Fiction Litterature

Tueuse Professionnelle

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Au menu : De la violence, du sang, du sexe, de l’amour…

Disclamer : Tout à Stéphenie Meyer et certains points de ma fiction sont tirés du film WANTED dont Weasley et Fox.

Tous humain.

Résumé : Bella, tueuse professionnelle aussi garde rapprochée, se voit confier la sécurité d’un jeune homme de 17 ans, Edward Cullen.

Disclamer : Tout à Stéphenie Meyer.

Beta : Snapy49 et Dray Mione Potter Malfoy

BONNE LECTURE


PROLOGUE

Aimer : Avoir un sentiment passionné qui pousse à respecter, à vouloir le bien de quelqu’un.

- Je veux son bien, c’est pour cela que je dois partir loin de lui. 

Haïr : Avoir en haine => Détester.

- Est-ce lui que je déteste ? Ou bien est-ce moi ?

Tuer : Faire mourir volontairement.

- J’ai tué pour lui. 

Regret : Mécontentement ou chagrin.

- C’est la première fois que ça m’arrive. Comme aimer. 

- Acceptez-vous ces sentiments ? 

- Non. 

- Pourquoi ? 

- Je ne les contrôle pas. 

- Allez-vous l’oublier Bella ? Le laisser vivre sa vie sans vous ? 

- Oui. 

Chagrin : Triste, morose.

- Même si cela doit me tuer. 

- Pourquoi ne pas essayer de vivre une vie normale ? Vous n’avez que vingt ans. 

Normal : Conforme au type le plus fréquent.

- Tout ce que je ne suis pas. 

Tueuse : Personne qui tue.

- Voilà ce que je suis, une tueuse. Je ne suis QUE cela. 

- Vous pourriez être autre chose. 

- Qui vous dit que je veux l’être ? 

- Votre cœur. 

Cœur : Siège des sensations et émotions.

- Mon cœur est mort le jour où mon père s’est fait assassiner sous mes yeux. 

- Mais IL est revenu à la vie quand il vous a embrassé. 

Baiser : Action de poser ses lèvres sur quelqu’un, en signe d’affection, de respect.

- Cela a été la fin. 

- Pouvez-vous enlever votre arme de dessus mon front. 

- Pourquoi ? 

Adrénaline : Hormones sécrétées par les glandes surrénales, qui accélère le rythme cardiaque…

- J’aime ce sentiment de puissance. Pas vous ? 

Puissance : Situation, état d’une personne qui a une grande action, un grand pouvoir.

- Je ne suis pas comme vous. 

- Vous me faite trop rire pour que je vous tue. 

Rire : Exprimer la gaieté.

- Il n’y a que lui qui me faisait véritablement rire… Non pas un mot. Je ne veux pas vous entendre. 

- Bella. Un contrat pour toi. 

- J’arrive patron ! 

- Prenez la bonne décision. 

Décision : Fin de la réflexion dans l’acte volontaire de faire ou ne pas faire une chose.

- Mais elle est prise. 

Souffrir : Éprouver des douleurs physiques ou morales, avoir mal.

- Exactement tout ce que je veux… Je crois. Pour la première fois de ma vie, je doute et je n’aime pas… Cest encore de la faute dEdward Cullen. 


Prologue un peu bizarre, mais la suite l’est moins.

hp-drago

Chapitre 1 : Alice et Bella

Beta : Snapy49 et Dray Mione Potter-Malfoy

BONNE LECTURE

PDV BELLA

J’étais assise depuis maintenant sept minutes dans ce métro nauséabond en train d’attendre mon « client », cela commence déjà à m’énerver. Il faut avouer que la patience n’a jamais été ma principale qualité. Je suis plutôt du genre à rentrer dans le tas et réfléchir par la suite.

L’homme dont j’ai déjà oublié le nom s’est assis non loin de moi. Je pouvais sentir ses regards sur moi. Comme à mon habitude je n’y prêtais pas attention, cela pourrait éveiller les soupçons et cela je ne le veux pas parce que même si je n’ai que dix-neuf ans je serai condamnée à la prison à vie pour tous les crimes que j’ai commis, si jamais ils arrivaient à les prouver bien sur…

Bref, cinq stations plus tard, il descendait, moi aussi. Je m’arrête et fouille dans les poches de mon manteau, ma robe courte n’en ayant pas.

- Zut, zut, zut et re zut.  soufflai-je assez fort pour qu’il m’entende.

- Un problème mademoiselle ?  demandait-il

- Oui.  Gémissais-je.  Je me suis trompée de station et j’ai pas de briquet !  râlais-je avec une moue boudeuse lui montrant ma cigarette.

Je ne suis pas une grande fumeuse mais de temps en temps ça fait du bien. L’homme allumait ma cigarette avant de lui souffler un « merci » sensuelle.

- Et où cette charmante demoiselle habite-t-elle ? 

- Bloody street. Vous connaissez ? 

- Non mais je ne peux décemment pas laisser une jolie créature comme vous seule dans la nuit. 

Si tu savais, tu viens de signer ton arrêt de mort. Un sourire charmeur et c’est dans la poche.

- Puis le prochain métro est dans trente minutes. 

- Vous voulez bien m’accompagner jusqu’à chez moi ?  demandais-je faussement émue et joyeuse.

Merci la perruque blonde.

- Oui, affirmait-il. 

Un peu plus, il bombait le torse. Qu’est-ce que je hais ce genre de personnage à se croire supérieurs aux autres sous prétexte qu’ils ont de l’argent.

- Oh merci !  répondis-je toujours émue.

On sortait tous les deux dans les rues sombres. Je l’entrainais dans une petite ruelle sombre avant de le plaquer brusquement contre le mur avec un sourire aguicheur. Son air de pervers comprend là où je veux en venir. Un à un, je défais les boutons de mon manteau. Doucement, j’écartais les pans de mon manteau, il voyait ma ceinture en cuir au-dessus de ma robe bleu, couleur qui fait ressortir mes yeux bleus. Je fais glisser mes mains sur mes hanches et prend mes colt M1911 pour les pointer sur lui. Ses yeux se sont grands ouverts alors que j’ai fait mon sourire le plus sadique que j’avais en rayon. J’aime ce moment, voir la peur dans leurs yeux. Certains ont même quelques gouttes de sueur perler sur leur front.

- Vous… Vous… 

- Quoi ?  demandais-je dans une moue boudeuse. Vous n’aimez pas ma surprise ? Je suis déçue. 

- Vous n’allez pas oser ? 

- Oh mais si, Je vais même m’amuser. 

- Mais vous n’êtes qu’une enfant. 

- Et vous, un cadavre de plus… 

Mes deux index pressent les détentes. Les deux balles finissent dans son torse. Une atteint directement son cœur. Il meurt rapidement. Je voyais le corps et son regard vitreux s’affaisser au sol. Au bout de la ruelle, j’entendais une voiture déraper. La musique à fond avec du Aqua et Barbie girl.

- Alice…  Soufflais-je

- Eh beauté, tu montes ! On décolle !  Rigolait-elle en voyant le sang au sol.

Je rangeais mes armes et montais à côté d’elle alors que l’équipe de nettoyage tourne au coin de la rue.

- Toi et les armes à feu…  Soufflait Alice

- Insulte pas mes bébés ! 

Alice est ce qui ressemble le plus à une amie. On se connait depuis deux ans. Mais notre relation est surtout professionnelle, les sorties shopping entre filles : sûrement pas, enfin, tout ce que font les filles ce n’est pas trop mon truc et encore moins celui d’Alice. Certes, j’aime bien les vêtements mais Alice…

- Alice…  Soufflais-je. C’est quoi ces fringues ? 

Elle portait un jean usé et troué ainsi qu’un top délavé et déformé.

- Et !!! Je suis bien dedans, c’est bien pour une bonne bagarre toujours mieux que tes échasses. 

- Quoi ? Mes chaussures sont belles !  Dis-je remontant mon pied sur le tableau de bord.

On est arrêté au feu. Quatre garçons étaient à nos côtés. Les sifflements fusent.

- Jolie caisse, dit le conducteur

Forcément, nous étions dans une Audi A3 CC bleu-nuit.

- Jolie gueule, répondis-je avec un sourire aguicheur.

- Ça vous dit un tour au bar les filles ?  nous proposait le passager

- Désolée chou mais ce soir, c’est soirée entre fille, répondis-je

Je passais ma main gauche derrière la nuque d’Alice et la tirait contre moi pour poser mes lèvres sur les siennes, j’approfondis le baiser, Alice grognait, elle déteste quand je fais cela mais moi, ça m‘amuse. Ma langue caresse doucement la sienne. Après un baiser digne des plus grands films, je tournais la tête vers eux et leur fait un clin d’œil avant que la conductrice démarre en trombe.

- Bordel Bella !  râla-t-elle « J’ai horreur quand tu fais ça ! Je ne sais pas ce qui me retient de t’éclater le nez !  Crache-t-elle s’essuyant la bouche.

- Mmm, l’amour ? me moquais-je

Sa main droite est partie toute seule sur mon visage, je l’esquivais de peu, de très peu, mais je dégainais rapidement et pointais mon arme sur sa tempe.

- Garce. 

- Pétasse, répliquais-je rangeant mon arme

Voilà, certains peuvent définir nos relations comme houleuse mais pour moi, c’est ce qui s’apparente à de l’amitié. Bizarre ? Peut-être pour vous mais pas pour moi, moi qui tue depuis maintenant sept ans. Ma vie n’est que sang et meurtre. Mais j’aime ça. Ou j’ai appris à aimer. Peu importe, ma vie ne va changer de sitôt.

- Si jamais tu en as marre de cette vie, devient écrivain, vu tout ce que tu cogites ! 

- Mouais. 

Je me vois mal écrire sur comment j’ai tué de sang-froid un père de famille qui se trouvait en travers de ma route, le tout devant ses enfants. Ou comme avec Alice, on avait saigné les deux pétasses asiatiques…

Alice et moi sommes complémentaires dans un sens. Moi, je rentre dans le tas et Alice aime les bonnes bagarres où faut taper sur tout ce qui bouge. Étonnant vu son mètre cinquante-sept mais attention elle ne s’est jamais fait battre. Un de nos points communs. Tout du moins dans nos domaines.

- Bonne soirée ?  demandais-je

- Bonne soirée. 

Elle se garait une fois arrivée à la maison.

- Mes chéries !  dit un homme d’une trentaine d’année.

Nos réactions ne se font pas prier. On grognait un habituel :

- La ferme Wesley ! 

Je montais dans ma chambre me coucher. Mon oreiller à peine touché que je sombrais dans le sommeil, ma robe toujours sur moi.


- Bonjour petit rayon de soleil, rigolait Alice

Je me vautrais à côté d’elle. Moi et le matin, ça fait toujours deux. Il n’y a que trois bols de café pour me réveiller. Alice discutait avec des collègues alors que Wesley, notre chef, arrivait dans la cuisine. C’est celui qui a repris « l’entreprise » depuis la mort de son père. Officiellement, il est propriétaire de l’industrie de Coca-Cola mais officieusement, il dirige la plus grande entreprise de tueurs professionnels et garde du corps. En gros, tous les gens de Coca-Cola servent à nous payer nos voitures, nos armes, nos vêtements, les maisons… On est (Nous sommes) très peu de tueurs qui vivons ici, certains veulent leur intimité alors ils vivent dans les dépendances de LA maison, le point de rassemblement. On est tous une grande famille mais sans affinités. Wesley nous a appris que les sentiments pouvaient nous rendre faible si on ne sait pas s’en servir à bon escient.

- Bon, aujourd’hui, entrainement !  dit Wesley joyeusement

- Non…  Râlais-je. Je veux dormir. 

- Oh Bella, tu as pioncé plus de six heures !  râle Alice

- Tu déconnes ! J’ai entendu Wesley et Fox glousser comme des adolescents dans le couloir pendant au moins trente minutes ! 

- STOP !  hurlait le chef. AU BOULOT ! MAINTENANT ! 

Oups… On part tous au pas de course s’entrainer. Alice m’a foutu à terre au moins cinq fois. Je hais le corps à corps. Il n’y a qu’une personne à qui j’obéi, sinon j’ai du mal avec l’autorité, c’est pour cela que je ne vais plus à l’école.

A quatorze ans, Wesley m’a trouvé dans la rue, il s’est occupé de moi et a voulu que je retourne à l’école.

FLASH BACK

Je trainais les pieds pour entrer dans cette salle. Ils me dévisageaient tous comme si j’étais une bête de foire. Je me retiens de tous les baffer. J’avais une grande colère en moi. Je m’étais assise au fond de la classe pour me faire oublier ce que j’avais réussi jusqu’à ce que cette prof me pose une question et vu que je n’écoutais pas le cours, je ne savais pas y répondre, elle m’a dit qu’elle voulait me voir à la fin de la journée.

J’y suis allée en lui soupirant au nez.

- Mademoiselle Swan, avait-elle commencé. Vous devez vous ressaisir, ce n’est pas comme cela que vous allez réussir dans la vie. 

La moutarde a commencé à me monter au nez mais j’ai serré les dents, parce que Wesley, je le respectais comme je respectais mon père mort. Alors j’ai voulu lui faire plaisir mais…

- Vous devez vous ressaisir, sinon je prendrais des mesures ! 

Elle m’avait énervée alors j’ai sorti mon neuf millimètre et l’a braqué sur son front. Certes, elle n’avait pas dit grand-chose mais à cette époque, je dégainais trop rapidement.

- Et si MOI je prenais des mesures ? 

- Com… Comme…  Bégayait-elle

Je rigolais méchamment.

- Mmm, je pourrais vous exploser la tête ou… 

- Bella !  m’avait coupé Wesley entrant dans la salle de cours « Allons-y. 

- Ou celle-là !  dis-je plus joyeuse

- Madame, avait salué Wesley très poliment

- Madame, avais-je grimacé.

FIN DU FLASH BACK

Oula, la soufflante que je m’étais prise.

- Allez, on passe aux choses sérieuses !  rigolais-je tapant dans mes mains et sautillant sur place

Alors que j’installais les cibles pour Alice, je sens deux bras me soulever dans les airs !

- Salut beauté ! 


Et voilà pour le premier chapitre ! Vous en pensez quoi ? Je voulais le faire plus long mais j’ai trouvé que le couper-là était intéressant.

Alors ? Lancer de tomate ou de review ?

 

Chapitre 2 : Emmett

Beta : Dray Mione Potter Malfoy

PDV BELLA

« Allez, on passe aux choses sérieuses ! » rigolais-je tapant dans mes mains et sautillant sur place

Alors que j’installais les cibles pour Alice, je sentis deux bras me soulever dans les airs !

« Salut beauté ! »

Je n’avais pas eu le besoin de tourner la tête pour savoir qui avait le CULOT de me faire ça, mais en même temps, il n’y a qu’un inconscient pour le faire…

« Tu as deux minuscules secondes pour que mes chaussures touchent cette pelouse. » grimaçais-je entre mes dents, la colère commençant à arriver.

« Oula, la tigresse est de mauvais poil. » disait-il me reposant au sol et se reculant mais au passage, il m’ébouriffait les cheveux.

« Oula ! Change de pays Emmett !» rigolait Alice

Je fermais mes doigts et les ouvre, me forçant à ne pas me retourner pour lui en mettre une en plein visage. Il est de notre côté… Respire Bella. Respire. Je refais le même exercice de mes doigts mais…

« Cours. » grognais-je

Il se mettait à courir, moi sur ses talons. Il pourrait me devancer mais il fait la grosse erreur de tourner, je tournais plus court (?) et me jetais sur son dos, il tombait à plat ventre, moi à califourchon sur lui. J’arrachais de l’herbe et lui mettais dans la bouche. Après plusieurs poignées d’herbe, nous étions debout. Je commençais à partir. Petite vengeance, mais je l’aime bien, cela aurait été un autre, il aurait le nez d’éclaté et une jambe de brisée.

« Ne me décoiffe plus jamais ! » râlais-je me recoiffant « Tu sais que ça me met en pétard ! »

« Parce que tu ne l’étais pas ? »

« Crétin. »

« Pourquoi tu ne l’as pas écrasée ? » demandait un mec à Emmett.

« Mmmm, peux être parce qu’elle est armée et qu’elle n’hésitera pas à m’éclater la tête. »

Je ne l’aimais vraiment pas alors je reste loin de lui pour sa sécurité. Je n’ai vraiment aucune patience alors ne tentons pas le diable !

« Je me demande comment il fait pour être toujours en vie… Il est vraiment trop stupide. »

« Bella, tu trouves tout le monde stupide… »

« Mouais… Mais j’y peux rien si c’est le cas. »

Emmett, qui rentrait de mission, est allé se vautrer dans l’herbe nous regardant.

Emmett est un autre de mes pseudos amis, comme Alice, il a un an de plus que moi. Il est surtout garde du corps vu sa carrure, mais il reste très discret, vu que c’est aussi un tueur, comme nous tous. C’est moi qui l’ai trouvé. Trouvé ne serait peut-être pas le mot le plus juste. Ramassé ? Oui, cela correspond mieux. Je l’ai ramassé dans la rue il y a maintenant trois ans.

Je courrais après un type qui ne devait pas être là, en quelques secondes, cet homme est devenu un témoin de l’acte - que certains pourraient appeler barbare - que j’ai commis, un meurtre, un de plus. J’ai seize ans et je cours dans les rues de Los Angeles à cause de ma négligence.

Cela fait quelques minutes que je cours à l’aveugle, je l’ai perdu de vue en plus, je venais de tourner dans un cul de sac.

« MERDE ! » m’énervais-je « FAIT CHIER ! »

Wesley va me tuer ! Je me rends compte de l’endroit où je me trouve. Le quartier n’était pas génial mais c’est moins pire. Je rangeais mes armes. Pas la peine de se faire remarquer. En tout cas, cette petite course m’a fatiguée. Je voyais un bar pas trop loin. Je poussais la porte pensant l’endroit tranquille.

« Super ton instinct Bella. » me disais-je à moi-même.

Il y avait au fond du bar, un homme qui criait un peu fort, grand pas trop baraqué, mais avec une bonne tête. En face de lui se trouvait un homme bien habillé en train de fumer sur son cigare. Cliché pensais-je et deux mecs debout qui devaient être ses gardes du corps.

Peu importe les autres, ils n’en valent pas la peine. Je commande une boisson non alcoolisée.

Perdue dans mes pensées du moment – je devais surement penser à mon père qui s’est si bien occupé de moi - je n’entendis pas la bagarre se déclencher, en fait j’ai dû m’en apercevoir quand une chaise a sifflé près de mes oreilles. J’ai tourné doucement la tête pour voir le type de tout à l’heure se battre avec les deux gorilles. Je n’ai pas su à ce moment ce qui se passait dans mon estomac mais je crois que j’ai eu un pincement. Le type au cigare les observait. Je hais ce genre d’homme. Le jeune se retrouva vite au sol.

« Tu n’auras plus tes doses tant que tu n’allongeras pas la monnaie. » disait le connard

A bien y regarder, les yeux du type à terre étaient injectés de sang, ses mains tremblaient, un cadavre sur pattes. Je n’ai jamais compris les gens qui prenait plaisir à cela… Se droguer.

« Foutez-moi ça dehors. » ordonnait le fumeur « Et qu’il ne revienne plus. »

En plus d’être moche, il est bedonnant.

« Sale racaille. » crachait-il

Je le toisais avec une envie de vomir de plus en plus présente. Le mafieux faisait signe à un de ses gardes. Je n’y avait pas fait attention et quelques secondes plus tard, je me retrouvais assise sur la banquette à ses côtés.

« Tu sais que tu es mignonne toi. »

J’haussais un sourcil. Qu’est- ce tu veux que ça me fasse, gros pervers. Je n’ouvrais pas la bouche.

« Soit pas timide chérie. » me disait-il posant une main sur ma cuisse dénudée. « Je serais gentil avec toi si t’es gentille avec moi… »

Là, il a osé prendre ma main et la poser sur son entre jambe. Mon cerveau a vite réagi, en quelques secondes, j’étais assise à califourchon sur lui, mon arme sous sa gorge, mon autre main tenant toujours ses couilles, sauf que ma pression se faisait plus forte. J’entendais des armes s’enclencher dans mon dos.

Instinct féminin ? Chez moi, nada ! Ça devait être en option à la conception. Un bar tranquille ? Super Bella, on repassera.

« Soit gentil avec moi et je serais gentille avec toi. » répétais-je me moquant de lui.

Il a enlevé prudemment sa main de ma cuisse.

« Brave bête. » le complimentais-je « Tout doux les chiots de compagnie. On pose ses joujoux. »

J’attendais qu’ils bougent, tant pis, avec mon pouce, j’enlevais le cran de sécurité de mon arme. Enfin, ils obéissaient.

« Tu as de la chance de ne pas être sur ma liste. » lui soufflais-je à l’oreille. « Sinon, tu serais déjà mort. » dis-je de ma voix la plus froide.

Apparemment, je le faisais flipper vu les frissons dans son cou.

Je me reculais de l’homme bedonnant et sortais par la porte de derrière. Je jetais un coup d’œil dans la ruelle pour y trouver mon pincement à l’estomac. Les deux types me voyant, moi et mon arme, se barraient rapidement.

« Lavette. » Soufflais-je 

Son corps est là étendu au sol. Je me suis accroupie à côté de sa tête. Mon index relevait son visage vers moi.

« Au moins, t’es pas mort. » observais-je son corps meurtri

Il était dans un sale état. Son nez sûrement cassé, son épaule déboitée, l’arcade éclatée, et son corps est surement couvert de bleus. Sans soulever son tee-shirt, j’imagine qu’il devait avoir des côtes de cassées. Il s’asseyait difficilement. Je posais ma main sur son épaule souffrante. Ses yeux tuméfiés me regardaient difficilement.

Les mecs et la violence… Je serais fort son épaule et mon autre main lui retenait le reste du corps. D’un coup sec, je remettais son épaule. Il étouffait un cri de souffrance. Ça mon pote, je veux bien te croire. Ça fait mal. Quand j’étais enfant, avec mon père, on s’amusait tous les deux à grimper dans les arbres, et est arrivé ce qui devait arriver. Je suis tombée et en voulant me rattraper à une branche, mon épaule a foutu le camp. Résultat : une épaule de démise…

« T’as quel âge ? »

Ce fut les premières paroles de « mon pincement à l’estomac »

« Et toi ? » crachais-je

Il haussait difficilement les épaules. Bon, je n’étais peut-être pas obligée d’être aussi désagréable…

« Allez lève-toi, je t’emmène. » ordonnais-je

« Oui chef. » marmonne-t-il

J’esquisse un léger sourire. Je ne suis pas totalement méchante et l’aide à marcher jusqu’à mon lieu (moyen ?) de transport c’est-à-dire un taxi. Je me souviens du regard du chauffeur envers le mec qui m’accompagnait, comme si ça l’emmerdait qu’il monte dans son taxi puant. Je lui avais jeté quelques billets au visage, et l’histoire était réglée. Après plusieurs minutes de silence, il ouvrait la bouche.

« Merci. » soufflait-il. « Mais pourquoi t’être foutue dans la merde pour moi ? »

« Dans la merde, j’y suis depuis quelques années. »

Pourquoi lui ? Je ne savais pas et je ne sais toujours pas.

« C’est quoi ton nom ? »

« Peu importe. »

« On va où ? »

« Tu verras »

Non pas que ce soit dans ma nature d’être aussi renfermée mais cela me met mal à l’aise l’attention des gens. La dernière fois qu’une personne s’est véritablement intéressé à moi, c’était ma mère et je doute qu’elle voulait juste prendre le thé…

« T’es pas bavarde toi… »

« Non. »

« Pas grave, je vais parler tout seul, les silence de mort ça me dérange… » commençait-il.

Génial, je ramène une pipelette à LA maison.

« Alors j… »

« T’es au courant que non seulement, je m’en fous. » Bon pas tant que cela « Mais en plus, tu devrais faire attention, tu as surement quelques côtes de cassées. »

Il ouvrait la bouche.

« Et si tu l’ouvres, je te brise la mâchoire. » le menaçais-je

On descendait de la voiture.

« Bella, je t’ai dit de ne pas ramener de clochard ! » m’engueulait Wesley

« Ça tombe bien, ô grand chef, ce n’en est pas un. »

« Ah bon ? » haussait-il un sourcil le détaillant

« Non, c’est un drogué ! » répliquais-je

« Bella, arrête de faire ta crise d’adolescence ! »

Je fermais les poings et serrais la mâchoire. Apprendre à se taire. C’était ta dernière leçon.

« Si tu permets, je vais l’emmener voir Fox. »

Une fois le colis déposé, je partais dans ma chambre pour fermer les yeux.

« BELLA SWAN ! » hurlait la douce voix de mon chef en entrant comme un malade dans ma chambre. « COMMENT AS-TU PU LAISSER ECHAPER UN TEMOIN ! »

« Il courrait plus vite que moi. » m’écrasais-je, rampant au sol

Ses oreilles étaient rougies de colère. Je m’étais fait passer une soufflante ce jour-là.


Fox entrait dans ma chambre.

« Emmett veut te voir. » m’informait-elle

« Qui ? »

« Le drogué. »

« Ahhhhh. »

« Je sais que Wesley a failli te dévisser la tête mais je l’aime bien ce type. Certes, faut le sevrer de cette merde mais après, il pourrait être utile. »

« Si tu le dis. » soufflais-je me remémorant la dispute du siècle.

« Emmett m’a dit que tu avais été particulièrement désagréable… » Elle restait muette quelques secondes puis « Ce n’est pas mal d’avoir des amis Bella. Tu pourrais en être plus forte. Je comprends que cela soit dur après tout ce qui t’est arrivé mais t’ouvrir ne ferait pas de mal. Puis, ce type a l’air gentil et paumé. »

« Je ne suis pas paumée. » répliquais-je par pur esprit de contradiction.

« Si tu veux, mais parler avec lui ne te rendra pas plus faible. »

Je méditais quelques secondes.

« Comment tu fais ça ? Me comprendre aussi bien ? »

« Tu n’es pas aussi hermétique que tu le crois. Parle avec. Puis, on n’a pas encore entendu Wesley le foutre dehors… »

« Ok. Je ferais un effort… »

Fox me serrait gentiment le bras avant de se diriger vers la porte.

« Et Fox ! »

« Oui Bella ? »

J’ouvrais la bouche mais rien ne sortait.

« Non, laisse tomber. »

J’aurais voulu lui demander si moi aussi, un jour, je pourrais m’ouvrir à quelqu’un mais…

« Merci… » répondis-je à la place.


Quelques mois plus tard après l’arrivée d’Emmett, je passais en moto dans un quartier tranquille. J’y ai vu Emmett appuyé contre un lampadaire, fixant l’intérieur d’une maison.

« Je pourrais croire que tu es un voyeur. » me moquais-je gentiment enlevant mon casque

« … »

« Emmett ? » le rappelais-je

« Tu veux quoi ? »

« Rien de particulier. »

J’haussais les épaules tout en le fixant de travers. Ses yeux n’ont pas quitté la fenêtre de la cuisine.

« Ce sont mes parents » soufflait-il.

« Oh… »

Je me levais de ma magnifique moto et venait à côté d’Emmett. J’hésitais à le prendre dans mes bras. Comment on fait ce genre de chose ? A la place, je passais ma main sur son bras.

« Allez, viens petit génie, on rentre. » soufflais-je le plus gentiment possible

Je montais sur ma moto mais je me reculais sur le siège passager pour laisser Emmett conduire MON bébé. La seule chose que j’ai acheté…

Une fois arrivée à la maison, Emmett me prenait dans ses bras, moi je suis restée figée.

« Merci. » soufflait-il

« Je ne peux pas me mettre à ta place parce que je n’ai pas de famille, mais il ne faut plus que tu les revoies. N’oublie pas qu’à leurs yeux, tu es mort. »

« Je sais Bella, je sais… »

« Pardon, je ne suis pas très douée pour réconforter les gens. »

« Effectivement. Heureusement que ta présence suffit ! » se moquait-il.

Je le frappais au bras.

« Andouille. »

« Ah bon, c’est plus petit génie ? »

« EMMETT ! On a un souci avec un système de sécurité. »

Emmett partait jouer avec ses ordinateurs.

Une main passait devant mes yeux et la mienne est partie toute seule sur la joue de la personne en face de moi.

« Aie. » souffle Alice

Je grognais un léger désolé.

« C’est fini, tu viens ? »

Et me revoilà encore partie dans mes pensées.

« Tu pensais à ton amoureux ? » se moquait Emmett

« Oui… » répondis-je un sourire en coin.

Ils me regardaient estomaqués.

« Si on considère que tu es mon petit ami. »

« Ouf… » Lâchaient-ils en cœur

« On a eu peur. » continuait Alice

« Ouais… Surtout pour le pauvre malheureux… » rajoutait Emmett

« Quoi ??? Je ne suis pas SI désagréable que ça ! »

« Tu rigoles ! Le matin tu ne parles pas, tu grognes ! »

« Et j’ai dormi UNE nuit avec toi… Et bien pas deux fois. J’ai fini avec un cocard !!! »

On rigole tous les trois, enfin surtout plus eux que moi. Ces deux-là ont une complicité, une affection que je n’arrive pas à avoir.

« Bella, dans mon bureau, j’ai une mission pour toi ! »

« Je dois tuer qui ? » demandais-je m’asseyant sur un fauteuil dans son bureau

« Personne. »

« Oh. » soufflais-je

« Tu es flippante. Je sais que pour toi tuer est une vengeance sur ton père et son meurtre. »

Je grogne doucement. Je n’aime pas me souvenir de ces moments-là. Ça fait mal. Trop mal.

« Mais je pense que t’occuper d’un jeune homme et de sa protection te fera du bien. Tu n’as que dix-neuf ans et beaucoup de meurtres à ton actif. Une petite pause pour te comporter comme une jeune fille normale et peut être te faire des amis… »

« Tu sais que j’accepte ta mission puisque je n’ai guère le choix… Mais tu ne pourras pas m’obliger à m’ouvrir aux autres et à me faire des amis. »

« Ta mission commence dans cinq jours. Tu recevras ta nouvelle identité demain. Puis, tu pourras refaire ta garde-robe… »

« Où vais-je ? Combien de temps ? »

« Tu verras… »

« Pourquoi tu ne me dis rien ? »

« … »

« Où vais-je ??? »

La moutarde me montait au nez…

« Au lycée… »

« HORS DE QUESTION !!! » hurlais-je partant en claquant la porte du bureau


Va-t-elle accepter cette mission ? Est-ce que Edward va arriver dans le prochain chapitre ?

A suivre...

Chapitre 3 : Edward et Jasper

Beta : Dray Mione Potter Malfoy

PDV BELLA

La moutarde me montait au nez…

« Au lycée… »

« HORS DE QUESTION !!! » hurlais-je partant en claquant la porte du bureau

« ET EN PENSION ! » hurlait-il aussi fort que moi

Je me stoppe net et fait doucement demi-tour.

« Pourquoi ? » pleurnichais-je « Pourquoi moi… Pourquoi pas Alice ?» demandais-je pleine d’espoir

« Parce que je veux que TU y ailles. »

« Mais je ne vais pas y arriver. Tu sais que j’ai beaucoup de mal avec l’autorité. »

« Je ne te demande pas d’être major de promotion juste de faire acte de présence partout où il va. Et de, bien entendu, le protéger. »

« Qui lui en veut ? »

« Je ne sais pas, nous ne devons pas nous en mêler. Sa mère veut juste qu’on le protège. (pour) Le reste, elle se débrouille. »

« Mouais et quand il y aura une merde, elle pleurera « aux secours ». »

« Bella ! »

« C’est vrai et tu le sais. »

« Bien sûr. Mais pour le moment, tu sauves les fesses du fils d’Esmée Cullen. Je ne veux pas même pas qu’il se casse un ongle. S’il faut, séquestre-le. »

« Bonne idée. »

« Laisse-lui au moins une chance. »

« On verra. »

Il me donnait son dossier ainsi que ma nouvelle identité. Je partais l’étudier dans ma chambre.

EDWARD CULLEN, 17 ans en terminale. Fils d’Esmée Cullen, la propriétaire de la firme VOLVO.

Génial, un gosse de riche. Bon, il faut que j’arrête de juger les gens sans les connaitre. Si ça se trouve, il est sympa… Je regardais la photo. Mignon, sans plus. Il s’habille plutôt bien, mais il a quelque chose de… Je ne sais pas trop. Un truc bizarre. Ensuite…

JASPER CULLEN, 17 ans aussi, son frère par alliance. Son père Carlisle Cullen s’est marié avec Esmée. Il est le PDG de la firme Volvo.

Par contre Jasper… Miam, lui est sexy… Grand blond cendré, les yeux bleus.

« Tu baves devant qui ? » demandait Alice

Je lui montrais la photo de Jasper

« Ta mission ? »

« Non. C’est LUI ma mission. » lui montrant la photo d’Edward

« Trop sexy ! »

« Je te laisse, je préfère le frangin ! Je te laisse même la mission. »

« Oh non, Wesley m’a briffé, tu le gardes mais je veux bien que tu me le présentes… »

« Dévergondée ! »

« Pfff, tu parles ! Ce n’est pas moi qui ai couché avec un serveur pour atteindre ma cible… »

« Il était mignon. » me défendis-je


Plus que quelques heures avant mon entrée en enfer. Je tournais depuis quelques heures dans mon lit quand mon réveil a sonné. Ma valise de mission est prête. Mes papiers de mission sont prêts. Mon comportement… Il reste le même. Je m’habillais de l’uniforme avant de me regarder dans la glace.

« Ah !!!!!! » hurlais-je

Toute la maison a débarqué dans ma chambre. Au début, il n’y a pas eu de bruit mais ensuite tout le monde a rigolé.

« Pas drôle. » boudais-je « Non mais Wesley, je ne peux pas porter ÇA ! » dis-je désignant ma tenue. « Je ressemble à une…Une… Une petite fille sage. »

A mes paroles, tout le monde rigole.

« Ça changera ! » rigolait Alice

J’ai une jupe plissée qui arrive aux genoux, elle est à carreaux écossais bleu foncé et blanc, un chemisier blanc et un petit gilet assortit à la jupe. Des chaussettes montantes blanche avec des chaussures au choix. Heureusement. Je me retenais de pleurnicher devant les autres. J’ai quand même ma fierté.

« Allez, en route. Ça va bien se passer. Et rappelle-toi, tu n’es pas obligée de travailler, je veux juste que tu le suives à la trace et que tu protèges son cul. »

« De toute façon, tu ne me forceras pas à travailler ! » lui répondis-je le défiant de me forcer à faire quelque chose. 

On se dirige vers les voitures. Là, je me stoppais net voyant un bijou devant moi. Je me décrochais même la mâchoire. Rester maitre de soi ? Plus tard.

« Bon, vu ta tête, je suppose qu’elle ne te plait pas… » Pas de réaction de ma part. « Tant pis, je vais la reprendre… » Toujours pas de réaction. « Emmett, tu la veux ? » demandait Wesley

« Oui bien sûr ! »

Je sortais de ma léthargie.

« NON MAIS T’ES MALADE ! TU NE TOUCHES PAS A MA VOITURE ! » hurlais-je sur Emmett

Je le poussais alors qu’il s’approchait de MA voiture, de MA Z3 bleu foncé.

« Doucement ma belle, je te la laisse. Puis ce n’est pas mon style. Je préfère les Audi TT. »

« Elle est magnifique. Merci Wesley. » dis-je émue caressant le capot de ma Z3

« De rien ma puce. »

Je montais, toute contente, dans ma voiture oubliant ma valise.

« Et la tueuse, ouvre ton coffre. »

« Merci Emmett. »

« Bella. » m’appelait Wesley alors que je regardais tous les gadgets de mon bébé. « Puis si tu as un souci, Emmett t’aidera pour tes devoirs. »

« EMMETT ! Monte dans ma valise ! »

« Ne te sous-estime pas Bella. Tu n’es pas plus bête qu’une autre. »

« Facile à dire quand on a un QI de 145. » râlais-je après Emmett

Il m’embrasse rapidement sur la joue avant de faire un bon de deux mètres en arrière. J’essuie ma joue.

« N’oublie pas ta mission. Prend soin d’Edward Cullen. » me disait mon chef

« Je ne peux pas aussi m’occuper de son frère ? » demandais-je me mordant la lèvre inférieure m’imaginant déjà avec lui et de préférence sans vêtements.

« Désespérante ! Allez dégage ! » m’ordonnait Wesley en tapant sur le toit de ma voiture

« Attention à ma voiture et prenez soin de mon bébé ! Si jamais elle a une égratignure, je vous ferais… »

« Souffrir pendant des heures. » finissent les autres pour moi. « On sait ! »

Ils rigolent alors que moi je m’en vais. Je n’y peux rien si ma moto est la chose la plus précieuse que j’ai. Je suis mal à l’aise avec tous leurs débordements d’affection. Je ne me sens pas à ma place. Seul mon père pouvait me prendre dans ses bras, s’embrasser sans que je lui arrache ses yeux, le seul pour qui j’avais des sentiments. Mais tout ça, c’était il y a bien longtemps. J’accélérais l’allure pour ne pas arriver en retard. Je me garais sur le parking qui accueillent des voitures toutes plus brillantes les unes que les autres. Je voyais dans mon rétroviseur une bande de filles qui gloussaient plus fort qu’un troupeau qui charge. La leadeur du groupe, une grande blonde aux yeux bleus, elle serait jolie si elle n’avait pas autant de maquillage.

« OUAH ! Rosalie, tu es superbe dans cette tenue ! » dit une fausse blonde dont les racines auraient besoin d’être refaites…

C’est sûr qu’avec l’uniforme, elle se différencie vachement des autres. Gourde.

« Pourquoi… » me lamentais-je posant mon front sur le volant. « Pourquoi… » répétais-je « Wesley, je te jure que tu vas souffrir. »

Les gourdes gloussent toujours aussi fort.

« Pourquoi… » me lamentais-je encore

Je fermais les yeux, et respirait longuement. Me calmer. Ne pas faire demi-tour et rentrer. Je dois protéger Edward Cullen. Juste parce qu’il est le fils d’un grand dirigeant qui n’a pas été d’accord avec des personnes plus influentes. Je crois que je suis bien à ma place. Sans fric, à rester dans l’ombre.

TOC TOC TOC

Je sursautais, ma main venait se poser sur ma hanche. Non, pas d’arme, tu étais au lycée. Je tournais la tête pour voir qui me sort de ma léthargie. Je baissais ma vitre.

« Un souci ? » me demandait le beau gosse

« Plus maintenant. » dis-je pour moi-même

« Tu disais ? »

« Je suis nouvelle. » trouvais-je à dire

« Tu stresses ? » me demandait-il

« Non. Je me forçais à ne pas faire demi-tour. »

Il rigolait doucement alors que j’accompagnais ma dernière phrase d’une grimace. Je me décidais enfin à sortir de ma voiture. En charmant jeune homme bien élevé qu’il est, il sortait ma valise de mon coffre. Moi, je me retenais de ne pas lui arracher des mains. D’où il touche à MES affaires ? ! Soit civilisée. Aïe. Comment on fait ?

« Veux-tu que je t’accompagne au secrétariat ? »

« Juste le chemin. »

« Comme tu veux. » disait-il me regardant de travers.

Je pensais avoir du mal à me faire à ce milieu. Je suis loin du compte. Je dois ressembler à un Hermite qui sort de sa forêt. Avais-je dit quelque chose de mal ? De travers ? De choquant ? De bizarre ?

« Tu entres dans le bâtiment principal, c’est juste sur ta gauche. »

« Merci. »

Je faisais quelques pas mais me retournait vers le beau gosse.

« A plus tard. » répondis-je avec un léger sourire qu’il me rend.

Bon, finalement, je ne m’en sortais pas trop mal. Une fois tous mes papiers finis – et mon dieu qu’il y en a ! J’en avais mal au poignet ; je n’ai pas l’habitude d’écrire, je n’ai pas l’habitude de grand-chose d’ailleurs… Ma vie en serait presque pathétique si je n’étais pas une tueuse professionnelle – je partais à la recherche de ma chambre. Elle se trouvait dans le bâtiment B. Si l’institution a bien fait son job enfin surtout Emmett, qui a piraté leur système informatique, je suis dans le même bâtiment que celui d’Edward Cullen et normalement la chambre à côté de la sienne.

Ça va qu’il a des ascenseurs parce qu’on est au troisième étage. Je trouvais rapidement ma chambre. Ouah, il y a même mon nom de marqué sur la porte. Je jetais un coup d‘œil à la porte de gauche. EDWARD CULLEN était inscrit sur la porte. Un coup d’œil à droite : JASPER CULLEN. J’ouvrais la porte.

« Eurk. Mon dieu que c’est moche. » grimaçais-je

« Tu as le droit de refaire la déco. » disait mon sauveur de tout à l’heure : Jasper « Je vois que tu as trouvé ta chambre. La mienne est à coté si tu as besoin de quoi que ce soit… »

Il me faisait un petit sourire avant de partir dans sa chambre. Miam, son jean moule divinement bien ses fesses. Je rentrais rapidement dans ma chambre.

« Bordel Bella. Ta mission ! Ta mission. Pense à ta mission et pas à ton vagin ! »

Je jetais ma valise dans un coin, un léger tour de ma chambre avec une salle d’eau privée.

« Pfff, c’est nul, il n’y a même pas de baignoire ! »

Je remarquais un carton, je le déballais rapidement. Il est plein de billes de polystyrène que j’envoyais valser, je ne trouvais juste que… Rien. Je jette le carton à travers la pièce. Il n’y avait qu’un morceau de papier.

Ah Ah Ah AH… Dommage, j’aurais aimé voir ta tête ! Alice…

Je remettais un coup de pied dans le carton. J’ai entendu alors un boum avec le mur qui est aussi celui du couloir. J’entrouvre la porte et voit mon petit protégé dans une mauvaise posture. C’est lui qui est rentré dans le mur. Le type va pour lui rentrer dedans, mais j’éteins rapidement la lumière.

« Y’a plus la lumière » dit le type

Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas la lumière de son cerveau qui va éclairer le couloir. Par contre, heureusement que je n’avais pas complètement fermée la porte de ma chambre. Il fallait juste que je fasse vite pour ne pas me faire griller avant la rentrée. Je m’avançais vers le type qui n’a pas bougé. A ma droite, j’ai entendu Edward se décoller du mur, je posais une main sur son torse pour le reculer avant de rentrer dans l’agresseur en lui mettant un bon coup de poing en dessous du nombril. Une fois qu’il est plié en deux, je lui mets un coup de genou dans le nez avant de lui tordre le poignet afin de le casser. Je suis satisfaite une fois qu’un doux bruit de craquement atteint mes oreilles.

Je me reculais de lui mais Edward va pour nous foncer dessus, le type se redressait pour aller frapper Edward. Je ne sais pas trop ce que j’ai fait mais quoi qu’il en soit, j’ai retourné Edward pour l’envoyer la tête la première dans le mur… Pendant ce moment, j’ai renvoyé l’autre connard d’où il venait en le menaçant.

« Ne t’avise plus jamais de l’approcher, sinon je te promets une mort lente et TRES douloureuse. »

Pour affirmer mes dires, je compressais brutalement son poignet blessé. Cette lavette étouffait un gémissement plaintif. Il se barrait rapidement alors que je me retournais vers Edward, je voyais dans la pénombre qu’il se tenait le nez.

« Merde mon nez. » soufflait-t-il

Merde merde et re-merde. Je vais me faire passer une soufflante. Je rentrais rapidement dans ma chambre alors que d’autres étudiants sortaient de la leur. J’attrapais rapidement un petit gadget magique qui me permet d’entendre à travers ma porte.

« Et frangin ! Tu pisses le sang ! Il s’est passé quoi ? » demandait la voix qui ressemble à (celle de) Jasper

« Un connard de plus… Une bagarre de plus… »

« Comme d’habitude. »

« Ouais sauf que quelqu’un a tabassé le mec avant de se barrer. »

« Et comment mon andouille de demi-frère s’est retrouvé dans le mur ? »

« … »

« Edward ? »

« … »

« Un bout de polystyrène ? Et après ? »

« Rien. Je vais aller voir ma chère infirmière. »

« Tu perds pas le nord toi ! »

Ils rigolaient tous les deux avant de s’éloigner chacun de leur côté. Et moi, j’ai fait ma deuxième boulette. Mon portable s’est mis à sonner en même temps qu’on frappait à ma porte. Opération diversion. J’ouvrais la porte en même temps que je décrochais le téléphone sachant pertinemment qui m’appelait. Je collais mon téléphone à mon oreille en sortant pour camoufler le bordel dans ma chambre.

« Oui Jasper ? Un souci ? »

« Tu n’as rien entendu ? »

« Non, j’avais mon baladeur. Tu m’excuses ? » dis-je secouant mon téléphone.

Je cours prendre l’ascenseur qu’Edward attendait toujours. On montait tous les deux.

« Oui Papa » soufflais-je moitié blasée

« Bella Swan, tu as intérêt à avoir de bonnes explications ! »

« Tout s’est bien passé, papa, j’ai rencontré mes voisins. » Dis-je d’une voix neutre.

« Raconte. »

« Des problèmes ? » demandais-je d’une voix légèrement aigue.

« Oui TES problèmes. »

« Des broutilles. Rien de grave, tu me connais, je me suis perdue en chemin et je me suis fait mal au doigt, je vais aller à l’infirmerie. Au fait, tu diras merci à Lily pour son cadeau, j’ai A-D-O-R-E ! A bientôt ! Bisous bisous. »

Je raccrochais avant de me faire engueuler. Je descendais de l’ascenseur.

« Si tu veux, je peux t’accompagner à l’infirmerie. »

Il m’avait proposé ça d’un ton ennuyé, forcé, se sentant presque obligé. Et moi, je me suis sentie OBLIGEE de répondre.

« Je ne voudrais pas déranger son altesse sérénissime en lui gâchant son précieux temps. »

Je n’avais pas trop été méchante mais bon ce n’est qu’un gamin trop gâté par la vie. Je suis partie dehors. A ce moment, je n’ai pas prêté attention aux regards estomaqués des autres élèves. Je sentais bien que cette année j’allais accumuler les boulettes. 2010 n’est vraiment pas mon année.


Après mettre mis de vrais coups de pied au cul, je partais pour mon premier cours. Ce lycée est immense et très à découvert, il pourrait se faire buter par des tireurs d’élite tous les mètres. C’est quasiment une mission suicide. Puis, on ne peut pas vraiment dire qu’il soit simple à suivre. Mon dieu, j’ai envie de le laisser crever, ce type est tout ce que j’ai en horreur. Gosse de riche, né avec une petite cuillère en argent dans le cul, populaire, il sait qu’il est beau même si je préfère trente fois Jasper, mais il y a pourtant un truc que je n’arrivais pas à cerner chez lui. Un truc qui donnerait presque envie de creuser. Mais ce n’est pas moi qui prendrais la pelle.

Je faisais tourner mes chevilles pour la circulation sanguine. Demain, je mets des baskets ou je lui mets une laisse.

Bien sûr, j’étais inscrite à tous les mêmes cours qu’Edward Cullen.

« Salut voisine. » me disait Jasper s’asseyant à mes côtés au fond de la salle.

« Salut. »

Pendant ma balade de tout à l’heure, j’ai aussi pu observer Jasper, lui c’est genre, beau gosse, il le sait et s’en sert. Mec posé, souvent entouré de ce que je crois être l’équipe de base-ball. J’oubliais les greluches qui rodaient autour d’eux. Edward, lui est du genre girouette qui ne peux pas rester en place - d’où la laisse - les filles lui courent aussi après, et lui, on dirait qu’il court après ses bouquins. Bizarre ce mec. Populaire et intello. Ça existe ?

« Amanda ? Kristen ? Angie ? Eden ? Mmmm, Lune ? »

Oups, j’ai encore dû partir dans mes pensées ?

