrêter. Elle m'informa que la transformation de Byron durerait 81 heures, soit trois jours et demis.

-Allez Byron courage, ça ira mieux après, c'est un très mauvais moment à passer, mais après tu te sentiras mieux. Je suis là pour t'aider.

Toute la nuit et la journée qui suivit se déroula ainsi, j'étais absorbée par Byron et j'essayais de faire au mieux pour lui faire supporter ce feu ardent avec le plus de confort qu'il fut possible. Je me souvenais d'avoir apprécié la fraîcheur de la main d'Alec sur moi. Alors dès qu'il recommençait à hurler de souffrance je m'installais contre lui vêtue seulement de mes sous-vêtement pour lui exposer le plus de fraîcheur possible. La froideur de mon corps apaisait légèrement cette sensation de feu dévorant, cela fonctionnait il se calmait généralement à mon contact. Je ne pouvais malheureusement pas faire plus, quand mon corps se réchauffait de par son contact à lui je me retirais, pour lui faire la lecture ou lui mettre un peu de musique apaisante, ou encore je lui chantais aussi quelques morceaux. J'étais quelques part heureuse qu'il soit avec moi, je n'étais plus seule et je pouvais m'occuper de quelqu'un autre que moi, et cela me remplissait d'allégresse. Je fus doublement plus joyeuse quand j'entendis enfin une voiture emprunter le chemin menant à la maison, vu l'heure tardive et la conduite rapide je savais que c'était Edward qui arrivait enfin. J'allais l'accueillir sur le pas de la porte. Quand il se gara et sortit de sa voiture je lui sautais au cou. Il m'attrapa et me serra fort contre lui, nous restâmes dans cette position quelques minutes, je ne me rendis compte à l'instant l'importance du vide dans ma vie. Il était si bon d'avoir quelqu'un à qui parler, se confier et moi qui pensais que je pouvais me contenter de ma vie telle qu'elle était, je venais de me rendre compte que je me trompais, car rien ne valait un contact physique, un échange visuel. Évidemment je parlais régulièrement avec mes amis par téléphone, je n'avais pas cette sensation d'échange.

-C'est bon de te revoir Bella.

-Je suis d'accord avec toi. Rentrons à l'intérieur nous serons mieux.

-Alors comment ça s'est passé avec Victoria ?

-Certainement comme tu l'as vu dans la vision d'Alice.

-Tu as été vraiment impressionnante Bella qui aurait dit que la petite humaine que j'ai failli tuer à Denali soit un vampire aussi puissant aujourd'hui.

-N'exagère rien non plus. Je me débrouille bien, mais je suis loin d'être aussi impressionnante que... que d'autre, finis-je. Bien sûr il avait parfaitement compris ma référence.

-Tu veux quelle chambre ? J'ai donné celle couleur café à Byron.

-La bleue pâle si ça ne te dérange pas j'aime sa vu directement sur la forêt.

-Oui moi aussi c'est pour ça que j'ai celle d'à côté, plaisantai-je.

-Bella depuis quand n'as-tu pas chasser ?

-Quelques jours, avouai-je. Je pensais y aller hier soir en revenant de mon petit tour, mais du coup je n'ai pas pu. J'ai eu peur que Laurent et James reviennent pour se venger. Je pense que la peur d'Aro a été plus forte.

-Tu te rends compte que tu as mis délibérément ta vie en jeux. Et pour quoi ?

-Je ne suis peut-être plus une garde, Edward mais je respecte et fait respecter les lois. Après tout je suis une Volturi.

-Tu pourrais être une Cullen si tu le voulais, tes convictions sont plus proches des nôtres que celles des Volturi.

-Tu as raison j'ai embrassé vos convictions et à une certaine époque j'aurais tout donné pour être l'une des vôtres. Mais autant tu aimes ta famille autant j'aime la mienne. Nous avons des relations et un régime alimentaire diffèrent, mais cela n'entache pas notre affection, et puis plus important que tout j'aime Aro et Sulpicia comme toi tu aimes Carlisle et Esmé.

-Oui je le sais et je sais aussi que la réciproque est vraie, mais tu sais que nous aimerions tous que tu nous rejoignes, au lieu de rester seule.

-C'est la vie que je me suis choisie, et je sais que tu ne comprends pas, mais je ne peux pas m'intégrer à une autre famille, je vivrais cela comme une trahison. Et puis j'aime mon moulin, mon espace, il fait bon vivre ici.

-Et surtout tu n'es pas loin de l'Italie. Bella s'il avait dû revenir il l'aurait déjà fait. Quand vas-tu recommencer à vivre et à te donner une chance d'être enfin heureuse.

-Mêle-toi de ce qui te regarde Edward, je ne t'ai pas demandé ton avis concernant ma vie ! je me levais fâchée qu'encore une fois il revienne sur ce sujet là. Ce n'était pourtant pas compliqué, je ne voulais pas en parler, je ne voulais pas y penser.

-Je vais chasser, je reviens dans quelques heures installe-toi, fais comme chez toi et quand je reviens on ne reparlera plus de ça. Compris ? demandai-je autoritairement.

Il hocha la tête puis, je partis.

L'heure du réveil de Byron approchait, encore quelques minutes et il serait l'un des nôtres, je me posais encore et encore la question de savoir si j'avais bien fait et surtout s'il n'allait pas trop m'en vouloir. Edward m'assurait que non, mais je ne pouvais pas me le rentrer dans le crane. J'avais condamné un être humain à l'enfer éternel.

Pourquoi ? Parce que j'avais été égoïste et que je n'avais pensé qu'à moi et ma solitude. Et surtout parce que je n'aurais jamais été capable de le tuer ou de le laisser se faire tuer sous mes yeux c'était contre mes principes. Un vampire contre le meurtre des humains, c'est assez ironique comme précepte de vie. Je pouvais concevoir de tuer un vampire sans l'once d'un remord mais pas un humain, en fait je pensais qu'en tant qu'être avec des facultés surnaturelles je me devais de protéger les plus faibles, donc les humains.

Le cœur de Byron entama sa dernière ligne droite l'amenant inévitablement vers son apogée.

Nous étions réunis Edward et moi auprès de lui, attendant patiemment que son dernier organe vivant, vestige de son ancienne vie exprime son dernier battement annonçant ainsi officiellement son entrée dans sa vie vampirique. Il hurla sous la douleur, le feu se concentrait en un seul point unique, son cœur.

Edward et moi lui avions appris ce que nous étions pendant sa transformation avec le don d'Edward nous savions qu'il nous entendait et Edward faisait la traduction entre Byron et moi. Bien sûr il avait eu du mal à nous croire. Mais avec une personne capable de lire dans vos pensées il lui avait été difficile de rester entêté dans ses propres théories aussi absurdes qu'improbables. Son cœur arriva à bout de course, nous étions aux aguets. Il émit son dernier battement, nous retenions notre souffle. Je m'approchais de Byron sous le regard réprobateur d'Edward, mais je n'en fis pas cas.

Il ouvrit les yeux et je lui fis mon plus beau sourire, je voulais qu'il voit tout de suite que je n'étais pas hostile. Il se releva vite me faisant reculer rapidement mais restant tout de même assez près de lui.

-Bonjour Byron, je suis Bella.

Il me détailla avec attention j'étais anxieuse.

-Oh ! fit Edward.

-Quoi ? répondis-je.

-Notre ami a le même don que Jasper, il est empathe.

-Je suis quoi ? fit une belle voix de baryton-basse envoutante, avec son don et une voix pareille il allait être un vampire avec un grand potentiel. J'aimais sa voix.

Il me regarda avec un sourire amusé.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je suspicieuse.

-Apparemment il a remarqué que tu aimais sa voix.

-C'est vrai, avouai-je pas très à l'aise. Mais je pense qu'il va falloir aller chasser, car tu dois avoir la gorge en feu.

Il acquiesça cette fois-ci c'est Edward qu'il fixa scrupuleusement, je crains qu'avec un don pareil nous allions en baver durant sa période nouveau-né.


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Discleamer: personnages à Stephenie Meyer, sauf Byron et Noémie.


Petit Rappel du chapitre précèdent.

-Bonjour Byron, je suis Bella.

Il me détailla avec attention j'étais anxieuse.

-Oh ! fit Edward.

-Quoi ? Répondis-je.

-Notre ami a le même don que Jasper, il est empathe.

-Je suis quoi ? fit une belle voix de baryton-basse envoutante, avec son don et une voix pareille il allait être un vampire avec un grand potentiel. J'aimais sa voix.

Il me regarda avec un sourire amusé.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je suspicieuse.

-Apparemment il a remarqué que tu aimais sa voix.

-C'est vrai, avouai-je pas très à l'aise. Mais je pense qu'il va falloir aller chasser, car tu dois avoir la gorge en feu.

Il acquiesça cette fois-ci c'est Edward qu'il fixa scrupuleusement, je crains qu'avec un don pareil nous allions en baver durant sa période nouveau-né.

Chapitre 19:

La vie au Moulin pourrait être qualifiée de joyeuse, Byron étant relativement agréable et facile à vivre il s'adaptait à sa nouvelle vie avec quelques petites difficultés de temps à autre. Nous étions installés dans une sorte de routine quotidienne, la chasse, le travail des pouvoirs, celui de Byron ce qui me permis de travailler aussi sur mes émotions et apprendre à mieux les contrôler en présence de Byron qui avait un peu plus de mal avec son don que Jasper. Ce dernier nous avait schématisé une méthode de travail, et il avait expliqué concrètement à Byron comment apprendre à vivre avec. Nous travaillâmes aussi sur mon bouclier, j'essayais de retirer ou de désépaissir le voile brumeux qui m'entourait constamment pour permette à Edward de lire mes pensées. Je voulais la maîtrise totale de mon pouvoir et même si je n'avais pas forcément envie de laisser quiconque entrer dans ma tête, je voulais avoir le contrôle de mon bouclier à 100%, mais ce n'était franchement pas une réussite, en tout cas heureusement pour nous Byron s'en sortait mieux que moi.

La vie avec un nouveau-né demandait rigueur et organisation, Byron était la plupart du temps à la maison, il avait beaucoup de mal avec notre régime. Edward m'informa qu'il y avait de grande chance qu'il ne tienne pas et qu'il dérive vers une alimentation classique. Cela m'ennuyait légèrement mais je ne pouvais pas lui imposer mon régime pour mes propres convictions. J'en discutais avec Edward un jour où Byron avait voulu s'isoler un peu. Comme c'était un jour d'orage nous savions qu'il ne rencontrerait personne dans les bois et il était conscient qu'il ne devait pas s'en prendre à un humain en tout cas pas à un de ceux de notre secteur. Et puis Alice avait été mise dans la confidence s'il défaillait nous serions au courant. Quoi qu'il en soit il avait besoin d'un peu d'espace, se sentir loin de nous et de moi avec mes émotions que je cadenassais, ça devait être difficile à vivre tous les jours.

-Tu sais en ce moment j'ai l'impression de ne pas valoir mieux que Caïus.

-Ce n'est pas la même chose Bella. Tu ne peux pas comparer ces deux situations.

-Bien sûr que si. Il ne veut pas se plier à notre régime, nous ne pouvons pas le lui imposer.

-Pour le moment Bella on a pas le choix à moins que tu ne fasses comme Heïdi et que tu ailles chasser pour lui, sinon ce serait trop dangereux de le laisser errer seul dans un lieux publique ou une ville, il y a trop de tentations il ferait un vrai carnage.

-Oui je sais, mais nous devrons y penser sérieusement car il va déraper, et nous le savons.

-On va lui parler, voir avec lui qu'il continue ce régime encore quelques mois et quand il aura un contrôle un peu plus sûr nous aviserons.

-OK ! Je vais faire un tour moi aussi.

-Il n'est pas là tu peux rester je te dirais de te reprendre quand je l'entendrais.

-C'est gentil Edward mais j'ai pris goût à mes balades nocturnes en pleine forêt, j'aime l'odeur de la terre ici. C'est en quelques sorte ma tisane du soir, plaisantai-je.

-Ça t'ennuie si je t'accompagne, je resterais silencieux.

-Je n'y vois pas d'inconvénients.

Nous sortîmes en silence et nous enfonçâmes dans le cœur des bois, nous étions tous les deux perdus dans nos pensées. Cela faisait maintenant trois mois que Byron et Edward m'avaient rejoint, et je me sentais un peu mieux, moins seule. Mais souvent je pensais à Alec encore plus maintenant j'avais beaucoup de mal à rester loin de lui, je n'avais qu'une envie c'était de retourner en Italie. Ce qui m'en empêcha c'est Byron qui ne pouvait pas voyager et je n'avais pas l'intention de le laisser tomber. Et puis il y avait aussi le fait que j'avais peur de l'affronter, c'était plus la peur d'affronter ma plus grande crainte.

La peur qu'il ne soit plus seul. Je savais que dans cette circonstance, s'il avait refait sa vie de son côté et retrouvé une compagne je ne résisterais pas, à cette douleur, à cette solitude à ce mal qui me ronge, à cette folie qui ne m'a jamais vraiment quittée et qui guette l'instant où je perdrais complètement pieds. La laisserai-je prendre le contrôle de mon être ?

Presque cinq ans que je l'avais quitté et presque cinq ans que je ne faisais que survivre, que je donnais une image façade de moi. Presque cinq ans que l'amour de ma vie, m'avait rejeté et n'avait jamais tenté de reprendre le contact avec moi, de revenir me chercher.

Je ne me sentis pas pleurer, enfin ce qui se rapproche le plus de cette apparence chez nous. Je ne m'étais pas aperçue que j'étais la proie de spasmes, que je hoquetais, comme presque chaque soir depuis bientôt cinq ans.

J'en avais oublié la présence d'Edward à mes côtés. Il se rappela à moi quand il me prit dans ses bras, et me serra contre lui. Mes tremblements redoublèrent j'aurais souhaité et donné tout ce que j'avais pour qu'à ce moment précis ce soit d'autres bras qui me serrent, une autre voix qui me réconforte et me susurre toutes ces choses apaisantes et ces mots d'amours, une autre bouche qui dépose ces baisers sur ma tête. J'étais peinée et en colère, je n'aurais jamais dû ressentir ces sentiments à l'encontre d'Edward il n'y était pour rien dans cette histoire il avait lui même été la victime, un dommage collatéral de cette sombre affaire. Mais je ne pouvais pas me réfréner, j'en voulais à la terre entière. Je savais qui était véritablement en cause, mais lui en vouloir à lui m'était presque impossible. Oui je suis mauvaise et de mauvaise foi, mais si je venais à lui reconnaître ses torts, je venais à admettre qu'il ne m'aimait pas et cela m'était intolérable.

Je ne pouvais pas vivre sans l'espoir qu'un jour je puisse le récupérer, que je puisse de nouveau sentir son odeur, goûter ses lèvres, faire l'amour avec lui, le sentir contre moi rassurant et aimant.

-Bella, ma belle, ça va aller, je suis là moi. Je suis là, murmura t-il.

Il me fallu cinq bonnes minutes pour pouvoir me reprendre. Une fois remise de mes émotions et avoir repoussé mon chagrin, mes doutes et mon infime petit espoir au fond de mon cœur jusqu'à demain soir, je relevais la tête vers Edward.

-Tu ne peux pas continuer à vivre comme ça Bella, ce n'est pas sain.

-Je suis désolée je n'aurais pas dû me laisser aller alors que tu était à côté, mais ne me juge pas s'il te plaît. Je survie comme je peux et ce n'est pas facile.

-Oui je sais, je sais ce que tu vis Bella. Je le vis tous les jours depuis quelques années moi aussi.

-Pas maintenant Edward, je t'en prie pas maintenant, je ne pourrais pas affronter ça.

-Je le sais Bella et je ne te demande pas de me choisir, je te rappelle seulement que tu n'as pas qu'une seule opportunité à ton bonheur. J'en suis une aussi et moi je te soutiendrais contre vents et marées. Je suis la stabilité, la raison, je te vouerais chaque jour un amour sincère et inconditionnel, et puis je représente pour toi la voie naturelle de tes convictions, je te vénèrerais Bella.

-Edward je ne peux pas, je t'aime et je t'assure que j'aimerais pouvoir t'aimer assez ou de la même façon que toi. Ce serait tellement plus simple et moins douloureux mais je ne peux pas. Je ne peux pas me trahir, le trahir.

-Mais bon Dieu Bella ! commença-t-il furieux. Tu lui restes fidèle malgré tout le mal qu'il t'a fait et qu'il continue de te faire. Tu es masochiste où quoi ? Mais reprends-toi Bella, laisse-le derrière toi il ne t'apporte rien de bon, il est mauvais, il est toxique. Bella s'il te plaît réagit laisse-le derrière toi et avance, avance avec moi.

-Je suis désolée Edward.

Je me reculais et tombais sur le sol, pourquoi me faisait-il ça ? Pourquoi devais-je autant souffrir ? Pourquoi ne puis-je pas l'aimer lui ? En fait je l'aimais mais ce n'étais qu'une pâle comparaison par rapport à tout l'amour que je pouvais donner. Je pourrais m'en contenter je le savais, mais il méritait de connaître quelqu'un capable de l'aimer comme moi j'aimais Alec, il méritait de connaître cette passion destructrice mais pourtant tellement salvatrice quand elle était partagée. Il méritait de rencontrer sa véritable âme sœur, et je ne devais pas me montrer égoïste.

-Bella ? Qu'est-ce qui ne va pas ? Ne reste pas comme ça, me supplia Byron, qui venait de nous rejoindre.

-Bella je suis désolé, je n'aurais pas dû, j'aurais dû attendre, pardonne-moi, me suppliait Edward.

Il voulut s'approcher de moi mais Byron d'un regard l'en dissuada. Il me releva et me porta jusqu'à me ramener dans ma chambre, il m'installa sur mon lit et s'installa à mes côtés. Il se pressa contre mon corps comme je l'avais fait avec lui lors de sa transformation. C'est vrai qu'aux yeux de certaines personnes cette position pouvait sembler ambigüe. Mais il n'y avait rien de trouble dans notre relation. En fait il avait pris cette habitude depuis sa transformation, je ne connaissais pas la porter de mon acte à l'époque, ce que j'avais vu c'est que j'avais réussi à l'apaiser de par mon simple touché pas seulement pour apaiser le feu, mais j'avais aussi apaiser son âme comme il disait. Quand il n'était pas bien il suffisait qu'il sente mon corps, mon odeur, pour se calmer.

Il me caressa les cheveux en silence depuis un moment déjà, j'entendais Edward dans la pièce voisine qui tournait comme un lion en cage, lui non plus n'allait pas bien, et c'était de ma faute.

-Edward, l'appelai-je, une fraction de seconde plus tard il était dans ma chambre. Je lui fis signe de prendre place de l'autre côté du lit.

Il s'y allongea me faisait face ses yeux dans les miens, sa main droite caressant ma joue.

-Je vous laisse je crois que vous devez terminer votre conversation.

-Merci Byron, lui lançai-je.

-Mais de rien ma belle, j'aime m'occuper de toi, ça change un peu, dit-il dans un sourire avant de partir.

-Je n'aurais jamais dû me rappeler à toi maintenant et de cette façon, me dit-il.

-Tu ne peux pas savoir comment j'aimerais pouvoir être en mesure de te retourner ton affection Edward, j'ai presque autant de mal à ne pas pouvoir le faire, que de ne pas pouvoir partager mes sentiments avec l'élu de mon cœur.

-S'il pouvait savoir comment je le hais. Il a la femme parfaite, aimante, fidèle, intelligente, forte et il la laisse filer, je pourrais le tuer si cela ne te ferait pas autant souffrir, je lui souris. Bella j'ai compris que tu ne m'aimeras jamais de cette façon, en fait je l'ai toujours su, c'est juste qu'il m'était difficile de penser que lui pouvait avoir autant de chance. Je ne voulais pas te laisser avec lui, j'aurais préféré n'importe lequel, même Démétri aurait été mieux pour toi. Mais pas lui.

-Edward tu ne peux pas dire ça, tu ne le connais pas comme moi. Tu n'as vu que ses mauvais côtés. Mais il n'a pas que cette facette là, il est aussi drôle, attentif, affectueux et protecteur. Je ne contrôle pas ce que je ressens, je sais que c'est lui et personne d'autre.

Il me prit dans ses bras et me cajola, je savais qu'il avait mal mais j'étais trop égoïste pour lui demander de partir, de me laisser pour aller se reconstruire. Je sais que cela allait inévitablement se produire mais je ne pouvais pas le lui demander.

Trois jours c'étaient passés depuis que je m'étais laissée aller devant les hommes de la maison. La vie avait repris son cours normal. Nous entendîmes une voiture au loin, chacun était sur ses gardes, c'était un humain des postes qui arrivait, le premier humain depuis que Byron avait été transformé. S'il prenait la peine de venir jusqu'ici c'est que je devais avoir un pli urgent. Car j'avais donné des instructions au bureau de poste du petit village dont je dépendais administrativement. Personne ne devait monter jusque ici, je descendais moi même le chercher une fois par semaine, je savais que je passais pour une marginale aux yeux des villageois. Mais ce n'était pas comme si cela m'importait, les gens avaient assez peur de moi pour ne pas m'approcher lorsque je m'y rendais, et pour ne pas approcher du moulin non plus.

La camionnette de la poste s'arrêta devant la maison.

-Byron cesse de respirer, lui ordonnai-je en sortant de la maison.

J'étais en colère car je ne voulais aucun humain devant chez moi. J'avais donner des instructions pour parer à cette exigence et éviter tout accident.

-Qu'est-ce que vous venez faire ici. Personne ne doit venir je l'ai pourtant signifié au bureau il me semble.

-Je suis désolée Mademoiselle, me fit un homme d'une bonne quarantaine. Mais j'ai du courrier pour vous et le responsable étant en congé n'a pas pris la peine de laisser vos instructions.

-D'accord mais sachez que je descends une fois par semaine au bureau, je passerais prendre le reste de mon courrier si j'en ai. Ne monter plus ici, ordonnai-je sèchement.

-Écoutez mademoiselle, je suis peut-être qu'un employé administratif mais je n'apprécie guère votre ton. Et si je dois avoir un blâme ce ne sera certainement pas d'une gamine pas même sortit de l'adolescence.

Je lui pris le courrier des mains avec mon air le moins agréable dont mon panel de mimiques faciales disposait. Le fait d'avoir été transformée jeune me posait certains problèmes de crédibilité aux yeux des humains.

J'entendis une lutte à l'intérieur du moulin, Byron et Edward se battaient, j'entendis Edward crier et je vis la porte s'ouvrir à la volé.

-Partez ! hurlai-je, alors que je me retournais pour faire face à Byron qui avait des yeux noir de soif.

Je me plaçais devant lui et tentais de le retenir je n'étais pas assez forte. Le facteur resta stoïque regardant avec incrédulité la scène qui se déroulait devant ses yeux. Edward arriva et ceintura notre ami, moi toujours devant, nous avions pris Byron en sandwich, il était plus facile de regrouper nos forces de cette façon pour maintenir notre ami. Notre seul souci fut le postier qui ne décampait pas, il était statufié de peur devant le spectacle qui s'offrait à lui.

-Je vous ai dit de partir c'est votre présence qui le met dans cet état. Il est ochlophobe, il ne supporte pas les gens et encore moins les étranger. Alors partez maintenant et n'oubliez pas ne revenez pas.

Cette explication était un peu tirée par les cheveux, mais c'est la seule qui me soit venue à l'esprit en premier lieux. Un ochlophobe n'agresse pas les personnes elle les fuit, mais au moins s'il se renseigne il pourra avoir une explication approximative de la réaction de Byron à son égard. Il fallut dix bonnes minutes après le départ du facteur pour que l'on puisse desserrer notre étreinte. Je regardais Edward furieuse pour lui signifier le fond de ma pensée il me comprit car il baissa les yeux résigné. Moi aussi cela ne me faisait pas spécialement plaisir, mais nous ne pouvions pas lui imposer notre vision du bien et du mal, s'il avait choisi cette voie nous devions nous adapter. Au moins le temps qu'il puisse chasser seul.

Mon téléphone sonna alors que je m'apprêtais à partir pour jouer le jeu de la maisonnée humaine, boulangerie, poste, marché et tout ça dans l'ordre. Après avoir vérifier le nom de mon correspondant je jetais un coup d'œil à Edward.

-Alice quel plaisir de t'entendre.

-Bella je suis heureuse moi aussi, me dit-elle toute excitée, je pouvais l'entendre sautiller partout là où elle se trouvait, je crus même entendre un soupir démissionnaire derrière elle, ce qui amena un sourire sur mon visage.

-Bella toi, Byron et mon cher frère êtes cordialement invités pour notre mariage à Jasper et moi.

-N'êtes-vous pas déjà mariés ? demandai-je incertaine pour le coup.

Ce fut à son tour de souffler d'exaspération, au moins elle ne sautait plus partout.

-J'aime cette femme, fit Jasper amusé toujours en retrait de sa femme.

-Bella tu as l'esprit aussi fermé que mon cher époux. Oui nous sommes déjà mariés, en fait c'est comme des renouvellements de vœux.

-Oh ! D'accord, ben... Sincères félicitations, dis-je en essayant d'être le plus convaincante possible. Je ne voyais déjà pas l'intérêt d'un mariage humain pour des vampires, mais en plus le faire plus d'une fois je trouvais cela ridicule, mais bon ce n'était que mon avis. Byron qui était resté devant moi, me sourit.

-C'est pas bien ma belle, me dit-il avec un clin d'œil. Je lui fis les gros yeux et il éclata de rire accompagné par Edward.

-C'est pour quand Alice ?

-Dans trois mois, le 15 Décembre, je veux un mariage d'hiver cette fois-ci.

-Quelle idée ! puis je réfléchis une seconde. Je suis désolée Alice mais pour Byron un aussi long voyage pour l'instant n'est pas recommandé.

-Oh ! J'avais oublié ce détail, me fit Alice peinée.

-Tu as oublié ! Toi Alice Cullen ! Ben cela doit faire longtemps que tu en rêves de ce mariage alors, dis-je en plaisantant. Elle rigolât.

-Je te laisse te débrouiller avec ton frère, d'accord j'ai ma petite comédie hebdomadaire à aller jouer et il faut que j'y aille avant que le marché ne soit terminé. On se rappelle et encore félicitation Alice. Bon courage Jasper, jugeai-je bon d'ajouter.

-J'en aurais vraiment besoin, répondit Jasper toujours amusé derrière Alice.

-Merci Bella, je rappellerais mon frère un peu plus tard Emmett va encore faire une de ses farces et je dois aller l'en empêcher avant que Rose vienne à le démembrer. Ah et j'allais oublier, tu recevras quand même un faire part au cas ou tu changes d'avis. Je sais, je sais, je sais, je veux tout de même faire les choses correctement, je ris à mon tour entre les plaisanteries d'Emmett et le souci du détail d'Alice, j'imaginais la vie des autre Cullen plus modérée.

J'avais fait mon petit tour dans le bourg du village attirant comme chaque semaine les regards de tous ces rustres qui ne comprenaient pas mon isolement, aux lieux de traîner avec les jeunes de mon age, mais je soupçonnais aussi que la mésaventure avec le postier ait fait le tour de chaque foyer.

Je rentrais à la maison et entrepris de vérifier mon courrier. C'est une odeur avant de découvrir la calligraphie qui me fit prendre une enveloppe d'apparence banale, quoique la texture du papier laissait clairement voir que ce dernier était un modèle luxueux. J'ouvris la lettre avec précipitation j'avais reconnu l'écriture je savais de qui elle provenait, et c'est avec une combinaison d'appréhension, de joie, de crainte, d'impatience, de vague à l'âme, et de nostalgie, que je dépliais la lettre qui était de matière tout aussi noble que son enveloppe.

Ma chère fille.

Je tiens par cette présence à t'informer que j'ai dans l'intention de te rendre une petite visite dans ton domaine ce 13 Septembre.

J'espère que cela ne te contrariera pas trop, j'aurais voulu t'informer par téléphone mais je savais pertinemment que tu aurais refusé, à cause de ton protéger et pour ma sécurité.

Donc je viendrais bien évidemment accompagnée de deux gardes, pour te rassurer toi et Aro.

Vous vous ressemblez tellement sur certains points. Il se joint à moi ainsi que Marcus pour te souhaiter une bonne semaine.

J'ai hâte de pouvoir te revoir ma petite fille qui me manque énormément.

Tendrement Sulpicia.

-Edward, Byron ! les appelai-je en hurlant.

Je savais qu'ils devaient être à l'étang, et je savais aussi qu'ils m'avaient entendu quelques secondes presque une minute après ils arrivèrent dans la pièce principale où je me trouvais toujours assise, le courrier à la main.

-Qu'est-ce qu'il se passe ! Waouh Bella contrôle-toi s'il te plaît, me supplia Byron. Effectivement mes émotions étaient sans dessus dessous, un vrai chaos émotionnel.

-Sulpicia vient nous rendre une petite visite la semaine prochaine.

-Qui est Sulpicia ? demanda Byron à qui nous avions omis de préciser qui elle était pour moi.

-Sulpicia Volturi, ajoutai-je à l'intention de Byron.

-Volturi comme la famille royale, mais je n'ai rien fait, je ne l'ai pas attaquer cet humain.

Il était temps que je lui parle un peu plus de moi et de mon ancienne fonction, bien sûr je ne rentrerais pas dans les détails, trop éprouvant pour moi et par conséquent pour lui aussi.

-Assieds-toi Byron, je vais te raconter ma vie et ma transformation.

Il me fixa un instant puis s'installa sur un des canapés me faisant face, Edward s'installa à mes côtés.

Je commençais par le début, ma rencontre avec des vampires à Phœnix, l'intervention des deux gardes Volturi, ma résistance à leur pouvoir, ma rencontre avec les Cullen, mon arrivée et ma transformation à Volterra, ainsi que mon statut de garde, je lui racontais tout, mon choix alimentaire qui avait déplu à un régent. Et bien sûr il posa l'une des deux questions que je redoutais, mais auxquelles je ne pouvais certainement pas échappé.

-Pourquoi es-tu parti ?

-J'ai eu une altercation avec deux gardes, j'ai perdu le contrôle et j'ai failli tuer Jane, celle quim'avait trouver en Amérique. Ce qui à amener son frère à prendre sa défense et m'empêcha ainsi de commettre l'irréparable. Et puis j'ai appris aussi que le régent Caïus avait donné l'ordre à ses gardes de ne pas suivre mes directives. Tout ça plus mes émotions de nouveau-né à fleur de peau, fit que j'ai préféré partir.

Je ne lui parlais pas d'Alec volontairement car je savais que si je laissais ne serait-ce qu'échapper son prénom la douleur me submergerait et je savais que Byron n'avait pas la maîtrise de son don et que ce serait dangereux de tels émotions pour lui.

-Tu ne me dis pas tout Bella, tu caches autre chose je le sens.

-C'est vrai, mais je n'ai pas envie d'en parler, et je crois que c'est aussi mieux pour toi, dis-je un plus sèchement que je ne l'aurais voulu.

-Cette Jane elle a tué ton compagnon ?

-Pourquoi me poses-tu cette question ? Et puis je n'ai pas de compagnon ! rétorquai-je avec un peu trop de véhémence.

-Bella tes émotions parles pour toi, et même si tu es assez douée pour les cacher ton contrôle n'est pas parfait.

-Byron, c'est un sujet sensible chez Bella, tu le sauras un jour mais ne la force pas.

-OK ! Mais sache que je suis là ma belle si tu as besoin de parler. Enfin il y en aura toujours un de nous pour t'écouter, fit-il avec un clin d'œil à Edward.

-Donc ta mère vampire débarque la semaine prochaine c'est plutôt cool non ?

La semaine passa trop lentement j'étais à prendre avec des pincettes. Et cela mit Byron sous tension. Après une énième dispute avec Edward j'avais réussi à le faire fléchir concernant l'alimentation de Byron. Et puis je voulais qu'il se nourrisse convenablement avant l'arrivée de Sulpicia qui devait arriver pour le lendemain. Du coup ce soir nous allâmes dans la capital, c'était assez loin de chez nous et surtout il y avait du monde qui circulait en pleine nuit. Nous avions convenu avec Edward d'une stratégie nous permettant de pouvoir nous isoler un peu, car laisser mourir un humain n'était pas vraiment une alternative réjouissante pour nous qui avions pris une option différente pour justement respecter la vie.

Nous devions choisir un endroit isolé mais fréquenté par les oiseaux de nuits, puis je devais prendre la proie de Byron sous mon bouclier, pour les sons nous avions opté pour un lecteur mp3 chacun. C'est quelque peu ridicule comme procédé mais au moins cela nous permettrait de pouvoir vivre avec, sans pour autant avoir en tête pour l'éternité les suppliques désespérées et les pleurs de ses futures victimes. Je priais intérieurement de pouvoir tenir le choc et surtout de ne pas flancher devant Byron et Edward.

Nous trouvâmes enfin l'endroit idéal, une sorte de pub qui se trouvait dans un ruelle ça faisait vraiment lugubre comme endroit, digne d'un scénario d'un film sur les vampires.

D'ailleurs je pense que je n'ai pas été la seule à avoir eu cette pensée, vu le sourire crispé d'Edward il devait certainement penser la même chose. Quoique de par le grognement qu'il laissa s'échapper je commençais à douter.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demandai-je.

-Un homme qui prévoie un viol, il vient de repérer sa proie dans un groupe de filles qui viennent de partir.

Effectivement au loin nous voyions les filles arriver dans notre direction.

-Retiens ta respiration pour le moment Byron elles sont trop nombreuses.

-Je pense que je vais plutôt attendre monsieur, répondit l'empathe amer.

Nous étions toujours en voitures, nous nous baissâmes légèrement quand elles passèrent à côtés de nous, mais vu dans l'état d'ébriété avancée dans lequel elles étaient, même si nous leurs avions fait face elles ne nous auraient certainement pas vue, bon d'accord j'en rajoute un peu, mais sincèrement je me demandais comment faisaient-elles pour marcher avec autant d'aisance avec des talons de dix centimètres.

-C'est lui ! firent Edward et Byron ensemble.

Byron sortit de la voiture et Edward mit le contact et je pris soin d'envelopper le violeur sous mon bouclier et de mettre mes écouteurs, Edward fit la même chose. Nous nous éloignâmes assez loin pour ne rien voir de la scène, mais en restant quand même assez proche pour ne pas que Byron ait à rencontrer trop de personne en étant seul.

Au bout de quelques minutes le coffre de la voiture s'ouvrit, nous savions que c'était Byron qui y jetait le corps sans vie de sa proie. Il nous restait plus qu'à trouver un endroit désert pour pouvoir l'enterrer être sûr ainsi que personne ne le trouverait. Nous avions remarqué une forêt en venant nous nous y arrêtâmes Byron sortit et reprit le corps il s'enfonça profondément dans ces bois. Je savais qu'Edward était assez mécontent de ce qu'il se passait.

-Edward arrête de faire la tête. C'est son choix alors cesse d'essayer de le culpabiliser.

-Mais bon Dieu Bella ce sont des êtres humains. Je ne comprends pas que tu puisses tolérer cela.

-Contrairement à toi j'ai vécu avec des vampires qui avaient une alimentation naturelle et j'ai appris à relativiser. Moi je ne veux pas tuer, mais je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas le tolérer de quelqu'un d'autre. Tu apprécies Démétri, Aro et Marcus tu arrives à faire abstraction de leur régime, fais pareil avec Byron.

-Oui mais je n'accompagne pas ni Aro, ni Marcus et encore moins Démétri, lâcha-t-il ironiquement.

-Nous l'accompagnons pour le moment, mais bientôt il pourra le faire tout seul, sans crainte quand à son contrôle. S'il te plaît déride-toi, lui dis-je en mettant ma main sur la sienne.

Je m'aperçus trop tard du geste qui avait été naturel que je venais de faire il serra ma main dans la sienne.

-Il n'y a rien que je ne ferais pas pour toi Bella, il l'approcha de sa bouche et y déposa un baiser.

Je le regardais j'avais craint cette réaction, je m'étais moi-même mise en fâcheuse posture. Bien que j'appréciais ce contact en fait pour être totalement honnête j'étais en manque de contact physique, je m'étais moi-même mise des barrières pour justement ne laisser personne me toucher. Je crois que la seule personne que j'autorisais à avoir des geste et des contact avec moi était Byron, tout simplement par ce que j'étais sûre de ne rien ressentir de trouble pour lui. Il m'appréciait énormément mais pour moi il était une sorte de placebo pour remplacer Démétri. Car mon vampire blond me manquait énormément lui aussi. Ne croyez pas que je me servais uniquement de Byron pour ce remplacement, j'estimais et j'adorais aussi Byron il était un être à part entière. Ce que j'essaie de dire c'est que dans ma vie il me manquait plusieurs personnes dont principalement deux, le premier je crois que je n'ai pas besoin de m'étendre sur son identité, quand au second c'est mon vampire blond, mon Démétri et sa bonne humeur quotidienne, lui et ses farces, ses allusions salaces, sa joie de vivre, voilà ce qu'il me manquait il me manquait la joie de vivre de mon meilleur ami.

-À quoi penses-tu ?

-À Démétri, je me disais que cela faisait longtemps, trop longtemps que je ne l'avais pas vu et il me manque.

-Byron a terminé, il revient, annonça soudain Edward.

Nous sommes rentrés tôt au petit matin, le problème en France comme dirait Edward c'est qu'ils mettent leurs fichu radars de partout. Bien que le fait d'être prit à rouler à grande allure lui importait peu, mais nous devions préserver notre petit secret et se faire flasher tous les vingts kilomètres ne nous aiderait pas à passer inaperçu. Si encore c'était des policiers comme avant, il aurait pu les scanner mentalement et les détecter, mais c'était des machines. Il râlait contre ce pays et toutes ses lois castratrices qui empêchaient son peuple de vivre sereinement.

Bien sûr son air revêche nous amusa Byron et moi et du coup c'est plus léger que nous atteignîmes le moulin très tôt la matin. Quelques heures avant l'arrivée de Sulpicia et sa garde.

Nous entendîmes progresser le long du chemin une voiture, je ne tenais plus en place.

-Arrête de t'exciter comme ça Bella on dirait une ado en prise avec ses émotions, c'est fatiguant, me dit Byron blasé.

-Tu n'as pas l'impression d'entendre Jasper toi, demandai-je à Edward avec un sourire taquin sur mon visage. Sourire que je n'arrivais pas à réfréner.

-Et encore tu n'as pas accès à ses pensées toi. Je pense que c'est l'empathie qui les rendent aussi blasés.

-Oh ca va j'aimerais bien vous y voir surtout avec Bella. C'est franchement déroutant elle prend des virages émotionnelles à 180° en un dixième de seconde.

-Pour sa défense j'ai aussi entendu ça dans la tête de Jasper, rigola-t-il en regardant ma moue faussement indignée.

La voiture pénétra sur ma propriété, nous sortîmes tous après un dernier rappel à Byron qui commençait à s'exaspérer de mon comportement. La voiture s'immobilisa et la porte côté chauffeur s'ouvrit une odeur plus que familière m'arriva en plein visage je poussais un cri de joie devant les yeux stupéfaits de Byron et Edward qui n'avaient pas l'habitude de me voir aussi expansive.

-Dimi ! hurlai-je en lui sautant dessus. Il me prit dans ses bras et me serra très fort. Je riais comme un gamine de 13 ans.

-Oh ma Belle tu m'as manqué, comme pas permis.

-Encore un ? s'exclama Byron surprit.

-Encore un quoi ? repris-je. Je sentis Démétri se tendre et Edward regarder Byron bizarrement.

-Encore un ami. Combien en as-tu des comme ça ? répondit Byron avec un sourire aux lèvres en toisant Démétri.

-Quelques uns, répondit Edward d'une voix neutre.

Le temps de cet échange qui ne dura que quelques secondes le deuxième garde était sortit et avait ouvert la porte à Sulpicia. Je lâchais Démétri pour m'approcher d'elle. Elle écarta les bras et m'enlaça avec entrain.

-Oh oui c'est vraiment bon de te revoir ma fille.

-Merci je suis vraiment heureuse moi aussi.

Après quelques instant de silence profitant de ce contact qui me soulagea, je me tournais pour présenter officiellement Byron à Sulpicia et Démétri ainsi qu'à l'autre garde que je ne connaissais pas.

Sulpicia me présenta à son tour son nouveau garde celui qui me remplaçait auprès de sa personne. Apparemment certaines choses avaient changé car Démétri arboraient le un Arum sur sa cape celui d'Aro. Je me posais la question à savoir si Alec avait toujours sa place, ou s'il avait été dégradé.

-C'est Gaëtano, et il a un don intéressant, d'ailleurs Aro aimerait savoir s'il fonctionne sur toi, me dit-elle avec une moue résignée.

-Je suis sûre qu'il vous a demandé de me tester, demandai-je avec un grand sourire sachant pertinemment que mon père vampire était assez prévisible pour ce genre d'action. Elle hocha la tête avec un sourire contrit.

-Est-ce que je risque d'avoir mal ? demandai-je à Gaëtano.

-Non en fait j'arrive à prendre le contrôle des personnes, j'arquais les sourcils.

-Et bien essayons voir, lui dis-je.

Je le vis m'observer intensément. Edward étira son sourire ainsi que Démétri et tout le monde présent dans cette pièce sauf lui et moi.

-C'est frustrant je sais, fit remarqué Edward. Gaëtano le regarda presque choqué.

-Edward lit les pensées un peu comme Aro sauf qu'il n'a pas besoin de contact et qu'il lit seulement les pensées présentes, pensai-je bon d'ajouter.

-Oui tout je n'ai rien manqué, fit Edward fier de lui, mais toutefois pas très à l'aise enfin seulement Byron et moi le remarquait. Je vis Gaëtano baisser les yeux gêné.

-Et qu'est-ce que tu n'as pas manqué ? demandai-je curieuse.

-Rien de bien intéressant pour toi, un truc d'homme, me fit-il avec un clin d'œil.

Je restais coite, ce n'était pas dans les habitudes d'Edward de réagir comme cela. Byron lui était carrément plié de rire, je ne sais pas ce qu'il se passait mais d'après le regard noir que l'italien lança à Byron je supposais que je n'allais pas en savoir plus pour le moment.

Nous passâmes un bon moment ensemble Sulpicia me racontant les potins du châteaux.

Dont un qui me laissa sans voix, Jane avait trouvé un compagnon. Un nomade ils se voyaient régulièrement même s'ils ne vivaient pas ensemble, apparemment ce serait le même qu'elle niveau caractère, de quoi avoir des sueurs froides.

Puis Sulpicia regarda Edward qui hocha la tête, puis elle regarda Démétri qui lui aussi hocha la tête et sortit sans rien dire de la maison. Je les regardais tous suspicieuse.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? demandai-je.

-Une minute de patience Bella, me répondit Sulpicia amusée. Démétri revînt avec des paquets emballés.

-C'est quoi ça ? fis-je tétanisée.

Je n'aimais pas recevoir des cadeaux, pas que j'étais ingrate ou parce que je n'aimais pas les surprises, c'est seulement parce que je ne savais pas les accepter correctement. J'avais toujours peur d'en faire soit trop, soit pas assez. Donc je préférais largement éviter ce genre de situation.

-Bella calme-toi, me fit Byron.

-Et toi tu vas arrêter d'analyser mes émotions, ou alors modifie-les, lâchai-je un peu plus durement que je ne le voulais.

Je le vis se concentrer certainement pour ne pas me sauter dessus vu comment je venais de lui parler, il y a des fois où je pouvais être vraiment odieuse.

Je tournais la tête vers Edward qui jubilait. Il jubilait ?

Je reçus une vague de désir intense.

-Byron ! hurlai-je.

-Ben quoi je n'ai que celui-ci en réserve, me dit-il presque innocemment.

-Tu vas me payer ça MacEway, dis-je en souriant.

-Oh ! Pas bon pour toi Byron, plaisanta Démétri.

-C'est pas ce petit bout de nana qui va me faire peur, rigolât-il.

-Tu ne lui as pas raconter le coup de l'escalier ? demanda Démétri à Edward.

-Non, Bella évite tous les sujets en rapport avec cette période, annonça Edward. Il parlait de moi comme si je n'étais pas là et cela m'irritais sensiblement.

-C'est quoi le coup de l'escalier ? demanda Byron.

-Un jour après avoir taquiner Bella sur sa vie...

-DEMETRI !

-Après l'avoir asticoté un peu, reprit-il avec une moue boudeuse. Elle n'a pas trouvé mieux que de me rapporter un tronçon de l'escalier de la tour Eiffel elle a fait casser les murs de ma chambre et fait déménager mes affaires pour le faire rentrer, d'ailleurs le canapé ne me convient toujours pas Bella.

-Elle a respecté tes vœux, fit Edward. Tu voulais un présent bien français et tu as bien insisté sur « le bien français ».

-Elle a fait pire à Edward, raconta Sulpicia.

-Ah ! Oui c'est vrai, se plia de rire Démétri accompagné de Sulpicia elle même. Ce qui titilla la curiosité de Byron. Je fis un sourire moqueur à Edward. Qui se renfrogna et grogna un truc du genre.

-Elle va me suivre éternellement cette histoire.

-Je suis désolée Edward, pouffai-je.

-Oh la menteuse, me dénonça Byron qui éclatait de rire en même temps que tout le monde. Sous le regard abattu d'Edward.

-Bon c'est quoi cette histoire que j'en en profite un peu, reprit Byron.

Sulpicia reprit la parole et lui raconta le coup de l'avion, des allées et venues des hôtesses, de leurs tentatives d'attirer l'attention d'Edward, de mon exaspération.

-Elle lui a dit textuellement « Pourriez vous informer vos collègues, de cesser de nous importuner. Voyez-vous mon ami ici présent... Comment dirais-je... N'est pas de ce qu'on pourrait dire intéressé par la gente féminine, pour être plus clair votre pilote aurait plus de chance que vous ou vos collègues. » dans une parfaite imitation de moi.

-Non ! fit l'italien en regardant Edward avec un sourire troublant. Elle a vraiment dit ça ? Edward hocha la tête avec une drôle d'expression et se rapprocha de moi. Il mit sa main autour de ma taille et susurra à mon oreille.

-Mais tu sais que je prendrais ma revanche un jour. Mais en attendant si tu voudrais bien prendre Gaëtano sous ton bouclier ça m'arrangerait, reprit-il suppliant.

En temps normal je l'aurais laissé se dépatouiller tout seul, mais mon sixième sens m'indiqua qu'il était vraiment désespéré pour me demander cela et devant lui en plus. J'incorporais l'italien sous mon bouclier, le visage d'Edward se décrispa automatiquement. Il me fit un signe de tête pour me remercier silencieusement pendant que Byron détourna l'attention sentant certainement que l'atmosphère s'était alourdie considérablement.

-Tu étais drôle à l'époque ça change, j'aurais bien aimé connaître cette Bella là.

-Tu auras l'occasion de la rencontrer cette Bella, lui assurai-je avec un sourire orgueilleux, presque carnassier.

-Tu serais bien assortis avec Alec, il a le même sourire arrogant que toi, lâcha soudainement l'italien décontracté.

Il y eut un silence de plomb, une tension à couper au couteau. La douleur que j'avais retenu avec difficulté aujourd'hui explosa.

-Aaarrrggghhhh Bella ! cria Byron.

Je m'enfuis sachant pertinemment que je ne pourrais pas me reprendre aussi rapidement que j'avais perdu le contrôle. J'entendis Démétri traiter de tous les noms d'oiseaux connu le pauvre Gaëtano, qui n'était visiblement pas au courant.

Je me dirigeais à toute vitesse vers l'étang, j'étais assez loin pour que Byron ne ressente plus mes émotions. Je tentais de me reprendre mais leur présence était une piqure de rappel de ma vie d'avant, de lui et de toutes les souffrances que j'endurais depuis le jour où j'ai pris la décision de le quitter. J'entendis arrive Sulpicia.

-Ma belle excuse Gaëtano, il n'était pas au courant, je n'avais pas jugé utile de lui expliquer.

-Vous n'y êtes pour rien, j'ai baissé ma garde, je n'aurais pas dû.

-Tu n'as pas réussi à l'évincer de ta vie apparemment.

-Non, et depuis presque cinq ans je vie un cauchemar.

-Reviens, Bella vous pourrez arranger les choses. Il t'aime aussi et autant que toi.

-Si c'était le cas pourquoi ne m'a-t-il pas appelé pour me dire qu'il regrettait et qu'il m'aimait.

-Pourquoi ne l'as-tu pas fait ?

-Je n'ai rien à me faire pardonner, je ne l'ai pas frappé, je l'ai toujours soutenue moi et surtout je ne l'ai jamais rejeté.

-Es-tu sûre de ce que tu avances Bella ? Parce qu'avec le plus d'impartialité dont je peux disposer. Tu lui as aussi fais tout ce que tu lui reproches enfin presque toutes.

Je la regardais choquée, et surtout je ne comprenais pas vraiment le chemin que venait de prendre son esprit.

-Tu dis que tu ne l'as pas frappé, c'est vrai, mais c'est grâce à Démétri il me semble. Le jour du petit incident dans la chambre de Démétri. Après qui ressentais-tu cette colère ? Qui l'a déclenché ? Et qui aurait subit tes foudres si Démétri ne s'était pas mis entre vous et si Jasper ne t'avais pas retenu ? Donc tu ne l'as pas frapper lui, mais tu as frappé Démétri et je ne crois pas qu'il t'en tienne rigueur.

-Oui c'est vrai, reconnus-je piteuse.

-Qui as-tu soutenue lors de l'altercation dans la salle d'entraînement ? Alec ou Edward ?

-Mais ce n'est pas pareil il allait tué Edward et je l'ai juste repoussé pour ne pas qu'il lui fasse du mal.

-Parce que tu n'allais pas tuer Jane peut-être ? Bella tu allais tuer sa sœur. Tu sais que je ne la porte pas dans mon cœur, mais c'est sa sœur, sa réaction est tout à fait compréhensive. Et ne prends pas mal ce que je vais te demander mais Edward qu'est-il au juste pour toi ?

-Un ami, c'est un ami sincère.

-Un ami sincère qui éprouve de fort sentiments pour toi et que tu protèges contre ton compagnon et sa sœur. Comment doit vivre Alec avec cela ?

-Je ne l'ai jamais rejeté moi, je lui ai toujours dit que je l'aimais, tentais-je de me raccrocher à mon dernier argument, voyant toute ma carapace et mes mobiles mis à mal devant les assauts précis et efficaces de Sulpicia.

-Bien sûr que tu l'as rejeté, et pas que lui d'ailleurs tu nous as tous rejeté Bella. Le jour où tu es partie parce que ta fierté en avait pris un coup. Je te comprends Bella ne crois pas que je veuille te culpabiliser. Mais sois honnête envers toi même, si tu en es là aujourd'hui, si vous en êtes là aujourd'hui c'est parce que vous avez un égo et un entêtement aussi déplacé et démesuré l'un que l'autre.

Je regardais Sulpicia qui venait de réduire en cendre tous les arguments qui m'avaient permis de tenir ces cinq dernières années. Le pire c'est qu'elle m'avait démontré que je reprochais à Alec ce que je lui avais fait subir moi-même, c'était déstabilisant, déroutant.

-Bella pense à ce que je t'ai dit avec honnêteté, et cesse de lui attribuer tous les torts et je veux que tu saches qu'il est aussi malheureux que toi, et depuis cinq ans il n'est que l'ombre de lui même et lui il est complètement seul il n'a plus d'ami pour le soutenir. Et quoi que tu décides les portes du château te seront toujours ouverte, tu retrouveras ta place si tu le souhaites. C'est à toi de prendre ta décision Bella mais fais-le avec toutes les donnés. Appelle-le et expliquez-vous.

-Je ne peux pas Sulpicia, je ne peux pas, soufflai-je doucement.

-Bella, as-tu refait ta vie avec Edward ?

-Non bien sûr que non, répondis-je outrée qu'elle ait pu seulement y pensé.

-Alors qu'attends-tu pour te reprendre en main ? C'est vrai que tu es bien ici, mais on sait très bien toutes les deux que tu aspires à beaucoup plus que ça. C'est d'ailleurs la raison de la présence de Byron je pense que c'est une façon détourner de t'occuper l'esprit. Je me trompes ?

-Non, c'est vrai, avouai-je.

-Écoute Bella nous allons organiser une fête pour la nouvelle année et j'aimerais que tu viennes, cela te laisse quatre mois pour réfléchir.

-Je vais y réfléchir, annonçai-je.

-Bon maintenant nous allons ouvrir tes cadeaux car si je ne me trompe pas c'est ton anniversaire aujourd'hui.

-Oh non Sulpicia vous avez pas fait ça c'est pour ça les paquets, j'avais oublié.

-Bella fais un effort s'il te plaît ça fait trop longtemps que je ne t'ai pas vu ne me gâche pas mon plaisir.

Je me demandais si elle n'avait pas pris des cours avec Alice car la moue qu'elle me servit me fit éclater de rire. Nous retournâmes au moulin, les paroles de Sulpicia m'avaient vraiment retournées la tête. C'est vrai que je n'avais jamais pris en compte mon comportement et c'est vrai aussi que dit comme Sulpicia me l'avait exposé. Je reprochais à Alec ce que je lui avais fait subir moi même.

Un sentiment d'espoir et légèreté remplaçaient la solitude et le chagrin que je ressentais habituellement. C'est donc le cœur plus léger que j'arrivais au moulin, je m'approchais de Byron et lui embrassais la joue.

-Désolée, lui murmurai-je à l'oreille avec un sourire confus.

-Tu vas mieux c'est l'essentiel.

L'échange de cadeau se fit dans une ambiance plus amicale et détendue.

Je reçus de la part de Sulpicia et Aro quelques toilettes et autres robes de soirées, elle avait dû les accumuler aux fils des ans. Bien sûr il y avait les pochettes et les chaussures assortis, voir même quelques chapeaux pour certaines tenues. Sulpicia me tendit un paquet que je déballais et je tombais sur une œuvre original de Shakespeare « Le songe d'une nuit d'été ».

-C'est de Marcus je suppose.

-Tu supposes bien, vous avez apparemment les même gouts littéraires.

-Je lui enverrais une lettre de remerciement.

Edward m'offrit trois croquis, un de nous deux dansant le soir de ma célébration, nous étions beaux tous les deux, un deuxième Byron et moi où ce dernier me portait j'avais l'air fragile dans ses bras, et le troisième, nous trois installés au bord de l'étang où je posais ma tête sur les jambes d'Edward et mes jambes étaient sur Byron les deux me regardant avec attention.

-C'est magnifique Edward, j'étais véritablement émue.

-J'ai moi aussi un petit cadeau pour toi, en fait j'en ai plusieurs, coupa Démétri

Il me tendit un paquet qui même sans défaire l'emballage je savais qu'il enfermait un cd.

-Juste avant de l'ouvrir pense à Byron et pense à garder ton calme, cela ne me rassura pas le moins du monde.

