Fiction Litterature

Une autre histoire

Chapitre 1 : Arrivée au lycée

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Disclamer : Tout à Stephenie Meyer

Rating M : Pour le discours et quelques LEMON

Résumé : « Mon pauvre petit Mike, je passais déjà aux choses sérieuses que tu faisais ENCORE mumuse avec ta main, mais vu ton comportement, je pense que ça n’a pas changé ! » me moquai-je. Voilà le comportement de Bella quand elle arrive à Forks… Mais elle ne vient pas seule…

Info : Il aura quelques personnages OOC alors si vous n’aimez pas, pas la peine de lire.

C’est ma première longue fiction sur Twilight ; j’ai écrit deux OS qui sont publiées.

Sinon en italique c’est la petite voix désagréable dans notre tête qui a toujours raison !

Bonne lecture

Beta : LouveCB


Me voilà. J’y suis. Dans cette ville perdue. Je monte dans mon antique voiture que mon père m’a offerte. Trop aimable. Je me demande comment cette chose fait pour rouler. Elle doit avoir plus 40 ans ! Je monte sur le siège conducteur et fixe la maison avec insistance, je dois vite partir sinon je ne trouverai pas le courage d’y aller. Où ? Dans ce lycée, tout aussi antique que ma voiture. C’est décidé : JE DETESTE FORKS. Je déteste tout ce qui s’y trouve sauf une chose, ou plutôt une personne. Mais on verra ça plus tard. Je démarre, le bruit de la voiture me fait sursauter. C’est pas possible, il y a un moteur de tracteur là-dedans ou quoi ? Je recule et part pour le … Lycée.

Oh Mon Dieu.

Non mais c’est quoi cette chose ? Un vieux bâtiment en brique rouge se trouve devant moi. Le parking est à moitié plein. Il faut dire qu’il est un peu tôt. Cet endroit est lugubre. On se croirait dans un film d’horreur, avec les nuages gris en arrière-plan.

JE HAIS CETTE VILLE.

Je n’aime pas la pluie. J’aime le soleil, j’aime passer des heures à bronzer dans mon jardin. Comment je vais maintenir mon super bronzage ? Déjà que j’ai eu du mal à le faire ! Les coups de soleil m’adorent ! Je souffle un bon coup avant de sortir. Je ferme en délicatesse la porte. Bien évidemment, elle ne se ferme pas correctement. Je suis obligée de m’y reprendre à 3 fois.

Youpi.

J’aurais mieux fait de rester couchée ce matin. Je remets une de mes mèches derrière mon oreille et me dirige la tête haute vers ce qui semble être l’accueil. Je ne prête pas attention aux élèves qui me dévisagent. Bande de malpolis. Je leur jette juste un regard… Pas très aimable je dois dire. Pas de ma faute, je suis de mauvaise humeur et faut pas m’embêter dans ce cas-là. Bon, faut pas m’embêter en général. Je fais attention à ne pas briser mes talons aiguilles sur le béton inégal. Il fait froid en plus. Heureusement que j’ai mis un jean. Je veux mes jupes… Oh arrête de te plaindre !

Je pousse la porte, une femme, les cheveux rouges, me sourit.

« Jolie couleur de cheveux » dis-je moitié moqueuse.

C’est légèrement dépassé, mais Maman m’a dit d’être… Quel est le mot ??? Ah oui ! Diplomate ! J’aime pas la diplomatie. Je dis ce que je pense, que ça plaise ou non.

« Je peux t’aider ma jolie ! » demande la secrétaire.

C’est sûr que comparée à toi, je suis miss monde ! Je fais un bref sourire.

« Bella Swan. Je suis… » commençais-je

« La nouvelle » me coupe la secrétaire.

Non mais ils n’ont pas appris les bonnes manières ici ?

« Voilà ton emploi du temps, tes papiers sont déjà tous faits. Et voilà le numéro de casier et ton code. Ne le perds pas ! Oh et voilà tes livres ! » Elle me tend des bouquins dans un sale état. « Tu peux aller en cours ! Si tu veux de l’aide, je peux appeler un élève ? » me demande gentiment la secrétaire.

Non mais ça va, je ne suis pas idiote non plus ! Diplomatie Bella. Diplomatie. AHHHHHHHHH ! Je hais ce mot !

« Non ça ira je vous remercie. »

Je fais un bref sourire et pars. Je me dirige vers mon casier poser les livres. Je pars ensuite en cours. Enfin je recherche ma salle. Je ne prête toujours pas attention aux élèves qui me dévisagent. J’ai le droit de leur crier dessus ? Non… Dommage…

Je trouve ma salle sans trop de difficulté. Anglais. Deux heures. Ça va. Je m’assois au fond de la salle pour éviter les regards des autres. Non pas que je n’aime pas ça, au contraire, disons que j’en ai l’habitude. Mais je voudrais pendant quelques heures avoir la paix. J’en profite pour détailler les élèves et leur tenues vestimentaires. Au secours, on est à plouk land. Non mais c’est les vêtements de leurs grands-parents ou quoi ? Juste une fille, plus petite que la moyenne, le teint pâle, les cheveux noirs, des yeux… D’une couleur bizarre ressemble à quelque chose. Finalement on n’est peut-être pas si perdu que ça ! Elle s’assoie juste devant moi. Sa chemise est une Prada. J’adorrrrrre Prada.

Le prof arrive. Il a l’air plutôt strict. On va peut-être pouvoir travailler

« Bien nous accueillons une nouvelle élève. » commence le prof, je soupire. Et ça commence. Cette journée va être un enfer du début à la fin. « Souhaitez-vous vous présentez ? »

« Non. » dis-je d’un ton sans réplique.

La classe se retourne vers moi, choquée. Le prof me dévisage.

« Ce n’était pas une question Miss Swan. »

« Et bien dans ce cas, construisez vos phrases correctement. » commençais-je légèrement moqueuse et sarcastique

Je dois m’abstenir de continuer parce qu’il n’aurait pas apprécié la suite. ‘Franchement pour un prof d’anglais j’ai vu mieux !’ Il n’aurait pas aimé ? Non, je crois pas. On est mal barré avec ce prof. Pourquoi je tombe toujours sur des mauvais profs d’anglais alors que j’adore cette matière. La vie est injuste.

« Miss Swan, vous resterez à la fin de l’heure » dit le prof alors qu’il distribue nos programmes de l‘année.

Le cours commence, barbant au possible. Je baille, je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Je somnole. C’est quand la fille aux yeux bizarres se retourne pour me parler que je reviens sur terre.

« Tu te mets avec moi ? » me demande-t-elle avec une super jolie voix. « Parfait ! Je m’appelle Alice Cullen. » commence la pipelette. J’ouvre la bouche pour répondre mais elle me devance « Tu es Bella Swan ! Je suis contente de te connaitre ! Bon alors, on doit écrire vingt lignes sur un secret de votre partenaire ! Quel est ton secret Bella ? » demande la pipelette qui apparemment ne connait pas la diplomatie.

Elle me fait un gros sourire qui doit faire tomber pas mal de garçons. J’en profite pour la détailler un peu plus. Un visage parfait sans imperfection, une taille fine, des courbes qui sortent tout droit des magazines. Une mini bombe sur pattes. Elle me complexerait presque. J’ai bien dit presque. Non je ne suis pas narcissique, je m’apprécie juste.

« Et toi ? Quel est le tien ? » dis-je la fixant. « C’est donnant - donnant. » continuais-je la fixant toujours.

Apparemment elle ne s’attendait pas à cette réponse. J’hausse un sourcil, toujours en train de fixer son visage parfait. Je fais tout pour ne pas le montrer mais elle a quelque chose d’intimidant.

« Apparemment tu ne veux pas me dire ton secret et je ne te dirais surement pas les miens, alors… on va inventer ? Qu’en dis-tu ? »

« Tes secrets sont si inavouables ? » me dit-elle dans un sourire énigmatique

« Tu n’as même pas idée » la provoquai-je « Et les tiens ? » Hors de question que je me dégonfle devant elle, même si son sourire à quelque chose de flippant.

Pour toute réponse elle rigole.

« Miss Swan serait-elle la nouvelle comique du lycée ? » demande le prof. « J’espère que vos lignes avancent Miss Swan »

Je crois que celui-là ne m’aime pas. Avec Alice, on invente des beaux mensonges, elles sur la couleur particulière de ses yeux : c’est en fait des lentilles, un pari idiot avec ses frères et sœur. Et moi, je suis en fait blonde. Ce qui est ABSOLUMENT faux. Je ne crois pas que le prof nous croit vu la tête qu’il a fait quand on lui a rendu nos copies.

Je m’assois sur le bureau en face de mon prof. J’attends ses réprimandes. M’en fiche, j’ai l’habitude, ce n’est pas comme si c’était la première fois que je répondais mal à un prof. ‘Soit diplomate ma fille, soit diplomate’ me répétait inlassablement ma mère. Il me dit de ne plus recommencer ce petit cirque, j’acquiesce gentiment, pour lui faire plaisir. Néanmoins il ne m’en veut pas, il met ça sur le compte de mon stress de premier jour dans un nouveau lycée. Pauvre con.

Je pars pour la pause. Je vais changer de livre. J’ai biologie deux heures. Pourquoi j’ai pris ses options ? Ah oui, parce qu’il n’y a rien d’autre. Ce lycée est trop nullllll. Je veux aller à Phénix avec ses 1000 élèves, des options à profusions, plein de mecs partout. Et des beaux mecs ! Parce que là ça c’est ….

OMG !

Woua !


A suivre …

Petit chapitre mais ils ne seront pas tous comme ça !

Alors ce premier chapitre ?

Vous pensez quoi de Bella ?

Bises

 

Chapitre 2 : Le bel apollon

Beta : LouveCB

PDV BELLA

Ces trois mecs sont des bombes. Sans m’en apercevoir, j’ai ralenti mon allure, pour mieux baver. Je ne pensais pas en trouver qui me plaise après Nico. Par contre les autres sont beurk ! J’aurais presque envie de vomir. Mais le type qui me fixe est carrément… Beau ? Non … Sublime ? Non… Ah voilà j’ai le mot ! PARFAIT.

Je détourne mon regard vers un type qui me parle. Je le toise. Eurk. Genre grand mais pas musclé, boutonneux, des lunettes cul de bouteille, aucune classe, je suis sûre qu’il est dans le club d’échec ou de journal.

« Salut, moi c’est Éric, du club de journal de l’école. » commence le type.

Qu’est-ce que je disais. Je crois que niveau style vestimentaire c’est le pire de tous. Chemise à carreaux délavée, jean trop grand et TROP court. So sexy. Il me fixe.

« Et ? » répondis-je haussant un sourcil.

« On voudrait faire un article sur toi. »

« Non. » dis-je pour toute réponse.

« Pourquoi ? » dit-il en fixant ma poitrine.

Diplomatie Bella, diplomatie ! Oh la ferme stupide voix !

« Parce qu’il est hors de question que je parle à un type qui fixe ma poitrine en bavant à moitié ! » commençai-je sans gêne et sans cacher ma poitrine « Pervers ! »

Je tourne les talons et m’en vais dans ma classe.

PDV EDWARD

Je suis dans les couloirs avec Jasper et Emmett, on discute non loin de nos salles de cours respectives. On discute de la nouvelle. Enfin Jazz et Emmett, parce que moi je m’en fous comme de l’an quarante. Je viens au lycée pour éviter de me morfondre chez moi, en attendent que l’éternité finisse. Complètement idiot pour un vampire. Je sais. Mais je veux aussi faire plaisir à ma famille en sortant un peu. Emmett essaye de me trouver une compagne. Il me présente tout un tas de filles plus idiotes les unes que les autres. Et Jasper, compatie à ma peine. Emmett observe les filles du lycée en les commentant. Ni Jasper ni moi ne l’écoutons.

« A ce qui parait la nouvelle aurait répondu au prof d’Anglais. » dit Jasper pour faire taire Emmett.

« Sérieux ! Je l’adore déjà cette fille ! » se réjouit Emmett.

« Alice m’a dit qu’elle était spéciale. » continue Jasper

« Dit la fille qui saute tout le temps partout et qui est accro au shopping. » dis-je blasé.

« Elle n’a pas eu peur d’Alice et la même provoquée. » nous explique Jasper.

Emmett et moi fixons Jasper comme s’il avait un troisième œil.

« Ne me regardez pas comme ça. »

« J’adore vraiment cette fille ! » sourit Emmett.

« C’est Rose qui va être contente ! » me moquais-je

Emmett boude et part dans un de ses monologues alors que moi, je jette un coup d’œil aux élèves qui pense un peu trop bruyamment à mon goût. Ils pensent à la nouvelle. Je relève les yeux et la voix. Pas très grande, brune, des mèches violettes, les yeux marrons, une taille fine, mais avec des formes qu’elle sait mettre en valeur. Je la vois détailler les autres. Je me concentre sur son cerveau et ses pensées et la… Le néant, rien, j’essaye encore, toujours en la fixant. Impossible, je devrais y arriver ! Pourquoi ça ne marche pas.

« Ça va Edward ? » me demande inquiet Jasper. Il a dû apercevoir le trouble qui m’habite

« Je n’arrive pas à lire ses pensées » dis-je à vitesse vampirique.

Mes frères me regardent étonnés pour ensuite regarder la nouvelle. Elle aussi me regarde mais elle tourne la tête pour parler à Éric. Le type du journal. Quand elle le voit elle grimace.

« Alice va l’adorer ! » rigole Emmett.

« Je crois que c’est déjà fait » soupire Jasper « Elle n’arrête pas de me harceler de SMS comme quoi, elle adore les vêtements de Bella, qu’elle adore son caractère et bla bla bla. »

« Mon chéri !! » crie à moitié Alice en sautant sur le dos de Jazz. « Oh il y a Bella ! Tu vas t’en remettre mon petit Edward ! » rigole à moitié Alice. Bien sûr, elle a vu la scène. Lutin démoniaque.

Moi je la fixe toujours jusqu’à ce qu’elle tourne les talons et rentre en classe de biologie. C’est sûr qu’elle a du caractère la petite. Moi j’aurai été Éric, j’aurai rougi ; si j’avais été humain aussi… Ça aurait été plus pratique en effet… La cloche sonne, je pars en cours de Biologie.

« Amuse-toi bien ! » rigole Alice avant de partir à son cours.

J’entre dans la salle, une odeur de sang y est plus forte, la sienne surement, je n’en ai jamais senti une aussi attirante. Ne lui saute pas dessus Edward, ça fera défaut.

Je m’assois à côté d’elle. Elle me regarde rapidement avant de tourner la tête. Le cours commence. Je la détaille d’un peu plus près. Sa peau n’a pas beaucoup d’imperfections, pour une humaine. J’ai du mal à me concentrer sur le cours tellement son odeur m’attire, mais s‘il n‘y avait que cela, ça irait. Ses lèvres, son regard, la façon dont bouge ses cheveux, ses doigts qui tiennent le stylo. Tout en elle est attirant. Non mais c‘est quoi ce bordel. Qu’Est-ce qu’il m’arrive ? Je ne serais pas entrain de … Non… Impossible. Je respire à peine. Je ne veux même pas la regarder. Ce sera plus simple. Je vais tout bonnement l’ignorer comme je fais avec les autres sans importance.

Pourquoi son cœur bat-il plus vite ? A quoi pense-t-elle ? Et la question : Pourquoi je ne peux pas lire dans sa tête. La seule personne qui pourrait être digne d’intérêt à mes yeux, je ne peux pas savoir à quoi elle pense ! La vie est injuste !

Non mais je déraille moi ! Je m’en fiche de cette fille, même si elle sent très bon. Bon c’est vrai qu’elle a un côté attirant, très attirant et assez mystérieux comme si elle cachait un lourd secret.

PDV BELLA

Le beau gosse du couloir vient s’assoir à côté de moi. Je le détaille rapidement. J’aime bien sa façon de marcher, féline, sauvage. Je me demande si au lit il est comme ça. Je me mors la lèvre inférieure rien qu’à cette idée. Mon Dieu, Bella ne commence pas ! Attend un peu ! Genre Demain ? Oui demain, j’en fais mon quatre heure et s‘il n‘est pas sage, mon diner. OMG pourquoi on est en cour. J’ai envie de lui arracher ses vêtements ! Houlà, tu es vraiment manque ma petite Bella ! Parfaitement ! C’est pas de ma faute s’il est carrément canon. C’est pas permis de faire des mecs aussi… PARFAITS. Enfin parfait physiquement parce que son caractère n’a pas l’air top. Pourquoi il fait la gueule ? Je pue ou quoi ? Puis d’abord PERSONNE ne m’ignore ! Ça va les chevilles ? Oh toi la petite voix la ferme ! Je suis ta conscience tu dois m’écouter ! Tssss. Non mais c’est vrai à Phénix, tout le monde savait qui j’étais ! Pourquoi à Plouk land c’est pas le cas ! Dit plutôt que tu es vexée que ton quatre heure t’ignore ! Il va falloir que tu te mettes un bouseux sous la dent ! Hors de question que je me tape un ringard ! Je vais me rabattre sur les joueurs de basket ! On verra ça cet après-midi.

Pendant tout le cours, je lui jette des petits regards. Il est parfaitement immobile, juste sa main bouge sur le papier. Il respire à peine… Non c’est impossible, comment peut-on vivre sans respirer…. Mais si, il respire banane ! Ah oui. Pff, je déraille. Ce mec est vraiment trop canon, j’adore ses mains, ses longs doigts, je les imagine sur ma poitrine la massant doucement, sa bouche dans mon cou, son bassin collé au mien, alors qu’il faut de légers mouvements, malgré nos vêtements, ça m’excite profondément. J’en gémirai presque, je ferme les yeux pour me re concentrer sur ce stupide cours. Mon cœur ralentit. Bella arrête d’avoir des idées comme ça, un jour tu vas vraiment gémir ! Puis ce n’est pas un comportement à avoir… Dans ta condition. Pff, même pas vrai. Ce n’est pas parce que j’ai … Ouais. Je dois me calmer. Dieu m’entend parce que la sonnerie retentie, mon voisin de table est déjà parti. Je ne sais même pas comment il s’appelle. Tant pis. Je me lève, mais deux filles viennent me voir. Un rapide coup d’œil vers elles m’indiquent qu’elles sont surement des mines à potins.

« Salut » dirent-elles en cœur.

« Salut » répondis-je méfiante

Vue qu’elles ne parlent pas, je me dirige vers mon casier, les deux filles me suivent.

« Vous voulez quelque chose ? » demandai-je

« Alors ça fait quoi d’être assise à côté d’Edward ? » demande une fille.

« Qui ? » dis-je perdu

« Edward, l’apollon de biologie ! » continue l’autre fille.

« Pas très aimable. Rien à dire de plus. Un mec parmi tant d’autre. » dis-je blasée.

Les deux filles me regardent choquées, comme si je les avais insultées. D’ailleurs elles ont l’air en colère.

« Edward chéri ? » commence l’une d’elle

« Un mec parmi tant d’autre ? » continu l’autre

« Non mais pour qui tu te prends Salo… »

« Bella ! Je te cherchais ! Tu viens, on va manger ! »


A suivre …

Qui vient de prendre le bras de Bella ?

Je voulais faire un chapitre plus long mais mon petit côté sadique est ressorti donc j’ai coupé là !

Review ?

 

Chapitre 3 : Provocation

Beta : LouveCB

PDV BELLA

Une fille que je ne connais pas me tire par le bras et m’éloigne des deux folles furieuses. On marche sans rien dire.

« Désolée pour tout à l’heure, avec Jessica et Lauren. » commence la fille

« Pas de soucis. Non mais elles ont quoi ? Elles sont folles ! » m’exclamais-je

« Presque » rigole la fille. « Au fait, moi c’est Angela »

« Bella. »

« Que leur as-tu dit pour qu’elles soient comme ça ? » demande Angela.

« Elles m’ont demandées ce que je pensais d’un garçon et là, elles se sont mises en colère. »

On entre dans la pièce qui ressemble à un réfectoire. C’est comme dans les films tout aussi pittoresques. Certains élèves ont même leur déjeuner dans du papier cartonné. Eurk.

« Ne fait pas attention à elles. Ce sont les deux commères du lycée. Le pire c’est qu’elles sont populaires auprès des garçons. Pas très intelligents les populaires. »

Sans le faire exprès je me racle la gorge, elle rougit gênée.

« Désolée, c’est vrai que vu ton physique tu vas vite devenir comme elles. » dit elle

« Je ne suis pas une mine à potin comme elles peuvent l’être, mais c’est vrai que dans mon ancien lycée j’étais plutôt populaire. » dis-je en toute modestie.

Modestie ? Tu ne connais même pas ce mot ! On part s’assoir à une table quelque conque. On commence à manger alors que je vois la fille aux yeux bizarres entrer dans le réfectoire avec une des trois bombes du couloir.

« Alice et Jasper, ils sont en couple » m’explique Angela.

« J’ai parlé avec Alice, un peu bizarre cette fille, son mec est trop sexy ! »

« Ouais, depuis l’année dernière ils sont ensemble. Même toi, aussi belle sois tu, tu n’as aucune chance »

« Je ne serais pas contre un plan à trois » dis-je neutre.

Mais Angela qui était entrain de manger, s’étouffe à moitié. Elle me fixe avec des gros yeux. Je rigole.

« Tu plaisantes ? » me dit-elle toujours choquée

« Jamais sur le cul. » dis-je sérieuse mais je finis par rigoler devant son air super gênée.

« Là-bas c’est Emmett et Rosalie »

Le troisième beau gosse du couloir.

« Laisse-moi deviner, ils sont ensemble ? » dis-je blasée

Elle fait oui de la tête.

« Pff, la vie est injuste. »

« Tu veux la mienne de vie ? » me demande tristement Angela

Je la vois fixer amoureusement un type d’une bande.

« Il ne sait même pas que j’existe. » soupire-t-elle.

« Rentre-lui dedans ! »

« Hein ? Non non ! Il me virerait en deux secondes ! Son type de filles c’est plutôt … Toi. » m’explique Angela.

« Balivernes, il faut se battre pour ce que l’on veut. Puis un mec reste un mec. Trouve son point sensible et appuie dessus. Il te mangera dans la main. » affirmai-je sur de moi.

« Je suis bien trop timide pour ça ! » rougit elle.

On continue de manger la bouffe pas très très bonne.

« Et là le beau mec, celui qui est seul, c’est Edward Cullen » me dit Angela, je le connais ma biche, mais cette fille est gentille alors je fais un effort. Une vraie bombe. » murmure Angela alors qu’il passe près de nous.

« Perso j’ai vu mieux comme mec. » Et vlan dans tes dents Cullen, on ne m’ignore pas comme ça ! « J’aime pas trop les types de son genre ! » rajoutai-je le fixant alors que sa mâchoire se serre.

Non mais ! C’est qui le chef ici. Angela me regarde étonnée.

« Ça c’est pas commun. D’habitude on bave toutes devant lui et sa famille n‘est pas en reste. »

Je lui fais un sourire énigmatique. Je fixe Edward, bon Dieu, il est trop sexy.

« Aller, il a du charme ! » me dit Angela

« J’y vais ! J’ai sport ! » éludai-je

« Moi aussi ! »

Le cours de sport m’a épuisé, ce qui ne m’empêche pas de courir jusqu’à mon antique voiture. Un exploit, courir avec huit centimètres de talons aiguilles mais je suis trop pressée de rentrer. Je ne prête pas attention aux autres élèves. Je saute dans ma voiture, démarre, fais un bond de vingt mètres dû au bruit de mon tracteur.

« Foutue bagnole ! » grognai-je.

Je m’en vais en passant à côté des Cullen ou Emmett se marre comme un putois et Edward boude. Alice me sourit en partant. J’accélère, le moteur n’aime pas. Je veux ma mini, comme à Phénix. Pourquoi je ne l’ai pas l’amenée ? Snif. En dix minutes interminables, je suis chez moi et déboule comme une folle dans le salon. Je soupire de soulagement en le voyant.

« J’y vais » me dit l’autre personne. 

Je la remercie par un bref signe de tête, je ne la regarde pas. Mes yeux sont rivés sur l’autre personne dans la salle. Je m’avance prudemment et lui caresse la joue. Elle me sourit. Finalement ma journée va plutôt bien se finir. Je me laisse tomber sur le canapé.

« Ça va ? » demandais-je d’une voix douce.

Je me damnerais pour son sourire. Je me mets à tousser. Je vais surement m’enrhumer. Génial.

Je fais un bout de ménage.

« Tu viens, on va préparer à manger ! Je meurs de faim ! »

On va dans la cuisine.

« Tu sais c’est fatiguant l’école surtout chez les bouseux, néanmoins certains sont comment dire, différents. » expliquais-je. « Alors tu veux manger quoi ? Petit pois carottes ? C’est parti ! » rigolais-je devant sa tête.

Il n’y a que là où je suis moi, souriante, aimable, douce. Sinon à l’école, je suis ce que l’on peut appeler une garce. Je fais la fille superficielle qui ne pense qu’aux fringues. Ça me permet d’éloigner les personnes intelligentes de moi. Ça évite que les gens ne s’intéressent trop à moi. Ça m’éviterait de souffrir comme IL m’a fait souffrir. J’entends par Il : Nico. Pauvre con ! Je te déteste ! Sale type. Espèce d’enfoiré ! Trou du cul ! Si jamais je le recroise, je lui devisse la tête !

« Bella ! Nathan ! » nous appelle Charlie

« On est dans la cuisine ! »

« Petit pois carotte ? J’adore ! » rigole Charlie. « Alors les cours ? »

« A chier ! Non mais c’est plouk land ! C’est quoi ces bouseux ? Par contre les Cullen sont très bizarres. »

« De bon gamins, leur père est médecin. Le meilleur. » m’explique Charlie.

Nathan baille. Moi aussi.

« Aller au dodo ! » baillais-je encore.

Je monte me coucher avec Nathan.

Mon réveil sonne, je grogne et l’éteint.

« Aller debout marmotte ! » rigole mon père alors qu’il entre dans ma chambre sans y être invité.

« Il va falloir que tu apprennes à entrer dans ma chambre UNE FOIS que je t’y ai invité ! Imagine que je sois dans une position inconfortable. »

« Il est hors de question que… Tu es ma petite fille ! » s’esclaffe mon père.

« Charlie ! » dis-je blasée. Parler sexe avec mon père est compliqué.

« Oui oui, je sais, je te laisse te préparer. Ne soit pas en retard. Puis tu sais les élèves de Forks sont de bons gamins. »

« Avec toi oui, tu es le shérif. » me moquais-je à moitié.

Une fois que mon père a fermé la porte, je me lève et m’habille. C’est nuageux - encore - je mets - encore - un jean, avec des bottes à talons par-dessus mon jean. Et mon éternel manteau. Je veux même pas savoir le temps qu’il va faire en plein hiver. On est qu’au mois de Septembre.

Une fois prête je grignote une tartine et part rapidement avant de ne plus vouloir y aller.

Je me dirige à mon premier cours : Math. Je sens que cette vie va devenir routinière au possible. Les heures avancent sans trop de soucis. Je ne fais toujours pas attention aux bouseux qui m’entourent, la seule personne à qui je daigne parler correctement c’est Angela. Je la trouve gentille et vraie.

Cela me change de mes anciennes amies à Phénix. La plupart trainait avec moi pour ma popularité ou pour mon petit ami et SES amis qui, il faut le dire, étaient carrément des bombes. Ces filles étaient fausses et superficielles. J’étais devenue comme elles, en plus on était des vraies garces. Pour ma défense j’avais parfois des remords et j’en faisais moins qu’elles. Puis j’ai changé, grâce à une personne je suis devenue ou redevenue celle que j’étais avant d’entrer dans la jungle qu’est le lycée. Sauf que cette facette de moi, je la gardais pour Nico et pour ma maison. Ah mon petit Nico tu me manques ! Hein ! STOP ! QU’Est-ce que tu viens de dire ? Euh… Rien … Un moment d’égarement, je crois. Certains côtés de lui me manquent mais sinon je le déteste ! Ouais, je préfère.

« Miss Swan ? » m’appelle le prof

Oups, j’ai dérivé alors que je suis en Français.

« Si vous nous faisiez par de vos pensées Miss Swan, elles ont l’air captivantes. »

Les élèves ricanent. On ne se fout pas de moi ainsi. Tu vas voir mon petit mec.

« Je pensais à vous et moi sur votre bureau, sans vêtements. Torride dans mon rêve. Est-ce que le rêve ressemble à la réalité ? » demandai-je en toute innocence, mais avec un sourire hypocrite collé à mon visage.

Le prof rouge pivoine retourne à son cours. Il va peut-être comprendre que me laisser tranquille est la meilleure solution. Je vois les deux Cullen, c’est-à-dire Alice et Edward me fixer. Je leur envoie un sourire provoquant. Alice pouffe de rire. Bizarre cette fille. Remarque son frère est … Un idiot immature. Pourquoi il fait la gueule à chaque fois qu’il me voit ? Hein ? Je lui ai rien fait ! Et ses quoi ses regards ? Il me ferait presque flipper. On dirait un psychopathe. J’en frissonne.

Je rejoins Angela pour déjeuner. Elle est seule. Je m’assois souriante.

« Si tu veux garder ta côte de popularité ne t’assois pas avec moi. »

« M’en fiche de ça. La plupart des gens sont des crétins. »

En disant ça je fusille du regard Edward. D’ailleurs son regard n’est pas des plus amical. Va savoir pourquoi. On se le demande …

« Qu’Est-ce que tu as fait à Edward pour qu’il te regarde ainsi ? » me demande Angela

« Je sais pas. Je lui ai jamais parlé ! »

« Il n’a jamais regardé quelqu’un comme ça, d’habitude il est plutôt réservé, à ne regarder personne, mais là il ne te lâche pas du regard. »

« Il est comment avec les autres ? » demandais-je, l’air de rien.

« Jamais une copine, d’ailleurs il ne regarde pas les filles… Ni les garçons, on dirait qu’il attend que ça se passe. Inutile de te dire qu’il ne parle qu’à ses frères et sœurs. Jamais personne n’a attiré son attention. » m’explique Angela

« Bah vu ses regards, je préférais qu’il s’abstienne. On dirait un psychopathe ! »

J’en frissonne. A la table des Cullen au même moment, Rosalie, Alice, Emmett et Jasper éclatent de rire. Tout le réfectoire les regarde, étonné.

« C’est-ce qui s’est passé en Français ? » demande Angela qui est déjà au courant de mes exploits.

« Euh… Oui ! Mais ne me prend pas pour une débauchée sexuelle ! »

« Non non » dit-elle mal à l’aise

« Ah bon » dis-je rassurée. « Parce que ça serait bien loin de la vérité ! » rajoutais-je fière de moi.

Angela s’étouffe avec sa gorgée d’eau. Les Cullen nous fixent ou ME fixent avec un regard étonné.

« Pitié Bella, ne me dit plus de truc pareil. » me supplie Angela alors que je lui tape doucement sur le dos.

« Je vais essayer. » Je fais un bref sourire.

« Merci. Je vais avoir une attaque avant l’heure ! Tu sais ici on est pas tous aussi décoincé que toi. »

« Mais si ça se trouve c’est une apparence qu’elle se donne » crache une des fan de Edward le psychopathe.

« Jessica » dit Angela blasée.

« Houa ! Tu m’as démasquée ! Tu es trop intelligente » dis-je d’un ton théâtral avant de faire un sourire plein de sous-entendus

Angela et moi commençons à partir mais l’autre fille ouvre sa bouche.

« Ou en fait, tu es une grosse salope qui se fait baiser par tout le monde ! » dit-elle fière de sa réplique.

Un silence de plomb règne dans le réfectoire.


A suivre …

Que va faire Bella ? Lui casser la figure ? Aller embrasser Edward le psychopathe ? (J’adore ce surnom ! LoL ! Je trouve qu’il lui va très bien !) Autres ?

Review ?

 

Chapitre 4 : Tu boudes Cullen ?

Beta : LouveCB

 

PDV BELLA

Je me retourne tout doucement vers elle. Je donne mon plateau à Angela alors que tout le monde me fixe. J’avance vers elle, seule le bruit de mes talons résonne. Je plante mon visage à quelquest-centimètres du sien. Ils s’attendent tous à ce que je lui casse la figure. Mais non j’ai beaucoup mieux en rayon. Une seule personne pouffe de rire. Alice Cullen. Vraiment bizarre. Et Edward croise les bras sur son torse, apparemment vexé. Je le vois, car ils sont dans le dos des deux pouffes.

« Jalouse ? » demandai-je sans vraiment attendre de réponse « Jalouse parce que je me suis tapée Edward hier soir ET avant toi ? » Je fais un sourire en coin alors qu’elle ouvre la bouche choquée « Mais t’en fait pas, tu perds rien, il est pas très doué ! » rajoutais-je pour les achever.

Je tourne les talons, avant de récupérer mon plateau j’envoie un baiser avec mon sourire moqueur à Edward. Houlà, il est vraiment en colère. Les deux greluches n’ont pas bougé d’un centimètre. Par contre Jasper et Emmett se marrent comme des baleines. Moi aussi mais intérieurement. J’ai fait fort sur ce coup-là !

Je pars en cours de physique. Le prof nous met part trois pour faire des évaluations de niveau. Je me retrouve avec Alice et Edward. Le cours commence tranquillement alors que Edward ne desserre pas la mâchoire. Sympa l’ambiance. A qui la faute ! Tu as vu ce que tu lui as mis dans la tête à midi ? Normal qu’il soit comme ça ! Foutue conscience.

« Bon Edward parle un peu ! » sourit Alice.

Le dit Edward se tourne sur son siège pour nous montrer son dos qui soit dit en passant, est comme le reste de sa personne : PARFAIT. J’imagine ses muscles sous sa chemise. Elle recommence ! Mes doigts qui apprennent chaque forme de sa silhouette, sa peau douce, ma bouche dans sa nuque, ma poitrine qui frôle son dos. Reviens sur terre Bella ! Enlève tes yeux d’Edward puis arrête de te mordre la lèvre inférieure ! Alice te regarde en plus elle a l’air de bien rigoler. OMG ! Il faut que j’arrête ses délires ! Concentre-toi sur ton expérience ! En attendant Edward fait la tête même à sa sœur, puéril.

« Tu boudes Cullen ? » Je fixe Edward, effarée ou son dos vu que MR ne veut pas tourner la tête. « Non mais tu as quel âge ?? » dis-je moitié choquée

Alice rigole. Le prof me fusille du regard. Lui aussi ne va pas m’aimer ! Deux en une journée, je bats des records.

« Mais oui Edward, tu as quel âge ? » demande Alice avec un ton plein de sous-entendus que je ne saisis pas.

Il baragouine quelque chose que lui seul doit comprendre ou sa sœur peut être vu qu’elle sourit. Mr daigne enfin se retourner vers nous une fois que le prof l’a sermonné. Mais ce n’est pas pour ça que Mr le boudeur nous parle. Alice l’excuse. C’est peut-être à toi de t’excuser ! Oh ça va.

« C’était de l’humour Cullen, faut pas faire la tête. « Il grogne pour réponse. « Puis si tu boudes les gens vont penser que ce que j’ai dit est vrai »

Mais ça l’est peut-être, après tout je n’ai pas vérifié. De toute façon ce type ne peut pas être parfait en tout point ! Et bien vérifié ! Ma conscience me conseille de me taper Edward Cullen ? Ouais, comme ça, je serais tranquille tu passeras à autre chose au lieu de penser tout le temps à lui.

« Miss Swan, Miss et Mr Cullen, vous resterez à la fin du cours. » nous annonce le prof.

Je relève brusquement la tête de mon bécher pour le fusiller du regard. Ça ne va pas du tout ça ! J’ai autre chose à faire moi après les cours.

« Un problème ? » me murmure Alice

« Ouais. » boudai-je

« Et c’est moi qui boude après ? » se moque à moitié Edward.

Une fois la fin du cours, on va voir le prof qui range tranquillement son matériel sans se presser. Je croise mes bras en soufflant bruyamment. Je tape aussi du pied. Je vois les minutes défilées et plus elle avancent, plus je souffle de mécontentement.

« Pressée miss Swan ? » demande moitié moqueur le prof

« Désolé de vous dire Prof, mais certains élèves ont des obligations après les cours en dehors des devoirs » dis-je d’un ton sec.

« Et qu’est-ce que vous avez de si urgent à faire ? Du shopping ? » demande mon prof moqueur.

Je souffle un bon coup, resserre mon point avant de m’apprêter à lui envoyer une droite pour en rajouter quelques-unes derrière. Je fais un pas pour avancer mais je sens deux mains se poser sur mes épaules et me retenir. Ces deux superbes mains appartiennent à Edward. Je le regarde avec incompréhension.

« Avez-vous quelque chose en particulier à nous dire professeur ? » demande Alice charmeuse.

Le prof en perd presque la parole. Edward me lâche.

« Vous resterez ensemble pour ce cours. Votre niveau est plus élevé que les autres. »

« Bien Mr, merci Mr. » sourit Alice toujours charmeuse.

Comment elle fait pour avoir cet effet sur les gens ? Une sœur trop bizarre, un frère psychopathe ! Je veux pas voir le reste de la famille ! On se dirige vers la sortie.

« Bon shopping miss Swan. »

Je me retourne rapidement mais, sans que je le vois, le bras d’Edward se retrouve sur mon ventre, il me tire sans difficulté vers la sortie. JE HAIS CE PROF. Je me retourne pour marcher correctement.

On marche dans les couloirs alors qu’Edward me tient toujours par la taille. Son bras est musclé. Je peux le sentir à travers mes vêtements.

« Est-ce que tu peux me lâcher s’il te plait ? » demandais-je le plus gentiment possible.

Gêné il me lâche. Après un bref signe de main en guise d’au revoir je me dirige rapidement vers mon camion.

« A demain Bella ! » me répond Alice.

PDV EDWARD

Je la regarde partir. Je me demande où elle part si rapidement, hier elle a fait la même.

« Un sacré caractère ! Elle a peur de rien ! » me dit Alice alors que je sors de ma contemplation.

On rejoint les autres à ma voiture.

« Alors mon petit Eddy ? On est mauvais au lit ? » se moque Emmett.

« Ça sera toujours moins pire que toi ! » répondis-je

Ce coup si c’est Jasper qui rigole.

Une fois rentrer à la maison, Jasper et moi partons chasser.

« Dis-moi ce qui te traquasse, je te sens troublé depuis hier. C’est cette fille ? »

« Oui, je n’arrive pas à la cerner. »

« Peut-être que ça te déstabilise de ne pouvoir lire ses pensées ? » propose Jasper. « Tu as tellement l’habitude de connaitre les gens en quelques pensées ; de plus cette fille ne bave pas d’admiration devant toi. Peut-être que ce qui te dérange finalement c’est que TOI tu t’intéresses à elle et pas le contraire. »

Jasper part à l’attaque d’un cerf. Je chasse un ou deux gibiers qui passe par là, sans grande conviction.

« Troublé ? » se moque gentiment Jasper.

« Tu devrais faire psy pour tes prochaines études ! »

Il rigole. On rentre tranquillement alors que la nuit tombe.

« Tu as essayé de lui parler ? »

« Je veux pas me faire mordre ! » dis-je moitié sérieux moitié amusé

« Un vampire qui a peur d’une humaine. On aura tout vu… Elle a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ça peut être un défi ! A moins que tu ais peur ? Peur de ce que tu pourrais ressentir par la suite. Puis je suis sûr que cette fille n’est pas insensible à ton charme ! »

Il me tape sur l’épaule amusé avant de rejoindre Alice. Moi je pars à mon piano, et commence à jouer. Esmée s’assois sur le canapé. Ses pensées sont floues.

« Qu’as-tu Esmée ? »

« Je m’ennuie. J‘ai refait toute la déco, je veux un autre passe-temps. »

« Tu veux un bébé ? » demandais-je surpris

« Pas à moi, mais au moins à garder. J’adorais ça. »

Elle fait un sourire mélancolique. Pour la réconforter, je joue son morceau préféré.

PDV BELLA

« BELLA ! » hurle Charlie en entrant dans la maison.

« Oui ? » dis-je d’une voix innocente

« Le directeur m’a appelé. »

« Et ? »

« Il m’a dit que ça serait bien que tu vois un psy pour canaliser tes envies sexuelles ! Tu m’expliques ? » demande furieusement Charlie

« J’ai juste charrié un prof et non je ne fantasmais pas sur lui ! C’est dégeu ! Il est vieux ! Il a au moins…. Au moins ton âge ! »

« Merci » grimace mon père.

« Je te promet d’essayer de me calmer. »

Je lui fais un sourire angélique auquel il cède toujours enfin presque.

« On mange quoi ? » demande Charlie après quelques secondes

Yes, je suis trop forte.


Je me vautre sur le canapé avec Nathan, on regarde la TV. Il n’y a rien d’autre à faire dans ce bled pourri. Même pas un parc où marcher sans se faire bouffer par les ours quoi que…

« Charlie ! »

« Oui ? »

« Est-ce qu’il y a un parc quelque part ? Tu sais pour sortir, aller marcher, se vider la tête. Nathan n’est pas sorti. »

Charlie m’explique où se trouve le parc.

« Qu’en dis-tu samedi on va au parc ? Vendu ! »

Je fais mon plus beau sourire à Nathan, lui aussi me sourit.

« Et avec les Cullen ça va mieux ? »

« Un peu. » éludai-je.

Le lendemain Edward ne me parle pas ; je crois qu’il m’en veut pour la réflexion dans le réfectoire. Ce type est un mystère pour moi. Un coup il m’empêche de sauter sur mon prof, l’autre coup il fait comme si je n’étais pas là. Je n’aime pas cette situation, c’est perturbant. Ce qui te perturbe c’est que sa main dans ton dos ne t’a pas dérangée ! ET que le dernier mec qui a fait ça c’était Nico. C’est vrai que de l’avoir proche de moi était réconfortant.

Enfin on est en pas encore à ce stade dans notre « relation » d’ailleurs est-ce que je veux retourner avec un mec dans l’immédiat ? Est-ce que je veux encore souffrir parce que quoi qui se passe, il partira, ils partent tous. Peut-être que lui est différent. Pfff. Je n’ai plus confiance, ni en moi ni en eux. Puis vu ma situation, je les ferais tous fuir.

Bon changeons de sujet. Revenons à Edward Cullen. Ce qui est bizarre, c’est que par moment il a envie de me parler mais se ravise au dernier moment. Mon Dieu je suis obsédée par ce mec. Il faut que je m’éloigne, c’est pas bon ça. Je ne veux pas, je ne DOIS pas retomber amoureuse. Je ne DOIS plus m’attacher aux garçons aussi sexy soient-ils.

C’est pendant mon cours de dessin que j’ai la paix, que tu peux penser à autre chose qu‘Edward ! Il y a l’autre fille qui sort avec Emmett. Je crois qu’ils me suivent… Je m’assoie à côté d’elle, faute de place ailleurs. Je la détaille. Elle aussi a des yeux bizarre, blonde, les cheveux longs légèrement ondulés. Autant Alice est très jolie mais cette fille est tout droit sortie des magazines. Je vais finir complexée. Le prof nous fait un mini discours. On commence par l’éternel nature morte. La bombe se retourne vers moi.


 


A suivre … Je sais, je coupe toujours au bon moment ! LoL !

Que lui veut la belle blonde ?

Review ?

 

Chapitre 5 : Education sexuelle

Beta LouveCB

PDV BELLA

« Salut, je suis Rosalie »

Elle me fait un sourire resplendissant.

« Bella. »

« Alors comme ça tu donnes du fil à retordre à Edward ! Je suis contente. »

« Euh… »

C’est la seule chose que je trouve à dire. Elle sourit.

« Oui d’habitude toutes les filles lui courent après. Bon c’est vrai qu’il n’en a rien à faire. Mais toi tu as réussi l’exploit qu’il s’intéresse à quelqu’un. Mon frère est très introverti. C’est bien qu’il s’ouvre aux autres. Même si je trouve que tu n’as pas été très gentille avec lui. »

Elle me dit ça mais n’a pas l’air fâché. Et moi en attendant je ne peux pas l’oublier.

« Au moins, tu mets de l’ambiance à la maison. » Elle rigole discrètement.

« Ton frère est un idiot, tu le sais ? »

« Oui, il peut l’être, mais je suis sûre que quand il connectera ses deux neurones - bah oui c’est un garçon, on sait qu’ils ne sont pas très développés - tu verras qu’il est quelqu’un de bien. »

« Il est un peu lunatique, je trouve. »

« Je préfère le voir lunatique plutôt qu’amorphe. » me dit-elle mystérieuse. « Apprends à le connaitre, je suis sûre que vous vous entendrez bien. » rajoute-t-elle toujours aussi mystérieuse.

Cette famille est de plus en plus bizarre. Mais c’est au cours d’éducation sexuelle que je confirme mes dire. Puis pourquoi on est obligé d’aller à ce cours ? Je sais comment mettre des capotes. Je m’assois dans un coin au fond de la salle. Génial, c’est mon prof de Math qui fait ce cours, je suis maudite. Point positif, Angela est avec moi. Point négatif, la tribu des bizarre est aussi là.

Le prof nous explique les différente MST que l’on peut attraper. C’est là que l’on met les capotes sur les bananes ? Je griffonne des dessins sur ma feuille de papier.

« Bien, vous aller apprendre à mettre des préservatifs sur des bananes. Venez en chercher. »

Ils se lèvent tous, moi je reste assise. Le prof me voit.

« Miss Swan, venez chercher des préservatifs ! » m’ordonne le prof

« Non. »

« Puis-je savoir pourquoi ? »

« Les mecs ont une queue ils l’assument ! » dis-je en fixant mon prof.

Oups, je crois que je l’ai mis en colère. Je l’achève maintenant ou j’attends qu’il crie.

« Au fait, je suis allée chez mon psy pour « canaliser mes envies sexuelles » et vous avez raison, ça a marché. »

« Ravie de l’apprendre » grimace le prof.

« Je me tape mon psy. » l’achevai-je.

Certains élèves gloussent.

« Bella… » me supplie Angela. « C’est gênant. »

Je lui fais un léger sourire d’excuse. Le prof passe entre nous pour nous aider. Angela m’en donne une, je la défais et souffle dedans pour en faire un ballon. J’admire mon chef d’œuvre. Je prof arrive et crève mon ballon.

« Pas très solides vos capotes Mr ! Faudrait en mettre en deux parce que si vos relations sont bruta… »

« On se passera de commentaires Miss Swan ! » crache le prof

« Je voulais vous aider ! Imaginez qu’elle craque ! » dis-je tragiquement.

Je parle en connaissance de cause enfin bref, un tour à l’hôpital et c’est FINI.

« Bien, ça suffira pour aujourd’hui. Dehors. » soupire le prof, blasé

On marche jusqu’au parking.

« Tu l’as envoyé à la retraite avant l’heure. » me dit Alice en arrivant derrière nous.

« Au moins j’aurai des vacances ! Ce prof me hait ! »

« Tu sais que je t’adore toi ! » me dit Alice après un moment d’absence

Elle m’embrasse sur la joue avant de partir en sautillant vers son copain. Angela soupire.

« Elle en a de la chance. Moi aussi je voudrai bien un copain comme Jasper, protecteur, doux, attentionné. » soupire Angela rêveuse.

« Mouais. » dis-je peux convaincue. « Je sais pas trop. »

« Tu as déjà eu un petit ami ? »

« Oui et ça ne s’est pas très bien fini. » dis-je entre mes dents.

« Il t’a plaqué ? »

« Au final oui, mais il ne l’a pas dit en face, il s’est contenté de m’ignorer. Mais bon, c‘est la vie !» Je fais un sourire pathétique

« Tu l’aimes toujours ? »

« J’ai toujours des sentiments pour lui et j’en aurai sûrement dans quelques années mais je le déteste encore plus et vu que je suis super rancunière, je ne risque pas de retourner avec. » dis-je fermement.

« De toute façon ça doit être un crétin pour qu’il t’ait quitté sans prétexte. » affirme Angela.

Elle est trop gentille.

« Il avait un prétexte - à chier mais un prétexte - il a voulu m’imposer ses choix, j’ai refusé, puis si ce n’était pas lui c’était moi, même si je l’aimais vraiment…. Enfin bref, ce qui est passé est passé. »

Vendredi journée tranquille, j’aime bien Rosalie, on a passé deux heures à discuter après notre cours de dessin, vu que le prof de math n’était pas là. Cette fille est un peu comme moi, elle joue un rôle au lycée : la fille froide et distante, mais en fait elle raconte plein de blagues, elle adore faire la folle. J’ai pas rigolé comme ça depuis très longtemps. J’ai aussi parlé avec Emmett, je comprends pourquoi ces deux-là sont ensemble ! Emmett est tout de même un peu plus calme. Pourtant à les voir, j’aurai pensé que c’était lui le bout en train du groupe.

J’ai passé une journée comme je les aime, à rien faire ou quasiment. A mon habitude, je me dépêche de rentrer mais Alice me retient.

« Pourquoi tu pars si vite du lycée tous les soirs ? »

« J’ai des choses à faire » éludai-je

« Comme ? »

« Tu es trop curieuse Alice ! » dis-je en partant. « A Lundi ! »

Ils sont peut-être bizarres mais je les aime bien, on ne peut pas dire que moi aussi je rentre dans le moule de l’adolescent parfait.

PDV EDWARD

« Si tu veux vraiment savoir ce qu’elle cache observe là. » dis-je à ma sœur une fois dans la voiture.

« J’y arrive pas, dès qu’elle est chez elle, je ne repère rien. Le néant, le trou noir. » dit tristement ma sœur.

« Les loups ? » demandai-je

« Non, je ne crois pas, je suis passée dans leur rue en voiture, je n’ai pas senti cette odeur. »

« Apprends à la connaitre, et tu sauras ce qu’elle cache. » dit Jasper.

« Puis je l’aime bien, elle n’est pas comme elle le montre. » rajoute Rosalie.

« Ouais, elle est rigolote pour une humaine ! » sourit Emmett.

« Elle est plus complexe qu’elle n’y parait. Ses sentiments sont troubles et forts. » nous explique Jasper. « Elle n’arrive pas à décider. »

Ils me fixent tous attendant une phrase gentille sur Bella. J’hausse les épaules.

« Ne m’obligez pas l’apprécier, cette fille est bizarre. »

« Bizarre ? Parce que tu ne peux pas lire dans ses pensées ? » s’offusque Rosalie. « Puis je t’informe que MOI Rosalie, miss je n’aime pas que l’on trouble mon monde, je l’aime BIEN ! Tu m’entends Edward ! »

« Faites ce que vous voulez avec elle, mais laissez moi en dehors de ça. » m’énervais-je.

Je sors de ma voiture et part en courant dans les bois. Je ne veux pas les entendre.

« Non mais ils ont quoi à m’embêter avec cette fille ? Ce n’est qu’une fille parmi tant d’autres. » parlai-je pour moi-même.

En es-tu sûr ? Cette fille t’a sorti de ta vie routinière et insipide.

« Génial je deviens fou ! J’entends des voix. »

Je grimpe en haut d’un arbre. J’aime bien sentir le vent dans mes cheveux.

C’est ta conscience espèce de crétin de vampire.

« Bah ma super conscience rendort toi et fout moi la paix ! » m’énervai-je à voix haute.

Un vampire peut-il devenir fou à cause de trop de solitude ? Mais non banane ! Je suis là pour t’aider ! Pas pour te faire enfermer !

Je ferme les yeux et fait le vide, je mets la voix de ma conscience dans un coin de mon cerveau et me vide l’esprit. J’aime ce calme.

Quand j’ouvre les yeux, il faut nuit noire. Je n’ai pas envie de rentrer. Peut-être au matin, on verra. Je regarde la forêt qui s’étend à perte de vue. Mon esprit dérive vers Bella, cette fille est particulière - même à mes yeux ; ce qui est rare - ça ne sert à rien de le cacher. Mais j’ai passé tellement de temps seul, que je ne sais pas si je suis prêt à faire rentrer une autre personne dans ma vie. Mon Dieu, je deviens comme Rose. Pourtant elle a pu accepter Bella en quelques jours alors que pour Alice et Jasper elle a mis deux mois. Je suis tellement habitué à ma vie en solitaire, pourrai-je supporter une vie de couple ? Surement. Les autres y arrivent, pourquoi pas moi. Se pourrait-il que je veuille que Bella fasse parti de ma vie ? Mais cette fille est … Pfff, je trouve même pas de mot pour la décrire… Belle ? Attirante ? Fougueuse ? Ah t’es de retour toi ? Fougueuse, ça c’est sûr, une vraie tigresse qui ne se laisse pas marcher dessus. Je me demande comment ça va se passer avec les autres ? Mais en tout cas il ne faut pas compter sur moi pour être aimable avec elle. On verra plus tard. Un jour peut-être.