« Alors, tu vas me dire ton nom, même si Lune te conviendrait. »

« Bella. »

« Encore mieux que Lune. Bella, quel magnifique nom. »

« Dis ? Ton baratin de drague marche sur les filles ? Parce que ça craint. » répondis-je un sourire un coin

Il se mettait à rire.

« Toi, t’es différente. »

T’a même pas idée à quel point.

« Je t’aime bien. » rajoutait-il « Tu t’entendrais bien avec mon frère. »

J’haussais un sourcil dans sa direction, je ne suis pas censé savoir qui sait. Il me montre du doigt Edward au premier rang.

« Je ne m’entends avec personne. »

« Miss Swan, avez-vous quelque chose à dire, souhaitez-vous vous présenter ? » demandait ma première prof

Je passais ma langue sur mes dents en la fusillant du regard.

« Mmm, bien, euh… »

Elle continue son speech. C’est donné, on me foutra la paix. Je n’étais pas là pour me faire des amis. Juste pour protéger son cul de je ne sais quelle menace. Faudrait que je demande à Wesley plus de précisions sur les ennemis.

Heureusement, la fin de la jounée se finissait par du sport. J’enfilais ma tenue de sport. Base-ball pour les mecs et pour les filles, gymnastique. C’est quoi ce bordel ? Toutes ces gourdes dont la blonde de ce matin sont là. Bien sûr, elles sont toutes excitées et moi, je partais m’allonger dans l’herbe. Mon téléphone s’est mis à sonner. 

« Swan, t’es pas là pour te faire renvoyer ! BOUGE TON CUL ! »

Je raccrochais soufflant mon mécontentement.

« SWAN ! Puis-je savoir ce que vous foutez ? »

« Je peux jouer au base-ball ? »

Il rigolait tout seul. Gros macho. Je fermais les poings m’empêchant de lui foutre la branlée de sa vie - sans mauvais jeu de mot - ou de lui foutre une balle entre les deux yeux alors qu’il dort.

« Les filles ne jouent pas au base-ball. » disait-il orgueilleux « Mais soit, je t’autorise trois balles. »

Je prenais la batte. Le coach s’était placé quelques pas derrière moi. Je lui envoie un regard plus que meurtrier, les mecs de son équipe se marrait. Le type en face de moi envoyait la balle que j’ai fait exprès de louper sauf qu’accidentellement ma batte s’envolait seul de mes mains pour atterrir dans le bas ventre du coach.

« Oups ! » me moquais-je

J’ai récupéré ma batte pour la poser sur mon épaule et j’ai toisé le prof au sol se tenant les couilles. Dans ma posture, je devais faire flipper vu que personne ne s’est approché de moi.

« Encore deux balles, Coach. »

J’ai bien sur craché le dernier mot. J’envoyais ma deuxième balle qui a fini sa trajectoire sur la tête d’Edward.


A suivre…

Edward et Jasper sont arrivés ! Vos impressions ? Bonne ou mauvaise je prends !

 

Chapitre 4 : Dépanneur Emmett

Beta : Dray Mione Potter Malfoy

PDV BELLA

« Merde. » ai-je soufflé.

C’est moi qui vais finir par le tuer… Heureusement que je n’avais pas tapé fort, j’aurai pu encore l’envoyer à l’infirmerie. Je l’ai vu serré les poings et commencé à s’avancer dangereusement vers moi. Oups. Dangereux pour lui pas pour moi. Monsieur serait-il impulsif ? Deux mecs le retiennent.

« C’est une fille. » disait un beau mec.

« Paul a raison, elle l’a pas fait exprès. »

« Laisse tomber. » avait rajouté le dénommé Paul.

Ouais, laisse tomber, je m’en voudrais de t’amocher encore un peu plus. Mais il ne les écoutait pas et essayait toujours d’avancer vers moi. Il veut frapper une fille ? On lui a pas appris la galanterie ? Tssss. Je vais peut-être le tuer intentionnellement. Manquerait plus qu’il soit macho aussi. Tout pour plaire ce type…

« Eh bien, jolie Bella, on est dangereuse. » se moquait Jasper « Je peux te montrer comment faire si tu veux. »

Je le toisais rapidement avant de retourner me mettre en place.

« Mettez des casques ! » se moquait Edward avec un sourire en coin que l‘on pourrait qualifier sexy.

Non, non, Bella, ne pas commencer sur ce sujet. Focalise sur tes pensées obscènes pour Jasper. Je faisais un signe de tête au lanceur qui m’envoyait une bonne balle que je frappais de toutes mes forces. La balle est partie très loin et personne ne l’a attrapée.

« Dans tes dents Coach. »

Je me retournais vers Jasper.

« Mais oui Jasper, donne-moi des cours ! » me moquais-je gentiment avec ce qui ressemble le plus à un sourire « J’en ai tellement besoin. » disais-je sur une voix de petite fille.

Ses potes se foutait de sa gueule. Je lui rendais la batte et lui murmurais à l’oreille.

« Je saurais me faire pardonner. »

Je m’éloignais

« Quand ? » demandait-il

Je rigolais sans joie avant de le fixer.

« Quand tu le mériteras ! »

Je retournais vers le groupe de gourdes qui me fusillait du regard. Je venais de me faire des amies.


« Wesley, il me faut mon BEBE ! » hurlais-je dans le téléphone sans prêter attention aux autres qui font leurs devoirs tranquillement dans le parc.

Je les fusillais du regard tous les crétins qui voulaient ouvrir la bouche. En quelques heures ma réputation a été faite : DANGER, ne pas approcher.

Seul Jasper ose m’approcher et j’ai fait fuir Edward depuis le cours de sport. Et moi, dès que j’avais quelques minutes, je cours après mon « protégé ». L’idée de l’attacher est de plus en présente dans mon esprit.

« Bella, tu sais ce que je t’ai dit. »

« Je sais mais ça me manque ! Puis, c’est le weekend, je vais faire comment ? »

« Parce que ta nouvelle voiture ne te plait plus ? »

« Ne dit pas de conneries, j’aime ma voiture mais mon bébé me manque ! » pleurnichais-je

« Tu as quel âge Swan ? » grognait Wesley

« Et toi ? » grognais-je à mon tour

« Ok ; on t’amènera ton BEBE demain. Les autres sont en mission. »

« Ok. A demain papa. »

Je grimaçais au dernier mot mais pour ma mission je dois m’y tenir. J’ai toujours eu du mal avec ces missions. Je n’ai qu’un père et il est mort, tuer par... Peu importe de toute façon, elle est morte de mes mains. Ma première. Seul lui comptait à mes yeux. Peut-être que s’il était toujours là, je ne serais pas où j’en suis, j’aurais une vie normale, enfin autant que possible parce que à ce que j’ai compris mon père était tueur, comme je le suis devenue. Finalement, c’est peut-être mon destin de décimer. Cruel. Mais, même si je me retrouve dans un lycée en ce moment, j’aime ma vie, elle me convient. Puis, que puis-je demander d’autre ? Je ne suis pas malheureuse, j’ai une « famille », des « amis », et je ne manque de rien. Ce n’est pas la vie des princesses de conte de fée, mais elle est à moi. Je l’ai choisi ainsi, personne ne m’a forcée d’appuyer sur la gâchette. J’ai fait des choix, je les assume.

Sortant de mes pensées, je regardais où je me trouvais. Dans l’ascendeur, avec Edward. Encore.

« Et merde. » soufflais-je

Je dois le protéger mais personne ne me forcera à l’apprécier. J’ai pu l’observer cette semaine et je n’ai qu’une envie, c’est de lui arracher la tête. Lui et son sourire en coin qui POURRAIT me faire craquer, lui et ses airs supérieurs, arrogant et en plus, ce type est intelligent. Et pour couronner le tout, Monsieur plait aux filles. Non mais elles ont quoi dans la tête ? De la soupe ? Remarque Rosalie - la blonde du premier jour - doit avoir de l’eau dans la tête.

Je ne pouvais pas la souffrir cette fille, comme si le monde lui appartenait, et tout ça sous prétexte qu’elle a plus de zéro sur son compte en banque que tout le monde. Tsss, pourquoi cette fille ne se trouvait pas sur ma liste, je lui aurais promis une mort lente et douloureuse. Et bordel, j’aurais apprécié chaque seconde. J’aurais pu m’amuser avec des couteaux, la saigner un peu, lui crever ses jolis yeux, lui couper ses cheveux qu’elle brasse dans tous les sens, je me suis retenue toute la semaine de lui cramer sa tignasse. J’aurais aimé lui arracher ses ongles parfaitement manucurés.

Alors que je ruminais mes pensées macabres contre une blonde, un crétin me sortait de ma torpeur.

« Alors comme ça tu as un gosse ? »

« Hein ? » demandais-je larguée

Puis de quoi il se mêle celui-là ?

« Je ne vois pas en quoi ça te regarde. » crachais-je ne comprenant pas.

Mon cerveau se remet à fonctionner. Ce crétin a assimilé ma moto à un gamin. Abruti. Crétin. Demeuré.

« Franchement, c’est pitoyable. » soufflait-il d’un air supérieur

« Je te demande pardon ? » m’offusquais-je

Déjà qu’il m’insupportait mais en plus, je ne lui fais (faisait) pas peur. Tout le monde a peur de moi. Je devrais peut-être tuer quelqu’un devant lui pour qu’il comprenne que je suis dangereuse.

« Déjà que tu ne donnes pas franchement envie mais avec un moufflet… C’est… »

Je n’ai pas su ce qui m’est passé par la tête mais je lui ai répondu ça :

« Je n’ai pas de gamin ! »

Je ne voyais pas pourquoi je me justifiais mais je l’ai fait. Et c’est la première ET dernière fois que cela arrive. L’ascenseur s’est arrêté mais les portes ne s’ouvraient pas.

« Et le cauchemar continue. » râlais-je mettant un bon coup de poing dans la porte.

« Je suis mort, enterré et en enfer ! » répondit-il sur le même ton que moi

On se fusillait mutuellement du regard. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, j’étais la première à baisser les yeux, non par gêne ou autre sentiment de faiblesse mais par étonnement. Ce petit gosse de riche est le premier à soutenir mon regard le plus meurtrier. Ou sinon j’ai dû inhaler trop de vapeurs en cours de chimie. Oui c’est ça. Je suis MALADE.

Finalement, aurait-il une paire de couilles ? Mes yeux ont dérivé vers sa braguette. Ok. Je confirme, il en a.

« La vue te plait ? » me demandait-il

« Je viens de trouver ta première qualité. » répliquais-je le fixant droit dans les yeux.

« Parce que tu me surveilles pour connaitre tous mes défauts ? »

« Je vais t’apprendre quelque chose Cullen, tu n’es pas le centre du monde et toutes les personnes sensées ne te tournent pas autour. » lui crachais-je à la figure.

Ce type avait le don de me mettre dans une colère noire. Une séance en salle de sport me fera le plus grand bien et ensuite demain, c’est à Wesley de mourir.

Énervée, je remets un coup dans la porte.

« C’est sûr que comme cela ça va bien marcher… » soufflait un Edward sarcastique. « T’as essayé en appuyant sur bouton d’alerte.

Monsieur le roi des crétins appuyait sur le bouton et oh miracle !

« Ouah, effectivement cela change tout. » répliquais-je sarcastique à mon tour.

Le bouton d’appel d’urgence était, bien entendu, en panne.

« Pour cinquante mille dollars l’année, ils pourraient faire attention. » s’énervait à son tour

Wesley ne m’avait pas dit combien cela coûtait et bordel, je trouvais cela cher. Sincèrement, cinquante mille dollars pour aller se faire chier en cours, c‘est abusé, surtout que les cours sont mortels.

On restait quelques minutes en silence, j‘en avais profité pour m‘assoir.

« Heureusement que personne est claustrophobe. »

C’est marrant quand je suis en sa présence, j’ai envie de l’emmerder…

« Si je te dis que je le suis, tu ferais quoi ? »

« Je t’achèverais de suite comme ça, j’aurais la paix. »

Je le fusillais du regard pour la forme. Je ne lui avouerais jamais mais j’aurais fait pareil sauf que je doute que lui soit allé au bout de ses paroles.

Et bien sûr pour arranger le tout, aucun de nous deux n’avaient le numéro de l’accueil pour les prévenir. Alors que les minutes passent, je me suis demandée si cette panne n’était pas vraiment accidentelle. Ils n’auraient pas osé ? Si peut-être. Wesley voulait absolument que je me re-familiarise avec le monde extérieur, pour que je ne devienne pas un ermite. Mais ce n’est pas de ma faute si les gens sont inintéressants et stupides. La plupart sont nombrilistes et ne se focalisent que sur leur petite peine. Je n’ai pas besoin de gens comme cela autour de moi.

Mais est-ce que je sais qui je veux autour de moi ? Un petit ami ? Une vraie famille ? Des amis avec qui rigoler de tout et de rien ? Un chien ? Un chat ? Finalement, être seule ne nous empêche-t-il pas de ne pas souffrir, de ne pas être déçu ? Aurais-je peur d’avoir mal de la perte d’un proche ? N’est-ce pas une faiblesse de s’attacher à quelqu’un ? Est-ce que cela nous détruit-il de le voir disparaitre ? Ou au contraire, cela ne nous rend-t-il pas plus fort ? Est-ce que cela nous permet de continuer à vivre ? Est-ce tout simplement ça la vie ? Faire entrer des gens dans sa vie et les voir partir ? Avoir des peines de cœur ? Être heureuse ? Sourire et rigoler avec des amis devant un chocolat sur une terrasse ? Avoir un petit ami qui nous prend dans ses bras quand ça va pas ou même quand tout va bien ? S’énerver pour ensuite se réconcilier avec sa famille.

Si c’est cela, alors, je ne vis pas.

Mais si au contraire, la solitude est une forme de vie tant qu’on l’a choisie. Et si ce choix nous rend heureux ? Est-ce cela la vie ? Une autre forme de vie, pour le moins originale ? Est-ce que ne pas rentrer dans le moule est ne pas vivre ? Ne pas vouloir s’attacher à quelqu’un, avoir peur de souffrir parce qu’on sait que l’on aura du mal à se relever ? Aurait-on envie de se relever ? Ou choisir la solution de facilité ? Mourir. Aurais-je la force de perdre quelqu’un de proche et de continuer à vivre ? Aurais-je surtout l’envie de le faire ?

Dans l’immédiat, je dirais non mais ai-je vraiment aimé ? Me suis-je vraiment attachée à quelqu’un ? En dehors de mon père ? Est-ce que je m’y autorise ?

Je n’ai qu’une peur c’est que mes proches atteignent mon cœur. Et s’ils n’aimaient pas ce qu’ils y trouvaient ? Et si finalement j’étais aussi insipide que la plupart des gens ? Si je les faisais ? Fuir ? Mais ce n’est pas ce que je veux ? Me retrouver seule ? Ne pas souffrir à cause des autres ?

Pourtant une infime partie de moi a envie de vivre ses choses heureuses, cela vaut-il vraiment le coup de prendre le risque de baisser sa garde au risque d’avoir mal ? Est-ce que faire d’Alice et Emmett mes amis me rendrait plus faible ? De me trouver un petit ami me rendrait plus humaine ?

Est-ce que cela vaut le coup de prendre le risque et de perdre ou changer ma vie tel qu’elle est maintenant ? Est-ce que je veux la changer ? Ou même une infime partie ?

Je jetais un coup d’œil à Edward. Peut-être que ce n’est pas le bon exemple ou même le bon moment pour m’ouvrir aux autres.

En parlant d’ouverture, les portes s’ouvrent. Je me jetais sur mes pieds bousculaient le dépanneur Emmett le fusillant bien du regard, je savais que ce coup pourri venait d’eux. Edward Cullen a voulu sortir en même temps mais je l’ai dévié pour aller m’enfermer dans ma chambre, claquant bien la porte.

Une fois vautrée sur mon lit, je ferme les yeux, épuisée par cette journée.

« Mon dieu, je deviens une garce colérique. »

« Mais ma biche, tu es colérique. Par contre, je n’aurais pas dit garce, mais plutôt… »

« La ferme, Emmett. » grognais-je contre mon oreiller.

Une semaine dans ce lycée et j’ai l’impression de redevenir adolescente. J’ai pourtant dix-neuf ans.

« Sympa ce Cullen. Je ne sais pas ce que tu lui as fait mais il ne peut pas te voir. »

Je grognais pour toute réponse. Emmett prenait mes devoirs.

« Ton bébé est arrivé. Par contre, on lui a pas mis de couche. Tu m’en veux pas ? » Il pouffait de rire. « Cullen ne te voit pas maman… »

Il s’en va en rigolant.

« Moi non plus ! » hurlait-il du couloir.


A suivre…

 

Chapitre 5 : Mon bébé

Beta : Dray Mione Potter Malfoy

PDV BELLA

Je grognais pour toute réponse. Emmett me donnait mes devoirs.

« Ton bébé est arrivé. Par contre, on lui a pas mis de couche. Tu m’en veux pas ? »

Il pouffait de rire et moi, je lui ai mis mon point dans son bras.

« Cullen ne te voit pas maman… » rigolait-il toujours

Il s’en va en rigolant, je l’observe, dans un sens, je l’envie, il arrive à extérioriser ses sentiments malgré les douleurs de son passé. Il est si joyeux, si naturel, si souriant. Pourtant, lui et moi sommes relativement pareils, nous sommes des tueurs. Malgré notre jeune âge, nous avons vu plus de sang que la plupart des gens. Dès que quelque chose ne va pas, il en parle et après, cela va mieux. Il se sent plus libre comme il dit. Moi, je serre les dents, intériorise, je me relève et continue. Est-ce qu’un jour tout ce que j’ai au fond de moi sortira et ça fera surement mal. Me sentirais-je mieux ? Je ne crois pas, je montrerais mes faiblesses, alors je garde tout pour moi.

« Moi non plus ! » hurlait Emmett du couloir me faisant sortir de mes pensées.

Et scoop de l’année, moi avec un bébé ??? Aïe, le pauvre enfant. Je n’ai rien contre eux mais il n’y a pas besoin de moi pour peupler la planète. Si ??? Eh bien, on est dans la merde !

J’ai vite rejoint mon collègue sur le parking où il y a mon bébé.

« Ma biche, tu m’as manqué. » murmurais-je à ma moto.

Je la regardais sous tous les angles, voir s’il n’y a pas de rayures.

« C’est qu’elle ne me ferait pas confiance ! » boude Emmett.

« Emmett. On décolle. » ordonne Fox qui est déjà dans sa Lamborghini

« Bella, au boulot. » dit-elle alors que Jasper s’approche de nous.

J’ai vu dans mon rétro que le beau gosse arrivait.

« Jolie moto. » commentait Jasper derrière moi mais regardant mon cul.

« Jolie gueule. » répondis-je me redressant.

Fox a fait demi-tour rapidement pour partir.

« Ta mère ? »

Je lui ai fait un sourire énigmatique. Bizarrement, lui non plus je ne l’ai pas envoyé chier. Ça doit être un truc des Cullen. Ou alors être entouré d’ados me ramollit.

« On peut dire ça. » répondis-je

« Ton frère ? » Je le fixe intensément. « Laisse-moi devinez. On peut dire ça ? »

« Un ami. » répondis-je

Mes talents d’actrice s’améliorent de jour en jour, je n’ai pas grimacé au mot « ami. » Mais peut-être qu’après tout il en est un ? Il n’y a pas de définition précise sur comment qualifier une amitié entre deux personnes. Une amitié n’est-elle pas différente pour tous ? Peut-être que la mienne ne ressemble pas aux autres. C’est peut-être pour cela que ça que je ne l’appelle pas mon ami ? Mais la véritable question est : est-ce que je souhaite avoir un ami ?

« Tu n’as jamais tort et tu as toujours le dernier mot. »

« Parfaitement. »

« Tu m’emmèneras faire un tour ? Ça serait une nouvelle expérience. »

« Comment ? » demandais-je choquée « Tu n’es jamais monté sur une moto ! Il faut vite remédier à cela ! » me moquais-je

« Vas-y, moque-toi, madame qui roule en Z3 et qui a des amis qui roulent en Lamborghini. »

« Et toi, tu roules en quoi ? »

« En Volvo. »

« Ouah, la voiture la plus pourrie du parking, finalement, je vais peut-être aller voir les mecs plus riches. » me moquais-je

« Toi, intéressée par l’argent, mon dieu, tu viens de me briser le cœur. Je vais te présenter Rosalie Hale. Vous devriez vous entendre. »

« SI tu veux rester en vie, ne me la présente pas. Et si tu veux qu‘elle reste en vie, laisse-la dans un périmètre très éloigné. »

Il se mettait à rigoler. Pourtant, je ne trouvais pas cela drôle. Je la tuerai probablement si jamais j’approchais de cette gourde contre mon gré. Rien qu’en restant près d’elle, j’aurais quelques neurones en moins. Elle est aussi intelligente que plante verte… Morte.

Je le fusillais du regard, croisant les bras sur ma poitrine en m’appuyant contre ma moto. Il m’a regardé de travers et dégluti avec difficulté.

« Mon frère te trouve flippante, je comprends pourquoi. »

« Ton frère est un crétin. »

« Bizarre, il a dit la même chose de toi. » rigolait-il gentiment.

« C’est pas comme ça que tu montras sur mon bébé. »

Il me regarde bizarrement avant de se mettre devant moi, en étant très proche. Je défais mes bras et appuie mes mains contre ma moto.

« Ce sera moi qui serais obligé de monter sur toi. » dit-il d’un ton charmeur.

« Je rêve ou c’est une proposition indécente ? »

Effectivement, sa réputation n’est plus à faire, il saute sur tout qui porte une jupe. Devrais-je m’offusquer qu’après il ne veuille plus de moi ?

J’ai entendu qu’une fille de seconde avait pleuré parce qu’il l’avait jeté juste après.

Une fille normale serait d‘accord avec la fille de seconde, qu’elle mérite mieux que cela, elle doit être traitée avec respect et tout ça mais en même temps, elle n’avait qu’à pas écarter les cuisses dès qu’il lui a souri. Franchement, en ayant ce genre de comportement, on ne peut s’attendre à autre chose, à part le jeter avant qu’il ne le fasse. Ou être d’accord. Un plan cul reste un plan cul.

On ne peut pas s’attendre à aller au paradis alors qu’on trainait sur les trottoirs. En plus, elle devait connaitre sa réputation. Il n’est pas connu pour les emmener au resto ou au ciné. Et malheureusement, il y une gourde de plus dans ce monde.

Une main sur ma joue m’a sortie de mes songes.

« Je vais vraiment t’appeler Lune. »

« Je vais vraiment te faire bouffer tes couilles si tu le fais. »

« Ok, Bella s’est bien aussi. »

J’ai fait ce qui ressemble le plus à un sourire. Pas trop mal réussi vu qu’il me le rend.

« On va pouvoir faire quelque chose de toi finalement. » rigolais-je à moitié.

« Moi je sais ce que je vais faire de toi. »

« JASPER ! »

J’ai tourné la tête vers son frère qui arrive vers nous. Il va vraiment finir par se faire tuer, vu comment je le surveille… ça serait le premier… Et ça, il en est hors de question même si je l’apprécie peu. Peu ? Pas du tout. Je suis la meilleure. Jasper est resté près de moi.

« Oui ? » a demandé le beau blond quasiment collé à moi.

« Faut qu’on parle. Seuls. » dit-il me fusillant du regard.

« J’arrive. »

Edward me toise avec un sourire en coin avant de regarde son frère et de partir.

« Jolie moto. Et Jazz ? » Il tournait la tête « Elle aura quel numéro ? »

Il s’en va. Jasper se recule de moi.

« Ce soir dans ma chambre. » m’informe-t-il

« Plutôt dans la mienne. »

Il haussait un sourcil. Personne ne lui a jamais dit qu’il damnerait un saint ? Bordel, ce type est vraiment sexy !

« On ne t’a jamais dit que les filles préféraient coucher dans leur lit. Enfin, quand elles y arrivent… Pour ma part. »

Je m’approchais de lui, l’embrassait sur le coin de la bouche et partait dans ma chambre. Enfin, officiellement. Cachée dans le hall de mon bâtiment, j’ai attendu que les deux frères partent vers le parc. Sortant rapidement de ma poche, mon I POD amélioré et mes écouteurs, j’ai écouté leur conversation. Mon petit micro placé sous le col de la chemise de Jasper fait des merveilles. Normalement, j’aurais des remords… Euh non, j’en aurais pas mais me rapprocher de lui est plus agréable que certaines personnes, je me souviens encore d’un type qui faisait deux cent kilos, nous n’étions pas sûrs de ce qu’il faisait, alors je l’ai filtré. Une vraie partie de plaisir…

FLASH BACK

« Non, Wesley, tu l’as vu ? Il est… » Je regardais encore sa photo « Eurk… On dirait une… Baleine ! Et encore, je préfère les baleines ! » râlais-je

« Bella. » grogne Wesley. « Tu m’emmerdes avec tes caprices. Tu n’as plus huit ans. Tu feras cette mission. »

« Envoie Mac ! » boudais-je

« Non, cette baleine comme tu l’appelles, à un penchant pour les ados de quinze ans, et ma biche tu AS quinze ans. »

Je ne voyais pas pourquoi je protestais contre Wesley, je n’ai jamais le dernier mot, même au bout d‘un (?). Je suis rentrée dans l‘institut à quatorze ans. C’est jeune mais cela aurait été pire si j’avais continué seule.

Je crois tout simplement que j’aime faire chier le monde, c’est dans ma nature. Ou est-ce parce que j’ai trop de haine en moi ? Ou un père qui ne m’a jamais dit non ? Ou ce même père qui est mort sous mes yeux, tué par une femme qui ne nous dérangera plus. Ma première victime. Mon sale caractère viendrait-il de mes gènes ? De mon métier ? J’ai appris à ne pas me laisser marcher sur les pieds mais être une chieuse n’est-il pas tout simplement naturel ? Peut-être. Après tout, il y a des gens naturellement gentils, d’autres - comme moi - qui le sont moins. Certains n’ont pas de caractères, d’autres en ont. Mais est-ce aussi dû aux épreuves de la vie ?

Habillée comme une écolière de bonne famille, je me dirigeais vers un petit restaurant, celui de la baleine. Mon repas était délicieux, mais l’addition va être plus salée.

« Oh mon dieu ! » m’exclamais-je « Je crois que j’ai oublié mon porte-monnaie. »

« Arrêtez vos salades ! Vous allez payer Mademoiselle. » me dit le serveur pas content du tout.

« Mais je vous promets ! » dis-je levant les mains « Je ne mens pas ! Fouillez mon sac si vous voulez ! »

« Cela suffit. » s’énerve le serveur qui va pour prendre par le bras et me faire je ne sais quoi.

« Damien. » dit une voix froide.

Damien, le serveur a tourné la tête vers la baleine assise à une table au fond de la salle.

« Un problème mademoiselle ? » me demandait-il le plus gentiment possible me détaillant.

Je me suis levée pour me diriger vers lui d’une démarche assez séductrice, autant qu’elle puisse l’être quand on a quinze ans. Je me suis plantée devant sa table.

« Voilà, j’ai oublié mon porte-monnaie et je n’ai pas de quoi payer. » expliquais-je me mordant la lèvre

« Cela est un problème effectivement. »

Ses yeux de pervers m’ont détaillée, surtout ma poitrine et mes cuisses moitié dénudées. Je me tortillais sur moi-même pour montrer ma gêne. Je jetais un coup d’œil au serveur qui était toujours derrière moi. Il lui a fait signe de partir.

« Mais je serais prête à faire n’importe quoi pour m’excuser. » dis-je d’une voix plus grave qu’à l’accoutumé.

« Cela peut s’arranger. Viens t’assoir près de moi. »

Toute contente, je suis allée m’assoir près de lui. Non seulement il avait quelques kilos en trop, mais son odeur est aussi agréable que son physique. Chaque respiration est une horreur. Chacun de mes gestes sur sa cuisse est désagréable.

Fin du FLASH BACK

J’arrêtais mon souvenir ici la suite étant un vrai mauvais souvenir, sachant ce que j’ai été obligée de faire pour savoir ce qu’il faisait dans les cuisines. J’en frissonne encore. Wesley me l’a payé, je suis partie trois semaines aux Caraïbes.

Je retourne à la conversation des deux Cullen.

« Edward, arrête de me parler de la nouvelle, je sais que tu ne l’apprécies guère. »

« Elle a failli me tuer en cours ! Je te le dis, elle est dangereuse !»

« Dis plutôt que tu la trouves sexy et qu’elle ne bave pas en te voyant ! » 

« Aussi. » entendis-je à peine la voix d‘Edward « Mais je n’aime pas qu’elles me regardent toutes ainsi. Je ne suis pas toi. »

« Tu les fais peut-être fuir par ton comportement mais je crois qu‘elles aiment ton coté mystérieux. »

« Et toi, ton coté Casanova ! On est bien comme on est ! »

« Et heureusement, deux Cullen identiques. »

J’imagine la grimace de Jasper à la prononciation de sa dernière phrase.

« L’horreur !! » dirent-ils en cœur.

« Bon, tu voulais quoi ? » demandait Jasper

Curieuse, j’attendais patiemment.

« Maman et ton père nous invitent pour le weekend, un diner familial, comme ils l’appellent. »

« Juste ça ? » dis-je à voix haute.

Bien sur certaines personnes m’ont regardée de travers. Un regard meurtrier et il n’y a plus personne autour de moi.

« Ok. » avait juste répondu Jasper.

Ils ont continué à discuter de tout et de rien. Enfin, surtout rien d’intéressant pour la fouineuse que je suis. J’ai rangé ma chambre, enfin tout planqué sous mon lit et dans mes placards. Seul mon matériel est à sa place. Caché.

J’appelle Wesley pour le tenir au courant de leur déplacement, pour tout organiser.

« Bella. »

« Salut Chef ! »

« Dis-moi que tu ne l’as pas abimé. »

« Ses petites fesses musclées sont en parfaite santé ! »

« Et le reste de sa personne ? »

« La vie des riches en ennuyeuse, rien de bien intéressant. Juste un diner familial le weekend prochain. » expliquais-je à Wesley « Je te laisse, j’ai quelque chose de prévu. »

Je n’ai pas répondu, il est suffisamment amoché comme ça. Pas la peine de le (lui) rappeler. Je ne suis pas maso au point de rappeler les (mes) erreurs ! (Je ne suis pas maso à ce point)

« J’espère que ça concerne Cullen ! »

« Oui ! » dis-je fière mais pas le bon.

Sauf que cela il n’est pas censé le savoir même si je suis sûre que le petit satellite qui me surveille ne va pas en manquer une miette.


Jasper a frappé à ma porte, je l’ai laissé entrer.

« Sympa la déco. »

« Très personnalisée, je sais. » répondis-je mi-figue, mi-raisin.

Rien dans cette pièce n’est de (à) moi. Les murs sont tels quels. Seuls les draps sont de (à) moi. Je ne peux empêcher mon regard se poser sur le jeune homme en face de moi. Sa chemise est légèrement déboutonnée et son jean, lui, moule à la perfection son fessier.

« La vue te plait ? » m’a-t-il demandé

Je me suis approchée de lui, tout en le fixant avec mon regard de braise, j’ai défait un à un les boutons de sa chemise, mes doigts frôlant sa peau, le faisant frissonner. J’ai baissé mes yeux sur son torse. Mes doigts glissant sur le V au-dessus de sa ceinture.

« Comme ça, c’est beaucoup mieux. » répondis-je le fixant.


A suivre !

Alors ?

Bisous

 

Chapitre 6 : Jasper

Beta : Dray Mione Potter Malfoy

Lemon dans ce chapitre.

PDV BELLA

Jasper a frappé à ma porte, je l’ai laissé entrer.

« Sympa la déco. »

« Très personnalisé, je sais. » répondis-je mi-figue, mi-raisin.

Rien dans cette pièce n’est de moi. Les murs sont tel quel. Affreux. Seuls les draps sont de (à) moi. J’ai horreur de dormir dans le lit de quelqu’un d’autre puis mes draps, c‘est mes draps. Je ne peux empêcher mon regard se poser sur le jeune homme en face de moi. Sa chemise est légèrement déboutonnée et son jean lui moule à la perfection son fessier.

« La vue te plait ? » m’a-t-il demandé

Je me suis approché de lui, tout en le fixant avec mon regard de braise, j’ai défait un à un les boutons de sa chemise, mes doigts frôlant sa peau, le faisant frissonner. J’ai baissé mes yeux sur son torse. Mes doigts glissant sur le V au-dessus de sa ceinture.

« Comme ça c’est beaucoup mieux. » répondis-je le fixant.

Une seconde plus tard, ses lèvres sont sur les miennes. Mes mains atterrissent dans son cou, ses mains sur ma taille sous mon tee-shirt. Lorsque ses doigts ont frôlé ma peau, un gémissement est sorti de ma bouche, je me suis rendu compte que j’étais frustrée, cela allait me faire un bien fou. Enfin, j’espérais.

Ses mains remontent sur ma poitrine, la massant comme j’aimais. Ce type devait lire dans ma tête, je collai mon bassin contre le sien, me frottant outrageusement à lui. Alors qu’il a voulu enlever mon haut, je le pousse ; il se retrouve assis sur mon lit.

« Tsss, patience. » murmurais-je sensuellement.

Je me mis entre ses jambes,ses mains arrivèrent directement sur mes fesses, alors que mes lèvres retrouvaient les siennes, je me mis à genoux, mes baisers descendaient dans son cou que je lèche, mordille, il aura une jolie marque de dents. Oups… Mais vu ses gémissements, il n’a pas l’air de s’en plaindre. Je continue mon chemin en passant par sa clavicule, ses tétons, point sensible chez monsieur, je m’amuse à les lécher, les mordiller.

« Bella. » soufflait-il de sa voix rauque.

Alors que ma langue découvrait son torse finement musclé, ses mains libèrent l’objet de ma convoitise, je commence à le branler doucement.

« Bordel, tu vas me tuer. » lâchait-il en penchant la tête en arrière, le rendant encore plus désirable.

Je le prends d’un coup dans ma bouche, le faisant grogner de plaisir, j’entame des va-et-vient, tournant parfois ma langue sur son gland, j’arrête quand je le sens proche. Je ne refusais pas grand-chose mais avaler était impossible. Je me recule, me léchant les lèvres, l’allumant encore un peu. Doucement, j’enlève mon tee-shirt, ma jupe suit , me retrouvant en sous-vêtements devant lui. Je m’approche de lui, surtout de ses mains et de sa bouche partis à la découverte de mon corps, mon soutien-gorge a vite volé, sa langue venant lécher chaque partie de ma poitrine, mes ongles se plantant dans ses cheveux, mes gémissements devenant de moins en moins contrôlés, ses doigts partirent sous mon string, et instinctivement, j’écarte les cuisses.

« Mmm. » souffla-t-il sentant que j’étais trempé.

Il appuya sur mon clitoris me faisant gémir fortement. Il retira sa main pour enlever mon dernier sous vêtement. Ses yeux ont balayé mon corps, sa bouche vient se poser sous mon nombril, endroit sensible. Sa respiration erratique me chatouillait, des frissons parcouraient tous mon corps alors que je répétais son prénom en plus de mes gémissements. Jje pose un pied sur le rebord du matelas, ses deux doigts entrent en moi, ses va-et-vient rapides ont vite eu raison de moi. Je détestais perdre le contrôle sauf dans ses moments. Alors que j’étais proche de mon orgasme, monsieur s’est arrêté (s’arrêta) pour se lécher les doigts.

« Chacun son tour. » a-t-il soufflé

Je m’assis à califourchon sur lui, finissant de lécher ses doigts, son regard noir de plaisir ne me lâchant jamais. Je l’embrasse, nos langues se battant pour savoir qui aura le dessus, je sentais sa queue contre mon bas ventre, je n’y frottais plus que de raison. N’y tenant plus, je me levais pour m’empaler sur lui. Je fis de légers va-et-vient pour qu’il puisse entrer en moi complètement. Chose facile vu que j’étais trempée. Un son rauque sorti de ma bouche.

« En manque ? » se moquait-il gentiment de moi, me caressant la joue avant de m‘embrasser délicatement.

Premier baiser délicat.

« Mmm. » soufflais-je ne voulant pas répondre « Mais la question est de savoir si tu vas pouvoir me satisfaire ? » demandai-je haussant un sourcil et mettant un coup de bassin.

« Je trouve que je m’en sors pas mal. »

« Vrai. » ai-je répondu.

Très peu de mec étaient entre mes cuisses avait réussi à me faire avoir un orgasme et lui juste avec ses doigts, il aurait pu y arriver juste avec ses doigts.

Il reposa ses lèvres sur les miennes alors que j’entamais des va-et-vient délicats qui se transformèrent vite en quelque chose de plus fougueux. Je m’accrochais comme je pouvais pour suivre le rythme, ses bras musclés faisaient l’affaire. Je gémissais de plus en plus fort, J’aime dominer, j’aime cette position, mais d’un coup de bassin, touchant au passage mon poing G, je me retrouve allongée sur le lit, lui à genou devant moi, il prit les commandes de mes fesses sur le rebord du lit, mes jambes sur son torse, avant de reprendre ses pénétrations de plus en plus fortes. Dans cette position, à chaque entrée en moi, il touchait mon point sensible, ses yeux ne quittant pas ma poitrine qui bougeaient au rythme de ses coups de butoir. Mes mains sont posées sur ses poignets et ses mains sur mes hanches me tenant fermement. Quelques minutes plus tard, mon orgasme me fait crier, ses pénétrations ralentirent pour se faire profonde. C’est beau un mec qui a un orgasme. Il passe mes jambes autour de sa taille pour se pencher vers moi. Sa bouche frôlait ma poitrine, mes lèvres rien de bien concret. Je rejetais ma tête en arrière appréciant ce léger contact, par la même occasion, il embrassait délicatement la peau de mon cou.

Il s’allonge à côté de moi. Nous restons en silence le temps de reprendre notre souffle.

« Je te dirais bien que tu as assuré mais je m’en voudrais si tu prenais la grosse tête. » souriais-je regardant son visage.

Il ne voyait pas, ses yeux étaient clos mais il ne dormait pas, son sourire le trahissait.

« Tu es différente. » m’avait-il dit sans bouger

Si tu savais à quel point. Enfin, si tu le savais tu ne serais pas dans ma chambre et nu.

« Tu me l’as déjà dit. »

« En bien. Ce n’est pas mal d’être différent. »

« Quand bien même ça l’était, cela ne ferait pas de changement. Je me fiche de ce que pensent les autres. »

Il avait simplement souri. Nous n’avions pas bougé, jusqu’à ce que je décide de prendre une douche.

« Tu sais où se trouve la sortie. » ai-je dit pénétrant dans ma salle de bain.

Je l’avais entendu se relever.

« Vengeance féminine ? » se moquait-il

« Appelle cela comme tu veux. »

Pour moi, c’est de la fierté, personne ne me jette dehors, je pars quand je veux.

« A plus tard Bella. » m’avait-il dit avant de claquer la porte.

Je n’étais pas encore sous ma douche, bien que l’eau coulait. Je sais que le micro dans mon poignet serait utile.

« T’es pas possible Jasper. La nouvelle. » avait dit un mec que je n’identifiais pas.

La caméra au-dessus de ma porte m’a confirmé (me confirme) qu’il était dans ma classe de sport. Paul, je crois.

« Une tigresse, elle t’a marqué comme du bétail ! » rigola-il

Puis ils étaient partis chacun de leur côté. Moi je pus prendre ma douche tranquillement.


A suivre ….

Chapitre 7 : Esmé

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Après les cours, je me suis arrangée pour sortir du lycée et aller au bar pas loin du campus. Je me suis assise à une table dans un coin à l’abris des regard. Je n’ai pas eu à attendre longtemps qu’Emmett arriva.

« Alors, Bella, ces quelques jours ? » me demandait Emmett s’asseyant en face de moi.

« Tu as reçu mes devoirs ? J’ai rien pigé. »

« Je te fais ça ce weekend. Mais Bella c’est facile, tu as au moins regardé ce que tu avais à faire ? »

« Euuuuuh ! NAN ! Moi, je tire dans le tas et je réfléchis après ! Toi, tu es le cerveau de la bande. Alors, bosse et je veux que des A+ ! »

« Elle n’est même pas exigeante. »

Wesley entre dans le café et s‘assoie à mes côtés.

« As-tu préparé ton weekend ? » me demandait mon boss

« Oui. »

« Tes rapports avec Edward se sont améliorés ? »

« Bof. »

C’est vrai, j’ai pu rester assise près de lui pour le cours d’Anglais sans l’amocher. Pourtant, il avait essayé de me foutre en colère, certes je l’étais mais j’ai intériorisé. Je crois bien que Monsieur est rancunier et qu’il m’en veut pour le cours de sport. Je crois bien qu’il sait pour Jasper et moi. Bien qu’il n’y ait pas de quoi en écrire des lignes. Mais c’est suffisant pour les ragots qui circulent dans mon enfer personnel : le lycée. Je m’étais rendue compte que j’avais mal jugé ses filles, je les trouvais idiotes mais en fait ce mot est bien faible. Elles sont complètement demeurées.

« Bof ? »

Wesley arquait un sourcil.

« Tu m’as demandé de le protéger, pas de me marier avec. Je fais mon job, alors lâche-moi. » répliquai-je froidement. « Puis si jamais un jour je devais l’apprécier, je me débrouillerais seule et puis même si je l’appréciais, je ferais tout pour le haïr, par simple esprit de contradiction. »

« Le lycée te rend désagréable. » constata Wesley

« Moi, je la trouve pareil. » rigola Emmett regardant mes devoirs. « Mais elle doit avoir ses règles aujourd’hui ! »

Pour toute réponse je lui envoyais mon poing dans le bras par-dessus la table.

« Tu ne perds rien pour attendre Swan ! »

« Mais quand tu veux ma biche, je te fous ta plumée tous les jours ! »

« Des paroles, Swan. Des paroles ! »

Rapidement, je me suis retrouvée de l’autre côté de la table en train de me bagarrer gentiment avec Emmett. Je l’ai rapidement maitrisé, mon bras autour de sa gorge, lui plié en deux.

« Un soucis Monsieur ? » demanda le propriétaire du bar à Wesley nous regardant

« Non merci Monsieur. »

Le patron est parti, j’ai relevé les yeux pour voir Alice entrer et Jasper à sa suite, la regardant de haut en bas, en faisant un bref arrêt sur ses fesses. Ma petit Alice portait un baggy et un haut moulant jaune, montrant son bas ventre, ses cheveux dans tous les sens. Heureusement qu’ils sont disciplinés parce que se coiffer n’est pas son truc.

« Wesley, Bella. »

Je relâchais mon ami et retournait m’assoir ne voulant pas être remarquée par la bande des populaires composés des Cullen et quelques autres dont je n’ai pas retenu les noms. Alice s’assoie à côté d’Emmett.

« Tu as été longue. » constata Emmett

« Le plan cul de Bella essayait de me mettre dans son lit. » grimaça-t-elle

« En tout cas, tu lui as tapé dans l’œil. » me moquai-je regardant Jasper qui regardait Alice

« Pas intéressée. »

Elle bougonnait qu’elle préférait son frère. Mouais, en parlant du frère, je lui avais jeté un bref coup d’œil. Certes, il est mignon mais pas de quoi en mouiller sa culotte.

« Quand vous aurez fini votre conversation, Ô combien passionnante, on pourra peut-être travailler ? » demanda Emmett

« Et toi Emmett, tu devrais t’enlever le balai que tu as dans le cul et t’y mettre un vibro, ça te ferait plus de bien ! » répliquai-je moqueuse

« Seulement si c'est toi qui me le mets ! » me répondit mon collègue

« Mais quand tu veux ma biche ! »

Qu’on ne se méprenne pas, j’aime mon job mais j’avoue que m’amuser est aussi plaisant. Je me sentais normale en ayant quelques minutes d’insouciance avec mes « amis ». Je n’avais que dix-neuf ans, bien que je ne connaissais pas vraiment le mot s’amuser comme tout le monde. Je m’amusais beaucoup en tirant au pistolet, ou en me faisant passer pour ce que je ne suis pas. Mais après tout chacun à sa vie et ses plaisirs.

Pendant L’heure qui suivie, nous avions parlé travail.


C’était vendredi, et qui dit vendredi, dit weekend, donc repos… Repos, repos… Vite dit, moi j’allais jouer à cache-cache avec les fils Cullen. Vendredi midi alors que tout le monde était en train de manger, j’étais partie mettre un émetteur sur la Volvo de Cullen et un micro à l’intérieur. Enfin, le micro j’étais toujours en train d’essayer de le mettre. Crocheter les portières de voiture n’a jamais été ma matière de prédilection, Fox s’en était arraché les cheveux.

CLIK.

Ouf, cela fait cinq minutes que je galérais. Ne perdant pas de temps, je m’étais glissée dans l’habitacle pour coller le micro derrière le rétroviseur intérieur. Je me suis surprise à penser que ça sentait bon, le parfum d’Edward remplissait la voiture. Et ouah, il sentait vachement bon ce type. Tout en fixant mon micro, je vis le propriétaire de la voiture s’approcher de celle-ci. Aie. Pas le temps de partir en courant. Me déshabiller rapidement et me mettre nue sur la banquette arrière prétextant vouloir de lui ? Eurk ! Puis légèrement cliché. Je pris la dernière solution possible, sortir de la voiture et observer la voiture. Comme si je pouvais être intéressée…

« Je peux savoir pourquoi tu regardes ma voiture ? » me demandait Edward

Je me retiens de lui balancer une réplique bien cassante.

« J’envisageais de changer de voiture et j’aime bien la tienne. »

Un petit sourire convaincant pour accompagner mon beau mensonge.

« Tu roules en BMW Z3 et tu veux une Volvo ? »

Il m’a regardé de travers. Comment ce type fait pour trouver toutes les failles à mes plans ? Puis d’abord, comment il connait ma voiture ? En quinze jours, je ne m’étais quasiment pas approchée de ma voiture sauf la nuit pour faire des rondes.

« Comment tu sais que je roule en Z3 ? » demandai-je

« Euh… Je… »

« Oui ? »

Piégé mon pote. Est-ce que ce n’est pas moi qui suis censée le suivre et non l’inverse ? Monsieur Cullen aurait-il des vues sur moi ?

« Alors ? » insistai-je

Je le voyais de plus en plus mal à l’aise. Et bizarrement, j’ai abrégé ses souffrances. Je crois bien que je me ramollissais à son contact.

« Peu importe. Je sais que je suis le centre de vos préoccupations ! »

Oula, et en plus j’essayais vainement de faire de l’humour… Appeler le docteur ! Je m’éloignais rapidement de lui.

« Swan ! Toutes les personnes censées ne tournent pas autour de toi ! »

Oh le con, il avait repris ma phrase que je lui avais balancé dans la figure la semaine dernière. Je me suis retournée vers lui.

« Mais Cullen, n’as-tu pas compris que tu étais mon modèle, que j’aspirais à te ressembler ? »

« Je savais que tu étais folle de moi ! » se moquait-il

« De toi ? Non, mais ton frère. Totalement ! »

Je partais retenant un sourire naissant sur mes lèvres.

Est-ce que lui et moi venons d’avoir une conversation civilisée sans nous balancer des répliques méchantes et encore mieux, j’étais restée à proximité de lui sans l’abimer. Gros progrès.


Cela faisait une heure que nous roulions, ils ne s’étaient pas aperçus que je les suivais. Leurs conversations sont quasiment inexistantes et quand ils ouvraient la bouche, ils parlaient filles.

« Alors comme ça tu as couché avec la nouvelle ? » demandait Edward avec une voix bizarre

« Pourquoi ? Tu voulais te la faire en premier ?»

« Non. Tu couches avec qui tu veux. »

« Ok. Alors arrête avec ce ton, on dirait que tu vas me bouffer ! » se moquait mon ex plan cul

Ils étaient restés quelques minutes en silence. Tendu dans la voiture, à mon avis.

« Et tu l’as jeté comme les autres ? » avait demandé Edward brisant leur silence.