Je défis le papier cadeaux, et je retins mon souffle quand je vis le boîtier. Le concert à Wembley de Muse, c'est le groupe préféré d'Alec, je relevais la tête et regardais Démétri, il me fit un signe de tête répondant ainsi à ma question silencieuse. Je restais à regarder le boîtier de cd, j'essayais de rester calme et de ne pas me laisser submerger encore par mes émotions, c'était pas évident je ressentis une vague de sérénité, Byron commençait à bien maîtriser son don. Contrairement à Jasper, Byron ne pouvait agir que sur une seule personne, enfin pour le moment cela se développerait peut-être au fil du temps, par contre il ressentait les émotions de tout le monde. Puis après avoir vérifier ma réaction il me tendit un autre paquet à peine plus lourd, je pouvais dire que c'était un livre. Je le déballais à son tour et une odeur que je n'avais pas sentie depuis cinq ans vint titiller mon odorat, une boule se forma dans ma gorge j'essayais de garder mon calme, quand mes yeux rencontrèrent le titre écris sur la couverture, je crus m'évanouir.

Les plus beaux poèmes de Charles Baudelaire. Je caressais la couverture, trop d'émotions me submergeaient mais j'arrivais à contrôler leurs flux. Je fis défiler les pages pour tomber sur celui que je cherchais « La beauté » Une annotation manuscrite y était faite « À toi pour toujours. », je ne pus rester debout, Byron m'envoya une vague de sérénité. Je relevais la tête vers lui.

-Merci.

Il hocha la tête et m'en renvoya une autre.

C'est ce moment que choisit Démétri pour me tendre une petite boîte que j'ouvris, dedans il y avait des clefs.

-Elles ouvres quoi? demandai-je.

-Tu verras ça demain, me dit-il fier de lui.

-Tu peux pas me faire ça ?

-Combien de temps m'as-tu fait attendre toi ?

-Il y a prescription maintenant.

-Non tu pourras me torturer et même me mordre si tu veux, me dit-il avec un clin d'œil. Je ne te dirais rien.

La journée se termina sous les meilleurs auspices et tout le monde passa un bon moment, entre anecdotes, rires et farces. Je reléguais les moments les plus troublants de la journée pour y revenir quand je serais seule.

Ce fut l'heure pour Sulpicia, Démétri et Gaëtano de retourner à Volterra.

De nouveau seul dans notre salon.

-Au fait qu'est-ce qu'il s'est passé avec l'italien ?

-Je ne pense pas que tu dois savoir ça, me dit-il avec une moue renfrognée ce qui aiguisa ma curiosité.

-Il est Gay et il n'a pas arrêter de fantasmer sur Edward, me répondit Byron plié de rire.

-Sérieux, fis-je hilare. Edward... je... suis... désolée, lui dis-je alors que je n'arrivais pas à m'arrêter de rire. Sous son air boudeur et renfrogné.


Comme d'habitude dîtes moi ce que vous en avez pensé. J'ai adoré écrire ce chapitre, bien que mon préféré est le prochain ;)

Note Auteur perso: Vu que j'ai fais référence plusieurs fois à une homosexualité d'Edward je tiens à informer mes lecteurs (trices). Je ne suis absolument pas homophobe, je lève la main droite et je dis je le jure. Mes réflexions sont plus à prendre au second degrés, et sans discriminations aucunes.

Bien que je fasse très attention à ne pas blesser quiconque si jamais c'est le cas je m'en excuse d'avance. Voilà c'est pour être sûre d'être bien comprise par tout le monde.

Le prochain chapitre est déjà écrit alors à vos clavier les filles;)

Petit rappel du chapitre précédent.

La journée se termina sous les meilleurs auspices et tout le monde passa un bon moment, entre anecdotes, rires et farces. Je reléguais les moments les plus troublants de la journée pour y revenir quand je serais seule.

Ce fut l'heure pour Sulpicia, Démétri et Gaëtano de retourner à Volterra.

De nouveau seul dans notre salon.

-Au fait qu'est-ce qu'il s'est passé avec l'italien ?

-Je ne pense pas que tu dois savoir ça, me dit-il avec une moue renfrognée ce qui aiguisa ma curiosité.

-Il est Gay et il n'a pas arrêter de fantasmer sur Edward, me répondit Byron plié de rire.

-Sérieux, fis-je hilare. Edward... je... suis... désolée, lui dis-je alors que je n'arrivais pas à m'arrêter de rire. Sous son air boudeur et renfrogné.

Chapitre 20:

Deux mois que mon anniversaire était passé, deux mois que mon ami et ma mère adoptive m'avaient rendu visites, deux mois que je ne faisais que penser à ma conversation avec Sulpicia. Cette conversation m'avait ouvert les yeux, elle me faisait réfléchir plus que je ne l'aurais supposé, elle me faisait me remettre en question.

Comment avais-je fait pour ne pas prendre en compte sa positon, sa version, durant ces cinq années ? Et pourtant c'était vraiment flagrant, il avait autant de raisons de m'en vouloir que moi. Et maintenant que j'ai pris conscience de cela et que j'ai gâché toutes ces années avec des rancunes mal placées. Comment trouver une solution à cette situation ? Des questions comme celles là j'en avais des milliers dans ma tête, mais je n'avais malheureusement aucune réponses satisfaisantes, en fait je ne savais pas comment aborder mon comportement. Je me trouvais ridicule et totalement puérile, cela me ramena à aux reproches qu'il m'avait fait le jour de mon départ dans le hall d'accueil. « C'est lâche et puéril comme réaction. » Il avait raison j'avais agi lâchement je n'avais pensé qu'à moi, sur l'instant je n'avais pas voulu prendre le recul nécessaire pour analyser la situation. Je me pensais intelligente et réfléchie, en fait je n'étais qu'une ado capricieuse et impatiente. Je ne regrettais pas tout dans cette réaction, non bien au contraire. J'ai rencontré Garrett, et Byron et malgré ma souffrance je ne réagirais pas différemment pour eux, ce sont des êtres exceptionnels, et je suis heureuse qu'ils fassent partis de ma vie. Bien sûr j'aurais aimé que cela se fasse dans d'autres circonstances, mais je ne peux décemment pas nier que je regrette cette partie là de mon existence sans Alec.

Quand je pensais à Alec maintenant je ressentais toujours ce manque, ce vide au fond de moi, cette douleur liée à son absence mais depuis deux mois le remord et la culpabilité avaient pris place dans mon panel d'émotions lui étant destiné, succédant à la perte de la colère et de l'injustice. J'avais pris l'habitude de m'éloigner le plus souvent que je le pouvais, car pour Byron c'était difficile à supporter, même s'il m'avoua qu'avec toutes mes émotions exacerbées qui venaient l'assaillir et le perturber, il avait plus d'aisance à apprendre et à contrôler son don, idem pour interagir sur mes émotions.

Comme tous les soirs je me trouvais près de l'étang, comme tous les soirs j'étais assise adossée au gros rocher bordant la rive, mais ce soir Edward m'avait rejoint. Il s'installa à mes côtés en silence, car même si je n'avais pas relevé la tête pour l'accueillir il savait que je l'avais entendu.

Toujours dans ce silence paisible à mes côtés il me prit la main sans me regarder, j'avais l'habitude à ce genre de geste que je tolérais car il en avait besoin, juste ma main jamais d'autre partie de mon corps. Je savais que mon contact avait plus d'impact sur lui qu'il en avait sur moi, mais j'avais appris à vivre avec et franchement hormis le fait que mes sentiments étaient moins appuyés que les siens, j'aimais ses contacts. En fait je crois que j'aimais me sentir aimée c'est pour cela que j'arrivais à tolérer qu'il me touche enfin dans la mesure où ses attentions restaient correct. Avec Byron c'était différent ses contacts, ses attouchements, ne m'avaient pas gêné du départ, parce que je savais ou je sentais vu que nous en avions jamais parlé, qu'il ne m'aimait pas de façon romantique. Une relation amical presque fusionnelle s'était créée entre nous, peut-être était-ce dû au fait que je l'avais soutenue et accompagné durant sa transformation ? Ou bien parce que contrairement à Edward j'avais compris son besoin alimentaire et je ne le jugeais pas ? Ou encore parce qu'il était le seul à me connaître en profondeur, de par son empathie ? Quoi qu'il en soit Byron était un homme sincère et honnête et principalement avec moi.

-À quoi penses-tu?

-À Byron. Je me posais certaines questions sur lui, puis pensant que lui avaient peut-être entendu les réponses dans sa tête. Tu pourrais peut-être me répondre ?

-Si je le peux, je le ferais tu le sais bien.

-Pourquoi est-ce qu'il est aussi attentionné avec moi ? Je sais qu'il n'éprouve pas de sentiment autre qu'une franche camaraderie, alors pourquoi ?

-D'après ce que j'ai pu sonder dans son esprit. Byron a toujours été plus ou moins seul dans sa vie. Il voyait ses parents toujours entre deux avions, il n'avait pas d'amis à proprement parlé, Byron était un homme avec de l'argent donc son entourage n'était qu'intéressé par les possibilités qu'il pouvait leur offrir, et les femmes ne lui ont jamais accordé d'autres intérêt que pour son physique et son portefeuille.

-Je le sais tout ça, il m'a déjà raconté son histoire.

-Soit patiente Bella, dit-il avec un sourire amusé.

-Quand ce soir là il a croisé Victoria et qu'elle l'a attiré dans cette impasse. Il se voyait mourir avec des regrets plein la tête, puis il a entendu ta voix. Et même s'il était à l'agonie il a vu que tu étais en train de risquer ta vie pour lui. Il se doutait que tu étais de la même espèce que Victoria, mais il a senti aussi ta sincérité, ta loyauté ainsi que ta détermination à le sauver alors que tu ne le connaissais pas. Puis quand vous êtes rentrés tu as su apaisé le feu en te couchant à ses côtés à demi nue, juste pour l'aider pour le réconforter sans rien attendre en retour. Tu as recommencé quand tu as pris son parti concernant nos disputes sur son alimentation et jamais personne ne l'avait jamais fait pour lui. En tout cas juste par pur altruisme.

Je réfléchis à ce qu'il venait de me dire, ce n'était pas tout à fait exact ce n'était pas du tout par pur altruisme comme il le pensait, j'y voyais aussi mon intérêt je n'étais plus seule depuis que Byron est rentré dans ma vie, car lui et Edward vivaient avec moi.

-Bella tu sais que je vais partir dans une petite quinzaines de jours ?

-Oui je suis au courant, mais ne t'inquiète pas Byron a plus de contrôle maintenant qu'il se nourrit de façon naturel. Il sait se retenir de respirer quand il sait que la situation devient plus risquée.

-Je ne m'en fais pas pour ça, je sais mieux que personne que Byron fera tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas te décevoir. Je sais que ça va aller pour vous deux.

Je le regardais pendant qu'il fixait des yeux ma main qu'il tenait toujours dans la sienne. Je le voyais qu'il avait du mal à en venir au sujet qui le préoccupait.

-Edward qu'est-ce qu'il y a ?

-Bella je pense que je ne reviendrai pas ?

-Pourquoi ? demandai-je affolée.

-Parce qu'il devient trop difficile pour moi de rester près de toi. De te voir tous les jours te morfondre et attendre quelqu'un qui ne te mérite pas. Je t'aime Bella et que cet amour que je ressens pour toi ne me soit pas retourné me fait mal. Je resterai que si tu consens à vouloir de moi différemment, si tu veux bien tenter de me laisser t'aimer mais surtout si tu consens à te laisser une chance de m'aimer. Je sais que tu pourrais m'aimer si tu voulais faire l'effort d'arrêter de me rejeter.

-Je ne peux pas Edward. J'aimerai faire ce que tu attends de moi, mais je ne peux pas c'est plus fort que moi, plus fort que mon esprit ou que ma raison.

-Bella je vais te raconter une légende, une sorte de prophétie vampirique concernant les chanteurs. Il est dit que le jour où un chanteur rencontre son vampire et qu'il arrive à se sortir vivant de cette rencontre et quand je dis vivant c'est soit le cœur battant ou bien sous l'apparence de vampire, ils deviennent âmes sœurs. Je suis ton vampire, tu es ma chanteuse Bella. À ton avis pourquoi est-ce que tu es la seule qui soit épargnée par mon don ? Pourquoi crois-tu que nous nous sommes rencontrés alors que tu n'étais qu'humaine ? Ce n'est pas un hasard Bella nous sommes destinés l'un à l'autre.

Je restais un instant à retourner dans mon esprit ce que Edward venait de dire. Personne ne m'avait parlé de cette légende, mais quoi qu'il en soit, si réellement elle existait elle s'avérait fausse car si je suis sûre d'une chose c'est que l'amour de mon éternité, mon âme sœur c'est Alec et je l'ai su pratiquement le jour où je l'ai rencontré, ou en tout cas très peu de temps après.

-Edward je ne sais pas quoi te répondre. Je sais seulement que ce que je ressens pour toi est beaucoup moins fort que ce que je ressens pour lui. Je ne veux pas te faire du mal Edward, mais je ne peux pas te laisser attendre éternellement après moi. Et crois-moi c'est très dur pour moi de te dire ça parce que malgré tout je t'aime, pas de cette façon mais je t'aime profondément, sincèrement et le fait que tu souffres à cause de moi m'est insupportable. Tu mérites tellement mieux que moi, tu mérites quelqu'un qui sache t'aimer avec sincérité et honnêteté. Tu mérites d'être aimer comme je l'aime lui et d'aimer de cette façon en retour. Je sais que ce n'est pas avec moi que tu vivras ça et que tant que tu resteras près de moi tu ne pourras pas rencontrer la personne qui est réellement faite pour toi.

-Bella, s'il te plaît ne me dit pas ça, laisse-moi une chance je t'en prie. Ne me laisse pas partir sans me dire de revenir te retrouver, essaie au moins.

Il s'était déplacé, il se trouvait face à moi, ses yeux dans les miens me suppliant de lui laisser une chance de m'aimer. Il s'était rapproché de mon visage alors que je fermais les yeux essayant de repousser mon envie de pleurer qui se coinçait dans ma gorge formant une boule désagréable, m'empêchant de parler. Il posa son front sur le mien, je sentais son souffle tiède contre mon visage, sa respiration se révélait être difficile je le soupçonnais d'avoir la même boule d'angoisse dans sa gorge. Une atmosphère chargée de peine et de désespoir nous entourait.

-Bella s'il te plaît donne nous une chance, murmura t-il.

Son haleine m'enveloppa me rendant encore plus mal. Mon Dieu comme il m'était difficile de ne pas lui accorder ce qu'il me demandait. J'aurais tellement voulu le rendre heureux, ne pas le faire souffrir comme il souffrait. J'aurais voulu pleurer pour extérioriser toute la peine que je ressentais, tous ces sentiments qui m'assaillaient.

-Edward, murmurai-je à mon tour prise de soubresauts.

-Chut ! Bella, j'ai compris, son front toujours sur le mien, sa main sur ma joue. Après quelques secondes il me demanda. Bella accorde-moi un baiser, juste un baiser.

-Edward, pourquoi veux-tu te faire du mal comme ça ? Ce n'est pas bien je t'aie déjà bien trop fait souffrir.

-Bella peut-être que tu ressentiras une différence qui te fera ouvrir les yeux sur tes sentiments pour moi. Et si ce n'est pas le cas je te laisserais tranquille. J'essaierai vraiment de me reconstruire et même de laisser une chance à une femme en tout cas quand je ressentirais moi aussi quelques choses.

-Ce n'est pas bien Edward, il me coupa avant que je développe mon opposition.

-S'il te plaît j'ai tellement rêvé de pouvoir te goûter, te sentir contre moi, de fusionner avec toi de cette façon que si tu ne m'accordes pas cela je sais qu'il me manquera toujours quelques choses qui fera que je ne pourrais pas aller de l'avant parce que cela m'obsèdera.

Ma résistance commença dangereusement à s'effriter, je gardais les yeux fermés, je ne voulais pas qu'il voit que ma détermination fondait doucement mais sûrement. Il dût le sentir car il avança ses lèvres des miennes, je le sentis s'arrêter à quelques millimètres de moi.

-Bella embrasse-moi, sa voix était basse empreinte de désir et de désespoir.

Je ne savais pas comment réagir, je savais que c'était mal, que cela allait le faire souffrir. Sans penser au fait que je trompais Alec, en tout cas dans mon esprit. Mais je venais déjà de le rejeter en lui disant de ne pas revenir. Est-ce que je serais totalement et irrémédiablement un monstre en lui refusant ce souhait. Tant pis je m'arrangerais avec ma conscience mais je ne pouvais pas lui faire plus de mal. Il savait que ce serait le seul et unique baiser que je lui donnerais.

Je franchis les quelques millimètres qui séparaient ses lèvres des miennes, je le sentis se saisir à mon contact. Cela ne dura qu'un centième de seconde, car il m'attrapa par la taille me rapprochant de lui au point que je sois totalement sur lui. Nos lèvres bougeaient ensemble s'était un baiser doux et tendre, avec une pointe de désespoir. Il gémit au moment où je passais ma langue sur sa lèvre inférieure lui demandant l'accès à sa bouche, à sa langue. Mon Dieu il avait un goût exquis différent d'Alec, mais exquis quand même. Je ne dirais pas que je ne ressentais rien dans ce baiser, mais c'était très loin des sensations qu'Alec pouvait faire naître en moi. Les bras d'Edward me serrèrent un peu plus fort quand il approfondit notre baiser. C'était bon et je me sentais aimée et cette sensation me brouillait car je savais que je n'avais pas le droit de ressentir cela. Je ne pus retenir un gémissement et Edward prit cela pour de la satisfaction ou du contentement.

Dans un mouvement rapide et délicat il m'allongea sur le sol sans rompre notre baiser. Il se positionna au-dessus, de moi une de ses mains dans mes cheveux et l'autre sur ma hanche, prenant tout son poids sur son avant bras. J'aimais ce baiser même s'il n'était pas de celui que j'espérais embrasser je me rendis compte que je m'étais trop longtemps négligée moi et mes besoins. J'oubliais où j'étais et avec qui j'étais je voulais simplement me sentir aimée et répondre aux désirs et aux besoins que mon corps réclamait. Je caressais son dos de mes mains pendant, que les siennes apprenaient à reconnaître chacune de mes formes. Il délaissa ma bouche pour déposer des baisers sur ma mâchoire dans mon cou, puis remontant jusqu'à mon oreille où il titilla mon lobe, un désir violent de faire l'amour m'envahit. Je gémissais de satisfaction. Il reprit possession de ma bouche ce fut beaucoup moins tendre, il était pressé pris dans une frénésie de désir, une de ses mains alla à la rencontre d'un de mes seins. Sa respiration était erratique son souffle chaud tandis que qu'il prit l'initiative d'enlever mon haut pour pouvoir remplacer sa main par sa bouche.

-Mon Dieu qu'est-ce qu'il ton fait Bella, dit-il en embrassant une de mes nombreuses cicatrices, infligée par Jane.

L'instant se brisa me ramenant à la réalité. Me montrant ce que j'allais faire et avec qui j'allais le faire. Le visage d'Alec apparut devant mes yeux, mettant définitivement fin à cet moment.

-Edward non.

-Bella tu en as envie toi aussi, me répondit-il sans se départir de mon téton qu'il torturait à coup de langue à travers le fin tissu qui le recouvrait.

Mon corps trahissait ma raison. Toutes les parcelles de peau relier aux fibres nerveuses de ce traitre réclamaient qu'il poursuive, qu'il me torture pour ensuite me donner la libération tant désirée. Mais ma raison elle ne voulait pas que ce soit lui, et mon cœur se joignit elle, lui accordant ainsi un vote démocratique et majoritaire, me donnant ainsi assez de courage.

-Edward arrête ! dis-je plus sûre me saisissant et le repoussant.

-Bella ! me suppliait-il.

-Non Edward et ne me refais pas le coup de me culpabiliser je ne marcherais pas. Je t'ai embrasser et on a dérapé, mais je ne veux pas aller jusqu'à bout.

-Je savais que tu allais réagir de cette façon, c'est juste que j'espérais sincèrement me tromper. Je suis désolé Bella. En fait non je ne lui pas car j'ai aimé chaque secondes, je suis seulement désolé que tu aies voulu arrêter.

-Edward si tu veux que l'on continue à être amis je ne veux plus jamais faire allusion à ce qu'il vient de ce passer. Je n'aurais jamais dû me laisser aller comme ça, c'est vrai. Mais ce qui est fait est fait et maintenant je ne veux plus jamais en parler et surtout ne lui en parle jamais, s'il te plaît.

-Bella je veux garder ton amitié je te le jure et je respecterais ton choix, même si je ne l'apprécie pas. Après tout c'est le rôle d'un ami non, me dit-il avec un sourire en coin.

Je voyais que ce sourire n'était qu'une façade, mais c'était sa façon à lui de me montrer qu'il respecterait sa part du marché.

Il me rendit mon haut qu'il avait envoyer plus loin, je l'enfilais rapidement. Mes yeux se posèrent sur son entrejambe et je vis le résultat de notre petite incartade.

-Je suis désolée Edward, dis-je en jetant un regard moins discret à la protubérance qui s'affichait sur son jean.

-Au moins maintenant tu n'auras plus jamais de doutes concernant mes préférences sexuels. Je crois qu'une bonne douche froide s'impose.

-S'il n'y a que ça pour t'aider !

Je me levais et m'approchais si rapidement de lui que malgré sa rapidité légendaire je réussis à le surprendre tout de même et ainsi le pousser dans l'étang qui commençait à geler, mais comme je le disais il était rapide, et du coup il réussit à m'attraper le bras avant que j'ai pu me dégager et m'attira avec lui dans l'eau gelée.

-Tu en avais besoin toi aussi, me dit-il dans un éclat de rire, il me prit les deux mains me faisant face alors que nous étions dans l'étang.

-Bella je te promets qu'à partir de maintenant je resterais à ma place. À partir de maintenant je serais véritablement un ami pour toi et rien d'autre. Je respecterais tous tes choix même ceux que je n'approuve pas, je serais un ami aussi fidèle et loyal que le sont Byron et Garrett.

-Merci Edward tu ne peux pas savoir comme cela me touche, dis-je soulagée qu'enfin cette situation délicate avec Edward prenne fin.

-Je crois que la douche est toujours requise et de toute urgence parce que j'adore ton étang mais il pue, plaisanta-t-il.

C'est le cœur plus léger et en riant que nous retournâmes au moulin rejoindre Byron qui devait certainement nous attendre en regardant un film, comme à son habitude.

La semaine passa tranquillement, et même dans une atmosphère beaucoup plus saine et plus légère. Nous passâmes notre temps entre les allers-retours sur la capitale et ses environs pour les chasses de Byron. Nous nous occupâmes aussi de trouver un cadeau de mariage convenable pour Alice, et bien évidemment comme il était impossible de la surprendre elle préféra me dire ce qu'elle voulait exactement. Soit un petit ensemble Chanel que l'on ne pouvait trouver que sur Paris.

Pour Jasper c'était beaucoup plus compliqué, je voulais quelque chose de personnel, que lui seul pourrait apprécier à sa juste valeur. J'avais bien une petite idée mais mes talents de dessinatrice n'étaient pas remarquable, j'avais alors demandé à Edward que je savais plus doué que moi, de bien vouloir me donner un coup de main. C'est ainsi que j'avais poussé mes entraînements sur mon bouclier car j'avais une image bien précise en tête et je voulais qu'il reproduise celle-ci où il n'y avait que lui et moi. J'avais d'ailleurs fait beaucoup de progrès car j'arrivais à retirer mon bouclier quelques secondes, c'était un exercice épuisant enfin psychiquement parlant évidemment. Et donc Edward avait pu voir la scène que je voulais qu'il reproduise. C'était Jasper et moi assis dans la forêt l'un à côté de l'autre, nous étions silencieux nous venions de terminer une séance d'entraînement et nous profitions du calme qui régnait. On pouvait s'apercevoir dans cette scène de la complicité et du respect qui se dégageaient entre le maître d'arme qu'il était et moi son apprentis.

Edward la dessina sous un autre angle de vue, il se l'était approprié dans une vision d'Alice et je devais bien admettre que son point de vue à elle était encore plus parlant. Elle nous avait vu comme si elle avait été face à nous, du coup on nous voyait tous les deux assis silencieux et détendu fixant chacun un point devant nous, nos visages étaient sereins et paisibles, j'étais véritablement estomaquée. C'était encore plus fort que ce que j'avais pensé, il n'y avait besoin d'aucun mot, tout était dans cet ensemble. J'espérais sincèrement qu'il allait apprécier. Edward me rassura et Alice aussi quand je l'avais eu au téléphone elle m'avait promis que cela allait le toucher profondément, et qu'elle ne lui dirait rien pour lui laisser la surprise.

Je n'étais pas la seule à faire des progrès, Byron se débrouillait de mieux en mieux avec son pouvoir et je ne parle pas des entraînements physiques aux combats. J'avais la chance d'être assez douée et surtout d'avoir été formée par Jasper en personne car Byron montra un apprentissage rapide, et il me fallait requérir à toute ma vivacité physique et d'esprit pour ne pas me laisser prendre par lui.

Nous passâmes tous les trois d'agréables moments, en tout cas les journée me paraissaient moins longues et douloureuses depuis que je ne me sentais plus obligée de les fuir tous les deux, l'un pour éviter de le faire souffrir avec mes émotions et l'autre pour préserver son cœur.

Pour l'heure nous étions installés devant l'écran plasma pour tenir compagnie à Byron qui se repassait encore un film avec Megan Fox. Honnêtement je pense qu'un reportage sur des molécules d'eau m'aurait très certainement intéressé d'avantage. Je me levais donc pour aller chasser, autant les laisser tranquille entre mecs pour pouvoir fantasmer en paix. J'allais franchir la porte quand j'entendis le portable d'Edward vibrer, il décrocha.

-Bonjour Alice.

-Retiens Bella, j'ai quelques chose à vous dire, je vis Edward me faire un signe bien que j'avais entendu Alice, son ton ne me plaisait pas du tout, quelque chose se passais j'en étais certaine.

-Nous t'écoutons Alice, lui dis-je alors que Byron mit sur pause la fin de son film.

-Vous avez des problèmes, vous allez être attaqués demain dans la nuit par Laurent. Il a apparemment réussi à intégrer un groupe de vampires.

-Mais pourquoi est-ce qu'il nous attaquerait ?

-Victoria était sa compagne, et en fait il a rallié un groupe qui complote contre ta famille depuis quelques siècles Bella, les Roumains.

-Vous serez là quand ? demanda Edward. Nous aurons besoin de Jasper.

-Nous ne serons jamais arrivés à temps, nous sommes en Égypte chez Amun et Kebi.

-Et comment est-ce qu'on va faire ?

-Je vais appeler Aro qu'il nous envoie des renforts, décidai-je d'un ton sans appel, la garde royale que j'avais été refaisant apparition. Combien seront-ils Alice?

-Une seconde, euh... Un, deux ,trois... Neuf ils seront neuf.

-OK et quelle issue tu vois maintenant ?

-C'est encore floue Bella sur les trois scénario possible deux vous sont favorable enfin presque favorable. Faites attention à Byron, je le vois mourir, dit-elle d'une voix blanche, tout mon être se contracta à l'idée que Byron pouvait mourir.

-Merci Alice si tu as d'autres informations appelles nous de suite. Je contacte Aro pour lui demander des renforts.

Je laissais Edward terminer sa conversation avec Alice et je sortais pour prendre un peu l'air. Je me dirigeais vers ma Mustang cadeau d'anniversaire de Démétri, elle était arrivée le lendemain comme il me l'avait promis. Elle était noire et chrome on aurait dit qu'elle était neuve, et avait peu de kilomètre au compteur. Je l'aimais, je n'étais pas vraiment matérialiste, mais j'adorais ma voiture. Je m'installais au volant pour sentir l'odeur du cuir et l'atmosphère de cette habitacle qui me rassurait et me détendait.

Je prie mon téléphone et appuyais sur la touche correspondant au numéro d'Aro. Comme à son habitude la sonnerie n'eut pas le temps de se finir qu'il décrocha.

-Bella mon enfant, je ne pensais pas t'avoir aussi vite au téléphone.

-Bonsoir Aro, ma voix était basse plus qu'à mon habitude.

-Qu'y a t-il Bella ? Aurais-tu un problème ?

-Effectivement, vous souvenez vous de Laurent et de ma rencontre avec lui ?

-Bien évidemment le soir où tu as tué ton premier vampire.

-Oui. Alice vient de m'informer que Laurent venait de rejoindre un clan que vous connaissez, les Roumains et ils seront chez moi demain dans la nuit. Victoria était la compagne de Laurent.

-Oh Bella ! Attends une seconde, je n'entendis rien pendant quelques secondes où il me fit patienter. Puis il me reprit la conversation.Donc tu as dit qu'ils seront chez toi demain dans la nuit. Et est-ce qu'Alice sait combien ils seront ?

-Ils seront neuf. Je risque de perdre Byron. Alice ne voit pas comment cela se termine car apparemment il y a plusieurs scénarios possibles mais je risque certainement de perdre mon nouveau-né.

-Je t'envoie une troupe Bella ne te fais pas de soucis, ils seront là demain en début d'après midi, tu ne le perdras pas.

-Merci Aro, je savais que je pouvais compter sur vous.

-Bella tu es ma fille, bien sûr que tu peux compter sur moi. Prends soin de toi et fais attention ne fais rien d'inconsidéré.

-Non je vous le promets, transmettez mes pensées à Sulpicia et Marcus pour moi.

-Oui ce sera fait et Marcus me fait te dire de prendre soin de toi.

-Oui ne vous inquiétez pas. Maintenant que je sais qu'une délégation va venir je me sens mieux. Je vais aller avertir Edward et Byron.

-Tiens nous au courant de chaque changement.

-Oui bonne nuit Aro.

-Bonne nuit ma fille.

Je restais encore un moment dans ma voiture, je réfléchissais à une stratégie. Byron me rejoignit et s'installa à mes côtés sur le siège passager.

-J'adore ta voiture.

-Oui je sais.

-Il ne va rien m'arriver Bella, arrête de te tracasser pour moi. Et tu l'as dit je me débrouille plutôt bien aux combats.

-Oui c'est vrai mais j'y peux rien, je ne supporte pas l'idée qu'il puisse t'arriver quelques choses.

Edward venait d'arriver à son tour.

-Aro nous envoie du renfort ?

-Oui. Il arrive demain en début d'après midi.

-Nous verrons avec eux pour établir une stratégie. Il a dit qui viendrait ?

-Non et je n'ai pas pensé à demander en fait. Je suppose qu'il y aura Démétri, mais je sais pas s'il va envoyer les jumeaux.

-Ce serait utile, bien que pour toi il vaudrait mieux éviter.

-Si cela permet de sauver Byron je suis prête à les affronter.

-Tu me raconteras ce qu'ils t'ont fait ces jumeaux, que tu te braques dès qu'on parle d'eux ?

Bien évidemment les seules fois où j'étais presque nue à proximité de lui c'était pendant sa transformation. En dehors de ses moments j'ai toujours caché mes cicatrices avec des hauts à manche longue, ou des pulls ou encore des veste. Enfin pour dire qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir les horribles cicatrices qui parcouraient mon corps. Je levais mon pull sous son regard ahuris il vit toutes mes cicatrices que Jane m'avait faites. Pas que je voulais réellement lui montrer, mais il devait connaître la rancœur que j'attisais pour eux, enfin juste une partie celle la plus facile à avouer.

-C'est eux qui t'ont fait ça ? dit-il choqué.

-C'est elle, c'est Jane, répondis-je avec mépris.

-Et son frère s'en ait pris à Bella quand elle s'est défendu...

« Edward ne lui raconte pas tout maintenant, s'ils viennent demain je ne veux pas qu'il perde le contrôle c'est peut-être eux qui vont le tuer. »

J'avais réussi à lever mon bouclier assez longtemps pour pouvoir lui faire part de mes doutes.

-Qu'est-ce qu'il se passe Bella ? demanda Byron.

-Écoute Byron quand demain nous seront dans l'action ne fait pas n'importe quoi. D'accord ? j'essayais de passer mon angoisse sur la peur de le perdre, ce qui n'était pas totalement un mensonge.

-Bella ne te fais pas tant de soucis pour moi c'est toi qui va te mettre en danger pour rien, fais-moi confiance, je ferais attention.

Nous restâmes un moments silencieux, puis nous rentrâmes à la maison essayant de nous préparer et de les attirer là où nous risquerions le moins d'attirer l'attention. Nous devrions nous poster dans la forêt afin de pouvoir recevoir nos futur invités sans nous faire repérer des humains. Bien que nous habitions loin des habitation en tout cas assez loin en distance humaine, nous ne voulions prendre aucun risque.

Nous attendions patiemment enfin autant que cela puisse être possible, l'arrivée des troupes d'Aro. Je me posais la question de savoir qui il enverrait.

J'allais me changer j'enfilais vite fait un jean bleu classique près du corps mais surtout le plus confortable que j'avais, un top presque transparent pour que l'on puisse bien voir mes cicatrices. C'est Jasper qui m'avait donnée cette astuce, car il s'était aperçu que je les cachais en permanence derrière des vêtements. Un jour alors que nous étions seuls, le fameux jours du croquis, il m'avait certifié que nos cicatrices, (il m'avait alors montré les siennes qui étaient de loin plus nombreuses), impressionnaient nos adversaires. Cela leur prouvait que nous étions de bons combattants, et il était vraiment bien placé pour savoir de quoi il parlait.

Donc j'adoptais la stratégie de Jasper cela suffirait à les déstabiliser et les impressionner les quelques secondes nécessaires pour pouvoir les démembrer. Une fois habillée j'enfilais mes bottes et retournais au salon retrouver mes deux amis.

Byron siffla à mon arrivée.

-Tu sais que t'es très sexy comme ça. Et tes cicatrices te donnent une allure mauvaise fille pas désagréable du tout.

-Byron ! maugréai-je. Mais son compliment me toucha quand même.

Il me fit un clin d'œil, pas dupé le moins du monde par mes faux reproches. Je m'installais à ses côtés en soufflant d'exaspération, il était encore devant ce foutu film avec Megan Fox.

-Je la trouve top et trop sexy, j'y peux rien. Tu crois qu'elle accepterait de devenir vampire, demanda Byron à personne en particulier.

-Je ne sais pas mais ce que je sais c'est que le temps que tu arrives à avoir assez de contrôle pour changer une personne elle sera certainement défraîchie, plaisanta Edward.

Plusieurs heures passèrent et à chacune qui s'envolait mon angoisse grandissait, il était presque midi. Et autant dire que j'étais sur des charbons ardents entre les renforts qui allaient arriver surtout ne sachant pas qui serait présent, et puis la bataille qui se préparait, j'étais à prendre avec des pincettes.

Le téléphone d'Edward se mit à vibrer faisant tomber un angoisse trop pesante dans la pièce.

-Oui Alice.

-Ils sont là, ils sont à l'étang. Je ne sais pas pourquoi ils sont là plus tôt, ils ne devaient arriver cette nuit.

-Oh mon Dieu ! fis-je prise de panique. Les renforts ne sont même pas arrivés.

-Parlez, gagnez du temps ils ne devraient plus tarder non plus. J'appelle Aro pour l'avertir. Vous allez-y ne les laissez pas approcher du moulin. Des promeneurs vont passer d'ici quelques minutes et ils vont mourir si Laurent et son clan se rapproche.

-Merci Alice.

Edward raccrocha alors que je me jetais déjà sur la porte effectivement je pouvais sentir les fragrances des vampires. Ne sachant pas s'ils disposaient de pouvoir mentaux je pris dès l'instant sous mon bouclier Edward et Byron qui me suivaient de près.

Nous arrivâmes à grande vitesse à l'étang où une escouade de vampires nous ayant entendu et senti arriver nous attendaient.

Nous nous stoppâmes d'un même mouvement à une distance de sécurité insuffisante mais nous ne voulions pas leur montrer qu'ils nous impressionnaient.

J'aperçus Laurent avec aux côtés d'un vampire blond de petite envergure physique. Ils me toisaient quand leurs yeux descendirent le long de mon corps et s'attardèrent sur mes cicatrices je pus constater que les propos de Jasper étaient vrais. Les deux vampires écarquillèrent les yeux, ainsi que certains des autres qui eux aussi nous observaient avec attention.

-Laurent, je pensais avoir été claire je ne vous veux pas près de chez moi. Qu'avez-vous les nomades pour ne pas écouter les recommandations.

-Bella, Bella, Bella ! Comme tu le vois tu n'es pas en position de d'imposer quoi que ce soit.

-Intéressant, fit Edward. Je l'interrogeais du regard. Ils n'ont que trois soldats avec des pouvoirs. Celui à côté de Laurent est un bouclier physique, le brun juste devant est un illusionniste et celui juste à sa droite à le même pouvoir que Kate, il donne des décharges par contact.

-Rien que je ne puisse bloquer ?

-Rien, dit Edward avec un sourire carnassier que je ne lui avais jamais vu.

-Comment il sait ça lui ? demanda le vampire blond.

-Je suis télépathe, et rien de ce que vous pouvez penser ne peux m'échapper, dit-il avec un sourire suffisant. Alors que malaise qui venait de s'installer et rampait dans les rangs adverses.

-Ils ne sont pas bien ils commencent à douter, surtout en te voyant Bella, ils ont vu que tu étais une guerrière redoutable et tu les impressionnes, et avec le don d'Edward ils commencent à présumer de leur forces.

-Nous sommes plus nombreux, avança avec mépris Laurent.

-Certes mais nous avons les pouvoirs les plus puissants. Byron montre leurs un peu ce que c'est que d'avoir peur, avança Edward.

-Avec plaisir, je vis Byron fixer Laurent et lui envoyait une bonne dose de peur d'ailleurs celle-ci se reflétait dans son regard. Puis il en choisit un autre qui commença même à faire quelques pas en arrière prêt à s'enfuir, il répétât l'opération sur quelques uns.

-Bella tu ne t'en sortiras pas vivante, tu as tué ma compagne.

-Effectivement et un moins d'une minute en plus. Mais comme pour toi, je vous avais avertis. Personne en Bourgogne ce qui inclue aussi mon domicile. Et puis je suis désolée mais j'aime beaucoup mon nouveau-né, et il était hors de question que je le lui rende.

Il grogna et regardait Byron avec mépris et haine, je venais de me rendre compte que j'avais fait une énorme erreur en disant que je l'affectionnais. Plusieurs grognements se firent entendre, j'adoptais une positions plus féline, ma position d'attaque.

-Ils ne vont plus se contenir, m'annonça Edward. Au moment où il m'avertit Laurent ordonna.

-Stéphane, lance ton pouvoir, les cinq premiers commencez à attaquer, ils avaient donc décidé de nous attaquer par salve. J'espérais que les renforts allaient bientôt arriver par ce que nous ne pouvions pas nous en sortir vivant sans eux.

-Vos pouvoirs ne marchent pas sur nous, je suis aussi un bouclier, lui annonçai-je fixant l'illusionniste. Ils se décontenancèrent tous jusqu'à ce que Laurent leur hurle.

-Vous êtes plus nombreux ils ne pourront pas vous tuer, ils n'en n'auront pas le temps. ATTAQUEZ !

Je vis deux hommes me sauter dessus ils tentèrent de me prendre en sandwich arrivant chacun par chacun de mes côtés. Je sautais par dessus celui qui m'arrivait par la droite pour arriver directement sur son dos, en un geste simple et vif je lui arrachais la tête. Ne pouvant pas continuer à le démembrer l'autre arrivant déjà sur moi je balançais sa tête le plus loin que je pouvais, son corps errant sans mobile au hasard. L'autre me frôla je lui fis mon petit pas de danse en lui saisissant son bras et lui arrachant très facilement, puis l'autre et enfin la tête. J'entendis Laurent envoyer le reste de sa troupe voyant avec quelle facilité je venais de d'éliminer deux de mes adversaires. Edward était aux prises avec trois vampires et Byron avec deux autres, il se débrouillait assez bien. Le maigrelet et Laurent étant en retrait. Je décidais de délaisser le démembrement des miens pour aller aider Edward qui commençait à être en danger même avec son don, il n'arrivait plus à parer toutes les attaques de ses assaillants. Je lui en pris un que j'étêtais aussi facilement que les deux autres, détournant l'attention des deux autres, Edward, en profita pour arracher un bras d'un de ses adversaires. Je fus attiré par un hurlement de douleurs qui me glaça d'effroi. Je me tournais pour voir Byron en train de se faire arracher un bras par Laurent alors que les deux autres vampires tentaient aux aussi de lui arracher chacun un morceau. Je rugis et sautais directement sur Laurent qui recula sous le coup de ma colère, je donnais un coup de poing à celui qui s'apprêtait de lui arracher le second bras, tandis que le troisième vampire se recula seul devant la bestialité qui émanait de moi, j'étais furieuse et je le montrais, mes grognements n'avaient plus rien de grognements, c'étaient des rugissements, et si je n'étais pas celle qui les poussais, j'aurais moi même eu peur.

Je pris une posture défensive devant Byron alors qu'Edward m'avait rejoint nous étions assez mal nous étions que deux, Byron ne pouvant plus se défendre devant les cinq vampires restant.

Heureusement pour nous ce fut à cet instant que j'entendis une voix familière, qui me soulagea instantanément.

-Laurent, ne m'avais-tu pas promis qu'il n'arriverait rien à ma fille ?

Je vis le fameux Laurent ainsi que tous les autres vampires se raidirent devant l'apparition de mon père, je ne me retournais pas pour le voir arriver ni voir qui l'accompagnait nous étions trop près une seconde d'inattention et je pourrais me retrouver étêtée à mon tour. Par contre je dirigeais mon bouclier vers l'arrière sur la voix de mon père pour le protéger.

-Edward peux-tu repositionner le bras de Byron, je te couvre.

Il hocha la tête et alla rejoindre Byron derrière moi, j'étais en première ligne et ils l'avaient tous remarqué ils se positionnèrent de façon à m'attaquer, je ne compris pas pourquoi ils ne bougeaient plus. Enfin je ne le compris seulement quand je sentis deux courants d'air à mes côtés. Je tournais la tête à gauche et vis Démétri qui me fit un clin d'œil rapide sans se départir de son visage concentré, puis je tournais la tête à droite et la mon corps fut parcouru d'un millier de décharges électriques, mon estomac se noua et ma respiration se coinça dans ma gorge. Alec me regardait, il n'était pas froid, légèrement concentré et assez soucieux. Je sentis la main d'Aro se poser sur mon épaule, je détournais mon regard de lui pour le reposer sur Laurent.

-Je crois que nous avons un problème Laurent, fit mon père. Je ne peux pas te laisser t'en prendre à une Volturi, à ma fille et en réchapper vivant.

-Je me fiche de mourir si elle m'accompagne et elle m'accompagnera.

J'entendis un brouhaha de grognements que ce soit sur mes côtés, ou bien derrière moi. Vu que j'étais accompagnée je pris la peine de tourner la tête j'observais Byron, qui me fit un signe de tête pour me signifier qu'il allait bien je fus soulagée.

-J'aimerais bien qu'on en finisse je n'ai pas la journée moi, fis-je en toisant Laurent. Tu me veux et bien viens! J'avançais de plusieurs pas. Je sentis deux bras me retenir l'un deux était ferme sur mon épaule et l'autre m'envoya des décharges qui auraient presque pu me paralyser.

-Non Bella, fit Démétri.

-Laissez-moi je me charge de Laurent.

J'entendis siffler sur ma droite je tournais la tête et vis Alec qui faisait une grimace de mécontentement. Je sentis son pouvoir percuter le miens et se répandre prenant tout le monde sur son passage, je le toisais et pris Laurent sous mon bouclier, je voulais un combat à la régulière contre lui, d'une parce qu'il méritait de venger sa compagne avec honneur et deuxièmement je voulais lui prouver que je n'avais pas besoin de lui, que je pouvais me débrouiller seule.

-Ne fais pas ça, me dit-il. Sa voix me brisa intérieurement, mais je ne lui montrais rien et lui tournais le dos.

-Elle est forte Alec totalement capable de combattre et s'en sortir en un seul morceau, lui dit Edward.

-Je ne crois pas fit Laurent, je ne suis pas un sous fifre moi, dit-il en référence aux soldats que j'avais démembré en un temps records.

-Ne sous estime pas ma fille Laurent. Bella puisque c'est ce que tu souhaites je t'en prie agis selon ta convenance.

-J'espère dans ce cas que tu te débrouilles mieux que ta compagne par ce qu'autrement ça ne va pas de prendre longtemps.

Il grogna et me sauta dessus. Je fis un pas sur ma droite au dernier moment il changea sa trajectoire afin de m'attraper, et j'en fis autant. Je jouais au chat et à la souris, et j'étais plutôt douée à ce jeu, je m'octroyais même l'indélicatesse de lui sourire. Prit dans sa rage il se précipita sur moi, je fis un saut périlleux avant et me retrouvais sur son dos comme avec mon premier vampire.

-Transmet mon bon souvenir à Victoria, lui susurrai-je à l'oreille.

Et en coup parfaitement maîtrisé je lui arrachais la tête puis chacun des ses autres membres.

Une fois terminé, je jetais un coup d'œil à Aro qui me regardait avec une fierté non dissimulée. Alec et Démétri avaient tous les deux la bouches ouvertes sous la surprise de ce qu'ils venaient de voir. Et cette vision me transporta de joie et de fierté.

-Sans vouloir vous commander, vous pourriez finir le travail que vous ne soyez pas venu pour rien, dis-je à Démétri avec un clin d'œil amusé. Il haussa les épaules avec un sourire sadique et alla rejoindre Alec et Byron qui s'en donnaient déjà à cœur joie.

-Tu es vraiment très douée Bella, le jour où tu veux revenir au château tu retrouveras ta place, me dit Aro alors qu'il me serrait dans ses bras.

-Je ne pense pas que ce soit le moment, mais merci Aro.

-Les garçons laissez-moi le blond entier que je puisse l'interroger.

En un rien de temps il ne resta plus que nous et le vampire blond. Aro se dirigea vers le vampire en question afin de récolter toutes les informations dont il aurait besoin. Byron revint vers moi, il plaça son bras autour de mes épaules.

-Ça va ton bras ?

-Un peu douloureux, surtout pour mon égo mais ça va aller. Ça aurait pu être pire si tu n'avais pas été là. Merci, dit-il en m'embrassant le sommet de mon crane.

Je le sentis se tendre et se retourner vivement avec un grognement aussi impressionnant que ceux qu'il avait poussé tout à l'heure pendant le combat.

Il se mit en posture d'attaque près à sauter sur Alec. Je me positionnais face à Byron comme lorsqu'il avait du mal à se contrôler, et lui caressa la joue. Edward qui revenait après être parti chercher la tête de mon premier vampire, qu'il jeta au feu au passage vint prendre sa place derrière Byron le retenant ainsi, nous l'enlaçâmes comme nous avions l'habitude de le faire, pour le retenir.

-Calme-toi Byron, laisse-le. Chut ! Byron c'est fini, calme-toi, j'essayais de garder une voix paisible et douce.

-Alec contrôle-toi aussi c'est toi qui le met dans cet état, il est empathe.

-Démétri conduit Aro et Alec au moulin, nous calmons Byron et nous vous y rejoignons.

-Bien. Bella nous t'attendons, me répondit Aro.

Après qu'Alec soit parti il ne mit pas longtemps à ce calmer.

-Tu remarqueras qu'il fait le même effet sur tous les hommes, lança Edward tentant d'alléger la tension qui émanait certainement de moi.

-C'est lui ton compagnon, je le savais, affirma Byron.

-Il était mon compagnon Byron, il ne l'est plus.

-Pas dans ces sentiments alors.

-Ni dans sa tête non plus.

-Bon ça va vous deux c'est déjà assez difficile de gérer ça en essayant de contrôler mes émotions alors si vous vous y mettez.

-Bon on te laisse tranquille. Par contre tu m'en veux si je le manipule légèrement ? Parce que tu arrives peut-être à te contrôler un peu mais c'est pas son cas à lui.

-Si tu restes raisonnable ça va.

Et nous retournâmes au moulin, j'étais excitée, angoissée, voire même terrifiée à l'idée de me retrouver en face de lui maintenant qu'il n'y aurait plus de combat pour détourner mon attention.

Nous arrivâmes Aro était dans le salon, assis dans mon fauteuil. Alec lui était près des croquis d'Edward que j'avais encadré puis accroché, ces croquis nous représentaient tous dans différent moments. Démétri me sauta littéralement dessus.

-Ma belle, tu ne pouvais pas te passer de moi c'est ça ?

-Comment arrives-tu as si bien lire en moi ? le taquinai-je.

Nous nous installâmes sur les canapés présent dans la pièce. Byron et Edward de part et autre de moi.

-Merci Aro, commença Edward. Nous étions vraiment en mauvaise posture.

-J'ai cru remarqué oui, quoi que vous vous en êtes bien sortis tous les trois. Tu es une guerrière impressionnante Bella toi qui ne voulais pas combattre à tes débuts.

-Beaucoup de choses ont changé depuis cette époque Aro, je n'osais pas lever la tête pour regarder Alec, je sentais son regard peser sur moi. Je me sentais assez mal à l'aise surtout que je ne m'étais pas changée et je portais encore ce top transparent qui révélait mes cicatrices.

-Byron, fit Aro. Bella et Sulpicia ne me disent que du bien de toi je suis heureux de te rencontrer enfin.

-Le plaisir est partagé, répondit-il en se rapprochant de moi.

-Arrête ce que tu fais maintenant ! lança irrité Alec à Byron. Je ne l'aie jamais supporté de Jasper je ne le supporterais encore bien moins de toi.

-Je te prierais de le respecter un peu plus chez moi Alec. Et si tu ne veux pas qu'il manipule tes émotions contrôle-les. Il est encore nouveau-né, si tu vois ce que je veux dire, son regard se posa sur moi, il descendit ses yeux pour s'attarder sur mon corps et les balafres qui le recouvraient.

-Excusez-moi Aro, je reviens dans un instant je vais me mettre à l'aise.

-Je t'en prie fais, tu es chez toi. Cela me donnera l'occasion de faire plus ample connaissance avec ton ami.

Je me levais essayant d'ignorer Alec, mais il était dans mon chemin il devait se pousser pour que je puisse passer. Mais il ne le fit pas, il me fixa intensément mon cœur qui avait commencé à se reconsolider se fissura de nouveau ramenant en moi la douleur de son absence, de sa trahison, de ma solitude. Son odeur, sa présence, son regard, ses gestes, ses bras m'avaient tellement manqué, que si je ne me retenais pas je lui sauterais dessus afin de récupérer tout ce qui jadis fut à moi.

-Arrgghhh ! Arrêtez tout les deux ! se plaignit Byron.

-Alec laisse-moi passer, il ne se déplaça pas ne cherchant même pas à contrôler ses émotions pour soulager Byron.

-Alec peux-tu me suivre, je pense que nous devons avoir une petite conversation avant, lui dit Edward. Je me retournai et le fixai dans les yeux, je levais mon bouclier pour lui demander.

« Qu'est-ce que tu fais Edward ? Ne l'énerve pas s'il te plaît. »

-Non je veux juste lui expliquer une chose ou deux, mais tout ira bien je te le promets, je hochais la tête.

-Tu peux lire ses pensés ? demanda Aro à Edward.

-Je vous explique tout ça dès que je serais plus à mon aise, lui annonçai-je.

-Très bien Bella. Alec je pense que tu devrais avoir cette petite discussion avec Edward, Alec hocha la tête résignée je voyais bien qu'il n'acceptait que parce que cela venait d'Aro. J'espérais seulement que cette conversation ne dégénère pas.

Il se déplaça et je fis attention à ne pas le toucher en passant, pour aller m'enfermer dans ma chambre. J'avais besoin me retrouver seule pour pouvoir me reprendre, je savais que le revoir allait me perturber. J'avais beau essayer mais je n'arrivais pas à passer au-dessus de ma colère. Alors que j'étais parfaitement consciente qu'il avait autant le droit que moi de m'en vouloir. Mais je n'y arrivais pas et cela m'anéantissait parce qu'au plus profond de moi je n'avais qu'une envie c'était de tout effacer et de retrouver la sécurité de ses bras, son amour, tout de lui. Je l'aime tellement.


Alors comment l'avez vous trouvé? Moi c'est mon préféré.

Et la petite scène avec Edward pas trop choquées les filles?

Votre passage préféré? Dites moi tout j'ai hâte de savoir ce qui vous a le plus marqué dans ce chapitre.

Prochain chapitre …. je vous le dis.. Dilemme. Bon je vous le dis tant pis. Prochain chapitre un POV Alec oui oui, vous lisez bien lol. 

Chapitre : 21

POV Alec

Pas un jour ne passe sans que je ne pense à elle. Pourquoi m'a-t-elle quitté ? Je sais qu'elle m'aime ou en tout cas qu'elle m'aimait. Mais pourquoi est-ce que cela n'est pas suffisant pour elle ? Qu'est-ce que j'aurais dû faire ?

Mais bon Dieu elle allait tuer ma sœur pour cette espèce de vermine, encore lui. Combien de fois est-ce qu'elle avait pris son parti contre nous sa famille, contre moi ? Mais le pire de tout ça c'est qu'à cause de ça, à cause de lui j'ai perdu ma compagne, mais aussi mon meilleur ami et pendant quelques temps ma sœur aussi. Même si depuis trois ans nous nous reparlons avec Démétri, ce n'est plus du tout la même chose entre nous, nous n'avons plus la même complicité, nous ne partageons plus rien ensemble. Et pire de tout, à chaque fois qu'il a Bella au téléphone et que je suis à proximité il s'éloigne, pour que je ne puisse pas écouter leur échange, que je n'entende pas la voix de mon amour. J'ai mal, horriblement mal, mais personne ne doit le savoir, je ne dois pas montrer que moi Alec Volturi j'ai pu me faire blesser de la pire des façon qui soit, j'ai une réputation à tenir.

Edward Cullen jamais je n'ai haï personne comme je le hais lui, il a foutu ma vie en l'air. Je sais que si un jour j'ai l'opportunité je le tuerais peu importe ce que j'ai promis à Aro, il m'a pris ma compagne, mon ami, tout ce qui pouvait illuminer ma vie.

Bien sûr il me reste Jane, bien que les premiers mois qui ont suivi le départ de Bella je l'avais mise de côté, car c'était aussi sa faute si Bella était partie. Mais c'était ma sœur, et bien que je ne lui avais pas pardonné, j'avais fait l'effort de l'accepter à nouveau dans ma vie. Quoique depuis qu'elle s'est trouvée un compagnon je restais souvent seul, en tout cas encore plus qu'avant de rencontrer Bella.

Bella, mon amour pourquoi m'as-tu quitté ? Je n'arrive plus à vivre sans toi, je ne fais que survivre. Mais surtout pourquoi n'es-tu pas revenue ? De combien de temps as-tu encore besoin ? Peut-être as-tu refait ta vie ? Oh mon Dieu non, faites que ce ne soit pas cela. Je tuerais le premier qui osera la toucher. Elle est ma compagne, elle n'appartient à personne d'autre qu'à moi. J'enrageais seul comme très souvent, pas un jour ne passait sans que je me repasse en boucle tous nos souvenirs.