Je saute de mon arbre et rentre.

« Tu vas au parc ? » demandai-je surpris à Esmée

« Oui. »

« Toujours cette envie. » constatai-je « Fais du baby sitting »

« Je ne sais pas si j’aurai la résistance. Mais toi ça va ? Tu as l‘air perdu. Tu veux m‘en parler ?»

« C’est Bella. »

« Elle te plait ? Tu sais même si elle est humaine, on l’acceptera. » me rassure Esmée.

« Ce n’est pas ça. Je ne sais pas trop en fait. Je ne la comprends pas. »

« Tu as envie de la connaitre ? » me demande Esmée « Mais dit toi une chose Edward, même si tu ne sais pas trop ce que tu éprouves pour elle, TU t’intéresses à elle, peu importe tes sentiments à son égard, tu es sorti de ta léthargie grâce à elle. Grâce à elle tu reprends vie. Cela veut peut-être dire quelque chose. »

« Pourquoi elle et pas une autre ? Cette fille est complexe. »

« C’est peut-être ça qui te plait chez elle. Les filles creuses et vides ne sont pas pour toi. » Elle me sourit tendrement.  « Puis je ne veux pas que tu me ramènes une petite cruche sans cervelle ! Hors de question de passer l’éternité avec ça ! » plaisante-t-elle. « J’ai hâte que tu me présentes cette fille ! »

Je pars m’installer à mon piano et joue tranquillement. Je n’entends même pas Esmée partir ni mes frères et sœurs derrière moi qui m’écoutent. Alice à l’air un peu inquiète.

« Qui a-t-il Alice ? »

« Je ne vois pas Esmée de la journée mais je la vois revenir. C’est perturbant. » nous explique Alice.

« Elle est au parc, tout va bien se passer. » la rassure Jasper. « Mais si tu veux on peut y aller ? » propose Jasper

PDV BELLA

Nathan et moi partons au parc, on a de la chance, il ne pleut pas, le temps est juste couvert avec une légère brise. Je trouve un banc, près d’une aire de jeu, je m’y assois avec Nathan. Je peux constater que le parc est relativement plein même pour cette mini ville. Nathan a l’air de s’y plaire, il a un sourire accrocher sur son visage. En plus, il est émerveillé par une feuille qui vient de lui rentrer dedans, je vois pour lui enlever mais il la tient fermement. Je lui laisse. J’observe les gens aux alentours, ça va je ne reconnais personne. Je ne veux pas me faire embêter par les élèves. Je souffle de soulagement. Les gens ont l’air heureux dans cette ville. Est-ce que moi aussi j’y serais ? Est-ce que je me ferais à ce temps ? Est-ce que je me ferai aux habitants ? Seul l’avenir nous le dira.

Je me retourne vers Nathan qui n’est pas content, sa feuille est en miette, je lui en donne une autre, il retrouve le sourire. Pour rien au monde je voudrai échanger ma place même avec tout ce que j’ai vécu. Une femme s’assois à côté de moi, je tourne la tête brusquement. Je ne l’ai pas entendue arriver. Elle me fait un sourire bienveillant.

« Bonjour » dit-elle avec une voix mélodieuse.

Je bloque sur ses yeux et bafouille un « bonjour ». Cette femme a, elle aussi le teint pâle, une peau parfaite, elle doit faire tourner la tête de pas mal d’hommes. Je vois son alliance.

« Pardon de vous poser cette question indiscrète mais avez-vous de la famille qui va au lycée ? » demandai-je

Diplomatie, diplomatie. La prochaine fois. Elle sourit.

« Oui mes enfants. Mes cinq enfants. »

« Mais vous êtes jeune ! » m’écriai-je

Pour la diplomatie on repassera !

« Je les ai adoptés. Enfin mon mari et moi les avons adoptés. »

Je souffle de soulagement. Alors c’est la mère des Cullen. Ils ont pourtant un air de famille. Bizarre. Je me retourne vers Nathan et lui prend la main. Mon pouce lui caresse doucement le dessus de sa main. La maman des Cullen regarde Nathan avec attention, lui aussi la fixe, la détaille.

« J’en conclus que vous aussi allez au lycée ? »

« Oui, j’ai des cours avec Rosalie, Alice et Edward. » expliquai-je. « Au fait moi c’est Bella et voici Nathan. »

« Esmée » me dit-elle dans un sourire charmeur « Ravie de te connaitre Bella et toi aussi Nathan. »

Nathan fait un magnifique sourire, qui fait accélérer mon cœur, à Esmée.

« Moi aussi. » répondis-je. « Et Nathan aussi ! » souriai-je

On reste en silence, je ne détache que très rarement mes yeux de Nathan. Esmée le voit et me sourit.

« Vous tenez beaucoup à lui ? » me demande la mère des Cullen.

« Ça se voit tant que ça ? » dis-je nerveuse.

« Oui » sourit-elle.

« Je peux vous demandez une faveur ? »

« Bien sur qui a-t-il ? »

« Est-ce que vous pourriez ne pas parler de notre rencontre à vos enfants ? Vous voyez, personne n’est au courant pour lui, et je voudrais que pour le moment ça reste ainsi. »

« Bien sûr, mais vous savez, mes enfants savent garder un secret. »

« Je n’en doute pas un seul instant » dis-je avec aplomb.

Elle me regarde avec des yeux légèrement étonnés. Je lui parle de mon cours avec Alice.

« On a tous des secrets plus ou moins lourds. » rajoutai-je en fixant Nathan.

« Tu es mature pour ton âge » constate Esmée

« Je ne l’ai pas toujours été » rigolai-je nerveusement. « Mais certains évènements m’ont fait changés radicalement. »

Je regarde l’heure. Il est déjà si tard ? Je me lève.

« Oh tu t’en vas ? » dit Esmée légèrement déçue.

« Oui, je dois rentrer, mais je serai au parc samedi prochain. »

« A samedi alors. Au revoir Nathan » dit-elle sans le lâcher du regard.

Je ne m’offusque pas, tout le monde à ce comportement étrange avec lui. C’est vrai qu’il est très beau.


A suivre …

Vous aimez la rencontre avec Esmée ?

Bella et Edward vont-ils réussir à s’apprécier ?

Review ?

 

Chapitre 6 : Petite soirée

Beta LouveCB

PDV BELLA

Je rentre à la maison.

« Ça ne t’ennuie pas papa si je sors ce soir ? » demandai-je

« Et bien, oui, ça m’ennuie, ton comportement n’est pas exemplaire. »

« Je sors pour retrouver Renée et Phil, il a une soirée. Maman sera la ! » le suppliai-je

« Bien, mais tu as jusqu’à deux heures » Je grimace « Quatre heure ? » je grimace « Ok, je veux que tu sois rentrée avant que je parte à la pêche à six heure trente. »

« Merci Charlie ! » Je l’embrasse sur la joue et monte me préparer pour sortir.

Je prends une bonne douche, me lave la tête. Je fouille dans ma penderie. Je trouve une jupe blanche courte, un top gris dos nue. Des escarpins qui vont avec le haut. Je prends mon sac à main gris, je me maquille, un petit coup de parfum Gucci. Mes boucles d’oreilles.

« Tu vas sortir comme ça ? » s’offusque mon père.

Je tourne sur moi-même.

« Bah oui, pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma tenue ? » demandai-je avec un visage angélique

« Rien » boude mon père. « Tu veux ma voiture ? » demande mon père.

« Pas la peine ! On passe me prendre ! »

J’entends le klaxon. J’embrasse Charlie sur le front et Nathan.

« Faites pas de bêtises » dis-je amusée parce que moi je vais en faire.

« Pas si vite ! Qui est ce jeune homme dans la voiture ? » demande Charlie

« C’est un des joueurs de l’équipe de Phil. Il s’appelle Brad et il a 23 ans. » soupirai-je

« Tu veux dire BRAD TOMSON ? Le joueur le plus prometteur ? » s’extasie Charlie « Fait le venir » m’ordonne mon père.

Brad klaxonne, je sors, il sort de sa Ferrari, je lui saute dans les bras.

« Tu m’as manqué beauté ! »

« Toi aussi ! Mon père veut te voir. »

Je l’emmène voir Charlie qui est sur le perron. Brad lui signe un autographe, Charlie doit vite rentrer parce que Nathan l’appelle. Brad et moi nous dirigeons vers sa voiture. Je jette un coup d’œil dans la rue, je me sens observée. Je ne vois rien à part une Mercedes noire garée à dix mètres. Les vitres sont teintées. Je monte dans la voiture. On part dans une ville que je ne connais pas. Brad, le moulin à paroles, n’arrête pas du trajet. Ce type peut atteindre une limite de narcissisme impressionnante. On arrive. Il y a plein de monde. Certains journalistes sont aussi là. Je rentre au bras de Brad. Ces fans sont carrément flippantes. Une fois entrée, je pars à la recherche de ma mère et Phil. Renée me saute dans les bras.

« Ma chérie tu es venue ? Comment vas-tu là-bas ? Et Nathan ? Il va bien ? Tu t’es fait des amis ? Tu as été gentille avec tes profs ? Oh tu es si radieuse ! Tu es amoureuse ! »

« Non maman je ne suis pas amoureuse, et oui Nathan va bien, il aime la campagne je crois. »

« Tu es venue avec Brad ? Il est bien passé te chercher ? »

« Ouiiii, ce n’est pas avec mon tas de boue que j’aurai pu venir ! Mais je ne veux pas vexer Charlie, alors je garde cette chose. »

La soirée se déroule bien, je n’ai pas le droit de boire mais ça ne m’empêche pas de m’éclater comme une folle. D’ailleurs je danse un slow avec Brad. C’est chaud, surtout quand ses mains viennent sur mes fesses. Mes lèvres trouvent son cou, je fais un joli suçon. Tu vas te faire chambrer mon pote. Je lui mordille le lobe de l‘oreille, il comprend où je veux en venir avec lui. Il sourit et me recule pour me tenir éloigné.

« Ta mère nous fixe. Déjà qu’elle veut nous arranger un mariage, mais si en plus je te fais l’amour ici devant tout le monde ça va faire défaut. »

« On pourrait leur donner des cours. » proposai-je me recollant à lui, frottant mon bassin contre le sien.

« Petite dévergondée. »

« Pourquoi ça te dérange ? » demandai-je innocemment.

Il sourit avant de me décoller de lui. Une Salsa démarre. Il ne sait pas trop danser sur cette musique, mais on s’amuse quand même. Une fois fini, on se fait applaudir. Brad me laisse pour aller discuter avec ces potes, et moi avec ma mère et Phil.

« Alors à quand le mariage ? » se moque Phil, il sait pertinemment qu’il n’y aura rien de plus entre lui moi.

Phil sait que je couche avec Brad et surement toute l’équipe aussi mais je ne crois pas que ma mère soit au courant. Je laisse Renée et Phil, je rejoins Brad qui discute avec ses coéquipiers, j’arrive derrière lui, glisse mes mains sur sa taille, les descend jusqu’à arriver à son entre jambes. Ils arrêtent de discuter.

« Je m’ennuie » dis-je avec une vois de petite fille, je passe devant Brad, mes mains sont arrivées sur ses fesses « Puis ma culotte me gêne, tu veux pas me l’enlever ? » Ses potes le sifflent. « Avec tes dents » rajoutai-je

Ses potes le chambrent alors qu’on part dans une pièce à l’étage qui se trouve être un petit salon. Je ferme la porte à clé et le pousse contre une commode. Je me jette sur ses lèvres et l’embrasse, je gémis de satisfaction. Je me frotte outrageusement à lui. Je voudrais qu’il me prenne un peu brutalement pour une fois, d’habitude c’est en douceur, plein de tendresse. Je lui enlève rapidement sa chemise pour voir ses abdos parfaitement dessinés. Je ne peux pas m’empêcher de le toucher.

« Tes plouks dans ton nouveau lycée ne te satisfont pas ? »

« Ils ne sont même pas baisables. »

A ce moment je pense à Edward. Va savoir pourquoi ? Mais je suis de suite ramener à la réalité par les mains de Brad sur ma poitrine.

« Je t’en prie » le suppliai-je « Baise moi »

« Ne soit pas vulgaire, j’aime pas ça » grogne-t-il alors qu’il m’embrasse le cou.

Bah c’est pas ce soir qu’il va me prendre en levrette ! Trop animal selon lui. Je défais les boutons de son pantalon, il remonte ma jupe sans me l’enlever, une de ses mains est sur mes fesses, l’autre est devant, j’écarte un peu les cuisses pour qu’il ait un meilleur accès, il frotte ses doigts contre mon intimité.

« Tu es déjà prête pour moi, j’aime ça. »

Il intensifie sa pression sur mes lèvres intimes et mon clito. Je gémis. J’arrive à baisser son pantalon ainsi que son caleçon. Je pose ma main sur ses testicules et les masse doucement, je ne touche pas à sa queue, il enrage et essaye de me forcer à la prendre. Pas tout de suite, il retourne à l’exploration de ma poitrine avec sa main libre, l’autre étant toujours entre mes cuisses, il pousse ma culotte et entre trois doigts d’un coup en moi, je soupire de satisfaction, il commence ses va et viens. Je le vois loucher sur mes tétons durcis à travers mon haut, je l’enlève, sa bouche, sa langue découvre ma poitrine raffermie. J’enroule mes doigts autour de sa queue et commence à le branler, je referme mes doigts plus fortement sur sa queue.

« Oh oui continue ! » lâche Brad.

Il retire ses doigts et va pour enlever ma culotte avec ses mains mais je me recule brusquement. J’enlève ma jupe sensuellement en le fixant. Je me retrouve en culotte et talons.

« Je t’ai dit comment je voulais que tu me l’enlèves » dis-je plus que sensuelle.

Il s’approche et se met à genoux devant moi. Je lui tiens les poignets alors qu’il retire ma culotte avec ses dents. Je mets un pied sur la table basse, il met sa tête entre mes cuisses. Je lui lâche ses poignets. Sa langue va de mon clito à mes lèvres intimes. Mes doigts sont dans ses cheveux, je le presse de continuer mais il s’arrête alors que je gémis de plus en plus fort. Il va chercher une capote qu’il ne met pas encore, il vient s’assoir sur le canapé et commence à se toucher alors que je le fixe.

« Bella tu veux pas me sucer ? S’il te plait ? »

« Non, tu sais que je n’aime pas ça. » dis-je catégorique

Il n’est pas satisfait mais il le sait, je lui refuse à chaque fois, je me mets à genou devant lui, défais la capote et lui mets. Pas besoin de m’entrainer sur une banane, puis la sienne est carrément mieux ! Je laisse glisser mes doigts tout en mettant la capote. J’approche ma bouche de sa queue, il gémit tout en me fixant, sauf que je me contente de souffler dessus, un souffle chaud qui le fait frissonner. Je viens me mettre à califourchon sur lui et me laisse pénétrer en douceur. Il agrippe mes hanches pour m’aider dans mes va et viens, je soupire de plaisir, je rejette ma tête en arrière. Il approche sa bouche de mes seins et suce mes tétons, je plante mes ongles dans sa peau, ses va et viens sont lents, je veux aller plus vite, je lui relève la tête et l’embrasse. Je me recule et en profite pour aller plus vite, je gémis bruyamment, j’arrive à peine à respirer, mais je suis quasiment sur mon point G. On va pour changer de position.

« Sur la commode » dis-je dans un souffle.

Il me soulève, toujours en me pénétrant. Je m’accroche à ses épaules. Il m’assoie sur la commode, je me positionne correctement, j’enroule mes jambes autour de son bassin, je tends mon bras derrière moi pour me soutenir, l’autre reste accroché à sa nuque. Il reprend ses mouvements. LÀ je peux atteindre rapidement mon point G.

« Ouiiiiiiii, vas-y continue… » suppliai-je Brad. « Encore, encore, encore, Oh bon Dieu ! » criai-je à moitié.

« Vas-y Bella, crie pour moi, crie » m’ordonne le joueur de base ball.

J’intensifie le bruit de mes gémissements alors qu’il accélère ses mouvements pour me pénétrer plus brutalement.

« Oui, oui, oui… Bordel c’est trop bon… » criai-je

« Oh mon Dieu, je vais jouir. » grogne Brad.

Je resserre mes jambes.

« Plus fort » lui ordonnai-je.

Il se retire presque complètement avant de me pénétrer d’un coup sec.

« Oui !!!!!!! » hurlai-je

Il recommence.

« Je vais jouir Bella, jouie pour moi » il serre mes fesses en me pénétrant le plus profondément possible.

« Ouiiii ! » hurlai-je alors que mon orgasme vient.

Je repose ma tête sur son épaule, il en fait autant. On essaye de reprendre nos souffles. Il se retire de moi et vire sa capote. Il se rhabille. Je le fixe.

« Tu es toujours aussi bonne Bella, mais tu es au lycée, on ne devrait pas. » dit-il.

Je lève les yeux au ciel, je m’habille. Chaque fois c’est la même.

« Ça ne t’a pas dérangé l‘année dernière. » dis-je en le fixant.

Je me recolle à lui. Je balade mes mains sur son corps.

« Tu as toujours envie de moi, pourquoi tu luttes ? » demandai-je

« Détournement de mineur ça te va comme réponse ? »

Je grogne et me recule.

« C’était la dernière fois Bella. » dit-il d’un ton sans appel. « Mais tu sais que je t’adore. »

« Mouais, je sais. »

Je me recoiffe, on redescend.

« Tu me ramènes je suis fatiguée » dis-je

Je dis au revoir à Renée et Phil. On sort, les flashs des journalistes de la presse people m’aveuglent à moitié, Brad me colle à lui, il a une main sur ma tête et l’autre autour de ma taille. Il est gentil de me cacher. Je ne veux pas faire la une des magazines à scandales. On part rapidement.

« Tu ne m’en veux pas ? » demande Brad.

« Mais non banane ! Je savais que ça arriverait. » souriais-je

Je suis de retour chez moi à cinq heures. Charlie et Nathan dorment toujours. J’embrasse délicatement Nathan sur le front avant d’aller prendre une douche. Je ne peux pas garder cette odeur de sexe et de cigarettes sur moi. Une fois toute propre, je me couche et pars pour une bonne journée de sommeil, qui va être courte.


C’est la tête dans le cul que j’arrive au lycée. Ma matinée de cours est dure à suivre mais j’y arrive. Alice toute gentille me réveille pendant le cours d‘anglais. Par contre en Bio, j’ai plus de mal, vu que mon voisin m’ignore complètement. A midi je manque de m’endormir sur la table

« Dure weekend ? » me demande gentiment Angela.

« Ça m’apprendra à faire la fête toute la nuit. »

« Oui je sais. » dit timidement Angela.

Je la regarde avec de gros yeux. Elle met un magazine sportif sous mon nez.

« Tu n’as peut-être pas remarqué mais tout le monde te regarde. »

Elle tourne les pages du magazine. On me voit avec Brad, avec Phil, avec Renée, et encore avec Brad alors qu’on dance le slow. Bien sûr on voit SES mains sur mon fessier, on ne voit pas ma tête et pour cause, je lui faisais un suçon. Les journalistes sportifs disent que je suis sa nouvelle petite amie. Je gémis de désespoir.

« Il faut que je rentre chez moi, je ne tiendrai jamais en sport. » dis-je

« Mais la soirée des joueurs était samedi. » dit-elle perdu

« Je sais mais mon weekend a été mouvementé. J’ai quasiment pas dormi de la nuit hier. » expliquai-je

« Alors Swan, on se tape les joueurs de Pro ! » me dit Jessica.

Je ne réponds rien. Ça n’en vaut pas la peine. ELLE n’en vaut pas la peine.

« Ouais, tu t’es fait péter le cul avoue ! « raille sa copine Lauren.

Je me redresse et les fixe.


A suivre …

Alors ce petit Lemon. Bon ce n’est pas avec Edward mais je vous promets qu’il y en aura d’autres avec lui … Pas tout de suite par contre !

Review ?

 

Chapitre 7 : Légende Quilleute

Beta LouveCB

PDV BELLA

« C’est à vous que ca ferait du bien de vous faire comme vous dite - pété le cul - comme ca vous arrêteriez peut être d’emmerder tout le monde. » dis je « Mais pour ca faudrait AVANT que vous vous fassiez dépucelé mais vu vos gueules c’est pas gagné ! » me moquai-je. « Je rentre chez moi, à demain Angela. » dis je gentiment.

Je monte dans ma voiture, mes yeux se ferme tout seul. On frappe au carreau de ma voiture, Rosalie se tient de l’autre coté. J’ouvre la portière.

« Tu veux que je te ramène ? » propose t’elle.

« Je peux le faire » Je baille

« Voyons tu ne tiens pas debout ! Viens on prend ma voiture. »

« Et la mienne ? »

« Je viendrai te chercher demain comme ca tu pourras la récupérer ! »

Je cède. Elle me ramène chez moi, mais pendant le trajet je m’endors. Rosalie me secoue doucement. Je la remercie. J’entre chez moi. Nathan crie, l’autre personne s’étonne de me voir.

« Je vais dormir, si tu as besoin de moi Sue. »

« Tu veux que je reste jusqu’à ce que ton père arrive ? » me demande t’elle

« Je ne veux pas te déranger. » Je baille.

« Voyons Bella ! Ca ne me dérange pas. Mais va te coucher. Aller au lit ! » m’ordonne t’elle.

Je la remercie et monte dormir quelques heures.

Le lendemain comme promis Rosalie vient me chercher, il y a Emmett. Je n’ai pas non plus beaucoup dormir. Rosalie me le fait remarquer.

« Tu n’as pas l’air plus réveillé ! »

« Je sais. » J’étouffe un bâillement

« Emmett, arrête de te tortiller et demande lui ! » s’énerve Rosalie.

« Euh Bella ? » demande Emmett

« Oui Emmett » dis je amusée.

« Es ce que tu pourrais m’avoir un autographe de Brad Tomson. » demande Emmett inquiet.

Je rigole.

« Tu l’aimes bien ? » demandai-je

Il sourit de toutes ses dents, mon pou s’accélère, il a eu un coté prédateur, mais il redevient vite « normal » et part dans des explications sur Brad et sa carrière sportive. Il arrête une fois que nous sommes sur le parking.

« Deux minutes. » dis je

Je prend mon portable et envoie un texto. La réponse arrive rapidement.

« Ce soir tu fais quelque chose » demandai-je à Emmett mystérieuse « Rasure toi Rosalie je n’invite pas ton copain pour un rencard ! Tu peux même venir ! » rajoutai-je

« Tu ne nous proposes pas un plan à trois ! » rigole Emmett, ca me fait pensé à la réflexion que j’ai faite le premier jour en les voyant.

« Zut, je suis démasquée. Sérieux, ce soir ne partez pas tout de suite du lycée. J’y vais ! Et encore merci. »

Je lui fais un vrai sourire que je ne fais jamais au lycée. Tous les Cullen et Hale me regardent étonné. Jasper, Alice et Mr le psychopathe on rejoint le couple.


A la fin de mon cour de physique je me précipite dehors et saute dans les bras de Brad.

« Salut Bella ! Alors il est ou mon super fan ? » me demande Brad.

« EMMETT !!!!!!! » hurlai-je quand je le vois sortir du bâtiment.

Il nous rejoint avec Rosalie. Il fixe Bard avant d’aller lui serrer la main.

« Tu as de la force ! » dit Brad en se massant les doigts.

Toute sa famille le fusille du regard, je ne vois pas pourquoi. Emmett a de la force on le sait ! Vraiment bizarre cette famille.

« Je dois avoué que je ne m’y attendais pas ! » rigole Emmett. « Merci Bella. »

Il me prend dans ses bras et me fait tourner.

« Emmett, tu l’étouffes ! » rigole Alice qui nous a rejoint.

Il me repose au sol. Brad et Emmett discutent alors que je suis assise sur le capot de sa Ferrari.

« C’est ton petit ami ? » me demande Rosalie.

« Non. » dis je fermement « On est ami… Pas vrai Brad ? »

« Ouai. »

Ils discutent encore cinq minutes, Brad signe son autographe, m’embrasse sur la joue et s’en va.

« Encore merci Bella ! » me dit Emmett tenant fermement son bout de papier.

« De rien » souriais je

Je pars vers ma voiture et monte rejoindre Nathan. Sauf ce que quand j’arrive, il a du monde à la maison y compris Charlie.

« Un problème » demandai-je inquiète rejoignant Nathan

Je ne fais pas attention aux gens présent.

« Bella, je te présente Billy Black et Jacob son fils. Tu les as connu quand tu étais plus petite.»

« Salut. »  Répondis je « Je ne me souviens pas, désolé. Sue est partie ?»

« Oui elle a eu un léger problème avec sa fille, rien de grave. » me dit Billy.

Je m’assoie près de Nathan alors que Jacob me fixe. Bon je dois avouée qu’il est plutôt pas mal dans son genre. Genre grand, musclé. Bon certes un peu plus jeune que moi mais avec quelque chose de mature. Il me sourit. Ouai, bon pour le sourire on repassera mais il est comme les Cullen, il a un truc flippant… Animal. J’en frisonne. Il vient s’assoir à coté de moi. Il dégage une chaleur comparé à Emmett quand il m’a pris dans ses bras, lui il était froid… Je vois Jacob froncé le nez.

« Quoi ? » demandai-je

« Tu sens bizarre. » dit il gêné.

« Pour la diplomatie je ne suis pas douée mais toi non plus ! Et non je ne pu pas ! » dis je quand même un peu vexé.

« Les enfants si vous alliez faire un tour. »

Charlie sourit bizarrement. Il ne veut pas me caser avec Jacob ? Vu son regard si. Je soupire blasée. Entre Renée qui veut me marié à Brad et Charlie qui veut me caser avec le fil de son meilleur ami. Nathan, Jacob et moi partons. Je ne lâche quasiment pas du regard Nathan, mon vrai sourire, j’ignore quasiment Jacob.

« Désolé pour la réflexion de tout à l’heure. » s’excuse Jacob.

« Pas grave.. »

On continue de discuter, j’ai quelques souvenirs qui me reviennent mais très peut. Je me souviens qu’on était ami. Il me raconte sa vie à la réserve, il rigole même de ses légendes. Il me prend pour une cruche ou quoi ? Je vois bien qu’il est a moitié sérieux dans ses histoires. Je ne dis rien. Pour une fois. Nia nia nia. Aller ma Bella, utilise tes charmes.

« Je suis déçu. » dis je tristement.

« De quoi ? » il a l’ai attendri.

Aller Bella, joue avec tes cheveux, bat des cils.

« Tes légendes, c’est vraies qu’elles sont fausses ? Moi je trouverai ca bien d’avoir un loup personnel pour te défendre. » dis je le fixant.

Ouai ! Tu l’allumes ! Moi… Non ? Jamais !

« Mouai, disons que certaines parties sont vraies. »

« Celle des Cullen ? » demandai-je curieuse.

Puis ca résoudrait un des mystère les concernant.

« Tu ne diras rien ? » demande t’il « Parce que je ne devrais pas t’en parler normalement. » 

« Je te promet, je serai muette comme une tombe. » Je lui fais mon plus beau sourire et me rapproche doucement de lui. Quite à l’allumé autant y aller à fond.

« LES ENFANTS !!! » hurlent Charlie.

« Je te raconterai tout une prochaine fois ! » me sourit Jacob.

Je lui fais un léger sourire. Je n’y crois pas trop à ces légendes. C’est trop bizarre. Comme si les loups et les vampires existaient ! Franchement. Puis des vampires à l’école ?? Et au soleil ? Bonjour les stéréotypes ! Tu as trop regardé Buffy ! Mouai, après tout… Je vais cuisiner Jacob…. Plus tard… Jacob et Billy s’en vont. Jacob me sourit de toutes ses dents.

« Alors tu l’aimes bien Jacob ? » me demande innocemment mon père

« Charlie ! » m’exclamai-je « On est ami ! »

« Mais c’est un chouette garçon ! »

« Charlie ! Tu ne vas t’y mettre toi aussi ! Entre toi et Renée je vais finir marié demain ! » rigolai-je

« De toute façon tu ne fais comme les autres. » répond mon père.

Oké, je l’ai cherché celle la !

« Je vais faire mes devoirs, mais Papa, s’il te plait, ne te mêle pas de ma vie sentimental, je sais que j’ai fais des erreurs, certaines que je ne regrettes pas, mais j’en ai fais. Quoi qu’il en soit, je les assume. Puis si jamais je dois sortir avec Jacob ou un autre je le ferai mais personne ne m’y aura forcé. D’accord ? »

« Je veux juste que tu sois heureuse. »

« Mais je le suis, ne t’en fait pas pour moi… Même si je suis dans une ville sans centre commerciale ! » rajoutai-je pour détendre l’atmosphère.

« Au fait, Bella, tu aimes toujours la moto ? »

« Oui, pourquoi ? »

« Pour rien ! Va travailler ! »

Pourquoi il me demande ca ? Il ne va pas m’acheter une moto pour mes 17 ans ? Ca serait trop cool mais pas très pratique.

Les cours passent, tous est normal même si je sens le regard des mecs. Ils crient tous que j‘ai couché avec Brad. Je démens bien sur. Mais aujourd’hui un crétin vient me parler, et au mauvais moment, je déjeune avec Angela. J’aime vraiment bien cette fille. Elle me fait rire.

« Salut beauté, moi c’est Mike ! » me dit le surfeur échoué.

« Je sais qui tu es, tu es en biologie avec moi, tu es plutôt nul d’ailleurs…. » me moquai-je

Ses potes plus loin qui nous on entendu rigole. Bande de con. Et dire qu’avant je trainais avec ce genre de personne.

« Dis moi, tu fais quelque chose samedi soir ? »

Oula, ca sens mauvais ca.

«  Parce que toi et moi on pourrait aller au cinéma tous les deux ? » me propose Mike. « Puis finir la soirée tranquillement. »

Pauvre type. Sa technique de drague date de mathusalem, puis je dois avouer que j’ai un faible pour les mecs qui n’ont pas ce rentre dedans et cette fierté. J’aime bien les mecs qui sont gêné, timide. Enfin pas sur n’importe qui… Sur Edward, ca doit être trop sexy…. Le voir se mordre la lèvre en avec un regard pénétrant et timide. Puis j’adore les mecs qui on de la classe, des manières, tout le contraire de lui. Nico était bien pour ca ! Il avait une vraie éducation. Non non ! Tu dois juste pensées au douce torture que tu vas lui infliger quand tu vas le revoir !!

Devant mon silence Mike sourit.

« Non. » dis je simplement.

« Pourquoi ? » s’offusque t’il comme si c’était la première fois qu’on lui disait non.

« Parce que je sais comment va finir la soirée et je n’ai absolument aucune envie de poser mes lèvres sur les tiennes. » expliquai-je à ce crétin. « Et il est hors de question que toi et moi on finisse la  soirée tranquillement . Puis tu n’es pas le premier a me proposer CA et franchement, tu n’es pas du ton mon type de mec. » Je fais un sourire en coin.

« Aller, je te promets qu’on va bien s’amusé. » dit il avec son sourire pervers.

« Tu ne comprends pas : TU N’ES PAS MON TYPE ! » criai-je à moitié.

« AH bon et c’est quoi ? »

« Assez grand, blond tirant vers le roux, des vrai épaules, des muscles bien dessiné, mystérieux, avec une pointe timidité… » dis je fixant Edward « Tout le contraire de toi » rigolai-je fixant Mike.

Il me regarde ne savait pas trop quoi dire.

« Bon tu peux partir tu me gênes. » grimaçai-je

Soudain ce crétin fait un sourire fière.

«  Ma pauvre Bella, je suis sur que tu es encore VIERGE à refuser mes avances ! » se moque Mike en plein milieu du réfectoire ou règne un silence de plomb. « Personne ne m’a jamais dit non ! »

Tous les regards sont braquées sur moi alors que je toise Mike.


A suivre …

Que pensez vous de Mike ? Et la mini description de Bella sur Edward ?

Review ?

 

Chapitre 8 : Dessin

Beta LouveCB

PDV BELLA

Je finis par exploser de rire, me foutant ouvertement de lui. Je finis par me calmer, essuyant les larmes qui ont coulées sur mes joues.

« Mon pauvre petit Mike, je passais déjà aux choses sérieux que tu faisais ENCORE mumuse avec ta main, mais, vu ton comportement, je pense que ça n’a pas changé ! » me moquai-je

Les élèves rigolent alors que lui devient rouge pivoine, ça atteint même ses oreilles. Je fais un sourire en coin.

« Et puis je ne fais pas dans les bouseux de ton genre ! » l’achevai-je avant de partir en roulant du cul.

Je jette un coup d’œil à EDWARD qui me regarde, moitié choqué, moitié étonné. Je lui envoie un baiser avec ma main, aguicheuse jusqu’au bout, avant de sortir du réfectoire, tout en roulant du cul. Certes il me sort par les yeux, il est désagréable mais bordel qu’Est-ce qu’il est canon et il va savoir ce que je pense de lui. J’hallucine, l’autre elle provoque un vampire ! Oh c’est pas sûr ! Bella arrête de te faire des films ! Mais c’est vrai qu’il a un regard de psychopathe et qu’il a un côté sombre.

Vendredi pendant le cours de dessin.

« Tu es au courant que tu fais tourner mon frère en bourrique ? » rigole doucement Rosalie

« J’ai rien fait ! » dis-je innocemment.

« Voyons, tu le traites de psychopathe, et ensuite tu l’allumes. » sourit Rosalie « Tu es une énigme pour lui… Pourquoi tu n’essayes pas de lui parler ? Je suis sûr que vous vous entendriez bien. »

« Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi ! » soufflai-je « Alice, ensuite toi... Qui est le prochain ? Jasper ? Emmett ? Esmée ? »

Oups, j’ai gaffé toute seule. Rosalie me dévisage.

« Tu connais Esmée ? » me demande Rosalie

Ça ne sert à rien de mentir.

« Oui, je l’ai croisée au parc Samedi. Mais je lui ai demandé de ne rien dire. Tu pourras garder ça pour toi ? S’il te plait ? C’est très important ! » la suppliai-je, mon cœur à deux cents à l’heure

« Tu as des problèmes ? Tu as des soucis ? » s’inquiète Rosalie.

« Non non » dis-je la voix déformée.

« Tu es sûre ? » demande Rose septique.

« Oui. Alors ? » demandai-je toujours inquiète

« Je ne dirais rien. Promis. Mais si tu as besoin, on t’aidera. » me sourit Rosalie.

« Merci. »

On continue de dessiner nos natures mortes. A quand les tableaux d’homme nu ? Miam. Je soupire en dessinant ma pomme.

« Toi aussi tu en as marre de ses fruits ? »

« Ouai, je veux dessiner autre chose. » soupirai-je

Rosalie fouille dans ses dessins et me montre Emmett… Nu… Et de face, montrant ses muscles.

« OMG » lâchai-je

« Je ne te le fais pas dire » sourit Rosalie « Tu es la première personne qui le vois »

« Jolie coup de crayon » dis-je fixant le dessin.

« J’ai eu un bon modèle. » sourit Rosalie qui regarde sûrement la même partie de l’anatomie que moi de son petit ami « Et tout est naturel » dit-elle avec une pointe de fierté.

Tu m’étonnes ! Il n’y a pas que sa taille qui est grande chez lui.

« OMG »

C’est tout ce que je trouve à dire. La vache. C’est quand Rosalie range son dessin que je me reconnecte à la réalité. Je lui fais un sourire d’excuse.

« Ne t’en fais pas, j’ai fait la même tête quand je l’ai vu la première fois. »

On rigole doucement mais pas assez vu que la prof nous fusille du regard. On pouffe sur nos fruits. Je fouille moi aussi dans mes dessins et lui montre un que j’ai fait il y a quelques semaines au mois d’aout.

« Oh !!! » souffle Rosalie. « Magnifique. »

« Merci » dis-je très fière de moi.

« Très beau. Tu as su montrer l’amour qu’il y a dans ses yeux. » complimente Rosalie

Effectivement, c’est Nathan allongé qui a les yeux grands ouverts et qui fixe l’objectif.

« Merci » dis-je très fière.

« Un vrai modèle ? »

Mon cœur bat plus vite, je ne sais pas quoi dire mais par bonheur c’est la fin du cours. On emballe rapidement nos affaires. Emmett nous attend dehors. Je ne peux pas m’empêcher de le toiser d’un regard appréciateur. Rosalie se blottit dans les bras de son homme et rigole devant mon air.

« Frustrée Bella ? » rigole Rosalie

« Tu n’as même pas idée à quel point ! A plus tard ! »

Je m’en vais rapidement avant d’imaginer Emmett et moi, sans vêtement, sous une douche, moi plaquée contre le mur, en parlant de mur, je viens d’en percuter un, je me retrouve les fesses par terre. Je vois des pieds devant moi, je remonte doucement, un mec vu son entre jambe, ne t’attarde pas la dessus Bella ! Son torse, surement musclé et sa tête. Merde.

« Edward. » dis-je me frottant la tête.

« Désolé » baragouine Edward avant de partir.

Moi je reste au sol, me massant la tête. Alice et Rosalie arrivent. Elles m’aident à me relever.

« Ça va ? » demande Alice souriante

« Rosalie ? Tu ne peux pas dessiner ton frère ? Parce qu’à mon avis, il est aussi musclé qu’Emmett ! » souriais-je

Je me frotte toujours la tête. Les deux sœurs sourient.

« C’est pas drôle » bougonnai-je

« A mon avis » commence Alice « Edward ne voudra jamais si c’est Rosalie qui demande mais peut-être que toi tu pourrais le faire ! » fini Alice.

Je soupire. Et ça recommence.

« Je ne vais pas dessiner Edward nu ! C’est trop beurk ! » grimace Rosalie

Pour toute réponse je me mort la lèvre inférieure, imaginant le psychopathe nu…

« Bon on va en cours de Maths avant que Bella n’inonde le couloir ! A plus Rose ! »

Alice me tire vers la salle.

« J’ai hâte de voir le nouveau prof mais en attendant ! Tu trouves mon frère canon ! »

« Je ne l’aime peut-être pas mais bon Dieu c’est une bombe » murmurai-je « Remarque le reste de la famille n’est pas en reste. » rajoutai-je

« Mon chéri est le plus beau ! » sourit Alice « Et il est mieux foutu qu’Emmett ! » sourit Alice mystérieuse

« Comment tu sais ça toi ? » demandai-je « Tu as couché avec ? »

« Eurkkkkkkkk » grimace Alice. « Ne dit pas de bêtise ! »

Alice et son air mystérieux. Je ne réponds rien, le nouveau prof entre. Un vieux tout moche. Youpi.

PDV EDWARD

Une fois que Bella m’est rentré dedans je m’excuse à peine et m’éloigne d’elle. Je rejoins Jasper.

« Pas très gentleman tout ça » sourit Jasper. « Troublé ? »

« Mmmm » répondis-je « Son regard me trouble, j’ai l’impression qu’elle peut lire en moi »

« C’est ta spécialité ça. » commence Jasper « Mais de toute façon tu n’as rien à craindre, vu que de toute façon, tu ne la laisse pas t’approcher. Elle ne risque pas de découvrir qui tu es vraiment. »

« Je sais bien, mais j’ai l’impression que, juste par sa présence, elle me trouble. Je suis bizarre avec elle. Je ne sais pas comment me comporter. » me lamentai-je

« Essaye d’être toi-même » dit Rosalie qui vient d’arriver. « Puis, je suis sûre que de toute façon, il lui en faudra peu pour qu’elle tombe dans tes bras. »

Rosalie me montre sa conversation avec Bella dans le couloir.

« Je ne suis pas qu’un physique » bougonnai-je « Je ne veux pas une cruche pour petite amie. » rajoutai-je sur le même ton

« Bella est loin d’être une cruche, elle est mature, mais elle le cache au lycée. Puis je trouve que vous feriez un joli couple ! » sourit Rosalie

Venant de Rose c’est bizarre, elle qui déteste les changements, quasiment autant qu’Emmett même s’il ne le montre pas. Le cours est bien entamé quand on finit cette discussion. De toute façon je ne vois pas pourquoi ils insistent, je ne la veux pas dans ma vie. Puis pourquoi elle veut que Rose me dessine ? Elle peut pas le faire elle-même ? AH AH !!! Tu ne la veux pas dans ta vie mais tu veux bien qu’elle te dessine. Bonjour la contradiction. Pourquoi Rosalie pense à la nudité d’Emmett en ce moment et son … Dessin… Rosalie, me dessiner NU ???? NON MAIS CA VA PAS !!! Complexé ? Pfff. Mais ça te dérange moins de poser nu pour Bella ? ! Rose est ta sœur c’est normal mais Bella peut être plus que ça …Houlà, après ma conscience qui déraille c’est l’autre partie saine de ma tête qui s’y met !

Le reste de la journée, je boude tout le monde même si Alice fait tout pour me décoincer. Il faut que je la fuis.

« Si on invitait Bella ce Weekend ? » propose Alice

Je ne réponds rien. Les autres sont d’accord.

« Et bien sûr Mr Edward l’anti social et psychopathe tu seras présent. » me menace Alice « Sinon j’appuie les rumeurs qui cours déjà sur toi et tes problèmes de pantalon ! »

Toute ma famille rigole. Traitre.

Alice va voir Bella alors qu’elle discute avec Angela Weber.

« Dit Bella, tu peux venir passer quelques heures chez nous dimanche ? Dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiii, te plaitttttt » supplie Alice

« Non » lâche Bella d’un ton ferme

Alice se décompose, moi je souris. Tu ne t’y attendais pas petit lutin maléfique ! Bien fait.

« Aller, une après-midi entre fille ! Ça va faire du bien. Te plait… »

Alice fait son regard de cocker.

« J’ai d’autres trucs à faire ce weekend. » lâche Bella « Mais … »

Traitre. Sale lutin maléfique…

PDV ROSALIE

« Tu es obligée de retourner au parc ? » demande Alice à Esmée. « Je ne vois rien, je n’aime pas ça ! » dit Alice frustrée.

« Mais oui, ne t’en fait pas, tout va bien se passer. »

Esmée embrasse Alice sur le front.

« On peut parler Esmée ? » demande Rosalie « En privé ? »

On part dans la forêt loin des oreilles indiscrètes de ma famille.

« Tu vas voir Bella ? » demandai-je

Esmée parait surprise mais acquiesce.

« Elle cache un secret. Je me demande ce que c’est ? » dis-je soucieuse « Elle avait l’air paniquée et inquiète »

« Ne t’en fait pas pour elle, je suis sûre que ce n’est rien de grave. » me rassure ma mère « Puis, nous aussi nous avons notre secret, nous avons appris avec les années à bien le cacher. »

« Alice a eu une vision de Bella et Edward s’embrassant. Il faut arriver à les mettre ensemble et en connaissant son secret, Edward pourrait l’aider, là elle ne le verrait plus comme un monstre psychopathe. Ils débuteraient une belle histoire d’amour et Bella ferait partie de notre famille. » finis-je

« Tu l’aimes bien ? »

« Je l’adore, je n’ai jamais autant rigolé avec une humaine depuis que j’en étais moi-même une et encore. » soupirai-je

« Laisse-les faire, parce que si on les force, ça ne marchera pas. Puis le secret de Bella n’est pas dangereux. » me rassure Esmée

« Tu connais son secret ? »

« Une partie… » Elle m’embrasse sur le front « Ne t’inquiète pas pour eux. Edward a passé énormément de temps seul, laisse le se civiliser doucement…. Mais en tout cas, je suis fière de toi ma petite princesse. »

Je suis toujours émue quand elle m’appelle ainsi. Les premières années après ma transformation j’avais beaucoup de haine en moi. J’ai trouvé en Esmée une deuxième mère, elle était maternelle, elle me consolait énormément et m’appelait ma petite princesse quand j’allais pas bien.

« Je t’aime Esmée. » dis-je toujours émue

« Moi aussi ma puce…. Rassure Alice, dit lui que tout va bien. D’accord ? »

J’acquiesce et Esmée part avec la voiture de Carlisle. Je rassure Alice.

PDV BELLA

Samedi matin, je suis réveillée par la douce et délicate voix de Nathan. Noooooooon. Je veux dormir. Il est quelle heure ? Je regarde mon réveil : Huit heures. J’enfonce ma tête dans mon oreiller avant de rassembler tout mon courage et me lever.

On part au parc une heure plus tard. Je n’arrête pas de bailler. Je m’assois au même endroit avec Nathan.

« Bonjour Bella, Nathan. » me dit Esmée s’asseyant à mes côtés.

Je réponds et Nathan sourit. Je re baille.

« Dure nuit. » dit elle

« Dur réveil » rajoutai-je « J’aurai espéré dormir un peu plus. J’ai fini mes devoirs tard et j’ai caressé l’espoir de dormir un peu plus tard, mais Nathan a voulu aller au parc. Donc on est allé au parc. » soupirai je

« Mes enfants m’ont dit que tu venais demain. »

« Cela vous ennuie ? » demandai-je

« Bien sûr que non. Nathan ne viendra pas ? » demande doucement et tristement Esmée.

« Je ne préfèrerai pas. »

Je peux voir Esmée déçue. Je vois bien qu’elle l’apprécie. Je décide de prendre une grande décision puis avec ce que Sue m’a dit, qu’elle ne pourra plus venir aussi souvent.

« Vous savez que Nathan ne peut pas rester seul. »

Elle acquiesce.

« La personne qui restait avec lui la journée ne peut plus le garder. Est-ce que vous pouvez vous en occuper pendant que je suis en cours. »

Elle me dévisage moitié choquée.

« Pardon, je ne devrais pas vous posez ce genre de questions, vous êtes surement occupée. » dis-je

« Mais non, je serai ravie de rester avec lui, mais pourquoi moi ? Après tout, nous ne nous connaissons que depuis une semaine. »

« Je sais, mais je connais vos enfants puis ils sont bien éduqués. Et j’ai confiance en vous. Je vous aime bien. » expliquai-je

« Je comprends pourquoi Rosalie t’aime beaucoup ! » sourit Esmée « Tu sais c’est rare chez elle, son monde lui suffit, rares sont les personnes qui entrent dans sa vie. »

« Je suis flattée d’en faire partie. J’ai bien conscience que peu de personnes approchent votre famille. » expliquai-je

Mon ventre gargouille.

« Je ferai bien de rentrer ! » rigolai-je

Avant de me lever, j’écris mon adresse sur un morceau de papier pour Esmée.

« Lundi à sept heures trente ? » dis je

« Très bien j’y serai. »

« Par contre le salaire n’est pas mirobolant. » dis-je doucement, de peur qu’elle refuse de s’occuper de Nathan

« Ne t’en fais pas pour ça Bella. » me rassure Esmée

Je souffle de soulagement. Après nous être dit au revoir, je retourne chez moi alors qu’Esmée part vers sa Mercedes flambant neuve. Je ne fais pas attention ou je mets les pieds, je loupe le trottoir, je me raccroche pour ne pas tomber mais ma cheville se rattrape mal. Elle fait un crack pas rassurant du tout. Je gémis de douleur.

« Bella ! » m’appelle Esmée accourant vers moi. « Ça va ? »

« Oui oui, j’ai dû me tordre la cheville. Rien de grave. » la rassurai-je

Je m’appuie doucement sur ma cheville mais elle re craque.

« Je t’emmène voir mon mari, il est médecin. »

Je n’ai pas le temps de répliquer qu’Esmée me tire vers sa voiture. Nathan avec nous. On arrive surement chez elle.

« Mon mari ne travaille pas aujourd’hui. » 

Je fixe la bâtisse. Sacrée maison. Alice fait les cent pas, je trouve qu’elle marche rapidement. Elle se ronge les ongles. Quand elle nous voit elle vient vers moi.

« Bella ? Que fais-tu la ? » demande-t-elle stressée

« Bella s’est fait mal à la cheville, je l’emmène voir Carlisle. » dit Esmée

Les autres enfants et un homme plus âgé est avec eux.

« Qui Est-ce ? » demande Alice perdue.

Il la regarde tous étonnés.

« Nathan » dis je

Je ne précise pas plus. Pas la peine.

« Edward ? Jasper ? » vous êtes bizarres » dit l’homme que je ne connais pas


A suivre …

Pourquoi Jasper et Edward sont bizarres ?

Review ?

 

Chapitre 9 : Bizarre

Beta LouveCB

PDV EDWARD

Esmée accompagne Nathan à l’intérieur et Emmett porte Bella à l’intérieur. Jasper, Alice et moi sommes perdus. On reste dehors tous les trois.

« Je ne vois rien » se plaint Alice « Je ne vois plus Esmée, je ne nous vois plus. Je ne vois rien. »

Alice panique de plus en plus.

« Tu ne peux pas la calmer. » dis-je à Jasper.

Ce n’est pas une question mais plutôt une affirmation. Il fait oui de la tête.

« Je ne vois rien. Mais dite quelque chose » panique Alice.

« Nous n’avons plus de pouvoir. » dis-je « C’est calme dans ma tête. » soupirai-je

« Je ne ressens que mes émotions. » rajoute Jasper.

« Comment ça se fait ? » panique Alice.

« Eloignons nous un peu et rapidement avant que Bella ne s’en aperçoive. » propose Jasper

On se dirige vers la rivière, mais je n’ai pas besoin d’aller jusque-là, je les entends à nouveau. Nous avons retrouvé nos pouvoirs.

« Tu n’avais rien vu quand tu étais passé dans la rue de Bella ? » demandai-je

« Non, je ne la vois pas quand elle est chez elle. » explique Alice

« C’est peut-être Nathan ? » propose Jasper.

Je grogne, frustré. Ils vont me rendre dingues. On rentre dans la maison.

PDV BELLA

« Alors c’est lui que tu as dessiné ? » me dit Rosalie

« Oui. » dis-je

« Vous étiez où ? » demande Rosalie à Edward, Jasper et Alice

« Bon. Voila Bella, tu t’es démis la cheville, je te l’ai remise, mais tu ne dois pas t’appuyer dessus pendant quinze jours » me dit Carlisle.

« Merci beaucoup. » dis-je souriante

Carlisle vient me donner des béquilles.

« Tu me les rendras dans quinze jours. »

Je lui souris.

« Et Nathan va bien ? » demande le médecin.

« Il pète la forme. » baillai-je

Je me lève pour rentrer.

« Edward tu peux la raccompagner ? » demande Esmée souriante

Edward bougonne mais s’exécute. Il part vers sa voiture. Je le suis en béquillant.

« Je vais me déboiter l’autre cheville ! » boudai-je pour moi même

Emmett arrive derrière moi et me soulève. Je rigole. Emmett me sourit, on dirait qu’il porte une plume. Une plume de 52 kilos quand même.

« Merci Emmett ! » rigolai-je toujours alors qu’il me pose dans la Volvo.

« Mais de rien ! »

On s’en va en silence. Edward très concentré sur la route. Il jette quelque coups d’œil à Nathan qui regarde dehors en souriant.

« Il est quoi pour toi ? » me demande Edward en fixant Nathan

« Chacun ses secrets… » dis-je mystérieusement.

Personne ne parle. Moi je lui jette quelques coups d’œil assez discrets. Enfin sûrement pas assez parce que je vois MR faire un léger sourire en coin. Pauvre type. Par contre son regard reste meurtrier. Si ça se trouve, il va nous tuer avec Nathan. Je lui jette un regard soupçonneux. Après tout je ne sais rien de ce mec.

« Tu ne vas pas nous tuer ? Hein ? » demandai-je prudemment et méfiante.

Il tourne brusquement la tête vers moi et me fixe un long moment sans regarder la route pourtant on reste dessus. Je me noierais presque dans ses yeux. Ils sont si clairs, parfaits. Je pourrais me noyer dedans. Houlà Bella tu t’égares ! Mon Dieu, tu dois juste le trouver canon, par te noyer dans ses yeux… Puis s’il continue à me fixer ainsi, je lui saute dessus même dans la voiture qu’il conduit…

« Euh… La route Edward… » dis-je prudemment.