« Non, elle m’a clairement indiqué où se trouvait la porte avant de partir dans SA salle de bain. »

Edward s’était mis à rire. Deuxième qualité, il a un rire assez joli. Je me forçais à ne plus penser à ma mission de cette façon, cela pourrait me perturber dans mon travail et il était hors de question qu’il meurt parce que je pensais à lui pas comme il fallait.

« Tu t’es fait foutre dehors ? J’espère au moins qu’elle était bonne ? »

« Pourquoi tu veux essayer ? » répondait Jasper

« Je t‘ai déjà dit NON. » avait-il répondu catégorique « Et ne me sort pas qu’elle et moi on s’entendrait bien. Cette fille est trop… Bizarre mais en même temps elle a quelque chose d'intrigant. » expliquait-il plus dans ses pensées.

« C’est la première fois que je t’entends parler de quelqu’un de cette manière. »

« Ouais. Peut-être parce qu’elle me tient tête. »

« C’est clair qu’elle a un foutu caractère. »

Comment cela j’avais un foutu caractère ? Oui. Et j’assumais pleinement, mais il m’a sauvé la vie plus d’une fois. Mon chemin s’arrêtait ici alors qu’ils prenaient le chemin les conduisant chez eux. Moi je commençais mon espionnage. Heureusement que Madame Cullen est au courant que je surveille son fils. Elle m’avait quand même prêté une dépendance. Celle aussi des employés… Je passais pas l’entrée de service et attendait la chef de la maison. Je ne l’avais jamais rencontré, je l’imaginais stricte, ferme, ne souriant pas, une femme d’affaire avec un tailleur gris et un chignon serré. Bonjour les stéréotypes Bella…

Pour attendre, j’écoutais leur conversation.

« Bonjour mes chéris ! »

Comment tout casser en quelques mots… Je supposais que c’était Esmé Cullen

« Bonjour Maman. »

« Allez vous préparer pour le diner, j’ai quelque chose à faire. »

J’entendais deux baisers puis des pas qui s’éloignait.

« Bonjour. » dis-je à la femme arrivant vers moi.

Pour le tailleur stricte on repassera, elle portait un Jean et une chemise ainsi qu’une paire de converses bleus.

« Bonjour. »

Je la voyais me détailler, alors que j’étais appuyée contre ma moto.

« Vous êtes jeune. » constata-t-elle « Mais à ce qu’il parait vous être très douée. »

Je ne fis qu’hocher de la tête.

« Je vais vous montrez vos appartements. »

Une chose était sûre, son comportement diffère quand elle est avec sa famille ou quand elle est avec moi. Je posais mes affaires sur le lit.

« Merci madame. »

Je défaisais mon matériel et branchait mon ordinateur qui affichait la chambre d’Edward. Je pouvais suivre toutes leurs activités, Emmett et Alice étaient venu préparer. Tous les endroits familiers de Cullen sont surveillés. Je me sentais observée alors je me retournai.

« Un soucis, madame ? » demandai-je le plus poliment.

« Pourquoi avoir choisi cette vie ? »

J’haussais un sourcil.

« Ne vous en faites pas, votre fils restera en vie. »

Elle a jeté un coup d’œil à mon écran d’ordinateur.

« Prenez soin de mon bébé. S’il vous plait. »

Si sa voix était froide jusqu’à maintenant, sa dernière phrase est pleine de douceur et d’amour.

« Je connais mon travail. » fut tout ce que je trouvais à répondre n’étant pas une adepte des mots gentils ou autres.

Je n’ai jamais été douée pour rassurer les gens. Elle m’avait fait un bref sourire avant de me laisser seule.

Le vendredi soir fut calme, un diner en famille et soirée DVD. Je les observais, une partie de moi les enviait. Je n’avais jamais connu cela. Avoir une famille, c’est dans ces moments que mon père me manquait. Je n’ai que quelques souvenirs de lui mais je me souviens de sa tendresse et de son amour.

Le samedi après-midi, ils avaient prévu d’aller au cinéma aller voir Piranha en 3D. Alors, je les avais suivis. J’avais un mauvais pressentiment concernant cette sortie, mais je pouvais me tromper, j’espérais me tromper. Bien entendu, je pris mes armes. Je ne les quittais que rarement.

Alors qu’ils discutaient joyeusement devant le cinéma avec leur bande d’amis qui me paraissaient bien inoffensive, je repérai des types bizarre et là jje sus qu’il y allait avoir de l’action. Ces deux hommes ne m’avait pas vue, j’avais toujours mon casque sur la tête. Ils n’ont pas l’air d’être des amateurs. J’appelais Wesley pour lui dire d’envoyer une équipe de nettoyage qui arriverait dans deux heures. Puis il ne valait mieux pas que je les croise. Je les trouvais trop planqués et lâches.

Je m’en sortirais seule, ils n’étaient que deux. Je pensais que le grand chef de cette organisation ne savait pas qu’Edward était sous protection, ce qui me facilitait la tâche, bien qu’après cette journée, ils sauront qu’il est protégé. Je n’avais pas prévu pour ces deux-là, une fin heureuse. Moi non plus, je ne devais pas me faire voir, on ne sait jamais à qui l’on à faire surtout quand ce sont des pros.

Edward, Jasper et ses amis entraient, les deux hommes aussi. Je pris ma place au fond juste derrière les deux types. Pour eux, j’étais juste une ado normale. Ils ne me disaient rien. Le film commençait, ils ne bougeaient pas. Bizarre, je l’aurais eu pour cible, il serait déjà mort… Encore deux doués de la vie…

Si eux ne bougeait pas, moi oui. Je me penchais vers eux.

« Bon les mecs, soit vous rentrez chez vous tranquillement et sans bobos, soit et bien je vous éclate la tête. »

Je leur souris de toutes mes dents. Bien sûr, ils n’avaient pas choisi la première solution et bien sûr, je m’en suis réjouis. Ils se sont levés ensemble pour se retourner vers moi qui m’était assise confortablement. J’avais des doutes quant à leurs efficacité à sortir les armes mais c’est bon, je suis rassurée, ils me menaçaient.

« Bou, maman, j’ai peur… » me moquais je

Je ne leur laisse pas le temps de faire quoi que ce soit, je donne deux coups de pieds pour les désarmer. Je m’attaque à celui de gauche en lui mettant un bon crochet du droit, touchant son nez, et ça fait très mal. L’autre arrivant derrière moi, je lui envoie mes deux pieds, prenant appui sur le premier.

Heureusement que pendant le film, il y avait pleins d’actions et de cris, d’ailleurs il n’y avait que ça. Ce qui m’a aidé à ne pas me faire démasquer pendant que je me battais avec ces deux clowns. Malgré que j’aimais me battre, ils commençaient à m’énerver sérieusement. Je ne pouvais utiliser mes armes, elles feraient trop de bruits. Par contre, j’avais repéré leur armes avec des silencieux. Celui que j’avais poussé s’était retrouvé au sol, je mis un coup de poing bien placé dans celui qui était debout avant de me jeter sur l’autre afin de lui éclater la tête contre les marches. Son arme était tombée non loin de nous, je la pris et rapidement, je mis une balle à celui dont j’avais explosé ses parties génitales. Malgré l’obscurité, j’avais bien visé et tiré en plein cœur. Il était tombé dans une rangée. Alors que l’autre se remettait doucement, je m’étais accroupie à ses côtés.

« Vous auriez dû choisir la première solution. Maintenant, va t’assoir. » lui ordonnai-je

Je passais derrière lui, le menaçant toujours. Il avait enjambé son collègue mort. Je m’étais penchée derrière lui, lui murmurant à l’oreille.

« Dis bonne nuit. »

A ce moment j’avais appuyé sur la détente, lui logeant une balle dans la tête. Je reposais l’arme sur le cadavre. Heureusement que j’avais mis des gants. Ne pas laisser de trace. C’est la première règle que j’ai apprise en entrant à l’institution. La deuxième était la discrétion. Je regardais enfin ce qu’il se passait dans la salle de cinéma. Personne ne s’est aperçu de rien. Heureusement parce que je n’avais pas fait attention à eux. Je finis de regarder le film n’ayant strictement rien compris.

Le retour fut plus calme. J’avais informé Wesley. Maintenant, nous devrons être deux fois plus prudents. Ils se douteront qu’il est protégé quand ils ne les reverront pas revenir.


Et voilà ! Alors, Esmé, vous en pensez quoi ?

 

Chapitre 8 : Diaz

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Le retour fut plus calme. J’avais informé Wesley. Maintenant, nous devrons être deux fois plus prudents. Ils se douteront qu’il est protégé quand ils ne les reverront pas revenir.

Les deux Cullen n’avaient rien vu. Ni personne d'autre. Le reste de la soirée s'est passé calmement. J'ai enfin pu dormir une fois que ces messieurs étaient couchés.

Le lendemain, madame Cullen vient me voir avant que je ne parte.

« Bonjour Miss. »

« Bonjour madame. Un soucis ? »

Je jetais un bref coup d'œil à mes écrans.

« Non tout va bien, je voulais savoir si tout s'était bien passé, et qu'il n'y avait pas eu de problème. » demanda-t-elle avec une légère pointe d'autorité qui ne plaisait guère.

« Je crains madame que cela ne vous concerne pas. » répondis-je assez froidement.

Je ne vois pas en quoi cela la regarde. De plus, il va falloir qu'elle se rentre dans le crane que je ne suis pas un de ses employé bossant dans sa boite. Je pourrais la tuer en deux secondes et ça, elle n'a pas l'air de s'en rendre compte. Je ne mêle pas de ses affaires, moi ! Et la femme d'affaire dans toute sa splendeur s'énerve. Elle s'avance vers moi me pointant du doigt. Je rêve ou elle me menace ? J'haussais un sourcil attendant de voir ce que cette femme allait me dire.

« Écoutez-moi bien jeune fille, je vous paye donc j'exige de savoir ce qu'il s'est passé ! Et les détails ! »

Oula Madame est en colère. Je me bougeais pas.

« Maintenant !!! » hurla-t-elle

Je soufflais pour ne pas m'énerver avant de répondre. Je canalisais mon énervement, après tout, c'est elle qui me paye...

« Je pense MADAME que vous allez en premier baisser votre main, parce que je n'ai peut-être que dix-neuf ans mais j'ai plus de meurtres à mon actif que vous aurez de bougies sur votre prochain gâteau d'anniversaire et cela fait beaucoup... » Je lui fais un sourire hypocrite « Sans vouloir vous vexez. De plus je m'en voudrais d'abimer une personne innocente. »

Elle baissait enfin son doigt se rendant compte de qui elle a en face d'elle, enfin je crois, et je l'ai surement douchée par rapport à son âge.

« Bien. »

Je me retournais et finissait mes bagages.

« Vous ne m'avez pas répondu. » dit-elle reprenant son ton de femme d'affaire.

Chasser le naturel, il revient au galop...

« Vraiment ? » me moquai-je sans la regarder

Je bouclais mes dernières affaires et me retournait vers elle.

« Je n'ai rien contre vous madame mais la seule chose importante pour vous, c'est la vie de votre fils et sa santé, ce qui se passe derrière vous ne vous regarde pas. » dis-je fermement

Je la fixais le plus sérieusement possible.

« Je protègerais votre fils même si je dois mourir. » dis-je le plus sérieusement du monde.

« Bien. »

Elle me fit un bref sourire - légèrement crispé - avant de partir.


Alors que j'attachais mon sac sur ma moto, une personne s'approcha de moi, je posai ma main sur mon arme accrochée à ma ceinture prête à m'en servir.

« Euh, pardon, vous êtes mademoiselle Swan ? » demanda un homme d'une voix mal assurée

Je me retournais vers lui, ma main n'ayant pas bougé.

« Je ne vous veux aucun mal. » m'informa-t-il voyant mon arme.

Et moi, je le vis déglutir fortement.

« Vous êtes ? »

« Oh pardon, je suis Carlisle Cullen, le mari d'Esmé. »

Il restait en silence devant moi, je le voyais gêné mais ne faisait rien pour l'aider. Au moins, un qui a peur de moi.

« Vous désirez ? Ils vont partir et je ne veux pas les quitter. » demandai-je, moi et la patience cela fait deux.

« Oh pardon. Je voulais excuser le comportement de ma femme, elle peut être parfois dure et très protectrice quand il s'agit de son fils. Il est tout ce qui lui reste de son défunt mari. Le père d'Edward. »

« Bien. »

Je montais sur ma moto et la démarrait.

« Et Monsieur le PDG, La protection, c'est MON domaine. Dites-le à votre femme. »

« Merci mademoiselle. Pour tout. »

Après un bref signe de tête, je partis.


Les jours suivants furent calmes. Trop calme. Je m'étais presque ennuyée sauf qu'un coup de téléphone a tout changé.

« Bella, les ennuis arrivent. Arrange-toi pour qu'il ne sorte pas de sa chambre. Tu as de la visite. On est là dans quinze minutes mais ils seront là avant. » m'informe Wesley. « Par l'aile ouest, ils sont cinq. Je pense qu'ils vont aller dans sa chambre. Ne les laisse pas approcher. »

« Ok. J'y vais. »

Une fois armée rapidement et mes armes cachés sous mon manteau, je sors de ma chambre. Merde. Les deux Cullen ! Fait chier.

« Et bien jolie Lune. » Jasper, qui d'autre « Ce n'est pas bien de vouloir sortir alors que le couvre-feu est dans cinq minutes ! »

Je le toise rapidement faisant une légère grimace.

« Je vais fumer, cela te pose un problème ? »

« Tu ne fumes pas. » a répondu Edward.

Je crois qu'on a vraiment inversé les rôles, c'est LUI qui me suit. En plus, ces deux messieurs se tiennent près de la fenêtre et bien sûr par là où arrivent les visiteurs... Youpi, il va se faire tuer et sous mes yeux. Le pire, je ne pourrais rien y faire, mes cauchemars prennent vie...

« TOUT LE MONDE DANS VOS CHAMBRES ! »

La douce voix de la surveillante. Finalement elle... Hop hop hop... retour en arrière, ce n'est pas UNE mais UN. Je le regarde alors que lui fixe Edward avec insistance mais Cullen ne semble pas s'en apercevoir, vu qu'il parle avec son frère.

« MAINTENANT ! » hurle-t-il vu que personne n'a bougé.

« Bonne nuit jolie Lune. »

Jasper m'embrasse sur la joue avant de retourner dans sa chambre. Edward en fait autant. Je fixai le surveillant, voulant être sûre que c'est bien un tueur. J'ai la confirmation quand il se retourne brusquement vers moi, les pans de son blouson se sont légèrement ouverts.

« Un soucis mademoiselle ? » me demanda le 'surveillant'.

« Moi j'en ai pas mais vous si. » dis-je gentiment

« Je vous demande pardon ? »

« Je croyais que le règlement interdisait toutes armes dans le lycée... » demandai-je innocemment, cachant au passage les miennes.

« Tu es bien une petite curieuse. Allez, file dans ta chambre avant que je ne te mette en retenue. »

Ce type n'est pas idiot, il commence à comprendre, de plus, il fixe régulièrement la chambre d'Edward. Un avantage pour moi, la fenêtre de la chambre d'Edward ne donne pas sur la forêt, mais sur les terrains de tennis qui sont clôturés et trop haut pour qu'on puisse les escalader. Donc les tireurs d'élite sont hors course, ils se feraient repérer à peine un pied dans l'enceinte de l'établissement, merci aux caméras.

« Et si je refuse ? » demandai-je

« je crains qu'il ne t'arrive des problèmes. »

Je le vois sortir son arme, j'en fais autant. On se défie mais personne ne tire.

« Une petite fille pour le défendre. IL vous recrute au berceau ? Pitoyable. » grimaça le 'surveillant'

Il me détaille un court instant.

« Faites attention les mecs, il y a une légère complication, mais elle est maitrisée. » dit-il à son oreillette

Erreur chéri, personne ne me maitrise !

Je n'entends pas ce que ses complices lui répondent mais vu son sourire sadique, ils ne doivent pas être loin. Il faut que je gagne du temps. Je ne pourrai pas en venir à bout toute seule. Le corps à corps, très peu pour moi, c'est Alice la pro dans le genre ! Bien que j'aie du mal à comprendre comment une aussi petite fille peut mettre n'importe qui par terre en moins de dix minutes !

« Tu te sens fort, tes petits chéris arrivent ? Vous êtes combien pour le tuer ? Cinq ? Six ? »

Il grimace au dernier mot.

« Six ?  ouah, tout ça pour tuer un adolescent ? Et c'est nous qui sommes pitoyables ? En tout cas, c'est une jolie arme. Bien que je la trouve trop prétentieuse. »

Il n'a pas le temps de répondre qu'une personne passe par la fenêtre. Je sors rapidement ma deuxième arme vu que l'autre est occupé pour son complice que je menace aussi. Le deuxième n'a pas son arme en main.

« Swan ? Comme on se retrouve. »

« Jolie cicatrice Diaz. Comment vas-tu depuis le temps ? »

« C'est toujours un plaisir de te voir, et encore plus ce soir parce que tu vas enfin crever et aller retrouver ton cher père ! »

Je failli tirer au moment où il parlait de mon père. Ça me met toujours dans une rage folle. Par contre, je n'ai pas loupé le regard vers la fenêtre, où ses complices devaient surement le rejoindre.

« Oula, énervée la petite fille. Remarque, tu vas aussi aller rejoindre ta mère. »

Il regardait encore par la fenêtre.

« Tu attends quelqu'un ? Je crois qu'eux aussi ont rencontré quelques difficultés. »

J'ai vu Diaz se déplacer vers la porte d'Edward.

« N'y pense même pas ! » le menaçai-je toujours.

PDV ?

Une fois la porte de ma chambre fermée, j'avais attendu quelques minutes avant de la ré-ouvrir discrètement et ce que j'avais vu m'a sidéré. J'ai vu Bella et cet homme se menacer avec des armes. Des VRAIS ! Comme dans les films. Le truc bizarre, j'ai vu ma voisine de chambre nullement apeurée. Logique, elle tenait elle aussi une arme et pas petite. Je voyais Bella lui parler calmement et lui avait l'air en légère difficulté. Maintenant, je me méfierai de la jolie brune.

Un autre homme était entré, elle a l'air de le connaître, lui pourrait me voir, je n'étais pas loin, il ne tenait pas d'armes dans ses mains mais elle était quand même sur lui. Je refermais un peu plus ma porte mais je pouvais toujours entre voir ce qu'il se passait. Apparemment, la famille de Bella est morte et cela n'a pas l'air de lui faire plaisir qu'on lui rappelle. Alors que Bella et l'homme commence à se battre, je voyais le troisième se déplacer, je fermais ma chambre et m'éloignait au maximum de cette porte. Aller dans la salle de bain semblait une bonne idée...

PDV BELLA

Je vois le « surveillant » faire un geste pour me frapper, enfin surtout me désarmer, envoyant mon arme loin de nous. Pour nous retrouver à égalité, j'en ai fait autant, avec beaucoup plus de mal, Alice pourquoi tu n'es jamais là quand il faut... Une fois tous les deux désarmés, on a commencé à se battre, j'esquivais au mieux ses coups mais j'étais en difficulté. J'ai bien vu Diaz entrer dans la chambre d'Edward.

A ce moment, le « surveillant » m'a plaqué au sol. La vache ça fait vraiment mal. J'ai réussi en rampant à prendre la table basse et l'assommer sur l'homme. Je me suis précipitée dans la chambre d'Edward et heureusement, il est sous la douche, Diaz s'apprêtait à tirer à travers la porte, je lui ai fait un placage, pour nous retrouver tous les deux au sol dans un grand fracas.

Sûrement alerté par le bruit, Edward a voulu sortir, mais la porte s'ouvrant vers la chambre, j'avais réussi à la re-claquer fortement, l'enfermant dans la salle de bain. Et vu le boom produit, j'ai pas dû lui faire du bien. Diaz avait réussi à me balancer contre le mur et se jetait sur moi pour me frapper, j'ai réussi à rouler un peu sur le côté pour esquiver, j'en avais profité pour lui mettre un bon coup de genou bien placé dans son service trois pièces.

Je connais bien Diaz, très bon combattant, il était ami avec Wesley mais quand on a ouvert la partie garde du corps, Diaz n'a pas aimé et a préféré foutre le bordel et partir, c'est ce jour-là que je lui ai fait sa cicatrice à la joue. Il ne devait pas nous trahir, lui qui voulait juste tuer les pourris. Maintenant, c'est lui le pourri.

Je sais qu'au combat, je ne le battrais pas, Alice ou Emmett le pourrait. Par contre, il fallait que j'arrive à récupérer son arme qui est non loin de la porte. Alors qu'il était plié en deux à cause de mon coup bas, j'en profitais pour prendre son arme mais lui aussi était rapide, avait récupéré un couteau caché et me l'a envoyé pendant que je me retournais, il m'a envoyé le couteau dans la cuisse. Je ne réfléchis pas et tua le frère de Wesley. Le couteau me fait super mal, je me laisse glisser au sol.

J'étais toujours derrière la porte de la salle de bain quand Alice était entrée en courant vers moi. La porte où Edward était caché s'ouvrit encore, sauf que cette fois, c'est Alice qui avait mis un bon coup dedans. Il allait peut être comprendre qu'il ne faut pas sortir. Les mecs et leur instinct de survie... Zéro !

« Pas beau ça... » souffla-t-elle

« Les autres ? » demandai-je

« Maitrisé. T'occupe. »

Elle regardait le corps à coté de nous.

« J'ai pas eu le choix. » soufflai-je

« Je m’en doute. »

Alice m'aidait à me relever alors que Wesley entrait, son regard se posa sur le corps de son frère. Fox est venue m'aider.

Je passais à coté de mon boss.

« Pardon. » soufflai-je

Il ne m'avait rien répondu. Que répondre ? C'était son frère, sa chair, son sang et moi je l'ai (l’avais) tué.

« Faut aller voir Edward, il doit être surement amoché. » répondis-je

« T'en fait pas, il est en vie et grâce à toi. » me rassurait mon 'amie' Alice

« Mais cette fois, il y a eu des pertes. »

« Le principal est ton protégé. » me rassurait Fox « Wesley s'en remettra. »

Les filles m’emmènent dans ma chambre.

« La blessure est profonde, tu auras des jolis points de suture. » m'informe Fox

Je grimaçais. Une heure plus tard et une anesthésie locale plus tard, me voilà recousue.

« Jolie cuisse Bella ! Mais t'en fait pas ça fait viril les cicatrices ! » se moquait Emmett

« Comment va Edward ? » demandai-je

Je ne l'aimais pas, certes, mais je m'inquiétais pour lui.

« Je n'ai qu'une chose à dire. » soupira Emmett « Vous êtes des grosses brutes les filles ! » rajouta-t-il un grand sourire

« Alors que toi tu fais les choses en finesse, on sait. » soufflait Alice

« Les dégâts ? » demandait Fox

« Une bosse sur le front et un saignement de nez. Mais pour le moment, il dort et demain il n'aura qu'une gueule de bois. J'espère seulement qu'il ne posera pas trop de questions. »

« On l'a empêché de sortir de sa chambre plusieurs fois, à ton avis, petit génie ? » dis-je sarcastique

« Sa mère a été contactée, elle l'appellera à la première heure demain. »

Je baillais malgré moi mais la soirée n'était pas finie. Wesley était resté dans ma chambre alors que les autres partaient. Aucun de nous deux ne parlait. Ma culpabilité montait de plus en plus en moi, je voyais le visage triste de mon boss et je m'en voulais terriblement pour ce que j'avais fait. Moi aussi j'ai eu une famille et la voir morte est un déchirement pour moi. Pourtant, je n'arrivais pas à garder ces sentiments en moi, à les canaliser, c'est comme si je ne gérais plus mon corps, comme si je ne me contrôlais plus, et j'ai horreur de cela.

« Tu as fait ce qu'il fallait. »

« J'aurais dû trouver un autre moyen... » soufflai-je

« Il t'aurait tué. C'était soit lui soit toi. Et aussi cruel que cela soit, je préfère que ce soit lui. »

Je le regardai choquée. J'aurais pu sauver mon père je l'aurais fait, si je pouvais revenir en arrière, je le ferais, il était ma famille, la seule personne qui comptait à mes yeux. Il était mon univers.

« Je sais que tu as du mal à comprendre, mais avec le temps cela viendra. »

Je restai sans voix. Je ne sais pas si un jour je pourrais comprendre la froideur de mon boss. Moi qui me croyais dure dans mes sentiments, lui l'est encore plus.

« Il y a une différence entre mon frère et ton père Bella.  Je sais que tu penses à lui. »

Wesley est le seul qui connait ma vie, celle d'avant, Fox doit surement l'être aussi mais ce n'est pas moi qui le lui ai raconté. Le jour où j'en reparlerai ça sera à une personne en qui j'ai entièrement confiance ; une personne que j'apprécierai énormément.

« Laquelle ? »

« L'amour. » a-t-il soufflé

L'amour ; sentiment que j'ai du mal à garder en moi, je rejette cet amour que les autres veulent me donner, je ne veux pas être faible. Mais est-ce être faible que d'aimer ? Est-ce que cela me rend faible d'aimer mon père malgré sa mort ?

« Tu n'aimes pas ton frère ? » demandai-je réellement curieuse

Pour toute réponse, il m'a embrassé sur le front avant de me laisser. Il se dirigeais vers la porte.

« Demain tu te reposes, nous veillerons sur Cullen »

« Bon débarras. » soufflai-je avant de bailler une énième fois

« Dors !!! » m'ordonne-t-il avec le sourire


Voilà encore un peu de bagarre, je m'essaye à l'action et les passages ne sont pas toujours facile à écrire, alors vos critiques sont les bienvenues !!!

Et ce PDV mystère, une idée de qui cela peut être ?

Et Esmé, vous en pensez quoi ?

A bientôt

Chapitre 9 : Edward

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Voilà quelques jours de passés, et je vais enfin pouvoir sortir de cette chambre, non pas je ne n'aimais pas être inactive mais... Enfin si je DETESTE rester inactive ! C'est quelque chose que j'ai en horreur. Il est vrai que j'aurais pu faire le ménage mais de là à me faire toucher un balai, faut pas non plus pousser. Le dernière fois que j'ai dû en toucher un c'était il y a pratiquement six mois, avec Alice nous étions en infiltration dans un grand hôtel et qui a-t-il de mieux que des femmes de chambre pour passer partout et tuer qui bon lui semble... Un vrai carnage.

Bref, rien de bien passionnant pendant ces quelques jours à part la visite de Jasper qui m'a gentiment amené mes devoirs. Au début, j'ai lutté pour ne pas le laisser entrer dans ma chambre mais j'ai abdiqué au bout d'un quart d'heure de tambourinement incessant à ma porte. Puis, il valait mieux qu'il entre sinon j'aurais été capable de lui mettre une balle dans la tête. Et pauvre Esmé si j'avais fait du mal à un de ses « bébés ». Elle a à moitié gueuler sur Wesley pour savoir s'il allait bien. Elle n'a vraiment pas froid aux yeux cette femme, bien que son instinct de survie soit nul.

« Tiens la grande malade ! » m'a-t-il dit en souriant « Tes devoirs ! »

Bien sûr, j'ai grimacé ce qui l'a fait beaucoup rire. Il n'a pas vu ma blessure à ma cuisse vu que j'étais cachée sous ma couette.

Je n'avais jamais vu un mec aussi bavard. Il m'a raconté que Edward s'était fait agressé dans sa propre chambre ! Je n'aurai pas employé le mot agressé mais bon chacun son point de vue.

Je l'ai juste regardé en haussant un sourcil.

« Je sais qu'entre toi et mon frère c'est le grand amour mais tu pourrais avoir de la compassion pour lui ! » s'offusqua-t-il

Là encore, j'ai haussé un sourcil. Il a secoué la tête tout en gardant son putain de sourire en coin. Bordel c'est de famille ? Si je n'étais pas blessée, je lui sauterais dessus.

« Pardon, j'oubliai, Bella n'aime personne ! »

Il faut que j'arrête de l'approcher, il me cerne un peu trop bien à mon gout.

« Comment se fait-il que tu aies ces cours, tu n'es même pas en classe avec moi ? » demandai-je regardant mes devoirs.

« Mais voyons, j'ai fait dix fois le tour des bâtiments pour courir après tes devoirs, tu me manquais trop ! Je voulais te voir. »

Je croisais mes bras sur ma poitrine, en soupirant et toujours en haussant un sourcil.

« OK. » souffla-il blasé. « Edward a pris tes devoirs. »

« Ferais-je peur à ton frère pour qu'il n'ose venir me voir ? » me moquai-je

Enfin un homme sensé dans cet endroit.

« Tu aimerais bien ! » m'avait dit Jasper son visage proche du mien

Et la bien sur la porte de ma chambre s'est ouverte sur Alice.

« Bah voilà, elle est malade et elle drague. Le pauvre, tu veux lui refiler tes microbes... Tu ne dois pas l'aimer... »

Si j'avais envie de me retrouver le tête par terre, je me lèverais pour l'attaquer... Elle sait que son physique est à mon goût... Jasper s'est reculé de moi pour détailler mon amie, toujours aussi bien habillée. Elle porte un Jean presque serré et troué au genou, des converses et un tee-shirt noir délavé avec marqué Coca-Cola© en rouge devant. Un sourire en coin est apparu sur mes lèvres. En attendant, le beau blond à mes côtés ne la lâchait pas du regard.

« Jasper, Alice, Alice, Jasper. »

Jasper en mode séduction, se leva et fit un baisemain pathétique à Alice qui pouffa de rire et retira sa main avant que les lèvres de Jasper n’aient pu atteindre sa peau.

« Ouah, et ça marche avec les filles ? » se moqua-t-elle « Trouve autre chose si tu veux que j'écarte les cuisses. » a-t-elle rajouté sur un ton peu aimable.

« Bella a bien succombé à mes charmes... »

J'ai vu le sourire carnassier qu'elle a fait.

« Oui, elle m'a dit et a ce qu'il parait c'est pas fameux là-dedans ! »

Bien sûr, la main d'Alice vint se poser sur l'entre jambe de Jasper qui a légèrement grimacé...

« Il faudrait t'entrainer chéri... » se moquaa-t-elle

Elle l’embrassa rapidement sur la joue, sa main n'ayant pas bougé de place.

« Maintenant, si tu voulais bien sortir. »

Elle le congédia simplement d'un geste de la main ; il n’avait pas le temps d'en placer une.

« Tu crois que j'ai été méchante avec lui ? » me demanda-t-elle une moue accrochée à ses lèvres.

Elle n'attendait pas de réponse et s'est mise à rire seule.


J’étais installée dans l’herbe avec mon ordinateur, faisant semblant de travailler alors que je surveillais Edward un peu plus loin, quand Jasper vint me voir.

« Dis-moi ma petite Lune, tu n'aurais pas le numéro d'Alice ? »

« Si. »

« Tu veux bien me le donner ? »

« Non. »

« Pourquoi ? »

« Parce qu'elle ne décroche pas aux numéros qu'elle ne connait pas. »

« Dis-lui que je vais l'appeler. »

« Non. »

« Allez Bella, s'il te plait ! » me supplia-t-il

« Non. » ai-je répondu sans le regarder

« Pas cool. »

« Mais la vie est injuste, chéri. » dis-je d'un ton plus froid que je ne l'aurai voulu.

Ils ne connaissent rien de la vie, rien de ce qu'est le vrai monde. Leur seul souci est d'avoir le numéro d'une fille et de savoir s'ils vont la baiser le soir même. Ils ne se sont jamais pris de claques dans la figure, jamais une difficulté ne leur a paru insurmontable, jamais ils n'ont été obligés de se relever même s'ils n'en avaient pas envie, jamais ils n'ont dû se battre pour leur vie, pour leur survie. Ils ne connaissent rien.

Je le vois méditer sur mes quelques mots.

« Tu es vraiment différente, quelque chose de bizarre, mais tu as une maturité au fond de tes yeux. »

« Ouah... Et tu as trouvé cela tout seul ? » me moquai-je pour ne pas montrer mon trouble

« Euh... Non, Edward m'a fait la remarque. » dit-il tout penaud

Contre toute attente, j’explose de rire. Je me retenais de me rouler par terre, j'ai quand même ma dignité. Et du coup, je n'avais pas vu mon protégé venir s'assoir près de nous.

Bella, t'es vraiment nulle !

« Je ne te savais humoriste petit frère ! »

« Moi non plus... Mais ma petite Lune... » continuait Jasper

« Lune ? »

« Une longue histoire... Bref, donne-moi son numéro. Puis, sinon je te pique ton portable et tu ne pourras rien y faire ! » dit-il plaisantant

Je le détaillais, il y avait quelque chose de bizarre dans sa voix, comme si elle n'était pas sur et chevrotante. Ce n'est pas son genre. Je devais me faire des idées, je deviens parano à force de les surveiller.

« Non. » répondis-je pour la énième fois « Puis, je ne savais pas que tu aimais bien les filles qui te broyait les couilles... » me moquai-je

Edward le regarda attentivement avant de lui demander des explications, j’en profitai pour me barrer. M'éloigner d'eux était le plus sain pour moi, l'un, parce qu'il me comprend un peu trop et l'autre parce qu'il me sortait par les yeux tout simplement, pourtant cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas pris la tête. Mais bien sûr, pendant les cours suivants, il m'avait envoyé un mot, moi qui était tellement passionné par le cours.

As-tu vu quelqu'un le soir de mon agression ?

J'avais juste jeté son mot.

Ta chambre est à côté de la mienne, tu as peut-être vu ou entendu quelque chose ?

Coriace... Je décidais de lui répondre, il me laisserait peut-être tranquille après cela, mais c'est bien mal connaitre les ados normaux. Ils n'ont que cela à foutre, me faire chier...

Migraine, somnifère, dodo. Lui ai-je répondu.

Je retenais mes grimaces d'énervement, il me sortait de plus en plus par les yeux. Non content de me suivre, il veut tout connaitre. Sa mère apparemment n'avait pas été assez stricte avec lui. J'allais devoir m'en mêler.

Mais tu aurais pu avoir repéré quelque chose d'anormal ?

J'avais froissé son mot pour lui balancer en pleine tête. C'était soit cela, soit c'était mon poing. Et là, je me serais fait vraiment tuée. Je l'ai déjà amochée une fois...

Je marchais tranquillement dans le couloir quand je me retrouve plaquée contre un mur, je commençai à prendre les poignets de mon « agresseur » pour les dégager de moi afin de lui mettre un bonne correction, j'ai dû non seulement desserrer ma prise sur ses poignets mais j'avais dû aussi rebaisser mon genou qui commençait à partir quand j'ai vu ses yeux verts me fixer avec colère. Si j'oubliais où je me trouvais, j'aurais trouvé cette situation risible, mais je n'avais rien fait. J'ai juste attendu que se petite crise passe.

« Ne t'avise plus jamais de faire ça ! Je t'ai juste posé une question. » avait-il dit avec hargne.

Ouah et tout cela pour un malheureux morceau de papier ? Bon d'accord, je lui avais envoyé dans l'œil... Mais bon.

« Mais bien sûr, Ô grand maitre, je me prosternerais sur votre passage aussi. » dis-je moqueuse pas du tout impressionnée.

Je le vois serrer la mâchoire, se retenant sûrement de me frapper. L'aurais-je mal jugé, aurait-il des couilles... Au moins, je le préfère comme ça, en colère, il a quelque chose d'excitant.

« Ne fait pas ta maligne. Je n'ai qu'à dire quelques mots et tout le lycée s'en prendra à toi ! »

Alors là, je ne pus que rire. Perdu, il se recula.

« Parce que tu crois sincèrement que cela m'intéresse ou me fait... Peur ? Réagis Cullen, vous n'êtes rien. » dis-je avec hargne « Mais vas-y, envoie tes chiennes en chaleur à mes trousses. Au moins, ça sera distrayant. Par contre, je ne garantis pas leur survie. »

Pendant mon petit discours, on avait inversé les rôles, c'est lui qui se retrouvait collé au mur et moi face à lui sans le toucher. Notre petit public n'avait pas bougé. Je ne prêtai guère plus d'attention à Cullen, que je me dirigeais vers mon cours suivant. Mais quand une journée commence mal, elle finit mal. Miss perfection Rosalie se plante devant moi. Miss Perfection qui s'envoie Edward Cullen et cela assez souvent. J'en aurai vomi à force de les entendre.

« Je t'interdis de parler comme ça à Edward ! »

En plus, elle a eu le culot de me menacer avec son ongle manucuré. Je me pousse juste pour éviter la confrontation, j'aime ça me battre, chercher la merde mais seulement quand l'adversaire en vaut la peine. Edward en vaudrait-il la peine ? Peut-être, sujet à débattre.

« Oh je te parle ! » hurle-t-elle tapant du pied

Je me retourne légèrement.

« Wouaf ! » avais-je répondu moqueuse

Cela l'a touché vu sa crise de colère. Finalement, la journée finissait bien.


Chapitre plus court mais c'est tout ce que j'ai à vous offrir. Vous pensez quoi de Rosalie ?

 

Chapitre 10 : Rosalie

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Pourquoi fait-il aussi mauvais ? J'aime pas la pluie !

« Bordel Swan, arrête de claquer dents ! On va nous repérer ! » grimaça Emmett à mes côtés.

« Tu peux parler, Monsieur j'ai un vison sur le dos ! Je suis habillée comme une pute ! » râlai-je « Bordel il fout quoi ! »

« Il arrive. » souffla Emmett après quelques minutes à attendre dans une ruelle. « Prête ? »

J'ai hoché la tête, il m'a pris fortement par le bras et m'a tiré hors de la ruelle assez fortement me faisant me casser à moitié la figure.

« On reprend ça quand tu veux chérie » ! » a-t-il braillé assez fort pour que notre homme nous entende.

Je fais semblant de me recoiffer, alors qu'Emmett m'a mis une tape sur le cul avant de se diriger vers sa voiture. Je l'avais entendu dire pour lui-même mais assez fort pour que « nos clients » l'entendent que j'étais « une bonne chienne qui baisait à tous les coins de rue. ». Il n'a pas fallu longtemps aux hommes pour venir me voir.

« Vous êtes très belle mademoiselle. » me dit leur chef

« Merci. » répondis-je en l'aguichant.

« Vous n'êtes pas un peu jeune ? »

« J'ai dix-huit ans, Monsieur. » dis-je mentant sur mon âge.

Puis après tout, quelle femme ne le fait pas ?

« Parfait. Emmenez-là. » dit-il à ses gardes.

« Où ça ? » avais-je dit paniquée

« Tu vas voir chérie, tu vas adorer. » m'a-t-il dit frôlant le bandana qui me servait de haut.

Je les ai suivis sans rien dire jusqu'à ce que nous arrivions dans un motel assez miteux. Ils m'ont poussé dans une chambre. Je savais qu'Emmett me suivait. Je me retrouvais seule. Merde ! Cela n'était pas prévu.

« Saucisse ? » entendis-je dans mon bracelet

« Je suis seule. »

« Merde. Très bien, tu attends, je reste planqué, Wesley le veut mort mais il veut les filles en vie. Mais il faut les trouver. Elles ne sont pas ici. »

« OK. »

Une heure plus tard, j’entendis des cris, cris d'une fille qui se débattait. Je pense que celle-là ne voulait pas faire partie du trafic d'humain de ce porc. J'étais dans la salle de bain quand la porte de la chambre s’ouvrit violemment pour y pousser une jeune fille blonde qui s'est lamentablement s’écrasa lamentablement la tête la première au sol. La blonde s'était précipitée (se précipita) sur la porte en hurlant.

« MAIS LAISSEZ-MOI SORTIR ! »

Je restais planquée quand la salle de bain, l'observant. Non seulement cette fille me pourrit la semaine mais en plus, elle se retrouve enfermée avec moi. Mais qu'ai-je fait de mal à Dieu ? Si ce n'est de lui remplir le ciel d'hommes mauvais ?

« JE N'AI PAS D'ARGENT ! »

« LA FERME SALE PUTE ! Où tu vas, tu n'en pas besoin ! » ricana un homme derrière la porte.

Je murmurais à mon micro.

« Plus seule. Rosalie, elle est au lycée avec moi. »

« Ok. »

« Faut se barrer. On le tue, la mission 'voiture' ne doit pas être compromise. » murmurai-je

Voiture est le nom de code de la mission Edward Cullen.

« J'en tue quelques-uns et j'arrive. »

« Il y a quelqu'un ? » demandait Rosalie.

« Je serais tentée de te dire non mais malheureusement oui, je suis en face de toi. » dis-je sortant de ma cachette habillée comme une pute.

« Bella ? Pute ? »

« Ouah, tu te fais kidnappée et tu cherches un job ? » me moquai-je

« Kidnappée ? Tu rigoles ? C'est pas possible. Ils m'ont juste demandé mon âge et deux mecs m'ont embarquée !!! » hurlait-elle à moitié hystérique.

« FERME-LÀ ! Ou je te gifle. »

Elle s’assit en sanglotant.

« Fais gaffe Barbie, ton maquillage va couler ! Faudrait pas abimer ta jolie robe de créateur. »

Ses pleures redoublèrent. Génial.

« C'est une fausse. » Je la regardais incrédule. « Ma robe. » rajoute-t-elle voyant ma tête perdue

Je ne répondis rien. Ma curiosité était piquée mais je ne montrai rien.

« Comment tu fais pour rester si calme ? » rajouta-t-elle alors que je n'avais pas bougé.

« Où étais tu pour te faire enlever ? » demandai-je

« Tu es une pute. »

« Si cela te fait plaisir de le croire. » haussai-je les épaules.

Nous retournions dans un silence. J'attendais juste le signal pour qu'on se barre de cet enfer. Je réfléchissais à comment ne pas me faire démasquer par la reine des garces.

« Où vont-ils nous emmener ? »

« Surement nous vendre au plus offrant. »

« Comment peux-tu être aussi insensible ! »

« Bordel, ferme-là ! » m'énervai-je

Mais que foutait Emmett ! Je vais la tuer, mais avant je vais la torturer. Même pas une demi-heure que je la supporte et j'ai déjà envie de la balancer par la fenêtre.

En me concentrant, j'ai pu entendre au loin des bruits de bagarres, la porte avait fini par voler pour laisser apparaitre Emmett.

« Ah ! Ne me faites pas de mal ! » braillait Rosalie toujours au sol alors qu'Emmett lui prenait le bras pour la relever.

« Tais-toi. » a-t-il dit d'une voix autoritaire.

Je trouvais mon « ami » vachement impressionnant quand il faisait son chef. Quasiment autant que Wesley, je crois même que c'est lui qui reprendrait les rênes de l'entreprise si jamais il arrivait quelque chose au boss. Faut dire qu'avec son cerveau, il n'aurait pas de mal, ce type est le plus intelligent que je connaisse et je lui confierai ma vie sans aucune hésitation ; mais je ne lui avouerai jamais ! Faut pas pousser.

Sans aucune difficulté, la blonde se retrouva sur ses jambes, Emmett la tirant vers la sortie, je restais en retrait derrière eux et allant même jusqu'à m'accrocher au manteau de notre sauveur.

« Oh mais tu vas nous sauver ! » percuta miss possessivité !

« Ouah ! Et tu l'as trouvé toute seule ? » se moquait Emmett alors que nous étions quasiment au bout du couloir.

Emmett tenait toujours le bras de ma 'camarade de classe ' mais deux gardes armés sont arrivés vers nous, quelques secondes plus tard, fut tué par Emmett, l'autre se planqua. Nous nous étions retrouvés à l'angle d'un couloir, Emmett vidait son chargeur et moi j'étais planqué derrière ne pouvant rien faire. Le comble, j'avais les ongles de Rosalie qui me rentrait dans le bras.

« Non de dieu, enlève tes ongles de ma peau. » grimaçai-je

Je jetais pour la première fois depuis notre sortie de la chambre, un regard à Rosalie. Elle n'avait pas l'air très bien et restait derrière Emmett.

« Je vous couvre, vous aller vous planquer dans le fourgon au bout de la rue. J'arrive. »

Je le fusillais du regard, n'étant pas d'accord pour le laisser seul.

« C'est un ordre. »

C'est Rosalie qui a réagit la première en prenant les clés et en m'entrainant avec elle alors qu'Emmett vidait un énième chargeur sur nos ennemis. Il avait vraiment fait un énorme boulot, nous n'avions croisé personne. Mais je doute qu'il réussirait à avoir le chef de cette organisation. Une fois enfermées, nous pouvions souffler de soulagement même si elle comme moi étions inquiètes. Alors que nous attendions en silence, la moitié de l'hôtel miteux avait explosé.

« Tu vas te mordre jusuq’au sang si tu continues de te mordre. » me dit gentiment Rosalie.

Je la regardais avec de gros yeux, choquée de sa gentillesse.

« Tu sais, je ne suis pas comme tu peux l'imaginer. »

« Oh non, tu n'es pas une garce possessive, jalouse, nombriliste, dominatrice et j'en passe. D'ailleurs, tu l'as très bien montré cette semaine. »

J'ajoutais un magnifique sourire hypocrite. Elle baissa les yeux. Heureusement.

« Qui assume pleinement ses gestes. » rajoutai-je devant son air pathétique.

« Tu ne sais rien de ma vie. » cracha-t-elle

« Vrai, mais te comporter comme tu l'as fait n'est pas mieux. Tu es blessée par mes paroles mais combien crois-tu avoir blessé de personne par les tiennes ? »

Je la laisse alors que j'ouvrai le fourgon à Emmett qui arrivait en courant. J'étais moi-même sortie pour le faire monter, Rosalie était près de la porte. Je n'avais pas jugé nécessaire de prendre le volant vu son sourire confiant. Seulement ni lui ni moi n'avions vu un type planqué à quelques mètres de nous qui avait tiré dans la cuisse d'Emmett, mais la blonde nous avait tous les deux surpris en prenant une arme cachée entre deux sièges, pour tirer sur l'homme. Je ne sais pas comment elle avait fait mais la balle est venue se loger dans la poitrine du type le faisant s'écrouler au sol, mort. Ses mains tremblaient tellement et vu comment elle tenait l'arme, elle n'avait jamais dû en toucher. J’aidai Emmett à monter à l'arrière, je poussai Rosalie à ces côtés pour prendre le volant et partir loin d'ici.

« Non de dieu, bordel de merde ! Ça fait un mal de chien ! » grimaça-t-il.

Il avait prit une main à Rosalie pour appuyer sur sa blessure le temps de se faire un garrot. Je m'attendais à ce qu'elle grimace dû à la quantité de sang versé mais non elle ne broncha pas, elle se contenta de faire ce qu'on lui demandait. Finalement, l'aurais-je mal jugée ? Aurait-elle des tripes ?

Quelques minutes plus tard, nous avions déposé Rosalie chez elle lui faisant promettre de ne rien dire à qui que ce soit sous peine de gros problèmes. Puis, de toute façon, l'institut sait tout d'elle. J'avais d'ailleurs été étonnée du quartier où elle vivait et sa maison était tout ce qu'il y a de plus normal.

Une fois Emmett entre de bonne main, j'ai pu aller me changer.

« Alors cette Rosalie ? » me demandait Fox alors que je me changeai

J'avais haussé les épaules. Cette nana nous avait sauvé la peau et je ne voulais pas l'admettre tout simplement. Trop de fierté mal placée.

« Ça t'énerve. » avait sourit Fox.

« Oui. » grognai-je « Putain, cette nana est une vraie salope mais je refuse d'aller la remercier ou autre connerie du genre ! » m'énervai-je pour je ne sais quelle raison.

« Je ne t'en demande pas autant. »

« Tant mieux. »

Une fois ma petite crise de gamine passée, j'avais raconté à Fox notre mission.

« Admets que cette fille a des tripes. »

Je grognai pour toute réponse.

« L'admettre ne t'arrachera pas la langue. »

« On sait jamais. » répliquai-je.

Fox se leva pour sortir de ma chambre.

