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Le secret perdu du voile

Chapitre 31 : Retenue

CHAPITRES PRECEDENTS

Beta DrayMione Potter-Malfoy

- Pour notre autre problème… Celui de s’introduire chez les Malfoy.

- Oui ?

- On a une solution, mais elle ne va pas te plaire.

- Ni pour l’autre objet, rajoute Sirius, n’aimant pas l’idée que ses amis ont trouvé.

Hermione fronce les sourcils, sentant le mal de tête arriver. Pourquoi les choses ne sont-elles pas simples ?

- On sait que le Manoir Malfoy a de très bonnes protections, commence Sirius.

- Le seul moyen d’entrer est d’y être invité, rajoute Remus.

- La bonne nouvelle c’est que la famille Potter l’est, continue rapidement James devant l’air déprimé d’Hermione qui savait qu’entrer chez les Malfoy est une mission très compliquée. Après tout, Tom n’a pas élu domicile chez eux pour rien.

- Oh ?

- Et la famille Black aussi.

- Ok. Là je suis perdue.

- Le mariage de… commence James.

- Narcissa et Lucius, finit Hermione dans un murmure.

En ajoutant ses connaissances bout à bout c’est ce qui lui semble le plus logique. Ces deux-là ont fini Poudlard et il lui semble vaguement avoir vu un article dans la presse il y a quelques temps de cela.

- Oui ma cousine.

- C’est génial, vous allez pouvoir fouiller les appartement de Lucius pendant qu’ils seront tous occupés, sourit Hermione.

- Nous ? s’étonne James. Tu viens avec nous. Il est hors de question que tu nous laisses seuls pour cet horrible évènement, frisonne le maraudeur.

- Non. Il n’est pas possible… Non…

Le corps d’Hermione tremble et inconsciemment tient son bras mutilé, elle se recule et sort de la pièce en courant.

- Merde, dit Sirius, se rappelant du souvenir douloureux que la jeune femme lui a confié quelques temps plus tôt. Il était même prêt à aller tuer sa folle de cousine.

Le maraudeur part à la poursuite d’Hermione, qui les jambes tremblantes n’est pas allée très loin. Instinctivement, il la prend dans ses bras. Elle trouve facilement sa place contre son corps.

- Ne me laisse pas retourner là-bas. Je ne… dit-elle en pleurant.

- Chut. Ça ira. Je ne te laisserai pas y retourner. Jamais.

- Hermione, appelle doucement James.

La jeune femme tourne la tête vers ses deux autres amis qui ont suivi Sirius, ayant compris que quelque chose de grave s’est passé sans tout comprendre. Par contre, elle ne se recule pas des bras de Sirius qui, lui non plus est heureux de la situation et vu la gravité de celle-ci, il n’y a aucune gêne entre eux.

- Je suis désolé, je ne pensais pas que ça te…

Il fait un grand geste de la main, ne trouvant pas le bon mot.

- Sirius et moi on va gérer la situation, dit-il pour changer de situation. Après tout, je suis un futur super auror.

James se détend et sourit après avoir vu le sourire timide d’Hermione.

Au fond de la jeune femme, elle espère que James ne sera pas Auror, afin de lui éviter un destin funeste et de défier Tom. Et de toute façon, Hermione compte s’occuper de Trelawney si elle a le malheur de raconter sa foutue prophétie.

- Beaucoup mieux.

Lily, qui s’était enfin décidé à rendre la cape à son propriétaire, ne se sent plus d’y aller, surtout après ce qu’elle vient de voir. Comme lui a dit Hermione, James est plus que la personne qu’il montre et elle en a eu la preuve.

Elle va pour faire demi-tour, mais oublie qu’elle est proche d’une armure et se cogne dedans faisant du bruit qui résonne dans tout le couloir. La rousse lâche un juron bien coloré. Quelques secondes plus tard, elle est entourée de ses camarades Gryffondor.

Tout naturellement, ils laissent James et Lily tous les deux, et se dirigent vers la grande salle pour dîner avant la retenue d’Hermione.

- Tiens, dit brusquement Lily en lui rendant la cape.

Même si le sort d’Hermione est efficace, il préfère le confort de sa cape.

- Merci, rajoute Lily brusquement avant de tourner les talons et de s’éloigner de James comme s’il avait la peste.

- Si c’était à refaire, je ferai exactement la même chose.

Lily se stoppe, commençant à comprendre que James n’est pas qu’un gamin arrogant et qu’effectivement il a une part de gentillesse en lui. Elle lui adresse un bref sourire, et s’éloigne.

Du point de vue de James, les choses se sont plutôt bien passées, il y trouve même une amélioration. Il rejoint rapidement ses amis.

- Pourquoi êtes-vous invité à cet évènement ?

- Parce que les Blacks et les Potter font partis des vingt-huit sacrés, explique Sirius.

- Donc c’est une question de traditions.

- Oui, ça et montrer à tous qui a la plus grosse.

Hermione s’étouffe à moitié avec sa bouchée avant de le regarder de travers. Les joues de Sirius se colorent. Chez les moldus, cela à une signification bien précise.

- Réception et montrer l’étendue de sa fortune, se rattrape-t-il.

- Ok, donc James est invité parce qu’il est l’héritier Potter, mais toi ?

Sirius réfléchit et essaye de trouver une réponse sans lui parler de sa théorie invraisemblable.

- C’est Lord Black qui m’a ordonné d’y être. Mais je peux y aller avec les Potter.

- Ton grand-père ne semble pas être un homme qui fait les choses sans raison, dit Hermione. La question est de savoir quoi ?

Hermione le fixe lourdement, lui demandant silencieusement si dans son passé les choses s’étaient déroulées de la même façon.

- Là, je t’avoue être dans le flou total.

- Ce qui nous fait un nouveau problème à résoudre, commente Remus, ça et le fait que James sourit comme un idiot depuis qu’il nous a rejoint.

Les trois amis sourient et partent dans des conclusions farfelues.

OoO

- Miss Granger, pile à l’heure.

Le professeur se retourne dans sa salle de cours.

- Monsieur Rogue.

Hermione espère avoir mal entendu, mais en voyant son ancien/futur professeur de potion, elle n’a plus de doute et se demande vraiment comment va se passer sa retenue.

- Suivez-moi.

Leur professeur les emmène dans la salle des trophées.

- Des petits malins n’ont rien trouvé de mieux que de détériorer cette pièce. Vous allez donc la nettoyer et je vous conseille de ne pas utiliser la magie. Je reviens dans quelques heures.

Une fois la porte fermée, Hermione prend du matériel et commence à enlever les immondices collées aux vitres.

Severus, de son côté marmonne et sort sa baguette pour faire comme Hermione, mais plus rapidement. Seulement son sort n’a pas eu l’effet escompté. Toute la saleté se décolle et au lieu de partir Merlin sait où, elle vient se coller sur le Serpentard et dans le dos de la Gryffondor qui pousse un cri de surprise.

Elle se retourne vers Severus pour lui hurler dessus mais en le voyant recouvert d’un mélange de papier toilettes, d’œuf, peinture, et autres objets non identifiés, elle se dit que sa punition lui suffit.

- Moque toi Granger et je te le ferai payer, dit-il en serrant sa baguette.

Hermione va pour répondre tout en gardant son sourire pour elle, mais lorsqu’un morceau d’œuf tombe sur l’épaule de Severus dans un bruit peu ragoutant, Hermione grimace avant de pouffer de rire.

- Désolée mais c’est répugnant, dit-elle en souriant toujours.

La jeune femme ne pensait pas le voir un jour, mais le Serpentard esquisse un sourire et pas un moqueur, un joyeux.

Hermione n’ose rien dire de peur qu’il le prenne mal, alors elle reprend le travail pour en finir au plus vite.

Severus en fait de même pour se redonner une contenance, tout en se demandant ce que la Gryffondor a de spécial pour qu’il se soit détendu en sa présence, surtout que Lily était la dernière personne qui l’a vu sourire. Mais il ne devrait pas être étonné vu que Rabastan, futur adepte du mage noir, commence à avoir une autre façon de penser. Et un autre changement a marqué sa vie, les maraudeurs le laissent tranquille. Il se doute que le changement vienne de la nouvelle mais il serait tentant de se venger sur elle.

- Comptes-tu me jeter un sort ? Demande-t-elle sans se retourner.

Severus sursaute et regarde sa main qui tient sa baguette.

- Non, dit-il dans un murmure.

- Pourquoi, dit-elle en se retournant, ça serait facile. Nous sommes seuls. Et une bonne façon de te venger des maraudeurs… Puis, tu pourrais te faire remarquer auprès de certains sorciers puissants.

Hermione espère qu’elle ne va pas le pousser vers le mage noir et surtout qu’il n’a pas déjà la marque. Vu sa grimace, l’idée ne semble pas plaire au Serpentard.

- Je ne fais pas partie de ces sorciers.

- Mais tu as été approché.

- Tu sais beaucoup de choses, dit-il suspicieux.

- A l’étranger, nous sommes moins discrets sur ce qui se passe ici, se justifie-t-elle. Et c’est logique, tu es brillant potionniste qui, je suis sûre, améliore toutes les potions déjà faites en classe.

Est-ce qu’elle rêve ou les joues de Severus se sont légèrement colorées ? Non cela doit être dû à l’éclairage. Pourtant Severus sait qui il est et ne doute pas de ses compétences, par contre, il doute sûrement de lui-même. Pas étonnant vu ses parents.

- SI je te savais contre le mage noir, je penserai que tu me pousses vers le Seigneur des ténèbres.

- Je n’inciterai pas mon pire ennemi à suivre ce fou psychopathe.

- Même Pettigrew ?

Hermione lui fait un sourire un peu fou aux yeux de Severus.

- Voyons, Severus. On connaît tous les deux la position de Pettigrew. Mais j’espère que tu n’es pas dans la même situation que lui.

Severus déglutit devant son regard. Elle est parfois aussi flippante que le directeur lorsqu’il te fixe.

Oui il a été approché. Est-ce qu’il a envie de suivre les idées de Lord Voldemort. Pas spécialement. Mais est-ce que dire non est possible ? Est-ce qu’il sera respecté par tous comme le dit Bellatrix ? Cela peut aider, mais effectivement, il a vu ce mage et le regard dédaigneux qu’il porte sur les autres. Permettra-t-il à ses disciples d’atteindre la grandeur ?

Voyant les tergiversions du Serpentard, Hermione se dit qu’il est possible de sauver le futur maître des Potions.

- Il y a toujours d’autres solutions. Elles ne seront pas forcément les plus faciles mais les mieux pour ton avenir.

Severus fait un rictus mauvais.

- Et tu en sais quelque chose ?

- Tu n’imagines même pas à quel point, répond-t-elle sans se démonter. Je sais aussi que ce n’est pas ton passé qui définit ton futur et certaines erreurs peuvent être réparées.

- Où veux-tu en venir ?

La porte s’ouvre brusquement sur le professeur Fenwick faisant sursauter les deux élèves. Il se retient de rire devant l’air misérable de ses élèves.

- Je ne veux pas savoir ce qui s’est passé.

Tandis que le professeur de DCFM ramène ses élèves, le directeur rentre épuisé. Après une caresse à son phénix, il part se coucher et s’occupera de son problème demain.

Il n’est plus de première jeunesse même s’il s’est relativement amusé durant son expédition avec Maugrey.

OoO

A suivre…

Chapitre 32 : Suspicion et Plan

Beta : Dray-Mione Potter Malfoy

OoO

Tandis que le professeur de DCFM ramène ses élèves, le directeur rentre épuisé. Après une caresse à son phénix, il part se coucher et s’occupera de son problème demain.

Il n’est plus de première jeunesse même s’il s’est relativement amusé durant son expédition avec Maugrey.

OoO

- Comment s’est passé ta retenue ? Demande Remus au petit déjeuner.

- Comme une retenue, j’ai fini, sale, très sale même. D’ailleurs, j’espère que ce n’est pas vous qui avez détérioré la salle des trophées ?

- Non, promis, dit sérieusement Remus.

Hermione a appris à se méfier d’eux et les fixe tour à tour dans les yeux. Même si elle voit qu’ils ne mentent pas, elle préfère rajouter une mise en garde.

- Vous avez plutôt intérêt sinon je ne vous garantis pas une descendance, les menace Hermione.

Sirius sait qu’elle n’est pas sérieuse mais, il vaut mieux se méfier de ses représailles.

A peine sa phrase finie, un hibou se pose devant la jeune femme. N’attendant pas de réponse, l’animal s’en va. Comme à chaque courrier reçu, Hermione teste les potentiels pièges avant d’ouvrir la lettre et d’être soulagée que ça ne soit pas une menace et inquiète car elle se demande ce qu’il lui veut.

A l’autre bout de la pièce, le directeur observe le comportement de la jeune femme. Maugrey l’adorait, elle est presque autant sur ses gardes que l’auror ce qui n’est pas peu dire.

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- Dit moi Moony, tu penses que quelqu’un lui a jeté un sort ?

- Oui une jolie brune et je crains que cela soit irrémédiable mon cher Cornedrue.

Sirius s’arrête de faire les cent pas pour fusiller du regard ses deux amis.

- Relax Patmol, je suis sûr que le directeur ne va rien lui faire.

- Ce n’est pas que ça et tu le sais. L’enjeu est plus important.

- Plus important comment, questionne Remus. Vous avez été relativement flou là-dessus.

Sirius recommence à faire les cent pas et marmonne qu’Hermione ne l’a pas beaucoup plus informé. Il sait juste que dans le passé/futur le directeur a été tué à cause d’une malédiction. Et Hermione a bien précisé que ça causerait de trop gros dommage au monde si l’histoire était autant changé. Mais ça, il ne peut pas le dire à ses amis, cela lèverait trop de questions.

- Je vais faire un tour ! J’ai besoin de me dégourdir les pattes.

Une poignée de minutes plus tard, Patmol est de sortit et cours dans le parc. Être sous cette forme lui procure un bien fou. Il se sent libre et a l’impression que tous ses problèmes vont se résoudre facilement. Et être le chien lui rappelle tous les moments difficiles passés et le fait qu’il en soit sorti plus fort ; Ce qu’il ne pensait pas possible. Et Patmol lui rappelle où il est aujourd’hui et avec qui. Et en parlant de qui, ses pas le mènent à son petit frère.

Il reprend forme humaine et vient s’asseoir à côté de lui.

- Tu t’es perdu, grogne Regulus pour masquer son étonnement.

Sirius se retient de sortir une remarque acerbe. Lorsqu’il est proche de sa famille, ses mauvais côtés ressortent.

- Lorsque nous étions petits, tu trouvais toujours un petit coin dans le jardin pour te cacher, qu’importe le temps, préfère-t-il dire.

