Tout n'est que fatalité

Nouvelle histoire !

J'en profite pour informer mes lecteurs(trices), que ma correctrice n'est autre que Galswinthe.

 


 

Prologue : POV Alec

Qu'est-ce que je faisais là. C'était Jane qui avait été punie, c'est elle qui avait comploté, je n'étais au courant de rien moi. Bien évidemment elle n'allait pas venir s'en vanter non plus. Et puis je la soupçonnais d'avoir voulu me protéger un minimum. Je fulminais je ne voulais pas aller m'occuper de ces problèmes, j'ai toujours eu horreur des voyages. Mais non nous étions jumeaux, donc inséparable, mais bien sûr ce n'est pas comme si Jane n'avait jamais été sans moi régler un problème. Je savais ce que Aro avait derrière la tête, il attendait de moi que j'arrive à canaliser ma sœur, et que je la remette sur le droit chemin. Avant que Caïus, ou pire Marcus, ne veulent la punir pour tentative de rébellion ou autre. Elle avait quand même eu de la chance qu'il ne leur avait pas dit, et qu'il tienne un minimum à elle. En fait j'avais la sensation qu'il tenait plus à son pouvoir qu'à sa personne contrairement à ce qu'elle pouvait penser.

Pour finir je me retrouve enfermé dans cette carlingue, obligé de voyager et d'aller m'occuper de problème qui m'ennuie royalement. Je ne suis pas un homme de terrain, je suis plutôt dans la stratégie, je laisse généralement cette corvée à ma sœur qui elle s'en délecte.

Bien que l'avion reste le moyen de transport le plus rapide, être obligé de voyager avec le bétail, m'horripilait au plus haut point. Et je n'osais penser à ce que ressentait Jane à côté de moi. Qui ne trouvait pas mieux que d'infliger une migraine à cette femelle de bord. Comment est-ce qu'ils appellent ça eux ? Ah oui ! Une hôtesse de l'air. En tout cas la seule chose qu'elle peut accueillir en cet instant c'est la migraine que lui inflige Jane pour passer le temps ou passer ses nerfs, peut-être même les deux raisons combinées. Comme si une n'était pas suffisante, elle trouva une autre proie pour exercer son talent. De toute façon la première avait littéralement perdu connaissance certainement dû à la douleur. Ce n'était pas trop tôt car ses gémissements commençaient sérieusement à me taper sur le système, et encore je pouvais m'estimer heureux qu'elle ait une conscience professionnelle, sinon elle aurait hurlé. Je ne pouvais pas nier que les femelles étaient nettement plus courageuses ou moins sujettes à la douleur que leur homologues masculin. Un homme aurait hurlé jusqu'à ce qu'on l'entende jusqu'en Chine, comme si hurler sa douleur pouvait l'amoindrir.

-Jane, il faudrait que tu cesses de jouer avec le bétail. Je pense qu'Aro n'apprécierait que moyennement de te savoir responsable, de l'atterrissage de cet avion avant sa destination initial.

Elle me toisa d'un regard dur et froid, mais je faisais parti des seuls qui peuvent s'imposer à Jane, avec Aro bien sûr. Premièrement je suis son frère, mais si tel en était resté là je pense que je n'aurais pas eu autant d'emprise sur elle que Démétri. Non, ce qui faisait qu'elle m'écoutait de temps à autre, c'est que mon pouvoir la terrifiait.

Un jour où elle m'avait réellement poussé à bout je m'en était servi contre elle. Je l'avait privé de tous ses sens, elle était seule dans la nuit de ses pensées. Pour lui montrer qu'elle ne me faisait pas peur je lui avais arraché un bras, bien sûr elle n'avait rien senti, ni vu, ni entendu. C'est sur cela que repose mon pouvoir, j'annihile tous les sens. Puis je l'avais laissé seule en me retirant dans mes appartements. En ayant bien entendu pris la peine de placer son bras à la vu de tous. Quand elle était allée le chercher, après avoir bien sûr poussé un cri de rage et de fureur, mélangé à la douleur qui avait réapparu une fois que j'avais relâché la pression de mon pouvoir. Je n'étais pas présent contrairement à la moitié du château, en fait non pas la moitié, la totalité du château.

L'avantage c'est que depuis ce jour, personne n'ose plus me contredire ou même tenté de m'agacer. Bien que mon grade soit en soit une raison suffisante. Je faisais plus peur que ma propre sœur, et quant à elle, elle avait su où se trouvaient mes limites.

En ce qui concerne Aro elle est persuadée d'être amoureuse, pour moi je pense qu'elle est amoureuse du pouvoir qu'il représente, le pouvoir et la peur, car pour ma sœur l'un ne va pas sans l'autre. C'est pour cela qu'elle avait manigancé un quelconque plan pour se débarrasser de Sulpicia. Comme si elle avait pu réussir, avec Aro nous touchant à la moindre occasion.

Et voilà à cause de ces soit disant sentiments pour notre maître je me retrouve à je ne sais combien de pieds au dessus de l'océan, me rendant dans un pays que je n'aime pas.

Bien qu'en temps normal je n'intervienne jamais dans les petits jeux de ma sœur, je pense qu'il serait malvenu qu'ils posent ou détournent l'avion pour une je ne quelle contagion qui provoque de si puissantes migraines. Je l'entendis se renfrogner en marmottant une réponse du genre.

-Ben si en plus, on ne peut plus s'amuser, pfff !

Cela ne l'empêcha pas bien sûr de jeter un regard noir à la femelle, qui commençait à se détendre, la douleur disparaissant. C'est fou l'esprit puéril qu'elle avait gardé, on aurait pu penser qu'avec tant de temps elle se serait assagie, mais non. Je crois même qu'au plus le temps passe et qu'elle se rend compte que personne ne peut l'atteindre, au plus elle devient puérile et cruelle.

Le reste du voyage se passa plus longuement, et avec autant d'entrain.

Nous arrivâmes enfin à Phœnix, le soleil était couché, ce qui allait nous faciliter notre arrivée. Nous débarquâmes et allâmes prendre possession des chambres que nous avions réservées.

Il était encore tôt pour aller chasser et régler le petit problème d'ambition démesuré pour lesquels il nous fallait régulièrement faire face et intervenir dans cette partie du monde. Je montais et entrais dans ma chambre profitant du calme et de la solitude qu'elle m'offrait. J'aimais ma sœur, mais elle était tellement excessive. Je ne comprenais pas pourquoi les humains ou même certain d'entre nous focalisent autant sur leurs partenaires. Je ne pense pas que l'on puisse être autant attaché à une personne. Même pour ma sœur je ne le suis pas autant. Je me sens réellement moi et libre que quand elle n'est pas dans les parages.

Dois-je en culpabilisé ? Non je ne pense pas en tant qu'humain oui je l'avais fait mais maintenant que plus rien ou presque ne pouvait nous toucher. Cette culpabilité avait fondu comme neige au soleil, le jour de ma transformation.

Nous étions convenus de nous retrouver dans le hall de réception à 23h30, pour commencer la traque.

Nous étions du côté du Copper Square, quand nous avons senti les odeurs de plusieurs vampires, trois exactement. Elles nous dirigeaient vers la Burton Barr Central Library, plus à l'Est sur le petit terrain à proximité de la voie d'accès. Terrain plus propice à la tranquillité d'un déjeuner vampirique. D'ailleurs je sentais et j'entendais leurs repas sanglotants et suppliants de les laisser partir.

Nous arrivâmes sereins, ils nous faisaient face, deux d'entre eux avaient dans leurs mains leurs futurs festin, enfin quand je dis leurs futurs c'est plutôt notre futur festin à Jane et moi.

Jane ne perdit pas de temps en explication quelconque, elle commença a infliger sa médecine à celui qui était le plus près de nous laissant sa proie s'échapper elle tomba à ses pieds. Et les cris redoublèrent d'intensités, je décidai d'intervenir. Malgré que personne ne se trouvait à proximité, il valait mieux préservé notre petite entrevue secrète pour le moment, tant que nous n'aurions pas trouver le créateur de ces nouveaux-nés.

J'utilisais mon pouvoir et quasi instantanément, plus un son, plus de panique, plus qu'un calme reposant.

-Pourquoi faut-il toujours que tu me gâches mon plaisir, d'abord dans l'avion et maintenant ici ? ronchonna ma sœur.

-Je pense qu'il vaut mieux être vigilant pour le moment et entendre le martyr que tu imposes à ces vauriens, ne fera qu'attirer l'attention de leur créateur, et ainsi le pousser à la fuite. Et en ce qui me concerne j'aimerai rentrer à Volterra le plus tôt possible.

Elle savait que j'avais raison, j'avais toujours raison, j'étais le plus posé et réfléchi de nous deux.

-Et puis si ça peut te faire plaisir je te laisserai t'amuser un peu avec le malheureux papa, elle fut plus heureuse et c'est avec un acharnement sanguinaire qu'elle démembra deux vampires sur trois, moi m'occupant du dernier.

C'est à cet instant que mes yeux se portèrent sur l'humaine qui s'était effondrée au pied du martyr de Jane. Elle nous observait les yeux mouillés et empli de terreur. Elle nous voyait, ce qui aurait normalement dû être impossible elle était imperméable à mon pouvoir. Je restais ébahis c'était bien la première fois que cela m'arrivait. Elle tremblait, pleurait, elle était tétanisée, elle ne bougeait pas, pas à cause de moi de mon pouvoir, car elle me voyait cela ne faisait aucun doute.

Je m'approchai d'elle prudemment, et m'accroupis pour être à sa hauteur. Elle eut un mouvement de recul, pour confirmer que mon don n'avait aucune influence sur elle. J'étais fasciné.


Dites moi ce que vous en pensé, franchement j'ai pensé que commencer par Alec serait plus simple et intéressant pour poser l'histoire.

Chapitre 1.

Pov Bella

J'avais arrêté mon choix, il n'était pas évident à faire, mais il fallait que je m'y tienne.

Je ne suis pas du genre à revenir sur ma parole, c'est pour quoi une fois ma décision prise j'ai contacté mon père pour l'avertir de mon arrivée prochaine. Je ne pourrais plus me défiler et je leur devais bien ça que ce soit à ma mère, elle méritait d'être heureuse avec Phil. Et mon père que je ne voyais qu'une quinzaine de jours par an et encore parce qu'il faisait l'effort de venir ici à Phœnix, moi ayant renoncé à mes congés près de lui dans sa petite bourgade de Forks.

Je n'aimais pas cette ville, il y pleuvait constamment, et surtout j'étais mal à l'aise chez lui. Il essayait d'être un bon père et il l'était, mais on était pas fait pour les relations intimes lui et moi. Aussi timide et réservé l'un que l'autre, on se ressemblait énormément tous les deux.

Et puis j'avais horreur qu'il me dépose chez ses amis, quand il devait s'absenter, et en tant que shérif cela arrivait régulièrement. Il avait été blessé que je ne veuille plus y aller, mais il compensait et ne m'en voulait pas, je pense qu'il me comprenait.

Ma mère m'assurait qu'elle pouvait continuer d'attendre son ''homme'' et le voir rentrer qu'un week-end sur deux, mais je savais qu'elle en souffrait. De toute façon j'étais assez grande maintenant, j'avais dix sept ans et Charlie était si heureux quand je lui avais annoncé que j'allais le rejoindre pour vivre avec lui. Voilà dorénavant je ne pouvais plus reculer.

J'emmagasinais le plus de soleil que je pouvais, mais bizarrement malgré ma surexposition je ne parvenais pas à prendre des couleurs, toujours ce teint diaphane. Je désespérais, qu'allait on penser de moi avec mon carnet de note qui montrait véritablement mon manque de vie social, alors associé à mon teint neigeux. Ils vont très vite me cataloguer dans les intellos sans intérêt. Ça ne me changera guère d'ici, sauf que je passais plus ou moins inaperçue vu le nombre d'élève qui surpeuplé le lycée. Ce qui ne sera pas le cas à Forks, à n'en point douter. Je n'avais jamais eu besoin des autres, et pour être honnête j'ai toujours eu l'impression d'être complètement gauche dans mes rapports avec les personnes. Ce n'était pas qu'une impression, j'étais véritablement comme ça.

J'en profitais pour faire ce que je ne pourrais plus, comme aller au cinéma d'art et d'essai que je suis sûre ne pas trouver à Forks. J'allais également visiter les musés d'art et d'histoire que je connaissais déjà, mais j'aimais ces lieux où je me sentais à l'aise, je m'y sentais chez moi. Je me réservais la Burton Barr Central Library, pour cette fin d'après midi, sachant que les prochains jours seraient pour l'organisation du voyage, tel que renouvellement de ma garde robe, car mes petits hauts et mes chaussures ouvertes, n'auraient très certainement pas leur place à Forks, à moins d'être dans le fond d'un placard.

Ma mère ayant une réunion parents-élèves, je me dirigeais donc seule vers la Burton Barr Central Library qui organisait une séance de dédicace d'un romancier en vogue. Trois livres en trois ans et trois illustres succès, pour être franche je les connaissais par cœur les trois. Et puis j'en profiterai pour faire certains achats de livres car j'ai bien peur que la bibliothèque de ma futur résidence soit aussi triste que l'était sa ville.

Après avoir vu le nombre impressionnant de jeunes filles attendant pour un autographe, je décidais de renoncer et d'aller directement à mes achats, j'aurai plus de temps et cela me ravit. Et puis faire la potiche pendant des heures pour une signature d'un homme qui ne lèvera même pas la tête pour vous regarder, ce n'était pas vraiment moi.

Après deux heures et demi et plusieurs sacs bien fournis je décidai de rentrer chez moi. J'ai toujours eu horreur du shopping mais pour moi une librairie n'a rien à voir de ce que je peux qualifier de shopping, et y passer des heures ne me déplaisait pas loin de là. En plus c'est le seul commerce où mon budget explosait, tant pis j'achèterais moins de vêtement.

Je sortais et l'air non climatisé de l'extérieur me fit un bien immense, j'aimais cette odeur de terre gorgée de soleil, et ce climat désertique, bien que ma peau contredisait ces sentiments.

J'allais m'installer sur un banc un peu à l'écart de l'entrer principale. Les yeux fermés je profitai de ces derniers instants que je passais ici. Me laissant en proie à cette brise nocturne, je humai l'air et savourais chaque senteurs si uniques qui me rappelais tellement ma vie ici.

Si je n'avais pas été aussi heureuse de faire plaisir à mon père, je serais restée ici. Comment ferais-je pour me faire à ce climat humide et froid de l'état de Washington, moi qui aimais tant le soleil ?

Perdue dans mes pensés je ne fis pas attention que l'on s'approchait de moi, jusqu'à ce que je sente une barre glacial sur mon cou qui me tirait en arrière à une vitesse vertigineuse. J'en laissais tomber mes sacs, je ne pus émettre le moindre son, tellement la pression était forte. Je me trouvais instantanément contre un mur mes pieds ne touchant pas le sol. L'homme qui m'avait attrapé, par ce que c'était son bras et non une barre de fer comme je me l'étais imaginée. Il me maintenait par la gorge d'une seule main, un sourire terrifiant sur le visage je m'attardais sur ses yeux ils étaient horriblement rouge rempli de rage et de haine, il avait le regard fou. J'avais peur réellement peur, la mort me paraissait presque insignifiante, mais dans son regard je vis qu'il n'allait pas m'épargner, ni même faire preuve de compassion et précipiter les choses, non il allait me torturer je le pressentais, je le voyais. Je savais ma dernière heure arrivée, je ne quitterais jamais Phœnix.

J'allais quitter cette terre dans le caniveau ou peut-être mettrait-il mon cadavre dans un des containers derrière lui. J'essayais tant bien que mal de me débattre, mais c'est comme si sa main et son corps étaient en pierre, il ne bougea pas le moins du monde pas même une secousse, et pourtant j'y avais mis toute mes forces. Je lui assénais des coup de pieds, je crois même qu'avec le bruit que je venais d'entendre j'avais dû me casser un orteil, mais j'avais bien trop peur pour ressentir la douleur. J'entendis un autre homme rire à côté de moi, j'essayai de tourner la tête mais je n'y parvins pas, seuls mes yeux eurent un mouvement circulaire suffisant pour pouvoir le distinguer.

Il était petit approximativement deux têtes de moins que mon tortionnaire. Ils étaient tous les deux bruns, le petit les cheveux très court comme s'il sortait de l'armée, il en avait d'ailleurs la carrure. Celui qui me maintenait avait un physique passe partout, si on omettait ses yeux bien évidemment. Ils devaient tous les deux avoir une bonne vingtaine, ils étaient d'une beauté insolente. Ils riaient de mes vaines tentatives visant à m'échapper, je n'arrivais toujours pas à hurler, au contraire au plus j'essayais au plus je manquais d'air à tel point que j'étais en train de partir je sentais la brume s'insinuait dans mon esprit. Après tout si je meurs étranglée ce sera toujours mieux que ce qu'ils avaient en réserve pour moi. Il dût s'en rendre compte car sa main se desserra légèrement, je pus respirer de nouveau, bien que ma gorge était douloureuse à chaque passage d'air. Un troisième homme arriva, il était blond légèrement bedonnant, le visage rond avec un bouc parfaitement taillé, et l'aura toute aussi terrifiante que celles de ses deux acolytes que j'avais face à moi. Il était apparemment pas seul et tenait fermement une autre jeune fille totalement hystérique et en pleure. Sa respiration était saccadée par les crises de larmes et l'angoisse qui la secouaient. Ce que je comprenais aisément moi aussi j'étais en pleure mes yeux me brulaient à force de pleurer. Mais je n'arrivais toujours pas à parler ou à sortir le moindre son, comme si mon corps ne voulait pas obéir aux ordres que lui envoyait mon cerveau.

-Tu devrais la maîtriser qu'elle s'arrête on va finir par se faire remarquer. Et tu sais ce qu'elle nous a dit. Si on se fait prendre par l'un des nôtre elle en terminera elle même avec nous, c'était mon tortionnaire qui s'adressait au nouveau venu.

-Si on allait un peu plus haut, après la route il y a un petit terrain ou personne ne peut aller à cause de la circulation, c'était le militaire, sa proposition m'anéantis, si j'avais une toute petite chance de m'en sortir c'était ici, s'ils s'enfonçaient dans les profondeur de la nuit, personne ne pourrait intervenir avant ma fin.

La motion fut approuvée à l'unanimité et là plus aucun espoir en moi, mes forces m'avaient abandonné. Je sentais mon corps bouger, j'avais l'impression d'être une poupée de chiffon dans les bras de Goliath.

Je repris conscience de la réalité quand j'entendis nos bourreaux s'agiter et s'énerver, cherchant, bougeant dans tous les sens. Ils se déplaçaient si vite que mes yeux n'arrivaient pas à les suivre. Ils étaient paniqués, quelque chose les effrayaient. Je ne savais pas qui, ni quoi mais une bouffée d'espoir me parcouru.

Je les vis se figer, fixant le même point tous les trois. Moi je ne voyais rien, il me tenait fermement trop fermement, je manquais d'air et il n'avait pas l'air de m'apporter plus d'attention que cela. Il était rigide et tendu, j'entendis une sorte de grognement sortir de sa poitrine. Une éternité plus tard il me lâcha, sans autre ménagement je tombais à terre, enfin je n'étais plus dans l'étau de sa poigne et je pouvais tenter de m'échapper. J'essayais de bouger mais n'y parvins pas. J'étais toujours en larmes, et ma gorge m'était tellement douloureuse que chaque respiration était une torture. Mes jambes n'avaient rien elles, et pourtant je n'arrivais toujours pas à me mouvoir, elles refusaient de me porter ne voulant même pas bouger. Ajoutez à cela les pleures saccadés et l'hystérie de ma camarade d'infortune. Tout cela m'assourdissait comme si c'était son hystérie à elle qui m'empêchait de me relever. Enfin jusqu'à ce que je réalise, qu'elle n'était pas seule à hurler. Les hurlements de mon tortionnaire, étaient tels que mes propres frayeurs paraissaient ridicules en comparaisons. Qu'est-ce qui pouvait bien lui infliger pareil torture.

Je levais les yeux et observais ce qui se passait.

Face à moi deux personnes fières, droites, pleines d'assurances. L'un d'eux sourit, un sourire perfide qui se dessina au fur et à mesure des cris d'agonies de mon bourreau. J'aurais dû être heureuse de se retournement de situation, mais j'étais encore plus terrifiée. Puis je n'entendis plus rien, plus un bruit hormis une voix féminine, une très belle voix envoutante et légèrement juvénile, à moins que ce soit le ton qu'elle employait qui faisait cette effet. Elle se plaignait apparemment.

-Pourquoi faut-il toujours que tu me gâches mon plaisir, d'abord dans l'avion et maintenant ici ?

C'est une voix masculine des plus majestueuse, qui lui répondit.

-Je pense qu'il vaut mieux être vigilant pour le moment et entendre le martyr que tu imposes à ces vauriens, ne fera qu'attirer l'attention, et peut-être celle de son créateur. Et ainsi le pousser à la fuite. Et en ce qui me concerne j'aimerai rentrer à Volterra le plus tôt possible.

Je les observais, ils étaient magnifiques, rien à voir avec les criminels qui voulaient ma peau et celle de ma camarade, d'ailleurs ça faisait du bien de ne plus l'entendre, j'arrivais à rassembler un peu mes esprits.

Mon exploration continua sans que j'en sois pleinement consciente, car si mon esprit avait réellement refait surface j'aurais certainement fui, mais non j'étais tétanisée et hypnotisée par la vue de cet Adonis.

Il avait une espèce de tunique sombre, qui contrastait avec la blancheur de sa peau, ses lèvres étaient plantureuses, d'un rouge intense en parfaite opposition avec son teint mais d'une telle harmonie, une véritable invitation aux baisers. Il avait des pommettes saillantes, le front haut. Une prestance sans pareil transpirait de sa personne comme si rien ne pouvait l'atteindre. Ses cheveux étaient courts et sombres peut-être bruns foncés ou noirs, je n'arrivais pas les voir dans la nuit.

J'étais perdue dans cette contemplation à tel point que je n'avais pas remarqué que la personne qui l'accompagnait n'était plus à ses côtés. Je tournais la tête quand j'entendis un bruit sourd très impressionnant, et là je vis qu'il s'agissait de sa compagne qui était en train d'arracher un bras du bedonnant. Il ne donnait pas l'impression qu'il ressentait la douleur comme s'il était déjà mort. Ce dont j'aurais pu douter si je ne l'avais vu marcher pendant qu'elle s'affairait à le disloquer. J'étais complètement choquée, elle était en train de le démembrer, de l'éviscérer sans qu'un son ne sorte de sa gorge.

Elle s'attelait à sa tâche comme, j'aurais moi coupé du pain. Si j'étais préalablement tétanisée, là j'étais littéralement traumatisée.

Comme en une action routinière elle s'affairait à son deuxième homme. C'était au tour du militaire qui attendait sagement son tour, quand je dis sagement en fait il ne faisait que tourner en rond.

Mes yeux allèrent de l'amoncellement de morceaux de corps humains qui reposait en tas, à la beauté fatale qui démembrait le militaire, puis à l'Adonis. Et quand je vis qu'il s'adonnait lui aussi à ces activités macabres, je crus vomir mais rien ne sortit. Ils avaient terminés leurs petits jeux, quand je vis qu'il posa les yeux sur moi, je crus mourir de terreur je n'avais pas vu ses yeux, ils étaient aussi rouge que ceux de mes tortionnaires qui venaient de perdre la vie sous leurs mains expertes. Il était près trop près. Je voulus me lever et courir le plus vitre possible m'éloigner de cette barbarie sans nom. Mais je ne pouvais toujours pas bouger, foutues jambes j'allais mourir parce qu'elles refusaient de m'obéir. Il avait l'air sceptique ou plutôt curieux, en me regardant, comme s'il venait de prendre conscience à l'instant que j'existai, que j'étais présente. Il s'avança vers moi lentement, je ne pouvais toujours pas bouger. Puis il s'accroupit face à moi toujours son regard vrillé au miens. Je ne pus reculer que mon buste, seul réaction que mon corps autorisa, j'étais totalement apathique.

Dire que j'étais terrorisée ou paniquée était loin de la vérité en fait, quel mot aurais-je pu utiliser pour dire en cet instant ce que je pouvais ressentir, aucun existant il faut croire.

Il avança une main et prit d'autorité mon menton relevant ma tête pour que mes yeux rencontrent les siens. Si cela avait été dans d'autres circonstances, et surtout avec des yeux différent je l'aurais trouvé séduisant mais la peur était elle, que je me refusais à ce genre d'idée.

-Comment t'appelles-tu ? me demanda-t-il.

Je n'arrivais pas à répondre, les mot restaient coincés dans ma gorge.

-Que fais-tu Alec, je croyais qu'on ne devait pas jouer avec la nourriture, c'était la déesse païenne qui s'adressait au dénommé Alec. Je suffoquais, venait-elle de dire que j'étais leur nourriture. Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? Et sans m'en rendre compte je sombrais dans un état proche du coma.

Je me réveillais brutalement dans un cri et trempée de sueur, encore un cauchemar et quel cauchemar je n'avais jamais vécu de rêve aussi réel. Malgré l'obscurité je ne mis pas longtemps à m'apercevoir que je n'étais pas dans mon lit et encore moins dans ma chambre. Je me relevais et me remontais jusqu'à ce que la tête de lit derrière moi m'arrête. Puis en scrutant l'obscurité autour de moi je m'aperçus qu'on m'observait.

Non cela ne pouvait être possible et mes cauchemars soient vrais ?

Je ne bougeais pas cela devenait une habitude chez moi. Il se rapprocha du lit doucement puis s'installa au pied son regards vrillé au mien. Bien que je ne me sentais pas à l'aise du tout par cette proximité, je ne pouvais baisser les yeux de mon propre chef. J'étais hypnotisée, malgré la couleur dérangeante de ses yeux.

-Bonjour, me dit-il, comment vas-tu ? il avait une voix calme, douce, envoutante.

-Je crois que ça va, réussis-je à bafouiller.

-Alors belle au bois dormant vas-tu enfin me dire comment tu t'appelles ?

-Je... je m'appelle Bella, il m'observa un instant ce qui eut pour effet de m'empourprer, puis.

-Bien Bella, comme tu as pu t'en douter il y a des choses que tu n'aurais pas dû voir hier, et bien que je ne sois pas comme cela d'habitude, si tu le souhaites, je t'expliquerai.

Il attendait une réponse. Me laissait-il vraiment le choix ? Mais quel choix avais-je ? Celui de savoir ou non ? Ou celui de pouvoir partir ? Bien qu'en fait je ne sais pas si j'étais en état de pouvoir le faire, mon corps me paraissait tellement ankylosé, engourdit.

-Que dois je comprendre ? Aie-je le choix, mais quel choix ? il sourit, il était éblouissant.

-J'avais oublier cet aspect de l'humanité cette curiosité excessive. En fait malheureusement ton choix est limité. Je te propose de t'informer maintenant de certains détails me concernant moi et ma sœur, ainsi la fille qui l'accompagnait était sa sœur. Il était étonnant que cette nouvelle, déclencha en moi comme un courant électrique qui traversa chaque parcelle de mon corps. Il fallait que je me reprenne et vite. Mais que m'arrivait-il ? Avais-je perdu l'esprit pour avoir de tels réactions ? En ce moment où mon avenir paraissait des plus incertains, ne devrais-je pas au contraire me soucier d'avantage de savoir si je pouvais rentrer ou non ?

Me laissant un instant pour réfléchir à sa proposition je décidais de l'accepter, après tout cela me permettrait d'en savoir un peu plus et peut-être arriverais-je à négocier ma liberté.

-D'accord je veux bien que tu m'expliques, ce qu'il s'est passé, il parut à la fois ravi et un autre je ne sais quoi, gêné peut-être.

-Bon on va commencer en douceur, et si tu trouves que ce que je vais te dire est un peu... il réfléchi. Un peu trop dur pour toi, tu m'arrêtes, je n'ai pas l'habitude d'épargner le... les gens comme toi.

-Parce que tu crois que ce que j'ai vu n'est pas trop dur ? rétorquais-je incrédule. Mais est-ce que je l'avais vu ou rêvé ? La deuxième possibilité aurait tout lieu d'être plus réaliste, mais alors pourquoi me retrouvais-je alors dans une chambre inconnue avec lui ? À moins que je dorme encore ? Je divaguais.

-Je pense que tu pourras être profondément choquée, mais es-tu sûre de toujours vouloir savoir maintenant ?

-Je crois oui, sinon je ne vais pas arrêter d'y penser je veux le savoir, je veux pouvoir comprendre, je n'arrivais à aligner deux mots compréhensibles quand je ne le regardais pas en face alors je gardais les yeux fixés sur le lit.

-Hier quand tu as été enlevée, tu t'es aperçue que tes agresseurs étaient différent de toi, je hochais la tête en signe d'assentiment. Et tu as pu constater aussi, qu'ils avaient une force et une vélocité hors normes, je hochais toujours la tête. Sais-tu pourquoi ? me demanda-t-il enfin.

-Je croyais que tu devais me le dire, avouais-je n'ayant en fait pas de réponse à lui fournir, en tout cas aucune de logique. J'avais réussi à y penser trente secondes hier quand le grand brun m'avait lâché, mais aucune explication plausible, à par ma perte d'esprit.

-Si je te disais que ton monde est rempli d'êtres surnaturels, et que j'en fais parti tout comme ma sœur, et aussi tes agresseurs d'hier soir. Serais-tu prête à me croire ? je ne savais pas comment réagir, se moquait-il de moi, est-ce que je rêvais encore ? Ou pire est-ce que mon rêve était réel ? Il s'aperçut du doute qui me parcourait.

-Veux-tu que je te refasse une démonstration ?

Je ne savais pas quoi lui répondre, voulais-je vraiment le voir me démembrer pour être sûre que je ne rêvais pas ? Mais au fond de moi cette explication ne m'était pas aussi improbable qu'elle semblait l'être. Je ne suis pas du genre à me complaire dans le paranormal, et pour être honnête je ne m'étais même jamais penchée sur le sujet.

Je savais seulement que j'avais l'esprit assez ouvert, mais ouvert jusque là ? Je devais me rendre compte que ce que j'avais vu relevait de l'extraordinaire. Et lui était extraordinaire, une beauté pareil n'était pas réelle, alors oui je pense que je pouvais croire au surnaturel, j'en avais la preuve devant moi.

-Non ce ne sera pas utile, je te crois, néanmoins quel être fantastique était-il ?

J'étais perdue dans mes pensées rassemblant les informations que j'avais récoltées. C'est là que me revint en mémoire une phrase que sa sœur avait prononcé avant que je sombre dans les profondeurs de des ténèbres qui reliaient le réel aux cauchemars. Un hoquet de stupeur franchit mes lèvres.

Je le fixais essayant désespérément de ne pas croire à ce je pensais, car si je ne me trompais pas je n'avais aucune chance de sortir d'ici vivante.

Il comprit et se leva, il retourna s'assoir dans le fauteuil qu'il avait occupé précédemment, me laissant l'espace nécessaire à ce que je me sente en sécurité autant que cette chambre le permettait du moins.

-Lance-toi, n'aie pas peur je ne te ferai rien, il paraissait sincère. Tu as compris ce que nous sommes, alors dis-le.

Je n'osais pas, j'avais peur, peur que si je dévoilais à voix haute ce que je pensais, cela entraînerait la vérité, et cette vérité me terrifiait.

Il m'encouragea d'un sourire, timide, bienveillant, et pourtant un autre air se détachait de son visage, il était maussade.

Je me lançais de toute façon, il fallait en finir d'une façon ou d'une autre.

-Tu es… tu es... un… vampire, j'avais chuchoté ce dernier mot comme si j'avais peur qu'il fusse vrai.

Je l'observais, aucune réaction, cette attente était vraiment insoutenable.

-Je dois bien avouer que tu es perspicace. Et qu'est-ce qui t'a mise sur la voie, il avait un visage et un ton neutre.

Il ne cherchait pas à me faire peur ça j'en était sûre. Je me sentais bizarrement en confiance, et je cédais à ce sentiment, après tout à quoi bon être en permanence sur mes gardes s'il avait décidé d'en finir avec moi, il l'aurait probablement déjà fait. Et puis si ce n'est pas le cas, mes chances de m'en sortir vivante équivalaient à zéro.

-C'est ta sœur qui... avant même que j'eusse terminé mon explication, j'entendis un grondement sourd mais féroce sortir de sa poitrine. Je me tendis instantanément, j'avais peut-être mal jugé ses intentions.

Il me regarda droit dans les yeux ce qui me déstabilisa, car son regard était plein de remords et d'excuses. De nouveau, mon cœur s'affola, je ne savais pas comment interpréter cela. Si c'était l'effet de la peur, ou si vraiment cet homme, non si ce vampire me faisait de l'effet ? Mais suis-je réellement aussi idiote que je le laisse paraître ?

-Ne crains rien Bella, je t'ai dit que je ne te ferai aucun mal, et je tiendrais parole. Je sais que cela peut être difficile à croire pour toi, mais tant que tu seras avec moi il ne t'arrivera rien. Cette remise en place était destinée à ma sœur, elle est je dirais, moins patiente, moins compréhensive et surtout moins curieuse que moi, je le croyais, sans vraiment m'en rendre compte il venait de toucher un point sensible ce qui me surpris, et m'attristait à la fois, je n'étais que l'objet de sa curiosité, un jouet, dont il allait bientôt, très bientôt se lasser.

Il m'observait attentivement.

-Qu'y a-t-il Bella ? Je t'ai fait peur ?

Que devais-je lui répondre, non c'est juste que je suis déçue de n'être qu'un jouet.

-Oui j'ai du mal à ne pas être terrorisée quand je vois tes réactions.

-Excuse-moi j'essaierai de faire plus attention dorénavant. Peux-tu continuer s'il te plaît.

Je m'exécutais.

-Donc quand elle a dit de ne pas jouer avec... j'avais du mal à finir cette phrase, elle était insupportable.

-De ne pas jouer avec la nourriture, finit-il en m'épargnant la contrainte de le faire. Je hochais la tête, ne pouvant répondre oralement et je baissais les yeux.

-Tu es vraiment très perspicace, Bella, mais tu es aussi plus que ça. Tu es... il cherchait apparemment un qualificatif, Tu es exceptionnel, m'avoua-t-il.

Je ne comprenais pas ce qu'il entendait par là. Moi Isabella Swan, insignifiante petite humaine, même parmi mes congénères. Que pouvais-je bien avoir de si exceptionnel, qui vaille que lui bel Adonis, fasse attention à moi ?

-Écoute, je crois que tu as besoin de dormir encore un peu, je veillerai sur toi. Tu ne crains rien. Dors Bella.

C'est vrai, que je tombais de fatigue mais arriverai-je à fermer les yeux ? Je crois que oui, je lui faisais confiance. Je ne pouvais me l'expliquer, mais j'avais confiance en lui. Et c'est comme une masse que je sombrais dans un profond sommeil.


À vos claviers et écrivez-moi ce que vous en pensez.

Chapitre:2

Je ne sais pas combien de temps j'avais dormis, quand je me réveillais. Une desserte, sur laquelle étaient disposés des fruits et un thermos. Une lettre était posée délicatement sur l'oreiller à coté de moi.

Bella,

J'aimerais que tu restaure, tu as aussi un nécessaire de toilette ainsi qu'un change dans la salle de bain. Je pense que la taille te conviendra. Je dois m'absenter un moment. J'aimerais que tu reste dans la chambre jusqu'à mon retour. J'aimerais pouvoir te faire confiance, mais d'un coté comme de l'autre la confiance se mérite, et s'acquière avec le temps et des efforts. Donc pour ta propre sécurité, Jane restera à proximité, elle m'a promis qu'elle saurait se tenir. Au cas ou je n'aurais pas pensé à pallier à un de tes besoins, tu peux toujours appeler le room-service, nous sommes la chambre 340. Je rentrerais au petit matin, regarde sur le fauteuil je crois que cela t'appartiens.

Affectueusement. Alec.

Je me levais et allais directement au fauteuil, et là se trouvaient les sacs avec les livres que j'avais acheté, avant mon agression.

Quel jour était on? Depuis quand n'étais je pas rentrée chez moi? Et ma mère dans quel état se trouvait elle? Et mon père? Que de questions auxquels je ne pouvait répondre. Au fond de moi je savais que je ne pourrais jamais les revoir. Des larmes de désespoirs s'emparèrent de moi. Je restais avachis sur le sol en proie de spasmes de sanglots violents. J'arrivais à me calmer, mais il me fallu beaucoup de temps. Il ne fallait plus que je me laisse aller, et s'il fallait que je ne les revoient plus, autant que cela se fasse de cette manière, au moins je n'aurais pas à me montrer forte pour ma mère. J'étais seule, et je pouvais me laisser aller tout mon saoul pour le moment. Et puis j'avais assez de à me faire pour moi, je la savais en sécurité tout comme Charlie et c'est cela qui importait le plus.

Je me levais résolue à sécher mes larmes, j'allais dans la salle de bain et découvris, qu'un nécessaire de toilette m'attendais bel et bien. Quand à la tenue, il était certain qu'Alec ne me connaissait pas. Une robe noir était disposée sur un cintre bien en apparence. Elle avait une coupe simple, cintrée à la taille, de fine bretelle, elle était simple, mais élégante, peut être trop pour moi.

Mes habit actuel avaient laissés leurs vies dans cette agression, mon chemisier était déchiré et il manquait une manche, quand à mon jean, il était hors d'usage lui aussi. Je n'avais pas d'autres choix.

Je pris une douche l'eau me faisait du bien, mes muscles se détendaient. Je restais plusieurs minutes à me délacer. Après cette douche qui me remit les idées en ordre, et avoir enfiler la robe, qui je dois l'avouer et contre toute attente m'allait à merveille. Si Alec ne connaissait pas mes goûts, il ne s'était pas trompé quant à ma taille.

Pour passer le temps je pris une œuvre de poèmes Européens.

J'ouvris le recueil, une page au hasard et commença ma lecture.

Quand des peurs me hantent de cesser d'être

avant que ma plume n'ait glané les fruits de mon

cerveau

avant que des piles de livres ne m'emprisonnent dans

leurs pages comme en de riches greniers la moisson aboutie,

quand je regarde,sur la face étoilée de la nuit

les nuages - symboles géants de haute-romance

et pense que peut-être je ne vivrai jamais assez

longtemps pour fixer leurs ombres, d'une main douée de chance;

et quand je sens, ô douce créature d'une seule heure

que je ne poserai plus jamais les yeux sur toi

que jamais je ne savourerai le féerique pouvoir

de l'amour insouciant - alors

sur la rive du vaste monde, debout,

je médite

et l'amour et la gloire s'abîment dans le néant

Je changeais de poème celui ci étant trop triste, parlant d'amour et de séparation, et surtout me rappelant insensiblement ma vie. Bien évidemment il n'y avait pas que cela, mais je n'avais pas envie de le disserter ce soir. Et surtout je ne voulais pas analyser le pouvoir qu'il avait sur moi. Je voulais une œuvre capable de me changer les idées. Une autre page au hasard.

Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui sauront satisfaire un cœur comme le mien.

Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

Ce qu'il faut à ce cœur profond comme un abîme,
C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans,

Ou bien toi, grande Nuit, fille de Michel-Ange,
Qui tors paisiblement dans une pose étrange
Tes appas façonnés aux bouches des Titans.

Je refermais le recueil un peu trop vivement. Pourquoi n'arrivais-je pas à me concentrer sur autre chose que lui. Pourquoi n'arrivais-je pas à me le sortir de la tête.

On frappa à la porte.

Mon cœur s'emballa, quand la personne qui ne fut autre que Jane, entra sans réponse de ma part. Je me redressais sur le lit, réaction instinctive et néanmoins totalement puéril.

Elle m'adressa un Bonjour Bella, tout en s'installant sur le fauteuil qu'avait occuper son frère plus tôt, déposant mes livres sur le sol.

-Heu!! bonjour Jane, lui répondis-je, j'étais mal à l'aise la présence, sa présence avait sur mon corps une réaction surprenante. Je n'étais pas du tout en confiance et je ne pouvais le cacher, tout en moi me disait de la fuir. Mais j'étais consciente que cela ne servirait à rien. Je m'accrochais à la promesse qu'elle avait faite à son frère. ''Elle saura se tenir''.

-Comment va le petit animal de compagnie de mon frère?

-Je vais aussi bien que la situation le permet, lui rétorquais-je piqué au vif.

-Mais c'est qu'on aurait son petit caractère. Railla t-elle.

-Que veux tu Jane, je décidais de ne pas y aller par quatre chemins, elle était apparemment de ces personnes qui ne tourne pas en rond, et j'en avais pas plus envie qu'elle.

-Et bien et bien mon minou, tu sors les griffes. Elle s'esclaffa ouvertement. Je la regardais, en attendant qu'elle veuille bien se donner la peine de m'annoncer les raisons de sa visite. Après quelques secondes elle poursuivit:

-Il semblerait que le jolie chaton soit imperméable au talent de mon frère, c'est un véritable exploit. Elle m'observa et poursuivit. Le serais tu tout autant avec le mien? Je restais perplexe de quoi parlait-elle et quels talents possédaient-ils?

Elle m'observait toujours et je me sentais de plus en plus mal, mon sang quitta mon cerveau et mon visage pour aller se réfugier dans mes jambes.

Elle paraissait frustrée.

-Il semblerait que je n'ai pas plus de chance que mon frère face à toi.

-Que cherche tu Jane? Et de quoi parle tu? Je ne me sentais pas aussi courageuse que mon audace le laissais paraître. Mais il me fallait savoir ce qu'elle sous entendait.

-Je pense que qu'Alec m'en voudra pas si je te parle un peu de nous. Mais pour le moment je n'ai pas mieux à faire, alors quitte à jouer les babysitteurs. Je me forçais de paraître neutre et insensible pour qu'elle veuille continuer, inutile d'ajouter de l'eau à son moulin.

-Comme tu le sais nous sommes des vampires. En tant que tels nous avons dans notre panel de chasse plusieurs atouts. Comme notre vélocité, ou encore notre force, nous avons un odorat et une ouïe très développer, un venin paralysant ainsi qu'une beauté extraordinaire pour attiré nos proie. d'ailleurs à ce que j'ai pu entendre celle de mon frère ne te laisse pas indifférente.

-Comment ça ''à ce que tu as pu entendre'' demandais-je troublée.

Elle rigola.

-Comme je te l'ai dit nous avons une ouï ultra développé, je suis dans la chambre à coté, et je peux entendre chaque battement de ton cœur, surtout quand celui ci s'affole dès que mon frère t'approche. Je m'empourprais en pensant à chaque fois ou cela s'était produit. A chaque fois sa sœur m'avait entendu, et pire que tout, à chaque fois lui m'avait entendu.

-Et puis ça ce n'est rien, j'ai cru que j'allais jamais m'arrêter de rire quand tu as parler de lui dans ton sommeil; Elle fit une imitation de moi, ensommeillée '' Mon bel Adonis''. Et l'état dans lequel ça la plongé! Je dois l'admettre il y a longtemps que je n'avais pas ris comme ça.

Je ne savais plus ou me mettre, j'avais connaissance de ce phénomène embarrassant, mais je n'avais jusqu'à présent jamais dû y faire plus attention. Je vivais chez ma mère, et hormis Phil le seul homme qui avait un droit d'entré dans notre maison. J'avais le feu aux joues, j'aurais aimé pouvoir me glisser dans un trou de souris. Et elle qui ne s'arrêtait pas de rigoler.

Je tentais de diriger la conversation dans une autre direction.

-C'est quoi Volterra? J'avais entendu Alec en parler le soir de mon agression, il voulait retourner à Volterra le plus vite possible. Cela eu au moins l'avantage de lui faire cesser ses rires. Je n'aimais pas du tout le regard qu'elle me lança alors.

-C'est la ville d'où nous venons. Et celle ou tu es censé aller toi aussi.

-Pourquoi devrais-je y aller?

-Pourquoi crois tu qu'on te garde en vie, tu es immuniser contre nos pouvoirs à Alec et moi. Et nous sommes les plus puissants vampire de la création. Alors à ton avis pourquoi est ce qu'on s'amuserait à te trainer comme le boulet que tu es? Elle avait cracher tout cela avec une rage incompréhensible.

-Vous avez l'intention de faire de moi l'une des votre?

-Ce n'est pas à nous de le décider. De toute façon pour toi a l'heure actuel c'est soit tu deviens l'une des notre, ou soit tu finit en quatre heures. Le secret a été violé.

Mes larmes sortirent d'elles même, je ne pouvais les retenir. Qu'est ce que j'imaginais? Je me doutais bien que l'issue de tout cela n'était pas autrement. Se l'entendre dire à voix haute et sans ménagement, m'anéantissais.

-N'y a t-il pas d'autre solutions, ne pourrais je pas partir, m'enfuir quitte à changer de pays? Ma détresse ne faisait qu'attiser sa cruauté.

-Non ce n'est pas une option, surtout plus depuis qu'Aro est au courant et attend ton arrivé avec impatience. Mes larmes bien que silencieuses n'arrêtaient pas de couler

Cela n'affecta pas pour autant ma curiosité morbide.

-Qui est Aro?

-Aro est un de nos souverains, ils sont trois Aro, Caïus et Marcus. Ils dirigent et règnent sur notre espèce. Et si une lois est bafouée, ils nous envoies nous, pour régler le problème. Enfin généralement moi, car Alec préfère rester en Italie lui. Tu as eu en quelques sortes de la chance qu'il soit du voyage. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres. C'est Aro qui va prendre la décision te concernant. Et le connaissant un peu je me doute bien de ce qui va arriver.

-Que va t-il m'arriver selon toi?

-Vu ton potentiel, il va très certainement te transformer. Elle paraissait dépitée presque mélancolique. Il va vraiment falloir que tu arrête de pleurer ça deviens vraiment agaçant cette manie que tu as. Elle s'était reprise, et était de nouveau des plus acerbe qui soit. Et puis Alec ne va pas tarder, et je crois qu'il va m'en vouloir, de t'avoir mit dans cet état chaton. Aller dans la salle de bain je vais tenter de te refaire une beauté, en tout cas ce sera toujours mieux que ce à quoi tu ressembles. Je m'exécutais sans entrain, mais je n'étais physiquement pas de taille à lui résister.

Quelques minutes plus tard pas plus de cinq, je m'observais dans le miroir, elle m'avait maquiller de façon naturelle, et son travail était remarquable à par les yeux un peu rougis par mes pleures, on ne voyait plus rien.

-Pourquoi fais tu cela? lui demandais-je

-J'ai une bêtise à me faire pardonner, et malgré toi tu vas m'y aider.

-Ne serait il pas plus simple pour vous d'en finir avec moi?

De nouveau ce sourire qui me glaçait le sang à chaque fois qu'il étirait ses lèvres.

-C'est aussi mon avis, mais mon frère ne le partage pas. En plus tu es si appétissante, quand j'ai voulu m'occuper de toi il à été très véhément. Elle ferma les yeux et huma l'air, de nouveau frissons me parcouraient de part en part. Tu peux t'estimer fier de toi, il y a bien longtemps que mon frère n'avait manifesté pareil intérêt. Personnellement tu ne me serais pas si utile, je serais passé outre ses recommandations. En se levant et se dirigeant vers la porte. Dois-je te recommander de garder cette entrevue pour toi. J'aimerais éviter une crise de mon frère, et attention à toi si je t'entends lui en parler. Après tout un accident est si vite arrivé, surtout avec des êtres tels que nous, nos sentiments ont tendances à régenter nos vies. Elle s'en alla satisfaite que sa menace fut comprise.

Je me doutais que son frère n'allait pas tarder. Effectivement quelques secondes plus tard, il frappa à la porte discrètement et entra.

J'étais assise sur le lit j'avais repris le recueil de poème, histoire de donner le change.

Il s'arrêta et m'observa un instant.

-Jane est passée, que t'as t-elle dit?

Va falloir que je me fasse à cet aspect de leur condition, il devait encore avoir l'odeur de sa sœur dans la chambre.

-Rien, elle n'a rien voulu me dire.

-Pourquoi as tu pleuré? Il était suspicieux

-Je pensais à mes parents, comme je n'arrivais pas à me calmer, elle a dû m'entendre et elle est venu m'aider à me rendre plus présentable. Je ne savais pas mentir et avec les oreilles et la vue qu'ils avaient je préférait raconter des demis vérités. Au moins je m'empourprais que légèrement et mon cœur ne s'emballa pas trop. Il accepta cette version, qu'il l'ai cru j'en étais pas persuadée. Son regard s'attarda sur mon corps, j'étais en feu, une fièvre qui se dissimulait au fond de mes entrailles, jailli comme une éruption volcanique. Je piquais un fard, et surtout je pensais à ce que m'avais dit Jane précédemment, elle entendait tout, et la on peut dire que mon rythme cardiaque était mis à mal. Je voulu prendre les choses en mains, il ne fallait pas que je me laisse aller.

-Alec s'il te plait veux tu cesser de me troubler de la sorte.

Il se ressaisi lui aussi

-Excuse moi Bella, Cette robe te sied à merveille, mais j'étais loin de me douter que tu la mettrais en valeur de cette façon. Je n'arriverais décidément pas à me défaire de ce rouge qui irradiait mon visage.

-As tu bien dormi? Me demanda t-il un sourire malicieux sue le visage.

Le faisait-il exprès? Aimait-il me voir pivoine Si j'arrivais à me reprendre je lui poserais la question, et si tel est bien le cas, je mettrais un fard à joue au moins il évitera de me mettre mal à l'aise.

-Oui j'ai réussi à me reposer. Réussis je balbutier, envoler mes belles réparties.

-Tu n'a pas manger, n'es tu pas sensée te restaurer plusieurs fois par jour?

-Merci de t'en soucier c'est juste que je n'ai pas très faim. Et je te remercie aussi pour mes livres. Lui dis-je en mon montrant mon recueil que je tenais toujours en main.

-De rien, humm!! les poèmes européens, j'en apprécie certains. Dit il en lisant la couverture de mon livre.

-Celui ci est même mon préféré. Il ferma les yeux et psalmodia:

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

- la beauté, , chuchotais-je.

J'en restais pantoise, je le connaissais celui-ci il m'avait fasciner et me fascinait toujours, mais il prenait un tout autre sens aujourd'hui. Une autre dimension, comme si Charles Baudelaire l'avait écrit pour lui, il était tellement lui.

Il s'installa sur le lit près de moi de nouveau mon cœur s'emballa, je pense que décidément, je n'arriverais jamais a contrôler cet aspect gênant de ma personnalité.

-Bella, j'aimerais que tu mange un peu, et pendant que tu te nourris je vais te raconter ce qu'on fera ensuite. Jane s'il te plait. Je savais maintenant qu'elle était capable de l'entendre, même s'il parlais à voix basse. Une demi seconde plus tard elle entra dans la chambre sans un regard pour moi et alla directement dans le fauteuil. Je m'exécutais et pris une poire dans le plateau de fruit.

-Pour résumer, il s'adressa à moi, Nous sommes ici car nous avons pour mission de régler certains problèmes que posent nos congénères. Je hochais la tête je ne pouvais pas lui dire que j'étais au courant et surtout pas en présence de Jane, qui faut l'avouer me terrifiait surtout avec le regard avec lequel elle me saisissait en cet instant.

-Nous somme la garde d'un clan que l'on appel les Volturi. Ils ont en charge la sécurité et la tranquillité de nos vie et de notre espèce, ainsi que de la votre en quelques sortes. On se déplace que pour la violation de nos règles, et la première et principal étant la discrétion et le secret. Comme tu as pu t'en rendre compte par toi même. Une vague de disparitions douteuses et plusieurs cadavres mutilés ont été observé ces derniers temps par ton espèces. Ils s'avère en réalité que ce sont des vampires qui en sont à l'origine. Ceux que l'on appel les nouveaux nés, des jeunes transformés, pour monter des régiments de soldat puissants par l'un des notre et tenter de prendre le contrôle sur cette région. C'est d'ailleurs des nouveaux nés qui t'ont attaquée.

Notre mission est bientôt achevée. Plus que quelques nuits et on aura mit la main sur leur créatrice.

La il se tourna vers Jane pour lui signifier que la suite la concernait.

-Tiens dont c'est une femelle. La connait-on?

-Oui c'est toujours la même, elle à changé de secteur pour se faire plus discrète, mais j'ai réussi à soutirer les informations nécessaire.

-Est ce Maria? Demanda t-elle soudain pleine d'espoir.

-Oui c'est bien elle, mais elle est seule apparemment elle à réussi à se débarrasser de ses deux acolytes.

-Oh! Que c'est dommage je me faisait une joie de les rencontrer. Cet air faussement déçu me glaça le sang je commençais à me faire une idée du caractère de Jane et je supposais que que derrière ce masque, elle était véritablement frustrée, et agacée. Et je plaignais amèrement cette Maria quand elle allait lui mettre la main dessus.

-On ira dans quatre nuit, elle se trouvera alors dans les entrepôts au nord de la ville, il reste encore neuf nouveaux nés, plus ceux qu'elle risque de créer pendant ce temps. Elle a quitté la ville pour le moment, elle a laissé les nouveaux nés à la charge de son second.

-Ok! Tu n'as pas oublier? C'est à moi que reviens le privilège d'avoir une petite conversation avec Maria.

-Oui de toute façon j'aurais de quoi m'amuser aussi.

-Que va t-on faire du chaton pendant qu'on va aller s'amuser, lui demanda t-elle d'un hochement de tête dans ma direction.

-Jane s'il te plait. J'ai déjà pallier à ce petit détail, tu verras en temps voulu. Je suivais leur échange, et j'étais assez contrarier d'être ce petit détail, mais il paraissais quand même blaser par l'attitude de sa sœur, ce qui allégea mon complexe. Il me fixa de nouveau:

-Suite de quoi nous partirons directement à Dénali, en Alaska. Ou nous rejoindront un autre clan, en fait il y en aura deux. Il s'adressa à moi

-Nous allons voir Eleazar, et Edward, chouette ça fait longtemps.

-Ne te fais pas d'idée Jane, il ne veut pas de toi, arrête d'insister, tu veux. Et puis nous y allons juste pour obtenir des papiers pour Bella, et laisser passer un peu de temps histoire qu'il y ai moins de contrôles aux aéroports.

-Et alors! N'aurais-je pas droit d'allier plaisir et travail. Se renfrogna t-elle. Mais sa frustration ne dura que quelques secondes. Bon je vais préparer notre voyage, je suppose qu'on va y aller en voiture. Va falloir que j'en achète une. Et que je fasse quelques achats pour petit chaton, je suppose que le climat Polaire risquerait de la gelée.

Elle sortit de la chambre enjouée, je ne sais pas ce que me réservait ce voyage, mais si cela mettait Jane d'aussi bonne humeur, je redoutais le pire.

-Alec, pourrais je te poser une question?

-Oui évidement.

-Pourquoi suis je exceptionnel pour toi? je m'empourprais en le regardant, je savais que cette question avait un double sens, mais ne pouvant pas révéler que sa sœur m'avais menacé si je révélais ce que je savais. Je préférais jouer sur l'allusion. Et il allait exactement sur l'explication qui m'intéressais.

-L'autre soir tu as été imperméable à mon pouvoir. Nous nous fixions, puis il continua. En tant que vampire nous avons plusieurs avantages. Tout nos sens primaires sont décuplés, ouï, odorat, touché, vision, nous sommes très rapide, et nous disposons d'un venin capable d'immobiliser n'importe quel proie. Il me laissa le temps d'intégrer les nouvelles informations qu'il me donnait. En plus de cela certains d'entre disposons d'aptitudes supérieur, comme Jane, qui peut par exemple, infliger des douleurs insoutenables à qui elle souhaite juste en le regardant. Et moi je suis son opposé. Je comprenais d'où venait maintenant la torture que subissait mon agresseur. J'avais raison de me méfier de Jane, quoi que apparemment je suis aussi immunisé contre elle et tant mieux, au moins cela qu'elle ne me fera pas.

-Comment ça son opposé, en quoi consiste ton pouvoir?

-J'ai la faculté d'annihiler tout les sens, de tout être vivants. Une fois mon don en action mes proies ne peuvent ni sentir, ni voir, ni ressentir etc.... Elles sont dans le noir profond de leurs pensés insensible à ce qui se passe à l'extérieur.

-Oui je me souviens du militaire, il était actif mais ne semblait rien ressentir. J'en frissonnais encore.

-C'est ça, tu as vu de tes yeux, mais normalement tu n'aurais pas dû, car autant pour Jane son don atteint une seule cible, autant le miens est plus général et atteint toutes les personnes face à moi. Et tu étais face à moi. Mon don ne t'atteint pas. Et c'est la première fois que je rencontre cela.

Un silence s'installa, il n'était pas gênant chacun de nous deux plongé dans ses propres pensés.

Au bout de quelques minutes. Il reprit.

-Pour le soir de l'attaque, je suis désolé mais je ne pourrais pas veiller sur toi, alors tu resteras dans la voiture bien à l'écart de façon à ce qu'aucun nouveaux nés ne te flairent.

Deux solutions s'offre à toi, soit tu reste de ton pleins gré et tu attend sagement que je revienne. Ou sinon je me verrais dans l'obligation de t'attacher et de te bâillonner. Sache que si tu choisis la première option dans l'intention de t'échapper, je te retrouverais très, très vite. Tu ne peux pas m'échapper Bella, j'ai ton odeur en tête pour l'éternité.

Il était doux et calme dans ses propos, mais la menace n'en était pas moins réelle.

-Je resterais de mon pleins gré, je t'attendrais, sans m'enfuir, je te le promet.

Une fois ma résolution entérinée, nous passâmes une journée calme et tranquille. Tout comme les jours suivant. Je m'habituais peu à peu à sa présence, il s'absenta une nuit sur deux faisant le relais avec Jane pour aller surveiller les nouveaux nés. Je restais agréablement surprise quand je constatais que les nuits ou Alec n'était pas avec moi, Jane ne se manifestait pas. Elle restait dans sa chambre, je pariais qu'elle écoutait chaque mouvement provenant de la mienne, mais néanmoins j'étais seule, horriblement seule, son absence me pesait.


Les poèmes: les deux premiers ''ceux de Bella'' sont des textes de Johne Keats, que j'apprécie particulièrement.

Chapitre/3

Je montais à l'arrière d'une berline américaine, une voiture passe par tout. Alec s'installa au volant et régla le rétroviseur sur moi. Jane quant à elle était encore dans l'hôtel et réglait la note.

-Ça va aller Bella, je ne prendrais pas le risque de te mettre en périls. Je t'ai promis de veiller sur toi. Nous allons garer la voiture à l'extérieur de la ville pour être sur que personne ne te repère.

Et s'il te plait je te le redemande encore une fois, j'aimerais vraiment pouvoir te faire confiance. Ne me trahi pas Bella, tu as promis de m'attendre. Il avait dit tout cela en m'observant dans son rétroviseur, aucune animosité, même pas d'ordre sous entendu. Je voyais clairement qu'il attendait beaucoup de ce test. Et qu'il espérait vraiment que je n'allais pas le décevoir.

-Je t'ai fait une promesse et ce n'est pas dans mes habitudes de me soustraire à mes engagements. Je laissais passer quelques secondes puis je posais la question qui me brulait la langues.

-Mais toi risque tu quelques choses? Je me faisais du soucis pour lui, déjà par ce que je ne me voyais pas rester seule avec sa sœur. Et puis je dois l'avouer il ne me laissais pas indifférente. Je ne savais pas comment classer ce que je ressentais. Était ce un effet dû à sa condition de vampire, l'attrait qu'ils avaient sur les humains. Comme me l'avais expliqué sa sœur. Ou bien était ce plus profond. Il était intelligent et instruit je l'avais remarqué lors de nos conversations.

Je doutais de la sincérité de ce que je ressentais, et je m'en voulais. Comment pouvais-je rester aussi sensible à ses charmes, alors qu'à cause de lui je ne reverrais plus mes parents. Qu'il allait m'enlever la vie en m'amenant sur un plateau d'argent à quoi, ses patrons, sa famille , ses maitres, quel titre leurs donnait-il. Pire que tout il allait faire de moi un monstre sanguinaire.

Malgré tout cela j'étais inquiète qu'il puisse lui arriver un malheur. Quel paradoxe.

-Non il ne peut rien m'arriver je ne prendrais aucun risque je me servirais de mon don dès mon arriver, comme cela personne ne pourra s'enfuir. Et puis il y a Jane, et elle est une remarquable combattante. Vaut mieux l'avoir avec que contre soi. Il rigola, moi par contre des frissons me parcourait de toute part, sa menace me revint en mémoire. Valait mieux pour moi que je ne me manque.

-T'inquiéterais tu pour moi? Demanda t-il soudain avec un sourire des plus renversant. Il ensoleillait l'habitacle. Mon visage devint écarlate et mon cœur s'emballa. Ce qui eut pour réaction d'étirer un peu plus ses lèvres. Des fourmillement naissaient un peu partout dans mon ventre.

Je n'osais plus le regarder du moins pas avant de m'être reprise. Il m'observait toujours. contrariée d'avoir si peu de contrôle sur mon corps je lui répondis.

-Je m'inquiète plus de devoir rester seule avec ta sœur. Tout comme à mon habitude ce n'étais pas vraiment un mensonge. Je ne savais pas comment, mais j'avais la certitude qu'il ne m'avait pas cruPeut être à cause de ce sourire qui ne le quittait pas. Je tournais la tête décidant de l'ignorer, être prise en train de me faire du soucis pour lui me gênait déjà assez, mais il en jouait en plus.

-Veux tu cesser s'il te plait, ton sourire est... déstabilisant, j'ai du mal à me concentrer quand tu t'en sers contre moi. Il fallait qu'il arrête, et de toute façon il était au courant de l'effet qu'il me faisait, ça devait s'entendre à cent kilomètre à la ronde pour des oreilles vampiriques. Alors autant essayer d'être le plus direct, pour essayer de retrouver une assurance. Mais c'était peine perdu.

 

-J'ai cru remarquer effectivement. Me souriant toujours, ce qui fit encore s'emballer mon cœur, sans parler du feu qui me consumait.

La porte passagère s'ouvrit, et Jane s'installa à coté de son frère.

-Minou tu devrais être plus discrète tout les vampires de l'état vont savoir ou nous trouver, vu le boucan que fait ton cœur. Elle rigolât entrainant son frère dans son hilarité.

-Si la frangine s'y mets. Ils redoublèrent d'intensités. Elle avait un rire aussi enfantin que sa voix, il était magnifique et très communicatif. Quant à Alec son rire reflétait son apparence, exceptionnel. Un rire franc, doux, et envoutant. Qu'il était bon de l'entendre. J'essayais de cacher un sourire. Je décidais de ne plus les regarder enfin je réussis à observer mon entêtement une bonne minute ce qui était déjà un exploit en soit.

Ils discutaient stratégie, qui en fait s'avéra assez simple, ils arriveraient et Alec immobiliserait tout le monde, et ils pourraient en finir plus vite. Jane n'était pas vraiment satisfaite de ce plan, elle voulait ''s'amuser'' un peu. Mais Alec réussi l'exploit de la calmer en promettant qu'il lui laisserait Maria avec toute ses facultés. Mais ils devaient être prudent surtout me concernant. J'avais saisi le double sens, et Jane aussi, elle lui reprocha de se laisser ramollir depuis qu'il me côtoyait..

Nous avions quittés la ville depuis une vingtaine de minute, et comme il l'avait dit il gara la voiture sur une portion de route désertique, loin des passages et de la circulation.

Jane sortit de la voiture avec un regard qui m'étais destiné et des plus explicites.

Alec attendit qu'elle s'éloigne.

-Nous en auront que pour une heure tout au plus. Essaye de dormir un peu, sinon il y a tes livres dans le coffre. Tu comprendras que je ne te laisse pas les clefs, mais tout est ouvert.

 

Il était tourner me regardant droit dans les yeux, une main s'approcha de mon visage, ma respiration se coupa automatiquement. Ses doigts glacés remontèrent l'arrête de ma mâchoire avec délicatesse partant de mon menton jusqu'au lobe de mon oreille, puis il passa sa main dans mes cheveux, j'y déposais ma tête et fermais les yeux, pas que cela me répugnais bien au contraire. Mon cœur s'enthousiasma à son contact. Ce geste était d'une sensualité intense, mon estomac se noua, et de nouveau ses fourmillement partout dans mon ventre. Les frissons qu'il me procurait en cet instant étaient merveilleux, pas dû à la froideur de sa peau non, c'étaient des frissons de plaisir. Un moment d'une infini tendresse. Il n'était plus vampire, et j'étais plus Bella. Nous étions seulement deux être ensemble et bien l'un avec l'autre.

Je rouvris les yeux, un sourire illuminait son visage, il était tendre et serein.

-Ne t'en vas pas s'il te plait.

Je lui répondit avec le même sourire. Je n'osais parler, ne voulant pas gâcher ce moment. Il retira sa main de ma chevelure avec un lenteur exagérée laissant ses doigts parcourir gracieusement ma joue jusqu'à atteindre mes lèvres, qu'il redessina. Chaque gestes, chaque effleurements m'incendiaient. Il retira sa main et partit sans rien ajouter en une demi seconde.

Je regardais dans la direction ou il avait disparut, je m'étais complètement abandonnée à son touché, aux sensations qu'il me procurait et qu'il me faisait découvrir.

Si jusqu'à maintenant j'avais douté de mes sentiments, ce n'étais plus le cas. J'aurais aimé émettre des réserves sur ce que je ressentais, j'aurais aimé prendre mon temps, mais j'en étais incapable. Je me laissais complètement aller, et pire que tout je n'avais pas envie de résister.

Il m'hypnotisait, me fascinait, j'avais envie d'être avec lui. Pas forcement avec un contact, juste sa présence, pas un mot, juste un regard. J'en prenais conscience, et je crois que cela m'aiderait à supporter ce que je devrais encore traverser. Il était doux tendre, attentionné, en parfaite opposition avec celui qu'il serait ce soir face à cette Maria. J'arrivais cependant à le comprendre c'était son travail, son devoir, et j'allais épouser sa voie moi aussi, sa sœur me l'avait dit. Ce qui vraiment en cet instant me gênais et me dégoutais c'était de savoir que j'allais être obligée d'ôter la vie à des personnes innocentes pour apaiser ma soif. Et c'est avec cet aspect là de ma future personnalité que j'avais des problèmes. Pourtant bizarrement le fait qu'Alec le fasse également ne me rebutait pas autant que je l'aurais imaginé. Était ce de l'hypocrisie?

Je ne sortais pas de la voiture, je voulais mériter sa confiance, et je voulais lui prouver qu'il pouvait me l'accorder. J'en profitais pour faire le point de ma vie. Je me sentais honteuse d'avoir été aussi bien en sa présence, j'étais mal de penser que je ne me souciais moins du malheur que ma famille traversait, que du bonheur que je venais de ressentir auprès de lui. Était ce mal de ne pas me morfondre plus que je ne le faisais, sur le devenir de mes parents. Je savais qu'ils étaient en bonne santé, que l'épreuve qu'ils étaient en train de vivre devait être douloureuse. Mais je ne doutais pas que mon père s'en remettrait, quant à ma mère elle avait Phil à ses cotés. Je savais que si l'envie m'avais prise de me sauver ou d'échapper à ce destin qui m'attendait, ils auraient très certainement été en danger. Alors je me résous à faire le deuil de mon ancienne vie, de mes parents, et avancer même si cela était douloureux. Je n'avais pas le choix.

Je m'allongeais et profitais du calme, j'ouvris seulement les fenêtres, les senteurs et l'air de chez moi m'aidèrent à me détendre. Et c'est avec l'esprit libre et clair que je m'endormis. Je sentais que je bougeais, il me fallu trente secondes pour reprendre mes esprits et savoir ou je me trouvais. Je sentis qu'on me caressait les cheveux, la froideur du touché m'indiqua qui était l'auteur de ce geste tendre . Ce n'était certainement pas Jane qui allait me câliner. Mon cœur s'emballa de nouveau. Avant même que j'ouvris les yeux Jane se fit remarquer:

-Le chaton se réveille.

-Ça suffit Jane. Il n'arrêta pas ses caresses. Merci Bella, je suis heureux que tu sois restée de ton plein gré.

-Que c'est mignon, le grand méchant loup s'entiche d'une misérable petite brebis, digne d'un conte de fée. Et elle éclata d'un rire sans joie qui me glaça le sangUn grondement sourd et brutal sorti de la poitrine d'Alec.

-Je te le répète pour la dernière fois Jane arrête ça tout de suite! Je ressentais la menace qu'il découlait de cet avertissement. Je ne connaissais que très peu Alec, mais je compris aussitôt que ses limites étaient atteintes.

Je ne fus pas la seule à le comprendre, Jane se tendit sur son volant, et fixa la route plus qu'elle ne l'avait fait jusqu'à présent. Je m'étais moi aussi tendu réflex instinctif à ses grognements et à ses emportement.

-Excuse moi Bella. Et il me caressa de nouveau les cheveux.

Je me redressais de façon à avoir mon visage face à lui. Il me fixait, il souriait. J'étais en admiration devant tant de magnificence. Je lui rendis son sourire sentant mes joues se réchauffer. Il plongea sa main entre mon dos et le dossier du siège, me prit par la taille et m'attira à lui doucement, je voyais qu'il ralentissait chaque mouvement de peur de me blesser. Je me retrouvais mon buste contre son flanc, mon visage à la hauteur de son cou. Mon souffle se coupa, mon cœur s'accéléra dangereusement quand il se trouva à quelques centimètre de mon visage, ses yeux se perdant dans les miens. Nous restâmes à nous détailler quelques instants. Il déposa un doux baiser sur mon front s'attardant exagérément pour profiter plus longuement de ce moment presque trop intime pour être partagé devant sa sœur. Mais dans l'instant présent elle n'existait plus, nous étions seul.

Repose toi me chuchota-t-il à l'oreille.

Je posais ma tête sur son épaule et fermais les yeux pour savourer entièrement ce que je ressentais. Pendant qu'il m'enveloppait dans une couverture et laissa ses bras autour de moi. J'étais bien, j'étais heureuse. Et je me relâchais totalement dans ses bras.

Une semaine, cela faisait une semaine que j'avais croisé sa route, une semaine ou ma vie avait prit un autre sens. Nous avions passé le plus clair de notre temps à discuter de tout de rien, ne pouvant pas sortir de l'hôtel sans risquer d'être aperçus par des clients ou autres badauds. Il m'avait expliqué ce qui m'attendait à Volterra, quel était son rôle dans la garde, il s'était avéré honnête car à quelques détails près c'est ce que m'avait annoncé sa sœur.

Je me réveillais la nuque raide, ma position avait changé j'étais de nouveau positionnée allongée la tête sur ses cuisses. J'avais mal dans le cou et au dos, faut dire qu'il y a mieux qu'une voiture pour dormir. Le soleil s'était levé. Une main vint caresser ma joue, au moment ou j'ouvrais les yeux c'était sa manière de me dire bonjour. Je souris et me redressais, pour l'observer à la lumière diminuée par les vitres teintés. Il était remarquablement beau encore plus lorsqu'il me souriait, je pourrais rester une éternité à le regarder sourire. Des images de ce qui s'était passé avant que je ne m'endorme me revinrent en mémoire. Je me sentais étrangement bien, vivante heureuse. C'est effarant de voir comment certaines choses s'imposent à vous d'une manière si irréelle et pourtant si naturelle. Je savais précisément que ma vie se résumerais à lui, elle tournerait autour de lui. J'étais un satellite autour d'une Planète. J'étais à lui il était à moi, je ne me posais même pas la question c'était d'une évidence.

Il se pencha et attrapa un thermos qui se trouvait sur le siège passager devant lui, avec un sachet en papier. Nous nous étions arrêter et je ne m'en étais pas aperçus. Il s'était changé, donc il m'avais manipulé, il avait dû être extrêmement doux, pour que je ne sente rien.

-Ton petit déjeuner, me dit il en me tendant le thermos et le sachet.

-Merci, qu'est ce que c'est? Demandais-je avant même d'ouvrir, l'objet de ma curiosité.

-Des viennoiseries françaises, croissant et pain au chocolat. Me répondit-il avec un sourire. Quand j'étais humain j'adorais les viennoiseries.

-Tu es français? lui demandais-je. Il avait éludé le sujet quand je lui avait demandé quelques jours plus tôt.

Oui nous sommes nés en France, il y a fort longtemps. Je le regardais éberluée, il avait cédé du terrain. Était ce une marque de confiance? Une réponse au fait que je sois restée de mon plein gré?

-Mange et je te raconte.

Je sortais un croissant facilement reconnaissable à sa forme, même sans être française je savais cela.

A l'instant ou je le portais à ma bouche, j'entendais un ''beurk'' venant du siège conducteur. Qu'est ce qui me prit en cet instant je ne sais toujours pas. Néanmoins ma bouche s'ouvrit pour laisser sortir le fond de ma pensé.

-Oui c'est aussi à peu près ce que je ressens pour ton alimentation. Je venais de me rendre compte de ce que je venais de dire. Je tournais les yeux pleins de remord vers Alec. Étrangement je me sentais honteuse comme si j'avais porté un jugement le concernant alors qu'en fait c'est sa sœur qui cela était destiné, mais ils étaient jumeaux, et partageaient le même régime alimentaire. Mes yeux exprimaient la peine et le remord. Il me sourit, et son regard toujours dans le mien il commença.

-Nous sommes nés à Reims, ville historique de l'ancien régime, la plupart des monarques français y furent sacrés. Nous étions orphelins de naissance nous n'en connaissons pas les raisons, décès de notre mère ou abandon cela reste encore aujourd'hui un mystère.

Le fait est que nous avons grandi dans un Orphelinat religieux comme c'était l'usage à l'époque. A quinze ans je travaillais pour cet orphelinat, cuisine, travaux de maintenances ect... Jane quant à elle, avait trouvé une place de serveuse dans une taverne. Nous en sortions comme nous pouvions, la vie était difficile, mais nous y étions habitués.

J'avais prit l'habitude de venir la chercher à la fermeture pour éviter qu'il ne lui arrive un malheur. A l'époque c'était monnaie courante, et la police était pour les classes supérieurs, donc nous prenions soins l'un de l'autre. Surtout que la majorités de ces atrocités étaient perpétrés par la haute société.

Puis un soir un homme entra, il était d'une beauté sans pareil. Il s'installa à une table et Jane s'occupa de lui. Il avait l'air de la trouver à son goût, j'étais un peu gêné, mais j'étais ravi peut être qu'elle allait enfin trouver quelqu'un qui lui convenait car Jane était très difficile, et l'est toujours d'ailleurs. Il lui adressa un sourire taquin en fixant le rétroviseur. La taverne fermant nous attendions Jane tout les deux à l'extérieur. Nous avions discutés et il avait l'air autant fasciné par moi qu'il l'avait été par ma sœur. Il était curieux il voulait tout savoir de nous. Il nous raconta sa vie, enfin une partie seulement, sa recherche de perles rares comme il aimait à le dire. Il se nommait Eleazar et nous étions littéralement sous son charme. Il nous avait raccompagné dans notre petit appartement, une simple pièce qui nous servait pour tout, manger dormir.... Nous menions une vie précaire. Ils nous avait alors fait une proposition que nous avions jugés intéressante. Il nous proposait de nous accompagner jusqu'en Italie pour nous présenter à des personnes pouvant nous aider à sortir de cette précarité. Il nous promis que nous serions différents, puissants et entourés de gens qui nous considéreraient comme leurs enfants, que plus jamais nous n'aurions de problèmes d'argents. Il était difficile de refuser tout ce dont nous avions toujours souhaités. C'est comme ça que nous somme devenue ce que nous sommes aujourd'hui.

Un silence s'installa dans la voiture, pas une seule fois je l'avais interrompu, j'écoutais chaque paroles, me délectant du son de sa voix, mais sans être moins attentive. Jane ajouta son commentaire.

-Et moi je ne le regrette toujours pas, j'aurais presque eut envie de dire qu'il y avait un reproche sous entendu.

-Le regrettes tu toi? Demandais-je à mon bel Adonis.

-Non plus aujourd'hui, pendant très longtemps j'ai été blasé, et pour être honnête, j'ai accepté cette condition parce que Jane était tellement emballer pour devenir ''différente''. Et pour moi le choix se résumait au même que celui que tu as aujourd'hui.

-La transformation ou la mort finissais-je à sa place. Il acquiesça d'un signe de tête. Autant quelques jours en arrières cette perspective me terrifiait et je doutais de la voie à choisir, autant aujourd'hui je n'avais plus de doute. J'allais être avec Alec pour l'éternité. Je lui sourit sincèrement, pour le rassurer quant à ma décision. Même si je ne l'avais officiellement décidé et prononcé à voix haute, j'aurais aimer lui faire comprendre que je le choisissais lui, malgré tout ce que cela représentait pour moi. Malgré mon dégout que j'allais m'inspirer en pensant à ce qui allait être mon alimentation. Je le voulais lui, à moi pour toujours, mais j'étais incapable de le lui avouer.