« Faut vraiment te trouver un mec pour te calmer les nerfs ! » rigola-t-elle claquant la porte et ma lampe alla s'exploser contre la porte refermée.

« Edward Cullen par exemple ! » crie-t-elle du couloir

« Hors de question !!! » criai-je à mon tour.

Certes, ce type m'insupporte de moins en moins mais de là à finir dans le même lit... Si ? Après tout, s'il est aussi doué que son frère, je n'y vois pas d'inconvénient... Non non non !!! Je ne dois pas penser à cela. Faut dire que depuis l'incident du couloir, il ne m'a plus approchée. Il m'a soigneusement évitée et du coup, trois fois plus de boulot pour moi, à être obligée de lui courir après. Mais je dois avouer qu'il a un certain charme puis il est loin d'être bête, ce qui ne gâche rien. Mais c'est un tout et son tout ne me plait pas. En même temps, c'est tellement confus dans ma tête, je me sens perdue ; des fois je pourrais l'apprécier et d'autres, je le tuerai.

Est-ce que je souhaite tomber amoureuse et aimer un homme ? Est-ce que je suis prête à cela ? Est-ce que je suis prête à devenir vulnérable ? Est-ce qu'il en vaut la peine ?


A suivre...

Alors Edward en vaut-il la peine ?

Bella est de plus en plus perdue... Que faire ?

Et Rosalie ? Surprise de son comportement ?

 

Chapitre 11 : Bella et Rosalie

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Est-ce qu'il en vaut la peine ? Non non et non ! Il n'en vaut pas la peine ! Je vais le tuer ! Osez me ridiculiser MOI en plein cours de sport. Me faire un pathétique croche-pied pour atterrir la tête la première dans l'herbe et c'est pas bon !!! J'étais dans une rage folle, surtout avec le weekend que nous avons eu Rosalie, Emmett et moi. La seule chose qui m'a calmé, c'est quand Rosalie est venue m'aider à me relever et la claque magistrale que mon 'protégé' s'est pris dans la figure par la blonde. Du grand art. Nous nous étions assises sur un banc.

Je lui avais grogné un vague merci avant de rester en silence quelques minutes.

« Tu sais, l'évènement de ce weekend m'a fait réfléchir. » me dit miss popularité en baisse

« Je vois ça. »

« J'ai revu mes priorités, je ne veux plus me cacher. Quand j'ai compris que je pouvais mourir demain, je me suis jurée d'essayer de rester au minimum moi-même ; puis honnêtement, j'en ai marre d'être une garce. Il me fallait juste une claque. Alors, merci Bella. Sincèrement merci. »

Je ne fis que la regarder la bouche grande ouverte. Cette fille me surprenait de jour en jour, et cela est très dur vu que je n'attends pas grand-chose des autres. Je n'y prête pas d'attention alors même s'ils marchaient tous sur leurs mains pendant des jours, je n'en aurais que faire, pour moi, les autres n'ont aucune importance, alors comment arriveraient-ils à me surprendre ? Est-ce que j'étais en train de laisser Rosalie entrer dans ma vie ? Suis-je inconsciente ou tout simplement je n'en ai que faire si elle meurt ? Il est vrai qu'avant j'ai fait entrer d'abord Alice puis Emmett dans ce monde. Est-ce que je n'en ai rien à faire ? A l'époque oui, ils n'étaient que des inconnus mais maintenant, je ne supporterai pas leur mort. Je pourrais mettre le monde à feu et à sang pour les venger.

J’arrêtai mes divagations pour répondre à Rosalie.

« Euh... de rien. » avais-je répondu perdue.

Puis-je déclencher un changement radical chez une personne ? J'avais du mal à y croire. Mais après tout, pourquoi pas, Emmett a vraiment fait un virage à 180 degré et Alice, qui était si soumise à sa famille, est devenue une vraie battante. Je ne connais pas une femme plus indépendante qu'elle. Je me souviens encore de la bataille que nous avions menée pour qu'elle vienne vivre à la 'maison' avec nous.

« Je peux concevoir que cela est bizarre mais je suis sérieuse, je veux changer. Je veux redevenir moi, celle que j'étais quand j'allais à l'école publique. Pas cette fille fausse qui fait croire qu'elle a de l'argent, qu'elle aime se sentir supérieure aux autres. Je me suis égarée. »

« Ça va je te crois ! » la coupais-je ne voulant plus supporter ses babillages.

« Sais-tu ce qui est arrivé à notre sauveur ? »

« Sauveur ? » avais-je demandé perdue « Ah oui. Je crois qu'il va bien, je ne sais pas trop. » avais-je répondu évasivement

« Ok. »

« Pourquoi t'inquiètes tu ? »

« Oh... Pour rien. »

Je l'avais étudié et je crois qu'elle le trouve à son gout. Il faut dire que Mister cerveau peut être appétissant.

« Et Edward ? Tu en fais quoi ? Vous n'êtes pas un couple ou quelque chose du genre ? »

« Oh non, c'était juste une distraction. »

« Bruyante comme distraction. » grognai-je

Mais au moins, je savais où il se trouvait...

« Oups... Mais ce type est doué comme son frère... »

« Peut pas comparer. » dis-je en haussant les épaules.

« Tu as couché avec Jasper ? Pas Edward, sinon il ne serait pas obnubilé par toi ! Oups... Merde j'en ai trop dit. Fais comme si tu n'as rien entendu ! »

Edward obnubilé par moi. Impossible.

« Bref, je ne t'empêcherais plus de dormir. »

Tout le reste de la journée, j'avais pensé à ma discussion avec Rosalie, cela me perturbait un peu trop et les crampes dans mon ventre n'était pas dû à mes règles... Alors que j'allais monter dans ma chambre, le surveillant me donna un paquet. Je l’ouvris dans le hall, un cadeau d'Alice.

« Non de dieu. » avais-je soufflé.

Alice m'avait acheté un vibro, j'ai lu rapidement le petit mot.

Fox m'a dit que tu étais de mauvaise humeur, cela devrait te calmer et te garder les idées en place...

« Jolie jouet. » avait soufflé une voix d'homme à mon oreille.

Je m'étais retournée brusquement pour tomber nez à nez - façon de parler, mon nez dans son torse - avec Cullen.

« Euh... Oui, un cadeau d'une amie. » dis-je légèrement gênée.

Pourquoi gênée, je ne savais pas, mais je l'étais.

« Et en quel honneur ? C'est ton anniversaire ? »

« A ce qui parait, je suis de mauvaise humeur... » grimaçai-je

Je m'attendais à une réplique bien placé de sa part mais rien n’est venu.

« Je me sens légèrement coupable. Je n'ai pas été très cool avec toi ces derniers jours. »

« Euh... Ouais. »

Je n'allais pas lui dire que cela ne m'empêchait pas de dormir. Au contraire, je faisais de beau rêve, je le tuais...

« A ce propos, je suis désolé. » continua-il

« C'est oublié. »

C'est moi qui aie dit ça ? Oh oui, je ne voulais pas dire ce genre de chose mais c'est sorti tout seul. Il m'a gentiment souri puis son téléphone s'était mis à sonner.

« Il faut que j'y aille. »

« Ok. »

« Amuse-toi avec ton nouveau jouet. » souriait il

Il s'éloignait.

« Je te le prête si tu veux ! » dis-je assez fort avant qu'il décroche.

Il me fit un adorable sourire en coin avant de répondre au téléphone. Je me demandais ce qu'il y avait dans l'air pour qu'ils changent tous de comportement. Est-ce que par hasard il serait au courant pour moi et mon job ? Non, ces deux-là ne le peuvent pas, en principe le comportement des gens change mais c'est de la peur envers moi.

« Que se passe-t-il ? » demandai-je alors que je m'asseyais à la table du café en face d'Alice

« Rosalie. » avait répondu Emmett

« Tu ne la trouves pas bizarre ? »

J'avais juste haussé un sourcil.

« Oh ça va Bella, tu ne hurles plus après elle ni après Cullen depuis une semaine. » m’explique Emmett

Foutu satellite braqué en permanence sur nous quand nous sommes en mission. Quand finissait mon cauchemar ???

« Je les trouve bizarre tous les deux. » soufflai-je mon confiant. « Rosalie s'excuse et Cullen me parle gentiment. » grognai-je

« Tu ne gères pas la situation et ça te fait peur. »

« Pfff ! » boudai-je me levant pour aller commander des boissons.

Je ne voulais pas admettre qu'ils avaient raison. Alors que j'attendais ma commande, Jasper était venu voir Alice, je m'apprêtais à me délecter du spectacle mais une voix est parvenue à mes oreilles.

« Dix billets sur la petite. »

« Edward ? » dis-je étonnée

« Ta copine, la tigresse va bouffer mon frère. Il n'a aucune chance. »

« S'il tient bon, peut-être qu'il aura une chance. »

« Vraiment ? » dit-il haussant un sourcil

J’ai juste haussé les épaules. Je ne savais comment réagissait Alice avec les hommes... Mais ce que j'avais vu m'a fortement étonnée sur le coup. Alice qui rougissait. Certes quelques secondes, mais quand même... Cela n'arrivait pas tous les jours.

« Voilà vos boissons. »

« Merci. »

Je filais quelques billets pour payer.

« Pourquoi tu es comme ça ? »

Je n’ai pas pu m'empêcher de demander.

« Cela te dérange ? Que je sois gentil avec toi ? »

« Non, je ne comprends pas. »

« Tu aimes tout gérer, pas vrai ? » me demanda-t-il gentiment

Et moi, gentiment, je le fusillai du regard. J'avais l'impression que depuis que j'étais retournée au lycée, on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert.

« Je t'ai juste détesté pour les mauvaises raisons. me répondit-il énigmatiquement.

Je l'observais pour essayer de comprendre et d'avoir une réponse plus précise. C'est à ce moment-là que je m'étais rendue compte qu'il avait un regard pénétrant, voir même envoutant. Je m'étais arrêtée au physique de son frère étant plus mon type d'homme mais j'avais Edward en face de moi, il dégageait quelque chose de particulier. Nous nous regardions dans les yeux quelques secondes jusqu'à ce que son frère le tire par le bras pour sortir. Je tournais à ma table avec les boissons.

« Et bien ! Tu vas aller dire que Cullen et Rosalie changent mais toi aussi ma jolie ! Puis la tigresse aussi ! J'en reviens pas que tu lui es filé ton numéro ! »

Alice avait balayé d'un geste de la main la phrase d'Emmett.

« Mais dis-moi, toi et Cullen, on aurait cru que vous alliez vous sauter dessus. »

« N'exagère pas Alice. » grognai-je « Mais toi et Jasper ? Ton numéro ? Sérieux ? »

« Oui mais il n'est pas dans le bon ordre... Il a juste les chiffres. S'il le trouve avant demain matin, je lui accorde UN rendez-vous. »

« Ouh. Et tu as été aimable jusqu'au bout ? » me moquai-je

« Non. » sourit-elle sadiquement. « Il commençait à faire la discussion mais je lui ai dit de dégager avant qu'il lui arrive la même chose que la dernière fois ! » rigolait Alice.

Emmett et moi la suivions dans son rire.

« Merde ! Et j'ai loupé ça ! »

« Tu préférais contempler l'autre frère ! » se moquait Emmett

Je lui avais envoyé une bonne droite dans le bras.

« En même temps Monsieur le garde du corps, tu as tapé dans l'œil d'une blonde ! » ricanai-je

J'avais vu Emmett se tortiller sur sa chaise mal à l'aise avant de reprendre son air sérieux. Ok ça voulait dire : BOULOT !

« A propos d'elle, il faut que nous prenions une décision. »

« Tant qu'elle reste loin de moi ! » dis-je.

« Elle pourrait être douée. Elle a tué un homme et se comporte comme s'il ne s'était rien passé. » argumentait Emmett

« C'est peut-être une psychopathe ou tueuse en série ! » disais-je stupidement.

Mes collègues soufflaient dépité devant ma connerie.

Nous en avions parler pendant une heure et je restais campé sur mes positions. De toute façon, que je change d'avis ou pas, la décision ne me revenait pas. J'espérais néanmoins les avoir fait changer d'avis. Nous sortions tranquillement du bar quand nous avions croisé justement notre sujet principal de conversation.

« Et merde ! » grognai-je

Elle venait vers nous. Bien sûr pour une blonde, elle n'était pas stupide et voyait bien que je connaissais Emmett.

« Je veux des explications ! » ordonna-t-elle

Alice n'a pas dû s'empêcher de la regarder de haut en bas prête à lui rentrer dedans.

« Tu es qui pour ordonner, petite fille insignifiante ? » crachait Alice prête à lui sauter dessus.

Mais nous n'avions pas eu le temps de répliquer d'une voiture luxueuse s'était arrêtée à coté de nous.

« Monte. » grognai-je.

Ils montèrent tous les trois dans la voiture avec Wesley et Fox. Moi, je retournais surveiller Edward Cullen.

« Bella ? »

« Oui Wesley ? »

« En étant plus proche de lui, tu le surveilleras mieux. » dit mon boss.

« AMUSE-TOI ! » avait rigoler Fox avant de partir à fond dans les rues.

Rien n'échappe à ces deux-là. M'amuser ? Est-ce que je sais encore m'amuser normalement ? Je sais que ce qui m'amuse réellement, ce sont les armes et tirer avec. Avoir ces montées d'adrénalines, sentir son estomac se tordre, sentir son cœur battre à deux cent, c'est ça m'amuser.

« Tu vas y passer ta journée ? »

« Hein ? » demandai-je perdu regardant... Edward. « Je vais finir par croire que tu me suis. » dis-je

« Qui sait ! » sourit-il

Je le regardais de travers et me retenait de lui sortir une réplique bien placée.

« Que veux-tu ? » demandai-je

« Et toi ? Que fais-tu dans l'ascenseur ? »

« Je monte dans ma chambre. » dis-je intelligemment.

« Alors, pense à descendre à ton étage. Ça fait cinq minutes que tu es là. » rigole-t-il avant de descendre à notre étage.

Je le suis rageuse alors que lui se fout de moi. Je prends le vase affreux dans le couloir et le balance sur la porte de sa chambre qu'il referme rapidement.

« Crétin. » grognai-je avant d'entrer dans ma chambre.


Enfin un petit rapprochement ! Cela vous plait il ?

Chapitre 12 : Bella et Edward

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

« Que veux-tu ? » demandai-je

« Et toi ? Que fais-tu dans l'ascenseur ? »

« Je monte dans ma chambre. » dis-je intelligemment.

« Alors pense à descendre à ton étage. Ça fait cinq minutes que tu es là. » rigole-t-il avant de descendre à notre étage.

Je le suis, rageuse, alors que lui se fout de moi. Je prends le vase affreux dans le couloir et le balance sur la porte de sa chambre qu'il referme rapidement.

« Crétin. » grognai-je avant d'entrer dans ma chambre.

« Allez Bella ! Aide-moi, je veux vraiment un rendez-vous avec Alice. »

J'haussais un sourcil. Comme si j'en avais quelque chose à faire.

« Et en échange, je t'aide pour mon frère ! »

Je le regardai de travers.

« Primo, ton frère ne m'intéresse pas, secundo, quand bien même cela serait le cas, je serais en mesure de me débrouiller seule et tertio, sort de ma chambre, je voudrais m'habiller ! » grognai-je tenant ma serviette autour de moi.

Jasper n'avait pas trouvé meilleur moment pour se pointer dans ma chambre alors que je sortais de la douche.

« Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre ! » dit-il me détaillant.

« Tu vois c'est pour cette raison que tu ne mérites pas son numéro. Mon amie mérite mieux qu'un coureur. »

Il réfléchissait à mes paroles mais ne voulait pas sortir. Il n'était pas envisageable de le mettre dehors avec mes technique de combats. Cela aurait été louche que je le mette dans le couloirs en quelques secondes, de plus, ce n'est pas intéressant de se battre quand l'adversaire n'est pas à la hauteur. Alors je m'étais contenté de faire ce que toute adolescente normalement constituée aurait fait : J'ai hurlé.

« JASPER CULLEN ! BOUGE TON CUL DE MA CHAMBRE !!! »

Et bien sûr, vu que dans ce lycée tout ne se passait pas comme je l'aurais voulu, ma porte s’ouvrit et son frère Edward est entré. Il nous avait regardé tour à tour, un regard légèrement inquiet mais je ne savais pas pour qui il était destiné. J'avais regardé Edward bizarrement.

« Tu désires ? » demandai-je gentiment et naturellement…

Finalement, j'avais décidé de suivre les conseils de Fox et Wesley, notre relation n'était pas amicale mais au moins, si je passe du temps avec lui, je n'aurais pas à me cacher, donc plus de risques de découverte et accessoirement, je ne serais plus paniquée de le perdre. Certes, je ne l'aimais pas beaucoup, pas il était une mission et mon but était de la mener à bien. Peu importe mes sentiments envers le client.

« Euh... On vous entendait hurler du couloir, je suis venu voir si tout allait bien pour to... Mon frère. »

« J'irais bien si Bella me donnait le numéro d'Alice. »

« Je croyais que tu l'avais ? »

« Il est pas dans le bon ordre. » bougonnait-il.

Je sentais que cette conversation allait être trop longue pour ma patience alors je suis retournée dans ma chambre avec mes vêtements de nuit, un short et un débardeur. J'avais fait attention à ce que mon portable soit en évidence pour que Jasper le prenne. Petite vengeance pour le vibro. Puis, je ne serais pas accusée quand il aura trouvé le numéro...

PDV ...

Une fois que nous nous étions retrouvés dans sa chambre, mon frère et moi , j'y jetais un coup d'œil. Je n'avais jamais fait vraiment attention mais elle est du genre bordélique, puis on ne pouvait pas dire que sa chambre était un modèle de propreté. Je vis son vibro toujours pas déballé, finalement, elle préférait sûrement que ce soit moi ? Qui sait ? Je vis aussi son portable sur la table de nuit.

« Jasper, son portable. »

« J'ai vu. »

Une fois, le précieux numéro enregistré, il fut reposé au même endroit. Mais quelque chose attira mon attention, une bille de polystyrène cachée sous son lit (Note : Rappel quand Bella se bat avec les mecs dans le couloir et qu'elle abime ce pauvre Edward chapitre 3) j'en pris une dans mes mains pour le mettre dans ma poche.

« Pourquoi tu gardes ça ? » me demanda mon frère

« Un souvenir. » éludai-je

« Tu peux, parce que quand elle saura que tu as fouillé dans sa chambre, tu ne seras pas prêt d'y retourner. »

« C'est à toi qu'elle fait peur, pas à moi ! »

« J'ai mes raisons. » dit-il énigmatique.

PDV BELLA

Je sortis tranquillement de ma chambre, faisant comme si je n'avais pas vu Jasper prendre le numéro d'Alice. Par contre, je ne sais pas ce qu'ils ont fait d'autre, la vue du trou de ma serrure était assez restreinte.

« Tu as une cicatrice sur la cuisse ? C'est récent ? » me demandait Jasper

« Jasper, je ne t'ai pas demandé qui est la dernière greluche que tu as sauté alors fous moi la paix. » soufflai-je

« La dernière greluche, c'est toi ! » dit-il souriant fermement.

Je m’assis sur mon lit le fixant méchamment. Moi, une greluche ? Même avec tous leurs neurones réunis, j'en ai plus qu'elle et pourtant, je ne suis pas une lumière...

« Fait gaffe que la greluche ne te foute pas dehors à coup de pied au cul. » grognai-je méchamment.

« Ok ! » capitula-il rapidement. « De toute façon, j'ai des choses à faire. »

Je ne pus empêcher un sourire en coin se former sur mes lèvres. Pour m'occuper les mains, je pris le vibro toujours dans son emballage.

« Alors, pourquoi ce sourire ? » me demanda Edward, qui lui, n'était pas sorti de ma chambre.

Il s’assit même sur mon lit. Je ne le regardai pas, et défis mon « cadeau ».

« Tu sais que ça ne remplace jamais un mec ? » me dit-il

Je le regarde de travers ne sachant pas où il voulait en venir. Ne pas le cerner était assez déconcertant pour moi. Depuis ma douche et ma révélation sur ma relation avec Edward, je devais faire attention à moi et à mes barrières. Je le sais, je me connais, quand je laisse les personnes m'approcher, elles me cernent mieux. Les personnes faisant partie de l'agence me connaissent, savent qui je suis, connaissent mon job, alors dans un sens, ils me connaissent, mais LUI, il ne sait rien, je ne sais pas si je saurais mettre une barrière entre la Bella du lycée et la vraie Bella. Puis, je ne voulais pas qu'il découvre, il n'avait pas besoin de savoir. Il ne devait pas savoir. Cela serait dangereux pour lui. Je m’en voudrais s’il lui arrivait quelque chose mais j'avais l'impression que peu importe ce que je voulais, il y a avait trop d'éléments extérieurs pour m'empêcher de maitriser mon monde. Peu importe les missions que j'ai eu, tout était millimétré, tout était sous mon contrôle, c'est aussi comme cela que je suis restée en vie. J'aurais pu mourir à cause d'un détail.

La seule fois où cela avait eu des conséquences désastreuses, c'était quand j'étais jeune, mon père n'y a pas survécu. Mon comportement actuel a dû influencer ma manière d'agir. Mon père... Il a péri à cause d'un mauvais timing et d'une folle mais elle est morte. Mais pendant quelques mois j'étais perdue, j'avais perdu mon père, ma vie, mon rayon de soleil, je n'étais qu'une gamine, j'avais onze ans et mon père a été tué sous mes yeux. Je ne l'avoue que rarement mais mon père me manque, je n'ai pas eu de repères pendant des années même avec Wesley qui était entré dans ma vie, il m'a manqué mon père, il était ma famille, ma seule famille.

Un doigt frôlant ma joue me sortit de mes pensées, je regardai Edward dans les yeux. Je ne savais pas ce qu'il avait vu mais un sourire compatissant est apparut.

« Quoi ? » demandai-je

Il ouvrit la bouche mais la referma.

« Dis-moi. » ordonnai-je.

J'allai même jusqu'à lui prendre la main qui était près de moi.

« Tu as baissé ta carapace quelques secondes pour remettre ton masque. »

« Et ensuite, tu vas me proposer un câlin puis tout ira mieux par la suite ? » demandai-je sarcastique.

Je n'aimais pas mon comportement face à Edward, je me sentais si vulnérable, si normale. Je n'ai jamais été normale.

Pendant mon petit monologue interne, Edward s'était rapproché de moi pour me coller à lui pour un câlin. Je me laissais faire, je pensais que cela serait plus dur de rester dans ses bras mais finalement, je m'y sentais bien. Mon nez collé contre son torse, je me laissais doucement aller. Je n'étais pas jusqu'à le prendre dans mes bras mais je n'avais pas bougé, j’ai laissé un quasi inconnu me toucher, j'en avais blessé pour plus que cela...

« Tout n'ira peut être pas mieux, mais parfois se laisser aller quelques secondes ne fait de mal à personne. » me chuchote t'il

Je respirais son odeur.

« Tu sens bon. » dis-je sans réfléchir.

« Euh... Merci. »

J'allais pour me décoller de lui mais il me tenait fermement.

« Laisse-toi aller. » Il prit une grande respiration avant de continuer « Tu as souffert. me dit-il.

Cela ne sonnait pas comme une question mais plutôt comme une affirmation.

« Tu es beaucoup trop perspicace. » soufflai-je

« Disons simplement que j'ai connu ce regard, je l'ai trop vu dans mes yeux. » murmura-t-il

Je savais que son père biologique était mort mais de là à ce qu'il m'en parle alors que nous nous étions parlé gentiment que trois fois. Je me dégageais de lui et l'embrassait doucement sur la joue. Je me giflai mentalement d'avoir eu ce geste envers lui, il fallait vraiment que je me reprenne.

« Tu devrais y aller. » dis-je

« Oui, passe une bonne nuit. » me dit-il se levant.

« Bonne nuit. » répondis-je

Est-ce que je pouvais me permettre ce genre de chose avec lui ? Mon téléphone se mit à sonner.

« Oui Ali... »

Elle se mit à hurler dans le téléphone.


A suivre...

 

Chapitre 13 : Alice et Rosalie

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

PDV BELLA

Mon téléphone se mit à sonner.

« Oui Ali... »

Elle se mit à hurler dans le téléphone.

« ESPECE DE SALOPE, TRAINEE, GARCE ! JE TE DETESTE !!! » hurla-t-elle dans le combiné.

« J'en conclu qu'il t'a appelé. » me moquai-je

« Oui. » boude-t-elle « Je voulais le faire ramper encore. Puis, pourquoi tu lui as donné mon numéro ? »

« Mais je ne lui ai rien donné... Il a peut-être fouillé dans mon téléphone ! Que sais-je moi ? »

« Tu ne laisses rien trainer ! » grogna-t-elle

« Vengeance. » je souris toujours très fière de moi.

« PARDON !!! » hurle-t-elle « JE VAIS TE TUER SWAN ! CE WEEKEND, TU ES MORTE !!! »

Je ne fis que rire.

« C'est ça, marre toi. » grogna-t-elle

« Mais c'est ce que je fais. Puis d'abord, je ne vois pas pourquoi tu es si en colère, ce type te plait - enfin je crois - alors je ne vois pas où est le mal ? »

« Le mal ? CA VEUT DIRE QU'IL A GAGNE ET QUE J'AI PERDU !!! »

Merde, cette fille était aussi détraquée que moi.

« Tu le prendrais comment toi, si je balançais ton numéro à Edward en lui disant que tu es folle de lui ! »

« Je ne suis pas folle de lui. » grognai-je à mon tour.

« Pas loin ma belle, pas loin, j'ai vu vos regards au bar. »

En parlant de bar, ça me faisait penser à Rosalie.

« Et Rosalie ? » demandai-je

« Détourne la conversation Swan ! » grogna Alice « Tu viens ce weekend, on va expliquer à la nouvelle comment se passe la vie à la maison ! »

« Elle va venir vivre chez nous ? » demandai-je étonnée

« Non. Et heureusement. Je ne la connais pas, donc pas confiance en elle. »

« Ça va m'arracher la langue de dire cela mais elle nous a sauvé le cul à Emmett et moi. »

« Merde. On verra. » grimaçait Alice.

Elle, comme moi, ne faisait pas confiance aux nouveaux qui entraient à l'institut. Ils doivent faire leurs preuves.

« Mais n'oublie pas Swan, je vais te botter le cul ! »

« Dans tes rêves ! »

« Dans mes rêves, je te torture des heures. »

Je réprimandais un frisson d'horreur. Je ne suis pas du genre peureuse mais j'ai vu Alice en action, et malgré que ce soit une fille, elle est très douée en torture. Elle ferait craquer le plus balèze des hommes.

« Sur ces belles paroles pleines d'amour, je vais dormir. »

Je l'entendais se marrer derrière son téléphone.

« Ah oui, j'oubliai, tu vas en cours ! »

Je ne la voyais pas mais je l'imaginais très bien avec un sourire carnassier accrocher à ses lèvres.

« Garce. » grognai-je avant d'éteindre.

J'avais les yeux fermés mais je n'arrivais pas à dormir, je repensais à mon comportement avec Edward, je me sens si perdue quand il est là, comme si j'étais une autre personne et cette autre personne m'effraie. C'est perturbant, je me sens bien avec lui - je me l'étais enfin avouée - mais je me sens si vulnérable. Est-ce que cela me porterait préjudice pour mon job ? Puis-je impliquer mes sentiments dans ce métier si dur ?

Mon dieu, mon père me manque. Je voudrais qu'il soit là pour me conseiller, me guider. Bien que je ne le voie pas en père pour cela. Il aurait été botter le cul à Cullen pour m'avoir pris dans ces bras. Je me souviens qu'un jour, alors que j'avais neuf ans, mon père m'avait demandé de rester assise sur un banc et de ne surtout pas bouger. Je l'avais écouté - désobéir à mon père n'était pas une option envisageable - j'avais attendu je ne sais combien de temps, je regardais tout autour de moi sans bouger, puis un petit garçon, qui devait avoir mon âge, s'était approché de moi avec un grand sourire et m'avait tendu une glace à la vanille. On l'avait mangé en silence.

Mon père était revenu, il avait froncé les sourcils en voyant mon « copain », il m'avait brusquement éloignée de lui. Il avait marmonné dans sa moustache qu'aucun garçon ne pervertirait sa petite fille chérie, il l'a aussi traité de pervers et d'obsédé. Il était parti en pleurant.

A ce souvenir, je me mis à pleurer. Des larmes silencieuses coulaient sur mon visage. Mon père me manque, horriblement. Il était une partie de moi, surement la partie sensible.

Parfois, je me demande comment il réagirait en sachant ce que je suis devenue. J'ai appris par la suite que j'ai finalement suivi ses traces, mais voulait-il cette vie pour moi ? Avait-il choisi de devenir un tueur ? Avait-il eu le choix ? Voulait-il arrêter ? Aimait-il cette vie ? Voulait-il arrêter pour moi ? A cause de moi ?

Je crains que toutes ces questions restent sans réponses.

Je soufflai un grand coup avant de sortir faire quelques pas dehors. Tout le monde devait dormir, heureusement que je n'étais pas une grosse dormeuse, je pourrais me lever sans mal demain matin, même s'il me fallait une demi-heure pour émerger.

Mais ma balade fut très courte, Edward était assis sur les marches de notre immeuble. Sans un mot, je m'étais assise à ses côtés. Je suis surprise quand je le vois fumer. Non seulement ce n'était pas marqué dans son dossier mais ça ne lui allait pas. Mais y avait-il d'autres trous dans son dossier ? Des choses dont nous ignorons l'existence ? Des choses qui pourraient le mettre en danger ?

Bizarrement, la colère montait de plus en plus en moi, je n'arrivais pas à me calmer.

Si jamais il y avait quelque chose ou quelqu'un dans son entourage qui pourrait lui être nuisible et qui le tuerait alors qu'il serait passé sous notre radar ?

« Quoi ? Toi aussi, tu es contre la cigarette ? » dit-il d'une voix ferme.

Apparemment, ma colère se reflétait sur mon visage. M'avait-il vu ? Oui, s'il fait cette réflexion. Pourtant, il avait l'air tellement dans ses pensées.

Pour lui répondre, j'avais pris son poignet pour porter sa cigarette à ma bouche. Mais n'étant pas habituée à fumer. Je toussai légèrement. Je grimaçai même, il fit un léger sourire en coin.

« Merde ! » grognai-je « Je sais pourquoi je ne fume pas ! C'est dégueulasse ! »

« Tu ne vas pas me faire de long discours sur la cigarette ? »

J'appuyai mes coudes sur les marches derrière nous et le regardai. Finalement, sous cet angle, il était plutôt pas mal, je commençai même à comprendre pourquoi les filles lui courraient après.

« Primo, c'est ta vie, secundo, je ne suis pas ta mère et tertio, il faut bien mourir de quelque chose. » dis-je nonchalamment.

Il sourit, écrasant son mégot pour ensuite se mettre dans le même position que moi.

« Tu es vraiment différente. »

« Je sais. »

Nous restons en silence à regarder la lune.

« Pourquoi cette colère alors ? »

« Rien qui ne te regarde. » dis-je

« Tu es un vrai mystère. »

Je me rapprochai de son oreille.

« C'est le but. » murmurai-je

« Mais je veux en savoir plus. » me dit-il avec aplomb me regardant droit dans les yeux. « Tu débarques d'on ne sait trop où, personne ne sait rien de ton passé et la seule fille qui t'approche fait un volt face et devient un peu comme... Toi. »

Il pouvait toujours chercher, je suis plus introuvable que les sous-vêtements du président sur Ebay®.

« Tu ne me diras rien ? »

« Si je te disais quoi que soit, je serais dans l'obligation de te tuer. » dis-je le plus sérieusement possible.

Il était sûrement la seule personne sur cette terre à être aussi bien protégé.

« Pourquoi j'ai l'impression que tu en serais capable. »

Merde, je me souvenais brusquement pourquoi je l'éloignais de moi. Il est TROP, BEAUCOUP trop perspicace.

« Pas temps que cela, tu es toujours assis à mes côtés. » dis-je le plus calme possible.

« Je sais, mais je dois être un peu maso sur les bords, j'aime le danger. »

Il ne savait pas dans quelle merde il se mettait en me disant cela, mais j'espère qu'il ne s'attendait pas à ce que je lui ouvre les portes de mon monde. J'en serais incapable, ce monde est bien trop noir pour lui. Ou il est trop blanc. Je ne saurais pas le dire. Moi aussi, je suis trop noire pour lui, je le pervertis à rester près de lui.

« Toute personne saine d'esprit ne m'approche pas. » dis-je plus froide.

Il ne devait pas m'approcher, je devais l'éloigner de moi avant qu'il soit trop tard, trop tard pour mes sentiments naissants pour lui, trop tard pour le faire entrer dans ma vie, dans mon monde.

Il soupira à mes côtés.

« Je savais les filles compliquées mais toi, tu es pire qu'un labyrinthe. On se croit sur le bon chemin de ton cœur mais finalement, on fait fausse route... Et là, je m'enfonce en te comparant à un tas de buisson. »

Bizarrement, la comparaison était réaliste et venant de sa part, c'était touchant. Alors, mes réactions sont toutes aussi bizarre que mon voisin. Je me suis penchée (je me penche) vers lui et l’embrasse sur la joue, j’ai envie de me rapprocher de sa bouche mais non, je me détourne au dernier moment.

« Si jamais je me retrouve avec des feuilles dans les cheveux, je t'autorise à m'appeler comme tu le souhaites. » souriai-je

« J'en prends note. » sourit-il lui aussi

Je me souvins du discours d'Alice, de ses commentaires sur nos regards, nos comportements. Là, je compris ses paroles. Il me ferait presque rougir.

« Pourquoi es-tu la ? » demandai-je changeant de sujet

« J'avais trop de choses en tête pour dormir. »

« Tu déteins sur moi. » soufflai-je

« Et qui hante tes pensées ? »

« Si je te le disais, ça ne serait pas drôle. »

« Impénétrable. » souffla-t-il pour lui.

Je décelai aussi une pointe de tristesse. Attendait-il quelque chose de moi ? Que je m'ouvre à lui ? J'étais de plus en perdue. Finalement, le weekend allait s'annoncer libérateur.

« Ça te dit un ciné samedi soir ? » me demanda-t-il

Pourtant, je sentais dans sa voix de la résignation, de la tristesse. S'attendait-il à ce que je dise non ? Pourtant c'est ce que j'allais dire, mais bizarrement, aller au ciné avec lui aurait été relaxant.

« J'aurais aimé dire oui mais je ne peux pas. »

« Oh, je m'en doutais. »

Il se leva brusquement.

« Edward. »

Je me levai à mon tour et l'arrêtai en le retenant par le poignet, comme si j'avais envie de le retenir.

« Lundi soir, je peux. » dis-je « le Samedi, je le passe avec ma famille. » m'expliquai-je

« On ne peut pas sortir. »

« On le pourra. Enfin, seulement si tu le veux. » dis-je énigmatique.

Mon sourire était revenu en même temps que le sien. Est-ce que j'étais en train de devenir dépendante de lui ? Possible. Est-ce que j'aime cela ? Non, mais je crois que j'apprécie plus Edward et je n'aime pas cela. Alors, je ferai avec.

Est-ce que ma relation avec lui évolue vite ? Oui, il y a quelques jours, on se serait tués, mais pourquoi ce changement ? De qui vient-il ? Lui et moi ? Lui ou moi ? Je ne sais pas.


« Alors ma petite Bella, viens-là que je te botte le cul ! » me dit Alice me tirant quasiment de ma voiture.

Je vis juste que ma moto était en bon état alors je suivis Alice, moi j'avais besoin d'évacuer.

« Bouge Bella, je veux me défouler avant d'attaquer Rosalie, j'ai pas le droit d'envoyer à l'infirmerie. » bouda-t-elle

Génial, j'allais passer un sale quart d'heure. Je partis me changer et croisai Rosalie.

« Ça fait bizarre de savoir tout cela. » m'a-t-elle dit alors que nous nous dirigions vers le terrain.

« On s'y habitue. » dis-je.

« Ça fait longtemps que tu fais partie de cela ? »

« Oui. »

Je poussai la porte de dehors.

« Règle numéro un. » dis-je esquivant Alice qui m'envoyait son point dans la figure. « Pas de questions. » rajoutai-je esquivant toujours Alice.

Alice, en colère, est encore plus redoutable quand elle est en colère.

« Maintenant, observe notre meilleure tueuse se faire rétamer. » dit Alice m'envoyant un coup de pied dans le ventre me faisant me plier en deux. « Alors ma biche, on se ramollit ! »

Je me redressai un peu pour lui faire un plaquage et on se retrouvait au sol. Alice reprit vite le dessus et m'envoie des coups.

« C'est Edward qui te rend si molle ? » me dit-elle « Et pourtant, tu n'as pas couché avec ! » se moqua-t-elle

Je) réussis à me dégager d'elle, nous étions debout toutes les deux nous tournant autour, elle m'envoyait des coups que j'essayais d'esquiver mais j'en prenais beaucoup. Dans le ventre, dans les genoux, dans la tête, dans les bras. Mais elle sait frapper pour ne pas que je souffre trop. Elle savait qu'elle tape surtout dans mon égo.

« Merde !!! Comment tu fais pour aussi calme ? » me demanda-t-elle à bout de souffle.

« J'ai envie de foutre la terre à feu à et sang tellement j'en peux plus ! » grognai-je

Depuis notre nuit, je n'arrivais pas à me le sortir de la tête sauf quand je devais le surveiller. Je détestais ça de plus en plus.

« Bien fait. » grogne-t-elle me sautant dessus

Après un enchainement de coups, je me retrouve à avoir mal aux fesses dû à son magnifique coup de pied. Merde, je n'allais pas pouvoir m'assoir pendant plusieurs jours. Je me massais les fesses alors qu'Alice respirait plus calmement loin de moi. Je me reculai d'Alice.

« Alors, il t'a invité ? » me moquai-je

Elle commence à s'élancer vers moi furieuse mais je vis Wesley et Fox nous rejoindre. Ils acceptaient nos entrainements mais pas nos bagarres, nous devions rester soudés.

« Tu me le payeras ! » grogne-t-elle

« Alors, Rosalie, tu vas t'y faire ? » demanda Wesley

« Oui, je crois, bien qu'Alice me fasse peur. »

Un sourire sadique nait sur mes lèvres. Avec Alice, on aime jouer à qui terrorisera le plus les nouveaux.

« Et je vais devoir beaucoup travailler les combats. »

« Le reste aussi. » avait dit Fox

« Tirer n'est pas si compliqué. » avait dit Rosalie

Je m’avançai vers elle comme si j'allais la tuer.

« Ce n'est parce que tu as tiré une fois dans ta vie que tu SAIS tirer. » grognai-je énervée

Elle eut un mouvement de recul.

« Le jour où tu pourras tuer n'importe qui avec n'importe quelle arme et dans n'importe quelle circonstance, LÀ, tu sauras tirer. » grognai-je de plus en plus.

Fox m’envoya une arme avec viseur, je la récupérai au vol pour tirer sur la cible à deux cent mètres de nous. Je visai au centre.

« Et en toute rapidité. Et la prochaine fois, c'est entre tes deux jolies yeux que je vise. Et je ne loupe que rarement mes cibles. » grognai-je

« Leçon numéro deux, la vanité tue. » expliqua Wesley.

Voilà comment se passa mon weekend. Entre éduquer la nouvelle et soigner mes bleus, je n’avais pas pensé à Edward !


A suivre...

Alors cette suite ?

Chapitre 14 : Charlie

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy


PDV BELLA

« Et en toute rapidité. Et la prochaine fois c'est entre tes deux jolis yeux que je vise. Et je ne loupe que rarement mes cibles. » grognai-je

« Leçon numéro deux, la vanité tue. » avait expliqué Wesley.

Voilà comment s'était passé mon weekend. Entre éduquer la nouvelle et soigner mes bleus. Au moins, je n'avais pas pensé à Edward !


Me voilà partie pour les cours mais cette fois j'ai pris ma moto. Alice avait besoin de la voiture. Certes, elle est à moi mais nous nous prêtons les voitures SAUF ma moto. Elle, elle est sacrée.

J'arrivais à l'heure pour mes cours, il se passait sans que je ne sois vraiment présente. Je repensais beaucoup à mon père et à ma sortie ciné avec Edward ce soir. A la pause de midi je m'étais allongée sous un saule pleureur pas loin d'Edward, il a avait une nouvelle habitude et celle-là était reposante, il s'allongeait dans l'herbe avec son frère. Je ne savais pas ce qu'ils faisaient mais je les laissait tranquille. Parfois leurs amis venaient se joindre à eux. Mais aucune fille n'était venue avec eux.

Moi de loin, je repensais encore à mon père. Et même si je me forçais à ne pas penser à ce moment, il revenait me hanter.

Cela remonte à neuf ans. J'avais dix ans à cette époque. Cela faisait quelques mois que nous courrions sans cesse, jamais à rester plus d'une semaine au même endroit. A chaque fois que je lui demandais ce qu'il se passait, il me répondait qu'on jouait à cache-cache avec des gens dangereux et qu'ils en avaient après moi, mais qu'il ne me laisserait pas auprès de ces gens, il tenait trop à moi.

Je ne comprenais pas le sérieux de la situation à cette époque. J'ai compris à quatorze ans quand Wesley m'a recueilli qu'il s'agissait des ennemis de l'institution, des êtres infâmes, très dangereux et sur entrainé pour tuer. Maintenant je les traque et dès que nous nous croisons il y a forcément un bain de sang. Nous avons perdu quatre de nos agents à cause d'eux. Certes nous avons réussi à en éliminer nous aussi. Le dernier étant le frère de Wesley qui les avait rejoint. Je suis sûre que ce sont eux qui ont été engagés pour tuer Edward. Mais sans preuves, nous ne pouvons rentrer dans le tas et tirer à tout bout de champs. Cela ne se passe pas comme dans les films...

Charlie, mon père me protégeait d'eux. Il est vrai qu'à cette époque, ne connaissant rien, je les aurais peut être suivi. Après tout, je n'étais qu'une enfant sans mère... Mère complètement allumé mais ne le suis-je pas moi aussi ? J'étais influençable, cela doit être pour cela que mon père s'évertuait tant à les fuir. Mais finalement il avait eu la rencontre qu'aucun de nous deux ne voulait. Je ne comprenais pas tout mais je voyais la peur dans les yeux de mon père.

Il n'était que rarement détendu, si je me souviens bien cela a commencé quand j'avais neuf ans vers le moment où j'avais mangé la glace à la vanille avec le petit garçon. Je n'avais su ce qu'il avait fait ces quelques heures et je crois que je ne le saurais jamais même si j'ai des doutes.

Avant notre vie était paisible, certes dans un petit bled pourri, j'avais une vie normale, j'allais à l'école, j'avais des amis. Mais papa lui ne sortait quasiment jamais, sauf en cas de nécessité, pour m'emmener à l'école et faire des courses. Il était toujours sur le qui-vive. A chaque bruit, il sursautait et portait sa main à sa ceinture, je ne comprenais pas ses gestes mais maintenant je sais qu'il se préparait à prendre son arme. Au début, je ne le comprenais pas, les parents de mes amis n'étaient pas ainsi, pourtant je voulais un père normal comme les autres, j'étais petite, je ne saisissais pas le sens de tout cela. Mais maintenant jamais je n'échangerais mon père contre qui que ce soit.

C'est quand Wesley m'a formé que j'ai compris et le léger gouffre qu'il y avait entre mon père et moi s'est refermé instantanément. J'en remercie infiniment Wesley chaque jour ; il m'a rapproché de mon père ; c'est aussi pour cela que je lui serais fidèle quoi qu'il arrive, je préfère mourir que d'aller voir ailleurs.

Malgré que les années soient passées, j'ai toujours cette rancœur contre EUX qui ont bousillé ma vie. EUX qui m'ont pris mon père. Je me souviens de ce jour où tout a changé, ce jour maudit où tout mon univers est parti en sang.

Ce jour où ILS nous ont retrouvés, Je m'en souviens comme si c'était hier, chaque heure, chaque minute, chaque seconde, tout, pourtant cela remonte à loin. Je me souviens même des cauchemars que j'avais fait les nuits suivantes, les endroits où je me cachais, ces années horribles qui ont suivi. J'étais plus seule que jamais. J'étais perdue. J'étais seule, j'étais mal, j'avais mal, j'ai toujours mal. Mais ces années, le deuil de mon père, je n'avais qu'une envie LA retrouver et LA tuer, pour avoir détruit mon monde, ma vie. Je l'ai eu deux ans après SA mort. Je l'ai enfin retrouvé, ou elle m'a retrouvé je ne sais pas trop, mais je l'ai eu, je l'ai tué. Ca a été une délivrance. Cela m'a fait du bien. J'ai appris par la suite qui elle était. Fox me l'avait dit. Mais qu'importe, ce qui est fait, est fait. ELLE est morte, ELLE l'a tué, JE l'ai tué. Mon premier meurtre. J'aurai du me sentir mal, j'avais ôté une vie mais je n'avais senti que du plaisir, un plaisir malsain, j'étais fière de moi.

Nous étions pas loin de Las Vegas, nous allions partir, encore, mais la voiture que nous avions pris n'avait pas démarré, je pense que ce n'était pas une simple coïncidence, qu'ILS avaient saboté cette voiture, à l'époque je n'en avais aucune idée. Nous avions passé la nuit dans un petit motel, ça faisait plus d'une semaine que nous changions d'endroit chaque nuit. Mon père était nerveux, il regardait partout inquiet, des insultes sortaient continuellement de sa bouche.

Tout a basculé quand des coups de feu ont retenti. Mon père a attrapé mon poignet et m'a tiré de la voiture, nous sommes partis en courant, il avait sorti son arme et tirait dans le tas, mais en courant il n'arrivait pas à les tuer.

Je m'étais retournée, il y avait une femme et deux hommes, elle criait qu'il ne fallait pas me tuer, elle hurlait « PAS L'ENFANT !!! » ou encore « JE LA VEUX VIVANTE ! » mais il y avait « TUER L'AUTRE !! », il y avait plein de bruits, cela me faisait mal aux oreilles, j'avais peur, peur pour mon père, pour mon monde, il était mon monde, ma vie. Je pleurais, mes larmes coulaient, je ne voyais quasiment rien. C'est aussi la dernière fois que j'ai pleuré. Depuis ce jour, je m’étais interdit de pleurer.

Mon père et moi courions, j'en pouvais plus mais je continuais, je ne voulais pas lâcher mon père. Après quelques minutes à jouer à cache-cache avec le décor, mon père s'était mis à hurler, je l'avais regardé, du sang coulait de son bras. Nous avions trouvé une cachette, je n'arrêtais pas de fixer son bras. Il m'avait rassuré en me disant que ce n'était rien, qu'il en avait vu d'autre, mais moi, je fixais sa plaie, j'avais mal pour lui.

Il m'avait pris dans ses bras, me murmurant qu'il m'aimait plus que tout. J'ai compris bien plus tard qu'il me faisait ses adieux. Il m'avait fait promettre de prendre soin de moi. De ne jamais la suivre ELLE, cette femme. Je l'avais vu, elle me faisait peur, son visage plein de haine, son regard m'avait fait frissonné de peur. Elle avait tant de haine, de rancœur. J'avais compris qu'ils se connaissaient quand elle l'a appelé par son prénom. Elle disait qu'elle était déçue de son comportement de lâche. Papa lui a répliqué qu'elle était folle et que jamais je ne la suivrais, que j'étais pure, qu'elle ne me pervertirait pas. Elle avait juste rigolé diaboliquement.

