Une tromperie de l'esprit

Chapitre 1: Vérité

Je vous présente mon premier écris. Alors, Vous devez savoir plusieurs choses sur celui-ci. Je l'ai écris dans le cadre d'un cours de l'ittérature. En fait, il fut l'examen de langue maternel d'une amie qui, n'étant pas très douée avec les mots, m'a appelé à l'aide. 

Le principe de cette examen était simple. Le professeur donnait plusieur premier chapitre d'histoire et nous, les élèves, devions en inventer la suite en faisant un minimum de 20 ligne. Etant une inconditionelle de l'écriture, j'ai bien entendu largement dépacé ce quota. 


 

 

Comme d’habitude il pleuvait. Depuis mon retour d’Afrique, j’avais cette unique impression. La Belgique était le pays de la pluie. Comme le Kivu était le pays du thé. Je sentais dans mon nez, dans la plante de mes pieds, l’écho de cette terre africaine que j’avais dû abandonner en quelques heures. Ni le temps de dire adieu à mon hibou apprivoisé. Ni celui de jeter un dernier regard aux manguiers qui poussaient comme de mauvaises herbes. Même l’odeur des goyaves s’effaça de mes narines, à peine les pieds sur le tarmac. Direction la Belgique. Ma mère ne pleurait pas. Pas le temps. Elle concentrait ses efforts pour réussir son retour en Europe. Cette Europe qu’elle avait quittée il y a plus de quinze ans, après un premier exil, pour suivre Jacques, au quel toutes les femmes succombaient. Quand il la rencontra, il l’épousa. Aussi simple que cela. C’était déjà son deuxième mariage. Elle, elle y crut. Moi, Jacques, je l’ai à peine connu. Tout ce qu’il m’a donné c’est de voir le jour sur cette terre qui me prend toujours les tripes, quarante ans plus tard. Je ne quittais pas le Kivu, je m’en arrachais pour des raisons d’adultes que je ne voulais pas connaître. A quatorze ans, déjà sans père, je devenais orphelin d’un peuple, d’un pays

Un mois passa. Sous le signe de la pluie. Ma mère avait pris contacte avec les jésuites. Elle voulait de belles études pour son fils. Sa seul ambition : prouver à mon père absent que seul, sans le sou, elle ferait quelqu’un de moi. Quitte à jouer la carte catho : les Pères, c’était encore la meilleure filière pour faire des études quand on n’a pas un rond. Le premier jour de classe m’apparut tout à la fois minable, pesant, impressionnant. Tandis que je regardais tomber la pluie, lassé, déjà de ce pensionnat, le titulaire avait fait place au prof de gym. Paul, c’est son nom, était plutôt sympa. Des yeux de braise, un corps d’athlète, un sourire ravageur, même pour les gars. Du genre à vous emmener au bistrot entre les cours et à vous tirer les vers du nez. Un sacré mec. Mais ça, je l’ai su après. Aujourd’hui, Paul, le prof de gym, fait connaissance avec les nouveaux. Devos ? Présent ! Lallieux ? Présent ! Van Loo ? Van Loo ? Euh, oui, présent ! La pluie pompe mon énergie. Paul – il a demandé qu’on l’appelle Paul – scrute mon regard. Vous être bien Van Loo Michel ? Oui, m’sieur ! Votre père s’appelle Jacques ? Oui, m’sieur ! Et votre mère, Nina ? Oui, m’sieur ! Et vous rentrez du Congo ? Oui, m’sieur ! Vous viendrez me voir après les cours. Euh… oui, m’sieur. D’accord, j’avais été distrait. Mais est-ce que cela justifie une réprimande ? Le cours s’éternisait. Mes pieds étaient douloureux. Mon corps, gauche. Habitué à fouler la terre à pieds nus, à sauter dans le lac ou à grimper sur les eucalyptus, je supportais mal les contraintes. Mais nouveaux copains me semblaient frivoles. Là-bas, malgré les remontrances de s amis de ma mère, je passais le plus clair des mes après-midi à suivre Dieudonné, le fils de notre cuisinier. Rien à voir avec ces mecs qui mesuraient leur zizi aux toilettes et fumaient en cachette. Le prof siffla la fin du cours. Je sortis le dernier. Il m’attendait. C’était un lundi 5 septembre. Il était 10h32. En trois phrases, Paul m’apprit qu’il était mon demi-frère, et que ce demi-frère, que je n’avais jamais vu, avait un père : le mien. Paulo, il m’a demandé de l’appeler Paulo – après tout je n’étais pas un élève comme les autres – m’offrit ma première bière. Paul devint mon ami. Mon seul ami. Ce jour-là, il cessa de pleuvoir. Notre histoire ne faisait que commencer.