-Tu ne m'as pas dit quand êtes vous nés?

Il sourit puis me répondit.

-Nous sommes nés en 1780, à l'aurore de la révolution française.

-Et mais t'es un vieillard! J'avais sortis cela sur un ton faussement outré et frivole.

-Pour une fois je suis d'accord avec le chaton t'es un vieillard, rigola Jane que j'avais totalement oublié.

-Je te rappel au cas ou tu l'aurais oublier nous sommes jumeaux. Répliqua Alec en plaisantant.

-L'age c'est très surfait, tout est une question d'esprit et le mien est jeune. J'en revenais pas Elle était presque agréable. Mais je ne pouvais m'empêcher de rester sur mes garde. J'appréciais néanmoins cette légèreté.

-Et quant à toi, Il vrilla ses yeux dans les miens et avec un air que je ne lui avait encore jamais vu, il pencha vers moi. Et à mon oreille il me souffla.

-J'ai vraiment hâte que tu sois transformée petite fille, tu vas voir de quoi est capable un vieillard comme moi. Mon cœur s'envola, mes joues avaient du prendre une couleur cramoisie. Et comme si cela n'était pas suffisant il déposa un baiser sur ma joue, mais très, très proche de la commissure de mes lèvres. Mes yeux étaient rond comme des soucoupes, mon cerveau totalement embrouillé, j'oubliais l'espace d'un instant ou et avec qui je me trouvais. Son arôme était partout autour de moi, et je m'y noyais.

Jane éclata d'un rire franc accompagné de son frère qui était apparemment content et fier de son effet. Il me fallu plusieurs minutes pour m'en remettre et refaire surface.

Le reste du trajet se déroula normalement ils me racontaient leur transformation et la douleur qu'ils avaient traversés, leurs vies à Volterra.

-Dans le clan ou nous allons il y a combien de vampires? Demandais-je curieuse.

-Dans ce clan là ils sont cinq, mais ils ne seront pas seul il y aura un autre clan celui des Cullen, eux seront sept.

-Alec n'est ce pas trop dangereux de me retrouver avec autant de vampires autour de moi? Je ne doutais pas de la force d'Alec, mais me retrouver face à douze vampires avec seulement deux gardes du corps, me rendait sceptique.

-Personne ne te fera de mal, d'une part parce qu'ils sont habitués aux humains, et d'autre part aucun vampires dans ce bas monde n'oserait défier un membre de la garde des Volturi.

-Et encore moins un des jumeaux enchérit Jane, ils nous craignent tous. Et Alec encore plus que moi, alors ils ne voudront certainement pas toucher au joujou de mon petit frère.

Je sentis Alec se tendre alors qu'un grognement sortit des tréfonds de sa gorge.

Je lui saisis la main rapidement espérant détourner son attention de Jane, j'avais encore à l'esprit son avertissement gorgé de menace qu'il avait proféré un peu plus tôt.

Mon acte eu l'effet escompté, il se stoppa net et se tourna vers moi, je n'étais pas très rassurée, mais je me devais de lui témoigner ma confiance en m'interposant avant que cela ne dégénère. Il se radoucit instantanément, me sourit puis il se glissa vers moi pour m'enlacer, et nous restions comme ça l'un contre l'autre jusqu'à ce que nous arrivions, soit deux heures plus tard.

La route fut longue et fatigante en tout cas pour moi. Alec me tendait la main pour m'aider à sortir de la voiture. A peine sortit de l'habitacle, je vis un comité d'accueil à la peau claire, sept vampires nous accueillaient un sourire avenant aux lèvres, ils paraissaient sympathiques et amicaux. Je leur répondit par un sourire également. Puis un homme qui devait paraître une quarantaine d'années approcha il était brun, son teint légèrement plus mat que ses congénères, et ses yeux étaient ambrés. Je ne comprenait pas cette couleur. Faudrait que je demande à Alex de m'expliquer.

-Alec, Jane je suis si heureux de vous revoir. Ils les étreignit chacun leur tour. Ça fait si longtemps, et comme il est rare de vous voir à l'extérieur de Volterra ensemble.

-Effectivement fit Alec. Cela fait bien longtemps Eleazar.

Eleazar c'est le nom de la personne qui les avait amenés à Volterra, celui qui les avaient recrutés. Je sentais le respect émaner d'Alec, il paraissait ravi de revoir son mentor, en tout cas c'est comme cela que je ressentais l'alchimie les deux hommes. Les salutations avec les autres vampires furent plus formels.

Puis toutes les paires d'yeux ambrés tournèrent vers moi, mes joues s'empourprèrent immédiatement. Être la cible de tout ses regard était dérangeant, j'essayais de me redonner une prestance quand Alec passa sa main dans mon dos.

-Je vous présente Bella, elle nous accompagne.

Les yeux se firent plus interrogateur. Ce qui eut pour effet de renforcer mes couleurs déjà persistantes.

-Bella, voici Eleazar sa compagne Carmen, Tanya, kate, et Irina. Il m'indiquait chaque personnes à mesure qu'il me les présentaient. Je réussis à bégayer un bref ''enchanté''.

Aux cotés du groupe, deux autre vampires se tenaient l'un contre l'autre.

-Et voici Carlisle et Esmé Cullen. M'indiqua t-il.

Enchanté Bella. Fit le dénommé Carlisle, il était remarquablement beau, blond les yeux tout aussi ambré que ses congénères, il devait avoir un trentaine d'années ''humaines''. J'étais très à l'aise face lui, ainsi qu'avec sa compagne. En tout cas ce sont ceux qui me firent le meilleurs effets, pas que les autres étaient désagréable, mais eux étaient différent chaleureux, bienveillant, étaient des qualificatifs qui leurs correspondaient à premières vue. L'accueil d'Esmé fut identique à celui de son compagnon.

Ce fut Jane qui interrogea Carlisle.

-Ou sont les autres membres de ton clan Carlisle? Je sentais la pointe d'amertume et de dédain qui suintaient de cette question. Je savais qu'en posant cette question, c'était le sort d'une seul personne qui l'intéressait. Le fameux Edward qui se refusait à elle.

-Les autres membres de ma famille, Jane. Il appuya bien cette phrase. Sont encore à la chasse nous avons pensés qu'il valait mieux être prévoyant en présence de votre invité. Il ne devront plus tarder, ils sont au courant de votre visite. Il avait été très cordial pas un mot plus haut que l'autre avec un sourire franc et amical, il avait remit Jane à sa place, avec douceur et justesse, ne s'étant pas laisser intimider. Je crois que j'allais vraiment apprécié de Carlisle Cullen, et si tout les membres de sa famille était comme lui. Je m'étais certainement angoissée pour rien.

-Je ne doute pas qu'Alice à dû vous avertir avant même que je ne l'ai su moi même. Elle était froide, elle ne devait pas avoir l'habitude qu'on la remette ainsi en place. Mais sa phrase m'intrigua.

Nous rentrions à l'intérieur de cette grande bâtisse blanche perdu dans les montagnes au pied du parc national d'Alaska. La vue était tout bonnement phénoménal, une pureté sans pareil, l'esprit sauvage qui régnait dans ce panorama était des plus magistral. La maison n'avait rien à envier à son environnement. Le style était chaleureux, un peu comme dans les chalets de montagne. Le bois était à l'honneur, les meuble bien que dépareillés s'accordaient ensemble à merveille. Je me sentais presque à l'aise dans ce lieux.

Presque car j'avais un regard ambré qui persistait à me dévisager, et j'étais de plus en plus mal à l'aise. Alec qui ne me lâchait pas d'une semelle, le remarqua et dirigea son regard vers la source de mon trouble.

-Qu'y a t-il Eleazar? Quelques chose te tourmente peut être? Il avait été poli mais sec dans son intonation. C'était une version polie de dire attention pas toucher. Ce dernier peu perturbé par l'allusion sous-jacente, lui répondit.

-Je ne suis pas tourmenté Alec, mais intrigué. Ta jeune amie est captivante.

Je vis mon adonis sourire j'aimais le voir comme ça, une sorte de fierté se dégageait de lui en cet instant ce qui me fit fondre d'avantage.

-Tu as remarqué? Elle est fascinante, je ne me suis donc pas trompé.

-Non je ne crois pas, un grand potentiel. Mais comment l'as tu trouvé?

-L'affaire de Phœnix je suppose que vous en avez entendu parler?

Alors que tous avaient pris place dans un salon aux proportions démesuré. Ils hochèrent la tête pour confirmer leur connaissance de ce fait.

 

-Nous avons trouvé un groupe de trois nouveaux nés prêt à..... il me regarda, à se nourrir quand nous sommes intervenu. Alors nous nous en sommes occupés bien évidemment, mais pour ce faire je me suis servi de mon pouvoir. Et il s'avère qu'elle est la seule à être insensible à mon effet. Termina t-il en me souriant.

J'étais de nouveau écarlate, et en regardant l'assembler je les vis tous stoïques, bouches bées. Seule Esmé regardait Alec avec un sourire bienveillant et heureux sur le visage. Je la connaissais depuis moins de Cinq minutes mais je l'adorais littéralement elle n'était que douceur et tendresse.

Jane qui était toujours la première à tacler dès que l'occasion se présentait, bien évidement y alla de son point de vue.

-Il n'y a qu'à cet effet là qu'elle est insensible. Et il semblerait même qu'elle possède aussi le talent de retourner le cerveau d'un des guerrier les plus avertis.

 

Je vis tout les regard naviguer d'Alec à moi sans discrétion aucunes et des sourires bien moins innocent que celui d'Esmé apparurent sur tout les visages. Bien que j'appréciais être aux cotés d'Alec, j'avais besoin de rependre mes esprits.

-Pourrais je vous emprunter la salle de bain, le voyage a été long et j'aimerais me rafraichir.

-Bien évidemment, s'empressa de répondre une femme. Tanya si je ne me trompais pas. Une beauté redoutable, blonde, grande, le genre de femme qui fait tourner les têtes juste par sa présence. Est elle le type d'Alec? Je me posais la question, quant à la réponse elle ne se fit pas attendre.

Elle s'approcha de moi trop rapidement, mais elle ne put aller jusqu'au bout de son action, Elle se retrouva face à un Alec à demi accroupi, sorte de position de défense.

-Je ne lui veut pas de mal Alec je ne lui ferait rien je sais me contrôler tu sais. Elle paraissait outrée par la réaction, de mon protecteur.

-Quand je vous disait qu'elle lui a retourné le cerveau. En réponse un grognement se fit entendre.

Pendant que tout le monde éclatait de rire, de par la situation sans équivoque qui venait de se passer sous leurs yeux, et qui donnait raison à Jane. Tanya retourna s'assoir faisant mine d'être irritée. Je l'observais avec un regard d'excuse. Elle me fit un clin d'œil, ce qui me soulagea.

-Alec veux tu que je montre à Bella la salle de bain ainsi que la chambre qu'elle occupera, demanda Esmé à mon défenseur.

Il reprit une posture plus adaptée voyant tout comme moi que je ne risquerais rien avec Esmé. Il acquiesça d'un signe de tête. Puis sortit de la pièce à une vitesse ahurissante, et revint la seconde suivante avec le sac contenant mes affaires. Tout en me le tendant il me chuchota un.

-Je suis désolé Bella, j'ai du mal à contrôler mes réactions.

Il me déposa un baiser sur le front, j'entendis alors des gloussements de toutes part de la pièce quand mon cœur s'emballa pour la énièmes fois de la journée, ainsi qu'un soupir d'exaspération. Le visage totalement écarlate je suivis Esmé à l'étage ou devait se trouver ma chambre et la salle de bain.

Elle m'indiqua les pièces désirées et me laissa seule, j'en profitais pour me remettre de mes émotions pendant que j'entendais plusieurs voix féminines taquiner le pauvre Alec. Pour être honnête, je préférais que ce soit lui, plutôt que moi. Je souriais à la pensés de ce qu'il devait traverser à l'instant. Il y a des choses qui ne change pas même chez les vampires.

Après plusieurs minutes d'une douche relaxante et réparatrice. Et après m'être apprêtée sobrement, manquerait plus que je mette de l'eau à leur moulin. J'avais mit un jean classique, un chemisier blanc qui s'accordait à merveille avec mon teint et un gilet beige. J'avais remonter mes cheveux de façon à ce qu'ils ne retombent pas mouillés sur mes vêtements.

Après avoir pris plusieurs inspirations je descendais retrouver Alec et les autres.

Il n'avait d'yeux que pour moi à l'instant ou j'apparaissais, et moi que pour lui, il était debout dans le salon Carlisle à ses cotés.

La porte d'entré s'ouvrit je ne fis pas attention tout de suite aux personnes qui rentraient. J'étais perdu dans le regard de celui qui faisait battre mon cœur à tout rompre et empourprait mon visage.

Toujours en dehors de la réalité, j'entendis une femme hurler:

-EDWARD, JASPER.....NON!!!!

 


Dîtes moi ce que vous avez pensés de ce chapitre, j'ai aimé le travaillé alors dîtes moi s'il vous à été agréable à lire, j'attends votre avis.

Chapitre:4

La porte d'entré s'ouvrit je ne fis pas attention tout de suite aux personnes qui rentraient. J'étais perdu dans le regard de celui qui faisait battre mon cœur à tout rompre et empourprait mon visage.

Toujours en dehors je la réalité, j'entendis une femme hurler:

-EDWARD, JASPER.....NON!!!!

Alec disparut de ma vue, je levais les yeux sur le groupe qui venait d'entrer cherchant la cause du trouble qui venait de se produire. Mon cœur se stoppa en même temps que ma respiration deux hommes, deux vampires, le regard noir me me dévisageaient, me fixaient avec une lueur féroce au fond de leurs sombres prunelles. J'étais épouvantée, ils avaient une expression qui voulait dire que je ne m'en sortirais pas vivante. J'étais totalement figée mon regard encré dans celui du plus terrifiant et plus hostile des deux, le brun aux reflets cuivrés, l'autre blond n'étais pas moins effrayant, plus expérimenté peut être, je n'aurais su le dire. En un peu moins d'une seconde le blond esquiva la petite brunette et et les quelques femmes présentes qui s'étaient jetés sur lui, pour tenter de l'immobiliser. Mais sans que personne ne le toucha il se retrouva à terre se pliant et hurlant de douleur. Le danger n'était pas écarter pour autant car dans l'instant précis le brun, évita lui aussi une flopée de vampires avec une aisance déstabilisante et surnaturel. Il se retrouva face à Alec dernier rempart de mon corps avant ma fin tragique. Il s'était manifesté juste devant moi quand la femme avait hurlé.

-Edward ressaisi toi, je ne te laisserais pas l'approcher et tu le sais. Son ton était assuré, aucune peur, ni crainte transparaissait.

Le fameux Edward tenta une approche sur sa droite mais Alec ne bougea pas. Il sut qu'il ne lui laisserait pas grappiller ne serait ce qu'un pas de l'espace qui le séparait de moi .

Il se mit en position d'attaque, Alec répondit à sa posture par la même, deux grognement bestiaux et féroces sortirent de leur poitrine respective.

Edward sauta, Alec imita son geste juste une demi seconde plus tard ce qui eut pour effet de prendre Edward par la taille et de le repousser de plus de cinq mètre, il se releva et revint à la charge immédiatement. Alec l'accueillit avec un coup de poing en pleine face qui l'éjecta encore plus loin, dans un fracas assourdissant. Alec était effroyable la rage transpirait de tout son être. Edward se releva et face à un Alec sur de lui et méprisant, en cet instant il était le vampire le plus dangereux présent dans cette pièce.

-Je la veux, je ne peux pas résister, fais ce que tu as à faire Alec, et vite avant que je ne puisse plus du tout avoir de contrôle. Il avait dit ça alors que tout montrait que le contrôle lui avait déjà échappé, il me terrifiait.

En peu de temps la tension qui régnait dans la maison disparu aussi subitement qu'elle s'était installée, Alec se retourna vers moi. Je n'avais toujours pas repris ma respiration et mon cœur le rythme de sa course.

-Ça va Bella? Son ton était inquiet. Je ne répondais pas je ne pouvais pas. J'avais eu peur lors de mon attaque à Seattle, mais ce n'était rien en comparaison de ce que je venais de ressentir et de vivre à l'instant.

-BELLA!!!! Il hurlait et me secouait. Mon cœur se remit à battre et je réussis à reprendre ma respiration.

Je vis qu'il se calma instantanément, il me regardait il avait une inquiétude tenace sans les yeux. Quand les miens arrivèrent à leur hauteur, je me mit à pleurer fort, prise de spasmes incontrôlables. Il me prit contre lui et tenta de me rassurer, je me blotti contre son torse dur et froid, ou je me sentais à l'abri, en sécurité mais je n'arrivais pas à me calmer pour autant.

-Je suis désolé Bella, je t'emmène on part, va vite chercher tes affaires je laisse un mot pour leur expliquer, et on s'en va.

-Il ne vont pas bouger pendant que tu leur tourne le dos? J'étais paniquée à l'idée qu'il puisse baisser son pouvoir une seconde et que le dénommé Edward s'en prenne à moi, ou pire à lui.

-Non tu ne crains rien j'ai plusieurs siècles de maitrise, et ils ne sont pas toi, ils sont piégés jusqu'à ce que je le décide.

Il m'embrassa sur le front pour me rassurer et je montais à toute vitesse chercher mes affaires, je les mettais sans plus de ménagement dans le sac qu'il m'avait donner quelques minutes plus tôt.

Je redescendis tout aussi vite il m'attendait en bas des escaliers. Je n'avais pas cesser de pleurer mais les spasmes n'étaient plus là.

En passant entre tous ces vampires la peur me saisi, je les vis respirer mais leur immobilité surnaturel était très déconcertante, je me blottis encore plus contre Alec quand je passais aux cotés du dit Edward et le blond qui devais être Jasper. Il resserra son étreinte pour m'assurer la sécurité que je cherchais.

Nous montions en voiture, au moment ou Alec mit le moteur en marche plusieurs vampires étaient sur le pas de la porte nous regardant partir avec des regards peinés. Presque tous, ils manquaient la petite brune, Jane ainsi que les deux vampires qui avaient voulu me sauter à la gorge.

-Ça va Bella? Il me regardait toujours cette inquiétude dans le regard.

Je hochais la tête pour le rassurer, je n'osais encore pas parler de peur que ma voix me trahisse.

Il le comprit cependant.

Il prit ma main dans la sienne, et l'amena à sa bouche et y déposa un baiser, puis le tourna paume ouverte et approcha son nez de mon poignet. Si ce n'avait été Alec j'aurais eu peur, mais j'avais une confiance aveugle en lui, malgré la bestialité dont il avait fait preuve pour me sauver, je n'arrivais pas à avoir peur de lui, et pourtant il avait été le plus effrayant de tous. Mais quelque part j'étais fier, de d'être à ses cotés avec ses deux dualités que je tentais d'apprivoiser, l'une sauvage et destructrice et l'autre douce et tendre, toutes les deux réunis pour me protéger, je me sentais privilégiée. Il prit une profonde inspiration et humait, mon odeur.

-Tu sens tellement bon Bella, je n'aurais pas du t'emmener là bas. Nous allons nous trouver un hôtel en attendant les papiers.

-Et jane? Demandais-je.

-Je pense que Jane préfèrera un peu de compagnie autre que la notre.

Nous arrivions devant un hôtel perdu au milieu de la nature perché sur une montagne, mais relativement accueillant et charmant. Heureusement le temps n'était pas ensoleillé. Alec n'aimait pas l'exposition au soleil, il m'avait dit qu'il me montrerait la raison, quand on serait isolé. Je cru au début que les mythes était vrai jusqu'à ce que Jane éclate de rire depuis sa chambre, ou je m'étais sentis alors très mal à l'aise. Alors je gardais mes théories le concernant pour moi, et je verrais bien tôt ou tard.

Nous entrions dans le hall d'accueil, et allâmes directement au bureau de réception. Une fois la suite nuptial réservé au nom de Monsieur et Madame Volturi, je rougis surtout quand il me prit par la taille et me tirait à lui comme si nous étions couple de jeune mariés. J'étais devenu écarlate devant les félicitations de la réceptionniste qui à n'en point douter aurait préférée ma place à la sienne. J'étais toujours incandescente quand nous pénétrions dans la suite. Tout était fait pour qu'un jeune couple puisse y trouver ses aises rapidement.

Je posais mon petit sac sur le fauteuil pendant qu'Alec donnait un petit quelques chose au garçon d'étage qui nous avait conduit.

Je m'installais dans l'autre fauteuil, fermant les yeux pour essayer de reprendre mes esprits et ne pas penser à la petite idée qui était en train germer dans ma tête quand Alec avait réservé la suite nuptial. Alec et moi marié, non il ne fallait pas que je pense à ça.

-Tu te remet? Me demanda t-il

Étais je remise? Je dirais que non j'étais encore sous le choc, même si j'avais enfin réussi à arrêter le flot continue de mes larmes. Mais je ne pouvais pas le lui dire, je ne voulais pas l'inquiéter d'avantage il s'en voulait déjà de m'avoir amener là bas me croyant en sécurité. J'allais pas envenimer son sentiment de culpabilité. Ce qui m'avait totalement rassérénée et surtout changé les idées, ce fut le Monsieur et Madame Volturi à la réception, là j'avais déconnecté.

J'ouvris les yeux j'allais lui répondre quand je le vis accroupi face à moi m'observant, la tête légèrement penchée.

-Qu'y a t-il? Lui demandais-je.

-A quoi penses tu?

Mes joues rosirent instantanément, ce qui le fit sourire ce même sourire qui faisait galoper mon cœur ce qui ne manqua pas de se produire.

-Je crois deviner. Dit il toujours avec ce sourire si désarmant, je ne résistais pas à l'impact qu'il avait sur moi. Mais il fallait pas que je lui montre à quel point il me déstabilisait, alors avec un effort surhumain.

-A quoi je pense alors? serais tu télépathe aussi? Je me voulais légère, son sourire diminua imperceptiblement.

-Non je ne dispose pas de ce don. Par contre je n'en ai pas besoin en ce qui te concerne, Mme Volturi.

Je baissais les yeux, gênée qu'il l'ai remarqué, mes joues ainsi que tout mon visage en feu. Il releva mon menton comme il avait l'habitude de le faire.

Mes yeux dans les siens l'estomac noué.

-C'est pas juste lui dis je quand je vis son sourire malicieux sur son visage, tu te sers de tes atouts pour me déstabiliser, après j'ai même plus de répartit.

-On va faire un marché, j'arrête mes sourires enfin juste celui là il joignit son fameux sourire à la conversation. Mon cœur loupa deux battements, comme pour donner raison mon interlocuteur déloyal. Il rit, le plus beau son que j'ai jamais entendu.

-Donc j'arrêterais d'utiliser ce sourire quand toi tu arrêteras de me tenter en rougissant constamment . Je blêmis, je le tentais bien-sûr que je le tentais, avec mon sang colorant mes joues aux moindre regard qu'il posait sur moi. Comment et surtout qu'est ce que je pouvais faire pour atténuer ces affluence sanguine?

Qu'est ce qu'il y a Bella? Son intonation était pressé.

-Dis moi ce que je dois faire.

-Ce que tu dois faire?

-Je te tente tu viens de le dire, comment je peux arranger ça?

Il éclata de rire à ma face me laissant totalement désemparer. Je le regardais abasourdis. J'avais pas du comprendre le sens de sa phrase.

-Oui tu me tente Bella, ton sang aussi, mais c'était pas le sens que j'avais en tête. J'étais médusée.

Il approcha sa main de mon visage et la passa insensiblement dans ma chevelure au niveau de ma nuque. Avec tout autant de tact il s'approcha de moi légèrement. Mon cœur frétilla au contact de sa peau contre la mienne.

-Ferme les yeux.

Je m'exécutais une boule dans le ventre, pas de la peur non, c'était autre chose. Une sensation que je ne connaissais pas. Sa main toujours posée sur ma nuque m'attira à lui. Son autre main vint épouser ma mâchoire je sentais son souffle froid, son haleine envoutante que je ne pouvais me contraindre à ne pas respirer. Mon cœur voleta comme toujours face à cette proximité. Je sentis ses lèvres se poser sur ma joue, des papillonnements m'assaillirent puis un autre baisé sur mon menton, toujours aussi délicatement, un troisième à la commissure de mes lèvres. Une explosion de sensations puissantes batifolaient un peu partout dans mon corps.

Puis il embrassa mes lèvres, un feu qui jusqu'alors crépitait se mit à irradier mon corps l'incendiant littéralement. Ses lèvres bien que froide était douces, charnues, sensuelles, et si sucrés.

Bien que timide jusqu'à présent je me sentais plus avide, plus pressente à lui rendre son baiser. Respirant son parfum envoutant mélanger à son haleine enivrante, je ne me retenais plus je me jetais à son cou, plus sauvage que je ne l'avais jamais été. Il me repoussa violemment, toutes mes envies et sensation furent évaporées, j'étais frustrée blessée. Jusqu'à ce que je regarde son visage, il était menaçant, sanguinaire.

-Vas dans la salle de bain et ne reviens pas avant que je t'appelle. C'était un ordre, il l'exigeait, c'était la première fois qu'il se montrait autoritaire envers moi.

Je courus jusqu'à la salle de bain ou je m'enfermais à clef. Comme si un simple petit verrou pouvait le retenir. Il me faisait peur, je ressentais le combat qu'il livrait contre lui même. J'avais peur de lui pas qu'il ne me tue, je ne sais pas pourquoi, mais cette idée ne me traversa pas l'esprit. J'avais plus peur qu'il me rejette, qu'il ne veuille plus de moi près de lui. Je m'en voulais, c'était de ma faute, je n'avais pas réussis à me contrôler, c'était déjà tellement difficile pour lui et moi qui ne faisait rien pour l'aider.

Je ne sais pas depuis combien de temps j'étais dans la salle de bain, que faisait-il? Mais je restais bien sagement qu'il me dise de sortit, je ne voulais plus lui compliquer la tache même si pour cela je devrais rester la nuit entière enfermée ici.

On frappa à la porte de la salle de bain. Je me redressais.

-Bella? Je connaissais cette voix, je l'avais entendu un peu plus tôt dans l'après midi. C'était celui qui avait gentiment recadré Jane.

-Bella c'est Carlisle, est ce que tu vas bien?

-Euh! oui je crois. Alec ou est Alec? Demandais-je surprise que quelqu'un d'autre soit dans la chambre, surtout un autre vampire.

-Il m'a téléphoner il était ébranlé, il m'a demandé de venir. Voyant ou écoutant mon manque de réactions il poursuivit.

-Il me fait confiance Bella, il m'a expliqué ce qui c'est passé. Peux tu sortir, que je puisses t'examiner?

-Pardon? Je comprends pas? Que voulait-il me faire? J'avais du mal comprendre

-Je suis médecin Bella. Je voudrais voir de mes yeux comment tu vas. Non je n'avais pas mal compris un vampire médecin si cela avait été dans d'autres circonstances j'aurais pu en rigoler.

Je ne savais pas si je pouvais lui faire confiance, je n'arrivais pas à me décider, j'étais un peu perturbée par tout les événements de la journée, et surtout il m'avait dit de ne pas bouger je ne voulais pas le décevoir une nouvelle fois.

-Bella tu sais que si j'avais voulu te faire du mal cette porte ne me retiendrait pas. Et tu sais aussi que mon odeur est partout dans cette chambre maintenant, crois tu que je prendrais le risque de m'attaquer à toi . Alors qu'Alec peut à tout moment revenir, et sentir ma présence. Surtout après les réactions qu'il a eu pour te protéger aujourd'hui. Je ne te ferais pas de mal Bella, crois moi.

Il n'avait pas tord, s'il avait voulu je serais déjà morte. Je me levais, les mains tremblantes le visage sillonné de larmes, puis j'ouvris le verrou puis la porte. Il avait reculé me laissant tout l'espace qui me sembla nécessaire pour que je me sente en sécurité.

-Assied toi Bella, me dit-il en me servant un verre d'eau, qu'il prit dans le mini bar.

Je m'exécutais. Je pris le verre qu'il me tendait et le bu d'une traite, effectivement j'en avais besoin.

-Me laisserais tu m'approcher pour que je t'examine? Je le regardais perplexe. Je t'assure que je suis bien médecin. réagit-il aussitôt.

Je lui fit un signe de tête approbateur, bien qu'un vampire puisse être médecin me sembla farfelu, il m'inspirais confiance. Il s'approcha doucement et prit mon visage dans ses mains froides qui bizarrement me soulageaient, surtout à l'endroit ou il les posaient.

-Tu aura un bel hématome, mais tu n'as rien de plus inquiétant. As tu mal ailleurs Bella?

-Non je n'ai mal nulle part. Puis je ne pus résister à l'envie de lui poser la question qui me brulait les lèvres.

-Est ce qu'il va bien? Mes yeux regardait la moquette, je me sentais honteuse de l'avoir mit dans cette position.

-Je ne sais pas Bella, il était troublé quand il m'a appelé. Ce qui je dois te l'avouer m'a surpris. Je ne pensais pas qu'il me faisait confiance.

Je le regardais l'invitant à approfondir sa pensé.

-Je vais t'expliquer la situation. Pour tout te dire nous sommes différent d'Alec, Jane ou même des autres vampires. Tu as dû constater que la couleur de nos yeux est différente des leurs? Je hochais la tête en signe d'assentiment. En fait notre alimentation diffère de celui des autres vampires, car nous somme végétariens.

-Comment ça végétarien? Je commençais à prêter une attention intéressée à son discours. Il arrivait insidieusement à reléguer mon malaise au second plan. Il me fit un sourire entendu, je le soupçonnais de savoir que cette partie là allait m'intéresser tout particulièrement.

-Nous nous nourrissons de sang animal, pas de sang humain. C'est pour cela que nos yeux sont de couleurs différentes.

-Et cela peut convenir comme alimentation? Je tenais peut être mon échappatoire au dégout que je ressentais à devenir vampire, une vague de soulagement s'empara de moi.

-Oui cela fait presque quatre siècles que je me nourris de cette façon. Par contre je dois t'informer aussi que le sang humain reste beaucoup plus appétissant et que c'est difficile de devenir végétarien avec toute ces tentations, peu d'entre nous le peuvent et le veulent. Son sourire était honnête et fier.

Je le lui rendis. Il venait de me donner une alternative à ma future condition. J'allais devenir végétarienne, je serais végétarienne, tant pis si pour ça je devais souffrir, je ne tuerais pas d'humains.

Il repris la conversation.

-C'est à cause de notre condition que je suis surprise de l'appel et de la confiance d'Alec, car pour la majorité des autres vampires nous sommes une aberration de la nature. Et jusqu'à pas longtemps Alec faisait parti de ces vampires. Mais apparemment quelque chose ou quelqu'un l'a radicalement changé.

Je rougissais et baissais la tête de nouveau.

-Ne sois pas gênée Bella, c'est extraordinaire le changement que tu as provoqué chez lui, tu le rends plus humain si je puis dire, plus accessible. Il était serein, c'était un homme bon et généreux. Il se réjouissait pour un vampire qui le méprisait une semaine plus tôt.

-Je crois que ça ne va pas durer longtemps, je l'ai un peu pousser tout à l'heure, je suppose qu'il va vite redevenir celui qu'il était la semaine dernière. Répliquais-je blessée

-Non Bella quand un changement d'une pareil intensité survient dans la vie d'un vampire c'est à vie. Quand on trouve notre compagnon c'est à vie. Il n'y a pas de divorce, ou de séparation chez nous. Parce que nous savons reconnaître notre âme sœur. Et tu es celle d'Alec et il le sait.

Je le regardais interloquée. Il venait de me dire qu'Alec était mon âme sœur, non que j'étais la sienne. Se pouvait-il qu'il ressente tout ce que je ressentais?

-Pourquoi crois tu qu'il ne t'ai rien fait. Alors que la tentation est si grande pour un vampire, d'autant plus un vampire avec une alimentation classique. Surtout pourquoi crois tu qu'il est tenu face à Edward et Jasper, il aurait pu se servir de son pouvoir plus tôt. Mais il à voulu marquer sa possession si tu veux bien m'excuser l'expression. Dire ouvertement à tous que tu étais intouchable, parce qu'il est ton âme sœur, et lui la tienne.

-Comment pouvez vous êtres sûr de l'authenticité de ses sentiments?

-Es tu au courant des que nous disposons pour certains d'entre nous de dons spéciaux?

-Oui ils me l'ont expliqué.

-Nous avons parmi les nôtres...... quelqu'un capable de ressentir et d'analyser tout les sentiments et les états d'humeur de chaque personnes présentes, et il n'y a aucun doute possible sur la nature de ce qui vous unis tout les deux, on ne peut pas mentir avec les sentiments.

Des larmes coulèrent de mes yeux sans que je les y autorisent. Alec m'aimait, moi petite chose fragile que j'étais, et il m'avait aimé humaine, alors que j'aurais plutôt dû lui inspirer un bon repas.

-Tu sais c'est un exploit de tenir face à Edward sans don. Il est omniprésent, il est dans les têtes de tout le monde et Alec le savais ça. Pourtant ça ne la pas empêché de l'affronter sans pouvoir. Il avait toujours ce sourire avenant sur le visage.

-Je comprends. Et pour tout dire j'étais fière et je comprenais surtout cet air de mépris qu'il avait face à Edward car il savait qu'il ne laisserait rien ni personne m'atteindre. Et surtout j'avais prit conscience à ce moment qu'une chose d'intense s'était installer entre nous deux.

-Quand est ce qu'il va revenir?

-Je pense qu'il doit se remettre les idées en ordres, tu sais c'est pas évident à accepter le changement chez un vampire. De plus Alec a deux siècles d'existence, autant de vie à penser à rien d'autre qu'à lui. A avoir des valeurs qu'il pensait encrés en lui, et il se rend compte quelles n'ont plus autant d'intérêts qu'il leur avait accordés à l'origine.

-Je voudrais en profiter pour te dire deux petites choses, tant que nous sommes encore seul.

Je le regardais pour le convier à poursuivre, j'avais presque oublier que je me trouva face à un vampire, il dégageait tellement d'humanité encore plus qu'un véritable humain.

-Je voulais te présenter nos excuses pour ce qui c'est passé plus tôt. Nous sommes désolés nous ne pensions pas que cela pouvait se produire surtout concernant Edward. Je frémis, repenser à Edward dans cette posture affrontant Alec. Edward à en général un contrôle exceptionnel concernant les humains.

-Ce n'est pas ce qu'il m'avait semblé, rétorquais-je incrédule.

-Si tu me le permets je vais te l'expliquer. Ton sang a un attrait spécial pour lui. Il est difficile même pour nous qui avons beaucoup d'années d'expériences de ne pas résister à du sang humain. Le tiens pour Edward est encore plus puissant. Imagine un peu que tu n'est ni manger pendant pendant trois ou quatre jour, puis on te mets dans une pièce ou se trouve tout les mets que tu préfères, avec des odeur appétissantes, irrésistibles. Comment crois tu que tu réagirais? Sauf que pour le désir que tu lui a inspiré tu le multiplies par environ cinquante. Car tout les sentiments vampiriques sont démultipliés par rapport à ceux des humains.

Il m'expliqua son point de vue avec gentillesse et compréhension. J'arrivais à comprendre la situation. Mais je ne pouvais voir Edward autre qu'en monstre sanguinaire, en tout cas tant que je serais humaine et fragile. Après c'est une autre histoire je serais peut être pire que lui. Peut être devrais-je lui laisser une chance et pas le juger trop sévèrement. Car d'après ce que me dit Carlisle lui aussi était végétarien et choisir cette voie n'est pas aisé.

-Je pense que je peux comprendre sa position, mais pour le moment tant que je suis humaine du moins, je ne veux pas le revoir, il m'a terrifié.

-Oui je pense que c'est plus sage effectivement, tu es d'une grande maturité pour ton age Bella.

Le second point que je voulais aborder avec toi. Nous aimerions que tu viennes nous voir avec Alec, la famille tient à te présenter ses excuses, et t'en fais pas pour Edward il ne sera pas présent quand tu reviendras.

-Et l'autre celui que Jane à maitriser? Je n'avais pas plus envie de le revoir non plus.

-Tu ne risque rien, bien que ce soit celui qui ai le plus de mal avec notre condition, il a réagi aussi excessivement pour d'autres raisons que je leur laisserais le soin de t'expliquer. Et pour tout dire Esmé et Alice ont eut un grand coup de cœur te concernant. Il avait sourit comme si il était désolé pour moi.

-J'aime beaucoup Esmé, mais je crois pas me souvenir d'Alice.

-C'est la petite brune qui nous à averti que........ la situation dégénérait. Quel Euphémisme.

-J'y réfléchirais, et j'en parlerais avec Alec. Mon cœur se serra, il me manquait et je souffrais du mal que je lui infligeait de par ma présence.

-Ne t'inquiète pas, il va bien et d'ailleurs je pense qu'il est temps pour moi de partir.

-Vous me laissez seule? S'il y avait une chose que je ne voulais pas c'était bien de rester seule.

-Non tu ne seras pas seule il est là. Je pense que vous avez besoin de parler et d'éclaircir les zones d'ombre. Tiens c'est pour tes Hématomes. Il me tendis un tube de pommade.

Mon cœur s'accéléra il revenait, m'en voudrait-il de m'être laisser emporter? Il allait vraiment falloir parler de ce qui venait de ce passer, mais le peur me tenaillait le ventre. Voulais-je vraiment entendre ce qu'il allait me dire?

Son entré coupa le cours de mes pensés. Je remerciais Carlisle, il me fit un sourire bienveillant. Alec se tenait face à moi ses prunelles dans les miennes. Carlisle lui, me tournait le dos il allait partir. Quand Alec le stoppa à sa hauteur.

-Merci Carlisle. Il me fixait toujours.

-C'était avec plaisir, n'hésites pas si tu as besoin. Il lui mit une main sur l'épaule preuve de sincérité puis partit.

Il ferma les yeux, signe qu'il n'hésiterait pas enfin je le supposais, et je l'espérais car j'aimais beaucoup Carlisle.

Nous nous retrouvions seul debout l'un devant l'autre à nous observer à nous jauger, n'osant pas rompre ce silence qui était synonyme d'excuses implicites.

Je me lançais quand même, sentant monter dangereusement mes larmes que Carlisle avait réussi à faire fuir.

-Je suis désolé Alec, je n'aurais pas du réagir ainsi.

-Tu n'as pas à t'excuser Bella, je savais à quoi m'en tenir, mais je ne pensais pas être capable de vouloir te faire du mal. Il expira lourdement. Mais c'était rejeter trop facilement mon statut de prédateur. Après un instant de silence. Je ne peux pas t'offrir plus Bella, sans risquer de prendre ta vie. Et j'en suis désolée, je n'ai pas assez de contrôle.

-Je comprends, je ferais attention et tenterais de te rendre la tache plus facile.

Il s'approcha si rapidement que mes yeux n'eurent pas eu le temps de réagir.

-Je suis désolé pour ça aussi.

-Oh ce n'est rien, tu sais je peux me faire bien pire toute seule, j'avais voulu le déculpabiliser en prenant un ton plus léger mais je n'y parvins pas.

Un silence gêné s'installa nous savions que nous devions aborder un sujet plus délicat, plus intime. Je décidais de prendre les devant après tout on ne combat sa timidité qu'en la percutant de pleins fouets.

-Carlisle m'a parler d'un changement significatif chez toi. Il se saisi, j'optais de l'ignorer et de poursuivre.

-Il a dit que j'étais la cause des troubles qui te tourmentaient.

-Il t'as dit cela comme ça. Il paraissait contrarier j'aurais peut être pas dû le contraindre à avoir cette conversation s'il ne le voulait pas.

-Non il a dit que....... je m'empourprais je n'arriverais pas à lui dire, c'était trop gênant.

-Bella vas y s'il te plait. Il semblait résigné.

-Il à dit que ces changements se faisaient chez les vampires quand ils rencontraient........ leur âme sœur. J'avais réussi à le dire mais maintenant je ne pouvais plus lever les yeux pour le regarder. Faites qu'il dise quelque chose et vite.

Mon cœur, cognait dans ma poitrine voulant certainement se carapater, tout comme je voulais le faire moi aussi. Mais il attendait, il ne répondait pas je me sentis vraiment pas bien, la pièce commençait à tanguer. J'avais trop de pression était en moi , trop d'événements, trop de sentiments puissants que j'avais emmagasinés aujourd'hui.

Je voyais le sol se rapprocher dangereusement de mon corps mais j'étais incapable de réagir de me ressaisir. Puis plus rien le trou noir.


J'ai une surprise pour vous lors du prochain chapitre qui est presque prêt, mais il me faut de la motivation là. Lol.

Alors qu'avez vous pensez de ce chapitre, vous a t-il plu? Déçu? J'aimerais savoir.

Chapitre:5 Pov Alec

Qu'est ce qui m'a prit, pourquoi avais-je réagis si brutalement. Tanya ne ferait pas de mal à Bella c'était une certitude, mais elle s'était déplacer trop vite et cela lui avait fait peur. C'est pour ça que je m'étais interposé, maintenant je le regrettes amèrement, pas d'avoir protégé Bella non , juste des railleries qui en découlaient.

-Mais c'est vrai, il est amoureux notre petit solitaire.

-Arrête de l'embêter Irina, s'amusa Esmé pendant qu'elle redescendait.

-C'est si surprenant, et surtout l'improbabilité que cela tombe sur une humaine. renchérit Carmen

-Et t'as entendu les battement affolés de son cœur quand il l'a embrassé sur le front, imagine ce que cela pourrait être s'il lui en donnait plus.

Elles gloussèrent toutes de concert. Les seuls soutiens dont le disposaient était ceux de Carlisle et d'Eleazar, mais c'était du soutient moral, plus silencieux. Ils ne voulaient certainement pas avoir de représailles de la part de leur compagne, quoi que je pense qu'Esmé ne soit pas du genre à faire une scène, elle me paraît plutôt douce et compatissante. C'est étrange pour un vampire. Ils sont bizarres ces Cullen.

Il n'empêche que j'avais apprécier la sincérité que j'avais ressenti quand Bella leur fut présentée, que ce soit de la part d'Esmé aussi bien que de Cralisle.

Qu'est ce qui m'arrivait, je n'avais jamais été comme ça avec un humain, pour moi ils étaient faible sans importances, ce n'étaient que du bétail. Oui ce mot rassemblait toute les qualificatifs que je leurs réservais habituellement, et pour être honnête je ne les voient toujours pas différemment, à par elle.

Je me souviens de la joie qui m'avait transporté à mon retour, quand je l'avais trouvé endormie, son odeur était partout autour de la voiture mais c'est parce qu'elle avait ouvert les fenêtres elle, n'étais même pas sortit de la voiture.

Je me levais et allais respirer l'air frais, bien que je les entendrais encore à moins de partir plus loin mais je ne pouvais pas la laisser. C'était même pas de la laisser sans protection, c'était de la laisser, tout court, m'éloigner m'est devenu intolérable.

Je m'en étais rendu compte lors de nos patrouilles de surveillance à Phœnix, quand c'était mon tour je me languissais, de rentrer, moi qui aimais ma solitude c'est à rien y comprendre.

Carlisle me rejoins, et contre toute attente cela ne me dérangea pas, au contraire j'appréciais sa compagnie en cet instant, alors qu'avant il m'était insignifiant. Ce peut il qu'elle m'ai changé à ce point ce n'est pas possible, car si tel était le cas cela ne voudrait dire qu'une chose. Et je redoutais de me l'avouer, bien que je saches que cela fusse vrai. Je savais qu'un lien spécial s'était tissé entre nous, même si j'avais fait en sorte de ralentir cette progression. Une sorte de connexion comme si elle et moi nous connaissions avant même de nous connaître, une attraction magnétique, impossible d'ignorer. Je ne pouvais le nier, en tout cas à moi, et cela me faisait peur.

-Ne fais pas attention à elles. Me recommanda Carlisle.

-Ce n'est pas le cas, je réfléchis et leurs babillages me brouille l'esprit.

-Veux tu en parler?

-Je ne sais pas, je ne sais même pas quoi en penser moi même alors l'expliquer.

-Oui je comprends prendre conscience de ses sentiments ce n'est pas chose aisée, surtout quand ce sont des sentiments inter-espèces.

-Je ne sais pas quoi vous dire Carlisle, je ne pense pas que l'on soit sur la même longueur d'onde. Je n'éprouve pas ce genre de sentiments. J'estime cette humaine que je trouve assez courageuse pour un être de son espèce je dois l'avouer. Mais ça ne va pas plus loin. J'essayais vainement de m'en convaincre moi aussi, étais je tombé si bas?

-Oui! d'où ta réaction légèrement excessive de tout à l'heure face à Tanya. Il m'avait sourit d'une manière compréhensive et tellement ''humaine''

Je ne trouvais rien à riposter, il avait raison et je le savais seulement je ne voulais pas l'admettre. J'étais Alec Volturi, je m'étais toujours suffi à moi même ou presque, pour les relations social au pire j'avais ma sœur. Même si depuis quelques années nous étions sur deux sphères opposés. Ou j'avais aussi Démétri le seul dans le château avec lequel je me sentais et m'entendais plutôt bien. Je me livrais une bataille sans merci entre raison et sentiments, j'en étais conscient.

-Je crois qu'il va falloir qu'on rentre, elle va descendre, et je pense qu'elle ne sera pas à l'aise si tu n'es pas là. Il avait toujours ce sourire si avenant sur le visage.

J'entendis les profondes inspirations qu'elle prit pour se donner contenance avant de descendre. J'entendis la porte de sa chambre s'ouvrir, laissant s'envoler jusqu'à moi sa fragrance entêtante.

Je l'entendis descendre les escalier, plus qu'une seconde et elle serait de nouveau près de moi.

Elle apparu plus belle que jamais, vêtu d'un simple jean et un chemisier blanc, combiné à un petit gilet écru.

Mais encore plus éblouissant que ses formes qu'elle tentait désespérément de cacher, ce fut son visage, ses cheveux remontés en chignon lâche qui dégageait son jolie minois, de façon à ce qu'on puisse voir ses magnifiques yeux brun, sans l'entrave de ses cheveux. Quand elle s'empourpra une nouvelle fois son teint se colora merveilleusement. Son sang montant s'exposant dangereusement aurait dû me donner envie, mais ce sont d'autres envies moins avouables qui s'emparèrent de moi.

Nous nous fixions l'un l'autre, une bulle s'était former entre nous, nous séparant du reste de l'assemblé qui nous observait soit amusé, soit plus amère, et d'autres plus favorable.

J'entendis des pas arrivés de l'extérieur ainsi qu'une discussion enjouée. Sans aucun doute le reste des Cullen.

La porte s'ouvrit à la volé je n'eus pas besoin de tourner la tête pour m'apercevoir que cette entrée fracassante avait été administré par le grand costaud, Emmett si je me souvenais bien avec sa compagne une jolie blonde sans grand intérêt, dont j'allais même jusqu'à oublier son nom, à moins que je ne l'ai jamais su. Suivit d'Edward, je me méfiais de celui ci avec son don envahissant, l'avantage c'est qu'il pourrait peut être m'aider à déchiffrer les pensés de Bella. Puis une petite brune Alice, celle-ci je la connaissais de réputation, je ne l'avais encore jamais rencontré, ainsi que son compagnon Jasper qui lui était renommé comme un excellent tacticien, ils faisaient l'admiration d'Aro et Caïus. Le premier s'intéressait particulièrement à la petite femelle, quand au second c'était son compagnon qui avait ses faveur.

Une brise glacé traversa la pièce je ne m'en serais à peine aperçus si elle n'avait dissipée dans toute la pièce l'effluve de Bella. En plus de sa beauté naturelle elle avait une odeur exquise.

Je vis la petite brune se saisir, le regard terrifié:

-EDWARD, JASPER.....NON!!!!

Je n'eus pas besoin de plus pour savoir ce qui allait se passer, je me positionnais devant Bella, attendant de voir ce qui allait se produire. Jasper n'eut aucun mal à se défaire de la demi douzaine de vampires qui avait tentés de s'interposer entre lui et Bella. De son coté Je vis Edward aussi prompt dans ses réactions, je jetais un coup d'œil à Jane, fallait qu'elle me donne un coup de main, car le temps que mon pouvoir agisse, il y en aurais au moins un sur Bella, et cela je ne pouvais le concevoir. Je savais qu'elle ne préfèrerait pas s'en prendre à Edward, qu'a cela ne tienne pour moi aucune différence, ils étaient aussi redoutable l'un que l'autre. En un dixième de secondes plus tard Jasper fut au sol se tordant de douleur. Fallait lui reconnaître cela, le pouvoir de Jane était plus réactif comparé au mien.

Je me concentrais sur Edward sachant que je n'aurais aucun mal à le maitriser avec mon pouvoir, mais une rage sanguinaire s'empara de moi. Je ne pouvais tolérer qu'on veuille faire du mal à ma Bella, il en était hors de question. Je voulais leur montrer à tous que je n'avais pas besoin de mon don, pour pouvoir défendre celle que j'estimais être mienne. Je décrétais de me passer de mon pouvoir et de régler cela d'homme à homme.

Il le compris, je vis dans ses yeux un excès de satisfaction , il croyait pouvoir me passer parce qu'il lisait mes pensés.

-Edward ressaisi toi, je ne te laisserais pas l'approcher et tu le sais.

Il tenta quand même une esquive sur sa droite.

-Mais vas y Edward écoute mes pensés, anticipe mes actions si tu le souhaite. Sauf que je ne bougerais pas tu seras forcé de t'approcher et au corps à corps, tu n'auras aucune chance. Un rictus mauvais se dessina sur mes lèvres, je me sentais tout puissant, invincible et pour une fois sans mon pouvoir.

Il grogna reflétant sa frustration car il savait que je lui disais la vérité que j'attendais qu'il s'approche. Je répondis le mien était surpuissant et autoritaire. Il ne s'approcherait pas de ma Bella, et s'il le faisait je le démembrerais moi même, et sans anesthésie.

Il sauta, essayant de me contourner de passer par dessus pour arriver derrière Bella, ou pour me faire réagir et laisser un espace suffisant pour lui permettre de s'approcher plus près de ma Belle. Je sautais une demi seconde plus tard, pour le prendre en pleins vol et le repousser plus loin d'elle.

Il se releva instantanément avec une fureur déterminé dans le regard. Sa rage me faisait plaisir, j'avais envie d'en découdre.

-C'est tout ce dont tu es capable Edward, tu me déçois. De toute façon rien de se que tu pourras entreprendre ne te permettras de l'atteindre. Elle est a moi tu comprends à moi. Il se lança sur moi pour tenter un face à face je le réceptionnais avec un bon coup de poing dans la mâchoire, qui l'envoya encore plus loin. Une rage sauvage s'empara de moi, il y avait longtemps que je ne m'étais sentis aussi ''vivant'', et tout ça pour elle. Elle me redonnait goût à la vie. Bien que ce soit mes instincts sanguinaire qui prenaient le pas sur moi, mais c'est la premières fois que je me battais a la régulière, et pour quelque chose qui me touchait moi personnelement.

Il se releva encore une fois mais la lueur dans ses yeux avait imperceptiblement changé.

-Je la veux, je ne peux pas résister, fais ce que tu as à faire Alec, et vite avant que je ne puisse plus du tout avoir de contrôle.

Bien que je fusse frustré de ne pas en terminer, cela me semblait plus sage qui nous regardait avec tristesse, ainsi que tout les autres. Ils connaissaient ma réputation, ils savaient que je n'avaient pas d'amertume à liquider quelqu'un. Si le regard de Carlisle, me transperça ce n'étais rien en comparaison de celui de son épouse, j'étais devenu faible mais cela m'importait peu tant que Bella aille bien.

Je lançais mon pouvoir et en trois seconde plus personne ne bougeait, tout le monde était sous mon emprise.

Je me retournais et vis que Bella commençais à devenir bleu, elle était bizarrement debout accrochée à la rambarde, stoïque, son cœur battait faiblement, et elle ne respirait plus.

-Ça va Bella?

Elle ne répondait pas les yeux perdu dans le vide et surtout elle ne respirait toujours pas. Je la secouait plus fort peut être même un peu trop fort.

-BELLA!!!! Hurlais-je, je voulais qu'elle se reprenne, qu'elle respire, je ne cessais pas de la secouer.

Elle reprit sa respiration d'un coup, son sang circula de nouveau dans ses veines. Cela m'apaisa instantanément.

Elle se mit à pleurer prise de convulsions violentes, ses larmes me blessèrent comme jamais rien ne l'avait fait jusqu'à présent.

Je l'attirais à moi et tentais de la cajoler de la réconforter, je n'avais jamais eu ses gestes avec personnes même pas avec ma sœur. Mais ils étaient instinctifs, guidés par une part d'humanité que je croyais morte en même temps que mon cœur, des siècle plus tôt. Mais non mon cœur était bien vivant tout comme moi et c'était grâce à elle. Il fallait que je fasse quelque chose.

-Je suis désolé Bella, je t'emmène on part, va vite chercher tes affaires je laisse un mot pour leur expliquer, et on s'en va. Je devais l'emmener loin d'ici, la garder en sécurité.

-Il ne vont pas bouger pendant que tu leur tourne le dos? Elle avait peur, et pour ça j'en voudrais longtemps à ce Cullen. Il avait réussi à la terrorisé ou même Jane et moi avions échoués, à cause de lui elle allait certainement me voir différemment. Je me promis de lui faire payer cher un jour ou l'autre. En attendant il fallait que je la rassure.

-Non tu ne crains rien j'ai plusieurs siècles de maitrise, et ils ne sont pas toi, ils sont piégés jusqu'à ce que je le décide.

Je l'embrassais sur le front j'aimais cette sensation, bien que j'aurais aimé plus, sa constitution et son cœur déjà très fragilisé ne le supporteraient pas.

Elle monta tant bien que mal les escaliers et moi je me mettais à la recherche d'un papier et crayon. Je les flairaient rapidement, j'inscrivais à l'intention de Jane.

Jane.

J'ai emmené Bella loin de cette Villa, les réactions d'Edward et de Jasper l'ont traumatisés.

Nous serons au Dénali grand lodge. Ne vient pas pour le moment je t'appellerais. Garde un œil sur Jasper et Edward qu'ils ne tentent rien. Je serais beaucoup moins conciliant si cela venait à se reproduire.

Alec.

J'avais rajouté cette dernière phrase de façon à ce qu'Edward en saisisse le contenu, que ce soit en lisant les pensés de Jane, ou le mot lui même. Et surtout qu'il prenne conscience du cadeau que je lui avait fait en l'épargnant.

Je déposais le mot sur la table du salon, ou je suis sur que quelqu'un le verrait rapidement.

Je voulu monter rejoindre Bella pour l'aider, mais je craignais qu'elle prenne peur sachant les Cullen en bas sans surveillance, moi je savais que je pouvait m'écarter sans que cela ne leur laisse de nouveau leur liberté de mouvement, mais pas elle.

Elle descendit, je l'attendais au pied des escaliers, elle n'avait pas cessé de pleurer, mais n'avait plus ses convulsions ce qui était déjà mieux. Je lui pris son sac et nous nous dirigions vers la voiture.

Une fois installer je relâchais mon pouvoir. J'entendais certains râler, d'autre souffler apparemment heureux que je les aient épargnés, Alice se jeter sur Jasper lui demandant s'il allait bien, et gronder férocement je suppose que c'était en direction d'Edward. D'ailleurs j'entendis un merci venant de sa personne, je savais qu'il m'était destiné.

Et puis j'entendis Jane qui s'adressait à moi sans même prendre la peine de rejoindre ceux qui s'étaient amassés sur le perron pour nous regarder partir.

-Elle te rend faible Alec, c'est pas bon il faut que tu reprennes.

J'aurais voulu lui montrer mon mécontentement en grondant elle m'aurait entendu mais Bella aussi et je ne voulais pas la terroriser d'avantage.

Elle n'avait toujours pas dit un mot il fallait que je saches comment elle allait, qu'elle me parle, qu'elle me dise ce que je devais faire.

-Ça va Bella?

Elle me regarda et hochait sensiblement la tête. Elle ne m'en voulait pas, je pense qu'elle devait essayer de se donner contenance. J'avais déjà remarquer qu'elle n'aimait pas afficher ses faiblesses, en tout cas celles de son corps, qui avait pour mauvaise habitude de trahir ses sentiments, ou ses états d'esprits.

Elle avait une telle volonté de bien faire et de me rendre fier d'elle inconsciemment.

Je lui prit sa main je voulais la rassurer et m'enivrer de son arôme, j'y déposais un baiser avant d'inhaler à m'en faire tourner la tête, enfin c'est ce qu'il se serait passé si j'avais été humain.

-Tu sens tellement bon Bella, je n'aurais jamais dû t'emmener là bas. Nous allons nous trouver un hôtel en attendant tes papiers.

-Et jane? Me demanda t-elle.

Se faisait-elle du soucis pour ma sœur? Ou alors était elle rassurée de ne pas l'avoir avec nous? Était ce qu'elle avait eu peur de moi en voyant la partie la plus sombre de mon être? Il arrivait parfois qu'elle me surprenne, que je ne la comprenne pas.

-Je pense que Jane préfère un peu de compagnie autre que la notre. Je jaugeais sa réaction. Elle parut se détendre donc je devais en déduire qu'elle n'avait pas eu peur de moi, ce qui me rassura.

Nous arrivions devant l'hôtel perdu dans le parc naturel d'Alaska. Ce qui me plaisais dans le choix de cette hôtel, c'est que nous étions perdu en pleine nature. Je pouvais sortir de jour comme de nuit sans qu'on fasse attention à moi.

Nous allions directement au bureau de réception, je voulais redonner un peu de couleur à Bella qui était trop blême pour une humaine, elle était aussi pâle que nous autres vampires. Une petite idée me vint ne tête et je ne doutais pas de savourer ce qui allait se passer. Nous nous avancions vers la réceptionniste qui m'avait déjà repérer à peine la porte passée, j'avais entendu son cœur s'affoler à ma vue.

-Monsieur, s'adressa t-elle à moi délaissant complètement Bella qui était un peu en retrait.

-Bonjour lui répondis-je d'un ton neutre essayant de faire fis de ce qu'elle venait de m'inspirer en ignorant ma belle.

-Je voudrais savoir s'il vous reste des suites de disponible?

-Mais bien sur, avez vous une préférence de vue?

-Non pas spécialement, à moins que la suite nuptial soit disponible. Je jetais un coup d'œil à Bella qui ne manqua pas de reprendre les couleurs que j'espérais. Je l'attrapais par la taille et la rapprocha de moi.

-Bien évidemment j'entendis une pointe de déception dans sa voix. Si elle savait que la seule chose qu'elle m'inspirait était de la soif et sans gourmandise en plus.

-A quel nom dois-je enregistrer la réservation?

Je regardais Bella quand je lui répondis.

-Monsieur et Madame Volturi. La réceptionniste y alla de ses félicitations, sans sincérité mais cela seul moi pouvait le détecter. Le cœur de Bella eut un raté. Ce qui me tira un sourire jubilant.

Après avoir pénétré dans la suite je donnais son obole à l'employé.

Et je déposais les valises dont beaucoup d'affaires était à Jane mais nous devions paraître le plus humain possible, enfin moi seulement.

Je l'observais elle s'était installer sur le fauteuil les yeux fermés perdu dans ses pensés.

-Tu te remet? Lui demandais-je. Elle mit un bon moment avant de répondre je m'étais positionner à sa hauteur, face à elle attendant qu'elle veuille bien me répondre. Elle ouvrit les yeux.

-Qu'y a t-il? Me demanda t-elle.

-A quoi penses tu? C'était sortit tout seul.

Je la vis rougir de nouveau et je sus instantanément ce qu'elle avait en tête, cela aurait pu relancer mon cœur s'il avait été mort depuis moins longtemps. Le fait qu'elle pense à moi et qu'elle rougisse sans que j'utilise un subterfuge, me ravissais, un sentiment de satidfaction s'empara de moi.

-Je crois deviner lui dis avec le sourire qui lui faisait perdre ses moyens. L'effet escompté apparu sur ses joues et son cœur ne fit que confirmer mon but atteint.

-A quoi je pense alors? serais tu télépathe aussi? Elle me surpris, pourquoi avait-elle sortit cette phrase, encore moins la phrase, mais le ''télépathe''. Une pure coïncidence?

-Non je ne dispose pas de ce don. Par contre je n'en ai pas besoin en ce qui te concerne, Mme Volturi.

Elle baissait les yeux, ses joues irradiaient de chaleur. J'avais mit le doigt dessus c'était bien ce qu'elle avait en tête. Je m'emparais de son menton relevant son visage je ne supportais pas qu'elle fuit mon regard qu'elle me prive de ses yeux qui me donnaient un accès direct à son âme.

-C'est pas juste, me dit-elle tu te sers de tes atouts pour me déstabiliser, après j'ai même plus de répartit. C'est vrai je dois avouer que j'aimais m'en servir parce que j'aimais l'état dans lequel cela la plongeait.

-On va faire un marché, j'arrête mes sourires enfin juste celui là, je joignis mon geste à la paroleSon cœur, encore une fois avait quelques problèmes, il faudrait que je fasses attention car à se rythme il ne tiendrait jamais le coup jusqu'en Italie. Je ris ouvertement, sincèrement, je ris de bonheur.

-Donc j'arrêterais d'utiliser ce sourire quand toi tu arrêteras de me tenter en rougissant constamment.

J'avais voulu ma phrase légère, humoriste, mais elle fut prise autrement, car ses couleurs qui lui allèrent si bien disparurent instantanément. Ce qui m'inquiéta d'avantage.

-Qu'est ce qu'il y a Bella?

-Dis moi ce que je dois faire.

-Ce que tu dois faire? J'étais perdu, je comprenais pas le sens de sa question.

-Je te tente tu viens de le dire, comment je peux arranger ça?

J'éclatais de rire, elle pensais qu'elle me tentait par son sang bien que cela ne soit pas faux, mais c'était à mille lieux de ce que j'avais en tête. J'en avais presque oublier ma condition de vampire en sa présence. Moi seulement parce qu'elle était plus sensée que moi apparemment.

-Oui tu me tente Bella, ton sang aussi, mais c'était pas le sens que j'avais en tête.

Elle était étonnée, je décidais de lui montrer comment elle me tentait. Cela faisait plusieurs jours que j'avais ce désir dans un coin de ma tête. J'avais peur d'y céder, peur de la blesser, un simple faux mouvement et je pouvais la tuer, et de cela je ne m'en remettrais pas. Mais j'avais assez d'expérience pour savoir me contrôler. Je ne lui voulais pas de mal et cela me rassura, et me décida de tenter à gouter ses lèvres chaude et si attirantes.

J'approchais doucement ma main de ses cheveux j'adorais la sensation que je ressentais quand mes doigts se perdaient dedans.

-Ferme les yeux. Lui demandais-je. Je ne voulais pas lui faire peur. Je voulais qu'elle bénéficie de ce que je pouvais lui donner de mieux. Je voulais que ce premier baiser qu'on allait échanger soit magique, et unique, qu'elle profite autant que moi de la satisfaction et des sensations que nous allions découvrir ensemble.

Je passais ma main dans sa nuque pour l'attirer à moi délicatement sans risquer de lui faire mal, son cœur battait la chamade. Je lui pris son visage avec mon autre main, nous étions à quelques millimètre l'un de l'autre.

Je déposais un baiser sur sa joue, je voulais m'assurer qu'elle désira tout autant que moi ce baiser, elle semblait être en proie a des sensations assez fortes, je l'observais attentivement ce n'était ni de la peur, ni du dégout. Je continuais en embrassant son menton, toujours pas de refus de sa part, j'appréhendais de l'embrasser directement, alors je dirigeais ma bouche à la commissure de ses lèvres, pour bien l'informer que la prochaine étape serait ses lèvres. Je voyais les frisson la parcourir mais elle était pas réticente, je le sentais son désir et l'appréhension du contact charnel de nos lèvres.

Je déposais enfin mes lèvres sur les siennes fermant moi aussi mes yeux pour apprécier leur saveurs, et les sensations qu'elles me procurèrent. Des milliers de décharges électriques me parcouraient de toute part. Sa bouche était sensuelle et gourmande, appétissante. Je sentais la chaleur émaner d'elle et cela me rendis plus présomptueux, je lui faisais autant d'effet qu'elle m'en faisait. Ses lèvres devinrent plus voraces, plus appuyer, beaucoup moins farouches, et là elle fit ce qui allait nous conduire à notre perte Sans plus de retenue elle me sauta au cou.

Je senti le venin abonder dans ma bouche, mon envie de la vider se fit intense, trop intense j'allais perdre le contrôle, j'allais m'en abreuver je le sentais, il fallait que je fuis tout de suite. Je la repoussais, il fallait qu'elle s'éloigne de moi, je perdais le contrôle dangereusement.

-Vas dans la salle de bain et ne reviens pas avant que je t'appelle. Je ne prenais pas la peine d'être aimable ou polie, le simple fait de lui parler était un effort surhumain.

Elle m'écouta et s'enferma dans la salle de bain j'avais arrêter de respirer ne voulant pas que son odeur remuée par ses gestes ne viennent à bout du peu de volonté que j'avais réussis à conserver.

Je partis aussi vite que je pus une fois dehors mon esprit revint à la raison peu à peu.

Je pris mon téléphone je ne voulais pas la laisser seule mais il fallait que je me nourrisse, j'avais omis ce détaille cela faisait plusieurs jours que je ne m'étais pas étanché, en temps normal j'aurais pu tenir plus longtemps sans que cela ne me pose de problèmes, mais en compagnie de Bella c'était totalement irresponsable.

Il n'y eut qu'une sonnerie.

-Oui?

-Carlisle c'est Alec. J'essayais de garder un ton neutre mais sans grande réussite toutefois.

-Alec que puis je pour toi? Il était surpris avec tout de même une pointe d'inquiétude.

-J'ai eu un petit problème avec Bella.

-Elle va bien? Me demanda t-il vraiment inquiet cette fois.

-Oui nous............ avons été un peu trop loin tout les deux.

-Oh! Fut le seul mot qui sortit de sa bouche.

-J'ai réussi à garder le contrôle, mais c'était vraiment très juste, vraiment très très juste. Je dois absolument aller...... chasser (je n'osais pas dire le mot me nourrir devant Carlisle, il respectait trop la vie humaine et je ne voulais bizarrement pas le décevoir.) Pourriez vous venir voir Bella je crois que je l'ai blesser, et je ne voudrais pas qu'elle reste seule.

-Bien-sur que je peux, mais veux tu que je prévienne ta sœur, elle n'est pas très loin si tu veux je peux aller la chercher?

-Non merci Carlisle, je pense que Bella appréciera plus votre compagnie que celle de ma sœur, et pour être franc, je pense comme elle. Avouais-je piteux.

-D'accord vous êtes à l'endroit indiquer sur le mot?

-Oui.

-Bon je suis la dans cinq minutes.

-Carlisle?

-Oui

-Merci

-De rien Alec tu as bien fait de me contacter.

Je raccrochais le téléphone me fustigeant d'avoir raconté ce que nous venions de faire Bella et moi. Je partais en chasse, il me fallait éviter la région et ses abords je prenais la direction de Drummondville. C'était assez éloigné tout en restant géographiquement abordable. Je chassais très rapidement, pleins de questions me taraudaient l'esprit. Mais je savais ce qu'en fin de compte ce qu'il me fallait faire avant tout c'était la préserver des autres mais aussi de moi. Je ne la toucherais plus avant sa transformation, il en allait de sa vie. Et il faudrait que je chasse plus régulièrement aussi. Et principalement il faudra que je me fasse pardonner enfin si elle y arrive. La chasse me fit du bien, et j'avais agis sans trop faire attention en mode automatique, je n'avais même pas fait attention a ma victime, tellement pris par mes pensés.

J'arrivais à l'hôtel il faisait nuit je sentais l'odeur de Carlisle, il était encore présent, j'estimais ce vampire, il était bon et compréhensif, il était honnête et c'était une personne de confiance ce qui se faisait rare parmi les nôtres.

J'entendais leur conversation du couloir menant à la chambre. J'attendais pour leurs laisser le temps de terminer et surtout je voulais savoir comment Bella se portait avant qu'elle ne m'aperçoive.

-Et l'autre celui que Jane à maitriser? Elle semblait aller, légèrement inquiète, mais elle avait une intonation sereine.

-Tu ne risque rien, bien que ce soit celui qui ai le plus de mal avec notre condition, il a réagi aussi excessivement pour d'autres raisons que je leur laisserais le soin de t'expliquer. Et pour tout dire Esmé et Alice ont eut un grand coup de cœur te concernant. Faudra que je fasses doublement attention à Jasper alors, car je connais son pouvoir et si en plus c'est celui qui a le plus de mal avec leur régime alimentaires, c'est celui qui s'avèrera plus dangereux pour Bella.

-J'aime beaucoup Esmé, mais je ne crois pas me souvenir d'Alice. J'avais remarqué aussi sa sympathie pour la compagne de Carlisle, ils étaient vraiment harmonieux tout les deux, j'espère un jour avoir ce genre de complicité avec Bella.

-C'est la petite brune qui nous à averti que........ la situation dégénérait.

-J'y réfléchirais et j'en parlerais avec Alec. Sa voix c'était faite plus faible et douceElle se faisait du soucis, mais pour qui pour elle ou pour moi? Avais je le droit d'espérer qu'elle s'en fasse pour moi?

-Ne t'inquiète pas, il va bien et d'ailleurs je pense qu'il est temps pour moi de partir.

-Vous me laisser seule? Elle était paniquée.

-Non, il est là je pense que vous avez besoin de parler et d'éclaircir les zones d'ombre. Tiens c'est pour tes Hématomes.

Je m'en voulais je l'avais marquée physiquement, elle portait les marques sur son corps de mon manque de contrôle.

J'entendis les accélérations de son cœurs, j'entrais prudemment.

Ils étaient dans le petit salon d'accueil de la suite elle s'était lever et me faisait face. Mes yeux rencontrèrent les siens et tout devint parfaitement claire. Elle avait peur mais pas de moi, elle avait peur de mes réactions, peur que je la rejette, la même peur qui me tiraillais les entrailles depuis ce fameux soir. J'arrivais à lire en elle comme si cela avait été mon propre esprit, encore mieux qu'avec ma sœur. Comme si nous nous connaissions avant même de nous rencontrer. Comme si toute mon existence avait tendu à cette rencontre un soir à Seattle. C'était d'une consternante évidence.

Avant que Carlisle disparut.

-Merci Carlisle. C'était deux petit mots sans prétention pour n'importe qui sauf que je n'avais jamais remercier personne et encore moins deux fois de suite la même personne. Pour moi c'était symbolique. Et il dû le prendre de cette façon car il me posa la main sur l'épaule. Et me répondit.

-C'était avec plaisir, n'hésite pas si tu as besoin. Puis de voix très basse de façon à ce que Bella ne comprenne pas.

-Tu dois lui dire ce que tu ressens, elle le mérite, elle ne t'en veux pas. Elle a peur de te perdre. Dis lui.

Je fermais les yeux pour lui confirmer cette prise de position. J'allais tout lui dire, j'allais me mettre à nu devant elle. Devant une humaine, moi Alec Volturi membre de la puissante garde du même nom, le plus puissant des guerriers vampires de cette terre, j'allais avouer mon amour à une humaine. Humaine qu'en temps normal je n'aurais pas hésiter à égorger pour m'abreuver d'elle.

Elle prit la parole alors que je tentais de rassembler mon courage pour affronter la conversation que je redoutais, et attendais impatiemment aussi, quel paradoxe.

-Je suis désolé Alec, je n'aurais pas dû réagir ainsi. .

-Tu n'as pas à t'excuser Bella, je savais à quoi m'en tenir. Mais je ne pensais pas être capable de vouloir te faire du mal. J'expirais plus lourdement montrant ainsi une part de faiblesse que j'avais en moi. Mais c'était rejeter trop facilement mon statut de prédateur. Après un instant de silence. Je ne peux pas t'offrir plus Bella, sans risquer de prendre ta vie. Et j'en suis désolée, je n'ai pas assez de contrôle.

-Je comprends, je ferais attention et tenterais de te rendre la tache plus facile. Décidément je ne la méritais pas, j'avais failli la tuer et elle voulait faire attention à ne pas me provoquer.

Je voulu la serrer dans mes bras et me rendis compte que je m'étais approcher trop vite d'elle, qu'en était il de mes bonnes résolutions, ne pas la toucher, pour ne pas lui faire du mal. Elle en portait d'ailleurs la trace bien visible sur son visage. Je me condamnais intérieurement gardant l'image de cet hématome en mémoire, pour ne jamais oublier que tant qu'elle est humaine, mon contrôle lui est vital.

-Je suis désolé pour ça aussi. Je lui montrait du bout des doigts l'hématome que j'avais oser lui infliger.

-Oh ce n'est rien, tu sais je peux me faire bien pire toute seule; je sentais qu'elle voulait me déculpabiliser, mais je m'en voulais trop j'avais failli tuer l'amour de ma vie mon âme sœur.

Je sentais qu'elle souhaitais aborder un thème précis alors j'attendais qu'elle se lance.

-Carlisle m'a parler d'un changement significatif chez toi. Je fus surpris apparemment Carlisle avait juger bon de l'avertir que j'avais subitement changer mais dans quel sens? Je la laissais continuer je ne voulais pas l'arrêter alors qu'elle s'était lancée.

-Il a dit que j'étais la cause des troubles qui te tourmentais. Comment avait il pu lui dire une tel chose alors que le seul responsable c'était moi.

-Il t'as dit cela comme ça.

-Non il a dit que....... elle devint écarlate, j'en pouvais plus d'attendre.

-Bella vas y s'il te plait.

-Il a dit que ces changements se faisaient chez les vampires quand on rencontraient....... son âme sœur.

Son cœur s'emballa dangereusement, puis sans que rien ne le laisse présager, elle s'évanouit. J'eus le temps nécessaire pour la rattraper, et je m'inquiétais sérieusement. Elles avaient eut beaucoup trop d'émotions forte pour aujourd'hui.

Je rappelais Carlisle.

Je pensais mettre son point de vue, à chaque chapitre important nous éclairant un peu plus sur son caractère et le changement qui le métamorphose. Qu'en pensez vous?

Je ne peux pas le mettre plus souvent, bien que j'aimerais son profil et son caractère me plaisent et je me sent à l'aise avec lui. Mais cela risquerait de nuire à l'intrigue.

J'espère que vous avez aimés?

Un merci spécial pour Gaswinthe et son aide précieuse qui va vous permettre de lire ce chapitre et les prochains, sans la désagréable appréhension des fautes d'étourderie et autres qui passent en travers de mes relectures, (à force je ne vois plus rien.) lol.

 

Chapitre 6

Je me réveillai, j'étais dans une pièce claire baignée par la clarté du jour. Cette lumière m'agressait, je refermai les yeux pour y échapper. J'entendis le bruit d'un store, rouvrant les yeux je vis une petite brunette s'avancer joyeusement et sans prudence avant de s'assoir au pied du lit que j'occupai. Je me redressai instantanément. Je l'avais reconnu, c'était celle qui avait hurlé m'évitant de me faire devenir l'encas des membres de sa famille.

-N'ai pas peur Bella, je ne te veux aucun mal, elle était sereine un sourire engageant sur son visage mutin.

-Alec, ALEC! hurlai-je paniquée.

-Je suis là ma puce, me dit il en entrant dans la chambre chargé d'un plateau qu'il déposa sur la commode attenante au lit.

Il vint s'assoir à côté moi et me serra dans ses bras. Je me calmai simultanément.

Nous restâmes quelques instants l'un contre l'autre profitant de cette proximité que je ne pensai plus possible avant ma transformation.

Je laissai mes yeux vagabonder sur le décor environnant, il n'avait rien à voir avec la suite que nous occupions à l'hôtel. C'était une chambre bien que plus petite que la suite, mais était tout aussi cossu, bien que plus moderne, mais elle était aussi plus intime.

Tout le pan de mur face à moi était transformé en une immense cd'thèque digne des plus grands disquaires. Sur l'autre pan perpendiculaire se trouvait une chaine Hi-fi sophistiquée sur une commode épurée d'un blanc laqué. Une autre commode identique se trouvait juste à côté du lit style futon surélevé dans lequel j'étais installée. Le sol était recouvert d'une moquette épaisse sombre ce qui contrastait avec couleurs clairs et neutres des lieux qui bien que plongés dans l'obscurité des stores rendait l'ensemble harmonieux. Près de la baie vitrée se trouvait un canapé design de cuir noir et d'aluminium brossé qui se mariaient à merveille.

Je me serais cru dans un magasine d'intérieur, à la page chambre à couché dernier cri.

-Ou sommes nous ? demandai-je à Alec.