Aborder de bons souvenirs est une meilleure approche.

- Entre affronter la pluie et Mère, le choix est vite fait.

Les deux frères grimacent, entièrement d’accord. Leur mère est effrayante.

- Es-tu là uniquement pour me parler du passé ?

- Non. Je suis là parce qu’une sorcière têtue m’a envoyé un sort.

Sirius pensait faire rire son petit frère, comme avant, - c’est la raison première pour laquelle il est devenu si farceur, pour mettre quelques rires dans leur vie bien sombre - mais à la place Regulus grimace. Sirius se rend compte que ses mots peuvent vouloir dire autre chose.

- Je suis là parce mon amie m’a fait remarquer que la vie était courte et que s’éloigner des personnes à qui l’on tient est une bêtise.

Cette fois, Regulus esquisse un très léger sourire et ne doute pas une seconde que la nouvelle Gryffondor puisse mettre du plomb dans la tête de son grand frère. Et même s’il ne l’avouera pas, elle l’a fait réfléchir.

- Ta nouvelle amie semble obtenir ce qu’elle souhaite.

- Oui, sourit Sirius. Hermione sait ce qu’elle veut et est déterminée à l’obtenir. Lutter ne sert à rien.

Ils restent silencieux. Sirius en profite pour regarder le petit coin que Regulus s’est trouvé dans le parc pour être au calme. Leur silence devient gênant. La rupture familiale dure depuis longtemps pour que quelques belles paroles puissent les réunir en quelques minutes. Mais Sirius se promet de tout faire pour retrouver son frère.

- Bien, dit Sirius mal à l’aise. Je vais te laisser. On se voit plus tard.

Regulus regarde son frère s’éloigner sans dire un mot, ce qui est peut-être mieux. Il a trop de rancœur en lui. Il aurait pu gâcher le premier pas de Sirius par des mots qu’il ne pense plus. Et il attendait depuis longtemps que Sirius redevienne son frère.

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- Mr le directeur, vous souhaitiez me voir ?

- Ah miss Granger, un bonbon au citron ?

- Non merci.

Hermione regarde partout, évitant son regard et cherchant un indice, elle scrute même les mains du directeur. Albus prend cela pour un signe de stress.

- Comment allez-vous Miss Granger ? Dit-il d’une voix douce.

- Et vous ? Répond sans réfléchir Hermione.

Lorsqu’elle se rend compte de ce qu’elle vient de dire elle s’excuse faisant sourire le directeur.

- Je vais très bien, je me sens rajeuni, merci.

Pour une fois, Hermione est soulagée de l’excentricité du directeur, mais cherche le vrai sens de ses paroles parce qu’Albus choisit toujours ses mots soigneusement et bien souvent cela veut dire quelque chose. Le tout est de savoir quoi. Mais surtout Hermione espère que cela est de bon augure.

Il y a quelque chose dans l’expression de son élève qui lui dit que ce moment est important. Et son instinct ne le trompe pas.

- Bien, dit Hermione soulagée, même si elle ne le montre quasiment pas. Peut-être qu’il l’a écouté et que les choses se sont bien déroulés. En tout cas, il n’a pas de doigt noirci, mais elle va quand même surveiller ça.

- J’ai cru comprendre que vous avez eu une altercation avec Mr Pettigrew… Vous savez que ce genre de comportement n’est pas accepté à Poudlard et qu’en temps normal les punitions sont plus sévères. Mais si vous me promettez de ne pas recommencer, nous pouvons laisser les choses où elles le sont.

Hermione fixe le directeur, se demandant s’il essaye d’obtenir quelque chose d’elle comme il l’a fait avec Remus et comme il l’a fait avec Severus.

Albus se demande ce qu’il a dit pour que le visage de son élève devienne presque hostile.

- Et quand est-il de la politique contre les insultes ? A moins que Sang-de-bourbe est une autre signification que j’ignore ? Ou le harcèlement ? Parce que dès qu’il le peut, Pettigrew s’en prend à moi sans parler des autres et comme les professeurs vous l’ont sûrement rapporter et vous savez, que je ne suis pas le genre de personne à me laisser marcher sur la baguette.

Le directeur fixe la jeune femme, qui tient son regard sans sourciller, et se dit que cela fait bien longtemps que personne d’aussi jeune ne lui avait tenu tête et cela sans être irrespectueux ou grossier. De plus dans le bureau du directeur qui a de grandes protections et Albus ne doute pas que son élève est au courant.

- Je concède que je n’aurai peut-être pas dû réagir aussi violemment.

Mais elle refera exactement la même chose, se dit le directeur. Il savait en acceptant son transfert à Poudlard qu’elle ne serait pas forcément facile à gérer.

- Mr Pettigrew a été réprimandé pour cela.

- J’ai cru comprendre cela… Les rumeurs vont vite à Poudlard, dit-elle en souriant, se rappelant de la première année d’Harry.

- Les professeurs et moi feront attention à ce que ce genre de comportement soit puni sévèrement.

- Vous savez qu’il recommencera, et cela qu’importe la punition. Certaines personnes sont ainsi faites.

- Mais nous pouvons toujours essayer d’y croire.

Hermione acquiesce et admire le directeur à voir le bon côté de chacun.

- Ce n’est parce que vous dites que Fumesec est bleu que c’est le cas et cela qu’importe de fois ou vous le répétez.

- Que pensez-vous de la divination Miss Granger ?

Hermione renifle disgracieusement.

- Je pense que lorsqu’on n’a pas l’œil ce n’est qu’une science nébuleuse et sans intérêt.

Durant un bref instant Hermione se demande si le directeur n’aurait pas un soupçon la concernant.

Contre toute attente, Albus sourit.

- Votre avis est très arrêté.

- Sur ce sujet, oui. Et je vous en prie, ne me lancer pas sur les prophéties.

Fumesec pousse un cri comme s’il était amusé. Albus se tourne vers son oiseau et secoue la tête.

- Bien, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Merci Miss Granger.

Hermione se lève et se dirige vers la porte.

- C’est moi, Mr le directeur.

Pour elle s’en va, laissant le directeur interrogatif.

Hermione rentre satisfaite dans la salle commune des Gryffondors.

- Sirius n’est pas là ? s’étonne la jeune femme.

- Pourquoi je te manque, dit-il en arrivant derrière et en lui volant un baiser sur la joue.

Hermione rougit malgré elle et rejoint ses amis pour finir la soirée calmement.

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- Diadème, Coupe, Journal, Médaillon, bague, Ok, une nouvelle fois, tu me perds, commente Remus.

- Je voulais faire cette réunion avant que James et Sirius partent pour le mariage des Malfoy.

- Ce sont les objets que nous devons chercher, déduit James.

- Vous devez trouver le Journal.

- Et les autres ? Demande Remus.

- Le diadème et la bague ont été détruites. Pour les autres, nous verrons en temps et en heure.

- Il se passe quoi si ses objets ne sont pas détruits ?

- Ça sera la guerre, dit sombrement Sirius, des fantômes dans les yeux.

Tous ses amis frissonnent. Hermione se rapproche pour lui serrer la main et le fixer droit dans ses yeux.

- ça n’arrivera pas, dit-elle fermement.

Sirius soupire et pose son front sur le sien.

- On n’est pas là juste pour faire joli. On va y arriver.

Remus et James se regardent et comprennent que quelque chose de grave se passe sans tout comprendre mais ils décident de réconforter leur ami en faisant un câlin groupé. Hermione se trouve au milieu des trois garçons.

- Bon… Peux plus respirer, dit Hermione.

- Pardon, excusent-t-ils

Chacun reprend ses esprits avant qu’Hermione leur récrive le journal.

- Je ne pense pas que Lucius sache ce que c’est. Donc, il ne devrait pas être caché dans un endroit trop secret.

- Peut-on le toucher ? Demande Sirius.

James lui lance une petite réplique moqueuse.

- Oui, tu peux, mais n’écris pas dedans, sauf pour lui dire que c’est un taré psychopathe, plaisante Hermione.

- Parce qu’il va te répondre, s’étonne Remus.

- Oui, et non James, tu ne feras pas.

- Comment le détruit-on ?

- Tu as un crochet de basilic ? Tu maîtrises le Feudeymon ?

- Peut être que la salle pourrait, propose James, les yeux pétillants.

Hermione espère, mais n’y crois pas, ça serait trop facile. Et effectivement, rien ne se passe.

- Voilà qui règle la question. Le journal sera détruit comme les autres, à moins que – oui Sirius – nous ayons une autre solution.

Hermione aurait bien voulu donner plus de détails sur la demeure Malfoy mais hormis le fait qu’elle ne la connaît pas, elle ne veut pas se souvenirs de son séjour et les Maraudeurs n’insistent pas, se souvenant de la crise de la dernière fois, alors ils élaborent divers plans et cherchent des sorts qui pourraient les aider.

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A suivre…

Chapitre 33 : Le journal

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

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Hermione aurait bien voulu donner plus de détails sur la demeure Malfoy mais hormis le fait qu’elle ne la connaît pas, elle ne veut pas se souvenir de son séjour et les Maraudeurs n’insistent pas, se souvenant de la crise de la dernière fois, alors ils élaborent divers plans et cherchent des sorts qui pourraient les aider.

 

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- Les garçons, arrêtez de vous tortillez comme des vers.

- Je me sens étouffé, grimace James en tirant sur le col de sa robe.

- Parce que tu n’as pas l’habitude des cravates, s’amuse Fléamont.

- Ce n’est pas pareil, dit-il de mauvaise foi.

 

De son coté, Sirius reste silencieux et observe tout son entourage. Se retrouver entouré de futur mangemorts qui vont diviser le monde magique et gâcher la vie de milliers de personnes ne donne pas envie de se détendre et de profiter. Il préférait être en face de sa famille plutôt qu’ici.

 

Ils se trouvent tous dans l’immense jardin attendant le début de la cérémonie. Les Potter, même s’ils discutent avec des connaissances, ne sont pas beaucoup plus à l’aise que Sirius. James pour s’occuper l’esprit, revoit leur plan d’action.

 

- Tu es là, toi !, crache la mère de Sirius.

 

Sirius se retourne pour voir ses parents, et son petit frère derrière eux, à qui il fait un bref sourire.

 

- Lord Black m’a ordonné d’être présent, et il n’est pas correct de le décevoir, dit-il en fixant sa mère.

 

Sirius sait qu’à cette époque, sa mère est à son début de confinement au Square et que par conséquent, se montrer devant tout la haute société sorcière ne doit pas être goût de son grand-père qui vu le regard qu’il a fait dans leur direction, Sirius ne s’est pas trompé.

 

- Si vous voulez bien m’excuser, j’ai un présent pour ma cousine.

 

Il ne laisse personne répondre qu’il s’éloigne des Black et des Potter, mais il est rejoint par James.

 

- Tu as réellement un cadeau pour la future mariée ?

- Oui, une idée d’Hermione, elle a dit qu’avoir peu d’ennemi était une bonne chose.

 

Hermione n’a pas dit ces mots là, mais si cela peut enterrer la hache de guerre entre les Malfoy et les Gryffondors, c’est une bonne chose. Hermione n’a pas oublié ce qu’a fait Narcissa durant la guerre.

 

- Monsieur Potter, Sirius.

- Lord Black. Je vais rejoindre mes parents, dit James avant de partir.

- Grand-père.

- Tu es venu, dit le Chef de Famille Black.

- Vous semblez étonné.

- Tu me surprends, à moins que cela a voir avec une jeune femme, déduit Arcturus

 

Sirius voudrait dire que non, mais il mentirait, alors il reste silencieux ce qui vaut aussi comme un aveu.

Arcturus esquisse un sourire. Melania profite de ce moment pour les rejoindre.

 

- Oh Sirius, tu es très élégant, dit-elle en le prenant brièvement dans ses bras. Les Potter prennent bien soin de toi.

- Merci Grand-mère, et toi, tu es sublime, comme toujours… Si vous voulez bien m’excuser, je dois aller voir ma cousine, dit-il en sortant un cadeau de sa poche.

 

Si les Black en sont étonnés, ils ne le montrent pas et laisse partir Sirius qui loupe le regard que les époux se lancent.

 

Durant son trajet, Sirius en profite pour repérer les lieux. En entendant les voix à l’intérieur de la pièce, il hésite à frapper à la porte et se dit qu’Hermione va lui devoir un sacrée service. Mais il n’est pas un Gryffondor pour rien et frappe à la porte. C’est Druella, la mère de Narcissa qui ouvre la porte.

 

- Ah, tu es là, toi ! Crache-t-elle.

 

Sirius soupire et ne dit aucune formule de politesse. Il n’a jamais aimé la femme de son oncle Cygnus.

 

- Que veux-tu ?

- Comme toutes les personnes ici présentes, voir la mariée.

- Mais, elle, elle ne veut pas te voir, dit-elle faisant mine de fermer la porte, mais Sirius est plus rapide et la bloque.

 

Il sent que Druella est sur le point de sortir sa baguette, mais Narcissa l’arrête.

 

- Mère. Pas aujourd’hui. Sirius, que veux-tu ? Demande-t-elle de sa douce voix.

 

Mais Sirius ne s’y trompe pas. Sous ces airs délicats, elle peut être une vrai lionne ou un vrai serpent.

Sirius fait un sourire insolent à Druella et entre dans la pièce. Il prend même le culot de se retourner vers elle, montrant qu’elle doit partir. Sirius est étonné lorsqu’elle s’exécute, mais Narcissa, très observatrice, le voit.

 

- Lord Black t’apprécie et il a fait comprendre à toute la famille de te laisser tranquille, explique-t-elle en plaçant quelques épingles dans sa coiffure déjà bien compliquée. Que veux-tu ? Dit-elle en le fixant droit dans les yeux.

 

Sirius sort le cadeau et le lui tend. La blonde le regarde suspicieusement, et en bonne Serpentard, jette quelques sorts avant de le prendre. Sirius n’en est pas étonné.

 

- Tu peux l’ouvrir maintenant, dit-t-il quand elle le pose sur la coiffeuse

 

Narcissa fronce les sourcils, avant que son regard ne devienne calculateur. Elle ouvre délicatement le petit paquet pour découvrir deux pique à cheveux avec en tête un serpent avec l’œil vert.

 

- Merci, dit-elle sobrement comme si l’objet ne lui plaisait pas tant que ça, alors qu’elle les apprécie énormément. Peux-tu ? Dit-elle en désignant sa coiffure où elle enlève les épingles qu’elle avait mise.