Il tourne les yeux vers la route. Sa mâchoire reste crispée, j’ai envie de poser ma main pour caresser sa joue mais je me retiens. Je m’oblige à regarder Nathan, ou dehors. Cependant je peux sentir son regard sur moi. Par contre un truc trop bizarre, on a bien dû rester deux minutes à se fixer et la voiture n’a pas déviée de sa trajectoire. Emmett qui me porte sans se forcer. Et d’autres petits trucs bizarres. Les légendes. Une fois arrivée, je descends avec Nathan, on entre dans la maison, Edward fait demi-tour en faisant grincer ses pneus.

« Mon Dieu Bella, il t’est arrivé quoi ? » demande Charlie étonné

« J’ai loupé un trottoir, le docteur Cullen m’a soigné. Puis sa femme s’occupera de Nathan. » expliquai-je à mon père alors que je me vautre dans le canapé.

« Madame Cullen ? Cette charmante femme ? Je ne veux pas la déranger ! »

« Mais non, elle est ravie. Demain je vais passer quelques heures chez les Cullen. Tu pourras rester avec Nathan ? »

« Oui, mais n’oublie pas on va à la réserve demain soir. » me rappelle mon père. « Et ce soir Billy et Jacob viennent. Tu sais, il a hâte de te voir. »

« Génial » soupirai-je.

Remarque un petit coup pour la soirée et on en parle plus. Ils arrivent. Billy et Charlie partent dans le salon, Nathan avec eux. Jacob et moi montons dans ma chambre. Je le détaille. En plus Mr est torse nu. Oui, mon quatre heures. Ce type est musclé, grand, je me demande comment c’est dans son pantalon. Mais si ça se trouve il est puceau… On va vérifier.

« Dit moi Jacob, pour mon cours de dessin, il me faut un modèle. Tu poserais pour moi ? » demandai-je charmeuse

« Euh… Pourquoi pas… » dit-il gêné « Mais tu ne me massacres pas ! » rigole-t-il

Je lui montre mon dessin de Nathan.

« Tu veux le faire quand ? »

« Maintenant ? »

« Ouais. Tu veux que je me mette où ? » demande mon futur modèle.

« Commence par virer tes fringues… Toutes tes fringues, et tu peux t’assoir contre le mur. »

« Tous mes fringues ?? » dit-il TRES gêné.

« Pourquoi ? Ça te pose problème » demandai-je innocemment avec une moue boudeuse. « Tu es complexé ? Je ne suis pas là pour juger tu sais. »

Mon Dieu, il ne sait plus où se mettre. Il doit être puceau. Tout de suite ça me calme. J’aime pas trop dépucelé. Mais bon je ne vais pas me dégonfler maintenant. Au pire je ferai ma salope et m’arrêterai avant.

« Alors ? »

Il ne va pas le faire, je souris en coin. Fière de moi. Les mecs n’ont rien dans le pantalon…. Sauf lui qui défait son jean et vire ses fringues. Je baisse les yeux. OMG ! Ok, LUI en a dans le pantalon. Il sourit fier de son effet.

« Aller assieds-toi beau gosse » dis-je amusée

Mr s’assoit sur mon lit, très à son aise, néanmoins il cache une partie de son anatomie. Je commence à le dessiner. Après une heure, j’ai fait le plus gros, je fais une pause. J’ai mal au poignet.

« Tu as vraiment changée depuis la dernière fois que tu es venue à Forks. En bien je te rassure. Tu es devenue carrément belle. »

« Parce que j’étais moche avant ? »

« Non non. Mais maintenant je te vois différemment. »

« Ouais, ou plutôt ta testostérone a fait surface. » rigolai-je à moitié. « Mais maintenant, le tout est de savoir si tu sais t’en servir. » dis-je provocatrice.

Je baisse les yeux, Mr met ses mains sur ses parties.

« Gêné Jacob ? » demandai-je amusée

Je me lève, lui enlève ses mains en le fixant, et m’assois à califourchon sur lui. Mon dieu, il est brulant. Je remonte mes mains sur ses bras, je le frôle il frisonne mais ne baisse pas les yeux. Je pose mes mains sur son cou. J’approche mes lèvres des siennes.

« BELLA ! JACOB ! » hurle Charlie « DESCENDEZ ! ON DINE ! »

« ON ARRIVE ! » répondis-je en criant.

Je me recule de lui et rejoins les deux pères. Jacob nous rejoint quelques minutes plus tard. Charlie et Billy s’envoient un regard entendu. Non mais il ne va pas s’y mettre aussi. Jacob se colle à moi sur le canapé.

« Alors vous avez fait quoi les enfants ? » rigole Charlie

« Voyons ! Cela ne nous regarde pas ! » dit Billy plein de sous-entendus.

Je ne peux pas m’empêcher de rire. Non mais c’est pitoyable.

« Jacob est mon ami. Point final. Le mieux que vous puissiez espérer ce serait une partie de baise sans lendemain ! »

Oups, j’aurai mieux fait de rien dire. Diplomatie, diplomatie…

« Oh ça va, ne faites pas ces têtes, on est jeunes et en pleine forme. Et malheureusement pour vous, on ne va pas rester puceaux toutes nos vies. Pas vrai Jacob ? »

Quitte à m’enfoncer, faut qu’il vienne avec moi. Puis attend, il ne dit rien mais il ne doit pas être blanc comme neige vu qu’il ne lui a pas fallu grand-chose pour se déshabiller. Non mais !

Il ne fait qu’un signe de tête. Lavette…


« Aller les filles ! Laisser moi y aller ! Je vais être en retard ! » suppliai-je à mes deux tortionnaires Rosalie et Alice.

« Mais non, on a pas fini ! » dit Alice toute excitée.

Je soupire. Ça fait une heure que j’essaye de fuir ses deux folles. Toute ma torture y est passé. Manucure, soins, masque Etc… Bon j’aime bien prendre soin de moi mais là c’est de l’excès. Charlie va me tuer, je vais être en retard. JE SUIS EN RETARD. Puis Nathan me manque. Déjà que je ne le vois pas beaucoup à cause de mes cours mais là, c’est intenable.

« Au fait Rosalie, moi aussi j’ai fait un dessin. »

Je lui montre ma pochette. Elle prend le dessin de Jacob que j’ai fini. Bon certes on ne voit rien mais bon.

« Houlà, sexy. » murmure Rosalie.

Deux secondes plus tard, Emmett déboule dans la chambre alors que j’aurai juré qu’il était dans le jardin avec Jasper et Edward.

« On dirait un type de la réserve. » dit Alice en fixant mon dessin.

Dis-moi, tu lui as sautée dessus vu le regard qu’il te fait » rigole Rosalie.

« Mais c’est un lou… »

CLACK. Ça c’est Alice qui vient d’en mettre une à Emmett. C’est qu’elle a de la force la petite. Un truc de plus de bizarre. Surtout le sourire angélique qu’elle me fait et Emmett qui se frotte le bras.

« Peu importe » dit Rosalie « Bien foutu. Puis mon petit chéri, ce n‘est parce qu‘on est au régime que l‘on ne peut pas remarquer le menu. Mais carrément bien foutu. »

Elle lui envoie un baiser. On entend comme un grognement sourd. Ok. Là je flippe carrément.

« Alors Bella ! Tu n’en as pas marre de les supporter ! ? » demande Emmett souriant.

« Pitié Emmett, sauve-moi ! » dis-je tragiquement.

Il rigole, avec Rosalie ils se fixent un moment, puis il part joyeusement. Ok, là je ne suis carrément pas rassurée, puis ils sont trop bizarres. Faut que je me barre avant qu’ils me découpent et me foutent dans le congélateur.

« Bella ! Hou hou ! » m’appelle Rosalie

Je sursaute.

« Tu disais ? » demandai-je calmant mon cœur

« Tu as vu la marchandise ? »

« Oh oui ! Et vraiment pas mal. »

On rigole toutes les deux. Ok. Rosalie est celle qui me fait le moins flippé. C’est elle qui me ramène chez moi. Je suis en retard mais Rosalie s’excuse, et mon père ne dit rien, il sourit comme un idiot. Certes Rosalie est une bombe, peu d‘hommes doivent lui résister.

On part rapidement à la réserve. Après avoir dit bonjour à Sue et à quelques personnes, je rejoins les garçons avec Nathan… Et mes béquilles. Jacob me saute dessus.

« Tu étais où ? » me demande Jacob avec un ton protecteur

Non mais il est taré celui-là. Ça y’est, sous prétexte que je l’ai allumé, il croit avoir tous les droits sur moi. Tss, j’aime pas ça. Pas les mecs trop protecteurs. Ou ils peuvent l’être mais qu’il ne le montre pas. Mais lui…. Rrrrrrrr

« J’étais chez les Cullen. » dis-je neutre

Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ça. Ce sont des amis. Des amis flippants, mais des amis.

« CHEZ LES CULLEN » crient à moitié Jacob et ses amis.

Apparemment non…

« Oui… » dis-je prudemment

« Ecoute Bella, tu ne devrais pas retourner les voir, ni t’en approcher. » me dit Sam sérieusement.

Non mais il se prend pour quoi lui ? Mon père ?

« Et je peux savoir pourquoi ? » demandai-je la moutarde me montant au nez.

« MAIS PARCE QU CE SONT DES VAMPIRES !!! » crie Jacob impulsivement « Tu n’as pas écouté les légendes de ma tribu ??? »


A suivre …

Comment va réagir Bella ?

Review ?

 

Chapitre 10 : Révélation

Beta LouveCB

PDV BELLA

Gros blanc. Vampires, Vampires, Vampires, Vampires, Vampires, Vampires, Vampires, Vampires, Vampires. Mon cerveau beugue.

Je me reconnecte. Je les regarde tour à tour, plus sérieux les uns que les autres. Je finis par exploser de rire. Je ne crois pas à ça. Puis quoi encore. Des vampires. Non mais franchement. C’est la meilleure.

« Jacob te dit vrai. » me calme Sam avec sa voix sérieuse. « Normalement tu ne devrais pas être au courant mais vu que tu sembles bien les apprécier nous devons te mettre en garde. » me dit Sam tout à fait sérieux

« Et vous vous êtes une bande de sacs à puces ? » dis-je moqueuse

« Nous sommes des LOUPS Bella » grimace Jacob.

« Pas des sacs à puces » grimace Sam

« Mouais. » bougonnai-je

Je ne les crois toujours pas. Je veux bien que je viens de la ville mais faut pas me prendre pour une cruche non plus.

« Non mais, ils me prennent pour une cruche ou quoi ? Comme si j’allais les croire… Pfff. » murmurai-je m’entendant à peine

« Non, nous ne te prenons pas pour une cruche. » dit Sam toujours sérieux

Là je le regarde avec de gros yeux. Houlà, comme il a fait comment pour m’entendre ?

« Je veux une preuve » lâchai-je fière de moi

Je fais un sourire triomphant alors qu’ils se décomposent tous. Je le savais ! Je suis trop forte ! On ne me la fait pas à moi !

« Tu n’as pas demandé aux buveurs de sang de te le prouver ! » réplique Jacob fier de lui

« Mais bien sur espèce de crétin, je vais aller les voir en leur disant : Salut ! Au fait Emmett arrache un arbre pour je confirme mes pensées ! Ah oui, j’aurais fait fureur ! » grognai-je pas convaincue

Mais au fond de moi, ça ne me parait pas si invraisemblable de voir Emmett arracher un arbre et Edward torse nu entrain de faire du petit bois de ce même arbre juste avec ses mains. Miam !

« Viens dehors » me dit Jacob

« Hein ? » dis-je perdue

Pourquoi ils veulent tous me faire flipper ? Je vais mourir avant l’heure…

« Jacob non. » ordonne Sam.

« Ouf. » soupirai-je

« Je vais le faire » Lâche Sam en m’envoyant un sourire fier

« Et merde. » lâchai je

On sort dehors avec tout le monde, Nathan y compris. Sam s’éloigne de nous. En quelques secondes, il est transformé en énorme loup. Et moi je tombe dans les pommes, je ne sens pas le sol me heurter.

J’ouvre les yeux et voit Jacob penché sur moi.

« Ça va ? » demande-t-il s’approchant un peu plus de moi.

« Ne m’approche pas ! » dis-je pas rassurée.

« Au moins, tu nous crois maintenant. » dit Jacob amer.

Je m’assois sur le canapé. Nathan revient à mes côtés. Je l’embrasse sur le front.

« Lui au moins a applaudi » rigole Jacob.

« Et moi je vais…. Je ne me sens pas bien. » Je repose ma tête sur le cousin.

« Tu veux de l’eau ? » me demande Seth.

Je fais oui de la tête. Il faut que j’assimile. Les Quileutes sont des loups de génération en génération. Et les Cullen sont des vampires. Je suis entourée de monstres.

« Bella ? Tu es toute blanche. » s’inquiète Jacob.

« Tu peux me laisser encaisser le coup, là. »  soufflai-je

« Pas très coriace la fille de la ville. » se moque Quil.

« Abruti. » bougonnai-je.

« ON MANGE LES ENFANTS ! » hurle je ne sais pas trop qui, et je m’en fous.

Je suis entourée de loups et de vampires. Je veux ma maison à Phoenix, avec des gens normaux, des mecs crétins mais NORMAUX, des pouffes populaires. Des profs cons. Je ne veux pas avoir des loups comme amis et bordel, j’ai fantasmé sur un vampire. J’AI FANTASME ? Au passé ? Non non bibiche au présent. Tu fantasmes toujours sur Edward Cullen.

Je gémis de désespoir. Je ne suis pas vraiment là pendant le diner. La nuit je rêve, ou je cauchemarde, qu’ils me bouffent tous. Et je repasse la transformation de Sam en boucle. Il est malade de m’avoir montré ça ! Pauvre con. Pauvre con. Pauvre con.

Le lendemain, je ne suis pas bien et quand Esmée vient ça s’aggrave. Je ne me sens pas d’aller en cours. Par contre, elle reste avec Nathan. Moi je ne suis pas bien. Esmée est un vampire… Avec Nathan. Mon Dieu. Là je flippe carrément. Mais bon, si les loups les laissent tranquille c’est qu’ils ne doivent pas être méchants. Je repense à tous les trucs bizarres qu’ils ont pu faire en ma présence. Ne devraient-ils pas être plus prudents avec les humains ? Il faut que j’en ai le cœur net. Ça va me bouffer de l’intérieur si j‘intériorise.

Je descends dans le salon. Esmée et Nathan mange, ou plutôt Nathan mange.

« Tu vas mieux Bella ? » me demande Esmée souriante « Tu veux que j’appelle Carlisle ? »

« NON ! » criai-je à moitié « Je veux dire, non merci, c’est bon, j‘ai appris une nouvelle bouleversante hier. Ça m’a un peu secoué. »

Je lui fais un sourire rassurant. Nathan nous sourit. Je n’ai pas le temps de m’assoir qu’Esmée me donne un chocolat. Je frôle ses doigts froids. Je m’en étonne un peu.

« Tu es sûre que tout va bien ? Tu veux m’en parler ? »

« Pas vraiment, surtout que vous en faites partie… » dis-je prudemment.

« Oh » dit-elle pour seule réponse. « Tu es allée voir les Quileutes hier. Ton père me l’a dit. » dit-elle prudemment.

On se fixe. Elle se doute que je sais quelque chose sur eux. Mais pour une fois je suis diplomate et morte de trouille aussi. Aussi.

« Ils t’ont dit ce qu’ils étaient ? »

« Je vais retourner me coucher ! » dis-je prudemment et rapidement.

J’embrasse Nathan sur le front et remonte dans ma chambre rapidement, ça veut dire pas très vite avec mes putains de béquilles. Je me vautre sur mon lit. Quel courage Bella. Je mets ma tête sous mon oreiller et appuie. Avec un peu de chance je vais mourir étouffée. Non je ne peux pas. Je ne peux pas laisser Nathan seul, je dois y faire face pour lui. Pour Mon Nathan. Il est la personne la plus importe pour moi. J’ai pris ma décision il y a un an. Je dois assumer même si j’ai dix-sept ans depuis quinze jours. Je suis devenue, ou j’essaye d’être responsable. Je dois leur en parler. Et mon Dieu, je leur dis quoi ? Je me vois bien entrer dans leur salon et leur dire : JE SAIS ! Je sais que vous êtes une bande de vampires ! Ah ah !

Pff. Non mais tu as craqué Bella. Il faudrait que je sois plus diplomate. AHHHHHHHH ! Ça marche comment ça ? Diplomatie, diplomatie, diplomatie, diplomatie… La ferme stupide voix dans ma tête !

« Mais euhhhhhhhhhhh » soupirai-je la tête toujours sous mon oreiller.

« Ça va Bella ? » s’inquiète Esmée

« Euh… Oui oui. » dis-je légèrement paniquée

Le téléphone portable d’Esmée sonne.

« Bien, passer après vos cours… A plus tard Alice… Non non tout va bien, je t’assure. »

Esmée raccroche.

« Tu veux manger quelque chose ? »

« Non non merci. Je n’ai pas très faim. Nathan ne vous embête pas ? »

« Non, ton frère est adorable. » complimente Esmée « Un vrai petit ange. »

« Merci » dis-je d’une voix étranglée

Esmée me laisse seule dans ma panique. Ma panique qui monte de plus en plus. Puis pourquoi elle a dit : Passer après les cours. Passer Où ? Chez moi ? Hein ? Mais non je ne veux pas. Je ne veux pas qu’une bande de vampires débarque chez moi. NON mais c’est des vampires. Oh ça va ! Tu es toujours en vie ! Mouais, peut-être mais si c’ était pour m’appâter et finir par me bouffer. Les vampires boivent du sang et j’en regorge. Ca y est ! Elle va nous faire un film d’horreur ! Puis pourquoi les filles t’auraient fait toute belle si c’était pour te bouffer ! En plus elles en auraient eu l’occasion ! Oh mon Dieu, je ne sais plus quoi faire ! En parler ? Peut-être. En tout cas je ne vois pas Esmée, la douce Esmée capable de faire ça. Elle qui s’occupe si bien de Nathan, et je crois que Nathan l‘aime bien aussi. Je la vois plus comme une seconde mère… Les loups se sont foutus de moi. Mais ce n’est pas logique banane ! Réfléchi : Pas de vampire, pas de loup ! 

« AH » hurlai-je

Ça y est, elle va me prendre pour une folle. Je me mets à taper des pieds et des points sur mon matelas pour évacuer ma frustration. Je ne maitrise rien, je n’aime pas ça. Je n’aime pas que tout m’échappe. Pourquoi je suis venu à Forks ? Hein ? Non mais qu’Est-ce qu’il m’est pas passé par la tête ? Nicolas, ça ne te rappelle personne ? Rrrrr. Sale con ! C’est ta faute !

« JE TE DETESTE !!! » hurlai-je

Je flippe comme une malade. Le plus compliqué : aborder le sujet. C’est ça qui me fait peur. Aborder le sujet. Le fait qu’ils soient des vampires ne me dérange pas tant que ça. Ravi que tu le reconnaisses ! Je me sens attiré par lui…. Euh… Par toute la famille. Je les apprécie beaucoup. TOUS et pas un en particulier. Pas Edward en particulier même s’il est vraiment sexy, canon, parfait, un dieu vivant ou mort vivant ou mort ??? RRRRRRRRAAAAAAA !!! Pourquoi faut que je me prenne tout le temps la tête ? Mais en tout cas, ce qui est sûr, c’est que je dois être vraiment bizarre pour ne pas avoir peur d’eux, ni des loups. Peut-être que ça vient du fait que je connais Jacob depuis des années ? Qui sait ? Le saurais je un jour ? Probablement pas. En tout cas il y a un truc qui ne tourne pas rond chez moi.

Je descends manger alors que Nathan s’est endormi pour sa sieste. Esmée me fait à manger.

« Mmmm, c’est délicieux ! » la complimentai-je

« Merci, il est rare que je cuisine. » me dit-elle.

Je la regarde de travers. Elle se contente de me sourire. Et ça recommence…. Mon Dieu, moi aussi je veux faire une sieste, tout oublier.

« Ne t’en fais pas, tout va bien se passer. » me rassure Esmée avec son air maternel.

« Mais oui, tout va bien se passer, je suis tombée dans la ville la plus barge d’Amérique. » dis-je sarcastiquement.

« Mais il y a des points positifs, tu pourrais trouver l’amour… » dit-elle mystérieuse

« L’amour ??? » dis-je étonnée « Oh non, sûrement pas ! » dis-je catégorique

« Mais voyons tu es trop jeune pour être aussi catégorique sur la plus belle chose qu’il puisse exister. Et tu n’as peut-être pas rencontré la bonne personne. Une fois que tu l‘as rencontré tu pourrais passer l‘éternité avec elle. »

« Mouais, faut-il la rencontrer ! »

« Peut-être que tu l’as déjà rencontrée mais que tu ne veux pas l’admettre. » propose Esmée mystérieuse.

« Pfff… En tout cas je ne suis pas prête à me remettre avec quelqu’un. Ma dernière relation s’est … »

« Mal terminée ? » demande Esmée

« Oui, entre autres. Mais ma vie a radicalement changé, que ce soit au lycée, ou en dehors… » dis-je à mon tour mystérieuse.

« C’est pour ça que tu as déménagé ici ? »

« Oui, puis mon père me manquait aussi… Un peu. »

Je lui fais un bref sourire et regarde Nathan dormir.

« Tu l’aimes beaucoup, ton frère ? »

Je fais oui de la tête, ne voulant pas parler, je n’ai pas confiance en ma voix.

« Mais pourquoi ta mère ne le garde pas avec elle ? Après tout il est jeune. »

« Il ne supporte pas le soleil. »

Bon Ok, c’est le plus lamentable mensonge que j’ai jamais inventé. D’ailleurs, je ne pense pas qu’elle m’est cru mais je m’en fiche. Ça ne la regarde pas. Mon frère est avec moi parce qu’il est avec moi… Houlà ça c’est de la réplique ! Elle s’est fait bouffer les neurones par les loups. Oh la ferme stupide voix.

« Cela ne te dérange pas, mes enfants passent après leur cours. »

« J’ai l’impression que même si je dis non, cela ne changera pas grand-chose. Ai-je raison ? »

Elle se met à rigoler doucement. Ce son est mélodieux. Parfait. Comme toute la famille. Ouais. On frappe à la porte. Je regarde l’heure.

« C’est ouvert ! » dis je

Mais Alice est déjà entrée suivie de ses frères et sœurs. Bien sûr Nathan se réveille. Je sautille et le prend dans mes bras. Il ouvre les yeux et sourit.

« Coucou bébé » dis-je doucement.

Je me vautre dans le canapé. Les autres Cullen s’assoient. Tous les regards sont braqués dans ma direction. D’habitude ça ne me gêne pas mais là, c’est carrément flippant. Ils attendent quoi ? Que je commence la conversation la plus embarrassante de ma vie ? Non hors de question.

« Quoi ? J’ai un bouton sur le nez ? » lâchai-je moitié désagréable.

Seul Emmett rigole mais il se tait après la claque sur la tête de Rosalie

« Au moins, on sait qui porte la culotte dans votre couple. » dis je

Ils rigolent tous sauf Emmett et soit dit en passant c’est la plus jolie chose que j’ai jamais entendu. Carrément flippant.

Voilà change de sujet, c’est une très bonne idée.

« Sinon les cours ? »

« Non non Bella, on ne changera pas de sujet. On est là pour quelque chose de précis. » me dit Alice qui s’est assise à côté de moi.

Mais Nathan s’agite.

« Je vais m’en occuper » dit Esmée.

Elle monte à l’étage avec lui. Je les regarde partir.

Revenons à Alice. Comment elle a su ça ? Et pourquoi l’autre psychopathe il me fusille du regard. Il va me bouffer ? Instinctivement je m’enfonce dans mon canapé sans quitter Edward des yeux.

« Edward » réprimandent Jasper et Alice

Je ne me sens pas bien, c’est encore plus bizarre qu’avec les loups.

« Tu ne vas pas encore t’évanouir ? » me parle pour la première fois Edward

Je le regarde avec de gros yeux. Je les vois tous plisser le nez.

« Quoi ? Ça pue chez moi ? » demandai-je vexée

« On va frapper à ta porte. » m’informe Alice

OMG ! Ou je suis tombée ? HELP ME ! Effectivement on frappe. Je me lève, Esmée nous rejoint avec Nathan. Je la remercie d’un coup de tête.

J’ouvre la porte. Je vois Jacob le loup. Je recule d’un pas.

« Salut Bella » dit-il lui aussi fronçant le nez. « Ça va ? »

« Mais oui je pète la forme ! » dis-je sarcastique

Il va pour s’approcher de moi mais je me recule brusquement.

« Désolé » dit-il « Mais tu t’y habitueras ! » ajoute-t-il sur un ton plus léger

« Mais bien sur » dis-je la moutarde me montant au nez « Je viens d’apprendre que TU ES UN LOUP ET QUE J’AI UNE FAMILLE DE VAMPIRE DANS MON SALON ! COMMENT VEUX TU QUE JE M‘Y HABITUE !!! ??? » hurlai-je « C’est quoi les prochains êtres à débarqués ? Les extra terrestres ? » dis-je me calmant un peu.

Je souffle bruyamment.

« Je ne pense pas » me dit Alice arrivant derrière moi. « Tu permets Jacob, on doit parler en privé. »

Elle ne lui laisse pas le temps de répondre que la porte est déjà fermée et que je suis poussée dans le salon ou règne un silence de plombs. Ils me fixent tous.


A suivre …

Ça y est ! Elle sait ! Que pensez-vous de sa réaction ?

Review ?

 

Chapitre 11 : Don

Beta LouveCB

PDV BELLA

« Tu te doutes bien que tu ne dois rien dire à personne. » commence Jasper

« Pas de soucis ! Je ne veux pas finir enfermée pour le reste de ma vie. » dis-je moitié sarcastique

« Tu veux un verre d'eau ? » me propose Esmée toujours aussi maternelle

« Non c'est bon merci. »

« C'est pour ça que tu n'es pas venue en cours. » commence Rosalie.

Je ne réponds rien.

« Tu ne veux plus nous voir ? » s'inquiète ma collègue de dessin.

« Je ne sais pas. » commençai-je « Il me faut du temps pour accepter tout ça. » dis-je dans un souffle

« Tu veux peut-être rester seule ? » demande Esmée légèrement attristée.

Je pose ma tête contre le dossier du canapé, ferme les yeux et souffle un bon coup.

« Non vous pouvez rester. » murmurai-je les yeux clos.

PDV EDWARD

Je la regarde, si immobile pour une humaine. Elle respire à peine. C'est sûr que c'est un choc. Je me souviens de ma réaction quand Carlisle m'a annoncé qu'il m'avait transformé en vampire. J'ai mis un certain temps à l'accepter. Puis en plus ce n’est pas très malin d'avoir montré à Bella leur mutation. La pauvre elle en est tombée dans les pommes. La pauvre. LA PAUVRE ? Non mais tu débloques Edward, tu es sensé ne pas l'apprécier elle et son esprit fermé. Je dois te rappeler que son sang t'attire au point que tu es envie de lui sauter dessus à chaque seconde ? Oui oui, je sais mais je n'aime pas la voir ainsi, si déboussolée. Par contre le changement entre le lycée et chez elle est flagrant. Au lycée elle si hautaine, sûre d'elle, prétentieuse et là, elle est plus fragile, douce, plus mature. Je préfère cette Bella.

Néanmoins, je suis perdu. Je n'avais plus mon pouvoir, donc Alice et Jasper aussi. Mais pendant quelques secondes, je les ai retrouvés, j'ai entendu les pensées du cabot sur MA Bella… TA Bella ? Sur Bella et son évanouissement. Alice a eu une vision et quelques secondes plus tard, rien, le vide dans ma tête. Apaisant, je dois dire mais bizarre. Et cela à chaque fois que nous sommes proches de Nathan.

Elle ouvre les yeux, je croise un bref instant son regard qu'elle détourne. Je crois que je lui fais peur mais je m'en fiche. Je ne suis pas un psychopathe… Puis d'abord je ne l'aime pas… Tu as quel âge pour réagir ainsi ? Pour faire un caprice de ce genre ? Cinq ans ou plus de quatre-vingt ans ? Dit la petite voix de ma conscience qui m'ordonne de ne pas l'aimer. Cette fille cache quelque chose de louche.

« Tu veux bien rester notre amie ? » demande doucement Rosalie

Je la regarde, étonnée. Rosalie qui s'est attachée à cette fille. De plus, elles ont l'air complices.

« Quoi tu as un problème Edward ? Oui je l'aime bien ! Elle me fait rire. » me dit Rosalie à vitesse vampirique

C'est sûr vous avez le même humour. C'est-à-dire : aucun. Par contre, elles ont toutes les deux la langue bien pendue et faut l'avouer sont très belle toutes les deux, même si je ne suis pas fan des blondes. Bella est plus jolie.

« Oui. » dit Bella dans un souffle. « Mais par pitié, ne me parler pas de vos facultés personnelles et je veux encore moins les voir. » Elle frisonne, sûrement en repensant à la mutation du loup « Je ne veux rien savoir et je ne suis carrément pas prête à l'entendre. » nous dit-elle en nous fixant.

« Tu es sûre ? » dit Alice un peu déçue. « Tu n'as même pas une ou deux petites questions, genre sur notre régime alimentaire ? »

« Non » dit-elle la voix de travers.

« Tu es sûre ? » sourit Rosalie

« Ok. Mais juste ÇA ! » dit-elle plus sûre d'elle.

« On boit du sang tu t'en doutes, mais pas celui des humains. On se nourrit d'animaux. » me rassure Rosalie « Donc personne ne te tuera ! » rajoute-t-elle sur un ton plus léger

« Je suis rassurée » bougonne-t-elle

PDV BELLA

Les nuits qui suivent sont mouvementées, je fais toujours mes rêves peuplés de vampires, de loups. Au lycée, j'ai essayé de me comporter normalement avec eux. Avec le psychopathe, je n'ai pas eu de problème mais avec les filles s'était plus tendu. Mais finalement, je me suis rapidement comporté comme avant au plus grand étonnement de tous et surtout de moi. Esmée s'occupe toujours de Nathan, je crois qu'il l'adore plus que moi. Esmée est de plus en plus souriante et moi je suis de plus en plus triste. Personne ne le comprend. Après tout ce n'est que… Enfin bref. Du coup, je passe le maximum de mon temps avec lui. Juste Nathan et Bella dans leur bulle comme pendant les deux mois de vacances d'été. Je me suis coupée du monde pendant le weekend. Plus de portable, plus d'ordinateur, plus de Charlie, plus personne. Papa n'a rien dit, il sait que Nathan et moi sommes très proche.

Les semaines qui suivent sont monotones ennuyeuse, habituelles, banales, en gros je m'emmerde et je suis frustrée ! Les mecs baisables ont dû changer de ville. Et Jacob ? Non, certes il est sexy mais ça fait trois semaines que je ne lui ai pas parlé. Je l'évite. Puis fricoter avec un loup me dérange pour le moment. Il ne me reste que les plaisirs solitaires qui m'ennuient.

Quand j'ouvre les yeux, MIRACLE il fait beau ! Je m'habille léger, autant que je peux vu qu’on est à Forks !

PDV EDWARD

Aujourd'hui il y a du soleil, mais Alice dit que ça ne durera pas donc on va en cours. Puis pourquoi ce petit lutin maléfique me cache ses pensées. En plus elle a l'air joyeuse. Je n'aime pas ça. Puis je ne vois pas pourquoi. Depuis qu'on a annoncé à Bella notre condition, tout est calme, un peu trop calme, Bella est loin de moi. A qui la faute ? Je sais je m'éloigne d'elle, bon on n’a jamais été proche mais pendant ces quelques semaines je l'ai observé. J'ai essayé de retrouver la Bella qui n'est pas au lycée, en vain. Il n'y a que chez elle ou elle est elle-même. Elle est tellement mystérieuse, et ça m'énerve prodigieusement de ne pouvoir lire ses pensées. Je crois qu'elle va tout simplement me rendre dingue.

Jasper et moi montons seuls dans ma Volvo pour aller au lycée.

« Ça va ? » me demande Jasper « Je te trouve tendu. »

« Désolé » marmonnai-je « C'est Bella » lâchai-je à Jasper.

Je crois que Jasper est la personne avec qui je m'entend le mieux dans la famille. Si j'ai envie de parler il m'écoute, pas comme Emmett qui plaisante régulièrement, mais je l'adore aussi. Le coté calme de Jazz est relaxant.

« Qu'Est-ce qu'elle t'a fait ? Surement pas grand-chose vu que tu l'évites royalement. » me dit-il sans me juger

« Attend c'est elle qui me traite de psychopathe ! » m'offusquai-je

En plus elle me l'a dit clairement. Un samedi les filles sont allé au cinéma et Esmée à garder Nathan son frère à la maison.

FLASH BACK

Bella arrive dans son antique voiture. Esmée l'a fait entrer. Nous sommes tous là. Je peux voir qu'elle a du mal à se détacher de son frère.

« Ne t'en fait pas Bella, je vais en prendre soin. » me rassure Esmée.

« Je n'en doute pas mais je ne veux pas que le psychopathe l'approche. » Elle me montre du doigt.

Je boude un peu plus et monte dans ma chambre. En plus Nathan annihile nos pouvoirs. Enfin c'est la conclusion que Carlisle à faite, sauf que Bella ne le sait pas.

« N'en veut pas trop à Edward, puis je suis sûre qu'il t'aime bien. » confie Esmée à Bella.

« Mouais. » dit-elle peu convaincue. « A plus tard mon petit Nathan. Fait plein de bêtises. »

Elle l'embrasse et part.

FIN DU FLASH BACK

« Tu as vu ton comportement à son égard ! » me réprimande Jasper « Même avec Tanya que tu ne portes pas dans ton cœur tu ne te comportes pas ainsi. Crois-moi vu de l'extérieur c'est impressionnant. » m'informe Jasper

Je souffle.

« Je ne sais pas comment réagir quand elle est là. » dis-je

« Tu es tellement habitué à connaitre les gens en quelques secondes par la pensée que tu ne sais plus aborder les personnes. Mais pourquoi tu n'essayes pas de la connaitre ? » me demande Jasper « Parle lui tout simplement. Apprends à la connaitre de façon plus traditionnelle. »

« Et si elle réagit… Mal ? »

Il me fixe.

« Tu as peur. » lâche mon frère « Mais peu importe comment elle va réagir, le principal c'est que tu as essayé. Et je ne crois pas qu'elle réagisse mal. »

« Et si elle ne m'apprécie pas ? »

« En fait c'est ça ! Tu as peur d'être rejeté. Peur de ne pas être apprécié. »

« N'importe quoi ! Je m'en fous de ce que peuvent penser les autres. »

« Les autres peut-être mais pas Bella. Parce que je pense que tu l'aimes plus que tu ne veux te l'avouer. »

On reste un peu en silence.

« Je suis sûr que vous avez des choses en commun. Va la voir et parle lui. » me conseille Jasper avant de sortir de l'habitacle

Je dois essayer puis ça ferait plaisir à tout le monde. Je pars pour mon cours de biologie. Je vais y être confronté plutôt que prévu. J'entends les mecs avoir des pensées déplacées envers Bella. Plus que d'habitude. J'entre dans la salle et je la vois, toute grelottante et trempée. Il faut dire qu'il pleut à torrent. Je me force à ne pas baisser les yeux mais forcement, je le fais. Je comprends mieux les pensées des garçons, même si je n'approuve pas.

PDV BELLA

Je me mets à courir pour être à l'abri. Pourquoi j'ai mis un haut blanc et un soutien-gorge bleu charrette ?

Je marche jusqu'à ma salle de biologie et m'assois. Mon voisin Edward n'est pas arrivé.

« Et Bella on voit ton soutien-gorge » me dit Mike

« Trop bien ! Pour la première fois de ta vie tu en auras vu un ! » me moquai-je, les autres se moquent de lui.

En plus j'ai froid. Pourquoi je n'ai mis qu'un sous pull ? AH oui ! Parce que quand je suis parti il y avait du SOLEIL ! Et là j'ai froid. J'éternue. Je HAIS CETTE VILLE. Edward arrive, il fixe lui aussi mon soutien-gorge mais relève rapidement les yeux. Au moins lui ne bloque pas sur ma poitrine pendant dix minutes. Pas comme ses puceaux en chaleur. J'aime bien le regard des autres sur moi mais il y a une façon de le faire. Le cours débute rapidement, j'ai froid, je tremble comme une feuille.

A notre petite pose de cinq minutes, Edward enlève son sweat et me le donne.

« Merci » dis-je sincèrement.

Je cours aux toilettes enlever mon sous pull et met le sweat d'Edward. Mon Dieu qu'il sent bon. Certes il m'arrive au-dessus des genoux, et les manches cachent mes mains. Mais je suis super bien dedans.

Je me rassoie.

« Mon pull te va bien. » Il me fait un bref sourire

Ce type est une énigme pour moi. Il passe un mois à m'éviter et bien entendu à ne pas me parler et là du jour au lendemain, il le fait, non pas que je m'en plaigne mais c'est déroutant.

« Tu n'étais pas obligé. » dis-je doucement.

« Je n'allais pas te laisser mourir de froid puis les garçons ici sont de gros dégoutants. »

Il baisse les yeux, je m’attends presque à le voir rougir sauf que c'est un vampire et que les vampires ne rougissent pas. Alors il est TIMIDE ? Manquerait plus qu'il soit puceau…

J'avoue que sur lui ça à un certain charme, pas son pucelage, mais ça timidité. Par contre juste sur lui. Je me demande quel âge il peut avoir ? Ça y est, je commence à me poser des questions sur EUX et leur condition. Puis comment il sait que les mecs sont des pervers ? Je le fixe alors qu'il suit le cours.

« Miss Swan ? » m'appelle le prof « Je veux bien croire que votre voisin est charmant, mais il ne va pas fuir alors concentrez-vous sur mon cours. » me réprimande le prof.

Oups, grillé Bella. Je me plonge dans le cours pas intéressant. Je trouve qu'essayer de comprendre Edward le psychopathe Cullen est plus intéressant.

C'est la fin du cours à mon plus grand soulagement. Je vois mon voisin essayer de me parler.

« Euh… On se voit plus tard… » dit-il.

« Ok. A plus tard. Je laverai ton pull et je te le rendrais demain. » dis je

« Non non c'est bon garde le. Avec Alice on ne met jamais les mêmes vêtements deux fois. » m'explique Edward gentiment ce qui est apparemment un gros effort pour lui.

Quand il prêt de moi, sa mâchoire est toujours crispée. On dirait qu'il va me bouffer ou me vider de mon sang.

« D'accord, à plus tard alors. » dis-je moi aussi le plus gentiment possible.

Je pars à mon cours de dessin avec Rosalie le vampire. Une fois que le cours commence on discute. Comme d'habitude.

« Ça va ? » me dit-elle toute souriante « Joli sweat, il est un peu grand et sens mon frère à plein nez ! » sourit elle

« Oh ça va » bougonnai-je « Ton frère m'a prêté son pull j'étais trempée et j'avais froid. »

« Je sais » dit-elle.

« Comment ? »

« Alice. »

« Quoi Alice ? » demandai-je perdue

« Je t'expliquerai à la fin du cours. »

Pendant le cours, j'essaye de ne pas trop sentir son pull, parce qu'il faut dire que j'adore son odeur.

A la fin du cours j'attends mes explications. Pour une fois que j'en veux. Une fois ? Et les questions sur Edward alors ? Bon d'accord deux fois ET en une journée. Ça veut peut-être dire que j'accepte plus leur condition… Surement.

On part sur le parking ou La famille nous attend et Alice saute partout.

« On va chez toi Bella ! » dit Alice toute joyeuse.

Elle sautille partout.

« Ok mais calme toi. Tu pourrais devenir Pompom girls à sautiller partout ! » rigolai-je. « En route. »

« Rose et moi on monte avec Bella dans sa voiture… » sautille Alice même si elle grimace sur le mot voiture.

Qu'est-ce qu'elle a ma voiture ? Bon elle n’est pas toute jeune mais elle roule. Pfff, idiot de vampire.

« Alors tu es contente d'être dans le sweat d'Edward ? » me demande Alice toute contente « J'avais bien fait de lui dire de le mettre ! »

Si elle m'avait laissé le temps de lui répondre j'aurai dit que non… Menteuse…Bon Ok, j'aurai dit Oui juste parce qu'il m'a sauvé de ses dépravés sexuels ! Genre ! Tu es mieux ! Ils seraient canons cela ne t'aurait pas dérangé. Trop. Un beau joueur super sexy, des muscles finement dessinés, un regard à tomber, des mains comme celle d'Edward… EDWARD ? Stop. On arrête. Pas Edward, ce type me déteste pour une raison obscure, mais c'est vrai que ses mains sur ma poitrine, sa bouche dans mon cou, mes mains sur ses épaules, ses abdos. Il a des abdos au moins ? Dans mes rêves oui ! Et ses coups de bassin qui m'excite de plus en plus. Miam…. Houlà je m'égare, puis pourquoi les deux filles me regardent de travers.

« Quoi ? J'ai parlé à voix haute ? » demandai-je inquiète. Je ne sais pas comment elles réagiraient que je fantasme sur leur frère.

« Tu pensais à quoi ? » demande Alice pleine de sous-entendu.

Elle lit dans mes pensées ou quoi ? Je suis dans la merde si c'est le cas !

« Non, mais ton cœur s'est accéléré. » m'informe Rosalie.

« Juste un bon souvenir. » éludai-je

« Mouais, prend nous pour des billes aussi ! » rigole le petit schtroumf

Je la regarde de travers, elle me sourit de toutes ses dents blanches. Bonjour la pub pour Colgate ! On arrive chez moi. Esmée m'a préparé à manger. Je la remercie et monte dans ma chambre pour me changer. J'enlève son pull qui a toujours son odeur que je respire à plein poumons. A mon avis ils m'ont entendu. Merde. Foutu vampire. M'en fiche.

Enfin pas tant que ça… Pourquoi ? J'en sais rien. Je n'ai jamais fait attention au regard des autres, surtout depuis un an. Mais eux, je les aime bien même s'ils sont différents. J'aime la différence. Je ne veux pas qu'ils me prennent pour une folle…

Je vais pour le mettre dans la poubelle mais j'hésite. Je regarde la poubelle puis le tissu. Je répète mon regard plusieurs fois. Je n'ai pas envie de le jeter. Pourquoi ? Absolument aucune idée. Après tout il n'appartient qu'à Edward. Justement, tu veux le garder parce qu'il lui appartient. Mouais. Je pose le vêtement sur mon lit, prend un haut et les rejoint.

« Les questions, les questions, les questions, les questions, » répète Alice.

« Elle est toujours comme ça ? » demandai-je

« Depuis 1948… » soupire Jasper ce qui ne l'empêche pas de la regarder amoureusement.

« 1948 ? » bafouillai-je

« A peut près soixante ans que j’ai 19 ans. En plus je ne les fais pas ! » rigole Alice. « Question suivante ! » dit Alice

« Pourquoi j'ai la sensation que tu sais déjà ce que je vais demander, ou que tout simplement tu sais ce qui va se passer ? »

Blanc. Ok. Ce n’était peut-être pas LA question à poser. Sauf que le sourire Colgateâ revient sur le visage du schtroumf. Elle tape dans ses mains toute joyeuse, ça fait un bruit assez sourd ? Ouais sourd. Nathan et moi la regardons, étonnés.

« Elle est petite mais elle a de la force la naine ! » rigole Emmett

« Nous avons, certaines personnes de la famille des dons particuliers. » explique Alice. Je la regarde de travers. « J'ai des visions sur l'avenir, Jasper ressent et peut contrôler les sentiments des gens et Edward lit dans les pensées de tout le monde. »

Mon Dieu, je me sens pas bien. Respire Bella. Je fixe Edward. Merde, il lit dans les pensées. Je commence à être mal à l'aise.

« Sauf les tiennes. » complète Edward à mon intention. « Et celle de Nathan non plus. »

Je souffle de soulagement, par contre lui à l'air déçu. Mais moi je suis contente…

« Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? » demandai-je à Edward.

Il sourit moitié ironiquement. Quoi ? Qu'est-ce que j'ai dit.

« On te dit que nous sommes des vampires et tu ne nous fuis pas. Ensuite, tu crois que quelque chose ne va pas chez toi alors que nous avons des capacités exceptionnelles. » sourit gentiment Edward.

Deux sourires en une journée, on va avoir chaud demain ! Par contre même pour une canicule permanente à Forks, Je veux bien le voir sourire tous les jours. Mon Dieu, ce type est vraiment une bombe.

« Tu es sûr que tu ne lis pas dans mes pensées ? » dis-je peu rassurée. Il fait non de la tête. Je soupire de soulagement. « Je suis rassurée. »

« Aurais-tu des pensées inavouables ? » demande Alice avec un léger sourire sadique qui fait flipper sur son visage

« Des pensées TRES inavouables ?» demande Emmett plein de sous-entendus.

On dirait qu'il essaye de me faire rougir. Court toujours mon poussin !

« Carrément TRES inavouables » dis-je le fixant en souriant fière de moi.

Son sourire tombe.

« Et non mon poussin, tu ne me feras pas rougir de cette manière ! » rigolai-je « Et pourquoi tu ne lis pas dans les pensées de mon f… frère. » je dis le dernier mot avec difficulté.

« Autant pour toi nous ne savons pas mais nous pensons qu'il… » commence Rosalie

« Je ne suis pas sûr qu'elle soit prête à l'entendre. » réprimande gentiment Edward

« Dites-moi. » je sens la moutarde qui me monte au nez.

Je n'aime pas que l'on me cache quelque chose sur Nathan, ça me met dans une colère noire. On peut voir la colère émanée de moi.

« Alors ? »

J'essaye de réfréner mon énervement.

« Quand nous sommes près de ton frère, nous n'avons plus nos pouvoirs. Ils ne fonctionnent plus. » explique Edward attristé.

« Cool » lâchai-je « Enfin pas que vous vous sentiez mal mais ce que Nathan peut faire. »

« Oui par contre, son champ d'action peut varier, surement dû à son jeune âge. » continue d'expliquer Edward.

« Ça veut dire que mon bébé de deux mois peut vous faire perdre tous vos moyens ? » dis-je d'une voix étranglée.

« Oui. Tu ne vas pas t'évanouir ? » s'inquiète Edward.

« A moins que tu te transformes en créatures bizarre, non. »

« Parce qu'être un vampire n'est pas bizarre ? » rigole à moitié Edward.

Mon Dieu même son rire est à tomber. Heureusement qu'il ne peut pas lire dans mes pensées. Je remercie Dieu pour ça !

« Une fois que l'on s'y est fait, je trouve ça… Pas mal. » dis-je doucement

On continue de discuter. Apparemment ils n'ont pas fait attention à la bourde que j'ai dite. Je crois que je vais finalement me faire à leur condition.

Ils prennent congé alors que Charlie arrive.

« On se voit demain Bella. » me sourit Edward.

A suivre …

Petit rapprochement entre Edward et Bella ! Vous en pensez quoi ?

 

Chapitre 12 : Maladie

Beta LouveCB

PDV EDWARD

On sort de chez Bella, j'entends les pensées de toute ma famille qui est contente que je parle à Bella. Je ne vois pas ce qu'il y a d'exceptionnel. Je lui ai juste prêté mon pull. Bon il lui va très bien. Puis son odeur mélangée à la mienne à quelque chose d'enivrant.

« De toute façon elle va le jeter mon sweat. » dis-je pour calmer les ardeurs d'Alice qui est toute contente.

« Tu iras la voir dormir ce soir. » dit-elle mystérieuse.

Effectivement, en plein milieu de la nuit et pour la première fois, je rentre dans sa chambre, ou elle dort. Nathan est aussi dans sa chambre. Je peux voir Bella, la jolie Bella qui dort dans mon sweat. Troublé, je ressors et rentre à la maison. Alice va pour ouvrir la bouche.

« Ça va ! J'ai compris ! » bougonnai-je avant de monter m'enfermer dans ma chambre.

Elle rigole. Lutin diabolique.

Mais bien sur un verrou n'est rien pour un vampire.

« Alors tu l'aimes bien ? » demande Jasper.

« On n’a pas beaucoup parler. » dis-je

« Mais vous êtes bien ensemble, quand vous discutez, vous êtes apaisés. Calme. Serein. En osmose. » m'explique mon frère « Sauf quand tu l'éblouies ! » rajoute Jasper en rigolant

« Bref, je ne veux pas te pousser dans ses bras, je ne suis pas agence matrimoniale mais si tu es bien avec elle, fonce. Je te soutiens. »

« Merci. » dis-je simplement.

Pourquoi ils nous ont mis des cours d'éducation sexuelle ? Franchement ! Bon certes je n'y connais pas grand-chose ; disons que j'ai pas de pratique ; mais lire les pensées des autres à certains côtés avantageux. Surtout avec des vampires qui ne dorment jamais et qui font ÇA pendant des heures... Puis avec Bella on rigole bien. Elle a toujours une petite réflexion à faire.

« Et on s'entraine quand sur des vraies personnes ? » demande Bella amusée

« Je ne pense pas que vous ayez besoin d'entrainement miss Swan. Le but n'est pas que vous couchiez avec tout le monde, c'est de la prévention et si possible de l’abstinence. »

Bella et Rosalie pouffent de rire.

« Sauf pour vous deux. » dit le prof pour lui-même.

Bella lève le bras.

« Oui miss Swan ? » soupire le prof

« Es ce que c'est vrai que les hommes ont tous la même taille en bandant ? » provoque Bella, fière d'elle.

« Non miss. »

« On peut vérifier ? » propose Bella « Après tout nous sommes là pour apprendre. »

« Mais bien sur Miss Swan, on va prendre deux cobayes. » dit sarcastiquement le prof.

« D'accord ! » sourit Bella « Edward baisse ton pantalon ! » dit-elle en me fixant. La seule chose qui change aujourd'hui c'est l'éclat de ses yeux. Il est joyeux et rieur. Alors qu'avant il était provoquant. « Jasper aussi ! » rajoute-t-elle en le voyant soulagé.

Heureusement que je ne peux plus rougir sinon je concurrencerais une tomate qui a mangé des carottes. Emmett me chambre mentalement en m'envoyant des images de moi nu -alors qu'il ne m'a jamais vu - et avec un membre plus petit que ce qu'il est en vrai. Je ne réponds rien et fait même un bref sourire. Emmett boude. Pour une fois que j'arrive à le faire taire. Par contre Jasper est gêné que Bella ait pensé à lui. Et vu le sourire en coin de l'humaine, elle doit lui envoyer des sensations déplacées. Le pauvre, il se tortille sur sa chaise.

« Pourquoi tu n'as pas demandé à Emmett ? » demande Angela alors que le prof a repris son cours.

« Parce que je l'ai déjà vu nu. » murmure Bella.

Emmett s'étouffe avec son venin. Rosalie sourit et repense à son dessin et Bella l'a vu. Même cette humaine à plus d'expérience que moi dans ce domaine. La jeunesse n'est plus ce qu'elle était avant. Bon certes, avant elles étaient déjà mariés et avaient des enfants. Mais là je ne vois pas Bella avec des enfants. Ce qui est sûr c'est que je la vois à mes côtés.

Je ne sais pas pour quelle raison, alors que je la connais à peine, mais elle m'attire, c'est comme si chaque jour qui passe je ne peux plus me passer de sa présence et je gravite autour d'elle. J'ai besoin de sa présence, de ses regards. Je deviens fou, ça fait deux jours que je lui parle. Ça sera comment dans un mois ?

Alice a une vision : Bella et moi, allongés sur le canapé et étroitement enlacés, nous fixant. Le petit détail en plus, une alliance à mon doigt. Je ne vois pas la main de Bella.

Je fixe Alice avec de gros yeux. Elle hausse les épaules. Après tout dans sa vision, on ne fait rien de mal, mon lutin diabolique a-t-il vu le même détail. Je ne crois pas, sinon elle ne se comporterait pas ainsi. Puis si ça se trouve on n’est pas vraiment marié, si ? Non ? Peut-être ? Puis c'est quoi cette vision ? Je n'ai jamais pensé à épouser Bella et je doute qu'elle aussi. Alice tes visions déconnent.

Je me sens calme tout d'un coup. Je remercie Jasper. Mais je ne peux pas m’empêcher de me poser un millier de questions.

PDV BELLA

L'ambiance est beaucoup mieux depuis que Edward est moins buté avec moi. Mais bon, je continue de me méfier. On ne sait jamais, Mr est assez lunatique. Puis, je ne peux pas me permettre de m'attacher avec quelqu'un, je ne veux pas. Je ne dois pas.