Je me dirigeais pour prendre mon tour de garde, auprès des maîtres aujourd'hui nous étions le premier jour de l'été et donc nous faisions attention car les jours ayant bien rallongés, nous veillions à ce qu'aucun vampires ne dérogent à la règle. Pas de chasse dans Volterra et ses alentours. Et avec ces humains qui se dénudaient rapidement aux premiers rayons de soleil, la tentation était grande pour nous et beaucoup se laissaient aller, ce qui était le cas ce soir. Une jeune vampire a été attrapée dans les environs en train de vider sa proie à peine dissimilée derrière une bâtisse. Son châtiment allait lui être infligé ce soir, d'où ma présence.

J'entrais dans la salle des trônes et allais me poster à ma place, depuis son départ je m'étais enfermé dans mon monde de silence, je m'étais renfermé sur moi, j'obéissais aux ordres mais je ne prenais plus goût à rien, même pas aux mises à mort. Avant je me serais délecté d'une telle occasion, mais maintenant j'y assistais et n'y prenais aucun plaisir, en fait cela m'indifférait totalement.

Aro était en train d'annoncer la sentence et sans surprise c'était la mort, il me regarda savoir si je voulais lui administrer moi même je fis un signe négatif de la tête sous son regard peiné. Il savait ce que je vivais, il avait bien essayé de me remonter le moral, mais rien n'y faisait. Il tourna la tête vers ma sœur qui ne se fit pas prier elle. Si je l'avais trouvé brutal et intransigeante avant, maintenant elle était devenue vicieuse et sanguinaire, je crois que cela avait à voir avec son compagnon. Je l'avais rencontré une fois, et je n'avais pas d'avis particulier sur lui, en fait comme tout ce qui faisait ma vie depuis quatre ans et demi, depuis qu'elle m'avait quitté je m'en foutais royalement.

J'entendis le téléphone d'Aro vibrer, je tendis l'oreille car il y avait vraiment très peu de personne qui l'appelait sur ce numéro, et l'une d'elle était ma compagne.

-Bella, que me vaut le plaisir de ton appel, je ne m'étais pas trompé, Aro me regarda j'espérais, qu'il ne demanderait pas de sortir, j'avais besoin d'entendre sa voix, au moins ça.

-Bonjour Aro, je me posais une question. Selon la loi que risque-t-on si l'on tue un humain devant ses congénères ?

-La mort pure et simple, mais tu savais cela. Aurais-tu un problème ?

-Effectivement je me retrouve face à trois nomades qui s'apprêtaient à dîner en ville ce soir et malheureusement pour moi ils ne sont pas assez informés pour savoir qui je suis.

Je ne pus retenir un grognement de rage et je ne fus pas le seul, Démétri avait eut le même instinct que moi. Elle se retrouvait seule face à trois vampires mon Dieu comment allons-nous pouvoir la sortir de là ? Et surtout où était-elle ? Personne ne voulait me le dire. Mon cerveau fonctionnait de nouveau à plein régime.

-Encore une fois qui dit que c'est vraiment Aro, je ne le connais pas moi, c'était une femelle, elle paraissait irritée, j'espérais qu'elle se retienne de lui faire du mal par ce que je garderais sa voix en mémoire et je jure que je la traquerais jusqu'à ce que je la retrouve et je lui ferais regretter d'avoir ne serait-ce que croisé le chemin de ma Bella.

-Moi oui et c'est bien lui alors ferme-la Victoria, Victoria maintenant j'avais un nom en plus de sa voix, tant mieux.

-Laurent quel plaisir de t'entendre, s'extasia Aro apparemment il le connaissait cela me soulagea quelque peu. Et puis j'avais aussi deux prénoms ce qui se révélerait plus pratique pour les traquer. Bella aurais-tu l'obligeance de me passer notre ami commun?

-Mais bien sûr Aro, je sentis de la suffisance dans son timbre de voix, elle avait changé, je pouvais m'en rendre compte juste à son intonation de voix. Elle me manquait tant.

-Aro cela fait tellement longtemps.

-Oui effectivement et je suis sûr que tu aurais pleins de petites anecdotes à me montrer. Je vois que tu viens de rencontrer ma fille. N'est-elle pas charmante ?

-Votre fille ? oui ça pouvait surprendre, mais elle était véritablement sa fille, je n'avais jamais vu Aro se soucier de quelqu'un d'autre comme ça que de sa propre épouse. Bella était leur fille à tous les deux et ils l'aimaient sincèrement. Et puis se statut la protégeait de tous, y compris de Caïus.

-Oui nous l'avons officiellement adoptée avec mon épouse il y a de cela quelques années, et je suis celui qui a procédé à sa transformation, autant dire que je tiens à cette personne comme à la prunelle de mes yeux, Aro était resté poli mais la menace était là à peine voilée par sa courtoisie. Il aurait fallu être plus que simplet pour ne pas s'en rendre compte.

-Je puis vous assurer que vous n'avez pas à vous souciez de son bien-être en notre compagnie Aro, tu as tout compris à la vie toi, reste bien dans cette optique surtout qu'il n'arrive rien à ma compagne parce que tu n'auras jamais assez de ton éternité pour m'échapper, pas une seule seconde de répit. Mes envies sanguinaires, mes envies de tuer des vampires revinrent me frapper de pleins fouet.

-J'en suis heureux Laurent, j'en suis véritablement heureux. Pourrais-tu je te prie me repasser ma fille ?

-Bien évidemment, au-revoir Aro et mes amitié à votre épouse, son malaise était perceptible.

-Je te remercie Laurent, je n'y manquerai pas. Bella, je pense que nos amis ont compris qui tu étais, tu peux rentrer chez toi. Appelle-moi quand tu y seras. D'accord ma fille ?

-Avec plaisir Aro et embrassez Sulpicia pour moi, j'ai encore une petite affaire à régler, je vous appelle dès que je rentre, elle raccrocha me coupant ainsi le seul contact que j'ai eu avec elle au cours de ces dernières années.

Était-il possible de vivre avec ce gouffre dans ma poitrine ? Jamais je n'avais connu aussi grande souffrance, même les talents de Jane étaient moins douloureux et voire même beaucoup plus doux. Je donnerais n'importe quoi pour être auprès d'elle aujourd'hui, mais c'était à elle de décider si elle voulait continuer avec moi. Je ne pouvais pas m'interposer dans sa vie, j'avais respecté son départ enfin je n'avais pas eu le choix. Je l'avais supplié de rester auprès de moi, j'aurais fait les efforts qu'elle me demandait. Et pour être honnête je n'aurais jamais pensé qu'elle puisse partir, parce que ma Bella n'était pas assez forte pour cela. Elle était la gentillesse et la bonté incarné, c'est vrai qu'il ne fallait pas lui marcher sur les pieds trop longtemps mais en dehors de ça elle était douce et sensible. En tout cas elle était tout sauf un vampire capable de s'en sortir seule dans ce monde. Fallait croire que je me trompais encore. J'étais toujours avec Aro quand elle rappela presque quatre heures plus tard. Il avait bien voulu que je reste pour que je sois rassuré moi aussi, il savait ce qui s'était réellement passé dans ma tête ce soir là et bien qu'il s'agissait de sa fille il avait compris même s'il ne me l'avait pas pardonné, j'en avais perdu mon statut de garde en chef, bien que je restais toujours à son service.

Le téléphone d'Aro se fit entendre il décrocha encore plus vite. Elle expliqua qu'elle était rentrée chez elle, donc elle avait une habitation est-ce qu'elle la partageait avec quelqu'un ? Elle ne le disait pas. Elle dit à Aro qu'Alice Cullen avait eu une vision et que la femelle Victoria allait passer la voir ce soir pour tenter de la tuer. Bella paraissait détendue et nullement impressionnée, c'est vrai que je l'avais vu devant Jane le jour où je m'étais interposé et oui elle pouvait être impressionnante. Mais je n'avais pas vraiment confiance qu'est-ce qui disait que les deux autres vampires n'allaient pas se rejoindre à la fête. D'ailleurs je ne fus pas le seul à penser de cette façon, Aro insistant pour lui envoyer un garde ou deux. Elle nous certifiât qu'elle pouvait s'en sortir seule, je sentais une telle confiance en elle, j'en était troublé je ne connaissais pas cette Bella. Puis elle argumenta en disant que le temps que nous arrivions la petite fête serait terminée. Elle n'avait pas tort, quoique l'on pouvait tenter de faire le trajet en courant à travers les villes et je sais qu'Aro était contre cela. Moi j'aurais parfaitement pu passer outre, il s'agissait de ma compagne malgré le fait qu'elle m'ait quitté, elle l'était encore et le serait à jamais.

Aro se rendit compte que négocier avec elle s'avérait une perte de temps, il lui demanda tout de même de le rappeler une fois la menace éradiquée comme elle disait, elle accepta et raccrocha. Je me rendais compte du changement chez Bella, avant elle aurait angoissé et on aurait surtout ressenti sa peur et son manque de confiance en elle, maintenant elle paraissait sûre d'elle, comme si elle ne pensait pas une seule seconde perdre contre cette femelle.

Aro après avoir raccroché appela Carlisle, qui attendait son appel.

-Bonsoir Carlisle. Je suppose que tu connais le motif de mon appelle.

-Bonsoir Aro. Oui évidemment. Alice ne voit aucun danger, Bella elle s'en sortira sans problème.

-Aucun des deux autre vampires ne lui tendra d'embuscade ou autre mauvais coups dans le genre ?

-Non les deux autres sont occupés à dîner et Bella va se débarrasser de la femelle très facilement d'après Alice. Ne te fais pas de soucis Aro s'il y avait eu le moindre risque pour Bella on lui aurait dit de prendre la route pour Volterra, pour venir à votre rencontre.

-Très bien mon ami je te remercie de veiller sur ma fille comme vous le faites.

-Elle nous est très chère aussi, c'est normal.

-À bientôt mon ami.

-À bientôt Aro.

Après avoir raccroché Aro semblait soulagé, personnellement pour moi cela ne me suffisait pas.

-Maître êtes-vous sûr que Bella est capable de vaincre cette femelle ? lui demandai-je.

-Je le pense oui, même si je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour elle. Mais elle a été très bien formée. C'est Jasper qui s'est personnellement investi dans son apprentissage et d'après lui, elle est même le meilleur apprentis qu'il ait jamais eu, une très bonne guerrière qui a été capable de le battre.

J'étais impressionné même si une partie de moi avait du mal à concevoir cette idée. Pour moi ma Bella n'était pas une guerrière, elle avait même refuser de se battre, et à cause de cela elle m'avait comparé à un monstre sanguinaire juste avant sa transformation. Alors oui j'avais du mal à croire que ma Bella puisse être une guerrière.

Elle rappela quelques heures plus tard pour confirmer ce que Carlisle avait dit. Elle paraissait déçue que cela ait été trop rapide. Je ne savais pas comment me sentir après cette soirée où je n'avais fait que me soucier pour sa vie. Cela me permis de repenser aux griefs qui me rongeaient depuis son départ, c'était ridicule de garder rancune après tout ce temps, bon c'est vrai que pour nous vampires la valeur du temps était relative. Mais tout de même quatre ans et demi sans s'adresser la parole pour des âmes sœur c'est toute une éternité. Quand allait-elle revenir ? Si seulement je pouvais en parler à quelqu'un mais même Démétri n'était plus là pour m'écouter.

La vie suivait son court sans se soucier de moi, j'étais rentré dans une routine monotone me concentrant seulement les moments où j'étais de garde, sinon je restais la plupart du temps enfermé dans ma chambre. Quatre mois que j'avais entendu sa voix, quatre mois où tous les jours je m'enfonçais encore plus. J'étais dans ma chambre j'écoutais encore mon album de Muse, je m'étais remis à l'écouter ses derniers mois, il me rappelait Bella, c'était cet album que j'écoutais à l'époque où nous étions ensemble.

Je sentis Démétri arriver il y avait bien longtemps qu'il n'était pas venu dans ma chambre, en fait il y avait bien longtemps que nous nous étions pas retrouvés en dehors de nos heures de gardes communes.

Il se posta devant la porte attendant que je lui dise d'entrer. J'enlevais le casque de mes oreilles.

-Entre Démétri.

Il entra et alla pour s'installer dans le fauteuil de Bella.

-Non pas ici, prends le mien plutôt, je ne pouvais pas laisser quiconque s'installer dans son fauteuil. D'ailleurs tout était comme elle l'avait laissé le jour de son départ, je n'avais touché à rien. Le dernier tee shirt qu'elle avait enlevé dans cette chambre était encore sur le lit, je le prenais de temps en temps pour sentir son odeur qui avait lâchement déserté les fibres du textile.

-Tu es désespérant Alec, me dit-il en prenant place dans mon fauteuil.

-Quel est le but de ta visite Démétri ? Je suppose que ce n'est pas une visite de courtoisie.

-Et pourquoi ce ne le serait pas ?

-Parce que ça fait presque cinq ans que tu ne m'as pas visité, ni passé du temps avec moi, dis-je avec une certaine amertume dans la voix.

-C'est peut-être parce que tu m'as attaqué le jour où j'ai pris la défense de Bella, ironie, mais je pense qu'il y a une grande part de vérité dans sa réponse.

-Écoute Démétri, je ne pense pas qu'arriver cinq ans après et tout me balancer à la face va arranger les choses entre nous.

-Alec je pense qu'au contraire il va falloir que l'on crève l'abcès, j'avais fait une promesse à Bella que je n'ai pas tenue. Et aujourd'hui quand je vois dans quel état tu es, je m'en veux sincèrement.

-Je ne veux pas ni de ta pitié, ni de ta charité.

-Bon tu vas arrêter de te comporter comme un con maintenant. Moi aussi j'ai envie qu'elle revienne, j'en ai marre et surtout je ne veux pas qu'on la perde définitivement.

-Pourquoi tu la perdrais, elle t'appelle régulièrement toi, crachai-je.

-C'est vrai mais à l'heure actuelle elle ne vit pas seule et j'ai peur qu'avec le temps que tu mets pour essayer de la reconquérir elle te passe sous le nez.

-Qui c'est ? demandai-je avec une boule dans l'estomac.

-À ton avis.

-Putain pas lui, c'est pas Cullen, s'il te plaît ne me dit pas que c'est lui ? il haussa les sourcils pour confirmer. Putain de merde, il va jamais nous foutre la paix celui-là.

-Encore une fois je ne suis pas d'accord avec toi. Il t'a laissé plus de quatre ans pour la reconquérir. Et toi tu n'as pas bougé, tu l'as laissé partir sans même l'appeler.

-C'est elle qui est partie pour mettre de la distance entre nous. C'est elle qui avait besoin de trouver sa soit disant place. C'est à elle de revenir et me dire qu'elle veut encore de moi, me fâchai-je.

-C'est vraiment ta vision de la situation ? me demanda-t-il presque incrédule.

-Et tu vois ça comment toi ? Ce n'est pas moi qui l'ai obligé à partir, j'ai même tenté de la retenir, elle n'a pas voulu rester. M'aimer n'était pas suffisant pour elle, mon amour n'était pas suffisant. Qu'est-ce que je peux faire contre ça.

-Effectivement, dit-il pour lui même. Vous êtes deux cons bornés et stupides ! compléta-t-il.

Je ne comprenais plus rien.

-Tu sais qu'elle pense exactement la même chose que toi, elle te reproche mots pour mots les mêmes griefs que tu exposes à son égards. Si ce n'était pas aussi affligeant c'en serait presque drôle.

-Heureux de t'amuser avec mes malheurs.

-Bon ça suffit arrête de t'apitoyer sur ton sort mérité. Je veux qu'elle revienne et vu que tu n'es plus capable d'y arriver seul, je vais te donner un coup de main.

-Quel grandeur d'âme Démétri, un vrai samaritain.

-Ça va t'es pas un modèle de vertu non plus. Et puis on a un soutient de poids pour nous aider.

-Et qui ça ?

-Sulpicia, elle aussi veut le retour de sa fille au bercail elle est partie depuis trop longtemps maintenant, elle en a assez d'attendre.

-Et en quoi vous avez besoin de moi, je sais pas si vous vous êtes rendu compte que vous êtes les seuls avec lesquels elle garde contact.

-Alec elle t'aime, elle a été blessée que tu prennes la défense de ta sœur alors qu'elle venait de se faire torturer, sans compter toutes les brimades et les persécutions qu'elle a subit de la part de Jane quand elle était humaine. Tu l'as trop idéalisée, elle a aussi ses côtés sombres, et un égo aussi sur-dimensionné que le tiens.

Je me posais la question de savoir qui la connaissait le mieux, eux ou moi. Car ce que venait de me dire Démétri ne ressemblait en rien à ma Bella. Mais j'avais si peux fait attention qu'après tout, c'est peut-être moi qui ne la connaissais pas.

-Et qu'est-ce que je dois faire selon vous ?

-Dans deux semaines c'est son anniversaire et Sulpicia veut lui rendre une petite visite. Déjà pour voir comment elle va mais aussi pour s'assurer qu'Edward reste bien à sa place. Elle pense qu'il ne peut rien y avoir avec Byron, mais elle veut quand même s'en assurer.

-Qui est Byron ? Mais c'est qui ce mec ? Et pourquoi elle en a autant autour d'elle ?

-Moi aussi ça m'agace. Byron c'est l'humain qui s'est fait mordre par Victoria, elle l'a gardé et il a fini sa transformation. Maintenant elle s'occupe de sa formation, et lui apprends les règles. Mais d'après ce qu'elle m'a dit je ne pense pas qu'elle soit intéressée surtout qu'on ne peut toujours pas prononcer ton prénom sans qu'elle raccroche.

-Et c'est censé me rassurer elle ne veuille pas entendre parler de moi alors c'est une bonne nouvelle, j'étais assez sceptique.

-Bien sûr ça veut dire qu'elle souffre toujours et tant qu'elle souffre c'est qu'elle n'est pas guérie donc toujours amoureuse.

-Et où est-ce que tu as appris ça toi, parce qu'il n'est pas logique ton raisonnement.

-Sulpicia m'a fait un cours sur la psychologie féminine, me dit-il avec un sourire fier.

C'était le premier vrai sourire qu'il me faisait depuis presque cinq ans, cela me réchauffa un peu de l'intérieur et me dérida à mon tour.

-Waouh ! T'as pas oublié comment on sourit ?

-Faut dire que ces derniers temps j'en avais ni l'opportunité, ni l'envie, répondis-je plus maussade.

-Ça va mec on oublie tout et on repart où on s'est arrêté. On va te la ramener ta Bella. Au fait pour son anniversaire, trouves quelques choses qui te rappelle à elle.

-Et toi tu lui prends quoi ?

-Je viens de lui trouver une Fastback, elle est déjà en rénovation.

-Je crois que tu tapes exactement là où il faut.

-Ouais je sais. Ça te dit d'aller tester le dernier Grand Theft Auto.

-Pourquoi pas.

Nous prîmes la direction de sa chambre presque cinq ans sans remettre les pieds ici. Ça me mettait un coup de nostalgie que j'essayais de remiser au fond de moi. J'étais presque bien, je venais de récupérer l'amitié de Démétri et juste ça c'était une éclaircie dans mon ciel sombre. En plus il m'apportait l'espoir qu'un jour j'aurais peut-être à nouveau mon soleil pour éclairer ma vie, et pour ça il n'y a rien que je ne ferais pas. Oh non plus jamais rien ne passera avant elle.

Les deux semaines passèrent rapidement, j'avais opté pour un CD, mon éternel HAARP de Muse, ce groupe avait le truc de me transporter à chacun de leur morceaux et puis Bella savait que c'était mon album fétiche. Et un recueil des plus beaux poèmes de Charles Baudelaire, où « La beauté » y figurait. J'espérais qu'elle ait gardé ce souvenir de sa période humaine, qu'elle se rappelle nos premiers émois. J'écrivais tout de même sur la page désiré. « À toi pour toujours. » Rien d'autre, je pense que cela serait suffisant.

Ils étaient partis j'aurais donné n'importe quoi pour les accompagner, mais Sulpicia m'a promis que je n'aurais plus longtemps à attendre. Elle m'en avait voulu aussi pendant des années, mais elle avait aussi vu que je n'avais besoin de personne pour me punir, j'y arrivais bien seul. Elle ne m'avait pas pardonné ça j'en étais certain, mais elle était prête à passer l'éponge surtout si je pouvais contribuer à lui ramener sa fille. Nous étions tous sur le même bateau qui naviguait que vers une seule et unique destination, Bella.

La journée s'était étirée avec une longueur exagérée. Je n'avais jamais vécu une journée aussi longue de ma vie.

Quand il arrivèrent alors que la nuit était tombée, j'attendais dans la chambre de Démétri.

-Alors comment était-elle ?

-À peu près dans le même état que toi, sauf qu'elle le cache un peu mieux.

-Comment elle a réagit aux cadeaux ?

-Déjà je vais te raconter la bourde de Gaëtano avant, pour une fois qu'il fait quelque chose de bien celui-la. On était en train de se remémorer les blagues qu'elle nous avait faites et Byron qui soit dit en passant est un bon gars. A dit à Bella qu'il aurait aimé connaître cette Bella, et comme il venait de la charrier un instant plus tôt elle lui a répondu qu'il allait bientôt la rencontrer en arborant ce sourire que tu fais toi aussi quand tu prépares un mauvais coup. Et Gaëtano n'a pas trouvé mieux que de dire que vous iriez bien ensemble. Du coup Bella s'est enfuie, ce qui a permis à Sulpicia d'aller la voir. Elles ont discuté et Sulpicia a réussi à lui virer toute ses fausses convictions, pour lui amener une vision plus objective de votre situation. Et si tout va bien elle viendra pour la nouvelle année, un espoir, voilà ce qu'ils me ramenaient ce soir.

-J'espère, sincèrement j'espère. Et comment a-t-elle réagit aux cadeaux ?

-Pour le CD elle est restée scotchée me demandant si c'était vraiment de toi. Et quand elle a déballé le livre elle a cherché dedans et quand elle a trouvé ce quelle cherchait elle s'est assise, elle était encore plus blanche qu'un vampire puisse l'être, mais elle a caressé la reliure du livre.

Elle s'en est souvenue. Trois mois et demis à attendre, ce ne devrait pas être si terrible, enfin si elle décidait de venir. Comment allais-je supporter ce temps, cette incertitude ? En tout cas cet anniversaire même si je n'y étais pas, était pour moi un jour d'espoir.

Deux mois que je vivais avec un peu d'espoir, deux mois que je comptais les jours me séparant du jour de l'an. Moi qui n'avais jamais aimé les fêtes et encore bien moins depuis cinq ans, j'étais désespérément en train d'attendre celles-ci. Même si extérieurement je ne laissais rien paraître, intérieurement je bouillais d'impatience. Il fallait que je la vois, et je savais que cela allait bientôt arriver.

D'après Démétri elle était magnifique avec ses yeux dorés, j'imaginais comment cela pouvait donner sur elle, elle était déjà très belle alors qu'elle avait les yeux couleur carmin. C'est bien le seul point positif à ce régime, c'est vrai que la couleur des yeux des végétariens étaient de loin plus belles que la nôtres.

Nous étions avec Démétri dans sa chambre comme souvent ces derniers mois, on aurait presque dit que rien ne c'était passé entre nous ces dernières années. Mon téléphone vibra, je l'ouvris après avoir vérifié le numéro.

-Oui Aro.

-Alec est-ce que Démétri est avec toi ? me demanda-t-il avec une voix moins sûre et sereine qu'habituellement.

-Oui il est à mes côtés, répondis-je rapidement, il avait réussi à m'inquiéter et à faire pareille avec Démétri.

-Venez tout de suite dans mon bureau ne perdez pas de temps.

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que nous étions déjà partis en direction de ses appartements. Quand nous arrivâmes les odeurs de Marcus, Aro et Sulpicia étaient présentes, ce qui voulait dire que cela touchait Bella pour que Caïus ou qu'aucun autre membre de la garde ne soient présent.

Nous pénétrâmes après que Sulpicia nous ait ouvert la porte avec un visage fermé, et très soucieux.

Nous allâmes directement dans le bureau d'Aro, qui nous attendait avec Marcus, Sulpicia ferma la porte derrière nous.

-Les garçons j'ai de mauvaises nouvelles. Bella vient de m'appeler pour m'annoncer qu'elle allait avoir la visite de Laurent qui s'est associé aux Roumains.

-Quand seront-ils chez elles ? demanda Démétri. Moi j'étais incapable d'aligner verbalement une pensée cohérente.

-Demain dans la nuit, d'après Alice Cullen.

-Est-ce que cette information est sûre.

-Normalement, mais on ne peut pas être sûr à 100%. Alors vous allez préparer une voiture nous partons ce soir, par contre la plus grande discrétion je ne veux pas que Caïus apprenne cette situation. Officiellement je pars avec mon épouse, quelques jours en amoureux dans une villa que nous possédons dans le sud de la France, d'ailleurs nous y passerons déposer Sulpicia. Nous sommes d'accord ?

-Oui Maître, répondîmes ensemble avec Démétri.

-Allez chercher Gaëtano qu'il nous rejoigne au garage.

Nous partîmes en quatrième vitesse préparer la Mercedes de Sulpicia. Ainsi que la Subaru WRX STI2011. La voiture quatre places la plus rapide que nous ayons au garage et dernier modèle venant agrandir notre jolie collection.

Aro et Sulpicia arrivèrent en même temps que Gaëtano. Nous prîmes place en voiture je montais au volant de la Mercedes, Aro et Sulpicia à l'arrière. Démétri prit le volant de la Subaru avec Gaëtano. Sans un mot de plus nous prîmes la route. Autant dire qu'en temps normal nous aimions la vitesse, mais cette nuit, les voitures n'étaient pas assez puissantes pour rallier le plus rapidement possible nos destinations. Au petit matin nous avions rejoint la Villa d'Aro et Sulpicia, nous y déposions notre maîtresse et Gaëtano avec la Mercedes. Sulpicia nous jeta pratiquement dehors pour que l'on puisse arriver à temps pour rejoindre Bella, si nous nous basions sur les visions d'Alice nous serions là-bas à temps. J'étais pressé de la revoir, mais je ne cessais de penser à comment elle allait m'accueillir, et comment moi je réagirais face à elle. Mais quoi qu'il en soit je ne repartirais pas sans avoir discuté avec elle. Je fus sorti de mes pensées par le téléphone d'Aro, qui fit peser une atmosphère lourde dans l'habitacle.

-Oui Alice.

-Aro, ils sont déjà chez Bella, il faut vous dépêcher, à ses mots la voiture déjà malmené dans les mains de Démétri, poussa ses régimes à fond.

-Comment est-ce possible ? Ils ne devaient pas arriver cette nuit ?

-Je ne sais pas pourquoi ils ont changé leurs plans au derniers moments, je viens seulement de le voir et ils sont à l'étang. Bella, Edward et Byron y vont, mais ils ne s'en sortiront pas vivant si vous n'arrivez pas à temps. Démétri prends à droite à la bifurcation tu gagneras une bonne dizaine de kilomètres. Vous devrez y arriver mais ne trainez pas s'il vous plaît, ça va être vraiment très, très serré question timing.

-Merci Alice, il raccrocha.

-Merde, s'il lui touche un seul de ses cheveux je jure que je les tue tous.

-Ça je peux te le garantir Alec, confirma Aro.

Nous suivîmes les instructions d'Alice et nous arrivâmes sur une petite fermette coquette perdue en pleine nature, je reconnaissais bien là les goûts de Bella. À peine la voiture arrêtée nous en sortîmes tous et Démétri prit la tête du cortège. Nous entendîmes des bruits de combats puis un hurlement suivit d'un grognement qui ressemblait plus à un rugissement puissant et féroce, je crus reconnaître Bella mais je n'en était pas sûr. Quand enfin nous nous arrivâmes sur le lieux de la bataille, je vis Bella en position de défense, c'était bien son rugissement à elle. À ses côtés Edward, qui avait à peu près la même posture, et derrière Bella celui qu'elle protégeait qui devait être Byron son nouveau-né, à qui il manquait un bras. Devant eux cinq vampires dans une position qui supposait qu'ils allaient passer à l'attaque. Aro prit la parole pour attirer l'attention sur nous.

-Laurent, ne m'avais-tu pas promis qu'il n'arriverait rien à ma fille ?

Tous les vampires présents se raidirent au son de la voix du maître, au moins leur attentions étaient détournées, ce qui nous nous permettrait de pouvoir agir sans blesser Bella. D'ailleurs j'entendis sa voix elle dictait un ordre à Edward.

-Edward peux-tu repositionner le bras de Byron, je te couvre.

Depuis quand était-elle aussi sûre d'elle ? Il s'exécuta sur le nouveau-né et fit ce qu'il devait faire. Nous approchâmes Démétri, Aro et moi au moment où ils allaient bouger pour leur sauter dessus. Démétri se plaça sur sa gauche et moi sur sa droite, Aro resta derrière Bella. Elle tourna la tête vers Démétri pour s'assurer de son identité elle n'avait pas dû nous sentir vu que nous avions le vent contre nous. Elle dut lui sourire car il lui fit un clin d'œil, puis comme au ralenti elle tourna la tête vers moi. Au moment où ses magnifiques yeux croisèrent les miens je ressentis une violente décharge dans mon corps, elle me fixait, nous étions hypnotisés par le regard de l'autre. Quand Aro lui mit la main sur son épaule cela la ramena à la réalité brisant ainsi le lien qui venait de nous unir si facilement après cinq ans d'absence et de souffrance.

-Je crois que nous avons un problème Laurent, reprit Aro. Je ne peux pas te laisser t'en prendre à une Volturi, à ma fille et en réchapper vivant.

-Je me fiche de mourir si elle m'accompagne et elle m'accompagnera.

Je grognais, nous grognâmes tous, il était hors de question que l'un de nous le laisse s'en approcher. Et crois-moi Laurent que tu n'en ressortiras pas vivant, tu as voulu t'en prendre à ma compagne je n'aurais aucune pitié. Elle tourna la tête pour observer Edward et son nouveau-né elle parut soulagée quand elle le vit en un seul morceau.

Elle retourna son regard sur Laurent, je n'arrivais pas à me faire à cette assurance qu'elle dégageait.

-J'aimerais bien qu'on en finisse je n'ai pas la journée moi. Tu me veux et bien viens.

Elle avança sans réticence, presque impatiente, d'un même mouvement avec Démétri nous lui posâmes nos mains respectivement sur chacune de ses épaules, ce contact me brûla.

-Non Bella, fit Démétri.

-Laissez-moi, je me charge de Laurent.

Je ne pouvais pas croire qu'elle fasse cela parce que j'étais présent. Je ne voyais pas d'autre raison d'aller se jeter au devant d'une possible mort, si ce n'était pour me punir. Je lançais mon pouvoir pour être sur que Laurent ne puisse pas s'en prendre à elle.

Touts les vampires étaient anesthésiés sauf Laurent elle venait de le prendre sous son bouclier pour pouvoir le combattre.

-Ne fais pas ça, la suppliai-je.

Elle me toisait comme si elle me défiait, puis elle me tourna le dos. Mais ce n'est pas possible son caractère de merde va la pousser à aller se faire tuer. Tu pourras faire ce que tu veux ma belle je ne te laisserais pas risquer ta vie juste pour me défier.

-Elle est forte Alec totalement capable de combattre et s'en sortir en un seul morceau, Edward était en train d'écouter mes pensées, les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre.

« Est-ce que tu es sûr de ça ? » lui demandai-je par la pensée.

Je le fixais il hocha la tête il avait l'air sûr de ce qu'il avançait mais il m'en fallait plus, c'était ma compagne l'amour de ma vie que javais perdu certes, mais je ne supporterais pas de la perdre de cette façon. Il me désigna d'un mouvement de tête les corps à moitié démembrés qui trainaient un peu plus loin, puis du même mouvement il me montra Bella.

« C'est elle qui à fait ça ? » il hocha la tête de nouveau.

-Je ne crois pas, fit Laurent, je ne suis pas un sous-fifre moi, répondit ce dernier à la réplique d'Edward.

-Ne sous estime pas ma fille Laurent, Aro avait suivi la conversation silencieuse que j'avais eu avec Edward. Bella puisque c'est ce que tu souhaites je t'en prie agi à ta guise. Quoi qu'il devait arriver je me tenais sur mes gardes et je n'étais pas le seul, je vis Démétri se raidir lui aussi, par contre aucun de ses amis ne paraissaient s'inquiéter, ce qui me fit me poser des questions quand même. Je ne connaissais pas Byron, mais je savais qu'Edward était du genre soucieux et il n'avait pas l'air de s'en faire.

-J'espère dans ce cas que tu te débrouilles mieux que ta compagne par ce que cela ne risque de ne pas prendre longtemps, elle était suffisante, j'adorais ma femme, elle était tellement sexy quand elle était aussi sûre d'elle et pleine d'arrogance.

Il grogna et lui sauta dessus. Elle fit un pas sur sa droite au dernier moment il changea sa trajectoire pour la saisir par le bras, elle l'esquivait avec une habilitée et une rapidité déconcertante, elle lui souriait alors que lui s'agaçait, elle le poussait à bout. Il était mauvais, il semblait avoir perdu la raison, il l'attaqua de front, j'étais tendu. Elle attendit le dernier moment, puis elle fit un saut périlleux avant elle atterrit sur son dos. Elle s'approcha de son oreille et lui murmura.

-Transmet mon bon souvenir à Victoria, et d'un geste fluide comme si elle avait fait ça toute sa vie, elle lui arracha la tête.

Nous nous observâmes avec Démétri totalement dépités. Si j'avais la même tête que lui, nous devions être vraiment drôle voir même pathétique à regarder. Je n'en revenais pas, Bella était plus douée que Jane ou moi, car en générale, nous nous servions de nos pouvoir, pour Bella tout était dans la pratique et l'instinct. Elle regardait son père avec avec un grand sourire prétentieux, Aro était, lui, très fier de sa fille.

-Sans vouloir vous commander, vous pourriez finir le travail que vous ne soyez pas venu pour rien.

Je souriais, l'entendre se vanter comme elle le faisait me rendait d'autant plus fier d'elle. Démétri avait raison, son égo était aussi démesuré que le mien. J'étais en train de m'affairer à finir ceux qui restaient, laissant ainsi un peu d'intimité à Aro et Bella qui était en train de la féliciter et lui glisser dans l'oreille qu'elle avait toujours sa place au château. Et maintenant plus que jamais, vu la guerrière accomplie qu'elle était devenue. Jasper avait fait un travail remarquable avec elle, je n'ai que très rarement été aussi impressionné par qui que ce soit, et Bella m'avait encore une fois scotché. J'allais m'atteler au démantèlement d'un petit blond quand Aro m'interrompit.

-Les garçon laissez-moi le blond entier que je puisse l'interroger.

Je le laissais et regardais Bella qui venait de se faire rejoindre par son nouveau-né. Il posa son bras autour de ses épaules elle semblait soucieuse pour lui et elle lui parlait avec une douceur qui me fit mal au cœur, elle était attentionnée envers lui alors qu'elle n'avait pas encore une fois pris le temps de me regarder, hormis quand je m'étais positionné à ses côtés. Mais maintenant elle m'ignorait et pire elle se comportait avec lui comme s'ils étaient proche, très proche, trop proche ma jalousie reprit le dessus et me submergea lorsqu'il lui embrassa la tête affectueusement, et qu'elle lui sourit en retour. Je n'avais qu'une envie c'était de le tuer de lui arracher chaque parties de son corps qui la touchaient.

Il se tourna avec un grognement menaçant en ma direction comme s'il pouvait m'impressionner le gamin. Il se mit en posture d'attaque j'en souriais presque, par contre ma joie de le remettre en place fit place au déchirement de mon cœur quand je vis Bella se positionner devant lui se collant à lui sans un regard pour moi alors qu'elle lui caressait la joue comme pour le calmer. Je sentis Edward arriver il jeta une tête dans le bucher puis alla les rejoindre, il se mit derrière Byron et l'étreignit en même temps que Bella. Mais c'était quoi ça ? Qu'est-ce qu'elle faisait avec ces deux là ? Elle ne pouvait pas avoir perdu autant de son ancienne personnalité, elle ne pouvait pas entretenir de relation avec les deux en même temps et surtout pas devant moi.

-Calme-toi Byron, laisse-le. Chut ! Byron c'est fini, calme-toi.

Elle était tellement tendre avec lui qu'un gouffre se creusa dans mon cœur, puis la jalousie, cette foutue jalousie qui me rongeait celle qui m'avait tout fait perdre prenait encore une fois le pas sur moi, mais comment ne pas la laisser aux commandes de mes émotions quand une scène pareille se déroulait devant mes yeux.

-Alec contrôle-toi aussi, c'est toi qui le mets dans cet état il est empathe. merde il est empathe ce qui pourrait expliquer son comportement face à mon envie de le tuer, ça je pouvais le comprendre. Par contre j'avais plus de mal avec leurs comportements commun à tous les trois.

-Démétri conduis Aro et Alec au moulin, nous calmons Byron et nous vous y rejoignons, ordonna Bella.

Elle voulait rester seule avec eux. Pourquoi? Pour mettre en place un scénario ou était-ce vraiment pour le calmer ? Je me rendais compte que je manquais sincèrement d'objectivité. Mais j'avais tellement attendu avant de la revoir, j'avais désespérément attendu pendant cinq ans qu'elle veuille me revenir, elle n'avait jamais fait le premier pas, pas un coup de téléphone, pas de messages, et encore moins de lettres. Elle m'avait définitivement rayé de sa vie, et je comprenais maintenant pourquoi. J'attendrais qu'elle revienne et avant de partir j'aurais une discussion avec elle. Je n'en pouvais plus de souffrir comme ça, elle avait assez jouer avec mes sentiments, elle m'avait rendu faible, j'étais devenu une véritable guimauve et tout ça pour quoi, pour rien, je n'aurais rien, et ça je ne le supportais plus.

-Bien Bella nous t'attendons, lui répondit Aro. Nous prîmes sans nous presser le chemin de son moulin.

Une fois à l'intérieur j'étudiais chaque petites choses, chaque détails, tout dans la décoration était simple mais élégant en parfaite harmonie avec la Bella que je connaissais. Je vis des croquis la représentant. Je m'en approchais alors qu'Aro s'installait dans un fauteuil qui d'après l'odeur devait appartenir à Bella. Sur l'un des croquis je la vis avec Edward en train de danser, et d'après la robe qu'elle portait c'était le jour de sa présentation, le soir de son départ. Elle était magnifique et le visage qu'elle lui présentait était serein, le sien à lui était rempli d'amour, j'eus de nouveau beaucoup de mal à ne pas me laisser submerger, ce soir là je n'avais même pas pu danser avec elle. Le deuxième croquis la représentait allongée la tête sur Edward qui la regardait toujours avec cet air amoureux, et les jambes sur Byron qui lui la regardait amusé. Ils étaient au bord de l'étang où nous venions de les laisser. Cette scène me fit comprendre que le seul de qui je devais me méfier était Edward son regard ne trompait pas. Par contre celui de Byron était différent, il ne l'aimait pas comme Edward ou moi, non il avait plutôt le même regard que celui d'Emmett Cullen, et j'en eus la confirmation dans le troisième croquis où il la portait dans ses bras elle paraissait tellement fragile, elle ressemblait à ma Bella, la Bella sensible et fragile que je connaissais, celle dont j'étais tombé éperdument amoureux, et lui avait un regard protecteur et soucieux, je comprenais un peu mieux sa réaction face à moi, en plus d'être empathe il était protecteur, il prenait soin d'elle à sa manière.

Je les entendais arriver, je ne bougeais pas d'où je me trouvais, j'étais hypnotisé par le croquis de Byron portant Bella, j'avais l'impression de la revoir, elle me manquait tellement, je l'aimais tellement. Mais où en était elle avec Edward ? Est-ce qu'ils étaient ensemble ? Ils affichaient une telle complicité tous les deux. Est-ce que j'avais mal fait de respecter son choix de me quitter et de lui laisser la liberté qu'elle réclamait loin de moi ? Et surtout est-ce qu'elle m'aimait encore ? Avais-je encore le moindre petit espoir?

-Ma belle, tu ne pouvais pas te passer de moi c'est ça ? l'accueilli Démétri heureux de la revoir.

-Comment arrives-tu à si bien lire en moi ?

Tout le monde à part moi arrivait à la déchiffrer. Il n'y a que pour moi qu'elle devenait un vrai mystère. Ils s'installèrent tous dans les canapés Bella au milieu de ses deux amis. Mon Dieu que n'aurais-je pas donné pour l'avoir aussi près de moi, c'était une véritable torture.

Ils discutèrent ensemble j'étais incapable de me concentrer sur leur conversation, plus rien ne comptait pour moi qu'elle se trouvant en face de moi, je ne pouvais pas détourner mon regard d'elle. Elle était si belle, si captivante, tellement envoutante, et ses yeux étaient encore plus beaux que ce que je m'étais imaginé.

Je n'avais qu'une envie en cet instant précis c'était d'aller la prendre dans mes bras mais vu qu'elle m'ignorait toujours je supposais qu'elle m'aurait rejeté. Qu'est-ce que j'avais fait ? Pourquoi n'avais-je pas remarqué que rien n'irait sans elle ? Je n'aurais jamais dû la laisser partir, j'aurais dû la retenir, elle me manquait tant, même là devant moi elle me manquait encore plus.

Je sentis une vague apaisante m'arriver dessus.

-Arrête ce que tu fais maintenant ! Je ne l'aie jamais supporté de Jasper je ne le supporterais encore bien moins de toi, je n'avais pas contrôler mon irritation dans ma voix, je n'avais pas voulu être aussi agressif, mais c'était sortit tout seul.

-Je te prierais de le respecter un peu plus chez moi Alec. Et si tu ne veux pas qu'il manipule tes émotions contrôle-les. Il est encore nouveau-né, si tu vois ce que je veux dire.

Elle était froide et tranchante, ce qui me précipita un peu plus profondément dans le gouffre qui s'était formé dans ma poitrine. Bien sûr je compris l'allusion concernant le nouveau-né, et je crois que c'est ce qui me blessa. Je ne pouvais pas détourner mes yeux d'elle, je la scrutais avec attention jusqu'à ce que mes yeux soient accrochés par ses marques qui sillonnaient son si joli corps. Des balafres un peu partout sur ce corps parfait que j'avais tant de fois exploré. J'eus un sentiments de dégoût je venais seulement de réaliser ce que lui avait fait endurer Jane. Mon Dieu comment avais-je pu être aussi aveugle ? Je comprenais maintenant pourquoi elle avait eu cette réaction, que j'avais trouvé disproportionné à l'époque. Je n'avais pas fait attention à l'état de Bella, j'avais totalement été absorbé par les cris de douleurs de ma sœur. Et quand j'avais vu son bras arraché je m'étais totalement enfermé avec le monstre qui logeait au fond de mon être, puis j'avais vu Bella sauter sur Jane pour tenter de lui arracher la tête, tout fut noir et confus pour moi. Pas une fois je n'avais remarqué les blessures de Bella, mais en plus elle ne paraissait pas souffrir en tout cas beaucoup moins que ma sœur. Mais si j'avais pris assez de recul j'aurais pu trouver la raison à ce comportement. Bella n'avait pas même poussé un cri lors de sa transformation pourquoi aurait-elle montré sa douleur devant Jane. Qu'avais-je fait?

-Excusez-moi Aro, je reviens dans un instant je vais me mettre à l'aise, elle s'était levée évitant soigneusement de croisés mon regard.

-Je t'en prie fais, tu es chez toi. Cela me donnera l'occasion de faire plus ample connaissance avec ton ami.

Elle vînt vers moi, je savais que sa chambre se trouvait quelques part derrière moi, j'avais senti son odeur un peu plus forte émaner du couloir auquel je tournais le dos. Je ne bougeais pas elle allait être obligée de passer à côté de moi. C'était l'occasion, je voulais attirer son attention, qu'elle me regarde, lui parler et elle s'efforçait avec beaucoup de réussite à m'ignorer. On a raison de dire que le silence et l'ignorance sont les plus grands des mépris.

Elle était obligée de me regarder là maintenant, elle ne pouvait pas m'esquiver. Mes yeux dans les siens nous étions encore une fois happer dans le regard de l'autre. Tout mon être me demandait de faire les deux pas nous séparant et de la prendre dans mes bras. Mais je savais qu'elle allait me repousser, et cela m'anéantissait. Tout me manquait en elle, la douceur de sa peau, son odeur, son goût, la sensation de sa langue dansant avec la mienne, son amour, sa confiance, son esprit. C'était un véritable déchirement de me trouver devant elle et de ne pas pouvoir faire ces deux foutus pas nous séparant, pour récupérer ce qui avait été à moi.

-Arrgghhh ! Arrêtez tous les deux ! se plaignit Byron.

-Alec laisse-moi passer, je voyais qu'elle était mal qu'elle voulait s'enfuir encore une fois, mais j'en avais marre de la voir fuir, moi je voulais lui parler. Je voulais savoir à quoi m'attendre je n'en pouvais plus de souffrir sans savoir si un jour je pourrais de nouveau l'enlacer dans mes bras.

-Alec peux-tu me suivre, je pense que nous devons avoir une petite conversation avant.

Qu'est-ce qu'il me voulait lui? S'il voulait rester en vie, il ne valait mieux pas qu'il s'isole avec moi, pas après qu'il m'ait fait perdre l'amour de ma vie. Car même si j'admettais ma part de responsabilité, il avait la sienne. Je ne savais dans dans quelle mesure il était impliqué, mais il l'était.

-Non je veux juste lui expliquer une chose ou deux, mais tout ira bien je te le promets, je ne savait pas à qui il répondait, il regardait dans ma direction et sa réponse n'avait rien à voir avec ce que j'avais dans la tête.

-Tu peux lire ses pensées ? demanda Aro à Edward. Comment ça il pouvait lire ses pensées je croyais qu'elle était immunisée contre ses intrusions?

-Je vous explique tout ça dès que je serais plus à mon aise, répondit Bella.

-Très bien Bella. Alec je pense que tu devrais avoir cette petite discussion avec Edward.

Je le regardais avec amertume, je n'étais pas sûr de pouvoir me contrôler seul face à lui. Aro prenait un gros risque. Je hochais la tête résigné et m'approchais de la porte non sans regarder Bella disparaître dans le couloir. En passant mon regard capta celui de Démétri qui se voulait compatissant.

Il prit la tête de l'expédition, et m'emmena à l'étang, décidément tout tournait autour de ce point d'eau ici.

-Oui tu n'as pas tort, c'est l'endroit de Bella, c'est la qu'elle vient chaque soir quand elle s'isole pour penser à toi.

-Vous en êtes où tous les deux ? demandai-je de but en blanc. De toute façon autant ne pas tourner autour du pot, il savait parfaitement quel sujet je voulais aborder.

-Elle ne veut pas de moi. J'ai essayé mais elle ne m'aime pas assez. En tout cas pas comme elle t'aime toi.

-Pourquoi tu me dis ça ? Et pourquoi maintenant ?

-Parce que j'ai compris, ce qui vous unis tous les deux. Je n'ai jamais rencontré deux personnes avec un amour aussi inconditionnel que celui que vous vous portez. Mais vous vous aimez mal, et vous vous faites souffrir inutilement. Je vais partir ce soir, voir au plus tard demain et je ne reviendrais pas. Elle va se retrouver seule avec Byron, je sais que ça va aller tous les deux. Elle souffre, elle t'aime mais elle est trop fière pour revenir, et je pense qu'elle ne sait plus comment faire. C'est à toi de faire en sorte qu'elle te revienne, elle a besoin que tu prenne les commandes, même si elle ne l'avouera pas.

-Ça fait cinq ans qu'elle m'a quitté, je ne crois pas qu'elle a réellement besoin de moi surtout quand je vois son évolution, elle est fière et forte, elle n'a besoin de personne.

-Oui elle s'est montée une jolie carapace, mais elle a des failles, prends ton temps montre-toi patient. Qu'elle réapprenne à te refaire confiance et surtout ne laisse plus jamais passer ta sœur avant elle. Je ne pouvais pas te le dire avant, mais c'était un coup monté. Caïus pensait que je pouvais avoir une chance avec Bella c'est lui qui a ordonné à ta sœur et Noémie de me manipuler. J'ai aussi une grande part de responsabilité comme tu le pensais. Je le savais et je me suis laissé faire, parce que je pensais comme Caïus. Je pensais qu'avec le temps je pouvais arriver à faire qu'elle t'oublie et te remplacer. Mais rien n'y fait et c'est pire au fur et à mesure que le temps passe.

-Tu savais et tu en as profité, tu as délibérément provoqué cette situation. Je devrais te tuer pour ça.

Je grognais ma colère que j'arrivais tant bien que mal à contrôler, grandissait en moi envahissant insidieusement mon esprit, mais je ne devais pas me laisser submerger de nouveau, je devais attendre d'avoir toutes les données.

-Je n'ai pas tout les torts non plus n'exagère pas. Tu as été celui qui l'a frappé, tu as pris la défense de ta sœur sans même accorder un regard à Bella. Nous avons tous une part de responsabilité dans cette histoire et je suis prêt à faire amende honorable en assumant la mienne.

-Que crois-tu pouvoir faire maintenant ? Tu ne peux pas revenir sur mes cinq années de souffrances, j'ai perdu l'amour de ma vie. Et si tu avais été le véritable ami que tu te prétends être auprès de Bella, tu aurais averti n'importe qui pouvant arrêter cette trame. Je te hais Cullen, tu ne peux pas t'imaginer à quel point je peux te haïr. Mais ce qui me révulse c'est qu'encore une fois tu vas passer à côté de ton exécution, tu pourras encore en remercier Bella. Mais si un jour je te revois et que tu as le malheur de te retrouver seul et quand je dis seul c'est sans Bella, je me fous de ta famille, et de la promesse que j'ai faite à Aro. Si je te revois je te tuerais.

-Tu as toutes les raisons du monde de m'en vouloir et crois-moi je ne t'apprécie pas plus que toi. Pour être franc tu ne la mérites pas. Elle mérite cent fois mieux que toi, mais c'est toi qu'elle a choisi et j'ai bien essayé de faire contre, mais ce n'est pas possible. Si j'essaie de réparer ce que j'ai fait c'est pour elle, et seulement pour elle, parce que je dois avouer qu'elle n'a jamais été plus heureuse qu'à l'époque où vous étiez ensemble et il m'est vraiment difficile de le reconnaître. Parce que j'aurais pu lui offrir tout ce qu'elle mérite. Tout l'amour et le respect qu'elle mérite. Et moi je ne l'aurais jamais laisser partir. Mais ce n'est pas moi qu'elle veut.

-Et que comptes-tu faire ? Parce que honnêtement je ne vois pas ce que tu pourrais entreprendre pour arranger les choses, surtout et point non négligeable, je ne te fais absolument pas confiance.

-Je vais lui dire la vérité, elle sera fâchée et me rejettera. Je pense que cela sera suffisant pour qu'elle te laisse de nouveau entrer dans sa vie, enfin si tu fais les choses correctement. Laisse-lui le choix et du temps, il faut qu'elle réapprenne à te faire confiance. Tu vas la réconforter et la courtiser comme on le faisait avant avec douceur et patience.

Et un conseil ne te braque pas contre Byron, il ne va lui rester plus que lui. Et en plus de pouvoir t'aider à la reconquérir c'est quelqu'un de bien, qui soit dit en passant n'est véritablement pas une menace pour toi.

-Oui je m'en suis rendu compte. Et quand comptes-tu lui parler ?

-Après votre départ. Je pense que tu dois lui parler avant de partir, mais surtout ne lui dis pas ce que je viens de t'avouer, elle pourrait croire que c'est une tentative désespérée de l'éloigner de moi.

-Tu sais qu'elle ne voudras plus te parler après ça ?

-Si c'est le prix de son bonheur cela en vaudra la peine.

-OK, je pense que je n'ai plus rien à perdre à suivre ton plan. Par contre Cullen s'il s'avère que c'est encore une embrouille de ton cerveau détraqué pour m'éloigner d'elle je te jure que je te traquerais et que je tuerais, toi et tout ceux qui seront avec toi.

-On se comprend, me répondit-il.

Il tourna les talons et se dirigea en direction du manoir. Je restais quelques instants seul ici, à réfléchir à la discussion que je venais d'avoir avec Edward.

Pouvais-je encore lui faire confiance malgré tout ce qu'il m'avait fait ? Est-ce que je pouvais laisser germer la petite graine d'espoir qu'il venait de planter dans mon esprit. Il fallait que j'en informe Aro lui seul pouvait être sûr des véritables intentions d'Edward. Je partis rejoindre le moulin pour demander à Aro d'éclaircir les zones sombres, car s'il comptait vraiment faire ce qu'il disait je pourrais de nouveau croire à l'espoir qu'un jour elle me revienne.


Alors comme vous avez certainement dû vous en rendre compte j'ai hérité d'un trait de caractère de Rosalie. J'ADORE les voitures, racées, sportives et surtout rapides.

Je sais que l'on avance pas trop dans l'histoire mais en plus d'avoir une idée de ce qu'a traversé notre Alec, nous prenons connaissance des vilaines intentions de Caïus et d'Eward.

Qu'en pensez-vous? Prochain chapitre la confrontation Bella/Alec, vous avez assez attendu. lol ;)

Les Personnages comme toujours appartiennent tous à Stéphenie Meyer, hormis Byron et Noémie qui sont à moi.

 


 

Chapitre : 22

Edward venait de rentrer alors que je finissais mon explication sur le fait que j'arrivais à retirer mon bouclier. Il m'avait bien sûr demandé de voir par lui même, je savais que ces intrusions dans ma tête étaient pour savoir comment j'étais réellement. Je n'y voyais pas vraiment d'inconvénient il était mon père et c'était son rôle de s'assurer que j'allais bien. Il me prit la main alors que je m'asseyais sur l'accoudoir du fauteuil, et fit défiler ma vie, il vit à peu près tout ce que j'avais vécu ces dernières années avec une vitesse phénoménal, je pense que depuis le temps qu'il maîtrisait son pouvoir il devait avoir une lecture très rapide. Il arriva sur ma rencontre avec Victoria et ralentit au moment où je l'avais démembrer.

-Impressionnant, dit-il alors qu'il continuait à faire défiler les images de ma vie en repartant à grande vitesse sur les quelques mois qui venaient de s'écouler. Il s'arrêta brusquement sur ma petite incartade avec Edward. Je perdis le contrôle de mon bouclier qui se remit en place instantanément.

-C'était quoi ça ? demanda mon père. Il n'était pas en colère mais je pouvais ressentir de la frustration de ne pas avoir pu continuer et surtout une sorte de déception.

-Je devais savoir, répondit Edward. Bella montre-lui la suite s'il te plaît.

Je hochais la tête et tentais de me concentrer mais cela s'avéra plus difficile. Une fois le brouillard dissipé autour de moi Aro pu reprendre sa lecture il passa sur toute notre petite séance câlin. Il hocha la tête en accord avec notre prise de position.

Il arriva ensuite sur notre rencontre avec Laurent il fit défiler lentement ma petite démonstration avec les vampires.

Il garda sa main sur la mienne mais je laissais mon bouclier reprendre sa place naturelle, il me regarda droit dans les yeux.