 

Sirius a la confirmation qu’elle apprécie le cadeau et, si on lui demande, elle pourra toujours dire que c’est un cadeau du favori de Lord Black et que ça ne se refuse pas. Délicatement, Sirius obéit. Lorsque les deux broches sont en place, la magie opère, des petits fils vert brillant relient les épingles et descendent sur la coiffure en prenant la forme de la coiffure, sans être excessifs.

 

- A ce qu’il paraît, tu aurais une fiancée, dit-elle en admirant sa nouvelle coiffure.

 

Sirius voudrait dire que non, il ne se passe rien entre Hermione et lui, mais ça pourrait laisser une porte ouverte à des prétendants et ça, le maraudeur n’est pas sûr d’aimer cette idée.

 

- Quoi qu’il en soit, ton amie a très bon goût.

 

Sirius s’insurge théâtralement et part dans un discours sur son goût assuré pour offrir des présents aux femmes.

 

Narcissa sourit malgré elle. Sirius reste lui-même et c’est une qualité qu’elle apprécie. Peut-être que les Black ne sont pas complètement perdu. Narcissa n’est pas dupe et si Lord Black l’apprécie alors il doit se préparer quelque chose.

 

- Mais il est vrai que son bracelet est un beau bijou, dit-elle calculatrice en se levant.

 

Sirius sourit et secoue la tête. Même en dehors de Poudlard, les anciens élèves savent ce qui s’y passe.

 

- Cousine, tu es superbe, dit-il en l’admirant.

- Je sais. Merci. Tu m’accompagnes, dit-elle en prenant d’office son bras.

 

Sirius n’est pas étonné, Narcissa a souvent fait des petits caprices et étant la dernière-née, ils sont passés plus facilement. Ils passent devant Druella qui fulmine mais ne dit rien et les suit jusqu’à rejoindre Cygnus. Sirius lui donne le bras de sa fille avant de rejoindre les Potter qui se sont installés pour la cérémonie - qu’il ne suit que vaguement - perturbé par ce qu’il a ressenti lorsqu’il conduisait Narcissa dans le hall. Il s’est imaginé Hermione à la place de sa cousine et il aimait l’idée, lui qui n’avait jamais pensé au mariage, mais depuis qu’Hermione l’a rejoint dans ce monde, il voit les choses différemment.

 

C’est après, lors de la réception, que James et Sirius ont prévu de partir à la recherche du journal. Ils se font discret jusqu’à s’éclipser vers le manoir. Malheureusement pour eux, quelqu’un les a vu mais les laisse faire. Pour le moment.

 

- Bien, par où commence-t-on ?

- Voyons ce que le sort de localisation de magie noire que nous avons trouvé donne mais il faut faire attention à ne pas « attaquer » le manoir, sinon, on va être repéré, dit Sirius.

 

Ils sont interrompus par deux dames qui se dirigent aux toilettes. Les maraudeurs se cachent dans un coin et James lance le sort. Comme ils s’y attendaient, plein de points apparaissent. Mais selon leur recherche, l’Horcruxe doit avoir un point lumineux extrêmement fort. Ce doutant que l’objet n’est pas au rez-de chaussée, ils vont au premier étage. Si Lucius est un peu rusé, il ne l’a pas caché dans ses appartements et c’est tant mieux pour les maraudeurs parce qu’ils ne pensent pas que les protections les laissent entrer.

 

C’est au deuxième étage qu’ils trouvent le point lumineux le plus fort qu’ils aient vu pour le moment. Cette partie du manoir est réservé aux invités. James et Sirius ont des frissons, se disant que Tom a peut-être passé du temps dans l’une de ses suites.

 

Ils ne perdent pas de temps et se dirigent vers la pièce. Mais un problème se pose lorsqu’ils arrivent dans cette pièce. L’horcruxe étant une forme de magie noire très puissante, le sort illumine entièrement la pièce. Ils doivent donc chercher une cachette à la main.

 

C’est au bout d’un heure, après avoir retourné méthodiquement la pièce, et après quelques fausses joies, qu’ils trouvent une cachette derrière un tableau de livres. Après plusieurs essais, la porte s’ouvre pour laisser apparaître pleins d’objets douteux, mais pas le journal. Pendant que James vérifie la cachette, Sirius regarde autour de lui, ils ont fouillé intégralement la pièce. En se déplaçant un peu, il voit comme un reflex dans le tableau de livres.

 

- Cornedrue.

- Patmol ?

- Viens vers moi, dit Sirius qui fixe un point du tableau ouvert. Que vois-tu ?

- Le tableau toujours aussi moche.

- Mais encore ?

- Il y a quelque chose de louche, dit-il en s’approchant et en touchant la toile. Il y a comme une aspérité.

 

Les deux Gryffondors mettent le nez sur la toile et voit une couverture de livre qui pourrait correspondre à la description qu’Hermione en a fait.

 

- Une idée ?

- C’est toi le futur auror, dit Sirius.

- Tu as raison, dit son ami en bombant le torse.

 

James repense aux sorts qu’il a étudié pour leur expédition. Il en essaye plusieurs, mais rien ne se passe.

 

- Dommage qu’Hermione ne soit pas là.

- Oui, mais jamais elle ne mettra les pieds dans cet endroit. Et si c’était un mot de passe ?

- Je répète, dommage qu’Hermione ne soit pas là.

 

L’homme, qui les observe depuis un moment, s’amuse beaucoup de la situation, il retrouve sa jeunesse et se souvient lorsqu’il partait en expédition à Poudlard.

 

- Oui mais à nous deux, on devrait y arriver. Malfoy a dû trouver un mot qui ne se prononce pas souvent, surtout si c’est une chambre d’ami, déduit Sirius. On peut éliminer les mots moldus, bien que ça soit une super idée, ou les animaux, Malfoy les déteste. Et Serpentard, Poudlard ou autres assimilations sont trop simples.

 

James est impressionné par la déduction de son ami. Il lui arrive parfois d’oublier que même s’il est un Gryffondor, Sirius a été élevé en Serpentard.

 

- Donc mangemorts n’est pas possible, dit-il en fixant le tableau. Et vu qu’ils doivent en héberger… commente James. Et s’il aurait eu la même idée qu’Hermione ?

- Développe ?

- Gryffondor, dit James. Mais encore une fois, rien ne se passe. Il faut espérer que ce n’est pas une reconnaissance comme Hermione avait bloqué sa porte.

- Je ne pense pas, dit prudemment Sirius.

- Pourquoi ?

- Parce que…

 

Sirius ne sait que dire à son ami, ne voulant pas lui mentir. James s’approche et lui serre l’épaule.

 

- Encore quelque chose dont je ne peux avoir de réponse parce que ça engendrait d’autres questions ?

- Oui.

- T’inquiète Patmol, je comprends.

 

Sirius est soulagé et heureux que son ami le comprenne si bien. Il se voyait mal lui dire que ce sort ne serait inventé que dans quelques années.

 

- Et si c’était un mot que seul lui connaît, propose Sirius.

- Si tu me dis qu’il a inventé un mot, je te jette un sort.

- Non, il n’est pas aussi intelligent. Mais il y a des mots sur le journal et de ce que nous savons, Tom se refuse d’employer ce nom et fait tout pour le faire oublier.

- Redis-le, dit James excité en fixant le tableau.

- Quoi ? Tom.

 

Le tableau vibre ou plus précisément, une partie du tableau vibre. L’homme qui les observe est lui aussi étonné, du tableau mais aussi de l’ingéniosité dont ils ont fait preuve.

 

- C’est quoi le nom complet ?

 

Sirius s’approche du tableau.

 

- Tom Elvis Jedusor.

 

James, grâce à ses reflex de Quidditch, rattrape le journal.

 

- Ça n’a pas été trop difficile, dit James d’un ton léger.

 

Sirius sourit, amusé des pitreries de son meilleur ami, jusqu’à ce que James ne devienne plus blanc que Malfoy et fixe un point derrière Sirius. Doucement, il se retourne pour fixer l’homme qui vient d’apparaître sur le canapé.

 

- Ceci est une belle démonstration de votre ingéniosité….

 

Devant le silence et le stress des Gryffondors, l’homme continue.

 

- Soyez rassurés jeunes gens, je garderai votre petite escapade pour moi. Maintenant, redescendons avant que notre absence ne soit remarqué.

 

Docilement, Sirius et James le suivent après avoir rangé soigneusement le journal dans une des poche de la robe de James. Le groupe retourne juste à temps pour la fin de la réception et le début du dîner. Une preuve que les Malfoy voulaient faire quelque chose pour épater l’ensemble du monde sorcier.

 

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A suivre...

Chapitre 34 : Conséquence d'un passé douloureux

Beta DrayMione Potter-Malfoy

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Docilement Sirius et James le suivent après avoir rangé soigneusement le journal dans une des poche de la robe de James. Le groupe retourne juste à temps pour la fin de la réception et le début du dîner. Une preuve que les Malfoy voulaient quelque chose pour épater l’ensemble du monde sorcier.

- Où étiez-vous ? Demande Fléamont.

- Loin de tous ces Serpentards, dit James comme si c’était vrai.

N’ayant pas de place attitrée, il leur reste une place à table, Sirius, pris d’une impulsion va à la table où une grande partie des Black sont réunis. Après une bonne respiration, le Gryffondor se dirige vers son petit frère.

- Regulus, si tu le souhaites, ils nous restent une place à table, dit-il en le fixant puis avant que ses parents ne puissent dire non, il se tourne vers le chef de famille : Avec votre permission Lord Black, dit-il pour une fois respectueusement.

Il ne sait pas ce qui se passera avec Regulus dans le futur mais ça semble important pour Hermione, alors il fera tout pour que les choses se passent mieux.

Même si sa voix est respectueuse, Sirius ne peut s’empêcher de le fixer avec défi. Mais Arcturus tient son regard. Le chef de famille connaît son petit-fils et aime ce trait de caractère.

- Si Regulus le souhaite.

Le Serpentard hésite avant de le remercier et de se lever, sans jamais croiser le regard de ses parents, qui doivent être furieux et même si sa mère est folle, elle ne fera pas d’esclandre devant le chef de famille et autant de Serpentard.

- Merci, dit-il timidement à Sirius.

Sirius se rend compte pour la première fois à quel point son petit frère est meurtri par leurs parents. Preuve qu’il s’est plus soucié de lui-même mais il a grandi, alors les choses vont changer.

- De rien, dit-il en posant sa main sur son épaule.

Et ce geste ne passe pas inaperçu pour tous ceux qui savent les liens tendus envers la famille.

Vu que tous les regards sont tournés vers les frères Black, personne ne voit le presque sourire de Lord Black, ni son regard calculateur.

Le repas est au départ un peu tendu, Regulus ne se sent pas du tout à sa place, mais il n’oublie pas que ça n’a pas dû être facile pour Sirius de faire la démarche et il la pense sincère. ; alors il essaye d’engager la conversation, à la grande surprise des Potter qui ne le montrent pas, sauf James mais devant le regard d’avertissement de Sirius, il retient sa blague.

Sirius, pas beaucoup plus à l’aise que son cadet, répond en étant le plus détendu possible pour ne pas gêner son petit frère qu’il savait renfermé, si ce n’est timide.

Leur conversation reste légère, et lorsqu’il y a un blanc, ce sont les Potter qui engagent la conversation pour qu’au final le dîner ne se passe pas trop mal surtout pour Regulus qui se dit que de toute façon cela n’aurait pas été aussi horrible que de passer du temps avec ses parents.

Lorsque Regulus rejoint les Black pour partir, Sirius ne loupe le regard de Lord Black et sait qu’il n’en a pas fini avec sa famille, ce qui est un changement radical par rapport à son autre passé. Lorsqu’il a été renié par ses parents, il n’avait eu aucun contact avec qui que ce soit.

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- Si jamais vous continuer à me fixer comme ça, je vous torture et je peux vous assurer que je m’y connais… dit Hermione à bout de nerfs, ses cheveux dans tous les sens.

James et Sirius se regardent à la fois paniqués et amusés. Remus, qui est à côté d’Hermione, s’amuse de la situation et pour une fois est heureux de ne pas être dans la combine avec ses amis.

Doucement, James sort de sa poche intérieure le fameux journal et le jette sur la table basse comme s’il ne voulait pas toucher l’objet, ce qui est probablement le cas.

- Je ne sais pas vraiment ce que c’est, mais ce journal me donne la chair de poule, commente James.

Hermione fixe le journal, perdue dans ses souvenirs de deuxième année, de ce que ses amis lui ont raconté, de l’enfer que Ginny a vécu, de son cours passage dans la chambre des secrets avec Ron, de la souffrance d’Harry lorsqu’il a été rejeté par les élèves.

De loin, elle entend son nom mais n’arrive pas à se retrouver dans le présent. Tous ses souvenirs tournent de plus en plus vite, d’autres souvenirs viennent s’y ajouter la faisant paniquer un peu plus.

Les maraudeurs, eux aussi, commencent à paniquer. Sirius se rappelle ce qu’Harry lui a raconté sur sa deuxième année et s’il y rajoute les récits d’Hermione, s’inquiète pour son amie qui souffre encore de la guerre malgré l’apparence joyeuse qu’elle montre tous les jours. Elle a juste appris à mieux camoufler ses peurs, même si elle va mieux de jour en jour. Mais après tout ce qu’elle a vécu, il est normal qu’elle mette du temps à s’en remettre.

- Qu’est-ce qu’on fait ? s’inquiète Remus.

- C’est toi le cerveau de la bande, répond James, aussi paniqué.

Sirius ne dit rien, concentré sur Hermione, l’idée de l’embrasser lui traverse l’esprit mais il ne veut pas que leur premier baiser se passe de cette façon et surtout pas devant deux curieux.

Il se met devant Hermione, pose ses deux mains sur ses joues, faisant s’arrêter James et Remus qui cherchent une solution.

Sirius essaye de lui parler doucement pour la ramener avec eux, espérant que sa voix fera quelque chose et effectivement, elle semble légèrement plus calme, mais la jeune femme reste dans ses souvenirs.

- Bon, deuxième option.

- Quoi ? L’embrasser ? Propose James.

Sirius reste fixé sur la brune pour ne pas rougir. James le connaît trop et saurait qu’il y a pensé. Ses mains se posent sur les épaules d’Hermione. Il souffle un bon coup avant la secouer fortement en criant son prénom.

Hermione sursaute et reflèxe de guerre, se retrouve avec sa baguette dans la main, pointé dans le cou de son ami qui n’ose plus bouger. Le moindre geste pourrait déclencher sa peur et son sort. Rapidement, Hermione se reprend et range sa baguette, mais des ombres courent toujours dans ses yeux, ce que les maraudeurs ne loupent pas.

- Merci Merlin, dit-il en se laissant tomber sur les fesses.

Hermione hausse un sourcil devant l’air avachi de Sirius et devant le soulagement des maraudeurs.