-Nous sommes chez moi, dans la chambre d'Edward, me répondit-elle, d'un même ton. Des tremblements me prirent de toute part, à la simple évocation de son prénom, en plus du fait que je me trouve dans sa chambre n'arrangerait en rien mon état.

-Ne t'inquiète pas il n'est pas là, il a tenu à ce que vous profitiez de sa chambre pour tenter de se faire pardonner comme il peut.

-Tu aurais pu présenter les choses autrement, répliqua sèchement Alec.

-Oh ne te fais pas plus méchant que tu ne l'es Volturi, je sais ce que je fais et je sais qu'elle va finir par lui pardonner, je l'ai vu, alors autant l'habituer rapidement à ce concept.

-Je pensque tu as oublier à qui tu t'adressela diseuse de bonne-aventure. Je ne joue pas les ''méchants'' c'est instinctif chez moi, siffla t-il.

-Comment est-on arrivé ici ? demandai-je désireuse de ne pas les laisser s'enflammer.

-Tu fais une crise d'hypoglycémie, et Carlisle a préférer nous inviter chez lui pour que tu puissete reposer au maximum, et surveiller ton état général.

-Tu dis ça par ce que tu ne l'as pas assez nourrit, reprocha Alice.

-Tout ça parce que ton frangin n'a pas su se comporter correctement et que j'ai dû improviser, lui répondit Alec sur un ton tranchant.

Je décidai de couper court à cette discussion qui risquait de mal tourner si je les laissai faire.

-J'ai faim que m'as-tu rapporté, lui demandai-je sous le regard amusé d'Alice. En fait je n'avais pas forcément faim mais il me fallait trouver une excuse et le plateau à côté de moi allait bien me dépanner, surtout après l'annonce d'une crise d'hypoglycémie.

Il s'en empara et le plaça face à moi, du thé et quelques toasts encore chauds de la confiture et un jus de fruit s'y trouvaient, il me versa une tasse du liquide chaud que j'affectionnai particulièrement, et je pris une tranche et la croquai à pleine dent. Je n'avais pas faim mais le fait de remplir mon estomac me revigora instantanément.

-Ça te va ou tu veux autres choses, ils n'ont pas de croissant dans ce coin, mais je peux t'en trouver si tu le désire.

-Non ça ira très bien, lui répondis-je un sourire satisfait aux lèvres.

-Bon Bella je t'ai préparé quelque affaires et nous allons te faire une nouvelle tête pour les photos de tes papiers, elle dégageait autant d'énergie qu'une centrale nucléaire, elle me fatiguait juste à la regarder.

Je regardai Alec d'un air interrogateur.

-Je n'y suis pour rien je te promets, mais elle n'a pas vraiment tort, les aéroports font extrêmement attention. Et nous ne pouvons pas nous faire remarquer.

-Très bien va pour le changement, acceptai-je à contre cœur.

-On va bien s'amuser tu vas voir, s'écria t-elle en sautant partout.

Je regardai Alec dépité, pendant que lui esquissait un sourire, moqueur.

-Je t'ai vu Alec ce n'est pas drôle, elle me fait peur.

-N'ai pas peur tu ne risquerien avec moi, bouda Alice.

-Je n'ai pas peur de finir en petit déjeuner je sais qu'Alec me vengerait si ça venait à se produire, dis-je avec un sourire narquois sur les lèvres.

-Et tu peux compter sur moi, renchérit ce dernier.

-J'ai peur de voir à quoi je vais ressembler après être passée dans tes mains.

-Tu seras magnifique je te le promets.

-Mouai !! On verra ça.

Je continuai mon petit déjeuner pas vraiment enthousiaste par la journée qui m'attendait.

-Alec tu restes avec moi ?

-J'aimerai bien, mais j'ai quelques obligations, je ne peux pas m'y soustraire.

-Oh! fis-je déçu

-Ne t'inquiète pas tu ne risques rien, je ne te laisserai pas si je pensai que tu courais le moindre danger.

-Je sais ce n'est pas ça.

-Qu'est-ce qu'il y a Bella ?

-Tu t'absentes longtemps ?

-J'en aurai pour la journée, j'essaie d'écourter au maximum, d'accord ? m'indiqua t-il avec un sourire tendre.

-Oui désolée, prends le temps dont tu as besoin ça va aller, et je crois que je vais être assez occupée aujourd'hui pour me passer le temps.

-Ça tu l'as dit nous avons un programme serrer, bon Alec je ne veux pas te mettre à la porte mais tant que tu seras là elle ne bougera pas.

Il lui lança un regard peu amène, puis déposa un chaste baiser sur mes lèvres.

Je le taquinai sachant que de toute façon nous pourrons pas poursuivre cette conversation.

-Je croyais que je n'avais plus droit à ce genre d'attention, j'accompagnai mon trait d'esprit d'un sourire entendu.

-S'il n'y a que ça pour te faire plaisir je ne le ferais plus, dit-il le plus sérieusement du monde en se dirigeant vers la porte.

Un élan de panique s'empara de moi je ne voulais pas qu'il le prenne comme ça, bien sûr que je voulais qu'il m'embrasse encore.

-Alec non s'il te plaît...

Il se retourna plus vivement et m'embrassa de nouveau à peine moins chastement me renversant sur le lit avec un grognement joueur. J'étais sur un petit nuage, quand il se recula pour me regarder. Un sourire niais sur mon visage amena l'hilarité de mes deux interlocuteurs.

Je me joins à eux tellement leur rire était communicatif même s'ils l'étaient à mes dépends.

J'eus droit à un troisième baiser avant qu'Alice agacée ne le mette à la porte de la chambre. Il eut juste le temps de me dire un ''Àce soir''. Et j'entendis Alice lui dire.

-Mais oui je veillerai sur elle il ne lui arrivera rien je t'en donne ma parole.

Nous nous retrouvâmes seules et comme pour Carlisle et Esmé, elle m'inspirait confiance et rester avec elle ne m'effrayait pas hormis peut-être les tortures des soins dignes d'un institut de beauté que je m'apprêtai à subir à la vue du matériel qu'elle amena.

-Pour commencer manucure, et pédicure, comme ça nous allons apprendre à nous connaître un peu mieux.

Avant de commencer les hostilités elle alla ouvrir les stores de la baie vitrée qui donnait directement sur un amoncellement d'arbres si denses, qu'on se serait cru en plein milieu d'une foret.

-Où est-ce que nous sommes? demandai-je à Alice.

-Nous sommes à Forks dans l'état de Washington, c'est la que nous résidons pour le moment, me répondit elle le plus naturellement du monde. Je me figeai, ma respiration se fit plus saccadée.

-Bella qu'y a-t-il ? voyant que je ne répondais pas, Carlisle, appela-t-elle sur le même ton.

Carlisle arriva et je me repris avant même qu'il ne m'ait touchée.

-Excusez-moi, signifiai-je.

-Qu'y a t-il Bella ? me redemanda Alice.

-Je ne sais pas, mais ça va mieux, puis je vis un attroupement se former à l'entrée de la chambre. Et je reconnu le blond, Jasper.

Mon cœur s'accéléra et mes mains devinrent moites, puis une vague de calme me submergea m'enveloppant d'un bien-être que je n'aurai jamais cru possible avec ce vampire dans la même pièce que moi.

-Ne t'inquiète pas je ne te ferai rien Bella, voyant que je me calmai il ajouta, et je tiens à m'excuser pour notre première rencontre.

Je hochai la tête pour lui faire comprendre que j'avais bien reçu ses excuses mais que je n'étais pas assez à l'aise pour m'exprimer oralement.

-Par contre je pense que tu nous doila vérité, il y a quelque chose que tu nous cacheBella.

Je le regardai ébranlée, comment pouvait -il le savoir. C'est Carlisle qui me répondit.

-Je t'ai dit que nous avions parmi nous quelqu'un capable de ressentir les émotions, c'est Jasper qui a ce don.

Et forcément il fallait qu'il s'en serve contre moi, nous débutions vraiment mal nos relations tous les deux pensai-je toujours en le fixant.

Je me lançai et remerciai intérieurement le destin qu'Alec ne fusse pas présent, car il m'aurait emmené loin d'ici de peur que je fasse une bêtise, ou peut-être pour m'éviter de la peine supplémentaire.

-Je connais Forks, car mon père vit ici, annonçai-je résignée.

Je vis tout le monde se saisir, réaction que j'avais toutefois prévu.

-Mon nom entier est Isabella, Marie Swan.

-Oh non ! La fille du chef Swan, fit Esmé tourmentée.

-J'aurai dû faire le rapprochement, dit Alice.

-Ben manquait plus que ça, bougonna la blonde sulfureuse qui se trouvait dans l'encadrement de la porte.

-C'est vrai, tu devais venir t'installer chez ton père, reprit Carlisle avec plus de complaisance.

-Oui cette semaine pour tout dire.

-Quelle fatalité, fit un grand costaud, tu y seraparvenu tout compte fait, et à la bonne date en plus, plaisanta-t-il. Tout le monde le dévisageait comme s'ils allaient lui sauter dessus. Sa blague n'était pas vraiment de bien goût, mais pour une raison que j'ignore je n'aurai pas aimé qu'ils s'en prennent à lui.

-Comme tu dis, si ce n'est pas une fatalité ça, ironisai-je à mon tour. Sous le regard médusé de tout les Cullen présent.

Il me rendit mon sourire avec bienveillance et un regard amusé. Cette famille avait une aura bienveillante autour d'elle à part deux ou trois, parce que j'incluais la blonde sulfureuse dans celle avec qui je n'aurai pas d'atomes crochus, elle m'impressionnait presque autant que Jane.

-Tu te rends compte qu'on ne pourra pas te laisser le retrouver on risquerait de gros ennuis, me fit elle hautaine.

-Pour tout dire je n'avais pas l'intention d'y aller, lui répondis-je. Et j'avais même dans l'intention de vous demander un service, ajoutai-je finalement.

-Oui évidement, fit Alice, on ne lui dira rien, répliqua-t-elle en observant chacun des membres de sa famille.

Je la dévisageai cela faisait quelques fois qu'elle devançait soit mes actes, soit mes paroles.

-Je vois le futur, me dit elle en réponse à la question que je m'apprêtai à lui poser.

-C'est ce qu'il m'avait sembler comprendre. Et bien ça ne doit pas être simple dans votre famille, pour garder un secret, répliquai-je d'une voix neutre.

-Ah qui le dis-tu, s'esclaffa le grand brun, faudrait que je pense à demander à Alice les prénoms de sa famille, j'en connaissais la plupart mais les deux là je ne savais qui ils étaient.

Alice encore une fois me devança.

-C'est Emmett, il a un sens de l'humour souvent déplacé mais c'est un gros nounours une vraie pâte derrière son colossal physique, et vous allez vous entendre à merveille, m'apprit-elle, heureuse de confirmer mes attentes. Et à ses côtés c'est sa compagne Rosalie qui une fois sa carapace percée peut être gentille, enfin de temps en temps, lâchât-elle.

Me concernant je ne m'y fiai pas, j'étais même plutôt sceptique et je n'avais pas vraiment envie d'aller lui gratter sa carapace, ni même de m'en approcher.

J'entendis Jasper se tordre de rire je passai mes yeux sur lui, il se retourna puis s'en alla. Je regardai tout le monde, ils ne paraissaient pas plus surpris, j'en conclus que cela devait être monnaie courante dans cette famille.

-Jasper qui vient de partir est mon compagnon, un peu effacé mais juste et honnête. Et tu connais bien sûr Carlisle et Esmé. Il reste bien évidemment Edward, mais on parlera pas de lui, quand vous serez prêts vous aurez une discussion, je doutai que je puisse un jour être prête à me trouver dans la même pièce que lui.

Ils partirent tous me laissant avec Alice et les soins de beauté qui m'attendaient.

-Je ne sais pas si j'en serai capable, lui avouai-je.

-Je sais que oui, me rapporta t-elle.

Elle prit d'autorité un de mes pieds, et commença sa pédicure.

-Me vois-tu vampire? lui demandai-je curieuse.

-Oui, tu en seras une, mais ça tu le savais déjà. Ce n'est pas vraiment la question que tu voulais me poser, m'indiqua-t-elle.

-Comment est ce qu'ils font pour vivre avec toi, demandai-je exaspérée. Ça doit être frustrant de ne pas avoir son jardin secret.

-Ce n'est pas moi la plus indiscrète, le pire c'est Edward tu ne peux même pas penser sans qu'il soit au courant, il est télépathe.

-Je suis ravie qu'il ne soit pas là, avouai-je soulagée.

-Oh toi tu ne risques rien, tu es aussi insensible à son pouvoir qu'à celui des jumeaux.

-C'est vrai ? demandai-je surprise.

-Oui ton cerveau est aussi hermétique qu'une viande emballer sous vide.

-Sympa la métaphore.

-Oui j'essaie de m'humaniser un maximum, rigolât-elle.

-Alors tu me la poses cette question ou tu veux que j'y réponde sans la question, mais j'avais cru remarquer que tu n'appréciais pas que je te devance.

-Alors est-ce que je serai comme vous, une végétarienne ?

-Oui tu le seras, finit-elle par me répondre heureuse. Par contre ça ne sera pas facile et je dirais que ce sera encore plus dur pour toi que cela l'a été pour nous, mais au bout du compte tu seras végétarienne, dit-elle moins enjouée. Son changement de ton m'intrigua et j'allai pour la questionner.

-J'aimerai t'expliquer pour Jasper, me fit elle.

Je la soupçonnai de vouloir me cacher la raison de son changement d'humeur.

-Je t'en prie explique-moi, je saurai lui demander ultérieurement.

-Bon comme tu sais maintenant Jasper a le don d'empathie. Donc quand nous sommes rentrés de la chasse et que l'air a diffusé ton odeur dans toute la pièce, le désir d'Edward a été si intense que Jasper a été littéralement emporté par cette envie. À l'instar d'Edward vu que leurs sentiments étaient liés, il n'a pas pu résister à ton parfum. Il ne te veut pas de mal, il a juste été pris au dépourvu face à l'intensité du désir d'Edward, comme tu as pu voir il sait se maîtriser. Ne lui en veux pas trop s'il te plaît, il s'en veut énormément de t'avoir fait peur.

-Oui effectivement avec le don qu'il possède, il doit être difficile de contrôler ses propres émotions, en plus de celles de son entourage. Mais je ne peux pas changer mes sentiments juste par ce que je peux comprendre une situation. Cela se fera avec le temps je n'en doute pas, mais je ne lui en veux pas. Maintenant s'il ressent de la peur ou du stress qu'il ne s'apitoie pas. Quand je serai une des vôtres j'aurai plus de facilités à tous vous côtoyer.

-Oui de ça je n'en doute pas, me répondit-elle en souriant chaleureusement.

Nous passâmes une bonne partie de la journée à discuter de tout et de rien. Elle me posa beaucoup de questions sur ma vie à Phœnix, me demandant de raconter ma rencontre avec Alec et sa sœur. Ce que j'ai ressenti.

Et plus le temps passait plus je l'appréciai. Elle paraissait véritablement s'intéresser à ma vie, je n'en comprenais pas la raison.

-Pourquoi fais-tu cela pour moi Alice ?

-Faire quoi Bella ?

-J'ai l'impression que ma vie t'intéresse vraiment, et je ne comprends pas pourquoi ?

-Parce nous allons devenir des amies très proches Bella, et que tout ce qui à rapport à toi m'intéresse vraiment.

-Tu as vu notre amitié dans tes visions ?

-Oui et pas que la mienne toute ma famille t'apprécie pour la plupart et pour les autres apprendront à t'apprécier par la suite. Tu... elle laissa sa phrase en suspens.Oh non, reste la Bella ne bouge pas d'ici, m'ordonna-t-elle en quittant la pièce.

J'étais surprise par sa réaction, que lui arrivait-il ? En tout cas quoi que cela puisse être, je ne me sentais pas à l'aise.

Emmett rentra dans la chambre, avec un sourire avenant sur le visage, il était relativement imposant et malgré son sourire bienveillant ma réaction première fut de me tendre instinctivement.

Il s'arrêta l'ayant remarqué, bien sûr avec la vision qu'ils avaient, rien ne pouvait leur échapper. Il tendit ses main face devant lui pour tenter de ne pas m'affoler d'avantage.

-Bella je ne te veux aucun mal, je suis juste monté pour faire un brin de causette avec toi, me dit il attristé.

Je lui souris mais n'étais pas forcément détendu, bien que je le crus sans retenue.

-Qu'est-ce qui se passe, pourquoi Alice est partie ?

-Elle doit gérer un petit contre temps, me dit-il plutôt embarrassé.

Je laissai tomber mes craintes infondés et tentai de prendre un air plus sur de moi.

-Qu'est-ce qui se passe Emmett, je mis toute l'autorité qui dont je disposai.

Il me fixait étudiant mon visage un peu trop consciencieusement, puis lâcha.

-Oh et puis zut, Edward arrive, apparemment il veut s'excuser pour sa réaction.

Tout mon sang me quitta, ma respiration se fit plus qu'erratique, l'image dudit Edward se rappelant à mon souvenir. Je paniquai, mains moites, sueurs froides, une pression étouffante me comprimait, j'avais peur comme jamais, enfin si comme lorsque je l'avais vu.

-Ne t'en fais pas Bella, Alice est parti avec Carlisle et Esmé pour lui demander de repartir, tenta de me réconforter Emmett.

-Qu'est-ce que tu as encore fait ! c'était la voix lourde de reproche de Jasper.

Il rentra dans la chambre s'arrêtant à une distance très raisonnable de moi. Je me détendis légèrement et je sus que c'était son œuvre. Bien que la peur ne me quitta pas je pouvais désormais respirer plus facilement. Je sentis deux poignes froides et puissantes d'Emmett me saisir par les épaules et me tirer à lui. Il passa son bras autour de mon cou comme le ferait un frère ou un ami, sauf qu'aucune de deux situations n'étaient les nôtres. Je fus saisie par la surprise. Je le regardai et mes yeux rencontrant les siens il éclata de rire. Sous le regard réprobateur de Jasper.

-Tu sais, je t'aime bien, je ne sais pas pourquoi mais je t'aime bien. Et même si la tentation d'une bonne bagarre avec Alec est alléchante surtout s'il ne profite pas de ses avantages surnaturels. Je ne laisserai personne te faire du mal, encore moins un de mes frangins.

J'étais hébétée, je comprenais vraiment pas le raisonnement de cette famille.

-Pourquoi t'opposerais-tu a ton frère ? lui demandai-je incrédule.

Il me regardait souriant.

-Parce que depuis le temps que je connais Edward c'est la première fois où je le vois perdre son sacrosaint contrôle, et je me suis éclaté de voir Alec le corriger devant tout le monde, rigola-t-il, avant de se rendre compte, que je ne partageai pas son humour.

-Je suis désolé, se dépêchât-il de reprendre, je ne voulais pas rire à tes dépends surtout qu'il t'a terrorisé. Je suis maladroit parfois, je ne pense pas toujours à réfléchir avant de sortir ce qui me passe dans la tête, il avait véritablement l'air désolé et son air penaud réussi à tirer parti dans ce contexte de mon instinct sororal que je ne me connaissais pas étant fille unique.

-Ce n'est pas grave Emmett, j'arrive à y faire face difficilement mais ça va je m'en suis remise, je le gratifiai d'un sourire que je voulais compatissant, qu'il me retourna. Je jetais un coup d'œil à Jasper car il savait que j'avais menti, mais je ne voulais pas culpabiliser Emmett plus qu'il ne l'était déjà.

Il me regarda de façon étrange, puis me fit un hochement de tête. Bien sûr cela n'échappa à Emmett.

-Qu'est-ce qu'il y a, demanda gros nounours.

-Juste Bella qui me remerciai- de l'avoir aider, répondit Jasper sans se démonter le moins du monde.

-Bon si tu me disais comment tu as fait pour faire tourné la tête à l'effroyable Alec ? fit-il avec une mine de dégoût en pensant à mon amoureux.

Je sentais la chaleur envahir mon visage, et je me sentais gênée.

-Être gentille avec Emmett se retourne toujours contre soi à la fin, penses-y la prochaine fois, rigola Jasper face à mon malaise.

-Pourquoi tu dis... commença Emmett.

Il n'eut pas le temps de finir car Jasper sortit de la pièce et Emmett resserra son emprise autour de moi.

-Emmett s'il te plaît tu m'écrases là, réussis-je à baragouiner.

-Excuse-moi crevette, me répondit ce dernier en desserrant légèrement son emprise, sans défaire son regard de la porte que venait de franchir Jasper.

-Qu'y a-t-il Emmett ? Il est là ? demandai-je la voix tremblotante.

Il me fit un signe de tête affirmatif.

Je me m'enfonçai plus contre le torse de mon garde du corps, je regrettai la présence du seul être capable de m'apporter ce sentiment de sécurité juste par sa proximité. Bien qu'Emmett soit de corpulence impressionnante et je que ne doute pas de l'engagement dont il m'a témoigné un peu plus tôt. Mais le seul qui pouvait m'apporter la sécurité nécessaire fut Alec. Emmett se redressa avec moi dans ses bras surpuissants et protecteurs. Je vis Alice et Jasper arriver dans la chambre précédé d'une vague relaxante qui émanait de Jasper, sentant la violente agitation qui me retournait les entrailles. Elle m'anesthésiait mais je n'arrivais pas à me défaire de cette peur panique que provoquait la pensée qu'Edward se trouvait dans la même maison que moi, sans Alec pour me protéger.

Puis je vis Edward, il se tenait en retrait de la porte, de façon à ce que je puisse le voir.

De nouveau ma tension augmenta rapidement, mes mains redevinrent moites, et ce n'était pas des sueurs froides qui me parcouraient le dos, mais les chutes du Niagara. Plusieurs ondes relaxantes m'atteignirent.

-Mais qu'est-ce que vous faites ! s'emporta Emmett, sentant mon malaise grandissant dans ses bras que Jasper n'arrivait pas à contrôler.

-Ça va aller, fit Alice à l'intention d'Emmett.

-Calme-toi Bella, me fit Jasper, je peux te promettre que tout se passera bien. Je n'étais pas convaincu du tout. La première fois personne n'avait réussi à l'arrêter hormis Alec, et si lui aussi perdait le contrôle après tout cela lui était arrivé aussi. Puis je vis Jane apparaître, près d'Edward.

Bien que je n'appréciai pas sa présence, sa vu me soulagea. Je savais qu'elle me défendrait pour son frère sinon moi.

Je vis Jasper faire un drôle de rictus chagriné, il avait dû ressentir le doute émaner de moi.

C'est Alice qui poursuivit.

-Bella, je sais que tu es terrorisée, et je t'assure que j'ai vérifié il ne te fera aucun mal, je te le promets. Acceptes-tu de lui parler, me demanda-t-elle.

Je tentai de le regarder, ses yeux était dorés, et il paraissait se contrôler, et même si son regard était empli de remord et de tristesse, je n'avais pas confiance, je ne voulais pas qu'il m'approche.

Je m'agrippai instinctivement à la chemise d'Emmett. Celui-ci me caressa le bras pour tenter de me réconforter.

-Si tu veux je reste avec toi, me chuchota-t-il en se penchant vers mon oreille. Bien que je sache que toute la maisonnée avait entendu.

Je le suppliai du regard de rester avec moi. Il me fit un signe de tête entendu. Il dût aussi se rendre compte que je tenais debout grâce à lui car il m'assit sur le lit toujours ses bras protecteur autour de moi.

Je jetai un coup d'œil à Jasper qui m'envoya une onde de paix, juste ce dont j'avais besoin pour me reprendre. Je n'avais pas le choix je me rendais compte que s'il ne s'était pas contrôlé il aurait déjà tenté de m'attaquer. L'appréhension était toujours présente et la tension dans la pièce était de plus en plus dure à supporter. Et surtout il fallait que j'arrange cette situation avant le retour d'Alec, car je le savais beaucoup moins tolérant que moi et s'il venait à voir Edward avant moi il risquerait de s'en prendre à lui et ainsi de blesser cette famille que je commençai à apprécier plus que de raison.

Je regardai Alice.

-Ok mais toi aussi tu restes et tu fais attention s'il te plaît.

-Bien-sûr Bella.

-Tu n'es pas obligé si tu ne te sens pas prête Bella, me signifia Esmée que je n'avais pas vu près de son fils.

-Ça va aller, et je suppose que cela calmera tout le monde, cette phrase était d'avantage tournée vers mon protecteur le plus véhément, et accessoirement mon amoureux.

-Je te remercie Bella, me dit il d'une voix repentante. Je sentis des frissons me parcourir au son de sa voix, je tentai de me ressaisir toute seule.

-Nous serons dans le salon si besoin Bella. Et tout se passera bien, elle jeta un coup d'œil à Alice pour s'assurer qu'elle pouvait effectivement nous laisser.

Esmé faisait apparemment confiance aux visions de sa fille. Ils partirent tous, sauf Emmett qui me serrait toujours dans ses bras, je le sentais tendu, je lui jetai un coup d'œil, il me fit sourire rassurant. Alice vint se placer du côté inoccupé de ma personne. Jasper resta aussi ce qui me surprit, il s'en rendit compte car il répondit à ma question non formulé.

-Je reste à tes côtés au cas où tu aurais besoins d'un soutient émotionnel, et puis je peux aussi soulager Edward s'il en éprouve le besoin.

J'acquiesçai sa présence pouvait se retrouver utile.

Edward se déplaça avec beaucoup de prudence jusqu'à la baie vitrée qu'il ouvrit et s'installa sur le canapé attenant.

Je l'observai bien que l'épreuve était mal aisée. Emmett qui n'avait pas relâché sa prise autour de moi jusqu'à présent, se releva me délaissant. Je le regardai paniquée je ne voulais pas qu'il parte, mais il prit la couverture et m'enroula dedans. Je ne m'étais pas rendue compte que j'avais froid et que je claquai des dents, mais entre deux vampires et étant dans les bras de l'un deux, la chaleur de la pièce avait déjà considérablement chuté, et avec la baie vitrée ouverte, ça n'allait pas aller en s'arrangeant.

-On va éviter que tu tombes maladequoique je suis sûr qu'en pleins délires tu pourrais être marante vu déjà comment tu l'es dans ton sommeil.

La gêne reprit le dessus je jetai un regard noir à Emmett qui rigola de plus belle en me reprenant dans ses bras. Je n'étais déjà pas à l'aise face à Edward avec mon sang le narguant dans mes veines, mais si en plus il s'amusait à me faire rougir, cela n'allait pas être facile.

-Emmett Arrête ! intervint Jasper.

Je voyais qu'Edward avait de grande difficulté il avait le visage tortueux, je savais que c'était la conséquence de mon empourprement, je décidai de l'aider en lui facilitant la conversation.

-Edward, dis-je d'une voix si faible qu'une oreille humaine n'aurait pas entendu. Il leva la tête et me fixa, de nouveau frisson me traversa le corps, je crois que j'allais avoir du mal avec cette sensation que je ressentais à chaque fois qu'il m'observait ou me parlait, mais au moins mon sang avait quitter mes joues. Je rassemblai mon courage. Edward je crois que tu voulais me parler ?

Après un instant de silence où il devait certainement rassembler ses idées, il se lança.

-Oui, je voulais m'excuser pour mon attitude impardonnable à Dénali. Je ne suis pas comme ça en temps normal. Mais je… il laissa sa phrase en suspend cherchant certainement la meilleur façon de la tourner.

Je vrillai mon regard dans le siens, prise d'un courage que je ne me connaissai pas, il m'étudiait lui aussi je le voyais scruter chaque parcelle de mon visage. Jusqu'à ce que je fronce les yeux pour lui faire part de mon agacement face à la persistance de son regard.

Il reporta son attention derrière moi, puis il reprit.

-Je n'ai pas l'habitude d'être pris au dépourvu. Je sais qu'Alice et Carlisle t'ont expliqué que ton sang a un effet plus puissant sur moi que sur n'importe quel autre vampire de la famille. Je sais que ce n'est pas une excuse. Je suis désolé de n'avoir pas pu me contrôler, et d'avoir entraîner Jasper avec moi. Je t'ai vu terrorisée et je garderai cette image à jamais gravée dans mon esprit. Et chaque fois que j'y repense c'est une véritable torture, je vis de la souffrance sur son visage.

-Edward je comprends même si cela m'effraie je comprends, je ne te dis pas que je te pardonne car comme tu peux l'entendre et le voir, j'ai du mal à me sentir... à l'aise en ta présence.

-Oui je le sens et ça me tue, crois-moi, je le coupai.

-Ce n'est pas définitif Edward, lui dis-je alors qu'il observait la moquette dépité, j'avais sincèrement de la peine pour lui, et je voulais le rassurer.

-J'ai du mal à comprendre la raison pour laquelle je devrais accepter tes excuses, car tu n'as fait que réagir à tes instincts. Bien sûr que j'ai eu peur, et que j'ai encore peur de toi et ce que tu représentes. Mais je sais que quand je serai vampire à mon tour nous pourrons très certainement devenir amis. Je te demanderai juste pour le moment de respecter une distance de sécurité adéquate pour moi comme pour toi je pense que ça soulagerait tout le monde.

Je le vis regarder Jasper avec plus d'insistance.

Je me tournai pour connaître les raisons de son trouble.

Jasper me regardait hébété, je ne comprenais pas, il fallait qu'il s'explique.

-Qu'y a-t-il Jasper ? demandai-je soucieuse.

-Nous sommes troublés par tes réactions Bella.

-Pourquoi ?

-Tu es sincère.

-Bien sûr pourquoi ne le serai-je pas ? ils avaient tous le don de me perdre dans cette famille.

-Parce que nous avons essayé de te tuer Bella et toi tu nous absous comme si nous t'avions juste emprunté une affaire sans t'en demander la permission. Alors oui nous sommes surpris, nous sommes plus que ça, nous sommes choqués, c'est ça choqués.

-Je vous l'avais dit qu'elle était stupéfiante, déclara Alice.

-N'empêche tu ne l'approches pas, s'adressa Emmett à son frère, j'entendais la mise en garde menaçante dans sa voix, autant il avait été légé tout à l'heure autant il était sérieux maintenant.

Cette affection qu'il me témoignait me touchait profondément et la sienne plus que toutes les autres je lui pris la main et en geste tendre comme une sœur avec son frère, et je lui souris, j'aimai Emmett et j'aurai sincèrement aimé l'avoir pour frère. Ma bonne humeur se dissipa légèrement laissant place aux regrets. Après mon départ je ne pourrais certainement pas le revoir avant un certains nombres d'années.

-Pourquoi ressens-tu toutes ces émotions contradictoires Bella ? me demanda Jasper.

Sans le regarder j'avouai le fond de ma pensée.

-J'étais en train de penser que je vous appréciai tous beaucoup. Et toi Emmett tu es le grand frère que je n'ai jamais eu. Et quand je partirais d'ici je ne pourrais pas vous revoir avant plusieurs années, et ça me touche plus que je ne l'aurai cru.

-Moi aussi crevette je t'aime, et puis si tu ne peux pas venir à moi, c'est moi viendrais à toi, c'est pas si loin l'Italie, me répondit-il d'un sourire complice. Sa réponse me transporta de joie.

-Tout le monde t'aime de cette façon Bella, nous nous sommes attachés à toi d'une manière peu particulière et presque instantanément, me réconforta Jasper. Ces mots eurent l'effet escompté et il le sut. Je me sentais bien même en présence d'Edward qui ne bougeait pas et arborait un visage impénétrable.

Alice me serra dans ses bras, approuvant les propos de son mari.

Elle se tendit je pressentais une vision qui ne devait pas lui plaire.

-Flute, flute et flute, fit-elle.

-Qu'est-ce que t'as vu ? fit Emmett.

-Alec qui revient, mon cœur s'emballa à l'idée qu'il me revenait, jusqu'à ce que les ''flutes'' me reviennent tels un boomerang.

-Et pourquoi est-ce que tu es contrariée ? lui demandai-je blessée.

-Il ne va pas apprécier la présence d'Edward, dit-elle en regardant son frère.

Effectivement j'y avais moi même pensé un peu plus tôt.

-Sors de cette pièce, ordonnai-je à Edward.

-Ça ne sert à rien, me répondit-il, il sentira que je me suis approché de toi, et puis il sera là dans trente secondes.

J'avais oublié qu'ils avaient un odorat qui ne leur faisait pas défaut, et je me sentis empotée, d'avoir oublié leur condition exceptionnelle. Je me préparai autant que je le pouvais et essayai de garder un calme peut-être que le fait que je me sente assez bien devrait calmer sa colère.

Comme prédit Alec entra dans la chambre suivit de sa sœur et du reste de la famille Cullen inquiets.

-Qu'est-ce que tu fais ici Edward, puis son regard se stabilisa sur moi dans les bras d'Emmett. J'entendis un grondement sourd sortir de sa poitrine.

-Enlève tes mains de là Cullen, sa voix était basse et menaçante. Emmett s'exécuta et se leva laissant s'échapper un ronflement mécontent, faisant face à Alec.

Je ne devais pas laisser cette confrontation continuer. Je me levai aussi laissant tomber la couverture et je me jetai devant Alec pour occuper l'espace libre entre eux, je savais que ni l'un ni l'autre ne me ferait du mal en voulant se battre ensemble.

Puis quand ses yeux remplis de fureur se posa sur moi je m'approchai de lui et tendis la main pour rencontrer sa joue je voulais l'apaiser.

-Tout va bien Alec je vais bien calme-toi, il me prit dans ses bras m'enlaçant avec désespoir.

-Comment avez-vous pu le laisser s'approcher de Bella, il était toujours furieux.

-Je ne l'aurai pas permis qu'il s'en prenne à elle, intervint Emmett, et Alice l'aurait vu si cela avait été le cas.

-Tu n'as pas su l'arrêter à Dénali comment pourrais-je avoir confiance c'est ton frère, il était à la limite de perdre le contrôle. Je lui pris la main pour me rappeler à lui et tenter de le calmer.

-Je n'étais pas préparée à une telle confrontation à Dénali, là je savais à quoi m'attendre, je n'avais pas dans l'intention de lui faire du mal. Et il y avait du monde autour d'elle. Alice a vu que je pouvais lui présenter mes excuses sans lui faire le moindre mal. Je n'aurai pas pris le risque autrement et j'ai été chasser plus que de raison pour pouvoir avoir un contrôle plus efficace, se défendit Edward, mais je savais que rien n'arriverait à lui faire voir objectivement la situation.

-Et toi, me dit il en baissant ses yeux coléreux sur moi. Es-tu suicidaire ? Veux-tu me faire mal, que tu autorises le vampire le plus à même de te tuer à te rencontrer, et un autre à te prendre dans ses bras. Bella à quoi penses-tu ? il avait raison, il ne pensait à rien d'autre que ma sécurité, mais le ton qu'il employait ne me plaisait et me mit littéralement hors de moi.

-Tout le monde dehors, sortez tous de cette chambre, sauf toi, en regardant Alec de mon regard le plus froid. J'étais déterminée, autoritaire et très en colère.

Tout le monde me regardait abasourdis, ne comprenant pas ce qui se passait, les voyant stoïques je m'emportai.

-DEHORS ! m'époumonai-je de nouveau.

Voyant que je ne plaisantai pas, ils sortirent tous dans un silence quasi religieux. Alec m'a juste serrée plus près de son corps quand Edward est passé à proximité.

Alice fut la dernière à sortir ce qui tombait bien.

-Alice ?

-Oui je t'amène ça tout de suite, me fit elle, elle ne souriait pas mais je devinais qu'elle ne m'en voulait pas pour mon excès d'autorité.

-Qu'est-ce qu'y a Bella ? me fit Alec plus calme et soucieux à présent.

-Nous allons en discuter, attends juste un moment je dois m'habiller et on sortira je crois qu'on a besoin d'une discussion juste entre toit et moi, ma colère retomba doucement en entendant le calme et l'incompréhension dans sa voix.

Alice arriva et me déposa mes affaires sur le lit et ressortit. Alec la suivit bien que je sache qu'il restât dans le couloir face à la chambre. Je me changeai en vitesse et sortis dans le couloir ou je savais qu'Alec m'attendrait.

En descendant je vis une maison lumineuse décorée avec minutie et beaucoup de goût dans un style aussi moderne que l'étage que j'occupai. Chacun vaquait à ses occupations je passai à côté d'Alice et Jasper qui se lovaient dans un fauteuil, Alice me fit un sourire d'encouragement elle avait certainement vu ce qui allait se passer. Emmett était adossé au mur les bras croisés sur sa poitrine me regardant descendre ma main dans celle d'Alec, il avait le regard renfrogné. Je lui fis une grimace et lui tirai la langue, cela suffit à le dérider, mais il dirigeait un regard moins sympathique vers Alec. Rosalie discutait devant un magasine avec Esmé, je ne vis ni Carlisle, ni Edward, mais j'aperçus Jane sur le canapé face à moi, elle n'avait apparemment pas apprécié de se faire jeter dehors par une humaine, vu le regard malveillant qu'elle m'adressa.

J'entendis un grognement d'avertissement certainement de la part d'Alec, car elle se leva et partit dans le fond de la maison que je n'avais encore pas vu.

Nous nous dirigeâmes dehors, car nous devions nous éloigner pour éviter les oreilles indiscrètes et je songeai au fait que je ne savais pas quelle distance serait suffisante. Au moment où j'allai passer la porte Alice me dit qu'il y avait un court d'eau plus au nord ce serait l'endroit parfait.

Je la remerciai et sortis avec Alec.

Quel foutu caractère cette bella. lol

Chapitre 7

Nous avancions en silence main dans la main à vitesse humaine.

J'avais oublié ce climat, les jours sans soleil, la pluie quasi permanente, et l'odeur de la forêt humide. Bien que pour moi elle ne m'était plus aussi désagréable que dans mes souvenirs, à moins que ce soit la présence d'Alec qui change mes appréhensions.

Nous trouvâmes enfin le cours d'eau, effectivement l'endroit se révéla calme et agréable. Je m'assis sur un rocher et Alec sur le sol à mes côtés. J'avais beau avoir retourné les sujets de ce que je voulais lui dire dans ma tête, je n'arrivai pas à les mettre en ordres.

Nous restâmes encore un bon moment dans le silence.

-De quoi voulais-tu me parler Bella ?

-De ce qui vient de se passer et aussi de la conversation que nous n'avons pas terminé à Dénali, lui dis-je calmement.

-Par quoi veux tu commencer ? me demanda t-il. Il avait apparemment accepté la confrontation.

-J'aurais aimé que tu puisses connaître mon point de vue avant de t'emporter comme tu l'as fait.

-Bella il a essayé de te tuer, ce n'est pas anodin, je suis désolé si tu penses que je suis excessif, mais je sais le danger qu'il peut représenter pour toi, il semblait vexé que je reste aussi calme face à Edward. As-tu déjà oublié dans quel état tu étais la première fois qu'il t'a vu.

-Non je n'ai pas oublié, et je ne dis pas qu'il ne représente pas un danger, je sais que lui plus que tout autre pourrais me tuer.

Il tressaillit au mot que je venais de prononcer, je n'en fis pas cas et continuai mon explication.

-Je l'ai laissé faire en connaissance de cause s'expliquer et s'excuser Alec, il me l'a demandé, j'ai accepté et je n'étais pas seule, je me voulais déterminée, pour qu'il comprenne et dirige sa colère vers la seule personne qui le méritait, moi.

-Comment peux-tu leur faire confiance ? Tu as vu par toi même de quoi j'ai été capable alors que de tous les vampires de cette planète, je suis le seul à vouloir te préserver en vie. Tu sais que je ne veux pas te faire de mal, mais j'ai quand même réussi à perdre le contrôle face à toi. Et toi tu ne trouves pas mieux que de les laisser s'approcher de toi avec ta bénédiction. Bella sais-tu que s'il t'arrivait malheur avant ta transformation, je ne pourrais jamais m'en remettre. Ne sois pas aussi insouciante s'il te plaît, il en va de nos vies à tous les deux.

Il était à genoux face à moi avec mes mains dans les siennes. Son regard et sa voix me suppliaient, et cela me fit mal au cœur. Je ressentais toute la peur qui émanait de lui, et je m'en voulus d'en être responsable.

-Alec je te jure que je souffre que tu puisses t'inquiéter autant pour moi, mais comprends que c'est dans ma nature, je ne peux pas faire de mal aux gens que j'apprécie, et j'apprécie les Cullen je serai malheureuse de devoir leur faire du mal en les tenant éloignés de l'un des leurs à cause de ma présence. Et surtout je n'étais pas seule, Alice avait vu qu'il ne me ferait rien, Emmett et Jasper étaient présents aussi au cas où.

-Oui j'ai vu que tu étais plutôt proche d'Emmett, me fit-il sarcastique.

-J'apprécie sa franchise c'est le seul qui m'a révélé ce qui se passait vraiment, et je suis désolée que tu l'aies pris de cette façon, si j'avais su que tu douterais de moi je me serai dégagée avant que tu ne rentres, Alice venait de nous avertir.

-Mais tu ne l'aurais pas empêché de te toucher, constata-t-il contrarié et peiné.

-Non j'avais besoin d'un soutient, d'un contact physique car même si j'ai accordé cette confrontation, je n'étais pas du tout sûre de moi. J'aurais préféré que ce soit toi, mais tu n'étais pas là. Et j'ai confiance en Emmett, j'espérai tellement qu'il me comprenne, qu'il voit comme moi la véritable nature d'Emmett.

-Tu accordes ta confiance un peu trop facilement Bella, tu ne te rends pas compte du danger qui t'entoure, il se voulait protecteur mais je sentais le reproche.

-Peut-être c'est vrai, mais j'avais le choix, et j'ai préféré Emmett à ta sœur, lui répondis-je blessée qu'il ne me fasse pas plus confiance qu'à une enfant de cinq ans. Alors peut-être que je ne vois pas le danger, mais ce n'est pas pour autant qu'il m'est étranger. Je me fie à mon intuition Alec, et je me sens plus en sécurité avec tous les Cullen hormis Edward, qu'avec ta sœur. Je suis désolée mais c'est comme ça que je ressens les choses.

-Ma sœur ne te ferait pas de mal, Bella, me répondit-il piqué lui aussi, cette discussion n'était facile pour aucun de nous, mais elle était nécessaire pour qu'on puisse avancer et stabiliser une confiance réciproque.

-Seulement parce que tu t'y opposes Alec, dis-je d'une voix posée et chagrinée. Tu sais qu'elle ne m'apprécie pas, et je ne me sens pas en confiance en sa présence. Je sais qu'elle ne me fera pas de mal tant que tu montreras de l'attachement pour moi, mais dans le cas contraire tu as certainement une idée de quoi elle serait capable, sa réaction confirma mon hypothèse.

-Bella, je sais qu'on a pas eu le temps de finir notre discussion à l'hôtel, mais je veux que tu saches que cet attachement que j'éprouve pour toi est inébranlable. Tu es ma vie dorénavant Bella, je ne pourrais jamais plus me passer de toi. Comprends que je ne peux courir le moindre risque avant ta transformation, c'est trop dangereux Bella, s'il te plaît comprends-le et accepte-le, tu m'es trop précieuse ma puce, il avait relâché une de mes mains et caressait ma joue, appuyant chacun de ses mots avec ses caresses et l'intensité du regard avec lequel il me couvait. Mon cœur s'emballa, il venait de m'avouer concrètement ce que j'attendais, ce que j'espérai. Il venait de confirmer ses sentiments pour moi. Je restai hypnotisée par son regard et ses paroles, sans relâcher son envoutement il continua.

-Et oui je suis jaloux et je ne supporte pas qu'un autre te touche, et je ne supporte pas l'idée que tu laisses ce droit à un autre que moi, et surtout j'ai peur qu'après ta transformation, tu réalises que je ne suis pas l'homme de ta vie et que tu choisisses quelqu'un d'autres.

Comment pouvait-il avoir une telle absurdité en tête ? N'entendait-il pas que mon cœur ne battait que pour lui ? N'avait-il pas senti l'intensité de ma joie quand il me revenait ? La terre entière pouvait le sentir alors pourquoi pas lui.

-Alec, je suis tout autant attachée à toi, et je ne choisirais personne d'autre que toi, parce que j'ai su dès le moment où je t'aie vu que tu étais l'homme de ma vie.

-Tu n'en sais rien Bella, les sentiments vampiriques sont tellement plus puissants que ceux des humains, et il est tellement facile de vous ensorceler. Et si ce que tu ressens était dû à l'attraction que j'exerce sur toi, de par ma condition ? Tu ne peux pas le savoir Bella, en tout cas pas maintenant.

-Écoute Alec, je sais ce que je ressens et si toi tu doutes va voir Jasper. Pour moi il n'y a aucun doute je sais que tu es fait pour moi, je ne me l'explique pas c'est comme ça.

Je lui pris son visage en coupe, et le fixai bien droit dans les yeux. On se serait cru dans un vieux roman à l'eau de rose. Mais malgré le cliché de la situation, je souhaitai par dessus tout le convaincre que c'était lui et personne d'autre, il fallait qu'il me croit.

-Alec ne doute jamais de mon amour pour toi, je t'aime Alec, et rien ni personne et encore moins le fait de devenir vampire ne changera ça. Et comme tu as dit si l'état vampirique amplifie les sentiments, je me consumerai d'amour pour toi. Tu as su me donner la force de ravaler mes peurs, et le courage de me montrer digne de toi, même si dans ce dernier cas il me reste encore beaucoup d'efforts à fournir. Ne doute jamais de mon attachement Alec.

Nous nous observâmes intensément, amoureusement, plus rien n'existait une paroi invisible mais toutefois infranchissable nous séparait du reste du monde. Il s'approcha de mon visage et déposa ses lèvres sur les miennes tendrement, instantanément mon pouls s'accéléra, le feu ardent du désir se réveilla à son contact, mon cœur allait sortir de ma poitrine tellement il cognait fort. Nos lèvres se mouvaient harmonieusement, se gouttant se cherchant. Il avait baissé sa garde je sentis beaucoup moins de prudence, je sentais son désir et il répondait au mien. Nous étions plus ardents, plus pressés, ses mains se positionnèrent sur mes reins m'invitant encore plus près contre lui. Les miennes qui s'étaient perdues sur son torse froid et musclé, remontèrent jusqu'à son cou et ses cheveux brun. J'adorai littéralement sa coupe déstructuré et courte sur la nuque qui accentuait son côté sauvage. Comment pouvait-il douter que je choisirai un autre que lui. Il était si beau, intelligent, tendre et indomptable, il était une parfaite harmonie entre l'eau et le feu, il était si sûr de lui. Il était parfait.

Avec précaution et sans rompre notre baiser il me souleva puis nous allongea sur l'herbe humide, m'amenant sur lui dans une étreinte bien moins conventionnelle et plus sensuel.

J'ai dû et à contrecœur mettre fin au baiser car ma condition d'humaine ne me permettait pas de me passer d'air.

-Je pensais devoir attendre avant de recevoir un tel baiser, lui rappelai-je

-Que veux-tu. Tu as réussi à abattre mes barrières, mais cette fois-ci je savais quel désir combattre donc j'ai fait plus attention, j'étais fière de lui, nous avions pu échanger un baiser plus qu'anodin sans qu'il perde le contrôle.

-Hum ! J'apprécie tes efforts je t'assure, mais jusqu'où vont tes limites ? le taquinai-je.

-Tu n'as vraiment aucun sens de préservation Bella tu es dangereuse tu le sais ? il avait un sourire timide sur les lèvres qui reflétait son exaspération.

-Ce n'est pas moi le redoutable prédateur, d'ailleurs si j'ai bonne mémoire j'ai entendu dire qu'on te surnommait ''l'effroyable Alec'', il eut un rictus qui laissait sous entendre qu'il était fier de cette renommée.

-Il aurait été bien qu'ils s'en souviennent avant de t'exposer dangereusement.

-Je ne risquais rien, mon amour, soufflai-je agacée.

-Je ne veux plus le voir t'approcher. Et si par le plus grand des hasards tu devais te retrouver seule en sa présence, tu m'appelles ou Jane d'accord, et je ne plaisante pas Bella, il était ferme mais je sentais que derrière cet ordre il avait réellement peur. J'acquiesçai silencieusement, c'était le moins que je puisse faire et puis je ne risquai pas de rompre cet accord, je n'avais ni dans l'idée, ni dans l'envie de me retrouver seule à seul avec ce vampire, tout aussi séduisant soit-il. Je comprenais pourquoi Jane avait le béguin pour lui, il est éblouissant, il faudrait que je demanda à Alice si son frère était en couple.

Je n'en revenais pas que je puisse dévier comme ça surtout le concernant lui, ça n'allait pas bien dans ma tête. Je remontai le fil de mes pensées pour savoir quel élément avait déclenché cette divagation sur Edward Cullen. Je me fustigeai intérieurement, il était beau évidemment c'est un vampire, mais il n'a véritablement rien à voir avec celui qui me tenait dans ses bras forts et protecteurs. J'aimai Alec, oh oui je l'aimai c'était une certitude, plus jamais je devais penser à Edward de cette façon là.

Mon Alec était étendu sur l'herbe humide, moi sur lui enlacés étroitement. Ma tête reposant sur son torse chacun perdus dans ses pensées, depuis un bon moment.

-Tu sais que je suis la femme la plus heureuse et la plus chanceuse du monde, lui révélai-je.

-Et pourquoi cela ?

-Tu te rends compte que j'ai à peine dix sept ans et que j'ai trouvé l'amour de ma vie. Alors que certaines personnes ou même des vampires passent leurs vies sans le trouver.

-Tu sais ce que j'aime chez toi ma puce ?

-Non quoi ?

-Ta vision du monde est tellement romanesque, tu es trop idéaliste, et ta façon d'aborder la vie me sidère, tu es tellement convaincu par ta vision des choses, et j'aime ta rêverie, mais c'est tellement loin de la vie réelle, je m'étais redressée de manière à pouvoir le regarder.

-Et quel mal y a-t-il à cela ?

-La vie n'est pas comme ça et encore moins la vie des vampires, ma puce. Et j'ai de la peine quand je pense à quand tu t'en apercevras.

-Tu te trompes Alec je sais que la vie est intraitable, et j'en ai fait les frais durant de nombreuses années, mais j'ai su reconnaître et saisir la chance qu'il m'a été donnée le jour où je t'ai rencontré, et même si pour toi je dois renoncer aux miens. Je suis prête à ce sacrifice et pour être honnête je l'avais déjà réalisé et accepté avant même de partir de Phœnix.

-Tu es extraordinaire mon amour.

Il m'embrassa tendrement et dans ce baiser j'ai ressenti toute l'intensité du lien qui nous unissait lui et moi. Ce que j'appréciai dans l'échange de nos baisers, en dehors de la connexion et des milliers de sensations que je ressentais à chaque fois bien sûr. C'est que dans ces moments là, il m'était très facile de déchiffrer ce qu'il ressentait, comme si mes lèvres étaient pour lui un sérum de vérité.

Après un bref silence complice et agréable il me demanda.

-Ma puce je voudrais te demander une faveur.

-Laquelle ? demandai-je sans prudence.

-Pourrais-tu consentir... à éviter de te laisser toucher par d'autres hommes ? il était calme et attentif à mes réactions. Moi en revanche j'étais surprise par sa requête.

-Quand tu dis d'autres hommes tu entends Emmett je présume ? j'étais légèrement irritée.

-Entre autre oui, avoua-t-il, au moins il était honnête.

-Pourquoi ? Je croyais que nous avions réglé ce point Alec, j'étais exacerbée par sa jalousie, bien sûr une certaine part de moi était heureuse, elle me prouvait qu'il tenait à moi, mais une autre part était révoltée qu'il me considère comme sa chose personnelle.

-C'est pour ta sécurité ma puce.

-Ne me prends pas pour plus bête que je ne le suis, tu as dit ''hommes'' et pas vampires.

Il soupira résigné.

-Je n'y peux rien, je ne supporte pas qu'on te touche. Tout à l'heure j'ai vraiment cru que j'allais lui arracher les bras pour avoir osé les poser sur toi, et si tu ne t'étais pas interposée je l'aurais très certainement fait.

-Tu sais qu'il est en couple ?

-Et alors, ça ne change rien pour moi, qu'il le soit ou non.

Je me redressai entièrement et m'assis à ses côtés, il se redressa lui aussi.

-Comme je te l'ai dit j'apprécie la famille Cullen et...

-Salut les amoureux ! me coupa Alice guillerette, sans paraître le moins du monde gênée.

-Alice c'est une maladie chez toi d'intervenir dans des situations qui ne te concernent pas, fit Alec relativement agacé.

-Ne t'énerve pas je t'évite une scène de ménage terrifiante, lui répondit-elle en me faisant un clin d'œil. Elle a un sacré caractère pour une mortelle, et malheureusement même avec toutes tes capacités vampiriques tu ne fais pas le poids face à elle, Volturi.

-Alice, nous étions en pleine conversation, m'agaçai-je

-Oui et comme je viens de le dire à ton tendre amour, je vous évite une dispute qui n'est absolument pas nécessaire. Et puis je crois que nous devons avoir une petite discussion de femme à femme.

-Comment ça ? Tu ne crois quand même pas que tu vas t'imposer et que je vais te laisser faire.

-C'est comme tu veux, mais j'ai bien peur que parler de son intimité devant toi la mette dans l'embarras.

-Alice ! fis-je perturbée et gênée.

-Tu vois ? répliqua-t-elle à l'intention de mon aimé.

-Ok, fit-il aussi gêné que moi, je serai à la villa, je t'attends et pense à ce que je t'ai demandé s'il te plaît.

-Alec je crois que cela va être un point non négociable, mais on en reparlera quand on arrivera à trouver un moment rien que toi et moi, lançai-je agacée à l'intention d'Alice qui gloussait.

Il se leva contrarié que je ne veuille pas revenir sur ma position, m'embrassa rapidement et partit aussi vite que sa condition le lui permettait, ce qui appuya ma théorie.

-Ça va lui passer il est juste perturbé il n'a pas l'habitude qu'on lui tienne tête.

-Il devrait pourtant savoir et je lui ai répété que pour moi ça change rien, c'est lui que j'aime.

-La jalousie ne se contrôle pas Bella que ce soit chez les humains ou les vampires, c'est un sentiment puissant, je soufflai il faudra que je me creuse la cervelle pour réussir à lui faire passer ma détermination, sur le cas ''Emmett Cullen''.

-Bon et si maintenant tu me disais la véritable raison de ta présence Alice. Je suppose que ta motivation ici n'a rien à voir avec mon intimité ?

-Tu es perspicace, rigola-t-elle.

-Je me doute que si tu débarques en pleine discussion houleuse, c'est pour d'autres raisons, alors dis-moi la vérité s'il te plaît Alice.

-J'ai eu une vision, te concernant toi et nous en rapport avec la dispute que tu allais avoir avec Alec.

-Comment ? Explique-toi plus clairement s'il te plaît Alice.

-Que sais-tu de ta futur famille Bella ?

-Ce que Jane et Alec m'en ont dit, que leur rôle était de maintenir le respect des règles, afin que vampires et humains puissent cohabiter sereinement.

-C'est assez simpliste, je suis surprise par ton manque de curiosité.

-Nous avons eu cette conversation au tout début de mon arrivée près d'eux, alors j'ai jugé préférable de rester évasive.

-Ils t'ont expliqué leur fonction. Mais sais-tu comment fonctionne la hiérarchie ?

-Ils m'ont appris que trois vampires Marcus, Aro et Caïus, régnaient sur le monde vampiriques, et eux étaient les soldat de cette famille.

-Oui effectivement, c'est à peu près ça, sauf que la désignation famille ne leur convient pas Bella. Pour les vampires en général la vie de groupe se limite à un couple. Concernant les Volturi c'est exeptionnel, il n'y a pas de liens affectifs entre chaque membres de ce clan. Hormis les liens entre certains souverains et leurs épouses respectives. Mais leur alliance est plus une stratégie de gouvernance que d'attachement, et chacun des membres de la garde n'est pas mieux considérés qu'un chien de garde. Hormis peut-être Alec et Jane qui sont leurs fers de lances, et il est d'ailleurs extrêmement rare qu'ils soit ensembles à l'extérieur, hormis lors des grand déplacements qui implique la sortie des trois régents. C'est une stratégie pour que le château soit toujours bien gardé.

-Pourquoi me racontes-tu tout cela ?

-J'y viens, je voulais que tu saches comment les choses fonctionnent là-bas. Comme certains d'entre nous, ils ont des pouvoirs supplémentaires, tel que Marcus, lui est capable de détecter les liens entres les personnes, et Aro est capable de lire les pensées de n'importe qui en le touchant.

-Un peu comme Edward ?

-Non, Edward n'entend que les pensées du moment, Aro lui peut connaître le plus petit dessecrets, on peut dire que dans un sens il est nettement plus redoutable que mon frère, on ne peut vraiment rien lui cacher.

-Oh ! fis-je mi-impressionnée, mi-paniquée.

-Mais comme pour Alec, Jane et Edward, il n'aura pas accès à ton esprit, j'étais légèrement soulagée.

-Par contre Alec ne l'est pas, et ma vision concerne ce fait.

-Qu'est-ce que j'allais dire à Alec qu'il ne faut pas qu'Aro sache ?

-Tu allais lui dire que tu aimais Emmett, ainsi que nous tous, et que tu lui aurais fait part du souhait de vivre avec nous après ta transformation.

Oui effectivement j'y avait songé ce matin et Emmett m'avait confirmé ce sentiment d'appartenance à cette famille, en me protégeant de son frère. Je me sentais bien parmi eux, mis à part Edward évidemment, en tout cas pour l'instant, car j'avais bien dans l'intention de remédier à cette situation, une fois ma transformation effectuée.

-Et quel mal à cela ? puis réfléchissant que j'avais élaboré mes plans sans tenir compte de leurs attentes à eux, je n'avais pas réfléchi que peut-être ils ne voudraient pas de moi. À moins que vous ne vouliez pas ? demandai-je chagrinée, de n'avoir pas pensé à cela avant.

-Non ça n'a rien à voir avec nous, sauf comme je te l'ai dit Alec n'est pas imperméable au pouvoir d'Aro.

-Et pourquoi Aro ne voudrait pas que nous vivions avec vous ? Est-ce que nous sommes sensés les servir en faisant abstraction de nos propres vies? demandai-je paniquée à l'idée de passer mon éternité à servir une quelconque personne ou cause autre que ce que j'aurais choisi moi.

-Ce n'est pas comme ça que cela se passe en temps normal chacun est libre de partir s'il le souhaite, sauf que dans votre cas, Alec a un don prisé et indispensable au château. Et en ce qui concerne le tien, avec de l'entraînement, tu feras d'eux le clan le plus puissant, une attaque et une défense imprenable.

-Je vais avoir un don ? demandai-je curieuse.

-Oui tu seras un bouclier très puissant.

-Un bouclier ?

-Tu seras capable de protéger qui tu souhaites contre des pouvoirs psychiques, tels que ceux de Jane et Alec, ou des intrusion dans les esprit d'Aro et Edward, tout ce qui aura rapport aux pouvoirs de l'esprit. Mais ma crainte est tournée sur le fait qu'Aro jalouse Carlisle, car notre famille a aussi des pouvoirs intéressants de son point de vue, et ton souhait de vouloir nous rejoindre va le contraindre à trouver une cause de jugement. Si tu viens avec Alec nous seront la famille la plus puissante, et il ne le permettra pas. Quitte à violer ses propres règles.

-Oh je suis désolée Alice je ne pouvais pas imaginer l'ampleur que prendrait se simple souhait.

-Simple pour toi Bella, mais tu ne pouvais pas te douter d'une telle convoitise sans connaître les personnes impliquées. Et je suis désolée de devoir te demander de garder tes souhaits pour toi, mais je dois protéger ma famille Bella, elle était véritablement attristée par les conséquences de sa requête à mon encontre.

-Oui je comprends ta position, mais que dois-je faire ? Est-ce que j'ai le choix au moins?

-Je n'en sais rien Bella, pour l'instant je ne vois pas d'issue pour toi, autre que celle de rester avec eux et Alec.

J'étais dépitée, ma vie se résumerait à être un pion dans les mains de ''rois'' assoiffés de pouvoirs. Quand j'imaginai mon éternité aux côtés d'Alec je voyais pas les choses comme cela. Je nous voyais comme les Cullen en fait. Pour tout dire je ne m'étais jamais penchée sur mon devenir et sur ma vie à Volterra, et je n'étais pas si pressée tout compte fait de les rencontrer, sachant l'avenir qu'ils me réservaient. La seule consolation et qui n'est pas négligeable non plus, était que ma vie se déroulerait aux côtés du seul être avec lequel je voulais être par dessus tout. Je l'aimai tellement que s'il fallait subir les aléas de ces Volturi pour rester aux côtés de mon aimé et bien soit c'est ce que je ferai.

-Bella ?

-Oui Alice.

-C'est quoi ce sourire ?

-Je viens de me rendre compte que ma vie pouvait être pire.

-Parce que pour toi, être seulement un joujou n'est pas ce qu'il y a de pire ? elle me regardait comme si j'avais perdu la raison.

-Ils pourront bien faire ce qu'ils veulent c'est le dernier de mes soucis tant que je reste aux côtés d'Alec.

-Tu es mordu ma p'tite, pouffa Alice. Je rigolai avec elle relâchant la tension que les mises en gardes qu'elle me dictait avaient provoquées.

-J'ai encore deux petites choses à te faire part. Premièrement il faut que tu prenne tes distances avec Emmett, je comprends votre relation, mais Alec était sincère il n'acceptera pas que tu sois aussi proche de mon frère aussi innocent soit votre attachement.

-Je réglerai ça avec lui, je ne me laisserai pas dicter ma conduite alors que tout avenir avec vous est proscrit. Je veux profiter de chacun de vous autant que possible, dis-je piquée au vif.

Alice souffla devant mon obstination à ne pas vouloir m'éloigner de son frère, j'y peux rien je l'adorai littéralement.

-Bella je t'assure que ce que tu penses me touche autant qu'il touchera Emmett quand je le lui dirai. Mais il n'y a pas qu'Alec de jaloux. Rosalie n'apprécie pas plus votre proximité et sa position face à Alec et Edward pour toi, elle était triste de devoir me confier la véritable raison de sa démarche. Et c'est vrai qu'en belle égoïste que je suis je n'avais pas une seconde pensé à Rosalie.

-Dans ce cas là, je garderai mes distances, lui répondis-je déçue de ne pouvoir profiter de mon gros nounours comme j'aurai voulu avant mon départ. Je commençai à comprendre le sens de la phrase d'Alec un peu plus tôt ''J'ai de la peine quand je pense à quand tu t'en apercevras.'' S'il savait qu'il était à quelques minutes de sa prévision. Et la deuxième chose que tu devais me dire, demandai-je inquiète de ce qu'elle pourrait encore me dévoiler de par les révélations précédentes.

-C'est une commission. Jasper m'a demandé de te mettre en garde. Apparemment tu as ressenti du soulagement quand tu as vu Jane tout à l'heure. Et il m'a dit de te dire de ne pas te fier au fait qu'elle soit la sœur d'Alec, et je cite ''Elle n'est pas aussi bonne que Bella, très loin de là'', il n'a pas voulu m'en dire plus mais connaissant Jasper, il ne dit pas cela à la légère. Méfie-toi Bella.

C'est vrai que je me suis sentie soulagée à sa vue mais simplement parce que je pensai qu'elle me viendrait en aide s'il m'arrivait quelques chose, comme elle l'avait fait à Dénali. Mais c'est vrai qu'en y réfléchissant deux minutes elle n'est pas restée alors que la menace ''désolée Edward'' était dans la même pièce que moi. Et si à Dénali elle n'était intervenue que parce que son frère était présent ? Bien qu'elle ait torturé Jasper je ne pense pas qu'il m'en tienne rigueur, et je ne vois pas les raisons de me mettre en garde s'il n'avait pas senti de l'hostilité de la part de ma future belle-sœur. Et puis cela ne ferait que confirmer mon intuition.

-À quoi pense-tu Bella ?

-Je pensais que tu es un oiseau de mauvais augure Alice, tentai-je de plaisanter.

Elle souriait.

-Je suis désolée Bella, tu ne sois vraiment pas tombée dans la bonne famille, enfin dans le bon clan, je réfléchis un instant à quoi pourrait ressembler ma vie à Volterra, et ce qu'elle aurait pu être ici à Forks avec mon père.

-Tu te rends compte que dans deux jours j'aurai dû faire ma rentrée au lycée ici, dis-je avec mélancolie.

-Oui et nous nous serions retrouvées, me dit-elle.

-Pourquoi vous allez au lycée? j'étais stupéfaite, cette famille était surprenante, un vampire médecin, d'autres étudiants parmi les mortels.

-Oui, nous aimons nous mélanger aux humains, vu qu'ils ne font plus parties de notre menu.

Cette constatation me permit de réaliser que dans n'importe quel cas ma vie aurait croisé le chemin des Cullen. J'étais maussade à l'idée que j'aurai pu profiter de cette famille en d'autres circonstances, mais sans Alec. Que la vie est mal faite ou bien faite je ne sais plus comment en voir les bienfaits.

-Et nous aurions pu être amies.

-Non c'est pas sûr, me répondit-elle. Je ne comprenais pas sa négation alors qu'elle m'avait dit un peu plus tôt dans la journée que nous étions destinée à être amie. Qu'elle différence peut-être ma vampirisation ?

-Pourquoi ?

-Tout simplement ta rencontre avec Edward et Jasper, et imagine que cela se soit passé en plein milieu du lycée.

-Oui effectivement, je frissonnai à la perspective qu'Alec n'aurait pas été là pour me sauver.

C'était définitivement pas ma journée, je n'avais qu'une envie, me retrouver dans les bras sécurisant aux pouvoirs relaxant de mon aimé. Je n'en pouvais plus, c'était trop pour moi, il me fallait un contact pour me rassurer, et pour me sécuriser dans mes choix. Choix que je n'ai jamais vraiment eu, et n'aurai apparemment jamais, mais l'illusion était rassurante.

-Alice on peut rentrer ?

Il fallait que je le vois maintenant ou j'allai craquer. Toute ma joie, tout mon désir d'être avec Alec, étaient assombris par la terrible vérité que nous ne pourrions vivre notre amour que sous la coupe d'hypothétiques dictateurs.

-Oui je crois qu'il a assez patienté, il n'est vraiment pas très patient pour un vampire, me dit-elle avec un sourire mutin, tentant vainement de me faire sourire.

C'est enfermées dans nos pensées que nous arrivâmes à la villa.

Alec m'attendait comme il me l'avait dit, il était dehors sur le perron. Quand je le vis mes yeux se s'embuèrent de larmes prêtes à échapper à mon contrôle.

Il le vit de loin et arriva à mon contact en à peine moins d'une seconde.

-Bella ? puis regardant Alice. Qu'est-ce que tu lui as fait ? il était beaucoup moins sympathique avec elle.

-Ce n'est rien Alec, je n'ai rien. Juste que je ne t'ai pas beaucoup vu aujourd'hui et le seul moment que l'on s'est accordé, nous nous sommes brouillés.

-Ce n'est rien ma puce, ça arrive à beaucoup de couple tu sais, il était plus serein et me caressait les cheveux, rassurant et réconfortant tout ce dont j'avais besoin.

Je le regardai, venait-il de dire que nous étions un couple. Bien sûr nous étions couple, nous nous étions avoués notre amour mutuel. Mais qu'il le dise à voix haute devant tout le monde changeait ma perspective de compréhension.

Une puissante euphorie m'envahit j'étais heureuse, je voulais que le monde entier sache que j'étais en couple avec Alec Volturi le plus beau vampire que cette Terre est portée. Et qu'il était à moi.

Il me regarda remarquant mon changement d'humeur.

-Qu'est-ce qui t'arrive, tu es une véritable girouette tu le sais ? Un coup tu pleures la seconde qui suit tu ris. Ta période nouveau-né va être rude je le sens, me dit-il désappointé.

Jasper rejoint Alice qui se tenait toujours à mes côtés. En prenant sa femme contre lui il me demanda avec un sourire.

-Me permets-tu de lui montrer ?

Je lui fis un signe affirmatif tout en regardant la réaction d'Alec quand il ressentira le bonheur qu'il m'a offert en nous officialisant en tant que couple. Et comme quand il m'avait envoyé les ondes de calme je reçus une vague de joie assez impressionnantes. Il sourit en me fixant toujours aussi intensément.

-C'est ce que tu ressens ?

-Oui, susurrai-je

-Et quelle en est la raison ?

Je rougis, je sais que c'est puéril mais je ne voulais pas le formuler oralement. Je ne voulais pas lui dire que j'étais heureuse qu'il nous reconnaisse comme couple à part entière devant tout le monde, mais je voulais qu'il le comprenne, qu'il le ressente. Tous les vampires des environs le savaient, ce n'était pas un secret de polichinelle. Ses actes étaient assez éloquents, mais il l'avait dit assez fort pour que cela n'échappe à aucunes oreilles vampiriques des alentours.

-Bella ? m'interrogea-t-il désireux d'entendre ma réponse.

-C'est vrai que tu n'es pas très patient pour un vampire, lui répondis-je narquoise, j'attendais que sa patience soit encore légèrement malmenée avant de poursuivre.

-Je viens de réaliser que tu nous as officialisé comme couple et ça me ravi, lui avouai-je, les joues cramoisies, et le regard baissé.

-Parce que tu avais besoin que je le dise ?

-Non mais c'est plaisant quand les choses sont faites correctement, je n'en revenais pas, être obligée de justifier sur ma joie, à quoi pense-t-il bon dieu. Il me cassa ma bonne humeur.

-Il va falloir que je t'apprenne la psychologie féminine, s'esclaffa Jasper.

Tournant la tête je vis Edward nous regarder, absorbé par ses pensées qui ne devaient pas être très agréables au regard de la ride qui se dessinait sur son front. Il réussit toutefois à m'éloigner de la frustration que je venais de ressentir face à l'incompréhension d'Alec.

Je ne sais pas combien de temps nous étions restés à nous observer mutuellement, mais c'était certainement plus long que la bienséance ne l'autorisait et surtout la jalousie d'Alec pouvait le tolérer.

Edward tourna les talons à l'instant où les yeux d'Alec se dirigeaient vers lui.

-Il me tape sérieusement sur le système à fureter autour de toi celui là.

L'avantage avec Alec c'est que l'on savait de suite à quoi il pensait, enfin surtout quand ça concernait des personnes extérieures. Il n'était pas du genre à garder ce qu'il pensait pour lui, et ne tournait jamais autour du pot. Il était franc même si cela pouvait me gêner ou me déranger de par rapport aux personnes qui nous recevaient. Mais apparemment ça n'avait l'air de déranger personne d'autre que moi.

-Bon Bella il faut qu'on finisse, tu passes à la salle de bains je vais te faire une coloration et te couper les cheveux, m'annonça Alice en me prenant la main.

-Certainement pas ! nous stoppa Alec.

-Alec ! lui dis-je sèchement commençant à en avoir ras le bol de ses débordements qui me mettaient mal à l'aise devant nos hôtes, tu étais d'accord pour une transformation.

-Je me fous de la couleur, tu retrouveras ta couleur naturelle pendant ta transformation, mais ne coupe pas tes cheveux s'il te plaît, il me fit son sourire, celui auquel je ne pouvais résister. Il était si craquant, comment pourrais-je rester énervée quand il me faisait ce sourire.

-Pas de coupe de cheveux, annonçai-je à ma tortionnaire personnelle, sans me départir du regard suppliant et amoureux de mon aimé. Elle jura quelques mots incompréhensibles à mes oreilles, puis me tira avant même que je puisse recevoir mon baiser. Récompense de ma défection à la solidarité féminine.

Dans la salle de bain elle s'empara de plusieurs flacons et entreprit de faire les mélanges pour obtenir la coloration qu'elle souhaitait. Moi j'étais toujours perdue dans mes pensées, et malgré le long monologue du petit lutin, je n'arrivai pas à m'en extraire. Je repensai au regard et à l'air tourmenté d'Edward, ma présence était véritablement un calvaire pour lui.

-Bella... Bella, tu m'entends ?

-Euh ! Oui Alice.

-Ce n'est pas vrai tu es toujours comme ça ?

-Comme quoi ?

-Perdue dans ton esprit, tu n'as rien entendu de ce que je te disais je parie.

-Je suis désolée, j'étais gênée d'avoir encore déconnecté. Que disais-tu ?

-Rien d'important mais toi à quoi pensais-tu?

-À ton frère, il a vraiment l'air de souffrir à cause de moi.

-Pour tout à l'heure ne t'en fais pas. Il est spécial, un peu comme toi toujours dans ses pensées et dans celles des autres aussi, plaisanta-t-elle. En fait tu l'intrigues, tu es la première dont il n'arrive pas a entendre les pensées, et il est frustré.

Elle finit avec sa coloration trente minutes plus tard je me retrouvai blonde. Et malgré la pâleur de mon teint, je n'aimai pas du tout cette couleur sur moi, elle ne m'allait pas. J'ai eu le malheur d'en faire part à Alice au moment où Rosalie entrait dans la pièce. Si elle avait eu des mitraillettes à la place des yeux je serai morte à l'heure qu'il est, quant à moi je m'en voulais de l'avoir ouverte avant de réfléchir. Je crois que je commençai à comprendre ce qui m'avait touché chez Emmett, la même faculté de se mettre dans des situations impossibles par la parole.

L'après midi passa et je dus poser pour des photos d'identités avec lentilles de couleurs et lunette. Pour une transformation s'en était une, ma mère me serait passée à côté sans me remarquer.

Après toutes ces obligations je rejoignis ma chambre, où je trouvais Emmett qui m'attendait devant la porte, je souhaitai qu'Alec et Rosalie ne soient pas trop près.

-Gros nounours, tu m'attendais ? dis-je essayant de rester légère et pas trop paniquée.

-Ouais, je voulais voir à quoi tu ressemblais.

-Et alors ? demandai-je sans trop de curiosité.

-J'adore les blondes en général, mais sur toi je ne veux pas te vexer crevette, mais ta couleur naturelle te va beaucoup mieux.

-Je suis d'accord j'aurais bien essayé d'arrêter ta sœur, mais je crois que j'ai pas assez de force, plaisantai-je devant la mine rabougrit d'Emmett.

-Rassure-toi personne n'est capable de la stopper quand elle a décidé quelque chose, il était contrarié ? je voyais bien qu'il voulait aborder un autre sujet, mais qu'il n'osait pas.

-Qu'y a-t-il Emmett ?

-Pourquoi tu me demandes ça ? fit-il faussement surpris que même moi j'y ai vu la supercherie.

-Je ne te connais pas depuis longtemps, mais je suis sûre que tu veux me demander quelquechose.

Après un instant où il devait certainement rassembler ses idées, il me demanda.

-Je voulais savoir pourquoi je ne dois pas t'approcher ?

-Tu as vu ta sœur ?

-Non c'est Edward qui me l'a dit, d'après une vision d'Alice, je n'en sais pas plus.

-Écoute je ne sais pas si on peut parler, j'aurais aimé te parler seule à seul mais il y a trop d'oreilles indiscrètes chez toi.

-Pour le moment il n'y a que Carlisle et Esmé, tous les autres sont partis chasser, et pour Alec il est avec Jasper et Edward, ils sont partis s'occuper de tes papiers. Il n'a pas voulu laisser Edward à la maison alors qu'il n'y aurait pas Jane.

-Donc je vais pouvoir t'expliquer, mais pas dans la chambre sinon ils vont savoir que nous sommes restés seuls.

Nous allâmes à l'extérieur nous assoir sur les marches du perron, même si Carlisle et Esmé nous entendaient ça m'était égal, je voulais juste éviter Rosalie, Alec et Jane. Je lui expliquai les détail de la vision d'Alice et ma position de par le résultat qui risquait d'arriver si je n'écoutai pas ma raison. Et aussi la jalousie de nos conjoints respectifs ? Il était bouleversé.

-Tu sais je lui en veux à ton Alec, franchement il ne aurait pas pu te laisser avec nous, il sait bien que notre vie ici est bien mieux que ce qu'il te réserve en Italie.

-Il n'a pas le choix, tout comme moi. Et puis je sais que c'est compliqué mais je l'aurai suivi quand même, Emmett.

-Ouais ben, je ne comprends pas ce que tu lui trouves, il est énervant au plus haut point, aucun sens de l'humour, agressif, enfin tout le contraire de toi, je l'observai amusée. Pourquoi souris-tu comme ça ? me demanda-t-il.

-Parce que tu viens de dépeindre ta femme Emmett, quand il comprit il éclata de rire, et je l'accompagnai. Alors est ce que tu me comprends maintenant ? osai-je demander.

-Ça va je rends les armes, nous passâmes encore quelques minutes ensemble certainement les dernières avant mon départ.