Chapitre 2: Un don

N’ayant pas eu de formation secondaire au Congo, je me retrouvai, à mes quatorze ans, en première. Mes camarades étaient donc un an, voir deux ans plus jeunes que moi et bien plus avancé dans certaine matière tel que le latin ou la religion.

Ma mère m’avait parlé anglais dés mon plus jeune âge, estimant qu’il me serait utile une fois que j’aurais quitté la maison. Mais ici en Belgique, chez ces jésuites qui me parlaient bien souvent soit en latin, soit en néerlandais, je me sentais bien plus étranger. Mon français n’était pas terrible, mais vaguement compréhensible.

De tous les profs, mon préféré restera ce demi frère qui m’était apparut et avait changé le gris du ciel de Belgique en une touche de couleur éclatante et joyeuse. Assez maigrichon, une musculature qui rasait mon ossature et très peu endurant, je m’étais plus d’une fois retrouvé à l’infirmerie pour des blessures, souvent dues à d’autres élèves, que j’attribuais ç des « accidents » de gymnastique. Paulo me disais que ce n’était pas grave lorsque je ratais les exercices. Il me disait que ça viendrait, que je me musclerais et que je deviendrais fort. Mais j’avais du mal à le croire quand je voyais les autres me bombarder de leur balle, me battaient à plate couture lors des matchs de tennis, de volley, lorsque après même pas quelques exercices de musculation, je me retrouvais déjà en nage, les muscles endolori alors que eux, eux ne suaient pas encore.

Je n’étais doué en rien. Mon orthographe était médiocre, ma grammaire pitoyable. Les math étaient une bêtes noir, une araignée que j’aurais envie d’écraser sous mes soulier, d’éliminer de la surface de la terre. La seule Histoire que je connaissais, c’était celle du Congo, de son exploitation, de l’esclavage de ce peuple qui m’avait vu naitre et grandir. Les sciences, c’était peut-être encore le seul cours avec l’anglais qui me convenait. J’aimais chercher à comprendre comment le corps humain fonctionnait, comprendre pourquoi on tombait, attiré par la terre, comprendre pourquoi le sucre disparaissait dans l’eau. Je voulais avoir les réponses à toutes mes questions. Les réponses à d’où venait la vie, comment c’est créée la terre, pourquoi j’ai la peau plus foncée. Je voulais tout savoir et cette curiosité me poussait à étudier ces branches qui me prêchaient le savoir.

Ma mère me répétait souvent que je ferais un bon chercheur, mais malgré tout, mes points rasaient les pâquerettes de très près.

Durant cette longue première année, j’ai finit par me persuadé que je n’étais qu’une erreur de la nature et que je ne serais capable de rien dans la vie. J’ai même finit par en parler avec Paulo, par lui exposer mes crainte et il se fit un devoir de me chercher un don, une activité dans laquelle je serais moi.

Il me garda souvent pendant mes heures de repas, les quelques rare heures où je n’avais pas cours, me faisant tester plus d’une activité de la mécanique à la poésie en passant par la peinture, me sport et la musique.

C’est durant ces longues heures passée à se creuser la tête jusqu’à découvrir mon rythme inné pour le jazz et plus particulièrement pour le saxophone.

Le jour où nous l’avons trouvé, ce don qui n’appartenait qu’à moi, il fit une fête énorme dans son vieille appartement, faisant couler les bières à flot et enfilant cigarette sur joins. Mes premier joins quand j’y repense, mais aussi les derniers. Même pas quelque mois après, il nous emmenait à la piscine publique pour le premier cours de natation de l’année.

A peine me fus-je retrouvée immergé que je me revis au Kivu sauté dans les lacs et nager avec les poissons. En moins de deux secondes, je me sentis enfin chez moi. J’eu enfin l’impression que le soleil léchait goulument ma peau, qu’il rayonnait en moi et me réchauffait. Je me sentais tel un poisson dans l’eau. Le moindre exercice qu’il proposait, je l’exécutais avec facilité et gaieté. Ce fut la seul activité dans laquelle je fus plus rapide et plus fort que les autres.