- Tu as été longtemps dans tes pensées, explique Remus.

- Oh… Oh.

Le regard d’Hermione dérive vers le journal qu’elle finit par prendre dans sa main tremblante.

- Tu n’es pas obligée, dit Sirius.

- Si, dit-elle en touchant du bout des doigts les lettres sur la couverture. J’en ai besoin. Je dois avancer et ce n’est pas le pire des objets que nous devons trouver.

- Et c’est quoi le pire ? Demande Remus d’une voix blanche.

Parce que si ce livre met son amie dans tous ses états, il n’ose imaginer ce qui peut être pire.

- Le serpent est en tête de liste, dit-elle en frissonnant.

Non pas qu’elle est peur des serpents, mais Nagini est vraiment à part.

- Serpent ? Tu ne nous as pas parlé de serpent, dit James avec une voix bizarre.

Sirius ricane ; il sait que James n’aime pas trop ces animaux, alors que passer du temps avec loup garou pendant la pleine lune ne le dérange pas...

- Te marre pas trop toi… Selon mes recherches le serpent n’est pas encore un des objets recherchés.

- Alors, si ce n’est pas le serpent, c’est quel objet ?

- Lorsqu’on écrit dans le journal, c’est celui-là. Il prend le contrôle de ta vie, avant de te laisser mourir pour que lui puisse vivre.

Remus et James la regarde horrifiés tandis que Sirius lui serre la main, réconfortant. Il se souvient de la dernière des Weasley qui a eu la brillante idée d’écrire dedans. Sans Harry, elle serait morte.

- Débarrasse-toi rapidement de ce truc, frissonne Remus.

- Si le journal est le deuxième dangereux, je ne veux pas savoir ce que peut faire le serpent, dit James.

- Te manger vivant, ou alors te mordre et te laisser mourir dans d’atroces souffrances.

- Ok, je vais bien dormir ce soir, plaisante James.

- On va peut-être aller faire une ou deux blagues pour se remonter le moral. Blague, Hermione, rien de méchant, promis, dit Remus devant le regard d’Hermione.

Remus se lève et entraîne James avec lui, qui met du temps à comprendre que Sirius et Hermione ont besoin d’être seuls. Être observateur est une qualité dont Remus est fier.

- Tu l’as déjà vu l’œuvre, dit Sirius après quelques secondes de silence.

- Oui, Nagini a tué Rogue durant la guerre de Poudlard.

Hermione le met au défi de dire une parole méchante.

- Il… J’en reviens pas de demander ça, dit-il pour lui-même. Il a vraiment été quelqu'un de bien ?

Hermione sourit devant la grimace du maraudeur, avant de rejoindre Sirius au sol.

- Bien, peut-être pas. Il a fait ce qu’il fallait pour survivre. Mais... Même s’il s’y est pris maladroitement, il a fait des choses qui ont réellement aidé, dit Hermione d’une voix douce. Il n’a pas mérité la vie misérable qu’il a eu.

- Je ne l’aime pas.

- Personne ne te demande de l’apprécier, juste ne soit pas un petit con.

- Petit con ? Dit-il un sourcil relevé.

- Tu préfères petit con égocentrique à tendance harceleur ?

- Non, dit-il rougissant. Qui a été mangé ?

- Burbage, professeur d’étude des Moldus. Mais parlons d’autre chose. Comment s’est passé le mariage ?

- Narcissa a adoré ton cadeau.

C’est au tour d’Hermione de hausser un sourcil, étonnée de la réaction de la blonde.

- Elle ne l’a pas dit comme ça, mais oui, et oui elle sait que ça vient de toi.

Sirius lui raconte le reste de sa journée. Hermione réfléchit aux conséquences de cette journée. Les choses vont peut-être changés radicalement.

- Comment as-tu trouvé Regulus ?

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A suivre...

Chapitre 35 : Le baiser

Beta DrayMione Potter-Malfoy

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- Elle ne l’a pas dit comme ça, mais oui, et oui elle sait que ça vient de toi.

Sirius lui raconte le reste de sa journée. Hermione réfléchit aux conséquences de cette journée. Les choses vont peut-être changés radicalement.

- Comment as-tu trouvé Regulus ?

Sirius hausse un sourcil, cherchant le sens réel de la question.

- Est-ce que tu l’as trouvé… Différent ?

- Comme avoir une marque sur le bras ?

- Éventuellement, dit-elle prudemment.

La jeune femme n’est pas sûre de vouloir entendre la réponse. Sirius se frotte la nuque pendant qu’il cherche les bons mots. Il ne veut pas faire de faux espoir à son amie qui a eu une rude journée.

- Dans mon autre passé, Regulus et moi n’avions pas de contact, et lorsqu’on se croisait dans les couloirs, on s’ignorait superbement…

Hermione le fixe intensément, déstabilisant le maraudeur qui essaie de rester concentré.

- Je ne peux affirmer, mais je ne pense pas qu’il soit encore marqué. Si cela avait été le cas, mes géniteurs n’auraient pas eu l’air contrarié.

Hermione lâche un petit souffle, soulagée.

- Oui, oui, je sais, ce ne sont que des suppositions, mais tu es un ancien auror et tu as passé du temps à Azkaban, tu es plus sensible à la magie noire que les autres.

- Mon corps d’avant oui, mais celui-là est neuf.

- Peut-être que tu es moins sensible qu’avant mais ton esprit est le même. Et tes déductions viennent de ton expérience.

Sirius médite sur ses paroles, en essayant de voir le mariage sous un autre angle.

- Tu as sûrement raison.

La brune lui fait un grand sourire qui fait sourire son ami.

- Regulus m’a fait penser à… Harry.

Hermione lui prend la main, autant pour le réconforter qu’elle. L’un comme l’autre se souviennent de l’enfance misérable qu’à eu Harry et même s’il n’en parlait pas beaucoup, certains de ses gestes ou actions montraient les séquelles.

- En plus traumatisé, parce qu’Harry t’avait toi et Ronald.

Sirius, qui commence à comprendre que ses actions ont bouleversé profondément ses proches, se demande si c’était la meilleure chose à faire, que ce soit quitter la maison familiale, ne pas être le gardien du secret des Potter ou courir après le rat.

Hermione, qui voit que c’est au tour de Sirius de partir dans des sombres pensées, le prend dans ses bras, ce qui l’apaise, mais ce sont les mots de la jeune femme qui le calme.

- Pour ton propre équilibre, tu devais partir, sinon tes géniteurs t’auraient brisé et là tu n’aurais pas été en mesure d’aider tes proches, alors que là, tu as une deuxième chance, tu peux réparer les choses. Je ne pense pas qu’il soit trop tard pour lui, ni pour les autres.

Sirius acquiesce et profite de son étreinte réconfortante.

- Est-ce que tu sais quand Regulus a pris la marque ? Demande-t-il sans bouger.

- Non, mais Rogue l’a pris alors qu’il était encore à Poudlard. Et je ne pense pas qu’il soit le seul. Mais aujourd’hui les choses sont différentes. Ton petit frère est rusé, il sait que plusieurs options s’offrent à lui.

- Lesquelles ? Demande Sirius en relevant la tête de l’épaule d’Hermione, leur visage proche l’un de l’autre.

- Il y a Tom et toi, dit-elle en déglutissant avec difficulté.

Sirius, trop perturbé par sa proximité avec Hermione, n’assimile pas vraiment ce qu’elle veut dire. Quant à Hermione, elle n’argumente pas comme elle pourrait le faire à l’accoutumé, n’étant pas dans un meilleur état que Sirius. Sans qu’ils ne s’en rendent compte leurs visages se rapprochent et leur lèvres finissent par se toucher pour un baiser d’abord délicat et timide, puis plus poussé.

Lorsqu’ils se reculent, ils sont tous les deux gênés. Chacun sait l’attirance qu’il a pour l’autre mais, Sirius ne pensait pas que cela arriverait si tôt- depuis qu’il est arrivé, il sait qu’il y a quelque chose de différent avec la jeune femme- ou que ça arriverait pour Hermione, elle sait qu’elle n’est pas le genre de fille à plaire comme le sont d’autres qui attirent le regard, même si quelque chose au fond d’elle sait qu’il y a quelque chose de spécial entre eux deux.

- Je dois y aller, dit Hermione en se reculant.

Elle prend rapidement ses affaires et s’en va tout aussi vite. Une fois éloignée de la salle, elle s’arrête et s’appuie contre un mur pour reprendre ses esprits.

- Ça va Granger, on dirait que tu as vu un fantôme.

Hermione sursaute et par chance ne fait tomber aucune de ses affaires. Faire tomber le journal devant eux ne serait pas judicieux.

- Rabastan, Severus, dit-elle en guise de bonjour.

Ils restent tous les trois à se regarder sans qu’aucun ne parle. Hermione, qui est épuisée, commence à bouger pour retrouver son lit, est arrêtée par les Serpentards.

- Que voulez-vous ? Dit-elle lasse.

- Moi rien, dit Severus sarcastique, c’est lui.

Hermione se retient de pouffer de rire devant leur attitude.

- En quoi puis-je t’être utile, demande Hermione en le fixant.

- Tu es proche de Sirius, commence-t-il faisant rougir la jeune femme qui repense automatiquement au baiser. Mais par chance, les Serpentards ne font aucune réflexion, bien que vu le regard de Severus, il n’a pas loupé ce changement.

- Oui et ?

Rabastan fait un pas vers elle en regardant à droite et à gauche, pour s’assurer qu’il n’y a personne d’autre.

- Dis à ton ami de ne pas s’approcher de Regulus.

- C’est une menace ?

- Non, mais certaines personnes ont des projets pour lui.

- Et Black n’en fait pas parti, rajoute Severus.

Hermione se retient de sortir sa baguette et de les cribler de sorts.

- Vous êtes au courant que si je dis ça à Sirius, il va faire exactement le contraire… A moins que ce soit ce que vous vouliez, dit-elle en les regardant suspicieusement.

- Non Granger, répond Severus. Pas cette fois.

Les deux Serpentards commencent à s’éloigner, mais Hermione n’en a pas fini avec eux.

- Vous êtes les nouveaux recruteurs de Voldemort ? Il vous a déjà marqué ?

Hermione est décidément trop fatiguée émotionnellement pour réfléchir et dit ce qui lui passe par la tête et cette fois, c’est quitte ou double.

Ils se stoppent et se retournent doucement vers elle. Hermione s’attendait à voir de la colère, mais non, ils avaient juste perdu quelques couleurs sur leur visage ce qui rendait Severus presque translucide.

- Tu ne l’as jamais vu, il est flippant, dit Rabastan.

- Et dangereux, rajoute Severus.

- Et puissant, et mégalo, et sociopathe. Oui je sais tout ça. Parce que je l’ai déjà rencontré et je n’étais pas du bon côté de la baguette, dit-elle furieuse. C’est pour cette raison que je ne laisserais pas ce fou approcher de Regulus et toi Severus, dit-elle en s’approchant de lui, tu n’es pas poussé par ta famille, tu es libre de ton destin, veux-tu réellement être un souffre-douleur tout le restant de ta vie ? Tout ça pour du pouvoir alors que tu te moques de ses convictions ?

Hermione le fixe quelques secondes avant de se tourner vers le Serpentard qu’elle ne pensait pas apprécier un jour.

- Et toi Rabastan, ton frère est cinglé, sans parler de ta belle-sœur mais tu es majeur, personne ne doit t’obliger à faire ce que tu ne veux pas…

- J’ai beaucoup à perdre si je refuse.

- Et tu ne penses pas que tu perdras encore plus si tu le suis ? Dit-elle d’une voix plus douce.

- Et s’il me tue ? Dit-il plus inquiet.

- C’est toi qui vois, soit tu es esclave toute ta vie, soit tu meurs libre, OU tu te bats pour rester en vie… A moins qu’il soit déjà trop tard ? Dit-elle en abattant sa dernière carte.

De toute façon, au point où elle en est, autant y aller jusqu’au bout.

Son regard va de Severus à Rabastan. De ce qu’elle voit, il n’est pas encore trop tard. Mais avec ces deux-là qu’elle savait très rusés, il faut se méfier.

- Tu sais beaucoup de choses.

- Oui c’est un fait établi, dit-elle sans modestie. Je ne vous demande pas de me prouver quoi que soit – même si elle rêve d’avoir la réponse – mais demandez-vous sérieusement ce que vous voulez pour votre avenir. Une vie à Azkaban, une vie de fugitif, une vie dans la peur, ou une vie libre, où vous aurez peut-être à vous battre plus durement pour obtenir ce que vous souhaitez mais au moins vous serez maître de vos actions et vous serez amis avec qui vous voulez, dit-elle en fixant droit dans les yeux Severus qui comprend qu’elle parle d’une rousse.

Hermione se décale et se dirige vers son dortoir, mais une nouvelle fois elle est arrêtée par les Serpentards.

- Quoi enco…

Elle ne finit pas sa phrase, étant choquée de voir les deux avant-bras vierges de toute marque.

- Merci Merlin, dit-elle soulagée.

- Ce n’est pas le cas de tous les Serpentards, dit Rabastan en remettant sa manche.

- Je sais, Pettigrew est marqué, il l’aurait sur le front que ça ferait le même effet.

- Il est vrai qu’il manque cruellement de subtilité, dit Severus d’une voix qui rappelle à Hermione son professeur de Potion.

La jeune femme sourit, amusée.

- Tu serais redoutable si tu étais prof.

- Plutôt mourir, grimace Severus.

Cette fois, Hermione rigole franchement, faisant sourire malgré eux les Serpentards. Après quelques banalités, chacun retourne vers sa salle commune.

- Nous avons bien fait de lui parler à elle.

- Pourquoi ? Grogne Severus, j’ai l’impression qu’elle nous a fait dire plus de choses que l’on devrait.

- Possible, mais ne penses-tu pas qu’elle a… Raison, dit Rabastan prudemment.

- Veux-tu perdre la tête, dit Severus.

- Foutaise, je sais que tu as lancé un sort de discrétion…

- Penses-tu qu’elle est legilimens ? J’ai parfois l’impression qu’elle sait des choses, comme si elle nous connaissait ou qu’elle entrait dans nos têtes, réfléchit le futur maitre des Potions.

- Elle a peut-être un don de divination, cherche Rabastan.

- Granger ne va pas à ce cours.

- Justement, conclut-il. Mais je te concède qu’elle nous fait voir les choses autrement.

- Mais tu ne penses pas qu’elle pourrait le battre, dit Severus qui envisage toutes les possibilités pour s’en sortir.

- Toi non plus, et je pense pas que ça soit son but.

- Mais elle le fait, à sa manière, dit Severus.