J'avais eu encore plus peur, je m'étais blottie contre mon père, cet homme rassurant. Il continuait de me murmurer des mots gentils, plein d'amour, moi je pleurais toujours, je savais qu'il allait se passer quelque chose. Nous étions dans un cul de sac, il y avait juste un très léger passage, j'étais la seule pouvoir y passer, mais cela voulait dire que je devais laisser mon père. Ses larmes avaient coulé, je me doutais qu'il allait me demander quelque chose que je ne voulais pas faire. Les voix se rapprochaient de nous. Ils nous cherchaient. Il allaient nous trouver. Mon père m'avait dit qu'il allait faire diversion pendant que je devrais passer par le petit trou et courir sans m'arrêter, je devais faire attention à moi, et fuir. Il m'avait dit qu'il s'occuperait de nos poursuivants. Je m'accrochais à lui, je ne voulais pas me séparer de lui, je voulais rester dans ses bras protecteur. Je pleurais encore plus, nous pleurions à deux.

Mais les voix n'étaient pas loin. Mon père m'avait détaché de lui, il m'avait regardé longuement ; et après un dernier « je t'aime plus que ma vie » il m'avait poussé vers le trou. Il m'avait dit : « cours sans te retourner. » Le ton de sa voix m'avait déchiré de l'intérieur, mais j'étais passé dans le trou du petit mur. Personne ne pouvait me voir de ma cachette. Mon père était sorti, tirant dans le tas, il avait tué les deux hommes mais pas la femme. Elle était planquée, il ne pouvait pas l'atteindre. Mais ELLE, cette chienne, était sortie de sa cachette pour tirer en plein dans son cœur. Mon père s'était effondré au sol : MORT. J'avais étouffé un sanglot de douleur.

Là aussi, j'étouffais un sanglot.

« Bella ? » me demandait une voix.

Je ne voulais pas ouvrir les yeux. Je ne voulais voir personne. Je voulais rester dans ma douleur, SEULE. Puis je ne voulais pas qu'il me voit dans mon moment de faiblesse.

« Pourquoi pleures-tu ? » me demandait cette même voix

« Merde. » grognai-je

J'essuyai rageusement mes larmes. Je refusais d'ouvrir les yeux. Mais il s'installa à mes côtés. Je m'efforçais de garder les yeux clos.

« Si tu veux, on peut reporter notre soirée ? » me dit-il tristement ?

« Tu ne devrais pas être en cour ? » demandai-je les yeux toujours fermés

« Et toi ? »

« Rien à faire. » grognai-je et grimaçant.

Il s'était mis à rire. Un vrai rire. Je ne l'avais jamais entendu. Avais-je dit quelque chose de drôle ? Je tournais la tête vers lui pour le regarder.

Je fronçais le nez alors qu'il riais toujours.

« Je n'aime pas que l'on se moque de moi. Surtout que cela à des conséquences. » menaçai-je

Mais je crois que mes menaces n'avait aucun effet sur lui. Comme s'il savait que je ne lui ferais rien. Il avait arrêté de rire ; il était même venu passer son index sur ma joue, là où mes larmes étaient passées. Je tournai la tête, je ne voulais pas qu'il me touche. Il avait abandonné, reposant sa main au sol pas loin de la mienne.

« Tu as le droit d'être triste, ce n'est pas interdit. » m'avait-il dit gentiment.

Je grognai et me relevai.

« On se la fait cette sortie ? »


A suivre...

Je sais vous attendiez le rendez-vous mais j'ai préféré mettre un moment du passé de Bella avec son père.

Vous en pensez quoi ?

Une idée de qui a tué Charlie ?

biZous

Chapitre 15 : Edward, Bella et ...

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy


PDV BELLA

« Tu as le droit d'être triste, ce n'est pas interdit. » m'avait-il dit gentiment.

Je grognai et me relevai.

« On la fait cette sortie ? »

« Maintenant ? » me demanda-t-il surpris

« Tu veux aller en cours, toi ? » demandai-je haussant un sourcil

« Pas vraiment. » souffle-t-il en s'allongeant sur l'herbe.

Il ferme les yeux. Je l'avais regardé ou plutôt détaillé. Chaque centimètres de son visage était passé sous mon regard.

« La vue te plait ? » me demanda-t-il un léger sourire

Oh merde ! A ce demander qui est tueur et DISCRET ! Il ferait un bon tueur. Mon dieu ! Non ! Je ne le voulais pas dans ce milieu. Il méritait un belle vie, pas une vie comme la mienne.

« Peut mieux faire ! » avais-je soufflé amusée.

« Et ! » s'offusque-t-il m'envoyant un de ses regards pénétrants.

« Quoi ? Je ne fais que dire la vérité ! » me moquai-je « Ne pose pas de questions si tu n'es pas sûr de la réponse. »

« Ah oui mon frère est plus à ton goût ! » dit-il grognant et jaloux ?

Était-ce possible qu'il soit jaloux ? Nous n'avons pas ce genre de relation. Nous étions ... Amis ? Je ne savais pas définir notre relation.

« Il ne se passera plus rien entre lui et moi. C'était... » Je réfléchis quelques secondes « Un trop plein d.… »

« D'hormones ? » me coupa-t-il

« De colère. » grognai-je « Une petite vengeance et ouais, surement mes hormones. »

« Vengeance contre qui ? »

« Tu es bien trop curieux Cullen ! »

Je lui avais souri gentiment.

« Mais dit moi, pourquoi veux-tu savoir pourquoi j'ai couché avec ton frère ? Serais-tu jaloux ou quelque chose du genre ? »

« Bon on y va ? » avait-il changé de conversation.

Il commençait à se lever mais je voulais avoir une réponse. Bien qu'en temps normal je n'en aurais rien eu à faire mais quand cela touche à Edward, je suis doublement curieuse.

Alors pour le bloquer, je m'étais assise à califourchon sur lui, mes deux mains avaient rallongé son torse contre l'herbe.

« Tu disais ? Je n'ai pas compris ? » demandai-je amusée

« Est-ce un moyen de torturer les gens ? Tu dois les faire parler rapidement ! » se moqua-t-il

Saurait-il quelque chose sur moi ? Impossible, j'étais trop discrète, enfin pas tout le temps mais bon. Je suis douée. Non ?

« Et pourquoi ferais-je parler les gens ? Ils ne sont pas intéressants. »

Sauf lui mais je n'allais pas le lui dire.

« Alors pourquoi me parler ? »

Je me penchai à son oreille.

« Parce que tu en vaux surement la peine. » soufflai-je

Je le vis frissonner mais je ne dis rien. Je sentais son cœur battre un peu plus vite sous ma main droite, mais pas trop longtemps puisqu’il se redressa. Mes mains passèrent d’elles-mêmes autour de son cou alors qu’il nous releva.

Très musclé parce que je ne suis pas très légère. Mes jambes s'étaient nouées autour de sa taille. Je ne me souviens pas depuis combien de temps on se regardait, je savais juste que nous étions gênés quand il m'avait reposée au sol.

« Allez, en route Casanova ! » avais-je dit pour détendre l'atmosphère.

Nous nous dirigeons vers le parking.

« On y va comment ? Ne dit pas avec ma Volvo parce que je sais que tu l'adores mais bon... »

Je lui envoyai un léger coup de poing dans le bras.

« Comment ? J'aime ta voiture Cullen ! Pour jouer au stock car ! »

« Alors pourquoi tourner autour ? »

« La curiosité. » dis-je sans y réfléchir.

Mentir est une seconde nature pour moi. Je n'avais même pas besoin d'y penser. On passa par ma chambre pour prendre deux casques. Un tour en moto sera parfait.

« Tu me laisses conduire ? »

« Dans tes rêves ! » rigolai-je

Je montai sur ma moto, il se colla derrière moi passant ses bras autour de ma taille.

« Merde. » grogna-t-il

Je regardai dans la même direction que lui. Le bureau du directeur avec celui-ci qui nous regardait. Je lui avais fait un léger signe de la main.

« Je vais me faire tuer. » souffla-t-il

« Pas tant que je serais avec toi. » dis-je pour moi-même.

Je ne savais pas s'il m'avait entendu mais il avait resserré sa prise autour de ma taille. Je partis rapidement. Après un voyage en silence, nous arrivons devant le cinéma. Je calais mon casque sous mon bras.

« On ne les met pas dans ta moto ? »

« Il n'y a pas de place. » dis-je évasivement.

Effectivement, ma moto était pleine d'armes. Au cas où. Même si j'avais une arme cachée sous mon sweet large. J'avais même un couteau dans ma poche de Jeans.

« Alors on regarde quoi ? » me demanda-t-il

« Mords-moi ? »

« J'aime bien ! »

Edward insista pour payer les places. Mon instinct de conservation m'obligea à observer les alentours discrètement. Même si cette soirée était censée nous détendre, je devais continuer mon job. Je sens la main d'Edward prendre la mienne et me tirer vers les portes.

« Ma compagnie te déplait pour que tu regardes à droite et à gauche. Est-ce que tu veux partir ? »

« Non non ! » le rassurai-je

J’allai même jusqu'à lui embrasser la joue.

« Je suis très bien avec toi. »

Il me fit un sourire rassurant. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, il m'avait détendue. Pas pour les raisons qu'il pense mais j'étais mieux.

Être proche de lui est mieux pour sa protection rapprochée mais je n'avais pas ce point de vue externe, je ne voyais que les ennemis une fois proche de nous. Alors qu'en étant plus loin, je repoussais le danger d’encore plus loin.

Nous nous installions sur un côté, lui contre un mur. Le mur sera une protection pour lui si jamais nous avions des problèmes. Il n'avait pas lâché ma main.

« Je ne vais pas fuir tu sais. » dis-je gentiment.

« Oh pardon. »

Il me lâcha la main, mais, moi, je voulais toujours avoir un petit contact avec lui, il me rassurait. D’ailleurs, je ne savais pas vraiment pourquoi. C’est vrai… c’est moi la tueuse… tout le monde ou du moins beaucoup de personnes avaient peur de moi.

J'avais passé mon bras sous le sien et posé ma tête sur son épaule. Mon comportement me faisait peur mais je n'arrivais pas le changer. Mais est-ce que lui ça le dérangeait ? Je tournais la tête vers lui, il souriait. Apparemment, notre comportement ambigu ne le dérangeait pas. Il n'avait pas l'air perturbé alors que dans ma tête, c'était une vraie tornade ravageant tout sur son passage. Heureusement que le film que nous allons voir n'était pas prise de tête.

Je m'étais efforcée de ne pas regarder toutes les personnes entrant dans cette salle. Je savais que l'organisation qui voulait tuer Edward n'allait pas s'arrêter avant qu'on lui ait donné l'ordre ou qu'on les tue tous mais cela pourrait être compliqué alors je devais rester vigilante. Bien sûr, dans le pire des cas, ils LE tueraient mais cela n’était pas envisageable.

Je sentis mon portable vibrer dans ma poche. Un message d’Emmett.

« 2 types louches sont entrés. Fais attention. »

Je ne répondis rien, mais la tension montait.

« J'ai faim. » dis-je. « Tu veux quelque chose ? »

« Non, c'est bon. »

Je me dépêchai de sortir accueillir ces hommes. Ils me virent à peine sortie de la salle. S’ils étaient intelligents, l’un allait essayer de passer pendant que l’autre allait faire diversion. Bien sûr, ceux-là l’étaient plus que les crétins que j’avais tués la dernière fois. Ça aurait été bien trop simple sinon.

Le souci, c’est que je ne pouvais pas rester plantée devant la porte, Edward finirait par venir me chercher. Il fallait que je leur rentre dedans avant que leur cible n’arrive. Il ne faut surtout pas que je me loupe mais sortir mon arme n’était pas envisageable, il y a trop de monde dans les couloirs. Sinon, il y avait l’autre solution qui consiste à retourner dans la salle et fuir. Je n’aime pas cette solution mais sauver sa peau était plus importante pour moi. J’aurais pu me battre avec eux mais, si jamais l’un d’eux m’échappait, il ne ferait surement pas la même erreur que ses prédécesseurs. Je leur fis un sourire sadique avant de prendre ma décision.


A suivre...

je sais c'est pas cool mais j'avais envie d'être sadique ! biZous

Chapitre 16 : .... Deux tueurs

Beta Dray Mione Potter-Malfoy


PDV BELLA

Je me dépêchai de sortir accueillir ces hommes. Ils me virent à peine sortie de la salle. S’ils étaient intelligents, l’un allait essayer de passer pendant que l’autre allait faire diversion. Bien sûr, ceux-là l’étaient plus que les crétins que j’avais tués la dernière fois. Ça aurait été bien trop simple sinon. Le souci, c’est que je ne pouvais pas rester plantée devant la porte, Edward finirait par venir me chercher. Il fallait que je leur rentre dedans avant que leur cible n’arrive. Il ne faut surtout pas que je me loupe mais sortir mon arme n’était pas envisageable, il y a trop de monde dans les couloirs. Sinon, il y avait l’autre solution qui consiste à retourner dans la salle et fuir. Je n’aime pas cette solution mais sauver sa peau était plus importante pour moi. J’aurais pu me battre avec eux mais, si jamais l’un d’eux m’échappait, il ne ferait sûrement pas la même erreur que ses prédécesseurs. Je leur fis un sourire sadique avant de prendre ma décision

J'espère seulement que c'est la bonne et qu'il ne sera pas blessé ou que moi non plus, je n'y laisserai pas ma peau. Parce que si c'est le cas, je crains qu'il n'y survive pas.

Est-ce que cela m'attristerait ? Si j'y survis, oui sûrement. Mais bon, ce n'est pas comme si j'étais amoureuse ou ce genre de chose.

J'envoie un baiser aux tueurs en face de moi avant de faire demi-tour et rentrer dans la salle de cinéma. C'était maintenant que tout ce jouait. Chaque seconde était comptée, chaque geste calculé, chacune de mes décisions seront décisives.

J'avais à peine fait un pas que je voyais Edward en face de moi.

« Tu étais l.… » commença-t-il

Mais je ne lui laissais pas le temps de répondre que je le coupais.

« Cours. » ordonnai-je lui prenant la main et le tirant vers la sortie de secours.

Bien sûr, il me suivit, les deux tueurs à nos trousses m'avaient bien vite suivie aussi. Heureusement que la salle n'était pas très grande, nous étions pas loin de la sortie mais ces crétins nous ont tiré dessus.

Bonjour la discrétion. Toutes les autres personnes présentes se couchent au sol mais nous nous continuons de courir. Je faisais aussi attention à ne pas le lâcher. Mon autre main prenait mon arme caché sous mon Sweet. Je tirais en regardant vaguement derrière moi. Je n'arrivais pas à les toucher. Je poussais Edward dehors et avant de refermer, je tirai ma dernière balle en touchant l'un des type au bras. Mais à mon avis rien de grave.

Nous reprenions notre course vers ma moto. Mon cerveau tournait à plein régime, je n’arrêtais pas de penser à tout. Je regardais aussi Edward, il n'était pas blessé mais à mon avis, il aura du mal à s'en remettre. De son agression, de mon secret.

« J'espère que tu sais conduire Cullen. »

J'ouvrai ma moto, mais des coups de feu se sifflaient pas loin de nos oreilles. Je le planquai derrière la moto et sortis deux armes pour tirer. Ils se planquaient au coin d'un mur. Edward était à moitié en état de choc à côté de moi mais je ne pouvais pas y prêter attention. Je continuais de tirer d'une main et l'autre, je me chargeais d'armes. Je refermai mon coffre et grimpai sur ma moto. Je démarrai rapidement mon bébé, tirant d'une main Edward pour le mettre derrière moi et de l'autre, j'envoyai une grenade sur nos adversaires. Je l'envoyai tout prêt du mur espérant qu'il leur tombe dessus.

Bien sûr tout cela s'est passé en quelques minutes. J'y étais habituée mais je crains qu' Edward ait plus de mal.

Je partis le plus rapidement poussant ma moto à fond. Edward était accroché à moi fermement. Son menton appuyé sur mon épaule droite. Je cherchais les voies où il y avait le plus de monde possible pour nous fondre dans la masse et leur échapper. Mais bien sûr, ces types sont coriaces .

Bien sûr, comme au cinéma, ils tiraient partout, et par partout, j’entends sur nous, bien sûr. La nuit tombait, ce qui serait un avantage pour nous. Je passais à fond entre deux voitures et faillis faire un écart quand le rétroviseur de la voiture explosa.

« Merde. » grognai-je.

Je pris une des armes cachées sous mon sweet, les deux autres étant déjà vides depuis longtemps. Je me retournais à peine pour tirer, mais en voyant que la tentative était trop compliquée et que je perdais de la vitesse, je me remis dans le bon sens pour donner un vrai coup d’accélérateur et mettre le plus de distance entre nous. Au moment où je tirais, Edward m’étouffa presque en serrant ma taille très fortement. Je n’entendais pas de coups de feu alors je posai rapidement ma main sur la sienne pour le rassurer. Mon cerveau tournait à plein régime. Je me demandais où nous pourrions nous cacher. Je regardais partout et pestai contre cette ville de merde. Il n’y avait que des maisons, aucun parking ni de commerce, rien. On aurait pu espérer avoir des embouteillages, mais non, ils travaillaient tous ! Je pris les voies rapides. Ils étaient en voitures et nous en motos donc nous aurions une chance. Il n’y avait pas beaucoup de circulation mais c’était suffisant pour prendre un peu de distance.

Heureusement que j’étais préoccupée par le sort d’Edward sinon j’aurais été furieuse contre moi-même de fuir comme ça. Je n’avais jamais compris comment Fox et Wesley faisaient pour choisir cette option. Bien sûr, on avait le choix mais je n’aimais pas cela. Je choisissais toujours de me battre et non la fuite, leur disant que je n’étais pas lâche. Mais, ce jour-là, je compris que ce n’était pas de la lâcheté mais une forme de courage et de préservation. Il valait mieux rester en vie que de mourir, surtout par une mort stupide, à se croire plus fort que les autres alors que ce n’est pas forcément le cas.

Finalement, je trouvai une petite ruelle pour nous cacher. Je nous planquai derrière des poubelles. J'avais toujours un accès à l'entrée de la rue. Mais je pris quand même quelques secondes de mon attention pour regarder Edward. Il avait l'air perdu, paniqué, inquiet. Je n'osais pas lui montrer un quelconque signe d'affection, les personnes changeaient quand ils apprenaient pour moi alors je gardais mes distances avec lui. Je ne voulais pas le perturber plus qu'il ne l'était déjà.

Je me demandais bien pourquoi j'avais ce comportement. D'habitude, je n'y prête pas attention, je faisais mon job et pas d'extra. Après quelques minutes, je décidai de changer d'endroit. Nous devons retourner à l'école, mais Edward n’a pas l'air en état.

« Tu es blessé ? » demandai-je

Je n’eus aucune réponse. Il respirait normalement, ses yeux clos et bras autour de ma taille. Il restait immobile. Je sentais aussi son cœur battre contre mon dos. Je pouvais à peine bouger mais je réussis à prendre mon téléphone dans ma poche de jeans arrière. Ok, je m'efforçais de ne pas faire attention à ma main qui frôlait la cuisse d'Edward. Mais lui non plus n'avait pas l'air d'y faire attention.

« Oui. »

« Je suis les mecs avec le satellite, ils sont loin de vous. Tu peux rentrer. » m'avait informé (Emmett ?)

« Il n'y en a pas d'autres ? » demandai-je

« Ils ont l'air seuls. »

« L'air ? » grognai-je

« Ils sont seuls Bella. » souffla Emmett

Emmett et son génie informatique. S'il décide de suivre quelqu'un, il saura tout ce que cette personne fait. Je sais que je peux lui faire confiance.

« Ok. Merci. » dis-je

« Merci ? Wouah, tu y tiens plus que tu ne le veux ! » disait Emmett un sourire dans la voix.

Je grognais pour réponse. Lui, il rigolait.

« Non touche pas à ça Rosalie ! » a grogné Emmett

« La poêle qui se fout du chaudron. Personne ne rentre dans TA salle. »

« Tu ne dois pas retourner à l'école ? » grogna-t-il à son tour. « Je les surveille. Je t'appelle s’ils te retrouvent. »

Je raccrochais. Je pris le chemin du retour mais avant, je passai au fast food pour prendre des trucs à manger. Nous arrivons rapidement au lycée. Le directeur nous attendait sur le parking. Je me garai pas loin.

« Edward ? » l'appelai-je une fois ma moto éteinte.

Il sortit de ses pensées pour descendre prudemment de la moto. Je lui laissai le sac que j’avais dans les mains. Je n’osais pas l’aider ni lui parler, il était blanc comme un linge. Je me doutais bien que notre « relation » allait s’arrêter là. Il ne me regardait même pas, et ce qui me dérangeait, c’était le pincement au cœur que j’avais à ce moment.

« Mr Cullen, allez dans votre chambre et la nourriture est interdite dans l'internat. »

Le discours du directeur le ramena avec nous. Il allait lui tendre la nourriture mais je lui ai repliai le bras pour qu'il le garde. A mon contact, il a frissonna, et ce pincement est revint. J'avais baissé ma garde une seconde en baissant les yeux, mais je me suis retournai vers le directeur.

« Un soucis ? » demandai-je à 'mon directeur'

« Les sorties en semaine sont interdites et sécher les cours aussi. »

Je fermai les yeux et soufflai un bon coup pour évacuer ma colère. Je me répétais qu'il n'était qu'un homme inoffensif que je ne devais pas lui coller une balle dans la tête. Il savait qu'une personne était dans son établissement pour protéger Edward Cullen.

« Oh mille excuse Mr le directeur. » me moquai-je en lui envoyant toujours un regard meurtrier

Mais vu sa tête, il ne devait pas se douter que c'était moi.

« Maintenant, veuillez nous excusez mais je bosse MOI. »

Je partis vers notre bâtiment, Edward me suivit toujours en silence. C'est aussi en silence que je le fait entrer dans ma chambre même s'il se dirigeait vers la sienne. Mais je ne voulais pas qu'il soit seul. Je voulais le surveiller. J'avais BESOIN de le surveiller. Il s’avachit sur mon lit.

« Mange. » ordonnai-je

Je m'assis sur ma chaise de bureau. La tension que nous avions réussi à enlever entre nous était revenue encore plus présente qu'avant.

Il mangeait doucement, les yeux dans le vague et pas une seule fois, il ne m'avait regardé. Je me demandais alors quelle serait sa réaction.

Déni ?

Rejet ?

Haine ?

Indifférence ?

Colère ?

Souffrance ?


A suivre...

Alors ? L'action ? Vous avez aimé ? Trop classique ? Trop nul ?

Et Edward ? Son comportement ? Il va réagir comment ? Vous trouvez cela normal ?

Laissez vos critiques ! Même un « c'est nul » me va !

biZOus

Chapitre 17 : La décision d'Edward

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy


PDV BELLA

Je m'assis sur ma chaise de bureau. La tension que nous avions réussi à enlever entre nous était revenue encore plus présente qu'avant.

Il mangeait doucement, les yeux dans le vague et pas une seule fois, il ne m'avait regardé. Je me demandais alors quelle serait sa réaction.

Déni ?

Rejet ?

Haine ?

Indifférence ?

Colère ?

Souffrance ?

J'attendais patiemment qu'il ait fini de manger, il reprenait peu à peu des couleurs mais il ne parlait toujours pas.

J'appréhendais sa réaction, cette boule au fond de mon estomac me dérangeait, je ne connaissais pas cette sensation - désagréable - et je ne l'aimais pas.

Pour la première fois depuis la mort de mon père, l'avis d'Edward comptait pour moi, il était important.

Un sentiment de rejet montait en moi.

Et s'il ne voulait plus de moi ?

Comment me comporter face à cela ?

C'est toujours moi qui rejette les autres, apprécierais-je ? Non surement pas. C'est SUR je n'aimerai pas cela. Comme quoi m'attacher à lui était une mauvaise idée, très MAUVAISE idée, notre « relation » - si l'on peut l'appeler ainsi - débute à peine que je commence à souffrir et la rejeter.

Moi qui m'étais pourtant promis de ne plus m'attacher, c'est raté. Je ne suis vraiment pas douée pour tenir mes promesses. Puis est-ce oublier mon père, le trahir d'aimer quelqu'un autre autant que j'ai pu l'aimer, que j'aime toujours ?

Est-ce que j'ai le droit au bonheur comme tous les couples normaux ? Bon ok, « normaux » n'est peut-être pas le bon mot à employer, mais le bonheur m'est-il accessible ?

Y ai-je droit ? Surtout avec lui ? Lui, mon protégé, ma mission ?

Est-ce bien raisonnable ? Non, cela j'en suis certaine, ce n'est pas correct, mais pourquoi Wesley et Fox me poussent-ils dans ses bras ?

Veulent-ils se débarrasser de moi ?

Veulent-ils me mettre dans les bras du premier venu ?

Suis-je si mauvaise que cela ?

Ou veulent-ils renouveler leurs tueurs ?

Sommes-nous dépassés ?

Ou trop recherchés par les polices du monde entier ?

Si jamais je ne tombe pas dans leur piège, vont-ils me liquider ? Ils y arriveraient sans aucun soucis ! Ou vont-ils me garder à contrecœur?

Mais la seule chose dont je suis sûre, c'est que je vais me taper la migraine du siècle...

J’essayais de mettre mon cerveau en stand-by quelques secondes pour me laisser du répit.

Je jetai un cour d' œil à Cullen qui avait arrêté de manger pour me regarder faire les 400 pas dans ma chambre.

Ou finalement, je suis peut-être parano et qu'ils veulent simplement mon bonheur ? Mais y ai-je droit ?

Je me risque un coup d'œil vers lui, il me regardait toujours pourtant, je n'arrivais pas à déchiffrer son comportement, ses pensées, il a reprit ses esprits mais il restait indéchiffrable. Ne pas savoir ce qui allait se passer par la suite me mettait dans des états de colère et de peur. Peur de l'inconnu, ne pas être maitre de son destin. C'est lui qui va décidait.

Mais pourquoi n'ouvre-t-il pas la bouche ?

Pourquoi me torture-t-il ainsi ? Finalement, j'aurais peut-être plus de reconnaissance pour ceux que je torture et qui résiste.

*GROS BLANC INTERNE*

Non, il ne faut pas pousser, je prends trop de plaisir à le faire. Toutes mes réflexions ne m’aidaient pas à gérer Edward. Je devais prendre les devants, je devais m'occuper de lui, de le garder en vie. Et je ne devais pas interférer dans sa vie sentimentale. Je devais reprendre les commandes et ne plus m'impliquer. Je devais continuer de faire mon job en gardant mes distances, c'est comme cela que je fais le mieux.

Après tout, si on était pas sortis, il ne se serait pas fait poursuivre par ces deux tueurs...

Edward avait fini de manger, il avait même pris ses aises sur mon lit. Il se payait même le culot de me détailler. Heureusement qu'il ne souriait pas. J'aurais été capable de lui exploser le nez une autre fois.

« Tu ferais mieux d'aller dans ta chambre, te reposer. » dis-je sans plus de cérémonie et pas très agréable.

J'essayais de garder un ton froid et professionnel comme quand j'avais affaire à sa mère.

Il ne répondit rien mais se leva pour aller dans sa chambre. Je soufflai de soulagement mais pas pour longtemps vu qu’il revint quelques secondes plus tard avec deux bouts de polystyrène dans sa main.

Je le regardais attendant qu'il se décide à parler. Je ne voulais pas engager cette conversation. Je savais que j’avais maintenant le droit de le lui dire puisque de toute façon, il m’avait vu tirer sur ces types.

« C'était toi dans le couloir en début d'année ? » me demanda-t-il en regardant les petits morceaux dans ses mains.

Je me laissai tomber sur le fauteuil en face de lui.

« Cela a-t-il une grande importance ? » demandai-je

Il me fixait essayant de me comprendre. Je voyais qu'il était perdu mais que la colère montait en lui. Je ne savais pas pourquoi. C'était la première émotion qu'il laissait passer.

« Je te déconseille de te mettre en colère contre moi, Cullen. » crachai-je

« ET POURQUOI ? ON A ESSAYE DE ME TUER, JE TE SIGNALE !!! » hurla-t-il

Je me concentrais pour ne pas hurler à mon tour.

« Tu es en vie, alors arrête de te plaindre. » grognai-je

« JE HURLE SI JE VEUX !!! »

« Et moi, je te plante une balle entre les deux yeux si j'en ai envie. » grognai-je en grinçant des dents.

Cela l'avait refroidi, il s'était calmé quelques secondes mais je voyais qu'il était prêt à exploser. Après tout, il en avait peut-être besoin. Je ne savais pas comment me comporter.

« Pourquoi tu ne m'as rien dit ? » me dit-il en se prenant la tête dans les mains.

J’émis juste un son moqueur, mon regard était pareil.

« Oh mais que c'est drôle, c'est vrai, vas-y moque-toi de moi ! Après tout, tu t'es bien foutue de moi ! Tu as du bien te marrer à protéger le pauvre gosse de riche ! » cracha-t-il à son tour.

Je le laissais déverser sa haine sur moi même si je n'y suis pour rien. Je n'avais fait que lui sauver le cul et plusieurs fois.

Il continuait de débiter un flot de paroles que je ne comprenais pas. Juste quelques mots étaient compréhensible comme « Pourquoi moi ? » « Veut pas. » mais deux mots ont fait tilt « Rien dit. »

« Tu ne savais pas ? » demandai-je surprise

« Non. » cracha-t-il « NON JE NE SAVAIS QUE J'AVAIS QU'ELQU'UN QUI ME SUIVAIT !!! PUIS TU ES QUOI AU JUSTE ? »

Je me demandais si je devais lui répondre, je sais que je le pouvais mais avais-je envie, le voir en colère avait quelque chose d'amusant.

« Bella Swan. » répondis-je amusée « Élève dans la même classe que toi. »

« NE TE FOUS PAS DE MOI ! » hurla-t-il

Il se leva pour venir mettre son visage à quelques centimètres du mien.

« QUI ES TU ? » articula-t-il, furieux. « ET NE T'AMUSES PAS A ME SORTIR UN DE TES MENSONGE !!! »

« Je suis Bella Swan. »

« NE ME MEN... »

« Je m'appelle vraiment Bella Swan. » le coupai-je, mi-amusée, mi-en colère

« Tu... Tu... »

« Je ? » demandai-je

Il se recula pour venir s'assoir sur mon lit.

« Est-ce qu'au fond de toi tu ne le sais pas ? » demandai-je

Il ne répondit rien mais moi j'avais des questions en tête. Sa mère ne lui avait rien dit ? Elle aurait peut-être dû, cela aurait été une sécurité supplémentaire. Il aurait été plus discret et prudent. J'avais vraiment du mal avec cette femme.

« Tu es là pour me protéger ? »

Sa colère était retombée.

« Oui.  Je suis payée pour cela. »

« Ne suis-je qu'un travail ? » grinça-t-il entre ses dents.

J'allais  ouvrir la bouche mais je n’ai pas été assez rapide pour lui répondre, il avait déjà quitté ma chambre à grande enjambée.

« Je ne veux plus te voir ! » grogna-t-il en claquant la porte.

Je n'aurais peut-être pas dû répondre cela mais pourtant c'est la vérité. Pour une fois que j'étais sincère. J'aurais peut pu le dire autrement.

Mon portable a sonné alors qu'il faisait nuit. Un message.

« Alors ? Il l'a pris comment ? » me demanda Emmett

Je réfléchis quelques minutes avant de répondre.

« J'abandonne. Prenez le relai. » répondis-je

J’éteignis mon téléphone et rangeai quelques affaires dans un sac. Il était tard, je savais qu'il n'y avait personne dans les couloirs. Je montai sur ma moto pour retourner à l'institut. Je ne le voulais plus de cela. Je ne voulais plus souffrir, parce que même si je m'étais peu attachée à lui, je souffrais de son comportement. Certes, c'était compréhensible mais quand même.

Je ne voulais pas souffrir. Finalement, la vie n'est faite que de souffrance.

Mon dieu, on pourrait croire que je suis dépressive. Il faut juste que je revienne à ma vie d'avant.

« Bella ? »

Je sursautais pour tourner la tête vers Jasper.

« Que veux-tu ? » crachai-je

« Oh punaise c'est la soirée des mal-aimables... Alice qui m’envoie chier au téléphone, Edward et maintenant toi ! »

« Que veux-tu Jasper ? » demandai-je plus gentiment.

« Tu vas où ? »

« Je rentre chez moi. » soufflai-je

« Lundi soir ? Est-ce que cela à avoir avec la dispute entre mon frère et toi ? »

« Je ne vois pas en quoi cela te regarde. » demandai-je haussant un sourcil

« A vrai dire, je n'ai pas tout compris, il a juste dit que tu l'avais trahi. »

J’émis un son moqueur, je me voyais bien lui dire que j'étais son garde du corps et que je devais lui sauver le cul. J'aurais fait fureur !!!

« Je n'avais jamais vu mon frère aussi triste pour une fille. Il tient vraiment à toi et te pardonnera. » Me dit-il posant une main sur mon épaule.

Un coup d'œil meurtrier et il retirait sa main.

« Mais je n'ai rien à me faire pardonner. » expliquai-je « Ton frère se comporte comme un gamin trop gâté par la vie. » crachai-je

« Il n'a pas eu une vie facile. »

« Parce que tu crois que j'ai grandi au pays des bisounours ? » crachai-je

« Je n'ai pas dit cela. »

« Écoute Jasper, c'est ton frère et tu le défends, c'est très noble mais, pour une fois, dans sa vie il doit assumer ses paroles. »

Je démarrai ma moto et rentrai à l'institut pour me faire botter les fesses.


A suivre...

Alors ? Déçu du comportement d'Edward ? Et de Bella ?

biZous

Chapitre 18 : Bella

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy


PDV BELLA

Un coup d' œil meurtrier et il retira sa main.

« Mais je n'ai rien à me faire pardonner. » expliquai-je « Ton frère se comporte comme un gamin trop gâté par la vie. » crachai-je

« Il n'a pas eu une vie facile. »

« Parce que tu crois que j'ai grandi au pays des bisounours ? » crachai-je

« Je n'ai pas dit cela. »

« Écoute Jasper, c'est ton frère et tu le défends, c'est très noble mais, pour une fois, dans sa vie il doit assumer ses paroles. »

Je démarrai ma moto et rentrai à l'institut pour me faire botter les fesses.


« C'est bon ! » grognai-je dans le combiné du téléphone.

« Déjà ? » me demandait Fox

« Non non, il en reste deux ou trois, je voulais vous faire une blague. » grognai-je encore

De toute façon, depuis deux jours, je ne faisais que cela. Je savais que Fox ne m'en tiendrait pas rigueur, ni Wesley même s'il m'évitait. C'est pour cette raison qu'ils avaient décidé de m'envoyer à l'autre bout du pays pour faire un raid contre des terroristes. Une dizaine de types pas louches qui menaçait de faire sauter je ne sais quel bâtiment rempli de pauvres gens innocents. Alors j'avais sauté dans l'hélicoptère pour partir en mission loin de l’ancienne. Je voulais m'éloigner de tout ce bordel qu'était ma vie.

Je savais que cette mission serait dramatique, que je ne sais pas capable de le supporter. Mais pour être honnête, je ne pensais pas que ça serait à cause de ma relation avec Edward. Et surtout au fait qu'il m'ait découvert, et le pire dans tout cela, c'est que j'ai laissé des indices, pire qu'une débutante. Je m'en voulais pour plusieurs choses, mais je crains que l’avoir mis en danger faisait partie de mes pires remords.

Pourtant, je m’efforçais de tout mettre dans un coin de mon cerveau et de l'oublier, puis ce n'est pas comme si j'étais folle amoureuse de ce type. Certes, je ne nierai pas le fait de m’être attachée à lui, cela serait mentir, je l'avais apprécié, j'avais aimé notre relation assez particulière mais cela faisait du bien. Je me sentais normale, et même si ce n'était pas moi de ressembler à tout le monde, cela m'avait fait du bien. J'avais aimé cela, mais n'était-ce pas dû à Edward lui-même ?

Finalement, c'était peut être juste lui qui me faisait me sentir bien ? Peu importe le contexte. Je ne savais pas, j'étais perdue, et personne pour m'aider, pour me conseiller. C'est vrai que c'est mal ce que je dis, j'avais Fox mais je crois qu'à ce moment, j'avais plus besoin d'une mère et de son amour. Mais je n'en ai pas, alors j'avais fait comme je fais à chaque fois, je ferme les yeux, je sers les dents et je me mets un coup de pied au cul pour continuer d'avancer, seule.

Fox émit un rire moqueur.

« Toujours de bonne humeur ma belle ! » dit-elle un sourire aux lèvres

Je raccrochai en grognant, je savais qu'elle arrivait, le bruit de l'hélico en fond m'avait indiqué où elle se trouvait. Elle m'avait suivi au bout du pays, ne voulant pas me laisser seule, de peur que je fasse une grosse bêtise du genre foncer dans le tas sans faire attention à moi et à ma sécurité. Alors, elle m'avait suivi pour garder un œil sur moi mais je savais qu'elle voulait être près de moi si jamais je craquais et que je me mette à hurler qu'il me manquait.

Mais cela n'arrivera jamais parce que je NE l'aimais PAS. Et que je ne craquerais pas. Pourquoi le ferais-je ?

Quelques minutes plus tard, il y eut un bruit d'hélice et une corde qui tombe à quelques mètres de moi. J'avais été discrète, mais il ne valait mieux pas rester dans le coin,. Personne ne devait savoir pour nous, même les polices du monde ne savaient rien ou du moins ils n’avaient pas de preuves légales de notre vie.

Je m’accrochai au harnais pour que Fox me remonte, pour partir rapidement. Les nettoyeurs devaient arriver derrière, soit pour cacher tous nos dégâts soit pour camoufler cela en règlements de compte et j’en passe. Je savais seulement que nous devions jamais nous croiser pour plus de sécurité. Je m’attachai donc et mis mon casque.

« Où va-t-on maintenant ? » demandai-je

J’étais impatiente de continuer à faire le ménage, j’avais toujours cette rage en moi que je devais évacuer.

« On rentre à la maison. »

« Non. » grognai-je

« Tu n'as pas le choix ma belle. »

« M'en fiche. » boudai-je « Veux pas. »

Je l’entendis rigoler dans mes écouteurs. Nous rentrons dans la maison que nous louions. Je partis m'isoler dans ma chambre et me jeter à plat ventre sur mon lit. Je ne voulais pas rentrer, cela me rapprochait du rejet d'Edward. Personne ne m'avait rejeter et j'avais du mal à le digérer. J'étais surement vexée. J'étais vexée.

Mais avais-je envie de le revoir ?

Est-ce que j'y pensais ?

Est-ce qu'il me manquait ?

Est-ce qu'il était toujours en vie ?

Qui a pris la relève ?

Rosalie ?

Surement. Après tout, ça serait logique, puis dans la logique des choses, ils recommenceraient leur relation, et moi je délirais complètement. Rosalie était trop « jeune » pour assurer sa protection seule. C'est une mission très dure à faire et nous n'avions pas le droit à l'erreur.

Puis les revoir ensemble ? Eurk. Pourquoi je deviens soudainement jalouse ? Je ne devrais pas. Ces sentiments sont proscrits pour moi, je ne peux pas. Je voudrais, mais est-ce que j'y arriverai ? Est-ce que je pourrais tout gérer ?

De toute façon, je ne voyais pas pourquoi je me posais ce genre de question étant donné que nous sommes à des milliers de kilomètres et qu'il n'y a plus rien entre nous. Il me l'a fait clairement comprendre mais bon tous les torts ne lui reviennent pas, je n'étais pas mieux non plus. Mais il serait mieux loin de moi, loin de tout ce danger. Il mérite une jolie vie comme il l'a eu.

Quelques heures plus tard, je rejoins Fox dans le salon.

« J'ai eu Wesley, il a une petite mission pour toi. »

Je commence à sourire de toutes mes dents.

« MAIS. » continua-t-elle « Tu fais cette mission et tu rentres sans faire d'histoire. » expliqua-t-elle

Je la vois hésiter avant de continuer.

« Nous avons besoin de toi, à la maison. Il y a quelques problèmes. »

« Des problèmes ? » demandai-je curieuse

« Oui, un en particulier. » éluda-t-elle.

Je voyais bien qu'elle me cachait quelque chose mais autant faire parler un mur alors j’abandonnai. Mais je me demandais ce que pouvait être ce problème, surtout pour qu'ils aient besoin de moi. Un souci avec Edward ? Non, ils n'oseraient pas me faire cela, j'avais été catégorique sur ma futur implication dans sa vie ; c'est à dire AUCUNE. Je ne veux plus.

Je savais que je me comportais comme une gamine pourrie gâtée mais c'est ainsi. Pourtant, j'étais bien avec lui, j'aimais nos quelques conversations, ses gestes envers moi, ses regards.

« Et merde ! » grognai-je

« Oh merde Bella ! » grogna Fox assise à mes côtés en train de nettoyer ses armes.

Elle ramassa le canon de son arme qu'elle avait lâché. Je me moquai d'elle.

« Eh bien, tu te fais vieille, un petit bruit et tu sursautes ! » me moquai-je souriante. « Il faut que tu te lèves des genoux de ton mari et que tu retournes sur le terrain. Sinon il faudra te recycler ! »

Je me propulsai loin d'elle pour éviter ses coups. Quelques minutes plus tard, je finis, bien sûr, par terre .

« Et toi tu devrais bouger ton cul, tu te ramollie. »

« Même pas vrai ! » dis-je me débattant.

Elle finit par me relâcher, nous nous cherchons pour nous amuser.

« Mais je comprends que tu n'aies pas pu finir cette mission, trop dure à gérer. » se moqua-t-elle « Trop de pression, puis tu n'aurais pas suivi la cadence. Finalement, c'est bien que tu ais abandonnée. Tu nous as facilité la tâche. » se moquait elle toujours.

Mon sourire tomba pour laisser place à ma colère. Je lui balance une lampe au visage, je la loupe de peu mais furieuse, je lui jette ce qui me passais sous la main pour finir par me jeter moi-même sur elle alors qu'elle continuait de se moquer de moi avec ses « trop faible pour y arriver. » ou « Pas capable de le protéger convenablement. » et même « Tu l'as plus amoché qu'autre chose ! » Je crois que cette phrase m'a perdue. J'étais dans un état de colère tel que je ne me maitrisais plus, j'aurais eu une arme à porter de main, j'aurais vidé le chargeur. J'aurais amèrement regretté mon geste. Je devais apprendre à maitriser ma colère, je savais que cela me faisait défaut et ça me perdra un jour ou l'autre.

Bien sûr, elle me maitrisa et je me retrouvai encore au sol, la tête dans un tapis persan.

« Tu dois vraiment t'entrainer pour les combats à main nue. » me dit Fox légèrement irritée

« Tu parles, j'en ai pas besoin !!! Je vais coller mes armes sur moi. J'aime pas me battre ! » grognai-je « Je veux tirer dans le tas et ne laisser personne en vie. Je veux qu'ils crèvent tous. » m'énervai-je « Je veux qu'elle crève !!! » hurlai-je hors de moi.

Fox avait réussi à me faire sortir toute la colère accumulée en moi. Alors qu'elle relâchait la pression sur mon corps, je me rendis compte qu'une larme coulait sur ma joue. Quelques-unes suivirent mais très peu. Fox avait voulut me prendre dans ses bras mais je la repoussai.

« Non. » soufflai-je « Laisse-moi, s'il te plait. » murmurai-je assise sur le sol.

Je fixais toujours le sol alors que Fox était partie. Je savais qu'elle était morte mais je savais aussi que cette haine contre ma mère était une de mes motivations pour avancer. Cette garce qui a tué mon père. Et comme à chaque fois que je pète un plomb, je hurle cette phrase.

J'accumule et j'encaisse tout jusqu'au jour où j'explose, je savais que ça menaçait depuis quelques jours et finalement, c'était aujourd'hui.


J'ajustai mon arme blanche, j'étais prête pour ma mission. Tuer un homme d'affaire ripoux. Je crains qu'il n’y en ait de plus en plus dans ce bas monde, ou est-ce que je fréquente trop les mauvaises personnes ? Peut-être...

Il prenait le train. Le type avait un garde du corps, assez discret. Il était à quelques rangées de la mienne. Le train était bondé, je savais que la mission ne serait pas simple, il fallait être discret et ne pas laisser de témoin. Fox était avec moi mais nous n'étions pas ensemble.

J'étais habillée d'une jupe noire en cuir arrivant à mi-cuisse et d'un chemisier rouge et noir en dentelle mais pas transparent non plus. J'avais des chaussures à talons hauts noir et rouge. Après un bref signe en direction de Fox, je me levai pour aller au bar chercher une boisson. Je passai près de l'homme en le frôlant pour qu'il me remarque mais je n'y prêtais pas attention.

« Il t'a vu. » souffla Fox dans mon oreillette.

Je partis chercher un verre pour me désaltérer. Je pris le chemin du retour sauf que je me fais bousculer « accidentellement » par Fox. Et bien sûr, je tombai sur les genoux de ma cible lui renversant ma boisson sur sa chemise.

« Et merde ! » grogna-t-il « Vous pouvez pas faire attention ! C'est pas possible ! Vous êtes une vraie empotée ! »

Il me repoussa de ses genoux, je faillis me retrouver les fesses par terre dans le couloir. Je ne m'attendais pas à une réaction aussi violente de sa part. J'avais prévu de jouer les allumeuses et lui faire du rentre dedans mais là c'est foutu. Alors, soit je fondais en larmes mais vu ma tenue ça ne collait pas, soit je lui rentrais dedans moi aussi.

« OH milles excuses votre seigneurie ! » raillai-je

Je le vois devenir rouge mais j'enchainai.

« Alors avant de gueuler un peu plus, vous me laissez nettoyer votre chemise et vous ne verrez plus jamais ma tête. »

« Merde Bella, tu fous quoi ? » grogna Fox dans mon oreillette.

« Bien. » grimaça-t-il « Je vous suis aux toilettes pour réparer vos dégâts ! »

Nous partons dans les toilettes les plus proches. Le garde du corps avait voulut le suivre mais il lui avait fit signe de rester assis. Il entra dans la cabine et, après un bref coup d' œil à droite et gauche, j’entrai moi aussi. Je fermai la porte à clé. L'avantage des grande villes c'est que personne ne fait attention à personne. J'étais dos à lui, je pris du papier pour éponger sa tache mais discrètement, je sortis mon cran d'arrêt de sous ma jupe. Je me retournai rapidement vers lui, enfin aussi rapide que l'on puisse l'être dans des toilettes de train et à deux. Je lui tranchai la gorge d'un coup net. Il tomba assis sur la cuvette. Le sang avait giclé sur les parois mais peu sur moi.

Je regardai à peine le corps avant de regarder si je n'avais pas de sang sur moi. Une ou deux gouttes vite essuyées. Un peu d'eau sur mon arme pour la nettoyer et je la recachai sous la jupe. Je me recoiffai vite fait avant de sortir de la cabine. Je restai près de la porte du prochain arrêt qui était à deux minutes. Timing parfait. Les portes s'ouvrirent, je descendis comme si de rien était. Je marchais que le quai pour m'éloigner. Fox, qui avait occupé le garde jusqu'à la dernière minute, sortit en courant du train, un sourire amusé sur le visage. Je volai une voiture sur le parking alors que Fox marchait tranquillement vers la sortie. Je la fis monter loin des caméras.

« Alors quel est le problème ? » demandai-je

« Je ne sais pas si je dois te le dire. »

« Tu me le dis ou je fais demi-tour. »

Elle souffla, incertaine.

« Puis de toute façon, j'ai promis de rentrer, alors même si je suis une sale garce, je tiens mes promesses et je rentrerais. »

« C'est Edward. » lâcha-t-elle

« Et ? » essayai-je de demander comme si cela m'importait peu.

Sauf que je redoutais la réponse.

« Il se doutait que tu étais partie quand il ne t'a pas vu en cours le lendemain. Puis son frère t'a vue partir. Alors, Emmett s'est fait engager comme surveillant. Il a compris qu'il avait pris ta place. »

« Je ne vois pas où est le problème. » dis-je perdue.

« Le problème c'est que, si tu ne reviens pas, il fera tout pour se mettre en danger et se faire tuer. » Elle reprend son souffle. « Il ne veut que toi pour sa protection. »


A suivre...

Vous aimez ma fin, avouez !