Le weekend se passe tranquillement, Charlie est à la pêche avec Billy. Jacob a voulu venir me voir mais j'ai refusé. Je préfère l'éviter. Le fait qu'il devienne un loup est dur à accepter. Plus qu'un vampire ? Tu es bizarre. Ce n'est pas pareil. Ouais, dit plutôt que tu apprécies Edward plus que tu ne veux le dire. Pfff, stupide conscience. Edward est toujours comme ça, alors que Jacob change. Prétexte bidon. Tu es attirée par Edward Cullen. Ne dit pas non, sinon tu ne te serais pas accrochée à lui. Même pas vrai. Je veux juste voir ce qu'il vaut au lit et c'est tout. Ok, je ne dis plus rien, je m'enfonce. Quelque chose me plait chez lui, en dehors de son physique. Quelque chose de plus intense. Plus profond.

Tout va bien, le dimanche est avancé. Weekend sympa jusqu'à ce que Nathan se mette à pleurer. Je n'arrive pas à le calmer. Je ne sais pas quoi faire, il se tord de douleur. Paniquée, je l'emmène dans ma voiture et roule à fond vers les urgences. Je déboule à fond là-dedans, Nathan dans mes bras. Tous les regards sont braqués sur moi et Nathan qui crie en pleurant. Je cours à l'accueil.

« Appeler un médecin, vite ! » dis-je au bord des larmes.

Comme par magie, le docteur Carlisle arrive. Je ne sais pas s'il m'a entendu ou que c'est le hasard mais à ce moment-là je m'en fous.

« Suivez-moi Miss Swan. » dit Carlisle

On part dans une salle. Je ne veux pas le lâcher.

« Laisse-moi voir Bella. » Je fais non de la tête « S'il te plait. J'ai plus de deux siècles d'expérience. Laisse-moi voir. Mais en attendant appelle ta mère pour que j'ai l'autorisation de l'ausculter et opérer si besoin. »

Je ne bouge pas sous le choc et regarde Nathan qui pleure toujours. Docteur Cullen regarde ce qu'il a. J'arrive à bafouiller ce que je sais pour l'aider.

« Tu lui as donné quoi à manger ? » demande le docteur

« Du lait. Il n'a que trois mois. » expliquai-je

« C'est la même marque ? »

« Non, on a changé. Il n'y en avait plus. » dis-je pleurant.

« Il ne supporte pas cette marque, sûrement une intoxication, on doit lui faire un lavement d'estomac. » m'explique le docteur.

Il appelle tout l'équipe.

« Bella, il me faut l'autorisation de ses parents légaux. »

« Qu'est-ce que vous attendez ! » crachai-je énervée.

« Mais Bella tu n'es pas sa mère ! »

« Peu importe ! Faites-le ! » dis-je au bord de la crise d'angoisse.

« Sort. » m'ordonne-t-il alors que toute l'équipe entre.

Une heure plus tard alors que j'ai usé le balatum pourri de l'hôpital, le docteur Cullen sort. Je me précipite vers lui, très inquiète.

« Calme toi Bella. Il va bien, il dort. Mais change de lait. On a fait des examens sur sa possible allergie. Je vais le garder en observation pour la nuit. Tu veux rester ou tu préfères que ton père vienne. »

Je le fusille du regard et lui colle les papiers que j'ai rempli dans les mains. Il jette un coup d'œil vampirique à la feuille. Je le vois s’arrêter sur une ligne. Pas besoin de lire dans les pensées pour savoir laquelle.

« Gardez ça pour vous DOCTEUR. Secret professionnel. » dis-je menaçante.

Il acquiesce. Je peux enfin voir Nathan. Certes, je ne pourrais pas lui faire mal physiquement mais je peux toujours bousiller sa carrière. Je le vois dormir dans un petit lit. Il est monté dans une chambre. Je reste près de lui. Je ne veux pas le quitter.

« Il pourra sortir demain dans la journée. Ne t'en fait pas, il est hors de danger. »

« Merci. » murmurai-je. Je sais qu'il m'a entendu.

« De rien Bella. Veux-tu que j'appelle quelqu'un ? Tu veux Jasper pour te calmer ? Ou Edward ? »

« Pourquoi Edward ? » demandai-je surpris.

« Vous vous entendez mieux, puis mon fils t'aime bien. »

« Peu importe, je veux être seule. » dis-je sur un ton ferme.

Carlisle sort. Je reporte mon attention sur MON Nathan. Mon pauvre, je t'ai empoisonné. Je suis désolée mon cœur. Je passe doucement mes doigts sur son front et ses quelques cheveux. C'est vrai qu'il me ressemble. Normal c'est un Swan. Les infirmières entrent et m'installent un lit. Je ne crois pas que je vais dormir, puis il n'est pas l'heure. Je regarde ma montre. Vingt heures. Déjà ?

« Vous devriez manger Bella. » me dit le docteur.

« Je ne veux pas le laisser. » dis-je fixant Nathan.

« Je vous ai dit qu'il allait bien. Vous rendre malade n'y chan… » commence le blond

« JE VOUS AI DIS NON ! » hurlai-je nullement impressionnée de me trouver face à un vampire.

Nathan ouvre les yeux. Je m'approche de lui et l'embrasse sur le front.

« Coucou mon petit cœur. Tu vas bien ? » je sais qu'il ne peut pas me répondre mais j'adore lui parler.

Il me sourit. Je soupire de soulagement. Le docteur me tend un sandwich. Je ne l'ai même pas entendu sortir et revenir. Saleté de don vampirique. Je croque dans mon diner, je meurs de faim. Mon préféré.

« Comment ? »

« Alice est là. Elle s'est inquiétée de ne plus me voir. Elle sait que vous êtes là mais ne sait pas pourquoi. »

Je ne réponds rien et mange. Carlisle vérifie quelques trucs et sort. Je rapproche le berceau de Nathan de mon lit. Je m'allonge dans celui-ci qui est au passage inconfortable. Je lui caresse doucement la joue. Il se rendort. Le pauvre ça l'a épuisé. Je fini par m'endormir. Je suis réveillée par les gazouillis de mon frère.

« Regarde bébé qui ouvre les yeux. » sourit une infirmière qui vient sûrement de donner le biberon. « C'est ta sœur ! »

« Comment va-t-il ? » demandai-je inquiète

« Le docteur Cullen va passer. Votre plateau repas. »

« Merci » baragouinai-je

Je vois qu'il y a deux plateau repas. Je l'interroge du regard.

« Votre petit ami a passé une bonne partie de la nuit avec vous. » commence l'infirmière « Le jeune homme très séduisant. » insiste-t-elle me voyant perdue et vu son regard ça ne peut être que…

Edward ? Pourquoi serait-il venu me voir dans la nuit ? C'est vrai qu'on commence à se parler mais de là à venir me surveiller.

« Il a passé la nuit à veiller sur vous… Que c'est charmant » souffle l'infirmière rêveuse. « Désolée, mais ce genre de jeune homme ne se trouve plus. »

« Il n'y a pas de mal. C'est vrai qu'il est super canon. » souriais-je.

« Bonjour Bella ! » dit Carlisle souriant.

Oh oh. Je n'ose pas regarder le père du 'super canon'. L'infirmière s'en va. Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi mal à l'aise. C'est pourtant rare.

« Alors comme ça tu trouves mon fils 'super canon' ? » se moque gentiment le docteur.

« Il ferait craquer une bonne sœur ! » répliquai-je « Puis en même temps, vous vous êtes vu dans un miroir ? » dis-je effarée.

Il se contente d'étouffer son rire et me donne un sandwich.

« Il va bien, on le garde en observation, c'est la procédure. Je reviens à trois heures. »

« Merci. »

Carlisle fait quelques examens.

« Nathan va pouvoir sortir. Je vais te chercher les papiers de sortie. »

Le docteur sort, Alice le schtroumf entre.

« Bonjour Bella ! Je t'ai amené tes devoirs ! » sourit Alice. « Bonjour Nathan. Ne t'en fait pas, il ira bien dans le futur. »

« Comment tu le sais ? Tu ne vois rien ! »

« C'est vrai, mais je te vois toi. Je t'ai vu toi dans le futur… Avec Edward et vous parliez de Nathan. »

« Que sais-tu de Nathan ? » l'agressais je

« Rien de ce que tu caches. Je n'arrive pas à le voir. Tant que tu n'auras pas décider de nous le dire, je ne verrais rien. » soupire Alice

« Et tu ne sauras rien. Trop de personnes sont déjà au courant. » dis-je fixant le docteur.

« Pourquoi tu ne veux rien nous dire ? On gardera le secret ! » soupire Alice

« Je sais, mais tu as tes secrets, j'ai les miens. Je ne te demande pas ce que tu fais en intimité avec ton mari ! »

Alice ouvre la bouche et la referme. Carlisle étouffe un rire.

« Je te félicite Bella, tu viens de clouer le bec de la pipelette de la famille. »

Je signe les papiers et rentre à la maison avec MON Nathan. Je passe deux heures à calmer mon père. Il part même avec l'heure tardive changer le lait.

PDV CARLISLE

Je n'arrive pas à me remettre de ce que j'ai lu. Cette humaine est vraiment différente et compliquée. Je comprends pourquoi elle fascine tant Edward. Le fait qu'il ne puisse lire son esprit est frustrant, mais je suis sûr qu'il l'appréciera plus une fois qu'il la connaitra.

En tout cas Bella a du courage pour son âge. Déménager à l'autre bout du pays avec Nathan. Dans une petite ville où elle ne connait personne à part son père.

En tout cas, je ne dois pas penser à ce que j'ai vu. Sinon la petite humaine risque de m'en faire baver. Génial, moi Carlisle Cullen âgé de plus de quatre cents ans à peur d'une ado de dix-sept ans.

Je retiens un léger rire.

« Pourquoi rigoles-tu ? » demande Alice alors que l'on rentre à la maison

« Je repense à Bella. »

« Sacré phénomène. Elle arrive à se mettre le vampire la plus désagréable dans la poche. Je ne te parle pas d'Edward qui sort de sa catatonie. Jasper qui l'aime bien et qui n'a pas envie de la tuer. Mais où va le monde ? » sourit Alice.

« Et toi Alice ? Tu en penses quoi ? »

« Moi aussi je l'aime bien ! Elle me fait rire avec son caractère de cochon et ses répliques ! » Elle me sourit. « Puis ENFIN une humaine qui sait s'habiller correctement ! » rigole ma fille adoptive

« Tu l'as vue parmi nous ? »

« Oui. »

« Transformée ? »

« Je l'ai vu avec nous. » dit Alice.

On arrive à la maison. Edward joue du piano, Esmée l'écoute. Je la rejoins. Je me force à penser à autre chose. Edward fronce les sourcils.

« Pourquoi tout le monde me cache ses pensées ? » grogne Edward

« C'est pour ton bien mon petit chou ! » sourit Alice en arrivant qui sûrement, elle aussi, cache ses pensées.

« Alors ta journée ? » me demande Esmée

« Bien, je te remercie. »

« Tu as l'air soucieux. »

« J'ai vu Bella à l'hôpital, et des infirmières toutes contentes d'avoir vu cette nuit et je cite : 'Un jeune homme super canon.' » me moquai-je gentiment.

« Tu n'es pas censé être la figure paternelle de la famille et par conséquent sérieux ? » demande mon premier fils

« Mmm, non. »

Ce qui m'intrigue c'est ce que tu as fait dans la chambre de Bella cette nuit ?

« QUOI ? MON PETIT FRERE A DECOUCHE CETTE NUIT ! » hurle Emmett de sa chambre.

« EMMETT CULLEN ! TU ETAIS OCCUPE ! » hurle Rosalie à son tour.

« Ecoute ta femme et mets ta tête entre ses cuisses Emmett ! » grogne Edward, énervé et gêné. « Elle le sait ? » demande mon premier fils.

« Oui. »

Je ne vais pas te juger Edward tu le sais, je suis même content pour toi. Cette fille est une force de la nature. Prends en soin. Je ne sais pas ce qu'elle a vécu par le passé mais prends en soin.

Je fixe Edward. Il fait oui de la tête.

A suivre …

Carlisle a découvert le secret de Bella. Et vous ?

Review ?

Chapitre 13 : Colère

Beta LouveCB

PDV EDWARD

Alice vient d'avoir une vision. Je vais en baver demain. Bella sait que je suis venu. Elle n'a pas trop aimé que je vienne la voir dans la nuit. Mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'elle avait MON sweat. Pourquoi j'ai ce souffle de bonheur ?

« Tout ira bien. Elle a été bouleversée et inquiète pour son frère. Ne soit pas trop dure. »

« Je n'avais pas l'intention de l'être. Je ne veux pas la blesser. » m'offusquai-je.

« Tu tiens à elle. Tu tiens à elle. Tu tiens à elle. » chantonne Alice.

« Toi aussi et ce n'est pas pour cela que tu es amoureuse d'elle. »

Mon petit Lutin maléfique boude.

« Non mais c'est la journée ! » boude-t-elle. « Jaspppppppppper ! »

Il arrive en courant.

« Edward, il a été méchant avec moi ! Frappe-le ! » demande Alice presque attendrissante.

« Il est amoureux et loin de son amour ! » se moque Jasper. « Il est en manque et se défoule sur les personnes sans défenses. » rajoute Jasper amusé.

Il doit pouvoir sentir ma colère mais sûrement de l'amour pour cette humaine. Enfin je crois. Génial je doute.

« Pourtant il a joué les pervers ! » s'amuse Alice « Pas très gentleman tout ça ! »

Je suis contente pour toi. Tu vis.

Je la remercie d'un signe de tête. Pourtant, je ne suis pas persuadé qu'elle soit la meilleure chose qui me soit arrivé. Elle me fout une réputation de mauvais coup mais en même temps elle est pleine de vie, amusante et belle. On pourrait croire qu'elle est superficielle sauf qu'elle cache une personnalité plus complexe. En tout cas vu la vision d'Alice je vais en baver. Comment je vais faire pour la calmer ?

« Embrasse la ! » sourit Alice

« Non mais tu n'es pas bien ! Déjà qu'elle me prend pour un psychopathe doublé d'un pervers voyeur ! » m'offusquai-je

« Ce n'est pourtant pas l'envie qui t'en manque ! » dit Jasper

« Là n'est pas la question. » crachai-je « Elle serait foutue de me gifler ! »

Toute ma famille rigole.

« Je te rassure mon fils, tu n'es pas la seule à avoir peur d'elle. » nous informe Carlisle.

« Elle te fait du chantage ? Pourquoi ? »

On s'étonne tous.

« Je connais son secret. » nous dit Carlisle. « Et non je ne dirais rien. »

Les autres recherchent ce que peux être son secret alors que mon père se cache bien d'y penser.

« Est-ce que sa vie est danger ? Est-ce dangereux pour elle ? » demandai-je

« Non mon fils. Ne t'en fait pas. »

Je suis soulagé.

PDV BELLA

Je me lève furieuse, énervée, en colère, prête à tuer tout le monde et en particulier Edward le psychopathe Cullen. J'ai rêvé cette nuit que je lui tordais le cou. Je crois malheureusement que cela restera à ce stade. C'est bien ma fille tu reprends tes esprits. Comme si tu pouvais tuer un vampire ! Vampire ou pas il n'a pas à m'espionner !

Une fois arrivé avec mon tracteur au lycée, je claque furieusement la porte et me dirige vers Edward comme s'il m'attendait. Le schtroumf a dû le voir. Les autres sont partis.

« J'espère que tu as une bonne raison Cullen pour être venu ! » m'énervai-je

« Je voulais te voir. » dit-il le plus simplement du monde.

« Les gens polis passent dans la journée et téléphonent avant de venir ! » Je reprends mon souffle. « Je n'aime pas, MAIS PAS DU TOUT, qu'on me suive et qu'on m'OBSERVE ! TU TE PRENDS POUR QUI BORDEL ! NE REFAIS PLUS JAMAIS JAMAIS CA ! » hurlai-je sur Edward

Il me fixe attendant que je me calme et avec un air désolé.

« Puis arrête avec ton regard de cocker ! Ça ne marche pas sur moi ! » rajoutai je

Forcément, je ne le regarde pas dans les yeux…

« Méfie-toi de ne pas recommencer ! Je déteste que l'on me surveille ! Je n'ai plus quatre ans. Je n'ai pas besoin d'un chaperon. Alors ne me SURVEILLE plus. » soufflais, je contenant ce qui me reste de colère.

Mais qu'est-ce qu'il me prend ? D'habitude je me serais quarante fois plus énervée et là je n'ai plus envie.

« Je suis désolé Bella, je m'inquiétais pour toi. » dit-il avec une moue boudeuse. « Tu étais à l'hôpital et Carlisle me cachait ses pensées. Il a juste pensé à toi. »

Trop mignon … NON PAS TROP MIGNON ! Tu es en colère ! Oh ça va ! Ne regarde pas non plus ses lèvres. Je vais l'embrasser sinon. Mon Dieu, ce type est parfait. Regarde son cou. Voilà son cou c'est bien. Il n'y a rien de sexy là-dedans.

« Ce n'est pas une raison ! » dis-je pour la forme. « Même si c'est trop mignon. » baragouinai-je pour moi-même.

Je l’entends étouffer un rire.

« Et merde. Foutu vampire. » boudai-je.

« Alors tu ne m'en veux plus ? »

« Si. » dis-je par pur esprit de contradiction.

Il me remonte le menton avec son index froid. OMG. Tu ne sais pas à quoi tu t'exposes en faisant ça Cullen.

« Vraiment ? » Il penche légèrement la tête sur le côté.

« Oh tais toi !» boudai-je

« Tu n'aimes pas avoir tort, pas vrai ? »

« Non. »

Je me recule de lui avant de lui arracher ses fringues et de poser ma bouche sur toutes les parties de son corps. C'est pas permis d'être aussi sexy. Je me demande comment il est foutu et s'il sait s'en servir. J'ai envie qu'il me fasse l'amour dans tous les coins possibles, je veux sentir son corps froid collé à mon corps brulant de désir. Nos peaux qui claquent. Mes ongles sur ses épaules, ses mains sur mes fesses et entre mes jambes. Je m'en vais rapidement et passe à côté de Jasper.

« Ça c'est de l'émotion ! » s'esclaffe le vampire souriant.

« Oh ça va ! » boudai-je.

Je peux sentir le regard brulant d'Edward sur moi. Il faut que je m'éloigne surtout qu'il a dû entendre les pensées de son frère. Génial, maintenant il sait que je mouille mon string quand je le vois.

Rien de mieux que deux heures de maths pour calmer mes hormones. Sauf que Dieu n'est pas avec moi aujourd'hui. Notre vieux prof de maths s'est transformé en bombe de vingt-cinq ans. Je laisse échapper un gémissement en m'asseyant. Le prof remplaçant me fixe. Je lui fais un bref sourire. Je ne vais rien suivre en Maths.

A la fin du cours de maths, qui m'a servi à reluquer mon prof ce qui veut dire pas de repos pour mes hormones.

« Miss Swan, vous viendrez me voir à la pause de midi. Nous devons parler de votre dernier devoir. »

« Bien Mr. »

Manquait plus que ça.

Je déjeune avec Angela.

« Alors le prof de Math ? Tu le trouves comment ? » me demande Angela

« OMG. Trop canon, ce type. Je n'ai rien suivi du cours. Non mais tu as vu ses fesses ? » dis-je bavant à moitié.

« J'adore ses lèvres. » rajoute Angela rougissante

« J'ai envie de croquer dedans, puis il faut que j'oublie un mec qui me rend folle... »

« Qui ? »

« Peu importe. Mais mes hormones n'en peuvent plus et ça va pas s'améliorer. Je vais voir le prof de maths ! A plus tard ! »

Je lui envoie un baiser. Je frappe à la porte du prof.

« Entrer miss Swan. »

« Vous voulez quelque chose prof ? »

« Oui. Vous. »

Je le regarde avec de gros yeux. Il se rapproche de moi. Je me recule pour me cogner contre une table. Non pas que je n'ai pas envie de coucher avec, c'est quand même mon prof. Puis si ça se trouve c'est un psychopathe. Tu ne ferais pas une fixette sur eux, par hasard ?

« Euh… Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. Vous êtes mon prof. » dis-je doucement mais fixant ses lèvres.

J'en reviens pas que je viens de dire ça. Il se colle quasiment à moi. Je me mords la lèvre pour ne pas craquer.

« Vous en avez envie miss Swan. Je le vois dans vos yeux. » Il me caresse la joue.

« Pourquoi moi ? » demandai-je d'une voix étranglée.

« Vous êtes très belle et mon cousin ne tarie pas des loges sur vous. »

« Qui ? »

« Brad. »

« Il est adorable mais je persiste à dire que vous êtes mon prof et que ça ne se fait p… »

Je ne peux pas finir ma phrase que sa bouche vient de se poser sur la mienne. Même si je n'en ai pas trop envie je réponds à son baiser.

« Vous n'avez pas honte d'abuser d'une adolescente innocente ? » murmurai-je

« Vous êtes tout sauf innocente. »

Il me ré-embrasse, ses mains descendent sur mon dos et mes hanches. Il m'aide à m'assoir sur la table, j'écarte les cuisses, il se cale entre celle-ci. Mes mains ne perdent pas de temps en défaisant sa chemise. Je laisse glisser mes doigts sur son torse. Ma bouche découvre ses épaules, ses tétons que je le lèche, mordille, suce. Ses lèvres descendent dans mon cou, ses mains sur ma poitrine. Je baisse son pantalon accompagné de son caleçon. Mes yeux descendent sur le matériel. Ça va. J'ai vu mieux mais je m'en contenterai.

Sa main droite vient s'amusé avec l'élastique de mon string. Merci les jupes. Plus rapide. Il l'enlève rapidement avant de venir poser sa bouche sur mon clitoris qu'il lèche doucement. Un gémissement rauque sort de ma bouche. Mes doigts glissent dans ses cheveux.

« Oh mon Dieu ! » gémissais-je

« Chut, jolie Bella. »

Je prends sa main et met son majeur dans ma bouche. Je le mors alors que LUI me mort gentiment. Je le remonte et l'embrasse passionnément.

« Je préfère ce que ta bouche me fait plutôt que tes cours. »

Il sourit alors qu'il prend un préservatif dans son pantalon. J'hausse un sourcil, étonnée.

Mes pensées sont interrompues par mon prof qui enfonce son membre en moi. Ses va et viens sont tout de suite rapide. Je gémis rapidement, la table ne va jamais tenir. Une légère couche de sueur se forme sur nos deux corps pas complètement déshabillés. Je lui griffe les bras tellement nos bassins entrent en contact durement. Plus je gémis plus il s'enfonce profondément en moi. Son orgasme arrive, le mien ne tarde pas, c'est au coup suivant en touchant mon point G que mon demi orgasme sort mais il est retenu par sa bouche sur la miennes.

Il se retire de moi, alors qu'on se rhabille calmement des coups sont frappé à la porte. Panique total. Je me recoiffe en deux seconde et remet mon string. Mon cher prof remonte son pantalon. Je l'aide à attacher sa chemise alors qu'il se recoiffe. J'ouvre la porte et je vois Emmett et Jasper qui me fixe souriant comme des idiots. Stupide vampires.

« Quoi ? Je suis nul en Math ! Cours de rattrapage ! » répondis je

« Moi aussi je suis nul ! » rigole Emmett en me faisant un clin d'œil.

Mon Dieu, je sens le sexe. Eurk. Il faut que je prenne une douche.

« Au moins tu as calmé tes hormones. » me sourit doucement Jasper.

« Attend que je revois ton frère. » grognais-je

Il rigole avant de passer une main sur mon bras.

« Ne soit pas trop dure avec mon frère. Il ne sait pas comment s’y prendre avec toi. »

« Pourquoi tu me dis ça ? » demandai-je surprise

« Il va surement réagir de façon bizarre. Il tient à toi mais ne sait pas comment l'exprimer. » m'explique-t-il. « A plus tard Bella. »

Dans le genre énigmatique, Jasper est en tête. Je me dirige vers mon cours de physique. J'appréhende sa réaction. Pourquoi ? Tu t'en fous ! Bah non justement. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Je m'assois doucement à côté d'Edward. En une secondes ses yeux sont noirs charbon. J'entends la table craquer doucement où ses doigts sont entrain de s'enfoncer. Ok. Là je commence à flipper. J'ai vu les côtés gentils des vampires mais voir leur cotés menaçant c'est flippant. En même temps c'est des vampires ! Banane.

« Edward. » averti Alice.

Il tourne rapidement la tête vers sa sœur. Ils se parlent trop rapidement pour que je puisse entendre. Mon cœur bat plus vite, je sais qu'ils l'entendent mais je m'en fiche. La réaction d'Edward m'importe plus. Il desserre doucement ses doigts et croise ses bras. Je souffle de soulagement. Alice me sourit doucement et me serre ma main rapidement.

Le cours est VRAIMENT tendu, une tension désagréable mais aussi agréable. Il y a comme de la jalousie qui émane de lui, un besoin protecteur à mon égard. C'est le côté agréable.

Le coté plus néfaste c'est qu'il pourrait s'énerver et tuer tout le monde. Ses yeux sont aussi flippants.

Je sais que pendant tout le cours les deux Cullen ont une conversation et je dois en faire partie vu qu'ils me regardent de temps en temps. Alice ne m'a pas lâché la main.

Heureusement parce que c'est mon point d'encrage. Pour la première fois Edward me fait flipper.

Je me concentre - pour une fois - sur mon cours de physique et non sur les mains de mon voisin de table.

« Tu veux que je te raccompagne après les cours Bella ? » me murmure Alice

« Non, non. » répondis-je

Alice ne me dit rien pour sa main. Elle me sourit gentiment. Je n'ose pas regarder Edward. Puis c'est de sa faute, s'il était moins sexy aussi, je n'aurai pas sauté sur mon prof pour me calmer. Ce n'est pas parce que je suis une fille que je n'ai pas de besoin physique. Bah vas y reporte tout sur ce pauvre Edward. Il n'a rien demandé. C'est une bombe, il n'a pas demandé à être ainsi. Le pauvre. Pourquoi je m'en veux autant d'avoir couché avec mon prof ? Peut-être parce que c'est ton prof ? Pfff, ne dit pas de bêtise. Ou alors tu commences à bien l'apprécier. Je ne lui ai parlé que peu de fois, comment pourrais-je avoir des sentiments pour lui ? Parce qu'avec Nicolas cela s’est passé différemment ? Pfff, foutue petite voix dans ma tête.

En tout cas, je n'ose pas le regarder, je me mors la lèvre, signe de nervosité évident chez moi. Nerveuse certes mais pas aveugle.

« Vous pourriez arrêter de faire vos trucs bizarres alors que je suis là ? » murmurai-je

« Mr ? Je peux aller aux toilettes ? » demande Alice, le charmant.

Il l'autorise bien sûr. Alice me lâche la main.

« Désolé pour mon comportement de tout à l'heure. » murmure Edward une fois Alice partie.

Je tourne brusquement la tête vers lui. Il est aussi gêné que moi. J'ai l'impression d'avoir de nouveau quatorze ans.

« Tu n'as pas à t'excuser. » murmurai-je « Tu n'as rien fait. »

On reste en silence quelques minutes.

« Je ne comprends pas pourquoi tu as réagi ainsi. » murmurai-je le fixant.

Lui, détourne le regard. Une nouvelle facette d'Edward : Il est timide. Je ne peux cacher mon léger sourire. C'est mignon, juste sur lui.

« Je ne me moquerai pas. » Silence. « Aller dit moi… » suppliai-je toujours en murmurant.

« Fin du cours. » informe le prof.

Edward se lève précipitamment et part, je lui cours après.

« Allerrrrrrr… Edward… T'eu plait… »

Je lui fais mes yeux de cocker.

« Pourquoi tu ne veux pas me le dire… » dis-je sur un ton à faire fondre n'importe qui.

Mais apparemment pas lui. Grimace intérieure. Foutu vampire.

« Pourquoi ça te dérange tant que j'ai couché avec lui ? » lâchai-je avec toute ma diplomatie.

« Qui te dit que c'est pour ça ? Et non pas pour l'odeur que tu dégages ? » crache-t-il à moitié.

Je me recule par reflexe, et déçue. Déçue ? Pourquoi déçue ? C'est une bonne question.

« Pardon. » s'excuse-t-il encore « Je ne sais pas comment réagir quand tu es là. Je n'arrive pas à te comprendre. »

« Ce n'est pas une raison pour passer tes nerfs sur moi ! » m'énervai-je

« Je sais bien, je ne me cherche pas d'excuse, mais j'ai… Envie… Besoin… de te connaitre, de tout savoir sur toi… Mes humeurs changeantes viennent du fait que je n'étais pas ce que l'on peut appeler une personne sociable, je parlais à peine à ma famille, je me laissais juste vivre. » m'explique Edward

« Je confirme, un vrai grognon ! » rigole Rosalie, elle embrasse sa joue rapidement avant de partir rejoindre le reste de sa famille.

« Tu vois. Mais s'il te plait, laisse-moi une chance. »

Il repenche sa tête sur le côté attendant ma réponse. OMG, il est trop sexy.

« Très bien » capitulai-je « Mais par pitié ne fait pas cette tête-là. » soufflai-je

« Quoi ma tête ? »

« Et il ne se rend compte de rien. » soufflai-je dépité.

Il me regarde de travers.

« Tu t'es regardé dans un miroir récemment Cullen ? » demandai-je, il n'a pas l'air de saisir l'étendue de son charme naturel « Tu… Tu…Bordel, c'est pas permis d'être comme tu es !»

Ça fait rire sa famille qui est à l'autre bout du parking. Je leur tire la langue. Rosalie me répond de la même façon.

« J'ai été jaloux. » lâche l'apollon en face de moi

« Jaloux ? Pourquoi ? »

« Ce coup si c'est toi qui ne veux pas comprendre. »

Il m'embrasse rapidement sur la joue et rejoint sa famille, moi je fulmine. PERSONNE ne me laisse en plan comme ça.

« EDWARD CULLEN ! REVIENS MAINTENANT ! » hurlai-je

Cet idiot ne se retourne pas. Je fulmine.

« Abruti. » grognai-je montant dans ma voiture.

Ma joue me picote à l'endroit où l'apollon a posé ses lèvres. J'ignore cette sensation.

Alors ? Vous pensez quoi du rapprochement de Bella et Edward ?

A suivre …

Chapitre 14 : Petite rencontre

Beta LouveCB

PDV BELLA

« Il a été adorable Bella. Il va beaucoup mieux. Rien à signaler. »

« Merci »

Je prends mon frère dans mes bras.

« Il va y avoir du soleil les prochains jours, peux-tu m'amener Nathan chez moi ? Je… Nous ne pouvons pas sortir. »

« Bien sûr, je l'amènerai avant les cours. »

« Merci. Selon Alice cela va durer jusqu'à la fin de semaine. Elle t'a même vu avec tes jupes. Elle a dit que cela te ferait sourire. »

Effectivement je souris.

« A demain Bella. »

« A demain Esmée. »

Le lendemain, je pars plutôt et j'arrive à la belle maison des Cullen. Aujourd'hui j'ai sorti ma jupe et mes chaussures ouvertes. J'ai mis un beau débardeur noir avec marqué SEX BOMB en rose. Je descends mon frère, Esmée m'attend sur le perron. Un rayon de soleil vient éclairer sa peau. Elle scintille. J'en reste bouche bée.

« Ça fait toujours ça la première fois. » sourit gentiment Esmée.

Nathan est émerveillé et sourit.

PDV EDWARD

On entend Bella arriver. Elle rigole avec Esmée devant la tête de son frère. Mon lutin démoniaque de sœur me cache encore ses pensées.

« Soit gentil avec ma femme. » me dit Jasper alors qu'il a senti la vague de colère émaner de moi.

« Pardon. Je sais, c'est pour mon bien et bla bla bla bla. » dis-je blasé.

Esmée et Bella entrent. Je reste scotché devant la jolie brune aux mèches violettes. Bordel. Calme tes ardeurs, tu vas avoir des soucis dans ton pantalon ! Je regarde ailleurs, rapidement ma vue revient sur les mots écrits sur sa poitrine. 'SEX BOMB' Tu m'étonnes. Je vais lui sauter dessus.

« Tu es très jolie Bella ! » sourit Alice m'envoyant un regard appuyé.

« Merci ! Tu ne sais pas depuis combien de temps j'attendais de pouvoir la mettre. »

Elle tourne sur elle-même. Bien sur le gros pervers que je suis, pose les yeux sur ses cuisses dénudées. C'est aussi de la faute de sa jupe qui a remonté ? Parfaitement. J'entre aperçois son tanga en dentelle noire.

« Tu vas en faire tourner des têtes au lycée. » rajoute Rosalie.

« Pas besoin d'aller au lycée… Pas vrai Edward ? » demande, plein de sous-entendus, Jasper.

Heureusement que je ne suis plus humain parce que je rougirais… Note à moi-même tuer mon frère.

« Houlà, Bella va réussir à le dévergonder ! » se moque Emmett.

Et tuer celui-là aussi.

« Ça suffit. » dit Esmée souriante mais fermement. « Bella, tu devrais aller en cours. »

« Moui. » dit-elle avec une moue triste.

Son regard se pose sur Nathan. Le bébé lui tient son index. Elle laisse échapper un petit gémissement.

« Je vais en prendre soin, tu le sais ? » sourit ma mère.

« Je sais, mais il y a des jours où c'est plus dur. »

Elle l'embrasse doucement en murmurant un « A ce soir. » Sa voiture démarre et part rapidement. J'observe le bébé, essayant de comprendre ce qui le relie à Bella

« Tu veux le prendre ? » demande ma mère

Je fais rapidement non de la tête. Si JAMAIS je le casse, Bella me tuera. Esmée ne m'écoute pas et me le colle dans les bras. Nathan fait une bulle et bave en rigolant doucement.

Les femmes de la maison sont gagas devant la petite chose qui gesticule dans mes bras et qui ne sent pas bon.

« Ne me demande pas de le changer ! » dis-je

Elle rigole et reprend le bébé.

PDV BELLA

L'effet jupe au lycée est réussi, pas un seul mec ne m'a loupé. Mais en y pensant, la tête d'Edward était pas mal aussi.

Je m'assois pour mon cours de Biologie en pensant à la dernière phrase d'Edward : Ce coup si, c'est toi qui ne veux pas comprendre. Pourquoi il m'a dit ça ? Est-ce que je lui plais ?

Dans cette tenue, je plairai à un curé… Oups, déjà fait… Pas bien Bella. Te taper un curé dans le confessionnal… Stupide pari avec mes anciennes amies. Bref. Tout ça pour dire que le regard brulant d'Edward sur moi était agréable. Je me suis sentie bien, contente qu'il me regarde. Je me suis sentie importante, sereine.

« A qui tu pensais pour zapper tout le cours de biologie. Tu bavais à moitié ! » m'informe Angela entre nos deux cours.

« Juste une personne que j'apprécie de plus en plus. » souriais je. « Par contre, je crois que je ne suis pas prête pour ce qui m'arrive. Ça me fait vraiment flipper. Je ne veux pas souffrir comme avant. »

« Je suis sûre que le garçon en question, n'est pas comme les autres. Et que s'il prend le temps de discuter avec toi, c'est que tu en vaux la peine. Tu te sous-estimes Bella, tu en vaux la peine. Et vu les regards du garçon en question, je pense qu'il ne penserait même pas une seule seconde à te quitter. » m'explique Angela.

« Tu sais donc qui est le garçon en question ? »

« Voyons voir, son prénom commence par un E… Puis un aveugle verrait qu'il y a quelque chose entre vous. Même si tu y as mis une certaine énergie pour t'éloigner de lui. » rigole mon amie. « A plus. »

Angela a eu peu de relation avec le sexe opposé mais il faut avouer qu'elle est de bon conseil et très perspicace. Je me dirige à mon cours de dessin. Il y a un homme, pas mon style mais baisable.

« Aujourd'hui nous allons entamer la nature vivante. » Je souris de toutes mes dents. « Oui miss Swan, on sait tous que vous êtes contente. »

Le modèle me sourit, je lui fais un sourire en coin. Je vais l'allumer. Puis Rose va regretter de ne pas être venue. On doit juste dessiner son visage. Il est placé en face de moi. Je fais la totale : je bouge mes cheveux, regard provoquant, je me mors ma lèvre inférieure, je suce le bout de mon crayon, je me gratte doucement le haut de mon décolleté. Il déglutit avec peine. Le cours passe vite. Je me dirige vers mon tracteur de camionnette.

« Excuse-moi, mais ça te dirait de prendre un verre avec moi ? » me demande le modèle.

« C'est gentil mais je ne suis pas intéressée. »

« Je comprends, tu as un petit ami. »

« On peut dire ça. » dis-je mystérieuse « A bientôt. »

Pourquoi j'ai dit que j'avais un copain, ce n'est pas mon style d'inventer des trucs comme ça. Je deviens folle. J'arrive chez les Cullen.

« Bella ! Raconte-moi tout ! Viens, tu dois avoir faim ! »

Rosalie me tire vers la cuisine ou Esmée fait manger Nathan, j'ai une assiette pour moi.

« Tu as loupé le modèle de Dessin. » dis-je commençant à manger.

Rosalie part à vitesse vampirique et revient aussi vite avec mon dessin.

« Mouais, pas mal. »

« Il m'a dragué. » expliquai-je

« Qui ? » crache Edward

J'hausse un sourcil, le regardant bizarrement. Encore cette sensation. Rosalie nous laisse, ainsi que Esmée et Nathan.

« Désolé. » marmonne-t-il.

Je tapote la chaise à côté de moi. Il vient s'y assoir et grimace en fixant ma nourriture. Je prends une bouchée et lui mets sous le nez.

« Bella. » menace-t-il.

« Ouh ça va, Mr le rabat joie. » boudai-je. « Si on ne peut plus rigoler. »

« Ne fait pas la tête. S'il te plait. »

Je fais mine de réfléchir.

« Tu es pardonné si tu en manges ! » dis-je sérieuse.

Il grimace. Je pose ma fourchette, je l'embrasse sur la joue et me lève.

« Je plaisante Cullen. Tu es trop sérieux ! » me moquai-je

« Ah oui ? »

« Ouaip. » dis-je fière de moi.

Il sourit en coin avant de se lever, lentement, trop lentement même pour un vampire. Je me recule et arrive contre le frigo. Il pose ses deux mains autour de ma tête.

« Contre le frigo ? Pourquoi pas ? Même si je pense que c'est un peu compliqué pour …. » se moque Emmett

« La ferme Em' » grogne Edward.

« Ouais, la ferme mon poussin, laisse-moi gérer ton frère ! » rajoutai-je

« Comme tu veux ma biche ! » rigole Emmett

Le bel apollon me fixe toujours ; son sourire accroché à ses lèvres. Je me retiens de le coller à moi, de passer mes mains sur son corps, sa bouche froide dans mon cou, mes jambes enroulées autour de lui. Son érection contre mon sexe humide. Mmmm.

« Mais à quoi tu penses ? »

« Moi ? A rien ! » dis-je innocemment. « Enfin peu importe, revenons à toi et ton sérieux. »

« Ah ouais, tu aurais dû oublier ça, petite Bella. »

Il se met à me chatouiller. Oh le con. Je me replie sur moi-même, mais ses doigts arrivent quand même à m'atteindre. Ma torture n'a pas l'air de vouloir prendre fin.

« Laisse-la respirer. Bonjour Bella. »

« Salut Docteur ! » dis-je à bout de souffle.

Edward se relève, moi je reste vautrée sur le sol, avec deux points de cotés.

« Aller, on va au salon. » me dit Edward

« Ah non, je ne bouge plus, je n'ai plus la force. » dis-je butée.

Cullen s'approche de moi, me soulève pour finir sur son épaule en sac à patates.

« NON MAIS T'ES MALADE CULLEN ! REPOSE-MOI AU SOL MAINTENANT ! » hurlai-je faisant pleurer le bébé dans la pièce d'à côté. « Edward pose moi ! » ordonnai-je tapant sur son fessier de toute mes forces et bien sûr je me fais un peu mal. Je suis persuadée qu'il n'a rien ressenti mais il s'arrête et me repose.

« Quoi ? » demandai-je perdue.

« Je n'ai pas l'habitude que l'on touche cette partie de mon corps. » dit-il gêné.

Oh c'est trop mignon. Je fais un bref sourire. Si jamais toi et moi un jour, on couche ensemble, je vais m'éclater avec ton fessier mon cher petit vampire.

« Allons rejoindre les autres. » dis-je alors que Nathan pleure toujours.

Je viens le prendre dans mes bras, il se calme rapidement. Je ne fais pas attention aux vampires qui m'entourent. Je le berce doucement, il s'endort.

« Tu es douée avec ton frère, Bella. » me complimente Esmée.

« Je sais » dis-je doucement

« Je te vois plus tard avec toute une tripotée d'enfants. » rigole Alice

Je grimace. J'aurais envie de répliquer quelque chose, mais je me retiens. Pour une fois…Pas quand il s'agit de ÇA petite voix énervante.

« Mais bien sur Alice. Tu as d'autres conneries du genre à sortir ? » me moquai-je gentiment.

« Bon ça va j'ai inventé ! Puis si tu veux des enfants, ce n'est pas avec Edward que tu en auras ! » rigole le schtroumf

Elle s'en va en rigolant à vitesse vampirique suivie pas son frère qui promet de la tuer. Je me retiens de rire. Moi je ne suis pas gênée par contre le seul vampire timide de la planète - il a fallu que je tombe dessus - comme si ça te dérangeait, lui est gêné. C'est que d'avoir une sœur qui peut voir vos ébats sexuels, ça ne doit pas être marrant tous les jours.

« J'espère que c'était bien ! » demandai-je à Alice qui je suis sûre, m'entend même si elle se trouve dans le jardin.

« Tu prenais ton pied ! » dit-elle en entrant dans le salon avec Edward.

« Bon ça va alors ! » rigolai-je

« Tu ne vas pas t'y mettre Bella. » désespère Edward.

« Je me renseigne sur la marchandise ! »

« Parce que tu prévois de coucher avec ? » demande Jasper. « Tu es une rapide ! »

« J'ai pas toute l'éternité MOI ! » souriais je

« Je suis sûr que même si tu l'avais, tu lui sauterais dessus aussi rapidement. » répond Emmett.

« Vrai. Mais aux dernières nouvelles, je ne lui ai pas arraché ses fringues. » répondis-je

« C'est pas l'envie qui t'en manque. » dis Jasper espiègle.

Je lui tire la langue. Je jette un coup d'œil à Edward qui est relativement gêné.

« Peu importe les envies, le principal ce sont les actes. » dis-je philosophiquement.

« Pas si idiote que ça la petite ! » sourit Rosalie.

« Je ne suis pas blonde alors j'ai des neurones supplémentaires. »

« Ça, ça fait mal. » rigole Emmett.

« Ce qui va faire mal mon chéri, c'est que le seul moyen de prendre ton pied sera de demander à tes frères. » dit Rosalie

« Euuuuuuurk ! » dirent en cœur les trois frères.

Je me retiens de rigoler pour ne pas réveiller Nathan qui fait sa sieste dans mes bras.

« Ce n'est pas que je ne m'amuse pas mais je vais rentrer. Encore merci Esmée. A demain. »

« Je te raccompagne. » m'informe Edward.

On part tous les deux, il émet un grognement sourd qui provient de son ventre. Je le regarde de travers mais il doit mal interpréter mon regard.

« Pardon, je dois t'effrayer. »

Effectivement, il le comprend de travers. Je trouve son grognement étonnamment excitant. Je me demande si sa poitrine tremble. On monte dans ma voiture. Edward conduit.

« Tu es au courant que tu es nul pour décrypter les signes des filles. »

« Ouais, c'est normal » souffle-t-il. « Je ne suis pas aussi à l'aise avec les filles que tu peux l'être avec les garçons. »

Je le regarde étonnée mais ne dit rien vu qu'on arrive chez moi. Il m'aide à entrer. Charlie est là. Je vais rapidement les présentations.

« On continuera plus tard cette conversation passionnante. » me dit Edward.

« Vous pouvez aller faire un tour, il fait beau, je vais garder Nathan. » dit Charlie

« Mais… Mais… »

« Tu es jeune Bella, et tu as le droit de te reconstruire et de t'amuser… Un peu… Ne fait pas d'autre bêtise. » me réconforte mon père.

J'espère qu'il n'a pas pensé à mon secret.

« Promis » dis-je doucement

« Va te promener, je m'occupe du monstre. » me rassure mon père

« Tu es sur ? » demandai-je protectrice envers le bébé.

« Mais oui. » me sourit mon père. « Soit gentil avec ma fille. » dit-il à Edward

« Oui Mr. J'en prendrai soin comme à la prunelle de mes yeux. »

J'embrasse le bébé sur le front, et tire Edward par la main.

« Ne dit pas de bêtise Cullen ! Je ne rentre pas tard ! A plus papa ! » criais-je

Je ferme la porte et me dirige vers les bois.

« Ce n'était pas de bêtises. » dit Edward sérieusement après quelques minutes.

« De quoi ? »

« Je te protègerai quoi qu'il arrive. » dit-il sérieux

« Tu es sûrement la personne la plus dangereuse à des kilomètres à la ronde ! » dis-je moitié moqueuse

« Mouais. » sourit-il doucement.

« Ouhaaaa ! Tu te ramollis Cullen : TU SOURIS ! » souriais-je « Encore mieux, ce sourire n'est que pour moi. » dis-je d'une voix plus profonde

Il tourne rapidement la tête, un peu trop, ma tête en tourne presque.

« Il va falloir que je m'habitue à toutes tes capacités. »

« Je crois que tu t'y feras. » dit-il énigmatique.

« Approfondi Edward, je n'aime pas les devinettes, surtout quand elles sont aussi claires que de la boue. » grimaçai-je

Il se met à rire. De mieux en mieux. Son rire est mélodieux.

« Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas ri. »

« Combien ? »

« Peut-être vingt ans. »

« Mais tu as quel âge ? »

« Carlisle m'a transformé en 1918, à Chicago. »

« T'es vieux ! » me moquai-je

« Comparé à tes 17 ans c'est sûr. » il me sourit. « En étant avec toi, j'ai l'impression de revivre. »

« Et ça te fait plaisir ? Ne préfères-tu pas revenir à ta vie d'avant ? » demandai-je prudemment.

Je ne sais pas pourquoi mais j'appréhende sa réponse.

« Tu m'aurais posé la question quand on s'est rencontré, je t'aurai surement dit oui mais plus j'apprends à te connaitre - et ce qui est dur, pour moi - plus j'ai envie d'en savoir plus, alors non. Puis tu es drôle pour une humaine, même si je ne me suis jamais senti aussi gêné. »

« Gêné sur ta sexualité ? Je ne vois pas pourquoi ? A moins que tu sois P… » commençai-je

« Quand tu parlais de créature dangereuse, il y en a une autre. » me coupe le vampire.

Je regarde plus loin et voit Jacob, torse nu, accompagné de deux de ses amis tout aussi bien foutus que lui. Miam. Edward se place devant moi.

« Bonjour Bella, toujours aussi belle. » me salue Jacob « Buveur de sang. » crache-t-il

« Que faites-vous ici ? » demande le buveur de sang.

« Bella, tu ne devrais pas trainer avec LUI. »

Je soupire d'agacement.

« Si tu touches à un seul de ses cheveux, je te tue ! » menace Jacob

« Oh arrête de faire ton prince charment, tu as juste envie de coucher avec elle ! Et une fois que ce sera fait tu passeras à une autre. Ce n'est pas très respectueux. »

« Oh arrête, on est plus au début du siècle ! »

« Est-ce une raison pour les traiter différemment ? » demande Edward « Peu importe l'époque dans laquelle on se trouve, on leur doit le respect. »

Je ne peux réprimer le sourire naissant sur mes lèvres. Si tous les mecs étaient comme lui, il y aurait moins de rupture.

« Bella. » m'appelle le loup.

Il a dû se rendre compte que la partie était perdue d'avance.

« Rentre avec nous, ce type n'est pas fréquentable. » m'ordonne à moitié Jacob.

« Mais oui, va lui refiler tes puces. » grimace Edward

Je lui mets un petit coup de coude pour ne pas me faire mal.

« Mais oui Jacob j'arrive, laisse-moi une minute. »

Ils me fixent tous. Je me colle à Edward, passe mes bras derrière sa nuque et pose mes lèvres sur les siennes. Il garde la bouche fermée mais en passant ma langue avec insistance sur sa bouche froide, il l'ouvre, un souffle froid s'abat sur ma langue. Le reflexe contraire que je devrais avoir : je me rapproche encore plus.

Alors ? Vous pensez quoi de leur premier baiser ?

Prochain chapitre le PDV d'Edward sur le baiser !

A suivre ….

XOXO

Chapitre 15 : Fascination

Beta LouveCB

PDV EDWARD

Elle plaque sa bouche sur la mienne, je me fige. Pense à ne pas la tuer. Elle demande l'ouverture de ma bouche, je fini par céder, sa langue chaude vient caresser la mienne. Je suis mon instinct vu que je ne suis pas du tout expert en baiser alors qu'elle sait ce qu'elle fait. Je la suis alors qu'elle se colle à moi. Ne la tue pas Edward. C'est la première fois que je ressens cela. J'arrive même à poser mes mains sur sa taille. Elle se recule à MES regrets de moi. Bella fixe Jacob.

« Finalement, non. Je vais rester avec Edward. » Lâche-t-elle, fière d'elle.

Les loups, s'en vont vexés. Bella et moi rentrons chez elle. Pendant qu'elle m'embrassait, je n'ai entendu personne penser. Etais-je trop concentré ? Sûrement. En tout cas, ça fait du bien de ne rien entendre. Dit que tu recommencerais bien à l'embrasser !

« Ce n'était pas sérieux ? Hein ? Le baiser ? Tu sais que c'était pour faire enrager Jacob ? Hein ? » demande-t-elle paniquée, son cœur battant très vite.

« Oui oui bien sur… » dis-je perdu. « Pardon de te demander ça… Mais pourquoi ? »

Elle souffle un bon coup.

« Une histoire qui a mal tourné et j'ai payé les pots cassés. Je ne suis pas prête pour avoir une relation sérieuse, parce que je suppose que tu ne veux pas d'un plan cul… Je dois avouer qu'avec toi je voudrai plus, mais pas pour le moment. Mes blessures sont trop profondes et récentes. Je ne suis pas prête. » dit-elle au bord des larmes mais elle ne pleure pas.

Je lui serre brièvement la main. Elle me remercie d'un regard.

« Ne t'en fait pas. » la rassurai-je

« Tu sais que les mecs comme toi n'existent plus ? » dit la jolie humaine, essayant de faire de l'humour.

« Je sais, mais le point positif, quand tous les autres seront morts, je serai toujours là. »

Elle rigole. On arrive chez elle. Je l'embrasse sur la joue.

« Passe une bonne nuit Bella. Je vais affronter le lutin démoniaque. » soupirai-je

« Bonne chance. » dit-elle amusée. « Toi aussi dort bien. »

« Merci mais je ne dors jamais. » répondis-je

« Pfff, c'est pas juste. J'aurai plus de temps pour faire la fête ! » elle souffle « Ou faire des bêtises. »

Là elle grimace. Je change de sujet, je n'aime pas la voir triste.

« Nous, on chasse en famille, sinon moi je joue du piano et les autres font … Enfin tu vois. »

« Non-stop ? Mortel. »

« Dévergondée. » soupirai-je

« Ne me complimente pas ! Je vais rougir. »

Elle sourit.

« Toi, rougir ? Je voudrais bien voir ça ! »

Je passe un doigt sur sa pommette. Son cœur bat légèrement plus vite. Serait-elle gênée ?

« Aller va voir le schtroumf ! » rigole-t-elle.

« Bonne nuit Bella. »

Je me dirige vers les bois mais elle m'appelle.

« Si jamais tu t'ennuies dans la nuit, passe me voir. » me sourit ma petite humaine.

« Je n'y manquerai pas. »

Je pars rapidement, même si c'est pour me faire questionner pendant des heures par ma famille. Bonjour la vie privée avec eux. Dit le type qui lit dans les pensées ! Je ne le fais pas exprès ! Leurs questions sont voulues stupide voix !