- Et ce soir nous l’avons aidé. Nous voulions l’aider, sinon pourquoi serions-nous parti la voir.

- Parce que Pettigrew et sa bande d’idiots sont venus nous ordonner de le faire, rage Severus.

- Calme mon ami. Il est plus sage de rester discret.

- Nous ne pourrons passez indéfiniment à travers le filet. Il nous veut.

- Je sais, dit Rabastan sombrement.

OoO

A suivre…

Je n’avais pas prévu le baiser à ce moment ni de cette façon, mais je me suis dit pourquoi pas et vu qu’il était attendu…

Vos avis ?

Bises

Chapitre 36 : Rapprochement

Beta DrayMione Potter-Malfoy

- Parce que Pettigrew et sa bande d’idiots sont venus nous ordonner de le faire, rage Severus.

- Calme-toi mon ami. Il est plus sage de rester discret.

- Nous ne pourrons passer indéfiniment à travers le filet. Il nous veut.

- Je sais, dit Rabastan sombrement.

OoO

Je suis persuadée que vous avez déjà vu ce journal et que vous connaissez parfaitement son propriétaire.

J’espère que vous n’aurez pas la mauvaise idée de lui rendre, cela pourrait rendre nos actions passées inutiles.

Et, connaissant votre curiosité, je vous demanderai de ne pas l’assouvir. Vos réponses viendront un autre jour.

Vous savez quoi en faire.

- N’est-ce pas un peu trop direct ? s’inquiète Sirius

- Si, mais je n’ai pas la tête pour des jeux de mots et autre subtilité. Mais si tu as des suggestions, je suis pour, dit Hermione les yeux résolument fixés sur le parchemin.

- Tu as passé une mauvaise nuit Hermione, demande Remus qui voit son amie tendue.

- Ça se voit tant que ça ?

- Non, juste pour quelqu’un d’observateur, la rassure-t-il. Mange du chocolat, ça remonte toujours le moral.

- Merci Remus, dit-elle en lui souriant.

Certains pourraient être énervés de sa manie de proposer du chocolat, mais Hermione apprécie et surtout ça lui rappelle son ancien professeur qu’elle a apprécié.

Hermione retourne à son parchemin, et écrit autre chose.

S’il vous plaît n’écrivez pas dedans, je n’ai aucune envie de combattre un basilic. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

- Pas beaucoup plus subtil, grimace Sirius.

Hermione hausse les épaules, toujours sans regarder son ami. La journée va être longue. Non seulement elle n’a pas bien dormi, ses souvenirs de guerre sont venus la hanter et à cela est venu s’ajouter le baiser échangé avec Sirius, et par moment Rabastan et Severus s’y sont rajouté, ce qui donnait un joyeux mélange.

- On se voit en cours !

Hermione se lève et se dirige vers son cours de potion qui ne commence pas tout de suite mais c’est toujours mieux que d’être à côté de Sirius, vu qu’elle ne sait pas comment se comporter avec lui. Lui qui semble aller bien et faire comme si rien ne s’était passé ou comme si leur baiser ne l’avait pas perturbé.

- Qu’as-tu fait à Hermione ?

- Hein ? De quoi tu parles Moony, s’étonne Sirius.

Il a trouvé Hermione distante, et franchement, il en est étonné. Il la savait gênée, mais il ne pensait pas qu’elle le serait autant.

- Elle est bizarre, rajoute James.

- C’est peut-être avec ce qui s’est passé hier. Elle ne s’est pas complètement remise de ses évènements passés et cela l’a probablement plus perturbée qu’elle ne veut le montrer.

Sirius trouve qu’il s’en sort pas mal, ces mots peuvent avoir un double sens et il n’est pas prêt à leur parler du baiser qui, lui pour le coup, l’a fait bien dormir. Maintenant qu’il a eu un aperçu, il voudrait recommencer mais il ne pense pas qu’Hermione soit d’accord. Et comme à chaque fois que quelque chose le touche profondément, et que ce n’est pas le cas de l’autre, il fait comme si rien ne s’était passé et se comporte de manière désinvolte.

OoO

C’est en entrant dans la volière qu’elle voit Regulus assis sur les marches caressant les rapaces.

- Regulus ?

Lorsqu’il tourne le visage vers elle, Hermione voit qu’il a un œil tuméfié.

- Qui t’a fait ça ? Demande-t-elle en colère.

Il hausse les épaules.

- Ça ne te regarde pas.

Mais Hermione ne compte pas en rester là. Regulus, qui a vu son regard déterminé, veut s’échapper, mais la Gryffondor est pleine de ressources et ferme la porte d’un coup de baguette.

- J’envoie ma lettre, puis toi et moi, on parle.

Regulus n’essaye pas de bouger. Il sait qu’il n’a aucune chance. Bien qu’il ne soit qu’en sixième année, la réputation de la Gryffondor en cours est arrivée aux oreilles des plus jeunes.

Hermione attache son colis à un hibou de l’école qui s’envole vers sa destination. Elle se retourne vers le Serpentard qui semble bouder.

- Tu ressembles à ton frère. Vous avez la même tête quand vous n’obtenez pas ce que vous voulez, sourit Hermione.

Regulus reste la bouche close. Le faire parler ne va être une mission facile.

- J’imagine que ce ne sont pas les Gryffondors qui t’ont fait ça ?

- Bien sûr que non, les parfaits Gryffondors ne peuvent pas faire quelque chose de mal.

- Tu savais que Godric Gryffondor était pour son époque considéré comme un guerrier, maintenant il serait juste une brute avec une épée. J’imagine que si nous sommes dans sa maison, c’est que nous avons certains de ses traits de caractères.

- Et Salazar Serpentard, tu le décris comment ? Ne peut s’empêcher de demander Regulus qui se dit que pour une Gryffondor, elle est rusée.

- Serpentard ? Comme un homme de science, un homme rusé, parce qu’à cette époque, ce n’était pas ce que l’on attendait d’eux. Il en a subi les conséquences et il est devenu aigre avec ses semblables… Mais nous ne sommes pas eux. Je pense que la couleur de ton œil a un lien avec la conversation que j’ai eu avec deux septième années de ta maison.

- Conversation ?

- Mise en garde si tu préfères, ou menace. Donc, même si ce n’est pas lui qui a porté le coup, je parierai ma baguette que cela a un rapport avec l’attitude de Sirius à ton égard.

Hermione attend une confirmation, mais Regulus reste muet. Néanmoins, il croise les bras, comme pour se protéger.

- Je ne veux pas te dire quoi faire de ta vie, je pense que beaucoup de personne le font, mais j’espère sincèrement que ça ne va entacher la relation que tu as avec ton frère.

Voyant que la conversation n’ira pas plus loin, Hermione lève le sort et s’en va. Regulus attend quelques minutes avant d’aller rejoindre son repère.

- Parce qu’elle croit que c’est facile de leur dire non ? Dit-il pour lui-même. Et Voldemort, lui non plus n’aime pas qu’on le contredise. Comme si j’avais le choix. Comme si quelqu’un me laissait faire ce que je veux de de ma vie. Et cette Gryffondor. Elle vit dans son monde où tout est facile.

Regulus, qui était perdu dans son monologue, ne se rend compte que maintenant qu’il y a un chien assis en face de lui qui le fixe.

- Euh, salut toi.

Patmol s’avance et s’assoie juste en face de son frère et penche la tête sur le côté en sortant sa langue.

Regulus sourit et approche sa tête de la truffe du chien. Patmol ne peut pas s’en empêcher et lèche la moitié du visage de frère, ce qui après quelques réflexions est dégoûtant.

- Beurk, Sirius c’est baveux et sale.

Sirius se retransforme, étonné que son frère est découvert que c’était lui. Peut-être que tout espoir n’est pas perdu. Il s’assoie à côté du Serpentard.

- Comment as-tu su ?

- Ça fait longtemps que tu n’as pas ouvert un livre sur la noble et ancienne famille Black.

- Non j’ai toujours détesté ça, même quand Grand-père me forçait.

- Tu n’es pas le premier animagus de notre famille et pas le premier chien, ou Sinistros selon les superstitieux.

- Génial, moi qui étais fier de ma forme.

- Elle reste cool.

- Je peux t’apprendre… Enfin si tu veux.

Regulus tourne la tête étonné vers lui. Il ne doute pas de la sincérité de son frère. Sirius a toujours été ainsi.

- Et comment feras-tu ?

- Déjà, je vais avoir une explication avec ceux qui t’ont fait ça, ensuite, je ferai ce qu’il faut pour que tu ne sois plus confronter à ce genre de problème quel qu’il soit.

- Ton amie ne t’a pas parlé ?

- Mon amie, ce n’est plus cette Gryffondor ?

Regulus rougit.

- Elle peut être horripilante.

Sirius hausse un sourcil.

- Elle m’a enfermé dans la volière pour parler.

- Il y a pire que d’être enfermé avec une jolie fille, tu ne crois pas.

- Oui, dit-il les joues légèrement rouge, mais c’est la tienne.

C’est au tour de Sirius d’avoir les joues rouges. Il est rare que Regulus s’exprime si clairement surtout sur un sujet délicat.

- Je n’en suis pas si sûr, dit Sirius en pensant au comportement distant d’Hermione toute la journée. Peut-être regrette-t-elle leur baiser. Peut-être s’est-elle rendue compte qu’elle voulait juste être son amie ?

- Je ne pense pas que Lord et Lady Black aient offert un tel présent à une femme qui ne t’est pas destiné.

- Tu les as vu ?

- L’ensemble des vingt-huit sacrée l’a vu. Mais elle ne sait pas ce que ça veut dire, conclut le cadet des Black.

- Non.

- Tu devrais lui dire.

- C’est compliqué.

- Pourquoi ? Demande timidement Regulus.

- On s’est embrassés.

- Ce n’est pas la première fois...

Regulus regarde son frère qui est gêné, autant qu’il peut l’être.

- Si ? Oh, on pensait que ça faisait longtemps que vous aviez passé cette étape.

- On ?

- A peu près l’ensemble de Poudlard.

Sirius se laisse tomber au sol, étonné de la passion des adolescents pour la vie sentimentale des autres. C’est là qu’il se souvient qu’il a été adulte et qu’il pense parfois différemment des autres élèves.

- Le truc c’est que je ne sais pas si elle a apprécié.

- Je ne suis pas expert en relation, mais elle n’aime pas en parler et apparemment vous avez besoin… Puis, tu es un Gryffondor oui ou non ?

Sirius se redresse brusquement et prend rapidement son frère dans ses bras.

- Merci. Les confidences entres frères m’ont manqué.

OoO

Le lendemain Albus entre dans son bureau, il y voit un hibou endormi sur le dossier de son fauteuil. Il fait venir des biscuits et de l’eau pour l’animal qui doit être là depuis un bon moment.

Albus n’est pas étonné d’y trouvé un paquet avec une lettre.

- Qu’avons-nous là ?

Albus jette ses sorts habituels et comme d’habitude, il n’est pas piégé mais il vaut mieux être prudent. Le directeur sent que quelque chose se prépare, ce n’est pas le moment de faire une erreur.

Doucement, il déballe le paquet pour y trouver un journal avec le nom d’une personne qu’il n’est pas prêt d’oublier. Bizarrement, il est plus intrigué par la lettre et tous les mystères de son expéditeur et une nouvelle fois, il n’est pas déçu.

Vu ce que cet objet d’apparence banal peut faire, je vous conseille de le détruire le plus rapidement possible sans chercher à assouvir votre curiosité.

Mais Albus bien déterminer à savoir qui lui envoie ces objets fait des tests sur le parchemin. Cette fois, contrairement aux autres, il voit des phrases apparaître de plus en plus lisiblement.

S’il vous plaît n’écrivez pas dedans, je n’ai aucune envie de combattre un basilic. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

- Basilic ? Qu’as-tu fait Tom, soupire le directeur.

Albus baisse les yeux sur le parchemin qui laisse apparaître un autre texte :

Je suis persuadée que vous avez déjà vu ce journal et que vous connaissez parfaitement son propriétaire.

J’espère que vous n’aurez pas la mauvaise idée de lui rendre, cela pourrait rendre nos actions passées inutiles.

Et, connaissant votre curiosité, je vous demanderai de ne pas l’assouvir. Vos réponses viendront un autre jour.

Vous savez quoi en faire.

Qui que soit la personne qui lui envoie ces colis, elle a une connaissance du directeur et de Tom impressionnante. Albus se dit qu’il est heureux que cette personne soit dans son camp. Et qu’il va suivre les conseils de cette inconnue. Il a hâte de parler de cette histoire à Maugrey.

- La vie est intéressante Fumesec, tu ne trouves pas ?

OoO

Le directeur n’est pas le seul à recevoir une lettre ce matin. C’est fébrile que Sirius ouvre la lettre de son grand-père.

OoO

A suivre...

Chapitre 37 : Réconciliation

Beta : DrayMione Potter-Malfoy

OoO

Le directeur n’est pas le seul à recevoir une lettre ce matin. C’est fébrile que Sirius ouvre la lettre de son grand-père.

- Un problème ? Demande James.

- Non, Grand-père me propose un déjeuner le week-end prochain. Durant la sortie à Pré-au-lard.

- Pour toi ce n’est pas un problème ? Qu’est-ce que c’est alors ? demande Remus.

James et Sirius se jettent un regard, aucun des d’eux n’a parlé de Lord Black qui les a surpris lors du mariage. Hermione et Remus se doutent que quelque chose n’est pas normal. Hermione sait que les secrets ne sont pas une bonne chose au sein du groupe, surtout de CE groupe. Hermione jette un regard au loup-garou pour qu’il les questionne.

- Et si vous nous expliquiez, dit Remus.

- Hermione, viens avec moi, supplie Sirius, ignorant le loup-garou.

- Je ne suis pas invitée, dit-elle d’un ton sec.

- On s’en moque, dit-il comme un enfant capricieux.

- Je viens que si ton grand-père est d’accord.

Sirius déchire un morceau de parchemin et demande si Hermione peut venir. Le hibou, après avoir piqué un morceau de nourriture et bu dans le verre de Sirius, s’envole avec sa réponse.

Durant la journée, et comme la veille, Sirius et Hermione sont distants, le conseil de Regulus tourne dans la tête de son frère, mais il ne sait pas comment l’aborder, vu qu’à chaque fois qu’il essaye de parler de choses banales, la jeune femme arrive habilement à se détourner de lui.

C’est en fin de journée de James et Remus vont essayer d’aider sans le savoir.

- Nous avons un plan, commence James.

Hermione le regarde, étonnée.

- Tu sais, pour ce que nous cherchons.

- Allons dans un endroit plus discret, rajoute Remus qui regarde les élèves autour d’eux.