Et Bella, elle veut quoi ?

Perso je trouve ce chapitre brouillon. Alors vos avis sont les bienvenue comme d'habitude ! biZOus

Chapitre 19 : Rosalie, ALice et Bella

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy


PDV Bella

« Puis de toute façon, j'ai promis de rentrer, alors même si je suis une sale garce, je tiens mes promesses et je rentrerais. »

« C'est Edward. » lâcha-t-elle

« Et ? » essayai-je de demander comme si cela m'importait peu.

Sauf que je redoutais la réponse.

« Il se doutait que tu étais partie quand il ne t'a pas vu en cours le lendemain. Puis son frère t'a vue partir. Alors, Emmett s'est fait engager comme surveillant. Il a compris qu'il avait pris ta place. »

« Je ne vois pas où est le problème. » dis-je perdue.

« Le problème c'est que, si tu ne reviens pas, il fera tout pour se mettre en danger et se faire tuer. » Elle reprend son souffle. « Il ne veut que toi pour sa protection. »


« C'est hors de question. » grognai-je

Depuis que Fox m'avait annoncé le problème, je grognai cette même phrase. Et pourtant cela faisait 24 heures qu'elle me l'avait annoncé.

« Bella, ma puce. » me souffla Fox. « Tu l'aimes. »

« HEIN ? QUOI ? NON ! NON ! » hurlai-je dans la voiture.

« Oh si ma belle mais tu ne le sais pas encore ! »

« Alors si je ne sais pas encore, comment TOI tu peux le savoir ? » grognai-je

Pour toute réponse, elle se mit à rire. Je ne voyais pas en quoi mes paroles étaient drôles mais bon, c'est Fox.

« On en reparlera. » me dit-elle.

« Mouais... »

Nous étions en silence depuis quelques minutes.

« Tu sais qu'il a failli y passer ? » Elle continua ne me laissant pas en placer une « Une balle alors qu'il était en cours de sport, en course d'endurance, son bras a été touché, heureusement qu'Emmett était là. »

« Et bien parfait ! Vu qu'il fait mieux son job que moi ! »

J’essayais de ne pas le montrer mais j'étais inquiète pour Edward. Ce n'était qu'une balle après tout, pas de quoi en faire un plat. Il était toujours en vie. Mais j'espérais qu'il n'avait pas trop souffert. Je ne devrais pas avoir ce genre de pensée pour lui mais je ne me contrôlais plus et je n'aimais DEFINITIVEMENT pas ça.

Fox émit un son moqueur. Je la regardai étonnée.

« Tu parles, quand il a vu Emmett arriver vers lui, il a voulu se mettre encore plus en danger et il aurait pu foncer vers le tueur, il l'aurait fait. » souffla-t-elle « Emmett avait dû faire du football vu le placage qu'il a fait. La balle est passée à dix centimètres de sa tête. »

Mon attention était sur la route mais à l'entente de ses derniers mots, je la regardai les yeux ronds.

« Il va bien mais il te veut. Il ne veut que toi Bella. Et ce gosse est un effronté. On ne lui fait pas peur. Mais remarque tu lui as tapé dans l’œil alors comment veux-tu qu'on lui fasses peur après l'indomptable tigresse. » se moqua-t-elle.

« Mais j'assume ! » je souris

Premier sourire depuis que j'avais quitté cette école. C'était souriante - enfin plus que d'habitude - que je rentrais à la maison. Mais une blonde me sauta dans les bras pour me faire un câlin ? J'étais mal à l'aise, très mal à l'aise.

« Euh ? »

« Mon dieu, Bella, tu es là ! Je suis si contente que tu sois là. Il a été infernal, il faut que tu reviennes. Mon dieu, comment j'ai fait pour coucher avec lui. Je ne le supporte plus ! Il va me rendre folle ! Mais comment fais-tu ? Rah ! Il m'énerve ! » hurla-t-elle dans mes oreilles.

J'étais partagée entre l'envie de rire et me moquer ou d'être inquiète pour Edward. Lui qui est sans défense avec des tueurs aux fesses. Pourtant, je devrais être indifférente mais je n'y arrivais pas, pas quand il était en jeu.

Je n'étais qu'une femme faible dictée par mes hormones...

Mais est-ce que je n'étais que cela ? Juste mes hormones parlaient ? Certes, j'étais attirée physiquement par lui, enfin plus qu'au début, en fait depuis que je le connaissais un peu plus. Mais il n'y avait pas que son physique qui me manquait, malheureusement... Si ce n'était que physique cela aurait été plus simple, pour tout le monde mais bien sur ma vie n'avait jamais été simple, pourquoi le serait-elle maintenant ?

Rosalie me regardait sceptique.

« Tu reviens bien ? Hein ? »

J'allais démentir mais Fox avait répondu « Oui. » pour moi. Je ne voulais pas mais je n'avais pas le choix. Rosalie avait soufflé soulagée.

« Je te le laisse, j'en peux plus ! Tchao ! »

Rosalie tourna les talons pour nous laisser.

« Rosalie ? » l’appela Fox

« Oui ? » demanda-t-elle un sourire éclatant sur les lèvres.

Comme si son air de biche pouvait marcher à la maison...Mais je ne disais rien, j'essayais moi aussi de les amadouer de cette façon.

« Tu vas aider Bella. » ordonna la boss

Je pouffai de rire devant la mine déconfite de ma nouvelle coéquipière.

« Hein ? Mais non, je ne suis pas prête, mon entrainement n'est pas terminé, je dois encore apprendre. »

« Et quel meilleur moyen d'apprendre que la pratique ? » me moquai-je

« Enfin une parole sensée sortie de ta bouche Swan ! » souriait Wesley qui venait d'arriver.

Il m'embrassa sur front après avoir embrassé sa femme.

« De toute façon, vous ne serez pas assez de trois à le surveiller. Ils ont appris qu'il y avait une faille dans la sécurité et que son garde n'était plus aussi proche qu'il le devrait. »

Il n'y avait aucun rancune ou remontrance dans sa voix. Ce qui, bien sûr, m'avait mis mal à l'aise et il savait qu'en ayant ce comportement, je retournerai à mon poste.

Mon dieu ? Pourquoi ai-je un cœur ?

« Ils en profitent, il savent qu'ils n'auront que peu de chance surtout que nous allons remédier au problème. N'est-ce pas ? »

Ou comment m'achever. Bien sûr que j'allais le faire vu que j'étais devant le fait accompli. Je n'y allais pas de gaité de cœur mais quelque chose en moi était content d'y retourner. J'étais, au fond de moi, contente. Je prenais en compte que je m'étais attachée à lui et je commençais à accepter ces sentiments si bizarres pour moi.

« Bien sûr que tu as raison. » dis-je d'un ton le plus neutre possible.

« Puis avec Bella, on est sûr qu'il va être protéger même sous sa douche et dans son lit ! » se moquait Rosalie

Je la fusillais du regard. Comme si j'allais coucher avec lui.

« On en est pas là. » grognai-je dans ma tête.

Je regardai les trois autres personnes avec moi et leurs têtes m'indiquaient que j'aurais mieux fait de me taire.

« Oh merde ! » grognai-je me tapant la tête contre le 4x4 derrière moi. « J'ai parlé à voix haute ? »

« Oh oui ! Et ça, je vais te le ressortir ! »

« Pas de quoi en faire un plat ! » soufflai-je

« Tu rigoles tu viens d'avouer que tu envisageais d'avoir une relation avec Edward ! »

« Bella et Edward ? Oh merde ! Et j'ai loupé ça ? » bouda Alice

« Que veux-tu t'es toujours à la traine ! » me moquai-je

Alice me frappa au bras, joueuse, sauf qu'elle m'avait fait légèrement mal. Comment un petit bout de femme pouvait avoir autant de force ?

« Sauf avec Jasper, mademoiselle grognon ! » sourit-elle

« Alors raconte ? Je veux les potins ? » souriait Rosalie

« Ok, c'est à ce moment que nous partons ! » souffla Wesley. « Les filles, vous partez dans une heure. »

Je partis dans ma chambre préparer mes affaires mais les deux filles me suivirent.

« Tu ne veux pas savoir ? » me demanda Alice « Après tout, on va sortir avec des Cullen ! »

Je me stoppai net et la regardai d'un air perdu.

« Je t'arrête ma biche. » dis-je « Moi et Edward. RIEN ! Je suis juste son garde du corps ! » expliquai-je

« Cause toujours... » souffla-t-elle

Mon dieu, qu'elle pouvait être énervante par moment, mais elle était toujours là pour nous en cas de coup dur.

« Il m'a invité à boire un café. »

« Et tu lui as encore broyé les couilles ? » me moquai-je faisant ma valise

« Non ! On a discuté et il s'est comporté parfaitement ! Ça en a été chiant... » souffle-t-elle

« Tu vas toujours lui trouver des défauts, quoi qu'il fasse. S'il te plait vraiment, ne te pose pas trop de question. » lui dis-je

Alors que je fermais ma valise, il y eut un silence de plomb dans la pièce.

« Pitié les filles, je ne suis peut-être pas la plus douée pour ces trucs de sentiments mais... » Je fermai les yeux quelques secondes avant de continuer. « J'apprécie Edward peu importe ce qu'il fait et je ne lui cherche pas de défauts. »

Leur regard pour moi n'avaient pas changé, elles m’explosèrent juste les tympans après quelques secondes de silence.

« Waouh ! Tu as un cœur Swan... »

Je lui fis un magnifique doigt d'honneur. Nous nous dirigeons vers les voitures, Rosalie partit chercher sa valise dans sa chambre.

« Sérieux Alice, tu sais à quel point c'est dur pour moi de parler de ça et même de l'accepter. » dis-je nerveuse « Mais Jasper est un type bien alors ne le torture pas trop. Et je crois que tu lui plais vraiment, il fait des trucs qu'il n'a jamais fait pour aucune fille. »

« Oh... Tu crois que j'ai mal fait ? »

« Tout dépend de ce que tu as fait pendant ton rencard ? » demandai-je

« Je lui ai fait clairement comprendre que je me faisais chier, enfin, je lui montrais cela mais j'aimais ce qu'il me disait. Je me souviens de chaque parole prononcée. »

« Oh... »

« C'est mal ? »

« Et qu'as-tu fait d'autre ? » demandai-je

« A la fin, je l'ai rapidement embrassé sur la joue et je suis partie comme si de rien n’était. » dit-elle les yeux au sol.

Je regardai à droite et gauche avant de faire quelque chose d'inédit pour moi. Je la pris maladroitement dans mes bras.

Je me reculai rapidement en toussant pour cacher ma gêne.

« Je crois qu'il ne va plus vouloir me revoir, j'ai été odieuse. »

« Envoie lui un message. Dis-lui que tu as apprécié cette soirée et qu'après tout tu es... Tu... Tu es mon... Mon amie et que ce n'est pas pour rien qu'on s'entend si bien... »

Nous rions de ma gêne et du réel propos de notre conversation. Étions-nous pathétiques ? Surement mais nous nous aimons ainsi.

« Je lui dis que je suis une handicapée des sentiments ? »

« En gros, oui. » dis-je

Nous nous sourions. Je montai dans ma voiture, ma Z3. Rosalie monta à mes côtés, elle avait loupé notre moment tendresse. Elle ne loupait rien, elle devait, elle au contraire, s'endurcir.

« Je suis contente qu'on soit amies Bella. »

« Moi aussi. »

C'était une journée à marquer d'une pierre blanche. Alice était plus qu’une collègue, elle était mon amie.


« Que va-t-on dire aux autres quand ils vont revenir ? Surtout quand tu vas revenir après une semaine d'absence non justifiée. »

« Mes absences sont toujours justifiées, comme les tiennes. Et, tu parles aux autres toi ? » grimaçai-je

« Euh... Pas vraiment, juste à Emmett et aux frères. »

« Voilà qui est réglé. » dis-je d'une voix qui lui fit comprendre que la conversation s'arrêtait là.

Une fois arrivée, Rosalie monta dans le même bâtiment que moi.

« Tu n'es pas dans celui d'à côté ? » demandai-je

Je me demandai si elle n'avait pas pris ma chambre.

« Non, un échange. »

« Tu progresses, moins tu en dis, mieux c'est. » lui dis-je avec une émotion dans la voix, regardant mon chemin.

Rosalie se trouvait bien sur le même couloir que nous, ce qui me fit légèrement sourire.

Nous ne trouvions personne mais Emmett était là et nous avions des nouvelles régulièrement donc tout allait pour le mieux. Je jetai un coup d' œil aux fenêtres avant d’entrer dans ma chambre. Tout avait l'air normal. J'allais même jusqu'à prendre mon arme avant d’entrer.

« Tu es toujours comme cela ? » me demanda Rosalie

J'ouvris la porte et vérifiai que tout allait bien.

« Oui. » dis-je « J'ai fuis la moitié de ma vie, j'ai appris à assurer mes arrières. »

De plus, j'étais devenue encore plus parano avec tous les tueurs qui étaient proches d'Edward et mes missions sanguinaires que j'avais effectué la semaine dernière.

« La première chose que j'ai appris en entrant à l'institution, c'est de ne jamais baisser sa garde, sinon tu meurs. » J'eus un rire jaune. « Mais ça je le savais déjà. »

« Tu es celle qui a eu un passé le plus difficile. »

« Qu'est-ce qu'on t'a dit sur moi ? » grognai-je

« Rien. Justement. »

« Bonne déduction. »

J'entrai dans ma chambre. Je devais localiser Edward et prévenir Emmett.

« Bella ! Content de t’entendre ma biche ! » souria Emmett

«  Abruti. » grognai-je

« Mais c'est que tu serais de bonne humeur ! »

J'entendis rigoler derrière lui.

« Il est où ? » soufflai-je

J'étais beaucoup trop fatiguée pour pester contre lui.

« Alors tu es revenue ? C'est cool. »

Je raccrochai. Je savais où il était. Avec Emmett. Tant mieux, j'allais pouvoir dormir. Traverser le pays en douze heure est épuisant.

Ce qui me perturbait, c'est qu'il était avec Emmett, seraient-ils devenu amis ?

Malgré la fatigue, je sortis de ma chambre. Vu l'heure, ils ne devraient pas être loin. Je tentai la chambre du surveillant. Je me fis le plus discrète possible. La chambre n'était pas insonorisée, je pouvais écouter tout ce qu'il se disait à l'intérieur.

C'était bien que je ne voie pas Edward, je redoutais notre confrontation, nous qui étions partis en si bon terme... Mais après tout, il voulait VRAIMENT que je revienne alors pourquoi me rejetterait-il ? Est-ce que moi j'aurais un comportement stupide ? Ça, c'était possible.

J'écoutai leur conversation, je ne comprenais pas tout ce qu'ils se disaient mais on aurait surtout dit deux amis de longue date qui s'entendaient parfaitement bien. Ils discutaient de tout et de rien, enfin de filles et de voitures surtout mais, ce qui m'avait le plus marqué, c'est qu'ils rigolaient, il y avait de la chaleur dans leur voix.

Je me sentais trahie. Ils n'avaient nul besoin de moi, je m'étais faite avoir comme une débutante. Si ça se trouve, il ne s'était même pas fait tiré dessus, ça n'était qu'un mensonge. Je m'étais faite avoir...

Puis, si je lui avais tant manqué que cela, pourquoi n'est-il pas venu vérifier que j'étais bien là, il savait qui j'étais quand Emmett était au téléphone. Il n'en avait rien à foutre de moi !

« On ne t'a jamais dit que ce n'était pas bien d'écouter aux portes ? » me murmura-t-on à l'oreille.

Je me retournai brusquement vers l'intrus. Jasper.

« Mais je vais faire comme si je n'avais rien vu. » dit-il se reculant

« Pourquoi ferais tu cela ? » demandai-je méfiante.

« Alice m'a envoyé un message. »

« D'où ton sourire idiot ? » me moquai-je

J'étais contente qu'Alice m’ait écoutée.

« J'en connais un qui va être heureux de te revoir. » dit-il plein de sous-entendus.

« Je ne reste pas. » dis-je précipitamment. « J'étais juste de passage, je m'en vais. »

« Tu quoi ? » demanda Jasper perdu

« JE ME CASSE ! » dis-je un peu plus fort. « Je n'ai rien à foutre ici. »

Bien sûr la porte du surveillant s’ouvrit laissant apparaitre Emmett et Edward avec son sourire qui lui va si bien.

« Tu quoi ? » demanda Edward qui laissa tomber son super sourire

« Vous êtes sourds dans la famille ? » grognai-je

Emmett me regardait sceptique par rapport à mon comportement, il savait que ça ne me faisait pas vraiment plaisir de revenir mais repartir ?

Je voyais qu'Emmett voulait me parler en privé mais moi je ne voulais pas. A quoi bon ? Je savais qu'ils s'étaient tous joués de moi. Je ne voulais pas analyser ce qui se passait autour de moi. Je ne voyais pas le regard triste d'Edward, son air abattu, je ne voyais que ma colère.

D'ailleurs, je tournai les talons pour aller faire un tour avec ma voiture, je ne pouvais pas partir, mais je pouvais rester loin. La mission avant tout. Pourtant, j'étais revenue ici avec de bonnes résolutions mais les garder en tête est parfois trop compliqué.

« Mais vas-y ! » râlait Jasper après je ne sais pas trop qui.

Je claquai la porte du hall pour sortir mais bizarrement, elle n'avait pas fait le bruit qu'elle aurait dû. Et pour cause, une main s'était posée sur mon bras. Je retins mes instincts - il était inutile que je l'envoie dans le mur - et me tournai doucement vers lui.

« Bella. Je suis content que tu sois là. » souffle-t-il, soulagé ?


A suivre...

J'ai fait une Bella un peu plus humaine, vous aimez ? Et comment va se passer leurs retrouvailles ?

J'ai écrit un OS en deux chapitres sur un couple atypique qui s'appelle « Enfin heureuse » la première partie est postée, je serais ravie d'avoir votre opinion !

biZOus

C'est la 1ère scène quie j'ai imaginé avant d'écrire cette fiction, j'espère que ça va vous plaire,

bonne lecture

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Edward et la piscine

0o0

Et moi pour le coup je ne l'étais pas. Je ne voulais pas qu'il soit la, sa main sur mon bras, la chaleur de sa peau sur la mienne, le bien être que je ressentais alors qu'il était ici, en face de moi.

Tout était plus simple quand il était loin de moi, que je pouvais me forcer à le détester, à refuser mes sentiments, mais le voir et être proche de lui était plus dure d'éloigner mes sentiments à son égard.

Je soufflais et me détachais doucement de son contact. Son regard suffisait à me déstabiliser, je n'avais pas en plus besoin de sentir son odeur.

« S'il te plait. » murmure t'il « Ne t'en va pas. »

Je devais me tenir à ce que j'avais prévu quelques minutes plutôt, je devais m'éloigner, il m'avait menti, il avait menti. Il n'avait pas besoin de moi, Wesley voulait juste que j'arrête de péter un plomb. Je ne partirai pas, j'avais promis, je resterais, je le protègerais, mais je resterai loin de lui.

Puis ce n'est pas comme si tout ce qu'il avait dit était vrai ? Il n'était pas blessé, il n'avait pas besoin de moi. Personne à besoin de moi.

Je tourne la tête et fait demi tour pour aller vers ma voiture et partir en planque. J'entendais Emmett dire au loin.

« En mode croc-magnon. »

Au quel je répondais par un regard meurtrier et un magnifique doigt d'honneur qui l'avait fait pouffé de rire. J'avais oublié quelques secondes Edward qu'il se tenait prêt de moi.

« Je vais recommencer si tu t'en vas à nouveau. »

Je me retournais et venais me planter devant lui, je l'examinais sous toutes les coutures avant d'appuyer brusquement mon index sur son bras gauche. Il s'était mis à grimacer fortement. Moi aussi j'avais grimacé.

Bien j'aurai préféré qu'il ne fasse rien, cela aurait appuyé ma théorie sur leur mensonges mais bien sur même si mon cerveau était détraqué et que j'avais beau tourné cela dans tous les sens, il ne pouvait pas mentir, il n'avait pas menti, pour mon plus grand malheur... Ou bonheur ?

Cela voulait vraiment dire qu'il voulait que ce soit moi qui assure sa protection, qu'il me voulait moi. Pourquoi ? Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas comprendre. J'avais peur de comprendre.

Je faisais demi tour vers le parking, mon visage fermé, du moins autant que je le pouvais, et montait dans ma voiture. Emmett avait compris ou j'allais pour me laisser partir ainsi. Je n'étais pas parti bien loin, je les voyais toujours. J'avais juste entendu, avant de partir la phrase d' Emmett.

« Laisse lui du temps... »

Pourquoi lui avait il dit cela ? Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas de temps. Je voulais que tout soit simple, comme avant.

J'avais passé toute la nuit dans ma voiture, Emmett était venu me voir après avoir fini son job. Il n'avait rien, nous étions juste resté en silence. Je surveillais aux infras rouges son bâtiment et surtout sa chambre. Tout allait bien, il n'y avait rien au alentour. Je m'étais assoupi quelques heures Emmett veillait, puis nous échangions, il se reposait à son tour. Il aurait pu aller dormir dans sa chambre, mais il voulait être solidaire, enfin je pense parce que je n'en savais rien et que j'en sais toujours rien.

Le soleil allait se lever je rangeais mon matériel, non pas pour me préparer à aller en cours mais plutôt pour le pister.

« Tu tiens à lui ? » m'avait t'il demandé

Je n'avais rien répondu.

« Avons nous des nouvelles sur qui lui en veut ? » demandais je

« Non. Sa mère refuse de cracher le morceau. »

« Je suis sur qu'elle sait. »

« Oui. Mais nous ne pouvons pas la torturer. »

« Dommage, je ne l'aime pas. » grimaçais je

« Moi non plus, cette femme est une vipère, mais bon ce n'est pas ma belle mère alors c'est cool ! » se moquait il

Il sortait de la voiture en courant moi sur ses talons. Bien sur je n'avais pas réussi à le rattraper mais il s'était gentiment arrêté, nous avions rit. Je nous sentais observer, je relevais la tête pour voir Edward à sa fenêtre, il m'a gentiment sourit, je n'avais rien fait à par tourner la tête de l'autre coté.

« Elle n'est rien à par une folle avec un balai dans le cul. » dis je « Qui a de sérieux soucis. » rajoutais je

« Au risque de te vexer Bella, oui elle a un soucis, quelqu'un essaye de tuer son fils, je pense que son instinct maternel prend le dessus , elle a peur pour lui. »

« Es tu en train de me dire que je ne sais pas comment se comporte des parents normaux ? » demandais je nullement vexée

« Oui. »

J'avais haussé les épaules, je savais que je n'y connaissais rien en famille traditionnelle. J'ai une famille, bizarre certes, mais c'est la mienne et je l'aime ainsi.

« Es ce une raison pour se comporter comme une garce ? » demandais je

« Chacun réagit à sa façon. »

« Je n'aime pas sa façon d'agir. Elle mérite une paire de claques pour lui remettre les idées en place. » grognais je

« Ton chéri ne serait pas content ! »

« Pfff. »

« Aller Miss grognon, allons travailler. »

« Oui chef ! » dis je moqueuse.

Ma matinée était plutôt calme Edward était sagement assis en classe. Pour quelqu'un qui était sensé se mettre en danger si je n'étais pas proche de lui je le trouvais bien calme. Mais pour une fois je restais sage à attendre puis j'avais le pressentiment que quelque chose allait arriver.

Cette après midi c'était sport et ils étaient à la piscine. Je m'installais dans le bureau du coach. Personne ne me voyait j'étais tranquille je n'avais plus qu'à attendre qu'il arrive. Emmett avait fait le tour des vestiaires. Nous avions renforcé la sécurité auprès de lui après les incidents de ses derniers jours.

Après un bref coup d'œil à Emmett pour me dire que tout était ok il repartait. La piscine était assez grande mais couverte et toute une partie était en baie vitrée pour laisser entrer le soleil. Bien sur il y a avait aussi des tribunes et tout ce qu'il faut pour ces pauvres enfants. Il n'y avait rien à signaler à par l'homme qui était à l'intérieur pour finir de nettoyer la piscine rangeait tranquillement ses affaires, mais à bien y regarder il avait l'air nerveux. Comme s'il attendait quelque chose.

Le cours commençait, Edward ne se baignait pas, surement du son bras, dommage je l'aurais bien vu en maillot de bain. Mais même avec son tee shirt il était... Agréable à regarder.

Tout était normal jusqu'à ce que je vois des ombres dehors. Je devais normalement la jouer en finesse et rester discrète. Que les Cullen sachent qui nous étions étaient une chose mais les autres n'avait pas besoin de le savoir.

J'avais mes armes sur moi mais il était difficile de tirer de loin avec ca, un fusil à longue portée m'aurait aidé mais bon. Je devais faire avec.

Edward était assis sur le banc avec ses copains, il était par conséquent une cible facile et donc difficile à protéger. Je devais vite me décider et vite. Pourtant mon cœur qui battait à tout rompre ne m'aidait pas, comme la peur qui me montait à la gorge.

En quelques secondes j'avais ouvert la porte rapidement et hurlait.

« EDWARD ! A TERRE ! » hurlais je

Il avait à peine bouger qu'une balle venait s'écraser dans le mur ou il se trouvait quelques secondes avant.

Je courais vers Edward pour le mettre à couvert. Parce que même s'il m'avait écouté il ne bougeait plus à l'inverse des élèves qui courrait tous vers les vestiaires ou dans les gradins. Dieu merci il n'était pas loin, sinon je n'aurais pas vu qu'il était en danger.

En courant je sortais mon arme et tirais sans vraiment viser juste pour que l'homme le sorte de son viseur et qu'il retente sa chance. Je ne savais si j'avais réussi à l'éloigner lui mais le type qui se trouvait à l' intérieur sortait lui aussi une arme pour la pointer sur nous.

Edward s'était reculé contre un mur quand le type m'a tiré dessus, je lui tirais à mon tour dessus mes deux premières balles l'avaient loupé mais je l'avais eu en tirant dans le ventre. Enfin je n'étais pas sur, je savais juste que je l'avais touché, il était tombé dans la piscine et la tache rouge était une bonne indication. Je me mettais devant Edward, j'avais au passage tirer un chariot devant nous.

« Ca va ? » demandais je

Je jetais un coup il avait l'air bien. Des coups de feu venait de dehors. Je sortais un peu ma tête de notre cachette pour voir d' ou venait le ou les types. J'avais cru voir quelque chose mais Edward m'avait tiré en arrière.

« Non mais tu es malade ! » m'avait il engueulé

Je me retournais vers lui carrément choquée.

« Je te demande pardon ? » grimaçais je entre mes dents.

Il baissait les yeux. Je me retournais et tirait la ou je supposais que le tireur se trouvait. Pourquoi avait il planté des arbres à cet endroit ? C'est décidé, je haïs la nature !

« Prépare toi ! On part vers les tribunes. » ordonnais je toujours en tirant.

Je sortais mon autre arme mais je ne devais pas l'avoir eu, il répliquait. Je me retrouvais à cours de munition. Je supposais que les tireurs allaient en profiter pour s'approcher, ce qui serait plus facile pour moi de les avoir.

« Merde. » grognais je « Fait chier ! »

Je savais que j'avais une autre arme mais je devais la garder en dernier recours. Nous avions entendu du bruit de verre et des personnes marchaient dessus. J'intimais à Edward de se taire.

« Ne bouge surtout pas. » murmurais je le plus bas possible.

Il m'avait juste fait oui de la tête. Je ne voyais pas dans ses yeux de la peur, j'y voyais juste de l'inquiétude. Ce type était vraiment bizarre.

Les deux hommes hommes se rapprochaient. Je sortais doucement mon arme. Je fermais les yeux un quart de seconde pour me donner du courage, je ne pouvais pas me louper, ils ne me louperaient pas.

« Aller chérie, sort, on sera gentil avec toi. » se moquait l'un d'eux.

Et la je m'étais mis à sourire. Ce type venait de faire une erreur à moins que cela soit un piège. Je savais maintenant ou il était. L'autre était plus intelligent il n'avait rien dit.

Je savais qu'en sortant pour tirer nous n'aurions que quelque secondes pour fuit mais nous ne pouvions pas attendre qu'ils nous tirent comme des lapins.

Je sortais de ma plaque et en deux coup de feu, j'avais le pauvre type à m'appelait 'chérie' il y a quelques secondes.

« Cours. » ordonnais je

Nous nous étions mis à courir je tirais à l'aveuglette, je savais que je n'aurais pas l'autre, il avait du se cacher, il saviat que j'étais toujours armée.

Mais par malchance nous ne pouvions pas aller vite, le sol était glissant. Edward arrivait à se cacher dans les tribunes alors qu'une balle frôlait mon épaule. Je me plaquais contre le mur à coté d'Edward qui était accroupi. Je voyais mon haut avec un trou.

« Ok, la je m'énerve » grognai-je enclenchant les nouveaux chargeurs mes armes

« Ahh, parce que tu ne l'étais pas. » soufflait Edward moitié couché au sol.

Je lui jetais un coup d' oeil avant de sourire ironiquement.

« Quand je sors, tu cours vers les couloirs. » ordonnais je

Je n'attendais pas de réponse, je me mettais à découvert et tirait sur la dernière personne en vie. Je devais essayer de ne pas le tuer, mais je ne faisais pas attention à la partie à atteindre.

« AAAhhhhh ! » hurlait il

Je courais vers lui qui venait de tomber au sol, je lui avais exploser le genou. Je poussais d'un coup de pied son fusil loin de lui avant de lui balancer mon pied dans la figure pour l'assommer.

« R' appelle moi de ne jamais te mettre en colère. » soufflait Edward à mon oreille.

Je me retournais brusquement pointant mon arme vers lui.

« Andouille. » soufflais je baissant mon arme « Puis tu ne devrais pas être dans les couloirs toi ? ! » demandais je

« Euh, je... » commençai t'il

« La grande Swan en personne. » soufflait le tueur allongé au sol

J'allais pour lui en remettre une mais j'avais juste vu un pied passer devant moi pour aller s'écraser contre son crane.

0o0

Alice

0o0

« Aie ! Non de dieu ! Ca fait mal ! » grognait Edward

Je le regardais estomaquée. J'avais presque envie de me pincer pour voir si je n'avais pas rêvé. Edward venait vraiment de mettre un coup dans la tête d'un tueur ? Et vu qu'il se tenait le pied avec sa main à sautiller partout, je n'avais pas rêver.

Je soufflais avant de l'emmener s'assoir.

« La prochaine fois, mets des chaussures. » grognais je levant les yeux aux ciel.

La porte du couloir se fracassait contre le mur laissant apparaitre Emmett. Il avait une arme et regardait partout prêt à tirer. Une fois qu'il nous a trouvé, son visage se décrispait.

« Toujours à se pointer les ennuies finis. » me moquais je gentiment.

« Que veux tu Swan, je te laisse les honneurs ! » répond t'il « Ca va Edward ? »

Edward ouvrait la bouche pour répondre mais je le devançais, un sourire moqueur accroché aux lèvres.

« Mr a voulu joué les caïds... »

Emmett haussait les sourcils incompréhension.

« J'aimisuncoupdepiedautype. » baragouinait Edward

Bien sur Emmett s'était gentiment moqué.

« Et bien Bella, tu as besoin d'aide maintenant ? »

« Heureusement que non parce qu'on ne peut pas dire que tu sois ponctuel. »

« Je m'occupais de la horde d'élèves qui ont été traumatisé par une folle qui s'est mis à tirer en plein cour. »

J'allais pour répondre.

« Elle m'a juste sauvé la vie alors fout lui la paix. » répondait Edward d'un ton mordant.

Nous étions tous les deux choqués de ses paroles. Edward avait vraiment changé depuis le début de la mission, il avait pris du caractère et ne se laissait plus marcher sur les pieds, bien que je doutais qu'avant, il ne devait pas non plus être le genre de gringalet à se faire avoir. Mais je le trouvais différent, peut être quelque chose dans son regard. De la maturité ? Du sang froid ?

« Bella ? » m'appelait Emmett amusé

Je détachais mon regard d'Edward qui avait l'air gêné. Je devais le fixer pendant tout mon monologue interne.

« Oui ? » dis je cachant ma légère gêne d'un coup de tête remettant mes cheveux en place.

« Il faut qu'on s'occupe du type. »

« J'appelle et tu emmènes Edward. »

J'avais vu dans le regard d' Edward qu'il était déçu mais que pouvais je y faire ? J'aurai pu l'accompagné mais j'étais toujours assez gêné de rester prêt de lui. Je n'arrivais pas à gérer mes sentiments naissant lorsqu'il était la.

Une fois sortis j'appelais l'institut ils étaient arrivés un quart d'heure plus tard. Alice venait me voir.

« Il va bien ? »

« Qui fait l'interrogatoire ? » demandais je

« Moi. »

« Je peux t'accompagner ? »

Je voulais vraiment savoir qui en voulait à Edward pour leur botter le cul moi même. Un sentiment de vengeance s'insinuait en moi.

« Je t'appelle si j'ai besoin. » éludait elle

Ce qui signifiait : non.

Déçu, je faisais demi tour mais je n'y pouvais rien. Je n'avais pas à discuter les ordres des chefs, déjà que j'avais quelques passes droits je ne pouvais et ne devais pas abuser.


« Et j'ai loupé ca ? » boudait Rosalie

« Oh oui c'est tellement excitant de ce faire tirer dessus. » grognais je enlevant mon tee shirt troué

« Tu lui as sauvé la vie, c'est le principal. » dit elle rêveuse

Je ne répondais rien, que pouvais je répondre ? Oui, je lui avais sauvé la vie et j'en tirais une satisfaction personnelle ? Que je m'en serais voulu si je ne l'avais pas sauvé ou si jamais il aurait été blessé je me sentirais coupable, plus que je ne le devrais ?

Que je n'aimais pas la façon dont elle parlait ? Qu'il fallait qu'elle descende de son nuage pour revenir sur terre ?

Mais pouvais je empêcher les gens de rêver ? Après tout cela veut dire qu'ils se protègent dans un avenir heureux ? Qui a t'il de mal à cela ? Pourquoi es ce que la colère monte en moi quand je vois des gens heureux ? Es ce que je serais jalouse ?

Absurde.

« Je voudrais bien qu'on me sauve la vie. » dit elle rêveuse

« Et Emmett ? » grognais je « Il ne t'a pas sauvé le cul ? »

« Oui mais c'est pas pareil. » se défendit elle rouge

« Et en quoi ? Il ne te fait plus mouiller ta culotte ? » dis je fouillant dans mon placard

Tout le monde savait qu' Emmett n'était pas insensible aux charmes de la nouvelle recrue, il n'était pas discret et de toute façon ne voulait pas l'être. Rosalie l'avait vite compris et même si au début elle ne s'en occupait pas, elle avait vite compris qu' Emmett était plus qu'un tas de muscle et qu'il avait un cerveau, c'est d'ailleurs cette partie de lui qui avait fait craquer la jolie blonde. Mais jusqu'aux dernières nouvelles - qui ne m' intéressait pas plus que cela - ils ne faisaient rien.

Vu qu' elle ne me répondait pas, je me retournais pour voir Jasper, Emmett et Edward qui lui regardait ma poitrine.

« Oh merde Bella ! Habille toi avant qu' Edward te saute dessus ! » avait dit Emmett une main sur ses yeux faisant pouffer Jasper.

Je faisais un sourire en coin avant de prendre le premier truc qui me passait sous la main et l'enfilait. Jasper s'installait sur mon lit à coté de Rosalie, Edward allait s'assoir en boitant dans mon fauteuil. Emmett restait la à contempler Rosalie qui elle faisait tout pour ne pas croiser son regard.

« Oh merde ! » lâchais je les regardant tour à tour.

Je n'avais rien ajouté de plus, après tout ce n'était pas mes affaires et s'ils ne voulaient pas en parler, cela ne me regardait pas. Après tout je ne supportais pas qu'ils s'occupent de ma vie sentimentale, pourquoi en ferais je autant ?

Les frères Cullen n'avaient pas l'air de comprendre.

« Je peux savoir ce que vous foutez tous dans ma chambre ? » demandais je

Mais aucun n'avait eu le temps de répondre que mon téléphone sonnait.

« Oui ? »

« Viens t'amuser ! » avait dit Alice un sourire dans la voix.

Je raccrochais mon téléphone et sortait rapidement, laissant les autres en plan.

Quelques minutes plus tard j'étais prête. Alice était la seule qui restait avec moi. Elle adorait torturer les gens, un règlement de compte avec son père. Chaque homme en face d'elle la faisait se souvenir de son passé et toute sa colère ressortait.

« Tu ne l'as pas trop amoché ? » demandais je

Je la connaissais et souvent même s'ils voulaient parler il n'y arrivaient plus. Alice souriait mais je voyais au fond de ses yeux - et pour la première fois - qu'elle souffrait malgré elle de la situation.

C'était Fox qui avait trouvé Alice à Miami lors d'une mission.

FLASH BACK

Fox devait assassiner un sénateur pourri jusqu'à la moelle.

Après être sorti du bâtiment ou le meurtre à eu lieu, elle se dirigeait tranquillement vers une voiture qu'elle s'apprêtait à voler quand une mini tornade les cheveux long et noir la percute de plein fouet. Sous l'impact Fox reculait de quelques pas et la petite chose tombait lourdement au sol.

Alice repoussait ses cheveux de devant son visage pour voir qui elle avait percuté bien qu'elle ne voyait pas grand chose à cause de son œil au beurre noir et des larmes qui s'échappaient de ses yeux. Fox avait vu les bleues qui couvrait le corps de la jeune adolescente.

Mais la tueuse n'avait pas eu le temps de trop s'attarder sur son corps d'un homme essoufflé arrivait en courant en hurlant :

« JE VAIS TE TUER SALLE GARCE ! »

Fox avait vite compris qu'il en avait après la jeune fille. Elle s'apprêtait a sortir son arme pour défendre Alice mais l'arme ne se trouvait plus sur elle mais dans les mains de la jeune fille qui la pointait vers l'homme.

On pouvait voir qu'elle était déterminée à ne plus se laisser faire mais bien sur quand les passant avaient vu l'arme ils s'étaient tous mis à crier comme des idiots.

L'homme essoufflé était quasiment sur elles quand Fox reprenait les choses en main. Elle agrippait la taille de la fille pour la cacher entre deux voitures et reprenait l'arme.

Fox ne savait pas quoi faire d'elle, mais quand elle a vu la flamme de haine aux fonds de ses yeux elle la ramenait à l'institut. Alice avait 16 ans.

FIN du FLASH BACK

Et l'homme qui la pourchassait était son père, son père qui la battait elle et sa mère.

« Même si tu ne l'avouera jamais, cette mission te tient à cœur et j'avais pour ordre de te faire venir que si je n'y arrivais pas. »

« Mais tu arrives toujours à tes f... Oh. » dis je comprenant. « Merci. »

« De rien ! » sourit elle

Nous entrions dans la salle ou l'homme était attaché sur une chaise, il avait l'air moitié mort mais son torse bougeait toujours. Quand il avait entendu nos pas il avait relevé la tête. Un sourire ironique sur le visage.

« La cavalerie est la. » se moquait il nous détaillant de la tête aux pieds

Je m'arrêtais à quelques pas du type alors qu'Alice continuait d'avancer.

« Joli tir. » avait elle dit mettant un coup de basket dans le genoux blessé du tueur.

Il avait hurlé de douleur.

« Oh milles excuses ! » s'était moqué Alice les deux mains sur la bouche « J'ai pas fait exprès ! » dit elle beaucoup moins gentiment en enfonçant deux de ses doigts dans la plaie.

Il hurlait des insanités à son encontre alors qu'elle se reculait.

« Tu disais ? » se moquait elle

« Qui ? » demandais je

« Ta mère ! »

Je m'avançais brusquement vers lui pour mettre toute ma force dans une droite. J'avançais mon visage prêt du sien.

« Elle est morte. » grognais je énervée

Je lui en remettais une.

« Et tu sais quoi ? »

Je frappais cette fois de la main gauche et approchait ma bouche de son oreille.

« C'est moi qui l'ait tué. » murmurais je

« Tu es une folle furieuse ! » dit il légèrement choqué

Ce que je n'allais pas lui dire c'est que je ne savais pas qui elle était à ce moment la, mais on verra ca plus tard...

« Qui vous a employé ? » demandait Alice sans vraiment attendre de réponse.

Il avait juste ricané.

« On passe aux choses sérieuses ? Je m'ennuie. » demande Alice.

J'acquiesçais.

« Tu sais. » dis je au type « On peut t'épargner de souffrir si tu nous dis qui vous emploie. »

« A quoi bon ? Si je ne parle pas vous finirez par me tuer et si je parle c'est EUX qui vont me tuer. »

« Sauf si on te donne la possibilité de fuir loin de tout. » propose Alice un doux sourire sur le visage

Elle était assise sur la table, les jambes qui se balançaient dans le vide, les mains croisées sur ses cuisses, un regard tendre et un sourire angélique sur le visage. On pourrait presque voir une auréole sur sa tête...

On pouvait le voir considérer sa réponse mais bien sur il avait stupidement dit non.

« Très bien comme tu veux ! » avait sourit sadiquement Alice.

Elle prenait une pince et s'avançait vers lui.

« Par quoi allons nous commencer ? » se demandait elle un doigt sur la bouche.

« Par ses couilles. » grognais je

Je voulais qu'il parle, il devait parler, cela devenait de plus en plus important pour moi, je devais protéger Edward, je me rendais compte que c'était devenu plus qu'une mission et que par conséquent j'acceptais mes sentiments pour lui. Je devais le faire parler, je devais protéger Edward, quoi qu'il arrive. Je pensais que j'avais besoin de lui. J'avais besoin de lui.

Pourquoi à ce moment ? Parce que j'avais le danger juste en face de moi, il prenait - à chaque minutes qui passait - de plus en plus d'ampleur, il était vraiment réel, bien que les fusillades et tout le reste le soient mais enfermés dans cette salle tout était différent.

« Oula, fait attention mon pote, elle n'est pas très patiente ma copine. » se moquait Alice faisant claquer dans l'air la pince.

Il grognait mais ne lâchait pas un mot. Je m'avançais, Alice me donnait la pince accompagné d'un « amuse toi ! ».

«Qu'on mette les choses au clair. » grognais je « Si tu ne parles pas, je te brise les doigts, l'un après l'autre. Et si tu n'as plus de doigt il restera… » Je songeais quelques secondes « Tout le reste ! » dis je joyeusement.

J'attendais qu'il ouvre la bouche mais rien.

« Tant pis ! » souriais je diaboliquement

Je prenais son index et d'un coup sec, je le brisais. Il hurlait.

« Alors ? »

0o0

L'aveu par Alice

0o0

Je commençais à perdre patience. Cela faisait plus d'une heure que nous étions ici et ce salop n'avait toujours pas dit qui les avaient employé. Nous savions déja que c'était l'institution du frère de Wesley qui essayaient de tuer Edward mais nous ne savions toujours pas qui les avaient payé. Et bien sur sans cela nous n'avancions pas.

Je n'aimais pas tourner en rond.

Pour qu' Edward soit tranquille nous devions trouver les employeurs pour stopper le contrat. Si jamais il n'y a avait plus personne pour payer à sa mort, il n'y avait plus de soucis. C'est une règle et bien sur on ne tue pas sans avoir une bonne raison de le faire.

Je me doute que même si le contrat est annulé il y aura toujours un risque pour sa vie mais il restera moindre.

« Tu vas parler ! » grognais je mettant un coup dans son genoux blessé.

Je ne savais plus quoi faire, ce type avaient tous les doigts brisés, les pieds brisés par une masse, les tibias et fémurs explosé.

« Tu sais. » commençait Alice « J'ai un moyen infaillible pour les faire parler. » continuait Alice à mon attention.

Je la regardais curieuse et avide d'avoir enfin mes réponses à mes questions. Bien sur nous voulions tous savoir mais même si j'essayais de le cacher j'étais la plus impatiente. Je crains de n'avoir berné personne.

« Je te laisse faire. » dis je me reculant pour laisser la place à Alice.

Un sourire sadique installé sur le visage elle s'approchait de l'homme qui avait toujours son sourire fière mais connaissant Alice cela n'allait pas durer longtemps.

J'ai vu mon amie se mettre à genoux devant le type.

« Et tu veux me faire quoi chérie ? » se moquait il

Elle approchait ses mains de la ceinture du type, en quelques secondes elle avait mis ses bijoux à l'air libre.

« Mais va y ma belle ! Te gène pas ! Soulage moi, tu n'es bonne qu'à cela ! Même pas foutu de me faire parler ! Pathétique. Alors suce chérie ! » se moquait il

J'allais pour lui rentrer dedans mais Alice qui s'était redressé me coupait la route.

« Laisse moi faire. »

Je a regardais attentivement.

« S'il te plait, fait moi confiance. » murmurait t' elle

Je la fixais toujours.

« Je sais ce que cela représente pour toi. » murmurait elle toujours.

Je retenais un soupir. J'aurai aimé le faire moi même mais il faut croire que nous avions chacun nos domaines de prédilections et celui la n'est pas le mien. Bien que cela me coutait je me reculais pour laisser faire la pro de la torture. Il est vrai que j'avais beaucoup moins d'expérience dans ce domaine, elle a été aux deux places.

Je me rappelle notre première rencontre. J'avais vite compris l'enfer dans lequel elle a grandi. J'avais 17 ans à cette époque et elle 16 ans.

FLASH BACK

Nous savions tous que Fox avait ramené de sa mission une ado, la maison était en effervescence sauf moi qui était tranquille dans ma chambre, entrain de broyer du noir ou faire une quelconque chose peut intéressante.

Wesley m'avait dit qu'avec cette fille à la maison, je me sentirais moins seule et je pourrais m'en faire une amie. Je l'avais regardé en haussant un sourcil d'un air de dire : « Tu te fou de moi ? » et la il n'avait dit que je ressemblais à croc-magnon. Et bien sur à mon plus grand regret cela ressort régulièrement.

Malgré mon désintéressement pour cette nouvelle, j'étais tout de même curieuse de savoir qui allait occuper la chambre à mes cotés. Et surtout je voulais savoir avec qui j'allais bosser. Es ce que cette personne était digne de confiance ? Es ce qu'elle aurait les tripes pour survivre dans ce monde ?

Je me levais de mon lit et partait voir la nouvelle. C'était sans frapper que j'entrais dans sa chambre. Je la voyais de dos, elle n'était pas très grande et ses cheveux étaient d'un noir comme je n'en avais jamais vu mais ce qui m'avait le plus choqué c'était les bleus sur sa peau et certains étaient quasiment aussi noirs que ses cheveux.

Je n'avais pas vu qu'elle avait légèrement tourné la tête pour me regarder. Même son visage avait quelques marques.

« Tu dois être Bella ? Alice le phénomène du moment. » grimace t' elle

Elle enfilait un tee shirt. Je la fixais toujours aussi impoliment comme si je pouvais voir à travers ses vêtements.

Ok. Cette fille avait du vivre un enfer, elle allait survivre. Mais ce qui était sur c'est qu'elle avait déjà obtenu mon respect. Certaines marques lui prenait un tiers de son dos. Même ses bras étaient marqués.

« Ils m'avaient dit que tu n'étais pas très sociable mais je ne te savais pas muette. » dit elle me détaillant.

Égal à moi même je n'avais rien répondu, je n'étais pas très bavarde à cette époque. Je l'observais et elle, Alice avait continué ses affaires comme si je n'étais pas la.

« Bienvenue parmi nous. » avais je simplement dit avant de tourner les talons.

FIN du FLASH BACK

Malgré sa petite carrure cette fille impose le respect.

Je la voyais chercher quelque chose sur la table, c'était avec un cri de victoire qu' Alice nous avait informé qu'elle avait trouvé sa pince.

« A nous deux mon pote ! » avait elle dit.

Je pensais qu'à ce moment le type avait compris ou voulait en venir Alice et ce n'était surement pas pour le sucer ou un truc du genre.