PDV BELLA

Je rejoins Nathan. J'ai passé de bon moment avec Edward mais le fait d'avoir parlé de mon passé m'a miné le moral. Après tout ça ne remonte qu'à sept mois. Une fois Nathan couché j'allume mon ordinateur. J'ose à peine regarder ma boite mail, peur d'y voir des messages désagréables. En revanche je dois être masochiste vu que j'ouvre un dossier avec des photos de mon ancienne vie. De l'ancienne Bella. De la Bella qui aurait tout fait pour réaliser ses rêves de devenir la meilleure dans sa catégorie. Quelle catégorie ? Celle que j'ai arrêté, en partie à cause de Nicolas, en partie à cause de Nathan, sauf que quand je le vois je me dis que j'ai fait le bon choix, même si quand je ferme les yeux c'est dur. Même le soir avant de m'endormir quand j'imagine ma vie s'il n'y avait pas eu Nathan.

Mais c'est ma nouvelle vie, ici à Forks, avec des nouveaux amis. Des vrais. Pas des pouffes superficielles et des joueurs de foot américain plus crétins les uns que les autres. C'est pour ça que tu es sortie avec Nico plus d'un an ? Erreur de jeunesse ? Mouais. On va dire ça. Faut dire que j'étais comme eux. Sont-ils toujours ainsi, même avec un an de plus ? Est-ce que je leur manque ? Surement pas, vu qu'ils m'ont tous tourné le dos quand ils ont appris LA nouvelle. Je verse quelques larmes. Nathan se met lui aussi à pleurer. Je le prends dans mes bras.

« Chut Bébé, je suis-là, je serai toujours là pour toi. A présent tu es ma vie et personne ne nous séparera. J'ai tout abandonné pour toi : mes rêves, ma vie que j'aimais, ma ville ensoleillée mais pour toi, j'irai au bout du monde, juste pour te voir sourire mon ange. »

Je passe mon index sur sa joue. Nathan me sourit en faisant des bulles. Je renifle et souris.

« Mon si petit ange. » murmurai-je

On frappe à ma fenêtre. Je relève la tête et voit Edward. Je lui fais signe d'entrer.

« Pardon. » me dit il

« Pourquoi ? »

« J'ai entendu ta conversation avec Nathan. »

J'hausse les épaules. Il s'assoie sur mon lit mais fixe l'écran de mon ordinateur. Bien sûr c'est resté sur une photo de Nicolas et moi alors que nous sommes allongés sur mon lit et peu vêtus.

« C'est Nicolas. » dis je

« Moi qui croyais être torturé et compliqué. J'ai trouvé mieux, ou pire. » il me fait un pauvre sourire.

« Tu es au courant que tu es nulle pour me réconforter ? »

« Mais tu es la seule que j'ai envie de réconforter. » murmure-t-il gêné et surement pour lui seul.

Je fais comme si je n'avais pas entendu. Il passe sa main dans ses cheveux.

« T'en fait pas, je suis pareil… Alors ta sœur n'a pas été trop hystérique ? »

Un petit changement de sujet. Nicolas n'est pas mon sujet de conversation favori.

« Quel est ton rêve ? »

« Quel est le tien ? » répondis je

Il sourit en coin, en penchant la tête sur le côté.

« Juste être heureux, partagé l'éternité avec LA bonne personne. » me dit l'apollon de vampire en me fixant.

C'est très joli ce que tu dis là. CA c'Est-ce que j'aurai du dire.

« C'est tout. » Voilà ce que j'ai sorti.

Brillant Bella. Tu te surpasses !

« Quand tu as toute l'éternité le reste est moins important, tu veux juste t'entourer des bonnes personnes. » me dit-il. « Mais ce n'est pas ce que tu voulais dire ? »

« Non. » dis-je honnêtement « Ça fait quoi d'être immortel ? De ne pas se soucier des choses superficielles ? »

« Parfois c'est bien, parfois c'est mortel. Sans mauvais jeu de mot. Mais on sait s'amuser aussi. Puis ce qui doit être génial, c'est de ne jamais se séparer de sa moitié. »

Je le regarde de travers. J'ai du mal avec l'amour éternel.

« Ne me regarde pas comme ça. » souffle le vampire. « Quand on est vampire, on voit les choses différemment et ça se passe différemment. On s'aime ou on ne s’aime pas. On s'apprécie ou pas. Il n'y a pas de demi-mesure. »

« Si c'est le cas ? »

« Si c'est le cas ? Ça fini mal. » m'explique Edward.

Depuis notre baiser nous nous sommes rapprochés, pas physiquement, on ne sait pas ré embrasser, mais on parle plus. Edward cherche à me comprendre, me connaitre. Il a compris que de parler de Nathan n'était pas une bonne idée, il l'a bien compris quand j'ai failli le giflé dans un excès de colère. Heureusement qu'il m'a arrêté ! Je me serais cassé un ongle… Ou un doigt.

Je dois avouer que ça fait du bien de se sentir… Importante ? Ouais importante pour une personne. Le fait de parler avec Edward m'a fait presque oublier mon passé. J'ai bien dit PRESQUE. Nicolas et moi sommes restés un an ensemble. Dès la première année de lycée on s'est bien entendu, quelques mois plus tard on sortait ensemble. Notre relation était enviée, moi j'étais la mini star du lycée destinée à une grande carrière sportive, j'avais gagné plusieurs concours et Nicolas était la star du lycée. Destinés à se rencontrer. Mes amies étaient des pouffes, j'étais comme elles, superficielle au possible, je me prenais pour la meilleure, je n'aimais pas que l'on m'ignore alors je trouvais des tenues provocantes, j'aimais, j'aime le regard des autres sur moi. J'aime être enviée. J'avais adoré le bal de fin d'année, j'avais été élue reine MOI, une première année. Cela avait scandale. J'esquisse un sourire à ce souvenir. Une pouffe de dernière année a failli m'arracher la tête.

« A quoi penses-tu pour sourire ainsi ? » me demande Edward que j'avais oublié.

Sacrilège ! Tu as oublié Edward le psychopathe Cullen !

Pourtant, on est samedi dans le parc, Nathan, lui et moi. On pourrait presque croire une famille, si on n’était pas aussi jeune. Mais y a-t-il un âge pour être mère ? Faut-il être marié ?

Avoir plus de vingt et un an ? Est-ce que notre âge défini si l'on est une bonne mère ? Est-ce qu’à seize ans alors que l'on est adolescente on peut aimer son enfant au-delà de sa vie ? Indéniablement oui.

« Juste à mon passé. »

« Tu étais heureuse, avant ? »

« Oui. » soufflai-je « Mais maintenant aussi, je le suis. »

Je lui fais un bref sourire.

« J'aimais ma vie d'avant avant. »

« Avant avant ? »

« Il y a eu Avant et la vie d'avant avant. »

« Pas très clair ce que tu dis. »

« J'ai eu une adolescence normale, puis il y a eu léger changement dans ma vie. »

Je ne peux pas m'empêcher de regarder Nathan.

« Puis après ça a été un enfer, tout du moins au lycée mais à côté, j'avais un réconfort. J'en bavais au lycée. Mais j'ai tenu tête, je me suis battue pour ce que j'aimais, pour ce que je croyais. »

Là aussi, je regarde Nathan.

« Je ne regrette pas une seule minute mon choix, même quand j'ai fini couverte des détritus de la cantine, ou quand je me suis retrouvée avec mes vêtements lacérés. La fois où je suis rentrée à pieds parce qu'on m'avait crevé les pneus de ma voiture. »

« Qui a osé te faire subir ça ? » demande Edward choqué et retenant un grognement sourd

« Un connard. » grimaçai-je

« Ce type ne te mérite pas. » dit-il possessif.

Je le regarde légèrement de travers.

« Mais toi oui ? » demandai-je moitié curieuse

« J'aurais envie de te dire oui, mais non. Tu es trop bien pour n'importe qui de la planète. »

« Tu exagères un peu Cullen. » je lui souris. « Puis je te trouve assez bien pour la magnifique et talentueuse Bella. »

« Et modeste. Je comprends pourquoi tu t'entends bien avec Rosalie. »

« J'adore ta sœur. » souriais-je.

Avec Rosalie j'ai l'impression de revenir à ma vie d'avant, elle est belle, comme mes anciennes amies. Sauf que Rosalie en a plus dans la tête. Elle est un mélange de mon ancienne vie et ma nouvelle. J'aurais dû être comme elle AVANT. C'est le passé ne te torture pas.

« Elle aussi. »

On se sourit.

« C'est quoi cette histoire de dessin ? »

Je réfléchis un court instant.

« Tu veux bien que je te dessine ? » demandai-je m'obligeant à fixer les yeux d'Edward

« Ça dépend, j'ai mes vêtements ou pas ? »

« Complexé Mr Cullen ? »

« Si je suis nu, tu dois l'être aussi. » Dit-il fier de lui.

Je me recule choquée.

« Quoi ? Vous n'êtes pas les seuls à être… Comme vous êtes ! » se défend-il

« Et c'est cool ! »

Je lève les mains au ciel. Je regarde Nathan qui dort dans son landau. On rentre à la maison, Charlie est parti à la pêche. Je m'occupe de Nathan. Edward ne me lâche pas des yeux.

« Tu vas finir par me gêner. »

« Tu es fascinante. »

« Et toi tu pourrais passer pour un psychopathe. » me moquai-je

« J'en prend le risque…. Puis au pire, soit je les bouffe, soit je les charme. »

Je le regarde avec de gros yeux.

« Ça va je plaisante ! » Il sourit.

Tu n'aurais absolument aucun mal à me charmer !

« Merci. » dit-il légèrement gêné.

« J'ai parlé à voix haute ? » demandai-je surprise

« Oui. »

« Je le faisais pendant ma gr… »

Je ne finis pas ma phrase et coupe mon concombre avec soin. Edward continue de m'observer. Je suis gêner - pour une fois, moi qui aime les regards des autres - et peste dans ma barbe contre ma stupidité. Nathan boit son biberon tout seul, enfin précisément Edward tient le biberon mais Nathan a ses petites mains sur son biberon.

« Espèce d'andouille, tu devrais apprendre à te taire ! » grimaçai-je « Tu n'as qu'à tout lui raconter aussi, ça sera plus simple, pauvre cruche. Tu veux le faire fuir lui aussi. Banane, andouille, abru… »

Je suis coupée dans mon élan par deux mains qui se pose sur le plan de travail autour de moi. Son torse frôle mon dos sans le toucher, son souffle glacé sur ma nuque.

« Ne t'en fait pas Bella, je ne veux pas te forcer à me raconter ton passé. Mais même si tu dis une phrase ou un mot par erreur, je n'en chercherai pas plus malgré que ça me tue de ne pas le savoir, parce que j'imagine les pires scénarios sur ta vie. » me dit il presque dans un murmure qui me fait frissonner. « Mais ne t'insulte pas, par pitié, ça me donne des envies de meurtres sur toutes les personnes qui te font souffrir. »

Je me retourne brusquement vers lui, un morceau de concombre dans la main et dans l'autre un couteau.

« Je rêve ou tu deviens possessif ? » demandai-je méfiante

« Je m'inquiète pour toi. »

« Je vais bien. » crachai-je à moitié.

« Ne m'assassine pas. » dit-il sur le ton de la plaisanterie

Il prend le couteau et le pose. Je me détends un peu.

« Je sais que tu n'aimes pas ça, je l'ai vu à mes dépends et j'ai entendu une conversation entre toi et mes sœurs. »

« Tu nous espionnes Cullen ? Ta vie est si ennuyeuse ? »

« Quand tu n'es pas avec moi, oui elle l'est. » me dit avec un regard envoutant. « Tu me fascines Bella Swan. Mais tu dois manger aussi. »

Stupide estomac. En une seconde je suis assise sur le plan de travail et mon morceau de concombre est dans sa main. Il le porte à ma bouche. Je joue le jeu et me laisse faire.

« Tu nourris Nathan, je te nourris. »

« Je n'ai plus sept mois tu sais. » dis-je souriante.

Je ne peux pas m'empêcher de fixer ses mains. Ses mains que je rêve d'avoir sur moi, sur ma peau nue, sur mes seins, entre mes cuisses, ses lèvres froides sur les miennes, sa langue qui s'amuse avec mon nombril. J'ai envie de lécher ses doigts qui sont si proches de ma bouche. Je louche dessus.

PDV EDWARD

Je ne l'ai pas lâché des yeux, je me suis forcé à rester loin d'elle mais quand elle se met à s'insulter, je prends tout mon courage vampirique et viens me poser derrière elle. Un de mes trait de caractère : Je suis timide. Pathétique surtout pour mon âge.

Je lui donne à manger, j'ai envie de la protéger, de m'occuper elle et Nathan, je n'ai ressenti cela qu'avec ma famille et encore, je ne suis pas autant protecteur. Alice m'a dit que je commençais à avoir des sentiments pour elle. Pfff, je l'aime bien. C'est vrai que depuis une semaine on s'est rapproché, à discuter mais un mauvais mot de ma part et tout est à recommencer. Bella est d'une nature très méfiante et en plus elle est indépendante, c'est dur pour moi de percer sa carapace. Dit le type qui à passer quasiment un siècle seul.

Ça doit être très dur pour elle d'en parler. Pour moi aussi c'est dur de parler de ma vie même s'il n'y a pas grand-chose à dire. Être un vampire n'est pas assez suffisant pour toi ? Peu importe.

Je la vois regarder mes mains. Je sens une odeur qui est différente, plus sucré. Mon dieu, ne me dit pas qu'elle … Mouille sa culotte en pensant à toi ? Je crois que si.

Depuis que nous sommes rentrés chez elle je l'observe. Ses gestes sont souples, elle est légère, elle ferait un vampire très sexy. Ses mains s'activent à s'occuper de son … Frère.

J'y crois pas trop à ça. Moi non plus. Ce n'est pas très clair. L'a- t-elle kidnappée ? Une amie à elle lui a confié ? Résultat d'un viol ? Parce que si c'est le cas, je te tuerais et avant il souffrira. Ses longs doigts me fascinent, le mouvement de ses cheveux, sa poitrine qui se lève et s'abaisse régulièrement.

L'odeur de Bella est plus présente, je déglutis doucement. Je me concentre à la nourrir, parce que le venin monte dans ma bouche.

Sa petite main chaude remonte doucement à mon visage, j'arrête de respirer, son index passe sur mes paupières, je ferme les yeux.

« Tes yeux… Ils sont noirs. » constate-t-elle « Pourquoi ? » hésite-t-elle

Je sais qu'elle n'aime pas trop en savoir sur nous.

« Quand on a faim ou qu'on est… » j'hésite à dire l'autre mot « Excité »

« Oh. »

Elle baisse les yeux vers mon entre jambe ; je me tortille, gêné. Elle sourit en coin mais a la décence de remonter son regard. Après quelques morceaux de concombre, Nathan se met à pleurer, Bella se lève et le prend dans ses bras.

« Chut, M… Je suis là. »

Son frère fait son rot et lui salit son haut. Elle monte dans sa chambre, je la suis. Elle s'occupe de Nathan, là aussi je l'observe, on dirait qu'elle a l'habitude de faire ça, ces gestes sont maternels, affectueux, tendres. Elle ne se comporte pas comme une sœur. Ce serait ça son secret ?

« Bella ? C'est ton fils ? » lâchai-je

Chapitre 16 : Confidence

Beta LouveCB

PDV BELLA

Je me retourne brusquement vers lui, le fusillant du regard. Je vois dans ses yeux qu'il regrette cette question mais je ne desserre pas la mâchoire.

« AH-ah ! » s'énerve Nathan.

Je me retourne vers Nathan et finis de lui mettre son pyjama. Je le couche dans son lit et l'embrasse sur le front.

« Bonne nuit. » murmurai-je doucement.

Je re fusille du regard le vampire qui est dans ma chambre et qui n'a pas bougé. Je passe à côté de lui, prend mon débardeur-pyjama sous mon oreiller, je vire mon haut pour me retrouver en soutien-gorge devant lui, gêné il tourne la tête. Je souris en coin en passant mon débardeur.

« Je n'aur… »

« Tu devrais partir Cullen. » lâchai-je froidement.

Il va pour ouvrir la bouche mais mon regard le dissuade. Il fait demi-tour et avant de sortir il murmure un « Désolé » à peine audible.

Je claque la porte fortement qui fait pleurer Nathan. Je le prends dans mes bras et le berce. Je m'assois dans mon fauteuil, je calle Nathan dans mes bras, attrape une couverture. On s'endort ainsi. Par chance mon sommeil n'est pas trop agité. Je ne rêve pas de tuer Edward le psychopathe Cullen. Au réveil je peste contre lui et sa curiosité. Je n'ai jamais été confronté à ce genre de problème, à Phoenix tout le monde était au courant mais c'est vrai qu'ici, personne ne le sait. Les gens sont trop curieux. Pourquoi je n'y ai pas songé ?

Mais quelle gourde ! Je couche Nathan dans son lit et m'habille. Je descends morose vers la cuisine.

« Qu'as-tu Bella ? » demande Charlie.

« Je suis stupide. » lâchai-je

« Mais non. Pourquoi tu dis ça ? »

« Je n'ai pas pensé une seule minute que les gens pourraient être curieux sur le lien qui nous unis Nathan et moi. »

« … »

« Tu vois même toi tu ne trouves rien à dire. » me lamentai-je

« Ne t'occupe pas des gens Bella, ni de leur pensée. Puis tu ne t'en es jamais préoccupé, sinon Nathan ne serait pas là. Tu as toujours suivi ton instinct et ton cœur. » me réconforte mon père. « Ne fait pas attention à ce que pensent les gens. »

« Même si c'est des gens que j'apprécie ? »

« Apprécier comment ? »

« Apprécier, apprécier. » éludai-je

« Bella. » me réprimande mon père.

« Il ne se passe rien. Puis il a posé LA QUESTION. » grimaçai-je

« Aie. »

« Comme tu dis. Bon je vais en cours ! »

J'embrasse mon père sur la joue et me dirige vers ma voiture. Je croise Madame Cullen, je fais un sourire poli, je n'ai pas spécialement envie d'être aimable aujourd'hui. Mais la maman vampire vient se mettre devant moi.

« Bonjour Bella. » me dit-elle souriante et … Compatissante.

COMPATISSANTE ? Non mais c'est quoi ce bordel !

« Il vous l'a dit ? Hein ? Votre mari ? »

Elle ouvre la bouche mais je continue.

« Je ne veux pas de votre pitié ni de votre compassion. »

Je crache le dernier mot.

« J'ai réussi à m'en sortir jusque-là sans prêté attention au regard ni aux sentiments des autres à mon égard ! Alors je vous prierai de les garder pour vous ! » m'énervai-je

« C'est comme tu le veux Bella. » me dit-elle doucement.

Cette femme est en or. Je lui crie dessus et elle, elle me sourit.

« N'en veux pas à Carlisle. Il a réussi à garder ton secret très longtemps. »

« Quelques semaines » bougonnai-je « C'est quoi pour un immortel ? »

« Rien, je te l'accorde mais lui et moi vivons ensemble depuis tellement longtemps qu'il est très dur de cacher des choses envers son mari ou sa femme. »

Elle me sourit doucement.

« Puis tu comptes énormément au sein de notre famille. On s'inquiète tous pour toi. » commence-t-elle « Edward particulièrement. »

Je grogne que je m'en fiche, que c'est bien fait pour lui. Il n'a qu'à se mêler de ce qui le regarde.

« Je ne sais pas ce qu'il s'est passé hier soir mais il était abattu et Jasper nous a dit qu'il culpabilisait énormément. »

« Ne me dite pas d'être clémente envers lui parce que je ne vais pas aimer. »

« Tu fais comme tu veux Bella. »

Dans un élan maternel elle m'embrasse sur le front. Je pars en cours. J'essaye d'éviter au maximum tout le monde mais Jasper décide de me suivre. Collant ces vampires ! Il me rattrape en quelques secondes.

« Tu n'arriveras pas à me distancer. » dit-il gentiment.

« Je sais. »

Je continue de marcher rapidement, essayant de sortir un maximum de mon état d'esprit : La colère.

« Je peux comprendre ta colère mais je ne comprends pas pourquoi tu as de la peine, mêlée à de la crainte… De quoi as-tu peur Bella ? »

Je le fusille du regard.

« Foutu empathe. » baragouinai-je.

Je souffle et me calme, de toute façon il ne va pas me lâcher. Puis forcement notre prof est malade. On part dans un coin tranquille.

« As-tu un secret que tu gardes pour toi. Un truc que tu es fière mais que si tes proches le savent ils te jugeront. » lui demandai-je sérieusement

« Tu sais, vu le nombre d'années que nous avons tous, nous n'avons plus de secret. Mais au début, j'en avais. Plein. » Il prend une respiration inutile. « Ça a été dur pour moi d'en parler mais j'ai réussi. Certes au bout de quelques années. Je ne te dis pas que cela sera facile. Mais nous savons garder les secrets. Nous ne te jugerons pas. »

Je ne réponds rien. Ce n'est pas pour cela que je vais lui dire pour Nathan. Je finis par ouvrir la bouche.

« C'est tellement dur parfois. » soufflai-je retenant mes larmes.

« Tu as le droit de pleurer. Ce n'est pas une honte. »

« Non je sais mais je me suis promis de ne plus recommencer. » expliquai-je « Je ne suis pas du genre à faire attention à ce que pense les autres mais ce n'est pas pour moi, c'est pour Nathan. »

« Je ne comprends pas les liens qui vous unissent, je vois de l'amour, un amour fort qui vous unis. »

« Oui, je l'aime, il est ma vie. » dis-je moitié mystérieuse.

« Il n'est pas ton frère. » constate-t-il.

Je me lève et commence à partir.

« Fuir ne t'aidera pas. »

« Non, mais je n'ai pas envie d'en parler. Puis si je devais en parler ça ne serait pas avec toi que je devrais le faire, pas en premier tout du moins. »

Je m'éloigne de lui.

« Mais pas maintenant. » dis-je pour moi-même persuadé que Jasper m'a entendu.

« BELLLLLLLLLLLAAAAAAAAAAA » hurle Alice

Je me retourne.

« Demain il y a du soleil ! » dit-elle toute joyeuse.

« Et ? »

« Faudra amener Nathan à la maison. »

« Oui mais je ne vois pas en quoi ça te réjouit. » dis-je perdue.

« Je suis contente, c'est tout ! A plus ma belle ! »

Comme convenu j'amène Nathan. Rosalie le prend dans ses bras et lui sourit. Elle l'adore vraiment.

« Esmée, je suis désolée pour hier, j'étais de mauvaise humeur et vous n'y étiez pour rien. »

Esmée émue me prend dans mes bras et me fait craquer les os.

« Pardon ma puce. » dit-elle toujours émue. « Mais je ne t'en veux pas. »

Alice pousse un cri de joie. Je me tourne rapidement pour l'humaine que je suis vers le schtroumf. Edward descend à vitesse vampirique. Bordel vraiment sexy.

« Aller va en cours, tu vas être en retard. » me pousse Alice vers la porte.

J'embrasse doucement Nathan sur le front et sort contre mon gré.

PDV EDWARD

Je ne comprends pas pourquoi Alice a foutu Bella dehors. Le bébé se met à pleurer. Je grimace et commence à monter dans ma chambre. Je n'ai rien contre ce bébé, au contraire je l'aime bien mais j'ai peur que Bella, tu as peur de Bella ? Ou sont passé tes couilles ? Nia nia nia… Peur que Bella n'apprécie pas vraiment que je m'occupe de lui. Puis j'aurai peur de la briser cette petite chose. Je suis persuadé que là elle serait vraiment très très très en colère.

« Joue du piano, Edward ! » m'ordonne moitié Alice.

« Pourquoi ? » demandai-je juste pour l'emmerder.

Si elle avait été humaine elle aurait rougi de colère. Le bébé pleure, Rosalie n'arrive pas à le calmer. Esmée essaye.

« Je vais aller le promener, Bella adore l'emmener au parc. »

« C'est peut-être Bella qu'il veut. » propose Jasper. « Je n'aime pas ne pas avoir mon don. »

Esmée s'en va avec le bébé qui pleure. On est au calme pendant deux heures. Quand Esmée revient, il pleure toujours.

« J'ai réussi à le calmer un peu mais il vient de recommencer. » souffle Esmée.

Mais pourquoi pleure-t-il ? Que fais-je de mal ? Qu’a-t-il ? Heureusement que je n'ai pas eu mon fils j'aurai été une mauvaise mère…

Je me précipite et prend Esmée dans mes bras. Je n'aime pas savoir qu'elle a des pensées si tristes.

« Ne pense pas à des bêtises. Je suis sûr que cela arrive à tout le monde. Puis je trouve que tu es une super mère. » la réconfortai-je

« Tu es un ange mon fils. »

« Ne lui dit pas trop ça, il va prendre la grosse tête ! » rigole Emmett

« Tout à fait d'accord ! Déjà que les filles fantasment toutes sur lui grâce à son physique mais si en plus il est gentil ! On est mal barré ! » rajoute Rosalie

Je leur tirai la langue. Ils prennent tous à tour de rôle le bébé. Pas moi. Puis quand il ouvre les yeux, il me regarde de travers. Ce bébé ne m'aime pas. J'en suis sûr. Au moment de déjeuner c'est Jasper qui réussit à lui donner le biberon.

« Jazz la terreur avec un bébé dans les bras. Le casse pas ! » rigole Emmett

« C'est de Bella que j'ai peur. »

« Elle nous fait tous peur. » dit Carlisle

On rigole devant l'ironie de la situation, mais c'est vrai qu’elle ne nous tient pas la peau des couilles. Pourtant nous avons confiance en elle. Une fois le biberon fini, il re pleure.

« Il a mal au ventre. » nous dit Carlisle.

Rien ne le calme malgré les expériences de mes parents.

« Prends-le dans tes bras Edward ! » me dit Rosalie

« Non. »

« Essaye, au pire on le reprend. » me rassure ma sœur.

Elle me met le bébé dans les bras, il ouvre les yeux et me regarde, ses petits yeux rouges et embués de larmes. Il renifle mais ne repart pas dans ses pleurs. Miracle de l'année ! Il prend son pouce dans sa bouche et s'endort rapidement.

« Miracle ! » sourit Esmée.

Alice chantonne qu'elle l'avait vu hier. Lutin sadique. Je vais pour le reposer mais quand je le recule il bouge. Je le recale contre mon torse et m'assois. J'ose à peine respirer. Ma mère me regarde, attendrie.

Ils sont vraiment adorables tous les deux.

Je souris doucement à ma mère. On est enfin tous au calme. Bella revient le chercher après ces cours. Nathan n'a pas bougé. Elle nous regarde tous les deux, au début, énervée que je tienne son fils, mais elle finit par être attendrie.

« Tu as passé une bonne journée Bella ? » demande Esmée incitant Bella à s'assoir en face de moi.

« Mmm-mmm. » répond-elle son regard toujours sur nous.

Ma mère nous laisse.

« Tu… Tu veux le reprendre ? » demandai-je doucement.

La dernière chose que je veux c'est la re mettre en colère.

« Je refuse que tu t'excuses encore Cullen. » dit-elle dans un sourire. « Certes c'est ma vie, MON secret. » elle fixe Nathan « Mais tu as le droit de poser des questions. Après tout vous m'avez confié votre secret. »

« Nous ne te forcerons pas la main Bella. » la rassurai-je « Emmett a mis quinze ans avant de nous dire qu'il était le mec le plus bizuté de son école à l'armée et pas vraiment apprécié. »

« Emmett ? LE Emmett ? Celui qui ressemble à un ours ? » demande Bella effarée avant de rigoler.

Emmett descend et boude.

« Pardon mon pousssssssssssssssssinnnnnnnnnnn » rigole Bella, les larmes aux yeux.

Son rire est vraiment joli. Mais attend … Mon poussin ? Je me rajoute au rire de Bella. Emmett boude. Petite revanche sur ses paris avec sa femme à mon encontre.

« Aller boude pas mon poussin, on va chasser un bon gros puma pour te faire plaisir. » la réconforte sa femme.

Bella fronce les sourcils.

« A quoi penses-tu ? »

« J'ai du mal à vous voir chasser un puma ou une autre bête. Vous avez l'air tellement… Normaux. »

« N'imagine pas, tu ferais des cauchemars mini puce ! » se moque Emmett

« Toi aussi, tu en ferais si tu dormais ! » répond elle

Rosalie rigole et tire Emmett par la poche arrière de son pantalon pour aller chasser.

« A plus tard mon canard ! » se moque Bella

Je crois que je pourrai passer ma vie à la regarder, si souriante, rigolote, attendrissante. Puis je sens qu'Emmett va en baver avec la tigresse.

« Il faut que je rentre. » dit-elle doucement.

Je vais pour lui rendre le bébé mais comme avant il bouge, je le recolle à moi. Il se re calle contre mon torse froid, sa petite main accroche mon tee-shirt.

« Il refuse de se décoller de moi. »

« Félicitation Cullen, tu es le lit Officiel de mon fi… Frère. »

Je la regarde avec de gros yeux mais m'abstient de tout commentaire. Tu apprends vite Cullen ! On se dirige vers la porte.

« Je vous vole votre fils Esmée ! » rigole Bella

« Le traumatise pas trop ! » rigole Alice

« Vas-y décoince le ! » rajoute Jasper

« Jasper ! Soit gentil avec ton frère ! » le réprimande sa mère.

« Oui maman ! » lui répond-il « Je viendrai te border ce soir Edward chéri ! »

« Stupide centenaire ! » peste gentiment Esmée.

Je ferme la porte.

« Et moi Cullen, tu me borderas ? » demande Bella

J'entends un sifflement provenir de la chambre de Jasper et Alice avant de les entendre pouffer. J'observe Bella, pour une humaine elle ne rougit pas beaucoup. J'aurai bien aimé voir ces rougeurs sur ses joues.

Par contre je ne comprends pas vraiment le comportement de Bella, elle m'en veut pour mes questions et me fait la tête pendant quelques jours, mais après elle ne m'en veut plus... J'ai du mal à suivre ses humeurs. Je monte dans sa voiture, sans conduire. Son tracteur comme elle l'appelle l’a fait sursauter quand le moteur démarre. Je souris.

« Stupide tracteur… » bougonne-t-elle « Et c'est pas drôle ! »

« J'ai rien dit ! » m'offusquai-je

« Sérieux cette voiture fait plus de bruit qu'un groupe de dindes pendant les soldes chez Gucci ! »

Je m'installe dans sa chambre toujours le bébé dans les bras. Bella se fait un sandwich. Je jette un coup d'œil à sa chambre. Sur son lit, je vois mon sweat.

« Je ne l'ai pas jeté. »

« Pourquoi ? »

« Pour… Je ne savais pas si je devais te détester ou t'apprécier. Je me le demande encore. Mais ce qui est sûr c'est que Nathan t'apprécie alors ça fait pencher la balance. »

Elle me sourit doucement et gentiment.

« Mais je n'ai pas besoin de Nathan pour t'apprécier. D'ailleurs je n'ai jamais pardonné aussi vite à quelqu'un. Je me suis forcée à t'en vouloir de me poser des questions. Mais j'ai eu l'impression que ses quarante-huit heures ont été une vraie torture pour moi. Je pensais à toi tout le temps. J'ai même rêvé de toi ! » Ouah ! « Au début, je pestais contre ta curiosité mais après… Bah après en fait, je trouvais ça normal, on est ami, tout du moins, j'ose le croire. » J'acquiesce mais ne dit rien. « Je suis vraiment différente avec toi, je n'arrive même pas à m'énerver, j'ai envie de te sauter dessus dès que tu es proche de moi. » Là c'est moi qui vais lui sauter dessus. « Je crois que moi aussi j'ai besoin de toi. »

On se regarde longuement. Je ne connais pas son passé mais j'ai senti dans sa voix que c'était dur pour elle de le dire. A chaque fois qu'on aborde ses sentiments c'est difficile.

Je prends doucement sa main dans la mienne.

« On ira à ton rythme Bella. Je sais que c'est dur pour toi, même si je ne sais pas pourquoi. »

Je vois de la reconnaissance dans ses yeux. Finalement je ne suis pas si nul pour décrypter les filles. Ça y est, son égo gonfle ! Il ne va plus passer dans les portes ! Ce n'est pas parce que tu comprends UNE fille que tu as tout pigé ! Peut-être mais ce n'est pas n'importe quelle fille, c'est LA fille, la bonne. Celle de ma vie.

« Tu le sauras un jour. »

Elle me sourit. Je mets Nathan dans son lit qui ouvre les yeux et se les frotte avec ses petits poings. Bella lui donne son index. Elle le fait souvent. Bébé baille.

« Merci pour Nathan. »

« De rien cela m'a fait plaisir. »

On regarde Nathan. Elle baille.

« Toi aussi tu devrais dormir. »

Elle re baille.

« Nathan dort peu. »

Je veux bien la croire vu les cris qu'il a poussé. Je l'embrasse sur la joue.

« Bonne nuit Bella. »

« Bonne nuit Edward. »

Elle insiste bien sur mon prénom. Je saute par la fenêtre. Il faut que j'aille chasser pour évacuer.

Chapitre 17 : Hésitation

Beta LouveCB

PDV BELLA

Le reste de la semaine se passe bien. Par contre, j'ai attrapé froid. Je ne me sens pas bien mais je n'ai rien dit à Charlie qui est parti chasser avec des amis du commissariat. Il est parti vendredi soir et ne rentre que dimanche. Je sais qu'il fait ça pour me laisser seule avec Nathan. Je l'adore mon père même si j'ai du mal à lui dire. Je me couche tôt le vendredi, comme Nathan. J'ai mal à la tête et au ventre. Ça sera passé demain.

Je veux passer le weekend juste avec mon bébé, même si les conversations avec Edward, aussi banales soient elle, vont me manquer. Il va me manquer tout court. Accro ? Peut-être…

Avoue ! Rien du tout ! Méchante ! Je sais, même si je l'adore… Ah Je le savais ! Normal, tu es ma conscience BANANE !

Je me lève dans la nuit pour boire un verre. J'ai super soif. J'ai même la nausée. Enceinte ? Non impossible ! Sinon ça se verrait ! Je m'allonge dans mon lit. J'ai chaud. Cinq minutes plus tard, j'ai froid et encore chaud. Je finis par me rendormir.

Je me lève le matin avec un mal de tête bien ancré, comme si je m'étais pris une cuite. J'ai aussi la nausée. Je tourne la tête vers le lit de Nathan. Mon cœur s'emballe, je suffoque.

OU EST NATHAN ? Mes jambes me lâchent mais je ne touche pas le sol.

« Oh merde ! » dis-je regardant mon sauveur.

« Bonjour à toi aussi ! » sourit mon sauveur « Mon frère est en bas avec Nathan. Je peux te reposer ? »

Je regarde mes jambes et mes pieds qui ne touchent plus le sol.

« Ouais, tu sais que je t'adore, mais me retrouver dans les bras d'une fille n'est pas encore mon trip. » On rigole « Peut-être dans vingt ans mais pas pour le moment ! »

« Dans vingt ans je t'en reparle ! » rigole mon amie

« No problem ! » rigolai-je « De toute façon j'aurai trente-sept ans et je serai moche ! »

« Ça c'est pas sûr. » murmure Rosalie en me reposant au sol. Je ne comprends pas pourquoi elle dit cela. « Aller habille toi chaudement, tu es malade, tu passes le weekend à la maison. Carlisle veut te surveiller. Edward aussi comme tu t'en doute. »

« Et tu n'as pas le droit de dire non » sourit gentiment Alice qui entre dans ma chambre.

Je m'habille alors que les filles font mes bagages. Je fais attention à mes mouvements, je ne suis vraiment pas bien mais je me connais, dans deux heures ou quatre heures je serai guérie. Une fois chez les Cullen, le docteur m'examine. La grippe. Je suis dans la chambre d'Edward.

« Youpi ! » dis-je blasée. « Mais vous en faites pas Doc', j'irai bien dans trois minutes. »

« Je voudrais quand même que tu prennes des médicaments. Puis Edward se fera un plaisir de te servir d'infirmier personnel. »

A contre cœur, ou plutôt le docteur Cullen me force à avaler ces médocs. Eurk. Je grimace et tire la langue.

« C'est dégeuuuuuuuuuuuuuu. » grimaçai-je

« Désolé. Je te laisse te reposer. »

« Et Nathan ? Il n'est pas malade ? Il va bien ? »

« Oui. Mais par prudence il faut que tu restes loin. »

J'acquiesce en silence, triste. Ce n'est pas le weekend de rêve que j'avais souhaité.

« Dors un peu. Tu veux que j'appelle quelqu'un ? »

Je fais non de la tête. Je mets ma tête sous la couette. Mes larmes coulent en silence sur mes joues. Je voulais passer du temps avec lui et lui seul et au final je ne vais pas le voir.

J'étouffe un sanglot. Je me demande ce qu'il m'a pris l'année dernière en refusant d'avorter. Je suis sûre qu'il n'est pas heureux. Je suis une mauvaise mère… Cette fois je n'arrive pas à étouffer ma peine.

« Bella ? » demande la voix inquiète d'Edward.

Je ne réponds rien. Il s'assois à côté de moi. Je ne bouge pas.

« Pourquoi es-tu si triste ? Je peux faire quelque chose pour toi ? »

Je réfléchis. Cela me ferait du bien d'en parler à quelqu'un d'autre. Mais c'est dur. Je ne suis pas prête. Dit plutôt que tu as peur ! Mouais… Peut-être. Je m'endors. Je suis réveillée par la main froide d'Edward sur mon front. Main froide qui me fait du bien mais…

« OMG ! Je vais vomir ! »

Je cours aux toilettes vomir tout ce que j'ai mangé. C'est-à-dire le croissant de mon petit déjeuner. Je savais que je n'aurais pas dû ! Trop tard !

« Je suis content de ne plus être humain. » dit Edward penché derrière moi

« La ferme… » Je vomis. « Edward. »

Je m'essuie la bouche avec du papier toilette. Classe Bella. La ferme stupide voix. Je vais pour me relever mais je n'y arrive pas.

« Me vomis pas dessus. » dit Edward moitié amusé moitié sérieux en me prenant dans ses bras.

Je le laisse faire. Comment pourrai-je vomir sur lui ? Euh… Finalement…

« Edward… » le suppliai-je ma main devant ma bouche.

Une seconde plus tard je suis la tête dans les toilettes.

« Finalement tu vas peut-être marcher toute seule. » sourit-il me retenant mes cheveux moitié collés sur mon front.

« Nooooon. » suppliai-je « J'aime bien quand tu me portes. »

Il sourit et me reprend dans ses bras pour me reconduire dans son lit, cette fois sans incident. Il reste à distance raisonnable de moi mais je prends sa main et la remet sur mon front. Un léger gémissement de contentement sort de ma gorge. Je ferme les yeux.

PDV EDWARD

Je la regarde, la jolie Bella, même malade, elle est craquante. Je vois ma main sur son front. Tu la mettrais bien ailleurs ta main ! Avoue ! Tsss. Stupide voix dévergondée ! Pour qui va me prendre Bella ? Mmm, un mec, un vrai ?

« Nia nia nia… » soufflai-je

Bella ouvre les yeux et me regarde de travers.

« Désolé. » dis je

Elle sourit, ne posant pas de question. Je la trouve de plus en plus blanche.

« Je ne vais pas mourir, ne me regarde pas avec pitié. » dit-elle légèrement autoritaire

« Ce n'est pas ça, je te trouve très blanche. »

« Pas plus que toi. » répond-elle « Stupides médicaments. » rage-t-elle

« Tu veux que j'appelle Carlisle ? »

« Pourquoi ? JE NE VEUX PAS D'AUTRES MEDICAMENTS ! » s'époumone-t-elle

Elle a du coffre pour une humaine (Jasper)

Pas bon pour mon mari ! (Esmée)

Ok, j'ai compris la leçon ! La prochaine fois, je te laisse te débrouiller avec elle Edward. (Carlisle)

Hâte qu'elle soit vampire ! Au moins elle ne sera plus mala… (Alice)

Cela est perturbant d'avoir mon don et de ne plus l'avoir dans les secondes qui suivent. Ce bébé est une vraie girouette.

« Il m'a entendu ? » demande Bella plus doucement

« Toute la maison t'a entendue. »

« Tant mieux ! » dit-elle fière d'elle

« Tu n'es pas possible ! »

« Comment va Nathan ? Il n'est pas malade ? »

« Non, t'en fais pas, il est avec Rosalie. »

« Merci Rosalie. » dis-je moitié triste, moitié jalouse.

J'observe Bella, elle a l'air si malheureuse. Je n'aime pas la voir comme ça. Mon Dieu, et il ne sort pas encore avec ! Où va le monde !

« Rosalie vient avec le bébé. S'il te plait. » l'appelai-je à vitesse vampirique.

Quand Nathan entre dans la chambre, le visage de Bella s'anime.

« Merci. » murmurai-je

Ma sœur me fait un signe de tête et donne le bébé à Bella une fois qu'elle s’est assise.

« Quelques minutes. Pas plus. » ordonne Carlisle non loin de nous, qui bien sûr s'efforce de penser à autre chose.

« Oui chef ! » dit Bella dans une parodie du service militaire.

« Je suis sérieux, Bella. » la réprimande Carlisle

« Vous l'êtes trop ! » sourit Bella « Hein, mon petit Nathan, tu es d'accord avec moi, il est pas drôle le petit vampire ! » dit Bella d'une voix gaga.

Nathan pour affirmer ses dires, rigole et tire gentiment les cheveux de sa sœur qui sourit. Rosalie vient reprendre le bébé qui lui tend les bras tout souriant. Rosalie sourit à pleine dents. Cela ne fait même pas peur au bébé qui ne sent pas bon. Les Swan sont vraiment des êtres à part.

PDV BELLA

Je vois mon bébé sourire à une autre que moi. Il ne sourit qu'à moi, ses sourires ME sont réservés. A MOI. Pas à mon amie. JUSTE à moi. Juste à SA mère : MOI.

Je suis sûre qu'il ne m'aime plus. Plus comme avant. Je mets la tête sous la couette et ferme les yeux, allongée sur le flanc droit.

Je suis trop absente, puis comment me verra-t-il plus tard ? Comme une mère qu'il l'a à moitié abandonnée ? Comme une ado irresponsable d'avoir eu un enfant à seize ans ?

Comme une salope qui a couchait pour faire comme les autres ? D'une gourde qui n'en a fait qu'à sa tête parce qu'elle aimait déjà ce petit bout dans son ventre ? M'en voudra-t-il si je retombe amoureuse ? Si j'aime un homme et partage mon cœur en deux ? Saura-t-il que je l'aime plus que ma vie ?

« Ne te cache pas Bella. » me murmure Edward. « Parle-moi. Raconte-moi ce qui ne va pas. S'il te plait. Dis-moi quelque chose, insulte-moi si cela te plait, mais ne m'ignore pas… »

Pour toute réponse, je renifle. Je sens la couette se soulever mais je reste dans la pénombre. Edward est dans mon dos, j'essuie mes larmes.

« Ta tristesse coule sur tes joues mais ta peine reste dans ton cœur. Ouvre-le, partage tes soucis. » Il respire « Laisse-moi faire partie de ta vie. »

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me réconforte, qu'il ne me laisse plus, mais suis-je encore capable de faire confiance à un garçon ? Non, Edward est un homme. Il n'est pas Nicolas. Je prends mon courage à deux mains et me retourne, il n'ose pas bouger et ne respire plus.

« Tu ne respires pas ? » demandai-je surprise, la voix enrouée.

« Pas utile. »

Il ne bouge pas, je me tortille et pose ma tête sur le bras d'Edward. Ses bras froids se posent sur moi. Je me colle à lui et respire profondément.

« Tu sens bon. » avouai-je

« Toi aussi. » sourit-il.

On reste en silence, toujours sous la couette. Après plusieurs minutes, ses doigts s'attardent dans mes cheveux. Chez moi, il y a plusieurs points sensibles, et caresser mes cheveux en fait partie. Je frotte mon nez contre son torse en étouffant dans ma gorge un gémissement. J'essaye de me coller encore plus à lui.

« Si tu continues je vais ronronner. » soufflai-je toujours triste mais avec une pointe de joie.

« Je voudrai bien voir ça… » souffle-t-il à mon oreille.

« Un jour peut-être. » murmurai-je

« Une promesse ? »

« Un espoir. Une nouvelle vie. Mon cœur. Ma vie. »

Je ne crois pas qu'il ait compris le sens véritable de mes mots. Les ai-je bien compris moi-même ? Ils sont sortis de la bouche naturellement.

Un espoir : D'avoir une vie avec quelqu'un que je pourrai aimer et qui m'aimerait en retour.

Une nouvelle vie : Loin de mon ancien lycée, loin de l'ancienne Bella insouciante.

Mon cœur : Nathan, bien sûr, et Edward, qui je sais, pourrait m'aimer.

Ma vie : Celle que je suis entrain de vivre. Celle qui me rend heureuse. Celle où j'arrive à me regarder dans un miroir sans détourner les yeux.

Ses doigts froids glissent sur ma joue. J'ancre mon regard dans le siens.

« De quel couleur était tes yeux ? » demandai-je pour changer de sujet.

« Vert. »

Raté !

« Comme Nathan. »

J'essaye de changer de sujet, je sais que je peux lui dire, je sais que j'en suis capable. Mais que va-t-il en penser ? Va-t-il me juger ? Après tout nous ne sommes pas de la même génération.

« Parle-moi de toi. » demandai-je à Edward

« Je sais ce que tu essayes de faire Bella. Je peux comprendre que c'est dur mais tu dois essayer. Fait moi confiance. »

Dans un élan de courage il m'embrasse sur le front.

« Je vois la tristesse dans tes yeux, celle qui reste, qui ne partira que lorsque tu en auras parlé à quelqu'un. »

Son souffle froid glisse sur mon visage, je ferme les yeux. Il se doute de mon secret. Lui et toute sa famille. Sauf le docteur qui lui l'a lu sur la feuille de l'hôpital.

« C'est tellement dur. » soufflai-je

Mais je dois le faire, la comédie a assez duré.

« Nathan… »

Il ne dit rien.

« Il… C'est… Il est ma vie… »

Il m'encourage du regard, sa main sur ma joue.

« C'est mon… »

La porte s'ouvre. Je me relève brusquement sortant ma tête. Mon bébé pleure, je le prends dans mes bras.

« C'est mon bébé, mon fils. » dis-je dans un souffle alors que Nathan se calme doucement.

Il y a aussi Rosalie mais c'est mon amie, je l'adore, elle a le droit de savoir. Je n'ose pas les regarder. Je suis super gênée de leur avoir dit. Non pas que j'ai honte de mon fils loin de là, mais en gardant le secret je gardais mon enfant près de moi, rien qu'à moi. En leur disant j'ai l'impression de le partager. Je me sens mal.

Mon amie blonde vient s'assoir près de moi.

« Tu as fait du bon boulot, ton bébé est magnifique. » me complimente la blonde

« Tout comme sa mère. » rajoute Edward

Je tourne la tête vers lui qui est gêné. Je lui souris gentiment. Décidément son côté timide est attendrissant.

« Tu te sens mieux ? » demande Edward

« En partie. »

Je réfléchis quelques minutes, pour analyser mes sentiments. Et bien ! Il t'en faut du temps ! Heureusement qu'ils sont immortels ! Pfff

« C'est vrai que cela fait du bien. Je n'aurais plus à faire attention à mes paroles. Je ne sais pas comment vous faites. C'est fatiguant ! »

« Nos cerveaux marchent différemment, puis on s'y habitue. »

« On ne veut pas finir pourchassés par des habitants en criant : VAMPIRES ! MONSTRES ! » sourit Rosalie « Imagine ce pauvre petit Edward décoiffé et débraillé en train de courir !

Ça serait la fin du monde ! » Elle rigole « Puis moi, un monstre ? Pff ! » dit-elle faussement hautaine, ce qui les fait sourire.

Je les regarde de travers. Je ne pige pas tout là.

« Faut que je te dise Bella ! » commence Rosalie

« Rosalie » gronde Edward

« Tsss, Mr Cullen fait attention à sa tenue depuis quelques temps ! Et tout cas pour toi ! »

Rosalie va pour partir en courant suivie d'Edward mais je l'arrête, tout du moins j'ose le croire, et l'embrasse sur la joue. Le fait qu'il fasse un effort pour moi me fait plaisir. Nicolas était du genre à ne faire attention qu'à sa personne, il s'occupait de moi que quand un mec me tournait autour.

« Il s'est même coiffé ! » rigole la magnifique blonde « Ah non c'est vrai ça doit faire plus de vingt ans qu'il n'a pas touché à ses cheveux ! »

Je rigole et remercie intérieurement mon amie pour avoir détendue l'atmosphère. Je leur ai dit mais c'est dur de rester moi-même après. Il va me falloir un temps d'adaptation.

Rosalie et moi nous ressemblons beaucoup.

« Moi je l'aime bien comme ça. » dis-je souriante

« Mais ton avis ne compte pas ma belle ! Tu es déjà mordue ! Sans vilain jeu de mot ! » sourit Rosalie

Je lui tire la langue.

« Je sais, tout le monde m'aime ! Surtout pour ma modestie ! » rigolai-je

Mon bébé bouge dans mes bras, il s'est endormi. Moi aussi je dormirai bien. Rosalie va pour me le reprendre mais je le sers contre moi.

« Je te le rends, il est ton fils et personne ne pourra t'enlever cela. » me rassure Rosalie

Cette fille et moi sommes vraiment semblables.

« Dès que tu te réveilles, je te le rends. » me promit-elle

Je lui donne à contre cœur. Je me remets sous la couette et m'enroule à moitié dedans. J'ai froid.

« Veux-tu que je m'éloigne ? »

« Merci. Merci de m'avoir forcé à ouvrir la bouche sur mon secret. »

Je n'ose plus le regarder.

« Il t'a fallu du courage. C'est un lourd secret que tu portais. »

« A mon ancien lycée, tout le monde savait que j'étais enceinte et qui était le père… Bref… Je n'avais pas à me cacher mais j'ai décidé de déménager et venir vivre chez mon père. Je ne voulais pas d'une mauvaise vie pour Nathan, je voulais qu'il grandisse sans les médisances des gens. Sans ce que les gens raconteraient sur sa mère. Mais quand il saura ce que j'étais… »

J'étouffe un sanglot.

« Je ne veux pas que mon fils me voit comme une… gourde écervelée. Il me prendra pour une mauvaise mère. C'est vrai. » Edward va pour ouvrir la bouche mais je continue. « Je continue les études, je ne passe quasiment pas de temps avec lui. Il va me reprocher de le faire passer en second. »

Je renifle. Edward me prend dans ses bras.

« Je suis une mauvaise mère… Mon fils va me détester. Il va me le reprocher plus tard. »

« Mais non Bella. Je suis sûr qu'il t'aime et t'aimera toujours. Tu as sacrifié ta vie alors que tu es adolescente. Tu as tout fait pour lui. Je suis sûr qu'ils ne t'ont pas épargnée dans ton ancien lycée. »

Je renifle pour toute réponse.

« Je ne voulais pas qu'il grandisse avec le regard des autres, celui qui dira : regarde ta mère, la gourde qui s'est fait engrosser au lycée ! » lâchai-je les larmes aux yeux. « Il va avoir honte moi ! »

Edward me sert plus fort.

« C'est fini tout ça. Puis tu as dit que tu commençais une nouvelle vie. Laisse cela derrière toi. Je ne te dis pas que cela sera facile mais tu en es capable. Je n'ai que rarement vu une fille aussi forte que toi. Tu es une force de la nature Bella Swan. Ne change pas. Affronte les autres comme tu l'as toujours fait. Mais à la différence, tu ne seras plus seule, je serais toujours près de toi. Ma famille aussi. »

Il m'embrasse sur le front. Comment ne pas fondre à ses paroles ? Comment ne pas tomber amoureuse d'un homme pareil ? Comment vais-je me détacher de ses bras ? Mais tu n'es pas obligé ! Andouille ! C'est vrai. Je vais rester dans ses bras.

Pour une fois je remercie Nicolas, sans lui il ne m'aurait pas donné Nathan et je n'aurai pas rencontrer Edward. Même si entre nous au début c'était compliqué.

« Dors ma belle. »

« Toi aussi MON psychopathe. »

Je souris avant de fermer les yeux. Je me sens plus légère. __

Chapitre 18 : Confrontation

Beta LouveCB

PDV BELLA

Depuis mon annonce à la famille Cullen, je me sens plus à l’aise. Ils ne m'ont pas jugée, mais je ne sais pas vraiment ce qu'ils en pensent. On en a pas trop discuté. Je l'ai dit à Charlie. Il a fait un sourire que je n'ai pas compris, il m'a même embrassé sur le front.