-Je suis fier de toi, pour tout ce que tu as fait mais aussi pour toutes tes décisions, dit-il en lançant un regard à Edward, me faisant comprendre ainsi de quelle décision il faisait allusion. J'entendais Alec se rapprocher à peine plus vite que la vitesse humaine. Il entra à l'intérieur posa ses yeux sur moi. Quelque chose avait changé dans son regard, il était soucieux. Oh mon Dieu est-ce qu'Edward lui avait parlé de notre moment ensemble ?

« Tu lui as dit ce qu'il s'est passé entre nous? » Lui demandais-je par la pensé. Il me fit un signe de tête négatif, j'étais un peu rassurée, mais pas totalement il avait vraiment quelque chose de changé son regard était différent, et il ne me regardait pas spécialement il regardait Aro je crois qu'il voulait lui parler.

-Oui c'est ça, me fit Aro j'avais oublié qu'il me tenait la main alors que je venais de poser la question à Edward. Je me levais pour retourner à ma place.

-Alec ? lui dit-il en levant la main, il n'en fallut pas plus à l'amour de ma vie pour rejoindre Aro. Il lui tendit la main. Aro les yeux perdus dans le vide fronça les yeux puis les rouvrit. Il regarda Edward, qui en retour fit de nouveau un signe de tête. Leur conversation silencieuse commençait sérieusement à me taper sur le système.

-C'est frustrant votre truc, quoi que j'ai bien une petite idée de ce qui se passe, vos émotions sont explicites, mais si vous pouviez éviter de nous mettre à l'écart cela serait plus courtois.

-Je suis d'accord votre manège m'agace prodigieusement. lâchais-je à mon tour.

-Je vais tout t'expliquer plus tard Bella je te le promets. Mais avant tout je voudrais m'entretenir avec Aro et je crois que tu dois avoir une petite discussion avec Alec, mon cœur venait de chuter dans mes talons, et éclatait en un millier de morceaux.

-Quoi ! demandai-je paniquée.

-Bon c'est trop intense et tumultueux pour moi tout ça, je sais pas comment fait Jasper mais moi je ne tiens pas. Je vais faire un tour.

-Démétri accompagne notre jeune ami s'il te plaît, j'aimerais un tête à tête avec Edward, intervint Aro.

Quand à moi mes yeux s'étaient figés sur Alec qui me regardait toujours avec cet air que je n'arrivais pas totalement à analyser, du soulagement de la résignation, de la peine aussi. Moi par contre j''étais toujours en proie à la panique.

-Byron !

Il m'envoya plusieurs ondes successives de courage, juste ce qu'il me fallait, pour me reprendre et me recomposer le visage de Bella la nomade.

Alec m'observa mais resta à distance, je dépassais Edward sans omettre de lui jeter un regard noir, lui m'offrit un regard d'excuse.

Je suivais Alec qui apparemment me menait à l'étang. Combien de fois étais-je venu à cet endroit pour penser à lui? Et l'ironie du sort faisait que je m'y rendais avec lui aujourd'hui. J'étais contente sur le moment que Byron ne soit pas présent, car je dérivais sur une houle d'émotions et de sentiments forts et contradictoires. Ça allait de la simple béatitude d'être en sa présence à l'appréhension de la conversation qui allait s'en suivre. De la joie de le voir et de le sentir près de moi, à la peur de le perdre de nouveau. De l'envie de lui sauter dessus, à la crainte qu'il me repousse. Au désir de lui faire l'amour à l'angoisse que je le dégoûte. Au bonheur de l'avoir retrouver à la terreur de le voir repartir. Mais sur l'heure je le suivais, je détaillais son pas majestueux et élégant, cette assurance qui le caractérisait tant, et son odeur qui m'envoutait, et me rendait folle. Comment avais-je pu tenir autant de temps loin de lui ? Nous arrivâmes près de mon étang il alla directement s'assoir contre mon rocher, comme s'il m'avait vu effectuer ce geste chaque soirs depuis que j'habitais ici. Je l'imitais et m'installais à ses côtés en prenant soin de ne pas être trop près.

-J'aime bien ce lieux, me dit-il les yeux fixant un point imaginaire devant lui. Sa voix douce et posée, me fit trembler d'émois. J'avais tellement fait en sorte de repousser nos souvenir que sa voix avait perdu sa profondeur et de son envoutement dans mes souvenirs. Mais là à l'instant elle me rappela ma période humaine lorsqu'il pouvait juste avec sa voix m'éblouir. Un sourire timide apparu sur mes lèvres.

-Moi aussi, lui répondis-je. C'est pour cet étang que j'ai acheté la propriété.

-Je m'en serais douté, nous restâmes en silence pendant un bon moment, comme si notre ancienne complicité reprenait ses droits et cela me perturba.

-Que voulais-tu me dire Alec ? demandai-je un peu moins patiente.

-Je voulais qu'on reparle de tout ce qu'il s'est passé ce soir là.

-Pourquoi faire Alec à quoi cela va servir ?

-Peut-être à éclaircir certaines questions que l'on se pose mutuellement. Comme par exemple pourquoi ne m'as-tu jamais appeler ?

-Parce que c'était trop douloureux et que tu devais comprendre que j'attendais autre chose de notre relation. Et pourquoi ne l'as-tu pas fais toi ?

-Parce que je pensais que tu ne voulais plus entendre parler de moi, que tu ne voulais plus de moi dans ta vie, mon Dieu il le croyait vraiment, il pensait que je le quittais parce que je ne voulais plus de lui. Mais pourquoi l'avais-je quitté ? Je n'arrivais plus à recentrer mes idées.

-Non Alec ce n'est pas la raison, j'avais besoin de prendre du recul. Ce jour là tu m'as blessé tu t'es interposé sans même savoir ce que moi j'avais, sans me prêter la moindre attention. Pendant des années je t'en aie voulu rejetant sur toi tout les torts. Je n'avais pas voulu prendre en compte ton point de vue. Pour être honnête c'est Sulpicia qui m'a fait comprendre en partie ta position.

-Moi non plus je n'ai pas fais l'effort de prendre en compte ta situation. Je n'ai pas d'excuses, j'ai été hypnotisé par la souffrance de ma sœur. Et quand j'ai compris que toute cette histoire avait eu lieux entre vous à cause d'Edward ma jalousie a repris le dessus.

-Raconte-moi, j'ai besoin de savoir maintenant comment cela s'est passé pour toi. Je dois comprendre pourquoi tu m'as rejeté.

Je le vis baisser les yeux pour regarder l'herbe entre ses jambes, il réfléchissait je savais qu'il était en proie à un combat interne. Je le voyais à cause de cette petite ride du lion qui prenait place entre ses yeux, ce signe ne me trahissait jamais. J'attendais patiemment qu'il veuille bien se lancer je savais qu'il commencerait quand il se sentirait prêt, Alec était un homme courageux il ne se défilerait pas. Après quelques minutes de combat intensif il souffla, puis retourna sur la contemplation de son point imaginaire.

-Quand le bal a débuté et que tu dansais avec Aro. Noémie est venue pour lui parler, je l'ai intercepté je voulais savoir comment avançaient les choses. Elles n'arrivaient pas à lui soutirer les informations qu'elles voulaient, malgré le pouvoir de Jane et le sien. Le pouvoir de Walter était assez déroutant il avait une force de persuasion impressionnante. Il s'était lui-même infligé son traitement ce qui faisait que malgré les tortures de Jane et les ordres de Noémie il n'avait rien dit. Quand elle m'a raconté ça, j'ai voulu aller l'interroger moi-même. Et quand je suis arrivé aux cachots j'ai commencé mon interrogatoire. Mais n'ayant pas de meilleur résultat qu'eux, Noémie ainsi que Mouss le gardien et Jane, m'ont brimé en me disant que depuis que j'étais avec toi j'étais devenu un agneau, que je n'impressionnais plus personne, que ma réputation ne me convenait plus.

Ça paraît peut-être futile aujourd'hui, et ça l'est. Mais quand cela c'est produit je leur ai accordé plus de crédit que je n'aurais dû. Comprends-moi, je n'ai jamais eu d'autre but dans ma vie que de servir les Volturi et leurs ambitions avec ardeur, je n'aspirais à rien d'autre que d'être le plus cruel et le plus efficace, et j'étais doué, j'étais le meilleur et c'était ma fierté. Donc j'ai donné beaucoup trop d'importance à ces propos. Et puis peu de temps après quand Démétri m'a dit que tu avais couru rejoindre Edward pour lui venir en aide et tout ça en t'interposant entre lui en ma sœur. Ma jalousie a repris le dessus, j'étais déjà contrarié que l'on m'associe à ton mode de vie pacifiste ce qui me portait préjudice, ensuite ça. J'avais du mal à retenir ce qu'il y avait de plus mauvais en moi. Et là où j'ai complètement perdu le contrôle de mes actes et de mes pensées, c'est quand j'ai vu ma sœur avec un bras en moins et toi qui allais la tuer. Je suis conscient que ça n'excuse en rien ce que j'ai fait, je ne t'ai même pas adressé un regard, si je l'avais fait, si j'avais réussi à prendre du recul sur mes émotions et la situations, j'aurais vu ce qu'elles t'avaient fait et j'aime à croire que je n'aurais pas agi aussi vivement et violemment à ton encontre. Puis j'ai repris conscience de tout quand tu es venue rendre ta cape, je me suis rendu compte que j'étais en train de te perdre, c'est pour ça que je suis venue dans le hall avant ton départ. Même si Alice m'avait certifié que plus rien ne te ferait changer d'avis.

Il venait de me raconter sa version de l'histoire effectivement il me manquait à moi aussi des éléments. Je comprenais son point de vue, je ne l'acceptais pas parce que j'en avais souffert, mais je le comprenais.

-Je vois. Je comprends certaines choses maintenant. Par contre je ne te pardonne pas. Ce n'est pas que je ne le peux pas ou que je ne le veux pas mais cela fait tellement longtemps que je me suis enfermée dans cet état d'esprit que je ne peux pas effacer toutes ces années de souffrances et de solitude inutiles.

-D'après ce que je vois tu es tout sauf seule.

-Écoute je n'ai pas l'intention d'épiloguer sur ma vie en tout cas pas pour le moment. Et puis pour être franche je ne sais pas à quoi m'en tenir avec toi, j'ai toujours en mémoire ta réplique « Je te la laisse, j'en ai fini avec elle j'ai eu ce que je voulais et j'ai pris ce que j'avais à prendre ».

-Bella j'étais vexé. Je ne le pensais pas, je ne savais pas quoi faire. Je savais que je te perdais et c'était une façon de te faire mal comme tu me faisais mal en les choisissant eux.

-Tu savais très bien que ce n'était pas mon intention. J'ai toujours été honnête avec toi concernant mes sentiments, je n'ai jamais aimé personnes d'autre que toi.

-J'en suis conscient aujourd'hui mais sur le moment, à l'époque j'ai douté, il avait le regard désespéré.

-Je pense que cette discussion était nécessaire, mais je sais aussi que ce soit pour moi comme pour toi il va être difficile de passer au-dessus de nos rancœur respectives.

-Et qu'est-ce que tu proposes que chacun rentre chez soi et on se revoit dans cinq ans. Je préfère t'avertir que je ne repars pas d'ici sans avoir la certitude que tu nous accorderas la chance de pouvoir nous voir ou au moins nous parler.

S'il pouvait savoir depuis combien de temps j'attends ça. Depuis combien de temps j'attends qu'il revienne me chercher et qu'il me dise qu'il ne veut pas et ne peut pas vivre sans moi. Mais j'ai bien conscience que s'il le faisait aussi abruptement que dans mes fantasmes je le repousserais. Je ne suis plus la même Bella j'ai vu beaucoup de choses, de bonnes mais aussi de moins belles. Ce que j'ai traversé était la pire des épreuves qui soit. Être obligée de vivre mans son âme sœur alors qu'il était toujours vivant, être persuadée pendant des années qu'il m'avait repoussé parce qu'il ne m'aimait pas. Comment gérer cette situation ? Mon cœur qui me hurlait de saisir cette opportunité mais cette sordide petite voix me disait, elle, de rester prudente.

-Je ne suis pas contre l'idée que l'on se parle, mais je ne sais pas comment on va y arriver. Je ne sais pas si je pourrais franchir les barrières que j'ai érigé. J'ai changé Alec, j'ai beaucoup plus de mal à exprimer ou à faire comprendre ce que je ressens, surtout quand cela me touche directement. Je ne suis définitivement plus la même Bella que tu as rencontré à Phœnix. J'ai perdu à jamais mon innocence et ma vision de la vie romantique que j'avais. Je ne suis plus celle que tu as aimé.

-J'ai changé moi aussi et à l'inverse de toi j'ai appris à vivre et à accepter mes sentiments. Laisse-moi t'aider.

-Je ne sais pas si je pourrais, je me suis tellement fermée aux autres que je ne sais pas si je pourrais t'accorder ma confiance de nouveau.

J'avais la tête baissée regardant à mon tour l'herbe pousser, je n'arrivais pas à me dépasser, je n'arrivais pas à prendre le pas sur mes sentiments de réserves. Il se déplaça pour se retrouver accroupi devant moi, il prit mon menton dans sa main, comme il le faisait quand j'étais humaine.

-Ne me cache plus tes yeux Bella, tu sais que je n'aime pas ça, il avait de nouveau cette voix envoutante. J'avais l'impression de me retrouver dans cette chambre d'hôtel le jour de notre premier baiser. Je souriais timidement, en retour il me sortit son fameux sourire celui auquel j'étais incapable de résister. Si mon cœur avait encore battu il se serait emballé, une douce chaleur m'envahit prenant vie dans mon ventre.

-C'est tellement bon de te voir sourire, ma puce.

-C'est facile pour toi. Ne m'avais-tu pas promis de ne plus te servir de ce sourire ?

-Oui mais tu sais très bien que je ne suis pas un bon joueur. Je me sers de tous mes atouts, et avec celui-ci je suis certain de gagner ma cause.

Comme c'était bon de le retrouver j'avais l'impression de revivre, j'avais l'impression que mon être et mon âme étaient de nouveau dans la lumière. J'avais la sensation qu'une nouvelle vie pouvait s'ouvrir à moi. J'étais légère, depuis cinq ans je retrouvais les sensations d'un vrai bonheur, certes il n'était pas complet mais en tout cas c'est vraiment ce que j'ai vécu de plus fort depuis ces dernières années.

-Je pense que nous avons bien avancé qu'en penses-tu ?

-Je pense que c'est seulement un bon début. Me répondit-il.

Il me tendit la main, alors que ce sourire celui que j'aimais tant ne quittait pas ses lèvres. Je voyais dans ses yeux tout l'amour qu'il me portait. Si j'avais pu douter de son amour, son regard effaça d'un battement de cils toutes ces années que j'avais passé à me morfondre sur la sincérité de ses sentiments. J'acceptai sa main, ce contact me brûla et la douce chaleur qui m'avait envahit précédemment s'intensifia.

-J'ai une dernière question, je me trouvais debout devant lui mes mains dans les siennes, et mes yeux perdus dans les siens.

-Laquelle ? lui répondis-je.

-Vas-tu venir pour la nouvelle année ?

-Tu es au courant de ma petite conversation avec Sulpicia.

-Vaguement, nos relations ont été légèrement entachées, mais elle en a parlé à Démétri.

J'étais surprise d'entendre que leur relations s'étaient détériorés bien qu'ils n'avaient pas des rapports autres qu'un profond respect professionnel. Je savais que Sulpicia appréciait Alec, en plus elle avait vêtue sa robe d'avocate pour venir plaider sa cause. Je suppose que c'est le genre de question que je pourrais remettre à plus tard.

-Je pense, mais je ne suis pas seule, il faut que je vois si Byron veut bien venir.

-Je pense que cela ne lui posera pas de problème il a l'air assez curieux et je suppose qu'il le fera juste pour te faire plaisir.

-Depuis quand es-tu aussi observateur quand il s'agit d'homme ?

-Je te l'ai dit Bella, j'ai changé. Je me suis rendu compte de ce que j'avais perdu quand tu m'as quitté. Et puis j'ai surtout vu le croquis qui se trouve dans ton salon. Celui où il te porte, il a le même regard qu'Emmett Cullen, dit-il avec un sourire fier.

-Et bien on verra, je lui demanderais. Je voudrais rentrer pour savoir ce qu'Edward voulait me dire.

-Il t'en parlera ce soir Bella.

-Tu es au courant.

-Oui mais ce n'est pas à moi de t'en informer.

Je le regardais suspicieuse ils me cachaient tous quelques choses. Il m'attira à lui et me prit dans ses bras, tellement vite mais avec tellement de douceur en même temps, que j'en oubliais de respirer. Je m'étais raidi par cette proximité, une petite seconde, puis quand il m'avait serré un peu plus fort dans ses bras je m'y abandonnais totalement. J'étais de nouveau entière et chez moi, j'étais légère, euphorique, comblée, sereine et tout ça en même temps. Nous restâmes un long moment enlacés dans les bras l'un de l'autre, ne disant mot, profitant de l'instant présent.

-Je pense que nous devrions rentrer quand même au moins pour les rassurés et leur montrer que je ne t'ai pas tué, plaisantai-je.

-Tu te sur-estimes ma belle, à moins que ce ne soit moi que tu sous-estimes. Quoi qu'il en soit tu as beau être forte et très habile aux combats tu n'arriveras certainement pas à me battre.

-J'aimerais bien voir ça, dis-je le défiant du regard.

-Il avait raison Démétri, tu as un égo sur-dimensionné, me dit-il en riant.

-Il a vraiment dit ça ? Je vais lui faire ravaler sa langue, mon téléphone sonna à cet instant, je décrochais avec un sourire suffisant.

-Je suppose que tu as tout entendu oreille de cocker ?

-C'est pas ma faute ma belle, je suis soucieux de nature je ne voulais pas risquer que tu nous abîmes notre garde préféré. J'aurais certainement dû te tuer dans le cas contraire.

-Hey ! geignit Alec. Comme si je pouvais me faire battre par une femme. Merci pour ton soutien, railla-t-il.

-Ça t'apprendra à me balancer mon pote.

-Parce que tu crois que me caresser dans le sens du poil atténuera ma vengeance. Mais tu me connais mieux que ça Dimi chéri, dis-je avec une voix machiavélique.

-On ne sait jamais ça aurait pu marcher, rigolât-il. Au fait Byron est OK pour visiter l'Italie.

-Où êtes-vous ?

-Nous serons là dans une minute, enfin si vous êtes d'accord ?

Je regardais Alec qui me donna son accord avec un hochement de tête.

-Ça va, on vous attends, et je raccrochais.

-On finira notre discussion une autre fois, je voudrais resté sur un sentiment agréable aujourd'hui, m'informa mon aimé, comme il était bon de penser comme ça à lui sans souffrir.

-Je suis d'accord.

Alec se rassit sur le sol contre le rocher, m'attirant à lui pour que je sois entre ses jambes. Je me laissais aller ma tête contre son torse alors que lui referma ses bras sur mon ventre. Il m'avait tant manqué, je m'enivrais de son parfum, me délectais de la sensation d'être de nouveau dans ses bras, je me sentais si bien en cet instant. Ils arrivèrent avec un sourire complice sur leurs lèvres, ils s'installèrent, j'avais toujours les yeux fermés profitant d'être ainsi dans les bras de l'homme de ma vie.

-Sont-ils pas beaux tout les deux ? minauda Démétri.

-Beaux et détendus ça change. D'ailleurs ma belle je ne t'ai jamais senti aussi épanoui.

-Merde Byron, tu veux pas analyser quelqu'un d'autre pour changer.

-Si tu veux. Alec tu ne devrais...

-Non arrête ça Byron, l'interrompis-je.

-C'est dommage ça aurait pu être amusant, argumenta Démétri.

-Et tu veux que je vienne accompagnée de cet énergumène, demandai-je à Alec.

-Au moins le temps qu'ils seront ensemble après la peau de je ne sais qui ils nous foutront la paix.

-À moins que vous soyez les je ne sais qui. Lâcha Démétri

-Mais j'ai les moyens de vous en empêcher, avançai-je machiavélique.

-Tu ne pourras pas nous retenir tout les deux Bella, argua Byron

-Tu crois ça ? dis-je en pressant la main d'Alec en espérant qu'il comprenne. Ce qu'il fit très bien car la seconde suivante ils étaient tous les deux inertes.

-Rectification j'ai les moyens de les arrêter.

-C'est juste une question de point de vue. Viens m'aider, lui dis-je en me levant. Je m'avançais sur Byron et commençais à lui ôter ses habits.

-Qu'est-ce que tu fais ? me demanda-t-il sans être pour autant réfractaire à mon comportement.

-Je me venge.

Avec un sourire aussi satisfait que le mien il m'aida et déshabilla Démétri. Ils se retrouvèrent tous les deux en boxer. Nous les positionnions de façon à ce qu'il soit face à face, la main de Démétri sur l'avant bras de Byron et celle de Byron sur la hanche de Dimi. Puis après avoir rassembler leurs affaires. Alec relâcha son pouvoir ils revinrent tous les deux à eux en hurlant leur colère sous nos rires tonitruants. Rires dont nous ne nous départîmes pas lorsqu'ils nous prirent en chasse. Nous retournâmes main dans la main jusqu'au moulin. Nous pénétrâmes avec grand fracas à l'intérieur sous les regards amusés d'Edward et d'Aro. Nos assaillants arrivèrent quelques secondes après nous leurs regards froids et vexés.

-Franchement vous devriez vous habilliez ce n'est pas décent, risquai-je alors que j'étais toujours en pleine crise de fou rires. Ce qui dérida un peu nos victimes.

-Bella tu me le paieras, renchérit Démétri alors qu'il se saisit de ses vêtements que je tenais.

-Et je n'ai pas été aussi méchante que ça. J'aurai pu vous enlever vos sous-vêtements, puis en retirant mon bouclier.

« Edward tu pourrais en faire un croquis de cette scène. » je lui montrais la scène du bord de l'étang. Je le vis hocher la tête sincèrement amusé.

-Je vois que les choses se sont arrangées entre vous, remarqua Aro nous ramenant dans l'instant présent. Je le regardais avec un sourire timide.

-Certains points ont été abordés, mais il reste encore du chemin à parcourir, relatai-je.

-Le premier et plus grand pas ayant étant été franchi je ne doute pas de votre réussite, nous nous observâmes avec Alec chacun abordant un sourire timide et gêné.

Nous passâmes un bon moment tous ensemble. Alec me demanda comment j'avais occupé mon temps. Je lui racontais ma rencontre avec Garrett qu'il connaissait, mon apprentissage de la vie nomade, les vampires que j'ai rencontré. Il ne montra aucun signe de jalousie, ce qui me toucha, il essayait vraiment de faire des efforts pour me reconquérir. Je lui racontais aussi comment j'avais trouvé cet endroit, la façon dont nous l'avions avec les Cullen rebâti et décoré. Ma rencontre avec Byron, ensuite l'arrivé d'Edward. Chacun amenant son point de vue à l'histoire.

Avec Aro nous parlâmes de ma formation poussée avec Jasper et des progrès que j'avais fait tant sur mon évolution physique ainsi que sur la maîtrise de mon pouvoir. Le temps passa trop vite ils devaient rentrer, j'eus un pincement au cœur. Mais c'était mieux ainsi, que chacun de nous puisse réfléchir de notre côté à ce qu'il serait mieux pour la suite. Nous avions laissé trop de temps passer et maintenant nous devions réapprendre à nous connaître avec nos changements. Nous devions réapprendre à nous apprivoiser en prenant notre temps.

Tous sortirent nous laissant avec Alec le temps nécessaire à nos au revoir.

-J'ai passé une journée assez étrange, je suis passé par toutes les émotions existantes aujourd'hui.

-Moi aussi mais je ne regrette rien, rétorquai-je.

-Moi non plus ma puce. Appelle-moi Bella, ne me laisse plus sans nouvelles.

-Je le ferais, répondis-je.

Il me serra dans ses bras puissamment comme s'il essayait de me garder à vie contre lui. Je lui rendis son étreinte, j'avais peur, j'avais tellement appréhender ce moment. Il se recula, m'embrassa le front tendrement en passant sa main dans mes cheveux. Puis il partit rejoindre Aro et Démétri. Il ne tenta pas de m'embrasser ce qui me surpris je dois l'admettre car j'attendais cela avec impatience. Mais c'était tellement mieux, on avait été trop vite la première fois, nous devrons respecter les règles et réapprendre à nous connaître sans nous laisser déborder par la passion. Il avait raison c'est de cela dont nous avions besoin. Besoin de temps pour réamorcer la confiance et discuter pour poser à plat et analyser ce qui ne fonctionne pas chez nous.

Nous pourrons parler durant le temps nous séparant du bal de la nouvelle année qu'organisaient Aro et Sulpicia, sans tenter de nous jeter l'un sur l'autre, ce n'était pas une mauvaise idée.

Ils partirent j'avais le cœur déchiré, mais j'étais aussi tellement heureuse c'était déroutant comme sensation. Mais malgré tout, le sentiment qui me submergea était l'espoir, un espoir d'avoir une nouvelle vie avec l'homme de ma vie.

Nous étions retournés à l'intérieur du moulin je voyais Byron regardait Edward avec un air étrange comme s'il essayait de lire en lui.

-Edward tu vas enfin nous dire ce qu'il s'est passé tout à l'heure ? lui demandai-je. J'avais attendu patiemment mais cela n'avait pas arrêté de me travailler depuis que je savais qu'Alec était au courant.

-Laisse-moi un petit quart d'heure j'ai quelques chose à faire avant.

Puis il alla s'enfermer dans sa chambre. Nous nous regardâmes incrédules avec Byron, quelque chose clochait j'en étais certaine, mais quoi ? Je lui laissais l'espace dont il avait besoin.

Il revint dans le temps imparti, il me tendit le croquis de Byron avec Démétri presque enlacés devant mon étang. À la vue du croquis je ne pus réprimer un sourire, sourire accompagné par un soupire d'agacement de la part de Byron.

Je rangeais le croquis dans un tiroir sachant qu'il n'y resterait pas longtemps. Je vis le sac de voyage d'Edward près de la porte.

-C'est quoi ça ? Tu t'en vas maintenant ?

-Oui enfin après que t'avoir dit ce que j'ai fait, dit-il piteux.

-Qu'est-ce qu'il se passe Edward ? j'étais inquiète, pourquoi voulait-il partir maintenant alors qu'il lui restait encore un peu de temps. Et surtout qu'avait-il fait pour en arriver à une telle décision, précipitée ?

-Byron peux-tu nous laisser un moment ?

-Non je reste j'en ai marre d'être à l'écart et ton état d'esprit ne me dit rien qui vaille, je préfère rester là pour elle.

-Comme tu voudras mais prépare-toi ça risque d'être violent.

-Bon qu'est-ce qu'il se passe Edward. Je perds patience là. Et pourquoi tout le monde et même Alec est au courant de ce que tu as à m'annoncer ?

-Bon assieds-toi je t'explique.

Nous prîmes tous place, Byron à côté de moi sur le canapé et Edward en face. Il commença après avoir prit une inspiration pour se donner du courage. Ce qui n'engageait à rien de bon.

-Voilà le soir de ta présentation, le soir où Noémie m'a manipulée. Je n'étais pas un dommage collatérale comme tu le penses. J'étais au courant quelques heures avant de ce qu'elles allaient faire.

-Mais... commençai-je abasourdis.

-Non laisse-moi finir jusqu'au bout, ne m'interrompt pas. Bella tu connais mes sentiments pour toi. Ce jour là alors que tu étais avec Sulpicia et ma famille en train de te préparer j'ai capté une conversation privée entre Caïus et Noémie, bien sûr ils étaient assez éloignés de moi ils ne m'ont pas senti. Mais la conversation tournait autour de mes sentiments pour toi que tout le monde avait remarqué et la protection que tu m'accordais notamment face à Alec. Il a donné l'ordre à Noémie de m'hypnotiser pour le compte de Jane et de faire en sorte que tu l'apprennes. Il comptait sur ta loyauté et votre animosité de l'une pour l'autre pour faire éclater une bagarre. Par contre il n'avait pas pris en compte que tu aurais le dessus sur Jane et qu'Alec s'interposerait comme il l'a fait, à l'origine il cherchait juste un moyen de pouvoir te punir. Il n'aime pas l'ascendance que tu as pris sur Marcus, Aro et Sulpicia, et encore moins le fait que tu sois aussi hautement gradée en si peu de temps, sans parler de ton régime alimentaire. Il ne t'as jamais aimé et il essayait de te provoquer pour arriver à une sanction.

-Et toi pourquoi as-tu laissé cela se produire ? lâchai-je froide.

Il venait de m'avouer qu'il avait été au courant de tout depuis le début et que toutes ces années de souffrances auraient pu ne jamais avoir lieux. J'étais en colère, je rageais, j'étais blessée, je me sentais trahie, je lui avais fait confiance, je lui ai toujours fait confiance je l'avais protégé lui et sa famille au péril de mon propre bonheur. Il avait toujours été au courant, pire il avait tenté de tirer profit de mon malheur, pour satisfaire ses propres désirs.

-Parce que je t'aime Bella, et que je pensais qu'Alec ne te méritait pas, que tu valais mieux que lui, que tu méritais mieux que lui. Il t'avait, il se pavanait avec toi à son bras, comme si tu n'avais été qu'un vulgaire trophée quelconque.

-Ce n'est pas possible tu n'as pas pu me faire ça Edward. Comment as-tu pu ne serait-ce qu'y penser ?

-Parce que je pensais comme Caïus, je pensais que l'on pouvait avoir une chance tous les deux, un avenir ensemble si Alec ne faisait plus partie de l'équation. Je pensais que sa jalousie prendrait le dessus comme cela s'est passé. Alice me l'avait dit, enfin elle n'a pas pu voir la scène, elle n'a vu que votre scène d'adieu dans le hall. À cause de la présence de Raphaëlle qui a brouillé ses visions. Mais on était loin d'imaginer que cela prendrait de telles proportions. Puis après tout a dérapé. Bien sûr tu l'as quitté mais tu ne nous as pas rejoint, je voulais te suivre mais Alice me l'avait déconseillé pour que tu puisses te retrouver, elle a dit que tu en avais besoin. J'ai attendu chaque secondes de chaque jours toutes ces années, et puis lors de la vision d'Alice concernant l'attaque de Byron j'ai décidé que j'avais assez attendu. Je m'étais dit que si tu n'avais pas été le rejoindre durant tout ce temps et que si lui ne l'avait pas fait non plus cela voulait dire que vous ne vous aimiez pas aussi intensément que vous l'aviez cru, et que j'aurais toutes mes chances. Je ne voulais plus resté loin de toi.

-Tu te rends compte Edward que tu m'as manipulé, tu as joué avec ma vie, mes sentiments tu as mis en jeu notre amitié, tu m'as fait souffrir pendant des années ? J'ai eu de la peine pour toi, chaque jour je me culpabilisais parce que je savais que tu avais des sentiments et que je ne pouvais te les retourner, et tu m'as laissé avec tous ses sentiments que tu connaissais, tu m'as laissé me morfondre et me culpabiliser pour toi alors que tu avais la clefs de tous mes problèmes.

Ma voix était faible plaintive, j'avais mal, j'avais été trahie mais je n'arrivais pas à extérioriser ma colère. Byron avait passé son bras au-dessus de mes épaules et me serrait contre lui. J'avais envie de hurler ma colère, ma peine de laisser sortir cette trahison hors de moi parce qu'elle me brisait, elle me rongeait, j'avais eu tellement confiance en lui.

-Prends ton sac et pars, ne reviens pas et je ne veux plus jamais entendre parler de toi, lâchai-je lasse et blessée.

-Je suis désolé Bella je te jure que je le suis vraiment.

-Sois heureux que je ne te tue pas sur le champs. Et passe le message à Alice bien que je sois sûre qu'elle doit déjà être au courant, je ne veux plus lui parler à elle aussi, elle aurait dû tout me dire, mais elle n'a rien fait non plus. Je sais qui sont réellement mes véritables amis dorénavant et vous n'en faites plus partie. Pars maintenant, dis-je en me levant pour aller rejoindre mon étang, ne voulant plus le voir et encore moins le voir partir.

Il ne m'importait plus, il m'avait trahi, il m'avait déçu, je ne lui porterais jamais plus d'attention, il n'existait plus.

J'étais effondrée quand Byron m'avait rejoint.

-Je suis désolée Byron tu devrais t'éloigner le temps que j'arrive à me reprendre.

-C'est bon j'arriverais à y faire face. Il est parti si tu veux rentrer.

Je ne bougeais pas je repensais à tout ce gâchis toutes ces années où Alec et moi avions été malheureux alors que tout aurait pu être évité. Et tout ça à cause des Cullen j'aurais dû écouter Alec et Démétri qui m'avaient dit de m'en méfier lors de mon arrivée à Volterra.

Les jours passèrent j'avais appelé Alec nous avions parlé longuement de la situation entre nous et de l'implication d'Edward au milieu de ça. J'étais surprise quand il m'avoua qu'à sa place il aurait réagi de la même façon. Mais je n'arrivais pas à digérer cette trahison. Je le haïssais de m'avoir fait subir tout ça. Avec Alec nous avions recréé des liens, une complicité basée sur la communication quelque chose que nous n'avions jamais expérimenté auparavant. Nous nous téléphonions une fois par jour minimum, et j'attendais cet appel avec impatience. Il m'avait demandé si j'avais l'intention de revenir à Volterra, et je lui avais répondu que honnêtement je n'en savais rien. Bien sûr que j'en avais envie, mais j'aimais aussi ma vie ici et cet endroit. Et puis il y avait Jane, Noémie et Caïus à prendre en compte bien que plus aucun d'eux ne m'impressionnaient, je ne me voyais pas repartager leurs vies. Et devoir servir « des maîtres » à Caïus et son épouse me révulsait. Et juste pour ça je savais que je ne pourrais plus vivre là-bas. Je devais donc trouver une solution alternative pour que je puisses me rapprocher d'Alec parce qu'une chose est sûre c'est que je ne pourrais pas continuer de vivre aussi loin de lui.

Nous étions le 15 Décembre le jour du renouvellement des vœux d'Alice et Jasper. J'avoue que je pensais souvent à mon mentor. Et le fait d'avoir rayer Alice de ma vie faisait que j'avais dû en faire autant pour Jasper et je crois que c'est ce qui me manquait le plus. Je reçus un message sur mon téléphone qui me redonna le sourire.

J'ai bien reçu ton cadeaux. Tu n'aurais jamais mieux trouvé, il est exceptionnel et très représentatif de ce qui nous lie. Malgré tout ce qui t'oppose à ma famille je serais toujours là pour toi. Affectueusement. Jasper

Je lui répondis même si je m'étais promis de rester à l'écart.

Je voulais quelque chose de spécial pour toi. Je te présente mes vœux ainsi que ceux de Byron.

Je serais toujours présente pour toi aussi, je te dois beaucoup. Merci. Bella

Les jours passèrent avec une lenteur exagérée. Nous avions prévu de partir le 25 dans la nuit, j'avais voulu cette date car je ne voulais pas de cette coutume humaine qui m'exaspérait « Noël » toujours à cause de mon aversion pour les cadeaux. Tout le monde l'avait compris et respectaient mon choix. Nous nous occupâmes entre nos entraînements physiques et ceux de nos pouvoirs, même si je n'avais plus personne pour me tester j'avais assez d'expérience pour repousser mon bouclier et je le faisais de plus en plus longtemps. J'avais un contrôle total maintenant et je dois avouer que j'étais assez fière de moi.

J'accompagnais toujours Byron lors de ses chasses, nous avions évité de justesse un dérapage mais en dehors de cela tout se passait assez bien.

Nous étions le 20 Décembre et mon téléphone sonna, après un rapide coup d'œil au numéro.

-Dimi, n'es-tu pas censé être en service ?

-Si et c'est la raison de mon appel. Comme tu le sais nous commençons la préparation des plannings de garde et tout le tralala. Enfin tu sais de quoi je parle. Et je voulais te demander si tu ne voulais pas venir nous donner un coup de main ? Tu sais comme en souvenir du bon vieux temps.

-Démétri je ne suis plus une garde. Et tu sais ce que je pense du fait de devoir servir Caïus.

-Écoute Bella, fit-il plus sérieux. Si je te le demande c'est que nous avons appris qu'on aurait probablement des infiltrés parmi nos invités, mais nous ne savons pas qui ils sont ni les pouvoirs qu'ils auront. Nous savons juste que c'est encore un coup des Roumains, et vu qu'ils savent que tu n'es plus à Volterra ils vont retenter un coup d'éclats comme lors de la soirée avec Walter.

-Il faut que je parle de ça avec Byron.

-Me parler de quoi ? fit l'intéressé en franchissant le seuil de la maison. J'étais sûre qu'il allait accepter du premier abord parce que ça le ferait bouger d'ici et qu'il était assez curieux de la vie que nous pouvions mener à Volterra, il ne cessait de me poser des questions. Pour être franche je le voulais aussi, je voulais surtout revoir Alec le plus tôt possible, mais je ne voulais pas montrer mon impatience.

-Ils auraient besoin de mon pouvoir pour organiser la protection des régents. Ils veulent donc savoir si nous pouvons y aller un peu plus tôt pour proposer nos services.

-Si moi aussi j'ai une petite place dans ce programme pourquoi pas et depuis le temps que je m'interroge sur ce château.

-Et ben voilà une bonne nouvelle, jubilait Démétri. J'en connais quelques uns qui seront heureux d'apprendre cette nouvelle.

-Par contre Démétri, je ne veux pas faire parti du groupe de Jane et Noémie, et je veux que Byron soit mon binôme je ne voudrais pas qu'elles s'en prennent à lui pour pouvoir m'atteindre.

-C'est-ce que j'avais prévu de toute façon elles vont être assignées à la ville.

-OK on prépare nos affaires et ne dis rien à Alec s'il te plaît j'aimerais lui faire la surprise.

-Je m'en doutais c'est pour ça que je me suis isolé. Bon je file je dois encore finaliser quelques points. À ce soir, et il raccrocha, moi j'étais en ébullition.

-Ça va, ça va, je me dépêche, plaisanta Byron.

Nous nous précipitâmes pour emballer quelques affaires, et en moins d'une demie heures nous nous mîmes en route. J'étais pressée de le voir enfin je poussais à fond le moulin de ma belle Américaine que j'avais entre les mains.

Arrivés pratiquement à la frontière Italienne. Nous dûmes nous arrêter pour mettre de l'essence. Je demandais à Byron de retenir sa respiration par mesure de sécurité bien qu'il fasse nuit et qu'il n'y avait pas beaucoup de monde, j'entendais tout de même les battements de quatre cœurs. Deux dans la station service et deux autres apparemment derrières la boutique.

Je faisais le pleins rapidement et allais pour payer. Une fois dans la boutique j'attendais mon tour apparemment l'appareil à carte de crédit avait quelques difficulté avec le client devant moi.

Je vis Byron sortir de la voiture et contourner le bâtiment. Merde que fait-il ?

-Byron, retourne dans la voiture, ordonnai-je de façon à ce que seules ses oreilles aiguisées puissent entendre.

Mais il ne répondit pas, ni n'obéissait. Je voulais aller le rejoindre tout de suite pour être sûre qu'il ne fasse pas de bêtise car je savais qu'il y avait des humains derrières cette bâtisse. Mais si je partais j'allais attirer un peu plus l'attention surtout que le pompiste et le client ne me lâchaient pas du regard. Enfin l'appareil fonctionna de nouveau permettant au client de partir sans omettre un dernier regard à mon égard, l'effet des vampires sur les humains. Je payais en vitesse essayant d'être le plus naturelle du monde. Le pompiste tenta une approche peu subtile de drague à laquelle je ne pris même pas la peine de répondre. Et sortis aussi rapidement que la vitesse humaine le permettait. Je me dirigeais directement derrière la bâtisse et la horreur je tombais sur Byron en train de vider un homme, son amie à moitié nue devant eux était choquée. Elle tourna la tête vers moi et au moment où elle me vit, elle se mit à hurler. Je n'avais pas le choix je devais agir avant d'attirer l'attention du pompiste qui avait toujours ma voiture sous ses yeux et moi qui n'y étais pas. Je me précipitais sur la femme et bien que cela me coutait je lui brisais le cou rapidement évitant de la faire souffrir plus que nécessaire. Je ne cessais de toiser furieusement Byron, je venais de mettre un terme à une vie humaine tout ça parce qu'il ne m'avait pas écouté. Je ne l'avais encore jamais fait et j'en était fière. Je mis le cadavre de la jeune femme dans leur voiture. Et ordonnais à Byron d'en faire autant avec le jeune homme une fois qu'il aurait fini.

-Tu prendra leur voiture et tu me suis, lançai-je sèchement.

-Je suis désolé Bella, s'excusa-t-il pas fier.

Je ne lui répondis pas et je partis dans ma voiture le pompiste observa chacun de mes gestes, je quittais la station service. Byron me rejoignit quelques minutes plus tard. Nous avions besoin de trouver un endroit où abandonner les corps et leur voiture. Au bout d'une centaine kilomètres j'aperçus des collines je pris la direction de l'une d'elle. Perdu au milieu de cet endroit je me stoppais imité par Byron. Il descendit, je pris mon briquet objet très utile quand vous êtes un vampire amené à en tuer d'autres. Et je mis le feu au véhicule avec les cadavres dedans. Byron reprit place dans ma voiture dans un silence total.

Nous arrivâmes au abords de Volterra, lorsqu'il reprit la parole.

-Bella je suis désolé, je ne voulais pas. Çà a dérapé.

-Byron je t'avais dit de cesser de respirer tu te rends compte qu'on a frôlé la catastrophe, il y avait d'autres humains autour. Tu aurais pu te faire prendre par l'un d'entre eux ou par l'une de leur caméra. Et pire j'ai été forcé de tuer une humaine, je ne l'avais jamais fait Byron, je n'avais jamais tué d'humain et j'étais fière de ça.

-Je suis sincèrement désolé c'est juste que quand j'ai senti la terreur de la fille, et la convoitise de son partenaire j'ai voulu aller l'aider et puis quand je lui ai demander de la laisser tranquille j'ai du respirer et la j'ai craqué, m'avoua-t-il honteux.

-Écoute Byron je suis bien placé pour savoir ce que c'est, j'ai moi aussi connu une situation similaire. C'est juste que je suis déçue pas que de toi, mais aussi parce que je ne suis plus vierge de meurtre d'humain. Ça passera avec un peu de temps, mais pour l'instant j'ai juste besoin de recul.

-Je suis désolé, ne cessait-il de répéter.

Nous pénétrâmes dans le garage du château enfin ce grand hall qui abritait toutes sortes de petits bijoux qui en mirent pleins les yeux à Byron. Ce que j'avais prévu d'ailleurs notre petite discorde passa au second plan quand je vis ses yeux pétiller devant toutes ces voitures.

Je sortis de ma Mustang accueilli par Félix.

-Oh Bella ! Quel plaisir de te voir. Ça fait si longtemps.

-Pas tant que ça. Cinq ans ce n'est pas si long que ça pour un vampire.

Je senti Byron se tendre à côté de moi. Je lui passais ma main sur son bras pour le détendre.

-Byron je te présente Félix, c'est lui qui s'occupe de cet endroit.

-Je te conseille de faire attention à tes désirs Félix, gronda mon ami.

-Décidément tu ne changeras jamais Félix, dis-je en secouant la tête en désapprobation.

-Je suis désolé Bella, mais tu es si charmante que c'est contre nature de me réfréner.

-Et bien apprends à le faire, sinon je te l'apprendrais moi même, cracha Byron. Ne voulant pas que la situation ne dégénère sans même avoir franchi les portes du château.

Je décidais de partir à la salle des trônes où je savais qu'à cette heure si les régents ainsi que Démétri et Alec devaient s'y trouver.

-Félix c'est ma voiture personne ne s'en approche, ne la touche ou ne s'en sert compris ?

Il hocha la tête me répondant par l'affirmative pendant qu'il continuait à défier Byron du regard.

C'était le moment tant attendu mon retour à Volterra, j'étais impatiente de revoir mon Alec. Et j'espérais que maintenant que nous avions établie des bases de communication que je pensais solide, nous pourrions passez à l'étape supérieure.

Impatiente, serait mon mot du jour.


Pour être honnêtes je voulais encore faire durer le processus de pardon, mais je trouve que ce serait trop long, et puis cela me gênait aussi pour la suite. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu, de la rapidité des excuses. Je sais que j'ai doté Bella d'un caractère plutôt abrasif, mais il est bon de temps à autre de prendre sur soi. Quoi qu'il en soit dites moi ce que vous en pensez.

Petit rappel du chapitre précédent.

C'était le moment tant attendu mon retour à Volterra, j'étais impatiente de revoir mon Alec. Et j'espérais que maintenant que nous avions établie des bases de communications que je pensais solides, nous pourrions passez à l'étape supérieure.

Impatiente, serait mon mot du jour.

Chapitre 23.

Je pris la direction de la salle des trônes avec une impatience que je ne pouvais plus feindre.

Gaëtano se trouvait devant la grande porte, c'est lui qui donnait le signal aux visiteurs de pénétrer dans la grande salle. Il nous l'ouvrit nous permettant de rentrer. J'avançais fière, forte et la tête haute, heureuse d'être ici, cette sensation d'être de retour chez moi s'empara de moi. Et mon bonheur fut complet quand je rencontrais le visage heureux d'Alec qui ne savait pas que je devais arriver. J'aurais voulu lui sauter dessus devant tout le monde mais cela n'était pas convenable. Démétri à ses côtés lui donna un coup de coude taquin lui faisant savoir de par ce fait que lui était au courant de mon arrivée.

-Bella, je suis heureux que tu sois parmi nous. Bienvenue à toi aussi jeune Byron, nous accueillit Aro.

-Aro, Marcus. Je suis moi aussi très heureuse de vous revoir, puis je tournais la tête vers Caïus et lui fis seulement un signe de tête. Juste par politesse et par égard pour mon père et Marcus.

Je jetais un coup d'œil à Alec qui ne se départît pas de son sourire.

-Bella je vois que tu as accepté notre proposition, et j'en suis ravie.

-C'est moi qui suis ravie de pouvoir vous apporter mon aide.

-Est-ce à titre temporaire ou penses-tu rester après ? demanda t-il le sourire aux lèvres.

-Je pense que cela restera du temporaire Aro, dis-je en répondant à son sourire.

-Très bien nous aurons l'occasion d'en reparler durant votre séjour. Je vais vous laisser vous installez et prendre connaissance de vos attributions. Par contre Bella je n'ai pas prévenu Sulpicia pourrais-tu t'en charger ?

-Bien évidemment, puis se tournant vers ses gardes.

-Alec veux-tu montrer leurs appartements à Bella et son protégé, je vis Alec acquiescer un peu trop rapidement pour quelqu'un qui se maîtrisait tellement bien habituellement. À moins que tu ne veuilles tes anciens quartiers, dans ces conditions tu verras ça avec Alec, m'informa Aro.

Si j'avais pu encore rougir j'aurais été pivoine, à cet instant, mais je lui rendis son sourire, que j'accentuais quand je croisais le regard de Marcus. J'espérais avoir un peu de temps à lui consacrer et peut-être qu'avec un peu de chance je pourrais retourner dans sa pièce que j'affectionnais tant.

Nous prîmes la suite d'Alec qui une fois sortis de la salle se retourna rapidement et vînt m'enlacer devant Byron et Gaëtano qui ne purent que rire devant l'impatience de mon aimé.

-Je suis tellement heureux que tu sois là. Personne ne m'a rien dit.

-Et c'est de ma faute j'ai demandé Démétri de ne pas t'en parler je voulais te faire la surprise.

-Et c'est réussi, il me relâcha puis me demanda. Où est-ce que je t'emmène ?

Je voyais bien ce a quoi il faisait référence.

-L'aile est s'il y encore des pièces de libres, nous serons plus près de toi et Démétri.

-OK, je voyais qu'il était déçu mais il aurait été dommage de compromettre nos efforts aussi rapidement.

En fait il y avait de ça mais aussi l'appréhension de rester seule avec lui. Pas que je ne voulais pas. Mais je n'avais jamais été intime avec personne d'autre que lui hormis mon petit dérapage avec Edward, mais lui ne m'avait pas vu nue depuis cette fameuse nuit et il n'avait pas vu mon corps ravagé par les balafres disgracieuses qui le recouvraient, et j'avais peur de le dégoûter.

-Bella s'il te plaît ne recommence pas avec ça, me rouspéta Byron, il connaissait le sentiment qui me rongeait il savait à quoi je pensais sur l'instant.

-Occupe-toi te tes affaires ! le repris-je avant qu'Alec le lui demande de quoi il parlait, ce qui fonctionna car il ne releva pas.

Nous arrivions devant une pièce celle la plus proche de la chambre d'Alec il me l'assignât d'autorité ce qui je dois dire me fit sourire, j'étais à moins de vingt mètre de sa chambre, il m'accompagna dans mon sourire. Puis il en fit autant avec Byron qui lui se trouvait plus près de Démétri donc bien plus loin de nous.

-Tu devrais aller voir Sulpicia. Et si tu veux Byron tu peux rester avec nous le temps qu'elles se parlent ?

Byron acquiesça, moi je fus surprise qu'Alec accorde aussi vite sa sympathie à un homme qui me côtoyait et avec lequel je vivais. À moins que vraiment il était sincère quand il m'avait dit apprécier Byron et qu'il lui faisait confiance.

-Bella dans une heure nous auront fini notre service rejoins-nous dans la chambre de Démétri.

-OK ça me va. Et Byron je sais que tu as tout ressenti tout à l'heure mais ne t'en prends pas à Caïus s'il te plaît ?

-Fais-moi confiance Bella. Je sais que ça va être dur pour que tu puisses de nouveau y arriver. Mais je ne ferais rien qui puisse t'attirer des ennuies avec lui.

-Et moi je veillerais sur lui Bella. Ça va aller, profite de tes retrouvailles avec Sulpicia, il s'approcha de moi et me serra de nouveau dans ses bras avec une passion non dissimulée.

-Je suis si heureux que tu sois là de nouveau.

-Moi aussi, répondis-je alors qu'il m'embrassa sur le front et partit suivi de près par Byron qui ne put s'empêcher de se retourner pour me faire un clin d'œil suggestif.

J'étais devant la chambre d'Alec je ne pus m'empêcher de céder à cette force irrésistible et attractive qui m'incitait à faire les quelques pas qui me séparait de cette pièce témoin de tant d'amour. Je poussais la porte et entrais je jetais un rapide coup d'œil un peu partout rien n'avait changé, tout était à sa place Alec était légèrement maniaque même pour un vampire donc ce vêtement qui traînait sur son lit attira mon attention, je m'en approchais et y découvrit le dernier tee shirt que j'avais porté. Il était à l'emplacement exact où je l'avais laissé la dernière fois que j'avais franchi le seuil de cette pièce. Une sensation d'étrange me traversa, toutes ces années il l'avait laissé là comme un vestige de ma présence. Lui si maniaque avait laissé traîner mon tee shirt parce que c'était la dernière chose que j'avais fait dans cette chambre. Il avait souffert autant que moi je m'en rendais vraiment compte maintenant. Cette dérisoire petite scène me fit définitivement ouvrir les yeux sur ce que nous avions loupé dans notre vie. Ce simple bout de tissu laissé à l'abandon pendant cinq ans sur notre lit à ma place était la preuve indiscutable que je lui avais manqué et qu'il m'aimait autant que je l'aimais. Je le pris, il avait l'odeur d'Alec, alors je fis quelques chose de complètement ridicule j'enlevais celui que je portais et enfilais celui qui avait attendu cinq ans que je revienne. Après avoir replacé le tee-shirt que je venais de quitter sur le lit, je sortis de la pièce pour aller dans les appartements de Sulpicia.

J'étais presque aussi euphorique de la revoir que je l'avais été de revoir Alec. Avant même d'arriver devant sa porte elle l'ouvrit à la hâte et se jeta dans mes bras. Si elle avait pu pleurer elle l'aurait fait de joie.

-Je suis tellement heureuse que tu sois là ma fille.

-Je le suis aussi Sulpicia.

-Aro le savait ! J'étais sûre qu'il me cachait quelque chose, dit-elle pour elle même.

-Nous voulions vous faire une surprise, tentai-je de couvrir mon père.

-Et bien, c'est réussi. Rentre et raconte-moi ce que tu fais ici. Tu reviens définitivement ? je sentais une attente dans ces propos, elle espérait sincèrement que je reste là.

-Je ne pense pas Sulpicia en fait pour le moment je suis là pour offrir mes services dans la protection du château. Après je ne sais pas, je n'ai pas pris de décision définitive.

-Bien. J'ai appris que vous avez renoué avec Alec. J'en suis heureuse Bella, sincèrement.

-Merci moi aussi je le suis. Mais nous avons décidé de ne rien précipiter. Nous réapprenons à nous connaître avec nos changements, et à nous faire de nouveau confiance.

-Et vous avez raison, vous avez fait assez d'erreurs et que vous vous en serviez pour vous en sortir cela démontre une grande sagesse.

-Vous pourriez me dire ce qu'il s'est passé. Pourquoi n'a-t-il plus son grade de chef ? Et pourquoi Démétri a changé de blason et de statut ?

-Bien que ce ne soit pas à moi de te le dire, je le ferais quand même. Quand tu es venue pour rendre ta cape, nous étions en train de régler un problème, à cause de ce qu'il venait de ce passer. Démétri a délibérément désobéît à Caïus en te protégeant. Il risquait beaucoup, il risquait sa propre vie pour avoir trahi un ordre, en plus de s'être battu avec Alec.

-Ils se sont battus ?

-Oui Bella, quand les Cullen t'ont ramené dans les appartements de Démétri. Nous avons donc tenté de négocier mais rien de ce que l'on proposait pour sauver Démétri n'avait grâce à ses yeux, il voulait se venger et te blesser parce que Démétri et toi êtes proches, et qu'il ne pouvait s'en prendre qu'après lui. Puis tu es venue pour renoncer à tes fonctions, et là Aro, bien que cela ne lui fit pas plaisir, a pu trouver un compromis. Après ta requête qui normalement aurait dû être rejetée parce que tu étais un nouveau-né, et un élément très important de notre garde. Nous avons réussi à prendre sous notre blason Démétri en échange de ton départ. Concernant la perte du grade de chef pour Alec c'est plus ou moins pour les même raisons. Il t'a fait fuir et il s'est battu contre un autre garde, il méritait une sanction. De plus après ton départ il n'était plus lui même il n'avait plus goût à rien et n'était plus aussi attentif et efficace.

-Ils sont restés fâchés combien de temps ?

-Ils se sont pardonnés deux semaines avant ton anniversaire.

-Oh mon Dieu il est resté seul tout ce temps. Comment a-t-il fait ?

-On ne le sais pas. Par contre il s'est remit à réagir plus ou moins normalement le jour où lui et Démétri ont arrangé les choses entre eux, et il revit depuis qu'il est revenu de chez toi. C'est pour ces raisons que je te demande de réfléchir sérieusement à ton avenir parmi nous. Et parce que j'ai moi aussi besoin de toi. Je t'aime Bella tu es ma fille et j'aimerais vraiment que tu sois à mes côtés. Et si tu penses à Byron avec le pouvoir qu'il a je pense qu'il a sa place parmi nous lui aussi.