Un soir, alors que nous mangions tout deux au restaurant, il me proposa de faire de la compétition. Il m’affirma que j’avais mes chances et qu’avec de l’entrainement, je pouvais aller loin.

Cette idée m’effraya dans un premier temps et il le voyait. Mais après réflexions et plusieurs cours où je battais les autres, je remis la question en cause et acceptai de tenter l’expérience. 

Je me souviens parfaitement de mes premiers entrainements. On était en décembre, quelque jour avant la Noël. Paulo me trainait dans les rues glissantes de Bruxelles, parce que j’étais au collège Saint-Michel de Bruxelles, pour aller à la piscine. L’eau était froide comme jamais vous l’aurez froide. Je grelottais, mes membres étaient marbrés de bleu et mon haleine formait une buée devant mes yeux. J’avais froid… je crevais de froid. Paulo me poussait à continuer, toujours la même phrase sortait de sa bouche « Nage, tu auras chaud. » J’aurais voulus le noyer, le couler, lui verser un seau d’eau froide sur le crâne, mais quand j’y repense aujourd’hui, je le remercie grandement pour ces bon souvenir qui forme les meilleurs moments de ma vie.

Durant tout l’hiver, il me forma tôt matin et tard le soir à courir pour gagner du souffle. Il me faisait nager longtemps avec des poids accrocher à la taille pour me musclé et me rendre endurant, les pieds ou les mains lié pour que je coordonne au mieux mes mouvements. Il ne me laissait aucun répit, me poussant toujours au delà de mes forces.

Le soir, après avoir avalé un repas léger, je m’écroulais sur mon lit pour tenter de récupérer de la fatigue. Seul le dimanche était mon jour béni. Seul le dimanche me permettait de me reposer. Seul le dimanche, jour du seigneur, j’allais à la messe et j’y roupillais pendant tout l’office.

A cette époque, je ne comprenais pas le but de tous ces exercices éreintant, mais après un an, quand je me suis mesuré pour la première fois aux autres en compétition, j’ai enfin compris l’utilité.

Chapitre 3: Esprit implacable

 

Pendant un an je n’avais nagé qu’avec des plombs à ma taille, forçant toujours pour être plus rapide, pour avoir le meilleur chrono.

A ma première compétition, alors que je m’apprêtais à enfiler ma ceinture de plongée, Paulo me la pris des mains et la rangea dans mon sac : « Aujourd’hui, tu nage sans. »

Je me souviens de ma peur. Peur de l’inhabituel. Mon estomac était noué, je me sentais lourd et gauche. Et pourtant, dés que je me retrouvai sur le plongeoir, les lunettes sur mes yeux et mes cheveux bouclé caché sous mon bonnet, mon esprit se vida et je n’attendais plus que le coup de départ pour m’élancer dans ce liquide frai et accueillant.

Je me souviens de ce silence. Un silence tendu autour de moi, tout se faisait brumeux. Les sons étaient comme étouffé, ma vue comme rétrécie. Seul restait le résonnement de mon cœur dans les oreilles et les deux ovale sombre me déroulant les cinquante mètre d’eau lisse devant mes yeux. Ma respiration était calme et profonde, mes muscles près à réagir.

Premier coup de sifflet. Les dix participant en même temps agrippe les bords du plongeoir, se penche, les fesses vers le plafond et la tête tourner vers le bord opposé du bassin. 

Deuxième coup de sifflet. Par pur reflexe, j’élancé mes bras en avant, rentré la tête et poussé sur mes jambes. Le choc avec la surface liquide fut léger et je rentrai dans l’eau telle une lame aiguisée.

Je me sentais léger comme une plume et mes mouvements étaient rapides. Je sentais autour de moi les remous des autres participants. Je fis près d’un quart de la piscine sous l’eau, me propulsant avec les jambes, avant de remonter et d’entamer véritablement la course. Je respirais tout les quatre temps et puis bientôt le bord du bassin arriva. C’était une course de cent mètre. Il fallait donc que je fasse un virage rapide pour ne pas perdre de temps. Mais face à ce mur, je me sentis sans force et sans le remarquer, je ralentis ma cadence pour bien le prendre.

J’avais commis l’erreur. L’erreur de tout débutant. Celle de réfléchir pour agir. Ceux qui me suivait profitèrent de cette hésitation et me dépassèrent. J’eu beau, sur la deuxième longueur, me surpasser pour les rattraper, mais en vain. J’avais cassé mon rythme.