« C'est toi qui vois Bella, c'est ta vie. » m'a-t-il dit. « Tu es assez grande pour prendre tes propres décisions. »

Je l'ai remercié. J'ai besoin du soutien de mon père vu que ma mère m'a légèrement oubliée depuis que l'équipe de Phil a gagné je ne sais pas quelle grosse compétition.

On dine avec mon père et mon fils. Je vois mon papa adoré se tortiller sur sa chaise.

« Qui a-t-il ? Je veux bien croire que je ne suis pas experte en cuisine mais mes pâtes sont mangeables ! » rigolais-je

« Non, non c'est délicieux ! » me rassure mon père. « Je voulais te parler des garçons. »

« Je sais comment on fait les bébés papa. » dis-je avec une pointe d'humour.

« Bella » gronde-t-il « Soit sérieuse deux minutes ! Je sais que tu souris bêtement - il faut le dire - depuis une semaine mais… »

« Désolée » marmonnai-je

« As-tu un petit ami ? »

Je sais d'où vient ma diplomatie !

« Je… » commençai-je

En fait, je ne sais pas non plus. Edward et moi nous sommes beaucoup rapprochés, il se comporte avec moi comme le ferait un petit ami mais sommes-nous vraiment ensemble ? On ne s’est jamais embrassé, sauf dans les bois mais ça ne compte pas ; même si ce baiser a été différent des autres. Je sais que je l'apprécie et qu'il est super avec moi à ne pas me brusquer mais… MAIS ES TU AVEC LUI ? On n’en a pas vraiment parlé.

« Je ne sais pas. » commençai-je « On s'est rapproché, remarque, cela ne pouvait pas être pire, vu qu'on ne s’est pas apprécié au premier coup d'œil. »

« Veux-tu d'un petit ami ? »

« Non. Enfin… Je veux lui. Juste lui. Mais suis-je prête à avoir de nouveau un petit ami ? Après tout ma rupture avec Nicolas est proche. » me rappelais-je « Cette ambigüité me convient je crois. »

« Prends ton temps Bella, ne te brusque pas. »

« Merci. Ça me fait bien d'avoir discuté avec toi. »

Je l'embrasse sur la joue et part avec Nathan au parc. Faudrait que je discute avec Edward de ÇA.

« Et toi mon bébé, tu veux un papa ? » demandai-je à Nathan n'attendant pas de réponse.

Par contre je cogite. Je parle de petit ami, mais le futur - peut-être - petit ami, veut-il aussi devenir un papa de substitution ?

Cette question tourne en boucle dans ma tête. Je bouscule quelque chose avec le landau.

« OMG ! Pardon ! » m'excusai-je regardant « Jacob ? »

« Tu as l'air étonné de me voir. Je te dérange ? »

« Euh non non. Ça fait longtemps. »

« C'est toi qui t'es éloigné depuis que tu as appris notre condition. Même si tu sors avec un v… »

« Je ne sors pas avec ! » m'exclamai-je « Puis je te signale que c'est TOI et ta crise de jalousie non justifiée qui m'a éloigné ! Puis d'abord, on n’a jamais été proche ! »

Il voit qu'il ne vaut mieux pas continuer ce sujet. Je suis sûre qu'il repense à notre baiser avec Edward.

« Toujours avec Nathan. » constate-t-il.

Je n'aime pas trop le ton qu'il emploie.

« Tu sais Jacob, si tu veux être mon ami ne t'attaque pas à ce qui est le plus important pour moi ! » dis-je entre mes dents.

« Pourquoi es-tu toujours avec ton frère ? Tu devrais vivre ta vie et ne pas t'embêter avec… » grimace-t-il.

LÀ je vois rouge. Très rouge. TROP rouge. Je dois être rouge de colère.

« Tu es peut-être un loup Jacob Black mais me mettre en colère N'EST PAS LA MEILLEURE CHOSE A FAIRE POUR TA SURVIE ! » hurlai-je « TU NE SAIS RIEN DE MA VIE ! RIEN ! RIEN DU TOUT ! ALORS FERME LA ! BORDEL FERME LA !»

« Doucement Bella, tu es toute rouge. » dit-il ne prenant pas ma menace au sérieux.

Ne sait-il pas qu'il ne faut jamais mètre une mère en colère ? Ce qu'il ne sait pas c'est que tu es mère !

« Et en plus il pleure ! » souffle Jacob alors que Nathan se met à pleurer. « Manque plus qu'il se soulage ! »

Enervée je vais pour le frapper mais une main se pose doucement sur mon bras. Je tourne la tête pour voir à qui appartient cette main même si je le sais déjà. J'ai suffisamment fantasmé sur SES mains. Rien que de les voir me donne des idées assez chaudes.

« Tu vas te faire mal jolie Bella. »

Edward baisse gentiment mon bras.

« Tu permets ? » me demande-t-il

Toujours énervée, j'acquiesce ne sachant même pas de quoi il parle. Il se retourne et envoie lui-même un coup de poing dans la mâchoire de Jacob qui craque sous le coup. D'ailleurs le loup vole pour atterrir brutalement au sol quelques mètre plus loin. Edward se retourne vers moi.

« Tu vas bien ? » demande-t-il moitié inquiet.

Genre protecteur… M'en fiche. Si ce n'est pas plus cela me va. On en reparlera dans 5 ans ! Bonjour le pessimisme ! Motivante ma conscience, ça fait peur…

« Pourquoi TOI tu le tapes et MOI j'ai pas le droit ? » demandai-je boudant à moitié, ma colère étant retombée.

Ce mec arrive à me calmer. C'est le seul. Même ma mère n'avait pas cet effet. Flippant. Je ne te le fais pas dire. Tu deviens guimauve Bella.

Nathan s'est calmé depuis qu'Edward l'a frappé. Ce bébé adore la violence. Il rigolait dimanche dernier quand Jasper et Emmett se battait pour rigoler.

FLASH BACK

Je suis dans le salon avec Nathan dans mes bras. Emmett, Edward, Jasper et Carlisle joue sur la Wii. Mais bien sûr cela dégénère. Edward et Carlisle ont gagné.

« C'est ta faute t'es trop nul ! » boude Jasper en mauvais perdant.

« C'est pas ma faute si la voiture avance pas ! » réplique Emmett

« Ouais et la route est trop étroite aussi ! Achète-toi des Lunettes ! » se moque Jasper « Ou alors… La branlette ne rend pas sourd mais aveugle ! »

On rigole tous. Emmett vexé, envoie une droite dans le bras de Jasper qui se marre mais le blond réplique. Nathan qui est assis sur mes genoux les regarde, fasciné, moi aussi. On ne voit quasiment pas les coups. Je ne fais même pas attention à Edward qui vient de s'assoir à côté de moi. Je vois juste Emmett volé vers nous. En quelques secondes on a reculé de quatre mètres. Heureusement qu'Edward nous a reculé avec le canapé. Je le remercie du regard mais retourne rapidement ma tête vers ses frères. Nathan gazouille et fait des gestes avec ses bras, très content de ce qu'il voit ou ne voit pas.

« Je me battrais plus souvent avec mes frères si tu dois les regarder de cette façon. »

« Jaloux Cullen ? » demandai-je

« Non, je les envie. »

« Tu te battrais pour moi ? » demandai-je

« Si quelqu'un ose te faire du mal, oui, je les tuerais tous. Tu es trop importante pour moi. Je ne pourrai vivre sans toi. »

Wouah… Je réponds quoi ?

« Euhhhhh…. » dis-je moitié étourdit.

En plus il m'aveugle avec son regard de braise. J'espère ne pas l'avoir vexé. Alice rigole.

« Tu triches Edward, tu l'aveugles ! » se moque sa sœur.

« Maissssssssssssssss. » boudai-je à mon tour.

« Viens ma biche, on va bouder ensemble ! » me dit Emmett me soulevant - comme une mariée - du canapé, Nathan toujours dans mes bras.

« Je te suis mon canard ! » rigolai-je « Enfin ! Tu m'emmènes ! » dis-je regardant le sol

Le soir, Edward nous ramène.

« Tu m'en veux ? » Je ne lui laisse pas le temps de parler. « Tu sais c'est très dur d'exprimer mes sentiments. C'est trop tôt mais… pour moi aussi tu es important. »

Les derniers mots ont eu du mal à sortir.

« Ne t'en fait pas Bella. Je ne peux pas lire en toi mais je commence à te connaitre. Et apprendre de façon normale est… spécial mais j'aime bien te découvrir doucement. Tu restes mystérieuse et toujours désirable. » me rassure mon psychopathe

« Merci… Pour tout. Bonne nuit Edward. »

« Bonne nuit Bella. »

Je l'embrasse sur la joue

« A demain mon psychopathe Cullen. » murmurai-je une fois à ma porte.

Pour toute réponse j'entends un grincement de pneu. Je rigole.

FIN DU FLASH BACK

Jacob se relève et se dirige tremblant vers Edward. Je fais quoi moi entre le loup et le vampire ? Du tricot ?

Les deux hommes se toisent. Petite Alice vient nous sauver. Pitié ALICE ! Hurler intérieurement ne sert à rien ! Andouille ! Petit schtroumf vient, HELP !

« Un problème ? »

Oh non pas lui ! On tourne tous la tête vers lui. J'avais demandé Alice et pas LUI. Et toi là-haut ! Tu m'écoutes des fois ! T'aurait l'air con s'il te répond ! Tu m'étonnes !

On regarde tous l'intrus.

« Non aucun problème. Vous pouvez retourner à vos occupations professeur. » dit poliment Edward congédiant notre ancien professeur avec qui j'ai couché.

Faut dire que c'est tendu entre lui et moi depuis notre aventure. Heureusement qu'il est parti mais pas assez loin faut croire. Je ne sais pas à quoi pense notre ancien prof mais ça ne doit pas plaire à Edward vu le regard qu'il lui lance. Mon ancien prof me détaille. Ok. J'en ai une petite idée.

« Cullen, toi et moi faut qu'on parle ! » dit Jacob tout tremblant.

C'est comme ça qu'ils sont avant leur transformation. Je frisonne.

« Bella, tu vas bien ? » demande mon ancien prof s'approchant de moi.

Edward s'avance vers moi toujours le fixant. Je sais qu'il le déteste mais je ne sais pas vraiment pourquoi.

« Oui oui » dis-je précipitamment me reculant. « Je vais bien, nous discutons, rien d'autre. »

« Conversation civilisé entre un loup et un vampire. » souffle Jacob irrité.

« Vous disiez ? » demande le prof le défiant de répondre

« Je dis que je ne vous dois rien et que vous m'emmerrrrrr... »

« JACOB ! Pas devant Nathan s'il te plait ! »

Super comme excuse.

« Ton frère Bella ? »

« Vous devriez partir, professeur. Tout va bien. » dis-je le plus rassurante possible et mon sourire charmeur - qui marche moins bien que celui des vampires - pour l'occasion.

« Bien. Si tu as un problème Bella, viens me voir. On pourra en discuter. »

Le prof tourne le dos.

« Ouais, discuter sans tes vêtements. » grogne Edward

Il n'y a que toi qui me verra sans vêtements Cullen, mais tu ne le sais pas encore.

Je lui fais un sourire innocent. Bordel, il est trop sexy.

« Pas trop tôt ! » grogne Jacob tremblant de plus en plus.

« Je ne me battrais pas avec toi, Jacob. »

Jacob lui répond en pensée.

« Je ne veux pas qu'elle se blesse en te frappant. » répond calmement Edward

Mais Jacob lui n'a pas l'air de vouloir se calmer. Apparemment Edward se met lui aussi en colère. Je ne sais pas à quoi pense Jacob mais ça ne plait pas au vampire. Ok, là je panique. Je ne veux pas qu'ils se battent.

« Les mecs ? » dis-je doucement.

Je peux voir la vraie nature des deux êtres en face de moi. Je ne veux pas qu'ils se fassent mal. Surtout pour moi. A cause de moi.

« Stop ! » criai-je

J'ai juste droit à un bref regard. Au moins ils savent que nous sommes encore là. Je ne détache pas mes yeux d'Edward, même là il est sexy. Bella, ce n'est pas le moment ! Ils peuvent se tuer ! Je suis en manque j'y peux rien s'il est trop… Regarde ses muscles, et ses mains…

Comment je vais les arrêter. Réfléchis, réfléchis, réfléchis… Aaaaaaahhhhhhhhhh, je trouve pas ! Au moins ils me regardent tous les deux…

CA Y AI !

Je fais un bref sourire à mon fils.

PDV EDWARD

Je suis en position d'attaque face à Jacob, je jette régulièrement des coups d'œil à Bella qui est inquiète. Inquiète pour quoi ? Moi ? Jacob ? Nathan ? Sa survie ?

Quelques secondes plus tard, je la vois tourner de l'œil et tomber dans les pommes.

« BELLA ! »

Ma voix et celle du loup résonne en même temps.

On se précipite vers elle. Elle reste les yeux clos.

« Bella. » Je l'appelle doucement.

« Tu l'as tuée Cullen. »

« Soit pas con, son cœur bat toujours. »

« Tu lui as fait peur alors ! »

« C'est pas moi qui me transforme en boule de poils ! » répliquai-je hargneux

Il cherche vraiment la merde celui-là.

« Bella, ouvre les yeux. » dis-je passant ma main froide sur son front.

Elle ne bouge pas, son cœur bat normalement.

« Bella, aller. Je suis d'accord avec LUI, ouvre les yeux. » grimace Jacob « Forcement on est d'accord et elle ne le voit même pas ! » souffle le loup

J'esquisse un sourire. Aller ma belle. Elle ouvre doucement les yeux. Je m’attends à la voir perdue et embrouillée mais elle se contente de nous sourire en coin en nous fixant.

« Au moins vous ne vous tapez pas dessus. » sourit-elle en coin.

Je la colle à moi soulagé. Sacré humaine. Je l'aide à se mettre debout mais ne lui lâche pas la main.

« Toi et moi Cullen, un jour ça arrivera ! » dit Jacob en partant.

« Tu es une sacré comédienne Bella Swan ! » la complimentai-je

« Je sais je sais ! » dit-elle rigolant.

Je l'embrasse sur le front.

« Tu veux rentrer ? » demandai-je alors qu'elle tremble.

« Ouai, j'ai les fesses mouillées ! Regarde ! » dit-elle provocante se tournant vers moi.

Je me force à ne pas regarder ses fesses moulées dans son jeans taille basse. Elle va me tuer. Je vous jure, elle va me tuer.

« Je m'en voudrai que tu attrapes froid. » dis-je d'une voix bizarre

PDV BELLA

Je lui montre mes fesses, il aurait pu rougir il serait rouge pivoine. Moi je rigole intérieurement, il est trop chou, surtout lorsque ses yeux s'attardent sur mon derrière.

« Je m'en voudrai que tu attrapes froid. » dit-il d'une voix enrouée.

Je rigole et lui attrape la main et de l'autre la poussette. On rentre. Effectivement j'ai froid. Quelle idée de s'écrouler dans l'herbe humide ! Franchement il n'y a que moi pour avoir des idées pareilles ! Mais au lieu d'aller chez moi, Edward m'emmène chez lui.

« Alice veut te voir. Elle t'adore. Et surtout elle adore te prêter tous ses vêtements. »

« Et moi j'adore fouiller dans son dressing ! » rigolai-je

« A quoi tu penses ? » me demande Edward une fois que nous sommes arrivés chez lui.

« Je préfère ta voiture. » souriais-je « Elle est plus silencieuse. »

« Je te la prête quand tu veux. »

« QUOI ? Tu prêtes ta voiture à Bella et pas à tes frères que tu adores ? » s'offusque Emmett qui est dans le jardin

« Bella lui apporte surement plus de plaisir que toi ! » se moque Alice « Viens Bella ! Tu dois te changer ! »

PDV EDWARD

« Primo tu défoncerais ma voiture et secondo : Qui t'a dit que je t'adorais ? » le provoquai je

Mon frère ouvre grand la bouche avant de la refermer, vexé. Jasper se marre, moi aussi.

« Aller soit pas vexé ! Je plaisante ! » rigolai-je

Pour toute réponse mon frère se jette sur moi, Alice qui vient de descendre rapidement ouvre en grand la baie vitrée mais trop fort et celle-ci se casse. Moi par contre, j'ai atterri dans le jardin vu que mon adorable frère m'y a jeté. On se bat en rigolant sauf que ma chemise n'a pas résisté !

« ALICE CULLEN ! Ma vitre ! » hurle Esmée

« Désolé maman. Pas fait exprès. » dit ma sœur toute penaude.

« ET VOUS ARRÊTER DE VOUS BATTRE ! ON A UNE INVITEE ! » hurle toujours notre mère.

« Carlisle te manque maman ? » demande innocemment Jasper

Frustrée est l'émotion principale me renseigne Jasper. Carlisle est parti quelques jours. Dure la séparation.

« Ils vont me tuer ! » souffle Esmée alors qu'on entre dans la maison.

J'entends Bella qui descend les escaliers, Emmett et moi nous chamaillons toujours quand on entre dans la maison.

PDV BELLA

Je vois Edward entrer et SANS chemise ! OMG ! Bordel ! La vache ! Déjà avec ses vêtements ses WAHOU ! Mais là c'est carrément… Je mouille quasiment mon string en le voyant.

Te frotte pas les cuisses Bella, tu es entourée de vampires. Je me mors la lèvre inférieure en me retenant de poser mes mains sur son torse parfaitement dessiné.

Je ne sais pas ce qui me retient… Mmm, toute sa famille…Ouais ! Mais n'empêche que mon envie de lui ne baisse pas.

« Pitié Bella ! » grogne Jasper. « Edward va te rhabiller avant que cette adolescente bourrée d'hormones ne te saute dessus, s'il te plait. » (Cette phrase n'est pas de moi mais

d'aude77. Je l'ai prise dans sa fiction (avec son accord) si l'histoire était tout autre. Aller la lire, moi je l'adore ! J'ai mis un lien en bas de mon chapitre !)

Oups, je l'avais oublié ce pauvre Jasper.

« Et ! Moi je l'aime bien dans cette tenue ! » lâchai-je

Je ne voulais pas la sortir cette phrase. Bien sûr, je fais rire tout le monde.

« Ça on avait compris que tu étais folle d'Edward ! » rajoute Jasper

Le pauvre, avec toutes mes émotions, il doit être gâté. Edward - à mon plus grand malheur - part s'habiller.

« T'en fait pas Bella, tu le verras pleeeeeeeeeeeiiiiiiin d'autre fois sans vêtement ! » sourit Alice.

« Désolée Jasper. »

« Je préfère tes émotions que celle de ma mère ! » sourit-il. « Puis tu mets de l'ambiance. »

« Ravie d'être une attraction de foire. » boudai-je sans être vexée.

Jasper vient me prendre dans ses bras et quand Edward arrive il ne me lâche pas. Un grondement sourd remplit la pièce. Je ne dis rien. Jasper sourit en coin et Edward le fusille du regard.

Le blond finit par me lâcher.

« Jaloux Edward ? » se moque Jasper

« Tu viens Bella, je vous ramène. »

Je suis Edward.

A suivre…

Perso je trouve ce chapitre un peu brouillon mais bon ! J'aime rarement mon propre travail !

Merci à tous ceux qui m'ajoute en Alert et en favorit et un ENORME merci à celles qui prennent le temps de me laisser une review !

A bientôt pour la suite !

XOXO

Chapitre 19 : Premier baiser

Beta LouveCB

PDV BELLA

« J'adore ta famille. Tu le sais ? » dis-je à Edward

« Et moi non ? » demande Edward en boudant avec son regard ensorcelant.

Je respire difficilement.

« Mais… Tu triches ! » grognai-je « T'as pas le droit de faire… ce que tu fais ! »

« Mais je ne fais rien ! » s'offusque le vampire.

Je le frappe au bras et grimace. J'aurai tapé dans un mur ça aurait fait la même chose. Moi j'ai hâte de poser mes mains sur ses abdos. Ça doit être… Miam…Perverse ! Autant que toi !

On s'assoit sur une table dehors dans le lycée. Personne ne parle. Il faut pourtant que j'aborde le sujet et avec diplomatie. Aie, je me complique peut-être les choses. Je tape mes doigts sur la table. La main froide d'Edward vient se poser sur mes mains.

« Tu vas finir par me stresser. »

« Toi et moi, on est quoi ? » demandai-je de but en blanc.

« Pardon ? » demande-t-il étonné

« Est-ce que toi et moi, on est des amis proches ou un couple ? »

Je le fixe même si je meurs d'envie de partir en courant et me cacher la tête dans les toilettes.

« Veux-tu qu'on soit un… Couple ? » demande-t-il gêné.

« Et toi ? »

« Je veux passer mon éternité avec toi. » répond Edward de sa voix envoutante.

Euhhhhhhhhhh…

La sonnerie des cours retentit et me sort de ma léthargie. Edward se lève et se dirige vers le bâtiment, je le rejoins et lui prend la main et entrelace nos doigts. On se sourit. Alice et Rose nous sourient toutes contentes.

On se dirige tous en sport même si les Cullen sont dispensés.

« Bien, comme vous le savez, le foot finit cette semaine. Donc la semaine prochaine, nous irons à la piscine et même les personnes dispensées y participent. » dit-il fixant les Cullen.

« Barboter dans l'eau est conseillé par les médecins. Et oui, Alice ton père m'a donné vos autorisations. » Explique le prof

Moi j'ai beugué au mot « piscine » et les Cullen boudent de devoir se mouiller. Je commence à paniquer légèrement. Tout sauf piscine. Pas ça.

« Bella tu vas bien ? » demande mon prof. « Tu es toute blanche. »

Je fais un bref oui de la tête mais NON je ne vais pas bien. Je ne veux pas aller à la PISCINE.

« Bella va t'assoir, pas de sport pour toi. » m'ordonne le prof aussi soulagé que moi. J'aime pas le foot !

Soulagée, enfin un peu, je pars m'assoir. Pourquoi allons-nous faire un trimestre de piscine ? Hein ? On peut pas faire du patinage ? Non ! Forcement. Je hais ce prof.

Edward me tient toujours la main. Je suis entourée des Cullen qui eux aussi boudent.

« Pourquoi vous ne voulez pas aller à la piscine ? Vous coulez ? » demandai-je pour alléger l'atmosphère

« Et toi Bella ? » demande Rosalie

« Tu sais pas nager ? » demande Emmett compatissant

« Super Edward ne te laissera pas mourir ! » se moque Alice

« Au moins pas avant qu'il se soit fait dépuce… » commence Jasper

Mais il est arrêté par Edward qui le frappe au bras.

« Aie ! » souffle Jasper « Même pas mal ! » le provoque-t-il.

Ils se chamaillent.

« Avant que ça dégénère. » commence Alice « Edward et Bella sortent officiellement ensemble. »

Je tire la langue à Alice qui rigole devant la tête gênée de son frère.

« C'est pas trop tôt ! » se moque Jasper « On commençait à désespérer. »

« Va gratter les amygdales de ta copine et foutez-nous la paix. » grognai-je

Rosalie et moi rigolons alors qu'Alice glousse.

« T'as qu'à le faire toi-même ! » boude Jasper.

« D'accord ! »

Edward me regarde, étonné, alors qu'Alice me voit approcher d'elle. Les Cullen me regardent et sûrement les autres élèves. Je pose mes lèvres sur celle d'Alice, on n'approfondit pas le baiser. Je me recule très fière de moi. Je me rassois à coté de mon petit ami et l'embrasse sur la joue. Jasper nous regarde bizarrement. Rosalie se rappelle surement le week-end ou j'étais malade et que, dans trente ans, elle me reparlerait d'un plan entre filles. Toutes les deux, on se comprend de plus en plus.

Ma tête sur son épaule, je retourne dans mes pensées, dans la piscine comme en Arizona. Moi qui pensais ne plus jamais recommencer et refaire une nouvelle vie. Bref, avec un peu de chance je n'aurais pas à le refaire. Non pas que je n'en ai pas envie, loin de là au contraire j'adorerai. Mais c'est le courage d'arrêter une nouvelle fois. Pourquoi arrêter ?

Pourquoi ne pas continuer ? Pour Nathan. Je veux m'occuper de lui, même si je dois abandonner mes rêves. Je ne passe pas beaucoup de temps avec lui mais si je reprends ça sera pire ; puis il y Edward, avec lui aussi j'ai envie de passer du temps.

Ça fait quasiment une semaine … Ok… Six jours, douze heures et quelques minutes… Mmmm… Bon d'accord… Les minutes j'en sais rien… Qu'Edward et moi sortons ensemble. Je suis bien avec lui mais … Toujours pas de baiser… Frustrée ma belle ? Tais toi stupide conscience ! Parfois je vois qu'il hésite mais n'ose pas aller plus loin, et il finit même par trouver un prétexte idiot pour partir.

FLASH BACK

On se dirige vers le lycée et bien sûr, comme à chaque fois que je suis en pleine discussion avec lui, je ne fais pas attention au reste et mon pied se pose où faut pas, c'est-à-dire sur de la glace. Pourquoi a-t-il fallu qu'il fasse moins neuf degrés cette nuit ? Et bien sûr, je vais me retrouver les fesses par terre mais mon sauveur me retient. Je ne sais pas comment on se débrouille mais nos visages sont proches, très proches.

Ses yeux sont braqués sur mes lèvres, je le vois qu'il ne sait pas trop quoi faire alors je m'approche comme je peux mais FORCEMENT il se recule.

« On va être en retard pour le cours de Biologie. »

A ce moment je maudis la biologie.

FIN du FLASH BACK

Bon certes, il était pas idiot mais quand même ! Je voulais qu'il m'embrasse ! Snif…

On est chez moi dans la cuisine, après le diner, Papa l'a forcé à rester. Après le diner, une fois Nathan lavé et couché, je rejoins Edward, Papa est devant sa TV.

Comme à notre habitude nous parlons de tout et de rien, mais le sujet dérive sur le sexe. Et par une phrase je le choque. J'ai juste dit que ce n'est parce qu'on est une fille qu'on a pas le droit de se faire plaisir en en solitaire.

« Quoi ? » demandai-je innocemment

« Tout le monde n'est pas comme toi miss Swan. » dit-il à l'extrême de la gêne. Il faut dire qu'il est souvent gêné quand on aborde ce sujet. J'avais bien ri en cours d'éducation sexuelle.

Je réfléchi quelques secondes avant de lancer :

« Tu es … »

Je repense à la phrase de Jasper dans le gymnase : « Au moins pas avant qu'il se soit fait dépuce… »

« Tu n'as jamais fait l'amour en plus de cent ans ? » demandai-je étonnée.

Comment une bombe comme lui n'a jamais pu coucher avec quelqu'un ? Ce n'est pas les prétendantes qui manquent. Il m'explique qu'à son époque cela n'était pas comme maintenant. J'avoue que ses raisons sont attendrissantes.

« Je trouve ça bien ce que tu fais. » dis-je doucement.

« Tu es étonnante Isabella Swan. »

« Tu es sûr que tu ne lis pas dans mes pensées ?» demandai-je sur un ton plus léger.

C'est vrai, je voulais savoir pourquoi il avait « choisi » de rester vierge, mais je ne voulais pas lui demander et lui il me le dit tout seul.

Il me regarde, étonné, je lui fais un bref sourire gêné. Son regard est si pénétrant, envoutant.

« Respire… » Je respire. Il continue « Non je ne lis pas dans tes pensées mais je voudrais tellement. » Il souffle bien que cela soit inutile. « Tu ne te moques pas ? Après tout, je suis né au début du siècle avec des idées qui sont d'époque et toi, tu es une fille moderne. »

« Ouais. » grimaçai-je

« Je ne te comprend pas. Explique-moi. Je veux te comprendre. » supplie le vampire

« Tu vas me prendre pour une gourde. » dis-je piteusement.

« Jamais je ne te prendrais pour une fille idiote, Bella. Dis-moi. »

« J'ai perdu ma virginité à quatorze ans. Je sais c'est tôt mais j'étais et je suis toujours jeune. On fait tous des erreurs. Je voulais être cool, faire partie de la bande des populaires.

Alors j'ai fait ce qu'on m'a dit, bon dans un sens j'en avais envie mais, j'aurai été moins conne et plus affirmée dans mes choix, je n'aurais pas écarté les cuisses. Au fond de moi, je voulais attendre la bonne personne. Être sûre. J'ai eu ce que je voulais, mais au début je ne pouvais pas me voir en face, j'avais honte de mon comportement et de mes gestes.

Puis je suis sortie avec Nicolas. »

« Ton ex. » me dit Edward. « J'aimerai bien le rencontrer. »

On a même parler de Nicolas, enfin rapidement, il n'est pas un sujet important.

« Mouais, on verra un autre jour » bougonnai-je « Enfin bref. J'ai réussi à m'accepter et à accepter mes choix aussi stupides soient-ils… Nathan est le seul que je ne regrette pas. Alors je trouve ça bien que tu attendes la bonne personne. »

« Je l'ai trouvée mais malheureusement, j'ai peur que, si je la touche, je la brise en mille morceaux. » me confie Edward.

Je le regarde étonnée, - on ne parle pas de sa condition. J'accepte qu'il soit un vampire mais je ne veux pas savoir de quoi il capable. Dans un sens cela doit me faire peur. - Il me caresse la joue doucement. Je frisonne et me force à ne pas briser le contact visuel.

« Mais je voudrais tellement pouvoir être proche d'elle sans avoir peur de lui faire mal, je voudrais l'embrasser, je voudrais ne pas avoir envie de la tuer alors que son sang m'attire. Je voudrais la prendre dans mes bras et qu'elle y reste pour l'éternité. »

Il ne m'a pas lâché des yeux et sa main est restée sur ma peau. Je suis super émue.

« Je te voudrais pour l'éternité à mes côtés Bella. » dit-il d'une voix plus rauque mais plus gêné.

« Woua » c'est le seul mot que j'ai trouvé à dire. Je reprends mes esprits « Et qu'est-ce qui t'empêche de m'embrasser maintenant ? Parce que dans la forêt tu ne m'as pas tuée !» dis-je fière mais je repense à ses refus de la semaine.

Je le sais gêné sur ça et il essaye de se défiler en trouvant des prétextes idiots.

« Mmmm, ton père. Je ne pense pas qu'il apprécie que ma langue soit dans ta bouche. »

« C'est une bonne raison. » dis-je alors que ma main est posée sur la sienne.

Comme par magie mon père entre dans la cuisine.

« Faite comme si je n'étais pas là. » dit Charlie même s'il beugue sur nos mains. « Pas de bêtises… Bella. Ou comme dirait le père responsable que je suis : Protégez-vous. N'est pas Bella ? »

Il insiste bien sur ces derniers mots. Edward a compris, même s'il est relativement gêné que mon père dise ce genre de chose.

« Oui grand chef de la police ! » dis-je amusée même s'il ne dit pas ça pour rien.

Mon père nous laisse. Je me mets à califourchon sur ses genoux et me rapproche de lui doucement. Il s'est figé mais je continue mon ascension vers lui. J'ai trop envie de ce baiser.

Je l'embrasse sur la joue. Il ne respire plus. Je m'approche de plus en plus de ses lèvres, mes mains sur ses joues. Je finis par y parvenir. J'aime sa froideur. On ouvre la bouche pour accentuer notre baiser, qui se finit une seconde plus tard. Edward s'est brusquement reculé mais il est toujours près de moi. Forcement tu es sur ses genoux, banane ! Ce baiser était mieux que le premier dans les bois où c'était juste pour faire enrager Jacob qui m'a fait la tête un certain temps.

« Pardon » s'excuse MON vampire.

Je lui souris doucement. Il faut que je détende l'atmosphère.

« Comment tu as fait pour tenir toutes ses années ? Sérieux cent ans ! Je serai frustrée ! » dis-je amusée

« Tu le serais encore plus entourée de trois couples ! » dit-il sur le même ton.

« L'HORREUR ! »

On rigole tous les deux. Mission réussie. Il n'a pas fui ! Je pose doucement mes lèvres sur les siennes.

« Je pense qu'il serait temps que tu rentres chez toi, Edward. » dit Charlie dans l'encadrement de la porte.

« Oui Mr. »

On se lève. Je raccompagne mon petit ami.

« Tu ne l'as pas entendu ? » demandai-je

« Non, tu me perturbes trop. »

« Cool. »

« Démon. » me dit mon petit ami.

« Me fait pas autant de compliments, je vais finir par rougir. »

« Humaine. »

« Vampire. » Il grimace. « Mais tu es le mien et cela jusqu'à ma mort. » dis-je plus sensuelle.

Je l'embrasse sur la joue, très fière de mon effet. Normalement ce n'est pas les vampires qui charment les humaines ? On s'en fiche !

Je le vois partir dans ses pensées mais il y revient rapidement, il m'embrasse sur la joue et monte dans sa voiture.

« Bonne nuit mon psychopathe. »

PDV EDWARD

« Mais tu es le mien et cela jusqu'à ma mort. » Cette phrase résonne dans ma tête depuis qu'elle l'a prononcée. Veut-elle vieillir ? Mourir ? Ne veut-elle pas passé son éternité à mes côtés ? Ne veut-elle pas devenir un monstre ? Présenté sous cet angle, ça ne donne pas envie. Ne veut-elle pas être comme moi ? Cela est égoïste de dire cela mais je voudrais qu'elle devienne un vampire ainsi je pourrai la garder près de moi pour toujours.

Elle aime surement sa vie d'humaine et son fils. Lui aussi va grandir, vieillir et mourir. Quoi qu'il arrive, je serai là pour eux, mais l'imaginer morte me remplit de chagrin. Je rentre chez moi sans prêter attention à ma famille.

Edward ? Qu'Est-ce qui ne va pas ? Me demande mentalement Jasper

« Tu as bien de la chance. » soufflai-je avant de monter dans ma chambre et de m'allonger sur mon lit.

Parfois je voudrais dormir pour avoir quelques minutes de répit mais ma mère en a décidé autrement. Elle vient s'assoir sur le lit, je me décale, elle me prend dans ses bras.

« Tu vas me trouver égoïste mais j'aime bien quand vous êtes triste, ainsi je peux vous prendre dans mes bras et vous consoler comme mes vrais enfants. »

« Tu n'es pas égoïste, on cherche tous un peu de bonheur dans cette vie. Puis j'aime bien quand tu me prends dans tes bras maman. »

« Je t'aime mon chéri. »

« Moi aussi maman, je t'aime. »

On reste ainsi jusqu'à ce que la Mercedes de Carlisle arrive.

« Si tu veux m'en parler, je suis là. »

« Mouais. On verra plus tard. »

« Bonjour grand frère de mon cœur. » sourit le lutin maléfique, toute joyeuse.

« Je ne suis pas d'humeur Alice. » soufflai-je

« Je sais, mais je t'adore et je n’aime pas te voir avec ton air tout malheureux de vampire battu. » sourit-elle

« T'es pas possible, puis arrête avec ton regard de cocker, je ne craquerai pas, je ne suis pas Jasper, j'en ai plus que lui dans le pantalon. »

Elle souffle.

« Ça dépend à quel moment ! » grogne-t-il.

« Alllllllllllllller, dit moi. J'ai fait un effort pour ne pas vous surveiller et voilà le résultat ! Je ne sais absolument rien. »

« Je t'en parlerai un jour, mais pour le moment, laisse-moi. »

« M… » commence Alice

« Plus tard. » lui dit Jasper

« D'accorrrrrrrrrrd. » souffle ma petite sœur adorée.

Je l'embrasse sur la joue et lui murmure un merci.

PDV BELLA

J'entends mon stupide réveil, bordel, je faisais un super rêve ou dedans, bien sûr il y avait Edward et moi. Mon Dieu, ça fait à peine une semaine que je suis avec lui et je fais DÉJÀ des rêves érotiques. Où va le monde. Je prends ce stupide réveil et le jette à travers la pièce.

Bizarre je n'entends pas le fracas de l'objet de ma torture personnelle. Puis Nathan n'a pas pleuré. Je relève la tête de mon oreiller, Nathan est assis dans son lit et derrière lui, mon amoureux qui me sourit.

« Je crois que tu as laissé échapper ceci. » dit-il reposant mon réveil sur ma table de nuit.

« Bonjour à toi aussi » dis-je replongeant ma tête dans mon oreiller.

Mais mon cerveau fait tilt, je me redresse et voit MON fils, ASSIS tout seul. Il me sourit.

« Mon bébé. » dis-je émue.

Je me lève, me prenant au passage les pieds dans ma couette, me rattrape au barreau du lit de mon bébé, il tend ses petits bras potelés, je le prends dans mes bras. Une maman raide dingue de son bébé ; voilà ce que je suis. Edward nous regarde, attendri.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? Non pas que je ne sois pas contente de te voir, mais… »

« Alice t'a vu sécher le cours de piscine. Je suis venu m'assurer Que tu viendrais. »

« C'est tout ? » demandai-je moitié déçue, remettant Nathan assis dans on lit.

« Non, tu me manquais terriblement. Passer mes nuits loin de toi, c'est horrible. »

« Et bien, tu peux toujours rester. Je te promets de garder mes mains dans TES poches… Oups, dans les miennes. » rigolai-je « Réellement » dis-je sérieusement « Je veux, j'aimerai que tu restes dormir avec moi la nuit, même si tu ne dors pas. »

« Très bien, mais je ne veux pas que tu me sautes dessus. » Dit-il en rigolant.

Je vois qu'il stresse.

« Edward, je ne veux pas te forcer à faire quoi que soit, je respecte tes choix d'attendre. » Je l'embrasse sur la joue. « Alors je t'attendrai, je vais attendre. D'accord ? » Je l'embrasse sur l'autre joue « Fait moi confiance, s'il te plait. » Je l'embrasse sur la bouche

« D'accord. » répond-il

On s'embrasse.

« Ça veut dire que tu vas rester avec moi la nuit ? »

« Bien sûr petite humaine » Il m'embrasse sur le nez. « Mais on va en cours. »

Charlie est déjà parti, Esmée arrive et sourit en nous voyant descendre main dans la main. Nathan s'est rendormi.

Plus les minutes avancent, plus j'appréhende ce cours de sport. Au moins c'est le premier, après j'aurai la paix. Ou pas.

On se gare devant la piscine. Alors c'est ça ? Finalement, ça va peut-être bien se passer. Il n'y a pas l'air d'avoir de plongeoir.

A suivre…

Pourquoi un plongeoir ?

XoXo

Chapitre 20 : Crise de Jalousie

Beta LouveCB

PDV BELLA

 

On se gare devant la piscine. Alors c'est ça ? Finalement, ça va peut-être bien se passer. Il n'y a pas l'air d'avoir de plongeoir.

« Tu viens ? » me demande Edward

« Faut bien. »

« On croirait que tu pars au bucher. »

Je pars plutôt au paradis ; Mon ancien paradis. Mon nouveau paradis est Nathan. Ironique sachant qu'il a détruit le premier.

« Tu veux rentrer ? Tu es toute blanche. »

« Dit le cachet d'aspirine. »

« Démon. »

On rejoint les autres, Alice a l'air contrariée.

« Pourquoi m’infliges-tu cela, Bella ? »

« Laisse la tranquille, viens Bella, on va faire baver tous les mecs ! »

Rosalie me tire par le bras vers les vestiaires. Je la laisse faire, de toute façon je ne suis pas capable de le faire moi-même. Je me déshabille lentement.

« Bouge-toi Bella ! Sinon je viens t'arracher tes vêtements ! » râle Alice

« Si tu le fais avec tes dents, je veux bien ! » la provoquai-je

Ce qui est génial avec eux, c'est que je peux les provoquer sans qu'ils soient choqués dès qu'on prononce le mot « sex toy. »

 

PDV EDWARD

 

Je sens que je ne vais pas aimer ces heures de piscine, les filles bavent rien qu'en nous imaginant, et les garçons sont presque en train de se branler en pensant aux filles.

« Respire frangin, on va bien rigoler. Puis on a que ce qu'on mérite. » me dit Jasper tout aussi à l’aise que moi.

« Ouais, on apprendra à réfléchir avant de dire à Carlisle que nos vies d'adolescents sont monotones. » souffle Emmett.

« Le gros dilemme de ta vie… » commençai-je

« Réfléchir. »

Jasper et moi avons parler en même temps.

« Courez. » nous menace Emmett avec sa tête : Je vais bouffer un Grizzli.

On court. Bien sûr on arrive à côté de la piscine, toutes les filles ont leurs yeux pervers braqués sur nous. J'ai une soudaine envie de mettre mes mains sur mes parties.

« C'est flippant… Je ne voudrai pas être à ta place. » compatit Jasper.

« Il y a des jours où moi aussi. »

« Pauvre Edward, c'est une bombe et il n’est même pas foutu de l'apprécier. » se moque Rosalie qui arrive. « Vous en pensez quoi ? Pièce unique. » dit-elle tournant sur elle-même.

« Future pièce morte quand Emmett te l'aura arraché dans les vestiaires ! » rigole Alice

Si elles sont là, Bella ne devrait pas tarder à arriver.

 

PDV BELLA

 

De là ou je suis, je peux voir la piscine, pas très grande, mais je vois au bout de celle-ci : ma vie. Finalement, il y a plongeoir. Mon cœur bat plus vite, mes mains sont moites.

Laissez-moi me cacher dans un trou de souris, s'il vous plait. Je vois aussi toutes ces grognasses regarder MON petit ami. Moi aussi je le regarde. Wouha. Bordel trop sexy. Tu m'étonnes, je bave. Aie… Je vais lui sauter dessus. Calme tes hormones sinon Jasper va te chambrer. Encore. Je m'avance vers eux, ne les lâchant pas du regard, ils sont ma bouée, cela va éviter que je fasse demi-tour. Pas même un regard pour cette étendue d'eau. Je vois juste le regard de MON petit ami sur moi. La vue a l'air de lui plaire.

 

PDV EDWARD

 

« Ferme la bouche Cullen, tu baves ! » se moque Bella avant de m'embrasser sur la joue

Je me force à la regarder dans les yeux et pas plus bas. Je me comporte comme tous ces élèves bourrés d'hormones. Je suis devenu un pervers !

Le cours débute, on fait quelques longueurs, puis pour aujourd'hui on a quartier libre. Bella s'assoie sur le rebord, les pieds dans l'eau, ses yeux à des kilomètres de nous. Parfois son regard reste bloqué sur le plongeoir. Je lui prends la main. Elle sursaute.

« Pardon. » murmurai-je « Je ne voulais pas te faire peur. »

Elle me sourit tristement.

« Tu sais les autres ont été déçus que tu saches nager. »

« Et vous, vous ne coulez pas ! »

« On a l'autorisation d'aller au plongeoir, pas le dix mètres. Tu veux qu'on y aille ? »

« NON ! » dit-elle rapidement, et son cœur est trop rapide.

« C'est toi qui vois. »

Je l'embrasse sur la tempe avant de la prendre dans mes bras. Toutes les filles sont jalouse d'elle, plus superficielles tu meurs.

Il reste un quart d'heure pour le plus grand soulagement de Bella.

 

PDV BELLA

 

Edward ne lit pas dans mes pensées mais il me comprend de plus en plus. Rien que cette pensée me donne du baume au cœur.

Je le tire vers moi dans les toilettes. J'ai envie de l'embrasser mais je ne veux pas le faire en public. Pour une fois dans ma vie sentimentale, je veux garder nos baisers rien qu'à nous et pas comme je faisais avant, m'exhiber.

Je pose mes deux mains sur ses joues et l'embrasse tendrement.

« Merci de me comprendre. » murmurai-je

« Merci de me laisser te comprendre. »

Je repose mes lèvres sur les siennes.

« Je crois que je ne me lasserai jamais de t'embrasser. » dis-je sur le ton de la confidence.

« J'en suis flatté. Moi je ne me passerai jamais de t'admirer dans cette tenue. »

Je peux voir sur son visage qu'il est étonné de ses propres paroles. Oserai-je en rajouter une couche ? Mmmmm, oui !

« Mais je suis sûre que tu apprécierais encore plus ce qu'il y a en dessous. »

Comme je m'y étais attendue, il est gêné. Je rigole avant de l'embrasser.

« Emmett, la ferme. » grogne mon petit ami alors qu'on sort des toilettes.

« Soit pas jaloux mon canard, un jour ton tour viendra ! » dis-je passant ma langue aguicheuse sur mes lèvres.

Emmett déglutit avec difficulté. Un homme reste un homme même vampirisé.

« Tu as de la chance que je t'adore Bella parce que sinon tu serais déjà morte ! »

« Et toi ma sœur adorée, tu la touches, c'est moi qui te tue ! » la menace Edward.

J'ai l'impression de ne pas avoir ma place ici tout de suite, trop décalé pour mon esprit de mortel. Je n’aime pas ça.

« Et ! Mets tes mains sur les fesses de ta copine et touche pas à la mienne ! » boude Emmett.

« Mais oui Edward met tes mains sur mes fesses ! » en rajoutai-je une couche

« Belllla. » souffle Edward

« Oui ? »

« Emmett ! » grogne mon amoureux.

« Bref, de toute façon avec Bella on a prévu un plan toutes les deux dans quelques années mais vu vos comportements on ne vous laissera pas regarder… »

Je comprends le jeu de Rosalie, on va s'amuser beaucoup surtout qu'ils n'ont pas beaucoup de vêtements pour cacher leur futur problème d'érection.

« Quel plan ? » demandent-ils en cœur.

« Bella et moi, sans vêtements. » dit Rosalie d'une voix envoutante se rapprochant de moi.

« Ça va être chaud. » dis-je prenant sa main

« Très très chaud. »

On se regarde comme si on allait se sauter dessus. Les deux garçons nous regardent. Nos yeux descendent sur leur boxer. On sourit fière de nous, eux se regardent et partent dans les toilettes. Nous, on explose de rire en se tapant dans les mains. Prise d'un élan de joie je cours vers la piscine et plonge. Je ressors ma tête en rigolant. C'est les premières minutes où je me sens libre. Je me laisse flotter. Quand je me sens revenir sur terre, je vois les vampires qui me regardent. Je rigole avant de me laisser couler au fond de l'eau.

Quand je remonte ils me regardent inquiet.

« Bah dit donc, elle a du souffle ! » dit Jasper

Oups, suis-je restée plus longtemps que je ne le croyais. C'est vrai j'ai beaucoup de souffle. J'aime bien faire de l'apnée dans ma baignoire.

Je rejoins le bord et prend la main qu'Edward me tend pour me relever. Je me retrouve collé contre son torse.

« Tu sais que toutes les filles rêvent d'être à ta place ? »

« M'en fiche, y'a que moi qui est le droit de faire ça ! » dis-je lui mettant une tape sur les fesses.

Je m'en vais dans le vestiaire me changer.

Finalement le cours ne s'est pas trop mal passé. Puis j'ai pu baver pendant deux heures. Bordel il est vraiment sexy. Comment je vais faire pour ne pas lui sauter dessus ? Parce que tu lui as dit et que tu vas t'y tenir…Mouais. Mais ça va être dur. En tout cas, je le respecte trop pour le forcer à faire quoi que ce soit. Il faut que je me rachète des piles.

Une fois dans mon lit et seule, Nathan dormant profondément, je mets mes piles dans mon vibro. Je le mets pas fort pour ne pas réveiller mon bébé. Le pauvre, il serait traumatisé en entendant sa mère se faire du bien.

Mon esprit ne met pas longtemps à divaguer, le souvenir du corps d'Edward en boxer et mes mains sur son corps. Je retire mon short et mon débardeur qui vont devenir inutiles dans quelques minutes. Mon jouet est posé à côté de moi. Mes mains descendent sur ma poitrine, je me caresse doucement. L'avantage du plaisir en solitaire c'est qu'on se connait parfaitement. Ma poitrine est un point inévitable pour m'exciter. Je me mors la lèvre quand je passe mon index sur mon téton qui commence à durcir, je me cambre doucement. Je frotte mes cuisses pour créer une douce friction. Ma main droite qui n'est pas occupé sur ma poitrine descend sur mon intimité, mes doigts frôlent la peau de mon ventre me faisant frissonner, les yeux clos j'écarte les cuisses. Mon index frotte directement mon clitoris. Je gémis doucement. Faut quand même pas réveiller mon bébé. Génial, je pense à mon fils alors que mon majeur entre dans mon intimité, après quelques va et vient, je rajoute directement deux doigts et là, toutes mes pensées sont tournées vers mon psychopathe, j'aime bien ce surnom. Ma respiration s'accélère, avec mes doigts j'arrive à atteindre mon point G, mais j'arrête quand même de me masturber et prend mon sex toy qui vibre de plaisir. Je le mets rapidement entre mes cuisses, il n'a aucun mal à y rentrer. Je referme mes cuisses pour qu'il tienne tout seul, mon esprit divague toujours sur les mains d'Edward que j'imagine sur mes seins, sa bouche froide sur ma peau chaude. Un gémissement s'échappe de ma gorge, je prends mon oreiller et le colle sur mon visage, la main qui ne tient pas mon oreiller descend sur mon vibro, je fais de léger va et vient, j'ai de plus en en plus de mal à étouffer mes gémissements, mais j'arrive toujours à imaginer Edward entre mes cuisses. Certes le missionnaire n'est pas ma position favorite mais pour mes fantasmes c'est suffisant.

Mon orgasme n'est pas long à arriver, je mors mon oreiller.

Mon Dieu.

Edward, tu ne le sais pas encore mais bordel tu es doué ! J'espère seulement que la vérité est aussi bien que mes idées lubriques.

Alors que j'éteints mon vibro la porte s'ouvre.

Mon Dieu.

J'enlève l'oreiller de mon visage pour voir Charlie.

Bordel.

« Bella ? Je t'ai entendu gémir. Tu vas bien ? Tu n'es pas malade ? Tu veux que j'appelle le docteur Cullen ? »

« Euh…. Non c'est bon, ça va. Une crampe au ventre, tu sais, la mauvaise période. » mentis-je

« Bon, bon, je te laisse dormir. »

« Bonne nuit papa. »

« Bonne nuit Bella. Mais tu devrais ouvrir un peut ta fenêtre, ça sent le… Renfermé. »

Il ferme la porte et je souffle de soulagement. AH AH Bella tu sens le renfermé ! Oh la ferme stupide conscience, il n'allait pas me demander ce que j'avais fait avec mon vagin, il sait que je ne suis pas un ange… Mais il ne sait pas jusqu'à quel point tu as viré démon…Je crois qu'il ne vaut mieux pas … Je le choquerais. Je confirme, moi qui suis dans ta tête…

Mon Dieu.

Deux choses : Je viens d'avoir une conversation avec ma conscience et de deux, mon père a FAILLI me surprendre entrain de me masturber. Merde, comment font les mecs pour ne pas se faire prendre ?

Bon Bella, fini le délire. Dodo maintenant. Fini les montées d'adrénaline pour ce soir. Nathan dort, le sourire aux lèvres.

« Tu as bien dormi ? » me demande Edward le lendemain.

« Oui. Et toi ? » demandai-je

« Très, je te remercie. »

Je pouffe de rire.

« Je voulais venir te voir hier soir mais Alice m'en a empêché. »

Mon cœur s'emballe.

« Tu as quelque chose à cacher Bella ? » me demande Jasper.

« Oui. » répondis-je honnêtement.

Pourtant je me sens gênée, fait rare. Je crois que cela m'aurait dérangé qu'il me surprenne entrain de me faire du bien. Pourquoi, je ne sais pas. Mais c'est la première fois que je ressens cela.

« Tu as fait quoi ? » me questionne mon petit ami.

« Rien qui te regarde. »

Je vois que ma réponse ne lui satisfait pas.

« Non Edward, je ne te dirais rien, si Bella veut le faire, c'est son choix mais je ne dirais RIEN. » dit Alice catégorique.

« Bella, dis moi ! » m'ordonne-t-il

Je le regarde de travers. Non mais c'est quoi son délire ? J'embrasse Alice sur la joue.

« Merci ! »

Je m'en vais sans un regard.

 

PDV EDWARD

 

Pourquoi Alice me cache ses pensées et Bella ne veut rien me dire ? Elle a fait quoi cette nuit ? Et pourquoi je ne dois rien savoir ?

Es ce qu'elle me trompe ?

Je re demande à Alice ce qu'elle a vu à vitesse vampirique.