-Je vais y réfléchir Sulpicia, je ne peux pas prendre cette décision comme ça. Mon plus gros problème est Caïus, je ne veux plus le servir ou être obligé de l'appeler maître lui ou sa femme.

-Je ne sais pas si je peux faire quelque chose pour ça. Je tenterais d'en parler avec Aro et nous verrons bien.

Elle se leva et partit dans une autre pièce qui était sa chambre, elle revint quelques secondes plus tard avec un vêtement que je connaissais. C'était ma cape elle me la tendit avec respect, ce simple petit bout de tissu représentait tant à mes yeux et aux siens, ma vie était irrémédiablement dirigée par des morceaux de chiffon, à croire que j'étais devenue aussi superficielle qu'Alice pour me laisser guider par cette simple fripe.

-S'il te plaît remet la maintenant j'aimerais te revoir avec, je me levais et l'enfilais, je me sentais tellement bien en cet instant comme si j'avais toujours été à ma place avec cet habit, comme si ma vie retrouvait un but.

Elle eut un sourire heureux et me serra dans ses bras. Aro nous rejoint à ce moment, il nous observa heureux pour sa femme.

-Bella tu es magnifique dans ce vêtement, il est vraiment fait pour toi.

-Aro vous savez que la flatterie ne marche sur moi qu'avec une seule personne.

-Je ferais bien alors de lui en toucher deux mots, nous sourîmes tous. Bella je ne pouvais pas faire cela publiquement mais me permets-tu de t'éteindre moi aussi.

-Et pourquoi ne le permettrais-je pas ? il vint à moi et me serra dans ses bras lui aussi avec beaucoup moins d'enthousiasme que son épouse ou Alec, mais pour Aro une telle démonstration d'attachement était en soit relativement exceptionnelle surtout si cela ne concernait pas son épouse.

-Je suis véritablement heureux que tu sois parmi nous Bella. J'ai appris pour ces humains, ne lui en veux pas. Tu sais personne n'a autant de contrôle que toi ou Carlisle. Et puis je sais que cela t'a beaucoup coûté mais tu as réagi comme il le fallait.

-Oui je le sais, j'ai juste besoin d'apprendre à vivre avec, vous savez que j'ai un véritable problème avec ça. Ça passera avec le temps j'en suis persuadée.

-Oui je te fais confiance. Par contre avant d'aller les rejoindre passe à la buanderie prendre une cape pour Byron. Je suis désolé mais nous ne pouvons le prendre à titre temporaire à un statut aussi élevé que le tien ou même celui d'Alec il reste un nouveau-né.

-Oui ce n'est pas un problème, je le comprends parfaitement.

-Bien allez vas-y parce que je pense qu'Alec risque de ne pas tenir encore longtemps sa patience a été assez malmenée pour aujourd'hui, plaisanta-t-il.

Je les remerciais et pris la direction de la buanderie ma cape sur les épaules fière comme un paon. J'allais tourner dans le couloir desservant la pièce que je recherchais quand une odeur familière vint me chatouiller les narines et me fit plisser les yeux. Je savais que ce moment arriverait tôt ou tard et c'était maintenant.

-Bella, alors les rumeurs sont exactes tu es de retour.

-Tu sais je n'ai jamais porté beaucoup d'importances ni d'intérêts aux bruits de couloirs, ni à ceux qui les colportent.

-Et déjà en fonction, quel dommage la vie au château était devenue si paisible.

-Que veux-tu je ne supporte l'idée que vous puissiez vous amuser sans moi. J'ai bien essayé mais ça m'en rendait malade.

-Il paraît que tu ne serais pas venue seule, tu t'es trouvé un nouveau compagnon ? C'est mon frère qui doit être heureux de cette nouvelle.

Elle ne devait rien savoir de ce qui se passait entre son frère et moi et s'il avait jugé bon de ne rien lui dire je n'allais certainement pas donner la peine de le faire, par contre je me devais de la tenir éloignée Byron.

-Je vais te dire une chose Jane et ce ne sont pas des rumeurs. Tiens-toi le plus loin possible de Byron. Parce que si je sais, je vois ou j'apprends que tu as tenté quelque chose contre lui comme lui faire goûter à tes talents, soit directement, soit part personnes interposées et ce volontairement. Je te jure que tous les gardes réunis de ce château ne m'empêcheront pas de te torturer durant des jours et des jours et te tuer. Et ton frère ou pas, cette fois personne ne m'en empêchera. Tu me dois cinq ans de ma vie ne l'oublie pas, et un jour je réclamerais mon dû.

-Je ne te dois rien du tout. Tu aurais dû rester à ta place comme je te l'avais conseillé, et me laisser disposer d'Edward comme je le souhaitais. Et puis tu as beau avoir plus d'assurance et de contrôle tu ne m'impressionne pas Bella, cracha-t-elle. Alors si je veux voir par moi même à quoi ressemble ton compagnon tu ne m'en empêcheras pas. Peut-être est-ce juste pour le plaisir de recommencer ce que j'avais entrepris la dernière fois, me répondit-elle en me souriant avec arrogance.

Je grognais, décidément elle aura toujours le don d'arriver à me faire sortir de mes gonds. Elle répondit cherchant la confrontation nous adoptâmes de concert chacune une posture d'attaque. Quand tout à coup je sentis plusieurs fragrances, j'aurais dû me douter qu'ils épieraient cette confrontation et puis avec mon vampire blond laissant traîner ses super oreilles, il aurait été difficile de passer entre les mailles du filet en tout cas dans le château, mais ce n'était que partie remise. Démétri, Alec suivit de Byron arrivèrent assez rapidement, nous faisant reprendre des allures plus civilisés, ce qui ne nous empêcha pas de nous toiser, ce serait à celle qui prendrait le pas sur l'autre. Elle ne me lâcha pas du regard, jusqu'à ce qu'elle aperçoive Byron, un sourire plein de défi s'afficha sur son visage. J'étirais rapidement mon bouclier sur lui ainsi que sur Alec et Dimi avec elle fallait s'attendre à tout. Je grognais pour lui rappeler mon avertissement, grognement repris pas Byron lui même. Elle se recula d'un pas, je suppose qu'il venait d'utiliser son don.

-Jane, ne commence pas. Parce que je t'assure que je prendrais pas ta défense cette fois, intervint Alec. Il se positionna à mes côtés et me déposa un baiser sur la tempe, sous le regard choqué de sa sœur.

-Et lui c'est qui ? fit-elle en jetant son menton en direction de Byron.

-Je t'ai dit de ne pas croire les rumeurs. Mon compagnon c'est ton frère et ça l'a toujours été, et ce même durant les dernières années écoulées.

-Intéressant, dit-elle en nous fixant tour à tour avec ce sourire malfaisant qui la caractérisait tant. Je ne savais pas ce qu'elle allait nous concocter mais j'allais rester sur mes gardes et veiller sur Byron avec encore plus de vigilance car il était évident qu'elle préparait quelque chose.

-Bien Bella ce fut un plaisir de te revoir. J'espère sincèrement que notre prochaine rencontre en tête à tête ne soit pas importuné par la venue de ces chevaliers en armure.

-Méfie-toi de tes souhaits Jane. Il n'est jamais bon d'être exaucé.

Elle jeta un dernier coup d'œil à Byron, qui la toisait dédaigneusement. Elle tourna les talons et repartit.

-Je suis désolé Bella, mais depuis la conversation avec Edward j'ai tout fait pour éviter de lui parler, je ne pense pas que j'aurais pu me contenir si je l'avais croisé.

-Ce n'est pas grave, et puis ce n'est pas comme si je n'étais pas préparée, me tournant vers Byron. Puisque tu es là suis-moi.

Nous pénétrâmes ensemble dans la pièce où tout le linge du château y était entreposé je me dirigeais vers la section des capes et en pris une, que je tendis à Byron. Bien qu'elle soit d'un gris clair, elle avait aussi sa signification. Et qui que ce soit qui la portait s'assurait du respect parmi les vampires, être un garde de la famille était un honneur et signifiait aux autres que les pouvoirs du vampire pouvait être surprenant.

-Te voilà garde honoraire des Volturi.

-Ne me dis pas que je vais être obligé de faire tout leur tralala, les courbettes et autres stupidités dans le genre.

-Bien sûr que si et tu commences maintenant. Agenouille-toi devant moi je suis fille d'Aro et Sulpicia Volturi Roi et Reine de Volterra et du monde vampirique. Tu me dois allégeance, ce que je t'ordonnerais tu feras. À compter d'aujourd'hui je ne suis plus Bella pour toi mais Miss Volturi et plus de familiarité entre nous, lui dis-je le plus sérieusement en maintenant un sentiment de puissance. Je vis les deux autres derrières réprimer une envie de rire. Il se retourna et vrilla un regard sur eux.

-Dîtes, elle est pas sérieuse là ?

-C'est toi l'empathe, lui répondit Démétri dans un éclat de rire.

-Ouais mais elle sait maîtriser et masquer ses émotions, elle ! nous rîmes tous de bon cœur.

-Nous t'expliquerons quelles seront tes obligations. Pour l'instant Heïdi ne va pas tarder, et j'ai les crocs moi, me fit Démétri avec un clin d'œil.

-Et dire que je pensais que tu m'avais manqué, dis-je faussement blasée.

-Mais je t'ai manqué, me dit-il en m'enlaçant et en déposant un chaste baiser sur le sommet de mon crane. Tu nous attends dans ma chambre. Nous prenons Byron avec nous vu que tu n'as pas réussi à le corrompre, rit-il suivit de Byron.

-Je vous rejoins dans une minute, lança Alec à mes amis. Puis attendant qu'ils se soient assez éloignés. Très jolie tenue miss Volturi. La cape comme le tee-shirt.

-Je suis restée assez surprise de voir qu'il n'avait pas bougé en cinq ans.

-Que veux-tu je suis un sentimental, j'arquais un sourcil. Il sourit devant mon air sceptique. Je te l'ai dit que j'ai changé.

-Effectivement tu es légèrement moins manique, plaisantai-je.

Il sourit tendrement, ses yeux dans les miens nos visage étonnamment proche je sentais son haleine contre ma peau, cette odeur me perdait. Il se recula rapidement, au moment où j'allais laisser tomber mes barrières pour pouvoir accéder à ses lèvres tentatrices.

-Je vais me nourrir on te rejoint dans la chambre de Dimi, dit-il avec un rictus amusé.

Je savais qu'il me taquinait j'étais la seule à avoir droit d'utiliser se sobriquet, il garda ma main le plus longtemps possible dans la sienne alors qu'il se reculait à contrecœur, mais nos besoins étant primitif il était difficile d'y résister puis ses yeux étaient bien trop sombre et pas de désir. Ce qui me surpris c'est qu'en temps normal quand il arrivait à ce stade il était irascible, mais là il était encore de bonne humeur et j'osais espérer que c'était dû à ma présence.

J'étais dans la chambre de Démétri j'attendais leurs retours quand je les entendis tels des gamins qui se chahutaient en rentrant du lycée. Ce qui me fit sourire j'étais heureuse que Byron soit si bien accepté parmi eux, ce qui n'était pas si facile en fait. Il arrivèrent dans un brouhaha de rires je les regardais amusée. Byron avait un sourire pincé, quand il me regarda.

-Qu'est-ce que vous lui avez fait ? leur demandai-je.

-Absolument rien ! répondirent-ils d'une même voix. Se faisant rire de nouveau.

-Comme si j'allais vous croire. Bon vous m'expliquez ?

-Notre jeune ami a comme qui dirait eu un coup de foudre, lâcha Alec.

-Oh ! m'exclamais-je. Et c'est qui ?

Ils me fixèrent tous intensément avec un sourire en coin au moment où Démétri lâcha Heïdi. Instinctivement je fronçais les sourcils avant de me reprendre devant les rires de mes deux comparses. Par contre Byron me regarda le regard interrogatif.

-Qu'est-ce que je devrais savoir sur Heïdi et surtout pourquoi est-ce qu'elle a eu la même réaction que toi quand ils lui ont dit que j'étais « Ton nouveau-né », je savais qu'il n'aimait pas cette désignation et encore moins qu'on l'associe à une personne.

-Elle a utilisé ses phéromones sur lui ? leur demandai-je avant de lui répondre.

-Non ça a été naturel, répondit Alec. Pourquoi sur toutes les femelles vampires existantes il fallait que ce soit avec celle la qu'il ressente cette attraction. Je le vis plisser les yeux et croiser les bras en attendant ma réponse. Il avait dû sentir mon exaspération et mon irritation concernant sa douce.

-Heïdi a le pouvoir d'attirer tous les hommes qu'elle veut. Il y a quelques année elle a voulu jeter son dévolu sur Emmett. Je me suis interposée, comme elle l'avait un peu mal pris, il a fallu que je me montre un peu plus persuasive.

-Je croyais que ce côté sauvage était venu après ton départ d'ici, me demanda-t-il, irrité visiblement que j'ai malmené sa future conquête.

-Elle était plus gentille certes mais pas moins sauvage, lança Démétri en se tapotant l'épaule. Je lui fis un sourire perfide et me tournais vers Byron.

-Tu fais ce que tu veux et avec qui tu veux. Je ne me mêlerais de rien je te le promets, fais juste attention.

J'espérais que c'était seulement une envie masculine ou bien une attirance passagère. Mais bon qui étais-je pour juger des sentiments de qui que ce soit ? Et puis hormis le fait qu'elle est tentée de séduire Emmett elle ne m'avait rien fait, en tout cas bien moins que les autres femelles du château Sulpicia mise à part.

-Bella je ne te demande pas grand chose mais si tu pouvais te tenir éloigné d'elle au moins pour le moment, je le regardais surprise d'une telle requête.

-Je n'y vois pas d'inconvénient par contre tu sais que l'on va tout de même être obligé de se croiser même si je ne partage pas le même régime alimentaire que vous. Mais j'aimerais quand même savoir pourquoi.

-Ne t'en sers pas contre elle. Mais elle a peur de toi, et j'ai même dû me servir de mon pouvoir pour ne pas qu'elle fuit quand ces deux là lui ont dit que j'étais ton nouveau-né. D'ailleurs, et il se tourna vers les deux concernés. Je n'apprécie que moyennement que l'on me caractérise comme l'objet de quelqu'un, même si ce quelqu'un est Bella. Et puis je crois que cela risquerait de te nuire aussi Alec. Je crois que tu n'accepterais pas que tous les mâles du château tourne autour de Bella en croyant qu'elle est une femme libérée. Enfin tu vois ce que je veux dire, se défendit-il. Je vis Byron sourire et Alec froncer les yeux. Sous le regard complice de Démétri.

-OK j'ai compris, répondit Alec.

-Bon les gars ! Désolé Bella, on se met aux choses sérieuses, coupa Démétri. Je lui assénais une tape derrière la nuque, il me répondit par un sourire.

-Nous avons gardé à peu près le système de roulement que tu avais mis en place, reprit-il sérieux. Nous avons juste réadapté les équipes et les binômes nous les faisons tourner, pour ne pas prendre le risque d'une quelconque alliance de certains de nos gardes avec quelques ennemi de la famille.

-Oui ce n'est pas une mauvaise idée.

-Il n'y aura que Renata et toi qui resterez en permanence auprès des régents, je suis désolé mais c'est à ce poste que vous serez le plus utile.

-Je n'y vois pas d'inconvénient et pour Byron ?

-Pour Byron il tournera comme tout le monde.

Il avait un tranchant, un ton de mâle dominant. Je dois avouer que je pris très mal le ton qu'il employa, parce que d'une part je n'étais pas à ses ordres, je lui étais supérieure hiérarchiquement. Et en plus j'étais tout sauf une femme soumise.

-Non Démétri ! répondis-je autoritairement. Je t'avais précisé que je le voulais avec moi, dis-je avec colère.

-Écoute Bella j'ai confiance en ton jugement, mais les aptitudes de Byron nous seront très utiles en extérieur. Et si tu te fais du soucis pour Jane ou Noémie j'ai fait en sorte qu'ils ne tombent pas dans les même équipes.

-Tu m'avais dit qu'il retersait avec moi c'était la condition Démétri, lâchai-je, la colère grandissant en moi.

-Bella, intervint Alec. Tu sais que le pouvoir de Byron sera plus utile sur l'extérieur, en plus de quoi cela nous permettra de pouvoir t'approcher nous aussi. Et puis je t'assure qu'aucune d'elles ne l'approchera je t'en fais la promesse.

Il n'y avait pas que Jane et Noémie qui me gênaient, il y avait aussi le manque de contrôle dû à son statut de nouveau-né. Et si c'était lui qui craquait comme à la station service et que les maîtres soient obligés de lui infliger la sentence prévue à cet effet.

-Bella je sais que j'ai perdu ta confiance et je m'en veux de t'avoir obligé à faire ce que tu as fait pour moi. Mais c'est justement une chance pour moi de pouvoir te prouver que j'ai compris la leçon et que je serais beaucoup plus attentif. Je veux pouvoir avoir et mériter ta confiance de nouveau.

Je soufflais, j'étais en colère, je n'aimais pas qu'on me manipule. Je me levais sans rien leur dire et sortis de la pièce, ils savaient que j'étais fâchée. J'allais sur l'un des toits du château un endroit paisible où presque personne ne venait, j'avais besoin d'un peu de recul pour réfléchir, je n'avais plus l'habitude que l'on me dise quoi faire. Ces dernières années j'avais pris toutes les décisions seule et le fait qu'il conteste mon autorité ne me plaisait pas du tout. Autorité que je trouvais moi-même déplacée, mais qui m'appartenais malgré tout.

J'étais accoudée à la rambarde les yeux perdus sur une Volterra endormie, quand je sentis Alec arriver.

Il vint se placer derrière moi et m'enlaça, se contact me détendit instantanément.

-Ne lui en veut pas Bella il ne fait que son boulot, et toi plus que quiconque devrait reconnaître son professionnalisme.

-Je le sais c'est juste sa façon de me manipuler qui ne me plaît pas.

-Tu serais venu s'il t'avait dit qu'il prendrait Byron sur l'extérieur ?

-Non probablement pas. Mais ne te méprends pas ce n'est pas parce que je ne voulais pas te voir ou que Byron compte plus pour moi. C'est parce que j'ai peu qu'il subisse les foudres de Caïus ou Jane par ma faute.

-Bella ! Aro nous a donné des instructions, et même si Caïus voulait s'en prendre à Byron nous avons ordre d'y veiller comme si c'était toi. Et si ma sœur s'en approche je m'en occuperais personnellement, je ne la laisserais plus t'atteindre crois-moi.

-C'est aussi le fait que je n'ai plus l'habitude de me plier aux ordres de quiconque. Ça fait cinq ans que je dirige ma vie comme je l'entends et qu'on me tienne tête me dérange.

-Ma puce il va falloir remettre ta fierté en place, et si moi j'y suis arrivé je ne doute pas que tu puisses le faire, il me déposa un baiser sur le sommet de ma tête, il m'avait complètement calmé de par sa proximité et sa compréhension.

-Et tu veux me raconter ce qu'il s'est passé avec Byron ? je n'avais aucune raison de ne pas lui dire. Il me connaissait assez pour comprendre l'ampleur du sacrifice que j'avais accordé à Byron.

-À une cinquantaine de kilomètres de la frontière nous nous sommes arrêtés pour faire le plein d'essence. J'étais coincée dans la boutique attendant que l'humain devant moi paye son approvisionnement, mais l'appareil a déconné à ce moment. Byron est sorti de la voiture et s'est dirigé derrière la boutique où j'avais entendu battre deux cœurs. Il m'a dit que l'homme avait dans l'intention d'abuser de sa partenaire et qu'il allait seulement pour lui porter secours puis il a respiré leur odeurs et il a perdu le contrôle. Quand je suis arrivée il vidait l'homme devant les yeux de la jeune femme et quand elle m'a vu elle s'est mise à hurler pour que je lui porte secours. Mais il y avait du monde dans la boutique et une autre voiture arrivait je n'ai pas eu le choix j'ai été obligé de la tuer. Ça m'a brisé je n'avais jamais tué d'humain avant cela.

-Je sais que c'est dur pour toi, mais c'est un nouveau-né normal Bella, j'ai fait pire que ça crois-moi. Et tout le monde n'a pas ton tempérament.

-Je sais c'est juste que ça fait un peu beaucoup de changement en fait et je ne sais plus trop où j'en suis. Et tout ça me perturbe. Je crois que c'est un tout entre l'histoire avec Edward qui m'obsède encore, nos retrouvailles, le retours à Volterra, et bien sûr le meurtre de cette humaine. Je suis perturbée et je ne sais plus quoi faire.

-Tu regrettes d'être là ?

-Non ! Bien sûr que non. C'est ce qui concerne l'avenir dont je ne suis pas sûre. J'ai envie de retrouver mon Moulin, mais je n'ai pas envie de te quitter. J'affectionne tout particulièrement ma liberté, être libre de mes mouvements ne rendre de compte à personne, mais j'ai l'impression de n'être complète qu'avec toi et ce bout de tissu sur les épaules.

-Tu n'es pas obligée de te décider ce soir, nous avons l'éternité Bella. Laisse passer ces deux semaines de travail et puis si tu veux rester un peu plus longtemps pour passer du temps avec ceux que tu apprécies fais-le. Et si tu veux rentrer fais-le. Je serais d'accord avec ce que tu décideras, parce que je ne veux que ton bonheur, ma puce.

Il était sincère, je le sentais au plus profond de moi il était véritablement sincère, et cela me touchait encore plus que n'importe quelle déclaration d'amour enflammée. Il me voulait mais il serait prêt à me laisser partir juste pour que je sois épanouie, il était mieux que moi à n'en pas douter, parce qu'à l'inverse moi je ne serais jamais capable d'une telle grandeur d'âme, même pour lui.

Je me retournais pour lui faire face, mes yeux accrochèrent les siens. Il me regardait avec amour et tendresse. Il effleura ma joue avec le bout de ses doigts, je me perdais dans ce contact, ma peau frémit au tracé de ses doigts. Je penchais ma tête pour que sa main couvre plus de surface, cette sensation m'électrisait, mon estomac se serra. Il attrapa de sa main gauche délicatement ma hanche et m'attira encore plus près de lui, j'étais collée contre son torse cette odeur qui le caractérisait tant m'ensorcelait je rouvris les yeux et les plongeais de nouveau dans les siens. Il passa ses deux bras dans mon dos comme pour empêcher une quelconque tentative de fuite. Il approcha son visage du mien son regard était tendre mais déterminé. Je le laissais prendre les commandes, je me laissais totalement aller. Il posa enfin sa bouche sur la mienne il me fit perdre le contact avec la réalité, son haleine enivrante, son odeur, puis le touché de ses lèvres associés aux caresses de ses mains dans mon dos, m'envoyèrent dans un autre monde. Ce que je ressentais était indescriptible, mon estomac se contractait et semblait peser une tonne. Je ressentais des fourmillements partout dans mon ventre, d'ailleurs je ne comprenais pas vraiment quand on disait ressentir des papillons voleter pour ce genre de sensations, moi j'avais l'impression qu'une fourmilière venait de s'installer dans mes entrailles. Mon cœur ne demandait qu'à rebattre et vu la quantité de courant électrique qui me parcourait il pouvait certainement y arriver. Mes jambes étaient flageolantes et si Alec ne me tenait pas aussi fermement j'aurais pu en perdre l'équilibre, surprenant pour un vampire, hein ! Quand nous approfondîmes notre baiser mon corps fut assailli par un flux extraordinaire d'adrénaline. Il était bon, tellement bon, son goût, sa dextérité, son assurance, son aisance, son touché tout en lui me faisait fondre, mais ce baiser m'emmena au bord de l'extase faisant naître une chaleur incendiaire dans mon ventre. J'avais envie de plus, de tellement plus il savait me rendre irrésistible, et désirable. Il passa ses mains sous mon tee-shirt, caressant mes hanches délicatement, à chaque caresse je recevais une décharge attisant mon désir qui ravageait déjà mon corps.

Il mit fin de lui même à ces retrouvailles tellement attendu, sous mes gémissements plaintifs.

-En douceur Bella, nous avons dit en douceur, sourit-il contre ma bouche entre les petits baiser qu'il me déposait, arrogant et fier de lui.

-Tu as plus de contrôle que je ne le pensais.

-Apparemment plus que toi effectivement, me répondit-il.

-Apparemment ! On retourne les voir je pense que j'ai trouvé le remède idéal pour me calmer.

-Heureux de te servir à quelques chose, le lui fis mon sourire angélique qui me valut un nouveau baiser.

-Tu disais ? Plus de contrôle que moi, le raillai-je à la fin de notre baiser, qui avait réussi à noircir ses yeux de désir.

-Miss Volturi vous êtes le diable en personne, je riais heureuse de retrouver mon Alec celui duquel j'étais tombée amoureuse.

Nous retournâmes dans la chambre de Démétri, main dans la main. Je n'avais jamais été aussi heureuse depuis tellement longtemps. Quand nous pénétrâmes dans la pièce Byron me souriait, il sentait mon humeur et il semblait heureux pour moi.

Avant que qui que ce soit me coupe dans mon élan je pris la parole.

-Démétri je suis OK, fais ce que tu as à faire, je tempérerais mon emportement.

-OK merci Bella. Donc maintenant que le sujet le plus sensible a été abordé. Le deuxième point. Il n'y aura qu'une équipe pour le château et tu en es la responsable.

-Comment ça se fait ? Pourquoi pas Chelsea ou Renata ?

-D'une part ce qu'elles ne le veulent pas, et de deux tu es la fille d'Aro et même si tu n'es présente que temporairement cela fait de toi la garde avec le grade le plus élevé. Et puis tu as déjà prouvé tes compétences pour ce poste à l'époque.

-D'accord. Par contre pour Byron faites attention il est nouveau-né, et je ne veux pas que Caïus puisse lui reprocher quoique ce soit. Vous me comprenez ?

-Ne t'en fais pas Bella, il ne sera jamais seul et toujours avec l'un d'entre nous.

-Juste pour savoir vais-je devoir travailler en binôme avec Jane et Noémie ?

-C'est à toi de voir si tu le peux où pas. Si tu ne te sens pas de les avoir sous ton commandement nous réajusterons les plannings.

-Non ça ira de toute façon va bien falloir que je les recroise et je ne suis pas du genre à me cacher.

Il me regardait avec un sourire satisfait et fier de ma réaction.

Le lendemain Démétri avait réuni l'ensemble des gardes pour répartir les équipes et les plannings. Nous arrivâmes tous les quatre ensembles. En pénétrant Dimi me prit par la main faisant signe à Byron de rester avec les autres et me tira jusqu'à la petite estrade.

-Bien, nous sommes tous présents. Alors comme vous devez vous en doutez nous avons établi les tours de gardes ainsi que les binômes. Nous avons garder dans les grandes lignes le plan de Miss Volturi, cependant nous avons cru bon de vous faire tourner à tous les poste hormis toi Renata et Bella, vous serez entièrement en charge de la protection des maîtres et du château. Cela veut dire aussi que la responsable de cette partie est Bella, tout ce qui se passe dans le château doit lui en être référer. Est-ce que tout le monde est d'accord sur ce point ? Parce que dans le cas contraire je tiens à vous prévenir que nous nous ferons une joie, soit Alec, soit moi de vous apprendre le respect que vous lui devez.

D'un mouvement presque unanime tout le monde hocha la tête positivement, seules Jane et Noémie ne bougèrent pas d'un cil ne cessant de me toiser espérant certainement pouvoir me réduire à néant avec leur simple regard. Je sentis même une pique du pouvoir de Jane m'atteindre elle savait qu'elle ne le pourrait pas, elle voulait m'informer qu'elle n'avait pas dans l'intention de me facilité la tâche et cette sensation ne fit qu'accentuée par le sourire sarcastique que lui lança sa compagne de torture. Je les toisais à mon tour et rendis à Noémie ainsi qu'à Jane leur sourire, que j'amplifiais. Si elles voulaient jouer j'étais leur joueuse, cela ne me poserait aucun problème. Byron s'aperçut de l'échange et grogna en direction des deux femmes, ce qui porta l'attention de tout le monde sur lui et elles par la même occasion.

-Jane et Noémie, je n'accepterais ni ne tolèrerais aucun comportements déplacés comme la dernière fois. Sachez mettre de côté vos rancunes et respecter le statut de Bella, après tout elle est la fille d'Aro. Me suis-je bien fais comprendre ? il s'était exprimé de façon autoritaire. Elles hochèrent la tête mécontentes.

Je retournais la tête vers Byron je n'avais pas fait attention qu'il s'était placé aux côtés d'Heïdi, je glissais mon regard vers elle qui se saisit instantanément et recula de quelques pas. Je vis le regard de Byron se voiler d'une certaine tristesse, je n'aimais pas ce regard et le voir aussi atteint me peinait.

La réunion se termina je me tournais vers Dimi et Alec.

-Veuillez prendre Byron avec vous je dois éclaircir un point avant de vous rejoindre.

-Bella ne fais rien que tu puisses regretter, me dit simplement Démétri.

-Tu sais très bien que je sais ce que je fais Dimi, chacun l'un après l'autre m'embrassa le front et partir en direction de Byron qui me regardait inquiet.

Je lui fis un petit sourire encourageant en même temps que j'appelais Heïdi. Elle me regardait terrorisée, Byron lui serra la main de façon réconfortante et lui dit au creux de l'oreille que tout se passerait bien, elle lui rendit son sourire et je pus à cet instant affirmer que je n'avais jamais vu Heïdi de cette façon. Elle paraissait extrêmement sincère avec Byron. Elle le regardait avec tendresse et amoureusement, ce qui m'assura dans ma conviction qu'une discussion serait très utile.

Tout le monde fut parti nous laissant entièrement seules. Je décidais de ne pas perdre de temps car je voyais bien le malaise de la petite brunette que j'avais face à moi. Et dire qu'à une certaine époque c'est moi qui la craignait pour les même raisons, je ris intérieurement de se retournement de situation.

-Heïdi, je ne vais pas y aller par quatre chemins nous avons toutes les deux des choses plus importantes à faire, je la voyais déglutir difficilement et pourtant elle essayait tout de même de se donner une certaine prestance pour me faire face.

-Très bien ! Que veux-tu Bella ? j'appréciais qu'elle essaie de dépasser la crainte que je lui inspirais pour se montrer digne.

-Je voudrais savoir la nature de tes sentiments pour Byron, après tout je ne pouvais pas non plus me montrer totalement gentille, il fallait aussi que je préserve un peu de ma suprématie à ses yeux et aux yeux des autres aussi.

-Je l'aime sincèrement, me répondit-elle avec aplomb. Et je crois qu'il m'aime aussi, mais nous n'avons encore rien établi.

-Tu ne t'amuserais pas à l'ensorceler j'espère ? lui demandai-je bien que je connaisse déjà la réponse.

-Non ! me répondit-elle indignée. Mes sentiments sont sincères et non truqués et je ne truquerais pas les siens et puis il est empathe je crois qu'il pourrait aisément faire la différence.

-Oui je le sais Heïdi, je voulais seulement en avoir la certitude.

-Bella ? Est-ce que... je sentais que ce qu'elle s'apprêtait à me demander lui coûtait pas seulement à cause de nos relations conflictuelles du départ mais parce qu'elle avait aussi peur de la réponse.

-Vas-y Heïdi dépêche-toi j'ai des choses à faire.

-Est-ce que Byron et toi êtes compagnons ou amants ? me demanda-t-elle son regard déterminé dans le mien. Je lui souris compatissante avant de lui répondre.

-Non Heïdi nous ne sommes ni compagnons, ni amants. Nous sommes seulement des amis proches voir peut-être même plus. Notre relation pourrait être comparer à une sorte de fratrie. Donc il n'y a rien qui fasse que vous ne puissiez pas commencer une relation tous les deux. Mais attention en tant que sœur, et tu sais à quel point je peux être sérieuse quand je te dis ça, ne fais pas de mal à Byron je ne supporterais pas qu'il puisse souffrir inutilement, je faisais bien sûr référence à notre petite altercation concernant Emmett Cullen que je considérais lui aussi comme mon frère

-Ce n'est pas dans mes intentions Bella, me répondit-elle en souriant. Je pouvais dire qu'elle était même radieuse. Bella je voulais te demander autre chose.

-Oui.

-Je sais que tu vas être pas mal occupée pour les deux prochaines semaines et je suppose que tu ne t'aies pas occupé de te choisir une robe pour la soirée du nouvel an. Me permets-tu de m'en occuper ? je la regardais totalement désappointée. C'est que j'aimerais que nous ayons debonnes relations car j'ai remarqué que Byron était très proche de toi et que c'était réciproque. Je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que nos relations à toutes les deux se passe le mieux possible pour ne pas gêner Byron avec un conflit qui n'a plus lieux d'être.

-Écoute j'apprécie ton dévouement, mais je ne peux pas, mes goûts ont beaucoup changé et je préfère choisir moi-même mes vêtements.

Elle était déçue et je m'en voulais un peu mais je ne pouvais pas la laisser me choisir une tenue ou tout le monde pourrait voir mon corps surtout connaissant ses goûts.

-Par contre si tu veux je ne vois pas d'objection à ce que tu te joigne à notre petit groupe quand Byron est avec nous, c'est le moins que je pouvais faire pour qu'elle ne se sente pas exclu. Son sourire réapparut et sans que je ne m'en rende compte elle me serrait dans ses bras.

-Heïdi, je ne voudrais pas te froisser, mais je n'ai pas l'habitude à tant d'attention et je suis assez mal à l'aise.

-Excuse-moi Bella, mais il va falloir t'y faire je suis très démonstratrice. Et maintenant que nous avons réglé nos petits différents je sens que nous allons bien nous entendre, je me renfrognais, j'avais comme l'impression que je venais de libérer un monstre de sa prison. Et puis, reprit-elle. Ce n'est pas comme si t'avais le choix entre ton manque de popularité au sein du château que ce soit avec les hommes ou les femmes, et le fait que je n'ai pas l'intention de laisser Byron me filer entre les doigts tu vas devoir composer avec moi.

-Merde qu'est-ce que je viens de faire, me plaignis-je. Elle me gratifia d'un sourire éblouissant. Ne t'avise pas de m'ensorceler Heïdi je n'aime pas me faire manipuler.

-Tu sauras Bella quand je veux quelques chose sincèrement j'ai beaucoup de patience. Et je veux gagner ton amitié et ton respect, alors je ne m'amuserais pas à t'ensorceler comme tu dis.

Je la regardais stupéfaite, bon c'est vrai que nous avions mal commencer toutes les deux et j'espérais que cela allait aider à la tenir loin de moi malgré sa future relation avec Byron. Mais apparemment elle était dotée d'une ténacité et d'un courage impressionnant. Et puis en y réfléchissant trente secondes, en quoi cela pourrait être si dérangeant en fin de compte. Je n'avais que des amis masculins depuis que j'avais rejeter Alice de ma vie. Et bien que j'apprécie Rosalie ou en tout cas je ne la hais pas, ce n'était pas la personne vers qui je me tournerais si je devais parler d'un sujet bien féminin, alors pourquoi pas et puis cela ferait plaisir à Byron. Mais je ne devais pas lui montrer que j'étais d'accord avec son point de vue.

-On verra bien comment cela se goupillera, lâchai-je à Heïdi. Maintenant rejoins ton poste s'il te plaît nous avons déjà assez perdu de temps, elle me sourit de nouveau et je m'exaspérais encore plus puis elle partit rapidement rejoindre son poste tandis que moi je commençais à me demander si je faisais bien d'accepter cette nouvelle amitié. Je sentais que j'allais le regretter et perdre de ma tranquillité. Disons que c'était mon sixième sens féminin qui me mettait en garde.


Comme d'habitude j'attends impatiemment vos réactions. N'hésitez pas à laisser vos com's.

Information général: Je viens de revoir un peu mon plan de déroulement. Je vous épargnerais les détails concernant mon cerveau embrouillé pour lequel j'ai besoin d'avoir un support visuel pour réaliser une histoire plus ou moins cohérente, enfin bref... Après avoir revu tout ça je tiens à vous informer que je devrais normalement (si je peux arriver à tout caser sans que cela ne devienne trop lourd) arriver à 30 chapitres tout rond. Voilà nous sommes bientôt arriver au bout de cette histoire.

Bon je vous laisse lire ce chapitre dans lequel nous allons revoir apparaître notre Alec tel que nous l'aimons sauvage et protecteur. Bonne lecture.

 


 

Chapitre 24.

Voilà une semaine que j'ai repris du service et mes automatismes étaient étonnamment toujours présents. J'étais même fière de constater à quel point je m'en sortais plutôt bien. J'ai eu quelques soucis avec certains réfractaires qui ont pris officiellement le parti de la propagande anti-Bella.

Il m'aura simplement fallu une petite réunion en salle d'entraînement pour les faire se raviser. J'admets avoir été légèrement brutale, mais il a fallu que je regagne le respect de mes troupiers, et tout le monde sait dans le monde vampirique que seules la peur et la crainte imposent le respect. Oui je suis fière d'avouer aujourd'hui que je suis bel et bien une Volturi dans l'âme, j'ai appris la leçon à mes dépends. Il fallait savoir s'imposer dans cette vie et j'ai bien l'intention de vivre sereinement mon éternité, donc je m'impose.

Je suis en salle des trônes comme tous les jours et voir aussi certaines nuits, une délégation de vampires asiatiques ont demandé audience auprès des maîtres. Pour être franche un vampire asiatique pourrait presque être effrayant ils ont naturellement les traits fins, alors ajoutez à cela la perfection vampirique associé aux yeux rouge je vous assure que même moi je reste sur mes gardes. Surtout voyant les regards avec lesquels ils me dardent, je dois apparemment attiser leurs curiosités. Le chef de leur clan s'entretient dans une conversation made in Aro, tandis que les autres ont les yeux braqué sur moi et comme je vous l'ai dit ils sont assez impressionnant.

-Qu'est-ce qu'ils me veulent ? demandai-je à Byron qui se trouvait être aujourd'hui sous mes ordres.

-Je sens de la curiosité émaner d'eux, je n'en connais pas la raison, je suis désolé.

-C'est pas grave je demanderai à Aro.

Je continuais d'observer mon père, je préférais diriger mon attention sur lui plutôt que sur nos visiteurs, qui me mettaient je dois l'admettre assez mal à l'aise. J'espérais qu'à la fin de cet entretient il ne lui viendrait pas à l'idée de les inviter pour notre petite fête qui devrait se dérouler d'ici une petite semaine.

Mon père revînt parmi nous le visage dur.

-Nous allons nous entretenir entre nous pour trouver une solution. Merci Chung-san de nous informer des événements qui surviennent dans ton pays. Nous t'appellerons dès que nous aurons trouvé une solution adéquate, je vis mon père se tourner vers moi avec un sourire, alors que Chung lui posait une question silencieuse que seul mon père grâce à son don pouvait entendre.

-Je suis désolé Chung mais elle a déjà un compagnon. Quand à ses yeux cela provient de son alimentation quelque peu différente. Elle se nourrit de sang animal, ce qui altère la couleur de ses yeux.

Je le toisais hautaine, alors que lui me regardait maintenant avec un dégoût non feint. Que croyait-t-il ? Que j'aurais pu être intéressée par lui ? Mais il ne va pas bien, en plus de faire peur il n'est pas franchement beau. Et puis apparemment mon régime alimentaire ne lui convient pas. Pour une fois j'étais assez soulagée de la révulsion qu'inspirait ma particularité alimentaire.

Ils se saluèrent puis partirent non sans m'avoir ensevelis sous un tas de regards les plus déstabilisants les uns que les autres.

Aro attendit qu'ils soient assez loin pour informer Marcus et Caïus du motif de leur visite.

-Nous avons un gros problème en terre Chinoise. Les enfants de la lunes sévissent avec un entrain démesuré.

-Comment cela est-il possible ? Je croyais que nous avions éradiqué cette sous race, s'énerva Caïus.

-Je le pensais aussi, hors je viens de voir dans les souvenirs de Chung qu'apparemment cela n'est pas le cas. Et d'après ce que j'y ai vu ils prolifèrent plus vite que des cafards.

-Nous devons envoyer une équipe sur place rapidement nous ne devons pas les laisser se reproduire aussi vite sans interférer dans leur plan.

-Je suis d'accord avec toi Caïus, renchérit Marcus. S'ils se reproduisent aussi vite c'est pour créer une armée capable de nous anéantir. Bien que de toute façon nous leur seront toujours supérieur, nous ne pouvons tolérer qu'ils puissent s'en prendre comme ça à nos semblables et surtout risquer de mettre en péril notre anonymat.

-Oui c'est exact. La prochaine pleine lune est dans quatre jours. Nous devons y envoyer quelques uns des nôtres pour qu'ils sachent que nous sommes au courant et qu'ils calment un peu leur folie en attendant de les détruire et cette fois définitivement, renchérit Marcus.

-Qui enverrons-nous ? demanda Aro.

-Moi j'irais bien, il y a fort longtemps que je n'ai pas mis les pieds à l'extérieur de ce château.

-Et puis quand on sait à quel point tu aimes ces chiens, cela ne m'étonne guère à vrai dire, sourit Marcus.

Je crois bien que c'est la première fois que je voyais un tel sourire sur le visage de l'impassible Marcus. Cela ferait presque plus peur que son attitude glacial et supérieur. Ce qui m'effraya carrément ce fut le sourire de connivence de Caïus. Nous nous sommes tous regardés entre Byron, Renata et moi, totalement désappointés.

-Bien et avec qui comptes-tu t'y rendre ? demanda Aro.

-Jane et Noémie bien sûr, et puis il faut voir avec Démétri qu'il revoit ses équipes il me faudrait encore quatre ou cinq gardes supplémentaires.

-Bella veux-tu aller chercher Démétri ? m'ordonna Aro. Nous n'auront plus de visites pour aujourd'hui, tu peux donc disposer après cela.

-Bien Aro.

-Tu le trouveras à la pointe nord de la ville. Et profites-en pour aller chasser je pense que tu en as bien besoin.

-Bien je ferais cela, je sortis accompagnée de Byron.

-Je vais chercher Heïdi nous irons faire un tour ensemble avant qu'elle ne parte en chasse elle aussi.

-Moi je vais me changer, tu me rejoins avec Heïdi ce soir on passera un moment ensemble.

-Je lui en parle je pense pas que cela lui posera problème.

-OK à tout à l'heure.

Je partis dans mes appartements pour me changer avant d'aller chercher Dimi et surtout avant d'aller me nourrir c'est vrai que j'ai attendu trop longtemps ma dernière chasse remonte au jour de notre départ pour Volterra et contrairement aux autres j'ai besoin de me nourrir un peu plus souvent qu'eux, car bien que le sang animal soit tout aussi « nourrissant » si je puis dire ainsi, il est néanmoins moins consistant que le sang humain d'où mon obligation de me nourrir plus souvent. Je ne mis pas longtemps à me préparer et récupérer ma cape de jour, celle qui me permets de sortir en plein jour en étant totalement couverte pour cacher mon éclats aux yeux des humains vivant à Volterra. Je pris la direction de la sortie quand j'entendis le gloussement horripilant de Jane, et la voix complètement paniquée de Heïdi. Et merde pensais-je en moi-même. Je n'avais pas le choix je devais y aller parce que si Byron arrivait avant moi, je crains que l'on soit obligé de le tuer car je ne donnais pas cher de la peau de ma belle-sœur si elle venait à s'en prendre à Heïdi.

-C'est une sale manie que tu as de venir te mêler de ce qui ne te regarde pas Swan.

-Pour ta gouverne, d'une part c'est Miss Volturi, répondis-je alors que je prenais place entre elle et Heïdi. Et deuxièmement j'ai droit d'intervention sur tout ce qui se passe dans ce château, dis-je d'une voix posée et sûre.

-Et puis il s'agit surtout de prendre soin de la poupée de ton nouveau-né.

-Serais-tu jalouse Jane ? Parce que si j'ai bonne mémoire il me semble que vous étiez bonnes copines toutes les deux il y a encore peu temps de cela ?

-Ce n'est certainement pas de la jalousie. Et oui nous étions en bon terme, enfin c'était avant qu'elle revoit ses principes et ses valeurs à la baisse.

-Je pensais que tu pourrais comprendre mon point de vue. J'aime Byron et je suis désolée que cela t'affecte Jane mais je ne le laisserais pas juste parce qu'il est proche de Bella.

-Ainsi c'est donc ça. Tu t'en prends à Heïdi juste parce qu'elle est avec Byron et que nous sommes proches. Moi qui croyais que l'on s'assagissait avec le temps, il y a des exceptions à chaque règles.

-Tu te donnes trop d'importance «Bel-la», répondit-elle sarcastique. Je m'entretenais avec Heïdi pour lui faire part de ma déception qui n'a rien à voir avec toi. Mais plutôt envers ses goûts plus que déplorables.

-Bien maintenant qu'elle est au courant, je te prierais de prendre congé, je pense qu'elle a saisi le fond de tes pensées.

-Sainte Bella, protectrice des faibles et des âmes perdues a encore parlé. Mais tu sais que l'on doit encore s'entretenir en privé toutes les deux.

-Mais je n'oublie pas Jane et pour être totalement franche il me tarde que toute cette semaine et ta mission à venir soient achevées, pour que nous puissions confronter « nos points de vues », je sentais la colère monter en moi, mais je devais impérativement lui montrer un visage impassible. Elle ne devais pas voir qu'elle réussissait à troubler mon apparente sérénité.

-Quelle mission?

-Ah oui j'oubliais que tu n'étais encore pas au courant. Je suppose que tu n'attendras pas longtemps, avant de savoir enfin tu le sauras après que j'en aurais informé Démétri, je me tournais vers Heïdi. Viens je t'accompagne Byron te cherche, nous tournâmes les talons prêtes à partir.

-Un jour tu me paieras tout ça Bella, je t'assure que je vais effacer tes airs arrogants et suffisants de ton visage.

Je me tournais et lui adressais le plus beau sourire hypocrite dont je disposais et partis avec la compagne de mon protégé sans ajouter un mot.

-Merci Bella, me dit Heïdi après nous être éloignées suffisamment loin pour ne pas que ma belle-sœur nous entende. Mais tu devrais pas la chercher comme ça elle est dangereuse.

-Tu sais elle ne m'impressionne plus. Et puis je ne fais que lui rendre la vie un peu plus agréable, elle s'ennuierait sans moi, plaisantai-je.

-C'est sûr elle n'a pas pour habitude d'être contrariée lorsqu'elle a une idée en tête. Mais méfie-toi quand même, je sais que tu es forte, mais elle est fourbe.

-Ne t'en fais pas je ne la sous-estime pas.

Nous arrivâmes enfin aux abords de l'entrée où Byron attendait sa chère et tendre. Je les laissais ensemble alors qu'ils s'adonnaient aux échangent bruyant de salive, sous mon air faussement dégoûté. En étant sincère j'étais heureuse aussi bien pour Byron qui à en croire ses attitudes avait trouvé l'amour de sa vie et donc ne serait plus jamais seul, et pour Heïdi qui elle aussi avait enfin trouver quelqu'un digne d'intérêt et sur qui ses phéromones n'avaient pas lieux d'être.

J'arrivais aux côtés de Démétri qui m'avait senti arriver depuis bien longtemps déjà.

-Alors ma belle tu as décidé de prendre un peu l'air ?

-Oui et je vais aller chasser un peu ma gorge devient infernal.

-Oui ça devient même urgent tes yeux sont trop noir.

-C'est le fait de croiser des humains ça attise le feu et ma soif. Aro te demande, il doit voir avec toi pour réformer certains gardes pour une mission assez urgente.

-De quel ordre ?

-Tu verras ça avec eux, ils t'expliqueront dans le détail. Mais apparemment cela a un rapport avec des loups-garous en Asie. Caïus veut y aller avec son équipe et il veut en plus d'autres gardes.

-Non Caïus part aussi ? Ça fait bien longtemps qu'il n'avait quitté le château et en plus sans les deux autres maîtres.

-Tout compte fait je crois que nous allons passer un bon réveillon, souriais-je.

Sourire qu'il me retourna, je l'embrassais sur la joue avant de partir.

-Oh Bella attends un peu, Alec va bientôt finir son service.

-Si tu le vois envoi-le moi je serais dans ma réserve habituelle. Je ne vais pas pouvoir attendre, surtout avec tous ces humains autours ça devient difficile de garder le contrôle.

-OK je te l'envoie. Mais ne reste plus autant de temps sans chasser.

-Tu sais que je ne suis plus un nouveau-né?

-Ce n'est pas une raison pour que je ne me soucie plus de toi et ton bien être. En fait c'est surtout que tu es plus grincheuse quand tu as soif. C'est plus de moi et de mon bien être personnel dont je me soucie, il me fit un sourire accompagné d'un clin d'œil avant de partir en direction du château.

J'étais sur mon terrain de chasse, après avoir décimé deux renards, je venais de flairer la trace d'un troupeau de cervidés, que j'avais bien l'intention de suivre, tellement je m'étais négligée et donc assoiffée.

J'étais sur le point de sauter sur le plus gros cerf du troupeau quand plusieurs fragrances de vampires m'atteignirent de pleins fouet. J'eus juste le temps de me retourner pour faire face à trois vampires mâles.

-Et bien et bien qu'avons nous là ! dit le premier qui semblait être le chef de ce clan nomade. Il était grand, élancé, blond et plutôt beau garçon enfin s'il n'avait pas cet air lubrique accroché sur son visage.

Les deux autre bruns et plus petit échangèrent un regard entendu. Mon sixième sens me mettait en garde. Ils n'avaient pas l'air d'avoir d'honnêtes intentions à mon égard, je devais prendre la discussion en mains pour tenter de les raisonner en tout cas leur faire comprendre que je n'étais pas n'importe qui et qu'ils risquaient gros en s'en prenant à moi, d'une part parce que j'étais une bonne guerrière quoique seule face à trois vampires adultes, je n'avais pas grande chance de m'en sortir indemne. Mais j'étais surtout Bella Volturi et de par mon nom cela devait m'assurer une certaine sécurité, de la crainte et du respect de leur part.

-Je suis Bella Volturi, et vous qui êtes-vous ? demandai-je avec une suffisance digne des Volturi.

-Oh ! Mais la chance nous sourie, la fille d'Aro nous n'aurons pas attendu longtemps.

-Comment ça ? Vous m'attendiez ?

-Oh que oui ma belle ! Mais nous nous attendions pas à avoir un morceau de si belle qualité. Qu'en pensez-vous les gars ?

-Très appétissante en effet, répondit l'un des brun sous l'approbation de son collègue.

Je commençais à faire quelques pas en arrière. Les deux bruns tentèrent de me saisirent par les poignets, je me dégageais avec un clefs de bras sur le plus petit, celui là même qui venait de parler. Mais les deux autres en profitèrent pour m'immobiliser. Le blond réussit à me plaquer contre le plus grand de ses acolytes qui me maintînt fermement, en m'enserrant dans l'étau ses bras. Il devait avoir une force similaire à Emmett car je ne réussis pas à le faire desserrer sa prise malgré l'acharnement que j'y mettais.

-Vous allez regretter ce que vous êtes en train de faire je ne suis pas n'importe qui, les menaçai-je.

-Et nous le savons parfaitement. Nous savons également que tu as des qualités de guerrière remarquables. Mais heureusement pour nous que tu as aussi cette tare dans ton alimentation qui fait que tu chasses toujours seule. Nous savions que tu devais à un moment où à un autre t'éloigner du château. Avec toi en moins il sera plus facile de le prendre d'assaut, restera plus qu'à nous occuper de ton compagnon, et le règne des Volturi sera de l'histoire ancienne.

-Vous ne pourrez rien faire contre Alec je suis la seule qui puisse le bloquer. Il va vous détruire et vous faire regretter de vous en êtes prit à moi.

-Ne soit pas si sûre de toi chérie, me susurra-t-il avec une voix qu'il voulait aguichante en me léchant la joue avec sa langue de pervers. Mais en attendant j'ai bien l'intention de profiter de la chance qu'il m'est donnée d'avoir un si beau p'tit lot.

Il arracha ma tunique d'un coup se délectant de la vue qu'il lui était offerte je grognais et tentais de me libérer de mon geôlier mais sans résultat.

Il entreprit de me passer sa main dans mon entre-jambe, je tentais de lui décocher un coup de pied mais malheureusement pour moi il réussit à le parer.

-Allonge-la ! ordonna-t-il à son complice, je me débattais comme je pouvais mais je n'arrivais à avoir le dessus il était plus fort que moi.

-C'est une coriace viens m'aider Paul.

-Tu pourrais pas te la fermer un peu maintenant elle sait comment je m'appelle, répondit le fameux Paul fâché.

-Et alors c'est pas comme si elle allait s'en sortir de toute façon, répondit l'autre.

-Oh que si je vais m'en sortir. Et même si je ne m'en sors pas vous n'échapperez pas à notre traqueur, il réussira à vous suivre jusqu'au bout du monde et vous mourrez tous dans d'atroces souffrances.

-C'est vrai ce qu'elle dit leur traqueur est sacrément réputé, c'est le meilleur, personne ne lui a jamais échappé.

-Et alors de toute façon bientôt s'en sera bientôt fini des Volturi une fois celle-ci et son compagnon exterminé. Alors fermez-la et tenez-la bien j'aimerais en profiter sans dommages, en tout cas sans dommages pour moi.

Ils m'accrochèrent, l'un par les bras qu'il me tirait avec force au dessus de ma tête et l'autre les pieds comme s'ils avaient dans l'intention de m'écarteler de cette façon. Mais le résultat était que je n'arrivais plus à bouger. Le blond arracha ensuite mon jean. Je hurlais et grognais de frustration et de colère je voulais me libérer pour pouvoir leur faire regretter de m'humilier de la sorte. La peur s'insinuait en moi, je n'étais pas assez forte pour m'en sortir. Et pour une fois j'étais véritablement seule. Ils virent la peur dans mon regard je n'arrivais plus à la dissimuler, et ils rirent ensemble, m'humiliant d'avantage.

-Pas si forte que ça la fille d'Aro, moi qui croyais avoir plus de résistance. Ce n'est pas grave je vais compenser autrement. Hein ma belle tu vas être bien sage et disciplinée. Et puis ne fais pas ton effarouchée je suis sûr que tu vas aimer ça, je hurlais de terreur au moment où il retira son pantalon et se positionna au dessus de moi.

-NON ! entendis-je soudain. Un élan d'espoir m'envahis en reconnaissant cette voix. Je sentis les prises des mes tortionnaires se relâcher je me relevais le plus vite que je pus. Alec vint m'enlacer pour m'entraîner plus en retrait. Il était paniqué.

-Ça va Bella je suis là. Ils t'ont fait du mal ? il m'examinait de partout totalement perdu.

-Non il n'a pas eu le temps. Tu es arrivé juste avant.

-Je vais les tuer, ragea-t-il je connaissais ce regard et il ne valait mieux pas se te trouver devant lui à cet instant.