Remus les emmène dans un couloir peu utilisé, vers une salle de cours tout aussi peu fréquentée.

- Dis donc, Moony, comment connais-tu cet endroit, demande espiègle Sirius.

- Je t’ai demandé ce que tu faisais dans le placard avec Eleanor ? Réplique Remus.

Hermione tourne la tête vers Sirius, étonnée qu’il soit allé faire le joli cœur auprès d’autres filles. Elle ne doute pas que dans son autre jeunesse, il ait visité tous les placards du château, mais avec tout ce qu’ils ont vécu, elle aurait pensé qu’il était plus sage et plus mature.

- Sûrement la même chose que toi, quelques mois plus tard, répond au tac au tac Sirius.

- Franchement, je ne comprends pas comment vous avez fait pour sortir avec cette…

- Serpentard ? Propose Remus.

- Croqueuse d’homme ? Rajoute Sirius.

L’ancien prisonnier voit qu’Hermione n’est pas bien, encore moins que d’habitude.

- Mais c’était l’année dernière, nous sommes des hommes différents maintenant, complète Sirius l’air de rien.

Même si Hermione essaye de ne pas le montrer, elle est rassurée.

- Nous y sommes.

Remus et James laissent entrer leurs amis et ferment la porte rapidement, les enfermant à l’intérieur l’aide de sortilèges.

Hermione regarde Sirius pour la première fois depuis leur baiser. Elle peut voir qu’il veut lui parler, mais reste silencieux. Et pour une fois, elle ne veut pas savoir ce qui se passe. Une grande première pour la jeune femme avide de connaissances et de réponses.

- Y es-tu pour quelque chose ?

- Non.

Sirius a rapidement pensé qu’il pourrait lui parler, mais Hermione a d’autres plans. Depuis toujours, elle déteste être acculée ; et encore plus depuis la guerre ; à chaque fois cela s’est mal fini pour elle.

-Oh par Merlin, Sirius, nous sommes enfermés, dit théâtralement la jeune femme oubliant ses sombres pensées.

Deux options s’offrent à lui, soit la confronter, soit entrer dans son jeu. Et il n’est pas sûr de gagner, Hermione est devenue beaucoup trop maraudeur pour la confronter.

- Oh, mais qu’allons-nous pouvoir faire, répond Sirius sur le même ton, entrant de ce fait dans son jeu, ne pensant pas que ça ira bien loin.

Sirius n’abandonne pas, il trouvera le moment pour lui parler mais ce n’est pas celui-là. Finalement, il n’est peut-être pas si Gryffondor que cela.

Remus et James, qui sont derrière la porte à écouter, se disent que finalement leur plan n’est peut-être pas aussi bien qu’ils le pensaient.

- Et si on faisait exploser la porte, propose Sirius toujours sur le même ton.

James et Remus se reculent précipitamment sachant que Sirius en est tout à fait capable ; mais ne renoncent pas pour autant à les relâcher, ce dont Hermione est consciente, il faut frapper fort.

- Ou alors, fais-moi un bébé là, tout de suite, répond Hermione dramatique et énamourée, le rouges aux joues, mais amusée. Elle est déjà dans les ennuis avec leur baiser, autant continuer dans cette lancée. De toute façon, rien ne se passe comme elle se l’était imaginé.

Les trois maraudeurs sont étonnés que leur amie ait osé dire une phrase si intime. Ils ne savent pas que pour son époque, ce n’est pas quelque chose de bizarre, ni déplacé.

Une seconde plus tard, Remus et James ouvrent la porte ne voulant qu’ils se passent ce genre de chose. Se bécoter oui, mais aller plus loin, non. En voyant Sirius et Hermione chacun dans un coin de la salle, ils se rendent compte qu’ils se sont fait avoir.

Hermione sort de la pièce toute contente, mais sans le montrer, très gênée des propos qu’elle a tenu. Après tout, elle n’est pas comme le reste des élèves de son époque.

- Redoutable, commente Moony.

- Ouais… Allons manger.

- Je vous rejoins, dit Sirius, toujours assis sur une table poussiéreuse.

Ses deux amis sont étonnés, mais Moony comprend vite avec son odorat développé. Patmol a sa propre odeur, mais elle varie en fonction de ses émotions et là…

Remus ne peut que rigoler fortement.

- La ferme Moony, sinon je te découpe.

Son ami redouble ses rires, Patmol gronde sans aucun effet sur lui, mais cela permet de régler son petit problème. Quelle idée a eu Hermione de dire ce genre de phrase aussi…

- Foutu corps d’adolescent.

OoO

- Tu sais Patmol qu’on t’adore, commence James.

- Mais si tu éloignes Hermione, on te rase sous ton autre forme, dit Remus d’un ton sérieux et froid.

Même s’il a connu Azkaban, Remus fait presque aussi froid dans le dos que les détraqueurs.

- Dis Moony, as-tu pensé à devenir gardien à Azkaban ?

Remus lui envoie son oreiller dans le visage.

- Au lieu de dire des bêtises, va donc réparer tes bêtises (les tiennes).

- Mais qu’est-ce que vous avez tous, ce n’est pas de ma faute.

- Si, dirent les deux en cœur.

Même s’il n’est pas pressé d’aller la voir - de peur que les choses se passent mal et de tout gâcher entre eux – discuter leur fera du bien à tous les deux. Il descend dans la salle commune mais ne la voit pas. Lily lui dit qu’elle dans leur chambre. Voilà un problème. Il sait qu’aucun garçon ne peut entrer, mais peut-être que…

Il trouve un coin discret et se transforme en chien, espérant que son plan va marcher (marche). Et c’est très étonné qu’il se retrouve dans le couloir du dortoir des filles. Il ne reste qu’à trouver la bonne chambre. En suivant son flair, il se retrouve devant la bonne chambre et la chance doit être avec lui, car la porte n’est pas loquetée (fermée à clé). De son museau, il pousse la porte et entre prudemment dans la pièce. Hermione est concentrée sur son devoir, assise à son bureau, dos à la porte.

Sirius voudrait faire le tour de la pièce mais se retient et va s’asseoir à côté du lit de son amie. Il se demande combien de temps elle allait mettre pour se rendre compte qu’il était là, en espérant qu’elle ne tarde pas trop, parce que si Lily arrive, il ne donnerait pas cher de sa peau.

Hermione sent un courant d’air dans son dos, et tourne la tête vers la porte. D’un coup de baguette, la porte est fermée. Quelques minutes plus tard, elle boucle son devoir. Lorsqu’elle se retourne, elle sursaute en voyant un chien couché sur le sol, somnolent.

Prenant son courage à deux mains, elle se lève et le rejoint sur le sol. Ils restent dans un silence calme, jusqu’à ce que Sirius redevienne humain.

- Tu n’es pas étonnée de me voir là.

Hermione tourne la tête et le fixe avant de se mettre à sourire.

- Toi si, sourit-elle. Franchement, je pensais que tu le savais mais que tu étais également un gentleman.

- C’est une sacrée faille dans les défenses.

- Pas tant que ça, très peu d’élèves sont capables de faire ce que vous avez réussi. D’ailleurs, je suis sûre que vous avez loupé la page où il est écrit qu’il faut être un sorcier accompli avant de se lancer dans cette magie.

- Preuve que ça n’a pas été une page importante.

- Ou alors que Merlin est avec vous et que vous êtes nés sous une bonne étoile.

- Tout le monde sait que l’étoile Sirius est la meilleure.

- Vraiment ? Demande Hermione en le fixant sceptique.

- Vraiment. Ce qu’on fait de nos vies ne dépend que de nous.

Hermione médite ses paroles qui, au final, sonnent bien en elle.

- Pourquoi m’évites-tu ?

La jeune femme ferme les yeux et essaye de ne pas rougir en vain. Sirius, cette fois, ne va pas se démonter, prend sa main.

- Je ne pense pas embrasser si mal, plaisante-t-il.

- Idiot, dit-elle les yeux toujours fermés. Tu sais que ce n’est pas la raison, dit-elle cette fois en le fixant.

- Alors c’est quoi ?

- Tu ne peux pas imaginer que j’ai peur ?

Sirius ouvre la bouche et la referme. Il se dit que non, qu’Hermione ne peut (pouvait) pas avoir peur. Pas de ça, en tout cas.

- De quoi as-tu peur ?

- De tout gâcher… De l’avenir… Depuis des années, avec la guerre, je ne me voyais pas de futur, pas d’avenir et encore moins un où je serai heureuse et amoureuse… Depuis que je suis là, les choses ont changé et même si je suis bien avec ça, et bien... dit-elle avec un geste de la main avant de hausser les épaules.

Sirius, qui n’avait pas lâché sa main, caresse le dos de sa main pour essayer de la réconforter, tout en comprenant son point de vue. Elle est à l’aise à cette époque, il lui arrive d’oublier qu’elle n’en faisait pas partie et toutes les tragédies qu’elle a vécu à un si jeune âge.

- J’oublie parfois que tu as été au cœur de la guerre.

- Dans ce monde, cela m’arrive aussi… dit-elle en le fixant. Mais…

- Mais tu as peur que tout cela te soit enlevé, dit-il sombre. Il m’arrive aussi d’y penser, mais je ne ferai pas deux fois la même erreur, j’ai encore plus à perdre cette fois.

Hermione rougit et concurrence la couleur des Gryffondors.

- Je ne peux pas te promettre que tout ira bien, mais, il caresse le bracelet qu’il lui a offert, je te promets qu’on fera tout pour être heureux.

Cette fois, Hermione a les larmes aux yeux, sachant que Sirius ne dit rien qu’il ne pense pas.

- Merci, dit-elle émue.

Alors que leurs visages se rapprochent, la porte s’ouvre pour laisser entrer Lily et Mary, la seconde suivante, Sirius est de nouveau un chien et caché de l’autre côté du lit, caché.

- Hermione, que fais-tu au sol ? demande Lily.

- Je regarde le monde sous un autre angle.

- Lily aussi en aurait besoin, dit Mary d’un ton sec.

- Que s’est-il passé ?

- Rien. Je vais prendre ma douche.

Lily prend ses affaires et s’en va en claquant la porte. Hermione se tourne vers Mary, essayant de s’investir dans la vie de la rousse.

- Rogue a essayé de lui parler mais elle n’a rien voulu entendre. Parfois elle peut-être…

- Butée, têtue ?

- Oui, soupire son amie.

- Mais au final, elle se rend compte qu’écouter les autres peut être une bonne chose ?

- C’est ça… Moi aussi, je vais prendre ma douche, je suis épuisée. Enfin, Lily m’épuise.

Une fois Mary partie, Hermione en profite pour faire sortir Sirius de sa chambre qui rejoint la sienne sans encombre.

OoO

A suivre…

Chapitre 38 : Journée ordinaire

Beta : Dray Mione Potter-Malfoy

OoO

- Mais au final, elle se rend compte qu’écouter les autres peut-être une bonne chose ?

- C’est ça… Moi aussi je vais prendre ma douche, je suis épuisée. Enfin Lily m’épuise.

Une fois Mary partie, Hermione en profite pour faire sortir Sirius de sa chambre qui rejoint la sienne sans encombre.

OoO

Hermione se promène dans le parc pour profiter des premières chaleurs de l’année et de profiter de la paix que Poudlard procure. Dans quelques mois, elle devra se plonger dans la vraie vie et envisager sérieusement son avenir.

Avenir. Voilà quelque chose de nouveau. Elle avait été honnête avec Sirius dans sa chambre, elle n’avait jamais envisagé concrètement de futur. Bien sûr, elle avait des rêves, des envies de carrières, mais c’était resté des idées, des projets quand ils avaient des jours plus joyeux que les autres.

Harry se voyait auror. Hermione ne pensait pas que c’était ce qu’il voulait vraiment faire, mais plutôt ce qui était attendu pour lui, après tout, il avait fait leur job depuis des années. Ron voulait être joueur de Quidditch et Hermione, elle, rêvait de changer les choses pour les elfes, les loups-garous et quoi qu’en dise les gens, les nés moldus.

Hermione fut sortie de ses pensées à l’appel de son nom. Elle tourne la tête pour voir Mary faire des grands gestes.

Bien qu’elle aime sa solitude, elle doit aussi s’ouvrir aux autres et pour être honnête avec elle-même, elle commence à apprécier les filles, qui sont loin de ressembler à Parvati et Lavande. Même si Mary est curieuse et parfois indélicate, ses intentions ne sont pas mauvaises et n’a pas la critique facile.

Hermione s’assoie au milieu du groupe.

- De qui rêvais-tu ? Demande Mary, curieuse.

- Mary, râle Lily pour la forme.

Hermione voit que Lily est de nouveau contrariée, mais ne fait aucun commentaire. La rousse n’apprécie pas d’être acculée. Finalement, elles ont plein de points en commun, ce qui peut être une bonne chose ou alors faire des étincelles, ce qui est le cas jusqu’à maintenant.

- Je pensais à mon avenir.

- Comme nous toutes, dit Alice d’un ton doux.

Hermione aime bien Alice, elle y retrouve Neville, que ça soit dans son caractère ou dans ses gestes.

- Tu peux parler toi, tu es fiancée au futur Lord Londubat, dit Mary.

- Et ? Je ne compte pas rester à la maison, faire des enfants et sourire comme une potiche, dit Alice d’un ton sec.

- Que veux-tu faire ? Demande Hermione, qui au final n’a pas beaucoup parlé avec la future mère de Neville, à part durant les soirées d’études.

- J’aime bien l’idée d’être auror.

- C’est un bon choix de carrière, dit Hermione, bien qu’au fond d’elle, elle voudrait lui empêcher tout métier à risque, comme pour Franck et les Maraudeurs.

- Ah, tu trouves ? Demande Alice étonnée. Lorsque j’en parle, on me dit que c’est métier difficile pour une femme, que je devrais faire quelque chose de plus tranquille, moins risqué.

Hermione grimace, oubliant qu’à cette époque certaines choses sont différentes.

- C’est un métier difficile, certes, mais si c’est vraiment ce que tu veux, eh bien accroche-toi et montre à tous ces mecs que les femmes sont aussi douées qu’eux.

- Et toi, que veux-tu faire, demande Lily.

- Ah, c’est une bonne question. Je veux aider les autres, faire changer les choses, mais je ne sais pas encore comment. Et vous ?

- Travailler aux magasins de mes parents, répond Mary.

Hermione ne se souvient pas d’une Mary de son passé, et elle n’est pas sûre de l’avoir croisé.

- Professeur de Sortilège, répond Lily. J’aimais l’idée d’être guérisseuse mais, j’aime enseigner.

- Tu feras une super prof, dit Mary. Tu m’aides beaucoup.