Le temps passa rapidement et comme je l'avais prévu je ne pus passer un moment seule avec aucun des Cullen, bien que la présence d'Alec ne me dérangeait pas et j'étais heureuse de passer du temps seule avec lui, autant celle de sa sœur quand il devait s'absenter m'agaçait. Nous avions convenu d'un accord tacite qui nous arrangeait toutes les deux, nous ne nous adressions pas la parole, mais même comme ça elle arrivait à me faire enrager.

Heureusement pour moi Alice, Carlisle et Esmé ne faisaient pas partie des personnes à éviter. Donc quand Alec s'absentait, je passai le plus clair de mon temps avec eux. Je croisai régulièrement Emmett à qui j'envoyai des sourire sans joie, et il me retournait les mêmes, nous souffrions tous les deux de cette situation, et de la jalousie de nos conjoints respectifs. J'apercevais aussi Edward qui respecta la distance de sécurité et intérieurement je l'en remerciai, j'avais l'impression que ma présence l'indisposait moins, il ne grimaçait plus lorsque nous nous rencontrions par hasard, et ma crainte de lui diminuait assez rapidement je dois l'avouer. J'ai appris par Alice qu'il se faisait à mon odeur et que cela devenait plus facile pour lui du fait que nous vivions dans la même maison, j'en étais heureuse pour lui. La générosité des Cullen était exceptionnelle et sans limite, j'avais l'impression de faire partie de cette famille, ce qui me faisait souffrir quand je voyais la date du départ avancer à grand pas. Dans deux jours nous partirons pour l'Italie. Autant dire que je n'étais pas aussi heureuse que j'aurai pu l'être, en fait j'avais peur, de ce que ma vie deviendrait.

Peur de ne plus revoir les Cullen, peur que ma vie parmi eux m'ait tellement changé, qu'Alec s'en rende compte et qu'Aro le découvre et s'en prenne à eux, à ma famille de cœur.

Peur pour Alice et Jasper, mes plus grands alliés et ma meilleur amie. Peur pour mon nounours de grand frère, que j'adorai par dessus tout. Peur pour ceux que je considère comme mes parents adoptifs et même peur pour Rosalie. Et contre toute attente peur pour Edward vers qui je me sentais attirée de par son calme et son flegme, c'est vrai que l'on avait mal commencé tous les deux, mais ne dit on pas que les plus grandes rencontres sont celles qui marquent, et la notre nous avait marqué, c'est à n'en point douter. Mon seul regret était de n'avoir pas fait mieux connaissance, peut-être dans quelques années ou quelques siècles, qui sait...

Alors à vos avis, qu'est ce qui va se passer, elle s'y attache où pas. Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de ces deux là. Mdrrr;) Bon allez oublier pas le p'tit bouton en dessous.

Chapitre 8 :

Nous y étions le jour fatidique était arrivé, nos bagages étaient bouclées. J'angoissai à l'idée de les quitter, mais je n'avais pas le choix, il fallait que je donne le change, que personnes ne voient la déchirure que me provoquait ce départ. Enfin une seule personne le saurait exactement, mais je sais qu'il ne dirait rien. J'aimai la discrétion de Jasper, pour moi il était la plus redoutable de cette famille sans secret. On pouvait se mentir à soi même où changer d'avis pour interférer dans les dons des deux autres, mais nos sentiments sont trop personnels et même si on arrive à les museler on ne peut pas toujours les contrôler. Jasper est définitivement le plus infaillible et le plus redoutable de tous, rien ne lui échappe.

Je me dirigeai au rez de chaussés Alec sur mes talons avec nos bagages. Tous mes amis nous attendaient, ils nous accompagneraient à l'aéroport, enfin pas tous je devais me séparer d'Emmett ici et cela me provoqua une boule dans la gorge. Je n'étais pas sûre de résister à l'envie de pleurer qui me submergea quand je vis sa mine aussi déconfite que la mienne, je lui souris mais tout comme lui j'étais touchée et peinée. Nous ne savions pas ce que l'avenir nous réserverait, et dans combien de temps nous pourrions nous revoir, nous n'avions pas besoin de nous parler pour savoir ce que pensait l'autre. Comme je l'avais prévu les larmes commençaient à apparaître aux coins de mes yeux. Une vague apaisante m'atteignit, j'étais reconnaissante à Jasper qui me venait en aide, décidément il m'était vraiment indispensable, j'aurais aimé le garder près de moi en Italie.

Arrivée en bas je les regardai tous tour à tour, je ne savais pas vraiment comment m'y prendre j'aurais bien aimé les serrer tous dans mes bras mais cela aurait révélé un peu trop mon attachement. Évidement c'était sans compter sur mon gros nounours, qui apparemment n'avait pas dans l'intention de me laisser partir sans me serrer une dernière fois contre lui. Je vis Alec lâcher les valise et avant qu'il ne tente quoi que ce soit contre Emmett je l'arrêtai, le rassurant je savais qu'il fulminait mais après tout j'avais respecté mon engagement je m'étais éloignée de mon grand frère de cœur, je ne le verrai plus alors une petite entorse n'allait pas faire de mal, en tout cas je l'espérai.

-Tu vas me manquer crevette, et si un jour tu as besoin de moi sache que je serais là, me dit-il sincère.

Il me touchait mais je ne pouvais pas lui répondre aussi tendrement et sincèrement que je l'aurais souhaité, sans prendre de risque pour lui et sa famille.

-Merci Emmett j'ai apprécié moi aussi ta compagnie.

Je ne dis rien d'autre, il savait ce que je ressentais j'en étais certaine, et je suppose qu'il comprenait ma position et le peu de marque d'affection que je lui témoignai. Il me relâcha et retourna vers son épouse. Nous échangeâmes juste un hochement de tête, en signe de salut avec cette dernière, elle n'avait pas l'air en colère contre moi, ce qui me rassura légèrement.

Puis vint le tour d'Esmé et Carlisle qui resteraient ici, Esmé me serra brièvement dans ses bras tandis-que Carlisle m'embrassa sur la main tel un véritable gentlemen. Pas de mots supplémentaires, mais leurs gestes aussi simple fussent-ils, étaient pleins d'amour et de compassion. Comme pour chacun des autres hormis les jumeaux. Ils connaissaient mon véritable attachement à cette famille, et savaient ce que dissimulait ma fausse attitude.

Puis vint le tour d'Edward je me postai face à lui mon regard vrillé dans le sien, la distance de sécurité que nous avions installé depuis notre explications était dangereusement réduite, d'ailleurs Alec vint se placer à mes côtés.

-Edward, je suis désolée...

-Tu n'as pas d'excuses pas me fournir, c'est moi qui devrait le faire.

Je le regardai et depuis la première fois depuis que j'étais chez lui je lui adressai un sourire un vrai, sans peur mais plein de sollicitude.

-Au revoir Edward, j'allais tourner le dos quand il me rappela.

-Bella attends, je l'observai attendant qu'il poursuive.

-Pourrais-je te demander une faveur ?

je ne savais pas quoi penser, ni comment réagir je n'étais pas préparée à ça.

-Laquelle ? demandai-je prudente.

-J'ai fait énormément d'effort durant ton séjour parmi nous, et j'arrive plus aisément à refouler l'envie que me provoque ton odeur. Cependant j'aimerai que tu puisses m'autoriser à prendre ta main, je sais que je ne te ferai pas de mal, mais...

Alec émit un grognement terrifiant.

-Certainement pas, tu ne la toucheras pas.

Edward l'ignora et continua à mon intention.

-Il faut que je puisse me prouver à moi même et à toi aussi, que je suis en état de me contrôler Bella, s'il te plaît.

Alec était tendu contre moi prêt à m'éloigner de la proximité d'Edward, son grognement d'avertissement toujours roulant dans sa poitrine.

Je regardai Alice à son tour, car bien que pour une raison obscure je faisais confiance à Edward, je voulais une confirmation d'Alice pour rassurer Alec, elle me confirma que je ne risquerai rien. Le ronflement persistant d'Alec s'intensifia à l'instar de son mécontentement.

-Alec je lui dois. Il nous a accueilli chez lui, nous a offert sa chambre, et a toujours respecté les conditions que je lui ai imposé. Et puis tu es à côté de moi, il ne me touchera que la main.

À contrecœur il accepta, de toute façon hormis d'utiliser sa force contre moi, il n'aurait pas pu m'en empêcher. Bien que le fait de me contraindre par la force ne l'aurait pas gêné, je suis sûre qu'il ne l'avait pas fait pour me prouver la confiance qu'il me témoignait.

Je m'approchai doucement d'Edward tendant vers lui ma main droite tremblante d'appréhension, la gauche étant prise dans l'étau de celle d'Alec prêt à me tirer au moindre faux pas du dangereux vampire vers lequel je me dirigeai à pas lents. Il tendit sa main devant lui et avec un lenteur exagérée attrapa la mienne avec beaucoup de délicatesse et de douceur. La sensation que je ressentis à cet instant était étrange, bien sûr il y avait le froid incontournable de sa condition vampirique, mais une sensation de bien-être comme si je le reconnaissais. Difficile d'exprimer, imaginez quand vous étiez malade et que le seul contact apaisant que vous supportiez était les caresses de votre mère, même sans la regarder vous reconnaissiez son touché. Voilà c'est ce que je ressens avec Edward, je reconnaissais son contact, alors que c'est la première fois que nous nous touchions.

Un peu trop tôt à mon goût, Alec me tira à lui, sa patience était à sa limite, je repris ma main mon regard toujours dans celui d'Edward je ne sais pas ce que lui a ressenti mais son visage exprimait une émotion étrange, il se reprit et se para de nouveau dans ce visage impassible, sans émotion.

-Merci, me fit-il. Je lui souris incapable de de prononcer le moindre mot après cet expérience étrange.

Nous nous dirigeâmes enfin vers le terminal d'embarcation, Alice et Jasper nous avaient accompagné. Alice me serra dans ses bras, et Jasper me fit un sourire encourageant.

-Ne t'inquiète pas tout va bien se passer, et puis tu n'es pas seule, m'indiqua t-elle avec un clin d'œil complice en direction d'Alec.

Jasper et Alec échangèrent quelques mots, puis nous nous dirigeâmes vers la porte d'embarquement.

Une fois installés dans nos fauteuils grand standing de première classe une hôtesse vint vers nous nous proposer des rafraîchissements que nous refusâmes. Alec était toujours silencieux, il ne m'avait pas dit un mot depuis notre départ de Forks. Il fallait que je fasse le premier pas car je suis sûre que si je ne le faisais pas il était capable de garder le silence jusqu'à Volterra, il était tellement obstiné s'en était impressionnant.

-Alec tu vas m'ignorer encore longtemps ? il me regarda mais ne desserra pas les dents.

-S'il te plaît Alec, je ne pouvais pas lui refuser, et tu as vu il ne s'est rien passé.

-Bella, je ne te comprends pas, pourquoi me fais-tu souffrir autant ? Tu laisses Emmett te prendre dans ses bras, et pire que tout tu laisses l'autre te toucher, mais s'il n'y avait que ça j'ai vu comment vous vous étiez regardés.

Effectivement j'avais été troublée par le contact d'Edward.

-Écoute-moi bien Alec, je m'était redressée et tournée pour lui faire entièrement face. Je ne vais pas passer mon temps à te dire que c'est toi que j'aime, j'ai été troublé par son contact c'est vrai, mais pas à la façon dont tu le sous entends. Notre rencontre avec Edward a été explosive et j'ai été surprise de constater qu'il était relativement calme quand il m'a prit la main, et c'est juste ça. Et puis tout comme toi je regardais où il en était dans son contrôle. Mais s'il te plaît Alec, arrête de douter de moi, c'est toi qui me fais du mal à douter et à ne pas me faire confiance.

Bon effectivement je lui mentais mais je ne pouvais décemment pas lui avouer que j'avais apprécié qu'il me touche, et que j'avais été hypnotisée par son regard. Je savais ce que je ressentais pour Alec je n'avais aucun doute là dessus, mais il était tellement jaloux que je ne voulais pas lui faire de mal en lui révélant cela et surtout passer mon éternité à lui prouver qu'il n'y avait que lui. Alors oui un petit mensonge ne ferait que soulager ses tourments, et puis ce qu'il ne sait pas, ne peux pas lui faire de mal.

-Désolé ma puce, je n'arrive pas à contrôler cet aspect là de notre relation, mais ça va bientôt s'arranger. Je me fais tellement de soucis car tu es si fragile aussi bien physiquement que psychologiquement parlant, et j'ai peur que n'importe quel vampire qui te croise t'hypnotise ou pire te vide de ton si précieux nectar, et t'éloigne de moi.

-Toi seul a ce pouvoir Alec, je t'aime à en perdre la raison. J'ai accepté tes conditions je n'ai laissé personne m'approcher hormis Alice, Carlisle et Esmé, mais je ne pouvais pas partir en leur refusant le contact qu'ils me demandaient, cela aurait été impoli. Et puis si je l'ai fait c'est parce que je savais que ce serait le dernier. Maintenant je suis corps et âme à toi mon amour.

Puis pour clore cette conversation je l'embrassai tendrement. Le reste du voyage se passa tranquillement. Je m'étais rapprochée me collant à Alec, et heureusement qu'il ne souffrait pas de courbature, car je n'avais pas dans l'intention de me remettre au fond de mon siège. Je n'avais pas vu Jane depuis son embarquement, elle avait pris des distances considérables avec son frère à cause de moi et je m'en voulais. J'espérai intérieurement qu'une fois transformée nous arriverions à trouver un terrain d'entente, au moins pour son frère. Même s'il ne se plaignait pas j'imaginai que la présence de sa sœur devait lui manquer. Je m'endormis dans l'avion, c'est l'atterrissage qui me réveilla, nous étions à Pise l'aéroport le plus proche de Volterra, j'avais toujours rêvé de visiter un jour la Toscane et de rencontrer un bel italien romantique, j'étais bien en Toscane, sauf que l'homme de ma vie était un français, et pas le moins romantique du monde. Comme quoi les rêves pouvaient être bien moins attirant que la réalité, enfin quelques fois. Et je dois l'avouer même le plus romantique des italiens n'arriverait à surpasser mon Alec.

-Dans combien de temps seront nous à Volterra ? demandai-je.

-Dans un peu moins d'une heure, c'est à peine à une soixantaine de kilomètres d'ici.

J'angoissai, j'allais rencontrer les Maîtres, et cela m'inquiétai même si Alice m'avait affirmé que tout se passerait bien.

Une voiture nous attendait à la sortie de l'aéroport, les vitres étaient teintées, bien que de toute façon leurs utilités étaient futiles, vu que la nuit était tombée. Je pris une seconde pour respirer profondément, c'est un climat doux avec un je ne sais quoi dans l'air qui m'apaisait, j'aimai cette senteur, j'aimai l'état de tranquillité qu'il m'apportait.

Alec m'ouvrit la porte d'une grosse berline européenne, je m'installai à l'arrière en sa compagnie, Jane était devant à côté de notre chauffeur.

-Bonjour Félix.

-Salut, répondit ce dernier.

-Pourquoi est-ce que Démétri n'est pas là? demanda mon amoureux.

-Il a été retenu par les maîtres, puis jetant un coup d'œil sur moi, par le rétroviseur interposé. La pêche fut bonne.

-Ça dépend pour qui, railla Jane, Félix la regarda interrogateur. Avant de démarrer sur les chapeaux de roues.

Le voyage se fit dans un silence de plomb, mon angoisse grandissante aux fils des kilomètres parcourus.

Alec me serrait contre lui mais son étreinte était beaucoup moins intime qu'elles ne l'avaient été jusqu'à présent. Je le regardai et bien que je sache qu'il me voyait il refusa de baisser son regard sur moi. Mon angoisse prit des allures d'appréhension mélangée à de la crainte. Malgré tout je tentai de me ressaisir seule, il était soucieux et je ne voulais pas en rajouter avec mes incertitudes.

Nous nous garâmes dans un parking souterrain tout le monde sortie de la voiture sans un mot je suivis le mouvement. J'aimai pourtant le silence mais celui-ci était lourd et froid, que j'en était mal à l'aise.

Nous arrivâmes dans un ascenseur où nous entrâmes, je me glissai au fond toujours aux côtés d'Alec qui se fit plus distant au fur et à mesure que nous prenions de la hauteur.

Nous nous arrêtâmes et tout le monde sortie, je sentis le regard insistant de Félix m'inspectant de bas en haut comme si j'étais une jument qu'il convoitait. Alec se mit entre son regard et moi lorsque je fus obligée de passer devant lui, je me retrouvai donc à suivre Jane qui déambulait dans le dédale de galeries un sourire aux lèvres. Elle était apparemment heureuse de rentrer chez elle, en tout cas plus que son frère, c'était certain.

Nous arrivâmes devant une double porte sombre en bois massif, lesquelles étaient incrustées de gravures dont j'aurais certainement étudié les détails dans un autre temps. Jane poussa les deux portes avec un empressement non dissimulé et un sourire enchanteur sur le visage, en cet instant je remarquai la ressemblance avec son frère, elle était incroyablement belle quand elle ne se renfermait pas. Une beauté juvénile et dangereuse tout comme son frère. Je pénétrai dans une salle immense ou dorures et parquets se mariaient à merveille. Des œuvres d'un autres siècle parsemaient les murs avec autres tentures fines et luxueuses. Le plafond était une œuvre d'art à lui tout seul dans le style de la fresque de plafond de la chapelle Sixtine, mais où l'on pouvait y voir trois anges à la beauté redoutable, mais contrairement aux style de l'époque les anges n'étaient pas ailés et encore moins poupins, c'était trois adultes deux bruns et un blond. Délaissant le plafond j'approchai du fond de la pièce où trois trônes s'alignaient parfaitement devant nous, personnes ne s'y trouvaient.

Je regardai Alec pour savoir ce que je devais faire, il baissa son regard sur moi la première fois depuis que nous avions quitté l'aéroport, il me serra la main doucement, pour me donner le courage nécessaire pour affronter ce qui allait se passer.

-Alec, Jane quel plaisir de voir revoir parmi nous, s'éleva une voix derrière moi.

Je me retournai pour voir apparaître trois vampires s'avançant à vitesse humaine. Les même visages que je venais de découvrir sur la fresque, ceux que j'avais pris pour des anges étaient les maître de ce lieux.

Alec me lâcha la main pour s'agenouiller révérencieusement devant les trois monarques, accompagnant ainsi sa sœur, qui ne se départissait pas de son sourire ravi. Je vis Alec lever les yeux sur moi et froncer les sourcils, apparemment il souhaitait que je m'incline moi aussi, bien que cela ne m'enchantait guère je m'exécutai et m'agenouillai moi aussi aux côtés de mon aimé, je ne voulais pas le déshonorer en ne respectant pas les règles qui m'étaient inconnues de se lieux.

Deux d'entre eux allèrent directement s'installer sur les trône laissant celui du milieu inoccupé.

Le vampire qui avait souhaité la bienvenue aux jumeaux vint directement devant Jane, puis en lui tendant la main la releva de sa révérence.

-Ma chère Jane, comme il est plaisant de te revoir, ta présence nous a cruellement manqué, elle était sur un petit nuage.

-Je vous remercie maître moi aussi je suis heureuse d'être rentrée, la vie à l'extérieur du château est plus qu'ennuyeuse.

Il la gratifia d'un sourire entendu, puis se détourna d'elle portant son attention sur Alec, n'ayant bien entendu pas omit de m'adresser un sourire courtois qui me mit encore plus mal à l'aise. Et comme pour sa sœur, il lui tendit la main pour le relever comme s'il en avait besoin, mais cette attitude m'amena à présumer de son identité, son besoin de contact il devait être Aro.

-Je suis heureux de te voir parmi nous aussi Alec, bien que plus discret que ta sœur, ton absence s'est faite remarquer.

-Je suis heureux de rentrer moi aussi maître, répondit mon aimé. Après quelques secondes de silence pesant pour moi, il se tourna et me fis enfin face.

-Tien, tien comme c'est heureux, s'exclama soudain le vampire avec un sourire satisfait sur le visage pendant qu'il me regardait. Bella ! Je suis aussi heureux de t'accueillir toi aussi parmi nous. Il semblerait que tu aies déjà réussi le pari délicat de t'attirer les faveurs de notre Alec, félicitation à vous deux, j'en suis heureux. Redresse-toi ma chère, je m'exécutai pendant qu'il retournait s'assoir à son trône où il tendit les mains pour recevoir celles de ses acolytes.

Je gardai le silence car je me sentis incapable d'aligner deux mots compréhensibles.

-Effectivement, dit il a voix haute mais parlant certainement avec un des deux autres monarques qui avaient pas encore ouvert la bouche. Mon très cher Alec, j'ai la réponse à la question qui te chagrine. Je pense que tes craintes sont infondées, nous n'avions encore jamais vu tel phénomène, et pour que Marcus soit impressionné je te prie de croire qu'elle a été sincère avec toi. Votre attachement est réciproque. Je regardai Alec incrédule, il doutait encore de moi après tout ce que je lui avais dit. Ma déception dût se lire sur mon visage car son regard réclamait mon pardon. Pardon que j'acceptai en lui retournant un sourire compréhensif. Car s'il fallait qu'il attendre après ma transformation pour en avoir le cœur net, il aurait souffert pour rien. Et je ne voulais pas qu'il souffre.

-Qu'ils sont beaux tous les deux capable de converser par regard, c'est touchant. Je ne sais pas s'il était sincèrement heureux ou s'il sur-jouait, dans tous les cas il me prenait au dépourvu. Puis il reprit à mon intention.

-Bella il paraitrait que tu es ''spécial''. Il avait dit le dernier mot avec méticulosité. Que ton esprit est imperméable à certain dons. Me permettrais-tu de te toucher pour voir si j'ai plus de chance que tout ceux que tu as bloqué ? Il était réellement intrigué, et bien qu'il me demanda la permission, il s'avança vers moi la main tendu. Il s'arrêta à deux pas de moi me laissant la démarche d'avancer pour accepter le contact, comme s'il me laissait le choix. Bien que je sache que je n'en avais aucun, mais ce qui me soulagea c'est que je savais qu'il n'aurait pas plus de chance que Jane ou Alec ou encore Edward. Je fis le pas nous séparant les jambes molles et cotonneuses, et je plaçai ma main sur la sienne. Il m'observa une bonne minute et je commençai à paniquer il avait tenu Jane et Alec beaucoup moins longtemps, et soudainement j'eus peur que la vision d'Alice soit erronée, et qu'il lise réellement mon esprit.

-Fascinant, c'est remarquablement fascinant, je restai interdite bouche bée.

-Que se passe t-il ? fit le brun assis dans le trône de droite. Irrité certainement de devoir prendre la parole devant une vulgaire petite humaine.

-Caïus c'est impressionnant le potentiel de cette petite humaine, elle me bloque l'accès à son esprit, je ne peux pas la lire. Puis s'adressant à moi. Tu as un grand pouvoir Bella, et nous serons heureux de t'avoir parmi nous.

-J'en serai heureuse moi aussi, fis-je à demi honnête. Car ce qui me rendrait heureuse c'est de rester aux côtés d'Alec, mais ça je le gardai pour moi.

-Nous allons te laisser prendre possession de tes appartements, puis s'adressant à Jane, Pourrais-tu conduire notre jeune amie dans l'aile ouest nous lui attribuons le salon des Nymphes. Puis reste avec elle, Heidi revient et je ne tolèrerai aucun accident. Il était rester avenant cependant sa dernière phrase me fit frissonner.

-Bien maître, fit Jane un sourire plus artificiel sur le visage. Puis remerciant mes hôtes et jetant un regard à Alec, j'avançai à la suite de Jane qui me guidait parmi les nombreuses galeries et autres couloirs qui sillonnaient ce château. Il y en avait tellement que si je devais le refaire seule je me perdrais en chemin sans aucun doute. Nous arrivions devant une porte qu'elle ouvrit.

-C'est ta chambre. Sans autre mot elle entra et alla s'assoir sur un des fauteuils devant les fenêtres, j'étais persuadée qu'elle m'en voulait de devoir jouer les nounous encore une fois alors qu'elle était de retour chez elle.

J'inspectai la chambre beaucoup trop luxueuse à mon goût pour que je m'y sente parfaitement à mon aise. Les murs étaient moquettés dans les tons vert des toiles représentant des scènes pique-nique du 18ème siècle au vu des toilettes des personnages. Des voilages écrues aux fenêtre, au centre de cette pièce trônait un lit à baldaquin blanc des plus romantique, au couvre lit assorti au couleur des murs. Sur le lit reposait mon sac où mes quelques affaires se trouvaient. Je pris ma trousse de toilette qui s'y trouvait voulant me débarrasser des effets du voyages par une bonne douche revigorante. En me retournant prête à partir dans la salle de bain je réalisai que je ne savais pas où elle se trouvait. Je n'eus pas le choix que de le demander à Jane, qui bizarrement semblait être à des milliers d'années lumières d'où elle se trouvait.

-Euh Jane... commençai-je. Peux-tu me dire où se trouve la salle de bains s'il te plaît ?

Sans ni me répondre, ni même me regarder elle pointa un endroit dans le mur face à moi. Et je m'aperçus qu'en fait c'était une porte, avec l'effet trompe l'œil des arches murales moquettées je ne l'avais pas vu. Je m'y dirigeai et tombai sur une salle de bains des plus moderne qui contrastait avec le décor de la pièce précédente, une salle de bain marbrée rose et bleu, avec une baignoire à jacuzzi et une douche thalasso sans compter le plan double lavabo, c'est simple cette pièce était plus grande que la chambre que j'occupai chez ma mère. Très lumineuse et malgré tout ce luxe tapageur, une pièce agréable. Autant je restai froide devant l'effet de la chambre autant la salle de bains m'impressionnait.

Après mon inspection poussée je me glissai sous la douche réglant les jets pour que l'eau soit bien chaude, et je me laissai faire appréciant intérieurement la modernité et ses bienfaits.

Au bout de quelques temps je décidai de sortir avant d'utilité toute l'eau de Volterra. J'attrapai le drap de bain et m'enroulai dedans, je me dirigeai dans la chambre ayant oublié de prendre un change pour m'habiller dans la salle de bain. Heureusement que c'était Jane qui devait jouer le rôle de baby-sitter car je me serai sentie plus que gênée avec Alec dans la même pièce avec seulement une serviette autour de moi. Je poussai la porte de la salle de bains rentrant dans ma chambre et là je me stoppai net, Jane n'était pas seule. Un grand vampire blond, le visage brut et saillant. Un visage d'homme ayant bourlingué, mais d'une beauté incomparable comme tout vampire qui se respecte.

Il me regarda un sourire appréciateur, puis regarda Jane.

-C'est pour elle que tu joue la baby-sitter.

-Ouais c'est pour ça? cracha-t-elle à mon attention.

-Si ça t'embête tant que ça moi je veux bien te remplacer, si ça peut te rendre service, fit-il toujours les yeux sur moi et ma serviette.

La porte s'était refermée derrière moi, et je reculai instinctivement voulant me cacher de son regard indécent. Ils virent tous les deux que je m'étais prise au piège toute seule je ne pouvais plus ni bouger ni reculer. Jane éclata de rire devant la panique qui m'envahissait, et le blond avança jusqu'à moi. Je m'agrippai à ma serviette quand il plaça ses mains sur le mur de chaque côtés de mon visage. Il plongea son regard rouge et lubrique dans le mien après avoir balayer mon corps avec une attention minutieuse, qui me révulsait. Il se pencha et son nez à hauteur de mon cou et respira mon parfum.

-Hum tu es délicieuse, me dit-il. Je ne respirai plus et suppliai Jane du regard de m'aider ce qui étira ses lèvres encore plus. Méfie-toi de Jane m'avait dit Alice, je vois pourquoi maintenant, j'en avais la certitude maintenant la raison de sa protection à Dénali fut que son frère était présent. Elle ne m'aidera pas, c'était sûr. Je ne savais pas où était Alec et j'espérai qu'il soit proche de moi car il était ma seule alternative.

Je pris tout le souffle que je pouvais et sous le regard amusé du vampire blond et je hurlai le plus fort que je pouvais.

-ALLEEECCCC!!!!

Ma réaction a dû surprendre le vampire qui m'emprisonnait car un regard interrogateur remplaça celui qu'il avait juste avant. Suite de quoi Jane eut juste le temps de lui dire.

-Tu devrais t'écarter et vite, il se tourna vers elle et au même moment ou il demandait.

-Pourquoi ! La porte se fracassa et Alec apparu. Il empoigna le vampire blond et l'envoya valdinguer à travers la pièce.

-Pour ça, répondit tranquillement Jane.

-Ne t'approche pas d'elle Démétri, le menaça mon amoureux en me serrant dans ses bras.

Je fus soulagée, de la savoir près de moi.

-Et pourquoi, s'indigna le fameux Démétri.

Alec qui m'observait attentivement pour voir si j'étais blessée ou choquée ne prenant pas la peine de lui répondre.

-C'est son chaton, et il n'y a que lui qui a le droit de jouer avec.

Mon amoureux releva la tête de moi pour leur faire face.

-Jane je t'ai dit d'arrêter ça, et tu avais reçu l'ordre d'Aro de veiller sur elle. Ordre que tu n'as pas respecté apparemment.

-Il ne lui a rien fait il ne l'a même pas touché. Vociféra Jane.

-Et le fait qu'il la terrifie, tu appelles ça comment ? s'énerva t-il.

-Je ne savais pas qu'elle était chasse gardé Alec, s'excusa Démétri, puis il lança un regard noir à Jane.

-Elle commence sérieusement à me taper sur le système la sainte ni touche, dit-elle menaçante avec un regard terrifiant à mon égard. Alec me lâcha et se mit devant moi face à sa sœur en position de défense. Un grondement féroce émana de lui.

-Tu vas quand même pas te retourner contre moi pour elle ? s'indigna-t-elle vexée.

-S'il le faut je le ferai, lui répondit son frère.

-Dans ce cas je sais à quoi m'attendre, puis elle sortit de la pièce toujours en me fusillant de son regard mauvais.

-Je crois que tu viens de te faire une amie, plaisanta Démétri à mon intention.

-Et toi ! intervint mon amoureux en regardant son ami, si je te vois encore une fois avoir ce comportement avec MA Bella, je te démembrerai moi même.

-Ça va ne t'emballe pas je ne savais pas, je l'approcherai plus, mais tu peux comprendre que dans cette tenue il est difficile d'y résister.

Me revint en mémoire que j'étais seulement draper de ma serviette de bain. Le feu me monta aux joues quand j'osai regarder Alec. Lui avait un sourire aux lèvres, et me protégea avec son corps des yeux de son ami. Son corps contre le mien provoqua une montée de désir intense et soudaine, plus rien n'existait hormis lui et le feu bouillonnant qui m'enveloppait, malgré son corps froid. Je mis une de mes mains sur sa nuque et de l'autre je fourrageai dans ses cheveux. J'étais perdue dans son regard et ne remarquai même plus la présence de Démétri dans la pièce jusqu'à ce que mon amoureux lui dise.

-Si tu veux te rincer l'œil tu n'es pas au bon endroit, ta présence n'est pas nécessaire pour l'instant.

-Ce ne serait pas une mauvaise idée pourtant, mais si j'ai bien compris tu ne veux pas partager, il souffla l'air faussement frustré, c'est bien dommage.

-Non je ne partage pas, elle n'est qu'à moi, lui répondit-il avec un sourire toujours aussi satisfait et son regard toujours dans le mien, avant de lui annoncer. Le repas est arrivé tu devrais y aller, et si tu veux nous trouver nous serons dans ma chambre, d'ailleurs si tu pouvais prévenir Aro.

-OK. Bon à tout à l'heure et soyez sages il y a beaucoup d'oreilles indiscrètes dans les environs, nous fit-il avec un clin d'œil dans notre direction en sortant de la pièce par la porte détruite.

Nous nous retrouvions seuls en tête à tête, toujours perdus dans dans nos yeux respectifs. J'aimai l'éclat que j'y découvrais c'était la première fois que je le voyais me regarder de la sorte.

-C'est la première fois que tu me regardes comme ça, pourquoi ?

-Parce que c'est la première fois que je te vois dans pareille tenue, et j'apprécie ce que j'ai devant les yeux, me répondit il, je sentais le désir que je lui inspirai dans chacun de ses mots.

Si mes joues avaient été rouges la couleur écarlate devait correspondre à la couleur que j'arborai à présent.

-Tu es tellement belle ma puce, me dit il en m'embrassant avec ferveur. Après un baiser fiévreux et passionné qui ne fit qu'augmenter ma température, il se retira pour me laisser respirer. Je crois qu'il va falloir que tu t'habilles, pas que je n'apprécie pas ta tenue, mais si tu dois traverser le château je ne voudrais pas avoir à me battre avec tous les vampires masculins que nous viendront à croiser. Il s'écarta de moi en souriant, me laissant l'accès pour aller chercher mes affaires dans mon sac. Je pris rapidement un jean, et un débardeur. Puis filai dans la salle de bain toujours aussi gênée, mais heureuse.

Il nous entraîna dans sa chambre qui était beaucoup moins luxueuse que la mienne et je me doute qu'il y était pour beaucoup. Sa chambre lui ressemblait, bien que la pièce rappelait un peu le style du château. Un lit plus moderne que celui qui m'était destiné était posé sur une estrade juste devant les fenêtres. Un pan de bibliothèque bien fourni habillait le pan de mur attenant à la porte d'entrée où nous nous trouvions. Un écran plat d'une dimension impressionnante et un matériel hi-fi et vidéo assez perfectionnés se disséminaient à travers l'immense pièce. À voir sa chambre il était probable qu'il passait le plus clair de son temps dans cette pièce, et malgré les traces persistantes des styles baroques et classiques, qui envahissaient en majeur partie ce château. Je me sentais mieux dans cette pièce que celle qui m'avait été attribuée. Elle lui ressemblait beaucoup, tout en contradiction, le moderne avec l'ancien, la littérature et la vidéo, tout ce qui représente Alec. Il prit mon sac et se dirigea vers une porte que je n'avais pas vu (encore du trompe l'œil), quand il l'eut ouvert je pus constater un énorme dressing de quoi rendre jalouse Alice, seulement un tiers était occupé. Il déposa mon sac sur une des étagères libres.

-Tu peux utiliser toute la place restante, me fit il.

-Je ne sais pas si j'aurais assez de place, ironisai-je.

-On s'en occupera après ta transformation.

-Je ne sais pas si je pourrais attendre, fis-je avec une mine renfrognée, passer mes journées dans des magasins pour des vêtements de surcroît très peu pour moi.

-Nous demanderont à une âme charitable de bien vouloir s'accommoder de ton calvaire personnelle, rigolât-il, puis il continua plus sérieusement. En plus pour l'année à venir tu ne sortiras pas du château, la période nouveau-né est délicate pour apprendre à garder son contrôle.

-Tu seras avec moi? demandai-je.

-La plupart du temps oui, mais tu seras principalement avec Démétri, c'est à lui qu'incombera la tâche de s'occuper de toi. C'est le plus puissant physiquement parlant.

-Et pourquoi ce ne serait pas toi qui t'occuperas de moi. j'étais outrée et surtout je n'avais pas vraiment envie d'être sous la coupe de Démétri.

-Par ce que mon pouvoir n'a aucune influence sur toi et si tu viens à perdre le contrôle et ça arrivera, je ne serais pas assez fort pour te retenir physiquement, c'est pour ça que c'est Démétri qui s'occupera de toi, c'est le plus fort d'entre nous. Et encore il y a bien des chance pour que tu en viennes à bout, rigolât-il de nouveau à la perspective que je puisse avoir le dessus sur son ami.

-Les nouveaux-nés sont si fort que ça ? demandai-je curieuse.

-Oui ils sont très fort et surtout très instable, la première année le seul but du nouveau-né est d'étancher sa soif, cela passe avec le temps. Après c'est juste une histoire de contrôle mais ne te fais pas de soucis ça va venir, et je t'aiderai au mieux de mes possibilités.

-Je le sais, je te fais confiance.

Il sourit et me prit dans ses bras, puis il me porta en m'embrassant tendrement jusqu'au lit, où il me déposa avec beaucoup de délicatesse, comme si j'étais un bijou précieux. J'aimai la façon dont il me traitait. Avec lui je n'avais plus la sensation d'être banale, il savait me rendre extraordinaire à mes yeux. Il se plaça à mes côtés et m'embrassa la tempe, puis mon front, il descendait, embrassant mon nez, avant de terminer sur ma bouche. Ce fut un baiser souple et tendre au début juste avant que ma poussée d'hormones d'adolescente ne prenne le contrôle de mon corps. Alors ma bouche se fit plus pressante, mes lèvres gouttant les siennes de cet arôme et ce goût sucré dont je n'arrivai pas à me passer. Puis ma langue explora chaque parcelle de ses lèvres si gouteuses et parfaites quémandant l'accès à sa bouche où la saveur était plus intense. Après quelques secondes de tortures jouissives. Il ouvrit ses lèvres me permettant d'accéder à sa langue douce froide, exquise la sensation et le goût de celle-ci sur la mienne, me procura une chaleur intense m'embrasant le ventre et remontant jusqu'à la pointe de mes cheveux. Alors que je me positionnai à califourchon sur lui, mes mains se perdaient sur son torse redessinant les contours de chaque muscles, par dessus de sa chemise. Les siennes passèrent sous mon débardeur et caressa mon dos avec sensualité. Je crus défaillir quand je ressentis le désir que ce simple geste était capable de me procurer. J'étais plus entreprenante dans mon baiser et dans mes gestes, je me compressai contre lui, laissant son torse pour aller fourrager dans ses cheveux. À bout de souffle ma bouche quitta la sienne pour reprendre un peu d'air. Je le repoussai sur le lit j'entrepris de défaire sa chemise, j'avais beau l'avoir senti avec mon toucher il fallait que je le vois de mes yeux, j'arrivai enfin au dernier bouton, Alec se laissait patiemment faire un sourire plus que satisfait sur son visage. Quand j'ouvris les pans de son encombrante chemise, je fus littéralement émerveillée par la perfection de ce corps, j'avais devant les yeux la réplique exacte de l'Apollon d'Isaac Pereire. Je fus scotchée, incapable de détacher mes yeux de cette œuvre d'art, instinctivement je me mordis la lèvre, ce qui chez moi signifiait mon trouble.

-Je te te plais ? me demanda-t-il avec un rictus orgueilleux sur les lèvres et ses bras croisés derrière la tête. Il me contemplait sachant que j'avais perdu pied, mes joues aussi rouges que ses yeux. Je fus incapable de répondre et il éclata de rire, mais je n'arrivai toujours pas à croire ce que j'avais devant moi.

Il se releva et m'embrassa avec vanité, fier de l'effet qu'il me faisait en resserrant ses bras possessivement autour de moi. Et de nouveau le désir s'accrut et se rappela à mon souvenir, ses mains savaient où se poser pour amplifier le brasier qui me consumait. J'allais pour lui enlever sa chemise prise d'une frénésie de désir incontrôlable qui m'irradiait de toute part, et pour être honnête je ne voulais pas me contrôler je voulais me laisser aller et profiter du moment présent.

Alec me repoussa légèrement.

-Respire Bella, m'ordonnât-il. J'avais oublier de respirer prise dans l'élan du désire j'avais oublié ce principe instinctif. Je m'exécutai et voulus retourner à ma tache, mais il m'en empêcha.

-Pourquoi ? Seul mot que j'étais capable de formuler intelligiblement.

-Ce n'est pas prudent Bella, je ne suis pas sûr d'avoir assez d'emprise sur mon contrôle.

-Je suis sûre que tu le peux, le rassurai-je tout en embrasant son cou voulant à tout prix reprendre où je m'étais arrêtée.

Il me sourit devinant mon but pas même caché de ma tentative à le rassurer.

-Et puis nous ne sommes plus vraiment seul maintenant.

Et en même temps qu'il finissait sa phrase la porte s'ouvrit sans annonce, nous surprenant dans une position plus qu'inconfortable.

J'étais à califourchon sur mon homme torse nu sa chemise lui tombant sur les bras. Mon débardeur relevé jusque sous ma poitrine, laissant apparaître mon ventre, j'étais haletante et encore rouge du désir qui venait de me consumer.

-Démétri sors de là ! criai-je à son intention. Avec un rire tonitruant il ressortit de la pièce me laissant le temps de me reprendre. J'étais gênée qu'il m'ait vu dans pareil position.

Je me relevai et et baissai mon débardeur.

-Salle de bains ? demandai-je à Alec, il m'indiqua la porte attenante au dressing.

Je m'y précipitai quand Démétri réapparut, il allait falloir qu'il apprenne les bonnes manières celui là.

La salle de bains était plus ou moins comme la précédente du marbre du plancher et seulement un douche thalasso. Je me passai un peu d'eau sur le visage et soufflai le temps de laisser le reste de mes rougeurs disparaître.

Je ressortis pour trouver Démétri et Alec en pleine conversation cordial. J'en revenais pas qu'il ne lui dise rien, qu'il le laisse rentrer sans s'annoncer en frappant à la porte, nous dérangeant dans un moment intime. Moi je ne le tolérerai pas.

-Dis donc Démétri on ne t'a jamais appris la politesse, frapper à la porte avant d'entrer est le minimum que tu puisses faire, j'étais en colère.

Il me regardait tout sourire.

-Pour louper ce que je viens de voir, jamais de la vie, répliqua t-il.

-Tu as plutôt intérêt à t'en souvenir la prochaine fois, le menaçai-je.

-Et que comptes-tu me faire dans le cas contraire ?

Ironisant.

Effectivement, pour l'instant je ne pouvais pas lui faire grand chose. Et il rigolât de plus belle.

Je lui fis le sourire que j'avais vu sur Alec le jour où il s'était battu contre Edward, et cela le déstabilisa trente secondes.

-Qu'est-ce que tu comptes me faire ? reprit-il curieux cette fois.

-Tu verras bien et je t'assure que tu vas le regretter, souviens toi bien de ce jour, dans quelques temps je te le rappellerai.

-Je suis pressé de voir ça, me fit il. Tu n'es pas si impressionnante que ça et je ne pense pas qu'Alec t'aide sur ce coup là, je jetai un coup œil à Alec, qui apparemment avait une vague idée de ce que je préparai à Démétri, vu le sourire encourageant dont il me gratifia.

-Oh mais je te rassure, je n'en aurai pas besoin, je réglerai cela toute seule comme une grande, toujours ce sourire narquois et vindicatif sur mon visage.

-En attendant la grande fille est attendu par les maîtres avec son chevalier servant, m'informa-t-il.

Escortée par Démétri et Alec nous entrâmes dans une pièce différente cette fois, une sorte de salon ou plutôt un bureau transformé en salon. C'était une atmosphère plus intime, et moins cossu. Mes hôtes m'attendaient assis dans trois fauteuils richement décorés. Devant eux se trouvait une causeuse assortie, Aro se leva à mon entrée et vint à ma rencontre, me prenant la main et me dirigea tel un gentlemen en direction de la causeuse, puis m'invita à y prendre place.

En reprenant place dans son fauteuil, il commença.

-J'ai appris que ton installation dans tes appartement a été mouvementé si je puis dire. Je tiens à te présenté nos excuses.

-Ce n'est rien je vous assure, et pour être honnête j'apprécie beaucoup plus ma nouvelle pièce, dis-je en rougissant.

-Oui je n'en doute pas. Si cela vous convient à tous les deux, je ne m'y opposerai pas, répondit-il sur un ton compréhensif. Après tout Alec a été très proche de toi sans qu'aucun accident ne survienne, puis se tournant vers Alec. Je te félicite mon garçon, car son odeur est vraiment très alléchante, je comprends le jeune Cullen, elle est vraiment très... appétissante. Je vis Alec qui était resté debout près du canapé que j'occupai, baisser les yeux les sourcils froncés, il n'aimait pas qu'on lui parle de ''Cullen'', ou alors c'était le fait qu'Aro me trouve appétissante.

-Ne te méprends pas Alec je ne veux aucun mal à ton amie. Je ne fais que constater ce qu'elle peut représenter pour toi aussi.

-Bien sûr maître, répondit mon aimé.

J'aurais voulu lui prendre la main pour le rassurer, mais cela aurait été déplacé en ce lieux et surtout je ne voulais pas le gêner outre mesure, j'avais remarqué qu'Alec n'aime pas révéler ou qu'on remarque ses faiblesses.

On frappa à la porte me tirant de ma rêverie. Je regardai Démétri pour bien lui faire comprendre que c'est ce genre de comportement que je souhaitai, et il le comprit car il me retourna un sourire ironique. Puis mon regard glissa vers Alec qui avait toujours les yeux baisser fulminant une colère j'en était persuadée.

-Entre Jane, répondit Aro.

Je vis la sœur de mon amoureux rentrer refermant la porte et rester aux côtés d'Alec et Démétri sans un regard pour eux.

-Bien Bella nous avons eu une petite discussion avec notre petite Jane, et je crois qu'elle a des choses à te dire.

Je regardai Jane interdite je pensai savoir que les choses qu'elle s'apprêtait à me dire n'étaient pas vraiment de sa volonté première, et je redoutai les conséquences d'un tel acte.

Elle me regarda, son regard était vide de toutes émotions.

-Je suis désolée Bella j'ai manqué à tous mes devoirs et j'ai entaché l'honneur de mes maîtres en ne te protégeant pas comme j'étais sensée le faire.

Je la regardai, j'avais sincèrement de la peine pour elle. Elle a été contrainte de s'abaisser devant tout le monde pour me faire des excuses, qu'elle ne m'aurait jamais présenté elle même. J'en étais malade pour elle, mais surtout je savais qu'elle ne laisserait jamais pareil affront impuni. J'étais des plus sceptique quant à nos futurs relations.

Aro reprit après elle.

-Lui pardonnes-tu son incompétence Bella, il était inutilement méprisant envers ma belle-sœur.

-Bien sûr que je lui pardonne, j'étais sèche, je ne supportai pas l'idée qu'on oblige quelqu'un à faire ce qu'il ne voulait pas. Elle fit un pas en arrière pour se retrouver au niveau des deux autres gardes. Je croisai son regard toujours impassible, et j'essayai de mettre dans le mien toute la compassion que je pouvais.

-Bon maintenant ce petit intermède réglé passons à un sujet au combien plus intéressant que la jalousie maladive de Jane. Bella, comme tu sais nous allons prochainement procéder à ta transformation, nous souhaitons parler avec toi de cette étape.

Paraitrait-il d'après mon adorable correctrice ''Galswinthe'', vous allez me lyncher pour avoir couper ici. Je ne suis pas sadique non, non, c'est pas vrai, il fallait seulement que je coupe quelques part. Lol et puis si j'ai assez de: reviews peut être que je posterais plus tôt;))) Bon je m'en vais finir le prochain chapitre. Bye.

Petit rappel du chapitre précédent.

-Bon maintenant ce petit intermède réglé passons à un sujet au combien plus intéressant que la jalousie maladive de Jane. Bella, comme tu sais nous allons prochainement procéder à ta transformation, nous souhaitons parler avec toi de cette étape.

Chapitre 9

Je hochai la tête en signe de compréhension.

-Alors as-tu des questions concernant le processus ? me demanda Aro.

-En fait, j'en aurai bien une, oui.

Cette question m'avait intensément travaillée depuis que j'avais appris que je deviendrais un vampire à mon tour. J'avais l'espoir fou qu'Alec pourrait se charger de cette tâche, comme une sorte de fusion physique qui nous unirait aussi intensément que le lien affectif que nous partagions. Un lien plus intense encore que le sexe, quoique je ne sois pas vraiment experte dans ce dernier cas, car je suis toujours aussi pure dans ce contexte précis qu'au jour de ma naissance.

-Oui laquelle mon enfant ?

-Qui va s'occuper de ma transformation ?

Il sourit sincèrement je crois qu'il attendait que je lui pose cette question.

-C'est moi qui vais me charger de toi personnellement.

Et là je vis la tête de toutes les personnes présente se tourner vers lui, étonnées, des visages exprimant l'incrédulité.

-Toi ? demanda intrigué celui que je pensai être Marcus.

-Oui je veux me charger personnellement de cette jeune demoiselle, son potentiel est tellement impressionnant que je ne pourrais tolérer qu'elle ne devienne pas l'une des nôtres par un manque de contrôle d'un de nos formateurs. Et tu sais que cela arrive plus souvent qu'à son tour.

Il se tourna vers Démétri.

-Je crois que tu vas devoir contacter Heidi, qu'elle reparte en chasse pour Bella, je veux que tout sois parfait, pour quand elle se réveillera.

-Euh... commençai-je.

Toutes les têtes se tournèrent vers moi de concert, je me sentais mal à l'aise, surtout face à ces regards interrogateurs, enfin tous sauf un. J'étais presque sûre qu'il savait parfaitement ce que je m'apprêtai à dévoiler. Il avait le regard triste et résigné je me rendais compte qu'il ne partageait pas mon avis, bien qu'il ne m'en avait pas parlé. J'espérai qu'il me respectait assez pour passer au dessus de mon régime, tout comme moi je passai au dessus du sien, par respect, par amour.

-Excusez-moi, mais je voulais aborder un sujet avec vous, concernant ce fait, j'essayai de paraître calme, résolue et surtout déterminée face à ma résolution, car j'avais le pressentiment que ma position n'allait pas être accueilli avec entrain.

-Et lequel ? demanda Caïus un peu sèchement.

Je me raidis devant la dureté de son intonation. Je n'avais pas le choix c'était le moment où jamais.

-Je ne veux pas me nourrir de sang humain.

-Et puis quoi encore ! hurla Caïus.

Je me reculai jusqu'au fond de mon siège, de peur qu'il me saute dessus à l'instant, sa rage transpirait par tous les pores de sa peau.

Après quelque sifflements rageur venant de Jane et Démétri. Aro leva la main pour imposer le silence, je n'en menais pas large, j'étais même au bord de l'évanouissement, mais il fallait que je résiste. Je regardai Alec pour essayer de me donner un peu de courage, de puiser en lui la force nécessaire pour ne pas flancher, mais il avait le regard baissé. Je savais qu'il fallait que je m'affirme seule, mais quelque part cela me faisait mal. J'aurai aimé qu'Alec me soit d'un soutient inébranlable, mais pour ce sujet précis je devais me battre seule et cela me déchira le cœur. Je comprenais sa position, mais je ne pouvais pas concevoir l'idée de devoir tuer un innocent juste pour m'abreuver de son sang, ce n'était pas possible, j'étais bien trop réceptive à l'humanité pour cela.

Aro me détaillait, un regard indéchiffrable, et bizarrement je préférais nettement ce regard là, à la mine réjouit qu'il me servait depuis que j'étais entrée.

Après un silence interminable et surtout très inconfortable, il prit enfin la parole.

-Je vois que mon ami Carlisle a réussi à t'endoctriner avec ses convictions particulières. Mais sache mon enfant que nous divergeons d'opinion concernant ce précepte de vie qu'il s'impose à lui ainsi qu'à sa famille.

-Permettez-moi de vous détromper Aro, répondis-je quelque peu énervée du ton enfantin avec lequel il me parlait, et surtout je voulais l'éloigner du sujet sensible que représentait les Cullen, pour lui.

-Nous sommes tes MAITRES. Tu nous dois le respect insolente, hurla Caïus.

C'était indéniable, il ne m'aimait pas, et moi encore moins. Et bien que j'avais pris un ton sûr à la limite de l'assurance que je n'avais pas, j'étais totalement terrifiée par lui. J'essayai vainement de garder le contrôle de mes émotions pour éviter un débordement de larmes qui n'aurait fait que me dévaloriser encore plus. Il fallait que je garde le contrôle de mon corps, mais malgré tout, mon cœur lui comme toujours me trahissait en cognant durement contre ma poitrine. Affichant de façon audible la peur qui m'affligeait à toutes les oreilles vampiriques présentes. Je ne regardai pas Alec je ne pouvais pas me montrer faible.

Je me rappelai cependant ce qu'Alice m'avait révélé, je deviendrai végétarienne, ce ne serait pas facile mais je le deviendrai. C'est dans cette conviction que je puisai ma détermination. Prise d'un courage que je ne me connaissais pas et surtout forte de connaître ce point précis de mon avenir, je relevais les yeux déterminée et sûre de moi, malgré la peur qu'ils m'inspiraient, et je m'engageai dans la lutte verbal que Caïus m'imposa.

-Je ne vous appellerai ''Maîtres'' que le jour où je pourrais avoir le régime alimentaire que je souhaite. Je ne désire pas l'immortalité, je l'accepte qu'à la seule condition, que je sois végétarienne comme je souhaite.

Il se leva en hurlant.

-COMMENT OSES-TU T'ADRESSER À MOI SUR CE TON MEPRISABLE PETITE HUMAINE!

Je tentai de prendre un air serein, bien que cela fusse réduit à néant, de par les tremblements incessants de mon corps. Mais j'avais un atout dans ma manche et je comptai bien m'en servir.

-Allons, allons, Caïus. Calme-toi, nous pouvons parfaitement régler ce petit diffèrent dans le calme et en discutant, il avait une voix calme sereine, limite amusée par mon audace.

-Vas-tu tolérer ce manque de respect et son insolence ? lui rétorqua-t-il incrédule.

-Elle ne connait encore pas nos règles nous pouvons aisément lui pardonner ce petit écart.

Comme je le pensai Aro était le régent suprême de ce trio monarchique vampirique. Et c'est lui que je devais amadouer.

Je ne me serai jamais cru capable d'être ce genre de manipulatrice audacieuse, et surtout je n'avais jamais pensé que je pourrais un jour avoir à requérir à ce genre de stratagème pour pouvoir rester moi même, enfin ce qui se rapproche le plus du moi même que je connaissais. Car j'en avais conscience j'étais en train de métamorphoser en tout cas métaphoriquement pour l'instant. Je n'étais plus la jeune fille timide et ingénue que j'avais été avant de quitter l'Arizona. Freud appellerait sans doute cela, l'instinct de survit.

Il se tourna vers les gardes.

-Alec ton goût pour la gente féminine est assurément bien avisé. Belle, charismatique et avec un caractère délicieux, je ne pouvais rêver mieux pour toi fils.

Je vis Alec répondre avec un sourire gêné tandis que sa sœur affichait une grimace de dégoût, Démétri lui était toujours choqué par mon comportement. Je détournais mon regard pour le poser de nouveau sur Aro, il fallait que je le séduise, pas amoureusement non, mais il me fallait l'avoir de mon côté, avoir ses faveurs. Et pour ça j'allais utiliser sa principal faiblesse, ''sa convoitise''. Je ne portai plus d'attention à Caïus qui avait fini par se rassoir dans son fauteuil en fulminant contre moi des mots que je ne préfèrerai pas répéter.

-C'est à moi que revient la chance qu'il ait daigné poser ses yeux sur moi. Sans ça je n'aurais pas eu la chance de pouvoir l'aimer et surtout de connaître mon avenir parmi vous.

Comme je le pensais je réussis à capter toute leur attention.

-Comment peux-tu connaître ton avenir parmi nous ? cracha Caïus avec un mépris non dissimulé.

Je lui souris et retournai mon sourire à Aro.

-Je suppose que vous connaissez Alice Cullen et son don ? je vis les yeux d'Aro pétiller au nom de mon amie.

-Bien sûr, répondit-il visiblement ravi.

-Et bien peu de temps avant que nous ne partions, elle est venue me détailler une de ses visions me concernant, et vous concernant aussi par le fait.

Je tournai mes yeux vers Alec, et ce que je vis à travers eux me fit mal au cœur, il avait dû faire le rapprochement avec le moment où j'étais restée seule avec Alice. Et vu le regard dédaigneux où peut-être de dégout, je voyais qu'il n'appréciait pas que je lui aie caché cette vision, et surtout la manipulation que j'exerçai avec. Je n'avais pas besoin de lire les pensées pour le savoir, c'est comme si j'étais liée directement à elles. Je m'excusai du regard, mais je me rendai compte que cela ne suffirait pas, il détourna sa tête, mon cœur se déchira, mais il ne fallait pas que je perde de vue mon objectif, j'espérai pouvoir régler ce problème un peu plus tard.

-Donc ? demanda Aro en me sortant de mes pensées concernant Alec. Ce fut exactement ce qu'il me fallait pour reprendre constance.

-Donc elle m'a informé de certains faits que vous apprécierez sûrement, concernant le don que je vais avoir, enfin que j'ai déjà.

-Comme c'est fabuleux, elle est remarquable cette petite Cullen, je souhaite qu'un jour elle prenne en considération ma proposition, me fit-il plein d'entrain.

Je lui retournais son sourire. Décidément je ne me connaissais vraiment pas comme ça. Comme si deux Bella à l'opposée l'une de l'autre cohabitaient dans mon seul corps. Peut-être étais-je bipolaire ? Moi qui avais toujours été calme, posée, réfléchie et surtout timide à des degrés extrêmes. Je me trouvais en train d'essayer de manipuler un vampire, et apparemment je n'étais pas trop mauvaise, vu qu'il allait exactement dans la direction où je le menais. C'était très certainement le fait de me trouver ici, au milieu de gens que je n'aimai pas, pour obtenir ce que je souhaitai enfin ce que je pouvais encore espérer. Je n'avais plus de conscience à présent, enfin tant que cela n'allait pas contre mes convictions personnelles.

-J'en conviens, elle a un pouvoir fabuleux. Elle m'a donc fait part de ce que serait mon don, et de ce que je pouvais vous apporter.

-J'aimerai vraiment connaître son point de vue ? demanda-t-il pressé.

-Elle m'a dit que je serais un puissant... bouclier psychique ? tentai-je comme si j'étais aussi naïve que je l'avais été ou aussi crédule que je le laissais paraître.

Les regards d'Aro et Caïus se sont allumés à l'évocation de cette phrase que je savais importante dans sa révélation pour mon avenir et celui d'Alec, enfin j'espérai qu'il me reste un avenir avec lui, vu qu'il ne m'avait toujours pas regardé.

-Formidable ! s'écria Aro, ce qui me fit sourire car son attitude n'était pas sans me rappeler celle de mon amie, autant enthousiastes l'un que l'autre.

-Et pourquoi devrons-nous te croire, après tout c'est une Cullen qui t'a révélé cela, et je ne pense pas qu'ils soient digne d'intérêt, et encore moins de confiance. Enfin pas tous, il y a bien une exception et quel gâchis d'ailleurs, il avait murmuré cette dernière phrase, comme on murmure un souhait.

-Voyons Caïus, bien que je partage ton avis concernant la gabegie que représente leur mode d'alimentation, je pense qu'il est de notoriété publique, que la jeune Cullen et ses visions sont dignes de confiance, puis il se tourna vers Alec. Peux-tu nous répéter ce que t'a confié Eleazar Alec ?

Mon amoureux fit un pas en avant.

-Il a dit qu'il n'avait que très rarement rencontré une telle puissance de pouvoir à l'état humain, il me regarda avec attention et j'y décelai une froideur particulièrement dérangeante, puis il continua. Il a dit que la seule fois où il avait rencontré cette sensation c'était quant ils nous avait recruté Jane et moi.

-Voilà qui est prometteur, fit Aro.

-Si Eleazar le dit, je ne peux assurément pas démentir son jugement. Néanmoins cela ne remet pas en cause notre position concernant notre alimentation.

-Sans que vous vous méprenez sur mes intentions, je n'ai nullement l'intention de convertir qui que ce soit. Ce choix m'est personnelle. Pouvez-vous m'expliquer pour quelle raison vous vous opposez à mon choix alimentaire ?

-C'est contre nature tout simplement, et le sang animal rend faible, répliqua-t-il comme si sa répartie était sans faille.

-Donc pour vous je ne dois pas me nourrir de sang animal parce que je serai plus faible que les autres gardes.

-C'est exactement cela, me répondit Aro content que je comprenne leur position.

-Oh ! fut la seule réponse que je leur offrit. Pensant que je m'étais rangée à leur avis ils me sourirent fiers d'eux, et de la partie qu'ils croyaient gagner.

-Mais si vous me permettez de comprendre, je vais être un bouclier, donc je n'attaquerai, pas je ne suis là que pour la défense ?

-Oui, me fit Aro moins sûr de lui.

-Alors pourquoi devrais-je me montrer sanguinaire, vu que ses rôles sont attribués aux guerriers. En l'occurrence je ne pense pas être aussi douée que mes futures congénères dans cet exercice.

Aro éclata de rire, sous le regard médusé de Marcus que j'avais à peine remarqué, et surtout je n'avais encore pas entendu le son de sa voix. J'avais au moins eu le mérite d'attiser un regard direct de sa part. Par contre Caïus lui bouillonnait de rage face à mon insolence comme il aimait l'appeler.

-On peut dire que tu as l'esprit aussi vif que déterminer pour une humaine. Tu vas être un vampire grandement intéressante Bella, s'amusa Aro.

-Très horripilante oui, rétorqua Caïus.

-À mon tour j'aimerai connaître la raison pour laquelle tu ne veux pas t'adapter à notre régime légitime ? me demanda Aro curieux.

-C'est que... que... je ne peux pas me faire à l'idée que je doive tuer des humains pour me nourrir, bafouillai-je avant de poursuivre plus assurément. Et je trouve que le sang animal est une alternative salutaire. En tout cas c'est ce qui se rapproche le plus de mes convictions personnelles.

Je les voyais méditer sur mon état d'esprit qui devait certainement leur paraître simplet, mais je m'étais avérée honnête.

-Je ne vois pas pourquoi nous n'accédons pas favorablement à sa requête, souligna Marcus, d'une voix blasé. Tout ce que nous lui demandons c'est d'être rigoureuse dans son travail si elle veut se compliquer la vie toute seule c'est son problème tant que les règles sont observées.

Il avait réellement l'air de s'ennuyer, et apparemment voulait en finir rapidement avec cette discussion qui le lassait plus que de raison.

Je lui fis un sourire reconnaissant, il me répondit avec un signe de tête courtois.

Je regardais Caïus attendant qu'il reparte à l'assaut, mais il fixait Marcus la mâchoire décrochée, ce qui me surprit d'ailleurs. En regardant bien c'était la réaction d'à peu près tout le monde présent dans cette pièce hormis Aro qui ne se départît pas du regard qu'il posait sur moi, se délectant véritablement de cette conversation.

C'est d'ailleurs lui qui ramena tout le monde sur Terre.

-Je crois que Bella a le don d'attraction en plus de celui de bouclier.

Je le regardais intriguée, il me sourit de plus bel, d'un sourire bienveillant.

-Bien, vu que nous sommes majoritaires nous t'autorisons à te nourrir selon ta convenance.

-Je vous remercie ''Maîtres'', j'insistai bien sur le dernier mots pour leur signifier que je n'étais pas ingrate et qu'un marché était un marché.

-Oh non je t'en prie Bella, j'aimerai que tu me considères comme un ami, voire un père plus qu'un maître, et je souhaiterai que tu continues à m'appeler par mon nom. Bien rare sont les personnes qui arrivent à me surprendre et je dois avouer que de par ce fait je n'ai pas beaucoup d'amis proches.

Je lui étais reconnaissante d'une telle estime malgré le fait que je reste sur mes gardes le concernant. Et finis par lui répondre.

-Je vous remercie Aro, il était véritablement aux Anges, tout comme moi mais pour des raisons bien différentes toutefois.

-En ce qui me concerne tu en resteras au ''Maître'', rétorqua Caïus avec toujours autant de dédain.

-Comme vous le souhaitez maître.

J'essayai de garder un ton neutre, et à l'avenir il faudra que je me fasse violence pour ne pas lui manquer de respect et ne pas lui répondre avec insolence, car j'ai dans l'idée qu'il ne me ménagera pas.

Je tournais la tête vers Marcus, pour qui j'avais beaucoup de respect, et je ne sais pas d'où cela me venait, mais je sentais qu'il n'était pas aussi rébarbatif qu'il ne le laissait paraître.

-Pour moi ce sera maître aussi.

Je lui fis mon sourire le plus sincère et le remerciais.

-Oui maître, puis j'ajoutai à lui tout particulièrement. J'apprécie votre courtoisie.

Et j'étais véritablement sincère. Il me répondit d'un autre signe de tête. C'est alors que mon estomac se mit à faire des bruits assez gênant surtout en présences de personnes avec une ouïe aussi développées. Mes joues devinrent rouges et tandis qu'Aro et Démétri partirent dans un éclat de rire sonore. J'étais véritablement embarrassée, mais à ma décharge mon dernier repas remontait à la veille de mon départ de chez les Cullen.

-Je crois que nous allons te laisser te sustenter, m'informa Aro. Si tu as le moindre problème n'hésite pas à venir nous trouver, et je le vis tourner la tête vers Marcus, il acquiesça sans paroles.

Sur ce mouvement de tête il me fit signe de partir en agitant le bras comme s'il chassait une mouche agaçante. Je me levais et remerciais encore une fois tout le monde sans oublier d'incorporer un Maître pour Caïus et Marcus. Puis je sortis à la suite des trois gardes qui avaient assistés à tout l'échange.

Une fois sortis du bureau, je suivais en silence, le groupe sous un sourire blagueur de Démétri qui se tenait à mes côtés. Alec me précédait et restait devant à côté de sa sœur. Je jetais un coup d'œil interrogateur au vampire blond qui haussa les épaules me signifiant qu'il ne comprenait pas plus que moi la réaction de son ami. Je me renfrognai, il m'en voulait toujours de lui avoir caché la révélation d'Alice, et j'allai avoir du mal à me dépêtrer de cette situation. Mais il était sacrément mal placé il ne m'avait pas parler non plus de son petit entretient avec Eleazar, et je lui en tenais pas rigueur. Nous débarquâmes dans une grande cuisine, qui ironiquement ne devait pas servir beaucoup. Nous prîmes place sur les tabourets attenant au comptoir qui s'y trouvait sans un mot. En fait cette pièce ressemblait plus à une cafétéria industriel qu'à une simple cuisine, avec bien entendu tout le matériel pro qu'elle devait contenir. Après une confirmation tacite de Jane et Alec qu'ils n'avaient nullement l'intention de combler le silence avec une conversation, Démétri se leva et se dirigea vers le réfrigérateur.

-Que veux tu manger Bella ?

-J'en sais rien moi, un jaguar devrait me suffire, ou une vache si tu n'as pas de jaguar, tentai-je de plaisanter.

Il rigola à ma blague et il fut malheureusement le seul. Je regardais Alec, ne voulant toujours pas poser les yeux sur moi. Je soufflai d'agacement, je me levai pour aller voir ce que je pouvais manger vite fait.

Contrairement à ce que je pouvais m'attendre dans une demeure rempli de vampires, le frigo était bien fourni, et j'avais l'embarra du choix. Je pris donc des œufs, du jambon et du fromage pour une omelette garni. Démétri se recula content de ne pas jouer au cuisinier et retourna s'assoir près de ses acolytes, qui me tapaient légèrement sur les nerfs. Je me rendais compte que j'avais beaucoup de mal à garder mon self contrôle par rapport au comportement d'Alec qui m'ignorait superbement. Sa sœur honnêtement je m'en foutais royalement. Mais Alec me blessait, et je voulais lui montrer que je pouvais moi aussi entrer dans son petit jeu.

-Vous êtes obligés de rester ? demandai-je à Démétri.

-Non si tu veux que je m'en aille je pars, me fait-il en se relevant.

-Non non Démétri toi tu peux rester, en fait j'aimerai que tu restes avec moi, par contre si les deux muets veulent partir ça ne me dérangerait pas, lançai-je acerbe.

Je vis un sourire conspirateur sur le visage de Démétri pendant qu'Alec posa enfin ses yeux sur moi.

Mais c'est sa sœur qui prit la parole.

-La princesse de Volterra a parlé, nous sommes congédiés Alec. Même toi tu ne fais pas le poids devant son futur rang . Répliqua Jane acide.

Elle avait le don de révéler les penchants les plus mauvais que j'avais en moi. Et c'est avec cet état d'esprit que je lui répondis.

-Je n'ai pas pour habitude de me prendre pour ce que je ne suis pas, et encore moins forcer les gens à rester avec moi alors qu'ils ne le veulent visiblement pas.

-Ah bon et explique-moi alors ta petite démonstration dans le bureau des maîtres. Tu vas me dire que c'est dans ton caractère d'user de la manipulation pour arriver à tes fins. Si c'est ça tu devrais peut-être te méfier Alec, dit-elle en se tournant vers son frère.

-Je pensais avoir été clair dans mes propos. J'ai des principes et j'y tiens, et puis si cela ne vous plaît pas ce n'est pas mon problème, j'insistai bien sur le vous. Et je suis désolée que tu aies été obligée de me présenter tes excuses, et si cela n'avait tenu qu'à moi je ne t'aurai certainement pas laissé te déshonorer de la sorte.

-Ben, peut-être aurais-tu pu intervenir plus tôt vu que tu appelles le maître par son nom, je suppose que ton opinion aurait prévalu sur nos règles.

-Que me reproches-tu au juste ? Viens en aux faits Jane on gagnera du temps.

-Je te reproche ta condescendance envers nos maîtres. Tu n'aurais jamais dû leur manquer de respect comme tu l'as fait. Tu n'aurais jamais dû mettre Alec et moi en porte à faux devant eux.

-Jane je crois que tu exagères, les maîtres eux-mêmes lui ont donné leurs avals, Démétri avait prit mon parti, peut-être n'était-il pas si mauvais que je l'avais pensé. De toute façon c'était mon seul allié face à Jane, vu qu'Alec restait aussi impassible que s'il avait été seul dans la pièce, je n'avais pas le choix.

-Non mais ça n'est pas possible, pas toi aussi ? Mais qu'est-ce quelle a cette humaine à tous vous retourner la tête?

-Écoute Jane nous savons parfaitement pourquoi tu lui en veux, elle n'y est pour rien tout comme nous d'ailleurs alors va te clamer ailleurs, trancha sèchement Démétri mettant fin à la conversation.

Elle se leva, mais avant de partir elle regarda Démétri avec un sourire perfide, dans la seconde qui suivit Démétri se tordait de douleur sur le sol. Je me précipitai sur lui en incendiant Jane, ce qui eut pour effet d'accroître les hurlements de douleur du vampire blond. Je me plaçai face à Jane devant Démétri, consciente que son pouvoir ne pouvais rien contre moi, par contre je n'étais pas sûre qu'elle ne se résigne pas à utiliser ses mains. Les hurlements de mon allié ne s'arrêtèrent pas mais baissèrent d'intensité. Je ne pouvais apparemment pas le protéger mais je pouvais atténuer l'effet de Jane. Je regardais furieusement Alec pour qu'il se bouge et calme sa sœur, qu'il fasse quelque chose. Quand il la vit s'avancer vers moi il se décida à l'attraper par le bras et l'entraîner à l'extérieur de la pièce, faisant cesser par l'occasion définitivement les plaintes de Démétri.

Je me retournais vers lui il s'était déjà relevé. Je n'étais pas vraiment courageuse et en fait j'avais agit par instinct, mais maintenant qu'elle n'était plus dans la pièce je me demandais si je ne venais pas ouvertement de déclarer la guerre à Jane. En tout cas il faudra que je fasse attention car autant son frère avait un pouvoir attractif sur moi, autant sa sœur était un véritable répulsif. Mais le pire de tout c'est qu'elle arrivait à faire sortir de moi le plus primitif de mes instincts, la colère.

-Ça va ? demandai-je inquiète.

-Oui ça peut aller, et puis c'est pas comme si je ne savais pas ce que ça fait. En tout cas tu es bien pratique et tu le seras encore plus quand tu seras un vampire. Je crois qu'on va rester copain tous les deux, comme ça fini pour moi la tortue à la Jane. Je lui souris.

-Pourquoi est-ce qu'elle m'en veut comme ça je lui ai rien fait, enfin je crois.

-C'est de la jalousie.

-Pardon ? ironisai-je à mon tour. Il devait avoir perdu quelques neurones après le passage de Jane.

-Je pense que tu ne te rends pas compte de ce qui c'est passé dans le bureau tout à l'heure. Alors je vais te résumer comment nous, nous avons perçu cette entrevue.

Je m'installai devant une assiette et commençai à manger mon omelette qui était un peu trop cuite et surtout sans garniture, je n'avais plus envie de manger je le faisais juste par besoin.

-Déjà pour commencer sache que ce soit les jumeaux ou moi nous sommes ici depuis plusieurs décennies, voir même siècles en ce qui concerne les jumeaux. Nous n'avons jamais vu un garde quel qu'il soit, négocier avec les maîtres et encore moins êtres intimes avec eux, ça ne c'est jamais vu. Et toi tu arrives petite humaine, tu t'assois avec eux tu discutes d'égal à égal, tu obtiens ce que tu souhaites, et tu les appelles par leur nom comme si vous étiez des amis de longues dates. Et tout ça devant Jane qui a un gros béguin pour Aro depuis le jour où elle a posé les pieds dans ce lieux.

-Je n'y suis pour rien enfin hormis ce qui concerne ma future alimentation, mais sinon je n'ai ni souhaiter, ni voulu un rapport plus personnelle avec eux.

-Sauf que tu leur plaît et je t'assure que le fait d'avoir Aro dans sa poche si tu permets l'expression est un exploit en soi. En plus qu'il s'occupe personnellement de ta transformation, veut dire qu'il te place au rang de fille enfin c'est imagé mais c'est plus ou moins ce que tu seras pour lui. Mais dans le même coup réussir à t'approprier la sympathie et la protection de Marcus c'est carrément un miracle. On peut même dire que cela n'est jamais arrivé.

J'étais flattée d'apprendre que Marcus avait été sincère avec moi.

-J'aime beaucoup Marcus, c'est bizarre mais je me sens bien en sa présence.

Il me regardait comme si je venais d'une autre planète.

-Quoi ? lui demandai-je.

-Je crois qu'Aro a raison tu dois avoir un autre pouvoir c'est pas possible autrement.

-Pourquoi tu dis ça ?

-Dans ce château il n'y a que trois vampires qui ne veulent pas s'attacher, et qui font vraiment tout pour ne pas qu'on les approche. Le premier étant Caïus, mais sans vouloir t'offenser celui-ci tu ne l'embobineras pas comme les deux autres, le second c'est Marcus, et tu arrives à sympathiser avec lui en une heure, alors que d'autres tentent encore après plusieurs siècles. Et le dernier et non des moindres c'est notre Alec national, et vu dans la posture où je vous ai trouvé tous les deux, ça m'a l'air plutôt sérieux, me taquina-t-il, avec un regard concupiscent.

Je savais que mes joues avaient une teinte plus écarlate qu'à l'accoutumée, en repensant à la scène à laquelle il faisait référence, et cela l'amusa d'autant plus. Puis je repensais à son attitude désobligeante qu'il avait eu à mon égard lorsque nous sommes sorties du bureau des maîtres, et sa façon de m'ignorer alors qu'il se trouvait juste à côté de moi dans la cuisine.

-Je pense que pour Alec les choses vont redevenir ce quelles étaient rapidement, soufflai-je dépitée.

-Pourquoi dis-tu ça ?

-Tu as vu son attitude quand on est sortis de la réunion, et le fait qu'il m'ait ignoré ici tout à l'heure. Il ne t'a même pas aider alors que sa sœur te faisait souffrir.

-Il a l'habitude c'est pas nouveau entre Jane et Moi c'est je t'aime moi non plus avec elle, rigola-t-il. Quand à son comportement par rapport à toi il faut juste lui laisser du temps. Il n'a pas l'habitude, il a toujours été seul et il ne sait pas forcément ni quoi dire, ni quoi faire.

-Sauf que son comportement est un peu exagéré, même si je ne lui ai pas tout dit je ne mérite certainement pas qu'il m'ignore de la sorte. Et je n'aime pas son tempérament lunatique, cinq minutes ça va, les cinq suivantes je fais la tête, ça m'agace j'y peux rien.

-Détends-toi jeune harpie, j'y suis pour rien moi.

Levant les mains comme pour se protéger. Pfff.. Comme s'il en avait besoin face à moi.

J'arquai un sourcil comme j'avais vu Jasper le faire.

-Harpie ? repris-je.

-Ben vu la témérité dont tu as fait preuve que ce soit face à moi, à Caïus, ou encore à Jane, c'est véritablement mérité, s'esclaffa-t-il.

-Il faut dire que vous l'aviez tous chercher quand même.

Je me levai pour laver mon assiette vide, laissant un silence agréable entre nous.

Qu'il rompit rapidement, apparemment il n'était pas du genre à aimer les moments de solitudes.

-Tu étais sérieuse pour le sang d'animal ?

-Oui très sérieuse, je ne peux pas m'imaginer tuer un innocent pour me nourrir c'est plus fort que moi je peux pas.

-Tu sais que c'est plus facile que tu le penses, cela se fait tout seul c'est instinctif.

Je me tournais pour lui faire face.

-Oui c'est ce que j'ai cru comprendre, mais j'ai une conscience qui me tourmentera jusqu'à la fin de mes jours si je m'éloigne de ce que je suis. Et si je ne me respecte pas comment veux-tu qu'on me respect.

-Tu sais aussi qu'Alec se nourrie de façon classique.

-Oui je le sais, et tout comme je souhaite qu'il passe au dessus de mes choix je passe au dessus des siens.

