Fiction Litterature

Un voeu

16

CHAPITRES PRECEDENTS


Beta Zazalo

Chapitre plus cours que les autres mais j'ai un doigt en moins et c'est dur d'écrire. Voilà j'ai fini la parenthèse inutile sur ma vie, je vous dis : Bonne lecture.

PDV JASPER

J'aime la sentir proche de moi, elle n'est plus distance et s'ouvre à moi, pas forcément avec des mots mais ses gestes montrent ce qu'elle veut. Néanmoins je me demande pourquoi ce revirement, bien que ça ne me dérange pas.

- Non pas que je me plaigne mais tu es plus proche de moi, plus ouverte.

- Et ?

- Pourquoi tu es ainsi ?

- Est-ce que tu trouves que je suis bizarre ?

- Non pourquoi ?

Elle se tortille mal à l'aise, toujours à califourchon sur mes cuisses. Je ferme les yeux et tente de me calmer. Ce n'est pas le bon moment pour avoir une érection, surtout si elle s'ouvre à moi, je ne veux pas non plus passer pour un pervers qui ne veut que du sexe avec elle, enfin j'espère qu'elle sait que ce n'est pas le cas.

Elle baisse les yeux, ce qui est inhabituel chez ma tigresse - sa nouvelle faiblesse me plaît bien, ça la rend plus accessible - même quand elle a tort, elle se défendra jusqu'au bout sans jamais se démonter et montrer un signe de faiblesse, un peu comme un soldat face à l'ennemi. Cette comparaison me ramène indéniablement à mon passé sanglant. Est-ce pour sa force de caractère et sa ténacité qu'elle est ma compagne ? Peu importe les raisons c'est MA moitié.

Je lui relève la tête.

- Bella, tu peux tout me dire, jamais tu ne paraîtras ridicule à mes yeux. Puis tu as bien vu le nombre de fois où je me suis senti particulièrement idiot face à toi, et pourtant nous sommes ensemble.

- Tu dis des choses sensées parfois, se moque-t-elle gentiment.

- La sagesse de l'expérience, dis-je sérieux et fataliste ce qui nous fait rire tous les deux.

Certes je suis vieux avec mes 148 ans au compteur mais en amour, j'ai le même âge qu'elle. Mais peut être a-t-elle plus de vécu en amour que moi ? A-t-elle déjà aimé quelqu'un ?

Ses mains qui se trouvaient dans ma nuque descendent sur mon torse et triturent les pans de ma chemise.

- Bella ?

- Je me sens parfois gourde dans mon comportement avec toi et je ne sais pas comment agir, j'ai peur de faire une bêtise ou un truc du genre, je n'ai jamais été aussi proche de quelqu'un, intimement je veux dire. Parce que niveau sexe ça ne compte pas. Est-ce que tu trouves ça ridicule ?

Ridicule ? Et moi qu'est-ce que je devrais dire ? J'ai apprécié Alice mais est-ce que je l'ai aimé comme j'aime Bella ? Non.

Je me replonge dans la réalité et regarde ma tigresse, paniquée, qui se mord la lèvre.

- Si je ne savais pas que tu pars souvent dans tes pensées, je serais vexée, dit-elle d'une voix éraillée.

- Serais-tu anxieuse ? Demandais-je amusé.

- Fous-toi de moi, grogne-t-elle en commençant à se retirer de mes genoux.

Rapidement je la rassois sur mes genoux et prend ses mains dans les miennes. Mes yeux cherchent les siens.

- Bella, regarde-moi.

Elle fait non de la tête, ses cheveux viennent cacher son si beau visage.

- Depuis quand la tigresse a peur de moi. A moins que nous ayons inversé les rôles. Non parce qu'au début quand j'essayais de t'approcher, j'avais peur de tes réactions.

Sa tête se relève rapidement à mon aveu, bien sûr, un sourire moqueur sur les lèvres.

- Je fais peur au Major ?

Mon dieu, pourquoi m'appelle-t-elle comme ça ? Je vais tuer Peter.

Encore une différence avec les autres, quand Maria m'appelait comme ça, je devais partir tuer et c'était une torture pour moi, surtout à la fin et Alice répugnait à me nommer comme ça. Ça faisait trop monstre pour elle et ne collait pas avec son homme idéal. La tache noire dans son tableau parfait. Elle ne me l'a jamais dit, mais parfois ça se voyait dans son comportement, par contre ça ne partait pas d'une mauvaise intention, c'était juste elle.

- Aussi bizarre que cela puisse paraitre oui, mais moi aussi je pourrais te faire peur.

Mais tu fuirais alors je ne dirai rien.

- Si ça te fait plaisir d'y croire, me dit-elle amusée avant de m'embrasser rapidement.

Je souris doucement avant de redevenir sérieux.

- J'aime la Bella que tu me montres et je l'apprécie de plus en plus, j'aime celle qui est plus ouverte tout en restant elle-même, et tu n'es pas ridicule. Tu me rends fou, par tes gestes, tes paroles, tes sourires, et tes regards vont me tuer. Tu ne te rends pas compte que tu es, à mes yeux, la personne la plus désirable que la terre ait portée.

Pourquoi ses yeux sont brillants ?

- J'ai déjà eu des relations qui ont duré longtemps, mais aucune n'a été aussi parfaite que la nôtre.

- Tu trouves que c'est parfait ? S'étonne-t-elle.

- Bien sûr, parce que c'est toi et puis je trouve qu'elle nous ressemble, toi et moi sommes différents et uniques

- C'est vrai, dit-elle. Elle nous correspond bien. Mais es-tu prêt à me supporter moi et mon mauvais caractère ?

Oui je le suis mais je ne sais pas si je le veux en temps qu'humain ou vampire. Cela fera-t-il une différence ?

- Oui, Miss Swan, je vais juste aller m'acheter une boîte de Prozac.

- Eh !

Elle me frappe gentiment sur le bras sauf que cette fois je ne vais pas laisser faire et me mets à la chatouiller, sauf qu'elle se débat en criant et part en courant, je la poursuis et la rattrape rapidement puis reprends la torture. Je pense que ses cris vont réveiller le voisinage.

- Non, stoppe !

- Sûrement pas !

Je l'attrape et la jette sur le lit, sa jupe remonte sur ses cuisses, je me force à ne pas regarder ses jambes, son haut remonte - encore -, ses cheveux dans tous les sens comme après une bonne partie de sexe, ses yeux brillants que je ne lâche plus. Ses pupilles sont dilatées, moi aussi lui ferais-je de l'effet ? La vision de ma tigresse sur le lit, appuyée sur ses coudes, ses jambes légèrement repliées, sa respiration haletante me rendent étroit dans mon jeans. Les yeux de ma douce descendent sur mon torse et voient mon érection. Je pourrais croire que ça la gênerait, après tout notre relation débute à peine, mais non, cette diablesse se mord la lèvre.

Je m'avance vers elle mais la porte s'ouvre rapidement pour laisser apparaitre Charles et derrière lui Éloïse qui retient un sourire amusé.

Dieu merci, je suis quasiment dos à la porte et personne en dehors de Bella peut voir l'état dans lequel je suis.

- Tu vois bien qu'ils ne font rien, sourit sa femme.

Charles nous détaille attentivement et suspicieusement. Le point positif, mon érection est partie.

- Mouais...

- Je croyais que tu nous faisais confiance ?

- Je fais confiance à Jasper, pas à toi.

- Merci, boude-t-elle.

- Si il y a quelques mois, tu n'avais pas fait le mur pour aller voir l'autre.

- Il s'appelle Zac, grand-père.

- Et bien ton Zac je ne l'aime pas, grogne-t-il.

- Ce n'est pas MON Zac, puis de toute façon je préfère Jasper si ça te rassure, dit-elle amusée me fixant, amoureusement ?

On se fixe, oubliant les autres.

- Viens on les laisse, dit Éloïse en tirant son mari par le bras.

- Mais femme, ils vont... Enfin tu sais !

- Oui je sais et quand bien même ça serait le cas, non seulement tu les as autorisés à venir ici et en plus ils sont suffisamment VIEUX pour savoir ce qu'ils font.

Elle fixe son mari.

- Et non, tu ne vas pas leur chercher des préservatifs, et ta petite fille prend la pilule.

Même pour son âge la grand-mère de Bella a de la force et pousse gentiment son mari dans le couloir.

- Au fait Jasper, tu peux rester dormir là si tu le souhaites, rajoute-t-elle.

- Merci M'dame, mais je vais rejoindre mon idiot d'ami.

Je vois Charles bouder derrière. Cet homme me fait vraiment rire, il devait être un peu comme Peter en vampire, je me serais surement bien entendu avec lui si nous nous étions rencontrés vampire mais je n'aurais jamais rencontré ma moitié vu qu'elle n'existerait pas.

- A quoi penses-tu ?

- J'aime ta famille.

- Et la tienne, elle est comment ?

Aïe, nous y voilà, j'avais réussi à passer au travers de mon passé, mais ça ne pouvait pas durer. Je sais qu'elle se pose de plus en plus de questions mais par respect elle s'abstient, comme moi pour sa mère même si je me doute de la réponse.

Je viens m'allonger à ses côtés. Elle se tourne sur le côté et me fixe. J'aime sentir son regard sur moi, je me sens vraiment important.

Ça passe si je lui dis que mes parents sont morts il y a plus de 120 ans ? Je sais que je pourrais lui dire la vérité sur moi, sur mon passé, mon vœu, ce qu'elle représente pour moi. Mais est-elle prête à l'entendre ? Est-ce que je suis prêt à lui dire ?


A suivre...

17

Beta Zazalo

PDV JASPER

- A quoi penses-tu ?

- J'aime ta famille.

- Et la tienne, elle est comment ?

Aie, nous y voilà, j'avais réussi à passer au travers de mon passé, mais ça ne pouvait pas durer. Je sais qu'elle se pose de plus en plus de questions mais par respect elle s'abstient, comme moi pour sa mère même si je me doute de la réponse.

Je viens m'allonger à ses côtés. Elle se tourne sur le côté et me fixe. J'aime sentir son regard sur moi, je me sens vraiment important.

Ça passe si je lui dis que mes parents sont morts il y a plus de 120 ans ? Je sais que je pourrais lui dire la vérité sur moi, sur mon passé, mon vœu, ce qu'elle représente pour moi. Mais est-elle prête à l'entendre ? Est-ce que je suis prêt à lui dire ?

- Morte, dis-je.

Elle se recule et me fixe bouche bée. La gêne devient vite son émotion principale.

- Oh, pardon Jasper, je ne voulais pas...

Je la coupe.

- Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave, dis-je la prenant dans mes bras. C'était il y a longtemps.

- Tu n'es pas triste ? Moi je le suis.

- Pour toi ou pour moi, tentais-je de plaisanter.

Et bien sûr je me prends une gentille claque sur le bras, vu que sa main ne peut pas atteindre ma tête.

- Pour nous deux, dit-elle dans un souffle.

- Ne le sois pas pour moi, c'était il y a longtemps.

- Est-ce une raison pour ne pas penser à eux ? S'offusque-t-elle.

- Je n'ai pas dit cela, je dis juste que je préfère me souvenir des bons moments passés avec eux, j'ai juste dépassé l'étape où tu souffres en y pensant.

- Je voudrais y arriver, dit-elle le visage caché contre mon torse.

Est-ce qu'à mon tour je peux lui demander pour sa mère.

- Ta mère ?

Elle fait oui de la tête sans se décoller de moi. Ma chemise devient humide.

- Elle me manque mais je me dis que j'ai eu de la chance d'avoir mes grands-parents pour m'élever.

- Comment était-elle ?

- Souriante, aimante, elle aimait me prendre dans ses bras, me raconter des histoires, on partait souvent faire des promenades.

Sans le voir, je sais qu'elle sourit.

- La maman parfaite, dis-je.

- Oui... Merci.

- Tout le plaisir est pour moi.

Je me baisse vers son visage et l'embrasse doucement. Délicatement elle s'allonge à califourchon sur moi, il n'y a rien de sexuel dans cela, mes mains restent sagement sur ses hanches, je ne vais pas dire que mon érection n'est pas là, ça serait mentir mais nous ne nous en occupons pas.

J'ai vraiment perdu mes couilles... Dieu merci personne ne le saura.

- Je ne sais pas si je dois être vexée ou flattée, dit ma tigresse.

- Hein ?

Comment je peux avoir des pensées cohérentes quand elle m'embrasse comme elle le fait et que sa chatte est bien installée sur mon sexe ?

Elle pouffe de rire se moquant de moi.

- Je crois que je vais finir par tuer tous tes neurones.

- Même pas vrai, boudais-je mais pas longtemps parce que sa bouche s'aventure sur mon cou, ma clavicule.

Ses doigts défont les boutons de ma chemise, sa bouche et sa langue suivent le même chemin.

- Ce n'est pas de moi que ton grand père devrait se méfier, grognais-je.

- Et il a bien raison, dit-elle aguicheuse en léchant mon téton me faisant grogner.

Elle sourit fière d'elle et remonte vers mon oreille, un sourire un coin qui ne me dit rien qui vaille.

- Finalement tu sais à quoi ça sert, murmure-t-elle en empoignant mon érection par-dessus mon jean. J'avais peur que tu ne sache pas t'en servir ou que tu ne veuilles pas de moi.

- Ne dis pas d'âneries, dis-je entre mes dents alors qu'elle entame de légères frictions sur mon membre.

- Et bien prouve le... Major, susurre-t-elle avant de mordre le lobe de mon oreille.

Je deviens encore plus dur et ma tigresse le sent, sa main n'ayant pas bougé pour mon plus grand plaisir mais je ne peux pas laisser passer ça, ma fierté de mâle est en jeu déjà qu'elle est sérieusement ébranlée avec Bella.

Rapidement j'attrape ses poignets et d'un coup de bassin, inverse nos rôles. Mon érection vient se frotter contre son centre chaud. Mes lents va-et-vient sur son sous vêtement lui font rouler les yeux de bonheur.

- On peut être deux à jouer ma tigresse, dis-je à son oreille lui donnant un coup de bassin plus fort.

Les sons qu'elle émet me rendent fou mais je me contrôle. Juste avec une main je tiens ses poignets au-dessus de sa tête, l'autre à présent libre part découvrir son corps. Mon index frôle son visage, son coup, le haut de sa poitrine la faisant frissonner et gémir violemment. Tout mon être veut aller toucher sa poitrine mais je me retiens, chaque chose en son temps.

- Tu sais que tu es la seule à m'avoir dominé, dis-je sérieux

Ses yeux s'ouvrent brusquement, son regard noir de désir me transperce.

- Mais j'aime ça, dis-je d'une voix rauque avant de poser mes lèvres sur les siennes. L'imaginer se déhancher nue, sur moi serait un pur plaisir.

Les jambes de ma Bella s'enroulent contre mon bassin, elle en profite pour planter ses talons dans mes fesses, m'ordonnant de continuer ce que je faisais tout à l'heure. Et vu que je suis docile j'obéis, enfin parce que je le veux bien.

Ses gémissement bien que discrets deviennent de plus en plus incontrôlés, elle comme moi sommes proches - merci mes quelques années d'expérience en la matière - par contre jouir dans mon pantalon sera une première mais pour elle je ferais n'importe quoi.

- Jasper... gémit-elle proche.

Et bien sûr, on ne change pas les bonnes habitudes, mon téléphone sonne avec insistance et vu l'heure ça ne peut être qu'une seule personne. J'ai le droit de le tuer ? Mais avant, je vais trouver un livre : « Comment tuer un vampire en étant humain ».

- Bordel, grognais-je furieux en prenant le téléphone dans ma poche arrière.

Bella m'embrasse sur la mâchoire, son orgasme surement aussi loin que le mien. Je décroche furieux.

- Quoi ? Grognais-je.

Ma tigresse me pousse gentiment par les épaules, me forçant à m'allonger sur le dos. Docile, je m'exécute, je suis trop remonté contre Peter.

- Je dérange peut-être ? Se moque-t-il.

La bouche de mon démon personnel continu de descendre sur mon torse, ses mains partent découvrir mon torse.

- Oui, dis-je tout de suite moins intéressé par l'idiot de vampire.

- Tu t'expliques avec ma merde !

Foutu don et surtout pourquoi la main de Bella se retrouve dans mon pantalon. Peter me parle mais je ne m'en occupe pas, seule ma Bella, sa main, sa langue et son regard aguicheur ont mon attention.

- MAJOR ! Crie-t-il dans le téléphone.

- Mmm... dis-je intelligemment.

- Bella, l'appelle Peter.

Je décale mon mobile pour que Bella puisse entendre.

- Quoi ? Gémit Bella.

- Retire ta main de là où elle est et rend-moi mon copain, boude Peter.

Il m'aura vraiment tout fait celui-là.

- Pas envie, dit-elle allumeuse et joueuse.

Mais elle le fait quand même. Quelque part au fond de moi, je sais que c'est mieux, bien que mini-moi ne soit pas d'accord avec mon raisonnement.

- A tout de suite mon pote, et il raccroche.

Je soupire, légèrement énervé mais aussi rassuré. Je ne voudrais pas une première fois comme ça avec Bella, comme la mienne en humain. Ce qui j'avoue me stresse un peu. Et si j'assurais pas. Gros retour dans le passé avant ma transformation, bien que ce n'était pas ma préoccupation principale.

- On a fini, hein ?

Ma Bella s'allonge à côté de moi.

- Je le crains, dis-je sur le même ton qu'elle.

- C'est quoi : Sa merde ?

J'opte pour la vérité.

- Certaines personnes ont des espèces de don et Peter en a un. Il sait des trucs.

- C'est flippant.

- Je sais.

- Alors pourquoi il nous interrompt ?

- Si je le savais.

- Découvre-le et botte-lui le derrière.

- Oui ma tigresse, dis-je l'embrassant doucement. J'aime ton côté autoritaire.

Bien qu'au début je l'ai maudit, mais c'est un trait de son caractère que j'apprécie de plus en plus, cela rend notre relation pimentée.

Une fois rhabillé correctement, je pars rejoindre mon ami.