Il retira la chemise qu'il portait juste en dessous de son manteau et me la posa sur mes épaules ainsi que son manteau. J'étais presque amorphe, j'étais consciente de tout mais je n'arrivais pas à réagir, et pourtant mon cerveau fonctionnait normalement ce qui signifiait que je n'étais pas vraiment en état de choc. J'étais juste en prise avec moi même. Je ne m'étais rarement sentie aussi vulnérable surtout depuis que j'étais devenue vampire.

Alec me déposa contre un arbre, il embrassa le front.

-Ils vont le payer ma puce, il se retourna me laissant seule, et s'avança vers le groupe toujours inerte sous son emprise.

Une fois face à eux droit, fier et torse nu il retira son pouvoir les laissant de nouveau libre de leurs mouvements.

-Merde c'est Alec Volturi.

-Effectivement, vous êtes dans une sacré merde comme tu dis. Vous ne vous en sortirez pas vivant je peux vous le certifier, le blond et le grand brun tentèrent de s'enfuir. Alec redéploya son pouvoir pour les immobiliser.

-Bella veux-tu participer ou préfères-tu que je m'en charge ?

Je le regardais il savait en temps normal que je me serais fait une joie d'anéantir ses vauriens en cendre. Mais je venais d'en prendre un sacré coup, je me sentais si forte en temps normal que je me croyais au dessus de tout et tout le monde, et là je venais de me crasher brutalement sur terre, je me sentais aussi faible que l'humaine que j'avais été.

-Fais-le toi, mais fais-le souffrir celui-ci, dis-je en indiquant le blond d'un hochement de tête.

-Comme tu veux ma puce.

Il se débarrassa des deux bruns en un rien de temps préférant s'attarder sur l'objet de ma rancœur. Une fois le feu crépitant sur les débris de corps des deux vampires qu'il venait d'exterminer, Alec relâcha de nouveau son pouvoir. Il voulait un face à face avec celui qui avait failli abuser de moi, sa compagne. Alec était orgueilleux et ce qui était à lui personne n'avait le droit d'y toucher et encore moins lorsqu'il s'agissait de moi. Il reprit connaissance et d'un rapide coup d'œil il s'aperçut qu'il était seul face à Alec, ses deux acolytes servant de combustible au bucher qui se tenait devant lui.

-Je crois que nous avons un compte à régler toi et moi.

-Je n'ai fait que suivre les ordres je n'ai rien contre toi ou ta compagne.

-Qui t'as donné ces ordres ?

-Mon maître Vladimir, il veut vous anéantir toi et ton clan. On devait commencer par ta compagne qui nous pose des problèmes, avec son pouvoir elle réduit nos attaques. Puis après nous devions profiter de ta tristesse pour t'éliminer à ton tour, cela aurait très nettement diminué les chances de votre clan de s'en sortir. Sauf que j'ai raté ma mission.

-Oui si tu avais été plus professionnel sans t'attarder sur le corps de ma femme vous auriez très bien pu vous en sortir effectivement. Maintenant je vais te montrer ce qu'il va t'en coûter d'avoir convoité ce qui est à moi, et d'avoir eu l'audace de poser tes sales pattes répugnantes sur MA femme.

Le blond n'eut pas même le temps de se positionner. Qu'Alec lui sauta dessus en lui décrochant un coup de poing dans la mâchoire qui décolla le blond de terre. Alec le retînt par l'un de ses pieds, il lui arracha sa jambe droite avant même qu'il n'ait touché le sol. Le vampire blond se trouvait dans une position vulnérable, il ne pouvait plus se mouvoir en tout cas sur ses deux pieds. Il hurla de douleur. Alec s'approcha de lui en douceur il s'accroupit à ses côtés et lui dit.

-Tu n'aurais jamais dû la toucher.

Alec se déplaça au niveau de son appendice de reproduction qu'il attrapa à pleine main et lui arracha avec un sourire sanguinaire sur son visage. Les hurlements du vampire blond n'avaient plus rien d'humains, ni de vampiriques d'ailleurs, j'en aurais presque eu pitié « presque ». Alec se releva il fit le tour de sa proie avec une sérénité effrayante. Je le vis poser une main sur le ventre et l'autre sur le haut de sa cuisse restante, et avec une application exagérément lente il tirait sur ce membre faisant durer le plaisir et intensifiant les hurlements de douleurs de mon tortionnaire. Au bout de quelques minutes d'atroces élongations il finit par arracher à son tour sa jambe restante en s'y prenant à plusieurs fois bien évidemment. Il lui restait un bras, le vampire essaya avec ce seul membre d'échapper à la cruauté de mon compagnon. Je n'arrivais pas à sourire mais je peux affirmer que j'étais reconnaissante à Alec de faire durer la séance comme il le faisait. Je ne sais pas si moi j'en aurais été capable. Alec le plaqua au sol en lui enfonçant son pied dans le dos, tout en maintenant sa proie au sol, il tira par à-coup sur le bras restant lui arrachant le dernier membre qui se rattachait à son corps.

-Ferme-la un peu, lui dit-il alors qu'il s'accroupit de nouveau côté de son visage déformé par la douleur.

-Tu n'aurais jamais dû accepter cette mission où en tout cas la mettre tout simplement en pratique. Parce que tu vois la douleur qui t'habite n'est rien en comparaison de celle qui t'attend. Je vais tout de même t'offrir une faveur, je vais t'anesthésier en tout cas le temps de rentrer au château ensuite je te laisserais pourrir éparpillé dans l'une de nos cellules jusqu'à ce que je décide que tu auras assez souffert pour l'offense que tu nous as faite et surtout celle faite à ma compagne. Alors profite bien de l'accalmie qui va suivre, car cela ne va pas durer.

Puis comme il lui avait promis il l'anesthésia et sortit son téléphone tout en se rapprochant de moi. Au moment où il s'installa à mes côtés son interlocuteur décrocha.

-Démétri, Bella a eu des problèmes.

-Qu'est-ce qu'elle a ?

-Elle est choquée mais ça va je suis arrivé à temps. Il faudrait que tu passes dans sa chambre prends lui des vêtements, jean, haut et des sous-vêtement aussi.

-Mon Dieu qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-Je te raconterais quand tu arriveras. Et prends aussi de grands sac de voyages trois ou quatre assez grand pour y mettre les restes d'un corps.

-OK, où êtes-vous?

-Sur le terrain de chasse de Bella celui près de la plaine et la rivière.

-J'arrive je serais là dans moins d'une demi heure.

-OK, dépêche-toi. Et ne dis rien à Byron ce n'est pas le moment pour faire face à un nouveau débordement.

-Ça va je me dépêche, j'arrive au plus vite, il raccrocha j'étais dans les bras de mon Alec, en sécurité.

J'aurais aimé pouvoir pleurer pour me soustraire à la pression qui s'abattait sur moi, mais non je devais faire avec et réguler moi-même ce sentiment. Je me sentais faible et j'avais horreur de cette sensation qui révélait que finalement je n'étais pas aussi forte que ce que je tentais d'afficher. Ils avaient réussi à briser mes barrières, à faire en sorte que je retrouve la petite chose fragile que j'étais lorsque j'étais humaine et je les haïssais pour cela.

Mais que devais-je faire maintenant ? Faire comme si rien ne s'était passé ? Comment pourrais-je vivre seule au moulin en sachant que je ne pourrais jamais totalement me défendre par moi-même ? Je pris conscience que j'avais besoin d'Alec pas seulement pour partager un lit, mais j'avais aussi besoin de lui pour me protéger et m'épauler car malgré la personnalité que je m'étais forgée ces dernières années, j'avais besoin d'un homme, j'avais besoin de MON homme. Prendre conscience de cette vérité à cet instant tragique se révéla être ma bouée de sauvetage, celle qui me permit enfin de réaliser et de remettre à leurs places chaque éléments que j'avais en moi et dont je ne savais pas quoi faire. Une sorte de puzzle dont toutes les pièces s'assemblaient et s'emboîtaient enfin parfaitement. Tout devenait très clair, j'étais forte certes mais pas assez pour m'en sortir seule, et de toute façon je n'avais jamais été faite pour être seule. Si j'avais rencontré Alec c'était parce qu'il m'était destiné et j'en prenais enfin totalement conscience. J'ai été faite pour lui, c'était à lui de s'occuper de moi comme moi je devrais m'occuper de lui, c'était à lui de me protéger et c'est déjà ce qu'il avait fait à l'époque où je n'étais qu'une simple humaine. À l'époque où j'aurais normalement dû lui servir de repas, il m'avait protégé que ce soit contre les vampires nouveaux-nés ou encore face à Edward et Jasper, de Démétri lors de mon arrivé à Volterra. Il l'avait toujours fait, il m'avait toujours protégé de tout, de Caïus le jour même de mon réveil dans cette nouvelle vie. Je réalisais que le soir de notre séparation il l'avait fait aussi, inconsciemment bien évidemment, mais il m'avait protéger, il nous avait protégé. Car si j'avais tué sa sœur jamais nous n'aurions pu nous retrouver et vivre le bonheur qui ne demandait qu'à nous accueillir.

Je me rendais compte qu'il avait passé son temps depuis qu'il m'avait rencontré à prendre soin de moi, à me protéger de tout et tout le monde, pour l'attaque de Laurent il était encore présent et encore maintenant. Alec avait toujours été là pour moi, il était tout pour moi, il était mon compagnon, l'amour de ma vie, ma raison d'être et aussi mon bouclier, celui qui empêchait le mal de m'atteindre que ce soit de l'extérieur comme de moi-même. J'en venais à me dire que cela n'avait toujours été qu'à sens unique, je n'avais jamais rien fait de tel pour lui. Je n'avais fait que le faire souffrir et je devais arrêter ça, je devais lui montrer que j'étais aussi présente pour lui je devais arrêter de regarder que mon nombril. Je devais lui apporter l'attention et l'affection qu'il méritait, et je pouvais m'estimer heureuse qu'il veuille toujours de moi. Je me promis qu'à partir d'aujourd'hui j'allais être celle qu'il méritait, je serais sa compagne, son amie, sa confidente, je serais tout ce qu'il voudra que je sois.

-Alec je t'aime, lui soufflai-je à l'oreille alors qu'il me tenait fermement dans ses bras.

-Moi aussi je t'aime ma puce, me répondit-il en me serrant un peu plus fort. Je ne laisserais jamais personne te faire du mal.

-Je le sais, tu ne l'as jamais fait et je sais que tu tiendras promesse, après quelques secondes où je tentais de me reconstituer une voix déterminée, je me lançais.

-Alec je t'aime et je veux rester avec toi, je ne veux plus vivre sans toi.

-Tu es sûre de toi ma puce ? Pas que je ne veuille pas de toi à mes côtés je t'assure que rien ne pourrait me rendre plus heureux. Mais tu ne peux pas te laisser influencer par ce que tu viens de vivre, la peur n'est pas la meilleur conseillère.

-J'ai eu peur je ne te le cache pas, mais ce que je viens de vivre m'a ouvert les yeux sur ce qu'était ma vie avec et sans toi. Et je viens enfin de me rendre compte que je n'étais vraiment rien sans toi et que malgré le mal que je t'ai fait en te quittant tu m'as toujours protégé, de tout et aussi de moi-même. Et je ne veux plus gâcher nos vie j'en ai marre de tout ça, je veux être avec toi. C'est à moi de faire des concessions et je suis enfin prête à les faire.

-Moi aussi je veux être avec toi. Je ferais des efforts pour que plus jamais nous ne traversions ce genre de crise.

Il me serra toujours plus fort dans ses bras je savais que nous n'avions pas besoin de plus, nous nous étions enfin trouvés et compris et pour cela il avait fallu que je frôle la mort.

Quelques minutes plus tard Démétri arriva paniqué il lâcha les sacs qui devaient aussi contenir mes affaires et m'arracha des bras d'Alec sous le sourire attendri et compréhensif de mon amour. Bien sûr je l'avais pris sous mon bouclier dès l'instant où je l'avais entendu arriver car sinon il aurait été à la merci du pouvoir de son ami.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? puis en jetant un coup d'œil aux restes du corps qu'Alec avait démantelé ainsi qu'au bucher qui perdait de sa superbe. Ils n'ont pas osé te faire ce à quoi je pense j'espère ? demanda-t-il avec colère qui se couplait avec ses yeux noir de rage.

-Non Alec était encore là pour me sauver. Je suis désolée Dimi j'aurais dû attendre comme tu me l'avais conseillé.

-Tant que tu n'as rien ça va, mais à partir de maintenant tu vas devoir aller chasser avec l'un d'entre nous, tu n'iras plus jamais seule c'est bien compris ! m'ordonna-t-il.

Je savais qu'il n'avait pas dans l'intention de me donner un ordre proprement parlé, et que c'était la peur qui le faisait réagir, mais je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Je hochais la tête en lui répondant.

-Plus jamais Dimi, je te le jure, il me regardait comme si je venais de dire une aberration.

-Tu es sûre que tu vas bien ?

-Oui je vais bien, et non je n'ai pas perdu la tête je pense même que je viens de recouvrer mes esprits, lui répondis-je avec un petit sourire affectueux sur mes lèvres. Il regardait Alec pour avoir une explication. Il lui sourit lui aussi avant de répondre à son tour.

-Je pense que notre Bella est de retour.

-Et elle a bien l'intention de rester auprès de ses hommes dorénavant.

-Tu restes ?

-Oui, je reste, et de toute façon je serais incapable de vivre de nouveau sans vous, il me serra plus fort dans ses bras. Puis après quelques minutes où même Alec se fit discret il me relâcha.

-Tiens je t'ai pris quelques vêtements va te changer un peu plus loin, nous on va s'occuper de ce carnage, me dit-il en me tendant un sac qui contenait mes affaires.

Je m'exécutais tout en tendant l'oreille pour les écouter, Alec lui racontait comment il était arrivé juste sur le fil et ce qu'il avait fait au vampire qui avait tenté de me violer.

J'entendis Dimi pousser des grognements en même temps qu'il écoutait l'histoire.

Il nous fallut peu de temps avant de rejoindre la voiture, qui entre autre était ma voiture. J'étais surprise car j'avais pourtant bien signifié que je ne voulais que personne n'y touche, pas que Dimi la conduise me dérangeait, mais je pensais pouvoir faire confiance à Félix malgré ses envies peu honorables me concernant. Je l'avais jugé loyal.

-Comment ce fait-il que tu aies pu prendre ma voiture? Félix ne t'a pas dit que j'avais donné l'ordre de ne pas la toucher.

-Je suis désolé Bella je pensais bien faire, dit-il penaud.

-Non Dimi ça ne me dérange pas, c'est juste que je suis surprise que Félix ne t'ait pas menacé.

-Ben il n'est plus là il est parti avec Caïus et son équipe à la chasse aux loups-garous.

-Déjà ? demandai-je.

-Caïus ne voyait pas l'intérêt d'attendre alors que la pleine lune sera dans moins d'une semaine. Donc je lui ai attribué Félix, Santiago, Lucie et Juan. On regardera pour ré-établir les plannings pour la semaine restante car il manque aussi Noémie et Jane. Mais avant nous irons voir Aro, car j'ai été obligé de lui raconter ce que je savais.

-Oui c'est normal, répondis-je.

La route se passa dans un silence reposant chacun prit dans ses propres pensées. Après être arrivés Démétri prit les sacs qui étaient pourvus des morceaux du corps de mon tortionnaire et se dirigea vers les cachots. Quand à Alec et moi nous prîmes le chemin des appartements d'Aro. Sulpicia vînt nous ouvrir le visage crispé attendant une réaction de ma part. Je lui fis un sourire encourageant, elle ne tarda pas à me serrer dans ses bras sans qu'aucuns mots ne soient échangés. Je me dégageais quelques instants plus tard, car je devais parler avec Aro, lui raconter ce que je savais et ce qu'il m'était arrivé.

-Bella, Alec entrez, nous ordonna Aro depuis la pièce qui lui servait de bureau privé. Une fois à l'intérieur il leva ses yeux des papiers qu'il étudiait.

-Que s'est-il passé ? demanda-t-il. Alec s'approcha pour se faire toucher. Je le retins par la main.

-Je vais lui montrer il en saura plus de cette manière.

-Tu es sûre de vouloir revivre ça ?

-Oui ça va aller, ne t'inquiète pas.

Je m'approchais d'Aro et lui tendis la main alors que je retirais mon bouclier pour qu'il puisse se plonger dans mes souvenirs.

Aro fit défiler les images rapidement arrivant sur la scène où je venais de me faire piéger par les trois vampires. Je vécus encore une fois tout ce qui venait de m'arriver. Aro se crispait autour de ma main au moments où il découvrit qu'ils s'en étaient pris à moi parce que j'étais sa fille et qu'en plus ils avaient dans l'intention de renverser le gouvernement actuel. Puis écrasa littéralement ma main lorsque le blond arracha mes vêtements. Il se détendit quand il arriva à la scène où Alec arriva, je pus même voir un sourire s'afficher lorsqu'il vit les tortures que lui avait infligé Alec. Il termina enfin sur mes réflexions personnelles ainsi que sur ma décision de resté au château.

Il me relâcha et nous plongea quelques minutes dans un silence pesant.

-Alec bien que je sache que tu as agis avant tout pour Bella et toi, je te remercie quand même. Tu es arrivé à temps pour sauver ma fille, et je te suis reconnaissant d'avoir fait durer la douce agonie de cette ordure et surtout de ne pas l'avoir tuer. J'irais moi-même l'interroger un peu plus tard pour avoir un complément d'information, il passa son regard sur moi, un regard doux et affectueux. Suite de quoi Bella, je suis ravi de constater à quel point tu es courageuse. Mais ne t'en veux pas tu n'aurais rien pu faire toute seule. Et puis je vois que cette expérience n'a pas été totalement négative, c'est ta... C'est mon épouse qui va être heureuse de l'apprendre, allait-il vraiment nommer Sulpicia comme étant ma maîtresse ? J'étais assez perplexe je ne savais pas trop quoi penser sur l'instant.

-Maintenant allez vous reposer je pense que vous en avez besoin. Je sais que je n'ai pas besoin de te le dire mais prend soin d'elle Alec. J'allais oublier ! Pour le prisonnier je suis heureux de constater que tu n'as rien perdu de ton efficacité, dit-il à mon amour avec un sourire fier et complice. Tu verras avec Démétri pour les arrangements des plannings, il est grand temps que tu retrouves ta place tu l'as largement mérité.

-Bien maître, répondit mon aimé heureux de récupérer son statut qu'il n'aurait jamais dû quitter.

-Alec veux-tu je te prie attendre Bella à l'extérieur, j'aimerais m'entretenir avec elle personnellement. Si elle désire t'en parler elle le fera mais je préfèrerais que cette discussion se fasse sans toi.

-Bien maître, puis se tournant vers moi. Je serais en salle de réunion avec Démétri tu nous rejoins là-bas ?

-Oui à tout à l'heure, il m'embrassa tendrement sur le front avant de partir.

-Bien, ma chérie peux-tu nous rejoindre ? demanda Aro à son épouse, celle-ci arriva et vînt prendre place sur la causeuse à mes côtés tout en s'emparant de ma main. Il regardait sa femme avec une tendresse infini. Je n'avais encore jamais vu cette facette là d'Aro, et cela me troubla quelque peu j'avais l'impression d'être de trop dans ce tableau.

-Je vais te raconter ce qui est arrivé à Bella, mais je te rassure de suite, il ne lui est rien arrivé de trop grave donc ne t'emballe pas, lui dit-il avec un tendre sourire. Donc Bella pendant sa chasse s'est faite attaquer par trois vampires envoyés encore par ces Roumains. Ils ont tenté d'abuser physiquement de notre fille, avant de vouloir la tuer.

-Ce n'est pas vrai ! s'écria Sulpicia en ramenant ses mains devant sa bouche.

-Ils n'ont pas eu le temps de lui faire le moindre mal Alec est intervenu à temps. Reprit-il.

-Et j'espère qu'il les a fait souffrir comme ils le méritent, lâcha-t-elle hargneuse.

-Ne t'inquiète pas pour ça l'un deux est encore en train d'endurer les pires souffrances dans l'une de nos geôles, même les tortures de Jane paraissent douces et paisibles à côtés de ce qu'Alec lui fait subir. Tu connais les mérites de notre Alec et je peux t'assurer qu'il est à la hauteur de sa réputation.

-Tant mieux, répondit-elle dans un sourire carnassier que je ne lui connaissais pas non plus. Je me rendais compte que finalement je les connaissais peu que ce soit l'un comme l'autre mais cela était un peu normal car malgré notre affection mutuel j'avais passé très peu de temps au château avec eux. Mais pour l'instant j'avais l'impression d'être passée dans la quatrième dimension, j'étais le témoin d'un échange de personnalité.

-Donc si j'ai demandé à Alec de partir c'est pour nous entretenir en privé d'un sujet que nous avons déjà abordé avec Sulpicia il y a quelques temps, m'informa-t-il. Comme tout le monde le sait à présent nous t'avons officiellement adoptée, de par ce fait tu es notre fille légitime.

Je hochais la tête l'incitant à poursuivre. Il prit la main de sa femme qui me souriait tendrement.

-Néanmoins nous aimerions qu'il en soit également ainsi pour toi.

-Mais je vous considère comme mes parents adoptifs, lui rétorquai-je incrédule.

-Oui nous le savons. Mais ce que nous aimerions te faire comprendre Bella. C'est que cela fait des siècles et des siècles que nous vivons sur cette terre avec Sulpicia et que ce soit elle comme moi nous avions le désir d'adopter, nous voulions être parent depuis de nombreuses décennies. Comme tu le sais nous avons interdit la transformation des enfants et des nourrissons, tu connais l'histoire. Mais avant de l'interdire nous l'avons nous même expérimenté, et malgré le désastre qu'a été cette tentative. Notre désir d'avoir des enfants s'est accru, mais jusqu'à présent nous n'avions jamais trouvé le vampire qui ce soit avéré être l'enfant que nous recherchions et que nous attendions.

-Et cet enfant, continua Sulpicia. Nous l'avons trouvé en toi. C'est la raison qui nous a poussé Aro et moi à officialiser ton statut, bien sûr cela ne se fait pas comme chez les humains, nous n'avons pas besoin de papier pour officialiser cette situation. Nous voulions attendre quelques temps avant de t'en parler. Mais d'après ce que j'ai compris implicitement tu as l'intention de rester avec nous ?

-Oui je reste, je ne peux pas repartir pas après tout ça. Je ne veux plus être loin d'Alec, et je sais maintenant que ma place est ici, avec vous tous, mes amis et ma famille.

-C'est la raison pour laquelle nous aimerions, à partir de maintenant enfin si tu le veux, que tu ne nous appelles plus Aro et Sulpicia, mais père et mère, comprends Bella que pour nous, nous sommes tes parents et cela nous convient. Mais nous aimerions beaucoup que toi tu nous officialises comme tel.

Termina Sulpicia un sourire figé sur ses lèvres. Elle me scrutait attendant le moindre signe qui trahirait mes pensées. J'étais abasourdie que devais-je répondre à cela ? En plus je ne m'attendais pas du tout à ce genre de discussion, je n'était pas prête à prendre une telle décision, ni même à trop approfondir le sujet avec eux, en tout cas pour l'instant.

-Je suis heureuse de correspondre à vos attentes bien que je ne sais toujours pas vraiment comment vous pouvez vous satisfaire de quelqu'un comme moi. Et je vous assure que je vous suis reconnaissante, car je ne mérite vraiment pas toutes ces attentions, et je vous considère comme mes parents adoptifs certes, mais mes parents tout de même. Mais je n'étais pas préparée à ce genre d'entretien et je ne veux surtout pas vous paraître ingrate, mais je n'ai toujours pas fait le deuil de mes parents biologiques et tant que cela ne sera pas fait je ne pourrais pas vous répondre favorablement, j'en suis désolée.

-Nous comprenons mon enfant, c'est juste que nous avons eu si peur de te perdre sans te faire part de notre intention de faire évoluer nos relations et te faire part de nos sentiments que nous ne voulions pas laisser une autre occasion de se perdre. Mais ne culpabilise pas, c'est toi qui as raison, nous attendrons que tu sois prête, me répondit Aro.

Je m'en voulais de leur causer de la peine, car je savais que cela en faisait au moins à Sulpicia. Je connaissais son désir d'enfant nous en avions déjà parlé lors de l'une de nos interminables discussions durant la période où je n'étais plus au château. Je savais aussi qu'elle m'attribuait cette place, mais de là à passer ce cap je n'étais pas prête du tout. Oui je les considérais comme mes parents, mais de là à les appeler comme eux, je ne sais pas si je le pouvais. Après tout mes véritables parents étaient encore en vie et même si je ne pouvais plus jamais les voir, je ne pouvais pas leur enlever ce statut. Ils étaient mes parents et ce serait pour moi les tromper ou tirer un trait sur ce qui a été ma vie avec eux et ça je ne le pouvais pas.

Peux-être oui serais-je capable de revoir mon jugement dans quelques années, après tout je dois reconnaître que je ne suis plus tout à fait la même que celle que mes parents biologiques ont connu, et je ne parle pas de ma transformation vampirique. Et je sais de par ma propre expérience que les gens changent. Je les aimes tous les deux il n'y a pas de doute à avoir sur ce sujet, et je sais aussi aujourd'hui que la réciproque est vraie il suffit de voir ce qu'a fait Aro pour moi, et le soucis que je leur provoque à chaque fois que quelque chose m'arrive. Bien sûr que je me considère aussi comme leur fille c'est grâce à Aro en quelque sorte que j'ai rencontré l'homme de ma vie, s'il n'avait pas ordonné à Alec et Jane de me ramener je serais passée à côté de l'amour et vu son intensité de celui-ci je doute qu'un autre homme ait été fait pour moi dans ma vie d'humaine. Donc oui je pense que je serais en mesure d'accéder à leur désir quand j'aurais fait le deuil de mes parents biologiques et surtout lorsque ces derniers ne seront définitivement plus de ce monde.

-Je pense que je pourrais accéder à votre souhait mais pas tout de suite. Mes parents biologiques sont encore en vie et j'aurais l'impression de renier tout ce que j'ai été et ce qu'ils ont fait pour moi. Je vous considère comme mes parents et je suis fière d'être celle que vous avez choisi, et je vous assure que je tiendrais parole quand le moment sera venu. Mais pour l'instant j'éprouverais trop de culpabilité envers eux, ce n'est pas comme s'ils m'avaient abandonné à la naissance ils m'ont donné tout l'amour dont j'avais besoin, et par respect pour leur mémoire et ce qu'ils m'ont inculqué je me dois de les respecter et de les honorer de cette façon. C'est encore la seule chose que je peux faire pour eux.

-Bien sûr Bella tu as entièrement raison, et ton point de vue est d'une grande sagesse. Nous nous sommes un peu emballés. C'est juste comme te l'a dit Aro nous avons tellement eu peur quand Démétri nous a informé que tu avais eu des problèmes. Qu'il nous fallait te dire quelle place tu occupes dans nos vies à tous les deux. Après nous avons l'éternité devant nous, alors qu'est-ce qu'un demi siècle tout au moins ? me rassura-t-elle avec un sourire maternelle sur son visage. Elle m'étreint fortement dans ses bras, un instant remplit de tendresse et d'affection, que ni l'une ni l'autre voulions briser.

Cette journée avait été éprouvante pour moi. J'étais dans cet état étrange, je savais que cette journée allait changer ma vie, comme si aujourd'hui était le véritable commencement de mon éternité.


Voilà un chapitre un peu troublant surtout pour Bella. C'est pour nous, ce que j'appellerais un chapitre transitif.

Mais nous voilà de nouveau avec les véritables personnalités de nos protagonistes préférés.

Bella qui enfin se remet intelligemment en question et accepte sa vie telle qu'elle devrait être, et Alec qui peut refaire ressurgir ce coté sauvage que nous aimons tant à bon escient.

Alors j'attend vos avis car pour moi ce chapitre a été dur à écrire, mais il fallait en passer par là. Dîtes moi si vous avez tout compris de ce revirement de situation.

Chapitre 25 :

J'étais dans la grande salle des trône attendant que les derniers vampires de la journée s'en aillent enfin. Bien qu'en fait cela me permettait de pouvoir me perdre dans cet abris qu'était mon esprit, j'étais en train d'essayer de m'auto-analyser et je dois dire que ce n'était pas gagné. Effectivement cela faisait trois jours que mon agression avait eu lieu et je dois dire que je filais presque le parfait bonheur à croire que cette histoire ne m'était pas arrivée. J'en avais parlé un peu avec Byron, celui qui pour moi était le plus à même de comprendre mes émotions et d'après lui cette agression a été un déclencheur et je serais à même d'associer cet élément de ma vie à un événement clef de mon bonheur. Je crois que je vire cinglée, Alec a peut-être raison le sang animal doit avoir des effets secondaires indésirables. Je devrais suivre les conseils de mes amis prendre le côté positif de mon comportement, mais j'ai du mal. Je n'arrive pas à comprendre comment moi je puisse réagir comme cela, mais cette fois-ci c'est Démétri qui a apporté un élément de réponse certainement plus satisfaisant que celui de Byron. Selon lui le fait que j'ai assisté au traitement « spécial Alec » sur mes agresseurs a été mon défouloir par procuration, surtout par rapport à celui qui m'a le plus humiliée. Et le fait qu'il soit toujours en vie en train de hurler dans les profondeurs du château, me projetait dans un état proche de jouissance malsaine. Mais je pense que l'on va être obligé d'en terminer rapidement avec lui, car entre un empathe et un super-sensoriel la vie n'est pas simple pour eux, ils ressentent, pour l'un et entend pour l'autre à chaque fois qu'ils sont au château. Je suis un peu déçu mais j'ai pitié pour mes amis. J'irais voir Aro après le départ des derniers vampires, c'est sur cette réflexion personnelle que Aro me sortit de ma torpeur.

-Bella, Renata, Afton vous pouvez disposer, nous n'aurons plus besoin de vous.

-Bien maîtres, répondirent mes deux collègues de services.

-Aro puis-je m'entretenir avec vous, deux petites minutes.

-Bien sûr ma fille. Serait-ce professionnel ?

-Oui en effet.

-Bien approche, me dit-il en me tendant la main. Je m'exécutais, je m'approchais et la lui saisis sans relever mon bouclier car je savais qu'il voulait seulement baiser ma main comme il le faisait très fréquemment, ce qui je dois dire me plaisait assez, car c'était lien que moi seule avait avec lui.

-Je voulais m'entretenir avec vous, concernant le prisonnier que nous avons en ce moment, mon agresseur.

-Oui continue Bella.

-Voilà Démétri et Byron m'ont fait part de leur malaise à rester au château, à cause de leur don respectif. Démétri ne fait que l'entendre et il a beaucoup de mal à l'ignorer tellement ses cris sont assourdissants. Et Byron ressent en permanence sa souffrance et depuis trois jours ils n'ont quasiment pas réintégré le château lors de leurs périodes de repos.

-Et tu voudrais que l'on abrège ses souffrances ? demanda Marcus.

-Effectivement, bien que j'aurais aimé le laisser agoniser toute mon éternité dans son trou, mais je pense que Démétri et Byron ne le supporteront pas très longtemps.

-Et bien si c'est ce que tu souhaites fait comme bon te semble Bella, j'ai retiré toutes les informations qu'il détenait, tu peux en disposer comme bon te semble, c'est ton prisonnier après tout.

-Je vous remercie, leur répondis-je avec un sourire ravi, car j'allais pouvoir ravoir tout mes amis auprès de moi.

Après les avoir remercié, je pris mon téléphone et appelais Moos, pour lui signifier de brûler le démembré. Puis j'appelais Démétri qui je savais était avec Byron.

-Hey ! Ma belle, ce n'est pas parce que toi tu as terminé que c'est mon cas.

-Si tu le prends comme ça, je ne t'annoncerais pas la bonne nouvelle.

-Tu as enfin réalisé que je suis plus beau qu'Alec et tu vas le laisser tomber. C'est pas trop tôt.

-T'as de la chance qu'il soit sur l'autre secteur je crois que cela t'aurait valu un bras en moins.

-Il y a des chances, en effets, rigolât-il. Quelle est cette bonne nouvelle ?

-Vous pourrez rentrer Byron et toi, vous ne serez plus importuné par le détraqué.

-Enfin je croyais être obligé de me chercher un autre logement. Et je suppose que l'on te doit cela ?

-Oui bien évidemment. D'ailleurs je saurais te le remémorer au besoin.

-Ça ne va pas. Ce n'est pas pour moi que tu l'as fait mais pour Byron.

-Non je l'ai fait pour vous deux. Mais tu sais pour moi du moment qu'Alec rentre...

-Ça je saurais m'en souvenir et sans ton aide ma Belle, me dit-il sur un ton à demi fâché.

-Mais je plaisante, tu le sais bien.

-Ouais mais c'est dit quand même, et le fait que tu aies attendu trois jours avant d'agir prouve bien ton manque d'intérêt pour moi. Mais ce n'est pas grave tu vas t'en souvenir toi aussi.

-Ne promet pas des choses que tu ne pourras pas tenir Dimi chéri.

-Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça quand je suis avec en service, j'ai toutes les peines du monde à les faire se reprendre après.

-Oui et j'avais bien entendu les deux cent premières fois.

-Profites-en bien, ma belle à force de me chercher, tu vas me trouver.

-Bon je te laisse il me semble que tu n'as pas fini ton service et ce n'est pas sérieux ça, et tu te dis chef de la garde Royal. Quel exemple !

-Bella ne fais pas la maligne mais t'as raison sur un point je dois bosser moi. Allez je reviens demain vers midi à la fin de mon service, je serais avec Byron.

-OK à demain, et je raccrochai.

Je retournais en salle de réunion pour réadapter un horaire comme m'avait demander un des gardes, quand j'entendis des pas s'approcher. Je le reconnaissais aisément vu que j'avais travaillé avec lui quelques jours auparavant. Il pénétra dans la salle.

-Bella je voulais vous voir, me dit-il fébrilement.

-Je t'écoute.

-Ben en fait euhh... il était assez mal à l'aise et cela me peinait légèrement c'est vrai que j'avais tout fait pour qu'on me craigne et me respecte mais de là à ne pas pouvoir me parler sans avoir peur que je morde enfin façon de parler.

-Je t'en prie Luis, lui répondis-je alors que je me rapprochais de lui doucement pour qu'il voit que je n'étais pas hostile.

-Ben en fait je dois vous dire de la par de Démétri que... Euh !... Votre repas vous sera livré dans vos quartier, me dit-il assez rapidement tout en bafouillant.

-Pardon ? lui demandai-je incrédule.

-Je ne fais que la commission Miss Volturi.

-Oui j'en suis consciente. Ne t'en fais pas...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que je sentis des lèvres sur les miennes et ce n'était pas celle d'Alec. Je restais surprise une seconde avant d'attraper ce malotru et de lui donner la correction qu'il méritait. Enfin c'est ce que j'allais faire quand j'entendis le rire tonitruant de Byron m'arriver comme le signe d'une mauvaise blague, j'étais la victime avec ce pauvre soldat d'une farce d'assez mauvais goût, venant de ces traître ingrats qu'étaient mes amis.

-Je suis désolée Miss Volturi je ne sais pas ce qui m'a pris, me dit-il paniqué alors que je tenais toujours son bras dans mes mains pour le maîtriser. Je suis vraiment confus je ne comprends pas, répétât-il.

-Ne répète ça à personne Luis, sinon je te jure que tu préféreras que ce soit Alec en personne qui s'occupe de toi, tellement que ce que je te ferais endurer sera terrible.

-Promis Miss, je vous jure que je comprends pas, j'ai eu une pulsion que je n'ai pas pu maîtriser.

-Ne t'inquiète pas tu n'y es pour rien, il semblerait que tu sois l'objet d'une infâme manipulation. Mais ne t'inquiète pas tu auras ta revanche bientôt. D'ailleurs j'aurais besoin de ton aide par la suite.

-Je suis à votre disposition, me répondit-il sur le même ton prêt à donner sa vie pour réparer l'outrage qu'il venait de me commettre.

-Très bien je prépare tes instructions que je te ferais parvenir, et tu prendras note de ton changement de planning un peu plus tard dans la soirée.

-Bien Miss Volturi.

Il sortit encore confus de ce qu'il venait de faire, le pauvre j'avais presque failli le tuer sur place, alors qu'il n'avait été l'objet d'une sale manipulation de la part de Byron et Démétri. Ils allaient me le payer, oh que oui foi de Bella, j'allais avoir ma revanche et dans très peu de temps.

Mon téléphone sonna alors que je terminais l'arrangement pour Luis.

-Oui mon Chéri.

-Où es-tu ma puce ? J'ai fini je rentre au château.

-Je suis en salle de réunion, j'avais deux petits arrangements de planning à revoir. Mais j'ai fini on se rejoint dans nos quartiers.

-Oui j'y serais dans trois minutes maximum.

-À de suite alors.

Je pris la direction de notre chambre quand il arriva devant moi avec un regard brillant de malice, il m'attrapa par la taille sans un mot et m'attira à lui. Je n'arrivais toujours pas à me faire à l'idée que nous étions de nouveau ensemble que je pouvais le toucher et l'embrasser autant que je le souhaitais. Mon ami, mon homme, mon amour, mon univers de nouveau à moi tout entier et rien qu'à moi. J'avais retrouvé le goût de vivre, j'étais entière et heureuse totalement heureuse, rien ne pouvait me ternir ce sentiment. En plus pour ne rien gâcher Caïus était parti emmenant avec lui Jane, Noémie et sa femme, toutes les personnes que je haïssais dans ce château ne s'y trouvaient plus pour quelques mois, alors oui rien ne pouvait venir altérer mon bonheur.

Il posa ses lèvres sur les miennes avec douceur, notre échange était doux, sensuel. De nouveau mes hormones prirent le dessus je me posais la question intérieurement. À savoir quand est-ce que cette sensation disparaîtrait de notre relation ? Pas que j'en sois pressée, mais juste que ce n'est pas évident de se contrôler quand on a face à soi un tentateur si consciencieux. Il descendit un de ses bras sous mes genoux puis plaça l'autre dans le creux de mes reins, il me souleva avec une aisance telle, qu'on aurait pu croire que j'étais aussi légère qu'une plume.

Il nous amena dans notre chambre même si pour le moment je la désertais elle restait « notre » chambre.

Il me déposa sur le lit et recommença à m'embrasser, puis il s'écarta de mes lèvres pour déposer une multitude de petits baisers dans mon cou descendant dangereusement vers mon décolleté. Il était toujours aussi doux, tendre et sensuel, il était la perfection faite homme. Je n'aurais jamais pensé être plus amoureuse de lui que je ne l'avais été, mais depuis que nous avions reconstruit notre relation sur des bases plus saines nous avions évolué dans nos sentiments respectifs et je me rendais compte que même lui avait changé, il n'avait revu que certains de ses petits travers qui nous gâchaient la vie. Sa jalousie ne nous faisait plus de tort, il se maîtrisait et me faisait enfin confiance. Quand à moi j'avais arrêté de me regarder le nombril et j'avais accepté qu'un être tel que lui pouvait arriver à m'aimer moi, j'avais réussi à mettre de côté mes complexes enfin presque tous. Le seul petit bémol était mon blocage concernant l'évolution de notre relation sur le plan physique. Et je sentais qu'Alec voulait y aller en douceur, pour ne pas me brusquer nous n'avions encore pas abordé le sujet, mais il savait quel était mon problème et je savais qu'il attendrait que je lui en parle de moi-même.

Toujours occupé à m'embrasser avec ferveur, il entreprit de me retirer mon haut, il passa ses mains sous le revers de mon pull avec douceur. Je le retins, encore une fois.

-Pourquoi Bella, je sais que tu en as envie toi aussi. Est-ce à cause de ce qui est arrivé? Ou est-ce à cause de ces cicatrices ?

-Je vois que Byron est encore passer par là. Écoute je ne suis pas encore prête à en parler. Je n'y arrive pas.

Je me relevais, c'était trop dur je n'arrivais pas à dépasser ce cap avec Alec alors que je savais pertinemment qu'il me respecterait mais je me dégoûtais moi-même comment pourrait-il en être autrement pour les autres, pour lui.

-Bella ne lui en veux pas c'est moi qui suis allé le trouver, je ne comprenais pas pourquoi tu refusais que je te touche, et surtout pourquoi tu ne voulais pas revenir dans notre chambre. Tu sais Bella c'est à cause de moi tout ça c'est à moi d'avoir honte tu n'as rien à te reprocher.

-Alec s'il te plaît je ne peux pas. Je reviendrais dans un moment. Ne m'en veux pas j'ai besoin de me retrouver un peu seule.

-Je ferais comme tu le souhaites ma puce, il m'avait rejoint et m'embrassa tendrement faisant passer dans ce baiser tout l'amour qu'il ressentait pour moi.

Je m'éloignais et rejoignis le toit du château celui-là même où Alec m'avait embrassé lors de mon retour. Je m'installais sur le rebord, étant vampire je n'avais plus de vertige un avantage que j'avais accueilli avec bonheur, moi qui avais peur humaine de monter sur la table pour changer l'ampoule de la cuisine m'attirant ainsi les rires moqueurs de ma mère et de Phil.

Je restais ainsi à me poser la question à savoir si j'allais oser appeler la seule personne qui pourrait me comprendre. Nous n'étions pas en froid tous les deux mais il était en voyage de noce, je ne pouvais décemment pas le déranger en ce moment. Et encore moins pour un sujet aussi personnel et intime. J'étais proche de Jasper mais de là à parler de ma vie sexuelle avec lui ? Je ne sais pas, je suis assez timide et pudique concernant ce sujet. Je restais là pendant de longues minutes où je pesais le pour et le contre et finalement je décidais de reporter cet appel je n'aurais qu'à expliquer à Alec je suis sûre qu'il comprendrait mon point de vue, et attendrait que je sois définitivement prête.

Enfin c'était sans compter les aptitudes de certains vampires. Mon téléphones sonna, je regardais machinalement le numéro entrant, et décrochais avec appréhension.

-Bonjour Bella.

-Bonjour Jasper. J'aurais dû me douter que ta femme aurait eu une vision de moi en cet instant.

-Que veux-tu rien ne lui échappe. Pourquoi ne pas m'avoir appeler comme tu voulais le faire ?

-C'est un sujet délicat Jasper. Et... En fait, je me suis dégonflée.

-Ce n'est pourtant pas dans ta nature.

-Connais-tu le motif de mon... incertitude ?

-Oui Alice m'a informé. Tu sais Bella je suis bien placé comme tu le sais, pour savoir ce que tu ressens en ce moment et je ne parle pas d'empathie.

-Oui c'est la raison pour laquelle j'avais pensé à toi.

-Je m'en suis douté. Tu sais que tu ne pourras rien faire pour les effacer Bella tu dois apprendre à vivre avec, il n'existe pas de chirurgie esthétique pour nous. Elles ont une histoire, elles représentent ton histoire. Et tu ne dois pas en avoir honte. Parce qu'elles t'ont été faites alors que tu protégeais quelqu'un, et je sais que même si tu lui en veux maintenant tu ne regrettes pas d'avoir agi de la sorte, parce que malgré tout il était véritablement en danger.

-Non c'est vrai, je ne regrette pas. Mais c'est tellement difficile d'affronter mon propre reflet. Et puis j'ai aperçu brièvement le regard d'Alec le jour où il est venu au moulin. Il y avait du dégoût dans ses yeux et je n'ai pas eu besoin d'être empathe pour le décrypter.

-Bella t'es-tu demandée pourquoi est-ce qu'il avait ressenti ce sentiment ? Tu le sais qu'il t'aime maintenant ?

-Oui je le sais.

-Ne penses-tu pas que ce sentiments puisse être contre lui ?

-Comment ça ?

-Bella, il a admis avoir réagi de façon excessive, sans faire attention à toi, et je l'ai vu de mes yeux et ressenti aussi. Mais ne crois-tu pas que quand il a vu tes cicatrices il ne s'en est pas voulu ? Ce sentiment de dégoût était pour lui-même il a la preuve physique devant les yeux de ce qu'il t'a infligé, même s'il n'est pas responsable de tout ça, enfin pas entièrement. Il s'en veut de ne pas avoir pu te protéger.

-Tu le penses ?

-Oui j'en suis même persuadé, en plus Edward me l'a dit. Mais tu en auras la certitude quand tu lui en parleras, il n'y a que lui pour te le confirmer.

-Comment as-tu fais toi ?

-Comme toi j'ai appris à vivre avec. Mais ça ne passe pas vraiment avec le temps, il y a des moments où tu en seras fière parce qu'elles t'apporteront de l'assurance et de la crainte lors des batailles. Et d'autres fois où tu en auras honte parce qu'elles mettront en avant l'imperfection de ton corps surtout pour toi en tant que femme, où tu seras plus confrontée à l'exposition de certaines parties de ton corps. Ce ne sera pas facile tous les jours mais tu apprendras à vivre avec et puis tu as l'homme de ta vie et à ses yeux tu es la plus belle. Et pas qu'à ses yeux Bella, tu es une femme sublime, tu sous-estimes ton pouvoir de séduction. Pour avoir été autour de toi je peux t'assurer que bon nombre de vampires aimeraient être à la place de ton Alec.

-Merci Jasper, ça me fait du bien.

-Je te l'ai dit je serais là pour toi et la prochaine fois n'hésite pas appelles moi.

-Je le ferais, je te remercie je crois que je vais avoir une petite discussion avec Alec.

-Effectivement je pense que ce serait utile. Tu transmettras mes amitiés à Alec, Démétri et Byron.

-Je n'y manquerais pas, je te dirais bien d'en faire autant mais je ne le peux encore pas.

-Ne t'en fais pas tout le monde comprend ton point de vue ici, et personne ne t'en veux. Tu reviendras quand tu te sentiras prête.

-Merci Jasper, je ne te mérite vraiment pas.

-Bien sûr que si. Et au fait, j'allais oublié, j'ai eu les détails de ta rencontre avec ton ami Laurent. Je suis épaté Bella, vraiment. Je savais que tu étais douée, mais tu m'as honoré et j'en suis fier.

-J'aurais aimé que tu sois présent je pense que nous aurions pu nous amuser, lui répondis-je sincère.

-C'est possible, qui sait nous aurons peut-être la possibilité de nous entraîner de nouveau ensemble.

-Juste pour cela je serais prête à pardonner à ta famille.

-Et bien voilà tu sais ce qu'il te reste à faire, lança t-il taquin.

-Oui je vais y réfléchir, répondis-je en souriant. Encore merci Jasper je vais aller discuter avec Alec, nous avons besoin d'éclaircir ce sujet.

-Quand tu veux Bella. À Bientôt.

-À bientôt Jasper.

Je raccrochais mon téléphone et méditais encore quelque temps sur les paroles de Jasper. Il ne m'avait rien dit que je ne sache pas déjà. Mais je pense que j'avais besoin d'être écoutée et comprise par quelqu'un qui pouvait se mettre à ma place, quelqu'un qui savait ce qu'était le dégoût de son propre corps. Mais il avait raison, ce corps et ces cicatrices faisaient partis de moi, partis de mon histoires, et je devais apprendre à les accepter je devais m'accepter. Je ne pourrais jamais vivre toute mon existence avec cette aversion pour mon propre corps, c'est impossible, je voulais vivre sereinement et paisiblement, donc je devais prendre sur moi.

J'allais rejoindre mon aimé je devais avoir cette discussion, dernier rempart à surmonter ensemble pour pouvoir être en totale harmonie, j'en avais besoin, nous en avions besoin tous les deux mais j'avais tellement peur d'affronter de nouveau son regard.

Il était dans son fauteuil avec un livre posé sur ses genoux. Il m'avait entendu arriver, et me regardait en silence attendant de savoir si on allait avoir cette discussion.

-Je suis prête, lui dis-je sans plus de préambule.

-Je ne te force pas Bella, si tu ne veux pas nous pourrons toujours reporter cette discussion.

-Non je crois qu'il faut que j'en passe par là. Si nous voulons vraiment tirer un trait sur tout ce qui a pu se passer, et le plus tôt sera le mieux.

-D'accord... commença-t-il.

Je m'approchais de lui et lui mis un doigt sur sa bouche lui demandant silencieusement de se taire. Je restais postée debout devant lui toujours installé dans son fauteuil, puis j'enlevais mon haut. Une fois le vêtement ôté je plongeais mon regard dans le sien, je scrutais chaque oscillations, chaque mouvements de ses pupilles alors que celles-ci se baladaient sur mon corps saccagé. J'y trouvais de la peine, de la colère et ce dégoût qui finit par m'achever. Je repris mon haut et le plaquais devant moi pour protéger mon corps de ses yeux inquisiteurs, tout en me reculant. Je venais de me mettre à nue devant lui et pas qu'au sens propre bien entendu, et lui se permettait de me blesser encore une fois je ne supportais pas ce regard sur moi. Il se leva et alors que je ne bougeais plus, avec son regard déterminé et plein de remord il s'avança à ma hauteur sans jamais relâcher ses yeux des miens. Il prit d'autorité mon haut et me l'enleva des mains.

-Bella, n'aies pas honte de ton corps tu es très belle, même avec ces cicatrices.

-C'est pas ce que disait ton regard à l'instant, rétorquai-je sèchement.

-Bella ne comprends-tu pas qu'à chaque fois que je regarde ces marques je vois à quel point j'ai été mauvais avec toi. Elles montrent à quel point j'ai été trop con pour voir que toi seule comptait pour moi. Mais le pire de tout c'est de savoir que c'est ma propre sœur qui t'a infligé cette torture, cela me dégoûte plus que tu ne pourrais le croire. Je n'ai pas su te protéger Bella et je m'en voudrais éternellement. Parce que tu porteras à vie la preuve de cette infamie et de ma faiblesse, que je devrais affronter à chaque fois que je te toucherais et que je te verrais nue.

Je voyais qu'il était honnête, je sentais qu'il me disait la vérité, il pensait réellement ce qu'il me disait et cela me fit un bien fou. Il ne ressentait pas de dégoût pour moi, mais pour ses actes manqués et ceux de sa sœur. Je ne pouvais pas le laisser se morfondre de la sorte, et puis Jasper avait raison, elles faisaient partis de moi maintenant, et nous devrons apprendre à vivre avec.

-Je viens de comprendre ce que voulait me dire Jasper quand il me disait de les accepter comme faisant parties de moi et mon histoire. Nous avons tous des torts dans cette histoire, et je ne pense pas que vivre avec des remords nous rendra heureux. Je ne veux plus vivre avec ce fardeau. Je veux que nous soyons heureux autant que nous pouvons l'être, je veux tirer un trait sur cette culpabilité qui nous habite tous les deux.

-Moi je ne veux que ton bonheur ma puce, mais je vais avoir du mal à ne plus éprouver de ressentiments, face à ce que je n'ai pas fait.

-Et même si j'accède à tes moindres désirs, demandai-je coquine.

Je savais que j'étais la seule à pouvoir faire en sorte qu'il passe outre son ressentiment, la seule à pouvoir l'aider et je pense qu'il sera plus facile pour moi de m'accepter pour cette raison, avec cette motivation. Je lui montrerais qu'en fin de compte, moi j'y arriverais qu'il n'y a aucune raison que lui n'y arrive pas. C'est à deux que nous viendrons à bout de cette épreuve.

-T'aie-je déjà dit que tu étais le diable en personne ? Me demanda-t-il avec ce sourire qui me faisait fondre littéralement.

-Il me semble en effet, lui répondis-je avec charmeuse.

Puis je me jetais sur ses lèvres pour reprendre là où nous nous étions arrêtés un peu plus tôt. Et tout dériva rapidement vers une intime communion. Tout le plaisir que nous avions déjà ressenti lors de nos ébats précédent, tout ceux que nous avions partagés avant mon départ du château, n'étaient qu'une faible et pâle comparaison à ce que nous ressentions en cet instant. Le château aurait pu s'écrouler autour de nous que nous ne nous serions aperçus de rien. C'est à bout de souffle, et oui c'est possible même pour nous vampire, que nous nous écroulâmes ensemble sur le lit qui n'avait de lit plus que le nom.

-Il va falloir se retrouver une nouvelle couche, annonça mon aimé avec un sourire ravi.

-Je pense en effet. Heureusement que Dimi n'est pas là.

-Oui je crois que l'on en aurait entendu parler pendant longtemps.

-Ne t'inquiète pas j'ai de quoi le calmer et d'ailleurs je vais être obligée de m'y atteler.

-Qu'est-ce qu'il t'a fait encore.

Je lui racontais rapidement l'histoire de ce qu'ils nous avaient fait à ce pauvre Luis et moi. Bien que je vis qu'il fut traversé par un frisson de colère, il se calma cependant assez rapidement quand il comprit que ce pauvre Luis avait été l'objet de la manipulation de Byron. Je l'avertis que j'avais dans l'idée une petite vengeance de mon cru.

-Tu veux m'aider ?

-Je suis désolé ma puce mais je ne prendrais pas partie, je tiens trop à ma tranquillité, si en plus je dois me méfier de vous deux, moi je n'y tiendrais pas. Et puis j'ai parfaitement confiance en toi, me dit-il en m'embrassant.

Je rigolais il n'avait pas vraiment tort, qu'il prenne part d'un côté ou de l'autre, il subirait les foudres du camps adverse.

-Ça va je te pardonne, mais attention ne trahie pas ma confiance, lui dis-je en l'embrassant de nouveau. D'ailleurs il va falloir que j'y aille, lui lançai-je en me levant.

-Qu'est-ce que tu vas leur faire ?

-Tu le verras bien assez tôt, et je suis sûre que tu vas aimer, répondis-je avec mon sourire conspirateur.

Après être passée en vitesse à la salle de bains je retournais dans ma chambre chercher ce qu'il me fallait. Après avoir mis dans une enveloppe ce que j'entendais de Luis et le document dont il aurait besoin, je l'appelais.

-Oui ?

-Luis c'est Bella, pourrais-tu passer dans mes appartements, récupérer tes instructions.

-Je serais là dans cinq minutes.

-Très bien.

Pendant le temps qu'il me restait je pris sur moi de demander l'aide d'une personne qui ne pourrait rien me refuser, pour que je puisse mettre mon plan à exécution. Je me demandait alors que je me resservis de cet appareil, ce que je ferais sans téléphone.

-Oui Bella ? demanda la voix de mon interlocutrice.

-Heïdi, comment vas-tu ?

-Bien, mais je suppose que tu m'appelles parce tu as quelques choses à me demander ?

-En fait je voulais savoir quand rentres-tu ?

-Cette nuit probablement. Pourquoi ?

-J'aurais une petite mission personnelle. Vois-tu ton cher et tendre ainsi que Démétri ce sont associés pour me faire une farce. Et j'aimerais leur retourner l'appareil.

-Et que devrais-je faire ?

-Je vais avoir besoin que tu occupes ton cher et tendre quelques temps.

-OK, je m'occupe de ça Pour quand est-ce que tu auras besoin de mes services ?

-Le jour du bal, dans trois jours je te ferais savoir discrètement quand j'aurais besoin de mettre le plan en route.

-OK ça me va. Au fait Bella t'as une idée pour ta tenue, le bal est dans trois jours maintenant comme tu l'as si bien fait remarquer.