Comme si c'était le genre de fille à ce mettre à genou devant n'importe qui...

Elle s'approchait doucement du type, on pouvait voir dans ses yeux sa peur qui montait, de la sueur perlaient même sur son front.

« Alors ? Tu n'as toujours rien à nous dire ? » demande t' elle faisant passer le pointe de ses cisailles sur son torse pour finir par descendre plus au sud.

Il n'avait pas ricané comme les fois précédentes, il avait juste fait non de la tête en fixant les cisailles prêt de ses bijoux. Par contre je n'avais pas pu me retenir de ricaner, de plus mon impatience me gagnait à chaque seconde, nous savions tous les trois qu'il allait parler. Il ne pouvait pas en être autrement.

« Tu es sur ? » rajoute Alice mutine.

Pour montrer qu'elle allait vraiment lui couper, elle faisait claquer en l'air ses cisailles. Il avait refait non de la tête mais avec encore moins de vigueur que la dernière fois.

Je me retenais de ne pas me trémousser sur place. Je n'étais qu'impatience et joie à l'idée qu'il parle et que bien sur je sauve les fesses d'Edward.

« Très bien ! » dit elle dans un sourire

Elle ouvrait son arme de torture et la faisait glissé sur la peau délicate du type pour arriver à la base. Je suivais tous les mouvements d'Alice avec attention, l'homme qui était prêt à se faire dessus était de plus en inquiet il se rendait compte qu'Alice était VRAIMENT sérieuse et moi je jubilais.

« C'est ton dernier mot ? »

Je pouvais voir dans le regard d'Alice qu'elle voulait qu'il dise non. Je pensais qu'au fond d'elle elle aurait aimé faire cela à son père si elle en avait eu l'occasion. Mais à ma connaissance elle n'avait jamais revu son père.

Bien sur nous attendions qu'il ouvre la bouche.

« Je... Je vais parler... » bafouille t'il

Je relâchais mon souffle et Alice se reculait en boudant.

« Pourquoi ils disent tout ca ! » boudait Alice en balançant ce qu'elle avait dans les main.

Je souriais, elle se retenait mais une lueur dans ses yeux m'indiquait qu'elle était contente.

« C'est les Volturi. »

Ce non me disait quelque chose Emmett l'avait employé à plusieurs reprise mais j'avais oublié tout le reste.

« Vous allez me planquer ? » demande t'il toujours peut rassuré.

« T'en fait pas chéri. » dit Alice avant de lui planté une aiguille dans le cou.

Je la regardais étonné alors que sa tête partait en avant.

« Morphine. » dit elle simplement.


« Alors ? » demandait Emmett

Nous n'avions pas fait un pas dans ma chambre qu' Emmett nous sautait dessus.

« Alors ? » re demandait il

Je regardais Jasper et Edward qui étaient ici aussi. Ni Alice ni moi ne voulions parler devant eux. Ils n'avaient pas à savoir. Mais avant qu'on ai pu leur demander de sortir, Edward tenait ma main dans la sienne. Je n'avais pas fait attention mais ma main était égratigné.

« Alors ? » demandait à son tour Jasper.

« Alors ? » répondis je un sourire ironique sur le visage. « Si tu restes avec Alice fait attention à ton service trois pièces. » me moquais je

Il avait dégluti difficilement en jetant un coup d' œil inquiet à sa future ? Copine, qui elle souriait fière d'elle mais je n'avais pas vu la suite des évènements qu' Edward m'emmenait dans ma salle de bain et qu'il fouillait partout.

« Je peux savoir ce que tu fais ? » demandais je amusée

Il sortait tout le contenu des mes tiroirs y compris mes armes et mes gadgets d'espionnages. Je le regardais amusée.

« Ah ! J'ai trouvé ! » dit il fièrement.

Il tenait du désinfectant et une bande.

« Rassure moi tu vas ranger ? » demandais je amusée.

Je n'arrivais pas à enlever mon sourire de son visage. Nous savions qui lui en voulait, c'était une grande avancé pour nous. J'avais l'impression qu'un poids s'étaient enlever de mes épaules.

Edward s'approchait de moi, ses deux mains s'était posés sur mes hanches, il m'avait soulever pour me poser sur le meuble. Je l'avais laissé faire. Il avait soigné ma main. Je le regardais faire, ne disant rien.

« Voila ! » dit il fière de lui.

« Tu as l'air heureux. » constatais je

« Tu es la. » avait il dit baissant le regard.

Ses trois mots avaient énormément d'impact sur moi et beaucoup plus de signification qu'il n'en avait l'air. Il me montrait qu'il tenait à moi. Je savais que je devais faire un signe que moi aussi je tenais à lui mais les mots n'étaient pas mes plus grands amis. J'aurai été maladroite, puis rien ne vaut les gestes.

Alors qu'il allait pour se retourner je l'attrapais par la chemise et le tirait vers moi. Je ne lui laissais pas le temps de faire quoi que ce soit que je posais mes lèvres sur les siennes. Choqué par mon geste il n'avait pas osé bouger mais il s'était repris quand j'avais demandé l'accès de sa bouche, qu'il avait accordé rapidement. Il m'avait tiré vers lui, rien n'aurait pu passer entre nos deux corps. Nos langues se caressaient, s'apprivoisaient doucement, nous savourions tous les deux ce baiser.

A bout de souffle nous nous détachions.

« Je suis la. » murmurais je

Il avait un sourire idiot et je pensais que je ne devais pas être mieux que lui. Je reprenais mes esprits.

« Maintenant dehors. On doit parler affaires. »

« Je ne peux savoir ? »

« Non. » dis je ferme.

Il était sorti les épaules voutés. Son frère l'avait suivi. C'était une fois la porte fermée que nous avions parlé de chose sérieuse.

« Volturi. » dis je

« Et bien on est pas dans la merde. » grognait Emmett

« Pourquoi ? »

Alice et moi avions parlé en même temps.

« Ce sont JUSTE les personnes les plus introuvables au monde. »

0o0

Alors ? Ce chapitre ?

bisous

Week End pour Bella et Edward

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« Comment ca ? » dis je choquée et perdue

« ils font parti de plusieurs trafics mais non seulement personne n'a jamais réussi à les avoir mais en plus personne ne connait leurs visages et ceux qui les ont vu ne sont plus la pour en parler. » nous expliquait Emmett

« Dans quoi sont ils impliqué ? Pourquoi ne se sont ils jamais retrouvé sur notre liste ? » demande Alice

« Leur plus grosse activité c'est le détournement de fond, ce sont surement les meilleurs hackers du monde. Même moi je suis un bleu comparé à eux. » dit il dépité. « Après le reste de leur activité est flou. Personne n'a aucune preuve contre eux. On sait juste qu'ils sont trois à la tête. Et laissez moi vous dire que ces trois types sont des génies. »

« Mais dans ces cas la, pourquoi en veulent ils à un adolescent ? » demandais je perdue. « Ca n'a pas de sens. »

« Sauf s'il a vu quelque chose qu'il n'aurait pas du voir. »

« Oh pitié ! » grognais je « On parle d'Edward la. Il ne comprend rien de ce qui se passe. »

Nous restions quelques minutes en silence.

« On ne peut pas les contacter ? Indirectement ? » proposait Alice

« Impossible. » avait simplement dit Emmett « Tu y passerais ta vie et tu n'obtiendrais aucun résultat. »

« On fait quoi alors ? »

« On protège et on attend. On aura peut d'autres indications par la suite. » proposais je

« Il faut voir avec Madame Cullen. C'est elle qui a reçu des menaces. »

Emmett sortait en courant de ma chambre pour revenir quelques minutes plus tard avec son ordinateur et des papiers.

« Le dossier Cullen. »

« Il y a des lettres de menaces ? » demandais je fouillant dans le dossier.

« Oui mais nous ne les avons pas. » expliquait Emmett « La mère Cullen refuse de nous les montrer, nous devons juste protéger. Ne rien faire d'autre. »

Je jurais en silence. Cette femme était soit stupide soit elle protégeait quelqu'un.

« Elle protège peut être quelqu'un ? » proposais je

« Bella, ne voit pas le complot chez tout le monde. » soufflait Emmett.

« Sinon on lui fait cracher le morceau. » proposait Alice

« Je crains que nous n'avons que cette solution pour avancer mais nous devons rester discret, elle ne doit pas se douter de quoi que ce soit. »


« Merde, Edward, ne touche pas à mon auto radio ! » grognais je

Il reposait ses mains sur ses cuisses.

« Ne touche pas au GPS ! » grognais je cinq minutes plus tard

Il soufflait mais reposait ses mains sur lui.

« Ne fouille pas dans la boite à gant ! » grognais je pour la énième fois depuis notre départ.

« Tu n'es pas drôle Bella. » boudait il

« Et toi tu es chiant ! » répondis je mon regard fixé sur la route.

Je me forçais à rester concentrée sur la route et sur ce qui nous entourait. Nous étions parti Edward et moi en Weekend chez sa mère et son beau père. Jasper n'avait pas pu venir, il s'était fait collé le vendredi avec interdiction de sortir.

Maintenant il se mettait à jouer avec sa vitre.

« Bordel Edward reste tranquille ! »

« J'aime te voir en colère. »

« Et bien fait gaffe que ma colère et moi on ne t'enferme pas dans le coffre ! »

« Tu oserais ? » demande t'il choqué

Je détournais quelques secondes mon attention de la route pour lui envoyer un regard très équivoque. Il déglutissait avec difficulté avant de sourire de toutes ses dents.

« Mais si tu m'enfermes dans ton coffre, je ne t'embrasserais plus ! »

Contre toute attente je m'étais mise à rire.

« Tu me fais du chantage ? A moi ? » demandais je amusée

Il baissait les yeux vers mon arme accroché à la taille.

« Tu ne fera pas de mal ! Tu dois me protéger. » dit il pas trop sur de lui.

Je ne lui avais rien répondu, juste un souire en cinq moitié sadique avait suffit.

« Démon ! »

« Démon que tu essayes d'embrasser dès que tu peux ! » me moquais je

Je me demandais comment personne n'avait pu remarquer notre petit manège. Edward n'était pas très discret et moi je m'efforçais de rester moi même.

On ne pouvait pas dire que nous étions un couple, disons que l'on s'embrassait de temps en temps. J'apprécie ses baisers, ils sont doux et délicat comme lui. Un peut de douceur dans ce monde de brute.

Je pensais que pour lui s'était une façon de me remercier de le protéger et peut être qu'il s 'assurait que de cette façon je restais pour le protéger. Je ne savais pas trop ce qui se passait dans sa tête. Une partie de moi était curieuse de le découvrir mais l'autre ne voulait surtout pas, surement la peur de l'inconnu. Même si ce n'était pas sérieux entre nous deux, cela reste la relation la plus sérieuse que j'avais eu dans ma vie.

Je ne savais pas non plus comment évoluerait cette relation si bizarre. Même s'il ne devait pas y avoir de relation. Une tueuse et son client ? Bizarre comme idée...

« On va dire quoi à ma mère ? »

« Le moins possible. »

Je ne comprenais pas trop ou il voulait en venir. Nous nous étions mis d'accord, je devais faire parler sa mère et Edward devait m'aider.

« Et sur nous deux ? »

Je restais silencieuse quelques minutes.

« Que veux tu lui dire ? » demandais je prudemment.

Nous n'avions pas abordé cette partie de notre 'relation', les autres étant présent. De plus je ne voulais pas en parler à mes 'amis' ils n'avaient pas à savoir cela.

« Il faudrait déja que ca soit clair. » souffle t'il

« Dans ta tête ? Ou dans la mienne ? » demandais je amusée

Je devais prendre cela à la rigolade, j'avais déjà rêvé de cela deux nuits de suite, alors je m'étais jurée de ne plus me prendre la tête.

« Dans la tienne. Parce que dans mienne c'est clair. » me disait il me fixant intensément.

Et bien sur vu qu'avec Edward rien n'était normal, son regard me déstabilisait. Je ne préférais pas répondre de peur de m'enfoncer.

« Alors ? Tu n'as pas répondu. » disait il clairement amusé

Je baragouinais des mots incompréhensibles.

« Oui ? »

Je devais rêvé, il se moquait de moi. Et moi je boudais, j'accrochais mes mains à mon volant, ne pouvant pas croiser les bras.

Très délicatement il a retiré ma main du volant pour la prendre dans la sienne. Maintenant j'étais plus gênée qu'autre chose.

« Ne dit rien Bella. » souffle t'il « Je sais que tu n'es pas comme tout le monde mais j'apprécie cette différence alors reste comme tu es. » disait il délicatement.

Je ne savais plus quoi dire et heureusement pour moi qu'il n'attendait pas de réponse de ma part.

« Oui ? Allo ? Qui es ? » entendis je dans mon oreille gauche

Je m'étais à peine rendu compte que nous étions devant le portail de la demeure Cullen.

« Maman. C'est Edward. » avait dit Edward en se penchant légèrement devant moi pour se faire entendre dans l'interphone.

« Oh ! Bonjour mon chéri ! » avait elle dit une voix joyeuse.

En tout cas ce n'était pas avec moi qu'elle emploierait ce ton la...

Le grand portail s'ouvrait, je pénétrais pour la première fois par la grande porte. Mon téléphone sonnait.

« Ouai ? »

« Vous êtes ou ? » demandait Emmett

« On vient d'arriver. » grognais je

« Bon weekend... » souriait Emmett « Sérieux, pas besoin de protection supplémentaire ? Tu peux gérer ? »

« Ouai, ca ira. On est dans un château fort ici. Avec les caméras, je vais gérer. »

« Ok. Amuse toi. »

Je grognais en raccrochant. Je me garais sous le porche. Sa mère me jetais à peine un coup d' œil et faisait un énorme câlin à son fils chéri. Je descendais de la voiture en soupirant. Je m'asseyais sur le capot de ma voiture, les regardant pendant leur moment en famille.

Ils se séparaient.

« Ton frère n'est pas la ? » demandait elle me regardant à peine.

« Non il a été puni. » expliquait Edward

« Et elle ? »

Je n'aimais pas trop le ton qu'elle employait. Elle m'avait clairement signifié que je devais être dans la demeure des employés.

« ELLE, elle protège votre fils. »

« Il est en sécurité ici. »

« Il n'est en sécurité que prêt de moi, madame. » dis je grinçant des dents.

« C'est vrai maman. Je suis rassuré que lorsqu'elle est la. »

« Comme tu veux mon bébé. » dit elle doucement à son fils « Je ferais préparer une chambre à coté de la tienne. »

« Merci maman ! » dit il l'embrassant sur la joue.

Sa mère tournait les talons et rentrait dans la maison.

« Conte pas sur moi pour t'embrasser Cullen maintenant que tu as posé ta bouche sur ta mère. »

Il retenait un rire moqueur.

« Rentrons, tu es trop à découvert dehors. »

Edward rentrait, je prenais nos affaires. Des personnes étaient venu prendre nos bagages. J'allais monter dans ma chambres.

« Tu ne sors pas de la maison et évite les fenêtres pendant dix minutes. » ordonnais je

« Oui chef. »

« Idiot. » soufflais je

Comme à mon dernier passage j'allumais mon ordinateur et connectait mon ordinateur à toutes les caméras de la maison. Sauf que dans la chambre d'Edward il y avait un angle mort.

Je me levais pour aller dans sa chambre. J'entrais sans frapper sous le regard courroucé de sa mère qui passait par la. Je me dirigeais vers l'armoire ou était la caméra caché.

« Je peux peut être t'aider ? » demandait Edward.

Je me retournais brusquement vers lui, il était en serviette dégoulinant d'eau. Sexy était le premier mot qui me venait en tête mais je me taisais.

« La vue te plait mademoiselle mon garde du corps ? »

« J'ai vu mieux ! » dis je haussant les épaules me retournant vers ma caméra.

Je commençais à la mettre de façon à tout voir. Je devais avoué qu'il était plutôt bien foutu. Une fois fini je me retournais et finissait plaqué entre l'armoire et Edward qui était très proche de moi. Je me forçais à ne pas le toucher, même si j'en avais très envie.

« Je peux savoir ce que tu fais Cullen ? » dis je d'une voix bizarre.

« Je veux t'embrasser et je me suis lavé la bouche si c'est cela qui t'inquiète. » dit il amusé

Je devais gardé le contrôle mais j'avais beau essayé de me reprendre je n'y arrivais pas, il prenait le contrôle de mon corps et je crains qu'il commençait à percer mon cœur. Je ne le voulais pas mais je n'arrivais pas à dire stop.

Doucement il approchait ses lèvres des miennes, je comblais les derniers centimètres. Mes mains avait vite migré autour de sa taille alors que les siennes se posait sur mon cou. Un gémissement sortait de ma gorge alors qu'il collait son corps au mien. Nous nous reculions à bout de souffle.

« Je ne sais pas si un jour je me passerai de tes baisers. »

Gênée de ses phrases qui font battre le cœur des filles je le reculais et partait dans ma chambre.

« Je te ferais craqué Bella. J'y arriverai. » me disait il « Je tiens trop à toi. » murmurait il pour lui mais j'avais entendu.


« Pourquoi tu n'aimes pas ma mère ? » me demandait Edward après notre diner qui s'était passé dans une ambiance froide.

« C'est elle qui ne m'aime pas. » dis je les yeux rivé sur mon ordinateur.

Je suivais sa mère. Je n'avais pas réussi à lui faire cracher deux mots. C'était à peine si elle me regardait. Si je n'y arrivais pas, je devait y aller de façon plus muscler.

« Elle n'arrive pas à te contrôler. Vous êtes un peu pareil. Vous devez tout gérer et elle ne peut pas s'occuper de ma sécurité. »

Je ne voulais pas admettre que nous avions des points communs.

« Il faut qu'elle parle Edward. » lui dis je très sérieuse.

« Pourquoi ? Vous avez du mal à me protéger. »

« Non, nous gérons cette partie. Mais nous devons savoir pourquoi ILS ont mis un contrat sur ta tête. Tu ne vas pas rester toute ta vie moitié caché. » expliquais je

Ainsi si nous savons pourquoi nous pourrions gérer les problèmes.

« Tu veux vraiment te débarrasser de moi ? » dit il blessé.

Je n'avais rien pu répondre, il était parti s'enfermer dans sa chambre.

0o0

Esmé et Bella

0o0

Je n'avais aucune envie de dormir, je rejoignais sa mère et son beau père dans le salon.

« Bonsoir Mlle. » m'avait sourit gentiment Carlisle

« Mr. » répondis je poliment.

« Bon je vous laisse discuter entre femmes. Bonne nuit. »

« Bonne nuit. » dis je

« A tout à l'heure. » dit Esmé

Nous nous regardions de travers. Je m'asseyais en face d'elle en croisant mes jambes. Je la fixais. Elle continuait ce qu'elle faisait.

« Pourquoi vous ne voulez pas nous dire ce qu'ils veulent ? » demandais je de but en blanc.

J'avais essayé la manière douce, maintenant je lui rentrais dedans. Je ne savais pas trop par ou commencé, je ne savais même pas si elle savait qui en voulait à son fils. Et surtout si les Volturi le voulait mort ou s'ils voulaient aussi quelque chose. On nageait dans le brouillard et nous avions horreur de cela. Comment protéger convenablement quelqu'un si on ne sait rien. Bon c'est vrai, nous savions qui avait mis un contrat sur sa tête mais cela n'était pas suffisent.

Je refusais de l'admettre mais j'étais de plus en plus inquiète pour lui. Je n'aimais pas cette situation, j'étais beaucoup trop impliqué émotionnellement. Je savais que s''il lui arrivait malheur cela serait dur pour moi. Je ne voulais même pas voir plus loin que je bout de mon nez et voir la fin de notre mission, comment pourrait évoluer notre relation ? Je voulais savoir qui traquait mon protéger - l'appeler petit ami était une autre étape à franchir - pour qu'il puisse avoir un reste de vie normale mais mon cœur voulait que ca dure encore un peu.

J'étais très partagée et j'avais du mal à gérer cela. Je ne savais pas comment faire, mais je savais que je pouvais, pour cela, faire confiance à Edward pour m'aider.

Je sortais de mes pensées quand Madame Cullen a ouvert la bouche.

« Pourquoi votre langue se trouvait dans la bouche de mon fils ? » répondit elle sur le même ton que moi.

Contre toute attente je rigolais. J'aurai répondu la même chose si j'étais à sa place.

« Finalement votre fils n'a pas vraiment tort, nous avons certains points communs. »

« N'êtes vous pas sensé le protéger ? »

« Vous n'avez qu'à vous dire que je suis garde du corps rapproché. » me moquai je

Elle pinçait ses lèvres. Je continuais de sourire moqueuse, mon regard toujours rivé sur elle.

« Vous savez que ca va durer des années si vous continuer de vous taire ? » expliquais je

Elle ne répondait rien mais pour la première fois elle détournait son regard du mien, je suivais son regard pour tomber sur une photo d'elle, d'Edward plus jeune et d'un homme qui ressemblait à Edward.

« Jolie photo. » dis je neutre.

J'aurai moi aussi aimée avoir des photos avec mon père. Et dans un autre monde j'aurai voulu avoir une famille unie et aimante.

« Vous savez comment est mort le père d'Edward ? » me demandait elle fixant toujours la photo.

Je pouvais voir ses yeux briller.

« Une balle dans le cœur. Il se trouvait au mauvais endroit. » répondis je, c'était ce que le rapport indiquait.

Elle avait eu un sourire ironique.

« C'est ce que je vous ai dit. »

Je ne comprenais pas tout. Elle nous avait menti sur la mort de son premier mari ? Pourquoi ? Y avait il un rapport avec Edward ? Cela serait logique.

« C'est vrai qu'il a failli mourir à plusieurs reprises ? » me demandait elle les larmes aux yeux.

Sa carapace venait de tomber. Elle n'était plus qu'une femme apeurée. J'avais en face de moi la mère et non la femme d'affaire. C'était troublant, je ne savais pas comment me comporter face à une mère. Après tout la mienne était folle et voulait m'endoctriner pour que je sois une machine de guerre...

« Oui. » dis je sans plus de cérémonie. « Une balle l'a touché au bras. »

Elle avait eu un regard paniqué.

« Rien de grave. » avais je voulu la rassurée pour je ne sais quelle raison.

« Vous prenez soin de lui, n'est ce pas ? »

« Je fais mon travail madame. » dis je

Elle avait eu un sourire contrits.

« Il y a plus que votre travail, vous tenez à lui. »

J'étais vraiment étonnée, je ne connaissais pas la perspicacité d'une mère envers ses enfants, mais j'apprenais.

« Et ne niez pas, jeune demoiselle. » m'avait elle dit voyant que j'allais répliquer.

Je ne savais pas quoi répondre alors je n'avais rien dit. Juste mon nez s'était froncé. Je n'avais pas l'habitude qu'on lise en moi.

Après plusieurs minutes de silence, elle s'était levée pour revenir quelques minutes plus tard avec une lettre, LA lettre.

« C'est la seule que j'ai reçu. »

Je la lisais.

Votre mari A payé.

Si nous ne reprenons pas notre bien.

Votre fils aura Droit au même sort que vous mari.

Nous savons qu'il sAit.

Je reposais la lettre.

« Il sait ? » demandais je

« Il n'a jamais lu cette lettre, il n'aurait pas du savoir pour sa protection. » dit elle froide. « Il n'aurait rien du savoir et continuer de vivre sa vie comme une personne normale. »

La femme d'affaire était de retour.

« Une personne normale qui se serait exploser à des risques inutiles et par conséquent serait déja MORT. » grinçais je entre mes dents.

Pour qui se prenait elle. C'est toujours plus simple quand les personnes sous protection sont au courant.

Je fermais les yeux quelques secondes, non seulement pour me sortir les images macabres d'Edward mort et pour revenir au calme. La secouer pour lui remettre les idées en place ne serait pas bien.

« Vous savez qui lui en voulait ? » demandais je le plus neutre possible.

Bien que je ne savais pas si je pouvais encore rester neutre dans cette affaire.

« Non. » répondit elle ferme « Mon mari était quelqu'un de bien, il ne voulait de mal à personne. »

« Il n'a pas été tué pour rien. » répondis je

J'avais beau cherché dans ses yeux, je voyais qu'elle était sincère. Elle ne savait pas pour les Volturi. Pourtant même s'ils n'avaient pas signé de leurs noms, ils l'avaient quand même fait...

« Comment affirment ils qu' Edward sait ? » demandais je plus à moi même qu'à Esmé

Mais Madame Cullen m'avait entendu.

« Parce qu' Edward a assisté à la mort de son père. Il était la et les personnes qui ont tué mon mari l'ont vu. »

Je restais sur le cul. C'était pour cella qu' Edward me comprenait dans ma souffrance. Mais mes pensées ne s'arrêtait pas la, elles tournaient dans ma tête, j'étais bonne un mal de crane carabiné. Edward savait peut être quelque chose, un détail qui pourrait nous aider. Nous pourrions peut être retrouver leur bien et leur rendre, cela sserait la solution la plus simple, ils pourraient abandonné leur contrat sauf si Edward les a vu mais j'en doute. Je devais appeler Emmett, lui envoyer la lettre et...

« Alors vous ne trouvez rien à redire ? » se moquait elle à moitié.

« Je pense que vous êtes stupide. » lâchais je plongeant mon regard dans le sien.

« Je ne vous permet pas ! » Dit elle offusquée

« Je n'ai que faire de votre permission Madame. » grognais je me levant.

Je venais me planter devant elle et posait mes mains sur ses accoudoirs, mon visage très proche du sien.

« Vous nous avez caché des choses essentiels qui pourraient nous permettre de sauver votre fils. »

« Je ne vous ai pas engager pour trouver qui à fait cela. » dit elle d'une voix légèrement tremblante.

Je ne bougeais pas, il fallait l'avouer cette femme avait des tripes.

« N'avez vous pas encore compris que l'un ne va pas sans l'autre. Le seul moyen que sa vie ne soit pas menacer c'est de faire annulé le contrat ! » grognais je plus qu'énervée.

J'avais besoin d'une bonne séance de défouloir.

Je me reculais rapidement de la femme au bord des larmes en face de moi. Je devais sortir et vite avant de faire une connerie. Mais elle devait comprendre la situation et dans quelle merde elle nous avait foutu avec son silence.

« A croire que vous ne tenez pas à la vie de votre fils. » dis je une fois dans l'encadrement de la porte.

J'étais déjà engagé dans le couloir quand quelque chose se brisaient contre le mur. Explosive Madame Cullen.

Bon j'avais réussi à tirer des informations importante à la mère, peut être que le beau père savait quelque chose mais avant je devais voir Edward et réglé notre petit différent.

Je me dirigeais vers ma chambre.

« Vous n'avez pas été un peu dure avec elle ? » me demandait Mr Cullen.

Je me retournais vers Mr le PDG de la firme Volvo.

« Elle doit prendre en compte ce qu'elle a fait. » expliquais je

« Ma femme aime tout contrôler, elle pensait juste bien faire. »

« Je ne vois pas le rapport. »

« Esmé voulait juste gardé sous contrôle quelque chose. »

« C'est idiot, il faut savoir ou s'arrête ses compétences, cela peut avoir de lourdes conséquences. » expliquai je

« Oui bien sur, je comprends et sur ce coté la je ne lui donne pas raison. »

Je le regardais de travers.

« Vous n'êtes pas sensé être d'accord avec tout ce que dit ou fait votre femme ? »

Il avait eu un gentil sourire moqueur. Ok. Je savais maintenant d' ou Jasper tenait son sourire.

« Passez une bonne soirée Mlle. »

« Vous aussi. »

J'avais voulu aller voir Edward dans sa chambre mais cet idiot avait verrouillé sa porte. Tant pis, je verrais demain. Je regardais toutes les caméras, au moins il n'avait pas caché sa caméra mais je pouvais voir sur sa table de nuit un petit message :

LAISSE MOI TRANQUILLE

« Dans tes rêves. » murmurais je amusée.

Je pouvais le voir calme dans son lit mais je ne sais pas s'il dormait.

Une fois toutes les pièces passés sous contrôle, je faisais abstraction de Mr et Mme Cullen en plein câlin, au moins ils avaient toujours leurs vêtements je vérifiais les alarmes et partait me coucher.

Je lui parlerais demain.

0o0

 Les Cullen

0o0

Cela faisait 10 minutes que j'essayais de forcer cette putain de porte. Mon dieu Alice se moquerait de moi si elle me voyait.

Bon ca va qu'il était encore tôt et que je n'arrivais plus à dormir. J'avais envoyé la lettre à Emmett part mail mai sil ne m'avait pas répondu. Je voulais la confirmation que c'était bien les Volturi et apparemment Emmett les connaissait bien.

Mais que voulait il ?

Edward avait il vraiment leur bien ?

Es ce qu'il savait pour cet objet ?

Ou non ?

Nous cachait il quelque chose ?

Es ce que les Volturi l'avait contacté ?

J'étais perdue, j'avais besoin de réponse, je voulais... Je ne savais pas trop ce que je voulais... Je savais seulement que je voulais Edward en vie te je voulais aussi qu'il m'affirme qu'il ne savait rien.

J'entrais doucement dans sa chambre et m'asseyais dans un fauteuil. Je le regardais dormir, si paisible. Il est tellement simple en dormant de tout oublier. Je me forçais à ne pas détailler son corps parfait. Pourquoi fallait il qu'il dorme torse nu ? Je devais vraiment être en manque pour que des images érotiques arrivent dans mon esprit.

Plus je le fréquentais plus je le trouvais attirant.

« Tu sais, normalement, c'est les hommes qui veillent sur le sommeil de leur princesse. » dit Edward d'une voix endormie.

Je le regardais étonnée.

« Princesse ? » demandais je étonnée et amusée.

« Ouai. » disait il gêné

Je le voyais se triturer pour cacher son érection. Je souriais gentiment.

« Tu es la depuis longtemps ? »

Je jetais un œil à son réveil.

« Une heure. » dis je

« Tu sais je t'en veux. »

« Je sais. »

Nous nous fixions sans rien dire.

« Tu dois me parler Edward. »

Ma voix était légèrement cassée. Signe de faiblesse d'Edward avait du voir. J'avais même baissé les yeux. Ca me prenait aux tripes. Wesley avait raison, s'impliquer émotionnellement était vraiment trop compliqué. Il m'avait raconté son histoire avec Fox, ils en avaient bavé tous les deux.

Edward avait soulevé sa couverture pour que je le rejoigne, j'avais hésité mais finalement je l'avais rejoint. Il m'avait pris dans ses bras pour me caler contre son torse chaud. Au début, je m'étais tendu, mais les mots doux d'Edward m'avait calmé. Nous étions restés en silence quelques instants, et je devais l'avoué, ca m'avait fait du bien, comme si toute la tension était tombée de mes épaules.

« Tu sais même les plus forts ont des moments de faiblesse. »

« Je ne peux pas être faible, je ne peux pas me relâcher. » dis je d'une voix ferme mais lasse.

« Pourquoi cela ? » demande t' il étonné

« Parce que si je me relâche, tu meurs. »

« Je pourrais mourir, Bella. Je ne meurs pas forcement. »

« Et si c'était le cas ? » dis je d'une voix tremblante.

« Es ce que c'est une façon détourné de dire que tu tiens à moi ? »

Je fermais douloureusement les yeux. J'avais la même sensation qu'avec mon père, les même sentiments.

« Oui, je tiens à toi, sinon je ne serais pas ici. » dis je me tortillant les doigts.

J'évitais de le fixer, bien que dans notre position il était difficile de le voir. Il m'avait embrassé sur la tempe.

« Génial. »souffle t'il « Je n'arrive plus à t'en vouloir. »

Je pouffais de rire mais je ne voulais pas loupé son air contrarié de petit garçon trop gâté. Mais même ainsi j'ai envie de lui sauter dessus. Alors pour une fois, je suivais mon instinct qui m'ordonnait de poser mes lèvres sur les miennes. Mais à bien y réfléchir je ne sais pas si c'était mon instinct qui prenait le dessus ou mes hormones...

« Désolée. » murmurais je contre contre sa bouche.

Rapidement notre baiser était devenu plus enflammé, je m'étais retournée pour me retrouver face à lui, j'étais quasiment allongée sur lui, j'avais envie de m'assoie à califourchon sur lui mais cela aurait pu déborder et je ne savais pas si notre relation était prête à subir ce qui aurait indéniablement suivi. Mes mains se baladaient sur son torse nu alors que les siennes glissaient sous mon haut, je gémissais à son touché délicat, personne n'avait eu autant de tendresse pour moi.

Nous nous séparions à bout de souffle.

« Il faut aller petit déjeuner. » avait il dit.

« Oui mais après nous devons parler Edward. » dis je d'une voix plus ferme.

Il avait pincé les lèvres avant de m'embrasser rapidement puis c'était levé.

Ses parents étaient déjà à table.

« Bonjour les jeunes. » avait dit gentiment Mr Cullen.

Jeune ? Moi ? Oui j'avais 19 ans, malgré les horreurs que j'avais pu voir. J'oubliai parfois que ma vie était beaucoup trop rempli pour mon age.

« Salut ! » avait dit joyeusement Edward.

« Bonjour Mr et Mme Cullen. » dis je plus froidement.

« Au fait, que c'est il passé hier soir ? J'ai entendu un objet se casser. »

Esmé Cullen, a pincé les lèvres et moi j'avais gentiment souris.

« Tu as passé une bonne nuit mon chéri ? » avait sourit sa mère.

« Bof, mais le matin était plus agréable. »

Il m'avait sourit. Sa mère allait encore plus me détester.

Nous mangions en silence quand mon téléphone a sonné. Je sortais de la pièce avant de prendre l'appel d'Emmett. Je savais que c'était lui, j'avais une sonnerie pour chacun de mes contacts. Cela s'avérait pratique dans certain cas.

« Un soucis ? » demandais je

« Et toi ? » dit il amusé « Tu n'as tué personne ? A part ma bonne humeur matinal avec tes mails à 6 h ? »

Je grognais.

« Es ce que tu confirmes que c'est eux ? »

« Oui, comme tu l'as dit, ils l'ont signé et par leurs prénoms. Parce que personne ne les connait. »

« Dit moi que ce n'est pas ton cas ? » le suppliais je

« En tout cas, cette lettre va nous permettre d'avancer. »Votre mari A payé. Si nous ne reprenons pas notre bien.

Votre fils aura Droit au même sort que votre mari. Nous savons qu'il sAit. » Edward doit détenir quelque chose, tu lui as demandé ? »

« Pas encore. On doit en parler. »

Je fermais les yeux, j'en avais marre de cette situation.

« Tu connais leurs noms ? Ca pourrait nous servir à quelque chose ? »

« A. D. A. Aro, l'ainé, Démétri et Alec. Tu es avancé ? »

« Non mais c'est toi le géni de l'informatique. » grognais je

« Et s'il ne sait rien ? »

« Son frère ? »

« Peut être. Mais j'en doute. » soufflait Emmett. « Mais peut être qu'il y a des indices. Le père d'Edward devait avoir ce bien depuis un certain temps. »

« Pourquoi ? »

« Ils ont voulu le récupérer avant de le tuer. »

« Un mort ne parle. » commentais je sombrement.

« Exact. Si cela se trouve il a laissé des indices, savant surement sa fin proche. »

« Oh merde ! Fait chier. » grognais je

« Quoi ? » dit mon correspondant légèrement amusé

« J'ai jamais été doué à chercher le trésor... »

Nous sourions tous les deux à ma bêtise.

« Es tu sur de ce que tu avances ? » demandais je plus sérieuse.

« J'y ai réfléchi toute la nuit Bella. » souffle t'il

« Je confirme ! » entendis je une voix derrière le combiné du téléphone.

Hien ? Quoi ? J'ai loupé un épisode ? Ils s'étaient enfin sauté dessus ?

Mais il raccrochais avant que j'ouvre la bouche. J'avais à peine eu le droit à un bref « salut. »

Je regardais mon téléphone comme une idiote.

« Bella ? Ca va ? »

« Oui oui. » dis je vaguement.

Nous retournions à table.

« De bonnes nouvelles ? » demandait assez froidement Esmé Cullen.

« Peut être. » dis je évasivement

Je voulais retourner dans mes pensées pour analyser la conversation que nous avions eu mais Mr Cullen était d'humeur bavarde.

« Alors Bella, comment avez décider de faire ce métier ? » me dit il

J' haussais un sourcil dans sa direction.

« Celle la on ne me l'avait jamais posé. » dis je moqueuse et amusée.

Je n'allais pas répondre à sa question mais je depuis le début du repas, je sentais le regard glacial de la matriarche de la famille sur moi. Et le dernier qui à porter un regard comme ca sur moi est mort.

« Et vos parents ? Qu'en pensent ils ? » demande t'elle d'un ton froid.

Je grinçais de dents, normalement je ne répondais pas à cela mais je ne pouvais plus me taire.

« Ma mère a tué mon père sous mes yeux alors que j'avais dix ans, elle voulait m'enrôler dans son institution, institution qui essaye de tuer votre fils. » dis je essayant de mettre le moins d'émotion dans ma voix.

Bien sur il y a eu un gros blanc... Edward qui même sans connaitre mon histoire m'avait serrer gentiment la main. Malgré le froid, j'étais fière de moi, mais elle devait comprendre qui elle avait en face d'elle et si je devais lui rappeler régulièrement je le ferais.

« Et je l'ai tué alors que j'avais 12 ans. Ca m'a pris 2 ans avant de la retrouver mais j'étais jeune et sans expérience. » expliquais je la fixant droit dans les yeux. « C'etait la première fois que je tuais. »

Je savais que j'allais choqué, et je l'acceptais mais quelques secondes après je me demandais quelle serait la réaction d'Edward par rapport à ma révélation.

Me prendrait il pour un monstre ?

Me fuirait il ?

Je me risquais à jeter un coup d'oeil dans sa direction et je n'étais pas plus avancé, certes sa main était toujours dans la mienne mais il avait l'air dans la lune, perdu dans ses pensées.

« Et bien... Euh... » bafouillait elle

« Il faut que vous compreniez madame, que je ne suis pas un enfant de cœur et que je suis encore moins la pour m'amuser. Alors arrêter de faire comme si j'étais votre ennemie. Vous ne m'appréciez pas ? Peut m'importe mais ayez au moins la décence de garder vos réflexions pour vous. Parce que je ne suis pas connu pour être d'une patience exemplaire. » grognais je plus que je parlais.

Il était clair que je la menaçais.

« Je ne viens pas interférer dans votre job, faites en autant. »

Je la voyais gênée pour la première fois de ma vie. Elle acquiesçait brièvement.

« Parfais. »

0o0

« Il s'est passé quoi avec ma mère ? » demandait Edward alors que nous étions sous la véranda mais à l'abri des plantes

J'avais mon ordinateur avec moi, pour suivre ce qui se passait autour de nous.

« Tu sais que normalement c'est moi qui pose les questions et toi qui y répond ? » dis je amusée

« Bella... » souffle t'il « Tu ne peux pas répondre simplement au lieu de poser une autre question ? »

« Très bien. » soufflais je à mon tour. « Ta mère nous a caché des choses importantes. »

« Oh. Elle ne voulait pas mal faire. »

« Je sais. » dis je froide. « Mais cela aurait pu te couter la vie. Tu en es conscient ? » demandais je le fixant.

« C'est ma mère. »

« Ce n'est pas parce qu'elle t'a donné la vie qu'elle peut te la pourrir ou même te la reprendre. »

Il médite sur mes paroles. Doucement, parce que je ne savais pas trop comment m'y prendre, je prenais sa main dans mienne et posait ma tête sur son épaule. J'aimais bien son contact.

« Es ce que ton père t'a légué quelque chose Edward ? Je veux dire quelque chose d'important, ou même de bizarre ? » demandais je inquiète

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 Le père d'Edward

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« Comme quoi ? » demande t'il étonné

« Je ne sais pas, des trucs spéciaux. » proposais je

Je ne savais trop quoi dire, ni trop quoi chercher, sur ce coup la, Edward devrait vraiment m'aider. Mais je ne voulais pas lui donner d'indices de peur de le focaliser sur ça. Il devait garder les idées ouvertes sur toutes les possibilités.

« Mais pourquoi ce genre de questions, j'avoue être perdu. » Expliquait il.

Je ne voulais pas lui en dire plus, il était pour moi trop impliqué et lui donner toutes les informations le mettait encore plus en danger. S'il était capturé, ce qui pouvait être une éventualité il ne pourrait pas parler vu qu'il ne savait rien et moins il en savait plus il était protégé des Volturi.

« Je... » commençais je mais je ne voulais pas continuer ma phrase.

« Tu quoi ? » grimaçait il

« Je ne peux pas trop t'en dire. » soufflais je

Il se dégageait rapidement de moi avant de faire les cents pas devant moi. Je voyais sa mâchoire serrée et ses poings se fermer et s'ouvrir rapidement, je voyais aussi les muscles de ses bras se contracter. Mon dieu que je le trouvais sexy en colère.

Je me secouais la tête pour m'empêcher d'avoir des pensées comme celle la dans des moments pareils.

« Apprend moi à me battre et à me servir d'une arme. » ordonne t'il se plantant devant moi les bras croisés

Je le regardais bouche bée, si je n'étais pas assise mes jambes m'auraient lâchées. Il plaisantait ? Dite moi qu'il plaisantait ! Non. Vu son regard déterminé il était tout ce qu'il a de plus sérieux.

« Je... »

Décidément je perdais tous mes mots en ce moment.

« Pourquoi ? » demandais je perdue.

« Pour pouvoir me défendre en cas de soucis. »

« Edward... » soufflais je « Il faut des années pour être doué et arriver à se battre sans... »

« Je ne veux pas être aussi doué que toi ou tes amis mais juste les bases. »

En quelques secondes il s'était ramolli et toute sa colère s'était évaporée.

« Je ne crois pas que se soit une bonne idée. » dis je septique

« Bella, s'il te plait... » dit il tombant à genoux devant moi.

Il m'avait pris doucement les mains en me faisant ses yeux de chiens battus. J'allais céder, il le savait mais je savais que Wesley allait me tuer. Enfin non avec toutes les bourdes accumulées j'étais déjà morte mais il allait me ressusciter pour ensuite me re tuer.

« Ne me fais tu pas confiance ? As tu peur que je te protège mal ? » demandais je

« Non non ! » dit il offusqué « Je te fais confiance Bella, je ne veux que toi à mes cotés, et même si Emmett est plus impressionnant que toi. »

Je lui lançais un regard noir.

« Mais tu es beaucoup plus flippante quand tu fais ce regard. » souffle t'il pas rassuré

Je souriais doucement et légèrement moqueuse.

« Me dit pas que tu la demandes en mariage ! » s'offusquait sa mère qui passait par la.

« Pour vous avoir comme belle mère ? Non merci ! » grognais je

Elle s'en allait le nez en l'air avec son air encore plus pincé. Je pouffais de rire.

« Bella ! » me grondait Edward

J' haussais un sourcil.

« Ok ! » Il levait les mains en l'air « J'avoue que parfois elle le mérite de se faire remettre à sa place. »

« Heureusement qu'elle ne t'entend pas. » se moquait son beau père, lui aussi en passant.

« C'est pas de ma faute si tu ne lui tient pas tête ! » répondait Edward

« Je veux pas dormir sur le canapé ! » rigolait Carlisle en partant définitivement.

Je pouffais de rire.

« Moi qui croyais ma famille bizarre, la tienne n'est pas mieux. » dis je

Il me regardait de travers.

« Mais - mon dieu, c'est moi qui vait dire ca - je l' aime bien. » souriais je ou grimaçais je « AU moins on ne s'ennuie pas... »

Il se relevait pour m'embrasser passionnément.

« Je crois que je suis amoureux de toi. » murmurait il

Je le regardais choquée.

« Tu... Quoi ? Pardon ? »

Je m'apprêtais à fuir mais il avait anticipé mon geste.

« Ne fuit pas. » murmure t'il « Je sais que cela te fait peur, tout comme notre relation mais ne rejette pas mes sentiments pour toi. Laisse moi, laisse nous être proche. » murmure t'il

Ma gorge était trop nouée pour dire quelque chose.

« Tu veux bien ? »

J'avais fait oui de la tête, incapable de dire quelque chose. Ces paroles n'avaient d'un roman à l'eau de rose dégoulinant d'amour mais il est le premier à me témoigner ouvertement son affection pour moi, le premier en dehors de moi père et même lui n'était pas expansif dans ses démonstration d'affections. Même si si j'étais morte de trouille je voulais essayer, au moins pour lui.

« Je vais essayer. » murmurais je

Je l'embrassais doucement avant de pouffer de rire.

« Comment on fait pour changer autant de sujet de conversation en si peut de temps ? » demandais je amusée

« Je crois que j'ai eu une bonne prof. Tu changes toujours de sujet quand cela t'embête ou te gêne. » m'expliquait Edward

Je fronçais le nez. Il n'avait pas tort. Mais je devais savoir ce qui se trouvait sur le testament. Testament. Je pourrais peut être voir le notaire pour avoir les détails.

« Ca y ai, la récré est fini, on reprend les choses sérieuse. » grogne t'il se vautrant à coté de moi.

Je le regardais étonnée.

« Suis je si transparente ? » demandais je inquiète.

« Non non. Je te connais, c'est tout. » me rassure t' il « Alors que veux tu savoir ? »

« Ton père ? »

« Il m'a légué quelques millions de dollars, une maison en Floride, une autre en France. Des part dans un casino de Vegas. Des bijoux, quelques coffres en banque et quelques biens sans importance. »

« Tout à une importance. » grognais je « As tu une liste précise ? Ou quelque chose du genre ? » demandais je de plus en plus blasée

« Non enfin si surement quelque part mais je ne sais pas ou. » souffle t'il « Cela a t'il vraiment de l'importance ? »

Je me levais à mon tour énervée, j'avais envie de m'arracher les cheveux.

« Oui. » grognais je « mon dieu, tu ne rends pas compte à quel point cela peu te sauver la vie. »

« Et bien, explique moi ! » dit il se mettant lui aussi debout.

J' hésitais.

« Tu as quelque chose qui appartient aux Volturi. » grinçais je

« Mais je n'ai rien ! » s'offusquait il

« Je sais, je sais, mais ton... Ton p... Père avait cet objet et nous pensons qu'il a du te le léguer. »

Il s'asseyait sur une chaise bouleversé.

« C'est pour ca qu'ils l'ont tué ? » demandait il ses mains dans ses cheveux prêt à se les arracher.

Je m'approchais doucement de lui, je n'étais toujours pas douée pour réconforter les gens, et je n'allais pas les voir me disant qu'ils préféraient être seuls, ou du moins je me trouvais une excuse pour m'éloigner de cette tristesse mais pour Edward je voulais faire un effort. Je n'aimais pas le voir ainsi et je voulais contribuer à son bonheur. Je passais délicatement ma main dans ses cheveux. Il détachait une de ses mains de sa tête pour venir l'enrouler autour de ma taille et me coller à lui. Son autre bras était vite venu au tour de mon corps. Sa tête venait se caler contre mon ventre.

« Et ils pensent que vu que tu étais avec ton père lors de son m... » commençais je mais sa prise se resserrait autour de ma taille. « Enfin bref, ils pensent que tu as cet objet et ils veulent le récupérer. »

« Mais je ne sais pas ce que c'est. » renifle t'il

« Je me doute. »

« Papa ne m'a jamais parlé de cela. Pourquoi l'aurait il fait ? »

Il n'attendait pas spécialement de réponse ou s'il en attendait une je ne savais pas quoi dire.

« On ne peut pas leur dire ? » demande t' il

« Je doute que ca marche... » murmurais je mais légèrement amusée

Il haussait les épaules. Il se doutait que ce n'était pas une solution.

« C'est dur Bella... » murmurait il la voix roque

« Désolée. » murmurais je

« Ce n'est pas de ta faute. Mais je ne sais pas comment mon père a pu se mettre dans une situation pareil. »

« La je n'ai pas de réponse. »

« Et qui sont les Volturi ? »

Je ne voulais pas le lui révéler mais finalement je lui ai tout dit, enfin tout ce qu'on savait. Je soufflais un bon coup avant d'annoncer ma dernière decision.