- Bonsoir, dis-je à Charles qui est installé sur le canapé dans le hall.

- Tu as attaché mardi avec mercredi, bougonne-t-il. Sa femme a dû lui faire la leçon.

Rhabillé oui mais pour le correctement on repassera. Je sens que je vais en baver...


A suivre

18

Beta Zazalo

PDV BELLA

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, je m'étais vraiment amusée à ce bal, je pense que ce n'est dû qu'à Jasper. Je me sens vraiment différente avec lui, à ma place, heureuse, bien dans ma peau. C'est vraiment agréable d'avoir ces sentiments là en soi, je ne croyais pas que je pourrais être heureuse un jour. Avec mon père qui ne se soucie pas de moi, ma mère qui n'est plus là. C'est vrai que j'ai mes grands-parents mais ils ne peuvent pas remplacer l'amour maternel dont j'ai besoin.

Il me permet d'oublier mes tracas. Je me sens plus jeune, plus insouciante, plus frivole.

Avec lui je n'ai peur d'être moi. Il voit mon côté instable et même si je ne lui avouerais jamais, j'aime être sa tigresse. Je crois que ça lui plait. D'ailleurs, à moins que je me plante vraiment, je lui plais, ses réactions physiques en témoignent - comme au bal, pendant que nous dansions - ses légers rougissement dont il ne se rend même pas compte, ses gestes délicats envers moi. Tout ça me rend encore plus accro à lui et me fais plonger la tête la première dans l'amour que je lui porte. Je me sens incapable de me séparer de lui.

Même son côté mystérieux me plaît. Son ami Peter est assez bizarre, mais si j'y réfléchis bien, grand-père et Jasper le sont aussi. Je dois attirer les gens bizarres mais après tout je le suis aussi, non ?

En tout cas, avec eux, je ne risque pas de m'ennuyer, surtout quand ils sont réunis tous les trois, comme au déjeuner à la maison. Pourtant je suis restée distante avec lui, comme je fais avec toutes les personnes que je ne connais pas, même si je sens que je vais bien l'aimer. Intérieurement par contre j'ai bien ri. C'est un homme bien, mais je vais encore creuser pour vérifier.

J'ai aussi découvert une nouvelle facette de Jasper. Lui et Peter ont une vraie complicité, ils ont vécu beaucoup de choses ensemble même s'ils font tout pour le cacher. Comme si leur histoire était plus longue qu'ils ne voulaient le faire croire. Mais je ne vais pas leur poser de questions - même si j'en crève d'envie, foutue curiosité - ça ne me regarde pas, si Jasper veut m'en parler, je l'écouterai, mon major. Par contre, cette petite révélation me donne des idées peu chastes que j'aimerais bien expérimenter avec mon Jasper. Par contre, je ne me mets plus jamais à la cuisine, n'étant pas douée, même grand-mère m'a bannie de sa cuisine...

Heureusement que grand-père n'a pas mis Jasper dehors, j'ai envie de passer du temps seule avec lui. Et le rendre dingue m'amuse beaucoup et me rend importante.

La soirée après le déjeuner a été chaude, j'ai vraiment aimé nos rapprochements, Même nos gentilles querelles me plaisent. Bon j'avoue qu'au début cela m'énervait, je pars au quart de tour mais les réconciliations sont les meilleures du monde. Je comprends pourquoi beaucoup de gens en parlent et pourtant ils n'ont pas embrassé Jasper. Mon dieu, je pourrais presque avoir un orgasme juste quand sa langue caresse la mienne.

Nos baisers sont pleins de délicatesse et de tendresse jusqu'à ce qu'il pose des questions sur mon changement de comportement envers lui. Je rassemble mon courage et m'ouvre à lui, lui faisant part de mes peurs et de mes ressentiments. Et comme d'habitude il a la réaction parfaite, il est vraiment fait pour moi, enfin je l'espère. Il trouve à chaque fois les bons mots pour me rassurer, comme s'il savait quoi me dire, comme s'il me comprenait plus que moi-même. Carrément flippant.

Si jamais nous devions nous séparer la rupture serait douloureuse. Puis qui peut oublier son premier amour ?

Si jamais plus tard nous ne sommes plus ensemble, j'aurais au moins de bon souvenirs, la bataille de chatouille que j'ai perdue, notre course poursuite dans ma chambre. J'aime ces moments d'insouciance, et étant honnête avec moi-même, j'ai surtout aimé ce qu'il s'est passé ensuite.

Je ne parle pas de mes grands-parents qui sont entrés comme des fous dans ma chambre. Je ne savais pas qu'ils pouvaient encore courir à leur âge... A voir grand-père, j'ai cru qu'il allait mettre Jasper dehors à coup de pieds aux fesses mais ma super grand-mère l'a remis sur le droit chemin, dieu existe.


La famille, je sais j'avais dit que je ne poserai pas de question, mais je l'ai fait. Parfois mon cerveau ne commande plus ma bouche... Ok, je suis de mauvaise foi et après ? C'est mon petit-ami, je veux en savoir plus sur lui.

Son passé est sombre, triste mais il est détaché, mettant son passé de côté. Il me donne une bonne leçon sur la vie, m'expliquant que le passé est le passé, nous morfondre n'y changera rien, qu'on doit avancer même si parfois on croit que c'est insurmontable, qu'il faut voir l'avenir. Oui il est mon avenir et je ferai tout pour que nous soyons heureux.

Normalement à chaque fois que je parle de ma mère, je suis triste et inconsolable, mais bien sûr avec lui tout est différent, il me fait sourire en pensant à ma mère. Ça fait du bien de me rappeler des moments heureux avec elle, surtout que j'en ai peu.
 

Ma bonne humeur est revenue et je décide de m'occuper de l'érection de mon homme en m'installant à califourchon sur lui. Je l'embrasse passionnément puis pars à la découverte de son corps et l'allume gentiment avec ma bouche et ma main. J'aime avoir du pouvoir sur lui, me sentant forte. Ses yeux noirs de désir, sa respiration désordonnée, ses mains qui glissent doucement sur mes cuisses, tout ça se répercute directement dans mon bas-ventre.

Sans que je ne l'aie vu venir, je me retrouve soumise à mon major. Je ne sais pas quels souvenirs sont associés à ce mot mais apparemment ça lui fait autant d'effet qu'à moi. J'ai trouvé un nouveau jeu... qui part très loin quand il frotte son énorme érection contre mon clitoris, mon cerveau se met en stand-by et savoure les sensations qu'il me procure, comme les mots qu'il me dit. Je suis proche de l'orgasme et vu la contraction de ses muscles lui aussi mais son PUTAIN de téléphone sonne.

Je vais tuer cette personne mais avant je vais la faire souffrir, longtemps...

Je n'ai pas dit mon dernier mot et pars mettre la main sur mon jouet mais Peter alias le futur mort me parle. Je n'ai pas envie de l'écouter, je veux mon Jasper et un orgasme. Pourtant mon côté sage me fait arrêter, sachant pertinemment que c'est fini pour ce soir. Je n'ai pas dit mon dernier mot et Peter ne nous arrêtera pas à chaque fois même avec « sa merde » de don. Foi de Bella la tigresse.

PDV JASPER

- Découvre-le et botte lui le derrière.

- Oui ma tigresse, dis-je l'embrassant doucement. J'aime ton coté autoritaire.

Bien qu'au début je l'ai maudit, mais c'est un trait de son caractère que j'apprécie de plus en plus, cela rend notre relation pimentée.

Une fois rhabillé correctement, je pars rejoindre mon ami.

- Bonsoir, dis-je à Charles.

- Tu as attaché mardi avec mercredi, bougonne-t-il. Sa femme a dû lui faire la leçon.

Rhabillé oui mais pour le correctement on repassera. Je sens que je vais en baver...


- Alors pas trop frustré ? Se moque mon ami.

- La ferme, grognais-je en partant m'enfermer dans ma salle de bain.

C'est sans compter sur mon ex-ami qui me suit.

- Tu as décidé de te transformer en petit chien ? Me moquais-je.

Même si je suis toujours furieux contre lui.

- Rentre tes crocs... Humain...

Je ne réponds rien et lui claque la porte au nez.

- Je ne suis pas d'humeur, dis-je las à travers la porte, sachant qu'il m'entendait parfaitement.

- Demain.

- Si tu veux...

Ce sont les derniers mots que j'ai dit de la soirée avant d'aller me coucher pour rêver de ma tigresse.

- Bien dormi le tombeur ? Dit mon ami moqueur, dans l'encadrement de la porte.

Qu'est-ce que j'ai bien pu dire ou faire cette nuit, pour qu'il soit ainsi ? Je vois son regard descendre vers mon érection matinale.

- Ouais, et après ? Quand tu étais humain tu avais la même réaction, puis arrête de la fixer comme ça, je vais croire que tu as viré homo...

Une fois sûr d'avoir refroidi mon ami, je cache ma tête sous mon oreiller.

- A moins que tu sois en manque ? Demandais-je.

Je suis curieux de savoir ce qu'il s'est passé avec Charlotte, je les croyais compagnons.

- Tu veux savoir, hein ?

- Je ne vous voyais pas séparés.

- Va lui dire, crache-t-il en grognant.

C'est quand même impressionnant un vampire qui grogne, bien que cela ne m'impressionne pas. Même avant ma première transformation, je n'étais pas impressionné, ce n'est pas maintenant que cela va commencer.

- Disons que c'est elle qui a changé de côté, murmure-t-il.

- Hein ? Demandais-je étonné.

Je me redresse et fixe mon ami, incrédule.

- Ouais, elle a rencontré sa moitié, foutaise...

Je vois les yeux de Peter devenir noirs de colère, signe éminent qu'il va casser mon appartement et ce n'est pas vraiment discret, surtout pour les voisins...

- Elle est canon au moins ? Parce que deux femmes ensembles... Chaud ! Demandais-je mon éternel sourire en coin.

Ça a le mérite de le calmer même s'il me fusille du regard.

- Avec moi entre bien sûr, rajoute Peter, je me ferais bien Bella et une de ses copines...

Je lui envoie un oreiller au visage qui ne l'atteint pas bien sûr. C'est juste pour la forme.

- Jaloux ?

- Possessif, grognais-je.

Je vais pour me recoucher et dormir un peu mais le vampire n'a pas l'air d'accord et tire mes couvertures.

- Debout, humain, on va acheter un cadeau à ta moitié.

- Cadeau ? Pourquoi ?

Peter me regarde de travers.

- Quoi ?

- Noël ? Ça te dit quelque chose ?

- C'est noël ?

- Dans 6 jours, dit-il dépité.

C'est la honte si je dis que j'ai oublié ? Non seulement la fête ne m'intéresse pas mais l'idée de faire des cadeaux m'est complètement sortie de la tête... Pour ma défense, j'ai vécu plus de 70 ans avec les Cullen et ce n'est pas le genre de fête que l'on célèbre et on s'offre encore moins des cadeaux.

- Mon dieu, qu'est-ce que je vais lui offrir, paniquais-je en me levant rapidement.

Et indéniablement je me prends les pieds dans le reste de mes draps, réaction en chaîne, j'embrasse le sol et Peter se marre...


A suivre...

19

Beta Zazalo

PDV JASPER

- Quoi ?

- Noël ? Ça te dit quelque chose ?

- C'est noël ?

- Dans 6 jours, dit-il, dépité.

C'est la honte si je dis que j'ai oublié ? Non seulement la fête ne m'intéresse pas mais l'idée de faire des cadeaux m'est complètement sortie de la tête... Pour ma défense, j'ai vécu plus de 70 ans avec les Cullen et ce n'est pas le genre de fête que l'on célèbre et on s'offre encore moins des cadeaux.

- Mon dieu, qu'est-ce que je vais lui offrir, paniquais-je en me levant rapidement.

Et indéniablement je me prends les pieds dans le reste de mes draps, réaction en chaîne, j'embrasse le sol et Peter se marre...


- Tu ne vas rien lui trouver de bien, n'est-ce pas ? Me demande Peter.

- Non, soufflais-je

Je pars m'asseoir à un des bars café du centre commercial.

- Tu as pensé à lui offrir quelque chose qui te tient à cœur ?

- Et quoi ?

Mon cerveau est embrouillé par le manque de sommeil, et tous ces gens qui courent partout me donnent le tournis, je ne suis plus habitué à autant de personnes dans mon périmètre. Foutus Cullen et leur envie de brider ma soif. A bien y réfléchir, quand on boit du sang humain, la tentation est moins forte, il n'y a qu'à voir Peter qui est avec moi, tranquille.

- Tu n'as pas soif ?

- Non mon pote, je me contrôle très bien, si c'est ça ta question.

Si jamais je décide de retourner vampire, j'arrête les boules de poil.

- Alors ce cadeau ?

- Tu m'emmènes au Texas ? Demandais-je de but en blanc.

- Et j'irai te décrocher la lune si cela me permet d'avoir ton cœur ! Crie-t-il à moitié dans le bar.

Et tous les regards se tournent vers nous. Bien sûr il y a un groupe de filles de mon lycée. Je sens qu'une rumeur va courir.

- Salut mon pote ! Alex qui d'autre.

Suivi de toute la bande.

- Alors comme ça la tigresse t'a fait virer de bord ? Se moque Jackson.

- Je savais qu'elle était folle, rajoute Alex.

- Te faire changer en quelques jours, c'est dramatique pour la gente féminine.

- Mais de toutes façons Messieurs, son cœur est déjà pris par moi, sourit Peter comme un benêt.

Mon coup de pied sous la table est parti tout seul, maintenant j'ai mal aux orteils. Crétin.

- Les mecs, mon meilleur ami, Peter les présentais-je.

- Du dossier ? Demande Alex.

- Ouais, répond Peter, un sourire en coin accroché aux lèvres. Mais rien que tu ne sauras, je m'en voudrais que tu fasses des cauchemars.

Dans ses paroles, il y a quelque chose de flippant.

- Ok, je comprends pourquoi vous êtes amis, commente Ben, la voix de la sagesse.

- Et pourquoi ? Demandais-je.

- Vous êtes mystérieux, et avez cette Aura autour de vous, c'est bizarre, d'ailleurs parfois pour Jasper il est flippant.

Étonnant, même humain, je suis comme ça ? Je n'y avais pas fait attention mais cela m'arrange.

- Alors la tigresse va bien depuis le bal ? Demande Jackson.

- Très bien, dis-je rêveur, repensant à notre soirée.

Nous discutons encore un peu puis nous partons.


- Tu m'as trouvé un cadeau ? Me demande Bella qui me saute littéralement dessus.

Ses jambes s'enroulent autour de mon bassin, ses bras autour de mon cou, mes mains viennent se poser sur sa taille. Je pense que les descendre plus bas n'aurait pas été correct même si j'en ai envie.

- Bonjour à toi aussi, dis-je légèrement boudeur.

-Salut mon chéri, répond-elle en m'embrassant rapidement sur la bouche.

Je grogne quand elle se recule.

- Alors ? Mon cadeau ?

- Je ne l'ai pas encore.

- Mais... Euh, boude-t-elle en me frappant gentiment sur le bras.

- Et toi ? Tu as le mien ? Répliquais-je.

Et pour la première fois, je la vois rougir et tourner les yeux. Malgré moi je ricane.

- Et tu me fais la leçon ? Me moquais-je.

- Je me ferais pardonner ce soir, murmure-t-elle a mon oreille.

Je cache mon visage dans son cou et gémis.

- Quoi tu ne veux pas ? S'étonne-t-elle en me fixant.

Son sexe vient frotter contre le mien qui s'est réveillé à ses paroles.

- Ah non, dit-elle soulagée.

Bien sûr Peter ricane et le regard furieux de Bella ne le calme pas, au contraire.

Doucement je la repose au sol.

- Ce soir, je ne peux pas, Peter et moi partons au Texas pour quelques jours, lui expliquais-je gentiment.

Et gentiment je me suis pris une gifle avant qu'elle ne parte furieuse.

- Je comprends mieux pourquoi c'est la tigresse, dit Peter mais je n'y prête pas attention, courant derrière ma belle.

Je l'arrête rapidement et la retourne vers moi. Voir des larmes sur ses joues me brise mon cœur humain. Doucement je les essuie mais elle détourne violemment la tête.

- Qu'est-ce que j'ai fait? Demandais-je perdu.

- Tu... Non, laisse tomber... souffle-t-elle.

Ma tigresse veut se détacher de moi mais je la retiens.

- Tu devrais savoir que je ne lâche pas si facilement.

Elle sourit doucement. C'est vrai que je lui ai couru derrière un sacré moment, mais je le referais tous les jours s'il le fallait.

- Tu ne seras pas avec moi pour Noël, dit-elle rapidement. Mais c'est idiot, tu as sûrement des projets et j'avais imaginé que tu le passerais avec moi... rajoute-t-elle gênée.

Pas une seule fois elle ne m'a regardé, je crois même qu'elle a rougit. Je relève son visage et l'embrasse doucement me donnant quelques secondes pour trouver les bons mots.

- Je passerai Noël avec toi, si c'est ce que tu veux.

Ses yeux s'illuminent rapidement avant de redevenir triste.

- Non, dit-elle ferme.

Dieu, pourquoi les femmes sont-elles si compliquées ?

- Je ne te suis pas.

- Tu ne vas pas annuler tes projets pour mon égo mal placé.

- Certes tu as un foutu égo mais je n'ai pas d'autres projets, et je veux être avec toi.

- Alors pourquoi tu pars ? Demande ma Bella perdue.

- Je vais chercher ton cadeau là-bas. Je suis né au Texas et je veux te trouver quelque chose qui me tient à cœur.

- Vrai ? Dit-elle émerveillée avant de me sauter au cou.

Dans son élan, nous tombons sur le canapé, qui dieu merci est derrière nous. Ma douce a collé sa bouche sur la mienne, sa poitrine contre mon torse, mes mains sur le bas de son dos, nos jambes emmêlées.

- C'est ma petite-fille la dévergondée ! S'indigne gentiment Charles.

- Idiot, rigole Éloïse avant de partir, son mari avec elle.