Sur les dix participants, j’étais arrivé cinquième. Déjà très bien pour une première et Paulo était fière de moi. Mais moi, je m’en voulais d’avoir hésité. J’aurais put faire mieux. Bien mieux que ça. J’avais presque honte de ma « performance » et décidé de m’entrainer encore plus pour être meilleur. J’avais envie de gagner. Je devais gagner. Je voulais être le meilleur.

Ce 19 août 1985, je décidai de me concentrer corps et âme dans mes entrainements au profit de mes cours. Durant ma première année chez les jésuites, je m’étais plutôt bien débrouillé. Avec mon quatorze sur vingt de moyenne, j’étais satisfait de moi au damne des professeurs qui trouvaient que je pouvais faire mieux. Mais l’année qui suivit, je délaissai mes cours, arrivant en retard, sortant la nuit de l’internat pour courir et augmenter a capacité respiratoire. J’arrivais à l’avance à la piscine pour commencer moi-même mes entrainements. Le saxophone m’aidait énormément à synchroniser ma respiration et bientôt elle devint en accord avec les pulsations de mon corps, rythmée pour les temps de mes bras entrant dans l’eau.

Au fur et à mesure de mes entrainements, après cette première compétition, je me chargeais inconsidérablement en poids avec ma ceinture de plongée et je m’obligeais à avancer sur les murs de la piscine sans crainte, pour aborder au mieux mes virages. Très vite, Paul fut étonné de mes capacité grandissante et m’encouragea à continué, me proposant à plusieurs reprise de m’inscrire à une compétition, mais à chaque fois, je refusais, déclarant que mon chronomètre n’était pas encore assez bon.

Pendant six mois, je ne fit que m’entrainer encore et toujours jusqu’à ce que j’arrive un beau jour de février à battre le record de la seul compétition que j’avais faites jusqu’à présent, chargé avec cinq poids d’un demi kilo à ma ceinture.

Paul n’était pas encore arrivé, je m’était échauffé, j’avais déjà nagé quelques longueurs et travaillé ma respiration. J’avais chargé ma ceinture au maximum que je pouvais. Je savais ça dangereux, mais je prenais les risques. A peine dans l’eau, je me sentis tiré vers le bas par le poids et me débattis pour rester la tête hors de l’eau. Montre chrono en mains, je m’étais lancé pour faire mes cent mètre le plus rapidement possible. Je me sentais glisser sur l’eau, léger et en même temps lourd, ma respiration était calme et régulière tout les quatre temps. Au premier virage, je n’hésitai pas, frappant le mur de toute mes forces et me propulsant comme un boulet dans le sens inverse jusqu’à touché enfin le mur après les cent mètre, fermant le chrono dans le même mouvement.

Le record lors de la compétition avait été d’un minute et dix seconde vingt quatre millième et je venais de le rabaisser de près de cinq seconde.

Au début, quand mon cerveau avait décodé l’information, j’ai cru qu’il avait une défaillance, qu’il s’était arrêté pendant que je nageais, mais en refaisant à nouveau les deux longueurs, le temps était proche du premier. Lorsque Paulo arriva, j’étais tellement euphorique qu’il crut d’abord que je m’étais drogué. Et dans cet état, j’avais oublié de retirer mon handicap avant son arrivée. Quand il s’en rendit compte, il devint rouge pivoine, la colère l’emportant sur ma joie. Au lieu de mon entrainement journalier ce jours la, j’eu droit à la plus belle engueulade de ma vie, ainsi qu’un exposé sur les dangers de nager avec une ceinture aussi chargée sans palme.

Il me quitta après un quart d’heure, déçut de mon comportement, me disant que quand j’aurais décidé de changer, je pourrais à nouveau reprendre mes cours avec lui.

Quand je le revis en gym, il ne m’adressa même pas la parole, me laissant me démerder dans les exercices de gymnastique qu’il nous imposait. A la fin du cours, plusieurs de mes camarades me rirent au nez, lâchant que même le prof de gym me laissait tombé, désespéré par mon inaptitude à travailler comme un bon belge.

Ce jours la, je compris que mon envie de gagner, cet esprit de compétition qui m’animait, me poussait hors des limite permise, me mettant en danger, me faisant rejeter les seules choses qui m’apporterais du bonheur : l’amitié, les amis. Depuis que j’avais sérieusement commencé mes entrainement, les rares amis qui m’entouraient, s’étaient peut à peut détourner de moi.