La discussion part sur des sujets plus légers, mais Hermione ne perd pas ses réflexes et regarde autour d’elle. Et régulièrement, elle y voit Severus qui traîne pas très discrètement non loin du groupe de filles.

- Non pas que je veuille casser l’ambiance, mais que s’est-il passé avec Severus ? Il erre comme une âme en peine.

Plus personne ne parle, mais Hermione ne se dégonfle pas et fixe Lily qu’elle sait responsable.

- Severus est un idiot.

- Comme beaucoup de garçons de son âge, non ?

Lily ne trouve rien à dire à cette logique, mais fait sourire Mary et Alice.

- Pourquoi ne pas accepter de lui parler, demande Hermione.

- Je n’ai rien à lui dire, dit la rousse d’un ton sec.

- Même s’il veut te faire des excuses ?

- Ce qu’il a dit est impardonnable.

- Même s’il est réellement désolé ? Rajoute Alice.

- Oui, dit Lily moins ferme.

- Tu connais sa vie mieux que quiconque, tu ne penses pas que sa colère a eu un impact sur ses mots ? Rajoute Hermione. Et tu sais que ce qu’il a subi n’est nullement de sa faute.

Hermione et Alice voient que Lily est acculée mais pas prête à se rendre.

- Ça se voit que personne ne t’a traité de sang de bourbe !

- Lily, s’exclame Alice.

Lily regrette ses mots lorsqu’elle voit le regard déchiré d’Hermione. Quant à la brune, elle souffle un bon coup et soulève sa manche. Elle enlève le glamour et montre sa cicatrice. Lily, Mary et Alice regardent son bras.

- Oh mon dieu, Hermione qui t’a fait ça ?

- Ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui. Pour ton information, la première fois que l’on m’a insulté j’étais en deuxième année. Sois assurée que depuis, je l’ai entendu régulièrement et à chaque fois que je regarde mon bras, je le vois… Alors que toi, tu boudes parce que ton ami ne le pensait pas ? Si tu veux, on peut échanger, dit Hermione plus sèchement qu’elle ne l’aurait voulu, mais les ressentiments pour tout ce qu’elle a vécu ne sont pas si cicatrisés que ça.

Alice, qui ne connaît pas trop Hermione, se demandait quand Lily allait gagner leur joute verbale, parce que la rousse est une experte en la matière, mais finalement c’est Hermione qui gagne et en beauté, ce qui ne fait pas de mal à son amie.

- Je vous demanderai de garder ce que vous avez vu pour vous, s’il vous plaît.

- Bien sûr, dit Alice.

- Oui, dit Lily d’une voix plus timide.

- Merci.

Hermione les laisse, elle a besoin d’être un peu seule. Voir sa cicatrice la ramène un an en arrière avec les mauvais souvenirs qui accompagnent cette période.

- Hermione est l’une des meilleures élèves en Défense, je ne veux même pas imaginer comment ils ont fait pour lui faire ça, dit-Lily.

- Peut-être que c’est après qu’elle a appris à se battre.

- Non, j’ai entendu les maraudeurs en parler, selon Sirius, Hermione a toujours été redoutable avec une baguette, dit Mary qui a été choquée de la révélation d’Hermione.

Lorsqu’Hermione était arrivée, Mary ne l’avait pas aimé, la trouvait distante, prenant les gens de haut, détachée des autres et surtout elle a tout de suite été proche de Sirius. Bien que maintenant Mary soit passée à autre chose, elle n’avait pas aimé que la nouvelle ait mis le grappin sur l’un des plus beaux garçons de Poudlard.

En apprenant à la connaître, elle commençait à comprendre qu’Hermione avait eu un passé compliqué et apparemment douloureux.

- Hormis la révélation choc d’Hermione, elle a raison… Je ne dis pas de lui pardonner et que vous redeveniez amis, mais l’écouter ne coûte rien.

- Et s’il recommence ?

- Tu lui mets ton pied dans les parties et tu passes à autre chose, dit Alice ferme.

- Dans les bras d’un Gryffondor, par exemple, rajoute Mary.

Lily rougit malgré elle. Elle voudrait toujours détester James- il lui arrive parfois de regretter les mots durs qu’elle lui avait dit en fin de sixième année – elle voudrait qu’il n’ait pas changé, ça serait plus facile de ne pas l’apprécier, mais oui, il est plus mature, il a un peu changé et elle ne l’apprécie que plus, bien qu’elle fasse tout pour se convaincre que ce n’est pas le cas. Que se passerait-il si elle décide de baisser sa garde et qu’il lui briserait le cœur ? Le supporterait-elle ? Elle n’en est pas sûr et c’est ce qui la terrifie.

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- C’est ça à d’autres. Parce que je ne suis pas la seule à voir les regards que tu jettes à Potter.

- Potter est un idiot.

- C’est ça ton argument ? Demande Alice. James est élève brillant, et je trouve que les maraudeurs se sont calmés. Ce n’est pas ce que tu lui reprochais ?

Devant la mine de Lily, Alice sut qu’elle avait visé juste.

- Mouais. On verra.

OoO

- Décidément vous êtes doué pour trouver des coins reculés, grommelle le Serpentard.

Après avoir essuyer une larme, Hermione se retourne vers « l’intrus ».

- Dit le Serpentard qui a sa salle commune au fond des cachots.

- Je ne suis pas étonné que tu saches elle se trouve. Par contre, je le saurai si tu me dis que tu y es déjà entré.

- Non, mais à ce qu’il paraît la vue du lac y est superbe.

Le Serpentard secoue la tête, mais s’assoie quand même en face de la jeune femme. Il ne commente pas le fait que ses yeux sont légèrement rouges. Après tout, il se moque des déboires de la Gryffondor…

- Que fais-tu dans la forêt interdite ? Demande-t-il pour éviter de lui demander qui l’a fait pleurer.

- Et toi ? Réplique-t-elle au tac au tac.

- Voyons, les Serpentard sont des êtres sombres, nous aimons ce genre d’endroit.

Hermione hausse un sourcil.

- Tu aimes les araignées géantes ? Ou les centaures furieux ? Ou les corbeaux qui te scrutent attendant que tu tombes dans un trou pour te manger vivant ? Vous êtes quand même un peu spéciaux… A moins que ce soit pour voir une licorne ? … Ah oui, je pense que secrètement tu veux lui faire un câlin…

Le Serpentard, nullement vexé, lui jette gentiment un morceau de bois, faisant rire la jeune femme. Mais il observe différemment la jeune femme. Il est rusé et sait décrypter les gens et cette fille cache des choses, comme si elle connaissait Poudlard avant de venir ou qu’elle y avait passé des années.

- Ce ne sont que des légendes.

- Ah bon ? En es-tu sûr ? L’histoire de Poudlard dit qu’il y a des centaines de créatures, qui, à la création de Poudlard, devaient protéger les élèves.

- Ou alors tu as suivi les Maraudeurs durant leurs sorties nocturnes.

- Ou alors je suis partie seule.

- Non, tu n’es pas du genre à te jette dans les ennuis, tu es plutôt celle qui sauve tout le monde.

Hermione hausse un sourcil, étonnée de sa perspicacité, mais ne commente pas, cela pourrait devenir risqué. À la place, elle ferme les yeux et profite du calme de cet endroit. Ils restent quelques minutes en silence jusqu’à ce qu’un corbeau croasse et fasse sursauter le vert et argent.

Pour se donner contenance, il se racle la gorge et remercie silencieusement Hermione de ne faire aucun commentaire.

- Mon frère et ma belle-sœur font pression sur moi pour que j’en découvre plus sur toi.

Hermione ouvre les yeux et le fixe.

- Très Gryffondor comme comportement.

- Pas très subtil, mais je commence à te connaître et je ne pense te soutirer des informations, sauf ce que tu veux me donner.

- A quel point es-tu en mauvaise posture ? Demande très sérieusement Hermione en le fixant droit dans les yeux.

- Jusqu’à la fin de Poudlard, je dirais que je peux tenir.

Hermione se frotte le visage, perdue dans un conflit interne. Bien sûr qu’elle veut aider un adolescent qui pour le moment n’adhère pas à Voldemort mais qui plus tard, sera l’un des partisans les plus redoutables. Et le problème c’est qu’elle ne sait rien du passé de Rabastan. Quand a-t-il rejoint Voldemort ? L’a-t-il fait de son plein gré ? Ou a-t-il fini par aimer ça ? A moins qu’il ait cette noirceur au fond de lui et que quoi qu’elle fasse son destin est déjà écrit ?

- Que veulent-ils savoir ?

- Tes points faibles. Un détail sur lequel ils pourraient faire pression.

- C’est pour eux ou pour le fou de « maitre ».

- Tu n’as pas peur de lui ?

- Si, il me terrifie, mais je ne laisserai pas ma peur me dicter ma vie et encore cet être qui s’autoproclame Lord.

- Il est un Lord, affirme-t-il.

Hermione réfléchit à la façon dont elle va tourner sa réponse.

- OK. Je ne suis pas la plus experte dans ce domaine, mais pour être un Lord sorcier, ne faut-il pas faire partie des vingt-huit sacrées ? À moins que ça soit le cas ? Ou alors il fait partie d’une famille étrangère ? Avez-vous fait des recherches sur sa famille ? Sur qui il est vraiment ?

Hermione voudrait pousser plus loin, mais elle sait que sa curiosité est piquée et vu qu’il est « ami » avec Severus, elle espère qu’il lui fera part de ses découvertes. Et s’il faut, elle les mettra sur la bonne piste.

Rabastan ouvre et ferme la bouche plusieurs fois sans qu’un mot ne sorte.

- Ce n’est pas parce que tu vas dire quelque chose que cela va être vrai et qu’importe le nombre de fois tu le répètes.

- Tu adores nous dire ça.

- Si vous reteniez la leçon, je n’aurai pas besoin de le répéter…

- Il est l’héritier de Serpentard.

- Oui, mais être un héritier des fondateurs et être Lord sont deux choses différentes. Il n’est fait mention nulle part dans l’histoire des sorciers que les fondateurs ou leurs descendants étaient des Lord ou Lady.

Pour une raison inconnue, Rabastan cherche à argumenter, mais il ne trouve pas de réponse. Ce n’est pas non plus pour les idées du Lord, les sang-pur ont déjà une majorité de pouvoir sur le monde, et bien qu’avant il y réfléchissait, les nés-moldus ne sont pas une tare, ni un problème qui doit être éradiqué. Le débat sur ce sujet qu’ils ont eu en cours l’a fait réfléchir. Débat initié par Hermione qui a habilement détourné la conversation durant le cours du professeur Binns.

- Je persiste, tu aurais dû aller à Serpentard.

- Le choixpeau a hésité.

- Qu’est-ce qu’il l’a décidé ?

Inconsciemment Hermione touche son bracelet. Sirius, bien évidement. Rabastan ne pensait pas que le Choixpeau pouvait être sentimental, à moins qu’il y ait de nouveau, une raison mystérieuse.

- Par Merlin, que faites-vous là ? Grommelle Severus, de sa bonne humeur habituelle.

- J’aurai pensé que tu aimerais cet endroit, dit Hermione.

- Pourquoi ? Parce que je suis un futur mage noir en puissance ? Dit-il les dents serrées.

- Non parce qu’il y a des ingrédients rares pour potions… Et Rabastan a déjà avoué qu’il voulait faire un câlin à une licorne. Je crois que vous vous cacher derrière des airs de méchants pour cacher votre cœur tendre.

- OK Granger, il y avait quoi dans ton jus de citrouille ce matin ?

- Comment sais-tu que je bois du jus de citrouille ? Dit-elle les yeux plissés avant de rire devant la tête des Serpentards.

Voyant que Rabastan ne compte pas bouger, Severus s’installe à son tour sur le sol.

- C’est étonnant de ne pas te voir sans ta cour.

- Ma cour ?

- Les Maraudeurs.

- Sirius déjeune avec Lord Black et j’avais besoin d’être seule. J’oublie parfois qu’avoir de la compagnie remonte aussi le moral.

- Même si c’est nous.

- Oui. Et contrairement à ce que vous pouvez croire, vous êtes de bonne compagnie.

- Tu es la seule à le penser, dit Severus étonné. Jamais il n’a entendu être de bonne compagnie, sauf peut-être Lily, mais elle ne l’a jamais exprimé clairement.

Severus regarde l’endroit ils se trouvent. C’est une mini clairière, entourée de bois sombre. Il s’est déjà aventuré en lisière de forêt interdite, mais il n’avait jamais osé aller aussi loin.

- Ne t’en fais pas, les araignées géantes ne viennent jamais aussi près.

- Granger, arrête de parler de ses bestioles, grimace Rabastan.

- Tu préfères que je te parle du Basilic qui dort dans le château ?

- Granger, tu es flippante et s’il y avait un Basilic, on le saurait.

- SI ça te permet de dormir sur tes deux oreilles, alors je vais te laisser y croire…

Severus, voyant qu’Hermione va continuer de tourmenter son « ami », change de sujet.

- Comment sais-tu qu’il y a des ingrédients de potions ?

- Je sais qu’il y a un champignon qui pousse sur un arbre rare, arbre présent dans la forêt, il y a aussi l’écorce de ce même arbre, des baies, des plantes.

- Tu es allée en chercher pour ton expérience.

- J’avais effectivement besoin de quelques ingrédients présents dans cette forêt.

- Le professeur Slughorn n’a pas voulu me dire ce que tu avais inventé.

- Qui te dit que je lui ai dit.

- Il t’enverrait des lettres à longueur de journée si ce n’était pas le cas.

Hermione grimace.

- Oui je lui ai dit lorsque je me suis assurée qu’elle marche. Il veut me mettre en contact avec quelques-unes de ses connaissances pour la commercialiser. J’ai leurs noms, je verrai comment les choses vont se passer après Poudlard.

- C’est une bonne opportunité.

- On verra.

- Et quelle potion s’est ? Questionne Severus.

- Une potion que tu aurais pu inventer.

- Moi ?

- Oui toi, le plus doué en potion depuis plusieurs décennies.

- Hermione !! crie James en arrivant dans la clairière.

- Te voilà, on te cherchait partout, dit calmement Remus, qui contrairement à son ami, à sa baguette rangée.

Hermione se lève pour se mettre debout devant son ami, prêt à attaquer si les Serpentards bougent.

- James, regarde-moi. Voilà. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire.

- Mais…

- Chut. Regarde-moi. Inspire. Expire.

Il le fait plusieurs fois, pendant qu’Hermione lui retire sa baguette des mains.

- Ça y est, tu es calmé ?

- Tu me le dirais si tu avais des problèmes ?

- Oui. Je te préviendrai et te laisserai sortir l’épée de Gryffondor du Choixpeau pour aller pourfendre les méchants.