Nous rigolons doucement jusqu'à ce que ma girouette de petite-amie se recule rapidement.

- Et je peux savoir ce que tu fais ENCORE là ? S'indigne-t-elle.

Je ricane, allongé sur le canapé.

- Des encouragements, proposais-je amusé.

- Mon pied dans ton joli derrière ?

- Je pensais plus à baiser.

- Mais tu aimes que je te frappe Withlock, pourquoi te priverais-je de ça ?

Peter qui n'était pas loin, explose de rire.

- Merde, Major, vous vous êtes vraiment trouvés !

- Tu veux le même traitement ? Demande Bella, un sourcil en l'air.

- Chef non chef ! Dit Peter en mode soldat.

Je profite de l'inattention de ma chérie pour me lever et l'embrasser passionnément.

- A plus tard ma tigresse...

- Tu vas me manquer.

Et toi tu me manques déjà, ai-je envie de dire mais surement pas devant Peter qui me le rappellera dans 50 ans...


A suivre

20

Beta Zazalo

PDV JASPER

- Merde, Major, vous vous êtes vraiment trouvés !

- Tu veux le même traitement ? Demande Bella, un sourcil en l'air.

- Chef non chef ! Dit Peter en mode soldat.

Je profite de l'inattention de ma chérie pour me lever et l'embrasser passionnément.

- A plus tard ma tigresse...

- Tu vas me manquer.

Et toi tu me manques déjà, ai-je envie de dire mais sûrement pas devant Peter qui me le rappellera dans 50 ans...


- Bon tu t'en vas ! Grogne Bella se dandinant, impatiente.

- Cruelle tragédie, dit Peter triste. Moi qui pensais que j'allais te manquer.

Peter s'avance pour toucher à ma tigresse mais elle se recule en grognant. Attendrissant, mon chaton face au vrai tigre.

- Si tu n'avais pas été aussi chiant ces deux derniers mois, j'aurais peut-être consenti à verser une larme.

- Sans cœur ! Mais un jour tu me diras merci !

- Dit celui qui fait des choses sans savoir pourquoi, intervenais-je.

Il m'avait suffisamment embêté avec ça pendant ces derniers jours à chaque fois que Bella et moi essayons d'être plus intimes. Par contre j'avoue que ses coups de téléphone pendant nos petites disputes étaient les bienvenus.

Bella et moi partons rapidement au quart de tour et nous disputons pour un mot de travers ou sorti du contexte. Une fois calmés, chacun de notre côté, tout allait bien.

- Un jour tu me diras merci Major.

- Ouais bien, on verra ce jour-là.

- Bon tu t'en vas ?

Bella, ou la politesse incarnée... Je vois Peter humer l'air, un geste qui pourrait paraître anodin mais pas pour l'ancien vampire que je suis et le vampire qu'il est.

Mes poings se serrent, je n'aime pas le fait qu'il renifle MA compagne. Il n'y a que moi qui aie ce droit. Si je n'étais pas un simple humain je lui aurais arraché un bras.

- Ouais, tu ne devais pas être pressé ? Grinçais-je des dents, mes poings toujours serrés.

Apparemment même humain je suis toujours impressionnant. A moins que ce soit ma réputation qui plane toujours au-dessus de moi.

- Même mon meilleur ami s'y met, bande d'ingrats, boude-t-il. Vous vous êtes bien trouvés.

- Et j'espère qu'on va rester ensemble, sourit ma tigresse en passant son bras autour de ma taille.

Moi je souris fier et embrasse ma Bella sur la tempe. Peter nous charrie encore un peu avant de prendre sa moto et de partir.

- Enfin parti, dit ma tigresse.

Elle attrape les pans de ma chemise et me tire à sa hauteur pour m'embrasser fougueusement. Mes mains vont se poser directement sur ses fesses, la rapprochant de mon bassin. Nous gémissons à ce contact.

- Ça fait du bien de ne pas être interrompus par ton ami.

- Ami que tu apprécies, non ?

- Moui quand il ne nous dérange pas.

Là, je ne peux pas lui en vouloir. Même s'il est mon plus vieil ami et qu'il me connait mieux que personne j'avoue que parfois j'aurais souhaité qu'il ne me trouve pas pendant mon vœu.

- Et si on le sortait de nos têtes ? Demandais-je suggestif.

Ma tigresse se recule brusquement de moi et me regarde de travers.

- Quoi ?

- Tu m'as écouté, dit-elle choquée.

- Hein ?

Comment finir dérouté en quelques secondes.

- Il y a quelques jours.

Nous étions chez elle, autour de sa piscine. L'ambiance était...

FLASH BACK

Chaude. Ma Bella dansait en maillot de bain devant moi, me chauffant. D'ailleurs ça se voyait et je faisais tout pour le cacher avec ma serviette. La tortionnaire s'était mise à califourchon sur moi allongé sur le transat, ses yeux hypnotisant dans les miens. Sa bouche frôlait la mienne, je ne voulais pas bouger mes mains de peur de ne pas me contrôler. Par contre les siennes ne se gênaient pas pour caresser mon torse. Dieu merci son bassin était à bonne distance de mon érection. Cela aurait été ma perte si elle m'avait touché.

Sans que je ne le voie venir ma serviette avait disparu mais ma queue tendue était bien visible sous mon maillot de bain. A cette vue, Bella se lèche les lèvres et moi je grogne. Je rêve de sa bouche autour de ma longueur tendue pour elle.

Malgré cela j'essaye de me cacher, même si j'aime son regard, je me sens légèrement gêné. Bella est la première femme que j'aime véritablement et voir son regard me détailler comme ça me perturbe.

Certes elle m'a déjà touché mais nous avions quand même gardé nos vêtements. Là nous sommes quasiment nus.

Est-ce que la sorcière aurait oublié de me donner mes couilles ?

- Sérieux, Jasper, tu devrais prendre confiance en toi... Parce que ça te fait défaut... soufflait Bella, voyant mes gestes.

Je n'avais pu que rigoler. C'était la première fois que l'on me disait cela. Je suis sensé être le dieu de la guerre qui n'a peur de personne, ce sont les autre qui sont gênés devant moi, pas l'inverse.

Et là je perds mes moyens devant une humaine. Avec elle, j'ai droit à plein de premières fois. J'ai l'impression d'être un nouvel homme. J'aime le nouveau moi avec ses faiblesses.

FIN du FLASH BACK

Je repars dans mes pensées, à mes idées qui ont suivi après cela. Au fait que je réfléchis à la décision qu'avait pris Charles à la fin de son vœu, je pourrais moi aussi suivre cette voie et avoir une vie humaine et mourir. Mais d'un autre côté, j'imagine ma tigresse en vampire, elle serait parfaite, et même si parfois mon don me complique la vie, le côté vampirique a des avantages. Je suis vraiment partagé même si j'ai une idée de ce que je veux. J'espère que Bella me suivra quoi que je fasse. Enfin pour cela il faudrait qu'elle sache pour le vrai moi.

- Et Withlock ! Si tu ne me déshabilles pas dans les secondes qui suivent je me ferai du bien toute seule et tu n'auras pas le droit de toucher... Juste de regarder, dit-elle sensuelle à mon oreille.

Je reviens à moi, c'est vrai que mon cerveau est plus lent, beaucoup plus lent vu qu'elle a nous ramenés dans mon appartement.

Mon regard se pose enfin sur ma tigresse, les yeux noirs de désir. Tous son corps appelle le mien qui ne se fait pas prier et s'avance vers elle.

Ma bouche se pose rapidement sur la sienne, nos langues se caressent, ses mains défont rapidement ma chemise, je crois même qu'elle a arraché quelques boutons mais qu'importe. Mes mains qui se promenaient doucement sur son corps deviennent plus fermes. J'agrippe ses fesses et la soulève pour la plaquer contre le mur faisant gémir ma douce qui a enroulé ses jambes autour de mon bassin.

La friction de nos corps la fait haleter.

- Bordel, Jasper c'est trop bon.


A suivre...

21

Beta Zazalo

PDV JASPER

Mon regard se pose enfin sur ma tigresse, les yeux noirs de désir. Tous son corps appelle le mien qui ne se fait pas prier et s'avance vers elle.

Ma bouche se pose rapidement sur la sienne, nos langues se caressent, ses mains défont rapidement ma chemise, je crois même qu'elle a arraché quelques boutons mais qu'importe. Mes mains qui se promenaient doucement sur son corps deviennent plus fermes. J'agrippe ses fesses et la soulève pour la plaquer contre le mur faisant gémir ma douce qui a enroulé ses jambes autour de mon bassin.

La friction de nos corps la fait haleter.

- Bordel, Jasper c'est trop bon.

C'est à mon tour d'enlever son tee-shirt. Ma douce avait sûrement prévu notre fin de soirée parce que le soutien-gorge qu'elle porte ferait perdre la tête à n'importe qui.

- Ce que tu vois, te plaît Major ? Murmure-t-elle à mon oreille. Son sexe frotte plus fort contre le mien. Apparemment oui.

- Démon.

Ma bouche part à l'aventure de son cou et du haut de sa poitrine, notre position ne me permet pas d'aller plus loin mais la savoir coincée contre ce mur et mon bassin a quelque chose de vraiment excitant.

- Mais il me semble que tu aimes cela, dit-elle sensuelle.

- Tu n'imagines pas à quel point je suis heureux d'être ici avec toi, expliquais-je tout en continuant de découvrir sa peau délicate.

- Juste parce que qu'on va coucher ensemble ? Dit-elle méfiante.

Je me recule d'elle et pose mon front sur le sien, mes yeux dans les siens.

- J'ai vécu tellement de choses avant de venir dans cette ville, et pas que des belles choses. Bref... Quand je t'ai vu la première fois, j'ai su que tu serai la personne qui me rendrait le plus heureux.

- On dirait grand-père mais si je suis la moitié de ce que sont mes grands-parents alors ça me va. Mais on va arrêter de parler d'eux, c'est trop bizarre.

On rigole tous les deux. Je nous déplace pour nous emmener sur le lit, le mur sera pour plus tard. Rapidement j'enlève la jupe de ma tigresse qui a mis des bas avec des portes jarretelles. Je prends un soin particulier à la déshabiller en douceur, effleurant doucement sa peau, l'embrassant de temps en temps, appréciant ses gémissements, mais je ne la touche quasiment pas.

Une fois complètement nue et à la merci de mon regard, elle veut inverser nos rôles mais je la bloque. Je remonte vers son visage et l'embrasse. Ses jambes s'enroulent autour de mon bassin alors que ses mains viennent, à leur place dans mes cheveux. Elle force l'accès de ma bouche et se bataille avec ma langue. Mes mains qui étaient sages jusqu'à maintenant, vont sur sa délicate poitrine que je masse avec amour.

- Mon dieu Jasper !

Ma bouche rejoint mes mains pour torturer ses tétons durcis par le plaisir en les léchant, les mordillant au gré de ses gémissements.

Doucement ma main descend plus bas, ses cuisses s'écartent pour laisser entrer deux de mes doigts. Je commence doucement mes va-et-vient à l'intérieur de son antre bouillant. Les sensations sont vraiment nouvelles pour moi, mais je me concentre sur son plaisir.

- T'arrête surtout pas !

Je la sens se resserrer autour de mes doigts et jouir. J'observe son visage tordu sous le plaisir. Maria était très belle pendant ces moments et Alice explosait de passion.

- Tu es vraiment parfaite.

Je remonte doucement vers son visage en sueur et l'embrasse partout où je peux pendant qu'elle reprend sa respiration.

- Et toi donc, dit-elle après quelques minutes avant de se mettre à califourchon sur moi.

Son index descend de mes pectoraux à mon nombril pour aller jusqu'à mon pantalon.

- Tu sais que je n'aime pas attendre, dit-elle boudeuse.

Je croise mes bras derrière ma tête et la regarde insolent.

- Mais tu as aimé il me semble.

Elle me frappe gentiment sur le torse.

- Pas faux mais je vais te le faire payer.

- Mais quand tu veux.

- Tu ne sais pas à quel point je peux être diabolique, dit-elle.

- Et moi donc...

Notre petite joute verbale est arrêtée par ses lèvres sur mon torse pendant que ses mains retirent mes vêtements pour laisser mon érection libre. Ma tigresse se lèche les lèvres. Son visage remonte le long de mes cuisses, je ne sens que son souffle sur celles-ci, je crois que si elle continue c'est elle qui va gagner la palme de la torture. Elle continue en soufflant sur mon gland tout en prenant ma queue dans sa main et commence à me masturber lentement, trop lentement. J'ai besoin de plus.

Je vais la supplier mais finalement ma Bella vient s'empaler sur mon érection tendue pour elle. Nous grognons ensemble. Je ferme les yeux aux sensations. C'est indescriptible mais tellement bon. Sa chaleur m'entoure pour ne pas venir tout de suite, je me concentre mais ses va-et-vient me torturent, mais je ne crois pas m'en lasser.

Une fois mon contrôle repris, mes mains viennent se poser sur ses hanches pour l'aider à se mouvoir. Rapidement nos gestes deviennent plus pressants, plus passionnés.

Mon côté dominant ressort et j'inverse nos rôles pour la coucher sur le matelas, je veux lui donner un orgasme, moi tout seul. Ses ongles viennent se planter douloureusement dans mon dos mais cela ne m'arrête pas, au contraire, je continue mes assauts en elle.

Si je pensais que la sentir jouir autour de mes doigts étaient bons, ce n'était rien en comparaison de ce moment.

- Jasper... gémit-elle à bout de souffle.

Après un dernier coup de rein, je la rejoins dans l'orgasme.


A suivre...

 

22

Beta Zazalo

PDV JASPER

Si je pensais que la sentir jouir autour de mes doigts était bon, ce n'était rien en comparaison de ce moment.

- Jasper... gémit-elle à bout de souffle.

Après un dernier coup de rein, je la rejoins dans l'orgasme.


19 Juin

Finalement je comprends pourquoi Peter nous avait retenus de coucher ensemble avant son départ. Je ne pense pas que notre relation aurait tenu jusque-là. Au début tout allait bien entre nous, c'était vraiment parfait, je ne m'étais jamais senti aussi bien avec une femme. D'ailleurs même avant que nos hormones ne nous travaillent un peu trop, notre relation était tout ce qui me plaisait.

Mais les choses ont vite changé entre nous. Nous n'avions plus vraiment de relation où l'on discutait. Là dès que l'on se voyait c'était pour coucher ensemble. Non pas que cela ne soit pas bien, n'importe qui sain d'esprit ne se plaindrait pas- surtout un homme - mais je ne suis pas un ado normal, d'ailleurs je ne suis tout simplement pas un ado, je suis un vampire de 150 ans qui ne supporte plus cette relation. J'aime ma tigresse, il ne pourrait pas en être autrement mais j'en ai un ras le bol de ça.

Je n'ai pas à me plaindre, j'aurais aussi pu améliorer les choses et parler de ma condition à Bella, mais j'ai peur qu'elle ne comprenne pas. Son grand-père m'a conseillé de lui dire et j'allais le faire sauf qu'une fois, nous avons été interrompus, une autre fois... Et bien nos vêtements ont volé trop rapidement pour que j'ouvre la bouche. Du coup j'ai pris cela comme un signe du destin et pris la décision de ne pas lui dire.

Pour une fois je serais content d'avoir Peter avec moi pour m'aider mais bien sûr il n'est pas joignable...

Même si je ne lui dis pas j'ai toujours cette envie de lui dire la vérité et d'être honnête avec elle et je suis même prêt à me faire hurler dessus pour lui avoir caché cela pendant toute notre relation. Mais quoi qu'il se passe je dois me dépêcher, il ne me reste que 6 jours.

- Alors tu as pris ta décision ?

Je souffle et ferme les yeux.

- Pas vraiment, dis-je.

- Jasper, tu dois lui dire la vérité, c'est important, me dit la grand-mère.

- Surtout que si tu décides de redevenir vampire, la sorcière peut t'éloigner d'elle et t'empêcher de la revoir.

- Elle va me trucider quand elle va l'apprendre, dis-je abattu.

Mais en même temps je l'ai cherché.

- C'est vrai que le surnaturel, ce n'est pas ce qu'elle préfère, sourit gentiment Éloïse.

Je grogne doucement.

- Ne veux-tu pas rester avec ma petite fille pour le reste de ta vie. Ton côté vampire sait que c'est elle, ta moitié.

- Si je la veux à mes côtés mais disons qu'en ce moment ce n'est pas... Génial.

- C'est normal dit Charles.

- Hein ?

Charles me regarde amusé.

- Éloïse et moi avons eu, nous aussi, une période assez complexe... Avant que je lui dise pour moi et une fois cela fait, tout s'est déroulé pour le mieux.

- Comment vous aviez su que c'était une vie humaine que vous vouliez.

Il réfléchit longuement avant de se lancer, sa femme nous a laissés dans le salon.

- Au début j'étais comme toi, indécis, puis j'ai pris mon courage à deux mains et je lui en ai parlé. Elle m'a tout de suite compris même si au début elle a eu un peu peur. En fait elle avait peur que je redevienne un vampire et que je l'abandonne.

- Mais vous ne l'avez pas fait.

- Non, sinon Bella et toi ne seriez pas là. D'ailleurs où serais-tu ?

- Sûrement en train de bouffer des animaux et d'avoir soif... dis-je amer.

- Pardon ?

- La famille chez qui je vivais était végétarienne.

- Pardon ?

Je rigole jaune.

- Ils chassent les animaux, ne voulant pas tuer les humains.

Charles se met à rire, moqueur.

- Il faut que tu m'en dises plus sur eux... Ça me fait penser que j'avais rencontré un jeune vampire aux yeux jaunes.

- C'est cela même...

- Carlisle Cullen, je l'ai rencontré quelques années avant de faire mon vœu.

- Et moi je vivais avec lui et sa famille.

- Son clan ?

- Non sa famille, insistais-je.

- Parle-moi de ta vie d'avant. Enfin si tu veux bien ? Parce que je suis quand même plus jeune que toi, rajoute-t-il boudeur.