Seul Jovani, un nouveau de l’année, italien, restait avec moi. Toujours silencieux, il mettait une heure à sortir une phrase dans un français précaire. Il le comprenait très mal. Moi, je ne comprenais rien à l’italien. Parfois, pour me remonter le morale, je me mettais à parler dans ma langue natale.

Depuis que Paulo ne m’adressait plus la parole, la Belgique m’apparaissait à nouveau comme le pays de la pluie.

Il me fallut près d’un mois pour que je me décide enfin à me rendre à l’appartement de mon frère, parce que je le considérais comme tel et non comme un demi-frère. Pas que je ne voulais pas me faire pardonner, plutôt que j’avais peur qu’il n’accepte pas mes excuses ou qu’il refuse d’à nouveau m’entrainer. 

Je me souviens parfaitement de la phrase que j’avais composée et apprise par cœur. Et quand je me présentai devant sa porte, le cœur battant à tout rompre, qu’il avait ouvert la porte, je l’avais débité de bout en blanc, sans respirer.

« -Je viens m’excuser, j’ai été aveuglé par l’envie de gagner, mon comportement était dangereux et irresponsable. J’ai beaucoup réfléchit et je suis près à reprendre l’entrainement selon tes règles et à t’écouter jusqu’à ce que mes oreilles en saigne. »


J’avais repris mon souffle bruyamment, fixant son visage qui très vite se composa un rictus moqueur avant qu’il n’éclate de rire. Je me souviens de ce qu’il m’a répondu, je m’en souviens parfaitement.

« -Je n’ai pas compris un mot de ta tirade, mais j’accepte tes excuses. Tu as eu le courage, après un mois, de venir me trouver et me prouver que tu as repensé à tes actes. »



Doucement, Paul m’avait pris par les bras et m’avait fait relever les yeux vers lui.

«-Soit la demain au première heure à la piscine. Et je veux que cette fois on travaille pour la prochaine compétition dans un mois. »

J’avais acquiescé énergiquement et les jours suivant, comme prévus, je me rendais tôt au bassin pour pouvoir travailler.

 


 

N'hésitez pas a laisser un commentaire pour me dire ce que vous en pensez. Bonne journée à tous. A la prochaine fois =)

Chapitre 4: Se lancer

Durant toute cette année scolaire à partir du nouvel an, je fis au minimum une compétition par week-end. Et au fur et à mesure, je montais les échelons du podium jusqu’à me trouver dessus, arrivant premier à chacune de mes compétition. Paul était fier de son petit frère, et je ne me montais plus la tête pour gagner. Seul me restait ce plaisir de nager. 

Durant les années qui suivirent, je continuais mes cours, réussissant au rase motte mes examens de fin d’années et passant dans la classe supérieur grâce au seul fait que je représentais l’école dans chacun de mes concours. Et quand je fus enfin arrivé à la fin de ma rhétorique, je parti avec mon frère du côté du sud de la France pendant deux semaine.

Il m’avait proposé de l’accompagner dans la découverte d’une grotte là-bas, m’apprenant enfin sa passion à lui : la spéléologie.

Les deux semaines étaient passée rapidement, et dans l’amusement. La spéléologie me donnait des frissons et en même temps, quand je me retrouvais accroché aux parois d’un tunnel pour descendre une petite cascade, je me sentais come chez moi, comme de retour chez moi.

Après ces deux semaine, je me suis vite retrouvé dans une salle omnisport de Bruxelles, accroché au mur par un harnais et grimpant doucement jusqu’au plafond pour ensuite redescendre en rappel. Je n’avas pas de coéquipier fixe. A chaque entrainement que je faisais, le coach, un dénommé Bruce, m’assignait une nouvelle personne, cherchant après mon « âme sœur ». 

Elle ne fut pas bien longue à trouver. Un mardi, parce que c’était le mardi que je suivais mes cours d’escalade, il me proposa comme équipière un petit bout de femme qui m’arrivait à peine à la poitrine.

Je me souviens encore de m surprises quand je l’ai vue. Des cheveux Aubrun long et délicatement bouclé, de grands yeux verts qu’elle maquillait légèrement. Son corps était svelte et sculpté de muscles forts. Elle approchait de la vingtaine et quand j’ai entendu son nom la première fois, j’ai été charmé sur place. Mélanie. Un prénom d’une douceur incroyable. Un mélange de mélodie à lui tout seul. 

Le courant est vite passé entre nous. Elle m’avait déjà vu à la télé lors d’une interview pour une de ces compétitions nationale que je faisais.