« Et je t'apprenais à tirer. »

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Le notaire

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Mais dans quel galère je m'étais encore fourrée ? Wesley allait me tuer. Mais quoi qu'il arrive, je devais le prévenir.

« NON ! NON ! NON et NON ! » hurlait Wesley dans le téléphone

Je n'osais plus rien dire, pourtant j'avais lâché la bombe, je devais en assumer les conséquences.

« Chercher plutôt l'objet qu'on leurs redonne et tout sera fini. »

« Toi et moi savons que ca ne sera pas si simple... » soufflais je dans le combiné

Finalement j'étais contente d'être juste au téléphone et pas en face de mon boss, j'aurai eu mal au fesses sinon...

« On va cher le notaire grand chef. » l'informais je

« Oh. » disait il soudain plus calme.

Es ce que la tempête serait elle passé ?

« Je voudrais pas le rencontrer ton boss. » murmurait Edward

« Le dit Boss t'entend, jeune homme... »

Effectivement j'avais mis en haut parleur, je conduisais, Edward était à mes cotés.

« Oups... »

« Mais dit moi Bella. »

Ca c'était Fox et je pouvais entendre le sourire qu'elle avait.

« Edward doit assurer coté sexe pour que tu le laisses tirer ! » rigolait elle

Je souriais en coin alors qu' Edward se trémoussait gêné sur son siège.

« Un vrai dieu ! » confirmais je amusée

Amusée de notre conversation et amusée des rougeurs d'Edward. Je coupais la conversation téléphonique, je doutais que mon voisin puisse endurer le reste.

Mais après quelques minutes, il semblait aller mieux.

« Un vrai dieu ? » demandait il haussant un sourcil

J' haussais les épaules nullement gênée.

« Dans mes rêves, tu l'es. » souriais je fière de moi.

Je faisais quelques rêves le concernant et c'était chaud. Puis Rosalie - qui avait quand même couché avec - m'avait dit qu'il se débrouillait mais elle trouvait qu'il manquait de tendresse surtout comparé à Emmett. Moi ca ne me dérangeait pas. Au contraire...

Je le voyais se pencher vers moi.

« Et je peux t'assurer que dans les miens, c'est orgasmique... Surtout pour toi... »

Je tournais brusquement la tête vers lui. La façon qu'il avait de me parler ainsi me rendait complètement folle de lui. Je voulais m'arrêter sur le bas coté pour lui montrer que nos rêves étaient encore moins bien que la réalité.

« Pourquoi tu rigoles ? » demandais je perdu.

« Je vais te parler plus souvent ainsi si c'est pour t'entendre gémir comme ca ! »

Oups, j'avais gémi ? C'était à mon tour d'être gênée.

« On arrive ! » expliquais je détournant aussi la conversation.

Et ca tombait bien parce que je n'aimais pas la tournure que prenait les choses. Et en plus même si mon propre corps me trahissait ca n'allait plus du tout.

« Tu sais, je doute que l'on puisse obtenir un rendez vous. » m'expliquait Edward

Je balayais sa phrase d'un geste de la main et le fixait.

« Parce que tu ne sais pas encore que j'obtiens tout ce que je veux ? » demandais je amusée, un sourcil en l'air.

Il soufflait mi exaspéré mi amusé avant de sortir de la voiture. Nous nous dirigions vers le bâtiment, je voyais qu' Edward voulait me tenir la main ou me prendre par la taille mais j'avais mis les choses au clair dès le départ : pas de contact physique à l' extérieur. Non seulement cela se serait assez tôt mais si en plus mes ennemis personnels se mettait après la peau d'Edward on ne s'en sortirait plus. La discrétion était de mise.

« Bonjour. Je suis Edward Cullen et je voudrais voir le notaire Jenks. »

« Vous avez rendez vous ? » demandait la standardiste sans le lever les yeux

« Non mais... » commençait Edward

« Prenez rendez vous. » disait elle les yeux branchés sur son ordinateur

« Mais c'est vraiment important. » expliquait Edward.

Je me retenais de soupirer, Edward voulait qu'on y aille doucement, mais je n'étais pas d'accord. On essayait sa méthode mais on allait passer à la mienne... Et rapidement vu le peu de patience que j'avais...

Mais à force de les entendre débattre je me mettais à soupirer. Pourtant j'attendais sagement.

« Et dites à votre amie d'arrêter de soupirer, cela ne changera rien ! » claquait la standardiste

« Vous n'auriez JAMAIS du dire cela. » soufflait Edward

Oh non, et il avait raison, j'allais la bouffer à mon diner...

Je m'avançais , sortait mes deux colt M1911 et les posaient sur la surface plane du comptoir, juste à la bonne hauteur des yeux de la pouffiasse. Je souriais fière de moi, j'allais même jusqu'à poser mes coudes à cotés des armes, mon menton venait s'appuyer sur mes mains.

Je voyais la femme faire les yeux ronds devant mes deux bijoux.

« Vous disiez ? » demandais je innocemment « J'ai pas compris ? Et n'appelez pas la sécurité, je les tuerais avant qu'ils aient franchi le seuil du hall et vous aussi, parce que j'ai horreur que l'on me contrarie. »

« Je... Heu... Bien... » bafouillait elle en posant doucement ses mains sur le bureau.

« Bien, maintenant que tout est clair, nous voulons voir le notaire, maintenant. »

J'insistais bien sur le dernier mot. Je pouvais voir la peur dans ses yeux. J'allais obtenir ce que je voulais.

« Euh... Bien.. Oui... Premier étage, deuxième porte à droite. »

« Vous voyez quand vous voulez. » dis je souriante et moqueuse.

Je rangeais mes armes mais les laissait en évidences. Edward bafouillait un merci à peine audible à la standardiste, moi je partais sans rien dire.

« Tu ne l'aurais pas fait ? » me demandait il, la voix légèrement bizarre.

« Quoi ? Tuer tout le monde ? » demandais je le fixant

Il hochait la tête et moi pour toute réponse, j' haussais les épaules. Finalement j'avais bien fait de lui dire oui, pour apprendre à tirer, j'étais persuadée qu'il ne le ferait pas, les armes l'impressionnaient comme beaucoup de monde.

J'entrais dans le bureau sans frapper faisant sursauter la secrétaire.

« Vous avez rend... »

Elle se bloquait en voyant mes armes, et surement pas devant mon regard noir. Je ne lui répondais pas et entrait ENFIN dans le bureau pour aller m'assoir en face du bureau, Edward à mes cotés. Mr le notaire relevait la tête de ses papiers. Je le voyais ouvrir la bouche.

« Non. » grognais je « Nous n'avons pas rendez vous. »

Je le fusillais du regard, il se tassait sur sa chaise alors qu' Edward bombait légèrement le torse, fière et légèrement moqueur. Je pouffais de rire devant son comportement. Les hommes... Mais il me plaisait comme il était.

« Je voudrais la liste exact de ce que mon père m'a légué. » ordonnait Edward

Je ne le savais pas si autoritaire, je l'imaginais bien m'ordonner des choses alors que nous serions nus. J'en frissonnais de plaisir. Mais bien sur Mr l'observateur l'avait vu.

Es ce que je pouvais faire quelque chose sans qu'il s'en aperçoive ?

On allait peut être l'embaucher à l'institut comme repéreur. Il pourrait être utile... Et je pourrais le voir plus souvent...

Je ne venais quand même pas de penser cela ? Et bien si, mon dieu, je débloquais.

« Très bien merci. » disait Edward

J'avais surement loupé un épisode. Un jour cela me coutera la vie !

Quelques minutes plus tard nous avions la liste complète. Je jetais vite fait un coup d'œil. Son père était vraiment quelqu'un de très riche... La somme estimée à ses bien s'élève à plusieurs milliards...

Nous sortions du bureau quand le notaire nous appelait.

« Oh, j'oubliai, Mr Cullen m'avait donné ce post it à ne remettre qu'à vous. Il l'avait griffonné lors de l'écriture du testament.

Edward le lisait rapidement avant de regarder l'homme en face de lui, incrédule.

« Pardon, mais je ne comprends pas. » dit il

« Mr votre père m'avait juste ordonné de vous le remettre après sa mort. » expliquait le notaire en haussant les épaules.

Ils étaient tous les deux perdu. Edward voulait jeter le papier mais je l'en empêchais. Je collais le post it sur la liste.

« 25-23021986 »

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Edward, Bella et des plumes

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Ok j'avouais que je n'étais pas plus avancée qu'eux mais cela pourrait peut être nous être utile. Enfin je l'espérais. J'espérais seulement qu' Emmett puise nous donner un indice sur le code. Après tout il était spécialiste dans tous ces trucs !

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J'ouvrais doucement les yeux, j'étais allongée sur le ventre, les bras sous mon oreiller, le draps arrivant juste au dessus de mes fesses. Je voyais mon petit ami assis dans mon fauteuil, une de mes armes dans ses mains. Il les faisait tourner.

« Qu'est ce que tu fou Cullen ? » grognais je vraiment pas réveillée.

Je ne bougeais pas mon corps, trop endormi pour faire le moindre geste. Je le regardais faire et lui me détaillant ou plutôt détaillant la partie nue de moi visible avant de retourner à la contemplation de mon arme.

« Ca fait 15 jours et tu ne m'as toujours pas appris à tirer. » disait il mettant correctement mon arme dans sa main.

« Je rêve ou tu me vises Cullen ? » demandais je haussant un sourcil dans sa direction.

Mais il n'y avait que cette partie de mon corps qui bougeait. Ma phase de réveil était d'environ 30 minutes. Je n'étais bonne rien avant ce moment la. Même pas un café, ni rien, puis de toute façon je n'aimais pas le café !

« Tu as peur ? » dit il amusé me visant toujours.

Je me retenais de me moquer ouvertement de lui.

« Enlève le cran de sécurité et on verra après ! » dis je moqueuse

Il grimaçait avant de m'enlever de sa ligne de mir. Il détaillait mon arme, je me retenais de rire mais mon sourire retombait quand il enlevait le cran de sécurité.

« Alors étonnée ? » dit il fière.

Il me re visait alors que je le regardais étonnée, je ne pensais pas qu'il s'y connaissait un peu en arme, mais je n'allais pas me laisser faire par lui.

« Te blesse pas Cullen ! » dis je moqueuse.

Il remettait le cran d'arrêt avant de poser mon arme à coté de lui.

« T'es pas drôle ! » boudait t'il « Mais d'abord, c'est toi qui m'a blessé ! »

« Oh ! Même pas vrai ! » dis je amusée.

Je savais pertinemment que j'avais tort mais je ne voulais pas l'avouer. J'étais de mauvaise fois mais je l'assumais.

« Ah ouai ! »

Il se levait du fauteuil, je détaillais à mon tour sa musculature qui ne cachait pas grand chose vu qu'il était en boxer.

Je le trouvais parfait même si au départ j'avais préféré Jasper, Edward me convenait très bien. Mais il n'avait pas vu mon regard lubrique sur lui. Il se retournait brusquement pour me montrer son dos ou plutôt les griffures que je lui avais infligé dans la nuit.

Effectivement je n'y étais pas aller de main morte, mais prise dans l'action je n'avais pas fait attention à mes gestes... Mon petit ami me montrait toujours son dos mais moi je reluquais ses fesses. J'avais presque envie de croquer dedans.

« Oh ! Bella ! Je te parle ! »

« Mmm ? » dis je relevant les yeux vers son visage

« Tu ne m'as pas écouté ! » dit il les poing sur les hanches

Il essayait de me faire un regard meurtrier mais son léger sourire montrait qu'il s'amusait. Alors qu'il recommençait à parler mes yeux détaillaient chaque parcelle de son corps. Sa virilité n'y échappait pas, je me mordais la lèvre inférieur en imaginant tout ce que je pourrais faire avec lui...

« Espèce de nympho ! » se moquait il

Je m'appuyais sur mes coudes en le regardant intensément.

« Ok ! On était deux hier soir ! » soufflait il

Je lui souris vraiment en repensant à notre soirée d'hier.

« Puis ce n'est pas moi qui à un début d'érection ! » me moquais je à mon tour amusé.

Il allait se jeter sur moi mais la porte s'était ouverte brusquement laissant apparaitre Jasper et Alice. Mon « amie » détaillait ma chambre. Effectivement ca ne devait pas être beau à voir, il y avait des vêtement un peu partout, puis des plumes dispersée dans la pièce. Je supposais que moi moitié nue dans un lit et Edward en boxer étaient aussi une bonne indication à nos activités nocturnes...

« Ba dit donc, c'était sauvage ! » rigolait Alice prenant une poignée de plumes avant de les souffler sur Jasper.

« Et ! » grognait il

« Alors le quel tu préfères ? » demandait Alice regardant alternativement Jasper et Edward.

« ETTTT ! » s'insurgeait les deux frères.

Alice et moi pouffions de rire.

« Je plaisante chaton ! » rigolait Alice embrassant Jasper sur la joue.

« Chaton ? » boudait il « Je suis un tigre ! » disait il bombant le torse.

Je voyais Edward chercher son tee shirt.

« Je dirais que la tigresse c'est Bella ! »

Alice montrait le dos d'Edward.

« Non de dieu ! » soufflait Jasper « Plus que torride Bella ! AIE ! »

Jasper se frottait le bras, la ou Alice l'avait frappé.

« Tu vois ce que ca fait ! » expliquait il d'une petite voix

J'adorais les voir tous les deux ensemble, Jasper était vraiment soumis avec Alice mais je crois que ca lui plaisait. Et Alice aimait cette sensation, elle en avait besoin - et ca Jasper l'avait surement compris - surtout avec son père qui la battait.

Alice lui tirait la langue, amusée. On me disait tout le temps de me sociabiliser, de me faire des amis, avoir un petit ami, enfin essayer d'avoir une vie un peu normal mais à voir mon amie aussi heureuse, je me disais que je n'étais pas la seule avoir besoin de cela.

Elle comme moi étions différentes depuis que nous fréquentions les frères Cullen. Ils nous avaient complètement changé et ouvert au monde. IL faillait juste espérer que cela ne se retourne pas contre nous et encore moins contre eux... C'était tout le maleur que je souhaitais aux trois personnes présentes dans ma chambre.

« Pourquoi ce sourire idiot ? » demandait Alice

« Je pensais juste que j'étais contente d'être ici. » disais je sans vraiment y réfléchir.

Je n'étais pas du genre à me confier ainsi. Je me sentais gênée de ma confession. Edward était venu s'allonger prêt de moi - sans avoir trouvé ton haut - pour me prendre dans ses bras. Je mettais au préalable mise sur le dos en remontant le drap sur ma poitrine nue.

« Moi aussi. » avait dit Alice d'une petite voix.

On s'était sourit toutes deux, très gênées. Nous venions de partager notre VRAI premier moment d'intimité et d'amitié, comme de vraies amies. Parce que maintenant entre nous plus rien ne serait pareil. J'espérais que ca ne changerait pas nos relations professionnelles.

Jasper rayonnait, Alice avait dit d'une façon détournée qu'elle tenait à lui.

« Au risque de briser ce beau moment, vous vouliez quelque chose ? » demandait Edward

« Emmett, au téléphone. Il faut que tu le rappelles. » disait Alice.

Je soupirais avant de me détacher de mon petit ami, enfin je me tortillais pour garder le drap autour de moi. Il décrochait à la première sonnerie mais je n'avais pas le temps d' ouvrir la bouche que sa grosse voix agressaient mon tympan.

« AAAAh ! » grognait Emmett « Ces chiffres ne correspondent à rien ! »

Ca faisait des jours qu' Emmett essayait de déchiffrer ce code mais il n'avait aucun résultat. Je ne voyais pas pourquoi il voulait que je le rappelle s'il n'avait rien.

« Tu es sur de ton intuition, Bella ? Parce que si jamais je me retourne le cerveau pour rien, je te fais la peau ! »

« J'en suis sur, même si nous sommes bloqués, je sens que nous sommes proches ! » affirmais je sur de moi.

Je voulais y croire, j'étais sur, pourquoi aurait il donné cela au notaire si cela n'avait pas d'importance ?

« Je te fais confiance Emmett, tu vas trouver. »

« Merci Bella. » soufflait il

« As tu des pistes ? » demandais je

Je commençais même à croire que je m'étais plantée mais une partie de moi voulait y croire. Je le sentais. Et jusqu'à présent je ne m'étais pas trompée. Après tout mon instinct m'avait conduit au meurtrier de mon père. Je l'avais traqué pendant deux ans, mais j'avais fini par mettre la main sur cette garce, ma génitrice.

« Pour moi c'est un code de quelque chose. Un mot de passe peut être. Mais le 25 devant, je ne vois pas. Il faudrait étudié la liste des choses légué, voir si quelque chose correspond et essayer voir si c'est un mot de passe. »

« Ok. Je vais m'en occuper. Tu as assez bosser. »

« Si tu as besoin. »

« Merci. » dis je hésitante avant de raccrocher.

Je reposais le telephone.

« Alors ? » demandait Edward.

« Rien. » dis je

Je voulais étudié cela moi même. Je ne voulais pas donner de faux espoir à Edward. Alice et Jasper nous quittaient quelques minutes plus tard.

Edward m'embrassait sur la joue.

« Je rêve ou tu veux me réconforter ? » demandais je étonnée et perdu.

« Quoi ? Tu n'aimes pas ? » dit il gêné et légèrement triste.

Je faisais la moue, en réfléchissant à ce que je ressentais.

« Si, j'aime bien. Mais seulement avec toi. » murmurais je avant de poser mes lèvres sur les siennes.

Notre baiser était vite devenu enflammé mais nos mains restaient sage.

Le drap nous séparait toujours mais je voulais sentir sa peau contre la mienne. Je tirais donc l'objet gênant entre nous, la sensation nous faisait gémir tous les deux, pourtant nos bouches ne se séparaient pas, ses mains sur ma taille, les miennes dans son dos. Et ce coup si j'essaierais de ne pas faire de marque...

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Edward et Bella, sans vêtements

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Cela devait faire 20 fois que je relisais cette liste que le notaire nous avais fourni, j'avais tout détaillé dans les moindre détails, nous étions tellement dans l'impasse que nous avions envoyé des agents fouillés toutes propriété du père d'Edward.

RIEN.

Même ses coffres à la banque avaient été ouvert. Nous aurions trouvé une aiguille dans une meule de foin et je pouvais vous assuré qu'il n'y avait pas d'aiguille ni même d'objet appartenant aux Volturis.

Ni clé USB, ni CD, ni I PAD, ni I POD, ni TABLETTE ? Ni RIEN !

Aucun gadget qui avait suffisamment de mémoire pour contenir quelque qui avait forcement un rapport avec l'informatique vu que cela appartenait au Volturis les meilleurs hackers du monde.

Je voulais même regarder dans le I PHONE d'Edward mais je ne l'avais pas encore fait. Je me levais en tenant fermement le drap enroulé autour de mon corps pour avancer doucement sur la table de nuit ou ce trouvait l'objet.

Maintenant que je l'avais dans les mains je n'étais pas plus avancée. Le pro de la technologie c'était Emmett, pas moi... Je l'avais vu démonté un téléphone et le remonter, je l'avais vu extraire des fichiers mais j'étais incapable de le faire moi même.

Je décidais d'appeler Emmett.

« J'espère que tu as une bonne raison de m'appeler à 2 heures du mat' ! » grognait Emmett endormi « Puis tu dors jamais ? Cullen ne doit pas te fatiguée ! » se moquait il

« Je te trouve bien réveillé pour te foutre de moi ! » grognais je

Edward me fatiguait mais en plus j'avais des courbatures !

FLASH BACK

Et ce coup si j'essaierais de ne pas faire de marque... Bien que pour ma défense je ne l'avais pas fait exprès, il m'avait chercher et il m'avait trouvé. J'avais juste oublié que je n'étais pas en mode tueuse mais en mode petit ami de mon protégé... J'oubliais parfois ou se trouvait ma place.

Les lèvres d'Edward dans mon cou me sortait de mes pensées. Mais je ne voulais pas recommencer comme la nuit dernière, cette fois je voulais plus, je voulais Edward entièrement.

Mes mains jusqu'à présent sage glissait sur son torse nu, j'avais repoussé le drap et même si j'aimais sentir ma poitrine contre son torse ferme, je voulais le découvrir avec mes mains et ma bouche. Les mains d'Edward n'étaient pas en reste elles se baladaient gentiment sur la taille. Je sentais dans ses gestes qu'il n'osait pas aller plus loin mais sa bouche dévorait mon cou et ma clavicule me rendant de plus en plus folle de lui.

J'étais peut être jeune et je pourrais profiter de la vie mais je ne profitais pas de ma sexualité comme les jeunes de mon âge alors les moindres attouchements me rendait folle et mon corps en voulait toujours plus.

Ne faisant pas confiance à ma voix je prenais les choses en mains en le repoussant doucement sur le dos pour m'assoir à califourchon sur son érection. Je savais qu'il cherchait mon regard, j'avais peur de l'affronter, mais je savais aussi que je pouvais avoir confiance en lui et surtout en moi.

Doucement je remontais mon regard vers le sien. Nous n'avions pas besoin de mots pour nous comprendre, nôtres désirs étaient visible, ni l'un ni l'autre ne voulait ou ne pouvait arrêter ce que nous avions commencé.

Mon index redessinait doucement ses lèvres pour ensuite glisser sur son menton, son cou, son torse jusqu'à aller à la limite de son boxer, le tout dans une lenteur exagéré. J'aimais faire durer le plaisir et apparemment mes gestes lui faisait du bien vu qu'il collait encore plus son érection contre mon intimité humide. Ses léger coup de bassins me donnait l'envie de lui arracher nos derniers sous vêtements.

J'avais quand même réussi à garder mon string pendant notre nuit de folie avec nos plumes...

Mais je voulais faire les choses bien, il était différent et je tenais à lui. Je refaisais le même tracé que mon dos avec ma bouche sauf que je continuais sur son boxer, j'embrassais au dessus du tissu son érection, je passais même ma langue dessus en le regardant droit dans les yeux, il gémissait mon prénom et moi j'étais dans un état d'excitation à le voir ainsi. Doucement je faisais glisser son dernier vêtement. Je gémissais et me léchais les lèvres.

C'était déplacé de penser cela mais Jasper et lui étaient vraiment foutu...

Mais Edward n'avait pas l'air du même avis que moi, il me retournait rapidement sur le matelas mais je me retrouvais sur le ventre et lui assis sur moi. Je devais garder dans la tête qu'il n'était pas un danger et que l'on jouait. Son érection contre mes fesses me rappelait ce que je faisais. Edward emprisonnait mes poignets au dessus de la tête, il se penchait à mon oreille.

« Non non madame la tueuse, c'est moi qui mène la danse. Tu gères tout le reste mais LA c'est moi le chef. » dit il d'un ton légèrement autoritaire.

Et il avait bien vu que ca me plaisait vu le frisson qui m'avait parcouru de la tête au pied.

« Oui chef ! » grognais je excitée

Il souriait sur ma nuque avant de parsemer mon dos et mes fesses de baiser, il m'avait lâcher voyant que je me laissais faire. Mon dernier vêtement avait vite volé. Il descendait même sur mes jambes mais jamais il ne s'approchait de mon entre jambe. Pourtant j'avais écarté les cuisses, j'étais prête pour ses doigts et pour sa queue mais apparemment il voulait me rendre folle.

« Edwarrrrd. » grognais je me tortillant alors que sa main passait entre mes cuisses sans me toucher.

Il s'allongeait à mes cotés, sa main droite parcourant mon corps et sa bouche s'amusait sur mon épaule, je pouvais parfois sentir ses dents.

« Je devrais te marque comme tu m'as marqué. » dit il me mordant gentiment l'épaule gauche.

J'allais répliqué mais sa main droite s'était brusquement retrouvé sur mon centre humide, son majeur ayant trouvé mon point sensible, j'en gémissais de plaisir. Mon bassin se déplaçait tout seule vu que sa main ne voulait pas bougé.

« Edward. » grognais je

Il souriait avant de me donner ce que je voulais, il entrait trois doigts en moi avant de me pomper rapidement. Ma respiration devenait vite désordonné mais je voulais lui faire plaisir aussi.

Ma position n'était pas la plus confortable pour faire ce que je voulais. Je me tournais pour me mettre sur l'épaule droite et regarder Edward, forcement en changeant ma position il ne pouvait pas garder ses doigts en moi mais je voulais sentir le corps de mon petit ami contre moi.

Je me rapprochais de lui, je pouvais sentir le bout de sa queue sur mon ventre, je la prenais dans ma main et le pompais doucement, il fermait les yeux de bonheur mais il passait sa main sur ma cuisse pour relever ma jambe sur son bassin, il avait un accès total à mon intimité et ne se privait pour ré investir mon entre chaud.

Pas une seule minute nous nous quittions des yeux. Pour la première fois j'étais en parfaite harmonie avec mon partenaire et j'aimais ca. Je sentais que je voudrais recommencer et que j'aimerais ca.

Même si j'aimais les préliminaires je voulais le sentir en moi. Edward m'embrassait sur la bouche avant de se reculer pour prendre un préservatif qu'il enfilait rapidement. Il revenait se placer en face de moi, je remontais ma jambe sur son bassin et collait ma poitrine contre son torse. Sa main guidait sa queue à mon entrée. D'un geste habile il glissait en moi. Nous gémissions de bonheur tous les deux. Je l'embrassais tendrement sur la bouche pour qu'il débute ses poussées en moi. Nous prenions notre temps, ses va et viens étaient lent et contrôlés, nous faisions l'amour et je savais que c'était une première pour moi, il pouvait voir dans mon regard tous es sentiments que j'avais à son égard, comme je voyais dans ses siens son amour pour moi.

Malgré cela, il accélérait ses mouvements et le volume de ma voix montait. Je ne criais pas au lit comme les nanas de porno mais avec lui ma voix montait en décibel.

Sa main se serait sur ma cuisse avant de me faire basculer sur le dos, il remontait ma jambe droite sur son épaule changeant son angle de pénétration. Je pouvais sentir mon orgasme monter. Je n' allais pas tarder à jouir et les poussées plus profonde d'Edward m'indiquait qu'il était proche. A quelques secondes prêt nous jouissons ensemble.

Il relâchait doucement ma jambe qui était sur son épaule alors que je parsemais son visage de baiser papillon.

« Je crois que je suis vraiment amoureux de toi. » murmurait il à bout de souffle.

Je savais qu'il n'attendait pas de réponse, mais je lui en donnerait une, un jour.

FIN DU FLASH BACK

« Non seulement elle me réveille mais elle me laisse en plan au bout du fil ! » s'énervait Emmett

Je grognais pour la forme avant de lui faire par de mon dilemme.

« Bouge pas je cherche mon caleçon. »

Je l'entendais se lever, Rosalie ne devait pas dormir beaucoup dans sa chambre ses dernières nuits...

« Branche le bluetooth du téléphone et de l'ordinateur et connecte les. »

Je faisais ce qu'il me disait. Ca j'étais en mesure d'y arriver. Une fois cela fait mon ordinateur s'était mis à faire des trucs bizarre, il ouvrait des fenêtres, je ne comprenais pas tout, j'avais juste saisi que les fichiers de son I PHONE transférait sur mon mobile. Cela n'était pas difficile à deviner vu que c'était marqué sur l'écran. Emmett était vraiment doué avec un clavier entre les mains.

« Il a toujours ses dossiers ? »

« Oui, rien a changé, j'ai juste fait une copie, rien de plus simple. » se vantait il

« Non c'est vrai, tu viens juste de pénétrer dans mon ordinateur pour en prendre le contrôle ! » me moquais je gentiment.

« Je te donnerai un cours ! »

« Mouai, tu as du courage ! » rigolais je doucement.

Nous raccrochions ensemble.

« Tu ne serais pas entrain de fouiller mon téléphone ? » grognais une voix endormi. « Serais tu jalouse ? » rajoutait il amusé

Je grimaçais, je ne savais pas si j'étais jalouse mais j'étais possessive, une pouffiasse s'en était rendu compte dans les couloirs de l'école aujourd'hui. Cette salope avait osé draguer mon copain à quelques mètres de moi. Très fièrement je m'étais rapprochée de lui pour l'embrasser en y mettant tout mon cœur. Ensuite j'avais souri de toute mes dents à la pouffiasse qui était parti en faisant la gueule.

« Je te rassure, tu es la seule tueuse dans mon cœur. » m'avait il sourit gentiment.

Je me levais pour reposer son téléphone et l'embrasser maladroitement mais doucement. Il souriait compatissant à mon malaise et à mon manque de pratique pour les histoires de couples.

J'allais pour retourner à mon travail, je me sentais incapable de dormir mais Edward en avait décidé autrement.

« Non. » grognait il « Reste avec moi, tu liras tous mes messages plus tard, femme jalouse. » rigolait il

« Idiot. » soufflais je

Toujours maladroitement je me blottissais dans ses bras.

« Je suis bien dans tes bras. » dis je timidement

« Mais ca te fait peur ? »

« Oui mais je me soigne. » souriais je doucement.

« J'aime te soigner. » murmurait il à mon oreille avant de l'embrasser

Je gloussais. Et oui mon dieu, je devenais guimauve et je gloussais pour la première fois de ma vie. Je souriais stupidement.

« Tu me transformes en fille. » gloussais je

« Tu es parfaite comme tu es, ne change pas. » disait il me caressant la joue avec son doigt.

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Le deal d'Edward

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« Bordel. » grognais je pour la énième fois. « As tu fini de sauter partout comme une gonzesse le jour des soldes ! »

Mes paroles le font stopper net et moi je ne pouvais que pouffer de rire devant sa tête.

« Tu te souviens de notre deal ? » avait il dit plus sérieusement.

Oh merde, oui je m'en souvenais, et j'espérais du fond du cœur qu'il allait se louper, parce que je serais incapable de tenir notre arrangement s'il gagnait. Et en plus de cela, je n'en avais pas le droit, j'étais garde rapprochée et je devais le rester, que ca lui plaise ou non.

Je pouvais comprendre qu'il me fasse un complexe d'infériorité mais qu'est ce que j'y pouvais ? Mon job : tuer, et le sien : Rester en vie. Simple. Il était vrai que le fait que je sois sa petite amie complique les choses. Il m'avait dit que dans un couple c'était à l'homme de protéger la femme et que je devais être une femme sans défense...

Mon cul, ouai. Je lui avais gentiment dit que s'il voulait exprimé son trop plein de testostérone il pouvait aller voir ailleurs, je ne le retenais pas...

Certes je ne lui avais pas dit que s'il faisait ca, je lui botterais son joli petit cul, je n'aurais plus été crédible.

Après cette conversation il était plus... Lui même. Acceptant qui j'étais et que je ne changerais pas juste pour on putain d'égo mal placé. Certes je pouvais faire quelques concessions mais il ne faillait pas pousser non plus.

Je poussais la porte de notre salle de tir, je l'avais amené à la maison. Wesley avait hurlé mais il avait dit que c'était finalement préférable qu'il vienne ici. Surtout qu' Edward avait fait du chantage, oui oui du chantage à Wesley. Et bien sur nous n'avions pas pu refuser, je ne voulais pas qu' Edward se mette en danger volontairement surtout qu'il l'avait déjà fait.

Le chef avait raison, une fois les sentiments impliqués, cela compliquait tout. Et j'en faisais les frais.

« Woua, c'est... » soufflait il ne trouvant pas ses mots.

« Grand ? » demandais je amusée

Nous étions au sous sol et la pièce devait faire la moitié d'un terrain de foot. Pour sa sécurité nous étions que tous les deux. La maison était sur mais dans le doute, nous avions préféré le garder loin des autres.

Edward se retournait devant l' armurerie. Je le voyais loucher sur les gros calibres.

« Oublie ca Cullen. » dis je amusée « Le jour ou tu seras grand. » me moquais je de lui.

Il ne s'était pas offusqué de mes pics, trop heureux d'être ici. Pire qu'un gamin le jour de noël. Enfin pour ce que j'en avais vu à la TV. Mon père et moi ne fêtions pas noël, j'avais des cadeaux mais pas de fête.

« Tu tires avec ? »

« J'ai tiré une fois avec lance roquettes. » grimaçais je « Je me suis déboitée l'épaule. »

Ca m'apprendra à ne pas écouter Wesley.

FLASH BACK

« Non Bella, tu ne tireras pas avec un lance Roquettes. »

« Pourquoi ? » pleurnichais je

J'avais 16 ans à l'époque, et je faisais majoritairement ce que je voulais.

« Que tu le veuilles ou non Bella, tu es une femme et tu n'auras jamais la force pour tenir des gros calibres. » M'expliquait il « En plus tu es aussi épaisse qu'une crevette ! » souriait il.

Nous étions sorti de l'armurerie mais j'y étais retournée dans la soirée, je voulais absolument essayer cette arme. Et non foutu esprit de contradiction voulait prouver que je pouvais y arriver.

J'armais très fièrement mon lance roquettes, je visais puis tirais...

« AH ! » hurlais je

Je lâchais l'arme et tenait mon épaule droite douloureuse. Merci à Fox qui était passée dans le coin, elle s'était foutu de moi en m'emmenant voir le doc. »

FIN DU FLASH BACK

« BELLA ! »

Je me retournais brusquement pour mettre une droite à la voix qui m'importunait. Heureusement que je n'étais pas si douée que ca en combat ou heureusement qu' Edward avait des reflex.

« Merde. » grognais je « Tu veux que je te re pète le nez ? »

« Pff, tu me fais pas pe... QUOI ? C'était toi ? »

Oups... J'avais gaffé, mais je pensais que depuis le temps il avait compris que je le protégeais depuis le début.

« Merde... Tu n'es pas drôle, Bella. » boudait il

« Euh... » J'étais perdu « Pourquoi ? »

« Je voulais botter le cul de celui qui m'avait fait ca ! »

Je me retenais de rire mais mon sourire ne pouvait pas partir.

« Tu ne te doutais pas que c'était moi qui t'avait protégé depuis le début ? Même dans ta chambre ? »

Vu sa tête, apparemment non.

« Je... Euh... Toi... Euh...Non. »

Je le regardais dépitée.

« Et tu pensais que c'était qui ? »

« Pas toi, au début en tout cas, je ne savais pas qui tu étais mais, euh, même après non... »

Il réfléchissait quelques minutes.

« Non mais quel con ! »

Il se frappait même le front avec sa main, je l'arrêtais rapidement, toujours mon sourire aux lèvres, pour l'embrasser doucement.

Edward allait pour approfondir notre baiser mais je le reculais.

« Tu voulais tirer ? »

Un sourire pervers éclairait son visage.

« Avec une arme ! » grognais je « Pervers. »

« Ca t'as pas dérangé la nuit dernière. » murmurait il à mon oreille, en passant ses bras autour de ma taille, son torse contre mon dos.

Malgré moi je jetais un coup d' œil à la porte, je ne voulais vraiment pas que quelqu'un nous surprenne. Non seulement ces moments étaient privés mais que dirait mes « collègues ». Ma réputation de garce sans cœur en prendrait un coup.

Je n'avais pas honte d' Edward, au contraire, mais je m'étais formée une carapace et personne ne venait me faire chier. J'aimais cette tranquillité. Et ma réputation me suivrait des mois voir des années, alors que je savais qu'une fois ma mission fini je ne reverrais plus Edward.

Même si cela ne me plaisait pas, je devais faire avec. En plus nos vies n'étaient pas compatible.

« Tu veux faire quoi plus tard ? » lui demandais je brusquement.

Je savais qu'il était l'héritier de la firme Volvo et que sa mère voulait qu'il reprenne la suite mais es ce qu'il le voulait.

« Chef cuisinier. » m'avait il dit sans hésitation.

Je l'avais regardé droit dans les yeux, il était sérieux mais il avait l'air triste.

« Mais je vais reprendre la suite de la mère. » murmurait il triste.

« Pourquoi ? Tu ne peux pas faire ce que tu veux ? » demandais je étonnée.

« Tout le monde s'attend à ce que je reprennes les rênes de l'industrie mais... »

Il ne finissait pas sa phrase.

« Pourquoi ne pas faire les deux ? » proposais je « Une fois que tu seras aux commandes, prend du temps et devient chef cuisto. »

Il m'avait regardé de travers.

« Ca va, je te fais des propositions… » boudais je

« Pas très top. »

« Ettt, j'ai jamais dit qu'elles seraient intelligentes ! » dis je amusée.

Cette fois je l'embrassais en savourant ce moment. On verra plus tard pour les armes. Mais bien sur cette fois ci c'est Edward qui me repoussait.

« Aller on commence ! »

« Imperturbable. » murmurais je pour moi même.

Je ne savais pas quelle idée stupide lui était passé par la tête mais sa main avait claqué sur mes fesses. J'étais amusée mais je ne le montrais pas.

« Tu sais que le dernier qui à fait ca est mort ? » dis je sérieusement.

Il se décomposait et moi je rigolais. Pas pour longtemps vu qu'il voulait me courir après, et je savais comment finissait nos batailles de chatouilles : avec des plumes et par conséquents des oreillers en moins ... Emmett s'était bien marré quand j'étais venu en réclamer de nouveaux...

« STOP ! » criais je

Je lui mettais l'arme la moins puissante sous le nez.

« Trop cool. » murmurait il

Il prenait délicatement le Beretta 92; arme couramment utilisé par beaucoup de gens. Je l'emmenais devant une cible et la rapprochait à 20 mètres.

Une fois les casques mis, il visait pour tirer une fois comme je lui avais dit. Heureusement que le plafond est sécurisé.

« Prend ton temps et vise avec tes 2 yeux. Tu n'es pas dans un film. » lui expliquais je « Et avec tes deux mains. » rajoutais je

Il retirait mais se loupait. Progrès, il avait visé tout droit.

« Continue. » ordonnais je

Je le regardais attentivement, il était sexy, concentré, les sourcils froncés, les muscles de ses bras tendus, d'ailleurs en descendant mes yeux, il n'y avait pas que ses bras qui étaient contractés...

« Tu me déconcentres. » boudait il ayant loupé sa troisième balle.

« C'est bien Cullen, mais c'est ta cible que tu dois visée, pas la quatrième sur ta droite ! » me moquais je

Je n'oubliai pas notre deal, mais en le voyant je ne craignais rien.

« N'oublie pas Edward, un chargeur complet dans le mille. » lui rappelais je « Et tu auras plus de liberté. »

« Je n'oublie pas. » grognait il fixant sa cible

Je partais sur la cible à coté de lui et sortait un de mes colt. La cible était à 30 mètres. Je visais et tirais jusqu'à ce que je n'ai plus qu'une balle. J'appuyais sur le bouton pour faire revenir ma cible. Pour m'amuser je tirais sur la cible d' Edward. J'avais calculé ses balles et il lui en restait une à tirer. Ma balle traversait la tête de l'homme en papier.

Je retournais voir Edward qui n'avait plus de balles et faisait revenir sa cible.

« Ah-ah ! » disait il triomphant voyant un trou dans le papier. « J'ai réussi ! »

« C'est bien mon chéri. » souriais je l'embrassant sur la joue.

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Le plan de Bella

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« Félicitation mon cœur, tu es un homme fort ! » dis je le plus sérieuse possible.

J'essayais de cacher ma moquerie, je voulais préserver sa fierté d'homme parce que je savais qu'il ne gagnerait pas. Très était les personnes qui atteignaient leur cible du premier coup. Rosalie par exemple se débrouillait bien, Alice avait mis plus de temps. Moi j'avais cela dans le sang, mais après tous mes deux géniteurs sont des tueurs...

« Tu as vu ca ? » se pavanait il

Je levais les yeux au ciel mais restait amusé par son comportement. Mon petit ami très fière de lui s'approchait de moi pour m'embrasser passionnément.

« Woua... » murmurais je à bout de souffle. « Recommence quand tu veux Cullen. » rajoutais je retournée par son baiser.

Il m'embrassait rapidement avant de se repositionner devant la cible.

« Aller, on continue ! »

« Euh non, fini de s'amuser pour ce soir. » dis je

Je commençais à ranger les armes, je les nettoierais plus tard. Pas bien... Pourtant avant d'arriver à la maison, je voulais retarder le moment je montrerais à Edward mes appartements, c'était mon chez moi, peut de personne y était rentré et j'appréhendais sa réaction. C'était dans ces moments la que je me rendais compte à quel point il était devenu important pour moi. Je voulais que toute ma vie lui plaise et que bien sur il accepte tous les cotés de ma personnalité. Certes il m'avait vu « au travail » contre certains types mais il ne m'avait pas vu quand je perdais le contrôle de moi et à ce qu'il parait j'étais flippante. Finalement es ce que j'aurai hérité du caractère de ma génitrice ? Je ne l'espérais pas elle était bonne à enfermer.

Mais maintenant, je voulais juste qu'on soit tous les deux dans un endroit calme. Je voulais vraiment m'ouvrir à lui, même si j'avais du mal, il m'aidait.

Je m'attendais à ce qu'il soit déçu ou qu'il boude mais à bien l'étudier il avait l'air curieux de découvrir une partie de ma vie. Mais il avait l' air inquiet.

Deux mains se posaient sur mes joues, nos yeux encrés dans celui de l'autre.

« Tu es sur ? Je peux très bien dormir ailleurs. » murmurait il

Au fond de moi j'étais soulagé qu'il me propose cela, mais je savais qu'à un moment ou un autre je devais lui montrer et je devais surtout grandir un peu. Bien que j'étais déjà mature pour mon âge sauf sur un plan relationnel.

« Non, c'est bon. » murmurais je à mon tour. « Viens allons y. »

Je prenais sa main et le conduisais jusqu'à chez moi. Ma chambre était entre celle d'Alice et d' Emmett. J'espérais seulement que nous ne croiserions personne. Les autres n'avaient pas besoin de savoir sa simple présence aurait suffit pour comprendre notre relation. Jamais depuis que l'institution a été créé, un client avait pénétré ces quatre murs.

Soulagée de n'avoir croisé personne, je fermais les yeux et soufflais devant ma porte. Le pouce d'Edward caressait doucement le dos de ma main. C'était impressionnant à quel point ce simple geste pouvait me donner du courage. Je poussais doucement la porte et entrainais Edward « chez moi ».

Je le lâchais et me reculais pour l'observer. Il pouvait peut être me comprendre en voyant mon visage mais je pouvais en faire autant.

Les minutes suivantes me torturaient, je n'aimais pas ce silence, alors pour me calmer, je faisais les cents pas. Et bien sur je n'avais rien pu voir sur son joli visage, il restait trop neutre à mon gout, ce qui m'angoissait encore plus.

Et si ca ne lui plaisait pas ?

Si ce qu'il voyait sur le peut de photos que j'avais ne lui plaisait pas ?

J'avais peut de décoration mais si l'ensemble ne lui plaisait pas ?

Qu'il avait une sensation de mal aise et qu'il décidait de partir ?

Deux mains se posaient sur ma taille pour m'arrêter avant que je fasse un trou dans le plancher.

« Ce n'est que moi. » murmurait il à mon oreille avant de m'embrasser dans cou.

Au moins il avait compris que lorsqu'on me surprenait il fallait vite s'identifier avant de finir avec un trou supplémentaire dans le corps ou dans le meilleurs des cas, finir à embrasser le sol.

« Ne stress pas. » soufflait il continuant à m'embrasser le cou et l'épaule.

Je me détendais dans ses bras, ses mains passaient sous mon tee shirt et caressaient doucement mon ventre.

« J'aime beaucoup. Ca te ressemble. » continuait il sur le même ton.

Un gémissement m'échappait alors que se s mains remontaient sur ma poitrine. Ma tête tombait sur son épaule, mon corps se pressait contre le sien et contre son érection sur laquelle je me frottais.

« Edward... » grognais je

Mais comme tout moment parfait il est interrompu par un cou donné à la porte.

« Non ! » grognais je à l'intention du perturbateur.

Même si je n'étais pas d'accord de m'arrêter, je me reculais quand même de mon petit ami qui sifflait de désapprobation. Edward me tirait vers lui pour m'embrasser.

« Toujours aussi aimable à ce que je vois ! » entendis je derrière la porte.

« Et merde ! » grognais je pour moi même. « J'arrive chef ! »

Je pouvais voir dans le regard d'Edward que c'était lui qui stressait, il n'avait jamais vraiment rencontré Wesley et il savait que j'estimais beaucoup cette personne.

« Chacun son tour » me moquais je

J'ouvrais la porte alors que Wesley souriait de toutes ses dents.

« J'interromps quelque chose peut être ? » demandait il un sourire moqueur aux lèvres.

Effectivement la position d'Edward assis un coussin sur les genoux laissait clairement entrevoir ce que nous avions prévu de faire. Je n'avais jamais autant maudit mon boss qu'à ce moment précis. J'adorais le sexe avec Edward, c'était orgasmique à chaque fois.

« Tu veux quelque chose ? » demandais je le plus gentiment possible.

Au vue du sourire de mon boss, je savais qu'il était juste passé pour faire chier.

« Non non, je venais voir commenta allait Edward ! » sourit il fière de lui.

Et après on allait dire que je n'avais pas grandi ? Wesley avait le double de mon âge et c'était parfois un vrai gamin !

« Mais apparemment il va bien ! » souriait il en voyant le cousin sur l'entre jambe de mon petit ami et le sourire crispé de celui ci.

« Et maintenant que tu l'as bien mis dans l'embarras, peux tu ? » demandais je lui indiquant la porte.

Il pouffait de rire, oui oui mon boss pouffait avant de sortir de ma pièce.

« Merci. » lui dis je avant qu'il parte.

« Mais de rien ma belle, ce fut un plaisir. »

« J'en doute pas. »

Je claquais la porte avant de rejoindre mon petit ami toujours accroché à son coussin que j'envoyais à l'autre bout de la pièce pour prendre sa place.

« Pourquoi « merci » ? » demandait Edward curieux.

« Tu es trop curieux. »

« Je sais ! Alors dit moi ! »

« C'est comme un bizutage pour Wesley. Rosalie y a eu droit. » expliquais je

« Je crains de ne pas tout saisir. »

« Chaque personne qui entre dans la maison à droit à son moment d'humiliation. C'est sa façon de te dire bienvenu. »

« Oh. »

J'aurai presque pu voir ses neurones s'entre choquer tellement il réfléchissait.

« Je dois être flatté ? »

« Oui tu dois l'être Cullen ! » rigolais je


« Oh, Edward arrête de bouder ! » souriais je toujours amusée

Ce qui était très bizarre, son comportement aurait du m'énerver à force mais non je m'en amusais toujours.

« Non. » grognait il

« Aller ! Tu es un homme, un vrai et qu'importe que tu ne saches pas tirer ! Je t'apprécie pour ce que tu es. » le rassurais je

Enfin j'essayais.

« Tu savais que j'allais louper notre deal ? »

« Bien sur que je le savais, mais ca te faisait tellement plaisir d'essayer. Je ne voulais pas te gâcher cela. » expliquais je

Je posais ma tête sur son épaule tout en marchant, je tenais toujours sa main.

« Et je te remercie pour cela, c'est juste que parfois je me sens d... »

« Aiiieee ! » grognais je

Mes reflex de tueuse reprenait le dessus, je trouvais rapidement un endroit à couvert pour nous protéger.

« Bella ! » criait Edward, « Tu saignes ! »

Je me doutais qu'une balle m'avait touché, je ne voulais pas regarder, mais je me doutais que c'était superficielle, ca me chatouillais juste.

« Ce n'est rien. » grognais je

Mais cela ne suffisait pas à rassurer Edward. Je m' efforçais de cacher ma grimace en bougeant mon bras.

« Le plus important est de te mettre en sécurité. » dis je

Je jetais un coup d' œil dans la rue. La nuit ne m'aidant pas à avoir une bonne visibilité, je ne voyais personne. Au moins ceux la était intelligent, ce qui l'était moins c'était d'avoir emmener Edward au cinéma aussi tard.

« On va devoir