Je lui raconte dans les grandes lignes, ma vie, l'armée, mon amitié avec Peter, ma rencontre avec les Cullen, et puis mon vœu.

- Tu as vécu beaucoup de choses tristes.

- Ouais, mais je ne regrette pas d'avoir vécu tout cela vu que ça m'a mené à Bella.

Il réfléchit quelques secondes.

- Au moins on sait que tu veux rester avec elle.

- Ça, je le sais déjà.

- Et bien fais-le.

Si c'était aussi simple.

- Humain ou vampire. C'est ça qui te dérange.

- J'ai imaginé vampire, lui confiais-je.

- Elle serait très belle même avec son sale caractère.

- N'est-ce pas ? Mais la voir humaine est tout aussi attrayant... Je suis perdu.

- Prend ton temps, tu dois prendre la bonne décision, pour tous les deux.

Il se lève et me serre gentiment l'épaule avant de me laisser seul mais je ne le reste pas longtemps, ma tigresse me rejoint et s'assoie à côté de moi.

Nous nous sommes légèrement disputés, pour une broutille encore. Mais c'est quand même lassant.

- J'en ai marre de tout ça, dis-je las sans la regarder.

- Je suis désolée me dit-elle.

- S'excuser est une forme de faiblesse, tu le sais ? Demandais-je avec un léger sourire.

- Et bien, en ce moment je suis tout le temps faible, dit-elle d'une petite voix, en se rapprochant de moi, et posant sa joue contre mon épaule. Mais pour toi, je peux l'être toute l'éternité.

Je tourne rapidement la tête vers elle. Ce sont les mots que je veux le plus entendre de sa bouche mais elle ne semble pas saisir l'importance de ceux-ci. Mes doigts viennent caresser sa joue.

- Je ne veux plus de ça entre nous.

- Moi non plus, mais je ne sais pas comment faire.

- A nous deux on va bien y arriver, même si on n'est pas très doué, plaisantais-je.

On s'embrasse chastement, ma tigresse vient s'assoir à califourchon sur moi et frotte doucement son bassin contre le mien mais je l'arrête.

Nous n'avons pas discuté aussi longtemps depuis plus d'un mois et je voudrais bien que ça continue.

- Quoi ? Demande-t-elle.

- Tu veux faire quoi de ta vie ?

- Jasper, grogne-t-elle en se poussant de moi. Nous en avons déjà parlé.

- Je sais, mais tu ne m'as pas dit si tu voulais des enfants ou je ne sais pas un petit rêve même idiot.

Elle soupire avant de me répondre.

- Je crois que je voudrais voyager mais les enfants, je n'y ai pas pensé, de toute façon je ne me vois pas mère. Et toi ? Tu te vois avec une tripoté de gamin ?

- Mon dieu, non.

- Bah tu vois, on est d'accord là-dessus.

Elle n'a pas tort. Je l'embrasse et la remets à califourchon sur moi. La soirée promet d'être intéressante.


- Tu dois lui dire, tu n'es pas correct avec elle Jasper ! Se fâche Charles. Sinon c'est moi qui lui dis !

- Non ! M'alarmais-je. Je vais lui dire, ce n'est pas... Simple.

- Tu n'as plus que deux jours !

- Je sais, mais elle va me tuer.

- Il fallait t'y prendre avant jeune homme. Je ne veux pas que tu fasses du mal. Et te couvrir n'est pas correct, c'est ma petite-fille, elle est tout mon héritage.

- Elle ne me le pardonnera jamais.

- Qu'est-ce que je ne pardonnerai pas ? Me demande Bella qui nous rejoint.

Charles nous laisse seuls.

- Alors ? Insiste-t-elle vu que je ne réponds rien.

Je n'ose même pas la regarder.

- Jasper, grimace-t-elle entre ses dents. Tu sais que je ne supporte pas que l'on me cache quelque chose.

- Je sais, dis-je doucement.

- Qu'est-ce que c'est ?

Je m'avance vers elle et prends ses mains dans les miennes, mes yeux dans les siens.

- Je t'aime Bella, n'en doute jamais.

- Que me caches-tu et que dois-tu me dire ?

- Je t'ai caché quelque chose d'important.

- Ça nous concerne ?

- Moi plus que toi.

- Jasper, j'ai horreur des mystères et tu le sais.

Je rassemble mon courage qui fout le camp de plus en plus.

- Tu m'as trompé ! S'exclame-t-elle.

- Hein ? Non bien sûr que non ! Répondis-je sur le même ton.

- Menteur ! J'ai vu les SMS que l'autre salope t'envoyait !

Elle se détache de moi et commence à sortir de la pièce mais j'ai l'intelligence de la retenir.

- Je ne t'ai pas trompé Bella.

- Alors qu'est-ce que c'est ? Et puis pourquoi mon grand-père est-il au courant avant moi ?

- Ton grand père et moi avons un passé commun.

- Hein ?

J'ai retrouvé son attention mais si je ne me dépêche pas elle va partir et j'aurai loupé ma chance, définitivement.

- Je suis différent des autres.

- Hein ? Mais je le sais ça ! Sois plus clair Whitlock !

Je ferme les yeux, retenant moi aussi ma colère. Ne comprend-elle pas que ce n'est pas facile de lui annoncer ça.

- Oh puis tu m'emmerdes, toi et tes foutus mystères sur ton passé. Tout m'emmerde en ce moment. Je ne veux plus...

Elle aussi souffle, je sens que je ne vais pas aimer la suite.

- Toi et moi, c'est fini. Je ne veux plus te voir. J'en ai marre de notre relation et de tes secrets. J'arrête tout. Je veux de la normalité et surtout je ne veux plus JAMAIS te revoir.

Je ne bouge plus, anéanti.

- Sors de ma vie Jasper Whitlock.

Elle me tourne le dos et sors rapidement de la pièce. Moi aussi je pars, plus lentement.

Je passe mes dernières 48 heures humaines à me balader et savourer. Cela me permet de penser aux bons moments passés avec ma tigresse. Je ne veux me souvenir que du meilleur. Et il y en a eu du bon. J'essaye de ne pas penser à notre dernier mois qui fut chaotique, sans parler de notre rupture.

- Alors jeune homme, as-tu apprécié ton vœu ?

Sans me retourner vers la personne assise sur mon canapé, je sais qui c'est. Après tout nous sommes le 25 juin.

- Oui, dis-je honnêtement.

- Et ta décision ?

- J'en suis sûr.

- Tu ne vas pas le regretter ?

- En quoi cela vous regarde ?

- En rien, c'est vrai. Je te le cède, disons que c'est par curiosité.

- Vous êtes la seule personne à vraiment connaître l'avenir. Ce serait plus à moi de vous poser la question mais je sais que vous n'allez pas me répondre alors je verrai bien si oui ou non je vais regretter mon choix.

- C'est toi qui décide.

- J'ai juste une question.

- Vas-y.

- Est-ce que je pourrai quand même la revoir ?

- Que si elle le décide ou si le destin le décide, dit-elle énigmatique.

- Comme les Cullen ? Demandais-je.

Elle m'ignore et refait la même chose que la 1ère fois.


A suivre...

Eh oui, ça y est, ils ont rompu mais en même temps ce n'était pas un secret... C'était juste une question de temps.

Bisous

23

Beta Zazalo

PDV JASPER

Sans me retourner vers la personne assise sur mon canapé, je sais qui c'est. Après tout nous sommes le 25 juin.

- Oui, dis-je honnêtement.

- Et ta décision ?

- J'en suis sûr.

- Tu ne vas pas le regretter ?

- En quoi cela vous regarde ?

- En rien, c'est vrai. Je te le cède, disons que c'est par curiosité.

- Vous êtes la seule personne à vraiment connaitre l'avenir. Ce serait plus à moi de vous poser la question mais je sais que vous n'allez pas me répondre alors je verrai bien si oui ou non je vais regretter mon choix.

- C'est toi qui décide.

- J'ai juste une question.

- Vas-y.

- Est-ce que je pourrais quand même la revoir ?

- Que si elle le décide ou si le destin le décide, dit-elle énigmatique.

- Comme les Cullen ? Demandais-je.

Elle m'ignore et refait la même chose que la 1ère fois.


J'ouvre doucement les yeux, me demandant encore où je vais atterrir. Est-ce que je vais revenir à mon point de départ ? Ou est-ce que je vais être toujours dans mon appartement qui n'est pas vraiment le mien d'ailleurs. Ou pire me retrouver directement au milieu du salon de sa « famille » que je n'ai pour le moment pas envie de voir.

J'ai besoin de me remettre de cette année mouvementée. J'avais imaginé tout un tas de chose plus ou moins biens mais rencontrer ma tigresse a été sûrement la plus belle chose qui me soit arrivée...

Si Peter était là, il passerait le siècle prochain à se moquer de moi.

Mais elle n'est plus là. Certes je ne vais pas me plaindre, je l'ai voulu.

Je me décide enfin à ouvrir les yeux.

- Oh ma belle au bois dormant, tu es enfin réveillé, je suis si soulagé de revoir tes beaux yeux.

- Oh la ferme, grognais-je toujours en fixant le plafond

Mon grognement m'étonne. Je ne suis plus habitué à tous ces trucs de vampire. Mais au moins je n'ai pas eu à subir une deuxième transformation.

- Pourquoi la tigresse n'est pas avec toi ?

Je regrogne. Mon ami n'a pas fini de m'entendre, ça m'a frustré de grogner comme un chaton pendant un an.

- Longue histoire, soupirais-je.

- J'ai toute l'éternité et toi aussi apparemment.

Mais pas elle, et je voudrais bien la revoir avant qu'elle n'ait 80 ans.

- Je ne pensais pas te revoir ici avant longtemps.

- Comment je suis arrivé là ?

- Tu es apparu sur mon canapé, il y a 3 jours, je revenais de chasser et toi tu dormais là.

Dormir ? Il me fait une blague. Je le regarde et vu sa tête, non.

- Pas maintenant, soupirais-je. J'ai juste envie de prendre du recul.

- Et boire un coup peut-être...

Je ricane.

- Allez mon petit vampire, allons te chercher une belle peluche...

Finalement c'est bien d'avoir atterri ici. Peter va m'aider à ne pas sombrer comme je l'avais fait après la guerre.

Je pars me nourrir et me mets en position d'attaque mais m'arrête devant la peluche qui ne m'a pas encore vu.

- Quoi ? Elle ne te plaît pas ?

- Pas vraiment.

Un souvenir me revient en mémoire. Bella et moi nous promenions en ville, elle m'a forcé à entrer dans une boutique pour animaux. Elle a dû prendre tous les animaux dans ses bras en leurs faisant des câlins. Elle a, avec un petit lapin, longtemps été ma photo de fond d'écran de téléphone. On aurait dit une enfant à noël. Ma tigresse s'était énervée contre toutes les personnes qui faisaient du mal à ces animaux sans défense avant d'aller se faire lécher le visage par un petit chiot.

- Qu'est ce qui ne va pas ?

Je me laisse tomber sur les fesses, mes mains sur mon visage.

- Je ne peux pas.

- Ça va être compliqué si tu ne te nourris pas.

- Tu sais pourquoi j'ai commencé à me nourrir comme ça.

- L'autre folle.

- Ouais, elle m'a retourné le cerveau avec ses idées, comme quoi ce n'était pas correct de tuer des humains et tu sais comment j'étais à cette époque.

- Si j'ai bien résumé, tu veux qu'on recommence comme avant ?

- Il le faut...

Je me lève et nous partons vers la ville la plus proche. Mon ami vampire se tortille sur place.

- Vas-y, parce que là, on dirait que tu as envie d'aller aux toilettes.

- Ça a un rapport avec Bella ?

- Tout a un rapport avec elle.

- Elle est ta compagne ?

- Oui.

Il semble réfléchir quelques secondes.

- Comment tu fais ? Pour être loin d'elle ? Ce n'est pas trop douloureux ?

- Si un peu, j'ai comme un pincement mais je pense que c'est aussi atténué vu que nous nous sommes rencontrés humains.

Une fois nourri d'un parfait salop, nous rentrons chez Peter.

- Que s'est-il passé ?

- Une dispute.

- Une dispute, sérieux ? Quel genre ?

- Stupide, je ne sais même pas vraiment quand ça a commencé. Tout a dérapé le dernier mois. Elle était à fleur de peau, et ni elle ni moi n'étions conciliants.

- Vous avez explosé ?

- En quelque sorte.

- C'est la merde...

- Non c'est vrai... dis-je sarcastique.

- Pourtant elle est parfaite pour toi, je ne t'ai jamais vu aussi bien qu'avec elle.

Mon calme s'effrite au fur et à mesure de la conversation, explose à sa dernière phrase. Je pars en courant de cette maison, sans m'arrêter. Le vent sur mon visage me permet de me calmer et de m'aérer les pensées. J'en profite pour arracher quelques arbres, Bella se fâcherait pour ça. Un sourire léger se dessine sur mes lèvres à penser à ma tigresse.

Je ne lui en veux pas de m'avoir quitté. Nous avons tous les deux des torts même si c'est assez énervant d'en arriver à cette conclusion, nous aurions pu en discuter, j'aurais pu lui dire plus tôt et elle aurait dû avoir la patience de m'attendre. Et voilà où m'ont mené mes 148 ans d'existence.

Je continue de courir un peu avant de rentrer m'enfermer dans ma chambre.

Quelques jours plus tard, quand mon cerveau a décidé de me laisser un peu de repos, je retourne me civiliser. Ça fait du bien d'avoir un moment pour soi. Chez les Cullen, je n'en n'avais pas. Alice ne me laissait jamais seule, même quand je lui demandais. J'étais faible avec elle. Ma Bella me laissait du temps pour moi... Peter a raison, nous étions bien ensemble.

Je rejoins mon ami qui regarde la TV.

- Que vas-tu faire ? Me demande-t-il.

- Je ne sais pas.

- Retrouve-là.

La sorcière m'a dit que je ne la retrouverai que si elle le veut. Et à mon avis, c'est peine perdue.

- Ce n'est pas si simple.

- La sorcière.

- Elle t'en empêche, grogne-t-il.

- Non, c'est Bella qui va décider.

- Hein ?

- Si jamais elle veut me revoir, et bien nous nous retrouverons.

- C'est la merde.

- Je sais.

Mon ami me fixe.

- Tu vas quand même essayer.

- Bien sûr, dis-je déterminé.

- Allez, en route.

Je rigole devant l'empressement de mon ami mais me calme en me disant qu'elle a besoin de temps pour réfléchir.

- Tu doutes de ton choix ?

- Non.

Être vampire m'avait manqué, finalement j'ai bien fait de choisir cette solution, bien que cela ne veut pas dire que j'abandonne Bella à sa vie humaine. Je vais la retrouver, elle et son sale caractère puis ensuite j'aviserai... De toute façon, prévoir quelque chose quand elle est en face de moi est impossible vu que je perds tous mes moyens.

Ce qui est sûr, c'est que je veux la retrouver même si je dois me faire botter les fesses. Ce qui va arriver...


A suivre...

Je pars me cacher, je trouve ce chapitre décousu et pas vraiment génial. Vos avis sont les bienvenus.

Bye

24

Beta Zazalo

PDV JASPER

- Tu vas quand même essayer.

- Bien sûr, dis-je déterminé.

- Allez, en route.

Je rigole devant l'empressement de mon ami mais le calme en me disant qu'elle a besoin de temps pour réfléchir.

- Tu doutes de ton choix ?

- Non.

Être vampire m'avait manqué, finalement j'ai bien fait de choisir cette solution, bien que cela ne veut pas dire que j'abandonne Bella à sa vie humaine. Je vais la retrouver, elle et son sale caractère puis ensuite j'aviserai... De toute façon, prévoir quelque chose quand elle est en face de moi est impossible vu que je perds tous mes moyens.

Ce qui est sûr, c'est que je veux la retrouver même si je dois me faire botter les fesses. Ce qui va arriver...


PDV BELLA

- Où est Jasper ? Me demande mon grand-père étonné.

- Où veux-tu qu'il soit, grognais-je.

- Pas sur ce ton avec moi jeune fille !

- Pardon, dis-je d'une petite voix.

Ma colère n'est pourtant pas redescendue, je la garde juste en moi pour ne pas finir punie.

- Assieds-toi, m'ordonne-t-il.

Je souffle de mécontentement mais m'exécute.

- Vu ton comportement, tu ne prends pas bien ce qu'il t'a dit, commence-t-il. Mais tu sais il n'y peut rien, et puis tu l'aimes comme il est malgré son passé. Après tout ta grand-mère a bien su m'accepter puis Jasper et moi sommes par...

- Stop ! Le coupais-je perdu. Mais de quoi parles-tu ? Jasper ne m'a rien dit du tout !

Je me lève et me dirige vers la sortie sans faire attention à grandpère qui marmonne des mots que je ne comprends pas.

- Et je ne veux plus jamais entendre parler de lui !

- Tu fais une erreur ma chérie.

Mais je ne l'écoute déjà plus.

Les jours qui suivent, j'ai repris ma routine avant qu'il ne débarque dans ma vie, tout est comme avant...

Menteuse.

Je me mens, je le sais et mes grands-parents aussi mais ils ne me disent rien. Il me manque tellement, et bien sûr je m'en veux de ce que je lui ai dit, mais j'hésite à aller le voir. Après tout il peut être aussi buté que moi et venir ramper à ses pieds n'est pas mon style même si je risque d'en souffrir, un peu plus.

- Ma chérie ?

- Oui grand-mère ? Demandais-je levant la tête de mon oreiller.

- Ça va mieux ? Tu n'as plus mal au ventre ?

- C'est moins pire.

- Tes nausées ?

- Mieux, sûrement le stress des examens.

- Bien, dit-elle rassurée, une main sur mon front.

Elle me sourit tendrement.

- Je t'aime grand-mère.

- Moi aussi ma chérie, plus que tout.

Ma grand-mère s'allonge à côté de moi.

- Pourquoi l'avoir rejeté ? Tu l'aimes autant que j'aime Charles.