Elle était étudiante en architecture d’intérieur et grande sportive. Elle rêvait d’un jour allé sur le toit du monde, de parcourir les plus grands glaciers du monde.

Dés le premier jour de note collaboration, nous avions pris nos marque d’un avec l’autre n’ayant pratiquement pas besoin de nous parler pour savoir quoi faire.

Après ce cours là, nous avions recommencé l’expérience et au finale, nous en étions arrivé à faire chaque cours tout les deux. Elle était très douée et avait commencé à l’âge de douze ans avec son père. Du coup, elle me conseillait énormément à chaque petite chose pour laquelle j’avais des difficultés.

Etrangement, lorsque j’étais en sa présence, je me sentais bien et une douce chaleur parcourait mon corps. Sensation que je n’avais jamais connue avant de la rencontrer. Quand j’en ai parlé à Paul, il m’a juste conseiller de l’inviter à prendre un café un soir après les cours. Ce que j’ai osé faire près de trois mois après qu’il me l’eu donné, et enfin de compte, ce devient vite un petit rituel. On finit même par manger l’un chez l’autre après chaque séance. 

Imperceptiblement, nous nous étions rapprochés et j’en étais venu à m’avouer qu’elle me plaisait et m’attirait.

Seulement, au fur et à mesure que je montais les échelons de la compétition autour de la Belgique, de l’Allemagne, de la Hollande et la France, il me fallait commencer à aller plus loin. Paul voulait qu’on aile en Amérique durant deux mois pour me faire connaitre de partout, mais cela voulais aussi dire devoir laisser Mélanie seul…Et je d’eu le lui annoncé rapidement.

C’était un jeudi soir, j’avais été l’attendre devant la porte de son université et ensuite invité à prendre un café.

« -Je suis désolé Mélanie, mais je vais devoir partir en Amérique pour les deux-trois prochain mois pour les compétitions… Je tenais à te le dire avant de partir parce que je t’aime… »


J’aurais voulu lui dire aussi simplement que ça que j’étais désolé et que je devais partir, mais à la place, je lui ai lâché de bout en blanc que je parais le dimanche pour le grand continent.

« -J’y vais pour les compétitions. Paul veut que je m’y fasse connaitre pour avoir le plus de chance d’être invité aux jeux olympiques. »


Sans que je m’y attende, elle s’était jetée à mon cou, me disant qu’elle ne voulait pas que je parte, ce qui me fit chaud au cœur et en même temps, ça me le serra.

« -Je reviendrai vite, je te le promet et je gagnerai pour toi. »

Dans mes bras, elle s’était vite calmée et redressée. Elle avait passé les mains sur mes joues, m’avait regardé et s’était dressée sur la pointe des pieds pour m’embrasser.

Ce jour là, mon cœur avait explosé et je m’étais juré de revenir rien que pour elle.

Chapitre 5: U.S.A.

Les U.S.A. Pays de l’argent, pays qui ne dort jamais, pays de lumière. J’y suis resté trois mois entier à nager tout les jours et deux fois par semaine, je participais à des compétitions, d’abord de base et puis de plus en plus dur et enfin contre les champions d’Amérique.

Je me classais bien. La plupart du temps sur le podium, parfois juste à côté, mais je ne me démoralisais pas. Je connaissais mes capacités, je me savais capable de faire encore mieux. Et surtout, depuis que Mélanie m’avait embrassé, j’étais sur un petit nuage et rien ne me contrariait.

Paulo, lui, stressait. Il voulait que me fasse bien voir, que je montre que j’avais du mordant, pour avoir le plus de chance d’être reprit dans une équipe.

Durant les deux premier mois, je n’avais fait que nager. Mais le troisième fut différent. Je ne concourrais plus. Je m’octroyais un peu de répits, une petite pause pour laisser mon corps récupéré

Et puis j’eu la surprise un soir de découvrir ma coéquipière sur le pas de ma porte de chambre, deux sacs à bout de bras et un magnifique sourire aux lèvres. Ce troisième mois fut entièrement consacré à nous deux e à l’escalade.

Chapitre 6: Jeux Olympique

L’année de mes vingt-et-un ans arriva vite. Je possédais mon propre appartement que je partageais avec Mélanie. Ma mère était retournée au Kivu, m’annonçant qu’elle n’en pouvait plus de l’air humide, que ça la rouillait. Moi, je m’étais adapté, mon rayon de soleil toujours au rendez-vous quand j’ouvrais les yeux.