-Ce n'est pas un peu hypocrite comme raisonnement ? Tu ne veux pas tuer, mais tu acceptes que ton homme le fasse.

-Je n'accepte pas c'est là, la nuance. Je le tolère parce que comme je ne veux pas qu'on m'impose un système qui ne me convient pas, je ne l'imposerai pas non plus dans l'autre sens. Même si je suis persuadée du bienfondé de ma position.

-Oui je comprends, bien que pour moi ce soit écœurant je te comprends. Mais quel âge as-tu s'il te plaît ? rit-il.

Je ris avec lui puis en prenant la direction de la sortie.

-Démétri ?

-Oui.

-Tu n'es pas si mal que tu en as l'air, tout compte fait.

-Parce que tu en doutais ? s'amusa t-il.

-Si j'étais restée sur la première impression oui j'en aurais douté, je pense même que j'aurai encore la trouille que tu veuilles me boire, ou pire me violer, le narguai-je.

-Tu as vu dans quelle tenue tu m'as reçu aussi, comment veux-tu qu'un être normalement constitué ne te fasse pas des avances.

-Je ne t'ai pas inviter et qui plus est, j'étais tout de même dans ma chambre, et tu appelles des avances le comportement que tu as eu. Il va falloir que je m'occupe personnellement de ton éducation concernant la gente féminine, plaisantai-je.

-Jusqu'à présent elles ne se sont jamais plaintes, ripostât-il.

-Parce qu'elles sont toujours en vie ?

-Bella les humaines ne sont pour moi que de la nourriture, enfin toute sauf toi. Me fit il avec un clin d'oeil.

-C'est déjà un bon commencement, et ça confirme ton manque de savoir faire aussi.

Nous rigolâmes quand nous arrivâmes dans la chambre d'Alec. Il était assis sur un fauteuil un casque audio sur les oreilles, bien qu'il nous ait vu ou au moins senti arriver à défaut de l'avoir entendu, vu le volume assourdissant de son casque. Il ne leva ni les yeux, ni la tête. Nous nous regardâmes incrédule, avec Démétri. Je commençai sérieusement à en avoir ras le bol de son humeur, il allait devoir s'expliquer et vite.

Je m'avançai à pas décidés et me plantai devant lui, attendant un signe quelconque. Rien ne vint, je n'ai pas beaucoup de patience en temps normal, mais lorsque je suis énervée, elle est réduite de moitié. J'avançai mes mains pour lui retirer son casque, et le forcer à avoir une conversation. Mais il repoussa mes mains avant qu'elles ne touchent ses écouteurs, j'étais blessée, pire que ça j'étais vexée. Je me retournai vers Démétri.

-Je crois que je ne suis plus la bienvenue. Peux-tu s'il te plaît me reconduire dans la chambre que l'on m'avait attribuée ?

Il consentit à ma demande d'un hochement de tête, tout en fixant son ami. Il eut droit au même comportement infantile que moi. J'allai dans le dressing et pris mes affaires.

Sans plus un regard je me dirigeai vers la porte et la franchis sans me retourner, ayant un minimum d'espoir qu'il réagisse. Mais non, Alec Volturi était très obstiné, et bien dans ce cas je le serai aussi.

Je sentis la main du vampire blond dans mon dos, il lui dit quand même en sortant.

-Tu fais n'importe quoi Alec, réfléchis bien.

Cette phrase me fit mal car il avait interprété le comportement de son ami de la même façon que je l'avais interprété moi même. Cela voulait dire qu'il me quittait sans un mot, sans explications, comme le font les gosses de quinze ans dans la cours du collège.

J'avais les larmes aux yeux, comment pouvait-il me faire ça ? À moins qu'il avait tout manigancé depuis le début pour m'embobiner, pour se faciliter la vie et m'emmener ici sans la contrainte d'avoir à me maîtriser à tout bout de champs. Et dire que j'avais affronter ses maîtres, renoncé à ma vie avec les miens, pour lui, pour nous. J'avais éloigné mon gros nounours et les Cullen en général parce que soit disant il était jaloux, et pour nous faciliter la vie. C'était surtout pour ne pas que je m'accroche à eux et que je décide de rester avant que je n'aie vu ses maîtres. Mais quelle idiote j'étais.

Nous arrivâmes dans ma chambre, la porte avait été réparée, et heureusement car je ne m'en souvenais plus et j'aurais été mal à l'aise de devoir dormir, et surtout pleurer à la vue de tous. J'entrai suivie de Démétri qui pour ma plus grande surprise était resté silencieux durant tout le parcours.

-Si tu as quelques choses à faire tu peux y aller, je te remercie Démétri.

-Si tu n'y vois pas d'inconvénient je vais rester avec toi.

-Tu es sûr ? Je ne vais pas être de bonne compagnie tu sais.

-Je m'en doute, mais pour faire simple, tu es dans un château rempli de vampire. Alors je me propose pour être ton body-guard ce soir, déclama-t-il en se frappant la poitrine avec un seul point comme le ferait un gorille.

Je lui souris, je pense que je pourrai m'en faire un ami tout compte fait, derrière ses aspects mystificateur se trouvait un être capable de compassion, mais je pense qu'il n'appréciera pas que je le remarque ouvertement.

-Bien c'est comme tu veux tant que tu ne me sautes pas dessus dans mon sommeil, raillai-je.

-Tu sais ce qu'on dit, on soigne le mal par le mal. Je veux bien me dévouer, si c'est pour ton bien, un sourire taquin sur le visage.

-Oh je ne pourrais jamais t'obliger à faire quelque chose qui t'abaisserait au niveau d'une simple humaine, et puis on ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas jouer avec la nourriture, m'amusai-je à mon tour contente de ma petite répartie.

-Touché, c'est pas grave j'attendrais ta transformation, dit-il avec un clin d'œil.

Il était agréable, capable de m'aérer l'esprit et de me faire sourire rien qu'en ouvrant la bouche. Il était rafraîchissant.

-En attendant et vu l'heure je vais aller me coucher.

Je me dirigeai dans la salle de bain pour me préparer pour la nuit, enfin ce qu'il en restait. Une fois à l'abri de son regard, je repensai à Alec et son comportement détestable. J'avais mal au cœur comme s'il me l'avait arraché à main nu. Je repensais à tous les bons moments que nous avions eu, tout n'était qu'illusion et cela m'était douloureux. Comment pouvait-on être aussi corrompu ? Comment pouvait-il avoir ce genre de comportement sans regrets, sans amertumes, sans remords ? Les larmes revinrent de plus belle. J'étais anéantie, j'avais tout abandonné de mon plein gré pour rien, il m'abandonnait pire que tout il ne m'avait jamais aimé. Et maintenant que je m'étais entretenue avec les maîtres il pouvait retrouver son comportement originel, il n'avait plus à feindre l'affection. Il était vraiment très bon acteur je ne m'étais doutée de rien, je l'avais cru. Comme si un être comme lui pouvait être intéressé par moi, petite humaine méprisable avait dit Caïus, apparemment son avis était partagé. Je sanglotai à chaudes larmes en position fœtal sur le sol de la salle de bain, quand la porte s'ouvrit sur mon vampire blond qui paraissait perdu, je voyais bien qu'il voulait m'aider mais il ne savait pas comment faire. Il n'avait pas l'habitude de réconforter les petites humaines, j'aurais presque souris si je n'avais été autant touchée par la consternante vérité m'entaillant le cœur.

Il s'approcha doucement de moi et tendit les bras pour me prendre par les épaules, je n'arrivai pas à calmer les spasmes violents qui me secouaient. Je me collai tout contre lui pour avoir le réconfort qui m'était nécessaire, et qu'il voulait bien m'accorder. Il me porta dans ses bras telle une mariée, et bien que je n'étais qu'en tee-shirt, cela ne me dérangea pas. Il n'était pas dans sa phase ''Casanova'', et j'avais moi d'autres soucis en tête. Il me déposa sur ses genoux alors que lui même s'asseyait sur le lit, et me caressa le dos, un geste simple mais très réconfortant. Il ne dit rien et moi non plus en dehors de mes pleurs, les seuls sons qui sortaient de mon corps. Je commençai doucement à me calmer après un temps indéfinissable, je n'aurai jamais pensé que Démétri était doté de tant de patience. Je commençai à fatiguer, il me coucha et voulu repartir sur le fauteuil me veillant tel un gentlemen.

-Reste près de moi s'il te plaît j'ai peur de craquer si je me sens seule.

Il me regarda un moment cherchant certainement la meilleur option possible. Puis voyant que mes pleurs ne s'arrêtaient pas il vint s'allonger près de moi, je me calai contre lui et me sentis en sécurité, à défaut d'être bien, c'était un bon compromis enfin je crois. Je n'osai lui avouer que si je ne sentais pas la présence froide d'un corps près du miens j'étais incapable de fermer l'œil. Alec restait toute les nuits allongé à mes côtés, sauf les moments où il partait chasser, c'est d'ailleurs à cause de ces moments que je m'étais rendue compte que je ne pouvais pas m'endormir sans sa présence. Me sentais-je coupable ? Non, pas le moindre remord ne me traversait, parce que d'une part j'étais physiquement et moralement épuisée, et d'autre part parce que j'avais besoin de faire une pause avec toutes les émotions et tous les évènements que je venais de traverser, donc j'avais besoin de dormir.

Je finis par m'endormir et ma nuit fut assez agitée, je crois que j'ai fait plusieurs cauchemars d'affiliés bien que je ne m'en souvienne plus vraiment, il me restait quelques bribes. J'avais rêvé d'Alice, d'Aro, d'Edward, de Démétri et aussi d'Emmett, enfin de beaucoup de vampires que je côtoyais ces derniers temps. D'ailleurs si je réalise bien je n'avais plus d'humain dans mon entourage, ce qui n'est pas plus mal aux vues de mes fréquentations et de mon futur statut. Quand j'ouvris les yeux il faisait grand soleil, mais surtout le vampire blond n'était plus couché près de moi, il me regardait de son fauteuil attendant que je me sauve où que je crie je ne sais pas, en tout cas il ne souriait pas. Peut-être en avait-il ras le bol de moi.

Je me redressai toujours en le fixant. Je tentai un.

-Bonjour, en m'étirant de tout mon long.

-Bonjour, me répondit-il d'une voix neutre. Je ne connaissais pas beaucoup Démétri, mais son timbre de voix ne laissait rien présager de bon.

-Qu'y a-t-il ? demandai-je.

-Tu as parlé dans ton sommeil, me fit-il sans détour. Je me sentis gênée, qu'avais-je pu bien dire, surtout que je pensai n'avoir fait que des cauchemars, donc rien de très embarrassant.

-Et ? repris-je.

-Edward, c'est le Edward Cullen d'Amérique ? il était sec, et je n'en comprenais pas la raison.

-Je pense oui, et quelle raison as-tu pour me demander ça et sur ce ton en plus ? répliquai-je fâchée.

-Si tu rêves aussi bruyamment ne t'étonne pas qu'Alec ai pris ses distances, il était véritablement cinglant.

-Pourquoi ? lui demandai-je peinée, la gorge serrée.

-Tu as dit que tu le trouvais à ton goût, et sans vouloir te blessé, c'est vraiment le seul vampire de cette création que je ne peux voir en peinture.

-Oui je le trouve séduisant, mais ce n'est pas pour autant qu'il m'attire comme... je laissai ma phrase en suspend je suis sûre qu'il avait compris l'allusion. Et puis je ne veux pas te paraître girouette, mais n'est-ce pas une caractéristique des vampires de paraître séduisant aux yeux des humain s?

-Effectivement, mais pas Edward Cullen, tu as quand même plus de goût que ça j'espère. Et en plus si j'ai bien compris, ce n'est pas lui qui a tenté de te saigner ?

-Si c'est bien lui, et comme je te l'ai dit je ne suis pas intéressée. Et puis de quel droit te montres-tu jaloux ? Je l'avais accepté de ton copain, quand je croyais qu'il en avait quelque chose à faire de moi. Mais de toi je ne vois pas au nom de quelle légitimité tu t'octroies ce passe droit.

-Je ne suis pas jaloux et certainement pas de Cullen. En ce qui concerne Alec, il ne l'apprécie pas plus que moi. Et mon copain comme tu dis, est bien plus intéressé par toi que tu ne sembles le croire.

-Oui d'où sa réaction de cette nuit, c'est vraiment très explicite comme comportement, vraiment très romantique.

-Ne le juge pas trop sévèrement Bella, il s'était radouci. Il tient à toi, c'est juste qu'il ne sait pas s'y prendre c'est tout.

-Écoute Démétri je n'ai pas envie de me brouiller avec toi, et encore moins au réveil, j'ai passé une trop mauvaise nuit pour ça. Alors je vais aller m'habiller et après tu m'amènes à la cuisine, enfin si tu veux toujours être mon Kevin Costner, le taquinai-je.

-Tu veux un coup de main pour t'habiller ? me rétorqua-t-il, comme si nous n'avions jamais aborder le sujet Cullen.

D'ailleurs je commençai à me rendre compte qu'ils n'étaient vraiment pas appréciés ici, et qu'il faudra que je me montre plus prudente les concernants.

Je le regardais bien droit dans les yeux, et lui annonçai.

-Je crois qu'on va continuer à se fâcher. Je pense que je préfère cette partie la de notre amitié.

-Oh parce que nous sommes amis ?

-As-tu l'habitude de consoler des filles sans coucher avec toi ?

-Techniquement parlant, j'ai couché avec toi, me répondit-il fier de lui.

-On a dormi dans le même lit ça ne signifie pas que nous ayons couché ensemble.

-Théoriquement parlant toujours. Comment nommes-tu le fait que deux êtres et je ne précise pas, ni la nature humaine ou pas, ni le sexe, allongés ensemble dans une même couche ? un sourire orgueilleux ornait son visage.

Je le regardai et au lieu d'être agacée comme je l'aurai été avec n'importe qui d'autre j'éclatai de rire.

-Et pourquoi rigoles-tu ? suspicieux.

-Tu viens de me faire une crise de jalousie pour défendre l'honneur de ton copain et tu te vantes d'avoir couché avec moi. Si vraiment il est attaché à moi comme tu le prétends, j'aimerai bien te voir lui annoncer et voir comment il prendra la chose, il éclata de rire à son tour.

-Tu sais que tu peux être marante toi aussi.

-Ce doit être contagieux. Bon c'est pas tout ça mais j'ai faim moi.

-Va t'habiller et je te ramène en cuisine.

Après ma toilette matinale, il m'amena prendre un petit déjeuner rapide, avant de me faire faire le tour du château, autant dire qu'à mon allure cela prit la matinée, mais j'y découvris des histoires intéressantes celles de la ville et des murs, ainsi qu'une partie de l'histoire des Volturi. Il m'amena dans une pièce aux mesures disproportionnées remplie d'étagères et de livres, une bibliothèque tel que jamais je n'aurais imaginé des milliers et des milliers de livres partout. Où il ne suffirait pas d'une centaine d'années pour tous les lires à vitesse vampirique. D'ailleurs je fus tellement estomaquée qu'il a fallu me rappeler de respirer. Je ne savais même pas par où commencer, et c'est avec sa force de vampire qu'il me prit par la taille et me renversa sur une de ses épaules pour me faire sortir de cette pièce. À en croire sa réaction et surtout le peu de temps où nous sommes restés ici, il ne devait pas passer beaucoup de temps dans cette bibliothèque. Nous finîmes la visite par la Pièce du vampire blond. Un peu bordélique sur les bords avec des habits traînant un peu partout sur le mobiliers présent. En ce qui concerne ce fameux mobilier il n'y avait pas de lit juste un canapé plus confortable que moderne, un billard américain, trois flippers. Une console de jeux vidéo traînait reliée à un plasma qui ne devait servir qu'à ça. Il avait aussi une espèce de machine où une moto était relier à un écran, identique à ce que l'on peut voir dans les salles de jeux quoique plus perfectionnée que celle que j'avais vu quand Phil et ma mère m'avaient traîné de force un après-midi pour me faire prendre le soleil et me sortir la tête de mes livres. D'ailleurs on se serait cru dans une de ces salles de jeux.

-Et bien tu pouvais te foutre de moi avec mes livres mais t'as vu ta chambre, c'est une véritable salle de jeux.

-Ben, il faut bien passer le temps.

-Lire est un passe temps aussi.

-Je te crois sauf que pour lire tu n'as besoin de personne et moi j'aime le partage, les échanges si tu préfère. En tout cas vous vous êtes bien trouvés tous les deux, aussi soporifique l'un que l'autre, rit-il.

-S'il te plaît, je n'ai pas envie d'en parler pour le moment. Et je vais te montrer si je suis soporifique moi. Je peux ? en pointant mon doigts vers la moto.

-Tu sais te servir de ça ? railla-t-il.

-Non mais ça ne doit pas être bien compliqué, le défiai-je.

-Vas y commence je sens que je vais bien me marrer, me dit-il en s'asseyant sur son canapé.

Je m'installai sur la machine, il fallait que j'appuie sur un bouton et l'écran faisait défiler une piste en fait c'était rien de plus qu'un simulateur de conduite. J'aurai pu m'en sortir si le moteur n'avait pas casser au bout de deux minutes de jeux. Démétri se plia de rire sous mon regard noir, pas que je sois mauvaise perdante, mais je n'aime pas qu'on se foute de moi quand je n'arrivai pas à faire quelque chose. Surtout que je n'avais pas le mode d'emploi.

-Au lieu de te foutre de moi viens m'expliquer, répliquai-je en boudant.

Et c'est toujours en se tordant qu'il se leva et vint vers moi.

-Fais une place, dit-il.

Je voulu descendre mais il m'en empêcha.

-Avance-toi j'aurais assez de place derrière toi on va tenir tous les deux.

Je m'exécutai, il plaça ses mains sur les miennes, en m'expliquant que la poignée des gaz se trouvait à droite, le levier de droite était un des freins, le levier de gauche était l'embrayage, sous mon pied gauche était le sélecteur de frein et sous le pied droit le sélecteur de vitesse. Il m'expliqua que la première était en bas et toutes les autres je devais pousser le sélecteur en haut. Et surtout que je devais suivre ses instructions à la lettre.

Honnêtement je n'étais pas très à l'aise le savoir si proche de moi sur cette scelle, nous étions plus que coller je suis sûre qu'une poussière n'aurait pas pu passer entre nous. Mais la scelle n'était pas très grande, elle n'était pensée que pour une seule personne.

Le simulateur commença et j'obéissais scrupuleusement à ses instructions et je commençai même à me décrisper de le savoir coller à moi tellement je m'amusai. C'était grisant il nous balançait aux rythme du circuit. À certain moment je pensai même qu'il allait me faire tomber le simulateur était perpendiculaire au sol. Ce qui me rassura c'est que je n'étais pas sur une vraie moto sinon il y a belle lurette que j'aurai embrassé le bitume. Je m'éclatai comme jamais je ne l'avais fait.

-Ah nous avons de la visite, me fit mon vampire blond sans se détourné de l'écran.

Je tournais la tête pour voir qui arrivait et trois seconde plus tard, je vis Alec qui s'appuya sur le chambranle de la porte, les bras croisés sur son torses nous observant avec un visage fermé. Mon cœur s'affola, j'aurai voulu aller vers lui, sauter du simulateur pour le rejoindre, mais Démétri me retenait si fermement que je ne pouvais faire un seul mouvement. Ce qui ne l'empêcha pas de continuer la partie. Moi je ne pouvais détacher mes yeux de lui, le voir aussi distant m'était insupportable, il me détruisait littéralement avec ce regard froid, vide de toute émotion en tout cas vide de l'affection que j'avais cru voir pas plus tard qu'hier, lorsque nous avions pu profiter l'un de l'autre.


Résumé du chapitre précédent :

Je tournais la tête pour voir qui arrivait et je vis Alec qui était appuyé sur le chambranle de la porte, les bras croisés sur son torses nous observant avec un visage fermé. Mon cœur s'affola, j'aurais voulu aller sauter du simulateur pour le rejoindre, mais Démétri me retenait si fermement que je ne pouvais faire un seul mouvement. Ce qui ne l'empêcha pas de continuer la partie. Moi je ne pouvais détacher mes yeux de lui, le voir aussi distant m'était insupportable, il me détruisait littéralement avec ce regard froid, vide de toute émotion en tout cas vide de l'affection que j'avais cru voir pas plus tard qu'hier, lorsque nous avions pu profiter l'un de l'autre.

Chapitre 10:

Pov Bella

-Tu as décidé de venir t'amuser un peu avec nous, lança le vampire blond.

-Je pense que vous n'avez pas besoin de moi à ce que je vois, vous semblez vous entendre à merveille tous les deux.

-Il est vraiment difficile de lui résister, elle est si... charmante.

Mes yeux toujours sur Alec, je n'arrivais pas à détourner mon regard de son visage parfait. Même avec sa tête des mauvais jour il était irrésistible, il me regardait enfin lui aussi.

-Je vois que tu t'amuses bien, je suis content de constater à quel point tu te lies vite, surtout avec les mâles de mon espèces.

-Ne commence pas Alec, lui répondit le vampire blond. Parce que c'est toi qui as provoqué cette situation.

-Et comme le bon samaritain que tu es, tu n'as pas pu résisté à l'idée de venir en aide à une pauvre petite humaine en détresse.

-Il me semble que c'est à peu près la même réaction que tu as eu quand tu l'as rencontré. Non ?

-Arrête Démétri, et recule-toi, menaça Alec.

-Et pour quelle raison? lui répondit le vampire blond, qui apparemment semblait s'amuser de cette situation.

Alec grogna en s'approchant doucement de nous. Démétri lâcha mes mains pour entourer ma taille de ses bras puissants. Renouvelant les grognement menaçant de son ami.

-Ça suffit vous deux ! Qu'est-ce que tu veux Alec ? Je croyais que tu ne voulais plus me voir. Alors pourquoi t'en prendre à Démétri ?

Il m'ignora et se rapprocha dangereusement de nous, son regard agressif vrillé dans celui de son ami.

-Démétri je te jure que si tu n'enlèves pas tes mains de sur elle, tu ne pourras jamais plus les poser sur quoi que ce soit.

Le ton qu'il employa me donna des frissons dans tout le corps, il était menaçant, effrayant. Je comprenais d'où provenait son surnom ''L'effroyable Alec'' il prenait tout son sens en cet instant. Malgré tout je ne pouvais pas le laisser me malmener plus qu'il ne le faisait déjà.

-Mais qu'est-ce qui te prend à la fin ? Tu me veux quoi

-Je voudrais te parler, il daigna enfin m'adresser la parole, et sa voix si angélique et si douce à mes oreilles était une véritable torture.

-Moi c'est hier soir que je le voulais, et tu n'as pas pris la peine de me répondre, ni même de m'écouter d'ailleurs, j'essayai de me défaire de l'étreinte du vampire blond mais il refusa de délasser ses bras qui entouraient ma taille.

-S'il te plaît Bella, me dit-il en il fusillant son ami, d'ailleurs si cela aurait été quelqu'un d'autre je suis sûre qu'il n'aurait pas eu autant de retenue, et qu'à l'instant présent il n'existerait probablement plus. Je suis certaine aussi que Démétri, en avait conscience et qu'il abusait outrageusement de cet avantage.

-Non, j'ai compris Alec tu n'as pas à t'expliquer. Je suis une grande fille tu sais, et ne t'inquiète pas je n'ai pas l'intention de te mettre en porte à faux devant les maîtres. Ce qu'il y a eu entre nous restera entre nous.

-Bella non, je ne crois pas que tu aies bien tout compris, laisse-moi t'expliquer, s'il te plaît.

Il avait le visage crispé mais ses yeux m'imploraient. Malgré la détermination qui m'avait habitée quelque secondes plus tôt, je ne pus résister plus longtemps.

-Démétri lâche-moi s'il te plaît, après quelques secondes où il fixait son ami, il relâcha son étreinte.

-Appelle-moi si tu as besoin, je t'entendrais où que tu sois dans ce château, me dit-il en posant un baiser sur la tempe.

Je me doutais bien que cette action avait pour but d'accentuer le mécontentement de son ami, et je n'en voyais pas vraiment la raison d'ailleurs, mais je n'émis aucune objection, Démétri était mon ami.

Par contre ce que je ne comprenais pas c'est la raison pour laquelle il continuait à se montrer jaloux, me serais-je trompée sur toute la ligne ? Je devais le savoir et aborder ce sujet. Je ne pouvais pas rester dans l'incertitude, il devra me dire si oui ou non il partage mes sentiments.

-Depuis quand es-tu aussi protecteur ? demanda Alec dédaigneux.

-Pour tout dire j'aimerais passer ma nuit à autre chose qu'à la consoler et étancher les larmes que tu lui infliges, je la préfère largement quand elle rit et s'amuse.

Ils se jaugèrent tous les deux, Démétri avait un air impassible, je voyais bien qu'il faisait passer un message à Alec, mais c'était peine perdu, il aurait dû s'en rendre compte, quand il arborait ce visage rien ne pouvait l'atteindre. Je m'approchais de l'amour de ma vie le cœur serré, j'avais tellement envie de me jeter dans ses bras, et d'oublier son comportement d'hier. Enfin si cela était encore possible. Qu'il m'enlace, qu'il me permette de me sentir à nouveau entière et aimée.

Nous avancions en silence, et je n'avais pas l'intention de le rompre. C'était à lui de devoir s'expliquer. Bien que ce château était incroyablement grand je me rendis compte que je commençais à reconnaître certains passages, notamment la galerie menant à sa chambre.

C'est toujours dans un silence total que nous entrâmes dans sa pièce, il me tînt la porte s'effaçant pour me laisser entrer. Ce geste bien que banal me réchauffa le cœur, cette attention particulière me signifiait qu'il était d'humeur plus avenante envers moi.

Je pénétrai dans la pièce et j'allai m'assoir dans le fauteuil qu'il occupait la veille. J'attendais en le regardant. J'étais tout de même incroyablement troublée, curieuse, et un autre sentiment que je ne connaissait pas, un mélange d'appréhension, et de crainte. Il vînt à moi et me prit la main, et m'entraîna avec lui sur le canapé où tous les deux nous prîmes place. Il me regardait avec une attention particulière et toute l'appréhension que j'avais tous les sentiments douteux ou même tous mes sanglots de la nuit précédente se perdirent dans ce regard. Il m'attira à lui et m'étreignit avec force, certes contrôlée, mais son étreinte était puissante, urgente, comme si nos vies en dépendaient.

Je n'osai parler et risquer de gâcher ce moment d'émotion intense, alors je me tus et lui aussi. Il prit mon visage en coupe et s'approcha dangereusement de mes lèvres.

o0o0o0o

Je reçus le plus beau des baisers jamais donné, tendre, fort, tous mes sens étaient perturbés par tant d'intensité, je répondis avec autant de ferveur qu'il m'ait été donné. Sans que je comprenne, je me retrouvais allongée sur son lit je n'avais même pas senti ses bras me soulever ou même mon corps décoller du canapé. Il était au-dessus de moi déposant des baisers sur mon cou, descendant jusqu'à ma clavicule, il baissa la première bretelle de ma robe avec une délicate sensualité, ses yeux vrillés dans les miens. Il reprit ses baisers en descendant le long de mon bras toujours avec autant de délicatesse, sans rompre le contact visuel qui nous unissait. Il était si doux que je sentais à peine le contact de sa bouche sur ma peau, son souffle était plus perceptible, ce qui me fit un effet fou. Il arriva à mon poignet qu'il embrassa avant de récupérer l'autre et de lever mes bras au-dessus de ma tête, je le laissais faire savourant chaque sensations que me provoquaient son contact. Mes mains au-dessus de ma tête, il redescendit les siennes en frôlant volontairement et avec légèreté comme une caresse, l'intérieur de mes bras passant sous mes aisselles, me tirant un sourire au passage, étant de nature chatouilleuse. Je le vis étirer lui aussi un sourire de contentement. Il poursuivit sa course en effleurant ma poitrine, attisant le désir naissant en moi, des frissons de plaisirs m'assaillirent de toute part, cette partie de mon anatomie étant très sensible. Il continua sa course délicate caressant mes côtes, s'attardant légèrement sur mes hanches, puis après avoir dessiné des arabesques imaginaires sur mes cuisses, il prit le revers de ma robe noire que j'avais enfilé ce matin, car je n'avais plus rien d'autre de propre. Et je ne regrettais absolument pas le cadeau d'Alice pour le coup.

Je sentis une de ses mains se glisser sous mes reins et me relever avec précaution je me retrouvais donc assise devant mon Alec, qui avec son sourire, celui dont il se servait pour m'éblouir, releva ma robe jusqu'à la faire passer au-dessus de ma tête. Je me retrouvai face à lui en sous-vêtement, et malgré ma tenue légère, je ne me sentais pas gênée, j'étais pressée prise d'un désir fiévreux.

Il s'arrêta un instant pour m'observer avec un regard nouveau, un regard d'envie et de désir.

J'entrepris donc à mon tour de nous égaliser dans nos tenues. À genoux sur le lit face à lui je l'embrassais à mon tour m'attardant sur l'arête parfaite de sa mâchoire, mes mains se baladant sur son torse incroyablement musclé, pendant que les siennes apprenaient chaque courbes du miens.

J'entrepris de défaire un à un les boutons de sa chemise tout aussi noir que ma robe qui contrastait incroyablement avec sa peau opaline, et le rendait encore plus attirant, encore plus beau comme si cela avait été possible. Il était d'une telle beauté qu'il me coupait le souffle, et je devais faire un effort surhumain pour ne pas me perdre dans sa contemplation.

À chaque bouton que je défaisais je l'embrassais faisant descendre mon parcours jusqu'à son buste merveilleusement sculpté. Avec autant de pudeur que de délicatesse je fis glisser sa chemise sur ses bras fins et musculeux.

Comme il l'avait fait avec moi je m'attardais moi aussi sur ce corps qui me faisait me damner, et brisant mes dernières barrières de contrôle qu'il me restait, je me jetai sur lui avide de retrouver ses lèvres et les sensations qu'elles me procuraient. Il était aussi pressé que moi, ses mains se baladaient en caresses bien moins prudentes, et se posèrent sur ma taille me relevant et me faisant basculer sur le lit, il s'allongea à mes cotés sans rompre notre baiser passionné. Mes mains cherchèrent à retrouver la perfection de ses muscles, les siennes arrivèrent enfin sur ma poitrine dans un contact tendre mais ferme il leur apporta une attention flatteuse. D'une dextérité précautionneuse il dégrafa mon soutient-gorge, libérant ainsi ma poitrine de son carcan agaçant. Il lâcha mes lèvres me permettant de respirer, et descendit toujours en embrassant chaque partie de mon corps qui se présentait à lui jusqu'à arriver sur mes seins, il remplaça sa main par sa bouche et sa langue experte, qui réussirent à me sortirent des gémissements de plaisirs. Des millions de sensations étranges se baladaient un rythme soutenu dans mon corps ne faisant pas relâche, et entretenant voire amplifiant le désir déjà ardent de nos échangent, de nos caresses. Mes mains n'ayant plus accès à son corps se positionnèrent automatiquement dans ses cheveux, les massant ou les malmenant au gré des sensations qu'avait sa bouche sur mon corps. Sa main allait à la rencontre de mon intimité brulante du désir que lui seul était capable d'électriser, déclenchant chez moi des déferlantes d'émotions intenses.

Il descendit sa bouche toujours plus bas s'attardant sur mes hanches. Sa main s'étant glissée sous l'élastique de mon sous-vêtement restant, le retira sans même que je le sente. Il vînt enfin embrasser ma féminité avec une douceur talentueuse, ses lèvres et surtout sa langue découvrant les secrets de mon intimité, me terrassèrent de désir. J'étais aux anges ces sensations toute plus fortes les unes que les autres, toutes plus douloureuses mais tellement agréables me déstabilisaient. J'avais l'impression de ne pas connaître mon corps, je n'avais jamais expérimenté pareils sensations. Des vertiges m'assaillaient, ma tête était comprimée sous l'assaut du sang qui battait mes tempes à tout rompre, ma respiration était erratique, mais surtout l'intensité du courant électrique qui me parcourait de part en part était inexplicablement intense, j'avais envie de plus, je voulais plus et toute suite.

-Alec, viens... viens en moi, maintenant ! ma voix était rauque de désir et pressée d'envie.

Avec un sourire ravageur et fier de lui je le vis se redresser et se débarrasser de son jean et son boxer, à vitesse humaine, d'après son sourire je supposais que c'était une façon de plus de me torturer. Quand je vis sa virilité droite et fier, je rougis c'était la première fois que je voyais un homme entièrement nu, et cela me rappela que pour moi c'était la première fois. Et prise dans le feu de l'action je n'avais pas eu le temps de réfléchir et de l'informer, et je devais le faire avant. Il se pourrait qu'il ne me veuille plus je n'étais pas assez expérimentée, voire pas expérimentée tout court, et je ne pourrais lui en vouloir, il méritait tout ce qu'il y a de mieux. Il se positionna au-dessus de moi répartissant tout le poids de son corps sur ses avant bras, tout en embrassant ma mâchoire.

-Alec, il leva la tête sondant mon âme d'un simple regard. C'est… c'est la première fois pour moi.

Et contrairement à ce que je pouvais m'attendre, un sourire tendre et révérencieux se dessina sur son visage atteignant aussi son regard. J'aurais pensé que mon manque d'expérience faiblirait son appétence, mais il m'embrassa avec plus de fougue, plus d'envie et de respect. Jamais personne ne m'avait montré autant de respect qu'Alec en cet instant, et cela eut pour effet de reléguer toutes mes craintes et appréhensions à un second plan. Seul lui comptait dorénavant, lui et son bien-être, lui et son plaisir. Je devais lui montrer à quel point je l'aimais. J'insufflais à notre baiser tout le respect, l'amour et le désir qu'il m'inspirait.

-Je serai doux, je veux que ta première fois soit parfaite, je veux être parfait pour toi, ma Bella.

Je lui souris en retour, tout ne pouvait être que parfait avec lui. Il m'embrassa de nouveau descendant ses mains sur ma poitrine, réamorçant mes gémissements de plaisirs, il présenta sa virilité à l'entrée de mon intimité. Il relâcha mes lèvres et encra son regard dans le mien et c'est avec cette connexion intense et avec une douceur que je commençais à lui connaître, qu'il entra en moi. La sensation fut étrange, pas désagréable, mais douloureuse, une fois à l'intérieur de mon corps il s'arrêta le temps que je m'habitue à sa présence. Après quelques secondes d'un mouvement du bassin je lui intimais de continuer.

C'est toujours avec précaution qu'il entama un va et viens lent au départ, ses yeux toujours rivés aux miens. La douleur commençait à s'estomper pour laisser place à une sensation de bien-être et d'accomplissement, à cet instant précis je sus que j'étais complète, et j'avais la confirmation qu'il était l'amour de ma vie. Mon désir ne fit qu'augmenter à cette constatation, et je me cambrais sous lui pour lui permettre une profondeur plus intense, me laissant totalement submerger par les milliers de sensations qui m'assaillaient. Une chaleur immense prit forme au creux de mon bas-ventre et se rependit à l'intérieur de tout mon corps incendiant chaque parcelle de mon être au rythme effréné des coups de reins de mon amant. Des vertiges impressionnants m'avalaient toute entière m'amenant au paroxysme du désir et me précipitant dans les abysses du plaisir. Je hurlai son prénom en même temps qu'il rugit le mien. Nous avions atteint le sommet ensemble, comme une prophétie à notre futur ensemble. Mon corps tremblant d'extase sous le siens, il m'embrassa de nouveau, avant de poser sa tête sur ma poitrine, en un moment tout aussi intense que l'acte d'amour que nous venions de partager.

o0o0o0o

Je lui caressais les cheveux, tendrement en reprenant mon souffle.

-Merci, me dit-il.

-Merci pour quoi ?

-Pour tout ça, pour toi, pour tout, finit-il par dire.

Je restais silencieuse que répondre après ça, tout aurait été banal. Et puis j'étais encore dans mon cocon de bien-être la vie réelle ne m'avait pas rattrapée, alors je tentais de la repousser, et profitai de ce moment de solitude et de complicité que nous partagions ensemble.

Après un temps indéfinissable ou ni lui, ni moi avions bougé, il se leva et enfila son boxer, puis me tendit mes sous-vêtements.

-Va dans la salle de bains je vais chercher tes affaires.

Je me levais et allais rapidement dans la salle de bain où la douche n'attendait que moi. Je déposais mes affaires et me glissais à l'intérieur de la cabine réglant le jet à une température frôlant les 40°, j'aimais la sensation de l'eau brulante sur mon corps. Comme en remède, naturel capable de me dénouer dès qu'elle me touchait. Je me laissai aller contre la paroi de verre et me laissai aller à la détente que je ressentais. Tellement prise dans mes pensées je n'entendis pas Alec entrer dans la pièce m'apportant mes effets de toilette. Il ressortit sans un mot, apercevant enfin mon nécessaire de toilette, je me dépêchais de prendre ma douche et sortis rapidement, il fallait que nous ayons une conversation. Je ne regrettai absolument pas ce que nous venions de faire c'est incroyablement intense et merveilleux, mais il fallait que je sache la raison pour laquelle il m'avait repoussé et ignoré hier, nous ne pourrions pas avancer sans cela.

Enfilant mes vêtements à la hâte, je le rejoignis dans la chambre. Il était assis sur son fauteuil et attendait les yeux fixés sur moi, il avait un visage serein, ni tourmenté, ni franchement heureux mais il n'avait pas ce visage impassible que je n'aimais pas.

Il se leva et vînt me prendre par la main et me dirigea sur le canapé, mes joues se tintèrent légèrement en repensant au baiser qu'il m'avait donner sur ce même canapé et à ses conséquences.

Son léger sourire au coin des lèvres était tout bonnement indécent, ravivant violemment la chaleur de mon corps ainsi que les rougeurs de mes joues.

-Je pense que nous devons parler un peu, bien que notre petit entracte était plaisant, me dit il sans se départir de ce fameux sourire.

J'y voyais là le moment que j'attendais, l'explication de son comportement que je ne comprenais pas. Alors reléguant mes fantasmes de midinette non assouvis, (enfin pour le moment) à un autre plan. Je me concentrai sur lui.

-Je t'écoute.

-Tu n'as pas l'intention de m'aider ?!

-Non, je l'aurais fait hier mais tu ne l'as pas voulu, dis-je d'un ton ferme et définitif.

-C'est mérité, d'accord, après quelques secondes où il réfléchissait à comment entamer la conversation, il se lança. Bon pour commencer... J'ai mal pris le fait que tu m'aies caché ta petite conversation avec Alice, surtout que si je ne me trompe pas elle a dû avoir lieu le jour où elle nous a dérangé, je hochais la tête en signe d'approbation. Mais ce que j'ai eu le plus de mal à comprendre c'est ta façon de manipuler les maîtres avec. J'aimerais que tu m'expliques, car j'ai vu un aspect de toi qui ne me plaît pas.

Je le regardais dépitée c'est vrai que je lui avais offert une image de moi peu flatteuse.

-Non, je ne suis pas comme ça, mais je n'avais pas le choix Alec, je ne pouvais pas t'en parler avant d'avoir vu Aro moi même, il l'aurait su et je n'aurais pas pu négocier mon végétarisme.

-C'est si important pour toi de ne pas te nourrir comme moi ? Je ne comprends pas cette obstination et cette vénération que tu éprouves pour les Cullen et pour leur mode de vie.

-Je n'ai pas menti Alec pas une fois je n'ai menti aux maîtres, je ne peux pas tuer un être humain pour me nourrir, comme ça. Et en ce qui concerne les Cullen, j'apprécie leur vision du monde, leur état d'esprit mais je ne les vénèrent pas, je les respecte c'est tout, je laissais passer quelques secondes. Et puis vu comment tu as réagi parce que j'ai montré une facette de moi que tu n'as pas l'habitude de voir. Comment crois-tu que tu réagirais si je me perds et que tout ce qui fait ce que je sois moi, ne soit plus ? Je n'arriverais pas à m'en remettre si je devais te perdre parce que je ne suis plus moi. Et toi pourrais-tu m'accepter ou me respecter si ce n'était plus le cas ?

-Je pense que contrairement à toi je... t'apprécie et te respecte comme tu es avec tes bons et mauvais côtés.

J'ai bien vu qu'il avait butté sur le mot ''je t'apprécie'', il ne voulait pas me le dire ce fameux terme de sept lettres que j'attendais, celui qui effacerait définitivement tous les doutes qui me nourrissaient concernant ses sentiments. Il doutait encore et toujours de moi, arriverai-je un jour à le convaincre qu'il est tout pour moi ? En tout cas ce qui me rassure, c'est que j'ai toute l'éternité et je crois que ce ne sera pas de trop, vu son entêtement. Ou peut-être avait-il des doutes sur ses sentiments à lui ? Et là je ne pouvais pas faire grand chose, on ne peut pas forcer les gens à nous aimer. En tout cas je profiterai de chaque instant qu'il me donnera chérissant chaque seconde passer en sa compagnie. Mais avant cela je devais encore éclaircir certains points.

-Pourquoi contrairement à moi ? Qu'est-ce que j'ai pu dire ou faire qui fasse que tu doutes encore de moi ?

-Me vois-tu vraiment comme un monstre sanguinaire, sans état d'âme ?

J'eus un hoquet de stupeur, j'étais choquée qu'il croit que je le prenais pour un monstre, alors qu'il est pour moi le plus parfait des hommes. Une parfaite adéquation entre le yin et le yang.

-Je n'ai jamais dit ça.

-Pas dans ces termes, mais c'est à peu près ce que tu as dit quand tu t'expliquais hier, je suis un guerrier et selon ta définition je suis sanguinaire, ce qui dans mon langage veut dire que je suis un monstre.

-Ah ! Oui je vois, et tu as pris ça pour toi bien-sûr, je soupirais je n'avais pensé qu'il aurait pu se sentir concerné. Non je ne te vois pas comme ça, et jamais je ne le pourrais. Mais tu ne peux pas nier que tu es un guerrier, et que dans ce rôle tu es plus ''actif'' que je ne le serai jamais. Je t'ai vu à l'œuvre je te le rappelle et je sais surtout que c'est une chose que je ne serai jamais capable de faire. Mais sache que malgré ton rôle, je te respect tel que tu es, le bon comme le moins bon tout fait partie de toi. Parce que tout en toi m'est indispensable, ton côté tendre, comme celui plus jaloux et protecteur, parce que je t'aime tel que tu es Alec.

Nous restâmes un moment dans le silence à réfléchir sur ce que nous venions de nous dire, mais j'avais une question qui me brûlait la langue, et il fallait que je la lui pose.

-J'ai une question moi aussi. Pourquoi m'as-tu ignoré hier en sortant et surtout pourquoi n'as-tu pas voulu que l'on discute hier soir ?

-Ça fait deux questions ça.

-S'il te plaît Alec, je crois que nous avons besoin d'être honnête l'un envers l'autre si nous voulons qu'entre nous ça fonctionne. Enfin si tel est ton souhait à toi aussi, susurrai-je.

Il me regardait avec air troublé, comme s'il était en train de se livrer un combat intérieur, savoir s'il devait me révéler sa véritable raison.

-Il m'a fallu juste un peu de temps pour réfléchir et faire le point. J'ai toujours été seul Bella, même si ma sœur a toujours fait partie de ma vie j'ai toujours été seul, personne n'a jamais réussi à m'intéresser au point que je me remette en question, et encore moins une humaine. Et puis j'ai eu peur, j'ai vu comment tu arrives à chambouler les gens les plus froids et les plus réticents juste de par ta présence. Tu es très attractive, voire même fascinante pour les vampires. Et tu n'es pas sans savoir que personne dans ce château n'est assez proche des maîtres pour obtenir ce que tu leur as demandé hier, mais plus que tout j'ai vu la façon dont tu as regardé Marcus, et j'ai peur qu'il te veuille comme compagne.

-Crois-tu sincèrement que je sois aussi arriviste que cela ? J'apprécie Marcus plus que les autres maîtres je dois l'avouer, mais jamais rien ni personne ne peut prendre ta place dans mon cœur. Et si j'ai accepté de devenir immortelle c'est pour rester à tes côtés, et seulement aux tiens, que ce soit ici ou ailleurs, Il grimaça.

-Je crois que de toute façon tu n'avais pas vraiment le choix, vu tes talents tu aurais fait partie des nôtres de toutes manières.

-Nous avons toujours le choix et même s'il est limité nous l'avons, après tout est question de volonté, et de croyance.

Nous nous observâmes en silence chacun cherchant son âme dans le regard de l'autre.

-J'aurais encore un dernier point à voir avec toi, il me regarda d'un air interrogateur, m'invitant silencieusement à poursuivre. Pourrais-tu ne jamais recommencer à m'ignorer de la sorte, je crois que je ne le supporterai pas.

-Plus jamais ma Bella.

Nous nous embrassâmes tendrement scellant ainsi notre discussion, et profitant autant que possible du temps qu'il nous restait avant que je sois un nouveau-né instable.

-Que dirais-tu d'une petite sortie romantique ce soir, juste toi et moi.

-Pourquoi pas et que me proposes-tu ?

-D'abord un pique-nique dans les ruines du théâtre romain en tête à tête, et ensuite je te conduirai sur la place des Priori pour assister au spectacle nocturne.

-Je ne pensai pas qu'Alec Volturi était un incroyable romantique, lui susurrai-je à l'oreille de manière on ne peut plus suggestive.

-Tu n'auras peut-être pas l'occasion de t'en apercevoir si tu continues à me tenter de cette façon. Je te retiendrais prisonnière dans cette chambre et j'abuserais physiquement de toi jusqu'à épuisement, et là bien-sûr je parle du miens, je rigolais, tout était redevenu simple entre nous et j'adorai cela.

-C'est tentant, je dois l'avouer mais j'aimerai aussi sortir, ma dernière sortie en tant qu'humaine. Et peut-être qu'après... laissai-je en suspense.

Notre sortie fut remarquable, notre petit dîner en tête à tête, même si j'étais la seule à manger était un moment merveilleux où nous parlâmes de tout où notre complicité était en phase, comme avant d'arriver ici. Le décor était un rêve éveillé, j'ai toujours été attirée par l'histoire, alors imaginez l'émotion que cela peut représenter que de manger sous le soleil couchant en plein cœur d'un théâtre antique. Le tout accompagné d'un Dieu, avec les doux arômes fleuris agrémentant la brise légère et chaude. Ce fut parfait, un moment magique qui m'accompagnera dans ma vie d'immortelle. Imaginer aussi ma fierté de circuler parmi une foule de belles femmes bavant de jalousie et d'envie devant votre compagnon alors que ce dernier n'a d'yeux que pour vous. Je ne pensais pas être aussi prétentieuse, mais c'est en soit une sensation jouissive. Enfin jusqu'à ce que je voie une beauté brune au teint blafard, les cheveux ondulant en cascade sur une chute de rein vertigineuse, et agrémentée d'une poitrine tout aussi avantageuse que sa robe rouge de deux tailles trop petite mettaient en valeur. Arriver grand sourire avant d'embrasser votre amoureux à la commissure des lèvres.

-Tu veux peut être ma place ! lançai-je au visage de celle-ci.

Sans même m'adresser un regard elle s'adressa à ''Mon'' Alec comme si je n'existais pas.

-Alors c'est donc vrai, tu t'es laissé accrocher par une simple humaine.

-Heïdi je t'ai déjà dit que tu perds ton temps avec moi. Et puis elle n'est pas aussi simple que tu ne le penses.

-Oui paraît-il qu'elle a réussi à tourner la tête d'Aro et Marcus, ce qui ne plaît pas du tout à Caïus, grogna t-elle.

-Qu'est-ce qui t'agace le plus Heïdi, le fait qu'elle ait la sympathie de nos maîtres. Ou que toi tu aies échoué malgré ton pouvoir là où elle a réussi ?

Elle grogna en même temps qu'Alec éclata d'un rire sarcastique. Ce qui amena un sourire sur mon visage. Elle me détailla minutieusement, avant de me lancer.

-Je serai toi je ferais très attention, tu ne t'aies pas fait que des amis ici.

Ce fut au tour d'Alec d'émettre un grognement d'avertissement, je lui serrai la main me voulant rassurante.

-C'est gentil de me prévenir, mais je suis beaucoup moins fragile que je ne le laisse paraître.

C'est avec un rictus méprisant qu'elle nous tourna le dos.

-Je crois que je n'ai pas trop la côte avec les vampires féminins.

-Ne t'en fais pas je ne laisserai personne te faire du mal.

-Oh, mais je le sais mon beau ténébreux, badinai-je en m'accrochant à son cou telle une collégienne en proie avec ses hormones.

-Beau ténébreux rien que ça.

-Mais bien plus encore.

-Tu sais que tu ne vas pas finir la soirée indemne si tu continue comme ça.

-C'est une promesse ? demandai-je pleine d'espoir.

-Tu es désespérante, plaisant t-il. Allez viens il y a Démétri plus loin.

Et c'est main dans la main que nous rejoignons notre ami, finissant ainsi la soirée sur une touche très agréable.

C'est avec des courbatures et des bleus sur tout le corps que je me levais le lendemain matin. Résultat d'une nuit bien remplie et très active avec mon vampire de petit ami.

Il était d'ailleurs à mes côtés m'offrant la plus belle vue qu'il m'ait été donné de voir pour mon dernier matin en tant qu'humaine. Démétri nous avait fait parvenir le message que je devais me présenter dans les appartements d'Aro à dix heures. Alec m'accompagnerait bien entendu.

-Ma belle aurait-elle faim ce matin ?

-Non pas tellement, mais j'aimerai bien une tasse de thé, dernier petit vice humain que je n'emmènerai pas dans ma nouvelle vie, plaisantai-je.

-Tes désirs sont des ordres, et en un éclair il disparût, pour réapparaître trente secondes plus tard avec une tasse fumante du précieux nectars, dernier que je boirais.

Tout en sirotant ma boisson, je réfléchissais à tous ces petits plaisirs que je n'aurais plus, mais que des détails en comparaison de ce que je gagnerai en contre partie, une éternité avec mon aimé.

-Tu as peur ? me demanda-t-il.

-Oui et non, je n'ai pas peur de la transformation en elle même, je dirais plutôt que je suis impatiente d'être enfin comme toi. Pour que tu ne sois plus obligé de faire attention à ne pas me briser ou encore être tenter de me mordre je sais que c'est difficile pour toi. C'est la douleur qui m'effraie le plus, mais c'est vraiment un petit prix à payer pour être à tes côtés, lui répondis-je en l'embrassant.

-Je ne te mérite pas ma Belle, tu es vraiment extraordinaire, il m'embrassa avec tellement de passion qu'il réveilla ma libido. Et c'est avec un sourire moqueur voyant l'état dans lequel il venait de me mettre, qu'il se releva en m'attrapant par la taille et m'emmena à la douche.

-Nous n'avons plus le temps, dépêche-toi de prendre ta douche.

-C'est malin, tu ne perds rien pour attendre crois moi.

Il sortit de la pièce en rigolant tout ce qu'il pouvait.

-Démétri sors de ce corps ! lui lançai-je alors qu'il passait la porte ce qui accentua son hilarité.

Nous étions devant une porte presque identique à celle que j'avais vu dans la salle des trônes. Alec n'eut pas le temps de frapper que la porte s'ouvrit d'elle même sur une vampire brune, très belle femme assez réservé de premier abord mais avec un sourire avenant sur le visage. Pas aussi accueillante qu'Esmé, je crois que même les humains eux même ne le serait pas, mais assez pour me mettre à l'aise quand même.

-Alec, fit-elle avec un signe de tête, puis s'adressant à moi. Bella je suis heureuse de faire enfin ta connaissance, sois la bienvenue, me dit-elle en s'écartant légèrement me laissant le passage afin d'accéder à l'intérieur.

-Maîtresse, répondit Alec.

-Je vous remercie maîtresse, fis-je à mon tour pénétrant dans la pièce.

-Oh ne te formalise pas avec ce protocole Bella, j'ai déjà dit à Alec ainsi qu'à tous les gardes de ne pas me nommer ainsi, mais ils n'écoutent pas. Toi en revanche j'espère que tu ne me feras pas l'affront de refuser de m'appeler par mon nom comme tu le fais déjà avec mon époux.

-Je n'en ferai rien si tel est votre souhait.

-Nous sommes d'accord je suppose que personne n'a eu la courtoisie de t'informer de mon prénom ?

-Effectivement j'en suis désolée, dis-je rougissante.

-Je suis Sulpicia.

-Alors je suis enchantée Sulpicia.

-Et moi je suis ravie, me répondit-elle avec tellement d'excitation que j'étais presque sûre qu'elle devait avoir un quelconque lien de parenté génétique avec Alice. Ce qui me fit sourire.

C'est à cet instant qu'arriva Aro.

Alec mit un genoux à terre saluant ainsi, notre maître acte que j'imitais bien qu'il me soit permis de l'appeler par son nom je ne voyais pas l'intérêt de m'attirer plus les foudres des autres gardes.

-Relevez-vous mes enfants. Bien je vois que vous avez fait connaissance. Suis-moi Bella, nous allons nous mettre à l'aise.

Il me précéda en direction d'une pièce tout aussi exubérante en richesses et de dorures en tout genre, que la précédente.

C'était à en croire un bureau où il devait très certainement régler ses affaires les plus privées.

Je me retournai et vis qu'Alec m'observait sans m'accompagner, mon regard n'échappa pas à Aro.

-Je vais procéder à ta transformation et bien qu'Alec ait une maîtrise de lui très impressionnante, je ne peux prendre le risque qu'il perde ses moyens une fois la morsure infligée.

-Oh ! Bien, soufflai-je résignée. Je regardais mon amoureux et mimait un « Je t'aime » avec mes lèvres. Il me répondit avec le sourire pour lequel j'étais incapable de résister, sous le gloussement de Sulpicia.

Aro referma la porte derrière nous, il me montra le fauteuil m'invitant à m'assoir.

Il alla se mettre en face de moi s'appuyant contre son bureau.

-Avant de commencer Bella, je tenais à te dire que je suis très fier de procéder personnellement à ta transformation, et je tiens à m'excuser à l'avance de la souffrance que tu vas endurer. Je te l'aurais bien épargné avec l'aide d'Alec, mais tu es aussi insensible à son pouvoir qu'au mien.

-Je suis prête à subir la douleur, il n'y a rien que je ne ferai pas pour lui.

-J'en suis conscient Bella et je suis ravi qu'il fasse parti de notre famille, car sans Alec nous n'aurions pas eu la chance de t'avoir parmi nous. Et je suis persuadé que ta venue au monde n'avait que pour seul but de te faire devenir une immortelle Bella. Vous êtes vraiment bien assortis tous les deux. Bon assez discuté j'ai malheureusement des affaires courantes à régler au plus vite. Je vais donc procéder à ta transformation ensuite Alec te conduira dans ce que nous appelons la salle de réveil. Il restera à tes côtés jusqu'à ce que tu ouvres les yeux, je l'ai dégagé de toutes ses obligations.

-Je vous remercie Aro.

Il me fit un sourire et s'approcha de moi son regard bordeaux accroché au mien, je me raidis, mais me repris toute seule. Il dégagea mes cheveux de mon cou laissant un accès libre à ma jugulaire, ma respiration se faisait erratique, la peur me tétanisait. Pas la peur de devenir vampire ou qu'il ne puisse pas s'arrêter, mais la peur de la douleur, je détestai la souffrance physique, je pouvais supporter bien des chose mais j'étais ce qu'on appelait une « douillette ».

-Tu sens vraiment très bon Bella, heureusement que j'ai plusieurs siècles de maîtrise et que j'ai bu plus que de raison, tu es une tentation bien trop grande pour nous.

Je sentis un souffle froid sur mon cou me faisant frissonner, et l'instant d'après je sentis les dents acérées d'Aro s'enfonçant dans mon cou, je sentis mon sang remontant comme aspiré, provoquant des gémissements de plaisir à mon père transformateur. Car voilà ce qu'il sera maintenant, il sera, le père de ma nouvelle vie.

Une chaleur insupportable prit forme à l'emplacement même de la morsure, s'amplifiant et ravageant le peu de lucidité qu'il me restait, sous les assauts de souffrances qu'elle me produisait. Je le sentis se retirer de mon cou pour attraper mon poignet droit et le croquer comme s'il croquait une pêche juteuse, puis renouvela l'opération à mon autre poignet, sous mes cris de douleurs intenses.

Je l'entendis de très loin appeler Alec, avec la douleur je n'arrivais pas à fermer les yeux, ma vision se troublait. Je ne voyais que des formes, mais je reconnus tout de même mon aimé qui s'approchait de moi, j'aurai aimé voir son visage et puiser le courage d'affronter cette torture dignement. Je sentis qu'on me soulevait et je reconnus tout de même la fragrance d'Alec ce qui eut pour effet de me calmer et de pouvoir reprendre un peu de mes esprits en tout cas assez pour me faire cesser mes cris. Je m'apercevais d'ailleurs que crier n'allégeait en rien ma souffrance, et en plus cela devait être pénible pour Alec qui ne pouvait m'aider. J'entendis toujours d'aussi loin, qu'il me disait que cela n'allait pas durer, que ce ne serait bientôt qu'un mauvais souvenir et que nous pourrions enfin être ensemble.

Il savait comment me réconforter, il avait trouvé les mots justes pour me donner la force de prendre sur moi et d'affronter la douleur le plus dignement possible. Je voulais qu'il soit fier de moi, je voulais qu'il m'aime et qu'il m'admire, tout comme je l'aimais et l'admirais lui. Je voulais lui montrer que rien ne serait trop difficile, trop douloureux ou trop insurmontable, pour lui. Que j'affronterai tout ce qu'il est permis d'affronter pour un vampire, pour lui. Alors c'est dans une douleur insupportable mais en silence que je le sentis me déposer sur une surface moelleuse. Je l'entendis tirer une chaise certainement et s'installa à côté de moi me serrant la main, comme entrant en connexion avec moi, m'aidant de par sa présence à affronter le feu me torturant roulant en moi, me brulant vive de l'intérieur.

Pov Alec

Cela fait maintenant trois jours que sa transformation avait commencé. Et je ne comprends pas comment elle fait pour résister à la douleur, c'est si intense, qu'il m'a été impossible de ne pas hurler pendant les cinq jours nécessaires à ma transformation. Combien de temps cela va durer pour elle ? Elle est si « à part » qu'elle me surprendra j'en suis certain, elle le fait toujours.

Je n'en reviens pas, Marcus vient de passer, pour voir comment se déroulait sa transformation, il m'a même adressé la parole. Elle est vraiment exceptionnelle, seule elle était capable de cet exploit. Marcus n'a quasiment adressé la parole à personne au cours de ces deux derniers siècles, depuis la mort de sa compagne Didyme, selon les bruits elle était un bouclier elle aussi, c'est peut-être est-ce cela qui a poussé Marcus à sortir de sa torpeur. D'ailleurs les scélérats qui ont réussi à éliminer sa compagne sont toujours en vie et se cache bien, ils se terrent comme les rats qu'ils sont. Mais on les retrouvera c'est certain, nous avons l'éternité pour cela.

Mais quand je l'ai vu baisser les yeux sur elle et la regarder avec ce respect qui émanait de lui. J'ai sincèrement eu peur, peur qu'il ne la veuille pour lui, peur qu'elle accepte d'être sa compagne, peur qu'elle le choisisse lui et son statut social à moi et mon amour. Après tout je ne suis qu'un garde, un guerrier sanguinaire comme elle même m'a nommé. Qu'est-ce que je pourrais lui apporter, qu'il ne le puisse pas lui ? Ou eux car ils sont nombreux à graviter comme des satellites stationnant en orbite autour d'elle, attendant ma défection.

Comme ce Cullen, il a bien failli me la tuer et ensuite, il ne pouvait s'empêcher de la suivre comme son ombre. Je n'osais plus partir chasser tellement je craignais qu'il s'en approche. Pas qu'il la tue je pense qu'il avait repris assez de contrôle pour ne pas flancher. Mais je sais qu'il avait une autre raison que la curiosité face à ses vaines tentatives de lire ses pensées. Je sais qu'elle l'attirait, et j'ai bien vu son regard, je sais ce qu'il y avait derrière. S'il y en a un dont je me méfierais plus que de raison c'est bien lui, je n'ai pas confiance. Autant que l'autre balourd d'Emmett ne me fait pas peur, et là je ne parle que de son intérêt pour Bella, j'ai failli éclater de rire lorsqu'il a tenté de me mettre en garde, sans qu'elle ne l'entende. Je sais qu'il l'aime comme on pourrait aimer une sœur. Mais je ne pouvais pas le laisser l'approcher. Accorder cette faveur à celui là aurait donné un recours légitime à Edward. Et puis de toute façon un homme reste un homme, et je n'en veux aucun proche d'elle, même Aro a suscité ma jalousie quand je l'ai vu emmener Bella dans son bureau pour la mordre. Je vais devoir très sérieusement travailler sur ce ressentiment, car elle n'a pas l'air de trop apprécier ma possessivité excessive.

En tout cas ma Bella a un charisme et un magnétisme impressionnant, elle a même réussi à se faire de Démétri un ami, qui l'aurait cru, qu'un jour mon ami vienne me faire la leçon à moi pour une humaine.

Bon je sais qu'elle n'est pas n'importe quelle humaine, et puis elle ne l'est plus maintenant, enfin bref.

Si ça avait été quelqu'un d'autre il aurait déjà brûlé vif. Cette proximité physique entre eux quand j'ai débarqué dans sa chambre. J'ai cru que je n'allais pas pouvoir résister à l'envie de le démembrer, surtout quand il a osé poser ses main sur son corps, comme si elle était son bien.

C'est quand elle s'est emportée me demandant ce que je lui voulais, il y avait tellement de détresse dans ses paroles, que j'ai réussi à passer au-dessus de ma jalousie, il fallait que je lui parle c'était d'ailleurs le but de ma démarche. Quand j'ai été la voir dans sa chambre et qu'elle n'y était plus, pire quand j'ai sentis l'odeur de Démétri mélangée à celle de ma Belle dans son lit j'ai vu rouge. J'ai filé dans sa pièce à lui, une intuition qui s'est confirmée quand je les aie entendu rire comme des gamins. J'ai éprouvé de la tristesse et de l'envie, il arrivait à la faire rire, comme je ne l'avais jamais entendu, il était magnifique sain et tellement chaleureux. J'avais mal car il ne m'était pas destiné, moi j'étais juste bon à la faire pleurer.

Mais qu'est-ce qui m'avait pris ? Pourquoi avais-je été autant touché par ses propos, et par ses attentions qui ne m'étaient pas destinées.

Je crois que ce qui m'a le plus blessé c'est qu'elle dise ouvertement qu'elle ne veuille pas de l'immortalité si elle ne peut pas choisir son régime alimentaire. Ça me fait arriver à quelle place dans sa vie ? Après sa nourriture ? J'aurais dû lui en parler quand nous avons eu notre discussion, mais j'ai eu trop peur de sa réponse. Est-ce que je suis assez fort pour faire face à ses convictions ? Surtout si ce n'est pas ce que je veux entendre.

Mais à l'inverse, pourrais-je remettre en question mon régime alimentaire pour elle ? Pour tout dire j'en sais rien, et je pense que non. Pendant des siècles les humains ont été mon seul met, et honnêtement le régime végétarien ne m'inspire pas. Mais est-ce que je serai capable de changer si elle me le demandait ? Parce que là est la question, pourquoi devrais-je moi lui demander de choisir ou de tenter de lui imposer un mode de vie qu'elle refuse, alors que moi je ne veux même pas remettre en question ce principe de vie.

Il y avait tellement de chose que je voulais éclaircir avec elle.

Et puis un autre point, j'ai apprécié d'être « l'effroyable Alec » depuis ma transformation, mais quand ce sobriquet est sorti de sa bouche, j'ai été peiné, troublé, comme si toute ma vie n'avait été que mensonge et illusion. Comme si je m'étais trompé de chemin jusqu'à ce qu'elle arrive enfin dans ma vie. Elle, si sereine avec ses convictions si fermement encrés dans sa personne et dans son esprit infranchissable même pour Aro. On ne peut que croire que sa vision de la vie est la bonne.

Qu'est-ce que je l'aime, et cette confiance qu'elle a en moi est plus que déstabilisante. Quelle humaine aurait offert sa virginité à un vampire sans craindre pour sa vie ? Je suis un monstre à l'état brut, et pas un demi monstre comme les Cullen, non un bien entier qui se nourrit de sang humain. Et elle m'offre sa vertu confiante, sans peur, et pourtant si elle savait que quand son hymen s'est déchiré et que j'ai senti l'odeur de son sang, si appétissant j'ai cru que j'allais perdre mes moyens. J'étais sur le point de basculer du mauvais côté quand elle m'a intimé d'un mouvement du bassin de continuer, ce simple petit rappel à l'ordre, bien que cela n'en était point un, a réussi à me rattraper, à ramener ma conscience. Je ne pouvais pas lui faire ça, je ne peux pas la décevoir, je ne le veux pas elle est bien trop précieuse pour moi.

Mais quelle expérience c'était, je n'ai jamais été autant comblé. C'était comme si nos deux corps avaient été fait l'un pour l'autre, une véritable fusion physique et psychique s'étaient produit, je n'avais jamais connu pareil expérience. Et Dieu sait que j'avais pratiqué le sexe, que du sexe sauvage, physique, sans passion ni amour. Mais là c'était plus que ça, nous avions fait l'amour c'était vraiment autre chose la libération suprême à un plan bien au delà du réel. Jamais plus je ne pourrais avoir d'autre partenaire qu'elle, ce qui va certainement déplaire à Heïdi.

D'ailleurs en pensant à elle, il va falloir que je la remette en place, je ne tolèrerais pas qu'elle recommence son petit numéro. Qu'elle soit la maîtresse de Caïus et l'amie de Jane, ou encore qu'on ait passé quelques nuits ensemble, ne lui donne pas le pouvoir de disposer de moi et encore moins de porter atteinte à ma Bella. Quoique pour être franc j'ai aimé voir sa jalousie quand Heïdi m'a embrassé à la commissure des lèvres. Je suis sûr que si elle avait été vampire à se moment précis elle l'aurait démembré.

Ma Bella elle ne se rend pas compte de l'impact qu'elle a sur nous tous, on ne peut pas rester insensible face à elle, soit on l'aime soit on ne l'aime pas, mais il n'y a pas de juste milieu avec elle.

Elle avait radicalement changé ma vie, et moi Alec Volturi je me suis retrouvé à craindre une humaine. Je suis encore terrorisé à l'idée que ma vie ne sera plus jamais comme elle l'avait été. Que dorénavant je ne pourrais vivre sans elle. Comme me l'a dit ma sœur je deviens pitoyable, mais est-ce que je veux changer ? Est-ce que je veux redevenir celui que j'étais avant ? Vide sans vie, n'ayant attrait ni goût à rien ? Je me répugne de me sentir aussi faible, l'amour rend faible. Mais je ne veux pas vivre sans elle. Comment vais-je me sortir de cela ?

Le cœur de ma belle s'emballe signe que sa transformation est sur le point de s'achever. Je me levais et me positionnai de façon à ce que je sois le premier qu'elle voit dès qu'elle ouvrira les yeux. Je savais qu'elle me surprendrait même pas soixante douze heures. Je pris mon téléphone et appelai Démétri, il fallait qu'il soit présent on ne sait jamais et surtout nous allions devoir la retenir avant de l'emmener chasser, car il fait encore jour dehors, et les humains sont encore trop nombreux dans les rues. Elle ne sait pas dans quelle galère elle s'est fourrée, l'avantage avec notre régime c'est qu'on a pas besoin de sortir, mais pour elle on va devoir s'adapter. Effort que je suis prêt à concéder, avec l'aide de Démétri car pour le moment elle est bien plus forte que moi.

La porte s'ouvrit sur mon ami qui venait me prêter main forte au cas ou il faudrait la maitriser.

-Elle a été rapide.

-Elle est surprenante, à tout point de vue, elle n'a même pas hurler.

-Ouais ! T'as trouvé la perle rare mon vieux, garde la précieusement, car tu vas en faire des jaloux.

-J'en suis conscient.

Ça y-est son cœur émit son dernier battement, ses yeux papillonnèrent et enfin ils s'ouvrirent directement sur moi. Après quelques secondes à nous observer mutuellement, je tentai de l'accueillir en douceur.

-Bonjour ma puce.

-Bonjour mon amour, me répondit-elle.


1°/ J'espère que le petit lemon surprise vous a plu. Cet exercice n'a pas été simple, car je suis assez pudique de nature, donc je suis restée soft, surtout pour écrire une première fois. Dîtes moi ce que vous en avez pensé.

2°/ Galswinthe, m'a fait la remarquer lors de sa correction que la transformation dure 3 jours dans la version de Mme Meyer. Moi je voulais différer un peu cet élément, permettant d'appuyer le fait que Bella est différente des autres vampires, et plus rapide sur beaucoup de points ce qui me sera utile par la suite. Cette explication est pour celles et ceux qui m'auraient posé la question, donc je vous devance. Lol.

3°/ Et qu'avez vous pensé du POV Alec? Et maintenant que vous m'avez habitué aux nombreuses reviews je n'en veux pas moins. Lol.

Petit rappel du chapitre précédent :

Ça y est son cœur émit son dernier battement, ses yeux papillonnèrent et enfin ils s'ouvrirent directement sur moi. Après quelques secondes à nous observer mutuellement, je tentai de l'accueillir en douceur.

-Bonjour ma puce.

-Bonjour mon amour, me répondit-elle.

Chapitre 11

Pov Bella

Je sentais les brûlures s'apaiser et commencer à refluer se rassemblant dans mon dernier organe toujours vivant mais néanmoins bien moins vaillant qu'il ne l'avait été jusqu'à présent. Celui qui me différenciait des vampires, mon cœur. Il avait été fort et robuste, je le sentais se battre à tout rompre avec l'énergie du désespoir contre le venin mortel qui voulait le contaminer, pour l'asservir, tout comme il avait asservi mes autres organes avant lui. Je connaissais d'avance l'issu de ce combat, et j'eus un léger regret, ne plus l'entendre battre contre mes tempes quand Alec s'approchait de moi et qu'il s'affolait, ou lors des nos moments intimes. Je lui en avais voulu de me trahir dans ces moments là. Mais aujourd'hui j'avais de la peine, et quand il émit son dernier battement m'annonçant officiellement que je faisais partie de l'espèce mythique qu'étaient les vampires, j'en aurais pleuré, mais cela non plus je ne le pouvais plus. Je restais quelques secondes encore les yeux clos, en dernier adieu solitaire à cet organe essentiel à ma vie d'humaine qui m'avait accompagné fidèlement jusqu'à aujourd'hui.

Quand j'ouvris les yeux, j'eus la plus merveilleuse des visions devant moi. Alec oui c'était bien lui et ma nouvelle vue lui rendait avec justesse sa véritable beauté. Il était magnifique bien plus que l'image qui m'avait habité durant tout le processus de transformation, cette image de lui qui m'avait aidé à endurer cette brûlure lancinante, et perpétuelle.

Nous restâmes quelques instants çà nous observer.

-Bonjour ma puce, m'accueillit-il.

-Bonjour mon amour.

Je me relevais avec beaucoup de facilité et à une vitesse vertigineuse, j'avais à peine pensé à me relever que j'étais déjà debout, et sans le vertige qui m'aurait très certainement accompagné en tant qu'humaine. Je me sentais légère et bien dans mon corps.

-Doucement ma puce je sais c'est perturbant mais tu vas t'y habituer.

-Non ca va, ça m'a juste surprise.

-Viens la ma beauté, il m'attrapa par la taille et m'attira. Je me trouvai collée à lui, sa main sur ma joue en une caresse tendre était déroutante, moi qui avait toujours associé Alec au froid, je trouvais de nouvelles sensations dû à la température de son corps, où plutôt au manque de température du mien.

Et ce ne fut rien en comparaison de la sensation que je ressentis au moment où il posa ses lèvres sur les miennes. Un baiser juste sans précaution, beaucoup d'émotions passaient dans cet échange, toutes les craintes, la prudence qu'il avait toujours eu à mon égard pour ne pas me blesser. C'était comme si nous échangions notre premiers vrai baiser. Maintenant que je n'avais plus besoin de respirer je pouvais profiter plus longtemps de lui de son goût, sans avoir besoin de m'écarter. Enfin c'est ce que je pensai jusqu'à ce que Démétri se rappelle à nous avec un raclement de gorge très sonore.

-Je sais que vous avez du temps à rattraper, mais si vous pouviez éviter de copuler devant moi, je vous en serais reconnaissant.

Je ne sais pas pourquoi mais sa présence en cet instant m'insupportait et il n'y avait pas que moi apparemment vu le grondement que j'entendais.

-Calme-toi Bella. Et toi ne la cherche pas Démétri.

Pourquoi est-ce qu'il me demandait de me calmer ? Et pourquoi est-ce qu'il s'était reculé de moi ? J'observais la posture que j'avais et je compris en fait que c'est moi qui avait grogné après Démétri. Ma posture était identique à celle que j'avais pu observer à Dénali quand Alec s'était interposé entre Edward et moi. Je me détendais il était hors de question que je fasse du mal à Alec.

-Ça va aller ma Belle. Tu es juste légèrement plus irritable.

-Je vais tacher de faire attention je ne voudrais pas te blesser ou te faire du mal.

-Tu t'en sors très bien. Ça va tu supportes la soif ?

-J'ai la gorge qui me brûle mais ça va c'est tenable.

-Dès que la nuit sera tombée nous t'accompagnerons Démétri et moi et tu pourras chasser et courir. Tu vas voir il y a certains avantages à être vampire.

-Comme ne pas pouvoir respirer par exemple.

Avec une démarche féline et sûre que je ne me connaissais pas, je m'avançais vers lui l'acculant contre le mur. J'emprisonnai également ses lèvres dans un baiser presque sauvage, mon désir s'enflamma instantanément, et mes mains glissèrent sur ses abdominaux. Un autre raclement de gorge se fit entendre, je n'eus même pas la peine de grogner qu'Alec s'adressa à son ami.

-Désolé mec mais il y a des choses qui ne se font pas avec un public.

Je regardais Alec, il me montra Démétri d'un hochement de tête. Apparemment le beau Démétri était sous la coupe de mon aimé et je me mis à éclater de rire. Mon rire était différent il était plus clair et plus communicatif aussi.

Nous nous embrassâmes de nouveau jusqu'à ce que j'entende plusieurs pas s'approchaient de nous, mais il n'y avait pas que ça. Il y avait également plusieurs odeurs, des odeurs agréables sucrées et fleuris pour l'un et pour l'autre plus musqué avec une épice forte comme du curcuma, ce n'était pas une odeur désagréable mais elle ne m'attirait pas. Par contre il y avait autre chose, enfin quelqu'un d'autre car à n'en pas douter les deux odeurs sucrées étaient des vampires, mais la troisième, sentait la glycine, un parfum doux mais entêtant voire hypnotisant je n'avais plus que cette odeur dans mon nez, et elle me donnait soif ma salive abondaient violemment dans ma bouche. Quoique vue le goût ce n'était pas de la salive mais plutôt du venin.

Oh non, c'était un humain qui s'approchait de moi, je commençais à paniquer. Alec le compris aussi vite quoique peut-être plus vite que moi car il me tînt le bras fermement, j'étais intérieurement heureuse qu'il respecte mon choix en me retenant si je perdais pieds. Démétri revenait à lui et sans même nous réprimander pour le sale tour que nous venions de lui jouer, s'approcha et se mit entre moi et la porte. La seconde suivante, elle s'ouvrit à la volé laissant apparaître Caïus, suivit de Heïdi tenant une jeune fille en sanglot, elle devait être aussi jeune que moi et suppliait dans une langue que je ne connaissais pas et que je pensais être de l'italien.

-Per favore no, lasciarmi !*

Malheureusement pour elle personne ne prêtait attention à ce qu'elle pleurait. Je n'avais d'yeux que pour elle et son cou qui même caché derrière la barrière de ses cheveux m'appelait, le son de son sang coulant dans sa carotide, les battement de son cœur chantant à mes oreilles surpuissantes. Et son odeur si exquise, si délicieuse, je ne voulais qu'elle.

Je voulais m'approcher mais on m'accrochait fermement le bras, je grognais sur l'importun qui se mettait entre moi et ma proie, les pleures de la fille résonnèrent de plus belle à mes oreilles.

-No, no. Se egli vou piace no**.

Je ne sais pas ce qu'elle me disait mais j'avais tout de même une vague idée. Et cela suffit à ce que j'arrive à rassembler mes idées. Le sourire mesquin qui se dessinait sur le visage de Caïus eut pour effet de me raffermir ma conscience, je ne voulais pas le rendre heureux avec une faiblesse de ma part. Pas un mot ne fut prononcé, mais tout le monde présent dans cette pièce connaissait le motif de la présence du régent. Il était venu s'assurer lui même que je me nourrirais de façon classique, quitte à revenir sur la parole donnée.