Je réfléchis quelques secondes mais étant honnête avec moi-même, je n'ai pas d'excuses, je me suis juste comporté comme une sale gosse colérique, ce que je suis depuis un certain temps.

- Je ne sais pas, et l'excuse : je suis sur les nerfs, n'est pas correct pour lui et moi.

- Pourquoi tu ne vas pas le voir avant qu'il ne soit trop tard. Parce que si tu n'y vas pas, tu le regretteras toute ta vie. J'ai eu moi aussi, un choix à faire et je l'ai choisi lui.

- Tu as regretté ton choix ?

- Jamais, surtout quand ta mère est née et que tu as pointé le bout de nez même si ta mère nous a quittés quelques temps plus tard. Jamais je ne voudrai retourner en arrière pour changer quoi que ce soit.

- Comment tu as sur que tu le voulais lui ? Après tout, tu étais jeune, qui sait ce qui peut nous arriver dans la vie.

- Charles et Jasper sont différents. Même si tu ne sais pas pourquoi - et non ce n'est pas à moi de te le dire - c'est LUI et personne d'autre.

- Soit tu deviens sénile à nous croire dans un conte de fée soit tu...

- Dis vrai. Et au fond de toi, tu le sais. Il faut juste que tu ouvres les yeux.

Grand-mère m'embrasse sur le front et me laisse. Quelques heures plus tard, après m'être retourné le cerveau, je me dirige vers l'appartement de Jasper.

Dans le couloir je croise une jeune femme qui me regarde amusée. Elle murmure même :

- Intéressant.

- Vous m'avez parlé ? Lui demandais-je.

La femme qui a une aura mystérieuse s'arrête et m'observe. Je me sens gênée par son examen.

- Mademoiselle ? L'appelais-je.

Elle me sourit mystérieusement.

- J'aime avoir raison, dit-elle pour elle-même avant de reprendre sa marche, m'ignorant royalement.

Je suis complètement perdue mais Jasper, toujours dans mes pensées, me remet les pieds sur terre. C'est décidée, que je frappe à la porte de son appartement.

Pas de réponse.

Je recommence.

Toujours rien.

Tant pis, j'ouvre la porte.

- Jasper.

Silence. Après un rapide tour de l'appartement, je me rends compte qu'il n'est plus là, comme ses affaires. L'appartement est comme neuf.

Je me laisse tomber lourdement sur le canapé et m'autorise à pleurer. C'est ce qu'on appelle un retour de bâton.


- Je voudrais partir une année.

- Où ça ? Me demande grand-mère inquiète.

- Voyager, j'en ai envie.

- Bien, si c'est ce que tu veux.

- Quand pars-tu ? Me demande grand-père.

- Dans quelques jours, je pars faire le tour des Etats-Unis.


Malheureusement, mon voyage est écourté par un appel des urgences. Ma grand-mère a eu un accident, une voiture l'a percutée.

C'est pour ça que je cours comme une malade dans les couloirs.

- Grand-père ? Comment va grand-mère ?

- Pas très bien, il lui faut une transfusion. Tu as le même sang qu'elle.

- Et bien prends-le.

Nous trouvons un médecin qui me prélève du sang. On attend avec impatience les résultats de grand-mère.

- Je ne te l'ai pas dit ma petite Bella, mais tu rayonnes.

- Tu parles j'ai grossi et je mange tout le temps.

- C'est le voyage.

- Monsieur ? Mademoiselle ?

- Oui ?

On se lève ensemble.

- Nous ne pouvons pas utiliser votre sang, mademoiselle, explique le médecin.

- Pourquoi ?

Je ne me drogue pas, ne bois pas, ne fume pas...

- Vous êtes enceinte.

- Hein ?

- Vous avez eu des vomissements ? Étourdissements ? Nausées ? Prise de poids ? Faim à n'importe quelle heure ?

- Oui, dis-je doucement.

- Je crois que nous avons trouvé pourquoi tu as grossi, me dit grand-père.

- Mais ne vous en faites pas, nous rassure le médecin, nous avons trouvé du sang. Par contre votre femme, monsieur, son état est grave.

- Êtes-vous en train de me dire que ma femme ne va pas s'en sortir ?

Il n'a pas besoin de mots pour nous faire comprendre la triste vérité. Mes larmes coulent à l'unisson avec celles de grand père. Je le prends dans mes bras.

- Je ne pourrai pas vivre sans elle, dit-il pour lui-même mais je l'entends.

Il est sérieux. Je l'ai toujours entendu dire qu'ils ne faisaient qu'un. Finalement, je vis peut-être dans un conte de fée...

- Allons la voir, lui dis-je toujours en pleurant.

- Ma chérie, dit faiblement grand-mère.

Je me remets à pleurer.

- Tu es magnifique ma chérie.

- Ouais, à ce qu'il parait je suis enceinte, lâchais-je.

Grand-mère pouffe de rire mais grimace rapidement. Son mari vient la prendre dans ses bras.

Il va falloir que je me prépare à les perdre tous les deux.

- C'est Jasper ?

Je n'y avais pas pensé sur le coup. J'ai vraiment l'art de me mettre dans la merde.

- Viens dans mes bras.

Même si elle est blessée, je pars dans ses bras protecteurs.

- Je m'en veux grand-mère, pour tout.

- Je sais mon ange, mais ne te brime pas. La vie est ainsi faite.

- Je l'aime, sanglotais-je. Et je l'ai perdu. Tout est ma faute, dis-je en posant une main sur mon ventre.

Mes grands-parents posent leurs mains sur la mienne qui est toujours sur mon ventre.

- Ma chérie, tu dois suivre ton cœur. Retrouve-le.


A suivre...

Retrouvailles ou pas au prochain chapitre ?

Bisous

25

Beta Zazalo

PDV BELLA

- Viens dans mes bras.

Même si elle est blessée, je pars dans ses bras protecteurs.

- Je m'en veux grand-mère, pour tout.

- Je sais mon ange, mais ne te brime pas. La vie est ainsi faite.

- Je l'aime, sanglotais-je. Et je l'ai perdu. Tout est ma faute, dis-je en posant une main sur mon ventre.

Mes grands-parents posent leurs mains sur la mienne qui est toujours sur mon ventre.

- Ma chérie, tu dois suivre ton cœur. Retrouve-le.

PDV JASPER

J'avais dit que je partais à sa recherche mais la sorcière était puissante et me bloquait dans mes recherches.

Je me demandais aussi pourquoi elle m'avait envoyé chez Peter. Elle ne faisait rien par hasard et la raison me retournait le cerveau. Je regrettais de ne plus pouvoir dormir, au moins cela me permettait de mettre mon cerveau en pause et avec ma tigresse j'en avais besoin...

Du coup, cela fait quelques mois que je tourne en rond. Le point positif, j'ai repris mes habitudes de vampire, pourtant je me sens différent, mon vœu m'a complètement changé. J'ai fait la part entre ma partie vampire et ma partie humaine, je me sens serein enfin presque.

- Un petit voyage au bord de mer ça te dit ?

- Tu es malade, grognais-je.

Peter se plante devant moi et croise les bras en grognant à moitié. Je hausse un sourcil, moi aussi je peux grogner.

- Tu n'as pas envie d'aller faire un tour à Newport Beach ?

Je ferme les yeux et soupire. Jusqu'à présent, il y avait quelque chose en moi qui m'empêchait de penser à cette ville, et encore plus d'y retourner. Mais là, je ne ressens rien, comme si la barrière était partie.

Sans répondre à mon ami, je me mets à courir en direction de la Californie. J'entends Peter rire et me rejoindre.

On attend la nuit avant de se promener en ville. Bien sûr, on se dirige vers la maison des grands-parents de Bella.

On frappe à la porte en sachant pertinemment qu'il n'y a personne à l'intérieur.

- Ils sont peut-être partis dîner quelque part ? Propose Peter.

- Mouais.

On fait demi-tour.

- Je peux vous aider ? Nous demande un voisin.

- Nous sommes venus rendre vite à Bella, expliquais-je.

- Oh, dit-elle triste. Bella n'habite plus ici.

Je ne réponds rien, choqué. Bella n'aurait jamais quitté cette maison. C'était celle de sa mère, elle m'avait confié que c'était le meilleur endroit pour elle.

- Et ses grands-parents ? Demande Peter. Avez-vous l'adresse de Bella ?

Une vague de tristesse submerge la dame.

- Bella est partie sans donner d'adresse à personne. Quand à Charles et Éloïse ils sont au cimetière.

- Pardon ? Grognais-je.

La dame recule, apeurée.

- Ils sont morts il y a un mois maintenant. A quelques jours d'écart.

Je suis parti il y a 5 mois, Bella est partie et ses grands-parents sont morts. Ma pauvre Tigresse doit se sentir seule. Mon vampire veut sortir pour retourner le pays et retrouver sa moitié pour la prendre dans ses bras et la consoler.

- Major ?

Je reviens à moi et grogne encore sur mon ami.

- Ça va ?

- Non, grognais-je.

- Je te dirais bien que tu l'as voulu mais ma tête est bien sur mes épaules, dit-il en s'éloignant un peu de moi.

Je pensais que mon retour ici me donnerait des réponses mais je suis encore plus perdu. Est-ce pour cela que j'ai pu revenir ici ? A cause du départ de Bella ?

La sorcière va me rendre folle.

- Bella t'avait-elle parlé d'un endroit qui lui plaisait ?

Je vais pour répondre mais le téléphone de Peter sonne.

- Ouais ? Grogne-t-il dans le combiné.

Je reconnais la voix. Il ne manquait plus que cela...

- Et si j'ai pas envie ? Dit-il moqueur.

- Passe-moi Jasper ! Dit-elle de sa voix aigüe.

Peter et moi grimaçons, mais je prends quand même le téléphone.

- Que veux-tu Alice ?

- Oh Jasper, je suis si contente de t'entendre, ça faisait tellement longtemps ! Tu m'as manqué !

- Comment as-tu eu le numéro de Peter ?

- Mes visions Jasper chéri ! Alors quand reviens-tu vers ta famille ?

Je me retiens de lui dire que les Cullen ne sont plus ma famille, Peter et Bella le sont... Mais je ne veux pas me battre et apparemment Alice m'a vu avec elle.

- Où êtes-vous ? Soupirais-je.

Je recule le combiné quand elle pousse un cri de joie. Mon dieu, elle ne s'est pas calmée.

- Dans le Maine.

On a prévu d'aller de l'autre côté du pays ? Faut croire vu qu'elle l'a vu... Merde, elle est flippante.

- Et arrive avant Juillet !

Je comprends mieux... Peter hausse les épaules entre l'amusement et le fatalisme.

- Bien, Peter et moi venons vous voir.

- Trop bien, glousse-t-elle. Je suis contente de te revoir, dit-elle charmeuse.

Elle me fatigue déjà...

- On est à Rockland.

Il n'y a pas à dire, Les Cullen sont forts pour trouver des endroits perdus... Je vais pour raccrocher mais Alice ouvre la bouche.

- Tu sais, Peter n'est pas obligé de nous rejoindre...

Quelle garce... Peter grogne mais je le calme, un sourire en coin sur les lèvres.

- Pourquoi ? Demandais-je innocemment.

- C'est évident, voyons !

- Pas pour moi...

Je sais pertinemment où elle veut en venir mais je vais la calmer. C'est méchant mais je suis en manque de ma tigresse et j'ai besoin de me défouler.

- Bien, pour nos retrouvailles intimes ! Je n'aime pas avoir des spectateurs !

Et qu'est-ce que c'est chiant, déjà que ce n'était pas génial au lit, surtout depuis que j'ai découvert le corps de ma Bella...

- Retrouvailles intimes ? Tu veux parler de sexe ?

Peter se retient de rire et moi je souris comme un idiot.

- Oui, oui ça !

Elle n'est pas foutu de dire « Sexe »...

- Il n'y aura pas de sexe entre toi et moi Alice. Je ne veux pas que l'on reprenne notre...Relation.

- Ouais, fini de jouer au petit chien-chien, rajoute Peter.

- Pourquoi ?

- Parce que je ne le veux pas, expliquais-je.

Elle veut que je lui dise quoi d'autre ?

- Mais moi je veux !

Elle fait un caprice là ? Vu la tête de mon ami, oui.

- On n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie ! Grognais-je avant de raccrocher.

Une fois ma colère passée, on se met à rire.


Finalement on rejoint les Cullen beaucoup plus tard au mois de novembre. Bien sûr Peter m'a suivi. « Hors de question que je te laisse avec cette folle » avait-il dit.

Nous avons cherché Bella pendant notre chemin. Rien à part une petite piste qui remontait au mois d'octobre de l'année passée quand elle voyageait mais elle retournait à Newport... Je commence à déprimer sérieusement mais à chaque fois Peter me remonte et me promet qu'on va la retrouver. Son don le lui dit. Rien n'est perdu selon lui. Je sais que je peux y croire mais la désillusion me fait peur.

Alice a vite compris qu'il ne se passerait rien entre nous, du coup elle est plus agréable, moins chiante même si il y a toujours ses émotions et quelques sous-entendus mais je fais avec. Les autres sont eux-mêmes. Ils ont eu du mal avec mon nouveau régime mais ils s'y sont faits et puis ce n'est pas comme s'ils avaient le choix. Mais Carlisle ne serait pas lui s'il n'avait pas essayé de me faire revenir à son régime... Ma résolution étant en béton, personne ne m'a fait céder.

Une fois cela mis de côté, c'est est assez sympa de passer du temps avec eux. Je ne fais plus partie de leur famille comme avant, du coup, je me sens moins oppressé, plus libre de mes mouvements.

Néanmoins nous n'avons pas envie de nous éterniser avec eux sauf que le don de Peter l'a titillé et nous sommes restés.

Cela fait un an et quelques mois que nous sommes dans cette ville (Elle existe vraiment allez voir sur Google!), et je ne comprends pas ce qu'on fout ici... Sauf que je ne sais pas où la trouver. Elle peut être partout mais Peter insiste.

Après une dispute sur sa connerie de don, on part faire un tour en ville.

- Allez, on va part là ! Sourit Peter.

- Pourquoi ?

- Pourquoi pas !

- Ton don ?

- Ouais, ce truc me le dit, sourit-il toujours comme un idiot.

- Et ton sourire ?

- Je sens qu'il va se passer quelque chose.

Je hausse les épaules et continue mon chemin en silence. Après tout, m'énerver ne changera rien.

- Viens, on s'assoie !

- Si tu veux, soupirai-je.

Peter se tortille sur le banc et regarde en face de lui, la sortie d'une garderie.

- Je peux savoir ce qu'on fait là ?

- Je ne sais pas Major !

- Tu es taré !

- Et ! Ce n'est pas moi qui aie fait le vœu de redevenir humain une année alors niveau crétinerie...

Je souris amusé et lui mets un coup de coude. Il n'est pas mon meilleur ami pour rien. Mon sourire tombe rapidement pour tomber sur une silhouette très familière. Ma tigresse est à quelques mètres de moi, toujours aussi parfaite avec un petit air sauvage qui lui va tellement bien.

- Va la voir.

Mon corps refuse de bouger, mes yeux ne la quittent pas. Elle entre dans la garderie pour ressortir quelques minutes plus tard avec un enfant dans ses bras.

Hein ? Non mais c'est quoi ce bordel ?

Je retourne le pays pour elle pour qu'au final, je la retrouve avec l'enfant d'un autre ? Je vais pour me lever et partir loin d'elle. Pourquoi irais-je la voir et chambouler sa vie ? En admettant que j'ai compté pour elle. Pourtant j'avais cru qu'elle et moi...

Je me secoue la tête, c'est MA compagne, elle ne peut pas m'avoir oublié... Pourtant en voyant l'enfant avec elle...

Je préfère quand même faire demi-tour et partir.

- Sors tes putains de pensées mauvaises de la tête, grogne Peter.

- Comment tu le sais ?

- Tu projettes... Et puis regarde le gamin.

- Quoi ?

Ma tigresse discute rapidement avec une autre femme, le visage de son enfant tourné vers nous.

- Le bébé a tes yeux et ton sourire, sourit-il quand le bébé regarde dans notre direction.

Une vague de bonheur traverse mon corps. Mon enfant ? Impossible.

- Descend de ton nuage, Major ! Sourit Peter en me tapant sur l'épaule. Va la voir, maintenant.

Sauf que je n'ai pas vraiment le temps de faire le moindre geste que Bella monte dans la limousine.

- A la maison, dit-elle au chauffeur.

- Bien mademoiselle.

Au moins elle n'est pas mariée.

- Oui mon ange, on va voir Kyle...

On l'entend embrasser son bébé. Mais surtout, qui est ce Kyle ?

- Viens on rentre. On revient demain !

Je sais maintenant pourquoi la sorcière m'a envoyé à Peter, à cause de son don qui nous a menés - par des chemins détournés - à ma tigresse et à son - mon- enfant.


A suivre...

Alors ce chapitre ?

Un garçon ou une fille ?

Prochain chapitre tant attendu : les retrouvailles !

A bientôt

Bisous bisous

26

Un dernier chapitre avec le PDV de Bella, ensuite on reprendra uniquement avec Jasper.

Beta Zazalo

PDV JASPER

- A la maison, dit-elle au chauffeur.

- Bien mademoiselle.

Au moins elle n'est pas mariée.

- Oui mon ange, on va voir Kyle...

On l'entend embrasser son bébé. Mais surtout, qui est ce Kyle ?

- Viens on rentre. On revient demain !

Je sais maintenant pourquoi la sorcière m'a envoyé à Peter, à cause de son don qui nous a menés - par des chemins détournés - à ma tigresse et à son - mon- enfant.

PDV BELLA

- Mademoiselle, nous sommes arrivés.

- Hein ?

Je regarde le chauffeur qui a ouvert la porte.

- Désolée, j'étais dans mes pensées.

Je détache mon trésor et sors de la voiture sans vraiment faire attention à ce que je fais.

- Vous n'avez pas à vous excuser Mademoiselle.