J’étais reconnu dans toute l’Europe et mon nom n’était plus celui d’un chanteur, mais un mélange entre celui là et le sportif que je devenais. Et un jour Paul m’avait annoncé sur le pas de ma porte que j’étais qualifié pour les jeux olympique de 1988 pour la course cent mètre nage libre, la course relais par équipe et l’endurance. 

Je suis resté scotché, je suis tombé sur le cul, fin tout ce que vous voulez. Je suis resté choqué devant lui, oubliant de le faire entrer, oubliant de crier de joie, oubliant de réagir. Je n’arrivais pas à me rendre compte de ce qu’il me disait. Je voyais juste les anneaux entremêler flotté devant mes yeux, symbole de cette grande rencontre sportive. 

On était au mois de janvier et elle commençait à la mi-mai et se terminait vers la fin juin. C’est durant cette période de six semaines que je devrais concourir deux-trois fois et donner le maximum de mes capacités.

Pendant toute la durée, je devrais rester à Séoul et attendre que mon tour vienne en me préparant au mieux.

Déjà là, en janvier après le choc de la nouvelle, je me sentais stressé, angoissé. Je me rendais compte de l’honneur que j’avais d’y être invité, et c’est d’une voix rauque que j’ai déclaré à mon frère que je me ferais un honneur de m’y présenter.

Jusqu’au mois d’avril, Mélanie me réprimandait dés que je buvais un peu d’alcool où que je ne mangeais pas équilibré. A chaque fois, je riais, mais je ne répondais pas ç ses remarques.

Dans la salle de musculation, mes pensées étaient tournée vers tout ces grand champions qui avait déjà relevé le défit.

Dans la piscine, je me posais mille et une questions pour savoir ce qu’ils avaient ressenti dans l’eau. 

Quand je jouais du saxophone, je me demandais s’ils avaient eux aussi cette musique qui courait dans mes veine.

Chaque jour ne passaient sans que je me pose des questions, sans que mon esprit soit accaparé par de grand champion. Trois fois sur cette période, Mélanie et moi somme parti en France pour des entrainements d’escalade sur des cites de spéléologie. A chaque fois, elle passait les trajets, le nez plongé dans ses syllabus, à prendre des notes pour préparer ses examens. Elle était en quatrième année et avait à chaque fois réussit en première session. Elle était triste de ne pouvoir m’accompagner au Jeux Olympiques qui tombait au milieu de ses examens.

Quand je partis pour rejoindre le cite olympique avec mon frère, elle me promit de penser à moi et d’écouter la retransmission des compétitions. Ce fut six semaines de tension, de discipline pour être le meilleur, mais également six semaine merveilleuse durant lesquelles j’ai rencontré bon nombre de mes amis en natation, mais aussi dans d’autre discipline. Au finale de ces six semaine, j’avais nagé dans cinq course différente et remporter les médaille du cent mètre nage libre et sprint et je m’étais qualifier sur la troisième place dans l’endurance. 

D’un coup, le nom de mon père n’existait plus. Van Loo ne désignait plus le chanteur. Van Loo n’était plus le coureur de jupons qu’avait été mon père, mais un des plus jeune coureur olympique senior et un des plus jeune médaillé dans ma catégorie.

Quand je revins en Belgique, tout le monde dans la rue me félicitaient pour mes performances et m’encourageaient à continuer. Mais à présent, ma seul envie était le calme et avoir en fin MA famille… une famille unie.

Chapitre sept: Malchance et solitude

Mélanie était mon amour, le grand, le vrai. J’aurais put lui décrocher la lune, lui donner les fond marin. Je l’aimais d’un amour simple et pourtant si complet. Pour rien au monde je l’aurais frappée, et notre fille encore mois. Eleine /éline/. Le nom qu’on avait choisi tout les deux. Née le 28 novembre 2004. C’est un petit bout qui, aujourd’hui, aurait sept ans. Elle doit être magnifique avec ses boucles anglaises, avec ses yeux brun vert. Sa petite voix claire raisonne encore à mes pour me demander de la prendre dans mes bras. Elle doit être magnifique… 

Mélanie et moi nous sommes mariés cinq ans avant sa naissance. Après les J.O., j’ai continué les compétitions à un rythme bien moins élevé et je suis devenu coach pour de plus jeune nageur.