-Je viens de finir je vais aller faire un tour sur internet pour regarder ce que je pourrais me mettre.

-Tu sais je peux m'en occuper si tu veux.

-Heïdi c'est gentil, mais je préfère chercher seule.

-Oui Byron m'avait averti que tu dirais certainement ça.

-Byron devrait s'occuper de ce qui le regarde de temps en temps, rétorquai-je plus sèche je ne l'aurais souhaité. Ne le prends pas mal Heïdi mais je n'aime pas que l'on s'occupe de ce qui me regarde.

-Je suis désolée Bella je ne voulais pas t'importuner. Mais si tu as besoin de parler je suis là.

-Merci Heïdi, je n'oublierai pas. Je te laisse j'ai encore quelques affaires à régler.

-OK, à demain.

-À demain.

J'entendais les pas de Luis se rapprocher de nos appartement. Alec sortait de la douche un draps de bain autour de ta taille, il était à se damner dans cette tenue.

-Tu resteras gentil il n'a rien fait de son plein gré ne l'oublie pas, avertis-je l'amour de ma vie alors que j'allais l'embrasser tendrement.

Luis frappa discrètement à la porte.

-Vas t'habiller, murmurai-je à l'oreille de l'homme de ma vie.

-Certainement pas je fais ce que je veux et je reçois dans mes appartement comme je le veux, dit-il alors qu'il allait prendre place dans son fauteuil.

Je soupirais exaspérée, je savais que c'était un moyen détourné de montrer à notre visiteur que nous venions de passer un moment intime, et que lui seul avait ce passe droit. Je pense que cette histoire de jalousie ne passerait jamais complètement, mais tant qu'elle restait modérée cela ne me gênait guère.

-Entre Luis, finis-je par dire, alors que je me dirigeais vers le bureau récupérer l'enveloppe que je lui avais faite.

-Bonjour Alec, salua notre visiteur.

-Bonjour Luis, répondit mon aimé glacial.

-Alec ! le repris-je. Je vis alors Luis se sentir très mal il devait se rendre compte qu'Alec était au courant.

-Je te jure Alec que je ne sais pas ce qu'il s'est passé.

-Il le sait Luis ne t'en fais pas. C'est Juste qu'il est difficile de combattre sa vraie nature quelque fois. N'est-ce pas ? dis-je avec un regard pleins de reproche à mon aimé. Qui lui me sourit avec ce sourire désarmant. Tu es désespérant, lui répondis-je conquise. Je donnais l'enveloppe contenant les instructions à Luis.

-Tu m'enverras un message quand tu auras tout fini. Et surtout pas un mot à quiconque, même à lui, dis-je alors que je montrais Alec d'un hochement de tête. Il acquiesça puis parti.

-Tu es incorrigible Alec, je croyais t'avoir dit de rester gentil.

-C'est ce que j'ai fait il est reparti en un seul morceau.

-Arrête de jouer sur les mots Monsieur-j'ai-réponse-à-tout, lui dis-je alors qu'il faisait glisser ses mains sous mon haut.

-Et non je n'ai pas le temps je dois me trouver une robe pour le bal.

-Humm ! Allez un petite heure encore, me quémanda-t-il d'une voix suave à mon oreille.

Il me fallut toute ma volonté pour me dégager de cette étreinte, et j'étais sur le point d'y succomber lorsqu'un coup de téléphone vint à ma rescousse.

-Oui Aro ?

-Bella pourrais-tu venir me voir.

-Est-ce urgent ? Parce que je dois finir une affaire assez rapidement.

-Non fais ce que tu as à faire et viens après.

-D'accord à tout à l'heure.

-À tout à l'heure, et il raccrocha.

-Moi qui pensais prendre mon temps, ce n'est pas grave je ferais avec le temps imparti, intervint Alec.

-Ta libido est trop exigeante, mon amour. Je suis désolée mais je dois y aller, on verra plus tard, lui répondis-je, alors que je le couvrais de baiser.

Il gémit à chacun d'eux puis avec un sourire satisfait je m'éloignais rapidement de lui car j'étais certaine qu'il ne m'aurait pas laissé filer autrement.

-Tu me le paieras ça mon amour, me cria-t-il alors que j'étais déjà dans le couloir en direction de la salle informatique, sous mon sourire amusé.

J'allais enfin me chercher une robe pour la soirée pour le réveillon. Après une heure et demi de recherches intensives, je tombais enfin sur une robe en satin blanche descendant jusqu'à mi cuisse et à manche longue. Elle avait un décolleté plongeant jusqu'au nombril, qui était retenu au niveau de la poitrine par un lacet qui se croisait, fait satin parsemé de faux diamant. Je passais commande par téléphone et promis un supplément conséquent si celle-ci arrivait dans les quarante huit heures. Ayant enfin terminé cette tache qui ne m'enchantait guère j'allais à mon entretient avec Aro.

Je prenais place dans le canapé de mes parents adoptifs quand Aro prit parole.

-Je voulais te demandé de te charger d'une discussion avec Byron pour moi.

-Sur quel sujet ? demandai-je.

-Je sais que tu restes et j'ai tout lieux de penser que Byron va en faire autant car il me semble que les relations qu'il entretient avec Heïdi deviennent de plus en plus sérieuses.

-Effectivement, je pense qu'ils sont de véritables compagnons.

-Oui j'en ai eu la confirmation par Marcus.

-J'en suis heureuse.

-Donc je voudrais que tu te charges de lui demander ses intentions, à savoir s'il veut rester avec nous et si cette vie lui convient ?

-Je pense qu'elle lui convient il me l'a avoué, de façon officieuse toute fois.

-Très bien, mais j'ai besoin d'une réponse sûre car s'il est d'accord, je le présenterais officiellement lors de la soirée du réveillon. Marcus aimerait l'avoir comme second garde, et j'aimerais en profiter pendant que Caïus est absent pour ne pas risquer d'attirer sa convoitise sur ton ami.

-Je pense que c'est plus sage effectivement. Et je pense également qu'il en sera très honoré, Marcus est une bonne personne et je sais que Byron l'apprécie au moins autant que moi.

-Par contre Bella j'aimerais que ceci reste entre nous. Nous l'officialiserons devant tout le monde ce jour là. Et bien sûr ce sera à toi de l'introduire.

-J'en serais très honorée.

-As-tu trouvé ta robe Bella ? demanda Sulpicia qui venait de nous rejoindre avec Gaëtano.

-Oui elle devrait arriver d'ici quarante huit heures, lui répondis-je.

-Bella, nous coupa Aro. Je voulais aborder avec toi un autre sujet. Nous allons laissé passer la soirée du réveillon et je pense que je t'enverrais Alec et toi en mission.

-J'en serais ravie, lui répondis-je. Et en quoi consistera-t-elle ?

-Nous devons arrêter les menaces que les Roumains font peser sur nous, mais avant toutes choses nous devons récolter le plus d'informations possible. Malheureusement pour nous ils sont très bien informés concernant nos pouvoir respectifs, de par ce fait je dispose donc de très peu d'éléments. Mais lorsque j'ai touché le vampire que vous avez ramené Alec et toi, j'ai appris qu'ils avaient établi une base dans le massif de Verkhoïansk en Russie. Nous attendrons de voir si nous subissons une attaque lors de cette cérémonie. Et puis nous agirons à ce moment là, pour le moment garde-le pour toi nous en parlerons à Alec le moment venu.

J'allais répondre quand mon Téléphone se mit à vibrer, je pris connaissance du message.

-Tâche effectuée, Miss Volturi.

-Je suis d'accord. Aro, Sulpicia permettez-moi de prendre congé si nous en avons terminé, j'ai encore quelques affaires personnelles urgentes à régler.

-Pourrions-nous savoir de quoi il retourne, enfin si cela n'est pas déplacé, me demanda Sulpicia qui avait remarqué mon sourire conspirateur.

Je leur expliquais la farce de Démétri et Byron, et ce que je m'apprêtais à leur répondre. Bien évidemment j'avais eu l'aval de mes parents adoptifs, et surtout l'encouragement que j'avais intercepté dans l'œil malicieux d'Aro, qui pour m'aider ferait demander Démétri. Vu que je ne pouvais compter sur Alec, et pour Byron, il serait occupé avec Heïdi. Chance pour moi le jour du bal était dans trois jours je n'aurais donc pas longtemps à attendre, puisque bien évidemment je profiterais de la grande affluence qui régnera dans le château pour mettre à exécution mon plan. Mais en attendant il fallait que je cache les éléments qui me permettraient de pouvoir le mener à bien et il faut bien entendu prendre en compte le super sens olfactif de Démétri bien que de toute façon il ne saurait suspecter quoi que ce soit de cet ordre.

Les trois jours passèrent et j'étais aux aguets car je repensais à notre discussion avec Aro. J'étais encore plus minutieuse que je ne l'avais été si cela avait encore été possible car s'il y a bien une chose pour laquelle j'étais attentive c'était bien pour mon travail. Mais lorsque j'en avais terminé et qu'il m'arrivait d'être de repos en même temps qu'Alec nous nous efforcions de rattraper toutes ses années perdues.

Mais pour l'heure tout le monde était au château nous avions réparti les gardes de façon à pourvoir passer un peu de temps ensemble enfin ça c'était la raison officielle. Nous étions comme d'habitude dans la chambre de Dimi, comme si cette pièce était notre quartier général. Nous discutions de tout moi j'étais avec Heïdi lui racontant que j'avais reçu ma robe et les chaussures que j'avais commandés la veille. Elle m'assura qu'elle passerait juste avant le commencement de la soirée pour me maquiller, effectivement ce n'était pas quelque chose pour laquelle j'étais douée. Ce qui bien évidemment fit rire tous nos congénères masculins. C'est donc sous les rires moqueurs de mes amis que le téléphone de Démétri se mit à sonner après avoir vérifié l'heure, je savais que c'était Aro qui demanderait à Dimi de le rejoindre. Le seul point que j'avais négligé dans mon plan c'est que j'aurais à gérer le pouvoir de mon empathe d'ami qui se mit à me regarder soupçonneux quand je ressentis de l'impatience au coup de téléphone.

-Qu'est-ce que tu manigance Bella, m'avait-il demandé.

Je tentais de remplacer ce sentiment par un autre assez vite, et le seul qui me vint tout de suite c'est celui de la luxure. Il me regardait de nouveau avec un sourire entendu.

-Bien, vu que Démétri est attendu chez Aro. Comment allons nous nous occuper en attendant que la soirée commence? Lançai-je alors que je me mis à embrasser Alec avec fougue.

-Bonne idée. Tu viens ? demanda Heïdi à son Byron. Ils sortirent à la suite de Démétri ce qui me donnait le champs libre.

Par contre Alec n'était pas franchement ravi de s'apercevoir que je m'étais jouée de lui.

-Promis je me rattraperais, mais je ne peux pas laisser passer cette opportunité mon chéri, lui avais-je susurré à l'oreille.

Et donc je filais à la bibliothèque où j'avais caché toutes mes photocopies et je m'attelais à la tâche d'en épingler le plus possible dans tout le château. En effet j'étais en train d'afficher le croquis qu'avait fait Edward suite à ma demande. Celui où Démétri et Byron étaient quasiment nus et enlacés devant mon étang avec comme légende « Je n'aime pas les minets, je préfère les vrais fauves ». Je savais que ce coup là allait me coûter les foudres de mes deux amis, en tout cas de Démétri sans aucun doutes. Mais je devais leur montrer que j'aurais le dernier mot surtout depuis qu'ils s'étaient alliés tous les deux contre moi.

Au bout d'une bonne heure où tous les murs du château avaient été recouvert d'au moins trois affiches au minimum, je retournais dans ma chambres pour me préparer.

Heïdi était passée et m'avait félicité pour ma rapidité d'action. Aucun des deux concernés n'avaient encore rien vu. Puisque Byron était en train de se préparer dans sa chambre. Et j'avais soigneusement éviter le trajet menant des appartement d'Aro à la chambre de Démétri. D'après Heïdi qui avait été prendre la température de certains invités déjà arrivés, ils étaient bien entendu tous hilares surtout que la plupart connaissaient Démétri, mais ceux qui étaient le plus amusés étaient les gardes et les maîtres eux mêmes.

-Ils vont t'en faire baver Bella.

-Oui je le sais, mais bon tant pis pour eux. Je ne peux décemment pas leur laisser la main.

-Tu es aussi fière qu'un homme Bella. Par contre si tu peux éviter de leur dire que j'étais dans la combine ça m'arrangerait je n'ai pas envie de me passer de certains avantages de mon empathe préféré et je te jure que son pouvoir dans ses moments là c'est quelque chose, me dit-elle un sourire en coin.

-Heïdi je t'en prie ne me dis rien, je ne veux pas savoir. Je ne leur dirais pas si tu t'abstiens de me détailler ta vie sexuelle avec celui que je considère comme mon frère d'accord.

-Bon ça va, mais t'es trop coincée Bella.

-Je t'assure qu'elle est loin de l'être, repris mon amour en rentrant à son tour dans la salle de bains, alors qu'Heïdi terminait de me maquiller. Elle n'en parle peut-être pas mais ça ne l'empêche pas de maîtriser à la perfection son sujet, lui dit-il avec un clin d'œil entendu sous mon air réprobateur qui les fit éclater de rire.

-Non mais vous allez vous arrêtez oui, et puis je crois qu'il va être temps d'y aller non. Je dois arriver avant Byron et Démétri.

C'est au bras de mon aimé que je rejoignis la salle de bal, notre entrée se fit remarquer quoique plus discrète quand même que la dernière que j'avais effectuée dans ce même lieux. D'ailleurs je remarquais quelques changements dans la décoration, les miroirs sur le pan de mur étaient toujours en place, mais le sol n'était plus recouvert de ce plancher mais de marbre, blanc et bleu, alors que les mur étaient recouvert de tentures bleu et argent. Un jolie mariage de couleur certes moins chatoyantes que les précédentes mais une très jolie décoration. Je reconnaissais bien là le goût assuré de Sulpicia.

Une fois dans la salle plusieurs sourires complices et amusés des gardes qui m'étaient destinés m'accompagnèrent jusqu'à ce que je rejoigne la piste de danse où je valsais en compagnie de l'homme de ma vie. Il était d'une élégance à couper le souffle, et il dansait comme un Dieu. Puis je sentis arriver Démétri d'un pas plus ou moins rapide, rejoignant notre place nous attendîmes l'entrée de notre ami.

-Tiens-toi prête le voilà, me dit Alec avec son sourire en coin.

Il pénétra dans la salle en posant directement son regard sur moi, ses yeux auraient presque pu lancer des éclairs. Il s'apprêtait à me rejoindre lorsque la majorité des invités se mirent à rire ce qui eut pour effet de rajouter à sa rage contre moi.

-Tu me le paieras Bella je te promets que tu vas le regretter, me dit-il avec un sourire carnassier.

-Et alors je trouverais encore plus fort. Dimi chéri, lui répondis-je avec un sourire amusé.

-Ma chérie tu ne sais pas à qui tu viens de déclarer la guerre je t'assure.

Je lui déposa un baiser sur sa joue et d'une voix enjôleuse je lui dit.

-Que veux-tu que je fasse pour me faire pardonner.

-Elle est machiavélique, dit-il en regardant Alec bien droit dans les yeux. Elle sait que je ne résiste pas à cette moue.

-C'est pour ça qu'elle en abuse, lui répondit mon aimé. En me serrant dans ses bras.

-Bien puisque tu le demandes je sais ce que tu vas faire en attendant que je trouve comment me venger. Attends-moi une minute, il partie en direction du Dj et de sa platine.

Il se retourna et me fit un sourire narquois, il s'adressa au Dj j'essayais bien d'entendre ce qu'il lui disait mais je n'y parvins pas. Il revient à nous et s'adressa à mon compagnon.

-Tu m'excuseras Alec, mais je vais t'emprunter ta compagne pour réparer un peu les dégâts qu'elle a fait.

-Tant que tu n'es pas trop dur elle est toute à toi.

-Qu'est-ce que tu me réserves ? lui demandai-je.

-Contrairement à toi rien que tu n'apprécieras pas. Tu aimes danser il me semble ?

-Oui, mais je redoute le pire.

-Ne t'inquiète pas je n'ai pas l'intention de me venger ce soir. Juste profiter un peu de tes talents de danseuses que je n'ai pas eu le temps d'apprécier la dernière fois.

Le morceau s'arrêta pour laisser place à une musique assez récente en comparaison à la valse qui venait de précéder. C'était le morceau d'un célèbre film que j'ai dû regarder au moins une bonne vingtaine de fois avec ma mère lorsque j'avais 15 ans, She's like The Wind, du célèbre film Dirty Dancing. Ainsi Dimi était un romantique enfin c'était avant de voir quel style de danse il voulait danser.

-Rumba, me glissa-t-il à l'oreille.

J'acquiesçais et nous débutâmes notre danse, il s'avéra que Démétri était un excellent danseur ce qui je dois l'avouer me surpris car derrière ses airs de joyeux luron hyper actif. D'ailleurs cela ne surpris pas que moi vu qu'une grande partie des danseurs s'étaient arrêtés pour nous regarder nous envoler sur la piste de danse. C'est vrai qu'en tant que vampire nous avions plus de facilité et de grâce mais d'après ce que j'avais pu voir beaucoup de vampires aussi bien masculins que féminins, ne maîtrisaient pas l'art de la danse.

-Tu m'en veux beaucoup ? lui demandai-je alors que j'étais contre lui le visage levé vers le sien fier. Renforçant la comédie de cette danse.

-Un petit peu. À cause de toi je vais certainement devoir passé la soirée seul.

-Pas forcément je suis certaine que Gaëtano se fera une joie de te tenir compagnie.

-N'aggrave pas ton cas « ragazzina ».

-Il y avait longtemps tiens, il m'adressa un sourire en réponse.

Nous finîmes notre danse, je me trouvais étroitement enlacée dans les bras de mon meilleur ami.

Si ce n'avait pas été Démétri je crois que je me serais sentie mal surtout vis à vis d'Alec, mais Démétri était l'une des personnes la plus proche de moi avec Alec et Byron.

-Tu m'avais caché que tu étais aussi bon danseur.

-Que veux-tu il y a encore pleins de surprises que tu ignores à mon sujet, ma belle, me dit-il en me déposant un baiser sur le crane.

C'est à cet instant que Byron et Heïdi firent leur entrée. Comme je m'y attendais Byron avait un sourire qui s'étirait d'une oreille à l'autre, il savait que je leur avais réservé une entourloupe comme il aimait dire, vu que je ne les avais pas plus enguirlandé que ça, lorsque je les avais revu après l'incident avec Luis. Mais je ne m'attardais car j'avais encore certains devoirs à accomplir ce soir.

-Excuse-moi Démétri je dois introduire Byron.

-Il fait son entrée aujourd'hui ?

-Oui c'est une surprise, je te laisse à tout à l'heure.

Je me dirigeais vers Byron qui était encore à l'entrée de la salle comme je le lui avais demandé. Aro comme la dernière fois attira l'attention de ses convives.

-Mes chers amis. Nous sommes heureux de vous réunir pour ce réveillon qui je l'espère s'avèrera tout aussi divertissant que ce début de soirée, ajouta-t-il avec un sourire amusé à l'égard de Démétri. Qui se renfrogna quand de nouveaux rires vinrent à se faire entendre. Comme vous avez pu le constater Caïus ainsi que son épouse ont dû s'absenter pour une affaire urgente. Il est dommage qu'ils ne puissent partager ce merveilleux moment passé ensemble. Surtout que ce soir est l'occasion parfaite pour vous présenter un nouveau venu parmi nous qui s'avèrera j'en suis certain un garde d'exception.

C'est à ce moment que je pris la place d'Heïdi aux côtés de Byron pour le mener à Aro afin qu'il puisse recevoir sa cape de garde officiel. Il me regardait avec son regard satisfait, je sentais qu'il était heureux et cela me rendait heureuse à mon tour, parce que nous allions rester ensemble, unis comme une véritable famille.

-Veuillez accueillir notre ami Byron MacEway, reprit Aro.

Byron et moi montions sur la petite estrade, une fois devant Aro je fis ce qu'avait fait Alec pour moi je me mis un retrait. Marcus s'approcha avec ce vêtement anthracite avec comme blason le taureau représentant ses armoiries. Il lui déposa le vêtement sur les épaule.

-Je tiens à vous présenter officiellement Byron Volturi membre de la garde Royal au service de Marcus. Bella je t'en prie approche, je m'exécutais et regardais celui qui avait pris la place d'un grand frère dans mon cœur, même si techniquement j'étais plus ancienne en tant que Vampire, mais en âge humain il était le plus âgé.

-Ma fille a découvert Byron alors qu'il était dans les mains de sa transformatrice, elle l'a gardé auprès d'elle au péril de sa vie. Et nous lui en sommes reconnaissant car à ce jour notre ami dispose d'un pouvoir rare, l'empathie. Qui est d'ailleurs déjà très apprécié au sein de notre château. Bien que nous ayons déjà commencé les festivités il est de coutume que le nouveau-né ouvre la cérémonie avec une danse en compagnie de son transformateur. Ce rôle nous l'attribuerons donc à sa sauveteuse, ma Fille Bella.

Les applaudissement fusèrent de part et d'autre de la pièce. Nous descendîmes de l'estrade alors que Byron tenait ma main élégamment une fois au centre de la piste.

-Paraîtrait-il que tu es une bonne danseuse ?

-Paraîtrait-il oui.

-C'est-ce qu'on va voir. Quelle danse ?

-Oh mais c'est qu'il prendrait la grosse tête. Un tango, lui répondis-je avec un grand sourire.

Il hocha la tête en direction du Dj sous les commentaires de tous les gardes et certains invités présents.

-Pauvre Byron je l'aimais bien, entendis-je Démétri plaisanter.

Mon cavalier en question lui renvoya un sourire arrogant. Ce qui me fit penser qu'il devait certainement maîtriser son sujet, il paraissait sûr de lui.

La musique commença et effectivement Byron se révéla être un très bon danseur, ce soir était la soirée des surprises. Nous poussions chacun l'autre à être plus technique et précis. Tout cela sous les ravissements de nos spectateurs, sur le milieu de notre démonstration je me laissais aller à apprécier ses compétences, laissant momentanément tomber cette petite compétition, il était bon danseur je lui reconnaitrais cela publiquement s'il le veut.

L'exhibition se termina sous les applaudissements du public car personne ne s'était remis à danser.

-Tu n'es pas trop mauvaise comme danseuse, me complimenta-t-il. Je rigolais.

-Pas trop mauvaise, monseigneur est bien trop généreux avec moi, me moquai-je. Fais attention tu vas avoir la tête plus grosse qu'une pastèque. Où est-ce que tu as appris à danser, comme ça ?

-Je t'ai dit que j'étais riche, en fait c'est par ce que mes parents sont champions de danse. Ils ont plusieurs écoles sur tout le continent Américain et même en France maintenant, et surtout ce sont les consultants et les chorégraphes de tout le gotam hollywoodien.

-Évidemment en sachant cela dès le départ.

-Il n'y avait que toi qui n'était pas au courant apparemment Bella. Alors reconnais-le ne suis pas le meilleurs danseur avec lequel tu aies dansé ?

-Non, tu es bon mais tu n'es pas le meilleurs, dis-je avec conviction.

-Et puis-je savoir qui est meilleur que moi.

-Mais moi bien sûr, affirma Alec en me prenant par la taille.

-Oui c'est bien toi, le meilleur mon amour.

-Viens montrons lui à ce petit prétentieux de quoi nous sommes capable.

Et il me traîna sur la piste sous les regards amusés de Démétri, Byron et Heïdi, alors que les autres couples dansaient autour de nous, nous étions dans les bras l'un de l'autre attendant que le prochain morceau ne démarre. J'entendis soudain le début d'une mélodie que j'avais déjà entendu mais je ne savais plus d'où, cela devait certainement être dans ma vie d'humaine, car tout ce que j'avais entendu depuis ma transformation était accessible à ma mémoire illimitée. Nous débutâmes un tango terriblement sensuel j'adorais danser en temps normal mais rien ne valait de danser avec Alec. Son regard de braise m'envoutait et si nous n'étions pas si nombreux dans cette salle nous aurions probablement jamais fini ce morceau. Byron et Heïdi arrivèrent nous rejoindre sur la piste, pas que je les ai vu, mais plutôt entendu juste à proximité de moi, car rien ne pouvait me faire me soustraire à l'emprise de mon homme même j'étais totalement hypnotisée, je ne voyais même pas qui j'avais autour de moi. Les derniers accords se faisaient entendre sur ma dernière figure qu'Alec posa ses lèvres sur les miennes.

-Effectivement elle n'a pas ressenti avec moi la moitié de ce que tu lui as provoqué, je te le concède, avoua Byron avec un clin d'œil en ma direction.

La soirée se déroula dans la bonne humeur, Aro et Marcus m'invitèrent à leur tour. Nous passâmes tous un agréable moment sans incidents, et j'en étais assez heureuse car c'était véritablement ma première vraie soirée au château.

Après le décompte je souhaitais mes vœux à tous mes proches puis je m'éclipsais car je devais appeler quelqu'un qui m'était également très cher.

-Bonne Année ma vadrouilleuse préférée.

-Bonne année à toi aussi Garrett. Comment vas-tu ?

-Ben ça va nous sommes en famille avec les Cullen.

-Ah ! Ben écoute souhaites leur une bonne année de ma part. Et tu pourrais dire à Jasper, Emmett et Rose que je les appellerais dans la semaine.

-Je n'y manquerais pas. Et toi que deviens-tu ? T'as loupé ton coup de téléphone le mois dernier.

-Dis donc qui t'empêchais de m'appeler toi aussi ? demandai-je outrée.

-Tu démarres toujours aussi vite hein, plaisanta-t-il.

-Que veux-tu on ne se refait pas, enfin pas entièrement. Alors ta bonne résolution cette année ce sera quoi ?

-Me marier, je compte bien me marier dans année.

-Tu plaisantes ?

-Non je suis sérieux.

-Et où sont passé tes belles paroles sur le mariage et l'incapacité de ceux qui approuves ces théories à vivre heureux sans preuves matérielles ?

-Que veux-tu l'amour nous change.

-Ouais, si tu le dis.

-Et toi ta résolution ?

-Vivre heureuse avec l'homme de ma vie.

-Ça y est tu as réintégré le château ?

-Oui et je compte bien y rester. Byron également il a lui aussi trouvé sa moitié au château.

-J'en suis heureux pour vous. Et qui est-ce ?

-C'est Heïdi, et tu as raison l'amour change. Ce n'est plus la même femme.

-Et toi tu as ravalé ta fierté ?

-Oui, enfin j'en ai gardé un minimum sinon je ne serais pas une Volturi.

-Bien évidemment. Bella je voulais te demander est-ce que tu viendras à mon mariage ?

-J'en serais heureuse Garrett mais je ne te promets rien. Car je suppose que toute la branche végétarienne de ta famille sera présente.

-Bella, s'il te plaît, fais-le pour moi, et tu ne seras même pas obligée de leur parler. Et puis il n'y a pas que ces deux-là, tu t'entends avec les autres il me semble. Bien que j'admette qu'il est difficile de faire sans eux de par leur pouvoirs, ils sont assez comment dirais-je... Envahissant ?

-Oui j'en doute pas, rigolai-je avec lui.

J'entendais Alec me rejoindre, il m'enlaça et écouta ma conversation sans plus d'intérêt, son attention étant accaparée par la base de mon cou qu'il parsemait de baiser.

-Écoute je te promets d'y penser, envoie-moi une invitation tout de même, repris-je tentant de garder un minimum de contenance vis à vis de mon interlocuteur.

-Je ferais ça. Et dis à ton compagnon qu'il est impoli de te distraire comme je l'entends le faire alors que je n'ai que quelques minutes par mois avec toi.

-Bonne année Garrett, fit Alec avec un sourire tentateur m'étant destiné.

-Bonne année à toi aussi Alec. Bon je vais vous laisser à vos occupations, nous allons aller chasser. Prenez soin l'un de l'autre. Et à bientôt ma belle.

-À bientôt Garrett, et je raccrochais.

Cette année ce qui est sûr c'est que je n'allais pas me ruiner en carte de vœux.


 

Un chapitre plus léger et détendu, qui nous relaxe un peu avant de nous emballer de nouveau.

J'ai fais quelques recherches sur ce que j'avais en tête concernant les morceaux de danse. et si vous avez du temps.

Bonne lecture à toute. Rendez-vous en bas.


Chapitre 26 :

-Humm ! Tu sais ce que je donnerais pour retrouver certains aspects de mon humanité en cet instant.

-Lesquels te manquent, ma puce ?

-Le sommeil, j'aimerais pouvoir me laisser porter par ma béatitude jusqu'à sombrer dans un profond sommeil tout en restant dans tes bras après ce genre de câlin.

-Oui effectivement ça à l'air tentant, mais même si nous ne pouvons pas dormir nous pouvons profiter de notre nouveau lit tranquillement.

-Tu saurais faire ça toi ? demandai-je taquine.

-Vu comme tu le prends certainement pas.

Et il m'attrapa avec un rapidité déconcertante et me coinça sous lui et entreprit de me chatouiller, moi qui suis sensible à la moindre sensation d'effleurement sur ma peau je n'ose pas vous dire ce que provoque chez moi une séance de chatouilles intenses. Après une bonne dizaines de minutes de combats intensifs où je perdis sans avoir eu la moindre chance de remporter ne serait ce qu'une manche. Mon téléphone sonna.

-Oui Aro.

-Bella pourrais-tu venir avec Alec s'il te plaît, nous devons parler.

-Nous arrivons dans une dizaines de minutes, puis je raccrochais. Le devoir nous appelle mon amour.

-Oui c'est ce que j'ai cru entendre. Tu sais de quoi il s'agit ?

-Aro t'en parlera lui-même. Allez ne traînons pas.

Moins de sept minutes plus tard nous étions dans le bureau d'Aro douchés et pimpants.

-Bien mes enfants, dit Aro alors qu'il prenait place derrière son bureau. Marcus entra à son tour et s'installa dans un des fauteuils. Bien tous le monde est présent. Comme j'en avais déjà informé Bella, nous allons devoir agir. Les attaques des Roumains se font de plus en plus fréquentes et beaucoup plus ciblées aussi. Nous ne pouvons plus rester sans rien faire. Mais avant d'agir dans la précipitation nous devons récolter le plus d'informations possible. C'est pourquoi vous devrez vous rendre sur place sans vous aire remarquer bien évidemment.

-Où devrons-nous aller maître ? demanda Alec.

-Quelque part dans le massif de Verkhoïansk en Russie, répondit Marcus. Bien entendu j'ai pris soin de vous trouver une carte, pour que vous puissiez quadriller la région plus efficacement.

-Maître sans vouloir remettre votre autorité en doute, mais ne serait-ce pas plus prudent que Bella reste au château ?

-Et pourquoi ça ? le repris-je sèchement piquée au vif par sa réflexion.

-Ne te méprends pas Bella. C'est juste que tu es leur principal cible, alors te jeter dans la gueule du loup je trouve cela un peu risqué.

-Tu as raison Alec, sauf qu'ils ignorent que j'organise cette expédition cet entretient restera dans ces murs, et vous ne devrez avertir personne, pas même Démétri et Byron. Pour eux vous partirez vous retrouvez dans le lieu de votre choix. Quand aux Roumains s'ils renvoient quelqu'un pour Bella il l'enverront ici ou alors en France, ils ne penseront pas à chercher à proximité de leur camp. Et puis elle est bien plus en sécurité avec toi qu'avec n'importe qui d'autre, sans parler du fait que c'est aussi l'une de nos meilleures guerrières.

-Je m'en tiendrais à vos ordres maître, abdiqua Alec. Je fus presque peinée qu'il ne me veuille pas avec lui pour cette mission. Mais j'étais consciente que cette réaction était pour me garder éloignée du danger.

-J'aimerai que soyez au maximum discret, j'aimerai pouvoir compter sur un effet de surprise. C'est pour cela que je vous envoie tous les deux. Démétri aurait aussi très bien fait l'affaire, mais s'il vient à se faire prendre au milieu de ce que j'imagine être une armée il aura moins de chance que vous deux de s'en sortir vivant. Récoltez toutes les informations que vous pourrez, ne tuer que si vous ne pouvez pas faire autrement. Et surtout si cela venait à arriver avertissez-moi immédiatement qu'ils n'aient pas le temps de s'échapper, sinon nous ne sommes pas sûrs d'avoir une autre opportunité par la suite.

-Oui Aro nous le feront le plus discrètement possible.

-Bien vous partez demain cela vous laisse le temps de vous préparer, et d'avertir vos amis.

-Bien maître, fit Alec en se levant.

-Aro, Marcus à bientôt, leur dis-je en prenant la carte que me tendait ce dernier.

Je sortis à la suite d'Alec, Sulpicia venait de rentrer je savais qu'elle était sortie pour faire du shopping, elle m'avait invité mais je voulais passer plus de temps possible avec Alec, j'avais alors décliné son offre. Elle y était allée avec Heïdi une compagne de choix pour ce genre d'activité, en tout cas bien plus compétente que moi c'était certain. Elle me prit dans ses bras sous le regard attendrit d'Aro et Alec, et les yeux indifférents de Gaëtano. C'était devenu une coutume, un genre de rituel mère-fille qui lui tenait à cœur et comme cela ne me dérangeait pas dans mes principes et dans ma prise de position je la laissais faire avec un plaisir non dissimulé, en effet j'aimais ces marques d'affections.

Elle me souhaita bonne chance et je partis avec Alec me préparer pour notre voyage, nous quadrillâmes tout le secteur concerné et autant dire que j'apprécierais d'être vampire pour ne plus ressentir le froid, et de pouvoir disposer d'une vitesse surnaturelle. Pendant qu'il réservait les vols nous emmenant jusqu'en Russie. Je finis de préparer nos sac, l'avantage d'avoir été nomade je savais comment préparer un sac de voyage digne de ce nom. Puis une fois toutes nos affaires bouclées nous allâmes rejoindre nos amis pour les informer de notre voyage en amoureux.

-Et bien il vous en a fallu du temps à tous les deux, lâcha Démétri alors qu'il tenait une manette de jeu à côté de Byron.

-Nous avions besoin de parler d'un sujet qui me tenait à cœur, mentit Alec. Je vis les yeux de mon empathe se froncer je lui fis un signe que tout allait bien, en espérant qu'il ne cherche pas à comprendre. Il est extrêmement difficile de pouvoir mentir à quelqu'un capable de détecter vos humeurs.

-Nous allons partir en voyage tous les deux pour nous retrouver un peu pendant quelques temps, je vis Démétri et Byron relâcher leur attention de leur écran de télévision pour nous regarder sceptiques.

-Ben quoi ? ajoutai-je. Ce n'est pas comme nous vous annoncions que j'étais enceinte, n'exagérez pas non plus. C'est juste une petite retraite en amoureux, je pense qu'on y a droit non ?

-Oui mais c'est juste que nous sommes surpris, avoua Dimi.

-Vraiment très surpris, reprit Byron avec un regard plus intense navigant d'Alec à moi. Et vous partez quand ?

-Demain de bonne heure ? Enfin dans quelques heures quoi, lâcha Alec d'une apparence calme, alors que je savais qu'il était intérieurement en train de maudire Byron et son pouvoir.

-C'est rapide, rétorqua le nouveau-né.

-Tu me connais, je suis tout sauf patiente, m'énervai-je. Byron vient avec moi, s'il te plaît, je voudrais aller chasser avant de partir.

Je vis Alec me regarder me demandant implicitement de ne rien lui dévoiler. Mais comment faire autrement alors qu'il sait pertinemment que nous lui mentons.

C'est en compagnie de mon protégé que nous prîmes la route nous menant sur un de mes terrains de chasse le plus proche.

-Bon tu vas me dire pourquoi vous nous mentez, tous les deux ?

-Tu sais que tu es exaspérant Byron. À ton avis quelles sont les raisons qui nous pousseraient Alec et moi à vous mentir à vous ?

-Un ordre, je pense. Oh vous partez en mission. Je suis désolé je n'ai pas pris la peine de réfléchir.

-J'ai remarqué oui.

-Et je suppose que si vous avez l'ordre de ne pas en parler c'est qu'il y aurait une taupe dans le château.

-Je ne sais pas, c'est possible. Tout ce que je sais c'est que nous devons partir et garder notre destination secrète, nous étions arrivés sur mon terrain de jeu. Écoute Byron je sais que c'est nouveau pour toi tout ça, mais tu dois nous faire confiance au moins à nous Démétri, Alec et moi.

-Et Heïdi, reprit-il, avec un air de reproche.

-Oui excuse-moi Heïdi aussi. Tout ça pour te dire que dans l'avenir il est possible que l'un de nous réagisse de la même manière et fasse des cachoteries aux autres, ce n'est pas forcément mal surtout si cela vient de l'un de nous. Ton statut impose certaines règles dont celles d'obéir et autant j'ai confiance en toi et tu sais que je ne mens pas. Autant je ne remettrais pas un ordre en cause et tu n'as pas à le faire non plus. Je suis sûre que Démétri a compris que nous lui mentions mais il sait que cela peut venir d'un ordre alors il s'adapte.

-C'est encore un peu flou tout ça pour moi. Mais je sais que je peux compter sur Alec pour prendre soin de toi.

-Tu sais que normalement ce devrait être le contraire c'est à moi de prendre soin de toi.

-Ouais, comme si tu faisais toujours les choses logiquement. Bon allez va chasser, par contre je t'accompagne, désolé j'ai été briefé je dois rester à porter d'oreille sinon je risque de perdre un morceau de mon corps, dixit Démétri.

-Vous êtes étouffant, me plaignis-je. Allez viens on y va.

Nous embarquions enfin, notre vol avait déjà du retard, c'est à ce demander comment faisait ces humains. Nous prîmes places avant tout le monde l'avantage des premières classes. Ce qui ne déplut pas à certaines de nos hôtesses de bord quand elles virent mon compagnon, je craignais que le manège de séduction ne recommence, mais là je serais certainement moins conciliante, que la fois précédente avec Edward. Je sais qu'il ne me tromperait jamais et encore moins avec une humaine, mais je ne pouvais faire autrement que de ressentir de la jalousie. J'étais fière que tout le monde m'envie mais elles pouvaient le faire plus discrètement tout de même. Ça n'a pas loupé cela faisait dix minutes que nous avions décollé que nous avions déjà eu la visite de deux des hôtesses.

-Où vas-tu ? me demanda mon compagnon.

-Arranger un désagrément, je reviens tout de suite, lui dis-je en l'embrassant.

Je m'approchais de l'espace où elles étaient sensées préparer les rafraîchissements pour certains passagers. Je les entendis alors glousser et détailler mon Alec comme un vulgaire morceau de viande, cela me mit dans une colère mesurée certes mais en colère tout de même. Je n'étais pas pour le meurtre d'humains en général, mais je crois en fait que je ferais bien des exceptions avec les humaines.

-Mademoiselle vous n'avez rien à faire ici, cet espace est réservé au personnel, me déclara une hôtesse blonde et prétentieuse.

-Je venais seulement pour ajuster un point particulier. Je pense que vous me remettez toutes ? Oui je suis bien celle qui accompagne comment venez-vous de le nommer à l'instant ? Ah ! Oui le beau mâle à qui vous feriez bien la fête. C'est bien ça ? elle me regardèrent choquées. Juste pour vous avertir à l'avance je ne suis pas seulement son accompagnatrice telle que vous semblez l'espérer je suis aussi sa compagne, de plus je peux vous certifier que vous ne l'intéressez pas le moins du monde. Alors cessez de venir nous importuner toutes les cinq minutes je ne le supporterai pas, et mon compagnon non plus d'ailleurs. Mais si malgré mon injonction vous persistiez je pense que d'une part ce sera lui qui vous le fera savoir et je peux vous assurer également qu'il est aussi beau qu'il a mauvais caractère et ce n'est pas peu dire, mais de surcroît je me verrais obligée de déposer une plainte au sein de votre compagnie. Et je pense que ce n'est pas ce que vous souhaitez ? Donc pour résumer nous n'avons besoin de rien et nous n'aurons besoin de rien durant toute la durée du vol, dans le cas contraire nous saurons vous appeler. Est-ce bien clair mesdames ?

Elle hochèrent toutes la tête en signe d'assentiment.

-Bien vous voyez vous pouvez être serviable quand vous le voulez.

Et je tournais les talons pour retourner auprès d'Alec. Bon c'est vrai que j'y suis allée un peu fort mais je ne me vois pas rester six heures à être dérangée toutes les cinq minutes, par des humaines harcelées par leur hormones, j'ai bien assez à faire avec les miennes.

-Serais-tu jalouses ma puce ? me demanda l'homme de ma vie.

-Pas le moins du monde, je tiens seulement à ma tranquillité, lui assurai-je. Même s'il n'était pas empathe il avait vu tout de suite que je mentais.

-Ben alors cela ne t'embêteras pas de savoir alors que tu t'es trompée lorsque tu leur as dit que je n'étais pas intéressé, je haussais les sourcils.

-...

-Pour être honnête elles m'intéressent et une plus que les autres d'ailleurs.

-Ben ne te prive pas. Je serais bien embarrassée d'être une entrave au plaisir de ta petite personne, lançai-je sarcastiquement. À moins que tu veuilles que j'aille dès à présent m'excuser de la gêne occasionnée vers ces si charmantes et si fragiles petites choses.

Je n'avais pourtant pas prévu de me fâcher après Alec. Mais jouer avec cette petite faiblesse que j'avais laissé transparaître m'avait mit les nerfs en pelote.

-Que tu es belle quand tu es jalouse, me dit-il alors qu'il m'embrassa dans le cou.

Un endroit sensible, ajoutez à cela son souffle chaud et son haleine envoutante, je ne fondais plus j'étais déjà totalement liquéfiée. Il le savait le traître car il se recula pour laisser apparaître son sourire ravageur, bien que j'étais de constitution solide de par ma nature spéciale. Je ne pouvais que défaillir devant tant de magnificence. Je les comprenais ces humaines, il était tout simplement irrésistible.

-Alec arrête ça, l'avion ne sera jamais assez solide, rappelle-toi notre lit. Et les passagers ni survivraient pas non plus si je n'arrive pas à me contrôler.

-C'est bien dommage, me dit-il toujours sans se départir de son sourire. Je décidais de fermer les yeux histoire d'échapper à son envoutement.

-Tu ne veux pas savoir quelle hôtesse m'attire le plus?

-Alec ne joue pas à ce petit jeu avec moi. D'une, je ne suis pas d'humeur et de deux, je risquerais de me fâcher et ce serait dommage de devoir rentrer à Volterra sans même avoir commencé la mission. Non ?

-Ma chérie, tu sais que tu es la seule femme de ma vie. Quand je te dis que tu trompais sur l'intérêt que je pouvais leur porter. C'est un intérêt purement gustatif dont je te parlais et surtout la petite brunette, son odeur est un véritable ravissement

-Les hommes, vampires ou humains il n'y a bien que les même « intérêts » qui vous dominent, il me regardait avec curiosité.

-...

-L'estomac et le sexe, mon amour. Et pas forcément dans cet ordre là.

-La vie serait bien triste sans distraction ma chérie, imagine une éternité alors.

Le reste du voyage se déroula tranquillement, après deux changement nous arrivâmes enfin à Verkhoïansk. Nous débarquâmes alors que tout le monde même habiller plus que chaudement claquaient des dents, nous nous sentions bien. Nous nous dirigeâmes vers l'hôtel où Alec nous avait réservé une chambre. Une fois installés nous dépliâmes la carte pour établir nos futures itinéraires. À partir du lendemain nous passerons tout le temps que durera notre séjour dans le paysage hostile que représentait cette partie du monde. Je connaissais ces lieux, je les avais visité avec Garrett dans ma période nomade, vu que c'était sa patrie il avait voulu me montrer la beauté de son pays, une beauté froide, certes mais on avait l'impression de se perdre dans l'immensité de ses panoramas.

Le lendemain nous prîmes, enfin la route. J'avais l'impression de revivre mon ancienne vie mais avec Alec à la place de Garrett, ce qui ne me gênait aucunement bien au contraire. Tout comme avec Garrett, Alec restait silencieux ce que j'appréciais énormément, car cela me permettait de réfléchir sereinement. Nous avions terminé une bonne partie de notre tracé et nous allions commencer le prochain, quand Alec me demanda.

-C'était comme ça avec Garrett ?

-Comment ça ?

-Tu étais aussi renfermée sur toi ?

-Oui je crois que je me suis replongée dans mes anciennes habitudes, je suis désolée je ne voulais pas te mettre mal à l'aise

-Ce n'est pas grave c'est juste que cela me fait bizarre de voir une autre version de toi. C'est comme si tu avais plusieurs personnalités, c'est assez déroutant.

-Je ne comprends pas ?

-Ben tu as une façon d'être avec nous à Volterra, j'en ai découvert une autre lorsque tu étais avec Byron et Edward, et maintenant je vois que tu avais un comportement encore totalement différent lorsque tu étais avec Garrett. Mais le plus surprenant c'est que tu ne te rends pas compte de tout ces changements. Cela fait presque 13 heures que tu ne m'as pas adressé la paroles.

-Tant que ça ? demandai-je ébahie.

-Oui depuis que nous avons commencé notre quadrillage.

-Je suis désolée mon amour.

Je l'embrassais avec douceur. Je ne m'étais pas rendue compte que cela faisait autant de temps que je gardais le silence. Mais il avait raison sur un point c'est que j'avais adopté le comportement que j'avais avec Garrett. Nous pouvions passer des journée entières à sillonner le monde ensemble sans nous adresser la parole, et je reproduisais ce schéma avec Alec.

-Oui c'est vrai, tu as raison, mais je pense que c'est le fait de voyager de cette façon qui fait ressortir mes vielles habitudes de cette époque. Et comme tu peux t'en douter ce n'était pas la plus belle période de ma vie. Garrett mis à part car j'aimais sa présence même si nous n'étions pas très bavards.

-Effectivement le connaissant vous deviez passer des semaines sans vous adresser la parole.

-N'exagère pas, le plus longtemps a été quatre jours, je crois.

-Ne te sens pas obligée de me le prouver. Parce que moi je ne suis pas lui et 13 heures je crois que c'est le maximum dont je suis capable en tout cas avec toi.

Et c'est ainsi que nous avions terminé une autre partie du quadrillage sans toujours rien trouver. Mais dans ce paysage escarpé cela ne me surprenait pas. Ils avaient eu une bonne idée de venir établir leur camp ici.

Puis alors que nous étions à mi parcours du troisième pan du quadrillage , nous détectâmes une odeur de vampire. Je vis Alec se raidir et se renfrogner comme lorsque quelques chose le contrariait profondément. Moi aussi cette odeur me perturbait car je la connaissait, cela faisait six mois que je l'avais croisée.

-Qu'est ce qu'il y a ? Tu connais ce vampire ? Il allait me répondre quand nous entendîmes des pas se rapprocher rapidement de nous.

Je me retournais et me positionnais. Je ne l'avais jamais aimé celui-là. Et là il était seul, c'est moi qui avait l'avantage du surnombre cette fois-ci, contrairement à la dernière fois où nos routes s'étaient croisées.

Comme je m'y attendais il arriva avec un sourire perfide sur ses lèvres ce qui valu un grognement de ma part.

-Et bien si je m'attendais à te revoir ma Belle, le hasard fait merveilleusement les choses.

-Je peux t'affirmer que la réciproque n'est pas vraie James.

-Tu le connais ? me demanda mon aimé.

-Oui c'est le troisième vampire qui m'avaient acculé dans cette ruelle à Dijon le jour où j'ai sauvé Byron.

-C'était lui ? demanda-t-il alors que je sentais sa colère monter de niveau.

-Du calme beau-frère. C'était avant de fréquenter ta sœur.

-Non c'est pas vrai ! m'exclamai-je. Pour toute réponse j'eus le droit à rire glacial du fameux James, et d'un hochement de tête de la part d'Alec dépité.

-Ma sœur sait-elle où tu te trouves.

-Je ne lui cache rien. Bien que de toute façon nous ne soyons pas mariés. Après tout elle est bien parti en mission elle. Mais si j'avais su que nous ferions tous partie de la même famille, Bella. Ah ! dit-il avec un ton de déception. Je n'aurais pas dû écouter Laurent, j'aurais dû persévérer avec toi. Quel dommage et dire que tu aurais pu avoir la chance de goûter à mes talents.

-Tu as beau être le compagnon de ma sœur, si tu continues je vais te faire regretter d'avoir une langue crois-moi, le menaça Alec.

-À ce que je vois la jalousie est une affaire de famille. Mais ne t'en fais pas Alec, nous sommes justement de la même famille. Il y a moindre mal dans ce cas là, tu ne crois pas?. Et tu ne peux pas m'en vouloir de convoiter ta compagne, après tout quel vampire n'a pas eu accès aux faveurs de ta belle. D'après ta sœur elle serait loin d'être farouche.

Un grognement se fit entendre en provenance de la gorge de mon aimé. Il fallait que je change la direction que prenait les événements.

-Que fais-tu là James ?

-Je viens voir des amis. D'ailleurs je suis persuadé qu'ils apprécieront de vous recevoir. Mais quelques choses me dit que vous êtes également au courant de leur présence dans la régions.

-Ainsi c'était toi le traître. Tu t'es servi de ma sœur pour pouvoir récolter des informations sur nous.

-Pas exactement, en fait je ne me suis aucunement servi de ta sœur pour avoir des informations sur vous. Mais pour en avoir sur elle, dit-il en me désignant. Vois-tu quand je t'aie croisé il y a six mois de cela, j'ai eu ce que les humains appellent un coup de cœur ou un coup de foudre, je ne sais pas quelles expressions serait la plus appropriée. Mais après t'avoir laissé avec ton humain, nous avons été chasser avec Laurent, Victoria étant trop contrariée pour nous accompagner. Enfin c'est la raison qu'elle nous avait fourni. Comme tout le monde le sait elle est venu te rejoindre pour tenter d'en finir avec toi. Quand le lendemain nous nous sommes rendus compte qu'elle ne revenait pas nous l'avons cherchée, puis j'ai fini par flairer une piste assez ancienne menant dans une campagne isolée. Là nous y avons vu les restes d'un buché. Laurent avait failli intervenir sur le champ. Mais nous avons entendu une voiture remonter jusqu'à chez toi, comme tu n'étais plus seule. Il valait mieux ne pas intervenir pour le moment. Nous nous sommes éloignés. Laurent ne pensant qu'à une seule chose, la façon de t'envoyer en enfer. C'est alors que je me suis rappelé ton nom et que j'ai proposé à Laurent d'infiltrer le château pour avoir des informations sur toi. Mais malheureusement pour moi il y avait déjà un traqueur dans vos murs. Puis j'ai croisé Jane et je me suis aperçu que mon charme agissait plus facilement sur elle que sur toi. Donc j'en ai usé et je l'ai charmé pour faire d'elle ma compagne. Mais cet abruti de Laurent s'est allié avec un groupe de vampires qui avaient pour mission de t'éliminer. Heureusement pour moi vous les avez détruit. Ma curiosité s'est amplifiée quand je me suis rendu compte qu'il y avait des contrats sur toi. J'ai voulu ma part moi aussi, autant allier travail et plaisir quand cela est possible. Tu ne pense pas? C'est pour cela que j'ai interrogé aussi discrètement que je le pouvais Jane. Ce qui a été relativement facile je te l'avoue, car elle te voue une haine féroce. Je ne sais pas ce que tu lui as fait mais ta belle-sœur ne rêve que du jour où ton magnifique petit corps sera à la proie des flammes. Je voulais avoir juste un peu de temps, car comme tu vivais avec ton nouveau-né et un autre vampire et télépathe qui plus est. Il me fallait un plan d'action, c'est pour cela que j'ai rejoint un groupe qui s'est associé avec les Roumains.

-Vous êtes combien? demandai-je.

-Tu es bien trop curieuse pour ton bien ma belle. Mais sache une chose c'est que beaucoup de personne voient d'un très mauvais œil ta présence au sein du trio royal, surtout depuis que tu as décidé de rester à Volterra. C'est une aberration, un vampire avec une tare dégénérescente devenir la progéniture du membre le plus influant de la famille royale. Tu es vraiment très mal vu au sein de notre communauté. Un vampire végétarien on aura tout vu, relata t-il dégoûté.

-Je n'ai que faire de ce que toi ou tes militants pensiez de mon régime. Cela ne m'empêche pas d'être une bonne guerrière et l'une des meilleure garde de la famille royale. Maintenant tu vas bien gentiment nous dire tout ce que tu sais. Comme où se trouve le campement ? Combien êtes-vous ? Qui est le traître du château ?

-Et tu veux que je te fasse le tout par écrit en triple exemplaires. C'est demandé avec tellement de gentillesse. Comment pourrais-je refuser.

-Le sarcasme ne te mènera à rien. Tu n'es pas en position de négocier. Tu obéis c'est tout ! s'emporta Alec. Je le comprenais apprendre que ce vampire venait de se servir de sa propre sœur pour pouvoir tuer sa compagne. Il avait de quoi être énervé.

-Je suis désolé Alec mais vois-tu je ne suis pas seul, d'ici quelques minutes un groupe que je venais rencontrer participera à notre petite... il laissa sa phrase en suspend. En fait ils seront là beaucoup plus tôt que prévu.

-Sauf que tu oublies que même si vous étiez une armée, vous ne m'impressionneriez pas pour autant. Mon pouvoir vous réduira tous à l'impuissance, et je vous tuerais aussi facilement que je tuerais un humain.

-Non pas tous, ta femelle n'est pas le seul vampire à être un bouclier capable de te bloquer. Bon c'est vrai qu'elle est assez puissante. Mais le notre le sera assez pour arriver à nous laisser l'avantage du surnombre. N'est-ce pas Jean ? demanda-t-il à l'un des vampires qui venaient de prendre place à ses côtés.

Je regardais Alec et je sentis qu'il avait déjà déployé son don. Effectivement sur les six vampires présents, quatre étaient encore libre de leurs mouvements.

-Bien sûr par contre il va falloir que vous le maîtrisiez rapidement car je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir tenir sous la pression de son pouvoir.

-Bien ! Mon cher beau-frère que dirais-tu d'un petit face à face ? demanda James.

Je vis Alec se positionner, je fis pareil.

-Quelle est mignonne, cracha un des trois vampires qui se tenaient devant moi. Que crois-tu pouvoir faire seule face à nous trois.

-Approche je vais te montrer.