A chaque fois, je le fais, je ne peux pas m'en empêcher. Ce n'est pas moi tout ça, tout ce luxe, la limousine, le manoir, ses cadeaux onéreux, même si mon collier est magnifique. La simplicité me manque, Jasper me manque, sa simple présence me manque, ses bras, ses sourires, même ses déconnections, sa maladresse uniquement avec moi.

Bref, tout me manque mais il est parti, en grosse partie à cause de moi, je suis honnête, j'étais une putain de garce et j'en paye le prix.

Le majordome m'ouvre la porte. Mon bébé gazouille, souriante.

- Tu es contente d'être de retour à la maison mon bébé ?

Mon trésor me sourit, le même que son père. Je suis vraiment heureuse de l'avoir même si pendant ma grossesse cela a été dur. Dieu merci j'ai croisé la route de Kyle, il m'a sauvé.

- Et toi ? Me murmure Kyle à l'oreille avant de m'embrasser dans le cou.

- Pourquoi ne le serais-je pas ? Demandais-je étonnée.

- Tu as l'air triste et encore dans tes pensées.

Il se place devant moi, son pouce caressant ma joue. Je penche la tête pour chercher plus de contact.

- Je me suis senti observée à la sortie de la garderie.

Kyle redevient sérieux. Je connais cette tête.

- Tu auras un garde du corps.

- Non Kyle, ce n'est pas utile.

- Si, dit-il ferme.

- Non, dis-je sur le même ton.

Je le fusille du regard, il cède.

- Très bien mais sois prudente. Vous m'êtes précieuses toute les deux.

Et tu l'es pour moi, sauf que je ne lui ai jamais vraiment dit, je lui montre mon affection par des gestes. Je ne peux pas me comporter comme je le faisais avec Jasper, j'ai essayé mais j'ai l'impression de trahir mon beau blond.

Je me colle contre son torse toujours mon bébé dans mes bras. La main de Kyle vient caresser la tête de mon bébé.

- Je voulais te demander si tu avais des nouvelles mais vu ton air morose, je doute que non.

Régulièrement il me demande si j'ai des nouvelles de Jasper.

- C'est que tu veux me pousser dans ses bras ? Demandais-je amusée.

- Tu sais bien que non, mais il loupe les moments avec sa fille. Qui pourrait rester loin de ses beaux yeux ?

- Quelqu'un qui ne le sait pas, dis-je légèrement désagréable.

Je sais que ça peut paraitre innocent mais il n'aime pas Jasper, ne comprenant pas son comportement d'être parti sans donner aucune nouvelle. Moi, ça ne m'étonne qu'à moitié, il a toujours été mystérieux, comme s'il me cachait quelque chose. J'ai été brisée après son départ mais j'avais tendu le bâton.

Plus les années avançaient moins je devenais agréable pour les autres, le peu de personne qui m'approchait fuyait en se rendant compte que je n'étais pas des plus agréables, mais Jasper s'est accroché à moi, j'en ai fait de même. Qui ne l'appréciait pas au lycée, même s'il passait la majeure partie de son temps avec moi. Il attirait les autres, c'était le centre de gravité du lycée.

Mais comme toutes les personnes de mon entourage, il est parti. Maman a commencé, mon géniteur a suivi, les quelques personnes de mon lycée - uniquement pendant la 1ère année, après ils ont abandonné - Jasper a suivi puis mes grands-parents. Il ne manque plus que Kyle parte avec mon trésor.

Mon bébé me sort de mes pensées.

- Tu as faim mon trésor ?

Bien sûr elle ne me répond pas vraiment, 2 ans est un peu tôt pour parler correctement. Kyle m'embrasse sur la bouche avant de retourner à ses papiers.

- Ne travaille pas trop ! Lui dis-je amusée.

- On échange si tu veux ! Rigole-t-il.

Je lui tire la langue avant de partir vers la cuisine. Après la mort de mes grands-parents, je me suis occupée des formalités et j'ai quitté la maison, trop de souvenirs heureux et douloureux. Bien sur mon voyage n'a pas pu reprendre. Il fallait que je me trouve un endroit où je pourrai vivre tranquillement. J'ai donc quitté la Californie pour le Maine. Là j'ai rencontré Kyle le jour où j'ai accouché. J'étais assise sur un banc, les balades nous faisaient du bien, à toutes les deux. Mais ce jour-là, bébé avait décidé de sortir. J'ai perdu les eaux entre deux arbres.

Kyle se promenait et m'a vu allongée à cet endroit. Grâce à lui j'ai pu accoucher dans un hôpital. Depuis nous ne sommes plus quittés. Je l'apprécie énormément, mais je ne l'aime pas. Lui non plus, on profite l'un de l'autre. Il en aime une autre qui - ironie du sort - est, elle aussi partie voyager.

Quelques jours plus tard, j'ai ramené mon trésor à la garderie. Kyle m'a ordonné de l'emmener au moins 4 jours par semaine, pour couper le cordon, s'était-il moqué.

Comme à chaque fois, je viens chercher ma fille. Étant un peu en avance, je m'appuie contre la limousine et patiente.

J'ai encore cette sensation d'être observée. Je tourne la tête de tous les côtés mais personne. Il y a juste un homme avec des lunettes de soleil sur le nez qui est assis assez loin. Je retourne à ma contemplation du portail de la garderie.

Mon cerveau tourne à plein régime, la silhouette de l'homme me dit quelque chose. Brusquement je retourne la tête et le dévisage.

C'est mon cerveau ou mes rêves mais je trouve qu'il ressemble à mon Jasper. Malgré ses Ray-Ban sur le nez, il regarde dans ma direction, enfin je suppose.

Le portail s'ouvre me faisant sortir rapidement de ma contemplation. Je me dépêche de récupérer ma fille. Mon cerveau me joue des tours. Cela ne peut pas être lui.

En sortant, l'homme de tout à l'heure est appuyé contre la limousine.

- Bonjour Bella.

Je mets quelques secondes avant de percuter qui se trouve en face de moi. Sa voix a changé, sa peau a l'air plus clair, sa façon de se tenir est aussi différente.

Je resserre l'emprise sur ma fille.

- Bon... Bonjour Jasper, couinais-je.

Il me sourit en coin, mes jambes ne vont pas tenir s'il continue comme ça.

- Que fais-tu là ? Couinais-je encore.

Et dire qu'avant c'était moi qui étais pleine d'assurance. Ah oui, elle est devenue maman et a perdu toutes les personnes proches.

Il met quelques secondes avant de me répondre.

- Tu es toujours aussi belle, me dit-il de sa voix envoutante.

- Que veux-tu ?

C'est la phrase la plus intelligente que j'ai trouvée à dire.

- C'est ta fille ? Me demande-t-il.

Je me tourne vers mon trésor qui me sourit, inconsciente que son avenir se joue en ce moment. Je prends sa petite main qu'elle me tend.

- Oui, dis-je heureuse.

- Elle est très belle, commente-t-il à quelques centimètres de nous.

Pourquoi je ne l'ai pas vu arriver ? Mon trésor sourit à Jasper et tend son autre main vers lui. Il ne fait aucun geste pour la toucher, quelque part je suis rassurée, elle est encore complètement à moi. Mon bébé grimace et grogne. Apparemment elle veut son papa.

Alors qu'il détaille sa fille, mes yeux profitent du paysage, je ne loupe pas un seul centimètre carré de sa peau si parfaite.

Il se met à sourire devant mon trésor qui grimace devant lui. Jasper se met à sourire en coin.

- Elle a ton sourire, lâchais-je malgré moi.

Sa tête se relève très - trop - rapidement.

- Et mes yeux, rajoute-t-il. Enfin...

J'attends la suite de sa phrase mais rien ne vient. Encore un mystère pour Jasper Whitlock. Nous restons en silence quelques minutes à nous fixer, malgré ses lunettes vissées sur son nez.

- Peut-on aller discuter ailleurs ? Les gens commencent à parler.

Mon cœur me dit de courir vers lui mais ma raison m'en empêche. Je ne peux pas tout oublier en quelques secondes. Son départ a été si précipité, mais encore une fois, c'est aussi de ma faute.

- Non. Pas ce soir, Kyle et moi sortons, je ne peux pas rentrer tard.

Il semble déçu mais se reprend vite.

- Tu as quelqu'un pour garder no... Ta fille ?

- Oui, dis-je incertaine.

Voulait-il s'en occuper ? Je ne sais pas vraiment quoi penser de son comportement. C'est dur de revoir son ex et d'apprendre qu'elle a enfant de lui.

- Bien...

Je m'avance vers la limousine.

- Pourrons-nous revoir ?

J'ai envie de lui dire que je ne sais pas, étant trop perdue mais je ne suis pas complètement égoïste. Il a le droit de voir sa fille.

- Oui, dis-je d'une petite voix sans le regarder avant de fuir dans la limousine.

Au moment où je veux fermer la porte, il la retient.

- Je suis content de t'avoir retrouvée, dit-il sincère.

Mon cœur s'accélère, moi aussi je le suis mais je ne dis rien même si c'est LUI en face de moi. Je me suis refermée sur moi-même depuis tout ce temps, je doute que ça va être facile de redevenir la moi du lycée. Puis ai-je envie de retrouver Bella la tigresse ? Peut-être pas, je ne sais pas, je suis perdue.

Il commence à refermer la porte mais la ré- ouvre.

- Quoi ? Couinais-je.

- Comment s'appelle notre fille ?

- Eden.


A suivre...

Alors leurs retrouvailles ?

Le lemon torride pour plus tard lol

Bisous

27

Beta Zazalo

PDV BELLA

- Je suis content de t'avoir retrouvée, dit-il sincère.

Mon cœur s'accélère, moi aussi je le suis mais je ne dis rien même si c'est LUI en face de moi. Je me suis refermée sur moi-même depuis tout ce temps, je doute que ça va être facile de redevenir la moi du lycée. Puis ai-je envie de retrouver Bella la tigresse ? Peut-être pas, je ne sais pas, je suis perdue.

Il commence à refermer la porte mais la ré-ouvre.

- Quoi ? Couinais-je.

- Comment s'appelle notre fille ?

- Eden.

PDV JASPER

C'est un joli prénom. Mais je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que la limousine part. Je peux l'entendre souffler de soulagement.

- Je vous remercie, dit-elle au chauffeur.

- De rein Mademoiselle, je vous ai sentie gênée.

- Ouais, soupire-t-elle.

Je veux entendre la suite, alors discrètement je suis la voiture, je remercie les arbres et tout autre cachette.

- Sans vouloir être indiscret, vous le connaissez ?

- Il est une partie douloureuse de mon passé mais aussi une grosse partie heureuse, explique-t-elle.

Le chauffeur ne dit rien. Il sort rapidement de la petite ville, je peux courir plus tranquillement. Quelques minutes plus tard ils arrivent devant un manoir vieux de quelques siècles. Je n'imaginais pas Bella vivre dans ce genre d'endroit, mais elle a surement changé vu son moyen de transport. Je n'ai pas non plus loupé le collier qui doit faire plusieurs Carats.

Un homme blond sort de la maison, paniqué.

- Tu es en retard, l'engueule-t-il alors que MA Bella sort de la limousine avec... Notre fille.

Je me mets à grogner très fort en m'empêchant d'aller arracher la tête de ce... Crétin de blond. Néanmoins je n'ai pas dû être trop discret vu que Bella tourne la tête dans ma direction mais avec ma rapidité elle ne me voit pas.

Ma Bella passe devant lui sans vraiment le voir et entre dans la maison. Je grimpe aux arbres pour voir ma Bella avec Eden. C'est un beau prénom, je suis contente qu'elle l'ait choisi.

Je reçois un SMS de Peter.

« Appelle ce numéro 555-9875 dans 10 minutes et dis que tu peux être là dans quelques minutes. La voyante est utile parfois. »

Je me retiens de rigoler, amusé. Mon ami est taré mais je ne le changerais pas. Il sort de mes pensées pour retourner vers ma Bella qui s'occupe de sa fille. Quand nous étions ensemble, je n'avais pas un seul instant imaginé cet avenir-là. Ni elle ni moi ne nous voyons parents. Après tout je suis un vampire, et même humain je me doutais que j'allais redevenir ce que je suis. Il n'y a que la fin de notre histoire que je ne voyais pas comme ça. J'aurais aimé que Bella devienne vampire mais ça risque d'être compromis...

- Bella ? L'appelle le blond.

Elle se retourne et lui sourit.

- Oui ?

- La baby-sitter est malade.

- Oh, comme c'est dommage...

Je me marre tout seul accroché à ma branche d'arbre. C'est tellement faux ce qu'elle dit mais tellement elle.

- Et tu en es complètement attristée ? Sourit le blond.

- Bien sûr, s'offusque-t-elle amusée.

- Tu es une mauvaise comédienne.

Il s'approche d'elle et l'embrasse. Je grogne méchamment surtout quand ils se reculent pour s'allonger sur le canapé. Des envies de meurtre m'atteignent, le major en moi se manifeste mais je garde le contrôle, elle a le droit d'avoir sa vie et un... Amant.

Eden grogne dans son lit, mécontente de l'inattention de sa mère mais personne ne s'en occupe.

- Je peux rester là ? Demande Bella d'une petite voix.

Le blond soupire mi-amusé, mi-exaspéré.

- Tu ne veux pas y aller ou tu veux rester avec ta fille ? Lui demande-t-il en lui caressant la joue tendrement.

Je tuerais pour prendre sa place mais je me calme. C'est Bella qui m'arracherait la tête.

- Tu sais bien que je déteste ce genre de soirée mondaine. Tout cet étalage d'argent me met mal à l'aise.

Je le vois caresser le collier qu'elle a autour du cou.

- Mais j'aime ton cadeau. Il a une signification importante pour nous deux, ce qui est bien pour notre équilibre en tant que couple.

Pourquoi j'ai l'impression de ne rien comprendre ? On dirait qu'il se passe quelque chose de bizarre entre eux.

- La voix de la sagesse a parlé.

- Moi sage ? Rigole Bella. Ouais, j'aime bien l'idée...

J'aime ma tigresse mais de ce que je découvre, j'aime la nouvelle Bella, la maman Bella plus posée, j'espère qu'elle a toujours son sale caractère même s'il se retourne souvent contre moi.

- Va te préparer, tu vas être en retard, se moque Bella.

Le blond se recule du corps de ma compagne et sort de la pièce.

Bip Bip.

Message : « Appelle crétin. »

Je souris.

Bip Bip

Message : « Au lieu de mater la mère de ta fille. »

Après avoir ri, je téléphone à je ne sais qui.

- A moins que vous soyez Baby-sitter ce n'est pas la peine de me faire perdre mon temps.

Mon cerveau cogite très vite mais pourquoi j'entends en double ? Est-ce que Peter m'aurait refilé le numéro du copain de Bella ?

- Si cela vous convient, je peux être là dans quelques minutes, dis-je.

J'ai l'impression d'être un pantin mais Peter ne m'a jamais lâché même quand j'étais désagréable et soyons honnête, un vrai con.

- Dieu existe ! Très bien, je vous attends.

Il raccroche. Pas très poli ce jeune homme. J'ai 150 ans, alors ce petit blond peroxydé est beaucoup plus jeune.

- Bella, habille-toi, j'ai trouvé quelqu'un pour garder Eden.

Ma Bella qui a pris sa fille dans ses bras, grogne adorablement, son bébé en fait autant. Je souris devant la scène.

- Dieu me hait... dit-elle avant d'embrasser le nez d'Eden.

Elle repose sa fille dans son parc.

- A plus tard mon trésor, sois sage.

Je sors du parc par les arbres pour y revenir par le portail principal et sonner à la porte. Le chauffeur m'ouvre la porte et me regarde de travers.

- Mademoiselle Bella n'est pas disponible me dit-il impétueux.

Je me redresse et gonfle le torse en croisant les bras. Sa peur sort par tous les pores de sa peau. Un sourire prétentieux orne mes lèvres.

- Ah, vous avez fait vite.

Le blond s'approche de moi pendant que le chauffeur me laisse passer. Il me détaille de haut en bas dans son costume. Une tache de sang ferait défaut sur ses habits, non ?

- Vous ne ressemblez pas à quelqu'un qui garde des enfants.

Je hausse les épaules, indifférent.

- Je ne vous ai jamais vu dans le coin, dit-il suspicieux.

- Je suis arrivé il y a peu de temps en ville.

Au passage je lui envoie une légère dose de confiance.

- Vous n'êtes pas un peu vieux pour être baby-sitter ?

- Vous n'êtes pas un peu jeune pour avoir autant d'argent ?

Il sourit, nullement vexé.

- Pas faux.

Quelques secondes plus tard, Bella descend dans une splendide robe bleu ciel qui fait ressortir ses yeux bleus. Des talons vertigineux, quelques bijoux et les boucles d'oreilles que je lui avais offertes. Je souris prétentieux, en faisant attention à ne pas projeter. Elle tient dans sa main un baby phone.

- Bella, je te présente...

Il se tourne vers moi.

- Jasper, dis-je.

Ma tigresse relève brusquement la tête pour me fixer, j'ai toujours mes lunettes de soleil sur le nez. L'inconvénient des yeux rouges.

- Il va garder Eden ce soir.

- B... Bien, dit-elle la voix tremblante sans me quitter des yeux

- Ne t'en fais pas, tout va bien se passer.

Elle baisse les yeux vers le baby phone et se murmure à elle-même.

- Il a le droit de voir sa fille, ne dis rien Bella.

Personne d'autre que moi ne l'a entendu. Son stress m'atteint de plein fouet. Mon instinct m'ordonne de m'approcher de ma compagne et m'ordonne d'autres choses comme arracher sa robe et lui faire l'amour partout dans cette foutue baraque mais je fais taire mes instincts. Je lui prends simplement sa main libre.

- Ne vous en faites pas, je prendrai soin d'elle comme si elle était ma fille, dis-je le plus sincèrement possible en la fixant.

Son cœur s'accélère mais sa confiance en moi revient. Son regard vient même croiser le mien. Je retrouve avec bonheur la connexion que nous avions lorsque nous étions humains, un bien-être hors du commun traverse mon corps comme ma Bella. Sa gêne prend le dessus et brise notre moment.