- Ça ne te réussit pas d’avoir Sirius loin de toi, s’amuse Remus.

Hermione entraîne les Gryffondors vers le château avant de s’arrêter.

-Oh Rabastan, tu peux leur dire que tous mes amis sont morts de la main de leurs partisans étrangers, que c’est un sujet toujours délicat. J’adorai que tu dises à ton frère et à ta belle-sœur qu’à notre prochaine rencontre, je les tuerai.

Hermione fait un sourire sombre avant d’emboîter le pas à James et Remus.

- Pourquoi cette fille me fait presque autant flipper que Lord Voldemort ?

- Parce qu’elle est aussi déterminée que lui, répond Severus.

- Qu’est-ce que t’ont fait Bellatrix et Rodolphus pour que tu veuilles les supprimer ?

Il y a tellement de chose à dire sur leur cruauté, mais rien qu’elle ne peut dire et qu’ils n’ont pas encore commis.

- A ton avis, qui m’a attaqué durant mon voyage pour Poudlard ?

OoO

A suivre…

Chapitre 39 : Déjeuner

- Qu’est-ce que t’ont fait Bellatrix et Rodolphus pour que tu veuilles les supprimer ?

Il y a tellement de chose à dire sur leur cruauté, mais rien qu’elle ne peut dire et qu’ils n’ont pas encore commis.

- A ton avis, qui m’a attaqué durant mon voyage pour Poudlard ?

OoO

- Je ne sais pas si cette fille est complètement folle ou brillante, commente Severus.

- Parfois les deux vont de pair. Mais si jamais je dis cela à ma famille, c’est moi qui vais subir les conséquences de ne pas l’avoir envoyé à l’infirmerie.

- Voyons comment les choses évoluent, nous avons encore quelques mois de répits, dit Severus réfléchit.

- Et après que feras-tu ?

- Je ne cache pas que l’idée de le rejoindre est séduisante et j’y ai réfléchit sérieusement, mais…

- Granger fait réfléchir.

- Ça, et la proportion de vantardise de Pettigrew à quelques avantages, grimace Severus.

- Avantages ?

- Il te montre réellement comment ça se passe et je ne suis pas sûr d’aimer ce qu’il propose.

- Mais peut-on dire non ?

OoO

Arcturus attend son petit fils au trois balais pour lui faire prendre la cheminée et les emmener déjeuner à Londres. Il est hors de question qu’ils déjeunent dans cet endroit trop brillant. L’enjeu de ces futurs moments est trop important pour Lord Black.

Sirius est à l’heure, ce qui étonne son aîné qui connaît la proportion de Sirius à énerver. Bien qu’il ne soit pas vraiment proche du Gryffondor, il a des échos de la famille et son héritier a changé pour sa septième année. Il est plus mature, plus sérieux tout en gardant sa personnalité et c’est tant mieux, car Arcturus aime son indépendance et sa façon de penser.

- Lord Black.

- Sirius. Heureux de te voir.

Sirius acquiesce. Autant pour pleins de choses il est sûr, mais là, avec son grand-père, c’est le flou complet. Il ne sait pas comment les choses vont se passer, ni si de bonnes choses vont se passer par la suite, ou si au contraire, l’avenir sera pire. Bien que quelque chose lui dit que ça ne sera pas le cas. Et il a retenu le conseil d’Hermione : de ne pas tout louper, volontairement.

C’est dans un silence relativement confortable qu’ils se rendent au restaurant. Sirius apprécie le chemin de traverse qui n’a pas encore subit les dégats de la guerre.

- C’est un très beau restaurant.

Sirius n’y était jamais rentré, hormis le fait qu’il n’avait pas les moyens, il trouvait ce genre d’endroit trop guindé, mais peut-être qu’un jour il y emmènera Hermione qui pour une occasion, appréciera.

- C’est le préféré de ta grand-mère. Ils font ses desserts préférés.

Les cartes arrivent, ils choisissent en silence. Sirius se retient de rentrer dans le vif du sujet. C’est à la moitié de son entrée qu’il se lance.

- Pourquoi ce déjeuner ?

Arcturus sourit.

- Je me demandais combien de temps tu tiendrais.

- Ai-je échoué ?

- Non. Tu es qui tu es et l’assumes, c’est quelque chose que j’apprécie.

- Vous êtes venus m’étudier.

- Sache que je n’approuve pas la décision de tes parents, mais même en tant que Lord, je n’ai aucun pouvoir la dessus, concède Arcturus.

Le chef de famille doit lâcher quelques informations s’il ne veut pas que Sirius parte avant la fin de leur déjeuner. Il veut savoir pourquoi Sirius et James Potter fouillaient le Manoir Malfoy et ce qu’ils comptent faire de ce livre trop bien caché.

- Leur décision a été une bonne chose pour mon bien être personnel. La seule chose que je regrette c’est que Regulus n’ait pas eu cette chance.

Arcturus est étonné de l’aveu de son descendant. Il ne pensait pas les frères proches et surtout il ne sait pas à quel point les enfants d’Orion ont eu une enfance chaotique.

Le déjeuner continue sur une conversation plus légère.

C’est en attendant le dessert que Sirius se lance. Il n’oublie pas que son grand-père pourrait les aider dans leur quête.

- Que pouvez vous me dire sur le médaillon de Salazar Serpentard, demande Sirius.

Arcturus est étonné de la franchise de son petit fils. Il oublie parfois que son héritier est plus Gryffondor que Serpentard, ou alors il fréquente trop de personnes fourbes et oublies que tout le monde n’est pas manipulateur.

- T’intéresses-tu à ton héritage ?

Avant, il aurait dit « non » sans la moindre hésitation, mais depuis son retour dans ce corps d’adolescent et surtout depuis qu’Hermione est là, il réfléchit autrement et se rend compte que tout n’est pas mauvais dans sa famille.

- Parce que j’en ai un ? Demande Sirius provocateur.

Il sait que dans le futur, il hérite de tout, mais son passé est en train de changer.

Contre toute attente, Arcturus lâche un léger rire.

- Ah Sirius, tu m’as toujours étonné.

- Je ne sais pas comment je dois le prendre.

- Comme quelque chose de bien.

Ils restent quelques minutes en silence, Le serveur arrive avec leur dessert. Ils commencent à manger. Sirius comprend pourquoi sa grand-mère aime cet endroit. Le dessert est délicieux.

- Comment va ton amie, Miss Granger ?

- Si vous l’aviez autorisé, vous auriez pu lui poser vous-même la question.

Arcturus ne s’offusque pas du ton de son petit-fils. Avec une autre personne de sa famille, il lui aurait rappelé qui il est, mais c’est ce qu’il attend de Sirius, il veut un futur Lord fort pour sa famille, il veut un homme qui ne se laisse pas faire et ne plie devant personne.

- Quelles sont tes intentions envers cette jeune femme ?

Sirius pose ses couverts et réfléchit à la réponse qu’il va donner. Il pourrait jouer rusé, mais son cerveau ne fonctionne pas correctement face à son grand-père. C’est une nouveauté et il est un peu tendu d’être en face de lui. Après tout dans son passé, lorsqu’il a été renié, personne ne lui a parlé et encore moins poliment.

- J’ai interrogé Regulus à son sujet et j’ai été étonné des mots qu’il a eu à son égard… Soi rassuré, ton cadet n’en pense que du bien.

- Vraiment ? s’étonne Sirius.

- Ton frère la trouve obtuse, mais je trouve que cela est une qualité.

- Elle l’est, dit-il avec un sourire. Et oui, j’apprécie passer du temps en sa compagnie.

- Bien.

Sirius attend d’être à la moitié de son dessert pour parler des boucles d’oreilles.

- Bien. Pour quelles raisons ? Parce que vous avez décidé quelle serait ma future femme, ou bien parce que vous êtes heureux pour moi ?

Arcturus ne pensait pas que Sirius oserait être aussi direct sur ce sujet.

- Peut-être est-elle promise à un autre Black, s’amuse Arcturus sans le montrer à Sirius.

Lord Black veut voir à quel point les nerfs de son héritier sont solides et il n’est pas déçu. Sirius lui fait lui son sourire le plus Serpentard possible et se détend.

- Vous saviez que Regulus et moi essayons de passer du temps ensemble pour réparer les erreurs de nos géniteurs ? Oui vous le savez, rien ne vous échappe… J’admets bien volontiers qu’il est beaucoup plus renseigné sur les coutumes des Nobles et Anciennes Familles ; mais il m’a permis d’éclaircir un point qui me perturbait depuis les environs de Noël.

- Et quel est ce point, demande-t-il impressionné par son éloquence et sa manipulation. Il l’a amené précisément ou il voulait.

- Ce dessert est délicieux, j’adore les glaces… Si jamais Hermione était promise à un autre homme, je pense que le reste de la famille Black vivra un enfer.

- Est-ce une menace ?

- Non, mais Hermione peut être très inventive lorsqu’il s’agit de tourmenter les autres. Et je l’y aiderais avec grand plaisir… Mais nous savons tous les deux que ce cas de figure n’arrivera jamais, conclut-il tranquillement.

Avant de se quitter, Arcturus conclut leur déjeuner :

- Parce que nous sommes heureux pour toi.

Il lui serre l’épaule avec que les deux hommes ne se séparent. Sirius se dirige tranquillement vers la cheminée et avant de rejoindre pré-au-lard, il sort de sa poche la bague d’héritier. Décidément son passé est bien chamboulé.

En rentrant au château, il fait tourner la bague dans ses doigts. Il se souvient qu’elle est apparut sur sa table de nuit, chez les Potter, quelques jours après Noël, après avoir réfléchit à l’implication du cadeau de ses grands-parents.

Mais c’est Regulus qui a clarifié les choses deux jours avant le déjeuner. Son frère lui a expliqué que la bague était apparut parce que la magie familiale l’avait senti prêt à endosser ce rôle, chose qui n’était pas arrivé dans son passé. Il aurait peut-être dû parce que lorsque le bijou est en contact avec sa peau, il sent cette puissante magie et n’est pas sûr de vouloir savoir ce que ça fait de la mettre.

Avant d’arriver au château, il la remet dans sa poche et jette un sort dessus. Il n’est pas près à en parler à ses amis, seul Regulus est au courant.

De son côté Arcturus rentre au Square, se demande pourquoi Sirius est intéressé par le médaillon de Salazar. Mais peut-être y a-t-il une concordance entre cet objet et celui trouvé au Manoir Malfoy. Arcturus n’a pas eu le temps de voir ce qui était écrit sur la couverture du livre et ses recherches jusqu’à présent n’ont rien donné. Et il n’a pas trouvé le bon moment pour poser lui-même ses propres questions. Qu’importe, cela lui fera une bonne raison d’organiser un autre repas et cette fois il conviera probablement Miss Granger.

En entrant dans cette maison qu’il déteste, il la trouve bien calme.

- Qu’est-ce qu’elle a encore inventé. Orion !

- Père, vous ici.

- Je dérange peut-être ? Dit-il en chef de famille.

- Non, bien sûr que non. Kreattur ! Le thé, dans le salon.

En entrant dans le salon, il voit les étagères dérangées, certains bibelots anciens sont même au sol. Arcturus regarde son fils et hausse un sourcil. Orion d’un coup de baguette remet tout en place.

- Pour une femme née Black j’aurai pensé qu’elle avait un peu plus de respect pour le nom qu’elle porte et les présents donnés par les anciens.

- Elle cherche un…

- AH AH !! JE L’AI ! ORION ! Crie—t-elle en entrant comme la folle qu’elle est dans le salon.

Arcturus assis sur le canapé, la regarde dédaigneusement avant d’être étonné et de voir l’objet de sa visite dans sa main. Heureusement son visage n’en montre rien.

- Walburga, un thé ? Vous semblez en avoir besoin, dit Arcturus.

De mauvaise grâce, elle s’assied à côté de son mari, et commence à ranger sa trouvaille dans sa poche.

- Qu’avez vous donc, ma chère ?

N’ayant pas le choix, elle donne l’objet à son chef de famille.

- Le médaillon de Serpentard, donné il y a trois siècles par un de ses descendants en échange de notre hospitalité et notre protection… Savez vous que sans la charité de notre famille, la lignée Serpentard se serait probablement éteinte ? Explique Arcturus.

Orion arrive mieux à montrer son intérêt que sa femme qui semble vouloir sauter par-dessus la table pour le récupérer.

- Que souhaitez vous en faire, demande-t-il directement à Walburga.

Mais sa belle-fille garde la bouche close. Finalement, son esprit n’est pas encore complètement perdu.

- Vous êtes ici chez moi, je pourrai vous obligez à parler et cela ne sera pas agréable, dit Lord Black en buvant une gorgée de thé.

Devant le silence des époux, Arcturus lève un sourcil, attendant clairement une réponse.

- Le rendre à son légitime propriétaire, craque Walburga.

- Et qui est ?

Devant leur manque de réponse, Arcturus déduit que c’est le mage noir qui se fait appeler Lord Voldemort qui souhaite l’objet.

- Qu’importe.

Sans plus de cérémonie, Lord Black range le médaillon dans sa poche et ne loupe pas le regard haineux de Walburga.

- Savez-vous ce que compte en faire son légitime propriétaire, bien qu’un présent reste un présent.

Devant le manque de coopération, le Chef de Famille active un peu de sa magie pour les contraindre à parler.

- Regulus doit lui apporter, dit-elle précipitamment.

- Pour quelle raison ?

- Nous ne posons pas de question, répond cette fois Orion.

- Donc, tu le suis aveuglément sans savoir ou il vous conduit… Je pensais avoir éduqué un leader. Me suis-je trompé ?

Orion baisse les yeux. Walburga regarde son mari se soumettre et n’aime pas ça.

- Regulus va faire partie de ses fidèles, il va faire partie de l’évolution de notre monde, de notre grandeur !

Arcturus bien qu’il n’est rien fait pour le mage noir, n’a pas non plus fait contre lui, préférant laisser le choix à chacun. Mais lui, sa vie lui convient, il n’a nul besoin de plus.

- Aucun enfant mineur de ma famille ne rejoindra ce mage noir. Et ceci est un Ordre.

La magie quitte le corps de Lord Black pour aller traverser les époux en face de lui, et vu leurs frissons, Lord Black sait qu’ils ont compris le message.

- Quiconque me désobéit en subira les conséquences.

Au moins, ça laisse quelques mois de répit à Regulus, et surtout cela va lui permettre de découvrir le rapport entre le vieux cahier, le mage noir et le médaillon. Et quelque chose lui dit que Sirius connaît la réponse…

OoO

A suivre…

Date de dernière mise à jour : dimanche, 30 juin 2019

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