« Non Edward je ne te dirais rien, si Bella veut le faire, c'est son choix mais je ne dirais RIEN. » dit-elle catégorique.

« Bella, dit moi ! » ordonnai-je

Elle me regarde de travers. Jasper pense à son étonnement puis à son début de colère. Houlà, pas bon pour moi. Ma petite amie embrasse ma sœur sur la joue et s'en va.

Rosalie me regarde de travers.

« Quoi ? » demandai-je

« Parfois Edward tu es vraiment un crétin. » souffle Rosalie.

« Mais je ne comprends rien ! » boudai-je comme… Comme un ado normal.

« Et c'est bien ça le problème. » souffle Rose.

Elle aussi s'en va. Moi je reste là, planté comme un con. Et je ne comprends toujours pas ce que j'ai fait.

Je veux juste savoir ce qu'elle a fait cette nuit.

Pendant les cours de la matinée je lui envoie des bouts de papiers pour savoir et chacun de mes papiers finit en bouilli et ma belle soupire d'agacement.

C'est avant d'aller manger que je nous enferme dans une salle de classe vide.

« Bella. » la suppliai-je « Dit moi… Dit moi ce que tu as fait hier soir ? »

« Non. » dit-elle ferme.

« Pourquoi ? »

« Parce que cela ne te regarde pas. » dit-elle commençant à s'agacer mais aussi gênée.

« Que me caches-tu ? »

Moi aussi je commence à m'énerver.

« Bella. » dis-je moitié menaçant.

Elle me regarde bouche bée.

 

PDV BELLA

 

Je le regarde bouche bée. Bordel, il est en train de me piquer une crise de jalousie. J'hallucine. J'ai une envie furieuse de rigoler mais cette andouille et sa jalousie m'ont énervé. Je n'aime pas sa possessivité - pas en ce moment - et encore moins sa jalousie. C'est une chose qui m'insupporte. En tout cas, il n'a pas être possessif, pas parce que je passe une soirée seule et que sa sœur me couvre.

Du coup, je gueule moi aussi.

« TU M'EMMERDES CULLEN ! JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CUL ! » hurlai-je en claquant la porte.

Je m'en vais furieuse. VRAIMENT furieuse. Je peste intérieurement, avec une envie folle de tout détruire sur mon passage. Je croise Rosalie.

« Ne me tue pas ! » sourit-elle gentiment les deux mains en l'air.

« Ton frère est trop con ! Tu le sais ? »

« Je vis avec lui depuis plus de soixante-dix ans, alors OUI je le sais, mais là il bat des records. »

Mon amie passe son bras sur mes épaules.

« On sèche les cours ? » me propose-t-elle « Tu en as besoin, et comme ça tu pourras pester contre lui en dépensant tout son fric ! » rigole-t-elle me montrant la carte de crédit de mon petit ami.

« Je sais pas, je ne veux pas d'ennuis. »

« Mais tu veux dépenser son fric ! »

« ET tu meurs d'envie de savoir ce que j'ai fait ! » rigolai-je

« Aussi ! »

Chapitre 21 : Un mot

Beta LouveCB

PDV BELLA

« Bon qu'est-ce qu'on attend ? » demandai-je sûre de moi.

Après tout, cela va me faire du bien de penser à autre chose que de la stupidité de mon copain. Et se comporter comme une ado normale me fera du bien. Normale ? Tu vas faire du shopping avec un vampire ! Et tu oublies ton fils ! Mère indigne ! Je me retiens de grogner contre moi-même. JAMAIS je n'oublierai mon fils.

Elle sautille de joie, on part avec sa voiture.

« Alice ne va pas être vexée ? » demandai-je.

Je n'ai pas d'affinité particulière avec elle mais je ne veux pas avoir un vampire à dos.

« Mais non ! C'est même elle qui m'a aidé pour le trésor ! » rigole la blonde en tenant la carte d'Edward.

A peine nous avons fait quelques mètres qu'elle ouvre la bouche.

« Alors ? Crache le morceau ! J'en peux plus ! »

« Patience. Tu connais ? » me moquai-je

« Euuhhhh, étant donné que je suis un vampire sanguinaire, à fleur de peau, qui pourrait te tuer, non. »

Elle me sourit me montrant toutes ses dents blanches parfaitement alignées.

« Mais tue-moi je t'en prie, et tu ne sauras RIEN. » répliquai-je, fière de moi.

« Nia nia. Stupide humaine. »

« Ça t'est déjà arrivée de te faire plaisir en solitaire ? » lui demandai-je l'air de rien.

« Quand j'étais humaine ? »

« Pas forcement. »

« Oui, une fois mais ne le dit pas à Emmett. »

« Il ne le sait pas ! » dis-je super étonnée. « Je croyais que vous n'aviez pas de secret. »

« Avec mon frère, il n'y a aucun secret, sauf toi qui peux en avoir. Tu ne te rends pas compte de la chance que tu as ! » soupire t'elle

« Tu ne vois pas où je veux en venir ? »

Elle fixe la route deux secondes mais pour elle cela doit être long vu qu'ils réfléchissent très rapidement, elle me regarde avant d'exploser de rire.

« Sympa, merci. » bougonnai-je.

« Je ne me moque pas de toi. » dit-elle rigolant toujours « Mais de mon frère, il est jaloux d'un… »

« Vibro. » soufflai-je « Ouais, je sais… »

On rigole toutes les deux. Cela ne me plait pas trop de me foutre d'Edward, mais faut dire qu'il l’a un peu cherché au lieu de réfléchir. Puis comment pourrai-je le tromper ? Il s'est regardé dans un miroir récemment ? Puis, je ne sais pas, il y a quelque chose chez lui qui m'attire. Mmmm, ses fesses ? Non coté superficiel de moi. Je ne sais pas encore mais je trouverai et j'ai SURTOUT envie de le connaitre vraiment. Je crois que c'est la première fois que je m'intéresse autant à une personne en dehors de ma famille. Oh punaise elle est

accro ! Même avec Nicolas, je n'étais pas comme ça avec lui.

« Il ne t'en voudra pas. » me rassure mon amie me sortant de mes pensées. « Il est trop mordu pour ça. »

Instinctivement je porte mes deux mains à mon cou. Rosalie sourit se retenant de rigoler.

« J'ai un peu de mal avec tout cela. » confessai-je

« Mais l'embrasser ne te dérange pas… Voir plus… » dit-elle pleine de sous-entendus.

« Le voir plus n'a pas lieu d'être. »

« AH AH ! Je savais qu'il était coincé ! Comment on va le chambrer avec Emmett ! » rigole-t-elle.

« Mais euhhhhhhhh. Ne va pas le coincer plus. J'ai déjà super envie de lui alors je crois pas que mon vibro tiendra le coup ni moi ! »

« Pour toi je ne peux rien faire mais pour ton vibro… » dit elle se garant devant un sex shop.

« J'aime ton idée ! »

On entre dedans. Alors qu'on paye nos nombreux achats. Rosalie veut garder précieusement les tickets de caisse.

« Dit Bella, je peux te poser une question indiscrète ? »

« Tu ne te gênes pas depuis tout à l'heure. » répondis-je alors que je détaille le vendeur plutôt sexy qui en plus me fait de l'œil. « Attend ma biche je reviens ! » dis-je avec un sourire en coin.

Je reviens avec un vibro pour deux filles.

« Pour qu'on s'amuse toutes les deux ! » dis-je aguicheuse.

« Mmmm, j'ai hâte d'y être. »

Ce que j'adore chez Rosalie c'est qu'on se tape de bons délires et qu'on a sûrement les idées aussi mal placées l'une que l'autre. Le vendeur nous regarde, étonné et aussi excité.

Faut dire que Rosalie est vraiment une belle femme.

« Puis si les garçons sont gentils, on les laissera peut-être regarder. » soufflai-je « Quoi que… Puis non, je veux te garder pour moi, ma Rose. »

Elle claque des dents près de mon visage. On sort toute souriante. Le reste de la journée se passe bien, on dépense une fortune même si j'ai quelques remords.

« Si c'est pour notre argent ne t'en fait pas. »

« Non… Non, je me demandai… Non laisse tomber. »

« Aller dit moi. » dit Rosalie sautillant sur son siège. « T'euuuuu plaiiiiiiit. » dit-elle dans une moue boudeuse.

« Il va m'en vouloir ? »

« De quoi ? D'avoir dépenser cinq milles $ ou que tu sois énervée contre lui ? Parce qu'il s'est comporté comme un homme des cavernes ? » demande mon amie

« Imagine qu'il ne veuille plus de moi et de mon caractère de cochon. »

Mon Dieu, j'en reviens pas d'avoir dit ça. Cela ne me ressemble pas de m'étaler ainsi pour une personne. Un homme.

Rosalie rigole. Moi je suis vexée.

« Pardon Bella ne te vexe pas. » Elle réfléchit un coup instant. « Edward t'a-t-il déjà parler de son histoire ? »

« Oui. »

« Il t'a parlé de son comportement avant ta venue ? »

« Pas trop. »

« A part nous, sa famille, les autres, il n'en avait rien à faire. Il était blasé. Puis quand tu as débarqué… Bon il avait envie de te dévisser la tête ! »

On rigole, même si je suis contente qu'il ne l'ait pas fait.

« Mais après tu l'as fascinée et tu arrives même à le faire sourire plus de 48 heures d'affilées. Tu comptes trop pour lui pour qu'un jour il te laisse… Je ne suis même pas persuadée qu'il t'en veuille plus de deux heure d'affilées. »

On arrive chez Rosalie. Il n'y a que Jasper. On le rejoint alors qu'il lit : Harry Potter ?

« Sympa comme bouquin ! » me moquai-je gentiment. « Tu n'as pas assez de fantastique dans ta vie. »

« Et j'aime bien ce bouquin ! Hermione est trop sexy ! »

« Moi perso je préfère Draco ! »

« Et moi Dumbledore ! » souffle Rosalie.

On reste en silence quelques minutes.

« Je te parie qu'il va ramper à tes pieds dès qu'il rentrera de sa chasse. »

« Mouais ! »

« Dit lui Jasper. »

« C'est vrai. » souffle-t-il sans lever les yeux de son livre

« Tu ne sais même pas de quoi on parle ! » m'offusquai-je

« Tu parles de la stupidité d'Edward et du fait que tu es devenue sa vie, que sans toi il ne survivra pas. » dit-il toujours en lisant.

« Ok. Bon peut-être que tu le sais. »

Les deux vampires rigolent.

« Je crois que ça me fait peur. » leur confiai-je

« De quoi ? » demande mon amie se rapprochant de moi

« Notre relation. Ses sentiments. »

« Oh » soufflent ils

« Comprenez-moi, je l'apprécie énormément, mais ma dernière relation a été douloureuse, même si l'autre con m'a donné un adorable bébé, mais j'ai énormément souffert. Je ne veux pas recommencer. Même si je commence à saisir l'ampleur de ses sentiments, je sais aussi qu'il n'est pas comme mon ex. Il faut juste que je me le rentre dans le crâne. Puis, maintenant, je ne peux pas penser qu'à moi. »

« Quoi que tu décides pour ta relation future, tu fais partie de notre famille. Non seulement tu as fait sourire Edward mais aussi notre mère. » me rassure Jasper

« Désolée d'être aussi vache avec toi. » m'excusai-je

« Ne t'en fait pas, j'ai bien rigolé. Mais évite à l'avenir.

« Promis. »

Je l'embrasse sur la joue.

« Je suis sûr que tout ira bien dans ton avenir. » me rassure mon beau-frère me prenant sans ses bras.

« Bella ? »

« Mmm ? »

Je tourne la tête vers Rosalie.

« Je suis contente que tu sois là. »

« Moi aussi. »

« Arrêtez. » reniflai-je « Vous allez me faire pleurer. »

On entend la porte d'entrée se refermer. C'est Edward. Deux secondes plus tard, mes amis sont partis. Il s'approche, pose une boite sur la table et s'assoit au sol près de moi.

« Qu'est-ce que… »

« Ouvre… Pour me faire pardonner. »

Je prends le paquet et l'ouvre. Je vois de magnifique boucle d'oreille.

« Merci. Mais tu n'aurais pas dû. »

« Alors tu dépenses cinq cents dollars - merci Rosalie - dans un sex shop et je ne sais même pas combien dans les magasins avec ma carte de crédit et tu refuses mon cadeau ? Je ne te comprends pas. »

« Ce n'est pas ça, ce sont les raisons. »

« Je me suis comporté comme un idiot. Accepte ce cadeau. »

Je me laisse tomber au sol à ses côtés.

« Je ne veux plus que tu recommences. Je veux que tu me fasses confiance. Plus de crise ? »

« Plus de crise. »

Je l'embrasse sur la joue.

« Tu es tellement importante pour moi, je voudrai que tu com… »

Je le fais taire par un baiser.

« J'ai compris. » soufflai-je « Je commence à comprendre. »

Je le ré -embrasse

« Je m'efforce de comprendre mais essaye de comprendre qu'avant toi, j'ai souffert. »

« Je n'oublie pas. »

Il me prend dans ses bras.

« Tu veux bien me ramener ? Mon bébé me manque. »

On rentre chez moi, je libère Esmée alors qu'Edward décharge la voiture de Rosalie. Je prends mon fils dans mes bras et lui fait plein de bisous partout, ce qui le fait rigoler. J'aime ses moments avec mon fils. J'aime le voir rigoler. Il est mon rayon de soleil.

PDV EDWARD

Maman rentre à la maison alors que je reste avec Bella, je pose tous ses achats dans sa chambre puis redescend la voir. La vision de ma petite amie à genoux devant le canapé entrain de sourire et son fils qui rigole est adorable. Elle ne m’a pas vu. Mon esprit dérive un peu trop et m'imagine, moi m'occupant de son fils.

PDV ALICE

Alors je suis en train de foutre une plumée à Emmett, j'ai une vision. Elle se déroule dans le futur avec un petit garçon de sept ou huit ans se faisant gronder par Edward.

Je ne peux m'empêcher de rire. J'aurai aimé voir Bella dans ce futur. Tant pis.

PDV BELLA

Nathan tourne la tête vers l'entrée, j'accompagne son regard et voit Edward appuyé contre l'encadrement les bras et jambes croisés. Bordel qu'il est sexy.

« Pardon, je ne voulais pas vous déranger. »

« Pas grave. » souriais-je

Parfois je m'imagine dans le futur, toujours aux côtés d'Edward qui est près de moi à élever mon bébé. Mon Dieu je déraille. Complètement ! Mais j'étais bien dans mes rêves.

Nathan tend les bras vers Edward qui grimace à moitié, rapidement mais je l'ai quand même vue. Finalement pour la belle famille c'est raté. Pourquoi je me sens soudain triste, je tourne la tête pour ne pas qu'il voit ma peine. Je pars même dans la cuisine.

PDV EDWARD

Je vois son fils tendre les bras vers moi, je grimace une seconde. Non pas que je n'aime pas son fils, c'est surement le seul que j'apprécie, même si ça a été dur. C’est vrai il passait son temps à pleurer et en plus bonjour d'odeur. Alors que je me dirige pour prendre le bébé, Bella part dans la cuisine. J'ai oublié de préciser qu'il bave ? Heureusement qu'Alice l'aime bien parce que ma chemise griffée est humide. Nathan s'accroche à moi. A chaque fois j'essaye de lire en lui mais rien. C'est frustrant.

« Aller petit bébé, laisse-moi lire en toi. » soufflai-je « Aller on va voir ta maman ? »

« Mmamammmm » bave le bébé en gigotant.

« Belllla ! » criai-je

Je la détaille, je la trouve vraiment superbe même si ses mèches violettes ne me plaisent pas. Une larme coule sur sa joue.

« Quoi ? »

« Il t'a appelé. » soufflai-je

« Hein ? Ne dit pas de bêtise, il ne parle pas. »

« Maintenant si. » dis-je souriant de toutes mes dents « Hein bébé ! Tu parles ! Redit-le. »

Pendant plusieurs minutes j'essaye de le faire parler… En vain. Bella ne dit trop rien, elle attend, pas convaincue et me dit que c'est trop tôt. Pourtant je ne suis pas fou !

« Redit le mot. »

Je n'ai pas dit le mot qu'il a dit, je veux voir le visage de Bella. Je montre à Nathan sa mère.

« Mmamammm. » redit Nathan.

Bella tourne la tête rapidement vers son fils et me l'arrache à moitié des mains pour le serrer contre elle. Je souris en les voyant faire. Par contre je ne m'attends pas à ses lèvres qui viennent se plaquer brusquement sur les miennes.

PDV BELLA

J'ai envie de crier de joie mais je me retiens. Puis il y a quand même une ombre au tableau. Edward n'aime pas mon fils.

« Pourquoi tu n'aimes pas mon fils ? » demandai-je

Comment va réagir Edward ?

Lâchez vos reviews c'est mon seul cadeau !

xoxo

Chapitre 22 : Joyeux anniversaire

Beta LouveCB

PDV BELLA

J'ai envie de crier de joie mais je me retiens. Puis il y a quand même une ombre au tableau. Edward n'aime pas mon fils.

« Pourquoi tu n'aimes pas mon fils ? » demandai-je

PDV EDWARD

Je bloque mon regard sur elle. Pourquoi cette question ? Je reste bouche bée.

« Répond ! » m'ordonne-t-elle

Houlà, faut pas que je sorte un mot de travers, parce que même si elle a l'air d'un chaton, il ne faut pas mettre la mère en colère. Pourquoi je ne peux pas lire dans ses pensées ?

Lavette ! Va chercher tes couilles et ouvre la bouche !

« Qu'est-ce qui te fait croire cela ? » demandai-je prudemment.

Oups, j'aurai mieux fait de me taire… Je te le fais pas dire ! ANDOUILLE. Qu'est-ce que j'ai encore dit ? Je n’en sais rien, mais vu sa tête c'est pas bon pour toi ! J'ouvre la bouche.

« Puis non tais toi ! Je ne veux pas t'entendre ! Sort de chez moi ! Dégage ! Dehors ! » hurle-t-elle à moitié

Complètement largué par son comportement je lui obéis et me dirige vers la porte alors qu'elle boude toujours sur le canapé. J'ouvre la porte mais une petite brune vient la refermer brusquement, sauf que je garde la poignée dans ma main. Je l'observe, pour une fois dans ma longue vie je suis largué.

« Tu vas où ? » demande-t-elle légèrement radoucit.

« Mammmmammm. » dit Nathan.

Elle me pousse pour aller récupérer son fils.

« Cullen ! » crie-t-elle « Ramène ton petit cul ici ! »

Je m'assois à une distance raisonnable d'elle. Imaginez qu'elle morde ! A se demander qui est le vampire ? Elle me fixe attendant que je parle.

« Pourquoi crois-tu que… Je n'aime pas ton fils ? Je veux te comprendre. Je veux savoir ce qui te fait croire une telle chose ? »

Ah ça y est ! Ses couilles sont de retour ! Pas trop tôt !

« Tu grimaces quand tu le vois ! » hurle-t-elle

Alors c'est pour ça ?

« Bella » dis-je m'approchant d'elle.

Je me remets à ses pieds et lui prend Nathan des mains. Elle me laisse faire, ses larmes ne sont pas loin.

« Je n'ai rien contre ton fils. »

« Menteur. »

« Non. Tu sais, en tant que vampire nous avons nos sens plus développés, comme l'odorat et l'ouïe. »

« Oh… »

Elle semble comprendre.

« Esmée n'est pas dérangée parce qu'elle se replonge dans ses souvenirs humains. » expliquai-je

Je souffle pour me donner du courage.

« Je ne te cache pas qu'au début je ne le portais pas dans mon cœur. »

Je vois son poing se contracter, elle doit se retenir de ne pas me frapper vu que j'ai Nathan dans mes bras mais ses yeux me lancent des éclairs.

« Il faisait beaucoup trop de bruit dans mon silence que j'aimais tant. Puis l'odeur m'indisposait. » continuai-je sur ma lancée. Tant qu'à s'enfoncer autant y aller jusqu'au bout. « Je ne dis pas cela pour te faire de la peine ou te mettre en colère, mais je veux que tu comprennes. J'ai passé quatre-vingt-dix ans, seul et plutôt du genre solitaire même si j'aime ma famille. Alors, non seulement tu débarques dans ma vie que tu chamboules complètement - pour mon plus grand bonheur - même si au début je voulais plus te tuer qu'autre chose. Cela m'énervait de ne pouvoir lire dans tes pensées. Et, en plus, tu avais ce bébé avec toi. Alors oui j'ai eu du mal au début mais maintenant… Maintenant je veux faire partie de ta vie et de la sienne. »

Quoi ? Qu'Est-ce que j'ai fait ? Pourquoi pleure-t-elle ?

« Bella ? Pourquoi pleu… »

« Andouille. » me coupe-t-elle essuyant ses larmes.

Elle renifle.

« C'est la plus belle chose qu'on m'est dite. » dit-elle émue

Je m'assois à côté d'elle et la colle à moi de mon bras libre.

« Je suis nul, quoi que je dise, je te fais pleurer. »

« Pleurer de joie tu as le droit et tous les jours. »

On rigole. Après la tempête, le calme. On reste en silence quelques minutes.

« La dernière fois que j'étais aussi colérique c'est quand j'étais enceinte de Nathan. » souffle-t-elle

« Tu n'es pas enceinte ? » m'étonnai-je

« Et de qui banane ? De Dieu ? » dit-elle me frappant au bras. « Aie !… T'es vachement musclé toi ! » dit-elle frottant mon bras. « Et là aussi ? » demande-t-elle faisant glisser sa main sur mon torse tout en me fixant. « Mmmmm. »

« Bella. » soufflai-je avant de perdre le contrôle.

« Hooo, je sais, je sais. »

Je la serre dans mes bras.

« Pardon. » soufflai-je

« Ne le soit pas. »

Elle se met à califourchon sur moi, je décale Nathan qui s'est endormi dans mes bras. Je dois avoir un effet soporifique sur lui. Les lèvres de Bella viennent se poser sur les miennes. Elle demande l'accès à ma bouche que je lui donne, je ne veux pas la remettre en colère. J'entends la voiture de Charlie arriver mais Bella me tient fermement.

« Mon Dieu ! » dit Charlie

On arrête le baiser, Bella sourit, apparemment pas gênée d'être dans cette position.

« Heureusement que le bébé dort, il serait traumatisé. » sourit Charlie Swan.

Je suis étonné, je ne pensais pas qu'il réagirait comme ça. Mais vu ses pensées, il est heureux que Bella ait un semblant de vie normale, alors même s'il n'apprécie pas trop, il reste silencieux pour le bien de sa fille.

« Edward, pouvons -nous parler. » dit-il plus sec partant dans la cuisine.

Je grimace à moitié.

« Aurais-tu peur du chef de police, Mr Cullen ? » se moque Bella.

Elle m'embrasse sur la joue et prend Nathan dans ses bras.

« Aller Mr muscle ! » se moque Bella

« T'a pas vu Emmett ! »

« Tu me proposes de mater ton frère ? Mais de toute façon je m'en fiche je l'ai déjà vu ! »

« Tu… » commençai-je

« EDWARD ! » s'énerve Charlie

J'entre dans la cuisine.

« Assieds-toi. » m'ordonne Charlie.

J'essaye de lire dans sa tête mais ses pensées sont trop embrouillées pour que je comprenne quoi que ce soit. Il tourne en rond dans a cuisine.

« A ce que j'ai compris, entre ma fille et toi, c'est du sérieux. »

J'ai compris d'où venait la diplomatie de Bella.

« Oui. » tentais-je évitant de mettre les pieds dans le plat.

Il fouille dans un tiroir et sort une boite qu'il pose devant moi. Je regarde la boite avec des yeux ronds. Mon regard va de Charlie à LA boite. Je serais rouge pivoine si j'étais humain.

« Je… Heu… »

« Je ne sais pas si vous avez passé ce stade mais je suis grand père une fois - et ça suffit - et je pense que Nathan n'a pas besoin d'un petit frère. Alors je suis prévenant. Je ne peux pas empêcher Bella de faire ce qu'elle veut surtout si elle en a envie alors je préfère que vous preniez des précautions. »

« Heu… »

Charlie esquisse un sourire se moquant moitié de moi.

« Bella, j'ai fini de le torturer ! Tu peux le reprendre. »

Bella revient les larmes aux yeux, retenant son rire.

« Tu… Tu savais ? » demandai-je incrédule.

« Si je te dis oui, tu serais vexé ? »

« Oui. » boudai-je alors que Charlie s'en va.

« Je te promets que je me ferais pardonner. » me susurre-t-elle à l'oreille. « Puis on a toute la boite, je te promets que tu en redemanderas… » me nargue-t-elle en mettant la boite de préservatifs sous mon nez.

Ok. Je reste sans voix alors qu'elle glousse.

« C'est dommage, j'aurai aimé voir ta tête et te voir rougir. » dit-elle nostalgique

« Et toi, tu rougiras quand ? »

« Quand j'aurai un orgasme. »

Je rêve ou elle aime me voir mal à l'aise ? Euh, je crois que tu as raison. Elle rigole.

« Je plaisante. » rigole-t-elle

On rentre dans le salon.

« Puis Miss Swan, on verra qui en redemandera… »

Elle ouvre la bouche mais rien ne sort. Non mais !

« Tu caches bien ton jeu, Mr Cullen, en fait tu es un gros pervers ! »

« Comment tu as deviné ? » demandai-je sérieux.

« Tu vas finir par me dévergonder ! »

« Pas besoin de moi pour ça, puis à ce que j'ai compris avec Rose vous vous débrouillez très bien. »

« Ouais ! On est trop sexy ! » rigole-t-elle

« Tu es sexy, elle, elle est juste ma sœur. »

« Toi aussi, tu es pas mal dans ton genre. » dit-elle avant de m'embrasser.

Après ce quiproquo tout est redevenu normal. Quand je suis rentré avec LA boite je me suis fait chambrer par toute la famille. Mon Dieu, dans un siècle ils vont encore en reparler.

Emmett m'a même fait un cours sur comment le mettre.

« Tu vois, tu le déroules… »

Mes sœurs se marrent, en fait tout le monde rigole.

« T'en fait pas Bella va se débrouiller mieux que toi. »

Houlà, je me lâche, c'est la journée.

« Bah mon cochon ! Tu te dévergondes. » se moque Emmett

« Forcement, à entendre tes pensées et de voir tous les articles qu'elles ont acheté. »

« Comment tu n'as pas aimé ? Pourtant il y a de quoi d'amuser… »

Elle fait défiler ses pensées plus tordues les unes que les autres.

« Pitié Rose… »

« Oh ça va tu seras content de les mater dans vingt ans ! » rajoute Alice.

Emmett se marre.

« Oh toi aussi mon petit Emmett. »

C'est à moi de rigoler.

PDV BELLA Quelques semaines plus tard

« ALICEEEEEEEEEEE ! » hurlai-je dans les couloirs du lycée

« Oui je peux t'aider ! Shopping ce soir et bien sûr ton fils vient ! »

« Merci merci merci… Tu me sauves. »

« Je vais t'obliger à m'appeler Dieu. »

« Mais bien sûr ! » répliquai-je grimaçant

Ce soir, Alice vient avec Rose dans la voiture de celle-ci. J'installe Nathan puis on part à Seattle.

« Tu as au moins une idée du cadeau d'anniversaire ? » demande la blonde

« Nooon. Il a plus de cent ans. Tu veux que je lui achète quoi ? Une canne ? » soufflai-je sarcastique

Mes amies se marrent et Nathan aussi sauf que lui en plus, il bave.

« Et c'est une idée ! » rigole Alice.

« Mais bien sur… Puis un dentier tant qu'on y est ! » rajoutai-je moi aussi d'une humeur joyeuse.

« Je prends ! » rigole Rosalie

« Ok, mais je veux la canne. »

« Tu peux lui acheter des couches pour adultes ! »

« Alice ! » m'offusquai-je

Mon Dieu, je viens d'avoir une pensée H-O-R-R-I-B-L-E. Edward le mec le plus sexy que je connaisse, dans une couche. Brrrr. Je frisonne.

« Si je fais des cauchemars Alice, ça sera ta faute. »

« Pas grave, Edward te fera plein de bisous partout, partout. »

« Mouais. Si tu pouvais dire vrai… »

« Frustrée ? » rigolent les deux vampires.

« Demande à Jasper. »

Alors qu'on a fait plusieurs magasins, je sèche toujours. Mes amies ont acheté leurs cadeaux.

« Bonjour, mademoiselle, je peux vous aider ? »

« Oui je cherche un cadeau pour… » commençai-je

« Son grand père ! » dit Rosalie me coupant la parole.

Je la fusille du regard.

« Tout doux la tigresse. »

La vendeuse nous propose toute sorte de chose et Alice à chaque fois à des visions et moi à chaque fois je dis NON.

« Merci mais je vais me débrouiller. »

Je prends Nathan dans mes bras, laisse la poussette aux filles et pars faire mes achats.

« Elles sont folles, hein mon bébé ? »

« Mamaaammm. »

J'embrasse mon fils sur son front.

« Bon, un cadeau pour Edward. T'as pas une idée toi ? »

Pour toute réponse, il bave sur mon épaule.

« Moi non plus. » soufflai-je

Le poignet de Nathan s'accroche à ma chemise. J'ai trouvé. Alice et Rosalie arrivent en courant de l'autre bout du magasin.

« Ayez au moins l'air essoufflées. »

« C'est une super idée ! Il va adorer. »

« Bon on y va ? » sautille Rosalie.

« Mais je vais où tu veux chérie. » dit un type d’une vingtaine d'année derrière nous.

« Désolé bichon mais elle est à moi ! » me moquai-je

« A nous ! » boude Alice avec sa moue adorable.

Le type s'en va sans oublier de nous mater. Gros dégoutant.

« Alors Alice. On se dévergonde ? » rigole sa sœur.

Elle nous tire la langue.

Je suis devant la maison des Cullen.

« Ouah ! Bella tu es magnifique ! » me complimente Emmett.

Je me suis acheté une robe bustier rose pale, qui colle au corps. Elle arrive à mi-cuisses, mes escarpins sont de la même couleur.

J'ai mis à Nathan un polo à rayures avec une salopette et des baskets.

« Joyeux anniversaire. » soufflai-je à l'oreille d'Edward avant de l'embrasser.

La soirée se passe bien même si Alice veut absolument ouvrir les cadeaux qui ne sont pas pour elle.

« Ça fait vingt-deux ans qu’on n’a pas fêté un anniversaire, tu peux bien attendre cinq minutes de plus. » souffle Carlisle.

« Mais euhhhhhh… »

Je baille, il n’est pas trop tard, mais je suis épuisée, puis Edward est un bon oreiller, ma tête est posée sur son épaule depuis que les Cullen racontent des anecdotes sur mon petit ami. Je rigole bien même si ça fait bizarre de les entendre parler des années folles ou des années soixante-dix.

« Bella ? » me demande doucement Esmée qui tient Nathan dans ses bras « Tu veux que j'aille le coucher ? »

« Non, pas tout de suite. »

Je vois qu'elle ne comprend pas. Quelques minutes plus tard.

« Aller ! Ouvre tes cadeaux avant que Bella ne s'endorme. »

Chapitre 23 : Un secret qui n'en est plus un

Beta : LouveCB

PDV BELLA

« Aller ! Ouvre tes cadeaux avant que Bella ne s'endorme. »

« Etttt, je ne vais pas m'endor… »

Je baille.

« Tu disais ? » se moque Alice

« Edwarrrd… » boudai-je « Elle m'embête » me lamentai-je « Frappe la ! »

Tout le monde rigole. Moi, je me cache dans le cou de mon petit ami. Alice lui donne son premier cadeau. Une grande boite contenant la canne. Edward la regarde de travers.

« C'est l'idée de Bella ! » se défend sa sœur.

« C'était sarcastique ! »

Ensuite au tour de Rosalie et son dentier.

« Bella ? » demande-t-il me regardant de travers.

« Oui ! » dirent-elles en cœur

Il me regarde de travers.

« Etttt ! » m'offusquai-je « T'es vieux ! Assume ! »

Ils rigolent tous, moi aussi.

« Et à Carlisle, tu vas lui offrir quoi ? Un cercueil ? » se moque Jasper.

Je prends ladite canne et frappe Jasper à côté de moi.

« J'ai trouvé son utilité ! »

Les autres cadeaux sont simples, comme des livres et des CD. Il ne reste que mon cadeau.

« N’essaye pas de lire dans leurs pensées, elles ne l'ont pas vu. Puis ouvre, tu me stresses à le regarder ainsi ! »

Délicatement il ouvre la boite et voit.

PDV EDWARD

J'ouvre délicatement le cadeau de Bella. Je vois un magnifique bracelet en argent.

« Il est magnifique. » soufflai-je

Elle me prend le bracelet des mains et l'attache à mon poignet. Je lui souffle un merci à son oreille ce qui la fait frissonner.

« Tu aurais pu faire plus personnel Bella. » boude Emmett « Je suis déçu. »

« Tu as surtout perdu ton pari. » se moque Carlisle

« Bella, pourquoi tu ne lui as pas offert un de tes sous-vêtements ? »

Bella frisonne alors que Rose et Alice se marrent en m'imaginant porter des couches… Brrrr. Horrible. Ma petite amie se lève et récupère son fils endormi. Elle relève la manche droite du polo de Nathan. On voit le même bracelet que moi en plus petit.

« Plus personnel ? » demande-t-elle haussant un sourcil.

Moi je la serre dans mes bras, aussi fort que possible sans la blesser. Les autres sont sur le cul.

« Ok, je m'incline ! » souffle Emmett

Ma belle commence à s'endormir, faut dire qu'il est quatre heures du matin. Esmée reprend Nathan malgré les réticences de sa mère. Je monte Bella dans la chambre et l'installe sur mon lit qu'elle va baptiser.

« Tu as un lit ? »

« Ouais, mais juste pour toi. »

« T'es trop chou. » dit elle m'embrassant sur la joue.

Elle regarde la vue de ma chambre. C'est la première fois qu'elle y met les pieds. Je suis un peu gêné que quelqu'un pénètre mon intimité. Bah elle n’est pas près de voir le loup…Ttsss, pervers.

« Merci pour ton cadeau. C'est vraiment… Il est… Je ne trouve plus mes mots. »

Pour cacher ma gêne, je pose mes lèvres sur les siennes et mets tous mes sentiments dans ce baiser. Je m'autorise même à la coller plus que d'habitude à moi.

« Tu devrais dormir. »

Je la laisse s'allonger et part sur le canapé. Elle ferme les yeux mais les ré-ouvre quelques minutes plus tard en se redressant d'un coup. Elle ouvre la bouche mais la referme, une des rares fois où je la vois gênée.

« Tu peux me parler sans crainte. Tu le sais. »

Elle souffle un bon coup.

« Tu veux bien t'allonger avec moi ? »

Je lui souris tendrement même si cela me fait légèrement flipper. Je m'allonge le plus au bord du lit, Bella retient un sourire mais vient se coller à moi en se couchant sur le flanc. Sa tête près de la mienne, sa main sur mon bras.

J'entends Jasper se foutre gentiment de moi, il ressent ma gêne grandissante.

Le regard de Bella me met mal à l'aise. Elle se redresse et prend mon bras pour le passer sur ses épaules, sa tête vient se caler sur mon torse et elle prend mon autre main qu'elle pose sur sa hanche.

« Beaucoup mieux » marmonne-t-elle avant de s'endormir

PDV BELLA

Nous re voilà devant la piscine. Mon enfer personnel et je sens qu'aujourd'hui va être pire que d'habitude.

« Aller Bella sourit ! On va bien s'amuser ! » sourit Alice

« Mouais. » dis-je peu convaincue.

Moi je cache un secret et je ne veux pas que cela se sache. C'est mon secret et l'avouer voudrait dire que mes rêves sont définitivement brisés, mort et enterrés. Je tourne la tête pour cacher une unique larme qui coule sur ma joue. Je l'essuie rapidement avant d'aller me changer. Comme d'habitude on fait quelques longueurs. Sauf que cette fois pendant notre moment de détente on a le droit de sauter du plongeoir de dix mètres. Je deviens blanche, mes jambes me lâchent et Emmett me retient.

« Et reste avec nous ! »

« Bella tu vas bien ? » demande mon petit ami inquiet

« Faut… Faut que j'aille… Aux toilettes… »

Je m'en vais vomir dans les premiers cabinets. Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde… Je te le fais pas dire…Je veux pas… Je veux pas… Je vais pas y arriver…

C'est trop dur… Je re vomis. Je vais jamais y arriver… Je vais trop souffrir… Ça fait trop mal… Merde, merde, merde, merde… Pourquoi ? Pourquoi aujourd'hui ? Mon Dieu… Je veux pas… Je vais pas y arriver… Ça fait mal…

J'étouffe un sanglot alors que Rosalie est à la porte.

« Bella. Tu vas bien ? Ça fait cinq minutes que tu es là. »

Je ne réponds rien, trop prise dans mes pensées et dans ma panique.

« Veux pas… » soufflai-je

« Personne ne t'y oblige. Mais viens au moins avec nous, le prof t'attend pour commencer. »

Je me lève et rejoint les autres. Je m'assois légèrement à l'écart des autres, je veux être seule. J'ai croisé le regard blessé de mon petit ami, mais Jasper essaye de le rassurer en scannant mes émotions. Mais je crois que cela ne marche pas. C'est même pire. Je lui vais un léger sourire. Mais mes yeux fixent mon cauchemar : le plongeoir. Ils commencent à sauter un par un an. Mon Dieu le massacre. Plus les élèves avancent, plus je panique, je me retiens de ne pas partir en courant.

Si je le fais, je reviendrai dans mon passé, celui que j'ai décidé de rayer. Heureux mais aussi douloureux. Très douloureux. Mais j'ai eu aussi beaucoup de moment heureux. J'ai envie d'y aller, une grosse partie de moi à envie d'y retourner mais m'arrêter derrière serait horrible. Je l'ai fait une fois, et de force mais le faire de mon gré me tuerait. J'aime trop ça. Est-ce que je peux m'autoriser quelques secondes de plaisir pour des heures à pleurer.

PDV EDWARD

On a tous déjà sauté, il ne reste que Bella. Je crois qu'elle s'est aperçue de rien tellement elle était dans ses pensées. Je la vois se lever, comme si ma douce était déterminée et forte mais juste en apparence parce que ses mains tremblent légèrement. Prudemment les marches sont montées. Elle s'avance doucement vers le bord se tenant à la rambarde. Elle ne s'en est pas rendu compte mais tout le monde la regarde. Bella souffle un coup et ferme les yeux. Elle n'a pas l'air de vouloir sauter. Elle reste juste là, un léger sourire le visage.

PDV BELLA

Je m'avance vers mon passé. La douleur est tellement forte que je ferme les yeux. Je me suis souvent demandée comment aurait été ma vie sans Nathan. Serais-je restée une garce ? Serais-je toujours avec Nicolas ? Aurais-je réussi ma carrière sportive si prometteuse ? Serais-je venue à Forks ? Aurais-je rencontré Edward ? Un léger sourire nait sur mes lèvres en pensant à lui.

Edward.

J'ouvre les yeux et croise son regard.

Edward.

Qu'est-ce que serait ma vie sans son sourire, sans sa présence, sans ses paroles rassurantes, sans ses bras puissants qui me rassurent ?

Surement rien.

Finalement ma vie sans Nathan est impossible. Sans Edward aussi.

Je m'assois, les pieds dans le vide. Des petits malins crient que j'ai peur. Bande de crétins. Moi je repense aux nombres de fois où je me suis retrouvée assise sur un plongeoir, faisant le vide dans ma tête. Je peux sentir les regards de tout le monde sur moi, mais j'en ai l'habitude et j'aime ça. Cela me force à m'appliquer. Puis j'adore quand les gens s'énervent comme le prof à ce moment, j'adore voir leur tête quand je ressors la tête de l'eau. Edward monte et vient se mettre à mes côtés.

« Ca va Bella ? Tu as peur ? Tu veux sauter avec moi ? » propose gentiment Edward

Je tourne la tête vers lui.

« Saute. Je te rejoins. » le rassurai-je

« Tu es sûre. Ce n'est pas une honte d'avoir peur. »

« Saute. » ordonnai-je réprimant un sourire

Il fait ce que je lui demande. Un saut simple. A moi. Je me lève. Je peux le faire. Je l'ai fait un millier de fois, même bourrée ! Bref, ça c'est pas bien, faut pas… Il reste toujours l'après. Je souffle, me mets dos au plongeoir. Les talons juste au bord. Je fais le vide dans ma tête, je me concentre sur mes gestes, mon timing. Mon éternel sourire de prétentieuse est en place, je prends de l'élan pour m'élancer. Je fais deux saltos arrière avant de finir en toupie.

Je remonte à la surface et rejoint Edward assis sur le bord.

« Tu es doué. » me complimente-t-il

« Je sais. » Dis-je nostalgique.

On sort de l'eau.

« Tu vas ENCORE te faire des amis. » se moque Rosalie.

« La haine est ma seule motivation pour avancer. » répliquai-je froide

« Morbide comme fille. » frisonne Emmett

Je rigole devant leur manque de réaction.

« Le second degré, vous connaissez ? » me moquai-je « Vous n’êtes vraiment pas drôle pour une bande de vampires ! » rajoutai-je pour les faire enrager.

Avant de finir décapiter, je cours et saute dans l'eau en éclaboussant pas mal de monde. Même quelques secondes, cela m'a fait du bien, énormément de bien. Je me sens euphorique.

« Edward, tu m'en veux si je la noie ? » boude Alice

« Mmmm, oui. »

J'ai sorti la tête et le regarde.

« Wouah. Cullen tient à moi. » m'exclamai-je

« Tu en doutais encore ? » me répond-il

« Mmm, nan ! » rigolai-je avant de mettre la tête sous l'eau.

A la fin du cours, une folle dont j'ai oublié le nom vient me voir.

« Wouah, Bella, tu es douée pour plonger ! »

« Ouais, et toi tu ne l'es pas ! » la cassai-je avant de partir fière de moi.

J'attends l'interrogatoire des Cullen.

« C'est pour cela que tu ne voulais pas aller à la piscine. » dit Rosalie

« Jasper, pourquoi tu souris comme un idiot ? » demande Emmett

« Demande à Bella ! »

Je lui tire la langue mais amusée je change mes émotions pour les transformer en envie de sexe. Je suis tellement frustré que c'est pas compliqué d'imaginer Edward et moi, complètement nus, moi coincée contre le mur de la douche.

« Bellllla. » grogne Jasper ses mains sur son entre jambe.

Je rigole tellement que je tiens à peine debout, heureusement que mon petit ami me soutient. Je m'accroche à sa chemise, merde, là je simule plus mon envie, j'ai VRAIMENT envie de lui. Je ne vais jamais tenir…

Du coin de l'œil, je vois l'empathe partir rapidement tirant Alice avec lui dans un placard.

« Alice te dit merci. »

« De rien ! » rigolai-je

Et moi j'en peux plus.

Après mon saut, les élèves ne parlent que de moi, mais moi, je ne pense qu'à ma libido. Alice est avec moi dans ma chambre, on s'est rapprochée toutes les deux.

« Je peux te demander quelque chose ? » me demande Alice

« Bien sûr. »

« C'est, disons assez personnel. »

« Rien ne me choque ! Tu peux y aller ! »

« Tu couches avec mon frère ? »

« Non. » soufflai-je « Mais bordel, j'en crève d'envie. Ça fait plus de quatre mois et rien à part des baiser. Certes j'ai dit que j'attendrais mais… »

« Il va me tuer mais tant pis… Lui aussi commence à y réfléchir… »

Mes yeux doivent s'illuminer de joie vue qu'Alice explose de rire.

« Mais rien n’est gagné… On peut toujours l'aider… » dit-elle conspiratrice

« Je ne veux pas le forcer. » dis-je catégorique

« Je sais bien, Bella. Mais même ton vibro ne te satisfait plus… »

Snif… Je vais devenir folle !

« Ettt ! Comment tu sais ça toi ! ? »

« Edward m'a demandé… »

« Il a vu ? »

« Si tu parles du fait que tu avais une main sur ton sein, les cuisses écartées et ton vibro enfoncé à fond… Et en train de gémir son prénom… Oui. »

« OMG. »

« Ouais mais sa tête était impayable ! Il était super gêné. »

Alors qu'Alice rigole moi je trouve ça attendrissant, j'aime sa gêne.

« Le pauvre… T'es pas gentille. »

Ses rires redoublent alors que je la frappe fort.

« AIIIEEEEEEEE ! »

Un truc à fait crack dans ma main… Dix minutes plus tard Edward est là.

« Alors mon sucre, on se fait mal. »

« Je souffre… » dis-je avec une moue boudeuse. « Veux un câlin ! »

Edward me prend rapidement dans ses bras.

« On va voir Carlisle pour ta main et je t'avais dit qu'on était solide. »

Alice prend Nathan qui dort dans ses bras. Moi je saute sur le dos d'Edward. Depuis qu'il m'a fait faire un tour j'ai envie de recommencer, ça ferait une super attraction à la fête foraine.

« Ma poitrine vient de migrer dans mon dos. » dis-je me massant la poitrine.

Une fois que Carlisle m'a soigné mon entorse du petit doigt, Alice retourne dans ses plans. Elle en profite, Edward est parti au casse-croute.

« Je sais ! Ce soir tu dors à la maison ! Mais tu ne t’endormiras pas avec ta robe comme pour son anniversaire… »

« Alice… »

« Oui oui ! »

Moi je repars dans mes pensées lubriques.

« A ça, ça pourrait être drôle ! »

« Quoi ? Débouler en bas, porte jarretelle et talons aiguilles dans sa chambre ? »

« Oui ! Mais j'aime bien l'idée aussi où tu porterais juste sa chemise… »

« Moi je préfère celle où je fais un rêve érotique et qu'il me réveille en me masturbant… »

« Et bah mes cochonnes ! Vous ne m’invitez pas ? Je suis triste ! Et toi petit Nathan, ta maman t'abandonne !»

« Mamannnn ! » sourit Nathan.

Je prends mon bébé dans mes bras.

« Viens la ma Rose ! » dis-je alors que ma blonde vient se coller à nous.

On continue de rigoler, des idées toute plus idiotes les unes que les autres.

« Sérieux, ce soir je ne peux pas dormir chez toi, mais le weekend prochain. Promis. »

« En tout cas Bella, faut que tu le forces un peu sinon tu vas mourir frustrée. » m'informe Alice

« Ali' a raison, il ne va jamais oser faire le premier pas, puis ça le travaille. »

On reste quelques minutes en silence enfin si on enlève les gazouillements de mon fils.

« Vous savez quand j'étais petite j'avais demandé au Père Noël deux grandes sœurs… Il ne me les a jamais amenées, alors j'ai arrêté d'y croire. Mais maintenant que vous êtes là, je vais peux être croire que l'homme en rouge existe. » dis-je moitié émue.

« Je vais pleurer… » souffle Rosalie complètement émue

« Nous aussi, on t'aime comme notre petite sœur.

Pendant le trajet du retour, j'ai pas mal cogité aux paroles d'Alice. Alors que Nathan dort, Edward et moi discutons. Je baille.

« Tu devrais dormir mon petit sucre. »

« Je veux bien dormir mais je n'ai plus d'oreiller, il va falloir que tu dévoues ! » dis-je fière de moi, mettant le plan d'Alice en action

« Et la chose carrée et rembourrée sur ton lit c'est quoi ? »

Je prends ladite chose blanche et la jette par la fenêtre.

« Où ça ? » demandai-je innocemment

Il m'embrasse tendrement alors qu'on s'allonge sur mon lit. J'arrête le baiser avant que mes mains et ma bouche partent à la découverte de son corps.

« Je crois que je vais te réquisitionner pour toutes mes nuits … »

Chapitre 24 : Retour dans le passé

Beta : LouveCB

PDV BELLA

« Tu devrais dormir mon petit sucre. »

« Je veux bien dormir mais je n'ai plus d'oreiller, il va falloir que tu dévoues ! » dis-je fière de moi, mettant le plan d'Alice en action

« Et la chose carrée et rembourrée sur ton lit c'est quoi ? »

Je prends ladite chose blanche et la jette par la fenêtre.

« Où ça ? » demandai-je innocemment

Il m'embrasse tendrement alors qu'on s'allonge sur mon lit. J'arrête le baiser avant que mes mains et ma bouche partent à la découverte de son corps.

« Je crois que je vais te réquisitionner pour toutes mes nuits … »

« Mais avec grand plaisir… »

Il m'embrasse sur le front. Cette fois, ses mains viennent d'elles même sur moi.

Mon Dieu, heureusement qu'Edward ne peut lire dans mes pensées. Parce que ces dernières nuits ont été agitées, mais malheureusement que dans mes rêves. Je baille pendant mon cours de dessin.

« Fatiguée ? » me demandai Rosalie

« Pire. Morte. Mes hormones se lâchent. »

« Alice ? »

« Alice. » confirmai-je « Son plan. »

« Mais je croyais que tu ne voulais pas le faire craquer de cette façon. Tu avais changé d'avis en début de semaine. Tu voulais le laisser venir. Puis tu lui avais promis. »

« C'est avant d'Edward et moi, sous la douche de la piscine, en train de nous embrasser et crois moi c'était chaud. »

« Aie, ma pauvre… Mais t'en fait pas, Alice a pas mal d'idées… »

« J'espère. »

« Néanmoins, elle me cache quelque chose. Bref, on verra ça plus tard. Ce weekend, tu le passes à la maison ! Ton père ne dira rien, c'est les vacances. »

« Non. » répondis je ferme. « Je ne peux pas, je vais voir ma mère pour quelques jours. »

« Tu vas à Phoenix ? »

« Ouiiiii. »

« Edward le sait et c'est pour ça qu'il traine comme une âme en peine quand tu n'es pas là. »

« Je ne pars que quatre jours ! » m'offusquai-je assez fort.

« Nous sommes ravis de le savoir miss Swan. Finissez votre dessin. »

Je continue mon dessin de Nathan, vu que l'autre est fini.

« Tu sais pour les vampires s'est dur de se détacher de sa moitié. »

« Edward me l'a dit mais crois moi, pour moi aussi c'est dur. Je m'y suis tellement attachée. »

« Tu pars avec Nathan ? »

« Bien sûr. » répondis-je comme si c'était une évidence. »

« Tu vas aller voir tes amis ? »

« Mes seuls amis sont ici. Phoenix est un gros cauchemar mais je vais quand même aller les voir. »

« Pourquoi ? »

« Je ne sais pas. Je dois être maso. » dis-je évasive.

Mon rythme cardiaque ne s'est pas accéléré, je deviens doué pour mentir sur certains sujets. Je ne vais pas lui dire que je vais aller… Peu importe.

« Tu veux aller voir le père de Nathan. »

Je ne réponds rien et tourne même la tête. Finalement, je ne suis pas aussi douée que je le croyais.

« Ne dit rien à Edward. »

« Je n'y penserai même pas. Mais pourquoi ? »

Je ne réponds rien et continue de gribouiller sur mon dessin.

« Pardon, je suis trop curieuse, mais tu ne nous as jamais parlé de lui. Les rares fois étaient pour l'insulter. »

« Peu importe. »

« Il est le père de ton bébé, c'est normal que tu veuilles le voir. »

« Tu ne peux pas comprendre. » soufflai-je sortant de cours.

Je prends mes affaires de Maths.

« Pardon, c'est privé et ça ne me regarde pas. » dit Rosalie s'asseyant à mes côtés.

« Effectivement. »

« De quoi vous parlez ? » demandai Alice s'asseyant de mon autre côté.

« Rien. » grognai-je

Le cours commence. Je fais mes exercices alors qu'un papier arrive sur ma table.

ALLER DIT MOI !

NON

Répondis-je à Alice. Je reprends mon bout de papier

T'ES TROP CURIEUSE !

C'EST COMME CA QU'ON M'AIME

MOI JE T'AIME PAS

Me moquai-je d'elle. Rose et moi pouffons de rire. On s'assois à table pour déjeuner. Alors que je vais pour manger ma frite, Edward me pose sur ses genoux. Son nez vient se poser dans mon cou et ses mains autour de ma taille.

« Edward, elle va revenir ! » le rassure Alice

« Elle n’est même pas parti. » se moque gentiment Jasper

« Tu ferais comment si Alice partait une semaine ? » demandai-je à Jasper

« Mmmm, la fête ! » se moque celui-ci

« Et bien tu feras la fête tout seul pendant ladite semaine. Et ton seul ami sera ta main droite ! » répliquait le petit lutin, vexée

On rigole tous devant la tête de Jasper.