Elle se détache de moi et rejoint le blond qui me regarde suspicieusement mais je n'y prête pas attention.

- Nous rentrerons tard, vous pouvez disposer de la chambre à droite d'Eden.

Je hoche la tête. Ils sortent rapidement mais je reste concentré sur ses émotions qui partent dans tous les sens.

- Jasper semble te plaire.

- Kyle... soupire Bella.

Mais il ne s'arrête pas.

- Je dis juste que tu oublies vite le père de TA fille...


A suivre...

Alors ce chapitre ?

28

Voilà le chapitre avec Jasper et sa fille. J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, j'espère qu'il va vous plaire !

Beta Zazalo

PDV JASPER

Sa gêne prend le dessus et brise notre moment.

Elle se détache de moi et rejoint le blond qui me regarde suspicieusement mais je n'y prête pas attention.

- Nous rentrons tard, vous pouvez disposer de la chambre à droite d'Eden.

Je hoche la tête. Ils sortent rapidement mais je reste concentré sur ses émotions qui partent dans tous les sens.

- Jasper semble te plaire.

- Kyle... soupire Bella.

Mais il ne s'arrête pas.

- Je dis juste que tu oublies vite le père de TA fille...

Le cœur de Bella s'accélère mais elle ne répond rien. Kyle lui dit autre chose mais je n'écoute plus, Eden qui avait surement dû s'endormir se réveille. Le plus rapidement possible je la rejoins sauf que je m'arrête à quelques mètres de son petit lit. Le doute s'infiltre en moi, si jamais je lui faisais peur ? Avec sa mère elle n'a rien dit mais avec un inconnu...

La colère monte en moi, je suis furieux contre la sorcière qui m'a empêché de voir mon bébé pendant tout ce temps, comme la grossesse de Bella. Je sais que les humains se plaignent à ce moment mais en tant que vampire c'est quelque chose de spécial surtout pour les femmes. Rose tuerait pour être à la place de Bella et avoir un enfant. Quand je l'ai annoncé au Cullen Rosalie a laissé exploser sa jalousie.

Eden montre son mécontentement en grognant. Je reporte mon attention sur elle qui me tend les bras. Prudemment je m'approche. Jusqu'à présent je n'avais pas fait attention à son odeur comme à celle de Bella, nous étions dehors, les odeurs sont atténuées mais même dans un endroit clos, je le supporte et quand bien même j'aurais envie de boire, la simple pensée que cet enfant est une partie de moi et de ma compagne me coupe toute soif.

Le bébé gazouille et me tend encore les bras mais je ne bouge pas, mes yeux détaillent le petit être-vivant qui finalement soupire et baisse les bras toujours en me fixant. On dirait qu'elle sent qu'il se passe quelque chose d'important. Pourtant il ne me semble pas que cela le soit...

A bien y réfléchir c'est notre 1er moment père-fille. C'est carrément flippant, j'ai 150 ans et je ne suis pas prêt à m'occuper de cette petite fille. Et Bella ? Elle non plus ne devait pas l'être pourtant elle l'a gardée et s'en est occupée. Les femmes sont bien plus courageuses que les hommes...

Eden me sourit.

- Euh... Salut, dis-je pathétiquement.

Eden continue de sourire et retend ses bras vers moi.

- Tu ne sais pas dans quelle situation tu te mets.

Elle ne bouge pas, ses petits doigts toujours dans ma direction.

- Ok...

Je prends mon courage à 4 mains et la prends dans mes bras. Elle semble contente et se tortille dans tous les sens. Je suis TRES mal à l'aise, j'ai l'air d'un parfait empoté avec elle dans mes bras. Je sens quelque chose de chaud sur ma joue, Eden part à la découverte de mon visage, au moins il y en a un de nous deux qui est à l'aise. Moi pour le coup, je n'ose plus bouger ni même respirer. Eden s'amuse à me pincer le nez en faisant des petits bruits de joie.

Doucement je décide d'aller m'asseoir sur le canapé et installe précautionneusement la petite sur mes genoux face à moi. Ses petits doigts chauds s'amusent avec mes lunettes que je n'ai toujours pas enlevées. Réflexe de vampire, je grogne assez doucement - en comparaison de ce que je peux faire - faisant arrêter tout geste à la petite chose fragile.

Je m'inquiète de lui avoir fait peur mais je ne ressens rien alors j'attends qu'elle pleure mais non mademoiselle fronce les sourcils et grogne à son tour. On dirait un petit chaton mais c'est foutrement adorable. Je me mets à rire comme le parfait idiot heureux que je suis. Eden fait comme moi et en profite pour me piquer mes lunettes. Aussi rusée que sa mère, la suite promet d'être intéressante. Je ne suis pas inquiet pour mes yeux, elle ne peut pas comprendre, j'espère seulement que sa mère aura les même réactions et surtout qu'elle ne partira pas en courant en emmenant la petite chose fragile.

Pendant mes divagations, Eden est retournée à son exploration, lunettes oubliées, qu'elle a jetées négligemment sur le canapé. La petite se met debout en tirant mon tee-shirt, mes mains la soutiennent sans vraiment la toucher, de peur de la briser, elle est si fragile.

Ma petite chose fragile, toujours accrochée à moi, rapproche son visage du mien, nos nez presque collés. Ses yeux sont rieurs, comme son sourire, elle semble s'amuser de ce qu'elle voit. La petite chipie tire mes cheveux mais bien sûr, je ne sens rien, il vaut mieux d'ailleurs parce que je ne réagis pas très bien lorsque la douleur m'assaillit. Le dernier à avoir réussi est mort, mes années de guerre ont laissé des traces indélébiles.

- Tu t'amuses bien ?

Ses yeux s'écarquillent quand je parle. Ai-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

- Tu aimes ma voix ?

Eden se met à sourire en rigolant un peu.

- Et toi, tu parles ?

Je ne suis pas doué avec les enfants, ça parle à un peu moins de 2 ans ?

Bien sûr elle ne me répond pas, et retourne tripoter mon visage, son nouveau jeu consiste à poser son index sur mon nez et à le reposer, cela l'a fait sourire.

Moi aussi je voudrais bien toucher la peau de son petit visage mais j'ai peur de lui faire mal alors je m'abstiens.

- Faim !!

C'est à mon tour d'écarquiller les yeux, Eden me regarde sérieuse. C'est un enfant surdouée ou quoi ?

Le plus doucement possible je la prends dans mes bras, elle enroule ses petits bras autour de mon cou. Avant de sortir de la chambre je vois un papier avec ce que je dois faire avec la petite. Bella est très précise, on voit qu'elle tient à sa fille. Je prends la liste, ma mémoire vampirique la connait par cœur mais mon stress brouille mon cerveau, j'ai la vie d'un bébé entre mes mains.... Non j'ai la vie de MA fille et bordel c'est vraiment précieux.

Je trouve rapidement la cuisine et je fais quoi maintenant ? Un biberon au lait et le plat est dans le four, il n'y a qu'à le réchauffer. Dès que je rentre chez moi, je construis un hôtel en hommage à Bella...

- Faim ! Grogne la petite.

- Tu as bien le caractère de ta mère toi ! Me moquais-je, mon index vient se poser doucement sur son nez. C'est la chose la plus douce que je n'ai jamais touchée.

La petite chose fragile fronce le nez, signe qu'elle boude, enfin j'imagine. Sa mère fait pareil... Pourquoi ça me fait sourire comme un con ? Le plat est rapidement chaud, je commence à installer Eden dans le siège pour enfant mais mademoiselle n'a pas l'air contente et se débat dans tous les sens, elle sort des mots incompréhensibles qui ressembles à des « non ».

De peur de lui faire mal et soyons honnête parce que je flippe complètement, je la reprends dans mes bras, la petite chipie se calme tout de suite et cache son visage dans mon cou. Je tourne le visage vers elle et l'embrasse sur le front.

STOP !

Retour en arrière, je l'ai embrassé et elle n'a pas de bleu et semble bien ? Je soupire soulagé. Rester près d'elle sans pouvoir la toucher ou me comporter normalement serait une vraie torture pour moi. Je ne suis peut-être pas au courant depuis longtemps pour mon nouveau statut de père mais j'aime déjà ce rôle et ça serait parfait si Bella revenait vers moi et pas avec l'autre crétin blond.

Lui donner à manger est aussi une épreuve, je bénis mon année humaine ou j'ai pu manger, cela m'aide à la nourrir sans lui en mettre partout... Ok on a été à égalité tous les deux...

Dieu merci le reste de la liste a l'air facile... Surtout après l'avoir nourrie ! J'ai réussi à lui brosser les dents en moins de 15 minutes.

Je suis peut être un bon vampire pour me battre mais pour m'occuper d'humains, je suis foutrement mauvais...

Avec la petite toujours dans mes bras, de toute façon elle ne veut pas me lâcher, je retourne dans la chambre pour la mettre en pyjama et la coucher.

- Allez Eden, laisse-toi faire, grognais-je doucement.

La déshabiller fut facile mais lui mettre son pyjama est bien sûr plus compliqué avec l'anguille qui rigole.

La petite se met à grogner à son tour. Comment je peux rester sérieux avec ce qu'elle fait ? Si Bella me laisse continuer de la voir, elle nous promet des heures dures... Et c'est le vampire que je suis qui parle... On est dans la merde...

C'est déloyal mais j'essaye de la calmer avec mon pouvoir, mais ça ne marche pas.

- Merde, grognais-je.

La petite me regarde émerveillée et essaye de répéter le même mot.

- Ah non bébé, ta mère va me tuer si tu répètes ça !

- Mam ! Dit-elle fière.

J'en profite pour lui passer les bras dans son pyjama et finir de l'habiller. J'essaye de la mettre dans son lit mais bien sur elle se met à hurler, mécontente. Je ne sais pas si je dois être déprimé par son caractère ou fier qu'elle veuille que je la garde dans mes bras.

- Tu as de la chance que je t'apprécie énormément petite chose fragile.

La petite remet son visage dans mon cou et baille. Sa petite main s'accroche à mon tee-shirt, son cœur ralentit doucement.

C'est perturbant d'être autant apprécié en tant que moi, le vampire sanguinaire, mais j'aime cela vu qu'elle est ma fille, une partie de moi et de Bella.

De peur qu'elle prenne froid je prends sa couverture pour l'enrouler autour de son corps. Même à moitié endormie, elle grogne quand je la détache légèrement de moi.

- Ne t'en fais pas petite chose fragile, tu restes avec moi, lui dis-je doucement.

Eden semble se calmer et s'endort pour de bon. Je reste debout pendant quelques temps mais cela pourrait paraitre bizarre s'ils reviennent, de me voir planter au milieu de la chambre alors je m'allonge sur le canapé, la petite endormie sur mon torse.

Je peux sûrement la mettre dans son lit mais avoir son petit corps chaud et sentir son cœur battre contre moi est un vrai bonheur. Autant profiter de ces moments, je ne sais pas quand j'en aurai d'autres avec elle. Quoi qu'il arrive par la suite, je respecterai le choix de Bella parce que je sais qu'elle fera le bon choix. Ma tigresse n'est pas mauvaise et puis qui a dit que j'allais la laisser partir ?

J'ai passé plus de 2 ans à la chercher, ce n'est pas pour repartir la queue entre les jambes.

Apaisé, je ferme les yeux. Mon cerveau part à la dérive à tel point que je ne les entends pas rentrer, c'est la main de Bella sur ma joue qui me ramène sur terre.


A suivre...

Alors ? Vous avez aimé ?

Bisous

29

Beta Zazalo

PDV JASPER

J'ai passé plus de 2 ans à la chercher, ce n'est pas pour repartir la queue entre les jambes.

Apaisé, je ferme les yeux mon cerveau part à la dérive à tel point que je les entends pas rentrer, c'est la main de Bella sur ma joue qui me ramène sur terre.

Je m'efforce de ne pas bouger ni même de faire de bruit digne d'un vampire, comme ronronner. Truc typique que l'on fait juste avec sa moitié... Ça enlève toute virilité mais si c'est pour montrer son affection, je veux bien ronronner comme un chat à l'oreille de Bella pour le reste de mon éternité. Dieu merci, Peter n'est pas là. Parce que sinon j'en prendrais pleins les oreilles pour quelques années.

Si je pensais que le toucher d'Eden était un bonheur, celui de ma compagne est parfait. Bien sûr, ce n'est pas la 1ère fois que nous avons un contact - sinon Eden ne serait pas là - mais nous étions humains tous les deux. Bella sort de la pièce et revient toujours sans faire de bruit.

Un clic résonne dans mes oreilles. Euh... Elle nous a pris en photo là ? Y a-t-il encore de l'espoir pour nous deux ? Pour ne pas sourire comme un idiot, je me concentre sur son odeur, pourquoi c'est salé ? Pleure-t-elle ?

- Bella ? L'appelle doucement Kyle.

Il est toujours là, lui ?

- Quoi ? Murmure-t-elle la voix tremblante, avec une pointe d'agression.

Je n'aime pas la sentir triste, mon corps veut la prendre dans ses bras et la garder heureuse loin de toutes ces personnes qui la font souffrir.

- Tu le connais ?

- Je vais me coucher, dit-elle précipitamment en se levant.

Ses pas sont stoppés sûrement par Kyle. Ne pas grogner, ne pas lui arracher la tête, ne pas en faire mon prochain repas...

- Bella, souffle-t-il triste. Je ne suis pas idiot, il n'y a qu'avec toi que ta fille se comporte comme ça.

- Que veux-tu que je te dise ? Lui demande-t-elle, lasse.

- Il est son père ?

Ce type est plus intelligent que je ne le pensais...

- Bonne nuit Kyle.

J'ose espérer qu'elle ne l'embrasse QUE sur la joue. Jalousie quand tu nous tiens. Kyle lui, ne bouge pas, je sens son regard sur nous, ses émotions ne montrent aucune animosité. Il est même heureux.

- J'espère que tu ne la feras pas souffrir Jasper, souffle-t-il pour lui-même avant de nous laisser.

L'aurais-je mal jugé ? Il veut le bonheur de Bella, mais ne l'aime-t-il pas ? C'est vrai que leur relation est bizarre, ils ne se comportent pas comme un couple. Mais ses émotions montrent qu'il est attaché à elle.

Bella revient nous voir et pose une couverture sur nos corps avant d'embrasser sa fille sur la tempe, jusque-là, ça ne m'étonne pas vraiment mais ce qu'elle va faire ensuite, oui. Elle fait pareil avec moi et caresse même ma joue.

- J'ai peur mais je suis contente que tu sois de retour Jasper, murmure-t-elle pas loin de mon visage.

Prise d'hésitation elle ne bouge plus avant d'être envahie par une dose de courage et de m'embrasser au coin des lèvres.

L'envie de tourner la tête à traverser mon corps mais cela n'aurait pas été correct pour elle alors j'ai juste savouré ses lèvres sur ma peau.

- Bonne nuit.

C'est dur mais finalement elle s'en va se coucher dans une chambre mais pas avec Kyle. Je crois ne jamais avoir autant souri.

Je passe la nuit à réfléchir sur le comportement de Bella et Kyle, ainsi que sur ma petite chose fragile.

0o0

- Faim ! Mam, faim !

La petite est réveillée et gigote sur moi, je ne peux pas en faire autant vu que Bella est entrée dans la chambre avec un biberon.

- Tu as bien dormir mon trésor ? Lui demande-t-elle doucement en la prenant dans ses bras.

- Voui.

- Jasper est un bon oreiller ?

La petite ne lui répond pas mais Bella rit doucement.

- Tu l'aimes bien ? Moi aussi mon trésor, moi aussi...

Je ne sais pas quand ouvrir les yeux, surtout avec mes yeux rouges... La petite a fini son biberon mais Bella ne bouge pas.

Je grogne comme un humain en gardant les yeux clos et m'étire. J'attrape mes lunettes qui sont sur la table basse et les visse sur mon nez avant de me redresser et d'ouvrir les yeux. Eden se met elle aussi à grogner, amusée ce qui fait sourire Bella.

- Bonjour.

- Salut, dit-elle plus timide. Tu as bien dormi ?

Je souris en coin.

- Et toi ? Éludais-je.

Ma tigresse détourne les yeux et se mord la lèvre. Est-ce du désir que je viens de sentir ?

- Tu veux rester pour le petit déjeuner ?

- Je n'ai pas très faim.

Un léger malaise s'installe entre nous. Je n'ai pas envie de partir, mais m'imposer si elle ne le veut pas n'est pas correct. J'en ai déjà assez fait... M'imposer est assez culotté alors rester encore plus longtemps n'est pas correct même si j'en meurs d'envie.

- Kyle est parti, dit-elle.

Je hausse un sourcil, toujours en la fixant. Ma Bella est gênée.

- Si c'est ça qui te dérange, rajoute-t-elle retrouvant son courage.

Ma tigresse regarde partout sauf dans ma direction, ce qui soyons honnête m'amuse beaucoup. Mon don ne me manquait pas quand j'étais humain, c'était aussi pour cela que j'avais fait ce vœu, faire le point avec moi-même. Je me rends compte que je suis content de l'avoir retrouvée. Ce break m'a fait du bien et m'a permis de me retrouver avec moi-même, j'en avais besoin. Maintenant tout est clair dans ma tête. Lui et moi avons fait la paix, si l'on peut s'exprimer ainsi. C'est vrai qu'avec lui, je suis différent plus sûr de moi, vu les choses que je sais à leur égard.

A bien y réfléchir, c'est mieux que je ne l'ai pas eu pendant mon année humaine, Bella n'aurait sûrement pas apprécié mon côté trop sûr de lui, le coté vampire. Là, j'étais comme les autres, mais différent vu mon passé. Je pense que Bella avait besoin de se sentir supérieure aux autres. Mais quand on la connait elle laisse tomber sa carapace, ce qui la rend plus désirable à mes yeux. Elle se montre elle-même pour peu de personnes, et je suis flatté de faire partie du peu de personne qui la voit telle qu'elle est. Un peu comme moi.