-Bella, je vois que ta transformation est terminée, quel beau vampire tu fais.

-Je vous remercie maître, foutue gorge qui me brûle il me fait parler pour que je sois obligée de respirer et que je sente l'appel du sang, il veut me pousser à bout pour que je ne puisse pas résister.

-Je vous ai entendu en rentrant dans mes appartements avec ma petite collation. Si tu la veux je suis disposé à te la céder, ben tiens, bien sûr que tu veux me la donner, si tu crois que je n'ai pas compris tes intentions. Il m'agace très sérieusement, mais je dois tenir, je ne dois pas avoir de comportement déplacé en sa présence.

-Non merci je n'y tiens pas.

-Es tu sûre Bella ? Je vois comme il t'est difficile de résister à l'appel du sang. Il n'y a rien d'anormal à se nourrir de façon traditionnel.

-J'en ai conscience, mais ce n'est pas la voie que je me suis choisie, mais j'apprécie votre altruisme.

Bon il va déguerpir oui, je commence à perdre patience, et malheureusement il n'y a pas que ma patience qui est mise à mal, ma détermination aussi. À chaque bouffée d'oxygène que je suis obligée de prendre pour parler, l'odeur de la jeune fille attaque et ébranle avec assurance toutes mes convictions.

-Écoute que tu le veuilles où non tu vas boire du sang humain, il perdait son calme, et cachait plus ses véritables motivations.

-Je ne le veux pas !

Et encore une bouffée d'oxygène, à se rythme il va gagner, je dois résister mais c'est de plus en plus difficile et il le sait. Je sentis la main d'Alec sur mon bras m'attirer un peu plus à lui, je suis heureuse qu'il me soutienne, et c'est aussi pour lui que je résiste, je ne veux pas le perdre. Je sais qu'il se moque de mon alimentation, mais je sais que je ne pourrais jamais être « moi » si je m'attaque à un humain. Je ne fus pas la seule à remarquer que mon aimé me soutenait dans mes choix.

-Alec lâche-la, qu'elle fasse elle même son choix.

-Je n'y tiens pas maître.

-C'est un ordre Alec, je sentais Alec se tendre, il se tenait légèrement en retrait par rapport à moi et pour le voir je devais tourner la tête.

-Sans vous manquer de respect maître. Maître Aro m'a demandé de veiller sur Bella, et c'est ce que je fais, il ne défît pas son emprise, malgré l'ordre que venait de lui donner Caïus.

Je voyais dernier au bord de la crise de nerfs, si Alec était tendu lui était carrément raide. Il n'appréciait guère qu'on ne lui obéisse pas

-Heïdi appelle Jane et Noémie. Quant à toi Alec je te conseille de suivre mes ordres ou je te promets que je vais m'en souvenir.

Je grognais je ne pus m'en empêcher. Qu'il s'en prenne à moi était une chose, mais qu'il menace Alec en était une autre.

-C'est très intéressant, je crois que l'on vient de trouver le talon d'Achille de notre nouveau-né. Je commençais à penser que ta transformation avait échoué, ou du moins qu'elle était inachevée. Mais non il y a bien des instincts vampiriques dans ce corps finalement.

Je grognais de plus belle et adoptai une position féline, plus agressive, s'il ne se taisait pas j'allais lui sauter à la gorge et le réduire en charpie. Je me sentais forte, invincible, c'était grisant cette sensation d'invulnérabilité. Je sentais Alec toujours aussi fermement attaché à mon bras et Démétri qui s'était interposé entre Caïus et moi, il me regardait me demandant de me calmer. Il me suppliait du regard de reprendre le contrôle. Son regard avait été pour moi comme une décharge électrique, je pris conscience de ce que j'étais en train de faire, et si j'avais été au bout de cet instinct, il aurait pu s'en prendre ouvertement à Alec et ça jamais je ne le tolérerais. Il fallait que j'exerce un contrôle sans faille pour qu'Alec ne soit victime d'aucunes retombées mal placées visant à me toucher où me punir.

Je me redressais, reprenais contenance sous les yeux médusés de Caïus et de Démétri je ne pouvais toujours pas voir Alec sans me tourner, donc je ne sais pas ce qui les mit dans cet état. J'aurais aimé me tourner pour chercher dans les yeux de mon aimé ce qu'il y avait qui clochait, mais dans un coin de ma tête une petite voix me disait de ne pas tourner le dos à Caïus, et malgré ma curiosité je restais face à Caïus qui s'était repris affichant son visage toujours aussi méprisant. Dans le même temps la porte s'ouvrit sur ma belle-sœur, et une autre vampire, une femme plutôt impressionnante. Un gabarit assez peu courant, grande et large d'épaule, les cheveux blond, une caricature vivante de la femme russe que l'on peut voir dans les dessins animés ou les mauvaises séries pour les jeunes. Elle paraissait plus âgée que nous, elle avait certainement dû être transformée en fin de trentaine. Les deux arboraient un sourire mauvais, instinctivement je reculais jusqu'à ce que je sois tout contre Alec. Il lâcha ma main pour m'étreindre prudemment par les épaules mais toujours aussi fermement. J'entendis un rire cynique émaner de Jane, je lui répondis par un grognement. Caïus leva la main pour imposer le silence, je n'avais pas fait plus attention à Démétri, mais il avait changé de place, il avait lui aussi reculé de façon à me faire un rempart de son corps, leur faisant face. Je ne savais pas qui était cette femelle, mais une chose est sûre c'est qu'elle était redoutée, et apparemment redoutable aux vues du comportement de tous les vampires ici présents. La jeune humaine sanglotait toujours mais plus silencieusement, de peur qu'on ne la remarque certainement. Pour être franche, l'arrivée de miss torture et son acolyte m'avait fait passer subitement ma soif à un autre niveau, comme si elles représentaient une menace plus importante que mon besoin de m'abreuver de ce sang.

-Alec écarte-toi, et laisse-la prendre ses décisions seule, tonna Caïus de sa voix méprisante.

-Je suis désolé maître, mais je ne bougerais pas, en tout cas pas de ma propre volonté.

-C'est comme tu le souhaites, un sourie impitoyable se dessina sur le visage du régent. Jane à toi l'honneur, il me semble que tu as un contentieux avec ton frère. C'est le moment de le régler.

La seconde suivante Alec se tordait de douleur au sol. Elle n'avait même pas hésité une seconde avant de torturer son propre frère.

La rage me prit et je sautais instinctivement sur Jane, enfin telle était ma volonté première avant que Démétri ne m'attrape en plein vol pour me clouer au sol, dans un vacarme assourdissant. Je me débattais comme je le pouvais mais il me maintenait avec toute la force dont il disposait et malgré mes tentatives je n'arrivais pas à me dégager.

-Bella ne fais pas ça tu ne vas pas l'aider, s'il te plaît Bella reprends-toi.

-LÂCHE-MOI, JE VAIS LA TUER !

-Non Bella je ne te lâcherai pas et Calme toi.

-JE NE PEUX PAS ÉCOUTE-LE, REGARDE-LE !

-Tu peux l'aider toi, je sais que tu peux le faire, tu es forte Bella.

-Ce n'est pas possible que tous vont se rebeller, je commence à perdre patience, Noémie, s'il te plaît.

-Démétri lâche Bella et viens à côté de moi, chantonna la vampire impressionnante.

D'ailleurs sa voix me choqua elle était relativement mélodieuse ceci dit quoi de plus normal pour un vampire, mais surtout elle n'allait absolument pas avec sa carrure, elle était belle et envoutante son timbre était jeune. Rien en rapport avec l'aspect qu'elle nous présentait.

Je sentis la prise de mon vampire blond se relâcher et se relever pour aller directement prendre place à ses côtés, sans un regard sans un mot pour moi. Son regard était vide comme s'il avait été hypnotisé.

C'était ça le pouvoir de cette femme elle hypnotisait. C'était vraiment très impressionnant, et j'eus l'espace d'une demi seconde peur de ne pas être pas immunisée contre son pouvoir. J'entendais toujours les hurlements de douleurs d'Alec. Je voulais aller vers lui, quand je m'aperçus que je ne retenais plus ma respiration. Je fus assailli par une puissante odeur de sang celui de la jeune fille, je tournais la tête en direction du merveilleux parfum qui m'attirait, je m'avançais à pas lent dans sa direction. Car ma proie était dans les mains de Caïus, je le jaugeais du regard tel le prédateur que j'étais. Il me regardait tout sourire, je n'y portais pas grand intérêt. Il la poussa dans ma direction, et elle se retrouvait étalée sur le sol hurlant de douleur et de terreur, ces sensations m'enivraient, et me grisaient d'avantage faisant affluer le venin dans ma bouche. Je m'approchais d'elle humant l'air et son délicieux parfum. Je la relevai par le cou d'une main et de l'autre j'attrapai son bras sanguinolent le guidant jusqu'à ma bouche. Je léchai le sang coulant le long de son bras, il était divin, le nectar des dieux, un hydromel pour vampire. Je lapai l'écoulement incessant de ce breuvage qui m'était offert, mais ce n'était pas assez il fallait que j'étanche ma soif, que j'apaise le feu dans ma gorge. J'approchais ma tête de son cou sous les hurlements de la fille que j'entendais à peine, j'étais dans un autre monde, celui juste avant l'extase.

Mes lèvres sur son cou prête à mordre, j'entendis alors les cris de douleurs d'Alec, qui me ramenèrent à la réalité. J'avais été comme déconnecté l'espace que quelques minutes.

Réalisant ce que je m'apprêtais à faire, je retins ma respiration et m'éloignais d'elle la laissant retomber sur le sol comme un vieux tissu usé. Elle hurlait de douleur et de peur mais la sensation que cela m'avait procuré avait disparût. Une vague de colère me submergea et je tentai de la maîtriser, mais j'avais beaucoup de mal à ne pas me laisser déborder.

Mon amour était en train de souffrir lui aussi le martyr. Comment est-ce que je pouvais arriver à étriper Jane sans que l'on ne m'arrête avant ? Que pouvais-je faire pour lui venir en aide ? Je disposais de la soit disant force des nouveaux-nés. Mais que pouvais-je faire seule face à quatre vampires avec des pouvoirs ? Alors que Démétri avait réussi à me maîtriser seul. En une fraction de seconde je pris conscience que moi aussi je possédais un don. Je me fustigeais intérieurement, j'avais cru comprendre que le cerveau vampirique fonctionnait plus vite que celui des humains, mais pas le mien apparemment. Il n'avait peut-être pas tort ce crétin de Caïus, il devait manquer certainement une ou deux options à mon évolution. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Je suis un bouclier, et j'avais réussi à réduire l'intensité de la douleur de Démétri quand ma chère belle-sœur le torturait, alors que je n'étais qu'humaine.

Je pourrais peut-être arriver à aider Alec, je me plaçais entre les jumeaux, pour ne plus qu'elle ne puisse plus l'avoir en pleine vision, ce qui diminua les cris et donc la douleur. Je fermais les yeux, sous les sifflets rageurs de la maîtresse des tortures, et je me concentrais sur moi et mon environnement. Je tentais de voir comment je pouvais manœuvrer mon bouclier. Je sentis une sorte de voile obscure m'entourer, comme une barrière brumeuse indéfectible. J'essayai de l'étendre, de le bouger, je n'y arrivais pas. Comment le faire se déplacer ?

J'entendis les cris de douleurs de mon aimé redoublé d'intensité, quand j'ouvris les yeux je comprenais pourquoi, Jane s'était déplacée pour avoir son frère dans son champs d'action. J'étais tellement concentrée sur mon bouclier que je ne l'avais pas entendu bougé. Ma rage s'intensifia aussi soudainement et puissamment que les cris d'Alec. Je ressentais alors toute la présence de mon bouclier, et décidais de l'étirer en direction de mon aimé, il bougea au gré de mon esprit et de ma volonté. J'étais soulagée mais je devais garder la colère en moi car apparemment c'est avec ce émotion que j'arrivais à le déplacer. Une fois que l'espèce de brume opaque qui émanait de moi, entourait Alec ses cris cessèrent instantanément.

Je rouvris les yeux essayant de garder toute ma concentration sur mon aimé pour ne pas faiblir et le mettre de nouveau à porter de sa sœur.

Je sentais des pointes essayer de pénétrer mon rempart brumeux, sans grand succès toutefois. Elle rageait, me jetant des regard noirs elle était prête à me sauter à la gorge. Je lui adressais mon sourire le plus pervers, et rigolais ouvertement. J'avais envie de la torturer à mon tour, de lui faire endurer mille souffrances, j'avais envie de lui arracher chaque membres un à un, et le plus lentement du monde. J'avais envie de jouir de sa terreur, et j'avais surtout envie qu'elle endure cela dans des cris d'agonies, je voulais faire durer mon plaisir. Je riais à gorge déployée l'encourageant à franchir l'espace nous séparant.

Elle allait me sauté dessus quand dans l'encadrement de la porte je vis apparaître Marcus et Aro.

-Arrête ça Jane ! ordonna Aro. Décidément il y en aura toujours un pour venir me gâcher mon plaisir.

Je maintenais mon bouclier en place, je ne voulais pas prendre de risque. Aro se déplaça vers Caïus suivi de Marcus.

-Et bien Caïus on dirait que ta tentative de convertir notre jeune amie n'a pas été très concluante, constata Aro en mettant la main sur l'épaule de son allié.

-Effectivement elle est aussi bornée qu'un troupeau de mulets.

-Je crois qu'il serait plus judicieux de la laisser se sustenter comme elle veut, intervînt Marcus.

-On ne peut pas la laisser sortir du château ce serait trop dangereux pour le secret, piqua Caïus.

-Je pense au contraire qu'elle nous a prouver qu'elle pouvait avoir un contrôle plus que raisonnable pour ne pas s'attaquer aux humains qui la croiseront, s'opposa Marcus.

-Je le pense aussi, en effet, il avait le visage détendu presque admiratif, quand il s'adressa à moi. Tu es vraiment exceptionnelle Bella. D'une grande beauté mais tu as aussi une aptitude de contrôle extraordinaire. Aucun nouveaux-nés n'auraient pu résister à du sang humain surtout en étant aussi près. Tu étais faite pour être une des nôtre, j'en suis certain.

-Si vous vous alliez tous les deux je crois que je n'ai plus mots à dire, s'offusqua Caïus.

-Nous t'avons laissé intervenir en revenant sur notre parole donnée. Elle n'a pas cédé, et est restée sur sa position. Je ne vois pas en quoi cela peut générer une alliance. Nous en avions discuté et tu avais accepté la contre partie.

-Et je vois que tu t'appliques à faire respecter cet engagement. Nous ne t'avons jamais vu tant prédisposé à faire respecter un accord Marcus.

-C'est que pour une fois je ne partage pas ton avis Caïus, je t'ai expliqué mes raisons je ne le referais pas.

-Ton bouclier est-il toujours en place Bella ? me demanda Aro n'ayant toujours pas détourné son regard de moi.

-Oui, il l'est toujours.

-Approche-toi Alec.

Mon ami s'exécuta, au moment où il bougea je sentis de nouvelles salves de douleurs à sa hauteur. Je grognais en direction de Jane, elle essayait de voir si je pouvais le maintenir à distance, et heureusement c'était le cas, la brume flottait autour de mon aimé accompagnant chacun de ses gestes. Aro prit la main d'Alec toujours sous ma protection, il attendit un instant puis le relâcha.

-Impénétrable, je ne peux rien voir. Elle est vraiment très douée, je n'ai jamais vu ça.

-Oui très douée. Par contre je pense qu'il faudrait la laisser aller chasser, elle a beau être dotée d'aptitudes exceptionnelles elle n'en reste pas moins un nouveau-né assoiffée.

-Effectivement ne la poussons pas trop. Alec et Démétri vous accompagnerez Bella.

Je regardais en direction de Démétri qui ne bougeait pas. Je vis Noémie qui lui chuchota à l'oreille.

-Reprends tes esprits Démétri, elle arborait un sourire satisfait.

Mon ami vînt nous rejoindre, lui lançant un regard noir. Je remarquais de nouveau l'humaine mais elle ne pleurait plus, son teint était blanc cireux, elle avait perdu connaissance, son sang se déversant à même le sol.

Tout le monde s'éparpilla, vaquant à leurs occupations au détour des couloirs. Je suivais mes vampires préférés, jusqu'à une porte cochère donnant dans une ruelle sombre et peu passante.

La luminosité me saisit, ainsi que les fragrances apportées par le vent. Le jasmin primait parmi beaucoup d'autre senteur. Le jasmin j'adorais ce parfum et dans cette atmosphère il en devenait presque irréel, à moins que cette sensation venait du fait de mes nouvelles perceptions. Je profitais de mon bien-être, à être dehors à profiter du soleil, j'étais bien sûr affubler du manteau sombre réservé aux gardes mais je sentais le soleil à travers la fibre de cet épais carcan.

Il me pressait de partir au loin et de m'en débarrasser afin que je puisse sentir le soleil tout contre ma peau, et voir le scintillement dont m'avait parlé Alec.

Je pensais que nous allions courir, mais apparemment une voiture nous attendait en bas de la rue cachant ainsi la vue aux badauds qui erraient, je sentais leurs présences, leurs odeurs, j'entendais leurs cœurs cogner, leurs souffles, leurs conversations.

Je retenais ma respiration, ma gorge devenait très douloureuse une brûlure tellement intense, c'est comme si l'on m'avait forcé à avaler une quantité astronomique de piments fort. Une fois à l'intérieur de l'habitacle l'odeur se fit moins forte. Notre chauffeur, était le même qui nous avait ramener de l'aéroport quelques jours plus tôt, Félix si je me souvenais bien.

-Hum! Si en tant qu'humaine tu étais très appétissante, maintenant en tant que vampire tu es plus que tentante, je grognais en écho avec Alec. Réaction assez primaire à laquelle toutefois il allait falloir que je me fasse, car ces sons gutturaux sortent avant même que j'en ai pris conscience.

-La ferme Félix, Bella est chasse gardée.

-J'avais cru comprendre, les potins vont bon train dans les couloirs. Et ça ne fait pas que des heureuses.

-Félix si tu ne la fermes pas c'est moi même qui vais me charger de toi, le menaça mon aimé.

-Moi ce que j'en dis, je voulais juste faire la conversation, après tout ce n'est pas tous les jours que je vois un vampires renier sa nature et sous le couvert des maîtres.

Un dernier grognement d'Alec réussit enfin à le faire taire.

-Où va t-on ? demandais-je à tout va.

-Nous nous rendons dans le parc national des forêts de Casentinesi, un des plus vaste patrimoine italien avec une diversité alimentaire qui devrait te plaire. Les loups d'après ce que j'ai pu lire sont trop nombreux et ont tendance à s'écarter de leur territoire pour aller empiéter sur celui des hommes, tout comme les renards d'ailleurs. Une bonne façon pour toi de réguler ce petit soucis, me répondit Alec sous les sifflets de dégoût de Démétri et Félix.

Après une bonne heure et demie je me trouvais avec mes gardes du corps personnel au beau milieu du parc naturel. Alec avait raison la course était enivrante, le jour où j'aurais la confiance des maîtres je laisserais tomber la voiture et viendrais chasser en courant. De nuit forcement mais je crois que cela vaut la peine et puis pour nous vampire, la nuit n'a pas d'effet sur notre vision.

Nous nous arrêtâmes au beau milieu d'une forêt vallonnée. Des rayons de soleil réussirent à percer malgré l'épaisseur de notre toiture végétale, pour aller se poser directement sur le visage parfait de mon aimé. Il scintillait comme paré de millions de petits diamants incrustés dans sa peau diaphane. Il était magnifique, nul ne pouvait être aussi beau que lui. Son regard profond s'accrocha au mien, nous nous étions perdus dans les yeux de l'autre. Jusqu'à ce que Démétri se rappelle à nous.

-Maintenant tu vas laisser ton instinct prendre le dessus, me fit-il.

-Ce n'est pas dangereux, si un garde-chasse passe dans les environs.

-Non il n'y a personne, fais-moi confiance. Mes sens sont plus affutés que les tiens.

-Tu n'es pas infaillible tu sais.

-Sur ce point précis il l'est ma puce. C'est un traqueur, c'est dans sa nature. Où toi tu entends à un kilomètre, lui entend à deux, et c'est pareil pour chacun de ses sens. Il va faire en sorte qu'aucun humain ne pénètre dans ton espace de chasse.

-OK donc je fais comment ?

-Tu te concentres sur ton ouïe et ton odorat, une fois que tu auras repéré ta proie ne te pose pas de question, laisse-toi guider, c'est aussi facile que de courir.

-Je vous laisse car si je la vois chasser je risque d'avoir la nausée. Excuse-moi « ragazzina », mais je ne suis pas sûr d'arriver à garder mon estomac plein, si je te vois boire cet infâme breuvage, bien que les vampires ne puissent vomir mais je suis quasiment certain que j'y arriverais, il m'embrassa sur la tempe sous mon regard faussement vexé, puis disparût en une fraction de seconde.

-Ça veut dire quoi « ragazzina » ? c'est avec un sourire moqueur qu'il me répondit.

-Ça veut dire gamine.

-Mais quel abrutit celui là.

-Fais le vide, et concentre-toi, m'ordonna Alec. Pour ce qui est de la chasse animal je ne suis pas expert mais à part l'odeur nauséabonde, je pense que c'est à peu près le même système. Écoute, sens, laisse tes sens prendre le dessus.

Je fermais les yeux et me concentrais sur mon environnement. Il n'y avait pas un bruit dans les proches alentours, mais en tendant l'oreille au delà de notre proximité, j'entendis des martèlements de sabots, et plusieurs battements de cœurs. Je me laissais guider au son de ses cœurs, après une minutes ou deux de courses j'étais à même de les sentir. C'est vrai que leurs odeurs était beaucoup moins alléchante que la petite humaine, mais vu la brûlure de ma gorge, je n'avais pas le choix je devais éteindre ce feu. Et puis je n'avais pas enduré le supplice du sang humain pour flancher maintenant.

J'arrivais à l'orée d'une sorte de petite clairière sans charme où l'herbe devait être appétissante pour eux, vu le nombre de cerfs et de daims qui paissaient tranquillement. J'avais le vent contre moi ce qui fit que je recevais leurs odeurs. Je choisis le plus gros cerfs et je lui sautai dessus. Les autres en profitèrent pour déguerpir. Sans même m'en rendre compte mes dents s'enfoncèrent instinctivement dans sa jugulaire. J'aspirai la sève vital de cet animal, et dès que celle-ci toucha ma langue je me sentis soulagée, apaisée. Une fois la carcasse vidée je la laissais choir et me remis en piste pour une nouvelle proie. Je sentis une odeur plus alléchante et suivis sa trace jusqu'à tomber sur un loup. C'est sans la moindre once de culpabilité que je lui sautais dessus à lui aussi, ne lui laissant pas la moindre chance, de s'en sortir, malgré ses nombreuses tentatives pour mordre dans ma peau granitique.

Une fois mon loup terminé il me restait une petite place, en fait je dois avouer que je prenais beaucoup de plaisir à chasser. Je terminais par deux daims. Tout le temps que dura ma chasse je sentis Alec me suivre à la trace mais restant quand même à distance raisonnable pour ne pas me gêner. Et je pense qu'il devait avoir peur que je ne l'attaque si je me sentais pourchassée. Après tout je n'étais qu'un nouveau-né, et j'étais censée être instable dans mon comportement et dans mon raisonnement.

Je rejoignis mon aimé, j'étais souillée et je me sentais mal à l'aise.

Il s'était assis au pied d'un chêne pubescent, j'aimais cette variété, j'avais appris à les reconnaître lors d'une de mes nombreuse excursions en forêt avec mon père et l'un de ses ami indien, un dénommé Billy. Il avait lui aussi des enfants, deux filles et un garçon, dont je ne me souviens plus les noms, mais je me souvenais que je jouais avec eux à grimper aux arbres. Et c'est comme ça que j'avais appris à les différencier, et pourquoi j'aimais cette espèce en particulier c'est qu'il m'était plus facile de grimper dans leurs branches, ils avaient les troncs plus court et noueux me permettant d'avoir un appui sous mes pieds pour me hisser plus facilement, mais surtout pour en redescendre sans avoir à demander l'aide du fils de Billy qui fanfaronnait d'être le seul « homme » et qu'il se faisait un devoir de venir en aide aux demoiselles en détresse.

-À quoi penses-tu? me demanda Alec me sortant de mes pensés.

-À mon enfance, aux partie d'escalade dans des arbres comme celui là.

-Ta famille te manque ?

-Un peu, avouais-je. Mais je suis tellement heureuse avec toi là.

-Je pense que maintenant que tu es transformée nous serons heureux, me dit-il, en se relevant. Il s'approcha de moi et m'embrassa langoureusement, il ne me fallut pas plus pour que mes hormones adolescentes vampiriques ne prennent la relève. Je l'étreignis plus vivement, voulant ne laisser aucune partie de son corps sans contact.

-Bella ! Tu me fais mal, contrôle-toi ma puce sinon je ne suis pas sûr de pouvoir t'honorer comme tu le mérites.

-Désolée mon cœur, je vais faire plus attention.

-Tu vas y arriver, je n'en doute pas. Tu es déjà si exceptionnelle alors que tu n'as que quelques heures.

Je n'aimais pas les compliments en général pas seulement à cause du fait d'être mise en avant, mais surtout parce que je ne savais pas les recevoir. Que peut-on dire après cela et paraître intelligente, où du moins pas totalement ridicule. Je vais tenter la vérité.

-Tu sais Alec si j'ai tenu c'est pour toi. Et c'est surtout grâce à toi que je n'ai pas flanché, et pourtant j'étais à deux doigts de commettre l'irréparable.

-Il n'y a pas que ça, tu as réussi à me protéger avec ton bouclier alors que tu n'avais pas une heure, c'est prodigieusement incroyable. Tu ne te rends pas compte des capacités et du pouvoir que tu as.

-C'est pareille pour mon bouclier j'ai réussi parce que c'était toi, je n'aurais jamais été capable de protéger personne d'autre que toi, j'étais tellement en colère, mais au lieux de diriger cette fureur sur ta sœur, je l'ai mise dans cet espèce de brume qui m'entoure et j'ai réussi à la déplacer jusqu'à toi.

-Tu sais pour Jane il lui a fallu deux semaines avant de tester son pouvoir et arriver à avoir un résultat, quand à moi il m'a fallu à peine plus d'un mois. Et déjà nous étions précoces dans le développement de nos dons.

Effectivement je voyais où il voulait en venir, et j'étais heureuse qu'il éprouve de la fierté pour moi. C'est ce que je voulais après tout, je voulais être digne de lui.

-Bon si on rentrait Démétri doit nous attendre à la voiture.

-Oui, et après que fera-t-on ? demandai-je pleine d'espoir d'une séance câlin.

-Nous profiterons de la journée, me répondit-il pas dupe du sous-entendu que j'avais dissimulé. Et nous élaborerons ton programme de formation. Vu que tu te maîtrises correctement, nous pouvons commencer ta préparation aux combats et le développement de ton bouclier.

-Tu sais je ne suis pas sûre d'être douée pour le combat, et pour mon bouclier non plus c'était un bienheureux coup de chance.

-Ne te fais pas de soucis pour ça, on verra demain et on te demande pas d'être parfaite dès le premier jour, pour clore la conversation il me déposa un baiser sur mes lèvres étouffant ainsi toutes protestations de ma part.

Nous étions allongés et nus sur le lit après une séance câlin très longue et intense, quand nous entendîmes des pas s'approcher rapidement de notre chambre. Je ne connaissais pas cette fragrance. Nous eûmes le temps de nous habiller avant que la personne ne frappe à la porte.

-Entre Chelsea, fit mon aimé.

-Alec, dit-elle en guise de bonjour, puis se tournant vers moi. Tu dois être Bella je suppose ?

-En effet, répondis-je. La nouvelle venu me scruta avec curiosité, je ne ressentais pas d'animosité, juste du questionnement, à mon égard. Je suppose qu'il faudra que je m'y habitue, ça ne doit pas être courant que les maîtres autorisent quiconque à se nourrir comme moi, et en plus avec ce fichu contrôle j'allais être le centre d'intérêt et de commérage des prochains jours.

Elle reprit me sortant de ma rêverie.

-Sulpicia te demande, peux tu me suivre ?

Je jetais un œil à Alec qui avait l'air tout aussi surpris que moi, il haussa les épaules en signe d'incompréhension.

Nous marchâmes en silence parmi le dédale de couloir, j'enregistrais le chemin parcouru, pour pouvoir dorénavant me déplacer seule. Nous arrivions devant la porte sculptée, et je pus enfin voir tous les minuscules petit détails, un vrai chef-d'œuvre cette porte.

Comme la dernière fois la porte s'ouvrit sur Sulpicia avant que nous ayons pu frapper, à vrai dire c'est moi qui m'embêtais avec ce genre de rîtes humains. Nous n'en avions pas vraiment besoin en tant que vampires nous avions nos sens hyper développés.

-Bella, tu es magnifique, m'accueillit joyeusement Sulpicia.

-Je vous remercie Sulpicia, vous l'êtes encore plus que dans mes souvenirs.

-Merci Chelsea je te ferais appeler si j'ai besoin de toi.

-Oui maîtresse, mais je reste à proximité, elle me regarda avec un avertissement sous-jacent.

La femme de mon créateur, de mon père vampirique ferma la porte et nous nous retrouvâmes seule. D'ailleurs cela ne faisait-il pas d'elle ma mère d'un certain point de vue ? J'avais plus de mal avec cette idée, car autant le fait de remplacer mon père ne me rebutait pas. Attention pas que je n'aime pas mon père, mais j'ai vécu tellement d'années sans lui que peut-être est-ce plus facile pour moi. Autant que donner le titre de mère ou ne serait ce que de l'envisager m'était totalement intolérable, je pense que je ne verrais Sulpicia comme la femme de mon créateur, et je pense que je resterais sur cette optique, pas de père ni de mère de substitution, j'ai déjà les miens, même si je ne les reverrais jamais plus.

-Bella je suis désolée pour ce que t'a fait Caïus, je savais qu'il allait faire quelque chose mais j'étais loin d'imaginer qu'il oserait faire cela.

-Ce n'est pas grave, j'ai réussi à tenir, ça n'a pas été facile mais j'y suis parvenue.

-Oui c'est ce que j'ai entendu. Tu es vraiment fantastique Bella. Marcus était avec Aro quand il est rentré et qu'il m'a parlé du coup bas fait par son associer. Et Marcus ne tarit pas d'éloges à ton sujet. Je ne l'avais plus vu discourir autant, depuis trop longtemps.

-On m'a raconté la tragédie qui l'a touché.

-Comme tu le dis, une véritable tragédie, Didyme était ma meilleur amie. Mais parlons d'un sujet moins triste veux-tu ?

-Bien sûr, en fait je me posais la question concernant ma présence ici ?

-Oh ! Ça t'ennuies tu préfèrerais rester avec Alec peut-être ? me demanda-t-elle soudain gênée.

-Non non, c'est juste que je ne m'attendais pas à être appelée, c'est tout nouveau pour moi. En plus vous êtes seule, vous avez renvoyé votre garde, alors que je suis encore qu'un nouveau-né.

-Tu as raison de te montrer méfiante avec ta nouvelle nature de vampire, nous avons plus de facilité que les humains à perdre le contrôle de nos émotions. Mais te concernant je ne me fais aucun soucis, si tu as pu résister à ton réveil à du sang humain coulant sous ton nez, je me doute bien que tu ne tenteras pas de me faire du mal.

-Je vous remercie pour votre confiance.

-Je voulais te voir pour deux raisons, la première est que je voulais savoir ce que tu savais du voyage à Phœnix d'Alec ?

-Ils devaient régler le problème des nouveaux-nés, et détruire leur créatrice.

-Oui c'est un fait, mais généralement Alec ne va pas s'occuper de ce genre de problème, s'il a été envoyé c'était principalement pour surveiller sa sœur et tenter de la remettre sur le bon chemin.

-Elle m'avait dit qu'elle avait fait une bêtise, et que je lui serais utile pour se racheter auprès des maîtres.

-Une bêtise dis-tu ? Décidément j'aurais toujours beaucoup de mal avec elle, je la regardais incrédule. Elle a tenter de m'éliminer.

-Mais pourquoi ?

-Elle convoite ma place auprès d'Aro, elle est amoureuse de mon mari depuis le premier jour où elle a mis les pieds ici. Mais jusqu'à présent hormis les regards d'envies je n'avais jamais eu à me soucier de sa présence. Hors il y a quelques temps, Aro a appeler Jane car il voulait lui parler des nouveaux-nés de Phœnix. Tu connais le pouvoir de mon époux. Il a touché Jane et il a vu le plan qui consistait à m'accompagner lors de l'un de mes voyages, pour me tuer et me brûler sans être gênée. Elle comptait ensuite aller voir Noémie pour qu'elle lui efface la mémoire afin qu'Aro ne découvre rien.

-Elle devait bien se douter qu'Aro aurait fini par le découvrir ?

-Elle se gardait bien de se montrer, et son plan à presque failli marcher, quand mon mari l'a touché, je devais partir le lendemain pour l'Allemagne, et elle devait m'accompagner.

-Et pourquoi Alec devait se charger de sa sœur ?

-Parce que c'est le seul qu'elle craigne, et que c'est celui qui la connait le mieux. Aro pense qu'il est nécessaire qu'elle reste parmi nous, donc il fait ce qu'il peut pour la garder, elle est très efficace dans son rôle.

-Oui je l'ai déjà observé à la tâche.

-J'ai donc une proposition à te faire, j'aimerais que tu sois ma garde attitrée. Les pouvoirs des jumeaux, de mon mari, de Noémie, ne t'atteignent pas et je sais que tu as déjà pratiqué ton bouclier.

-Sulpicia, je ne refuse pas cette offre, mais j'ai bien peur qu'en ce qui concerne mon bouclier ce n'était qu'un heureux hasard. Je ne suis pas sûre d'arriver à le maîtriser de nouveau et rapidement. Ce serait trop risqué pour vous et je m'en voudrais de défaillir.

-C'est pour cela que tu vas te mettre au travail rapidement, car nous devrons aller à Paris dans quelques semaines, trois tout au plus, et je ne veux personnes d'autres que toi.

-Vous me faites trop confiance Sulpicia je vais vous décevoir, dis je penaude.

-Je ne te demande juste d'être capable d'étendre ton bouclier sur moi. Et puis non je ne te fais pas trop confiance, je sais que tu as une puissance hors norme même pour un vampire, je crois que j'aurais beau lui apporter des preuves de mon incompétence, elle ne démordra pas de sa position, il me restera plus qu'a m'acharner au travail pour arriver à sortir le maximum de mon bouclier.

-D'accord je vais m'y mettre dès demain, lançais-je vaincu.

-Très bien te voilà raisonnable, je suis ravie car j'apprécie ta présence. La deuxième raison, nous organisons un bal dans un mois, une sorte de passage obligatoire pour te présenter officiellement à notre communauté et te célébrer en tant que membre de la garde Royal. C'est d'ailleurs lors de cet évènement que tu prendras le nom officiel de Volturi.

-Oh ! fut tout ce que je pus dire.

-Ne t'en fais pas, c'est un moment agréable, et puis aux cours des siècles les occasions de faire la fête sont devenues tellement rares, que nous profitons de la moindre petite occasion.

-Ce n'est pas ça, c'est qu'en fait je ne sais pas danser.

-S'il n'y a que ça je vais t'apprendre ça va aller vite ne t'en fais pas.

-Merci Sulpicia.

-Merci à toi Bella, car dès que tu maîtriseras ton bouclier, je pourrais enfin sortir d'ici. Je ne te mets pas la pression, mais Aro est légèrement protecteur. Je sais que lui seul peut savoir ce qui se passe dans la tête de Jane alors je ne préfère pas le contredire, mais c'est pesant de devoir rester confiner ici.

-Je vais faire en sorte de le maîtriser rapidement.

-Pour tes leçons de danse, tu passeras demain à quatorze heure. Par contre tu devrais partir je vais pas tarder à recevoir mon repas.

Je me levai et saluai mon hôte, pensant à tout le travail que je devais accomplir en peu de temps.

Heureusement que j'étais vampire et que je n'avais pas besoin de dormir, car entre les entraînements physiques pour apprendre à me battre, psychiques pour développer mon bouclier, en plus des cours de danse. Je suis certaine qu'une humaine n'y aurait pas résisté. C'est dans cet état d'esprit que je rejoignis notre pièce.


Traduction Italienne.

-Per favore no, lasciarmi* : S'il vous plaît, non laisser moi.

--No, no. Se egli vou piace no** : Non, non. S'il vous plaît non.

Je ne sais pas si la traduction Italienne est tout à fait correct, je ne parle pas italien je suis donc passée par un traducteur en ligne.

Le prochain chapitre est écrit et je suis sûre à 90% qu'il vous plaira, il y a de l'action, de l'amour et une grosse surprise mais je vous en dit pas plus. 

Petit rappel du chapitre précédent:

Je me levai et saluai mon hôte, pensant à tout le travail que je devais accomplir en peu de temps.

Heureusement que j'étais vampire et que je n'avais pas besoin de dormir, car entre les entraînements physiques pour apprendre à me battre, psychiques pour développer mon bouclier, en plus des cours de danse. Je suis certaine qu'une humaine n'y aurait pas résisté. C'est dans cet état d'esprit que je rejoignis notre pièce.

Chapitre 12

Deux semaines que je m'entraînais sans relâche, et je n'arrivais toujours pas à tenir mon bouclier en place plus de quelques minutes. Je désespérais d'y parvenir. D'après Démétri je n'avais pas la motivation nécessaire, j'aimerais bien l'y voir lui. Son don était personnel, personne d'autre que lui en dépendait il pouvait parler. J'étais fatiguée, pas physiquement non cela était dorénavant impossible. Il me fallait une distraction, que je me change les idées car au plus j'insistais plus j'étais inutile.

-Je suis désolée les gars, mais j'ai besoin d'une pause il faut que je me change les idées, je n'y arrive pas.

-Tu veux que je vienne avec toi ?

-Non mon coeur, je vais aller chasser après j'irais flâner un pe u dans les rues de Volterra. Il faut que je trouve une solution, et j'ai besoin d'être seule pour ça.

-Comme tu veux, il semblait visiblement contrarié que je refuse sa proposition, mais il me fallait vraiment être seule pour réfléchir.

Je l'embrassais tendrement avant de me diriger dans notre chambre afin de prendre mon manteau gris, que nous devions porter pour sortir du château en pleine journée.

Je l'enfilais car le soleil brillait encore, je pensais que vu la chaleur les gens se retourneraient sur mon passage. Non, ils semblaient indifférents au fait que je me promène avec un manteau à capuche épais, alors que eux étaient en débardeurs ou légèrement vêtue. À moins qu'ils aient l'habitude de voir les membres de la secte que nous représentions affublés de la sorte.

J'allais à vitesse humaine jusqu'à l'extérieur de Volterra, une fois sous le couvert de la forêt avoisinante, je me mis à courir à pleine vitesse, cette sensation libératrice que j'éprouvais à chaque fois que je me lâchais de la sorte, était enivrante. J'arrivais sur mon secteur de chasse, et je restais à l'affut, au bout d'un certains temps je perçus le fumet d'un loup.

Pendant que je chassais le jour avait décliné doucement, le soleil n'étant plus je retirais enfin mon manteau, pas qu'il me tenait chaud, mais je ne préférais pas prendre de risque, je n'avais encore pas assez confiance en mes sens. Si je me laissais surprendre par un humain les conséquences seraient dramatiques. Je rentrais à Volterra à vitesse vampirique. Arrivée aux abords de la ville je réduisis ma vitesse pour adopter une allure humaine, et c'est ainsi que j'errais dans les rues. Les passants se retournaient sur moi, mais je n'y prêtais pas attention. Mon esprit était accaparé par mon bouclier et mon incapacité à l'étendre plus longtemps, quand je sentis soudain deux fragrances vampiriques que je ne connaissais pas. Je pris la direction où les effluves étaient le plus concentrées, et j'arrivais sur la Piazza del Priori. Là je vis un grand bonhomme brun avec une carrure à faire peur, c'était mon gros nounours. Il était avec une espèce de petite brune qui s'agitait dans tous les sens avant d'arriver sur moi pour me prendre dans ses bras avec une énergie sans pareille.

-Bella tu es radieuse, je suis tellement contente de te revoir.

-Je suis heureuse moi aussi. Mais qu'est-ce que vous faites ici ?

-Je te l'ai dit crevette si tu ne viens pas à moi, c'est moi qui viendrais à toi, il me serra dans ses bras puissant. J'étais heureuse comme jamais, les revoir me transportait de bonheur.

-Vous êtes que tous les deux ?

-Non le reste de la famille est au château, pour saluer nos hôtes. Emmett et moi ne tenions plus en place à l'idée de te revoir, alors nous nous sommes excusés, en plus je savais que tu serais seule, c'était l'occasion de te faire une bonne surprise.

-Je suis heureuse, qu'est-ce que vous m'avez manqué.

-Tu nous as manqué aussi crevette. Alors il paraît que tu as eu quelques petits soucis avec Caïus et Jane.

-Ça n'a pas été facile, mais j'ai réussi à résister. C'est d'ailleurs un peu grâce à toi Alice.

-Pourquoi grâce à moi ? Je ne savais pas moi même si tu allais tenir où pas. Ton avenir était tellement flou à ce moment précis.

-C'est parce que tu m'as dit que je réussirais, je me suis tenue à cette idée, c'est vrai que j'ai failli flancher, mais Alec m'a détourné au dernier moment.

-Non ! Il te soutient, demanda Emmett véritablement surpris.

-Écoute nounours, je sais que ce n'est pas le grand amour entre vous mais il est celui que j'ai choisi, respect le comme tel s'il te plaît.

-Désolé je ferai peut-être un effort, enfin excepté quand tu seras aux alentours sinon ce ne serait pas drôle.

-Emmett ne la mets pas en colère, elle a beau avoir un contrôle hors du commun, elle n'en reste pas moins un vampire.

-Tu parles. T'as vu le gabarit que crois-tu qu'elle puisse me faire, et il s'esclaffa de rire bruyamment attirant ainsi le regard des badauds, nous entourant.

-Et si nous rentrions au château ? demandais-je afin de rester le plus discrète possible.

-Nous te suivons. Comme ça tu montreras la salle d'entraînement à Emmett, il meurt d'envie de jouer avec Démétri.

-Oh ! Mon dieu non ! Pas les deux ensembles, en tout cas pas tant que je serai dans la même pièce, fis-je à moitié sarcastique et à moitié pétrifiée à l'idée d'une alliance des deux larrons contre moi.

-Tu as peur ? Tu as raison tremble petite crevette de vampire, lança ironiquement Emmett.

-Il y a de quoi, non ?

Et nous arrivâmes au château dans l'hilarité général. Nous pénétrâmes dans la salle des trônes où les maîtres recevaient les Cullen.

-Bella ma fille, je vois que tu as trouvé nos deux invités, ils tenaient à te faire une surprise.

Je rejoignis le groupe que formait les Cullen.

-Maîtres, Aro, je mis un genou à terre en révérence aux maîtres. Effectivement, ils m'ont offert une agréable surprise, dis je toujours le genou au sol.

-Lève-toi ma fille. Et viens près de moi, je m'exécutais et allais me placer entre Aro et Marcus. Faisant face ainsi à nos invités.

Je vis le sourire maternelle d'Esmé, la mine bien heureuse de Carlisle. Les visages impassibles de Rosalie et Jasper. Ainsi que le regard pénétrant d'Edward. Alice l'avait rejoint alors qu'Emmett avec un clin d'œil se positionna aux côtés de sa belle. Je tournais la tête pour observer Alec et Jane qui se tenaient plus en retrait. Les yeux de Jane étaient vrillés sur Edward tandis qu'Alec me dévisageait. Je lui souris, je savais qu'il n'était pas vraiment heureux de la présence des Cullen. Et je ferai ce que je pourrais pour l'aider à les supporter. J'aimerais tellement qu'il s'entende avec eux. Je le voyais froncer les sourcils tournant son regard vers Edward me signifiant que c'est celui des Cullen qui le dérangeait. Je détournais moi aussi mon regard vers celui du télépathe, il ne m'avait toujours pas lâché des yeux, je fronçais à mon tour les sourcils pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il arrête de chercher Alec.

Démétri m'avait dit que ni lui, ni Alec ne l'appréciaient, et je commençais à croire que la réciproque était tout aussi exact. Il savait parfaitement quoi faire pour malmener la patience de mon amour, soupçon confirmé au regard du sourire en coin qu'il adressa à Alec, et aux tremblements de mon aimé.

Je grognais pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'il arrête ce petit jeu, au même moment Alice lui asséna un coup de coude dans les côtes, qui résonna en écho dans la salle.

-Mon cher Edward je te prierais de bien vouloir ne pas contrarier Bella. Bien qu'elle soit exceptionnelle, elle reste très susceptible et très versatile dans son humeur quand il s'agit d'Alec.

-Veuillez m'excuser pour mon impolitesse, cela ne ce reproduira plus.

-Allons, allons, ne fait pas de promesse que tu ne pourras tenir, fit Aro dans un sourire narquois.

Sourire retourné par Edward.

-D'ailleurs si tu as des soucis avec Bella tu les résoudras toi même.

-Il n'y aura aucun soucis, s'interposa Carlisle en lançant un regard noir à son fils.

-Bien tant mieux, nous aurons ainsi donc le loisir de fêter notre Bella ensemble. Nous vous laissons prendre possession de vos appartements. Carlisle, Esmé me ferez-vous l'honneur de votre présence ce soir dans mes appartements Sulpicia sera ravi de vous recevoir.

-Très certainement, répondit Esmé.

-Alec et Bella conduisez les Cullen dans leurs appartements.

-Bien sûr maître, répondit mon aimé. Je le rejoignis prenant sa main.

Les Cullen nous suivirent, nous discutâmes de ma vie à Volterra, des proies dont je me nourrissais, je leur promis de les amener le lendemain. Une fois les chambres attribuées, ils décidèrent de nous accompagner à mon entraînement.

Nous arrivâmes dans une des salles d'entraînement où Démétri nous attendait en compagnie de Jane et Heïdi.

Je me doutais que ces présences n'avaient rien à voir avec le désir de m'aider dans le développement de mon bouclier. Surtout quand j'entendis le soupir exaspéré d'Edward. Je regardais Alec qui me souriait aussi, il avait l'air d'apprécier le mécontentement du télépathe, quant à moi je trouvais que c'était de bonne guerre.

Jane se précipita sur Edward.

-Tu veux t'entraîner avec moi ? je décidais pour une fois de venir en aide à ma belle-sœur.

-Ben oui Edward, tu ne peux pas refuser, ce ne se fait pas qu'on est invité.

Alice, Alec ainsi que tous les vampires gloussèrent. J'avais un avantage non négligeable. Il ne pouvais pas lire mes pensées et donc il n'a pas pu trouver une solution alternative, où esquiver la situation.

-D'ailleurs, ajoutais-je à la volé, ce serait bien que tout le monde s'y mettent cela pourrait être sympa un entraînement collectif.

Jasper, Emmett, Démétri acceptèrent avant même que j'ai terminé ma phrase. Rosalie, Heïdi et Alice ne voulurent pas participer. Elles décidèrent d'aller faire un tour dans les rues de Volterra.

-Il va manquer un adversaire, remarqua Edward.

-Appelle Félix, fit Démétri à Alec.

-Pas sûr que ce soit une bonne idée, répondit mon aimé.

-Tu n'aimes pas les défis, où tu as juste peur de la concurrence ? lança Edward.

Des grognements des mes deux protecteurs attitrés lui répondirent. Et c'est Jane qui appela le fameux Félix.

Lorsqu'il arriva nous organisâmes les groupes. Alec serait face à Jasper, Démétri face à Emmett, Jane face à Edward, et moi face à Félix. Nous convînmes de ne pas utiliser nos pouvoirs et de changer de partenaire au bout d'une demi heure permettant de tourner rapidement et surtout afin d'éviter que certains groupes ne dégénèrent.

Mon combat face à Félix fut une catastrophe il avait le dessus en permanence et cela m'agaça, et quoi que j'entreprenne je n'arrivais pas à avoir le dessus, il me ridiculisait à chaque fois.

Au bout d'une demi heure je tombais face à Jasper.

-J'ai vu comment tu t'y prenais devant Félix, si tu veux je peux t'enseigner une technique ou deux.

-Je suis un cas désespéré, tu sais.

-Je suis patient et surtout j'ai l'habitude des nouveaux-nés, je te raconterai plus tard on a pas beaucoup de temps. Mets-toi en position, et attaque moi.

Je m'exécutais, et le chargeais, il m'esquiva facilement, attrapa mon bras pour me plaquer face contre le sol, positionnant ses dents à quelques centimètres de mon cou.

-Ton erreur, est d'attaquer de front sans stratégie, le résultat sera invariablement le même, il se releva me tendant la main courtois.

-Recommence, mais cette fois-ci essaie de me surprendre, je m'approchais de lui à pleine vitesse, au dernier moment je voulais le contourner pour le prendre à revers, mais il anticipa de nouveau, en m'attrapant à la gorge, d'une seule main pendant que l'autre me tenait le bras avec lequel je m'apprêtais à lui porter un coup.

-C'est mieux, mais soit moins prévisible, je t'aie vu réfléchir à ce que tu allais faire.

-Je ne suis pas douée. Je t'avais dit que tu perdais ton temps.

-Non au contraire tu es très attentive. Ne désespère pas, il faut juste que tu sois moins prévisible, surprends-toi. Ne fais pas ce que tu penses, va à l'opposé de ce que ton esprit te dicte. C'est avec ce genre de comportement qu'on gagne des batailles. En position.

Je me remis en position réfléchissant à ce qu'il venait de me dire. Sortir des sentiers battus, j'allais essayé, voir ce que cela pourrait donner, je n'avais rien à perdre ni même avoir honte d'être ridiculisée, Félix s'en était chargé.

Je me lançais sur lui de front, je le vis se tendre en attendant de me recevoir de plein fouet. Je fis un tour sur moi même telle une danseuse et réussis à lui porter un coup de poing directement sur sa pommette, il alla s'écraser contre le mur à l'opposé. Je restais surprise, j'avais réussi à lui assener un coup, j'avais atteint ma cible. Il se releva à grande vitesse et me sauta dessus je le vis s'approcher. J'allais à sa rencontre en zigzaguant pour le contrer il allait m'attraper quand je changeais de trajectoire, je sautais alors sur son dos, approchant ma bouche de son cou. Je pensais avoir le dessus, mais il m'attrapa par les cheveux et m'éjecta. Ce fut à mon tour d'aller embrasser le mur. En me relevant je vis que tout le monde s'était arrêté et observait notre combat.

Je me remis en posture Jasper aussi, nous nous jaugeâmes ne relâchant pas le regard de l'autre attendant la faille. Je retentais le coup précédent, mais il me vit arriver il se baissa et attrapa mon bras me faisant faire un tour dans les airs avant de rencontrer le sol, il se positionna à califourchon sur moi, ses dents dans mon cou.

-Tu vois quand tu veux. Par contre ne jamais refaire la même prise deux fois de suite sur le même adversaire. Allez relève-toi, tu apprends vite, me dit il en me tendant la main.

-Merci, mais faut dire que tu es un bon professeur.

-Ça veut dire que je suis mauvais, rétorqua Démétri faussement vexé.

-Non mais toi tout comme Alec, avez tendance à me ménager.

-Bon on change, détourna Démétri en jaugeant Jasper avec intérêt.

Les équipes tournèrent et je me retrouvais face à Edward, Alec face à Félix, Emmett face à Jane, d'ailleurs le contraste était impressionnant. Et bien sûr Démétri face à Jasper.

-Alors tu ne veux pas être ménager, s'il n'y a que ça pour te faire plaisir, me dit Edward avec un sourire en coin. Je lui répondis par un sourire identique bien que je ne sache pas vraiment comment j'allais m'y prendre.

-Parce que tu crois que tu vas pouvoir m'avoir ? fanfaronnai-je. Ton pouvoir ne marche pas sur moi. L'aurais-tu oublié ?

-Mais je n'en aurais pas besoin.

-Et bien nous verrons ça, j'entendais de toutes parts les bruits significatifs des combats engagés. Edward et moi n'avions encore pas débuté. Je voulais qu'il commence, mais apparemment il n'allait pas donner le premier coup, tant pis j'irais moi.

Je m'approchais de lui de face m'attendant à ce qu'il réagisse plus où moins comme Jasper, mais il m'emprunta ma stratégie et pour ainsi dire et dans un mouvement gracieux il me contourna et se retrouvait dans mon dos, m'encerclant dans ses bras. J'ai eu beau essayer de me servir de ma force brut il résistait, je bougeais essayant tout et n'importe quoi, mais rien n'y faisait. Alors je décidais de sortir des sentiers battus pour le surprendre. Je me détendis instantanément, et posai ma tête contre son épaule, mon visage dans son cou et remontais mes mains sur ses bras en un câlin, comme je l'aurais fait avec Alec, il tressaillit, il était surpris. Je le sentis se relâcher l'espace d'une demi seconde, j'empoignais alors son bras plus fermement et je l'envoyais valdinguer contre le mur. Je l'accompagnais alors qu'il n'avait pas encore pas toucher le béton, une fois contre le mur je l'attrapais par sa chemise, que j'entendis se déchirer sous l'assaut que je lui infligeais, je le renvoyais sur le sol dans un fracas assourdissant, je lui sautais dessus, je le dominais lui bloquant ses bras au dessus de sa tête. J'étais heureuse j'avais le dessus, j'y allais même de ma petite remarque.

-Tu n'as pas dit que tu ne me ménageras pas ? Ne me dit pas que tu as donné tout ce que tu pouvais là.

-Oh ! Mais c'est quelle ferait de l'esprit en plus.

Je rigolais je n'en revenais pas d'avoir eu le dessus. Bon avec un stratagème peu glorieux, mais Jasper m'a dit qu'il fallait que je me surprenne, et ça avait marché au delà de mes espérances. Sans que je m'y attende il donna un coup de bassin qui me déséquilibra, et il en profita pour me retourner à vitesse vampirique et ce fut à mon tour de me retrouver coincée sous lui. Je tentais le même mouvement, mais il ne se laissa pas prendre.

-Alors tu la ramènes moins là maintenant.

Je grognais, je n'arrivais pas à me dégager, j'arrêtais de gigoter dans tous les sens , d'une parce que ça ne servait à rien et de deux il relâcherait peut-être sa prise si j'arrêtais de me débattre.

-Tu peux toujours réessayer le câlin c'était agréable, j'ai beaucoup apprécié, me nargua-t-il avec son sourire en coin.

J'entendis grogner avant de me sentir libérée du poids d'Edward. Je tournais la tête, il s'était redressé faisant face à Alec. Tous les deux en position d'attaque les lèvres retroussées et des grognements roulants dans chacune de leurs poitrines. Je n'eus pas le temps de me redresser qu'Alec l'attaqua, Edward l'esquiva, avant de tenter une approche lui aussi. Il réussit à toucher Alec qui s'écrasa au sol. Il se releva aussi vite et tenta à nouveau de l'approcher, mais encore une fois Edward se déroba. Alec rageait, il n'arrivait pas à l'approcher.

-On a dit sans pouvoir Alec.

-Parce que tu t'en passes toi peut-être.

-Contrairement à toi je ne peux pas le maîtriser, je n'ai pas la fonction de bloquer tes pensées, il profitait de son pouvoir pour ridiculiser mon Alec, cela me mit dans une rage folle. Je ne voulais pas intervenir, mais Edward avait droit à une petite mise au point, il l'avait cherché dans la salle du trône et c'était l'occasion.

-Par contre moi je l'aie, dis-je d'une voix assurée. Ma colère gagnait en intensité.

-Bella calme-toi, me dit soudain Jasper.

-Ne m'aide pas Jasper j'ai besoin de la ressentir.

Je dirigeais cette colère sur mon bouclier je pouvais de nouveau le manipuler à mon gré sans difficultés, ni aucune résistance, et je le dirigeais sur mon aimé.

-C'est bon mon cœur, il ne lit plus tes pensées, il me fit un sourire reconnaissant et complice. Puis se tournant vers Edward.

-On va voir ce que tu vaux sans ton talent.

-Depuis le temps que tu attends ça. Je t'en prie à toi l'honneur.

Il se sautèrent dessus au même moment se battant à vitesse vampirique, les coups pleuvaient de part et d'autre. Tantôt Edward prenait le dessus, tantôt c'était au tour de d'Alec, nous entendîmes des coups, et des claquements de dents des feulements. Ils se faisaient de plus en plus violent, et je commençais à avoir peur, je ne voulais pas non plus que cela tourne mal, mais c'était bien parti pour tourner de cette manière.

Edward prit le bras d'Alec d'une main et coinça son corps contre le mur avec son autre bras en s'aidant de son propre corps. Après quelques tentatives, Alec réussit à se dégager un bras et attrapa Edward par les cheveux et le souleva à la force d'un seul bras, cette prise ressemblait un peu à celle qu'avait testé Jasper sur moi. Il réussit à l'écarter suffisamment pour pouvoir récupérer l'usage de tout son corps. Avant de se percuter de nouveaux. Les coups affluèrent de plus bel, Alec eut le dessus à son tour il immobilisa Edward au sol dans une position des plus étrange, son corps était sur le flanc droit, et Alec exerçait une pression avec ses deux mains sur le haut de corps d'Edward, alors qu'il s'était accroupi sur ses jambes retenant aussi le bas. Edward était pris, incapable de bouger de cet étau qu'était Alec. Le regard de mon aimé était noir de rage, et je compris à l'instant qu'il n'allait pas s'arrêter quand je le vis approcher ses dents du cou d'Edward, j'eus sincèrement peur et je perdis le contrôle de mon bouclier.

-ALEC ! Hurlais-je. Arrête ça tout de suite, il ne réagissait, pas fixant toujours Edward avec son regard mauvais, personnes n'osaient intervenir. C'est alors que je me rendis compte qu'il avait anesthésié tout le monde.

Je me jetais sur lui pour lui faire lâcher sa prise. Nous atterrîmes à l'autre bout de la pièce, c'était véritablement un autre homme. Il se releva prêt à retourner finir sa tâche, je me positionnais face à lui, tentant de l'arrêter ou de lui faire reprendre ses esprits. Mais il ne m'écoutait plus, il ne me voyait plus, il n'avait d'yeux que pour Edward. Il tenta de me passer mais je faisais barrage, il grognait plus férocement qu'il ne l'avait jamais fait sur moi. Je ne voulais pas me battre avec lui malgré le fait que je sois la seule à pouvoir l'arrêter, parce que je n'étais pas assez expérimentée dans les corps à corps, et parce qu'il s'agissait d'Alec mon amour, et que je ne pouvais tout simplement pas. Il réussi à me passer en me décrochant un coup en plein visage, j'étais destabilisée je ne pensais pas qu'il puisse un jour me lever la main dessus. Puis il m'attrapa et m'envoya sans ménagement contre le mur à l'opposé d'où se trouvait Edward. J'essayais de manipuler mon bouclier la peur aidant je réussis à inclure Edward à l'intérieur de la masse brumeuse qui était plus épaisse, Il eut le temps de se relever évitant ainsi l'assaut d'Alec. Je tentais de déplacer ma couverture jusqu'à Démétri et Emmett qui étaient les plus proches, et je réussis mon bouclier était plus malléable, plus distendu que jamais et toujours aussi fluide. Ils reprirent leurs esprits.

-Démétri arrête-le il perd les pédales.

Il réussit à l'attraper mais n'arrivait pas à le maîtriser, Emmett vînt lui prêter main forte. À eux deux ils l'immobilisèrent au sol, sous ses grognements féroces et ses vaines tentatives de leurs échapper à coup de crocs. Il ne se calmait pas je tentais alors de tirer encore mon bouclier pour prendre Jasper sous ma coupe. J'eus à peine plus de mal, je rencontrais une légère résistance, mais je réussis à le faire plier et il enveloppa à son tour Jasper. Il reprit lui aussi ses esprit et comprit aussitôt ce qui se passait. Il envoya une vague de calme, diminuant ainsi mon emprise sur mon brouillard protecteur. J'avais peur de le perdre, si je ne le maîtrisais pas avec les ondes de calmes qu'envoyait Jasper je ne pourrais pas les protéger, et protéger Alec par l'occasion. Je n'avais pas le choix je ne devais pas lâcher, je pensais au mal que j'aurais si je laissais Alec, s'en prendre à un Cullen, devoir l'annoncer à Esmé la si tendre et si gentille Esmé. Je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à Edward, malgré la haine qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre. J'aimais Edward et les Cullen en général. Je ne pouvais laisser quiconque se faire du mal devant moi, je devais les protéger. Quand je pris conscience de ce fait, j'arrivais à manipuler mon bouclier à ma convenance sans aucunes résistances, il restait bien en place sur les personnes que j'avais incluent à l'intérieur. Je tentais de le déplacer jusqu'à Jane et Félix qui revinrent à eux instantanément.

-Jasper recommence s'il te plaît.

Je reçus une nouvelle vague de calme et mon bouclier ne vacilla pas. J'avais enfin trouvé la façon de l'étendre. Mais là tout de suite je devais m'occuper d'Alec qui commençait à se calmer, son regard reprenait une couleur bordeaux normal.

-Edward tu devrais sortir.

-Je veux rester, je ne peux pas te laisser seule.

-Moi je ne risque absolument rien ce qui n'est pas ton cas. En plus je suis loin d'être seule. Alors s'il te plaît facilite-moi la tâche et sors.

Il s'exécuta sans rechigner, mais je voyais qu'il se faisait réellement du souci pour moi comme si Alec était capable de me faire le moindre mal volontairement. Il ne le connaissait pas comme moi, c'est vrai que je ne l'avais encore jamais vu dans un tel état non plus et qu'il était effrayant. J pouvais comprendre son raisonement il a du voir dans l'esprit D'alec qu'il m'avait frappé, mais il n'était plus lui même. Je l'aimais avec ses bons et mauvais côtés, et je sais qu'il ne me ferait jamais de mal, en tout cas jamais de son plein gré.

Je ne sentis plus les assauts répétés émanant d'Alec sur mon bouclier. Il s'était calmé à l'instant où Edward était sorti.

-Lâchez-le maintenant, il s'est repris.

-Je ne suis pas sûr, protesta Emmett.

-Emmett fais-moi confiance, laissez-le, j'attendis qu'ils relâchent Alec, avant d'ajouter. Je vous remercie pour votre aide, mais si vous pouviez nous laisser seuls.

-J'espère que tu es contente de toi, me fustigea Jane. Si cela à dégénéré c'est de ta faute. À roucouler avec Edward comme tu l'as fait et devant mon frère en plus.

-Si je t'avais demandé ton avis, je me serais adressée à toi directement. Maintenant ce n'est pas le cas et puis cela te donnera l'occasion d'aller réconforter Edward. Je ne vois pas de quoi tu te plains je te donne une occasion légitime en plus.

-Un jour je te ferai payer ton arrogance Bella et ce jour là il n'y aura personne pour te sauver la mise.

-Tu sais quoi, j'attends ce jour avec impatience. Et méfie-toi Jane que ce ne soit pas toi qui paies pour toutes les tortures que tu as infligé à ceux que j'aime.

-Bella, Jane ce n'est pas le moment. Les Cullen allez voir Edward si tout va bien pour lui. Jane et Félix venez, Heïdi ne va pas tarder ça nous fera du bien, Démétri prenant un rôle de chef, était impressionnant d'autorité et de charisme. Ça ne nous donnait pas envie de désobéir.

-Bella appelle dès que vous vous serez calmés et que vous aurez discuté. Si tout est OK nous sortirons ce soir il y a des animations en ville, seulement si tout le monde se tient correctement.

-Moi ça me va, fit Emmett.

-Moi aussi, lança Jasper.

-Bella tu me tiens au courant. Alec ne te laisse plus déborder, et ce n'est pas qu'une recommandation. Je ne te donne pas d'ordre parce que je n'ai pas à t'en donner. Mais écoute-moi pour une fois.

-OK, répondit mon aimé.

Tout le monde sortit de la salle d'entraînement que nous avions bien abîmé. Je restais assise à côté d'Alec réfléchissant à ce que m'avait dit Jane. Je savais Alec jaloux et j'avais joué avec le feu. Je n'aurais jamais dû agir de cette façon, même pour gagner un duel, et surtout face à lui. Pour une fois elle avait raison tout était de ma faute.

-Je suis désolée Alec, je n'aurais jamais dû me comporter ainsi.

-Je ne te dirais pas que je t'en veux pas, parce que ce n'est pas le cas. Mais je comprends pourquoi tu l'as fait. Si tu n'étais pas MA Bella j'aurais même approuvé le stratagème. Mais je n'arrive pas à m'y faire, c'est toi et surtout c'était lui.

-Tu as compris pourquoi j'avais... agis de cette manière.

-Oui je vous regardais, je n'ai pas confiance en Edward. Il est amoureux de toi, et il profite de ton attachement à sa famille pour fureter autour de toi. Quand tu étais humaine il était simple de l'éviter et quand je dis simple c'est un bien grand mot. Mais maintenant que tu es vampire toi aussi, ta sécurité n'entre plus en cause. Et je ne peux plus lui interdire de t'approcher.

-Alec tu ne risques rien, je t'aime. Et Edward où pas, personne ne peut remettre ça en question. Je n'aie pas pensé aux conséquences tout à l'heure, sinon je ne l'aurais pas fait et je l'aurais laissé gagner.

-C'est moi qui me suis emballé, et je n'aurais jamais dû m'emporter comme je l'ai fait surtout face à toi. Alec est un sauvage et un impulsif, et cette simple phrase symbolisait des excuses qu'il n'osait pas me présenter frachement, parce qu'il se sentait trop mal de d'avoir levé la main sur moi. Il continua.

-Au contraire le conseil de Jasper était avisé, et tu l'as suivi comme il fallait. En fait pour être honnête avec toi, Edward et moi ça date de très longtemps. À l'époque il se nourrissait comme moi, et comme tu as pu l'entendre je n'étais pas vraiment le même avant de te rencontrer. Je me croyais plus important que je ne l'étais et j'avais tendance à prendre tout le monde de haut que ce soient les humains, ou même les vampires. Et puis au détour d'une ville je l'ai rencontré, je l'ai traité de la même façon que je traitais tout le monde, avec condescendance. Mais il ne s'est pas laissé marcher dessus comme les autres. Nous en sommes venus rapidement aux mains, mais avec sa capacité à lire dans les pensées il me filait entre les doigts à chaque tentatives et ça m'avait mis dans le même état que ce soir. Je n'avais pas l'habitude que l'on me résiste. Donc je me suis servi de mon pouvoir mais au moment où j'allais le mettre en pièce, Jane est intervenue pour le sauver. Ensuite elle a parlé de lui à Aro qui le voulait dans notre garde. Mais il a décliné l'offre. Ce qui fait que je suis resté presque un siècle frustré sans avoir de revanche. Il y a bien eu la confrontation à Dénali, mais ça n'avait pas le même goût qu'une veritable revanche. Je ne pouvais pas aller jusqu'au bout, il fallait que je te protège. En fait j'ai beaucoup de ressentiments conernant Cullen, le fait qu'il me tienne en échec depuis presque un siècle en plus du fait qu'il a failli te tuer lors de votre première rencontre et que maintenant il te tourne autour, ça fait juste un peu trop pour moi. Alors ce soir quand j'ai été sous le couvert de ton bouclier j'ai vu l'occasion de riposter en nous mettant à égalité. Ce n'est pas tant de ta faute que de la sienne, je cherchais une bonne excuse pour avoir ce que j'attendais depuis trop longtemps.

-Tu sais je crois que ce n'est pas bon de ressasser tout ça. Je pense que vous devriez parler tous les deux.

-Je ne pense pas la haine que nous éprouvons l'un pour l'autre est très intense. En plus je sais qu'il éprouve des sentiments pour toi, c'est presque impossible.

-Tu fais peut-être erreur, il m'apprécie comme Emmett ou Jasper.

-Je ne crois pas, tu es loin de t'imaginer ma puce l'effet que tu as sur les vampires mâles. Et puis si tel était le cas il aurait démenti tout à l'heure dans la salle des trônes. Quand il m'a souri et que tu l'as remis en place. Il répondait à ma question, à cette question.

-Oh ! Je vois. Mais ne crois-tu pas que c'était peut-être pour te pousser à bout toi aussi ? Il connait ton point faible. Peut-être voulait-il en jouer ?

-Tu es tellement naïve sur certain point. Quand nous étions à Forks je montais une garde constante autour de toi, il était toujours dans ton sillage. Tu ne t'en étais pas aperçue parce que tes sens humains ne le permettaient pas. Mais c'était vraiment perpétuel, je n'osais plus aller chasser de peur qu'il t'approche. Même Carlisle a dû intervenir pour qu'il prenne ses distances par rapport à toi. À ton avis pourquoi crois-tu que Jane t'en veut ? Tout ceux pour qui elle a un faible sont attirés par toi.

-Je reste persuadée que tu pourrais arranger les choses vous êtes tous les deux différents de ce que vous étiez à l'époque. Et puis je crois que Aro risque de ne pas apprécier ce qui s'est passé tout à l'heure surtout si tu ne tentes pas d'arranger les choses.

-Je crois que tu as raison, mais ce n'est pas facile j'ai tellement de rancœur contre lui. Même si elle n'est pas totalement justifiée. J'ai passé tellement d'année à le détester que s'en est devenu une habitude.

-Je sais que ce n'est pas facile, mais je sais aussi que tu agiras au mieux, j'ai confiance en toi.

-Je verrais ça avec lui plus tard. Par contre tu m'expliques comment tu as fait avec ton bouclier ? Tu as pris tout le monde sous ta coupe, les protégeant de moi.

-J'ai réalisé en fait que je me bloquais toute seule, il suffit seulement que je veuille vraiment protéger quelqu'un et il devient très facile de le diriger comme je veux. Jusqu'à présent je me focalisais plus sur le fait de vouloir le bouger à tout prix que sur la raison elle même. C'est pour ça, que j'avais réussi quand ta sœur t'avait torturé, je voulais te protéger par tous les moyens. J'ai faussement cru que c'était la colère qui était le déclencheur, mais en fait c'est l'affection où l'amour que je ressens pour les personnes que j'inclue sous ma protection.

-Tu ne peux pas t'imaginer à quel point je suis fier de toi ma puce.

Il se pencha vers moi et m'embrassa, il était serein et moi j'étais bien dans ses bras. Nous profitâmes l'un de l'autre un petit moment avant qu'il ne décide d'en finir avec la discussion qu'il devait avoir avec Edward. Il ne valait mieux pas tarder car si Aro l'apprenait avant qu'Alec et Edward puissent s'entretenir, Alec risquait de gros ennuis et je ne le voulais pas. Quand à moi je me rendais dans les appartements de Sulpicia, elle allait être ravi que je puisse maîtriser mon bouclier, lui permettant ainsi de pouvoir sortir de sa prison dorée comme elle aimait appeler ses appartements. Je m'y rendais chaque jours depuis deux semaines. La première semaine nous avions repassé toutes les danses existante, hormis le rap et la tecktonik que je ne trouvais pas à mon goût. Par contre j'avais adoré la valse. Et Aro m'avait appris le tango, un échange surprenant mais une réelle complicité s'était créée. J'aimais moi aussi cette danse, très rythmée et sensuelle, j'aimais son côté improvisé, les émotions que les danseurs ressentaient et surjouaient. Et puis Sulpicia aimait danser, mais elle préférait les valses, les slows, enfin les danses plus calme. Elle était même ravie de voir que j'avais les même goûts que son mari. J'ai également eu un faible pour le mambo et le mérengue. Par contre en ce qui concerne la salsa et ses dérivés, j'ai préféré apprendre avec Alec, ce qui nous avait valu plusieurs séances ne pouvant jamais finir une danse entière, sans nous retrouver à faire des folies de nos corps.

La deuxième semaine nous l'avions passé pour la plupart du temps à parler de tout, de sa longue existante, de sa rencontre avec Aro, de son amitié avec Didyme. Nous avions lié de véritables liens affectifs. J'arrivais devant sa porte quand elle s'ouvrit.

-Bella tu m'as manqué aujourd'hui.

-Je suis désolée, mais j'ai eu beaucoup de mal à me concentrer, il a fallu que je m'aère un peu. Avez-vous eu mon message ?

-Oui je l'ai bien reçu. Alors il paraît que tu apprécies nos visiteurs ?

-Oui j'aime beaucoup la famille Cullen.

-Et ils te le rendent bien. C'est la première fois qu'ils se déplacent pour fêter un de nos gardes. Mais il est vrai que tu es plus spécial que nos gardes habituels.

-C'est d'ailleurs la raison qui m'amène ici. Je le maîtrise enfin.

-Mais c'est merveilleux, elle est était toute excitée, elle sautait dans tous les sens. Jamais on lui aurait donné ses presque trois siècles. Ne perdons pas une minute, depuis le temps que je veux sortir d'ici. Viens nous allons annoncer la nouvelle à Aro, Marcus et Caïus.

Elle me tendit ma cape anthracite avec ses armoiries qui m'officialisait aux yeux de mes congénères du château et même ceux de l'extérieur, comme sa garde attitrée. Chaque membre de la famille royal avait son propre blason. Celui de Sulpicia était un arum penché sur la droite. L'arum avait été choisi d'après ma maîtresse parce qu'il représentait la confiance et la profondeur de l'âme deux qualificatifs correspondant à sa relation avec Aro. D'ailleurs sur mon manteau j'avais les deux blasons réunis en un seul, deux arums croisés. Ce qui voulait dire que je devais protéger mes deux maîtres. Car Aro avait le même mais penchant à gauche. Et c'était Alec qui avait l'honneur de le porter. Jusqu'à récemment Jane le portait aussi mais après que son complot ait été découvert par Aro lui même, elle perdit ce privilège. Démétri portait celui de Caïus, un vautour, il l'avait bien trouvé, vraiment très ressemblante comme image. Depuis peu Jane arborait elle aussi ce vautour sur sa cape. Renata l'autre bouclier du château, ainsi que Chelsea portaient un taureau, synonyme de patience correspondant parfaitement à Marcus.

Nous déambulâmes à travers les couloirs du château, et selon le protocole que j'observais presque à la lettre en publique, je me tenais quelques pas en derrière Sulpicia. Tous les vampires me regardèrent avec de grands yeux ahuris, mais n'oublièrent pas de saluer ma maîtresse. Je n'avais pas un mois depuis ma transformation et j'étais déjà promue garde attitré de Sulpicia. Ce qui en langage sous-jacent voulait dire aussi que j'étais la garde d'Aro. Mais cela voulait surtout dire que j'avais toute sa confiance. De plus cette promotion me donnait un grade plus élevé que tous les vampires présents dans le château hormis les maîtres eux même. J'étais fière de porter cette cape et surtout fière de ce qu'elle représentait.

Nous arrivâmes dans la salle des trônes où les maîtres accordaient audiences à certains vampires. J'allais me poster directement à ma place c'est-à-dire à côté de Jane contre le mur perpendiculairement aux trônes, m'assurant que mon bouclier était parfaitement en place autour de ma maîtresse. Nous n'échangeâmes pas un regard, nous attendions que l'un de nos maîtres nous appellent ou nous donnent un ordre. Enfin pour moi c'était plus simple quand mes deux maîtres étaient présents je devais être aux côtés de mon attitré. Donc je me déplacerai au gré de Sulpicia et une intuition m'informait que j'allais faire quelques kilomètres les prochains jours.

Sulpicia prit place sur l'accoudoir de son époux sous le regard attendrit de ce dernier. Il posa sa main sur celle de son épouse, après un haussement de sourcil, il tourna la tête vers moi, un sourire reconnaissant sur les lèvres, que je lui retournais.

Les vampires présents, présentaient leurs griefs contre un autre clan qui selon eux se nourrissaient plus que nécessaire. Ce qui avaient pour conséquence une recrudescence de meurtres dans les États de Washington, et de l'Idaho. Ils avaient emmené des coupures de presse relatant les faits, ainsi que les conclusions qu'en déduisaient les journalistes, les meurtres étaient liés et c'était l'œuvre d'un tueur en série, et bien sûr le FBI était impliqué.

Aro les rassura en leur disant qu'il allait bientôt dépêcher une équipe pour aller faire le ménage. Les vampires repartirent plus sereins.

-Bien c'était la dernière audience. Alors Bella tu as réussi à maîtriser ton bouclier à ce que je vois.

-Oui, elle est exceptionnelle, et maintenant plus rien ne m'empêche de sortir, lança Sulpicia sur un ton hautain en direction de Jane.

Cette dernière baissa la tête.