Puis je sentis un courant d'air à mes côtés. Alec venait d'engager son combat contre James. Et j'en fis autant tous les vampires restant – hormis le bouclier – s'élancèrent sur moi. Je me jetais au sol, faisant une roulade pour pouvoir me retrouver derrière le plus rapide des deux. Un petit brun, assez trapu tout de même. Je le saisis par les jambes provoquant ainsi sa chute. Puis une fois à terre avec la dextérité qui m'était coutumière je la lui arrachais. Je devais d'ailleurs cette prise à Alec, c'est lui qui me l'avait inspiré le jour où il avait torturé mon agresseur. L'autre vampire tenta de m'attraper par les cheveux, ce qu'il réussit à faire mais d'une clef de bras un peu violente je réussis à le faire lâcher prise. Par contre il réussit à me planter ses crocs dans la chair de mon épaule. Ce qui me mit dans un colère noire. Son venin me brûlait et cela me rappelait le mauvais souvenir de ma confrontation d'avec Jane. Je me saisis de sa tête alors que ses dents déchiquetaient mon épaule et d'un geste minutieusement étudié avec Jasper je l'étêtais avec facilitée. De l'autre côté j'entendis également un hurlement de douleur, qui attira mon attention. C'était James qui venait de perdre un bras. Mon attention étant accaparée par le combat d'Alec je ne fis pas attention que le bouclier ainsi que le petit trapu réussirent à tous les deux à immobiliser. Celui au sol me maintenait les pieds empêchant ainsi mes déplacements et l'autre tentait de m'arracher également un de mes bras. Je constatais qu'il avait vraiment très peu d'entraînement car avec le temps qu'il prit j'aurais moi réussi à lui arracher les deux siens. Il me faisait mal, il me restait un bras de libre, j'essayais de lui porter un coup mais il l'esquiva, je sentais mon membre commencer à s'étirer et je savais qu'il allait bientôt céder. C'est là que j'entendis un nouveau hurlement mais cette fois-ci je ne tournais pas la tête pour regarder. Alec arriva et avec précision réussit en un coup à arracher la tête du corps du bouclier. Ce qui fit que tout le monde tomba sous le pouvoir de mon aimé ce qui me soulagea. Je finis de démembrer les deux vampires qui en avaient après moi avec l'aide d'Alec, sans un mot.

Une fois terminé j'allumais un feu et je jetais les morceaux des corps que nous venions de démanteler pendant qu'Alec s'occupait des deux autres, ceux que le bouclier n'avait pas pu protéger de son pouvoir dès le début des combats.

-Bella qu'est-ce qu'il s'est passé ? Tu avais le dessus et l'instant d'après tu étais sur le point de te faire démembrer.

-J'ai entendu hurler, j'ai cru que c'était toi.

-Bella, j'ai beau ne pas avoir été formé par Jasper je suis un bon combattant moi aussi et même sans mon pouvoir.

-Oui je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je sais que tu es capable de t'en tirer tout seul. C'est juste que j'ai eu peur un centième de seconde de te perdre, et ils ont profité de cette inattention.

-Bella on va passer un accord tous les deux. Si nous venons de nouveau à être ensemble lors d'un combat que ce soit l'un ou l'autre, nous devrons nous concentrer sur nos adversaires jusqu'à ce que toute menace soit totalement éradiquée. Compris ?

-Compris, je l'embrassais pour sceller notre accord, et surtout pour trouver un peu de réconfort. Que faisons nous de celui-ci? demandai-je en regardant les morceaux du corps de James.

-Tu le prends sous ton bouclier j'aimerai qu'il profite de toutes sensations lorsque je vais l'envoyer au bucher.

-Tu es sadique mon amour ! C'est pour ça que tu lui as laissé la tête ? J'adore.

-Merci, me dit-il avec ce sourire carnassier que j'adore tant.

Je fis ce que m'avait demandé mon aimé je pris James sous mon bouclier et de nouveau des cris de douleurs se firent entendre.

-Tais-toi ! ordonna Alec. Tu sauras qu'il n'est jamais bon de s'en prendre à un Volturi que ce soit à ma sœur ou bien à ma compagne. Maintenant tu pourras en parler avec ceux qui t'attendent de l'autre côté pour ces même raisons.

-Tu viendras me voir très bientôt crois-moi, lâcha James avant d'être jeté au feu par un Alec méprisant.

Des cris d'agonies s'élevèrent dans les cieux durant la petite minute qui suivit, avant que le feu abrège enfin notre calvaire auditif.

-Nous devrions demander à Aro ce que nous devons faire, proposa Alec.

-Je m'en charge par contre laisse ton pouvoir actif pour le moment on ne sait jamais.

Il hocha la tête signe qu'il approuvait cette idée. Bien que l'on se doutait que leur QG ne devait pas être à proximité car avec tous ces hurlements. Nous aurions certainement dû voir plus de monde rappliquer. Je pris mon téléphone et contactais mon père.

-Bella. Avez-vous de nouvelles informations ? me demanda Aro sans préambule, le fait que je l'avais contacté un plus tôt dans la journée, nous épargnait les politesses d'usages et dans ce cas précis cela ne me vexa pas.

-Oui ! Nous avons eu un problème. Nous avons été obligé de tuer six vampires. Dont James le compagnon de Jane qui se trouve être le troisième vampires que j'ai croisé à Dijon le soir de la morsure de Byron.

-Est-ce qu'il est notre taupe ?

-Il nous a avoué qu'il en avait après moi, entre autre à cause de plusieurs contrats qui courraient sur ma tête. Mais je ne pense pas qu'il soit notre taupe. Nous avons appris également qu'il y a plusieurs groupes associés aux Roumains, nous ne les avons pas encore trouvé. Nous vous appelons pour savoir ce que nous devons faire ?

-C'est vraiment risqué Bella. Même avec Alec à tes côtés je crois qu'il serait plus sage de rentrer à Volterra et de nous préparer le plus tôt et le mieux possible.

-Aro nous ne savons même pas combien ils sont ? Nous ne savons pas si nous avons assez de soldats pour faire face à cette éventuelle attaque.

-Je sais mais, la présence d'Alec et la tienne seraient préférable à nos côtés, avec vous deux dans nos rangs, même s'ils sont largement plus nombreux devraient suffire à stabiliser nos chances.

-C'est vrai, admis-je à contre cœur.

Je voulais vraiment avoir le maximum d'informations concernant l'ennemi et surtout connaître le nom de la taupe car il y en avait une c'était évident, nous avions des doutes jusqu'à présent, mais notre petite discussion avec James avait renforcé mes craintes. Comment pouvait-il savoir que je vivais avec un télépathe ? S'il s'était approché Edward l'aurait entendu et malgré ses actes peu délicats me concernant je reste persuadée qu'il m'aurait protégée d'une quelconque menace, et d'une éventuelle intrusion dans notre périmètre. Comment aurait-il pu également savoir que j'avais réintégré et surtout décidé de rester au château ? Vu que cette décision avait été prise après le départ de Jane.

-J'aimerai quand même rester un jour ou deux supplémentaire pour être sûre de ne passer à côté de quelque chose cela vous laissera le temps de rappeler tous nos gardes en mission. Et peut-être arriverons-nous à récolter plus d'informations que nécessaires. Avec Alec on va se séparer, l'un de nous deux restera à proximité de l'aéroport pour être sûrs qu'ils ne s'envolent pas vers Volterra sans que nous soyons au courant. Et l'autre cherchera encore.

-Ton idée est valable mais toutefois trop risquée Bella. Ils en ont principalement après toi, tu ne peux pas te séparer d'Alec.

Je voyais Alec du coin de l'œil qui approuvait d'un hochement de tête la raisonnement de mon père.

-Nous n'avons pas vraiment le choix. Nous devons avoir le maximum d'informations, dont deux qui nous seront véritablement essentielles. Qui est notre taupe ? Et surtout combien seront-ils ?

-Tu es trop obstiné Bella ! déclara-t-il, frustré de ne pouvoir avoir plus de contrôle sur moi. Mais il savait que j'avais raison, la seule raison qui faisait qu'il ne voulait pas accepter ma requête était le fait que j'étais sa fille.

-Aro, vous savez que j'ai raison. Ce qui vous empêche de d'accrédité mon idée est que vous avez peur qu'il ne m'arrive quelque chose. Mais je suis avant tout une garde Aro et vous devez me traiter comme telle. Et si cela peut vous rassurer je me propose de rester à la surveillance de l'aéroport et pas plus de deux jours. Dans quarante huit heures que nous ayons trouvé de nouvelles informations ou non nous rentrerons.

Je n'entendis que le silence. Je savais qu'il était en pleine réflexion il luttait entre sa raison et son instinct de protection me concernant. Puis je l'entendis souffler, je compris alors que j'avais gagné ma cause.

-Très bien Bella. Mais vous vous en tenez à ce que tu viens de dire. Tu restes à proximité de l'aéroport et tu laisses à Alec le soin de chercher leur camp. Bella si tu ne respectes pas cela...

-Je respecterais ma parole Aro ne vous en faites pas je ferais attention à moi. Je reviendrais à Volterra en un seul morceaux, je vous le promets.

-Très bien, je veux un coup de téléphone toutes les douze heures pour chacun de vous c'est bien compris ?

-Oui nous avons compris Aro. Ne vous inquiétez pas nous ferons attention.

-Bien, je vais vous laisser à vos recherche je vais prendre des dispositions pour éloigner Sulpicia du château le temps que la menace persiste.

-N'informez personne de sa destination. Que nous soyons certain qu'il n'y ait pas de fuite.

-Non je prendrais toutes les mesures nécessaires à sa sécurité. Toi ne te soucie de rien d'autre que toi et de ta mission.

-Très bien nous vous laissons nous allons reprendre nos recherches. Au revoir Aro à dans douze heures.

-Précise. Faites attention à vous.

Et il raccrocha. Je le sentais, des heures sombres s'annonçaient sans que nous sachions de quel côté viendrait la menace. Je crois que c'est cela le plus frustrant avoir seulement une partie des informations, sans les petits détails qui nous permettraient de pouvoir faire face sereinement. Ce qui me rendait encore plus dingue était de savoir que quelqu'un dans nos murs trahissait les miens, qu'il mettait volontairement en danger tous ceux que j'aimais. Et si j'arrivais à savoir qui était cette taupe je jure que je m'en occuperais personnellement. Alec lors de sa dernière séance de torture m'avait donné quelques bonnes idées, que je rêverais de pouvoir mettre en pratique sur cette petite frappe.

-Bella tu es sûre de vouloir que l'on se sépare ?

-Je suis certaine que c'est la meilleure solution et tu le sais aussi. Arrêtez de me couver. Je sais que j'ai traversé quelques épreuves qui peuvent vous faire douter de mes compétences à me défendre et me protéger seule. Mais nous n'avons pas le choix nous devons réunir le maximum d'informations, ils sont bien plus informés que nous ne le sommes et ils disposent en plus d'un informateur dans nos murs.

-Ce n'est pas sûr ça Bella nous n'avons pas de preuve.

-J'en suis certaine. Comment James aurait pu savoir qu'Edward était télépathe. Il ne nous a jamais approché quand Edward était avec moi.

-Ma sœur aurait pu le lui dire, effectivement, je n'avais pas pensé à cette éventualité, ce qui bizarrement me surpris.

-Mais comment aurait-il su que j'avais pris la décision de rester au château? Ta sœur était déjà partie. Elle ne le sait toujours pas enfin, peut-être que James le lui a appris. Mais on sait que cela ne vient pas d'elle.

-Oui je n'avais pas prêté attention à ça, il réfléchit quelques instants puis m'annonça. Je ne voudrais pas paraître sur-protecteur, mais fait vraiment très attention. Reste toujours entourée d'humains.

-Ne t'inquiète pas pour moi c'est moi qui ai la tâche la plus facile. Toi par contre ne fait rien d'inconsidéré. Si tu as le moindre doute appelle-moi je ne serais qu'à une petite vingtaines de minutes de toi.

-Pareil pour toi.

Il m'embrassa comme si c'était la dernière chose qu'il ferait. Si j'avais été superstitieuse j'aurais certainement eu peur. Mais au fond de moi je sentais qu'il ne lui arriverait rien. Après tout quelle chance y avait-il pour qu'il y ait un autre bouclier tel que moi ou celui que nous venions de détruire capable de maîtriser le pouvoir d'Alec ? Mon pouvoir était rare et ils avaient eu la chance d'en trouver un autre comme moi, mais cela ne devait pas courir les rues. À moins qu'ils l'aient cherché volontairement peut-être, mais le fait d'en avoir trouvé un ne signifiait pas qu'ils en disposaient d'un autre. Nous prîmes chacun des routes opposées, lui le menant à la recherche de leur camp de base et moi à la surveillance d'un aéroport, peut-être qu'un autre vampire arriverait, et que probablement je pourrais suivre me menant tout droit à ce lieux que nous convoitions tellement.

Cela faisait plus de 24 heures que nous nous étions séparés avec Alec, il poursuivait ses recherches sans relâche le fait d'être infatigable était un atout de poids dans ces recherches. Mais les reliefs escarpés de cette région faisaient que même avec nos sens sur-développés nous avions du mal à les localiser. Quand à moi je m'ennuyais fermement à proximité de l'aéroport, il n'y avait aucun départ, ni arrivée de vampire quelconque. J'avais bien entendu attendu les appels d'Alec m'informant de l'évolution sans succès de ses recherches. J'évitais de l'appeler moi pour ne pas le faire repérer. Quand à Aro, nous l'avions appelé toutes les douze heures comme il nous l'avait recommandé pour ne pas dire ordonné.

Je venais de changer de secteur pour ne pas trop me faire remarquer par les humains, quand mon téléphone se mit à sonner. Je regardais le numéro de mon interlocuteur, ce qui me figea d'effroi, je répondis sur mes gardes, cet appel ne me disait rien qui vaille.

-Bella, oh mon Dieu Bella. Va vite rejoindre Alec il va mourir, dit avec précipitation la voix féminine que je n'avais pas entendu depuis plusieurs mois.

-Alice calme-toi et raconte-moi ce que tu as vu, demandai-je tout aussi paniquée qu'elle, alors que j'avais tout de même saisi l'essentiel. Et c'est en courant le plus rapidement possible, enfin humainement possible de part la proximité des humains qui m'entouraient que je quittais mon poste d'observation.

-Bella je viens d'avoir une vision d'Alec se faisant tuer par sa sœur. Je ne sais pas si tu vas pouvoir y arriver à temps. Elle veut se venger de la mort de James que vous avez tué. Dépêche-toi. S'il te plaît. S'affola t-elle.

Sans prendre le temps d'avoir plus d'information et ayant disparue de la vue des humains je courus comme jamais je ne l'avais fait jusqu'à présent. Avec cette rengaine lourde de sens qui me trottait dans la tête.

« Alec va mourir. Je ne sais pas si tu vas arriver à temps. » Mon Dieu faites que j'arrive à temps.

 


 

Voilà je sais que vous allez m'incendier. lol. Mais franchement c'était trop tentant de m'arrêter là :)

Chapitre 27

Même avec ma super vitesse et mon esprit vampirique j'avais la désagréable sensation d'être totalement apathique. J'avais beau essayer de me démener et de tirer au maximum de ma vélocité, je n'allais pas aussi vite que je le souhaitais.

« Faites que j'arrive à temps, faite que j'arrive à temps, faites que j'arrive à temps ». Je faisais de ces cinq mots un mantra dans lequel reposait toute ma foi. Mon téléphone sonna je décrochais toujours en courant, sans me soucier de qui pouvait m'appeler à ce moment. L'avantage d'être vampire c'est que le souffle ne nous est pas utile et j'ai beau courir comme une dératée je pouvais également parler au téléphone sans que cela soit une gêne.

-Bella bifurque sur ta droite dans cinq cents mètres tu devrais tomber sur la piste de Jane que tu remonteras sur environ trois kilomètres avant d'arriver sur eux.

-Vais-je arriver à temps Alice ? demandai-je avec appréhension.

-Je ne sais toujours pas c'est floue. Je pense que Jane n'a encore pas décidé de comment elle allait s'y prendre. Mais ne traîne pas, car la possibilité la plus probable c'est qu'elle le prenne par surprise, et dans ce cas là tu n'arriveras pas à temps.

-Merci Alice, dis-je en raccrochant, même si cela venait de m'arracher la langue mon remerciement était mérité.

Je suivais les indications d'Alice et effectivement je tombais bel et bien sur une piste fraîche de Jane. Les kilomètres ne m'avaient jamais paru aussi long, j'avais l'amère sensation qu'ils se rallongeaient au fil de mon avancée, rien que pour moi.

Mon cœur et mes jambes se faisaient de plus en plus lourds au fur et à mesure que j'approchais. J'espérais qu'elle ne lui ait rien fait, qu'elle n'ait pas eu le temps, il ne devait rien lui arriver. Je crois que je ne m'en remettrais jamais dans le cas contraire.

Pourquoi le destin s'acharnait-il avec tellement d'ardeur sur nous ? Qu'avions nous fait pour ne jamais connaître le bonheur plus de quelques semaines d'affiler ? Pourquoi étions-nous en permanence menacés dans notre bonheur ? Est-ce que la théorie d'Edward s'avérerait-elle être fondée ? Étions-nous damnés ? Étions-nous destinés à ne jamais connaître le bonheur ? Avais-je perdu mon âme pour avoir voulu rejoindre l'homme de ma vie dans cette immortalité ? Est-ce que la souffrance était réellement tout ce à quoi nous étions destinés ? Je ne pouvais croire à cette fatalité. Parce que d'autres vampires connaissaient le bonheur, alors pourquoi pas nous ? Qu'avions-nous fait Alec et moi pour mériter cet acharnement du destin, cette fatalité ? Que de questions énormément de questions auxquelles je n'avais aucune réponses.

C'est submergée par la peur, rongée par l'angoisse, que je repérais également la fragrance de mon aimé. Puis d'un seul coup mon sang, que je pensais déjà froid se glaça littéralement dans mes veines, mon cœur se déchira provoquant une douleur d'une amplitude jamais mesurée, à l'écoute du hurlement de douleur que j'entendais. Je le savais, je le reconnaissais, c'était la voix d'Alec qui hurlait sa douleur. Je ne pouvais aller plus vite étant à mon maximum, après quelques secondes qui me parurent des heures je vis enfin Alec au sol, sa sœur au dessus de lui en train de démanteler le corps de mon aimé. Ses deux bras avaient été arrachés de leur buste. Et ses hurlements, mon Dieu ce son était la plus dure des épreuves qu'il m'avait été donné de traverser, ajouter à cela, la vue de mon aimé impuissant et faible recroquevillé sur ce sol hostile, agonisant dans des hurlements inhumains. Cet homme si fort et si fier réduit à hurler comme tout vampire de seconde zone, lui si exceptionnel, si puissant. J'avais mal. Oh que oui j'avais vraiment mal, comme jamais la douleur n'avait touché un être vivant où même un être immortel. Mais la sensation que me provoquait de voir cette harpie au dessus de l'homme de ma vie et tenter de le réduire à néant, tenter de me l'arracher, c'était trop pour moi. Une rage incommensurable m'envahit, naissant dans mes tripes pour s'élever au dessus de tout ce qu'un vampire pouvait supporter. Instinctivement je pris Alec sous mon bouclier bien que je supposais aisément que la douleur de ses membres arrachés devait être sa principal source de souffrance. Mais avec Jane on ne savait jamais et vicieuse comme elle était, elle devait certainement combiner son pouvoir avec le traitement physique qu'elle lui infligeait. Pendant que mon bouclier englobait mon âme sœur. Je me jetais sur ma belle-sœur, qui prise dans sa furie vengeresse ne m'avait ni entendu arriver, ni même senti ce que je trouvais extrêmement surprenant car il était impossible de pouvoir tromper les sens d'un vampire. À moins que vraiment la rage qu'elle éprouvait à l'encontre de son frère ait réellement altéré ses sens.

Elle fut surprise du choc dû au plaquage que je venais de lui infliger pour la séparer du corps de mon aimé. Elle se releva d'un tel un diablotin sortant de sa petite boîte, en vitesse vampirique bien évidemment.

-Je ne devrais pas être surprise de te voir Bella, cracha-t-elle à mon encontre. Laisse-moi en finir avec cet ordure de traître et je m'occupe de toi tout de suite après, me déclara-t-elle.

-Je ne crois pas que cela se passera comme ça Jane. Il s'agit de ton frère, et surtout de mon compagnon, et il est hors de que tu en termines avec lui. Je crois que ton règne de terreur arrive à son terme.

-Tu as toujours été trop présomptueuse Bella, après tout c'est vrai que vous êtes fait l'un pour l'autre. Mais malgré le dégoût que vous m'inspirez tous les deux, je vais tout de même vous faire la faveur de vous envoyer en enfer ensemble. Après tout vous étiez ensemble quand vous avez tué mon compagnon.

-James n'était pas ton compagnon Jane, il s'est servi de toi, pour m'atteindre.

-Mais bien sûr le monde tourne autour de toi Bella c'est un fait irréfutable. Après tout qui pourrait résister à l'incroyable charme de Bella Volturi, fille d'Aro ? lâcha-t-elle sarcastique.

-Il nous l'a avoué Jane. Pourquoi est-ce que je te raconterais pareilles balivernes ? J'ai rencontré James le jour de la transformation de Byron. C'était le troisième vampire qui m'avaient coincé dans la ruelle de Dijon. Comme j'ai tué la compagne de Laurent parce qu'elle était venue me défier chez moi. Il a entrepris d'infiltrer les rangs des gardes du château, pour avoir accès à des informations sur moi permettant à Laurent d'assouvir sa vengeance. Mais comme tu sais la place de traqueur est déjà occupée par Démétri. Alors il t'a croisé et il a remarqué que tu n'étais pas insensible à ses charmes. Peu de temps après j'ai tué Laurent. Après ce règlement de comptes, des contrats ont été contractés sur ma tête et ils ont commencé à circuler. Pour lui tout n'était que bénéfice, il vengeait ses amis et en plus il empochait une récompense.

-Je ne te crois pas Bella, et quand même si ce serait vrai. Il était mon compagnon. Et bien évidemment j'étais au courant des contrats. Puisque nous étions associés, et que c'est l'une de nos connaissance commune l'investigateur de ces contrats.

-Comment ça ? Tu sais qui est derrière tout ça ?

-Bien sûr et franchement je suis surprise de voir que vous n'avez encore pas compris de qui venait la menace.

Derrière, les gémissements de douleur d'Alec s'atténuèrent légèrement, il était trop fier pour montrer qu'il avait mal. Mais mon attention se reporta sur Jane et ses révélations. Je la regardais sceptique, que voulait elle dire par là ? Qui voulait... Oh mon Dieu, bien sûr c'était tellement flagrant subitement. Il avait organisé tout ça et sous notre nez en plus

-Caïus ! murmurai-je.

-Et bien ! Nous qui croyions que vous aviez tout compris le jour de ton agression. Comment se peut-il que vous soyez autant chanceux ?

-Vous êtes les traîtres ! affirmais-je. Qui y a-t-il d'autres ? demandai-je choquée.

-Pourquoi te le révèlerai-je ? puis en me souriant avec son sourire méprisant la caractérisant tellement bien, elle renchérit. Je peux bien te l'avouer après tout, puisque de toute façon tu ne repartiras pas d'ici vivante. Il y a Caïus, son épouse bien évidemment, Noémie, Santiago, et moi. Il y aurait pu y avoir Félix, mais ce dernier a préféré te rester fidèle, il était trop amoureux de toi. Nous avons dû le tuer pour être sûrs de ne pas tout révéler de ce qu'il savait, pauvre Félix nous avions mal commencé tous les deux, mais apparemment je ne m'étais pas trompée sur son compte il me respectait vraiment. Elle reprit. Sans oublier le dernier et pas des moindres et qui plus est. Et qui est toujours en place auprès des cibles, j'ai nommé notre très cher agent double, Gaëtano

-Gaëtano ! C'est pas vrai, Sulpicia ! m'écriai-je.

-Elle n'en a plus pour très longtemps, renchérit-elle visiblement ravie par cette perspective. Elle devrait déjà être morte d'ailleurs si Athenodora n'avait pas voulu s'en occuper elle même.

-Pourquoi ? Je ne comprends pas tu aimais cette vie au château ? Tu aimais Aro, pourquoi vouloir le renverser maintenant ?

-Oui la vie au château était agréable avant ton arrivée. Tout le monde me respectait. J'étais la préférée d'Aro malgré le fait que j'ai comploté sur la disparition de son épouse. J'étais sa préférée, son petit bijou. Puis tu es arrivée, toi et ton précieux self contrôle, ton charme, ton pouvoir, et enfin pour moi juste ton sens expert de la manipulation. Tu l'as détourné de moi, tu as attiré son attention à lui, mais aussi celle de mon frère et de Marcus, que plus rien ne pouvait toucher. Mais comme si ce n'était pas suffisant tous les vampires mâles n'en avaient qu'après toi, Démétri, Félix, Edward... Tous ceux que j'appréciais et qui ne me voyaient plus, ils n'avaient tous d'yeux que pour toi. J'ai bien cru pouvoir récupérer ma place et mon statut à ton départ. Mais non ! Tu hantais chacune de leurs pensées, pas un jours n'est passé sans que j'entende ton prénom. Puis Aro a commencé à te considérer comme sa fille, en tout cas à l'officialiser en en parlant ouvertement à qui voulait bien l'entendre. Personne n'a jamais eu un tel honneur, personne n'a jamais réussi à surprendre Aro et à attirer puis surtout à garder son attention comme tu l'as fait. Et Caïus a commencé à avoir peur pour sa place auprès de Marcus et Aro. Sulpicia ne faisant que les tolérer lui et son épouse. Aro et Marcus resserrant leur attachement plus ouvertement jour après jour prenant toujours le parti de l'un l'autre, Caïus devenait minoritaire dans les décisions. Et puis cette lubie de Aro de te considérer comme sa fille malgré ta déficience alimentaire, lui a fait revoir sa position. Il pense et à juste titre, qu'à long terme tu l'aurais remplacée au sein du trio royal. Et que ce soit lui tout comme moi d'ailleurs, nous ne pouvions le supporter, ni le tolérer.

-Mais c'est n'importe quoi. Jamais je ne voudrais de sa place, j'aime mon statut de garde et je n'ambitionne pas son poste.

-Oui pour l'instant mais dans un siècle ou deux, qui dit que cela te conviendra toujours. Sans parler du fait que Aro devient plus vulnérable avec toi dans ses pattes, il se ramollie. La preuve n'a-t-il pas voulu que tu rentres hier quand vous l'avez appelé pour faire votre rapport?

-Tu as mis toutes ton existence en jeu à cause d'une simple jalousie ? Nous aurions très bien pu nous entendre toutes les deux. Je n'ai jamais voulu attirer l'attention sur moi. En tout cas aucune sauf celle de ton frère, j'aurais vraiment aimé que nous nous entendions.

-Certainement pas, tu as pris ma place, mes amis et leurs affections, mon frère. Et par dessus tout mon compagnon est mort à cause de toi. Tu peux garder tes beaux discours, cela ne changera pas l'issu final. De toute façon il est déjà trop tard. Caïus s'est associé aux Roumains et maintenant ils sont en route pour Volterra, vous nous avez facilité la tâche en venant ici. Une idée de Génie de Caïus encore une fois. Il savait que si tes agresseurs ne te tuaient pas il se feraient capturés puis interrogés par Aro révélant ainsi une fausse information. Et il savait qu'Aro enverrait Alec sur place, il est trop prévisible. Par contre il ignorait qu'il prendrait le risque d'y envoyer sa propre fille.

-Ils sont en route pour Volterra ? demandai-je apeurée.

-Oui parce que notre campement n'était pas ici, mais en Roumanie, trop flagrant pour que vous soupçonniez quoi que ce soit, rit-elle sournoisement. Seul James avec quelques soldats devaient venir attendre Alec sur place pour le tuer, mais on avait omis le fait que tu sois présente ce qui dans le plan absolut ne change rien, que tu meurs ici ou là-bas ça n'a que peu d'importance. Le fait qui a le plus d'importance c'est qu'à cause de toi mon compagnon ne me reviendra jamais.

-Je ne comprends pas pourquoi tu en veux à ton frère. Je te rappelle qu'il t'a défendu toi lors de notre altercation il y a cinq ans.

-Il y a bien longtemps que mon frère s'est détaché de moi, et vice et versa. Et puis j'ai toujours été la plus forte enfin juste derrière mon frère, cracha-t-elle. Lui et son pouvoir ont toujours pris la première place. Il était le plus adulé et remarqué, il avait des amis et tout ça sans jamais vraiment le mériter. Il a toujours été le premier sur tout, il a encore été le premier à trouver son âme sœur. Vivre dans l'ombre d'Alec a toujours été pour moi la pire offense que j'ai dû endurer durant ma longue existence. Il a toujours eu les préférences de chaque personnes que nous avons croisées, même lorsque nous étions humains. J'ai tenté de me raisonner, et de vivre avec et j'ai tenu plus de deux siècles, après tout je suis de nature assez patiente quand on y repense, dit-elle avec un sourire ironique. Mais depuis ton arrivée tout a basculé, j'ai tout perdu à cause de toi et même s'il ne t'a pas soutenue cette fameuse nuit. Il m'en a tenu pour responsable. Et à partir de ce jour là, j'ai su que nous n'avions plus rien en commun hormis une même base ADN. Et pour couronner le tout, j'ai su dès le moment où James ne répondait pas à mon appel quotidien qu'il avait été tué, je suis venu le plus rapidement possible mais c'était trop tard. Il a tué celui que j'avais choisi comme compagnon. Vous m'avez pourri la vie et vous allez le payer maintenant. Tous ! Fini Volterra et les Volturi, c'est un nouveau règne qui se prépare et il ne peut pas être pire que le précédent.

J'étais abasourdie, j'avais du mal à réaliser ce que je venais d'entendre ? Toutes ces confessions me retournaient l'estomac, j'en aurais été malade si je n'avais pas été un vampire. Tout mon monde était en train de s'écrouler, et j'étais trop loin pour tenter quoi que ce soit pour le consolider, pour tenter de sauver les miens. Mon seul espoir était que Aro s'attendait à une attaque et qu'il avait préparé la garde. Seul le cas de Sulpicia me paraissait à l'heure actuel désespéré. Comment pouvait-elle s'en sortir face à Gaëtano et Athenodora, elle n'était pas une guerrière.

J'entendis un gémissement provenant de mes arrières, je ne pouvais pas me retourner. Je savais qu'à la moindre erreur d'inattention, Jane m'attaquerait, et je n'étais pas assez stupide pour lui laisser l'avantage du premier coup en tout cas pas à elle.

-Bella on en sait assez tue-la ! gémissait Alec.

-Alec, Alec, Alec, mon très cher frère. Crois-tu sincèrement que ta chère et tendre puisse être assez forte pour me vaincre. Il fut un temps ou tu pensais que j'étais la meilleure guerrière.

-Oui bien avant l'arrivée de Bella, haleta-t-il. Mais comme sur beaucoup d'autre point, elle te surpasse également sur celui-ci, la fin de sa phrase hachée par des spasmes de douleurs.

-Bella s'il te plaît fait vite, je n'en peux plus.

Il ne m'en fallut pas plus, pour me positionner défiant de par le fait ma belle-sœur.

-Depuis le temps que j'attends ce moment, déclara-t-elle. Se positionnant à son tour.

Je m'élançais sur elle et au lieu de m'esquiver elle m'attendait de pied ferme, ainsi cela se passerait par la force brute. Soit, j'étais armé aussi pour ce genre de combat. C'est avec un violence rare et une rancœur accumulée depuis quelques années que nous nous affrontions. Elle était une bonne guerrière je devais l'avouer mais je la surpassais comme le pensait Alec, très vite je prenais le dessus. Des stratégies de combats que j'avais appris durant mes entraînements avec Jasper me revinrent automatiquement au fur et à mesure que je les employais. Je crois que c'est bien la première fois que je les avais toutes utilisées en un seul combat. Je prenais le dessus, j'étais plus forte et plus rusée, elle le savait je le lisais dans ses yeux. Bien sûr elle réussit de temps à autre à me planter ses dents dans ma chair, mais je n'étais plus à quelques cicatrices près. Puis elle commit l'erreur, de vouloir me percuter alors que j'étais sur mon pied d'appuis, en lui saisissant son bras je me retournais, entraînant une distorsion de son membre toujours dans mes mains expertes, qui s'arracha aisément sous la pression. Profitant de sa stupeur et de la douleur occasionnée je l'étêtais toujours avec autant de facilité mettant un terme au combat. Puis je m'attelais dans le mouvement à séparer son buste de tous ses appendices externes. Jambes et bras tout y passa.

J'aurais aimé la torturer et la faire souffrir, le plus possible au moins autant qu'elle le méritait, pour ses trahisons, que ce soit celle de ma famille ou bien pire celle faite à son propre frère. Mais Alec souffrait et je devais abréger cette torture. Chacun de ses gémissements étaient un supplice pour moi, et à chacun d'eux je me déconcentrais de mon combat. J'allumais un feu prenant soin de récupérer les bons membres et de ne pas les mélangés avec les deux bras de mon aimé. Puis avec un regard vers lui je lui demandais silencieusement si je devais le faire ou s'il préférait le faire lui même.

-Fais-le toi, murmura-t-il. Je m'exécutais sans remords. Je retournais vivement vers Alec puis avec autant de délicatesse dont j'étais pourvu je tentais de rattacher les membres de mon aimé à son corps.

Une fois en un seul morceau je le serrais dans mes bras. La sensation de perte que j'avais ressenti lorsque j'avais reçu le coup de fil d'Alice m'avait totalement anéanti.

-Appelle Aro, me dit Alec. Ils doivent se préparer.

Pendant ce temps lui s'asseyait remuant les bras, geste visant vérifier la bonne reconstitution de ses membres.

Je m'exécutais, j'appelais Aro mais ce dernier ne répondit pas. Je retentais deux fois, mais aucune réponse. Je fis de même avec Marcus, puis Démétri, Byron ainsi que tout le répertoire que j'avais dans mon téléphone. Personne ne répondait, ce qui m'angoissa rapidement. Étaient-ils déjà arrivés ? Avaient-ils anéantis tout le château ? Quelle autre explication pouvait-il résulter de ce silence téléphonique sur la vingtaine de numéro dont je disposais, et auxquels personne ne répondit.

-Alec j'ai peur qu'il ne soit trop tard. Personne ne répond.

-T'as tenté d'appeler Démétri et Byron ?

-J'ai fait tout mon répertoire Alec, répondis-je affolée. Il prit son téléphone lui même et refit exactement ce que je venais de faire, il appela tous les numéros à son tour sans plus de succès.

-Il faut que l'on rentre tout de suite, m'écriai-je totalement paniquée. Alec se leva ne cherchant pas à me rassurer car lui même était dans le même état que moi. Mon téléphone sonna.

-Bella, me fit la voix d'Alice. Ils sont encore vivant, ne t'affole pas. Caïus et ses comparses ne sont pas encore arrivés à destination.

-Pourquoi n'arrivons-nous pas à les contacter? demandai-je.

-Il doit y avoir un brouilleur d'onde dans le château. Quelqu'un a dû l'activer.

-Gaëtano, murmurai-je. Alec hocha la tête pour me signifier qu'il était d'accord avec ma déduction.

-Vous devez partir tout de suite, nous coupa Alice. Alec devra aller en Allemagne pour secourir Sulpicia si tu prends le vol à destination de Hambourg celui qui part dans quarante cinq minutes tu pourras arriver à temps pour la sauver. Par contre toi Bella tu devras te rendre à Volterra...

-Non Bella viendra avec moi, nous ne nous séparerons pas. Ils pourront tenir jusqu'à ce que l'on revienne au château, coupa sèchement Alec.

-Alec je comprends tes inquiétudes. J'ai déjà tenté plusieurs scénarios possible. Et je peux t'assurer que si nous nous en tenons à celui-ci nous aurons un minimum de perte. Bella doit retourner à Volterra et faire son maximum pour retarder le combats. Nous aurons le temps d'arriver avec ma famille. Nous avons déjà embarqué. Toi tu arriveras avec Sulpicia juste au moment propice.

-Et si nous faisions l'inverse si Bella va chercher Sulpicia et moi je vais à Volterra ne serait-ce pas plus simple ?

-Non parce que Bella est peut être immunisée contre le pouvoir de Gaëtano. Mais Athenodora viendra avec trois gardes, ils seront trop nombreux pour Bella seule, surtout que l'italien est un combattant expérimenté. Bella arrivera à bout de tout ce petit monde mais Athenodora aura le temps de tuer Sulpicia sans qu'elle ne puisse rien faire. Notre priorité est de retarder le combat à Volterra, pour que nous ayons le temps d'arriver pour rééquilibrer la balance, jusqu'à ce que toi tu reviennes. Je t'assure qu'il n'y a pas d'autre solution Alec.

Je vis mon aimé me regarder avec cette petite ride au milieu de son front. Il était en train de se poser la question s'il pouvait faire confiance au Cullen et aux visions d'Alice.

-Alec tu sais que ça me coûte de le dire mais si elle ne m'avait pas averti et dirigé je ne serais très certainement pas arrivée à temps pour te secourir.

-Alec nous n'avons pas le choix. Si Caïus et les Roumains arrivent à prendre le pouvoir, c'est nos vies à tous qui seront en danger. Nous en tant que végétariens et proche des régents en place nous seront les premiers dans la ligne de mire de Caïus. Et pour le reste de la communauté se sera une dictature totale, nous ne pouvons pas laisser cela se produire.

-Très bien, mais peux-tu m'assurer qu'il n'arrivera rien à Bella ?

-Si tout le monde suit à la lettre les indications, non tu arriveras à temps.

-Très bien, nous n'avons pas vraiment le choix.

-Malheureusement non. Alec tu devrais te dépêcher tu dois absolument attraper ce vol. Bella le tiens est dans deux heures. Je vous laisse je dois éteindre mon téléphone pour le décollage. On garde le contact en tout cas en dehors du château.

Nous mîmes à peine une dizaines de minutes pour rejoindre l'aéroport, malgré ma joie d'être arrivée à temps pour sauver Alec. L'angoisse de perdre ma mère adoptive ainsi que quelques uns des membres de ma famille ou de mes amis à Volterra était terrifiante et me saisissait à la gorge.

J'attendais qu'Alec finisse de réserver sa place sur le vol direct l'emmenant à Hambourg où je savais que Sulpicia et Aro y avaient une demeure. Il était concentré et en proie avec son esprit. Je sais qu'aujourd'hui devait être le pire jour de sa vie. Après plus de deux siècles il se retrouvait définitivement seul sans sa sœur qui avait périt sous ma main. Quelque part je l'avais toujours su que cela se finirait de cette façon.

Pourquoi ? Je serais incapable de le dire, mais je savais que je serais celle qui mettrait un terme à sa vie, en tout cas que l'une de nos deux vie se terminerait par la main de l'autre. Pour être plus honnête avec moi, je pensais qu'elle mettrait un terme à la mienne à l'époque, je ne pensais pas pouvoir sortir d'un combat victorieuse face à Jane. Et cela n'aurait certainement pas passé de cette façon si je n'avais pas reçu l'instruction de Jasper, je ne dois mon salut encore une fois grâce au savoir de mon mentor. Souvent j'avais repensé à ce fameux jour où ma vie avait pris un sens différent de celui que je m'étais fixée le jour où j'avais rencontré Alec.

Je savais que je n'avais eu le dessus ce soir là, juste avant qu'Alec n'intervienne que parce qu'elle avait détourné son attention quelques centièmes de seconde et que je disposais encore de la force herculéenne des nouveaux-nés. Sans ces deux avantages majeurs, je n'aurais à cette époque pas fait face à Jane et son expérience.

Mais aujourd'hui bien que je sois enfin soulagée de ne plus jamais croiser ma belle-sœur, soit au détour d'une mission ou d'un couloir du château. Je ne peux m'empêcher de me sentir coupable du manque que peut ou ressentira Alec au court de sa vie. Et j'espérais secrètement qu'il ne m'en veuille pas avec le temps d'avoir tué sa sœur. Parce que malgré tout elle reste sa sœur. Et bien que je n'ai jamais connu de rapport fraternel véritable, ayant été fille unique quand j'étais humaine. Je pense que quiconque aurait tué Byron ou Emmett que je considérais comme étant mes frères, bien que j'ai peu de rapport avec le second ces derniers temps, je l'aurais certainement tué en retour ou dans le cas d'Alec cela aurait pesé lourd dans nos rapports.

Une fois son billet en poche, et n'ayant pas de bagage à faire enregistrer, nous nous installâmes en attendant les quelques minutes nous séparant de son embarcation, en espérant que son vol n'ait pas de retard.

Je faisais le point de tout ce qu'il nous restait à affronter, tout comme lui à n'en pas douter. J'avais la sensation enfin la quasi certitude que sa mission de sauvetage se passerait bien en tout cas que lui tout du moins en ressortirait vivant. J'espérais seulement qu'il arrive à temps pour tuer tous ces vampires qui en avaient après ma mère adoptive. Mais ce qui me travaillait c'était qu'autant je savais que lui en ressortirait vivant, autant je n'avais pas la même certitude me concernant, et pour cela je voulais savoir avant de ne plus revoir s'il m'en voulait, je ne pouvais pas le laisser embarquer sans soulager cette interrogation qui allait finir par me rendre folle.

-Alec, je suis désolée pour tout ça, commençai-je avec une voix que je voulais douce et plus ou moins neutre.

Il me regarda et me saisit la main ce qui eut pour effet de me soulager quelque peu.

-Tu n'y es pour rien Bella. Ça devait arriver un jour. Je savais que ce n'était qu'une question de temps.

-Tu m'en veux ?

-Pourquoi ? Pour m'avoir sauvé ? Certainement pas.

-C'était ta sœur, et en plus c'est par ma main... je n'arrivais pas à finir ma phrase, pas que je ne pouvais dire les mots où que je m'en voulais. Non, c'était juste parce que je ne voulais pas faire souffrir Alec plus que ce qu'il devait ressentir actuellement en disant ces mots qui risqueraient de lui faire prendre définitivement conscience de la portée de mon acte.

-Qu'elle est morte. Finit-il à ma place. Écoute Bella, tu n'avais pas le choix c'était soit elle, soit moi. Et je suis heureux que tu m'aies choisi moi, me dit-il avec un sourire doux sur ses lèvres. Voyant que je restais assez sceptique, il rajouta. Bella c'est vrai c'était ma sœur, mais elle l'a dit elle même, nos rapport s'étaient détériorés au fils des siècles et je vais t'avouer que nous n'avions pas des rapport fraternels comme nous étions sensés entretenir en tout cas en dehors des regards extérieur. J'ai toujours su qu'elle était jalouse, je ne pensais pas que son ressentiment atteindrait ce stade c'est sûr. Mais quoi qu'il en soit nos rapports n'avaient rien de fraternels. Je pense même que tes rapport éloignés avec Emmett qui je sais te considère comme sa petite sœur, sont plus que ce que je n'ai jamais partagé avec ma sœur, en tout cas depuis que nous sommes transformés. Nous avons tenté de garder ce lien que nous avions lorsque nous vivions à l'orphelinat quand nous étions humain. Mais du jour où elle a découvert son pouvoir ce lien s'est petit à petit perdu, j'appréciais plus d'être seul qu'en sa compagnie, et pour les raisons qu'elle a avoué aujourd'hui c'était également son cas. Et je ne t'en voudrais jamais d'avoir toi même mis un terme à son existence après tout ce qu'elle t'a fait que ce soit en tant qu'humaine, parce que je sais que le jour où je t'ai retrouvé en pleur à l'hôtel c'était à cause d'elle et d'une menace qu'elle avait proféré.

Je me souvenais parfaitement du jour auquel il faisait référence, mais bizarrement pour moi ce jour représentait une autre vie, une autre fille, j'avais du mal à concevoir que j'avais un jour pu ressembler à cette fille là.

-Où toutes les menaces et les intimidations, sans oublier l'attaque et les marques sur ton corps. Tu devais être celle qui demande réparation, et je ne t'en veux pas Bella. Pour moi il y a longtemps que je ne la considérais déjà plus comme ma sœur. J'en ai pris véritablement conscience le jour où j'ai discuté avec Edward et qu'il m'a avoué ce que lui avait fait mais aussi les manipulations de Jane et des autres. Je t'ai choisi officiellement ce jour là Bella, ce jour là j'ai décidé que plus jamais ma sœur ne passerait avant toi, que tu veuilles à nouveau de moi où non. Parce que personne, même pas elle ne m'a un jour soutenu et aimé comme toi tu l'as fait et le fait toujours.

-Je suis tout de même désolée. Je sais que ça reste malgré tout une perte inestimable, même si je ne pourrais jamais la regretter. Elle n'en a pas moins partager ta vie pendant plus de deux siècles.

-Le bon côté des choses c'est qu'une fois que nous en aurons fini avec ces traîtres et la mutinerie qu'ils ont mené. Nous serons heureux tous les deux, plus personnes ne viendra nous importuner, et si nous arrivons à garder le pouvoir existant en place, nous serons les plus heureux pour l'éternité. Rien d'autre que de t'avoir auprès de moi ne compte d'avantage.

Je l'embrassais passionnément. Que pouvais-je répondre d'autre à cela ? Il avait parfaitement raison, rien d'autre ne compterait plus que lui et moi ensemble pour le reste de notre éternité.

Pour briser un peu l'atmosphère trop tendre dans lequel nous baignions je lui lançais taquine.

-Où est-ce qu'est passé mon effroyable Alec ?

-Il a appris à accepter toutes les facettes de sa personnalité. Mais ne t'habitue pas trop à ce côté sentimental je ne suis pas vraiment trop à l'aise avec le sujet.

-Pour quelqu'un en difficulté je te trouve très loquace en l'occurrence.

-Il faut dire que j'ai cru ma dernière heure arrivée et que je me suis rendu compte que je ne t'avais jamais véritablement dit ouvertement que je t'aimais, et que je t'aimerais toujours, mon amour. Je crois que j'ai une dette envers la diseuse de bonne aventure, si elle ne t'avait pas prévenue...

-Ne dis rien s'il te plaît, le suppliai-je. Je ne pense pas que nous lui devons quoi que ce soit hormis le sauvetage des nôtres et du château si nous y arrivons. Pas après ce qu'elle nous a volontairement caché, des manipulations de son frère.

-Tu as la rancune tenace Bella. Je pense qu'il serait peut-être temps de travailler sur ton ressentiment.

-Certainement pas ! J'ai souffert Alec, j'ai souffert de ton manque, de ton absence, celle de ma famille, mais également de leurs trahisons. Je les considérais que ce soit elle ou lui comme mes amis les plus proches, encore plus proche que Démétri. Tu te rends compte je les plaçais avant le seul qui m'a toujours été le plus loyal. Excuse-moi je ne veux pas te blesser, mais tu sais que c'est vrai, il hocha la tête en signe d'assentiment. Ils m'ont manipulé, ils ont profité de l'ascendance qu'il avaient sur moi et de la confiance que je leur témoignais pour arriver à leur fin. Je ne suis pas prête à leur pardonner c'est vraiment trop récent. Par contre je lui serais reconnaissante effectivement si nous parvenons à sauver les nôtres, mais je ne peux pas aller au delà de ce sentiment, le pardon n'est encore pas d'actualité. De plus, tu as entendu comme moi, ils ne le font pas pour nous venir en aide ou par pure altruisme. Ils le font parce que si nous venons à perdre cette bataille ils seront les premiers en tête de liste à se faire décimer par Caïus. Alice est une manipulatrice elle a le don adéquate pour cela tu me diras. Si vraiment elle était celle pour laquelle elle tente de se faire passer. Comment ce fait-il qu'elle ne nous ait pas appelé le jour de mon agression dans la foret par exemple. Si elle a vu ta sœur t'attaquer alors qu'elle ne t'a jamais accordé plus d'importance que le stricte minimum par le passé. Comment ce fait-il qu'elle n'ait pas eu de visions me concernant à ce moment là, moi sa soit disant meilleure amie ?

-Je ne sais pas ma puce. Je crois qu'elle seule pourrait répondre à cette question. Mais tu ne peux pas tous les mettre dans le même panier. Je comprends tes ressentiments concernant Alice et Edward et pour être franc avec toi je partage tes points de vue. Mais dans les Cullen il y a Jasper qui d'après ce que j'ai cru comprendre, tu portes en haute estime. Lui ne vient pas seulement pour protéger sa famille, je suis presque sûr qu'il vient également pour toi, ce fut à mon tour de hocher la tête, reconnaissant que dans ce cas précis il avait raison. Et puis, continua-t-il. Il y a le courageux mais néanmoins insouciant Emmett, qui je crois est tellement attaché à ses propres valeur qu'il pourrait donner sa vie pour ses convictions. Et pour lui aucun doute vu comment il m'a menacé le jour où nous sommes partis de chez eux, que tu fais parties de ses priorités.

-Il t'a menacé ? demandai-je incrédule.

-Oui à deux reprises la première fois lorsque nous avons quitté Forks, et la seconde quand ils sont partis de Volterra. Je cite « S'il arrive un malheur à ma petite sœur à cause de toi, je te jure que même toi et ton pouvoir, ne pourrez pas m'arrêter ». Je te dis qu'il est inconscient, sourit-il, en secouant la tête l'air de ne pas croire à l'esprit suicidaire de mon gros nounours.

-Où veux-tu en venir Alec?

-Ce que j'essaie de te faire comprendre c'est que la rancœur que tu attises concernant les Cullen n'a pas lieu d'être en tout cas pas avec autant de force. Seuls deux membre de cette famille sont à blâmer et à cause des heures sombres que nous sommes amenés à traverser je pense qu'il faut savoir se remettre en cause. Et c'est quelque chose que tu sais faire, tu l'as fait pour pour Byron et moi. Aujourd'hui nous avons besoin de leur aide pour rétablir l'ordre dans notre monde et dans nos vies. Penses-y Bella.

Son raisonnement était encore une fois le bon, mais je ne pense pas avoir fait assez de travail sur moi pour pouvoir traverser ce tumulte de ressentiments négatifs que je nourris les concernant. Je me demande même si je serais capable de combattre à leurs côtés. En y réfléchissant je crois que c'est la seule mesure que j'accepterais venant de leur part. Mais je ne pourrais pas faire plus, non ce n'est pas possible, je leur avais fait confiance, j'ai pris leur parti, son parti contre Alec, contre sa sœur, que j'ai dû tuer à cause de la jalousie qu'elle entretenait à mon égard pour. Jalousie attisée entre autre par le rapprochement et l'affection que je portais à Edward et aux siens. Alors non je ne pourrais pas, je n'aie même pas dépassé le stade de la haine et de la rancune. Peut-être quand je serais arrivée à celui de l'indifférence, peut-être et seulement à ce moment il sera possible de revoir mon jugement. Combien de temps cela va prendre je ne sais pas, et de par mon mauvais caractère ce ne sera pas demain. Car il ne faut pas se voiler la face autant j'étais agréable et facile à vivre humaine, autant ce n'est véritablement plus mes qualités en tant que vampire. J'étais coincée dans les méandres de mon esprits, en train d'analyser ma situation et mes sentiments concernant Alice et Edward Cullen. Quand Alec me tira dans ses bras, il m'étreint avec force et détermination.

-Bella promets-moi de faire attention et de rester sur tes gardes. Je ne supporterais pas de te perdre de nouveau et surtout de cette manière.

-Ne t'inquiète pas je serais avec Démétri, tu sais qu'il fera attention à moi, essayai-je de le rassurer.

-Oui je ne doute pas qu'il fasse attention à toi, mais tu sais comment cela se passe dans l'action du combat. Et en plus on sait aussi bien toi que moi que Caïus fera son possible pour que tu sois dans les première à disparaître. Il te hait plus que de raison.

-Oui je te promets de rester en vie jusqu'à ce que tu arrives. Une fois que tu seras présent nous ne risquerons plus rien.

-Je ferais au plus vite je te promets.

Pour sceller cette promesse il déposa ses lèvres avides mais néanmoins imprégnées de peur et de doute. Craintes que moi aussi je partageais, comment allions nous nous sortir de cette histoire et surtout qui en ressortira que ce soit en vainqueur et en vie. Nous restâmes enlacés l'un l'autre durant les dix minutes suivantes. À l'annonce de l'embarcation pour son vol, il me dit après un énième baiser.

-Dès que Sulpicia sera en sécurité auprès de moi nous rentrerons directement à Volterra. Par contre ne joue pas les super-héroïne.

-Je ferais de mon mieux. Je t'aime.

-Je t'aime aussi mon amour.

-Fais attention à toi aussi. Reviens-moi !

-Je te reviendrais. Reste en vie, me supplia-t-il en m'embrassant une dernière fois.

Il se sépara de moi à contre cœur. Si j'avais pu verser des larmes à n'en pas douter je ressemblerais aux fontaines de Versailles à cet instant. Juste pour ce que j'éprouve en ce moment, l'incertitude de revoir Alec vivant, j'aurais tué de mes mains Caïus et toute son armé à moi seule. Je le vis disparaître après avoir donner son billet à l'hôtesse par les portes menant à son avion.

Mon téléphone sonna alors que je fixais désespérément les portes qui me séparaient de l'homme de ma vie.

-Bella va prendre ton billet. Ne reste pas aussi immobile tu vas attirer l'attention sur toi, me dit la voix d'Alice.

-Oui j'y vais, répondis-je amorphe.

-Ne t'en fais pas Bella tu le reverras je te le promets.

-Tes promesses n'ont que peu d'emprise et d'importance pour moi, tu le sais pourtant.

-Oui je sais que tu m'en veux toujours. Mais contrairement à ce que tu penses je ne tiens pas en compte que mon propre intérêt dans cette histoire Bella. Tu comptes énormément pour moi, autant que tu comptes pour Jasper ou Emmett. Mais c'est vrai j'ai mal agi et je suis prête à en payer le prix. Même si pour cela je dois faire ma vie en pensant que tu ne me feras plus jamais confiance ou que je ne serais plus jamais ton amie. Je ne peux pas concevoir l'idée que tu puisses ne pas faire partie de ce monde, alors je fais ce que je dois pour que tu restes avec nous, même si pour cela je dois vivre sans toi.

-C'est bien que tu en sois consciente, lâchai-je avec sarcasme.

-Maintenant que nous avons pris nos décisions quelle est l'issu du combat ? demandai-je avec appréhension.

-Je ne sais pas je n'ai plus de vision. Raphaëlle a rejoint notre famille et son don me bloque, en sa présence je ne vois plus rien. Je prendrais de l'espace quand nous débarquerons pour voir ce qui nous attends. Enfin si c'est possible car comme elle participera à la bataille je ne sais pas si je vais pouvoir voir quelque chose.

-On fera avec alors. Bon je te laisse je vais réserver ma place pour rentrer à Volterra.

-À bientôt Bella, me répondit avec une pointe d'amertume dans la voix.

Je me dirigeais avec deux nouvelles résolutions en tête. Celle de mettre un terme à la vie de Caïus, et celle de conserver dans cette bataille la place qui est nôtre, le trône de mon père et celui de Marcus.


Alors des commentaires, je veux tout savoir de ce qui vous est passé par la tête.

Chapitres suivants tout n'est que fatalité

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Commentaires (1)

1. natacha jeudi, 23 Octobre 2014

Coucou
Alors tout d'abord je suis toujours aussi fan de ton histoire et je rigole bien des péripéties de Bella et Demetri lol
J'apprécie beaucoup ton style d'écriture et attend toujours avec impatience tes nouveaux chapitres.
J'espère que ça s' arrangera pour Bella et Alec :-)
Pas mal l'idée de titiller Edward avec ça j'en rigole encore lol
Continue comme cela surtout !!
Vivement La suite. Bonne soiree

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017