Quand elle eu finit ses études, je lui ai offert son rêve. J’ai préparé en secret le voyage jusqu’au mon Himalaya. J’ai payé les équipements nécessaires et un professionnel. J’avais prévus ainsi un bon grand moi de vacance rien que pour nous deux. Un mois durant lequel nous avons gravit le toit du monde. Un mois durant lequel elle n’a que sourit de bonheur. Un sourire que je n’oublierai jamais. Un sourire que j’aimerais encore voir. Un sourit qui me manque. Jamais je ne pourrai la remplacer… jamais… Elles me rattachent au présent malgré la douleur. Bientôt 2012… bientôt six ans que je ne les ai plus vue. Bientôt six ans qu’elles sont retournées en Belgique, me laissant seul au Canada. En 2005, j’avais trente-sept ans. Cela faisait quatre ans qu’on avait déménagé pour le boulot de Mélanie. Avec deux trois amis, on avait décidé de partir défier un glacier de la chaîne Columbia. Ce n’était pas la première fois, on avait déjà fait beaucoup. Mais cette fois là, alors que l’on grimpait difficilement une paroi raide, piquant nos piolet dans la glace, fixant les rivets au mur gelé. Paul, qui nous accompagnait, a glissé, choquant la corde et nous déstabilisant. Deux de mes camarades glissèrent aussi, embarqué par le poids, et m’entrainèrent aussi dans la chute. Nous nous retrouvâmes suspendus dans le vide, seulement raccroché par les rivets à la paroi monstrueuse du glacier. En dessous de nous, il n’y avait qu’un vide profond avant de rencontrer après près de dix mètre le sol dur. J’ai tenté comme je pouvais de ma balancé légèrement pour pouvoir me rapproché de la paroi et peut-être y trouver une prise, mais ça ne fit que casser la dernière accroché que je n’avais pas eu le temps de sécuriser comme il l’aurait fallut.

Paul me criait de ne plus rien tenter, de ne plus bouger, sinon nous allions tomber. Mais la chute était inévitable et la seul chose que je pus faire avant, ce fut d’envoyer un appel au secours au centre d’escalade pour les prévenir d’un accident.

Quand enfin le moment fatidique survint, nous entrainant rapidement vers le sol, ma seule pensée fut pour les deux femmes de ma vie. Je priais pour les revoir un jour, pour que rien ne leur arrive si je venais à mourir. Je ne voulais que leur bonheur. J’eu l’impression que la chute dura longtemps, trop longtemps avant de sentir le choc et un trou noir m’emporter au loin.

On a jamais sut comment, mais lorsque les secours son arrivé sur place, ils m’ont trouvé inconscient, allongé sur le corps de Paul. 

Lorsque je me suis réveillée, Mélanie m’avait apprit que ça faisait trois mois que j’étais dans le coma. Les médecins me considéraient comme un miracle. Ils me disaient que j’avais de la chance d’être encore en vie. Mais pour moi, rien n’était plus horrible. J’aurais préféré mille fois mourir au lieu de perdre mes amis et mon frère. J’aurais préféré mille fois mourir au lieu de perdre l’usage de mes jambes. Cet accident m’a changé profondément. En mon for intérieur, j’étais brisé. J’avais perdu en même temps que mon frère mes deux seuls moyens de liberté. Plus jamais je ne pourrais nager. Plus jamais je ne pourrais faire de l’escalade. Plus je m’en rendais compte, plus je m’enfonçais au plus profond de moi et plus je devenais le « fantôme » de mon être tout entier.

Après neuf mois à me soigné, Mélanie en a eu mare. Je ne faisais rien d’autre que dormir, mangé et de temps en temps, je sortais mon saxophone pour jouer. Mais le monde m’apparaissait insipide et sans attrait. Très vite, elle me fit signer les papiers du divorce et reparti, me retirant ma fille, arrachant la petite à ses racines, la rendant orpheline de père, orpheline d’un peuple et orpheline d’un pays. Mais là où elle est maintenant, elle ne trouvera pas de frère pour l’aider comme Paul à été présent pour moi.

Note de fin de l'auteur

L'histoire est belle et bien finie. Et j'ai eu le temps de la poster en entier pour votre plaisir. Ce roman biographique est une fiction pure et simple. Elle a eu pour but un examen de litérature dans le cadre des cours d'animation. 

 

Merci à vous de l'avoir lu et peut-être laisser un commentaire pour me donner votre avis. A très bientôt pour d'autre histoire je l'espère. 

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Date de dernière mise à jour : mercredi, 26 Avril 2017