-Pourrais-tu le lever que je puisse écouter ma femme je te prie, je regardais Sulpicia pour la forme, car je savais qu'elle allait me faire un signe affirmatif, ce qu'elle fit sans surprise, sous le regard amusé de son époux. Je savais qu'il était ravi de la relation que nous entretenions sa femme et moi.

Je portais enfin mon regard sur Marcus qui me regardait lui aussi avec fierté. J'aimais vraiment beaucoup cet homme. Et si je considérais que j'avais eu de la chance d'être la garde de Sulpicia, j'estimais que Renata avait tout autant de chance que moi. Et bien que nos boucliers divergeaient car elle ne repoussait que les attaques physiques et très localisé, elle ne pouvait protéger qu'une seule personne. Dans le cas où nous subirions une attaque psychique je le protègerait aussi. Bien que ma fonction première soit la protection de Sulpicia et Aro, je ne pourrais pas le laisser en dehors de mon bouclier.

-Bella ?

-Oui Aro, répondis-je sortant de mes pensées.

-Pourrais-tu me trouver Alec, j'aurais besoin de m'entretenir avec lui du soucis que vous avez eu avec Edward Cullen, alors il savait, je vis le rictus de Jane dans ma vision périphérique. La garce elle avait dénoncé son frère.

-Il est avec lui justement, il est parti s'expliquer de lui même pour arranger la situation.

-Très bien, j'aurais donc pas besoin d'intervenir, tu as décidément une bonne influence sur lui.

-Merci Aro, je souris à mon tours mais plus en réaction à la grimace de Jane, sourire doublé par celui de ma maîtresse.

J'arrivais dans ma chambre pour rejoindre Alec, après avoir raccompagné Sulpicia dans ses appartements vu qu'elle allait recevoir Carlisle et Esmé.

J'espérais qu'il soit allé trouver Edward pour arranger les choses comme je l'avais annoncé à Aro, sinon nous aurions tous les deux de sérieux problèmes.

Il était assis dans son fauteuil son casque audio sur les oreilles. J'allais me placer directement à califourchon sur ses genoux. Il n'avait toujours pas ouvert les yeux, mais un sourire coquin se dessina sur ses lèvres.

-Dois-je comprendre que tu apprécies mon retour, susurrais-je en lui ôtant son casque.

-Plus que ça encore. Alors comme ça tu as eu une promotion, dit-il en m'étreignant par la taille.

-La même que toi, fis-je en ôtant ma cape.

-Presque, ma fleur à moi est penche du côté gauche, côté de l'esprit technique, des maths, côté homme quoi.

-Ce qui est préférable pour toi non ? Quoiqu'il me semble que tu apprécies la lecture, un truc de fille. Si je ne me base sur tes réflexions, vu que la littérature sollicite le côté droit du cerveau. Que crois-tu que dirait Démétri, s'il apprenait ta théorie ?

-Si tu fais ça, je te promets un siècle de torture.

-Oh tu me fais peur Volturi, le taquinais-je.

-Méfie-toi, dit-il en m'embrassant la mâchoire.

Il remonta jusqu'à mon lobe, qu'il prit en bouche déclenchant une vague de désir brut. Il le relâcha pour s'emparer de mes lèvres avec empressement. Je déboutonnais tous les boutons de sa chemise, pour pouvoir balader mes mains sur son torse musclé. Il était si sexy, c'était impossible de lui résister quand je le voyais à moitié dénudé. Il était presque obligé de s'enfermer dans la salle de bains juste pour changer de chemise ou de tee-shirt.

Je commençais à devenir plus entreprenante, le désir aidant bien sûr. J'allais m'attaquer au bouton de son pantalon, quand il se saisit de mes deux mains.

-Non tu n'auras droit à rien du tout si tu me balances à Démétri.

J'éclatais de rire, il m'avait eu, et je ne m'étais doutée de rien, mais dès qu'il s'agissait de petits câlins je n'étais plus logique, donc ça ne m'étonnait pas.

-C'est aussi un truc de fille ça. Tu le sais ? il rigolât à son tour mais ne relâcha pas mes mains pour autant. Bon d'accord je lui dis rien, mais seulement si tu vas au bout de ce que tu as commencé.

Nous allions reprendre notre activité commune quand nous entendîmes au loin des pas se rapprocher de notre chambre. Quand je sentis le parfum m'informant sur l'identité de notre visiteur, je me relevais instantanément, nous nous observâmes surpris. Alec alla à la porte et l'ouvrit ne laissant ainsi pas Aro patienter ou même s'arrêter sur le pas de la porte. Il entra tout sourire, posant sa main sur l'épaule de mon aimé. J'aurais dû m'en douter il venait vérifier par lui même de la véracité de mes propos dans la salle des trônes.

-Bien je suis ravi, tu aies fait ce qu'il fallait Alec. Dit-il à mon aimé. Heureusement il avait bien été lui parler, j'étais plus détendue.

-Merci maître. Répondit ce dernier apparemment soulagé.

-Je suis désolé de vous avoir interrompu, commença Aro avec un sourire compatissant. Si j'avais encore pu j'aurais rougi, il venait bien évidemment de voir la scène qu'il venait de se dérouler. Je suis venu pour toi Bella, je ne voulais pas te donner tes effets devant tout le monde.

-Mes effets ? repris-je confuse.

-En tant que garde royal tu as certains devoir comme celui d'être joignable à tout moment. Donc pour cela il te faut un portable que voici, il me tendit une boîte où un téléphone dernier cri était représenté. Il est opérationnelle, le numéro est à l'intérieur. Ensuite comme chacun des gardes tu disposes aussi d'une carte de crédit. Mais petit avantage par rapport à eux c'est que ton solde est illimité. Ça c'est une clause non négociable de Sulpicia, dit-il dans un franc sourire. Il me tendit une carte de crédit toute noire. L'effet que cela faisait de s'en saisir sachant ce qu'elle représentait était tout bonnement oppressant.

-Merci, dis-je en prenant le morceaux de plastique noir qu'il me tendait.

-C'est moi qui dois te remercier Bella, tu n'imagines pas le bien que tu fais à Sulpicia par ta simple présence. En plus du fait qu'elle n'est plus obligée de rester confinée dans nos appartements. Tu as rendu l'envie de vivre à Marcus, tu as un talent providentiel Bella. C'est nous qui te remercions d'être restée parmi nous.

Je baissais la tête je crois que je n'arriverais jamais à me faire à cette fausse vision qu'ils ont tous de moi. J'ai vraiment trop de mal à accepter un compliment que je ne trouve pas justifié. Mais je savais que refuser ces présents les offenseraient, donc je les pris à contrecœur enfin du moins la carte de crédit, parce que le téléphone serait très utile.

-Je dois vous laisser les enfants mes invités doivent déjà m'attendre, profitez de votre soirée, à cet instant le téléphone sonna dans la boîte. Je regardais l'emballage sceptique.

-Je pense que Miss Cullen est légèrement impatiente Bella, tu devrais répondre, évidemment qui cela pouvait être d'autre qu'Alice pour avoir mon numéro de téléphone alors que je ne l'ai pas encore déballé. Je décrochais l'appareil.

-Attends une minute Alice, puis m'adressant à Aro. Merci pour tout, et remerciez Sulpicia pour moi, s'il vous plaît.

-Ce sera fait. Bella ?

-Oui ?

-Me considères tu comme efféminé ? me demanda-t-il un sourire aux lèvres.

-Non. Pourquoi cette question ? demandais-je choquée.

-À cause de ta petite conversation avec Alec, tu sais j'aime beaucoup lire moi aussi, et je n'en reste pas moins un homme pour autant, me fit-il en franchissant la porte sous le rire appuyé de mon aimé. Auquel je jetais un regard noir avant de reprendre le téléphone à l'oreille. Mon interlocutrice était-elle aussi, en train de se tordre de rire à l'autre bout de la ligne.

-Que veux-tu Alice ? lançais-je agacée qu'on se moque ouvertement de moi.

-Juste que tu passes dans ma chambre, j'ai la tenue idéal pour toi.

-Tu sais que j'ai mon propre dressing au château ?

-Oui mais tu n'as pas la merveille que j'ai sous les yeux.

-Alice j'ai bien assez de vêtements comme ça.

-Tu n'as pas l'intention de venir hein ?

-Ce que j'aime chez toi, c'est ta rapidité de compréhension.

-OK ! Plan B, fit-elle en me raccrochant au nez.

Je regardais tour à tour mon téléphone et Alec, il était toujours hilare, enfin jusqu'à ce que son téléphone ne sonne à son tour.

-Oui, Alice.

-Sors et éloigne toi de Bella il faut que je te parle et surtout qu'elle n'entende pas.

Je le regardais en tentant d'être le plus menaçante possible ce qui le fit sourire encore plus. Il passa la porte à vitesse vampirique. Je décidais d'aller prendre une douche, de toute façon quoi qu'elle lui dise elle ne me fera pas changer d'avis. Je ne me laisserai pas faire je ne suis plus une simple humaine maintenant. Et puis la connaissant c'est encore une tenue exubérante, et il en est hors de question. Je sortais de la douche et me dirigeais vers mon dressing, Alec se trouvait devant. Je le regardais suspicieuse, elle avait réussi à le manipuler.

-Ma puce tu me fais confiance n'est ce pas ?

-Jusqu'à maintenant je te faisais confiance. Avant que tu ne t'allies avec ma tortionnaire personnelle.

-Chérie s'il te plaît ! Elle a une magnifique petite chose, que je rêverais de pouvoir t'enlever une fois la soirée terminé, me dit-il avec un regard concupiscent, tout en passant innocemment ses doigts le long de mon épaule dénudée, me déclenchant ainsi des frissons de plaisir.

Son regard toujours ancré dans le mien je sentais ma détermination fondre comme neige au soleil. C'est dingue, je n'avais aucune volonté quand il me regardait de la sorte. Comment lui résister quand il employait de tels stratagèmes.

-OK, passe-moi un jean et un tee-shirt, lançais-je vaincu.

J'arrivais dans la chambre d'Alice et Jasper, ce dernier passa la porte pour partir. En m'exprimant son regret. Que je ne prit pas au sérieux quand son sourire s'étala sur son visage. Il avait de la chance d'être plus fort que moi.

-Ah te voilà enfin! me dit-elle sans l'once d'un remord, d'avoir manipuler mon homme à moi pour parvenir à ses fins. Heureusement que je l'aimais sinon je n'aurais pas hésité à faire valoir mon statut de garde royal pour l'emprisonner et la torturer moi même en l'obligeant à porter des vêtements de grande surface deux fois trop grand pour elle, affront suprême pour Alice.

-Je suis là, ne te plains pas.

-J'aurais aimé que ce soit pour me faire plaisir. Mais non tu ne m'aimes pas assez pour ça.

-Ne joue pas la carte de la culpabilité, je t'aime, mais j'aime encore plus mon indépendance.

-Non ce que tu aimes le plus c'est l'effet que produira cette petite robe quand Alec la verra sur toi. Et crois-moi tu ne le regretteras pas, me dit-elle en me tendant une housse opaque.

Je dégageais la robe de son emballage de protection.

-Va la passer, m'ordonna l'abominable petit lutin.

Je pénétrais dans sa salle de bains et enfilais la robe. C'est vrai qu'elle était magnifique, elle était bleue électrique avec de fines bretelle amenant sur un léger décolleté en V, très moulante au niveau de ma poitrine et mon ventre s'évasant au niveau de la taille marquée par une ceinture faite d'un bandeau de tissu de la même couleur. Elle s'arrêtait au-dessus du genoux, elle était légère et fluide, très agréable apporter et je ne doutais pas de l'effet qu'elle aurait sur Alec. Alice entra avec une paire de chaussure à talons dans le même colorie que la robe, ce genre de chose n'avait pas sa place dans mon dressing, mais je dois l'avouer, qu'il était bon de se sentir un peu féminine de temps à autre surtout si c'était pour plaire à mon Alec. Après une séance coiffure et maquillage, nous étions enfin prêtes pour sortir. Alice se plaignant de mon entrain plus que modéré pour aller m'amuser.

Je retrouvais Alec qui était magnifique, il portait un jean Diesel blanc avec une chemise noire où les deux premiers boutons n'étaient pas fermés laissant deviner ses pectoraux finement dessinés. Il avait aux pieds les dernières Puma qu'il venait de s'acheter, le modèle Millennius noire et blanche se raccordant à merveille avec sa tenue. Je m'avançais sûre de moi malgré les talons aiguilles dont m'avait affublé Alice, nouveauté salvatrice de ma condition de vampire.

-N'avais-je pas raison ? Tu es magnifique, me dit-il dans le creux de mon oreille.

-Tu as toujours raison. Et tu es tellement plus que magnifique. Que dirais-tu qu'on se défile et qu'on rejoigne notre chambre ?

-Je ne crois pas, non ! fit Alice qui n'avait pas perdu une miette de ce qu'on venait de se dire. À moins qu'elle ait eu une vision de nous, nous sauvant jusque dans notre chambre.

Je soufflais agacée, sous les rires de tous les vampires présents. Nous attendions apparemment Jane et Edward. Ils arrivèrent une minute plus tard, le visage de ma belle-sœur était radieux celui d'Edward beaucoup moins, ce qui me fit sourire. Il me regarda un instant et je vis sa mâchoire s'ouvrir sous le choc que je lui produisais, je me tournais instantanément évitant à Alec qui s'entretenait avec Démétri de s'enflammer, et à lui de se reprendre. Je crois que j'allais devoir organiser une discussion seul à seule avec lui, je ne pouvais pas laisser perdurer ce comportement surtout quand Alec était présent.

-Bon on y va ? lançais-je espérant que mon ton blasé suffirait à donner le change.

Car en fait la vue d'Edward m'avait perturbé, il était très classe lui aussi bien que sobre, il portait un jean bleu classique avec un tee-shirt blanc moulant et une veste de costume beige. Mais je crois que c'est sa réaction qui déclencha quelque chose d'étrange en moi. Et je refusais de ressentir cela de nouveau, je refusais de penser à Edward de cette façon alors que j'avais à mon bras l'homme le plus parfait pour moi. Tout le monde se pressait vers la sortie, apparemment mon mal aise comme celui d'Edward était passé inaperçu.

Nous nous promenâmes dans les rues. Nous rencontrâmes plusieurs artistes au détour des rues, nous arrêtant soit pour écouter des morceaux de musiques, soit pour écouter des scènes d'une pièce de théâtre ou d'un opéra improvisés. Nous profitâmes de la douceur de la soirée, de la joie vivre qui imprégnait l'atmosphère. Je me lovais contre mon aimé, faisait pâlir de jalousie toutes ces plantureuses italiennes le guettant du coin de l'œil, je vis d'ailleurs plus où moins la même réaction de la part de toutes les femmes de notre groupe. Cela faisait la joie de Démétri qui se retrouvait seul célibataire à bénéficier de toute l'attention féminine de ces belles inconnues. Quoiqu'Edward était célibataire lui aussi, mais Jane ne le lâchait pas d'une semelle, et jetait des regards assassins à toutes celles qui osaient un sourire pour lui.

Nous arrivâmes vers un petit groupe de musicien qui faisait jaillir de leurs instruments un air de salsa que je connaissais pour l'avoir pratiquer avec Alec. C'était un morceau de Dark latin groove, La quiero a morir. D'ailleurs ce dernier me regarda avec ce sourire en coin auquel je ne résistais pas.

-Une petite danse ma chérie ? Juste pour voir si tes leçons de danse ont été profitables.

Avant que j'ai pu protester il me pressa contre lui, posant sa main dans le creux de mes reins.

Il m'entraîna dans une salsa lente et sensuelle, tous les passants s'arrêtèrent pour nous regarder. Alec était stupéfiant de grâce et incroyablement sexy, j'avais beaucoup de mal à ne pas me jeter sur lui, pour l'embrasser. Cette danse était mon enfer, elle déclenchait en moi un désir sans pareil, pas trop la danse en elle-même, mais mon cavalier la pratiquant. Nous étions harmonieux nous déhanchent, nous mouvant élégamment au rythme de la musique. Nous sentions les musiciens y mettre tout leur cœur, la musique prenait une autre profondeur. Alice et Jasper nous rejoignirent suivi de Rosalie et Emmett, Démétri invita une plantureuse brunette. Je jetais un coup d'œil à Edward qui ne me lâchait pas du regard, il avait refusé cette danse à Jane, qui dans son coin fulminait j'avais presque de la peine pour elle.

Je me reconcentrais sur mon homme et son incroyable déhanché. Nous nous mouvions ensemble, sensuellement sans être vulgaire, en tout cas beaucoup moins que Rosalie et Emmett qui pratiquaient une variante plus sensuelle, limite sexuelle, la bachata.

Je me sentais belle, aimée et incroyablement sexy à travers les yeux d'Alec ce qui eut pour effet de repousser toutes mes inhibitions. Nous étions en osmose plus rien à part nous et la musique n'existait, j'oubliais où nous étions, accentuant mes déclenchés et mes frottement pour mon homme, en cadence avec la profondeur de ce morceau. Quand la musique se termina la foule qui s'était amassée autour de nous, nous applaudirent et nous retournâmes les applaudissements au groupe qui avait vraiment été excellent. La soirée se termina sur cette note de légèreté. Nous retournâmes au château où j'allais enfin avoir un moment tranquille avec Alec.


Alors, est ce que je me suis trompée? Est ce que ce chapitre à été autant agréable à lire, que j'ai pris plaisir à l'écrire?

Pour vous faire entendre, il n'y a qu'une seule solution. 

Rappel du chapitre précédent :

Quand la musique se termina la foule qui s'était amassée autour de nous, nous applaudirent et nous retournâmes les applaudissements au groupe qui avait vraiment été excellent. La soirée se termina sur cette note de légèreté. Nous retournâmes au château où j'allais enfin avoir un moment tranquille avec Alec.

Chapitre : 13

Je n'avais pas vraiment besoin de chasser y étant allée la veille. Mais j'avais promis au Cullen de les conduire sur mon terrain de chasse.

Donc pour une fois j'allais faire exception à ma règle personnelle et nous prendrions les voitures dans le garage attenant au château. En fait c'était les anciennes écuries qui avaient été rasées pour construire à la place un énorme bâtiment dédié aux plus belles mécaniques que cette Terre ait jamais porté.

Devant les nombreux et luxueux véhicules se déroulait une discussion énergique, pour savoir quelles voitures seraient choisies. Emmett et Jasper voulaient la Lamborghini Gallardo Spyder. Ils commençaient déjà à en énumérer les caractéristiques techniques, je déconnectais automatiquement quand j'entendis.

« c'est un V10 il développe 520 ch »

Honnêtement je ne comprenais pas cet intérêt pour cette marque, trop voyant, trop lourd, trop puissant pour les routes européennes, pour un circuit à la rigueur, enfin bref, les goûts et les couleurs.

Carlisle lui n'hésita pas il opta pour un modèle Allemand la BMW M3 GTS.

Pourquoi est-ce que je connais si bien les modèles ? À votre avis entre un Démétri frimeur et un Alec excessif, je ne peux pas y échapper à tous les coup. Alice avait remarquer le coupé Porsche jaune, ben tien, c'est du Alice tout craché la seule voiture que l'on peut remarquer à des kilomètre de par sa couleur c'est celle qu'elle choisit. Rosalie quant à elle avait flashé sur la SLK cabriolet.

Le choix d'Edward me surpris alors que tous se tournèrent vers les modèles beaucoup plus récents et plus puissant, lui se dirigeait vers le coin des collections. Mon coin à moi, car là il y avait la voiture de mes rêves. Je ne suis pas fan de voitures, mais celle la à un effet impressionnant sur moi. Une Mustang Fastback de 1967. Il s'arrêta devant, je le rejoignis.

-Surprenant ton choix, lançais-je.

-Elle est magnifique, selon moi le meilleur modèle de la marque.

-Les passionnés ne seraient pas d'accord avec toi, la Shelby remporte le suffrage haut la main.

-Elle est magnifique et puissante elle est même prestigieuse, mais elle n'a pas sa ligne. La Fastback de 67 est racée, elle a de la gueule comme diraient les humains. Et moi je la préfère largement.

-Moi aussi, avouais-je surpris qu'il partage mon point de vue. Es-tu sûr de ne pas lire mes pensées? demandais-je d'un coup.

-Non elles me sont toujours et malheureusement inaccessibles. Mais pourquoi cette question ?

-Tu viens de décrire cette voiture comme je l'aurai fait moi aux mots près. C'est mon modèle préféré et d'ailleurs quand je prends une voiture c'est celle-ci que j'utilise.

-Oui je sais il n'y a que ton odeur à proximité.

-Je pense qu'il va falloir aller les séparer ils vont finir par se battre entre eux, repris-je.

-Je crois qu'il va falloir que tu choisisses pour eux, ils ne sont pas prêt à faire de concessions, m'informa-t-il.

En retournant près du groupe Edward à ma suite, je déclarais.

-On ne va prendre que deux véhicules, on ne va pas non plus monter un convoi extraordinaire de voitures toutes les plus luxueuses les unes que les autres, ce serait trop repérable. Donc qui monte avec qui. Sachant que JE conduis, précisais-je.

-Moi je m'en moque tant qu'on prend la Lamborghini, lança Emmett.

-On ne peut pas Emmett, il n'y a que deux places, on a dit deux voiture pour nous tous. Donc on oublie les coupés et autre voitures à moins de quatre places, j'entendis ronchonner, souffler, et du mécontentement de la part de chacun des Cullen hormis Carlisle, Esmé et Edward qui eux arboraient un sourire.

-On monte avec toi Bella, me fit Alice, mais il va sérieusement falloir penser à revoir tes goûts, que ce soit en matières de mode ou de voitures.

-Nous on monte avec Carlisle, fit Rosalie toujours aussi hautaine.

Je me dirigeais vers ma Mustang avec un sourire satisfait. Je laissais Alice et Jasper prendre place à l'arrière, ben oui, quatre places mais deux portes. Edward s'installa à mes côtés. Je montais à ma place et mis le contact.

Je fermais les yeux aux moments où le moteur rugit, j'aimais ce son semblable à un ronronnement rien à voir avec le bruit des moteurs d'aujourd'hui, c'était puissant ça me prenait aux tripes.

-Oh ! Bella ! Tu n'es pas seule, rigolât Jasper. Tu as de la chance que ce soit moi l'empathe et non Emmett, sinon tu n'aurais pas fini d'en entendre parler de celle-là, me fit il.

Je grognais, sous ses rire mêlés à ceux d'Edward.

-Pourquoi tu dis ça ? demanda Alice.

-Bella est à limite d'avoir un orgasme. Apparemment cette voiture lui fait un effet terrible.

Et bien sûr elle rejoignit les deux affreux. S'il n'y avait qu'eux cela aurait été gênant, mais pas si terrible que ça. Mais non, Emmett avec ses oreilles de cocker entendit lui aussi la conversation et se tordait de rire, j'allais en baver. Je ne savais plus où me mettre, et je jurais de ne plus jamais la prendre quand je serais accompagnée, surtout s'il y avait un empathe avec moi. C'est vrai que cette voiture déclenchait en moi des sensation puissantes. Mais ce n'était pas fair-play de me mettre à mal devant tout le monde, et puis ce n'était pas un orgasme non plus, il ne fallait pas exagérer.

Je fis une marche arrière rapide, montrant ainsi mon mécontentement et sortis du garage en trombe. Tant pis Carlisle devra suivre ma cadence, pas que cela le dérange j'en suis sûre. C'est sans me joindre à leur conversation que je conduisais à tombeau ouvert sur les petite routes sinueuses. Je me faisais klaxonner, incendier aussi parfois, mais cela m'était égale seule la vitesse et le bruit du moteur arrivaient à me calmer sur l'instant. Je fus surprise que Jasper ne provoqua pas mon calme artificiellement. Edward me jetais des regards inquiets, mais ne provoqua pas de discussion avec moi. Tout le monde me laissait tranquille et c'était ce qu'ils avaient de mieux à faire.

Nous arrivâmes enfin aux abords du parc. Je me garais et Carlisle nous rejoignit. Je laissais tout le monde sortir sans un bruit et décidais de les laisser aller chasser seuls. Je vis Emmett me débouler dessus un sourire sur le visage.

-Pas un mot Emmett, et je te jure que je ne plaisante pas.

-Qu'est-ce que tu es rabat joie, me lança t-il mécontent.

-Tu ne viens pas, affirma Alice.

-Non j'ai chassé hier, tranchais-je.

-Bella je suis désolée, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, tu sais...

-Écoute Jasper, le coupais-je. J'ai besoin d'être un peu seule pour me calmer. Allez chasser je devrais aller mieux quand vous reviendrez.

Ils hochèrent tous la tête et disparurent dans la forêt, il ne restait qu'Edward qui me scrutait, je savais que je devais avoir une discussion avec lui. Mais ce n'était pas le bon moment, j'étais trop énervée pour avoir un esprit clair. D'ailleurs pourquoi est ce que j'étais autant énervée, je ne le savais pas. Peut-être une accumulation de tous les jours passés avec la pression que je me suis mise toute seule.

-Tu ne veux pas chasser Edward ?

-J'aimerais savoir ce que je peux faire pour arriver à t'apaiser, avant d'y aller.

-Rien tu ne peux rien faire. Personne ici ne le peux.

-Alec le pourrait lui, murmura-t-il pour lui même.

-Oui Alec à ce pouvoir sur moi. Écoute Edward je sais qu'il y a quelque chose de spécial entre toi et moi. Je le ressens, mais ne te méprends pas. J'aime Alec et c'est bien plus fort que ce que je peux ressentir pour toi où pour chacun des membres de ta famille même réuni.

-Tu le ressens aussi ? me demanda-t-il surpris.

-Oui, mais je ne veux pas en parler maintenant, je ne pourrais pas rester calme. On en reparlera c'est sûr car je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté entre nous et surtout je ne veux plus jamais revoir ce qui c'est passé entre toi et Alec. Tu comprends ?

-Oui je comprends, et si tu me promets que nous en reparlerons je patienterai. Bon je vais chasser, mais si tu veux mon avis tu devrais y retourner toi aussi, le pouvoir du sang est aussi un calmant naturel pour nous.

-Tu n'as peut-être pas tort, admis-je.

-Viens avec moi.

-Edward, soufflais-je exaspérée.

-Je te promets que je resterai à me place, je veux juste te voir chasser, de la curiosité rien d'autre.

-OK, on n'y va.

Nous nous dirigeâmes ensemble dans la forêt. Je repérais les traces de chacun des Cullen et nous partîmes donc à l'opposé pour ne pas empiéter sur leur terrain. À quelques kilomètres nous débusquâmes un petit groupe de daims mâles.

Nous nous positionnâmes et sautâmes sur les deux plus gros. Une fois la chasse terminée nous nous rendîmes à vitesse modérée jusqu'à la voiture. Discutant de sa passion pour la musique, de son piano et des partitions qu'il composait, de sa transformation. De sa vie de célibataire au milieux de couples, de son pouvoir, et surtout son incapacité à entendre mon esprit. Il me posa aussi tout un tas de question sur ma vie à Phœnix, mes passions, ma famille, mon ambition, mon intégration au château, il était très intéressé. Je lui répondais mais je ne comprenais pas son intérêt, ma vie était d'une banalité affligeante, enfin surtout ma vie d'avant Volterra, et bizarrement c'est sur cette partie de ma vie qu'il concentra le plus ses questions. Nous sortîmes du couvert des arbres sous les regards de sa famille. Il avait raison le sang m'avait apaisé, j'étais plus calme, quoique loin d'être totalement apaisée.

Une fois arrivés à leurs niveaux Alice me sauta dessus, ça en devenait une habitude et donc ça ne me surprenait plus.

-On rentre entre filles ? M'imposa-t-elle.

-Tu fais comme tu le sens Alice. Mais je crois que cette perspective ne va pas réjouir tout le monde, ajoutais-je en regardant Rosalie. Je ne sais pas pourquoi je réagis aussi vite, mais quoi qu'il en soit j'avais sorti cette phrase ne même temps que je la pensais.

Je ne savais pas pourquoi elle ne m'aimait pas, mais depuis qu'ils étaient arrivés elle s'était bien gardée de m'adresser la parole, et je crois qu'elle avait eu plus d'échange avec Jane et surtout Heïdi qu'avec moi. Elle devait faire partie de leur Team très certainement.

-Pourquoi dis-tu ça? demanda Esmé.

-Je pense que Rosalie n'apprécie guère ma compagnie.

-Très observatrice, siffla t-elle.

-Rose ! gronda Carlisle. Bella est notre hôte je te prierais de rester courtoise.

-Oh mais je le suis, je ne lui adresse pas la parole, ça évite qu'elle entende ce que je pense réellement d'elle.

-Mais qui es-tu pour porter un jugement sur moi ? Alors que l'échange le plus long que nous ayons jamais eu, est ta menace à Forks.

-Tu n'as pas besoin de parler, tes actes sont assez explicites d'eux même.

-Éclaire ma lanterne je te prie, parce que je ne vois pas ce que j'ai bien pu te faire, je commençais à perdre mon clame. Elle allait répondre quand Edward, la stoppa menaçant.

-Tu te calmes et tu laisses Bella tranquille. Si tu crois ce que t'a raconté l'autre écervelée, c'est que tu doit l'être autant qu'elle, et je t'interdis de t'en prendre à Bella.

-Comment ça ? De quoi parles tu Edward ? il souffla avant de m'avouer.

-Hier Heïdi lui a raconté quelques ragots te concernant, et elle est assez stupide pour la croire.

-Pas si stupide que ça, elle n'a pas vraiment tort. La preuve tu prends sa défense aujourd'hui. Et hier justement ce n'était pas pour elle que tu t'es battu avec Alec. Et pourquoi est-ce que je suis ici, si ce n'est parce qu'Emmett m'a menacé de me laisser seule à Forks pour venir la retrouver ELLE.

-Je vais la tuer elle commence sérieusement à me taper sur les nerfs, celle-là.

Je lançais les clefs de la voiture à Edward et je partis en courant, je les entendais rouspéter après Rosalie, je ne m'en souciais guère. Il fallait que je me défoule j'avais trop de colère en moi, ça m'oppressait c'était trop pesant. J'avais peur qu'en restant avec eux, je ne m'en prenne à Rosalie, pas que cela m'aurait dérangé mais ça aurait fait de la peine aux autres Cullen. Par contre si je rencontrais Heïdi je ne suis pas sûre de pouvoir me contrôler, en fait je ne suis pas sûre de le vouloir. J'entendis quelqu'un courir après moi, sachant que j'avais le vent face à moi je ne savait pas qui cela pouvait être, jusqu'à ce que j'entende sa voix.

-Bella arrête-toi, s'il te plaît.

Je ralentis ma course alors qu'il était déjà à côté de moi. Il fallait lui reconnaître ça, il était sacrément rapide, car j'avais pas mal d'avance par rapport à lui et il m'avait rattrapé en peu de temps.

-Excuse-la Bella, elle est un peu superficielle mais elle n'est pas méchante au fond.

-C'est vite dit ça, elle n'a jamais pu me voir, même quand j'étais humaine.

-C'est parce qu'elle est jalouse.

-Jalouse de qui, de moi, tu plaisante ? C'est la plus jolie femme que je n'ai jamais rencontré, que veux-tu qu'elle me jalouse.

-À l'époque ton humanité, Rose n'a jamais été en phase avec son état de vampire. Et puis maintenant t'as facilité à te lier avec certain d'entre nous, et surtout avec son mari, Alice et moi.

-Pourquoi ? Emmett je comprends, bien que je ne le vois que comme un grand frère. Mais toi et Alice ?

-Pour Alice c'est simple c'est sa seule véritable amie et sœur, alors quand tu as débarqué et qu'Alice a vu que vous seriez de très bonnes amies, elle a été jalouse.

-Et toi ? Demandais-je.

-Pour faire court, je ne me suis jamais intéressé aux femmes, enfin jusqu'à ce que tu arrives dans ma vie. Et Rosalie a mal pris mon intérêt pour toi. Alors qu'à l'époque où elle était encore célibataire, je n'avais même pas porté un regard sur elle. Et Rosalie aime être la plus belle, la plus regardée et la plus remarquée. Hors quand tu es là, elle ne l'est plus.

-C'est ridicule, qui pourrait me remarquer quand elle est dans la même pièce que moi.

-C'est simple, Aro, Marcus, Félix, Démétri, moi et bien sûr Alec. Sans parler de ceux que tu ne fréquentes pas mais qui n'ont d'yeux que pour toi.

Je restais choquée par le nombre de personnes qu'il venait de citer, et surtout par le nom de ces personnes.

-Tu exagères là, Aro et Marcus, sont comme des pères, en tout cas ils font office de figure paternelle pour moi enfin ce qui peut s'en rapprocher du moins.

-Je suis certain de ce que je t'avance Bella. En ce qui concerne Aro, il te voit lui aussi comme sa fille, Marcus c'est plus délicat il aime ton caractère et le bien que ta présence lui procure. Par contre pour tous les autres c'est de l'amour, ce qui voulait dire qu'il se plaçait lui même dans la catégorie des amoureux. Ce que je ressentais n'était pas très clair, j'éprouvais une espèce de satisfaction, ainsi que de la peine. Mais la peine prit le dessus, car il n'y avait pas que lui, il avait aussi cité Démétri. Démétri que je pensais être mon frère au même titre sinon plus encore qu'Emmett.

-Ce n'est pas possible Démétri est mon frère.

-Pour toi peut-être, pour lui c'est autre chose, par contre il ne te le fera jamais savoir ni à toi, ni à Alec. Mais je considère plus son affection comme un simple béguin, je pense que ça passera avec le temps. Ou du moins ça passera le jour où il rencontrera son âme-sœur, il réfléchit un instant avant de poursuivre résigné. Par contre méfie-toi de Félix, ses pensées ne sont pas très flatteuses te concernant, et j'ai peur qu'un jour il n'essaye de... t'asservir? Cette idée a germé dans sa tête lors de votre combat, lorsqu'il a vu qu'il avait l'avantage sur toi physiquement.

-J'aimerai bien voir ça, je ne me laisserai certainement pas faire aussi facilement qu'il le pense.

-Je le sais, mais j'en ai aussi informé Alec, je le regardais outrée, il avait dit ça à Alec, mais il était pas bien ?

-Mais ça va pas ? Juste à lui et que crois-tu qu'il va faire hein ! m'énervais-je de nouveau.

-Il devait le savoir Bella, tu n'as pas vu ce qu'il pensait, et j'ai trop de... d'estime pour toi pour ne pas réagir.

-Tu aurais dû m'en parler avant je l'aurai mis en garde.

-Je suis désolé Bella, j'ai agi aux mieux. Alec est ton compagnon et c'est aussi le garde le plus élevé, c'est à lui que je devais en parler.

Je réfléchis à ce qu'il venait de me dire, voilà la raison pour laquelle Alec n'avait pas voulu me parler de sa petite conversation avec Edward. C'est parce qu'il savait que je me serais rendu compte qu'il me cachait quelques chose. Et moi qui avait cru que cela ne s'était pas trop bien passé.

-Je comprends ta position, mais maintenant je vais devoir vivre un véritable enfer. Alec est trop jaloux il va me surveiller ou me faire surveiller deux fois plus.

-Je suis désolé Bella, mais tant que tu ne seras pas plus expérimentée aux combats je crois qu'il a raison, j'étais exaspérée et si j'avais été énervée ces révélation vinrent se greffer sur mon état général. Je savais qu'il avait raison il avait agi comme il fallait, mais je n'étais pas d'humeur à supporter une protection plus que rapprochée. En plus c'est quand même mal venu qu'une garde royal ait besoin d'un garde du corps.

-Bella, j'aimerai qu'on discute de ce qu'on ressent l'un pour l'autre.

-Je ne sais pas si c'est opportun mais avec ce que tu viens de m'annoncer je crois que je n'aurais plus de moment seule dorénavant, il prit une profonde respiration pour se donner le courage nécessaire, prit mes mains dans les siennes et se lança.

-Bella, je sais que l'on a mal débuté toi et moi. Et je ne me pardonnerais jamais ma réaction lorsque je t'aie rencontré chez Tanya. Mais depuis ce jour tu occupes tout mon esprit. Pas uneminute ne passe sans que je pense à toi, il me regardait attendant une réponse de ma part. Je savais que je ne l'aimais pas de la même façon que lui, mais je me sentais flattée qu'Edward Cullen, le vampire célibataire le plus convoité de cette planète, avoue avoir des sentiments pour moi. Mais je ne pouvais pas le laisser se morfondre dans une relation à sens unique. Je le respectais lui, mais surtout j'aimais trop Alec pour cela.

-Edward je dois t'avouer que ce que je ressens pour toi est beaucoup moins puissant, parce que mes sentiments pour Alec sont vraiment démesurés, et je ne conçois pas aimer quelqu'un d'autre que lui. J'ai moi aussi des sentiments te concernant, plus important que ce que je ressens pour Emmett, ou même Démétri, en tout cas différent. J'ai ressenti cette connexion qui nous lie tous les deux. Et je l'ai même ressenti quand j'étais encore humaine, j'en aie prie conscience le jour où Alice m'a mise en garde contre mes propres choix et cela c'est confirmé le jour de mon départ lorsque tu m'as demandé à pouvoir me toucher. Je ne pourrais jamais t'offrir plus qu'une amitié profonde et sincère Edward et je suis désolée que tu puisses en souffrir, crois-le.

-J'aime notre liaison comme elle est, avec son histoire. Parce que c'est ce qui nous définie. Et je ne pourrais jamais me passer de toi sache-le, tu comptes trop pour moi. Je respecte ta vie et tes choix, tant que tu fais partie de la mienne. Et ça me suffira pour t'aimer, en tout cas je saurais me contenter de ce que tu m'offres. Mais avant tout je voudrais être ton ami, celui vers qui tu te tournes quand ça ne va pas, celui que tu appelles quand tu es heureuses. Je ne peux pas avoir la place de prétendant, mais laisse-moi celle de confident, et je serai le meilleur ami que tu n'auras jamais Bella, j'étais bouleversée, son discourt était magnifique empreint d'une résolution et d'une franchise qui me stupéfiaient. Je ne m'étais pas préparée à une telle répartie, à une telle déclaration.

-Je ne sais pas trop quoi te répondre je suis sous le choc de ta déclaration. Elle me touche, elle me peine aussi. Mais je suis d'accord pour que tu sois mon ami, mon meilleur ami je crois qu'il serait difficile de passer outre cette connexion qui nous attire l'un vers l'autre. Tant que toi tu n'en souffres pas bien évidemment, si tel était le cas dis-le moi, je ne veux pas que tu aies mal.

-La seule chose que je veux Bella c'est faire partie de ta vie, et ce par n'importe quel moyen.

Il me prit dans ses bras comme pour sceller notre nouvelle entente. Je savais que la situation serait délicate les premier temps, en tout cas le temps de bâtir les fondations de notre nouvelle relation, mais je pense que cela en valait la peine et moi non plus je ne voulais pas le voir en dehors de ma vie, je n'étais pas prête et surtout je ne voulais pas faire cette concession.

-Et si on rentrait, ils doivent déjà être au château maintenant. Et puis si on reste trop longtemps ensemble sans surveillance, je ne pourrais jamais plus sortir de ma chambre, ironisais-je.

-On a eu une petite conversation à ce propos, et je te répète ce que je lui ai dit. Je ne ferai jamais rien contre ta volonté. Et il te fait suffisamment confiance pour ne pas douter de toi.

-C'est bon à savoir, en fait il est assez pratique ton don.

-Effectivement quoique certaine fois c'est assez pénible surtout quand Emmett est dans les parages.

Nous rîmes en chœur tout en rejoignant le château, tout compte fait ce ne serait peut-être pas si compliqué.

J'étais dans notre chambre, Alec n'était pas encore rentré et je ne voulais pas attendre seule. J'aurais pu aller tenir compagnie à Sulpicia mais je savais qu'Esmé, Alice et Rosalie s'y trouvaient. Et elle m'avait certifié que ma présence n'était pas obligatoire. Ce qui en langage clair signifiait que je n'étais pas conviée, je suppose que cela avait un rapport avec la cérémonie de présentation dont j'allais être l'élément central. J'enfilais donc ma cape et je pris la direction de la salle des trônes où se tenaient les audiences. J'entrais le plus discrètement et allais me placer entre Alec et Démétri. Qui depuis la révélation d'Edward, je regardais autrement. Je comprenais maintenant pourquoi il était autant protecteur, qu'Alec lui même. Il y avait aussi Renata, mais elle était toujours à proximité de Marcus. Pendant le service nous avions décidé ensemble que nous nous afficherions pas comme un couple. Et j'eus du mal à respecter cet engagement, j'étais épuisée nerveusement, j'avais envie de la chaleur réconfortante de ses bras, me sentir sereine et protégée, mais je devrais encore attendre minimum une heure. Ne serait-ce que pour lui prendre la main. Il me regardait étrangement, mais j'avais appris à ne plus me formaliser de sa façon de toujours savoir ce qui se passait en moi. Il avait un sixième sens infaillible me concernant. Je lui fis un signe de tête pour lui signifier que ça allait, il ne me crut pas bien entendu. Mais on ne pouvait pas se parler ici en présence de tout le monde. Démétri aussi m'observa et je lui retournais un sourire gêné, je n'arrivais à passer au delà de ce que m'avait appris Edward. Il fronça les sourcils lui aussi et je soufflais d'exaspération.

La séance se termina enfin et les maîtres nous renvoyèrent à nos occupations. Une fois dans les couloirs Alec me serra contre lui.

-Tu m'as manqué, ma puce.

-Toi aussi, lui répondis-je en le serrant plus fort contre moi. J'avais vraiment besoin de ce contact, et plus rien n'avait d'importance j'étais enfin chez moi et la tension retomba.

-Alors tu vas me dire ce qui ne va pas ? je voyais Démétri attendre la réponse lui aussi.

-Je suis un peu sur les nerf aujourd'hui mais ça va passer.

-J'ai cru remarqué oui, et pourquoi ?

-Heïdi et Félix. D'ailleurs tu avais dans l'intention de me parler quand de lui ?

-Edward a paré à cette omission, à ce que je vois, il était visiblement mécontent.

-Oui, c'est venu dans la conversation, alors tu n'avais pas dans l'intention de m'en parler si je comprends bien.

-Non mais c'était sans compter sur Cullen. De toute façon le problème est réglé.

-Comment ça, qu'est-ce que tu as fait ?

-J'ai juste eu une petite conversation avec lui, rien de plus.

-Et qu'est-ce que Heïdi a fait ? demanda Démétri.

-Rien de grave, elle me tape juste sur le système. Elle colporte sur moi et mon intégrité, et du coup j'ai failli perdre mon calme avec Rosalie, elles sont apparemment amies.

-Ça ne durera pas ne t'en fais pas, me répondit ce dernier.

-Que Rosalie soit copine avec qui elle veut, c'est bien le dernier de mes soucis. C'est juste légèrement plus compliqué avec Emmett, je l'aime bien lui et apparemment ce n'est pas bon pour lui d'être ami avec moi.

-Quand Rosalie va se rendre compte de la manipulation d'Heïdi pour s'approcher de son homme, elle viendra te demander pardon.

-Comment ça ?

-Heïdi convoite Emmett, et le fait qu'il soit marié ajoute du piquant à son objectif. Elle essaie juste d'endormir Rosalie pour accéder plus facilement à Emmett.

-Mais c'est une garce celle là. Si je la voie je l'éviscère sur place.

-Tu n'aurais pas pu te la fermer Démétri, tu crois qu'elle n'est pas suffisamment énervée que tu en rajoutes.

-Ben quoi, ce sont ses amis et elle est mieux placée que nous pour leur en parler.

-J'en parlerais à Alice et Emmett. Mais pas sûr qu'Heïdi s'en sorte indemne si ça vient aux oreilles de la blonde, elle est aussi jalouse qu'Alec, plaisantais-je.

-On est jaloux que de ce qu'on aime, riposta-il.

-Je t'aime et je ne suis pas aussi jalouse que toi.

-C'est parce que tu m'aimes moins peut-être, répondit-il du tac-o-tac.

-Ça c'est impossible, par contre j'ai plus confiance en toi que toi en moi.

-J'ai confiance en toi Bella c'est en tout les autres que je ne crois pas.

-Et ça y est c'est reparti, vous voulez pas changer de refrain un peu tout les deux, dit notre ami agacé.

Nous étions arrivés dans la chambre de Démétri toujours autant en désordre. Ça m'agaçait de voir traîner ses vêtements partout. Ce n'est pas comme s'il devait tout ranger à vitesse humaine, cela lui prendrait à peine trente secondes pour tout remettre en ordre. À croire qu'il attendait patiemment que je vienne pour m'en occuper, il savait que je n'aimais pas le désordre, à moins qu'il se fasse un point d'honneur à ce que ce soit moi qui range. Je n'en savais rien mais comme à mon habitude quand je pénétrais dans la salle de jeu qui lui servait de chambre, je ne pouvais m'empêcher de ranger en râlant contre son côté bordélique. Ce qui ne manquait pas de le faire sourire à chaque fois. Ça me faisait penser à ses vieux sketchs toujours répétitifs qui faisaient rire les gosses. Où il y avait le joyeux luron toujours en train de fanfaronner et de mener la vie dure au râleur. Je vous laisse deviner qui était qui.

Une fois terminer je me posai dans le canapé et je les regardai jouer à la console. Pas que cela m'intéressait mais ça me permettait de fixer mon regard sur un support et je pouvais réfléchir sans être dérangée. Ils avaient la sale manie d'interrompre mes pensées dès qu'ils voyaient que je déconnectais.

Je repensais à ma journée aux révélations d'Edward, à ma crise de nerfs fasse à Rosalie. À Félix qui nourrissait des fantasmes obscènes me concernant. Et je pensais à Heïdi qui avait des vues sur mon gros nounours. Je sais qu'en temps normal il aurait pu résister à n'importe qui tellement il était amoureux de sa femme, mais Heïdi avait le don de séduction elle était capable de faire tomber amoureux qui elle voulait. Et contre son pouvoir je ne pouvais rien, en fait mon pouvoir ne pouvait rien, mais moi je le pouvais maintenant. J'étais une garde royal j'avais le pouvoir d'ordonner. Bon pas sûre qu'elle écoute mais au moins j'aurais une excuse légitime pour m'emporter et la sanctionner. Je décidais d'aller voir Heïdi pas ce soir car je savais qu'elle était partie en Pologne pour appâter le futur repas des maîtres et des gardes. Mon téléphone sonna, je regardais le numéro, c'était Sulpicia.

-Oui Sulpicia ?

-Bella peux tu venir un moment je te prie.

-J'arrive, j'embrassais Alec et ébouriffa les cheveux de Démétri comme j'avais l'habitude de le faire, avant de penser que c'était peut-être déplacé maintenant que je savais ce qu'il ressentait pour moi. Et puis non je ne devais rien changer à mes habitudes, il se serait douté de quelque chose et cela aurait nui à notre relation.

Je partie à grande vitesse pour arriver devant les appartements de Sulpicia. Apparemment toutes les femmes Cullen étaient encore présente. Génial ! J'allais encore me coltiner miss iceberg.

-Entre Bella, entendis-je Sulpicia m'ordonner.

J'entrais sans faire de manière, après tout je passais beaucoup de temps des ces appartements, et puis Sulpicia était ma maîtresse je voyais pas pourquoi j'aurais dû me sentir exclue de leur petite communauté féminine.

Toutes avaient le regard tournés vers moi, et cela ne me disait rien qui vaille. Je les dévisageais toutes assises dans les confortables banquettes du petit salon. Je snobais tout de même miss iceberg, j'aimais bien ce surnom je crois que j'allais le lui laisser, elle le portait si bien.

-Viens t'assoir près de moi, me demanda Sulpicia.

-Je crois que je préfèrerais resté debout si ca ne vous ennuie pas, j'avais un mauvais pressentiment.

-Bien sûr que cela m'ennuie alors viens t'assoir je te prie, c'était un ordre, je ne pouvais pas m'y soustraire, je crois que le fait de revoir Rosalie m'avait ramener ma mauvaise humeur.

Je m'assis à côté de Sulpicia avec ma tête des mauvais jours.

-Ta journée a été difficile ? me demanda Sulpicia.

-Une insignifiante petite contrariété, rien de bien important, répondis-je.

-Je t'ai demandé de venir pour t'informer que nous partons demain à 6 heures pour Paris. Les billets d'avions sont déjà réservés. Par contre il te reste à organiser notre trajet jusqu'à l'Aéroport, et à nous louer des véhicules pour circuler dans Paris.

-Nous serons combien ? Et quand rentrerons nous ?

-Nous serons six et nous rentrerons le soir même à 23h50.

-Six ? demandais-je surprise.

C'est Alice qui me répondit.

-Nous toutes plus Edward.

-D'accord. Je m'en occupe de suite. Avez-vous besoin d'autre chose ?

-Non, si ce n'est le retour de ta bonne humeur habituel.

Je lui fis un sourire, j'étais vraiment horrible aujourd'hui. Je me promis d'essayer d'être de meilleur humeur demain. J'allais m'excuser pour partir préparer le voyage, quand je me rendis compte que toutes les femmes Cullen allaient être absente. Ce qui laisserait Emmett seul sans protection, face à Heïdi.

-Sulpicia-?

-Oui.

-Heïdi sera-t-elle rentrée avant notre départ ?

-Non elle revient seulement en fin de matinée, pourquoi ? manque de chance je ne pourrais pas lui ordonner de rester loin d'Emmett. Il fallait que je trouve une autre solution.

-Pour rien j'avais pensé qu'elle aurait aimé nous accompagner à Paris, il me semble l'avoir entendu dire que c'était l'une de ses villes préférés.

Ce qui n'était pas faux je l'avais bien entendu dire cela, par contre je n'avais pas envie de l'avoir dans mes pattes. Je vis Rosalie me lancer un regard glacial d'avertissement, si elle savait. Mais ce n'était pas pour elle que j'agissais ainsi donc je lui retournais le même regard. Si elle m'avait impressionnée quand j'étais humaine ce n'était plus le cas maintenant, et j'avais bien l'intention de lui faire comprendre. Nous nous toisâmes pendant qu'Esmé et Sulpicia préparaient le planning pour demain. Alice se raclait la gorge interrompant par ce fait notre joute visuelle. Je ne sais pas si c'est le fait d'être une garde royal qui me montait à la tête, ou le caractère explosif d'Alec qui me déteignait dessus, ou peut-être était ce le fait d'être un vampire mais une chose était sûre, je n'étais plus la Bella gentille et innocente qui se laissait marcher dessus. J'avais bien l'intention de m'affirmer, et d'informer tout le monde que l'ancienne Bella n'était plus. Mais le plus étrange dans tout ça c'est que je me sentais bien dans ma peau, en tout cas mieux que je ne l'avais jamais été. Je n'étais plus Bella l'insignifiante potiche humaine, j'étais Bella garde royal de Sulpicia, et j'en était fière.

Je me levais en indiquant que j'allais préparer notre voyage. Je sortis des appartements avec Alice sur les talons qui s'était excusée.

-Bella pourquoi es tu aussi agressive, me demanda-t-elle.

-Tu ne l'as pas vu ? Demandais-je.

-Vu quoi ?

-Emmett a des soucis. Heïdi veut lui mettre le grappin dessus, et le fait qu'il soit marié avec miss iceberg ne la dérange aucunement, au contraire elle trouve cela un peu plus sportif.

-Bizarre, non je n'ai rien vu. Mais comme je recherchais d'autres visions aujourd'hui j'ai peut-être laissé passer sans le vouloir cette vision là.

-Je comptais lui ordonner de ne pas l'approcher maintenant que j'en ai le pouvoir, mais si je ne la voie pas je ne peux rien faire.

-Il reste plus qu'a aller le voir et lui dire d'éviter Heïdi.

-Il faut qu'il fasse plus que de l'éviter, si elle le voit s'en est fini pour lui, il succombera c'est sûr c'est son don elle séduit qui elle veut, elle se perdit dans ses pensées, en fait elle devait avoir une vision, avant d'ajouter.

-Je vais voir Jasper qu'ils partent demain toute la journée, afin de l'éviter.

-Une fois que nous serons de retour je m'en occuperais l n'aura plus à fuir.

-Merci Bella. Tu sais tu devrais le dire à Rosalie elle te sera redevable de ce que tu fais pour eux.

-Certainement pas, et je ne le fais pas pour eux je ne le fais que pour Emmett.

-Bella je sais que ma sœur peut être désagréable, mais je t'assure qu'elle te sera reconnaissante.

-Écoute Alice, ce n'est pas sa reconnaissance que je veux. Je veux qu'elle me respecte pour moi et pas parce que j'aurais épargné son couple. Alors non je n'irais pas lui raconter. Et s'il te plaît peux-tu t'occuper de prévenir Jasper et Emmett, je dois encore aller trouver Félix pour qu'il prépare les voitures demain.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Bella, ne va pas voir Félix seule. Edward m'a dit ce qu'il avait vu dans ses pensées, mais c'est pas vrai ils ont monté un clan m'empêchant de faire ce que je veux ma parole. Vont-ils arrêter de me surprotéger ? Ça devient plus qu'énervant à la fin. Je rageais intérieurement.

-Mais arrêter de vouloir tous me protéger ça en deviens lassant. Je ne crains rien Alice, d'une part parce que Alec l'a menacé de ne pas me toucher. Et d'autre part tu l'aurais vu s'il avait eu dans l'intention de me nuire.

-Oui tu n'as pas tort. Je vais aller trouver Jasper et Emmett avant qu'ils ne disparaissent.

-OK on se voit demain alors.

-À demain, et j'espère que tu seras calmée d'ici là, bon courage, me dit elle avant de disparaître sans que j'ai le temps de lui répondre.

Je prenais le direction de la chambre de Félix, comme je ne savais pas où elle se trouvait je suivais son odeur. En arrivant devant j'aperçus Jane avec lui dans un rapprochement très significatif, au moins je serais tranquille le message d'Alec avait dû passer correctement. Bien qu'ils m'aient entendu ils ne cessèrent pas pour autant leur activité buccale. Je me raclais la gorge pour leur signifier que ma présence était volontaire et professionnel.

-Qu'est-ce que tu veux, lança acerbe ma belle-sœur.

-M'entretenir avec Félix, répondis-je sur le même ton.

-Je ne dois pas t'approcher de près où de loin, ironisa ce dernier.

-Sauf que dans le cas présent c'est moi qui t'approche. Bon j'ai pas de temps à perdre en discussions puérils. Tu prépareras la voiture de Sulpicia, ainsi que la S8 celle avec les vitres teintées pour 4h30 demain matin. Et tu es de service demain soir avec un autre chauffeur, vous devrez revenir nous chercher à l'aéroport pour 23h50.

-Et bien elle se prend très au sérieux, on dirait presque mon frère, se moqua Jane.

-Sauf que ton frère est nettement plus impressionnant.

-Apparemment il ne doit pas l'être suffisamment vu les pensées salaces que tu as en tête concernant sa compagne, alors qu'il t'a averti pas plus tard qu'hier soir, peut-être n'a t-il pas été assez clair ? Intervint Edward qui venait de nous rejoindre. Je t'entends penser depuis l'autre bout du château.

Jane siffla rageusement envoyant un coup de poing en plein dans sa mâchoire. Et partit en me toisant d'un regard noir.

-Tu n'as pas intérêt à me foirer mon organisation Félix, parce que je te jure. Que tu regretteras que ce ne soit pas Alec qui s'occupe de ton cas. Tu commences sérieusement par me sortir des yeux. Et fais-toi oublier quelques temps.

Je tournais les talons et partis sans rien ajouter, Edward à mes cotés.

-Comment se fait-il que tu sois partout comme ça ?

-Je l'ai dit, j'étais à l'autre bout du château quand je l'ai entendu penser ces choses répugnantes, et je suis venu c'est tout. C'est bon pour demain ?

-Il me reste plus qu'à louer les voitures et les faire livrer à l'aéroport, et ce sera tout bon. Ah ! il faut que je me renseigne sur la météo de demain en France.

Il prit son téléphone,et appuya sur une touche, un numéro pré-enregistré.

-Quel temps à Paris demain, s'il te plaît, j'entendis la voix d'Alice lui répondre.

-Grisaille pour toute la journée, mais des éclaircies sur le coup de 11h30 quand on sera en plein dans les bouchons sur le périphérique, dis-lui qu'elle reste sur son idée de vitres teintées.

Il m'accompagna jusque dans la salle d'informatique où je pouvais avoir accès à tous les numéros d'agences de locations sur Paris et ses alentours. Je pouvais tout aussi bien le faire de ma chambre, mais je supposais qu'Alec apprécierait que très légèrement que j'y fasse entrer Edward en plus du fait que lui n'y soit pas.

Je sélectionnais quelques numéros d'agences dont les prestations détaillés sur leur site web convenaient à mes exigences. Après quelques coups de téléphones, et argumentant avec l'appuie sérieux de ma carte de crédit, je réussis à avoir satisfaction. Des berlines sans chauffeurs avec vitres teintées livrées à l'aéroport.

Je pris congé d'Edward et retournais dans la chambre de Démétri, où je les retrouvais dans la même position qu'avant mon départ.

-C'était pourquoi ? demanda mon aimé sans même tourner la tête. Alors que je venais de déposer un baiser sur le haut de son crane.

-Je dois accompagner Sulpicia à Paris demain, avec toute les femmes Cullen. Je devais organiser le voyage, et m'assurer que nous aurons des voitures nous attendant à l'aéroport.

-Et tu as déjà tout fait ?

-Oui ce n'est pas compliquer, un coup de téléphone et un numéro de carte de crédit à énumérer. J'irai juste vérifier que Félix ne me fasse pas un coup de Trafalgar avant notre départ. Je crois qu'il n'a pas apprécié que je lui donne un ordre, et encore moins de devoir passer la soirée sans ta sœur à cause d'Edward.

Il relâcha l'écran des yeux pour les planter dans les miens l'air réprobateur.

-Comment ça ? Explique-toi.

-J'ai été le voir pour qu'il prépare les voitures pour demain et qu'il trouve un chauffeur pour les ramener. Et quand je suis arrivée ta sœur et lui étaient je dirais très occupés, dis-je avec un sourire, que seul Démétri me retourna. Quand je lui ai ordonné de préparé les véhicules il a tenté de fanfaronner devant ta sœur. Et Edward qui passait par là lui à rappeler certaines de ses pensées peu flatteuses devant ta sœur. Elle lui a mis un de ses coup de poing que je n'aurais pas aimé me prendre, et elle est partie.

-Mais tu es inconsciente où quoi ! s'énerva t-il. J'en restais stupéfaite, je m'attendais pas à une réaction si violente. Tu en as pas un peu marre d'aller au devant des problèmes. Tu connais le danger, mais non il faut que tu y ailles. J'en ai plus que marre moi de me faire du soucis à chaque fois que je ne suis pas avec toi, parce que tu ne penses à rien ! il hurlait. La colère que j'avais ressentis toute la journée éclata et se démultiplia, je ne pus la retenir plus longtemps.

-Mais tu te prends pour qui, pour me parler comme ça ! J'ai eu une journée de merde et je ne te demande rien. Tu ne veux pas te soucier de moi, parfait je ne te force pas. Et puis si tu en as tellement marre comme tu dis je ne te retiens pas non plus. Je n'ai jamais obligé personne à me supporter pas même toi, je hurlais moi aussi.

Mes mains tremblaient sous la pression et la rage qui m'animaient, sans que je ne m'en rendisse compte je grognais. J'avais de plus en plus de mal à me contrôler, je savais que c'était Alec que j'avais en face de moi, mais la fureur était-elle qu'il fallait que je l'évacue. Et s'il continuait je n'allais plus être capable de me retenir Alec où pas Alec.

-Alec arrête-toi elle ne se contrôle plus, ordonna Démétri. Bella ça va aller reprends-toi.

-Je ne peux pas j'ai accumulé trop de colère aujourd'hui j'ai trop de pression en moi, j'en peux plus je vais éclater.

-Je suis désolé ma chérie, je ne voulais pas ça. Calme-toi s'il te plaît, il s'approcha de moi.

-RECULE! grognais-je. Je voulais moi même partir, mais je ne pouvais plus bouger, le moindre geste et je craquerais, je le savais. Je commençais à comprendre en quoi les larmes étaient utiles aux hommes. C'était ni plus ni moins qu'un moyen très utile de réduire la pression, un exutoire physiologique.

-Écoute-la Alec, elle contient vraiment trop de pression, cette voix était derrière moi et je la reconnaissais, c'était Jasper. Je sentais des ondes de calmes essayer de m'atteindre, mais ses tentatives étaient vaines. Je suppose qu'Alice avait dû avoir une vision et m'avait envoyé son mari pour m'aider. Je lui en étais reconnaissante j'avais besoin de son aide à lui. Mais il fallait que les autres sortes, je ne voulais pas craquer devant Alec et Démétri.

-C'est ma femme je ne la laisserai pas.

-Dehors ! ordonnais-je. Je recevais toujours des vagues apaisantes, mais elles n'avaient toujours pas d'emprises sur moi.

-Alec je ne plaisante pas c'est trop fort ce qu'elle retient. Elle ne tiendra pas, mais elle ne veut pas flancher devant toi. Tu ne l'aideras qu'en sortant.

Je vis malgré la rage qui me consumait le visage impuissant d'Alec qui fronçait les yeux et il passa rapidement à côté de moi, en évitant de me toucher. J'allais craquer d'un instant à l'autre je n'en pouvais plus, un corps humain n'aurait jamais pu supporter autant de pression, mon cœur s'il avait toujours battu se serait arrêté d'un coup. Mes muscles me faisaient mal à force d'être si tendus.

-Démétri toi aussi,

-Tu auras besoin de moi, riposta t-il.

-Dehors tout les deux ! un grognement bestial sortit des tréfonds de mon corps.

-Elle ne veut pas que vous la voyez comme elle va être, s'il te plaît sors elle n'en peut plus.

À cet instant je ne pouvais plus rien retenir, toutes mes barrières s'effondrèrent. Je sautais sur Démétri qui était face à moi l'ayant pris par surprise j'enfonçais mes dents dans son épaule gauche lui arrachant un morceaux de chair j'allais recommencer quand je sentis un coup dans mon flanc droit m'envoyant violemment contre le mur qui se fissura dans l'impact.

Je me relevais et partis à l'assaut de mon assaillant. Jasper qui était face à moi, tenta de m'esquiver mais j'anticipais sa réaction et l'attrapais trop rapidement par le bras, puis mon autre main attrapa son cou, je l'avais à ma merci, il t'enta un coup de pied dans mon estomac mais je ne bronchais pas j'étais surpuissante, bien plus que lui ou Démétri. Deux bras puissants vinrent s'entourer autour de ma poitrine emprisonnant les miens. Je sentis mon geôlier resserrer sa prise autour de moi et reculer m'obligeant à lâcher Jasper alors que j'allais planter mes dents dans son cou.

Je grognais, hurlais, me débattais, rien n'y faisait, il tenait bon. J'étais un monstre sanguinaire habitée par une fureur sans pareille. Je ne sais pas combien de temps je restais à me débattre. J'apercevais Alec et Démétri qui me regardaient impuissant ce qui décupla ma colère, je ne voulais pas qu'ils me voient dans cet état.

-Merde Alec, dégage ! lâcha mon geôlier.

Maintenant que j'avais entendu sa voix je savais qui me retenait c'était Emmett. Je n'avais même pas fait le rapprochement avec son odeur, ma rage prenait le pas sur tous mes sens. Il m'emprisonnait m'empêchant de faire du mal à ceux que j'aimais. Sur l'instant je l'aurais bien étripé lui aussi. Je hurlais de plus bel, donnant des coups de pieds, essayant des coups de tête mais il était solide, j'entendais pourtant la puissance avec laquelle avec je le frappais mais il ne bougeait pas d'un millimètre au contraire il resserrait ses bras pire que des étaux, me compressant littéralement j'entendais même mes côtes de se fêler.

-Bella s'il te plaît arrête je suis obligé de te faire du mal. Arrête-toi, reprends-toi s'il te plaît, me suppliait-il.

-Lâche-moi ! hurlais-je.

Je vis Carlisle rentrer suivit d'Aro et de Marcus, il manquait plus qu'eux. Ma rage s'emballait de nouveau. Ils allaient être déçu, je m'en voulais de leur montrer à quel point j'étais faible, eux qui avaient placé toute leur confiance en moi. Caïus allait se servir de ma déficience mentale contre eux, et je m'en voulais tellement, ils allaient perdre la face à cause de moi.

Emmett resserra encore ses bras, sa force était sans fin et mes côtes émirent un nouveau son cette fois elles étaient belles et bien cassées. Mais même la douleur était sans prise sur moi.

Les yeux de Marcus me firent énormément de mal, il était peiné et c'est moi qui en était la cause.

-Aro, Marcus, pourriez-vous attendre à l'extérieur sans vouloir vous commander, votre présence accroît sa douleur. Elle culpabilise de devoir vous montrer sa faiblesse, leur signifia Jasper. C'était véritablement un atout de l'avoir avec soi.

-Ne t'en fais pas Bella, nous ne t'en tenons pas rigueur. Viens nous voir quand tu te seras reprise, me signifia Marcus, avant de tourner les talons et sortir sans visiblement en vouloir à Jasper de l'avoir éconduit. Aro y alla même d'un signe de tête reconnaissant et sortit à son tour.

Je me retrouvais seule avec Jasper, Carlisle qui me regardait avec compassion. Et Emmett qui ne relâcha pas d'un millième de millimètre sa prise autour de moi.

Je restais en proie à la colère encore un long moment, tentant de me débarrasser d'Emmett qui était d'une incroyable solidité. Alors que Jasper lui envoyait à espace régulier des ondes de clames qui ne m'atteignaient pas. Le fait d'être enfin seule avec eux, et de ne plus avoir à me soucier de l'image que je pouvais renvoyer à mes proches, me permit de me concentrer que sur mes sentiments. Pas que les Cullen ne faisaient pas partis de mes proches, mais c'était plus facile avec eux, je n'avais pas peur de les décevoir, contrairement aux Volturi. J'arrêtais de me débattre et tentais de reprendre le contrôle de mon corps. La colère était toujours présente, mais j'arrivais à la faire plier. Quand je vis que j'étais sur la bonne voie je tentais de demander l'aide dont j'avais besoin.

-Jasper aide-moi.

-Je suis là pour ça Bella, je reçus plusieurs salves d'ondes calmantes. Qui m'aidèrent considérablement, je repris enfin le contrôle de mon corps et je commençais à ressentir la douleur de mes côtes cassées. J'étais épuisée nerveusement, le calme reprenait enfin place au sein de mon corps.

-Emmett, tu peux me lâcher, dis-je d'une voix calme presque atone.

-T'es sûre que ça va crevette ? il le savait en fait il le sentait, mais je crois qu'il avait besoin de l'entendre et pas que de ma bouche.

-Oui elle va mieux, elle a repris le contrôle de son corps, tu peux la relâcher elle ne fera de mal à personne.

Emmett ne me relâcha pas, il me porta sur le canapé de Démétri et me posa dessus avec beaucoup de délicatesse ce qui contrastait avec la séance de force brut que nous venions de traverser. Il s'assit de façon à ce que ma tête repose sur ses cuisses. Il me caressa les cheveux tendrement. Il s'était fait beaucoup de soucis pour moi. Je faisais trop de mal à ceux que j'aimais, j'avais vraiment envie de pleurer mais les larmes ne sortirent pas.

-C'est rien, c'est passé maintenant, me rassura Emmett toujours en caressant mes cheveux. Ça va aller, on est là, murmura-t-il.

-Merci haletais-je sous mes sanglots sec qui m'entravaient la gorge.

-Tu n'as pas à nous remercier, Bella nous t'aimons je te l'ai déjà dit. Nous ne te laisserons pas tomber, quoi qu'il arrive, m'affirma Jasper

-Comme tu ne nous laisses pas tomber, renchérit Emmett

-Alec il va m'en vouloir, il m'en voulait déjà, me plaignis-je et je l'avais bien chercher après tout je ne pouvais m'en prendre qu'à moi.

-Non Alec ne t'en veux pas, il s'en veut à lui parce qu'il a surestimé tes forces. Mais pas à toi je t'assure, il est totalement désemparé, impuissant. Et il a beaucoup de culpabilité parce qu'il pense que c'est à cause de lui que tu as craqué.

-Non ce n'est pas à cause de lui, j'ai juste trop accumulé de colère aujourd'hui en plus de toute la frustration des dernières semaines à essayer de bien faire. Je n'ai pas su trouver un exutoire convenable pour extériorisé tout ça. C'est moi la fautive.

-Bella tu n'as pas un mois, tu ne peux pas agir comme le ferait les vampires de plusieurs décennies. Et puis même avec plusieurs siècles d'expériences personne n'aurait pu résisté à la pression que tu avais en toi. J'ai moi même failli me laisser submerger alors que c'était la tienne. Heureusement Alice m'avait prévenu qu'il fallait que je me bloque à toi. Sinon je n'aurais pas tenu non plus. Je t'assure que personne dans ce château n'aurait pu résister aussi longtemps que tu ne l'as fait, c'est tout bonnement incroyable.

Je ressentais un pique de douleur venant de mes côtes et je grimaçais.

-Bella je peux regarder ? me demanda Carlisle en maintenant ses mains au-dessus de mon abdomen. Je fis un signe de tête affirmatif.

Il leva mon tee-shirt avec précaution, puis passa sa main délicatement le long de mes côtes.

-Tu n'y as pas été de main morte, lança-t-il à Emmett.

-Faut dire qu'elle n'a pas été facile à tenir, je n'aurais jamais pensé qu'elle puisse être aussi forte. J'ai eu plus de facilité à maintenir Démétri qu'elle. J'ai même cru un moment qu'elle allait réussir à s'échapper de ma prise.

-Tu rigoles ta force est sans fin je me demandais si tu n'allais pas finir par me broyer en deux à un moment.

-Maintenant l'expression être forte comme une crevette va prendre un tout autre sens, plaisanta t-il. Je souris avec lui.

-Carlisle avez-vous eu le temps de regarder Démétri, je crois que je l'ai un peu abîmer ? demandais-je soucieuse.

-Oui je lui aie replacé le morceau que tu lui as arraché, dans quelques heures il n'y paraîtra plus. Tout comme toi, ça ne va pas tarder à aller mieux, les petits picotements que tu dois commencer à ressentir sont tes os qui se reconsolident.

-Merci Carlisle.

-Non Bella, ne nous remercie pas, nous te sommes redevable pour ce que tu as fait pour Emmett et Rosalie, ce n'est rien en comparaison de la sérénité que tu maintiens au sein de notre famille.

-Je n'ai encore rien fait, je ne l'ai pas encore vu.

-Non mais tu as prévenu Alice pour remédier à cet état, en attendant de t'en charger toi même. Et c'est déjà beaucoup pour nous je t'assure.

-En tout cas merci pour votre soutient. Mais je dois voir Alec et Démétri pour m'excuser.

-Ils arrivent je sens leurs états d'esprit.

-Comment ça se fait ? demandais-je incrédule qu'il puisse sentir leurs états d'esprits avant leurs fragrances, parce que moi je ne les sentaient pas, donc je supposais que lui non plus.

-Beaucoup, beaucoup de culpabilité venant des deux, me répondit-il.

Effectivement je les entendais arriver à mon tour. Je tentais de me relever mais mes côtes étaient très douloureuses. Ils pénétrèrent dans la chambre, tous les deux avaient un regard indéchiffrable, trop de choses passaient en même temps sans que je puisse saisir le moindre détails.

-Nous allons vous laissez, déclara Carlisle. Je lui souris, dernier remerciement de cette journée.

Alec vint prendre la place d'Emmett, et pour une fois, c'est un geste de sympathie que je vis s'échanger ces deux là. Alec lui mit la main sur l'épaule et Emmett hocha la tête en assentiment. Ce qui ne paraissait pas être très démonstratif pour les personnes extérieur, mais pour moi les connaissant, c'était un pas de géant qu'ils venaient d'effectuer. Alec reprit la place d'Emmett le plus délicatement possible. Mon gros nounours se pencha et m'embrasa le front avant d'ajouter.

-Merci Bella et Rose te remercie aussi, je lui souris et je regardais mes amis sortirent à leur tour de cette pièce qui avait vu mon déclin tout comme eux.

Démétri se plaça sur le sol au niveau de mon visage me prenant ma main en un geste tendre. Alec avait repris les caresses de mes cheveux délaissé par Emmett.

Personne ne prit la parole, j'avais les yeux perdu dans ceux de Démétri qui était juste en face de moi. Je voyais qu'il s'en voulait, tout comme s'en voulait Alec. Je brisais ce silence qui devenait oppressent.

-Je suis désolée, de vous avoir imposé ça, commençais-je.

-Tu n'as pas à t'excuser de rien. C'est nous qui n'avons pas fait assez attention. Tu n'es qu'un nouveau-né, et nous avons présumé de tes forces, me répondit Démétri.

-Je t'ai attaqué, et je t'ai arraché un morceau de chair, répliquais-je. Alors je crois que j'ai tout autant le droit de m'excuser que toi.

-Oui c'est un exploit en soit. Démétri vaincu ça restera dans les anales, lança Alec.

-Tu n'aurais pas fait mieux, et je t'assure que plus jamais je ne la pousserais à bout, elle m'a fait plus peur que toi, lui répondit-il. Je souriais à leur désinvoltures feintes. Je voyais qu'ils tentaient de me rassurer et de m'aider à me sentir bien avec eux. Mais j'étais sincèrement bien avec eux, je les aimais tellement tous les deux.

Je tournais la tête vers mon aimé, il me regardait tendrement. Un élan d'amour pur émanait de lui je le sentais même sans être empathe.

-Je ne voulais pas que tu me voies comme ça. Ne m'en veux pas s'il te plaît.

-Je ne peux pas t'en vouloir. Tu es toute ma vie Bella. Je me suis juste senti si impuissant. Tu devenais incontrôlable à chaque fois que je tentais de m'approcher ça me tuait. Mais ce n'est pas à toi que j'en veux, c'est à moi je ne suis pas assez fort pour te soutenir, ou assez intelligent pour ne pas te pousser à bout.

-Considères-tu Démétri comme faible ? demandais-je sérieusement.

-Non. Mais pourquoi cette question ? Quel rapport avec ce que je viens de te dire ?

-Tout en vérité, tu te fustiges parce que tu ne te trouves pas assez fort pour moi. Mais Démétri n'a pas pu me retenir non plus et tout comme pour toi je ne le voulais pas près de moi. Je vous aime tellement tous les deux que je ne voulais pas que vous soyez déçus de voir qui je suis réellement. Une femme faible et fragile d'esprit. C'est pour ça que je ne vous voulais pas près de moi. Comme je ne voulais pas des maîtres mais personnes n'a écouté et vous avez tous vu ma déficience. Et maintenant j'ai peur de tout perdre, toi, Démétri, ma place auprès de Sulpicia, l'estime des maîtres. J'ai tout perdu parce que je n'ai pas su me contrôler.

-As-tu réellement si peu d'estime pour nous, s'offensa Démétri, crois-tu que nous pouvons te juger sur ce qui vient de se passer. Bella tu as réagi de façon normal pour un vampire. Quoiqu'un vampire nouveau-né normal n'aurait jamais pu accumuler tant de colère. Il aurait explosé bien avant, et même dans ta colère tu as su te maîtriser et ne pas me faire trop de mal à moi ou à Jasper, il n'avait pas cessé de me caresser la main, d'ailleurs ce qui était surprenant c'est qu'Alec le laissait faire, comme s'il essayait de gérer sa jalousie maladive. Je me concentrerais sur ce point plus tard.

-Et pour les maîtres je ne m'avancerai pas pour eux, mais je leur ai montré une image de moi plus terrible, et ce n'est pas pour autant que j'ai perdu ma place, la preuve je suis toujours là, me rassura Alec.

-Je crois qu'il faut que j'aille les voir maintenant pour informer Sulpicia que je ne peux pas l'accompagner demain. Et je dois avoir une discussion avec Aro et Marcus.

-Je viens avec toi, m'informa mon aimé.

-Non je dois le faire seule.

-Pas cette fois Bella, je viens avec toi et c'est sans appel.

-Tu as raison c'est peut-être plus prudent pour les maîtres, je n'avais pas pensé que je pouvais être un danger pour Aro et Sulpicia.

-Ce n'est pas pour cette raison, que je tiens à t'accompagner. Je n'ai pas pu te soutenir durant cet écart, je veux le faire maintenant, il m'embrassa tendrement, il avait cette attitude qui disait qu'il ne valait mieux pas répliquer. J'acquiesçais et me relevais avec une douleur lancinante dans mon thorax. Pas trop insupportable mais gênante.

-Et moi je n'ai rien de mieux à faire je vous accompagne aussi, je souris à mon vampire blond. Si j'avais douté d'eux ce n'était plus le cas. Et c'est ensemble que nous prenions la direction des apparentements d'Aro et Sulpicia, pour un entretient que je redoutais par dessus tout.