« Ou la gauche si tu as trop mal au poignet ! » rajoutai-je faisant pouffer de rire la table

En cours de physique Edward n'enlève pas sa main de mon dos.

TU VAS ME MANQUER

Ecrivais-je sur un bout de papier. Il jette un coup d'œil au prof et m'embrasse sur la bouche. Ma langue caresse rapidement la sienne. C'est Alice qui me recule de mon petit ami quand le prof vient voir notre expérience.

« Tu feras attention à toi ? » me demandai Edward me ramenant chez moi.

« Mais bien sûr, et moi je veux que tu m'appelles tous les soirs ! Et c'est un ordre Mr Cullen. »

« Mais bien sûr Mlle Swan. » me dit mon petit ami me détachant et venant m'assoir sur ses genoux.

« Et bien Mr Cullen, on se dévergonde ? » me moquai-je gentiment

« Oh… Pardon… »

Il commence à me rassoir sur mon siège mais je m'accroche à son cou avant de poser mes lèvres sur les siennes. Edward soupire.

« On devrait y aller parce que ton père n'apprécie pas trop que j'ai ma langue dans ta bouche et ma mère se retient de rire devant la tête de Charlie. »

« Allons sauver ta maman ! » rigolai-je.

« C'est bon Bella, tu as toutes affaires et celles de Nathan ? Tu vas réussir à te débrouiller seule avec lui ? Tu ne veux pas que… »

« STOP ! Ne t’en fait pas, je gère, puis je l'ai fait dans un sens je peux le faire dans l'autre. »

« Pardon. Prend soin de toi. »

« T'en fait pas, je vais juste voir Maman. »

Enfin pas tout à fait mais je ne vais pas leur dire que je vais sûrement faire un tour dans mon ancien lycée. J'y ai passé de super moment mais la fin était moins joyeuse.

« Aller mon bébé, on y va, sinon papy va se mettre à pleurer… » me moquai-je

Mon père grogne et nous embrasse sur la joue. On se dirige vers les portes d'embarquement. Une grosse heure plus tard je m’assois enfin sur mon siège.

« Tout va bien, Mademoiselle ? » me demandait une hôtesse

« Oui, si on enlève le fait que je n'ai plus de jambes et que je rêve de dormir, tout va bien ! »

« Si vous avez besoin n'hésitez pas. » me sourit-elle gentiment

C'est moi qui deviens gentille, c'est le fait d'être amoureuse qui me ramollit. Bella est amoureuse, Bella est amoureuse. Et je parle de moi à la troisième personne. Je deviens folle.

Avant d'éteindre mon téléphone, je vois un message d'Edward et sa photo s'affiche sur l'écran. L'index de mon fils se pose sur la photo.

« Ewar. » articule-t-il difficilement.

« Et oui mon ange. » dis-je avec un sourire digne de pub pour dentifrice « C'est Edward. » A son nom, mon cœur se serre.

Mon Dieu, je deviens accro. Deviens ? TU es accro bi -biche ! Mon Dieu, je suis accro et j'aime ça. Je lis le message.

TU ME MANQUE DÉJÀ, J'ESPERE QUE TOUT VA BIEN. E

MON FILS A DIT TON PRENOM, TOUT EST OK. BISOUS PARTOUT… B

Je rigole gentiment, j'aurai aimé voir sa tête. J'éteins mon téléphone, une fois l'avion en altitude, je m'endors et mon fils aussi.

Ma mère vient nous récupérer à l'aéroport. C'est à peine si j'ai droit à un bonjour qu'elle prend son petit-fils dans ses bras pour le couvrir de bisous.

« Coucou mon petit chéri… Mais tu es beau comme un cœur… Encore plus beau que ta mère. Faut dire que HEUREUSEMENT tu ne ressembles pas à ton père… Parce que lui… Eurk !»

« Moi aussi maman je suis très contente de te voir. »

« Oh ma chérie ! Toi aussi tu es belle comme tout. Tu as l'air heureuse ! »

« Je n'ai pas l'air, je le suis. »

Mon Dieu, j'aurais dû me taire ! J'adore ma mère mais je voudrai garder une part de ma vie avec Edward secrète.

« Vous vous protégez ? » me demande-t-elle de but en blanc.

« On n’a pas ce genre de relation. » dis-je reprenant MON fils dans mes bras. « Puis Papa nous a équipé. »

« Il a enfin fait quelque chose de bien. »

Je n'aime pas quand elle parle de mon père comme ça. Certes il n'est pas le plus parfait mais c'est MON père et je l'aime comme il est. Comme j'aime le père de Nathan, enfin d'une certaine façon. Il restera toujours dans mon cœur, c'est mon premier amour après tout.

« On rentre. Nathan doit se reposer. »

Ma première journée a consisté à trainer au soleil en bikini avec mon fils. La seconde beaucoup moins joyeuse - mais en même temps personne ne me force à y aller - retourner à mon ancien lycée.

Je prends la voiture de ma mère. Premier endroit où je me rends : La piscine. Je croise certains élèves qui ne sont pas en cours. Je n'y prête pas attention.

Gros changement.

L'année dernière, le regard des autres étaient important et vital. Il fallait faire bonne impression. Être à la mode, avoir une jolie coiffure, le sac à main assorti aux chaussures. Avoir le bon petit copain. La seule chose qui n'a pas véritablement changée c'est que j'aime le regard des autres sur moi. Et je pense qu'aujourd'hui je vais faire fureur. Mon tee shirt avec marqué devant : Je l'aime et dans le dos : Je vous emmerde. Ma jupe courte n'a rien de particulier à part deux mains sur mes fesses. Je pense que Nicolas devrait me voir. L'avantage en sortant avec Edward c'est que j'apprends à ne pas faire attention à ce que peuvent penser les autres de moi. J'ai du mal, bon c'est vrai qu'avec Nathan cela m'a aussi aidé. Mais deux ans à être le centre de tout un lycée, il y a certaines mauvaises habitudes qui restent accrochées…

Je m'assois sur les gradins et voit l'équipe de plongeons s'entrainer. Un soupir de tristesse m'échappe.

« Tiens tiens. Mais qui voilà. Une revenante. » crache à moitié une pouffe.

A pardon ce n'est pas qu'UNE pouffe c'est mon ancienne meilleure amie : Naomi.

« Naomi. Toujours aussi maquillée qu'un pot de peinture. » dis-je m'appuyant les coudes sur le banc de derrière. De cette manière elle voit marquer : JE L'AIME. « Mais moi aussi je suis ravie de te voir. »

« Je vois que tu as « maigri » depuis la dernière fois qu'on s'est vu. »

Je ne peux que sourire en coin. Salope.

« Wouah ! Et En plus tu arrives à rentrer dans ton trente-six ! » crache-t-elle

« Et oui ! » Répondis-je « Et tout ça, sans me faire vomir ! Pas comme certaines ! »

Je me lève lui montrant bien mon dos et part dire bonjour à mon ancien coach.

« Pas très bon tout cela. » soufflai-je dans le dos du coach.

« Et tout le monde n'est pas aussi doué que toi Swan. » rigolait-il « Content de te voir ici. D'ailleurs demain je veux te voir sur le plongeoir il y a des recruteurs pour l'équipe d'Amérique. »

« Coach. » soufflai-je « Vous savez que je ne peux pas… Mais croyez-moi j'en rêve. J'aurai aimé. »

« Fais au moins les sélections et quand tu seras acceptée, tu pourras faire un choix. Puis ça clouera le bec de toutes amies. »

« Ok. » me résignais je « Mais sache que je refuserais, je dois rentrer à Forks sous ma pluie accompagnée de nuage et dans les bras de mon petit ami. »

« Il sait pour… Au fait c'est un garçon ou une fille ? Les professeurs et moi étions de tout cœur avec toi. Pour ton courage. Honnêtement on ne pensait pas que tu le garderais, on te croyait plus… Moins… »

« Moins mature et plus superficielle. » répondis je à sa place

« Ouais. » dit-il se massant la nuque. « Mais quoi qu'il en soit nous sommes tous avec toi et te soutenons. »

« C'est gentil. » Dis-je Emue. « Oui, il le sait. Et c'est Nathan. »

« Tu nous l'amèneras ? »

« Je ne sais pas. Je ne veux pas qu'il devienne le centre de ces idiots. C'est mon trésor. »

« C'est toi qui vois. En tout cas, tu dois faire une super maman. »

Je lui souris gentiment. J'ai toujours adoré mon coach même s'il gueule tout le temps. On entend des ricanements de mecs. Le coach souffle, désespéré. Moi je me retourne doucement. Pourvu qu'il n'y soit pas. Pourvu qu'il n'y soit pas. Pourvu qu'il n'y soit pas. Et merde. Bordel de merde ! Nicolas est là avec ses mêmes amis. Tous aussi… Quel est le mot ? CONS ? Oui voilà, tous aussi cons.

« Tiens, tiens mais qui voilà. » dit Nicolas.

« Trouve autre chose, je l'ai déjà entendu. »

« Jolie jupe Swan. »

« Oh tu t'en souviens ! Je suis flattée. » me moquai-je

Effectivement, c'est le soir où Nicolas et moi on a conçu Nathan. Pour lui rappeler que même si Nicolas est un enfoiré il m'a offert un magnifique cadeau.

« Et ton moufflet ? T'en as fait quoi ? »

« Niiiiicolas ! » hurle la voix nasillarde de Naomi avant d'embrasser à pleine bouche Nicolas.

Et moi ça m'empêche de lui en retourner une voir plusieurs.

A la fin de leur baiser baveux, Naomi se retourne fière d'elle vers moi. Moi je ne dis rien pendant quelques secondes avant d'exploser de rire.

« Au moins, maintenant vous me faites rire. » rigolai-je essuyant mes larmes de joie.

« Bon Bella, un petit saut ? »

« Mais coach elle n'a pas de maillot ! »

« D'accord avec la dinde, coach. » confirmai-je la pointant négligemment du pouce

« Je pourrai lui prêter le mien mais elle a plus de graisse que moi ! »

« C'est sûr que j'en ai plus là ! » dis-je la fixant et en posant mes mains sur mes seins les faisant remonter légèrement.

« Mmmffff… » réplique Naomi.

« Pas besoin de maillot coach. »

J'enlève tout simplement mon tee shirt et ma jupe. Je fais aussi voler mes chaussures. Nicolas me détaille comme tous ses potes.

« Je veux bien te croire Nicolas, chez moi tu as surement plus de chose pour jouer qu'avec ta copine. »

Je m'en vais en roulant du cul pour monter sur le plongeoir. Cette fois je prends de l'élan, fais une rondade avant de m'élancer dans le vide. Je fais plusieurs rotations de mon corps pour finir par un salto, les jambes repliées. Je remonte à la surface.

« SWAN ! » hurle le coach ce qui me fait sourire « PLUS DE GRACE BORDEL ! »

Je sors de l'eau et prend la serviette qu'une fille me tend.

« C'est toujours mieux que tes cachalots. Mais j'avoue que j'aurai pu faire mieux… »

« Ah ! tu avoues que tu es nulle. » crache Naomi moqueuse

« Et oui, que veux-tu, tout le monde n'est pas aussi douée que toi. Et Nicolas arrête de mater ma poitrine ça en devient gênant. A demain Coach. »

Le soir, Edward m'appelle, je ne lui raconte pas trop ma journée. Je ne veux pas qu'il sache, tout du moins par téléphone.

Je repense à Nicolas, je me demande ce qu'il m'a pris de vouloir le revoir. Peut-être qu'il avait changé ? Peut-être qu'il voulait finalement voir son bébé. Peut-être que finalement je suis trop conne d'espérer quoi que ce soit de lui. Surtout que maintenant j'ai Edward, ce n'est pas comme si j'étais seule. Mais Edward n'est pas le père biologique de Nathan. Est-ce qu'un jour je lui dirai que son père n'a jamais voulu de lui. Est-ce qu'il m'en voudra et voudra voir son père et partir vivre avec lui ? Parce que même si avec Edward est magnifique, je ne pourrais pas passer ma vie avec un homme qui ressemble à un adolescent de dix-sept ans. J'étouffe un sanglot à l'idée de le perdre. Mais je ne me vois pas devenir un vampire même s'il a légèrement abordé le sujet, moi je ne veux pas de cette vie. Je veux vieillir, peut-être faire d'autres enfants, me marier, éventuellement être grand-mère, je veux me promener au soleil. Je veux une vie normale. Et bien sûr, je suis tombée amoureuse d'un vampire, que j'aurai toujours dans mon cœur. Pourrai-je m'en séparer le moment venu ? Pourrais-je aimé un autre homme que lui ? Peut-être que notre amour diminuera ? Peut-être que quand je serai plus vieille il ne voudra plus de moi… Mais oui on y croit tous… Une chose est sûre, je veux rester humaine.

Je pose mon doigt sur la joue de mon bébé.

« Je te trouverai un meilleur papa. » murmurai-je à mon bébé. « C'est une promesse. »

Je l'embrasse sur le front.

« Je t'aime mon bébé. »

Je garde sa petite main dans la mienne.

« Tu auras un papa qui te mérite, pas un enfoiré. Pas un vampire. » murmurai-je peu convaincue

Mais oui Peu convaincue ? PAS convaincue du tout. Tu l'as dans la peau ma belle, fonce ! Et arrête de te poser des questions : T'ES ACCRO ! ASSUME !

Mon Dieu, je suis dans ma merde… Sur ses belles paroles je m'endors pour les sélections…

A suivre…

Un petit retour dans le passé. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu de ne pas avoir torturer ce pauvre Edward mais le prochain chapitre…

xoxo


 

Chapitre 25 : Espèce de...

Beta : LouveCB

PDV BELLA

Mon Dieu, je suis dans ma merde… Sur ses belles paroles je m'endors pour les sélections…

« Maman ? Tu peux garder Nathan ? »

« Tu vas où ma puce ? »

« AuxselectionsdeplongeonspourlesJO. »

« Refais-la en petit chinois je comprendrais mieux. » rigole ma mère

« Sélections plongeons JO. »

« AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH ! Tu vas reprendre ! Je suis tellement fière de toi, tu dois réaliser tes rêves, je ne t'ai jamais vu autant sourire une fois que tu as plongé ou dès que tu es dans l'eau. Tu rayonnes. Puis tu es si jeune, tu seras heureuse. »

Après le petit speech de ma mère je fonds en larmes. Mes genoux me lâchent. Ma mère me récupère alors que je pleure autant. Même mon bébé se met à pleurer.

« La ma puce, tu n'es pas contente ? Tu ne veux pas sauter ? Je ne comprends pas… Tu n'aimes plus ça ? »

Pas de réponse.

« Ma puce, parle-moi. Dis quelque chose. »

Je ne réponds rien, me contentant de pleurer sur son épaule.

« Tu peux même m’insulter. » souriait doucement ma mère

J'esquisse un sourire. Après une heure je me calme, mon bébé m'y aidant beaucoup. Ça va que ce n'est que l'après-midi.

« J'aime toujours sauter et j'aimerai ça toute ma vie mais maintenant il y a Edward. »

« Je suis contente qu'il te fasse sourire après cet enfoiré de Nicolas mais tu dois aussi penser à toi. »

Mais j'y pense maman, j'y pense. Je refuse mon éternité à ses côtés. Pour moi et pour Nathan.

« Mais j'y pense et peut-être que je le regretterai plus tard, mais ma vie, ma nouvelle vie c'est Edward. Sans lui je ne suis pas grand-chose. » Je souffle un bon coup. « C'est pathétique ? Hein ? »

« Non ma chérie, c'est héréditaire. J'étais pareil avec ton père. Et même si je n'ai pas trop aimé Forks, j'y ai passé de très belles années. Alors je n'irai pas te reprocher des choses que je recommencerais si on me le proposait. » m'explique ma mère. « Alors si pour le moment tu es bien dans les bras de cet Edward alors fonce, mais il faut que Nathan soit d'accord. »

« Je crois qu'Edward aime mon fils et mon bébé adore Edward et toute sa famille. »

« Bien. » dit-elle légèrement septique

« Mais t'en fait pas je te le présenterai officiellement. » rigolai-je

« Ah ! Parfait ! Je viens te voir dans un mois ! »

On rigole toutes les deux.

« Je m'occuperai de mon petit fils. Va ma puce et gagne. »

Je l'embrasse sur la joue, lui laisse mon bébé à qui j'ai fait plein de bisous et pars me préparer.

J'ouvre la porte de la voiture.

« Tu vas refuser la place. » observe ma mère

Je lui fais un bref sourire avant de partir.

Les gradins de la piscine sont plein à craquer, je vois les cinq juges en costumes et le coach qui donne ses informations aux plongeuses. Alors que je m'avance, il y a de moins en moins de bruit. Fière de moi, je souris en coin en roulant du cul. J'aime le regard des autres.

« SWAN ! En tenue ! »

« Bonjour Coach. » J'enlève mon tee shirt « Respirez. » J'enlève mon short. « C'est moi qui plonge, pas vous. » J'enlève mes chaussures. « Puis laissez les cachalots. On s'en fout. » J'attache mes cheveux. « Elles ne sont rien. »

J'embrasse mon coach sur la joue.

« Puis on sait pour qui ils sont là. » rigolai-je très prétentieuse.

Ok j'abuse un peu. Mais j'ai envie de mettre en pétard les autres. Je trouve cela vraiment très drôle. Puis un petit mensonge n'a jamais tué personne ? Je sais que je ne suis pas la meilleure, loin de là, mais voir la tête de mes anciennes amies vaut bien tous les mensonges du monde.

Mon portable sonne.

« Oui mon amour ? Je suis super contente de t'entendre mais là je suis vraiment occupée. »

« Bella. » m'appelait d'une voix gentille mon coach.

« C'est qui ? » demandait Edward

« J'arrive. » dis-je au coach « Je t'appelle plus tard. »

Je raccroche au nez de mon vampire de petit ami.

« Concentration et étirements. » ordonne mon coach gentiment.

Je baisse le menton et me concentre. J'oublie tout.

PDV EDWARD

Je rêve ou elle vient de me raccrocher au nez ? Sans m'en rendre compte j'écrabouille mon portable dans ma main. Puis c'est quoi tout ce bordel derrière elle et qui OSE l'appeler de cette façon ? C'est ma petite amie ! LA MIENNE !

Je saute par la fenêtre de ma chambre et part me défouler un peu.

« C'est bon ? T'es calmé ? Tiens un nouveau portable. Et Bella a essayé de t'appeler. » m'informe Rosalie

Je me rends compte que quelques heures sont passées.

« Comment tu le sais ? »

« Elle m'a appelé gros nigaud. » soufflait ma sœur.

Alors qu'elle s'en va, je regarde mon portable. Une partie de moi a envie de l'appeler mais l'autre, la partie jalousie, est vexée et décide de faire sa tête de con. Je rentre tranquillement à la maison et je suis reçu par une chaise qui m'arrive en pleine figure. Bien sur le pauvre meuble finit fracassé.

« NON MAIS T'ES PAS BIEN ALICE ! » hurlai-je pour la forme

« C'EST TOI QUI EST PAS BIEN DE NE PAS APPELER MA FUTURE PETITE SOEUR ! » hurlait-elle aussi « Oups… A plus ! »

Elle s'en va rapidement mais je la rattrape, finissant tous les deux au sol. Je la bloque sous moi.

« Qu'as-tu dit ? »

« Ohhh, tu as entendu. Maintenant c'est trop tard. J'ai eu une vision de vous deux alors que vous étiez marié. »

Je laisse ma sœur se redresser alors de mes fesses sont dans l'herbe.

« Elle était vampire ? » demandai-je d'une voix blanche

« Oui. » affirmait ma sœur.

Là je ne comprends rien, Bella m'avait pourtant dit qu'elle ne voulait pas être vampire.

« Je suis perdu. » dis-je

« Elle ne veut pas devenir comme nous ? » dit-elle légèrement triste.

« Pas aux dernières nouvelles. A moins qu'elle ait changé d'avis ? »

« Edward… ça fait plusieurs mois que j'ai cette vision. Et à chaque fois je la vois comme nous. »

« Wouha… Si je ne te considérais pas comme ma sœur je t'embrasserais ! »

Gros blanc.

« EURK. » grimaçons-nous ensemble.

Même si je sais que Bella veut rester humaine je ne peux espérer que les visions d'Alice se réalisent.

« Bon rappelle Bella et ne lui en veut pas ! »

« Lui en vouloir de quoi ? » demandai-je innocemment

Prends-moi pour une truffe ! Si tu continues des crises de jalousie tu vas la perdre et mes visions ! »

Elle passe sot index sous son nez.

« Ça sera ceinture pour toi ! »

« Je n'ai pas de pensées comme ça envers Bella ! » me défendis-je

« Tu devrais peut-être en avoir ! » rigole Alice me cachant ses pensées.

PDV BELLA

J'essayais encore d'appeler Edward mais je tombe directement sur messagerie. Ça m'inquiète. Je décide d'appeler Rosalie.

« Rose ? »

« Oui Bella ? Un souci ? Tu reviens quand ? Tu nous manques tous et Nathan aussi ! »

« Vous aussi me manquez ! Je n’arrive pas à joindre Edward. » pleurnichai-je

Mon Dieu je suis complètement accro.

« C'est dommage. » répond Rosalie sur le même ton que moi et se moquant.

« Ne te moque pas… » pleurnichai-je toujours.

« Il a écrabouillé son portable, je vais lui apporter son nouveau joujou. Je lui dirais de t'appeler. »

« Ok merci ma belle. A plus. »

Je raccroche.

« Alors comme ça tu t'es mis aux filles ? Du gâchis pour la gente masculine. » me disait Nicolas de sa voix de gros dragueur et moitié pervers.

« Et oui Nicolas, tu m'as tellement dégouté des mecs. »

Il ne répond rien. Vaut mieux pas pour lui. Mais faut croire qu'il n'est pas assez intelligent. Il se rapproche de moi.

« Mais Swan, toi et moi on pourrait recommencer là où on avait arrêté. On pourrait recommencer notre histoire, toi et moi. Comme avant. »

Je me pousse de lui.

« Toi et moi n'existe plus Nicolas et le seul avant qu'il y a maintenant c'est quand je suis devenue la paria du lycée parce que j'ai décidé de garder MON fils. » lui crachai-je à la figure. « Mets-toi bien dans le crane Nicolas que TU ES UN ENFOIRE ! Et que jamais je ne te voudrais dans ma vie. Les seules pensées que j'ai à ton égard ne sont que dégout, mépris et haine. »

« Mais Swan, si je veux, je peux entrer dans la vie de NOTRE fils… » Je me décompose quelques secondes. « Quoi que, il faudrait que je fasse un test de paternité parce qu'on ne sait pas avec qui tu as écarté les cuisses. Tu n'es pas connue pour être une fille sage mais plutôt une marie-couche toi là ! »

La seconde suivante je suis entrain de le rouer de coup de poings, de coup de pieds. Tout ce qui serait susceptible de lui faire mal. Quatre mains puissantes me reculent de mon ex petit ami mais j'ai quand même le temps de lui mettre un coup de pied dans les couilles et vu ses gémissements de douleurs je ne l'ai pas loupé.

« Bella, calme-toi. » me disait mon coach.

« Wouha miss Swan, je ne vous savais pas si nerveuse. » souriait mon ancien prof d'anglais.

« Je vais lui arracher les couilles et les lui faire bouffer ! » crachai-je toujours en colère

« Et pas si vulgaire. »

Nicolas se relève péniblement, aidé de ses amis.

« Pouvons-nous vous lâcher Miss Swan ? »

« Oui. »

Je me recoiffe et sourit en coin devant Nicolas.

« Mais tu peux toujours essayer de rentrer dans sa vie. J'ai fait tous les papiers pour que tu ne puisses jamais t'en occuper. »

« Alors pourquoi m'avoir frappé ? »

« Mais… »

Je m'approchais de lui en roulant des hanches. J'approche ma bouche de son oreille.

« Juste parce j'en avais tellemmmment envie… Mmmm. » l'allumai-je

Je me recule de lui.

« Puis je trouve que tu as une tête à claques. »

Je m'en vais en rigolant.

« Alors, alors, alors… » sautille ma mère.

Moi je suis une vraie fontaine en ce moment parce que je me mets à pleurer. Ma mère me met mon bébé dans mes bras.

« Ma puce pourquoi pleures-tu ? »

« Parfois je voudrais mourir… » pleurais je

 

Chapitre 26 : Retour

Beta : LouveCB

PDV BELLA

« Alors, alors, alors… » sautille ma mère.

Moi je suis une vraie fontaine en ce moment parce que je me mets à pleurer. Ma mère me met mon bébé dans mes bras.

« Ma puce, pourquoi pleures-tu ? »

« Parfois je voudrais mourir… »

Ma mère me recule d'elle, j'essuie du revers de ma main mes larmes.

« Pourquoi dis-tu une telle chose ? » demande-t-elle légèrement inquiète

« Parce que je ne peux pas avoir le beurre et l'argent du beurre. » soufflai-je égoïstement « Mais bon, j'ai au moins le crémier. » dis-je dans un sourire tordu

« Je sais que c'est dur de renoncer à ses rêves, mais je crois que la vie est faite ainsi. »

« Tu ne peux pas comprendre. » répliquai-je moitié méchamment

« C'est vrai. » souffle-t-elle « Je n'ai pas eu de passion dans ma jeunesse, certes j'aimais très fort ton père, mais je n'ai pas eu à choisir. Le seul choix que j'ai fait, et que je ne regrette pas, c'est de t'avoir gardée. Tes grands parents ne voulaient pas mais ils ont été très conciliant. Ils nous ont juste imposé le mariage. Chose que ton père et moi avions quand même prévu. Je sais qu'il y a quelque chose de différent avec ton petit ami. » J'ouvre la bouche. « Laisse-moi finir, il faut que tu fasses un choix, aussi difficile soit-il. Mais pour t'aider, tu peux te demander sans quoi ou qui tu veux vivre. »

Ma mère nous embrasse chacun notre tour avant de nous laisser.

« On va faire un tour mon bébé ? »

La seule véritable personne avec qui je veux être c'est Nathan.

« Maman, rend moi Nathan, on va finir par louper notre avion. » râlai-je gentiment.

« J'ai l'impression que je ne vais plus vous voir. » boude-t-elle

« Ne dit pas de bêtise ! »

Edward ne me transformera pas et je veux rester humaine. Je lui arrache mon fils des mains.

« Alors on va voir Papy Charlie et Edward. »

« 'Dwarr. » rigole mon fils.

Ma mère et Phil rigolent. Je leur tire la langue avant de les prendre rapidement dans mes bras.

Direction Forks. J'envoie un message à Edward.

« J'espère qu'un charment jeune homme viendra nous chercher… B. »

« 'Dwarrr. » répétait mon fils voyant la photo de mon petit ami.

« Je t'aime mon bébé. »

La femme assise à mes côtés me toise durement.

« Oui madame, c'est mon fils, et si ce fait vous dérange, demandez à changer de place. »

Elle étouffe un cri d'indignation avant de tourner la tête et de marmonner dans sa barbe ou ses trois poils au menton.

« Puis arrêter de baragouiner, aller plutôt vous épilez vos poils au menton. C'est disgracieux. »

La femme me regarde choquée alors que son mari ouvre la bouche.

« Elle n'a pas tort chérie. »

Je me retiens de rigoler. Je sens que je vais bien me marrer pendant le trajet. Alors qu'on attend les bagages, deux bras froids s'enroulent autour de ma taille et m'embrasse dans le coup.

« Le charment jeune homme est arrivé. » murmure-t-il à mon oreille.

« Ah bon il est où ! C'est bizarre, je ne vois pas Jasper. »

« 'Dward ! » dit mon fils très content.

« Il y en a au moins un qui est content de me voir » boude-t-il, mais ses bras toujours accrochés à ma taille

Mon fils tient l'index qu'Edward lui a donné. Je me retourne et pose ma bouche sur celle de mon petit ami. Un doux gémissement sort de la gorge. On approfondit le baiser, mais nous sommes dérangés par une personne indignée que je reconnais comme étant ma voisine.

Edward se recule de moi et fait un sourire charmant à la vieille aux trois poils. Je le vois se retenir de rire.

« Un souci charmante madame ? » demande Edward de sa voix charmeuse.

« Euh… Et bien… Euh… Non. »

Elle s'en va rapidement en entrainant son mari. Moi je pouffe de rire sur le torse de mon amoureux.

Edward se marre en lisant les pensées de mon ancienne voisine.

« N'as-tu pas honte ? »

« Si je te réponds oui, tu me crois ? » demandai-je innocemment.

« Démon. » souffle-t-il

« Merci. » souriais-je de toutes mes dents

Je me recale contre mon petit ami. Je respire son odeur.

« Tu m'as manqué. » soufflais-je, repensant à mon crétin d'ex petit ami.

« Toi aussi mon sucre. »

Il m'embrasse tendrement.

« Bizzo… »

« Et oui plein de bisous mon petit Nathan mais malheureusement pour Bella ça ne sera que sur la bouche ! »

« ALICE ! »

Edward et moi avons parler ensemble. Lui est plutôt gêné. Moi la frustration monte déjà !

« Pas devant Nathan ! » rigolai-je pour éviter de cacher ma future frustration.

Une fois nos retrouvailles faites, nous montons dans la Mercedes.

« Alors ? Ça s'est bien passé tes vacances ? » me demandai mon petit ami.

Un éclair de tristesse passe dans mon cœur. Jasper qui conduit me regarde de travers et bien sur mon petit ami aussi.

« Quoi ? » demandai-je « Tout s'est bien passé. »

Nathan, pour confirmer mes dires, gazouille.

« 'Dwarrrr. » dit-il faisant une bulle et le montrant du doigt.

« En chair et en os mon cœur. »

Le regard d'Edward passe de moi à mon fils.

« Je crois que le bébé m'a manqué. »

Etonné mais heureuse je l'embrasse.

PDV EDWARD

Je suis content qu'elle soit de retour, elle m'a manqué plus que je ne le pensais. Je savais que ça allait être dur, mais à ce point. Néanmoins je trouve qu'il y a quelque chose de changer, notamment dans ses yeux. J'y vois de la tristesse ce qui est confirmé par Jasper.

Je ne veux pas lui demander, elle me le dira en temps voulu. Ne pas refaire les mêmes erreurs que l'autre fois. Refréner ma jalousie et être moins curieux. Et surtout accepter qu'elle ait des secrets.

« D'ailleurs ça passionne Edward… » se moquait ma sœur Alice.

Oups.

Il est vrai que de loin je l'entendais parler mais de là à écouter…

Oups.

« Et ! » Elle me frappe au bras. « Aie… » grogne-t-elle « Les plats que ma mère m'a fait ne t'intéressent pas Edward Cullen ? »

« Euh… »

Tous les trois se marrent.

« Je plaisantais ! Bref rien de bien passionnant. Dodo, manger, balade… »

Je la sens hésitante à nous dire autre chose. Ne pas la brusquer. Elle serait capable de me jeter de la voiture. T'es un vampire crétin. Alors qu'elle part sur un autre sujet, je ne fais attention qu'à sa main qui fait de doux va et vient sur ma cuisse. Contrôle Cullen contrôle. Puis tes bonnes résolutions sont passées où ? Ne pas lui sauter dessus. Respire. Mais en même temps tu as vu son décolleté ? Je jette un bref coup d'œil à sa poitrine. Ferme les yeux ou ta braguette risque d'avoir des problèmes.

« Un problème Edward ? » se moque Jasper

« Non » bougonnai-je

Pourquoi ce bébé ne peut pas être constant pour nous enlever nos dons ? Mon frère ricane.

« Bella tu sais que je n'ai pas pour habitude de me mêler de ce que qui ne me regarde pas mais, quand est-ce que tu vas ou plutôt vous allez… Non, je demande ça parce que…Enfin… Je suis empathe et Wouha… »

Bella me regarde haussant un sourcil. Apparemment et pour une fois c'est moi qui ai les idées mal placées. Ses yeux descendent vers sa main sur MA cuisse. Un sourire en coin apparait sur ses lèvres. Sa main remonte doucement vers mon entre jambe. Je ne sais pas si elle va oser… Mais…

« Bella… »

« Même pas drôle. » boude-t-elle croisant ses bras sous sa poitrine la faisant remonter.

Je la tire vers moi et l'embrasse sur sa tempe.

« Tu m'as tellement manquée. » la calmai-je

« On confirme. »

« Toi aussi, à certain moment c'était vraiment très dur, j'avais besoin de toi. » Sa voix se casse de tristesse.

Une larme solitaire roule sur sa joue qu'elle s'empresse d'enlever. Je commence à m'inquiéter.

« As-tu eu un souci avec quelqu'un ? Qui t'as embêté ? Qui t'as fait du mal ? »

Je regarde rapidement son corps voir s'il elle n'a pas de blessures.

« C'est bon tout va bien. »

« Tant que tu n'es pas retourné à ton ancien lycée, ça va. Je sais que tu en as de très mauvais souvenirs. » me justifiai-je « Je ne veux pas te voir souffrir. Je sais que ça a été dur pour toi… »

« Merci. »

PDV BELLA

J'avais des doutes sur leur raconter mais finalement je vais m'abstenir. On arrive chez moi.

« Je viens te voir cette nuit. » m'informe Edward

« Non. » répondis je un peu brusquement.

Tous les vampires me regardent bizarrement. Je n'ai pas envie d'avoir de la compagnie même si mon petit ami m'a terriblement manqué, le fait qu'il ne veuille pas que je sois retournée dans mon ancien lycée m'a énervé. Non mais de quoi il se mêle ? Il fait ça pour ton bien, banane !

« BELLA ! » hurle mon père.

Sauvé. Je saute dans les bras de mon père.

« Content que tu sois revenue. »

« Contente de retrouver la pluie, c'est vrai que le soleil, les bikinis, les jupes… Ça n'a pas été cool. Ennuyeux même. »

Mon père m'embrasse sur la joue et prend son petit-fils dans les bras. Les Cullen s'en vont.

« Un souci avec Edward ? »

« Non, non. »

Chapitre 27 : Je t'aime

Beta : LouveCB

PDV EDWARD

Voilà quelques jours que mon cœur est revenu et pourtant je n'ai passé que peu de temps avec elle. Elle refuse que je la vois le soir. Mais ma curiosité m'a poussé jusqu'à la fenêtre de sa chambre. Pourtant à quatre heures du matin, elle devrait dormir mais je la vois entrain de pleurer. Je vois une enveloppe froissée à ses côtés.

Vendredi, Bella n'est pas au lycée, elle n'y est pas depuis le début de semaine. Mon portable sonne, je ne connais pas le numéro.

« Oui ? »

« Edward, bonjour c'est Charlie. »

« Bonjour. Un souci avec Bella, Mr Swan ? » demandai-je essayant de ne pas paraitre trop inquiet même si je suis à deux doigts de péter un plomb.

« Plus ou moins. Bella refuse de sortir de sa chambre. Elle a reçu une lettre et depuis elle ne fait que de pleurer. Sais-tu ce que c'est ? T'en a-t-elle parlé. Je sais qu'elle te parle plus qu'à quiconque. »

« Euh… Non, elle m'a à peine parlé depuis son retour. » expliquai-je

Il reste quelques secondes en silence.

« Voila… Je me demandai si tu pouvais passer la voir et la faire sortir de son lit et éventuellement de sa chambre. SI tu y arrives. » bougonne-t-il

« Très bien je passerai ce soir. »

« Et emmène là ce weekend chez toi. Change-lui les idées. »

Trop estomaqué, je ne réponds rien.

« Edward ? »

« Oui, oui. » arrivai-je à répondre

« Tu acceptes ? »

« Bien sûr. »

Comme si j'allais dire non !

« Merci. » soufflait il de soulagement.

Il raccroche le téléphone.

« Il va falloir que tu sois patient, Edward. » me dit Alice.

« As-tu vu ce qu'elle a reçu. »

« Non, elle refuse d'en parler donc je ne sais pas. Et je ne sais pas ce qu'elle a fait à Phoenix. »

« Tu aurais peut-être dû la surveiller. »

« Je crois que cela n'aurait rien changer. Ou pas grand-chose. Puis c'est une marque de confiance, qu'elle se confie à toi. »

« La connaissant, l'espionner ne lui aurait pas plus. » rajoute Jasper.

« Et la mettre en colère… Brrr, elle fait flipper ta copine ! » rigole Emmett

La situation aurait pu être drôle si je ne savais pas ma petite amie en pleurs dans sa chambre.

A l'heure prévue, je me rends chez Bella. Je rentre dans sa chambre. Elle est dans la même position que cette nuit, seul son fils dans ses bras a bougé.

« 'Dward ! »

Il tend ses petites mains vers moi. Je me déplace rapidement pour me mettre du côté du lit, face à Bella et à son fils. Délicatement je le prends dans mes bras. Ma Bella a les yeux dans le vide. Je pose ma main sur sa joue, mon pouce la caresse doucement. On dirait que ma main froide l'a sorti de sa catatonie. Elle se jette dans mes bras et pleurs en s'excusant de son comportement.

Maladroitement, je la prends dans mes bras.

« Tu n'as pas à t'excuser. Ce n'est rien. »

« Si… Je n'avvvais pas à te mettre de côté, malgré tous tes appels. »

Elle renifle élégamment et au passage doit essuyer son nez sur ma chemise.

« Ce n'est rien, tu n'es pas bien… On a tous besoin de se retrouver seul parfois. »

« Ouiiii. »

« Mais si tu as besoin d'en parler, je suis là… Puis j'ai peut-être abusé en t'appelant trente fois par jour. »

« Ouais, carrément. Et ça me faisait culpabiliser un peu plus. » pleure Bella

« Pardon. »

« C'est moi qui ne tourne pas rond. »

« Tu t'excuses, je m'excuse, on est tous désolé, donc maintenant, toi et ton bébé qui bave sur ma chemise allez passer le weekend à la maison. »

« Et Charlie ? » demande-t-elle essuyant son nez.

« C'est lui qui a eu cette idée. »

« Qui lui a fait du charme ? » demande-t-elle plus souriante qu'il y a quelques minutes

« Ettt… Pour qui nous prends tu ? » m'offusquai-je

« Oh pitié Edward, tu ferais craquer une none rien qu'en la regardant. »

« Tu dis trop de bêtises mon sucre. »

« Et toi tu devrais te regarder dans une glace plus souvent. »

« Rosalie le fait suffisamment pour nous tous. »

Ma belle pouffe de rire avant de se blottir dans mes bras, prenant la main de Nathan. Elle m'embrasse sur la joue.

« Merci d'être venu. »

Elle se lève et prend ses affaires.

« Au passage Rosalie va te tuer. » sourit-elle de plus en plus.

Nathan et moi la regardons faire.

« Ta maman est très jolie, tu le sais, hein ? » murmurai-je à Nathan

« Pardon ? » demande Bella se retournant vers nous

« Rien, rien… »

Nathan et moi sourions. Elle hausse les sourcils et se retourne. Ses doigts prennent le bas de son tee-shirt et le passe par-dessus sa tête. J'observe son dos nue. Cette fille va vraiment me rendre dingue et encore plus fou d'elle, si c'est possible. Ça y est on a perdu tes couilles Cullen.

« 'Mannnn. »

Elle tourne légèrement la tête vers nous.

« Oui mon bébé ? »

« 'Mannn. 'Dwar… »

À mon prénom, je regarde Bella dans les yeux qui sourit en coin. Je me force à ne pas regarder le coté de sa poitrine.

« Pas de commentaire. » soufflai-je très gêné de m'être fait prendre en train de la regarder.

Elle sourit et enfile une robe sans mettre de soutien-gorge. Bordel, elle va me tuer. Ses mains remontent sous sa robe courte et baisse son bas de pyjama. Je peux voir ses cuisses. Merde. Contrôle toi Edward, tu attends, c'est-ce qui est convenu. D'un coup de pied, elle éloigne le bout de tissus. Ne pense pas au fait qu'elle ne porte qu'une robe et JUSTE une robe. Merde Cullen, tu tiens un bébé dans tes bras ! Son bébé. Elle fouille dans ses tiroirs et prend un morceau de dentelle.

« Bella… » grognai-je à moitié.

« Quoi ? Tu préfères que je ne mette rien ? » demande-t-elle l'innocence incarnée.

« Tu vas me tuer Swan. »

« Peux pas… Tu es déjà mort. » me dit-elle avec son sourire en coin.

Elle se penche vers moi et m'embrasse chastement avant de faire de pareil avec Nathan. Elle me fait un clin d'œil avant d'enfiler lentement, très lentement son morceau de dentelle.

« C'est toi qui damnerais un saint. »

PDV BELLA

« Je sais. » rigole-t-elle

Après de bref au revoir avec Charlie on monte dans la voiture. Je prends la main de mon petit ami et la serre de toutes mes forces. C'est vraiment impressionnant mon changement de comportement quand il est près de moi.

« Merci. » soufflais-je « Merci pour tout ce que tu fais pour moi. Laisse-moi finir, s'il te plait. » dis-je avant qu'il parle « Regarde, il y a encore une demi-heure, j'avais envie de… Rien.

Juste, je n'avais plus envie de rire, juste me morfondre dans ma peine oubliant le reste. Je crois que je ne me satisfais pas de ce que j'ai jusqu'à ce que je t'ai vu tout à l'heure, jusqu'à ce que tu m'ais fait sortir de mon monde de douleur. Dès que tu es là, tous mes soucis s'en vont. Comme si j'étais en sécurité avec toi, dans tes bras… C'est comme si jamais rien ne pourrait me faire de mal. Comme si tu protégeais mon cœur de toute la méchanceté du monde…Tous ça pour te dire que je me sens vraiment bien avec toi, tu es mon soleil, mon cœur, ma vie Je ne saurais pas ce que je ferais sans toi. Et Nathan, bien sûr… » souriais-je ou plutôt grimaçais-je

C'est la première fois que je me confie autant à quelqu'un. M'ouvrir aux autres est quelque chose que je ne fais que rarement… Ou pas du tout ! J'ai pour habitude de tout garder pour moi. Ça fait bizarre, je me sens bizarre, vulnérable mais forte. Très contradictoire tout ça. Heureusement que Jasper est loin de moi. Il deviendrait fou. Sa main sert doucement la mienne.

« Je t'aime. » murmurai-je

Pour la première fois, je vois Edward perdre le contrôle de lui et de sa voiture. On fait un écart bien vite rattraper. Je pouffe de rire mais jette quand même un coup d'œil à mon fils qui dort paisiblement. Mon regard retourne rapidement sur le visage parfait de mon vampire. Edward ne m'a rien répondu, ce qui, faut le dire m'a vexé même si je n'en montre rien.

Fini les caprices. Je dois grandir. C'est la vie.

Une fois arrivé à la maison, Edward sort rapidement de la voiture et m'extirpe doucement mais rapidement de la voiture avant de me plaquer contre la portière arrière.

Ses lèvres atterrissent sur les miennes, sa langue vient caresser la mienne. J'étouffe un gémissement de bonheur.

« Pense à la laisser respirer. » rigole Rosalie après quelques minutes de baiser enflammé

Je lui réponds par un signe grossier qui la fait pouffer de rire. Je me colle encore plus à lui, je rêve ou je sens une bosse ? Je colle mon bassin contre le sien. Décidément Edward perd deux fois le contrôle en une journée, c'est sûr demain, on a la canicule à Forks !

« Je crois qu'une tornade ne les décollerait pas. »

« Oh mais laisser les, ils sont trop chou. » souffle Esmée faisant pouffer de rire Emmett et Jasper

« Ouais, pas vrai Edward ? » rigole Jasper

Je détache mes lèvres de mon amoureux, il me tient fermement contre le lui, son visage dans mon cou.

§§§

Le weekend se passe calmement, je n'ai pas vraiment repensé à lettre que j'ai reçu. Parfois j'imagine ma vie si j'avais accepté cette proposition, mais bon dans cette « pseudo » vie il n'y a pas Nathan, pas de Nicolas, pas d'Edward… Dur cette vie ! J'aurai pu avoir une adolescence normale, j'aurai pu réaliser mes rêves, j'aurai eu une grande carrière. Mais ça aurait été fade, je m'en suis rendu compte quand j'ai ouvert les yeux samedi matin et qu'il m'a souri. J'aime la différence, alors même si je n'ai pas la vie rêvée, c'est la mienne et je vais en profiter.

Alors que le samedi après-midi je suis vautrée sur le canapé, les genoux de mon petit ami en oreiller, on regarde un film pas intéressant. D'ailleurs on ne fait que de parler. Ils me racontent leur vie d'avant. Je constate que mon petit ami n'a pas changé.

« Mon dieu, sortez le chalumeau, Edward et l'auto flagellation. » dis-je sur le ton de la plaisanterie

Qui au passage ne fait rire que moi, les Cullen me regardent avec de gros yeux.

« Quoi ? »

« C'est comme ça que l'on meurt définitivement » m'explique Carlisle

Je me redresse en quelques secondes et les regardent avec des gros yeux.

« Comme ça ? Un coup de chalumeau et pouf ! Mort ? » demandai-je surprise

« C'est un peu plus compliqué, il faut nous démembrer avant. » m'explique Carlisle

« Eurk. » grimaçai-je

Je crois que je ne me sens pas bien, c'est assez bizarre de savoir cela. Eurk.

« Mais au fait Bella, pourquoi Edward est bourré de remord ? » me demande Jasper

Un sourire de remerciement à Jasper.

« Je sortais de ma douche ce matin, et Edward est entré. »

« Alors Edward ? Bien roulé ta copine ? » demande Emmett

Rosalie lui met une tape sur le bras. Edward baisse les yeux mais personne ne s’attend à sa réponse.

« Toujours mieux que la tienne. »

« Bella déteint trop sur toi ! » boude Emmett. « Puis ma Rose est la plus belle. »

« Petit poussin boude. » rigolai-je

§§§

« Bon on le met en place ce plan ? » demande Rosalie impatiente.

« Rosalie, je ne sais pas si cela est une bonne idée. » soufflai-je

« Ah non Miss Swan, tu ne te dégonfles pas, on était d'accord. » me menace Rose

« Oui oui, mais… »

« Pas de MAIS ! De toute façon tu vas adorer ! » me dit Alice entrant dans la chambre

« Ok. Plan dépucelage d'Edward en route ! » dis-je

« Je ne l’aurai pas dit comme cela mais ça revient au même. » rigole la belle blonde

« Alors des idées ? »

 

Chapitre 28 : Encore

Beta : LouveCB

PDV BELLA

« Bon on le met en place ce plan ? » demande Rosalie impatiente.

« Rosalie, je ne sais pas si cela est une bonne idée. » soufflai-je

« Ah non Miss Swan, tu ne te dégonfles pas, on était d'accord. » me menace Rose

Et je peux vous assurer qu'elle fait vraiment peur.

« Oui oui, mais… »

« Pas de MAIS ! De toute façon tu vas adorer ! » me dit Alice entrant dans la chambre

« Ok. Plan dépucelage d'Edward en route ! » dis je

« Je ne l’aurai pas dit comme cela mais ça revient au même. » rigole la belle blonde

« Alors des idées ? »

« La première, simple mais banale. » commence Rose « Tu lui sautes dessus en sous vêtement très sexy ! »

« Mais bien sûr. » grommelai-je « C'est Edward que je veux me faire, pas Emmett ! » rigolai-je « Même si je dois avouer que s'il est aussi bien foutu que ton dessin, je prends !»

Je sais que cette phrase va la mettre de mauvaise humeur, mais c'est drôle ! Oh oui, mettre un vampire en colère, quelle bonne idée ! Tu en as d'autre comme celle-là ?

« Et pas touche l'humaine, sinon je te vide de ton sang. » grogne la blonde.

« Donc j'ai le droit de coucher avec toi mais pas avec ton mari ? » demandai-je innocemment

Bien que je n’aie pas envie de coucher avec elle !

« Parfaitement ! »

On rigole de notre bêtise.

« Bon quand vous aurez fini de dire des conneries plus grosses que le mont Everest, on pourra peut-être réfléchir sérieusement ! »

« OUI CHEF ! »

« Des idées ? Chef ? » rigole Rosalie

« Avant tout, on va se la faire subtile, je ne veux pas qu'il se braque. Merde, les filles, pensez à ma libido ! »

Après quelques heures d'idées idiotes, on en a retenu quelques-unes.

PDV EDWARD

Une semaine est passé depuis que les filles nous ont foutus dehors pour discuter tranquillement. Je me demande bien ce qu'elles ont pu se dire, vu qu'il ne nous est rien arrivé. Bizarre.

« Puis-je savoir pourquoi tout le monde me cache ses pensées ? » m'énervai-je

« Moi je ne te les cache pas ! » réplique ma petite amie dans mes bras

« Tricheuse ! » soufflais-je à son oreille avant de l'embrasser sur la joue.

« Si tu continues ainsi elle va prendre feu ! » se moquait Jasper

Pour toute réponse elle lui a tiré la langue, Jasper ressent de la fierté venant de Bella. Elle et Rosalie échangent un regard significatif.

« Ne t'en fait pas Edward, je suis de ton coté. » entendis-je les pensées d'Alice « Je vais t'aider à surmonter leur plan diabolique. Mais ne le dit pas. »

Je lui fais un bref signe de tête la remerciant. Alice confirme qu'elles ont prévu quelque chose pour ou contre moi ? Ça c'est la question.

Est-ce que cela a un rapport avec la lettre que Bella a reçue ? Est-ce qu'elle leur aurait dit et pas à moi ? Est-ce qu'elle m'a trompé ? Est-ce que c'est quelque chose de grave ? Quelque chose qui concerne notre couple ? Est-ce qu'elle a revu son ex et qu'elle s’est remise avec ? Et que maintenant ils ont une liaison cachée ? Est-ce qu'elle va retourner avec à la fin de ses études ? Après tout, elle ne veut pas être comme moi, ça serait plausible.

Je sens des lèvres chaudes sur les miennes.

« La Terre appelle Edward. »

Bella. Je la fixais, assise à califourchon sur moi, me souriant. Sourire qui disparait de plus en plus quand elle voit mon regard.

« Quoi ? » demande-t-elle prudemment

« Rien. » grognai-je

« Okay. » souffle-t-elle

Elle se pousse de moi.

« Est-ce que quelqu'un peut me ramener ? » demandait elle « Mr Edward fait la gueule. »

C'est la poêle qui se fout du chaudron là.

« Je te demande pardon ? » réplique-t-elle énervée elle aussi

Oups, j'ai pensé à voix haute

« Oui, Tu as parlé à voix haute ! » hurle-t-elle « Je te signale que MOI je ne faisais pas la gueule, Mr le lunatique ! »

On entendait un coup de klaxon. Elle s'en va, montant dans la Jeep d'Emmett.

« Je peux savoir ce que tu as encore foutu ? » m'agresse Rosalie

« Oh toi ça va ! »

« Tu vas te calmer avant que je te calme moi-même ! » s'énervait ma sœur

« Comme si tu n'étais pas au courant ! »

« Mais au courant de quoi ? » me demande-t-elle, perdue

Enervé de sa comédie je pars dans les bois, chasser un peu. Le comportement de Bella est changé depuis son retour, elle prend ses distances, comme si elle voulait passer moins de temps avec moi.

« Pourquoi Est-ce que je sens de la jalousie venant de toi ? » me demandait Jasper alors que je jette une carcasse loin de nous. « Que ce passe-t-il ? »

« Rien » grommelai-je

« … »

« Enfin si. C'est Bella. »

« Sans blague. »

« Elle est bizarre. »

« Encore plus que d'habitude ? Sérieux, tu ne t'en étais pas rendu compte, elle sort avec un vampire qu'elle aime, plus bizarre, va falloir chercher ! »

Autant ses réflexions pourraient être mal prises mais venant de Jasper c'est différent. J'esquisse un sourire.

« Va lui parler et arrête d'être jaloux, Bella ne supporte pas cela. Puis ne doute pas de son amour pour toi… »

Il se lève et enlève les feuilles de son jean's.

« L'empathe a parlé, alors va la voir et excuse toi. » m'ordonne-t-il

Il commence à partir puis se retourne.

« Et attends pas la canicule ! »

Il s'en va pour de bon. Moi je suis perdu, en colère, perdu et je crève de jalousie. Je vais attendre avant d'aller lui parler.

Trois jours sont passés, je ne