Aujourd'hui les rôles sont inversés, sa carapace est tombée, elle a besoin d'être protégée et je mettrai tout en œuvre pour le faire. Elle et Eden seront mes trésors que je protègerais quoi qu'il arrive.

- Je te remercie, mais je vais y aller, Peter d...

- Peter est là ? Me demande-t-elle heureuse.

Je la regarde sourire.

- Il me semble que la dernière fois que nous avions parlé de Peter tu voulais lui botter les fesses, dis-je souriant.

Ma Bella se met à rire, Eden fait pareil. C'est à mon tour de les prendre en photo sans qu'elle ne s'en rende compte. Merci ma vitesse vampirique.

- Les choses ont bien changées, dit-elle en regardant Eden qui sourit toujours.

Nous restons en silence quelques minutes.

- C'est là que tu es allé quand tu as quitté New Port ?

- Hmm, ouais.

Nous nous lançons sur un terrain glissant, je ne sais pas si c'est une bonne idée.

- C'est bien, dit-elle. Vous êtes très proche tous les deux, c'est bien de ne pas perdre ses amis de vue, me sourit-elle doucement.

- Je suis sûr qu'il sera heureux de te voir, ainsi qu'Eden, si tu le souhaites.

Elle acquiesce doucement. Eden me regarde et se tortille, je ne peux pas m'empêcher de lui rendre son sourire. Si ça continue comme ça, je vais devenir un papa gaga de sa progéniture.

- Je peux ? Lui demandais-je, gêné.

Eden n'attend pas la réponse de sa mère et descend de ses genoux pour venir se planter devant moi avec un regard sévère et tendre ses petits bras dans ma direction, bougeant ses doigts, impatiente. J'installe Eden confortablement sur mes genoux. La petite s'accroche à mon tee-shirt, sa joue sur mon torse. Je ne peux pas m'empêcher d'admirer ma fille qui est si belle. Certes tous les parents doivent le dire mais bordel ma petite chope fragile est magnifique.

Je ne vois pas Bella mais je sens son regard sur moi, ses émotions sont dans tous les sens mais c'est positif, seule une pointe de peur persiste.

Est-ce à ce moment que nous devons avoir cette discussion si sérieuse ?

- Tu...

- Tu...

Dans le genre cliché... Bella perd son courage.

- Viens, lui demandais-je de s'asseoir à côté de moi.

Ma tigresse s'assoit gênée. Elle se retient de se tortiller sur place. Ce n'est tellement pas elle d'être ainsi. Je lui prends la main et la fixe.

- Tu n'as pas à t'inquiéter, Bella, je ne vais pas partir avec ta fille loin de toi.

Bien sûr, pour ne pas perdre les bonnes habitudes, je la mets en colère. Ma tigresse se met debout, les points sur les hanches. Ça c'est elle, à partir au quart de tour.

- Tu es en train de me dire que tu ne veux pas de ta fille ? Me crie-t-elle dessus.

Je souris, amusé.

- Ma tigresse, le retour. Elle me fusille du regard mais mon sourire ne part pas.

Je lui reprends la main et l'oblige à se rasseoir.

- Je n'ai jamais dit ça... J'aime déjà Eden, je dis juste que...

Comment je lui explique la suite ?

- Que ? Dit-elle de nouveau amusée.

Je me masse la nuque.

- Alors Withlock ?

Je ne sais pas si elle s'en rend compte mais ses mimiques sont les mêmes qu'avant du coup cela me fait rire. Eden fait pareil.

- Je veux rester près de vous, avec vous. Ne doute jamais de ça.

- Qui me dit que tu ne vas pas repartir ?

C'est un coup bas.

- Désolée, je n'aurais pas dû dire ça. Ce n'est pas correct, dit-elle en baissant les yeux. Surtout que je n'ai pas été spécialement sympa...

- On a tous les deux nos torts. Alors on oublie le dernier mois de notre relation et on repart sur de bonnes bases, ok ?

- Ouais...

Je lui tourne le visage vers moi.

- Bella, je n'ai pas passé quasiment deux ans à retourner le pays pour te retrouver et ensuite partir en courant.

- Tu m'as autant cherchée ?

- Bien sûr, m'offusquais-je. Je n'ai pas aimé la façon dont nous nous sommes séparés et je veux réparer ça. Je ferai tout pour que tu reviennes dans ma vie Bella.

- Mam ! Sourit Eden.

Elle lui caresse la joue, ma tigresse est émue par mes paroles, enfin j'espère que c'est pour cela.

- Je n'attends pas que tu quittes tout du jour au lendemain, mais je te préviens Swan, je vais rester là.

Est-ce de la luxure que je ressens ? Si ma tigresse s'y met, je vais avoir du mal à me contenir. Le major se manifeste de plus en plus, j'arrive à le calmer et de toute façon, nous ne sommes pas seuls, je ne veux pas traumatiser ma petite chose fragile.

Bella redevient confiante, je me demande si elle ressent le lien qui nous unit.

Nous retournons dans un silence confortable. Eden est comme nous, calme, comme si elle comprenait ce qu'il se passait. Nous tenons chacun une de ses mains, la petite gazouille, heureuse.

- Tu ne trouves pas qu'elle peut être bizarre parfois ?

Ma tigresse se sent honteuse de dire cela, je lui envoie une pointe de confiance et de mon amour sans qu'elle ne s'en aperçoive vraiment.

- Comment ça ? Demandais-je.

- Elle est si... Calme, parfois, j'ai l'impression que ses émotions reflètent les miennes.

- Juste avec toi, ou ça marche aussi avec Kyle ?

Je grogne le dernier mot sans vraiment le vouloir, le major ne l'aime pas. Eden me regarde et grogne à son tour. Je regarde Bella, inquiet mais elle sourit.

- Jusqu'à présent, elle ne le faisait qu'avec moi. Tu crois que c'est normal ? Demande-t-elle inquiète.

- Certaines personnes ont des dons, elle en a sûrement un, la rassurais-je.

- Je ne veux pas que ma fille soit un monstre.

- Elle ne sera pas un monstre, Bella, elle sera juste atypique, comme sa mère.

- Et comme son père...

- Moi ?

- Oui, toi idiot, qui d'autre ?

Je ne vois pas pourquoi elle dit cela. Certes, j'ai dû transmettre mon don à ma fille mais ça elle ne le sait pas.

- C'est vrai, au lycée, tu étais le joueur populaire par excellence qui sort avec la teigne mais tu restes quand même apprécié de tous... C'est resté un vrai mystère pour moi. A moins qu'ils ne soient tous stupides ?

- Stupides de m'apprécier ?

Bella va pour répondre mais je la coupe.

- Ouais, je suis d'accord avec toi, ce sont des crétins.

On se sourit, heureux d'avoir retrouvé notre complicité.

C'est Kyle qui coupe notre moment et me fait comprendre que je le dérange. Il est déjà rentré et je ne l'ai pas entendu revenir... J'embrasse Bella sur la joue ainsi qu'Eden qui devient ronchon et les laisse.

- Tu as intérêt à revenir Withlock ! Me sourit-elle.

- Tu ne vas pas te débarrasser de moi comme ça, Swan.

Je m'en vais tranquillement, tout simplement heureux. Je vais acheter un foutu cadeau à Peter.

- Je ne t'ai jamais vu autant sourire.


A suivre...

Alors, ce chapitre ? Ça vous plait de les voir tous les 3 ?

Bisous

30

Beta Zazalo

PDV JASPER

- Tu as intérêt à revenir Withlock ! Me sourit-elle.

- Tu ne vas pas te débarrasser de moi comme ça, Swan.

Je m'en vais tranquillement, tout simplement heureux. Je vais acheter un foutu cadeau à Peter.

- Je ne t'ai jamais vu autant sourire, commente Kyle.

- Est-ce mal ?

- Pour le moment non, mais ne te fais pas de faux espoirs. Il pourrait repartir.

- Tu ne le connais pas, crache-t-elle. Je lui fais confiance, dit-elle avec hargne.

Pourquoi j'ai l'envie stupide de me pavaner ?

- C'est ta vie, dit-il fataliste. N'oublie pas ton passé.

- Comment pourrais-je oublier le fait qu'il soit parti à cause de mon mauvais caractère ?

Je n'aime pas les sentiments qui s'insinuent en elle. Je m'apprête à faire demi-tour mais une main sur mon épaule me retient.

- Tu ne peux pas y retourner, pas maintenant.

Je me secoue la tête pour sortir mes mauvaises pensées et me calmer.

- Vous en parlerez plus tard, major. Rentrons.

Je me force à me calmer pour ne pas m'en prendre à Peter ni à Kyle qui met en colère ma compagne. C'est suffisamment dur pour moi de la laisser avec lui mais s'il la contrarie, ça va être pire.

- Allons chasser.

Nous partons loin de la ville pour nous nourrir. Je me défoule un peu sur mon repas mais qu'importe c'est un pourri.

- Calmé ? Me demande Peter.

- Ouais, souris-je.

Je repense au bon moment avec mes deux femmes.

- J'en conclus que tu as passé une bonne nuit ?

- Je projette encore ?

- Putain ouais ! Sourit-il comme un idiot.

On rentre tranquillement, Peter me pose des questions, j'y réponds mais pas à toutes, je ne veux pas partager ces moments privilégiés avec ma... Famille. Est-ce correct de les revendiquer comme tels ? J'en ai vraiment envie mais ai-je le droit après ces années de séparation ?

- D'ailleurs mon pote, je te dois un putain de cadeau ! Lui dis-je une fois sorti de mes pensées.

Peter réfléchit, je me prépare à m'importe quoi venant de sa part.

- Je te le dirai dans quelques mois.

- Hein ?

- Mon don, dit-il en tapotant sur sa tempe avec son index.

Peter et sa bizarrerie.

- Tu sais ce que tu veux ? Demandais-je mais en me doutant déjà la réponse.

- Ouais... Mais je ne peux pas te le dire maintenant dit-il gêné

Je hausse les épaules, Peter dit des choses qu'il ne faut chercher à comprendre, c'est comme ça et pas autrement.


Je voulais attendre quelques jours avant de retourner voir Bella mais je n'ai tenu que 24 heures.

- OU ETAIS TU ? M'accueille la douce voix de ma tigresse.

Ses émotions reflètent son humeur, noire. Eden est accrochée à sa jambe et semble être dans le même état qu'elle. Je sens que plus tard, ma vie va être dure...

- Bonjour à toi aussi, souris-je de bonne humeur.

Je crève d'envie de lui envoyer ma joie de la trouver en face de moi, ma conscience me l'interdit. Quelque chose me dit qu'elle n'aimerait pas. J'ai réussi à me débrouiller avec elle sans mon don, je compte bien recommencer.

Je m'accroupis pour être à la hauteur de ma... Fille. Il va falloir que je m'y habitue.

- Bonjour petite chose fragile, dis-je avec un grand sourire qu'elle me rend.

Son supposé don est vraiment pratique dans des cas comme ceux-là.

- Tu veux faire un bisou à papa ? Demande Bella le plus naturellement du monde.

Surpris je relève très rapidement la tête vers ma tigresse. Sa gêne m'atteint de plein fouet.

- Oh... Je ... C'est sorti tout seul... Je... Si tu... Tu ne veux pas... Que je... Que tu sois... Enfin... Qu'elle t'appelle... Euh... Je suis désolée... Je n'aurais pas dû... C'est... Tu n'es pas obligé... D'accepter... Ou de le vouloir... Enfin...

Je garde le visage neutre mais ma joie traverse tout mon corps, sans projeter. Eden vient me dire bonjour avec un câlin. J'en profite et la garde dans mes bras quand je me relève.

Ma main vient caresser tendrement la joue de ma compagne, ce qui calme son cœur paniqué, par contre ses sentiments m'arrivent en plein visage, je ne peux pas retenir mon sourire.

- Calme-toi Bella.

Elle me sourit crispée.

- Ça m'a échappé, dit-elle honteuse.

- Tu n'as pas avoir honte de quoi que ce soit Bella, j'ai juste été surpris.

- Tu ne trouves pas ça bizarre ?

Je souffle.

- Pouvons-nous discuter ailleurs que dans le hall ?

Bella me prend la main et nous emmène dans le salon. Nous nous asseyons, sa main toujours dans la mienne, la petite chose fragile de l'autre côté de mon corps.

- Je trouve cela rapide mais j'aime l'idée d'être son père. Il faut juste que je m'y fasse. Après tout, c'est nouveau pour moi.

Ma tigresse a eu quelques mois avant de se faire à l'idée d'avoir un enfant à s'occuper.

- Tu t'en sors pas mal Withlock me rassure-t-elle.

Je souris fier comme un paon. Bella pouffe de rire et me frappe assez fort sur le bras, j'espère qu'elle ne s'est pas fait mal.

Discrètement elle se secoue la main pour faire partir la douleur.

- Peut être qu'elle est comme ça parce qu'elle ressent des choses, parce qu'avec les autres baby-sitters, ce n'était pas joie...

- Elle te ressemble sur bien des points.

- Ne m'oblige pas à te refrapper.

- Tu te ferais mal ! Me moquais-je.

- Mouais... grogne-t-elle en bougeant les doigts de sa maison libre vu que je n'ai toujours pas lâché l'autre. Tu as fait de la musculation ?

- Pas vraiment... Mais ce n'est pas mal qu'elle te ressemble, au contraire.

Bella pose sa tête sur mon épaule et fixe sa fille.

- Elle te ressemble plus que tu ne le crois, elle a ton charisme, quand elle entre quelque part, les gens la regardent, ils sont attirés par elle. Parfois ça me fait peur, mais je te connais Jasper et tu étais pareil. J'espère qu'elle va suivre ton chemin.

Vaudrait mieux pas... Mais de toute façon je ne la laisserai pas faire !

- Pourquoi ? Demandais-je.

- Tu ne t'en es jamais servi, tu restais toi-même, jamais tu n'as pris la grosse tête.

- Oh, dis-je soulagé.

Bella me regarde septique.

- Tu as fait des choses inavouables Major ?

Putain ouais, et je vais en faire d'autres si elle continue de m'appeler ainsi.

- En dehors d'être sorti avec toi ? Me moquais-je.

Bella me frappe sur le torse, mais cette fois plus doucement. Sa main s'attarde sur mon tee-shirt plus longtemps qu'elle ne devrait.

- Ce que tu sens te plaît ?

Ses doigts dessinent mes abdos là où la jambe de sa fille ne la gêne pas.

- Tu as toujours eu un corps à mon goût Withlock, murmure-t-elle à mon oreille, excitée et gênée.

Elle se recule pour mettre une distance raisonnable entre nous.

- Pardon, je ne devrais pas me comporter comme ça.

- C'est bon, ne t'en fais pas. J'aime nos moments de complicité. Ne mets pas de distance entre nous, la suppliais-je presque.

- On ne peut pas reprendre là où nous nous sommes arrêtés. Tout est différent maintenant dit-elle en mettant un coup de menton vers Eden qui s'est endormie.

- C'est vrai et je ne le veux pas, mais tout n'est pas bon à jeter dans notre relation passée. Tu m'as terriblement manquée pendant ces deux ans. Je n'ai pas arrêté de penser à toi, je veux retrouver notre complicité.

- Tu aimais quand je te faisais tourner en bourrique ?

- J'aimais l'attention que tu me portais, tes regards heureux à ce moment là, ton rire, la joie de vivre que tu dégageais.

- Tu n'aimais que ça ? Demande-t-elle d'une petite voix.

Elle sait que non mais nous avons besoin de clarifier les choses pour repartir sur de bonnes bases après une longue séparation.

- Bien sûr que non. J'aime ton caractère, le fait que tu ne te laisses pas marcher sur les pieds sans être chiante. Puis même avec un passé difficile, tu profitais simplement de la vie, sans te soucier des autres.

- Je me souciais de toi ! S'offusque-t-elle.

- Je n'en ai jamais douté ma tigresse.

Mes doigts pressent doucement sa main pour lui montrer mon affection. Elle me sourit tendrement.

- Tu n'imagines pas à quel point j'ai rêvé de te revoir Jasper. Je m'imaginais plein de scénarios tous plus idiots les uns que les autres. Dans certains, tu me disais que tu ne voulais pas d'Eden, d'autres où tu me la volais.

- Il n'y a que des scénarios catastrophes ?

- Non, rougit-elle.

Une vague de luxure m'atteint et se répercute directement dans mon pantalon. Je prends un coussin pour cacher mon érection et installe la petite sur mes cuisses. Mon dieu, je suis un mauvais père...

- Nos retrouvailles étaient plus... passionnées mais j'aime comment s'est fait la nôtre. Normalement.

- Cela veut dire que si j'avais voulu te prendre contre un mur, tu m'aurais repoussé ?

J'en profite pour lui envoyer une dose de plaisir. Ma douce gémit, j'y suis peut être allé un peu fort.

- Bon dieu, murmure-t-elle pour elle-même.

Son interrogation monte en elle.

- Je te promets que je t'expliquerai tout sur ma vie, ce qui répondra sûrement à quelques-unes de tes questions concernant Charles.

Une vague de tristesse la submerge.

- A moins que ton grand-père t'ait parlé de son passé ?

- Non, il a tout emporté avec lui, renifle-t-elle.

- Pardon, je n'aurais pas dû aborder ce sujet.

Un pauvre sourire triste apparait sur son visage.

- Grand-père et grand-mère seraient contents que tu sois là. Ils m'ont dit de tout faire pour te retrouver, mais je n'avais nul part où chercher, tu étais un vrai mystère. Alors j'ai voyagé pour atterrir ici.

- Et tu as rencontré Kyle.

- Serais-tu jaloux ?

- Bien sûr que je le suis ! Il vit avec toi et a vu les 1ères années de ma fille, grognais-je.

Je n'ai pas vraiment le temps de comprendre ce qu'il se passe que...


A suivre...

Je sais, pas trop d'action dans ce chapitre, il faut renouer pour mieux faire un petit frère ou une petite sœur à Eden... ^^

Bisous


CHAPITRES SUIVANTS et fin de l'histoire
 

Date de dernière mise à jour : samedi, 24 novembre 2018

  • 1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.
×