Chapitre 14 : POV Alec.

J'étais à ma place dans la salle des trônes quand les invités d'Aro arrivèrent et quelle ne fut pas ma surprise quand je sentis avant de voir les Cullen. Ils entrèrent Carlisle et Esmé à leur tête. Alice me fit un petit signe de main. Ce qui me surpris il faut bien l'admettre. C'est vrai que de tous elle est avec Carlisle ceux que j'appréciais le plus mais de là à me faire un signe devant tout le monde, une végétarienne de surcroît.

Ce n'est pas comme si ma réputation n'en avait pas déjà pris un coup avec le régime alimentaire de ma compagne de par leur faute en plus. Mais bon une Cullen, ils n'avaient vraiment pas bonne réputation chez nous. Aro les reçut avec sa chaleur coutumière et bien que ce soient des végétariens il appréciait tout particulièrement Carlisle, qui avait séjourné chez nous il y a quelques siècles. Je pense que cette courtoisie peut coutumière pour les anomalies de leur genres est dû au fait qu'il lui enviait les pouvoirs de deux de ses enfants, la fameuse Alice et sa clairvoyance, et l'omniscience d'Edward.

Edward encore lui, je me demande si un jour quelqu'un allait finir par le réduire en cendre celui là. J'aimerais bien m'en charger moi même, mais Aro m'avait bien fait comprendre à l'époque que si j'avais quoi que ce soit à voir avec sa disparition il risquerait de m'arriver quelques ennuies. Donc j'avais ordre de laisser ce plaisir à quelqu'un d'autre. Mais foutus vampires en manque de courage et de pouvoir, personne ne l'avait encore fait. Je ne perdais pas espoir que cela arrive un jour.

Il était encore une fois dans mon esprit, car je vis le sourire sarcastique qu'il arborait. Foutu Cullen.

Les yeux de son balourd de frangin vinrent aussi se porter sur moi. Pas que je ne l'aime pas en fait il m'indifférait totalement, tout du moins tant qu'il ne s'approchait pas de ma Bella. Mais pour le coup je pense que je pouvais compter sur sa blonde superficielle, je crois qu'elle devait être encore plus jalouse que moi, ce qui était peut dire.

Ils échangèrent tous des banalités, auxquels je n'apportais pas grand intérêt jusqu'à ce qu'Alice demande aux régents si elle, Emmett, et Edward pouvaient prendre congés pour aller à la rencontre de Bella. Je ne pus retenir un grognement toutes les têtes pivotèrent de concert vers moi, mais je ne lâchai pas mon regard du seul vampire que je ne voulais pas voir approcher de ma belle.

-Aurais-tu un problème avec cette requête Alec ? me demanda Aro.

-Quasiment aucun si ce n'est que je préfèrerai qu'Edward Cullen évite d'approcher ma compagne, en tout cas pas en mon absence, j'insistais bien sur le terme « compagne » pour qu'Aro comprenne ce que je sous entendais.

Il se retourna vers Alice et lui déclara.

-Tu peux ainsi qu'Emmett rejoindre Bella, puis en se tournant vers Edward. Tu comprendras cher Edward qu'il s'agit avant tout de sa compagne, et s'il ne désire pas ta présence auprès d'elle je ne peux en faire autrement.

-Je comprends Aro et je ne vous en tiendrais pas rigueur, j'aurais tout à loisir de saluer mon amie plus tard, je grognais aux termes qu'il employait, mais n'allais pas plus en avant j'avais déjà remporté cette manche.

Après de nombreuse banalités sans importance j'entendis ma bien aimée arriver en riant avec ses amis.

-Bella ma fille, je vois que tu as trouvé nos deux invités, ils tenaient à te faire une surprise, Aro qui appelait Bella « ma fille » était surprenant, il n'avait pas forcément dû apprécié ce qu'il avait dû lire dans les pensées des Cullen. Car même si tout le monde savaient qu'Aro la considérait comme telle, il ne l'avait jamais encore appelée de cette façon publiquement. Je crois que j'allais être épaulé durant leur séjour et qui plus est par Aro lui même. Je me sentais quelque part plus soulagé.

Ils rentrèrent dans la salle, elle rejoint le groupe sans un regard pour aucun d'entre eux ce qui m'amena un sourire. Car lui avait tourné la tête dès qu'il l'avait entendu, il s'attendait certainement à ce qu'elle en fasse pareil. Il ne savait pas qu'elle observait le protocole à la lettre surtout quand Caïus était présent. Elle ne lui adressa pas même un regard et quand je vis sa mine dépitée sur le coup je retins un rire, il tourna la tête vers moi et je riais ouvertement enfin dans mon esprit, par contre mon sourire ravi était nettement affiché à la vue de tous.

« Alors Cullen tu t'attendais à quoi ? À ce qu'elle te saute dans les bras après avoir tenter de la vider. Tu devrais reprendre le régime classique le manque de sang humain provoque sur toi des effets secondaires lamentables. » il plissa les yeux comme s'il pouvait m'impressionner.

-Maîtres, Aro, dit-elle en faisant sa révérence aux maîtres. Effectivement, ils m'ont offert une agréable surprise, pour une surprise s'en était une, de là à dire qu'elle était agréable, c'était là une question de point de vue personnel. L'autre attardé me souriait, il était content de que l'opinion de Bella diffère de la mienne.

-Lève-toi ma fille. Et viens près de moi, j'aurais préféré qu'il la laisse me rejoindre. Mais je préférais la savoir près de lui, plutôt que près de l'autre déficient.

Elle le rejoint et se plaça entre Aro et Marcus ce qui ne me surpris pas, elle aimait sincèrement Marcus, et bizarrement ce sentiment était réciproque. Depuis l'arrivée de Bella, Marcus revivait, il recevait, s'intéressait à la vie du palais. Et dès qu'il en avait l'occasion passait le plus de temps qu'il pouvait avec Bella. Au départ j'avais eu des craintes quand à ses réelles motivations, mais il s'avérait juste qu'il appréciait sa compagnie.

Elle leur faisait face et ils purent ainsi tous admirer la beauté de ma compagne. Elle était déjà belle humaine, mais avec sa transformation, que ce soient Heïdi ou même la blonde, celle dont je n'arrive jamais à me souvenir du nom ne rivalisaient pas de beauté avec Bella. Elle portait son prénom à la perfection. Je vis l'attardé acquiescer à mes pensées, il allait falloir qu'il s'arrête celui-là par ce que je ne suis pas sûr à ce rythme de pouvoir tenir mon engagement fait à Aro et ne pas finir par le démembrer et le mettre au bucher moi même. Son sourire s'étirait encore plus, comme s'il attendait que je perde mon calme.

« Qu'est ce que tu veux Cullen ? Tu veux Ma Bella ? »

Il me fit un sourire plus franc. C'était dont ça il la voulait. Je tremblais de toute part j'essayais de garder mon contrôle mes yeux se posèrent sur Bella la seule à pouvoir me calmer avec un simple regard. Quand ses yeux se posèrent sur moi elle me demanda visuellement ce que j'avais. Je lui montrais la direction de Cullen qui l'observait avec un peu trop d'instance. Et elle grogna, le remettant en place, sa propre sœur lui mit un coup dans les côtes aussi. Et pour le bien de ma santé mental Aro intervint.

-Mon cher Edward je te prierais de bien vouloir ne pas contrarier Bella. Bien qu'elle soit exceptionnelle, elle reste très susceptible et très versatile dans son humeur quand il s'agit d'Alec, et ce n'était pas faux, elle était autant protectrice avec moi que je l'étais envers elle.

-Veuillez m'excuser pour mon impolitesse, cela ne ce reproduira plus.

-Allons, allons, ne fait pas de promesse que tu ne pourras tenir, au moins je ne m'étais pas trompé sur mes impressions. Mais il fallait vraiment qu'il fasse attention. Car si j'avais le soutient d'Aro s'en était fini pour lui. Il lui répondit par un sourire narquois qui je suis sûr m'était destiné.

-D'ailleurs si tu as des soucis avec Bella tu les résoudras toi même, renchérit Aro il savait que Bella prendrait mon parti il savait comment m'arranger, et je lui en était reconnaissant.

-Il n'y aura aucun soucis, intervint Carlisle en balançant un regard lourd de sens à son fils, comme s'il s'attendait à ce qu'Edward franchisse la ligne interdite.

« Écoute papa Cullen, ne viens pas me chercher, tu risquerais de t'en mordre les doigts.» il me lança un regard de défi.

« Si tu savais Cullen que je n'attends que ça depuis des années. » Aro me coupa dans ma conversation silencieuse.

-Bien tant mieux, nous aurons ainsi donc le loisir de fêter notre Bella ensemble. Nous vous laissons prendre possession de vos appartements. Carlisle, Esmé me ferez-vous l'honneur de votre présence ce soir dans mes appartements Sulpicia sera ravi de vous recevoir.

-Très certainement, répondit Esmé.

-Alec et Bella conduisez les Cullen dans leurs appartements, et voilà encore pour moi la corvée de les supporter.

-Bien sûr maître, répondis-je malgré tout. Ma belle vint me prendre la main sans même aller les embrasser.

« Alors Edward pas trop déçu ? Tu devrais t'y habituer elle est mienne. Et toi tu n'es rien pour elle. »

Nous les guidâmes à travers les couloirs les menant tous à leurs chambres, Bella était tout de même heureuse. Et ça me dérangeait qu'ils puissent arriver à avoir cet effet sur elle juste de part leur présence. Pas que je ne voulais pas qu'elle soit heureuse, mais je ne voulais pas que ce soit dû à leur présence à eux.

Je pensais être tranquille pour pouvoir aller m'entraîner avec Bella et Démétri, mais l'autre balourd voulait nous accompagner voir comment on entraînait Bella. Et forcément l'attardé sauta sur l'occasion, et du coup Bella était ravie d'avoir ses « amis » avec elle pour l'entraînement.

En arrivant j'avais senti les fragrances de ma sœur et Heïdi, je savais pertinemment pourquoi elles étaient présentes et cela me ravissait.

« Tiens Cullen ton fan club nous attend et fais confiance à ma sœur, pour te coller au train. »

Il grimaça, je ne sus pas si c'était pour ma réflexion ou pour les pensées de ma sœur et de sa copine.

Bella tourna la tête et me sourit, elle était elle aussi ravit qu'Edward soit en si bonne compagnie.

-Tu veux t'entraîner avec moi ? ma sœur ne perdait pas une occasion pour se rapprocher de lui et pour une fois je lui en fus reconnaissant.

-Ben oui Edward, tu ne peux pas refuser, ça ne se fait pas lorsqu'on est invité.

Pris au piège le télépathe, j'étais ravi et je ne fus pas le seul à jubiler, tous s'associèrent à moi.

« Perdrais-tu ton soutiens familial Cullen ? » par contre je n'avais pas prévu non plus la suite.

-D'ailleurs ce serait bien que tout le monde s'y mettent cela pourrait être sympa un entraînement collectif, là ce fut à son tour de sourire.

Forcément à part les deux femelles Cullen et Heïdi, tout le monde était d'accord même ce traitre de Démétri à qui je jetais un regard lourd de reproche, il répondit en haussant les épaules.

-Il va manquer un adversaire, fit remarquer l'attardé, enfin pas si attardé que ça il savait au moins compté.

-Appelle Félix, me dit Démétri. À croire qu'il le faisait exprès d'être aussi con aujourd'hui.

-Pas sûr que ce soit une bonne idée, j'espérais qu'il allait comprendre sans que j'ai besoin de lui expliquer à haute voix.

-Tu n'aimes pas les défis, où tu as juste peur de la concurrence ? forcément fallait qu'il la ramène celui-là. Je lui répondis par un grognement d'avertissement accompagné par celui de Démétri. Apparemment non, il n'avait pas perdu sa raison c'était déjà ça. C'est vrai qu'en ce qui concernait Bella, il avait tendance à être sur la même longueur d'onde que moi, il la protégeait comme je le faisais moi. Ils avaient lié une relation frère/sœur intense et profonde.

Nous avions formé les groupes à l'instant où Félix arrivait, et il devait affronter Bella tandis que moi je devais affronter Jasper. En tant normal j'aurais aimé ce genre de défi sauf que j'avais de sérieux doutes concernant Félix ce qui fit que durant tout le temps que dura notre séance Jasper avait réussi presque tous ses assauts et les seuls qu'ils n'avaient pas réussi je n'avais pas pris l'avantage non plus. J'étais hors de moi Félix humiliait Bella et j'avais beaucoup de mal à rester concentré sur mon combat.

La tournante se fit et je tombais contre ma sœur, dommage j'aurais aimé tomber contre Félix et l'humilier comme il l'avait fait avec Bella, mais l'avantage avec ma sœur c'est qu'on se connaissait tellement bien que je n'avais pas besoin de toute ma concentration. Lui tomba sur Emmett qui d'ailleurs me fit un clin d'œil auquel je répondis par un sourire. Apparemment Félix allait passer un sale quart d'heure, enfin une sale demi heure. Comme je le pensais je n'avais pas besoin d'accorder toute ma concentration à Jane je pouvais suivre en même temps l'instruction de Bella, car Jasper avait décidé de lui enseigner une technique de combat. Il était bon professeur, et Bella bonne élève. J'avais été admiratif à la vitesse à laquelle elle apprenait. Avec Démétri nous n'avions pas jugé nécessaire de pousser les entraînements physiques. Mais la voir mise à mal par Félix me faisait revoir cette position. Car même si dans une bataille quelconque nous serions à même de la protéger, il fallait bien l'avouer qu'il lui faudrait savoir se défendre toute seule. Elle avait réussi à toucher Jasper, et l'avait envoyé contre le mur, elle enchaînait avec des techniques peu courante mais qui avaient leurs effets. Nous nous étions tous arrêtés pour les regarder. Elle pourrait tout compte fait être une redoutable guerrière avec un peu d'expérience. Elle avait réussi à lui sauter sur le dos et avait ses dents à bonne distance du cou de Jasper, quand il lui attrapa ses cheveux et l'envoya contre le mur. Dommage qu'elle se soit laissée surprendre. Mais il faut dire qu'elle faisait des progrès considérable. Elle s'était déjà remise en position apparemment elle avait l'air d'apprécier sa petite séance, il faudra que je m'adapte à son style d'enseignement, Bella a l'air plus réceptive à cette méthode. Dommage elle reprit son espèce de pas de danse, ce qui ne le surpris pas et il se retrouva sur elle les dents dans son cou.

« Oh ! va doucement Jasper » forcément l'autre avait encore son sourire aux lèvres, jamais il ne s'en débarrassait ou portait-il vraiment bien le surnom d'attardé que je lui avais attribué ?

-Tu vois quand tu veux. Par contre ne jamais refaire la même prise deux fois de suite sur le même adversaire. Allez relève-toi, tu apprends vite, il lui tendit la main pour la relever.

-Merci, mais il faut dire que tu es un bon professeur, apparemment.

-Ça veut dire que je suis mauvais, Démétri qui par un simple échange de regard me confirma que nous allions adopter cette technique avec Bella. J'avais vu qu'il avait eu du mal à se contenir lui aussi quand Félix l'avait malmené.

-Non mais toi tout comme Alec, avez tendance à me ménager, elle n'avait pas tort mais ça allait changer.

-Bon on change, Démétri avait dans l'esprit de s'amuser un peu avec Jasper certainement pour essayer de comprendre sa méthode pour pouvoir l'appliquer ensuite à Bella. Malgré ses airs de joyeux farceur, Démétri était quelqu'un de consciencieux.

Les équipes tournèrent et je me trouvais face à Félix, enfin j'allais pourvoir lui montrer un peu ce que je pensais de la façon dont il avait traité ma compagne. Un sourire mesquin se dessina sur mes lèvres, qui disparut rapidement quand je m'aperçus que le partenaire de Bella n'était autre qu'Edward. Je n'allais décidément pas pouvoir profiter d'un peu de tranquillité.

-Alors tu ne veux pas être ménager, s'il n'y a que ça pour te faire plaisir.

« Fais gaffe Cullen, je t'aie à l'œil et ne me pousse pas à bout, reste à ta place. » Félix m'attaque ce qui eut pour effet de détourner mon attention de Bella et Edward, je l'entendais seulement Bella lui répondre.

-Parce que tu crois que tu vas pouvoir m'avoir ? Ton pouvoir ne marche pas sur moi. L'aurais-tu oublié ?

C'est vrai qu'elle avait un avantage certain sur n'importe lequel d'entre nous et dans quelque temps quand elle sera plus aguerrie elle sera la seule de pouvoir lui mettre une correction sans don particulier.

-Mais je n'en aurais pas besoin.

-Et bien nous verrons ça.

J'étais occupé à infliger une correction sans nom à Félix il ne faisait pas le poids contre moi. Et je prenais un malin plaisir à porter ma rage contre lui, celle pour avoir maltraité Bella et celle que j'avais contre Edward, il passait un sale moment sous la pluie de coups que je lui assénais et cela me rendait heureux. Je tournais la tête juste pour vérifier ce qu'il faisait à ma belle, et là je m'arrêtai net, recevant par l'occasion un coup de la part de Félix auquel je jetais un regard noir lui signifiant par ce fait de cesser immédiatement, il le comprit et tourna la tête dans la même direction que moi. J'avais sous les yeux ma Bella dans ses bras à lui, il l'encerclait elle ne pouvait plus bouger, tactique simple face à un nouveau-né mais notamment très efficace. Ce qui me fit m'arrêter c'était l'attitude de Bella. Elle avait cessé de se débattre voyant qu'il ne la relâcherait pas en fin j'osais l'espérer car ce qui suivit mis mon contrôle à rude épreuve. Elle posa sa tête contre sa clavicule et tourna la tête dans son cou comme pour l'embrasser geste qu'elle avait déjà souvent eu à mon égard, elle remonta ses mains en signe d'affection visible le long de ses bras qui entouraient son corps à elle, le corps de ma compagne. J'allais perdre mon sang froid Démétri s'en aperçut et vint me retenir, et me soutenir. Laissant ainsi Jasper, qui comme nous tous observa la scène. Elle ne s'était même pas rendu compte que nous avions cessé les combats et que nous les regardions. Enfin moi j'avais dans l'intention de calmer tout ça, mais c'est Jasper qui vint à côté de moi et qui me fit un signe que tout allait bien et m'envoya une onde de calme, mais toutefois insuffisante pour moi.

Je retournais mon regard sur Bella dans les bras d'Edward, il était surpris et un sourire niais se dessina sur son visage. Ce qui décupla ma colère et fit resserrer la poigne de Démétri sur mon bras. Contre toute attente Bella envoya Edward contre le mur avec une rapidité et une force impressionnante, elle l'accompagna et tout aussi supérieurement l'incrusta dans le sol. Je fus soulagé et presque fier de ma belle. Presque parce que l'image d'elle et lui ne quittait pas mon esprit, même si je savais que c'était une stratégie, je ne pouvais pas m'en débarrasser.

-Tu n'as pas dit que tu ne me ménageras pas ? Ne me dit pas que tu as donné tout ce que tu pouvais là, elle était belle et sûre d'elle, elle était véritablement redoutable. Mais je n'aimais pas la posture qu'elle avait sur lui. C'était dans mon esprit torturé trop subjectif.

-Oh ! Mais c'est quelle ferait de l'esprit en plus, elle riait, ce qui eut pour effet de mettre à mal le peu de contrôle que j'avais, j'étais rongé par la jalousie je le savais, mais c'était véritablement trop puissant. Je ne résisterais pas longtemps j'en étais certain.

Avec un regard pour moi il donna un coup de bassin tout aussi subjectif que leur posture, ce qui déstabilisa Bella et il se retrouva sur elle.

« Ne me cherche pas Cullen tu sais que je suis à la limite de craquer si tu tiens à la vie arrête-toi maintenant. »

-Alors tu la ramènes moins là maintenant.

Je savais que cette phrase m'était destinée, il s'adressait à moi, en tentant de prendre sa revanche sur les quelques avantages que j'avais eu précédemment. Je reçus une avalanche d'ondes apaisantes qui n'eut toujours pas d'effet sur moi. J'avais envie de l'éviscérer, de le démembrer avec une lenteur exagérée à cet instant j'aurais aimé avoir le pouvoir de Jane et non le mien. Je lui aurais infligé une douleur constante durant des jours et jours, il m'aurait supplié d'en finir avec lui. Mais j'aurais continué lui arrachant chaque jours un membre, sans pour autant l'achever, non. Je l'aurais éparpillé au quatre coins de la terre pour qu'il souffre éternellement voilà ce que je voulais faire à Edward Cullen, pour avoir osé convoiter ma compagne et surtout pour avoir osé la toucher comme il le faisait. Il sortit la seule phrase qui fit que je ne contrôlai plus rien.

-Tu peux toujours réessayer le câlin c'était agréable, j'ai beaucoup apprécié, il souriait, il me narguait.

Je ne vis plus rien je réussis à échapper de la poigne de Démétri et sautais en direction d'Edward qui pour le coup relâcha enfin ma belle. Je ne le quittais pas des yeux, nous faisant face un grondement sortant de nos poitrines respectives. Je lui sautais dessus mais il m'esquiva, lui réussit à m'attraper et à me projeter au sol ce qui m'énerva encore plus comme si cela pouvait être possible, je me relevais et retournais à l'attaque, mais avec son foutu don je ne pouvais pas l'attraper tant pis j'allais me servir du mien, il allait arrêter de jouer les anguilles et me filer éternellement entre les doigts.

-On a dit sans pouvoir Alec, me dit-il avec dédain.

-Parce que tu t'en passes toi peut-être.

-Contrairement à toi je ne peux pas le maîtriser, je n'ai pas la fonction de bloquer tes pensées, alors ça je m'en foutais royalement. Je n'étais plus dans cet état d'esprit.

-Par contre moi je l'aie, j'étais surpris ma Bella allait me couvrir pour me permettre, d'être à arme égal avec le télépathe.

-Bella calme-toi, elle devait être sacrément énervée. Tant mieux, la colère déclenchait généralement son bouclier.

« Alors Cullen tu crois toujours pouvoir me la prendre, ce n'est pas de ton côté qu'elle se range. Je te l'ai dit tu ne peux rien. » Je le voyais peiner, c'était un mauvais coup que venait de lui asséner Bella, et j'en étais heureux.

-Ne m'aide pas Jasper j'ai besoin de la ressentir. C'est bon mon cœur, il ne lit plus tes pensées, j'étais véritablement heureux, nous avions une telle alchimie tous les deux, nous nous complétions à merveille. Elle était mon tout et son contraire, tout comme nos pouvoirs ils étaient à l'opposé et pourtant ensemble ils nous rendaient tout puissant, invincible.

-On va voir ce que tu vaux sans ton talent, j'avais hâte, j'avais attendu trop d'années, j'avais tellement de chose à démontrer dans ce combat. Tellement de haine contre lui à faire ressortir.

-Depuis le temps que tu attends ça. Je t'en prie à toi l'honneur.

Et nous débutâmes une lutte acharnée, chacun cherchant à avoir le dessus sur l'autre contrairement à ce que j'avais pensé il n'était pas si mauvais sans son don, j'avais toujours cru qu'il était le plus fort à cause de ce dernier. Mais il avait de la technique, ce qui n'était pas plus mal et faisait que j'enrageais encore plus, je pouvais aller au maximum de ma puissance et de mes capacités, je savais qu'il en faisait autant. Nous nous frappions avec un acharnement et une rudesse que je n'avais encore jusqu'à présent jamais expérimentée. Je n'avais jamais passé le stade de la rage. Mais quand il m'immobilisa contre le mur avec le soutient de son corps. Je basculais dans un univers que je n'avais plus ressenti depuis ma période nouveau-né. J'étais habité par la haine, et c'est elle qui me contrôlait, le monstre que j'arrivais à museler en temps normal, avait pris le pas sur moi c'était lui qui était aux commandes de mon corps et moi simple spectateur me délectant du spectacle. Le monstre réussit à se dégager un bras et le combat reprit de plus bel Edward n'avait plus le dessus. Le monstre en moi était trop puissant, si puissant qu'il ne contînt plus notre pouvoir il lança l'anesthésie au moment où il immobilisa Edward au sol à son tour. J'entendis au loin, de très loin la voix de Bella.

-ALEC ! Arrête ça tout de suite, certainement pas, je n'avais pas l'intention de reprendre le contrôle si près du but.

Le monstre était là et il n'avait pas encore assouvi notre vengeance, et je n'avais pas l'intention de l'en empêcher. De toute façon j'en étais incapable. C'est alors je sentis un choc violent qui nous projeta loin de notre proie. Nous nous relevâmes ensemble, j'avais dans l'intention de retourner à ma proie, et je m'aperçus que c'était Bella qui nous avait percuté, nous empêchant le monstre et moi d'en finir. J'allais la contourner déjà bien contrarier qu'elle intervienne, quand elle se plaça entre nous et lui. Je grognais pour qu'elle comprenne que je ne pourrais pas empêcher le monstre d'agir et qu'il fallait qu'elle s'écarte. Mais trop tard celui qui avait pris le contrôle lui asséna un revers de main en plein visage, il allait continué quand je réussis à la rejeter loin de moi dans un accès de lucidité et de contrôle temporaire, évitant ainsi qu'elle ne subisse ce qui était à l'origine destiné à Edward, mais ce ne fut pas sans mal. Le monstre n'était pas rassasié pour autant, et le fait qu'Edward soit de nouveau devant nous ne faisait qu'agrandir notre soif de vengeance, la mienne toujours plus croissante car Bella prenait sa défense et le fait de le voir se relever et esquiver mon approche, me confirma qu'elle l'avait pris lui sous son bouclier. Je crois que nous nous calmerions que lorsqu'Edward ne sera plus de ce monde. J'entendais crier.

-Démétri arrête-le il perd les pédales.

Oh ! Que oui je perdais les pédales et c'était de ta faute, si tu m'avais laissé terminer ce que j'avais commencé ce serait déjà fini, pensai-je en moi même.

Je sentis la poigne de Démétri tenter de me maîtriser mais j'étais trop enragé, trop fort même pour lui. Enfin jusqu'à ce que je sente une autre paire de mains et là je ne pouvais plus rien faire. Si j'avais cru que Démétri était fort ce n'était visiblement rien en comparaison d'Emmett Cullen qui me maintenait sans trop d'effort apparent. Je tentais de m'échapper mais leurs prises étaient telles que je ne pouvais plus bouger. Je ne cessais pas pour autant de me débattre et d'essayer de les mordre mais ils tenaient bon. Je sentais des salves d'onde calmantes m'arriver dessus de pleins fouets et bien qu'elles m'apaisèrent légèrement je n'arrivais pas à me calmer. Il était debout près de moi me scrutant à côté de ma Bella.

-Jasper recommence s'il te plaît, et de nouveau les ondes de clames arrivèrent, avec toujours leurs effets sur moi mettant à mal ma rage.

Je reprenais doucement le contrôle sur le monstre mais la colère était toujours présente. Bella s'approcha de moi elle était penchée entre Emmett et Démétri qui se resserraient pour ne pas qu'elle m'approche plus, j'avais repris le contrôle du monstre je n'allais pas la retoucher, je ne le ferais plus jamais. Ce n'est pas comme si je l'avais fait volontairement. L'autre était toujours à ses côtés plus proche, il avait dû entendre mes pensées. Ce qui m'enflamma de nouveau. Elle comprit que c'était sa présence à lui qui me mettait dans cet état.

-Edward tu devrais sortir.

« Écoute la parce que si j'arrive à me sortir de leur emprise je te ferais payer le fait que j'ai perdu le contrôle et que j'ai dû m'en prendre à Bella à cause de toi ».

-Je veux rester, je ne peux pas te laisser seule.

-Moi je ne risque absolument rien ce qui n'est pas ton cas. En plus je suis loin d'être seule. Alors s'il te plaît facilite-moi la tâche et sors.

« Tant que tu restes là je serais un danger pour elle sors d'ici ! » hurlai-je dans ma tête.

Il sortit en regardant Bella il ne voulait pas et je savais que s'il s'exécutait c'était pour elle. De peur que je ne me calme pas. Quand il fut dehors j'eus plus de facilité à me reprendre et tentai de me calmer. Bella leur demanda de me relâcher, j'entendais les doutes du balourd, ainsi que Bella lui répondre. J'entendais tout de leur échange jusqu'à la menace de ma sœur. Mais je ne pouvais pas répondre mon contrôle était encore tangent, et je devais faire un gros effort pour ne pas basculer de nouveau. Elle leur avait demandé de sortir, elle me connaissait vraiment bien, je ne supportais que sa présence à elle. Mais je restais quand même surpris qu'elle restât avec moi, je l'avais tout de même frappé, mais elle ne paraissait ne pas avoir peur de moi. Je les entendais toujours, mais je n'avais pas envie de refaire surface devant eux, je restais dans la solitude de mon esprit.

Elle brisa le silence installé entre nous. J'étais soulagé car je ne savais pas comment je l'aurais fait, je m'en voulais d'avoir osé la frapper, mais je lui en voulais aussi de s'être interposée de l'avoir protégé et surtout d'avoir créer cette situation.

Nous avons eu une conversation à cœur ouvert où je lui avais révélé ma longue rancune concernant Edward, où elle m'assurait de n'être amoureuse que de moi. Elle me fit part aussi de son opinion quant à une discussion avec l'attardé, pour arranger la situation vis à vis de nos maîtres. Elle n'avait pas tort et bien que je ne souhaitais pas mettre Aro en porte à faux devant ses invités, j'accédais à sa requêtes juste pour éviter à Caïus de se servir de cet incident pour châtier Bella.

Je décidais de partir rapidement m'expliquer avec Edward car ma sœur avait l'air remonté et nul doute qu'elle sera aller trouver son maître pour l'avertir de l'incident.

Je l'embrassais tendrement, refoulant mes désirs d'approfondir ce baiser en une étreinte plus torride et beaucoup moins douce.

J'allais en direction de la chambre d'Edward, et ce que je m'apprêtais à faire m'écœurait au plus haut point. Mais je me devais de le faire, parce que je l'avais promis à Bella, parce qu'il valait mieux que ce soit moi et non Aro qui s'en charge, et surtout parce que je ne voulais pas donner à Caïus le motif dont il avait besoin pour s'en prendre à Bella, et nul doute qu'il lui attribuerait tout le mérite de cette rixe entre Edward et moi.

Donc me voilà devant sa porte, il savait que j'étais derrière mais il attendait à ce que je m'abaisse à lui demander la permission d'entrer, je n'avais pas le choix et ça m'agaçait encore plus.

-Ça va entre je ne voudrais mettre à mal tes bonnes résolutions, me dit-il à travers la porte.

« Trop aimable »pensai-je acerbe.

-Mais de rien, me répondit-il à voix haute sur le même ton.

Je sentais que j'allais avoir du mal à me contenir son don était véritablement agaçant. Au moins avec Aro cela se passait seulement quand il nous touchait, donc on avait un semblant de vie privée, mais lui c'était en permanence. Et c'était véritablement difficile à gérer. Si ma belle savait la chance qu'elle avait d'être épargnée par toutes ces intrusions. Quoique maintenant qu'elle maîtrise son bouclier je lui demanderai de protéger mon esprit du moins tant que lui sera dans les parages.

-Tu ne sais pas à quel point cela m'arrangerait moi aussi.

-Ça suffit Cullen, tu sais ce qui, m'amène. Alors ne perdons pas de temps.

-Honnêtement non je ne vois pas, tu veux discuter mais de quoi ? Du fait que tu m'aies attaqué, ou peut-être le fait que tu as failli me tuer ? Pour moi cela ne mérite pas de discussion je sais tout ce que tu penses de moi. Et pour être franc si je ne connaissais pas les raisons de ta présence ici, je ne t'aurais même pas accorder deux minutes de mon temps. Si je le fais ce n'est pas pour toi, mais pour éviter à Bella d'avoir des soucis avec Caïus. Car comme toi je sais qu'il ne laissera pas passer cette occasion.

-Donc ce sujet étant régler tu vas peut-être pouvoir me dire quels sont tes sentiments pour ma compagne.

-Tu les connais déjà, à moins que tu sois masochiste au point qu'il faille que je les exprime à voix haute ?

-J'ai bien des doutes plus que sérieux oui, mais je ne connais pas leur profondeurs.

-Je l'aime tout simplement, différemment de toi, mais tout aussi profondément, et voilà on y était. Je tentais de garder mon calme, un deuxième éclat ne passerait pas.

-Et tu comptes faire quoi ? Parce que je ne te laisserais certainement pas me la ravir tu dois t'en douter.

-Sache une chose, ce que je veux avant tout pour Bella c'est qu'elle soit heureuse et si c'est avec toi je l'accepterai. Mais je ne te laisserai pas en profiter seul, je ne le peux tout simplement pas, il croyait peut-être que j'allais le laisser faire, que j'allais la partager, non mais il est pas bien !

-Et moi je ne veux pas que tu lui tournes autour comme tu le fais, m'énervai-je. Mais qui était-il pour s'octroyer ce droit sur ma femme.

-J'avais cru comprendre, et je crois que tu ne veux personne autour d'elle. Et pour le moment ce n'est pas moi le plus dangereux.

-Explique-toi, il m'intriguait. Qui aurait pu être plus dangereux pour mon couple que lui ?

-Tout à l'heure quand Félix affrontait Bella, il a pensé qu'il lui serait facile de profiter d'elle par la force. Il attend juste l'occasion qui fera que tu ne sois pas présent, il ne sait pas encore comment s'y prendre mais il y pense sérieusement.

-Tu n'es pas sérieux ? Félix me connaissait et il savait que Bella était ma compagne. J'avais un peu de mal à y croire.

-Je te l'ai dit je ne veux que son bonheur, j'aimerai en être le principal instigateur, mais c'est toi qu'elle a choisi, enfin pour le moment. Mais moi, contrairement à Félix je ne ferais jamais rien contre sa volonté. Ce qui n'est pas franchement pas son cas, ni sa façon d'agir habituellement avec les femmes. J'ai eu les détails de tout ce qu'il comptait lui faire et je ne peux pas le laisser ne serait-ce qu'y penser, il était véritablement écœuré.

Je ne laisserai jamais quiconque toucher à ma belle. Il voulait la contraindre physiquement à lui donner, enfin à lui voler, ce qu'elle ne réservait qu'à moi. Et il était hors de question que cela se produise. Je fus soudain assailli par la colère que j'avais réussi à réprimer un peu auparavant, le venin affluait déjà dans ma bouche alors que l'auteur de cette rage n'était pas présent. Elle était mienne et personne n'avait le droit d'avoir ce que ce genre de pensée pour ma compagne. Je voulais le torturer, lui infliger la pire des souffrances, juste pour avoir osé salir ma Bella par ses pensées abjectes. Il ne méritait pas de rester impuni, pas après cela. C'est sans m'en rendre compte que j'avais pris le chemin du garage où j'étais sûr de le trouver. Bella était mienne, et de ce fait ni lui, ni personne ne pouvait avoir ce genre de comportement vulgaire et déplacé surtout la concernant. Je le trouvais comme je le pensais, il était avec un autre vampire en train de discuter voitures.

-Santiago sors d'ici, je dois avoir une conversation en privée avec Félix.

Le vampire ne se fît pas prier, mon ton était empreint de rage. D'ailleurs le regard de Félix se changea imperceptiblement en terreur pure. Il comprit quel était le but de ma présence quand il porta son regard sur Edward derrière moi, qui avait les bras croisés sur son torse et le regardait méprisant.

-Je te jure je n'allais rien lui faire, dit-il en reculant. Moi j'avançais doucement, très doucement tel le prédateur que j'étais comme pour lui insuffler encore plus de terreur.

-Ce n'est pas ce qu'il m'a semblé comprendre, dit Edward se tapant la tempe avec son index.

-Oui j'y aie pensé mais je n'allais rien lui faire je te le jure Alec, je sais que c'est ta compagne. Mais elle est tellement belle, je n'aie pas pu retenir mes fantasmes.

-Ils sont avilissant tes fantasmes, et tu oses y inclure ma Bella.

-Et ce ne sont pas que des fantasmes, il a tendance à les mettre en pratique comme sur la petite Sofia par exemple, la pauvre c'est quasiment tous les jours qu'elle doit subir ces perversités. Et encore pas plus tard qu'à la sortie de la salle d'entraînement. Il était tellement excité en pensant à Bella qu'il a fait à cette pauvre gamine ce qu'il resservait à ta compagne, continua Edward.

Pour la deuxième fois de la journée je perdis tout contrôle et me jetais sur Félix. Je lui assénais plusieurs coup violent il tentait de se défendre mais j'étais bien trop puissant. J'avais largement le dessus je lui plantais mes dents dans son cou lui arrachant un morceau de chair, je recommençais sur son bras et l'arrachais à son tour. Il hurlait, il avait mal, mais surtout il avait peur, ce qui me grisait encore plus, j'allais m'attaquer à son deuxième bras quand Edward et Démétri qui venait d'arriver vinrent me retenir en m'empêchant d'en finir avec lui. Ils m'emportèrent me sortant de ce garage, seul façon de pouvoir me calmer. Je réussis toutefois à l'avertir.

-Si je te vois t'approcher de près où de loin de Bella je te finis, et je te conseille d'oublier Sofia aussi. Tu veux une femme conduit-toi comme il se doit.

Il hurlait toujours de douleur mais je savais qu'il m'avait entendu. Et je lui conseillais vivement de ne plus me croiser.

Je réussis à me calmer tant bien que mal. Je regardais Edward je savais que je devais finir ma discussion avec lui. Bien que je ne lui ferais pas d'excuses pour l'attaque dans la salle d'entraînement. Mais je lui devais au moins des remerciements pour m'avoir informé de ce qu'avait en tête l'autre pervers. Il entendit mes pensées et répondit avant que j'ai pu les formuler.

-Je ne t'en ferais pas non plus, je t'ai dit ce que j'en pensais. Et puis je ne l'ai pas fait que pour toi, moi aussi je voulais qu'il subisse ce que tu lui as infligé. Et en ce qui concerne notre petite conversation je pense qu'il ne sert à rien d'approfondir.

-Je le pense aussi.

-Je veux juste que tu saches que je n'aie pas l'intention de m'écarter, et j'ai bien l'intention de rester dans l'ombre attendant qu'elle ne veuille plus de toi. Ce qui d'après ton comportement ne saurait tarder. Bella aime sa liberté, et ta jalousie l'emprisonne.

-Que vas-tu faire ? Lui raconter ce qu'il vient de ce passer ?

-Je ne te prendrais pas en traitre je ne lui dirais pas que tu as littéralement perdu les pédales encore une fois et tenter de tuer Félix juste pour avoir pensé à elle. Deux raisons. La première parce que j'ai pris autant de plaisir à regarder que toi à le lui administrer sa correction. Et deuxièmement je ne suis pas un traitre je veux rester plus ou moins loyal. Maintenant tu sais que je suis là et que je ne te lasserai pas l'exclusivité. Ce sera au plus méritant.

-Tu sais qu'elle m'aime et tu connais même l'ampleur de ce qu'elle ressent de par Jasper. Pourquoi te fatiguer ? Tu n'as aucune chance, je ne te laisserai aucune chance. Personne ne me ravira Bella.

Le lien qui nous unissait Bella et moi était véritablement très puissant. Et je ne pense pas qu'il puisse arriver à faire qu'un jour Bella me délaisse pour lui. Enfin j'aimais à l'espérer au plus profond de moi, mais bien que je sache que nous nous aimions tous les deux, le doute ne cessait de s'insinuer dans mes entrailles. Ce qui me travaillait le plus c'est que je ne savais pas qu'elle stratégie il allait adopter, mais j'avais un avantage non négligeable en plus du fait qu'elle m'aime moi. Bella était la seule insensible à son talent au moins il ne pourrait pas la manipuler de cette façon. Malgré qu'il sache cela il ne voulait pas s'écarter, ni comprendre que jamais je ne la lui laisserai. J'aurais voulu m'en débarrasser comme je me serais débarrassé de Félix où de n'importe lequel qui aurait tourné autour de mon amour. Mais c'est Edward Cullen, et Bella est très attachée à sa famille, il le sait, et il sait que cela le protège de moi, du moins tant que j'arrive à garder un minimum de contrôle. Je ne ferais plus jamais de mal à ma Bella et il en joue, il profite de ma faiblesse. Mais il a tendance à oublier que malgré tout, je reste Alec Volturi et que je ne laisserai jamais personne me ravir mon âme-sœur sans réagir, elle est ma compagne et ce qui est à moi est à moi, quitte à employer des moyens pas très honorables, je n'ai aucune conscience.

-Je te l'ai dit je ne te prendrais pas en traitre, mais je n'ai pas dit que je serais un modèle de vertu non plus.

-Cullen tu devrais partir car si Alec ne te met pas en pièce c'est moi qui le ferait, intervint mon ami.

Il lui fit un sourire sarcastique certainement en réponse de ce qu'avait Démétri en tête et partit sans rien ajouter. Maintenant je savais plus où moins à quoi m'attendre. Cela me promettait des heures peu glorieuses à venir.

-Tu sais Alec, je pense que tu devrais prendre la menace de Cullen au sérieux. Je sais que Bella est raide dingue de toi. Mais si tu lui interdis de le voir lui ou sa famille, tu ne feras que la pousser à le rejoindre.

-Tu as raison, mais tu n'imagines pas à quel point ça me rend malade.

-Tu n'as pas le choix, il n'a pas vraiment tort en parlant de ta jalousie. Bella la supporte pour le moment mais qui sait combien de temps elle va tenir.

-Quand tu vois tout ceux qui lui tournent autour comment veux-tu que je ne sois pas jaloux.

-Je sais ce que tu ressens, moi aussi ils me foutent en rogne. Mais il faut que tu lui fasses confiance. Et tu n'as plus vraiment le choix, je réfléchis à ce qu'il me disait il avait raison sur tous les points, je devais me remettre en question. Je crois que c'est le combat le plus dur que je n'aurais jamais à livrer. Il me sortit de mes pensées.

-Aller vas-y, elle ne va pas tarder, je le saluais et retournais dans ma chambre.

J'étais en train d'écouter l'album HAARP de Muse quand je l'entendis arriver. Elle vint directement prendre place sur mes genoux. Elle seule pouvait arriver à me calmer de par sa présence. Elle était tellement heureuse d'être avec moi, je le sentais. Et l'autre attardé qui croyait qu'il arriverait à me la ravir il devrait voir de ses yeux son attitude lorsque nous étions seuls, il ne tenterait même pas tellement c'est explicite.

-Dois-je comprendre que tu apprécies mon retour, me demanda-t-elle. En retirant sa cape. J'étais heureux elle l'avait enfin eu, ce qui voulait dire que je n'étais plus le seul garde en chef. Elle venait d'avoir sa promotion et de me rejoindre au grade le plus élevé qui soit. Ma Bella à peine un mois après sa transformation, et déjà à la tête d'une armée de vampires les plus redoutables.

-Plus que ça encore. Alors comme ça tu as eu une promotion, lui répondis-je en plaçant mes mains autour de sa taille.

-La même que toi, me dit-elle en me montrant fièrement le blason ornant son uniforme.

-Presque, ma fleur à moi penche du côté gauche, côté de l'esprit technique, des maths, côté homme quoi.

-Ce qui est préférable pour toi non ? Quoiqu'il me semble que tu apprécies la lecture, un truc de fille. Si je me base sur tes réflexions, vu que la littérature sollicite le côté droit du cerveau. Que crois-tu que dirait Démétri, s'il apprenait ta théorie ? Houla ! Si je savais une chose concernant mon ami c'est qu'il fallait éviter ce genre de conversation. Je risquerai d'en entendre parler jusqu'au siècle prochain. Surtout qu'il me reprochait déjà ma passion dévorante pour la lecture.

-Si tu fais ça, je te promets un siècle de torture.

-Oh tu me fais peur Volturi, elle était d'humeur taquine apparemment.

-Méfie-toi, lui dis-je en embrassant sa mâchoire, je savais qu'elle ne résistait jamais à une séance câlin.

Et honnêtement moi non plus. Mais j'avais plus d'expérience pour le cacher sinon elle saurait qu'elle pouvait tirer ce qu'elle voulait de moi de cette façon là. J'aimais la chambouler, j'aimais la voir ébranlée pour moi à ne plus pouvoir garder son contrôle, j'aimais la sensation d'être le plus important à ses yeux, celui qui arrivait à lui soutirer un sourire juste par un regard. Être celui à qui elle avait offert sa vertu, celui à qui elle s'offrait corps et âme. Celui avec lequel elle se sentait en sécurité et avec qui elle voulait partager son éternité. Malgré le fait que j'avais osé lui lever la main dessus. Je savais qu'elle ne m'en voulait pas mais moi je m'en voulais pour deux.

Après avoir déboutonné ma chemise et avoir baladé ses mains sur mon corps accentuant mon désir pour elle. Elle allait s'attaquer à mon pantalon, c'est ce moment que je choisi pour lui emprisonner ses mains, l'empêchant ainsi de poursuivre. Elle était vraiment trop prévisible enfin seulement quand il s'agissait de nos séances câlins torrides. Si son contrôle sur sa vie de nouveau-né était exceptionnel, on ne pouvait pas en dire autant de son contrôle sur ses pulsions sexuelles.

-Non tu n'auras droit à rien du tout si tu me balances à Démétri, elle éclata de rire, et j'étais fier de mon petit effet.

-C'est aussi un truc de fille ça. Tu le sais ? je rigolais, elle me sidérait, mais voyant que je ne la lâchais pas elle ajouta. Bon d'accord je lui dis rien, mais seulement si tu vas au bout de ce que tu as commencé.

Je relâchais ses mains et j'allais accéder à sa requête quand je reconnus le pas d'Aro approcher. Elle se releva aussi, nous nous regardâmes incrédules tous les deux. J'avais déjà réajusté ma tenue quand j'ouvris la porte laissant entrer Aro. Il passa devant moi attendant que j'arrive à son niveau et il posa sa main sur mon épaule. Faisant ainsi défiler les événements qui s'étaient déroulés aujourd'hui que ce soit l'entraînement, l'incident avec Edward, notre discussion ou ma petite incartade concernant Félix. D'ailleurs pour ce dernier fait j'attendais son verdict car je savais qu'il n'appréciait pas que l'on se fasse justice soit même lorsque l'on était personnellement impliqué. Il retira sa main lorsqu'il arriva au stade de notre petit câlin juste avant son arrivée.

-Bien je suis ravi, tu as fait ce qu'il fallait Alec, je savais que cette phrase avait deux connotations différentes et il était en accord avec les deux. Quoi de plus normal il aimait Bella lui aussi, elle était sa fille. Et j'aimais à croire qu'il m'estimait un tant soit peu aussi.

-Merci maître, dis-je soulagé.

-Je suis désolé de vous avoir interrompu, commença-t-il en souriant Je suis venu pour toi Bella, je ne voulais pas te donner tes effets devant tout le monde.

-Mes effets ? reprit-elle. Elle était surprise.

-En tant que garde royal tu as certains devoir comme celui d'être joignable à tout moment. Donc pour cela il te faut un téléphone portable que voici, il lui tendit une boîte. Il est opérationnel, le numéro est à l'intérieur. Ensuite comme chacun des gardes tu disposes aussi d'une carte de crédit. Mais petit avantage par rapport à eux c'est que ton solde est illimité. Ça c'est une clause non négociable de Sulpicia, il lui tendit une carte noire avec un sourire satisfait.

On voyait l'importance qu'il lui témoignait de cette façon. Nous n'avions pas à nous plaindre nous avions nous aussi une réserve d'argent impressionnante, mais Bella venait de se voir offrir la carte qui lui donnait un accès aux réserves financières sans limite de la famille Volturi. Pour faire simple il n'y avait que quatre cartes identiques en circulation dans le château et c'étaient celles des maîtres.

Bella était gênée, et prit les objets qu'il lui tendait.

-Merci, dit-elle faiblement.

-C'est moi qui dois te remercier Bella, tu n'imagines pas le bien que tu fais à Sulpicia par ta simple présence. En plus du fait qu'elle n'est plus obligée de rester confinée dans nos appartements. Tu as rendu l'envie de vivre à Marcus, tu as un talent providentiel Bella. C'est nous qui te remercions d'être restée parmi nous, c'est vrai qu'elle avait ce pouvoir sur nos régents et moi aussi j'étais heureux qu'elle soit restée avec nous.

Aro prit rapidement congé, non sans avoir taquiné Bella sur notre petite discussion, ce qui me fit éclater de rire quand je vis sa mine confuse.

Alice qui n'avait pas réussi à manipuler Bella me téléphona et me demanda mon aide en appuyant sur le fait que je risquais de ne pas regretter. Qu'elle avait une robe pour Bella qui saurait m'émoustiller et surtout qui irait bien avec notre surprise de fin de soirée. Pourquoi est-ce que j'en étais venu à lui apporter mon soutient, je ne sais toujours pas mais elle avait réussi à attiser ma curiosité, et comme elle l'avait prédit je ne le regrettais pas. Elle était magnifique dans cette petite robe volante bleue. Elle l'était toujours mais quand elle mettait sa féminité en avant, c'était une véritable déesse.

Nous passâmes notre soirée à errer à travers les rues sous les regards admiratifs des passants. Bella était littéralement greffer à mon bras, et lançait des regards répréhensibles aux quelques filles qui osaient s'attarder un peu trop sur moi. J'aimais cette sensation de possession qu'elle affichait publiquement. Au détours d'une rue j'entendis un air que je connaissais bien pour avoir danser avec Bella, quand je tentais de lui apprendre la salsa. En fait je ne pensais pas qu'un jour j'aimerais autant cette danse. Elle nous avait valu quelques séances de câlins improvisés. Une idée germa dans ma tête, il voulait ma Bella et je voulais lui montrer à quel point nous étions bien ensemble, et ce qui me facilita la tâche c'est que Bella avait tendance à se laisser envahir par la musique. L'occasion était parfaite et trop belle.

-Une petite danse ma chérie ? Juste pour voir si tes leçons ont été profitables.

Sans que je lui laisse le temps de riposter, sachant à quoi je faisais allusion je l'entraînais, en cadence avec la musique avec un déhanché élaboré, je savais qu'elle n'y résistait pas. Son ardeur ne tarda pas et son désir pour moi suintait par tous les pores de sa peau et c'était pour moi, rien que pour moi. Je voyais Edward nous observer, épier le moindre mouvement que faisait Bella, ses moindres frottements qu'elle accentuait contre moi. J'ai même cru ne jamais pouvoir résister aux désir qu'elle me provoquait et qui me consumait et tout ça devant ses yeux à lui. Elle était belle, gracieuse, sexy et elle mourrait d'envie que je la prenne et lui fasse l'amour, elle ne s'en cachait pas. Et cela flatta généreusement mon égo surtout quand je vis le regard haineux d'Edward se planter dans le mien, m'accordant par le fait la victoire de cette bataille.

La nuit s'avéra tout aussi torride que la Salsa que nous avions improvisée dans les rues de la ville. Nous avions beaucoup de tensions à évacuer tous les deux, et le sexe était le moyen le plus agréable, enivrant et efficace que je connaissais.

Le lendemain fut plus calme ce qui n'était pas pour me déplaire hormis le fait que Bella soit parti emmener chasser tous les Cullen. Ma vie venait de reprendre son court quand je l'entendis arriver, elle entra sans bruit même si son arrivée ne fut ignoré de personne. Elle avait se visage soucieux celui qui me disait que quelque chose la tracassait. Elle vint se positionner entre Démétri et moi. Je l'interrogeais du regard sur ce qui n'allait pas elle me fit un signe qui se voulait rassurant mais je n'en fus pas dupe. Démétri aussi tenta discrètement elle souffla comme si elle comprenait que nous ne laisserions pas tomber. Elle revenait d'avec les Cullen, qu'avait-il bien pu lui dire ? Peut-être était-il revenu sur sa parole et lui avait raconté la remise en place de Félix. Quand les maîtres nous renvoyèrent nous nous éloignâmes de la salle des trônes et je pus enfin la prendre dans mes bras.

-Tu m'as manqué, ma puce.

-Toi aussi, elle me serra contre elle un peu plus fort ce qui voulait dire qu'elle était contrariée et qu'elle cherchait un moyen de se calmer. J'avais le même pouvoir sur elle qu'elle avait sur moi, je pouvais la calmer juste pas ma présence.

-Alors tu vas me dire ce qui ne va pas ? Démétri tendit l'oreille attendant la réponse à cette question.

-Je suis un peu sur les nerfs aujourd'hui mais ça va passer.

-J'ai cru remarqué oui, et pourquoi ?

-Heïdi et Félix. D'ailleurs tu avais dans l'intention de me parler quand de lui ?

-Edward à paré à cette omission, à ce que je vois, j'avais raison il l'avait mise au courant, le traitre, si les coups bas étaient permis il allait le regretter, bien que je n'avais pas dans l'intention de rester courtois.

-Oui, c'est venu dans la conversation, alors tu n'avais pas dans l'intention de m'en parler si je comprends bien.

-Non mais c'était sans compter sur Cullen. De toute façon le problème est réglé.

-Comment ça, qu'est-ce que tu as fait ? apparemment elle n'était pas au courant de tout.

-J'ai juste eu une petite conversation avec lui, rien de plus, tentai-je d'esquiver.

-Et qu'est-ce que Heïdi à fait ? j'adressais un regard de remerciement à Démétri qui venait de me sauver la mise.

-Rien de grave, elle me tape juste sur le système. Elle colporte sur moi et mon intégrité, et du coup j'ai failli perdre mon calme avec Rosalie, elles sont apparemment amies, Heïdi je savais qu'elle était jalouse de Bella, en plus elle s'était associée à ma sœur, il fallait s'attendre à ce genre de bassesse

-Ça ne durera pas, ne t'en fais pas, répondit ce dernier.

-Que Rosalie soit copine avec qui elle veut, c'est bien le dernier de mes soucis. C'est juste légèrement plus compliqué avec Emmett, je l'aime bien lui et apparemment ce n'est pas bon pour lui d'être ami avec moi, je vais finir par l'apprécier cette fille si elle m'arrange de cette façon, si elle pouvait avoir la même emprise sur Edward je lui décernerai même un titre honorifique.

-Quand Rosalie va se rendre compte de la manipulation d'Heïdi pour s'approcher de son homme, elle viendra te demander pardon.

-Comment ça ? merde Démétri tu pourrais pas réfléchir avant de parler des fois.

-Heïdi convoite Emmett, et le fait qu'il soit marié ajoute du piquant à son objectif. Elle essaie juste d'endormir Rosalie pour accéder plus facilement à Emmett.

-Mais c'est une garce celle-là. Si je la voie je l'éviscère sur place, et voilà elle était de nouveau tendue, c'était fréquent ces derniers temps.

-Tu n'aurais pas pu te la fermer Démétri, tu crois qu'elle n'est pas suffisamment énervée que tu en rajoutes.

-Ben quoi, ce sont ses amis et elle est mieux placée que nous pour leur en parler.

-J'en parlerai à Alice et Emmett. Mais pas sûr qu'Heïdi s'en sorte indemne si ca vient aux oreilles de la blonde, elle est aussi jalouse qu'Alec, elle avait l'air de plaisanter mais ma jalousie était à prendre avec des pincettes surtout quand les Cullen étaient dans les environs.

-On est jaloux que de ce qu'on aime.

-Je t'aime et je ne suis pas aussi jalouse que toi.

-C'est parce que tu m'aimes moins peut-être.

-Ça c'est impossible, par contre j'ai plus confiance en toi que toi en moi.

-J'ai confiance en toi Bella c'est en tous les autres que je ne crois pas.

-Et ça y est c'est repartie, vous voulez pas changer de refrain un peu tous les deux, il était exaspéré, c'est vrai que c'était un sujet fréquemment abordé, et à chaque fois elle se terminait de la même façon.

Nous allions dans la chambre de Démétri celui-ci avait mis le bazar peu de temps avant de prendre le service, nous avions décidé de passer jouer à la console après. Il le faisait exprès juste pour entendre râler Bella, c'était un jeu entre eux. Enfin un jeu pour lui plutôt, mais faut dire que j'aimais bien voir Bella le remettre en place, lui dire qu'il était bordélique et autres gentillesses de ce genre.

Après avoir rangé les affaires traînant elle s'installa et nous regarda jouer, je savais qu'elle déconnectait dans ses moments et bien que je n'aimais pas être à l'écart de ses pensées je devais lui laisser un peu de temps pour elle. Donc je faisais comme si je voyais rien et la laissai seule dans sa tête après tout moi aussi j'aimais ça, j'étais bien placé pour comprendre, mais c'était souvent plus fort que moi.

Son téléphone sonna.

-Oui Sulpicia ?

-Bella peux tu venir un moment je te prie, entendis-je Sulpicia lui demander.

-J'arrive, lui répondit-elle.

Elle m'embrassa, ébouriffa les cheveux de Démétri, et partit comme l'éclair elle aimait son rôle elle le prenait très à cœur et quand Sulpicia appelait elle ne la faisait jamais attendre. Nous continuâmes nos parties de jeux discutant d'un peu de tout, des Cullen, de la soirée qu'organisait Sulpicia pour Bella, de l'effort de surveillance que cela demandait.

Quand au bout d'un certain temps Bella revînt elle était différente une sorte de fierté et d'agacement et un reste de colère toujours présent et dont elle n'arrivait pas à se défaire depuis quelques temps. Il m'était facile de lire en Bella, j'avais l'impression que ses sentiments étaient beaucoup plus perceptible quand j'étais à proximité.

-C'était pourquoi ?

-Je dois accompagner Sulpicia à Paris demain, avec toutes les femmes Cullen. J'ai dû organiser le voyage, et m'assurer que nous aurons des voitures nous attendant à l'Aéroport.

-Et tu as déjà tout fait ?

-Oui ce n'est pas compliqué, un coup de téléphone et un numéro de carte de crédit à énumérer. J'irai juste vérifier que Félix ne me fasse pas un coup de Trafalgar avant notre départ. Je crois qu'il n'a pas apprécié que je lui donne un ordre, et encore moins de devoir passer la soirée sans ta sœur à cause d'Edward, elle venait d'aller voir Félix avec l'autre ?

-Comment ça ? Explique-toi, ce n'est pas le fait que ma sœur était avec ce pervers qui me terrifiait elle savait très bien se défendre seule, avec son pouvoir elle était à même de se débrouiller sans aide. Mais Bella c'était autre chose.

-J'ai été le voir pour qu'il prépare les voitures pour demain, quand je suis arrivée ta sœur et lui étaient je dirais très occupés, cela semblait l'amuser. Quand je lui ai ordonné de préparer les véhicules il a tenté de fanfaronner devant ta sœur. Et Edward qui passait par là lui à rappeler certaines de ses pensées peu flatteuses devant ta sœur. Elle lui a mis un de ces coup de poing que je n'aurais pas aimé me prendre, et elle est partie, il fallait que ça arrive, ma peur et ma jalousie prirent le dessus.

-Mais tu es inconsciente où quoi ! Tu en as pas un peu marre d'aller au devant des problèmes. Tu connais le danger, mais non il faut que tu y ailles. J'en ai plus que marre moi de me faire du soucis à chaque fois que je ne suis pas avec toi, parce que tu ne penses à rien ! j'étais en colère je passais mon temps à me ronger les sangs pour elle, et elle ne trouvait pas mieux que d'aller au devant du danger sans tenir compte des risques qu'elle prenait. Par contre sa réaction me stoppa net.

-Mais tu te prends pour qui, pour me parler comme ça ! J'ai eu une journée de merde et je ne te demande rien. Tu ne veux pas te soucier de moi, parfait je ne te force pas. Et puis si tu en as tellement marre comme tu dis je ne te retiens pas non plus. Je n'ai jamais obligé personne à me supporter pas même toi ! elle hurlait comme je l'avais fais mais plus que ça, la colère ou plutôt la rage prenait le pas sur elle. À cet instant elle ressemblait aux nombreux nouveaux-nés que j'avais côtoyé, sauf que contre elle je ne pouvais rien. Peut-être tenter de la calmer comme je savais le faire.

-Alec arrête-toi elle ne se contrôle plus. Bella ça va aller reprends-toi, Démétri s'était rapprocher doucement ne voulant pas accentuer la crise.

-Je ne peux pas j'ai accumulé trop de colère aujourd'hui j'ai trop de pression en moi, j'en peux plus je vais éclater, et c'était ma faute elle avait tout fait pour se maîtriser et j'avais réduit à néant ses tentatives. J'avais trop souvent mis de côté que Bella était un nouveau-né, elle se contrôlait tellement bien que je n'y pensais que rarement finalement. Mais elle restait un nouveau-né avec ses humeurs exacerbées.

-Je suis désolé ma chérie, je ne voulais pas ça. Calme-toi s'il te plaît, je tentais de me rapprocher d'elle pour l'étreindre et la calmer comme j'avais l'habitude de le faire.

-RECULE ! elle grognait, le même grognement que je lui avait adressé la veille, je savais ce que cela représentait et je me fixais. J'entendis la course d'un vampire se rapprochant de nous, la fragrance m'informa que c'était Jasper qui arrivait. Il serait utile et je suppose que sa femme avait dû avoir une vision. Ce qui voulait dire que tous les Cullen seraient au courant et Edward aussi. Mais pour l'instant il n'était pas ma priorité.

-Écoute-là Alec elle contient vraiment trop de pression, il grimaçait apparemment ce que ressentait Bella devait être assez puissant pour arriver à lui soutirer des grimaces. Mais quoi qu'il en soit je ne pouvais pas la laisser.

-C'est ma femme je ne la laisserai pas.

-DEHORS ! hurla-t-elle. Ce simple mot me lacéra le cœur elle ne me voulait pas elle me repoussait. J'étais incapable de bouger m'étais-je trompé sur l'intensité de nos sentiments respectif, moi je voulais seulement l'aider et elle me repoussait. Je restais stoïque jusqu'à ce que Jasper me rappelle à l'ordre.

-Alec je ne plaisante pas c'est trop fort ce qu'elle retient. Elle ne tiendra pas, mais elle ne veut pas flancher devant toi. Tu ne l'aideras qu'en sortant, je baissais la tête frustré impuissant et sortis en faisant attention de ne pas la toucher, pour éviter qu'elle dérape.

Je restais derrière elle à la porte elle n'avait pas bougé d'un millimètre statufié telle une statue de marbre. Démétri me regardait contrit. Mais Jasper ne lui laissa pas plus de choix qu'à moi. Je savais qu'il parlait en lecture des sentiments de Bella. Et bien que ce soit mon ami je fus soulagé qu'il lui demanda de sortir à son tour, mon égo en aurait pris un coup dans le cas contraire.

-Démétri toi aussi.

-Tu auras besoin de moi.

-DEHORS TOUS LES DEUX, un puissant grognement se fit entendre en provenance de Bella.

-Elle ne veut pas que vous la voyez comme elle va être, s'il te plaît sors elle n'en peut plus.

Il n'eut pas le temps d'esquiver un pas ou de réagir que Bella s'était jetée sur Démétri, lui arrachant un morceau de chair. Jasper la percuta de plein fouet l'éloignant de mon ami qui hurlait sous la douleur. Bella était déjà repartie sur Jasper qui lui faisait face, elle avait été sacrément rapide, elle réussit à attraper Jasper. Je voulais lui venir en aide, éloigner Bella. Mais Démétri me devança je ne savais pas s'il allait juste l'éloigner ou s'il allait s'en prendre à elle pour avoir osé le toucher et lui arracher un morceau de chair. Je ne fus pas le seul car Emmett qui venait d'arriver se jeta sur Démétri pour le retenir, une démonstration de force pure s'était échangée entre eux pendant quelques secondes. Quand je vis que Bella était aussi prêt de Jasper j'allais aider Emmett et retint mon ami pour qu'il vienne en aide à ma belle. La force d'Emmett était plus à même que la mienne d'y parvenir.

Je tirais mon ami près de la porte, étant incapable de la franchir, regardant ma belle dans une crise de furie impressionnante, emprisonnée dans les bras solide du plus fort des Cullen et certainement le vampire le plus fort que je connaisse. Quand les yeux de Bella se posèrent sur nous elle s'emporta encore plus violemment. Recevant cet accès de violence en plein visage je restais pétrifié, je n'avais pas peur, elle venait juste de me réduire en pièce par ce simple regard. Elle me rejetait encore, elle ne me voulait près d'elle.

-Merde Alec, dégage ! Emmett avait du mal à contenir Bella et apparemment il avait lui aussi compris que c'était de ma faute. Démétri m'accompagna à l'extérieur, nous nous postâmes à quelques pas de la chambre. Je me laissais tomber contre le sol adossé mur la tête entre mes mains, ressassant le rejet violent de Bella. Je sentis Edward approcher, ce n'était véritablement pas le moment pour venir me provoquer. Je n'étais pas d'humeur à supporter ses petites manigances.

-Détends-toi, je viens juste voir si je peux aider.

-Casse-toi Cullen, lui répondis-je sèchement.

-En plus de Bella il y a aussi mes deux frères dans cette chambre, alors non je ne me casserai pas, dit-il arrogant. Je me levais un grognement sonore franchissant mes lèvres j'entendis alors Aro et Carlisle arriver à toute vitesse. Mais malgré l'approche de mon maître je ne relâchais pas mon attention de l'autre abruti. Aro, Marcus et Carlisle se figèrent à quelques pas de moi. J'étais tellement énervé qu'Aro contrairement à ses habitudes ne me toucha pas. Il se contenta de me demander de me calmer puis se retournant vers le sujet de mon courroux.

-Edward je crois que ta présence n'est pas nécessaire.

-Je... Ce fut Carlisle qui lui coupa la parole.

-Fils rejoins Alice et laisse tes frères se débrouiller, n'aggrave pas la situation, derrière le ton paternaliste de Carlisle se révélait un ordre à peine dissimulé. Edward après un regard à son père tourna les talons et repartit contrarié. Mais cela n'était rien en comparaison de ma colère s'il avait pénétré dans la pièce où elle se trouvait.

Aro me lança un regard compatissant, celui de Carlisle ressemblait plus à des excuses, et Marcus était neutre, toujours égal à lui même.

Ils entrèrent dans la chambre, où la furie de Bella sévissait toujours. Sa colère s'accentua quand elle s'aperçut de la présences de nos maîtres, j'espérais intérieurement qu'ils ne lui en tiennent pas rigueur. Jasper tout comme pour nous les pria de sortir, influençant de par leur présence la colère de Bella. Les maîtres partirent laissant Carlisle avec ses fils et Bella, en passant ils m'invitèrent à les rejoindre avec Bella quand celle-ci serait calmée. Ce qui me ramena au fait que j'étais moi et ma jalousie, le seul responsable de son état actuel. Ma discussion avec Edward et Démétri me revînt en mémoire, me terrassant dans une douleur fulgurante, pire encore que celles infligées par Jane.

« Je veux juste que tu saches que je n'aie pas l'intention de m'écarter, et j'ai bien l'intention de rester dans l'ombre attendant qu'elle ne veuille plus de toi. Ce qui d'après ton comportement ne saurait tarder. Bella aime sa liberté, et ta jalousie l'emprisonne. »

Se pouvait-il qu'il était déjà au courant de par une vision de sa sœur ? Est-ce qu'elle à vu Bella me quitter pour ses motifs ? Démétri aussi prenait la menace Cullen au sérieux. Il fallait que je prenne les choses en main, je ne pouvais pas laisser Bella me quitter à cause de ma jalousie maladive. J'avais besoin d'aide, mais c'était tellement difficile de demander. Je ne devais pas tourner rond dans ma tête pour ne serait-ce que penser à ce que je m'apprêtais à demander à Démétri. Il est le seul vampire mâle en qui j'avais confiance, en fait le seul vampire à qui je faisais confiance. Bien que malgré notre amitié et la complicité qui en découlait, je ne supportais pas que lui aussi la touche. Je le regardais du coin de l'œil il était prostré contre le mur le visage fermé, il ne m'avait pas adressé la parole, il s'était comme moi enfermé dans ses pensées.

Je devais emmener Démétri plus loin, j'avais besoin de son aide et il m'était difficile de devoir la lui demander en présences de toutes les oreilles indiscrètes, bien que mon orgueil déjà entaché, je n'était pas très à l'aise de le faire même si je connaissais bien mon ami. Il me regarda enfin quand je lui demandais de me suivre. Il était surpris, et je voyais bien qu'il n'avait pas eu dans l'intention de s'éloigner de sa chambre et je crois que c'est plus la curiosité qui l'a incité à me suivre.

Une fois à bonne distance du château et étant sûr que personne ne pouvait nous entendre j'essayais de me lancer. Mais ce n'était vraiment pas facile, je devais lutter contre moi même, mes préjugés et mon égo pour y parvenir.

-Démétri, j'aurais un service à te demander, j'étais vraiment mal à l'aise, c'était vraiment aller contre mon tempérament.

-Vas-y accouche Alec, il était tendu lui aussi, mais je pense que c'est à cause du fait que Bella l'ait rejeté aussi et qu'elle autorisait les Cullen. Quelque part il était aussi jaloux que moi enfin à son degré.

-Détends-toi, c'est pas facile pour moi à demander ce que je m'apprête à te demander.

-Ça concerne Bella, je suppose ? il me connaissait bien, en même temps rien d'autre n'aurait pu autant me gêner, ce n'était pas très difficile de deviner.

-En parti oui, et l'autre partie me concerne.

-Je t'écoute, lance-toi, tu sais que je ne te jugerai pas, alors vas-y.

Après quelques minutes nécessaire pour regrouper mon courage, je me lançais.

-Si on en est là c'est à cause de moi et de ma jalousie maladive.

-Je ne te le fais pas dire, je sentais le reproche dans sa voix et bien que je savais qu'il était encore sous le coup de sa frustration. Je n'appréciais pas franchement qu'il se permette se reproche. Car hormis le fait de s'être fait expulser ça ne le concernait pas outre mesure, ce n'était pas sa compagne et même s'ils s'entendaient plutôt bien cela ne lui donnait pas le droit de réagir comme il le faisait surtout face à moi.

-Laisse tombé je me débrouillerai tout seul, lançai-je acerbe. Je tournais les talons et commençais à repartir en direction de sa chambre où se trouvait ma Bella.

Il me rattrapa rapidement à mi chemin.

-Je n'aurais pas dû te tenir responsable de ça, demande moi ce que tu voulais.

J'avais besoin de lui pour m'aider, et puis c'est mon ami je ne pouvais pas lui en vouloir, surtout qu'il n'avait pas franchement tort. Je me concentrais sur notre environnement je ne voulais pas que l'on écoute ma requête. Il comprit et me rassura aussitôt, un autre avantage de Démétri, il était beaucoup plus affuté que moi.

-Je ne vais pas y aller par quatre chemins. J'ai besoin de toi pour m'aider à gérer ma jalousie. Je n'y arrive pas seul.

-Et tu veux que je fasse quoi. Juste quand je l'embrasse, que je la touche ou même que je l'approche d'un peu trop près tu me fais une crise.

-C'est justement pour ça que je fais appel à toi. J'ai confiance en toi et pour commencer à lâché du lest, il faut que je sois en confiance. Et à par toi je n'ai personne d'autre.

-Ça veut dire que je pourrais l'embrasser et la toucher sans que tu te jettes sur moi ?

-Ce n'est pas comme si tu t'en empêchais, mais là c'est moi qui te le demande. Et tant que tu restes raisonnable, je tenterai de garder mon calme.

-Ben si je m'attendais à ça, il paraissait heureux, j'avais l'impression que ma jalousie excessive n'atteignait pas que Bella et moi, mais bien notre entourage aussi, devant sa réaction je me rendis compte que j'avais peut-être fait ce qu'il fallait et que je pourrais peut-être y arriver.

-Ça m'empêche de vivre, je m'en rends malade et pire que tout Bella en souffre aussi. Je ne veux pas lui faire de mal, de n'importe qu'elle façon que ce soit. Et j'ai tellement peur de la perdre, que je dois prendre sur moi, mais c'est contre nature chez moi et j'ai besoin de ton aide, je venais de me rabaisser si bas devant quelqu'un qui me connaissait bien, j'en aurais presque eu la nausée si ce n'avait été pour la bonne cause.

-Si j'accepte c'est vraiment pour te rendre service, car toucher Bella est vraiment la pire chose que tu pouvais me demander, rigolât-il. Je savais que c'était sa façon de me décomplexer, et il y réussit j'arrivais enfin à sourire.

C'est ainsi que nous retournâmes vers la chambres de Démétri, nous entendîmes une discussion entre les Cullen et Bella qui s'était calmée.

-Non mais tu as prévenu Alice pour remédier à cet état, en attendant de t'en charger toi même. Et c'est déjà beaucoup pour nous je t'assure.

-En tout cas merci pour votre soutient. Mais je dois voir Alec et Démétri pour m'excuser.

-Ils arrivent je sens leurs état d'esprit.

-Comment ça se fait ?

-Beaucoup, beaucoup de culpabilités venant des deux.

Je crois que c'est ce qui primait le plus chez moi apparemment je n'étais pas seul à culpabiliser, je jetais un regard à Démétri qui haussa les épaules, tout comme moi il n'aimait pas montrer ses failles. Nous pénétrâmes dans la chambre quand Carlisle décida de nous laisser seuls, décidément j'appréciais de plus en plus ce vampire. Je vis que Bella était allongée sur le canapé la tête sur les genoux d'Emmett, j'ai bien sûr ressenti un pincement un cœur de par cette proximité et l'affection qui lui témoignait en lui caressant les cheveux tendrement. Mais n'était-ce pas justement ce que je devais combattre ce genre de scènes qui déclenchaient en moi des sentiments violents. Surtout que je savais que tous les vampires présents dans cette pièce n'avaient ce genre de sentiments pour Bella, je savais qu'Emmett et Bella avaient très rapidement lié un lien d'amitié tous les deux. C'était un don chez Bella, elle avait le don de pouvoir s'entourer de personnes sincères. Je ravalais ma fierté et m'avançais alors qu'Emmett avec le plus de douceur possible se retira pour me laisser la place. Je lui posa la main sur l'épaule pour le remercier de ce qu'il venait de faire pour Bella et moi aussi de façon détourné. Ce geste signifiait aussi pour moi la reconnaissance de sa fidélité à Bella alors que sa femme et moi nous y opposions farouchement. Je ne sais pas s'il le prit de cette façon mais il me fit un signe de tête rassurant. Je m'installais à sa place essayant d'être aussi doux qu'Emmett. Je sentis Bella se crisper, mais je savais que ce n'était pas dû à moi, j'avais entendu ses côtes se casser sous la pression de l'étreinte qu'avait été obligé de lui administrer Emmett.

Il se pencha pour la remercier de sa part et celle de sa femme. Il faudra que je lui en demande la raison, ultérieurement, puis lui embrassa le front. Tout compte fait ce ne serait peut-être pas aussi difficile de maîtriser ma jalousie. Démétri s'installa face à elle sur le sol lui prenant et lui caressant la main. Je ne dis pas que cela ne me faisait rien, mais c'était gérable.

Nous entamâmes une discussion où elle s'excusait de s'être laisser emporter, elle nous expliqua qu'elle n'avait pas voulu de notre présence ainsi que celle des maître parce qu'elle avait peur de nous décevoir, et de perdre ce qu'elle avait acquis ici. Démétri et moi en restâmes choqués, nous l'avions tous poussé à bout et elle s'excusait d'être un nouveau-né fragile. Nous la rassurâmes autant que nous le pouvions. Jusqu'au moment où elle décida de se rendre chez Aro pour avoir une discussion. Il était bien entendu évident que je n'allais pas la laisser y aller seule, plus maintenant que je savais que j'avais encore une chance. Et Démétri nous accompagna lui aussi.


Le prochain chapitre est en cours d'écriture. Pour tout dire il était déjà écrit mais je l'ai perdu.

Donc du coup j'ai 16 pages à réécrire et je pense introduire un lemon pour ajouter un peu plus de d'intérêt au chapitre.

Qu'en pensez-vous?

Chapitres suivants tout n'est que fatalité 

9 votes. Moyenne 4.44 sur 5.

Commentaires (8)

1. TWICK vendredi, 29 Août 2014

J'aime bien cette histoire..
Texte fluide bien écris avec des description qui me plaisent beaucoup. Des dialogues parfois sérieux parfois hilarant...
J'attends la suite avec impatience
Merci

2. hp-drago vendredi, 11 Juillet 2014

si tu veux être prévenue, tu vas sur la page d'accueil, il y a 5 moyens de l'être bisous

3. Pauline Morel jeudi, 10 Juillet 2014

J'ai bien aimé ton lemon et comme tu l'as dit il est soft mais c'est pas plus mal ;-) .
Au fait je vais te donner mon blog pour pouvoir être au courant pour la sortie des chapitres ;-) : c'est lilas118.skyrock.com

4. Pauline Morel jeudi, 10 Juillet 2014

Super :-D ! Ahah

5. hp-drago jeudi, 10 Juillet 2014

deux chapitres arrivent dans quelques minutes

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017

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